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Voyage au coeur de cette France qui dépayse English translation pending
by Colorianne · 2009-01-17 · 17 replies
Photos en fin de texte

Nul besoin d'aller très loin pour voyager.

Voyager sur la Terre, et voyager dans le temps.

Il était une fois… à deux heures et demie de route de chez nous, un petit fief bourguignon niché au creux d'une jolie campagne vallonnée, comme retranché du monde, où les habitants sont aussi nombreux que les têtes de bétail, comme on dit, et où le temps semble s'être arrêté il y a un siècle. Ou quasi.

Pour y parvenir, mieux vaut avoir fait le plein d'essence et connaître son itinéraire, car les petites routes sinueuses cheminant à travers bois, prés et champs et se rétrécissant au fur et à mesure que l'on s'éloigne de Dijon (à tel point que l'étroite ligne pointillée centrale prend des airs d'ineptie, à moins qu'elle n'ait été pensée pour les mobylettes, peut-être plus nombreuses à circuler ici que les voitures…), n'ont pas leur pareil pour mener… ailleurs… ou nulle part. Tout dépend du point de vue. Car se perdre, certains vous le confirmeront, peut être un pur moment de bonheur et de griserie, sans lequel le voyage perdrait un peu de sa saveur.

Mais tout le monde n'aime pas.

Perdus ou pas, nous voilà sur la route – enfin, sur une route, dont nous croyons nous souvenir que c'est la bonne, c'est-à-dire celle sensée nous mener où nous sommes sensés arriver, et sensés être attendus - et le paysage défile, admirable. Forêts denses, pâturages d'herbe grasse d'un vert profond, ceints d'antiques barrières de bois ou de murets moussus irreguliers, fossés pleins d'une eau courante et transparente charriant des feuilles mortes, ligne d'horizon douce et sinueuse irradiée de lumière révélant à perte de vue un espace d'une ruralité vertigineuse, palette d'ombres et de reflets dorés, silhouettes sur fond de ciel bigarré, éclaboussé et lavé des couleurs du couchant.

Le calme. La paix. Rien que l'abîme entre le ciel et la terre, qui vous happe et vous digère.

A lire les récits de voyage, j'ai constaté que la route crée souvent cet effet là : une ivresse, une griserie, une absence au goût de rêve dans laquelle il est bon de se laisser glisser, emporter, sans un mot. Et c'est pour mieux en profiter, que je me dispense de conduire chaque fois que je le peux !

Certes, nous sommes en France, tout près de chez nous… mais tellement ailleurs, déjà, car hors de portée. Evadés. Enfin !

Enfin… C'est bien beau, tout ça, mais les purs et durs esprits civilisés, indifférents aux subtilités évanescentes de la route et préférant à la mélopée des muses du voyage les instructions susurrées par la voix sensuelle de la dame du GPS, risquent quelques angoisses majeures à la vue de l'étroitesse inouïe et l'irrégularité du revêtement "de ce qu'ils osent appeler une route", la taille dérisoire, le calme et l'apparence austère des quelques hameaux nichés au creux des vallons ou à flanc de coteaux, l'absence total de tout commerce sur le trajet, la lenteur des troupeaux impavides qui rentrent placidement à l'étable, déféquant avec nonchalance et pissant de grands flots fumants sur la chaussée qu'ils encombrent sans aucun état d'âme, les caprices du gibier déboulant régulièrement des fossés, la mine revêche et méfiante des quelques vieux au regard farouche qui, assis sur des bancs de pierre devant leurs maisons d'un autre âge, vous fixent à travers la vitre de la voiture, histoire de se gausser plus ou moins ostensiblement de l'agacement délectable du rat des villes qui s'est égaré, avec sa belle berline ou son 4x4 métallisé rutilant au pare-buffle chromé, au milieu de ce trou-du-cul du monde, comme ils disent, où même le téléphone portable a renoncé à toute incursion.

Longtemps, très longtemps après avoir quitté la ville (le temps ralentit au fur et à mesure que l'on avance, tout comme la vitesse de la voiture d'ailleurs, comme à l'approche du néant…), après avoir enchaîné les virages et contemplé, en plissant les yeux, les crépitements stroboscopiques du soleil jouant à cache-cache à travers les arbres, après avoir goûté à l'ombre épaisse des forêts et bu la lumière mordorée inondant la plaine, après avoir croisé les nombreuses croix en pierre, en métal ou en bois postées en retrait de la route ou trônant à quelques carrefours, après avoir admiré quelques domaines et corps de ferme imposants, hélas abâtardis à cette époque par des luminions de Noël kitsch à souhaits, après avoir aperçu quelques pancartes indiquant des noms bien ruraux et inhabituels, comme Villeneuve-les-Convers, Lucenay-le-Duc, Bussy-Rabutin, Thenissey, Beigneux-les-juifs, Blaisy-haut et Blaisy-bas, Darcey, Venaray-les-Laumes…, après avoir fait la course avec les trains le long de la voie ferrée et s'être fait dédaigneusement doublés par le TGV, alors, seulement… (déjà)… se profile la silhouette de l'énorme silo à grains couleur d'azur, avertissant aux initiés que nous sommes, que nous n'en avons plus que pour quelques coups de volant…

"Encore combien de villages ?", demandent les enfants, pour la dernière fois…

La pancarte d'entrée à peine passée, nous voilà, d'emblée, au "centre ville", sur la minuscule placette où siègent dignement la petite église, le cimetière clos, le monument aux morts et la jolie fontaine, tous de la même couleur pierre. Y a-t-il une mairie ? Si oui, rien ne la distingue des autres bâtisses, par ailleurs toutes similaires - mais pas sans caractère, loin s'en faut.

Souvent, lorsque nous arrivons, il fait nuit. Ou vraiment pas loin.

Nous redécouvrons donc les lieux à la lueur des réverbères et des fenêtres éclairées. Les cheminées fument, seuls quelques chats rodent dans la rue et leurs yeux jettent des éclairs dans la lumière des phares. Le calme règne et tout semble au repos. Le village est tout entier bâti de pierre : chaque maison, chaque mur, chaque monument, les ponts, jusqu'aux auges, jardinières et autres bacs à fleurs… Et est-ce pour cela, ou parce que nous sommes un peu saouls de tous ces virages et de tout cet espace vertigineux bu à grands traits : ici, tout semble figé, statufié, pétrifié, comme sur une image d'archive. Ici, le temps semble n'avoir plus cours et on est presque surpris que la vie ne se déroule en noir en blanc, de croiser des voitures au lieu de carrioles, de voir des ampoules électrique briller à travers les vitres des fenêtres plutôt que la flamme tremblotante des bougies, de découvrir, sur un pan de mur fissuré, un très flashy "Bonnes fêtes" clignotant, au lieu de quelques branches de gui enrubannées, ou une énorme moissonneuse-batteuse ultramoderne au détour d'une grange délabrée…

Moins d'une centaine d'âmes, 2 rues perpendiculaires, la place et ses monuments, quelques fermes, un vieux moulin à l'écart, une rivière paisible, un ruisseau nerveux : voilà tout ce qui fait ce hameau. C'est si petit, ici, qu'on pourrait presque le traverser sans s'en rendre compte.

Quelques mètres après la place, juste avant de sortir du village, nous prenons à droite, entre l'atelier à bois et l'atelier fer, et entrons dans la cours de "chez la Mamie", qui nous attend, forcément, en guettant par la fenêtre, en cuisinant ou faisant sa vaisselle. A moins qu'elle ne soit encore à la messe, à cette heure. Sa maison est une grosse bâtisse où la partie habitable fut aménagée et agrandie en plusieurs étapes, grignotant progressivement sur les étables, greniers et autres dépendances concomitantes, pour loger les membres de la famille au fil des naissances. Et quelle famille ! La Mamie a eu un paquet d'enfants, et ce à partir de 19 ans. Mariée au premier parti venu : le frère du mari de sa sœur, un charretier devenu garagiste par la force du progrès, gros fumeur et gros buveur, emporté il y a environ quinze ans par un cancer ("Tu vois, la vie ne fait pas si mal les choses", m'a-t-elle dit, un jour), elle n'a pas eu une vie facile et ne tient plus à l'existence que par la religion et les antidépresseurs qu'elle prend depuis plus de trente ans. Très pieuse, la pauvre a vu, désolée et impuissante, quasi tous ses enfants briser les liens sacrés du mariage, et une de ses petites-filles se convertir à l'Islam… Mais chut, la voilà, alors que nous venons à peine d'émerger de la voiture. Elle sort en chaussons et en tablier, dans le froid glacial, pour nous embrasser avec effusion et s'extasier de comme les enfants ont grandi, avec cet accent rugueux inimitable typique de la Bourgogne profonde qui, hélas, s'éteint progressivement avec les anciens et ne tardera pas à disparaître du paysage…

Nous entrons sur ses talons. Chez elle, ça sent comme avant, chez ma grand-mère à moi. Une odeur de soupe maison, de vieux bibelots et de cadres poussiéreux, de détergeant à l'huile de lin, de cageots de pommes entreposés et de désodorisant pour toilettes. Peut-être un peu la vieillerie, aussi. Les revêtements de murs ont été refaits récemment, de même qu'on été posés des volets roulants aux fenêtres. Dans la cuisine trône une cuisinière à gaz toute neuve. Pour un peu, on se croirait dans une maison moderne, si ce n'étaient les murs qui mesurent bien 50 ou 60 cm d'épaisseur, les fenêtres ruisselant de condensation qui laissent un peu passer les courants d'air, la vieille baignoire carrée écaillée dans la buanderie, les vieux WC planqués entre trois bouts de contreplaqués peints d'une horrible couleur rose-saumon, les chambres, froides et pleines de lits aux matelas creux et aux couvertures élimées, toutes à l'étage, accessibles par le traditionnel escalier de bois caché derrière sa porte d'accès, les couvercles de boîtes à chocolat ou les bondieuseries variées qui constituent la déco murale, etc. La chaudière ronfle par intermittence. Dans la cuisine, sur le gaz, mijotent dans une vielle poêle toute noire et cabossée, des pommes de terre toutes rondes baignant dans un bain crépitant de saindoux et une grosse cocotte-minute qui sifflote.

