Results for "Strasbourg+et+(hôtel+ou+hébergement)+|+127"
3578 results found.
Voyage Thaïlande 15 jours en mars 2014 English translation pending
Bonsoir,
Je pars 2 semaines en Thaïlande avec mon homme en Mars, nous arrivons à Bangkok jeudi 6 Mars et repartons mercredi 19. Nous aimerions partir directement sur Ayutthaya, puis Sukhothai et enfin Chiang Mai. Nous prévoyons ensuite de partir vers le Sud en avion car nous voudrions nous balader du côté de Ko Phi Phi/Ko Lanta/Krabi et du côté de Ko Tao/Ko Phangan et Ko Samui, pour enfin passer 2-3 jours sur Bangkok. Pensez-vous que cet itinéraire est faisable ? et approprié à la période de l'année ? Dans l'attente de vous lire, Cordialement
Je pars 2 semaines en Thaïlande avec mon homme en Mars, nous arrivons à Bangkok jeudi 6 Mars et repartons mercredi 19. Nous aimerions partir directement sur Ayutthaya, puis Sukhothai et enfin Chiang Mai. Nous prévoyons ensuite de partir vers le Sud en avion car nous voudrions nous balader du côté de Ko Phi Phi/Ko Lanta/Krabi et du côté de Ko Tao/Ko Phangan et Ko Samui, pour enfin passer 2-3 jours sur Bangkok. Pensez-vous que cet itinéraire est faisable ? et approprié à la période de l'année ? Dans l'attente de vous lire, Cordialement
Plus de formalités pour obtenir un visa chinois English translation pending
A partir du 10 mai 2010 la Chine demande plus de papier pour aller en Chine.Et supprime le visa poste frontière aux titulaires du passeport français.
1° Présentation du billet d'avion aller et retour.
2° Certificat d'hébergement ( pour les visa touristique) ou certificat des relations familiales pour visa de visite familiale.
3° Attestation d'assurance internationale (soin/rapatriement) vous pouvez la demander a votre assureur voiture.
et le plus fort
4°Certificat de travail ou attestation de revenus (relevé de vos 3 derniers compte bancaire. certificat de scolarité pour les étudiants de plus de 18 ans.
Vous me direz c'est le juste retour des choses, pour le Chinois qui souhaite venir en France on demande en plus un certificat hébergement à faire signer par votre maire.
Bon courage le pays est magnifique.
Pour aller au Tibet c'est encore autre chose, vu ce qui demande on doit être dans un autre pays.
Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Philippines: trois semaines au paradis... English translation pending
et voilà le petit carnet sur ce super voyage ...
Avec mon collègue Thierry, nous avions pas mal hésité entre Mada et les Phils ; j étais plutot " branché " Afrique mais avec un frère marié à une charmante Philippine, qui n 'arretait pas de me parler des 7100 iles ...la pression était forte pour l Asie du sud est
Finallement c est le billet d avion qui a tranché : moins de 700 euros pour 12000 bornes, allez banco pour l asie du sud-est !
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Vendredi 2 mars / départ pour l'Asie ...
Beau temps sur Nice ; décollage pour Amsterdam où l'on a quelques heures à passer L' aéroport de Schipool est bien fait et en 30 minutes nous voici gare centrale d 'Amsterdam . Le temps est beau mais froid et la goretex servira au moins une fois dans le voyage ... On se réfugie dans un coffee-shop sympa, après avoir balladé un peu dans les environs de la gare et vers 11 h manoeuvre de retour vers Schipool pour le saut vers l Asie . 11 h de vol en B 777 de la KLM, presque un plaisir car écrans individuels, films récents, service de qualité... Peu de temps après le repas on entre dans la nuit et le sommeil ne tarde pas a arriver ...La lecture du livre" Beach boy "parlant de la vie dun enfant parsi à Bombay, me fera passer un bon moment, puis c'est la descente sur MANILLE qui est annoncée : à travers le hublot c' est une ville gigantesque qui défile sous les ailes du boeing et 20 minutes plus tard nous voici posés à NAIA (l un des 3 aéroports de la capitale . les formalités sont très simples ; on change de suite pas mal d'argent pour éviter de passer du temps dans les banques . Pour 1 euro on nous donne 63 pisos ...Le minibus de la Malate pension est là et vers 11 heures nous voici au coeur de Manille dans le quartier animé de Malate . On attaque par un exellent jus de mangue sur la terrasse de la pension et vers 14 h Cristy, ma belle soeur arrive ! C est la première fois que je la rencontre ; elle est mignone et très sympa ...Nous passons l après-midi ensemble à Makati, le quartier des affaires, shopping centers, buildings, grandes avenues .Elle nous accompagne chez Abalon où nous avons réservé notre 4x4 pour une semaine dans le nord . Nous payons 270$ pour une semaine en Kil illimité .Vers 20h nous quittons Cristy qui m' a meme prèté un portable avec carte sim pour le cas où nous aurrions besoin de la joindre . De plus, un ami de la famille, Joda, nous conduira demain jusqu'à la sortie de Manille sur EDSA, le périphérique de Manille .Une longue route nous attendra jusqu'à Banaue et elle ne veut pas que nous perdions de temps dans la traversée de Manille .Rendez vous donc avec Joda demain matin à 6 h du mat à la Malate pension ...On ne commencera pas les vacances pas une grasse mat ça c'est déjà sur ! Nous passons une soirée très sympa à malate, qui est un quartier très très animé surtout ce samedi soir 😉 Repas de spécialités philippines au centre commercial Robinson " à volonté pour 270 pisos /personne c est à dire 4 euros environ ...Il pleut un peu quand nous descendons vers Roxas Bd au bord de la baie de Manille ; il y a beaucoup d 'animation, et plein de bars à musique au bord de la baie ; Ce soir on se contentera d un jus de mangue, la san miguel se sera pour la prochaine fois ! On remonte sur malate par Remedios circle et re-coup à boire dans une animation débordante ....Vers 1h du mat retour à la pension, petit coup d internet pour rassurer la famille et premiere nuit de plomb pour moi ...
Dimanche 3 mars : un peu de Manille et beaucoup de route ...Nord LUZON ...
Dur dur le lever, une bien petite nuit, mais Joda nous attend et nous voici déjà à traverser la ville ; il nous faudra presque 1h30 pour se retrouver sur Edsa à l embranchement de la highway vers le nord de Luzon ; Joda me donne les dernières recommandations et nous voilà "lachés " avec notre 4x4 . La conduite est facile, le véhicule en exellent état ; péage de 47 pisos à la sortie prévue et là on comprend de suite pourquoi il faudra 10 heures de route pour 350 kms environ . Les routes sont très encombrées dans les villages : tricycles, sortes de tuk-tuk, taxis, camions surchargés, jeepneys croulant sous le nombre de passagers, arrets fréquents, bref tout y est pour un traffic lent et intense dans les villages . Peu où pas de panneaux de signalisation ne contribuent pas à aller faciliter la progression ... Le paysage de plaines et de rizieres très très vertes est déjà bien beau .Cela me rappelle un peu le Cambodge avec des villages s'étalant le long de la route principale . sur une moto le nombre est a peu près de 4 personnes en moyenne . Arret repas vers 1 heure dans un petit resto en bord de route Plusieures marmites dans lesquelles on choisi son repas : un bol de riz, une boisson et c'est parti pour 1 à 2 euro le repas ! On va pas se ruiner dans ce pays d autant que c'est copieux ! Les fruits sont exellents surtout les mangues jaunes à 35 pisos le kg Pour moi ce sera le "pays des meilleures mangues" que je n ai jamais mangé de ma vie de voyageur ...hasard de la saison ? en tous cas en 22 jours pas un seul jour sans mangues et pas une seule qui ne fonde pas dans la bouche : je suis déjà en manque sérieux depuis notre retour ...Quand à Thierry qui n'aime pas la bière c'était fresh-mango juice + mangues au dessert chaque jour ...Aux deux-tiers du chemin commence une route de montagne. Nous voici en pays "IFUGAO " et cela se voit bien au profil des habitants .La route est très belle, milieu tropical de montagne, virages, végétation exubérante et premières rizières de montagne en étages ...En 373 kms et vers 18h juste avant la nuit voici enfin BANAUE ...Nous allons de suite au Sanafé lodge conseillé par des voyageurs sur VF où nous trouvons une petite chambre pour 750 pisos ; repas au sanafé, discussion avec le patron bien sympa avec qui nous convenons de rencontrer un chauffeur de tricycle demain matin pour organiser notre trek de 2 j dans les riziéres .Ce soir après un tout petit tour dans le village, très calme, la nuit nous nous coucherons tot le sommeil nous rappelant vite au lit . Il pleut fort et sur les toits de toles le bruit réveillera Thierry alors que moi je n ai rien entendu de la nuit ...ça a quand meme un peu des avantages d'etre sourd comme un pot ...
