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Séjour de 10 jours au Cap Vert English translation pending
by Pluguern · 2018-01-28 · 25 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir du 10 au 20 Mars au Cap Vert en se partageant entre ballades, visites et quelques randonnées à la journée voir avec une nuit chez l'habitant (nous sommes sportifs tous les deux) idéalement à partir d'un point ou l'on pourrait rayonner. En parcourant le forum, je n'arrive pas à me projeter facilement. A savoir quelle ile est la plus appropriée pour ce genre d'activité par exemple. Je comprends que faire plusieurs iles sur une période de 10 jours n'est pas appropriée. Peut-être avoir deux points de résidence pendant le séjour serait plus adapté ? Est-ce qu'il est possible de faire des randonnées tout seul ou faut il passer par des guides ? Merci beaucoup pour vos conseils et ou retours d'expérience.

Pierre.
Voyage de 3 semaines au Panama English translation pending
by Patfranck · 2018-01-24 · 9 replies
voici quelques informations sur le Panama qui pourraient vous aider à préparer votre voyage ou séjour . Nous sommes parti début janvier 2018 durant 3 semaine -Panama City Nous avons bookes 2 jours hotel casa Miller(42$) tres bien situé pour aller dans la vielle ville et la ville moderne à quelques pas du métro 5 mayo ce même métro (0.35$)mene à la gare centrale de bus albrook (a quelques arrêts) le marché au poisson est tout proche de casa Miller c'est donc à pied que nous avons baladés vers le marché , nous avons manger à l'étage de celui ci ou les plat sont frais à des prix correct environ 10$ à 14$ La visite à pied la vielle ville est très agréable et peut se fait en une journée , en passant également par la colline d'anton, à faire si on veut échapper au bruit de la ville . Demander votre chemin à plusieurs reprise car les panaméen sont de bonne volonté mais pas toujours précis pour l'orientation . Nous avons passé également une journee dans la réserve de soberina ( gamboa )

De albrook on a pris un bus (1$) 45 min vers gamboa ( réserve naturelle ) demander au chauffeur de vous faire descendre au gamboa ressort. vue spectaculaire du haut de la tour d observation de la réserve ! on y voit au loin le canal de Panama , toute la jeugle de gamboa et le lac Gatun tout ceci après la montée en téléphérique ( 45$) environ 30min , un guide "gratuit "se charge de vous explique la faune et la flore du pays et de la réserve de soberina. Nous avons bien apprécié la vue et les explications du guide qui semblait tes passionné . A gamboa possibilité de prendre un petit bateau pour aller sur le lac gatun(35$) ou faire des treks dans les sentiers balisés de la forêt demander toutes les infos au ressort de gamboa , Les tickets et Réservations du téléphérique et du bateau peuvent être faites dans le gamboa resort possibilité de passer quelques heures au ressort en sirotant un verre au bord de la piscine ou même manger au Resto face au lac . la vue est spectaculaire et les prix des plats sont corrects de 15 à 25$ et boissons au alentour de 5$ Apres Panama city nous sommes allez à EL valet en bus environ 8$ par personne nous avons pris le bus à la station alebrook. Environ 2h30 sur la panaméenne ( autoroute très bien entretenue ) Mais lorsqu'on quitte l'autoroute c'était assez sinueux ... A El valet Balade sur la montagne sans guide la pluspart des panaméen vont sur la montagne la dormida il suffit de les suivre Et économiser le prix d'un guide Professionnel qui est de 90$ à moins que vous demandez les services d'un jeune panaméen qui attend votre passage au debus de la marche ;-)pour 20$ il sera très contant de vous guider . Sur le parcour des belle cascade le chemin est parfois glissant je vous conseil de bonne chaussures de marche et un peu de condition physique . Nous avons loger à la vila sarahlouna (50$) Jolie petit bungalow tenu par un francais qui est très sympathique et a également une pizzeria (7$ à 16$ )pratiquement en face de ses bungalow il est nouveau dans le village envion 1an pour le trouver il faut se diriger à l'entrée du village sur la gauche en venant de la route . les bugalows sont dispersés dans un beau jardin bien aménagé , avec une grande terrasse centrale dans laquelle il y a une petite cuisine ou l'on a à disposition cafe the frigo hamac... Agréable d'y rester 2 jours . nous avons essayè les sources thermales :-( VRAIMENT PAS TERRIBLE ! Endroit décevant !!!!un attrape touriste , 3$ pour se poser de l'argile sur le visage et se sentir traquer au cas où on se ferait un deuxième masque , il faut ajouter encore 5$ pour le corps entier l'endroit est décevant pas bien entretenue et le personnel vraiment antipathique !!! Dommage ... Apres 2jours a El valet nous voilà repartis en direction de boquette le voyage fut plus long (4:30 )avec changement de plusieurs bus mais tous synchro ! Si vous voyagez en bus prendre le bus qui vous laisse sur la panaméenne ensuite faire signe à un bus qui va à Santiago ( généralement ) se sont des bus à double étage avec air co , tv siège très confortable , A Santiago nous avons pris le bus pour David et ensuite un jaune ( ancien bus scolaire americain) Le trajet nous a coûté environ 9$ par personne , Arrivé à boquette joli petit village à pied du volcan barù où nous avons fait plusieurs belles balades autour du village .les paysages sont splendides près des champs de cafés , nous avons également fait une visite d'une petite entreprise de cafe ( Luiz) 30$ par personne pour le tour du café. on a passé plusieurs heures en compagnie d'un guide vraiment très intéressant et plein d'humour !!! Le village nous a plu et nous y sommes restés 4 jours il y a plusieurs bon Resto italien et quelques cantines locale à tester également !( et pleins de belles balade à faire autour ) Nous avons logé chez catelina au bout du village vers la montagne (demander à un taxi 3$depuis la place central sinon à pied c'est 30 min ) à Barillas delas Flores. Chez catelina ( Rbnb la ranjas) 60$ la nuit avec petit déjeuner copieux avec beaucoup d'attention .catelina nous a indiqué deux parcours à faire (très beaux !!!) Nous étions dans la période de la fête des fleurs et du café , On y a vu surtout des échoppes d équatoriens qui vendaient de tout , La place centrale Etait décorée de fleurs l'ambiance était très locale à faire même si on y trouve pas trop de cafe mais il y fait bon de s'y promener pour le côté authentique des fêtes panaméennes . Apres 4 jours nous voilà parti vers las lajas a éviter , plage pas bien entretenue et sale rien de particulier à y faire à part slalomer sur la plage entre les canettes de bières surtout enfin de semaine . Donc hélico presto on est parti vers boca chica environ 2a 3h las lajas / san Félix/david/boca chica dans le golfe du chiriqui (bus 10$par personne ) On à loger au Rocky hotel ( pas terrible comme logement et eau froide ) 50$ On a mangé à plusieurs reprises au restaurant qui donne sur le ponton au bout de la rue principale . Très bon rapport qualité prix . De boca chica plusieurs excusions vers les nombreuses îles . Il faut compter si le bateau a au moins 6 passagers 20$ par personnes ou 120$ pour deux vers l'île la plus lointaine . l'île pariditas. Parcontre 3$ par personne pour aller sur l'île boca brava juste enface . Sympa d'y faire un saut d'une journee farniente et petit treck en compagnie de singes dans les arbre s.Très belle vue depuis le seul resto de l'île. Nous n'avons pas tester le Resto .

Après boca chica . nous avons pris le bus vers Santiago et de Santiago un autre bus vers sona ensuite un autre bus vers santa catelina Les bus étaient tous synchro De qualité différente ...les 3 bus ( environ 9$/personne)3h30de route en tout Les bus qui font un long trajet son souvent bien équipé air co et tv et grand siège . Nous voulions terminer par plage piscine et bouquiner -santa catelina idéal pour les surfeurs Mais également pour regarder les surfeurs ;-) nous sommes restés 7 jours les deux premiers à la villa coco, (107$ la nuit )un peu déçue de l'accueil ils nous demandent de signer un document qui exigerait le payement de 40$ si vous laissez la clim en votre absence , Vu la chaleur à l'extérieur c'est vraiment pas sympa ! Bien-sûr nous n'avons pas laisser la clima durant notre absence mais Nous avons chercher autre chose et nous avons été enchanter par l'hôtel santa catelina à proximité ! La piscine débordante très bien situé donne sur une belle vue sur la mer . Nous avons déjeuné tous les matin au son des vagues . Tres sympa Ils prêtent vélo cayack planche pour le surf masque et tuba et y a une table de billard et de ping-pong , la cuisine est excellente leur jus de fruit également . nous avons payer (50$ )la nuit avec un énorme lit notre salle de bain était tres joliment décoré de galets et coquillage , L'air co sans restriction , Idéale pour s'y arrêter plusieurs jours .ce petit complex de petite maisons est à quelques minutes de la plage , Et pour les gourmands tout proche une excellente gelateria italienne , vraiment succulent ! J'ai jamais manger d'aussi bonne glaces ! Pour les amateurs de plongée : possibilité d'aller vers l'île de coiba pour 90$ par personne demander des infos aux differents kiosques sur la route principale . Nous ne l'avons pas fait . Le dernier jour de notre séjour nous avons réserver un taxi (5$ )pour nous amener de l'hôtel vers l'arrêt de bus dans le bas du village . Pour ensuite prendre le bus pour sona et de là celui qui va à Panama city . Et nous voilà a nouveau a casa Miller (encore moins cher 36$ sur booking) pour la dernière nuit et récupérer nos affaires d'hivers laissées 3 semaines plutôt Bon voyage au Panama ! Patrizia et Franck Ps: Vous pouvez me contacter en message privé , Pour plus d'infos ,
Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress English translation pending
by Rouquine38 · 2018-01-23 · 83 replies
Nous sommes de retour depuis déjà 3 semaines, il est grandement temps de commencer ce carnet.

Cette année afin de trouver un peu de soleil au milieu de l’hiver, nous avons opté pour deux îles sous le vent au Cap Vert. Nous aurions pu choisir, les îles de Sal ou de Boa Vista avec sable blanc et mer turquoise. Notre objectif n’était pas de passer une semaine à nous prélasser sur une plage mais plutôt de découvrir le volcan Fogo et faire l’ascension du Grand Pico.

Voici donc le programme prévu pour notre semaine capverdienne: Île de Santigo: 3 nuits Île de Fogo: 3 nuits Île de Santiago: 2 nuits

Suite aux conseils et avis de forumeurs (Ptitortue, Maud49, Stef2Mars, Rdemonte, Willemspie…) que je remercie chaleureusement, nous avons dû découper notre séjour de cette façon. D’une part, les transports aériens entre les îles n’étant pas très fiables, nous ne pouvions pas finir par Fogo avant de reprendre notre vol international. Et d’autre part, il fallait tenir compte du jour de Noël qui est férié, la population étant en majorité catholique, il n'était pas possible d'avoir un guide sur Fogo ce jour-là, donc impossible de commencer notre séjour par Fogo.

Les trois premiers jours sur Santiago, nous avions réservé une voiture pour être en totale autonomie sur l'île. Par contre, en ce qui concerne Fogo, nous avons utilisé les services d'une agence locale CapVertrando qui s'est occupé des vols intérieurs, des transferts, des hébergements et du guide.

Ça c'est ce qui était prévu... Mais la réalité a été différente. Heureusement, au Cap Vert c'est : No Stress

Énorme bâtisse grise sur la plage de Palombaggia en Corse English translation pending
by Zeprof · 2017-11-03 · 20 replies
Bonjour, originaire du nord de la Corse, je suis allée pour la 1ere fois du côté de Porto Porto-Vecchio et Bonifacio ( et c'est beau 🙂 ) . Sur la fameuse plage de Palombaggia, j'ai vu une énorme bâtisse grise ( à gauche quand on regarde la mer ) et je me suis demandée ce qu'était cette horreur ! Si quelqu'un peut me renseigner ....merci bien ! Ci joint photo où l'on aperçoit cette affreuse bâtisse. Isa
Trois semaines en Bolivie par Breizhdub English translation pending
by Breizhdub · 2017-09-26 · 92 replies
EN ROUTE... Bon bah voila, c'est parti, me voila dans le train pour Paris, de laquelle je m'envole pour la Bolivie demain matin. Voici a peu pres 6 semaines que je prépare cette aventure de trois semaines ou j'ai prévu de voir un bon bout de terre de ce pays. 3 semaines pour un pays comme celui-ci, ce n'est pas énorme, car des photos et récits que j'ai pu parcourir sur VF, les quatres coins de ce pays en valent la chandelle.

POURQUOI LA BOLIVIE? Pourquoi la Bolivie? Il me restait 3 semaines de congés a prendre cette année et l'envie de découverte d'horizons inconnus me rongeait les ongles, mais quels horizons? Un fait qui va grandement réduire la palette de possibilités: j'ai a présent posé les pieds sur tous les continents a l'exception d'un seul, l'Amérique du Sud. Et comme je suis un peu du genre a aimer dire "oui, j'ai été la-bas", le choix fut enteriné. Les options étaient maintenant limitées a une douzaine de pays. Des lors, je me suis penché sur ce a quoi j'aspirais le plus a voir lors d'un voyage. Je n'ai rien contre les plages de sable blanc avec palmiers, mais je préfere de loin les grands espaces, les déserts et les paysages montagneux. Je me suis tout naturellement porté sur la plus lomgue chaine de montagnes du monde, avec ses 7100 kilometres de long, la Cordillere des Andes. Elle s'étend du Venezuela au Chili, en passant par la Colombie, l'Equateur, le Pérou, la Bolivie, et l'Argentine. Apres moultes heures passées sur la toile a s'informer sur ces pays, il y avait tant de choses a voir dans chacun d'entre eux que le choix est vite devenu un dilemme. Mais il fallait en faire un, ce qui fut fait. Cette année, en route pour la Bolivie...

DEPART IMMINENT Paris, 18 Aout. Réveil a l'hotel ce matin, la tete un peu dans le cirage. Sous un ciel maussade, je marche vers la Gare du Nord pour prendre le RER B qui me conduira a Charles-de-Gaulle. Le petit provincial que je suis est tout ébahi de voir autant d'agitation dans la ville alors que le jour ne fait que pointer son nez. Au total cela fera 2h de transit depuis l'hotel jusqu'a la porte d'embarquement, sans anicroches. A l'enregistrement des bagages, une hotesse tres aimable et joviale me demande de la suivre, j'obtempere, elle commence alors une série de questions sur le ton d'une conversation entre amis, ce qui me laisse un peu pantois:

Alors comme ca vous vous rendez a La Paz?

Exact

Et donc vous partez seul, style routard?

Exact

C'est sympa ca, sinon vous faites quoi dans la vie?

Je suis développeur Web

Tres bien, cela consiste en quoi?

Nous avons un logiciel, mon role est d'apporrter de nouvelles fonctionnalités.

Mmh super! Et pour qui travaillez-vous?

Je deviens perplexe, pourquoi me pose-t-elle toutes ces questions? D'ailleurs, elle ne prend pas note de mes réponses.

Je travaille pour XXX.

Cool! Sinon vous faites quoi pendant votre temps libre?

J'aime bien la randonnée, le foot, la peche...

Ok! Moi quand j'étais petite on m'emmenait souvent a la peche, du coup vous pechez ou?

Dans des réservoirs, ce sont des lacs de taille moyenne

Elle enchainera sur mes techniques de peche, en allant jusque dans les moindres détails.

Bon eh bien, c'est super tout ca. Alors je vous souhaite un bon voyage, et éclatez-vous bien, au revoir!

Alors quelle s'apprete a prendre congés, je la retiens, curieux:

Excusez-moi, mais toutes ces questions, c'est pour un sondage? C'est pourquoi au juste??

Oh, non non, c'est juste que .... vous allez entrer sur le territoire américain, alors on a certaines procédures qu'on applique, c'est tout...

Ok

Sacrés ricains. Je ne vois pas bien a quoi peut mener un tel interrogatoire. De toute évidence, cela a été instauré parmi les procédures antiterroristes, seulement voila, les réponses ne sont pas enregistrées, et j'aurais pu mentir autant que possible. Aussi, je vois mal comment, avec des conversations sur des techniques de peche, elle aurait pu déceler une éventuelle personne indésirable. Pour finir, s'il s'agit bien de procédures anti-terroristes, pourquoi celle-ci ne s'applique-t-elle que pour les USA? Il n'y a pas de terrorisme en Europe? Bref, passons.
Risque de tensions à Barcelone et en Catalogne English translation pending
by Patxi1 · 2017-09-08 · 1876 replies
Hola 😉

Ne souhaitant pas rentrer dans un débat concernant les développements de la situation politique en Catalogne, débat qui n'a pas sa place dans ce forum, et espérant être clair et concis dans ce qui suit, il me paraît utile d'informer les voyageurs ayant prévu de se rendre dans les prochains jours et prochaines semaines, en Catalogne en général et à Barcelone en particulier, de la situation particulière que vit cette région, et des tensions résultant de la confrontation en cours entre Madrid et les autorités catalanes, tensions qui ne peuvent que s'amplifier dans les heures et jours à venir !!

Difficile de résumer cette situation en quelques mots... Les parlementaires nationalistes-indépendantistes catalans (majoritaires en sièges, mais minoritaires en voix) ont approuvé ces dernières 48 heures, "à la hussarde" (doux euphémisme au vu de la manière dont ont été menés les "débats"), sans information préalable sur les textes qui seraient débattus, sans possibilités pour l'opposition d'amender ces textes, sans tenir compte des avertissements des propres juristes du parlement quant à l'illégalité des procédures employée et des textes proposés, etc..., donc, dans ce contexte, le parlement autonome de la région, a approuvé deux textes. Le premier prévoit l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne (prévu le 1er Octobre), et le second organisant dés le 2 Octobre la "déconnection" d'avec Madrid.

Alors que la procédure normale du Parlement de Catalogne, prévoit, comme dans tout parlement au fonctionnement démocratique, un débat contradictoire, puis avant la publication des textes adoptés, leur passage par divers filtres administratifs et juridiques pour en vérifier la légalité et la conformité, dans ce cas précis, ces dispositions conflictuelles ont été adoptées, ratifiées et publiées en 48 heures, au cours de sessions ininterrompues de plus de seize heures, sans laisser aucune possibilité de recours ou d'amendement, que ce soit aux parlementaires d'opposition ou aux juristes du propre parlement? Les débats ont été réduits au strict minimum en flagrante contradiction avec le règlement du Parlement catalan. Les partis opposés aux textes n'ayant eu la faculté que d'une seule et unique intervention, limitée en temps (d'une minute à 15 minutes selon le parti) et sans aucune possibilité d'amendement des textes ou de remise en cause de la procédure appliquée !!!

En dehors des seuls partis nationalistes et indépendantistes catalans, toutes les autres formations politiques, de gauche comme de droite, les corps constitués, le système judiciaire catalan, le système judiciaire espagnol, le gouvernement espagnol et surtout le Conseil Constitutionnel, donc toutes ces entités, chacune dans leur domaine, considèrent les décisions votées en ces circonstances, comme étant illégales et anti-constitutionnelles.

Le choc politique est d'envergure puisque les autorités politiques catalanes qui ont enclenché ce processus, sont en charge de l'autonomie (très large) de la Catalogne, au nom du "peuple espagnol dans son ensemble" et ont juré fidélité à la Constitution espagnole dont aujourd'hui ils disent ne plus reconnaître la légitimité. En "clair" et en résumé, c'est l'éclatement de l'Espagne dans sa forme actuelle qui a été voté !!

Le pouvoir central espagnol, ainsi défié, ne peut ni politiquement, ni légalement rester inactif et d'ores et déjà, moins de 24 heures après ces décisions, le Tribunal Constitutionnel espagnol a déclaré illégaux les textes adoptés par le parlement catalan, et précise que les promoteurs et signataires de ces textes visant à la "déconnection" d'avec Madrid et l'Espagne, seront poursuivis judiciairement, selon les modalités prévues dans la Constitution, pouvant aller jusqu'à la suspension de l'autonomie de la Catalogne et la "mise sous tutelle" de son administration par le pouvoir central, sans préjuger des poursuites et condamnations encourues par les promoteurs et signataires de ces dispositions inconstitutionnelles.

Devant cette menace clairement exprimée, les acteurs de la déconnection ont déclaré qu'ils n'hésiteraient pas à déplacer, "dans la rue", le débat politique en cas de veto madrilène.

Pour situer la dimension de cet imbroglio politico-social, le mouvement nationaliste-indépendantiste représente, au mieux, 50% de la population catalane. Les "autres" 50% se déclarant ouvertement unionistes. La fracture dans la société catalane est nette entre ces deux philosophie politiques, et cette donnée aura son importance dans les jours et semaines à venir.

Illustration de cette situation exceptionnellement compliquée : le Govern catalan dispose d'une force de police "autonome", placée sous son autorité, ce sont "Los Mossos D'squadra". A l'heure d'un éventuel référendum, c'est ce corps de police qui sera chargé, à la demande du Govern catalan, de la sécurité publique et du maintien de l'ordre pour en assurer le bon déroulement. Mais dans le même temps, ce même corps de police autonome fait partie intégrante des forces de sécurité nationale, dépendant directement du Ministère de l'intérieur espagnol, au même titre que la Guardia Civil ou la Policia Nacional. Tous les policiers catalans servant dans le corps des Mossos ont juré fidélité à la Constitution espagnole et obéissance aux autorités chargées de la faire respecter. Même si leur autorité de tutelle directe est le Govern catalan, qui vient par ailleurs de placer à leur tête, en tant que "Conseiller à l'Intérieur", un nationaliste-indépendantiste des plus intégristes, in fine ils sont placés sous l'autorité du Ministère de l'Intérieur espagnol (qui assure, entre autres, leurs salaires)

Il est facile d'imaginer le dilemme qui se posera à ces fonctionnaires de police, qui recevront, le même jour, l'ordre, de la part du Ministère de l'intérieur de Madrid, de prendre toutes les mesures pour empêcher le déroulement du référendum (retrait des urnes, saisies des listes et bulletins, fermetures des bureaux de vote), et dans le même temps, un autre ordre, émanant du Govern catalan, afin qu'ils prennent les dispositions pour que le référendum puisse se dérouler dans la "normalité", en assurant la sécurité des bureaux de vote, des scrutateurs et des électeurs !!

Enfin il est remarquable de constater la présence "côte à côte", dans ce mouvement nationaliste-indépendantiste, de partis politiques que tout oppose par ailleurs, comme JxSI (Juntos por si) regroupement de conservateurs libéraux et du parti ERC, parti de gauche anti-libéral et républicain (dans l'acception espagnole) et, de plus, à ce "joint-venture" et afin d'obtenir la majorité parlementaire, est venue s'ajouter la CUP, parti anti-système et anti-capitaliste de l'ultra gauche. C'est l'alliance de l'eau et du feu sous la banière sécessionniste.

Pour compléter le tableau, le 11 Septembre, comme tous les ans, sera célébrée, en Catalogne, la DIADA, qui est la "fête nationale" de cette région. Traditionnellement, l'acte le plus important de cette journée se déroule à Barcelone et rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes. A l'origine, la DIADA est un acte commémoratif et festif, mais depuis quelques années il est clairement devenu une manifestation revendicative, une démonstration politique nationaliste et ouvertement anti-espagnole. Mais cette manifestation est toujours restée pacifique et festive. Par contre, dans trois jours se déroulera la Diada 2017 dans ce climat de confrontation entre nationaliste catalans et catalans unionistes, alors que les premières mesures "anti-référendum" auront été prises et pour certaines appliquées !!!

