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Répétition des écoles de Samba à Rio de Janeiro English translation pending
Bom dia....je serais a Rio fin janvier, je reve de participer aux repetitions des ecoles de Samba
il parait que c'est un moment de follie......si vous avez des infos, des endroits a me conseiller, des lieux plus pour les locaux que les grosses boites a touristes, alors je suis partant..........merci a vous tous
Saint Jacques de Compostelle à cheval English translation pending
Bonjour à tous,
Y aurait'il un "ange" pour me dire, si il est possible de faire un des chemins pour Saint de Jacques de Compostelle à cheval depuis le Puy ou autre
Je vous remercie pour toutes infos.
Léna
Club Marmara Hurghada English translation pending
Bonjour,
De retour de Hurghada Club Marmara cette nuit que vous en dire ? Eh bien que le séjour c'est très bien déroulé. Compagnie Lotus Air, pas de problèmes (les Parisiens ne vous dirons certainement pas la même chose 4 heures de retard, voir plus, cette nuit il me semble !), mais bon à chacun sa peine... Nous somme partis du 25/11 arrivée 9h30 heure locale à l'hôtel, retour le 2/12, départ 19 h30 de l'hôtel (arrivée 3h45 le 3/12 à Lyon avec 45 mn de retard + 45 mn de voyage en plus), c'est top. Pour nous c'est vrai rien à dire.
Je tiens à souligner qu'avec le sourire tout ce passe généralement bien mieux. Pourquoi cette remarque, parce que quand je vois la tête d'enterrement de certaine (nombreuses) personne en vacances, eh bien je crois qu'ils feraient mieux de rester chez eux. C'est vrai tout n'à pas été parfait mais enfin ouvrez les yeux et regarder un peu autour de vous et penser à la chance que vous avez de pouvoir partir.
Nous étions 4 dont 2 enfants (de 7 et 15 ans). Peut-être avons nous eus beaucoup de chance c'est vrai mais je n'ai pas un caractère à me lamenter s'en cesse. Voir dans quelles conditions vivent la majorité de ces gens vous ouvre les yeux sur l'indécence de certain à toujours se plaindre.
Pas de variété dans les menus qu'est ce que ça veut dire !? Mangez vous chez vous 10 entrées différentes chaque midi ? Oui bien sur à base de crudités souvent identiques ou bien de pâtes diverssement accomodées.
Enfin parfois je suis agacée et en colère par la bêtise et la suffisance de certain, je parle en connaissance de cause après avoir vu les foudres de certains clients s'abattre sur les employés de l'hôtel.
Je sais que moi-même je suis en train de donner le batôn pour me faire battre, mais j'aimerais que le débât s'ouvre sur le sujet du mécontentement chronique de certains quand la presque misère s'étale autour de vous. Je ne nie pas, par la même, les problèmes rencontrer par certain mais enfin arrêtons de vouloir toujours comparer avec ce que nous vivons ici.
Enfin si des personnes souhaitent des renseignements sur ce que nous, nous avons aimés, pas de problèmes. Sans rancunes.
De retour de Hurghada Club Marmara cette nuit que vous en dire ? Eh bien que le séjour c'est très bien déroulé. Compagnie Lotus Air, pas de problèmes (les Parisiens ne vous dirons certainement pas la même chose 4 heures de retard, voir plus, cette nuit il me semble !), mais bon à chacun sa peine... Nous somme partis du 25/11 arrivée 9h30 heure locale à l'hôtel, retour le 2/12, départ 19 h30 de l'hôtel (arrivée 3h45 le 3/12 à Lyon avec 45 mn de retard + 45 mn de voyage en plus), c'est top. Pour nous c'est vrai rien à dire.
Je tiens à souligner qu'avec le sourire tout ce passe généralement bien mieux. Pourquoi cette remarque, parce que quand je vois la tête d'enterrement de certaine (nombreuses) personne en vacances, eh bien je crois qu'ils feraient mieux de rester chez eux. C'est vrai tout n'à pas été parfait mais enfin ouvrez les yeux et regarder un peu autour de vous et penser à la chance que vous avez de pouvoir partir.
Nous étions 4 dont 2 enfants (de 7 et 15 ans). Peut-être avons nous eus beaucoup de chance c'est vrai mais je n'ai pas un caractère à me lamenter s'en cesse. Voir dans quelles conditions vivent la majorité de ces gens vous ouvre les yeux sur l'indécence de certain à toujours se plaindre.
Pas de variété dans les menus qu'est ce que ça veut dire !? Mangez vous chez vous 10 entrées différentes chaque midi ? Oui bien sur à base de crudités souvent identiques ou bien de pâtes diverssement accomodées.
Enfin parfois je suis agacée et en colère par la bêtise et la suffisance de certain, je parle en connaissance de cause après avoir vu les foudres de certains clients s'abattre sur les employés de l'hôtel.
Je sais que moi-même je suis en train de donner le batôn pour me faire battre, mais j'aimerais que le débât s'ouvre sur le sujet du mécontentement chronique de certains quand la presque misère s'étale autour de vous. Je ne nie pas, par la même, les problèmes rencontrer par certain mais enfin arrêtons de vouloir toujours comparer avec ce que nous vivons ici.
Enfin si des personnes souhaitent des renseignements sur ce que nous, nous avons aimés, pas de problèmes. Sans rancunes.
Découverte de la République Dominicaine English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir en RD fin novembre, début décembre. En cherchant un peu, les formules tout inclus semblent alléchantes mais rester à l'hotel pour le farniente ce n'est pas trop notre truc..Auriez-vous des infos sur les endroits sympas à visiter, les endroits où hôtels à éviter, si sur place il est facile d'organiser des excursions soi-même ou avec des agences locales (sans se ruiner..)..enfin toutes les infos nous serons utiles! De même, les déguats occasionnés par les cyclones sont-ils conséquents?
Merci d'avance
Nous souhaitons partir en RD fin novembre, début décembre. En cherchant un peu, les formules tout inclus semblent alléchantes mais rester à l'hotel pour le farniente ce n'est pas trop notre truc..Auriez-vous des infos sur les endroits sympas à visiter, les endroits où hôtels à éviter, si sur place il est facile d'organiser des excursions soi-même ou avec des agences locales (sans se ruiner..)..enfin toutes les infos nous serons utiles! De même, les déguats occasionnés par les cyclones sont-ils conséquents?
Merci d'avance
Egypte & Petra 2001 - 3 semaines en solo English translation pending
Salut à tous,
Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Après m'être délecté de quelques un de vos carnets, je vous livre le mien. Le texte ci-dessous a été écrit entièrement sur le vif, la tentation était grande de rajouter certains détails mais j'ai tenu à conserver le coté brut de la chose... (seul les fautes ont été corrigées, mais il doit en rester !!)
SAMEDI 18 AOUT 2001
Toujours beaucoup d’émotion à commencer un nouveau carnet. J’écris ces premières lignes de SHIPOL Airport d’Amsterdam, prêt à embarquer pour le vol KL553 AMSTERDAM - CAIRO. Cette fois ça y est, me voilà parti, j’ai encore du mal à réaliser pourtant. Ca fait drôle d’être tout seul ! Je repense aux adieux avec Mu tout à l’heure, à l’aéroport de Blagnac. Dur de la laisser seule pour 3 semaines... Enfin, elle sera avec moi tout au long de ce voyage...
Me voilà donc entouré d’Egyptiens, mais bien sûr, je ne suis pas le seul européen ! J’espère que mon passager sera plus bavard que celui de TLS - AMS (il n’y avait personne !!) C’est donc parti pour l’inconnu, même si je me suis pas mal préparé en surfant sur le ouèbe et en parcourant le Lonely Planet (LP). J’ai le plan du Caire en tête, ainsi que Louxor, mais rien à voir avec ce que je vais découvrir là-bas ! Le top, c’est quand même de savoir que demain soir, je vais au concert de Basem à la Citadelle. Quand j’y pense... Sympa de voir SHREK en V.O. dans l’avion... Mon voisin est un homme d’affaires égyptien qui voyage partout dans le monde, mais pas très bavard ! Ouf, me voilà prêt à me coucher, il est 2:36 (heure égyptienne). Mais avant, je tiens à dire 2 mots sur mon arrivée : à peine 1h30 que je suis au Caire et déjà un tas de choses à raconter !
Tout d’abord, dès le débarquement, je cherche d’autres routards pour partager un taxi, ce qui n’est pas évident car la plupart des touristes sont en voyage organisé. Je trouve finalement un couple de jeunes Ecossais qui ont réservé à Zamalek. Ok, le Minerva (mon hôtel...) est sur la route. Nous repoussons comme prévu les premiers rabatteurs, puis le couple accepte un chauffeur et le suit. Je lui demande combien il prend et il me dit : «Twenty !» Je suis surpris : «Tewenty pounds ?» Non, 20$ of course !
Un peu plus loin, on en trouve un autre. Je m’occupe de marchander en sortant le peu d’arabe que j’ai pour l’instant et on parvient finalement à 35 £E £E (Lire égyptienne). (1£E=2F (en 2001)) en bataillant ferme. En plus, le gars voulait nous faire croire que nos hôtels se trouvaient sur 2 chemins différents. Je lui montre alors, plan en tête et le LP à l’appui, que ce n’est pas vrai. Un autre gars acquiesce et me demande si je suis déjà venu en Egypte. Devant ma réponse négative, il me félicite et me dit : «You’re a clever man ! ». Peut-être pas, juste un peu averti... !
Bon, le taxi roule comme un taré, doublant à droite, passant les feux rouges, évitant de justesse une mobylette surchargée qui roule sans feux de position... Mais surtout, on échappe de peu à un accident : nous sommes coincés entre 2 voitures et on ne peut freiner à temps ! Le chauffeur sur notre droite fera les frais d’un rétro, et encore heureux que son bras ne dépassait pas de la fenêtre ! WELCOME TO CAIRO !! Pas de doute, on y est !
Le taxi me laisse à Talaat et je découvre l’hôtel Minerva fermé, pourtant il y a un gars à l’intérieur. Un autre vient me voir et me fait prendre conscience que le premier est en train de prier ! J’attends donc un peu... Finalement, la chambre n’est pas à 23£E, mais à 20£E avec le petit déjeuner.
C’est un hôtel assez délabré et j’hésite à m’engager dans l’ascenseur, impressionnant ! Enfin, m’y voilà... Je réalise qu’il n’y a ni ventilateur, ni clim’, bien sûr ! Donc, première nuit à la dure... En jetant un coup d’œil sur le guide, je me rends compte que les Ecossais sont descendus dans un vrai «palace», le Cairo Marriot, à 180$ la chambre et sans petit déj’ !!! Ca me fait bizarre, surtout venant de jeunes...
Mais je comprends pourquoi ils ne bataillaient pas trop pour les taxis ! Bon, allez, je vais quand même essayer de dormir malgré la chaleur. Demain, ça va être le choc, je le sens...
DIMANCHE 19 AOUT
Finalement, j’ai réussi à dormir. Après un bon breakfast, je me rends à la gare à pied. Le Caire a des airs de Bangkok : trafic énorme, pollution, brouhaha, quel souk ! Des taxis et des minibus partout, mais je trouve le truc pour traverser les routes en suivant de près les locaux. Effectivement, il ne faut pas traîner ! Les gens sont plutôt sympas quand je leur demande le chemin...
Je réserve le train pour Assouan, demain à 22h (1ère classe : 80 £E), puis je me rends en métro à l’Opéra House. Pour 1 £E, efficace ce métro et en plus, très clean ! A l’inverse de Paris où il y fait chaud et où c’est plutôt stressant, ici, c’est un sacré moment de calme et il y fait plus frais. C’est reposant ! Des gens en «costar-cravate» y côtoient d’autres en gallabieh (djellaba ) et chèche, récitant le Coran. Par contre, au retour, j’ai assisté à une engueulade sévère entre une femme et tout un wagon ! J’aurais bien aimé savoir ce qu’ils pouvaient se raconter...
Je demande des renseignements à l’Opera House sur le Festival de ce soir. Une première personne me répond avec beaucoup de mal dans un anglais approximatif, puis une jeune femme me demande si je parle français. La discussion s’engage : Hanaa, très sympa, me présente les différents groupes, puis je lui montre les mails de Basem. Elle m’apprend qu’ils ont effectivement joué, mais le 17 ! J’ai oublié de dire que j’ai appelé Basem à la gare, sur son mobile, et que je sais qu’il ne joue pas ce soir puisqu’il est à Alexandrie ! Tant pis, je ne le verrai pas... Mais bon, cette rencontre avec Hanaa est bien agréable. En plus, c’est génial, il y a le groupe «Tampura» de Port Saïd dont m’a parlé Amélie sur le Web. Excellent ! Merci Hanna pour ton hospitalité si naturelle...
Je serais bien resté un peu plus pour discuter, mais il y a tellement de choses à faire ! Le trajet à pied entre Midan Ataba et le Souk est assez éprouvant : rue plutôt crade avec des trottoirs archi défoncés, en fait, pratiquement entièrement recouverte par une voie rapide. Le seul avantage : moins de circulation en bas et un peu d’ombre ! Bien qu’Hanaa m’ait dit qu’il faisait plutôt bon aujourd’hui, moins chaud qu’il y a quelques jours... Est-ce possible ??
Enfin, me voilà dans le Souk. Il paraît assez aéré et beaucoup moins bondé que je le pensais, mais je ne suis pas allé dans les petites venelles... Je prends mon premier repas égyptien : falafels dans le pita, frites (froides !) et un légume rose inconnu, légèrement piquant, mais pas mauvais. Pour 3 £E, c’est honnête ! Les mosquées sont impressionnantes, mais avec toute cette pollution, je comprends pourquoi elles n’ont plus leurs zébrures rouge et blanc. On les devine pourtant sous la crasse...
Ca va être dur d’écrire même 10% de ce que je vois, entends, sens ! C’est vrai qu’une journée au Caire, c’est crevant, mais aussi très riche et j’ai plein de flashs dans la tête... Les gens sont réellement sympas, prêts à aider et me demandent d’où je viens. Ils sont aussi très aimables et polis. Les serveurs du café El Fishawy me félicitent pour le dessin et en échange, ils me font visiter une partie du lieu non ouverte aux touristes. For free !
«You’re welcome ! », j’ai dû l’entendre au moins 20 fois dans la journée et ce n’est pas si racoleur que ça ! Un exemple d’hospitalité : je suis dans une gargote face à la Citadelle. Ils ne parlent pas anglais, mais j’arrive à leur faire comprendre que je veux un poulet grillé. Ils me servent en plus une salade, que je ne peux bien sûr accepter (attention aux légumes). Je commande une bouteille d’eau et ils m’apportent une cannette de Sprite en plus, offerte ! Je suis le seul client pour l’instant (il est un peu tôt...) et à mon arrivée, le serveur a viré un gars qui dormait sur la table avec une couverture pour que je m’assoie ! Je demande également une serviette, mais il n’y en a pas ; ici, on se lave les mains avant et après le repas...
Décidément, il y a trop de trucs à dire ! Il y a plein d’hommes dans la rue en train de fumer la chicha. J’en ai même vu un fumer pendant que le coiffeur lui coupait les cheveux ! Beaucoup de policiers aussi avec des mitraillettes et ce n’est pas du plastique ! Paradoxalement, cette présence armée met un peu en confiance. La peur inconsciente des attentats, sans doute… Tous les gens sont très sympas et très rares sont ceux qui sont intéressés. Exemple : je veux acheter un «coke» dans un boui-boui. Gentiment, un gars l’achète pour moi pour m’indiquer le prix normal, 75 piastres. Il me montre ensuite le marché aux fruits et légumes... Authentique !
Les mosquées sont vraiment superbes. Je viens de quitter celle de Sultan Hassan que j’ai visitée tout seul, puisqu’elle était fermée, mais le bakchich ouvre toutes les portes.
Les Egyptiens se laissent facilement prendre en photo, c’est génial, mais il va falloir que je réduise le rythme, car j’en ai pris beaucoup aujourd’hui ! Ca y est, me voilà à la Citadelle pour le Festival. Je pensais que l’entrée était tout près du boui-boui, mais en fait, il m’a fallu faire le tour et j’ai les jambes en compote... En plus, je me suis fait la grimpette de 2 minarets en suivant et ça tue les jambes ! D’ailleurs, le second, j’ai négocié l’entrée de moitié, parce que les pyramides, il fallait vraiment être de bonne volonté pour les apercevoir... 30 secondes plus tard, le «fog» (peu naturel, pollution ?) les avait englouties !
Donc, avec ce détour, j’arrive à la fin du concert de Tampura, mais quelle ambiance ! Plusieurs chanteurs se succèdent, accompagnés de la darbuka et du tampura (sorte de harpe/oud). C’est dommage, je n’ai plus le temps de parler avec les musiciens, mais tout le monde chante et tape dans les mains, c’est génial ! J’arrive pourtant à discuter avec le leader du groupe, entre autre d’Amélie Hadbi de Port Saïd qu’il connaît, avant qu’il ne se fasse interviewé par la TV. A défaut d’avoir vu Basem jouer...
Le cadre est fantastique avec en toile de fond le Caire, les minarets et les silhouettes majestueuses des mosquées. Le vent est plutôt agréable. Il suffit de trouver le bon endroit pour se reposer de temps en temps et le Caire est tout à fait vivable, je pense être capable d’y rester plusieurs jours. Toutefois, un peu de «campagne» me fera également du bien, ainsi qu’une bonne douche de retour à l’hôtel ! Il n’y a pas de «bar Internet» dans le quartier islamique, donc Mu devra patienter un peu pour les news...
Le second groupe est bien aussi, mais l’ambiance est différente. Les gens sont sagement assis sur des chaises et j’ai interdiction de m’approcher de trop près pour la photo ! Alors que les musiciens de Tampura me laissaient voir les instruments pendant qu’ils jouaient... Enfin, c’est sympa quand même parce qu’il n’y a que des filles ! Une jeune au oud et à la voix, une au qanoun (cithare orientale), une au nay (flûte), une au tambourin et 3 violonistes. De belles voix sur de belles mélodies traditionnelles, mais c’est plus classique...
Donc, une ambiance très populaire avec pour décor la mosquée Mehemet-Ali, qui pour moi, n’arrive pas à la hauteur de ses cousines d’Istanbul ! Par contre, les minarets mamelouks me font plus d’effet, comme celui que j’observe en ce moment dont les décorations sont très bien mises en valeur par un éclairage judicieux. Tout à l’heure sur la terrasse, pour un peu, on aurait pu apercevoir les pyramides illuminées s’il n’y avait ce «fog» omniprésent ! Que c’est paisible de se retrouver là, comme auparavant dans le calme des mosquées. En fait, à l’heure de mes visites, beaucoup font la sieste au milieu des autres qui prient. J’ai même vu, alors que j’étais dans une salle de prière, un groupe d’hommes arriver en portant un cercueil... J’ai préféré sortir alors qu’il l’amenait près du Mihrab. Mais je reviens au Festival….
J’ai commencé un peu tard à croquer le minaret et entre temps, le concert s’est fini. Je me retrouve donc tout seul, mais un peu plus loin, j’entends de nouveau de la musique ; c’est reparti ! En fait, c’est une succession de différents groupes : au moins 4 rebab (violon), 5 darbouka, 2 flûtes. Je m’approche pour essayer de voir de près et le gars de la sono me fait signe d’aller carrément devant la scène pour la photo ! Je suis juste en-dessous d’un joueur de flûte faite avec des bambous (2 de presque 2m de long et 2 autres plus courts, un peu comme l’instrument de Sardaigne dont j’ai oublié le nom...). Une place de rêve pour assister au spectacle confortablement assis dans l’herbe...
D’autant qu’un Derviche tourneur apparaît soudain. Avec sa robe colorée et un autre morceau de vêtement, il exécute une sorte de danse gyroscopique faite de multiples variations (avec le bout de tissu, il forme comme le corps d’un nourrisson qu’il berce tout en continuant à tourner). C’est vraiment magnifique ! J’espère que les photos seront réussies... C’est très beau et sûrement plus intéressant de le voir ici dans cette fête populaire que lors d’un spectacle pour touristes au Khan El Khalili, par exemple. J’écris donc ces lignes en écoutant la musique. Un nouvel artiste met le feu en faisant chanter le public à tue-tête, puis une danseuse apparaît à son tour. Ah, Elisabeth, tu te rates quelque chose !
Ce n’est que mon premier soir et j’ai déjà l’impression d’être en Egypte depuis un long moment. L’ambiance s’échauffe, la darbouka cède la place à un espèce de bongo mêlé à quelques youyous. En fait, c’est toujours le même groupe qui joue en fond avec leurs superbes gallabieh et chèches blancs. Une fois le concert fini, la foule se rue vers un nouveau spectacle. Cette fois-ci, la scène est superbe et très bien éclairée, au pied d’une petite mosquée tout illuminée. Il y a des gradins avec des fauteuils, mais ils ne sont pas pris d’assaut, car la zique est très différente du groupe précédent : c’est du jazz ! Sax, basse, piano, batterie, on se croirait au Festival de Marciac ! Même pas une touche orientale... Un peu déçu, j’aurais préféré que les autres musiciens jouent plus longtemps. Cela dit, c’est pro et le son est nickel. C’est un petit retour en Occident avant de rentrer à l’hôtel...
6 pages pour aujourd’hui, il va falloir que j’écrive plus petit ou je n’aurai pas assez de cahiers. J’aurais dû en amener plus ! Superbe solo de basse... A ce propos, je vais quand même essayer d’envoyer un mail à Mu. J’ai bien appelé, mais elle n’était pas là. C’est dommage, mais France lui donnera de mes nouvelles !
Que de monde dans les rues en sortant de la Citadelle. J’ai discuté avec 2 policiers, dont un vieux qui m’a serré la main très amicalement après m’avoir donné le «vrai» prix du taxi, mon premier noir et blanc, en solo ! Il doit y en avoir des millions dans cette ville... Il y en a partout !
Bon, la douche froide ne l’était pas assez et une fois sec, il faut se réhabituer à la fournaise. Prochaine nuit à l’hôtel : ventilo ! Ce qui est sûr, c’est que demain, réveil à 6h pour aller aux pyramides de bonne heure ! Je repense à toutes ces images, tout ce que j’ai pu voir ou entendre en à peine 15 heures...
Les Egyptiens sont beaucoup plus cools que certains Maghrebins. J’ai pu prendre des photos du muezzin faisant l’appel à la prière au micro et l’entrée dans les salles pour les non musulmans ne pose aucun problème ! Il y a bien sûr beaucoup de sites religieux, mais très peu de femmes voilées de noir (à l’iranienne) avec plutôt un simple foulard, voir rien du tout (enfin, sur la tête !)
Je dois aller voir si je ne trouve pas les mêmes cahiers car je ne peux m’empêcher d’écrire !
Euh.. ca fait peut-être un peu long non ??

Tour du monde avec 1 ou 2 euros par jour, est-ce possible? English translation pending
Depuis mon plus jeune age, je ne pense qu'à une chose : partir.
Le plus important pour moi c'est la philosophie de voyage. Je veu partir dans un ou 2 ans, avec le moins de budget possible. Vivre avec 1 ou 2 euros par jours.
Je cherche des témoignages de gens qui sont partis ou on envie de partir, sans argent ou presque.
Je cherche des témoignages de gens qui sont partis ou on envie de partir, sans argent ou presque.
Calendriers des départs en croisière des membres VF 2017 English translation pending
Mise à jour N°1 –CALENDRIER DES DEPARTS EN CROISIERE VF 2017
AVIS aux membres VF : ne jamais citer une mise à jour !!! Cela créé une confusion pour tous les membres !!!
· Regardez TOUJOURS la dernière mise à jour !!!
· Vous pouvez signalez votre croisière sur ce post ou en MP bien sûr en respectant au possible le format du calendrier lors de votre inscription (date–pseudo (nationalité) / compagnie + nom du bateau / nombre de jours / secteur de la croisière (départ de la croisière). Merci par avance de me faciliter le travail !!!
Dernières Informations:
Ø -Total actuel de croisières/membres = 1 !!!
Ø – 1 nouvelle (s) information (s) en gras dans la liste (N’hésitez pas à échanger vos infos) !!!
JANVIER (1 Croisière (s)de membre (s) 28 - Lolo31 (FR) / Costa fascinosa /7 jours/ méditerranées (savone)
JANVIER (1 Croisière (s)de membre (s) 28 - Lolo31 (FR) / Costa fascinosa /7 jours/ méditerranées (savone)
Discussions sur le concours photo VF mai 2012: "La route" English translation pending
Le concours est ouvert ici: http://voyageforum.com/...2012_route_D5138374/
Pour les commentaires, conseils, remarques, observations, annotations, bavardages, éclaircissements, explications, interprétations, causettes, palabres, papotages, propos, blablas, polémiques, discussions, joutes verbales, débats, examens de vues, échanges, différends, conversations, apartés… C’est donc ici 😄
Pour les commentaires, conseils, remarques, observations, annotations, bavardages, éclaircissements, explications, interprétations, causettes, palabres, papotages, propos, blablas, polémiques, discussions, joutes verbales, débats, examens de vues, échanges, différends, conversations, apartés… C’est donc ici 😄
Vos croisières? English translation pending
Ce sujet pour que chacun fasse part des croisieres qu'il a dejà effectué ou bien réservé pour un proche avenir.
Le but etant de pouvoir echanger ses diverses impressions.
Pour nous:
Juillet 2001 (Mistral): Venise, mer, Athenes, Santorin e Mykonos, Rhodes, Corfou, Dubrovnik, Venise
Juillet 2003 (European star):Marseille, Genes, Naples, Messine, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille
Fevrier 2005 (Costa europa):Savone, Barcelone, mer, Casablanca, Agadir, Arrecife, Tenerife, Funchal, mer, Malaga, mer, Savone
Juin 2006 (Costa magica):Copenhague, mer, Tallin, St-petersbourg, Helsinki, Stockholm, mer, Copenhague
Mars 2007(Costa concordia):Savone, mer, Katakolon, Athenes, Izmir, Rhodes, Limassol, Alexandrie, mer, mer, Civitavecchia, Savone
Juin 2008(Costa magica):Marseille, Savone, Naples, Palerme, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille
Juin 2009(Costa luminosa):Amsterdam, mer, Flam, Andalsnes, mer, Honningsvag, Tromso, Gravdal, Trondheim, hellesylt geiranger, Bergen, mer, Amsterdam
Le but etant de pouvoir echanger ses diverses impressions.
Pour nous:
Juillet 2001 (Mistral): Venise, mer, Athenes, Santorin e Mykonos, Rhodes, Corfou, Dubrovnik, Venise
Juillet 2003 (European star):Marseille, Genes, Naples, Messine, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille
Fevrier 2005 (Costa europa):Savone, Barcelone, mer, Casablanca, Agadir, Arrecife, Tenerife, Funchal, mer, Malaga, mer, Savone
Juin 2006 (Costa magica):Copenhague, mer, Tallin, St-petersbourg, Helsinki, Stockholm, mer, Copenhague
Mars 2007(Costa concordia):Savone, mer, Katakolon, Athenes, Izmir, Rhodes, Limassol, Alexandrie, mer, mer, Civitavecchia, Savone
Juin 2008(Costa magica):Marseille, Savone, Naples, Palerme, Tunis, Palma, Barcelone, Marseille
Juin 2009(Costa luminosa):Amsterdam, mer, Flam, Andalsnes, mer, Honningsvag, Tromso, Gravdal, Trondheim, hellesylt geiranger, Bergen, mer, Amsterdam
Des photos! Des photos!! English translation pending
Bon! Alors voilà la photo:
Où se trouve cette horloge???
Où se trouve cette horloge???
À vélo et en camping en Écosse English translation pending
Je rentre de plus de 3 semaines à vélo en Écosse. Géant...
Quelques trucs pour ceux qui se déplacent à vélo là-bas (pas rencontré d'autres Français à vélo, mais on ne sait jamais).
Les midges et autres nuisances : c'est la cata quand il y en a. Vraiment. Et pour peu que l'on soit un peu réactif aux piqûres... > IMPERATIVEMENT s'asperger de "repellent" sur toutes les parties exposées dès le 1er jour : soit de SMIDGE, soit d'AVON SO SOFT. Nous nous en sommes procurés trop tard (j'avais déjà 20 piqures sur chaque pied). A l'aéroport de Glasgow, un Booth (para-parmacie) est ouvert H24, de même qu'un TESCO (qui vend de la nourrure en plus de la para-pharmacie). Il y a aussi des taons particulièrement voraces (qui piquent à travers les collants et t-shirts) ainsi que des moustiques. > Ou se couvrir des pieds à la tête, porter des gants, un pantalon ou collant par-dessus le cuissard, un midge-net (moustiquaire de tête). Pas évident quand vient l'heure de manger. Pénible quand il fait chaud (cela a été le cas). > A noter que beaucoup de médicaments sont en vente libres dans les Tesco, Co-op, Spar : anti-inflammatoire, aspirine etc.
Le soleil. Il a fait souvent très beau et chaud. Le soleil est particulièrement fort dans le nord de l'Ecosse et sur les îles. Surtout combiné au vent. Résultat : un début d'insolation à Stornoway. > Prévoir de l'écran total pour ne pas être complètement cramé. > Consommer beaucoup d'eau. A ceci près que l'on n'en trouve pas facilement : pas de fontaine dans les villages comme chez nous. Par contre des WC publics un peu partout (extrêmement propres d'ailleurs). Et des épiceries type Spar ou Co-op dans de nombreux villages qui ne refuseront pas de remplir vos bidons avec leur eau du robinet (un peu chlorée parfois). Idem pour les habitants.
Les transports en commun. Pratiques en cas de fatigue ou pour shunter une étape ou deux. > Les bus : certains prennent les vélos comme bagages de soute par exemple sur Harris entre Leverburgh et Stornoway. Pas de réservation : "first arrived, first in", mieux vaut se présenter au départ qu'à mi-chemin, et prendre le 1er bus du matin qui est moins fréquenté. Transport gratuit (mais les vélos risquent de valser un peu). > Certains bus de compagnies privées offrent spécifiquement ce service : le bus 803 DE Coaches qui effectue le trajet Inverness-Durness. Résa la veille par téléphone. La remorque peut transporter jusqu'à 112 vélos. > Les trains : transport gratuit. Mais le nombre d'emplacements pour vélos est limité. Il est recommandé de réserver son emplacement en même temps que son siège par internet auprès de Scotrail pour certains trajets très fréquentés. Oban-Glasgow par exemple. Les trains entre Glasgow et Paisley Gilmour Street (10 mn à vélo de l'aéroport international) prennent les vélos sans résa. A noter l'extrême aimabilité des contrôleurs qui s'efforcent de trouver de la place même quand c'est complet : par exemple en mettant les vélos dans l'emplacement réservé aux handicapés.
La nourriture. On mange très bien en Ecosse. Et pour pas cher. > Les biscuits à l'avoine oatcakes fournissent beaucoup d'énergie, ne pèsent rien et ne sont pas très chers : £1 à £1.20. > Idem pour les potato cakes ou potato scones : nourrissants, se réchauffent vite, comme une crêpe épaisse. > Le haggis, black-pudding sont à prix très bas. On en trouve en boite, en tranches sous blisters. Et c'est bon ! > Les légumes : coup de coeur pour le coeur de céleri : on en trouve partout. £1 et rien à jeter. Les pommes de terre locales sont très gouteuses, comme notre rate du Touquet. > Les fruits : plus chers car importés. > Les poissons fumés : prix raisonnables. Achetés dans les smoke house artisanales (à Glenuig par ex.), ils sont + chers mais à tomber. > La viande : chère. Mais géniale. Une entrecôte d'Angus à la braise c'est un grand moment. > Le fromage. Préférer l'extra-strong ou le seriously strong. £1.30 à £2 les 200 g. > Le porridge : super au petit déj. Préférer une version "micro-wave" qui cuit plus vite dans la gamelle. Cuire dans beaucoup d'eau. Ajouter du demerara sugar (sucre de canne) et un peu de lait en poudre dans l'assiette, quelques fruits secs. Top ! > Pâtes fraiches, riz etc. partout.
Les boissons. > Le thé. Des tea shop partout. Avec des gâteaux maison. Le thé est bcp plus fort que chez nous. L'arroser de lait et le sucrer est incontournable. £1 à £2 selon l'endroit. > La bière. Bonnes bières locales en pression au pub : £3.20 à £3.80 la pinte. Et dans les supérettes : £1.39 à £2.75 selon la marque. > Les whiskies. £3.70 à £4.70 selon l'endroit et la marque. > Le café. Forget about it. Encore que l'on trouve parfois de bons expressos.
Dormir. On peut camper partout en Ecosse. Et même faire du feu en prenant les précautions nécessaire, bien évidemment. > Bivouacs fabuleux : en bord de mer dans les îles, à côté d'un cimetière, sur la pelouse à côté d'une église, en face d'un pub. En cas d'interdiction, respecter impérativement ladite. Car un "local" n'hésitera pas à vous le faire remarquer et à vous prier de partir. En cas de doute, vérifier (on ne s'est jamais fait jeter), ne pas hésiter à demander à un pub ou un restaurant si l'on peut pitcher sur sa pelouse (et aller y manger, c'est la moindre des choses). > Quelques campings très sympas comme Laxdale Park à Stornoway ou celui d'Horgabost sur Harris ou celui de Portree sur Skye. A noter que certains endroits sont très appréciés et quand c'est "complet" pas moyen de négocier : le responsable du camping respecte le quota de place qui lui est alloué.
Hôtels et restaurants. Best of. > Loch Shiel House Hotel and Restaurant à Acharacle sur la péninsule d'Ardnamurchan (superbe région). Un Hôtel familial un peu défraichi où l'on s'est bien requinqué après deux journées assez crevantes. £40/pers. la nuit en B&B. Pdj généreux. Au diner, cuisine absolument délicieuse et à bon prix. Bar très sympa et animé. > The Dhabba à Glasgow : cuisine indienne très fine. Service irréprochable. Déco moderne sans tous les chichis folklo. Un peu branché. Très cool. Prix "pre-theatre" le soir et remise substantielle.
Vélos. Pas mal de boutiques de vélos qui peuvent réparer la bête rapidement. > Je recommande particulièrement Bike Fix à Oban qui a réparé ma roue AR voilée et changé un rayon en moins d'une heure sans RV et pour £10.
Quelques trucs pour ceux qui se déplacent à vélo là-bas (pas rencontré d'autres Français à vélo, mais on ne sait jamais).
Les midges et autres nuisances : c'est la cata quand il y en a. Vraiment. Et pour peu que l'on soit un peu réactif aux piqûres... > IMPERATIVEMENT s'asperger de "repellent" sur toutes les parties exposées dès le 1er jour : soit de SMIDGE, soit d'AVON SO SOFT. Nous nous en sommes procurés trop tard (j'avais déjà 20 piqures sur chaque pied). A l'aéroport de Glasgow, un Booth (para-parmacie) est ouvert H24, de même qu'un TESCO (qui vend de la nourrure en plus de la para-pharmacie). Il y a aussi des taons particulièrement voraces (qui piquent à travers les collants et t-shirts) ainsi que des moustiques. > Ou se couvrir des pieds à la tête, porter des gants, un pantalon ou collant par-dessus le cuissard, un midge-net (moustiquaire de tête). Pas évident quand vient l'heure de manger. Pénible quand il fait chaud (cela a été le cas). > A noter que beaucoup de médicaments sont en vente libres dans les Tesco, Co-op, Spar : anti-inflammatoire, aspirine etc.
Le soleil. Il a fait souvent très beau et chaud. Le soleil est particulièrement fort dans le nord de l'Ecosse et sur les îles. Surtout combiné au vent. Résultat : un début d'insolation à Stornoway. > Prévoir de l'écran total pour ne pas être complètement cramé. > Consommer beaucoup d'eau. A ceci près que l'on n'en trouve pas facilement : pas de fontaine dans les villages comme chez nous. Par contre des WC publics un peu partout (extrêmement propres d'ailleurs). Et des épiceries type Spar ou Co-op dans de nombreux villages qui ne refuseront pas de remplir vos bidons avec leur eau du robinet (un peu chlorée parfois). Idem pour les habitants.
Les transports en commun. Pratiques en cas de fatigue ou pour shunter une étape ou deux. > Les bus : certains prennent les vélos comme bagages de soute par exemple sur Harris entre Leverburgh et Stornoway. Pas de réservation : "first arrived, first in", mieux vaut se présenter au départ qu'à mi-chemin, et prendre le 1er bus du matin qui est moins fréquenté. Transport gratuit (mais les vélos risquent de valser un peu). > Certains bus de compagnies privées offrent spécifiquement ce service : le bus 803 DE Coaches qui effectue le trajet Inverness-Durness. Résa la veille par téléphone. La remorque peut transporter jusqu'à 112 vélos. > Les trains : transport gratuit. Mais le nombre d'emplacements pour vélos est limité. Il est recommandé de réserver son emplacement en même temps que son siège par internet auprès de Scotrail pour certains trajets très fréquentés. Oban-Glasgow par exemple. Les trains entre Glasgow et Paisley Gilmour Street (10 mn à vélo de l'aéroport international) prennent les vélos sans résa. A noter l'extrême aimabilité des contrôleurs qui s'efforcent de trouver de la place même quand c'est complet : par exemple en mettant les vélos dans l'emplacement réservé aux handicapés.
La nourriture. On mange très bien en Ecosse. Et pour pas cher. > Les biscuits à l'avoine oatcakes fournissent beaucoup d'énergie, ne pèsent rien et ne sont pas très chers : £1 à £1.20. > Idem pour les potato cakes ou potato scones : nourrissants, se réchauffent vite, comme une crêpe épaisse. > Le haggis, black-pudding sont à prix très bas. On en trouve en boite, en tranches sous blisters. Et c'est bon ! > Les légumes : coup de coeur pour le coeur de céleri : on en trouve partout. £1 et rien à jeter. Les pommes de terre locales sont très gouteuses, comme notre rate du Touquet. > Les fruits : plus chers car importés. > Les poissons fumés : prix raisonnables. Achetés dans les smoke house artisanales (à Glenuig par ex.), ils sont + chers mais à tomber. > La viande : chère. Mais géniale. Une entrecôte d'Angus à la braise c'est un grand moment. > Le fromage. Préférer l'extra-strong ou le seriously strong. £1.30 à £2 les 200 g. > Le porridge : super au petit déj. Préférer une version "micro-wave" qui cuit plus vite dans la gamelle. Cuire dans beaucoup d'eau. Ajouter du demerara sugar (sucre de canne) et un peu de lait en poudre dans l'assiette, quelques fruits secs. Top ! > Pâtes fraiches, riz etc. partout.
Les boissons. > Le thé. Des tea shop partout. Avec des gâteaux maison. Le thé est bcp plus fort que chez nous. L'arroser de lait et le sucrer est incontournable. £1 à £2 selon l'endroit. > La bière. Bonnes bières locales en pression au pub : £3.20 à £3.80 la pinte. Et dans les supérettes : £1.39 à £2.75 selon la marque. > Les whiskies. £3.70 à £4.70 selon l'endroit et la marque. > Le café. Forget about it. Encore que l'on trouve parfois de bons expressos.
Dormir. On peut camper partout en Ecosse. Et même faire du feu en prenant les précautions nécessaire, bien évidemment. > Bivouacs fabuleux : en bord de mer dans les îles, à côté d'un cimetière, sur la pelouse à côté d'une église, en face d'un pub. En cas d'interdiction, respecter impérativement ladite. Car un "local" n'hésitera pas à vous le faire remarquer et à vous prier de partir. En cas de doute, vérifier (on ne s'est jamais fait jeter), ne pas hésiter à demander à un pub ou un restaurant si l'on peut pitcher sur sa pelouse (et aller y manger, c'est la moindre des choses). > Quelques campings très sympas comme Laxdale Park à Stornoway ou celui d'Horgabost sur Harris ou celui de Portree sur Skye. A noter que certains endroits sont très appréciés et quand c'est "complet" pas moyen de négocier : le responsable du camping respecte le quota de place qui lui est alloué.
Hôtels et restaurants. Best of. > Loch Shiel House Hotel and Restaurant à Acharacle sur la péninsule d'Ardnamurchan (superbe région). Un Hôtel familial un peu défraichi où l'on s'est bien requinqué après deux journées assez crevantes. £40/pers. la nuit en B&B. Pdj généreux. Au diner, cuisine absolument délicieuse et à bon prix. Bar très sympa et animé. > The Dhabba à Glasgow : cuisine indienne très fine. Service irréprochable. Déco moderne sans tous les chichis folklo. Un peu branché. Très cool. Prix "pre-theatre" le soir et remise substantielle.
Vélos. Pas mal de boutiques de vélos qui peuvent réparer la bête rapidement. > Je recommande particulièrement Bike Fix à Oban qui a réparé ma roue AR voilée et changé un rayon en moins d'une heure sans RV et pour £10.
Budget pour un voyage de deux mois en France? English translation pending
Budget pour 1mois et demi en France = 2500£ et 2 semaines et demi en Allemagne
Hébergement : 682.51£ Fixe -Déjà réservé- Activité : 630£ (10x Jours) Nourriture : 945£ (15x J ours) Transport : 90£ (10x Semaines) Train entre les villes sont déjà payé et non compris dans le 90
Croyez vous que cela suffis si mon trajet est : Paris, Toulouse, Carcassonne, Nîmes, Avignon, Nice, Menton, Grenoble, Annecy, Chamonix, Lyon, Strasbourg, Berlin
Je suis capable de me contenté de peu... Mais est-ce que c'est réaliste. Il faut prendre en compte que je ne ferai pas toujours 1 activitée par jour.
Hébergement : 682.51£ Fixe -Déjà réservé- Activité : 630£ (10x Jours) Nourriture : 945£ (15x J ours) Transport : 90£ (10x Semaines) Train entre les villes sont déjà payé et non compris dans le 90
Croyez vous que cela suffis si mon trajet est : Paris, Toulouse, Carcassonne, Nîmes, Avignon, Nice, Menton, Grenoble, Annecy, Chamonix, Lyon, Strasbourg, Berlin
Je suis capable de me contenté de peu... Mais est-ce que c'est réaliste. Il faut prendre en compte que je ne ferai pas toujours 1 activitée par jour.
Luang Prabang, Nong Khiaw, and Muang Ngoi (Laos) – Trip Report
Arrival at Luang Prabang Airport: Got my visa on the spot in under 5 minutes, but it cost me $40 + $1 for some "processing fee" and a photo.
First ATM withdrawal of the maximum allowed—about 82 €! Luckily, I had euros on me because each withdrawal comes with a fixed fee of 30,000 kips (like in Thailand, where it’s 200 baht per withdrawal, but here you can take out up to 800 €!).
Then I took the airport taxi service for 100,000 kips per person. It’s a minivan that drops passengers (8–10) at their hotels. The ticket booth is right at the exit—easy to spot with a sign that says "Taxi Service."
I left Luang Prabang for Nong Khiaw by minivan, paying 180,000 kips. A big tuk-tuk taxi picked us up at the hotel at 8:40 AM, and we picked up more people along the way until we reached a small minivan station. Our "minivan" was *very* mini—we still managed to squeeze in 12 people, with 2 up front + the driver, even though there wasn’t really space for 2 full seats—more like 1.5! Luggage was strapped to the roof under a tarp for the trip. Scheduled to leave at 9 AM, we finally took off at 9:30. The ride took 4 hours and 15 minutes from station to station—roads were rough, sometimes unpaved, and always full of potholes. This route is mostly used by trucks registered in China. We passed the dam that now blocks boat traffic between Luang Prabang and Nong Khiaw. About 40 km from Nong Khiaw, we turned off the main road onto a smaller one, less crowded with trucks but still rough. At the Nong Khiaw bus station, a shared taxi was waiting to drop everyone off at their hotels. I walked to mine—the Nam Ou View Villa, about 600 meters from the station. Nice room with a great view of the river.
Nong Khiaw is easy to explore on foot. One unpaved road runs along the river, lined with hotels and restaurants with terraces, while a parallel paved road has little traffic and all the shops. I loved the vibe and tranquility of the town. There are plenty of guesthouses, especially on the other side of the bridge. Restaurants everywhere, all in a calm atmosphere. I hiked up to the highest viewpoint—there are several. The climb is supposed to take 1.5 hours, but it took me 2. Time to enjoy the nature and catch my breath! No real difficulty, just a *lot* of uphill. There’s a small toll at the start of the climb—I don’t remember the exact amount, but it wasn’t expensive. The view at the top is stunning—360°! Mornings are cloudy, midday is usually clear, and evenings are all about the sunset ☀️. The descent was tougher for me—guaranteed sore muscles!
I also walked along the Nam Ou toward Muang Ngoi. The road is quiet and unpaved but often narrow with no views. Small villages along the way. In town, you can rent canoes, and agencies offer day trips or multi-day excursions. There are shops, a bank, and 2 ATMs.
Departure for Muang Ngoi—a village only accessible by private or public boat. I took the 11:30 AM public boat (sold as 11 AM) for 70,000 kips. There were so many of us that two boats were needed, and we were still packed in! We left 40 minutes late because the ticket collector didn’t check anything, and one ticket was missing. Of course, everyone insisted they’d paid—which was probably true, given the general disorganization. The trip took 1 hour and 5 minutes, going upstream against the current. Gorgeous.
Arriving at Muang Ngoi’s tiny dock, hotel owners were waiting for their guests or offering rooms to those without reservations. I’d booked the Riverview Bungalows & GH. The room was a bit worn but comfortable, and the view was amazing!
Muang Ngoi has ONE recently paved main street—all other paths are red dirt and dusty, perfect for unguided day hikes. I *loved* this village. People live their lives without worrying much about tourists, who aren’t too numerous yet. There’s no bank or ATM, and dollars are accepted (even preferred) for transport and hotels. Watch the condition of your bills—the hotelier refused one with a tiny stain I hadn’t even noticed! There are travel agencies for excursions, small shops... I often ate at Gecko (Western food, I admit) and across the street at Vita, which serves a delicious local dish called *Suzy*—a curry-like specialty. From Muang Ngoi, there are plenty of easy hikes. The trails are simple to find and follow, except for those crossing rice fields. Maps.Me helped me stay on track.
If you don’t want to walk, there are very local transport options: modified tractors with platforms for passengers and luggage. I took an excursion to Sopchem, a small village 40 minutes away by boat. I paid $20 round-trip for two people on a private boat. The ride was stunning—the river cuts through mountains in this section. Sopchem is tiny but charming, especially for buying textiles. Every house has a loom out front and a display selling their work. I bought two scarves for 60,000 kips each without bargaining—it seemed like a steal. Back in Luang Prabang, I saw the same scarves in a fancy boutique for 55,000 kips each—9 or 10 times the price!!!!
I also tried the village laundry service—everywhere lists the price as 25,000 kips per kilo. I picked the closest one to my hotel and watched from my balcony as the woman washed my clothes in the river, then hung them on her fence all day in the dust! Turns out only hotels have washing machines. Better to postpone laundry or do it yourself—my clothes didn’t smell great afterward!
For the return to Luang Prabang, I splurged on a private transfer. An agency at the dock arranged it for $100. I took the public boat to Nong Khiaw, where a driver was waiting. His vehicle was a pickup truck, and the trip took 4 hours total to my hotel in the city center. I recommend this agency (Lattanavongsa Tour Adventure)—very professional. They also run a hotel (same name) that looked nice from the outside, though not riverfront.
In Luang Prabang, I did the Mekong sunset cruise. Departed at 4:30 PM with Sasa Sunset Cruise for 245,000 kips, including one drink and spring rolls. I was lucky to see a beautiful sunset—I don’t regret it. I also visited the tiny Traditional Arts and Ethnology Centre—very interesting for learning about Laos’ ethnic groups and textile traditions, but *very* small. Of course, I visited the temples and wandered the alleys to admire the stunning houses. The sunset at Mount Phousi was nice, but *so* crowded! The night market is fun but not super interesting—vendors sell pretty much the same things you’ll find in daytime shops at the same prices. There are two food courts, one huge at the end of the market. I love the concept, but the quality of the stalls is debatable.
Luang Prabang The morning alms-giving ceremony for monks is called *Tak Bat*. This ritual has turned into a circus for Chinese tourists. I’d visited Luang Prabang 15 years ago and didn’t find the same serenity in the ceremony. In Luang Prabang, I exchanged euros at BFL BRED Bank (recommended in the *Routard* guide). Good rates and a smooth transaction. The employee spoke excellent French and offered me deals on the Sasa sunset cruise (with dinner) and a taxi to the airport. I took her up on the taxi—it was much cheaper. She explained that she works evenings at Sasa Sunset Cruise and the taxi driver is her husband.
Hope this gives you some practical tips for your next trip!
I left Luang Prabang for Nong Khiaw by minivan, paying 180,000 kips. A big tuk-tuk taxi picked us up at the hotel at 8:40 AM, and we picked up more people along the way until we reached a small minivan station. Our "minivan" was *very* mini—we still managed to squeeze in 12 people, with 2 up front + the driver, even though there wasn’t really space for 2 full seats—more like 1.5! Luggage was strapped to the roof under a tarp for the trip. Scheduled to leave at 9 AM, we finally took off at 9:30. The ride took 4 hours and 15 minutes from station to station—roads were rough, sometimes unpaved, and always full of potholes. This route is mostly used by trucks registered in China. We passed the dam that now blocks boat traffic between Luang Prabang and Nong Khiaw. About 40 km from Nong Khiaw, we turned off the main road onto a smaller one, less crowded with trucks but still rough. At the Nong Khiaw bus station, a shared taxi was waiting to drop everyone off at their hotels. I walked to mine—the Nam Ou View Villa, about 600 meters from the station. Nice room with a great view of the river.
Nong Khiaw is easy to explore on foot. One unpaved road runs along the river, lined with hotels and restaurants with terraces, while a parallel paved road has little traffic and all the shops. I loved the vibe and tranquility of the town. There are plenty of guesthouses, especially on the other side of the bridge. Restaurants everywhere, all in a calm atmosphere. I hiked up to the highest viewpoint—there are several. The climb is supposed to take 1.5 hours, but it took me 2. Time to enjoy the nature and catch my breath! No real difficulty, just a *lot* of uphill. There’s a small toll at the start of the climb—I don’t remember the exact amount, but it wasn’t expensive. The view at the top is stunning—360°! Mornings are cloudy, midday is usually clear, and evenings are all about the sunset ☀️. The descent was tougher for me—guaranteed sore muscles!
I also walked along the Nam Ou toward Muang Ngoi. The road is quiet and unpaved but often narrow with no views. Small villages along the way. In town, you can rent canoes, and agencies offer day trips or multi-day excursions. There are shops, a bank, and 2 ATMs.
Departure for Muang Ngoi—a village only accessible by private or public boat. I took the 11:30 AM public boat (sold as 11 AM) for 70,000 kips. There were so many of us that two boats were needed, and we were still packed in! We left 40 minutes late because the ticket collector didn’t check anything, and one ticket was missing. Of course, everyone insisted they’d paid—which was probably true, given the general disorganization. The trip took 1 hour and 5 minutes, going upstream against the current. Gorgeous.
Arriving at Muang Ngoi’s tiny dock, hotel owners were waiting for their guests or offering rooms to those without reservations. I’d booked the Riverview Bungalows & GH. The room was a bit worn but comfortable, and the view was amazing!
Muang Ngoi has ONE recently paved main street—all other paths are red dirt and dusty, perfect for unguided day hikes. I *loved* this village. People live their lives without worrying much about tourists, who aren’t too numerous yet. There’s no bank or ATM, and dollars are accepted (even preferred) for transport and hotels. Watch the condition of your bills—the hotelier refused one with a tiny stain I hadn’t even noticed! There are travel agencies for excursions, small shops... I often ate at Gecko (Western food, I admit) and across the street at Vita, which serves a delicious local dish called *Suzy*—a curry-like specialty. From Muang Ngoi, there are plenty of easy hikes. The trails are simple to find and follow, except for those crossing rice fields. Maps.Me helped me stay on track.
If you don’t want to walk, there are very local transport options: modified tractors with platforms for passengers and luggage. I took an excursion to Sopchem, a small village 40 minutes away by boat. I paid $20 round-trip for two people on a private boat. The ride was stunning—the river cuts through mountains in this section. Sopchem is tiny but charming, especially for buying textiles. Every house has a loom out front and a display selling their work. I bought two scarves for 60,000 kips each without bargaining—it seemed like a steal. Back in Luang Prabang, I saw the same scarves in a fancy boutique for 55,000 kips each—9 or 10 times the price!!!!
I also tried the village laundry service—everywhere lists the price as 25,000 kips per kilo. I picked the closest one to my hotel and watched from my balcony as the woman washed my clothes in the river, then hung them on her fence all day in the dust! Turns out only hotels have washing machines. Better to postpone laundry or do it yourself—my clothes didn’t smell great afterward!
For the return to Luang Prabang, I splurged on a private transfer. An agency at the dock arranged it for $100. I took the public boat to Nong Khiaw, where a driver was waiting. His vehicle was a pickup truck, and the trip took 4 hours total to my hotel in the city center. I recommend this agency (Lattanavongsa Tour Adventure)—very professional. They also run a hotel (same name) that looked nice from the outside, though not riverfront.
In Luang Prabang, I did the Mekong sunset cruise. Departed at 4:30 PM with Sasa Sunset Cruise for 245,000 kips, including one drink and spring rolls. I was lucky to see a beautiful sunset—I don’t regret it. I also visited the tiny Traditional Arts and Ethnology Centre—very interesting for learning about Laos’ ethnic groups and textile traditions, but *very* small. Of course, I visited the temples and wandered the alleys to admire the stunning houses. The sunset at Mount Phousi was nice, but *so* crowded! The night market is fun but not super interesting—vendors sell pretty much the same things you’ll find in daytime shops at the same prices. There are two food courts, one huge at the end of the market. I love the concept, but the quality of the stalls is debatable.
Luang Prabang The morning alms-giving ceremony for monks is called *Tak Bat*. This ritual has turned into a circus for Chinese tourists. I’d visited Luang Prabang 15 years ago and didn’t find the same serenity in the ceremony. In Luang Prabang, I exchanged euros at BFL BRED Bank (recommended in the *Routard* guide). Good rates and a smooth transaction. The employee spoke excellent French and offered me deals on the Sasa sunset cruise (with dinner) and a taxi to the airport. I took her up on the taxi—it was much cheaper. She explained that she works evenings at Sasa Sunset Cruise and the taxi driver is her husband.
Hope this gives you some practical tips for your next trip!
Six-week trip to Mexico
I recently took a six-week trip to Mexico with Y, my Thai partner. To be precise, we spent 43 days there plus a final half-day before heading to Mexico City Airport for our return flight to Europe.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
I’d already been to Mexico about 40 years ago! But that was only for a week or so, between Mérida and the Belize border.
First off, I should mention that I’ve never seen a beach in Mexico. I say this because discussions about Mexico always seem to revolve around the Costa / Riviera Maya.
Let’s start with an overview of the trip. Our itinerary can be split into two halves:
- First half: Querétaro, San Miguel de Allende, Morelia, Guanajuato, Mexico City “CDMX” (the capital). - Second half: Palenque, San Cristóbal de Las Casas, Chiapa de Corzo, Oaxaca, Puebla, Cholula, and finally Mexico City CDMX.
To move from one part of the trip to the other, we took a flight from Mexico City CDMX to Villahermosa, then a bus to Palenque.
In six weeks, we visited maybe a quarter or a fifth of the country (see the attached maps). Mexico is about three times the size of France! And when I say “visited,” it was really just a quick stop—enough to get a first impression. I understand that some people can only spend one or two weeks on vacation in a given country, but that’s not my idea of travel. Personally, I’d say a country as rich in every way as Mexico deserves several months of travel before you can say you’ve “seen” it.
In my next post, I’ll break down the expenses. That might help future travelers plan their trips. You don’t go to a country for several weeks (or more) without thinking about the budget! Besides, one of those future travelers to Mexico is us—we were so thrilled by Mexico that we’re definitely going back.
Croisière "Retour en Terre Sainte" sur le Costa Pacifica le 9 janvier 2011 English translation pending
Bonjour a tous 😉
Tout d'abord pardonnez moi si j'ouvre peut etre une énième discussion sur la chose. Nous partons ma femme et moi meme en voyage de noces sur le costa Pacifica le 9 janvier pour un retour en terre sainte. J'ai lu un peu les sujets et je me pose quelques questions, donc si vous avez les réponses, c'est pas mal!😏 D'abord (question surtout pour madame qui craint un peu) est-ce qu'en général la mer est plutot calme ou agitée en cette période?, on a la sensation que le bateau bouge pas mal ou plutot stable?(on prévoit de tte facon ce qu'il faut niveau médicament)
Ensuite, grosse question sur les excursions. Nous faisons Katakolon, Athènes, Izmir, Haifa, Port Said et Rome. Je voulais avoir quelques infos car nous en sommes actuellement à l'éventuelle réservation des excursions costa. - Donc pour katakolon on a décidé de prendre l'excursion a olympie et tour de la ville moderne après le traditionnel site archéo, mais on hésite entre celle la et celle qui comprend la visite du musée. Le musée vaut le coup ou mieux vaut voir la ville moderne (on est pas accroc shopping, meme si on ramènera une babiole ou deux quand meme...) - Pour Athènes, ce qui nous intéresse, c'est l'acropole et on est tentés de le faire nous meme. J'ai lu que certains étaient partis en taxi. Est-ce qu'on en trouve dès le débarquement (a proximité immédiate)? Si oui, combien compter pour un aller-retour+droit d'entrée à l'acropole? Pour le retour pareil, taxis facilement trouvables autour de l'acropole? Sinon, en métro, c'est galère ou pas? (distance du port, genre tout écrit en grec😕) - Izmir, nous prenons la visite costa d'Ephèse. J'ai lu que certains avaient une mauvaise expérience: visite du site baclée pour insister sur le shopping. Si d'autres on fait cette visite pouvez-vous me dire votre avis? - Haifa, alors la grosse question. Très honnetement, avec mon épouse, on est un peu inquiets niveau sécurité (peut etre a tort, un a priori plutot) J'ai lu sur le site costa qu'au départ du 9 janvier, la croisière n'accoste pas a Ashod, près de Jérusalem, mais à Haifa, qui est à perpet' (c'est l'impression que j'en ai eu en regardant une carte) Donc nous hésitons, le long trajet en Israel nous rebute un peu...Avez vous déja fait cette excursion depuis ce port? Qu'en est-il? Est ce que le port est réellement loin, combien de temps de route? Une fois à Jérusalem, durant l'excursion, tout a été? J'aimerais me dire que c'est moi qui psychote un peu trop... - Port Said, pas de doute, c'est pyramide-musée du caire pour nous! Comment est le trajet (niveau confort sur la route etc...) - Rome, sur on se débrouille, on y a déja été.
Enfin, j'ai quelque questions: - J'ai lu dans certains sujets qu'il faisait super chaud en janvier en Israel et Egypte, c'est toujours le cas ou vous aviez eu de la chance? Sinon, faut prévoir des vetements chauds pour l'ensemble de la croisière je suppose? - Sur le bateau, on a prit un forfait eau et un forfait soda-cocktail machin chose. Ma femme ne boit jamais d'alcool, mais moi un peu. Je voulais juste savoir combien il faudrait compter si je voulais boire un petit whisky un soir? (😛) - J'ai vu que le bateau comprenait un spa intérieur avec piscine couverte etc...c'est bien ca on peut amener les maillots? (c'est comprit dans le prix?)
Voila, je viens de m'inscrire et je lis avec intéret les sujets plutot intéressants. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien apporter quelques réponses a ces questions, et à mon tour, de retour, je ferai un petit CR avec photos et impressions.
PS/ A ceux qui partent aussi le 9 janvier, ben a bientot!😉 si certains sont intéressés pour partager taxi par ex pour Athènes, mp 😉
Seb </htm
Tout d'abord pardonnez moi si j'ouvre peut etre une énième discussion sur la chose. Nous partons ma femme et moi meme en voyage de noces sur le costa Pacifica le 9 janvier pour un retour en terre sainte. J'ai lu un peu les sujets et je me pose quelques questions, donc si vous avez les réponses, c'est pas mal!😏 D'abord (question surtout pour madame qui craint un peu) est-ce qu'en général la mer est plutot calme ou agitée en cette période?, on a la sensation que le bateau bouge pas mal ou plutot stable?(on prévoit de tte facon ce qu'il faut niveau médicament)
Ensuite, grosse question sur les excursions. Nous faisons Katakolon, Athènes, Izmir, Haifa, Port Said et Rome. Je voulais avoir quelques infos car nous en sommes actuellement à l'éventuelle réservation des excursions costa. - Donc pour katakolon on a décidé de prendre l'excursion a olympie et tour de la ville moderne après le traditionnel site archéo, mais on hésite entre celle la et celle qui comprend la visite du musée. Le musée vaut le coup ou mieux vaut voir la ville moderne (on est pas accroc shopping, meme si on ramènera une babiole ou deux quand meme...) - Pour Athènes, ce qui nous intéresse, c'est l'acropole et on est tentés de le faire nous meme. J'ai lu que certains étaient partis en taxi. Est-ce qu'on en trouve dès le débarquement (a proximité immédiate)? Si oui, combien compter pour un aller-retour+droit d'entrée à l'acropole? Pour le retour pareil, taxis facilement trouvables autour de l'acropole? Sinon, en métro, c'est galère ou pas? (distance du port, genre tout écrit en grec😕) - Izmir, nous prenons la visite costa d'Ephèse. J'ai lu que certains avaient une mauvaise expérience: visite du site baclée pour insister sur le shopping. Si d'autres on fait cette visite pouvez-vous me dire votre avis? - Haifa, alors la grosse question. Très honnetement, avec mon épouse, on est un peu inquiets niveau sécurité (peut etre a tort, un a priori plutot) J'ai lu sur le site costa qu'au départ du 9 janvier, la croisière n'accoste pas a Ashod, près de Jérusalem, mais à Haifa, qui est à perpet' (c'est l'impression que j'en ai eu en regardant une carte) Donc nous hésitons, le long trajet en Israel nous rebute un peu...Avez vous déja fait cette excursion depuis ce port? Qu'en est-il? Est ce que le port est réellement loin, combien de temps de route? Une fois à Jérusalem, durant l'excursion, tout a été? J'aimerais me dire que c'est moi qui psychote un peu trop... - Port Said, pas de doute, c'est pyramide-musée du caire pour nous! Comment est le trajet (niveau confort sur la route etc...) - Rome, sur on se débrouille, on y a déja été.
Enfin, j'ai quelque questions: - J'ai lu dans certains sujets qu'il faisait super chaud en janvier en Israel et Egypte, c'est toujours le cas ou vous aviez eu de la chance? Sinon, faut prévoir des vetements chauds pour l'ensemble de la croisière je suppose? - Sur le bateau, on a prit un forfait eau et un forfait soda-cocktail machin chose. Ma femme ne boit jamais d'alcool, mais moi un peu. Je voulais juste savoir combien il faudrait compter si je voulais boire un petit whisky un soir? (😛) - J'ai vu que le bateau comprenait un spa intérieur avec piscine couverte etc...c'est bien ca on peut amener les maillots? (c'est comprit dans le prix?)
Voila, je viens de m'inscrire et je lis avec intéret les sujets plutot intéressants. Je remercie d'avance ceux qui voudront bien apporter quelques réponses a ces questions, et à mon tour, de retour, je ferai un petit CR avec photos et impressions.
PS/ A ceux qui partent aussi le 9 janvier, ben a bientot!😉 si certains sont intéressés pour partager taxi par ex pour Athènes, mp 😉
Seb </htm
A la découverte du Japon, de Tokyo à l'archipel des Ryukyu (Okinawa) English translation pending
Bonjour à tous,
Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.
Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:
Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.
Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.
Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:
Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)
Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".
Détails du budget:
Les déplacements:
Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne
Les hébergements:
7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent
Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels
environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
Rentrée il y a déjà un mois d'un merveilleux voyage au Japon, je me lance aujourd'hui à écrire mon premier essai de carnet de voyage. Il s'agit là de bien sûr, remercier tous les contributeurs de ce forum avec lesquels j'ai échangé ou simplement lu au travers de leurs carnets de voyage et questionnements, mais aussi de partager mon voyage qui fut en un mot "génialissime". Pourquoi? car, ce séjour fût un enchantement et comme nombre d'entre vous, je fais désormais partie de la catégorie des gens qui souhaitent avoir la chance d'y retourner un jour.
Pour commencer, voici les éléments contextuels du voyage:
Origine du projet de voyage: Mon compagnon rêvait depuis longtemps de découvrir le Japon. Pour ma part, je ne saurai expliquer pourquoi mais cela m'intéressait oui mais sans plus et peut être après être allés dans d'autres pays avant. Originaire des îles, j'ai un faible pour les plages paradisiaques...Et c'est au salon du tourisme que j'ai découvert par hasard que le Japon en possédait et ce fût un déclic pour moi car je me suis dit ce pays remplit tous nos critères de voyage... hormis le budget... mais bon ça y'est c'était décidé le Japon serait le pays pour lequel on accepte de casser la tirelire, une sorte de voyage de noces sans mariage 😉. Ce fût également le déclic pour mes beaux-parents. Étions tous plutôt libres en termes de disponibilité, nous nous sommes décidés mi-mai, un tour sur internet juste pour regarder les prix d'un billet d'avion histoire de voir.... et voilà les billets internationaux étaient achetés avec un départ prévu 4 mois et demi plus tard, fin septembre.
Typologie: Voyage de tourisme loisirs et familial, parents et enfants adultes (30 et 65 ans) Durée: 5 semaines et demi, 38 jours/37 nuits Période: l'automne au japon, de fin septembre à début novembre 2019 Organisation: par moi-même avec guides papier, sites internet d'échange et de partage (voyageforum, kanpai) et divers blogs de voyage. Aucun guide sur place.
Modes de transports utilisés: A pied, métro, bus, voiture en location, avion Type d'hébergements: guesthouse, hôtels de chaînes, ryokan, auberges de jeunesse, Budget global: environ 24 500 euros pour 4 personnes adultes Activités: spirituelles (temples, sanctuaires), gastronomiques, nature( jardins, balades), sports aquatiques (rafting, snorkelling) , détente (onsen, plage) Lieux visités:
Tokyo (ueno, tsukiji, ginza, marunouchi, asakusa), Kyoto (gare, château, marché nishiki, arashiyama, gion, fushimi inari), Miyakojima, Shikoku (Takamatsu, Kotohira, Vallée de l'iya, Tokushima), Yakushima, Kyushu (Kagoshima, Chiran, Ibusuki, Takachiho, Kumamoto) , Tokyo (shinjuku, shibuya)
Pour Shikoku, Yakushima et Kyushu, il vous faut aller sur un 2éme carnet. Le site a limité le nombre de photos, j'ai donc dû créer un 2éme carnet intitulé "Escapade japonaise à Shikoku, Kyushu, Yakushima et Tokyo".
Détails du budget:
Les déplacements:
Vols internationaux: 800 euros/ personne en A/R Paris Tokyo avec une courte escale (1h30/2h) à Helsinki en Finlande avec la JAL Vols internes (5): 700 euros/personne avec différents compagnies ANA, JAL et Jetcost 1 bus de nuit Tokyo-Kyoto en confort, 58 euros/ personne avec willer express 4 locations de voiture (miyakojima, shikoku, yakushima, kyushu): 1 300 euros au total pour 3 semaines, soit 13 euros/ jour/ personne
Les hébergements:
7500 euros pour 4 personnes pour 36 nuits soit environ 104 euros/couple ou 52 euros/ personne sachant que dans ce prix étaient inclus 14 petits-déjeuners, et 4 dîners kaiseiki, avec comme critère de recherche impératif 2 chambres séparées pour chaque couple, situation géographique de l'hébergement plutôt centrale et choix de toilettes privatives le plus souvent
Le reste: alimentation, sorties, essence, péage, et achats personnels
environ 2 600 euros/ personne soit environ 69 euros/ jour/ personne
La Norvège, du sud au nord ou... presque! English translation pending
Voici le récit de notre voyage de cinq semaines en camping-car, depuis la région parisienne jusqu'aux îles Lofoten, en traversant une partie de l'Allemagne, du Danemark, de la Suède et... de la Norvège !
Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge
En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord
Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier
De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga
Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut
Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra
De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund
De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique
Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen
Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika
Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord
Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore
Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden
Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette mét��o exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Le récit accompagné de photos et de cartes se trouve ici :
https://sites.google.com/...uleuxvoyagesnorvege/
Ci-dessous, le texte accompagné d'une sélection de photos.

