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Raja Ampat: compte-rendu détaillé, infos pratiques et... beaucoup d'émotions English translation pending
by Sunhae · 2017-03-04 · 23 replies
1ere partie :

Longtemps on en a rêvé. Longtemps on se l'est interdit. La Papouasie. Trop loin, trop cher, trop aventureux. Et puis un jour l'envie dépasse la peur sur la balance, et le coeur s'emballe si fort que plus rien ne sert à l'arrêter

On se fout alors soudainement du " Mais pourquoi pas la Thaïlande à la place ?" du docteur consulté avant. Celui-la même qui nous a prescrit une pharmacopée à traiter un pays entier. On se fout soudainement de la malaria, de la dengue, des hydrozoaires et de la multitude de parasites qui nous attendent forcément au rendez-vous dixit les éminents savants. On se fout de la distance, des moustiques, de la chaleur, de l'inconfort et même presque au passage des dangers de cette jungle si redoutable, l'une des plus intacte de notre planète, cet écosystème situé juste sous l'equateur qui bruisse d'une telle multitude d'animaux qu'elle en devient une musique, . Et par dessus tout on se fout de notre présumée incapacité à nous adapter à ce peuple, l'un des plus sauvages et coupés du monde qui soit. Comme nous présumions mal à ce sujet.

Car vous savez quoi ?

Cent fois, mille fois et même un trillion de fois, nous avons eu raison de partir à la rencontre de ces hommes.. Les êtres les plus chaleureux, solidaires et généreux que je n'ai jamais rencontré. Hommes, femmes et enfants ne semblent avoir qu'un seul objectif : vivre exclusivement tournés vers l'essentiel. Cet essentiel tient en peu de mots : Chaque jour bien manger, se protéger des dangers environnants, se respecter et se consoler mutuellement. Toujours et inlassablement. Célébrer la vie enfin à tout moment, au coeur de la jungle ou sur une pirogue avec chants, danses et musiques quotidiennes. Car ils l'ont bien compris, comme le disait un lointain blanc (Jean Giono) ; " La vie est un fruit et notre rôle est de le manger ". A nous pales occidentaux, oserai-je le dire ? Ce peuple a apprit le bonheur. Les pages qui vont suivre relatent mon expérience d'enseignante dans le village de Sapokrenk, île de Waigeo, notre découverte de l'archipel et de ses extraordinaires habitants, ainsi que la plongée de James mon mari, mon meilleur ami à la vie comme en voyage. Il comporte aussi un maximum d'infos pratiques, utiles je l'espere à d'autres qui un jour feraient eux aussi le grand saut...

Et puis entre les lignes, tout ce que je n'ai pas pu traduire avec mes mots blancs d'occidentale si impropres, toute l'affection et l'immense reconnaissance que je porte à ce peuple papou qui m'a accueilli comme l'une des leurs, jusqu'à me faire oublier ma couleur de peau.

Ce compte-rendu tout entier est dédié à Papa Olfam. Papa Olfam ne sait ni lire ni écrire. Il ne sait même pas son âge. Mais je sais que dans son village du bout du monde, quelqu'un lui lira mes lignes dans sa langue et ça me rend heureuse. En mémoire des animaux sauvages qu'il me fit découvrir dans la jungle en pleine nuit après les avoir cherché longtemps pour moi. Pour m'avoir fait découvrir son monde et tout fait pour que je m'y sente bien. Pour sa multitude de connaissances qui se foutent bien d'un livre ou d'un crayon. Pour cet inoubliable tour de pirogue impromptu, pour avoir sans cesse voulu me protéger et pour m'avoir traité comme la reine que je ne suis pas.

Papa Olfam m'a donné deux oiseaux de paradis sculptés de ses mains avant mon départ. Un pour que j'ai du plaisir à me souvenir, et un autre qui puisse me demander à l'avenir de revenir. Je tiendrais ma promesse à ton oiseau Papa Olfam, je reviendrai.
Récit de 3 semaines au Québec en famille et en échange de maisons - été 2015 English translation pending
by Ally310 · 2016-02-21 · 68 replies
Comme d'hab je suis à la bourre dans l'écriture de ce récit.. je voulais le faire en une fois mais ça s'éternise alors je vais faire un post par jour de voyage.

Nous sommes partis au Québec du 22 juin au 11 juillet 2015 soit 20 jours en échangeant notre maison auvergnate contre une à Lévis. Nous sommes 2 adultes + 2 enfants (6 ans et 13 mois au moment du voyage).

Le post initial...

Cette destination, je l'ai en tête depuis 8 ans déjà.. c'était pour aller là-bas que je me suis inscrite sur le site des échanges de maison, sans succès jusqu'à cette année.. J'aurai même adoré y vivre.. c'est pourquoi ce voyage, je l'idéalisais, j'en attendais beaucoup !

J'ai donc passé près de 6 mois à chercher les infos, ici et ailleurs, à planifier, programmer (je voyage un peu en avance!!). Après je suis de près tout ce qui a trait au tourisme au québec donc j'avais un peu d'avance !

Notre itinéraire initial prévoyait plus de choses mais c'était sans compter le décalage horaire et le rythme de notre petit dernier... Notre parcours : +/- 2500 km et 20h de route Budget : 4000e tout compris pour 4 (détails en fin de récit)

Côté avion, je fais de la veille sur les billets d'avion depuis quelques années.. Donc une fois l'échange conclu avec les canadiens, nous avons acheté les billets le 30 janvier, 1328€ pour 2 adultes + 1 enfant de 6 ans + 1 bébé genoux. Et environ 200€ de passeports pour nous 4.

Avant de partir, gros stress : est-ce que j'ai oublié qqchose dans les valises ? j'oublie tout le temps un truc.. Scanner les papiers administratifs au cas où, le lait en suffisance pour le petit, le kway...

Jour 1 - Lundi 22 juin 2015

J'ai réservé le parking 5 jours auparavant via Parkvia au Hilton Orly, c'est le moins cher que j'ai trouvé. Super quand on pratique l'échange de maison, il suffit de se rendre au parking dans l'horaire prévu (12h pour nous) et de laisser les clefs dans une enveloppe avec le nom de nos hôtes à l'accueil de l'hôtel. Il faut payer au moment de récupérer la voiture, donc les 21e seront payés par nos hôtes quand ils arriveront (le lendemain à 10h30) puis ça sera à nous de payer pour le retour. Ensuite la navette nous mène vers orly sud.

Côté bagages, on a droit à une valise de 23kg chacun en soute , sauf le petit qui a droit qu'à 10kg. On peux aussi emmener 10kg chacun (sauf le petit) en cabine. Même si on échange notre maison, j'amène toujours trop de trucs (les jouets pour le voyage en avion, les chaussures de rando, c'est lourd, le gros manteau, la petite veste, et les affaires s'il fait froid, s'il fait chaud, s'il fait entre les deux...). On a (presque) tout utilisé (bon en fait non, on prends toujours une valise presque vide pour ramener des souvenirs au retour, et les boites de sirop d'érable, c'est vite lourd !).

Enregistrement puis embarquement, départ à 15h45 6h30 de vol, emplacement avec berceau (pas spécialement utile en journée), par contre l'espace devant est appréciable Arrivée à Montréal, passage aux douanes plutôt longues Récupération de l'enveloppe contenant les clés de la voiture à la consigne (prix : 2 dollars)

Navette du park'n'fly puis recherche de la voiture ! Il y a beaucoup de voitures, le conducteur de la navette a dû mal à trouver l'emplacement indiqué.. Une fois la voiture repérée, il faut s'habituer à la boite automatique : que signifient P, R, N, D ?? La bête amadouée, il faut payer...(prix : 19 dollars) Notre partenaire d'échange avait glissé un coupon avec un code barre permettant une réduction de 5 dollars sauf que j'ai complètement zappé ça et je scannais le code pensant que ça allait nous ouvrir la barrière automatique.. un grand moment de solitude..

Ensuite, mauvaise nouvelle, le gps ne fontionne pas.. On appelle notre hôte à Brossard pour qu'elle nous aiguille. Au final, mon téléphone nous guide jusqu'au point de rendez-vous de notre hôte (ouille la note hors forfait)...

Nous arrivons enfin à Brossard dans une superbe maison ! Louise, c'est une québécoise géniale rencontrée sur un groupe d'échanges de maison sur facebook qui nous prête sa maison pour notre séjour montréalais (elle va dans sa résidence secondaire à Magog) Bref, nous sommes fatigués, les petits s'endorment, mais nous sommes heureux de les rencontrer "pour de vrai" après tant de mois passés à échanger par mail. Louise et son mari nous montre la maison, le fonctionnement des appareils électroménagers, et nous dit qu'elle a fait quelques courses : wahou !!! Des légumes (elle avait lu que lors de notre séjour à Calgary nous avions mal mangé..), du lait, des croissants, du pain, du fromage, du pâté, une quiche, des yaourts, des pâtisseries.. et même du vin, quel accueil !! Ils partent, nous mangeons rapidement et hop dodo.. Les enfants ont très bien tenus (il est 2h du mat heure française!) !
Retour du Maroc , bel exemple d'hospitalité , plaisir des yeux et petite arnaque minable English translation pending
by Hannahannah · 2015-03-16 · 77 replies
Bonjour,

Me voici de retour de ces deux semaines et demie au Maroc. Une mauvaise grippe larvée a mis un terme à mon projet initial mais finalement j’en ai profité pour me reposer voir les choses autrement et profiter tout de même de mon séjour d’une autre façon.

Dans l’ensemble que du bonheur, des exemples de la fameuse hospitalité marocaine, une mini rencontre VFavec Petittailla et sa petite famille à Aglou, un séjour agréable à Tafraout et Imin’ifri et une arnaque minable à Tafraout sur une réparation de pneus. (Arnaque qui aurait pu me mettre en danger si j’avais dû me servir de cette roue de secours) pour finir la série un appareil photo qui déraille, résultat 70°/° de photos inutilisables…gr !!!!

Arrivée tard , nuit au Toulousain ( hôtel chauffé pour 30DH et surtout chauffé à l’avance) Une petite chambre kitch , toute couverte d'azulejos . J'aime bien le charme suranné de cet hôtel .Le chauffeur de taxi m'avait oublié et je me suis retrouvée seule avec un couple à 1H00 du matin à l'aéroport , aucun sentiment d'insécurité .

Le premier jour prise de ma voiture chez Medloc le chauffeur comprend ma phobie de rouler dans Marrakech et il me met gentiment sur la route du Tizi n’test où je veux tester le gite d’El husseine à Ijoukak .

