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Elections au Sénégal: risques de troubles? English translation pending
Nous devons nous rendre au Sénégal du 28 février au 7 mars. Nous arriverons et repartirons par Dakar et séjournons à St Louis . Le 1° tour des élections est fixé au 26 février. Pensez vous qu'il y a des risques de troubles en lien avec ces élections ?
Vos avis nous intéressent...
Merci
Sécurité actuelle en Casamance? (Sénégal) English translation pending
Bonjour quel est a votre avis la sécurité Actuelle en Casamance je mis rend en fin oct , nov et (décembre) 2010 je prendrais en compte les avis des voyageurs qui y sont allés cette année pas il y a 2 ans 😕 tous comme ca ne sert a rien de me diriger sur le site de diplomatie ni sur les sites de presse (je sais qu'il y a des mines sur certain parc ) je suis pas 🤪 je vais pas aller me promener dans
les champs ou verger des communautés rurale de Niaguisse, Santhiaba Manjack, Nyassia, pour ne citer que celles là
ou dans le parc national de Basse Casamance ou Le Niokolo Koba je serait dans les secteurs
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Baila, Coubalan, Affiniam, Oussouye, Enampore
si des forumistes vivent sur place me donnent leurs avis c'est encore mieux🙂 quand la sénélec aura remis l'électricité😠 merci a tous Hervé
Quelle région voir au Sénégal? English translation pending
Nous avons prévu , mon mari et moi de partir au Sénégal les 2 premières semaines de mars , nous souhaiterions trouver un guide et loger chez l'habitant pour connaître les sénégalais, nous avions prévu la Casamance, mais il semble que cela n'est pas très sur pour le moment, pouvez vous nous donnez des infos.Merci
L'histoire du Mandé chantée... (Mali, Guinée) English translation pending
« Sunjata » en musique
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
The art of eloquence has no secrets for us ; without us the names of kings would vanish into oblivion ; we are the memory of mankind (Mamadou Kouyaté, griot renommé de la Guinée)
Pour Choucarde
I ni sògòma, Anne, voici une liste (incomplète) des versions traditionnelles et modernes de « Sunjata » qui parlent de et rappellent toutes à l’histoire de Sunjata Keita, grand roi et grand guerrier à l’époque qui fonda le puissant empire Mandé. Il est donc l’incarnation d’une identité de ces peuples. Aujourd’hui, chaque famille malienne ou guinéenne sait encore quel rôle ont joué ses ancêtres dans l’unification de l’empire, quelle place lui a été attribuée par la constitution. Salif Keita, le plus fameux musicien de l’actuel Mali, descend de Sunjata Keita. « Sunjata » est la chanson la plus célèbre des griots en Afrique de l’Ouest ...
Anne, dans notre correspondance privée qui m’inspirait à démarrer cette discussion, je t’ai racontée avec enthousiasme de versions gigantesques du Rail Band (avec Salif Keita) qui me plaisent tant (voir 5a et 5b). Voici la liste ...
1. Boubacar Traoré : « Soundiata » (6 :10)
Source : "Sa golo (Kar Kar)", de Boubacar Traoré (Indigo, 2008)
http://www.amazon.com/Sa-Golo-Baboucar-Traore/dp/B000024LV8/ref=sr_1_9?ie=UTF8&s=music&qid=1255727432&sr=1-9
2. Foday Musa Suso : « Sunjata » (6:36)
Source : "Kora Music from the Gambia", de Foda Musa Suso (Smithsonian Folkways Rec, 1978)
http://www.starzik.com/mp3/produits/Kora_Music_from_the_Gambia-106843.html
3. Famille de Diabaté (Kela) dont Lansine Diabaté : « Sunjata fasa* » (9 :45)
Source : "An Bè Kelen / We are One - Griot music from Mali #1", de la Famille de Diabaté de Kela (Pan Rec, 1994)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec a SONY professional walkman WM D-6 à Kela (Mali, 1993), dans un setting traditionnel et environnement naturel. Voix masculin et féminin par Lansine Diabaté et Bintan Kouyaté, accompagnés par Mamadou Diabaté (ngoni).
http://www.amazon.com/We-Are-One-Be-Kelen/dp/B0000036ZZ
4. Siramori Diabaté : « Sunjata fasa » (13:15)
Source : "Siramori Diabaté – Griot music from Mali #3", de Siramori Diabaté (PAN Rec, 2002)
Enregistré par Jan Jansen (Leyde, Pays-Bas) avec un SONY TCS-350 stereo cassette recorder dans la maison de la fameuse griotte Siramori Diabaté à Kangaba (Mali, 1989). Voix solo par Siramori Diabaté, accompagnée par Sidiki Kouyaté (guitare acoustique).
http://www.abeillemusique.com/CD/Musiques-du-monde/Afrique-de-l-Ouest/Mali/PAN2104/0713958210420/Pan-Records/Siramoni-diabate/Griot-music-from-Mali-3/cleart-7870.html
https://openaccess.leidenuniv.nl/bitstream/1887/2777/1/1241586_031.pdf (hommage à la Grande Dame du jeliya, Siramori Diabaté, écrit par Jan Jansen)
5a. Rail Band : « Soundiata (l’exil) » (chanté par Mory Kanté ; 27:49)
5b. Rail Band : « Soundiata » (chanté par Salif Keita ; 14:45)
5c. Rail Band : « Soundiata (nouvelle version) » (10:29)
Sources : "Belle Epoque, vol.1 : Soundiata", du Rail Band (Sterns, 2007). De plus, les pièces A et B sur "Salif Keita & Mory Kanté : Mali Stars Vol.1" (Syllart, 1988 ; voir aussi la photo ci-jointe), la pièce C sur "Rail Band. Mory Kanté et Salif Keita" (Sonodisc, 1998)
Quant à ces versions rock, à des rythmes dansants, celle de Salif Keita, noble (5b), met l’accent sur la victoire de Sunjata. En revanche, Mory Kanté est un descendant du plus grand adversaire de Sunjata, Sumanworo Kanté, un nyamakala, griot-forgeron, la musique est son vrai métier. Dans sa version (5a), Mory Kanté choisit l’exil de Sunjata et décrit la puissance du roi-sorcier Sumanworo, la ruse de Jakoma Doka, l’ancêtre des griots.
