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Dites moi si je rêve! prix des visas en Afrique English translation pending
by Jpfrene · 2011-02-27 · 7 replies
Bonjour. Devant faire un budjet prévisionnel pour passer les frontières de plusieurs pays africains , je tombe sur le cul en voyant l'augmention des VISAS; Dites moi si je rêve !!

Mauritanie 2010 46€ / 2011 62.50€ Mali 2010 24€ / 2011 90€ !!!!!!!!!!!!!!!!!! Burkina 2010 ? 2011 90€ Benin 2010 ? 2011 50€

Ce qui représente pour deux personnes pour aller voir un éléphant ( peut être) dans le parc de Pendjani un budjet de 585 €

J'entend déja certaines personnes qui vont me répondre en plaignant ces pays et en disant qu'il faut bien prendre l'argent là ou il y en a !
Endroits non touristiques autour de Chiang Mai? English translation pending
by Dgedge51 · 2011-02-17 · 6 replies
Bonjour,

Suis à Chiang Mai et voulait faire des randos, des excursions, des rencontres avec les tribus locales, mais veux à tout pris éviter les "trucs" touristiques (balade à dos d'éléphants, rafting, balade de 2/3h dans la jungle, le tout super bien orchestré à la minute...)

Et vu la multitude des agences proposant ce genre d'excursions, je me mets à douter de la véracité des agences proposant des circuits "non touristiques" et surtout je me méfie des villages soi-disant authentiques... 🙂

Connaissez vous une agence proposant quelque chose de vraiment authentique, sur mesure ou si quelqu'un connait, avez vous des lieux à proposer pour le faire par moi-même ? (je serai prêt à louer une moto et aller m'enfoncer dans l'arrière pays mais où aller ???) Promis je garderai les infos secretes pour ne pas les rendre touristique 🙂🙂🙂

Merci d'avance pour toutes vos réponses et vos bons plans

Jérôme
Numéro spécial du magazine Geo sur l'Afrique des safaris English translation pending
by Asora · 2011-02-15 · 7 replies
Un numéro spécial très intéressant du magazine GEO ce mois-ci.

A lire et consulter absolument.

Non seulement pour les superbes photos de lions, éléphants etc. mais aussi et surtout pour les articles sur la faune africaine dans différents pays, que ce soit la Tanzanie, le Kenya ou le Botswana ou les pratiques de certaines réserves privées en Afrique du Sud.

Et enfin des informations pratiques par pays, sur les safaris à ne pas manquer et les organismes à contacter
Visiter quelles îles de la Thaïlande? English translation pending
by Supered · 2011-02-13 · 2 replies
Bonjour,

Les vacances approchent et je suis devant un dilemme à savoir vers quels iles de Thaïlande aller. On part dans une semaine alors j'ai besoin de votre aide !!!

Nous voulons farnienter, faire du snorkeling, voir des éléphant, voir les gens et la culture locale... Comment rejoindre les iles selon chaque itinéraire ? vaut il mieux prendre les bateaux ou l'avion depuis Bangkok ? Alors nous avons 3 options et là, j'ai besoin de vos lumières.

1er itinéraire (13/14 jours) : Bangkok Ko Tao Ko Pha Nang Ko Samui Bangkok

2ème itinéraire (13/14 jours) Bangkok Ko Phi Phi Ko lanta Ao Phang Nga Ko chang ou autre Ou ile de Trang Bangkok

3ème itinéraire (13/14 jours) Bangkok Ko Lipe Ko Tarutao Ko jum Ko Adang.. Bangkok
Faire la boucle Rangoon-Bago-Toungoo-Pyay-Rangoon? (Birmanie) English translation pending
by Domalong · 2011-02-09 · 4 replies
Quelqu'un aurait-il fait récemment cet itinéraire? Et la traversée Toungoo-Pyay est-elle réalisable, avec arrêt dans un des villages où travaillent les éléphants, et dans quelles conditions? Nous serons en Birmanie la 1ère quinzaine de mars.
Peintures miniatures du Rajasthan English translation pending
by PocketP · 2011-02-07 · 2 replies
Bonjour,

Durant mon voyage en Inde, j'ai acheté trois peintures miniatures typiques du Rajasthan pour mon pere. Les peintures représentent un chameau, un éléphant et un cheval. Quand je les ai acheté, le vendeur m’a expliqué que chaque animal symbolise une des trois villes principales du Rajasthan (Jaipur, Jodhpur et Jaisalmer) et une qualité (par exemple la richesse). Je ne me souviens plus vraiment quel animal est associe a quelle ville et quel symbole.

Ma question est : que symbolise le chameau, le cheval et l’éléphant dans l’art miniature du Rajasthan ?

Merci d’avance.

Pocket-P
Népal: petit paradis dans le sud-ouest English translation pending
by Shikarikris · 2011-02-03 · 10 replies
Bonjour Pour tous les voyageurs s'apprétant à aller au Népal, ne manquer par Bardia national park dans le sud Ouest. Un seul mot : Authentique !! Avec des excursions pour aller dans la jungle et tenter sa chance pour observer Rhinos, tigres, et éléphants (entre autre) et puis une vraie approche de la culture de l'ethnie locale les tharus. Une expérience très authentique avec des gens charmants. Une quinzaine de petits lodge très sympas avec tous les types de conforts et tous les prix. C'est un peu loin de Katmandou (600km) mais pour échapper aux 15h de bus on peut prendre l'avion pour Népalgunj.

A ne pas manquer !!
Un farang de plus en Thaïlande; mon plan de route pour le mois de février English translation pending
by LeKraken · 2011-01-25 · 14 replies
Bonjour à tous,

Je me présente pour ce premier poste sur Voyage Forum, Brice, 24ans, amateur de voyage et de plongée en apnée.

Je m’envole le 2 février pour un (court) mois de visite en Thaïlande. Je suis excité de partir seul et compte bien trouver mon pesant d’aventure au pays des éléphants.

Je suis dans l’optique de voyager léger et de minimiser mes frais, privilégiant les déplacements en bus et le logement en camping et/ou guesthouse.

Ma démarche ici est, comme cela à beaucoup été fait, de présenter mon itinéraire et d’échanger quelques informations/conseils/critiques avec vous.

Voici donc les lieux que j’ai en tête de visiter au cours de mon séjour et brièvement ce que je compte y faire :

- Escalade rando et farniente à Krabi, Ton sei bay, Laggoon trek, logement en guesthouse - Snorkeling Ko Phi Phi, Maya Bay, logement en camping - Snorkeling Coral island, logement en camping - Snorkeling Phang Nga Bay, à la journée? - Ville de Trang, visiter un ami - Snorkeling Ko Lanta, étape obligatoire pour aller sur Kho Adang? - Snorkeling dans le Parc Naturel de Karuto, île de Kho Adang, logement en camping - Ko Phan Gan full moon du 19 Février, logement en bungalow ou guesthouse - Snorkeling Koh Samui, boire au “rocky bar” proche du village Lamai et de la plage Grand Mother & Grand Father, logement en guesthouse - Plongée à Koh Tao au Alvaro diving, logement Tara Porn resort ou guesthouse - Ville de Surat Thani, visiter une amie - Snorkeling sur les îles Similian, logement en camping - Visite de Bangkok, old Siam, Lumpini park, BANYAN TREE tower (open bar au 60e étage?), wat pro, grand palais, logement en guesthouse (koa san road ou trop touristique?) - Visite et randonnées Chiang Mai, logement guesthouse? - Descendre la rivière Kok depuis Thaton

Si ce plan de voyage vous évoque une remarque, que vous avez une belle ou mauvaise expérience sur un de ces lieux à partager, je suis tout ouïe.

Je suis intéressé par des avis d'étapes à supprimer, je pense effectivement avoir été gourmand sur le nombre de sites en 25 jours. 🙂

Ps : aux voyageurs en soif de randonnées palmée ou chaussée dans le pays entre le 3 février et le 28, je serais ravis de partager un bout de séjour avec vous

Ps 2 : aux voyageurs ayant soif dans le pays entre le 3 février et le 28, je serais ravis de trinquer avec vous

😉

Touristiquement,

Brice
Circuit pour quinze jours en Thaïlande? English translation pending
by Samm810 · 2011-01-25 · 4 replies
slt a tous! je pars ds 1 semaine en thailande avec ma soeur ( 2 filles) on voulaient aller directement a pattaya pour les promenade en éléphant, faire du parachutisme, farniente et shopping ( moment de detente au max; pour recharger ses batteries) mais vu les commentaires, c'est la ville du tourisme sexuel. quel endroit me conseillerez-vous? on voulait faire: arrivées à aeroport bangok direction pattaya et rester 2nuits.( quoi choisir beach, nord, sud).puis ko samet j3 puis chanthaburi j2 puis that pour s'envoler direction krabi et aller soit kho pipi ou kholanta. merci pour vos reponses.
Agence de trekking dans le nord de la Thaïlande à recommander? English translation pending
by Sibelao · 2011-01-24 · 4 replies
Bonjour, Je pars en Thaïlande avec un pote la première quinzaine d'avril. Nous voudrions faire du trek qui évite les pistes touristiques et trouver une agence qui porpose du trek plus axé sur les rencontres des autochtones, gouter des plats typique des peuplades du nord et rando que du trek avec ballade a dos d'éléphant et rafting, ... Est-ce que quelqu'un aurait une agence ou un guide à recommander ? Pour bien faire, un circuit de 3 jours serait le top afin de pouvoir participer à la fête de l'eau à Chang Mai me 12 avril :) Merci d'avance Simon
Itinéraire 'alternatif' en Thaïlande? English translation pending
by Welsh33 · 2011-01-19 · 4 replies
Bonjour,