Un très bon accueil à mon arrivée, je n’avais pas prévenue, une petite balade vers le village des anciennes mines de cuivre pour me délasser les jambes et une première rencontre avec une dame qui me fait signe de m’assoir , elle parle un peu Français, me parle de la montagne , ses trois enfants sont adorables et pas de « un stylo, un bonbon » je leur prête mes jumelles ils sont ravis .. Elle m’invite à prendre le thé sans arrière-pensée, je dois refuser car le soleil tombe et je veux m’installer au gite. Premier exemple de cette hospitalité marocaine .

Un repas excellent le soir ainsi qu’un bon petit déjeuner et des échanges avec El Husseine très enrichissants . Dommage que le froid soit encore présent car j’aurais bien passé deux nuits de plus dans ce bel environnement. Un couple d’Allemand y séjournait pour trois nuits nous avons pu échanger .

Le jour suivant, Ijoukak , tizii n’ test , Taroudant , Tiznit . La route s’élargit après le col, on voit les sommets enneigés, je m’arrête prendre des photos qui ne passeront pas !!!! Peu de passage , un CC et quelques voitures de tourismes . Du bonheur plein les yeux que je comptais vous faire partager , mais mon appareil en a décidé autrement ....

Arrivée à Tiznit à l’hôtel Paris, une petite visite à la médina, le temps de m'énerver devant un couple de français qui essaient de marchander pour quelques DH , style : "on ne nous l'a fait pas à nous autres les baroudeurs CC" , quelques achats et je me laisse vivre. Une terrasse , un thé et j'observe .

Le lendemain mini rencontre VF, il fait un temps splendide sur le front de mer à Aglou, Patrick (Petittailla) et Hakima sont très accueillants leur jeune fils de trois ans bien éveillé. Le temps ensoleillé nous permet de déjeuner en terrasse sur le front de mer. Une bonne journée de soleil , ça fait du bien après notre hiver pluvieux . J'aurais aimé mettre en ligne quelques photos , mais bon , grrr!!!! il faut faire contre mauvaise fortune bon cœur .

La suite demain .
Pffff... Encore un carnet sur Bali et Java... English translation pending
by Genevois · 2013-09-06 · 84 replies
Ca y est, encore un carnet sur Bali, l'île aux fleurs qui n'a plus rien d'original selon les spécialistes (ou devrais-je plutôt dire les connaisseurs) de l'Indonésie. C'est vrai qu'on entend souvent que Bali est devenu l'image parfaite du tourisme de masse, la destination qui figure sur tous les catalogues des tours-operator. Pourquoi y aller dès lors ? Sûrement parce que KLM cassait les prix sur le vol pour Denpasar, sûrement car il y a sans doute moyen d'éviter les cars et les hôtels-spa formule all inclusive, sûrement parce que Bali était tout de même sur notre liste des endroits où aller (et pendant qu'il est encore temps vu les messages alarmistes quant à la gestion du tourisme sur l'île), sûrement car nous avions besoin de notre dose d'Asie et qu'en septembre, mousson oblige, Bali restait une valeur sûre en terme de météo.

KLM donc. Un vol sans surprise, avion à l'heure, assez neuf pour avoir un large choix de films, un horaire agréable avec un transit de deux heures seulement à Amsterdam. Bien sûr, la qualité du service ne vaut pas Qatar, Etihad ou Emirates, mais comme dit plus haut, à 680 Euros le Genève-Amsterdam-Denpasar, on ne fait pas trop la fine bouche. Seul bémol, le triple 7 version 300 utilise chaque espace pour entasser ses passagers. Peu de place pour les jambes, siège étroit, heureusement la petite-pilule-miracle-qui-fait-dormir a fait son effet. Un stop d'une heure à Singapour pour remplir les réservoirs et laisser descendre une partie de l'avion et en deux heures supplémentaires nous posons à Denpasar. 20 heures de voyage, c'est loin Bali.

L'arrivée est simple, on va faire la queue pour payer le visa, 25 US $ ou 20 Euros. On reçoit une quittance à montrer à l'Immigration qui va apposer le sésame dans votre passeport. Récupération des bagages et nous voilà dehors en moins de 40 minutes. A la sortie, des dizaines de chauffeurs affichent des pancartes avec autant de noms de clients. Si vous êtes attendus, préparez-vous à de la lecture, il est très facile de ne pas repérer sa petite pancarte.

Pour notre part, notre chauffeur est là, nous l'identifions dans la foule. Direction Taman, un petit village pas très loin d'Ubud, "in the middle of nowhere" comme aime l'appeler Wayan chez qui nous logeons. Wayan et sa femme Ayu tiennent un petit B&B à l'écart des circuits touristiques, pour ceux qui veulent justement vivre Bali autrement. Un petit bugalow au fond du jardin, un lit douillet, une moustiquaire efficace, une incroyable douche en plein air et un splendide jardin tropical. Nous avions trouvé ce petit bijou via le site Airbnb.com et dès notre arrivée, nous savons déjà que nous ne nous sommes pas trompés d'endroit. L'accueil est chaleureux, le couple et leurs deux enfants sont aux petits soins. Nous faisons connaissance autour d'une tasse de thé, le courant passe, surtout que tous parlent un excellent anglais ce qui facilite la communication.

La première nuit est fraîche, le drap immaculé ne sera pas de trop. Le décalage bat son plein vers les 3 heures du matin, nous tenant réveillés et nous permettant d'entendre chiens, criquets, geckos et les habituels coqs, qui comme partout dans le monde chantent au milieu de la nuit. Au petit matin, la fatigue nous permet de regagner quelques heures de sommeil avant un succulent petit-déjeuner, omelette aux légumes et fruits frais au programme. Wayan nous décrit une balade à faire à pied dans les environs, une boucle d'environ une heure à travers la campagne. Un des chiens de la famille va nous servir de guide, si ce n'est pas plutôt le contraire, et nous voila partis au milieu des rizières juste derrière la maison. Pas un Blanc à l'horizon. Nous voyons plusieurs paysans travailler pieds nus dans l'eau et la boue et nous nous approchons pour voir ce dur labeur. Les sourires nous accueillent. La balade dure effectivement une heure, non seulement dans la nature, mais aussi le long d'une petite route entourée d'habitations. Le chien de Wayan semble apprécier faire peur aux poules, il joue à leur courir après.

De retour au B&B, nous décidons de partir pour Ubud. Wayan va donc nous louer un scooter et nous fournir une carte, dessinée à la main, pour trouver notre chemin. La carte en question est indispensable, ici aucun nom de rue, aucun panneau indicateur, par contre beaucoup de carrefours et de routes qui partent à droite ou à gauche. Trouver la route principale pour Ubud n'a pas été si compliqué. Mais ensuite, nous avons dû demander notre chemin deux ou trois fois pour rejoindre la ville. La circulation se fait lentement, mais il faut avouer qu'il vaut mieux être assez habile en deux roues pour se lancer sur les routes balinaises.

Nous atteignons Ubud qui est une ville qui s'étale sur une large distance. Nous laissons le scooter et les casques près d'un supermarché K pour partir à pied le long de Monkey Forest Road. Nous n'allons volontairement pas à la Monkey Forest, car Wayan va nous emmener faire un tour en vélo et nous passerons justement dans une forêt peuplée de singes, mais sans touriste du côté de Sangeh. Ubud, une succession de boutiques, d'hôtels de classe supérieure avec spa, de restaurants, mais aussi des dizaines d'hommes qui vous sollicitent pour un transport en taxi. La haute saison semble être terminée, les touristes ne semblent plus être si nombreux et le travail manque visiblement pour les chauffeurs. A part cela, il est agréable de se promener dans les rues. Nous achetons une carte SIM indonésienne destinée à nos appels locaux. Petit repas dans un restaurant sur Monkey Forest Road, certifié Tripadvisor, puis ce sera le retour vers Taman et notre petit bijou.

Là encore, aucun panneau pour se repérer. Il va falloir se souvenir du trajet aller et demander son chemin à quelques reprises. A l'arrivée vers Taman, il y a de grandes rizières, bien vertes, au milieu desquelles des enfants font voler des cerfs-volants. Nous partons les voir à travers les petits chemins entre les champs. Un beau spectacle dans un splendide paysage. A notre retour, je me décide pour un massage qui sera effectué par une femme du village, venue pour l'occasion. Une heure de relaxation et de plaisir après les 20 heures d'avion d'hier.

Première journée à Bali et nous prenons nos marques. Pour la conduite du 2 roues, pour la nourriture, les gens, l'ambiance. Ca démarre bien !

La seconde nuit n'est pas aussi fraîche que la première et notre sommeil commence à se réguler. Au milieu de la nuit, c'est une belle averse tropicale qui va tout de même nous réveiller, avant de nous bercer. Le matin, la faune s'éveille, toujours les coqs, que la pluie avait rendus silencieux, et les chiens bien sûr. Pour notre petit-déjeuner, Ayu part au fond de son jardin tropical chercher quelques bananes directement sur l'arbre. Elle nous propose un "green pancake", en nous expliquant qu'il s'agit d'une pâte à crêpe mixée avec les feuilles d'une plante locale. Il faut goûter, alors allons-y. Sur l'assiette, le pancake est bien vert et agrémenté de bananes, et il faut encore le parsemer de sucre de palme tiède. Un délice !

Aujourd'hui, Wayan et Ayu sont invités à la cérémonie de mariage d'un cousin. Et ils nous convient à participer à la fête. Wayan va même nous fournir des habits traditionnels balinais, un sarong et une coiffe spéciale afin de respecter les coutumes. Nous devons être au B&B à 13h00 pour nous préparer. Ce qui nous laisse le temps de partir visiter les environs, toujours en scooter. Wayan nous dit qu'il y a un petit lac où ses enfants aiment aller nager, pas très loin, et que dans cette région il y a encore la Monkey Forest de Sangeh. Il nous dessine une nouvelle fois une carte afin que nous ne nous perdions pas sur les petites routes des environs. En peu de temps, nous arrivons vers ce petit lac, au pied d'un temple. L'endroit est assez photogénique. Nous poussons ensuite vers la Monkey Forest de Sangeh. La différence avec Ubud est que l'endroit est géré par une communauté villageoise, à qui profitent les bénéfices tout en fournissant des emplois. Un guide accompagne les visiteurs, mais surtout pour s'assurer que les singes ne soient pas trop dérangeants. Le site est vraiment beau avec une allée splendide et des arbres d'une belle hauteur. Les singes sont là, mais n'ont aucune agressivité. Contrairement à ce qu'on lit au sujet de la Monkey Forest d'Ubud, ici ils ne tentent pas de piquer tout ce qu'ils peuvent. Par contre, sans même prévenir, les voilà sur votre dos, sur votre crâne ou sur vos épaules. Le guide, et lui seul dans un premier temps, peut alors leur donner un biscuit, le temps de faire une photo. Il suffit ensuite de s'accroupir pour que l'animal redescende et aille chercher sa friandise auprès d'un autre visiteur. A la sortie du site, il y a évidemment le passage obligé devant de nombreuses boutiques, mais les sollicitations sont polies et pas agressives.

