Results for "Mexico+City+|+101+>+100"
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Comment traverser toute l'amerique centrale? English translation pending
Salut a tous!
apres des années d'attente c'est "bientot" le grand départ, plus que deux mois avant de voir mexico et puis tout le reste. Et bien sur au fur et a mesure il y a de petites questions qui arrivent, plein meme. l'une d'entre elles est assez vague mais je tente quand meme. Alors voila: Je vais atterrir a mexico et puis par la suite je vais devoir traverser toute l'amerique centrale pour rejoindre l'Equateur. J'ai volontairement evité d'étudier chaque pays a la loupe pour ne pas avoir d'apriori. mais j'ai quand meme une question, je compte me deplacer avec le bus, voire en auto-stop, et je voulais savoir, pour ce qui l'ont deja fait, s'ils avaient rencontré des problèmes ou bien s'ils avaient des petits conseils pour la route. Comment ca se passe a la frontiere par exemple, et surtout s'il y a des endroits a ne pas louper. Et aussi point de vue du temps, je pense prendre un, voire deux mois pour arriver en Equateur. Est ce que c'est trop? Y a t'il des pays qui valent plus le coup que d'autres?
Enfin voila, je suis tres curieux de l'avis de ceux qui l'ont deja fait. je vosu remercie d'avance pour le moindre conseil.
Ah oui et encore une chose: c'est possible de s'en sortir a peu pres au mexique quand on ne parle pas un mots d'espagnol?
merci merci
Ah oui et encore une chose: c'est possible de s'en sortir a peu pres au mexique quand on ne parle pas un mots d'espagnol?
merci merci
Site sur l'Amérique Latine English translation pending
Bonjour,
nous sommes Patrice et Carine de Toulouse et avons réalisé un site de carnets de voyage sur nos voyages en Amérique Latine (Mexique, Argentine, Chili et Bolivie). Il contient aussi une rubrique concernant nos derniers voyages en Europe (irlande, espagne, sud ouest, etc...). Nombreuses photos, récits, infos pratiques, liens, cartes, vidéo, forum. Bonne visite!
L'adresse : http://ameriklatina.free.fr
ps : prochain voyage : l'Amérique centrale (de Cancun a Panama City) si vous avez des infos n'hesitez pas!
nous sommes Patrice et Carine de Toulouse et avons réalisé un site de carnets de voyage sur nos voyages en Amérique Latine (Mexique, Argentine, Chili et Bolivie). Il contient aussi une rubrique concernant nos derniers voyages en Europe (irlande, espagne, sud ouest, etc...). Nombreuses photos, récits, infos pratiques, liens, cartes, vidéo, forum. Bonne visite!
L'adresse : http://ameriklatina.free.fr
ps : prochain voyage : l'Amérique centrale (de Cancun a Panama City) si vous avez des infos n'hesitez pas!
C'est parti!!!! English translation pending
Ca y est, le projet Geantropie commence vraiment. Et par la même mon grand voyage, rêvé depuis tant d'années. Après des mois de démarches personnelles puis administratives, je me suis envolé hier matin pour ma nouvelle vie, pour Mexico. Vous pourrez lire mes aventures géantropiques sur mon site (http://geantropie.free.fr, rubrique "En direct d'Amérique Latine"). Parfois, lorsque les aventures qui m'arriveront vaudront vraiment le coup, ou seront intéressantes mais sans rapport direct avec la Géantropie, je les relaterai ici, dans cette discussion. A suivre, donc.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Je souhaite à tous de réaliser ses rêves comme je viens de le faire hier.
Adelante!
Loopkin, le géantrope.
Hôtel Iberostar Toucan Playa del Carmen English translation pending
bonjour,
qui peux me donner des renseignements sur l'hotel iberostar tucan a playa del carmen.
on me propose cet hotel, qui connait?
avant de me décider .
merci par avance .
qui peux me donner des renseignements sur l'hotel iberostar tucan a playa del carmen.
on me propose cet hotel, qui connait?
avant de me décider .
merci par avance .
Quels vols pour le Guatemala et le Belize? English translation pending
Bonjour,
Nous avions l'intention d'aller au Guatemala et à Belize l'été prochain, mais nous butons sur les vols ... Nous ne trouvons que des vols très longs, avec des escales multiples, et en plus assez voire très chers ! Nous voulions faire : PAR-GUA puis BZE-PAR (ou l'inverse). Ou même PAR-GUA-PAR, si c'est plus simple...
Nous ne trouvons rien de raisonnable (en escales et en durée) à moins de 1000 euros voire bien au-delà, alors que c'est dans 8 mois (3 semaines, de fin juillet à mi-août environ), et que nous sommes flexibles sur les dates !
Nous avons vu que certains passent par Cancun, mais est-ce vraiment intéressant, car comment rejoindre Cancun depuis Guatemala ou Belize ?
Merci pour vos bons plans, si vous en avez !
Nous avions l'intention d'aller au Guatemala et à Belize l'été prochain, mais nous butons sur les vols ... Nous ne trouvons que des vols très longs, avec des escales multiples, et en plus assez voire très chers ! Nous voulions faire : PAR-GUA puis BZE-PAR (ou l'inverse). Ou même PAR-GUA-PAR, si c'est plus simple...
Nous ne trouvons rien de raisonnable (en escales et en durée) à moins de 1000 euros voire bien au-delà, alors que c'est dans 8 mois (3 semaines, de fin juillet à mi-août environ), et que nous sommes flexibles sur les dates !
Nous avons vu que certains passent par Cancun, mais est-ce vraiment intéressant, car comment rejoindre Cancun depuis Guatemala ou Belize ?
Merci pour vos bons plans, si vous en avez !
Conduire au Guatemala English translation pending
Bonjour
Est il si difficile que cela de conduire au Guatemala ; nous sommes 2 couples et nous partirons en janvier 2020 nous avons conduit à Cuba au Mexique et au Costa Rica sans pb
Trajets envisagés arrivée avion Guatemala City prendre un shuttle pour Antigua puis panjachel et Lac atitlan et chichitenango puis quetzaltenango et environ huehuetenango dodos Santos et les villages de chancol kebab et acul
Peut on continuer vers Coban ou faut il revenir prendre une plus grande route vers Guatemala City mais cela allonge sérieusement les km pour aller à lanquin semuc champ ey puis el remate et Tikal avant de rentrer par Rio dulce et Copan
Merci pour vos réponses
Aller de la Bolivie au Belize autrement qu'en avion English translation pending
Bonjour,
Nous partons pour deux mois avec ma meilleure amie et nous traverserons le Perou puis la Bolivie. Mais notre vol retour est au Belize. Nous avons pensé à prendre un vol Bolivie/Belize mais c'est très cher. Connaissez vous un autre moyen d'y aller ?
Bateau ? (En partant d'un autre pays)
Merci à vous
Merci à vous
Incursion vers les volcans du Guatemala depuis le Chiapas et passages frontière English translation pending
Bonjour.
En octobre 2019 je serai au Mexique et je compte faire un tour au Chiapas. J'envisage de pousser jusqu'au Guatemala pour avoir un aperçu du pays, et me faire un volcan (sans doute l'Acetenango près d'Antigua).
Circuit idéal : entrée par le centre après avoir visité les lagos de Montebello, sortie par la côte pacifique vers la reserva de la bisosfera La Encrucijada.
Transport : les bus (mais tout peut s'étudier, sauf location de voiture)
Questions : - quelles sont les contraintes pour passer les frontières (visa, pb d'horaires, sécurité ou autre) ? - y a -t-il des alternatives au bus ? - combien de temps faut-il prévoir ?
Merci aux connaisseurs.
Questions : - quelles sont les contraintes pour passer les frontières (visa, pb d'horaires, sécurité ou autre) ? - y a -t-il des alternatives au bus ? - combien de temps faut-il prévoir ?
Merci aux connaisseurs.
Visite rapide de Milan ou Venise? English translation pending
Salut, je pense faire une escapade d'une journée complete peu importe si je ne visite pas tout mais c'est de decouvrir le pays et la culture (musee, quelque plat local, souvenir, ruine, etc) mais je ne sais pas entre Venise et Milan laquelle vaut la peine?
Sinon Pour Rome je sais que c'est tres grand mais est ce que je peux faire quelque visite truc en une journée?
Météo au Mexique en juin English translation pending
Bonjour à tous!
Si un voyageur chevronné pourrait me répondre rapidement, ce serait bien apprécié!
J'avais prévu partir au Mexique (Riviera Maya) avec ma conjointe demain et nous avons l'option d'annuler notre voyage 3 heures avant le vol. La météo du 18 au 26 juin nous inquiète et il y a plusieurs informations contradictoires sur les sites web de météo: http://www.nhc.noaa.gov/gtwo.php?basin=atlc&fdays=2 http://www.myforecast.co/bin/expanded_forecast_15day.m?city=150370&metric=true http://www.accuweather.com/en/mx/playa-del-carmen/235058/daily-weather-forecast/235058
Est-ce qu'un voyageur chevronné, habitué du Mexique pourrait nous donner son avis sur la météo et si on devrait annuler? Est-ce que ces bulletins veulent dire que la majorité de la semaine sera des orages et de la pluie, avec peu ou pas de soleil? Est-ce qu'il y a un risque significatif d'ouragan?
Merci à tous!
Si un voyageur chevronné pourrait me répondre rapidement, ce serait bien apprécié!
J'avais prévu partir au Mexique (Riviera Maya) avec ma conjointe demain et nous avons l'option d'annuler notre voyage 3 heures avant le vol. La météo du 18 au 26 juin nous inquiète et il y a plusieurs informations contradictoires sur les sites web de météo: http://www.nhc.noaa.gov/gtwo.php?basin=atlc&fdays=2 http://www.myforecast.co/bin/expanded_forecast_15day.m?city=150370&metric=true http://www.accuweather.com/en/mx/playa-del-carmen/235058/daily-weather-forecast/235058
Est-ce qu'un voyageur chevronné, habitué du Mexique pourrait nous donner son avis sur la météo et si on devrait annuler? Est-ce que ces bulletins veulent dire que la majorité de la semaine sera des orages et de la pluie, avec peu ou pas de soleil? Est-ce qu'il y a un risque significatif d'ouragan?
Merci à tous!
Vol Paris - Managua English translation pending
Bonjour,
