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Mariage rimant avec Voyage... English translation pending
by Cleastre · 2011-04-17 · 4 replies
Salut 😉

Je propose un voyage-photos dans le Monde, sur le thème des mariages et leurs cortèges de traditions...

Ici, sortie de Mairie dans le briançonnais (Hautes Alpes), les mariés étant moniteurs de ski et de VVT, ce qui explique les accessoires du décor 😉

Séjour itinérant en Italie du Sud, région Otrante English translation pending
by Yakavoyager · 2011-03-12 · 6 replies
salut, début mai je pars pour un séjour itinérant en italie du sud et sicile, j'ai lu que près de otrante il y a une ancienne carrière de bauxite abandonnée qui forme maintenant des lacs aux berges trés colorées, quelqu'un pourrait il me tuyauter sur l'accés à prendre exactement pour rejoindre cette carrière et me dire combien de temps prévoir pour cette visite, je pense que rien n'est organisé , est ce même bien permis de s'y rendre ? Je suis par ailleurs preneurs de tout bon tuyaux de visites concernant des sites naturels trés colorés et dont les roches peuvent prendre des formes étranges et tourmentées, aprés otrante et la région des pouilles je vais dans la baie de naple --> sicile et îles éoliennes, merci d'avance pour toutes vos infos!
Trouver un logement à Tunis à partir d'octobre 2010? English translation pending
by Tesneem · 2010-09-20 · 6 replies
Bonjour,

Pour raison professionnelles je m'installe à Tunis , je pars dans 15 jours mais je n'ai pas trouvé de logement... je parle un peu arabe pouvez vous m'aider ? un studio ou 2 pieces à Tunis ( idéal berges du lac ou marsa)

Merci !
Tour de la Bourgogne à vélo en juin 2010 English translation pending
by Pepehenri · 2010-07-05 · 3 replies
Bonjour,

voilà c'est terminé pour nous. Rapport et photo's sur notre blog:

www.pepehenri.unblog.fr
La Viarhona (secteur Ain et Isère à vélo) English translation pending
by Chani238 · 2010-03-30 · 249 replies
Bonjour La Viarhona est le nouveau nom donné à la Véloroute Le Léman à la Mer. Comme son nom l'indique, elle doit rejoindre Genève à Marseille en suivant le Rhône au plus près de ses berges. Cela sera à la fois un mélange de voies vertes, pistes aménagées, voies sécurisées ou matérialisées sur le bords du route. Traversant pas mal de régions donc de départements, il est difficile de savoir quand elle sera achevée. Volontés ou pas des élus de jouer le jeu, Qui va supporter les frais… Etat, régions, départements, communautés de communes, communes…. ? Difficile pour l'instant de dire quant la totalité des tronçons département par département sera finalisée. La partie de l'Ain étant déjà bien avancée, je pourrai si cela intéresse des personnes souhaitant rouler sur ces deux départements, donner des explications avec photos si nécessaire des points délicats ou des choses à visiter (ou éviter) sur le parcours ou aux alentours. Conseiller municipal, je surveille ce dossier auprès de la communauté de communes.. Le tracé pour la partie me concernant le Nord Isère soit (du Pont de Grollé à Vertrieu) est finalisé depuis la fin de l'année 2009, reste les problèmes de terrains et de consultation des travaux. L'affaire suit donc son cours normalement. Sachez toutefois que l'enveloppe passe les 7 millions d'euros pour les quelques 80km qui passe par chez nous. Alors on l'espère belle, roulante et pour ma part.. plein de monde dessus. (C'est déjà le cas sur les parties existantes) Il faut dire que longer le Rhône au plus près des berges avec les cygnes, les canards et toute la faune des lunes et tout ça sans pot d'échappement laisse rêveur.





Le tracé de l'Ain existe donc déjà, j'y reviendrai plus tard s'il le faut.

Cascade de Glandieu (coté Ain)

Coté Isère rien n'est fait mais voici le tracé final adopté. Passé le Pont de Grollé, c'est le village de BRANGUES qui vous accueille. Brangues est célèbrement connu car un hôte de marque y a vécu.. Paul CLAUDEL. Vous devriez y voir son château et sa tombe, une rétrospective…. ravitaillement assuré dans le village.

Le château de Paul Claudel

- SAINT VICTOR DE MORETEL, (brasserie dans le centre) - MORESTEL (la cité des peintres) gros bourg avec tout le ravitaillement nécessaire y compris grandes surfaces, DAB etc…. Cette partie sera effectuée sur route existante avec en partie une piste cyclable délimitée

En quittant Morestel, la suite reste à faire….car elle emprunte en grande partie des petits chemins bien sympa. - CREVIERES - ARANDON - COURTENAY (en suivant les étangs de la grumate) puis elle reprend en parallèle l'ancienne ligne de chemin de fer (propriété du cimentier Vicat ) jusqu'à MONTALIEU-VERCIEU De là, elle remonte jusqu'à SAULT-BRENAZ en suivant le approximativement le petit chemin de fer touristique existant puis continue jusqu'à VERTRIEU (à proximité du Pont de LAGNIEU) ou elle quitte mon secteur.Toute cette partie existe mais est réalisable à VTT car ce ne sont que des chemins actuellement (il faut le préciser) Voilà pour l'instant. Puisse ces explications et photos vous donnez l'envie de visiter ce magnifique secteur qu'est le Rhône et le Pays des Couleurs….
Etape à éviter en Inde du Sud: Thekkady English translation pending
by Marakkech · 2010-02-27 · 8 replies
Bonjour

sur toutes mes étapes en inde du sud en Février de cette année , celle que j'ai le plus regrété est Thekkady ( Peryar) Je n'ai pas pu prendre le bateau sur le lac pour voir les animaux le long des berges car depui l'incidents il y a quelques mois où il y eu quelques dizaines de morts par le chavirement de bateau , l'obtention des tickets d'accés a été revue . Le problème est que pour acheter un ticket pour le bateau vous devez payer 300 roupies ( environ 5 euros par personne) pour accéder à la réserve puis marcher environ 500 m pour arriver au comptoir de vente des tickets ou il faut faire la queue attente environ une heure avant que l'on vous donne un document d'information à remplir puis refaire la queue et attendre pour que l'on vous vende un ticket pour le bateau le problème que j'ai payé à l'entrée du parc 10 euros pour mois et ma femme et suis arrivé à 10 heures du matin au comptoir pour acheter un ticket de bateau et à ma surprise il n'y avais plus de place et ce jusqu'au départ de 16 h30 le dernier de la journée qui était complet . Je suis retourné à l'entrée pour me faire rembourser les 10 euros mais ils n'on rien voulu savoir