Après la manifestation de condamnation des attentats de Barcelone, le 27 Août, manifestation qui a été détournée de son objet par les nationalistes radicaux qui en ont fait un acte revendicatif anti-espagnol, et devant la réaction du gouvernement central dont les premières mesures visent à empêcher le déroulement de ce référendum du 1er Octobre, déclaré illégal, on peut espérer que les "pros" et les "antis" ne se retrouvent face à face dans la rue à l'occasion de la DIADA du 11 Septembre... Bien malin celui ou celle qui peut prévoir ce qui pourrait se passer !!!

D'ores et déjà, les injonctions contradictoires arrivent aux autorités administratives et judiciaires en ce qui concerne l'organisation de cet hypothétique référendum du 1er Octobre. Le Govern catalan ordonnant la mise à disposition des moyens nécessaires pour cette consultation (bureaux de vote, scrutateurs, listes électorales...) les autorités espagnoles et la justice (catalane et espagnole) avisant ces mêmes personnes qu'elles commettraient un délit en fournissant ces moyens pour l'organisation d'une consultation illégale !!!

L'information sur le sujet m'ayant paru très "discrète" et pour le moins "parcellaire" hors d'Espagne, il m'a paru intéressant de donner (modestement) à d'éventuels voyageurs vers la Catalogne et Barcelone, ce résumé de l'actualité politique dans la région, en espérant qu'il pourra, le cas échéant, leur permettre de mieux comprendre des situations ou évènements auxquels ils pourraient assister durant leur séjour.

Hasta luego 😎
Nord du Chili en "self drive" + Santiago English translation pending
by Maranto · 2017-08-15 · 26 replies
Bonjour à tous,

Un voyage un peu imprevu causé par une super affaire pour le vol Marseille-Santiago trouvé ce matin . J avais prevu un Itinéraire pour un voyage en Bolivie, mais... changement de plans! Depart dans moins de 1 mois, et pour 1 mois, il faut s organiser!

L idee est de prendre un vol Santiago-Calama. De là, location de voiture (econorent?)

Itinéraire pour remonter vers Putre (arrêt à Iquique et Arica intéressants?) Acclimatation, puis parc Lauca, salar Surire et un autre parc en dessous (me souviens plus le nom) et retour Calama (boucle de 1 semaine? Plus?) Desert Atacam 3 jours environ On rend la voiture et on fait un tour organisé Sud Lipez Uyuni 3jrs 2 jours de plus Uyuni a pieds et retour Calama en bus Vol Santiago et quelques visites autour, Valaparaiso, et... ? Si on a le temps!

Durant ce périple nous prévoyons de camper de temps en temps devant de superbes vues, dormir chez l habitant si possible (jai lu faisable ds certains villages...), et sinon guesthouse en chambre (pas dortoir).

J attends vos infos et conseils en termes de durée trajets, de stops à faire, de ravitaillement, hébergement etc, pour ceux qui auraient fait un peu ce parcours là

Merci d avance :-)
Voyage en Islande: peur de la grosse déception English translation pending
by Moicésophie · 2017-06-29 · 13 replies
Bonjour à tous,

Je pars dans 1 semaine, et je suis à deux doigts de tout annuler! Je suis allée en Islande en juillet 2012 et j'ai visité le sud et randonné dans le Kerlingarfjoll. J'ai adoré ce pays. Mais alors que je suis depuis 15 jours sur tous les forums pour organiser mon trajet, (je pense visiter le nord et l'ouest cette fois), je suis en train de me décourager!

A la lecture de beaucoup de posts, j'ai peur d'une part de l'effet du boum touristique: est-ce que les randonnées autour de Myvatn vont se faire à la queue leuleu? Les pistes vers Asjka blindées de véhicules? J'ai lu qu'à présent le blue lagoon se réservait des semaines à l'avance?! Les piscines municipales que j'ai tant appréciées sont-elles donc désormais aussi noires de monde en fin de journée?! Je n'ai rien contre le monde, c'est normal sur des sites magnifiques, tout le monde a envie d'en profiter et c'est légitime, mais il y a la limite où je me dis que je préfère ne pas y aller que de piétiner entourée de perches à selfie et surtout d'avoir un impact négatif sur l'environnement...

D'autre part, j'ai peur d'être déçue par le nord en comparaison des sites du sud (souvenirs impérissables autour de Jokularson seuls au monde après une tempête, la magie des randonnées dans le Kerlingarfjoll, les nuées de macareux sur les falaise, etc.). Je lis que les Fjords de l'ouest sont sublimes partout, mais est-ce aussi "surprenant" qu'une virée dans les terres? Je sais bien que ça n'a rien à voir, mais c'est pour vous donner une idée de mes interrogations...

Du coup entre les sites où je ne veux pas aller par peur du monde (landmanalauggar par ex), ceux où j'ai peur de participer à l'augmentation fatale d'une sur-fréquentation (myvatn, askja...) et les fjords de l'ouest définitivement semble trop "longs" pour un séjour de juste 4-5 jours.... Je suis en pleine descente d'enthousiasme!

Mon post est un peu déprimant, mais j'avoue que les avis sont les bienvenus, je ne sais plus quoi penser sur ce voyage que j'attends pourtant depuis 5 ans....

Merci à vous!
Deux semaines de randonnées à Santo Antao English translation pending
by Doume512 · 2017-05-11 · 28 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Du 17 avril au 1er mai, j'ai vécu comme dans un rêve, pourtant c'était la réalité.

Je vous invite à la partager.

lundi 17 avril 2017

Après une nuit passée dans un hôtel proche de l'aéroport d'Orly et un réveil à 4h00, vol à 6h35 en direction de Lisbonne. Décollage à 9h30 de Lisbonne après une heure d'escale et arrivée à Sao Vicente vers midi (-3 heures de décalage depuis la France). Les formalités de visa accomplies après une heure de file d'attente, je partage un taxi avec un anglais pour Mindelo.



lundi d'Ascension, je trouve une banque ouverte pour me procurer des escudos. Je rejoins le résidential Arla proche de la gare maritime et en profite pour visiter Mindelo assoupie sous la chaleur.



Je gagne ensuite la plage de Mindelo que m'a conseillée le propriétaire de l'hôtel. J'ai 500 m à parcourir. L'eau est délicieuse.



8 avril 2017

Randonnée : Fontainhas Distance : 10 km Montée : 589 m Descente : 589 m Sentier : 212

Petit déjeuner copieux avant d'embarquer pour San Antao (prononcer Santantan). Pendant l'heure de traversée par une mer calme c'est l'occasion d' apercevoir la partie sud de l'île. Débarquement à 8h00 à Porto Novo. A peine sortie de la gare maritime je suis hélé par un chauffeur d'Aluguer (taxi collectif). La chasse aux clients bat son plein. Pas besoin d'attendre.



Je retrouve dans le mini-bus un couple de Capverdiens ayant longtemps vécu en France dans mon département (54) qui plus est. Il faut une heure de route pour parcourir les 40 km qui nous séparent de Pont do Sol. Cette route est pavée sur sa presque totalité et c'est l'occasion de découvrir la côte est de San Antao jalonnée de plusieurs villages construits au pied d'un relief majestueux au débouché de profondes gorges : Janela, Vila das Pombas, Sinagoga, Ribeira Grande. Le chauffeur me dépose devant la résidence que j'ai choisie pour cette première partie du séjour : Trailhas et Montanhas. Alcinda qui parle français couramment m'accueille et j'hérite d'une chambre spacieuse sur les hauteurs de la ville avec deux balcons côté montagne et côté océan. En cette saison il y a de la place.



Je m'installe et sans plus tarder je descends le long de la rue principale en direction du front de mer. De vieilles demeures témoignent d'un passé glorieux alors que l'ensemble de l'agglomération se compose de maisons plus récentes, certaines très colorées d'autres en voie d'achèvement. Une piste d'avion qui traverse toute la péninsule n'est plus en service. Les pêcheurs jouent aux cartes pendant que quelques touristes se baignent dans les eaux du port sous le regard d'une drôle de statue de plongeur.



Je longe le bord de mer puis serpente dans les ruelles qui s'élèvent en direction de la montagne. A la sortie du village je rencontre deux Marseillais qui vont dans ma direction à savoir le village de Fontainhas distant de quelques kilomètres. Ils me photographient.



J'ai hâte de prendre contact avec ce massif pour lequel j'ai tant attendu. Une route pavée est suspendue à 200 m du niveau de l'eau et nous croisons de rares voitures.





Enfin apparaissent les maisons construites sur un éperon rocheux et à flanc de coteau où le terrain est découpé en d'innombrables terrasses cultivées.



Nous nous séparons car mes compagnons d'un jour poursuivent le chemin du littoral. Je choisis de m'élever dans la montagne car un sentier en lacets permet de rejoindre les terrasses les plus élevées. Après 200 m de montée je redescends car la trace se perd dans la montagne.



Retour à Ponto do Sol par la route qui domine la ville. Cette première prise de contact avec Santo Antao est très prometteuse.

mercredi 19 avril 2017

Randonnée : Xoxo Distance : 7,5 km Montée : 974 m Descente : 913 m Sentier : 203b, 203

Départ vers Ribeira Grande en aluguer pour parcourir les 4 km qui séparent cette commune de Ponto do Sol. Je continue à pied sur la route vers Xoxo et rapidement je pénètre dans une vallée encaissée.



L'érosion a provoqué d'énormes trous.



Une voiture s'arrête assez rapidement qui m'épargne les 6 km le long d'une vallée à la végétation luxuriante où domine la canne à sucre.





Je trouve rapidement le départ du sentier bien raide pour cette première randonnée.



Parfois le chemin se laisse deviner. J'arrive au niveau d'une maison qui offre une belle vue sur la vallée. Après quelques contournements je retrouve la bonne direction et c'est sous une chaleur écrasante que je poursuis la montée.

Je suis rattrapé par un capverdien qui monte d'un pied alerte. Il habite un hameau d'altitude et m'indique la bonne direction.



J'imagine le courage et la volonté qu'il faut pour rejoindre la vallée tous les jours pour aller faire ses courses. Du haut de cette pente, à 1000 m, je contemple la vallée, l'océan et les premières maisons de Ribeira Grande.



A 100 m, je bifurque en direction d'une vallée verdoyante irriguée par un torrent. C'est là que je pique-nique salué par des jeunes équipés d'outils agricoles.



Le remonte à Losna où on s'affaire à construire une habitation. La descente par un sentier pavé est ponctuée de rencontre avec les capverdiens revenant des champs de canne à sucre et d'enfants sortis de l'école. Quel courage faut-il pour parcourir ces dénivelés ! Le citadin que je suis reçoit une belle leçon d'humilité. A chaque rencontre nous nous saluons d'un ola ou d'un bom dia. J'arrive au Village de Xoxo dominé par un gigantesque piton de lave.



La saveur du rhum trahit la présence d'une distillerie. Trop tôt pour déguster. Au bord de la route un aluguer me ramène à Ribeira Grande où je fais mes courses et profite de la terrasse de la mercearia ensoleillée en assistant au ballet incessant des aluguers. Belle journée sportive jalonnée de mille images.

Je prépare la suite...
Recherche belle plage au Vietnam English translation pending
by Dastousdiane · 2017-02-20 · 66 replies
Bonjour Nous sommes actuellement à Mui ne et la plage est sale plein de jelly fish. ..horrible!

Est-ce que Nha Trang est une belle plage actuellement ?

Avez-vous une plage à me conseiller dans le coin ?

Merci
São Vincente et Santo Antão côté pratique - janvier 2017 English translation pending
by Kean10 · 2017-02-10 · 16 replies
Mindelo A l'aéroport S'il n'a pas été établi avant le voyage, le visa d'entrée (visa touristique) est délivré sur place. Pas de photos d'identité requise ni de formulaire à remplir. L’employé scanne le passeport dont les données servent à l'établissement du visa (bravo à l'immigration capverdienne pour sa simplicité et son efficacité !). Attention, il n'y a qu'un seul guichet d'enregistrement. Le délai peut donc s'avérer conséquent lorsqu'un groupe de touristes vous grille la politesse.

Si vous avez une correspondance, vous serez prioritaire (le signaler au personnel d'accueil), mais en principe les passagers ayant une correspondance débarquent avant les autres et sont pris en charge. Le visa est valide 30 jours (pour un passeport français tout du moins). Le coût est de 2500 escudos ($ ; CVE). Le paiement est possible par carte Visa ou Mastercard. Un distributeur automatique se trouve dans le hall, mais après l'immigration en dehors de la zone sous douane.

Les taxis acceptent les euros (billets). Le coût du taxi pour le centre ville distant d'une dizaine de kilomètres est de 1000$ ou 10€. Si vous n'avez pas l'appoint en euros, on vous rendra le change en escudos (le signaler avant de monter à bord). A noter qu'à l'aéroport de Lisbonne vous pouvez changer des euros en escudos capverdiens, mais non l'inverse lors du retour.

Pour retourner à l'aéroport, il est possible d'emprunter un aluguer (taxi collectif) pour São Pedro (100$) qui vous déposera au bord de la route face à l'aéroport, pas de service le dimanche, il vous faudra alors prendre un taxi.

Argent Le règlement par carte bancaire est peu courant et carrément inexistant dans les commerces et restaurants, mais en règle générale les euros (billets) sont acceptés. Toutefois on vous rendra la monnaie en escudos au taux de 1€ = 100$ alors que le taux bancaire est de 1€ = 110$.

Pour les distributeurs automatiques ou pour le change au guichet, une commission fixe de 10€ est prélevée par l'établissement bancaire local (à vérifier néanmoins au cas par cas).

Les banques sont ouvertes de 8h à 15h, du lundi au vendredi. Toutefois, au moins une, la BCN (Banco Capoverdiano de Negócios, avenida Marginal est ouverte le samedi de 8h à 13h. Les banques sont assez nombreuses à Mindelo, mais dans certaines il peut y avoir beaucoup d'affluence, y aller de préférence le matin. la BAI (Banco Angolano de Investimentos, avenida Marginal indiquée par mon logeur m'a donnée entière satisfaction par son professionnalisme, son sens du service et sa bonne communication.

L’escudo capverdien n'est pas convertible. S'il vous en reste, n'oubliez pas de les changer avant de quitter le pays car vous ne pourrez plus le faire ultérieurement (à nouveau, la commission est de 10€). Pour l'opération de change, il vous faudra présenter le passeport et le billet de retour.

Le billet électronique présenté sur votre smartphone n'est pas accepté. Son envoi par email est toutefois accepté, mais si vous n'avez pas accès à internet et que la banque n'a pas de wifi ou refuse de vous en laisser l'accès (logique somme toute), il vous faudra le faire de l'extérieur et revenir. Astuce : placez-vous devant le bâtiment de l’Alliance française, rua Santo Antonio pour capter son wifi ouvert et gratuit.

Pour imprimer votre billet rendez-vous dans le cybercafé, rua de São João. Dernière chance : si vous faites escale à Praia, vous pouvez tenter votre chance au bureau de change de l'aéroport qui reste ouvert tant que des vols sont opérés.

Restauration Petits déjeuners à prendre chez Pastelaria Morabeza, avenida Baltazar Lopez da Silva à l'angle de la rue traversa Cadamosto. Viennoiseries de qualité, café, jus d'oranges pressées et service agréable. On y sert aussi le plat national, la cachupa à toute heure (recommandation locale).

Bonne cuisine, petits prix et authenticité chez Pastelaria Bettencourt, 27 avenida da Republica (rua da Praia). Malgré son nom de Pastelaria, il ne s'agit pas d'une pâtisserie, mais bien d'un (petit) restaurant familial essentiellement fréquenté par des locaux. Goûtez les plats de poisson (évidemment !). Ouvert uniquement le midi du lundi au samedi (bon plan, recommandation locale).

Bons prix, bonne qualité et cadre agréable à La Pergola, rua Santo Antonio, attenant à l’Alliance française.

Très bonne qualité et prix raisonnables au Le Goût - Churrasqueira Grills, avenida da Republica (rua da Praia), au deuxième étage au-dessus du Casa da morna. Le week-end, musique live et danse si le coeur vous en dit.



Spectacles Musique live au Casa da morna, avenida da Republica (rua da Praia), au premier étage, ouvert à partir de 22h30. Des groupes ou solos de qualité s'y produisent. Se renseigner sur les soirs de représentation, vous trouverez des affichettes en ville et à l’entrée de l’établissement. Entrée 300$ + consommations (boissons et tapas). Les prix des consommations sont dans la norme des restaurants de la ville. Le Casa da morna appartient au célèbre chanteur capverdien Tito Paris. Peut-être aurez-vous la chance de le voir s'y produire (c'était mon cas, un régal).

Transports Bus - Un réseau de bus de la compagnie Transcor sillonne la ville et ses environs. Taxis collectifs - Les aluguers (taxis collectifs) partent de la praça Estrela. Taxis - Un peu plus loin, au coin de la rue, à droite se trouve une station de taxi. Ferry - Gare maritime, avenida Marginal. - Départ des ferries pour Santo Antão, deux départs le matin, 7h00 et 8h00, prix 800$, durée de la traversée une heure. Bien se renseigner sur les horaires car ils peuvent être sujet à changement.

Compagnie aérienne TACV Je me suis rendu à l’agence TACV avenida, 5 de Juhlo la veille de mon départ afin de réserver un siège pour le retour car pour l’aller, je n’ai pas pu le faire sur leur site (site bien fait au demeurant) et là surprise, l’hôtesse m’a gentillement répondu que c’était trop tard qu’il fallait le faire au moins une semaine avant (bon à savoir).

Santé En plus d'un hôpital, Mindelo dispose de plusieurs dispensaires (Centro de Saúde). J'ai expérimenté celui de Fonte Inês, rua Oficinas Navais pour retirer des fils de points de suture (un petit accident juste avant mon départ) : très professionnel et une hygiène parfaite, le sourire de l'infirmière en plus.

Le dimanche à Mindelo Mindelo est une ville plutôt morte le dimanche (en janvier en tous cas, sauf en milieu d'après-midi lorsque passe le défilé du carnaval s'échauffant dans l'attente de la grande parade de février).

Vous pouvez bruncher chez Morabeza, flâner dans les rues, vous asseoir à la terrasse d'un café ou sur un banc et jouir de la tranquillité et la douceur de janvier. Et c'est bien agréable ma foi. Pourquoi donc toujours courir après la super-activité ? Quelques commerces sont ouverts, mais ne comptez pas sur les aluguers pour une escapade. Ils sont tous au repos dimanche, il est toutefois toujours possible de prendre un taxi si le repos dominical vous est trop pesant.

À voir, à faire Mercado de peixe - Le marché aux poissons, dans un hall couvert, avenida da Republica (rua da Praia). Je suis toujours fasciné par les marchés aux poissons, celui-ci m’a particulièrement plu, j’y suis retourné plusieurs fois. Y aller le matin lorsque l’activité bat son plein.

Salamansa - De Mindelo, prenez un aluguer. Pour 100$ il vous amènera au petit village de Salamansa. Si le village ne présente pas d'intérêt particulier, sa grande plage de sable fin est superbe. Restaurez-vous à la Crêperie chez Zoé. Elvis, le propriétaire a aménagé sur la plage un conteneur en cuisine et bar. Installez vous en terrasse et admirez les windsurfers évoluer.

Le nom de crêperie d'ailleurs est trompeur car Elvis en fin cuisinier, sert également divers plats, et quels plats ! J'y ai dégusté un mémorable barracuda grillé (pas entier bien sûr !) servi sur un lit de riz complet nappé d'un coulis de tomates confites (je sais, je sais, je voyage pour manger !). C'est copieux et les prix sont tout doux. C'est le bon plan comme je les aime.



Pour le retour sur Mindelo, l’aluguer repart à toutes les heures pleines (renseignez-vous néanmoins). Si le coeur vous en dit et à condition d'être équipé de bonnes chaussures et d'un GPS (indispensable), vous pouvez rentrer à pied à Mindelo en empruntant le sentier de montagne. Peu de dénivelé, comptez deux heures de marche. Rapidement, le sentier se perd, puis reprend et se perd à nouveau, etc. d'où l'importance du GPS. Le parcours est très caillouteux donc les tongs de plage sont absolument à proscrire (ce n'est pas votre genre bien sûr, mais j'ai vu une personne gravir en tongs le Cova de Paùl, Santo Antão, altitude 1500 m !).

Santo Antão L'île aux splendides paysages et aux superbes randonnées à découvrir à une heure de ferry de Mindelo. Le ferry arrive à la gare maritime de Porto Novo. De nombreux taxis et aluguers attendent les passagers. Le prix en aluguer pour Ribeira Grande est de 400$, trajet 38 km, env. 40 minutes.

Quelques photos de Santo Antão











J’ai aimé Les chemins de randonnées sont pour la plupart pavés et très bien entretenus. En janvier la température est agréable (22-25°C), le temps souvent couvert et il souffle toujours un vent (qui peut parfois être assez fort), un mois idéal pour les randonnées.

Appréciation générale Les capverdiens sont cordiaux, nombreux sont ceux qui parlent ou comprennent le français qui comme l'anglais est enseigné à l'école.

Les prix annoncés sont en règle générale ceux pratiqués habituellement, pas d'interminables négociations donc.

Une mendicité assez voyante à Mindelo, mais sans (trop) d'insistance ni de harcèlement, mais sous laquelle une pauvreté bien réelle transparaît.

Lors de vos randonnées vous allez rencontrer des enfants sur le chemin ou au retour de l'école vous réclamant stylos ou bonbons ou, une variante, de les prendre en photo pour ensuite réclamer leur dû. Dans plusieurs pensions j'ai vu des affichettes indiquant de ne pas céder à ces requêtes. Ces enfants ne sont absolument pas dans le besoin. Si vous souhaitez donner des cahiers, stylos ou fournitures scolaires donnez les de préférence directement à l'école.

Tour du monde MSC 2019 English translation pending
by Eterlous · 2016-11-20 · 902 replies
Bonjour, C'est décidé! Nous venons de nous inscrire pour ce 1er tour du monde avec MSC, sur le Magnifica, au départ de Marseille, le 6 janvier 2019, dont le parcours nous a particulierement séduit... Un grand enthousiasme, mais aussi un peu d'inquiétude tout de même, car partir 119 jours en croisiere, loin de ses bases, cela est inhabituel. J - 777.... J'ouvre cette discussion, pour tous les futurs TDMistes qui seront du voyage, pour qu'ils puissent s'y retrouver et échanger avis et conseils et préparer ensemble, ce qui sera, j'espère, une magnifique aventure... Jean-Marie PS : cela pourra aussi être l'occasion pour les "anciens" de nous faire part de leurs expériences et nous faire profiter de leurs conseils avisés.
Je vous invite à découvrir Tenerife English translation pending
by Pinacoladada · 2016-11-07 · 30 replies
Bonjour,

Nous avons opté pour les Îles Canaries (Espagne) pour notre voyage de mai 2016, plus précisément l'île de Tenerife. Il y avait quelque temps déjà que nous avions cette destination en vue. Alors, lorsque American Airlines a offert un forfait vol+hôtel à un prix très intéressant, nous avons sauté sur l'occasion.

J'ai eu amplement de temps pour effectuer des recherches afin de découvrir les nombreux attraits touristiques de Tenerife et ainsi préparer une itinéraire complet et détaillé avec l'application Google Maps.

Nous sommes donc partis de Montréal le 14 mai 2016 pour un séjour de deux semaines. Notre vol n'était cependant pas direct. Nous avons eu 2 escales, soit une à New-York et une à Madrid. Tenerife est la plus grande île de l'archipel des Îles Canaries. Il y a deux aéroports sur cette île, un au nord et l'autre au sud. Nous avons atterri au nord de Tenerife en milieu d'avant-midi.

Nous avons récupéré notre voiture de location directement à l'aéroport auprès de la compagnie CICAR. Nous avions effectué une réservation au préalable. Service courtois et prise de possession très rapide.

Donc, après plusieurs heures de vol et une nuit blanche, quoi de mieux pour contrer le décalage horaire que d'entreprendre une belle randonnée au sommet de la Montaña de Guaza.

