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À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (1ère partie) English translation pending
Du 8 mai au 8 juin 2009, nous avons fait une boucle à partir de Salt Lake City, en grande partie hors des sentiers battus, qui nous a menés de l'Utah à l'Arizona, au Nouveau-Mexique, au Colorado et au Wyoming.
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
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Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
La version avec photos se trouve ici : carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_8.html
(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Première partie
Départ De Salt Lake City à Escalante via Cathedral Valley Nipple Bench et Alstrom Point via la Cottonwood Canyon Road Toroweap Grand Canyon: South Kaibab Trail Coal Mine Canyon, le petit Bryce Canyon Mule Canyon, Road Canyon De Natural Bridges à Chaco Canyon (N-M) Bisti Badlands (N-M) Canyonlands, Les Needles, Devil's Kitchen Canyonlands, Island in the Sky, Upheaval Dome, False Kiva Canyonlands, Island in the Sky, Aztec Butte, Dead Horse Point Les pétroglyphes de la Kane Creek Road Arches De Moab à Ouray et Silverton (CO), via la Paradox Valley De Red Mountain à Crested butte (CO)
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Vendredi 8 mai
Subitement, dans la nuit qui précède notre départ, un doute survient : il y a longtemps que je n’ai pas vu les vouchers d’Autoescape… C’est étonnant comme dans certains cas une petite alarme s’allume dans le cerveau ; effectivement, au matin, nous nous apercevons qu’ils ne sont plus là. Panique à bord ! Le taxi arrive à 9 h 15 et Autoescape est apparemment fermé pour cause de jour férié. Finalement, à 9 heures, j’ai quelqu’un au bout du fil, à 9 h 20 un mail arrive tandis qu’Alain fait patienter le taxi. Lorsque nous partons le compteur affiche déjà dix-sept euros… Arrivés à Roissy, j’ai la bonne idée de vouloir téléphoner avec la carte France Télécom, et je m’aperçois que je n’ai pas de mot de passe pour la nouvelle carte. Dix euros de plus partent en fumée d’une cabine de l’aéroport.
Vol assez long sur Northwest, le 767 ayant un équipement minimaliste – quatre navets passeront sur les mini-écrans de télévision suspendus de loin en loin. A l’enregistrement nous avons fait changer les places et nous nous sommes retrouvés à l’avant (dans le 767, les meilleures places sont les 16 A, B, C, D, E, F, G ou 15 F, G). Nous avions réservé pour la première fois sur Internet par l’intermédiaire d’Opodo. Les vols directs Air France étaient à plus de 900 € et nous économisions près de 300 € par billet en faisant une escale à Minneapolis. Ça valait le coup de mettre ma peur de l’avion de côté et d’accepter un décollage et un atterrissage supplémentaires à l’aller et au retour. Malgré cinq ou six modifications de vol dans les mois qui ont précédé le départ, dans l’ensemble tout s’est bien passé. Une correspondance expresse à Minneapolis, faite en quarante minutes, alors que nous avions une heure vingt devant nous, ce qui est donc amplement suffisant. Un regret quand même : sur le conseil de Jadorry, un mois avant le départ, nous avions regardé directement sur le site de Delta (qui a fusionné avec Northwest) et nous nous étions aperçus qu’à 5 € près (en moins) nous pouvions avoir un vol direct pour Salt Lake !
Au comptoir Alamo, nous avons un TrailBlazer et nous prenons une assurance pneus et bris de glace : 200 € de plus… puis direction La Quinta Airport, à trois miles, dans la verdure. Très bon hôtel. Réveils constants au cours de la nuit dès 3 heures du matin.
Samedi 9 mai
Excellent petit déjeuner avec entre autres des gaufres. Nous faisons annuler le Super 8 Airport du retour et réservons une chambre pour 67 $ au lieu du double sur Internet. Passage au Walmart pour acheter une glacière, des cartouches de gaz (puisque nous avons rapporté le réchaud acheté l’an passé à Los Angeles), plus une foule de choses pour 87 $ (dont un joli sweat ocre jaune, 3 $, et un T-shirt, 2 $, pour Alain). Route assez agréable en direction du sud, bien qu’au départ la Hwy 15 soit surchargée. Puis Hwy 28, et enfin 24 East jusqu’à Torrey. Elle commence à être très belle à Bicknell, avec des falaises de grès rouge. A leur pied, de gros blocs volcaniques noirs parsèment l’herbe dorée. Capitol Reef Inn & Cafe. Agréable chambre sur l’arrière dans une partie tout en bois ; 59 $. Belle lumière du soir.
Dimanche 10 mai
J’expérimente la carte de téléphone ATM à 5 $ pour 72 minutes et elle marche ! On passe donc en prendre une seconde avant de rejoindre le Visitor Center pour savoir si le Ford est passable. Arrêt sur la route et petite balade vers les Goosenecks et un point de vue à 1 mile de la route, sur la vallée. Le ciel est bleu mais la lumière blanche aplatit les reliefs, gomme les contrastes, fond la terre et le ciel dans une même brume laiteuse. Une curieuse tête de pierre observe, placide, le fond du canyon. A Fremont Oasis, nous achetons de la sauce de tomates vertes piquante et des chips de haricots noirs, le tout délicieux. Ensuite direction Cathedral Valley. Le Ford n’est pas si grand que je le pensais et se traverse très bien, à angle droit, c’est-à-dire en longeant la berge sur la droite puis en obliquant à 90° sur la gauche. La piste est à notre avis beaucoup moins belle que par l’entrée de Caineville et ne vaut pas les cinquante-quatre miles aller-retour que nous avons faits pour la voir, d’autant que la luminosité est encore blafarde et crue. Nous traversons les Bentonite Hills, assez belles mais sans plus, elles ont dans l’Ouest des concurrentes de taille… Par contre la fin de la piste, là où elle rejoint à peu près le primitive campground, est très belle, notamment à Upper Desert overlook, et lorsqu’on redescend de l’autre côté, à Grand View overlook. En 2007, après être entrés par Caineville, nous étions repartis par le nord et les Thousand Lakes. Nous faisons les soixante-trois miles qui séparent Torrey d’Escalante sous une lumière splendide de fin de journée. Dans la Dixie National Forest, c’est encore l’hiver, les aspens sont tous serrés les uns contre les autres, leurs troncs argentés dans le soleil qui décline. Escalante, pour la première fois nous allons au Prospector Inn, le B&B de Catherine Barney, par ailleurs excellent, ayant des contraintes horaires avec le petit déjeuner à 8 heures. Motel correct, sans plus, et sans machine à café dans la chambre, donc nous ne pouvons nous faire du thé. Alain regrette le « Circle D », presque en face, au-dessus du camping.
Lundi 11 mai
Cette fois-ci la belle Cottonwood Canyon Road est plutôt mauvaise, mais avec le TrailBlazer ça passe bien. Lorsque nous arrivons au niveau de l’embranchement pour les Wahweap Hoodoos, sur la 89, il est trop tard pour faire les quatre miles en voiture, plus les quatre miles à pied. De plus la lumière est encore livide. Au petit Visitor Center de Big Water, le ranger, très aimable, nous donne des plans détaillés des Wahweap hoodoos, Toadstools Hoodoos et Alstrom Point, en nous disant, à propos de Nipple Bench, qu’il ne s’y est jamais aventuré tellement c’est mauvais… Nous sommes dubitatifs vu que dans les deux Photographing the Southwest cette destination semble ne poser aucun problème. Nous aurons la réponse au Grand Dam Visitor Center : Nipple Bench couvre toute une région et en empruntant la piste d’Alstrom Point, on les longe simplement. Page. Lulu n’est pas là à 13 heures alors qu’elle a mis un mot sur la porte du motel : « Retour à 13 heures », non plus qu’à 14 heures, 14 h 30, 15 heures, 15 h 30. On patiente autour d’une table, à l’ombre, avec un couple de Français, mais on commence sérieusement à en avoir assez d’autant que de demi-heure en demi-heure l’après-midi est en train de nous filer sous le nez. Elle arrive vers 15 h 45, toujours aussi relax, souriante et… bavarde !! Ce qui fait que nous partons finalement beaucoup trop tard pour Alstrom Point. On se donne 19 heures comme limite pour faire demi-tour. La piste longe un temps les dunes noires et les falaises de Nipple Bench. Elle est sableuse sur une grande partie puis devient subitement très rocheuse. Il est près de 19 heures et on ne voit toujours pas le lac, par contre la luminosité commence sérieusement à baisser. Nous continuons encore un peu, il serait dommage d’avoir fait tous ces miles pour ne même pas apercevoir le plus petit coin d’eau bleue. Soudain il est là, dans un écrin de grès bicolore rouge et blanc. C’est superbe, mais il est déjà 19 heures 20, la nuit va tomber, et comme nous n’avons pas prévu de dormir sur place nous faisons demi-tour et rentrons à tombeau ouvert. Le vent s’est levé et soulève des nuages de sable gris qui masquent totalement la piste par endroits.
Mardi 12 mai
En partant nous comptions faire la balade de Cathedral Wash, à Lees Ferry, mais une fois sur place nous décidons d’aller directement à Toroweap (nous faisons bien, car le temps d’arriver, de déposer un gallon sur la table de l’emplacement n° 3 et de filer en 4 x 4 vers la rive, le soleil décline déjà) et d’emprunter tranquillement, en s’arrêtant souvent, « la piste où l’on crève », d’une centaine de kilomètres. Dans la dernière partie, deux passages bien sableux et bien mous, que nous passons sans encombre en cisaillant le volant, puis sur les cinq derniers miles une zone très rocheuse après la Ranger station. Je fais de nombreuses photos des falaises à pic sur le Colorado tout au fond, dans la lumière qui baisse peu à peu. Retour au camping où trois jeunes, à côté de nous, font eux un feu d’enfer juste sous un genévrier. Je verrai longtemps des myriades de lucioles s’envoler dans la nuit, pas très tranquille car tout est très sec alentour. Les Therm-a-Rest sont un peu grands pour le TrailBlazer et je me réveille avec mal au milieu du dos. Repas gâché par une floppée de moucherons.