De nombreuses personnes était furieuses d'autant plus qu'ils continuaient à vendre des tockets d'accés à la réserve sans informer les gens que pour le bateau c'était complet c'est suite à une vive discussion que j'ai eu avec eux qu'ils ont afficher une pancarte informant que le bateau était complet ( bien qu'il le savait)

Comme vous pouvez le voir c'est un réel piège à touriste , j'ai discuté avec des personnes ayant pu prendre le bateau tous m'on répondu qu'ils ont dépensé beaucoup d'argent et de temps d'attent pour ne voir aucun animal et rien d'interressant

Donc je vous déconseille fortement cette étape mais de privilégier MUNNAR qui est la plus belle étape de mon parcours

Rachid
Reims quatre saisons English translation pending
by Lucbertrand · 2009-09-30 · 5 replies
Campagne autour de Reims au fil des saisons

J'ai habité durant quatre ans dans un petit village au nord du département de la Marne, tout près d'une magnifique rivière l'Aisne. Cette dernière me laisse un souvenir fort. Je me souviens avec précision des promenades que nous effectuions le long de ses berges, lorsqu'elle était en crue. A ces moments, elle s'enflait à la manière d'un véritable fleuve large, rapide, de couleur sombre, qui dévalait en émettant une forme de sifflement, plus exactement de feulement. L'eau était si rapide qu'elle bruissait. Cette anecdote comme entrée en matière pour montrer que ces régions que l'on considère, souvent et à tort, sans caractéristiques particulières sont quand on sait les regarder, de véritables joyaux, qui peuvent faire passer des émotions au même titre que les grandes montagnes ou les mers.

Mon village se situait à 13 kilomètres de mon lieu de travail, au nord de Reims. Très souvent je m'y rendais et revenais à pied ou à vélo tout terrain. Ce qui m'a permis d’observer la succession des saisons au jour le jour, souvent aux moments les plus chargés d'émotion, le lever et le coucher du soleil. Cette région possède un passé historique riche, en particulier du fait des deux guerres mondiales, qui ont amené à deux reprises la destruction totale de mon village.

Tout d'abord au cours de la première guerre mondiale, les Allemands l'ont occupé quatre longues années, de septembre 1914 après la contre-offensive de la Marne qui les a repoussés de Reims, jusqu'en octobre 1918 lors l'offensive américaine. Au cours de cette longue période, les Français qui tenaient Reims les ont bombardés en permanence, réduisant à néant toutes les maisons du hameau. Puis, durant la deuxième guerre mondiale, d'importants combats se sont déroulés en ce lieu et à nouveau le village a été détruit.

On oublie facilement qu'en 1940 l'armée française s'est battue, bien qu'elle ait été submergée. La meilleure preuve, malheureusement de cette résistance, c'est le nombre de militaires français tués au cours de cette courte campagne de France. Ils sont 100 000 à avoir donné leur vie au cours de cette déferlante allemande qui a duré deux mois.

Tous les jours lorsqu'à pied ou à vélo je parcourais cette zone tellement marquée par l'histoire violente de nos deux pays l'Allemagne et la France, outre la joie de l'effort physique dans une nature toujours changeante, je ressentais de l'émotion en me remémorant ce que nos grands-pères et nos pères ont vécu sur cette terre de contraste. Ce préambule historique est indispensable, afin de vous livrer mes sensations et réflexions lors de mes traversées biquotidiennes de ces terres pour lesquelles je garde un amour profond.

Le fait d'avoir un métier qui vous amène à des déménagements fréquents, comporte un certain nombre d'inconvénients, mais cela permet de découvrir en permanence des régions que l'on ne connaissait pas, et même que l'on ne voulait pas connaître, ne leur trouvant aucun attrait. Et puis lorsqu’on s'y trouve, il faut s'adapter. Si l'on sait regarder la nature, l'adaptation se fait toujours beaucoup plus facilement. Et c'est ainsi que j'ai appris à découvrir au jour le jour cette belle région plate et en apparence sans caractéristique du nord du département de la Marne.

Je vais vous faire part de mon vécu au cours des saisons dans ces grands champs qui s'étendent au nord de Reims. Ces périodes pendant lesquelles je me retrouvais seul deux fois par jour à courir ou pédaler à travers la campagne m'ont enrichi sur bien des plans. Tout d'abord, j'ai pris l'habitude de partir par tous les temps et de trouver du plaisir par toutes les conditions. Rapidement le pli est pris et l'on découvre en passant le pas de la porte le vent, le froid, la chaleur, le brouillard, le givre ou la neige, et chacun de ces éléments est différent à chaque fois. Savez-vous que les Esquimaux ont une vingtaine de mots différents pour décrire les divers états de la neige? Eh bien pour chacun des éléments constitutifs de la météorologie il serait possible de trouver de multiples adjectifs descriptifs en fonction des conditions. Une fois passé le pas de la porte et la première surprise des conditions du jour assimilée, le contact avec la nature s'établit, les muscles s'échauffent et le rythme s'installe. Le regard porte loin dans ces régions plates, et rapidement, aux aguets les sens en éveil, j’embrasse de vastes zones aux détails toujours changeants. Mais souvent lorsque le départ se fait de nuit ou par brouillard, les yeux ne pénètrent pas ces zones opaques, cependant l'esprit, lui, imagine ce qui s'étend devant.

Ce voyage en aller-retour effectué chaque jour s'apparente à un rite initiatique, me permettant le matin de me préparer en souplesse à la vie de fou de la journée qui m'attend dans une société qui a tendance à broyer les individus et le soir de me libérer d'une bonne partie du stress accumulé.

Le printemps, la température commence à remonter après les rigueurs de la froide saison. La terre sèche, et cela est très perceptible dans cette région sur laquelle, j'ai tant lu de livres, décrivant la boue, grand fléau, qui engluait, et parfois tuait le poilu. La nature s'éveille et les herbes font craqueler de toutes parts ces immensités de terre nue. Dans cette zone plate, ces nouvelles pousses attirent tout particulièrement l'attention, elles participent au changement de la couleur du sol.

Dès que ces végétaux, s'étant imbibés des premiers rayons de soleil printaniers, atteignent quelque hauteur, la faune en prend possession. Les alouettes les colonisent. On peut les entendre chanter, mais il est difficile de les voir voler au-dessus des champs. De temps en temps de façon furtive il est possible de les apercevoir décoller ou plonger se cacher au ras du sol. Tout comme les animaux, les tracteurs aussi reprennent possession des lieux. La particularité de ces grands champs, qui furent aussi de vastes champs de bataille, tient dans le nombre très important d'obus qu'ils recèlent.

Durant les quatre années, où ces étendues se trouvaient entre les lignes de tranchées, les Allemands et les Français les ont copieusement bombardées au gré des attaques et des contre-attaques auxquelles les deux belligérants se sont livrés. J'aurai l'occasion d'y revenir car c'est souvent plus tard dans l'année, lors des travaux en profondeur dans la terre que ces fruits de mort sont récoltés. Et puis au printemps, comme à l'automne, mes randonnées matinales et vespérales étaient synchronisées avec ces périodes de la journée, particulièrement belles, que sont le lever du soleil et son coucher.