.................................................................................................................................................................. Présentation
Après un séjour en Islande l'été dernier sous un ciel souvent maussade, nous ne pensions pas retourner de sitôt dans un pays du Nord.
Pourtant, quelques mois plus tard, des images de fjords et de glaciers norvégiens vont attirer notre attention et aiguiser une nouvelle fois notre curiosité pour une région nordique.
Nous découvrons alors des paysages éblouissants : fjords saisissants, côtes sublimes, glaciers majestueux et archipels mythiques parmi lesquels les superbes îles Lofoten.
La destination est immédiatement retenue. Reste à préciser l'itinéraire et le mode de déplacement.
Un point est vite fixé : nous souhaitons aller en Norvège sans prendre l'avion, directement depuis chez nous, et de préférence sans avoir à réserver d'hébergements afin d'être libres de nous adapter sur place à la météo.
Dans cette optique, voyager en camping-car nous semble la formule la plus adaptée. Pour le faire au meilleur tarif, la location en Allemagne est nettement plus économique. Nous confions la réservation du véhicule au courtier international CoolDrive.
Une fois l'option camping-car validée, l'itinéraire prend rapidement forme. C'est en voiture que nous rejoindrons d'abord l'Alsace pour une étape en famille puis Hanovre en Allemagne où nous prendrons possession de notre camping-car.
De Hanovre, dans notre maison roulante, nous ferons route vers Hirtshals au Danemark où nous embarquerons sur un ferry à destination de Kristiansand au sud de la Norvège.
Depuis le Sud norvégien, nous prévoyons de réaliser un parcours en forme de grand huit étiré dont le nœud central se situera à hauteur de Trondheim.
La première boucle de ce huit passera, dans les grandes lignes, par Lysefjord, Stavanger, Hardangerfjord, Bergen, Nærøyfjord, Geirangerfjord, la route des Trolls, Ålesund, la route de l'Atlantique et Kristiansund.
Au-delà de Trondheim, tout en suivant le tracé de l'E6, nous passerons le cercle Arctique avant de nous diriger vers Bodø où nous prendrons un ferry à destination des îles Lofoten.
Nous consacrerons sept jours à ces îles, elles constitueront le point le plus au nord de notre itinéraire.
Par la suite, retour vers le sud en longeant la côte via la route 17 avec de nombreuses liaisons en ferry avant de croiser à nouveau la boucle du huit à hauteur de Trondheim.
Nous fermerons le "grand huit" norvégien par les parcs nationaux de Dovrefjell et Jotunheimen avant un passage à Oslo.
Le retour vers la France se fera via la côte suédoise du Bohüslan, le pont de l'Öresund, la capitale danoise Copenhague avant de prendre un dernier ferry vers Puttgarden en Allemagne.
Une carte est sans doute plus parlante ! Oups… ça fait un paquet de kilomètres, probablement 8 000 à 10 000 kilomètres au total !
Pour les parcourir sans avoir à (trop !) rouler, nous avons prévu cinq semaines dont 33 jours de location de camping-car.
Départ le 9 juin, retour le 15 juillet 2014.
Prêts à nous suivre ?
Aller en jaune, retour en rouge

En camping-car… de Lübeck à Kristiansand via la dune de Råbjerg Mile (DK)
J1 à J3 : Du lundi 9 au Mercredi 11 juin 2014
Après deux journées passées en Alsace, c'est enfin le grand départ.
Le camping-car que nous avons réservé en Allemagne sera à notre disposition à Hanovre entre 15 et 17 heures. Depuis la région strasbourgeoise, 570 kilomètres, essentiellement sur autoroutes, nous séparent de la capitale de Basse-Saxe. Mais en Allemagne, le trafic peut être chargé et les ralentissements y sont fréquents. Nous prévoyons donc de la marge en prenant le départ dès 6 heures du matin.
La voiture est pleine à craquer : chaises pliantes, couette, oreillers et linge de lit mais aussi trois caisses d'alimentaire et bien sûr vêtements et chaussures pour faire face à toutes les conditions météo, du maillot de bain à la veste coupe-vent, des tongs aux chaussures de marche… sans oublier ma poêle favorite et quelques bonnes bouteilles de vin d'Alsace !
Après plusieurs jours de chaleur caniculaire (37 à 39 degrés en Alsace), les orages ne tardent pas à croiser notre route. Dès les environs de Francfort, nous essuyons les premières gouttes qui se transforment rapidement en trombes d'eau.
Nous espérons pouvoir échapper au plus fort du mauvais temps en marquant une pause prolongée mais rien n'y fait, on finit par rattraper l'orage et à s'y enfoncer de plus belle.
Malgré ces mauvaises conditions météo, une circulation dense et des ralentissements dûs à des travaux sur l'autoroute, nous arrivons à destination dès 13 heures.
C'est donc avec plus de deux heures d'avance qu'on se présente chez notre loueur, Eubo Caravan Tirge, situé dans la banlieue de Hanovre.
Coup de chance, notre véhicule est déjà prêt.
Nous découvrons alors notre maison roulante, un Pössl 2WIN, 5600 kilomètres au compteur, une sorte de grand fourgon aménagé de moins de 6 mètres de long monté sur un châssis Citroën !
Rien à voir avec le monstre que nous avions loué au Canada !
On vous fait visiter ?
Transférer tout notre barda de la voiture au camping-car, organiser les différents rangements, écouter les explications sur le fonctionnement du véhicule, signer les derniers papiers, prendre le premier déjeuner à bord, faire procéder à quelques réglages de dernière minute… il est presque 16 heures quand enfin… Pössl s'élance.
L'engin se conduit facilement et la position haute est vraiment un plus ! La météo s'est améliorée depuis ce matin, il fait sec avec des températures redevenues plus clémentes après les orages, de l'ordre de 22/24 degrés.
Notre première étape est prévue à Lübeck, à 200 km. Avec déjà plus de 500 km parcourus ce matin, il était difficile d'envisager plus.
D'ailleurs, c'est un peu au radar que nous pénétrons dans Lübeck et après quelques rapides courses, installons Pössl au parking P4 en face de la vieille ville. Il est déjà 18 h 30.
Après le dîner, petite balade sous les derniers rayons de soleil.
L'Innenstadt (centre-ville) est le centre touristique et le quartier le plus ancien de Lübeck. Il se situe sur un îlot au confluent des fleuves Trave et Wakenitz. L'UNESCO a classé ce quartier sur la liste du patrimoine mondial, notamment pour son architecture de briques rouges.
Nuit sur place au bord du fleuve Trave avec vue sur la vieille ville !
Distance parcourue dans la journée : 770 kilomètres
J4 : Jeudi 12 juin 2014
Un passant sans doute éméché a hurlé en pleine nuit, un camping-car a démarré à 3 heures du matin. Bref, la nuit a été loin d'être paisible. Mais puisque nous sommes réveillés, autant en profiter pour nous mettre en route dès 6 heures.
Le but de la journée est de rallier Hirtshals au Danemark où nous avons réservé à 18 heures une traversée en ferry à destination de la Norvège.
En partant de bonne heure, nous devrions même avoir le temps de faire un peu de tourisme au Danemark.
En attendant, nous nous relayons au volant de Pössl.
A 8 h 45, nous passons la frontière entre l'Allemagne et le Danemark.
Sur le coup de midi, nous nous octroyons une pause prolongée ainsi qu'une sieste à l'arrière du camping-car, histoire de récupérer un peu de notre mauvaise nuit. Nous apprécions !
Puis les kilomètres s'enchaînent à nouveau. Pössl se comporte bien sur l'autoroute et se révèle plutôt économe en carburant, ce qui est une bonne surprise.
Il fait très beau mais plus on avance vers le Nord, plus le vent forcit. Le rideau d'arbres le long de l'autoroute ploie sous les rafales. Les pales des éoliennes tournent à plein régime.
Ce vent annonce également une mer démontée et par conséquent une traversée en ferry qui risque d'être houleuse.
Il est 14 h 30 quand nous arrivons à proximité de Hirtshals, ce qui nous laisse effectivement un peu de temps pour jeter un œil à la dune de Rabjerg Mile, à une quarantaine de kilomètres à l'est de cette ville.
Il s'agit d'une dune littorale mobile, la plus grande d'Europe du Nord, que le vent déplace de 18 mètres par an.
A peine sortis du camping-car, le sable soulevé par le vent nous cingle les mollets, pique les yeux et s'infiltre dans nos vêtements.
Seuls quelques téméraires kitesurfeurs semblent être dans leur élément !
Rien ne résiste à la force des éléments, pas même ces cailloux rangés en ligne par le dieu Eole.
La mer est blanche d'écume et pour ne pas être trop exposé, il vaut mieux s'abriter derrière les herbes dunaires.
A ce compte-là, nous ne nous attardons pas davantage dans les courants d'air mais poussons jusqu'à la petite ville de Skagen où tout en arpentant les rues piétonnes du centre, un cornet de glace à la main, nous en oublierions presque l'heure.
Zut, déjà 16 heures ! Or le check-in pour le ferry se fait à partir de 17 heures, nous avons juste le temps d'arriver.
Embarquement immédiat pour un départ comme prévu à 18 heures.
Il y a un peu plus de deux heures de traversée, mais le capitaine (?) annonce un peu de retard à l'arrivée. En raison des mauvaises conditions de mer, la vitesse du navire sera réduite du moins pendant la première heure. Pendant la deuxième heure, la mer est plus calme et le beau temps au rendez-vous à l'arrivée à Kristiansand avec 20 degrés.
Nous n'avons pas de mal à trouver où passer la nuit. J'avais repéré une possibilité de stationnement en bord de mer le long de la promenade côtière.
Petite promenade vespérale… sous le regard de la lune (il est 22 h 30). Sacrée journée encore !
Distance parcourue dans la journée : 610 kilomètres
Notre fidèle "Pössl"

De la vallée de Setesdal à Øygardstølen : de la neige sur les hauteurs !
J5 : Vendredi 13 juin 2014 La nuit a été excellente et réparatrice. Le réveil agrémenté par le piaillement des goélands se fait sous un soleil radieux. Quelle chance !
Malgré tout, la mise en route est un peu laborieuse. D'abord il faut attendre l'ouverture des banques dans le centre-ville afin de faire un peu de change. A 9 heures, c'est chose faite, nous prenons alors la route 9 traversant la belle vallée de Setesdal avec ses forêts de bouleaux et de sapins et ses lacs à chaque virage.
Un nouvel arrêt pour quelques courses (entre autres, un poulet rôti pour ce midi) puis un autre pour les indispensables corvées liées au camping-car (vidanges/remplissage d'eau).
Ça y est, on va véritablement pouvoir rouler ! Pas très vite, d'ailleurs ! Car on se rend immédiatement compte qu'en Norvège, les routes sont étroites, surtout pour un camping-car (pourtant Pössl n'est pas bien gros) et les vitesses limitées (70 km/h sur routes R et F, 40, 50 ou 60 dans et à proximité des agglomérations).
Tout le long de la vallée, de charmants villages aux maisons traditionnelles : Evje, Byggland, Rysstad.
A Rysstad justement, nous quittons la Rv9 pour la Fv337 puis Fv987, des routes de montagne à une seule voie de circulation, ponctuées ça et là d'espaces pour se croiser… heureusement ! Pas très facile de conduire dans ces conditions, surtout qu'il y a du monde et que la route grimpe jusqu'à plus de 1000 mètres d'altitude.
Mais les paysages sont éblouissants !
La région est truffée de lacs d'altitude, encore partiellement gelés, aux couleurs allant du bleu turquoise au vert émeraude.
La neige est encore abondante à cette altitude, une situation que nous n'avions pas anticipée en programmant une randonnée vers le refuge de Øyuvsbu. Dans ce secteur, les congères sont plus hautes que le camping-car. Le parking n'est même pas visible. Bien sûr, la balade tombe à l'eau.
En revanche, nous avions bien noté que quelques kilomètres plus loin se trouvait une belle aire de pique-nique au bord du Roskreppfjord dotée d'un accès WIFI gratuit.
C'est alors le moment de faire la pause déjeuner (zut, le poulet rôti est resté sur le tapis roulant de la caisse du magasin !) puis de donner les premières nouvelles de Norvège à nos proches.
Voici la vue à travers la vitre arrière du camping-car !
La dernière portion de route (Fv986 qui devient Fv500 en changeant de comté !) va tout doucement nous conduire vers Lysebotn en fond de fjord en passant de près de 900 mètres d'altitude au niveau de la mer. Autant dire qu'on va enchaîner des virages en lacets serrés !
Mais nous, on s'arrêtera avant la fin, à 600 mètres d'altitude. La suite de la descente sera pour demain.
Sur le trajet, des torrents, des cascades… et encore des lacs aux couleurs incroyables parsemés d'icebergs !
Soudain, dans un des lacets de la route, apparaît notre destination de ce soir : Øygardstølen ou "nid d'aigle" en norvégien. On comprend vite pourquoi en découvrant l'exceptionnel point de vue qui domine de plus de 600 mètres le Lysefjord ainsi que petit hameau de Lysebotn en contrebas. Vertigineux !
C'est aussi le point de départ de la randonnée de Kjeragbolten.
En repérant un peu les lieux, on rencontre un couple de jeunes Ecossais qui comme nous a l'intention de faire demain cette mythique randonnée. Ils ont planté leur tente en contrebas du nid d'aigle.
Quant à nous, nous prévoyons de passer la nuit sur le parking même si celui-ci n'est censé être qu'un lieu de stationnement de jour. Précisons aussi qu'il est payant dans la journée (100 NOK) comme beaucoup de parkings au départ de lieux de randonnées.
Pour le moment, nous en profitons pour déployer nos chaises pliantes et nous relaxer devant ce panorama d'exception.
Distance parcourue dans la journée : 200 kilomètres
Neige à 1 000 mètres !

Randonnée de Kjeragbolten et croisière sur le Lysefjord
J6 : Samedi 14 juin 2014
Nous voici à l'aube de notre première randonnée en Norvège, l'une des plus mythiques du pays. Il s'agit de Kjeragbolten, un gros rocher ovale coincé dans une crevasse entre deux parois écartées d'environ deux mètres, 1 000 mètres au-dessus du Lysefjord.
Il fait un temps splendide. Nous sommes samedi, parions qu'il y aura du monde !
Mais nous avons l'avantage d'être sur place, alors à 7 heures, c'est parti ! Bien qu'il y ait déjà quelques voitures sur le parking, nous sommes manifestement les seuls à démarrer à cette heure-ci.
Sur le seuil de leur tente, les Ecossais rencontrés hier soir nous font signe. Sur le panneau d'information au début du sentier, le profil du trail donne une bonne idée de ce qui nous attend : un enchaînement de trois "buttes" séparées par une descente et par conséquent une nouvelle montée à chaque fois.
Temps estimé : 6 heures avec 700 mètres de dénivelé !
Ça commence immédiatement très fort à l'aide de chaînes !
Au bout d'une vingtaine de minutes, une fois sur la première crête, nous distinguons les trois premiers poursuivants puis dix minutes plus tard, le couple écossais.
L'effort est intense et les genoux souffrent !
Quelques passages sont un peu délicats mais jamais dangereux grâce à l'installation de cordes et de chaînes.
Nous avançons doucement mais sûrement, toujours seuls. Nos poursuivants n'ont pas l'air de nous rattraper.
Aux crêtes encore partiellement enneigées succèdent des plateaux rocheux couverts de cairns et des mares où se mirent de gros rochers ronds.
Au bout d'une heure, nous croisons quelques randonneurs dont le matériel transporté laisse à penser qu'ils ont campé là-haut. Au bout de deux heures, un couple peu chargé ayant probablement commencé la rando aux aurores.
Tout à coup, se confondant avec la pierre, un cairn un peu particulier retient notre attention ;-) En s'approchant, on dérange ce lagopède alpin.
Il reste de la neige un peu partout mais à partir de la troisième heure, nous devrons traverser plusieurs névés importants.
Vers 10 heures, à hauteur de ce grand panneau indicateur, nos poursuivants se rapprochent. Nous ne sommes plus très loin de notre but.
Les deux Ecossais nous suivent sur une fausse piste mais sans quoi nous aurions sans doute raté cette vue fantastique sur le Lysefjord.
Pendant ce temps, les trois autres, des Asiatiques (une jeune femme et ses parents), plus malins, nous coiffent sur le poteau et atteignent Kjeragbolten les premiers.
Le must, c'est de poser sur le fameux rocher. Mais aucune des personnes présentes n'a le cran pour le faire. Le mieux que j'aie pu tenter, c'est de m'en approcher par le haut.
La vue est tout simplement vertigineuse !
Au moment même où nous quittons les lieux arrive le gros de la troupe. Tout au long du trajet de retour, nous assistons, amusés et effrayés, à une procession ininterrompue de randonneurs, entraînant des embouteillages dans certains passages de chaînes.
Nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir démarré tôt.
Les chiffres de cette randonnée : 11,6 km parcourus en 5 heures et demie avec 711 mètres de dénivelé et un point culminant situé à 1031 mètres.
La journée n'est pas finie, loin de là. Nous avons prévu de nous rapprocher dans l'après-midi de notre randonnée de demain, une autre randonnée mythique, celle de Preikestolen.
Le moyen le plus rapide pour le faire, c'est d'emprunter le ferry au départ de Lysebotn (le petit hameau au fond du Lysefjord) à destination de Forsand.
Pour rejoindre Lysebotn, il faut descendre là… c'est-à-dire par Lyseveien, 27 virages en épingles à cheveux, une pente de 10% suivie d'un tunnel, autant dire qu'il faut mettre la bride à Pössl. Descente en seconde ! Impressionnante !
J'avais noté un départ de ferry à 15 h 30 et le suivant à 18 heures. Dès 14 heures, nous faisons la queue sur le quai en compagnie de plusieurs autres véhicules. Au fur et à mesure que l'heure avance, nous voyons plusieurs de ces véhicules sortir de la file, faire demi-tour et repartir par la route. Curieux !
Renseignements pris, il s'avère qu'il y a un seul ferry à 18 heures le samedi, mince ! Tant pis, nous attendrons, car par la route cela représente près de 150 km soit 3 à 4 heures de trajet. Par le ferry, ce sont deux heures de traversée reposantes et divertissantes suivies de moins de 20 km de route.
Alors en attendant, un peu de lecture, une sieste à l'arrière du camping-car et une balade jusqu'à la cascade proche de l'embarcadère pour passer le temps.
A 18 heures, comme prévu, nous embarquons pour deux heures au fil de l'eau, agrémentées de quelques points d'intérêt remarquables commentés par le capitaine du ferry.
Des falaises impressionnantes !
Des cascades dégringolant de près de 1 000 mètres de hauteur !
Le rocher de Kjerag vu d'en bas ! Dire que nous étions là-haut il y a quelques heures !
Une colonie de phoques !
Un avant-goût de ce que nous verrons demain ! Là-haut, le Preikestolen ou rocher de la Chaire, une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus du fjord.
Zoom sur le rocher surmonté d'une plate-forme de 25 x 25 mètres d'où nous contemplerons la vue demain.
Enfin, le clou de la croisière : un défilé rocheux dans lequel le ferry va s'engager à la plus grande surprise des passagers interloqués avant de faire machine arrière au pied de la muraille. Bluffant !
Au pied de cette montagne toute en rondeur, Forsand marque la fin de la traversée pour nous. Nous avons adoré cette croisière !
Il nous reste maintenant une quinzaine de kilomètres à parcourir sur la Rv 13 pour rejoindre Jørpeland. Sur le quai de la marina, un certain nombre de camping-cars sont déjà serrés les uns contre les autres. On n'a pas très envie de se joindre à eux. En passant, j'avais repéré une aire de pique-nique sur la route, un peu avant l'entrée du village. L'endroit nous convient parfaitement.
Encore une journée bien remplie et une première randonnée d'exception en terre viking !
Distance parcourue dans la journée : 40 kilomètres.
Vue sur le Lysefjord

Du Preikestolen (ou Rocher de la Chaire) à… Stavanger
J7 : Dimanche 15 juin 2014
Pressés de nous mesurer au Preikestolen, nous tombons du lit dès 5 h 30… un horaire idéal pour commencer tôt une journée de randonnée sauf que… ce matin le beau temps se laisse désirer. Le ciel est bouché et des nuages bas masquent les sommets.
Mais le temps pourrait changer au cours de la journée… let's wait and see !
En revanche, ce temps libre va nous être très utile pour régler une urgence : faire le plein d'eau et la vidange des eaux sales, sinon ce soir pas de douche !
C'est ainsi que nous nous retrouvons à 6 h 30 à Jørpeland en train de procéder à ces opérations, en tentant de ne pas réveiller les occupants des camping-cars garés sur le port, bien moins matinaux que nous.
Une fois la mission accomplie et malgré une météo incertaine, nous filons vers Preikestolenhytta, distante d'une dizaine de kilomètres et point de départ vers Preikestolen, cette falaise de 604 mètres de hauteur plongeant à pic dans le Lysefjord. Nous l'avions admirée hier depuis le ferry.
La taille du parking (payant off course) laisse augurer de la fréquentation des lieux. Avec plus de 200 000 visiteurs par an, c'est un des sites touristiques majeurs du pays.
Le ciel étant toujours nuageux, nous finissons notre nuit à l'arrière du camping-car.
Vers 9 heures, quelques timides éclaircies annoncent une possible amélioration. Hop, on abrège notre dodo et on décide d'y aller. Entre-temps, le parking a commencé à se remplir sérieusement.
Néanmoins, la file des randonneurs est plus étalée qu'hier, les nuages ayant sans doute fait hésiter beaucoup de monde.
Un chemin empierré aménagé en marches inégales (aïe, les genoux !) nous fait rapidement prendre de la hauteur à travers la forêt avant de dominer une vaste zone boisée ponctuée de petits lacs.
La couleur du ciel s'est bien arrangée depuis ce matin.
Ce paysage verdoyant ne tarde pas à laisser place à un univers plus minéral alors que le sentier longe le bord de la falaise surplombant le Lysefjord.
Le rocher de la Chaire commence à se détacher au loin.
Nous ne sommes évidemment pas tout seuls. D'ailleurs en cours de route, nous reconnaissons un certain nombre de randonneurs croisés la veille, notamment les trois Asiatiques qui nous font un petit coucou.
La montée via Hill Trail nous permet de mieux prendre la mesure de cette étonnante plate-forme rocheuse dont les dimensions font penser à une piste de danse. Vous remarquerez qu'il n'y a aucune barrière de protection nulle part. Certains n'hésitent pas à s'asseoir au bord, les jambes pendant dans le vide. Brrr ! La sécurité du lieu fait débat depuis de nombreuses années mais les autorités locales estiment qu'elles ne sont pas responsables des risques que prennent les touristes.
Le beau temps est vraiment bien installé alors que nous prenons le chemin du retour. Moralité : en Norvège, il vaut mieux ne pas se précipiter et laisser le temps au ciel de se découvrir.
Les chiffres de la randonnée : 7,5 kilomètres en moins de 4 heures avec 400 mètres de dénivelé et un point culminant à 604 mètres.
Une randonnée à ne pas manquer vers un site exceptionnel !
En dehors de la nature, la Norvège compte également quelques jolies villes. Selon nos recherches, Stavanger ne manquerait pas d'atouts. C'est ce que nous avons l'intention de vérifier cet après-midi.
Cap sur la petite localité de Tau où nous laissons le camping-car sur le parking du port. Un tarif de 40 NOK (5 €) permet d'y rester 24 heures, c'est parfait. Le lieu pour passer la nuit est ainsi tout trouvé.
Un ferry à destination de Stavanger est déjà à quai. Nous avons juste le temps de sauter à bord pour une petite demi-heure de navigation.
Le centre-ville de Stavanger s'organise autour d'un joli port.
Du bord de l'eau, des ruelles tranquilles montent vers la vieille cité en bois.
Ce passage en ville est aussi l'occasion de dîner au restaurant. NB Sørensens, l'une des meilleures tables sur le front de mer, nous disait bien mais manque de chance, c'est complet. On nous oriente alors vers Bevaremegvel Restaurant.
Préparés par un chef français, les plats de poissons (saumon et cabillaud) sont délicieux mais l'addition est indiscutablement… norvégienne !
Le ferry nous ramène à Tau vers 22 heures. Encore une journée de "ouf "(comme disent les jeunes) !
Distance parcourue dans la journée : 50 kilomètres.
Le rocher du Preikestolen

De Tau à Odda : des chutes de Låtefossen au glacier Buer
J8 : Lundi 16 juin 2014
Une nouvelle randonnée aujourd'hui? Oui, mais pas tout de suite, ce matin il faut d'abord rouler afin de rejoindre Odda, notre prochaine étape.
Le soleil est toujours de la partie en ce quatrième jour passé en Norvège. On croise très fort les doigts.
Le trajet se fait sur la Rv 13, une route classée "route nationale touristique" traversant la région du Ryfylke entre fjords verdoyants et montagnes abruptes.
Bien qu'il n'y ait que 200 kilomètres jusqu'à Odda, cette distance va nous prendre beaucoup plus de temps que prévu pour plusieurs raisons : - l'étroitesse de la route et la vitesse limitée - l'enchaînement incessant de tunnels - un passage en ferry entre Hjelmeland et Nesvik
Enfin, quelques points d'intérêt sur la route méritent eux aussi un arrêt. A vrai dire, si on s'écoutait, on s'arrêterait à tout bout de champ mais parfois les accotements ne le permettent pas.
Ici, cet îlot au beau milieu d'un fjord pour lequel nous n'avons pas hésité à faire demi-tour afin de le mettre dans la boîte.
Là, les chutes de Låtefossen, dévalant la montagne dans un bruit assourdissant !
En partant à 7 h 30 de Tau, nous avons fini par arriver au parking du glacier Buer vers 13 h 30. Pour une fois, le parking n'est pas payant (du moins pas pour l'instant), un fait rare en Norvège.
Une heure plus tard, après le déjeuner, nous sommes prêts à randonner vers le glacier.
La langue glaciaire de Buer fait partie du Folgefonna qui, avec sa calotte couvrant 168 km2 et une épaisseur de glace de 400 mètres par endroits, est le troisième plus grand champ de glace du pays.
Le sentier commence à longer un torrent où une double haie d'inukshuk, ces empilements de pierre adoptant une forme humaine, nous indiquent la direction à suivre.
Ce torrent glaciaire sera un peu le fil conducteur de la randonnée.
Nous aurons à le traverser à plusieurs reprises par des moyens plus ou moins précaires.
Une passerelle suspendue… même pas peur ;-)
Un petit pont métallique facile !
Une poutre en bois… ah, ha…moins fière, la randonneuse !
Il y aura encore des cordes, des chaînes, des échelles, bref un parcours amusant mais pas de tout repos… avant de commencer enfin à entrevoir le glacier !
Premier aperçu de la langue glaciaire…
… et coup d'œil sur la vallée laissée derrière nous.
Fin de la randonnée autour de 700 mètres d'altitude. Le torrent devient infranchissable et s'aventurer seul sur le glacier serait risqué.
En revanche, sa contemplation ne présente pas de risque alors on contemple sans modération ses séracs aux reflets bleutés !
Tiens mais qui voilà ? Les trois Asiatiques (papa, maman et leur grande fille) que nous croisons pour la troisième journée consécutive. Ils ont copié notre roadbook ? En tout cas, ils comptent bien tout comme nous faire demain la célèbre randonnée de Trolltunga… de bonne heure, précise la jeune femme, départ prévu à 7 h 30. Comme nous… Au fait, je n'ai pas précisé, mais ils sont Sud-Coréens et viennent de Séoul.
Rendez-vous est pris pour demain !
Les chiffres de notre balade d'aujourd'hui : 5,5 kilomètres en 3 heures aller/retour avec 300 mètres de dénivelé. Une randonnée un peu moins prestigieuse que les précédentes mais ludique et sportive à la fois… bref, très sympa aussi !
Ce soir, nous choisissons un camping pour passer la nuit, en l'occurrence Odda Camping, joliment situé au bord du Sandvinsvatnet et juste au début de la vallée de Buer, avant tout pour pouvoir laver notre linge, car impossible de trouver une laverie en ville.
Le programme de la soirée est donc tout tracé : lavage et séchage du linge, accessoirement un peu d'Internet et surtout dodo de bonne heure car demain nous attaquons un gros morceau, une randonnée de légende à destination de la langue du Troll (Trolltunga) soit 22 kilomètres aller/retour. A suivre…
Distance parcourue dans la journée : 205 kilomètres
Buer Glacier

De la langue du Troll (Trolltunga) aux… rues de Bergen !
J9 : Mardi 17 juin 2014
La nuit fut si paisible dans le camping au bord du lac à Odda que nous émergeons avec difficulté à 7 heures passées. Nous espérions être au point de départ de notre randonnée à 7 h 30, c'est raté.
Le temps de déjeuner, de tout préparer et d'arriver à Skeggedal (à côté de Tyssedal), il est déjà 9 heures quand nous sommes enfin prêts à randonner. Nos nouveaux amis coréens doivent être bien loin déjà !
Nous avons une chance inouïe avec la météo. Il fait toujours un temps magnifique.
Trolltunga, c'est ce rocher en forme de langue tirée, une sorte de plongeoir de pierre dominant de près de 1 000 mètres les eaux du Ringedalsvatnet.
Plus de 22 kilomètres aller/retour nous attendent pour une durée estimée entre 8 et 10 heures. Serons-nous à la hauteur ?
A ce propos, pour commencer à prendre de la hauteur et passer en 1,5 kilomètre du parking (440 mètres) au sommet de Magelibanen (860 mètres), le randonneur a le choix entre un sentier raide à travers la forêt ou la voie directe en suivant la ligne d'un funiculaire désaffectée.
Plus de 2 000 marches à claire-voie sur une pente à plus de 40 % par endroits… non merci ! Nous préférons le plancher des vaches même s'il est escarpé et rugueux.
500 mètres de dénivelé plus tard, nous arrivons au sommet du funiculaire, bien moins essoufflés que ceux qui ont opté pour la montée des marches.
Il est 10 h 30. Les panneaux au sommet de Magelibanen indiquent qu'il reste trois heures trente jusqu'à Trolltunga, ce qui devrait nous faire arriver vers 14 heures.
Un chemin large et agréable nous conduit maintenant dans une vallée occupée par des lacs au bord desquels les Norvégiens ont construit de petites maisons de vacances. Comment font-ils pour y amener tout leur ravitaillement ? Aucune route ne dessert l'endroit et le funiculaire n'est plus en fonction.
Mais ce passage facile est de courte durée. Quand le sentier tourne vers l'est, il faut à nouveau donner un coup de collier pour franchir les 300 mètres de dénivelé qui nous séparent du point culminant.
A mi-pente, un arrêt est bienvenu pour souffler un peu et admirer la vue sur les lacs et le glacier Folgefonna derrière nous.
La récompense est au bout de l'ascension avec ce point de vue saisissant sur le lac Ringedalsvatnet, à plus de 1 000 mètres d'altitude. Il est midi.
Les plus grosses difficultés étant maintenant derrière nous, ce n'est plus qu'une question de distance. Mais il faut pouvoir la tenir tout en… crapahutant sur des rochers, en sautant par-dessus des ruisseaux, en esquivant des flaques de boue, en traversant des névés.
Pour notre information, tout au long du trajet, des pancartes indiquent la distance parcourue et la distance restante Quand le nombre de kilomètres restant devant nous est inférieur à celui laissé derrière nous, ça fait du bien au moral.
Le dernier kilomètre est le plus dur d'autant que le ciel commence à s'assombrir et que l'hypoglycémie nous guette. Vivement qu'on arrive !
Et on y est arrivés… à 13 h 30 soit au bout de 4 heures et demie. Ouf, on est dans les temps ! Quant aux Coréens, ils sont déjà sur le point de quitter les lieux. Contrairement à nous, ils ont tenu leur horaire en débutant à 7 h 30. Chapeau ! Après nous être sustentés, nous faisons comme tout le monde, la queue pour l'incontournable photo sur la langue du Troll. 669 à 678
Il ne fait pas très chaud et on ne s'attarde pas davantage. Pourvu qu'il ne pleuve pas ! A 14 heures, on se remet en route pour le trajet retour, étonnés de rencontrer autant de monde jusque tard dans l'après-midi alors que le ciel devient de plus en plus menaçant.
Le retour est long avec quelques baisses de régime mais avec une friandise par ci, une orange par là, nous tenons le coup.
Pour gagner du temps sur la fin, on tente la variante par les marches du funiculaire mais, on abandonne presque aussitôt, préférant la voie classique par le sentier, plus longue mais plus sûre.
Le dernier kilomètre est à nouveau le plus difficile, on n'en voit plus le bout. Quand le sentier et le funiculaire se rejoignent, Hervé décide de finir la descente par les marches, il en restait 670 (il les a comptées). Il espérait ainsi me coiffer sur le poteau mais c'est moi qui l'ai attendu en bas ;-)
Il est 18 heures… fin de la randonnée ! Bilan : nous avons mis 9 heures, toutes pauses comprises.
Encore une randonnée remarquable à classer dans le top 3 des randonnées en Norvège ! Sans doute l'une des plus marquantes et des plus exigeantes que nous ayons jamais effectuées, toutes destinations confondues.
Nous sommes donc satisfaits et rassurés sur nos capacités mais… lessivés.
Plus le courage de bouger le camping-car ce soir. Nous passons par conséquent la nuit sur place. Alors que nous dînons, il se met à pleuvoir. Serait-ce la fin du beau temps ?
Distance parcourue dans la journée : - en véhicule seulement …15 kilomètres - à pied… 22,4 kilomètres avec un dénivelé de 966 mètres.
J10 : Mercredi 18 juin 2014
Malgré un peu de pluie hier soir, miracle, il fait à nouveau beau avec déjà 13 degrés de bon matin. Aujourd'hui, pas de randonnée prévue, seulement un peu de marche en ville. En effet le projet de cette journée est de rejoindre la ville de Bergen à 200 kilomètres.
Réveil matinal et départ dans la foulée à 6 h 30.
Première étape sur la Rv 13 jusqu'à Kinsarvik où nous arrivons juste à temps pour le ferry de 7 h 40 à destination de Utne puis Kvanndal (durée : 50 minutes).
Nous sommes seulement quatre véhicules à embarquer. Comme les trois autres débarquent à Utne où personne n'embarque, nous restons seuls à bord jusqu'à Kvanndal.
Incroyable, on se croirait en croisière privée !
Nous longeons ensuite le Hardangerfjord dédié à la culture d'arbres fruitiers (le verger de la Norvège) jusqu'à Norheimshund.
Puis notre itinéraire s'écarte du fjord pour se rapprocher de Bergen avec toute une série de ponts, de tunnels et de portions de route… payantes. Mais ne cherchez ni guérite, ni barrière, ici tout est automatisé. Seule une petite caméra photographie votre plaque d'immatriculation.
Pour payer quand vous êtes étranger, le plus simple est de souscrire au Visitor's Payment sur le site Internet Autopass. Attention, il faut une carte de crédit valable plus de trois mois après le jour de sortie prévu, ce qui n'était pas notre cas. Nous n'avons donc pu nous enregistrer que pour la moitié de notre séjour. Par la suite, nous avons voulu payer dans les stations-service indiquées par "KR" (normalement habilitées) mais dans la réalité personne n'a su, voulu ou pu encaisser notre dû. Notre loueur de camping-car devrait donc recevoir une facture du montant des péages restants. Bref, c'est assez pénible comme système.
Revenons à Bergen… où nous sommes arrivés vers 10 h 30, ce qui est plutôt une bonne moyenne pour 200 km dont un passage en ferry. Mais alors que nous pensions la destination presque atteinte, les difficultés de navigation vont mettre nos nerfs à rude épreuve.
Le parking dédié aux camping-cars que j'avais repéré n'existe plus (c'est un chantier maintenant). Au centre-ville la hauteur des parkings est limitée à 1,90 mètre… impossible pour notre Pössl. Nous tournons en rond pendant une heure et étions sur le point de laisser tomber la visite de Bergen quand un Norvégien fort aimable a pu nous indiquer un stationnement à la hauteur de Pössl. Stationnement payant, cela va de soi ;-)
Ouf, nous pouvons enfin consacrer quelques heures à la découverte de la ville, notamment le quartier ancien de Bryggen avec ses entrepôts restaurés ainsi que le marché aux poissons où les poissonniers attirent le chaland dans toutes les langues.
Bryggen, le vieux quai de Bergen, rappelle l'importance commerciale de la ville du XIVème au début du XVIème siècle. De nombreux incendies, dont le dernier en 1955, ont ravagé ces maisons typiques en bois. Leur reconstruction a été fidèle aux modèles et méthodes traditionnels. Ce sont ainsi environ 62 bâtiments qui subsistent dans ce quartier ancien.
Brochettes de poissons et crevettes seront au menu de notre déjeuner.
Mais Bergen n'est qu'une étape, ce soir j'ai prévu de rallier le Nærøyfjord, à 150 kilomètres. Aïe, encore beaucoup de route en perspective !
Pour accélérer le mouvement, nous optons pour l'E16, une route rapide (mais pas une autoroute !) faite d'une succession presque ininterrompue de tunnels. Car les Norvégiens sont les champions pour ce type d'ouvrages. Il n'y a quasiment aucun trajet dans ce pays montagneux sans un ou plusieurs tunnels. Qu'ils soient longs d'une centaine de mètres ou jusqu'à 5, 10, 15 voire 25 kilomètres pour le plus long, ils sont souvent construits à flanc de fjord et permettent de désenclaver des régions entières.
L'arrivée dans le Nærøyfjord se fait sous la pluie.
Il est 19 heures. Après un dernier tunnel de six kilomètres à une seule voie de circulation, nous voici à Bakka, petit hameau isolé au bout d'une route en cul-de-sac. Nous garons Pössl au bord du fjord, sur un coin de pelouse, juste après l'église. Un endroit très calme au bout du monde ou… presque !
Entre deux averses, en guise de balade vespérale, nous poussons à pied jusqu'au bout de la route. C'est là que débute le sentier montant à Rimstigen prévu pour demain matin, en espérant que la pluie ne vienne pas compromettre le projet.
Distance parcourue dans la journée : 330 kilomètres
En chemin vers Trolltunga