Mercredi 13 mai
Réveil à 5 heures, nous partons à pied, la piste étant à un mile. Le soleil n’est pas encore levé et l’horizon est brumeux.
Retour cette fois en moins de deux heures au lieu de trois à l’aller, nos bonnes résolutions de prudence pour ne pas crever se sont envolées. Après un passage au car wash de Freedonia, nous prenons l’interminable route jusqu’à Grand Canyon alors que nous en étions tout près à vol d’oiseau. Je m’achète une barrette à Cameron, 80 $. Au Maswick lodge, nous faisons changer notre chambre downstairs pour une upstairs. Très bien, encore une fois. En arrivant douches, lavage de linge, lecture, repas à la cafétéria. Grand beau temps.
Jeudi 14 mai
Ce matin, je me réveille encore une fois à 4 heures… Au programme South Kaibab Trail jusqu’à Skeleton point. Le chemin est très casse-pattes, c’est presque entièrement des marches, en plus il fait très chaud. Mais le ligament de mon genou tient le coup, on ne dirait pas que trois semaines plus tôt j’étais encore si handicapée. Cedar Ridge, w.c., pas d’eau. Belle vue tout le long du chemin et sur une petite partie du Colorado à Skeleton et Tipoff Point. Vu un colibri. Le soir repas assez bon à la cafétéria.
Vendredi 15 mai
Temps toujours magnifique. La route est longue jusqu’à Coal Mine Canyon, en passant par Cameron puis Tuba City, sur la 264. Paysage plat et poussiéreux de tous les côtés et puis subitement, après avoir tourné sur une petite piste à gauche, passé la borne 337, la faille de Coal Mine Canyon s’ouvre devant nous, des flèches cuivrées qui s’élancent tout droit des profondeurs, des hoodoos blancs, des dômes anthracite. Des Indiens, sans doute hopis, vivent tout à côté, deux chevaux broutent l’herbe rase près de l’éolienne voisine de la maison. Sur la route, Moenkopi, village hopi, maisons d’adobe cubiques serrées les unes contre les autres. A l’entré, l’habituel panneau aux visiteurs : ne pas enregistrer, dessiner, photographier, filmer, ramasser quoi que ce soit… Kayenta, où nous prenons une carte de supermarché, puis Bluff et le Recapture Lodge, très bien, au milieu de la verdure des acacias (71, 54 $). Finalement, nous n’aurons pas été à White and Red Canyon. Trop loin et lumière trop crue. Nous dînons dans la chambre.
Samedi 16 mai
Mauvaise nuit. Temps magnifique. Dans la salle de petit déjeuner on peut acheter des muffins en mettant 75 cents dans une boîte. Après avoir fait le plein nous partons par le sud puis la 261 qui longe Valley of the Gods, très belle aussi dans la lumière du matin. Moky Dugway, vue extraordinaire sur le désert au-dessous. La route est étroite et traverse ensuite un paysage de genévriers piqués dans le sable rose. Il n’y a pas âme qui vive… Silence. Soudain, un troupeau de vaches avec leurs petits veaux et trois cavaliers : un père et ses deux filles, la plus jeune ne devant pas avoir plus de cinq ans. Ses jambes sont à l’horizontale de chaque côté de la croupe du cheval sur lequel elle paraît minuscule. Nous allons réserver le camping de Natural Bridges. Nous avons de la chance, ça doit être la meilleure place (la 4, 10$), avec pas loin d’un hectare de bosquets sur l’arrière, vue imprenable ! Nous posons des gallons sur la table, mettons le papillon sur le piquet à l’entrée du site, et partons pour Mule Canyon et son étonnante House on Fire. Très joli et très calme petit canyon, le ciel est d’un bleu intense, un wash serpent au fond et nous le suivons jusqu’aux ruines. Il est étonnant de voir à quel point les strates de grès verticales imitent à la perfection un feu d’enfer. L’après-midi changement de direction, nous refaisons une partie de la route empruntée le matin pour rejoindre Road Canyon et d’autres ruines. Le sentier est un poil paumatoire, peu ou pas d’indications, aussi, comme on n’est jamais si bien servi que par soi-même, nous nous transformons en Petit Poucet et balisons tout le chemin de cairns qui nous seront bien utiles au retour, ainsi qu’à un groupe de quatre randonneurs. D’habitude nous prenons des photos mais je me demande bien pourquoi on n’a jamais pensé à ce système infaillible. Les ruines sont légèrement en hauteur, et je ne sais pas à quoi je pense mais je ne les photographie pas du bon endroit, je n’ai jamais en entier le fameux toit qui s’émiette. Philippe me dira qu’il fallait aller sur la droit. Bon, ça donnera l’occasion d’y retourner. Le soir, au camping, les moucherons qui ont certainement senti la cuisine française s’invitent une fois encore à table. Surexcités, ils se bousculent pour goûter à tout, y compris à nous ! Quelle plaie !
Dimanche 17 mai
Aujourd’hui nous quittons l'Utah pour le Nouveau-Mexique et plus particulièrement Chaco Canyon. Le 17 mai c’est aussi ma fête et ça me rappelle que l’an dernier, à Dinosaur NM, la balade de Sound of Silence avait été rude… Laissant à regret derrière nous le camping de Natural Bridges, nous empruntons la loop road qui passe par Sipapu (diminutif de sipapuni, du nom du petit trou pratiqué au centre de chaque kiva, symbole de l'émergence des Hopis dans la réalité physique des Quatre Mondes). Nous descendons jusqu’au point de vue en face du pont. Kachina (là encore, nous prenons le trail pour photographier le pont), la chaleur est déjà très forte !, puis Owachomo. Le sentier est court et nous descendrons sous le pont, immense ! Il y a le long de la boucle de très jolis arbustes en fleur. Je demande leur nom à un jeune ranger qui a un trou demémoire et paraît horriblement gêné. On le revoit un peu plus tard et il nous annonce fièrement : Ce sont des Cliff Roses (Purshia stansburiana) ! Ouf ! l’honneur des rangers est sauf !
Route 162 pour rejoindre Farmington, au Nouveau-Mexique. Montezuma Creek, puis Aneth. Paysages bruns et désolés, picorés çà et là par de gros criquets de métal à la recherche de quelques larmes d’or noir. Farmington s’étire, s’étire, s’étire… Bloomfield, sa banlieue est, aussi. Route 550 sud interminable avant la bifurcation pour Chaco Canyon. Les vingt miles de piste pour Chaco comportent de nombreux passages de tôle ondulée ; de chaque côté, un désert poussiéreux parsemé de sauge. Nous roulons vite, car il est assez tard dans l’après-midi, par peur que le camping ne soit complet, mais en arrivant il est aux trois quarts vide, et lui aussi poussiéreux et totalement dépourvu d’ombre et de charme. Par contre les deer flies, eux, sont bien là et nous assaillent ! Nous prenons une place au pied des rochers. Dans les toilettes, on peut lire un avertissement concernant les ravens et leur grande intelligence qui leur permet d’éventrer les tentes à la recherche de nourriture. Heureusement, nous dormons dans le 4 x 4 avec le garde-manger, nos tubes de mayonnaise Amora made in France seront donc à l’abri ! Mais de retour de balade, nous nous apercevrons qu’ils éventrent aussi les gallons d’eau. Nous retrouvons celui que nous avions laissé sur la table vide et troué en de nombreux endroits… Un tour au Visitor Center pour faire enregistrer le pass puis nous voilà partis pour Pueblo Bonito, centre du monde chacoan. Le canyon est peu profond et assez large et comprend en son centre un autre début de canyon, une faille qui ondule d’un bout à l’autre. Le soleil commence à baisser et la lumière est dorée. La maçonnerie de Pueblo Bonito est remarquable. Les pierres, plates et minuscules, sont empilées les unes sur les autres, formant un véritable tissage minéral qui tient encore, mille ans plus tard. Murs épais et angles parfaitement droits. Les petites pièces en enfilade ont de très belles et curieuses fenêtres d’angle. Ces « grandes maisons », comme « Una vida » près du Visitor Center et Peñasco Blanco, comprenaient plusieurs centaines de chambres sur trois ou quatre étages et sont typiques de l’architecture des Chacoan. Belles et nombreuses kivas. Rencontre avec un Américain de Salt Lake City (Park City) très sympa. Nous parlons jusqu'au coucher du soleil, soit près de deux heures. Il invite Loïc à venir skier dans son resort de Park City. Nous échangeons nos coordonnées et nous partons chacun de notre côté. Un peu plus loin, alors que je m’arrête pour photographier des wapitis femelles aux allures de biquettes plutôt décaties malgré leur collier de cuir, il se gare derrière nous et nous invite chez lui à notre retour à SLC : Bon repas, bon lit, etc. Mais nous n’abuserons pas de son hospitalité car le 8 juin nous devrons être à l’aéroport très tôt le matin, notre avion décollant à 8 heures. Il fait presque nuit quand nous rejoignons le camping. Nous mangeons en vitesse du pain avec du Philadelphia et des bananes. On a vu mieux… Nuit blanche pour moi, qui colle de partout et qui ai bu du thé trop tard.
Lundi 18 mai
8 heures. Il fait déjà très chaud. Une heure plus tard, nous laissons sans regret ce camping tristounet, du moins en cette saison, et partons pour Pueblo Alto. Le sentier débute au pied de la falaise dans laquelle un étroit passage, une mince faille dans le roc permet d’escalader les gros blocs et de se retrouver sur la mesa sous un soleil de feu. Belle vue au-dessous. Le chemin traverse une étendue aride, c’est très plat et sans beaucoup d’intérêt. Pueblo Alto, pourtant construit postérieurement, est décevant comparé à Pueblo Bonito. Il ne subsiste que des murets d’à peine cinquante centimètres de haut. Nous renonçons à faire le tour par Chacoan Stairway, ce qui allongerait le chemin du retour de 2, 5 miles sur le plateau désertique, sans ombre aucune, et revenons sur nos pas. Le ciel est noir et chargé d’orages du côté de Bisti, ce qui nous fait abandonner l’idée de traverser par la piste et d’aller dormir sur le parking, de même qu’il est hors de question de faire le grand tour en repassant par Farmington et en redescendant par la Hwy. C’est décidé, nous rentrons au motel par la 550 vers 16 h 30 en louchant du côté d’Angel Peak, mais finalement sans y aller, prenons une douche et un thé, puis partons faire quelques courses. En rentrant, j’en profite pour écrire et me détendre. Le Comfort Inn est très bien. Accueil très aimable, ordinateur à disposition, et le King Size est divin après le TrailBlazer… Bonne nuit.