En effet, comme le commun des mortels, en temps normal, mon travail commençait vers les sept heures trente le matin et le soir se terminait généralement autour des 18 ou 19 heures. Donc tout naturellement mes randonnées quotidiennes me laissaient au printemps tout loisir d'observer l'aube et coucher du soleil. Cette saison outre l'éveil de la nature, a gravé en moi un souvenir profond, d’une part de ces départs au moment où la nuit va finir et de ces arrivées, une heure plus tard, en pleine lumière du jour, et d’autre part des retours, après une journée de travail, me permettant de suivre avec attention l'installation de la nuit. Ce miracle chaque jour renouvelé du rougeoiement de l'astre du jour qui se lève et se couche. J'étais un spectateur particulièrement privilégié, toujours seul, je pouvais avoir l'illusion qu'il se livrait à ces démonstrations de beauté pour mon seul plaisir.

Le printemps, c'est aussi la période des giboulées, ces précipitations très caractéristiques et rageuses. Sur la plaine on en distingue les trains plus ou moins importants qui défilent, arrivant droit sur vous ou vous évitant. Lorsqu'elles vous frappent, elles vous font l'effet d'une douche froide et vous forcent à courber l'échine. Que la nature dans ces moments est belle à travers ses contrastes d'ombre et de lumière.

L'été les blés mûrs ondulent à l'infini au gré de leur tête dorée sur cette terre blanche dure comme de la pierre. Effectivement ce sol, qui sait être boue très collante en hiver, se transforme en une matière très compacte en absence de pluie. Alors sur ce terrain ferme, les déplacements à vélo dans les herbes des chemins plats deviennent un véritable plaisir. Le mouvement parmi de grandes tiges à hauteur de guidon donne plus l'impression de flotter et glisser à la manière d'un bateau qui fend de son étrave un flot de graminées. Ces herbes, dans lesquelles on baigne littéralement frôlent et chatouillent les jambes, mais l'absence de pierres et d’aspérités sur ces grandes étendues dégagées laisse tout au plaisir de la progression dans cette substance végétale, qui n'est pas généralement le lieu de prédilection du deux roues. Cependant, la vigilance reste de rigueur, car il est inhabituel de ne pas voir le sol lorsque l'on roule. Il arrive parfois que quelques ornières, traîtreusement cachées, vous déstabilisent, mais étant toujours orientées dans le sens de la progression, le réflexe est vite pris pour les négocier sans difficulté.

Le canal de la Marne, traçant sa ligne droite à travers les cultures, offre aussi tout au long de cette saison de belles émotions à vélo. Le longer en suivant le chemin de halage, au petit matin ou en fin d'après-midi les jours de grosse chaleur, procure une multitude de surprises enthousiasmantes. En effet, la bicyclette de par son mouvement sans vibration sur le sol, permet souvent de voir les poissons avant qu'ils ne vous détectent et ne s'enfuient en laissant un gros remous à la surface. Alors brochets, carpes et autres habitants de ces eaux calmes se laissent entrevoir, de façon très distincte, avant de se dérober au regard curieux en plongeant vers des fonds obscurs. Pouvoir mettre un nom sur le fuyard laissant son gros rond sur le miroir du canal me plaisait énormément.

L'été c'est aussi bien sûr l'époque des orages, et sur ces terres surchauffées, ils peuvent être terribles. Au cours de mes traversées en fin d'après-midi par temps menaçant, il m'arrivait de ressentir un engagement comme lors d'une ascension sur une montagne. On réalise dans ces moments notre petitesse. Avancer entre des trains de nuages, déversant au hasard des éclairs que l'on voit frapper le sol, procure des sensations puissantes. On a beau se dire que statistiquement, la probabilité d'en recevoir un est faible, on a tendance à accélérer le rythme pour rejoindre au plus vite le village dont on voit les toits flotter au loin au-dessus des épis de blé, recouvrant cette terre qui s'étire à l'infini. La grandeur et la brutalité de la nature apparaît dans toute son ampleur, et dans ces instants nul besoin de se trouver en pleine mer ou dans la face nord des Drus pour se sentir vivre.

J'ai découvert ce paradoxe, qu'il était possible dans des contrées que l'on pense débonnaires de ressentir un engagement face aux caprices de la nature similaire à celui rencontré en montagne. La même sensation de danger vous étreint, tous sens en éveil. Les éclairs claquent dans les champs, très distinctement les traits de foudre atteignent le sol. Dans ces moments, le regard est fixé dans le lointain vers le hameau, qui devient le point de focalisation unique vers lequel on espère trouver la sécurité. Me restent très précisément gravés en mémoires les contrastes entre nuages noirs, blés éclatants et éclairs rajoutant un trait de lumière par-ci par-là au hasard du tableau, dans ce vaste horizon.

L'été c'est aussi les immenses champs de fraises sur les collines au second plan et la foule des ramasseurs à genoux remplissant leurs cageots. Une année nous avions hébergé une Mexicaine d'une famille très aisée. Elle s'imaginait qu'en France, qu'elle considérait, à tort sans doute, comme un pays très riche, le moindre travail devait rapporter un joli pactole. Elle était donc intéressée par le ramassage des fraises. Par des amis nous la faisons embaucher. Après une demi-journée de cueillette elle est revenue éreintée, les genoux griffés et très dépitée de n'avoir récolté à l'époque que quelques francs. Les paysans du coin ont rigolé pendant longtemps des mésaventures de notre belle Mexicaine. En effet, à la voir grande blonde aux yeux clairs on ne se doutait pas de sa nationalité. Elle descendait d'émigrants des pays nordiques.

L'été c'est encore la ronde des énormes moissonneuses batteuses qui se déplacent dans de grands nuages de poussière, remplissant de pleines bennes de grains, sous l'œil interrogateur des cultivateurs qui jugent de la qualité et de la quantité.

Avec l'automne arrivent les premiers rafraîchissements de l'air qui rendent toute sa limpidité à l'atmosphère. Puis viennent les premiers froids qui donnent naissance aux brouillards. J'utilise à dessein le pluriel, car comme les neiges des Esquimaux, ils sont multiples. Je les classerai en deux grandes catégories, ceux de faible hauteur qui permettent de voir par dessus, vous laissant la tête en quelque sorte hors des nuages, et puis ceux dans lesquels l'immersion est totale, et qui limitent plus ou moins en fonction de leur opacité la vision horizontale et verticale.