Je pars pour la 2eme fois en Thailande samedi (22 janvier) et je voudrais votre avis sur une ébauche d'itinéraire. Je suis déjà partie et j'ai fait la dernière fois le séjour 'classique' bangkok, lop buri (la cité des singes), ayutaya, kantchanabury, pont rivière kwai, chiang mai (boxe, cuisine..), trek vers chiang mai (rafting, elephants, marche, villages ethniques), pai et Ko Tao. C'était vraiment bien pour un premier séjour mais je voudrais voir un autre visage de la thailande, et aussi des paysages et expériences différentes, un peu moins touristique. Je pars 3 semaines, et je pensais faire (en gros): Parc Khao Yai (2j) Prasat khao Preah Viharin (1j) Khong chiam (1j) That Ohanom (1j) Chiang kjan (2j)

Chang Rai / Thaton / trek ou visite triangle d'or (4-5j)

Iles et playa (3j)

Bangkok (2j)

Faisable? Des conseils? Que pensez vous du choix? Je ne cherche pas forcément 'l'incontournable' mais des ambiances et coins sympas!

Je ne réserve rien, est ce un problème pour ces coins là?

Dernier point, j'ai 20 ans et je voyage pour au moins une semaine, seule (donc n'hésitez pas à me dire si certains coins 'craignent' dans mes choix)

Merci beaucoup de votre aide :)
Inde: coups de coeur, villes à visiter...? English translation pending
by FabBoileau · 2011-01-08 · 1 reply
Bonjour,

Je compte partir en Inde de la fin février à mi-avril.

Par contre, je n'ai aucun itinéraire en tête. Dans le cadre de ce voyage, je suis à la recherche de: - profiter de la culture indienne - aller à la rencontre des éléphants - profiter de la vie près de l'eau (que ce soit près d'une rivière ou de la mer) - prendre une pause dans un ashram pour 2 à 3 semaines

Quelles sont vos suggestions? Conseils? Idées de villes à visiter?

Merci BEAUCOUP d'avance et une heureuse année 2011!

Fab
Circuit de dix-neuf jours en Thaïlande avec des enfants fin février English translation pending
by Overc · 2011-01-05 · 11 replies
Bonjour,

Nous partons fin février en Thailande avec nos 2 enfant (6 et 9 ans). Après beaucoup de recherche sur le forum nous avons arrêté le circuit suivant:

J1 : Arrivée Bangkok 18H30 J2 : Bangkok J3 : Bangkok - Khlongs J4 : Bangkok - Depart 18H10 train Chiang Mai J5 : Chiang Mai J6 : Chiang Mai - Elephant Nature Park J7 : bus pour Chiang Rai J8 : Trek (Mirror Art Foundation) J9 : Trek J10: Trek J11: Retour Chiang Mai et train ou bus pour Sukhothai (via Phitsanulok) OU retour direct de Chiang Rai vers Sukhothai ? J12: Sukhothai J13: Train Retour sur Bangkok J14: Depart pour Koh Samet (plage pour les enfants) J15: Koh Samet J16: Koh Samet J17: Retour sur Bangkok J18: Bangkok J19: Bangkok Depart en soirée

Mes questions sont les suivantes:Cet itinéraire n'est-il pas trop ambitieux ? Précisions, nous sommes pas très rapide, nous aimons profiter. Ci c'est le cas on ne passe pas à Sukhothai (que nous préférions à Ayutthaya car visiblement plus calme).Koh Samet est-ce un bon choix ? Nous préférions Koh Chang mais trop long en transport.La liaison Chiang Mai - Chiang Rai en bus est-elle bien de 3H et pouvons-nous prendre nos billets sur place ?Faut-il réserver le train Bangkok-Chiang Mai de France ou pouvons-nous le faire en arrivant (nous souhaitons prendre celui de 18H10 en couchette pour arriver reposé) ?L'alternative est de faire le trek au départ de Chiang Mai et de ne pas monter à Chiang Rai ? OU Alternative on zappe Sukhotai et au départ de Chiang Mai on loue une votiure pour faire un tour vers Pai et Mae Hong Son ?A cette période, pour le nord est-ce qu'il y a beaucoup de moustiques (traitement palu ou non ?) ? Bref, pleins de question mais un voyage que l'on prépare avec passion. Merci pour vos réponses.
Croisière sur le Celebrity Infinity en février 2011: excursions en Antarctique? English translation pending
by Ondine14 · 2011-01-03 · 48 replies
Bonjour et Bonne année 2001 à tous et surtout une bonne santé pour continuer à voyager !

J'aurais besoin de conseils sur les excursions proposés par Célebrity sur cette croisière. Nous partons le 13 Février de Buenos Aires pour 14 jours en Antartic.

Que faire à : - Elephant Island (rien de proposé) - Gerlache Straight (rien de proposé - Port stanley (je recherche des "locaux")

c'est tout pour le moment .. j'avance pas à pas ..mais tous les conseils et retours -si vous avez fait a même croisière -sont les bienvenus

Ondine14
Big 5 pour small 4 ou l'Afrique Australe en famille: Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1 English translation pending
by 00Alex · 2010-12-08 · 33 replies
Big 5 pour small 4 ou l’Afrique Australe en famille : Le Cap, Namibie, Botswana, Zimbawe - Partie 1

La gestation a été longue (moins que celle d’une majestueuse éléphante), mais l’expérience fut telle qu’il m’était difficile de la restituer de façon synthétique. Nous vous livrons donc nos impressions de voyage au jour le jour, les bonnes et les moins bonnes.

Pourquoi cette destination ? C’est compliqué. Non c’est simple. Après les grands parcs du sud-ouest américain en 2008, nous avions décidé de repartir en voyage cet été. Ce qu’on aime comme destination, c’est des endroits où on peut se déplacer en self drive mais qui soient suffisamment dépaysantes. On était partis pour l’Asie (qu’est ce qu’on aurait économisé…), la Malaisie remplissait bien ces critères, mais on n’y campe pas vraiment, et camper, on trouve ça bien chouette. Et là, une de mes collègues me dit : la Namibie, c’est génial ! Tu conduis une voiture, tu campes, c’est beau, y a des tas de bestiaux que t’as jamais vu… Ah oui ? Ca a l’air pas mal cette Namibie. J’avais vu de nombreuses fois la Namibie sur la mappemonde, sa capitale a un nom rigolo et c’est la côte la plus proche de la dernière résidence de l’Empereur, mais tout ça n’était pas suffisant pour retenir mon attention. Alors je vais voir sur le forum et je me plonge dans vos carnets de voyage. J’ai été frappé par leur nombre et leur qualité. Et là, une nouvelle fois mille mercis à Pierre, Ericarole, Voyageur08, Arroukatchee, Grisemotte… J’en oublie surement, qu’ils ne se vexent pas.

Nous, c’est qui ? On est une bande de 4 à nous tous seuls. Rebecca (13 ans), l’ainée, vient d’atteindre l’âge où l’enfant se métamorphose lentement en marmotte et où toute activité physique est une forme d’outrage aux bonnes mœurs. Paradoxalement, Rébecca, éclaireuse, nous fera le feu tous les soirs (je n’en ai pas fait un seul me semble t’il) et sera matin et soir mon assistante personnelle pour le montage et le démontage des tentes. Natacha (9 ans), la cadette qui rêve de vie dans la nature et de voir enfin, pour de vrai, la faune sauvage africaine. Elle sera notre tête chercheuse de bestiaux. Sa petite taille lui confèrera le rôle peu convoité de « rangeuse de coffre » ; j’en profite tout de suite pour vous dire un truc : si vous en avez la possibilité, louez un 4x4 avec des rangements, ça préserve le dos. Hélène, la femme de ma vie, supervise la logistique et les relations publiques de la bande avec le monde extérieur. Enfin, votre serviteur, préposé à la conduite du 4x4 et organisateur du voyage. Scarlett dite Trufus (car c’est une truffe grotesque), notre chat, restera à Paris. Les filles la remplacent par leur Nintendo DS fétiche. Super Mario Bross sera leur compagnon de voyage.