Sept cent ans plus tard, l’histoire se reproduit. Quelle rencontre : dos à dos, Mory « Sumanworo » Kanté contre Salif « Sunjata » Keita, ... et que le meilleur gagne (dans nos cœurs) !!!
http://www.emusic.com/album/Rail-Band-Belle-Epoque-Vol-1-Soundiata-MP3-Download/11094132.html
http://www.musicline.de/de/product/3307513875024/387768
6. Djelimady Tounkara : « Sunjata » (0:38)
Source : "In Griot Time : String Music from Mali", div. Artistes (Stern's Africa)
Version acoustique. Guitare solo de Djelimady Tounkara, premier guitariste et chef d’orchestre de l'actuel Super Rail Band, lui aussi ayant participé aux enregistrements des pièces 5a et 5b.
http://www.amazon.com/Griot-Time-String-Music-Mali/dp/B00004UB2Q
7. Tiken Jah Fakoly : « Sundjata » (5:05)
Source : "Cours d’Histoire", de Tiken Jah Fakoly (Barclay, 1999)
Version reggae.
http://www.amazon.com/Cours-dHistoire-Tiken-Jah-Fakoly/dp/B000E9X2XO/ref=sr_1_5?ie=UTF8&s=music&qid=1255727366&sr=1-5
8. Kélétigui et ses Tambourinis: « Soundiata » (5:51)
Source : "Authenticité - The Syliphone Years", div. Artistes (Sterns, 2007)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0023E9DTA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255731406&sr=8-1-fkmr0
9. Sidiki Diabate/Batourou Sékou Kouyaté : « Sunjata »
Source : "Cordes Anciennes", de Sidiki Diabaté/Batourou Sékou Kouyaté/Djelimady Sissoko/N'Fa Diabaté (Buda, 2000)
http://www.amazon.fr/Mali-Cordes-Anciennes-Artistes-Divers/dp/B00004XQFY/ref=sr_1_1?ie=UTF8&s=music&qid=1255730639&sr=8-1
10. Djeli Sékou Kouyaté : « Sundjata Fasa » (8:07)
Source : "Tafory", de Djeli Sékou Kouyaté (cdtrrracks, 2001)
http://cdtrrracks.com/bid1220984.html
11. Manjul: "Tribute to Soundiata" (3:57)
Source : "Faso Kanou/Dub to Mali", de Manjul (Rough Trade, 2005)
Version dub.
http://www.amazon.fr/Faso-Kanou-Manjul/dp/B000BOIUBG/ref=sr_1_4?ie=UTF8&s=music&qid=1255768689&sr=8-4
12. Cora Connection : « Sunjata » (1:01)
Source : "Private Demo Tape", de Cora Connection (1995)
http://www.coraconnection.com/
13. Tidiani Koné : « Soundiata (by Lassine Koné) » (4:24)
Source : "Demeli", de Tidiani Koné (Espace Africa, 2001)
Version jazzy. Tidiani Koné (saxo/trompette) est ancien membre du Rail Band des années 70 (voir 5a et 5b).
http://www.amazon.fr/gp/product/B0025BM3OI/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732094&sr=8-16
14. Mamadou Diabaté : « Soundiata Keita » (4:41)
Source : "Douga Mansa", de Mamadou Diabaté (World Village, 2008)
http://www.amazon.fr/gp/product/B0024N8LWA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255732514&sr=8-19
15. Fodé Seydou Bangoura : « Soundiata » (6:19)
Source : "Fakoly 1", de Fodé Seydou Bangoura (Fodé Seydou Bangoura Rec, 2006)
http://www.amazon.fr/Fakoly-1/dp/B002FGCTQK/ref=pd_rhf_p_t_4
16. Ensemble Fula Flute : « Soundiata » (6:57)
Source : "Fula Flute", de l'Ensemble Fula Flute (Blue Monster Rec, 2002)
Chanson traditionnelle. L'Ensemble Fula Flute intègre le tambin, flûte peule traditionnelle du Fouta Jalon (Guinée). Première flûtiste de cet ensemble et maître reconnu du tambin est Bailo Bah.
http://www.amazon.fr/gp/product/B002FNBRCA/ref=dm_sp_alb?ie=UTF8&qid=1255733410&sr=8-25
17. Ensemble Instumental National du Mali : « Soundiata ou l’épopée Mandingue, 1ère partie/2ème partie »
Source : "Soundiata ou l’épopée Mandingue", de l’Ensemble Instrumental National du Mali (Mali Konkan, 1977)
http://www.radioafrica.com.au/Discographies/Kunkan.html
18a. Omar Jobarteh, Yaya Jobarteh e.a. « Sunjata » (5:40)
18b. Jewuru Suso, Bobo Kuyateh e.a. « Sunjata » (3:03)
Source : "Jali Kunda. Griots of West Africa and Beyond", de Foday Musa Suso/Philip Glass (Ellipsis Arts, 1997)
Version A était enregistrée à Tabato/Guinée-Bissau (à des balaphones, tambours, chant), version B à Kolda/Sénégal (à des voix féminines exclusivement).
http://www.amazon.com/Jali-Kunda-Griots-Africa-Beyond/dp/B0000059TM
Autres enregistrements traditionnels et modernes du répertoire Mande (Sunjata) :
Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale (Guinée an X : Ensemble Instrumental de la Radiodiffusion Nationale, Syliphone 1970) ; Yamourou Diabaté (Première anthologie de la musique malienne/vol.1, Ministère de l’Information du Mali/BM 1971) ; Bazoumana Sissoko (1971) ; Siramori Diabaté (Tirimagan ) Ministère de l’Information du Mali/BM 1971; Kele Monson Diabaté (Proclamation de l’épopée de Sunjata accompagnée par guitare et koni, 19??) ; National Badema (Tiramakan, Syllart 1983) ; Cheikh M. Smith (Toubabou Balafola, PAM 1993) ; Kouyaté Family of Niagassola (Toureille 1992) ; Kélétigui Diabaté (Kélétigui Diabaté, Mission de Coopération Française 1996) ; Kandia Kouyaté (Mandenkalou , Sterns 1999) ; Les Merveilles du Mali (Maravillas de Mali/Les Merveilles du Mali, Mélodie 1998) ; Kouyaté Sory Kandia (L’épopée du Mandingue : Kouyate Sory Kandia et son trio de musique traditionnelle/2 vols., Syliphone 1990) ...
Je te/vous souhaite bien du plaisir à écouter ces merveilleuses musiques !
VIVE LE MALI !!! VIVE AUSSI LA GUINÉE (qui souffre tant présentement) !!!
hgb
* en bamana, fasa veut dire "louange".
Problèmes de sécurité en Casamance? English translation pending
Bonjour. Devant descendre au Sénégal et faire un tour en Casamance, je viens de lire sur un site consacré aux C/C , qu'il y aurait de nouveau des problémes de sécurité. Pouvez vous confirmer. Merci,
Campement à Pointe St Georges en Casamance? (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Casamance fin mars et nous souhaiterions passer une nuit à Pointe St Georges.
J'ai vu sur le site senegalaisement.com qu'il devait y avoir un campement (Le Sibaba) mais je ne trouve pas d'autres infos !
Quelqu'un saurait il me dire si ce campement est toujours ouvert, si il y a un numéro de tél ou si il y a d'autres hébergements dans ce village qui est quand même assez reculé.