Cette saison par excellence, c'est celle des illusions, des perceptions de distances erron��es, par le jeu de ces brumes aux formes et aux densités très variées. Par exemple le brouillard peut ne constituer qu'une mince couche au sol de quelques centimètres. Au petit matin, en courant sur cette fine pellicule dense il m'arrivait de perdre le sens de la dimension des objets et des êtres. L'un de mes repaires au cours de mes courses matinales était la colline de Brimont, gros tertre boisé légèrement au sud-ouest de mon axe de progression. Un matin froid de fin d'automne au-dessus de cette couche de brume qui masquait le sol, je vis la colline émerger, mais la perspective se modifiant trop rapidement en fonction de mon déplacement, alors je décelai une anomalie. Effectivement, elle était de taille. Ce que je prenais pour la colline de Brimont, située à six ou huit kilomètres, était en fait un tout petit mouvement de terrain dans un champ et se situait à quelques dizaines de mètres seulement. Une autre fois, je regardais une drôle de motte de terre à proximité qui émergeait de ce fin brouillard. Mais aurais-je la berlue! La motte de terre se mit à bouger et sa forme se modifia. Il lui apparut de grandes oreilles et elle détala au pas de course. Il s'agissait d'un lièvre couché à même la terre, dont j'avais pris l'arrondi du dos pour un mouvement de terrain. Si je n'avais pas vécu de telles expériences, je ne pourrais admettre que selon les conditions on puisse avoir de telles illusions.

Ces périodes pleines de sensations étranges, où la nature se jouait de mes sens, étaient les plus propices au travail de l'imagination. Tout naturellement cela me ramenait à la première guerre mondiale, où à cet endroit même Français et Allemands s'étaient âprement affrontés durant quatre ans pour la possession de cette terre. J'imaginais au ras du sol quelques poilus rampant à couvert du brouillard pour s'approcher de la tranchée ennemie afin d'y semer la mort. Dans leur déplacement lent, peut-être ce qu'ils confondaient avec des mouvements de terrain ce n'était pas des lièvres qui avaient déserté ces lieux de bruit et de fracas, mais les corps de camardes ou d'ennemis gisant. Et tout ce monde imaginaire, que je voyais vivre, était rendu d'autant plus réel par les fragments de matériels qui à cette époque de l'année ressortaient du fait des labours et de la récolte des betteraves. Généralement, il s'agissait d'obus que les paysans déposaient en bordure de champ à la manière de petits tas de bûches.

Je me souviens que de mon jardin à l'orée d'un bosquet d'acacias, je distinguais, ce que je croyais être un petit stock de billots de belle dimension, quelques mètres de large et un de hauteur. Puis un jour passant par là à vélo, j'eus la surprise de constater qu'il s'agissait d'un amas de munitions de gros calibre. Pour se faire une idée du nombre d'obus enfouis dans ces coins de France, il suffit d'avoir en mémoire que les deux belligérants les ont copieusement arrosés durant toute la guerre et que l'on considère qu'un obus sur trois n'explosait pas, mais s'enfonçait très profondément dans cette terre en permanence retournée.

Il m'est arrivé aussi de voir autre chose que des obus, des restes de baïonnettes, de pipes, de morceaux de casques troués d'une balle. A ces moments la guerre de 14 me semblait très présente, j'avais l'impression d'y baigner, qu'elle m'imprégnait. Avec beaucoup d'émotion et de gravité je continuais ma course dans ces espaces aux dimensions aléatoires où les époques se télescopaient. Rarement lieu, de l'Himalaya à Persépolis en passant par l'Atlas marocain ou bien une tempête de nuit en mer à bord d'un petit voilier ne m'a laissé un souvenir d'une telle intensité.

Enfin l'hiver, la saison de loin la plus austère, déversait à son tour son lot de sensations. Aux longues périodes de mauvais temps succédaient de puissants anticyclones accompagnés d'un brouillard épais, qui effaçait toute distance. Cependant, à la couleur légèrement gris bleu du ciel on sentait que le soleil n'était pas loin. Mais cela pour beaucoup était un facteur aggravant, car si près et pourtant incessible restait l'astre du jour. La faible durée des journées souvent ne permettait pas la disparition des brumes.

L'hostilité de la saison se caractérisait aussi pour moi, par le fait de faire mes trajets quotidiens entièrement de nuit. Certains jours la boue était tellement épaisse et collante que la pratique du vélo était impossible en dehors des routes, quant à la course à pied, elle se transformait en une véritable épreuve, avec des kilos de terre accrochés sous les semelles. Elle collait un peu à la manière des grosses boules de neige mouillées que l'on roule et qui deviennent démesurées, et surtout d'un poids qui bloque toute possibilité de les déplacer. Très rapidement, de cette boue compacte j'en étais complètement couvert, et il m'arrivait pour y remédier de porter un k-way complet, ce qui permettait plus ou moins à la terre de glisser et de ne pas trop m'alourdir.

Cependant, malgré les apparences ces immersions dans la nuit brouillardeuse et dans la boue me procuraient un vif plaisir. Cela laissait aussi imaginer les conditions endurées en ces lieux durant les longues années de guerre. Dans cette bande d'une dizaine de kilomètres que je traversais tous les jours, l’image des soldats cloués au sol ou errant dans cette zone entre les tranchées était très présente à mon esprit. Des hommes avaient passé de longs hivers dans ces conditions terribles, en danger de mort permanent, et pour eux il n'y avait pas de douche deux fois par jour.

Souvent, je me demande comment ils pouvaient tenir. J'ai lu un livre très intéressant qui s'intitule «Pourquoi ont-ils tenu?». Les raisons en sont multiples et il n'y avait pas que la peur d'être fusillé en cas de désertion ou le patriotisme. Les causes en sont plus subtiles mais la relation entre les hommes et surtout la camaraderie ont joué un grand rôle.

De nuit sans visibilité il ne m'était pas toujours facile de garder le bon cap en direction de la ville. La principale difficulté provenait du fait qu'à cette saison les chemins et les champs cultivés se confondent. La boue qu'elle se trouve dans les uns ou les autres, ça reste de la boue. Sans visibilité, sous un ciel bas de nuit, lancé à l'aventure à travers cette terre uniforme collante et sombre comme du charbon, ayant perdu toute trace de chemin, l'orientation devenait parfois difficile. Alors je m'arrêtais, écoutais et regardais vers l'ouest en direction de la route menant à Reims. À travers le bruit étouffé par le brouillard ou grâce au léger halo de lumière des phares des véhicules, que parfois je distinguais dans le lointain, je réussissais à rester sur mon axe. Il m'est cependant arrivé, rarement, de me retrouver à proximité de la ville avec une forte dérive, que je compensais en suivant les clôtures de la base aérienne. Que cette situation était étrange mais comme j'en tirais du plaisir.