Itinéraire de Helsinki vers Saint-Pétersbourg? English translation pending
Hello, je prévois une dizaine de jours dans le sud de la Finlande en août prochain et je me demande si je n'irais pas faire un petit tour de 2/3 jours à St petersbourg. Quelqu'un a-t-il déja fait ça? est-ce long? comment vous êtes vous procuré le visa? à l'avance en France ou sur place?ce document semble difficile à obtenir et cher, de plus, est-il obligatoire de fixer précisement les dates du séjour et de préciser quelle voiture nous aurons, ce qui est difficile, puisque nous comptons louer une voiture au départ de Helsinki.
Ce sera notre premiere fois en Russie, Y a t-il de belles choses sur la route?
merci à tous!😉
Visa russe: quelle galère! English translation pending
Bonjour,
En attendant un éventuel changement de procédure d'obtention de visa, suite à la visite du site de l'ambassade de Russie, j'ai quelques questions sur le visas Russe:
1/ Voucher Touristique
1.1 qu'est-ce que c'est?
1.2 Je lis sur leur site :" (bon d'échange) des agences de tourisme russes ou françaises"
Comme j'organise mon voyage moi-même je ne vois pas comment je pourrais obtenir quelque chose d'une agence de voyage. Par contre on peut peut-être obtenir ça d'un hotel russe (moyennant une réservation)
2/ Justificatif de l'accueil du touriste étranger
Je lis sur leur site :"(réservation de l'hôtel ou de l'agence touristique russe) mentionnant obligatoirement: le nombre d'entrées et de sorties; la nationalité du touriste; les dates d'entrée et de sortie; le nom et le prénom de la personne; sa date de naissance; le numéro de son passeport; la liste des villes à visiter; le lieu d'hébergement; le nom de l'hôtel ou de l'agence touristique russe qui se charge de l'enregistrement du touriste, son adresse et le numéro de référence consulaire."
2.1 Est-ce que c'est l'hotel qui doit m'envoyer ça?
2.2 Comme je ne reste pas au même endroit (St Pet, Moscow, Irkoutsk) est-ce que je dois obtenir ce document pour chaque hotel, ou bien un seul suffit?
2.3 Le nombre d'entrées/sorties c'est quoi? Ainsi que les dates d'entrées/Sorties? Ca correspond aux E/S du pays, de la ville?
2.4 "le nom de l'hôtel ou de l'agence touristique russe qui se charge de l'enregistrement du touriste" Je dois m'enregistrer sur place? ou ? quand? (sachant que je commence à St Pet).
2.5 son adresse et le numéro de référence consulaire C'est quoi le numéro consulaire.
3. Programme détaillé "Nota 2: si le visa dépasse 15 jours il est obligatoire de présenter le programme détaillé du séjour établi par l'agence de tourisme russe ou française." 3.1 Comme j'organise mon voyage moi-même je donne cette liste moi-même? Ou je demande un organisme russe de m'envoyer quelque chose? Dois-je demander un justificatif pour chaque hotel réservé? 3.2 Est-ce que je mets les infos sur le justificatif de l'accueil client ou sur une feuille à part?
4. Assurance Est-ce que ma carte CB Visa suffit comme assurance ou bien dois-je prendre une assurance complémentaire? Sachant que ce n'est pas une Visa Premier.
5. Format des papiers Est-ce que je dois fournir des originaux papiers ou des fax suffisent ou des photocopies suffisent? Et si des photocopies ne suffisent pas, comment font-ils la différence avec un fax?
Voila c'est tout pour le moment !
Merci, Wilfrid.
En attendant un éventuel changement de procédure d'obtention de visa, suite à la visite du site de l'ambassade de Russie, j'ai quelques questions sur le visas Russe:
1/ Voucher Touristique
1.1 qu'est-ce que c'est?
1.2 Je lis sur leur site :" (bon d'échange) des agences de tourisme russes ou françaises"
Comme j'organise mon voyage moi-même je ne vois pas comment je pourrais obtenir quelque chose d'une agence de voyage. Par contre on peut peut-être obtenir ça d'un hotel russe (moyennant une réservation)
2/ Justificatif de l'accueil du touriste étranger
Je lis sur leur site :"(réservation de l'hôtel ou de l'agence touristique russe) mentionnant obligatoirement: le nombre d'entrées et de sorties; la nationalité du touriste; les dates d'entrée et de sortie; le nom et le prénom de la personne; sa date de naissance; le numéro de son passeport; la liste des villes à visiter; le lieu d'hébergement; le nom de l'hôtel ou de l'agence touristique russe qui se charge de l'enregistrement du touriste, son adresse et le numéro de référence consulaire."
2.1 Est-ce que c'est l'hotel qui doit m'envoyer ça?
2.2 Comme je ne reste pas au même endroit (St Pet, Moscow, Irkoutsk) est-ce que je dois obtenir ce document pour chaque hotel, ou bien un seul suffit?
2.3 Le nombre d'entrées/sorties c'est quoi? Ainsi que les dates d'entrées/Sorties? Ca correspond aux E/S du pays, de la ville?
2.4 "le nom de l'hôtel ou de l'agence touristique russe qui se charge de l'enregistrement du touriste" Je dois m'enregistrer sur place? ou ? quand? (sachant que je commence à St Pet).
2.5 son adresse et le numéro de référence consulaire C'est quoi le numéro consulaire.
3. Programme détaillé "Nota 2: si le visa dépasse 15 jours il est obligatoire de présenter le programme détaillé du séjour établi par l'agence de tourisme russe ou française." 3.1 Comme j'organise mon voyage moi-même je donne cette liste moi-même? Ou je demande un organisme russe de m'envoyer quelque chose? Dois-je demander un justificatif pour chaque hotel réservé? 3.2 Est-ce que je mets les infos sur le justificatif de l'accueil client ou sur une feuille à part?
4. Assurance Est-ce que ma carte CB Visa suffit comme assurance ou bien dois-je prendre une assurance complémentaire? Sachant que ce n'est pas une Visa Premier.
5. Format des papiers Est-ce que je dois fournir des originaux papiers ou des fax suffisent ou des photocopies suffisent? Et si des photocopies ne suffisent pas, comment font-ils la différence avec un fax?
Voila c'est tout pour le moment !
Merci, Wilfrid.
Visa, train de nuit, thé, mini-boulot en Chine English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis déjà partie en Chine étudier il y a plus de 2 ans, et je voudrais maintenant y retourner seule faire "un peu" de tourisme pendant quelques mois. J'aimerais notamment visiter le guangxi, guizhou, yunnan, sichuan, shaanxi, voire le gansu. (Je peux me débrouiller en chinois pour les choses de la vie quotidienne).
Mes premières interrogations concernent le visa(mon précédent visa étant un visa étudiant, les démarches étaient complètement différentes). Pour un visa touristique, j'ai lu qu'il faut donner le détails de où on veut aller avec les noms des hôtels, etc. Comme je compte voyager tranquillement, au gré de mes envies, cette planification me parait compliquée. J'ai néanmoins lu sur d'autres postes, qu'on pouvait être approximatif ou ne finalement pas respecter l'itinéraire une fois sur place. Est-ce bien le cas? Pour ne pas m’embêter, est-ce que je pourrais notamment écrire seulement 1 ville étape par province et dire que je reste 2/3semaines dans un hôtel de la ville ? Ou alors on peut venir avec une lettre d'invitation d'une personne chinoise. Je peux demander à un de mes amis chinois de m'en faire un, mais est-ce que cela signifie que je devrais normalement rester chez lui? Et qu'il est "responsable" de moi? Je pense effectivement aller voir quelques amis, mais ils sont ds les provinces du nord est, et la plus grande partie de mon voyage sera ds le sud et l'ouest, sans eux. Et enfin, comme il semble que le prix du visa touristique 1 et plusieurs entrées soit le même prix, et comme j'aimerais visiter d'autres pays avoisinants, cela me parait compliquer de planifier mes retours en chine. Est-ce que si on décrit la première partie de son voyage en chine, et que je pars 1/2 semaines en Thaïlande puis revient en chine, il faut leur donner les informations de ce que je compte faire quand je reviendrais de Thaïlande?