J'aimerai avoir des infos sur le vol paris managua. Nous partons de lyon direction paris pour le vol international. Le problème c'est que les vols que je regarde il y a deux escales tout le temps, c'est obligatoire ?? Ou il existe des vols directs ou une seule escale ?
Merci
J'aimerai avoir des infos sur le vol paris managua. Nous partons de lyon direction paris pour le vol international. Le problème c'est que les vols que je regarde il y a deux escales tout le temps, c'est obligatoire ?? Ou il existe des vols directs ou une seule escale ?
Merci
Circuit US entre amis English translation pending
Bonjour, je mets en ligne le parcours de mon voyage que je vais faire avec mes amis, nous serons trois couples, en ce qui concerne les déplacements une fois arrivé sur place on utilisera un véhicule ou des motos en fonction des endroits, on va à peu prés changer d'hôtel tous les jours c'est d'ailleurs un peu le désaccord qu'il y a entre nous, certains pense que c'est mieux d'avancer pour tout voir, d'autre pense que c'est mieux de rester quelques jours dans un seul et même endroit afin de profiter plus du voyage.
Voici le programme... merci d'avance... n’hésiter pas a le commenter et me dire ce qui ne va pas
Trajet + Activités : Jour 1 : Aéroport - Chicago - Le loop - La Willis Tower/John Hancock Centre - Windy City - Grant Park au bord du lac (Musée) - Restaurant « Lou Mitchell’s » - Michigan Avenue = Magnificient Miles (Point de départ de la 66) Via …
Jour 2 : Springfield (Illinois) - Le « Maid Rite Sandwich Shop » - La Shea’s Gas Station Museum - Demeure du président Lincoln Via …. St Louis (Missouri) - Gateway Arch - Museum of Westward Expansion - Route de blues 61 Via…
Jour 3 : Springfield (Missouri) - Place “ Square” - Les montagnes d’Ozak - Grottes de Meramec Via les villes de Garena, Riverton, Baxter Spring … (Kensas) Tulsa (Oklahoma) : Capital du pétrole - Magasin Dwelling - Gilcrease museum - Wichita Mountains Wildlife Refuge Via… Oklahoma city - State capitol - - Quartier de Bricktown Via… Jour 4 : Clinton - Tradewinds motel (Elvis) - Musée route 66 Via … El Reno Palo Duro Canyon (Texas) - Grand Canyon du texas Via…
Jour 5 : Amarillo (par la 6th : Historique route 66) - Ranchs/puits de pétroles : Cadillac Ranch/Dix Cadillac - Tri State Fair and Rodeo Via Glenrio, San Jon Adrian - Villes fantômes Vega et Bushland Tucumcari - Immenses propriétés - Canyon/étendues désertique Via…
Jour 6 : Santa Fe (par Cerillo Road) (Nouveau Mexique) - La Plaza Centrale - Chapelle des Gowaneurs - Canyon Road - Musée Wheelwright Via Alameda et Benalillo Alburquerque - Central Avenue - Universite of New mexico/Tramway Boulevard - Old Town District - Nob Hill - Centre Culturel du Pueblo Indien (Initiation culture Indienne) Via Village Indien Acoma Pueblo (Sjy City) et El morro National monument (Immense rocher)
Jour 7 : Gallup (Au centre des réserves Navajos et Zuvis) - EL Rancho motel - Continental Divide (ligne de passage des eaux) - Traversé des Grant (ville d’uranium) Canyon de Chelly (Arizona) - Tour de Jeep ou cheval au fond du canyon (environ 50$) - Habitations troglodytiques creusées dans la roche - Route panoramique : North Rim Drive/South Rim Drive Via … Forêt Pétrifiee - National Park
Jour 8 : Flagstaff - Grand canyon (en Hélicoptère : environ 200 à 350$) - Réserve Indienne Via Kingman, Seligman ou Williams Laughlin (Colorado)
Jour 8 : Oatman - Ville fantôme
Jour 9 et 10 : Las Vegas (Nevada) - Hôtel mythique - City Centre - Freemont Street Experience (Dowtown) - Red Rockson - La vallée du feu (à 1h de route) - Excursion dans le désert
Jour 11 : Barstow (Californie) - Callico Ghost Town Via le désert de Mojave
Jour 11 à 14 : Los Angeles + San Fransisco via Pacific Coast Highway - Communauté balnéaire de Marina del Rey - Venice Beach/Malibu Beach - Santa Monica - Beverly Hills (Rue Rodeo Drive, Sunset Boulevard, Downtown avec le pueblo, l’Olvera street) - Universal Studio (environ 92$) - Third Street Promenade - Walt Disney Auditorium - West Hollywood - Abbot Kinney Boulevard
Voici le programme... merci d'avance... n’hésiter pas a le commenter et me dire ce qui ne va pas
Trajet + Activités : Jour 1 : Aéroport - Chicago - Le loop - La Willis Tower/John Hancock Centre - Windy City - Grant Park au bord du lac (Musée) - Restaurant « Lou Mitchell’s » - Michigan Avenue = Magnificient Miles (Point de départ de la 66) Via …
Jour 2 : Springfield (Illinois) - Le « Maid Rite Sandwich Shop » - La Shea’s Gas Station Museum - Demeure du président Lincoln Via …. St Louis (Missouri) - Gateway Arch - Museum of Westward Expansion - Route de blues 61 Via…
Jour 3 : Springfield (Missouri) - Place “ Square” - Les montagnes d’Ozak - Grottes de Meramec Via les villes de Garena, Riverton, Baxter Spring … (Kensas) Tulsa (Oklahoma) : Capital du pétrole - Magasin Dwelling - Gilcrease museum - Wichita Mountains Wildlife Refuge Via… Oklahoma city - State capitol - - Quartier de Bricktown Via… Jour 4 : Clinton - Tradewinds motel (Elvis) - Musée route 66 Via … El Reno Palo Duro Canyon (Texas) - Grand Canyon du texas Via…
Jour 5 : Amarillo (par la 6th : Historique route 66) - Ranchs/puits de pétroles : Cadillac Ranch/Dix Cadillac - Tri State Fair and Rodeo Via Glenrio, San Jon Adrian - Villes fantômes Vega et Bushland Tucumcari - Immenses propriétés - Canyon/étendues désertique Via…
Jour 6 : Santa Fe (par Cerillo Road) (Nouveau Mexique) - La Plaza Centrale - Chapelle des Gowaneurs - Canyon Road - Musée Wheelwright Via Alameda et Benalillo Alburquerque - Central Avenue - Universite of New mexico/Tramway Boulevard - Old Town District - Nob Hill - Centre Culturel du Pueblo Indien (Initiation culture Indienne) Via Village Indien Acoma Pueblo (Sjy City) et El morro National monument (Immense rocher)
Jour 7 : Gallup (Au centre des réserves Navajos et Zuvis) - EL Rancho motel - Continental Divide (ligne de passage des eaux) - Traversé des Grant (ville d’uranium) Canyon de Chelly (Arizona) - Tour de Jeep ou cheval au fond du canyon (environ 50$) - Habitations troglodytiques creusées dans la roche - Route panoramique : North Rim Drive/South Rim Drive Via … Forêt Pétrifiee - National Park
Jour 8 : Flagstaff - Grand canyon (en Hélicoptère : environ 200 à 350$) - Réserve Indienne Via Kingman, Seligman ou Williams Laughlin (Colorado)
Jour 8 : Oatman - Ville fantôme
Jour 9 et 10 : Las Vegas (Nevada) - Hôtel mythique - City Centre - Freemont Street Experience (Dowtown) - Red Rockson - La vallée du feu (à 1h de route) - Excursion dans le désert
Jour 11 : Barstow (Californie) - Callico Ghost Town Via le désert de Mojave
Jour 11 à 14 : Los Angeles + San Fransisco via Pacific Coast Highway - Communauté balnéaire de Marina del Rey - Venice Beach/Malibu Beach - Santa Monica - Beverly Hills (Rue Rodeo Drive, Sunset Boulevard, Downtown avec le pueblo, l’Olvera street) - Universal Studio (environ 92$) - Third Street Promenade - Walt Disney Auditorium - West Hollywood - Abbot Kinney Boulevard
Albuqerque-Gallup et road 66 English translation pending
salut a tous
je cherche la portion de route 66 qui serait intéressante a faire pour voir de vieux motel et neon sur albuquerque même ( j'ai repéré le diner 66) mais est ce que cela vaut la peine de pousser plus a l'est ou ne voit on plus rien de vraiment 66. ( je ne peux pas aller sur santa roas ou tucumcari, ce n'est pas mon itineraire...=
ensuite je devrais me rendre a gallup et j'ai le choix de prendre la 66 ou interstate, est ce que la 66 permet de voir 2-3 trucs sympas? faut il la suivre depuis ALB tout du long? merci
ah oui dernière question, pour aller de santa fe a el paso, quelle est la route la plus sympas ?
merci
ensuite je devrais me rendre a gallup et j'ai le choix de prendre la 66 ou interstate, est ce que la 66 permet de voir 2-3 trucs sympas? faut il la suivre depuis ALB tout du long? merci
ah oui dernière question, pour aller de santa fe a el paso, quelle est la route la plus sympas ?
merci
Retour de séjour Yucatan - Belize - Guatemala - Copán (Honduras) English translation pending
Bonjour,
nous revenons d'un séjour de 15 jours en Amérique Centrale dont le Yucatán, Belize et Guatemala avec une excursion d'une journée à Copan au Honduras.
J'avais visité par le passé une partie du Mexique; Mexico, cote pacifique, chiapas et Veracruz.
Je reste à votre disposition pour répondre à vos questions.
Quelques infos en vrac:
-Météo fin septembre début octobre: fin de la saison des pluies. Il a plut quasiment tous les jours, à la nuit tombée (vers 18h-19h) ou pendant la nuit, donc aucun désagrément.
L'avantage de la basse saison était même que nous étions seuls pour la visite de nombreux sites au Guatemala; les prix sont aussi plus bas et négociation possible.
Attention toutefois aux routes du Guatemala: nombreux accidents, arbres sur les chaussées, coulées de boues...je vous déconseillerais de conduire durant cette période sauf avertis!
Temps chaud (30°C et humide dans la jungle)
-Yucatán: ne pas y aller pour les plages de sable blanc qui sont plutôt noires pleine d'algues avec une odeur de fermentation!
Quelques endroits encore préservées de ce fléau (réserve de Khi-an Sian, Cozumel, Isla Mujeres... entre autres).
Baignade dans les cénotes recommandées!
Les visites peuvent être faites seuls pour la plupart, les bus ADO allant sur tous les sites touristiques (Chichen Itza, Tulum...), éviter les excursions présentes dans les rues si vous ne voulez pas être 50-100 à partir en même en même temps!
Pour la réserve de Khian Siian: agence Viajes Conciencia ou Mimi-excursion (guide francophone)-Journée magique avec rencontre avec des dauphins SAUVAGES, tortues, pélicans...
Prix des taxis abordables pour les courtes distances (Tulum - gran cénotes, centre playa del carmen...).
Nous avons dormi à Playa del Carmen au Villas del mar & breakfast 90 calles/avenida 10 - Somptueux studio dans petite résidence de 4 appartements, petite piscine et accueil exceptionnel. Un peu à l'écart du centre, mais taxis omniprésents pour 30 pesos on peut se rendre en ville (ou 30min à pied)