J'ai pu constater au cours de cette saison que les nuits vraiment noires sont très peu nombreuses. J'appelle nuits vraiment noires, celles au cours desquelles, une fois l'accoutumance des yeux à l'obscurité effectuée, on ne discerne pas le contour du moindre objet à plus d'un mètre.

Généralement de nuit, une lumière ténue permet lorsqu'on est vigilant de distinguer très légèrement ce qui se trouve dans un périmètre de quelques mètres. Par nuit vraiment noire, conjonction de mauvais temps, d'absence totale de lune et d'éloignement de toute agglomération, on ne voit vraiment plus rien. Ces conditions de noir total n'étaient réunies que quelques nuits par an.

Tel un aveugle j’avançais au jugé, toujours très tendu à l'idée de buter sur un obstacle. Le long de mon parcours, il arrivait que des cultivateurs laissent des engins agricoles, par exemple des herses. A l'idée de les percuter je redoublais de vigilance et suivant les endroits, je ralentissais mon allure, je retenais mes pas en petites foulées précautionneuses dans l'attente de percuter un obstacle métallique. Dans ces conditions, l'instinct plus que la vision permettait de matérialiser l'environnement. J'avais un peu l'impression de retrouver les perceptions sensorielles plus développées chez nos ancêtres que chez nous, hommes modernes. Dans ces instants je faisais partie intégrante de cette nature hostile, opaque, froide et mouillée. Ces expériences m’ont appris que de conditions adverses naissent les plus belles et grandes émotions.

Lorsque j'arrivais sur mon lieu de travail ou chez moi, je ressemblais à une statue de terre. Nombreux étaient ceux qui me prenaient pour un fou. Mais s'ils avaient pu imaginer le plaisir qui naît de la confrontation avec la nature lorsqu'elle se montre un tant soit peu hostile!

L'hiver c'était aussi ces périodes de gel par temps de brouillard, ou tout obstacle se couvrait d'une magnifique parure de givre. On se serait cru dans un conte fabuleux, et je recherchais les elfes et les Nibelungen. Sur ces terres glacées, comme des ombres gracieuses et furtives, les chevreuils s’élançaient et disparaissaient dans les nuées. Comme j'ai aimé ces balades presque irréelles par des températures très basses, parmi ces fantômes de végétation éclatants de givre surgissant de la grisaille et y replongeant aussitôt, au rythme du coureur. Ces conditions rigoureuses n'enlevaient rien au confort et au bien-être que prodigue la chaleur des muscles en action. Là encore je ressentais que mon corps était bien adapté à l'hiver et à ses rigueurs, ce qui faisait naître une vive sensation de plaisir.

Ce pays aux contrastes accentués, cette terre chargée d'histoire, sachant au gré de l'année prendre des visages très différents, des plus chaleureux aux plus rébarbatifs, je l'ai beaucoup aimée. Ses habitants aussi étaient toujours accueillants. Cette région, je l'ai quittée depuis un peu plus de vingt ans, j’en ai connu beaucoup d'autres très belles en France et à l'étranger, mais je garderai toujours très vivante en moi cette émotion que faisaient naître en moi ces vastes zones plates.
Trajet Tha Ton vers Chiang Rai en bateau ou bus? English translation pending
by Mi69 · 2008-12-31 · 6 replies
bonjour, quelqu' un peut il me preciser si c est interessant d ' effectuer ce trajet en bateau ou preferable de le faire en bus?? il semble que par le par le bateau le paysage soit assez limité, et beaucoup de bambous sur les berges, et nettement plus cher ... merci pour votre reponse
Deux mois ou plus (février, mars-avril 2009) à moto au Maroc English translation pending
by Jydee · 2008-08-30 · 13 replies
Bonjour à toutes et tous !

J'ai déjà été au Maroc à moto. En 900 BM, en 1982 (!). Premier permis grosses cylindrées passé à 18 ans. J'ai 54 berges et je vais repartir car c'est le moment. En forme et fit, je pense que je ne supporterai pas un nouvel hiver sans bouger. Suite à un accident (de moto...) en 2007, je me retrouve à la croisée des chemins. Pas de conséquences physiques, mais des tas de questions. En général solitaire, serait content d'avoir quelqu'un(e) sur le forum pour discuter de vrais infos. Vais probablement partir avec un 1150 GS...et aller plus bas vers l'Afrique. Ai du temps. Financièrement ok.

Ma signature :

Apprendre à apprendre. Mens sana in corpore sano. Carpe Diem. jydee.
Circuit au Canada et réservation de l'excursion aux baleines à Tadoussac English translation pending
by Pablo67 · 2008-07-15 · 6 replies
Bonjour à tous,

Nous partons faire une boucle au Québec en 2 au 21 juillet 2008. Notre programme en voiture 3 nuits sur Montréal (dodo à:Auberge Alternative du Vieux-Montréa) 3 nuits sur Québec (dodo à:YWCA de Québec) 2 nuits à Tadoussac (dodo à:auberge de la sainte paix) 1 nuit à Saint-jean des Piles (dodo aux berges du saint maurice) Retour à Montréal et départ en bus Montréal/Boston(2 nuits) puis Boston/ New York City (7 nuits)

Le but est de découvrir la région, mais sans se presser (c'est les vacances:-)

q1- Concernant Tadoussac et les excursions aux baleines, pouriez vous me conseiller une compagnie(sur tadoussac même?)? Faut-il réserver à l'avance ou peut-on se débrouiller là bas? Quelles sont les meilleurs horaires pour espérer en apercevoir (j'ai entendu tôt le matin)? Faut-il préférer les gros bateaux avec baies vitrées au fond de la mer ou les petits zodiacs? (il y fait trop froid parait-il!)

q2- Concernant un trajet en bus Montréal/Boston, faut-il et peut-on réserver à l'avance le Greyhound?

q3- Si vous avez des conseils concernant le circuit, les choses à voir, les auberges, je suis preneur (j'ai déjà fait un tour sur les autres post et j'ai trouvé des beaux renseignements, merci!)
Ligne de chemin de fer Bernina-express dans les grisons en Suisse English translation pending
by Dorje06 · 2008-01-02 · 4 replies
Bonjour a tous et surtout BONNE ANNEE 2008 🙂

qui d'entre vous connait la ligne de chemin de fer rhétique "la bernina express" pour l'avoir fait ? pouvez vous me dire les arrêts du train ? connaissez vous une auberge sympa, simple et pas trop chere dans la vallée de Poschiavo ainsi qu'a berguen ? (ouvert l'hiver).

je vous remercie d'avance

a bientot peut etre

dorje 06
Moustiques sur le canal du Midi (France) English translation pending
by Francis3 · 2006-06-18 · 2 replies
Bonjour à tous et merci à tous ceux qui m'ont aidé à préparer ce voyage,

Encore 2 petites questions: Nous démarrons notre voyage à vélo sur le canal du Midi la semaine prochaine et je m'inquiète de la présence de moustiques sur les berges, à cette période de l'année...?? Dans ma région, il y en a et ils sont voraces...Est-ce qu'ils nous laisseront pique-niquer tranquilles.....?? 2ème question: est-il nécessaire d'emporter des éclairages avants et arrières (comme la loi l'oblige, je crois..) alors que je ne vais pas rouler la nuit??? Merci pour vos conseils (éclairés si j'ose dire..)