Mardi 19 mai
Déjeuner de muffins et de gaufres. Scott Avenue et Pinon Street puis Hwy 371, déserte, plein sud. Très vite en quittant Farmington, la route s’élève dans les badlands avant de rejoindre un immense plateau irrigué en partie par les Navajos (NAPI, Navajo Agriculture Products Industry). Le contraste de l’herbe verte et drue et de la terre poussiéreuse est saisissant. Cinquante kilomètres plus loin, la piste de Bisti Nord part sur la gauche. A deux miles, un petit parking, quatre 4 x 4 sont déjà là. D’après Photographing the Southwest, il faut prendre plein est et ne jamais perdre de vue la barrière métallique de la réserve, plantée sur les badlands, ce que nous nous appliquons à faire durant un certain temps. Puis nos repères changent et nous mémorisons les sommets alentour et la ligne électrique à l’horizon, du côté de la 371. Le petit Garmin ne veut rien savoir, accroché à la bretelle du sac à dos (c’est décidé, en rentrant nous achèterons un GPS digne de ce nom – ce sera l’Oregon 400t). Un pâle soleil brille dans le ciel bleu clair. Les quelques personnes qui étaient sur le parking sont parties dans une autre direction et nous les apercevons longtemps sur la crête qui surplombe les hoodoos les plus à l’est. Nous déambulons au hasard des rencontres minérales, toutes plus belles ou étranges les unes que les autres, en gardant un œil nos « petits cailloux blancs ». Très beaux hoodoos crème et orange brûlée. Dans le grès sont incrustés de minuscules morceaux d’une pierre noire et brillante. De fil en aiguille nous tombons soudain sur Eggs Factory que nous pensions dans un tout autre coin de Bisti. Quelle surprise ! C’est justement ce que j’avais le plus envie de voir et sans GPS j’en avais abandonné l’idée. Au nord, le ciel anthracite est parcouru de cumulus puis le soleil se voile définitivement, rendant bien ternes ces formations rocheuses si étonnantes, éparpillées sur le sol, saisies en pleine marche pour ces scarabées d’un autre temps, ou en plein retour au nid pour les oiseaux. Sans doute, comme la femme de Loth, désobéissant à l’ordre divin, ont-ils regardé en arrière… Nous recevons quelques gouttes en même temps qu’un vent violent de sable nous mitraille la peau, s’infiltrant partout, nous obligeant à rejoindre le parking, à trois bons quarts d’heure de là. Vue à 360°. Le long de la piste, un petit troupeau de chevaux s’est rassemblé, ils se pressent en cercle pour offrir le moins de prise au vent. Retour sur Farmington, dès l’entrée à gauche, la 64 West puis Main Street. La tempête se lève, il pleut des trombes dans tous les coins de l’horizon. Ship Rock est magnifique, noyé dans les brumes d’après la pluie. Route longue et chargée jusqu’à Monticello via Cortez. Nous nous arrêtons comme il y a de nombreuses années au National 9 Inn, toujours aussi bien, et nous sommes chanceux car nous avons la dernière chambre.
Mercredi 20 mai
Canyonlands, les Needles. La route est belle, bordés de monolithes cousins de ceux de Monument Valley et Valley of the Gods. Arrêt au Visitor Center où nous achetons une belle carte des Needles au 1/35000e et une autre Indian Country nouvelle mouture mais beaucoup moins claire que celle de Philippe. La ranger en profite pour nous prédire un fort risque d’orage et en même temps douche un peu notre envie de faire le Joint Trail à Chesler Park. Parking d’Elephant Hill, 11 heures. Nous prenons un gallon d’eau chacun, des K-way, quelques tomates et barres et nous voilà partis pour Chesler Park mais pas par le Joint Trail, premièrement à cause des risques d’orage, car ce n’est jamais très agréable de se balader sous les éclairs et la pluie battante, et deuxièmement parce que ça nous obligerait à faire pour la quatrième fois le trajet Chesler Park-parking. Nous décidons de passer par Devil’s Kitchen, qui rejoint la piste d’Elephant Hill (8, 4 miles round trip). Au départ le petit sentier, tapissé de sable rose (mais qui ne semble pas attirer le randonneur si l’on en juge par l’unique trace de pas), se glisse ensuite entre rochers et falaises en d’étroits passages, monte, redescend, contourne et débouche dans une espèce de clairière où nous attend une large dalle de grès ombragée par un vénérable juniper. Ombre bienvenue car il fait très chaud! Pique-nique. Nous n’avons croisé personne en venant, et il n’y a personne non plus sur l’Elephant Hill. Le chemin est plus large, mi-sable rose mi-roc d’apparence impossible à franchir en voiture, mais finalement plus monotone. Au bout d’un certain temps, une bifurcation sans indication, mais d’après la carte c’est à droite. Quelques kilomètres plus loin un doute nous assaille soudain : nous entendons un bruit de 4 x 4, mais derrière nous et non en face! Pourtant cette partie est one-way – du moins est-ce que je crois. Nous arrêtons la jeep qui escalade comme si de rien n’était un chaos rocheux et… ouf ! le passager nous dit que la voie est à double sens. Je me demande bien comment lorsqu’on connaît le départ du parking ! Il fait de plus en plus chaud et tandis qu’ils repartent aussi tranquillement que sur une nationale (d’ailleurs ils ont tellement aimé l’aller qu’ils font le retour « juste pour le fun »…), nous reprenons nos sacs et nous remettons en route. Arrêt à l’ombre d’un maigre juniper. Visite insistante, curieuse et intriguée d’un petit lézard qui nous observe sous toutes les coutures, n’hésitant pas à se déplacer pour mieux nous détailler devant, derrière et de profil.
Les nuages d’orage s’amoncellent sur la route de Moab, au loin. Il pleut à l’est et à l’ouest. La 211 débouche juste sur Church Rock, qui a un frère jumeau sur la droite, mal sorti de sa gangue. Nous ne l’avions jamais remarqué. Au Rustic Inn nous prenons possession de la chambre, la 110. J’avais demandé une quiet room et on nous attribué la seule sur le côté du motel, devant une pelouse fleurie ; malheureusement elle est petite et a une fenêtre minuscule, à l’angle de deux murs, c’est noir comme dans un four… Réfrigérateur, micro-ondes.
Jeudi 21 mai
Nuit constamment réveillée, les voisins ne sont pas discrets. En fait de chambre calme… Nous demandons à changer pour la nuit suivante à cause du manque de lumière et on nous en donne une superbe, immense, avec un réfrigérateur-congélateur pour famille nombreuse, une petite cuisine équipée (les éviers remplacent le lavabo…). A l’extérieur, piscine, laverie. Le tout pour le prix de la veille (exceptionnellement) soit 52 $ au lieu de 90. La matinée se passe à Moab, linge, Internet, courses, etc. En début d’après-midi nous partons pour Island in the Sky. Il pleut par intermittence, le ciel transporte de gros nuages noirs et nous sommes dubitatifs en ce qui concerne la suite de la journée. Au bout de la route, un étrange et beau cratère de soixante millions d’années et de cinq kilomètres de diamètre, Upheaval Dome, qu’on ne s’attend pas du tout à trouver là. Vu du ciel c’est une concentration d’anneaux de plus en plus petits ressemblant étrangement au bassin Orientale de la Lune, dont l’hypothèse la plus probable serait un impact de météorite. Nous prenons la route en sens inverse et garons le 4 x 4 sur le pull out d’Alcove Springs, environ 250 mètres avant l’embranchement du sentier de False Kiva. Il n’y a pas un chat, les premières gouttes ne sont pas loin et nous pressons le pas au milieu de la sauge odorante. Les cairns se font rares lorsque nous amorçons la descente le long d’une pente rocheuse qui mène à un chaos de gros blocs, et nous en ajoutons quelques-uns. Sur la gauche la vue est très belle ; sur la droite une falaise nous surplombe et même si nous savons qu’on ne voit False Kiva qu’au dernier moment, nous ne comprenons pas où elle peut bien se nicher, ce qui fait que nous dépassons l’endroit où il faut bifurquer pour monter au pied de la paroi. Alain domine son vertige d’une façon étonnante ! C’est le moment que choisit le vent pour se lever, alors que le ciel est complètement bouché et que les premières gouttes se mettent à tomber. Nous nous abritons dans l’alcôve, seuls au monde dans notre nid d’aigle, en espérant qu’un puma que nous avons cru sentir alentour n’aura pas la même idée. Après avoir enfilé nos K-way, nous repartons sous une pluie drue, ce qui n’est pas des plus agréables sur les roches toutes plus glissantes les unes que les autres et le sol qui ripe sous nos pas. A Moab, courses au City Market qui ferme très tard.