-Attention pour le passage de frontière Mexique-Belize par le bus: gros raquette de la part des douaniers (n'ayons pas peur des mots) 25$ requis pour sortir du territoire.HONTEUX !
-GUATEMALA: magnifique pays, population adorable, accueillante et souriante bien souvent. Très beau paysage, entre autre:
- lac Atitlàn :je vous conseille San Juan de la Laguna pour son coté authentique,
- Antigua: l'une des plus belles petites villes d'Amérique centrale dit-on, maisons type coloniales (très belle hacienda), vestiges des tremblements de terre et éruption volcanique. Très belles églises et couvents. Très touristique mais à ne pas rater.
- Tikal : certainement le plus beau site Maya d'Amérique Central, à ne pas rater non plus. (Dormir au Jagguar Inn pour une nuit au son de la jungle)
Et certainement pleins d'autres sites que nous n'avons pas visité.
Marchés riches en couleur et en saveur.
Agence: MAYAN ZONE- Prix correct, s'adapte à 100% à votre demande (itinéraire, budget...)
Chauffeur et guide francophone.
-Honduras Copàn Ruinas: passage de frontière aisé :sortie de territoire guatémaltèque 3,5$ payable en QTZ et entrée au Honduras 4.5$ payable en Limpiras (change sur place), rapide, pas de fouille. Copàn :joli village au milieu des montagnes. Très beau site Maya. Entrée du site un peu chère mais cela vaut le détour.
Bref si je ne devais qu'une phrase: MAGNIFIQUE VOYAGE !
Si vous avez d'autres questions, n'hésitez pas.
Emilie
Emilie
Route 66 à moto English translation pending
bonjour j'aimerais avoir des renseignements sur un voyage au USA pour faire la route 66 seul
voyage prévu septembre 2016 merci
Artisanat au Nouveau-Mexique et Arizona English translation pending
Bonjour,
Nous partons 15 jours au mois de novembre au Nouveau-Mexique et en Arizona. Intérréssé par l'artisanat amérindien(nous avions déja ramené quelques souvenirs du Montana), nous nous demandions quel est le meilleur moyen de se procurer en artisanat local.Il parait que les trading post et les pawn shop sont des moyens intéressants, ou alors directement dans les réserves.Si quelqu'un aurait l'un ou l'autre tuyau, je suis preneur.
Merci
Nous partons 15 jours au mois de novembre au Nouveau-Mexique et en Arizona. Intérréssé par l'artisanat amérindien(nous avions déja ramené quelques souvenirs du Montana), nous nous demandions quel est le meilleur moyen de se procurer en artisanat local.Il parait que les trading post et les pawn shop sont des moyens intéressants, ou alors directement dans les réserves.Si quelqu'un aurait l'un ou l'autre tuyau, je suis preneur.
Merci
"Carrizozo" ou "Carizozo" (Nouveau-Mexique) English translation pending
Bonjour,
Je suis un peu perdu...
Je cherche des informations sur cette ville du Nouveau Mexique,
mais voilà que le moteur de recherche me donne pas mal de réponses avec l'orthographe "Carizozo" (un seul "r")
http://voyageforum.com/...zozo&x=0&y=0
Alors qu'il semble que l'orthographe correcte soit plutôt avec 2 "r" :
http://en.wikipedia.org/wiki/Carrizozo, _New_Mexico
http://voyageforum.com/...rch_optimization=Yes
Qu'en pensez-vous ? 😮
Edit : Attention, la route qui relie Corona va être refaite : http://krwg.org/post/two-year-project-begins-us-54 http://goo.gl/maps/hg4Zt
Edit : Attention, la route qui relie Corona va être refaite : http://krwg.org/post/two-year-project-begins-us-54 http://goo.gl/maps/hg4Zt
De Chetumal à Tikal English translation pending
Bonjour a tous,
En Janvier je prévois de visiter le Yucatan ( je voyage seul en utilisant les moyens du coin... ) au programme la riviera maya , les sites , les cenotes et la mer... .. et je me dis qu'il serait bien de passer à Tikal qui
n'est pas si loin ( sur la carte!! )
d'où ma question aux connaisseurs : est-il possible a prix raisonnable ( par bus peut-être ) d'aller de Chetumal
à flores , y dormir , aller visiter Tikal... et revenir au Mexique finir mon trip ??😛😎😐
Mexique: justificatif de sortie de territoire English translation pending
Bonjour,
Nous partons à 2 fin novembre et nous arriverons à cancun. Nous n'avons pas encore de billet de retour (nous allons tout de même en prendre un, mais en partance du salvador 6 ou 7 mois plus tard).
Nous cherchons un moyen de réserver un billet de train ou de bus à destination du guatemala avant notre départ pour justifier que nous ne resterons pas plus de 6 mois au Mexique (sinon l'immigration risque de nous recaler à l'aéroport).
Si vous avez un lien ou toute info se rapprochant, nous sommes preneur !
merci
Nous partons à 2 fin novembre et nous arriverons à cancun. Nous n'avons pas encore de billet de retour (nous allons tout de même en prendre un, mais en partance du salvador 6 ou 7 mois plus tard).
Nous cherchons un moyen de réserver un billet de train ou de bus à destination du guatemala avant notre départ pour justifier que nous ne resterons pas plus de 6 mois au Mexique (sinon l'immigration risque de nous recaler à l'aéroport).
Si vous avez un lien ou toute info se rapprochant, nous sommes preneur !
merci
L'Amérique du Sud sans prendre l'avion English translation pending
Bonjour,
Nous préparons notre tour du monde et je me demandai s'il était (sans trop de complexité) possible de traverser une partie de l'amérique du sud (chili, bolivie, pérou, argentine) sans prendre l'avion. En prenant uniquement les transports en communs.
L'un d'entre vous l'a déjà fait ? Quelques connait suffisamment ces pays pour me conseiller ?
Merci d'avance !
Nous préparons notre tour du monde et je me demandai s'il était (sans trop de complexité) possible de traverser une partie de l'amérique du sud (chili, bolivie, pérou, argentine) sans prendre l'avion. En prenant uniquement les transports en communs.
L'un d'entre vous l'a déjà fait ? Quelques connait suffisamment ces pays pour me conseiller ?
Merci d'avance !
American Airlines vol Marseille-New York: problème pour choisir son placement. English translation pending
Bonjour,
Je viens de découvrir votre forum et j'espère y trouver de l'aide, sinon un avis 😉
J'ai réservé 2 AR pour Marseille - New York (JFK), via Madrid par Plusvoyages pour le mois d’août prochain.
C'est donc un vol American Airlines opéré par Iberia.
A la réservation, Plusvoyages a constaté ne pas pouvoir attribuer les sièges : problème informatique chez la compagnie aérienne.
J'ai donc tenté par internet directement sur le site American Airlines : rien à faire : "Ce numéro de réservation est incorrect. Veuillez vérifier cette information. (8104)"
j’ai donc appelé la compagnie : ma réservation existe bel et bien, aucun souci, mais ils rencontrent effectivement un problème informatique depuis une semaine...
J'ai tenté sur le site internet d'Iberia : idem.
Bon, déjà, ça commence mal...mais le souci c'est que je vois des places qui deviennent "indisponibles"...
Je ne voudrais pas me retrouver avec de mauvaises places, alors que je m'y serais pris bien à l'avance...
Est ce que qqun a une idée?
Merci pour votre aide.
Voyage de quatre-cinq semaines au Mexique et Belize English translation pending
Bonjour,
Nous partons à deux en juin prochain (départ prévu vers le 15 juin) pour un voyage au Mexique + Belize en mode guide du routard et sac à dos !
Nous avons lu pas mal de commentaires sur ce forum et sur d’autres et aussi quelques carnets de voyage pour nous faire une idées des distances, des temps de transports … Du coup on a commencé à élaborer les grandes lignes de notre voyage et nous voudrions avoir vos avis, est-ce que c’est faisable sur une durée de 4-5 semaines, vos coups de cœur sur place si vous avez fait un voyage de ce type, si vous habitez sur place, vos immanquables, ect … ! Nous allons bientôt prendre les billets d’avions, nous pensions partir pour 4 semaines – 5 semaines sur place.
Arrivée à Mexico:
- Mexico - Teotihuacan - Puebla - Taxco - Oaxaca - Hierve el Agua - San Cristobal de las Casas - Palenque - Calakmul - Chetumal (direction Belize)
Belize (pour une semaine nous pensions) - San Ignacio - Xunantunich- Actun Tunichil Muknal - Ile de Caye Caulker
Retour au Mexique - Cancun - Playa del Carmen - Tulum - Chichen Itza Avion intérieur Cancun --> Mexico
Pensez-vous que c'est réalisable sur 4-5 semaines? Toutes les remarques et commentaires seront les bienvenus!
Nous avons lu pas mal de commentaires sur ce forum et sur d’autres et aussi quelques carnets de voyage pour nous faire une idées des distances, des temps de transports … Du coup on a commencé à élaborer les grandes lignes de notre voyage et nous voudrions avoir vos avis, est-ce que c’est faisable sur une durée de 4-5 semaines, vos coups de cœur sur place si vous avez fait un voyage de ce type, si vous habitez sur place, vos immanquables, ect … ! Nous allons bientôt prendre les billets d’avions, nous pensions partir pour 4 semaines – 5 semaines sur place.
Arrivée à Mexico:
- Mexico - Teotihuacan - Puebla - Taxco - Oaxaca - Hierve el Agua - San Cristobal de las Casas - Palenque - Calakmul - Chetumal (direction Belize)
Belize (pour une semaine nous pensions) - San Ignacio - Xunantunich- Actun Tunichil Muknal - Ile de Caye Caulker
Retour au Mexique - Cancun - Playa del Carmen - Tulum - Chichen Itza Avion intérieur Cancun --> Mexico
Pensez-vous que c'est réalisable sur 4-5 semaines? Toutes les remarques et commentaires seront les bienvenus!
Itinéraire sur l'Amérique Centrale du Mexique au Panama? English translation pending
bonjour à toutes et à tous.
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Voila je prépare mon prochaine périple qui sera cette fois ci en Amérique centrale pour plus ou moins deux mois.
Nous partons à deux et souhaiterions partir du Mexique pour ensuite traverser l'Amérique centrale, et arriver en Colombie. Ceci étant nous avons aucune idée concernant le trajet que nous allons faire..
C'est pourquoi je sollicite l'aide de celles et ceux qui ont déja fait quelque chose de similaire.