😎😎
Isan ,Piste 211, offrandes à Bouddha.... English translation pending
by Kalkan · 2006-03-26 · 9 replies
de retour d'Isan, un petit récit de nos impressions .... merci de votre indulgence!

en partance pour ces grappes de hameaux disséminées le long des berges du Mékong peut-être y rencontrerons-nous Phrayanak le dragon serpent et ses boules de feu ? hier, en déambulant dans les rues de Nongkhai, nous avons fait la connaissance de jeunes français, adorables et plein d'entrain la gare routière est un monde en soi, cacophonie et mixité entre ceux qui viennent pour y vendre quelquechose et ceux qui s'essayent à grapiller quelques bahts en proposant leur service, pour porter vos sacs, vous dénicher l'horaire et le quai de départ de votre bus .... des voyageurs en provenance du Laos, d'autres en partance pour la même contrée ; certains comme nous sans véritable destination, l'est ou l'ouest? assis à mes côtés, un vieux bonze engage la discussion je suis tout d'abord surpris de son intérêt pour ma pomme, vraiment charmant nous papotons avec un anglais rudimentaire, lui le vieux bonze rempli de ses certitudes, moi l'athée qui essaye de se raccrocher à n'importe quel signe il part pour Luang prabang, ville monastére au nord-est du Laos, lieu d'échange entre la Chine et la péninsule indochinoise un sexagénaire suédois qui vit prés de la malaisie, et nos français de la veille se joignent à nous marrant le suédois, il passe son temps à jouer des farces aux thaïs, personnage haut en couleur sandrine s'amuse de ces facéties piste 211, offrandes à Bouddha sur le tableau de bord un vieux bus jaune s'élance avec ferveur dés 9h00 défilent les villages de tha bo, si chiang mai ... puis la route serpente le long du Mékong montées et descentes se succédent, mais vieux bus jaune n'en a cure arrogant et prétencieux, il avale les kilométres .... avec nonchalence à chaque arrêts, de nouveaux venus : bassines, paniers en osier, sacs de riz amusant! sandrine, égale à elle-même s'est assoupie ; quant à moi je penses au vieux bonze piste 211, offrandes à Bouddha, vieux bus jaune continu sa percée au travers des champs d'ananas, plantations de bananiers sangsorm! midi! le suédois hésite à descendre, demande l'avis à chacun et se décide à continuer en poursuivant ses facéties! aux calmes plats succédent les montées vieux bus jaune entame une longue agonie ..... et nous aussi 10km/h puis 5km/h défilent des images insolites, des paysannes qui s'abritent du soleil à l'ombre d'un parapluie les kilométres s'égrenent, la chaleur s'en mêle l'aide assistant s'évertue à lancer les ventilateurs du plafond ventilateurs à trois lames, à deux lames, ...... à rotules sans lames portes ouvertes bloquées, plancher aux lames de bois espacées, soubressauts à chaques bosses pak chom! 15h00! et là ....pas de correspondance, les sangthaews ont céssés leur service pour aujourd'hui un thaï sympathique, chauffeur de tuk ruk sur si chiang mai et qui rejoint sa petite famille sur chiang khan nous invite à poursuivre avec le bus sur loei et descendre à tham lo, puis de prendre un sangthaew pour chiang khan et nous voilà repartis plaisirs des imprévus on s'enfonce dans les montagnes, les champs de bananiers disparaissent au profit des plantations d'hévéas, vieux restes du lobbie mercantile du raj britannique fatigue et poussiére se marrient chocs et cacophonie des cardans usés des hameaux ignorés se révélent parsemés de granges à tabac tham lo! 18h00! on offre une singha à nôtre "sauveur" thaïlandais le suédois poursuit ses blagues, nous dévorons des galettes de riz soufflées et nappées de miel un sangthaew s'approche, surtout ne pas le rater nous atteignons chiang khan à la tombée de la nuit ici le Mékong s'écoule avec lenteur ; le village a des allures de western rempli de bâtisses en bois ; le réconfort est de la partie sam's guest house! des chambres immaculées, propres et spacieuses une terrasse à colonades qui surplombe le fleuve coucher de soleil aux tons orangés, safran petit bout du monde aux charmes envoûtant le lendemain, nous flanons au travers du marché, avec ses marmites coiffées de paniers en osier dans lesquelles cuit le riz à l'étouffé un bonze, pieds nus, visage serein fait son aumône matinale il oppose un contraste frappant avec le marché qui s'anime on déambule aux travers des ruelles, un vieux pêcheur, du moins je l'imagine ainsi, assis sur une table basse tresse des paniers en osiers plus loin, une cuisinère affublée d'un masque s'affaire de maniére énergique à la cuisson du riz une table devant une demeure sur laquelle repose des rambutans, énormes pomelos à la chair sucrée mat, la manager du sam's s'arrange avec l'épicier d'en face qui nous loue sa mobylette pour la journée nous voilà partis le long des sentiers et routes en direction de tandimi ; de tha li serge, un expatrié nous indique la route aux nids de poules succédent des pistes poussiéreuses, des parcelles goudronnées puis de nouveau des nids de poules dans chaque hameau traversé, nous sommes l'attraction, les villageois nous saluent, les gosses nous interpellent à la croisée des écoles, "hello mister, miss!! ......mister" les enfants nous courent aprés, on s'arrête, échanges de sourires langue anglaise limitée de part et d'autre, qu'importe ! certaines scénes cocasses, telles ce vieux paysan aux côtes décharnées, torse nu, couvert d'un chapeau indochinois qui s'affaire à son jardinet délimité par des troncs de bambous il nous sourit, s'arrête de jardiner et pose avec fierté pour un cliché à tandimi, une grand-mére se proméne en rase campagne abritée du soleil par un parapluie ; elle aussi, étonnée de notre présence, s'arrête, sourit et se fige avec droiture pour une photo derrière, une grappe d'enfants, intimidés, ils hésitent, semblent s'éloigner, puis à la vue de l'aïeule saisie par mon numèrique, intrigués, reviennent tout sourire pour un cliché au bout d'une piste rougeâtre et poussiéreuse, pentue ....trés raide se dresse un Bouddha immense, main en avant surplombant la vallée et le fleuve quelques offrandes et nous repartons en soirée, de retour à chiang khan, nous croisons nos compéres de la veille quant au suédois ........tout porte à croire qu'il a trouvé son bonheur ami(e)s voyageurs(euses) si vous vous égarer en terre d'Isan dans cet endroit préservé au rythme de vie paisible, à la population accueillante aux hameaux traditionnels n'oubliez pas de saluer pour moi "el clandestino", le suédois aux farces gentillettes le mékong et sa quiétude attachante mat et sa gaité serge et ses illusions perdues kalkan
Croisière sur le Yantze en Chine? English translation pending
by Brunisher · 2006-03-04 · 1 reply
Bonjour,

Au cours d'un voyage en Chine au mois d'août, j'hésite à intercaler une croisière de 3 jours sur le Yantze. Pensez-vous que cela vaille le coup, notamment avec les travaux du barrage qui risquent de rendre les berges "abandonnées"...? A l'inverse, ces 2 jours pourraient aussi être utilisées ailleurs dans le trajet.