Le Nærøyfjord, vu d'en haut et vu d'en bas !
J11 : Jeudi 19 juin 2014
Il a plu toute la nuit et il pleut toujours au réveil. Ce n'est donc pas la peine de se presser, grimper sur les hauteurs de Rimstigen semble compromis.
Néanmoins pas le temps de s'ennuyer car il y a du spectacle sur le ponton de bon matin. Alors qu'il doit faire moins de dix degrés dehors, voilà une jeune femme en maillot de bains en train de faire ses exercices de yoga avant de plonger en compagnie de son mari dans l'eau (sans doute glaciale !) du fjord. Ce sont des Allemands, voyageant dans un van probablement exempt de douche. C'est le fjord qui leur fait office de salle de bains ;-)
Tout à l'observation de leur exhibition, nous n'avons même pas vu que la pluie avait cessé. La randonnée vers Rimstigen est aussitôt remise sur le tapis. Nous n'avons pas beaucoup d'informations sur ce sentier, sauf qu'il est escarpé, qu'il permet de belles vues sur le fjord et que sa durée est de 4 heures.
Mais il est déjà 9 heures. Or à 12 h 15, nous avons prévu de prendre le ferry à destination de Kaupanger, une alternative aux interminables tunnels de l'E16 et une autre façon d'apprécier ce fjord, le plus étroit du pays.
Nous avons par conséquent un peu plus de deux heures devant nous, pas tout à fait suffisantes pour mener la randonnée à son terme. Le but est donc de grimper pendant environ une heure à une heure et demie, histoire de bénéficier de la vue puis de redescendre afin d'attraper le ferry à l'heure.
Le sentier grimpe effectivement très raide dans la forêt. A chaque lacet nous espérons en sortir pour profiter d'une vue dégagée. Mais un écran de verdure se met sans cesse entre nous et le fjord. Finalement, au bout d'une heure et quart d'ascension, arrivés à 460 mètres d'altitude sans meilleur point de vue, nous en restons là. Le sommet se trouverait à plus de 700 mètres d'altitude.
La vue n'est déjà pas mal, non ?
Après avoir admiré le Nærøyfjord depuis le haut, il est maintenant l'heure de le voir d'en bas au cours d'une traversée en ferry de deux heures et demie entre Gudvangen et Kaupanger.
C'est à Bakka, le petit hameau où nous avons passé la nuit, que le fjord est le plus étroit avec seulement 250 mètres de large. Nous revoyons au passage notre lieu de bivouac, juste à côté du ponton. Sans doute l'un des meilleurs de tout le voyage. 1284
Là Tufto, encore plus isolé à l'extrémité de la route.
Un peu partout des cascades jaillissent de la montagne et se jettent du haut des falaises.
Deux cars de touristes français sont à bord et occupent toutes les meilleures places assises à l'avant du pont.
Mais quand le vent se lève au confluent duNærøyfjord et de l'Aurlandsfjord, ils se retranchent tous dans la cabine, laissant le pont désert.
Alors nous nous empressons de prendre leur siège afin de profiter du calme et de la sérénité de cette fin de croisière.
Il est 14 h 45 quand nous débarquons à Kaupanger.
Tantôt sous le soleil, tantôt sous les nuages, tantôt sous la pluie, chaque vallée se livre sous une lumière différente tout au long des 150 kilomètres qui nous séparent de Loen, notre étape du soir.
A l'approche du parc national de Jostedalsbreen, le glacier brille au soleil et dégringole presque jusque sur la route.
En revanche, à Loen, c'est le crachin et les nuages bas qui nous accueillent.
Après avoir tourné sur la Fv 723, une route longeant le lac Lovatnet et aboutissant dans des vallées glaciaires, nous décidons de ne pas poursuivre plus loin. Les glaciers seront pour demain, du moins si la météo le permet.
Un peu après le camping de Sande, nous trouvons un lieu de bivouac qui nous convient, avec vue sur le lac et les cascades hélas, à travers un voile de brouillard !
Distance parcourue dans la journée : 165 kilomètres
Le Nærøyfjord vu d'en haut

Du glacier de Kjenndal (Loen) aux fermes de Homlongsetra (Geirangerfjord)
J12 : Vendredi 20 juin 2014
Surprise, il fait plutôt beau ce matin, ce qui va nous permettre d'ajouter un nouveau glacier à notre palmarès. En effet, à l'extrémité de la vallée de Lodalen (Fv 723) deux embranchements mènent vers des langues glaciaires, l'une du Bødalsbreen, l'autre du Kjenndalsbreen.
En première intention, c'est le glacier Bødal que nous avions retenu car il offrait en outre une belle opportunité de randonnée. Malheureusement la petite piste d'accès, sans doute trop étroite, est interdite aux camping-cars. Nous nous rabattons par conséquent sur le Kjenndalsbreen. Le dernier tronçon de la route gravillonnée qui y mène est payant (système d'enveloppe) car privé.
Nuages et éclaircies se partagent le ciel mais le thermomètre n'affiche pas plus de 9 degrés ce matin.
C'est donc bien couverts que nous parcourons le court sentier menant au pied de la coulée de glace. Approcher les glaciers en Norvège est vraiment à la portée de tout le monde, ici la langue glaciaire descend jusqu'à 200/300 mètres d'altitude.
Après cette petite excursion matinale, il est temps quitter Loen non sans repasser une nouvelle fois le long de ce très beau Lovatnet. Sous le soleil, le lac présente maintenant un aspect bien plus avenant.
En cours d'après-midi, nous avons prévu d'être dans le Geirangerfjord, l'un des fjords les réputés du pays, classé au patrimoine mondial de l'Unesco. Nous suivons la route 15.
Pour le moment c'est le lac de Stryn qui fait office de décor à notre déjeuner alors que de petites averses viennent rincer de temps à autre notre pare-brise, vite oubliées avec le retour du soleil
En laissant la vallée de Stryn derrière nous, l'impression de beau temps prédomine encore.
Pourtant, chaque virage de cette route 15 nous rapproche un peu plus des nuages.
Et dire que nous voulions faire un détour par la Gamle Strynefjellsvegen ("route de montagne du vieux Stryn ou Rv 258), une route touristique nationale à une seule voie de circulation, traversant un plateau ponctué de cascades et de lacs aux eaux turquoises (dixit notre documentation).
A l'embranchement de cette fameuse route, il faut se rendre à l'évidence. Le détour sous les nuages bas ne vaut pas le coup, prenons plutôt la "nouvelle" route et ses trois tunnels.
A leur sortie, nous débouchons sur un haut plateau à plus de 1000 mètres dans une ambiance hivernale. Cinq degrés seulement au thermomètre, des giboulées de neige, et le lac de Djupvatnet encore partiellement gelé émergeant du brouillard à la faveur d'un coin de ciel bleu. Magnifique et un peu irréel !
A ce stade, on aurait pu faire un nouveau détour sur une route à péage vers le belvédère de Dalsnibba (1500 mètres d'altitude), le point de vue le plus élevé et le plus spectaculaire (paraît-il) donnant sur le Geirangerfjord. Mais avec tous ces nuages, pas la peine !
Alors nous amorçons la descente vers Geiranger en passant de 1 050 mètres au col au niveau zéro dans le fjord, je vous laisse imaginer ! Il vaut mieux avoir de bons freins.
Un petit coup d'œil sur le paysage champêtre à souhait avec ces adorables petits chalets d'alpage à flanc de montagne.
Bonne surprise, à Geiranger, "the weather isn't so bad"… comme diraient les Américains. Voilà qui va nous permettre de compléter notre programme du jour par une randonnée, il est seulement 14 h 30.
Haut lieu du tourisme de croisière, deux paquebots à l'ancre ont déversé un flot de touristes dans les rues du petit village. Mais en prenant la direction de Homlong, personne ou… presque !
A part une famille américaine de l'Ohio et un couple de Français, pas un chat sur le parcours de randonnée entre Homlong et Homlongsetra.
A travers bois et fougères, le sentier suit le bord du fjord en aménageant de jolis points de vue.
Ici on aperçoit en face les lacets de la route des Aigles (Ornevegen) que nous suivrons demain.
Là, l'une des nombreuses cascades de Geiranger
Petite cabane au fond des bois
Enfin le but de la balade : ces fermes abandonnées de Homlongsetra dans un environnement très verdoyant. Nous sommes à 550 mètres d'altitude.
Le sentier continue ensuite en direction de Skagefla mais une petite pluie fine et pénétrante nous fait rebrousser chemin.
Même si au final il n'y aura que quelques gouttes de temps en temps, on a préféré en rester là. En tout : 6 kilomètres, 3 heures aller/retour, avec un gain d'altitude de 510 mètres. Ouf !
Au point de départ de cette randonnée se trouvent plusieurs campings. Nous optons pour le Solhaug Camping, pas pour l'accueil un peu bourru, mais parce qu'il offre lave-linge et sèche-linge.
Distance parcourue dans la journée : 120 kilomètres
Ferme de Homlongsetra

De Geiranger à Ålesund par la route des Aigles et la route des Trolls
J13 : Samedi 21 juin 2014
Une fois de plus, le ciel est plutôt bien ensoleillé ce matin malgré 7 petits degrés seulement. Dans ces conditions, autant profiter encore un peu du fjord de Geiranger, c'est toujours ça de pris. Ça pourrait ne pas durer.
Alors dès 8 heures, nous bougeons le camping-car et prenons la direction de la ferme de Vesterås, point de départ de plusieurs sentiers de randonnée. Parmi les différentes possibilités, nous retenons celui menant à Storseterfossen (sentier F dans la documentation de l'office de tourisme local).
Comme son nom l'indique, c'est une cascade. Tout comme en islandais, les terminaisons des mots norvégiens renseignent sur la nature des éléments avec beaucoup de similitude d'ailleurs.
Petit lexique : vatnet = lac, fossen = cascade, fjell ou fjellet = sommet ou montagne, fjorden = fjord, dal = vallée…
Mais revenons à… notre cascade qui possède un atout supplémentaire. Il paraît qu'on peut passer derrière son rideau d'eau. On a hâte !
C'est parti sur un début de sentier humide sur lequel il faut sans cesse veiller à ne pas marcher sur les crottes de moutons. A ce propos, en voilà quatre qui s'approchent dans l'espoir que nous soyons leurs bergers. Espoir vite déçu ;-)
Ne sont-ils pas mignons avec leurs oreilles en pointe et leurs piercings ?
En poursuivant, la qualité du chemin s'améliore nettement. On se croirait sur l'allée empierrée d'un jardin ou d'un parc.
C'est l'œuvre d'une équipe de maçons népalais. Ils sont chargés de la reconstruction et la sécurisation d'un certain nombre de sentiers norvégiens. Nous ne tardons pas à les voir à la tâche en approchant de la cascade. Ils font un travail de forçats.
Grâce à eux, l'accès à la chute sera facilité. Pour l'instant, il faut se faufiler avec prudence sous la voûte rocheuse à l'aide de chaînes en passant derrière le voile d'eau. Superbe !
Voici la chute d'eau dans son écrin de verdure d'où dépassent des pics aussi pointus que des pains de sucre !
Retour au camping-car vers 10 h 30 après avoir parcouru en tout… 4 kilomètres aller/retour avec 250 mètres de dénivelé en deux heures et demie environ.
Maintenant, mettons-nous au volant pour faire un peu de route et quelle route ! En effet, le trajet sur la route 63 entre Geiranger à Åndalsnes enchaîne des portions panoramiques aux noms évocateurs.
Immédiatement à la sortie de Geiranger, la route grimpe par 11 virages en épingles à cheveux depuis le Geirangerfjord jusqu'au point culminant de la route à 620 mètres d'altitude.
Ce tronçon a été baptisé Ørnevegen ou route des Aigles car l'endroit abritait traditionnellement un grand nombre de ces rapaces.
Voici le panorama qu'on découvre dans le dernier virage (Ørnesvingen), au point le plus élevé de la route.
Le soleil encore bien présent tôt ce matin a progressivement laissé la place aux nuages. Ce temps changeant me rappelle l'Islande. Son fameux proverbe "si le temps ne te plaît pas attends 5 minutes" pourrait devenir ici : "si le temps ne te plaît pas, change de vallée".
En effet, en progressant vers Eidsdal, il fait à nouveau soleil.
Mais les sommets rocheux fraîchement saupoudrés de neige surmontant le lac Eidsvatnet ne laissent augurer rien de bon.
En embarquant sur le ferry à Eidsdal, le beau temps reste sur le quai.
Sur l'autre rive, le tableau est des plus sombres :-(
Les gros cumulus couvrant la vallée ne tardent pas à se rompre pour donner des pluies diluviennes.
On a beau se ménager une pause prolongée pour le déjeuner dans l'espoir de voir la perturbation s'évacuer afin d'aborder la plus belle partie de cette route 63 dans les meilleures conditions, rien n'y fait, elle résiste.
Pourtant, à 700 mètres, au pied du lac Alnesvatnet, on a un court espoir en voyant ce pain de sucre surgir des nuages à la faveur d'un soupçon d'éclaircie.
Mais à 900 mètres, c'est définitivement l'hiver en ce premier jour de l'été. Zéro degré, des averses de neige et un brouillard à couper au couteau. Bref un temps à ne pas mettre un troll dehors !
A ce propos, nous voici arrivés au clou du trajet, là où la route plonge en direction d'Åndalsnes via Trollstigen ou échelle des Trolls, une série de 11 virages en épingles à cheveux avec une pente à 9 % et une seule voie de circulation.
Trollstigen, depuis le premier point de vue. Le deuxième point de vue, plus éloigné, est normalement plus spectaculaire mais pas aujourd'hui.
Le Visitor Center voisin nous sert de refuge un court moment avant d'amorcer la fameuse descente.
Il est 16 heures quand nous atteignons Åndalsnes qui devait être notre point d'arrivée. Sous la pluie, il n'y a pas aucun intérêt à rester ici. Dans l'espoir de trouver un meilleur temps plus à l'ouest, nous décidons de pousser immédiatement jusqu'à Ålesund à 120 kilomètres. En même temps, on aura une nouvelle occasion de dîner au restaurant.
Dans les fjords autour d'Ålesund, un rayon de soleil nous met du baume au cœur. A destination, il ne pleut pas (encore !) mais la couleur du ciel ne laisse pas de doute, il va pleuvoir.
Une fois le camping-car garé à proximité du centre-ville, notre première préoccupation sera de trouver un bon restaurant. XL Diner que j'avais repéré dans le guide LP est déjà complet à 19 heures (samedi oblige), on nous dit de revenir vers 22 heures.
Il reste donc trois heures à tuer avant le dîner mais dépêchons-nous de visiter avant qu'il ne pleuve.
La ville a été presque totalement détruite dans un incendie en 1904. Reconstruits par des architectes norvégiens formés en Allemagne, ses édifices sont alors dotés d'éléments caractéristiques de l'époque (tourelles, flèches, gargouilles) de style Art nouveau.
Avec ses maisons coquettes, ses rues piétonnes et ses quais joliment fleuris, cette cité côtière ne manque pas de charme. Bien que de dimension plus modeste que Bergen, elle est au moins aussi belle.
Le point de vue le plus spectaculaire sur la ville, les montagnes et les îles environnantes s'apprécie depuis la colline d'Aksla. Mais trop tard, il pleut ! Alors il n'y a plus qu'à nous réfugier dans un bar pour une séance d'Internet prolongée.
Le site de la météo norvégien yr.no n'est pas vraiment optimiste pour les deux prochains jours.
En attendant, nous allons aux nouvelles au restaurant vers 21 heures. Chouette, des places se sont libérées. On va enfin pouvoir dîner ! Au menu, un assortiment de morue (bacalhau) – à l'italienne, à la moutarde et au curry – suivi d'un dessert laissé à l'initiative du chef ("Let the chief"). Nous nous régalons.
Une juste récompense après une longue journée de route sous une météo pourrie alors qu'un rayon de soleil nous nargue au travers de la fenêtre.
Distance parcourue dans la journée : 215 kilomètres
Quai à Ålesund

De la route de l'Atlantique à Bølarein : des ponts et des pétroglyphes remarquables !
Dimanche 22 juin 2014
Dès le réveil, la couleur du ciel donne le ton de la journée… grisaille et pluie, pluie et grisaille. Seulement 8 degrés. Dans ce contexte, poursuivre la visite d'Alesund ne vaut pas le coup, profitons-en pour avancer immédiatement.
En réalité pour avancer, il nous faut d'abord "reculer", ç à d rebrousser chemin jusqu'à Vestnes sur la route que nous avons déjà empruntée hier, avant de traverser le Moldefjord en ferry.
Aujourd'hui pas question de rester sur le pont du navire, nous regardons la pluie ruisseler le long des vitres du salon. Quelle tristesse !
De Molde, notre but est de passer par la route de l'Atlantique (Atlanterhavsveien), classée route touristique nationale avec huit ponts remarquables reliant 17 îlots.
Le guide Lonely Planet préconise de rejoindre la côte à Bud. Mais avant, il est temps de chercher un coin sympa où poser notre Pössl pour déjeuner. Trop en ville, trop en pente… à force de tergiverser et avant de succomber à l'hypoglycémie, nous finissons à côté d'un cimetière. Vraiment pas gaie, cette journée !
Le comble, c'est que pendant notre pause, la pluie cesse provisoirement avant de redoubler d'intensité dès qu'on se remet au volant ! Rageant !
De Bud à Vevang, la route traverse des paysages côtiers battus par les vents et aujourd'hui plus encore par la pluie.
C'est après Vevang que débutent les huit kilomètres les plus spectaculaires du parcours. Prouesse d'ingénierie élue "construction du siècle" en Norvège en 2005, cette route a été nommée "le plus beau parcours routier du monde" par le quotidien britannique the Guardian. Elle est la deuxième route la plus visitée de Norvège après Trollstigen. Nous n'allions pas rater ça, même sous la pluie !
Tels des serpents de mer se tortillant d'île en île…
Sur l'île d'Averoy, toujours selon les recommandations du guide LP, nous longeons la côte sud afin de faire un arrêt à la petite église en bois debout de Kvernes. Elle nous apportera les seules touches colorées de la journée.
Une journée qui se termine à Kristiansund où nous improvisons un arrêt en nous dirigeant vers Gamle Byen, la vieille ville, occupant l'île d'Innlandet. Nous nous garons au hasard au pied d'une résidence au bord de l'eau. La pluie nous immobilise dans le camping-car. Nous ne verrons rien d'autre de Kristiansund.
Distance parcourue dans la journée : 220 kilomètres
J15 : Lundi 23 juin 2014
Comme le prévoyait la météo, la perturbation est bien installée au-dessus de nos têtes et risque de nous pourrir encore une partie de la journée.
Le point d'arrivée pour l'étape d'aujourd'hui est prévu un peu avant Steinkjer mais comme nous avons une bonne demi-journée d'avance sur notre planning prévisionnel, il est possible que nous puissions poursuivre au-delà de cette destination. C'est l'un des avantages de se déplacer en camping-car. S'il fait mauvais on roule, s'il fait beau on s'arrête !
Alors pour le moment roulons… en direction de Trondheim mais avec l'intention d'éviter cette ville. En effet, nous y ferons un arrêt pendant la deuxième partie de notre voyage car c'est précisément là que se situe le nœud central de notre parcours en forme de huit étiré.
Premier ferry de la journée entre Kanestraum et Halsa… sous une pluie battante ! Sur la route 39, idem, du moins jusqu'aux environs de Orkanger.
Là, les nuages se font moins denses et la pluie moins soutenue. Ce n'est pas encore la fin du mauvais temps mais on commence à y croire.
Lors du deuxième passage en ferry entre Flakk et Rorvik, nous tentons une sortie sur le pont entre les gouttes. Sur la F v 755 longeant maintenant le bras de mer en face de Trondheim, les averses sont de plus en plus espacées.
Nous progressons doucement entre collines parsemées de fermes rouge sombre et champs verdoyants piquetés de ballots de paille emmaillotés de blanc. Nous n'avions pas imaginé la Norvège aussi agricole !
Quand cette route 755 quitte les rives du fjord et s'enfonce dans les terres, il ne pleut presque plus. Chouette, on va peut-être pouvoir envisager une petite balade.
Autour du lac Elvatnet, plusieurs panneaux signalent le passage possible d'élans, nous saisissons le prétexte et en profitons pour nous arrêter et marcher un peu.
Ah, si on pouvait approcher des élans !
En guise d'élans, nous ne verrons que des moutons mais le sentier que nous suivons au hasard nous mène près d'une maison de vacances superbement située au bord d'un lac.
Le retour du soleil vient nous redonner le sourire pour le restant du trajet.
Il est seulement 15 h 30. Notre point d'arrivée initialement prévu n'est qu'à une cinquantaine de kilomètres. Il est trop tôt pour nous arrêter. Nous décidons donc de pousser au-delà de Steinkjer, jusqu'à Bølarein où j'avais repéré à la fois un site de pétroglyphes et une possibilité de stationnement pour la nuit.
Du coup, ce ne sont plus 50 mais 100 kilomètres qu'il nous reste à parcourir. Avec le soleil maintenant revenu, c'est un plaisir ! Après avoir rejoint la route de l'Arctique (E 6) un peu avant Steinkjer, nous la quittons presque immédiatement pour privilégier la route 763, parallèle à l'E 6, plus tranquille, longeant la rive Sud du lac Snåsavatnet dans une magnifique forêt de conifères.
Le soleil est toujours au rendez-vous quand nous arrivons à destination à 19 heures.
Un premier sentier en boucle nous conduit immédiatement vers la gravure rupestre d'un renne vieille de 5 000 à 6 000 ans.
Plus loin, c'est une étonnante silhouette de skieur qui est gravée dans la roche. Dommage qu'elle soit presque effacée par les ans. Mais cette reproduction, sur la façade du chalet d'accueil, nous laisse aisément imaginer la rencontre du renne et de cet homme, il y a quelques milliers d'années dans cette même forêt aux pins majestueux.
Ce beau temps inespéré nous donne des ailes. A 20 heures, nous enchaînons avec une deuxième boucle (Bølastien 3,8 km, 1 heure) qui nous conduit à travers une tourbière puis une forêt moussue jusqu'aux rives du lac Snåsavatnet
C'est sur cette image de grande sérénité que se termine cette journée qui finit donc mieux qu'elle n'a commencé. Après avoir glissé 50 couronnes dans une enveloppe, nous avons le parking sous les sapins pour nous tout seuls.
Demain, la route prend nettement la direction du grand Nord !
Distance parcourue dans la journée : 355 kilomètres
Pont de la route de l'Atlantique

Sur la route de l'Arctique jusqu'au glacier oriental du Svartisen
J16 : Mardi 24 juin 2014 Pressés de voir le temps qu'il fait, nous sommes debout avant 5 heures. Le ciel est couvert mais à l'horizon, de belles éclaircies pointent déjà leur nez. En revanche, comme les jours précédents il fait frisquet (8 °). Vestes et pantalons chauds ont remplacé shorts et débardeurs. On n'a pas encore sorti les gants et les bonnets mais ça pourrait venir !
Ce réveil matinal est bienvenu car c'est une longue étape qui nous attend (plus de 350 kilomètres, soit 5 à 6 heures de trajet) assortie d'une randonnée de 3 heures vers le glacier Svartisen. Or son approche nécessite d'abord la traversée d'un lac en bateau dont nous ignorons les horaires. Si nous voulons nous donner une chance, il serait préférable d'arriver sur place en tout début d'après-midi.
Alors, pas de temps à perdre. A 5 h 30, Pössl s'élance... d'abord sur la fin de cette très belle route 763 avant de retrouver l'E 6 un peu plus loin.
Cette E 6 ou route de l'Arctique est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud du pays à l'extrême Nord. Ce n'est cependant pas une autoroute, elle a plutôt la taille d'une nationale voire par moments d'une départementale, ce qui signifie vitesse limitée à 80 km/h (sauf rares exceptions) et encore moins dans la traversée des agglomérations.
C'est un axe très emprunté mais, à cette heure, personne devant, personne derrière, c'est comme si nous étions seuls en Norvège ou… presque, ce qui nous laisse un champ de vision bien dégagé.
Justement… Stoooop ! Là dans une clairière, n'est-ce pas un élan avec son petit ? Le temps de faire demi-tour, le petit avait disparu mais maman élan était encore là à nous observer
Un peu plus loin, re… stoooop, cette fois pour des rennes sur le bord de la route ! Mais où est donc le Père Noël ?
Plus on monte vers le nord, plus la vue s'élargit. Les champs laissent la place aux forêts et aux lacs, les sommets s'aiguisent et la ligne des arbres descend plus bas sur les versants des montagnes.
A l'entrée dans le Nordland, le Majavatn nous offre un tableau saisissant où le ciel, l'eau et les montagnes se confondent pour mieux nous impressionner.
Devant ce lac aussi lisse qu'un miroir, une grande sensation de quiétude nous envahit.
Changement de ressenti à Laksforsen, où la bouillonnante chute d'eau fait l'effet d'un brumisateur géant dans un mugissement infernal. Ça réveille !
Bref, avec toutes ces distractions, le voyage passe comme une lettre à la poste. Nous arrivons à Mo I Rana avant midi, presque étonnés d'être déjà arrivés, mais tenaillés par une faim de loup !
Hé, hé, levés depuis 5 heures du matin avec 300 kilomètres sous le capot !
Le premier REMA à l'entrée de la ville tombe à point pour les courses. Son parking fait très bien l'affaire pour déjeuner dans la foulée.
Pas de temps à consacrer à une sieste ou à une pause prolongée aujourd'hui. En effet, si l'on veut se donner une chance d'approcher le glacier Svartisen, il faut poursuivre… une quinzaine de kilomètres sur l'E 6 puis encore autant dans la vallée de Svartisdal.
Ouf, nous arrivons juste à temps pour le départ du bateau à 14 heures. C'est le dernier départ de la journée (plus tard dans la saison, il y en a d'autres dans l'après-midi). Nous avons donc bien fait de partir tôt.
Dans un premier temps, le Svartisen 3 nous fait traverser le lac en une vingtaine de minutes. Nous sommes une quinzaine à bord. Le ciel se voile par intermittence mais il fait beau dans l'ensemble, quoique frais, surtout sur l'eau où gants et bonnets complètent la tenue.
Le bateau nous laisse environ deux heures et demie sur place, il reviendra nous chercher vers 16 h 45.
Les quinze randonneurs déplient aussitôt leurs bâtons de marche et partent à la queue leu leu à l'assaut du versant. Le sentier grimpe de façon régulière et soutenue sur des strates rocheuses. Certains s'attardent près d'une cascade, d'autres cavalent en tête pendant que les derniers papotent en queue de peloton. Bref, plus on gagne en altitude, plus la file s'étire !
Il reste à contourner le lac glaciaire… avant que ne se dévoile au soleil, scintillante et immaculée, la langue glaciaire du Svartisen.
Mais sa beauté ne saurait faire oublier le mal qui ronge tous les glaciers du monde. De nombreuses marques au sol et d'anciens panneaux sont les témoins d'une perte importante de superficie au cours les dernières décennies.
Formées de deux calottes glaciaires séparées par la vallée de Vesterdalen, le Svartisen reste néanmoins le deuxième plus grand glacier du pays. Malgré une altitude moyenne de 1 500 mètres et une épaisseur de glace de 600 mètres par endroits, ses nombreux bras descendent jusque dans les vallées et forment ainsi les glaciers les plus bas d'Europe continentale.
Le bras oriental descend ici à 500 mètres d'altitude. Dans quelques semaines, notre parcours nous amènera au niveau du bras occidental de ce même glacier qui lui se jette dans l'océan ou… presque. Mais ça, c'est une autre histoire !
Pour le moment et près avoir contemplé la coulée de glace sous toutes les coutures, il est déjà temps de lui tourner le dos pour amorcer la descente.
Le bateau est à l'heure à 16 h 45. Un quart d'heure, plus tard, nous retrouvons notre cher Pössl.
Notre journée aurait dû s'arrêter là sauf qu'Hervé a une envie irrépressible de pizza. La ville de Mo I Rana n'est pas si loin (euh ! à 30 kilomètres tout de même) et on n'est pas à quelques kilomètres près, alors zou, on y retourne !
Si par la même occasion on pouvait faire laver le linge… Mais à l'office de tourisme, on nous confirme qu'on ne peut pas trouver ce service en ville (ni nulle part en Norvège en général) et que la seule solution est de s'adresser à un camping.
La jeune femme se propose de contacter pour nous les campings des alentours. Le plus proche en direction du nord ne possède pas de lave-linge, le suivant a bien un lave-linge mais pas de sèche-linge. Le troisième offre les deux mais se trouve à 60 kilomètres au nord de Mo I Rana. Bah, on n'est plus à ça près !
Après avoir partagé une pizza "Al Pacino" - bonne, sans plus - c'est reparti pour un tour sur l'E6 sur une portion que nous commençons à connaître sur le bout des doigts, en la parcourant pour la troisième fois depuis ce midi.
C'est donc bien tard que nous posons notre camion sur la pelouse du Krokstrand Camping au terme d'une étape un peu folle qui, en raison de nos multiples va-et-vient, sera aussi la plus longue de tout notre séjour en Norvège. Mais c'est sans regrets car on a passé une journée extra et comme il ne fait jamais nuit…
Distance parcourue dans la journée : 485 kilomètres
Glacier Svartisen

Passage du cercle Arctique et embarquement pour Værøy (îles Lofoten)
J17 : Mercredi 25 juin 2014
Aujourd'hui, notre étape doit nous mener à Bodø, port d'embarquement à destination des îles Lofoten. Comme nous avons déjà bien avancé hier, il nous reste seulement 170 kilomètres à parcourir ce matin. Cool !
Nous attendons beaucoup de notre séjour aux Lofoten auquel nous avons prévu de consacrer sept jours. Alors s'il pouvait faire beau…
Pour le moment, c'est loin d'être gagné. La couleur du ciel se décline dans les nuances de gris et le thermomètre ne dépasse pas 8 degrés à 7 h 30.
Cap toujours plus au nord sur cette même route Arctique !
Les épaisses forêts de pins laissent progressivement la place à des bois plus clairsemés, à des arbres de plus en plus rabougris avant leur disparition complète au profit d'une toundra désolée balayée par les vents et encore partiellement recouverte de neige.
Normal, nous venons de franchir à 700 mètres d'altitude la ligne imaginaire du cercle Arctique, 66° 33'45''N
A partir de maintenant, on verra le soleil rester au-dessus de l'horizon et ne jamais se coucher. C'est ce qu'on appelle le soleil de minuit.
Mais, pour l'instant, il manque à l'appel. Pire encore, voilà que la pluie s'invite, elle aussi. On espérait s'en débarrasser en se dirigeant vers l'ouest à Fauske, mais rien à faire, elle nous suit jusqu'au bout ou… presque.
En effet, à Bodø, le ciel est voilé mais il ne pleut pas. Voilà qui est prometteur !
Il est 11 heures, notre ferry ne part qu'à 16 h 30 mais nous préférons placer immédiatement le camping-car dans la queue. Nous avons choisi l'île de Værøy (un seul départ par jour) comme première destination dans l'archipel des Lofoten au contraire de la plupart des touristes qui vont directement à Moskenes (plusieurs départs par jour).
De ce fait, notre véhicule est le deuxième dans la queue alors que plusieurs files à destination de Moskenes sont déjà complètes.
Jusqu'à 16 h 30, comment s'occupe-t-on, me diriez-vous.
Vu l'heure, on commence par préparer le repas, déjeuner et faire la vaisselle. On en profite aussi pour faire un peu de rangement et de nettoyage. Petite promenade sur le quai pour assister à l'arrivée d'un Express Côtier, ce "paquebot" desservant les principaux ports côtiers de Bergen à Kirkenes. Un spectacle à lui tout seul !
En début d'après-midi, on abandonne Pössl pour aller faire un tour en ville. A notre retour, les files d'attente se sont encore étoffées et l'animation ne manque pas.
A côté de nous, un motard suédois démonte sa machine. Derrière nous des Asiatiques arrivent du centre-ville les bras chargés de course. Plus loin des Français racontent leurs péripéties de voyage à des Belges. Puis les caissiers ne tardent pas à encaisser leur dû, le départ se précise, le ferry se remplit.
Ça y est, le navire lève l'ancre. C'est parti pour plus de six heures de navigation.
La mer très calme au départ finit par se former en cours de traversée. En revanche, bonne nouvelle, le voile nuageux se disloque pour laisser la place à un ciel uniformément bleu et à un soleil radieux.
A 20 heures, quand le ferry fait une escale à Røst, il fait un temps magnifique !
Cet archipel formé de 365 îles et skerries offre un contraste surprenant avec ses voisines plus au nord, très escarpées. A part un léger renflement au centre, l'île principale de Røstlandet, est plate comme une crêpe.
Elle attire 2,5 millions d'oiseaux de mer qui viennent nicher partout, y compris aux abords des habitations. Vers 22 h 30, après 6 heures de roulis et de tangage, nous approchons des côtes deVærøy, éblouis par le soleil encore très haut dans le ciel.
Une fois débarqués, nous regagnons aussitôt la côte nord de l'île où une piste en terre finit en cul-de-sac au niveau d'un petit parking. Deux autres voitures sorties du ferry nous ont déjà devancés. Leurs occupants, deux couples norvégiens, sont en train d'installer leur tente dans la lande.
Quant à nous, nous profitons du soleil de minuit avant de tirer les rideaux pour une bonne nuit pendant laquelle il fait aussi clair qu'en plein jour.
Distance parcourue dans la journée : 180 kilomètres
J18 : Jeudi 26 juin 2014
Yessss, le ciel est toujours bleu, le soleil radieux et malgré un petit vent froid, la journée s'annonce exceptionnellement belle sur Værøy.
Avant 9 heures, alors que nos voisins campeurs dorment encore, nous sommes déjà prêts à randonner.
Île montagneuse d'à peine 8 kilomètres de long, hébergeant 2 000 fois plus d'oiseaux de mer que d'êtres humains, Værøy est réputée pour ses plages de sable blanc, ses crêtes élevées, ses hameaux isolés et sa mer cristalline, à l'écart du reste des Lofoten plus touristiques.
Le ferry vers notre destination suivante, Moskenesøya, ne part qu'à 22 h 45. Nous avons donc toute la journée pour vérifier si Værøy est à la hauteur de sa réputation.
L'itinéraire à pied que nous avons choisi d'emprunter part directement du parking où nous sommes garés en direction du village abandonné de Måstad, situé sur la presqu'île Sud.
Le sentier, longeant le versant nord d'une montagne escarpée culminant à plus de 400 mètres, est malheureusement encore à l'ombre à cette heure-ci. Passant tantôt à flanc de falaise (attention au vertige), tantôt sur des rochers, tantôt sur des galets, il n'est pas aisé à fouler.
Il faut en permanence vérifier où l'on met les pieds si l'on ne veut pas se tordre une cheville ou marcher sur des oeufs ! Une fois l'isthme d'Eidet franchi, nous poursuivons au soleil et profitons de la vue merveilleuse sur la côte Est et les sommets de l'île.
Le chemin est maintenant plus large et grossièrement pavé par endroits. C'est le reliquat d'une tentative de liaison entre Måstad et le reste de l'île, avortée en raison de l'assaut répétitif de la mer.
C'est également cet isthme qui permettait aux pêcheurs d'antan de passer leurs barques de la côte Est à la côte Ouest.
Peu après, on commence à apercevoir le village au loin.
A 11 heures, nous atteignons les premières maisons.
Un panneau indique que ce village de pêcheurs comptait jusqu'à 150 habitants. Pour compléter leurs revenus, ils pratiquaient la chasse aux macareux à l'aide de chiens dressés à cet effet, appelés chiens à macareux (puffin dogs). Il subsiste environ 700 spécimens de cette race, tous issus de l'île.
L'endroit étant inaccessible par la route (seul le chemin de pêcheurs était praticable à pied) et également difficilement accessible par la mer en raison de forts courants et souvent du mauvais temps, le village fut abandonné.
Il ne reste aujourd'hui que quelques résidences secondaires.
De Måstad, on peut tenter l'ascension du Mahornet (431 mètres), une montée réservée aux randonneurs sportifs, précise le guide LP.
Aujourd'hui, on ne se sent pas à la hauteur. La sente, à peine visible et en dévers sur le flanc de la montagne, ne nous inspire pas confiance. On se contente des trois premiers lacets afin de bénéficier d'une vue intéressante sur le village avant d'en rester là.
Le retour par le même itinéraire nous fait découvrir des aspects insolites de cette côte auxquels on n'avait pas prêté attention précédemment.
Ici un profil aquilin tourné vers l'océan…
Là, un flotteur géant, ramené par la mer…
Ici et là, des plages aux eaux cristallines dignes des Seychelles, la chaleur en moins ;-)
Au loin, l'île de Moskenesøya où nous serons dès ce soir.
D'ici là, poursuivons la découverte de Værøy, il est à peine 15 heures. Une carte affichée au niveau du parking permet rapidement de faire un point. Après les 15 kilomètres que nous venons de parcourir, nous cherchons quelque chose de light.
Une balade facile de 2 kilomètres vers le phare de Kvalnes nous convient parfaitement.
Aussitôt vu, aussitôt décidé ! Le camping-car est déplacé jusqu'à l'extrémité opposée de l'île. En cours de route, d'autres belles plages !
A travers une prairie fleurie, c'est l'occasion d'observer cette délicate orchidée, Orchis rouge sang !
Le nez en l'air pour suivre le vol des goélands, le nez par terre pour suivre le sautillement des huitriers pie… Les yeux posés sur la ligne de crête ou rivés sur l'horizon… .. chemin faisant jusqu'au phare, nous goûtons à la solitude de Værøy.
Pour finir, il nous reste à jeter un œil sur Sørland, le village principal de l'île, bien emmitouflés et encapuchonnés en raison d'un vent glacial pendant que les enfants de Værøy en petite tenue, s'amusent à des jeux d'eau dans leur jardin. C'est l'été, finalement !
Frigorifiés, nous finissons pas nous réfugier dans le camping-car et à nous placer dès 19 heures dans la queue pour le ferry de 22 h 45. A cette heure, nous sommes les troisièmes de la file (au final sur une dizaine de véhicules seulement).
Popote, dîner et tâches diverses nous occupent jusqu'au départ du ferry qui, avec près d'une heure de retard, se fait ardemment désirer et par la même nous fera arriver bien tard à Moskenes.
Il est plus d'une heure du matin quand nous stationnons Pössl à l'extrémité Sud de l'île de Moskenesøya, après le village et le tunnel de Å, curieusement en même temps que nos voisins campeurs de la nuit dernière.
Sur le parking de Å, tout le monde dort déjà. Nous nous dépêchons d'en faire autant, après une journée à rallonge… inoubliable.
Værøy a été à la hauteur de nos attentes. Espérons qu'il en sera de même des autres îles des Lofoten !
Distance parcourue dans la journée : 20 km en véhicule et autant à pied !
Village de Måstad à Værøy

Moskenesøy : Des rorbuer de Å à… la plage de Kvalvika
J19 : Vendredi 27 juin 2014
Réveillés en fanfare par le raffut des goélands, notre premier coup d'œil va au ciel. Nous sommes immédiatement rassurés, il fait un temps magnifique.
Les six prochains jours seront consacrés à la traversée des îles Lofoten, du sud au nord. Nous n'aurons plus à utiliser de ferry, les îles sont maintenant toutes reliées entre elles par des ponts ou des tunnels sous-marins. L'E 10 qui les traverse d'un bout à l'autre a été classée route touristique nationale.
Semblables à un dragon marin hérissé, les îles Lofoten se présentent comme une chaîne de montagnes boisées surgie de la mer, entrecoupée de lacs et de fjords abritant des baies aux eaux claires et des villages pittoresques.
Nous sommes pour le moment à Moskenesøy, la plus méridionale des Lofoten, plus précisément à la pointe sud, à proximité du village de Å.
Avant de poursuivre plus loin, un petit tour à pied s'impose pour explorer le bout de la péninsule.
Côté mer s'étend le Vestfjord séparant l'archipel du continent d'où surgissent les contreforts de l'île de Varøy.
L'océan est d'un calme impressionnant et le sentiment de solitude à peine rompu par le joyeux piaillement des goélands et le clapotis de la mer juste ridée.
A l'opposé, côté terre, les pêcheurs commencent à s'activer dans le village de Å (qu'on prononce O) mais à cette heure, la localité reste encore préservée des touristes qui la visitent en nombre tous les jours.
Avec sa rangée de rorbuer rouges (ces cabanes traditionnelles de pêcheurs) le long du rivage, avec ses séchoirs à poisson et sa colonie d'oiseaux de mer, c'est l'un des villages les plus typiques de l'archipel.
Mais Moskenesøy, ce sont également des reliefs escarpés aux sommets desquels la vue est époustouflante. C'est le cas des environs de Reine que l'on admire depuis les hauteurs de Reinebringen. Bien que réputée difficile avec 450 mètres de dénivelé pour 1,3 kilomètre seulement, cette randonnée est notre objectif prioritaire.
Pourtant, au pied de la montée, un panneau va immédiatement semer le doute. Est-ce vraiment prudents de nous lancer sur un terrain aussi difficile ?
Stimulés par les magnifiques panoramas vus en photos, nous attaquons la grimpette avec courage mais très vite le doute refait surface. Le terrain est instable, des pierres se dérobent sous nos pieds, la terre s'effrite à notre passage. La montée est verticale à tel point qu'on a l'impression de faire du sur-place. Même en multipliant les pauses, nous n'arrivons pas à récupérer alors que des jeunes nous dépassent en avalant les dénivelés quatre à quatre. Le moral est dans les chaussettes !
Les difficultés se corsent encore avec un ultime passage scabreux sur les racines d'un arbre laissées à nu par un éboulement de terre. Craignant que la suite ne soit pire, nous abdiquons, préférant ne pas prendre davantage de risques. Tant pis pour Reinebringen et ses vues fabuleuses, on se contentera d'admirer le village d'en bas. On a gravi 200 mètres sur les 450 prévus.
Mais pas question de rester sur un échec. Nous planifions immédiatement une nouvelle randonnée pour l'après-midi tout en veillant à rester plus raisonnables dans nos choix. La plage de Bunes, accessible en 1 heure à pied après une traversée du Reinefjord en bateau, aurait pu convenir mais les horaires du navire ne nous arrangent pas.
C'est alors une autre plage que nous retenons, Kvalvika ou plage de la Baleine, située sur la côte nord de Moskenesøy. Si le point de départ de cette nouvelle balade n'est qu'à quelques kilomètres à vol d'oiseau, la configuration de l'île impose un détour afin de contourner son centre montagneux. En outre, des travaux titanesques sur l'E10 ralentissent considérablement le trafic, réduisant la chaussée à une voie imposant une circulation alternée. Mais nous ne sommes pas pressés, ce sont les vacances ! Ce ralentissement nous permet de profiter encore mieux des paysages.
Les belles vues se succèdent tout au long de cette route touristique nationale.
Les ponts aussi participent à l'harmonie des lieux.
Sur le trajet, Hervé s'arrête pour acheter l'objet indispensable aux Lofoten, une canne à pêche, qu'il espère étrenner dès ce soir.
Mais avant cela, allons voir à quoi ressemble cette fameuse plage. Quatre jeunes Français, rencontrés au départ de la randonnée, nous rassurent en qualifiant le parcours de "très chouette".
Après avoir traversé un terrain tourbeux sur des planches, le sentier prend la direction d'un col, tout en laissant derrière lui un fjord échancré d'où surgit une chaine montagneuse et un chapelet d'îlots.
Au bout d'une demi-heure, si l'on commence à apercevoir la plage, il faut compter une bonne demi-heure de plus pour atteindre l'étendue de sable.
Une fois arrivés, quel plaisir de marcher pieds nus sur le sable. Quant à se baigner, c'est une autre histoire. Avec un vent glacial, le froid ressenti nous paraît inférieur à la douzaine de degrés affichés par le thermomètre. Tremper les orteils dans l'eau est déjà un exploit.
Retour au camping-car à 18 heures après une randonnée de 6 kilomètres en 2 heures et demie, pause sur la plage comprise, avec 200 mètres de dénivelé. Très chouette, effectivement et plage magnifique.
Il nous reste alors à rallier le port de Ramberg, sur l'île de Flakstadøy toute proche, où j'avais repéré une possibilité de stationnement pour la nuit ainsi qu'un point d'approvisionnement en eau.
Quelques pêcheurs, Français de surcroît, sont déjà en train de taquiner le poisson. Il n'en faut pas davantage à Hervé pour déployer sa canne et se joindre à eux. Ni une ni deux, mais huit petites morues mordent à l'hameçon. Les plus petites feront le régal des mouettes, les autres gagneront le réfrigérateur en attendant de passer à la poêle demain midi.
Avec un excellent spot de pêche, un point d'eau disponible à volonté et un lieu de stationnement spacieux, le port de Ramberg sera notre abri pour la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 50 km
Plage de Kvalvika

Flakstadøy : Des orques entre Nesland et Nusfjord
J20 : Samedi 28 juin 2014
Avec le maintien du beau temps, nous poursuivons notre découverte des Lofoten, aujourd'hui l'île de Flakstadøy qui comme sa voisine Moskenesøy ne manque pas de sommets panoramiques.
Parmi les randonnées possibles, j'avais sélectionné celles vers Volandstinden, Nesheia ou Hestræva, toutes rangées dans la catégorie "difficulté moyenne" malgré leur dénivelé conséquent. Mais après l'expérience d'hier, nous sommes méfiants. Si elles sont toutes du même acabit que celle d'hier vers Reinebringen…
C'est pour cette raison que nous choisissons finalement de relier Nesland à Nusfjord, un parcours classé facile, sur un sentier de bord de mer. Un itinéraire que nous avions écarté au moment de la préparation, Hervé trouvant qu'il manquait de hauteur.
C'est l'occasion de vérifier si son jugement était fondé.
A 8 h 30, nous sommes déjà à pied d'œuvre dans le village de Nesland et dix minutes plus tard, le village laissé derrière nous, a l'air d'une miniature.
Le sentier suit effectivement le bord de mer. Jusque là, pas de difficulté. En outre, le parcours est au soleil et à l'abri du vent, ce qui est un avantage incontestable.
Ajoutez à cela de belles vues sur l'océan ! Ce début est bien plus prometteur qu'il n'y paraissait.
Mais il n'a cependant rien d'une promenade tranquille. De petites montées suivies d'autant de descentes demandent des efforts sans relâche.
Sur une butte, nous nous accordons volontiers une pause devant une mer aussi lisse qu'une nappe d'huile, survolée par quantité d'oiseaux.
Quand, tout à coup, là… au ras de l'eau… Pschiiii ! N'est-ce pas un souffle ?
Pas de doute, c'est un groupe d'orques. D'ailleurs, en prêtant l'oreille et bien qu'elles soient à 200 mètres du rivage, on les entend nettement souffler.
Médusés et tout excités par cette rencontre inattendue, nous suivons leurs gracieuses évolutions. Même les chalutiers en train de pêcher sur le site s'écartent pour les laisser passer.
Quand elles s'éloignent définitivement, nous reprenons le cours de notre randonnée, décidément loin d'être une balade du dimanche.
Bientôt c'est un labyrinthe rocheux qui nous obligera à chercher notre passage, à revenir sur nos pas, à sauter d'un bloc à l'autre avant de nous en extraire par une échelle.
Au bout de deux heures, à l'approche de Nusfjord, la côte rocheuse commence à s'égayer du rouge vif des maisons traditionnelles, d'abord isolées, puis plus serrées autour du port.
Avec ses maisons sur pilotis, ses pontons de bois, ses bateaux de pêche aux couleurs pimpantes, le village est vraiment ravissant. Un véritable tableau de carte postale !
Bref, contrairement à nos a priori, c'est une randonnée qui vaut le coup pour les paysages, les deux beaux villages et surtout pour une possible rencontre avec des mammifères marins. On aurait eu tort de l'écarter !
En tout : 12 kilomètres, 5 heures visite et pauses comprises, 500 mètres de dénivelés cumulés (mine de rien !). Une randonnée, certes facile, mais en raison de deux ou trois difficultés, pas tout à fait une promenade de santé.
En tout cas, à l'issue d'une bonne demi-journée de marche au soleil, nous ressortons avec plaisir short et sandales, l'été norvégien semble de retour.
D'ailleurs même les moutons ressentent le besoin de se rafraîchir les pattes.
Mais, en cours d'après-midi, de retour du côté de Ramberg, l'atmosphère est toute autre : mer agitée, vent et froid +++. Sandales et shorts sont à nouveau rangés.
Alors même que la plage de Ramberg offre tous les attributs d'une grève tropicale, le bonnet de laine est plus approprié que le bonnet de bain.
En revanche, ce temps est idéal pour la pêche et depuis le quai de Ramberg, la prise est aussi bonne que la veille. Deux gros lieus jaunes vont améliorer l'ordinaire et finir à la casserole pour le dîner.
Bien que Ramberg nous plaise beaucoup, nous avons un autre projet pour la fin de soirée : assister au soleil de minuit. Dans cet objectif, il faut trouver un lieu orienté au nord. On n'aura pas à aller bien loin. Peu après la sortie de Ramberg, un spot en bord de mer répond parfaitement à nos attentes. Un motocycliste allemand y a déjà planté sa tente, une voiture y est également garée. Dans notre Pössl, nous leur tiendrons compagnie.
Dans un premier temps, nous restons à l'abri dans le camion, à contempler le ciel que les nuages décorent de traînées d'or. Il est un peu plus de 23 heures.
Vers 23 h 30, nous tentons une courte sortie sous la lumière arctique.
Mais, brrr, le vent est si glacial que nous rajoutons un Kway par-dessus deux vestes polaires et un épais coupe-vent. Malgré toutes ces épaisseurs, le froid nous transperce si bien que notre seul souhait est de vite, vite nous mettre sous la couette sans attendre les douze coups de minuit.
A minuit pile, notre carrosse ne s'est pas transformé en citrouille (ouf !) mais nous avons entendu la voiture garée à côté de nous quitter discrètement les lieux, nous laissant seuls en compagnie du campeur allemand.
Distance parcourue dans la journée : 35 km
Nusfjord

