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Voyage seule à Cuba English translation pending
by Michèleparad · 2016-09-11 · 28 replies
Bonjour à tous,

Je n'ai décidé qu'il y a 8 jours d'aller à Cuba parce que j'ai trouvé un projet communautaire qui me convient et me permettra de voyager différemment pour un bout et ainsi établir un premier contact avec les Cubains.

Mais voilà, je ne connais pas du tout Cuba et je n'ai pas beaucoup de temps pour lire, réfléchir et prendre certaines décisions concernant le temps de ma prolongation de séjour et je dois donner mes dates d'ici une semaine environ.

Le séjour avec le groupe devrait se dérouler dans la région de Viñales, Las Terrazas ou Santa Clara et durerait 3 semaines (20 janvier au 10 février) incluant un séjour de 3 jours à La Havane. Par la suite, j'aimerais prolonger de 3 semaines à 1 mois mon séjour (11 février au 3 ou 6-7 mars) en incluant 1 semaine à La Havane et 5 à 6 jours sur le bord d'une plage avant le retour au Québec.

Voici mes questions: 1. Placeriez-vous la semaine à La Havane en début ou en fin de séjour?

2. Je ne sais vraiment pas dans quel quartier m'installer à La Havane: Habana Vieja, Centro Habana ou Vedado

3. Avez-vous une bonne "Casa particular" à me suggérer à La Havane (selon votre expérience) à un prix économique et avec des gens sympathiques... car je serai seule pour assumer les coûts pour cette partie du voyage.

4. À part La Havane est-il nécessaire de réserver à l'avance les "Casas particulares" ou puis-je trouver une place au jour le jour au gré de mes déplacements (11 février au 3-4-5 mars - haute saison!).

5. Est-il facile de se déplacer partout à Cuba en autobus?

6. Pour mon séjour à la plage, avez-vous un endroit à me suggérer - pas trop touristique mais qui bouge quand même un peu - dans un rayon de 4 à 5 heures d'autobus de La Havane... sinon près de La Havane.

7. Je voyagerai seule... de quoi dois-je me méfier?

Voilà c'est tout pour le moment... merci à l'avance de votre attention et de votre aide.

Michèle
Casa particulares sympathiques et peu chères à La Havane et Vinales English translation pending
by Batman13 · 2016-04-24 · 32 replies
bonjour je rentre de 10 jours incroyables a cuba. me contacter en MP pour deux casas particulars exceptionnelles a vinales et havane. Merci aux cubains pour leur accueil et leur gentillesse!
Cuba à vélo, voyage d'un mois English translation pending
by Katbe81 · 2016-02-26 · 36 replies
Cuba à vélo (25 décembre 2015 – 22 janvier 2016) On est de retour de notre voyage à Cuba et on a adoré! Voilà quelques conseils pratiques et notre itinéraire à partager avec d'autres cyclistes. Cuba était notre deuxième voyage à vélo (après le tour de Lubéron l'été dernier) et on ne regrette pas ce choix: le climat est parfait, le pays est sûr, les gens sont super sympas, les automobilistes font en général attention aux cyclistes et il est facile d'y rouler. Sur 29 jours de voyage, nous avons roulé 19 jours, pour un total de 1.180km et 10.600m de dénivelé (62km et 560m de dénivelé par jour en moyenne). Généralement, on roulait pendant 5-6 heures par jour. Nous avons visité Oriente (partie est de l'île), les villes coloniales du centre (Sancti Spíritus, Trinidad et Cienfuegos) et la Havane. Entre les différentes régions, nous nous sommes déplacés en bus (Viazul) ou en taxi. Nous n'avons pas pu visiter la région de Viñales , chose que nous ne manquerons pas de faire lors d'un prochain voyage 🙂 N'hésitez à poser vos questions, on sera ravi d'y répondre!

On prépare déjà notre prochain voyage (Majorque fort probablement)

Nos coups de cœurs:

les rencontres

nos séjours dans les casas particulares

toutes les routes dans Oriente (sauf Holguín – Guardalavaca et Manzanillo – Bayamo car trop de trafic)

Banes, Baracoa, Santiago de Cuba, Manzanillo, Sancti Spríritus et la Havane

canchanchara (un cocktail à base de rhum, jus de citron et miel)

cucurucho (une sucrerie locale achetée sur la Farola)

Argent: Il faut partir avec de l'argent liquide et une carte Visa (en avisant sa banque au préalable). Les cartes Amex et Maestro ne sont pas acceptées, les cartes Mastercard sont problématiques (la nôtre ne fonctionnait pas). On a acheté les CUC (divisa) pour payer la plupart des choses et les pesos (moneda nacional) pour acheter des petites choses dans la rue. Lors de notre passage 1CUC valait presque 1EUR. Budget: A deux, nous avons dépensé 2.400 euros pour les billets d'avion et sur place 100 euros par jour en moyenne, tout compris (logement, nourriture, transport). Ceci étant, il serait facile de visiter Cuba à un moindre coût. Logement: Nous avons logé dans les casas particulares, sauf trois exceptions dans le sud de l'Oriente (Chivirico, Marea del Portillo et Niquero). Le prix d'une casa est de 25-35 CUC. Depuis deux ans, les casas sont autorisées également dans les stations balnéaires (Varadero, Guardalavaca, Playa Maguana, etc.). Il n'est pas indispensable de réserver une casa d'avance mais il vaut mieux pour avoir une bonne casa, notamment pendant la haute saison (vacances de fin d'année par exemple). Nous avons réservé environ moitié des casas d'avance (ainsi que les hôtels) et le reste sur place. Voici les sites internet que nous avons utilisés:

particuba.net (réservation directement après des propriétaires des casas particulares)

bbinnvinales.com (pour les casas particulares)

cubaism.net (pour les hôtels)

certaines casas se trouvent aussi sur tripadvisor

Casas particulares que nous pouvons conseiller:

Guardalavaca (Villa Cecilia: ceciliareyes­(at)nauta.cu)

Banes (casa de Dania: dania.martinez(at)nauta.cu, julio6101(at)nauta.cu)

Playa Maguana (casa Hidiolvis: hidiolvis(at)nauta.cu, parfait pour un dépaysement)

Baracoa (casa de Gustavo y Yalina: gustavoyyalina2013baracoa(at)gmail.com, sur tripadvisor)

Manzanillo (casa de Ruben: casadruben(at)nauta.cu, sur tripadvisor)

Sancti Spíritus (casa de Lívan: arkosgalerylivanh(at)gmail.com, mairenyslivan(at)nauta.cu)

La Havane (casa de Lisett y Yuri: lisjordy97(at)yahoo.es)

Varadero (Villa Bettymar: bettymarvaradero(at)gmail.com)

Nourriture: Nous avons mangé mieux dans les casas que dans les restos (que ce soit les restos d'état (moins chers) ou les restos privés (paladares, 30-40 CUC à deux), à l'exception de resto 19 à Sancti Spíritus et O'Reilly 304 à la Havane). Dans les casas particulares, le petit déjeuner était de 3-5 CUC/personne et le dîner de 7-10 CUC/personne. A midi, nous avons mangé des barres énergétiques achetées en Europe que nous avons complétées avec des fruits locaux. Routes: L'état de routes varie: Il y a des routes asphaltées en bon état (généralement avec plus de trafic, notamment les routes Holguín – Guardalavaca, Manzanillo – Bayamo, Sancti Spíritus – Trinidad – Cienfuegos) et il y a aussi des routes en très mauvais état (mais sans trafic), principalement la route entre Moa et Baracoa et le sud d'Oriente entre Santiago et Marea del Portillo). Vélo: Nous sommes partis avec des VTC. Nous n'avons rien cassé pendant notre périple mais nous étions bien équipés et prenions soin du matériel. Nous avions tout de même emporté des pièces de rechange (rayon, kit crevaison, chambres à air, maillon chaîne rapide, etc. ) au cas où quelque chose arrive – on ne trouve pas de pièces de rechange à Cuba! Bus: Nous avons voyagé avec la compagnie Viazul. Les vélos sont acceptés. Il est possible de réserver les billets sur internet depuis l'Europe. Itinéraire: Dans la mesure du possible, il faut rouler d'est en ouest pour avoir le vent (très fort par moments) dans le dos. Il est possible de traverser Cuba d'un bout à l'autre mais on ne le ferait pas, la partie centrale est plate et n'a pas grand intérêt pour le vélo. Il vaut mieux choisir la partie est (Oriente), le centre (villes coloniales) et la partie ouest (région de Viñales). Nous avons roulé dans l'Oriente et entre Sancti Spíritus et Cienfuegos. On a suivi les itinéraires conseillés dans Bicycling Cuba de Wallace & Barbara Smith. Notre itinéraire jour par jour:

Bruxelles – Varadero (avion, 10h de voayge)

Varadero – Holguín (bus de nuit, 12h de voyage)

Holguín – Guardalavaca (61km, D 400m) On aurait dû passer une nuit à Holguin au lieu de partir directement après le voyage en avion et en bus de nuit, trop fatiguant. Beaucoup de trafic.

Guardalavaca – Banes (36km, D 480m) Une étape très sympa, facile.

Banes – Mayarí (56km, D 350m) Premiers 43km très sympas, sur une route avec peu de trafic, partiellement abimée mais asphaltée en grande partie. Les 13km restant (la route qui relie Holguín et Mayarí): plus de trafic et un vent de front très fort. Dans l'ensemble, une étape facile.

Mayarí – Moa (taxi, voyage de 2h, 100km/45CUC) Il est possible de faire ce trajet à vélo (en une ou deux étapes): Mayari - Sagua de Tanamo (un petit village de passage, casa de Mercedes, 63km, D 700m) Sagua de Tanamo – Moa (la ville très moche, hôtel Miraflores, 39km, D 600m)

Moa – Playa Maguana (53km, D 800m) Une étape difficile (dénivelés importants, route en mauvais état) mais un paysage magnifique (notamment la deuxième moitié) et pas de trafic. On a trouvé Playa Maguana sans intérêt. Il est possible de prendre un verre à la Villa Maguana. A refaire, on continuerait directement vers Baracoa.

Playa Maguana – Baracoa (20km, D 220m) Une étape courte, très sympa.

Boucle Baracoa – Boca de Yumurí (66km, D 800m) Une boucle super sympa. Pour aller, nous sommes passés par une route de campagne - une route plus adaptée au VTT, assez difficile, mais on a adoré. On a roulé environ 18km pour arriver à Boca de Boma en passant par Ojo de Agua – Majayara – Boca de Boma (il faut prendre un petit bateau pour 1CUC et payer une entrée au parc – 3CUC/personne). Ensuite, on a fait 6km pour rejoindre la route principale. Arrêt au Resto Playita au retour pour prendre un verre et sur la plage Manglito.

Baracoa (visite)

Baracoa – Imías (la Farola) (71km, D 1640m) On est parti très tôt, la route monte sur 21km, mais c'est faisable (4h environ pour faire les premiers 35km), peu de trafic. A gouter absolument le "cucurucho" qui se vend uniquement dans cette partie de l'île! Il n'y a pas de casa officielle à Imias, on a logé chez Josué et Tatiana qui accueillent les cyclistes (tatiana33(at)nauta.cu), on a passé un après-midi inoubliable avec eux. Sinon, il y a une casa à 40km de Imías qui a l'air sympa (avec une vue sur mer) ou on peut faire le trajet Imías – Guantánamo/Santiago en taxi.

Imías – Guantánamo (86km, D 740m) Une étape pas difficile mais un peu longue, il faut très chaud, relativement peu de trafic.

Guantánamo – Santiago de Cuba (85km, D 700m) Pas mal de trafic par endroits (alternativement étape à faire en taxi), une expérience intéressante sur autopista (une sorte d'autoroute).

Santiago de Cuba (visite)

Santiago de Cuba – Chivirico (Brisas Sierra Mar Hotel) (66km, D 400m) Une fois quitté Santiago, une route sans trafic, une étape facile. Juste à l'entrée de l'hôtel, il y a une casa particular à droite.

Chivirico – campismo La Mula (53km, D 700m) Première partie de route asphaltée, deuxième seulement partiellement. Une étape plutôt facile mais il fait très chaud. Il y a une casa particular 10km après le campismo La Mula (Las Cuevas), probablement une meilleure option que le campismo qui est très basique.

campismo La Mula – Marea del Portillo (61km, D 700m) La route est très mauvaise et il faut très chaud. Une étape moyennement difficile (4 grosses montées), pas de trafic.

Marea del Portillo – Niquero (56km, D 480m) Route asphaltée mais cabossée, peu de trafic. Une montée de 4km, le reste facile.

Niquero – Manzanillo (76km, D 400m) Route monotone, étape facile.

Manzanillo – Bayamo (64km, D 250m) Plat mais beaucoup de trafic et le vent de face, une étape moins agréable.

Bayamo – Sancti Spíritus (bus, voyage de 10h)

Sancti Spíritus – Trinidad (74km, D 650m) Etape facile, très beaux paysages.

Boucle Trinidad – Playa Ancón (33km, D 125m)

Trinidad – Cienfuegos (86km, D 680m) Etape relativement facile, pas mal de trafic. Pour dormir, le quartier Punta Gorda est le plus sympa (il nous rappelait un peu la Floride).

Cienfuegos – La Havane (taxi, voyage de 3h, 70CUC)

La Havane (visite) On trouve que trois nuits à la Havane sont suffisantes, mais c'est très personnel.

La Havane (visite)

La Havane (visite)

La Havane – Varadero (bus, voyage de 3h) Il serait possible de faire se trajet à vélo (160km, en deux étapes) mais il faut savoir que le vent de front dans cette direction est très fort.

Départ de Varadero

Arrivée à Bruxelles
Itinéraire à Cuba pour 1 mois English translation pending
by Babelhorizon · 2014-06-21 · 36 replies
Bonjour à tous,

Déjà merci pour toutes les bonnes infos que j'ai lues sur le site. Je pars le 1° juillet et ai déjà vu, revu et changé mon itinéraire à Cuba pour 1 mois. J'aimerais avoir l'un ou l'autre avis. Pour situer l'esprit dans lequel je pars, j'aime visiter, randonner, rencontrer les gens mais prendre également le temps de m'arrêter dans une région très nature et plus calme. Je voyagerai en bus. Voici mon itinéraire :La Havane (3j)La Terrazas - Soroa (2j)Vinales et environs (2j)Cayo Jutias (1j)Cienfuegos et environs (2J)Trinidad et environs (valle de los ingenios, salto del caburni...) (3j)Playa Ancun (2j)Santa Clara ? ? (1j)Camagüey (2j)Gibara (1J)Pinares del mayari (1J)Baracoa et environs (El Yunque...) (3j)Santiago de Cuba (El Slaton, Gran Piedra...) (3j)Retour à La HavaneMerci pour vos remarques !

Babelhorizon
Cuba en famille English translation pending
by Bluequark · 2013-10-31 · 92 replies
De retour de Cuba

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.

Quelques appréhensions quand même…

D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.

Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.

Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.

Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :

J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Carnet oublié de 2007... Californie-Nevada-Utah-Arizona (avec incursion de 24 heures à White Pocket) English translation pending
by Kashtin · 2013-08-01 · 32 replies
Bonjour tout le monde,

En 2007, j'ai écrit un carnet de voyage non destiné à être publié. Par contre j'ai posté sur VF les photos de ce carnet (dont on peut encore voir les liens dans mon profil), mais l'hébergeur, MaBul, avait mis la clef sous la porte, et j'ai perdu toutes mes photos triées parce que j'avais eu l'excellente idée de ne pas faire de sauvegarde 🤪. Il faut donc que je les retrie toutes et comme je mets déjà un temps infini à poster un carnet par an, je n'ai jamais trouvé le temps de m'en occuper. Mais aujourd'hui j'ai pris la décision mettre en ligne au moins le texte, en attendant la suite photographique, c'est toujours mieux que rien. En fait, le déclic a été la question de djlevar, tout à l'heure, à qui je m'apprêtais à répondre. 2007 a été l'année où on a découvert White Pocket, à l'époque personne n'y avait encore été (seuls) excepté Sedonax et deux ou trois de ses amis. Encore une fois, j'avais écrit ce texte pour nous et n'avais pas voulu le publier, par pudeur sans doute, c'était la première fois 😉... Il comporte donc des parties plus rédigées, entrecoupées de notes. Le tout perd bien sûr beaucoup sans les photos que je ne désespère pas d'insérer un jour.