Ma deuxième interrogation est sur le train de nuit et la gestion des bagages. J'avais déjà pris un train de nuit, couchette dur, mais je n'avais qu'un petit sac à dos. Je n'ai donc pas fait attention à ce moment là, mais si on a des sacs plus volumineux, comment est-ce qu'on gère les bagages? Y a t-il des espaces pour ranger les valises (plus ou moins surveillés) ? Ou faut il les garder avec soi sur son lit (déjà petit)? Est-ce la même chose avec les couchettes lits mous?
3ème point : le thé! Je suis très intéressée par le thé et la culture du thé. Je pensais notamment aller faire un tour à Pu'er. Mais connaissez-vous d'autres villages, musées, exploitations en relation avec le thé?
Dernier point : les petits boulots. Quand je dis petits boulots, je pense à faire l'accueil dans une auberge de jeunesse, ou d'autres mini-travaux qui pourraient non pas m'apporter un salaire mais plutôt être échangé contre un repas ou un logement. J'avais notamment déjà travaillé dans une auberge de jeunesse à taiwan, où pour quelques heures de présence à l'accueil, ils offraient la nuit d'hébergement. Mais il me semble que c'est normalement interdit avec un visa touristique en chine continentale. Est-ce que vous confirmez? Ou si par un grand hasard, vous pensez que c'est possible, vous connaîtriez des offres de ce type?
Merci à tous pour votre aide!
Je suis déjà partie en Chine étudier il y a plus de 2 ans, et je voudrais maintenant y retourner seule faire "un peu" de tourisme pendant quelques mois. J'aimerais notamment visiter le guangxi, guizhou, yunnan, sichuan, shaanxi, voire le gansu. (Je peux me débrouiller en chinois pour les choses de la vie quotidienne).
Mes premières interrogations concernent le visa(mon précédent visa étant un visa étudiant, les démarches étaient complètement différentes). Pour un visa touristique, j'ai lu qu'il faut donner le détails de où on veut aller avec les noms des hôtels, etc. Comme je compte voyager tranquillement, au gré de mes envies, cette planification me parait compliquée. J'ai néanmoins lu sur d'autres postes, qu'on pouvait être approximatif ou ne finalement pas respecter l'itinéraire une fois sur place. Est-ce bien le cas? Pour ne pas m’embêter, est-ce que je pourrais notamment écrire seulement 1 ville étape par province et dire que je reste 2/3semaines dans un hôtel de la ville ? Ou alors on peut venir avec une lettre d'invitation d'une personne chinoise. Je peux demander à un de mes amis chinois de m'en faire un, mais est-ce que cela signifie que je devrais normalement rester chez lui? Et qu'il est "responsable" de moi? Je pense effectivement aller voir quelques amis, mais ils sont ds les provinces du nord est, et la plus grande partie de mon voyage sera ds le sud et l'ouest, sans eux. Et enfin, comme il semble que le prix du visa touristique 1 et plusieurs entrées soit le même prix, et comme j'aimerais visiter d'autres pays avoisinants, cela me parait compliquer de planifier mes retours en chine. Est-ce que si on décrit la première partie de son voyage en chine, et que je pars 1/2 semaines en Thaïlande puis revient en chine, il faut leur donner les informations de ce que je compte faire quand je reviendrais de Thaïlande?
Ma deuxième interrogation est sur le train de nuit et la gestion des bagages. J'avais déjà pris un train de nuit, couchette dur, mais je n'avais qu'un petit sac à dos. Je n'ai donc pas fait attention à ce moment là, mais si on a des sacs plus volumineux, comment est-ce qu'on gère les bagages? Y a t-il des espaces pour ranger les valises (plus ou moins surveillés) ? Ou faut il les garder avec soi sur son lit (déjà petit)? Est-ce la même chose avec les couchettes lits mous?
3ème point : le thé! Je suis très intéressée par le thé et la culture du thé. Je pensais notamment aller faire un tour à Pu'er. Mais connaissez-vous d'autres villages, musées, exploitations en relation avec le thé?
Dernier point : les petits boulots. Quand je dis petits boulots, je pense à faire l'accueil dans une auberge de jeunesse, ou d'autres mini-travaux qui pourraient non pas m'apporter un salaire mais plutôt être échangé contre un repas ou un logement. J'avais notamment déjà travaillé dans une auberge de jeunesse à taiwan, où pour quelques heures de présence à l'accueil, ils offraient la nuit d'hébergement. Mais il me semble que c'est normalement interdit avec un visa touristique en chine continentale. Est-ce que vous confirmez? Ou si par un grand hasard, vous pensez que c'est possible, vous connaîtriez des offres de ce type?
Merci à tous pour votre aide!
En France en hiver, faire du tourisme? English translation pending
Bonjour,
Je suis une calédonienne. J'ai mis les pieds la première fois en France en 1997, j'en garde un bon souvenir. Mon mari et moi aimerions partir en vacance avec nos enfants, c'est un de nos projets pour 2012. En effet nous souhaiterions passer un mois en métropole ( 15 déc au 20 janv). Pourquoi cette période ? Cela correspand aux vacances scolaires, et ce serait l'occasion pour nos fils de 11 et 7 ans de découvrir la neige.
Nous avons commencé à réfléchir sur comment va se dérouler notre séjour (Hébergement, itinéraires ...) . On voulait faire le tour de France ( les plus grandes villes, les sites les plus connus...) en voiture pour apprécier mais surtout découvrir le paysage à notre rythme. Je vais paraître bête, mais en essayant de comprendre une océanienne qui connait que le soleil, pourriez-vous me répondre SVP. Les questions que l'on se posait, était: est ce que la neige ne va pas nous gâcher nos itinéraires ? est ce qu'il ne fera pas trop froid sur les routes pour nos enfants ? Quelle serait les heures idéales pour faire les trajets en voiture ?
En Calédonie la plus basse température que j'ai connu, je crois était de 9° degrès la nuit et 18° le jour, alors je vais peut être vous paraître un peu folle de faire le tour de France avec mes enfants à cette période. Si vous pouvez m'aider à préparer mon séjour, ou à me rassurer ou même me conseiller, je serais très ravie.
Au plaisir,
Je suis une calédonienne. J'ai mis les pieds la première fois en France en 1997, j'en garde un bon souvenir. Mon mari et moi aimerions partir en vacance avec nos enfants, c'est un de nos projets pour 2012. En effet nous souhaiterions passer un mois en métropole ( 15 déc au 20 janv). Pourquoi cette période ? Cela correspand aux vacances scolaires, et ce serait l'occasion pour nos fils de 11 et 7 ans de découvrir la neige.
Nous avons commencé à réfléchir sur comment va se dérouler notre séjour (Hébergement, itinéraires ...) . On voulait faire le tour de France ( les plus grandes villes, les sites les plus connus...) en voiture pour apprécier mais surtout découvrir le paysage à notre rythme. Je vais paraître bête, mais en essayant de comprendre une océanienne qui connait que le soleil, pourriez-vous me répondre SVP. Les questions que l'on se posait, était: est ce que la neige ne va pas nous gâcher nos itinéraires ? est ce qu'il ne fera pas trop froid sur les routes pour nos enfants ? Quelle serait les heures idéales pour faire les trajets en voiture ?
En Calédonie la plus basse température que j'ai connu, je crois était de 9° degrès la nuit et 18° le jour, alors je vais peut être vous paraître un peu folle de faire le tour de France avec mes enfants à cette période. Si vous pouvez m'aider à préparer mon séjour, ou à me rassurer ou même me conseiller, je serais très ravie.
Au plaisir,
Projet de voyage en Bosnie English translation pending
Bonjour à tous!
Avant de poster ce message j'ai fais une recherche des messages parlant de la bosnie et des voyageurs qui sont allés là-bas pour me faire déjà une idée de ce qui était posté.
J'ai cependant des questions à poser pour les personnes connaissant bien la bosnie. En effet, j'ai l'impression qu'en terme de guide de voyage la bosnie est toujours regroupée avec d'autres pays et du coup il semble qu'il y est peu d'infos sur la bosnie seulement. Du coup je voudrais savoir quel guide (en français de préférence) vous pouvez trouver si vous souhaitez visiter uniquement la bosnie?
Ensuite, si j'ai lancé une discussion sur ce pays en particulier qu'est la Bosnie, c'est parce que je cherche un voyage pour l'été 2016 à faire dans un pays d'Europe qui ne soit pas trop cher (je suis allée en Finlande et cela m'aurait plu d'y retourner mais le coût de la vie là-bas...) et surtout , je souhaiterais me rendre dans un pays peu touristique , voire presque pas mais où il y a cependant de belles découvertes à faire!