Nous voudrions aussi connaître les sites à ne pas manquer dans chaque pays, et les endroits à éviter (pour l'insécurité notamment).
Voila, bon vent à tous et merci d'avance! 🙂
Les risques au Guatemala? English translation pending
Bonjour,
Après réflexion, nous sommes tentés par 2.5 semaines au Guatemala et finir par quelques jours au Belize pour se prélasser sur la plage ! Ma 1èere question, est-ce une bonne idée ? Ensuite, mieux vaut il prendre un aller Paris-Guatemala city et le retour Belize-Paris ! ou un A/R Paris - Guatemala City Et le HIC - Je suis peu rassurée quant à la sécurité au Guatemala ( vols / agressions ??? ) et puis les risques de maladies ??🤪 J'ai besoin de quelques infos sur ces sujets !! 😊
Merci d'avance,
Bonne fin de week end
Après réflexion, nous sommes tentés par 2.5 semaines au Guatemala et finir par quelques jours au Belize pour se prélasser sur la plage ! Ma 1èere question, est-ce une bonne idée ? Ensuite, mieux vaut il prendre un aller Paris-Guatemala city et le retour Belize-Paris ! ou un A/R Paris - Guatemala City Et le HIC - Je suis peu rassurée quant à la sécurité au Guatemala ( vols / agressions ??? ) et puis les risques de maladies ??🤪 J'ai besoin de quelques infos sur ces sujets !! 😊
Merci d'avance,
Bonne fin de week end
Guatemala au Panama en février 2012 English translation pending
Bonsoir tout le monde,
Cela fait plusieurs semaines que je me promène sur le forum en quête d'informations pour mon voyage du Guatemala au Panama (6mois env.) et je peux vous dire que j'y ai déniché une vrai mine d'infos.🙂
Je suis tout de même à la recherche de questions/réponses un peu plus précises (mes inquiétudes); - Puis-je prendre un billet d'avion aller simple pour le Guatemala ou dois-je le prendre aller-retour pour y entrer? - Je pars de Montréal, à quel aéroport me conseiller vous d'atterrir ? - Au niveau hébergement, le mieux est de trouver sur place? (aimerais avoir un contact avec une personne au Guatemala) - Au niveau des visas, est-ce que je dois savoir quelque chose en particulier (site d'informations) ?
Oui j'ai beaucoup de questions, mais c'est la première fois que je fais un voyage de la sorte et j'aimerais partir avec le plus de cordes à mon arc possible =) Si vous saviez comment j'ai hâte de découvrir ces pays...Dire que c'est juste dans 6 mois ( au moins j'ai le temps de poser mes questions)😊
En vous remerciant infiniment et en espérant pouvoir partager avec vous ma nouvelle aventure. Catherine
Cela fait plusieurs semaines que je me promène sur le forum en quête d'informations pour mon voyage du Guatemala au Panama (6mois env.) et je peux vous dire que j'y ai déniché une vrai mine d'infos.🙂
Je suis tout de même à la recherche de questions/réponses un peu plus précises (mes inquiétudes); - Puis-je prendre un billet d'avion aller simple pour le Guatemala ou dois-je le prendre aller-retour pour y entrer? - Je pars de Montréal, à quel aéroport me conseiller vous d'atterrir ? - Au niveau hébergement, le mieux est de trouver sur place? (aimerais avoir un contact avec une personne au Guatemala) - Au niveau des visas, est-ce que je dois savoir quelque chose en particulier (site d'informations) ?
Oui j'ai beaucoup de questions, mais c'est la première fois que je fais un voyage de la sorte et j'aimerais partir avec le plus de cordes à mon arc possible =) Si vous saviez comment j'ai hâte de découvrir ces pays...Dire que c'est juste dans 6 mois ( au moins j'ai le temps de poser mes questions)😊
En vous remerciant infiniment et en espérant pouvoir partager avec vous ma nouvelle aventure. Catherine
Avis sur itinéraire au Mexique du 28 juillet au 20 août? English translation pending
Bonsoir,
Je pars du 28 juillet au 20 aout au Mexique. Un copain mexicain m'accompagnera 1 semaine, sa copine une 2ème semaine (ils habitent Mexico), et serai certainement seul la 3ème. Voyage en bus uniquement (peur maladive de l'avion).
Je suis en train d'établir un programme, et en appelle à vous pour avoir quelques avis.
Ce programme en est vraiment au stade embryonnaire. D'ailleurs, il ne me plait pas pour l'instant, car je pense avoir mis trop de destinations (et donc trop de bus!).
Je le modifierai grâce à vos précieux conseils.
Je précise que je ne suis pas un fan de la ville, que j'aime plutôt les grands espaces, avec un "faible" pour la photo animalière (on m'a déconseillé d'aller dans le Sonora pour aller voir le crotale).
Donc j'aimerai savoir ce que vous pensez de cet itinéraire. Trop chargé comme je le pense? Correct? Quelle(s) étape(s) enlèveriez vous? Le crochet en direction du nord jusqu'à Zacatecas est il judicieux? Que feriez vous à la place? Le Lonely Planet est un peu "alarmiste" concernant le Chiapas, qu'en est il? Est ce une zone à risques?
D'avance, merci pour vos conseils! Manu
Arrivée le 28 au soir à Mexico: dormir à Mexico 29 : xochimilco , xochilcalco: dormir à Mexico 30: puebla, teotihuacan: dormir à Mexico 31: 5h30 de bus pour patzcuaro: dormir à Patzcuaro 1:1h de bus pour morelia: dormir à Morelia 2: 3h30 de bus pour guanajuato: dormir à guanajuato 3: 6h de bus pour Zacatecas: dormir à Zacatecas 4: Zacatecas dormir à Zacatecas 5: 7h de bus pour Queretaro: dormir à Queretaro 6: Queretaro dormir à queretaro 7: 6h de bus pour El tajin: dormir à el tajin 8: El tajin: dormir à El tajin 9: 7-8h de bus pour Oaxaca. dormir à Oaxaca 10:Oaxaca: dormir à Oaxaca 11: Mazunte: dormir à Oaxaca 12: 10h de bus pour San Cristobal: dormir à San Cristobal 13: San Cristobal: dormir à San Cristobal 14: 8h de bus pour Campeche: dormir à Campeche 15: 3h30 de bus pour Uxmal et Labna: dormir à? 16: 4h de bus pour chichen itza: dormir à? 17: Isla Holbox 18: Tulum 19 et 20; retour à Mexico
Je précise que je ne suis pas un fan de la ville, que j'aime plutôt les grands espaces, avec un "faible" pour la photo animalière (on m'a déconseillé d'aller dans le Sonora pour aller voir le crotale).
Donc j'aimerai savoir ce que vous pensez de cet itinéraire. Trop chargé comme je le pense? Correct? Quelle(s) étape(s) enlèveriez vous? Le crochet en direction du nord jusqu'à Zacatecas est il judicieux? Que feriez vous à la place? Le Lonely Planet est un peu "alarmiste" concernant le Chiapas, qu'en est il? Est ce une zone à risques?
D'avance, merci pour vos conseils! Manu
Arrivée le 28 au soir à Mexico: dormir à Mexico 29 : xochimilco , xochilcalco: dormir à Mexico 30: puebla, teotihuacan: dormir à Mexico 31: 5h30 de bus pour patzcuaro: dormir à Patzcuaro 1:1h de bus pour morelia: dormir à Morelia 2: 3h30 de bus pour guanajuato: dormir à guanajuato 3: 6h de bus pour Zacatecas: dormir à Zacatecas 4: Zacatecas dormir à Zacatecas 5: 7h de bus pour Queretaro: dormir à Queretaro 6: Queretaro dormir à queretaro 7: 6h de bus pour El tajin: dormir à el tajin 8: El tajin: dormir à El tajin 9: 7-8h de bus pour Oaxaca. dormir à Oaxaca 10:Oaxaca: dormir à Oaxaca 11: Mazunte: dormir à Oaxaca 12: 10h de bus pour San Cristobal: dormir à San Cristobal 13: San Cristobal: dormir à San Cristobal 14: 8h de bus pour Campeche: dormir à Campeche 15: 3h30 de bus pour Uxmal et Labna: dormir à? 16: 4h de bus pour chichen itza: dormir à? 17: Isla Holbox 18: Tulum 19 et 20; retour à Mexico
Acheter un ticket de bus Cancun - Guatemala English translation pending
Bonjour à tous,
je cherche à acheter un billet de bus au départ de Cancun à destination de n importe où au Guatemala, le moins cher possible! Je souhaite acheter le billet de France via internet c'est très urgent! Je ne trouve rien du tout!! Merci de votre aide...
je cherche à acheter un billet de bus au départ de Cancun à destination de n importe où au Guatemala, le moins cher possible! Je souhaite acheter le billet de France via internet c'est très urgent! Je ne trouve rien du tout!! Merci de votre aide...
Intérêt de Petrified Forest à moto? (Arizona) English translation pending
Nous faisons le grand tour des Etats-Unis en mai et juin....en moto.
Comme il y a beaucoup à voir, on doit faire des choix...ce qui me fait vous demander si Petrified Forest vaut le détour ? et nous devons nous attendre à voir quoi exactement ?
Location de vêtements à Yellowstone? English translation pending
Bonjour, je pars à San Francisco dans 3 jours. J'aimerais aller à Yellowstone et yosemite park. Je sais qu'il fera froid. Peut on louer des vêtements?
Ouest américain 2009: à la découverte de nouveaux sites en dehors des sentiers battus (Partie n°2) English translation pending
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef
JOUR 5 – DE SANTA FE A KING OF WINGS
Après un petit déjeuner en commun, nous sommes tous prêts vers 8 heures. Tandis que mes amis vont faire un circuit d’une journée en passant par Taos, je vais poursuivre mon voyage en direction des badlands du Nouveau-Mexique où j’ai ce soir un rendez-vous à honorer.
Nous nous reverrons bientôt : nous avons prévu de séjourner chez Annie & André dans leur maison de la Drôme pour quelques jours en septembre prochain. Elisabeth et moi y découvrirons la vidéo et le diaporama de leur voyage, toujours aussi remarquables, et j’y ferai quelques apparitions pour la journée d’hier.
Je me ravitaille en produits frais au Wall Mart et je pars en direction de Farmington.
Vers midi, je fais une pause près de Lybrook, un lieu dont j’ai lu le plus grand bien sur un site web consacré aux badlands du Nouveau-Mexique. N’ayant pas prévu d’explorer cette vaste étendue, mon but est seulement de faire un premier repérage des lieux pour une prochaine visite. Je me rends aux différents points de vue sur les badlands, mais dans la lumière de milieu de journée tout est écrasé par le soleil et à cette distance il est difficile de se rendre compte de l’intérêt du site.
Un canapé incongru, qui a subi les outrages du temps, est installé face à un des points de vue. Pourquoi pas un simple banc qui aurait suffi pour admirer le paysage ? Chacun est libre d’émettre son hypothèse… 😛