Plongées dans le Vestfjord et pêche à Henningsvær
J21 : Dimanche 29 juin 2014
Si la Norvège est principalement connue pour ses fjords et ses glaciers, elle possède également des fonds sous-marins intéressants, ce qui ne pouvait échapper à mon plongeur de mari.
La plongée avec bouteilles se pratique dans plusieurs régions du pays, notamment dans le Sud autour de Kristiansand, dans l'Ouest autour de Bodø et bien entendu ici, dans l'archipel des Lofoten, plus particulièrement autour de Ballstad sur l'île de Vestvågøy. C'est là que nous avons repéré le centre de plongée "Lofoten Diving" mais n'avons fait aucune réservation.
C'est donc cette direction que nous prenons ce matin afin d'aller aux renseignements et voir s'il est possible de programmer une ou deux plongées dans les prochains jours.
Je ne vous fais pas de long laïus à propos de météo, il fait toujours aussi beau quoique toujours frais (10 degrés seulement en milieu de matinée).
Ballstad se trouvant sur l'île voisine de Vestvågøy, nous passons, comme si de rien n'était, d'une île à l'autre par un tunnel sous-marin.
Au passage, toujours de belles plages mais aussi des pâturages et des exploitations agricoles. Derrière leur enclos, ces belles vaches Highland nous regardent avec curiosité, à moins que ce soit le contraire ;-)
Le centre de plongée est dirigé par Daniel, secondé pour la saison par Robert, un journaliste, photographe et moniteur de plongée suisse. Ils nous réservent un accueil chaleureux.
Daniel propose à Hervé soit de faire une plongée illico et une autre dans l'après-midi soit d'en faire une première cet après-midi et une deuxième demain matin.
Il s'agit bien sûr de plongée en combinaison étanche, une pratique qu'Hervé a déjà pu expérimenter en Islande l'été dernier.
Après réflexion, nous optons pour la deuxième proposition afin de laisser au plongeur le temps de se préparer mentalement à l'exercice. Rendez-vous est pris pour 15 heures.
Entre-temps, nous poussons jusqu'au port de Ballstad. Tourné vers l'industrie du poisson, la localité n'a cependant pas le charme des autres villages précédemment visités.
Dès 14 heures, le plongeur fébrile nous ramène devant le local de plongée. C'est que la préparation demande plus de temps que la plongée elle-même.
Je laisse la parole au plongeur : " Cette première plongée est une plongée de réadaptation sur un site à cinq minutes en bateau. La mer est calme, l'eau à 9 degrés avec une visibilité de 8 à 10 mètres sans courant. En binôme avec Robert, nous flânons tranquillement à 6/8 mètres de profondeur tout en observant poissons et petits organismes marins : nudibranches, étoiles de mer, éponges, lompe en train de couver ses œufs et... un curieux organisme : le cténophore (macroplancton)
Bref, une plongée toute en minutie et en douceur pour une réadaptation réussie".
Au retour, chargé comme un baudet… mais ravi et impatient de renouveler l'expérience demain matin.
La journée a filé à toute vitesse, il est déjà l'heure de trouver un lieu de bivouac pour la nuit. J'avais noté que le stationnement des camping-cars était toléré en surplomb de la magnifique plage d'Uttakleiv. Ce n'est qu'à 20 kilomètres, on s'y rend sur le champ.
La plage est sublime effectivement.
En plus, à l'extrémité du parking, l'ancienne route contournant la montagne est devenue un chemin de randonnée et un excellent prétexte à une belle promenade.
Distance parcourue dans la journée : 90 km
J22 : Lundi 30 juin 2014
Pas de changement côté météo, il fait invariablement beau et toujours frais (11 degrés). Comme d'habitude et bien qu'il soit déjà 8 h 30, nous sommes les premiers à bouger notre camping-car. C'est à croire que les camping-caristes sont adeptes de grasses matinées.
Retour à Ballstad pour une deuxième plongée, aujourd'hui, sur une épave.
Il s'agit d'un bateau de pêche islandais ultra-moderne, le "Gudrun Gisladottir" qui a heurté un rocher dans le détroit de Napp, entre les îles de Flakstadøy et Vestvågøy le 18 juin 2002. Après plusieurs tentatives de remorquage, les pompes de renflouages sont tombées en panne. Les secours ont été obligés de le laisser sombrer. Le bateau coula le lendemain de l'accident, près de Ballstad, à vingt minutes en bateau du centre de plongée. Il repose sur un lit de sable à 40 mètres de fond.
C'est Hervé qui vous conte la suite :
"Après un briefing très détaillé, c'est avec Daniel et un jeune stagiaire norvégien que je fais équipe aujourd'hui pour une plongée plus engagée le long de la coque du navire entre 35 et 40 mètres de profondeur. Tout le matériel est encore sur place. La cabine de pilotage toujours intacte a été investie par des morues et des éponges.
Visibilité 10 à 12 mètres. Pas de courant.
D'une façon générale, ces deux expériences m'ont permis d'approfondir la pratique de la plongée en combinaison étanche que je pense maintenant maîtriser parfaitement ou… presque ! "
A l'issue de la plongée, Hervé s'offre un bain supplémentaire dans un bac d'eau douce, une façon originale de rincer le matériel. Il a l'air d'apprécier !
Après cet intermède "Lofoten under the sea", nous reprenons la découverte terrestre de l'archipel mais à partir de maintenant, en faisant un peu les choses dans le désordre.
En effet, pour ne pas trop solliciter la résistance du plongeur, nous irons d'abord sur l'île de Austvågøy visiter tranquillement Henningsvær cet après-midi avant de revenir demain pour approfondir l'exploration de Vestvågøy.
Nous traversons Austvågøy par la très belle route 815 en passant au pied du Justadtinden que nous gravirons demain. Ensuite, c'est la 816 qui finit de nous conduire à Henningsvær.
Situées sur un étroit promontoire au pied de pics escarpés, les jolies maisons sur pilotis valent au village le surnom de "Venise des Lofoten", une appellation sans doute un peu exagérée mais un lieu agréable et branché où il fait bon flâner entre cafés et galeries d'art.
On y repère, pour le dîner, le restaurant Fiskekrogen qui nous semble bien alléchant jusqu'à ce que… depuis un ponton voisin, Hervé ne fasse une pêche miraculeuse : cinq gros maquereaux (d'un kilo chacun) et beaucoup d'autres s'il avait insisté. Il en donne deux à un touriste luxembourgeois qui l'observait depuis la fenêtre de sa résidence.
Dans ces circonstances, ce sera dîner maison avec au menu… devinez quoi ? Ce dîner et la nuit à venir ont pour décor la plage de Rorvika, à l'intersection de l'E10 et de la 816, alors qu'une brume épaisse commence à couvrir les sommets. Annoncent-ils un changement météo ?
Distance parcourue dans la journée : 110 km
Cténophore

Vestvågøy : du sommet du Justadtinden à la plage d'Eggum
J23 : Mardi 1er juillet 2014
Les nuages d'hier soir ont-ils pris le dessus ? Non, pas du tout, il fait toujours un temps magnifique en ce premier jour du mois de juillet.
Comme je l'avais précisé antérieurement, nous retournons sur nos pas aujourd'hui jusqu'à Justad afin de randonner.
Comme hier, nous reprenons la 815 presque jusqu'à Leknes, ce qui nous permet de revoir ces mêmes paysages à la fois côtiers et montagneux sous un autre angle.
En passant d'une île à l'autre, ce pont très esthétique mérite un court arrêt.
Pour une fois, nous ne sommes pas très matinaux. Le temps de faire le trajet jusqu'à Justad, il est déjà 10 h 45.
Nous avons retenu la randonnée vers les crêtes du Justadtinden pour deux raisons. Bien que ce soit un parcours long (14 km AR pour 900 mètres de dénivelé), il semblait à notre portée car nous sommes meilleurs en endurance qu'en vitesse. L'abandon à Reinebringen a sérieusement ébranlé notre confiance en nous.
L'auteur du site Internet rando-lofoten parle d'un "festival de panoramas", on ne veut pas rater ça, alors zou, en avant !
Pour commencer, le sentier suit tout en douceur la ligne de crêtes. Au bout d'un quart d'heure de marche, déjà un premier aperçu sur une vaste lande avec la petite ville de Leknes en arrière-plan !
Plus on monte, plus la vue s'élargit, dominant maintenant une zone de lacs et de tourbières. Au fond, le Vestfjord et les contreforts des îles voisines.
Ensuite, le parcours se fait plus raide, en traversant une grande prairie d'altitude avant d'atteindre le sommet, malheureusement un peu couvert. Il est 13 heures.
Mais quelques trouées plus claires vont malgré tout nous permettre d'assister au festival de panoramas.
Sur le chemin du retour, un dernier coup d'œil au Justadtinden.
Arrivée au camping-car à 15 h 15.
Bilan : une très belle randonnée, certes longue (14 km aller/retour), avec un dénivelé cumulé de 900 mètres, mais sans difficulté technique, faite en 4 heures et demie pauses comprises (au lieu des 5 à 6 heures annoncées).
Bref, voilà de quoi regonfler notre ego ;-)
La journée étant déjà bien entamée, on peut dès à présent réfléchir à une destination pour la nuit. Parmi les différents repérages que j'avais faits, j'étais particulièrement attirée par la plage d'Eggum, réputée très belle et par ailleurs idéale pour assister au soleil de minuit. C'est à une trentaine de kilomètres, on y fonce illico.
Pour changer un peu, nous traversons cette fois l'île de Vestvågøya par la E10 avant de tourner vers le nord, en direction d'Eggum.
La piste continue après le village et s'arrête en cul-de-sac à l'entrée de la réserve naturelle. C'est là que le stationnement des camping-cars est permis, moyennant 100 couronnes à payer au café du site. Un contrôle est effectué en fin de soirée, resquilleurs s'abstenir !
C'est un très beau spot très prisé, complété par un bel itinéraire de randonnée entre Eggum et Unstad, l'occasion d'une petite marche postprandiale.
Le chemin suit le bord de mer. Pourtant, ce décor, juste en retrait de la côte, pourrait faire croire à un paysage de montagne.
Le clou du parcours reste cependant cette sculpture, faisant partie du projet "Skulpturlanskap", 33 œuvres d'art modernes et originales, se mariant parfaitement avec le paysage, réparties dans toute la région du Nordland.
Celle-ci, intitulée Hode (ou Head) est l'œuvre du Suisse Markus Raetz. A première vue, une simple tête de granit.
Mais, en tournant autour du socle, vous finissez par voir et avoir la tête à l'envers ;-)
C'est donc un peu tourneboulés, la tête remplie d'un festival d'images, que nous nous retirons dans notre camion pour une soirée sous les rayons du soleil de minuit.
Distance parcourue dans la journée : 80 km
Du sommet de Justadtinden

Mont Hoven (Gimsøy) et retour sur le continent
J24 : Mercredi 24 juillet 2014
Cette dernière journée sur les îles Lofoten promet encore d'être radieuse. Pas un nuage dans le ciel, déjà 12 degrés ce matin mais il fera jusqu'à 18 dans la journée. Chic, ça se réchauffe ! Dès 8 heures, c'est parti pour l'île de Gimsøy !
A sa pointe nord se dresse le mont Hoven (368 mètres), une montagne solitaire et facile à gravir, offrant des vues paradisiaques, paraît-il.
Une randonnée facile (4 km, dénivelé 400 mètres, 2 heures).
Sa silhouette massive qui tranche avec les crêtes acérées du reste des Lofoten inspire confiance.
A ses pieds quelques maisons de vacances dans un cadre bucolique et paisible ! Nous sommes séduits !
Le sentier menant au mont débute près du golf en chantier. Pour cette raison, le début est un peu confus. Mais, une fois sur la trace, l'ascension est aisée et le rapport qualité/effort excellent.
Du sommet du mont Hoven, nous contemplons des panoramas époustouflants. Entre rêve et réalité, nous nous imaginons transportés dans un coin du monde plus exotique.
Nous ne connaissons pas (encore) la Nouvelle-Calédonie maisce marais n'a-t-il pas des airs de famille avec le Cœur de Voh rendu célèbre par le photographe Yann Arthus-Bertrand.
Cette anse de sable blond aux eaux cristallines n'a-t-elle pas tous les attributs d'une plage tropicale des Caraïbes ou de l'océan Indien ?
Avec son eau turquoise, dans laquelle on imaginerait volontiers des bancs coralliens, et sa chaîne montagneuse tombant dans l'océan, on se croirait presque en Polynésie.
Il ne manque que la chaleur ? Oui, mais ça se réchauffe, je vous l'assure.
Quand nous nous arrêtons sur l'E10 (peu après le camping de Lingvaer) pour nous amuser avec nos reflets et ceux des montagnes derrière nous, nous sommes déjà en bras de chemise. Nous n'avons pas encore détaché nos bas de pantalon mais ça ne saurait tarder.
"Miroir, mon beau miroir". Cette drôle d'installation fait elle aussi partie du projet "Skulpturlanskap". Sans titre, œuvre de l'artiste américain Dan Graham, elle sublimise les magnifiques paysages des Lofoten où chacun compose son propre tableau. Nous créons le nôtre.
Quelques heures plus tard, en nous promenant dans la petite ville de Svolvær, la tenue des touristes et des locaux ne trompe pas. En arborant sandales, shorts, petites robes et manches courtes, ils signent le retour de la douceur voire de la chaleur en plein midi.
D'ailleurs partout le long des fjords bordant l'E10 puis la Fv 888, les Norvégiens pratiquent le bain de soleil (à défaut du bain tout court pour l'instant).
A la pointe nord de l'île de Austvågøy, peu après Delp sur la rive du Grunnfjord, nous en faisons autant, un long bain de pied et de soleil avant de nous mettre à la recherche du lieu idéal où passer la nuit tout en étant bien orienté pour profiter le plus longtemps possible des rayons du soleil.
Nous n'aurons pas à chercher bien loin. Moins de 10 kilomètres plus loin, au niveau du hameau de Sande, nous nous dirigeons vers l'église et le cimetière en sachant qu'il y a toujours un parking à proximité de ce type de lieu. Après le cimetière, une trace mène à un ancien terrain de sport au bord d'une plage.
L'endroit est parfaitement orienté et aussitôt adopté. Quant à la plage, elle est le domaine de sternes arctiques, très agressives. Nous comprendrons vite à quoi peut bien servir le bâton surmonté d'un casque de chantier planté à l'entrée de la grève. Hervé met le casque, je brandis le bâton pour nous mettre à l'abri des coups de bec des sternes sur nos têtes. Ainsi protégés nous pouvons nous aventurer jusqu'au bord de l'eau.
On pensait rester seuls dans cette péninsule un peu isolée. Que nenni ! L'emplacement de notre camping-car visible depuis la route en attire bientôt deux autres : un petit camping-car rouge conduit par un papy allemand puis un petit combi qui repartira rapidement. Le premier nous tiendra compagnie pour la soirée.
On pensait veiller jusqu'à minuit mais après 22 heures, on s'effondre. Dans notre demi-sommeil, on entend le camping-car rouge démarrer et quitter les lieux sans doute une fois les douze coups de minuits sonnés.
Quant à nous, en ouvrant un œil puis deux à 2 heures du matin, nous ne sommes pas près d'oublier le spectacle qui s'offre alors à nos yeux à présent grands ouverts.
Un dégradé de rose sur un ciel toujours bleu et un soleil malgré l'heure tardive (ou matinale, c'est comme on veut) toujours aussi brillant.
Distance parcourue dans la journée : 135 km
J25 : Jeudi 3 juillet 2014
Ce matin, c'est une douceur inhabituelle qui nous tire du lit. Surprise, il fait déjà 18 degrés à 8 heures. La hausse des températures a donc bien l'air de se confirmer.
Mais toutes les bonnes choses ayant une fin, c'est aujourd'hui que nous quittons l'archipel des Lofoten pour retrouver le continent.
Ce séjour a dépassé nos attentes avec un temps splendide durant sept jours consécutifs, des paysages montagneux et côtiers sublimes, de magnifiques randonnées et des lieux de bivouac exceptionnels. Ce fut un enchantement permanent !
Alors, en empruntant pour la dernière fois cette route touristique E10 à destination du ferry de Lødingen, c'est avec un brin de nostalgie que nous voyons disparaître les pics escarpés des Lofoten au profit des monts plus arrondis des Vesteralen.
Un nouveau pincement au cœur en embarquant sur le ferry à destination de Bognes et en faisant définitivement nos adieux au grand Nord ! En prenant résolument la direction du sud, il faut nous rendre à l'évidence, notre voyage entre dans sa phase retour. Dans dix jours, nous serons à Hanovre.
Mais d'ici là, il reste encore beaucoup de découvertes à faire.
En ayant privilégié de petites étapes sur les Lofoten et un rythme cool pour notre Pössl, maintenant qu'il faut rentrer, il va falloir mettre les bouchées doubles. Les vacances, c'est fini pour Pössl. Il va devoir rouler car plus de 200 kilomètres nous séparent de notre destination du soir, dans les environs de Bodø.
Dans l'immédiat, c'est facile, il suffit de suivre la file sortie du ferry et de descendre plein sud par la route Arctique (E 6) jusqu'à Fauske.
Au passage, ces dômes granitiques nous font penser aux reliefs de Yosemite (USA)
Le ciel devient tristounet en progressant vers le Sud. Sur la 80, entre Fauske et Bodø où nous sommes déjà passés il y a huit jours, il pleuviote tout comme la dernière fois.
En optant, un peu avant Bodø, pour la fameuse route Côtière (Kystriksveien ou Rv 17), le temps est à peine meilleur. Il ne pleut plus mais il fait gris sur Saltstraumen et les températures sont paradoxalement inférieures à celles de ce matin plus au nord.
C'est ici qu'on peut observer le maelström le plus puissant du monde. Le phénomène est le plus spectaculaire au moment du changement de marée soit entre 21 et 22 heures aujourd'hui.
Dans le détroit de Saltstraumen, long de 3 kilomètres et large de 150 mètres, la marée provoque le déversement d'un fjord dans un autre. Toutes les six heures, 400 millions de mètres cubes d'eau déferlent à une vitesse de 20 nœuds dans un sens, puis dans un autre, créant d'impressionnants remous et tourbillons.
En attendant, nous pensions nous installer au camping en bord de fjord, mais quand nous découvrons à quoi ressemble le camp, une concentration d'une centaine de mobilhomes et de trailers, nous changeons aussitôt d'avis.
Pendant que je profite discrètement de la buanderie du camp, Hervé tire une nouvelle fois le dîner du fjord, à savoir trois beaux lieus qui lui sautent littéralement dans les bras ou… presque !
Après avoir jeté un coup d'œil aux tourbillons du maelström, nous reprenons la route vers 22 heures afin de trouver un lieu de bivouac plus confidentiel. A proximité du hameau de Valnes, à l'écart de la route 17, nous trouvons notre bonheur : un tout petit parking (2 places max) au bord d'une rivière.
Cette étape de transition n'était pas spécialement exaltante mais néanmoins incontournable pour accéder à partir de demain et pour les trois prochains jours aux plus jolis paysages de la route Côtière. Avec le retour du soleil, espérons-le !
Distance parcourue dans la journée : 325 km
Au sommet du mont Hoven

Sur la route Côtière (Rv 17) : le glacier occidental du Svartisen
J26 : Vendredi 4 juillet 2014
Réveillés à 4 heures du matin par un bruit de portières qui claquent, sans doute d'un véhicule ayant partagé notre emplacement sans qu'on sans aperçoive, on en profite pour démarrer la journée à l'aube.
L'étape prévue aujourd'hui sur la route de la Côte va être extrêmement variée en moyens de locomotion. Par conséquent elle risque aussi d'être plus longue que la normale en raison d'éventuels délais d'attente. Nous utiliserons alternativement - le camping-car pour les quelques 230 kilomètres de route - le ferry à deux reprises, en complément de la route - le bateau pour traverser un fjord (le Holandsfjord en l'occurrence) - le vélo pour aller et revenir du débarcadère au point de départ du trail prévu - enfin, nos pieds pour atteindre la base de la langue glaciaire occidentale du Svartisen.
Le premier bateau traversant le Holandsfjord part à 7 h 45. L'embarcadère se trouvant à 130 kilomètres d'ici, il n'est pas trop tôt de partir à 5 heures.
Sur le trajet, le temps est hésitant. Le ciel bleu azur d'où jaillit tel un feu d'artifice un bouquet de nuages vire progressivement au gris maussade.
A Holand, je m'attendais à un quai envahi de cars de touristes. Or nous trouvons un tout petit embarcadère en bois, très mal indiqué et désert.
A 7 h 45, nous sommes les seuls à faire la traversée du fjord, mais peu s'en est fallu qu'on ne rate le départ du bateau. On était pourtant en avance mais l'endroit que j'avais noté était en réalité le centre des visiteurs, à deux kilomètres de l'embarcadère réel. C'est ballot ! Heureusement un habitant du coin nous a remis sur le droit chemin in extremis.
Juste le temps de garer le camion avant de sauter à bord de l'embarcation et déjà on voit le profil du glacier Svartisen apparaître entre deux sommets.
Une fois débarqués sur la rive opposée, il nous reste à contourner le lac glaciaire, un parcours de 3 kilomètres pas particulièrement attrayant alors la commune a prévu des locations de vélos. Il suffit de se servir dans le lot disponible et on paie au retour sur le bateau. Quelques coups de pédale et le tour est joué.
Sur le trajet, pas un chat mais… une famille de moutons, sans doute un peu surprise de nous trouver sur son chemin à cette heure matinale. Les petits, très craintifs, se pressent contre leur mère.
Après avoir laissé maman brebis à ses moutons, intéressons-nous au glacier. En suivant les petits cailloux, nous arrivons en bordure de la langue glaciaire, si près qu'on pourrait la toucher.
Fascinante et d'autant plus impressionnante que nous profitons tout seuls de ce spectacle !
Par un étroit cheminement granitique, nous accédons ensuite à une petite cabane surplombant le lac. De la terrasse le regard balaie l'ensemble du site, ce qui permet de réaliser que ce bras occidental du Svartisen rejoint (presque) la mer. Cette particularité lui vaut d'être le glacier le plus bas d'Europe continentale.
Un dernier coup d'œil à la coulée de glace depuis la rive du lac, après une descente un peu glissante sécurisée par des chaînes et balisée de marques rouges.
A 11 heures, le bateau nous attend pour le retour. Non, pas celui-ci - qui est un voilier privé appartenant à une famille belge de Bruxelles - mais le suivant...
Tiens, y a-t-il un capitaine dans le bateau ? Non ? Heureusement que je suis là pour prendre la barre !
Après cette sympathique excursion, c'est reparti sur la route, mais seulement pour une quinzaine de kilomètres. A Forøy la route 17 cède la place à un ferry qui nous dépose à Agskardet dix minutes pus tard. On remet ça une deuxième fois entre Jektvik et Kilboghamn.
Des passages en ferry très agréables permettant de changer de rythme et d'agrémenter la journée de voyage, d'autant qu'il fait à présent très beau.
La deuxième traversée, plus longue que la première (soixante minutes) se double du passage nord-sud du cercle Arctique. Cette fois, le soleil de minuit, c'est bien fini et la descente vers le sud vraiment confirmée.
Mais aujourd'hui nous n'irons guère plus loin. Vers 17 heures, un peu après Stokkvågen, au pied de ce drôle de sommet en forme de sombrero, nous décidons de nous poser.
J'y avais repéré deux possibilités de stationnement. Après avoir testé les deux, nous finissons par revenir à la première, une aire de pique-nique agréablement située en surplomb du fjord, doublée d'un accès aux rochers pour pouvoir pêcher.
L'activité de la soirée est donc toute trouvée pour Hervé. Tandis qu'il lance sa ligne, je déplie ma chaise pour une délicieuse soirée au bord de l'eau.
Les températures grimpent de jour en jour. Avec 20 degrés au thermomètre en cette fin d'après-midi (bien davantage au soleil), la casquette devient indispensable.
Le pêcheur, ici en pleine action, mettra une nouvelle fois un maquereau dans nos assiettes.
C'est par un bivouac solitaire (aucun autre véhicule ne viendra nous rejoindre) que s'achève cette journée très variée en activités.
Distance parcourue dans la journée : 210 km
Glacier occidental du Svartisen

Helgelandsbrua, Torghatten et Trælneshatten : par monts et par ponts sur la Rv 17
J27 : Samedi 5 juillet
Déjà 20 degrés de bon matin, il flotte sur la côte norvégienne un petit air de côte d'Azur. Alors pas le temps de traîner. Par un si beau temps, nous sommes au volant dès 7 heures en poursuivant la route 17.
Notre destination finale devrait être Brønnøysund, à environ 200 kilomètres.
Mais comme hier notre itinéraire ne se fait pas d'une traite, il comprend aujourd'hui trois passages en ferry. C'est la particularité de cette route Côtière qui zigzague entre les fjords et les îles pour notre plus grand plaisir.
Un plaisir d'autant plus grand qu'avec cette mét��o exceptionnelle, pas besoin de veste ni de bonnet. C'est cheveux au vent que nous goûtons à la brise marine sur le pont du navire.
De Nesna à Levang, de Tjøtta à Forvik, de Horn à Anddalsvåg : si le premier et le dernier parcours représentent de simples sauts de puce d'une quinzaine de minutes, le deuxième en louvoyant entre îles et îlots pendant une heure est une véritable petite croisière.
Aux ferries il faut aussi ajouter des tunnels et surtout des ponts majestueux, monuments d'ingénierie. C'est le cas du très beau pont de Helgeland enjambant le Leirfjord à Sandnessjøen. Il a tout particulièrement inspiré le photographe qui, pour l'appréhender sous toutes les coutures, multiplie les passages.
Malgré tous ces arrêts, nous finissons bon an mal an par arriver à Brønnøysund en début d'après-midi. Trop tôt pour s'arrêter ? Non, car on a une idée derrière la tête.
A l'extrémité de la péninsule se dresse une montagne percée, Torghatten, que nous avons bien envie de gravir mais pas tout de suite. Il fait 27 degrés, pour le moment beaucoup trop chaud pour marcher. Attendons qu'il fasse plus frais !
Alors si on prenait un bain pour se rafraîchir ? Au pied de Torghatten, le camping du même nom possède une plage bordant un lac artificiel. Nous ne pouvons pas résister malgré une eau un peu boueuse. C'est notre premier véritable bain du séjour mais pas le dernier.
En revanche, sur la pelouse en bord de mer, nous alternons bain de soleil et bain d'ombre jusqu'en soirée.
18 heures, c'est la bonne heure pour gravir la montagne percée. On s'attendait à trouver un petit trou dans une paroi. Or on reste scotchés en découvrant une cavité… un tunnel de 35 mètres de haut, 150 mètres de long et 20 mètres de large.
Véritable fenêtre sur les îles et l'océan…
Si la plupart des promeneurs s'arrêtent à l'entrée de la caverne pour revenir ensuite sur leur pas, une boucle est envisageable.
Nous sommes donc sortis par l'extrémité opposée, descendus par une sente très raide à travers une forêt de bouleaux avant de revenir au parking par le bord de mer. Cette option offre l'avantage de pouvoir admirer la montagne à distance. Superbe !
Une très belle randonnée dans un lieu emblématique de la région, un point de repère visible à des dizaines de kilomètres à la ronde, un lieu mythique, source de contes et de légendes, bref un monument !
En rejoignant plus tard un quai en ville pour la nuit, nous portons un dernier regard à cette montagne sacrée, à l'issue d'une sacrée journée.
Ce soir, on vire la couette tellement il fait chaud. Mais j'ai du mal à dormir entre la chaleur et le vent qui s'est levé en cours de soirée.
A 1 heure du matin, alors que le photographe dort comme un bébé, quelle ne fut ma surprise de voir passer au pied du lit ou presque… le mastodonte Hurtigruten qui fait escale à Brønnøysund toutes les nuits à cette heure-là.
Distance parcourue dans la journée : 190 km.
J28 : Dimanche 6 juillet 2014 Houlà, la chaleur s'installe. Il fait déjà 24 degrés de bon matin et toujours un temps magnifique. C'est parfait car nous avons prévu de randonner dans la matinée avant de continuer notre parcours sur la route Côtière.
La montagne de Trælneshatten, dont le suffixe "hatten" indique un sommet en forme de chapeau, n'a vraisemblablement pas le prestige des pics des Lofoten de sorte qu'Hervé lors de la préparation l'a déclarée "rando moche" et n'est pas très enthousiaste à l'idée de l'entreprendre.
Moi, je suis persuadée qu'au contraire du haut de ses 567 mètres, nous devrions bénéficier d'un panorama exceptionnel sur la montagne percée de Torghatten et les nombreux îlots qui constellent le détroit.
Il ne faut guère plus d'une demi-heure pour rejoindre le point de départ. Pas de chance, les coordonnées que j'avais notées nous conduisent tout droit dans la cour d'une ferme. Mince, mais où est donc le parking ?
Hervé jubile à l'idée que la "rando moche" va tomber à l'eau.
Mais je n'ai pas dit mon dernier mot. Demi-tour et retour sur nos pas de quelques centaines de mètres. Ça y est, cette fois, on y est.
Au fur et à mesure de notre ascension, Hervé révise son jugement pour se rallier à mon opinion.
Oui vraiment, les vues sur la montagne percée de Torghatten, sur les îles du détroit et sur la localité de Brønnøysund valent le déplacement.
Là-haut, autour d'un petit autel en pierre recouvert d'une nappe blanche, autour d'une bougie allumée et d'un bouquet de fleurs des champs, quelques personnes se sont rassemblées. Sont-elles en train de commémorer quelque chose ?
Nous aurons la réponse au cours de la descente en interrogeant un homme qui, lui, est en train de monter, une guitare sur le dos. L'homme est le pasteur de la paroisse, nous sommes le jour du seigneur et il va célébrer l'office du dimanche au sommet de la montagne. D'ailleurs, la file de ses fidèles paroissiens s'étire maintenant tout au long du chemin, certains accompagnés de jeunes enfants alors même que l'aller/retour représente 5 kilomètres, 567 mètres de dénivelé en 3 heures de marche.
Une bonne façon de joindre la foi à l'agréable.
Quant à nous, après nous être bien dépensés et bien sustentés, il va falloir songer à reprendre la route. Notre étape du soir dans les alentours de Steinkjer est encore à plus de 200 kilomètres dont une traversée en ferry entre Vennesund et Holm.
Tout l'après-midi y passe.
Alors, quand la destination approche, nous sommes contents de pouvoir enfin nous poser.
C'est notre deuxième passage dans la région de Steinkjer. A l'aller nous avions passé la nuit sous les sapins de Bølarein. Pour ce deuxième séjour, j'ai choisi Paradisbukta. En norvégien, "bukta" signifie baie. Quant à "paradis", inutile de traduire. Bref, un joli nom pour une base de loisirs et une plage en bord de fjord.
Avec une température ambiante de 28 degrés et une eau de baignade à 22 degrés en surface, ce paradis ne peut mieux tomber. En deux temps trois mouvements, le maillot de bain est enfilé et les brasses enchaînées dans le fjord. Un délice !
A cette heure (19/20 heures) et en cette fin de week-end, il reste encore quelques personnes sur la plage mais quand les derniers baigneurs, promeneurs et pique-niqueurs quittent le site, nous avons ce paradis pour nous tout seuls ou… presque (seulement un autre camping-car sur place).
Distance parcourue dans la journée : 265 km
La montagne percée de Torghatten

De Trondheim à Oslo en passant par le parc national de Dovrefjell
J29 : Lundi 7 juillet 2014 21 degrés à 7 heures et toujours un super temps. C'est inouï ! Aujourd'hui pas de randonnée, enfin si, mais une petite en fin de journée. Dans un premier temps, c'est la visite de Trondheim qui est au programme. A l'aller, nous avions contourné la ville pour éviter d'avoir à parcourir deux fois le même trajet. Cette fois nous comptons bien nous y arrêter.
La troisième plus grande ville du pays étant distante de 120 kilomètres, il vaut mieux y arriver le plus tôt possible. L'entrée en ville avec un camping-car, même de la taille de Pössl, est toujours un peu stressante.
D'ailleurs, il nous faudra presque trois heures pour rejoindre le centre de Trondheim depuis Steinkjer. J'y avais repéré un parking gratuit pour camping-cars mais à cette heure de la matinée, les places occupées depuis la veille n'ont pas encore été libérées. C'est donc sur une place payante que nous sommes obligés de nous garer. A ce compte-là, on aurait pu se garer dans n'importe quelle autre emplacement en centre-ville. Tant pis !
Avec ses rues larges et son centre partiellement piétonnier, la ville est très agréable à visiter et ne manque pas de charme.
De la cathédrale Nidaros, le plus vaste édifice médiéval de Scandinavie…
… jusqu'au quartier historique de Gamle Bybro ("pont de la vieille ville") avec ses pittoresques entrepôts des XVIIIe et XIXe siècles qui rappellent ceux de Bergen, en passant par Torvet, le centre-ville moderne et ses enseignes internationales…
Mine de rien, les kilomètres s'enchaînent sous une chaleur de plus en plus forte, dépassant à présent les 30 degrés. Alors à l'heure de midi, je me verrais bien déjeuner au bord de l'eau. Le quartier de Bakklandet au bord du fleuve Nidalva semble le plus adapté à mes attentes. Malheureusement, nous ne trouvons rien directement au bord de l'eau ou plutôt si… mais trop tard, une fois que nous aurons déjeuné à l'une des tables installées sur le trottoir dans Nedre Bakklandet.
Dommage, le restaurant asiatique "Bryggen Asian Cooking" avait la terrasse dont je rêvais ! Pour une prochaine fois !
Pour le moment, la montée au fort Kristiansten aura définitivement raison de notre résistance. Après la visite du site dominant la ville, nous n'avons qu'une hâte, vite, nous reposer à l'ombre, sur la pelouse du parc de Marinen, au bord du fleuve.
De retour dans un camping-car surchauffé, nous abrégeons le séjour avant le délai fixé par le parcmètre, aspirant à un peu plus de fraîcheur dans les montagnes. Nous serons bientôt servis.
En effet, notre destination du soir est prévue dans les alentours de Dombås, à Hjerkinn exactement, 150 kilomètres plus au sud. En arrivant sur place vers 19 heures, c'est le jour et la nuit avec Trondheim.
Ici fini le ciel bleu ! A plus de 1 000 mètres d'altitude, la chaleur de ces derniers jours est en train de tourner à l'orage et la température plus proche des 15 que des 30 degrés. Nuages menaçants et déjà un peu de pluie couronnent le tableau.
Le parc national de Dovrefjell est connu pour abriter des troupeaux de bœufs musqués. Nous projetons d'aller à leur recherche demain. Nous pourrons soit prendre une navette nous conduisant de Hjerkinn à Snøheim pour tenter d'en approcher par nous-mêmes en sillonnant le coin au hasard, soit nous joindre à un safari guidé dont le rendez-vous est à Hjerkinn, justement.
Il n'est pas nécessaire de réserver d'avance alors nous verrons bien, car la météo n'a pas l'air d'être optimiste pour demain.
Dans l'immédiatement, profitons entre deux averses de grimper vers le point de vue de Snøhetta où un abri très design permet d'admirer le panorama sans souffrir du froid.
Par une piste un peu cahoteuse, Pössl se hisse jusqu'au parking à 1150 mètres. De là nous rejoignons à pieds et par un large sentier le point de vue situé 1 500 mètres plus loin.
Devant nous, un homme et son jeune fils, tout excités, pointent leurs jumelles puis leur index vers un point difficilement visible à l'œil nu.
A plus d'un kilomètre de distance, cette tache pas plus grosse qu'une tête d'épingle… oui, c'est un bœuf musqué !
L'homme, un Norvégien de Trondheim, dit que c'est la première fois qu'il en voit un par ses propres moyens. Jusque là il n'en avait vu que dans le cadre d'un safari guidé.
En zoomant, on peut effectivement voir la bête brouter, tête baissée.
Au sommet, c'est un plaisir de profiter du panorama depuis l'intérieur douillet et très stylisé de cet abri alors que dehors le ciel menace. Deux jeunes Tchèques ont manifestement l'intention de passer la nuit près de la cheminée, devant cette vue exceptionnelle. Ils ont fait le bon choix.
Quant à nous, c'est le parking au pied de la montagne que nous avons choisi pour la nuit tout comme deux camping-cars roumains. De violents orages accompagnés de pluies diluviennes viennent mettre un terme à cette journée de tous les extrêmes.
Le safari aux bœufs musqués tombera-t-il aussi à l'eau ?
J30 : Mardi 8 juillet 2014
Eh, oui, adieu navette, randonnée et safari aux bœufs musqués ! Il a plu toute la nuit et il tombe toujours des seaux d'eau, ce matin. Par conséquent, nous ne sommes pas pressés de mettre le nez dehors. Une fois n'est pas coutume, les deux autres camping-cars quittent les lieux avant nous.
Nous levons finalement le camp vers 10 h 30 alors que les deux jeunes Tchèques rencontrés hier soir descendent de la montagne, tout trempés. Nous les avançons jusqu'à Hjerkinn avant de filer vers le sud.
En effet, il n'y a rien de plus à faire aujourd'hui que de rouler. Nous décidons donc de rejoindre dès à présent notre destination suivante, aux environs de Gjendesheim, où nous avons prévu de faire demain la mythique randonnée de la crête de Bessengen (avec transfert en bateau, 13 km, 7 à 8 heures de marche, 1 000 mètres de dénivelé). Mais quid de la météo ? On avisera le moment venu.
Pour l'instant, nous poursuivons la E 6 vers Dombas, puis vers Otta avec une météo exécrable. A Otta, les panneaux électroniques annoncent que la route E6 est coupée à hauteur de Ringebu pour cause de flooding. Ah oui, c'est à ce point ?
Nous n'avions pas prévu de passer par Ringebu, ces annonces ne nous concernent donc pas directement mais sur notre itinéraire, la Rv 51, nous feront rapidement le même constat.
En effet, sur les rives du fleuve Otta, le niveau de l'eau a atteint sa cote d'alerte. Mais le pire est à venir.
Dans la vallée de la Sjoa, la rivière du même nom est complètement sortie de son lit.
Près de Gjendesheim, le même cours d'eau a encore gonflé, arrivant tout juste à s'engouffrer sous le pont sur lequel passe la route. Au passage, elle a pris des allures de torrent en furie, prêt à emporter la passerelle en bois sur laquelle quelques inconscients, certains avec des enfants dans les bras admirent les eaux tumultueuses sans réaliser le risque.
Le camping voisin a les pieds dans l'eau. Les randonneurs, tout trempés, sans doute surpris par le mauvais temps en montagne, ont investi le bitume et tentent de revenir à leur point de départ par la route. C'est l'apocalypse ou… presque !
Dans ces conditions, inutile de rester ici jusqu'à demain. Même si le soleil revient, les sentiers risquent de ne pas être praticables. Essayons plutôt de poursuivre en espérant trouver meilleur temps encore plus au sud.
Mais ça ne s'arrange pas tout de suite. A 1 389 mètres d'altitude, le plateau de Jotunheimen est dans la grisaille complète.
Je plains "ledebil" qui officie dans ces conditions ;-) Pour votre information, "ledebil" désigne en norvégien, un véhicule d'escorte de chantier. N'empêche que je plains le gars chargé de la circulation par ce temps.
On continue à suivre la route 51 jusqu'au bout sans entrevoir la moindre éclaircie.
Pourtant, après Fagernes, la pluie cède du terrain. Peut-être l'espoir de pouvoir enfin nous dégourdir les jambes. Pour le moment, seul Hervé se dégourdit les bras en profitant d'une courte éclaircie pour improviser une petite partie de pêche au bord d'un lac.
Il n'aura pas le temps d'attraper autre chose que des algues, déjà un nouvel orage vient contrarier nos plans et nous remettre à nouveau derrière le volant.
Encore plus loin, toujours plus loin, après 400 kilomètres et près de 10 heures passées sur la route, nous sommes au bord de la saturation, il faut absolument nous arrêter.
Nous pensons avoir trouvé le coin idéal sur une aire de repos au bord de la E16. Mais l'endroit a l'air d'être un lieu de rendez-vous un peu louche. Après le dîner, c'est donc une dernière fois aujourd'hui que nous déplaçons Pössl. Nous finissons par le garer sur le parking d'un supermarché de la banlieue d'Oslo. Pas très glamour comme bivouac mais faute de mieux…
Bonne nuit, on va se coucher sans demander notre reste !
Distance parcourue dans la journée : 400 km.
Parc national du Dovrefjell

Une journée à Oslo, visite de la capitale
J31 : Mercredi 9 juillet 2014
Plus de trace de la perturbation d'hier, grand ciel bleu, déjà 19 degrés à 7 heures du matin : la journée promet d'être chaude.
Depuis notre parking en banlieue d'Oslo, il reste une vingtaine de kilomètres à peine pour rejoindre le cœur de la capitale, mais pas sans mal ! Une fois de plus, entrer en ville avec un camping-car, en s'orientant avec un GPS de randonnée à l'écran minuscule dans un embrouillaminis de rocades et d'échangeurs, il y a de quoi frôler la crise de nerfs quand on se retrouve à tourner en rond sur un périphérique souterrain en cherchant vainement une sortie. Quand en plus cette voie vous conduit dans une zone portuaire fermée, c'est la goutte qui fait déborder le vase.
Bref, on est à deux doigts de laisser tomber la visite de la capitale quand, je ne sais par quel miracle, on réussit à retomber sur nos pattes et à trouver une place de stationnement au pied de la forteresse d'Akerhus.
Après avoir alimenté le parcmètre jusqu'à 14 heures (22 €), nous sommes prêts pour la visite de la ville du prix Nobel.
D'ailleurs, c'est l'un des tout premiers points d'intérêt sur notre circuit. Le bâtiment plutôt banal n'a pas tout à fait le prestige du prix qu'il consacre tous les ans.
Comme il est à peine 8 heures, rien n'est encore ouvert en ville, nous nous dirigeons alors vers Strandpromenade (traduisez la promenade de la plage).
Du port jouxtant Radhus (la mairie), une allée en planches, bordée de bars et de restaurants, déserte ou presque à cette heure matinale, mène à la plage en traversant un quartier en pleine mutation où de luxueux ensembles architecturaux sont sortis de terre ces dernières années.
Tout au long de la promenade, quelques œuvres modernes en forme de clins d'œil !
Cousteau prêt à plonger dans le fjord ? Une ancre échouée sur le port ? Des boulets ou des seins canons ? Un renne motorisé ? Les sept nains ? Mais où est Blanche-Neige ?
Après avoir sillonné le quartier de long en large, devant l'office de tourisme, il me vient une idée lumineuse. Les principaux points d'intérêt étant dispersés dans la ville et difficilement accessibles à pied dans la durée que nous nous sommes fixée, si on prenait le bus touristique de Cityseeing ?
L'idée est immédiatement retenue et nous voilà promenés dans les rues d'Oslo à bord d'un bus rouge à l'impériale, des écouteurs sur les oreilles, depuis le palais royal en passant par le tremplin olympique jusqu'à la péninsule de Bygddoy et ses nombreux musées.
Premier hopp off devant le parc Vigeland.
Ce parc dédié aux œuvres du sculpteur préféré des Norvégiens, Gustav Vigeland, est l'un des sites les plus visités de la capitale. Il abrite 322 statues, en granit et en bronze de cet artiste, évoquant l'éventail complet des émotions et des activités humaines.
L'œuvre la plus célèbre, Sinataggen, représente un enfant en colère. La pièce maîtresse du sculpteur, intitulée Monolith, coiffe la colline le plus haute du parc. C'est une colonne de granit haute de 14 mètres, représentant un enchevêtrement de 121 corps luttant pour atteindre le sommet. Etonnant !
Hopp on, c'est reparti pour un petit tour en bus et deuxième hopp off à l'opéra.
Ouvert en 2008, conçu par le cabinet d'architectes local Snøhetta (le même qui est à l'origine de l'abri design du Dovrefjell NP), avec ses façades d'un blanc étincelant, il fait penser à un iceberg flottant sur le fjord Ce magnifique bâtiment qui n'est pas sans nous rappeler celui de Reykjavik est la pièce centrale d'un vaste projet de redéveloppement du front de mer. Il devrait compter parmi les constructions modernes les plus emblématiques en Europe.
De fil en aiguille, l'heure tourne mais Oslo nous plaît, on prolongerait bien encore un peu la balade d'autant que nous n'avons pas encore déjeuné. Il est près de 14 heures, on meurt de faim et on commence à en avoir plein les baskets. On se poserait bien quelque part !
Mais avant tout, pour valider la prolongation, il faut remettre des sous dans la tirelire, euh pardon dans le parcmètre. C'est fou ce qu'il est gourmand ! Allez, voilà de quoi tenir jusqu'à 16 h 30.
Ce délai nous laisse le temps de déjeuner au soleil chez Lekter'n, une péniche sur les quais, avant un nouveau passage sur Strandpromenaden. Les rues sont maintenant noires de monde.
A l'extrémité de la promenade, avec une température de plus de 30 degrés, sur les gradins entourant la plage déserts ce matin, la jeunesse dorée d'Oslo n'hésite pas à plonger dans le fjord entre deux bains de soleil sur les planches.
Le maillot de bains est dans le sac, mais devant les corps parfaits de toute cette jeunesse, j'ai peur de faire tache. Quant à Hervé, c'est sans complexe qu'il enfile son maillot et qu'il se jette à l'eau.
C'est sur ce bain rafraîchissant (pour lui) que se termine notre visite d'Oslo, que nous avons bien appréciée, une ville en bord de mer, également proche de la montagne qui n'est pas sans nous rappeler Vancouver.
Nous ne le savons pas encore, mais Oslo sera aussi notre dernière étape en Norvège.
Pourtant, en quittant la capitale, nous avions l'intention de faire étape à Fredrikstad, dont les guides louent le charme du centre historique.
On espérait aussi pouvoir faire un arrêt technique pour le camping-car sur le trajet. Or non seulement on ne trouve aucune aire de vidange en route mais en plus la ville de Fredrikstad ne nous fait pas l'effet escompté.
Alors quand un camping-cariste néerlandais nous indique une aire de service à Strömstad, nous n'hésitons pas à franchir la frontière dès ce soir.
Les routes s'élargissent, les paysages s'aplatissent, les sapins disparaissent. En entrant en Suède, nous avons manifestement changé de monde !
Alors pour voir un peu à quoi ressemble cette fameuse côte suédoise du Bohüslan, comme nous avons presque 48 heures d'avance sur notre planning prévisionnel, nous en profiterons demain pour faire une excursion en bateau vers les îles Koster.
En attendant, nous stationnons en plein centre-ville de la petite ville côtière de Strömstad, point de départ vers les îles en question. Par cette belle et chaude soirée, le front de mer est très animé, chacun profitant de la douceur jusque tard dans la nuit.
Distance parcourue dans la journée : 180 km
Opéra d'Oslo

Suède : des îles Koster à la réserve naturelle de Kullaberg
J32 : Jeudi 10 juillet 2014
Aujourd'hui au programme les îles Koster, de petites îles sans voiture à découvrir à pied ou à vélo à une demi-heure de bateau de Strömstad, au sein du parc national de Kosterhavets.
Après avoir trouvé un parking longue durée pour notre Pössl, nous embarquons vers les îles sur le bateau de 9 h 50 en même temps qu'une foule de touristes. En effet, la destination est très prisée des Suédois et des Scandinaves en général. En revanche, nous ne repérerons absolument personne parlant une langue étrangère connue.
Le ciel est bleu, la mer est belle, le soleil radieux… on ne peut rêver mieux ;-)
Au bout de trente minutes de navigation à louvoyer entre récifs, îles et îlots rocheux, le bateau fait d'abord escale à Koster Nord puis dix minutes plus tard à Koster Sud.
Avec leurs petites maisons rouges, les îles ne manquent pas de charme
Koster Sud, tout le monde descend et se précipite sur les loueurs de vélos. Pas de panique, il y en aura pour tous. La bicyclette est effectivement le moyen le plus pratique de sillonner cette petite île de 4 à 5 kilomètres de long sur 2 kilomètres de large.
Après avoir enfourché leur destrier, les touristes s'éparpillent tels une nuée de moineaux vers les quatre coins de l'île. Nous commençons par le Nord-Est.
Du débarcadère de Långegärde, nous pédalons bon train en direction de Ekenäs où une première plage nous fait déjà de l'œil. Pour l'instant et en attendant de nous échauffer, nous ne faisons que barboter dans l'eau jusqu'au genou.
A première vue, ces îles ont l'air toutes plates mais ce n'est que pure impression. En réalité, quelques côtes bien senties obligent à forcer sur les pédales (Hervé) ou à pousser sa monture (Krikri).
Alors quand nous atteignons la baie de Kilesand, la baignade devient impérieuse, la sieste aussi, le pique-nique itou !
Après une pause réparatrice, c'est reparti pour quelques tours de roue jusqu'à Kyrkosund puis côté ouest jusqu'à Brevik où de ravissantes petites maisons colorées se serrent autour du port.
De là, encore quelques coups de pédale et nous revoilà au point de départ ou… presque, dans le détroit entre les deux îles, d'où nous observons les nombreux bateaux et leurs occupants ;-)
C'est aussi le moment idéal pour une dernière baignade.
Au pied d'une propriété privée, un thermomètre fixé au ponton indique 32 degrés. En le plongeant dans l'eau, nous avons la surprise d'apprendre qu'elle fait 22 degrés. Dans ces conditions, ce n'est pas étonnant que nous la trouvions si bonne. Elle est plus chaude qu'en Bretagne !
C'est sur cette délicieuse baignade que se termine cette belle et chaude journée dans des îles certes moins prestigieuses que les îles norvégiennes mais non moins authentiques et bien préservées, un archipel ignoré des touristes étrangers mais plébiscité par les connaisseurs scandinaves.
Retour à Strömstad vers 18 heures.
La réussite de la journée ne serait pas complète sans un bon dîner au restaurant. Alors après avoir réglé les tâches d'intendance liées au camping-car, retour sur le front de mer pour un excellent repas de poissons et fruits de mer au "Skagerack Restaurang".
Dernière balade au clair de lune… et nouvelle nuit dans le centre de Strömstad.
Distance parcourue dans la journée : 10 km
J33 : Vendredi 11 juillet 2014
Pössl reprend du service aujourd'hui pour une étape assez chargée (nous souhaitons nous rapprocher de la frontière danoise) mais entrecoupée de quelques points d'intérêt remarquables.
En effet, le parcours se fait sur la E6 (encore et toujours) mais côté suédois c'est une autoroute, ce qui est à la fois un avantage car la vitesse moyenne est bien meilleure qu'en Norvège, mais aussi un inconvénient car le trajet pourrait vite devenir monotone. Pour éviter qu'il ne le devienne, j'ai prévu quelques détours via des chemins de traverse.
Rien à redire côté météo, toujours grand beau temps et déjà 25 degrés à 9 heures.
Première sortie de l'autoroute seulement 30 kilomètres après notre départ. Nous voici à Tanum réputés pour ses célèbres pétroglyphes, des fresques gravées par martelage à la pierre dure sur des dalles de granite à l'époque de l'âge de bronze entre 1800 et 500 avant JC. Afin de les rendre plus visibles aux contemporains, leur tracé a été rehaussé à la peinture rouge.
La fresque la plus emblématique du lieu se trouve à l'entrée du site de Vitlyke (juste en face du musée du même nom) mais afin de garder le meilleur pour la fin, un sentier à travers la forêt nous conduit d'abord sur les hauteurs.
Là, sur la colline, un tumulus funéraire domine la plaine environnante où la vue porte jusqu'à l'océan. Vévé, mon cher Vévé, ne vois-tu rien venir ? Des navires, beaucoup de navires et… des hommes, beaucoup d'hommes
En effet, bateaux et canots sont les motifs les plus fréquents. Vitlyke présente environ 90 bateaux de taille variable de 15 centimètres à 3,6 mètres. Les embarcations servaient non seulement au transport mais étaient aussi utilisées dans le cadre de cultes religieux
Egalement de nombreuses figurations humaines, essentiellement des hommes représentés bras levés, signe de la dimension religieuse des gravures. Ils sont souvent armés d'épées, de haches, d'arcs ou de javelots.
La plus grande fresque, gravée sur une dalle de granite inclinée de 30 à 35 degrés, atteint 7 mètres de haut sur 22 mètres de long.
L'une des gravures les plus remarquables est celle dite "des jeunes mariés" représentant un homme et une femme aux cheveux longs en train de s'embrasser ?
Après cette incroyable balade dans le temps, retour plus terre à terre sur l'autoroute E 6 pour une centaine de kilomètres supplémentaires.
A nouveau on s'en écarte pour faire la pause du déjeuner à Marstrand, une petite ville côtière alliant une partie terrestre et une partie "île". L'île, accessible par un bac, se visite à pied. Elle est aux dires du site scandi.voyage.com, l'un des plus beaux endroits de Suède.
On n'aura pas le temps de le vérifier car on a d'autres projets pour l'après-midi, mais rien que la petite balade jusqu'au port constitue une agréable coupure dans notre journée de voyage. 2063 Après ce court entracte, nouveau retour sur la E 6. On laisse tomber la ville de Göteborg pour donner la priorité à la nature. A 200 kilomètres au sud de Göteborg, la réserve naturelle de Kullaberg a retenu toute notre attention.
Le parc naturel est réputé pour ses falaises vertigineuses, ses étendues balayées par le vent et ses couchers de soleil mémorables. Des sentiers sillonnent la réserve, menant à des grottes et des plages de galets.
Depuis quelques années, au bord d'une de ces plages, une "sculpture" en bois flotté du nom de Nimis entretient la curiosité des visiteurs et crée la controverse auprès de la population et des autorités locales.
N'ayant pas bien approfondi le sujet, nous ne savons pas trop à quoi nous attendre. C'est donc avec un brin d'excitation (et quelques tâtonnements) que nous nous mettons à la recherche de cette fameuse œuvre. Aucune information sur la carte officielle.
Le GPS nous amène à proximité du village d'Arild où quelques locaux nous dévisagent avec suspicion (?)
Après avoir garé Pössl à la croisée d'une piste et d'un sentier de randonnée à la sortie du village, direction la ferme-musée de Himmelstorp en suivant un balisage rouge puis bleu. A hauteur de la ferme, il faut être attentif à l'inscription "N" pour Nimis, peinte en jaune sur une barrière du bâtiment. A travers une belle forêt de feuillus, le sentier longe ensuite la falaise à distance jusqu'à ce qu'une petite sente à peine indiquée descende en pente raide jusqu'à la plage.
Ce que nous découvrons alors est tout simplement stupéfiant.
Bien plus qu'une "sculpture" en bois flotté, nous pénétrons au cœur d'une construction gigantesque faite de 75 tonnes de bois récupéré, un labyrinthe géant menant à des tours d'une quinzaine de mètres de haut pour certaines, dominant la plage et l'océan. Ceux qui ne craignent pas le vertige n'hésitent pas à admirer la vue depuis le sommet.
Mais la création artistique n'est pas du goût de tout le monde dans les environs. Si certains la considèrent comme un bénéfice pour la réserve, d'autres au contraire jugent qu'elle la dénature. Chacun se fera son avis !
Pour la petite histoire, ces constructions sont l'œuvre d'un artiste suédois Lars Vilks qui s'est aussi fait remarquer en 2007 pour les fameux dessins de Mahomet qui ont créés la polémique.
En 1980, l'artiste commence la construction de deux sculptures, Nimis (en bois flotté) et Arx (en pierre). Difficiles d'accès, elles ont été découvertes par les autorités seulement deux années plus tard. Leur destruction est demandée et plusieurs procès ont été intentés contre l'artiste.
En guise de protestation, Lars Vilks déclare en 1986 l'existence et l'indépendance de la micro-nation de Ladonia. Suite à cette démarche, aucune action n'a été menée pour détruire Nimis et Arx.
En tout cas, Nimis nous a littéralement subjugués ! C'est le site le plus incroyable que nous ayons vu au cours de notre voyage.
Encore tout chamboulés par le gigantisme et l'originalité de cette œuvre, nous profitons des derniers rayons de soleil avant de retrouver notre camping-car vers 21 heures
Le village de Arild a l'air charmant, on y ferait bien étape pour la nuit. Ses habitants en revanche, le sont beaucoup moins, plusieurs nous jettent des regards dédaigneux, voire hostiles. Est-ce en raison de notre visite de Nimis, est-ce parce que nous sommes en camping-car ?
Dans ces conditions, on préfère ne pas s'attarder. J'avais noté que le stationnement d'un camping-car était toléré sur le parking du château de Sofiero, à Helsingborg. C'est encore à une petite trentaine de kilomètres mais peu importe, il fait très beau, nous avons tout le temps, nous sommes en vacances !
Sur le trajet, beau coucher de soleil sur un moulin à vent.
Pour la première fois au cours de notre voyage, nous avons besoin d'allumer la lumière à l'intérieur du camping-car au cours du dîner que nous prenons bien tard après une journée intense en émotions et en trajet !
Distance parcourue dans la journée : 465 km
Sur l'île de Koster Sud