Vendredi 22 mai
Adieu le lever de soleil sur Mesa Arch, la descente de la Shafer Trail, etc. Il pleut, il pleut, il pleut… Nous quittons Moab en début d’après-midi pour Grand View Point, mais c’est tout juste si nous pouvons sortir de la voiture et prendre quelques photos. Nous profitons d’une accalmie pour aller voir les granaries de la belle Aztec Butte, à laquelle on accède par une montée un peu raide sur le slick rock où Alain domine encore une fois son vertige. Le ciel est noir de charbon, c’est à la fois magnifique et impressionnant, surtout que des éclairs bleus commencent à le zébrer de tous côtés. La vue au-dessous est magnifique, au-dessus aussi d’ailleurs, si bien que nous finissons de faire le tour de la Butte et descendons en courant sous un vent à décorner les bœufs, tandis que d’énormes gouttes s’écrasent autour de nous, rejoignant la voiture en moins d’un quart d’heure. Il était temps ! A peine à l’intérieur, c’est un déluge qui s’abat sur nous. Au bout d’un moment, le 4 x 4 étant particulièrement sableux, je décide de le faire nettoyer de l’autre côté par la douche gratuite. Mais un voyant rouge s’allume au tableau de bord : c’est la batterie ! Je mets la clef de contact, rien !... Depuis Moab j’avais rechargé la batterie du Canon sur le petit transfo branché sur l’allume-cigare. Ça ne peut quand même pas être ça !... J’attends un peu, essaie de nouveau et après un hoquet ou deux elle démarre ! Ouf ! Nous filons vers Dead Horse Point sans plus nous préoccuper de savoir si le 4 x 4 aura bien reçu l’orage de tous les côtés ! Sur la route de Dead Horse Point il tombe des torrents d’eau et nous passons des flash floods d’eau rougeâtre. La vue est totalement bouchée, l’horizon noyé de tous les côtés. A l’abri de l’immense auvent près du parking nous apercevons en contrebas les bassins de potasse ; curieusement, l’atmosphère est vraiment délicieuse, éclairs incessants, pluie violente… Passage au City Market. Inca Inn, toujours très bien.
Samedi 23 mai
Ce matin, nous faisons un tour au Farmers’ Market qui n’a de fermier que le nom, puisque les deux seuls stands qui pourraient se rapprocher de cette appellation sont l’un de pâtisserie, l’autre de plantes aromatiques… C’est plus un marché d’artisanat où nous rencontrons Patrick Paul René, un Français de Grenoble, photographe installé à Moab depuis 2005 et… nous l’apprendrons par hasard, devenu copain de Philippe après avoir vu ses photos sur Internet ! Ses tableaux à partir de photos sont vraiment très réussis. Achat d’un « K-way » Mountain Hard Wear au centre de Moab, 100 $ en solde. Le temps est encore et toujours gris, aussi nous décidons de rester dans le coin et d’aller dénicher les pétroglyphes de la Kane Creek Road. La jolie route qui longe le Colorado devient bientôt piste et s’enfonce sur les hauteurs de la vallée encaissée creusée par le fleuve. Seul bémol et de taille, nous sommes le week-end du Memorial Day, et c’est la balade obligée pour tous les gens des alentours : 4 x 4, quads, vélos, ça n’arrête pas… Nombreux campings à la française, c’est-à-dire tout le monde les uns sur les autres, bourrés à craquer. Après l’un d’eux, tout au fond de la vallée, nous faisons demi-tour. Alors que nous sommes arrêtés sur le bas-côté à la recherche du « fameux hibou », nous demandons à des Américains très sympa, un grand-père, son fils et ses petits-enfants, qui ont l’air de connaître les lieux, de nous indiquer les localisations. Aux jumelles, loin en face sur une paroi verticale, nous arrivons à identifier l’oiseau aux oreilles de chat. Ils en profitent pour nous indiquer tout près une faille transversale le long de laquelle on peut en apercevoir vingt-sept autres. Certains ont fait l’objet de tentatives de vol, on discerne très bien les essais de découpes des plaques de grès. Nous enchaînons par Arches sous l’orage. Le ciel est d’un gris-bleu foncé, mais le soleil fait par moments de timides tentatives pour s’imposer, ce qui donne des couleurs contrastées magnifiques ! Plus nous avançons plus le ciel s’assombrit. Il n’est même plus noir, à l’horizon proche c’est carrément une éclipse de soleil, nous n’avons jamais vu une chose pareille ! Un passage au City Market pour acheter des plats bio surgelés que l’on passe ensuite au micro-ondes de l’office. On est bien à l’abri dans la chambre douillette tandis que l’eau ruisselle derrière les vitres.
Dimanche 24 mai
C’est encore une fois à regret que nous quittons Moab et nous nous promettons d’y revenir une bonne semaine la prochaine fois pour mieux en profiter. La route a été inondée en de nombreux endroits jusqu’à la bifurcation de La Sal Junction. Sur des kilomètres, les orages ont totalement raviné les bas-côtés, creusant des fossés de plus de un mètre de profondeur, et ont repeint le bitume en rouge. Nous ne reconnaissons pas la Paradox Valley, empruntée en été 2005, sans doute à cause de la différence de saison, de plus, pour changer, il… pleut ! Les habitants de cette petite vallée à l’écart font preuve d’une certaine imagination. On aperçoit des animaux bizarres dans les champs attenants, des gardiens taciturnes et des girouettes endiablées…
Colorado. Nous n’avions pas réservé à Ouray, joli petit village niché au pied des montagnes que nous tenions à revoir, et nous prenons une chambre au Chalet Inn pour 80 $, vraiment très bien, avec même une musique d’ambiance – un peu trop sirupeuse à notre goût. La gérante espérait faire l’impasse sur le coupon de 10 % qu’ils avaient mis sur Internet mais avec nous elle n’a pas eu de chance… Comme l’après-midi n’est pas encore trop avancé nous partons à Silverton toujours dans l’eau jusqu’au cou qui bientôt, en prenant de l’altitude, se transforme en neige. Il ne manquait plus que ça ! Les pentes rouge sang de Red Mountain sont dissimulées dans les brumes, on ne sait où commence et finit le ciel. Le village que nous avions vu très animé et bourré de touristes est triste et vide, ses rues transversales sont boueuses, il fait froid. Seules les touches de couleur des maisons réchauffent un peu les lieux. En repartant, estomaqués par le prix de l’essence à la station, nous prenons par erreur la route du sud, donc celle de Durango, sans remplir le réservoir, comptant bien que ce qu’il reste sera suffisant pour rejoindre Ouray. Quinze miles plus loin et après avoir franchi deux cols (Molas Lake – 10910 pieds – et Coal Bank – 10640 –), le jour se fait plus sombre et nous commençons à trouver qu’il y a quelque chose de bizarre, que le paysage ne nous dit rien, et tout à coup on se rend compte qu’on est dans le mauvais sens ! Mince de mince ! Il ne manquait plus que ça ! La neige fondue vient se coller au pare-brise, la nuit tombe sur cette belle route glissante et parfois vertigineuse, bordée de pins ténébreux, sur laquelle il n’y a pas un chat ni même une marmotte. Mais la chance est ce soir de notre côté car nous réussissons à rentrer sans problème. Repas dans la chambre.
Lundi 25 mai
Bonne nuit. Nous profitons de ce qu’il ne pleut pas pour retourner faire quelques photos de Red Mountain, à 13 miles de là. Malheureusement, une fois arrivés sur place, il neige à plein temps et les montagnes de fer ont la tête dans les nuages, nous obligeant à patienter sur le petit parking au-dessus de la mine.
Ridgeway, dans la plaine, puis Montrose, encore une ville qui n’en finit pas mais néanmoins agréable, où nous obliquons sur la 50 East en direction de Gunnison. C’est le printemps, les arbres qui bordent les rues de ce gros bourg sont tous en fleurs, les trottoirs couverts d’une neige de pétales et le soleil qui perce ravive tous ces blancs, ces roses, ces verts, sans néanmoins réchauffer l’atmosphère. Il fait un froid glacial !… La 135 East qui mène à Crested Butte, sur l’ancien territoire des Utes où l’on trouva du charbon et de l’argent et à présent station de ski, s’élève à travers un paysage désertique fait de montagnes pelées et austères à l’herbe rase et terne. Soudain nous découvrons le village aux maisons pastel en contrebas, niché au creux d’une ancienne vallée glaciaire dominée par des sommets enneigés. Ça me rappelle un peu certaines photos de Suède. Le Cristiana Guesthaus, qui assure « une atmosphère européenne », est une grande maison à l’intérieur superbe, tout en bois sombre, avec un grand feu dans la cheminée. Notre chambre, très jolie, est minuscule – apparemment nous avons eu la plus petite – mais ce n’est pas désagréable, au contraire il y règne une atmosphère douillette qui s’accorde bien avec l’extérieur, à peine sorti de l’hiver. Un gros chat blanc et roux nous attend, il doit sentir que nous allons bien nous entendre. Nous partons faire un tour en voiture sur la scenic road, une piste en fait, en passant par la « petite Venise » (c'est nous qui la nommons comme ça) de Crested Butte. La pluie qui s’est mise à tomber nous fait rebrousser chemin. Quelques photos dans le village puis nous rentrons au chaud envoyer des messages sur l’ordinateur maison.
Mardi 26 mai
Le petit déjeuner est excellent, déposé sur une table d’angle, mais il n’y a rien pour s’asseoir. Nous le prenons sur une des tables du premier étage où cinq Américains installés dans des canapés près de nous, sans doute des universitaires, ont une réunion de travail. En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor.
Deuxième partie: voyageforum.com/..._2e_partie_D3279364/
Ladakh: Tsomoririr Lake ou Pangong Lake? English translation pending
Bonjour,
Ma question est dans le titre. Nous allons effectuer un circuit dans le Ladakh en juilet, et j'ai le choix entre 2 circuits qui se ressemble sauf que d'ans l'un c'est le Tsomoriri lake et dans l'autre, c'est le Pagong lake qui est proposé. Lequel de ces 2 lacs est le plus beau?
Ma question est dans le titre. Nous allons effectuer un circuit dans le Ladakh en juilet, et j'ai le choix entre 2 circuits qui se ressemble sauf que d'ans l'un c'est le Tsomoriri lake et dans l'autre, c'est le Pagong lake qui est proposé. Lequel de ces 2 lacs est le plus beau?
Location auto à Salt Lake City: paiement en ligne? English translation pending
Bonjour,
je désire louer un SUV pour mon voyage du mois de juillet 2010 dans les environ de salt lake city, après plusieurs recherche chez différents loueurs, j'ai opté pour avis qui me propose de louer pour 5 jours un SUV (type jeep cherokee), mais avec 2 type de paiments.
soit un Paiement en ligne de 347, 76 EUR soit un Paiement en agence de 334, 46 EUR
les tarifs ont les mêmes garanties.
que dois je choisir, il y aurait il des avis sur ce sujet (avantages, inconvénients...).
merci d'avance
je désire louer un SUV pour mon voyage du mois de juillet 2010 dans les environ de salt lake city, après plusieurs recherche chez différents loueurs, j'ai opté pour avis qui me propose de louer pour 5 jours un SUV (type jeep cherokee), mais avec 2 type de paiments.
soit un Paiement en ligne de 347, 76 EUR soit un Paiement en agence de 334, 46 EUR
les tarifs ont les mêmes garanties.
que dois je choisir, il y aurait il des avis sur ce sujet (avantages, inconvénients...).
merci d'avance
Visiter Salt Lake City et ses environs? English translation pending
Bonjour, toujours dans la préparation de mon voyage, je voulais savoir s'il y avait quelques intérêts à visiter Salt Lake City et ses environs?