Chez la Mamie, on ne plaisante pas avec la nourriture. A 18h30 le couvert est mis d'office, et la bienséance impose de faire honneur au repas, quelle qu'ait été l'heure et le contenu du goûter des enfants. Repas toujours rustique, aussi copieux que délicieux. Elle nous régale (et nous gave) de "tout maison" : conserves de légumes et de fruits du jardin, liqueur de cassis (simple sirop pour les enfants), crème et lait de ferme produits par son fils, fromage blanc maison à tomber par terre agrémenté de confitures, clafoutis de fruits de saison, biscuits, gâteaux moelleux à souhaits… Et pas question d'en laisser dans l'assiette !! Le gaspillage, ça la rend malade. D'ailleurs, je suis toujours fascinée de la voir, à la fin de chaque repas, humecter son doigt pour happer consciencieusement les dernières miettes égarées sur la nappe… Un réflexe qui me fait mesurer toute la distance qui nous sépare, moi qui suis d'une génération qui n'a jamais connu ni guerre ni restrictions, de ces femme qui, comme elle, connaissent la valeur des choses essentielles : manger à sa faim, se chauffer, avoir son homme à la maison et pas au front ni dans un camp de prisonnier… de ces choses qu'on considère comme normales et évidentes, en nantis inconscients que nous sommes.

Bien souvent, notre visite a pour but une fête familiale, laquelle regroupe environ quatre-vingt personnes dans la petite salle des fêtes jouxtant l'église. Chacun ramène un plat, un dessert, du vin, de quoi festoyer dignement. Passée l'effervescence un peu fouillis des arrivées, des préparatifs, des retrouvailles et des salutations, les affinités font leur œuvre et les groupes d'âge se reforment naturellement parmi la multitude de cousins, cousines, oncles, tantes, neveux, petits-enfants, arrière-petits-enfants, mamies, papis et autres aïeux…

Les discussions de ma génération m'ennuient, la plupart du temps. Tout a déjà été dit et rabâché. Du coup, je laisse trainer mes oreilles près du groupe des anciens. J'aime à écouter, discrètement, ce que se racontent nos aînés, ceux qui trônent tout en haut de leur pyramide familiale, en toute discrétion. Dans le groupe, ce sont toujours les mêmes qui parlent. Souvent les femmes, d'ailleurs, sauf celles qui, parce qu'elles sont complètement sourdes, et donc larguées, se contentent d'opiner régulièrement et obligeamment du chef. Les hommes écoutent, placent un bon mot de temps à autre, et certains finissent par disparaître sans qu'on sache trop comment, ni où. Peut-être ont-il des vaches à rentrer et à traire ? Une sieste ou une balade à faire ? Ou, tout simplement, assez du bruit ambiant et besoin de se retrouver seuls avec eux-mêmes ?

Dans le groupe, personne ne s'émeut de ces absences, ni même ne semble les remarquer. Les langues vont bon train. On parle des prochaines célébrations, des pèlerinages, des sorties organisées par les amis de Ste Reine. Et puis on se donne des nouvelles, on se raconte ses maux divers en grimaçant et on rapporte, commente ou critique ce qu'en disent les médecins. On parle beaucoup, avec lenteur, d'un air compatissant et triste, presque à mi-voix, des maladies des autres. Et puis, sans broncher, on évoque les derniers morts et enterrés, et ceux qui n'en ont plus pour très longtemps... On parle aussi de ses enfants, petits-enfants, des mariages, des naissances, des divorces et des séparations, beaucoup. Et je suis, alors, toujours profondément surprise d'entendre ces femmes se remonter les unes les autres pour charger avec animosité leurs semblables, d'autres femmes donc, qu'elles sont promptes à faire immanquablement porter le chapeau de la rupture des couples : ou d'avoir été trop fades et insipides, ou trop légères et libérées, ou trop austères et rigides, ou trop laxistes, ou trop autoritaires... Peut-on remettre en cause toute une existence et quatre, cinq ou six dizaines d'années dédiées à un seul homme, auquel on n'a jamais imaginé pouvoir se soustraire ?

Dans ce domaine, il y a incompréhension inter-générationnelle, c'est indéniable : Les femmes d'aujourd'hui, quel drôle de genre, tout de même, à divorcer dès qu'on leur fout une beigne ou soi-disant parce que le mari déserte un peu trop le lit conjugal, à vouloir à tout prix leur autonomie, à travailler autant voire plus (et gagner autant, voire plus) que leurs hommes, à décider du bon moment d'avoir un enfant, à laisser leurs gamins en garde, à cuisiner du surgelé vite-fait, à sortir et voyager… Et ces jeunes, mal élevés par des mères absentes et des pères démissionnaires étouffés sous les tâches ménagères négligées par leur épouse, qui ne vont plus ni au cathé, ni à la messe, et n'ont plus pour leurs ainés le moindre respect. La faute à qui, hein ? Mais où va le monde !!

J'écoute.

Peu à peu, les phrases pâlissent et leurs sens, au milieu des mots qui roulent sous l'accent comme les cailloux dans le ruisseau et des expressions de patois, s'efface peu à peu. Ne reste qu'un doux murmure, un brouhaha informe assourdi par les rires et les cris des autres, les jeux des enfants, les va-et-vient de tous. Noyée dans ce flot, l'attention déconnectée, je réalise que tout cela pourrait tout aussi bien se passer ailleurs, dans un autre pays, et dans une autre langue, langue que je ne comprendrais alors qu'à peu près, grâce aux intonations de voix, aux mimiques des visages et aux gestes des mains. Cela ne ferait pas une grosse différence. Oui, peut-être que cette scène, ailleurs, se déroulerait exactement de la même manière. Peut-être s'y déroule-t-elle déjà, même.

Lorsque je les observe, ces anciens d'ici, une impression puissante me gagne toujours. De leurs attitudes, de leur présence, de leurs façons de se parler sans pratiquement se regarder, parce qu'ils se connaissent par cœur, de leur façon de rire et de soupirer, émane quelque chose que je n'ai ressenti, pour l'instant, de façon aussi tangible, qu'ici. Quelque chose qui m'évoque (mais est-ce vraiment cela ?) : la fraternité. Cette solidarité, puissante, indéfectible, qui lie les gens du village entre eux, et surtout les vieux, issus pour la plupart de trois ou quatre familles majoritaires ayant toujours vécues ici. Eux tous, et quelques-uns de leurs enfants et petits-enfants, n'ont rien connu d'autre que ce coin, ou sont arrivés d'un village voisin au moment de leur mariage. Le seul voyage de la plupart d'entre eux : un pèlerinage à Lourdes, le plus souvent organisé par la paroisse. Leur patelin, c'est leur vie, d’un bout à l'autre. Pendant leur enfance, ils ont joué dans le petit ruisseau limpide qui traverse le village de part en part et longe le cimetière, ont fréquenté l'école communale à l'instituteur unique. Ils se sont mariés à l'église, ont enterré nombre des leurs dans le petit cimetière. Ils aiment leurs collines arrondies et leur vieux petit château à moitié déglingué, leurs fermes boueuses, leurs champs caillouteux, leurs croix austères, leurs chapelles de pierre et leurs troupeaux débonnaires.

Cet attachement à un lieu, à une terre, m'a fait comprendre, un jour, à moi qui suis d'une génération de feignants et de lâches, d'où les combattant des deux guerres, ces soldats au patriotisme viscéral, tiraient cet amour de la France qui les menaient souvent à la mort, fiers de verser leur sang en servant leur pays… Nous, les jeunes, n'avons plus de racines, et même nos familles ne sont plus cet ancrage d'antan. Nous sommes si blasés, si indifférents et nombrilistes : au nom de quoi nous battrions-nous ? Même l'insoutenable qui nous entoure ne nous fait plus réagir. Ou si peu… juste à grands coups de mots vides et de dédouanements empressés.

Avec les vieux disparait l'âme de la France courageuse et patriote… Et je ne sais pas trop qu'en penser.

Ici, l'histoire a renforcé les liens déjà forts de l'attachement commun à la terre : en 44, une rafle a envoyé une bonne partie des habitants en camp de concentration, et peu en sont revenus. "La Mamie" (que tout le monde appelle par son surnom, tout comme la plupart des gens ici…) était une toute jeune fille à cette époque, et, ce jour-là, elle était – à pieds bien sûr - sur la route à quelques bornes de là, de retour de chez une tante je crois. En rentrant au village, elle a trouvé les maisons désertes et, avertie du drame, en gagnant la gare la plus proche, put entrevoir sa sœur et sa mère monter dans un wagon. Sa mère qui succomba sur le chemin du retour, peu après la libération, et qu'elle ne reverra pas. Sa grande sœur, par contre, la célèbre "marraine", est revenue, elle. Et toute sa vie fut auréolée de cette expérience douloureuse. "La marraine", avec son regard d'enfant et ses manières un peu désuètes de bourgeoise de campagne, offusquée du peu de cas que font les jeunes d'aujourd'hui de cette période de l'histoire et qui, soucieuse de participer à la transmission de la mémoire, fit retranscrire ses souvenirs de déportation dans un petit livret qui fut distribué à toute la famille et aux amis. Pour avoir été chargée de le relire pour en corriger les fautes et l'avoir donc ausculté sous toutes les coutures, je le connais bien, ce récit poussif et scolaire, où la maladresse du style perturbe un peu la lecture mais ne parvient pas, malgré tout, à altérer le caractère dramatique du vécu, qui se suffit de toutes façons à lui seul.