Danemark : des canaux de Copenhague aux falaises de Møns Klint
J34 : Samedi 12 juillet 2014
De Helsingborg où nous avons passé la nuit, nous apercevons la côte danoise juste en face. D'ailleurs, en ferry, la ville ne se trouve qu'à 10 kilomètres de sa jumelle Helsingør. Néanmoins, pour ne pas être tributaires des horaires de ferry, nous préférons opter pour la traversée du pont de l'Øresund entre la Suède et le Danemark.
Météo toujours inchangée : grand beau temps, 17 degrés de bon matin.
Après avoir versé 49 euros dans l'escarcelle de la compagnie gestionnaire, la voie est à nous. Soixante mètres au-dessous de nous, les bateaux dans le détroit ont l'air de miniatures.
Après un bref retour sur la terre ferme à hauteur d'un îlot inhabité, le pont enchaîne sur un tunnel de 4 kilomètres.
La fin de parcours vers Copenhague est rapide, la circulation fluide en ce samedi matin. C'est pour une fois sans encombre que nous arrivons au plus près du cœur touristique de la capitale. A 9 h 30, nous alimentons le parcmètre, tout près de Nyhavn, dans un premier temps jusqu'à midi.
Hervé ayant déjà visité Copenhague dans le cadre d'un voyage professionnel, c'est lui qui est chargé de me faire découvrir les principaux points d'intérêt.
D'abord les maisons colorées typiquement danoises qui bordent le vieux canal de Nyhavn, creusé au XVIIIème siècle pour relier le port au centre-ville. Aujourd'hui jalonné de bars et de restaurants, c'est l'un des sites les plus animés et les plus fréquentés.
Visiter Copenhague sans voir la petite Sirène, c'est comme visiter Paris sans la tour Eiffel, c'est impensable. Une foule de touristes jouent des coudes pour approcher la belle et poser à ses côtés. Clic clac, une petite photo et on s'en va.
A travers l'ancienne citadelle du Kastellet, nous rejoignons l'Amalienborg Slot et son palais royal, avant de jeter un œil à l'intérieur en marbre de Marmorkirken.
A l'issue de cette boucle, c'est déjà l'heure de déjeuner. Nous sacrifions à la tradition du smørrebrod, des tartines danoises à base de saumons fumés, harengs marinés et autres spécialités.
Prêts à poursuivre la visite ?
Conquis par le principe du bus à l'impériale testé à Oslo, nous souhaitons réitérer l'expérience, mais optons finalement pour une visite au fil de l'eau par les canaux.
C'est l'occasion de voir l'envers du décor de la petite sirène et plus généralement la ville depuis les canaux.
Mais… en montant dans un bateau semi-couvert (pas facile pour faire des photos), en prenant les dernières places au milieu et non pas près du bord, entourés principalement par des familles accompagnés de petits enfants vite lassés et donc agités et braillards, avec des commentaires distillés au micro et non dans un audioguide, cette croisière devient vite galère. La tête grosse comme une citrouille, on a hâte de retrouver la terre ferme
A peine sortis du bateau, Hervé m'entraîne à l'assaut du ciel admirer la vue depuis le sommet de la flèche en spirale de Vor Frelsers Kirke.
D'abord 400 marches à l'intérieur (facile !) mais quand il faut poursuivre sur une rampe extérieure, je rase les murs avant de faire demi-tour et d'attendre Hervé au pied de l'édifice.
En dépit du vent à faire trembler le sommet, le courageux photographe s'est hissé au sommet pour caresser le globe et me ramener ces images.
C'est par ces vues panoramiques que nous clôturons notre passage à Copenhague alors que le ciel s'assombrit, donnant quelques gouttes au moment où nous quittons la ville.
Pour notre destination du soir, nous n'avons rien prévu de précis. Il nous faut donc trouver un endroit adéquat, de préférence à l'écart de l'autoroute, sur le trajet de la E47 entre Copenhague et Rødby où nous devons prendre demain un ferry pour l'Allemagne.
Après consultation de la carte, un endroit me semble pouvoir correspondre à nos critères : Møns Klint, doté de deux étoiles bleues, correspondant à des paysages "valant le voyage"
Justement, on hésite, ce paysage-là vaut-il vraiment le déplacement de 40 kilomètres depuis l'autoroute (+ autant demain pour en revenir) alors qu'il se met à pleuvoir par intermittence et que nous n'avons strictement aucune idée de ce que peut bien recouvrir le toponyme de "Møns Klint"
Après moultes tergiversations, nous décidons in extremis de faire le détour. A travers une campagne vallonnée, ponctuée de quelques villages aux maisons de briques rouges rappelant un peu le nord de la France, nous atteignons l'extrémité d'une péninsule où la route se termine en cul-de-sac par… un parking à barrière payant.
Sur place, un "Geo Center" sorte de palais de la découverte consacré à la géologie, fermé à cette heure tardive, devant lequel quelques rares familles s'attardent encore sur l'aire de jeux pour enfants.
Mais encore ? Les Møns Klint, en français "les falaises de Møn " sont des falaises de craie blanches, prêtes à s'effriter, plongeant à pic dans les eaux tourmentées de la mer Baltique.
Un ciel chargé de nuages éclairant une plage de galets noirs d'encre donnent à l'ensemble une pointe dramatique.
Un petit air des falaises d'Etretat au bout du Danemark !
A l'arrière-plan, une épaisse forêt de feuillus qui servira de décor à notre bivouac.
Le stationnement des véhicules est interdit la nuit devant le Geo Center mais le parking situé au carrefour précédent ne comporte aucune mention restrictive. C'est donc là que nous déplaçons notre camping-car avant de prendre à nouveau notre dîner à la lumière électrique.
Distance parcourue dans la journée : 410 km
Quartier de Nyhavn à Copenhague

Allemagne : de Scharbeutz à Hanovre
J35 : Dimanche 13 juillet 2014
C'est notre dernière journée à bord de Pössl, demain à la même heure, nous devrons l'avoir ramené à Hanovre. Ce soir, nous souhaitons nous rapprocher au maximum des bureaux du loueur.
Le ciel est plutôt couvert et reflète bien notre état d'esprit. Nous sommes un peu tristes que le voyage se termine mais décidés à en profiter jusqu'au bout.
Après avoir retrouvé l'autoroute E47 à l'issue du trajet depuis les Møns Klint, celle-ci nous mène tout droit au ferry de Rødby.
Nous n'avons pas de réservation mais embarquons comme une fleur presque immédiatement. A peine arrivés, nous pénétrons dans le ventre du gigantesque navire à destination de Puttgarden en Allemagne à l'issue d'une traversée de 45 minutes.
Alors que la foule se presse dans les boutiques et restaurants hors taxes répartis sur plusieurs étages, nous avons le pont supérieur pour nous tout seuls ou… presque !
Avec un vent à faire bouger les chaises sur le pont, seules les mouettes sont réellement dans leur élément, ne perdant pas une miette du festin.
Une fois en Allemagne, j'espérais pouvoir prendre un dernier bain dans les eaux de la mer Baltique dans la petite ville côtière de Scharbeutz et me payer une petite corbeille à la plage (Korb am Strand) à la façon des baigneurs locaux.
Mais, avec un temps nuageux, 17 degrés seulement et quelques pluies éparses, ce n'est pas le jour idéal pour faire bronzette. Alors c'est depuis la terrasse d'un restaurant italien que nous contemplons le tableau de tous ces petits paniers plantés dans le sable.
A défaut de pouvoir se baigner ou bronzer, on en profite pour arpenter le front de mer animé de la petite ville, richement doté en boulangeries, pâtisseries, salons de thé et autres Konditoreien, devant lesquelles nous ne pouvons résister à quelques spécialités.
Bien blindés, nous affrontons aussitôt après le rythme effréné des autoroutes allemandes avec leur trafic chargé, leur travaux incessants, leur vitesse illimitée et aujourd'hui leurs véhicules tous ou presque décorés de fanions aux couleurs nationales.
Mais quel est donc l'événement pouvant justifier un tel excès de nationalisme ? La réponse nous viendra presque immédiatement de l'autoradio. L'Allemagne dispute ce soir au Brésil la finale de la coupe du Monde de football contre l'Argentine. Déjà de nombreux véhicules affluent vers le cœur des grandes villes de la région alors qu'au-dessus de nos têtes, le ciel s'assombrit d'heures en heures jusqu'à tourner en orages de grêle violents, obligeant les voitures à rouler au pas ou à se réfugier momentanément sous les ponts.
Nous avions pensé finir l'après-midi à Celle, une petite ville connue pour son centre-ville et sa forteresse pittoresques, située à 40 kilomètres au nord-est de Hanovre, mais en raison de cette météo perturbée, nous préférons tracer jusqu'en banlieue proche de Hanovre.
La sortie n° 56 de l'autoroute A7 nous fait passer juste devant la propriété du loueur dans laquelle nous apercevons, au passage, notre SUV rangé bien sagement à la place où on l'avait laissé.
Trois kilomètres plus loin, nous garons Pössl sur le parking désert du lac de Altwarmbüchen. Les Allemands sont déjà tous devant leur poste.
Après avoir dîné en écoutant le tout début de la finale Allemagne-Argentine, nous ne tardons pas à nous coucher. Dans mon demi-sommeil, j'entends en fin de soirée klaxons et hourras au loin. Je murmure alors à l'oreille d'Hervé : "L'Allemagne a dû gagner la finale". "Et c'est pour ça que tu me réveilles ?" me répond-il en grognant.
J36 : Lundi 14 juillet 2014
Aujourd'hui, au lendemain de la victoire de l'Allemagne à la coupe du Monde de football et en cette journée de fête Nationale en France, c'est pour nous tout simplement le jour de la remise de notre camping-car et la fin de nos vacances.
Après une dernière balade au bord du lac sous un ciel maussade, à donner aux cygnes nos restes de pain, notre périple de plus de 7 000 kilomètres s'achève dans les bureaux du loueur.
Après une courte inspection du véhicule suivie de la signature d'un document attestant que nous le rendons sans dommages, Pössl réintègre son garage et nous notre SUV, dans lequel, après 33 jours à conduire en position très haute, nous avons la désagréable sensation de conduire au ras des pâquerettes.
Une fois nos repères retrouvés, il nous reste près de 600 kilomètres à parcourir avant de retrouver nos pénates provisoires en Alsace pendant que la radio serine à longueur de journée que les Allemands sont devenus, cette nuit, Weltmeister... "les maîtres du monde".
Quand à l'approche de la frontière nous entendons la radio diffuser en français, nous réalisons avec un petit pincement au cœur que cette fois c'est vraiment la fin de notre … fabuleux voyage !
FIN – ENDE (en allemand et danois) – ÄNDE (en suédois) – SLUTTEN (en norvégien) !
Distance parcourue dans la journée : 570 km Distance totale parcourue en camping-car : 7 000 km Distance totale de notre parcours de porte à porte depuis chez nous : 9 300 km en 37 jours
Korb am Strand, plage de Scharbeutz

Le mot de la fin
Impressions générales
Nous sommes rentrés, enchantés par la Norvège, par ses fabuleux paysages de fjords, de glaciers, de lacs, de côtes et d'îles ainsi que par la magie du soleil de minuit.
Certes, le voyage a été dense mais nous n'avons que rarement fait des journées de trajet exclusif, nous avons pu tous les jours y ajouter un élément intéressant (visite ou randonnée).
D'ailleurs si l'on considère la vitesse moyenne, le kilométrage moyen sur la partie faite uniquement en camping-car s'élève à un peu plus de 200 kilomètres par jour. En considérant l'ensemble du voyage de porte à porte depuis chez nous, il atteint 250 kilomètres par jour. Ces chiffres sont finalement très voisins de ceux atteints en Islande, en Namibie, voire en Australie.
C'était le prix à payer pour inclure les îles Lofoten et pouvoir y consacrer sept jours, des journées inoubliables pour lesquelles nous ne regrettons pas d'avoir dû rouler un peu plus, à d'autres moments.
Nos coups de cœur
En haut du tableau, bien sûr, les îles Lofoten avec leurs pics escarpés, leurs grandes plages de sable blanc, leurs randonnées exceptionnelles, leurs parties de pêche miraculeuses et leurs fonds sous-marins étonnants.
Tout aussi prestigieuses, les trois premières randonnées faites dans le sud de la Norvège : Kjeragbolten, Preikestolen et Trolltunga. Difficile de dire laquelle est la plus belle, elles sont incontournables, toutes les trois, chacune avec ses particularités.
Ajoutons aussi les randonnées vers les glaciers les plus bas d'Europe continentale, très faciles d'accès et spectaculaires, les routes panoramiques remarquables, les mini-croisières pittoresques dans les fjords, les villes très agréables.
Bref, nous avons TOUT aimé.
Hors catégorie, le prix de l'originalité va sans conteste au site suédois Nimis, cette gigantesque construction de bois flotté, controversée, s'élevant sur une plage, dans la péninsule de Kullaberg.
Coup de chance avec la météo particulièrement clémente cet été dans le nord de l'Europe, ce qui a participé à faire de ce voyage une réussite.
Un regret ? Juste, un petit… ne pas avoir insisté dans la montée de Reinebringen pour mettre dans la boîte l'extraordinaire vue depuis le sommet.
A propos du véhicule
Ce fut indiscutablement le meilleur choix. Le camping-car nous a assuré une grande liberté, nous permettant d'adapter l'itinéraire à la météo même si finalement, avec un temps globalement très beau, nous avons, à deux ou trois exceptions près, respecté notre planning prévisionnel.
Nous avons essentiellement pratiqué le bivouac libre (j'avais repéré auparavant la majorité des sites qui s'y prêtaient) et très peu utilisé les campings (trois ou quatre fois seulement, pour bénéficier d'un lave-linge).
Comme les dimensions du véhicule étaient inférieures à 6 mètres, les tarifs appliqués pour les traversées en ferry étaient les mêmes que pour une simple voiture. Un avantage considérable !
Sa "petite" taille était aussi un atout pour se garer facilement dans les villes, pour se faufiler sur les routes parfois étroites et pour la facilité des manœuvres en général.
Enfin la consommation a été très raisonnable : de l'ordre de 8 à 8,5 litres au 100 kilomètres, pas plus que celle de notre SUV en sachant que le prix du litre de carburant a été de l'ordre de 1,80 euro à 2 euros.
Louer un camping-car est bien plus économique en Allemagne car les locations de plus de 30 jours sont détaxées. L'offre du courtier Cooldrive était très intéressante.
Après une expérience de location de camping-car au Canada qui ne nous avait pas spécialement enthousiasmés, nous sommes conquis, cette fois-ci, et sans être devenus des inconditionnels de ce mode de déplacement sommes prêts à renouveler l'expérience lors un futur voyage dans un pays qui s'y prête.
Les ouvrages et sites Internet utiles Côté papier : Le guide Lonely Planet Norvège Le guide du Routard Norvège qui consacre aussi un chapitre à la côte suédoise. The Rother Walking Guide Norway South (en anglais) m'a finalement peu servi car il répertorie beaucoup de randonnées longues et des parcours sur plusieurs jours, uniquement dans le sud du pays.
Côté Internet : Des récits de voyage et/ou des sites consacrés à la randonnée : Treks et voyages, le site de Julien, très riche en descriptifs de randonnées. Ce sont ses images qui sont à l'origine de notre désir de Norvège. http://trek.uniterre.com/norvege/
Norway Adventure 2009 Web Journal (en anglais) : Le site d'un jeune couple américain, décrivant un voyage en boucle depuis Trondheim, incluant les îles Lofoten, avec beaucoup de randonnées. http://matt.tracz.org/2009/norway/index.html
Invitation de voyage en Norvège, le récit d'une boucle dans le sud du pays à partir de Bergen, dont quelques randonnées. http://voyages.fal38.free.fr/...page=accueil_nor...
Rando-Lofoten : un site consacré aux îles Lofoten en général dont une documentation remarquable sur un grand nombre de randonnées. Il faut s'inscrire pour avoir accès aux détails des randonnées, n'hésitez pas, c'est extrêmement bien fait. http://rando-lofoten.net/index.php/fr/
Scandi-voyage : pour la partie suédoise du voyage. http://www.scandi-voyage.com/iti_sudouest.php
Des sites utiles aux camping-caristes qui m'ont permis de repérer des lieux de bivouac intéressants ainsi que les indispensables aires de service. http://www.campercontact.com/fr/ http://www.campingcar-infos.com/...cib.php?pays=...
Autres outils intéressants : Office de tourisme de Norvège : http://www.visitnorway.com/fr/ Météo : http://www.yr.no/place/Norway/ Carte : http://ut.no/kart/
Belles images et belles histoires Juste pour le plaisir des yeux… Panoramiques des Lofoten (Ronan Michaux) ! http://nanor44.free.fr/pano/tags/Lofoten.html
Pour le plaisir de lire : le Roman de Bergen de Gunnar Staalesen. Au-delà du roman policier, c'est une véritable fresque sociale dépeignant les relations entre plusieurs familles berguéloises, bourgeoiset ouvrières, sur plusieurs générations entre 1900 et 1999.
Un dernier mot… En un seul mot, ce fut un FABULEUX VOYAGE ! Prêts à y retourner ? Oui, oui certainement afin de compléter avec des contrées encore plus au nord.
Voilà, je vous ai tout dit ou… presque. Si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire, nous sommes à votre disposition. Si vous préparez vous-même un voyage en Norvège et que nos données vous ont été utiles, nous serions heureux de le savoir. Si vous avez envie de faire un commentaire, n'hésitez pas ! Vous pouvez nous contacter par l'intermédiaire du livre d'or.
A bientôt pour un autre fabuleux voyage !

Aller en Guadeloupe cet hiver malgré les récents problèmes sociaux? English translation pending
Bonjour,
Je connais la Guadeloupe comme une destination rêvée, étant allé une douzaine de fois dans cette île, sans avoir connu les récents problèmes sociaux.
Je n'ai aucune intention de critiquer les motifs de quelque partie que ce soit dans le conflit et ne voulant qu'y retourner pour passer un mois de vacances agréables en janvier avec ma compagne qui n'y est jamais allée, mon interrogation est simple en ce moment alors que je voulais savoir si nous devions reconsidérer ce voyage ou songer à aller ailleurs.
Je remercie ceux qui ont une bonne connaissance de la situation actuelle et éventuellement de ce qui s'annonce pour l'hiver prochain de me renseigner.
Marc
Croisière Asie Costa Fortuna du 22 janvier au 5 mai 2019 English translation pending

Je mets le lien vers les photos en premier si vous n’avez pas le temps de lire ma prose :
https://photos.app.goo.gl/YsPE1PhLfbALFdsEA
Bonjour,
je commence le compte rendu de notre croisière Asie du 22/01 au 05/02 qui nous a conduits de Singapour vers la Thaïlande, le Cambodge, la Malaisie. Elle restera très probablement la plus belle que nous ayons faite, même s’il y a des choses à redire sur le bateau et sur Costa…. Aujourd’hui, Départ et escale de Singapour. Comme il y a beaucoup à montrer de cette ville qui sort de l’ordinaire, plutôt que de faire un bloc de plusieurs centaines de photos, je les publierai par quartiers en commençant par ce qui est occidental mais parfois surprenant tout de même comme cette partie de base ball en plein centre ville, presque au pied de l’hôtel Marina Bay ou ces églises très classiques au milieu des buildings !!! Nous avons eu de la chance côté météo puisque sur 4 jours ½ à Singapour, nous n’avons eu qu’une averse bien que le ciel soit souvent resté gris, ce qui nous a protégés d’une trop forte chaleur.
Après un vol d’une douzaine d’heures sans problème sur Singapour Airlines au départ de Frankfort, et en grande partie de nuit, nous arrivons à l’aéroport de Changi prêts à subir une longue attente à la douane. En fait d’attente, c’est l’immigration qui nous attendait, personne aux guichets, voir photos. Il n’en sera pas de même aux sorties du bateau où il y a une certaine attente. Du coup nous étions en avance par rapport à la navette commandée, ce qui nous a permis de faire le change et de boire un café. Circulation rapide et fluide, j’en reparlerai, et arrivée à notre premier hôtel où nos chambres étaient déjà prêtes, le temps de prendre une douche, se changer et en route à pied dans l’espoir de trouver à défaut du point de départ des bus Hop On, au moins un arrêt. Pas de chance ou manque d’organisation, nous n’avons trouvé ni l’un ni l’autre du premier coup, mais cela nous a permis de voir tranquillement des choses qui nous auraient sans doute échappées. Après un ravitaillement en eau, il fait chaud à Singapour et tout le monde était assoiffé, nous avons pu enfin trouver un arrêt, lesquels ne sont quasiment pas signalés, un des seuls points négatifs de notre ressenti général, avec l’impossibilité de héler un taxi , il faut impérativement les prendre à un arrêt, oui mais où ?? Il y a 5 circuits différents, nous décidons donc de prendre un ticket pour 2 jours, et nous voilà partis pour des découvertes allant de surprises en surprises dans cette ville hyper propre et policée (dans le bon sens du terme) où en quelques tours de roues on va de l'Inde à la Chine en passant par le quartier indonéso-malais, tout ça au milieu d'immeubles ultra modernes, et ça n'est que notre premier jour, heureusement 4 ½ sont prévus et ça ne sera pas de trop !! Nous aurions souvent eu envie de descendre, mais ça n’était pas le programme qui consistait à découvrir pour approfondir ensuite. La circulation est toujours fluide car pas de stationnement dans les rues mais de nombreux parkings. Pas d’embouteillages car les voitures sont très très chères et il faut acheter un droit de circuler qui peut couter plusieurs dizaines de milliers d’€ Nous passerons également par le port qui est un des plus grands d’Asie et le second port à conteneurs du monde et par l’île de Sentosa dédiée aux distractions et loisirs où nous aurions bien aimé nous arrêter pour profiter de la multitude d’attractions que l’on y trouve, donc un parc Universal Studio comme à L.A. Un mot sur le métro qui nous a séduits par sa propreté, le civisme qui y règne et sa simplicité quand on en a compris le fonctionnement. Nous ferons également une sympathique promenade en bateau, une façon différente de découvrir d’autres quartiers de cette surprenante ville….
Les photos dont beaucoup ont été prises à la volée depuis les bus Hop On, ne sont pas toutes comme je l’aurais souhaité, mais elles restent représentatives et vous en diront plus que ce que ce que je pourrais raconter sans être lassant.
Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande English translation pending
Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage.
Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.
Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.
Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.
Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.
Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.
Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

Malaisie/Indonésie: Conseils et avis pour voyage avec enfants en bas-âge English translation pending
Bonjour
comme beaucoup de parents je me suis posé la question a savoir si on faisait bien de voyager avec des enfants en bas age pour ma part une fille de 11 mois. Et toutes les questions qui en découlent.
Je mexcuse un peu pour la longueur mais la preparation dun voyage pour un bébé est assez stressante et je préfère donner le maximum d'infos sur mon experience. qui rest bien une expérience personnelle.
Je vais donc vous faire part de mon expérience et quelques conseils afin de faciliter les préparatifs pour les prochains.
Alors avant tout savoir si voyage avec des enfants est une bonne idee, jai envie de dire que chaque enfant es différent car j'ai pu croiser différents enfants ou vu des expériences avec d'autres parents. Pour ma part ça s'est très bien passé ma fille a très bien supporter la chaleur plus que sa mère même... lol Je pense qu'avant dentreprendre un grand voyage qui peut etre long, faut peut etre deja tester un week end pas trop loin ou le climat est différents. Pour notre nous avons pris la décision suite a des voyages en Espagne et Maroc ou ma fille a aimé la plage, n'avait pas de problème avec la chaleur. Mais tous les parents connaissent mieux leurs enfant que personne, alors je conseilelrais a ceux qui ont des enfants tres difficile de ne pas tenter l’expérience, et de reporter car ca risque de vous miner les vacances. Car deja avec un bébé les vacances sont moins détente qu'a 2, mais avec un enfant qui pleure tout le temps et qui a des problèmes, on peut dire adieu aux vacances.donc pour resumer ne vous fiez pas forcement aux conseils des autres, mais plutot a votre enfant. Si votre enfant ne supporte pas les changements, je serais davis de ne pas tenter le coup ares a chacun de prendre le risque. On n'est pas a labri d'une bonne surprise. Mais je pense que c'ets plutot linverse. Pour notre part notre fille s'est comporté comme on l'imaginait.
Organisation :
De mon avis si on est des parents très strictes sur les horaires, les repas, je pense que voyager aussi loin n'est pas forcement une bonne chose. La sieste peut etre decalé ou avancé, les repas sont parfois très compliqués avec les transports. certains parents sont stressés lorsque bébé est chamboulé dans son rythme. Aller en voyage aussi loin va surement impliquer des dereglement. Il faut etre souple, sans bien sur martyriser votre enfant en lui donnant le déjeuner à 16:00...
Décalage horaires :
Cest une question qui revient souvent en france notre fille faisait ses nuits après décalage horaire, elle a éé chamboulé 2 nuits en se réveillant de 2h du matin a 5h puis lever a 8h et apres tout es rentré dans l'ordre.
Niveau nourriture :
nous somme partis un mois, et prendre des petits pots pour un mois ce n'est pas gerable, vous avez 2 options, soit en achetez sur place, (plus facile a trouver en malaisie quen indonesie). La bas les gouts sont tres differents, notre fille a pas accroché aleurs petits pots. De plus la chaleur lui a fait changer ses gouts, elle n'aimait plus ses petits pots préférés. Nous avons pris le babycok bien qu'un peu encombrant. Nous n'avons pas regretté, car ca permet de lui donner autre chose que du riz, ou de la poudre (bubur) qu'ils utilisent beaucoup la bas. Libre a vous de lui doner des fruits. On peut trouver toute sorte de lait, du lait en poudre, du lait de croissance (surtout en malaisie) et du lait normal, pour ceux qui donnent du lait normal aleurs enfats, mais c'est du lait reconstitué, au niveau du gout juste une petite difference mais faut le preciser. Mais se trimbaler avec etit pots + lait dans la valise c'est pas jouable... Pour chaufer le lait faites attentioncar des fois si vous leur demander ils vont vous rajouter de l'eau chaude dedans. Le mieux est de la chauffer en bain marie avec de l'eau bouillante. ou dans les grandes enseignes de restauration ils ont en general un micro onde. Ils accetent a partir du moment que ca ne salit pas leur micro onde... Nous avons aussi des fois demander de cuisiner sans épices en indiquant que c’était pour le bébé, elle a petite a apprecié.
Les petits pots sont tres chers entre 1.5 a Kuala lumpur et jusqu'a 3 euros ailleurs. Bubur : poudre a mélanger avec de l'eau : on a essayé une fois c'est pas très cher mais ça avait l'air de plaire. Pour leau faites attention car toutes les eaux ne sont pas minerales, faite attention a la traduction avant d'acheter. au pire il y a les marques francais mais assez cheres (evian volvic)
Ce qui est un peu galere pendant les repas c'est de ne pas avoir de chaises pour faire mangé bébé. hormis dans certains restaurants et warung.
Niveau logement , lit :
Notre fille dort avec ou sans clim, donc je ne suis pas forcement bien placé, elle s'est tres bien adapté. Par contre un achat que je recommande, peut être le meilleur achat, c'est un lit de voyage (pour nous phil and ted). Ça permet de garder un point de repère pour le sommeil de bébé. Il ne pèse que 3kg, se monte et démonte en 5/10 minutes. et en plus ça protège des moustiques donc même pas besoin de moustiquaire pour le dodo. Il peut meme s'utiliser a la plage (pas testé) avec un accessoire anti uv au dessus. c'est quand même mieux de prévoir un hotel avec frigo voir bouilloire. cela permet de pouvoir mettre des choses au frais et de réchauffer le biberon seul.
Transport :
Cest peut etre ce qu'il y a de plus difficile pour bébé, en France elle supportait la voiture, mais la bas elle ne tenait as plus de 15minutes, pour l'avion ça dépendait des trajets. Mais ce ce que bébé supporte le moins bien. Les sièges autos y en a pas dans les taxis, dans les voitures de locations c'est quand même assez cher. On a renoncé a une partie du voyage en voiture pour eviter de lui infliger des heures de routes. Libre a ceux qui veulent faire du scooter avec leur bébés ça se fait la bas. on l'a fait une ou 2 fois, mais c'est quand même risqué surtout si vous n'avez pas l'habitude de la conduite en Asie du sud est. et vous remarquerez que les locaux avec bébés et enfants roulent très doucement.
Pour le reste :
Comme javais déjà lu, les malaisiens et encore plus les indonésiens, aiment trop les bébés alors préparez vous a vous faire arreter tout les 2 minutes avec des grands sourires des gens qui veulent prendre votre bébé (meme l'agent d'escale d'air asia l'a prise dans ses bras...). Les photos etc... c'est vraiment désintéressés ils aiment vraiment les bébés tous les jours les gens de lhte venait nous la prendre des mains limite... :) si l'idée ne vous plait pas trop, je pense qu'il faut être un peu fermée, ou ne pas trop sympathiser. Mais c'est dommage. Il y a des gens qui limite sans vous demander veulent la pendre rigoler avec elle, et d autres qui demandent. Il faut le savoir... Bon des fois c'est un peu fatiguant quand vous êtes pressé mais bon.
Pour être sincère je pense que ma fille a celle qui a le plus profiter des vacances, on avait l'habitude des vacances sac a dos et des découvertes, mais la faut mettre ca un peu a la trape avec les repas e les siestes, c'est surtout de la détente et pas trop d'excursions. Il faut le savoir pour ne pas être déçu.
Ça sera différent, après si vous vous sentez le coup vous pouvez louez les services d'une femme pour garder bébé pendant que vous nagez ou autre si l'idée vous dérange pas la laisser a l’hôtel ou villa avec bébé. Je ne l'ai pas fait donc je ne peux pas le recommander, peut être que d'autre pourront vous le dire. malgré que ma mere est venu avec nous en vacances on n'a pas pu la laisser regulierement avec a mere car a 10/11 mois cest l'age ou le bebe veut aler dans tous les sens c'est pas evident.
Poussette / porte bébé. :
Nous avons emporté poussette canne et porte bébé. la poussette a part les centre commerciaux c'est quasi inutile car les trottoirs sont pas toujours praticable voir pas adapté, pas d’ascenceur, pas d'escalator, trottoirs défoncés, marche de trottoir de 30 cm. Pour le porte bébé c'est pratiques mais bébé ne supporte pas très longtemps et surtout lorsque que bébé s'endort c'est pas super confortable.
Globalement cela s'est bien passé, le plus important est que bébé a été en bonne santé pas malade et que tout s'est bien passé. Maintenant pour ceux qui ont l'habitude de vadrouiller , il faut savoir que c'est difficile de le faire avec un enfant. en tout cas je le recommanderais pas. Mais il est possible de passer de bonnes vacances avec un enfant tout en étant prévoyant, mais si vous le sentez pas ne tentez pas. il y aura d'autres occasions.
Nous avons étés a kuala lumpur, Langkawi et Lombok (indonesie) A La base on avait prévus d'autres points de chutes, mais nous avons changé d'avis pour éviter trop de perturbations et aussi car la logistique n'est pas la même en sac a dos qu'en valises.
si vous avez des questions n’hésitez pas. n'oubliez pas que ce n'est qu'un point de vue personnel, et que la décision doit se faire uniquement sur ses propres choix. cela aurait pu encore mieux se passer tout comme été un calvaire comme j'ai pu lire certains avis sur le net.
comme beaucoup de parents je me suis posé la question a savoir si on faisait bien de voyager avec des enfants en bas age pour ma part une fille de 11 mois. Et toutes les questions qui en découlent.
Je mexcuse un peu pour la longueur mais la preparation dun voyage pour un bébé est assez stressante et je préfère donner le maximum d'infos sur mon experience. qui rest bien une expérience personnelle.
Je vais donc vous faire part de mon expérience et quelques conseils afin de faciliter les préparatifs pour les prochains.
Alors avant tout savoir si voyage avec des enfants est une bonne idee, jai envie de dire que chaque enfant es différent car j'ai pu croiser différents enfants ou vu des expériences avec d'autres parents. Pour ma part ça s'est très bien passé ma fille a très bien supporter la chaleur plus que sa mère même... lol Je pense qu'avant dentreprendre un grand voyage qui peut etre long, faut peut etre deja tester un week end pas trop loin ou le climat est différents. Pour notre nous avons pris la décision suite a des voyages en Espagne et Maroc ou ma fille a aimé la plage, n'avait pas de problème avec la chaleur. Mais tous les parents connaissent mieux leurs enfant que personne, alors je conseilelrais a ceux qui ont des enfants tres difficile de ne pas tenter l’expérience, et de reporter car ca risque de vous miner les vacances. Car deja avec un bébé les vacances sont moins détente qu'a 2, mais avec un enfant qui pleure tout le temps et qui a des problèmes, on peut dire adieu aux vacances.donc pour resumer ne vous fiez pas forcement aux conseils des autres, mais plutot a votre enfant. Si votre enfant ne supporte pas les changements, je serais davis de ne pas tenter le coup ares a chacun de prendre le risque. On n'est pas a labri d'une bonne surprise. Mais je pense que c'ets plutot linverse. Pour notre part notre fille s'est comporté comme on l'imaginait.
Organisation :
De mon avis si on est des parents très strictes sur les horaires, les repas, je pense que voyager aussi loin n'est pas forcement une bonne chose. La sieste peut etre decalé ou avancé, les repas sont parfois très compliqués avec les transports. certains parents sont stressés lorsque bébé est chamboulé dans son rythme. Aller en voyage aussi loin va surement impliquer des dereglement. Il faut etre souple, sans bien sur martyriser votre enfant en lui donnant le déjeuner à 16:00...
Décalage horaires :
Cest une question qui revient souvent en france notre fille faisait ses nuits après décalage horaire, elle a éé chamboulé 2 nuits en se réveillant de 2h du matin a 5h puis lever a 8h et apres tout es rentré dans l'ordre.
Niveau nourriture :
nous somme partis un mois, et prendre des petits pots pour un mois ce n'est pas gerable, vous avez 2 options, soit en achetez sur place, (plus facile a trouver en malaisie quen indonesie). La bas les gouts sont tres differents, notre fille a pas accroché aleurs petits pots. De plus la chaleur lui a fait changer ses gouts, elle n'aimait plus ses petits pots préférés. Nous avons pris le babycok bien qu'un peu encombrant. Nous n'avons pas regretté, car ca permet de lui donner autre chose que du riz, ou de la poudre (bubur) qu'ils utilisent beaucoup la bas. Libre a vous de lui doner des fruits. On peut trouver toute sorte de lait, du lait en poudre, du lait de croissance (surtout en malaisie) et du lait normal, pour ceux qui donnent du lait normal aleurs enfats, mais c'est du lait reconstitué, au niveau du gout juste une petite difference mais faut le preciser. Mais se trimbaler avec etit pots + lait dans la valise c'est pas jouable... Pour chaufer le lait faites attentioncar des fois si vous leur demander ils vont vous rajouter de l'eau chaude dedans. Le mieux est de la chauffer en bain marie avec de l'eau bouillante. ou dans les grandes enseignes de restauration ils ont en general un micro onde. Ils accetent a partir du moment que ca ne salit pas leur micro onde... Nous avons aussi des fois demander de cuisiner sans épices en indiquant que c’était pour le bébé, elle a petite a apprecié.
Les petits pots sont tres chers entre 1.5 a Kuala lumpur et jusqu'a 3 euros ailleurs. Bubur : poudre a mélanger avec de l'eau : on a essayé une fois c'est pas très cher mais ça avait l'air de plaire. Pour leau faites attention car toutes les eaux ne sont pas minerales, faite attention a la traduction avant d'acheter. au pire il y a les marques francais mais assez cheres (evian volvic)
Ce qui est un peu galere pendant les repas c'est de ne pas avoir de chaises pour faire mangé bébé. hormis dans certains restaurants et warung.
Niveau logement , lit :
Notre fille dort avec ou sans clim, donc je ne suis pas forcement bien placé, elle s'est tres bien adapté. Par contre un achat que je recommande, peut être le meilleur achat, c'est un lit de voyage (pour nous phil and ted). Ça permet de garder un point de repère pour le sommeil de bébé. Il ne pèse que 3kg, se monte et démonte en 5/10 minutes. et en plus ça protège des moustiques donc même pas besoin de moustiquaire pour le dodo. Il peut meme s'utiliser a la plage (pas testé) avec un accessoire anti uv au dessus. c'est quand même mieux de prévoir un hotel avec frigo voir bouilloire. cela permet de pouvoir mettre des choses au frais et de réchauffer le biberon seul.
Transport :
Cest peut etre ce qu'il y a de plus difficile pour bébé, en France elle supportait la voiture, mais la bas elle ne tenait as plus de 15minutes, pour l'avion ça dépendait des trajets. Mais ce ce que bébé supporte le moins bien. Les sièges autos y en a pas dans les taxis, dans les voitures de locations c'est quand même assez cher. On a renoncé a une partie du voyage en voiture pour eviter de lui infliger des heures de routes. Libre a ceux qui veulent faire du scooter avec leur bébés ça se fait la bas. on l'a fait une ou 2 fois, mais c'est quand même risqué surtout si vous n'avez pas l'habitude de la conduite en Asie du sud est. et vous remarquerez que les locaux avec bébés et enfants roulent très doucement.
Pour le reste :
Comme javais déjà lu, les malaisiens et encore plus les indonésiens, aiment trop les bébés alors préparez vous a vous faire arreter tout les 2 minutes avec des grands sourires des gens qui veulent prendre votre bébé (meme l'agent d'escale d'air asia l'a prise dans ses bras...). Les photos etc... c'est vraiment désintéressés ils aiment vraiment les bébés tous les jours les gens de lhte venait nous la prendre des mains limite... :) si l'idée ne vous plait pas trop, je pense qu'il faut être un peu fermée, ou ne pas trop sympathiser. Mais c'est dommage. Il y a des gens qui limite sans vous demander veulent la pendre rigoler avec elle, et d autres qui demandent. Il faut le savoir... Bon des fois c'est un peu fatiguant quand vous êtes pressé mais bon.
Pour être sincère je pense que ma fille a celle qui a le plus profiter des vacances, on avait l'habitude des vacances sac a dos et des découvertes, mais la faut mettre ca un peu a la trape avec les repas e les siestes, c'est surtout de la détente et pas trop d'excursions. Il faut le savoir pour ne pas être déçu.
Ça sera différent, après si vous vous sentez le coup vous pouvez louez les services d'une femme pour garder bébé pendant que vous nagez ou autre si l'idée vous dérange pas la laisser a l’hôtel ou villa avec bébé. Je ne l'ai pas fait donc je ne peux pas le recommander, peut être que d'autre pourront vous le dire. malgré que ma mere est venu avec nous en vacances on n'a pas pu la laisser regulierement avec a mere car a 10/11 mois cest l'age ou le bebe veut aler dans tous les sens c'est pas evident.
Poussette / porte bébé. :
Nous avons emporté poussette canne et porte bébé. la poussette a part les centre commerciaux c'est quasi inutile car les trottoirs sont pas toujours praticable voir pas adapté, pas d’ascenceur, pas d'escalator, trottoirs défoncés, marche de trottoir de 30 cm. Pour le porte bébé c'est pratiques mais bébé ne supporte pas très longtemps et surtout lorsque que bébé s'endort c'est pas super confortable.
Globalement cela s'est bien passé, le plus important est que bébé a été en bonne santé pas malade et que tout s'est bien passé. Maintenant pour ceux qui ont l'habitude de vadrouiller , il faut savoir que c'est difficile de le faire avec un enfant. en tout cas je le recommanderais pas. Mais il est possible de passer de bonnes vacances avec un enfant tout en étant prévoyant, mais si vous le sentez pas ne tentez pas. il y aura d'autres occasions.
Nous avons étés a kuala lumpur, Langkawi et Lombok (indonesie) A La base on avait prévus d'autres points de chutes, mais nous avons changé d'avis pour éviter trop de perturbations et aussi car la logistique n'est pas la même en sac a dos qu'en valises.
si vous avez des questions n’hésitez pas. n'oubliez pas que ce n'est qu'un point de vue personnel, et que la décision doit se faire uniquement sur ses propres choix. cela aurait pu encore mieux se passer tout comme été un calvaire comme j'ai pu lire certains avis sur le net.
Retour de la croisière "Corail et trésors antiques" sur le Costa Allegra English translation pending
Voilà quelques informations sur cette croisiere faite sur le Costa Allegra.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Le bateau était quasiment complet, tout comme le charter qui partait de France. Le vol Air Cairo, filiale charter d’Egypt air, affrété par Costa. Correct sans plus. A noter un retard de 5h du à l’arrivée tardive du bateau suite à un problème d’hélice. Repas offert à L’Ibis de Roissy par Costa et une nuit blanche à la clé (arrivée sur le bateau vers 4h30) pour repartir en excursion.
Le bateau ancien mais bien redécoré. Pas mal d’espace. Agréablement surpris. D’autres threads doivent en parler. Je ne détaille pas.
Les questions de visa et passeports sont gérés par Costa qui ramasse régulièrement les passeports. Egypte et la Jordanie acceptent les passeports avec tampon d’Israel. Une information m’avait été donnée par l’agence de voyage qu’il ne fallait pas de tampons de pays arabes pour Israel (on retrouve sur internet pas mal de message sur ce problème). Informations démenties par l’office de tourisme israelien. Je suis passé sans problème avec un visa libyen et plusieurs tampons d’autres pays arabes. Ceci étant on peut toujours tomber sur une personne tatillonne. Seul le débarquement à Eilat prend du temps pour les controles (20 mn environ).
L’argent : pas besoin de changer. L’euro est accepté partout (y compris les taxis), on vous rend même la monnaie en euro sur les sites touristiques. Ils ne matraquent pas sur le taux de change. Si vous allez par vous-même en dehors de sites touristiques, il faut peut être prévoir du change.
Le circuit :
Sharm el Sheik Excursion retenue Parc naturel Ras Mohammed et snorkling : visite du parc dans le désert le long de la mer avec plusieurs arrêts et 1 h consacrée au snorkling (avec encadrement) ou à la baignade. Attention on ne se baigne pas n’importe ou. Une touriste allemande a été tuée dimanche dernier par un requin devant son hotel. L’excursion au monastere Ste Catherine a semblé être apprécié.
Eilat : Excursion par nous même à l’aquarium qui vaut la peine avec le trajet en bateau pour voir la barrière de corail (reconstitué) www.coralworld.com/eilat/eng/rarefish.htm puis ballade à Eilat. Tarif du taxi depuis le bateau 10 € (pour 4).
Aqaba : Excursion à Petra c’est superbe : le trajet en car 2h passe dans de très beaux paysages désertiques. La marche à pied jusqu’au site dure un plus d’uneheure avec des arrêts pour des commentaires. Compter 45 mn pour le retour. Ce qui laisse un temps limité sur le site lui-même 45mn qui ne se limte pas au Trésor toujours représenté pour Petra. On aimerait une heure de plus.
Safaga : Escale prévue pour aller à Louxor. Port le plus près de Louxor. Mais long trajet en car. Le port de Safaga est assez surprenant. Rien à faire sur place, installation en mauvais état, route défoncée. Dépaysement garanti au déchargement des camions pour les ferrys vers l’arabie saoudite. . Possibilté de prendre un taxi dans l’enceinte du port . Donc excursion conseillée (par soi même ou Costa).
Sokhna : Escale prévue pour le Caire. Un grand port moderne. Les excursions sur Le Caire permettent d’avoir un aperçu seulement (temps trop court)
Jugement personnel : très beau circuit qui permet de voir des sites et des paysages magnifiques et donner l’envie d’y retourner pour les voir plus en détail. Nous aurions préféré plus de temps à Aqaba et moins à Safaga. Je conseille de voir aussi le désert et la barriere de corail et pas uniquement les sites archéologiques, mais tout dépend du goût de chacun.
Voyage de cinq semaines au Québec et dans les provinces maritimes English translation pending
Aujourd'hui c'est J-1 pour notre voyage de 5 semaines au Canada (Québec plus provinces maritimes).
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
Eh oui, cette année c'est "un peu plus au Nord" !!!
Un voyage à la rencontre des peuples francophones du nouveau monde dans une nature résolument verte (ça va nous changer du grand ouest !!!)
Pour l'instant les prévisions météo sont ... mitigées ... donc Kway de rigueur !!
A bientôt ! 😉
CAPE VERDE 2025: 3 weeks, 4 islands.
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
https://voyageforum.com/v.f?post=10790234;a=10790234