Merci par avance.
Michèle.
Trajet Salt Lake City - San Francisco en train English translation pending
Bonjour,
je me lance, après m'être abreuvé des foules d'infos qu'on trouve sur ce forum...
je prévois un voyage dans l'ouest pour mai-juin 2011 (il n'est jamais trop tôt pour rêver... 😊), à 4, et on voudrait concilier les parcs de l'ouest, Yellowstone et San Francisco + Yosemite... oui, je sais, c'est beaucoup mais ça prendra le temps qu'il faudra.
Je pensais faire une boucle à partir de Salt Lake City puis prendre le train jusqu'à SF... L'aventure nous tente et ça nous fera avaler les km en nous reposant un peu...
Bref, j'ai lu sur ce forum que les trains n'étaient pas super ponctuels: départ prévu vers 11h30 pm, je ne voudrais pas glander dans la gare jusqu'à 3h du mat...
Quelqu'un aurait déjà fait ce trajet (California zéphir)?
Merci.
je me lance, après m'être abreuvé des foules d'infos qu'on trouve sur ce forum...
je prévois un voyage dans l'ouest pour mai-juin 2011 (il n'est jamais trop tôt pour rêver... 😊), à 4, et on voudrait concilier les parcs de l'ouest, Yellowstone et San Francisco + Yosemite... oui, je sais, c'est beaucoup mais ça prendra le temps qu'il faudra.
Je pensais faire une boucle à partir de Salt Lake City puis prendre le train jusqu'à SF... L'aventure nous tente et ça nous fera avaler les km en nous reposant un peu...
Bref, j'ai lu sur ce forum que les trains n'étaient pas super ponctuels: départ prévu vers 11h30 pm, je ne voudrais pas glander dans la gare jusqu'à 3h du mat...
Quelqu'un aurait déjà fait ce trajet (California zéphir)?
Merci.
Que faire à Salt Lake City? English translation pending
Nouveau topic sous jacent à mon précédent mais pour simplifier maintenant par points: premier point, auriez vous des infos concernant Salt Lake? Antelope Island cela vaut le coup d'une visite, combien de temps prévoir sur place?
Merci
Lanfeust
Merci
Lanfeust
Carnet de voyage Salt Lake - San Francisco English translation pending
Pffou c'est du boulot un carnet de voyage ... rien que trier les (2000) photos,
bon je vous fait succinct : je suis en train de faire un blog avec beaucoup de photos : http://buffalotrip.blogspot.com/
Arrivée Salt Lake City le 6 aout pour attaquer Le Yellowstone au plus près. 4 français et beaucoup de sacs pour cause de camping prévu. Nous avons échangé d'emblé la catégorie 5 réservée pour un minivan, beaucoup plus spacieux.
5 jours fabuleux au Yellowstone, rien que ça, ça vaux le déplacement et donne l'envie d'y revenir. 1 nuit à Jackson Hole, nous avons zapé Grand Teton pour cause de météo 1 seule nuit réservée de France dans un hotel au centre du parc, Nous avons trouvé facilement des chambres à Gardiner au nord pour 2 nuits. Ce qui nous a permis de visiter une grande partie du parc sans faire des aller/retours à l'hotel.
Départ vers Moab avec une étape dodo dans un motel 6 sur la route. Tomtom nous a bien aidé pour les hotels : les points d'intérets sont à jour avec les n° de téléphones, ce qui nous a permis de faire les réservations lors des étapes de route.
Moab - Pas de réservation non plus, nous optons pour un motel, une chambre pour 4, trouvé sur place cette fois en se faisant aidé d'une réceptionniste très sympa d'un motel complet. Que de Français dans cette ville très sympa 2 jours dans Arches, une journée à CanyonLand. Fabuleux encore.
Départ de Moab pour la scénique drive 12 qui passe par Boulder et Escalante, direction Brice Canyon. Nous trouvons par telephone un motel à Panguitch (position central entre les 2 parcs) pour 2 nuits. Bryce -1 jour, ce qui m'a semblé suffisant, les randos n'étant pas très difficiles. et Zion - 1 jour aussi, mais trop court cette fois, nous avons fait Angels Landing et les Narrows. Superbes falaises rouges avec un gout de reviens y.
Arrivée à Page de nuit, merci Tomtom pour le téléphone du Super8, dernière chambre de libre!! Visite d'Upper Antelope Canyon in-extremis départ à 10h30 pile à la bonne heure sachant que la voiture devait passer au garage pour changer les plaquettes de frein devenues très bruyantes. (Merci Alamo qui a remboursé sans sourciller, sur présentation des plaquettes usées) Aller (20mn) superbe sans trop de monde et retour moins bien éclairé et blindé de monde.
Chambre réservée à Williams pour 2 nuits pour aller à Grand Canyon. Très sympa ce petit motel à l'entré de la ville. Boisé et plein de colibris !! Visite de Grand Canyon, impressionnant mais beaucoup de monde sur la rim. Faut marcher un peu pour s'isoler. Ne pas trop tarder pour le coucher de soleil: le canyon étant en creux, il n'est plus éclairé quand le soleil est au raz de l'horizon.
Départ direction Las Vegas, seule réservation faite depuis la France. Détour par Peach Spring et la route 66, pas très intéressant, mais nous devions aller à Supai pour 1 nuit à Havasupaï. Annulé pour cause de camping plein. Hors de question de faire descente et remontée dans la journée L'intéret étant de profiter des cascades au fond du canyon.
Las Vegas, bon...
Direction Death Valley sous les nuages, certainement plus beau sous le soleil. On a même eu quelques gouttes de pluie!! Du coup on remonte le plus haut possible pour profiter de Yosemite 1 jour plus tôt. 3 nuits réservées à El Portal, entrée Ouest du parc. Paysage de cinéma et là, c'est sûr on va revenir!! On a fait un détour par Mariposa Grove au sud pour voir les séquoias, ça vaut le détour.
San Francisco pour la dernière nuit, hotel réservé de France. Journée sympa avec Cable Car, Golden Gate et déambulation sur les quais. Prendre un pass à 11$ au visitor center pour tous les transports du coup on abuse du cable car, à faire accroché au marchepied bien sûr.
Voilà 23 jours super bien remplis. ça fait 10 jours que je suis rentré et j'en rêve encore la nuit !!
bonne route à tous
Eric
bon je vous fait succinct : je suis en train de faire un blog avec beaucoup de photos : http://buffalotrip.blogspot.com/
Arrivée Salt Lake City le 6 aout pour attaquer Le Yellowstone au plus près. 4 français et beaucoup de sacs pour cause de camping prévu. Nous avons échangé d'emblé la catégorie 5 réservée pour un minivan, beaucoup plus spacieux.
5 jours fabuleux au Yellowstone, rien que ça, ça vaux le déplacement et donne l'envie d'y revenir. 1 nuit à Jackson Hole, nous avons zapé Grand Teton pour cause de météo 1 seule nuit réservée de France dans un hotel au centre du parc, Nous avons trouvé facilement des chambres à Gardiner au nord pour 2 nuits. Ce qui nous a permis de visiter une grande partie du parc sans faire des aller/retours à l'hotel.
Départ vers Moab avec une étape dodo dans un motel 6 sur la route. Tomtom nous a bien aidé pour les hotels : les points d'intérets sont à jour avec les n° de téléphones, ce qui nous a permis de faire les réservations lors des étapes de route.
Moab - Pas de réservation non plus, nous optons pour un motel, une chambre pour 4, trouvé sur place cette fois en se faisant aidé d'une réceptionniste très sympa d'un motel complet. Que de Français dans cette ville très sympa 2 jours dans Arches, une journée à CanyonLand. Fabuleux encore.
Départ de Moab pour la scénique drive 12 qui passe par Boulder et Escalante, direction Brice Canyon. Nous trouvons par telephone un motel à Panguitch (position central entre les 2 parcs) pour 2 nuits. Bryce -1 jour, ce qui m'a semblé suffisant, les randos n'étant pas très difficiles. et Zion - 1 jour aussi, mais trop court cette fois, nous avons fait Angels Landing et les Narrows. Superbes falaises rouges avec un gout de reviens y.
Arrivée à Page de nuit, merci Tomtom pour le téléphone du Super8, dernière chambre de libre!! Visite d'Upper Antelope Canyon in-extremis départ à 10h30 pile à la bonne heure sachant que la voiture devait passer au garage pour changer les plaquettes de frein devenues très bruyantes. (Merci Alamo qui a remboursé sans sourciller, sur présentation des plaquettes usées) Aller (20mn) superbe sans trop de monde et retour moins bien éclairé et blindé de monde.
Chambre réservée à Williams pour 2 nuits pour aller à Grand Canyon. Très sympa ce petit motel à l'entré de la ville. Boisé et plein de colibris !! Visite de Grand Canyon, impressionnant mais beaucoup de monde sur la rim. Faut marcher un peu pour s'isoler. Ne pas trop tarder pour le coucher de soleil: le canyon étant en creux, il n'est plus éclairé quand le soleil est au raz de l'horizon.
Départ direction Las Vegas, seule réservation faite depuis la France. Détour par Peach Spring et la route 66, pas très intéressant, mais nous devions aller à Supai pour 1 nuit à Havasupaï. Annulé pour cause de camping plein. Hors de question de faire descente et remontée dans la journée L'intéret étant de profiter des cascades au fond du canyon.
Las Vegas, bon...