Il me semble que la bosnie pourrait correspondre à ma recherche. De ce que j'ai pu lire c'est un pays qui se situe au carrefoure de l'orient et de l'occident, et qui semble vraiment intéréssant en terme d'histoire, de civilisation, d'autant que les habitants ont l'air chaleureux et qu'il est encore peu touristique. J'aimerais avoir des retours de personnes qui ont voyagé là-bas, mais uniquement en Bosnie car je pense que sur 2 semaines il y a peut-être déjà pas mal de choses à voir ou faire pour s'imprégner du pays? Si vous pouvez me faire un retour et me conseiller un guide sur ce pays je vous en remercie. Et si vous pouvez également me dire combien de temps prévoir sur place pour avoir le temps de visiter le pays , pas forcément en intégralité bien sûr mais les lieux les plus incontournables par ex? Que je puisse me faire une idée, s'il faut 2 semaine ou 3 mois? (bien qu'on puisse toujours trouver à visiter dans un pays même en 3 mois!!!). Merci!🙂
Avant de poster ce message j'ai fais une recherche des messages parlant de la bosnie et des voyageurs qui sont allés là-bas pour me faire déjà une idée de ce qui était posté.
J'ai cependant des questions à poser pour les personnes connaissant bien la bosnie. En effet, j'ai l'impression qu'en terme de guide de voyage la bosnie est toujours regroupée avec d'autres pays et du coup il semble qu'il y est peu d'infos sur la bosnie seulement. Du coup je voudrais savoir quel guide (en français de préférence) vous pouvez trouver si vous souhaitez visiter uniquement la bosnie?
Ensuite, si j'ai lancé une discussion sur ce pays en particulier qu'est la Bosnie, c'est parce que je cherche un voyage pour l'été 2016 à faire dans un pays d'Europe qui ne soit pas trop cher (je suis allée en Finlande et cela m'aurait plu d'y retourner mais le coût de la vie là-bas...) et surtout , je souhaiterais me rendre dans un pays peu touristique , voire presque pas mais où il y a cependant de belles découvertes à faire!
Il me semble que la bosnie pourrait correspondre à ma recherche. De ce que j'ai pu lire c'est un pays qui se situe au carrefoure de l'orient et de l'occident, et qui semble vraiment intéréssant en terme d'histoire, de civilisation, d'autant que les habitants ont l'air chaleureux et qu'il est encore peu touristique. J'aimerais avoir des retours de personnes qui ont voyagé là-bas, mais uniquement en Bosnie car je pense que sur 2 semaines il y a peut-être déjà pas mal de choses à voir ou faire pour s'imprégner du pays? Si vous pouvez me faire un retour et me conseiller un guide sur ce pays je vous en remercie. Et si vous pouvez également me dire combien de temps prévoir sur place pour avoir le temps de visiter le pays , pas forcément en intégralité bien sûr mais les lieux les plus incontournables par ex? Que je puisse me faire une idée, s'il faut 2 semaine ou 3 mois? (bien qu'on puisse toujours trouver à visiter dans un pays même en 3 mois!!!). Merci!🙂
20 000 km en stop depuis la Normandie jusqu'à Bangkok English translation pending
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Petit retour d'expérience sur la descente du Rhin à vélo English translation pending
Bonjour randonneurs cyclistes,
Petit retour d'expérience : je suis rentré hier de la descente du Rhin à vélo. Je suis parti de Romanshorn au bord du lac de Constance et je suis allé jusqu'à Hoek van Holland (1'400km). J'ai pédalé 22 jours pour 65 km de moyenne journalière. Je me suis basé sur les 3 guides Kompass Rheinweg 1, 2 et 3. J'ai comparé avec l'itinéraire sur Radreise-wiki.de. Il y a de légères différences mais en gros ça concorde. J'avais une carte de l'Allemagne et c'est tout.
Pour moi, le bilan est mitigé. Les déceptions et les difficultés furent un peu trop prédominantes.
Les points positifs : 1- Tous les Allemands et les Hollandais avec qui j'ai pu être en contact sont gentils et très serviables avec les randonneurs cyclistes. 2- Le Rhin est sublime. Mais encore plus. 3- Mon Koga Miyata, c'est de la bombe. Incassable. Les pneus Schwalbe Marathon Plus, c'est de la bombe. Increvables. Les porte-bagages Tubus, c'est de la bombe. Intraitables 4- Les infrastructures hollandaises m'ont bluffé.
Les points qui usent nerveusement :
1- L'Allemagne est dans un état de dévastation de son espace public très avancé. N'y pose pas un pneu sans être tout suspendu. J'ai un vélo de voyage avec la seule tige de selle comme amortisseur. C'est très, très insuffisant. Personne ne peut imaginer l'état du réseau routier communal allemand. Plus que tout, les trottoirs, qu'on emprunte en ce qu'ils sont souvent combinés avec des pistes cyclables, sont complètement défoncés. Les approches des villes sont dégradées ainsi que les sorties (Mainz, Koblenz, Köln, Dusseldorf, etc, etc). Entre 2, Mainz par exemple, les villes allemandes ressemblent à de gigantesques terrains d'entraînement pour fakirs : des débris de verres partout.
2- La signalisation sur l'Allemagne, surtout, est ... lacunaire. En dehors de l'itinéraire, souvent rien, mais alors rien de rien. Je me suis perdu entre Linkensheim et Leopoldshafen. Tu peux faire 15km dans la forêt sans aucun écriteau. Même chose dans la campagne. Des routes à travers champs sans le moindre panneau et cela sur des kilomètres et des kilomètres. Ces régions n'ont même rien pour les randonneurs pédestres. Je ne me suis jamais familiarisé avec les GPS. Sur l'Allemagne, je pense qu'il doit être un auxiliaire très précieux. Mon Dieu, Krefeld, Demerich, Himmelgeist, le site Ford, Homberg ...
Et des Umleitung. Des Umleitung partout. Oh, comme ils me sortent par les oreilles, ces Umleitung!
300 euros au maire de Dordrecht, Hollande, s'il accepte de poser un panneau Dordrecht à l'arrivée du bac. Comment? Je suis sérieux. J'essaie toujours de tenir mes promesses.
3- Il n'est écrit nulle part que l'itinéraire comporte au moins 220 kilomètres de pistes cyclables pavées sur l'Allemagne. J'ai bien dit pistes cyclables pavées. Le travail a été réalisé, il y a 25 ou 30 ans de cela et les pavés ont bougé. Ça tape. Ça tape fort. Mais vraiment fort. Jusqu'à 40 km, ça va. Jusqu'à 3 jours, ça va. Après ça devient vraiment dur. Je le dis parce que je n'ai rien lu en français qui me prévienne de cet état de fait. Tu trouveras des pavés même dans les zones touristiques comme de Binggen à Koblenz. Et de Köln à Dusseldorf ... Ils m'ont fait réfléchir plusieurs fois à sauter dans un train et loin. Mais au final, je suis content d'avoir tenu. Saint-Goar-Andernach, 35 km de pistes pavées dont 20 km complètement défoncées.
4- Trouver un hébergement sur l'Allemagne et la Hollande, c'est galère, galère, galère. Je suis habitué à router sur la France et à 18h00, je mets le guidon à droite vers le clocher qui dépasse et 45 mn plus tard je m'allonge sur un lit. Alors là, t'oublies! Tu trouves des grands villages sur ta route en Allemagne (plus de 3'000 hbts). Tu commences à quadriller avec le vélo en te disant où est l'hôtel, où est la chambre d'hôte? Et bien il n'y en a pas. Un musée en général, oui. Mais 0 lit pour l'étranger. Il me vient des noms comme Auerheim, Neueurburweier etc, etc. Rien, pas un lit! Et quand tu trouves un hôtel comme à Philippsburg, il est fermé. Les Ibis sont en général pleins. Au début, j'ai aussi quadrillé les villes à pied en me disant, je vais tomber sur un hôtel dans la prochaine rue. Tu peux siffler Ramona. Je suis arrivé à Mainz du côté de l'hôtel Ibis. Complet. Et j'ai marché 2 heures dans la ville. En fait les hôtels sont tous autour de la gare, à l'autre bout de la ville. Faut une application qui mentionne l'emplacement des hôtels : voilà surtout ce qui m'a manqué.