Itinéraire:

2 et 3 mai: San Francisco, Golden Gate Park (jardin japonais). Muir Woods. Alamo Square, etc. 4 : Route pour Redwood NP via Bodega Bay par la Hwy 1. Allée des Géants. Nuit à Garberville. 5 : Allée des Géants puis direction Reno et la Hwy 50, NV. Nuit à Yuba City. 6 : Ely, Hwy 50. 7 : Arrivée à Moab. 8 : Potash Road. Corona Arch. Delicate Arch.

9 : Negro Bill Canyon. Onion Creek. Fisher Towers. 10 :Départ tôt de Moab; Crack Canyon (seule la toute première partie du canyon est bien) puis passer par Hanksville pour attaquer la piste de Cathedral Valley en début d'après-midi. Nuit au campground.

11 : Burr Trail, Deer Creek et Long Canyon. Devil’s Garden (sur HRR). Nuit à Escalante. 12 : Hole-in-the-Rock-Road. Peek-a-Boo (slot canyon). Sunset Arch. Devil’s garden. Nuit à Escalante. 13 :Willis Creek le matin (sur Stuckumpah road. Grosvenor Arch. Yellow Rock. Nuit à Page, Chez Lulu.

14 : Wire Pass le matin. R-V avec Kent et Sue au croisement de la 89A et de la CCR à 14 heures. Coyote Buttes South et White Pocket. Nuit dans le 4x4. 15 : Coyote Buttes South. Lee’s Ferry, Marble Canyon. Nuit au Lee’s Ferry Lodge.

16 : Horseshoe Bend. Grand Canyon North Rim. Nuit au camping. 17 : Matin GCNR puis route pour Water Canyon (p. 82-83). Après-midi et coucher de soleil à Coral Pink Sand Dunes (p. 86). Nuit à Mount Carmel (Golden Hills Motel). 18 : Départ pour la section Kolob de Zion via la Hwy. Route pour Snow Canyon. Nuit au camping. (Voir éventuellement le cousin de Sylvie au Bit and Spur Ranch). 19 : Snow Canyon puis départ pour Valley of Fire. Nuit à Las Vegas (Super 8). 20 : Death Valley. Artist Drive. Zabriskie Point. Sand Dunes, etc. 21 et 22 : Sequoia NP et Kings Canyon. Nuits à Three Rivers. 23 : Route pour la côte. San Luis Obispo. Nuit à Morro Bay. 24 et 25 : Big Sur (Nuit au PBSSP campground).

26 et 27 : San Francisco. 28 : Départ Paris. 29 : Arrivée Roissy.

Mercredi 2 mai. San Francisco

Le vol avec Air France ne nous a jamais paru aussi peu long, nous ne savons pas pourquoi. Les hôtesses étaient certes particulièrement aimables, et à Roissy le fait de s’être enregistrés sur Internet nous a évité les longues files d’attente. Mais nous avons quand même eu onze heures de vol et n’avons pas regardé un seul film. Alain a lu, moi j’ai abondamment joué aux échecs avec l’ordinateur et consulté la carte de positionnement de l’avion. Nous avons bu du champagne en apéritif et nous sommes tortillés sur nos sièges, coincés comme des sardines dans une boîte.

À l’aéroport de San Francisco nous filons chez Alamo avec l’espoir d’avoir un « vrai 4 x 4 », c’est-à-dire avec réellement quatre roues motrices qui nous permettront d’aller, entre autres, à Cathedral Valley et surtout à Coyote Butte South. Sur les conseils de Philippe nous tentons d’expliquer qu’allant au Colorado (mais alors pourquoi aurait-on atterri à San Francisco ?...) nous risquons fort d’emprunter des routes enneigées et qu’il nous faut donc bien un 4WD. Pas de problèmes ! On nous donne le contrat, puis on part choisir le 4 x 4 qui nous convient. Manque de chance : aucun Trailblazer ou Durango, juste une flopée de Toyota Highlander inconnus au bataillon, plus un Buick gigantesque et un Rendez-Vous. Nous guettons la personne qui passera par là et pourra peut-être nous renseigner… Nos repères – le bouton sur le tableau de bord ou le T près du levier de vitesse – ne servent plus à rien. Une heure plus tard, un baroudeur américano-nicaraguayen, nous ne savons pas trop, nous dit qu’il pense « que ça doit être bon ». Nous fourrons nos bagages à l’arrière et en route pour Lombard Street et le Travelodge Presidio !

Avec le plan de San Francisco nous trouvons Lombard Street sans problème. Le motel est très bien et au calme, tout près de l’immense espace vert du Presidio, autrefois base militaire…

Après une demi-heure passée dans un cyber-café, un peu plus bas, juste le temps de perdre quelques dollars car l’ordinateur n’a pas l’air au point, nous rentrons à la chambre attendre l’amie de Martine, Marian Baldwin, avec qui nous avons pris contact par mail. Elle doit venir nous apporter une glacière, un réchaud et un maillet à tête caoutchoutée à la sortie de son travail, vers 6 heures.

Nous attendons, attendons, tandis que la fatigue nous ferme quasiment les paupières. Enfin à 20 heures elle arrive, pour nous il est 5 heures du matin… Elle est chaleureuse et très gentille, elle a acheté le maillet spécialement pour nous, prétextant qu’elle en aurait certainement besoin un jour (elle a soixante-neuf ans). Nous parlons un moment puis elle repart après nous avoir invités à manger à notre retour le 27. Elle compte également nous faire visiter le musée de la Californie, à Oakland où elle habite.

Il fait un froid de canard, il a même plu en fin d’après-midi.

Jeudi 3 mai. San Francisco

Ce matin, nous partons pour Muir Woods en empruntant le Golden Gate Bridge, gratuit dans ce sens. Impression bizarre d’être enfin vraiment sur ce pont que j’ai vu tant de fois sur la webcam. Il fait gris.

Beaux redwoods au tronc orange et quelques séquoias. Il n’y a personne ou presque à Muir Woods. C’est calme et reposant. De rares rayons de soleil parviennent jusqu’au sol. Au retour, juste avant le Golden Gate, nous prenons à droite en direction de la Golden Gate Recreation Area (GGRA). Nous nous arrêtons d’abord près du pont et prenons un sentier bordé de magnifiques pavots de Californie (Escholtzias) orange vif. Ils sont vraiment superbes !

La route du GGRA, qui continue le long de la côte, est donnée comme étroite, très ventée et pentue. Les fleurs sont splendides : massifs de lupins mauves, paintbrushes, lis blancs, grosses fleurs étoilées blanches, crème et violette de figues marines (Carpobrotus edulis) qui recouvrent les talus. Le ciel s’est complètement dégagé, le soleil avive les couleurs. Au retour, le pont est payant…

Nous nous promenons dans la partie tortueuse de Lombard Street, entre Leavenworth et Hyde. La rue, très en pente, ondule comme un serpent et est bordée de très jolies maisons, certaines enfouies sous les fleurs. Nous partons ensuite pour Coït Tower, d’où l’on a une très belle vue à 360°, notamment sur la baie de San Francisco et Alcatraz. Nous suivons les conseils de Bousquet, (aujourd'hui Trois14) de voyageforum, qui déconseillait de monter dans la tour, d’où, pour près de cinq dollars, on ne voyait rien de plus. Mais je remarque que des arbres touffus ont été plantés sur l’esplanade, de façon à boucher la vue, justement. Il n’y a pas de petits profits.

Les rues, de véritables montagnes russes, ont pour la plupart dans ce coin de San Francisco des perspectives sur la mer. Elles sont ombragées d’arbres aux longues fleurs plumeuses rouge magenta, des bottle-brush trees. Nous voyons passer le cable-car que j’espère bien prendre, sinon aujourd’hui, du moins à notre retour, le 26 ou le 27. Il y a des gens accrochés partout, sur les marchepieds, complètement collés à ceux qui sont assis perpendiculairement à la rue.

Vendredi 4 mai. Route vers le nord (Californie)

Ce matin il pleut sur San Francisco. Ciel gris et bas, froid, froid, froid… Nous avons déjeuné sommairement d’un continental breakfast puis nous avons pris la direction de la 101 North jusqu’à Bodega Bay. Comme son nom l’indique il s’agit d’une large baie, occupée par une armée de goélands peu farouches, qui a servi de décor aux Oiseaux de Hitchcock. À l’époque c’étaient des corbeaux, à moins que les goélands n’aient été peints en noir… Sous un ponton de bois une otarie batifole en éternuant. Nous mangeons un bon fish and chips très frais mais pas salé du tout, dans une espèce de cantina tenue par des Mexicains.

De retour sur le parking, quelle n’est pas notre surprise de voir la portière du passager grande ouverte ! Alain avait oublié de refermer la porte, spécialité de voyage (uniquement !). Mais rien n’a été touché ni volé.

Cap sur le Redwood National Park et les grands arbres de l’ancienne rain forest. La côte est superbe, les falaises escarpées, le Pacifique bleu sombre. Dans le ciel, des condors, sur le sol, des tapis de fleurs, sur la mer, des crêtes d’écume blanche. Iris mauves, pourpiers rose vif, lupins violets, escholtzias flamboyants.Tout est couvert, comme hier au GGRA, de tapis de figues marines aux grosses fleurs étoilées.

Dans une courbe de la route, d’extraordinaires hampes bleu lavande, certaines de plus de trois mètres, dissimulent quelques toits anthracite. Et toujours ces eucalyptus dont certains sont en fleur (très jolis pompons crème), la tête dans les nuages et le tronc laissant pendre de longues lanières d’écorce, à l’odeur de pipi de chat si éloignée, sur cette côte californienne, des parfums épicés portugais. Des cyprès gris émeraude, tourmentés à l’extrême, laissent deviner la force du vent du large qui les couche un peu plus à chaque nouvel assaut. Les montagnes surplombent la route, herbe rase et arbres clairsemés, ou recouvertes de forêts profondes.

Entre Fort Bragg et Leggett, sombres forêts de redwoods adolescents, pourtant déjà immensément grands. Peu de faune, excepté les condors qui planent dans les courants ascendants. Plages de sable gris jonchées de bois flotté, pas autant qu’à Anticosti cependant.

À Philippsville, au Visitor Info, gift shop, etc., un vieux monsieur très aimable, en tablier gris, nous recommande de retourner dormir à Garberville où nous sommes passés quelques miles auparavant. Nous suivons ses conseils : nous dormons dans un Best Western aux chambres superbes ($108 ), le Humboldt House Inn. Le village a une atmosphère « spéciale ». Bande de jeunes Américains pas vraiment engageants. De fait, on ne doit paraît-il rien laisser dans la voiture pour la nuit. Les autres motels sont sinistres.

Samedi 5 mai. Redwood NP

Après un excellent petit déjeuner au Best Western, nous prenons la Hwy 101 et sortons à l’entrée nord du Redwood NP, c’est-à-dire à Pepperwood. Nous redescendons par la scenic drive, toute de verticalité végétale. Les redwoods sont gigantesques, certains font plus de 390 pieds de haut (environ cent vingt mètres), leur écorce marron-rouge est douce comme une chevelure soyeuse et tiède sous les rayons du soleil. Nous empruntons vers l’est la Honeydrew sur les conseils du vieux monsieur d’hier, puis un sentier qui mène aux tall trees. Les cimes se perdent dans la lumière bleutée qui arrive difficilement jusqu’au sol entièrement tapissé du même oxalis (oxalis aticulata) que celui de Paris, du moins de la même famille (les fleurs, roses également, sont néanmoins plus grandes). À tous les étages, l’œil est attiré par les éclats vert fluo du lichen ou des aiguilles touchés par un éclat de soleil.

En rejoignant l’Avenue of Giants, nous passons devant Immortal Tree et faisons quelques photos, toujours aussi difficiles à prendre étant donné les dimensions démesurées de tous ces arbres. Plus loin, pour passer sous Thrue Tree il faut payer $ 2 par personne… Certains ont flairé le filon… c’est ridicule, mais nous payons quand même !

Nous nous arrêtons sur le bord de la route et mangeons une salade. La route redescend ensuite jusqu’à la Hwy 20 East. Très long lac, atmosphère désagréablement balnéaire, forte densité de population sur les rives, ligne continue qui n’en finit pas et voitures qui traînent. Puis, d’un coup, apparaissent des badlands, ocre et crème.

Autour de Williams, à l’infini, s’étend ce qui semble être des rizières. Du riz, ici ?

Yuba City. Encore une impression désagréable… Nous prenons cependant une chambre pour la nuit au Days Inn, tenu par des Indiens (d’Inde) très aimables. Heureusement, car il est vraiment limite. Tout d’abord la porte est bloquée et il faut aller chercher quelqu’un à la réception. Ensuite il n’y a qu’une seule serviette de bain pour deux. Retour à la réception j’emboîte le pas du gérant (ou de son frère) qui a un mal fou à ouvrir la porte d’une petite pièce, sur les rayons de laquelle traînent deux ou trois serviettes dont je ne sais même pas si elles sont propres…

Dimanche 6 mai. Loneliest Road of America (Nevada)

Finalement, le motel était vraiment plus que moyen. Les taies d’oreiller étaient sales (il a fallu les couvrir avec une serviette de bain), les lampes de chevet ne marchaient pas (retour à la réception !)… Nous traversons la Sierra Nevada blanche de neige. Le froid est cinglant… C’est superbe ! Un condor plane paresseusement au-dessus des cimes.

Jusqu’à Fallon, la Hwy 50 (au-delà de Reno, petite Las Vegas… à fuir) porte mal son nom de Loneliest Road of America : la circulation est ininterrompue. Ensuite le flot se tarit peu à peu. Plus loin, elle est magnifique, sauvage, intacte. Les badlands succèdent aux badlands, cernées de tous côtés par les sommets enneigés des ranges. Le silence est total dans cette Amérique d’avant Colomb traversée par un ruban d’asphalte du XXIe siècle. Par moments, on aperçoit de longues étendues de sable blanc soulevé en une multitude de mini-tornades par un vent violent. Il flotte alors au-dessus comme des embruns. Elles alternent avec un désert de sauge gris-vert parsemé de quelques genévriers. Roche grise veinée de rouge, ocres de l’argile, dunes d’ivoire, ciel uniformément bleu… Nous sommes à 2500 m d’altitude, et les sommets enneigés sont à 4000.

Entre Fallon et Ely, seulement deux villages : Austin, 2500 m, montagnes et cow-boys. Eureka, village d’altitude également. C’est un autre monde, complètement à l’écart. Les maisons, dont beaucoup sont en bois, s’alignent de chaque côté de la route.

Partis à 7 h 30 de Yuba City, nous arrivons à Ely, Nevada, à 17 h 45. L’agglomération est beaucoup plus grande qu’Eureka et Austin, Main Street est beaucoup plus large et nous y trouvons un Best Western, heureusement sans casino, face à un petit parc bordé d’arbres immenses. Il est bien, pas trop cher ($ 68,48), mais malheureusement bruyant car les double vitrages ont tout autour un jour de deux centimètres…

Lundi 7 mai. Loneliest Road of America

On a entendu les camions une partie de la nuit et nous avons mal dormi. Il est d’ailleurs étonnant de voir la différence entre la Hwy 50 en amont de Ely et en aval. On ne comprend pas bien d’où viennent et où vont ces camions puisqu’il n’y a en amont absolument aucune circulation. On en conclut qu’Ely est le terminus. Au Best Western, groupe de motards venant du Canada.