Merci d'avance,
Lilou2327
Trajet St Louis, Banjul, Ziguinchor, Kayes? (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Je suis dans l'organisation d'une tournée en Afrique. Après un passage en Mauritanie, nous devrions jouer à St Louis, Kaolak, Banjul et Ziguinchor .
Mais avec un planning un peu serré car on est par la suite attendu au Mali.
Nous sommes avec un 4X4, une remorque et deux enfants. Cette tournée Sénégalaise se déroulera en avril.
J'ai des précisions sur quelques routes et lieux... si vous pouvez m'aider à compléter pour être sûr que le timing est bon pour ce périple... 🙂
Du 02 au 05 : St Louis 06 : route St Louis - Kaolak : 455 kms de très bonne route. (temps nécessaire ?)
10 : Kaolak - Banjul : 110 kms de route mauvaise (temps nécessaire) Frontière terrestre avec la Gambie, où ?. Où prendre son visa ? La frontière est parait-il pénible ? Ca nécessite combien de temps de formalités ?
14 : Banjul - Ziguinchor : 164 kms de bonne route. (temps nécessaire ?) Frontière avec le Sénégal, où passer ? La sortie est elle aussi pénible que l'entrée ?
19 : Ziguinchor - Tambacounda : 416 kms (état de la route ? temps nécessaire ?)
22 : Tamba - Kayès : nombre de kilomètres, état de la route et temps nécessaire ?
Et enfin : le visa pour la Mali est-il possible à la frontière ou devons nous prévoir un détour par Dakar ?
Merci à tous ceux qui pourrons m'apporter leur grain de sel... !! Des précisions sur la tournée pour les curieux : www.cirk.fr
Marion
Du 02 au 05 : St Louis 06 : route St Louis - Kaolak : 455 kms de très bonne route. (temps nécessaire ?)
10 : Kaolak - Banjul : 110 kms de route mauvaise (temps nécessaire) Frontière terrestre avec la Gambie, où ?. Où prendre son visa ? La frontière est parait-il pénible ? Ca nécessite combien de temps de formalités ?
14 : Banjul - Ziguinchor : 164 kms de bonne route. (temps nécessaire ?) Frontière avec le Sénégal, où passer ? La sortie est elle aussi pénible que l'entrée ?
19 : Ziguinchor - Tambacounda : 416 kms (état de la route ? temps nécessaire ?)
22 : Tamba - Kayès : nombre de kilomètres, état de la route et temps nécessaire ?
Et enfin : le visa pour la Mali est-il possible à la frontière ou devons nous prévoir un détour par Dakar ?
Merci à tous ceux qui pourrons m'apporter leur grain de sel... !! Des précisions sur la tournée pour les curieux : www.cirk.fr
Marion
Circuit à 800 euros au Sénégal: est-ce possible? English translation pending
Avec 2 collègues, nous désirons partir faire un cercuit au Sénégal fin juin 2008.
Nous avons trouvé une offre à 800 € par tête.
Connaissez vous ce voyagiste, est-il fiable ? C'est l'agence point de mire Sénégal.
Nous voulions choisir le cercuit lac, fleuve et mer. Si vous l'avez fait, donnez nous votre avis et vos impressions.
Nous n'avons pas encore réservé, ni fait de vaccin.
Merci d'avance...
Nous n'avons pas encore réservé, ni fait de vaccin.
Merci d'avance...
Tour de l'Afrique de l'Ouest pendant quelques mois en 4x4 English translation pending
Cela faisait quelques années que l'idée me trottait dans la tète : faire un tour en Afrique pendant quelques mois en 4x4...
En octobre 2006, mon épouse et moi demandons un congé sabbatique de 6 mois à nos employeur respectif et après accord de ceux ci (pas forcement content d'ailleurs...) je me met a la recherche d'un véhicule.
Je trouve un Toyota land cruiser hj61 en décembre 06 et les week end précédent notre départ serons occupés à le préparer : révision de la boite de transfert, du pont arrière, des freins avant et remplacement des batteries.Le reste était en bon état. Après aménagement intérieur : rangements, aménagement d'une couchette pour notre fils Bastien qui part avec nous, pose d'une batterie auxiliaire et d'un frigo puis pose de 4 barres de toit et d'une tente de toit sans oublier un autoradio mp3, 5 pneus mixtes neufs et 2 plaques de désensablage fixées sous le pare choc arrière et voila pour le 4x4.
Nous nous mettons à jour pour les vaccins et nous nous renseignons pour les traitements antipaludien, un peu de paperasse (permis de conduire international, carnet ATA pour le 4x4, fiche de renseignement pré remplie etc...)
Nous partons avec un couple de copains en toyota bj75 et enfin le 2 octobre 2007 C'EST LE DEPART !!
Passage de la frontière Espagnole à 15 h, achat cigarettes et gasoil puis bivouac dans un petit chemin.
Le lendemain, il pleut, ca commence bien !!
On roule jusqu'à Cuenca et on passe la nuit au bord d'une rivière.
Le 4/10 a 7h30, c'est l'orage qui nous reveille! En route pour une journée encore pluvieuse puis campement vers Montoro au milieu des oliveraies (a perte de vue)
Le jour suivant, nous arrivons a Tarifa (détroit de Gibraltar).Nous nous installons au camping (pour la douche), il fait beau donc baignade de rigueur ! Un panneau tourné vers la mer indique : Afrique 15 km ; à la nage cela risque d'etre long...
Le lendemain, nous prenons les billets pour Tanger, départ le 8/10 . On s'installe sur la plage pour 2 jours de farniente.
Traversée sans ennuis a part le mal de mer pour Bastien et à 11h30 nous sommes a Tanger, plein de gasoil, change et nous roulons jusqu'à Asilah pour passer la nuit au camping, il commence a faire chaud.
Le 9/10 nous sommes à Rabat pour faire nos visas pour la Mauritanie . Un tour au cyber café et le soir, au camping, des militaires qui stationnent là pendant le ramadan nous offre un énorme couscous. ils sont là pour tirer avec un canon de 75 (vers la mer...) pour signifier la fin du jeune diurne.Entre le canon et les minarets, on ne dormira pas beaucoup !
Le lendemain, dépot des demandes de visa, marché, sieste et on assistera a un étrange trafic de nourriture entre militaires, gendarmes et commerçants....
Le surlendemain, nos visas en poche, départ pour Essaouira au camping "le calme" le bien nommé (on y restera 3 nuits)shopping dans la ville, courses et piscine au programme.
Le 15/10 en route pour Tiznit. Arret au Marjanne d'Agadir pour les courses et surtout la bière introuvable ailleurs pendant le ramadan. Des Marocains nous donnerons de l'argent sur le parking pour qu'on leur ramène de la bibine et de l'alcool....On ressortira du magasin avec un plein caddie de bière!!!
Camping a Tiznit, marché (il nous manque toujours quelque chose) et une bonne nuit avant le sahara occidental.