L’organisation Camarades forumistes, vous ne le saviez pas, mais l’organisation, ce fut d’abord vous. Votre aide a été précieuse pour la préparation du séjour, la définition de l’itinéraire, le choix des étapes… Bref, tout ce qui fait qu’un séjour est réussi. J’ai parcouru vos carnets et puisé tous les éléments qui ont permis de bâtir notre voyage. Les décisions furent prises… en novembre. Ca, j’avais jamais fait. Le referais-je ? Pas gagné… 1) Le toit : ce sera majoritairement du camping, parce qu’on aime ça, parce que ça convient au rythme des enfants et en plus, c’est franchement moins cher à 4, même en utilisant les chambres familiales de certains lodges pas trop chers. C’est donc 4x4 avec tentes sur le toit. C’est rigolo comme tout, c’est rapide à plier, mais on est obligé de plier le camp à chaque déplacement. Si je retourne au Botswana, ce sera clairement avec des tentes au sol, surtout depuis que je sais qu’on n’y risque rien. 2) L’itinéraire : on ira voir Cape Town en chemin. Hélène me dit : je veux voir un bout d’Afrique du Sud, c’est dommage de rater ça si on va dans le coin. Elle voulait voir Cape Town et on a vu Cape Town, elle a eu bien raison, c’est mieux que Vesoul. Sans ce détour, je serais resté sur ma faim. Repartir de Victoria Falls ne coute pas plus cher sur British Airways. Je rêvais de voir les chutes depuis ma plus tendre enfance. Les heures passées à rêver de Livingston sont encore là. On décide donc de louer le 4x4 « one way ». Ca coute un peu plus cher, mais pas tant que ça. Vous comprendrez plus tard pourquoi… 3) Le 4x4 : il est loué chez African Track qui offre des prix compétitifs. Les avis des forumistes sont mitigés quant à l’état des véhicules et du matériel de camping. Je les comprends (oui Pierre). Le véhicule fonctionne au diesel (je l’avais spécifiquement demandé et c’est mieux) et est en bon état, mais a quand même 135000 km dans les roues ; on approche de la limite des 150000 km qui s’applique aux loueurs du CARAN. Je note toutefois que le loueur fait des efforts d’entretien. Le matériel de camping est complet mais un peu beaucoup vétuste. Pas de rangement dans le canopy, ce qui oblige a pas mal d’exercice physique quotidien. Bref, on en a eu pour notre argent. Honnêtement, pour la Namibie, ça va. Pour 15 jours dans les parcs du Botswana, j’y réfléchirais à 2 fois. 4) Les réservations : bien que passer par un TO local coute parfois moins cher, j’ai préféré tout organiser seul, question de souplesse et de flânerie. J’aime bien choisir, discuter. Face aux problèmes d’arnaque à la carte de crédit, j’ai pris un abonnement « e-carte bleue » auprès de ma banque. J’étais donc tranquille pour payer mes réservations et autres acomptes sur internet. Les campings « chauds » de Namibie (Sesriem et Etosha) sont réservés en décembre. Ceux du Botswana sont réservés en octobre (merci Ericarole des conseils), puis je suis obligé de changer un peu les dates et alors c’est complet. Et Madame me dit : pourquoi on se prendrait pas un guide au Botswana. On se marrera moins à s’ensabler et à se faire peur, mais on profitera peut être plus de la nature. J’étais plutôt contre (aventuuuuuure, quand tu nous tiens), j’avais vachement envie de jouer avec un 4x4. En réalité, elle a eu mille fois raison. Vous comprendrez pourquoi. 5) Les guides et cartes : guide Lonely Planet Namibie-Botswana et guide Bradt Namibie. Ce dernier est vraiment excellent et son auteur Chris MacIntyre connaît réellement bien la Namibie et ses habitants. J’ai fait connaissance de cette collection et je n’ai pas été déçu. Carte Tracks for Africa (T4A) version papier de la Namibie, en vente sur leur site. Cartes T4A pour GPS Garmin, en vente aussi sur le site T4A.

En gros, début janvier, tout le voyage est ficelé, ça ne m’était jamais arrivé. Ca crée un vide. Il a intérêt à être réussi ce voyage.

29 Juillet 2010 (J1) : Paris - Le Cap On quitte la maison pour Roissy CDG. L’A1 est embouteillée, normal. On avait choisi British Airways car c’était la seule compagnie à offrir un tarif raisonnable pour le périple qu’on voulait faire. J’ai pour règle de faire prendre en charge mes vols multi-segments par une seule compagnie. Comme cela, si un avion est en retard, on ne perd pas le billet de l’avion suivant (« no show »). Justement, l’avion pour Londres est un peu en retard. Le changement à Londres est court, très court. On court, on court… Et on l’attrape à la dernière minute. Ouf !!! Bonne nuit de sommeil dans l’avion. Qu’est ce que c’est bien ces voyages sans décalage horaire.

30 Juillet 2010 (J2) : Le Cap (Dunkley House) Arrivée à Cape Town dans la grisaille matinale. C’est l’hiver. Le chauffeur de notre Guesthouse nous attend. Route vers le centre ville. On longe nos premiers townships. Premiers choc devant ces cabanes entassées au bord de l’autoroute. Notre guesthouse, la « Dunkley House » est ravissante. Elle est située dans Gardens, un quartier central mais résidentiel. Nous avons un petit appartement avec une cuisine petitement mais suffisamment équipée. L'accueil est chaleureux et le personnel n'est pas avare en conseils. Ce fut clairement un excellent choix. La chambre n’est pas encore prête. On part donc se promener à pied en ville. Le site en lui même est sublime, avec les 3 collines ou montagnes autour et la mer au fond. J’adore. La visite du centre ville est rapide tant il est petit. Traversée des « Company Gardens ». On grignote dans Long Street, l’artère commerciale centrale et ses immeubles victoriens à balcon en fer forgé. Achat de quelques livres d’occasion histoire de lire « local » : polars de Deon Mayer et d’Alexander McCall Smith (enquêtes de la célèbre détective botswanaise Mma Ramotswe, de l’agence First Ladies N°1). Promenade à pied dans Bo-Kaap, le quartier des Cape Malay, descendants d’esclaves asiatiques qui appartenaient à la classe des coloured (ni noirs ni blancs) pendant l’apartheid. L’enchevêtrement de maisons multicolores cubiques à flancs de colline est plein de charme. Tour rapide au marché pour touristes de Green Market Square : Natacha achète la vuvuzella de ses rêves. Petit café au soleil. Passage au supermarché (Pickn’Pay), achat du dîner et de son indispensable apéro à base de raisains ancestraux baignés de soleil austral (Shiraz de chez Spier). Retour à la guesthouse avant la nuit. La manager nous a dit : « Cape Town, c’est très sûr… jusqu’à la nuit tombée. Après, vous ne marchez plus dans les rues, vous prenez une auto, soit la votre, soit un taxi ». C’est déconcertant cette ville dont les maisons sont entourées de murs hérissés de pics et doublés d’une clôture électrifiée. Chaque maison est sous contrat avec une entreprise de vigile « armed response », et il y a un vigile privé toute la nuit dans la rue de la guesthouse. Je ne m’habituerai jamais vraiment à cela tout au long de mon séjour. Je trouve cette impression d’enfermement pesante. Comme m’a dit un ami : « après avoir enfermé les Noirs pendant 50 ans, les voilà enfermés à leur tour ».

Le joli quartier de Bo-Kaap et ses maisonnettes multicolores, lieu de vie des Cape Malay

Avenante demeure fortifiée à la mode dite "du Cap"

31 Juillet 2010 (J3) : Le Cap (Dunkley House) Réveil sous les nuages, vent fort et glacial. C’est bien l’hiver, pas de doute. Le petit déjeuner nous réconforte, c’est un festival inoubliable. Visite du Castle of Good Hope le matin. Pas folichon, soyons honnêtes, sauf peut être le petit musée qui expose le mobilier de la Compagnie de Indes ainsi que des toiles représentant Cape Town à différentes époques. Départ en taxi (pratiques et pas chers) pour le Waterfront où nous avons réservé un tour pour Robben Island. Malheur ! Notre tour a été annulé pour cause de vent. Tristes, nous reprenons un taxi pour le centre ville et nous visitons District 6 Museum. Visite très émouvante de ce musée consacré à un quartier rasé dans les années 60 après avoir été décrété « zone blanche ». Beaucoup d’explications sur le fonctionnement quotidien de l’apartheid, les fameux « pass » qui autorisaient la circulation en dehors des townships et des homelands. Retour au Waterfront pour une visite du « Two Oceans Aquarium ». Je dois dire que cet aquarium est très réussi et vaut le détour. Même moi qui ne suis pas fan, j’ai bien aimé. Ballade sur le Waterfront. L’endroit est assez joli. En fait, c’est le lieu de sortie « safe » de la ville. Les parkings sont sûrs et on peut se promener la nuit sans souci. C’est donc devenu le lieu de sorti des classes moyennes et aisées à la recherche de la trilogie shoping-ciné-bouffe. On se choisi un joli resto en terrasse (chauffée s’il vous plait). Bon dîner (ça s’annonce bien la viande par ici) puis retour à l’hôtel en taxi.