La Hwy 50 est très variable jusqu’à la fin. De très beaux passages, d’autres quelconques. Nous apercevons une étendue sans fin, étincelante sous le soleil, que nous n’arrivons pas à identifier. En allant voir de plus près, nous nous apercevons que c’est un désert de sable gris-beige (Ferguson Desert), recouvert d’une longue nappe de brume blanche. De chaque côté de la route, des caravanes… Nous arrivons le soir à Moab, dans la maison que nous prêtent les amis de Philippe et Elizabeth : Dave et Kay.

Mardi 8 mai. Moab (Utah)

La maison est très agréable. Kay et Dave (ou bien est-ce Sharon ?) ont épinglé partout de petits mots gentils pour les « guests » : servez-vous, prenez ceci et cela, mangez telle chose, elle est là pour vous, lisez ceci, etc.

De bon matin, nous partons pour Negro Bill Canyon. Très joli et charmant canyon, bordé de toutes sortes de fleurs (ancolies blanches, fleurs de Prickly Pears, etc.), menant à Morning Glory Arch, sombre et humide. Deux cordes pendent du haut de l’arche, attendant l’homme araignée qui descend subitement à toute allure le long de son fil.

Nous faisons la connaissance d'une Américaine très sympa avec qui nous avons fait une partie de l’aller, nous doublant et nous redoublant, puis tout le chemin du retour. Le ruisseau est haut, et quand l’après-midi nous demandons aux rangers du Visitor Center si nous pouvons aller à Onion Creek et sur la Shafer Trail, la réponse est catégorique : Non ! Philippe nous a dit, par mail, que la Toyota Highlander est un sous-4 x 4 et qu’il ne se risquerait pas sur la Shafer Trail. Nous ne savons que faire pour demain, à Cathedral Valley…

Ce soir, enfin, nous sommes allés à Delicate Arch. L’arche se mérite… mais les couleurs du soleil couchant sont décevantes et il y a trop de monde. Elle est posée en équilibre au bord d’un canyon avec, au fond, les sommets enneigés des La Sal Mountains et plus près, sur l’autre versant, des badlands d’un vert de Cian. Lorsque le soleil est près de disparaître à l’horizon nous reprenons vivement le chemin du retour, car il est à de nombreux endroits peu ou pas du tout balisé, et en tout cas dans l’obscurité impossible à repérer. Tandis que nous redescendons à toute allure, nous croisons un groupe d’une centaine de jeunes, parmi lesquels nombre de gros, tranquilles, traînant le pas, complètement inconscients, à cette heure entre chien et loup, de ce qui les attend quand ils feront demi-tour. Les plus inconscients étant les accompagnateurs…

Mercredi 9 mai. Moab

Ayant définitivement abandonné l’idée de faire la Shafer Trail avec le Toyota, et en raison des pluies récentes qui ont rendu la piste glissante, nous partons sur la Potash Road. Indian Writings sur la falaise ocre. Nous allons jusqu’à la mine de potasse puis rebroussons chemin et nous arrêtons sur un petit parking pour aller à Corona Arch. Personne à l’horizon, le ciel est d’un bleu éclatant, les fleurs de cactus ont des couleurs très pures, roses ou jaunes, et des pétales comme du papier crêpon. Je ne peux m’empêcher de les photographier sous toutes les coutures.

Une corde, une échelle, et nous apercevons Corona Arch au loin, précédée de Bowtie, vraiment gigantesque !

L’après-midi nous décidons, contrairement à ce que nous ont conseillé les rangers hier, de passer à Onion Creek avant d’aller à Fisher Towers. En vingt-quatre heures les eaux ont dû baisser puisqu’il n’a pas plu, et on tente de passer. Comme je m’attendais à avoir de l’eau aux portières ou presque et qu’elle n’arrive qu’à mi-roues, cela nous paraît extrêmement facile. De plus le canyon est magnifique, la piste ocre-rouge se faufile entre des tours de grès sombre puis des badlands aux teintes métalliques, gris clair et vert-de-gris, des bouquets orangés de globe-mallows poussent sur les bas-côtés… Nous passons et repassons la rivière une bonne dizaine de fois avant de déboucher sur une grande plaine d’où émergent quelques rares habitations. Nous faisons alors demi-tour pour rejoindre la 128 et la piste de Fisher Towers, deux miles plus loin. Le sentier descend sur la droite et se glisse au milieu de la roche rouge et de bouquets de fleurs blanches ou jaunes qui dessinent des ombres délicates sur le sable, surplombé par Titan que nous contournons, une des gigantesques « towers » de grès doré qui va bientôt virer au rouge sang sous les rayons du soleil couchant. C’est vraiment très beau, d’autant que le ciel est chargé de nuages anthracite. Le contraste est magnifique.

Jeudi 10 mai. De Moab à Cathedral Valley

Ce matin, nous partons tôt de Moab pour Cathedral Valley, via la Goblin Valley et Crack Canyon.

Nous remontons la 191 nord, puis l’autoroute 90 ouest et la 24 sud avec à droite le San Rafael Reef et à gauche le San Rafael Desert. Le long de la piste qui mène à Crack Canyon nous trouvons les mêmes barrières triple que dans le Montana, celles que je n’ai jamais pu photographier pour cause de ligne continue interminable… (Quand, au bout de dizaines de miles, on arrivait à doubler une voiture, on ne prenaistpas le risque de rester coincés à nouveau.) Au départ de la piste un pick-up, avec sur le plateau différentes affaires, des jerricans, etc. Cette confiance réciproque est très agréable, il y a certainement peu d’endroits où l’on pourrait laisser le 4 x 4 plein en sachant que personne ne viendrait tenter de voler quoi que ce soit.

Les pistes se croisant et se recroisant, nous posons des repères – pierres ou branches posées sur le sol et indiquant la direction, photos – pour être sûrs de ne pas se perdre dans ce coin où il n’y a pas un chat – du moins « petit » chat, car nous suivons un moment les traces d’un puma. Nous passons à côté de l’arbre mort et tourmenté sur lequel Philippe a photographié Elizabeth, oiseau posé sur la branche.

Le premier tronçon de Crack Canyon est très court, et d’après Philippe seule la première partie en vaut la peine. Les parois du canyon, constellées de trous, ressemblent un peu à Bandelier, dans le Colorado.

Sur le chemin du retour, notre satisfaction d’avoir posé des repères est de courte durée, car les photos prises se révèlent inutilisables, la lumière trop crue atténuant tous les contrastes. On ne voit qu’un écran gris pâle. Le problème est que nous ne savons plus quelle piste prendre : celle de gauche qui monte légèrement ou celle de droite ? Alors que nous discutons, l’un étant pour la gauche, l’autre pour la droite, l’angoisse nous étreint subitement. Il fait déjà très chaud, nous n’avons que peu d’eau, et durant quelques brèves minutes qui nous semblent des heures, nous sommes vraiment perdus. Ce qui signifie totalement nus, sans plus aucun repère, terriblement vulnérables dans un environnement qui passe sans transition d’enthousiasmant à hostile. Et puis nous décidons de prendre la piste de droite, et peu après nous reconnaissons au loin le relief et rejoignons le Toyota. Mais l’alerte a été salutaire et nous nous souviendrons que deux précautions valent mieux qu’une.

Cathedral Valley, une merveille! Et le primitive campground, le silence de la terre… Vue magnifique sur le royaume du puma…

Vendredi 11 mai. Direction Escalante

Quel réveil au milieu des junipers dans la lumière pure du petit matin ! Pistes pas claires pour rejoindre la U-72 et éviter le Ford impraticable de la piste qui mène à Torrey. Neige et forêts d’aspens, avec tous leurs yeux tristes qui nous regardent passer. Troncs blancs sur ciel très bleu. 2800 mètres.

Route superbe de Torrey à Boulder, encore plus belle de Boulder à Escalante (10 miles avant). Burr Trail. Bonne route goudronnée. Deer Creek moyen mais au milieu de sublimes navajos sandstones crème. Magnifique Long Canyon. Longue estafilade pourpre. Problème sur la voiture : MAINT REQD. Ça nous prive de Lower Calf Creek. Soir au Devil’s Garden, lieu enchanté. Accueil très aimable de Catherine Barney au B&B. Aussi aimable que l’est peu celui de son mari.

Samedi 12 mai. Escalante

Petit déjeuner avec six Américains, la trentaine, sympa.

Départ pour Sunset Arch sur la Hole-in-the-Rock road puis Forty Miles Road. Il fait très chaud ce qui ne décourage pas une multitude de lièvres qui déambulent entre les cactus aux fleurs comme des pivoines roses. L’arche perd beaucoup de n’être pas au soleil couchant. Pour l'avoir toujours dans l'angle de vision à partir du Water Tank qui, lui, se trouve sur une petite hauteur, j’ai repéré à l’horizon, à flanc de montagne, une tache claire qui a l’allure d’une prairie et est toujours visible malgré les déclivités du terrain. L’arche est exactement dans son axe. Au retour je crois mourir de chaleur. Nous n’avons pas de chapeau et je me sers de mon tee-shirt pour me protéger la tête. Le désert à cette heure est un vrai brasier. Abandon de Willow Gulch. Vaches très belles, noires, fauves, même une vache indienne… en liberté sur ces milliers d’hectares.

Ensuite direction Peek-a-Boo sur le BLM 252. Très bel endroit. Du petit parking, on domine tous les canyons. Descente très chaude jusqu’au Dry Fork. Alain a le vertige au tout début de Peek-a-Boo et deux Américains se proposent spontanément pour l’aider à redescendre. Ils nous indiquent un passage sur la gauche qui rejoint le sommet. C’est fatiguant car il fait toujours très très chaud, mais nous arrivons finalement dans le slot canyon. Arrêtés par un passage trop haut à redescendre (et donc à remonter car Alain ne compte pas retourner à l’entrée), d’environ 2,50 mètres. Nous prenons ensuite Dry Fork, narrow canyon tapissé de sable, en travers duquel, à une hauteur respectable, un arbre s’est coincé lors d’un flash flood. Au retour j’entends soudain près de mon pied gauche une espèce de crépitement sifflé et j’aperçois un petit serpent à sonnette en position d’attaque… Je fais un bond de côté, heureusement je n’ai pas peur des serpents (si ça avait été une araignée…). Alain, c'est l'inverse, seuls les serpents l'impressionnent. Mais il finit par passer en courant. Lorsque nous reprenons la piste, nous nous arrêtons une nouvelle fois à Devil’s Garden pour pique-niquer.

Dimanche 13 mai. Cottonwood Canyon Road

Au petit déjeuner, nous faisons par hasard la connaissance de Matthieu (Manfr sur VF) et de son amie Dorothée dont Philippe nous avait parlés avant de partir. Ils vivent dans le Doubs, dans une très belle maison en bois au milieu d’une forêt, avec une vue superbe sur les alentours. Départ pour Willis Creek, agréable narrow canyon, mais trop court à notre goût. Ensuite nous empruntons la Cottonwood Canyon Road, très belle au début, du moins dans sa première partie. Roche flamboyante, badlands blanc crème, ciel bleu. Dans la seconde partie, elle devient triste et grise et ressemble aux environs de Collioure…

Yellow Rock. Nous trouvons l’entrée du petit canyon une fois passée la rivière à sec bordée de cottonwoods, et commençons à grimper la pente très raide et glissante. Aux trois quarts, subitement, le vertige tétanise Alain qui ne peut plus faire un pas ni en avant ni en arrière. Nous redescendons très lentement, ses pas dans les miens…

Nous apercevons finalement la montagne d’or de l’autre côté, dans les «chorons »… tout gris, gris, gris, sur la piste qui monte raide. Nous ne dormirons pas non plus cachés au pied des gros rochers où avaient dormi Marie et sa famille, la piste étant fermée par des barbelés. Fin de la CCR. Visitor Center Utah, passage Arizona. Visitor Center du Dam, à Page, ultra-sécurisé, flics à l’entrée, portique de détection de métaux, etc. La nuit nous avons dormi Chez Lulu à Page : très bon motel, 54 $ , ultra-propre et accueil très aimable.

Lundi 14 mai. Coyote Buttes South et White pocket (Arizona). Nuit sur place

Nous partons à 8 heures pour Wire Pass sur la House Rock Valley Road. Sur le parking, un condor nous attend, avec une marque sur l’aile, A7, et un émetteur. Il meurt apparemment de soif et de faim (il passe son temps à picorer les insectes collés sur les pare-chocs des voitures garées là) et ne peut s’envoler. Nous lui remplissons d’eau une gamelle et la lui laissons à l’ombre.

Le chemin est agréable et suit le lit de la rivière, emprunté plus tôt par un puma si l’on en juge aux traces des coussinets imprimées dans le sable saumon. Très vite, nous sommes arrêtés dans le slot canyon par un gros rocher qui bloque le passage. Mais le canyon continue deux mètres plus bas, et même si nous pouvions descendre en sautant nous ne pourrions pas remonter car les eaux ont emporté les pierres qui devaient se trouver là.

Retour au parking pour prendre la voiture et rejoindre le point de rendez-vous avec nos amis Kent et Sue à la jonction de la House Rock Valley Road et de la 89A. Nous arrivons au croisement, au milieu de nulle part, vers midi et eux comme convenu vers 14 heures.

Direction Coyote Buttes South, eux devant avec leur 4 x 4 Nissan XTerra et nous derrière dans le petit Toyota Highlander qui ne fait pas le poids mais que Kent a pourtant jugé tout à fait capable de ne pas s’enliser dans le sable mou et profond. Il n'a pas plu depuis longtemps, la piste est très sableuse, rocheuse, etc. J’applique la tactique de tourner constamment le volant de droite à gauche et je calcule comment prendre les rochers pour ne pas frotter le dessous de caisse, qui râcle par contre le sable à plusieurs endroits.

Au final j'ai attrapé un mal de tête carabiné, mais nous sommes passés sans problème. Kent filait devant et je n'avais qu'une peur: qu'il nous attende au détour d'une courbe et nous scotche par là même dans le sable.

Au croisement pour White Pocket nous montons dans le 4 x 4 de Kent. Il conduit au jugé, sans GPS. Hésitation par moments à certains croisements… Piste qui me semble longue et qui n’est pas facile, sauf pour Kent. Je me cogne deux fois le haut du crâne contre le toit de la voiture tellement il conduit vite. Nous arrivons finalement dans un décor extraordinaire, multiples formations rocheuses toutes plus étranges les unes que les autres, ors et cuivres à nouveau, sable orange constellé de moqui marbles, petites pierres qui ressemblent à du fer et qui, lorsqu’on les heurte les unes contre les autres, produisent un bruit métallique. Nous en faisons une provision. Stries, strates, spirales, tourmente de grès, c’est extraordinaire.

Lorsque le soleil se couche nous reprenons la voiture, retournons à Power Flat et filons sur CBS dans nos deux voitures. Piste acrobatique mais aucun problème d’ensablement. Nous pique-niquons de thon et d’ananas arrosés d’un bon Yellow Tail sous l’œil des lièvres du désert aux oreilles démesurées, puis nous couchons dans le 4 x 4 tandis que Kent et Sue étalent par terre leur bâche et leurs sacs de couchage. Des milliers d’étoiles brillent dans le ciel noir.

Mardi 15 mai. Coyote Buttes South

Dans la nuit, petits coups sur la voiture. Je regarde par la vitre, ne vois rien d'autre que Kent qui passe l'inspection autour de leurs duvets, pis se recouche. Milliers d'étoiles... Réveil au lever du soleil, vers 5 heures. Le ciel est rose à l’horizon, silence de premier jour du monde. Nous enfilons polaires et blousons, buvons quelques gorgées de jus de fruit, mettons de l’eau dans les sacs à dos, et nous voilà partis pour les teepees. Le soleil éclaire tout juste le haut de la roche. Petits levreaux… encore vivants. Nombreuses traces. Formation de dentelles de grès absolument partout, nous faisons très attention de n'en écraser aucune .