Direction Death Valley sous les nuages, certainement plus beau sous le soleil. On a même eu quelques gouttes de pluie!! Du coup on remonte le plus haut possible pour profiter de Yosemite 1 jour plus tôt. 3 nuits réservées à El Portal, entrée Ouest du parc. Paysage de cinéma et là, c'est sûr on va revenir!! On a fait un détour par Mariposa Grove au sud pour voir les séquoias, ça vaut le détour.
San Francisco pour la dernière nuit, hotel réservé de France. Journée sympa avec Cable Car, Golden Gate et déambulation sur les quais. Prendre un pass à 11$ au visitor center pour tous les transports du coup on abuse du cable car, à faire accroché au marchepied bien sûr.
Voilà 23 jours super bien remplis. ça fait 10 jours que je suis rentré et j'en rêve encore la nuit !!
bonne route à tous
Eric
Tour du Lake Powell jusqu' Rainbow Brigde? English translation pending
Bonjour,
Je pars dans une semaine maintenant et j'ajuste mes derniers préparatifs...
J'ai lu souvent qu'il existait de quoi faire un tour sur Lake powell jusqu' Rainbow Brigde mais via quelle agence ? Quel est le prix ?
Combien de temps faut il compter aller retour ?
Est ce jouable avec visite de Antelope Canyon le matin rdv à 11h30 ? (d'ailleurs en septembre, 11h30 est une heure correctepour la luminosité ) ?
Merci à tous
Je pars dans une semaine maintenant et j'ajuste mes derniers préparatifs...
J'ai lu souvent qu'il existait de quoi faire un tour sur Lake powell jusqu' Rainbow Brigde mais via quelle agence ? Quel est le prix ?
Combien de temps faut il compter aller retour ?
Est ce jouable avec visite de Antelope Canyon le matin rdv à 11h30 ? (d'ailleurs en septembre, 11h30 est une heure correctepour la luminosité ) ?
Merci à tous
Où dormir entre Salt Lake City et Jackson Hole? (États-Unis) English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis en train d'organiser un voyage de 15 jours au mois d'aout au départ de Salt Lake City, avec Grand Teton, Yellowstone, Flaming Gorge, Dinosaur NM, Rocky Mountain NP au programme entres autres.
Mon problème est le suivant: Mon avion atterrit à 2:30 pm à Salt Lake en provenance directe de paris CDG. Je ne sais pas combien de temps vont prendre les formalités à la douane, au loueur de voiture, etc... Je pense donc qu'il est illusoire de vouloir rallier Grand Teton directement avant le soir. Par ailleurs je souhaiterai ne PAS dormir à Jackson dont les tarifs hoteliers me paraissent prohibitifs (à part le Motel 6 qui est à $91 pour une nuit le 9 aout; au cas ou quelqu'un connait-il ce motel?)
En conséquence, savez-vous ou nous pourrions passer la nuit entre SLC et Jackson, sachant que je compte passer par la route 89 via Montpelier, Alpine pour rejoindre Grand Teton. Je n'ai pas trouvé sur le forum de personnes ayant dormi ailleurs qu'à JAckson, et je n'ai pas vu de motels dans ces villes...
Merci d'avance pour vos réponses!
Je suis en train d'organiser un voyage de 15 jours au mois d'aout au départ de Salt Lake City, avec Grand Teton, Yellowstone, Flaming Gorge, Dinosaur NM, Rocky Mountain NP au programme entres autres.
Mon problème est le suivant: Mon avion atterrit à 2:30 pm à Salt Lake en provenance directe de paris CDG. Je ne sais pas combien de temps vont prendre les formalités à la douane, au loueur de voiture, etc... Je pense donc qu'il est illusoire de vouloir rallier Grand Teton directement avant le soir. Par ailleurs je souhaiterai ne PAS dormir à Jackson dont les tarifs hoteliers me paraissent prohibitifs (à part le Motel 6 qui est à $91 pour une nuit le 9 aout; au cas ou quelqu'un connait-il ce motel?)
En conséquence, savez-vous ou nous pourrions passer la nuit entre SLC et Jackson, sachant que je compte passer par la route 89 via Montpelier, Alpine pour rejoindre Grand Teton. Je n'ai pas trouvé sur le forum de personnes ayant dormi ailleurs qu'à JAckson, et je n'ai pas vu de motels dans ces villes...
Merci d'avance pour vos réponses!
Croisière sur le Lake Powell: Antelope Island? English translation pending
Bonsoir,
Je m'excuse par avance si ma question a déjà été posée, mais personnellement pour le moment je n'ai pas trouvé réponse à ma question dans les précédents posts que j'ai lus...
Dans le cadre de notre circuit dans l'Ouest des US, nous avons une étape Grand Canyon -> Page, l'idée étant de finir de visiter GC le matin (on arrive déjà la veille en milieu d'aprèm) et de prendre ensuite la route pour Page, et de trouver encore le temps pour faire une petite croisière sur le lac Powell (le lendemain est consacré à Horse Shoe Bend + Antelope Canyon, puis route vers MV en début d'aprèm, donc pas possible de caser une croisière).
D'après notre timing, on pourrait seulement se permettre la petite croisière du soir (18h30), durant 1h30, et qui permet de voir l'extérieur d'Antelope Island d'après le descriptif. J'ai aussi vu des croisières appelées Navajo Canyon, permettant aussi de voir Glen Canyon Dam + Tower Butte, qui durent 3h mais... qui débutent à 01:00pm.... et si on opte pour cette croisière, il faudra que l'on zappe la fin de GC le matin pour arriver à temps à Page (à noter que nous n'envisageons pas de survol de GC, donc on peut envisager écourter la visite, et on partira de Tusayan où nous dormons)
Est-ce que certains ont expérimenté la croisière de 1h30 en coucher de soleil (18h30)? Est-ce intéressant?
Merci d'avance pour votre temps 😎
Je m'excuse par avance si ma question a déjà été posée, mais personnellement pour le moment je n'ai pas trouvé réponse à ma question dans les précédents posts que j'ai lus...
Dans le cadre de notre circuit dans l'Ouest des US, nous avons une étape Grand Canyon -> Page, l'idée étant de finir de visiter GC le matin (on arrive déjà la veille en milieu d'aprèm) et de prendre ensuite la route pour Page, et de trouver encore le temps pour faire une petite croisière sur le lac Powell (le lendemain est consacré à Horse Shoe Bend + Antelope Canyon, puis route vers MV en début d'aprèm, donc pas possible de caser une croisière).
D'après notre timing, on pourrait seulement se permettre la petite croisière du soir (18h30), durant 1h30, et qui permet de voir l'extérieur d'Antelope Island d'après le descriptif. J'ai aussi vu des croisières appelées Navajo Canyon, permettant aussi de voir Glen Canyon Dam + Tower Butte, qui durent 3h mais... qui débutent à 01:00pm.... et si on opte pour cette croisière, il faudra que l'on zappe la fin de GC le matin pour arriver à temps à Page (à noter que nous n'envisageons pas de survol de GC, donc on peut envisager écourter la visite, et on partira de Tusayan où nous dormons)
Est-ce que certains ont expérimenté la croisière de 1h30 en coucher de soleil (18h30)? Est-ce intéressant?
Merci d'avance pour votre temps 😎
Grand Canyon le matin / Lake Powell l'après-midi: Optimisation du timing? English translation pending
Bonjour à tous!
Nous prévoyons un survol du GC en hélico le matin, et une ballade en bateau au LP l'après midi: Quels sont les meilleurs horaires pour que la journée se déroule sans trop de précipitation🤪 ? (sachant que Google Maps m'indique presque 3h pour aller de GC à Page)
Par rapport aux couleurs, le survol de 8H est-il mieux que celui de 9H (ou n'y a t-il pas de différences entre les deux?)
J'imagine qu'en quittant GC à 10H, nous pouvons être vers 13H à Page, déjeuner tranquillement, et choisir un départ en bateau vers 14H30😛
Merci pour tous vos conseils!😉🙂
Nous prévoyons un survol du GC en hélico le matin, et une ballade en bateau au LP l'après midi: Quels sont les meilleurs horaires pour que la journée se déroule sans trop de précipitation🤪 ? (sachant que Google Maps m'indique presque 3h pour aller de GC à Page)
Par rapport aux couleurs, le survol de 8H est-il mieux que celui de 9H (ou n'y a t-il pas de différences entre les deux?)
J'imagine qu'en quittant GC à 10H, nous pouvons être vers 13H à Page, déjeuner tranquillement, et choisir un départ en bateau vers 14H30😛
Merci pour tous vos conseils!😉🙂
Où dormir vers Pongong Lake? (Ladakh) English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir s'il y a des possibilites d'hebergement aux alentours de Pongong Tso? Trouve-t-on quelques guest houses / home stay ?
Peut-on rester a Spangmik ou seulement a Tangtse (qui n'est pas juste a cote du lac)?
Je voudrais eviter de faire l'aller-retour depuis Leh dans la meme journee, pour pouvoir plus de temps pour se poser sur place.
Merci d'avance pour vos conseils.
Je voudrais savoir s'il y a des possibilites d'hebergement aux alentours de Pongong Tso? Trouve-t-on quelques guest houses / home stay ?
Peut-on rester a Spangmik ou seulement a Tangtse (qui n'est pas juste a cote du lac)?
Je voudrais eviter de faire l'aller-retour depuis Leh dans la meme journee, pour pouvoir plus de temps pour se poser sur place.
Merci d'avance pour vos conseils.
Vol depuis Salt Lake City à 6h du matin: comment aller à l'aéroport? English translation pending
Bonjour,
Je pars faire un p’tit tour aux US et le parcours inclut un vol de Salt Lake City à New York. Les petits soucis c’est que le vol est à 6h du matin. En théorie j’ai deux solutions : Je rends la voiture de location directement à l’aéroport. Je prends une navette, gratuite ou non, de l’hôtel à l’aéroport.
Le seul hic et c’est la l’objet de mon post c’est que je voudrais être à l’aéroport dès 4h du matin (au cas où) mais je n’arrive pas à trouver avec certitude, soit un hôtel qui assure ce service ou soit des précisions sur les conditions de restitution d’un véhicule à cet horaire là.