Un conseil : le samedi, trouve-toi un hébergement sympa et restes-y jusqu'au lundi. Il ne faut pas avoir besoin de quelque chose le dimanche en Allemagne. Je suis arrivé à Kehl, le premier dimanche. Tous les hôtels de la ville fermés. J'ai vraiment commencé à suer. Un tuyau : l'hôtel Europa qui est sur une artère qui borde la ville. Un 5 ou 6 étages, qui dehors ne paie pas de mine, mais à l'intérieur : dans ma chambre, tout était neuf. Très propre et 0 bruit de l'extérieur. Il faut savoir qu'il est ouvert 7 jours sur 7. 70 euros, buffet petit déjeuner parfait.
En Hollande, c'est ... pire. Tiel. Ah! Tiel. 1'000 boutiques et 1 lit pour l'étranger! Un bed and breakfast. Avec une chambre et un lit. Mais attention, un 2 places. Incroyable mais vrai. Il me faut regarder sur le net combien d'habitants. J'ai vraiment envisagé de dormir à la belle étoile. J'ai repéré des commerces avec une partie qui formait un auvent. Le ciel était noir de chez noir. Et puis j'ai retrouvé de l'énergie, j'ai vu Buren sur un écriteau, 8km, et j'ai foncé pour tomber sur un hôtel très sympa, une belle découverte.
Gorinchen! Un hôtel en ville. Complet. J'ai tiré jusqu'au Campanile au bout du monde. A la cage d'escalier d'une saleté repoussante!
Dordrecht! Comme j'ai trotté pour trouver un hôtel dont je ne parlerai pas.
Shiedam! Un hôtel en ville, style pension pour travailleurs, toujours complet. Un Novotel, que je n'ai pas trouvé.
Amsterdam! Assez d'hôtels, ouf! Sauf que j'ai mis 4 heures, je sais, j'ai un peu honte, mais c'est la vérité, 4 heures pour trouver un hôtel qui accepte le vélo à l'intérieur. J'ai dit ok à 3 hôtels à 200 euros mais quand je leur demandais où je pouvais ranger le vélo, ils m'ont désigné la rue, avec un cadenas, SIC! Pas un mot de blague, je vous jure que c'est la vérité. La grosse galère à Amsterdam consiste à loger son vélo quand on y tient. J'ai finalement trouvé un qui a accepté, après des manières, de me laisser le ranger dans une cours intérieure clôturée à côté du container des poubelles. Mais avec mauvaise grâce. Comment? 160 euros pour la nuit. Sans petit déjeuner. Avec 50 euros de caution en plus ... Avaient peur que je parte avec les rideaux ou quoi?
Un mot sur les trains hollandais. Les gares d'abord : aussi étonnant que ça puisse paraître, elles sont des lieux hostiles aux cyclistes. Shiedam n'est pas mieux lotie qu'Hendaye. Aucune rampe. Un ascenseur qui vous réclamera de couper votre vélo en 2 si vous voulez l'utiliser. La gare d'Amsterdam n'a aucune rampe pour une sortie sécurisée de votre vélo de voyage quand vous arrivez de Shiedam comme c'était mon cas. Tu dois te démerder avec l'escalier roulant ou la cage d'escalier.
J'ai payé une réservation pour mon vélo dans un train qui ne comportait aucun emplacement pour vélo. Ceux qui prennent le train avec un vélo ne seront probablement pas étonnés. Heureusement le contrôleur s'est montré très sympa. Merci, Monsieur le contrôleur. Si vous saviez comme c'est ravigorant de trouver un bon samaritain dans les galères du voyage à vélo ...
Je suis rentré par Amsterdam-Bruxelles puis Bruxelles-Bâle de jour. Pour ceux que ça intéresse : départ Amsterdam Central 0852, arrivée Bruxelles 1210. Départ Bruxelles Central 1237, arrivée Bâle 1939. Prix : Amsterdam-Bâle 120 euros. Plus 4 euros réservation. Plus 12 euros vélo (mais y compris dans la Suisse).
Et s'il y a des Suisses qui sont arrivés jusqu'ici, j'ai payé Amsterdam-Sion avec vélo : 225 euros.
Amitiés à tous les zadistes du voyage à vélo!
Petit retour d'expérience : je suis rentré hier de la descente du Rhin à vélo. Je suis parti de Romanshorn au bord du lac de Constance et je suis allé jusqu'à Hoek van Holland (1'400km). J'ai pédalé 22 jours pour 65 km de moyenne journalière. Je me suis basé sur les 3 guides Kompass Rheinweg 1, 2 et 3. J'ai comparé avec l'itinéraire sur Radreise-wiki.de. Il y a de légères différences mais en gros ça concorde. J'avais une carte de l'Allemagne et c'est tout.
Pour moi, le bilan est mitigé. Les déceptions et les difficultés furent un peu trop prédominantes.
Les points positifs : 1- Tous les Allemands et les Hollandais avec qui j'ai pu être en contact sont gentils et très serviables avec les randonneurs cyclistes. 2- Le Rhin est sublime. Mais encore plus. 3- Mon Koga Miyata, c'est de la bombe. Incassable. Les pneus Schwalbe Marathon Plus, c'est de la bombe. Increvables. Les porte-bagages Tubus, c'est de la bombe. Intraitables 4- Les infrastructures hollandaises m'ont bluffé.
Les points qui usent nerveusement :
1- L'Allemagne est dans un état de dévastation de son espace public très avancé. N'y pose pas un pneu sans être tout suspendu. J'ai un vélo de voyage avec la seule tige de selle comme amortisseur. C'est très, très insuffisant. Personne ne peut imaginer l'état du réseau routier communal allemand. Plus que tout, les trottoirs, qu'on emprunte en ce qu'ils sont souvent combinés avec des pistes cyclables, sont complètement défoncés. Les approches des villes sont dégradées ainsi que les sorties (Mainz, Koblenz, Köln, Dusseldorf, etc, etc). Entre 2, Mainz par exemple, les villes allemandes ressemblent à de gigantesques terrains d'entraînement pour fakirs : des débris de verres partout.
2- La signalisation sur l'Allemagne, surtout, est ... lacunaire. En dehors de l'itinéraire, souvent rien, mais alors rien de rien. Je me suis perdu entre Linkensheim et Leopoldshafen. Tu peux faire 15km dans la forêt sans aucun écriteau. Même chose dans la campagne. Des routes à travers champs sans le moindre panneau et cela sur des kilomètres et des kilomètres. Ces régions n'ont même rien pour les randonneurs pédestres. Je ne me suis jamais familiarisé avec les GPS. Sur l'Allemagne, je pense qu'il doit être un auxiliaire très précieux. Mon Dieu, Krefeld, Demerich, Himmelgeist, le site Ford, Homberg ...
Et des Umleitung. Des Umleitung partout. Oh, comme ils me sortent par les oreilles, ces Umleitung!
300 euros au maire de Dordrecht, Hollande, s'il accepte de poser un panneau Dordrecht à l'arrivée du bac. Comment? Je suis sérieux. J'essaie toujours de tenir mes promesses.
3- Il n'est écrit nulle part que l'itinéraire comporte au moins 220 kilomètres de pistes cyclables pavées sur l'Allemagne. J'ai bien dit pistes cyclables pavées. Le travail a été réalisé, il y a 25 ou 30 ans de cela et les pavés ont bougé. Ça tape. Ça tape fort. Mais vraiment fort. Jusqu'à 40 km, ça va. Jusqu'à 3 jours, ça va. Après ça devient vraiment dur. Je le dis parce que je n'ai rien lu en français qui me prévienne de cet état de fait. Tu trouveras des pavés même dans les zones touristiques comme de Binggen à Koblenz. Et de Köln à Dusseldorf ... Ils m'ont fait réfléchir plusieurs fois à sauter dans un train et loin. Mais au final, je suis content d'avoir tenu. Saint-Goar-Andernach, 35 km de pistes pavées dont 20 km complètement défoncées.
4- Trouver un hébergement sur l'Allemagne et la Hollande, c'est galère, galère, galère. Je suis habitué à router sur la France et à 18h00, je mets le guidon à droite vers le clocher qui dépasse et 45 mn plus tard je m'allonge sur un lit. Alors là, t'oublies! Tu trouves des grands villages sur ta route en Allemagne (plus de 3'000 hbts). Tu commences à quadriller avec le vélo en te disant où est l'hôtel, où est la chambre d'hôte? Et bien il n'y en a pas. Un musée en général, oui. Mais 0 lit pour l'étranger. Il me vient des noms comme Auerheim, Neueurburweier etc, etc. Rien, pas un lit! Et quand tu trouves un hôtel comme à Philippsburg, il est fermé. Les Ibis sont en général pleins. Au début, j'ai aussi quadrillé les villes à pied en me disant, je vais tomber sur un hôtel dans la prochaine rue. Tu peux siffler Ramona. Je suis arrivé à Mainz du côté de l'hôtel Ibis. Complet. Et j'ai marché 2 heures dans la ville. En fait les hôtels sont tous autour de la gare, à l'autre bout de la ville. Faut une application qui mentionne l'emplacement des hôtels : voilà surtout ce qui m'a manqué.