Prairie spiderwort. Retour voiture vers 9 h 30-10 heures. Nous repartons à pied pour les teepees pendant environ une heure.

Départ pour Paw Hole. Piste always difficult. Sue et Kent téléphonent pour le condor que nous avons vu hier, marqué A7. Kent grimpe sur le toit de la voiture. Paw Hole : teepees brun-rouge. Sue reste dans la voiture. Très chaud.

Départ pour le motel. Passage pour les 4 x 4 très difficile d’après Philippe, mais je ne l’ai pas vu… Lees Ferry Lodge. Jolies chambres. Très curieux motel avec tout un tas d’annexes bizarres. Douche puis départ pour Marble Canyon et Lees Ferry avant repas du soir offert par Sue et Kent.

Mercredi 16 mai. Grand Canyon Rive Nord

Déjeuner rapide au motel puis départ pour Horseshoe Bend avec Kent et Sue. Magnifique point de vue. Colorado vert émeraude, hirondelles, sable roux. Page. Safeway avec Kent et Sue. Ils nous offrent des cerises et du bon pain, puis nous nous quittons… Sue a un rendez-vous l’après-midi à Page.

Nous partons pour le Grand Canyon. Peu après sur la route nous apercevons les lumières de voiture de police, c’est un accident sur le bas-côté, une forme recouverte d’un drap bleu… Bifurcation pour la rive nord. De chaque côté de la route, la forêt a brûlé. Les kilomètres défilent, sans changement, c’est triste et gris.

Arrivée au camping sous les grands pins, il n'y a quasi personne. Une fois la tente montée nous partons vers la corniche. Beaux points de vue mais la brume masque en partie les merveilles du canyon. On pourrait être tranquilles dans le camping. Dommage que le voisin, de l'autre côté du sentier, mette sa génératrice en marche et nous empeste, alors que lui se met à l'abri derrière son camping-car. Le bruit est de plus insupportable. Le plus agaçant c'est qu'il y a de la place partout et qu'il est venu s'installer juste à côté de nous.

Par contre nous allons avoir un spectacle des plus extraordinaires, à une dizaine de mètres de nous. Une break arrive, en sortent apparemment un père et son fils d'une trentaine d'années. Et ils commencent à s'installer: la tente est immense et comprend des lits pliants. Puis ils passent à la cuisine: tout y est, la batterie de casseroles et de poêles au grand complet, les multiples étagères, les tringles où seront suspendues louches, écumoires et tout ce qui peut se balancer au bout d'un crochet, les torchons, maniques, un petit buffet et ses tiroirs... C'est ahurissant!! De vrais malades...

Jeudi 17 mai. En route pour les Sand Dunes via Hildale (Utah)

Nuit courte et réveils incessants. Un oiseau s’égosille à 5 heures du matin au-dessus de nos têtes. Nous déjeunons puis plions bagage pour le Cap Royal et le Point Impérial. C’est très beau, bien sûr, car le Grand Canyon est éblouissant d’un bout à l’autre, mais moins prenant que sur la rive sud. Pluie lorsque nous repartons vers la 89A, direction Colorado City et Water Canyon. Petit crapaud ou grenouille jaune dans une flaque à l’aplomb d’un rocher.

Hildale, village de mormons traditionalistes. Les maisons sont gigantesques et peuvent abriter les familles nombreuses issues de pratiques polygames. Les femmes, en robes longues, ont un peu des allures de bonnes sœurs... De hautes barrières ou palissades entourent les propriétés à l'entrée desquelles sont accrochés des panneaux de bienvenue: « Passez votre chemin! » Hum... Tout est clos, fermé, inamical. Nous partons par Cane Beds pour les Sand Dunes et arrivons au coucher du soleil. Sable roux orangé qui coule entre les doigts comme de l’eau. Dommage que les quads pétaradants s’en mêlent et strient les dunes dorées de larges traces de pneus.

Motel Golden Hills à Mount Carmel Junction, 54 $. Bien pour le prix, patron aimable.

Vendredi 18 mai. Snow Canyon

Départ par la 89 North. Nous poussons jusqu’à Red Canyon aux roches rouge sang, puis redescendons pour prendre la 14 West. Les paysages sont austères et désolés, parsemés d'épinettes sombres, sous lesquelles s'entasse encore un peu de neige. La route pour Cedar Breaks (un petit Bryce) est encore fermée de l’hiver.

Cedar City est une ville qui ressemble à Sept-Îles, au Québec. Très étendue, avec de petites maisons, de larges avenues, une circulation incessante sur Main Street. Nous faisons quelques courses dans un Wal-Mart puis direction la partie Kolob de Zion – même si l'après-midi est déjà bien avancée. Six miles de falaises rouges pour lesquelles nous devrions payer pas moins de 25 $ ! Le Visitor Center est sur le point de fermer, nous attendons avec quelques autres personnes, qui tournent en rond, l’air innocent, que le ranger quitte les lieux (à 16 h 30), puis empruntons la route de bitume rouge foncé. Très beaux points de vue, typiques de Zion, mais le tour est vite fait… Autoroute 15 South, arrivée dans St George, genre Albuquerque. Intense circulation qui ne présage rien de bon pour Las Vegas, demain…

La route de Snow Canyon est presque toute dans les banlieues. Puis, sans transition, elle emprunte le Snow Canyon, et c’est un autre monde. Nous arrivons au camping où il reste une place, la 24, à côté d’une caravane, la 25, dommage… mais le décor est tellement beau ! Des touffes de sauge et une quinzaine de mètres nous séparent de nos voisins. La 26, cinquante mètres plus loin, est beaucoup mieux, en contrebas, à l’ombre de gros rochers, totalement à l’écart. Le soir tombe, superbe et silencieux…

Samedi 19 mai. Etape à Las Vegas (Nevada)

Petit matin rose sur les montagnes en face. Nous allons faire un tour dans les Petrified Dunes, de grosses carapaces de tortues fossilisées. Ici et là, immenses hampes jaunes d’agaves (Agave Utahensis). La route qui traverse Snow Canyon est encore plus courte que la section Kolob de Zion. Au bout, nous tombons sur la Hwy 18 et sur la circulation des abords d’une ville importante. Nous faisons demi-tour et nous réfugions dans le silence du canyon. Au camping, nous plions la tente et voyons passer deux volatiles, mi-road-runner tellement il court vite, mi-coq de bruyère.

Et maintenant, à nous Las Vegas (façon de parler, c'est juste l'étape d'un soir) ! La route qui y mène en évitant St George passe par Shivwits, la réserve indienne des Paiutes. Tout est gris, austère, les badlands monochromes se succèdent, et les quelques arbres qui s’étaient entêtés à pousser ont brûlé dans un gigantesque incendie. Nous faisons le détour par la belle mais brûlante – comme son nom l’indique – Valley of Fire. Passé le Visitor Center (6 $ dans une enveloppe), nous allons voir le Mouse’s Tank en passant par Petroglyph Canyon où l’on peut effectivement voir de beaux pétroglyphs. Alain a pris un autre chemin, je vais donc seule jusqu’au réservoir, avec juste un demi-litre d’eau. La chaleur est épouvantable, une vraie fournaise ! En deux minutes je n’ai plus d’eau mais la balade étant courte je ne m’en fais pas plus que ça. Au bout, le petit réservoir est coincé dans la roche et l’eau doit être près de l’ébullition… Je suis sans chapeau et je fais donc le trajet du retour en recherchant le plus possible l’ombre des rochers, mais très vite moi aussi je suis brûlante. J’ai une soif infernale et quand enfin j’arrive à la voiture c’est pour constater qu’Alain n’est pas là, et que je n’ai pas les clefs. Je me réfugie à l’ombre des toilettes mais je suis proche du malaise, et surtout je me demande s’il ne s’est pas perdu… Un petit quart d’heure plus tard, enfin, il est de retour et avec lui je vais avoir accès à l’eau salvatrice…

Las Vegas : ville tapie dans le désert de feu. La circulation est intense sur le Strip et s’écoule sur six à sept voies. Nous avons bien choisi notre jour pour faire une étape ici puisque nous sommes samedi soir : foule innombrable, bruit permanent, haut-parleurs braillant des chansons de superpermarché, limousines en veux-tu en voilà. Alain trace la route d’un côté du Strip puis de l’autre, au pas de charge, et je le suis en trottinant. Nous doublons tout le monde à un train d’enfer et arrivons au Super 8 sur les genoux et sans avoir rien vu… Le motel 8 aurait pu être bien sans un car scolaire dont les jeunes ont fait la java toute la nuit, notamment dans la piscine juste sous nos fenêtres, sous l'œil bienveillant de leurs profs, allongés dans des chaise-longues.

Dimanche 20 mai. Death Valley (Californie)

Nous avions prévu d’aller chez Alamo faire voir ce problème de MAINT REQD mais nous laissons tomber, nous verrons bien…

La route entre Las Vegas et Death Valley est grise, grise, grise… Décidément, le désert dans toute cette région est terriblement austère, désolé et triste, terreux… envolé, le sable rose saumon. Les quelques rares plantes qui poussent sont recouvertes de poussière cendrée, et pour comble de malchance il y a aujourd’hui un vent furieux qui soulève des nuages que nous avions pris tout d’abord pour de la fumée d’incendie. La chaleur à l’extérieur de la voiture commence à être très élevée.

A Shoshone, écrasé sous le ciel immense, au croisement de nulle part, l’essence est à 4,20 $ le gallon – ce qui est le prix le plus élevé que nous ayons jamais vu. Là, sous un arbre, se trouve un petit café sympa où nous prenons deux bons thés d’Assam à l’abri du soleil avant de reprendre la route pour 72 miles supplémentaires dans la fournaise.

Lorsque nous nous arrêtons, j’ai tout juste le temps de sortir deux secondes prendre une photo avant de remonter dans la fraîcheur du 4 x 4 climatisé, l’inverse du Québec en hiver où dans les mêmes deux secondes j’attrapais l’onglée. A Bad Water, mer de sel à 86 mètres au-dessous de son niveau normal, deux canards barbotent tranquillement dans un court-bouillon juste un peu trop salé, exemple vivant de l’acclimatation en milieu extrême. Le vent brûlant dessèche la peau, les yeux, la bouche… Il est impensable de sortir sans une bouteille d’eau avec soi. Nous l’apprendrons plus tard, il fait 118° F, c’est-à-dire 48 °C à l’ombre mais… il n’y a pas d’ombre !

Sur la droite, la petite route à sens unique d’Artist’s Drive; couchées au pied des montagnes, des badlands aux très belles couleurs pastel, dans un camaïeu de vert pâle, de rose, d’ocre, de Sienne. Il y a paraît-il à Death Valley 1042 espèces de plantes (nous n’en avons vu qu’une, une espèce de petit houx blanc et poussiéreux), 51 espèces de mammifères (native mammals), 346 espèces d’oiseaux, 36 classifications de reptiles, 6 types de poisson et 5 espèces d’amphibiens. Où sont-ils donc ??? Sans oublier le bighorn sheep dans les hauteurs. Mais dans les hauteurs, justement, ni verdure ni bosquets… les chèvres invisibles brouteraient-elles la roche ?

Zabriskie Point, que nous ne verrons pas au coucher du soleil car nous voulons être à ce moment-là dans les dunes de Stovepipe Wells, est un endroit magnifique, une infinité de plissures dorées.

Nous nous baladons dans les dunes de Stovepipe Wells, douces et soyeuses dans la lumière qui tombe, après avoir pris notre chambre au motel, la dernière qui donne sur le désert. Très vite, le soleil disparaît à l’horizon. Le soir, à 10 heures, il ne faut pas dix minutes pour que le vent toujours brûlant sèche le linge installé sur le petit banc. Dans la nuit noire, le souffle chaud du dragon a quelque chose d’irréel…

Lundi 21 mai. Death Valley-Three Rivers

Au moment de quitter le motel, en chargeant les affaires dans le 4 x 4, nous nous apercevons qu’un oiseau a élu domicile dans le moteur…, et qu'il ne compte pas nous abandonner les lieux aussi facilement.

La route de Stovepipe Wells à Ridgecrest, encore désertique, grimpe à 2300 pieds puis redescend et traverse une étrange vallée craquelée, un immense puzzle d’argile créé par les fentes de dessiccation. Lorsqu’elle sort du parc, tout devient gris, jusqu’aux mines de borax, ou borate de sodium, de Trona, sinistre petite agglomération s’il en est, principalement habitée par les mineurs qui doivent être particulièrement mal payés si l’on en juge à l’aspect misérable des habitations, à la limite du bidonville. Nous avons rarement vu un village aussi peu esthétique, tout de verticalité des poteaux électriques et des poteaux métalliques plantés un peu partout. Le paysage déjà désolé, terne, poussiéreux, est noyé dans une brume de particules de sable arrachées au désert, où sont posés mobil-homes sur le déclin et cabanes décrépies, tous entourés d’un incroyable capharnaüm : outils, innombrables carcasses de voiture, ferraille, etc. Par-dessus tout, et comme si cela ne suffisait pas, trônent deux énormes usines d’extraction du borax. Ici, les chorons sont blancs.

La circulation, absente auparavant, augmente très vite, notamment les camions.

Ridgecrest - Bakerfield, passage de la Lune à la Terre en un temps record, le changement est brutal et radical. Nous pensions qu’en remontant vers le nord nous laisserions derrière nous le flot de la circulation pour Los Angeles, mais tout le monde remonte avec nous. L’autoroute traverse d’immenses étendues de vignes copieusement arrosées par les gaz d’échappement de milliers de véhicules qui passent par là quotidiennement, à nous dégoûter du vin californien.

Un peu avant Three Rivers nous traversons des orangeraies couvertes de fruits (et dépassons quelques camions aux remorques débordant d'oranges appétissants qui nous font bien envie), mais dont le sol est aussi stérile que sous les oliveraies d’Andalousie. Toute l’autoroute, de Bakersfield à Visalia, est bordée de cultures diverses, vignes, fruitiers, et d’habitations. Puis en obliquant vers l’est des collines de velours cuivré apparaissent, piquées çà et là d’arbres vert foncé, comme au Montana. C’est très beau.

Lac bleu marine serti dans les collines et, à l’horizon, les sommets granitiques de la Sierra Nevada qui abritent les séquoias géants sur fond de ciel anthracite. Nous achetons sur le bord de la route un sac d’oranges fraîchement cueillies, 4 $ pour 3,7 kg, une tomate (1 $ !), des pistaches locales (5 $) et de la papaye séchée (un régal, 2,75 $). Les oranges sont beaucoup moins bonnes que celles de Sue et Kent, mais nous avons acheté au Village Market de Three Rivers un juicer et nous nous sommes faits des jus. Sur le bord de la route, une énorme vache métallique, plus vraie que nature, qui vend du miel…

Mardi 22 mai. Sequoia NP

Le Best Western de Three Rivers est vraiment très bien et le petit déjeuner également, avec moules pour faire des gaufres. Bonne nuit au calme. La route pour Sequoi NP monte et tourne – chaque virage offre une vue magnifique sur les monts rocheux enneigés —, bordée d’une multitude de Buckeyes en fleur aux longues hampes de miel qui donneront de gros fruits ressemblant aux marrons que les Indiens faisaient bouillir plusieurs fois avant de les consommer. Merveille des fleurs d’agaves, une profusion de grosses fleurs crème sur de longues tiges rigides de plus de trois mètres de haut qui se détachent sur un ciel d’un bleu profond.