1er Aout 2010 (J4) : Le Cap (Dunkley House) Il fait beau, tant mieux. Récupération de la voiture de location. C’est kiki conduit ? Chéri ? Ok, je me lance. De toutes façons, ça m’amuse, je n’ai jamais conduit à gauche. Les 5 premières minutes sont à pisser de rire : les essuie glaces battent la chamade à chaque intersection où me prend la bien étrange idée de changer de cap, puisqu’ils se sont malicieusement substitués aux clignotants. Finalement, je m’y fait assez vite. Trop facile. Direction le Cap de Bonne Espérance. Arrêt à Simon’s Town (Boulder Beach) histoire de saluer dignement les pingouins. C’est la première fois que nous en voyons en liberté. C’est vrai qu’ils sont mignons avec leur dégaine. On les regarde se balader en roulant du popotin, se jeter dans l’océan, nager, en sortir… On reprend l’auto. Nous croisons en chemin une fière troupe de babouins. Ils encerclent l’auto, nous les regardons passer : mères avec des petits sur le dos, gros mâles, jeunes babouins sautilleurs. Ils sont nombreux dans le coin et n’ont pas bonne presse, ce que je comprends vu la taille de leurs dents. Et là, les babouins traversent la route. Mais attention, pas n’importe où. Non non non, la vie du babouin du Cap est très encadrée. Il y a des gens avec des dossards fluorescents sur lequel est écrit « Baboon Monitor ». Trop fort ! Ces gars encadrent l’existence des babouins et tentent de canaliser leur joyeuse errance. En route vers Cape Point. On entre religieusement dans le parc. On gare l’auto, on monte la colline et on arrive enfin en ce lieu mythique, la pointe sud de l’Afrique, que tant de navigateurs ont virée au péril de leur vie. Ca y est, je m’emporte. Bon, OK, c’est qu’une pointe rocheuse et en plus, c’est pas réellement la pointe septentrionale de l’Afrique. Mais tout de même, elle a belle allure. On reste là longtemps, à contempler la rencontre, somme toute bien symbolique, des deux océans, l’Atlantique, bruyant et agité, l’Indien, plus calme. Détour par le cap de Bonne Espérance pour une photo souvenir. Ah, une autruche vient nous rendre visite, on en avait jamais vu en liberté, encore moins sur une plage. Retour par Chapman’s Peak Drive (impressionnant, pas d’autre mot, ne ratez surtout pas cette route) et Hoot Bay au coucher du soleil. Traversée embouteillée des banlieues chics : Camps Bay, Clifton, Sea Point et Green Point. Villas magnifiques dominant la mer, jeunesse dorée à la terrasse des cafés, vie douce. Nouveau dîner au Waterfront.

Manchots du Cap roulant délicatement du popotin sur Boulder Beach

Cape Point, point sud-ouest de l'Afrique, que tant de navigateurs ont viré au péril de leur vie...

Maison, que tu es loin, c'est si bon...

Autruche sortant de son bain au cap de bonne espérance

Hoot Bay au coucher du soleil, vue de Chapman's Peak Drive

2 Aout 2010 (J5) : Le Cap (Dunkley House) Hélène se lève de bon matin pour faire l’ouverture du grossiste en tissus. En effet, Madame en raffole. Belles prises de guerre, parmi lesquelles un tissu à l’effigie de Nelson Mandela et un autre commémorant la coupe du monde de football. Après cette étape, direction le Waterfront pour embarquer en direction de Robben Island. Après un court (45 minutes) trajet en bateau, la visite du pénitencier se fait en bus puis à pieds, guidée par un ancien prisonnier politique. La visite est très émouvante. Notre guide raconte la vie quotidienne et, surtout, comment, l’ANC a organisé au sein de la prison un système s’enseignement qui a permis de former tous les cadres qui dirigent encore aujourd’hui l’Afrique du Sud. Un certain nombre de gardiens ont aussi profité de ce système, ce qui est assez paradoxal mais témoigne de l’ouverture d’esprit de ces hommes. Visite de la célèbre cellule de Nelson Mandela, mais on ne peut pas entrer dedans et écarter les bras comme Matt Damon dans Invictus. Hélène s’entretient avec une américaine d’une cinquantaine d’années, Afrikaner d’origine, qui avait fui l’Afrique du sud de l’apartheid pour échapper aux persécutions dont son mari, communiste pro-ANC, était victime. Elle raconte l’ambiance sinistre de l’époque, les disparitions de militants… C’est son premier retour en Afrique du Sud depuis les années 80, accompagnée de ses 2 filles adolescentes qui voulaient connaître le pays natal de leur maman. Cette visite occupe la plus grande de notre journée. On consacre la dernière heure de soleil à la visite du Jewish Museum et de l’ancienne synagogue.

Une cellule collective dans la prison de Robben Island

La cellule de Nelson Mandela

3 Aout 2010 (J6) : Le Cap – Windhoek (Chameleon Backpacker) La matinée est consacrée à une visite de townships. J’avoue avoir pas mal hésité. Avant d’arriver au Cap, nous étions même plutôt contre, pas chauds pour ce que nous considérions être une grande séance de voyeurisme. Finalement, nous n’avons par regretté, mais alors pas du tout. Je crois que ces quelques heures nous ont permis de comprendre un peu mieux ce pays complexe. Sans cela, nous serions passé à côté d’un gros morceau d’Afrique du Sud. Notre guide nous emmène d’abord à Langa puis à Kayelitsha, tous deux conçus dans les années 1950 pour les besoins de la politique d’apartheid. Résumer cette visite en quelques lignes est impossible. Disons qu’elle permet de comprendre comment fonctionne la société « noire », des plus riches au plus pauvres. On comprend qu’avec la fin de l’apartheid, les gens n’ont pas quitté les townships qui étaient devenus leur lieu de résidence et de vie. C’est là qu’ils ont leur tissu social. Notre guide nous montre où il habite. Le chauffeur de taxi, le réceptionniste de l’hôtel, le serveur du restaurant, le guide touristique, le conducteur de bus… Tous habitent dans ces townships, lesquels ont bien changé au cours de ces 15 dernières années et sont devenus des villes de banlieues (traduction littérale de township). On y voit des quartiers cossus, des rues pavillonnaires où réside la « nouvelle » classe moyenne noire, mais aussi des petites maisons en mauvais état voir des dortoirs sordides où 3 familles vivent dans une seule chambre (one familly, one bed) et ont du mal à payer le loyer mensuel de 20 rands (2 €). Enfin, je réalise que les cabanes de type « bidonville » ne constituent qu’une couche de 50 mètres d’épaisseur entre la route et le township viabilisé. La plupart des maisons ont maintenant l’eau courante, l’électricité et les sanitaires, ce qui n’est pas le cas de ces cabanes (« informal settlement »). La visite est émaillée d’arrêts et de visites : crèches, promenade à pieds… Arrêt obligatoire devant les petits marchands de souvenirs installés dans la rue. Evidemment, nous achetons quelques souvenirs, ça fait partie du jeu et les prix ne sont pas plus élevés qu’autre part. Le temps passe et l’ambiance avec notre guide se détend franchement. Il est encarté à l’ANC mais vote pour l’opposition : « je suis contre le monopartisme » nous dit il.



Le townsihp de Khayelitsha : des maisonnettes en dur, des cabanes, des écoliers en uniforme

Retour à l’hôtel, empaquetage et départ pour l’aéroport. Notre avion pour Windhoek nous fait sourire : brave petit coucou, certes à réaction, mais petit tout de même. Formalités rapides à l’aéroport de Windhoek. Transfert vers le Chamelon Backpackers où une chambre familiale nous attends. Nous sommes trop fatigués pour ressortir : on se commande des pizzas qu’on accompagne de Windhoek Lager. Ce sera une des rares entorses au vin sud-africain. L’auberge est un mélange de guesthouse et d’auberge de jeunesse, le tout entouré de barreaux surmontés de barbelés. L’ensemble est agrémenté de projecteurs qui s’allument dés que quelqu’un sonne, mais je dois dire que le manque de miradors me frustre considérablement. C’est presque comme une œuvre inachevée. L’ensemble du tableau est gaiment complété de petites pancartes du type « N’ouvrez pas la porte aux étrangers » ou encore, « Try the Windhoek expérience: Bring a bag into town and get mugged at kniffe point. It’s free. It’s easy ». Cette ville a l’air sympathique comme tout et mérite certainement le prix de « ville où il fait bon vivre ». Vrai ou pas, cela témoigne, disons, d’un certain état d’esprit.

4 Aout 2010 (J7) : Windhoek - Naukluft (Tsauchab River Camp ) Récupération du 4x4 chez African Tracks où nous sommes accueillis par Valerie. Voir mes commentaires sur le véhicule en début de carnet. On passe bien 2 heures à en faire le tour, c’est notre premier 4x4, il est gros, il est beau, on va bien se marrer. Plein de diesel, plein de courses au centre commercial et on ne perd pas trop de temps dans la ville où il fait bon vivre. Goudron jusqu’à Rehoboth, puis nos premières gravel road. Le paysage est morne en début de parcours puis devient de plus en plus beau et montagneux à mesure que nous nous approchons des montagnes du Naukluft. Après 4 heures de route, nous atteignons le « Ttsauchab River Camp ». L’endroit est idyllique. Nous avons un emplacement isolé auquel nous accédons par une courte piste. Notre emplacement dispose de ses propres sanitaires avec douche et Bible, (comme un motel US) ainsi que de son coin feu avec tables de cuisine. Alors que nous nous apprêtons à allumer les petites bougies disposées autour du camp, un employé surgit de nulle part. Il est venu à pied depuis le bâtiment principal à travers le bush, ces habits et ses chaussures sont en mauvais état et il s’empresse d’allumer nos bougies. Quand on lui pose une question, il baisse les yeux. Ah, tiens, c’est comme ça ici. On a comme l’impression qu’une page a du mal à se tourner. Espérons que ce soit l’exception. On est bien loin de notre guide du Cap, le regard franc, parlant librement de la politique de son pays. Dépliage des tentes : facile. Premier coucher de soleil : magique ! Premier feu : ça réchauffe. Premières grillades : délicieuses ! La voute céleste dépasse tout ce que je pouvais imaginer. On passe un peu de temps à trouver la croix du sud et les pointeurs (facile), beaucoup plus à identifier le scorpion. La voie lactée est visible comme jamais. C’est qu’avec tout ça, il est bien… 19h30. On va se coucher. La nuit est délicieuse, calme et reposante.