Oui, ici, l'histoire a laissé des traces, et si ce n'est sur la terre, au moins dans le cœur des hommes. Et pas que les guerres. Chaque chemin, chaque colline, chaque champ, même, a ses propres drames à raconter. Là, untel s'est fait écraser en se retournant avec son tracteur. Là, un jeune s'est tué à mobylette. Là, le père de la Mamie fut retrouvé mort… Dans cette maison, une femme s'est suicidée. Sur le bord des routes, comme partout, fleurissent des bouquets de fleurs suspendus à des croix.

On a aussi vu débarquer le progrès et ses coups-bas : l'énorme silo du village voisin fut implanté aux limites de la commune, les lignes à haute tension ont poussé comme de gigantesques champignons d'acier sur les collines et leurs câbles on traversé le ciel. Le TGV a tracé sa route dans la vallée sans que personne n'aie son mot à dire… Et ce vécu commun, faisant fi des inévitables chamailleries humaines, toutes ces saisons, ces événements partagés, ces paysages mille fois arpentés et connus par cœur, l'angélus familier rappelant invariablement les travailleurs au foyer, les nuits paisibles ponctuées par le tintement régulier des cloches de l'église et l'écho du passage des trains, etc., façonnent les visages et semblent donner le même regard aux gens.

J'aime les écouter parler, mais j'ai mes limites, et le bruit des discussions, des rires et des cris qui résonnent dans la petite salle, dépasse assez vite le seuil critique annonciateur de migraine... Les repas à rallonge qui s'éternisent jusqu'au milieu de l'après-midi, ça n'a jamais été mon truc. Je ne tarde donc pas à filer à l'anglaise, avant le dessert souvent, appareil photo en bandoulière, et je pars retrouver les sentiers familiers, les barrières affaissées, les murets éboulés, les ruisseaux qui descendent des collines et les rivières qui serpentent dans le bocage, les buses qui volent en cercles au dessus des prés. La moitié du village étant de la fête, je ne croise personne, ou quasi, et la paix règne aux alentours : une volupté à peine troublée par les quelques passages du TGV.

En grimpant sur la route qui mène à Hauteroche, je m'offre une vue plongeante sur l'architecture en croix monochrome du village. Les cheminées fument tranquillement, l'air est limpide et glacé comme de l'eau, le ciel est blanc de lumière hivernale et le sol de givre. Dans le ruisseau trempent et oscillent des glaçons aux formes tourmentées, suspendus aux feuillages et aux brindilles.

De là-haut, je le sais, on aperçoit, par delà la forêt, au sommet d'un versant éloigné, la stature imposante de l'abbaye de Flavigny (connue pour ses délicieux petits bonbons tous ronds et blancs à l'anis), silhouette sombre et trapue se détachant sur le fond clair du ciel. Et, un peu plus loin, l'entrée d'Hauteroche est dominée par des falaises abruptes perforées de deux énormes trous, semblant veiller sur les habitants d'un regard aux orbites vides. A leurs pieds, en cherchant un peu, on trouve quantités de fossiles.

Hauteroche, c'est, au delà du nom aussi poétique qu'évocateur, à nouveau, un dépaysement. Une ambiance bien plus montagneuse, des pierres plus grises, des rochers fascinants piquetés de trous où la joubarbe se plait à pousser, dont les gens ornent la devanture de leur maison ou avec lesquels ils entourent leur jardin, construisent des murets ou des monticules servant de chapelles. J'aime ce village, toujours venteux. Il nous arrive – privilège de famille nombreuse et donc encombrante, qu'on ne sait jamais où caser - de loger dans le gîte rural, cette charmante maisonnette au grenier reconverti en chambres d'hôtes, avec ses lits grinçants et ses poutres imposantes, dont les fenêtres dominent les toits d'un côté et la cour d'une antique maison de maître de l'autre. Des prospectus y traînent, vantant l'intérêt des visites touristiques locales, dont le fameux site très controversé d'Alesia, évidemment. A cela, je préfère remonter le long de la Douix, jusqu'à la grotte d'où jaillit sa source, vaquer à travers prés en cherchant dans les fossés ces petites étoiles fossilisées qui font l'émerveillement des enfants, ou encore passer voir l'un des fils de La Mamie, dans sa ferme, pour y boire un verre de lait chaud tout juste sorti du pis de ses vaches, parler (l'été) des derniers vêlages et caresser les veaux nouveau-nés, dans la chaleur moite de la laiterie et la saine odeur du foin…

Les enfants ne s'y trompent pas : ici, les vacances durent plus longtemps, et on adopte tout naturellement un autre rythme. On se détend, on se ressource, on se laisser aller à la quiétude et à la tranquillité ambiantes. Il y a toujours un coin inexploré à découvrir, un chemin à arpenter, un barrage à agencer dans le ruisseau, des bouts de bois pour bricoler dans l'atelier, des fleurs des champs à cueillir, des détours à découvrir, des photos à prendre, des chevaux, des vaches, des oiseaux, des poissons à observer, un train à attendre, soit du haut du pont, pour qu'il nous salue d'un joyeux coup de klaxon lorsqu'on lui fera coucou, soit caché dans le tunnel qui passe sous les voies, où la terre tremblera alors dans un bruit de tonnerre.

Ici, c'est la France profonde, la belle France, celle qui se respire, se goûte, s'écoute, se sent, s'admire. Celle qui ressource. Qui dépayse, pour peu qu'on vienne de n'importe où ailleurs.

Cette France que, pour un peu, on croirait éternelle…

Celle qui, quand je la quitte, peut-être du fait de la succession de virages et des ondulations incessantes de la route qui nous entraîne vers Chaumont, de la lourdeur de la cuisine de la Mamie ou de l'excès de sociabilité, me laisse immanquablement barbouillée, le cœur au bord des lèvres et la mélancolie latente, comme au sortir d'un rêve, dans lequel je serais volontiers restée.
Trajet Moselle - Sarre (Allemagne) à vélo English translation pending
by Dandaniel54 · 2009-01-16 · 5 replies
Bonjour

je fais faire la moselle et la sarre au mois de mai pour le trajet thionville coblence et coblence sarreguemines pas de pb piste cyclable tout le long je cherche juste le meilleur itineraire entre metz et thionville et sarreguemines et pont a mousson en evitant les grandes routes si certains ont fait moselle sarre merci devos avis
Trekking de cinq/six jours dans le Mercantour (France) English translation pending
by Ujio · 2008-12-30 · 7 replies
Je profite de cette occase pour souhaiter à tous ce petit monde VF une très bonne année 2009 avec tout ce dont vous souhaitez le plus. Ma question est de savoir si quelqu'un connaît un circuit en boucle(récupération du véhicule à terme du trek)d'une durée de 5 à 6 jours, dans le Mercantour, en Aout prochain, avec un max de super paysages à voir dans un laps de temps aussi court?Je collecte des infos tous azimuts(hébergements, rav, nbr Km/jours, ...)car nous avons l'intention de faire ce petit trek, avec le fiston, et ce, en autonomie totale. Merci d'avance à tous, et profitez bien des fètes!😊
Aide sur organisation d'un circuit de dix jours au Québec English translation pending
by Mimilou33 · 2008-11-11 · 18 replies
Bonjour !

Je souhaiterais partir au Quebec avec mon ami en aout 2009 pendant 10 jours. Nous aimerions voir Montreal, Quebec, le pb ce qu'après nous bloquons sur les destinations ! Il ya tellement de chose à voir mais nous ne pouvons partir que 10 jours. J'aimerais avoir quelques idées d'itinéraires sur 10 jours (nous aimerions visiter les villes, quelques musées, voir peut être des baleines, des grands espaces en fait nous aimons tout de la ville à la rando !) Nous prendrons je pense une voiture de location et logerons dans des auberges de jeunesse ou B&B...

En attendant, je continue à lire mon guide ...

Merci pour vos conseils !
Hôtel entre Marrakech et Fès? English translation pending
by Plonplon · 2008-10-13 · 22 replies
Bonjour,

Je pars avec ma petite famille (parents + fils 16 et fille 15 ans) pour la premiere fois au Maroc. Vol sec Bruxelles-Casa, puis train Casa Marrakech. Jusque là, ca va. Ensuite loc de voiture : faut-il réserver avant de partir ? Je cherche n hotel entre Marrakech et Fes : vous avez des adresses ???

Merci. FRED
Tour du monde avec un budget très limité. English translation pending
by TomLille · 2008-09-30 · 54 replies
Bonjour à tous,

Il y a peu de temps, j'ai décidé de quitter Lille et de partir pour un long voyage de plusieurs mois (qui a dit plusieurs années ? ...) J'envisage donc mon tour du monde à partir de novembre. Sac à dos, duvet et tente seront les principaux équipements. Quelques affaires de rechange et une bonne trousse à pharmacie viennent compléter ces bagages. Seulement voilà, l'idée de base serait de me mettre sur le pas de ma porte, prendre la gauche ou la droite sur un jet de dé et de suivre la route. Beaucoup d'entre vous vont crier à la folie, mais je pars avec moins de 3000 euros. Je suis sûr de mon départ, assez sûr de moi (peut-être trop ... :)), mais c'est décidé, je m'éloigne de mon environnement quelques temps. Prenons en compte le fait que je ne voyage ni en avion, ni dans les hotels, le moins de "restos" possible. Je me base beaucoup sur le donnant-donnant, un travail chez quelqu'un contre un repas, quelques km en voiture ou un lit pour la nuit. C'est une vision assez utopique du voyage mais je veux vraiment y croire. La description de mon idée est très sommaire, je fournirai plus d'explications si vous êtes intéressé.