I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
It starts here:
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Carnet de route de trois semaines en Afrique Australe en septembre 2010 English translation pending
Voici le carnet de route de mon voyage entre la Namibie et le Botswana effectué en septembre 2010.
Contexte : voyage organisée par mes soins après d'innombrables heures à me renseigner à travers des lectures sur le net, dans des guides, et des centaines d'échanges de mail (plus ou moins stressant) pour les différentes réservations.... 😏 Je précise que c'est mon second voyage dans ces contrées (cf mon premier carnet de route en Namibie 2008). J'ai gardé le même mode que la première fois 😉
Mode : autonomie complète - voyage entre 4 personnes adultes (et plus ou moins responsable 😛) dans un 4x4 avec tente sur le toit
J1 : Décollage de PARIS pour WINDHOEK via Francfort avec Air Namibia.
Le vol se déroule sans encombre. Pas d'écran individuel, les films sont diffusés sur différents grand écran plus ou moins visible selon votre place dans l'avion. Pas de film en français par contre. Repas chaud et yaourth dont la marque serait à revoir : 'Gastro'... voila qui risque de faire peur à tous les francophones 😛 Bon petit vin sud africain, histoire de commencer le voyage comme il se doit..😊
J2 : WINDHOEK - REHOBOTH (1h)
Arrivée au petit matin à l'aéroport de Windhoek : Récupération des bagages, change à l'aéroport, récupération du téléphone satellite chez l'agence Be Local présente dans l'aéroport, récupération d'un exemplaire du guide 'Where to stay' pour avoir les adresses et n° de tel des lodges de chaque région Une personne d'Odyssey Car Hire nous accueille à l'aéroport et nous ramène à leur agence de location de voiture sur Windhoek. Le 4x4 est prêt : règlements de la facture, papiers administratifs divers, démo et explication du 4x4, etc. et nous pouvons commencer notre périple ! 😇
Premier arrêt au supermarch�� de Windhoek pour faire le plein des courses (approvisionnement eau et nourriture), plein d'essence.
A 10h45, on prend la route. Cette fois, c'est parti ! Direction la B1 vers le sud. Ce soir nous avons prévu de dormir près de REHOBOTH (87km de Windhoek) au camp du Lac Oanob (pas de réservation, nous verrons bien sur place).
site internet : http://www.oanob.com.na/ Lake Oanob Resort - P.O. Box 3381 – Rehoboth – tel : ++264 (0)62 522370 - reservations@oanob.com.na situation : 7km à l'ouest de Rehoboth entrée pour le lac : 80NAD par personne - Campsite : 70NAD par personne
Nous trouvons une place pour camper, mais ce n'est pas évident car bcp d'emplacements ne sont pas bien fait pour pouvoir y rentrer un gros 4x4 avec tente sur le toit ! L'endroit est chouette. Il y a de jolis emplacements aménagés face au lac, les sanitaires sont propres et élégants (dommage qu'il n'y ait qu'une douche et qu'un WC par bâtiment par contre !), bon bar et resto face au lac. On voit des pêcheurs, des canoës, et de petits bateaux à moteur de plaisance sur le lac. Il y a également de jolies chaumières en pierre en bordure du lac. Ca doit être chouette de dormir dedans ! Le lac Oanob est très étendu, on aperçoit cependant au loin le barrage qui le contient. Des oiseaux volent tout autour. Cela semble un bon coin pour la détente... mais c'était sans compter qu'on était un vendredi soir et que passer une certaine heure on a vu plein de jeunes débarqués avec musique et bière pour faire la fête au bord du lac le weekend ! 🤪 Tant pis pour nous, la fatigue du voyage nous assomme suffisamment pour que les discussions interminables et nocturnes de ces "djeuns" ne nous empêchent réellement de dormir...😛
J3 : REHOBOTH - MARIENTAL (B1 -C21 - D1268 : 163km environ - 3h)
On poursuit notre route vers le sud sur la B1. On passe la ligne imaginaire du tropique du Capricorne. Puis tournons sur la C21 avant Mariental et ensuite sur la D1268. Cette dernière est une très jolie route de 'gravels'. Le paysage se transforme et on aperçoit les dunes de sable rouge du Kalahari , parallèles les unes aux autres, avec leurs herbes folles au couleur argenté qui les tiennent accrochés. Ce soir nous avons prévu de dormir au Bagatelle Kalahari Game Ranch (réservation faite depuis la France). Nous avons opté pour une place en camping. Le camp est un peu éloigné de la réception. On est vraiment au calme cette fois 😛 Les campements sont bien espacés les uns des autres ! Chaque emplacement a son propre bloc sanitaire. Bon accueil à l'office qui dispose d'une jolie petite boutique, d'un magnifique salon bar, ainsi qu'une belle salle de restaurant, une piscine et un jardin en extérieur. On croise chat, springbox, oryx, chevaux, et paons en liberté tout autour. Nous profitons de notre arrivée relativement tôt au camp pour faire un game drive (15h30) dans leur réserve l'après midi (oryx, koudou, autruche, girafe, renard, gnou, ...) avec pour finir, apéro face au coucher de soleil. Le soir nous décidons de tester leur restaurant : très bonne cuisine.
site internet : http://www.bagatelle-kalahari-gameranch.com/ P O Box 212 - Mariental Namibia Tel: +264 (63) 240982 - Fax: +264 (63) 241252 Email: info@bagatelle-kalahari-gameranch.com
J4 : MARIENTAL – KEETMANSHOOP (B1-D3910-D3912-M29 : 221km environ - 4h30) Nous poursuivons toujours notre route vers le sud. Sur la route, on aperçoit sur notre gauche de hautes falaises. Pour couper la monotonie de la B1, on prend des petites routes. Ce soir nous prévoyons d'aller dormir au Quivertree Forest Rest Camp. Ce camp a l'avantage de se situer à proximité du giant's playground mais surtout d'être collé à la foret d'arbres carquois (Kokerboom forest). Le camp semble assez désert à notre arrivée. On ne devrait pas avoir de problème pour trouver une place ! L'accueil est sans plus mais pas désagréable non plus. On demande à voir leur drôle de chambres en forme d'igloo puis optons finalement pour une place de camping avec un bon braii :) Nous leur achetons un délicieux morceau de koudou pour ce soir. Un car de touristes débarque et le proprio les emmène assister au repas des guépards. Ils en ont deux, ainsi que toute une bande de suricates. On s'incruste dans la cage et je prends qlq clichés. J'observe les suricates jusqu'à ce que je m'aperçoive que je suis seule dans la cage, avec mon ami, et deux guépards qui mangent ! les touristes et le proprio ont disparu ! Ne craint-il donc pas qu'on s'y fasse attaquer ? par précaution, on s'éclipse vite de la cage qd même... 😄 On paie l'entrée pour la foret de Kokerboom et on s'installe à notre campement. Il y a de la place ici et de beaux blocs sanitaires. Seul regret, on est au bord de la route mais finalement le soir, il n'y a pas tant de circulation que çà. La forêt d'arbre carquois est collé au camp. On va donc se promener librement quand on veut ! (après avoir payé l'entrée qd même ! 50 NAD par personne). Cet endroit assez insolite est vraiment super à voir. Tout le monde se régale du coucher de soleil et chacun cherche à prendre le beau cliché ;) On croise également de nombreux damans parmi les rochers qui ne sont pas si farouches que çà finalement...
site internet : http://www.quivertreeforest.com/. campsite : 70 NAD situation : 14km au nord est de Keetmanshoop sur la route M29
J5 : KEETMANSHOOP- SEEHEIM - HOOLOG - HOBAS - AIS AIS (B1 - B4- D545 - C12 -C37 230km)
Sur la route, on passé par le Naute Dam. Le lac artificiel est une agréable halte. Le paysage fait plaisir à voir. On voit de nombreux oiseaux autour. Les couleurs et les reflets du lac sont sublimes. Petite balade parmi les gros rochers noires qui bordent le lac. Ces rochers résonnent de façon métallique. On se demande ce que cela peut bien être. On achète des glaces et boissons à la petite boutique qui tient le lieu. Pause pique nique face au lac. Il y a même un camping ici pour ceux qui souhaiteraient y rester plus longtemps.
On poursuit la route à travers le parc national de Ai Ais. La route est très plaisante même si l’on essuie au départ une mini tempête de sable.
Arrivée à Hobas, on paie nos entrées pour le Fish River Canyon et on part explorer 3 points du vue sur ce magnifique site ! pique nique au bord du canyon. La vue est splendide. Cà doit être une sacrée expérience de faire le trek de plusieurs jours dans ce canyon… le temps passe, il nous faut rejoindre le camp de ce soir. On reprend la route pour le camp de Ai Ais, la route est encore très chouette.
Arrivée au sud du canyon. Le camp d'Ai Ais est géré par le NWR. L'endroit est fort sympathique, nombreux places de camping avec électricité et point d'eau. Sanitaire correct. On se plonge avec délice dans le spa aménagé. L'eau est très chaude, çà relaxe bien ! Le soir on mange au restaurant. Accueil charmant et nourriture impeccable.
Le lendemain au réveil on croise de nombreux oiseaux, des babouins (que des veilleurs du camp prennent soin d'éloigner de nos emplacements), et des rats des rochers 😊
Réservation : Namibia Wildlife Resorts - Private Bag 13378, Windhoek 9000, Namibia Tel ++264-(0)61 285 7200 - Fax ++264-(0)61 224 900 - reservations@nwr.com.na
J6 : AIS AIS - ROSH PINAS - AUS (C37-C13 - 6h30)
En préparant mon voyage, je pensais devoir rebrousser chemin et repasser par Hobas pour aller vers Aus mais avec la nouvelle carte mise à jour qu'Odyssey m'a fourni, j'ai trouvé une nouvelle route tracée qui nous permet de sortir par le sud du canyon sans nous faire faire trop de détour. Nous décidons de l'emprunter et faisons un bon choix car la route était absolument sublime ! Nombreux arrêts pour prendre des photos et admirer le paysage. On arrive à la frontière de la Namibie avec l'Afrique du sud en plus. On longe la rivière Orange et remontons vers Rosh Pinas. A partir d'ici la route est déjà moins plaisante (carrière de mines, béton) mais la première partie valait vraiment le coup.
On arrive sur la petite ville de Aus et nous nous installons à Klein Aus Vista où nous avons réservé deux nuits.
Un peu déçue par l'accueil mais l'endroit est magnifique ! la réception, la petite boutique, le restaurant et les chambres se situent à l'entrée du lodge. Le camping et les autres types d'hébergements (Eagle's Nest Chalet et Geisterschlucht cabin) sont à 7km d'ici. On est dans le parc du Gondwana Speergebiet Rand et les paysages sont superbes. On goûte à la tranquillité.
Un conseil : Si vous passez une nuit dans un des Eagle's Nest Chalet ou Geisterschlucht cabin, demander un kit barbecue à l'accueil (attention ils sont très généreux en portion !! viande, salade, toats à grillé, pommes de terre...) car vous ne voudrez pas revenir au restaurant à qlq km de là tellement le coucher de soleil ici est magique.
Il est possible de faire des randonnées autour du site mais nous n'avons pas eu le temps d'en faire.
Klein-Aus Vista se situe à environ 2 km à l'ouest de Aus et 115km à l'est de Luderitz. CONTACT: Gondwana Desert Collection: TEL: + 264 63 258021 /116 - FAX: + 264 63 258021 EMAIL: ausvista@namibhorses.com - WEB: http://www.klein-aus-vista.com
J7 : AUS - LUDERITZ - KOLMANSKOP- AUS
Nous prenons tôt ce matin route en direction de la côte de Lüderitz pour faire une sortie en mer réservé via Klein Aus Vista. La route passe toute droite sur une grande plaine. On met 1h30 pour arriver à destination. Proche de l'arrivée, le paysage change et devient un peu lunaire. On a une sensation de bout du monde avec cette grande route interminable...
On embarque à 8h30. Sur la mer, le vent souffle très fort et nous sommes vite congelés. Heureusement le capitaine de bord a tout ce qu'il faut et nous prête couverture et grosse veste. On part voir l'ile d'Halifax où se logent une colonie de manchots et divers oiseaux. On aperçoit également des flamands roses non loin. Surtout un gros rocher on voit plein d'otaries et dans l'eau on croise plusieurs dauphins venus s'amuser autour du bateau. La mer bouge bien et c'est très difficile de prendre des clichés :)
On rentre au port content d'être abrité du vent pour retrouver un peu de chaleur. La sortie n'est pas aussi impressionnante que celle que nous avions faite à Walvis Bay, mais elle reste néanmoins sympathique et surtout plus authentique ;)
Sortie faite avec Zeepaard trip boat (300 ND par personne pour 2h)
On repart directement pour visiter la ville fantôme de Kolmanskop (attention le site ferme tôt: 13h, entrée payable sur place : 50NAD avec guide). On fait la petite visite guidée très intéressante et rapide. Et puis on finit en passant pas mal de temps à explorer par nous même chaque maison et bâtiments. Quand on repart du site, il n'y a plus que nous et tout a fermé.
Il fait faim alors on retourne à Luderitz une dernière fois pour faire qlq courses, le plein d'essence (grosse frayeur car plusieurs pompes n'ont plus de diesel et nous sommes pas loin d'être à sec !) et gouter aux langoustes dans un restaurant 'Le Pinguouin', qui se trouve au Nest Hotel.
Quand nous reprenons la route pour Aus, il est déjà trop tard pour aller voir les chevaux sauvages au Garub pan. Le soleil est en train de se coucher. Le temps d'admirer qlq chevaux qui traversent la route au soleil couchant et nous retournons à Klein aus Vista où nous passons notre dernière nuit.
J8 : AUS- SESRIEM (C13-D707-C27 - 402km - 6h)
A défaut de n'avoir pu voir le Garub pan hier soir, on y retourne ce matin. Le site n'est pas très éloigné de Klein Aus Vista. Un conseil : y aller très tôt si possible car çà cogne vite fort là bas ! Heureusement un petit abri aménagé permet de se poser à l'ombre et d'observer les chevaux sauvages un peu plus bas dans le pan. Cet abris est cependant visité aussi par qlq chevaux moins farouches que certains touristes ont dû nourrir... je me suis retrouvée assise, filmée par un autre touriste hilare pendant qu'un cheval essayait de me brouter les cheveux alors que je prenais des photos ! je vous laisse imaginer la scène... 😇
Je serai bien restée ici des heures mais ayant encore une longue route à faire, il nous faut repartir en direction de Sesriem et bien sûr nous optons pour la fameuse D707 que tout le monde trouve magnifique mais qui n'est pas la plus simple et la plus rapide. C'est vrai que le paysage est très beau sur cette petite route. Pour finir on traverse le parc du Namib Rand Nature Desert où l'on croise plusieurs animaux et on arrive à 16h au camping de Sesriem.
Belle surprise : les travaux entamés y'a 2 ans sont finis et le résultat fait plaisir à voir ! Une office toute neuve, avec une belle échoppe (souvenir, boisson, nourriture) et une belle salle de restaurant avec un superbe bar (avec TV écran plat je vous prie ! diffusant des clips sud africain). Dommage qu'ils n'aient pas encore rénovés tous les sanitaires, le bloc à coté de notre emplacement mériterait franchement d'être refait ...
Nous avons juste le temps de partir voir le dune Elim qui se trouve assez proche du camping. La grimpe semble interminable. Ce sont des montagnes russes, çà monte, on croit être arrivé et çà redescend et derrière çà remonte etc... On arrive qd même à ce qui semble être le point le plus haut et admirons in extremis le soleil qui part se coucher au loin. On redescend rapidement en espérant ne pas trop se perdre dans ce labyrinthe de dunes.
Nuit à Sesriem campsite sous une belle nuit étoilée et entouré de chacals
J9 : SESRIEM – SOSSUSVLEI -DEADVLEI Nous rentrons dans le parc ce matin pas très en avance sur nos horaires car le soleil commence déjà à se lever et la route jusqu'à Sossusvlei est assez longue. On passe avec notre 4x4 dans la partie très sablonneuse qui mène au pied de sossusvlei et deidvlei. Premier arrêt à Sossusvlei et puis retour sur Deidvlei. Il commence déjà à faire très chaud et une fois la balade finit, on part s'installer avec plaisir sur une des petites tables de pique nique à l'ombre des arbres. Un des chauffeurs passent par là, on l'invite à prendre le café et on discute avec lui. 🙂
Retour au camping où l'on se repose, profite pour faire une lessive et boire un coup au bar flambant neuf !
On re-rentre dans le parc en fin d'aprem pour faire le coucher de soleil sur la dune 45. Le soir on part se régaler au buffet du Sossusvlei Lodge puis douce nuit au Sesriem campsite
J10 : SESRIEM - REHOBOOTH - WINDHOEK - GOBABIS (C19- C24-B1-B6)
Aujourd'hui, une longue route nous attend. Il nous faut traverser en large la Namibie pour rejoindre les frontières du Botswana. Nous faisons un arrêt à Windhoek (Sesriem-Windhoek : 5h) pour refaire qlq courses et manger tranquillement dans notre restaurant fétiche du centre commercial.
Nous y prenons un peu trop notre temps et du coup on arrive à la nuit tombée à Gobabis. Nous logeons dans une petite chaumière en brique au bord de l'eau. Le lodge semble désert et pourtant la dame nous indique que c'est la dernière chambre qu'elle a pour ce soir. Une chance ! 😛 La maisonnette est charmante. Pour une nuit ce sera parfait. Pas de chance par contre, il semblerait qu'un concert se déroule dans les environs dont on entend les échos et on entendra tard dans les nuits les fêtards de retour à leur bercail...😐
J11 : GOBABIS - BUITEPOS - GHANZI (448km)
Nous passons la frontière entre la Namibie et le Botswana à Buitepos. Formalité des douanes assez rapides et sans encombre (1h). Cà y est, nous sommes au Botswana ! :) Nous arrivons vers 13h à Ghanzi et partons directement à la recherche d'un logement pour ce soir car le dimanche, tout est fermé.
Nous tombons sur le Tautona Lodge et décidons de nous poser dans leur camping. Les emplacements sont grands et au calme dans la réserve. Accueil moyen mais pour le reste, l'endroit est fort sympathique d'autant plus que nous sommes seuls en arrivant au camp ! Les sanitaires sont récents et propres. Une petite terrasse en hauteur permet de nous poser pour manger à l'ombre tout en inspectant le point d'eau où des animaux passent. Au niveau de la réception du lodge, on trouve les bungalows, le bar restaurant et une petite piscine autour duquel un impala rode nonchalamment. Nous allons observer les lycaons, les guépards et les lions qui sont dans des enclos dans la réserve du parc privé. Puis nous passons une délicieuse soirée au camping après avoir nourri notre pauvre gardien de nuit qui veillera sur nous toute la nuit 'au cas où'...😄
Tautona Lodge : tautonalodge@botsnet.bw - tel +267 659 7499 - fax : +267 659 7500 - camp : 62P par personne
J12 - GANHZI – MAUN (264 km) Ce matin nous faisons une visite guidée fort passionnante à la ferme située à l'entrée de la réserve du lodge. Cette activité réservée la veille s'appelle 'Lion Interactivity'. En effet la ferme possède et élève de nombreux lions. Nous pourrons voir et toucher des lionceaux auxquels on fait prendre leur bain. Approcher et effleurer à travers la cage des lions et des lionnes de différents âges. Notre guide nous a captivé pendant une bonne heure. Petit détour à Ghanzi pour faire notre change de pula, faire qlq courses et visiter le beau Craft Center tenu par une communauté San où j'achète de jolies boucles d'oreille en œuf d'autruche.Nous reprenons notre route pour Maun (prononcez : 'Mahoun').
Arrivée à Maun en début d'après-midi, nous allons chercher et payer nos entrées pour les parcs de Moremi et Chobe (prononcez : Tchobé). La dame qui délivre les permis n'est franchement pas aimable mais bon... Au total, cela nous revient à 1590 pula pour 4 personnes, 1 véhicule et 3 jours passés dans les parcs. Plein d'essence à la station et on profite de la Shell Shop pour acheter nos cartes des parcs de Moremi et Chobe (45 pula la carte Veronica Roodt).
On grignote rapidement et on se dirige vers l'aéroport où nous avons réservé avec l'agence Moremi Air un survol du delta de l’Okavango pour 16h. Dans le hall de l'aéroport, à l'étage, nous trouvons leur office. L'accueil y est franchement très mauvais. Heureusement le pilote était déjà bcp plus sympathique. Il nous explique sur une carte le parcours que nous allons faire et nous partons rapido sur le tarmac après les portes de contrôle dans son petit avion. Ici de nombreuses agences sont présentes et çà dépote ! On a vu bcp de petits avions de l'agence Sefofane qui semble bien implanté au Botswana.
Le survol au dessus du delta de l'Okavango nous permet de découvrir et de se rendre compte de l'étendu et de la complexité du delta. On aperçoit bcp d'ilots et les bras d'eau qui les entourent. On perçoit les traces laissées par les animaux ou les 4x4 dans la réserve. Difficile d'apercevoir les animaux à cette hauteur et à cette vitesse. Les hérons blancs et les éléphants sont les plus faciles à entrevoir 😉 Le survol est un must et reste un très beau souvenir !
Nous atterrissons ravis par ce que nous venons de voir. Il est temps de dépasser Maun et de s'installer au Maun Rest Camp qui se trouve à 7km de la ville. J'avais réservé l'hébergement depuis la France. Nous héritons de la 'Green House' qui nous semble un manoir tellement les pièces sont grandes et hautes de plafonds ! Pendant 2 jours, nous aurons cette petite maison, un vrai luxe ! Le camping dispose de beaux emplacements ombragés avec vue sur la rivière. L'endroit est calme et le jeune homme qui nous accueille est absolument charmant.
J13- MAUN
Le lendemain matin, nous avons rendez vous dans un lodge pour une balade en mokoro sur le delta. Nous partons sur un bateau à moteur qui nous déposera après 1h de trajet à un endroit plus au coeur du delta où sont regroupés tous les polers (les gondoliers du mokoro quoi !). Sur la route nous avons déjà vu bcp d'oiseau. Ici dans le delta, ils sont très nombreux. De là, un poler nous prend en charge et nous partons à deux répartis dans chaque mokoro. On se suit et on se balade au raz de l'eau dans le delta. On découvre des parterres de fleur de lotus. Des libellules volent dans l'air en grand nombre autour de nous. Au bout d'une heure on arrive sur une ile où l'on débarque. Ici vivent de petite familles de pécheurs. On nous emmène pour une petite randonnée de 2h sur l'ile. Deux guides nous encadrent pour veiller sur nous et nous donner des explications sur la végétation et les animaux. On croisera avant tous des oiseaux, les éléphants ne nous laissant apercevoir que leur trace de pas dans la boue, leurs excréments ou leurs ossements 😛 Retour au camp des pécheurs pour manger. Ici on peut vous vendre du poisson fumée qui sèche au milieu des mouches pour seulement 3 pulas ! (environ 0.30 centimes). Bon ok au début çà rebute. Mais j'ai gouté un petit bout et c'était franchement bon 😎
Retour dans notre "manoir" au Maun Rest Camp, fatigués mais ravis de notre journée. Le soir nous nous offrons un délicieux repas au non moins moderne Motsana Center. Etrange bâtisse construite au bord de la route au milieu de rien, à droite, avant l'Audi Camp. Les serveurs ne sont pas encore bien habitués au moeur des plats qu'on y sert (par ex, on n'arrive pas à leur faire comprendre qu'on veut un jus de fruit non pas avec un seul fruit mais plusieurs mixés, ou encore qu'une salade ne se prend pas avec x types de vinaigrette mais avec une seule, et ils ont tendance à noter que la moitié de ce que vous avez demandé...), toujours est-il qu'ils étaient si adorables et attentionnés, qu'on leur pardonne ! On a bien rigolé avec eux et on s'est régalé ! 😎😊
Maun rest camp : PO Box 250, Maun - tel: 6862623; tel/fax: 6863472- email: simonjoyce@info.bw Camping @ P50 per person per night
J14 : MAUN - MOREMI
çà y est, c'est parti pour la grande traversée des réserves de Moremi et Chobe. Nous quittons Maun et notre Green House pour rentrer dans le parc de Moremi. La route jusqu'à South Gate (l'entrée au sud du parc de Moremi) est une belle route goudronnée, qui se transforme ensuite en une route de gravels mais facile. On met 2h pour l'atteindre.
Nous montrons patte blanche à l'office de South Gate et faisons notre entrée dans le parc. A partir d'ici nous ne gouterons plus qu'aux routes ensablées. A l'office nous nous sommes renseignés sur l'état des routes. Mauvaise nouvelle : bcp sont inondées et cela nous laisse peu de loisir pour explorer les régions du parc. Nous ne voulons pas prendre de risque, nous n'avons qu'un véhicule et sans prise d'air (cet espèce de long tuyau qui remonte le long de la voiture vers le toit et que l'on voit sur les autres 4x4 qu'on rencontre !). De plus, n'ayant pu obtenir de réservations dans Moremi depuis la France, j'avais opté pour deux nuits au camp communautaire de Khwai mais qui se trouve à l'extérieur de Moremi, plusieurs km après North Gate.
Nous nous enfonçons et traversons le parc sur la route qui mène de South Gate au camp de Xakanaxa (1h30). La route est assez bonne bien que certains endroits soient assez sablonneux mais elle n'est pas très passionnante. On traverse une grande forêt de mopanes. Difficile de voir dans ces conditions les animaux qui se cachent et se confondent avec les couleurs de la nature environnante. On en croise qlq uns mais rien de bien excitant.
L'arrivée à Xakanaxa est plus spectaculaire. On croise le camping qui est quasi vide (pourquoi en France, on nous répond que c'est complet ?). Le paysage rechange, on est au bord du delta. Des prairies rouvrent le paysage. Nous poursuivons jusqu'au Boat Station de Xakanaxa. Il n'y a pas grand monde décidément ici. On tombe sur des guides qui lavent leur linge. Je me renseigne pour savoir si on peut faire un tour de bateau. Mais le gars me fait savoir que les guides pour les bateaux ne sont pas là. Ils reviendront surement plus tard car sur le planning il est indiqué qu'un tour est prévu pour des touristes dans l'après-midi. Pas moyen de savoir si on peut s'incruster sur ce bateau ou non, il faut attendre le retour de ces guides. Que faire ? cette balade en bateau a l'air de vraiment valoir le coup mais avec notre nuit à Khwai, je dois être ressorti du parc avant la nuit et la route est longue car je ne peux me risquer à emprunter celle entre Xakanaxa et North Gate qui est sous l'eau soit disant, et je dois donc repasser par South Gate pour remonter ensuite sur North Gate... 🤪
Je demande alors au guide si on peut faire un game drive avec lui... visiblement c'est "short time" pour lui car il n'a pas fini sa lessive et ensuite il doit récupérer des clients au lodge d'à coté pour un game drive. Il accepte cependant gentiment de nous faire faire 1 heure de game drive après avoir négocié sa lessive avec son ami 😉 Grand bien nous en fasse ! cette "courte" sortie a été très intéressante une fois de plus car notre guide fort sympathique n'était pas avare en explications sur la faune et la flore; et nous avons vu plus que nous l'espérions : 9 lions et lionnes au repos sous des buissons. 😎😎 Sans lui, à coup sure, nous serions passés à coté d'eux sans les voir tellement ils se confondent bien dans les hautes herbes jaunes ! 😇😊
Game drive 1h : 40 pula par personne avec Theko MEC BATSHABENG (PO Box 1911 - Maun - BOTSWANA - tel : +267 71206403 - email : tbatshabeng@yahoo.com)
Retour au 'boat station' où l'on pique nique ravis à l'ombre des arbres sur une mezzanine en bois qui offre une vue sur le delta. On voit les éléphants qui traversent la rivière et se promènent dans le camp. Le guide du bateau est enfin revenu, je l'interroge. Il ne sait pas combien de touristes il attend (SIC !) mais nous propose un tour en bateau après le leur. Je lui explique qu'à moins de dormir sur place, nous ne pourrons pas le faire. Il me faut absolument négocier une place dans le camping de Xakanaxa si l'on veut pouvoir faire ce tour en bateau ! on se donne donc 2 rdv : un dans 1h, après son tour avec les touristes du lodge, au cas où on ait pu dégoter une place au camping pour ce soir; et un autre où dans le cas contraire, s'il nous voit pas, on le retrouverait le lendemain matin pour faire ce tour en bateau. 😎
Retour à l'office de l'entrée de Xakanaxa où je demande s'il est possible de prendre une place au camping puisqu'il semble loin d'être plein. Nous perdons notre nuit payé à Kwhai mais tant pis, ce tour en bateau me semble vraiment à faire 😊 Le monsieur de l'accueil finit par accepter. Nous retournons le coeur léger vers le camp.😇 En attendant le retour de notre pilote, nous retournons voir les lions et tombons sur un charmant petit troupeau de girafes. Le coin est décidemment très joli. Nous repérons un emplacement pour ce soir et retrouvons notre bateau. Nous avons l'embarcation pour nous 4 : grand luxe ! On glisse sur l'eau, tout est très calme autour de nous. On retrouve les éléphants qui ne sont jamais bien loin. Notre guide nous emmène à des 'spots' d'où l'on peut observer quantité d'oiseaux ! et pour finir, nous admirons un des plus beaux couchers de soleil de notre voyage... Nous avons bien fait de rester une nuit ici ! 😊😇😇
Boat trip : 550 pula le bateau
Nous nous endormons dans notre campement à Xakanaxa après un rapide repas sur le pouce car la nuit est vite tombée et nous craignons que des bêtes (lion, léopard ?) viennent roder. Mais cela ne semble pas inquiéter nos voisins qui festoient gaiement autour d'un feu. Bien qu'une des femmes ait poussé un cri après avoir aperçu des hyènes qui leur tournaient autour... 😛 La nuit se passe étrangement... on entend des animaux. Je me réveille souvent et peine à me rendormir ayant l'impression qu'un éléphant caresse de sa trompe notre tente.. (hallucination ? réalité ? je n'oserai mettre mon nez dehors) 😊 😮
J15- MOREMI - KHWAI
Nous repartons le lendemain matin à 8h30 et décidons de nous enfoncer un peu sur la route qui mène de Xakanaxa à North Gate pour aller voir le Paradise Pool, que nous mettrons du temps à trouver... difficile parfois de se repérer dans ce labyrinthe de sentier, d'autant plus que la carte n'est pas évidente à lire pour se repérer et que le GPS nous a lâché depuis Lüderitz... La balade reste très jolie, on voit pas mal d'animaux, même si on n'est un peu déçu devant ce qui doit être le Paradise pool et qui ne contient ni hippo ni eau.. bizarrement...
Il faut reprendre la route assez monotone de Xakanaxa à South Gate puis de South Gate à North Gate. Rien de bien passionnant. Arrivé vers North Gate, nous sommes ressortis du bois et explorons jusqu'à un autre hippo pool situé de ce coté ! Route parfois très chaotique mais très belle aussi. Cette fois à l'hippol pool, les hippos sont là et il y a même un spot en hauteur d'installer pour les observer. On en voit d'autres plus au loin et aussi des crocodiles ! Ravis il nous faut rebrousser chemin et sortir de Moremi à présent. On passe North Gate et traversons le charmant pont de bois qui nous permet d'aller vers Kwhai. On arrive à ce qui semble être le village de Kwhai. Différentes routes partent et on ne sait laquelle emprunter pour aller au camp communautaire. Je vais me renseigner auprès d'un gars nettoyant un 4x4 et qui s'avérera être une des personnes s'occupant du camp. Il m'indique qu'il y a 3 franchissements d'eau à passer pour y accéder. Je lui demande si c'est profond ou pas. Il m'indique que certains passages le sont et qu'il faut prendre tels chemins pour passer et non pas la route principale à un endroit... Bon ok, il commence à se faire tard et les passages n'ont pas l'air si simple !... 🤪 Je lui explique nos craintes et il nous propose de nous accompagner pour nous montrer la route, ce que nous acceptons avec grâce. Bien nous en fasse ! le premier guet est impressionnant mais en passant au bon endroit, çà passe sans pb. Pour le second c'est autre chose : passage très difficile avec branchage. On se retrouve coincé dedans au milieu de la rivière mais on finit par s'en sortir. Malheureusement en sortant on prend peur, la voiture s'est bloquée sur un rapport court , le volant vibre bizarrement et tire fortement d'un coté, de plus il y a un bruit étrange à l'avant. On commence à se demander dans quelle galère on s'est mis et à maudire le camp Kwhai qui est si difficile d'accès ! Et l'autre qui file à toute allure avec son 4x4 équipé d'une prise d'air ! 🏴☠️ 😠 Il reste un dernier guet à passer et on croise les doigts pour qu'il soit comme le premier. Pas de bol, il est énorme et on voit le 4x4 de notre "guide" s'enfoncer profondément... c'est un peu la panique ! 🤪 Je fais signe au gars de revenir et l'arrête lui indiquant qu'on a un souci avec notre voiture. Il regarde et arrive à nous débloquer le rapport (ouff c'est déjà çà !) en forçant un peu et en repassant en marche arrière et marche avant, çà se débloque : technique connue mais à savoir ! on apprend avec l'expérience 😉 Je lui demande s'il peut conduire notre véhicule sur l'autre berge car je crains vraiment qu'on reste coincé au milieu des flots et lui a au moins une bonne expérience du terrain ! Bien nous en fasse, il prend les commandes et nous commençons à plonger dans l'eau, il prend par le coté avec notre véhicule car visiblement si çà passe avec le sien, cela ne l'est pas avec le notre et même ici il y a bcp d'eau car on voit l'eau arriver vers le capot. Ouff çà ne dure pas longtemps, notre moteur ne s'est pas noyé et on a atterri de l'autre coté ! merci 😇 Il nous informe que le camp est encore à plusieurs km sur la route, il rentre au village mais nous indique qu'il repasse ce soir au camp avec quelqu'un. Nous lui donnerons qlq billets pour le remercier de son aide à ce moment là.😎 Nous finissons les derniers kms réfléchissant sur l'éventualité que notre 4x4 nécessite réparation et nous laisse coincer ici plusieurs jours car un bruit sourd se produit lors que nous tournons trop le volant. Le cardon semble avoir pris un coup... On conduit prudemment, évitant de forcer au maximum dessus. 😐
On arrive enfin au Khwai Community camp au coucher de soleil. Le camp est gigantesque avec des emplacements très éloignés les uns des autres. On voit des éléphants traverser un peu plus loin devant le soleil. Ici on n'est comme dans un parc, c'est très beau et même encore plus sauvage car ce camp ne possède ni toilette ni douche ni d'accès à l'eau ! il faut être en totale autonomie ici. Contrairement à ce que je m'attendais il y a bcp de monde ici ! bcp de gens semblent connaitre ce camp et de nombreuses agences y accueillent des groupes... notre "guide" de tout à l'heure réapparait et nous conduit à travers le camp qui est bcp plus grand que ce que l'on voit au premier abord ! Certes c'est peuplé mais les emplacements sont si nbreux et si vastes qu'on se retrouve plusieurs km plus loin, seul sur un grd emplacement rien que pour nous, face à la rivière. Nous expliquons le bruit de notre 4x4 au gars qui jette un œil sur notre véhicule et indique que le cardan semble bien avoir cassé... la loose... 🏴☠️🏴☠️ Il va falloir être prudent si l'on veut finir notre périple !
La nuit est tombée, nous oublions vite nos problèmes de 4x4, séduit par la beauté des lieux et cette nature qui nous entoure. 😊
Khwai Development Trust : khwai@botsnet.bw
J16 - KHWAI- SAVUTI (CHOBE)
Ce matin, départ tôt : 7h30 avec les zèbres, les waterbuck, des hippos et un guépard ! :) Passage dans l'eau mais sans souci cette fois. Nous avons qd même laissé passé devant nous des retraités sud africain avec leur caravane pour être sur que çà passe 😛 !!
Nous entrons dans le parc de Chobe à Mababe Gate vers 9h. Nous avons une nuit de réservé dans le camp de Savuti. Le paysage varie entre des forets de mopanes et des plaines de hautes herbes folles. La route est encore très sableuse. On passe sans problème mais j'imagine la misère en période des pluies.
Nous croisons quelques animaux mais une fois encore, ce n'est pas facile de les repérer dans toute cette nature. Nous faisons un petit tour pour voir les peintures rupestres dont un panneau marque l'entrée. On commence à grimper la montagne mais pas évident de trouver les peintures parmi tous ces rochers. On finit par en voir quelque uns... Je ne sais pas si ce sont les bons mais bon ! Toujours est-il que la vue depuis les hauteurs est superbe et nous permet d'observer les animaux plus bas dans la plaine : Éléphants, girafes, antilopes, ...
Nous arrivons à Savuti en début d'aprem (55km en 4h). Le camp est grand avec des emplacements énormes et espacés. Ils sont regroupés tout autour du bloc sanitaire qui ressemble à une forteresse. On se repose à l'ombre de notre grand arbre où de nombreux calaos, pintades et écureuils viennent nous voir.
On repart dans l'après-midi avec notre 4x4 pour explorer les chemins du coin. Un drôle de labyrinthe, çà part dans tous les sens, on ne sait pas trop où l'on va mais on finit toujours par retomber sur ces pattes. Quelques animaux en chemin mais impossible de voir des lions, guépard ou léopard malheureusement dans le coin. Le seul guépard sauvage aura été vu à Khwai.
Nuit paisible à Savuti.
Savuti camp : conniem.mapulalodge@info.bw
J17 : SAVUTI – GHOHA - KACHIKAU - KASANE (156 km - 4h45)
C'est une longue piste sableuse qui nous permet encore de relier Savuti à Kasane. La route est assez belle. Proche de Kasane, on retombe sur une route goudronnée que les éléphants traversent souvent pour rejoindre la rivière Chobe. On tombe également sur des buffles le long de la route. Finalement je crois qu'on aura vu plus d'animaux au sortie des parcs qu'à l'intérieur !
La petite ville de Kasane a vraiment du charme : des habitations et lodges au bord de la rivière Chobe et de beaux massifs de bougainvilliers. Nous nous installons au Water Lily lodge. L'endroit est très plaisant. Quelques chambres autour d'un bassin à la manière d'un riad et un bar avec piscine en extérieur face à la rivière. Nous bookons 2 activités avec eux : une balade en bateau sur la rivière Chobe et un game drive dans le parc de la Chobe River Front.
Nous commençons cet après-midi par la balade en bateau qui est très sympa à faire (démarre à 15h30 - 270 Pula par pers.) ! des centaines d'éléphants mâle traversent la rivière pour venir brouter l'herbe tendre des ilots. Des antilopes semi-aquatique ainsi que hippos et crocos sont présents, sans compter les oiseaux et les rapaces. Un spectacle magnifique.
Nuit au Water Lily Lodge
WATERLILY LODGE : P.O.BOX 405, KASANE, BOTSWANA TEL; (00267) 6251 775 - FAX; (00267) 6250 759 - EMAIL ADD; waterlily@botsnet.bw
J18 : KASANE
Ce matin nous avons rdv à l'aéroport de Kasane pour faire un survol vers les Chutes Victoria. J'ai réservé cette sortie avec Moremi Air une fois de plus. Mais le vol ne sera pas aussi agréable que celui du Delta de l'Okavango car il faut 40 mn aller-retour entre Kasane et Livingstone et l'on passe seulement 10 mn au dessus des chutes. Nous avons été très impressionné par les Chutes Victoria mais ce vol trop rapide laisse un gout de trop peu... 😐 On a passé plus de temps parmi les douanes et formalités de Livingstone et Kasane plutot qu'autre chose 😕. Je ne conseillerai donc pas ce vol, vu le prix en plus. D'autre part, mauvaise surprise à Livingstone, Moremi Air nous avait dit qu'on paierait seulement en plus $25 par personne pour les taxes, hors on a dû rajouter encore $20 pour le visa... 😠 Après le vol, c'est sur, on a été très tenté d'aller voir les Chutes en voiture mais il fallait faire des choix et on a préféré consacré nos journées à la Bande de Caprivi. Ce sera pour un prochain voyage j'espère du coup 😉
L'après-midi nous allons faire un game drive sur la Chobe River Front (départ 15h30 - 270 pula par pers.) : très sympa également, bcp d'animaux mais toujours pas de félins... (sniff ! 🙁). Par contre, je trouve que les guides s'approchent bcp trop près des éléphants... A un moment donné, je crois qu'on aurait pu se prendre un coup de trompe !
Nuit à Kasane au Water Lily Lodge
J19 : KASANE - NGOMA (Border Post) - KATIMA MULILO - BAGANI (558 km – B8)
Retour en Namibie après avoir traversé le poste de douane de Ngoma. Nous traversons la bande de Caprivi qui regorgent de jolis villages traditionnelles le long de la grande route goudronnée (B8). L'artisanat semble très présent dans ces régions, où l'on a croisé de nombreuses échoppes en bord de route.
Nous arrivons à Bagani, en sortie de Caprivi, en fin d'après-midi et trouvons un lodge au bord de la rivière, non loin des Popa Falls ou plutôt devrait-on dire Popa Rapids. Nous logeons au Nunda Lodge a qui je décernerai la palme du meilleur accueil ! 😎 Leur personnel est très accueillant et pour ne rien enlever l'endroit est charmant, du camping à leur bloc sanitaire, ou encore leur bungalow. L'endroit est calme et serein, une belle terrasse en bois offre une vue sur la rivière et permet d'assister au coucher de soleil sur l'Okavango.
Nunda lodge : camping 70NAD par personne - bungalow 850 NAD pour 2 avec petit dej et diner inclus. PO box 5271 , Divundu - tel +264 66 686070 - email : bookings@nundaonline.com - www.nundaonline.com
J20 - BAGANI
Ce matin nous avons booké un game drive avec le lodge pour le parc de Mahango, tout proche. Finalement nous aurions dû le faire par nous meme car le parc est simple à visiter et de plus notre guide, peu bavard, ne nous expliquera pas grand chose...😐 Le parc est très joli, on aperçoit de nombreux types d'antilopes, d'oiseaux, hippo et crocos. Il y a également de gigantestques baobas centenaires à voir. 😎
Nous partons nous balader avec notre 4x4 jusqu'aux rapides de Popa falls. La meilleure vue semble se tenir à partir du camp communautaire sur la berge en face de notre lodge. On paie un petit droit d'entrée et il est également possible d'y dormir.
Nous reprenons la route de notre lodge, arret à la petite école du coin où l'on donne cahier, stylo et qlq ballons achetés au supermarché pour les enfants. Un autre arrêt près de la rivière ramènera une multitude de bambins curieux autour de nous, avec lesquels nous partageons un sympathique moment.😊
Puis retour au lodge pour profiter de la quiétude des lieux : piscine, détente, lessive, lecture, ... 😎
J21- BAGANI - RUNDU - GROOTFONTEIN – C44 (5h)
Nous abordons notre descente vers Windhoek. Premier arrêt au Roy's camp situé entre Rundu et Grootfontein. Le camp a une déco très originale et personnelle : brique rouge, ossement, bois, ferraille. Un petit coté 'Mad Max' je dirai 😄 Le camp est très agréable, dommage que ce ne soit pas de même pour l'accueil : pas de bonjour, réponse sèche et maladroite... à se demander s'ils n'auraient pas dû choisir un autre métier s'ils n'aiment pas les gens 🤪 ?! Heureusement çà se rattrape sur le reste : bonne bouffe, prix raisonnable, camp au milieu d'une petite réserve. Le soir un point d'eau illuminé permet d'observer les animaux. Il est possible également d'effectuer des boucles à pied autour du camp (une de 2.5 km et une de 3.5 km). Les sanitaires sont biens excepté qu'on n'y voit rien dans les douches... Route non loin un peu bruyante.
ROY'S REST CAMP - PO Box 755 - Grootfontein Tel: +264 -67 240302 - Fax: +264 -67 240302 - E-mail: royscamp@iway.na
J22 : GROOTFONTEIN
L'intérêt de dormir dans cette région est d'aller voir le village San situé à 86km du Roy's Camp (et non pas 60km comme ils l'indiquent sur un panneau...). Ce village est un musée vivant : ici une communauté san recrée pour les touristes leur mode de vie traditionnelle. Je conseille vivement cette sortie, nous sommes restés 4h et avons adoré passer du temps avec eux. On y apprend plein de choses. Attention il faut un 4x4 pour accéder à leur village, bien qu'ils semblent etre en train de refaire un peu la route pour faciliter l'accès...
A notre arrivée on est accueilli par un bushmen qui nous propose de choisir entre plusieurs formules : on peut passer avec eux entre qlq heures, une journée ou plusieurs journées suivant votre choix. On opte pour la journée qui permet de découvrir les danses, les chants, faire une marche dans le bush avec un guide, apprendre à allumer un feu, tirer à l'arc et la visite de leur Craft center pour l'artisanat san. Cout de la journée : 270 NAD par pers.
Nous passons un merveilleux moment avec eux 😊 et pour finir je fais une razzia sur les bijoux san qui feront de beaux cadeaux souvenir et en plus, dont l'argent dépensé reviendra directement à leur communauté.😛
Living Museum of the Ju/’ Hoansi-San www.lcfn.info
Nuit au Roy's Rest Camp.
J23 : GROOTFONTEIN – OTJIWARANGO (2h45)- OKAHANDJA (380km) La fin du périple approche, il nous faut redescendre vers Windhoek. Nous décidons de passer la dernière nuit à Okahandja qui se situe à 70km de Windhoek et présente un énorme marché d'artisanat : parfait pour faire ses derniers achats souvenir et cadeau à la famille.
En route nous faisons différents stop : - un à Otjiwarongo pour manger au délicieux petit restaurant du Crocodile Ranch possibilité de faire la visite du ranch bien sur pour voir les crocodiles (40NAD par pers.) - un arret juste un peu avant Okahandja sur le C31 pour visiter le Ombo Oistrich Restcamp qui possède un élevage d'autruches, un croco, des phacochères, des tortues et de beaux oiseaux en cage. (20 NAD la visite guidée par pers.). Il est possible d'y manger et d'y camper également, petit boutique à disposition.
Nous arrivons à Okahandja et trouvons à nous loger à l'Auberge Omulonga tenue par un couple de français. L'endroit est charmant et les chambres très agréables (470 NAD la chambre double avec petit dej). Nous ne regrettons pas d'avoir été un peu chauvin et d'avoir choisi cette adresse. Christine nous accueille chaleureusement dans son Bed&Breakfast, son mari est absent, étant guide sur Etosha. Nous discutons avec elle et apprenons que cela fait 5 ans qu'elle est installée en Namibie, après un coup de coeur pour ce pays il y a maintenant 9 ans. On la comprend et on l'envie 😊
J24 : OKAHANDJA - WINDHOEK (71km)
Après un bon petit déjeuner avec chocolat chaud (premier depuis le début de notre périple) et après avoir dit aurevoir à notre hôte en promettant de revenir, nous faisons un tour au marché de Okahandja pour terminer nos derniers dollars namibiens avant le départ.
Nous arrivons tranquillement à Windhoek pour déjeuner. Nous décidons de retourner au Zoo Café qui nous avait plu il y a 2 ans déjà. Il fait bon en terrasse à l'ombre des arbres. L'endroit semble avoir été repris par des russes au vu du nouveau nom du lieu et de la carte. Cependant aujourd'hui on nous propose également des plats japonais en suggestion du jour : surprenant 😄 On passe nos dernières heures dans la capitale à siroter nos Rock shandy, Dry Lemon et à goûter à tous les gâteaux de la carte (cheesecake, carrot cake, foret noire. etc.) 😛
Nous avons rdv à Odyssey Car Hire vers 16h pour rendre le 4x4. Check rapide sans soucis. On nous raccompagne à l'aéroport où nous attend notre vol pour 20h. Retour avec Air Namibia impeccable. Tous les bagages ont bien suivi et pas de gros retard. Nous sommes une fois de plus ravis de notre périple et gardons l'espoir de revenir dans quelques temps.. « Jamais deux sans trois » après tout !!! 😛😛😛
Quelques chiffres : Plus de 5500 km parcourus en 24 jours Pas loin de 5000 photos
Quelques conseils : Nous sommes arrivés avec nos euros pour les changer sur place mais finalement, on aurait dû avant tout privilégié le retrait par CB et garder quelques centaines d'euro à changer juste pour le départ et si besoin.
Respecter bien les limites de vitesse sur les routes pour votre sécurité, celle des animaux et pour éviter de vous choper une prune ! les flics ont été très présents cette année sur les routes !
Et si c’était à refaire ? Pour les parcs de Moremi et Chobe, il faut vraiment pouvoir rester plusieurs jours dedans pour en profiter. Une nuit c’est trop peu et ne laisse pas le temps d’explorer grand-chose. Le survol des Chutes Victoria depuis Kasane ne vale pas trop le coup ; si on avait su, on aurait pris la journée pour aller les voir. Mais 2 jours sur place me paraissent mieux encore.
Pour l'album photo, faudra encore attendre.. c'est que çà prend du temps tout çà ! 😉 en attendant qlq photos en PJ 😎
Contexte : voyage organisée par mes soins après d'innombrables heures à me renseigner à travers des lectures sur le net, dans des guides, et des centaines d'échanges de mail (plus ou moins stressant) pour les différentes réservations.... 😏 Je précise que c'est mon second voyage dans ces contrées (cf mon premier carnet de route en Namibie 2008). J'ai gardé le même mode que la première fois 😉
Mode : autonomie complète - voyage entre 4 personnes adultes (et plus ou moins responsable 😛) dans un 4x4 avec tente sur le toit
J1 : Décollage de PARIS pour WINDHOEK via Francfort avec Air Namibia.
Le vol se déroule sans encombre. Pas d'écran individuel, les films sont diffusés sur différents grand écran plus ou moins visible selon votre place dans l'avion. Pas de film en français par contre. Repas chaud et yaourth dont la marque serait à revoir : 'Gastro'... voila qui risque de faire peur à tous les francophones 😛 Bon petit vin sud africain, histoire de commencer le voyage comme il se doit..😊
J2 : WINDHOEK - REHOBOTH (1h)
Arrivée au petit matin à l'aéroport de Windhoek : Récupération des bagages, change à l'aéroport, récupération du téléphone satellite chez l'agence Be Local présente dans l'aéroport, récupération d'un exemplaire du guide 'Where to stay' pour avoir les adresses et n° de tel des lodges de chaque région Une personne d'Odyssey Car Hire nous accueille à l'aéroport et nous ramène à leur agence de location de voiture sur Windhoek. Le 4x4 est prêt : règlements de la facture, papiers administratifs divers, démo et explication du 4x4, etc. et nous pouvons commencer notre périple ! 😇
Premier arrêt au supermarch�� de Windhoek pour faire le plein des courses (approvisionnement eau et nourriture), plein d'essence.
A 10h45, on prend la route. Cette fois, c'est parti ! Direction la B1 vers le sud. Ce soir nous avons prévu de dormir près de REHOBOTH (87km de Windhoek) au camp du Lac Oanob (pas de réservation, nous verrons bien sur place).
site internet : http://www.oanob.com.na/ Lake Oanob Resort - P.O. Box 3381 – Rehoboth – tel : ++264 (0)62 522370 - reservations@oanob.com.na situation : 7km à l'ouest de Rehoboth entrée pour le lac : 80NAD par personne - Campsite : 70NAD par personne
Nous trouvons une place pour camper, mais ce n'est pas évident car bcp d'emplacements ne sont pas bien fait pour pouvoir y rentrer un gros 4x4 avec tente sur le toit ! L'endroit est chouette. Il y a de jolis emplacements aménagés face au lac, les sanitaires sont propres et élégants (dommage qu'il n'y ait qu'une douche et qu'un WC par bâtiment par contre !), bon bar et resto face au lac. On voit des pêcheurs, des canoës, et de petits bateaux à moteur de plaisance sur le lac. Il y a également de jolies chaumières en pierre en bordure du lac. Ca doit être chouette de dormir dedans ! Le lac Oanob est très étendu, on aperçoit cependant au loin le barrage qui le contient. Des oiseaux volent tout autour. Cela semble un bon coin pour la détente... mais c'était sans compter qu'on était un vendredi soir et que passer une certaine heure on a vu plein de jeunes débarqués avec musique et bière pour faire la fête au bord du lac le weekend ! 🤪 Tant pis pour nous, la fatigue du voyage nous assomme suffisamment pour que les discussions interminables et nocturnes de ces "djeuns" ne nous empêchent réellement de dormir...😛
J3 : REHOBOTH - MARIENTAL (B1 -C21 - D1268 : 163km environ - 3h)
On poursuit notre route vers le sud sur la B1. On passe la ligne imaginaire du tropique du Capricorne. Puis tournons sur la C21 avant Mariental et ensuite sur la D1268. Cette dernière est une très jolie route de 'gravels'. Le paysage se transforme et on aperçoit les dunes de sable rouge du Kalahari , parallèles les unes aux autres, avec leurs herbes folles au couleur argenté qui les tiennent accrochés. Ce soir nous avons prévu de dormir au Bagatelle Kalahari Game Ranch (réservation faite depuis la France). Nous avons opté pour une place en camping. Le camp est un peu éloigné de la réception. On est vraiment au calme cette fois 😛 Les campements sont bien espacés les uns des autres ! Chaque emplacement a son propre bloc sanitaire. Bon accueil à l'office qui dispose d'une jolie petite boutique, d'un magnifique salon bar, ainsi qu'une belle salle de restaurant, une piscine et un jardin en extérieur. On croise chat, springbox, oryx, chevaux, et paons en liberté tout autour. Nous profitons de notre arrivée relativement tôt au camp pour faire un game drive (15h30) dans leur réserve l'après midi (oryx, koudou, autruche, girafe, renard, gnou, ...) avec pour finir, apéro face au coucher de soleil. Le soir nous décidons de tester leur restaurant : très bonne cuisine.
site internet : http://www.bagatelle-kalahari-gameranch.com/ P O Box 212 - Mariental Namibia Tel: +264 (63) 240982 - Fax: +264 (63) 241252 Email: info@bagatelle-kalahari-gameranch.com
J4 : MARIENTAL – KEETMANSHOOP (B1-D3910-D3912-M29 : 221km environ - 4h30) Nous poursuivons toujours notre route vers le sud. Sur la route, on aperçoit sur notre gauche de hautes falaises. Pour couper la monotonie de la B1, on prend des petites routes. Ce soir nous prévoyons d'aller dormir au Quivertree Forest Rest Camp. Ce camp a l'avantage de se situer à proximité du giant's playground mais surtout d'être collé à la foret d'arbres carquois (Kokerboom forest). Le camp semble assez désert à notre arrivée. On ne devrait pas avoir de problème pour trouver une place ! L'accueil est sans plus mais pas désagréable non plus. On demande à voir leur drôle de chambres en forme d'igloo puis optons finalement pour une place de camping avec un bon braii :) Nous leur achetons un délicieux morceau de koudou pour ce soir. Un car de touristes débarque et le proprio les emmène assister au repas des guépards. Ils en ont deux, ainsi que toute une bande de suricates. On s'incruste dans la cage et je prends qlq clichés. J'observe les suricates jusqu'à ce que je m'aperçoive que je suis seule dans la cage, avec mon ami, et deux guépards qui mangent ! les touristes et le proprio ont disparu ! Ne craint-il donc pas qu'on s'y fasse attaquer ? par précaution, on s'éclipse vite de la cage qd même... 😄 On paie l'entrée pour la foret de Kokerboom et on s'installe à notre campement. Il y a de la place ici et de beaux blocs sanitaires. Seul regret, on est au bord de la route mais finalement le soir, il n'y a pas tant de circulation que çà. La forêt d'arbre carquois est collé au camp. On va donc se promener librement quand on veut ! (après avoir payé l'entrée qd même ! 50 NAD par personne). Cet endroit assez insolite est vraiment super à voir. Tout le monde se régale du coucher de soleil et chacun cherche à prendre le beau cliché ;) On croise également de nombreux damans parmi les rochers qui ne sont pas si farouches que çà finalement...
site internet : http://www.quivertreeforest.com/. campsite : 70 NAD situation : 14km au nord est de Keetmanshoop sur la route M29
J5 : KEETMANSHOOP- SEEHEIM - HOOLOG - HOBAS - AIS AIS (B1 - B4- D545 - C12 -C37 230km)
Sur la route, on passé par le Naute Dam. Le lac artificiel est une agréable halte. Le paysage fait plaisir à voir. On voit de nombreux oiseaux autour. Les couleurs et les reflets du lac sont sublimes. Petite balade parmi les gros rochers noires qui bordent le lac. Ces rochers résonnent de façon métallique. On se demande ce que cela peut bien être. On achète des glaces et boissons à la petite boutique qui tient le lieu. Pause pique nique face au lac. Il y a même un camping ici pour ceux qui souhaiteraient y rester plus longtemps.
On poursuit la route à travers le parc national de Ai Ais. La route est très plaisante même si l’on essuie au départ une mini tempête de sable.
Arrivée à Hobas, on paie nos entrées pour le Fish River Canyon et on part explorer 3 points du vue sur ce magnifique site ! pique nique au bord du canyon. La vue est splendide. Cà doit être une sacrée expérience de faire le trek de plusieurs jours dans ce canyon… le temps passe, il nous faut rejoindre le camp de ce soir. On reprend la route pour le camp de Ai Ais, la route est encore très chouette.
Arrivée au sud du canyon. Le camp d'Ai Ais est géré par le NWR. L'endroit est fort sympathique, nombreux places de camping avec électricité et point d'eau. Sanitaire correct. On se plonge avec délice dans le spa aménagé. L'eau est très chaude, çà relaxe bien ! Le soir on mange au restaurant. Accueil charmant et nourriture impeccable.
Le lendemain au réveil on croise de nombreux oiseaux, des babouins (que des veilleurs du camp prennent soin d'éloigner de nos emplacements), et des rats des rochers 😊
Réservation : Namibia Wildlife Resorts - Private Bag 13378, Windhoek 9000, Namibia Tel ++264-(0)61 285 7200 - Fax ++264-(0)61 224 900 - reservations@nwr.com.na
J6 : AIS AIS - ROSH PINAS - AUS (C37-C13 - 6h30)
En préparant mon voyage, je pensais devoir rebrousser chemin et repasser par Hobas pour aller vers Aus mais avec la nouvelle carte mise à jour qu'Odyssey m'a fourni, j'ai trouvé une nouvelle route tracée qui nous permet de sortir par le sud du canyon sans nous faire faire trop de détour. Nous décidons de l'emprunter et faisons un bon choix car la route était absolument sublime ! Nombreux arrêts pour prendre des photos et admirer le paysage. On arrive à la frontière de la Namibie avec l'Afrique du sud en plus. On longe la rivière Orange et remontons vers Rosh Pinas. A partir d'ici la route est déjà moins plaisante (carrière de mines, béton) mais la première partie valait vraiment le coup.
On arrive sur la petite ville de Aus et nous nous installons à Klein Aus Vista où nous avons réservé deux nuits.
Un peu déçue par l'accueil mais l'endroit est magnifique ! la réception, la petite boutique, le restaurant et les chambres se situent à l'entrée du lodge. Le camping et les autres types d'hébergements (Eagle's Nest Chalet et Geisterschlucht cabin) sont à 7km d'ici. On est dans le parc du Gondwana Speergebiet Rand et les paysages sont superbes. On goûte à la tranquillité.
Un conseil : Si vous passez une nuit dans un des Eagle's Nest Chalet ou Geisterschlucht cabin, demander un kit barbecue à l'accueil (attention ils sont très généreux en portion !! viande, salade, toats à grillé, pommes de terre...) car vous ne voudrez pas revenir au restaurant à qlq km de là tellement le coucher de soleil ici est magique.
Il est possible de faire des randonnées autour du site mais nous n'avons pas eu le temps d'en faire.
Klein-Aus Vista se situe à environ 2 km à l'ouest de Aus et 115km à l'est de Luderitz. CONTACT: Gondwana Desert Collection: TEL: + 264 63 258021 /116 - FAX: + 264 63 258021 EMAIL: ausvista@namibhorses.com - WEB: http://www.klein-aus-vista.com
J7 : AUS - LUDERITZ - KOLMANSKOP- AUS
Nous prenons tôt ce matin route en direction de la côte de Lüderitz pour faire une sortie en mer réservé via Klein Aus Vista. La route passe toute droite sur une grande plaine. On met 1h30 pour arriver à destination. Proche de l'arrivée, le paysage change et devient un peu lunaire. On a une sensation de bout du monde avec cette grande route interminable...
On embarque à 8h30. Sur la mer, le vent souffle très fort et nous sommes vite congelés. Heureusement le capitaine de bord a tout ce qu'il faut et nous prête couverture et grosse veste. On part voir l'ile d'Halifax où se logent une colonie de manchots et divers oiseaux. On aperçoit également des flamands roses non loin. Surtout un gros rocher on voit plein d'otaries et dans l'eau on croise plusieurs dauphins venus s'amuser autour du bateau. La mer bouge bien et c'est très difficile de prendre des clichés :)
On rentre au port content d'être abrité du vent pour retrouver un peu de chaleur. La sortie n'est pas aussi impressionnante que celle que nous avions faite à Walvis Bay, mais elle reste néanmoins sympathique et surtout plus authentique ;)
Sortie faite avec Zeepaard trip boat (300 ND par personne pour 2h)
On repart directement pour visiter la ville fantôme de Kolmanskop (attention le site ferme tôt: 13h, entrée payable sur place : 50NAD avec guide). On fait la petite visite guidée très intéressante et rapide. Et puis on finit en passant pas mal de temps à explorer par nous même chaque maison et bâtiments. Quand on repart du site, il n'y a plus que nous et tout a fermé.
Il fait faim alors on retourne à Luderitz une dernière fois pour faire qlq courses, le plein d'essence (grosse frayeur car plusieurs pompes n'ont plus de diesel et nous sommes pas loin d'être à sec !) et gouter aux langoustes dans un restaurant 'Le Pinguouin', qui se trouve au Nest Hotel.
Quand nous reprenons la route pour Aus, il est déjà trop tard pour aller voir les chevaux sauvages au Garub pan. Le soleil est en train de se coucher. Le temps d'admirer qlq chevaux qui traversent la route au soleil couchant et nous retournons à Klein aus Vista où nous passons notre dernière nuit.
J8 : AUS- SESRIEM (C13-D707-C27 - 402km - 6h)
A défaut de n'avoir pu voir le Garub pan hier soir, on y retourne ce matin. Le site n'est pas très éloigné de Klein Aus Vista. Un conseil : y aller très tôt si possible car çà cogne vite fort là bas ! Heureusement un petit abri aménagé permet de se poser à l'ombre et d'observer les chevaux sauvages un peu plus bas dans le pan. Cet abris est cependant visité aussi par qlq chevaux moins farouches que certains touristes ont dû nourrir... je me suis retrouvée assise, filmée par un autre touriste hilare pendant qu'un cheval essayait de me brouter les cheveux alors que je prenais des photos ! je vous laisse imaginer la scène... 😇
Je serai bien restée ici des heures mais ayant encore une longue route à faire, il nous faut repartir en direction de Sesriem et bien sûr nous optons pour la fameuse D707 que tout le monde trouve magnifique mais qui n'est pas la plus simple et la plus rapide. C'est vrai que le paysage est très beau sur cette petite route. Pour finir on traverse le parc du Namib Rand Nature Desert où l'on croise plusieurs animaux et on arrive à 16h au camping de Sesriem.
Belle surprise : les travaux entamés y'a 2 ans sont finis et le résultat fait plaisir à voir ! Une office toute neuve, avec une belle échoppe (souvenir, boisson, nourriture) et une belle salle de restaurant avec un superbe bar (avec TV écran plat je vous prie ! diffusant des clips sud africain). Dommage qu'ils n'aient pas encore rénovés tous les sanitaires, le bloc à coté de notre emplacement mériterait franchement d'être refait ...
Nous avons juste le temps de partir voir le dune Elim qui se trouve assez proche du camping. La grimpe semble interminable. Ce sont des montagnes russes, çà monte, on croit être arrivé et çà redescend et derrière çà remonte etc... On arrive qd même à ce qui semble être le point le plus haut et admirons in extremis le soleil qui part se coucher au loin. On redescend rapidement en espérant ne pas trop se perdre dans ce labyrinthe de dunes.
Nuit à Sesriem campsite sous une belle nuit étoilée et entouré de chacals
J9 : SESRIEM – SOSSUSVLEI -DEADVLEI Nous rentrons dans le parc ce matin pas très en avance sur nos horaires car le soleil commence déjà à se lever et la route jusqu'à Sossusvlei est assez longue. On passe avec notre 4x4 dans la partie très sablonneuse qui mène au pied de sossusvlei et deidvlei. Premier arrêt à Sossusvlei et puis retour sur Deidvlei. Il commence déjà à faire très chaud et une fois la balade finit, on part s'installer avec plaisir sur une des petites tables de pique nique à l'ombre des arbres. Un des chauffeurs passent par là, on l'invite à prendre le café et on discute avec lui. 🙂
Retour au camping où l'on se repose, profite pour faire une lessive et boire un coup au bar flambant neuf !
On re-rentre dans le parc en fin d'aprem pour faire le coucher de soleil sur la dune 45. Le soir on part se régaler au buffet du Sossusvlei Lodge puis douce nuit au Sesriem campsite
J10 : SESRIEM - REHOBOOTH - WINDHOEK - GOBABIS (C19- C24-B1-B6)
Aujourd'hui, une longue route nous attend. Il nous faut traverser en large la Namibie pour rejoindre les frontières du Botswana. Nous faisons un arrêt à Windhoek (Sesriem-Windhoek : 5h) pour refaire qlq courses et manger tranquillement dans notre restaurant fétiche du centre commercial.
Nous y prenons un peu trop notre temps et du coup on arrive à la nuit tombée à Gobabis. Nous logeons dans une petite chaumière en brique au bord de l'eau. Le lodge semble désert et pourtant la dame nous indique que c'est la dernière chambre qu'elle a pour ce soir. Une chance ! 😛 La maisonnette est charmante. Pour une nuit ce sera parfait. Pas de chance par contre, il semblerait qu'un concert se déroule dans les environs dont on entend les échos et on entendra tard dans les nuits les fêtards de retour à leur bercail...😐
J11 : GOBABIS - BUITEPOS - GHANZI (448km)
Nous passons la frontière entre la Namibie et le Botswana à Buitepos. Formalité des douanes assez rapides et sans encombre (1h). Cà y est, nous sommes au Botswana ! :) Nous arrivons vers 13h à Ghanzi et partons directement à la recherche d'un logement pour ce soir car le dimanche, tout est fermé.
Nous tombons sur le Tautona Lodge et décidons de nous poser dans leur camping. Les emplacements sont grands et au calme dans la réserve. Accueil moyen mais pour le reste, l'endroit est fort sympathique d'autant plus que nous sommes seuls en arrivant au camp ! Les sanitaires sont récents et propres. Une petite terrasse en hauteur permet de nous poser pour manger à l'ombre tout en inspectant le point d'eau où des animaux passent. Au niveau de la réception du lodge, on trouve les bungalows, le bar restaurant et une petite piscine autour duquel un impala rode nonchalamment. Nous allons observer les lycaons, les guépards et les lions qui sont dans des enclos dans la réserve du parc privé. Puis nous passons une délicieuse soirée au camping après avoir nourri notre pauvre gardien de nuit qui veillera sur nous toute la nuit 'au cas où'...😄
Tautona Lodge : tautonalodge@botsnet.bw - tel +267 659 7499 - fax : +267 659 7500 - camp : 62P par personne
J12 - GANHZI – MAUN (264 km) Ce matin nous faisons une visite guidée fort passionnante à la ferme située à l'entrée de la réserve du lodge. Cette activité réservée la veille s'appelle 'Lion Interactivity'. En effet la ferme possède et élève de nombreux lions. Nous pourrons voir et toucher des lionceaux auxquels on fait prendre leur bain. Approcher et effleurer à travers la cage des lions et des lionnes de différents âges. Notre guide nous a captivé pendant une bonne heure. Petit détour à Ghanzi pour faire notre change de pula, faire qlq courses et visiter le beau Craft Center tenu par une communauté San où j'achète de jolies boucles d'oreille en œuf d'autruche.Nous reprenons notre route pour Maun (prononcez : 'Mahoun').
Arrivée à Maun en début d'après-midi, nous allons chercher et payer nos entrées pour les parcs de Moremi et Chobe (prononcez : Tchobé). La dame qui délivre les permis n'est franchement pas aimable mais bon... Au total, cela nous revient à 1590 pula pour 4 personnes, 1 véhicule et 3 jours passés dans les parcs. Plein d'essence à la station et on profite de la Shell Shop pour acheter nos cartes des parcs de Moremi et Chobe (45 pula la carte Veronica Roodt).
On grignote rapidement et on se dirige vers l'aéroport où nous avons réservé avec l'agence Moremi Air un survol du delta de l’Okavango pour 16h. Dans le hall de l'aéroport, à l'étage, nous trouvons leur office. L'accueil y est franchement très mauvais. Heureusement le pilote était déjà bcp plus sympathique. Il nous explique sur une carte le parcours que nous allons faire et nous partons rapido sur le tarmac après les portes de contrôle dans son petit avion. Ici de nombreuses agences sont présentes et çà dépote ! On a vu bcp de petits avions de l'agence Sefofane qui semble bien implanté au Botswana.
Le survol au dessus du delta de l'Okavango nous permet de découvrir et de se rendre compte de l'étendu et de la complexité du delta. On aperçoit bcp d'ilots et les bras d'eau qui les entourent. On perçoit les traces laissées par les animaux ou les 4x4 dans la réserve. Difficile d'apercevoir les animaux à cette hauteur et à cette vitesse. Les hérons blancs et les éléphants sont les plus faciles à entrevoir 😉 Le survol est un must et reste un très beau souvenir !
Nous atterrissons ravis par ce que nous venons de voir. Il est temps de dépasser Maun et de s'installer au Maun Rest Camp qui se trouve à 7km de la ville. J'avais réservé l'hébergement depuis la France. Nous héritons de la 'Green House' qui nous semble un manoir tellement les pièces sont grandes et hautes de plafonds ! Pendant 2 jours, nous aurons cette petite maison, un vrai luxe ! Le camping dispose de beaux emplacements ombragés avec vue sur la rivière. L'endroit est calme et le jeune homme qui nous accueille est absolument charmant.
J13- MAUN
Le lendemain matin, nous avons rendez vous dans un lodge pour une balade en mokoro sur le delta. Nous partons sur un bateau à moteur qui nous déposera après 1h de trajet à un endroit plus au coeur du delta où sont regroupés tous les polers (les gondoliers du mokoro quoi !). Sur la route nous avons déjà vu bcp d'oiseau. Ici dans le delta, ils sont très nombreux. De là, un poler nous prend en charge et nous partons à deux répartis dans chaque mokoro. On se suit et on se balade au raz de l'eau dans le delta. On découvre des parterres de fleur de lotus. Des libellules volent dans l'air en grand nombre autour de nous. Au bout d'une heure on arrive sur une ile où l'on débarque. Ici vivent de petite familles de pécheurs. On nous emmène pour une petite randonnée de 2h sur l'ile. Deux guides nous encadrent pour veiller sur nous et nous donner des explications sur la végétation et les animaux. On croisera avant tous des oiseaux, les éléphants ne nous laissant apercevoir que leur trace de pas dans la boue, leurs excréments ou leurs ossements 😛 Retour au camp des pécheurs pour manger. Ici on peut vous vendre du poisson fumée qui sèche au milieu des mouches pour seulement 3 pulas ! (environ 0.30 centimes). Bon ok au début çà rebute. Mais j'ai gouté un petit bout et c'était franchement bon 😎
Retour dans notre "manoir" au Maun Rest Camp, fatigués mais ravis de notre journée. Le soir nous nous offrons un délicieux repas au non moins moderne Motsana Center. Etrange bâtisse construite au bord de la route au milieu de rien, à droite, avant l'Audi Camp. Les serveurs ne sont pas encore bien habitués au moeur des plats qu'on y sert (par ex, on n'arrive pas à leur faire comprendre qu'on veut un jus de fruit non pas avec un seul fruit mais plusieurs mixés, ou encore qu'une salade ne se prend pas avec x types de vinaigrette mais avec une seule, et ils ont tendance à noter que la moitié de ce que vous avez demandé...), toujours est-il qu'ils étaient si adorables et attentionnés, qu'on leur pardonne ! On a bien rigolé avec eux et on s'est régalé ! 😎😊
Maun rest camp : PO Box 250, Maun - tel: 6862623; tel/fax: 6863472- email: simonjoyce@info.bw Camping @ P50 per person per night
J14 : MAUN - MOREMI
çà y est, c'est parti pour la grande traversée des réserves de Moremi et Chobe. Nous quittons Maun et notre Green House pour rentrer dans le parc de Moremi. La route jusqu'à South Gate (l'entrée au sud du parc de Moremi) est une belle route goudronnée, qui se transforme ensuite en une route de gravels mais facile. On met 2h pour l'atteindre.
Nous montrons patte blanche à l'office de South Gate et faisons notre entrée dans le parc. A partir d'ici nous ne gouterons plus qu'aux routes ensablées. A l'office nous nous sommes renseignés sur l'état des routes. Mauvaise nouvelle : bcp sont inondées et cela nous laisse peu de loisir pour explorer les régions du parc. Nous ne voulons pas prendre de risque, nous n'avons qu'un véhicule et sans prise d'air (cet espèce de long tuyau qui remonte le long de la voiture vers le toit et que l'on voit sur les autres 4x4 qu'on rencontre !). De plus, n'ayant pu obtenir de réservations dans Moremi depuis la France, j'avais opté pour deux nuits au camp communautaire de Khwai mais qui se trouve à l'extérieur de Moremi, plusieurs km après North Gate.
Nous nous enfonçons et traversons le parc sur la route qui mène de South Gate au camp de Xakanaxa (1h30). La route est assez bonne bien que certains endroits soient assez sablonneux mais elle n'est pas très passionnante. On traverse une grande forêt de mopanes. Difficile de voir dans ces conditions les animaux qui se cachent et se confondent avec les couleurs de la nature environnante. On en croise qlq uns mais rien de bien excitant.
L'arrivée à Xakanaxa est plus spectaculaire. On croise le camping qui est quasi vide (pourquoi en France, on nous répond que c'est complet ?). Le paysage rechange, on est au bord du delta. Des prairies rouvrent le paysage. Nous poursuivons jusqu'au Boat Station de Xakanaxa. Il n'y a pas grand monde décidément ici. On tombe sur des guides qui lavent leur linge. Je me renseigne pour savoir si on peut faire un tour de bateau. Mais le gars me fait savoir que les guides pour les bateaux ne sont pas là. Ils reviendront surement plus tard car sur le planning il est indiqué qu'un tour est prévu pour des touristes dans l'après-midi. Pas moyen de savoir si on peut s'incruster sur ce bateau ou non, il faut attendre le retour de ces guides. Que faire ? cette balade en bateau a l'air de vraiment valoir le coup mais avec notre nuit à Khwai, je dois être ressorti du parc avant la nuit et la route est longue car je ne peux me risquer à emprunter celle entre Xakanaxa et North Gate qui est sous l'eau soit disant, et je dois donc repasser par South Gate pour remonter ensuite sur North Gate... 🤪
Je demande alors au guide si on peut faire un game drive avec lui... visiblement c'est "short time" pour lui car il n'a pas fini sa lessive et ensuite il doit récupérer des clients au lodge d'à coté pour un game drive. Il accepte cependant gentiment de nous faire faire 1 heure de game drive après avoir négocié sa lessive avec son ami 😉 Grand bien nous en fasse ! cette "courte" sortie a été très intéressante une fois de plus car notre guide fort sympathique n'était pas avare en explications sur la faune et la flore; et nous avons vu plus que nous l'espérions : 9 lions et lionnes au repos sous des buissons. 😎😎 Sans lui, à coup sure, nous serions passés à coté d'eux sans les voir tellement ils se confondent bien dans les hautes herbes jaunes ! 😇😊
Game drive 1h : 40 pula par personne avec Theko MEC BATSHABENG (PO Box 1911 - Maun - BOTSWANA - tel : +267 71206403 - email : tbatshabeng@yahoo.com)
Retour au 'boat station' où l'on pique nique ravis à l'ombre des arbres sur une mezzanine en bois qui offre une vue sur le delta. On voit les éléphants qui traversent la rivière et se promènent dans le camp. Le guide du bateau est enfin revenu, je l'interroge. Il ne sait pas combien de touristes il attend (SIC !) mais nous propose un tour en bateau après le leur. Je lui explique qu'à moins de dormir sur place, nous ne pourrons pas le faire. Il me faut absolument négocier une place dans le camping de Xakanaxa si l'on veut pouvoir faire ce tour en bateau ! on se donne donc 2 rdv : un dans 1h, après son tour avec les touristes du lodge, au cas où on ait pu dégoter une place au camping pour ce soir; et un autre où dans le cas contraire, s'il nous voit pas, on le retrouverait le lendemain matin pour faire ce tour en bateau. 😎
Retour à l'office de l'entrée de Xakanaxa où je demande s'il est possible de prendre une place au camping puisqu'il semble loin d'être plein. Nous perdons notre nuit payé à Kwhai mais tant pis, ce tour en bateau me semble vraiment à faire 😊 Le monsieur de l'accueil finit par accepter. Nous retournons le coeur léger vers le camp.😇 En attendant le retour de notre pilote, nous retournons voir les lions et tombons sur un charmant petit troupeau de girafes. Le coin est décidemment très joli. Nous repérons un emplacement pour ce soir et retrouvons notre bateau. Nous avons l'embarcation pour nous 4 : grand luxe ! On glisse sur l'eau, tout est très calme autour de nous. On retrouve les éléphants qui ne sont jamais bien loin. Notre guide nous emmène à des 'spots' d'où l'on peut observer quantité d'oiseaux ! et pour finir, nous admirons un des plus beaux couchers de soleil de notre voyage... Nous avons bien fait de rester une nuit ici ! 😊😇😇
Boat trip : 550 pula le bateau
Nous nous endormons dans notre campement à Xakanaxa après un rapide repas sur le pouce car la nuit est vite tombée et nous craignons que des bêtes (lion, léopard ?) viennent roder. Mais cela ne semble pas inquiéter nos voisins qui festoient gaiement autour d'un feu. Bien qu'une des femmes ait poussé un cri après avoir aperçu des hyènes qui leur tournaient autour... 😛 La nuit se passe étrangement... on entend des animaux. Je me réveille souvent et peine à me rendormir ayant l'impression qu'un éléphant caresse de sa trompe notre tente.. (hallucination ? réalité ? je n'oserai mettre mon nez dehors) 😊 😮
J15- MOREMI - KHWAI
Nous repartons le lendemain matin à 8h30 et décidons de nous enfoncer un peu sur la route qui mène de Xakanaxa à North Gate pour aller voir le Paradise Pool, que nous mettrons du temps à trouver... difficile parfois de se repérer dans ce labyrinthe de sentier, d'autant plus que la carte n'est pas évidente à lire pour se repérer et que le GPS nous a lâché depuis Lüderitz... La balade reste très jolie, on voit pas mal d'animaux, même si on n'est un peu déçu devant ce qui doit être le Paradise pool et qui ne contient ni hippo ni eau.. bizarrement...
Il faut reprendre la route assez monotone de Xakanaxa à South Gate puis de South Gate à North Gate. Rien de bien passionnant. Arrivé vers North Gate, nous sommes ressortis du bois et explorons jusqu'à un autre hippo pool situé de ce coté ! Route parfois très chaotique mais très belle aussi. Cette fois à l'hippol pool, les hippos sont là et il y a même un spot en hauteur d'installer pour les observer. On en voit d'autres plus au loin et aussi des crocodiles ! Ravis il nous faut rebrousser chemin et sortir de Moremi à présent. On passe North Gate et traversons le charmant pont de bois qui nous permet d'aller vers Kwhai. On arrive à ce qui semble être le village de Kwhai. Différentes routes partent et on ne sait laquelle emprunter pour aller au camp communautaire. Je vais me renseigner auprès d'un gars nettoyant un 4x4 et qui s'avérera être une des personnes s'occupant du camp. Il m'indique qu'il y a 3 franchissements d'eau à passer pour y accéder. Je lui demande si c'est profond ou pas. Il m'indique que certains passages le sont et qu'il faut prendre tels chemins pour passer et non pas la route principale à un endroit... Bon ok, il commence à se faire tard et les passages n'ont pas l'air si simple !... 🤪 Je lui explique nos craintes et il nous propose de nous accompagner pour nous montrer la route, ce que nous acceptons avec grâce. Bien nous en fasse ! le premier guet est impressionnant mais en passant au bon endroit, çà passe sans pb. Pour le second c'est autre chose : passage très difficile avec branchage. On se retrouve coincé dedans au milieu de la rivière mais on finit par s'en sortir. Malheureusement en sortant on prend peur, la voiture s'est bloquée sur un rapport court , le volant vibre bizarrement et tire fortement d'un coté, de plus il y a un bruit étrange à l'avant. On commence à se demander dans quelle galère on s'est mis et à maudire le camp Kwhai qui est si difficile d'accès ! Et l'autre qui file à toute allure avec son 4x4 équipé d'une prise d'air ! 🏴☠️ 😠 Il reste un dernier guet à passer et on croise les doigts pour qu'il soit comme le premier. Pas de bol, il est énorme et on voit le 4x4 de notre "guide" s'enfoncer profondément... c'est un peu la panique ! 🤪 Je fais signe au gars de revenir et l'arrête lui indiquant qu'on a un souci avec notre voiture. Il regarde et arrive à nous débloquer le rapport (ouff c'est déjà çà !) en forçant un peu et en repassant en marche arrière et marche avant, çà se débloque : technique connue mais à savoir ! on apprend avec l'expérience 😉 Je lui demande s'il peut conduire notre véhicule sur l'autre berge car je crains vraiment qu'on reste coincé au milieu des flots et lui a au moins une bonne expérience du terrain ! Bien nous en fasse, il prend les commandes et nous commençons à plonger dans l'eau, il prend par le coté avec notre véhicule car visiblement si çà passe avec le sien, cela ne l'est pas avec le notre et même ici il y a bcp d'eau car on voit l'eau arriver vers le capot. Ouff çà ne dure pas longtemps, notre moteur ne s'est pas noyé et on a atterri de l'autre coté ! merci 😇 Il nous informe que le camp est encore à plusieurs km sur la route, il rentre au village mais nous indique qu'il repasse ce soir au camp avec quelqu'un. Nous lui donnerons qlq billets pour le remercier de son aide à ce moment là.😎 Nous finissons les derniers kms réfléchissant sur l'éventualité que notre 4x4 nécessite réparation et nous laisse coincer ici plusieurs jours car un bruit sourd se produit lors que nous tournons trop le volant. Le cardon semble avoir pris un coup... On conduit prudemment, évitant de forcer au maximum dessus. 😐
On arrive enfin au Khwai Community camp au coucher de soleil. Le camp est gigantesque avec des emplacements très éloignés les uns des autres. On voit des éléphants traverser un peu plus loin devant le soleil. Ici on n'est comme dans un parc, c'est très beau et même encore plus sauvage car ce camp ne possède ni toilette ni douche ni d'accès à l'eau ! il faut être en totale autonomie ici. Contrairement à ce que je m'attendais il y a bcp de monde ici ! bcp de gens semblent connaitre ce camp et de nombreuses agences y accueillent des groupes... notre "guide" de tout à l'heure réapparait et nous conduit à travers le camp qui est bcp plus grand que ce que l'on voit au premier abord ! Certes c'est peuplé mais les emplacements sont si nbreux et si vastes qu'on se retrouve plusieurs km plus loin, seul sur un grd emplacement rien que pour nous, face à la rivière. Nous expliquons le bruit de notre 4x4 au gars qui jette un œil sur notre véhicule et indique que le cardan semble bien avoir cassé... la loose... 🏴☠️🏴☠️ Il va falloir être prudent si l'on veut finir notre périple !
La nuit est tombée, nous oublions vite nos problèmes de 4x4, séduit par la beauté des lieux et cette nature qui nous entoure. 😊
Khwai Development Trust : khwai@botsnet.bw
J16 - KHWAI- SAVUTI (CHOBE)
Ce matin, départ tôt : 7h30 avec les zèbres, les waterbuck, des hippos et un guépard ! :) Passage dans l'eau mais sans souci cette fois. Nous avons qd même laissé passé devant nous des retraités sud africain avec leur caravane pour être sur que çà passe 😛 !!
Nous entrons dans le parc de Chobe à Mababe Gate vers 9h. Nous avons une nuit de réservé dans le camp de Savuti. Le paysage varie entre des forets de mopanes et des plaines de hautes herbes folles. La route est encore très sableuse. On passe sans problème mais j'imagine la misère en période des pluies.
Nous croisons quelques animaux mais une fois encore, ce n'est pas facile de les repérer dans toute cette nature. Nous faisons un petit tour pour voir les peintures rupestres dont un panneau marque l'entrée. On commence à grimper la montagne mais pas évident de trouver les peintures parmi tous ces rochers. On finit par en voir quelque uns... Je ne sais pas si ce sont les bons mais bon ! Toujours est-il que la vue depuis les hauteurs est superbe et nous permet d'observer les animaux plus bas dans la plaine : Éléphants, girafes, antilopes, ...
Nous arrivons à Savuti en début d'aprem (55km en 4h). Le camp est grand avec des emplacements énormes et espacés. Ils sont regroupés tout autour du bloc sanitaire qui ressemble à une forteresse. On se repose à l'ombre de notre grand arbre où de nombreux calaos, pintades et écureuils viennent nous voir.
On repart dans l'après-midi avec notre 4x4 pour explorer les chemins du coin. Un drôle de labyrinthe, çà part dans tous les sens, on ne sait pas trop où l'on va mais on finit toujours par retomber sur ces pattes. Quelques animaux en chemin mais impossible de voir des lions, guépard ou léopard malheureusement dans le coin. Le seul guépard sauvage aura été vu à Khwai.
Nuit paisible à Savuti.
Savuti camp : conniem.mapulalodge@info.bw
J17 : SAVUTI – GHOHA - KACHIKAU - KASANE (156 km - 4h45)
C'est une longue piste sableuse qui nous permet encore de relier Savuti à Kasane. La route est assez belle. Proche de Kasane, on retombe sur une route goudronnée que les éléphants traversent souvent pour rejoindre la rivière Chobe. On tombe également sur des buffles le long de la route. Finalement je crois qu'on aura vu plus d'animaux au sortie des parcs qu'à l'intérieur !
La petite ville de Kasane a vraiment du charme : des habitations et lodges au bord de la rivière Chobe et de beaux massifs de bougainvilliers. Nous nous installons au Water Lily lodge. L'endroit est très plaisant. Quelques chambres autour d'un bassin à la manière d'un riad et un bar avec piscine en extérieur face à la rivière. Nous bookons 2 activités avec eux : une balade en bateau sur la rivière Chobe et un game drive dans le parc de la Chobe River Front.
Nous commençons cet après-midi par la balade en bateau qui est très sympa à faire (démarre à 15h30 - 270 Pula par pers.) ! des centaines d'éléphants mâle traversent la rivière pour venir brouter l'herbe tendre des ilots. Des antilopes semi-aquatique ainsi que hippos et crocos sont présents, sans compter les oiseaux et les rapaces. Un spectacle magnifique.
Nuit au Water Lily Lodge
WATERLILY LODGE : P.O.BOX 405, KASANE, BOTSWANA TEL; (00267) 6251 775 - FAX; (00267) 6250 759 - EMAIL ADD; waterlily@botsnet.bw
J18 : KASANE
Ce matin nous avons rdv à l'aéroport de Kasane pour faire un survol vers les Chutes Victoria. J'ai réservé cette sortie avec Moremi Air une fois de plus. Mais le vol ne sera pas aussi agréable que celui du Delta de l'Okavango car il faut 40 mn aller-retour entre Kasane et Livingstone et l'on passe seulement 10 mn au dessus des chutes. Nous avons été très impressionné par les Chutes Victoria mais ce vol trop rapide laisse un gout de trop peu... 😐 On a passé plus de temps parmi les douanes et formalités de Livingstone et Kasane plutot qu'autre chose 😕. Je ne conseillerai donc pas ce vol, vu le prix en plus. D'autre part, mauvaise surprise à Livingstone, Moremi Air nous avait dit qu'on paierait seulement en plus $25 par personne pour les taxes, hors on a dû rajouter encore $20 pour le visa... 😠 Après le vol, c'est sur, on a été très tenté d'aller voir les Chutes en voiture mais il fallait faire des choix et on a préféré consacré nos journées à la Bande de Caprivi. Ce sera pour un prochain voyage j'espère du coup 😉
L'après-midi nous allons faire un game drive sur la Chobe River Front (départ 15h30 - 270 pula par pers.) : très sympa également, bcp d'animaux mais toujours pas de félins... (sniff ! 🙁). Par contre, je trouve que les guides s'approchent bcp trop près des éléphants... A un moment donné, je crois qu'on aurait pu se prendre un coup de trompe !
Nuit à Kasane au Water Lily Lodge
J19 : KASANE - NGOMA (Border Post) - KATIMA MULILO - BAGANI (558 km – B8)
Retour en Namibie après avoir traversé le poste de douane de Ngoma. Nous traversons la bande de Caprivi qui regorgent de jolis villages traditionnelles le long de la grande route goudronnée (B8). L'artisanat semble très présent dans ces régions, où l'on a croisé de nombreuses échoppes en bord de route.
Nous arrivons à Bagani, en sortie de Caprivi, en fin d'après-midi et trouvons un lodge au bord de la rivière, non loin des Popa Falls ou plutôt devrait-on dire Popa Rapids. Nous logeons au Nunda Lodge a qui je décernerai la palme du meilleur accueil ! 😎 Leur personnel est très accueillant et pour ne rien enlever l'endroit est charmant, du camping à leur bloc sanitaire, ou encore leur bungalow. L'endroit est calme et serein, une belle terrasse en bois offre une vue sur la rivière et permet d'assister au coucher de soleil sur l'Okavango.
Nunda lodge : camping 70NAD par personne - bungalow 850 NAD pour 2 avec petit dej et diner inclus. PO box 5271 , Divundu - tel +264 66 686070 - email : bookings@nundaonline.com - www.nundaonline.com
J20 - BAGANI
Ce matin nous avons booké un game drive avec le lodge pour le parc de Mahango, tout proche. Finalement nous aurions dû le faire par nous meme car le parc est simple à visiter et de plus notre guide, peu bavard, ne nous expliquera pas grand chose...😐 Le parc est très joli, on aperçoit de nombreux types d'antilopes, d'oiseaux, hippo et crocos. Il y a également de gigantestques baobas centenaires à voir. 😎
Nous partons nous balader avec notre 4x4 jusqu'aux rapides de Popa falls. La meilleure vue semble se tenir à partir du camp communautaire sur la berge en face de notre lodge. On paie un petit droit d'entrée et il est également possible d'y dormir.
Nous reprenons la route de notre lodge, arret à la petite école du coin où l'on donne cahier, stylo et qlq ballons achetés au supermarché pour les enfants. Un autre arrêt près de la rivière ramènera une multitude de bambins curieux autour de nous, avec lesquels nous partageons un sympathique moment.😊
Puis retour au lodge pour profiter de la quiétude des lieux : piscine, détente, lessive, lecture, ... 😎
J21- BAGANI - RUNDU - GROOTFONTEIN – C44 (5h)
Nous abordons notre descente vers Windhoek. Premier arrêt au Roy's camp situé entre Rundu et Grootfontein. Le camp a une déco très originale et personnelle : brique rouge, ossement, bois, ferraille. Un petit coté 'Mad Max' je dirai 😄 Le camp est très agréable, dommage que ce ne soit pas de même pour l'accueil : pas de bonjour, réponse sèche et maladroite... à se demander s'ils n'auraient pas dû choisir un autre métier s'ils n'aiment pas les gens 🤪 ?! Heureusement çà se rattrape sur le reste : bonne bouffe, prix raisonnable, camp au milieu d'une petite réserve. Le soir un point d'eau illuminé permet d'observer les animaux. Il est possible également d'effectuer des boucles à pied autour du camp (une de 2.5 km et une de 3.5 km). Les sanitaires sont biens excepté qu'on n'y voit rien dans les douches... Route non loin un peu bruyante.
ROY'S REST CAMP - PO Box 755 - Grootfontein Tel: +264 -67 240302 - Fax: +264 -67 240302 - E-mail: royscamp@iway.na
J22 : GROOTFONTEIN
L'intérêt de dormir dans cette région est d'aller voir le village San situé à 86km du Roy's Camp (et non pas 60km comme ils l'indiquent sur un panneau...). Ce village est un musée vivant : ici une communauté san recrée pour les touristes leur mode de vie traditionnelle. Je conseille vivement cette sortie, nous sommes restés 4h et avons adoré passer du temps avec eux. On y apprend plein de choses. Attention il faut un 4x4 pour accéder à leur village, bien qu'ils semblent etre en train de refaire un peu la route pour faciliter l'accès...
A notre arrivée on est accueilli par un bushmen qui nous propose de choisir entre plusieurs formules : on peut passer avec eux entre qlq heures, une journée ou plusieurs journées suivant votre choix. On opte pour la journée qui permet de découvrir les danses, les chants, faire une marche dans le bush avec un guide, apprendre à allumer un feu, tirer à l'arc et la visite de leur Craft center pour l'artisanat san. Cout de la journée : 270 NAD par pers.
Nous passons un merveilleux moment avec eux 😊 et pour finir je fais une razzia sur les bijoux san qui feront de beaux cadeaux souvenir et en plus, dont l'argent dépensé reviendra directement à leur communauté.😛
Living Museum of the Ju/’ Hoansi-San www.lcfn.info
Nuit au Roy's Rest Camp.
J23 : GROOTFONTEIN – OTJIWARANGO (2h45)- OKAHANDJA (380km) La fin du périple approche, il nous faut redescendre vers Windhoek. Nous décidons de passer la dernière nuit à Okahandja qui se situe à 70km de Windhoek et présente un énorme marché d'artisanat : parfait pour faire ses derniers achats souvenir et cadeau à la famille.
En route nous faisons différents stop : - un à Otjiwarongo pour manger au délicieux petit restaurant du Crocodile Ranch possibilité de faire la visite du ranch bien sur pour voir les crocodiles (40NAD par pers.) - un arret juste un peu avant Okahandja sur le C31 pour visiter le Ombo Oistrich Restcamp qui possède un élevage d'autruches, un croco, des phacochères, des tortues et de beaux oiseaux en cage. (20 NAD la visite guidée par pers.). Il est possible d'y manger et d'y camper également, petit boutique à disposition.
Nous arrivons à Okahandja et trouvons à nous loger à l'Auberge Omulonga tenue par un couple de français. L'endroit est charmant et les chambres très agréables (470 NAD la chambre double avec petit dej). Nous ne regrettons pas d'avoir été un peu chauvin et d'avoir choisi cette adresse. Christine nous accueille chaleureusement dans son Bed&Breakfast, son mari est absent, étant guide sur Etosha. Nous discutons avec elle et apprenons que cela fait 5 ans qu'elle est installée en Namibie, après un coup de coeur pour ce pays il y a maintenant 9 ans. On la comprend et on l'envie 😊
J24 : OKAHANDJA - WINDHOEK (71km)
Après un bon petit déjeuner avec chocolat chaud (premier depuis le début de notre périple) et après avoir dit aurevoir à notre hôte en promettant de revenir, nous faisons un tour au marché de Okahandja pour terminer nos derniers dollars namibiens avant le départ.
Nous arrivons tranquillement à Windhoek pour déjeuner. Nous décidons de retourner au Zoo Café qui nous avait plu il y a 2 ans déjà. Il fait bon en terrasse à l'ombre des arbres. L'endroit semble avoir été repris par des russes au vu du nouveau nom du lieu et de la carte. Cependant aujourd'hui on nous propose également des plats japonais en suggestion du jour : surprenant 😄 On passe nos dernières heures dans la capitale à siroter nos Rock shandy, Dry Lemon et à goûter à tous les gâteaux de la carte (cheesecake, carrot cake, foret noire. etc.) 😛
Nous avons rdv à Odyssey Car Hire vers 16h pour rendre le 4x4. Check rapide sans soucis. On nous raccompagne à l'aéroport où nous attend notre vol pour 20h. Retour avec Air Namibia impeccable. Tous les bagages ont bien suivi et pas de gros retard. Nous sommes une fois de plus ravis de notre périple et gardons l'espoir de revenir dans quelques temps.. « Jamais deux sans trois » après tout !!! 😛😛😛
Quelques chiffres : Plus de 5500 km parcourus en 24 jours Pas loin de 5000 photos
Quelques conseils : Nous sommes arrivés avec nos euros pour les changer sur place mais finalement, on aurait dû avant tout privilégié le retrait par CB et garder quelques centaines d'euro à changer juste pour le départ et si besoin.
Respecter bien les limites de vitesse sur les routes pour votre sécurité, celle des animaux et pour éviter de vous choper une prune ! les flics ont été très présents cette année sur les routes !
Et si c’était à refaire ? Pour les parcs de Moremi et Chobe, il faut vraiment pouvoir rester plusieurs jours dedans pour en profiter. Une nuit c’est trop peu et ne laisse pas le temps d’explorer grand-chose. Le survol des Chutes Victoria depuis Kasane ne vale pas trop le coup ; si on avait su, on aurait pris la journée pour aller les voir. Mais 2 jours sur place me paraissent mieux encore.
Pour l'album photo, faudra encore attendre.. c'est que çà prend du temps tout çà ! 😉 en attendant qlq photos en PJ 😎
Hôtel Shalimar 4* à Hammamet English translation pending
Il s'agit du tout nouveau Framissimma à Hammammet.
quelqu'un le connaît afin de me donner des infos ?
Back from 3 weeks in Quebec
Hi there, just back from a three-week round trip to Quebec and a side trip to New Brunswick.
Departed from Montpellier, via CDG, then arrived in Montreal from July 31 to August 20, 2024.
AF flights went smoothly.
The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