Moro Rock : à 2000 mètres d’altitude, un dôme de granit de 75 mètres de haut que nous gravissons marche après marche. Du sommet nous dominons tout le parc. D’un côté la vue porte jusqu’à la côte polluée de Los Angeles, à plus de cent miles. De l’autre l’horizon est barré par la Great Western Divide et ses quatorze monts, dominés par le Tripple Divide Peak, 12 634 pieds, soit 3 850 mètres.

Crescent Meadows. Balade sous les séquoias au tronc orange flamboyant dans le soleil, longues stries verticales. Ici, c’est le royaume de l’ours noir mais nous ne voyons qu’une biche et son faon, probablement des cerfs-mulets, un écureuil à la longue queue grise et touffue qui pose pour nous sur une branche et un tamia joueur. Sur le sol sombre et quasi stérile sont piquées d'étrange fleurs rouge vif, probablement épiphytes, très belles s (j’apprendrai plus tard qu’il s’agit du Sarcodes sanguinae, aussi appelé Snow Plant).

Nous reprenons la route pour voir le séquoia tant attendu et si mal nommé General Sherman. Nous nous garons tout d’abord sur le parking « handicapés », le parking pour les autres utilisateurs étant à Perpette-les-Coucous. Visite rapide – et mal à l’aise à cause du stationnement – de l’arbre le plus gigantesque que nous ayons jamais vu, âgé approximativement de deux mille quatre cents à deux mille sept cents ans. Toutes ses mensurations dépassent l’imagination, en particulier sa circonférence de trente et un mètres ! Il est apparemment en pleine forme et on a du mal à imaginer qu’il puisse un jour avoir une fin, d’autant que comme les autres séquoias il est invulnérable aux divers parasites et à la brûlure des flammes. Nous pourrions rester des heures à l’admirer mais l’après-midi est bien entamée. Finalement, après Wuksachi, nous faisons demi-tour dans la lumière cuivrée du soleil, dans laquelle les fleurs d’agaves suprêmement belles prennent des teintes de miel d’acacia. Longue descente en low gears.

Mercredi 23 mai. Plein ouest vers la côte

Après un bon petit déjeuner d’excellents muffins, nous quittons à regret l’excellent Best Western tenu par des Indiens (d’Inde) où nous reviendrons sûrement. L’essence est à nouveau de plus en plus chère, 3,40 $ au meilleur prix. Nous passons Visalia et laissons peu à peu derrière nous un paysage de collines rasées, marron clair, pauvre terre sur laquelle poussent vaillamment quelques arbres. Vague ressemblance avec certains coins du Montana, mais néanmoins les couleurs étaient plus vives, et les contrastes plus tranchés.

Nous nous retrouvons progressivement dans une Beauce traversée par un nombre impressionnant d’énormes camions roulant, comme toujours, à tombeau ouvert. D’après la carte, nous avions pensé emprunter une petite route transversale mais elle a plus l’allure d’une autoroute aux heures de pointe.

Arrivée à San Luis Obispo. Dès la sortie de la Hwy 40, nous sommes plongés dans l’atmosphère d’une ville sud-européenne. C’est un mélange d’architecture espagnole et de végétation luxuriante proprement américaine.

Salade à Natural Coffee bonne, mais c’est la goutte d’eau depuis trois semaines que nous en mangeons. Plutôt que de dormir là, nous décidons de pousser jusqu’à Morro Bay, au bord du Pacifique. Il flotte au-dessus du village une épaisse brume de mer à l’odeur d’iode prononcée, qui décapite le sommet du dôme gris foncé d’un gros rocher volcanique planté dans l’océan et nous cache les cheminées d’une vilaine usine qui, d’après Le Routard, gâche le paysage; l’humidité est transperçante. L’été il doit y avoir foule mais en cette saison tout est encore tranquille. Peu de monde dans les rues bordées de bottle-brush trees, ces arbres aux si jolies fleurs rouges et plumeuses. Les maisons ont des couleurs pastel… Tout le long de l’embarcadère, les maisons de bois abritent boutiques et restaurants de poissons.

Après de nombreuses hésitations, nous nous décidons pour le Fireside Inn, 59 $ plus taxes. La chambre a l’air bien et nous avons vue, par-dessus les toits et le chat de la girouette, sur le gros mammelon de granit qui est bientôt avalé totalement par la brume. Le soir, nous allons au bout du port manger un halibut et un saumon grillé à la Great American Fish Company, presque au bout de l’embarcadère. Pendant que nous attendons nos plats, l’électricité est subitement coupée… C’est bien notre chance ! Le serveur nous propose de partir car le restaurant ferme une demi-heure plus tard, mais nous choisissons d’attendre, affamés que nous sommes, et les plats finissent par arriver ! La vue sur la mer est bien agréable, même si le rocher a maintenant disparu dans un coton gris cendré, comme tout le reste…

Morro Bay est plongé dans le noir, nous rentrons dans la pénombre et nous couchons comme les poules, à 20 h 30.

Jeudi 24 mai. Big Sur

Le gérant du motel doit être d’une radinerie phénoménale ! Le motel est de la qualité d’un Best Western mais il y a deux malheureux petits savons minables et un minuscule sachet de shampoing pour deux dans la salle de bains, pas de sac en plastique dans le bac à glaçons, et le matin le gérant fait lui-même le ménage avec sa femme. Le continental breakfast se réduit à un petit carton caché sous le comptoir et qui n’est sorti qu’à la demande, contenant une dizaine de la plus mauvaise pâtisserie industrielle sous cellophane. Nous pouvons prendre un sachet chacun. Ni thé ni café… à nous de les faire dans les chambres !

Avant de prendre la Hwy 1 qui longe – du moins le croyons-nous – la côte, nous allons faire le tour du rocher puisque c’est marée basse et que l’on peut passer à gué. Tour est un bien grand mot, la route s’arrêtant à cent mètres sur la gauche, à l’entrée d’une petite plage de sable gris sur laquelle je trouve l’unique coquillage des environs. Les « vagues traîtresses » sont là, qui guettent, la corne de brume souffle sa chanson triste… Sur le côté droit du rocher, une longue plage s’étire à perte de vue sur laquelle viennent mourir d’énormes rouleaux parsemés de surfeurs, noirs comme les ravens. Nombreux panneaux d’interdiction : courants, vagues, etc.

La route de Big Sur, soi-disant étroite et tortueuse, est une véritable autoroute, elle aussi noyée dans une brume cotonneuse qui avale tout. La vue se perd au milieu, nous ne distinguons ni la mer, ni la côte, ni les falaises, ni la montagne que nous devinons au-dessus de nous, sur la droite. A Piedras Blancas, une opportune trouée dans la brume nous permet d’apercevoir un petit parking sillonné par une multitude d’écureuils qui attendent le client, il y en a tellement que le niveau de saturation est quasi atteint… il en sort de partout, des petits, des parents, grands-parents, arrière-arrière… et puis nous entendons le grognement d’un phoque… Nous nous approchons de la barrière qui surplombe le rivage et là, surprise !, il y en a des centaines, couchés sur la plage, recouverts de sable; ils s’en envoient régulièrement de grandes giclées d’un mouvement nonchalant de leurs longues nageoires qu’ils utilisent aussi comme une main pour se gratter le ventre dans une attitude tout aussi décontractée; certains ont les « pieds » l’un sur l’autre. Il y a aussi des éléphants de mer, énormes, au drôle de museau. Tous sentent effroyablement mauvais, c’est difficilement supportable.

On the road again… A Gorda, une fois n’est pas coutume, nous tombons sur un type plus que détestable dans un General Store. Agressif, teigneux et mauvais. Nous voulions juste prendre un thé mais l’eau n’était pas chaude et nous sommes ressortis.

Big Sur n’existe pas en tant que tel : un motel doublé d’une épicerie et d’une pompe à essence où les prix ne sont pas affichés, cela reproduit quatre ou cinq fois à l’identique à un ou deux miles d’intervalle, et c’est déjà fini… La Henry Miller Memorial Library se niche dans la verdure au milieu des redwoods dans un virage au-dessus des falaises couvertes de fleurs qui dominent le Pacifique. La maison tout en bois est petite et composée de trois salles dont deux minuscules; dans l’une tous les livres sont sous vitrine.

Le Pfeiffer Big Sur campground est immense et s’étire dans une sombre forêt qui absorbe la majorité de la lumière du jour et vient buter à l’à-pic d’une haute paroi rocheuse. Nous avons l’impression qu’il nous manque de l’oxygène, pourtant si nous le comparons aux campings de France (où nous n’avons jamais campé) il n’y a rien de commun.

A côté de notre emplacement, c’est-à-dire à sept ou huit mètres, cinq ou six motards mettent leur musique à fond et se croient seuls au monde. En face, une énorme caravane qui pourrait abriter un régiment tout entier, des fauteuils, des tables, une batterie de cuisine, et la cuisine qui va avec… Plus loin encore, c’est une colonie de vacances qui s’égosille… Qu’il est loin le primitive campground de Capitol Reef…

Des geais bleus veillent sur tout le monde et sur tout ce qui se mange. Rapide comme l'éclair, l'un d'eux se fait avoir en embarquant notre petite boîte d'allumettes. Le soir tombe et avec lui la fraîcheur et l’humidité qui ne nous ont pas quittés depuis que nous sommes arrivés sur la côte californienne. Les motards éteignent leur musique, les caravanes leurs groupes électrogènes, et le silence se fait soudain profond.

Vendredi 25 mai

Nous avons assez bien dormi. Les motards plient bagages et nous craignons de les regretter ce soir…

La route pour Point Lobos est bordée d’une végétation flamboyante de figues marines (Carpobrotus edulis) aux mille « feuilles » en forme de flammes dardées vers le ciel et aux fleurs mauves, jaunes et roses, au mileu desquelles pointe la splendide Mendocino Coast Indian Paintbrush (Castilleja mendocinensis). C’est un véritable jardin: des rouges profonds, des verts tendres, des orange ssaumonnés… Mais la brume est quasi permanente. Ce qui est aussi permanent ce sont les barrières, barbelés, grillages qui interdisent l’accès à la côte sur toute sa longueur. Un seul passage, au Garrapata State Park, qui offre généreusement, moyennant contribution, bien sûr – sauf pour nous qui avons scotché sur le pare-brise la preuve de notre appartenance au Pfeiffer BSSP campground –, deux miles de côte où poser ses pieds. Mais nous n’y descendrons pas, préférant explorer la jolie presqu’île de Point Lobos.

Avec des allures de côte finistérienne, elle abrite une variété de cyprès endémiques, le cyprès de Lambert, recouvert d’un superbe lichen orange vif, le seiridium cardinale, qui provoque la mort de l'arbre si les branches atteintes ne sont pas coupées à temps. En contrebas de Whalers Cove, dans la partie granitique de la presqu’île, au milieu des vagues de la petite crique, nous apercevons, sous une couverture d’algues, une loutre qui fait la planche. Elle est adorable – comme toutes les loutres d’ailleurs.

A Sea Lion Point, près des otaries qui aboient – d’où le nom de Point Lobos donné par les Espagnols en les entendant, ils les avaient prises pour des loups (on se demande quand même pourquoi vu que les loups n’aboient pas…) –, des plaques de grès ocre aux formes très étranges qui ressemblent un peu aux formations de White Pocket. Jusqu’au pied des falaises dans lesquelles nichent goélands, pigeons et guillemots, la côte est recouverte là encore des longues langues de feu de la figue marine mêlées à toutes sortes de fleurs aux couleurs magnifiques.

Nous partons pour Monterey visiter l’aquarium qui est, paraît-il, extraordinaire. En fait il n’a rien de commun avec ceux de Vancouver ou de Monaco et l’entrée est très chère (25 $), mais nous avons droit aux nourrissages des loutres joueuses, que nous pourrions observer pendant des heures. Au sous-sol, il y a une profusion d’anémones toutes plus belles les unes que les autres, dont les couleurs blanc, vert pâle, violet, contrastent violemment dans l’obscurité.

Le soir, fish & chips au Old Fisherman’s Wharf. C’est bon mais nous en avons déjà assez des fritures; excellent clam showder.

Nous avons très mal calculé car nous sommes obligés de redescendre sur Big Sur pour refaire demain la route en sens inverse, alors que nous aurions pu dormir dans le coin. Il n’y a personne à la place des motards et de l’autre côté deux petites tentes avec des jeunes très discrets. Par contre en face et tout autour, radios, cris, etc. Quel cirque ! On est vendredi et donc le premier jour du week-end, mais pas n’importe lequel : celui du Memorial Day. Il fait un froid de canard, l’air est humide mais dans la tente il fait bien chaud et encore plus dans les duvets.

Samedi 26 mai. San Francisco

Réveil et lever à 6 h 30. Nous déjeunons sommairement avec les geais bleus et commençons à faire le tri de la voiture que nous devons rendre à 14 heures à San Francisco. C’est l’un des moments les plus pénibles d’un voyage, qui annonce la fin et le retour sur l’autre continent. Il fait encore gris et froid. La brume est là, persistante, et l’autoroute bondée jusqu’à San Francisco. Lorsque nous nous éloignons quelque peu de la côte, en direction de l'est, nous voyons que le ciel, au-delà, est tout bleu ! Arrivée au golden Gate Hotel et retour de la voiture chez Avis. La chambre est minuscule mais mignonne, avec w-c et douche lilliputiens sur le palier, à un mètre de la porte. Nous faisons un tour dans Chinatown, décevant. City Light House aux belles peintures murales. Cookies en rentrant à l’hôtel. Nous restons là, au chaud, et fatigués.

Dimanche 27 mai. San Francisco, Oakland

Petit déjeuner de croissants ramollis puis en route pour le jardin japonais du Golden Gate Park. Il fait encore gris et froid et nous sommes frigorifiés en passant dans certaines rues. Au Civic Center, après Union Square, une file interminable attend le cable-car… Je ne suis pas près de le prendre, il vaut mille fois mieux marcher dans ces rues en montagnes russes. Le trolley n° 21 (1,50 $ chacun), qui longe des trottoirs gris et assez sales bordés de belles voire très belles maisons, nous mène au Golden Gate Park, en passant à Alamo Square où s’alignent les Seven Sisters, à savoir sept maisons victoriennes pressées les unes contre les autres. A l’aéroport, dans la boutique du MoMA, nous verrons un livre consacré à ces maisons et à leurs intérieurs d’un luxe inouï, ce que ne laissent pas forcément deviner leurs façades pourtant très riches.

Nous tournons et retournons dans le Golden Gate à la recherche de ce fameux jardin japonais introuvable. L’un nous dit d’aller à droite, il a l’air de connaître parfaitement les lieux, l’autre, tout aussi certain de ce qu’il dit, nous indique la direction opposée, un troisième encore une autre direction. Finalement, un couple d’Américains – qui bien sûr "adoooorent Paris" – nous y amènent. 4 $ l’entrée par personne. Il y a foule, et ce qui devait faire le charme d’un tel endroit, à savoir le silence et la solitude, n’est pas au rendez-vous, sans compter que le bruit de la circulation est nettement perceptible.

Arrêt sur le retour à Alamo Square. Froid encore et toujours.

En rentrant, Alain appelle Marian qui nous attend un peu plus tard à une station de métro (le Bart) d’Oakland !! Il nous faut donc repartir… Le métro, plutôt un RER, fonce dans le noir, sous la baie, à une vitesse incroyable. Les distances entre deux stations paraissent immenses. Au bout d’une demi-heure nous arrivons à Rockridge, comme convenu, mais nous ne la voyons pas parmi les gens qui attendent les passagers. Le musée de la Californie que Marian voulait nous montrer ferme à 17 heures et il est déjà 16 h 15… Au bout d'un moment Alain se décide à sortir de la station et elle est là, qui nous attend depuis longtemps !