Fin de matinée, retour chez Wayan, toujours à l'aide de l'excellente carte qu'il m'a préparée. Circuler sur ces petites routes est très agréable, peu ou pas de trafic, allure lente et plein de choses à voir. Comme ces serpents écrasés sur la route, tout gris et long parfois d'un mètre ou plus. Wayan me dit qu'ils viennent des rizières, mais qu'ils ne sont pas dangereux. Les paysans les protègent même, car ils mangent les petits rongeurs qui abîment les plantations.

A 13h00, nous sommes pile au rendez-vous. Wayan et Ayu vont nous préparer pour aller à la cérémonie, car nos habits occidentaux ne seront pas adaptés. Chacun de nous aura donc son sarong, avec la ceinture, et pour ma part, je porterai encore la coiffre balinaise, une espèce de bandana, mais vide sur le milieu du crâne. Nous arrivons au temple où tout se déroule. Le couple de mariés n'est pas encore là, mais la communauté du village est déjà bien présente. Les gens ne nous dévisagent pas, nous sommes accueillis par des sourires et des "Hello". A peine assis, on nous offre du thé et quelques gâteaux balinais. Nous constatons que les femmes se regroupent entre elles, avec les enfants, alors que les hommes partent à l'écart pour jouer aux cartes et boire du vin de palme. Un vin qu'on me fait goûter en me précisant que de l'écorce de noix de coco y a été ajouté afin de la faire fermenter et augmenter le taux d'alcool. Autant le dire, ce n'est pas vraiment fameux.

Les mariés se font attendre, mais vers les 15h00 les voilà qui arrivent. La future épouse est parée d'un magnifique sarong et surtout d'une coiffe faite de métal doré et de vraies fleurs. De plus, elle est super maquillée, yeux, lèvres, fond de teint, faux cils, évidemment c'est la reine du jour. Le marié, lui, porte un veste de velours, un pantalon en soie, le tout dans les tons bleus, avec la traditionnelle ceinture balinaise et un poignard sur le flanc. Les mariés déambulent dans la foule des villageois, un peu dans l'indifférence générale. Puis, les deux familles concernées se regroupent sous un couvert, pour des discussions et des recommandations, avant que les mariés ne signent un registre. Ils iront ensuite devant le temple, pour une cérémonie religieuse, ne regroupant que quelques participants. Puis, il y a aura encore la bénédiction des offrandes. Nous n'avons pas tout compris aux rites du mariage à Bali, mais il semblerait bien que la communauté du village de Taman se regroupait pour assister et être témoin de l'union et non pas pour la fêter. Ni musique, ni chants, juste de la présence. Nous aurons également mangé sur place, avec les doigts, goûtant aux plats préparés pour la circonstance.

Tout au long de l'après-midi, nous aurons eu droit à des sourires. La mariée elle-même viendra nous remercier d'être venus assister à son union et nous avons pu prendre quelques photos avec elle. En milieu d'après-midi, nous avons été rejoints par des Québécois qui ont réservé une chambre chez Wayan, dans des nouveaux bungalows construits plus loin dans son jardin. Des chambres flambantes neuves, également avec une magnifique douche extérieure.

Le soir à table, nous faisons connaissance avec Mike et Isabelle qui ont quitté la Belle Province pour 40 jours de voyage à Bali et peut-être ses environs. Belle journée bien remplie.

Troisième jour à Taman. Aujourd'hui, nous partons visiter en scooter les temples de Gunung Kawi et du Tirta Empul dans la région de Tampaksiring. Départ vers 09h30, direction Ubud. Cette fois-ci, plus besoin de carte, nous maîtrisons le trajet sans souci. Nous avons décidé, sur conseil de Wayan, de passer par Tekallalang pour couper ensuite sur Tampaksiring. Selon lui, la route est plus belle par là. A Ubud, nous passons devant le marché et pour une fois la direction est indiquée.

La route qui monte vers Tekallalang n'est qu'une succession de boutiques et de magasins, vendant surtout de l'artisanat local. A la sortie de Tekallalang, nous atteignons le village de Cekin. Et là, c'est le spectacle garanti. De magnifiques rizières en terrasse directement en face de la route, bien vertes. Nous faisons un stop évidemment et il est même possible de monter dans les terrasses contre une petite donation personnelle. Que ce soit vers la route ou au milieu des rizières, l'endroit est particulièrment photogénique. Nous y restons le temps de finir la balade, avant de repartir. Arrivés à Sebatu, c'est par là normalement que la route tourne pour Tampaksiring. Mais comme à chaque fois, aucun panneau n'indique le chemin à suivre. Il faut donc demander, mais on nous indique toujours la bonne direction avec le sourire.

A peine sur le chemin quittant Sebatu, voilà que nous apercevons un panneau indiquant le Gunung Kawi. Déjà ? Nous nous y rendons et nous visitons ce beau, mais modeste temple. Nous apprendrons plus tard qu'il ne s'agit pas du Gunung Kawi mentionné dans les guides, lequel se trouve bien dans la ville de Tampaksiring. Tampaksiring, où nous avons failli passer à côté du Gunung Kaw que nous voulions voir et qui est indiqué depuis une large avenue. Avant de nous y rendre, nous avons pris notre lunch au bord de la route, dans un petit Warung dont la nourriture était exposée en vitrine. Une assiette de riz, et on y rajoute ce que l'on veut selon la préparation du jour. Simple mais bon, deux assiettes pour 35'000 Rps.

Le "vrai" Gunung Kawi est splendide. Il est en bas d'une longue série d'escaliers, dans un petit vallon où coule une rivière. Sous un couvert, des femmes préparent des offrandes et nous montrent ce qu'elles sont en train de confectionner, acceptant aussi d'être prises en photo. Business is business, mais dommage que le site soit envahi par les vendeurs tout au long de l'entrée et sur une partie de la descente. Sans nous harceler vraiment, ils sont tout de même assez insistants.

Nous aurons ainsi vu les deux Gunung Kawi de la région !

A quelques minutes du Gunung Kawi se trouve le temple de Tirta Empul. Un splendide endroit, très fréquenté au milieu de l'après-midi. Outre les bâtiments du temple, on y trouve aussi des bains publics où les Balinais viennent se purifier dans un bassin qui déverse de l'eau d'une source sacrée découverte en 962. Là encore, le spectacle est au rendez-vous et nous pouvons prendre de splendides photos. Une seule touriste a osé se mettre à l'eau, les autres Occidentaux se contentant de prendre quelques photos. Je ne résiste pas à l'idée de me tremper dans cette eau limpide. Un vestiaire commun permet de se changer et il y a des casiers pour ranger ses affaires. Exclu de se baigner en maillot de bain, il faut garder au minimum le sarong. Et bien je rendrai le mien complètement mouillé à Wayan. L'eau est fraîche sans être froide. Le fond du bassin est rempli de cailloux et le rituel consiste à aller à l'une des fontaines qui déversent l'eau pour se mouiller le crâne. Je me lance donc et je me purifie de l'eau de la source sacrée. Les Balinais sourient en me voyant aller et ressortir de l'eau. Moquerie ? Respect ? Difficile de savoir. En tous les cas, pas de réaction hostile à ma présence dans les bassins.

Retour ensuite sur Taman, via Ubud. Là encore, pas de souci particulier, nous retrouvons notre chemin facilement. La conduite en scooter n'est pas si compliquée, surtout compte tenu du fait que le trafic est lent. D'ailleurs, la moyenne parcourue ne dépasse pas les 30-35 km/h, si on sort des grands axes, que ce soit en voiture ou en 2 roues. Le truc est de bien être attentif à ce qui est autour de soi, de rester bien à gauche de la chaussée et de rouler dans le trafic. Rester bien à gauche est une règle essentielle. Une voiture qui arrive en face et qui veut dépasser ne va pas se soucier de vous si vous êtes au milieu de votre propre voie. C'est à vous de vous pousser ! Et attention aux trous aussi, ils sont rares, car le bitume est bon, mais avec les petites roues des scooters, passer dans un trou à une certaine vitesse serait synonyme de chute et d'ennuis...

En arrivant à Taman, nous nous arrêtons au marché acheter quelques beignets pour toute la famille de Wayan et les occupants de son B&B. Nous faisons aussi le plein d'essence dans une des petites échoppes qui proposent de la benzine au litre, dans des bouteilles d'Absolute Vodka. Avant de regagner notre résidence pour nous remettre de la fatigue de la journée.
7 juillet 2013 23:00-M6: plage, rap et boxe thaï: vacances de folie à Pattaya English translation pending
by Obeoandpai · 2013-07-04 · 265 replies
Enquête exclusive Pattaya en Thaïlande accueille chaque année plus de huit millions de touristes. Récemment, cette incroyable cité balnéaire, popularisée par des stars du rap, est devenue le lieu de rendez-vous de dizaines de milliers de jeunes français. Boxe thaï, « runs » en scooters et farniente sous les palmiers : ici ils peuvent s'offrir un mois de vacances dans un hôtel design pour un prix imbattable, car une fois payé le billet d'avion le logement et la nourriture sont très abordables. Kathy, une franco-canadienne, a choisi de vivre à Pattaya et travaille pour la police thaïlandaise. Elle s'occupe de la sécurité des touristes : une mission sensible, notamment à cause de la prostitution. Bars et gogo-danseuses ont fait la réputation de la ville : dans les années 1960, Pattaya était le point de ralliement des GI's Américains en goguette. Aujourd'hui encore plus de 10 000 jeunes femmes y vivent du commerce du sexe. Tous les soirs, Kathy la policière fait sa ronde dans les rues du quartier chaud : rixes entre filles, clients pigeonnés, plus rien ne l'étonne. Mais pour d'autres, Pattaya est le paradis de la romance. Les Russes viennent s'y marier au soleil ou passer des vacances en famille ; ils y ont construit des églises orthodoxes et des quartiers entiers leurs sont réservés. Un document de Carole Isoux et Hervé Bouchaud, production Sable Rouge

Date de rediffusion de l'émission : Prochaine diffusion le lundi 15 juillet 2013 à 00:25
http://www.m6.fr/emission-enquete_exclusive/07-07-2013-plage_rap_et_boxe_thai_vacances_de_folie_a_pattaya-2147528321.html#ixzz2Y7XyfIbT
Aller au Burkina Faso via le Sénégal et la Guinée English translation pending
by Kimw · 2013-05-18 · 38 replies
Puisque le chemin classique via Gogui/Nioro en Mauritanie/Mali est encore hasardeux pour aller au Burkina j'envisage d'y aller via le Sénégal et la Guinée, est ce que vous pourriez me conseillée sur la route à emprunter?
Immersion dans une famille d'accueil aux États-Unis pendant un an English translation pending
by Djubinum · 2011-01-11 · 7 replies
Bonjour à tous, 🙂

Je voudrais partir 1 an aux USA, dans une famille d'accueil pour pouvoir découvrir ce pays. De plus, étant exigeant😛, je voudrais CARREMENT aller dans les lycées américains et non les lycées français.