A suivre
Traversée de l'Afrique en 4x4? English translation pending
Bonjour,
en lisant différents posts, je me suis aperçu que plusieurs équipages se préparent pour effectuer la traversée N-S de l'Afrique en 4x4.
Il serait intéressant de nous répertorier afin de pouvoir échanger pendant les préparatifs, voire même pendant la grande balade.
Ceci dit, je me jette à l'eau avec qq détails de notre projet:
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Equipage:2 adultes (quarantaine) et deux enfants (7 et 10 ans) Véhicule: Land 130 + cellule compacte Date de départ: novembre 2008 Durée: 18 mois Route: descente jusqu'au Cap par l'ouest, remontée par l'est Site: en cours
et vous ?
Ouverture de compte bancaire à Madagascar English translation pending
Bonjour a tous
Ayant sejourné 2 fois un mois a mada, J'envisage d'y vivre une année minimum pour commencer avant de devenir résident car je serai en retraite fin juin . Au début en hotel puis location de maison ensuite sur Tamatave ou je compte avoir une petite activité occupationnelle ( 56 ans, il reste quelques ressources ............)
Ne voulant pas partir avec un magot en especes, quelqu'un peut ' il me tuyauter s'il est possible d'ouvrir un compte a distance pour y virer ensuite et avant mon arrivée une partie de l'argent necessaire sur place
Le vehicule, je compte l'acheter sur place a tamatave ou parait'il que l'on trouve de bonnes occase en provenance de la réunion ( a confirmer )
location maison, j'ai pus voir de 100 a 150 € ( confirmez vous ? )
Merci d'avance pour toutes réponses
Merci d'avance pour toutes réponses
Trajet M´Bour - Casamance en camping-car (Sénégal) English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons nous rendre en Casamance de M´Bour de préférence en contournant la Gambie. Quelqu´un a-t-il fait ce trajet, les routes sont-elles pratiquable ?, peux-t-on predre le bac sans problème? Quid de la sécurité en Casamance actuellement ?
D´avance merci
JP
Point GPS sur le Mali English translation pending
😉Bonjour à vous,
je compte me rendre au Mali en janvier 2006, je suis à la recherche de point GPS sur les différentes routes possibles au Mali. EN échange, je possède pas mal de point sur le Maroc et la Mauritanie, ainsi que les road books au format PDF
Projet de vie au Sénégal English translation pending
Bonsoir à tous,
Voilà, je suis nouvelle sur ce forum et mon surnom est Karla. J'ai 33 ans. et j'ai déjà pas mal voyagé en europe notament, mais aussi vers d'autres continents.
Ma plus belle rencontre est celle que j'ai faite dernièrement de l'afrique et notament avec le sénégal.
J'ai découvert ce pays l'an dernier notament au travers d'une mission de dévellopement pendant un mois dans la partie Sahélienne et extrème du sénégal : en Immerssion totale, dans un petit village toucouleur qui se trouve à côté de Ouro Soguy à sept km de la mauritanie...
Jusqu'a présent je ne m'étais jamais engagée dans ce type de voyage, car j'ai une certaine méfiance naturelle à l'égard des voyages "humanitaires" de type : reconstruction d'école ou achat de cahier etc. Je pense que ce genre d'action est vaine dans le temps et qu'en plus elle maintient les populations dans un état de dépendance vis à vis de l'occident et que nous les empèchons ainsi de choisir le dévellopement qu'ils souhaitent pour leur pays. Personnellement je crois beaucoup plus au travail de collaborations et d'accompagnement de projet que nous pouvons apporter à travers une action de dévellopement qui consiste à aider les populations locales à améliorer leur sort par le biais d'un transfert de compétences pratiques, et organisationnelles. Y compris par un travail de sensibilisation afin de les aider à concrétiser leur propres projets de manière autonome et responsable, tout en essayant de connaitre et d'utiliser les ressources qui sont aussi à leur disposition dans leur pays, même si celles ci sont très faibles, voire presque innexistantes.
Pourquoi ai je décidé de m'engager dans cette assoc alors me direz vous? Ayant été moi même porteur de projet ici en france, et forte de cette expérience j'ai éprouvé le besoin de partager ça avec d'autres... et les aléas de la vie, des rencontres faites suite à la présentation de mon propre projet ont fait que j'ai eut l'occasion de réaliser ce voeux au Sénégal. La bas j'aide donc des porteurs de projets à acquerrir leur autonomie en les formant aux techniques de montage de projet et de gestion (apprendre à cerner ses besoins, ses ressources et savoir faires, écrire un projet, argumenter, travailler en partenariat et en réseau, créer une structure pour porter son projet etc, étudier un marché potentiel, gerer une structure, établir des devis, un calendrier prévisionnel) bref, divers conseils aussi concernant la valorisation de projet etc... En même temps, nous faisons de l'accompagnement du suivi et de la recherche de partenariat pour le démarage de périmêtre maraichers créés par les villageois etc...Nous travaillons notament sur des projets de femmes qui aujourd'hui s'associent de plus en plus naturellement pour entreprendre des choses dans leur pays, leur village.
Bref, la tâche est vaste, et je suis bien conciente que le résultat est très alléatoire, voire dans certains cas improbable certes (contexte politique, corruption des administrations, culture qui laisse peut de pouvoir au femmes), bref, certains projets n'aboutirons peut être pas... Mais je reste convaincue qu'une partie des compétences que nous échangeons avec les populations les aidera indirrectement dans leur quotidien... Même si celà doit prendre du temps...
Difficile de décrire ce qui c'est passé la bas en moi... mais je sais une chose c'est que je suis tombée amoureuse de ce pays, de sa culture et de mon travail.
Cette année j'y suis retournée pendant 1 mois et demi pour les mêmes raisons et j'ai eut l'occasion de sillonner le pays du nord au sud lors de ma mission, et de mieux comprendre la diversité culturelle et ethnique du pays, puisque j'ai séjourné aussi en Casamance, rencontré : Peuls du nord et du sud, toucouleurs, wolofs, soninkés, serères et joola et là... encore le même choc, le même battement de coeur, encore plus fort que la dernière fois, la même envie terrible de rester vivre là de travailler, de contribuer au dévellopement de ce pays, de partager cette culture plurielle mais sur une plus longue durée... Alors, cette fois ci, le départ pour la france a été encore plus difficile que le précédent, vécu comme un véritable arrachement cette fois...
Bien sur, Je suis au courant du syndrome du retour du voyageur que connaissent beaucoup de grands voyageurs... qui touche évidament aussi les agents de dévellopement... je suis au courrant de tous les effets secondaires que celà engendre... néanmoins j'ai eut le temps de vérifier celà dans le temps... J'ai eut le temps de réfléchir depuis l'an dernier sur toute une année et j'en ai conclu celà : j'ai vraiment le désir de retourner là bas et d'y vivre. J'aimerai m'installer à Dakar notament, car je ne pense pas qu'en temps qu'occidentale je sois capable de vivre dans le nord... la culture orale y est trop complexe, éloignée de la mienne, les perspectives de travail et les conditions climatiques sont vraiment trop défavorables pour la toubab que je reste! Sauf s'il s'agit de séjours bien préparés pour une durée définie clairement dans un temps donné et réglée dans le cadre d'une mission bien précise...