JOUR 1

Des vidéos sont insérées dans le texte. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

1. Montaña de Guaza

Coordonnées: 28°02'32.0"N 16°42'28.5"W

La Montaña de Guaza, d'une hauteur d'environ 400 m, est située dans la région de Los Cristianos, au sud de l'île. Différents sentiers mènent à son sommet. Celui que nous avons entrepris était plutôt rocailleux.

La vue d'en haut est tout à fait formidable. Nous avons une vue panoramique du littoral composé de multiples plages (Los Cristianos, Las Americas, etc.). L'eau de la mer est tellement limpide que nous pouvons apercevoir les fonds marins du haut de cette montagne.

De multiples cônes volcaniques parsèment également le paysage, lui donnant plutôt un air mystérieux.

2. Plages d'Arona

Par la suite, nous avons décidé d'aller faire une randonnée sur la promenade longeant le littoral afin de découvrir les différentes plages de la région d'Arona. Aucun besoin de prendre la voiture pour nous y rendre, l'entrée de la promenade se trouvant à proximité de la Montaña de Guaza

La plage de Los Tarajales est située dans un endroit un peu moins fréquenté et on y retrouve de nombreux transats et parasols. Il faut dire cependant que sur une certaine section de cette plage, l'entrée à la mer est plutôt hasardeuse dû à la présence d'une multitude de gros cailloux.

La longue plage de sable blanc de Los Cristianos est vraiment superbe. On y retrouve toutes les commodités (toilettes, douches, location de transats et parasols). A cet endroit, la mer est très calme. C'est une plage très fréquentée.

Tout de suite après le port de Los Cristianos se trouve la plage de Las Vistas. Elle n'a rien a envier à sa voisine. Elle est tout aussi magnifique et est également très animée.

La plage El Camison est plus petite que les précédentes, mais tout aussi belle. En fait, il s'agit d'une succession de plages séparées par des rochers qui forment un brise-lames.

Par la suite, la promenade borde la mer sur une certaine distance et nous amène vers la plage Honda. Celle-ci est fréquentée surtout par les surfeurs. Il y a justement des écoles de surf qui proposent des cours et qui offrent la location d'équipement.

La plage de Troya en fait est composée de deux plages de sable blond qui ont d'ailleurs obtenu le pavillon bleu (qualité de l'eau et installations). Il y a plusieurs chaises longues et palapas. On retrouve dans ce secteur une multitude de restaurants, bars et plusieurs activités de loisirs y sont offertes.

Las Americas est une station balnéaire très animée. C'est l'endroit idéal pour faire la fête 24h/24. On y retrouve une multitude de restaurants, boutiques, bars, discothèques. Pour ceux qui préfèrent la tranquillité, rien n'empêche d'y passer la journée et loger plutôt dans un secteur plus approprié.

3. Hotel Catalonia Oro Negro

Coordonnées: 28°03'49.4"N 16°43'37.4"W

Cet hôtel est très bien situé, à proximité de la plage, des restaurants, boutiques, supermarché et de l'accès à l'autoroute.

Le stationnement est situé de l'autre côté de la rue, face à l'hôtel. Il est presque toujours rempli à pleine capacité. Cependant, même si nous revenions à l'hôtel en fin de journée, il nous a toujours été possible de trouver un espace de stationnement, sauf à une occasion où nous avons dû nous stationner dans une rue avoisinante.

L'ameublement de notre chambre est plutôt minimaliste et le matelas du lit est dur, donc plutôt inconfortable. Bon, on s'y fait tout de même! Nous avons un grand balcon et nous avons une vue partielle sur la mer.

Plusieurs commodités sont présentes dans notre chambre: wifi, coffre-fort numérique ($), frigo, téléphone, TV, climatisation.

L'hôtel offre le plan en demi-pension, mais nous ne l'avons pas pris, étant donné la présence dans le secteur de nombreux restaurants (asiatique, indien, italien, steak house, etc.) qui offraient des menus à un coût vraiment intéressant.

Cependant, à quelques reprises, nous avons pris le petit déjeuner et le repas du soir, les deux sous forme de buffet, et le tout était varié et succulent. Le personnel était vraiment sympathique.

On y retrouve également une piscine entourée de plusieurs chaises longues et parasols. Nous ne l'avons pas utilisée puisque nous partions très tôt le matin et arrivions en début de soirée, le temps de prendre une douche, un apéro et le repas du soir.

Il y a également une salle de gym avec plusieurs appareils en excellent état.

Le bar de l'hôtel est très fréquenté. Des spectacles variés y sont présentés chaque soir.

Voici un aperçu de cet hôtel:

2 jours à Pattaya: visites English translation pending
by Editheha · 2016-09-26 · 57 replies
A la fin d'un circuit, nous allons passer deux jours à Pattaya fin novembre. Nous sommes un couple de seniors pas tres argentés. Que pouvons-nous y faire? Visite d'iles ou autre? Merci de nous donner des idées
Cap Vert: organiser la visite des 3 îles en 15 jours English translation pending
by Pat17 · 2016-06-12 · 10 replies
Bonjour nous comptons partir (2 adultes) au Cap Vert fin novembre (14 nuits) pourriez-vous m'aider car je suis un peu perdue dans mes recherches voila ce que je pense faire : Paris-Sao Vicente via Lisbonne : 3 nuits sur Sao Vicente (arrivée vers 18h) bateau pour Sao Antao : 6 nuits bateau et avion pour Santiago : 5 nuits Praia - Paris questions : -1 : répartition des nuits judicieuse ? -2 : doit on rester toutes les nuits au même endroit sur les îles ou faire 2 locations (une au nord l'autre au sud par exemple?) : on veut faire des randonnées à pieds, trajet en aluger sur les 2 premières iles et peut être louer une voiture sur Santiago -3 : faut il réserver en même temps le vol Mindelo-Praia ou sur place? toutes autres informations seront les bienvenues merci pour l'aide que vous m'apporterez
Les pires endroits de Thaïlande English translation pending
by Philgbo · 2016-05-04 · 412 replies
Voici un palmarès personnel des 5 « pires » endroits de Thailande : c’est totalement subjectif mais j’essaie de donner quelques raisons objectives quant au classement. Il est vrai que je n’ai pas remis les pieds dans ces lieux depuis assez longtemps : ce que j’en lis sur VF me porte à croire que le constat est toujours d’actualité.

- Pattaya (novembre 2005) : vainqueur incontestable et historique. Pollution olfactive (ca pue) auditive et visuelle. Une plage qui a dû disparaitre (en 2005 on voyait 5 mètres de sable seulement après le rideau de parasols) et dont l’eau grise sentait mauvais. L’endroit reste un paradis pour les amateurs de bars, y conduire des motos de fortes cylindrées sans permis en infraction totale avec le code de la route, et les fans de tirs avec des armes (mais dans des lieux dédiés !). Passons sur la concentration anormale de décès dans la population européenne et une présence française importante dont la plupart des « résidents » se targue de bénéficier de la (généreuse) protection sociale de la France et essaie quand meme de vous soutirer quelques billets en faisant jouer l’instinct grégaire national. Ca n’est pas le Royaume de Siam mais celui de la grande beaufitude et de la misère sexuelle. - Ko Phi Phi (mars 2008): peut être la palme du gachis le plus effréné. L’ile a subi une catastrophe naturelle en 2004 et l’appat du gain des thais a amplifié la premiere sans aucune notion de protection écologique. Ca pue (là aussi) et on a construit des hotels près de la déchetterie (ou avec vue dessus), la population thaie très marginale se bat les flancs des touristes qui arrivent de toute façon par milliers tous les jours. Il suffit de monter au Point de Vue pour prendre conscience de ce désastre. Rajoutez un tour sur Maya Bay vers 11h le matin et vous reviendrez du coin avec une immense déception. Un exemple de post récent : l’auteure avait été prévenue sur VF mais assume pleinement (respect !). - Chaweng : constat très similaire à Pattaya, c’est-à-dire que ca pue des égouts (j’ai conscience de me répéter) et d’ailleurs, le bord de mer est introuvable (privatisation quasi-totale) soupoudré d’anarchie immobiliere (dans toute l’ile de Samui en fait), d’une circulation affolante et d’une présence thaie très faible. J’avoue ne pas être un grand fan de Samui non plus. Bref du grand glauque !!! - Patong beach : une vérue commerciale et sexuelle du plus mauvais gout. A l’image des précédents : puanteur, pollution, circulation effrénée, bars à filles ultra voyants et bruyants, mafia des transports (pour toute l’ile). L’endroit est tellement emblématique de l’Occident que la présence des thais musulmans devient très pressante… Ce lieu n’est cependant pas représentatif de la presqu’ile. - Ko Tao : elle suit les traces de Phi Phi : Sairee beach au petit matin est une véritable poubelle, aucune source potable (l’eau arrive par bateau) mais il y a des piscines (hyper chlorée), des déchetteries à ciel ouvert, des fonds marin dévastés par la sur-population des apprentis plongeurs, anarchie immobilière de mauvais gout en surface, les arnaques commerciales récurrentes, une très faible présence thaie et une épidémie de "morts non naturelles » depuis 2 ans. Bref, tous les ingrédients pour monter au classement !!! - Les accessits pourraient être Haad Rin (full Moon) et Soi Cow Boy (ou Patpong) à Bangkok mais je ne fais pas partie d’une ligue américaine moraliste…. 😛

Ce post est enfin un « coup de gueule » pour ce qui s’apparente à un énorme gâchis et un triste constat après quelques années de recul. Je rappelle enfin que la quasi-totalité de ces lieux est très accidentogène dans un pays qui l’est déjà beaucoup (2eme rang mondial) et que le légendaire sourire thai y est absent depuis longtemps…
Itinéraire Argentine - Chili, environ 90 jours English translation pending
by Titechoz31 · 2016-04-11 · 25 replies
Bonjour à tous,

La préparation de mon voyage en Namibie est achevée. Donc je m’attèle à la préparation du voyage suivant… plus long… Argentine/Chili !

Nous sommes un couple de jeune trentenaire, voyageant en sac à dos, en mode un peu roots. Ces deux pays sont immenses et pour se donner du temps on a prévu d’y passer plus ou moins 90 jours (on n’est pas à 3 jours près, c’est pour octobre 2017 donc rien n’est figé encore !).

Ce qui nous intéresse c’est beaucoup la nature, montagne et jungle (rando/trek), la faune beaucoup beaucoup ! on est des dingues d’animaux !!! Si on peut faire du volontariat pour les animaux on sera ravis !!! On aime aussi beaucoup l’échange avec les locaux, aider des assos qui œuvrent pour les populations locales ça serait aussi un plus. Ou directement aider les locaux d’ailleurs !!

Et un kiff pour nous sur ce voyage, ça serait de faire les vendanges … mais vu qu’on y sera sur Octobre/Novembre/Décembre… (pour pouvoir faire la Patagonie) je pense que c’est râpé !! 🙁 (oh zut!! il faudrait revenir !!! 😏)

Je sollicite votre expérience de ces pays pour nous conseiller sur l’itinéraire que nous avons envisagé (voir juste en dessous), sur le temps à prévoir dans chaque étape, sur des mises en garde sur les trajets entre étapes par exemple, et sur des bonnes adresses pour se poser dans ces étapes.

Je me pose aussi la question de savoir si on loue une voiture à un moment donné mais nous arriverons de Bolivie par le Nord Ouest argentin (on viendra de Tupiza), et nous quitterons le continent à Buenos Aires. Donc je ne sais pas trop. Peut-être aussi que selon notre itinéraire, c’est pas franchement conseillé de louer une voiture car on va trop l’user ? ou ça va être trop cher dans la durée… pourquoi pas envisager une moto … mon homme conduit un 125 ici en France (moi j’ai jamais conduit ce genre d’engin à deux roues ;-) ). On aime bien aussi les bus pour vivre comme les locaux mais on viendra de 3 mois de bus en Bolivie/Pérou donc on pourra accepter une autre option ;)

Bref voilà au fil de nos lectures ce qui nous donnait envie :

- Nord Ouest Argentin : Abra Pampa, Quebrada de Humahuaca/Tilcara, Valles Calchaquies/Cachi, Salta, Cafayate, Tafi del valle, Tucuma

- Andes Centre : Cordoba, Parque Sierra de la Quijada, San Juan (vin syrah)

- Région de Mendoza : Puente del Inca (thermes), Cristo Redentor, Caves (bodega rural), San Rafael (caves à vélo ?) Option : parc San José de Jachal ou Ischigualasto

- Passage vers le Chili : Santiago, Valparaiso

- Vols pour les iles de Pâques (un endroit qui nous fascine depuis longtemps)

- Retour à Santiago pour descendre dans la vallée de Colchagua : Vin/caves. Descendre jusqu'à Talca

- Retour en Argentine vers Malargue : volcan ?

- Descente vers le Sud : Chos Malal (thermes), Villa Pehuenia (rando ?), San Martín de los Andes (rando ?), les forêts valdiviennes du Parque Nacional Lanín (volcan)

- Retour au Chili : Pucon, Villarica (rando), Puerto Montt, Ile Chiloe

- Retour en Argentine sur Bariloche (comment ??) : Parc Nahuel Huapi et Parc Los Alerces

- Retour au Chili : Parcs jusqu'à Coyhaique, Puerto Rio Tranquilo, Valle de Chabuco (rando)

- Retour en Argentine : El Chalten / Rando Fitz Roy ; El Calafate ; Parque Nacional Los Glaciares / Perito Moreno ; Puerto Natales / Torres del Paine (rando). Il nous faut bien caler la période à partir de laquelle tous ces sites sont effectivement praticables.

- Passage côte Est de l’Argentine pour remonter au Nord : Parc Monte Leon ; Reserva Natural Ría Deseado (dauphins) ; Reserva Provincial Punta Tombo (manchots) ; Reserva Faunística Península Valdés et Puerto Madryn (baleines). Pour nous ça sera un moment fort du voyage ! Comme nous arriverons à priori début octobre en Argentine, il faut peut-être organiser différemment le tour pour pouvoir en profiter car là à vue de nez on y serait en Novembre…

- Buenos Aires : visite capitale ; Tour en bateau sur Delta du Tigre ; San Antonio de Areco

- Nord Est Argentine : Reserva Provincial Esteros del Iberá (rando ?) ; Mission jésuite de Posadas et san ignacio mini ? ; Parc chutes Iguaçu (côté argentin et brésilien) ; lodge de jungle sur les rives du fleuve Uruguay et découvrir les chutes de Mocona ; visite fabrique de mate

- Retour à Buenos Aires

Merci par avance pour vos retours. Julie
Madeira, l'autre visage du Portugal English translation pending
by MonicaR · 2016-04-05 · 5 replies
Bonjour les forumeurs,

Celà fait maintenant bien longtemps que je n'avais plus rien posté dans ce forum. Ce sderniers mois ayant été plutôt calmes côté voyages. En effet, à part une petite semaine à New York que nous connaissions déjà bien, nous n'étions plus partis.

Et puis, notre enfant ayant commencé l'école en septembre, voyager devient un peu plus compliqué, vacances scolaires oblige... Mais nous avons tout de même décidé departir explorer une partie de notre pays natal que nous ne connaissions pas, l'île de Madère.

Madère (enportugais : Madeira) est un archipel du Portugal composé de l'île du même nomet de plusieurs autres petites îles, situé dans l'océan Atlantique, au large duMaroc. Il constitue une région autonome sous le nom de région autonome de Madère (en portugais : Região Autónoma da Madeira) dont Funchal est la capitale.

Nous sommes partis en famille, avec notre enfant de 3 ans et demi et mes parents la soixantaine.

Le depart s'est fait de Luxembourg qui a un vol direct vers Funchal.

Quelques jours avant mon mari ne cesse de répéter que l’aéroport de Funchal est l’un de plus dangereux du monde et c’est très nerveuse que je m’apprête à prendre l’avion cette fois-ci.

Heureusement comme vous l’aurez deviné tout s’est bien passé, et nous nous rendons donc à notre hôtel situé entre Funchal et Câmara de Lobos.

Nous commençons notre visite des lieux et partons à pied le long de la passerelle à côté de la mer vers Funchal (une bonne demie heure de marche) sur la plage Formosa une plage de sable noir et surtout de cailloux. Il fait chaud, tout estparfait.



Nous attaquons Funchal en commençant par la Marina. Les gros paquebots don't débarqueront des milliers de touristes chaque jours, ne cesseront de nous étonner. Petite anecdote que vous avez peut-être entendu à la télé, le jour denotre arrivée, une britannique, après s’être disputée avec son mari à Funchal et restée à terre. Toutefois, en voyant le navire partir sans elle, cette dernière s’est jettée à l’eau a nagé pendant quatre heures pour essayer de rattraper le bateau. Les gardes côtes l’ont repêchée 4 heures plus tard en hypothermie. Comble de l’histoire, son mari n’était plus à bord, préférant écourter ses vacances et prendre un avion direct vers l’Angleterre.

Bref, nous par contre, ne nous jetterons pas à l’eau de tout le séjour, elle était bientrop froide pour ça. Nous commençons donc par la Marina et nous promenons vers le téléférique. Nous sommes dimanche, il n’y a pas foule, car les traditionnels « paniers d'osier »de Monte, qui glissent vers Funchal depuis plus d'un siècle ne travaillent pas aujourd’hui. Pas grave, nous décidons tout de même de faire le voyage et nous ne le regretterons pas voyant la foule qu’il y aura les jours d’après. Une fois dans le téléférique (pour mon fils ce sera un avion sans ailes) on peut admirer et regarder la ville s'éloigner.La nature est escarpée, entourée du bleu de l'Atlantique. Dela ville jusqu'à la paroisse de Monte, située en altitude, on peut également voir la beauté naturelle de Madère, l'orographie et la géologie.

L'environnement évolue au fur et à mesure de la montée, et côtes verdoyantes, monts et vallées viennent sesubstituer à la maille urbaine, dans un voyage sur fond de ville et mer. Leparcours s'achève à Monte, un lieu au paysage et à l'environnement romantiques où nous déciderons de visiter le jardin tropical Monte Palace. Nous y resteronsquelques heures et puis repartirons par le téléférique et attaquons la visitela vieille ville de Funchal, qui est pour moi la plus belle, avec ses peinturesmurales un peu près partout.









Nous mangerons une bonne « Espetada de vaca » et dégusterons également le traditionnel « poncha » , une boisson préparée à base d’ « aguardente »de canne, de miel et de fruits (généralement du citron, fruit de la passion ouclémentines).

Notre deuxième journée s’annonce morose ! Nous nous réveillons sous un épais brouillard et les températures ont également drastiquement chuté. Peu importe, nous ferons nos visites prévues quand même. Nous partons direction Cabo Giraoet son Skywalk. Impressionnant et pas adéquat aux vertigineux, ça peut en effet faire son effet !Malheureusement, il y a beaucoup de brouillard et nous ne profiterons pas pleinement de ce spectacle de la nature.



Nous reprenons la route direction Garajau, afin de voir le Cristo Rei. Arrivés surplace il commence à pleuvoir et la pluie nous suivra pratiquement toute lajournée. Le rendu des photos ne sont pas superbes mais nous ne disposerons dutransport que pour la journée et devrons faire avec le temps. Après Garajau, nous traçons vers Machico et puis Santana, là où sont les typiques maisonnettes de Madère.

Le chemin duretour se fera par Portela , qui a un très beau point de vue malgré le brouillard.



Comme vous le constaterez, nous avons délibérément et très malheureusement laissé de côté les randonnées dans les levadas, par peur que ce soit difficile avec un enfant et mes parents. Nous avons décidé d’y retourner un jour, quand les enfants seront plus grands et capables de nous suivre.

Nous irons encore jusqu’au Pico do Areiro mais là encore, un épais brouillard ne nous donne aucune visibilité. Nous ne voyons plus qu’un mètre devant nous et il ne fait plus que 5 degrés dehors. C’est déçus que nous repartirons mais ce sera peut être pour un prochain voyage.

Nous passerons, à la demande de mon homme, à Camacho, lieu où l’on a joué aufootball pour la toute première fois en territoire portugais en 1875.

Le lendemain sera pareil, voire pire côté météo, nous décidons donc de passer la journée à nous relaxer dans le spa de notre hôtel après tout nous sommes ici aussi pour se reposer. Et au final, ce sera une très bonne journée détente…

Quatrième jour, le temps semble enfin s’améliorer et nous retournons d’abord visiter le reste de la ville de Funchal. Nous nous perdons dans les rues en visitant la cathédrale, le marché, les différents jardins et le casino et nous nous arrêterons dans un bar pour boire ma nouvelle boisson préférée, le Nikita !Mélange de bière et de vin blanc, de glace et de jus d’ananas ou de fruit de la passion. Un délice !





Nous partons ensuite pour Câmara de Lobos , une petite ville de pêcheurs , très sympathique, où je prendrais ma deuxième Nikita de la journée…



Pour notre dernière journée, nous prendrons les services d’un taxi qui nous emmènera faire un tour. Nous visiterons Ribeira Brava, Serra da Encumeada, Seixal, o Veu daNoiva, et Porto Moniz.

Finalement cette partie de Madère nous plaire beaucoup plus, la nature dans toute sa splendeur. Malheureusement, la vieille route entre Seixal et le Veu da Noiva a dû être fermée par risque d’éboulements, et la nouvelle route plus sûre n’a aucun charme, l’on passe de tunnel en tunnel.

Porto Moniz et ses piscines naturelles est très charmant aussi…

Bilan :le temps n’a malheureusement pas été en notre faveur et nous avons été très déçus mais l’île est vraiment très belle, et nous aimerions vraiment beaucoup mieux la découvrir un jour avant qu’elle soit complètement colonisée par lestouristes allemands…







12 jours dans l'état de Rio English translation pending
by Yemen · 2016-01-30 · 10 replies
12 jours dans l’état de Rio fin décembre 2015 RIO : nous y sommes restés 6 jours, ce n’est pas de trop si l’on diversifie les activités. Je ne vais pas vous répéter tout ce que l’on trouve dans les guides où les infos que l’on peut trouver sur VF mais vous donner des infos sur ce que j’aurais aimé trouver avant de partir. Puis quelques infos sur nos étapes aux alentours

A. RIO

1. Samba

Essentiellement le samedi soir, les écoles de samba des favelas organisent, je ne dirais pas une répétition mais des soirées où l’on peut manger et où l’on a une « démonstration » avec des danseurs de l’école. Il y a foule de brésiliens, un peu de touristes.. Nous sommes allés à l’école Salgueiro et nous avons payé un droit d’entrée de 40 réals. Officiellement, cela commence à 22 h mais nous n’y sommes arrivés qu’à une heure du matin et les danseurs ont commencé à 1 H 15. Cela a duré environ 1 H 15. Aucun regret d’y être allé. Y aller et revenir en taxi. A l’aéroport, à l’office de tourisme, vous récupérez un petit livre avec toutes les activités sur Rio. Demandez la page avec les répétitions des écoles de Samba. De mi-décembre au carnaval en Févier, chaque dimanche, à partir de 19 h, 3 écoles ont un droit d’accès au « Sambodromo » pour une répétition avant le carnaval. C’est gratuit pour rentrer dans les tribunes. Normalement, une école à 19, 20 et 21 heures. Bon la 3ième est passé à 23 h….C’est chouette de voir la ferveur de tous les participants de la favela, parfois très âgés.