Voici donc mes deux questions: - Une fois cette année de passée, est-ce que, à mon retour en France, je devrai fatalement redoubler (je suis en 3ème, je voudrais partir pour ma seconde, devrai-je la redoubler une fois en France?) - Connaîtriez-vous des bons sites/bons plans pour ces genre de voyages?

Merci d'avance, djubi 😉
Projet de développement durable en Thaïlande English translation pending
by ChristianC64 · 2010-11-15 · 50 replies
Bonjour a tous, un Ami a moi m'a écrit ces lignes...: La situation économique s'est durcie dans ce pays. Déguisée en gentil premier ministre bien propre, c'est toujours l'armée et l'aristocratie qui dirigent le pays, depuis le coup d'état militaire de septembre 2006...tout ce qui touche l'économie et la politique, sujets sur lesquels j'écris pour des groupe de presse européens. La tension est palpable. Evidemment la plupart des étrangers sont des touristes et n'en ont pas conscience. Mais pour le peuple, je constate des crispations, et de la violence.

Dans cet esprit, certains perdent leur sérénité.

Alors voilà les deux cousines se sont louer un apartement a Bkk et nous nous préparons durant un mois( le temps que j'arrive sur place); Nous avons décider de passer la Thailande au peigne fin et de long en large pour tâter le poul du peuple et des endroits touristiques; présentement, les deux cousines vont parfaire toute l'itineraire de ce parcours et elles doivent en m'attendant; parfaire également leur cours de conduite puisqu'a tour de rôle nous allons nous relayer le volant... Ce périple se fera sous forme de reportage en Francais et en Thaï;