La question est simple : Qu'en pensez vous.

Merci à tous ceux qui répondront à ce post. ++++ Tom
Via de la Plata (Séville - Saint-Jacques-de-Compostelle) en janvier English translation pending
by Jpp41 · 2008-07-12 · 15 replies
bonjour à tous, j'ai l'idee de faire la via de la plata de seville à compostelle en 2 fois. Le premier troncon je ne pourrais le faire que en janvier 2009, depart vers le 7 ou le 8. J'ai plusieurs questions qui me viennent à l'esprit si par hasard quelqu'un d'autre avait cheminé à cette epoque de l'année de ce coté la:

Quel temps fait il en general dans cette pertie de l'espagne en hiver? Les auberges de pelerin sont elles ouvertes? Le chemin est il bien tracé et interessant sans trop de bitume? y a t"il du monde sur ce chemin en hiver ? car bien que craignant la foule, j'aime bien cependant pouvoir partager de temps en temps.

cela serait bien si quelqu"un pouvait m'apporter une ou plusieurs reponses à mes questions merci

jpp
Montréal-Québec via le fjord du Saguenay début juillet English translation pending
by Macocle · 2008-04-22 · 6 replies
Bonjour, Nous sommes un couple de seniors qui allons retrouver notre fils (expatrié sur la côte ouest des USA) pour quelques jours au Quebec la première semaine de juillet. J'ai déjà organisé le début du séjour à Montréal et la fin à Québec (nous y serons le 4 juillet !) mais je peine énormément pour la partie entre deux. Nous voudrions circuler du 30 (départ de Montréal) au 3 (arrivée à Quebec) et ne pas manquer : les "incontournables" des rives du St Laurent (par exemple Port-au-Persil décrit comme un village de rêve), les chutes Montmorency et aussi Ste Rose du Nord... Qui peut m'aider car je m'embrouille terriblement avec mes guides (Ulysse et Petit Futé) et je n'arrive pas à faire un circuit cohérent? Nous envisageons de dormir dans des hôtels ou motels (classiques). C'est vraiment un appel angoissé car je vois passer le temps et je n'ai pas retenu nos hébergements (sauf à Montréal et Québec) Merci mille fois pour votre aide. Macocle
Visiter la Gaspésie du 19 au 27 avril English translation pending
by Maudeeu · 2008-04-06 · 8 replies
Bonour, Nous sommes 2 et n'avons pas d'autres dates pour visiter la gaspésie.... j'espère que le temps jouera pas trop avec nous. Nous aimerions avoir le max d'info pour découvrir cette région du mieux possible malgrè, je suppose, les mauvaises datent... J'espère que vous me direz que c'est pas fichu d'avance et que nous allons pouvoir voir quand même quelques trucs Merci des vos futures infos. Maud
Burkina Faso: de Bobo-Dioulasso à Banfora English translation pending
by Julien049 · 2008-02-28 · 9 replies
Bjr,

je pars cet été au burkina faso et j'ai envie d'aller a bobo puis a banfora voir les chutes (es ce que banfora est intéressante a visiter et es ce que le bus tcv qui emmene de bobo a banfora emmene jusquau chute cascade merci beaucoup
Parcours Skoura/Merzouga (Maroc) English translation pending
by Ficusette · 2008-01-15 · 19 replies
Bonjour à tous !

J'essaie de préparer un itinéraire pour un premier voyage au Maroc. J'ai défini les grandes lignes mais j'ai besoin de vos précieux conseils pour établir le parcours entre Skoura et Merzouga (en voiture de loc).

Est-il envisageable de relier ces deux étapes en une seule fois (si oui, pourriez-vous me donner un temps de parcours approximatif) ou vaut-il mieux faire une halte (si oui, où? )

Merci d'avance pour votre aide 😉 Gaëlle
Guide local pour la région de Corcovado au Costa Rica? English translation pending
by Durocherlise · 2007-12-31 · 43 replies
A deux semaines du départ notre projet de séjour au poste des gardes forestiers de Sirena dans le parc de Corcovado tombe à l'eau. L'administration nous informe qu'il nous sera impossible de manger au restaurant tel que demandé lors de notre réservation. Merde! Qu'il nous faudra apporter notre nourriture et accessoires....Facile à dire! mais impossible pour nous.

On cancelle!

Heureusement nous avons pu trouver, tout près, un gîte avec repas inclus, c'est La léona eco-lodge, situé à la limite du parc de Corcovado. Maintenant nous aimerions bien pouvoir optimiser notre séjour en ces lieux magiques, un guide parlant français où anglais, qui pourrait venir nous montrer ce que nos yeux de touristes ne verraient pas. Je suis une fanatique de perroquets et je rêve de pouvoir les admirer dans leur milieu naturel. Or, il semble qu'il n'y ait pas de guides sur place.

Est-ce que quelqu'un connait une ressource locale disponible???
Albanie: nostalgie English translation pending
by Lucbertrand · 2007-11-17 · 49 replies
Albanie impressions et nostalgie

Le récit que je vais vous faire, consiste en un certain nombre de flashes et de sensations qui ont été les miens après trois années passées dans ce pays, entre 1999 et 2002. Ma perception des choses peut être plus ou moins erronée, voire partiale. Il est en effet sur un sujet aussi vaste, très difficile d'appréhender la situation en faisant abstraction de sa propre perception. D'ailleurs y a-t-il qu'une seule réalité?

Comme pour beaucoup de Français, l'Albanie représentait pour moi un pays très mystérieux dont on ne savait rien, et ce mystère m'a toujours attiré. C'est entre autre ce qui m'a conduit à me porter candidat pour aller y travailler.

Ce mystère était entretenu du fait de la conjonction d'une multitude de facteurs. Ma curiosité avait en outre été avivée par une discussion avec un pilote un peu avant mon arrivée à Tirana. Vers les années 1980 alors qu'il convoyait un avion vers la Grèce, survolant la mer Adriatique, il regardait très intrigué vers la gauche, car sa carte ne mentionnait qu'une vaste zone grise. De quoi laisser libre cours à tous les fantasmes.

L'Albanie représentait à mes yeux un pays du sud couvert de grandes montagnes désertes et hostiles avec la mer bleue en toile de fond comme en Grèce. Ce en quoi je ne m'étais pas trompé. L'hiver la montagne enneigée tombe dans la mer ionienne, et oui, l'Albanie, baignée par deux mers, l'Adriatique et l'Ionienne, ne s'étend que sur 28000 kilomètres carrés. L'Albanie, à l'image de ses habitants, n'a pas de complexe et s'affiche à l'image des grands. Sa population est de l'ordre de trois millions d'habitants, si proches et si différents d'un bout à l'autre du pays. Pays de bandits depuis la plus haute antiquité, où déjà à l'époque de la splendeur de l'Empire Ottoman les militaires turcs craignaient d'être affectés. Certaines des vallées du nord sont restées catholiques, car les sultans toujours pragmatiques, connaissaient le prix à payer pour réduire quelques tribus prêtes à tout pour garder leur indépendance. On se croirait presque en Gaule au temps d' Astérix et Obélix.

L'Albanie évoquait aussi pour moi un pays qui après un régime communiste particulièrement dur, venait de s'ouvrir au monde extérieur et dans lequel tout restait à faire. Enver Hoja avait poussé le culte de la personnalité très loin mais peut-être pas plus loin qu'un Staline ou un Ceausescu. Entre parenthèse, concernant ces deux personnages, je conseille les livres suivants:Béria vie et mort du chef de la police secrète soviétique de Thaddeus Wittlin (Elsevier Séquoia) et Horizons rouges dans les coulisses de la maison Ceausescu par l'ancien chef des services secrets roumains, le Général Ion Pacepa (presse pocket). Revenons à nos moutons!!! Là je débarquai avec ma formation et mes idées cartésiennes dans un monde bien différent de ce que je connaissais.

L'Albanie, c'est tout d'abord ce peuple marqué par cinquante ans d'un système aberrant et monstrueux, où la terreur et la délation s'étaient insinuées jusque dans la cellule familiale. Plus personne n'osait parler même à ses proches. La littérature albanaise actuelle est très fortement focalisée sur la narration de ce passé douloureux, à la manière d'un patient en séance de psychothérapie. Les auteurs à ne pas manquer sont Kadaré (Avril brisé, le général de l'armée morte...), Fatos Kongoli (peau de chien), Maks Velo, Ylet Aliçka (slogans de pierre) et Jusuj Vrioni. Ce dernier était jusqu'à sa mort, en 2001, le traducteur officiel d' Ismaël Kadaré. Il parlait un français parfait, dans les années trente il avait été major de sa promotion à HEC. Il est l'auteur d'un seul livre (à ma connaissance) à caractère biographique« Mondes effacés, souvenirs d'un Européen». Un soir je l'avais raccompagné de Dürres à Tirana et j'aurais aimé que le trajet soit cent fois plus long, tant sa conversation était passionnante.