2. Rando DOIS IRMAOS, A ne pas rater

Aucun souci pour y aller seul. Vous prenez un bus de la plage de Copacabana ou Ipanama jusqu’au pied de la Favela Vigidal. Aucune crainte à avoir. Le bus vous dépose sur une petite place au bas de la favela. Là, des motos taxi qui dépose en haut de la favela, devant le stade de foot. On passe sur la côté du stade et le chemin est tout tracé. Bon, cela monte mais tout à fait faisable. On a un très beau point de vue sur la favela de Rocinha et quand on arrive en haut, super point de vue sur Rio. Pour moi, à faire si l’on n’a pas peur d’un peu de marche. Pas de groupe, de foule, c’est gratuit. 1 h de montée

3. PLAGE de ITACOATIARA et rando au costao

Bateau pour NITEROI (en face de Rio) près de la Plaza du 15 décembre au Centro, 5 rials, 20 mn de bateau. Toutes les 30 mn. Puis bus pour playa ITACATIARA (bus 38). En sortant du bateau, aller à gauche vers la gare de bus (5mn). 3.5O rials par personne, 1 h 15 de bus. En arrivant sur la plage, longer la plage vers la gauche, puis au bout tourner à gauche. 500 m plus loin, entrée vers la droite pour monter au Costao de itacatiara. 50 mn AR. Belle vue sur la plage. Sur la plage, aller sur l’extrémité droite de la plage (quand on regarde la mer). Monter sur les rochers, très beau point de vue sur le costao.

4. favelas

A Rio, nous avons choisi de nous rendre dans 3 favelas. Sincèrement, pour les 3 que nous avons visités, nous aurions pu le faire seul. Elles sont pacifiées. Plus de dealers à ciel ouvert, plus de coup de feu. Le problème, c’est que l’on ne vient pas pour l’architecture, que ce ne sont que des petites ruelles et que je ne vois pas, sans explication, l’intérêt d’y aller. A chaque fois, pas par peur mais pour comprendre la particularité et la vie dans ces favelas, nous avons pris un guide. Expérience et contenu allant de 0 à10.

Favelas de cantagalo et Pavao. Derrière Ipanema. 4 h avec Isabelle, une allemande qui vit depuis 10 ans à Rio, dont depuis 5 ans dans la favela de Pavao. (Après 5 ans dans une autre favela). Elle a donc une vraie connaissance des problématiques des favelas, une vraie connaissance du quotidien dans ces faveas. Elle aborde les problèmes sociaux, économiques, culturels, humains dans la favela. Elle aborde les particularités de cette favela et les actions mises en place pour la faire vivre. Elle aborde aussi les problématiques des favelas par rapport au reste de la ville de Rio, C’est une découverte unique qu’elle offre aux touristes qui veulent comprendre. Elle n’est pas l’européenne qui est venu acheter une maison, en vue de spéculation financière comme cela comment à se faire dans d’autres favelas et au contraire, est très active pour permettre, à son niveau, d’aider à une évolution positive. A NE PAS RATER, 4 h, ce n’est vraiment pas trop long 2 solutions : - la contacter par mail : sur isabellerdmann gmail.com si vous êtes pressés pour la réponse, attention, cela peut mettre3/4 jours avec les coupures d’électricité et donc le non accès par internet dans la favela. - La contacter par le site
https://www.getyourguide.fr Vous paierez le même prix que si vous passez directement par elle : 40 euros par personne, 2 personnes minimum. Cela vaut vraiment la dépense. Elle fait les visites dans une seule langue, demander le français. Mais cela peut aussi être en allemand ou anglais.

Visite de santa théresa + la favela de Pereirao avec le projet Morrinho.Durée 4 H. nous avons payé 210 réals pour 3. (Un peu plus de 50 euros) Visite avec Raphael, un brésilien. Il connait bien le quartier de santa Theresa car il y habite et la favela est juste à côté. C’est cool, moins consistant que la visite d’isabelle en terme d’infos mais néanmoins un bon moyen d’appréhender certains endroits du quartier de Santa Theresa qui ne font pas partie de la rue touristique, une projet intéressant dans cette favela. Nous avons fait cela le premier jour, une bonne introduction. A RECOMMANDER raphaelsantan.st gmail.com Vous pouvez choisir de ne faire que la visite de la favela de Perirao avec le projet Morrinho et ne pas passer par Raphael. Dans ce cas, la visite n’est pas en français et vous ne voyez pas le quartier de santa Theresa . Vous contactez directement Cilan (c’est d’ailleurs lui qui m’a mis en relation avec Raphaël) Contact: Cilan Oliveira (fondateur) Email: cilanoliveira hotmail.com : https://www.facebook.com/ProjetoMorrinho Téléphone: 21 9 83086298 ou 21 9 68025844 Coût: 50 BRL par personne Visite de la favela Rocinha avec Cécile de VF qui intervient sous le pseudo : Cecimarcelo et son ami carioca. En tout et pour tout, la visite consiste à marcher 500 mètres dans une petite rue de la favela, s’arrêter devant la maison de la culture, revenir sur ses pas et s’arrêter dans la maison d’un habitant qu’ils connaissent. L’idée de montrer l’intérieur d’une maison peut-être bien. Mais il n’y a rien à voir a part que l’on peut monter sur le toit et avoir un point de vue sur la favela. La famille qui accueille est certes très gentille mais bien habitué aux touristes qui y sont amenés environ 2 fois par semaine. A peine entré dans la maison, on te met de la musique à fond pour t’accueillir, des objets sont dans la pièce pour être acheté par le touriste. Puis tu montes sur la terrasse. Tu regardes la vue, tu poses quelques questions, on te propose à boire. Jusque-là, bon, ok. Mais cela s’éternise, tu demandes pourquoi. Et le monsieur qui accueille arrive avec un chapeau, le drapeau brésilien, fait son cinéma, la photo. Puis vient le drapeau français…. Bref, tu te demandes si tu viens vraiment faire la visite d’une favela ? Et quand tu redescends dans la pièce (parce que je descends, sinon on restait en haut, on te met bien fort de la salsa. Cécile et son ami se mette à danser, idem pour le monsieur qui accueille. Le clou, c’est au moment du départ, le monsieur prend son piro-graveur et te grave ton nom sur une petite plaque de bois avec le nom de la favela. Nous venons comprendre les problématiques, l’évolution, voir les structures et… En fait, quand tu ressors de la maison, que tu remontes dans la voiture et que tu prends la route du retour, tu comprends pourquoi toute cette mise en scène : ils n’ont rien d’autre à nous montrer donc il faut tuer le temps pour justifier des 3O euros par personne ! On va dire que la visite de la favela à durée 10 mn + plus le temps chez la personne. Heureusement qu’ils connaissent cette personne, sinon en quoi consisterait leur « tour de la favela ». Bien sur, Cécile dira que cela dure bien plus longtemps puisqu’il y a le transport. Oui, sauf qu’avec Isabelle et Raphaël, cela dure 4 h sans le transport et que les explications sont tellement plus complètes, intéressantes. J’avais proposé de nous rendre par nos propres moyens au pied de la favela et n’ont pas qu’ils nous prennent devant notre logement. Je comprends pourquoi Cécile ne préférait pas car en ½ heure, la visite aurait été bouclée ! On ne s’improvise pas guide. A EVITER, C’EST L’ARNAQUE

5. Velo Les “vélibs” brésiliens, c’est super compliqué. (en tout cas, nous avons trouvé). Nous avons donc choisi de louer des vélos pour 2 jours (voir adresse routard ou Petit futé). Il y a 2 loueurs entre ipanama et copabana, dans la rue qui permet de rejoindre les 2 plages). Ce n’est pas gratuit mais les plages sont longues …… et pour partir du debut de Copacabana, passer par inpanema et aller jusque la plage de sao Conrado, c’est super. Pour la 2ième journée, nous sommes partis de Copacabana, pour aller vers la pain de sucre puis jusque flamengo et gloria. Un bon moyen de comprendre la baie de Rio. Bien quand on longe la plage mais pas un moyen de transport a utiliser pour aller dans la ville (trop de trafic)

LOGEMENT AIRBNB L’appartement est bien situé par rapport à tout ce qu’il faut voir à Rio. Il est petit mais bien décoré. Studio only 2 blocks from the beach. Pas cher pour un logement en plein centre.

PS : le taxi a Rio, vraiment pas cher. Sauf, que beaucoup d’embouteillage dans cette ville. On l’a donc utilisé le soir. La journée, préférez le métro. Les bus, on est aussi dans les embouteillages.

PS : le string ficelle, c’est une réalité……………, une culture, pour tes les âges, toutes les formes, toutes les couleurs. J’ai trouvé cela très amusant !

PS : j’ai aimé Rio pour son mélange de culture

B. ARRIAL DE CABO

On y vient pour les plages, et elles sont très belles. 3 h de bus de Rio Rien dans le routard….. un peu dans le lonely et le petit futé. Et pourtant, les plages sont superbes. Certes le village ne présente aucun intérêt. mais nous n’avons eu aucun regret d’y être allés 2 jours. A 3 heures de bus de Rio par la compagnie de bus 3001. Nous y étions le we de Nöel donc du monde sur certaines plages mais néanmoins magnifiques.

LOGEMENT: REHAB HOSTEL Rua Marcilio Dias,388. 120 € pour 2 nuits pour une chambre pour 2 et une personne en dortoir, avec petit déjeuner Réservation sur Hostelworld.com. A 25 mn à pied du terminal de bus. Très bien situé par rapport aux plages à voir. Très propre

Toutes les plages sont accessibles à pied

· Playa de FORNO : au milieu de village. 15 mn de marche. Belle mais remplis de monde (we de Nöel). Comme elle n’est pas profonde, c’est vide surbooké. Celle que nous avons le moins aimé. · Playa PRAINHAS : 50 mn à pied du bout du village. Se mérite mais très belle. Bon, il y a pas mal de monde (mais we de Noël !)

· Playa BRAVA, la plus belle. Pas immense mais on y accède par un escalier qui donne des points de vue extraordinaire sur une mer transparente, dans des tons bleues éblouissants et un magnifique sable blanc. A ne pas rater. On peut y accéder à pied en partant du bout du village (40 mn)

· Playa GRANDE, la mer est magnifique. il faut s’éloigner du début de la plage prêt du village où beaucoup de monde. Longue plage de 30 km, bordée de dunes de sable blanc. Le problème pour nous lorsque nous y étions : beaucoup de vent et mer froide car l’on est du côté atlantique. Plage qui longe la ville.

C. ILHA GRANDE

Là aussi, les infos routard, lonely, petit futé sont pauvres et toutes accès sur ABRAO. Là, toutes une liste de logements et randos à partir de là. On a l’impression que le logement sur le reste de l’île, pas grand-chose. Pas l’envie pour ma part d’aller à Abrao, village qui me semblait accueillir tous les touristes et en plus, en période de vacances pour les brésiliens, et à Noël. Une recherche sur le site d’AIR BNB m’a fait découvrir une jolie petite maison sur la petite plage de VERMELHA. ( Pas gratuit mais superbe. Je peux donner les coordonnées pour passer en direct) La maison est située sur une petite plage de sable jaune. Il y a une vraie vie de village car peu de logement pour touristes. Pas de magasin, simplement 2 restaurants, 2 cafés. L’accueil est des plus chaleureux. Barbara est disponible pour aider si nécessaire et répondre aux questions, prend des nouvelles régulièrement. Barbara est très communicative, c’est un vrai plaisir. De playa Vermeillha, Il est possible de faire une rando de 3 heures (aller), assez difficile pour aller de l’autre côté de l’île. Très belle et très grande plage : PLAYA AVENTUREIRO. Là bas, pas de logement en dur mais des campings En fait, pleins de jeunes qui y arrivent en bateau de Angra ou d’abrao. De cette plage. Aucun guide français n’en parle. Et pourtant, immense plage dans une anse. Le sable n’est pas blanc, blanc, mais la plage est superbe. Caché dans les arbres 4/5 campings. Nous y sommes arrivés en rando mais on nous a dit qu’il y avait des bateaux qui partaient de Angra. Pour éviter de revenir à pied a playa Vermeillha, nous avons demandé à un bateau de pêcheur de nous ramener (250 réals pour 3, environ 60 euros, 1 H 30). Pas gratuit mais en même temps, très peu de touristes sur notre plage donc peu de transport (sauf pour aller à Angra). Par contre de cette plage, comme il y a pas mal de touristes, possibilités d’aller en groupe par bateau sur d’autres plages du sud de l’île. Je dis pas mal de touristes (des jeunes car camping) mais la plage est tellement grande que cela n’est vraiment pas gênant.

On peut aussi, à 10 mn de playa vermeillha, accéder a une très petite mais très jolie plage avec de gros rochers. De praya vermeillha, nous sommes allées jusque praya grande. Mais playa grande ne nous a pas plu car pas mal de posadas, restaurants…. Accès aux rochers et point de vue bloqués par les installations précédentes, plage moyenne.

Si l’on continue à marcher 2 H, on peut aller à lagoa verde. Il est difficile d’accéder aux autres plages de l’île. Il faut repasser par Angra en prenant le bateau du matin et de là, prendre un bateau pour d’autres plages. Mais cela revient cher : 40 euros de bateau par personne AR par exemple pour aller à Abrao pour rejoindre la plage de Lopez. Nous avons beaucoup aimé notre plage et le logement mais c’était un peu frustrant de ne pas pouvoir aller sur les autres plages de l’île. En tout cas, les solutions ne nous convenaient pas :· prendre la navette du matin pour renenir sur Angra et prendre un bateau pour Abrao· prendre un bateau taxis mais c’est super cher (aller simple pour abrao 110 euros)· avoir la chance qu’il y ait plusieurs touristes et qu’une excursion s’organise. Cela n’a pas été notre cas !!! D. PARATYOups, nous n’y avons passé qu’une journée et une nuit. En pleine journée, super. Les touristes sont tous à la plage. Le village est beau. Cela m’a fait penser à certains villages colombiens. Village, ou ville, dévoué au tourisme. Mais bon, c’est assez agréable , animé. Et pleins de boutiques pour faire de jolis achats. Ce que nous n’avons pas du tout trouvé dans notre autre étape. Alentour pas exploité…..

VOILA, J’espère que ces infos pourront être utile aux futurs voyageurs.

Laurence PS : présentation pas terrible mais je fais au mieux (pas douée en informatique) et surtout, comme je fais pas mal de carnet et que je renseigne beaucoup les forumistes, j'ai pas le temps de faire mieux 😉😠🤪

PS, je n'arrive pas à mettre les mails des personnes, vf me dit lien invalide. d'où l'info un peu bizarre de part. si quelqu'un peut me dire pourquoi VF refuse ? 😊
De La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09-12 2015 English translation pending
by Jacou0109 · 2015-12-26 · 1 reply
Carnet de voyage : de La Paz à Buenos-Aires en 45 jours par la Bolivie, le Chili, et l'Argentine (27-10 au 09/12/2015).

Itinéraire : La Paz, Oruro, Uyuni, San Pedro de Atacama, Iquique, Salta, Porto-Iguazu, Posadas et Buenos -Aires

28/10 Nous quittons Madrid, où nous sommes arrivés la veille, pour l’aéroport de Barajas Décollage dans un Airbus A340 d'Iberia pour 11h10mn de vol (soit 9750 km) jusqu’à Lima.

29/10 Arrivés à Lima nous reprenons 4h plus tard un autre avion de la compagnie Lan pour La Paz. Le survol en pleine nuit à 3H du matin, de la ville est magnifique avec toutes ces lumières qui tapissent la montagne. Il fait 5° nous sommes un peu « à côté de nos pompes » mais c'est autant dû à l'altitude (4000m) qu'à la fatigue. Les formalités sont réglées assez rapidement heureusement, Samuel le chauffeur du taxi envoyé par l'hôtel est là. D'El Alto la route descend en pente raide vers le fond du vallon où est situé le centre de La Paz, c'est très beau à cette heure, 20 mn plus tard nous voilà rendus. Nous nous installons dans une chambre provisoire qui sent le renfermé mais bon, vu notre état de fatigue ça n'a aucune importance. 30/10 Nuit courte et un peu perturbée par le manque d'oxygène mais ça reste anecdotique. A peine levés, nous voilà partis à pied en direction de la place Avaroa toute proche où nous hélons un minibus pour l’église San Francisco. Il fait beau et même chaud puisque la température montera au-delà de 25° ! C'est avec beaucoup de plaisir que nous nous retrouvons plongés dans cet univers latino-américain et ici particulièrement indien. On a l'impression que fondamentalement les choses n'ont pas vraiment changées : en effet les « indiennes » sont toujours habillées pareillement avec leurs jupes colorées et amples, leurs petits chapeaux noirs « vissés » sur le haut de la tête, leurs baluchons en tissu indien multicolore. Elles sont en nombre sur les marchés, assises sur leur petit tabouret, à attendre le chaland, elles se postent également près des stations de minibus ou de taxis essayant de vendre des articles variés. L'aspect général de la ville reste bien reconnaissable même si des gratte-ciels nouveaux ont poussé un peu partout. Ainsi dans les vieux quartiers près de San Francisco, on retrouve les petites maisons à deux niveaux avec les échoppes qui en occupent les rez-de-chaussée, dans les rues il y a pléthore de petits stands où l'on retrouve les mêmes types d'articles qu'il y a 40 ans : articles en laine (ponchos, pulls, bonnets, gants, couvertures), objets touristiques divers, fœtus de lama, pierres et cristaux etc. L'église San Francisco n'a pas changé ! C'est toujours aussi baroque, l'autel central dégouline d'or et les nombreuses statues peintes, grandeur nature, paraissent vivantes tellement elles sont réalistes. Des « indiennes » sont là en prière devant des statues dorées et offrent des cierges en psalmodiant. Nous continuons notre promenade en explorant les rues adjacentes de l'église, là où se trouve le marché aux sorcières. En fait ce n'est pas vraiment un marché concentré mais quelques échoppes spécialisées dans les articles liés aux pratiques ancestrales des indiens. Mine de rien les rues montent et descendent et nous nous retrouvons vite le souffle court, la tête bourdonnante et avec des vertiges. On oublie que nous sommes à plus de 3500 m ! Après avoir passé quelque temps à photographier des scènes typiques, nous continuons en direction du marché de la rue Rodriguez, où se regroupent les vendeuses de fleurs, de fruits et légumes puis allons explorer plus haut le secteur de la rue des poissonnières. Nous redescendons vers le Prado et remontons (encore !) cette fois vers la cathédrale et la place Murillo. Schéma classique que l’on retrouve sur les plaza mayor espagnoles ou les zócalo mexicains : les quatre coins de la place sont occupés par les bâtiments symboles du pouvoir : la cathédrale assez mastoc de style renaissance et remaniée au XIX me siècle, à côté le parlement national puis la préfecture régionale au style local caractéristique. Le jardin est l'espace convivial où se retrouvent les habitants de la ville, pour discuter, manger une glace, nourrir les pigeons, rêvasser, téléphoner ou se faire cirer les chaussures. Ensuite nous remontons (encore) jusqu'à la belle rue Jaen qui a été refaite dans le style originel du XVIII e siècle. Là, après nous être entendu avec un couple de jeunes français, nous prenons un taxi (8bob) jusqu'au mirador de K'ili K'ili relativement proche mais bien au-dessus de nous. Superbe spectacle qui s'offre depuis ce mirador, sur 360° : on se demande comment une petite ville au départ bien abritée dans le creux de la vallée a pu grandir au point de coloniser toutes les pentes abruptes, et dieu sait qu'il y en a, occupant tous les espaces disponibles sur des centaines de km2 !

30/10 Pas trop affectés par le soroche (mal d’altitude) nous décidons de monter (encore) à pied jusqu'à la station intermédiaire (Sopocachi) du téléphérique de la ligne amarilla. C'est une réalisation récente faite par la société autrichienne Doppelmayr : c'est en réalité des télécabines de 8 places qui joignent divers quartiers de la ville basse à la ville haute : la vue y est magnifique de bout en bout mais surtout vers la fin quand on arrive aux 4080 m d'El Alto. C'est de là que l'on réalise l'immensité de cette ville qui s'étend à perte de vue dans toutes les directions au pied de sommets enneigés de plus de 6000 m. Dans l’après-midi retour dans les environs de San Francisco pour admirer la belle façade baroque de l'église de Santo Domingo . A la nuit tombée, nous repartons faire un « circuit de téléphérique » pour profiter des lumières de la ville. C'est vraiment un beau spectacle avec tous ces petits points lumineux qui brillent dans la nuit et épousent les courbes du relief. Les petites cantines installées près des endroits stratégiques (arrêt de bus, de télécabines, de taxis) font toujours recette et sont prises d'assaut par les habitants.