Voilà, ca fait donc un mois que je suis rentrée et à présent cette idée continue de faire son chemin... je glanne divers renseignements, et témoignages concernant l'expatriation au sénégal.. Je sais pertinament qu'une expatriation se prépare à l'avance et qu'il est préférable d'avoir un emploi. Je sais que le marché de l'emploi est particulièrement difficile là bas et j'ai déjà lu pas mal de choses à ce sujet, mais je sais aussi qu'il existe des entreprises françaises qui délocalisent leur filliales au sénégal. Existe-t-il des sites internet ou je puisse trouver ce genre d'informations, annonces. Je voudrais aussi avoir une idée de la situation concernant le secteur et le marché de l'imprimerie au sénégal. Car je suis de formation graphiste/illustratrice dans le secteur de l'édition et pub. Je pratique aussi depuis de longues années la photographie et j'ai encore plusieurs cordes à mon arc outre mes activités associatives.
Bref voilà, si vous possédez également des infos, des témoignages, des propositions concernant le dévellopement, des infos concernant les formations necessaires pour prétendre à un poste d'agent de dévellopement, je suis à votre écoute. Comme je vous l'ai dit, depuis mon retour, je réfléchit sérieusement à comment je pourrais concillier ce projet de vie avec mon activité professionnelle et/ou associative et la tache n'est pas aisée... c'est pour celà que je me lance sur plusieurs pistes.
Voilà, j'espère que vous pourrez éclairer un peu ma réflexion par vos courriers, témoignages, pistes et propositions. J'espère n'avoir pas été trop longue dans mon exposé, ni trop embrouillée et que ma demande vous semblera assez sérieuse pour être digne de réponse... En attendant vos réponses amis voyageurs, je vous salue!
Voilà, je suis nouvelle sur ce forum et mon surnom est Karla. J'ai 33 ans. et j'ai déjà pas mal voyagé en europe notament, mais aussi vers d'autres continents.
Ma plus belle rencontre est celle que j'ai faite dernièrement de l'afrique et notament avec le sénégal.
J'ai découvert ce pays l'an dernier notament au travers d'une mission de dévellopement pendant un mois dans la partie Sahélienne et extrème du sénégal : en Immerssion totale, dans un petit village toucouleur qui se trouve à côté de Ouro Soguy à sept km de la mauritanie...
Jusqu'a présent je ne m'étais jamais engagée dans ce type de voyage, car j'ai une certaine méfiance naturelle à l'égard des voyages "humanitaires" de type : reconstruction d'école ou achat de cahier etc. Je pense que ce genre d'action est vaine dans le temps et qu'en plus elle maintient les populations dans un état de dépendance vis à vis de l'occident et que nous les empèchons ainsi de choisir le dévellopement qu'ils souhaitent pour leur pays. Personnellement je crois beaucoup plus au travail de collaborations et d'accompagnement de projet que nous pouvons apporter à travers une action de dévellopement qui consiste à aider les populations locales à améliorer leur sort par le biais d'un transfert de compétences pratiques, et organisationnelles. Y compris par un travail de sensibilisation afin de les aider à concrétiser leur propres projets de manière autonome et responsable, tout en essayant de connaitre et d'utiliser les ressources qui sont aussi à leur disposition dans leur pays, même si celles ci sont très faibles, voire presque innexistantes.
Pourquoi ai je décidé de m'engager dans cette assoc alors me direz vous? Ayant été moi même porteur de projet ici en france, et forte de cette expérience j'ai éprouvé le besoin de partager ça avec d'autres... et les aléas de la vie, des rencontres faites suite à la présentation de mon propre projet ont fait que j'ai eut l'occasion de réaliser ce voeux au Sénégal. La bas j'aide donc des porteurs de projets à acquerrir leur autonomie en les formant aux techniques de montage de projet et de gestion (apprendre à cerner ses besoins, ses ressources et savoir faires, écrire un projet, argumenter, travailler en partenariat et en réseau, créer une structure pour porter son projet etc, étudier un marché potentiel, gerer une structure, établir des devis, un calendrier prévisionnel) bref, divers conseils aussi concernant la valorisation de projet etc... En même temps, nous faisons de l'accompagnement du suivi et de la recherche de partenariat pour le démarage de périmêtre maraichers créés par les villageois etc...Nous travaillons notament sur des projets de femmes qui aujourd'hui s'associent de plus en plus naturellement pour entreprendre des choses dans leur pays, leur village.
Bref, la tâche est vaste, et je suis bien conciente que le résultat est très alléatoire, voire dans certains cas improbable certes (contexte politique, corruption des administrations, culture qui laisse peut de pouvoir au femmes), bref, certains projets n'aboutirons peut être pas... Mais je reste convaincue qu'une partie des compétences que nous échangeons avec les populations les aidera indirrectement dans leur quotidien... Même si celà doit prendre du temps...
Difficile de décrire ce qui c'est passé la bas en moi... mais je sais une chose c'est que je suis tombée amoureuse de ce pays, de sa culture et de mon travail.
Cette année j'y suis retournée pendant 1 mois et demi pour les mêmes raisons et j'ai eut l'occasion de sillonner le pays du nord au sud lors de ma mission, et de mieux comprendre la diversité culturelle et ethnique du pays, puisque j'ai séjourné aussi en Casamance, rencontré : Peuls du nord et du sud, toucouleurs, wolofs, soninkés, serères et joola et là... encore le même choc, le même battement de coeur, encore plus fort que la dernière fois, la même envie terrible de rester vivre là de travailler, de contribuer au dévellopement de ce pays, de partager cette culture plurielle mais sur une plus longue durée... Alors, cette fois ci, le départ pour la france a été encore plus difficile que le précédent, vécu comme un véritable arrachement cette fois...
Bien sur, Je suis au courant du syndrome du retour du voyageur que connaissent beaucoup de grands voyageurs... qui touche évidament aussi les agents de dévellopement... je suis au courrant de tous les effets secondaires que celà engendre... néanmoins j'ai eut le temps de vérifier celà dans le temps... J'ai eut le temps de réfléchir depuis l'an dernier sur toute une année et j'en ai conclu celà : j'ai vraiment le désir de retourner là bas et d'y vivre. J'aimerai m'installer à Dakar notament, car je ne pense pas qu'en temps qu'occidentale je sois capable de vivre dans le nord... la culture orale y est trop complexe, éloignée de la mienne, les perspectives de travail et les conditions climatiques sont vraiment trop défavorables pour la toubab que je reste! Sauf s'il s'agit de séjours bien préparés pour une durée définie clairement dans un temps donné et réglée dans le cadre d'une mission bien précise...