L'Albanie, c'est aussi et surtout le pays de la rumeur, où il n'est jamais possible de situer la frontière entre la légende et la réalité. Des événements si déconcertants pour notre forme de pensée s'y sont passés et s'y passent encore. Lorsque vous vous déplacez, on vous prévient que les risques d'agression sont toujours si importants, que de nombreux Albanais n'osent pas bouger. Mais lorsque vous prenez votre courage à deux mains et que vous vous aventurez sur les routes pour vous rendre dans ces fameuses vallées perdues, où les troupes ottomanes avaient du reculer, vous découvrez une réalité albanaise bien différente de notre rationalité, qui met des frontières bien marquées entre ce pays et ses voisins. L'Albanie, c'est cet homme qui vous aborde de nuit dans un village à l'aspect lugubre et plongé dans une pénombre épaisse, et qui vous demande dans sa langue «t'as de quoi manger, t'as de quoi dormir», il ressent chez vous une certaine crainte et il vous offre spontanément le gîte et le couvert, dût-il vous donner son repas et se passer de manger. C'est aussi ce gamin qui habite au Monténégro et qui passe la rivière à gué pour venir à l'école dans un village du côté albanais. C'est aussi ces petits Albanais d'Albanie, que vous voyez jouer au football sous un mirador, et tout surpris vous réalisez que ce dernier est en Macédoine et que normalement il est destiné à empêcher les Albanais de passer la frontière. C'est aussi ce camion lourdement chargé qui arrive directement du Kossovo. Alors qu'il n'y a pas de route, il apparaît brutalement au bout du champ en pente, surchargé et penchant dangereusement. Mais l'Albanie, c'est aussi cet Albanais du sud, qui lorsque vous lui adressez la parole dans sa langue, fait semblant de ne pas comprendre et dans le meilleur des cas vous répond en grec, et qui traite d'Ottoman celui qui parle albanais. J'ai vécu des situations cocasses, posant une question en albanais, mon interlocuteur albanais me répondant en grec en demandant à mon épouse de traduire en français. Attention selon les villages dans la région de Dhërmi, de ne pas confondre entre « kali nirta »et « mirë mbrema », bonne nuit en grec ou bonsoir en albanais. Cependant, les Albanais ce sont toujours des gens très accueillants qui, bien souvent même s'ils n'ont rien, vous offrent tout. Ferais-je une comparaison avec une réunion de cadres supérieurs en France, où chacun à la pause fait bien attention de ne pas payer le café de son collègue à trente centimes d'euros. J'arrête là les comparaisons, mais cela m'a fait ressentir un malaise profond quant à notre société. Ce sont aussi, toujours des gens déchirés par ce passé terrible, qui n'en a épargné aucun et qui les a tous marqués de façon irrémédiable. Des familles toujours à la recherche de leurs morts, tués par le système répressif du dictateur Enver Hoja, qui dans leur quête d'indices payent les meurtriers. Quarante huit camps d'internement, 80 000 ou100 000 prisonniers politiques, internés ou relégués. La différence est simple, soit le camp de concentration avec barbelés ou l'exil dans une région éloignée avec interdiction de la quitter. Beaucoup d'Albanais croisent dans la rue et vous montrent leurs geôliers de l'époque communiste. De façon paradoxale, dans ce pays où la violence peut exploser brutalement, bourreaux et victimes cohabitent dans le calme, alors que la loi du Kanun (vendetta locale) maintient toujours cloîtrées de nombreuses familles dans la crainte de la vengeance par le sang. Ce qui se rapporte au passé tragique communiste semble être exclu du processus de vengeance. Sans doute avons-nous eu des démarches similaires dans d'autres circonstances en Europe de l'Ouest. L'Albanie, c'est aussi le procureur général d'une ville du nord qui un dimanche vous accompagne un gros pistolet à la ceinture, suivi de près par son garde du corps, et qui à chaque halte vous offre un double raki et, lorsque de temps en temps retentissent dans la montagne des tirs à la mitrailleuse lourde, il vous dit en souriant qu'il s'agit d'un mariage. Ce même procureur, lorsque le lundi matin, il vous fait visiter le palais de justice, vous explique que pour juger et condamner un bandit dangereux, il fait venir un juge de Tirana qui quittera le lieu du jugement immédiatement après la sentence pour éviter une rétorsion fatale immédiate de la part de la famille. L'Albanie, c'est aussi cette vallée reculée à l'extrême pointe nord du pays, où se situe le village de Vermosh. Le vieux berger qui vous offre le café, vous demande des nouvelles de la guerre. Vous lui demandez de quelle guerre il s'agit? Bien évidemment de la guerre en Afghanistan, s'empresse-t-il de vous répondre, tout étonné de votre incertitude .Puis d'un air malin, il vous précise qu'il a une fille qui habite à Miami et un fils à New York, quant au troisième enfant, un garçon casanier, il s'est arrêté à Rome. Ensuite il sort son téléphone portable, et vous montre d'un air moqueur sur la colline du côté monténégrin, le relais téléphonique serbe qui lui permet de communiquer avec ses enfants. Lorsque vous vous éloignez presque en pleine forêt de quelques dizaines de mètres de sa ferme, vous tombez sur le Monténégro et là apparaît un soldat serbe pas décidé à accepter le moindre franchissement de frontière. Son arme individuelle avec un baïonnette bien brillante vous enlève toute envie de plaisanter bien qu'il ne se montre pas menaçant. Mais depuis, le Monténégro a obtenu son indépendance et cela a peut-être changé. L'Albanie, c'est aussi les slogans de pierre, immenses inscriptions faites de cailloux peints en blanc et accrochés au plus haut aux flancs des montagnes, afin que l'on puisse s'imprégner de loin de la propagande du régime disparu d'Enver Hoja. Bien qu'à l'abandon depuis l'écroulement du régime au début des années quatre vingt dix, ces « œuvres » sont toujours très visibles .Certaines sont immenses et ont demandé pour leur construction le déplacements de centaines de personnes, qui devaient effectuer de nombreuses heures de marche pour arriver sur le site de travail, qui parfois durait plusieurs semaines du fait du gigantisme de certaines de ces inscriptions. L'Albanie, c'est aussi ces centaines de milliers de bunkers, soit petits pour le soldat soit gros pour une pièce d'artillerie, qui à eux seuls mériteraient un livre, sans parler de ces pieux métalliques en queue de cochon qui hérissaient le pays dans l'attente de percer les pieds des parachutistes de l'OTAN ou du Pacte de Varsovie. Du col de la route menant de Saranda à Girokastra, vous pouvez en dénombrer d'un seul coup d'œil plus de 600. Le regard embrasse en contrebas une large vallée faisant face à la Grèce. L'Albanie, c'est encore la ville de Korça, coincée entre la Macédoine et la Grèce, où reposent 640 soldats français, tombés au cours des guerres balkaniques. Ville de tradition française du fait de notre forte présence entre les deux guerres mondiales. Chaque année pour la commémoration du 11 novembre, l'attaché de défense français au côté de l'ambassadeur de France organise une cérémonie militaire, empreinte d'une grande émotion et il est difficile de retenir ses larmes lorsque les anciens élèves du lycée français entonnent leur répertoire de chansons françaises.

Outre ces clichés qui restent déconnectés de l'instant présent, l'Albanie actuelle est caractéristique d'un pays passé sans transition du communisme le plus absolu à l'ère du capitalisme le plus effréné, où liberté individuelle signifie pour beaucoup le droit de faire tout et n'importe quoi pour s'enrichir. Cette frénésie de liberté s'alimente à la source d'une double frustration, interne et externe. Interne, du fait du long régime carcéral imposé depuis la fin de la deuxième guerre mondiale; externe, à cause du dépeçage (selon le point de vue albanais mais, à mon sens, ils ont de bons arguments, lire à ce sujet le merveilleux livre du diplomate français Justin Godard « l'Albanie 1921 » Presses Universitaires de France), dépeçage donc de la zone de peuplement albanais décidé par les grandes puissances et ratifié par le traité de Londres en 1913 à la veille de la première guerre mondiale. Attention, je ne me range pas à leurs arguments, je dis simplement qu'ils existent. Les problèmes de territorialité dans les Balkans sont insolubles, car deux conceptions s'affrontent, la notion de nationalisme liée à une entité territoriale définie et fortement conceptualisée en Europe occidentale au 19 ème siècle et le concept ottoman permettant à des peuples de religions différentes de vivre sur un même territoire pourvu qu'ils acceptent la vassalité à l'Empire Ottoman. Chaque peuple en remontant dans son passé trouve de bons arguments pour revendiquer la terre sur laquelle il habite. Lire à ce sujet le livre très intéressant de Jean-Arnault Dérens « Balkans: la crise éditions Gallimard ». Pour stopper toute polémique, de cet état de fait, il résulte une grande confusion, exacerbée par le dysfonctionnement profond d'une société dans laquelle tout sens civique a disparu, car il est assimilé à un comportement communiste. Tirana est l'exemple le plus flagrant de développement anarchique. Cette ville de 700 000 habitants, y compris la conurbation qui englobe quasiment Dürres, à la démographie galopante due à l'exode rural pour cause de misère voit les immeubles pousser comme des champignons. Mais les capacités en eau et électricité ne suivent pas la demande et ne seront pas effectives avant longtemps, parce que les immeubles sont construits sur fonds privés et que les investissements structurants relèvent de fonds publics nationaux ou internationaux. Parler d'un pays pauvre n'est pas exact, dans la mesure où le prix du mètre carré est conséquent en ville, et tout s'achète en cash, en payant au fur et à mesure de la construction du bâtiment. Les voitures luxueuses sont légion, et même volées, elles ont un coût, car la longue chaîne des compromissions nécessaires pour passer les frontières et falsifier les papiers implique paiement. Ces modes de fonctionnement ne sont pas l'apanage exclusif de ce pays. Cela existe dans tous les pays qui viennent de quitter le communisme, et si l'on y regarde de près nos démocraties occidentales n'ont pas de leçons à donner. Sans citer de nom, chacun de nous aura immédiatement à l'esprit les traits de certains de nos hommes ou femmes en pointe qui ont été ou sont mêlés à des histoires pour le moins scabreuses. Cela me rappelle cette anecdote: tous les matins, un traducteur fait une synthèse des différents articles de la presse albanaise à l'intention de l'ambassadeur de France et de ses collaborateurs. Et ce matin hilarité générale, au lieu de traduire par république bananière, l'interprète a transcrit république en forme de banane.