31/10 Départ en taxi (20 BOB) pour la station de bus. A 10h30 nous sommes installés dans un grand bus avec habitacle surélevé pour l’aménagement de grandes soutes à bagages. La déco intérieure a beaucoup vieilli, les moquettes et tous les tissus d'ameublement sont usés et tâchés. Nous mettrons plus d'une heure pour quitter l'agglomération de La Paz. Après le noyau urbain d'El Alto très concentré, nous longerons des zones de hangars, zones artisanales, terrains vagues et friches diverses, habitats sommaires avant d'atteindre la monotone puna recouverte d’ichú, plante herbacée caractéristique de la puna. L'autoroute peu fréquentée ne traversera que quelques villages et hameaux avant d'arriver à Oruro. Les quelques villages traversés vivent de l'agriculture et surtout de l'élevage de bovins et d'ovins. Nous retrouvons ici aussi les scènes traditionnelles des indiennes gardant quelques vaches ou moutons au bord de la route. Un indien à vélo s'enfonce sur une piste qui va on ne sait où, car à l'horizon tout paraît désert. Les habitations sont essentiellement construites en adobe et il est vrai que l'on a du mal à les distinguer dans le paysage de même couleur. Au bout de 3h1/2 nous voilà à Oruro. A peine descendus du bus nous allons nous renseigner pour connaître les horaires de départ des bus pour Uyuni. Et mince ! Ils partent tous à la nuit tombée pour arriver à Uyuni en pleine nuit ce qui ne nous arrange vraiment pas. Même le train part le soir. Que faire ? Pas grand chose, finalement nous optons pour le train. En attendant il nous faut rejoindre notre hostal Graciela à 5 cuadras de là. L'hostal est un grand classique de l'hôtellerie bolivienne à petit prix. Le gérant est très sympathique et de bon conseil. La chambre, toute moquettée, hélas ! (vous imaginez la couleur) est de la taille du lit avec 50cm de libre sur 3 côtés, la sdb de moins de 2 m2, abrite un minuscule lavabo, une cuvette de wc et un pommeau de douche qui arrose systématiquement tout l'espace, il y a par contre de l'eau chaude ! J'oubliais une chaise en plastique et 2 tables de nuit, et de plus une baie vitrée sur la rue, peu de chambres ont ce privilège. Le gérant nous conseille d'aller à la gare pour réserver nos places de train car elles sont en nombre limité, du moins celles (salon ou ejecutivo) acceptables pour nos séants occidentaux. Pour accéder à la gare nous longeons un immense marché installé sur la rue 8 de Agosto et en partie consacré aux articles liés à la Toussaint : cierges blancs, vin, croix et autres articles destinés à la décoration des tombes comme : petits pains de diverses formes, arrangements floraux, objets miniatures, guirlandes multicolores etc. Comme sur tous les marchés, il y a des vendeuses de feuilles de coca, de fruits et légumes, des cantines, etc. Ici aussi les indiennes sont habillées de façon traditionnelle avec leurs petits chapeaux et leurs multiples jupes multicolores. A la gare, hélas ! pas de vente de billets le samedi, il faudra revenir demain dès 9h. Le centre ville d'Oruro est aussi petit que celui d'une ville de 10 000 habitants en France alors que la ville dépasse les 200 000 h. Le centre est occupé par deux places aménagées en square avec jardins, bancs, vendeurs de glaces, cireurs de chaussures et comme toujours une myriade de pigeons que nourrissent les enfants. Quelques bâtiments officiels de couleur crème, une église d'un style improbable et des maisons quelconques. Nous montons jusqu'au sanctuaire de la vierge du Socavón, très populaire chez les mineurs. Seule la façade baroque d'origine du XVIII e a de l'intérêt : à l'intérieur a été reconstitué un musée de la mine avec ses galeries souterraines. De retour en ville, nous déambulons dans le marché toujours très animé. En fin de journée nous ressortons pour aller dîner au restaurant « El Fogón » en face de la gare de bus : c'est le seul restaurant qui se donne une allure chic avec sa vaste salle de restaurant et son serveur stylé. Nous goûterons à un plat original mais pas exceptionnel : de l'émincé de viande de lama déshydratée puis frit avec du maïs et des patates. En revenant vers l'hostal nous assisterons à une soirée festive organisée par la municipalité pour la Toussaint : discours de bienvenue et de remerciements, tous les notables sont là puis place à la musique. Fatigués et un peu frigorifiés, nous rentrons à l'hostal. Une bonne partie de la nuit sera émaillée par les cris et les rires des fêtards rentrant de la soirée, sans compter les nombreux pétards et feux d'artifices. 01/11 Nous partons peu après 8h en direction de la gare pour être sûrs d'avoir de la place, parce que rester à Oruro ne nous enchante pas du tout. Malgré le soleil le fond de l'air est très froid. Nous voilà à la gare à 9H : calme plat, à 9h15 une balayeuse commence tranquillement sa journée, à 9h30 enfin un employé ouvre la salle commence à appeler les gens en fonction du numéro récupéré au distributeur devant la salle. Finalement nous obtenons deux billets « Salón » pour le train de 19H. Entre parenthèses acheter un billet de bus à La Paz a pris exactement 1mn paiement compris ! Nous retournons prendre le petit déjeuner à l'hôtel. Je repars vers midi déambuler dans cet immense marché qui est situé de part et d'autres de 8 de Agosto : c'est le vrai paradis du photographe pour qui veut immortaliser des scènes de la vie quotidienne des indiens. Prendre des photos est une chose mais les réussir est plus compliqué : en effet il faut savoir rester discret, il y a énormément de contrastes entre les stands avec les vendeuses à l'ombre et les marchandises qui brillent au soleil. De plus il y a énormément de passages dans des allées très étroites où tout le monde se bouscule allègrement. Il y a aussi beaucoup de misère, à voir ces indiennes vendre pour survivre, le peu qu'elles produisent où les quelques articles qu'elles ont achetés à un grossiste. Des mendiants il y en a, mais pas tellement compte tenu de la pauvreté du pays, on les voit surtout sur les parvis des églises ou à l'entrée des marchés. Nous ressortons vers 14h mais tous les restaurants du centre-ville sont fermés, pour cause de Toussaint peut-être ? Nous décidons faute de mieux d'aller vers le cimetière central d'Oruro et tombons par hasard sur un restaurant sympathique « Casona de Pascualito » où nous nous régalons d'un morceau de bœuf au brasero, de patates cuites et de riz au fromage fondu, excellent ! Le cimetière est situé juste un peu plus loin et c'est la foule des grands jours : Tous les habitants d’Oruro sont venus rendre hommage à leurs défunts, les bras chargés de fleurs et de bibelots divers. Dans les allées les gens s'installent devant les caveaux, et c'est le grand nettoyage d'automne (en fait ici de printemps). Les uns trimballent des échelles pour pouvoir accéder aux étages supérieurs, d'autres se paient un duo de guitaristes pour chanter une complainte à leurs défunts. Par endroits, des aveugles, contre monnaie sonnante et trébuchante, offrent leur service en priant pour des cas malheureux que les familles leur soumettent. De retour à l’hôtel, nous récupérons nos sacs à dos et partons à pied pour la gare où nous attendrons le départ du Wara Wara à 19h.

A 19H précises le train Wara Wara s'ébranle en direction d'Uyuni, les wagons « salón » sont plus ou moins du standard occidental avec des sièges inclinables. Le train avance à petite vitesse et le tangage est par moment très intense. La télé qui braille et diffuse des films américains nullissimes ne permettent pas vraiment un repos compensateur. 02/11 De temps en temps un arrêt brusque réveille tout le monde et nous met aux abois, mais finalement le train repart et nous arriverons avec seulement 30 mn de retard c'est à dire à 2h50. En dehors de la gare, les rues sont désertes mais des bandes de chiens faméliques font les poubelles et les immondices qui trainent le long des trottoirs. Le fond de l'air est froid mais supportable à condition d'être bien couverts ce qui est notre cas. Nous sonnons à la porte de l'hostal Salcay et le gérant vient nous ouvrir et nous conduit à notre chambre : elle est correcte, pas très grande avec une sdb en bon état, par contre notre fenêtre donne sur le couloir qui mène aux chambres et non sur l'extérieur. Le matin nous partons faire le tour des agences recommandées pour choisir celle qui nous semblera la plus sérieuse. En fait elles proposent toutes le même itinéraire, avec les mêmes arrêts aux mêmes endroits à des prix qui évoluent de +/- 15%. Finalement nous choisissons Andes Salt pour 900 BOB par personne. Uyuni est un gros village en cuadras avec de larges rues poussiéreuses, à l'exception de la plaza Arce en face de la gare où règne une certaine animation due aux agences de voyages, bars et restaurants qui se succèdent tout autour de la place, le reste de la ville est d'un ennui mortel il est vrai que nous sommes dimanche, de plus jour férié de la Toussaint. En me baladant en ville, j'avais l'impression d'être dans un village de western spaghettis avec ce silence, la poussière soulevée en tornades par un vent violent et quelques indiens et indiennes affalés, le chapeau sur le nez à l'ombre de murs en adobe attendant je ne sais quoi. Pour agrémenter certains croisements, la municipalité a installé des statues kitchissimes en fer ou en béton d'un goût plus que douteux. Il n'y a vraiment pas grand chose à faire à Uyuni à part attendre que ça se passe. 03/11 Après un passage à la police d'émigration pour faire tamponner nos passeports et accélérer ainsi les formalités lors du passage de la frontière vers San Pedro de Atacama (coût 30 bob pp) nous nous dirigeons vers l'agence Andes Salt. Nous faisons connaissance avec nos partenaires de voyage, 3 niçois très sympas, dont 2 font un tour du monde et un jeune allemand Marcel également très sympathique. Nous partons un peu après 10h30 dans un gros 4x4 Toyota. Premier arrêt au cimetière de locomotives près d'Uyuni : même si ça paraît bizarre d'aller voir ça c'est finalement très intéressant car totalement improbable. Voir les restes rouillés de vieilles locomotives anglaises dans un décor de désert du bout du monde c'est quand même un moment très particulier ! Nous revenons vers Uyuni puis partons pour le village de Colchani où se trouvent essentiellement des boutiques pour touristes qui offrent aux locaux une petite source de revenus annexes par rapport à ceux retirés de l'exploitation du sel. Puis c'est l'entrée dans le grand salar d'Uyuni : c'est une sensation bizarre car ça ne correspond à aucune autre expérience de paysage : devant nous une étendue infinie, plate et blanche barrée très loin à l'horizon par des montagnes bleutées. Et on roule sur cette surface lisse sans aspérités, si ce n'est les minces bordures des hexagones réguliers formés par le sel en se cristallisant. Le ciel est d'un bleu pur et le blanc étincelle sous le soleil lunettes de soleil indispensables, un vent froid et violent souffle de façon continue sur le salar. Nous nous arrêterons plusieurs fois pour admirer les structures hexagonales du sel et admirer les paysages. Nous nous arrêterons également pour déjeuner dans une grande salle circulaire construite en briques de sel, en compagnie de dizaines de 4x4. Il est vrai que nous sommes rarement seuls car il y a bien une quinzaine de 4x4 qui sillonnent le salar à peu près au même moment et au même endroit, mais bon c'est le revers du succès d'un endroit magique malgré la foule. Nous repartons cette fois en direction de l'île Incahuasi, une île sur le salar : c'est en fait des petites collines rocheuses qui émergent de la plaine salée, entièrement colonisées par une variété de cactus cierge qui par chance sont en fleurs en ce moment. D’en haut, la vue sur le salar est magnifique. Nous ferons un dernier arrêt sur une partie du salar caractérisée par une croute lisse de sel et non des hexagones comme ailleurs. Puis nous quitterons le salar pour rejoindre San Juan le village où nous passerons la nuit, entre temps nous aurons longé des champs de quinoa fraichement semés, nous verrons même quelques vigognes.

04/11 Bonne nuit fraîche mais avec les sacs de couchage et les couvertures ça allait. Petit-déjeuner avec toute la bande (Fabien, Maxime, Axel et Marcel) puis départ pour le sud Lipez, toujours dans la nature vierge et imposante des hauts plateaux andins, sous un chaud soleil mais un vent très froid qui souffle par rafales violentes. La piste est nettement plus dégradée qu'hier et le relief est plus vigoureux. Au programme nous verrons les belles lagunes Hediondo et Hondo toutes admirablement situées sous des montagnes majestueuses qui tutoient les 5000 et 6000 m. Les pistes très caillouteuses exigent de Gregorio, notre chauffeur indien, toute son attention pour rester sur la bonne piste. De temps à autre nous sommes rudement secoués mais le 4x4 Toyota dispose d'une excellente tenue de route. A midi un déjeuner est prévu au soleil à l'extérieur mais à l'abri du vent dans le site de l'árbol de piedra. C'est une formation rocheuse d'origine volcanique dont subsistent des sculptures de formes originales dont un « arbre de pierre ». En fin de journée nous arrivons enfin à la laguna colorada dont les tons dominants de rouge se mélangent avec le bleu de l'eau et le blanc du salar. Le tout est entouré de superbes volcans éteints. Soirée et dîner dans le refuge près de la lagune. 5/11 Nuit fraiche mais entre les 4 couvertures et le sac de couchage nous n'avons pas eu froid. Levés aux aurores (4h15) nous prenons un petit-déjeuner rapide dans la salle à manger glaciale du refugio où se retrouvent les passagers d’un autre 4x4. Départ dans la nuit sous un ciel étoilé d'une clarté et d'une netteté exceptionnelles. Gregorio, malgré la nuit conduit son 4x4 avec assurance et semble connaître toutes les pistes de la région. Au bout d'une bonne demi-heure l'aurore pointe le bout de son nez puis le soleil fait son apparition. Nous voilà arrivés à la première curiosité de la journée : les geysers « Sol de Mañana ». A cette heure très matinale (près de 5h30 du matin) les fumerolles des geysers éclairées par le soleil levant forment des nuages aux couleurs variées de toute beauté. Au sol, de nombreux cratères font apparaître de la boue grise en perpétuel bouillonnement, la chaleur est intense et une odeur de souffre nous enveloppe. Nous reprenons la piste et continuons en direction des sources chaudes d'Aguas Calientes. Là, une minuscule piscine sommaire accueille les baigneurs volontaires (3+3 BOB) d'au moins dix-huit 4x4, autant dire qu'il y a peu d'espace disponible par baigneur ! Nous préférons quant à nous, nous promener au bord de la lagune et aller observer les flamants roses qui se nourrissent un peu plus loin. Bizarrement les canaux d'eau chaude s'entremêlent avec les eaux glacées de la lagune. La piste nous conduit ensuite au lieu nommé « el desierto de Dali » : c'est effectivement d'une esthétique caractéristique de la peinture de Dali, à savoir des pitons rocheux comme posés sur un sable très lisse d'une couleur ocre claire. Maintenant il nous reste à voir la lagune blanche puis la plus belle, la laguna verde. Imaginez un volcan à la forme triangulaire caractéristique qui se reflète dans une lagune de couleur verte, c'est vraiment très, très, très beau. Le vent est toujours présent quoiqu'un peu moins violent qu'hier : nous nous remplissons les yeux de ce spectacle puis c'est le départ pour la frontière du Chili un dernier mirador pour voir la laguna blanca dans laquelle se reflète une magnifique ligne de hautes montagnes enneigées et c'est la sortie du parc naturel et enfin la frontière. Nous récupérons nos sacs disons au-revoir à nos compagnons de voyage qui repartent sur Uyuni et nous installons dans le minibus (prépayé) qui va nous emmener à SP de Atacama en 50 mn. Arrivés à SP nous allons devoir patienter une bonne heure pour satisfaire au contrôle de la douane (fouille des sacs) et de l'immigration. Le minibus nous laisse à l'entrée du centre ville et nous partons à pied vers l'hôtel Las Duendes réservé sur booking. Après avoir un peu tourné nous trouvons l'hôtel, en fait c'est plutôt un Guest-house un peu perdu dans la campagne de San Pedro, bien au calme : les chambres simples et propres donnent sur une terrasse en face d'un jardin et sur la ligne d’horizon se dresse le volcan Licancabur. Vers 14h nous ressortons pour aller déjeuner, notre première collation datant déjà de plus de 10h, nous commençons à avoir faim. Nous arpentons les quelques rues animées du centre ville et jetons notre dévolu sur « las délicias de Carmen » excellent déjeuner, pas donné mais San Pedro est très cher. Que dire de San Pedro ? Évidemment pour le côté authentiquement chilien il faudra repasser ! Mais en même temps c'est très agréable de se retrouver dans un environnement occidentalisé au climat doux (par comparaison avec le sud Lipez) avec un choix de restaurants qui permet de varier les menus. Par contre l'internationalisation de San Pedro la fait ressembler à toutes ces villes touristiques investies par les occidentaux avides d'exotisme, à condition que cet exotisme ne heurte pas leur confort. Ainsi dans les ruelles principales, les hôtels et les agences de voyage succèdent aux restaurants, bars (avec leur happy hour) et aux épiceries, dans les rues on ne parle qu'anglais (plutôt avec l'accent américain) allemand, et français. Les touristes déguisés à la mode péruvienne (bonnet et poncho) ou en petite tenue à la mode californienne arpentent les rues en terrain conquis et font leurs courses au supermarché. 06/11 Ce matin nous allons nous renseigner pour les bus pour Calama et Salta. Nous sommes obligés d'aller à la station de bus pour acheter nos billets. Retour à l'office du tourisme (Senatur) pour glaner quelques renseignements ainsi que dans quelques agences pour connaître le prix de certains tours : le choix ne manque pas puisqu'il y a près de 100 agences à S.P. mais elles proposent toutes les mêmes excursions au même prix. Concernant le coût de la vie nous avons été surpris par la cherté de la vie du moins ici à S.P.. Notre chambre par exemple, toute simple et avec bain privé coûte 60$ + 20% de taxe soit près de 70 €, dans les restaurants les prix des plats vont de 4000 à 8000 pesos (soit de 5 € à 10€) et une bière de 30 cl coûte 3500 pesos (4,50€). En dehors des excursions dans les environs il n'y a pas grand chose à voir à S.P. 7/11 Ce matin nous chargeons nos sacs à dos et partons à pied vers le terminal de bus pour Calama où nous devons récupérer la voiture louée par téléphone avant-hier. A Calama , ville réputée dangereuse, nous prenons un taxi pour rejoindre l’agence de location Econorent où l'employé très sympa nous propose pour le même prix (57€ par jour) que la voiture initialement louée, une camioneta Mitsubishi 4x4 rouge vif, voiture qu'ils prêtent régulièrement aux entreprises minières pour se déplacer sur les pistes. Vers 12h30 nous prenons la route en direction de Santa María de Iquique via Tocopilla puis le long du Pacifique. La route entre S.P. et Calama est monotone, une longue traversée du désert, même paysage entre Calama et Tocopilla. Peu avant d'arriver à Tocopilla la route en travaux coupe le relief sableux et descend en pente raide vers le Pacifique. Tocopilla est une ville minière poussiéreuse coincée entre l'océan et la montagne, vue de près on remarque les lotissements misérables des ouvriers, un peu plus loin apparait le complexe minier et les installations destinées au chargement des cargos qui attendent au large. La route va maintenant suivre la côte au plus près, le relief ne ménageant que peu d'espace entre la montagne et l'océan. La côte est totalement désertique à l'exception, de temps à autre d'un regroupement de petites cases en bois plus que sommaires habitées semble-t-il malgré le manque d'électricité et d'eau potable, de quoi vivent-ils ici ? Le relief aussi est impressionnant : un mur continu de près de 200 km de long de hautes montagnes dont les pentes à 45° se terminent par des éboulis qui viennent lécher la route et qui ressemblent à des dunes. Les amas rocheux qui bordent l'océan sont recouverts de guano, on verra même des rochers abritant des centaines de pélicans. Peu de trafic sur cette route. Temps ensoleillé avec quelques passages nuageux en provenance de l'océan. Vers 18h nous apercevons la ville d'Iquique blottie entre une grande montagne en forme de dune et l'océan. Après avoir un peu tourné, nous trouvons l'hôtel au bout de la fameuse rue Baquedano tout près de la playa Brava. L'hôtel est installé dans une vieille maison en bois typique de cette rue. L'employé très sympathique qui nous accueille s'appelle Mohamed, est Marocain et parle français ! Nous sympathisons avec des Basques espagnols et leur proposons de partager les frais d’essence de la voiture, demain, pour visiter Humberstone et les pétroglyphes de la région. Balade dans la rue Baquedano, remarquable pour ses maisons géorgiennes en pin de l'Orégon peintes de toutes les couleurs , souvenirs de l’époque bénie pour les entrepreneurs et propriétaires des mines de salpêtre. Nous pousserons jusqu'à la place Pratt et admirerons au passage le théâtre et le casino de style arabo-andalou. Bonne nuit malgré les bruits de la rue, et comme en est samedi soir, des gens ont fait la fête jusqu'au petit matin ! 8/11 Nous partons ensuite tous les 4 pour les mines d'Humberstone à 47 km d'Iquique : nous trouvons assez facilement la route pour quitter Iquique par le haut de la montagne. Il faut reconnaître que dès que l'on quitte les avenues centrales et le bord de mer, les maisons ou plutôt les petites cases en bois et en tôle font grise mine par rapport aux maisons bourgeoises de la rue Baquedano : le mirage économique du Chili ne concerne au mieux que 5 % de la population, résultat logique dans une économie fortement marquée par la vision néolibérale des « Chicago Boys ». Nous quittons Iquique par la route de la montagne qui offre des vues superbes sur la ville. Peu après l'autoroute payante nous amène à Humberstone. Nous allons visiter pendant près de 3h cet immense complexe industriel associé à une ville qui pendant près d'un siècle a exploité le salpêtre, vendu dans le monde entier jusqu'aux années 1960. Tout a été figé en l’état après l'arrêt de l'exploitation et certaines parties on été transformées en musée : ainsi on peut visiter les habitations des contres-maîtres, l'école, le théâtre, l'église, l'hôtel et le complexe industriel lui-même. Les odeurs de graisse et de métal chauffé subsistent encore dans les ateliers rouillés plus de 40 ans après l’arrêt définitif ! A force de s'y promener on s'imprègne de l'atmosphère et on s'y voit comme si on y avait vécu. Les conditions paraissent difficiles, la vie des ouvriers et de leurs familles, extrêmes. Le paternalisme patronal fonctionnait à fond avec la prise en main de la force de travail à tout point de vue : église, santé, éducation, obligation de tout acheter à l'épicerie de l'usine en échange de bons et non d'argent . De plus ce lieu désert balayé par le vent, écrasé par le soleil rajoute une note de bout du monde à ce tableau étrange. Après cette visite nous repartons en direction du Nord par la route 5 vers Huara et les géoglyphes d'El Gigante de Atacama : il s'agit d'une « image » d'un personnage de 83 m de haut « dessiné » sur une colline au milieu du plateau désertique et qui daterait de plus de 1000 ans. Retour à Iquique. Je vais ensuite me balader le long de la grande plage d'Iquique où se retrouvent, en ce dimanche, beaucoup d'habitants de la ville. On se croirait sur une plage de France ou d'Europe : les familles se sont installées avec barnum ou tentes, glacières et chaises de camping. Les enfants jouent dans l'océan sous la surveillance des parents, des adolescents se bécotent à l'abri des regards des adultes, d'autre font du surf, jouent aux ballons, les plus vieux font la sieste.

9/11 Ce matin il fait gris sur Iquique comme hier, ce sont les nuages amenés par la brise marine mais qui ne pénètrent pas loin à l'intérieur des terres : en effet 15 km plus loin le soleil brille sur le désert. Nous prenons la direction de Pica et Matilla que nous atteignons au bout de 50 km après la mine d'Humberstone. Ce sont effectivement des oasis en plein désert situées au début de la chaîne andine, nous sommes à 1000 m d'altitude et il y fait bon. Le village de Matilla se réduit essentiellement à un belle place centrale bien fleurie et arborée sur l'un des côtés se trouve l'église de 1800 et rénové il y a peu après un tremblement de terre. À l'intérieur il y a une représentation de la cène : tous les personnages bibliques dont les noms sont précisés sur des plaquettes de bois sont en plâtre ou en bois, c’est très original ! Un peu plus loin à côté de la place se trouve un vieux pressoir d'il y a quelque 300 ans. Nous continuons notre route jusqu'à Pica 3km plus haut. Même situation : place, église et vieilles maisons coloniales typiques du temps du salpêtre. Nous allons jusqu'à la piscine d'eau thermale chaude en haut du village et nous nous payons (3000 pp) une baignade agréable dans une eau qui fait 30°.Nous repartons vers les géoglyphes de los Pintados à 30 km d'ici sur le route 5. Bien que le site soit fermé le lundi, une piste parallèle nous permet de voir à distance quelques figures réalisées avec des pierres : des cercles, une croix andine et des rectangles. A coté de l'entrée du site se trouve les restes en ruine d'une exploitation minière : des maisons, une gare, un wagon rouillé et des rails qui s'éloignent en ligne droite vers l'horizon, étrange ! Nous reprenons la route du désert vers Pozo Almonte, puis Humberstone et enfin Iquique.

10/11 Pour retourner à San Pedro, nous reprenons la route de la côte comme il y a trois jours, temps gris durant la moitié du trajet puis le soleil fait son apparition peu avant Tocopilla, ville toujours aussi moche ! On s'est arrêté 10 mn pour aller se tremper les mains dans les Pacifique sur une plage où trois plongeurs se préparaient pour la pêche du matin, la plage était jonchée de coquilles vides d'oursins. A Calama il a fallu ruser pour ne pas se perdre, aucun panneau n'indiquant San Pedro, finalement nous nous en sommes bien sortis avec l'aide d'un habitant, mais quelle ville « merdique » à tous points de vue : sans intérêt, dangereuse et poussiéreuse. En fin de journée nous visitons à S.P. l'intérieur de l'église caractérisée par la charpente en bois de cactus « cardones » de son toit.