Un conseil : le samedi, trouve-toi un hébergement sympa et restes-y jusqu'au lundi. Il ne faut pas avoir besoin de quelque chose le dimanche en Allemagne. Je suis arrivé à Kehl, le premier dimanche. Tous les hôtels de la ville fermés. J'ai vraiment commencé à suer. Un tuyau : l'hôtel Europa qui est sur une artère qui borde la ville. Un 5 ou 6 étages, qui dehors ne paie pas de mine, mais à l'intérieur : dans ma chambre, tout était neuf. Très propre et 0 bruit de l'extérieur. Il faut savoir qu'il est ouvert 7 jours sur 7. 70 euros, buffet petit déjeuner parfait.
En Hollande, c'est ... pire. Tiel. Ah! Tiel. 1'000 boutiques et 1 lit pour l'étranger! Un bed and breakfast. Avec une chambre et un lit. Mais attention, un 2 places. Incroyable mais vrai. Il me faut regarder sur le net combien d'habitants. J'ai vraiment envisagé de dormir à la belle étoile. J'ai repéré des commerces avec une partie qui formait un auvent. Le ciel était noir de chez noir. Et puis j'ai retrouvé de l'énergie, j'ai vu Buren sur un écriteau, 8km, et j'ai foncé pour tomber sur un hôtel très sympa, une belle découverte.
Gorinchen! Un hôtel en ville. Complet. J'ai tiré jusqu'au Campanile au bout du monde. A la cage d'escalier d'une saleté repoussante!
Dordrecht! Comme j'ai trotté pour trouver un hôtel dont je ne parlerai pas.
Shiedam! Un hôtel en ville, style pension pour travailleurs, toujours complet. Un Novotel, que je n'ai pas trouvé.
Amsterdam! Assez d'hôtels, ouf! Sauf que j'ai mis 4 heures, je sais, j'ai un peu honte, mais c'est la vérité, 4 heures pour trouver un hôtel qui accepte le vélo à l'intérieur. J'ai dit ok à 3 hôtels à 200 euros mais quand je leur demandais où je pouvais ranger le vélo, ils m'ont désigné la rue, avec un cadenas, SIC! Pas un mot de blague, je vous jure que c'est la vérité. La grosse galère à Amsterdam consiste à loger son vélo quand on y tient. J'ai finalement trouvé un qui a accepté, après des manières, de me laisser le ranger dans une cours intérieure clôturée à côté du container des poubelles. Mais avec mauvaise grâce. Comment? 160 euros pour la nuit. Sans petit déjeuner. Avec 50 euros de caution en plus ... Avaient peur que je parte avec les rideaux ou quoi?
Un mot sur les trains hollandais. Les gares d'abord : aussi étonnant que ça puisse paraître, elles sont des lieux hostiles aux cyclistes. Shiedam n'est pas mieux lotie qu'Hendaye. Aucune rampe. Un ascenseur qui vous réclamera de couper votre vélo en 2 si vous voulez l'utiliser. La gare d'Amsterdam n'a aucune rampe pour une sortie sécurisée de votre vélo de voyage quand vous arrivez de Shiedam comme c'était mon cas. Tu dois te démerder avec l'escalier roulant ou la cage d'escalier.
J'ai payé une réservation pour mon vélo dans un train qui ne comportait aucun emplacement pour vélo. Ceux qui prennent le train avec un vélo ne seront probablement pas étonnés. Heureusement le contrôleur s'est montré très sympa. Merci, Monsieur le contrôleur. Si vous saviez comme c'est ravigorant de trouver un bon samaritain dans les galères du voyage à vélo ...
Je suis rentré par Amsterdam-Bruxelles puis Bruxelles-Bâle de jour. Pour ceux que ça intéresse : départ Amsterdam Central 0852, arrivée Bruxelles 1210. Départ Bruxelles Central 1237, arrivée Bâle 1939. Prix : Amsterdam-Bâle 120 euros. Plus 4 euros réservation. Plus 12 euros vélo (mais y compris dans la Suisse).
Et s'il y a des Suisses qui sont arrivés jusqu'ici, j'ai payé Amsterdam-Sion avec vélo : 225 euros.
Amitiés à tous les zadistes du voyage à vélo!
Meilleure façon de visiter l'Ouest américain English translation pending
J'envisage avec mon mari de partir visiter l'Ouest américain les grands classiques : las vegas, grand canyon, Monument Valley, Los Angeles...Ma première idée était de partir avec un voyage organisé, mais après avoir vu ce que les tours opérateurs proposaient : longues distances, lieux visités pas toujours ce qu'on veut, et le temps resté sur place ce genre de voyage ne me plait pas. Je préfère en voir un peu moins mais profiter un max du lieu où je suis. Aussi en lisant sur ce forum des témoignages, je m'aperçois que beaucoup de personnes le font par eux-même. Ma grande question est : est ce qu'il est difficile de rouler et de s'y retrouver dans ces grandes villes et dans ces grands espaces. Mon maris est un peu effrayé alors qu'il n'a pas peur de rouler et a un sens de l'orientation très bon. J'envisage un voyage d'environ 15 jours. Que me conseillez vous de voir absolument. Pour ce qui est de l'organisation, j'envisage de prendre un circuit individuel clé en main ou l'on peut changer l'hotel et la durée de l'étape... Je vous remercie d'avance pour vos précieux conseils qui m'avaient déjà bien aidé lors de ma croisière dans les caraïbes.
Catherine
Trois semaines en Chine de l'est en indépendant en septembre 2016 English translation pending
Je me suis lancée il y a peu dans mon premier carnet de voyage : tour de l’Allemagne en famille. Ce premier carnet a été plus simple à réaliser que prévu. Du coup, je me lance dans un carnet sur un séjour plus lointain, que je voulais réaliser depuis un moment
Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.

Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

Avant toute chose, quelques mots de présentation. Ce carnet raconte un voyage en Chine effectué en septembre-octobre 2016. Je ne mentionnerai quasiment jamais de prix car ils ont pu varier.
Nous sommes un couple de trentenaires, encore sans enfant au moment de ce voyage. Nous aimons découvrir le monde et nous ne sommes pas du genre à rester des heures dans notre hébergement. Le matin on se lève, on petit-déjeune parfois, on prend nos affaires, on s'en va et on ne rentre que tard le soir. Quand nous arrivons en journée, on dépose rapidement les valises et on y va.
Nous ne sommes pas des backpackers vu que nous voyageons avec des valises rigides ;-) A l'usage je trouve ça bien plus pratique pour s'organiser et on peut transporter des choses fragiles. Nous préférons opter pour des logements confortables, en chambre double avec notre salle de bain, plutôt que des dortoirs. Le budget est plus élevé c'est sûr, mais on est plus en forme pour profiter de nos journées. On essaie un maximum de choisir des hébergements tenus par des locaux.
J'adore organiser des circuits pour nos vacances, prendre le temps de regarder ce qu'il y a à visiter, les endroits qui m'inspirent. A la fin, il y a toujours plus de choses à faire que nous avons de temps sur place, du coup je revoie mais objectifs à la baisse et je me lance dans les réservations. Mon conjoint, que j'appellerai ici P pour simplifier, n'est pas difficile et se laisse porter. Il agira sur place et dégainera son anglais alors que je ferai ma timide.
Bref, voici le planning de ces 21 jours en Chine. Je me suis concentrée sur la partie la plus accessible en transports terrestres une fois sur place (je stresse en avion, alors si on peut éviter et en plus limiter notre empreinte carbone, nous préférons). Nous sommes donc restés entre Beijing au nord, Xi'an à l'ouest, Yangshuo au sud et Shangaï à l'est. Nous avons essentiellement pris les trains à grande vitesse locaux. Nous sommes partis de mi-septembre à début octobre et pour éviter l'affluence dans les trains lors des vacances en Chine début octobre, nous avons décidé de rentrer sur Beijing juste avant et de visiter la ville à ce moment-là. Le reste plus en détails au jour le jour. Si vous voulez accéder à un jour en particulier, vous pouvez cliquer directement dessus, je mettrai les liens au fur et à mesure.