Tous ceux de VF vont pouvoir participer à ce projet de Développement Durable... Nous tâterons le poul sur place dans chaque région qui sera sur notre route... Nous receuillerons ainsi plein de données et statistiques ainsi que des infos pour le tourisme...A la suite de ce périple à chaque endroit où nous laisserons notre trace; une résidente de la place deviendra un membre et une hôtesse de la chambre de commerce de sa province soit un genre d'agence de voyage qui sera créer à but non lucratif dans le but de desservir le tourisme dans le pays du Sourire... le parcours demarrera de Bkk en direction du nord-est...Nous serons equiper chacun d'un I-Phone apple de deux lap top hp et d'un I-Pad ; sur Internet en Constance ... Tous vous pourrez nous joindre en tout temps... Et tous vous serez solliciter au besoin...je souhaite que vous serez nombreux a participer a sauvegarder le Sourire de ce pays...😎
De retour d'un voyage aux États-Unis et au Canada à moto English translation pending
by Dannyck · 2009-09-30 · 40 replies
Bonjour a tous, 😎 Me voilà de retour depuis hier aprés d'un trip de 5350km a travers le Nevada, l'Utah, l'Idaho, le Wyoming et le Montana aux USA et l'Alberta et la Colombie Britanique au Canada. A mon actif : 5350km (je me répéte), 400l de super, quelques kilos de steak, un tonneau de pepsi (ou de bud selon si je roule ou pas), des écarts de température allant de -5° a + 47°c, 5 heures de film, 300 photos, 0 gamelle, des images plein la tete et une envie...repartir. Le tout en Harley Davidson. Bonjour a tout les passionnés de ce forum 😉😉😉
Un mois en Namibie: récit! English translation pending
by Elodie757 · 2009-08-18 · 4 replies
De retour de Namibie (+ Chobe et Vic Falls) après un magnifique voyage d’un mois dans des conditions très confortables (en lodges), je vous envoie modestement un petit compte rendu de cette expédition magnifique. La Namibie est une destination onéreuse mais ce furent sans doute les plus belles vacances de notre vie, nous avons tout aimé : les paysages, les gens, les animaux… Bref, tout, en général, était extraordinaire. Et puis, il y a un truc génial, en Namibie, l’hiver : certes, il fait parfois froid le matin et le soir (mais en lodge, tout va bien) mais le soleil est présent chaque jour dans un ciel bleu cobalt sans aucun nuage et ça, c’est le bonheur ! Par ailleurs, les routes sont parfois longues (je conseille absolument à ceux qui visitent le pays en lodges de se poser deux nuits plutôt qu’une dès que possible pour ne pas conduire tous les jours) mais elles sont belles. En conduisant à deux conducteurs et en partant à chaque fois tôt le matin (vers 8 H) pour ne pas passer trop de temps dans la voiture, les trajets nous ont globalement paru faciles et agréables (bon, malgré deux crevaisons…). Voici, de façon rapide, notre récit de voyage et impressions : que ceux qui ont des questions n’hésitent pas ! Jour 1 : Vol Paris-Johannesburg puis Johannesburg-Windhoek, formalités d’arrivée, récupération de notre 4/4 de location… Puis Olive Grove Hotel pour une nuit. Très joli boutique hôtel sur les hauteurs de Windhoek : chambre dépouillée et chic dans les tons gris/beige, petit spa, restauration délicieuse… Tout commence sous les meilleurs auspices ! Jour 2 : On a passé une grosse demi-journée à Windhoek à explorer un peu le centre ville (petit tour autour du parlement, de l’église principale, de la rue piétonne, du namibian craft center…) car ça nous paraissait bizarre d’explorer un pays sans voir ne serait-ce qu’un peu sa capitale. Mais il faut reconnaître que l’intérêt de Windhoek n’est pas démesuré. Puis route vers le Bagatelle Kalahari Game Ranch, dans les environs de Mariental pour deux nuits. Dès cette première route (la B1, pourtant goudronnée et pas encore typique des fameuses pistes, gravel roads, de Namibie), nous avons trouvé les paysages magnifiques. On s’est arrêtés pour pique niquer près d’un joli lac (Oanob) à 7 km de la route, qui nous a pris en tout environ 4 H. Jour 3 : journée de détente à Bagatelle Kalahari Game Ranch. On a beaucoup aimé cet endroit en tant que première étape : ambiance du lodge très conviviale, avec une belle salle commune, de magnifiques chalets (ça vaut le coup de se payer un Dune chalet sur les dunes rouges du Kalahari, au sommet de la dune, plutôt qu’un chalet dans la vallée). Dans le Kalahari, le sable est d’un rouge encore plus intense qu’ailleurs, c’est superbe. On a randonné dans le bush et sur les dunes au milieu de nos premiers springboks, autruches, oryxs et on a fait deux game drives avec le lodge, l’une dans leur jolie réserve privée attenante au lodge avec pas mal d’animaux et l’autre à la rencontre des guépards qu’ils sauvent et réhabilitent dans un très grand enclos avant de les relâcher dans la nature en partenariat avec une fondation de conservation de l’espèce (c’était chouette car on n’a pas revu de guépards lors de la suite du séjour). A savoir : dans le Kalahari, il fait froid (on n’a pu enlever qu’un tout petit peu la polaire au plus chaud de la journée)… On a eu bcp plus chaud pendant le reste du séjour. Jours 4/5/6 : route vers la base de Tok Tokkie Trails (environ 4 H) puis trek (3 jours/2 nuits) avec Tok Tokkie en petit groupe (deux touristes allemands + le guide + nous deux). Expérience extraordinaire, inoubliable : trek dans les paysages somptueux d’une immense réserve privée, la Namib Rand nature, aux paysages époustouflants. Le soir, on rejoint un campement quasi luxueux avec cuisinier, table dressée avec nappe en plein bush et même toilettes et douche en pleine nature ! On est tous seuls, c’est immense, on dort dehors à la belle étoile dans des lits de camps avec énormes couettes coupe-vent, la température est descendue à moins 7 la première nuit (les lits et le bout de nos bonnets étaient recouverts de glace !) mais sous la couette, on n’a pas eu froid. La rando est magnifique, les paysages à couper le souffle, au plus près de la nature et avec des animaux qu’on n’a pas revus ailleurs ensuite (comme les renards blancs du désert). Jour 6, après-midi : route vers Sesriem (environ 2 H 30) et le Sossus Dune Lodge pour deux nuits. Lodge somptueux, le seul à être situé dans l’enceinte du parc national (donc, pas besoin d’attendre l’ouverture des portes !). Chalets immenses, superbement décorés, très bon accueil, restauration excellente. En fin de journée, coucher de soleil sur la Dune Elim. Jour 7 : Comme on n’avait pas besoin d’attendre l’ouverture des portes, on est parti à l’aube, à 5 h du matin, du lodge, avec un pack petit déjeuner. Mais ce jour là, il y avait une tempête de sable, et un énorme brouillard, on ne voyait pas à un mètre et personne de pouvait descendre de sa voiture et encore moins gravir une dune, véridique ! On a du repartir vers l’entrée. On a donc visité le canyon de Sesriem, abrité du vent, puis on est repartis l’après midi jusqu’au bout du parc car heureusement, les conditions météo dantesques s’étaient apaisées. Ne pas rater Dead Vlei (ça n’est pas super bien indiqué) et ne pas hésiter à dégonfler les roues de son 4/4 pour ne pas s’ensabler. Jour 7, matin : ascension de la dune 45 gratifiante mais difficile car le vent s’était de nouveau levé et soufflait très fort. Puis, route vers Solitaire. Arrêt au « Bagdad café » de Solitaire pour se dégourdir les jambes et déguster le fameux Apfel Strudel, puis, après avoir passé pas mal de temps sur la route à aider des touristes belges qui avaient crevé et n’avaient pas de bon cric, une super étape : Kuangu Kuangu. Sur l’immense territoire d’une ferme d’hôtes (Barchan Dune Retreat), il s’agit d’une sorte de cabane de luxe design adossée à la montagne avec une seule chambre et salle de bains extérieure, on est donc tous seuls, c’est romantique en diable. On a randonné, fait une chouette game drive (avec nos premiers zèbres du désert) avec le proprio de la ferme d’hôtes, caressé les suricates semi apprivoisées du domaine… C’était top. Jour 8 : départ tardif de Kuangu Kuangu (pour une fois !) route Solitaire-Swakopmund via la Welwitchia Drive (ça rallonge la route, qui prend du coup environ 5/6 H en tout, mais les paysages sont à tomber par terre, on a beaucoup aimé). Arrivée pour le coucher du soleil à Swakopmund pour 3 nuits. Dîner dans un chouette resto de fruits de mer sur la baie, le Tug. Chouette boutique hôtel coloré et bien situé : la Villa Margherita. Jour 9 : matin, balade dans Swakopmund, visite de la ville, achat d’artisanat… Bain de pied dans la mer (trop froide pour se mouiller en entier !) J’avais lu des commentaires mitigés sur Swakopmund, eh bien, nous, on a beaucoup aimé cette petite cité balnéaire au milieu de palmiers (c’est différent du reste de la Namibie, ça change, c’est sympa), d’autant qu’on y a eu deux jours de plein soleil. Après-midi : Tommy Desert living tour : on nous avait beaucoup vanté cette excursion dans les dunes près de Swakopmund à la recherche des petites bêtes du désert comme les caméléons avec un chouette guide, Tommy, mais ce jour là, ledit Tommy était malade, donc on ne l’a pas rencontré. Et, manque de chance, ses « remplaçants », d’autres guides, n’ont pas déniché beaucoup de bébêtes. Mais bon, ça arrive, et les paysages étaient splendides… Jour 10 : journée d’excursion avec Mola Mola à partir de Walvis Bay… C’était fantastique : le matin, croisière au large dans un petit bateau avec pélicans, otaries qui grimpent même sur le bateau, et… Dauphins ! Puis tour à Sandwich Harbour, paysages somptueux où les dunes rencontrent la mer, déjeuner d’huîtres au bord de l’eau et volatiles par dizaines. Après, on a fait une petite balade dans Walvis Bay (flamands roses sur la jetée), on est allés voir le coucher de soleil sur la dune 7 à quelques km de Walvis et on a dîné, très bien, au Raft, le restaurant jumeau du Tug de Swakop. Jour 11 : route pour Twyvelfontein. Notre agence nous avait indiqué 5 H de route et en fait il y a moins (plutôt 4 H). Du coup, par peur d’avoir trop de route, on a fait direct Swakopmund-Twyvelfontein et si on avait su, comme on avait deux nuits à Twyvel, on aurait fait un détour par les phoques de Cape Cross ou la peinture de la White lady du Brandberg car il faut savoir que les sites de Twyvelfontein se visitent très vite (les visites des peintures rupestres de Twyvelfontein et de la forêt pétrifiée sont plutôt intéressantes mais obligatoirement guidées et ne durent pas plus de 45 min chacune.) Notre lodge, le Doro Nawas, était une splendeur, là encore : chalets immenses, magnifiquement décorés, lodge principal en hauteur sur la montagne, le tout très luxueux mais en même temps, décontracté et sympathique. Jour 12 : le matin, éléphant tracking avec le lodge et nous avons eu beaucoup de chance car les éléphants étaient là et ô combien là, il y en avait plus d’une vingtaine et ils ont passé la journée autour du lodge. L’après midi, on a farnienté à la piscine de Doro Nawas (elle était assez chaude pour s’y baigner) car on avait visité tous les sites du coin et il y a eu un grand moment de ravissement pour les touristes (et de panique pour le staff du lodge) car un éléphant s’est approché tout près d’un des chalets sur lequel donnait la piscine (quel spectacle, il était presque sur le balcon du chalet) mais en a endommagé les panneaux solaires ! Jour 13 : route pas très longue (2 H) pour Grootberg Lodge, dans les environs de Palmwag. Génial. Lodge construit à pic d’un cratère (l’un des paysages les plus époustouflants du périple). Plus simple qu’à Doro Nawas par exemple, mais chalets très mignons et personnel namibien très gentil, souriant et décontracté. Malheureusement, nous n’y dormions qu’une seule nuit, on n’a pas donc pu faire le rhino tracking qu’ils proposent et qui dure une journée entière, mais en arrivant sur place assez tôt, nous avons tout de même pu passer pas mal de temps à discuter avec le jeune staff namibien du lodge, très sympa, faire une longue balade autour du cratère à partir du lodge (ils ont un sentier balisé) ainsi qu’une longue rando à cheval (accessible aux débutants) avec un guide adorable. Rencontrer les oryxs, springboks… à dos de cheval plutôt qu’en voiture, pour changer, c’était très chouette. Jour 14 : route vers Opuwo : 4 H 30 en revenant sur nos pas depuis Grootberg vers Palmwag puis Seisfontein-Opuwo. On s’est arrêtés rapidement à Seisfontein et avant ça, à la source naturelle du campsite de Warmquelle, ça fait un détour assez long (prévoir 2 H en tout avec baignade) mais c’est un chouette souvenir de s’être baignés tous seuls dans cette eau verte, cristalline et délicieusement tiède. Mais il faut savoir qu’ensuite, la route Seisfontein-Opuwo est difficile : elle grimpe, est remplie de grosses pierres, c’est très fatigant. Si vous logez à Grootberg, que vous montez ensuite sur Opuwo et que vous ne tenez pas particulièrement à vous baigner dans la source de Warmquelle, je conseille dans ce cas de prendre plutôt la route Grootberg-Kamanjab-Opuwo, certes moins « scénique » mais goudronnée donc beaucoup plus rapide, ce qui permet d’arriver plus tôt à Opuwo pour profiter de ce coin à l’atmosphère très dépaysante. Nous, on est arrivés un peu tard à Opuwo et on a un peu regretté de ne pas avoir davantage de temps pour flâner dans cette petite ville en soit plutôt moche mais donc nous avons beaucoup aimé l’ambiance et le mélange étonnant des populations (héréros, himbas…) tant dans la rue principale qu’au supermarché. L’Opuwo Country Hôtel est très bien : belle vue, très belle salle commune, superbe piscine à débordement (dont nous n’avons pas eu le temps de profiter, on a préféré se balader en ville), chambre plus banale avec deux lits twins éloignés l’un de l’autre (demander une luxury room) mais tout à fait confortable. Jour 15 : très belle route Opuwo-Epupa Falls : 2 H 30 seulement car la piste est très belle, très roulante. Epupa Falls, on a adoré. Le site est bucolique, très reposant. Les chutes sont magnifiques (ne surtout pas se contenter de la chute principale mais randonner sur le sentier à gauche des chutes et monter au coucher du soleil au sommet de la colline qui les surplombe toutes). On a dormi à l’Epupa Falls Camp, le lodge le plus sophistiqué du coin, tout au bout. C’est assez cher compte tenu du fait que les tentes restent relativement simples mais elles sont très mignonnes, joliment décorées, avec un coin salle de bains en dur, la situation de ces tentes et des tables du restaurant en bord de la rivière, avec nappes et bougies, est idyllique. C’est une super adresse et une super étape. Jour 16 : journée sur place à Epupa. On a fait du rafting, qui s’apparente plutôt à une balade sur l’eau (qui est calme, il n’y a pas de rapides) mais les paysages sont superbes et il y a plein de crocodiles. Avec le lodge, on a fait aussi la visite d’un village himba. Bon, on a hésité et tous comptes fait, ça s’est bien passé. Au début, c’était assez artificiel car il s’agissait du village himba le plus proche des chutes, donc les habitants ont l’habitude de recevoir des visites, ils sont un peu blasés. Mais on a pris notre temps, on a essayé de communiquer par gestes avec les gens, on a joué avec les enfants, fait la ronde avec eux (plutôt que de se contenter de les mitrailler de photos) et peu à peu, l’atmosphère s’est réchauffée. Nous avons ensuite eu des échanges encore plus sympathiques avec d’autres himbas que nous avons rencontrés par nous-mêmes dans des villages non visités par les lodges et avec qui on est entrés en contact en offrant du sucre, du thé, de la farine, etc… Achetés au supermarché d’Opuwo. Les gens étaient surtout très contents car on avait un 4/4 avec un immense coffre recouvert et on a donc pu prendre en stop des himbas qui étaient ravis de profiter de notre moyen de transport. Beaucoup de sourires er de rires… Jour 17 : en redescendant d’Epupa, étape d’une nuit à Hobatere Lodge, avant Kamanjab. L’étape est sympa mais il faut savoir que le lodge est situé à 20 km de piste de la route et que la game drive qu’il propose n’offre pas grand-chose à voir en matière d’animaux. Cela dit, les chambres sont agréables, le dîner est bon, le proprio présent et attentionné… Mais on s’est demandés si on n’aurait pas du partir très tôt le matin et tracer directement jusqu’à notre étape suivante, Okonjima, où nous n’avions qu’une nuit et où on aurait bien aimé en passer deux. Jour 18 : route Hobatere lodge-Okonjima/Africat fondation Okonjima, c’est une splendeur. Le plus beau lodge de notre séjour. On logeait au Bush Camp. Ca coûte une fortune, mais les chalets sont fantastiques, ouverts sur la nature, c’est somptueux. Sur place, on a fait une rando sur un de leurs sentiers balisés, on a fait le soir une chouette balade pour aller voir les porc épics et surtout, on a fait l’après-midi un inoubliable leopard tracking. Compte tenu du fait que les léopards sont difficiles à observer ailleurs, Okonjima est un must. Malheureusement, on n’a pas pu voir les guépards tôt le lendemain car on n’avait qu’une nuit sur place et on voulait arriver tôt dans Etosha mais je conseille à ceux qui le peuvent de passer absolument deux nuits plutôt qu’une dans cet endroit, afin de profiter de toutes les activités proposées. Jour 19/20/21 : route Okonjima-Etosha via les plaisantes villes d’Otjiwarongo et Outjo. Puis, Etosha. On a à la fois adoré parce qu’on est de grands fans d’animaux et qu’on y a donc vécu des moments inoubliables et en même temps, on a préféré le Kruger d’Afrique du sud (visité quelques années auparavant) ou Chobe, par exemple, car on aime bien conduire et rencontrer les animaux au hasard au fil des pistes plutôt que les attendre aux points d’eaux avec d’autres voitures. Or, à Etosha, on a eu l’impression de ne pas voir grand-chose sur les routes entre les points d’eau. Les modalités de visite sont différentes… C’est moins, « spontané ». Ceci étant dit, on a vu beaucoup d’animaux et parmi les moments les plus forts, des lions de près dans les points d’eau des environs d’Okaukuejo et un léopard au point d’eau Halali le soir. Ne pas rater les points d’eau éclairés le soir d’Okaukuejo et Halali, avec entre autres plusieurs rhinos. Côté hébergement, on a passé une nuit à Okaukuejo (bush chalet) et une nuit à Halali (double room) avant de sortir d’Etosha pour la 3ème nuit. Les hébergements du NWR nous ont très agréablement surpris : c’est décoré simplement, mais propre, nickel, très confortable. On a passé la 3ème nuit à Onguma Bush Camp, juste à la sortie d’Etosha : c’est le plus simple des différents lodges de la réserve privée d’Onguma mais c’est déjà très très bien. Jour 22 : Route porte est d’Etosha/Rundu et étape au lodge Hakusembe. Notre agence nous ayant indiqué Etosha-Rundu 6 H, puis Rundu-Divundu 3 H, on a fait étape à Rundu. Mais en fait, Etosha-Rundu ne prend que 4 H et Rundu-Divundu, 2 H. Donc, je conseille de zapper Rundu pour passer plutôt deux nuits dans les environ de Divundu, et s’y poser. D’autant que les attraits de la région de Divundu nous ont semblé similaires à ceux de Rundu , à Divundu il y a même les hippos en plus. Cela dit, Hakusembe est un lodge mignon, fleuri, très joli, nous avions le honeymoon chalet flottant sur l’eau (très romantique) et on a fait une chouette croisière au champagne sur la rivière (guide adorable et plein de crocos). Jour 23 : route Rundu/Divundu, donc, et Divava Lodge. Globalement, la bande de Caprivi, on a beaucoup aimé. Même si c’est pauvre. On voit des gens, des villages, du bétail, on peut s’arrêter acheter de l’artisanat, discuter avec les gens, les prendre en stop. C’est une Namibie différente des somptueux paysages de désert et c’est à voir aussi. Le Divava Lodge est très beau, avec des chambres immenses et design, une belle piscine et un très agréable spa qui surplombe la rivière. Le lodge propose une chouette balade sur la rivière l’après midi ou le matin, au choix, avec beaucoup d’hippopotames et un petit arrêt aux mignonnes Popa Falls. Nous avons aussi visité par nous-mêmes la petite réserve de Mahango qui nous a beaucoup plu, avec des baobabs, des buffles, des hippos, des rapaces, et les très belles antilopes Roan et antilopes des sables (noires) qu’on ne voit pas dans le reste de la Namibie. Jour 24 : en quittant Divava Lodge, nous avons visité la réserve de Buffalo. Je ne sais pas si c’est son nom officiel mais il s’agit d’un parc pas du tout connu dont l’accès se trouve au lieu dit Buffalo, quelques km après Divundu. Il faut savoir que le plan, sommaire, distribué à l’entrée du parc, est très mal dessiné, et que les pistes y sont, à certains endroits, difficiles car vraiment très sablonneuses. On s’est ensablés plusieurs fois et on s’est fait quelques frayeurs. Mais l’endroit, absolument désert, est fantastique, avec là aussi des éléphants, buffles, rapaces, antilopes, hippos… Et quasi aucun touriste ! Nuit à Kongola au Mazambala Lodge qui nous a un peu déçus : l’accès est bucolique, par bateau, le restaurant, sur pilotis, agréable, le proprio très sympa, mais les bungalows sont sommaires et fatigués. Jour 25 : route vers Kasane et visite de Chobe. Notre lodge, le Waterlily, conseillé par notre agence, ne nous a pas plu : c’est très moyen, pas joli, surfacturé. On a pris nos repas au Chobe Safari Lodge et au Chobe Marina, hôtels de grosse capacité mais très confortables. Jour 26 : Chobe… En revanche, Chobe, c’est inoubliable. Que ce soit la balade en bateau sur la rivière (à faire absolument l’après midi et sur un petit bateau, pas sur un gros, pour voir des dizaines d’oiseaux et les énormes troupeaux d’éléphants) ou les game drives dans le parc avec là aussi, éléphants, lions… Il faut savoir que les game drives organisés par les lodges de Kasane sont très bien (de toutes façons il y a tant d’animaux à Chobe qu’on ne peut pas être déçu) mais que c’est très business (jeeps les unes derrière les autres) et que, contrairement à ce que nous avait dit notre loueur (qui nous avait conseillé d’abandonner la voiture dès le premier jour à Kasane), Chobe se visite tout à fait par soi même : certes, le plan des pistes est mal dessiné, mais les pistes ne sont pas trop sablonneuses. Jour 27 : route vers Vic Falls et Ilala Lodge pour deux nuits. L’Ilala Lodge est magnifique : architecture coloniale, personnel adorable, super restauration. Le peuple zimbabween a beaucoup de mérites, compte tenu des difficultés qui le frappent, et on a été contents d’avoir logé à Vic Falls. Mais quel que soit le côté où on loge, il faut absolument visiter les deux côtés des chutes : le côté zimbabwen, plus impressionnant, mais aussi le côté zambien, qui fournit des sensations différentes. On va facilement de l’un à l’autre à pied en franchissant le pont en une demi-heure environ. Tout ça coûte cher (il faut repayer un visa zambien, les entrées des chutes des deux côtés), mais ça vaut le coup. En revanche, on a repayé 30 dollars par personne pour voir le soir le « rayon de lune » (les soirs de pleine lune) sur les chutes et c’est un peu l’arnaque, on ne voit pas grand-chose, un pâle halo sur les chutes dans le noir, bof. Jour 28 : Rafting inoubliable d’une demi journée (en juillet, les rapides sont trop dangereux pour être faits en entier sur la journée) et balade dans Vic Falls avec « high tea » au Vic Falls Hôtel. Jour 29 : juste avant de reprendre l’avion Vic Falls-Johannesburg, on s’est offert une dernière activité nommée le Lion Encounter. Le principe, c’est que pour repeupler les réserves de lions, dont le nombre décroit, une fondation récupère les animaux blessés et élève aussi des petits, ils font de la reproduction. Les jeunes lions sont ensuite élevés dans des enclos, peu à peu éloignés des hommes, puis relâchés dans la nature. Mais au premier stade, lorsqu’ils sont encore jeunes, on les laisse approcher par les touristes qui peuvent marcher avec eux dans le bush, et même, craintivement, les caresser et se faire photographier avec eux. La contribution (généreuse) des touristes finance la fondation. Bon, j’espère que tout ça est vrai, et j’avoue que l’atmosphère était très, trop business. Mais cela dit, voir de tout près les lions, les approcher, marcher avec eux dans le bush, c’était incroyable. Voilà… On rentre avec des souvenirs plein la tête… Et déjà, l’envie d’y retourner ! Elodie
Fraichement installée en Guyane English translation pending
by Versets · 2009-05-24 · 33 replies
Après plusieurs mois d'hésitation du côté de mon conjoint, mon envie de changement et de découverte ont su avoir raison de ses derniers doutes. Nous avons finalement sauté le pas et j'ai demandé ma mutation pour ce département lointain. Je suis titulaire et j'ai été mutée à l'hôpital de Cayenne. Mon conjoint a démissionné pour me suivre. Originaire du Sud, après avoir passé 5 ans sur Paris, nous étions au bord de la crise de nerf !! 🏴‍☠️ Voilà pas tout à fait 1 mois que nous sommes sur place et ne regrettons absolument pas notre choix ! La vie change du tout au tout ici ! Parfois je vais travailler et au volant de ma voiture je m'hallucine toute seule d'être là, avec la chaleur, les palmiers, la plage qui m'attend après le travail, le bon poisson....ça c'est juste la vie quotidienne, après il ya toute les possibilités de sortie le week end pour qui aime la Nature....bon je crois que ça se voit que la Guyane m'a tapé dans l'oeil on va dire 😉 Nous sommes là depuis peu de temps mais avons déjà fait quelques sorties sympa. Je mettrais les photos sur mon site de voyage prochainement, je vous ferais signe, si ça peut aider à décider quelques uns dans leur choix de venir en Guyane. En tout cas, étant passé par de nombreuses étapes avant de parvenir à une installation définitive (choix pour ou contre, niveau administrative pour la mutation, déménagement à gérer, voiture à amener ou pas, lieu de vie à choisir, une fois sur place......etc bref, je vous laisse imaginer toutes les questions qu'on peut se poser), je suis parfaitement en mesure de comprendre et/ou de répondre à certaines de vos intérrogations. Donc si vous utilisez ce fil, je me ferais un plaisir de vous répondre 😄
Petit itinéraire sympathique pour un mois et demi à Bali? English translation pending
by Bratch74 · 2008-11-16 · 15 replies
🙂je part a bali le 5 juillet et je repart le 23aout je souhaiterai avoir un ptit itineraire sympa, les villes a visité les incontournables les belles plages pour se baigné et surtt des ptit hotel sympa et pas trop cher merci beaucoup
Différence de notion de voyage entre Québécois et Européens English translation pending
by Vanquish · 2005-06-10 · 453 replies
La définition de ''voyager'' n'a pas l'air d'avoir la même signification pour la majorité des Québécois et les Européens.