Merci!
Hôtel Mariott ou Sheraton à Bangkok? English translation pending
by Ptitboubou04 · 2006-03-02 · 82 replies
🙂🙂 on va en thailande pour les 60 ans donc a la différence de nos voyage a nous on va s offrir un hotel de luxe a bangkok... On a trouver une offre pour soit le mariott ou soit le sheraton qui son les deux sur les berges du chao .... qui connait ces hotels ?
Réservation de camping au Botswana English translation pending
by Geck · 2006-01-23 · 13 replies
Salut.

Nous partons de mi-Juillet à mi-Aout 2006 en Namibie et au Botswana. Nous comptons louer une Toyota Condor et faire, en gros, Windhoek -> Sesriem -> Swakopmund -> Etosha -> Rundu -> Kasane (Chobe) -> Victoria Falls -> Nxai Pan -> Moremi -> Windhoek. Pensez-vous que c'est faisable en Toyota Condor (on prendra des TO pour Moremi et on se contentra des berges du fleuve au Chobe NP) ? Savez-vous s'il est nécessaire de réserver à l'avance les campings ? Si oui, comment faire ?

Merci d'avance pour vos infos.

Geck'
Places and activities to see and do in Quebec
by Vandfaure · 2025-07-19 · 2 replies
Hi everyone,

If I want to take a seaplane tour... is it necessarily around Mauricie, or do you have other spots to recommend? If I want to see whales... it's around Grandes-Bergeronnes from land. If I want to see belugas... it's around Baie-Sainte-Catherine. If I want to see seals... where is it? If I want to see moose... it's in Gaspésie. If I want to see bears... it's around Saint-Jean-des-Piles on the banks of the St. Maurice River. If I want to visit the Museum of First Peoples' Civilizations... where is it? If I want to go canoeing... it's around Lac de la Mauricie or Mont-Tremblant. If I want to see a beautiful waterfall, it's Montmorency Falls. If I want to eat the best poutine, where is it?

Just to remind you, my round trip is: Montreal – Mauricie – Lac Saint-Jean – Tadoussac – Gaspésie – Charlevoix – Quebec City... but I'm really hesitating between Montreal, Mauricie, Charlevoix, Quebec City, the Saguenay Fjord, Lac Saint-Jean, Tadoussac, the Gaspésie ferry, and back to Montreal.

Thank you for your valuable tips—I’m taking notes! If you have other suggestions, as well as restaurants and accommodations along the way, I’d really appreciate it!
Quelles plages sur la côte atlantique de l'Argentine? English translation pending
by Georges35 · 2020-06-29 · 12 replies
Bonjour,

Mon amie et moi avons pour projet de faire la côte atlantique de l'Argentine du Nord au Sud. Nous prévoyons ce voyage pour janvier/février 2021.

Notre but est de faire un itinéraire "only beach", de passer de plage en plages, mais pas n'importe lesquelles. Nous aimerions découvrir des plages "tranquilles", mais de qualité. Les plages dans les villes ne nous intéressent pas trop car on pense qu'elles sont surement trop bondées.

Avez-vous des idées de plages ? en connaissez-vous qui répondraient à nos critère ?

Merci pour vos infos et suggestions. Cela nous permettra d'avancer dans la constitution de notre itinéraire.

😎😎
Meilleur point de départ pour rafting au Grand Canyon English translation pending
by RogerRaoul · 2020-03-29 · 19 replies
Bonjour à tous 😛

Je continue tranquillement mon prochain voyage aux US et je bute sur une question : il y a plein de points de départs pour du rafting dans le Grand Canyon mais finalement quel est celui qui en met plein les yeux ?

Initialement je pensais le faire depuis Moab (pour également faire de la Montgolfière sur Canyonlands, un parc que j'adore) mais est-ce le meilleur spot (pour 1 à 2 jours disons) ?

Merci d'avance pour toute info 😉
Visiter l'essentiel de l'Égypte sans bateau ou croisière indispensable English translation pending
by Lebousse · 2020-01-04 · 18 replies
Bonjour, peut on visiter l'essentiel de l'EGYPTE en une semaine , sans prendre de bateau ? ou la croisière est elle indispensable. Merci.
Voyage un mois au Laos en novembre English translation pending
by Jp1948 · 2019-09-25 · 18 replies
Bonjour Nous sommes un couple de 70 ans toujours pas fatigué des voyages . Nous allons partir le 1 novembre au Laos pour 1 mois. Comme d'habitude : 1 billet d'avion , 2 guides papier et le reste se décide sur place . Quelques questions : - A l'arrivée à Vientiane quelqu'un peut il me donner une adresse d'un hôtel ou guest housse pas cher ? - A l'aéroport quelle est la meilleure solution pour rejoindre le centre de Vientiane ? Bus , Taxi ... -Habituellement comment est la météo au mois de novembre ? - Le visa coûte moins cher quand on le prend à l'arrivée mais est ce facile et pas trop long pour l'obtenir ? - Si quelqu'un connaissant bien le Laos peut me donner des idées sur les choses les plus intéressantes à voir en 1 mois avec un petit budget je suis preneur .