Elle nous fait faire un tour en voiture d’Oakland, très vert, enfoui dans la végétation. Berkeley University, puis resto italien excellent avec ses deux filles très sympa, Erika l’aînée et Jessica la plus jeune, et le bébé de Jessica, Julian. Marian nous raccompagne jusqu’à l’hôtel, c’est-à-dire à au moins quinze miles de chez elle.

Lundi 28 mai. Départ

Dernier jour... Marian vient nous chercher à midi (l’avion décolle à 15 h 55) pour nous accompagner à l’aéroport. C’est vraiment extrêmement gentil de revenir à San Francisco, car elle a un rendez-vous à 13 h 30 à Oakland...
Climat à Cuba en juin? English translation pending
by Greenwood80 · 2012-05-25 · 42 replies
Bonjour à tous,

Nous partons à Varadero (Cuba) le 16 juin 2012. Très prochainement !** Nous savons que c’est le début de la saison des pluies et que celles-ci se font plutôt brèves en fin de journée. Nous nous sommes informés auprès de collègues et ceux-ci nous disent de partir sans crainte et même sur les forums, les commentaires sont plutôt positifs. Je voulais savoir ceux et celles qui ont déjà été à Cuba en juin et comment était le climat ? Bonne ou mauvaise expérience ? Les voyages dans le sud sont souvent comme un coup de dés.

Merci de répondre😛
Itinéraire de seize ou dix-sept jours à Cuba en août English translation pending
by Dandelyon · 2011-03-20 · 22 replies
Bonjour

nous souhaiterions voyager à Cuba en Aout. nous avons quelques idées mais beaucoup d'hésitations..

nous partirions dans l'idee de louer une voiture pour la durée du séjour a l'exception de la Havane. nous recherchons des endroits plutôt tranquilles en dehors des gros sites touristiques.

donc nous pensions Havanne Vilanes, pinar del rio, et cayo levisa. et ensuite rejoindre Cienfuegos, trinidad, santi spiritus et remonter vers la havane pour le retour

4 grosses questions

comment rejoindre Cienfuegos depuis Vilanes ; ? Comment rejoindre la havane depuis santi spirctus quelle durée accorder a chaque étape ? ou nager avec des dauphins ?

Pour l' hebergement nous choisirions de bons hotels dans les villes et plutot des casas dans les autres étapes de notre tour

Que pensez vous de notre projet est ce trop en termes d'etapes ou bien est ce realiste

merci pour vos retours
Votre avis sur mon projet de voyage sac à dos à Cuba en 2010? English translation pending
by Jeremw · 2009-11-25 · 11 replies
Bonjour à tous !!!

Je souhaite avoir votre avis de voyageur sur mon projet. Je suis allé en Avril Mai en Amérique du Sud (Pérou Bolivie Argentine et Chili) avec un compagnon devenu un pot rencontré sur ce site.

Je souhaite reproduire le même type de voyage, c'est a dire sac à dos, transport en bus, en faisant cette fois ci le tour du L'île de Cuba.

Je prévois 2000 euros pour l'ensemble de mon voyage pour 1 mois (Juin) billet d'avion compris, lesquels je compte prendre en janvier probablement.

Pour le transport, je ai dit, du bus surtout, pour le logement, de préférence chez l'habitant (hotel quelques fois tout de même). Pour l'instant, je pars seul sauf si je trouve un coéquipier ou coéquipière d'ici la...

Voilà, merci bcp d'avance pour votre avis, tous m'interesse !

A bientôt

JEREM
Croisière dans les Caraïbes sur le Pacific Dream: mon expérience/quelques conseils English translation pending
by Laetitiac004 · 2009-11-18 · 70 replies
Voici un petit article de description et de conseil pour ceux qui vont faire une croisière dans les caraïbes avec le pacific dreàm.

Nous sommes partis de orly le samedi 7novembre, et revenus dimanche soir, via madrid. Le premier conseil à ne pas rater, c est d aller reprendre ses bagages et de les enregistrer à nouveau à madrid, car en france on m avait confirmé que je les récupérerai à st domingue.. Grosse erreur! La compagnie pullantour air est vraiment merdique.. Une tv sur 2 fonctionne, 1siège sur 3 ne s abaisse pas (pratique pour dormir!) et les boissons que vous prenez en dehors des repas sont payants (attention à ça!). Le vol à l aller à êtres 9h de madrid à la rép dominicaine (la journée, donc presque impossible de dormir). À madrid, une hôtesse (pas très souriante) vous attendra aux bagages pour vous amener au terminal 1 pour la correspondance. Un petit conseil, n attendez pas trop car elle ne vous attend pas.. Bref arrivée à st domingue, on vous attendra pour prendre un bus, qui vous emmènera au bateau.. L'aventure commence! Lors de votre enregistrement, on vous remettra une carte d accès au bateau et à la cabine. On fera une photo. Et la, on vous dira qu il faut soit donner son numéro de cb, soit verser un acompte de 400 euros pour les dépenses à bord et les excursions. À la base, mon homme et moi avons refusé de donner notre numéro de cb, car ça craint trop et pas envie non plus de donner 400 euros, car nous n avions pas prévu de faire des excursions. En fin de compte, nous avons dépensé plus de 400 euros à 2 pour les fameuses excursions, donc un conseil, mettez de l argent sur cette carte, au pire, ils vous remboursent à la fin. Les cabines sont pas mal (nous avions opté pour la cabine de base, sans hublot.. À vrai dire, on à pas regretté, car nous n'étions pratiquement jamais dans la cabine). Il y à à l intérieur un coffre fort gratuit, un sèche cheveux, des serviettes de toilettes et de piscine /plage, et gel douche / shampoing (donc vraiment pas besoin de s'encombrer, sachant que le poids des valise autorisé est de 20kg par personne, et qu en ramenant du rhum les kg montent vite!)

Le jour 1 : en mer. On ne s ennuie pas, il y à piscine, salle de sport, cocktail, et des réunions d infos.

Le jour 2, des excursions pour ste lucie sont proposées : La soufrière par terre et mer (catamaran) qui coûte 111 dollars. Le repas est inclus, l excursion est pas mal, le seul hic c est que la plage sur laquelle on nous mène est pas top top. D autres excursions sont proposées : Croisière des pitons, visite de st lucie, jeep safari, et plage.

Jour 3 : Martinique. Nous avons opté pour la location de voiture. Chez budget, nous l avons eu pour 38 euros. Le port se situe à 20 min à pied du centre. Nous avons eu le tps d aller à la plage des salines (sud) par les terres, et de revenir à fort de france via le diamant et les 3îlets par la côté. Ensuite nous sommes montés à st pierre. Attention cependant aux bouchons, si vous décidez de prendre une voiture, commencez bien par le sud en finissant par le nord, comme ça, les bouchons seront ds l autre sens. Niveau excursions : Martinique en jeep, plantation clément et jardin balata, st pierre et la distillerie de rhum (attention, apparemment le rhum y est plus cher..), snorkeling et plage.

Jour 4 : Guadeloupe. Idem nous avons loué une twingo accidentée pour 20 euros. Le centre ville est à 2min à pieds et les loueurs, sur la rue à droite qd vous sortez. Nous avons eu le tps de faire les chutes du carbet (la 2ème). Attention, la 3ème est fermée.. À cause de ça nous avons perdu 1h30! Nous avons mangé ds un resto typique, très bon, cependant il ne faut pas être pressé. L après midi la plage. Les excursions : découverte de la Guadeloupe; jardin botanique et plage, parc des mamelles et canopée.

Le jour 5 :st martin (coté hollandais). Il faut savoir que St Martin est connu pour ses prix attractifs coté htech.. Jusqu'à -70% ds certains cas, sur des tv etc, si vous savez négocier.. Perso, j'ai pas trouvé exceptionnel, surtout si vous restez vers le port. Un conseil, aventurez vous dans la ville (environ 20 min a pieds), et comparez, négocier. A titre d'exemple, j 'ai acheté un disque dur externe, sans négocier, pour 87 euros, au lieu de 99 euros en France. Les parfums y sont moins chers que sur le bateau (un conseil : GAVEZ VOUS!!) et les cigarettes, en moyenne plus chéres que sur le bateau.. Au niveau des excursions proposées : tour de l'ile, la ferme des papillons et plage, catamaran et snorkeling, et quad. Nous avons opté pour le quad.. On était nombreux, il fallait attendre un couple de vieux, et a force de gueuler, on a pu ouvrir un peu dans la boue (qui s'est avéré etre les égouts de la ville, on a prit des plaques de boutons..). Mais les guides de St martin n'ont pas aimé qu'on s'amuse un peu.. Bref mis a part ca, c'est une découverte de l'ile assez originale, et assez bien.. Nous avons aussi fait un peu de plage, dans une eau turquoise. Au total nous avons eu 2h de retard, j'ai mangé et j'ai filé voir les boutiques, pdt que mon homme faisait du jet (benjamin, le guide des excursions nous a organisé une session "hors bateau"). 40 euros les 30min, pour ceux qui connaissent les prix en France, c'est donné! (et en plus il ne faut même pas de permis). Je regrette de ne pas l'avoir fait..

Jour 6 : Tortola. Il s'agit d'un paradis fiscal, donc vous trouverez en ville que des banques, donc nous avons opté pr l'excursion de la plage de Virgin Gorda... Si il y a unr excursion a faire, pour moi c'est celle-ci. Vous tombez sur une plage style seuchelles, paradisiaques, bref génialissime! En rentrant, nous avons eu 1h30 avant de partir, donc nous en avons profité pour visiter un peu la ville.. Coté excursions, le bateau proposait également le tour panoramique et plage et nager avec les dauphins. Pour moi il s'agit d'une arnaque, trop commerciale. Pour ceux qui l'ont eu fait, c'était pas mal. Le truc c'est que dès que vous touchiez un dauphin, il fallait regarder d'une certaine manière le photographe, car tout est filmé et photographié.

Jour 7 : St Domingue : Une petite journée avant de repartir à l'aéroport. Nous avons visité par nous même (car les excursions commençaient a nous faire cher), mais certains ont fait le safari a sierra de agua (vers une belle chute d'eau) ou la visite de st domingue de guzman. Ceux qui ont fait la chute sont revenus enchantés (on a vu de belles photos!).

Niveau personnel : on a été servi comme des princes, vraiment le pt fort de la croisière..

Voila, j'espère avoir pu vous aiguiller, n'hésitez pas si vous voulez d'autres conseils (il vaut mieux demander a qq un qui y est allé, car les agences de voyages ne savent pas répondre à la moitié des questions..).

Bonne croisèreà ceux qui vont partir Laetitia
Partir en croisière de type "tout-inclus" aux Caraïbes à bord du Pacific Dream? English translation pending
by Om13 · 2009-08-25 · 36 replies
Bonjour,

Je recherche des infos et surtout des personnes qui ont fait la "Croisière Tout inclus aux Caraïbes" a bord du Pacific Dream, Armateur : Croisières de France.

J envisage de partir au mois de decembre 2009 et le prix me parait interressant.

Merci d avance.
Emmener un Cubain dans un hôtel: comment ça se passe? English translation pending
by Chaubin · 2009-03-20 · 333 replies
Je sais qu'il a déjà eu une discution la dessus mais je voudrais savoir si dernièrement il en a parmis vous qui ont apporté leur ami ou amie cubain à l'hôtel.

Je voulais apporter mon novio avec moi à l'hôtel car j'y vais une semaine avec ma famille, mais il me dit que la sécurité va le surveiller, que c'est compliqué, il veut pas vraiment venir.

Les Cubains sont souvent mal informé c'est pour ça que je veux vos commentaires.

Et pour ceux qui pourrait poser cette question, il s'est inscrit à plusieurs reprises en Casa à Matanzas avec moi.

J'attends vos réponses avec impatience.

Merci
Est-ce nécessaire d'aider humanitairement Cuba? English translation pending
by Sergepomy · 2008-11-03 · 48 replies
si on se contente de lire les déclarations du ministre cubain de l'economie, c'est NON!!!celui ci vient de déclarer:"que 2008 sera une année de croissance économique malgré les deux cyclones avec 8 % de croissance"(il en était de 7, 5% en 2007, prés de 12% en 2006..................à ce rythme là, CUBA va vite intégrer le G7!!!);N.B.:la méthode choisie par le gouvernementt cubain pour mesurer la croissance économique n'est pas reconnu par les organismes internationaux.La HAVANE a l'habitude d'inclure dans ses calculs entre autres les couts destinés à la santé, l'éducation........................Mais si on se rend à Cuba, il est evident que OUI les cubains ont besoin d'une aide humanitaire(si possiuble en donnant directement aux personnes et non à des organisations ....)
Quinze jours à Cuba: circuit et hébergement English translation pending
by Pampa31 · 2008-02-11 · 58 replies
Bonjour à tous ! Je suis en train de préparer un voyage touristique de 15 jours à Cuba, et j'aurai souhaité avoir vos conseils, avis, recommandations... compte tenu du parcours que j'étudie.

Le plus approprié à mes attentes à ce jour, semble être un genre d'autotour. Je ne souhaite pas rester 15 jours enfermé à Varadero, et à l'inverse je ne me vois pas galérer pour dormir au jour le jour. J'ai donc consulté l'agence unmondecuba pour m'aider dans l'établissement du périple (j'ai téléphoné + mail à Havanatour > sans réponse...), et je viens de recevoir un premier jet qui me donne une idée sur le budget à prévoir : 2000€ par tête (nous sommes un couple). Y'a t'il moyen de réduire cette enveloppe, ou bien de faire en sorte qu'elle soit le mieux possible utilisée, à vous de me dire ! 😉 Egalement y'a t'il d'autres agences susceptibles d'offrir des prestations intéressantes ?

Je prends un vol Air France qui attérit à La Havanne en fin d'aprés midi (1ère question, vaut-il mieux se mettre à droite ou à gauche dans l'appareil pour profiter de la meilleure vue en arrivant?). Là je récupère ma voiture de loc (que j'aurai réservé via l'agence en France), et je file à l'hôtel. Question : Quel hôtel ? Compte tenu du voyage et du fait que j'ai prévu 3 nuits sur place, je souhaite un bon hôtel 3* pas trop viello... emplacement proche du quartier dynamique de la ville, encore que s'il est facile de rouler en ville, on pourra toujours prendre la voiture. Avez-vous des idées de sorties pour le soir (restau, bar animé avec musique locale, voire spectacle...)? La journée je ne demande pas, avec les différents guides papier on aura aucun mal à faire le tour des lieux et monuments incontournables de la ville.

Nous avons prévu ensuite de coucher une nuit à Pinar del Rio, pour faire dans la journée qui suit la région de Viñales. Idem, avez-vous une idée d'hôtel qui se détache un peu ? Style bon 2* ou 3*, proche du quartier qui bouge ? idée de sortie à faire dans la ville ? Pour Viñales, je compte faire la route qui part de Pinar del Rio, passe par Viñales, suit la côte et rejoint La Havanne... pas de commentaires particuliers ? Le soir je couche à nouveau à La Havanne, même hôtel que les premiers jours.

Aprés direction Cienfuegos... idem, y'a t'il des choses à faire/voir en venant de La Havanne ? Quel hôtel en arrivant, quelles sorties à faire le soir ?

Jour suivant, Trinidad, mêmes questions que ci-dessus... il parait que c'est sympa de coucher plutôt vers la plage Ancon ?

Puis Santa Clara, mêmes questions que ci-dessus...

Et enfin quelques jours à Varadero parce que bon, faut bien lézarder un peu au soleil tout de même! Là je ne veux pas bricoler, 4 ou 5*. Beaucoup d'hôtels sont cités dans les posts de voyage-forum... nous cherchons le meilleur compromis avec belle plage belle piscine, quartier stratégique (pas à l'autre bout de la presqu'île), pas trop grosse famille avec tripotée de gamins aussi, ce serait bien... mais bon, ça fait beaucoup de critères je sais ! 😏 Alors juste qq chose qui tende vers ça et ce sera parfait !