Je m'explique : lorsque je parcours les forums ou que je lis les profils, je constate que pour beaucoup de Québécois, la notion de voyager signifie les Tout-inclus situé directement sur la plage sur une île du sud, alors que les récits des Européens sont plutôt du genre aventuriers, explorateurs et sur une période plus longue (ce n'est pas rare de lire qu'un Européen est parti pour une période de plus de 3 mois pour un voyage, destination dont je ne connaissais même pas l'existance).

Ou se situe la différence, je veux dire pourquoi avons-nous une notion si éloignée lorsqu'on parle de voyage?

Les Québécois semblent confondre les voyages avec les vacances. Pourquoi? Est-ce parce que nous avons peu de congé par rapport avec les Européens (à les lire, ils travaillent 1 semaine par année lol) alors que nous n'avons, pour la plupart, que 2 semaines durant l'été et 2 semaines durant l'hiver? Ou sommes-nous carrément pantouflards et ''Américanisés''? Les Québécois ont si peu envie de découvrir, à part de voir les plages et d'en comparer la couleur avec la plage précédente (je ne ris pas, dans ma famille ils font ça : ils ne jurent que par la couleur du sable!!)

Je me pose cette question car lorsque je lis des gens qui écrivent : J'ai voyagé dans tel et tel tout-inclus... pour moi cette personne n'a pas voyagé réellement, elle a pris des vacances. Il n'y a que moi que ça agace? C'est vrai que j'ai un vilain défaut : j'aime les gens précis lol

Ceci dit, je ne veux insulter personne (j'ai moi même déjà pris des vacances dans un tout inclus à Cuba)... ça reste une légère réflexion sans conséquence ;)
Yet Another Travel Journal in this (Too) Familiar Rajasthan, But with Family and Kids
by Pagaljavab · 2025-08-30 · 201 replies
Prologue

This journal recounts a trip to Rajasthan that’s already over a year old and that I’ve only now found the chance to write about. The summer of 2024 marked my return to India—my tenth trip—after six long years away since my last solo wanderings in Tamil Nadu in 2018 (the journal of which is published on this site). That absence was partly (but not only) due to the long COVID and post-COVID period, which saw a complete halt and then a major slowdown in global tourism. To top it off, Voyage Forum announced its closure in an end-of-the-world atmosphere. A sad time for our favorite social activity…

A few weeks after returning from Rajasthan, I tried to motivate myself to start writing a journal to publish on a forum claiming to be VF’s successor, which I’d eventually signed up for out of desperation. But I kept hesitating and putting the project off because, for one, I no longer have the time I used to. For another, the vibe wasn’t really taking off on that forum—it was overrun with ads and not very active, contrary to what its host’s name suggested. Despite its good intentions and commendable role as a stopgap, it also turned out to be very impractical to use, especially when you don’t have much time like me. I’ll admit I’d occasionally check back on VF to see if anything was happening. But all the discussions remained frozen in time, stuck in that fateful year, 2020. Then, rumors swirled online about shady reasons behind its closure, leaving little room for hope.