Au loin, les Montagnes du Naukluft

Premier camping : le bonheur !

5 Aout 2010 (J8) : Naukluft - Sesriem (NWR Sesriem Campsite) Lever avec le soleil. Le froid matinal, glacial, s’efface avec les premiers rayons de soleil. Le départ est long ce premier matin. Nous manquons cruellement d’organisation. On se tue le dos à tout caser dans le coffre. Je donne raison à Pierre77N : ces véhicules sont franchement mieux lorsque leur coffre est équipé de rangements. Natacha casse ses lunettes. On vote tous que c’est une bien riche idée en l’absence paire de rechange. Très sympa, le fermier nous met un coup de colle, et roule ma poule. Courte route (1h15) pour Sesriem que nous atteignons vers 11h00. C’est vrai que les emplacements de camping sont moches, c’est même un euphémisme. Toutefois, camper au NWR offre 2 avantages de taille : le droit d’entrer dans le parc 1 heure avant le coucher du soleil et le droit d’y rester jusqu’à 1 heure après le coucher du soleil. Pique nique « carré magique » : cheddar-biltong-pain-concombre ! Les filles barbotent dans la piscine qui doit bien être à 15 degrés, facile. Personnellement, je les regarde en bouquinant. Vers 15h00, on se décide à aller à la dune 45. La route vers Sossusvlei, est belle. D’abord distantes, les dunes se rapprochent peu à peu. Escalade de la dune 45 dans la chaude et douce lumière de la fin d’après midi. On est quasiment seuls. C’est un vrai plaisir. On joue dans le sable comme des gamins. Compte tenu des limites de vitesse, c’est quand même une escapade assez longue : 90 km aller-retour à 50 km/h. Retour au soleil couchant, sprinboks, autruches et chacals cheminent le long de la route. Diner au « Sossusvlei lodge », conseillé par de nombreux forumistes, où on se régale de grillades de gibier délicieusement marinées et jamais trop cuites : zèbre, springbok, kudu, oryx, autruche, gnou, impala… Je dois dire que ma curiosité alimentaire et celle de ma fille cadette n’ayant pas de limite, nous goutons et comparons tout. La nuit est, comment dire, pas totalement sereine. Trop de viande. Si j’étais un lion, je crois que je dormirais souvent mal, mais comme j’en suis pas un…

L'irrésistible ascension de la Dune 45 dans la lumière du soir

Le sommet est proche

Le désert à perte de vue

6 Aout 2010 (J9) : Sossusvlei - Camp Gecko Lever aux horreurs (5h00, tout de même), nous plions le camp et arrivons à la barrière juste après l’ouverture. Route dans la nuit, ce qui est une entorse à la règle n°1 régissant la conduite en Afrique : « ne jamais conduire la nuit ». On passe devant la dune 45 et on est bien content de ne pas s’y arrêter : il y a tellement de monde dessus qu’on se croirait dans le métro parisien aux heures de pointe. On arrive après une petite heure au bout du goudron. Dégonflage des pneus (1,6 Bar), on passe le 4x4, boite courte, et on serre les fesses parce que, soyons honnêtes, aucun de nous ne s’est jamais adonné à la pratique du 4x4 dans le sable profond. Etonnement, ça passe… jusqu’à ce que le 4x4 qui nous précédait s’ensable au milieu de la piste. On ralenti et, paf, on s’ensable aussi. Pas fiers… Quelques manœuvres d’avant en arrière, on sort du sable et nous voilà repartis. Youpiii ! On fini par atteindre la parking où il n’y a qu’un seul autre véhicule. Le soleil s’est levé et le spectacle qui s’offre à nous est tout simplement magnifique. Les dunes sont rouge-ocre et le ciel est bleu-azur. Où aller ? On ne sait que choisir. Après eu bref coup d’œil autour de nous, nous jetons notre dévolu sur une belle et majestueuse dune dont on apprendra plus tard qu’elle porte le nom élégant de « Big Daddy ». L’ascension est lente mais superbe. Plus nous montons, plus l’immensité de la mer de sable apparait. Rapidement, nous dominons Dead Vlei sur lequel le soleil se lève peu à peu. Le contraste des couleurs est saisissant. Après environ une heure de marche, on atteint le sommet. Petit dèj et repos bien mérité, puis descente en courant dans le sable jusqu’à Dead Vlei que nous traversons. Il commence à faire chaud, mais ça n’est jamais insupportable. Retour en 4x4 dans le sable profond. On ne s’est pas ensablé, mais je ne peux pas dire qu’il y ait une raison rationnelle à cela. J’avoue que bien souvent, c’est le 4x4 qui a décidé du chemin et je n’ai fais qu’obéir. En tous cas, on s’est rudement bien amusés.

L'imposante dune "Big Daddy"

Vue du sommet de "Big Daddy"

Lever de soleil sur Dead Vlei

Au coeur de Dead Vlei

La traversée de Dead Vlei

Après un bref pique nique au parking, longue route monotone jusque solitaire où nous buvons un café bien mérité accompagné pour les enfants d’un magnum et pour les adultes de, devinez quoi ? Un mythique apfelstrudel ! Deux commentaires : le boulanger (rougeaud, ventru et torse nu au milieu de nulle part) vaut autant le détour que son gâteau ; contre toute attente (super touristique), le gâteau n’est pas mauvais. Encore quelques kilomètres et nous arrivons à Camp Gecko. Notre emplacement est superbe, j’en rêve encore : en haut d’une colline, loin des autres humains, avec une vue fabuleuse sur une immense plaine d’herbes jaunes pailles plantées ça et là d’arbres encore verts. Pas de doute, Karen Blixen pourrait n’être pas loin, il y a de ça. La propriétaire, Heidi a un certain caractère. Venue de Suisse, elle exploite plusieurs milliers d’hectares principalement dédiés à l’élevage. A la nuit tombée, pendant que nous faisons un feu et préparons le dîner, Hélène fait parler Heidi de la vie locale. Heidi n’est pas tendre avec ses voisins fermiers Afrikaners qui ont eu du mal à l’accepter, mais un peu moins de mal quand même qu’à accepter le seul et unique fermier Herero du coin. Elle n’est pas non plus tendre avec l’ethnie majoritaire (Ovambo) qui dirige le pays avec un sens particulier du partage des richesses. Les employés de Heidi, eux, ne baissent pas les yeux quand ils nous parlent…

La photo parle d'elle-même...

Camp Gecko : vue depuis notre emplacement. Out of Africa n'est plus si loin ?

7 Aout 2010 (J10) : Camp Gecko - Swakopmund (Schweizerhaus) Réveil tranquille. On repli le camp, puis direction Swakopmund. En dehors du Kuiseb Pass, la route est morne et longue. Brève pause photo au tropique du capricorne. L’arrivée vers la côte est assez chouette, avec l’apparition de dunes qui se jettent dans l’océan. Nous avions une réservation à la pension Rapmund, mais celle-ci a été négligée suite à une erreur. On nous offre vin et chocolats et on nous installe à l’hôtel Schweizerhaus, beaucoup plus chic. Disons que l’hôtel a un charme tout germanique des années 70 : moquette verte, couvre lits fleuris et, par dessus tout, fresques de Bern et de Königsberg (aujourd’hui Kaliningrad, soviétique puis russe, mais plus allemande depuis bien longtemps). Chouettes balcons, mais il fait un peu froid pour en jouir pleinement. On fait un tour à la plage, puis dîner au fameux Lighthouse : mouaif, c’est OK, mais je ne suis pas bouleversifié par le contenu de mon assiette. Bon, manger des huitres dans ce lieu improbable, c’était quand même inattendu et amusant.

Là encore, la légende est superflue

8 Aout 2010 (J11) : Swakopmund (Schweizerhaus) Lever de bon matin, petit déjeuner d’inspiration largement germanique : charcuteries, œufs, fromage, pain noir… Direction Walvis Bay pour une croisière avec Levo Tour. La croisière est sympa. Quelques otaries font des pitreries autour du bateau. L’une d’elles finit même par monter à bord et les enfants (et les grands) se font une joie de la caresser, c’est pas tous les jours. Nous voyons aussi quelques pélicans et des dauphins qui jouent longuement avec l’étrave, mais pas de baleine. La croisière se termine par un repas d’huitres arrosées d’un mousseux sud-africain. Bon, j’ai trouvé cette croisière sympa. Les enfants, eux, ont adoré. C’est l’essentiel. J’ai pu discuter avec le capitaine, un gars de 30 ans descendant de Voortrekkers Sud Africains qui est né à Walvis Bay et n’a jamais quitté cette petite ville. Il me parle de sa communauté et m’explique très naturellement qu’ici, les communautés ne se mélangent pas et préfèrent vire « à part » les unes des autres Quand je lui demande comment il voit l’avenir de la Namibie, il me corrige : « South West Africa !». Bien étrange pays et bien intéressantes personnes. Pendant ce temps, Hélène s’est adonnée à son hobby : la rencontre. Et, comme elle me l’a fait très justement remarqué : c’est où le meilleur endroit pour des rencontres le dimanche matin ? La messe pardi ! Je ne raconterais pas à sa place la matinée dense qu’elle a vécu, entre une église Réformée de Hollande pleine à craquer d’Afrikaners qui l’ont accueillie très chaleureusement (welcome sister Helen) et des églises Luthérienne et Catholique moins remplies mais plus « mélangées ». L’après midi est passée à glander à la plage. On ne se baigne pas, mais on a vu une bande de retraités allemands nager courageusement. Une des activités est d’éviter les multiples vendeurs de souvenirs et autres noix avec nom gravé dessus. Par moment, ça devient même un peu lourdingue. Dîner dans un restaurant tout à fait surprenant : le Kupferpfanne. La déco est celle d’un musée : meubles anciens (ou y ressemblant), tableaux de la forêt noire… On se croirait chez un antiquaire munichois. On y mange plutôt bien : carpaccio de kudu, goulash et autres bonnes spécialités germaniques. Hormis le kudu, on a du mal à se souvenir qu’on est en Afrique.