D’ici, toute descente semble impossible ou dangereuse et l’accès à une piste proche qui pourrait mener aux badlands est interdit. Il restera donc à trouver d’autres accès plus à l’ouest pour ma prochaine visite.
Un peu plus tard, je me gare à l’extrémité de la petite piste qui mène à Ah Shi Sle Pah, un curieux nom navajo qui sonne un peu comme une formule magique.
En quelques minutes de marche, je me retrouve au cœur d’un monde austère et désolé, avec des étendues de bentonite grise prenant parfois la forme de hoodoos dans des wash qu’on imaginerait volontiers sur une autre planète. Il paraît qu’on y découvre des fragments d’os de dinosaures mais je ne trouverai que des morceaux de bois pétrifié.


Par moments, la bentonite grisâtre est égayée par les teintes brunes de « chapeaux » de pierre. Certains ressemblent à des macarons !


C’est à l’ouest du site qu’on peut voir les hoodoos les plus élancés et les plus colorés, surnommés les Yellow Hoodoos. C’est vraiment mon secteur préféré dans ce que j’ai pu visiter en trois heures à Ah Shi Sle Pah, le reste du site valant, à mon avis, davantage par son ambiance que par son intérêt esthétique ou géologique (en comparaison de Bisti Badlands).




Il faudrait attendre la lumière de fin d’après-midi pour photographier les Yellow Hoodoos sous leur meilleur aspect, mais je dois quitter ce secteur pour reprendre la voiture et me rendre dans une autre partie du San Juan Basin où se trouve un hoodoo étonnant que ses récents découvreurs ont baptisé « King of Wings ».
Pour cette visite, j’ai rendez-vous avec John que je ne connais qu’à travers nos échanges via Internet. Il habite le sud du Colorado, est géomètre et passionné de photographie (principalement des paysages du Southwest). On peut voir ses superbes photos sur sa galerie « Caught in time ». C’est John qui m’avait contacté en 2008, comme il l’avait fait simultanément avec mes amis allemands Steffen et Isabel (qui, elle, est en réalité autrichienne) : il était étonné de voir sur nos sites web des photos d’endroits qu’il connaissait mais pensait être restés confidentiels (par exemple « Arch Slot Canyon », « Red Canyon »…). Après plusieurs échanges d’e-mails, il nous proposait de réaliser quelques explorations ensemble, à condition de ne pas divulguer certaines de ces localisations. Steffen et Isabel l’avaient rencontré durant leur trip de début 2009 (notamment pour voir « King of Wings ») et c’est désormais à mon tour de faire la connaissance de John. Merci Internet !
Le rendez-vous est fixé en fin d’après-midi (car John travaille ce jour-là dans les environs), au bord d’une piste à peine tracée au milieu de nulle part. J’avais trouvé assez « fun », pour un premier contact, le fait de se rencontrer à un simple point GPS, en plein wilderness. Nous y arrivons presque ensemble et devons avoir l’air de contrebandiers 🏴☠️ ! Dès les premiers échanges, il se confirme que John est très sympathique et a beaucoup d’humour. Nous partons rapidement randonner dans les badlands pour atteindre le « King of Wings ». Même s’il était prévu d’explorer d’abord ses alentours, John ayant eu une grosse journée de travail, nous avons envie de prendre notre temps et de bavarder, donc nous décidons finalement d’y aller directement et de rester sur place.
On surnomme « Wings » les longues pierres plates qui coiffent certains hoodoos en débordant largement de leur base, ce qui peut rappeler des ailes d’avion. La « Wing » que nous allons voir est la plus grande que nous connaissions, car elle a un porte-à-faux d’au moins quatre mètres, d’où son surnom de « King of Wings ». Elle a été découverte un peu par hasard en 2007 par un photographe amateur local et c’est son extrême fragilité (on se demande même comment elle tient encore en équilibre) qui justifie de ne pas en divulguer la localisation.
Arrivés à « King of Wings », nous y attendons le coucher du soleil, ce qui nous donne le temps d’admirer cette formation unique et de la photographier sous toutes ses coutures.