And then, one fine morning, I got a message at work from Marien informing me that VF had reopened. What a huge surprise! Even though the forum’s “end” had played out in a somewhat apocalyptic atmosphere, the memories of passionate and heated discussions, the frank debates, and the useful exchanges that made this site a traveler’s goldmine and a unique hub of conviviality all came rushing back to me like a breath of fresh air. I finally saw a sign and tried to motivate myself to find the time to publish the journal of this tenth trip to India and fifth to Rajasthan. But in the end, I got bogged down in professional and family obligations and never managed to find the time to get started. That’s now fixed, though, because I had two reasons for wanting to do it: I find that looking back on a trip to tell others about it is a highly beneficial introspective exercise. Also, I thought this journal could be useful to other travelers on a few points.

Because, “do we really need yet another journal about Rajasthan?” you might rightly ask! Especially in a time when so many journals about the “Land of Kings” have been published since VF’s return, not to mention the countless stories you can already find online about this region, one of India’s most touristy. And I’d add, why go back to Rajasthan for a fifth time, where I’ve already dragged my feet more than enough—through its forts, deserts, temples, cities, villages, bumpy roads, train stations, tasty street food stalls, cheap guesthouses, and more? Where some might see just another overhyped tourist destination full of the same old *Arabian Nights* clichés, worn to a thread, that I mentioned earlier, when there’s so much else to see in India? Well, first because it’s a magnificent country I never tire of, where I started an academic study and made so many connections. It’s also packed with places where you won’t find a single tourist (right, Marie-Jo?), even in the heart of well-trodden paths and classic itineraries. And most importantly, as I said earlier, things have changed in recent years. First, after six years without traveling far, the urge to go back to India was getting stronger. But this time, no more solo trips (often) or duo adventures (sometimes)—now it’s a team of four that has to come along! And even if you can argue with that, what better place than Rajasthan to introduce India to people who’ve never seen it? To kids you want to amaze? Plus, traveling with your new little family to your favorite country isn’t the same as going solo in often spartan conditions that only affect you. It’s a different challenge, but ultimately probably much harder. So, is it really reasonable to take two kids to India, including a two-year-old baby? That’s one of the main goals of this journal (but not the only one)—to try to answer that question.

As you can tell, it’s not so much the destination but the slightly unusual setup of this trip that, in my opinion, will make this journal interesting. Despite my experience and expertise (yes, I dare say it) in India, there were plenty of questions before we finalized the plan and said, “Alright, let’s go!” The questions were flying for us parents. Is it wise to travel to India with a two-year-old? What would we do (it happened) if the kids got very sick? Would they be able to handle a road trip on Rajasthan’s bumpy, dusty roads using public transport? Could they handle the shock of such a different world—the dirt, poverty, pollution, noise (…and the smell, as they say), the spicy food, monkeys, mosquitoes, snakes, tigers, leopards, and so on? In short, all the clichés that I usually joke about suddenly became potential realities. Another concern: as a mixed Franco-African family (not me, but my partner and her oldest), wouldn’t we risk not always being well received, given what you sometimes hear about that in India? How would Indians react to seeing a mixed-race family, the ultimate taboo in a country of purity and social segregation, which would undoubtedly raise many questions for them? Of course, not everything went as expected… Because, as you know, with India—and what makes it charming for some—there are always complications: sometimes where you don’t expect them… and sometimes where you do. I’ll go into detail about that in the journal to come (not right away) and in the final review (even later). These experiences could be useful to travelers who find themselves in similar situations and have the same questions we did before embarking on such a journey. And maybe it’ll spark the curiosity of those who aren’t concerned and will read yet another Rajasthan journal, but with its own unique twists.

Despite my unchanged constraints, which mean I have little time to write this, I don’t want to rush the story, so I’ll take my time. There will probably be lulls. I hope that won’t stop people from coming to react, debate, share their impressions, or ask for information.
La Polynésie en famille du 18 octobre au 4 novembre 2016 - 2 adultes et 3 enfants English translation pending
by Tytylulu97 · 2016-09-13 · 12 replies
Bonjour,

Après des années à rêver de voyage en Polynésie, nous sommes passés du statut de rêve au statut de billets réservés :)

Je me présente, je m'appelle Damien et j'organise un voyage en famille en Polynésie.

Nous sommes donc deux adultes et trois enfants de 08 ans, 05 ans et 04 mois.

Voici le planning de notre périple et les activités que j'ai trouvé pour que les enfants et nous même en prenions plein les yeux.

Je précise que nous ne séjournerons pas dans des hotels luxueux dans un soucis économique et surtout parce que nous sommes cinq et que les bungalows sur pilotis ne sont pas prévus pour les familles nombreuses...

18 octobre : Départ de Paris

19 oct : Arrivée à Papeete (je zappe le transit à Los Angeles)

Logement : chez des amis tahitiens

20 oct : Papeete Je pense qu'on sera en mode zombis donc rien de prévu à part du repos pour se remettre du "jetlag"

21 oct : Moorea

Trajet en bateau Logement: Dans une pension non définie encore, nos amis polynésiens prospectent encore. Activité : Repas spectacle au Tiki Village en soirée

22 oct : Moorea

Activités prévues : A 11h00 nous retournons au Tiki Village afin de faire un mariage traditionnel, c'est une surprise, ma femme ne le sait pas, elle le découvrira sur place :)

23 oct : Moorea

Activités : Lagoonarium sûrement. Si possible avec bébé, aller au point de vue Toatea Lookout pour faire une belle photo 24 oct : Retour à Papeete

Visite des lieux suivants à répartir sur les deux jours Jardin de Paofai Club des pirogues Site de surf de Teahupoo (si possible) cathédrale de l'immaculée conception Soirées aux roulottes Marché couvert Maraé de Arahurahu 25 oct : Papeete 26 oct : Papeete Première séance de tatouage pour moi (le tracé seulement), le tatoueur s'appelle Lucien PITO, c'est un super artiste qui prend pas cher (vous pouvez le trouver sur facebook) Tatoo de l'épaule jusqu'au coude pour 400 euros

27 oct : Vol pour Raiatea

Logement : Pension non définie pour le moment Activités : non plus

28 oct : Raiatea

29 oct : Tahaa

Logement : Pension ATGER Activités : Visite d'une ferme perlière - J'aimerai bien apprendre à mes enfants à pêcher

30 oct : Tahaa

31 oct : Bora Bora (vol de Raiatea à Bora)

Logement : Sunset Hill Lodge Planning non défini mais surement un tour à la superette et balade à pied sur Matira Beach

1er nov : Bora Bora

Location d'un pontoon (bateau sans permis) pour faire une ballade dans le lagon toute la matinée Après-midi non défini

2 nov : Bora Bora

Journée à définir Retour à Papeete dans la soirée

3 nov : Papeete

Remplissage du taouage pour moi Madame fera surement les derniers achats de souvenirs en prévision du retour le lendemain

4 nov : Retour en métropole

:( Donc voilà un peu le topo, vous aurez compris que les activités seront organisées au feeling, une fois sur place.

Si vous avez des idées d'activités sympas et ludiques à faire avec des enfants de 8 et 5 ans, je suis preneur.

:)
Retraite à l'étranger: dans quel pays avec 1200 € mensuel? English translation pending
by Nath1818 · 2015-05-19 · 111 replies
Bonjour à tous,

Voilà, j'ai une petite question à vous poser et j'aimerais profiter de vos connaissance pour y répondre.

Ma mère doit prendre sa retraite d'ici 3 ans, je me renseigne pour elle, on ne sait pas encore combien et quel montant va t-elle avoir le droit.

Je me posais la question à savoir : quels sont les pays dans lesquels peut vivre un ou une retraité avec environ 1200 € net mensuel ? (c'est pour me faire une idée déjà, ça se trouve elle aura le droit à plus ou à moins je ne sais pas encore)

Je précise nous avons perdu mon Papa il y a quelques année et irai donc vivre sa retraite seule à l'étranger.

Elle à toujours rêvée de certain pays qu'elle a déjà découvert plusieurs fois (ex : Maroc (principalement Agadir), Thaïlande, le Liban et le Qatar (Je sais qu’au Qatar la vie est chère par exemple)

Est ce que un revenu de 1200 € est suffisant pour vivre normalement ? (Je crois que la thaïlande demande un revenu minimum de 1600 € par mois si quelqu'un peut me le confirmer ? Mais ailleurs est-ce pareil ?)

Merci à vous d'avance

A bientôt

Nathalie.
Retour de 20 jours de croisière Célébrity en Nouvelle-Zélande et Nouvelle-Caledonie English translation pending
by Sylviannefd · 2014-04-11 · 162 replies
Bonjour, Pas tout à fait rentres, nous sommes dans le Lounge Emirates de Sydney nous serons à la maison demain soir. Mes premières impressions sont très positives en ce qui concerne l'itinéraire mais très négatives en ce qui concerne Célébrity. J'y reviendrai plus en détail. Mais une chose est sûre si nous repartons avec Célébrity ce sera parce qu'ils sont les seuls a proposer un itinéraire, sinon nous privilégierons un bateau plus petit. 2 500 passagers et même 2700 la deuxième croisière c'est difficile à gérer et le service s'en ressent.
Éco-volontariat Afrique du Sud English translation pending
by SaphiB · 2013-10-19 · 33 replies
Bonjour à tous,

Je suis à la recherche de conseil pour mon été. J'ai très envie de partir faire du volontariat dans une réserve en Afrique du Sud (ce pays me fascine). Je me suis renseignée sur le site Project Abroad. Néanmoins avant de faire mon choix, et de dépenser une telle somme, je voudrais savoir s'il existe d'autres organismes qui offriraient le même genre de prestation.