Merci à vous.
Je pars faire un p’tit tour aux US et le parcours inclut un vol de Salt Lake City à New York. Les petits soucis c’est que le vol est à 6h du matin. En théorie j’ai deux solutions : Je rends la voiture de location directement à l’aéroport. Je prends une navette, gratuite ou non, de l’hôtel à l’aéroport.
Le seul hic et c’est la l’objet de mon post c’est que je voudrais être à l’aéroport dès 4h du matin (au cas où) mais je n’arrive pas à trouver avec certitude, soit un hôtel qui assure ce service ou soit des précisions sur les conditions de restitution d’un véhicule à cet horaire là.
Merci à vous.
Las Vegas: hôtel Bellagio Lake View à recommander English translation pending
Sans doute le plus bel hotel, oui je sais cher et encore j'ai eu une chambre un mercredi à 196E TTC.
En arrivant nous avons déplacé le bureau se trouvant près de la fenetre (attention connectique à débrancher) et avons installé deux fauteuils. La vue est magnifique face au Paris et au ballet incessant des avions.
Nous avons finalement passé la fin de soirée, face au spectacle des fontaines en mangeant des chikens wings et buvant du rosé californien.
Pour votre info la musique est retransmise par l'intermédiaire d'un canal de la télévision.
Donc nous recommandons vivement l'expérience.
En arrivant nous avons déplacé le bureau se trouvant près de la fenetre (attention connectique à débrancher) et avons installé deux fauteuils. La vue est magnifique face au Paris et au ballet incessant des avions.
Nous avons finalement passé la fin de soirée, face au spectacle des fontaines en mangeant des chikens wings et buvant du rosé californien.
Pour votre info la musique est retransmise par l'intermédiaire d'un canal de la télévision.
Donc nous recommandons vivement l'expérience.
Transport/itinéraire Truckee - South Lake Tahoe? (Etats-Unis) English translation pending
Salut a tous,
D'ici quelques jours je serai au Lake Tahoe mais je n'ai encore trouve aucun moyen a cout raisonnable pour m'y rendre.
Pour le moment j'ai mon billet de bus pour Truckee, petite ville a 70km au nord. Mais par contre pour se rendre de Truckee a South Lake Tahoe, la c'est la galere. La compagnie de transport TART n'autorise les voyages que jusqu'a Tahoe City et non South Lake Tahoe la ou je dois me rendre.
Quelqu'un a-t-il deja fait cet itineraire?
La je bloque et ne sais pas comment faire a part l'auto stop... ce serait vraiment sympa si quelqu'un pouvait m'expliquer comment y parvenir.
Merci d'avance.
Strat
D'ici quelques jours je serai au Lake Tahoe mais je n'ai encore trouve aucun moyen a cout raisonnable pour m'y rendre.
Pour le moment j'ai mon billet de bus pour Truckee, petite ville a 70km au nord. Mais par contre pour se rendre de Truckee a South Lake Tahoe, la c'est la galere. La compagnie de transport TART n'autorise les voyages que jusqu'a Tahoe City et non South Lake Tahoe la ou je dois me rendre.
Quelqu'un a-t-il deja fait cet itineraire?
La je bloque et ne sais pas comment faire a part l'auto stop... ce serait vraiment sympa si quelqu'un pouvait m'expliquer comment y parvenir.
Merci d'avance.
Strat
Hôtel sur Lake George (état de New York) pour le rassemblement de motos? English translation pending
Salut! recherche un bon hotel pour le Lake Georges la fin de semaine du 6 juin 2009 au rassemblement de moto ?
Circuit de Salt Lake City à Yellowstone English translation pending
Bonjour à tous,
2ème projet août 2010 en circuit "court" (2sem) de SLC à SLC (cause CC à prendre là..): J1 après midi de SLC à Fort Bridger - J2 Flaming Gorge et environs - J3 tracer la 191 jusque Jackson/Moose - J4 Grand Teton - J5 à J9 Yellowstone en tous sens - J9aprèsmidi/J10matin Cody - c'est ici que vous êtes sollicités....
Question:
Le retour vers SLC est possible et plus intéressant 1: par Shéridan/Casper/Rawlins/RockSprings/Vernal (dinosaurNM) et SLC par le sud I.40 donc en 4/5jours.
Le retour vers SLC est possible et plus intéressant 2: retraverser Yellowstone de Cody à WestY puis descendre par Idaho Falls et... zone totalement inconnue pour moi !
MERCI
cordialement Jean
Hôtel autour de Owens Lake ou dans Death Valley? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 5 (2 parents, 2 jeunes adultes, 1 fille de 10 ans), je cherche un hôtel pour allez de lee vinings à las vegas, au départ je pensais m'arrêter à furnake, mais tous les hôtels sont pleins. je pensais donc passer par owens lake, quelqu'un connait il un hotel sympa ? ou avez vous une autre idée
Normalement j'ai besoin d'une chambre ou deux du 13 juillet au 14 juillet 2009
d'avance merci
Nous partons à 5 (2 parents, 2 jeunes adultes, 1 fille de 10 ans), je cherche un hôtel pour allez de lee vinings à las vegas, au départ je pensais m'arrêter à furnake, mais tous les hôtels sont pleins. je pensais donc passer par owens lake, quelqu'un connait il un hotel sympa ? ou avez vous une autre idée
Normalement j'ai besoin d'une chambre ou deux du 13 juillet au 14 juillet 2009
d'avance merci
Traversée du Lake Powel par la route américaine 276 English translation pending
Bonjour,
nous comptons traverser le lake Powel via la route 276 en camping car. Cela est-il posible de le faire grace à un ferry ? Faut-il reserver la traversée ?
Ou faut il faire le tour du lac....
Merci de votre aide.
nous comptons traverser le lake Powel via la route 276 en camping car. Cela est-il posible de le faire grace à un ferry ? Faut-il reserver la traversée ?
Ou faut il faire le tour du lac....
Merci de votre aide.
Louer un bateau sur Lake Powell et visiter les canyons avec nos enfants? (États-Unis) English translation pending
Bonjour,
Nous aimerions louer un bateau 19' sur le lake Powell le 9 juillet 2009. En lisant les nombreux posts à ce sujet, j'ai deux doutes : un sur le niveau d'eau du lac qui engendrerait des lenteurs de navigation pour sortir de la marina un sur les problèmes de résa : j'ai lu qu'il fallait en haute saison réserver au moins 2, 3 jours à l'avance : j'ai trouvé un site où l'on peut réserver mais il y a le soucis de la caution qui est débitée tout de suite et pas rendue très tôt si j'ai bien compris... https://www.ahlsmsworld.com/smsworld/wc.dll?smsWorld~SelectRate Comment peut-on réserver à l'avance autrement? (Nous ne serons à Page que la veille)
Avec le bateau, nous voulons juste faire une journée plage, bouée et petites visites de canyons avec les enfants. J'ai vu des tarifs à 400$ ...
Merci d'avance pour vos conseils !
Nous aimerions louer un bateau 19' sur le lake Powell le 9 juillet 2009. En lisant les nombreux posts à ce sujet, j'ai deux doutes : un sur le niveau d'eau du lac qui engendrerait des lenteurs de navigation pour sortir de la marina un sur les problèmes de résa : j'ai lu qu'il fallait en haute saison réserver au moins 2, 3 jours à l'avance : j'ai trouvé un site où l'on peut réserver mais il y a le soucis de la caution qui est débitée tout de suite et pas rendue très tôt si j'ai bien compris... https://www.ahlsmsworld.com/smsworld/wc.dll?smsWorld~SelectRate Comment peut-on réserver à l'avance autrement? (Nous ne serons à Page que la veille)
Avec le bateau, nous voulons juste faire une journée plage, bouée et petites visites de canyons avec les enfants. J'ai vu des tarifs à 400$ ...
Merci d'avance pour vos conseils !
Étape-hôtel entre Salt Lake City et Moab? English translation pending
Bonjour les forumeurs !
Pour mon prochain voyage dans l'Ouest, j'atteris à SLC le 23/10 pour aller à Moab. Vu l'horaire d'atterrissage, je ne pourrai pas rouler jusqu'à Moab (4 heures de route selon Mapquest🤪). Aussi, sauirez-vous me conseiller une étape (juste pour dormir) sur la route ??
Et j'aurai la même chose à faire pour le retour (Moab --> SLC) le 27/10.
Merci !!
Vincent
Et j'aurai la même chose à faire pour le retour (Moab --> SLC) le 27/10.
Merci !!
Vincent
Avis sur Kenyir Lake (Malaisie) English translation pending
Bonjour, toujours en train de preparer mon voyage en juin avec mon fils de 5 ans, je ne trouve pas trop d'info sur le lac kenyir, Terenganu. Est ce que quelqu'un connait? Connaissez vous une guesthouse sympa et petit budget.
Mon itinaire: KL (visite de la ville, FRIM...), Cameron highlands, Perenthian et peut etre Kenyir lake.
Merci pr vos infos
Jetski au Lake Powell English translation pending
Bonjour à tous !
Suite à une discussion précédente, nous planifions de passer une, voire deux heures à louer un jetski sur le Lake Powell.
Auriez-vous des conseils ou recommandations particulières ? Des loueurs à conseiller ou des feedbacks ?
Merci beaucoup !
Suite à une discussion précédente, nous planifions de passer une, voire deux heures à louer un jetski sur le Lake Powell.
Auriez-vous des conseils ou recommandations particulières ? Des loueurs à conseiller ou des feedbacks ?
Merci beaucoup !
Escale à Salt Lake City: sortir de l'aéroport? English translation pending
Bonjour à tous!
Je pars dans l'ouest américain en avril, et pour y aller, je fais une escale à Salt Lake City(de 14h à 17h). J'aimerais savoir s'il est possible de sortir de l'aéroport etc...
Merci!😉
Je pars dans l'ouest américain en avril, et pour y aller, je fais une escale à Salt Lake City(de 14h à 17h). J'aimerais savoir s'il est possible de sortir de l'aéroport etc...