Voilà, merci d'avance pour vos conseils avisés et pardon pour ce long message... je tâcherai de faire un compte rendu à mon retour pour aider ceux qui partent aprés moi 😎
Itinéraire de quinze jours à Cuba en décembre English translation pending
by Gizmo31 · 2006-11-26 · 14 replies
Bonjour,

voila un itinéraire que nous avons décidés pour cuba ... voyage en transport en commun + logement chez l'habitant .. est t'il réaliste ? merci d'avance!

07/12, arrivée 17h35-, La Havane--

Descendez la calle rayo, jusqu'à l’avenida reina, bordés de galerie soutenues de colonnes d’où le nom de la cité des colonnes. Déambuler ensuite à votre gré. Manger dans le quartier chinois, de bons « chopsuey » aux restos muralla et tientan entre 5 et 15 cuc

la vieille ville, place de la cathédrale, place d’armes, place ‘Vieja’, capitole et rue Obispo, la Fabrique de cigares Partagas, Musée de la Révolution les Musées et Ville Moderne, place de la révolution, quartier Vedado, Cimetière C. Colomb

08/12 :La Habana Vieja--

La Habana Vieja :regroupe toutes les curiosités coloniales. La calle obispo, juxtaposition de styles architecturaux, voir la librairie la moderna poesia et la drogeria johnson, apothicaire, et la farmacia y drogueria taquechel, voir le bel immeuble d’art nouveau et la plus vielle maison de la havane la casa de obispo de 1648. Avec la boite aux lettres en forme de masque grec. Le museo de la orfebreria et le museo numismatico.

• La plaza de armas : place ou était les exercices militaires centre de la politique, avec La statue de Carlos manuel de Céspedes. • Faire une halte au square central à l’hombre des palmiers pour • Observer la place avec ses monuments. • El Palacio de los capitanes générales, art baroque à l’ouest de la Place. Maintenant c’est le musée de la ville museo de la Ciudad. • Avec la statue de Christophe Colomb. Parmi les œuvres d’art • Au rez de chaussée la pierre funéraire ou dona maria la fille du Gouverneur périt lors d’une démonstration de tir à l’arquebuse. • El Palacio Del conde de santovenia avec ses balcons en fer forgé • Le museo de la ceramica.

• La plaza de la catedral : la catedral de san cristobal, avec son vitrail central, la façade Baroque, les sculptures de l’autel et trois fresques du peintre italien sont à voir • La casa de los marqueses de aguas claras, monter au restaurant el patio offre une fraicheur délicieuse du balcon on peut avoir une vue plongeante sur la place. • La casa de banos bains publics maintenant galerie d’art. • El Palacio de los condes de cas bayona, maintenant le museo de arte colonial. La casa del conde de lombillo avec sa façade jaune. • Le bodeguita del medio pour boire un verre en attendant voir la maison au num 215 • La casa de la condesa de la reunion avec son centre sur le siècle des lumières. • Du capitole au prado : de nombreux musée mais une circulation dense.

El capitolio nacional, réplique du capitole de Washington, après l’entrée principale une statue en bronze doré représentant la république, au sol un diamant représentant le point 0 de l’ile c’est par rapport à ce point que sont calculées toutes les distances de l’ile. La salle des pas perdus dénommé ainsi en raison de son acoustique exceptionnelle ou est l’hémicycle Dans les autres salles fresques et bois précieux. • El Parque de la fraternidad, au sud est une fontaine représentant le symbole de la havane La fuente de la india, le Palacio de aldama demandé aux gardiens à voir les deux patios avec les fontaines de lions. • Le museo national de bellas artes : et le museo de la revolucion • Le museo nacional de la musica, de nombreux instruments cubains et étrangers.

Visite de vedado • la plaza de la revolucion, le quartier populaire de la ville. • El cementerio de cristobal colon, immense cimetière aux murs jaune pastel (p 157 michelin)

09/12 :Habana--

Les forteresses de Habana del este, , en prenant le tunnel de la havane en direction des plages de l’est. • El castillo de los tres reyes del morro, ou la visite des remparts inclut celle du phare • Avec une vue sur la havane est exceptionnelle.

• La fortaleza de san carlos de la cabana, avec le museo de la comandancia de che guevara.et le museo de las armas et le fameux coup d canon a 21 h avec les gardes en costumes d’époque le canonazo de las nueve.

Les environs de la havane, • Regla, le bac au bout de la calle santa clara traversé 5 min 10 centavos • une petite maison jaune, un autel avec la vierge noire patronne de la havane… • Guanabacoa, histoire de l’esclavagisme. … forte population noire… • San francisco de paula avec le museo Hemingway. • Cojimar, … • El parque lenin, a 20km au sud une grande zone de loisir.

Transport : Train de 18h05 pour santiago de cuba arrivée 06h35

10/12 Santiago de Cuba-- Arrivée : 06h35 Santiago de Cuba

• Vibrez à l'évocation de la révolucion à la caserne de la Moncada et à la Granjita Ciboney Entrez dans le monde des musiciens de Buena Vista et de leurs acolytes à la Casa de las Tradiciones • Cuba panoramique • Ne manquez pas le Castillo de San Pedro dei Morro, inscrit sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco, et ses sublimes panoramas • Joignez-vous aux fidèles rendant hommage à la Virgen de la Caridad, à El Cobre (p. 410) Prenez de la hauteur • Quartier historique ( parque cespedes et environs) Visite démarre « parque céspedes » ex place des armas. A cote la « casa de la cultura miguel matamoros » Ensuite hotel de ville « ayuntamiento » au nord de la place. En suite au nord ouest la casa de diego velazquez. Musée du rhum (bartolomé maso n°358, pas le dimanche) Vers aguilera vers l’ouest le « marché municipal », Au sud, vers padre pico, séries d’escaliers traditionnels. Musée de la « lucha clandestina », Gal Jesus Rabi n°1, du mardi au dimanche) : superbe point de vue. Puis maisons autour ( la « maison » où fidel castro a vécu Gal Jesus Rabi n°6)

NUIT

11/12 Santiago de Cuba-- Santiago de Cuba Quitter santiago de cuba en direction de baconao, s’arreter au prado delas esculturas pour y découvrir les statues en granitp317 michelin Ballade au gran piedra, parque baconao la vallée de la préhistoire et la lagune avec une promenade en barque.

NUIT

12/12 Santiago->Trinidad--

Transport :Bus Santiago-Trinidad 19:30 07:00

13/12 :Trinidad-- Arrivée à Trinidad à 7h00 Trinidad

• La plaza mayor, place principale de trinidad, .sous l’œil de deux lévrier de bronze monté vers quatre petit jardinets. • La casa padron, avec son museo de arqueologia guamuhaya. • La casa de los Sanchez, avec son museo de architectura colonial. • Le couvent de San Francisco deasis, avec son museo de la lucha contra bandidos, contre les non révolutionnaire face à Castro. • De la plaza real del jigue, de l’ermitage de nuestra senora de la candelariade la popa, dont il ne reste qu’une façade murée mais la vue sur Trinidad mérite le détour. • La plaza santa ana avec son église qui surplombe l’ancienne prison royale, le grand bâtiment jaune orangé devenu un complexe touristique. Le littoral méridional avec la péninsule d’ ancon avec les deux plages de sable blanc playa maria aguilar et playa d’ancon

• La vallée de San luis avec le mirador de la loma d’où un chemin mène à la menaca iznaga avec la tour qui domine la plantation et le barracon ou logeaient les esclaves et la maison des maitres. • La sierra del escambray, ou se cachaient les guerrillos. • Et le grand parque natural topes de collantes avec ses guides bilingue et son micro climat.

NUIT

Visite de Trinidad, Vallée Sucrière et Plage* Visite de Sierra del Escambray ( ballades à pieds ou à cheva l), la Plaza Mayor, la Iglesia de popa, les Musées d’Art Colonial et d’Histoire, Ville classé Patrimoine de l'humanité par l' Unesco, Musée romantique qui témoigne de la splendeur de Trinidad, sites naturels : el Nicho, la grotte Martin infierno, la vallée de Yaguanabo, Cascade Topes de Collantes

14/12: Cienfuegos--

Cienfuegos Transport :En bus Départ à 7h45 et arrivée à 9h15 à cienfuegos

• A l’est de Punta Colorados, petite crique à l’abri des touristes. • Et le jardin botanico et avec le ferry le castillo de nuestra senora de los angeles de jagua. • Admirer les toits de la ville du Palacio Ferrer. • Les promenades en calèches sont à bas prix. • Visite de la ville : o Le parque José Marti, à l’entrée de la place o derrière deux lions de marbre une rosace sur le sol délimite o les entrée de la ville., une statue de José Marti et

• Le museo naval, fermé pour restauration. • Dans le quartier de punta gorda, le palacio de valle avec son architecture romane gothique et baroque. • Et le rancho luna, casa avec son delphinarium.

NUIT

15/12;Santa Clara--

Transport :Taxi collectif 7h arrivée vers 9h Voir BUS ou Train

Santa Clara

Visite de la ville : • le parque leoncio vidal, • les mémoriaux de la révolution, • place et musée de la révolution Les environs : • l’’embalse de hanabanilla, • un lac avec son impressionnant barrage. • San juan de los remedios, après être passé devant le mémorial du train blindé, cette petite ville ou au mois de décembre il y a le carnaval parrandas remedios.

Les cayos, ou seuls les touristes sont autorisé, penser à avoir le passeport. L’ entrée du village de caibarien est signalé par une sculpture de crabe, le pédrapléen est une route de 48 km passant sur une quarantaine de ponts qui conduit à l’archipel de sabana encore vierge.

NUIT

Le monument du tain blindé, La place de la Révolution, Le mausolée des martyrs de la Révolution, La parque Vidal, le musée des arts décoratifs, La Loma del Capiro

16/12 :Santa Clara -> La havane -> Vinales--

Transport Train, Bus, ….

Retour à la havane, La vallée de vinales :

17/12 : vallée de Vinales--

La vallée de vinales : Ce village de 3000 âmes évoque un village du far West il y a le parque josé parti pour se mettre au rythme de la ville. Le mur de la préhistoire, a 4 km au sud ouest, mur peint d’une grande fresque… Les grottes : • la cueva de san Miguel va été transformé en discothèque. • la cueva del indio, dont on visite la 2nd partie en canot à moteur. • la cueva de santo tomas, a 25 km avec son lac souterrain. • Les mogotes, collines en forme d’épingle

NUIT

la Fresque de la Préhistoire, la Grotte du Che, la vallée des Mogottes (possibilités randonnées équestres), grotte de l’Indien, Plages, plongés : Cayo Levisa, Cayo Jutias, Maria la Gorda, Pinar del Rio

18/12: Pinar del Rio--

Pinar del Rio

• La ville, calle josé marti, la rue est bouillonnante en décalage avec la ville. • Les manufactures, avec la liqueur de guayabita à la casa garay c’est une liqueur a base de petits fruits du même nom ressemblant a des goyaves ceux-ci sont fermentés avec épices et rhum. • La fabrique de tabac francisco donatien est tenu dans une ancienne prison on peut voir les torcedores à l’œuvre. • Village de san juan y martinez, visite d’une plantation de tabac.

NUIT

19/12:Pinar del rio -> La havane--

La route de l’ouest : le faire avec un taxi . itinéraire : quitter la havane par l’avenida rancho boyeros en direction de l’aéroport un panneau indique pinar del rio à droite au km 46 en direction d’artemisa prendre à gauche sous l’autoroute et tout droit sur 7 kms jusqu’aux piliers sur la gauche. VOIR P171 MICHELIN • la plantation de café d’angerona : surnommé le jardin de cuba • la communauté de las terrazas, communauté rurale avec beaucoup d’artistes et d’artisans. • Le village de soroa, avec sa magnifique cascade • La sierra de guira, avec ses forets de pins et de cèdres

NUIT

20/12 : La havane-- • Visite du védado, quartier de l’université. • Plaza de la révolucion, quartier populaire de la ville • El cementerio de cristobal colon, immense cimetière aux murs jaune pastel (p 157 michelin)

NUIT

21/12, Départ Paris!
Cuba en routard: itinéraire et autres English translation pending
by Benbasket · 2006-09-18 · 13 replies
Bonjour à tous, Je prépare un voyage pour Cuba pour juin (3 semaines environ) prochain et j'aurai besoin de quelques infos : Qu'est ce qu'un bon tarif depuis Paris ou Bruxelles (j'ai trouvé 750 euros) Quels sont les endroits incontournables de Cuba Les endroits à eviter... Et eventuellement une bonne adresse pour la première nuit à l'arrivée (La Havane à prioris).

Merci d'avance !!!
De retour de Cuba: bilan English translation pending
by Véda · 2005-05-23 · 29 replies
😉Ola amigos !

Je suis de retour de Cuba depuis une semaine. J'y ai voyagé toute seule pendant quelques 6 semaines, et au niveau sécurité, Cuba est sûr. Aucun problèmes. Cuba est fantastique biensûr... tout le monde le dit et c'est vrai. Fabuleuses plages de sables blancs et d'eau limpide, merveilleux paysages de campagne tropicale verdoyante, sourir des cubains, gentillesse de ce peuple, exquise langueur antillaise, effervescance musicale, vida latina. Qui va à Cuba, connait cette carte postale idyllique.😊

Mais derrière cela, il y a les attentes de 4 heures (si on a de la chance) sur le bord des routes pour se rendre au boulot ou dans la famille ou..., il y a les plages réservées aux cubains de gros sables brun donnant sur les ports industriels, il y a des sinistrés du cyclone d'il y a 3 ans qui sont encore entassé dans des cabanons de fortune sans eau, il y a les règles arbitraires, il y a la pénuries, il y a la dictature (positivée), il y a l'eau courante qui fait si souvent défaut, il y a les rabatteurs (qui sont certainemnet pas dangereux). 🏴‍☠️

Mais l'humour est toujours là et malgré avoir eu la chance d'éprouver les mauvais points Cuba est fantastiquement riche de leçons et de petits instants de bonheur. De plus, quand on voyage à Cuba, même si on peut s'énerver contre les règles ou la lenteur ou autre, il faut toujours se dire que nous, nous pouvons, si on le souhaite, choisir entre attendre 4 heures sur le bord de la route pour s'entasser à l'arrière d'un camion ou d'une fourgonnette ou nous rendre à la station des bus et monter dans un bus climatisé Viazul dans la minute qui suit. On a le choix de se limiter au hôtels avec splendide buffet ou maisons d'hôtes avec vie cubaine améliorée ou contrer les interdits et découvrir les maisons sans beurre dans le frigo (si frigo il y a), petit réchaud, sans eaux courante, sans formidable literie mais avec musique et voisinage tous les soirs. On a le choix aussi, de passer au-devant une longue file de cubains qui attendent depuis une heure parfois à l'entrée des magasins parce que l'on est touriste ou refuser cette règle et attendre son tour si l'on peut passer avant la fermeture. On a le droit de payer sans rechigner sur la somme surélévée ou refuser un service parce que des fois il y en a marre d'être pris pour un billet de dollars sur pattes. Bref, à Cuba, il faut apprendre à apprécier les moments de galère car c'est peut-être dans ces moment là que l'authenticité de l'île se laisse apercevoir.🤪

Moi j'en reviens enchantée et révoltée en même temps.

Si vous avez des questions sur Cuba, je serais ravie d'y répondre si je peux.