Voilà, ca fait donc un mois que je suis rentrée et à présent cette idée continue de faire son chemin... je glanne divers renseignements, et témoignages concernant l'expatriation au sénégal.. Je sais pertinament qu'une expatriation se prépare à l'avance et qu'il est préférable d'avoir un emploi. Je sais que le marché de l'emploi est particulièrement difficile là bas et j'ai déjà lu pas mal de choses à ce sujet, mais je sais aussi qu'il existe des entreprises françaises qui délocalisent leur filliales au sénégal. Existe-t-il des sites internet ou je puisse trouver ce genre d'informations, annonces. Je voudrais aussi avoir une idée de la situation concernant le secteur et le marché de l'imprimerie au sénégal. Car je suis de formation graphiste/illustratrice dans le secteur de l'édition et pub. Je pratique aussi depuis de longues années la photographie et j'ai encore plusieurs cordes à mon arc outre mes activités associatives.
Bref voilà, si vous possédez également des infos, des témoignages, des propositions concernant le dévellopement, des infos concernant les formations necessaires pour prétendre à un poste d'agent de dévellopement, je suis à votre écoute. Comme je vous l'ai dit, depuis mon retour, je réfléchit sérieusement à comment je pourrais concillier ce projet de vie avec mon activité professionnelle et/ou associative et la tache n'est pas aisée... c'est pour celà que je me lance sur plusieurs pistes.
Voilà, j'espère que vous pourrez éclairer un peu ma réflexion par vos courriers, témoignages, pistes et propositions. J'espère n'avoir pas été trop longue dans mon exposé, ni trop embrouillée et que ma demande vous semblera assez sérieuse pour être digne de réponse... En attendant vos réponses amis voyageurs, je vous salue!
Premier voyage: Sénégal, bonne idée? English translation pending
🙂Salut a tous j aurai 20 ans le 28 Juin, et j envisage de partir cet été pour la premiére fois decouvrir un continent et l' Afrique me tente bien. Et j ' envisage de découvrir le Sénégal .Est ce un bon choix pour un premier pays en routard et en Afrique???J en ai entendu que du bien est ce vraiment le pays de la Teranga???je compte y rester entre 4 à 6 semaines y a t il besoin d un visa???environ combien reviens un hotel pas cher à Dakar??une sortis en discothéque, bar, pub????Combien pour un restaurant sénégalais pas cher??
Comme je suis un fan de football, y a t il des boins coins pour jouer au football, et bien sur se rendre dans un stade pour regarder un match de football???
QUelle est l opinion des sénégalais en général sur les francais??? Je veux dire par la aime il bien les francais???
Y a t il aussi des problémes au niveau du racisme?? je veux juste avoir des infos car dans certains pays africains quelque un on connut ce probléme.
Sinon etant jeune et surtout facilement remarquable, cela ne me vas pas causer des problémes??Je suis assez grand, mince, blond, au yeux bleus.
Enfin derniere j aimerai bien savoir le prix d une nuit d un chambre à Dakar chez l habitant??
Merci pour toutes vos réponses.
A +
Jean-Martin
Comme je suis un fan de football, y a t il des boins coins pour jouer au football, et bien sur se rendre dans un stade pour regarder un match de football???
QUelle est l opinion des sénégalais en général sur les francais??? Je veux dire par la aime il bien les francais???
Y a t il aussi des problémes au niveau du racisme?? je veux juste avoir des infos car dans certains pays africains quelque un on connut ce probléme.
Sinon etant jeune et surtout facilement remarquable, cela ne me vas pas causer des problémes??Je suis assez grand, mince, blond, au yeux bleus.
Enfin derniere j aimerai bien savoir le prix d une nuit d un chambre à Dakar chez l habitant??
Merci pour toutes vos réponses.
A +
Jean-Martin
Péninsule de Kola (Russie) English translation pending
je suis en train de préparer un petit tour dans la péninsule de Kola avec un unimog a partir de fin avril je suis preneur de tous renseignements ! je vous remercie par avance!
Avis sur les gorges de Kola au Cameroun English translation pending
province du nord, à une 100 de kilomètres de la Garoua et 12 de la ville de Guider.
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Les gorges de Kola de tous les sites de la région du nord et de l'extreme-nord que j'ai eu l'occasion de visiter reste pour moi celui qui m'a le plus marqué et impressionné! des pierres de couleurs , de formes et de tailles differentes qui s'etendent sur plus de deux hectares, site calme et reposant avec la grotte dite "chambre du diable" que l'on peut explorer en saison sèche en descendant tout au fond des gorges asséchées.moi j'ai adoré et vous?
Poste frontière Sénégal/Guinée Bissau par Niokolo Koda Park, Pirada? English translation pending
Bonjour à tous ,
est-il possible de descendre les pistes du parc Niokolo vers la guinée-bissau par le poste frontiere de Pirada .je sais que quelques voyagistes comme "imagine "le font . j ai bien cherché sur le forum mais sans resultat si quelqun peut m' aider
merci d avance djamel
est-il possible de descendre les pistes du parc Niokolo vers la guinée-bissau par le poste frontiere de Pirada .je sais que quelques voyagistes comme "imagine "le font . j ai bien cherché sur le forum mais sans resultat si quelqun peut m' aider
merci d avance djamel
Lettonie: bus de Riga à Kolka? English translation pending
bonjour,
je cherche à savoir s'il existe des bus qui vont de Riga à Kolka. Sur le site ecolines.net je n'ai pas trouvé, mais peut-être y-a-t-il d'autres lignes?
Merci 🙂
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola English translation pending
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…
Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.
Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.
Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.
Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.
Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.
C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.
J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…
21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :
Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !
Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?
Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.
Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…
Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !
Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !
Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !
Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !
On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.
C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…
Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.
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Les moustiques 🤪
Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !
La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.
Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.
Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !
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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.
A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.
Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.
Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.
Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.
Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…
Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.
Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).
Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.
Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.
Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.
Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.
Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
Voyage à travers la Carélie et la péninsule de Kola (vidéo) English translation pending
Une contribution aux voyages immobiles imposés par le confinement.
https://www.youtube.com/watch?v=fbOP80TVwiM&t=73s
https://www.youtube.com/watch?v=fbOP80TVwiM&t=73s
Cherche quelqu'un pour me ramener du Gotu Kola de l'Inde ou du Sri Lanka English translation pending
cherche quelq'un qui pourait me ramener de l ' INDE ou de SRI LANKA
UNE GROSSE POIGNEE DE GRAINES à REPLANTER OU EN TEINTURE MERE OU QUELQUES TUBES DE CREME SI ça
existe
de GOTU KOLA
s'apelle aussi SCENTELLA ASIATICA
POUR ECZEMA ET VARICES EN MEDECINE TRADITIONNELLE
MEME SI TRES PEU DE GENS ONT DES VARICES EN ASIA C EST CULTIVé LA BAS
SI EN TEINTURE MERE ça EXISTE PAS , il doit bien y a voir des racines pour mauvaise circulation veineuse ou en
FEUILLES
extrait de GOTU KOLA
N A RIEN A VOIR AVEC LA NOIX DE KOLA
ET COMMENT ça SE REPLANTE en EUROPE
merci pour le coup de main ça doit pas etre bien cher sur place suis basé dans le sud ouest
à bientot
UNE GROSSE POIGNEE DE GRAINES à REPLANTER OU EN TEINTURE MERE OU QUELQUES TUBES DE CREME SI ça
existe
de GOTU KOLA
s'apelle aussi SCENTELLA ASIATICA
POUR ECZEMA ET VARICES EN MEDECINE TRADITIONNELLE
MEME SI TRES PEU DE GENS ONT DES VARICES EN ASIA C EST CULTIVé LA BAS
SI EN TEINTURE MERE ça EXISTE PAS , il doit bien y a voir des racines pour mauvaise circulation veineuse ou en
FEUILLES
extrait de GOTU KOLA
N A RIEN A VOIR AVEC LA NOIX DE KOLA
ET COMMENT ça SE REPLANTE en EUROPE
merci pour le coup de main ça doit pas etre bien cher sur place suis basé dans le sud ouest
à bientot
Russie: en canoe sur les rivières de Carélie et Kola English translation pending
Coucou,
Départ prochain pour Tallinn puis St Petersbourg. A 2 et pour 4 semaines, canoes gonflables en bandollières, nous progetons de descendre la rivière Kem jusqu'à son embouchure (Mer blanche face aux Solovetski) puis certainement la Voronia, plus au Nord et cette fois dans la Toundra.
St petersbourg est notre base pour trois jours : Quelqu'un connait-il une adresse pour trouver de bonnes cartes de Carélie et de l'oblast de Mourmansk? Existe-t'il un magasin pour trouver un réchaud, des "objets campement" et éventuellement du matériel pour navigation fluviale (type pagaies ou bidons étanches) à St Petersbourg ou Petrozavodsk? Avec un visa obtenu grâce à un faux voucher 30 jours à St Petersbourg, les douaniers risquent-ils d'être tatillons avec 2 petits Français entrant avec des bateaux Gonflables? Sortant quelques 1000 km plus au Nord pour la Norvège? Quand on ne quitte pas les campgnes (voir la forêt ou la toundra), y a t-il une combine pour se faire enregistrer? Est-ce si important? Quelqu'un a t'il déja pris du poisson dans ces coins?
Assez de questions (j'en garde en reserve). Merci. Jibb
Assez de questions (j'en garde en reserve). Merci. Jibb
Le Che: mythe ou supercherie? English translation pending
Quelle image du che gardons nous?????????? .........la photo de Korda(et s'il avait eu le visage de Robert HUe, y aurait-il mythe?????cela est moins sur!).QUI EST aussi le CHE:celui qui officie à la prison de la Cabana à la havane et qui ordonne l'execution de centaines de personnes, celuiqui installe dans la peninsule de Guanaha, "le premier camp de travail collectif, de travaux forcés"(dixit regis debray), celui qui ministre de l'economie instaure à cuba "le modele sovietique"et finit par ruiner la banque centrale, celui qui loue la revolution culturelle en Chine, celui qui part guerroyer au Congoou il croise le chemin d'un certain Desiré Kabila, un marxiste devenu le tyran du Zaire
Presse - Libé - Un routard égaré en Irak! English translation pending
Lu dans Libé de ce jour:
Shosei Koda, routard naïf qui voulait voir l'Irak
Le Japon refuse de retirer ses troupes en échange de la liberté de l'otage enlevé mardi.
Par Michel TEMMAN vendredi 29 octobre 2004
Deux nouveaux otages. L'Armée islamique en Irak a annoncé qu'elle retenait en otage un Sri-Lankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, a rapporté la chaîne qatarienne Al-Jezira, montrant des images des deux otages.
Tokyo de notre correspondant
ardi, Setsuko Koda s'est effondrée en découvrant à la télévision les images de son fils, Shosei, 24 ans, en Irak, aux mains de trois hommes encagoulés membres d'un groupe allié d'Al-Qaeda mené par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Je pars en Nouvelle-Zélande», a-t-il dit à ses parents en janvier 2004, à la veille de prendre l'avion pour un plan «travail vacances». Mais les décors grandeur nature du film le Seigneur des Anneaux n'ont pas comblé sa soif de voyage. Sans prévenir sa famille, qui le croyait toujours en Nouvelle-Zélande, le jeune Japonais originaire de Fukuoka (sud du pays) a poursuivi l'aventure. Direction : le Moyen-Orient. En Jordanie, à Amman, il a trouvé un petit boulot dans un hôtel. De quoi financer la suite du périple.
«Incrédulité», comme l'écrivent les médias à Tokyo ? «Naïveté», comme l'avance le quotidien Yomiuri ? Ou bien goût du risque ? De son plein gré, le jeune Shosei Koda a décidé d'aller en Irak. Y faire quoi ? Mystère. Contrairement aux précédents Japonais kidnappés en Irak au printemps, puis libérés, Shosei Koda n'est pas volontaire ou employé humanitaire. Il n'est pas non plus journaliste free-lance ou photo-reporter. Mais c'est un voyageur aguerri. Un globe-trotter. A Amman, il a pris un bus pour l'Irak, le 20 octobre. Il aurait alors été localisé par l'ambassade nippone à Bagdad. Un diplomate japonais aurait essayé, vainement, d'entrer en contact avec lui pour le convaincre de quitter le pays au plus vite.
Hier, les Japonais ont découvert à leur réveil, sur leur petit écran, le jeune Koda agenouillé, tee-shirt blanc, défait, terrorisé, l'épaisse chevelure tirée par un ravisseur, lisant en anglais et en japonais, dans une vidéo non authentifiée, un texte dicté. «Monsieur Koizumi, ils demandent le retrait des forces d'autodéfense (l'armée japonaise, ndlr). Ils ont dit qu'ils me couperaient la tête dans le cas contraire. Je suis désolé. Je veux rentrer au Japon...» Le groupe terroriste exige que le Japon retire «dans un délai de quarante-huit heures» ses troupes (550 soldats), déployées à Samawa (250 kilomètres au sud de Bagdad), pour une mission «humanitaire excluant tout combat».
Le Premier ministre n'a pas tardé à répondre. Assurant qu'il fera «tout ce qu'il est possible de faire» pour sauver le jeune otage, il a répété que le Japon ne peut pas «tolérer le terrorisme». «Nous ne céderons pas au terrorisme. Nous ne retirerons pas les forces d'autodéfense.» Bien que 63 % des Japonais, dans un sondage publié lundi, se disent contre le prolongement de la mission nippone en Irak.