11/11 Départ vers 9h en direction de la vallée de la lune, facile à trouver grâce aux nombreux panneaux indicateurs. Il n'y a quasiment personne, la température est agréable et l'éclairage tout a fait photogénique. Nous arpentons cette longue vallée en voiture, nous arrêtant aux endroits indiqués : D’un côté du mirador on a une très belle vue plongeante sur une dune de sable foncé et un amphithéâtre. L'autre versant est moins esthétique et consiste en des reliefs rouges très ravinés par l'érosion et correspondant mieux au style lunaire. Les trois concrétions appelées « Tres Maria », n'ont pas, à mon avis un intérêt majeur, car de quelque côté que ce soit on a vraiment du mal à y voir une quelconque Marie ! Le canyon du sel à l'entrée est impressionnant : déjà relativement étroit au début, il se rétrécit de plus en plus à mesure que l’on progresse vers l’entrée de la grotte et à la fin il devient tellement étroit qu’ on ne peut y cheminer que seul de front puis il s'enfonce et bientôt disparaît dans une grotte profonde. En début d'après-midi nous reprenons notre 4x4 rouge vif pour aller voir la laguna Tebenquiche à près de 45 km de San Pedro par une piste assez difficile. C'est une belle lagune toute blanche recouverte par endroits d'une épaisse couche de sel blanc immaculé brillant sous le soleil. Au loin quelques flamants. Grand calme, nous sommes seuls avec une vue à 360° sur tout le haut-plateau et à l'horizon, des volcans, les plus hauts dépassent les 5000 et 6000 m . En revenant à S.P. nous continuons en direction du Pucara de Quitor à 3,7 km. Compte tenu de l'heure tardive (18h) et de la fermeture du site à 19h on ne peut plus monter au mirador mais seulement se balader près du pucara dont l'accès lui-même est barré : visite sans beaucoup d'intérêt sachant que le pucara est très ruiné, la vue sur SP est néanmoins agréable à cette heure 12/11 Réveil à 4h40, à 5h nous démarrons pour faire les 87 km de piste vers les geysers de Tatio. Il fait encore nuit, je trouve facilement la piste, ayant repéré depuis plusieurs jours le trajet sur des cartes sur internet. En fait à chaque embranchement de pistes, des panneaux indiquent clairement la direction du Tatio en dehors de quelques dizaines de km vers la fin, la piste est très carrossable avec un 4x4 et on roule entre 60 et 80 km/h sur la plus grande partie de la piste. Il nous a fallu moins de 90 mn pour faire les 88 km de distance essentiellement en montée puisqu'on passe de 2500 m à près de 4200 m. En débouchant sur le plateau on voit de loin les fumerolles des nombreux geysers qui le tapissent : certains sont minuscules à peine visibles, d'autres crachent leur vapeur haut dans le ciel, d'autres encore soufflent toutes les 3mn pendant 15secondes. Il y a beaucoup de monde, c'est normal vue les dizaines de minibus garés sur le parking mais comme le site est grand les gens se répartissent et quittent rapidement les lieux pour aller aux thermes de Purisma. En revenant sur S.P. nous verrons à plusieurs reprises des vigognes, quelques oiseaux près des cours d'eau et un troupeau de lamas près d'un hameau indien. En résumé belle balade dans l'altiplano, qui vaut autant pour les paysages et les vigognes que pour les geysers que nous avons déjà vus en Bolivie. Retour vers 16h à la Pucara de Quitor, cette fois sera la bonne : le mirador de Quitor domine tout le haut plateau mais surtout il offre une vue imprenable sur un ensemble de reliefs de couleur rouge-brun extraordinairement ravinés situés tout prêt de la vallée de la muerte. Il fait une chaleur accablante et la clim est la bienvenue dans la voiture. Retour à S.P. la poussiéreuse, accablée sous le soleil, toujours autant de touristes qui arpentent les rues commerçantes à la recherche d'objets typiques souvent importés hors de la région et même du pays ! Les agents de voyage hèlent le passant proposant tous les mêmes tours aux mêmes prix. Les chiens sommeillent ou se défient à grands coups de gueule. 13/11 Aujourd’hui nous partons ramener le 4x4 à Calama chez Econorent où nous retrouvons le même employé très sympathique et ouvert : on peut dire que nous avons été gâtés, tant par l’accueil des Boliviens que des Chiliens jusqu’à présent. En attendant le départ du bus pour S.P. je vais aller me promener autour de la place centrale : elle n'est pas plus grande que celle de Matilla ou de Pica, mais ici aussi les statues qui glorifient soit des militaires soit plus rarement des poètes y ont toutes leur place un peu plus loin dans la rue piétonne un monument très kitch célèbre les Andes et les lamas, un peu à l’image des fausses grottes de Lourdes que l'on peut voir chez nous, plus loin encore l'incontournable monument à la gloire du mineur dressé de toute sa hauteur et tenant magistralement un marteau piqueur des deux mains. Pour le reste la ville n'a aucun charme particulier et paraît abriter une population plutôt pauvre. A 11h notre bus moderne part pour S.P. que nous atteindrons au bout d'une heure ¼. Déjeuner au restaurant Estaka. En fin d'après-midi tout bascule, les terribles nouvelles des attentats de Paris nous arrivent. Dans la soirée le bilan des attentats s'est dramatiquement alourdi passant de 18 à plus de 100 morts. Malgré la distance tant physique que psychique, nous sommes atterrés ! 14/11 Nous quittons l'hostal et ses sympathiques hôtes et partons à pied jusqu'à la station de bus et nous voilà partis pour 11h de route à travers les Andes avec des cols à plus de 4000 m. Autant dire que le panorama est somptueux, surtout que nous avons réservé les places panoramiques tout devant à l'étage supérieur. Après une longue montée nous voilà sur le haut plateau, le route serpente à plat entre des volcans et de très hauts sommets. Le long de la puna, des salars et des lagunes se succèdent à intervalles réguliers, des vigognes paissent tranquillement au bord de la route, pas effarouchées par la circulation routière. : tout est très minéral excepté quelques touffes d’ichú (la graminée reine de l’altiplano) de ci de là. Sur la route on ne croise que quelques gros semi- remorques qui transportent du fret entre les deux pays. Le regard porte loin car la puna est très vaste et l'horizon n'est pas fermé par une barrière continue de hautes montagnes : en effet les volcans sont isolés les uns par rapport aux autres, de ce fait on n'a pas vraiment l'impression de franchir un col comme dans les Alpes. Après un long trajet sur les hauts plateaux jusqu'à Salinas Grande, la route pénètre dans des reliefs plus mouvementés et on franchit un col vers 4200 m puis c'est la grande descente vers Purmamarca. La vallée très étroite et encaissée au début s'élargit, l'eau fait son apparition, les cultures et les pâturages suivent. Ça fait drôle de voir une vallée verte avec des vaches et des moutons après toute cette sècheresse chilienne. Le bus nous dépose à la station de Jujuy où il nous faudra attendre environ 1h avant de reprendre un omnibus pour Salta qui mettra non pas 1h comme annoncé mais 3h1/2 puisqu'il s'arrêtera dans chaque ville un peu importante du trajet de 100 km qui nous sépare de Salta. Arrivés à Salta nous partons à pied (15 mn) en direction de l'hôtel Antiguo Convento. Installation dans une belle chambre grande et nickel avec belle sdb. 15/11 Découverte de la ville : promenade vers la place du 9 juillet, visite de quelques magasins de souvenirs où l'on trouve des tissus andins, des objets en bois et cactus, du cuir, des bols à maté de toutes formes et matières. Au « viejo jack »Le choix est vite fait entre viande et viande, nous optons pour notre première « parrillada « avec intestins, rognons, poulet, boudin, saucisse, viande et patates frites. Nous allons ensuite nous nourrir de culture en allant visiter le M.A.M. et sa fameuse momie enfantine trouvée ensevelie tout en haut des volcans les plus hauts des Andes. Belle présentation très documentée et qui prépare bien à la vision de cet enfant sacrifié il y a plus de 500 ans pour permettre au monde inca de réconcilier le monde supérieur et celui d'ici-bas. On en sort quand même un peu impressionnés. Ensuite nous remontons la rue Balcarce réputée pour ses bars à musique, les peñas et aussi son marché artisanal qui s'étire le long de cette rue jusqu'à la gare des chemins de fer. Des vendeurs y proposent leurs propres productions de tissus, lainages, bijoux, articles de bois ou de métal, récup-arts . 16/11 Nous partons ce matin comparer les prix des différentes agences de location de voitures dans le centre ville, calle Caseros et Buenos Aires. Après en avoir fait une demi-douzaine nous choisissons la moins chère à qualité équivalente, Andarsalta car. A la mi-journée nous déjeunons rue Cordoba au restaurant « Doña Salta » prix un peu élevé mais nourriture typique. Je ressors en fin de journée pour aller faire quelques photos avec le soleil couchant et l'éclairage électrique de début de soirée. Il y a beaucoup de monde qui se promène à cette heure autour et sur la place. La cathédrale est pleine de fidèles venus assister à la messe du soir, parmi eux quelques exemplaires de la bonne société blanche de Salta sur leur 31.

17/11 Départ dans notre Chevrolet Classic pour la quebrada de Humahuaca par la très belle route de la corniche n°9 : c'est une route sinueuse mais bien revêtue qui traverse de belles forêts tropicales aux arbres majestueux, des lacs de barrage, des pâturages, et de petites exploitations agricoles. On retrouve la quebrada à la hauteur de San Salvador de Jujuy puis la route remonte vers le nord en empruntant la large vallée creusée par la rivière. Nous arrivons dans l'après-midi à Tilcara et nous nous installons à l'hostal « la Estación « : c’est un hôtel correct un peu loin du centre de Tilcara et sans jardin pour se reposer. Tilcara est un village indien authentique dont seulement deux rues sont dédiées au tourisme avec échoppes de souvenirs, bars et restaurants ce qui ne change pas l'architecture locale ni l'ambiance. Nous ressortons vers 20h et allons dîner à la « peña de Carlitos » : lama pour tout le monde (milanesa et churrasco). Un quatuor d'indiens (charango, guitare, tambourin et flûtes) nous a ensuite régalés de musique indienne (cueca, carnavalito chacarrera etc.) jusque tard le soir : excellente soirée. 18/11 Nous quittons l'hostal la Estación et déménageons pour la « Posada con los Angeles » qui avec son jardin nous donne la possibilité de profiter du bon air de la montagne. En voiture nous prenons une piste en direction du Pucara de Tilcara. C'est une reconstitution de ce Pucara qui défendait l'accès à cette vallée stratégique mais que les Espagnols ont finalement assiégé et conquis. Le pucara étant construit sur une butte, la vue depuis là haut est superbe et s’étend sur toutes les montagnes aux alentours. Malgré l'heure matinale (9H) il fait déjà bien chaud. De magnifiques cactus (« cardones ») ont colonisé le site. Nous poursuivons par la piste poussiéreuse qui mène à la Garganta del Diablo à 8 km. A la guérite du gardien nous laissons la voiture et descendons dans la gorge pour aller voir à 15mn à pied la cascade : Il y a peu d’eau, mais la chute est haute et la balade en vaut la peine. Beaux paysages, balade facile avec quelques gués à traverser. Une petite boucle de 10 mn à pied serpente et surplombe la gorge très étroite. Retour à la Posada et repos dans le beau jardin. Nous ressortons en début de soirée et allons dîner au « Nuevo Progreso », un restaurant tenu par deux jeunes gens : excellente cuisine, excellent vin rouge d'Amalaya, le tout sur des chansons de Gainsbourg, une amabilité du patron pour nous faire oublier les attentats de Paris. 19/11 Après avoir changé quelques $ au « blue »( marché semi-officiel et toléré donc !) nous prenons direction d'Uquia, village situé dans la quebrada environ 40 km vers le nord. Le paysage est toujours le même, une grande vallée large occupée par le Rio Grande, qui à cette saison n'en occupe qu'une minuscule proportion. Les villages en adobe, sont installés près de la rivière. A Uquia nous nous arrêtons pour visiter la vieille église coloniale baroque réputée pour ses tableaux de l'école de Cuzco représentant les archanges en guerriers en armes avec épées et arquebuses. Un petit marché artisanal occupe la place devant l'église, nous y achetons deux chemins de table en laine, tissés main et brodés. Nous repartons pour Humahuaca qui en proie à la fièvre électorale. C’est ici que va se clore la campagne des élections présidentielles avec la venue de Mauricio Macri, le candidat libéral en tête du duel qui l'oppose à Scuoli. Les hôtels se remplissent vite et nous choisissons el « Camino del Inca », catégorie supérieure à 70€ (mais dans les détails ça ne les vaut pas). De toute façon la vie est très chère en Argentine et le rapport qualité-prix est une notion plutôt élastique : Un plat dans un restaurant populaire coûte facilement 6€, 33cl de bière 4€, un dessert banal 5€, un menu complet 10€ sans la boisson. Pour les hôtels c'est pareil, à 40€ c'est plutôt rustique, à 60€ il y aurait encore beaucoup à dire, même à 80€ il y a à redire. En ville, à l'office du tourisme nous nous informons de ce qu'il y a à voir dans les environs puis allons déjeuner dans un petit restaurant sympathique « El Aisitio » d'excellentes empanadas juteuses et très goûteuses à la viande, au jambon et fromage. Vers 16h nous prenons la voiture pour faire les quelques 26 km de piste en ripio (piste gravillonnée et tôle ondulée) pour découvrir el Hornocal, la montagne aux douze couleurs. La piste grimpe jusque vers 4400 m puis s'arrête au mirador à 4320 m. De là, la vue sur les reliefs colorés est superbe, nous en profitons, émerveillés, d'autant plus qu'à cette heure les couleurs sont magnifiques. Retour dans la poussière, arrêt à un petit cimetière tout coloré lui aussi par les guirlandes et les fleurs multicolores en plastique déposées il y a peu. En ville c'est l'effervescence, il a du monde partout, des groupes de danseurs et chanteurs en costumes animent les rues et se produisent dans les gradins sous la statue de je ne sais quel héros local. La foule est chauffée à blanc en attendant Macri. Toute la grosse machinerie électorale du parti libéral est en action : grand écran électronique, régie de télévision, drones filmant la foule agitant de petits drapeaux, feux d'artifice etc. L'arrivée de Macri entraîne une explosion de joie et de cris de la part des fervents supporters : on peut se demander ce qu'un parti libéral peut apporter ici pour améliorer la situation difficile des indiens que je suppose aussi misérable que celle des indiens boliviens ! 20/11 Après le petit-déjeuner nous allons à pied à la station de bus toute proche : le bus pour Iruya part à 8h20 en direction du nord par la route asphaltée puis bifurque au bout de 20 km pour emprunter une piste de ripio qui va doucement s'élever pour atteindre un col à plus de 4000 m avant de redescendre par une piste étroite qui slalome entre les gorges abruptes et les montagnes. De temps à autre le bus s'arrête une indienne descend et part sur une piste en pleine nature où va-t-elle ? Pas de maisons à l'horizon ? De toute façon les conditions de vie doivent être très difficiles. Ici les gens sont autosuffisants, ils cultivent quelques arpents de terre (fèves, quinoa, papas) ou possèdent un petit troupeau de lamas, chèvres ou moutons. La poussière est omniprésente et comme il y a un fort vent en continu qui soulève des bourrasques de poussière, on en mange toute la journée. Après une descente vertigineuse dans une vallée très encaissée, le village d’Iruya apparaît au loin avec ses maisons et son église perchées sur une moraine qui sépare deux vallées. C'est un village comme il y en a partout ici, les maisons sont construites en adobe, certaines sont peintes de couleurs vives, d’autres sont brutes. Grâce au tourisme, des restaurants, des hostals ont ouvert. L'église est intéressante avec son autel tout blanc et ses vitrines dans lesquelles sont placées des images pieuses. En contre-bas il y a un petit marché où se retrouvent les locaux soit devant de modestes cantines soit devant les étals des marchands. D'un mirador assez haut placé on a une belle vue sur le village et les montagnes. Un pont suspendu permet de traverser et d'aller de l’autre côté de la rivière. Pour calmer une petite faim nous déjeunons au restaurant « los Cachis » de poulet rôti et d'estofado de cabrito : très bon et pas cher. A 15h15 le bus repart dans l'autre sens et comme le vent s'est levé et qu'il nous renvoie la poussière, nous en sommes couverts. Au bout de 3h nous re-voilà à Humahuaca en compagnie d'élèves de retour de l'école. Il fait gris et frais à Humahuaca.

21/11 Beau temps, ciel bleu, nous quittons Humahuaca vers 9h et prenons la route vers le sud, passons Uquia, puis le Tropico du cancer, simple panneau sur la route, arrivons enfin à Purmamarca vers 11h et prenons une chambre à l’hostal « Pequeño Inti ». Nous faisons un tour du village, nous arrêtant pour regarder les nombreuses échoppes de souvenirs sur la place et tout autour : on y trouve les mêmes articles qu'à peu près partout, plutôt de facture industrielle qu'artisanale. La place est belle, l'église toute simple, avec un autel réduit à sa plus simple expression, ce qui est assez rare en Amérique latine. Un bel algarrobo de 700 ans répand son ombre sur la place. Je décide d'aller faire la balade de 3km (45mn) pour admirer les reliefs colorés qui ont fait la réputation de Purmamarca. C'est effectivement superbement coloré : deux gros massifs d'une couleur rouge saturée tranchent avec les autres montagnes à dominante grise et verte. On ne parle que français et la ville est envahie de touristes venus passer quelques heures. Il y a de nombreux restaurants, finalement nous choisissons un restaurant qui dispose d'un patio en plein air ombragé par une variété de poivrier et qui sert un menu avec de la parrillada pour 90 pesos : la viande est délicieuse et juteuse à souhait, un vrai régal. En fin de journée, je repars faire le tour du « Paseo de los colores » avec un éclairage différent, rasant par endroit et qui met le rouge en valeur. 22/11 Avant de partir, nous faisons une dernière fois, en voiture la balade de los siete colores, avec encore un autre éclairage mais tout aussi beau que les autres. Puis c'est la grande montée (1600 m de dénivelé) depuis le fond de la vallée jusqu'au haut plateau de Las Salinas Grandes par une belle route goudronnée avec très peu de circulation, nous verrons des vigognes à plusieurs reprises sur le bord de la route, en fait elles cherchent à manger dans les innombrables tas d'immondices qui jonchent les bords. Au loin on aperçoit maintenant le salar de Salinas Grandes. Nous ferons un petit arrêt à la première exploitation salière rencontrée puis rebrousserons chemin sur 6 km pour prendre vers le sud la piste n° 79 ex n°40 qui, par Tres Morros, permet de rejoindre San Antonio de Los Cobres. La piste de ripio, un peu tôle ondulée sur les 30 premiers km, s'améliore ensuite et me permet de faire plutôt une moyenne de 70 km/h que de 50 à 60 au début : en fait les 97 km seront franchis en un peu moins de 2h de temps et dans de bonnes conditions de sécurité. Nous croiserons à maintes reprises des hardes de vigognes, des troupeaux d'ânes noirs, des lamas, plus rarement des moutons, sur 97 km, le désert, une ou deux fermes isolées dans la puna, un hameau qui avait l'air d'être abandonné et des pierres et des herbacées à l'infini. Un panneau recommandait de s'arrêter pour visiter un improbable musée andin totalement perdu dans la puna ! S.A. De los Cobres apparaît enfin à l'horizon : le nuevo pueblo qui s'annonce en premier ne laisse pas une impression favorable : de petites maisons en adobe lépreuses, des rues poussiéreuses, le vent qui soulève des bourrasques de poussière, les rues vides à l'exception de quelques jeunes affalés à l'ombre d'un mur. San Antonio qui suit ne vaut pas mieux. On a un peu de mal à trouver l'hostal Palenque réservé la veille. Chambre correcte à 3 lits. Nous décidons d'aller tout de suite voir le viaduc el polvorillo à 19 km de piste en ripio. Vent assez fort, le viaduc est bien là qui permet au « train des nuages » de franchir cette vallée encaissée. Il n'y a pas grand chose à faire à S.A. en particulier le dimanche : on se demande d'ailleurs ce qu'y font ses habitants, essentiellement travailler dans les mines, quant aux jeunes les divertissements y semblent limités, même pas de cinéma, il reste la télé, la belle affaire ! En fin de journée, les résultats des élections sortent et aux dernières nouvelles Macri, le candidat libéral aurait gagné les élections présidentielles avec 54% des voix. 23/11 Au moment de partir, la logeuse nous fait remarquer l'état de mon pneu arrière gauche qui est à plat, conséquence de la centaine de km de piste en ripio d’hier. Heureusement il y a une gomería pas loin à 3 cuadras (pâté de maisons). Une 1/2h plus tard tout est rentré dans l'ordre pour 50 pesos. Et nous voilà repartis sur une autre piste de ripio sur 12 km avant de retrouver une route asphaltée ! La route traverse de beaux paysages et longe la voie ferrée du train des nuages. Elle traverse plusieurs gorges celle du Toro entre autres. Puis le ripio reprend peu avant d'arriver dans la plaine de Salta. Arrivé à Campo Quijano nous tournons à droite vers Rosario de Lerma avant de prendre la nouvelle route qui, par la Florida, rejoint la 68 peu avant Carril. Puis c'est la remontée sur la route 33 vers les hauteurs par la Quebrada de Eiscope, les Monts Pelés de la Cuesta del Obispo, el valle encantado et la recta Tintin. Et nous voilà de nouveau sur les hauts plateaux mais à seulement 2500 m en moyenne d'altitude. La route est goudronnée sur les ¾ de son trajet en dehors de la grande montée vers les hauts plateaux avant la recta tintin. A Cachi nous nous installons au « Pueblo Antiguo », un peu cher (700ARS) mais avec l'avantage d'un patio et d'un jardin. Pour calmer notre faim nous allons boire, bière et limonade, et partager une bruschetta, chez Oliver sur la place. Le village de Cachi reproduit le schéma habituel des villages andins : place centrale entourée par l'église, la mairie, et d’autres bâtiments officiels. Les maisons blanches à 1 ou 2 niveaux maximum font indéniablement penser aux villages blancs andalous. La chaleur est suffocante et un vent violent souffle en rafales. Diner de capeletti au restaurant « Ashpamanta. »

24/11 Journée repos, beau temps, soleil éclatant, forte chaleur dès 11h. Je pars me balader vers un des miradors, celui qui jouxte le cimetière. Belle vue, plus sur le nevado Cachi que sur la ville qui abritée derrière les arbres ne se révèle que peu. Les cimetières sont toujours émouvants avec leurs tombes souvent minimalistes, seules quelques fleurs en plastique de couleurs vives donnent un peu de couleurs à cet univers gris, poussiéreux et minéral. Après-midi à buller et à digérer l’excellente parrillada de cabrito dégustée dans un resto près de la place principale. En ville on ne parle que le français, en dehors de l'argentin évidemment, des Français de tous âges, souvent voyageurs individuels se retrouvent ici, il y a même un groupe de motards chevauchant des Royal Enfield qui rodent sur les pistes du NOA (nord ouest argentin). Cachi est aussi le paradis des vieilles voitures déglinguées tant américaines que françaises.