J'attends vos réponses,

Merci d'avance
Vingt jours dans l'Ouest américain, départ de Chicago: visites, activités et bons plans? English translation pending
by Ddd02 · 2013-04-11 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à deux dans moins d'une semaine pour un road trip de 20 jours dans l'ouest américain avec une Jeep Liberty. Je serai seule conductrice, j'ai l'habitude des longue distance, je conduis beaucoup. Notre itinéraire, qui est très vague pour le moment, totalise 6000 et risque de s'allonger. On ne compte pas s'attarder longtemps au même endroit, sauf si necessaire. Nous louons et rendons la voiture à Chicago (les frais d'abandon sont extrêmement élevés et je paye déjà le petit bonus jeune conducteur), ce qui nous fait faire une boucle. Grossièrement nous avon prévu : Chicago - Nouvelle Orléans - Houston - Dallas - Albuquerque - Phoenix - Las Vegas - Los Angeles - San Francisco - Yosemite Valley - Moab - Denver - Chicago

Il y a énormément à voir autour de ses routes. Donc grande question. Quels sont les grands points (ou moins connu) qu'il ne faut pas louper ? Pour ma part, je me concentre beaucoup, sur les deserts, parcs nationaux, paysages, sport extreme (aussi, pour les activités sur la route).

Malgré tout, nous partons avec un petit budget (après billet d'avion et location de la voiture). Ce sera donc glacière-snack-sandwichs et nuits dehors. Est-il raisonnable et envisageable de passer la plupart des nuits dans la voiture ? Peut-on profiter des camping ? Avez vous des bon plans sur la route dans ces situations ?

Merci :) bonne journée

Delphine
Juillet-août en Australie avec enfants de 9 mois et 5 ans English translation pending
by Fannita1 · 2013-01-17 · 23 replies
Bonjour à tous, Nous souhaiterions découvrir l'Australie en juillet- aout mais vu que c'est l'hiver plutôt privilégier le Nord. J'ai vu qu'il y avait pas mal de choses à faire en 4x4... est ce possible avec des jeunes enfants ou est ce que ça risque de tourner en "mal des transports, vomissements etc..."? Faut-il être un "pro" du 4x4 ou est ce accessible à tout le monde? D'autre part, est ce qu'on peut voir une partie de la grande barrière de corail à cette période là? Quelle est la température de l'eau? Savez vous s'il existe des villages vacances dans le Nord avec mini club au cas nous voudrions passer une journée ou deux "en amoureux", faire de la plongée bouteille ou autre.... Camper avec la tente... possible et pas trop risqué avec toutes les bestioles???!!!! Merci pour vos réponses F.
Projet Afrique du Sud + Swaziland ou Botswana? English translation pending
by Xfg59 · 2012-11-25 · 158 replies
Bonjour à tous,

Après avoir minutieusement programmé - grâce à votre aide - un circuit en Namibie pour l'été prochain, je reviens sur le forum car je dois revoir mes plans. En effet, je n'ai pas pu réserver mes vols tant que mes dates de congés n'étaient pas confirmées, et maintenant, les prix des vols atteignent des sommets 🏴‍☠️🤪 !! Je rappelle que nous sommes 5 et que l'aérien pèse beaucoup dans le budget voyage !

Comme la destination Afrique Australe nous fait vraiment envie, je réfléchis à un circuit au départ de Johannesbourg pour laquelle les vols restent très abordables, mais en hésitant entre ces 2 possibilités :

1. Johannesbourg - Hluluwe Imfolozi - St Lucia - Isimangaliso Wetland Park - Swaziland - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - Marakele - Johannesbourg

2. Johannesbourg - Kruger du sud au nord - Mapungubwe - puis le Botswana : Makgadigkadi - Kasane (+ Vic Falls) - Chobe - Maun et retour vers Jo'burg en traversant le Kalahari (mais avec quelles étapes ?)

Quelques questions : - Pour des raisons d'ambiance, et aussi pour le porte-monnaie, l'option 4x4 et camping nous plait bien. Le Botswana est-il conseillé dans ce cas ? Les campings n'y sont pas, je crois, cloturés (danger, qui plus est avec des enfants ?) - Le climat dans la partie sud du circuit en AFS ne risque-t-il pas d'être un peu frais ? C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai mis de côté le Drakensberg et le Lesotho.

@ vous lire,

Xavier
Partir faire du WWOOFing en Inde/Népal English translation pending
by Djoccospirit · 2010-04-27 · 23 replies
Bonjour,

Voila après avoir passé pas mal de temps à réfléchir, j'ai décidé de partir fair du Woofing en Inde pour uné période de 4 à 6 mois environ, avec un départ en fin d'année. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une offre de travail bénévol dans des fermes biologiques en échange de la garantie d'être logé et nourri.

Les fermes de ce types sont présentes un peu partout dans le pays. Je compte bouger pas mal, d'autant plus que je n'ai pas spécialement de contraintes au niveau du temps.

Je voudrais allier la proximité avec la population avec la visite d'un maximum d'endroits culturels, et je voudrais donc savoir si vous avez certaines régions à me conseiller tout particulièrement ?

Merci d'avance.
Mutation à Mayotte 2010 pour les enseignants English translation pending
by Corg2b · 2010-03-02 · 269 replies
Bonjour, Les résultats vont bientôt tomber. Alors, collègues enseignants, partageons !!! Cette discution peut nous aider à tous. Cordialement et faisons en sorte de faire vivre cet espace. CORG
Française qui désire s'installer à Annaba avec un projet de travail (Algérie) English translation pending
by Mhaia · 2009-08-15 · 15 replies
Je suis Française de parents Français n'ayant aucun lien avec l'Algérie ni de famille. Pourtant, dit on que mon visage laisse penser que j'ai des origines. Mon souhait est de vivre définitivement en Algérie du coté de Annaba (ex Bone). Mon passeport est Français, je suis seule et veuve avec 5 enfants, dont 2 filles étudiantes et majeures qui resteront très certainnement en France. J'ai conu un Algérien-Français qui était né à Annaba mais imigré en France quand il avait à peine 13 ans avec ses parents. Nous nous sommes aimés (en union libre, car c'est une pratique courante en France) et avons eu une fille Annabelle. Mes parents Français m'ont rejeté car j'ai osé aimé un étranger.Des racistes. Il se nomait Noredine AMRANI, décédé en 2004. Depuis, je reve de vivre à Annaba et de faire découvrir à Annabelle agée de 10 ans aujourd'hui, le pays et la ville de son père qui est aussi le sien. J'ai un projet de commerce; la restauration et la métamorphose du mobilier aux aspects de tous les continents, ethniques, mystiques...et aussi la création de tableaux. C'est simple, j'achète du vieux meuble, banal ou abimé que je restaure ou que je transforme d'un aspect oriental, ou asiatique ou fantaisie, etc... Je réalise aussi des tableaux, je rénove des bibelots, (vases, miroirs, objets de décoration pour la maison...), ou bien je rénove ou métamorphose le mobilier chez les gens, des vieux bibelots également, une porte d'entrée, du mobilier de jardin etc...(Je reve aussi de réaliser moi meme mes propres meubles, un magasin de création de meubles.) Des personnes me disent que le gouvernement Algérien peut m'aider à m'installer professionnellement en tant que Française. Le consulat Algérien également peut me faciliter un visa. Mais le problème est que je n'ai pratiquement pas d'argent puisque je suis seule sans revenu en France, et je ne connais personne à Annaba pour m'héberger ou me guider, me conduire, ou me trouver une grande maison avec un local ou genre atelier à louer et du mobilier pour pouvoir dormir, manger, etc... J'ai besoin d'aide, de conseils, comment ouvrir son commerce à Annaba, trouver un atelier, etc... Mon désire de vivre à Annaba est possible. Mais comment obtenir le visa le plus rapidement possible et facilement. Comment effectuer les démarches. Quelles sont les personnes ou associations pretent à m'aider une fois que je serais à Annaba. Comment louer une maison? J'ai un très bon ami Algérien(avec un passeport Algérien)mais qui vit aux Etat Unis. Il descent chaque année voire sa famille en Algérie. Il dit que si l'on se mariait ensemble, ce serait plus facile pour moi de créer mon reve, car il désire retourner vivre en Algérie et acheter une maison. Est ce une bonne idée? Ma passion de restaurer les meubles s'appelle l'Atelier des Inspirations d'Annaba. Merci de tout coeur de me lire et de me répondre.

Budget pour vivre en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
by Glagla74 · 2009-01-30 · 25 replies
Bonjours a tous,

Je me promène depuis un petit moment sur voyageforum (nouvelle calédonie) et je m'étonne de lire qu'il faudrait plus de 4000 euros par mois pour vivre correctement en NC, n'y a t'il pas là un petit problème de réalisme? Comment font les gens qui débarque a nouméa sans boulot pour démarrer une nouvelle vie, si la vie est si chère ? Est ce que le seuil de pauvreté en NC dépasse les 2000 EURO ? Est ce un territoire de privilégié ou tous les gens sont beaux et riches ? N'y a t'il aucun avenir pour des gens modestes qui rêvent d'une nouvelle vie loin du gris de la métropole. Je me pose énormement de questions car j'ai une famille et je ne voudrais pas faire le mauvais choix. Moi personnellement je pense que c'est une île formidable avec des gens formidable. J'éspère que des gens de toute condition pourront me répondre en toute objéctivité.

Merci a tous.😉
Je pars au Grand Canyon avec Calvin Thomas English translation pending
by Julie1812 · 2007-05-01 · 54 replies
Salut ! 😉 Ben voilà c'est fait ! Je pars fin Mai bosser au Grand Canyon avec Calvin Thomas ! Je voudrais avoir des témoignages... Qui part ou est parti là-bas avec eux ? Je veux tout savoir ! Merci 😛
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
by CanadaGoose · 2006-10-10 · 25 replies
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier... Bonne lecture... 😎

11 & 12/07/2006, 1er jour.

Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…

13/07/2006, 2ème jour.

Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…

14/07/2006, 3ème jour.

On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c’est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…

15/07/2006, 4ème jour.

Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!

16/07/2006, 5ème jour.

Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…

17/07/2006, 6ème jour.

Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…

18/07/2006, 7ème jour.

Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.

Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…

19/07/2006, 8ème jour.

La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...

20/07/2006, 9ème jour.

Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.

21/07/2006, 10ème jour.

Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…

22/07/2006, 11ème jour.

Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.

23/07/2006, 12ème jour.

Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!

24/07/2006, 13ème jour.

Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…

25/07/2006, 14ème jour.

Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…

26/07/2006, 15ème jour.

Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…

27/07/2006, 16ème jour.

Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…

28/07/2006, 17ème jour.

Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…

29/07/2006, 18ème jour.

Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!

30/07/2006, 19ème jour.

La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!

31/07/2006, 20ème jour.

Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…

01/08/2006, 21ème jour.

Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…

02/08/2006, 22ème jour.

Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…

03/08/2006, 23ème jour.

Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…

04/08/2006, 24ème jour.

La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d���hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!

05/08/2006, 25ème jour.

On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…

J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂

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