Elément aggravant, les ravisseurs de Shosei Koda sont persuadés qu'il est «un des éléments appartenant aux forces japonaises». Les autorités à Tokyo répètent que «Koda est un civil qui n'a aucun lien avec les forces d'autodéfense».
http://www.liberation.fr/page.php?Article=249873
© Libération
Shosei Koda, routard naïf qui voulait voir l'Irak
Le Japon refuse de retirer ses troupes en échange de la liberté de l'otage enlevé mardi.
Par Michel TEMMAN vendredi 29 octobre 2004
Deux nouveaux otages. L'Armée islamique en Irak a annoncé qu'elle retenait en otage un Sri-Lankais et un Bangladais qui travaillent comme chauffeurs pour une entreprise koweïtienne en Irak, a rapporté la chaîne qatarienne Al-Jezira, montrant des images des deux otages.
Tokyo de notre correspondant
ardi, Setsuko Koda s'est effondrée en découvrant à la télévision les images de son fils, Shosei, 24 ans, en Irak, aux mains de trois hommes encagoulés membres d'un groupe allié d'Al-Qaeda mené par le Jordanien Abou Moussab al-Zarqaoui. «Je pars en Nouvelle-Zélande», a-t-il dit à ses parents en janvier 2004, à la veille de prendre l'avion pour un plan «travail vacances». Mais les décors grandeur nature du film le Seigneur des Anneaux n'ont pas comblé sa soif de voyage. Sans prévenir sa famille, qui le croyait toujours en Nouvelle-Zélande, le jeune Japonais originaire de Fukuoka (sud du pays) a poursuivi l'aventure. Direction : le Moyen-Orient. En Jordanie, à Amman, il a trouvé un petit boulot dans un hôtel. De quoi financer la suite du périple.
«Incrédulité», comme l'écrivent les médias à Tokyo ? «Naïveté», comme l'avance le quotidien Yomiuri ? Ou bien goût du risque ? De son plein gré, le jeune Shosei Koda a décidé d'aller en Irak. Y faire quoi ? Mystère. Contrairement aux précédents Japonais kidnappés en Irak au printemps, puis libérés, Shosei Koda n'est pas volontaire ou employé humanitaire. Il n'est pas non plus journaliste free-lance ou photo-reporter. Mais c'est un voyageur aguerri. Un globe-trotter. A Amman, il a pris un bus pour l'Irak, le 20 octobre. Il aurait alors été localisé par l'ambassade nippone à Bagdad. Un diplomate japonais aurait essayé, vainement, d'entrer en contact avec lui pour le convaincre de quitter le pays au plus vite.
Hier, les Japonais ont découvert à leur réveil, sur leur petit écran, le jeune Koda agenouillé, tee-shirt blanc, défait, terrorisé, l'épaisse chevelure tirée par un ravisseur, lisant en anglais et en japonais, dans une vidéo non authentifiée, un texte dicté. «Monsieur Koizumi, ils demandent le retrait des forces d'autodéfense (l'armée japonaise, ndlr). Ils ont dit qu'ils me couperaient la tête dans le cas contraire. Je suis désolé. Je veux rentrer au Japon...» Le groupe terroriste exige que le Japon retire «dans un délai de quarante-huit heures» ses troupes (550 soldats), déployées à Samawa (250 kilomètres au sud de Bagdad), pour une mission «humanitaire excluant tout combat».
Le Premier ministre n'a pas tardé à répondre. Assurant qu'il fera «tout ce qu'il est possible de faire» pour sauver le jeune otage, il a répété que le Japon ne peut pas «tolérer le terrorisme». «Nous ne céderons pas au terrorisme. Nous ne retirerons pas les forces d'autodéfense.» Bien que 63 % des Japonais, dans un sondage publié lundi, se disent contre le prolongement de la mission nippone en Irak.
Elément aggravant, les ravisseurs de Shosei Koda sont persuadés qu'il est «un des éléments appartenant aux forces japonaises». Les autorités à Tokyo répètent que «Koda est un civil qui n'a aucun lien avec les forces d'autodéfense».
http://www.liberation.fr/page.php?Article=249873
© Libération
Antarctique à la voile, en livres English translation pending
Bonjour,
cette discussion fait suite à celle "Antarctique à la voile" qui se voulait plus technique. Kola l'a orienté vers la lecture et je propose donc de changer de rubrique.
Il m'a parlé de deux livres :
"Zona Frigida", de la Norvégienne Anne B Ragde (ça se passe en Arctique) ,
puis de "Traversée" de l'Australienne Nikki Gemmel.
De mon côté je lui ai parlé d'Isabelle Autissier, qui ne se contente pas de naviguer, mais écrit aussi très bien.
Nous en étions à justement parler d'Isabelle et il me demandait ce que je lui conseillait. Voici ma réponse :
D'Isabelle Autissier, j'ai récemment lu "Soudain seuls". D'abord, j'ai trouvé que c'était un livre d'aventures classique, avec de grosses invraisemblances. Mais la 2e partie aborde des thèmes très forts qui vont bien au-delà de la simple découverte de ces terres très rudes.
D'Isabelle Autissier, j'ai récemment lu "Soudain seuls". D'abord, j'ai trouvé que c'était un livre d'aventures classique, avec de grosses invraisemblances. Mais la 2e partie aborde des thèmes très forts qui vont bien au-delà de la simple découverte de ces terres très rudes.
La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure English translation pending
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité.
Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
Lettonie - îles estoniennes en bateau? English translation pending
Bonjour,
Je voudrais savoir s'il est possible de rejoindre l'île estonienne Saaremaa saar depuis la côte lettonne côté Ventsplis, Kolka ou Riga, et si les navettes sont fréquentes en juillet.
Merci d'avance
Etienne
Je voudrais savoir s'il est possible de rejoindre l'île estonienne Saaremaa saar depuis la côte lettonne côté Ventsplis, Kolka ou Riga, et si les navettes sont fréquentes en juillet.
Merci d'avance
Etienne
Hôtel romantique à Melbourne English translation pending
Je suis désespérément à la recherche d'un hôtel chou et romantique à Melbourne, probablement à St-Kilda. Si possible à un coût inférieur à 100 euros!!! Existe t-il ce coin de paradis? Et à Sydney? Merci!
Euh et à Port Douglas, vous avez un bon plan?
Que voir à Saint Petesbourg et à Moscou? English translation pending
Bonjour,
Je dois me rendre en Russie pour une descente en cataraf et un petit trekking dans la péninsule de Kola. J'envisage de me rendre éggalement à Saint Petesbourg et à Moscou.
Que me conseillez-vous de voir dans ces deux villes. Je compte y rester 2/3 jours dans chaque ville.
Greg
Je dois me rendre en Russie pour une descente en cataraf et un petit trekking dans la péninsule de Kola. J'envisage de me rendre éggalement à Saint Petesbourg et à Moscou.
Que me conseillez-vous de voir dans ces deux villes. Je compte y rester 2/3 jours dans chaque ville.
Greg