Avant de partir : les préparatifs pratiques Jour 1 et 2 : arrivée à Beijing (Pékin) Jour 3 : la grande muraille à Badaling Jour 4 : le train rapide Jour 4 (suite) : Pingyao Jour 5 : Xi'an Jour 5 (suite) : Xi'an Jour 6 : mont Huashan Jour 7 : transit vers Zhangjiajie Jour 8 : Zhangjiajie National Forest Park Jour 9 : Zhangjiajie, mont Tianmen Jour 9 (suite) : route vers Fenghuang Jour 10 : Fenghuang Jour 11 : trajet vers les rizières Longji Jour 12 : Longji Jour 12 (suite) : Longji Jour 13 : Yangshuo Jour 13 (suite) : Yangshuo Jour 14 : trajet vers Hangzhou Jour 15 : Hangzhou Jour 15 (suite) : Hangzhou Jour 16 : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï Jour 16 (suite) : Shanghaï, soirée Jour 17 : Zhouzhuan Jour 18 : Suzhou Jour 19 : Suzhou et trajet vers Beijing Jour 20 : Beijing (Pékin), cité interdite Jour 20 (suite) : Beijing (Pékin), temple des lamas Jour 21 : Beijing (Pékin), temple du ciel Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), palais d'été Jour 21 (suite) : Beijing (Pékin), parc olympique Jour 22 : retour Conclusion
Concernant le budget, je n’ai plus les chiffres exacts mais voilà quelques infos : - billets Strasbourg-Francfort-Beijing avec Lufthansa environ 500€/personne - budget total sur place pour 21 jours un peu moins de 1 500€/personne (avec les souvenirs, boissons, …) - de mémoire la moyenne du budget hébergements doit être de 40€ par nuit pour deux - les trains rapides ne sont pas très chers, surtout comparés à l’Europe (prix sur trip.com) - les visites et entrées dans les parcs ne sont pas donnés, il faut prévoir un vrai budget. Il faut savoir qu’il faut souvent rajouter des frais annexes, parfois obligatoires, comme les bus internes ou les téléphériques. Notre budget visites est bien supérieur à notre budget transport sur place. - les repas ne coûtent vraiment pas cher sauf dans les grands restaurants renommés
Dernière précision importante, à chaque fois que je parlerai de touristes, il s’agit de touristes chinois. Nous n’avons croisé que très peu d’occidentaux. Nous avons même passé plusieurs jours sans en voir un seul.

Northern to Southern Alsace
Here’s a travel journal with photos, different from the ones we usually share with you.
Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Some of you may have heard about the legendary charm of Alsace, this small region in eastern France, right next to Germany. For those who want to visit, we’re offering this journal. While it’s not exhaustive, it covers many of the most interesting sites, and we’d love to help make your trip a success—or maybe even inspire you to take a trip there.
Introduction
" HOW BEAU-TI-FUL OUR ALSACE IS WITH ITS FRESH VALLEYS IN SUMMER, IT RI-PENS THERE WHEAT, VINES, AND HOPS "
This is the start of a little tune our elementary school teacher used to make us sing in class. That was last century. This refrain and its melody have stayed in my heart because they perfectly capture this region. I know many tourists dream of the Christmas market and the magical snowy landscapes, which makes sense, especially for visitors from the south or those with young kids. As for me, I’d recommend visiting between June and September because everything is so much more pleasant and enjoyable during the warm season.
Alsace is a mix of German organization and French art de vivre. The result? A place beautifully shaped by nature, thoughtfully developed by people, and packed with exceptional restaurants and bakeries. Plus, tourists are generally welcomed with courtesy and expertise.
The heart of the region’s tourism lies between Strasbourg and Colmar, spanning the Haut-Rhin and Bas-Rhin departments. To the west of these cities, often on the slopes between the plain and the hills, winds the famous Wine Route. From north to south, it stretches about 150 to 170 kilometers. A proper visit to Alsace takes about five days to a week—or longer if you’re really into it. I think having a car is best, as the terrain isn’t flat.
Let’s start with northern Alsace, which is less known to tourists—except for the Germans, who love strolling around and enjoying good food there.
Wissembourg sits on the border with Germany, at the very north of the Bas-Rhin, about 60 km from Strasbourg. The tourist office has set up signs near the large free parking lot, so you can take a pleasant walk through this small town. Highlights include the Saint-Pierre Saint-Paul Church (the second-largest in Alsace), the 1741 town hall, the Salt House with its unusual roof, the ramparts, and some fascinating old houses.







Hills border Alsace along its entire western frontier and also to the north. Countless hikes are possible in these low- and mid-altitude forests, where you can find chanterelles, sheep’s head mushrooms, and blueberries. Here’s a typical view taken above Wissembourg, near the Pigeonnier Pass:

Quel tarif d'avion avez-vous eu pour l'été dans l'Ouest des Etats-Unis? English translation pending
Bonjour
nous envisageons un voyage en famille dans l'ouest pour l'été 2017, je regarde pour savoir si le budget est possible, je vois des grands écarts dans les tarifs :
Vous qui partez en juillet pouvez vous me dire combien avez vous payé votre billet et surtout à quel moment l'avez vous acheté?
Je vise un billet pour san francisco ou las vegas au départ de lyon ou de paris.
Je vous remercie
Trois semaines au Japon English translation pending
Bonjour, je vais vous narrer ici nos vacances dans cet étonnant pays. Vous pourrez suivre cette aventure jours après jours et échanger sur notre expérience. Nous revenons avec des images pleins la tête et un sentiment que ça n'a pas duré assez longtemps.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Nous sommes trois. Ma femme Magali, notre fille Romane et moi, Thomas. Nous avons séjourné dans l'ordre à Osaka (1 semaine), Tokyo (1 semaine), Mima (4 jours) et Hiroshima (4 jours). Les moyens de transport ont été le métro, le train régionale et national ainsi que la voiture.
Que peut-on faire pour faire revivre le tourisme en Algérie? English translation pending
Que peut-on faire pour que revive le tourisme en Algérie qui est une beaux pays ?
Retour de voyage en Thaïlande (12 juillet-2 août 2012) English translation pending
Bonjour à tous.
Je remercie vivement tous ceux qui m'ont aidé à la préparation de mon voyage en Thailande. Merci à chacun d'entre vous pour vos conseils, expériences, avis...
A mon tour d'éclairer modestement les futurs voyageurs en Thailande avec ce carnet de voyage qui n'a pour but que d'exprimer mon ressenti.
Nous avons été émerveillé par ce pays et 3 mois après notre retour, je garde encore le bénéfice de ces couleurs, cette tolérance, cette sérénité...
A tous les futurs voyageurs, la Thailande est très facile d'accès, il faut préparer les grands contours de votre voyage mais surtout laisser la place à l'inconnu, l'aventure car c'est à mon avis le meilleure moyen de faire connaissance avec ce pays.
Je vous souhaite une agréable lecture, je répondrais à vos questions et vais me tourner vers la rubrique Mexique pour la préparation de mon futur voyage.
Carnet de voyage Thaïlande 2012 Du 12 juillet 2012 au 2 aout 2012
Après 10 mois de préparation, nous voilà enfin prêt pour le départ avec une déception et non la moindre, nous avions projeté ce voyage à 8. Mais pour des raisons de santé , nous ne serons que 6 ( 4 adultes et 2 enfants de 9 et 3 ans )Départ annoncé le 11juillet vers Madrid où nous décollerons avec la compagnie QATAR . Vers 17h, nous trouvons enfin le magnifique AXor Féria hôtel. ( 55€ la chambre double, petit déj un peu cher :10€ par adulte et 6 € par enfant Après une bonne nuit de repos, navette gratuite vers l’aéroport, embarquement pour notre 1ère escale DOHA où nous arrivons à 1h du matin, la chaleur en sortant de l’avion nous saisit, nous patientions 1h30 et nous envolons pour Bangkok.
Vendredi 13 juillet Après 12 h de vol au total et 5 h de décalage horaire, nous voici à Bangkok.Nous descendons au 1er étage de l’aéroport pour prendre un taxi qui pour 800 baths nous amènera tous les 6 au centre ville de Bangkok. Au cœur de Bangkok, la rue Rambuttri accueille notre guesthouse le « rambuttri Village Inn », réservé sur internet dès février. Installation et découverte à pied des alentours. Nous sommes saisis par le mélange des odeurs : nourriture, urine, pollution des véhicules dans un immense brouhaha. La nourriture est omniprésente, dans la rue chacun vend ce qu’il sait faire, des œufs aux plats, de la soupe, des thaï pad, des saucisses grillées… Nous trouvons un havre de calme dans un parc tout près. Une dame est en train de brancher une sono, il est 18h, l’hymne national en hommage au roi entame ses premières notes de musique, tout le monde se lève et se met au garde à vous ; nous suivons le mouvement comme les autres touristes. La musique s’arrête, démarre une musique plus enjouée et un cours de gymnastique démarre réunissant des jeunes et des âgées, des débutants et des expérimentés, des hommes et des femmes, des travestis… et tout cela dans une ambiance bonne enfant….. Bienvenue en Thaïlande, pays de tolérances.