Une colonie d'otaries dans le lagon de Walvis Bay

L'un des membres de la colonie nage à côté du bateau. Il semble heureux...

Je n'avais jamais vu une otarie de si près. La texture est étrange.

Tout plein de flamands dans le lagon

Une plate-forme de prospection. Rassurez-vous, aucun gisement exploitable de pétrole n'a été trouvé. La Namibie a donc une petite chance de rester stable.

9 Aout 2010 (J12) : Swakopmund (Schweizerhaus) La gente féminine, c’est dire toute la bande sauf moi, voulait une deuxième journée à Swakopmund, histoire de glander tranquille. On se ballade donc dans les rues de cette ville dont l’architecture est un curieux croisement entre Disneyland et les châteaux des rois de Bavière. Follement décalé, c’est plutôt intriguant. On offre aux filles le tee-shirt des Springbok dont elles rêvaient, puis petit tour au vivarium où on admire, bien protégés par une vitre (fais pas le fier) quelques vipères du désert, black mamba ou boomslang. C’est l’heure du déjeuner du caméléon. Fou rire collectif quand on le regarde attraper (pfouitch) des mouches avec sa grande langue. Promenade sur la jeté, slalom entre les marchands de colifichets désœuvrés en cette morte saison. Je rentre dans une boutique de fringues à la recherche de chaussures plus adaptées que les miennes et là crac, qu’est ce que je vois trôner sur le comptoir : un drapeau de l’ancienne Afrique du Sud, celle de l’apartheid, qui occupait la Namibie jusqu’en 1990, année de son indépendance. Assez gonflé me dis je. Mais ce n’est qu’un hors d’œuvre. Le plat de résistance fut servi chez Peter’s Antiques : parmi toutes les jolies statuettes africaines, que vois je ? Des portraits, tableaux et poupées d’un certain Adolf H… Bref, si le côté décalé de Swakopmund est amusant, il ne faut quand même pas trop creuser. En toute bonne foi, je ne regrette pas de m’y être arrêté, mais nous y sommes restés un jour de trop.

On se croirait effectivement en Allemagne

Une église Luthérienne !

10 Aout 2010 (J13) : Swakopmund - Spitzkoppe (Community Camp) Après un plein de bouffe au Pick’n Pay et une ultime réparation sur les lunettes de notre cadette, départ pour le Spitzkoppe. Le trajet est court. On prend en stop une vendeuse de pierres semi-précieuses que nous déposons au village proche du Spitzkoppe. Après une rapide vérification, nous ne partageons pas de langage commun, la barrière linguistique interdit donc tout échange verbal. Le Spitzkoppe est un endroit assez magique. Après s’être trouvé un bel emplacement de camping, on se promène dans les éboulis en faisant attention à ne pas rester coincés (conseil indirect d’Ericarole). L’impression de solitude est grande, mais agérable et reposante. Apéro mythique au couché du soleil, assis sur les rochers rougeoyants. Sentiment de plénitude. On ne s’en lasse pas de ces couchers de soleil, on n’en avait jamais vu d’aussi beaux, d’aussi longs, d’aussi rouges... Et ce disque solaire visible jusqu’à la dernière seconde, c’était pour nous du jamais vu. Dîner sous les étoiles. Hélène a décidé de faire un ragout, histoire de changer du traditionnel T-bone grillé. L’expérience est intéressante et la conclusion : c’est pas facile de cuisiner au feu de bois… Nuit altérée par des rafales de vent violentes qui font claquer les toiles des tentes. Le vent ne sera pas notre copain dans cette partie de la Namibie. Toutefois, on apprendra que c’est le copain des populations autochtones. En effet, le fort vent qui souffle à la fin de l’hiver transporte les pollens et est donc essentiel à la reproduction des plantes dans cette région assez aride.

Le Spitzkoppe au soleil tombant. Pour en percevoir la majesté, comparez sa taille à celle du 4x4

Et maintenant, comparez là avec celle de modestes humains...

11Aout 2010 (J14) : Spitzkoppe - Twyfelfontein (Mowani Mountain camp : camping) Nous avons rendez vous à 7h00 avec James, guide Damara, pour l’ascension d’un des Pondock, qui sont les petits sommets voisins du Grosse Spitzkoppe. On n’y aurait pas pensé tous seuls, mais à l’accueil, on nous a proposé cette activité. La ballade commence par un tour du massif en auto afin d’atteindre l’arrière. Ce trajet se fait au lever du soleil sur la brousse : c’est beau. L’ascension dure 1h15 et est émaillée de commentaires de notre guide sur la faune et la flore locale. L'ascension est superbe, facile, mais trop exposée à mon goût : lors de certains passages (faciles), une glissage aurait été fatale et nous n'étions pas encordés. Depuis le sommet, la vue est assez chouette, mais c’est tellement venteux qu’on n’en profite pas à 100%. Redescente par le même chemin, puis James nous emmène sur la piste du retour voir quelques peintures rupestres (pictogrammes). Il y en a peu, mais elles sont très émouvantes : girafes, rhino (qui est orienté dans la direction des points d’eau), springboks… Toutes ces peintures datent de l’époque où la région était sillonnée par des groupes de Bushmen avant qu’ils ne se fixent dans le Kalahari. Pour fêter cette ascension, comme le veut la tradition, nous buvons un coca avec notre guide qui nous raconte la dure vie des Damaras de la région. L’élevage difficile, le faible prix auquel les bêtes durement élevées sont vendues, les longs trajets que les enfants font pour aller à l’école. Clairement, de savoir que nos dollars vont directement à la communauté (y compris une partie du salaire du guide) et pas dans les poches de n’importe qui est assez rassurant. Nous prenons la route pour Twyfelfontain vers 12h30 et cette route est longue : 4h00 environ. En chemin, alors que nous traversons un lit de rivière asséché qui rend la piste sablonneuse, nous sommes arrêtés par 3 gars dont la voiture routière immatriculée à Johannesburg a quitté la piste. Il va falloir les sortir de là, je n’ai jamais tracté avec un 4x4. A cet endroit, la piste est étroite et n’autorise pas les croisements. Selon la loi de Murphy, c’est justement à cet instant qu’un 4x4 tirant une remorque arrive en face. Le conducteur descend. Afrikaner de la soixantaine, il s’approche lentement de moi pour me donner quelques conseils. Pendant ce temps, son épouse en tailleur rose bonbon se réfugie à l’ombre d’un arbre. Les conseils se révèlent fort utile « tu te mets en 4x4 low gear et tu tractes super lentement, parce que tes mousquetons sont pourris (merci mon loueur) et vont péter au moindre à coup ». Merci Monsieur. Il s’approche des 3 gars dont je dois tracter l’auto et qui sont Khosa. Tout de suite, la langue d’échange est l’Afrikaans, pas l’anglais. Ce fut une découverte pour moi : ici, tout le monde parle Afrikaans. Bon, plusieurs namibiens ont fini par me dire, seulement après qu’on ait pas mal causé et qu’un peu de confiance se soit installée : « la langue officielle, en Namibie, c’est l’anglais, justement pour que ce ne soit ni l’afrikaans, langue des ex-colonisateurs sud-africains toujours installés sur place, ni la langue d’une des ethnies autochtones. Considérant que la politique d’enseignement de l’anglais n’est en place que depuis 10 ans, la majorité de la population devrait être anglophone dans 20 ans ». Nous les sortons du sable. Super !!! On est trop forts. Instants de joie collective et moult congratulations mutuelles. Nous arrivons au camping du Mowani Mountain Camp (merci Pierre du conseil) en fin de journée. Le site est somptueux, sorte de savane entourée de montagnes rougeâtres et l’emplacement assez luxueux (comme d’habitude), mais envahi de mouches à mopane qui ruinent un peu la fin de notre journée. Fort beau coucher de soleil agrémenté d’une syrah de chez Spier. La nuit est venteuse, mais on s’y habitue.

Sur les routes du Damaraland...