25/11 Départ ce matin à 9h30 pour plus de 100 km de ripio entre Cachi et San Carlos peu avant Cafayate. La piste suit plus ou moins le cours du río Calchaqui slalomant entre les collines et la plaine alluviale. Arrêt à Molinos, visite de sa belle église et du bel hôtel installé juste à côté dans une vieille maison coloniale, puis c'est reparti pour 70 km de ripio, avec un passage dans une quebrada dont les amas de roches rouges sont tous inclinés à près de 70° vers le haut, c'est impressionnant. Arrivés à Cafayate au bout de 4h de route (arrêt à Molinos compris), nous choisissons l’hôtel « Hospedaje » : bel hôtel dont les chambres donnent sur des patios, soit celui de la piscine, (on en profite car il fait très chaud) soit un autre patio fleuri, excellent rapport qualité/prix à 500 pesos. Nous allons faire un tour en ville, c'est à dire le tour de la plaza mayor, en général c'est le seul endroit à visiter puisque s'y trouvent les bâtiments principaux (église, OT, musées, restaurants et bars etc.). Nous déjeunons chez « Las Marias » d'un bon menu (empanadas, quadril et sorrentinos) accompagné d'un vin blanc Torrontès du coin : excellent et d'un prix correct (menu à 95 pesos). En fin de journée balade vers la place, tour des boutiques d'artisanat qui ne manquent pas ici non plus. 26/11 Petit-déjeuner avec un bon et vrai café expresso à la machine et des toasts croustillants, ça change !. En ville, sur la place se prépare une remise de médailles et diplômes de la police nationale et les huiles locales sont là en tenue de cérémonie, le photographe et le cameraman sont prêts à immortaliser la scène, les enfants des écoles font leur apparition. Je pars visiter le musée du vin et de la vigne : intéressant, bien présenté et didactique avec une partie géologie et climatologie puis une partie techniques viticoles et vinicoles. En fin de journée nous allons en voiture nous promener parmi les bodegas et le vignoble, dégustation gratuite à la bodega Banda grâce à un bus de touristes argentins, nous nous sommes mêlés à eux et le serveur nous a proposé une dégustation, entre autres d'un torrontès semi-tardif excellent. 27/11 Encore et toujours du soleil, fond de l'air frais jusqu'à 9h, après, la température monte vite. Nous quittons Cafayate tôt vers 8h30 et prenons la direction de Quilmes 52 km au sud de Cafayate. Ce site archéologique, géré par la communauté indienne « Diaguita », accroché à la pente de la montagne, se réduit à des murs de pierres sèches, restes des habitations et autres constructions . Les cactus « cardones » ponctuent l'ensemble du site. Bel aperçu depuis les deux miradors situés sur les hauteurs. Nous reprenons la route en direction du sud vers Amaicha del vall, la route grimpe en lacets serrés vers un col environné de nuages et de brumes puis c'est la descente vers Tafi del Valle : quel contrast ! il fait frais, le ciel est couvert, les prés sont verts, des vaches, des chevaux broutent l'herbe. Tafi s'étend sur plusieurs vertes collines et ressemble à une station de montagne vosgienne, pas de vrai centre à part un T de rues commerciales dédiées au tourisme : ventes de produits régionaux (salami, fromages, vins, souvenirs divers). Visite à l'ancienne estancia jésuite. Il commence à pleuvoir au moment où nous quittons Tafi, les nuages et le brouillard vont nous gêner durant toute la montée et descente du col. Pour dîner, je vais acheter une bouteille de Torrontès que nous allons boire avec le fromage et le salami acheté à Tafi, dans le patio de l'hostal. 28/11 Temps gris, température de 20°, nous allons visiter la bodega Piatelli à 3 km du centre ville. Visite intéressante par un guide compétent et agréable. De création récente cette exploitation qui regroupe plus de 100 ha de vignes produit essentiellement des vins à base de cépages torrontès et malbec vieillis en fûts de chêne. Nous terminons la visite par la dégustation de 7 vins de cépages différents : malbec, torrontès, sauvignon, malbec-tannat et de provenances différentes : Cafayate et Mendoza. 29/11 Ce matin retour à Salta, direction la Quebrada de las Conchas par la route 68, arrêt aux différents points de vue, particulièrement les beaux reliefs de los Colorados bien mis en valeur à cette heure. Bons points également pour Los Castillos, la quebrada a Paranilla et el anfiteatro. Malheureusement le ciel s'est bien couvert et les couleurs, souvent le rouge, ressortent nettement moins bien sans soleil ! La route sort au bout de 50 km de la quebrada à la hauteur du village d'Alemania, la verdure fait son apparition . Les champs cultivés (céréales, tabac, pâturages) succèdent aux bosquets et aux villages agricoles. On voit de nombreux troupeaux de ruminants, beaucoup de chevaux également. Vers 16h nous voilà dans les faubourgs de Salta et grâce à une carte détaillée nous faisons un sans faute pour arriver à l’« Hostal el Hogar. » Ciel toujours couvert, le fond de l'air est frais ! Ça change de la canicule d'il y a 10 jours. Dîner (délicieux) au Solar del Convento. 30/11 Ciel un peu gris mais le soleil n'est pas loin. Nous ramenons la voiture chez le loueur (Andarsalta) allons faire quelques magasins de souvenirs, puis changer nos € (taux de 14,70) chez Ramón, changeur recommandé par l'employée d'Andarsalta. Passage obligé à la poste pour acheter des timbres pour nos cartes postales, la 1re fois il y avait tellement de queue que nous avons rebroussé chemin pour revenir dans l'après-midi. Nous avons souvent vu des queues de gens attendant devant les banques ou les administrations, ça paraît faire partie de la vie quotidienne des argentins ! A 16h15 le remis (=taxi) réservé par l'hôtelier arrive et en 15 mn, à fond la caisse, nous conduit à l'aéroport pour 110 pesos. 90 mn de vol dans les nuages et nous arrivons à la nuit tombée à Puerto Iguazú il a plu, il fait humide et chaud. Nous prenons le bus Ciudad qui pour 90 pesos par personne nous amène devant notre hôtel « Los Helechos ». Bel hôtel avec des chambres qui se distribuent autour d'un grand jardin tropical. 01/12 On renoue avec la clim : ce qui veut dire que nous en avons fini avec les climats désertiques et frais, voire froids de haute montagne, voilà maintenant les tropiques avec chaleur humide et moustiques. Petit-déjeuner très, très sucré, hélas on ne s'y fait pas ! A 8h nous partons au terminal de bus tout proche pour prendre le bus « cataratas » qui toutes les 20 mn fait la navette entre la ville et les chutes, côté argentin. Après avoir acheté nos billets (cher, 26€ p.p.) à l’entrée des chutes, nous allons faire la queue pour prendre le train qui mène au bout du site à la Garganta del diablo. La queue se résorbe assez vite et nous sommes bientôt rendus à la station cataratas. Changement de train et ça repart jusqu'au terminus d'où partent les passerelles pour la Garganta. Au début le chemin sur passerelle en bois, serpente dans une forêt tropicale d'où sortent des coatis et des iguanes. Puis le chemin longe des bras de l'Iguazú, l’humidité augmente, le bruit des chutes se fait plus fort, la passerelle maintenant traverse un grand bras du fleuve et approche des chutes que l'on imagine seulement à cause du brouillard qui s'élève au dessus d'elles. Puis c'est le choc, la vision depuis la passerelle qui domine les chutes à pic. Un grondement assourdissant, des masses d'eau brune qui dévalent dans le vide en effet on n'aperçoit pas le fond à cause de la brume occasionnée par les chutes. Il y a du monde mais avec un peu de patience chacun peut accéder aux meilleures places du mirador. Le selfie avec ou sans perche est tendance ! On ne se lasse pas de voir ces masses d'eau s'écraser dans le vide. Après ce premier mirador exceptionnel nous revenons sur nos pas et partons en train jusqu'à la station Cataratas, de là nous prenons le paseo superior où d'autres miradors tout aussi exceptionnels permettent d’embrasser toute la longueur de la falaise où démarrent les chutes. Plusieurs points de vue sont intéressants parce qu'ils intègrent de la verdure (arbres, plantes diverses) devant les chutes, c'est le bonheur du photographe ! Nous prenons le paseo inferior qui offre cette fois-ci des points de vue depuis tout en bas, un peu moins impressionnant, quoique ! Je termine la journée par le chemin Macuco qui, en 3,5 km dans la forêt vierge, mène jusqu'à un autre point de vue sur l’Iguazú. Retour à Puerto Iguazú où heureusement les restaurants servent de 12h à 22h ! ce qui nous permet de déjeuner chez Piacere, malgré l’heure, il est 16h ! En sortant il pleut, c’est une bonne averse tropicale.

02/12 Il a plu cette nuit et il continue de pleuvoir. Nous prenons le bus direct (billet acheté la veille chez Crucero del Norte) à 8h10 pour les chutes, côté brésilien : le ciel est bien gris et le restera toute la journée. Nous passons la frontière, formalités rapides, nous voilà au Brésil, 10 mn plus tard nous rentrons dans le parc. De là un bus à étage nous emmène jusqu'au départ du chemin qui descend vers les chutes et les longera jusqu'à l'ascenseur terminal. Le premier mirador ouvre sur du gris uniforme ! Le brouillard et/ou les nuages ont tout envahi : on ne voit strictement rien, par contre on entend le rugissement des chutes. Deuxième mirador, on aperçoit vaguement la blancheur du départ des chutes, enfin un peu plus loin la scène se dévoile et l'on retrouve la magie d'hier après-midi mais sans le soleil. Plus on avance vers la Garganta del diablo, plus la vision se précise et plus aussi on se rapproche des chutes ! La vision qu'offre ce côté est tout aussi extraordinaire et peut être plus extraordinaire encore que du côté argentin. La vue embrasse quasiment la totalité des chutes et la vision de la garganta est prodigieuse. Du bout de la passerelle, au ras des flots on est pile au-dessus de la deuxième chute. La première chute nous bouche tout l'horizon, de gros paquets d'embruns poussés par le vent nous trempent. Nous remontons ensuite le chemin jusqu'à l'ascenseu , construit au pied de la première chute : là aussi le spectacle est grandiose et assourdissant. Des tonnes d'eau se jettent du haut de la falaise sur plusieurs centaines de mètres juste devant le bâtiment de l'ascenseur. Des dizaines d'oiseaux de la famille des martinets nichent à quelques cm des chutes et s'amusent à voler au plus près des trombes d'eau ! Retour à l'entrée du parc en bus puis passage de la frontière et rentrée à l'hôtel pour se changer et se sécher ! Nous réservons ensuite nos billets de bus pour San Ignacio pour demain matin à 7h. 03/12 Réveil à 6h40 pour être à la gare routière avant le départ du bus à 7h. C'est un grand bus Crucero del Norte, nous avons réservé les place à l'étage tout à l'avant. Ciel gris mais il ne pleut pas, tout se passe bien jusqu'à l'arrêt d'el Dorado où nous nous rendons brusquement compte qu’un petit sac à dos déposé dans la galerie à bagages a disparu !!! Branle-bas de combat, mais la voleuse a du prendre le large : il ne reste plus qu'à convaincre le chauffeur de bus de nous permettre de faire une déclaration de vol à la police et donc d'immobiliser le bus. C'est finalement ce qui va se passer, le bilan des pertes est heureusement limité ayant toujours sur nous le plus important à savoir l’argent et les passeports. Nous repartons d'el Dorado avec 40 mn de retard et arrivons à San Ignacio vers 12h au lieu de 11h20. Nous laissons nos sacs à dos à la consigne d'el Crucero del Norte et partageons un remis pour les missions avec un Roumain (30 pesos). Visite guidée avec un local fier d'être d'ascendance Guarani et très critique envers l'appellation « indio » malencontreusement employée par une visiteuse. Visite intéressante même s'il ne reste pas grand chose de vraiment parlant à part des murs, quelques portails sculptés dans une belle pierre de couleur ocre rouge très chaude. Nous déjeunons d'une grosse omelette et d'une salade variée juste en face de l'entrée de la mission et retournons à pied à la station reprendre le bus à 14h45 pour Posadas. Arrivée à Posadas nous nous faisons arrêter au terminal de Crucero del Norte pour régler les problèmes de billets volés et pour récupérer par leur intermédiaire la déclaration de vol. Ils nous déposent ensuite en bus au terminal central d'où nous prenons un remis (80 pesos) jusqu'à l'appartement situé à 40 mn à pied du centre. L'appartement est grand et correct à l'exception des ustensiles de cuisine, absents ou en piteux état : « c'est ça l'Argentine » comme ils disent ici quand on leur fait remarquer que quelque chose ne tourne pas rond ! Nous quittons enfin nos chaussettes et chaussures de marche encore humides de la veille et partons à pied en direction du centre en descendant Leandro Atem jusqu'à Bolivar où on rentre enfin dans le centre ville commercial, identique à bien d'autres. Belle place du 9 de Julio maintenant décorée pour les fêtes de Noël. C'est toujours étonnant de voir des décorations de Noël avec 30° de température et dans un climat avec une humidité tropicale extrême ! Nous essayons de trouver des agences de voyage qui proposent des tours dans les missions du Paraguay mais il n'y en a qu'une « Yavaré » que nous trouvons au bout de Bolivar et qui propose le tour en voiture privée à partager, soit 1450 pesos la voiture avec chauffeur pour la ½ journée. Autrement il faut prendre un colectivo pour aller jusqu'à Encarnación puis un autre bus. Nous demandons à réfléchir. Nous rentrons en faisant quelques courses dans un supermarché « chino » pour constater que la vie est vraiment chère surtout pour les Argentins avec un salaire mensuel moyen de 450 € !! Les fruits coûtent plus de 5€ le kg, le litre de bière est à près de 3€, un yaourt à 1,5 € etc. Je pense que le coût de la vie est en général identique ou même supérieur au coût de la vie en France pour des salaires en moyenne 2 à 3 fois inférieurs ! Comment font-ils ? Arrivés à l'appartement nous commandons une pizza, excellente. Dehors grosse averse tropicale avec éclairs et tonnerre ! Il pleuvra encore une bonne partie de la nuit. 04/12 Ciel gris, les averses se succéderont toute la matinée. Petit déjeuner matinal (7h) dans l'optique d'aller visiter les Missions par nos propres moyens, mais avec la pluie battante, nous changeons de programme et allons en ville avec le bus 3 qui s'arrête devant l'appartement et nous laisse en plein centre ville (8 pesos pp). Nous allons voir l'agence Yacare et prenons leur tour en taxi pour faire en ½ journée les deux sites incontournables de misiones : Trinidad et Jésus de Tavanguere. Le taxi nous attendra à 14h devant l'agence. En attendant nous allons nous promener le long du fleuve Parana qui est vraiment impressionnant et prend ici les dimensions du fleuve St-Laurent ! Nous revenons dans le centre ville et allons déjeuner sur la place 5 de mayo après avoir acheté et réchauffé des plats végétariens chez un vietnamien ! calle Buenos-Aires. À 14h Fausto, le chauffeur du taxi, nous emmène de l'autre côté du fleuve, par chance son statut d'ancien gendarme lui permet de remonter la longue file qui s'étire sur plus d'un km devant la douane ! Nous passons ainsi en quelques mn de l'Argentine au Paraguay épargnant plusieurs heures d’attente. Le week-end tous les Argentins vont faire leurs courses à Encarnación au Paraguay parce que les marchandises n'y supportent presque pas de taxes et sont donc moins chères. Il nous faut ensuite ½ h pour atteindre la première mission, celle de « Trinidad »: église primitive et superbe grande église avec de magnifiques sculptures, en particulier une très belle frise d’anges musiciens, une chaire sculptée représentant les 4 évangélistes, et comme toujours la grande place impressionnante. Comme à San Ignacio, on retrouve cette pierre ocre rouge qui prend avec le soleil des teintes superbes (pour ce qui est du soleil il est plutôt timide cet après-midi !) Nous reprenons le taxi pour faire les quelques 12 km qui nous séparent de la 2me mission, celle « de Jésus de Tavanguere. » L'église est plus petite mais tout aussi belle et présente surtout trois portails polylobés de style arabo-musulman tout a fait inattendu ici en Amérique latine. Nous reprenons le taxi et recoupons la file interminable des voitures attendant de passer la douane. Quant au Paraguay qu'en dire ? : le pays paraît assez misérable, à voir les petites cases de style bidonville qui s'étagent au bord du Paraná. La campagne par contre a des airs de paysage européen : vallons et collines, forêts de pins et de feuillus, pâturages, troupeaux de bovins... les patronymes germaniques sont nombreux. Quant à notre chauffeur, il roule en ville à la manière des italiens du sud : il se gare n'importe où, se faufile, double à gauche et à droite, le tout avec beaucoup d'humour et de rire !

05/12 Beau temps, soleil et chaleur sont au rendez-vous ! Grasse matinée, n'ayant rien à faire de particulier dans la journée si ce n'est attendre la soirée. Nous prenons le bus 3 pour le centre-ville : balade en ville, toujours des queues devant la banque nationale, nous sommes aussi frappés par le nombre élevé de pubs et d'officines vendant du crédit « pas cher sur 60 mensualités », encore une autre façon de faire consommer des gens qui n'en ont pas/plus les moyens (cf la crise des subprimes aux EU), tout est fait pour pousser à la consommation, des gens essorés par les crises successives qui ont traversé l'Argentine. La Costanera est le front de fleuve qui donne sur le Paraná et qui a été aménagé en grande promenade avec restaurants et bars. Quelques pêcheurs taquinent le poisson, D'autres se sont installés avec chaises pliantes, à l'ombre des arbres face au fleuve, maté et thermos en main. A 18h30 le taxi commandé nous amène jusqu'au terminal de bus très éloigné du centre ville. En fait en dehors du « microcentro » la ville de Posadas comme d'autres villes s'étirent sur des km parce qu'elle est entièrement constituée de petites maisons à un étage regroupées en lotissement et en cuadras, ce qui fait que l'on a plus l'impression d'être dans un village que dans une grande ville de 250 000 hab. A 19h30 confortablement installés en classe camas notre bus Crucero del Norte démarre pour environ treize heures de trajet. Peu après le départ l’hôtesse nous propose un whisky en apéritif, puis c'est le dîner avec un plat chaud accompagné d'un verre de vin et un de champagne ! Grâce à une inclinaison de 160° nous dormirons bien, la clim est bien réglée, les lumières éteintes et la télé est muette !

06/12 Ciel bleu et beau temps. Vers 7h30 on nous sert le petit-déjeuner avec un café et nous arrivons vers 9h au terminal du Retiro. Nous achetons une carte Sube et prenons le bus 75 puis le bus 152 en direction de l'hôtel A. Vue l'heure la chambre n'est pas encore prête. Nous en profitons pour partir à pied en direction du cimetière de la Recoleta à 7 cuadras de l'hôtel. C'est une petite ville en miniature, avec des venelles étroites bordées de chapelles plus ou moins grandes et imposantes et plus ou moins décorées, certaines arborent des statues, d'autres des bas-reliefs, certaines sont en marbre d'autres en pierre blanche . Peu de caveaux simples et modestes, on est ici dans l'ostensible et l'affichage du statut social du défunt ! Le caveau de la famille Duarte donc d'Eva Duarte Perón est plutôt modeste, mais c'est le plus visité et toujours fleuri, malgré les années passées, le symbole demeure bien vivant. En sortant du cimetière nous allons nous promener entre les échoppes d'artisanat un peu plus loin vers le musée de Bellas Artes. Nous y rachetons les matés volés dans le sac puis allons déjeuner dans un restaurant italien tout proche « Abuela Angelina » d'excellents raviolis au pesto. Nous reprenons ensuite un bus en direction de San Telmo pour se balader d'abord dans le vieux marché couvert de San Telmo où se pressent des dizaines de brocanteurs. C'est une structure métallique typique du siècle dernier en accord avec les objets vendus par les antiquaires : vieux vases, machines à écrire, vinyles et 78 tours, dentelles, vieilles affiches etc. Nous continuons ensuite avec le marché installé sur la place Dorrego et les rues alentours : c'est une réplique de la place du tertre : on y trouve de tout, des musiciens, des danseurs de tango, des antiquaires, des peintres, des bars, des magiciens, des statues humaines. Un peu plus loin dans le cloître de la basilique de Bethlem on peut aussi entendre de la musique, boire un verre ou se sustenter. Bien fatigués nous avons du mal à trouver le bon bus qui nous ramènera rue Azcuénaga : A l'arrêt où nous attendons, les bus passent sans s'arrêter et quand on a la chance d'en prendre un le chauffeur nous apprend qu'il n'a pas le droit de s'arrêter là où nous voulons mais qu'il filera jusqu'au terminus sans arrêt !!! Finalement il nous laissera à l'entrée de la rue Santa Fé pas trop loin de l'hôtel. 07/12 Ciel bleu. Nous décidons de partir pour Tigre et le delta du Paraná. Nous prenons le bus 152 dans la rue Santa Fé jusqu'à la gare. C'est une vraie gare de style monumental du début du siècle très massive avec de grandes structures métalliques en arc de cercle au-dessus des voies. Il faut 50 mn pour arriver, nous ne sommes pas seuls dans le train, les places sont comptées. Nous nous dirigeons en sortant de la gare vers le port tout proche où s'agglutinent déjà beaucoup de monde : des queues un peu partout : pou racheter les billets puis pour prendre la « lancha » (ligne régulière de bateau) ! Nous ferons en tout 40 mn de queue, surtout pour les billets, par chance on nous appelle ensuite pour monter dans la lancha en direction de « Tres Bocas » notre destination. La lancha est pleine de Porteños encombrés de leurs enfants et de leurs chiens, sacs, glacières, tout le nécessaire pour pique-niquer dans le delta : il règne une ambiance de fêtes, bon enfant et familiale. Nous allons ainsi naviguer durant 45 mn empruntant des bras du Parana et longeant des propriétés, souvent luxueuses quelque fois beaucoup plus modestes et simples : toutes ont un ponton, qui donne sur la rivière avec un bateau amarré, il n'y a pas d'autres moyens de les rejoindre que le bateau. La végétation est exubérante, beaucoup de massifs de fleurs dont des hortensias, camélias, bougainvillées etc. En arrivant à Tres Bocas, on nous explique ce qu'il y a faire, ce qu'on peut trouver comme commerces et services : location de canoës, apiculteurs, bars et restaurants. On a fait une très belle balade pendant près d'une heure, cheminant sur un sentier pavé longeant de belles maisons devant lesquelles les propriétaires préparaient le barbecue, arrosaient le jardin, réparaient une clôture ou buvaient l’apéritif. Nous sommes ensuite allés déjeuner sur la terrasse bien ombragée du restaurant Hornos comme beaucoup de Porteños( surnom des habitants de Buenos Aires) Excellent repas de chorizos, salade et purée. Retour à l'embarcadère et attente en discutant avec un vieux Porteño d'origine italienne qui revenait de sa maison dans le delta. De retour à Tigre, nous avons fait un détour par le marché de Puerto Frutos où les gens du crû se livrent à la frénésie des achats ! Que de monde, toutes les rues sont saturées de voitures qui essaient de se rapprocher soit du marché, soit du parc d'attractions contiguë. Retour en train puis en bus jusqu'à l'hôtel. 08/12 Beau temps, ciel bleu et soleil. Nous prenons le bus 152 vers la Casa Rosada et la place de Mayo. Visite des différents bâtiments : Alors que la cathédrale où se trouve le catafalque de San Martin veillé par deux militaires, ressemble à un temple grec, le cabildo (hôtel de ville, ) lui ressemble à une église !! Je pars me promener vers Puerto Maduro qui ressemble beaucoup au port de Turku en Finlande : il s'agit de vieux docks réhabilités en quartiers chics avec restaurants, galeries, hôtels de luxe . C’est l’occasion de voir le pont, œuvre de Santiago Calatrava qui ressemble trait pour trait au pont de Séville L’alamillo. Nous repartons en bus vers le fameux quartier de la Boca. Il s'agit d'un quartier pauvre et misérable dont quelques rues ont été réhabilitées, les maisons peintes de couleurs vives et transformées en industrie touristique : les bus y déversent ici leurs cargaisons de touristes qui viennent faire des achats, boire un coup ou manger, assister à un spectacle de tango. Si on arrive à faire abstraction du clinquant superficiel, on peut quand même imaginer la vie difficile des dockers qui vivaient dans ces cabanes de tôle ondulée. Nous déjeunons « Al rinconcito » d'un dernier bife de chorizo. Balade vers les Galerias Pacífico, copie des grands magasins parisiens du début du siècle, puis l'avenida 9 de Julio, enfin le quartier du Congreso . Les parcs publics sont bien fréquentés par les Porteños, familles avec enfants, certains pique-niquent, d'autres se baignent dans les fontaines où même font leurs lessives ! Deux cartoneros (chiffonniers) poussent une charrette et font la tournée des grosses poubelles pour récupérer ce qui peut l'être. Les bars et restaurants sont encore bien pleins : les habitants profitent du dernier jour férié avant la reprise. 09/12 Réveil à 5h10, le remis est là départ pour l'Aeroparque atteint en 15 mn, il est vrai qu’à cette heure il y a peu de circulation. Décollage dans un Airbus A320 de Lan pour 2h de vol jusqu’à Santiago du Chili, avec en prime entre les nuages, un bel aperçu sur les sommets des Andes. Attente d'environ 2h à l'aéroport de Santiago puis décollage dans un Airbus A 340-600 d'Iberia relativement vide pour 12h de vol jusqu’à Madrid, 6h d’attente et c’est reparti pour 90 mn de vol jusqu’à Bâle-Mulhouse, fin du voyage.