The RT itinerary (without the visit details):
Arrival in Montreal; Trois-Rivières; Tadoussac; Matane; Gaspé; Campbellton; Trois-Pistoles; Quebec City; Montreal and return to France, AF to CDG then Hop! to Montpellier.
Observations:
Getting out of Montreal airport is a nightmare! Two hours at Avis Auto to pick up the car (nice ride, though—a WW SUV Atlas V6 for two). From what I’ve heard, Montreal Airport is a pain because it was initially under-dimensioned for its infrastructure, and it seems impossible to reorganize everything.
Quebecers: Wonderful people in terms of hospitality and behavior toward tourists—especially French ones. You can ask them for advice at the supermarket, for directions here and there, and those distant cousins are great! That said, I’d exclude Montreal, which, due to its size and perhaps its cosmopolitanism, can’t be considered as welcoming as the countryside and small towns we passed through. A bit like Paris, you could say.
Quebecers prefer Quebec City over Montreal, and I get it. On a positive note for the city, I left some money in the hotel at the end of my stay. Once back in France, I contacted the hotel (day before yesterday), and they confirmed the oversight and are taking steps to send the money back. A nice gesture. It’s the Nouvel Hôtel, 1740 Avenue René Lévesque. Well-located, too.
Tourists: Same as always!
Americans: Still lacking in culture and education, but we already knew that. Loud, intrusive, annoying, you could say. And I’ll skip the “Oh my God! Oh my God!” all day long. And always with a coffee cup in hand on the streets. Not just American tourists, actually. Coffee is either enjoyed at the counter of a café or at home in front of the day’s news. It must also be said that our cousins’ coffee is more like dishwater.
Tourists from the Middle Kingdom: No change there! Flagrant lack of European culture and respect. They can be quite annoying at times. Thankfully, they don’t like the countryside or small towns.
Tourists from the Land of the Rising Sun: As usual, impeccable behavior. Both in terms of dress and discretion.
The British: They feel at home. Well, they kind of are, actually. Distant, inaccessible—typical English folks.
South Americans: A lot of them in Montreal during my stay. Quite noisy, especially at breakfast. But deep down, they’re great and very polite. I really like them. Must be my 36.1% Iberian DNA from my ancestry test that makes me say that.
And the French? Always the same! Complainers, grumblers, never happy with the meal, always finding prices too high, cutting in line, sometimes with a Quechua backpack but not always. In short, we don’t change. That said, there were some really nice people and great encounters that will leave wonderful memories. Some folks from Marseille in Quebec City, Toulouse in Montreal, Perpignan... But not many Parisians. Or maybe they just don’t talk to outsiders. When I think that my wife is from the 14th arrondissement...
And lots of lovely young French people there on a Working Holiday Visa for two years.
Others? Italians? Didn’t run into many. Eastern Europeans? Didn’t see any, or they were super discreet.
The trip started on July 31. 2,000 photos to sort through. More to come later.