Coucher de soleil au Mowani Mountain "Camping"

12 Aout 2010 (J15) : Twyfelfontein – Kamanjab (Ojitototongwe Farm) Rangement matinal rapide afin d’aller voir les gravures rupestres. Elles sont belles, mais on n’est pas bouleversés, peut être parce qu’on en a déjà vu aux Etats-Unis et aussi parce qu’on a vu des peintures hier. La visite est un peu rapide, le guide ne connaît finalement pas grand chose et répète les trucs qu’il a appris par cœur. Le problème, c’est qu’on a du mal à faire l’impasse sur un patrimoine mondial de l’UNESCO quand on est à 5 kilomètres. On aurait du : pas besoin de tout voir. Route pour Kamanjab. Après 4h00 de piste (trop de voiture ces 2 derniers jours, j’en ai un peu assez), nous arrivons à Ojitototongwe Farm et ses célèbres guépards. L’arrivée est assez marrante : accueil par une girafe en semi-liberté. Je n’en avais jamais vu d’aussi près et c’est vrai que c’est rigolo comme tout quand elle descend sa grosse bouille pour regarder dans l’auto. Sur le portail il est marqué : « Défense d’entrer : sonnez et attendez qu’on vienne ». Et il est sage d’obtempérer, car les 4 guépards qui se promènent dans l’enclos aménagé autour de la maison, bien que certainement sages et sympathiques, pourraient oublier qu’ils le sont et décider de se nourrir de quelques savoureux voyageurs. Nous nous installons à notre emplacement de camping qui est plutôt agréable. La végétation est principalement constituée d’arbres feuillus qui, en cette fin d’hiver, se sont teints en rouge, jaune et orange, tandis que d’autres restent verts. Le dégradé de couleur est chouette et n’est pas sans rappeler l’été indien au Québec, sans toutefois en atteindre l’intensité. A 15h00, le propriétaire vient nous chercher. La visite commence par son jardin habité par quatre beaux guépards apprivoisés. Nous sommes accompagnés d’un plein camion d’overlanders italiens. Le boss donne les consignes : pas de lunettes de soleil, on évite de regarder l’animal dans les yeux et on ne laisse pas traîner son sac. Demander à des italiens de rester plus de 5 minutes sans lunettes de soleil, c’est comme demander à un parisien d’être souriant le lundi matin. Aucun ne se fait croquer. Natacha est la première autorisée à caresser un guépard et j’avoue que c’est assez impressionnant. L’un des Italiens laisse traîner son sac et crac, un guépard se l’approprie et décide jouer avec. Le propriétaire tente de récupérer le sac, « minou minou minou, on va rendre le sac son maitre préféré ? ». Et s’il ne veut pas le rendre, il se passe quoi ? Puis, on monte sur les camions : tous les overlanders sur un gros camion et les voyageurs individuels sur un petit bakkie. Direction l’enclos où résident les guépards en semi-liberté. On assiste au dîner des félins auxquels les fils du propriétaire lancent de grosses pièces de viande qui sont attrapées au vol et vite emportées dans la brousse. La visite se termine par l’enclos dans lequel résident une mère et ses quatre petits. C’est vrai qu’ils sont mignons, mais je ne prends pas le risque de glisser une quelconque partie de mon corps au travers du grillage. Au total, c’est vrai que l’activité est touristique, mais elle est assez unique et je dois dire que je ne me suis pas du tout ennuyé : aucuns regrets de la part des grands et ovation de la part des petits. Ce soir, travers de porc sauce BBQ arrosés d’un pinotage de chez Nederburg.

De près, le guépard ressemble vraiment à un gros chat. Sur l'herbe grasse et verte d'un jardin au milieu de la brousse, c'est un peu surréaliste

Natacha passe en premier : l'expérience est unique

Bataille de gros chats dans un jardin namibien

Le dîner des guépards en semi-liberté

Les bébés du printemps dernier

13 Aout 2010 (J16) : Kamanjab - Etosha (Okaukuejo NWR Campsite) Nous décidons d’aller à Etosha par la route goudronnée de façon à faire un arrêt courses à Outjo. C’est vendredi et la ville est très animée. Normal, c’est jour de paye (on l’a pas inventé, on a demandé). Slalom entre les vendeurs de bibelots (médaille de bronze), courses au supermarché et déjeuner à la pâtisserie allemande : y’a rien de tel qu’une forêt noire ou un feuilleté à la viande de kudu pour se remonter le moral. Pour info, j’ai mangé un nombre de trucs crémeux hallucinant et je n’ai jamais été malade, c’était presque frustrant car du coup, je n’ai pas perdu 1 kg du voyage. La même chose en Afrique de l’ouest, c’était la gastro garantie le lendemain. Nous entrons vers 14h00 dans le mythique parc d’Etosha. Bon, elles sont où les troupes de lions, y sont où les léopards et les rhinos ? On espère cette visite riche. Elle l’est. Notre route vers le camping est émaillée de rencontres avec des troupeaux de zèbres et de springbok. Nous récupérons notre emplacement de camping. Les emplacements ne correspondent pas au plan donc on met pas mal de temps à trouver le notre (TIA : This Is Africa baby). Le camping est assez laid mais c’est pas grave, vu qu’on ne va pas s’y éterniser. On part à la recherche des animaux après avoir consulté le cahier du camp qui recense les dernières rencontres au dessus du lot. Pour être honnête, ce cahier ne nous a jamais servi puisque les bestiaux se déplacent en même temps que les humains. Direction ouest, d’abord Wolfsnes, qui est vide (gronffff), puis Okondeka, où nous nous installons tranquillement : kudus, oryx, zèbres, gnou… Pas de prédateur. Le soleil se couche et on a juste le temps de de rentrer au camp avant la fermeture de la porte. Hop, le Cabernet Sauvignon (Nederburg, bof, le choix est meilleur en Afrique du sud qu’en Namibie), jambon, fromage et pain et on va s’installer au point d’eau illuminé. Il y a du monde, pas mal de monde, mais il y règne un silence religieux. On entendrait une mouche voler. On se passera des chips, trop bruyants les crouich crouich… On se trouve un banc, et on contemple, zen. Un éléphant se désaltère, c’est à cet instant la seule forme de vie. Après 10 minutes, clop clop clop, arrive un troupeau de zèbres. Ils sont méfiants. On sent que la nuit n’est pas leur moment de prédilection. Ils sont sur leurs gardes, méfiants. Au moindre bruit, ils relèvent tous la tête, prêts à partir… Ils resteront au point d’eau le temps minimum nécessaire à s’hydrater, puis repartiront tel un seul homme. Arrive alors un rhinocéros : on en croit pas nos yeux. C’est la première fois qu’on en voit un en chair et en os. C’est vraiment un animal à l’allure presque préhistorique, avec sa peau qui ressemble à une carapace et ses tous petits yeux. Un éléphant, un rhino, un point d’eau : c’est presque la seule incompatibilité d’humeur du règne animal dans cette région du monde. Ils se cherchent, font mine d’attaquer sans jamais le faire. Chacun reste dans sa zone et mais s’excite dés qu’il sent son périmètre vital (large selon moi) menacé. L’éléphant part. Un second rhino arrive. On le verra de très, très près. Nous resterons longtemps à les contempler.

Euh, faut que vous avoue un truc. J'ai pas beaucoup de photos d'Etosha. Ben oui, c'est un fait. D'abord, nous avons oublié d'en prendre parce que nous ne faisions que regarder. D'un certain côté, c'est bon signe. Ensuite, les quelques photos que nous avons faites n'étaient pas terribles. Bon, vous verez, je me suis rattrapé côté Botswana.

La suite est là : http://voyageforum.com/v.f?post=3990834;search_string=namibie;
Safari de trois jours en Tunisie? English translation pending
by Chocolat62 · 2010-11-23 · 8 replies
Bonjour, Est-ce qu'il y a quelqu'un qui a déjà fait le safari de 3 jours en Tunisie? 😮😮
Voyage en Thaïlande avec enfants English translation pending
by Soniareid · 2010-10-23 · 3 replies
Bonjour,

j'ai lu beaucoup sur le forum et l, info est super intéressante....

Je pars à la fin décembre pour 3 semaines, seule avec mes deux filles de 7 et 9ans. J'ai quelques questions:

1) Quelqu'un a visité le parc Ganesha, 2 nuits et journée avec les éléphants? Est-ce que le logement est convenable? Belle expérience? Mieux que Camps d'éléphant au Nord? 2) Kanchanubari et/ou le Nord. Si je passe quelques jours dans cette région, je me demande si le Nord mérite quand même d'être visiter, contenu que j'ai 3 semaines, que je veux terminer dans le sud et vivre la Thailande, plus que courir? 3) Iles du Sud. Mon retour se fait de Krabi. J'ai lu sur les iles mais je trouve cela vraiment difficile de choisir. Mes enfants et moi aimons la plage et le snorkling mais on aime aussi découvrir, pas du genre à passer une longue journée sur la même plage. Je prévoyais visiter Ko Lanta, une journée a Railway, une autre en bateau pour Ko-Phi-phi puis un 3-4 jours en bateau autour des iles de similans, à partir de Khao Lak. Est-ce que ca fait du sens? Hotel ou excursions particulières à me conseiller. Avec enfants, qu'est-ce que vous avez préféré. 4)Excursion en bateau autour des iles similain et surin. On me conseille une excursion de 3-4 jours. Quelqu'un a fait se genre de trip avec des enfants. Elles adorent le snorkling. Ca vaut la peine? Une compagnie à me référer? 5) Une autre famille pour partager quelques moments , 28 déc. au 19 janvier 2010

Je sais que c'est beaucoup de questions mais tous conseils sera fort appréciés?