Karine

PS. : attention aux distributeurs automatiques. A deux reprises un distributeur m'a annoncé que ma transaction avait été refusée mais quand j'ai lu mon relevé de compte, mes transactions avaient belle et bien été prises en compte. Enfin, recomptez à chaque fois votre monnaie quand vous allez retirer au guichet des banques. Il n'est pas rare que quelques dizaines (voir centaines) de pesos convertibles manquent dans le tas....😛
Randonnée dans la Sierra de Guara English translation pending
by Casael · 2018-08-06 · 12 replies
Bjr ! Je souhaite me rendre en Sierra des Guara avec mes parents. Et que tout le monde y trouve son compte moi pour le canyoning mes parents pour la marche. Ma mère peut difficilement monter et descendre de fort dénivelé existe-t-il des randonnée qui ne nécessite pas de monter y a-t-il des alpages ou des plaines en Sierra des Guara? Merci pour vos précieux retours. Casael
Où partir plonger à Cuba? English translation pending
by Brutus80000 · 2011-02-01 · 17 replies
Salut à tous et merci à l'avance aux personnes qui prendront le temps de répondre.

nous partons a cuba le 22 fevrier 2011 , pour un circuit de douze jours a travers cette ile. sur la fin du sejour nous resterons a varadero quatre nuits et enfin nous repartirons en france. voici mes questions !!! - étant plongeur bouteille et apneiste (amateur), je voudrais profiter de ces quatre jours a varadero pour m'éclipser et partir au moins deux jours faire de la plonger, quel sont les plus jolies ou le plus jolie spot de cuba, (maria la gorda, ile de la jeunesse, cayo largo)???? - en partant de varadero, quel serait pour moi l'endroit le plus facile et le plus rapide d'accés (bus viazul, avion air caribeaan)pour me rendre a un de c'est spots ??? - faut-il que je reserve d'avance (maintenant de france)pour le transport, les nuits d'hotels et diving center ??? MERCI D'AVANCE stephane d'Amiens (80)😛
Voyage de huit mois en Thaïlande, Malaisie, Indonésie et aux Philippines English translation pending
by Aroundaworld · 2009-04-06 · 2 replies
cher(e)s ami(e)s,

je prepare un voyage de 8 mois, juillet 2009 à fin février 2010. (j'en rêve déja ;-)

je voudrais profiter de vos expériences et conseils concernant les pays suivant: thaîlande, malaisie, indonesie et philippines.

je suis preneur d'infos concernant le niveau de vie au quotidient, nourriture, hebergement, loisirs...dans chacun de ces pays respectif.

cela va m'aider à me faire un budget de voyage, j'envisage de voyager assez roots, mais quelques interludes un peu plus cosy ne sont pas à exclure :-)

mes poles d'interets sont hyper orienté, plongée, plages, snorkeling, iles de rêve, nature et parcs...

De plus je souhaite profiter de ce moment pour passer mon divemaster, je suis rescue padi et ** cmas, j'ai déja pas mal plongée : los roques au venezuela, puerto la gorda a cuba, taganga en colombie, utila au honduras... je connais bien cette partie du globe et maintenant je desire explorer l'asie du sud est.

J'aimerais decouvrir des endroits qui ne soit pas saturé par le tourisme de masse. Mais vivant quand meme, je ne cherche pas non plus la vie façon robinson crusoé. un compromis entre les 2 m'irais bien ;-)

Des adresses de club pour bien apprendre et dans un centre de plongée sympa. (j'entends par sympa, pas pour y faire 1 ou 2 plongées; mais pour y passer entre 3 et 5 mois). et si tout ça peux exister dans des sites ou on croise du gros, voir du trés gros... c'est l'extase !!! :-D

je finis enfin en precisant que juillet et aout je voyagerrai avec mon petit bonhomme de 12 ans, donc plutot ambiance vacances, decouverte et snorkeling. Du coup ma formation au DM serra donc de septembre à février.

je suis conscient que ça fait une foultitudes de questions et que c'est pas super précis-concis... donc par avance mille fois merci pour votre aide, suggestions, conseils en tout genre...:-D

Come discover the island of Madeira with me
by Pinacoladada · 2025-06-10 · 77 replies
Introduction

We arrived on the island of Madeira (Portugal) at the beginning of May 2023 and stayed for 5 weeks.

This island is renowned for its rich cultural heritage, its famous hikes through lush landscapes, and its seaside resorts. It offers an unforgettable experience for nature lovers.

In this travel journal, you’ll find a list of the many activities we did during our stay to explore the different attractions of this magnificent island.

These attractions are categorized to make it easier to search based on your interests, if needed.

Videos are included throughout the summary. Please click on the image to start the video.

To jump to a specific post, here are the appropriate links:

HIKES:

Calheta - PR19 Caminho Real do Paúl do Mar Santana - Ribeiro Frio - PR11 Vereda dos Balcões Sao Vicente - Gingas - PR16 Levada Fajã do Rodrigues Rabaçal - PR6.1 Levada do Risco & PR6 Levada das 25 fontes Rabaçal - PR6.2 Levada do Alecrim & PR6.3 Vereda da Lagoa do Vento Caniçal - PR8 Vereda da Ponta de São Lourenço São Jorge - PR18 Levada do Rei Ponta do Sol - PR7 modified - Levada Nova & Levada do Moinho Machico - PR5 Vereda das Funduras Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico do Areeiro to Pico Ruivo) Funchal - PR1 Vereda do Areeiro (Pico Ruivo to Pico do Areeiro) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (outbound) Funchal - PR1.2 Vereda do Pico Ruivo (return) Porto Moniz - Fanal Forest Porto Moniz - PR14 Levada dos Cedros Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Encumeada) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Lombo do Mouro) Ribeira Brava - PR17 Caminho do Pináculo e Folhadal (Bica da Cana) Santana - PR9 Levada do Caldeirão Verde Lamaceiros - Levada Ribeira da Janela Ribeiro Frio - PR10 Levada do Furado Tabua - Levada da Nova (Eastern Sector) Tabua - Levada da Nova (Western Sector) Boa Morte - Levada do Norte Verada da Levada do Facho - Levada do Norte (South) Vale Paraiso - Levada da Serra do Faial Porto Moniz - PR13 Vereda do Fanal Referta - Levada do Castelejo Porto da Cruz - Levada do Castelejo Estanquinhos - Pico Ruivo do Paul da Serra Boaventura - Levada de Cima & Levada da Acha Grande

SEASIDE RESORTS & NATURAL POOLS:

Natural pools of Seixal Seixal Naval Club Seaside Resort - Natural pool Natural pools of Porto Moniz Funchal - Lido Seaside Resort Santana - Foz da Ribeira do Faial Seaside Resort Câmara de Lobos - Salinas Seaside Resort Porto Moniz - Aquário/Cachalote Natural Pools Funchal - Doca do Cavacas Seaside Resort Funchal - Ponta Gorda Seaside Resort Caniço - Roca Mar Hotel Seaside Resort Caniço - Lido Galoma Seaside Resort Calhau de São Jorge Seaside Resort Ribeira Brava Seaside Resort

BEACHES:

São Jorge Beach Calheta Beach Seixal - Laje Beach (Jamaica) Porto de Seixal Beach Caniço - Reis Magos Beach Machico - Machico Beach (Banda d'Além) Machico - São Roque Beach Machico - Ribeira Natal Beach Caniçal - Prainha Beach Porto da Cruz - Alagoa Beach

TOWNS:

Stroll through the town of Ponta do Sol Stroll through the town of Câmara de Lobos Stroll through the town of Ribeira Brava Stroll through the town of Funchal Funchal - Wicker toboggan ride Stroll through the town of Machico Stroll through the town of Santana Stroll through the town of São Vicente São Vicente Caves Park

VIEWPOINTS:

Calheta Region Ponta do Sol Region Ribeira Brava Region Câmara de Lobos Region Funchal Region Santa Cruz Region Porto Moniz Region São Vicente Region Santana Region Machico Region On the road in Madeira

WATERFALLS ALONG THE WAY

Ponta do Sol - Anjos Waterfall Sao Vicente - Água d'Alto Waterfall Seixal - Córrego da Furna Waterfall
Désert des Bardenas à vélo (Espagne) English translation pending
by A2cmieu · 2017-07-20 · 22 replies
Salut a tous, nous partons a mi-aout pour l'Espagne , avec un passage par le desert des Bardenas , nous ne connaissons pas cet endroit malgré de nombreux voyages dans la peninsule.Quelqu'un la t-il fait a vélo? bonne route a tous.
Croisière "Perles des Antilles" sur le Costa Magica (janvier 2015) English translation pending
by Davidsteph · 2014-11-06 · 209 replies
bonjour, ma femme et moi partons avec le costa magica en janvier 2015 pour cette croisière aux Antilles .

nous avons besoin de vos conseils et astuces lors des excursions proposées par costa ou voir par soi même. lesquelles sont a privilégier ou nn ?

merci
Une autre Espagne English translation pending
by Hannahannah · 2014-04-26 · 275 replies
A tous ceux qui ont vraiment envie de sortir des chemins battus et rebattus en Espagne je vous conseille ce documentaire , d'autant plus qu'il ne fait pas beau aujourd'hui , ça vous permettra de rêver un peu .

Documentaire Les grandes transhumances ... - YouTube

L’Estrémadure et l’Andalousie dans toute sa splendeur , j'ai suivie il y a quelques années dans la sierra de Gredos un de ces déplacements , c'est fantastiques .

D'accord ce n'est pas la Costa Brava , mais c'est véridique , et pour les amoureux de la nature cette région avec ses vautours , ces cochons noirs en semi liberté , ses cigognes ...je vous assure que ça vaut le détour .

Hannah
Réservations préalables des casa à Cuba? English translation pending
by Zouzousa · 2013-07-16 · 15 replies
Bonjour Je vais à Cuba en août. Nous ne souhaitons pas trop prévoir et aimerions pouvoir construire notre voyage au fur et à mesure. Est-ce que c'est facile de procéder de la sorte à Cuba ou faut-il être tout organiser à l'avance? En particulier, est-il difficile de trouver des logements en casa sans avoir tout réservé ? Merci d'avance de vos réponses!
Concours photo VF février 2012: "La couleur jaune" English translation pending
by Herikles · 2012-01-31 · 230 replies
Forumeuses, Forumeurs... Bonsoir ! 🙂

Et de 20 ! déjà, depuis l'initiation des concours photos VF par Lahaut.

Le 20e concours photos de est donc ouvert.

La couleur bleue, proposée comme thème par ChristianG, remonte à août 2010. Je vous propose aujourd'hui

Nulle couleur n'est plus joyeuse que le jaune. Couleur du soleil, de la fête et de la joie, elle permet d'égayer un univers et de le faire rayonner. Il est vrai que le jaune est une couleur chaleureuse et stimulante. Tout comme le soleil qui diffuse ses rassurants rayons porteurs de vie sur terre, le jaune est la couleur de la vie et du mouvement. Pourtant, derrière cet aspect joyeux, le jaune peut parfois se révéler négatif. Associé aux traîtres, à l'adultère et au mensonge, le jaune est une couleur qui mêle les contrastes. Le jaune pâle contrairement au jaune vif s'écarte de ce chemin régénérateur pour plutôt pointer la maladie, la morosité et la tristesse. Le jaune est également associé à la puissance, au pouvoir et à l'ego (c'était la couleur de l'Empereur de Chine). On retiendra avant tout que le jaune est la couleur de l'ouverture et du contact social : on l'associe à l'amitié et la fraternité ainsi qu'au savoir. A prendre ou à laisser: 🤪 on a vu que le jaune pâle (paille) pouvait être signe de bonne santé.

Donc, jaune citron, jaune canari, jaune primaire, jaune d'or, jaune paille, jaune c..., ocre jaune, le jaune doit dominer l'image. Pas tant en surface (en cm2), mais dans l'atmosphère qui s'en dégage. Evitez les dérives trop marquées vers l'orange, qui pourra faire l'objet d'un futur concours, ou vers le rouge ou le vert. Daltoniens s'abstenir, ou se faire aider par un œil aguerri. 😄

Tout participant est le bienvenu. Forum de voyage, lieu de détente, de rencontre, de partage, de convivialité... ne vous prenez pas la tête. 😉 Bon, si la qualité y est, c'est pas plus mal. 😄 Mais le mot d'ordre (de souhait) est de laisser parler votre cœur. Si l'endroit où fût prise votre photo vous a marqué(e), si le sujet vous a ému(e)... ou s'il y a du jaune tout simplement, faites-nous en profiter. 😏 La notion de voyage est bien sûr primordiale et doit ressortir des clichés présentés.

3 photos maxi par membre VF, de préférence dans des messages séparés, en indiquant leur numéro (photo 1, photo 2 et photo 3). Si vous étiez lucide à la prise de vue, renseignez-nous sur son lieu, et n'hésitez pas à en faire tout commentaire qui vous plaira.

Février sera court (mais sera bon). Dépôt des images jusqu'au lundi 20 au soir. Votes (ouvert à tous) du 21 au 26 février à midi (5 1/2 jours, c'est bien. C'est 2 x 1 j. pour une présidentielle). 😄 Le règlement actuel est très bien comme ça et ne nécessite pas de réforme hâtive: 😏 - photo 1 = 3 pts - photo 2 = 2 pts - photo 3 = 1 pt Publication des résultats le 26 février dans l'après-midi.

La photo gagnante est celle qui obtiendra le plus de points. Son heureux auteur s'occupera du concours de mars. 😎 En cas d'égalité, fraternité 😄 (le vainqueur sera celui qui aura obtenu le plus grand nombre de premières places).

Ici, que des photos, puis plus tard les votes. Les jacasseries, c'est ici. Le photorama, c'est par là.

Fini de rire (jaune ). A vos photos.

🙂🙂🙂
Croisière sur le Costa Atlantica dans les Caraïbes et excursions English translation pending
by Stely · 2007-09-13 · 59 replies
Bonjour !! je part sur costa Atlantica du 11 au 17 fév 08 dans les caraibes . Je fait des recherches et je trouvent rien pour les excursions qui sont offert sur ces iles . Pouvez vous m aider a planifiez ces destinations s.v.p.?? La Romana ile Catalinatortola _sainte-LucieGuadeloupesaint- Martin Retour la Romana .

quelles sont les sorties a ne pas manquer pour un séjour inoubliable ??

Merci a l avances et quel sont les prix ??

Merci de m aider !! stely
Kazakhstan in August: climate, itinerary, and 4x4 questions
by Stélène · 2026-06-21 · 33 replies
Hi everyone, My partner and I are planning a 3-week trip to Kazakhstan in August and would love your input to refine our itinerary. We’re thinking of spending the first part of the trip in the Almaty region, including the following spots:

Singing Barkhan (singing dune)

Altyn-Emel National Park

Charyn Canyon National Park

Ozora Ushchel'ya Reki Kensu (Kensu River Valley lakes)

possibly Ile-Alatau National Park

After that, we’d like to explore the Mangystau region around Aktau, with highlights like:

Airakty

Tuzbair Salt Lake

Kyzylkup ("Tiramisu")

Gora Bokty

Bozzhyra

Three Brothers Peaks

We’re planning to rent a 4x4 in each region and have a few questions:

Could you recommend any reliable 4x4 rental companies in both the Almaty and Aktau/Mangystau regions?

I’ve read that the Mangystau region can get extremely hot in August. Do you think it’s better to start with Almaty and finish with Aktau to hopefully have milder temperatures (less extreme😛)? For us, doing the reverse would be simpler in terms of international flights, the domestic flight, and it’d also be significantly cheaper.

Regarding the places listed above, do you think there are any must-see spots we should add, or conversely, any sites that aren’t worth the detour?

More generally, do you have any practical tips for a 3-week trip to Kazakhstan in August (road conditions, fuel availability, reservations, weather, safety, etc.)?

Thanks so much for your feedback and advice! P.S.: We’re used to traveling independently and driving 4x4s in sometimes challenging conditions (Namibia, Tanzania, Bolivia—South Lipez, Chile, etc.), and we’re also experienced hikers, used to self-sufficient treks (Patagonia, Huayhuash, Three Peaks in Nepal, among others). We’re just mentioning this to give you an idea of our level of self-sufficiency for this kind of trip.

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