L'Albanie, à l'image particulièrement ternie à l'étranger, outre ses maffieux très violents, est constituée d'une multitude de gens honnêtes et travailleurs, qui pour partie, ayant perdu espoir en leur pays sont partis travailler à l'étranger temporairement ou définitivement, légalement ou illégalement. De ce fait, une proportion non négligeable de l'élite intellectuelle fuit le pays à flot continu depuis dix ans. Tout le développement du pays en souffre gravement. La grande aspiration de l'Albanie consiste en l'intégration euro-atlantique. Ce sera sans doute à terme le moyen de réunir dans la paix les communautés serbe et albanaises. Je mets ces dernières au pluriel, car entre les différents pays des Balkans, Monténégro, Kossovo, Macédoine et Albanie il n'y a pas forcément une convergence de vue totale, mais c'est un autre sujet. Les choses évolueront lentement. J'en veux pour exemple, « les Comitadjis » livre qu'Albert Londres écrivit dans les années 20 au sujet de ces extrémistes croates agissant au sein des différents pays de la région et qui est loin d'être démodé un siècle plus tard.

L'Albanie que je vous ai présentée de façon peut-être partiale et de toute évidence partielle, car il y aurait tant de choses à dire, restera pour moi un pays fascinant. Terre sauvage et mystérieuse, pétrie d'archaïsmes, jetée dans le monde moderne, peuple balkanique, capable du meilleur comme du pire, semblable à ses voisins, qui tous vivent sur les vestiges d'une grandeur passée réelle ou imaginaire. Ce pays je l'ai profondément aimé, bien qu'on puisse en dire tout et son contraire, non parce que je m'y promenais comme un privilégié, mais en bonne partie parce que le peuple albanais m'a appris à redécouvrir un certain nombre de valeurs, que nous avons perdues en Europe de l'Ouest en partie à cause de la suspicion voire la peur que nous inspire notre semblable.

S'il n'y avait qu'un livre à conseiller: « Guide de l'Albanie » par Gilbert Gardes aux Éditions la Manufacture.
Cette idée fixe, tout plaquer English translation pending
by Max83 · 2007-10-14 · 118 replies
27ans, un bon boulot, des amis une famille, une vie bien remplie d'experiences(vie de couple, etude, bringue etc etc etc), vraiment pas le droit de se plaindre.....et pourtant ....tout les jours cette idée revient " et si je partais comme ca sur un coup de tête"et pourtant je suis deja parti ... J'ai l'impression que j'attend le déluge et que la vie me file entre les mains...

je suis un grand rêveur et pas un dépressif, j'ai pas trop ma place sur les forums psy...(je suis aller voir 🤪, c'est glauque ca me ressemble pas)mais je crois que mon pb c'est que je rêve plus, je m'ennuie

Partir ! cool mais pour ou?? pourkoi???je l'ai deja fait pour etude, et recement pour le boulot je serais bien capable de le jouer à pile ou face pour savoir quelle direction prendre. Desfois je rêverais presque de tomber sur une belle inconnue qui me prendrait par la main sur l'instant pour m'amener à l'autre bout du monde, c'est fou de penser ca non ? Ca existe des personnes comme moi ???
Circuit de St Jacques de Compostelle: gites entre Aumont-Aubrac et Figeac English translation pending
by Sito800 · 2007-04-26 · 14 replies
Bonjour je recherche des gites entre aumont-aubrac et figeac sur le circuit de st jacques de compostelle Ayant fait la partie du puy a aumont-aubrac j ai des adresses de cette partie si ca interesse quelqu un
Sentiers cathares en France English translation pending
by Sanoma · 2007-04-23 · 9 replies
Bonjour,

Apparemment, personne n'a démarré de dicussion sur ce thème : y'en a-t-il parmis vous qui ont fait les sentiers cathares ou qui pourraient me renseigner?

Voilà : je vois sur le topo guide qu'il existe deux itinéraires pour faire Port-la Nouvelle jusqu'à Foix : à partir de Duilhac-sous-Peyrepetruse, le chemin se scinde en deux. Quel est le plus joli, le "moins contraignants" pour le bivouak (à savoir : peut-on planter la tente facilement? Y'a-t-il des points d'eau? Des épiceries à proximité?...)?

Tout "témoignage" (ça fait un peu appel à témoins de Delarue) sera bienvenu ! Hi hi !

D'avance merci !
Précautions d'échanges de maisons? English translation pending
by Vos · 2007-04-03 · 11 replies
Bonjour, ma femme et moi sommes intéressés pour échanger notre maison mais nous n'y connaissons rien. Quelles précautions faut-il prendre ? Tous les gens qui vous répondent sur voyage-forum sont-ils sérieux ? Y a-t-il un site explicatif de ce genre d'échanges ? Merci d'avance pour vos réponses, conseil et astuces.

Stéphane
Croisières baleines à Tadoussac (Québec) English translation pending
by Guyane2 · 2007-03-09 · 30 replies
Coucou a tous,

J'ai du mal a faire mon choix pour une croisiere baleine au départ de Tadoussac et celle ci en zodiac de preference, cala nous semble plus sympa.

Les tarifs se recoupent tous plus ou moins. J'aimerai donc connaitre vos impressions si vous en avez fait des experiences positives ou negatives.

Connaissez vous un petit hotel sympa ou BB sur Tadoussac?

Bonne soirée ou journée
Informations sur le GR 5 English translation pending
by Francoiis · 2007-03-06 · 8 replies
bonjour a tous

auriez vous des infos concernant le GR 5???

l'endroit du départ et d'arrivé, le temps pour le faire entièrement, les difficultés pour se loger pdt le circuit, les points pour se ravitailler, etc...

merci pour vos reponses
Randonnées à cheval en autonomie English translation pending
by Mancha · 2007-01-24 · 27 replies
Super, voici enfin la rubrique dont nous rêvions !!

Y a-t-il parmi vous des gens qui sont partis randonner en autonomie totale, sur une semaine ou (beaucoup) plus ? Je rêve de partir au long cours à cheval, et j'aimerais échanger avec des cavaliers-randonneurs d'expérience...

A vos claviers, cavaliers !

Ju'
Randonnée dans le Morvan: les meilleurs coins? (France) English translation pending
by Didierbouet · 2007-01-18 · 12 replies
Bonsoir à tous,

J'aimerai savoir quels sont les meilleurs endroits selon vous pour des randonnées dans le Morvan pour un séjour de 8 jours; Connaissez-vous un hôtel avec plus de 25 chambres idéalement situé pour des randonnées en étoile ? Cordialement Didier
Dentifrice et rasoir jetable en cabine? English translation pending
by Fastkoala · 2007-01-13 · 70 replies
bonsoir, je pars pour l'Afrique du Sud le mois prochain. je n'ai qu'un sac-à-dos que j'ammène avec moi en cabine, donc aucun bagages en soute. j'aimerai emporter avec moi un dentifrice de 50ml et 2 rasoirs jetables Bic. dois-je le mettre avant dans une sac plastique? puis-je l'emmener ou bien c'est interdits? il parait que les prtits crèmes nivea ou les échantillons de parfum sont confisqués, alors je comprends pas
Hôtel à Phu Quoc au Vietnam English translation pending
by Belloutte · 2006-11-11 · 17 replies
Bonjours à tous, Vous parlez tellement de Phu Quoc, que ça me donne l'envie d'y aller. Pouvez vous me donner des adresses d'hotels ( à des prix raisonnables). Y a t-il des paillottes comme à Mui Ne? J'ai vu que Abalone site" le White sand Resort", quel est son prix, SVP? De plus, je pensais pouvoir aller au Cambodge, en partant du Mékong, et ensuite du Cambodge, prendre l'avion pour Saigon, mais je crois avoir compris que ce n'est pas possible, pouvez vous me le confirmer. Merci d'avance.
Visiter les plantations de café au Costa Rica English translation pending
by Cynie · 2006-11-07 · 12 replies
Allô!

Puisque le café est une richesse importante du CR, j'aimerais savoir s'il y a des plantations à visiter. Si oui, où? J'ai trouvé quelques informations, mais sans plus...

D'ailleurs, les plantations de café se retrouvent dans quelles régions et près de quelles villes?

Connaissez-vous des producteurs de café équitable?

Merci de vos réponses !

Cynie
Rappelez-vous de ce qui vous a donné l'envie de voyager? English translation pending
by Raphton · 2006-09-29 · 64 replies
Bonjour tout le monde! Pas plus tard qu'il y a 5min, je me suis souvenu du 1er voyageur que j'ai rencontre; ou plutot voyageuse devrais-je dire. Elle etait allee seule en Russie et avait traverse la Mongolie, la Chine, et une partie de l'Asie du Sud-Est. Je n'avais quant a moi quitte ma chere banlieue que pour l'Espagne ainsi que l'Angleterre avec le college ou le lycee. La simple evocation de ces pays lointains m'a fait l'effet d'une decharge electrique. Je l'ecoutais, bouche bee, essayant de ne rien rater de cette avalanche d'anecdotes. J'aurais voulu qu'elle ne finisse jamais. J'ai tout de suite su que je voulais faire pareil. Une sorte de declic. Je n'avais pourtant fait qu'ecouter Virgine, mais je savais. Voyager en independant, seul ou accompagne, aller la ou bon me semblera. Voir de mes yeux une partie du monde. Quelques mois plus tard je partais a mon tour... 🙂

Ce post a pour but de faire appel a votre memoire, qu'est-ce qui vous a donne envie de voyager?

J'entends par voyager ne pas reste allonge sur une serviette 3 semaines par exemple; ce que beaucoup de gens font, nous sommes (routards, backpakers, cyclistes, toutes les expressions que vous voulez...) clairement minoritaires il me semble.