John me fait bien rire quand il se met soudain à scander des « Hail to the King of Wings » (« Gloire au roi des ailes ») en levant les bras au ciel puis en se prosternant devant le royal hoodoo. La scène est franchement surréaliste 😎, on est loin de certains photographes qui se prennent au sérieux !

Quand la lumière baisse, nous faisons un tour à proximité pour photographier quelques hoodoos de petite taille…


… avant de revenir à « King of Wings » pour le coucher du soleil.



J’apprécie pour son ambiance la marche de retour au crépuscule et il fait quasiment nuit lorsque nous arrivons aux véhicules. Nous avons réussi à les trouver sans l’aide du GPS, histoire de prolonger un peu l’aventure.
La visite de « King of Wings » a combiné tout ce que j’aime : authentique wilderness avec un parfum d’aventure, originalité géologique et esthétique, belle lumière et opportunités photographiques, partage avec quelqu’un qui est sur « la même longueur d’onde »… 🙂
Maintenant, alors que la nuit est tombée, il nous faut emprunter plusieurs pistes successives pour aboutir sur la highway, mais John a déjà fait ce trajet et nous y mène sans encombre. Comme cette première rencontre fut une réussite qui en appelle d’autres, John me propose de nous retrouver le week-end suivant pour de nouvelles explorations sur la réserve navajo. Cela tombe bien car c’est justement ce que j’avais prévu de faire avec un ami d’Arizona, nous serons donc trois avec chacun notre 4 x 4, ce qui n’en sera que mieux. Une fois le rendez-vous fixé, John part rejoindre son motel à Farmington car il commence à travailler très tôt le lendemain, tandis que je me dirige vers le parking de Bisti Badlands pour y bivouaquer.
Je suis surpris d’y découvrir un camping-car et un SUV, avec trois personnes qui devisent gaiement autour d’une table de camping malgré l’heure tardive. Je vais saluer mes voisins de bivouac : ce sont trois jeunes Allemands qui viennent de fêter avec quelques bières leur visite des Craked Eggs (aussi appelé Egg Factory) jusqu’au coucher du soleil avec retour de nuit à leur véhicule. Le volume 3 « Colorado & New Mexico » de Photographing the Southwest se trouve sur la table, ainsi qu’une carte topographique tirée de l’excellent site web « Secrets of the West » de mon ami allemand Steffen, deux raisons qui me valent spontanément une invitation à partager leur repas. Comme ils ne se laissent pas abattre, le repas sera plus consistant et arrosé (de vin californien) que le frugal dîner solitaire que j’avais prévu. L’ambiance est sympathique 🙂 et je leur donnerai beaucoup de conseils pour leurs visites des jours à venir.
Dommage que ce ne soit pas la pleine lune car nous aurions pu nous balader au milieu des hoodoos tout proches à l’ouest du parking. Je propose une sortie aux « Wings » de Bisti Badlands pour le prochain lever du soleil, mais le jeune couple décline car « il est en voyages de noces », le troisième voyageur est intéressé « à condition qu’il arrive à se réveiller » (comme moi, il dort dans son SUV). Je prépare mon sac à dos pour le lendemain matin, je regarde mes photos et m’endors avec des Wings plein les yeux…
JOUR 6 – DE BISTI BADLANDS A ROYAL ARCH
Ce matin, je suis prêt à partir peu de temps après la sonnerie du réveil. J’entends un ronflement dans le SUV du « co-bivouaqueur » allemand, donc je m’en vais seul sans traîner car il y a bien une demi-heure de marche à un bon rythme pour arriver aux Wings (au nord du site).
Je tenais absolument à retourner aux Wings, que j’avais vues en 2003 avec Elisabeth, parce que j’en avais été frustré lors de ma visite d’octobre 2007 avec Thierry (Wavemaster) qui, ayant eu cet après-midi-là une overdose de badlands et de hoodoos 😕, n'avait pas voulu s’y rendre avant la séance photo aux Cracking Eggs pour le coucher du soleil.
Après une marche vivifiante, j’arrive au pied de l’aile en forme d’otarie quelques minutes avant le lever du soleil, pour tenter de capturer ce moment magique où la lumière change si rapidement.




Le soleil éclaire progressivement les autres Wings et les badlands, le spectacle est magnifique et je ne regrette pas mon réveil aux aurores.



Je petit-déjeune sur place, alors que le soleil commence à darder ses rayons.
La lumière devient rapidement crue, mais je décide tout de même de faire une grande balade dans les Bisti Badlands, pour l’ambiance et le plaisir d’y randonner, même si l’appareil photo restera la plupart du temps dans le sac à dos.
En chemin, des ravines blanches prennent des formes intéressantes.


Certains hoodoos, tout en finesse, n’auront qu’une existence éphémère…

D’autres se regroupent sur une colline…

… où prennent la forme d’un arbre…

… quand il ne s’agit pas d’un hoodoo coiffé d’un véritable morceau d’arbre pétrifié…

… dont on peut découvrir des troncs entiers comme à Petrified Forest :

Quand j’arrive aux Cracked Eggs, je me remémore l’été 2003 où, avec Elisabeth, nous avions arpenté les Bisti Badlands pendant des heures sous le cagnard, à la recherche de ces fameux « eggs » que je voulais absolument trouver et ajouter dans la nouvelle édition de Photographing the Southwest. A l’époque, il n’y avait pas de sites Internet ou de guides traitant des Bisti Badlands, ni d’indications sur la localisation des formations les plus photogéniques. Le site était encore très peu visité, seuls quelques photographes locaux en avaient publié des clichés et ils ne voulaient dévoiler ni les coordonnées ni même à quelle distance de la piste et dans quelle direction pouvaient bien se trouver les Cracked Eggs. Mais c’est en nous obstinant et en marchant avec leurs photos en main que nous avions fini par les repérer, un peu surpris de constater qu’ils n’étaient finalement pas si loin du parking (environ 45 minutes). A cause de leur petite taille, on pouvait passer à quelques dizaines de mètres d’eux sans les remarquer sous la lumière écrasante qui estompe couleurs et reliefs en pleine journée.
En ce milieu de matinée, je suis un peu déçu 😐 quand je retrouve « l’abeille » des Cracked Eggs..

Elle est moins jolie que lorsque je l’avais photographiée au coucher du soleil, en octobre 2007 :

Les Cracked Eggs sont plutôt tristes en pleine journée, aussi je préfère vous montrer deux photos prises en 2007, pour vous convaincre de privilégier la visite à l’heure précédant le coucher du soleil, quitte à revenir au véhicule dans la pénombre et au GPS (mais prenez bien des piles de rechange, on ne sait jamais !).


Je pousse la randonnée un peu plus loin que la butte nommée Eagle Nest, d’où on a une vue dégagée sur le wash au milieu des badlands :

Au retour, je passe la « porte » des Bisti Badlands avant de rejoindre mon véhicule vers midi, alors que la chaleur devient moins supportable.

Un homme jeune vient d’arriver sur le parking dans son vieux SUV 4 x 4, avec un canoë sur le toit (ce qui paraît incongru dans ce décor totalement désertique). Très affable, il me propose de déjeuner avec lui sur le pouce. Il m’explique qu’il vient de Californie où il a été licencié récemment à cause de la crise financière. Il a pensé qu’un grand circuit dans l’Ouest, d’au moins six mois, serait une bonne occasion pour dépenser ses économies, en espérant que la reprise aurait débuté à son retour et qu’il retrouverait un emploi. On reconnaît bien là l’optimisme et le positivisme très américains. Il me dit spontanément que pour son voyage il suit quasi exclusivement les indications des trois volumes de Photographing the Southwest (sauf pour la partie nautique), qu’il me montre tout annotés. Je suis surpris quand il me remercie chaleureusement en me faisant une virile accolade (le hug américain) simplement parce que je lui ai répondu que j’avais collaboré à ces guides. En l’écoutant, je comprends que ce « trip », plus qu’un simple voyage, représente pour lui une sorte de pèlerinage un peu mystique afin de célébrer la Nature.
Après lui avoir donné quelques conseils complémentaires pour la visite des Bisti Badlands, je le quitte pour me rendre à Farmington où je me rafraîchis, fais quelques courses au Wall-Mart et envoie des e-mails sur mon notebook (en bénéficiant de la WiFi accessible du parking du motel où je me suis garé).
Dans l’après-midi, je prends la direction de l’ouest pour me rendre une seconde fois à Royal Arch, ma précédente visite en 2006 m’ayant donné envie d’y bivouaquer pour assister au lever du soleil.
Je fais une courte pause à Shiprock, montagne sacrée des Navajos. Même de loin, le monolithe isolé est imposant, mais je suis surtout impressionné par la muraille volcanique qui y mène, tellement fine et rectiligne qu’on la dirait bâtie par la main de l’homme.