Au plaisir de vous entendre.
Parcs nationaux/animaliers au Sri Lanka? English translation pending
by Msp · 2010-10-12 · 4 replies
Bonjour, quel parc national animalier me conseillez vous svp? quel est celui qui vous en a mis plein la vue? celui qui vous a laissé des souvenirs impérissables? objectif: la faune (elephant, buffle, crocodile, leopard, singes.....) on veut voir un maximum d'animaux.
Dix jours en Thaïlande en novembre avec un enfant de 14 mois English translation pending
by Ffdjangie · 2010-09-22 · 6 replies
Bonjour,

Nous souhaiter partir en Thaïlande courant novembre pour un séjour de 10 jours. Nous voudrions savoir si nous devons réserver un balade à dos éléphants à l'avance et si vous auriez des sites pour réserver. Devons - nous réserver les hôtels à toute nos étapes ou trouveront nous des chambres disponible sur place. Notre fils mange encore des petits pots peut on en trouver sur place ou faut-il prévoir dans nos valises ainsi que les couches.

Merci pour vos infos Angie
Quel était votre budget cet été au Laos et une semaine à Koh Tao? English translation pending
by Mireg · 2010-09-20 · 9 replies
Cay est les billets sont pris maintenant il faut planifier le budget , pour cela j'aimerais vos avis récents concernant les trajets au laos en bus confortable, les prix de ballades à la journée , treck cool et celle avec un éléphant et l'hébergement(simple plutot sympa que confort, ) et vie courantes . Nous sommes un couple 45 ans et nous voyageons sac à dos pour un peu plus deTRois semaines Laos nord et sud et une semaine ile thailande l'été prochain Qu'est ce qui vous à semblé surprenant , de quoi faut il tenir compte? le prix des cigarettes , est ce facile à trouver? est ce interressant de developper les cartes photos comme au vietnam? est ce que les cheques de voyage sont un bon plan avec des espèces au vu des taxes de carte , mais je n'en ai jamais pris. Merci , tout ce qui sert à préparer ce voyage meme le plus "carré" comme le budget est un plaisir
Parc national de Minneriya au Sri Lanka English translation pending
by Denimazur · 2010-09-12 · 2 replies
Bonjour,

Nous partons au Sri Lanka dans un mois et on nous propose une promenade de 1h en jeep ou à dos d'éléphant dans le parc national de Minneriya. Est-ce que celà vaut vraiment le coup? Voit-on beaucoup d'animaux? Si vous l'avez déja fait, quel moyen de transport est le plus intéressant? Sachant que nous logerions à Sigiriya, avez-vous une idée du prix pour cette visite?

Merci d'avance pour vos réponses...

Bonne journée.
Temps de route entre étapes en Afrique du Sud? English translation pending
by Aimevoyager · 2010-09-08 · 4 replies
pouvez vous m'aider : j'ai un doute sur les temps de route suivant : huhluwe (Bonamanzi tree house) jusque malkerns (swaziland) malkerns jusque lindenbourg lindenbourg jusque l'aéroport du kruger combien de temps entre l'aéroport NELSPRUIT Kruger-Mpumalanga / Elephant Plains Game Lodge

merci beaucoup de votre aide
Parcours du Karnataka (État indien): votre avis? English translation pending
by Monikapaulau · 2010-08-11 · 15 replies
Bonjour a tous, Je viens vous solliciter car je tourne en rond pour faire mon périple de 20 jours mi-janvier-février Voici ce que j'envisage : arrivée Bangalore - Nagarhole - Mysore - Bandipur (réserve) - Ooty (silent valley) - Ooty Cochin en train - Munnar ( Elephant Valley-Kodaikanal) Varkala - Kannyakumari Retour par Trivandrum. Mes questions sont : combien de temps faut-il rester dans ces endroits ? Les réserves sont elles visibles en cette période et surtout va t-on voir quelque chose? Ou faire une ballade d'éléphant ? Connaitriez-vous un chauffeur voiture sérieux pour ce périple ? Merci pour vos conseils et vos idées lumineuses.
Retour de safari au Kenya English translation pending
by Sylvie56 · 2010-08-02 · 20 replies
De retour d'un voyage de 17 jours au Kenya en famille à 5 (3 jeunes de 20-17 et 12 ans)voici un rapide compte rendu. Le premier jour à Nairobi: visite de Karen Blixen house, de l'orphelinat des éléphants, repas au carnivore. Le lendemain départ pour 10 jours de safari: Samburu (2J), El Karama-ranch privé dans le Laikipia (2j), lac Baringo(2j), Nakuru(1j), Maasaï Mara(3j). Retour à Nairobi vol pour Mombasa pour 4 jours à Diani. Superbe safari grâce à notre excellent guide Félix (surnommé "magix Félix" par les garçons)qui nous a permis de découvrir le big 5 et beaucoup plus et nous a fait aimer son pays. Accompagnés aussi par David un excellent cuisinier capable de nous servir de bons repas dans n'importe quelles conditions. Un coup de coeur tout spécial pour le parc de Samburu, paysages magnifiques, nombreux éléphants, lionnes et lionceaux, léopard et beaucoup de tranquillité (très peu de touristes) camping auprès de la rivière... Nous avions fait confiance à un tour operator local leboo safari et nous ne le regrettons pas. 🙂 Si certains préparent leur voyage au Kenya et ont des question n'hésitez pas.😉
Reprise du lodge Gorille en Centrafrique English translation pending
by Yvesrca · 2010-07-28 · 3 replies
Je reprends actuellement un lodge au sud ouest de la République Centrafricaine avec près de 200 000 hectares en location en bordure d'une réserve où il est possible d'approcher des groupes de gorilles et riche en éléphants. C'est une zone très calme où la sécurité est total, à la fronitère du Cameroun. Je connais parfaitement le pays pour y travailler depuis 3 ans, mais lancer le projet seul est impossible, si quelqu'un est intéressé pour partager cette belle aventure n'hésitez pas à me contacter. Merci d'avance pour vos réponses
Quinze jours au Kerala: faire une visite dans un parc naturel? English translation pending
by Gepe63 · 2010-07-13 · 3 replies
Bonjour,

Nous voudrions faire un periple fin d'année ou début 2011 de 15 jours au Kerala et viste dans un parc naturel (Periayar ou Bandipur) afin d'espèrer voir elephants et/ou tigre. Ce projet est un peu ambitieux car court! Quelqu'un aurait il des renseignements à nous fournir afin de faire un circuit sympa (cote et terre) dans le Kerala + une bonne visite de parc? Quelle est la meilleur solution pour se déplacer sans perdre trop de temps dans les transports? Nous aimons la nature et ne sommes pas trop avides des endroits touristes.

Merci de vos réponses. 🙂
Assam et les alentours à vélo (Inde) English translation pending
by Gandiji · 2010-07-12 · 6 replies
bonjour , je pense partir voyager en velo le long du Bramapoutre , en assam et alentour , si possible . depart debut hiver prochain. envie de voir la jungle dans ces coins là , elephant et compagnie y'en a qui ont roulé par là bas ? possible sans se faire dévoré a tous les coups?pas trop lassant d'etre toujours sur du plat ?? merci justin
Itinéraire de quinze jours en Thaïlande au mois de septembre English translation pending
by Nanoushkette · 2010-07-10 · 5 replies
Bonjour, je pars en Thailande du 8 au 23 septembre et j'ai commence a tracer un itinéraire et j'aurais besoin de vos conseils! Sans définir le nombre de jours car je ne me rends pas compte (si vs pouviez m'aider) je voudrais faire Bangkok kanchanaburi sukhotai chian mai avec trekking éléphant retour a Bangkok descendre a chumphon pour qq jours a koh tao remonter a Bangkok

Est ce faisable? Nous restera t'il du temps pour faire ayuttaya en plus? Nous pensons faire tous les trajets de nuits en bus ou train pour pas perdre de temps, est ce possible? Merci beaucoup!
Circuit de vingt jours en Thaïlande du Sud (premier séjour) English translation pending
by Xtrempair · 2010-06-29 · 2 replies
bonjour nous sommes un couple de 25 ans et nous partons pour 20 jours sur la thailande , avec nos sac a dos, lundi prochain ! et nous hesitons encore sur notre circuit et voulions savoir ce que vous en pensez. bangkok, pour l arrivée khao sok, ballade en foret en elephant ao phangngna phuket surat thani ko phagan ko tao bangkok pour minimum 4 jours

bon c est un voyage decidé il y a 3 jours et ce n est pas bien clair ... et c un peu le stress ^^ Merci par avance !
Afrique du Sud: quels parcs visiter à la place du Kruger? English translation pending
by Nomadisant · 2010-06-13 · 9 replies
Bonjour,

avec la coupe du monde et les vacances des Sudafs, on peut craindre l'affluence massive des touristes au Kruger.

Est-ce qu'il y a d'autres alternatives de parcs à la place du Kruger pour voir le Big 5, les fauves et les grands mammifères ??

Que pensez-vous d'Addo Elephant ? du Pilanesberg ?

Merci pour vos réponses

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