Je suis donc curieux de savoir ce qui vous a fait Partir, loin ou pas d'ailleurs. Une rencontre, une recherche de liberte, une envie de "fuir" la France, un coup de foudre, un desir present depuis votre plus jeune age?... Il y a plein de possibilites...

J'ai hate de vous lire! Raphael
Planification d'un voyage dans le Sud de la France et le Nord de l'Espagne English translation pending
by Kafouinne · 2006-08-03 · 8 replies
Bonjour à vous !!

Je suis présentement à planifier un voyage d'un mois dans le sud de la France et le nord de l'Espagne. Par contre, je me pose beaucoup de questions ....

Le moment de l'année : Est-ce mieux au printemps (mai) ou alors plutôt à l'automne ( septembre ou octobre )

L'itinéraire : Il a t'il des places à ne pas manquer ? J'aimerais doser les attraits touristiques et les petits coins plus perdus ... Je vise pour le moment la côte d'Azur, la Provence, les Pyrénés pour ensuite traverser au niveau de l'Espagne ... Vous me suggéreriez quoi comme gestion de temps ? Deux semaines en France et 2 semaines en Espagne? Est-ce que d'après- vous c'est trop pour seulement 1 mois? Car le but n'est pas de faire un tour express de tout ... Pour ma part, j'aime bien l'ambiance des villes, la plage et le soleil ... mon copain de son côté est plus nature, montagne et campagne ... Y a t'il moyen de marier les 2 ???

Hébergement : Est-il réaliste de croire que nous pourrions logez un peu partout dans les auberges jeunesses? Nécessaire de réserver à l'avance?? Loger chez les habitants, est-ce que c'est un moyen utilisé?

Transport: Le train est-il encore le meilleur moyen pour voyager? Nous aimerions voyager et pouvoir sortir des sentiers battus ... la location d'une voiture pour quelques jours c'est très dispendieux?

Voilà !!! Je sais que j'ai posé beaucoup de question !!!! 😊 Si vous avez seulement quelques informations au travers tout ce que j'ai demandé, ya aucun problème, je prends toute les réponses, complète ou partielle!!! 😉

Merci beaucoup !!!! Kafouinne!

p.s: Si ya des futurs touristes Québécois parmis vous, il me fera plaisir de vous donner quelques infos !
Ile Rodrigues en novembre English translation pending
by Miesele · 2006-07-04 · 39 replies
Je souhaite me rendre à Rodrigues en novembre et suis intéressée par toutes infos concernant les meilleurs vols, la météo, les hébergements en petite hôtellerie ou chez l'habitant, la plongée et la rando. Merci à tous ceux qui me permettront de bien préparer mon séjour.
Kirghirzistan: à quel point est-ce touristique? English translation pending
by Jinou · 2006-06-21 · 18 replies
Salut à tous, Je pars aussi au Kirghizstan cet été. Plus je regarde le forum et plus je me rends qu'il y a beaucoup de personnes qui vont y aller !! Question à ceux qui y habitent ou qui y ont voyagé récemment : est-ce qu'il y a beaucoup de touristes qui se baladent à travers le pays en été ?? Si on part faire des randos pendant quelques jours dans le Tien Shan vers Karakol, il peut s'attendre à quoi ? Plutôt seuls au monde (on peut croiser 2, 3 groupes dans une journée et encore) ou plutôt rando en file indienne ? Merci et à bientôt
Itinéraire dans les Pays Cathares et Pyrénées-Orientales (France) English translation pending
by Fredlaf · 2006-04-19 · 4 replies
Salut!

J'organise une virée avec des amis mi-juin 2006. Je recherche des itinéraires supers sympas (non seulement belles routes-sommes à moto-, mais surtout coins tranquilles avec de beaux points de vue) entre l'Aude, l'Ariège et Pyrénées-Orientales, en gros entre Carcasonne, Foix et Perpignan. Jolies petites routes donc, mais aussi beaux paysages!!! Quelles routes et quels lieux pour le pays Cathare? Dans la région de Quillan? vers la montagne catalane? Nous partons de Bordeaux du vendredi soir et retour le lundi soir! Connaissez-vous aussi des hébergements(petitshôtels, gîtes, auberges ) à prix doux? Nous serons 8 à 10 personnes?

Vous êtes du coin ou connaissez la région? Alors ...c'est à vous!!! Merci. FRED!
Retour du Sol Cayo Coco entre filles du 24 au 31 mars 06 English translation pending
by PirateRousse · 2006-04-02 · 17 replies
Résumé Sol Cayo Coco

Du 24 mars au 31 mars 2006

Semaine trop venteuse à mon goût…. Dommage pour ce côté, mais ça permet de faire plusieurs visites autour et nous en avons fait jusqu’à nos derniers pesos mettons ! En tout cas, j’en ai trrrrrrrès long à vous raconter… pour ceux ou celles que ça intéresse ?

Un endroit charmant et pas trop gros comme complexe, mais juste assez ! Nous avons eu des journées très remplies et d’où nous en avons profité au maximum. J’ai encore le regret ce matin de ne pas avoir pris 2 semaines… mais bon, c’était réellement trop dispendieux pour 2 semaines malheureusement. Mais avec une belle gang comme ça… tout le monde aurait dû rester 2 semaines… et je peux vous dire qu’une gang de filles ensemble… c’est aussi macho qu’une gang de gars… des discutions assez salées… (fou rire) Aussitôt que nous étions assises à prendre un verre, nous avions un service impeccable des cubains… ben sté… 6 filles SEULES… ça attire les Cubains mettons !!!!! Nous avons rencontré d’autres filles là bas et nous avions de beaux fous rires avec elles aussi… elles étaient bien gentilles. Si j’avais à repartir en filles, c’est la même gang que je choisirais.

Le vol aller-retour c’est super bien passé et même beaucoup d’avance au retour, environ 30 minutes + ou - !

Nous étions plusieurs avions qui arrivaient en même temps à Cayo Coco et de longues files. Mais nous étions déjà en vacances et il fallait prendre le rythme cubain… et aussitôt arrivé, je n’ai pas eu trop de difficulté avec ceci !

Nous avons pris le bus et on nous offrait la cervesa pour 1 peso c. Bon… on s’est retenu jusqu’à l’hôtel, même si moi et ma sœur avions déjà le goût de s’en boire une ! On avait hâte d’y arriver. Nous avions une chambre juste au côté du Lobby et la piscine, moi et une amie et ma sœur et ma belle-sœur. Par contre, ma mère était bien éloignée et un peu difficile pour ses genoux avec les escaliers et le long couloir pour s’y rendre. Alors, après la première nuit, nous avons changé de chambre moi et ma chum, avec elle et sa (notre) chum de fille, à son grand plaisir… étant collé sur le buffet, le Lobby et la piscine et intéressant d’être si proche quand tu veux aller au toilette… ça fait réellement pas loin. Mais la vue de la chambre que nous avions un peu plus loin, était remarquable… on ne peut pas avoir mieux avec la vue sur la mer, car nous étions sur un coin. Alors, le fenêtre prenait le coin sur 2 côtés. On voyait la mer autant d’un bord comme de l’autre et ainsi que les autres hôtels.

La journée était trrrès chaude et la mer également lors de notre arrivée, il avait fait chaud toute la semaine précédente et dès notre arrivée, la 2ième journée, le vent s’est levé et venait du nord… ce qui veut dire qu’il était pas mal froid. On souhaitait qu’il se réchauffe un peu. Alors, nous sommes allés à la séance d’informations pour savoir les coûts des excursions offertes. Nous avons réservé la journée de la visite de Moron, Ciego De Avila, Marécage du lac d’eau douce, petit village de la secrétaire de Fidel (dont je ne me souviens plus du nom… désolé) mais d’où je vous jure que si on m’aurait dit qu’il y avait un gîte à cet endroit, je l’aurais essayé sans problème… réellement un très beau petit village… magnifique pour ma part. Une plantation de Canne à sucre et également une usine de cigares et d’où je me suis même essayé d'en fabriqué un…. Est-ce que je peux vous avouer que je suis pourrie ???? Mais après 6 tentatives, j’ai finalement réussi d'en faire un véritable et parfaitement acceptable. La Cubaine qui me le montrait était bien moqueuse et j’ai eu bien du plaisir et elle était aussi contente que moi quand j’ai finalement réussi à en faire un véritable… Moi de même d’ailleurs !!!!

J’aurais aimé avoir plus de temps pour visiter la ville de Moron que j’ai adoré pour ma part, et beaucoup plus petite que Ciego De Avila. Je trouve ici, que le guide n’explique pas assez la ville… il ne vient pas avec nous… dommage ! La prochaine fois que je vais dans ce coin là, j’y vais par moi-même en taxi ou autres moyens… car franchement, j’aurais aimé me promener dans les petites rues… mais attention ici, on se fait quand même beaucoup harceler pour plusieurs choses. Il faut quand même faire attention. Le lac se visite en bateau, soit en chaloupe ou en ponton. Nous avions le plus confortable des pontons pour notre part et c’est très impressionnant, mais moi, ma sœur et ma belle-sœur adorons ce genre d’excursions… alors nous avons beaucoup aimé notre journée. Nous avons pris un train à vapeur après avoir visité une ancienne usine non fonctionnelle de fabrication de sucre. Un petit vidéo et ensuite direction au ranchon pour le dîner et ceci par le train. Une journée bien remplie, départ à 8h00 environ et retour vers 16h00. Le coût était de 75 P.C. mais il en vaut la peine… en tout cas, pour nous.