Merci!😉
Climats à Denver, Salt Lake City et le Grand Canyon de novembre à décembre? English translation pending
bonjour, je pars traverser les états unis en vélo et j'aurais voulu savoir le climat à denver, salt lake city et le grand canyon de novembre à décembre.
merci
Louer un bateau au Lake Powell et survol du Grand Canyon en hélicoptère? English translation pending
Bonjour,
je souhaiterai louer un bateau au lake powell et prévoir une visite en hélico du grand canyon, que"ls sont le spièges à éviter ?.
merci
je souhaiterai louer un bateau au lake powell et prévoir une visite en hélico du grand canyon, que"ls sont le spièges à éviter ?.
merci
Étape Mammoth Lake ou Lone Pine dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour je viens de LV et désire faire Death Valley et Yosemite avant de me rendre à SF quelle étape me conseillez-vous pour passer une nuit entre Death et Yosemite : Mammoth ou Lone Pine ?
Circuit Vancouver - Whistler - Lake Louise - Calgary sur neuf jours English translation pending
bonjour,
Voici un projet de de circuit pour découvrir un peu l'Ouest canadien : (après une semaine passée à Vancouver)
Qu'en pensez-vous ?
1e jour : Vancouver-Whistler (126 km). la Sea to Sky Highway, une des routes les plus scéniques de l'Ouest canadien, entre mer et montagnes. Nuit à Whistler. 2e jour : Whistler-Kamloops (299 km). Whistler, la station de ski qui accueillera les compétitions alpines des Jeux Olympiques d'Hiver de 2010 de Vancouver. Départ vers Kelowna via Cache Creek et Lillooett, le kilomètre zéro de la piste de la ruée vers l'or du Klondike. Continuation vers South Thompson Inn Guest Ranch. Installation dans un ranch en pleine nature. Temps libre sur le site pour profiter des activités. Nuit au ranch. 3e jour : Kamloops-Wells Gray-Valemount (347 km). Début de matinée libre pour profiter pleinement des activités proposées sur le site ou relaxer au bord de l'eau. Puis route vers le parc provincial de Wells Gray. Arrêt aux Chutes Helckmen, mesurant 135 m de haut, parmi les plus spectaculaires de Colombie Britannique. Continuation vers Valemount et arrêt au Mont Robson, le plus haut pic des Rocheuses canadiennes (3 953 m). Nuit à Valemount. 4e jour : Valemount-Jasper-Valemount (250 km). Visite de Jasper. Tour d'orientation de cette petite station balnéaire (vue ici de la route de Pyramid Lake) et entourée de crêtes rocheuses impressionnantes, site du Patrimoine mondial de l'Unesco et visite du Parc National de Jasper. Excursion vers le Canyon Maligne Canyon qui fut creusé dans la roche calcaire par la rivière du même nom. Retour vers Valemount en fin de journée. Dîner et nuit à Valemount. 5e jour Valemount-Lake Louise (352 km). Départ vers le Lac Louise et Lac Moraine en passant par Jasper. Arrêts photos aux Chutes Sunwapta et Athasbasca. Continuation le long des champs de glaces sur une des routes les plus scéniques en Amérique du Nord. Arrêts photos au lac et le Glacier Bow et au Lac Peyto. Arrivée à Lake Louise en fin de journée. Dîner et nuit à Lake Louise. 6e jour : Lake Louise-Banff-Calgary (177 km). Arrêt photo à Lake Louise et Lake Moraine. Départ vers Banff avec à l'arrivée, tour d'orientation de Banff : Cave & Basin (possibilité de visite), Banff Springs, Mont Sulphur, Hoodoos. Continuation vers Calgary avec un court arrêt au Parc Olympique des Jeux d'Hiver de 1988. Tour d'orientation de Calgary : centre-ville, Eau Claire Market, Fort Calgary, Stampede Park, Héritage Park, etc. 7e jour : Calgary. Matinée dédiée à la visite d'Héritage Park. Après-midi libre pour découvrir la ville à votre rythme. Nuit. 8e jour : Calgary-Paris. transfert à l'aéroport et envol vers la France. 9e jour : arrivée à Paris.
Merci de vos suggestions, et pour reprendre un post précédent, comme ce sera en été : quid de l'option camping car, ou plutôt "cabin", lodges et autres ? Je ne sais pas bien quel est le plus rentable pour 4 personnes... à bientôt sur le site, Pong
1e jour : Vancouver-Whistler (126 km). la Sea to Sky Highway, une des routes les plus scéniques de l'Ouest canadien, entre mer et montagnes. Nuit à Whistler. 2e jour : Whistler-Kamloops (299 km). Whistler, la station de ski qui accueillera les compétitions alpines des Jeux Olympiques d'Hiver de 2010 de Vancouver. Départ vers Kelowna via Cache Creek et Lillooett, le kilomètre zéro de la piste de la ruée vers l'or du Klondike. Continuation vers South Thompson Inn Guest Ranch. Installation dans un ranch en pleine nature. Temps libre sur le site pour profiter des activités. Nuit au ranch. 3e jour : Kamloops-Wells Gray-Valemount (347 km). Début de matinée libre pour profiter pleinement des activités proposées sur le site ou relaxer au bord de l'eau. Puis route vers le parc provincial de Wells Gray. Arrêt aux Chutes Helckmen, mesurant 135 m de haut, parmi les plus spectaculaires de Colombie Britannique. Continuation vers Valemount et arrêt au Mont Robson, le plus haut pic des Rocheuses canadiennes (3 953 m). Nuit à Valemount. 4e jour : Valemount-Jasper-Valemount (250 km). Visite de Jasper. Tour d'orientation de cette petite station balnéaire (vue ici de la route de Pyramid Lake) et entourée de crêtes rocheuses impressionnantes, site du Patrimoine mondial de l'Unesco et visite du Parc National de Jasper. Excursion vers le Canyon Maligne Canyon qui fut creusé dans la roche calcaire par la rivière du même nom. Retour vers Valemount en fin de journée. Dîner et nuit à Valemount. 5e jour Valemount-Lake Louise (352 km). Départ vers le Lac Louise et Lac Moraine en passant par Jasper. Arrêts photos aux Chutes Sunwapta et Athasbasca. Continuation le long des champs de glaces sur une des routes les plus scéniques en Amérique du Nord. Arrêts photos au lac et le Glacier Bow et au Lac Peyto. Arrivée à Lake Louise en fin de journée. Dîner et nuit à Lake Louise. 6e jour : Lake Louise-Banff-Calgary (177 km). Arrêt photo à Lake Louise et Lake Moraine. Départ vers Banff avec à l'arrivée, tour d'orientation de Banff : Cave & Basin (possibilité de visite), Banff Springs, Mont Sulphur, Hoodoos. Continuation vers Calgary avec un court arrêt au Parc Olympique des Jeux d'Hiver de 1988. Tour d'orientation de Calgary : centre-ville, Eau Claire Market, Fort Calgary, Stampede Park, Héritage Park, etc. 7e jour : Calgary. Matinée dédiée à la visite d'Héritage Park. Après-midi libre pour découvrir la ville à votre rythme. Nuit. 8e jour : Calgary-Paris. transfert à l'aéroport et envol vers la France. 9e jour : arrivée à Paris.
Merci de vos suggestions, et pour reprendre un post précédent, comme ce sera en été : quid de l'option camping car, ou plutôt "cabin", lodges et autres ? Je ne sais pas bien quel est le plus rentable pour 4 personnes... à bientôt sur le site, Pong
Premier vol: Salt Lake City avec Delta Air Lines English translation pending
Bonjour à tous🙂, je vous ai déjà parlé de mon futur voyage et en ce moment on se renseigne pour le vol!
Le problème c'est que nous n'avons jamais pris l'avion et donc on y connait pas grand chose, j'ai donc quelques questions:
Je me suis renseignée sur internet etc, mais j'aimerais avoir l'avis de personnes qui ont l'habitude!
Tout d'abord nous souhaiterions une arrivée à salt lake city surtout que maintenant il y a le vol direct de air france via delta air lines.
1°j'ai vu sur leur site qu'on a le droit a un seul bagage maintenant en soute, sachant que tous ce qui est susceptible de se casser sera dans notre bagage cabine est-ce vraiment necessaire d'avoir une valise très rigide? 2°sur le site de delta il y a écrit que les objets autogonflants sont interdits🙁 et justement on avait prévu d'emmener des matelas autogonflants, donc a la place que me conseillerez vous afin d'éviter au maximun le mal de dos(camping pendant 3semaines!!). 3°Nous avons moins de 25ans et sur different sites il est mentionné des tarifs moins cher pour cette tranche d'âge avec air france!J'ai été sur le site il parle de tempo jeunes mais c'est pas très clair, pourriez vous m'éclairer? Enfin si y'en a qui veulent bien prendre un peu de leur temps pour me donner des conseils(des trucs tout bête) quand on prend l'avion qui ne sont pas forcément evident quand c'est la première fois!!😉Merci
1°j'ai vu sur leur site qu'on a le droit a un seul bagage maintenant en soute, sachant que tous ce qui est susceptible de se casser sera dans notre bagage cabine est-ce vraiment necessaire d'avoir une valise très rigide? 2°sur le site de delta il y a écrit que les objets autogonflants sont interdits🙁 et justement on avait prévu d'emmener des matelas autogonflants, donc a la place que me conseillerez vous afin d'éviter au maximun le mal de dos(camping pendant 3semaines!!). 3°Nous avons moins de 25ans et sur different sites il est mentionné des tarifs moins cher pour cette tranche d'âge avec air france!J'ai été sur le site il parle de tempo jeunes mais c'est pas très clair, pourriez vous m'éclairer? Enfin si y'en a qui veulent bien prendre un peu de leur temps pour me donner des conseils(des trucs tout bête) quand on prend l'avion qui ne sont pas forcément evident quand c'est la première fois!!😉Merci
Visiter le Lake Tahoe au Nevada English translation pending
Bonjour à tous...
J'espère être au bon endroit pour demander .....
Qui aurait visiter le lake tahoe et pourrait me donner des renseignements ?
hôtel ? transport ? quoi visiter ?
Merci et si je ne suis pas au bon endroit dites le moi ...
à plus !
Bri