Nos infos pratiques lors d'un voyage de deux mois en Colombie English translation pending
extrait de notre blog: http://pleinlesmirettesjccnad.blogspot.fr/
Change:éviter l'aéroport 2750 cop pour 1 euro; 2950 en ville et 3100 pour des retraits CB
Pas de frais avec carte VISA Monabanq chez BBVA(retraits limités à 300000) et Colpatria (jusqu'à 700000), ailleurs de 10000 à 12000 cop de frais "locaux".
Bogota
Sayta hostal. Calle 12B#0-57 Bogota Cundinamarca
Tenu par une colombienne qui parle français. Accueil très chaleureux. De bons conseils. Seulement deux chambres. Les autres sont des dortoirs. Salle de bain et wc communs. Notre chambre est mignonne mais le lit est un peu étroit. Prix 60 000, soit environ 20€. Pas de linge de toilette, mais on peut louer une serviette pour 1000 cop. C'est propre et coquet. Une cuisine est a la disposition des voyageurs. Nota:+ de chambre au Sayta2 calle de la violetas ou 12b Une petite chambre avec salle de bain privée, propre dans une auberge où l'on peut utiliser la cuisine. En plein coeur de la candelaria. Accueil chaleureux.80 000cop avec petit déjeuner. Taxi aéroport- hôtel : entre 300000 et 40 000 cop. Repas midi Soupe légumes et viande + assiette avec avocat, riz, arepa (galette de mais) et banane plantin. L'ajiaco, soupe de pommes de terre, maïs, et poulet parfumée à la guasca est très bonne et gouteuse. Deux repas complets et une bouteille d'eau pour 28 000 cop. Quelque part au bout de la Calle 7 à l' opposé de la place Bolivar. Carte de téléphone et internet, marque "virgin" sur les conseils de notre jeune japonais. 24 000 pour 100minutes, 575 Mo et pour un mois renouvelable. Restaurant Nativo: Restaurant végétarien, Hamburger végétarien pour 8 000 cop Taxi hôtel gare de bus 20 000cop Bus de Bogota a Tunja 20 000 par personne (bus direct luxueux) Mini bus de Tunja a Villa de Leyva 6 000 cop par personne
Villa de Leyva environ 2100m d'altitude Tenue vestimentaire début de matinée, une polaire légère, journée tee-shirt, coucher du soleil petite polaire et coupe vent. Hotel Solar de Villa, tout neuf. Chambre avec salle de bain. La chambre n'est pas très grande. Grand lit. Cabinet de toilette impeccable. Notre chambre a un balconnet qui donne sur la rue qui est en fait une impasse (la calle 10A) entre la calle 10 et la calle 11. C'est un coin tranquille en plein centre et très près de la gare routière. Réservé par booking. 30€ la nuit. Nous sommes arrives un WE et il semble que les chambres soient plus rares et les prix plus élevés. Demander une chambre avec fenêtre sur l'extérieur. Celles dont les fenêtres donnent dans le patio sont plus sombres et bruyantes. Repas Casa Blanca bon mais pas donné Bus pour Raquira : 5 500 cop par personne. Taxi Raquira Monastère de la Candelaria 10 000 cop Repas restaurant de Raquira "Dona Julia" petite rue a gauche avant le pont conduisant à la place centrale...en face du marche. Grosse assiette de saucisses : rellena, une sorte de boudin contenant des grains de mais, longaniza saucisse "au mètre", grillés et servis avec des petites patates rondes sautées pour 8 000cop la grosse assiette. Rando laguna d Iguaque: Bus pour Arcabuco, bien préciser son arrêt (casa de piedra). départ 7 ou 8 h retour 16h.(4000$/p/trajet) Entrée du parc 42000cop, gratuit >65 ans (Un par an......) site Muisca : 7000 cop par personne Centre d'investigation paléontologique : tarif réduit plus de 60 ans 4500 cop par personne Musee " El Fosil" tarif plein 8 000 cop par personne. Repas restaurant Luimar sur une traverse en bas de la carrer 11. N'ouvre que pour le repas de midi. Pas de carte, un menu unique. Très propre, copieux, complet : une soupe très parfumée et une assiette comprenant une timbale de riz, une part de viande, un légume cuit et de la salade. En dessert du jus de fruit. Et tout cela pour 8 000 cop par personne.Notre meilleure adresse de Villa de Leyva! Shampoing brushing : 10 000 cop Glace au " musée du chocolat" : 3 000 cop Repas du soir au restaurant " pistachos" calle 10, tenu par deux jeunes gens sympathiques. Une soupe de tomate, des lasagnes et un jus de fraise et mures pour 10 000 cop. Bon
De villa de Leyva a Guadalupe Bus Villa de Leyva a Arcabuco par la petite route et qui fait presque du porte à porte pour les "fiincas" , 1h 15 et 6 500 cop par personne Bus de Arcabuco a Oiba, 2h15 avec un arret a Barbosa qui semble un peu important et 20 000 cop par personne Camioneta de Oiba à Guadalupe 7 000 cop et 1h 15 de route empierrée et en travaux. Mais joli paysage. Hotel " Bonanza" à Guadalupe (bonanzayaventura2015@gmail.com patience pour une réponse!) . A l'entrée du village, une grande maison transformée en hôtel. Grandes chambres en rez de chaussée, salle de bain privée mais sans eau chaude négociée a 40 000 car nous sommes seuls. Pour trouver José, le propriétaire il faut aller jusqu’à la place centrale. Dans un coin de la place se trouve son restaurant. Repas du soir au "Bonanza" assiette d’œufs brouillés, galette au fromage dite arepa blanca (très bon!), riz , salade et un grand jus de mures. De Guadaloupe à Barichara: Bus de Oiba àSan Gil : 1h et 10000$ Bus de San Gil a Barichara 3/4 heure et 4600$; Attention changement de gare nécessaire à San Gil en taxy 4000 Barichara: Hotel Mi Ranchito centro réservé par booking. Notre chambre avec salle de bain privée donne dans le couloir. Les murs de la salle de bain ne montent pas jusqu'en haut. La salle de bain a été rajoutée dans la cour. Chambre rustique voire limite!. Dans l'ensemble l'isolation des pièces dans les hôtels que nous avons choisi laisse à désirer. A Barichara les chambres d'hôtel sont assez chères. C'est une ville réputée "chic" et touristique. Alors les prix flambent. 70 000 cop pour notre chambre. A Guane nous avons trouve un hôtel sympa, coquet, propre et moins cher que celui de Barichara. Il s'agit de la posada " Mi tierra guane" (hildaui@hotmail.om) dont la chambre double avec salle de bain coute 50 000 cop.Cela peut être une option sachant qu'il y a un bus par heure entre Barichara et Guane. Compte tenu de la taille du village il ne doit pas y avoir grand chose à faire a Guane le soir mais génial pour se reposer! Restaurant Rosita de Guane : menu du jour avec soupe, assiette garnie, jus de fruit pour 12 000cop Jus de fruit : 2 000 cop Sabayon spécialité de Guane : boisson alcoolisée au lait, a la crème de lait et au café. De Barichara à Bucaramanga: Bus de Barichara a Bucaramanga via San Gil avec un changement de terminal et cinq heures de voyage.9200+36000$ Bus de Bucaramanga à Giron une demi heure pour 2100$ Hotel de Bucaramanga, Ciutad Real (Carrera 15 # 56-33 ; +5776952718) sur la route de Bucaramanga à Giron, dans un quartier tranquille. Chambre simple, propre avec salle de bain privée. Pas d'eau chaude mais température clémente et prix léger 45000$!
Bucaramang à Medellin en avion avec la compagnie Easy fly. Attention au poids des bagages et surveiller les mails car les horaires sont changeants.
Medellin Hotel , : guesthouse 61 prado, calle 61, n 50A-60. Dans un quartier calme, une vieille maison restaurée. De grandes chambres coquettes avec salle de bain privative à proximité du centre et de la station de métro " Prado"pour 115000/n, Encore une fois dans ce type de demeures avec patio il y a du bruit car tout donne sur le patio. En plus pour entrer il faut sonner ( question de sécurité) et la première nuit a été ponctuée d'arrivées tardives ou précoces. Pas top et pas très sympa! Contrairement aux affirmations du LonelyP la cuisine n'est pas accessible! A midi restaurant dans le pasaje Junin. Un ensemble de restaurants ayant une terrasse au premier étage un peu en retrait de la rue. C'est agréable. Il est rare de pouvoir manger en extérieur. Ticket de métro : 2 500 cop Entrée au musée de Antioca, avec réduction pour plus de 60 ans, 50% soit 9000$ au lieu de 18000/p Le soir repas à la pâtisserie/restau "Versalles" situé dans le Pasaje Junin. Très connu et très réputé à Medellin. Fondé par un argentin il existe depuis plus de 50ans et ne désemplit pas. Les empanadas argentins sont délicieux(une vraie pâte feuilletée), les soupes aussi. Par contre pour les pâtisseries on a beaucoup mieux chez nous. Ne pas oublier de prendre un jus de fruit. En fait tout y est bon et frais. , : préférez cette adresse au repas à 61PRADO qui est cher et bien gras! La différence de prix paye le taxi (5000£) pour rentrer car autour de 61PRADO c est la zone le soir.
Guatape Bus Medellin Guatape 12 500cop par personne. Il faut prendre le métro en direction de Niquia et descendre a la station Caribe. Une passerelle au dessus de l'autoroute permet de rejoindre la grande gare d'autobus du nord. PENSER A ACHETER LE BILLET DE BUS POUR LE RETOUR EN ARRIVANT CAR SI LES ARRIVÉES SONT ÉCHELONNÉES LES DÉPARTS SONT Concentrés ET LES BUS BIEN PLEINS. Ticket d'entrée pour monter à la Piedra del Penol ( pas de réduction) 18 000cop A faire même si un peu hard (800 marches) quand il fait chaud. A midi on a goûte la truite à l'ail. Une des spécialités semble-t-il. Il s'agit d'une truite saumonée frite servie avec une sauce aillée....pas extraordinaire.
Medellin Jardin Taxi de l'hôtel au terminal sud, assez loin car situé près de l'aéroport national. 12 000cop . Bus de Medellin à Jardin :25000/p 3h30 de route pour faire 120km. Route sinueuse. Beaux paysages. Jardin Hotel Canto Agua, à 1km du centre sur la route de la cascade. Quartier Verada, la Salada. En pleine nature. L'environnement est beau. La chambre est simple, la salle de bain neuve et l'eau de la douche bien chaude. Le hamac sur la terrasse couverte bien agréable. Super petit déjeuner et possibilité d'accès à une cuisine extérieure avec une terrasse. Le bémol, la distance par rapport au village. Une bonne petite trotte. On ne peut pas faire des petits aller-retour de l'hôtel au village. Pris d'un taxi ou tucktuck entre hôtel et village : 6 000cop. Trigo y Centeno , Calle 9 Santander n° 2-57: Une vraie crêperie française tenue par une colombienne qui a vécu à Paris. C'est bon et ça change du riz, des haricots et des bananes plantain. Chocolat glacé artisanal (1700$). On en trouve dans la boutique à coté de la pâtisserie Dulces del Jardin. J'ai un faible pour le parfum café...
Salento: Bus Jardin Riosucio: 3 bus par jour et 19 000cop par personne. Durée 2h30 Bus de Riosucio à Manizales : 16 000cop par personne. Durée 2h Taxi gare de bus hôtel Mountain calle 66 dans le quartier de cable square. Chambre pour deux personnes avec salle de bain, eau chaude, en dessous de la réception et avec vue sur le jardin. 70 000 cop avec petit déjeuner. Une cuisine est à disposition. Super accueil sympathique et professionnel. Petit déjeuner correct. Bon wifi. Bus de Manizales à Salento : on aurait pu faire mieux En effet en prenant notre ticket pour Armenia il aurait fallu que nous précisions que nous voulions nous arrêter environ dix kilometres avant au croisement de la route pour Salento qui se situe entre Pereira et Armenia. Du coup le chauffeur n'a pas voulu nous arrêter. Et nous avons donc fait la distance du croisement à Armenia en aller retour pour rien. En même temps, à ce niveau là il n'y a pas d'arrêt de bus et il faut faire signe aux bus qui passent sans assurance qu'ils s'arrêtent. Alors une petite heure de plus de bus dans notre planning ce n'est pas si grave. Prix : 36 000 +8 400 Hotel Tralala à Salento, carrera 7 à deux pas de la place principale. Jolie maison ancienne blanche avec des volets oranges. Nous avons la chambre 4. Elle est agréable mais la salle de bain ne comporte pas le lavabo. Il faut utiliser un robinet installé dans la douche. Comme d'habitude c'est assez mal isolé et il faut compter sur le civisme des gens de l'auberge et de ceux qui passent dans la rue. Mais en général, comme il fait jour assez tôt les grasses matinées sont difficiles. Prix de la chambre 70 000 cop. Accès à la cuisine qui est propre et bien équipée. Wifi pas très puissant
Filandia: Bus de Salento à La Flores, départ régulier de la place. A La Flores il faut traverser la route et faire signe à un bus qui fait la ligne Armenia Filandia. Mais il en passe souvent et c'est assez rapide. Filandia Hotel Posada del Compadre ( cité dans le lonely) dans une ancienne maison coloniale C'est un peu de bric et de broc, mais c'est surtout très mal isolé. La porte de la chambre que nous avons est ouverte sur le haut. Les murs de la salle de bain( eau bien chaude) ne montent pas jusqu'au plafond et donnent sur l'escalier. Cela manque un peu d'intimité. De même qu'avec la chambre voisine. Gros bazar dans la cuisine qui ressemble à un atelier de bricolage. Petit déjeuner minimum. Le ménage n'est pas la priorité. Pas de règle quant au bruit et pas d'heure de fermeture des portes. Les patrons ont regardé la tv au dessous de notre chambre jusqu'à 23h et nos voisins de chambre sont rentrés à 23h30 en faisant comme s'ils étaient seuls parce " que c'est leur façon de vivre". Je précise qu'ils sont de nationalité hollandaise!!!!! Prix de la chambre double avec sdb 90 000 cop. Pas de service à part essayer de nous vendre un tour ou une visite. Café San Pedro sur la place en face de l'église. Sympa. Syndicat d'initiative : pas même une carte de la ville Bidea hostel: ( www.bideahostal.com ) vu seulement. L'hôtesse parle aussi le français. Propre et coquet pour ce que nous avons vu et moins cher que la posada pour une chambre double avec salle de bain privative, 70 000cop. Dans le hall des plans dessinés de la ville et des alentours. Un vrai service aux clients. Contrairement à ce qui se dit nous n'avons pas trouvé que le village de Salento était plus cher que celui de Filandia et vice versa.
Santa Rosa del Cabal Hotel Marcelandia entre Santa Rosa et les thermes et â environ 6 km de ces derniers. Hotel moderne, chambre avec salle de bain privative, ( 75 000 cop en semaine) propre et coquet. Eau chaude a la douche. Wifi faible, impossible dans la chambre. Accueil agréable. Sur place un restaurant que nous n'avons pas testé. Localisation agréable car situé près d'une sorte de hameau où se trouvent trois restaurants dont celui que nous avons choisi qui est le restaurant de l'une des fabriques de chorizo. Nous avons aimé le coté moderne et clean. En plus la qualité est au rdv. Pour aller aux thermes il y a deux solutions, sauter dans la navette de bus qui passe toutes les deux heures environ (1 400 cop), dans une jeep taxi à condition qu'elle ne soit pas pleine ( 2 000cop) ou faire du stop. Ça marche. Départ pour l’aéroport Jeep taxi (2 000cop) puis bus de Santa Rosa à Peteira ( 2 200 cop ) Le chauffeur nous a arrêté près d'une station de bus urbains afin que nous prenions le bus pour l'aéroport ( 1 800 cop) Durée du voyage depuis l'hôtel 1h30.
Carthagène: Hotel Alejandria en centre ville (calle de la cruz). Petit hôtel bien situé à l'intérieur des remparts. Chambre simple mais confortable avec eau chaude. Fenêtre donnant sur un puits de lumière, luminosité réduite mais pas de bruit. 130 000 cop pour une chambre double avec salle de bain privée et eau chaude. Le lit est fait tous les jours, les poubelles vidées et les serviettes changées. La calle de la cruz est très vivante et il y a toutes les commodités : un grand supermarché "exito", un marchand de pain et de pizza à quelques pas de l'hôtel, une super pâtisserie " sweets de Nora" ( c'est tout petit et tout rose!) qui fait de super jus de fruit pas cher(3 000cop) et une vraie tarte au citron meringuée ( 5 000cop) en montant à gauche un peu avant le croisement avec la calle de la bomba. Dans la rue des marchands de fruits épluchés, de galettes au fromage et jambon dont je ne connais pas le nom, délicieux et nourrissant pour environ 2 000 cop.
De Carthagene à Santa Marta Bus Marsol: un peu plus cher que les bus normaux mais vient vous chercher à votre hôtel et vous conduit à votre hôtel à destination. On peut choisir un bus direct qui ne passe pas par Baranquilla. A certains endroits rassemblement des différents bus qui se repartissent les clients en fonction des hôtels de destination. Tout ça prend du temps: compter 5 heures et ?? euros/p
Santa Marta Dreamer hôtel situé à 6km du centre ville mais sur la route de Palomino. Les chambres au nom de pays entourent un grand patio au milieu duquel se trouve une petite piscine. C'est une ambiance jeune. Musique au bar, billard, tv, restaurant aux prix du coin. Une cuisine équipée est à disposition de ceux qui veulent se préparer les repas. Jolie déco dans les chambres, salle de bain moderne, sans eau chaude. Chambre agréablement décorée d'une fresque rappelant le nom du pays attribué à la chambre. Très propre. Prix 90000cop. On peut manger sur place. C'est Bon, propre et avantageux en prix. Sans hésitation je me suis fait une cure de salades. Ce n'est pas toujours évident de manger des crudités, mais là pas de problème. Repas en ville au "Bistrot" dans le centre ville historique, calle 19, une des plus jolie, et qui arrive sur le parc delle novie, le centre de vie nocturne. Menu du jour avec soupe et plat de poisson accompagné de purée de pommes de terre et d'une salade pour 14 000cop.
Trek à la ciudad perdida: prix fixe de 750 000 cop par personne. Cela nous semble cher en pesos et en efforts (50 kms et 2500m de dénivelé en 4 jours sur des chemins pas toujours faciles) par rapport au site. Ce qu'il faut prévoir en plus de la liste que l'on trouve sur les guides: un drap, type sac à viande, des bâtons de marche et une trousse secours type rando (voir site de la FFRS). Il faut vraiment avoir un change du haut, des chaussettes et sous vêtements pour chaque jour car rien ne sèche. Le short ou le pantalon on s'en accommode.
De Cartagene des indes à Santa Cruz de Monpox C'est une long chemin. Nous avons commencé par prendre le métro bus pas très loin de notre rue. Au préalable il nous a fallu acheter une carte et la charger ( 4 000cop de carte et 2 100 cop par voyage) Dans un premier temps, depuis le centre il faut prendre le bus T100E, l'express pour El Portal. A El portal il faut prendre le 113 et s'arrêter à la gare de bus. Il y a plusieurs compagnies qui conduisent à Monpox ( 8 à 9h entièrement par la route). Nous avons choisi d'utiliser plusieurs moyens de locomotion pour raccourcir le temps de parcours à 6 ou 7h: Le bus jusqu'à Magangué ( nous avons apprécié les gros bus de Brasilia 30 000 cop par personne et quatre bonnes heures de trajet.ATTENTION! Deux départs/jour de Cartagène et trois de Monpox. A Magangué nous avons pris le bateau qui part quand il est plein mais c est rapide! et qui après vingt minutes de trajet arrive à la Bodega ( 9 000 cop par personne) De là il faut prendre un colectivo, taxi ou mini bus. Le tarif jusqu'à Monpox est fixe et de 13 000cop par personne.OUF!!! Ca se mérite!
Mompox Logement trouvé sur booking oú l'on trouve le meilleur et le pire, c'est le cas de la Casa Sol de Agua!. Chambre double avec salle de bain et clim ( indispensable) dans la Casa Sol de Agua. Location chez l'habitant ( on l'ignore lorsque l'on réserve) Très sonore car la chambre non isolée est au dessus du salon et de la cuisine et deux des murs sont en film plastique!!!. Pas de fenêtre sur l'extérieur. La proprio ne tient pas compte des résa booking....) nous en demandait 120 000 cop la nuit lorsque nous sommes arrivés alors que le prix au moment de la réservation était de 90 000 cop. A Mompox les prix sont démesurément élevés. On a quand même trouvé dans le centre des hôtels proposants des chambres pas très grandes mais avec clim et salle de bain pour 70 000 et 80 000 cop. Cela reste quand même très cher par rapport à ce que l'on a pu trouver ailleurs. Il y a de nombreuses habitations qui offrent des chambres . C'est le nouvel " El Dorado". La nourriture, les boissons..tout subit l'inflation.
Cartagene-Popayan: Avion Cartagene Cali via Bogota (on devait avoir un vol direct 1h30 et ça c'est transformé en un vol via Bogota et une journée fichue avec 6h d attente à Bogota. Vive Viva Colombia la plus mauvaise compagnie du monde!!!!) taxi Cartagene aéroport: 8000cops Bus aéroport de Cali à la gare routière, de trente à quarante cinq minutes pour 6500cops Bus de Cali à Popayan quatre heures trente pour 16000cop Hôtel Krone à Popayan, calle 7, dans le quartier historique, à deux pas de la place principale. Chambre double avec salle de bain privée, donnant sur un patio. Un peu vieillot, mais propre. Bonne literie. Lit fait et serviettes changées tous les jours. Bonne situation géographique en centre ville. Il manque un coin sympa où s'installer.La chambre est un peu sombre. Prix 70 000 cop. Bon rapport qualité/ prix Le propriétaire et son équipe sont très serviables. Préférer les chambres du dernier étage. Visite de la ville organisée par un groupe de professeurs et d'étudiants bénévoles (prévoir le pourboire). Départ de l'office du tourisme sur la place principale Francisco José de Caldas. Le groupe s'appelle " Get up and go". Les visites se font en anglais, en espagnol, mais on peut aussi demander en français car beaucoup d'étudiants qui participent le maîtrisent. La visite se termine par la dégustation de spécialités dans un lieu sympa, "Mora Castilla" du nom de la qualite des mures utilisée pour faire une des spécialités locale, le salpicon. Nous avons pu déguster des empanadas farcis du mélange pomme de terre oignons et servis avec une sauce cacahuète, le salpicon payanès, délicieux granité de mures de castille avec du jus de lulo et des morceaux de guanabana, le champus, très bonne boisson à base de maïs, de lulo pinay et sucré avec la panela ( mélasse de sucre de canne) et enfin les carantatas con hogas, sorte de chips de maïs servies avec une sauce tomates et oignons un peu relevée. A cote de Mora Castilla se trouve la boutique de Dona Chepa spécialisée dans la fabrication de très bons biscuits les " aplanchados". Bus pour Silvia depuis gare routière de Popayan: deux heures et 7000cops (taxy centre ville gare 6000)
De Popayan à San Augustin : A Popayan les départs de bus ne sont pas assurés d'un jour sur l'autre. Une compagnie annonce un bus pour 9h15. Finalement nous partons à 9h 45 dans un sprinter assez confortable et heureusement compte tenu de la route. Prix par personne : 30 000 cop et 5h avec vingt minutes d'arrêt pour le repas.
San Augustin Hotel Casa de Francois, sur le haut du village dans un grand jardin fleuri. Il y a la maison principale avec l'accueil, le restaurant et des chambres. Repartis dans le jardin se trouvent des cabanes. C'est dans l'une d'elle que nous logeons. Nous avons une grande chambre avec salle de bain joliment décorée. L'élément de base est le bambou. 70 000 cop la nuit Repas de type français, c'est bien agréable, en particulier pour ce qui concerne le pain fait maison...un vrai pain impossible à trouver en Colombie. Ici le pain est toujours sucré et souvent farci de fromage, confitures. Musée archéologique;Un passeport pour un forfait de deux jours consécutifs de visite de tous les sites 25 000cop
De San Augustin à Tierradentro Pas étonnant qu'il y ait aussi peu de monde qui s'y aventure. Nous avons pris le premier " colectivo" de 6h 30 pour Pitalito ( 40 minutes) La nous avons été pris dans un tourbillon d'offres pour faire le trajet jusqu'à La Plata. Pas facile de s'y retrouver et de faire le meilleur choix. Nous avons opté pour un bus proposant le trajet avec un changement à Garcon. La route était bonne et nous y étions une heure trente après. Début des problèmes lorsque le chauffeur du bus nous a expliqué que nous devions prendre une voiture pour faire la fin du trajet. La voiture qu'il nous proposait étant en mauvais état nous avons râlé et demandé le remboursement du trajet pour choisir nous même. La encore la route étant bonne nous sommes arrivés à La Plata une heure trente après. Onze heure trente à La Plata. On nous dit que le colectivo part à 13 h et qu'il faut arriver à 12h 30 pour prendre une place. Mauvaise surprise. Le colectivo est un bâché et toutes les places à l'intérieur sont réservées. Il nous faut donc faire le trajet sur les banquettes à l'arrière. Heureusement que la route est assez bonne, sauf en quelques endroits où elle est en chantier. Nous sommes inquiets pour nos dos . Après une heure trente de voyage nous arrivons à San Andrès de Pisimbala. Il est plus de 15h, nous sommes partis depuis 6h 30 et nous en avons raz le bol. Cout total 55000 cops Le patron de l'auberge La Portada nous accoste Nous choisissons de loger chez lui (65000 cops avec petit dej). C'est le seul hôtel restaurant du village. Les autres hôtels sont trois kilomètres plus bas près du musée. Mais c'est loin du village. Déjà qu'en étant dans le village il y n' a pas grand chose à faire.... Les chambres sont dans une annexe en face du restaurant.c'est un immeuble neuf, pas complètement terminé...enfin on pense. La Chambre est simple, rustique avec deux petits lits et une salle de bain privée et eau chaude. Repas bon mais quelconque 12000 cops
Tierradentro à Popayan Le Bus direct part de San Andres de Pisimbala à 6h du matin. La route est plutôt bonne et le trajet dure environ 4h30 pour 23 000cop par personne.
Popayan Restaurant Camino Real. Un peu cher pour le niveau de cuisine et le service. ceci étant il y a plein de petits restos et de traiteurs qui servent de très bons plats peu onéreux qui font que Popayan mérite son classement de ville gastronomique .... Popayan à Bogota en avion avec Easy fly pour 160000cop/p
Bogota Capital Cocina Dans la Candelaria, calle 10 n° 2-99 Bon et accueil agréable Andante Restaurant, dans la candelaria, carrera 3 n°10-92 La patronne parle français. Très bon accueil. Bon et copieux.25 000 par personne Musée de l'or incontournable 4 000 cop par personne et gratuit pour les + de 60 ans Musée Botero tres bien et gratuit Musée de Santa Clara: 4 000cop, mais gratuit pour les + de 60 ans Téléphérique: 25 000 cop par personne et une réduction pour les + de 60 ans Patisserie Mi rincon frances calle 12c n° 3-64 Miam!! On a goûté la tarte au citron meringuée, le millefeuille...très bon pour 5 000 cop le gâteau
Tenu par une colombienne qui parle français. Accueil très chaleureux. De bons conseils. Seulement deux chambres. Les autres sont des dortoirs. Salle de bain et wc communs. Notre chambre est mignonne mais le lit est un peu étroit. Prix 60 000, soit environ 20€. Pas de linge de toilette, mais on peut louer une serviette pour 1000 cop. C'est propre et coquet. Une cuisine est a la disposition des voyageurs. Nota:+ de chambre au Sayta2 calle de la violetas ou 12b Une petite chambre avec salle de bain privée, propre dans une auberge où l'on peut utiliser la cuisine. En plein coeur de la candelaria. Accueil chaleureux.80 000cop avec petit déjeuner. Taxi aéroport- hôtel : entre 300000 et 40 000 cop. Repas midi Soupe légumes et viande + assiette avec avocat, riz, arepa (galette de mais) et banane plantin. L'ajiaco, soupe de pommes de terre, maïs, et poulet parfumée à la guasca est très bonne et gouteuse. Deux repas complets et une bouteille d'eau pour 28 000 cop. Quelque part au bout de la Calle 7 à l' opposé de la place Bolivar. Carte de téléphone et internet, marque "virgin" sur les conseils de notre jeune japonais. 24 000 pour 100minutes, 575 Mo et pour un mois renouvelable. Restaurant Nativo: Restaurant végétarien, Hamburger végétarien pour 8 000 cop Taxi hôtel gare de bus 20 000cop Bus de Bogota a Tunja 20 000 par personne (bus direct luxueux) Mini bus de Tunja a Villa de Leyva 6 000 cop par personne
Villa de Leyva environ 2100m d'altitude Tenue vestimentaire début de matinée, une polaire légère, journée tee-shirt, coucher du soleil petite polaire et coupe vent. Hotel Solar de Villa, tout neuf. Chambre avec salle de bain. La chambre n'est pas très grande. Grand lit. Cabinet de toilette impeccable. Notre chambre a un balconnet qui donne sur la rue qui est en fait une impasse (la calle 10A) entre la calle 10 et la calle 11. C'est un coin tranquille en plein centre et très près de la gare routière. Réservé par booking. 30€ la nuit. Nous sommes arrives un WE et il semble que les chambres soient plus rares et les prix plus élevés. Demander une chambre avec fenêtre sur l'extérieur. Celles dont les fenêtres donnent dans le patio sont plus sombres et bruyantes. Repas Casa Blanca bon mais pas donné Bus pour Raquira : 5 500 cop par personne. Taxi Raquira Monastère de la Candelaria 10 000 cop Repas restaurant de Raquira "Dona Julia" petite rue a gauche avant le pont conduisant à la place centrale...en face du marche. Grosse assiette de saucisses : rellena, une sorte de boudin contenant des grains de mais, longaniza saucisse "au mètre", grillés et servis avec des petites patates rondes sautées pour 8 000cop la grosse assiette. Rando laguna d Iguaque: Bus pour Arcabuco, bien préciser son arrêt (casa de piedra). départ 7 ou 8 h retour 16h.(4000$/p/trajet) Entrée du parc 42000cop, gratuit >65 ans (Un par an......) site Muisca : 7000 cop par personne Centre d'investigation paléontologique : tarif réduit plus de 60 ans 4500 cop par personne Musee " El Fosil" tarif plein 8 000 cop par personne. Repas restaurant Luimar sur une traverse en bas de la carrer 11. N'ouvre que pour le repas de midi. Pas de carte, un menu unique. Très propre, copieux, complet : une soupe très parfumée et une assiette comprenant une timbale de riz, une part de viande, un légume cuit et de la salade. En dessert du jus de fruit. Et tout cela pour 8 000 cop par personne.Notre meilleure adresse de Villa de Leyva! Shampoing brushing : 10 000 cop Glace au " musée du chocolat" : 3 000 cop Repas du soir au restaurant " pistachos" calle 10, tenu par deux jeunes gens sympathiques. Une soupe de tomate, des lasagnes et un jus de fraise et mures pour 10 000 cop. Bon
De villa de Leyva a Guadalupe Bus Villa de Leyva a Arcabuco par la petite route et qui fait presque du porte à porte pour les "fiincas" , 1h 15 et 6 500 cop par personne Bus de Arcabuco a Oiba, 2h15 avec un arret a Barbosa qui semble un peu important et 20 000 cop par personne Camioneta de Oiba à Guadalupe 7 000 cop et 1h 15 de route empierrée et en travaux. Mais joli paysage. Hotel " Bonanza" à Guadalupe (bonanzayaventura2015@gmail.com patience pour une réponse!) . A l'entrée du village, une grande maison transformée en hôtel. Grandes chambres en rez de chaussée, salle de bain privée mais sans eau chaude négociée a 40 000 car nous sommes seuls. Pour trouver José, le propriétaire il faut aller jusqu’à la place centrale. Dans un coin de la place se trouve son restaurant. Repas du soir au "Bonanza" assiette d’œufs brouillés, galette au fromage dite arepa blanca (très bon!), riz , salade et un grand jus de mures. De Guadaloupe à Barichara: Bus de Oiba àSan Gil : 1h et 10000$ Bus de San Gil a Barichara 3/4 heure et 4600$; Attention changement de gare nécessaire à San Gil en taxy 4000 Barichara: Hotel Mi Ranchito centro réservé par booking. Notre chambre avec salle de bain privée donne dans le couloir. Les murs de la salle de bain ne montent pas jusqu'en haut. La salle de bain a été rajoutée dans la cour. Chambre rustique voire limite!. Dans l'ensemble l'isolation des pièces dans les hôtels que nous avons choisi laisse à désirer. A Barichara les chambres d'hôtel sont assez chères. C'est une ville réputée "chic" et touristique. Alors les prix flambent. 70 000 cop pour notre chambre. A Guane nous avons trouve un hôtel sympa, coquet, propre et moins cher que celui de Barichara. Il s'agit de la posada " Mi tierra guane" (hildaui@hotmail.om) dont la chambre double avec salle de bain coute 50 000 cop.Cela peut être une option sachant qu'il y a un bus par heure entre Barichara et Guane. Compte tenu de la taille du village il ne doit pas y avoir grand chose à faire a Guane le soir mais génial pour se reposer! Restaurant Rosita de Guane : menu du jour avec soupe, assiette garnie, jus de fruit pour 12 000cop Jus de fruit : 2 000 cop Sabayon spécialité de Guane : boisson alcoolisée au lait, a la crème de lait et au café. De Barichara à Bucaramanga: Bus de Barichara a Bucaramanga via San Gil avec un changement de terminal et cinq heures de voyage.9200+36000$ Bus de Bucaramanga à Giron une demi heure pour 2100$ Hotel de Bucaramanga, Ciutad Real (Carrera 15 # 56-33 ; +5776952718) sur la route de Bucaramanga à Giron, dans un quartier tranquille. Chambre simple, propre avec salle de bain privée. Pas d'eau chaude mais température clémente et prix léger 45000$!
Bucaramang à Medellin en avion avec la compagnie Easy fly. Attention au poids des bagages et surveiller les mails car les horaires sont changeants.
Medellin Hotel , : guesthouse 61 prado, calle 61, n 50A-60. Dans un quartier calme, une vieille maison restaurée. De grandes chambres coquettes avec salle de bain privative à proximité du centre et de la station de métro " Prado"pour 115000/n, Encore une fois dans ce type de demeures avec patio il y a du bruit car tout donne sur le patio. En plus pour entrer il faut sonner ( question de sécurité) et la première nuit a été ponctuée d'arrivées tardives ou précoces. Pas top et pas très sympa! Contrairement aux affirmations du LonelyP la cuisine n'est pas accessible! A midi restaurant dans le pasaje Junin. Un ensemble de restaurants ayant une terrasse au premier étage un peu en retrait de la rue. C'est agréable. Il est rare de pouvoir manger en extérieur. Ticket de métro : 2 500 cop Entrée au musée de Antioca, avec réduction pour plus de 60 ans, 50% soit 9000$ au lieu de 18000/p Le soir repas à la pâtisserie/restau "Versalles" situé dans le Pasaje Junin. Très connu et très réputé à Medellin. Fondé par un argentin il existe depuis plus de 50ans et ne désemplit pas. Les empanadas argentins sont délicieux(une vraie pâte feuilletée), les soupes aussi. Par contre pour les pâtisseries on a beaucoup mieux chez nous. Ne pas oublier de prendre un jus de fruit. En fait tout y est bon et frais. , : préférez cette adresse au repas à 61PRADO qui est cher et bien gras! La différence de prix paye le taxi (5000£) pour rentrer car autour de 61PRADO c est la zone le soir.
Guatape Bus Medellin Guatape 12 500cop par personne. Il faut prendre le métro en direction de Niquia et descendre a la station Caribe. Une passerelle au dessus de l'autoroute permet de rejoindre la grande gare d'autobus du nord. PENSER A ACHETER LE BILLET DE BUS POUR LE RETOUR EN ARRIVANT CAR SI LES ARRIVÉES SONT ÉCHELONNÉES LES DÉPARTS SONT Concentrés ET LES BUS BIEN PLEINS. Ticket d'entrée pour monter à la Piedra del Penol ( pas de réduction) 18 000cop A faire même si un peu hard (800 marches) quand il fait chaud. A midi on a goûte la truite à l'ail. Une des spécialités semble-t-il. Il s'agit d'une truite saumonée frite servie avec une sauce aillée....pas extraordinaire.
Medellin Jardin Taxi de l'hôtel au terminal sud, assez loin car situé près de l'aéroport national. 12 000cop . Bus de Medellin à Jardin :25000/p 3h30 de route pour faire 120km. Route sinueuse. Beaux paysages. Jardin Hotel Canto Agua, à 1km du centre sur la route de la cascade. Quartier Verada, la Salada. En pleine nature. L'environnement est beau. La chambre est simple, la salle de bain neuve et l'eau de la douche bien chaude. Le hamac sur la terrasse couverte bien agréable. Super petit déjeuner et possibilité d'accès à une cuisine extérieure avec une terrasse. Le bémol, la distance par rapport au village. Une bonne petite trotte. On ne peut pas faire des petits aller-retour de l'hôtel au village. Pris d'un taxi ou tucktuck entre hôtel et village : 6 000cop. Trigo y Centeno , Calle 9 Santander n° 2-57: Une vraie crêperie française tenue par une colombienne qui a vécu à Paris. C'est bon et ça change du riz, des haricots et des bananes plantain. Chocolat glacé artisanal (1700$). On en trouve dans la boutique à coté de la pâtisserie Dulces del Jardin. J'ai un faible pour le parfum café...
Salento: Bus Jardin Riosucio: 3 bus par jour et 19 000cop par personne. Durée 2h30 Bus de Riosucio à Manizales : 16 000cop par personne. Durée 2h Taxi gare de bus hôtel Mountain calle 66 dans le quartier de cable square. Chambre pour deux personnes avec salle de bain, eau chaude, en dessous de la réception et avec vue sur le jardin. 70 000 cop avec petit déjeuner. Une cuisine est à disposition. Super accueil sympathique et professionnel. Petit déjeuner correct. Bon wifi. Bus de Manizales à Salento : on aurait pu faire mieux En effet en prenant notre ticket pour Armenia il aurait fallu que nous précisions que nous voulions nous arrêter environ dix kilometres avant au croisement de la route pour Salento qui se situe entre Pereira et Armenia. Du coup le chauffeur n'a pas voulu nous arrêter. Et nous avons donc fait la distance du croisement à Armenia en aller retour pour rien. En même temps, à ce niveau là il n'y a pas d'arrêt de bus et il faut faire signe aux bus qui passent sans assurance qu'ils s'arrêtent. Alors une petite heure de plus de bus dans notre planning ce n'est pas si grave. Prix : 36 000 +8 400 Hotel Tralala à Salento, carrera 7 à deux pas de la place principale. Jolie maison ancienne blanche avec des volets oranges. Nous avons la chambre 4. Elle est agréable mais la salle de bain ne comporte pas le lavabo. Il faut utiliser un robinet installé dans la douche. Comme d'habitude c'est assez mal isolé et il faut compter sur le civisme des gens de l'auberge et de ceux qui passent dans la rue. Mais en général, comme il fait jour assez tôt les grasses matinées sont difficiles. Prix de la chambre 70 000 cop. Accès à la cuisine qui est propre et bien équipée. Wifi pas très puissant
Filandia: Bus de Salento à La Flores, départ régulier de la place. A La Flores il faut traverser la route et faire signe à un bus qui fait la ligne Armenia Filandia. Mais il en passe souvent et c'est assez rapide. Filandia Hotel Posada del Compadre ( cité dans le lonely) dans une ancienne maison coloniale C'est un peu de bric et de broc, mais c'est surtout très mal isolé. La porte de la chambre que nous avons est ouverte sur le haut. Les murs de la salle de bain( eau bien chaude) ne montent pas jusqu'au plafond et donnent sur l'escalier. Cela manque un peu d'intimité. De même qu'avec la chambre voisine. Gros bazar dans la cuisine qui ressemble à un atelier de bricolage. Petit déjeuner minimum. Le ménage n'est pas la priorité. Pas de règle quant au bruit et pas d'heure de fermeture des portes. Les patrons ont regardé la tv au dessous de notre chambre jusqu'à 23h et nos voisins de chambre sont rentrés à 23h30 en faisant comme s'ils étaient seuls parce " que c'est leur façon de vivre". Je précise qu'ils sont de nationalité hollandaise!!!!! Prix de la chambre double avec sdb 90 000 cop. Pas de service à part essayer de nous vendre un tour ou une visite. Café San Pedro sur la place en face de l'église. Sympa. Syndicat d'initiative : pas même une carte de la ville Bidea hostel: ( www.bideahostal.com ) vu seulement. L'hôtesse parle aussi le français. Propre et coquet pour ce que nous avons vu et moins cher que la posada pour une chambre double avec salle de bain privative, 70 000cop. Dans le hall des plans dessinés de la ville et des alentours. Un vrai service aux clients. Contrairement à ce qui se dit nous n'avons pas trouvé que le village de Salento était plus cher que celui de Filandia et vice versa.
Santa Rosa del Cabal Hotel Marcelandia entre Santa Rosa et les thermes et â environ 6 km de ces derniers. Hotel moderne, chambre avec salle de bain privative, ( 75 000 cop en semaine) propre et coquet. Eau chaude a la douche. Wifi faible, impossible dans la chambre. Accueil agréable. Sur place un restaurant que nous n'avons pas testé. Localisation agréable car situé près d'une sorte de hameau où se trouvent trois restaurants dont celui que nous avons choisi qui est le restaurant de l'une des fabriques de chorizo. Nous avons aimé le coté moderne et clean. En plus la qualité est au rdv. Pour aller aux thermes il y a deux solutions, sauter dans la navette de bus qui passe toutes les deux heures environ (1 400 cop), dans une jeep taxi à condition qu'elle ne soit pas pleine ( 2 000cop) ou faire du stop. Ça marche. Départ pour l’aéroport Jeep taxi (2 000cop) puis bus de Santa Rosa à Peteira ( 2 200 cop ) Le chauffeur nous a arrêté près d'une station de bus urbains afin que nous prenions le bus pour l'aéroport ( 1 800 cop) Durée du voyage depuis l'hôtel 1h30.
Carthagène: Hotel Alejandria en centre ville (calle de la cruz). Petit hôtel bien situé à l'intérieur des remparts. Chambre simple mais confortable avec eau chaude. Fenêtre donnant sur un puits de lumière, luminosité réduite mais pas de bruit. 130 000 cop pour une chambre double avec salle de bain privée et eau chaude. Le lit est fait tous les jours, les poubelles vidées et les serviettes changées. La calle de la cruz est très vivante et il y a toutes les commodités : un grand supermarché "exito", un marchand de pain et de pizza à quelques pas de l'hôtel, une super pâtisserie " sweets de Nora" ( c'est tout petit et tout rose!) qui fait de super jus de fruit pas cher(3 000cop) et une vraie tarte au citron meringuée ( 5 000cop) en montant à gauche un peu avant le croisement avec la calle de la bomba. Dans la rue des marchands de fruits épluchés, de galettes au fromage et jambon dont je ne connais pas le nom, délicieux et nourrissant pour environ 2 000 cop.
De Carthagene à Santa Marta Bus Marsol: un peu plus cher que les bus normaux mais vient vous chercher à votre hôtel et vous conduit à votre hôtel à destination. On peut choisir un bus direct qui ne passe pas par Baranquilla. A certains endroits rassemblement des différents bus qui se repartissent les clients en fonction des hôtels de destination. Tout ça prend du temps: compter 5 heures et ?? euros/p
Santa Marta Dreamer hôtel situé à 6km du centre ville mais sur la route de Palomino. Les chambres au nom de pays entourent un grand patio au milieu duquel se trouve une petite piscine. C'est une ambiance jeune. Musique au bar, billard, tv, restaurant aux prix du coin. Une cuisine équipée est à disposition de ceux qui veulent se préparer les repas. Jolie déco dans les chambres, salle de bain moderne, sans eau chaude. Chambre agréablement décorée d'une fresque rappelant le nom du pays attribué à la chambre. Très propre. Prix 90000cop. On peut manger sur place. C'est Bon, propre et avantageux en prix. Sans hésitation je me suis fait une cure de salades. Ce n'est pas toujours évident de manger des crudités, mais là pas de problème. Repas en ville au "Bistrot" dans le centre ville historique, calle 19, une des plus jolie, et qui arrive sur le parc delle novie, le centre de vie nocturne. Menu du jour avec soupe et plat de poisson accompagné de purée de pommes de terre et d'une salade pour 14 000cop.
Trek à la ciudad perdida: prix fixe de 750 000 cop par personne. Cela nous semble cher en pesos et en efforts (50 kms et 2500m de dénivelé en 4 jours sur des chemins pas toujours faciles) par rapport au site. Ce qu'il faut prévoir en plus de la liste que l'on trouve sur les guides: un drap, type sac à viande, des bâtons de marche et une trousse secours type rando (voir site de la FFRS). Il faut vraiment avoir un change du haut, des chaussettes et sous vêtements pour chaque jour car rien ne sèche. Le short ou le pantalon on s'en accommode.
De Cartagene des indes à Santa Cruz de Monpox C'est une long chemin. Nous avons commencé par prendre le métro bus pas très loin de notre rue. Au préalable il nous a fallu acheter une carte et la charger ( 4 000cop de carte et 2 100 cop par voyage) Dans un premier temps, depuis le centre il faut prendre le bus T100E, l'express pour El Portal. A El portal il faut prendre le 113 et s'arrêter à la gare de bus. Il y a plusieurs compagnies qui conduisent à Monpox ( 8 à 9h entièrement par la route). Nous avons choisi d'utiliser plusieurs moyens de locomotion pour raccourcir le temps de parcours à 6 ou 7h: Le bus jusqu'à Magangué ( nous avons apprécié les gros bus de Brasilia 30 000 cop par personne et quatre bonnes heures de trajet.ATTENTION! Deux départs/jour de Cartagène et trois de Monpox. A Magangué nous avons pris le bateau qui part quand il est plein mais c est rapide! et qui après vingt minutes de trajet arrive à la Bodega ( 9 000 cop par personne) De là il faut prendre un colectivo, taxi ou mini bus. Le tarif jusqu'à Monpox est fixe et de 13 000cop par personne.OUF!!! Ca se mérite!
Mompox Logement trouvé sur booking oú l'on trouve le meilleur et le pire, c'est le cas de la Casa Sol de Agua!. Chambre double avec salle de bain et clim ( indispensable) dans la Casa Sol de Agua. Location chez l'habitant ( on l'ignore lorsque l'on réserve) Très sonore car la chambre non isolée est au dessus du salon et de la cuisine et deux des murs sont en film plastique!!!. Pas de fenêtre sur l'extérieur. La proprio ne tient pas compte des résa booking....) nous en demandait 120 000 cop la nuit lorsque nous sommes arrivés alors que le prix au moment de la réservation était de 90 000 cop. A Mompox les prix sont démesurément élevés. On a quand même trouvé dans le centre des hôtels proposants des chambres pas très grandes mais avec clim et salle de bain pour 70 000 et 80 000 cop. Cela reste quand même très cher par rapport à ce que l'on a pu trouver ailleurs. Il y a de nombreuses habitations qui offrent des chambres . C'est le nouvel " El Dorado". La nourriture, les boissons..tout subit l'inflation.
Cartagene-Popayan: Avion Cartagene Cali via Bogota (on devait avoir un vol direct 1h30 et ça c'est transformé en un vol via Bogota et une journée fichue avec 6h d attente à Bogota. Vive Viva Colombia la plus mauvaise compagnie du monde!!!!) taxi Cartagene aéroport: 8000cops Bus aéroport de Cali à la gare routière, de trente à quarante cinq minutes pour 6500cops Bus de Cali à Popayan quatre heures trente pour 16000cop Hôtel Krone à Popayan, calle 7, dans le quartier historique, à deux pas de la place principale. Chambre double avec salle de bain privée, donnant sur un patio. Un peu vieillot, mais propre. Bonne literie. Lit fait et serviettes changées tous les jours. Bonne situation géographique en centre ville. Il manque un coin sympa où s'installer.La chambre est un peu sombre. Prix 70 000 cop. Bon rapport qualité/ prix Le propriétaire et son équipe sont très serviables. Préférer les chambres du dernier étage. Visite de la ville organisée par un groupe de professeurs et d'étudiants bénévoles (prévoir le pourboire). Départ de l'office du tourisme sur la place principale Francisco José de Caldas. Le groupe s'appelle " Get up and go". Les visites se font en anglais, en espagnol, mais on peut aussi demander en français car beaucoup d'étudiants qui participent le maîtrisent. La visite se termine par la dégustation de spécialités dans un lieu sympa, "Mora Castilla" du nom de la qualite des mures utilisée pour faire une des spécialités locale, le salpicon. Nous avons pu déguster des empanadas farcis du mélange pomme de terre oignons et servis avec une sauce cacahuète, le salpicon payanès, délicieux granité de mures de castille avec du jus de lulo et des morceaux de guanabana, le champus, très bonne boisson à base de maïs, de lulo pinay et sucré avec la panela ( mélasse de sucre de canne) et enfin les carantatas con hogas, sorte de chips de maïs servies avec une sauce tomates et oignons un peu relevée. A cote de Mora Castilla se trouve la boutique de Dona Chepa spécialisée dans la fabrication de très bons biscuits les " aplanchados". Bus pour Silvia depuis gare routière de Popayan: deux heures et 7000cops (taxy centre ville gare 6000)
De Popayan à San Augustin : A Popayan les départs de bus ne sont pas assurés d'un jour sur l'autre. Une compagnie annonce un bus pour 9h15. Finalement nous partons à 9h 45 dans un sprinter assez confortable et heureusement compte tenu de la route. Prix par personne : 30 000 cop et 5h avec vingt minutes d'arrêt pour le repas.
San Augustin Hotel Casa de Francois, sur le haut du village dans un grand jardin fleuri. Il y a la maison principale avec l'accueil, le restaurant et des chambres. Repartis dans le jardin se trouvent des cabanes. C'est dans l'une d'elle que nous logeons. Nous avons une grande chambre avec salle de bain joliment décorée. L'élément de base est le bambou. 70 000 cop la nuit Repas de type français, c'est bien agréable, en particulier pour ce qui concerne le pain fait maison...un vrai pain impossible à trouver en Colombie. Ici le pain est toujours sucré et souvent farci de fromage, confitures. Musée archéologique;Un passeport pour un forfait de deux jours consécutifs de visite de tous les sites 25 000cop
De San Augustin à Tierradentro Pas étonnant qu'il y ait aussi peu de monde qui s'y aventure. Nous avons pris le premier " colectivo" de 6h 30 pour Pitalito ( 40 minutes) La nous avons été pris dans un tourbillon d'offres pour faire le trajet jusqu'à La Plata. Pas facile de s'y retrouver et de faire le meilleur choix. Nous avons opté pour un bus proposant le trajet avec un changement à Garcon. La route était bonne et nous y étions une heure trente après. Début des problèmes lorsque le chauffeur du bus nous a expliqué que nous devions prendre une voiture pour faire la fin du trajet. La voiture qu'il nous proposait étant en mauvais état nous avons râlé et demandé le remboursement du trajet pour choisir nous même. La encore la route étant bonne nous sommes arrivés à La Plata une heure trente après. Onze heure trente à La Plata. On nous dit que le colectivo part à 13 h et qu'il faut arriver à 12h 30 pour prendre une place. Mauvaise surprise. Le colectivo est un bâché et toutes les places à l'intérieur sont réservées. Il nous faut donc faire le trajet sur les banquettes à l'arrière. Heureusement que la route est assez bonne, sauf en quelques endroits où elle est en chantier. Nous sommes inquiets pour nos dos . Après une heure trente de voyage nous arrivons à San Andrès de Pisimbala. Il est plus de 15h, nous sommes partis depuis 6h 30 et nous en avons raz le bol. Cout total 55000 cops Le patron de l'auberge La Portada nous accoste Nous choisissons de loger chez lui (65000 cops avec petit dej). C'est le seul hôtel restaurant du village. Les autres hôtels sont trois kilomètres plus bas près du musée. Mais c'est loin du village. Déjà qu'en étant dans le village il y n' a pas grand chose à faire.... Les chambres sont dans une annexe en face du restaurant.c'est un immeuble neuf, pas complètement terminé...enfin on pense. La Chambre est simple, rustique avec deux petits lits et une salle de bain privée et eau chaude. Repas bon mais quelconque 12000 cops
Tierradentro à Popayan Le Bus direct part de San Andres de Pisimbala à 6h du matin. La route est plutôt bonne et le trajet dure environ 4h30 pour 23 000cop par personne.
Popayan Restaurant Camino Real. Un peu cher pour le niveau de cuisine et le service. ceci étant il y a plein de petits restos et de traiteurs qui servent de très bons plats peu onéreux qui font que Popayan mérite son classement de ville gastronomique .... Popayan à Bogota en avion avec Easy fly pour 160000cop/p
Bogota Capital Cocina Dans la Candelaria, calle 10 n° 2-99 Bon et accueil agréable Andante Restaurant, dans la candelaria, carrera 3 n°10-92 La patronne parle français. Très bon accueil. Bon et copieux.25 000 par personne Musée de l'or incontournable 4 000 cop par personne et gratuit pour les + de 60 ans Musée Botero tres bien et gratuit Musée de Santa Clara: 4 000cop, mais gratuit pour les + de 60 ans Téléphérique: 25 000 cop par personne et une réduction pour les + de 60 ans Patisserie Mi rincon frances calle 12c n° 3-64 Miam!! On a goûté la tarte au citron meringuée, le millefeuille...très bon pour 5 000 cop le gâteau
New Walks from Jodhpur to Narnaul (Feb 24)
I’ve been busy—here’s another travel journal on Rajasthan, with some new discoveries as always.
Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.
When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.
A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.

I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!

Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.


I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.

I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.


I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
Thursday, January 25: I left home at 4:30 AM and headed to Barcelona airport. The roads weren’t blocked by farmers yet, so I made the trip without any issues. I arrived at the airport at 7:10 AM, called Parkvia, and someone picked up my car 15 minutes later. All that was left was to check in my luggage. My Etihad flight was at 10:25 AM, which gave me time for breakfast. We landed in Abu Dhabi at 7:30 PM. The flight to Delhi was at 10:15 PM, the transfer went smoothly without any stress, and we arrived in Delhi at 3:00 AM. I couldn’t waste any time upon arrival because I had a flight to Jodhpur at 6:55 AM. I got to customs, and what a nice surprise—the hall was empty. I went through immediately, had my passport and visa checked, and everything was fine. I grabbed my bag quickly and looked for the transfer to T2, which is outside. You have to walk along the taxi parking lot and take the long corridors—it’s well signposted, and the transfer took 10 minutes. At first, I was a little stressed, not knowing how long customs would take, but in the end, I was early for my 6:55 AM flight. I’m even glad I booked this one, as it got me to Jodhpur at 8:20 AM.
When I arrived, I took an auto-rickshaw to Jodhpur Palace GH, which I’d booked on Booking. The welcome was nice, and I was given a room right away. I was hoping to rest a bit, but unfortunately, it was very noisy. I settled in, took a shower, and was ready to go out and explore the city. The owner stopped me as I was leaving and told me I had to change rooms—I had to repack my bag before heading out. He showed me the way to the clock tower, which is about a 15-minute walk away.

A market lines the street leading to the tower, and the traffic is intense.

I set off in search of the stepwells and Gulab Sagar, a large basin with three water jets and a great view of Mehrangarh Fort. And yes, more baoris!

Toorji Ka Jhalra Bawdi isn’t far away. It’s a meet-up spot for tourists, with restaurants and terraces lining the area. The place is nice.


I looked for Mahila Bagh Ka Jhalra, went around in circles a bit, and finally found it right across from Gulab Sagar, where I’d already been. It’s not in good condition—it’s a shame it hasn’t been restored.

I went back through the clock tower area, found a currency exchange with a good rate, and booked my train tickets for the whole trip. The street was lively, with heavy traffic.


I was tired and headed back to the guesthouse. When I got there, I realized my phone wasn’t showing the right time, which gave me a chance to rest before going out for dinner. The Indigo restaurant is nearby and will be perfect.
Ouzbékistan? Eblouissant! English translation pending
Tout d'abord, Mille mercis à Maxicool qui nous a donné envie de ce voyage, à Nancy qui grâce à son sens logistique nous à indiqué de bonnes adresses et merci aussi à la personne dont je ne me souviens plus du nom qui nous à recommandé de ne pas rater Nurata .
Pour ma part, étant plus sensible à l'anecdote, je me contenterai de raconter au jour le jour quelques extraits de mon journal de voyage, cependant, je suis à la disposition des personnes qui seraient intéressées par des renseignements pratiques .
Le 13 août, départ de Montpellier en TGV . Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mère poule inquiète de notre plus jeune fils, qui à tenu à nous accompagner à la gare avec nos sacs. 3 heures et demi plus tard, à Paris, sous la pluie et dans la cohue de la gare, je téléphone à l'hôtel Baladin où j'avais réservé au hasard une chambre parce qu'ils ont une navette pour Roissy, comment arriver chez eux. un long trajet RER commence et une heure après, nous voilà arrivés à la gare d'Aulnay sous Bois . Il tombe des trombes d'eau. A gauche de la gare, un car de CRS, dans la gare des "djeun's" capuches sur la tête déconnent, mais le bus que nous à indiqué l'hôtel ne roule pas le dimanche . Les taxis ? Le Dimanche soir veille de 15 août ? Ils sont tous au soleil à Palavas les Flots, ou en tous cas n'ont aucune envie de répondre à un appel venu de la gare d'Aulnay. Re-téléphone à l'hôtel qui soit disant s'occupe de nous en envoyer un, mais une heure après, il est maintenant 21 heure trente, toujours rien. Finalement écoeurés, je sais désormais quelle chaîne d'hôtels je ne choisirai pas " au hasard ", nous reprenons le RER vers Roissy en espérant trouver là-bas une chambre libre . Finalement, à 23 heures, s'il pleut toujours à verses, nous trouvons une chambre où poser nos sacs et c'est, trempés jusqu'aux os, que nous partons à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent parce qu'en France, après onze heures du soir, c'est pas facile !
Le lendemain, étant donné la galère de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombres si ce n'est les 3/4 d'heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club à un pris exorbitant et nos deux bières délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti ..... Le vol Paris/Moscou dans un Airbus A319 passe vite, A Moscou pas de problème non plus on est fort bien drivés vers notre terminal et l'embarquement pour Tachkent se fait exactement à l'heure, dans un airbus A320 bondé . Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances qui chantent des chants de colo repris par d'autres passagers, à coté de moi, une jeune femmes très sympa nous pose les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu'un, à savoir : d'où venez vous, avez vous des enfants, où travaillez-vous ? Comme la soeur de ma prof de Russe qui devait nous recevoir à Tachkent mais finalement nos dates ne coïncidant pas n'a pas pu, m'avait prévenue, j'avais préparé un petit album photo avec des photos des enfants et de "vnouchka" ma petite fille qui à été tout le long du voyage abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres 🙂 Le temps de récupérer nos sacs et de remplir nos fiches de police, il est prés de trois heures du mat', mais, mais, mais, notre taxi, qui doit nous conduire au Grand Orzu est là qui nous attend et à l'hôtel, malgré l'heure plus que tardive, il y a aussi quelqu'un pour nous accueillir et même nous proposer un thé ! Après la galère de Paris c'est bien agréable.
Le 15 août, malgré ou à cause du décalage horaire de trois heures, nous nous réveillons vers neuf heures. Le Grand Orzu est un peu vieillot dans une jolie maison construite en carré autour d'une cour avec une petite piscine. Nous prenons un super petit déj dans la cour sous des canisses, il fait un temps splendide, pas trop chaud, bien agréable, le temps idéal pour aller se promener en ville. Au bout de N kilomètres dans ces avenues larges et droites à la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville, du coté du quartier surnommé " Brooklin" . Les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d'abord, puis un tas de restaurants . Mais pour l'heure, nous voudrions bien changer nos dollars en sums. Finalement on nous indique une banque qui pour 200$ nous refile trois énormes liasses en fait 25600 sums, à peu près 1226 sums pour 1$ . On se balade encore dans ce quartier, on passe un moment dans un bistrot qui a installé ses tables sur les pelouses, et retour à l'hôtel en taxi pour sieste et farniente dans la cour du Grand Orzu . Faut pas rigoler, c'est les vacances tout de même ! Le soir, repas excellent au Caravan voisin qui est un joli endroit très "mode" semble-t-il, avec vin ouzbek " Omar Khayam" bien sur 🙂 comment pourrait-il en être autrement 😉 et orchestre jazz et Rock, excellent pour la partie Rock.
Pour ma part, étant plus sensible à l'anecdote, je me contenterai de raconter au jour le jour quelques extraits de mon journal de voyage, cependant, je suis à la disposition des personnes qui seraient intéressées par des renseignements pratiques .
Le 13 août, départ de Montpellier en TGV . Il fait une chaleur étouffante et nous sommes amusés par les airs de mère poule inquiète de notre plus jeune fils, qui à tenu à nous accompagner à la gare avec nos sacs. 3 heures et demi plus tard, à Paris, sous la pluie et dans la cohue de la gare, je téléphone à l'hôtel Baladin où j'avais réservé au hasard une chambre parce qu'ils ont une navette pour Roissy, comment arriver chez eux. un long trajet RER commence et une heure après, nous voilà arrivés à la gare d'Aulnay sous Bois . Il tombe des trombes d'eau. A gauche de la gare, un car de CRS, dans la gare des "djeun's" capuches sur la tête déconnent, mais le bus que nous à indiqué l'hôtel ne roule pas le dimanche . Les taxis ? Le Dimanche soir veille de 15 août ? Ils sont tous au soleil à Palavas les Flots, ou en tous cas n'ont aucune envie de répondre à un appel venu de la gare d'Aulnay. Re-téléphone à l'hôtel qui soit disant s'occupe de nous en envoyer un, mais une heure après, il est maintenant 21 heure trente, toujours rien. Finalement écoeurés, je sais désormais quelle chaîne d'hôtels je ne choisirai pas " au hasard ", nous reprenons le RER vers Roissy en espérant trouver là-bas une chambre libre . Finalement, à 23 heures, s'il pleut toujours à verses, nous trouvons une chambre où poser nos sacs et c'est, trempés jusqu'aux os, que nous partons à la recherche de quelque chose à se mettre sous la dent parce qu'en France, après onze heures du soir, c'est pas facile !
Le lendemain, étant donné la galère de la veille, oh miracle, le départ se passe sans encombres si ce n'est les 3/4 d'heures de queue pour obtenir un méchant sandwich club à un pris exorbitant et nos deux bières délibérément renversées sur le pantalon de Gil par un serveur fonctionnant au ralenti ..... Le vol Paris/Moscou dans un Airbus A319 passe vite, A Moscou pas de problème non plus on est fort bien drivés vers notre terminal et l'embarquement pour Tachkent se fait exactement à l'heure, dans un airbus A320 bondé . Il y a une trentaine de gosses qui partent ou reviennent de vacances qui chantent des chants de colo repris par d'autres passagers, à coté de moi, une jeune femmes très sympa nous pose les questions qui seront traditionnelles tout au long du voyage dés que nous rencontrerons quelqu'un, à savoir : d'où venez vous, avez vous des enfants, où travaillez-vous ? Comme la soeur de ma prof de Russe qui devait nous recevoir à Tachkent mais finalement nos dates ne coïncidant pas n'a pas pu, m'avait prévenue, j'avais préparé un petit album photo avec des photos des enfants et de "vnouchka" ma petite fille qui à été tout le long du voyage abondamment feuilleté et commenté par toutes nos rencontres 🙂 Le temps de récupérer nos sacs et de remplir nos fiches de police, il est prés de trois heures du mat', mais, mais, mais, notre taxi, qui doit nous conduire au Grand Orzu est là qui nous attend et à l'hôtel, malgré l'heure plus que tardive, il y a aussi quelqu'un pour nous accueillir et même nous proposer un thé ! Après la galère de Paris c'est bien agréable.
Le 15 août, malgré ou à cause du décalage horaire de trois heures, nous nous réveillons vers neuf heures. Le Grand Orzu est un peu vieillot dans une jolie maison construite en carré autour d'une cour avec une petite piscine. Nous prenons un super petit déj dans la cour sous des canisses, il fait un temps splendide, pas trop chaud, bien agréable, le temps idéal pour aller se promener en ville. Au bout de N kilomètres dans ces avenues larges et droites à la soviétique, nous arrivons enfin en centre ville, du coté du quartier surnommé " Brooklin" . Les rues traversent un grand parc avec des bouquinistes d'abord, puis un tas de restaurants . Mais pour l'heure, nous voudrions bien changer nos dollars en sums. Finalement on nous indique une banque qui pour 200$ nous refile trois énormes liasses en fait 25600 sums, à peu près 1226 sums pour 1$ . On se balade encore dans ce quartier, on passe un moment dans un bistrot qui a installé ses tables sur les pelouses, et retour à l'hôtel en taxi pour sieste et farniente dans la cour du Grand Orzu . Faut pas rigoler, c'est les vacances tout de même ! Le soir, repas excellent au Caravan voisin qui est un joli endroit très "mode" semble-t-il, avec vin ouzbek " Omar Khayam" bien sur 🙂 comment pourrait-il en être autrement 😉 et orchestre jazz et Rock, excellent pour la partie Rock.