Par avance merci Jean Pierre
Traversée de Bordeaux à vélo English translation pending
by Joyeux49 · 2019-06-13 · 16 replies
Bonjour . Au mois de juillet nous ferons MARANS-SETE à vélo . Seul problème c'est la traversée de BORDEAUX en arrivant de BLAYE pour rejoindre la piste ROGER LAPEBIE . Qui peut me renseigner sur le parcours à emprunté ? 😮
Incroyable randonnée en Andorre English translation pending
by WalkingNatur · 2019-03-10 · 0 replies
Dans la vidéo d'aujourd'hui, nous partageons avec vous notre randonnée d'une journée de Porta, en France, au village Pas de la Casa, en Andorre. Nous voulions vraiment explorer Andorre pendant un moment et finalement, c'était le moment de le faire. Nous avons commencé la belle journée ensoleillée du mois d’août à Porta et avons commencé à monter le long de la rivière Campcardos. Dès le début, le sentier longeait le GR et le balisage a été excellent. Tout au long de la journée, le sentier n’avait pas de montées trop raides, mais plutôt de montée douce et constante et juste vers la fin, il y avait une descente assez raide et rocheuse. La région que nous avons traversée était d'une beauté incroyable: beaucoup d'immenses rochers énormes, de grandes falaises rocheuses, des berges de rivière paisibles avec des chevaux et des pâturages. Nous avons beaucoup aimé faire de la randonnée dans cette vallée pittoresque idyllique avec des vues incroyables tout du long. Nous avons rencontré beaucoup de reptiles, d'insectes et d'oiseaux et avons également aperçu des marmottes au loin. Le temps était assez ensoleillé, mais avec un vent frais et à la fin, nous nous sommes même sentis froids, le brouillard tombant des sommets des montagnes. Nous avons traversé plusieurs lacs de montagne et étions sur le point de traverser la frontière entre la France et Andorre, juste à l’arête de la montagne. Descendre jusqu'au village de Pas de la Casa était un peu plus exigeant que monter mais les vues sur les glorieux sommets des montagnes peintes en or puis les couleurs du coucher de soleil rose compensaient tous les efforts déployés. Nous avons été étonnés par la masse des chutes de pierres sur le sentier et par les différentes couleurs des falaises qui nous entourent. Nous n'avions pas prévu de nous rendre jusqu'au village, nous avons donc commencé à chercher l'emplacement du camping à quelques kilomètres de là. Et ce fut tout un défi dans une région aussi rocheuse et montagneuse. Nous avons donc trouvé un petit bâtiment avec une surface plane en béton sur le côté et avons décidé que nous ne trouverions rien de mieux que cela. Et malheureusement, il n'y avait pas de terrains de camping à proximité. Mais nous avons fait de notre mieux pour installer une tente à l'aide de pierres afin de la maintenir en place et tout s'est bien passé. Cette expérience sera définitivement utile pour nos futures randonnées. Le brouillard tombait lentement sur notre tête, alors nous sommes allés dans notre tente pour rester au chaud, avons dîné et sommes allés dormir paisiblement.

Regardez la vidéo complète ici:
https://youtu.be/-k7qW3_gSlA N'oubliez pas de cliquer sur les sous-titres français dans la vidéo.

Nous espèrons que vous avez apprécié notre vidéo! Laissez-nous un commentaire si vous avez d'autres questions ou souhaitez simplement partager votre expérience. Nous aimerions lire vos commentaires - c'est très important pour nous!
Ascension du Mustagh Ata (Chine) English translation pending
by Syldelph · 2019-02-26 · 9 replies
Hello, Je souhaitais savoir si certains trekkers prévoyaient l’ascension du Muztagh Ata en Juin-Juillet prochain. Vivant en Chine, je pourrais être intéressé de me joindre à un groupe de français. Merci. Sylvain
Trois semaines en Malaisie en juillet - août English translation pending
by Dapep · 2019-01-15 · 3 replies
Bonjour à tous, pour la prochaine destination, je souhaitais partir en famille (avec un enfant de 3 ans) en Malaisie au programme vu la saison : kuala + Malacca + parc national + côte est notamment tioman plusieurs questions ; - sur cette période des idées pour alimenter cet itinéraire sommaire ? - quels sont les risques côté paludisme pour un enfant de trois ans ? - avez vous des bons plans bonnes adresses routardes notamment sur tioman (20 à 30€) je suis preneur d'infos en général merci d'avance carpe diem
Climat au Kirghizistan en mars English translation pending
by N0va83 · 2018-12-31 · 6 replies
Bonjour à tous !

Ayant la possibilité de me rendre au Kirghizistan au mois de mars, j'au rai néanmoins quelques questions surtout relatives au climat.

Je souhaite essentiellement visiter des grands espaces et faire quelques trekks mais j'ai quelques doutes concernant le climat étant donné que nous serons en fin d'hiver.

Est-ce que les lieux seront accessibles ou fermés en raison de la neige ? N'y a t'il pas trop de pluie, ou neige, et pas énormément de soleil ?

Dans l'attente de vos conseils et avis 🙂
Fermeture partielle du Canal du Midi (à vélo) English translation pending
by Cbandiera · 2018-11-11 · 8 replies
pour info

www.af3v.org/...navigation-et-a.html

entre Carcassonne, Trèbes et Marseillette (23km) Suite aux fortes pluies et aux inondations survenues dans l’Aude les 14 et 15 Octobre 2018 entre Carcassonne et Trèbes, le canal du Midi a subi de gros dégâts : débordement, effondrement de la digue en plusieurs endroits, affaissement des berges, chutes d’arbres, …

Voies Navigables de France a donc interdit la navigation et la promenade sur les berges du canal entre Carcassonne et Trèbes (14km) et entre Trèbes et Marseillette (9km)

Cette fermeture à la navigation et à la randonnée sur les berges durera jusqu’en janvier 2019, puisque la période de « chômage » annuel du canal (travaux) est prévue en Novembre et Décembre. d'apres Af3V
De Warmquelle à Hobatere par la D3710 puis 3708? (Namibie en 4x4) English translation pending
by Tberney · 2018-10-07 · 5 replies
Bonjour, La question est dans le titre: je cherche à éviter de redescendre jusqu'à Palmwag et remonter après sur Kamanjab pour relier Warmquelle à Hobatere ou Dolomite. Est-ce que quelqu'un a déjà pris ces pistes ? Nous serons 4 Hilux mais j'ai des chauffeurs sans expérience 4x4 dans le groupe donc je ne vais pas faire Kowarib... Merci d'avance pour vos conseils éclairés.

Cordialement Thierry
Nuits en felouque sur le Nil (en famille) English translation pending
by Zincakaseb · 2018-07-16 · 3 replies
Bonjour, Une descente en felouque de 3 nuits Aswan-Louxor (enfin presque) pour une famille avec des enfants ? Une belle expérience que vous avez faite ? Je suis intéressé par votre retour.
Village flottant de Kampong Chhnang English translation pending
by Krit · 2018-06-11 · 5 replies
A Kampong Chhnang, sur le Tonle Sap, se tient un village flottant, il est occupé par des Cambodgiens et des Vietnamiens. Rivière ou lac ? Il est difficile de se prononcer... le flux possède une étonnante particularité, un cours alternatif ! Il s'écoule tantôt du lac vers le Mékong ou l'inverse, du Mékong en crue vers le lac. Près du marché, sur les hautes berges, vous trouverez peut-être une Vietnamienne et son embarcation, elle propose une balade d'une à deux heures au sein de son village. Ce fut pour moi, un moment fort de mon séjour au Cambodge. Privilégiez une petite embarcation, à la rame, elle s'immisce et se fond au sein des habitations.

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