Je suis scandalisé par les très nombreux cadavres de bouteilles d’alcool fort qui jonchent les bas-côtés de la piste menant au monolithe, quand ce n’est pas la piste elle-même. Le caractère sacré de ce lieu n’empêche pas les Navajos de venir y picoler alors que l’alcool est interdit sur toute la réserve, dont Shiprock fait partie. Pour ne pas risquer d’être pris en train de transgresser cette interdiction, ils se dépêchent de boire leur bouteille puis la jettent au plus pressé, sans aucun respect pour les lieux et la nature, ou pour les pneus de ceux qui emprunteront cette piste après eux. Désolant…😠
Je ne m’attarde pas et continue ma route pour entrer en Arizona et me rendre dans la région isolée où se situe Royal Arch. Au moment de prendre la piste, à proximité d’un village navajo, je m’arrête sur le bas-côté et me concentre sur la carte topographique. Je suis surpris et sursaute lorsqu’une jeune femme navajo toque à la vitre de ma portière. Tout d’abord inquiet, car les Navajos n’aiment généralement pas qu’on vienne se balader sur leurs terres, je suis vite rassuré par le visage souriant de la jeune femme. Elle me demande si je peux la ramener chez elle (« up the ridge », me dit-elle en me montrant vaguement la route d’où je viens), car elle a un problème de véhicule. J’accepte volontiers et elle semble réellement soulagée. Je comprends pourquoi, car sa maison se situe à plus de six miles de là ! Elle me dit que ce ne sont pas les trois heures de marche qui l’inquiètent mais plutôt les chiens agressifs qui traînent aux abords des habitations. Contrairement aux Navajos âgés que j’ai déjà pris en stop lors de précédents voyages, et qui étaient restés totalement silencieux, la jeune femme a envie de discuter. Elle me demande pourquoi un Français se rend dans cet endroit reculé et quand je lui réponds que je vais à Royal Arch, elle me conseille d’être très prudent car il y a eu des véhicules accidentés sur cette piste (ce qui m’étonne car je ne me souviens pas de difficultés particulières lors de ma visite de 2006). Avant de me quitter et de me remercier, elle m’indique un raccourci via des pistes à travers les montagnes pour rejoindre ma prochaine destination au-delà de Lukachukai.
Content d’avoir rendu ce service, je refais le chemin inverse pour prendre la piste qui mène à l’arche. Je comprends très vite le conseil de prudence de la jeune Navajo : depuis ma dernière visite, la piste s’est nettement détériorée ! De très profondes ornières ont été creusées par les gros Pick-Up des Indiens et, si on roule dedans, on risque de frotter voire de coincer le bas de caisse sur la bande de terre centrale. Il vaut donc mieux rester sur les rails étroits et surélevés de chaque côté des ornières et bien viser, car ils sont bordés de très près par les buissons ou par le fossé. Mais ce n’est pas tout : çà et là des trous parsèment la piste, qu’il faut passer avec précaution, le pire étant lorsque les rails ne sont pas à la même hauteur et que le SUV penche dangereusement, au risque de se renverser 😕. C’est certainement ce dont parlait la jeune Navajo.
Ces passages sont stressants et je suis bien content d’arriver sans encombre à une petite zone en retrait pouvant servir de parking sur la crête en face de l’arche. C’est l’endroit idéal pour bivouaquer et assister au lever du soleil, aussi j’y gare mon véhicule et continue à pied sur la piste qui amorce une descente raide avant d’atteindre le fond d’un wash. N’ayant pas trouvé de sentier pour atteindre l’arche, je la rejoins directement en passant sur le slickrock et au travers de la végétation.
Royal Arch se détache particulièrement bien dans le ciel, à la fois impressionnante (plus de cinquante mètres de hauteur) et élégante (car fine et élancée). Je la classe sans hésiter dans mon « Top 5 » des arches de l’Ouest.
En voici trois vues (face est, dessous, face ouest) qui ne lui rendent pas vraiment justice, car elle est difficile à photographier de près.



De l’arche, la vue est très belle vers l’est. De grands monolithes et des mesas de slickrock rouge contrastent avec la verdure très présente et le bleu du ciel, un peu comme dans les environs de Sedona. Je reste longtemps à admirer le paysage en savourant ces instants de totale solitude.

Sur la photo précédente, je devine mon lieu de bivouac, sur la crête rouge juste au-dessus et à droite du rocher que l’on voit en premier plan (à droite de la photo).
Je regagne assez tardivement mon véhicule, au moment où les derniers rayons du soleil éclairent le monolithe le plus proche du bivouac.

Je dîne en ayant le privilège d’observer le jour tomber derrière l’arche…

… et les nuages s’embraser fugitivement une dernière fois, bien après le coucher du soleil.

Dans cet endroit isolé, je suis tranquille pour faire ma toilette. Une autre année, j’avais essayé le système de poche d’eau en plastique foncé, avec un tuyau et un mini-pommeau de douche, que l’on fait chauffer au soleil sur le toit de la voiture mais, avec les soubresauts du SUV sur les pistes, il fuyait inexorablement (peut être avais-je acheté un modèle défectueux ou de qualité insuffisante). Depuis, je me contente d’utiliser du savon sans rinçage qui est très pratique puisqu’il suffit de verser ce savon liquide sur un gant de toilette classique que l’on mouille régulièrement pour se laver de la tête aux pieds sans avoir besoin de se rincer (ni la plupart du temps de s’essuyer car lorsqu’il fait chaud on sèche au fur et à mesure). Aux USA, j’achète le produit Body Bath de la marque No Rince, ainsi que le Shampoo de la même marque (moins efficace que le savon liquide), vendus notamment dans les magasins d’outdoor REI. En France, on trouve le produit Akil Toilette d’Akileïne qui sent bon les fleurs provençales. Quand il n’est pas possible de se laver de cette manière, je me contente de lingettes grand format (il y en a qui ne sentent pas le produit pour bébé et qui sont antiseptiques).
Je m’endors avec un peu d’appréhension car les bivouacs sont rarement tolérés par les Navajos sur leur réserve, même en pleine nature comme ici où on ne dérange personne.
JOUR 7 – DE ROYAL ARCH A LOST CITY
Ce matin, je ne dois m’éloigner que de quelques dizaines de mètres de la voiture pour installer l’appareil photo sur le trépied à l’endroit idéal pour le lever de soleil.
Juste avant son apparition, la lumière rosée est très douce.

Au premier rayon de soleil, je m’aperçois que le monolithe joliment éclairé hier soir projette son ombre très exactement sur l’arche. Je peste contre lui car il m’empêche de réussir la photo escomptée, mais je ne peux pas le déplacer et le spectacle reste magnifique.

Un peu plus tard, l’ombre gênante a disparu et la lumière passe du rosé au doré.
Je ne regrette pas d’avoir bivouaqué ici car c’est tôt le matin que Royal Arch se pare de ses plus beaux atours.


Je prends mon petit déjeuner tranquillement en profitant pleinement de la vue jusqu’au moment de partir.
Comme la veille, j’ai quelques sueurs froides lorsque le SUV penche un peu trop à mon goût. Je fais une pause pour observer une mesa isolée qui semble flotter dans le désert comme un grand cuirassé.

Sur la route, je passe devant le groupe de modestes maisons où habite l’auto-stoppeuse d’hier soir, mais je ne prends pas le raccourci qu’elle m’a indiqué car emprunter ces pistes de montagne, qui ne sont même pas indiquées sur ma carte, ne me semble ni prudent ni susceptible de me faire gagner du temps.
Je traverse les Lukachukai Mountains avec une belle descente vers le village, puis bifurque sur les pistes qui s’enfoncent au cœur du territoire navajo.
J’ai prévu de visiter le site de « Many Hands Cave », connu de quelques aficionados d’art rupestre pour ses pictographes multicoloresparmi lesquels on trouve de nombreuses empreintes de mains. Ce site confidentiel se visite habituellement avec un accompagnateur navajo dont la principale fonction est d’y conduire le visiteur, mais comme je connais sa localisation j’ai l’intention de négocier un droit de passage, moyennant quelques dollars, en me présentant à l’habitation isolée proche du site. Malheureusement il n’y a personne, à part un chien agressif. Je continue la piste et trouve la grande alcôve qui abrite ruines et pictographes. Je coince derrière l’essuie-glace un message et un billet de 10 $, au cas où le Navajo vivant dans la maison passerait par là, et je monte à l’alcôve.
Les ruines et les pictographes sont disséminées sur plus d’une centaine de mètres le long de la falaise.