Comme le samedi s’annonçait trrrès venteux, nous avons décidé de prendre le petit train pour nous faire visiter Cayo Coco. Le coût de 12 P.C. en vaut la peine, et nous le conseillons fortement. Nous avons arrêté à la Plage Flamenco et elle était très bien… mais bon, je trouvais la nôtre et celle que j’ai eu la chance de visiter, aussi bien. Nous avons visité une petite fermette et un spectacle de chien et la chance (pour ma part ici je précise) de prendre un serpent sur mes épaules… j’étais aux p’tits zoiseaux, car j’adore les reptiles. Le guide était tout à fait charmant et franchement il était réellement trrrrès drôle. Ensuite, nous avons visité la Grotte et ses chauves-souris et j’étais la première, que le guide a décidé de prendre par les épaules pour m’amener dans la noirceur totale, comme si j’avais fermé les yeux… pas trop brave la fille et j’avançais à pas de souris et lui rigolait bien, jusqu’à ce que je vois une lumière au bout du tunnel et WOW !!!! Plein de chauves-souris qui volaient dans celui-ci, très impressionnant et on avançait tout doucement dans celui-ci et les chauves-souris sortaient du trou en volant au-dessus de nos têtes. Ma chum de fille pourrait en raconté toute une ici… car un certain Italien qui faisait partie du groupe, lui a donné toute une frousse… on a rit à en pleuré. Car celui-ci lui a déposé la main sur la tête… elle a hurlé de peur !!!! En tout cas, après avoir visité la Grotte, il était SUR et CERTAIN que nous devions y retourner pour y danser un des soirs. Et nous y sommes retournés par un petit train et est-ce que je peux vous dire qu’il y a de l’action dans ce petit train là en quittant l’hôtel !!!!! Mes aïeux… on doit avoir réveillé tout le monde à chanter dans celui-ci autant à l’aller qu’au retour… le Party était bien pogné ! T’es dans l’ambiance immédiatement. À l’aller, on se disait, moi, ma sœur et une de nos chums du groupe ; " Ayoye… ça va être laite tantôt " Et aussitôt entré dans celle-ci, la piste de danse était pleine… et tout le monde dansait. On se sentait emporté par la musique… salsa et autres styles de musiques… mais pas assez de Salsa à mon goût par contre… mais pas grave… on a danser à sortir le tout le méchant en nous. (rire) Et encore une fois… la douche était de mise au retour… oufffff ! Mautadine de belle soirée !!!!!! Je pense que je suis retourné dans vingtaine, combien je me sentais en pleine forme ! Une ambiance incroyable !!!!!! Pour des filles de plus de 40 ans, on pétait le feu en bon québécois.

Je vous avouerais, que je suis bien contente d’avoir encore une semaine de congé, car pas un seul soir que moi et une du groupe, on s’est couché avant 3h00 du matin… ouffffff ! Mais j’ai toujours aimé danser, alors, que ce soit entre filles ou avec mon copain, j’allais à la discothèque souvent jusqu’à la fermeture ou presque. Sauf un voyage au Sol Cayo Guillermo, car la disco n’avait réellement pas grand monde, ça doit dépendre du temps de l’année et de l’âge du touriste ici.

Pour en revenir au voyage, la bouffe de l’hôtel était excellente, le buffet un peu moins varié par contre que le Sol Cayo Guillermo et même que nous y sommes allés la dernière journée et tout le monde l’ont constaté, mais ça ne veut pas dire que ce n’était pas bien au Sol Cayo Coco… car tout était super. Nous avons essayé le Resto International à la carte et également le Resto Cubain et tous les deux était aussi bien l’un que l’autre. Mais je ne vous conseille pas de payer pour les crevettes, car on risque d’en retrouver au buffet, ce qui est arrivé à ma chum de fille malheureusement.

Nous avons trouvé le resto de langoustes sur la plage et juste à temps. Je m’explique, ma mère et une du groupe avaient trouvé un souper de langouste à 30 P.C. et comprenant le transport en calèche, sachant que c’était trop dispendieux, j’ai refusé d’y aller et je leur mentionnais qu’il existe un resto de langouste à meilleur prix, mais malheureusement, je ne me souvenais plus de l’endroit, n’ayant pas eu le temps l’été dernier d’y aller, à cause de l’ouragan Dennis qui approchait. Mais bon, je ne désespérais pas. En prenant une marche sur la plage, je vois un gentil Cubain venir dans ma direction… et je visionne derrière celui-ci une petite hutte !! TIENS.. TIENS… il m’offre une carte qui explique que c’est un resto de langoustes et crevettes !!! EUREKAAAAAAAAAA !!!! Je l’savais !!!!! Voilà… 15 P.C. par personne et il nous offrait la bouteille de vin rouge, si nous étions les 6 filles à y aller ! NO PROBLEMO ME AMIGO !!! Je cours vers les autres filles et fait part de cette offre avant que celles-ci n’accepte celui de 30 P.C… Oufffff… de justesse ! JE VOUS LE CONSEILLE FORTEMENT !!! La langouste était EXCELLENTE et nous avons eu droit à 1 langouste ½ dans notre assiette plus des crevettes et pour accompagner le tout, des concombres, des pommes de terre sur le grille, des tomates, des bananes, des oranges, de la papaye, de la goyave et encore et encore… ah si !.. du pain et même de l’huile à l’ail…. un souper sur le bord de la plage et revenir à pied à notre hôtel à la marrée montante… mais pas grave… seulement qu’un endroit que nous avons dû marcher avec de l’eau aux genoux. Le coucher du soleil pendant le repas et le retour avec le bruit des vagues en plus… quelle belle et douce musique pour nos oreilles. Je ferme les yeux et je m’y revois encore. Allez voir Sergio sur la plage !!!! Les filles étaient bien contente que j’ai retrouvé ce resto en tout cas !!! héhéhé ! Nous étions que nous 6 en plus et Sergio est un vrai pro dans ce domaine… la meilleure langouste que j’ai mangée à Cuba… je vous le jure !!!

Nous avons visité le TRYP Cayo Coco et le Sol Cayo Guillermo et je suis même allé voir les Animateurs, ça m’a rendu très nostalgiques de les revoir, ils étaient super gentils aussi ! Mais bon, les animateurs du Sol Cayo Coco aussi sont super… super… super gentils.

Il y a deux plages, celle du Sol et Mélia et l’autre beaucoup plus longue et un peu moins de vagues et trrrrrès jolie, qui est celle du El Senator, Tryp et Blau. Je préfère cette dernière et surtout pour y marcher, c’est génial !

Il y a la discothèque la Salsathèque sur notre site et notre entrée est gratuite pour nous, et les gens des autres hôtels y viennent en bus et en petit train. Nous avions eu un groupe de musiciens 2 fois dans la semaine.. génial !!!!!!!

Il y avait plusieurs Britanniques à notre hôtel et d’où nous avons eu la chance de discuter avec un groupe de gars qui venaient pour la pêche en haute mer, mais très déçu de la température, car il ventait trop pour aller pêcher… déception pour eux. Car le vent était réellement très fort, une semaine très venteuse. J’y étais déjà allé à la même période et j’avais eu droit à une semaine trrrès chaude et sans vent… mais bon, meilleure chance la prochaine fois ! Pas grave… une belle semaine quand même. Mais il devait être environ une bonne 15aine de gars venu spécialement pour la pêche au thon et achigan. C’est frustrant j’avoue pour eux. Les pauvres, ils étaient bien découragés, surtout venant de si loin. Il y avait également une belle gang du Nouveau Brunswick et de la Nouvelle-Écosse et très joyeux et très fêtards. C’était assez animé en soirée.

Pour les spectacles, j’ai vu mieux ailleurs, désolé… mais c’était quand même bien. Mais trop de lipsync et pas assez typiques selon moi. Mais bon, j’ai eu la chance de faire plusieurs hôtels, alors je peux comparer. Mais c’était quand même bien, mais le lipsync venait qu’en m’ennuyer. Je préférais le spectacle de musiciens à la Salsathèque… EXCELLENT !!!

En résumé, une très belle semaine et toutes les filles avions une belle complicité. Nous avions pas mal toutes les même goûts sur le choix de notre horaire du jour. On ne pouvait pas avoir mieux comme gang de filles… ce fût une semaine remarquable.

J’ai fait quelques petits oublis !!!! Bon, quelques petits côtés négatifs mettons. J’ai trouvé que la musique autour de la piscine trop forte et pas assez cubaine à mon goût Car nous y allons pour terminer la journée, dans les alentours de 17h00, avant de se préparer pour le souper. Le rythme de la Salsa me manquait terriblement et même à la Salsathèque, bien dommage sur ce côté là selon moi !!!! Ça m’a réellement manqué je l’avoue. Sur le côté de la plage du Mélia, il ventait réellement beaucoup trop, mais beaucoup de palapas pour s’abriter du soleil, s’il fait chaud… mais nous le recherchions à cause du vent froid, alors pas trop besoin de se mettre à l’abri à vrai dire. Mais de l’autre côté de la plage, côté du El Senator et bien il manque de palapas et pas trop d’ombre si les journées sont très chaudes. Mais nous en n’avons pas souffert du tout. La plage est beaucoup mieux en fait et on peut y marcher longtemps dans la mer, même si celle-ci était froide. Nous passions notre majeur partie du temps à la plage, même s’il ventait à écorner les bœufs. On finissait nos journées à la piscine, sauf la dernière journée, nous avons décidé d’aller à la piscine et faire les activités pour rire un peu. J'ai même gagné une bouteille de vin rouge... ou de vino teinto ! Dommage, mais à cause du vent, aucun catamaran n’est sortie et aucun kayak non plus… snif ! Moi qui adore l’apnée, le kayak et le catamara… quel dommage. Mais on a fait autre chose… pas grave, on se reprendra au prochain voyage.

Tourlou PirateRousse

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