Budget total pour 2 personnes et 45 jours de voyage : 7581 € dont : avion aller Bâle/Mulhouse - La Paz, retour Buenos-Aires-Bâle/Mulhouse : 1740 € dépenses sur place : 5841

Quelques impressions de voyage : Cela reste des impressions de voyage et ne prétendent décrire aucune vérité sociale, politique ou économique sur les pays visités. L’appellation « indien/indienne » quoique inadaptée a été utilisée par facilité et ne rend pas compte de la variété des ethnies amérindiennes visitées. 42 ans séparent notre premier voyage en Bolivie ! Quels changements avons-nous constatés ? Pas tellement : Beaucoup de scènes nous sont familières comme les rues encombrées de La Paz par les bus, minibus, camions, voitures diverses, vendeurs ambulants, piétons, qui tous essayent de se frayer un chemin dans ces rues déjà encombrées par des stationnements intempestifs, des travaux, des échoppes et autres. Nous avons retrouvé les nombreux autels et croix blanches, des plus simples au plus sophistiqués construits au bord des routes et qui rendent hommage ou plus simplement rappellent la mémoire des nombreux sacrifiés de la route ! Certains, au Chili entre autres, sont de vrais monuments avec décors, sièges ou fauteuils, toit pour s'abriter du soleil et de la pluie !

Dès que l'on sort de ville, la puna désertique étale ses grands espaces à peine troublés par quelques hameaux aux petites maisons d'adobe et aux maigres troupeaux de lamas ou de moutons qui cherchent vainement de quoi brouter. Nous ne pensions plus revoir les indiennes de Bolivie avec leurs habits traditionnels, petit chapeau melon, jupes amples et multicolores, et pourtant si, elles sont bien là !

Nous avons retrouvé la tradition des peintures murales polychromes, politiques ou non qui s'étalent sur les murs des villes ou des campagnes.

Le nationalisme latino-américain ne cesse de réactiver la mémoire collective de ses citoyens en faisant la place belle à ses gloires militaires au travers des noms de places et de rues, mais aussi des nombreuses statues et monuments commémoratifs qui jalonnent les places et les parcs publics, en particulier au Chili. L'Argentine dispose d'un parc de vieilles voitures « vintage » absolument étonnant où l'on voit se croiser des R12, 404 et 504 Peugeot, 2 cv Citroën, et vieux pick up américains des années 60. Autant la conduite des Chiliens nous parait respectueuse des piétons et du code de la route en général, autant celle des Argentins nous semble totalement indisciplinée : le piéton, par définition n'y est jamais prioritaire et il a intérêt à faire très attention ! En Argentine, nous avons été étonnés par le nombre des pharmacies que l'on trouve en ville, par contre s'il n'y a pas énormément de banques, il y a beaucoup d'officines de crédit qui promettent des prêts sur 60 mois mais sans jamais en annoncer le taux ! Les Argentins font souvent des queues : devant la Banca de la Nación nous avons vu des queues de plus de 100 personnes s'alignant sur toute la longueur d'une cuadra, d’autres queues devant l'opérateur Orange ou devant des administrations publiques. Nous avons vu peu de mendiants, en dehors d'endroits traditionnels comme les parvis d'églises. Par contre dans la province de Misiones nous avons vu des indiens Guarani mendier ou vendre des articles d'artisanat près des sites touristiques ou dans les centres-villes (vision qui nous a rappelé l'Australie et ses aborigènes). Situation économique : Si la Bolivie est connu pour être l'un des pays les plus pauvres d’Amérique du Sud, l'Argentine et le Chili nettement plus riches ne laissent pas vraiment transparaître leurs richesses : les petites cases misérables en bois et tôle ondulée qui s'éparpillent sur la côte entre Tocopilla et Iquique peuvent en témoigner, de même, en s'éloignant de quelques cuadras du centre de le ville d'Iquique ces pauves cases réapparaissent très vite et se généralisent dans des rues non revêtues qui respirent la pauvreté. Pour l'Argentine même constat : dans les petites villes de la quebrada de Humahuaca, les conditions de vie des habitants ne semblent pas plus reluisantes, ni ailleurs dans la province de Misiones. Ces pays paraissent surtout se caractériser par une très grande inégalité de conditions sociales. Quand on sait que le salaire minimum argentin est de moins de 487 € (mais avec une inflation galopante ce chiffre évolue très vite) et que l'on constate que les prix de produits de grande consommation sont aussi élevés si ce n'est plus qu'en France, on peut raisonnablement se poser des questions quant à l'état du pays et à la répartition réelle de ses richesses !

Ce que nous avons beaucoup aimé : – le salar d'Uyuni et le Sud Lipez : paysages uniques au monde ! – les chutes d'Iguazu, côtés argentin et brésilien, un spectacle exceptionnel ! – la très grande amabilité et serviabilité des gens en général, en particulier dans les petits hôtels et hosterías.

Ce que nous avons aussi aimé : – les curiosités géologiques autour de San Pedro de Atacama (vallées de la Luna, geysers del Tatio, laguna tebenquiche) – la quebrada de Humahuaca : Purmamarca, Humahuaca – la quebrada de las Conchas – les villes de Cachi, Cafayate, Iquique. – les misiones du Paraguay

Ce que nous avons moins aimé : – San Antonio de los Cobres : ville poussiéreuse et assez misérable – Puerto Iguazú, ville sans intérêt

Ce que nous n'avons pas aimé : – au Chili, l'imposition d'office sur les factures des restaurants du pourboire pourtant marqué « suggéré » ! – les clés faussement plates qui se ressemblent toutes et qu'il faut essayer 36 fois avant d'arriver à ouvrir les portes ! – les menus dans les restaurants qui font l'impasse sur les fruits et légumes et font la part belle uniquement aux viandes, patates, riz et pain. – Le petit-déjeuner excessivement sucré (croissants, petits gâteaux, dulce de leche, confitures, jus de fruits très sucrés, avec peu ou pas de choix de nourriture salé). – Les nombreux chiens en liberté, pas gênant en soi sauf leurs aboiements intempestifs surtout la nuit, sans compter les innombrables déjections qui souillent les trottoirs. – En Argentine les queues, signes de l'inadaptation de l'offre à la demande dans de nombreux services destinés au public – les prix : surtout dans l'hôtellerie, souvent sans rapport à la qualité offerte, ex. : une chambre très moyenne à 700 ARS, une autre très bien à 450 ARS. – Les nuages de poussière soulevés par les rafales de vent dans le désert (Atacama ou quebrada de Humahuaca et qui vous recouvrent totalement – les indications de prix toujours fausses dans les guides. Pour des raisons d'inflation certains prix ont doublé entre la dernière version 2015 des guides et la réalité de novembre 2015. – les problèmes de paiement par cartes bancaires (refusés le plus souvent dans les commerces, quelque fois dans les DAB) et la limitation du plafond des retraits (en Argentine entre autres) qui entraîne des frais élevés.

PS : Merci à tous ceux qui ont partagé leurs infos sur VF et dont j'ai bénéficié, en particulier Kalchaqui et d'autres dont j'ai oublié le nom.

Lien vers les photos de la Bolivie et du Chili :
https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/1erePartieBolivieEtChili?authuser=0&authkey=Gv1sRgCNjTyfe4h5qL4gE&feat=directlink

lien vers l’Argentine https://picasaweb.google.com/105047203075097374619/2mePartieArgentine?authuser=0&authkey=Gv1sRgCMqBr-GFn-nkaQ&feat=directlink
Retour d'un voyage de 3 semaines en Bolivie, octobre 2015 English translation pending
by Garet · 2015-12-09 · 49 replies
De retour d'un voyage de 23 jours en Bolivie (Octobre 2015) et ayant utilisé, entre autres, ce forum pour le préparer, à mon tour de fournir quelques renseignements utiles et récents. - Nous étions un groupe d'amis (16) et avons loué 4 véhicules 4x4 chez Imbex à La Paz. - Ces véhicules (Mitsubishi Montero Sport non importé en France) étaient équipés de pneus piste quasiment neufs, de deux roues de secours neuves, d'un bidon de 60 litres d'essence et étaient en très bon état.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.

J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.

J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.

J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.

J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel

J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.

Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.

Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.

J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable. Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied. Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.

J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste. Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages. Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe. Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.

Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.

J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!

Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.

J10 Laguna Colorada

J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.



Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.

J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.

J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.

Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.

J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.

J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape. Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.

J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.

J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!

Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.

Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.

J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.

J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !

J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.

Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.

-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.

-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.

-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.

-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?

-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.

En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.

Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.

Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.
Une traversée atypique de Santo Antao en 6 jours English translation pending
by Ptitortue · 2015-11-23 · 36 replies
En Mai 2015 (eh oui le temps passe vite!), nous avons réalisé une traversée peu connue et peu courue, du Sud-ouest au Nord-est de Santo Antao. A part la chaleur qui a failli me terrasser, ces 6 jours de randonnée nous en ont mis plein les mirettes!!! après déjà plusieurs voyages au Cap vert, je n'imaginais pas que Santo Antao puisse encore me réserver d'aussi belles surprises! Voilà pourquoi je partage ce carnet de voyage et aussi pour donner quelques infos pratiques.

Alors je commence par les points logistiques: - Nous avons utilisé la carte de Santo Antao au 1/50000 et beaucoup notre flair aussi!!! nous nous sommes égarés quelques fois car les chemins dans certains coins choisis ne sont pas du tout touristiques, ni même empruntés par les locaux. - Nous étions en autonomie complète: tente, sac de couchage, matelas, popotte et cuisine au feu de bois! Donc désolée mais pas d'hébergements ou restaurant à recommander! ;o) - 3 litres d'eau/pers par jour dans les gourdes - Bâtons de randonnées et pantalon long fortement conseillés. -Quand je m'en souviens, je note les prix....mais j'ai pas bonne mémoire pour ça! oups!

Maintenant rentrons dans le vif su sujet: Jour1: Lagedos-Tabuleirinho-Tabuga de Cima (5h00, D+800m, D-200m), mais on s'est bien perdu!!! donc très difficile d'estimer en final le dénivelé, et le temps indiqué correspond au temps effectif de marche..

La journée commence par notre transfert de Ponta do Sol à Porto Novo en aluguer (transport collectif-400 esc/pers). Nous faisons le plein de nourriture dans une petit épicerie puis attendons patiemment le passage d'un aluguer en direction de Ribeira das Patas. Après une petite heure, une voiture passe et hop! On embarque! Le chauffeur nous laisse descendre à l'entrée de Lagedos. Il est 10h30. Le chemin part directement sur la gauche de la route et nous montons Jusqu'à Tabulerinho (environ 1h). ON aperçoit en bas Tabuga de baixo, mais notre itinéraire continuer vers le Nord (chemin 314)...et c'est là que ça se complique. On cherche à suivre le chemin qui mène à Tabuga de Cima, mais il n'est pas tracé et rempli de ronces et d'herbes (d'où la nécessité du pantalon long!), et on se perd. Avec la chaleur je fais un début d'insolation et par chance, vers 14h, après de nombreux va et vient, nous trouvons un petit abri de berger dans lequel nous nous abritons en attendant (2h) que le soleil baisse un peu.

L'abri de berger A 16h on redémarre, encore 1h30 de montée puis descente au fond du cirque vers Chã das Casas dans l'espoir d'y trouver de l'eau! Effectivement il y a une source!! ouf! J'avais séché mes gourdes! Nous remplissons nos gourdes. Il y a bien quelques maisons aussi mais nous ne rencontrons qu'un seul couple, seul au monde. La dame a la cachupa (plat typique) sur le feu et nous invite à se joindre à eux pour le souper! Ça tombe bien, il est déjà un peu tard pour aller chercher du bois et faire la cuisine! et cela nous fait de la compagnie! Nous posons la tente dans une vieille maison inoccupée. Petite toilette de chat et hop au lit!

Chã das Casas Notre home

Jour 2: Tabuga de Cima-Manuel Lopes-Babosa-Lispense/Sul (5h30, D+650m, D-700) Réveil à 6h, départ à 07h30 après avoir fait le café et plié les affaires. Nos amis sont déjà au travail dans les champs et nous les saluons de loin. O remonte vers Tabuga de Cima, en direction du chemin principal (1h). Descnte dans la vallée de Manuel Lopes jusqu'à Titono.



Ensuite on prend à droite le chemin 313 direction Baboso. Nous arrivons à 12h à Pedra Jorge. (4h30 de marche de Chã das Casas à Pedra Jorge). Le soleil est au zenith et nous décidons de faire une pause pic-nic prolongée. Il y a 2-3 maisons mais l'une d'entre elle fait petite épicerie.



La vue sur Porto Novo et Sao Vicente depuis Pedra Jorge Il fait un peu moins chaud et nous décidons d'avancer encore un peu. Nous suivons le chemin bien marqué jusqu'à Lispense (1h15). Il y a une fontaine à laquelle les hommes viennent remplir leur bidon à dos d'âne. Nous posons la tente dans une maison en construction après leur avoir demandé l'autorisation. Je profite de la fontaine pour faire une petite lessive et prendre une "douche". Nous décidons un réveil ultra-matinal pour le lendemain pour essayer de marcher à la fraiche!

Jour 3: Lispense-Bolona-Covao de Bordeira-Bordeira de Norte-Chã de Morte (Ribeira das Patas) (8h00, D+ estimé 1200m, D- estimé 900m) Le réveil à 5h du matin est un peu difficile, surtout que la nuit fut agitée! Vers 1h du matin, un homme complètement ivre et incohérent a débarqué en hurlant dans la maison pour y décuver! Passé le moment d'inquiétude, et réalisant qu'il n'est pas méchant, nous réussissons à le calmer et il s'endort à côté de la tente en marmonnant....pour se réveiller en grand vacarme vers 3h. Il finit par quitter les lieux mais le sommeil fut entrecoupé! Réveil, café, plier la tente, (re-) faire les sacs....la routine du matin! Chacun sa tâche! Départ 06h30. Nous empruntons le chemin 316 qui part Nord Est vers Lajed et Bolona. Le chemin n'est pas très marqué. Heureusement nous croisons quelques troupeaux et surtout leurs bergers à qui nous demandons notre chemin! Après 2h15, nous débouchons à un col et là....le souffle coupé!! Une vue extraordinaire sur le Tope de Coroa et le plateau à ses pieds!!! Un dégradé de couleur magnifique!! Le Tope de Coroa en fond Nous voulions couper directement à flanc, mais le chemin est tellement invisible que nous préférons descendre vers Bolona. Il y a une grosse fabrique de fromage de chèvre. Des chèvres un peu partout Le berger qui nous indique le chemin vers Bordeira de Norte

Nous tâtonnons beaucoup sur ce chemin 316, montons, descendons, remontons...bref l'objectif étant d'atteindre le cratère de Covão de Bordeira. On perd beaucoup de temps mais en longeant le bord ouest de la falaise, on finit par trouver! ouf! Il est midi quand nous arrivons à Bordeira de Norte, au départ de la descente vers Chã de Morte! Total 5h30 jusque là! Nous faisons le pic-nic dans la maison troglodyte. le Monsieur est absent mais il y a un message de bienvenus pour les voyageurs de passage, alors on entre et on se met au frais dans la montagne car le soleil cogne fort! Une petite souris nous y tient compagnie.

Notre abri de luxe Nous empruntons le chemin 309, et la loooongue descente vers Curral das Vacas puis Chã de Morte (3h). Les genoux ramassent et la fatigue se fait sentir. La descente interminable de Bordeira de Norte Après cette très grosse étape nous décidons de nous accorder une nuit de repos et une bonne douche chez Tia Rosa. Cette gentille dame propose des chambres dans sa maison à Chã de Morte (indiquée sur la carte). 1500 esc/pers la nuit+petit-dej+repas du soir. (remarque: entre temps le prix est passé à 2000 esc/pers).

Jour 4: Chã de Morte-João de Bento-Ribeira dos Bodes-Ribeira Fria (5h00, D+ et D- raisonnables, et difficiles à calculer) Réveil à 6h. Départ à 7h après un bon café capverdien de Tia Rosa. Nous partons par le chemin 302. Il démarre juste à côté de la maison de Tia Roas. C'est celui qui va aussi en direction du col de Forquinha que l'on emprunte pour aller à Alto Mira.

Ribeira das Patas et Bordeira en fond

Mais avant d'arriver à João Benton, nous bifurquons à droite pour rejoindre Ribeira dos Bodes. Là nous rejoignons la piste carrossable que nous suivons un bon moment direction Sud-Ouest. Ribeira dos Bodes

Après Poio, il y a une barrière (ouverte) sur la route. Bien la repérer car c'est de là que part sur la gauche le tout petit sentier en direction de Ribeira Fria (1h). Le petite sentier Nous arrivons aux premières maisons (Chã da Casa) après 5h de marche environ. Il est midi. Nous faisons une longue pause dans la maison d'une famille . Nous partageons notre pic-nic avec eux mais surtout un moment inoubliable d'échange et de rires! Je profite d'un lit que l'on me propose pour faire une bonne sieste! A 16h, nous montons encore 30 minutes jusqu’au village principal: Ribeira Fria Alta. Après accord du responsable du village nous montons la tente dans la cour de l'école. Nous sommes l'attraction et enfants comme adultes viennent voir cette drôle de maison!! Les uns nous apportent du bois, des autres de l'eau, d'autres des légumes de leur jardin! Une générosité extraordinaire!!! Nous avons donc cuisiné un énorme plat de pâtes au feu de bois pour tous ceux qui nous tenaient compagnie!

Les enfants testent la tente!

remarque: il y a une nouveau residencial qui vient d'ouvrir à Ribeira Fria: Chez Adilson, (6 chambres, joli patio/terrasse, et piscine (je suis à dispo si vous voulez les coordonnées)

Residencial Chez Adilson
Le Panama: grosse arnaque! English translation pending
by Kimi1987 · 2015-10-26 · 19 replies
Je voulais vous faire part de mon voyage au Panama et de mon ressenti.

Je suis venu au Panama pour une durée de 3 semaines afin de me faire une idée sur le pays en qualité d'investisseur éventuel.

Avant de venir, j'ai été séduis par les commentaires vus sur de nombreux forums et sites internets ainsi que sur de nombreuses études, notamment celle qui annonce le Panama comme le pays ou on y vit le mieux au Monde.

1ere surprise : énormément de buildings et ils sont nombreux, et paraissent au 3/4 vides ce qui n'est pas rassurant.

De nombreux commerces sont vides. De plus, nous constatons de nombreux locaux a louer ou a vendre. Les restaurants affichent des prix semblables a l'Europe pour une qualité moindre, ce qui ne correspond pas au salaire du pays. Comprenne qui pourra.

Embouteillage monstres, du matin au soir, en pleine ville ou en banlieue, d’où des infrastructures insuffisantes.

D'autres quartiers faisant preuves d'une extrême pauvreté, sont dans un état total de déchéance dans un état de saleté inimaginable avec des constructions délabrées.

Nous essayons de comprendre et pour nous faire une idée, nous allons voir le canal de Panama qui est la grande richesse du pays. Surprise ! pour le visiter, il faut s'acquitter d'un ticket de $ 3 si on est Panaméen sinon de $ 15, ce qui laisse supposer un besoin d'argent frais, en devises.

Nous sommes partis dans les environs de Panama City et a aucun moment n'avons vu une seule exploitation agricole, ni une industrie quelconque.

A y réfléchir de plus près, nous en arrivons a la conclusion suivante. le pays a rêvé a un eldorado, on a construit en masse, certainement a crédit, il faut bien les rembourser.

Comment faire, si il n'y a pas de rentrée d'argent, évidemment faire croire a un eldorado pour pigeon, que j'ai failli être.

A mon avis, se méfier des européens piégés et qui cherchent a se dépatouiller. Si comme il en est question, le Nicaragua envisage de créer un autre canal plus important, que deviendra le Panama ? De plus la montée des eaux de l'Antarctique peut favoriser un passage plus court par le Nord du Monde.

Panama ? Eldorado ? oh oh Panama paradis fiscal ? c'est la preuve qu'il n'a pas d'autre économie.
Circuit de 24 jours en Thaïlande pour femme en solo English translation pending
by Mandolysanne · 2015-10-08 · 19 replies
Bonjour Je suis une femme qui part en solo backpack pour une première fois. Destination la Thaillande. J ai fais quelques recherche et voici ce que je pensais faire comme itinéraire Arriver a Bangkok pour 3 nuits le temps de relaxer après un long vol et décalage Départ pour Chiang Mai pour 6-7 jours pour faire un trek et visiter Départ pour Chiang Rai pour 4 jours maximum pour faire un autre trek et visiter Départ pour le Sud en repassant par Bangkok pour quelques jours J hésite encore pour mes destinations au Sud J aimerais probablement Ko Lanta et ensuite j aurais besoin de plus d info Je veux de belle plage avec un peu d animation mais je ne veux pas me retrouver dans un endroit super jeune. J aime faire la fête mais pas du matin au soir donc un équilibre serait bien Je ne sais pas encore si je dois visiter plusieurs île ou rester plus longtemps au même endroit. Tous vos commentaire sur l hébergement, le transport et les plages a visiter seraient grandement apprécié. Je suis dans la jeune quarantaine mais avec un coeur super jeune et je veux profiter de ce voyage au maximum donc j attend tout vos commentaire avec impatience
D'Iguazu aux provinces de Mendoza / San Juan / La Rioja et ensuite jusqu'à Puerto Madryn English translation pending
by Sc93 · 2015-09-26 · 9 replies
Bonjour tout le monde,

Je pars en Argentine dans une dizaine de jours, ça sera mon second séjour argentin et je vais donc aller visiter de nouveaux endroits !

J'ai réservé un vol avec la TAM qui me fait arriver à Foz de Iguazu (Brésil) et repartir de Montevideo en Uruguay. En tout j'ai un gros mois et je voulais me garder une grosse semaine pour l'Uruguay que je ne connais pas du tout.

Me voilà donc avec 3 semaines en Argentine, sachant que je connais déjà un peu la Patagonie (San Martin de los Andes, El Bolson, Esquel, El Calafate y El Chalten) et aussi Jujuy donc cette fois j'aimerais me concentrer sur le nord, Buenos Aires et Puerto Madryn car j'ai très envie d'aller voir les baleines et que ça sera la bonne saison !

Du coup j'ai pas mal lu mon guide et aussi tout ce qui se disait ici sur le forum et en gros je vais donc aller Iguazu + las misiones, Cordoba, Mendoza, San Juan, La Rioja, San Rafael.

Des petites questions ! Savez-vous si entre Posadas et Cordoba il y a des arrêts intéressants ? Si je pouvais éviter de faire le trajet en bus d'une traite ça serait pas mal... Ils disent rien dans les guides sur Santa Fe, Santiago del Estero, Resistencia... des avis ? Je ne cherche pas forcément qqchose de magnifique et de touristique, juste une petite pause sympa, sans rien à faire ou à voir de spécial, juste des rencontres "locales" peut-être plus authentiques dans des coins sans doute moins visités ! Pareil, j'ai lu que Tucuman n'était pas génial et je n'ai rien vu sur Catamarca, à tort ou à raison ?...

Ensuite pour aller jusqu'à Puerto Madryn, j'ai vu qu'il y avait des bus sans que je sois obligée de passer par Buenos Aires (ouf!) mais ça va être encore très long... Visiblement on traversera les provinces de la Pampa et du Rio Negro. Des avis d'arrêts d'intérêt ? La Pampa, ça évoque les grandes plaines, les gauchos... mais rien dessus dans les guides ! Santa Rosa ça vaut quoi ? Moi ça ne me dérange pas du tout d'être dans un coin sans rien de spécial à voir, juste observer la vie... J'ai regardé pour les avions sinon (Mendoza-Trelew) mais impossible d'avoir un vol direct, escale obligatoire à B.A, vous confirmez ?

Merci pour vos avis !

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