Les ruines ne sont pas spectaculaires et la kiva a perdu son toit.


Mais les pictographes, qui datent de la période des Basketmakers (qui se termine au VIIe siècle), sont variés et colorés.
Ce grand personnage mesure environ 1,5 mètre.


D’autres ne font que quelques dizaines de centimètres de haut.

La construction des petites maisons est postérieure aux pictographes puisque certains murs s’appuient sur eux ou les recouvrent, sans que les bâtisseurs aient d’ailleurs cherché à les préserver.

L’originalité du site repose sur ses nombreuses mains peintes (il y en a plus de mille d’après les archéologues), qui peuvent prendre des teintes rouges, brunes, jaunes, blanches ou vertes (la couleur verte étant rare pour les pictographes). Elles sont toujours « positives », c’est-à-dire que la peinture est appliquée sur la main ensuite plaquée sur le rocher, au contraire des mains « négatives », où la peinture est projetée autour de la main plaquée sur la roche.


Sur ce panel, on a l’impression que les mains veulent attraper les deux personnages qui les surplombent.

L’un d’entre eux ressemble à un guerrier de l’Antiquité grecque. Je ne peux m’empêcher de penser à Patrick, membre de VF actif sur le forum USA et dont le pseudonyme est « Le Spartiate » 😛.

Ici, les mains blanches dessinent un casque ailé à cet autre personnage.

Je repère la dernière ruine du site…


… auprès de laquelle on trouve le panel le plus intéressant.

Un homme surmonté d’un serpent y côtoie un « petit homme vert » qui pourrait être tout droit descendu d’une soucoupe volante 🙂.

Une fois l’appareil photo rangé dans le sac à dos, je reste un certain temps à m’imprégner du site, essayant d’imaginer comment les hommes vivaient là et me demandant ce qui a pu les pousser à laisser des centaines d’empreintes de mains colorées sur les parois de la falaise.
Revenu sur la route, je passe devant un vieux Trading Post local décrépit qui semble fermé depuis longtemps, mais comme je vois un Indien en sortiravec des provisions, j’entre avec la furieuse envie de boire une lemonade bien fraîche, car en ce milieu de journée il fait très chaud. A l’intérieur, je suis étonné de constater qu’il est bien approvisionné. Une femme navajo vient de faire réchauffer au micro-ondes un cheeseburger vendu en sachet et stocké dans une armoire réfrigérée. Lorsqu’elle s’approche de moi, l’odeur de la viande et du fromage fondu déclenche un réflexe pavlovien qui me pousse irrésistiblement à en faire réchauffer un aussi. Au diable le Trail Mix quotidien ! A ma grande surprise c’est plutôt bon, l’absence de sauce faisant bien ressortir le goût de la viande juteuse. La femme navajo engage aimablement la conversation, curieuse de savoir ce qu’un Frenchie peut bien faire ici (elle a entendu mon accent prononcé quand j’ai payé le caissier). Je lui évoque mon intérêt pour les ruines et l’art rupestre et je lui demande si elle n’en connaît pas dans la région. Hélas, elle ne connaît que les ruines et les panels du Canyon de Chelly.
Cela me rappelle cette journée d’octobre 2005 où, avec Laurent Martrès et Steffen, nous avions loué les services d’un guide navajo pour voir les panels du Canyon de Chelly. Les rangers nous avaient sélectionné une Navajo très âgée qui était née dans le canyon et y avait vécu la majorité de sa vie. Heureusement, Steffen avait méticuleusement préparé cette visite en notant la localisation des panels intéressants, car nous avons dû insister lourdement pour en voir certains (notamment le plus beau) que notre guide faisait semblant d’ignorer 😮. Elle a fini par nous expliquer qu’elle ne voulait pas risquer de rencontrer un membre d’une autre famille navajo et d’avoir à lui demander la permission d’aller voir les panels situés dans son secteur (permission qui ne doit a priori pas être refusée pour un guide accrédité par les rangers, car ce canyon est aussi un National Monument).
Rassasié et désaltéré, je continue ma route en faisant un détour pour aller voir Los Gigantes Buttes, deux buttes isolées qui rappellent celles de Monument Valley.

Je fais un autre détour pour m’approcher des Dancing Rocks, où je suis à deux doigts de m’ensabler. Comme pour Los Gigantes Buttes, la lumière de début d’après-midi ne permet que des photos purement documentaires.

Je quitte à nouveau la route pour prendre les pistes qui m’amèneront à proximité des ruines indiennes que je nomme « Lost City ». En préparant mon voyage, j’ai vu des photos de ces ruines assez imposantes et situées dans un cadre superbe mais, de manière surprenante, je n’ai trouvé sur Internet aucun rapport de visite ni aucune indication pour s’y rendre.
Je m’arrête à un point de vue prometteur pour la « golden hour » qui précédera le coucher du soleil, puis je poursuis ma quête des ruines.

Il n’y a pas de sentier pour atteindre « Lost City » et il faut trouver son chemin sur les pentes de slickrock, ce qui me prendra environ une heure avec quelques hésitations.
Arrivé en vue des ruines, j’ai la mauvaise surprise de découvrir une clôture de fils barbelés (avec une ouverture bricolée permettant le passage d’une personne). La visite individuelle n’est donc pas autorisée, ce qui me sera confirmé deux jours plus tard par les rangers du Navajo National Monument qui m’expliquent que ce site, abandonné par les Anasazis vers le XIVe siècle, a longtemps fait l’objet de pillages par des « pot hunters » à la recherche, comme leur nom l’indique, de poteries. Pour arriver à leurs fins, ils n’hésitaient pas à creuser partout dans les ruines jusqu’à faire s’écrouler certains murs. Je suis face à un cruel dilemme, mais je ne me résous pas à avoir fait tous ces efforts pour rien et je n’ai pas la force de résister à la tentation. Je passe par l’espace aménagé dans la clôture, avec un mélange d’excitation pour la découverte, de gêne et d’inquiétude pour la transgression 😊. Je ne vous encourage pas à suivre ce mauvais exemple et je conseille à ceux qui seraient intéressés par ces ruines de s’y rendre accompagnés d’un guide navajo.
Le site comprend trois sections (de droite à gauche) : des ruines inaccessibles perchées dans une alcôve à mi-hauteur de la falaise, d’autres en piteux état à peine visibles sur un talus, et les principales nichées dans l’alcôve tout au fond de la falaise.

Comme je ne veux pas rester trop longtemps sur ce site clôturé, je me rends directement aux ruines principales, accessibles via un talus.

Elles surplombent un très beau canyon verdoyant.

Certaines habitations avaient plusieurs étages et on voit encore les encoches faites dans la roche pour y insérer des poutres.



Les habitations sont vraiment à flanc de falaise, les faux pas y étaient interdits.

Ici il n’y a eu aucune restauration ou reconstruction, contrairement à Mesa Verde, pourtant certaines habitations sont encore bien conservées.


Mais, curieusement, ce qui m’attire avec une force irrésistible c’est le petit grenier (« granary ») à l’extrémité des lieux.
De par sa position et sa petite taille, quand on l’isole des autres ruines, il forme un contraste saisissant avec le canyon qui s’étire à ses pieds et les falaises qui l’environnent.




Je trouve que sa parfaite intégration dans la falaise et son ouverture obscure lui donnent un côté un peu mystérieux. Laissant libre cours à mon imagination et m’abandonnant à la magie du lieu, cette ouverture me donne l’impression d’être l’entrée d’un passage qui aurait un jour aspiré toute la vie de ce village pour la transférer dans un autre monde préservé où elle se perpétuerait. Et pourtant je ne suis sous l’emprise d’aucune herbe chamanique 🙂.

Revenu à la réalité, je me prépare à regagner mon véhicule.
Je me demande si le centre du site, qui n’est pas protégé par une alcôve, n’a pas été détruit par la chute d’énormes blocs.

Je m’attarde un moment au pied des ruines, près de l’accès au site où on peut voir des traces d’humidité sur la paroi et un peu de végétation. L’une et l’autre devaient être très appréciées des habitants de l’époque, qui cultivaient sûrement quelque chose à cet endroit-là.


Le retour sur le sommet de la mesa ne pose pas de problème car je connais désormais le chemin.
Dans la lumière précédant le coucher du soleil, la vue sur le canyon est un enchantement dont je ne me lasse pas. Je reste là jusqu’au crépuscule, ces dernières heures seront parmi mes préférées de tout le voyage 🙂.




Ayant profité du spectacle jusqu’au dernier moment, je dîne à la nuit tombée. Ici, je suis en plein wilderness, très éloigné de toute habitation, je n’ai rencontré personne et compte tenu de l’heure cela devrait continuer jusqu’au lendemain. C’est pourquoi je prends le risque de rester bivouaquer sur place bien que je sois toujours sur la réserve navajo 😊.
Je m’endors en pensant à ce que pouvait être la vie des Anasazis dans cette région, à la fois si rude et si belle.
Partie 1 : de Denver à Santa Fe
Partie 2 : de Santa Fe à Lost City
Partie 3 : de Lost City à Page
Partie 4 : autour de Page et de Coyote Buttes
Partie 5 : de Cottonwood Canyon Road à Escalante
Partie 6 : de Grand Staircase Escalante National Monument à Capitol Reef