Samedi 14 juillet Nous comptons nous balader tranquillement dans le centre de Bangkok et les alentours du Grand palais à notre guise, mais au pied de notre hôtel , des tuk tuk nous propose pour une somme plus que modique ( 100 baths même pas 3€ ) , de nous faire découvrir quelques temples et de nous déposer au Grand Palais. Nous voici en route vers la découverte du Grand Palais, absolument magnifique.
Dimanche 15 juillet Nous voulons nous rendre à Ancient City, un délire de millionnaire qui a décidé de reproduire grandeur nature ou presque les monuments de Thaïlande. Nous prenons un taxi qui nous y amènera , nous y attendra puis nous conduira jusqu’à l’hôtel pour que nous récupérions nos bagages et nous déposera enfin à la gare d’où nous devons prendre le train de nuit pour chiang mai ; pour tout cela le taxi nous prendra 1000B ! La visite d’Ancient City est vraiment magnifique ( y retourner la prochaine fois que nous irons en Thaïlande), nous y avons loué une petite voiture de golf, et nous n’avons pas eu assez de la journée pour tout visiter. L’attente à la gare est pittoresque, tous les voyageurs sont assis au centre de la gare, par terre. Nous pique niquons et saluons le roi et la reine lorsque sonne les 18h et l’hymne national. Enfin 19h25, nous découvrons notre train « grand luxe », couchette, clim+++, saleté+++, odeur+++. ( 791 baths par personne )Franck trouve une astuce et bouche l’aération de la clim nous épargnant froid polaire et odeur plus que nauséabondes. Malgré tout, tout le monde passe une bonne nuit, nous réveillons les enfants vers 8h 30 car nous devons arriver à 9h. Mais nous arriverons à la gare de Chiang mai à … 12h affamé.
Lundi 16 juillet A chiang mai un taxi-benne, nous amène à Grace boutique hôtel, notre hôtel réservé en France pour la somme modique de 10€ (hôtel avec piscine ) Ce soir nous découvrirons le marché de nuit, absolument gigantesque, il nous faudra 3 soirs pour le découvrir en entier.
Mardi 17 Juillet Nous avons réservé auprès de notre hôtel, une excursion (1000b par pers ) : Le mini van vient nous chercher à notre hôtel, puis récupère d’autres touristes, au total nous serons 12. Route vers la forêt tropicale, balade sur la rivière en bambou rafting, show d’éléphant qui savent peindre, jouer au foot, et attendrir le public., rencontre avec les tribus long necks ( long cou) et la tribu Karen, ( énorme piercing ), ensuite buffet pour le déjeuner, balade dans une charrette tirée par les buffles d’eau , superbe balade à dos d’ éléphants, visite d’une pépinière d’orchidées et superbes papillons. De retour à 18h, nous sommes lessivés mais bien disposés à repartir découvrir le marché de nuit de Chiang Mai. Nous y dinerons dans des sortes de cahutes, ou il faut d’abord acheter des coupons de la valeur exacte de ce que l’on veut manger puis les remettre au cuisinier. Heureusement, les touristes plus expérimentés sont là pour nous expliquer tout cela.
Mercredi 18 juillet Aujourd’hui, nous récupérons notre véhicule (4x4 Toyota fortuner 600 € chez avis, réservé en France 2 j avant le départ) qui va nous accompagné pendant 10 jours jusqu’à Bangkok. La conduite a gauche est plutôt aisée, c’est plutôt la passage des vitesses de l’automatique qui pose problème à Franck et nous vaut un arrêt en plein milieu de la rue principale de Chiang Mai pendant de longues minutes, pas un klaxon de la part des automobilistes thaïs. Le choix de la location du véhicule sera un excellent choix par la liberté que cela nous a offert. Nous voici en route vers le superbe temple du DOI SUTHEP , à quelques kilomètre de Chiang Mai, c’est l’occasion de nous habituer à notre 4x4.
Jeudi 19 juillet Départ de chiang Mai, nous traverser des kilomètre de forêt tropicale complètement inhabité. On s’arrète déjeuner sur la route, cette fois ci, nous n’avons pas le choix du menu, pas d’omelette, pas de frites, que de la soupe thai ! 350 kilomètre après Chiang Mai nous voici à Sukkothai, nous nous installons chez l’inoubliable Paolo qui proposes des « extra ordinaires » petits déjeuners en compagnie de la « musica de Verdi ». Sa guesthouse est également inoubliable avec ses bungalow teck autour de la piscine et agrémentés de volières. ( 1000 b pour 4, 100b le petit déjeuner par personne )
Vendredi 20 juillet Nous visitons le parc de Sukkothai qui est classé par l’Unesco. Magnifique
Samedi 21 juillet En route vers Lopburi…. La cité des singes nous impressionne dès que nous arrivons en voiture, des singes pullulent (des rats aussi) partout dans la vielle ville, ils montent sur les voitures, volent dans les magasins, sautent de fil électriques en fil électrique, et sont même agressif envers les hommes : cette ville est la leur. Nous décidons de loger dans cet endroit pour profiter des singes, nous trouvons un hôtel recommandé par le lonely planet : le nett hôtel, qui n’est pas net du tout mais c’est le mieux que nous aurons dans cette ville qui n’a aucun attrait si ce n’est que l’odeur, la saleté et le capharnaüm causé par les singes, nous nous félicitions de ne pas avoir réservé une semaine de vacances dans cet endroit. Nous nous en accommoderons pour une nuit : 300b la nuit, pour nous 4.
Dimanche 22 juillet Le week end a lieu dans la région centre de thailande, de typiques marchés flottants, nous décidons d’aller visiter celui d’ Amphawa, le problème c’est que depuis Lopburi il n’ y a que 238km mais ce matin nous avons trainé, et nous retrouvons coincé dans les bouchons en arrivant à Amphawa, nous n’arriverons qu’à 16h, ce qui nous laisse peu de temps pour profiter du jour qui se couche en thailande vers 18h. Au marché, des pirogues préparent des crevettes, calamars et d’autres mets appétissants : Nous embarquons aussi pour une pirogue et allons faire un grand tour de presque 2h pour 1000b pour nous tous, nous apercevrons au bord de l’eau des lucioles scintillantes dans la verdure.
Lundi 23 juillet Nous reprenons la route directions Kachanaburi où nous resterons 3 jours. Nous arrivons assez tôt dans la matinée et pouvons chercher notre guethouse tranquillement, nous nous installons chez Pon Phen qui est cité dans les guides : 700 b la nuit pour nous 4, c’est plus que raisonnable et la piscine nous tend les bras.
Mardi 24 juillet Nous avons prévu une excursion 800b par personne Dans notre excursion, nous partons d’abord visiter les cascadres Erawan, il s’agit de plusieurs paliers de cascades. Après un déjeuner rapide, notre deuxième étape d’excursion nous attend, nous faisons du bamboo rafting et nous attend une balade à dos d’eléphant, notre éléphant s’appèle Apple, le jeune cornac qui nous accompagne rit tout le temps et se moque gentiment des 2 japonaises devant nous. Nous prenons ensuite le train de la mort, construit pendant la 2ème guerre mondiale pour assurer un lien entre la Thailande et la Birmanie. Ce train longe les falaises laissant apparaitre des paysages époustouflants. Nous reprenons notre minibus et nous dirigeons vers le pont de la rivière Kwai Après notre journée bien remplie, nous cherchons un petit restaurant pour diner et nous tombons sur un grand restaurant en plein air, qui fait buffet, crevettes à volonté, frites, viandes, grillades de poissons. Nous disposons sur notre table d’une sorte de tagine qui permet en bas de bouillir et sur le haut de griller. C’est un régal , nous y retournerons 2 soirs de suite ( prix : 109 b par personne !!!!)
Mercredi 25 juillet Nous partons visiter le temple des tigres à 1h de route de Kachanaburi. Ce parc est l’attraction la plus chère et la plus controversée de Thaïlande et en effet, nous y serons assez déçus car le temps passé avec les tigres est court. Malgré tout, je pense que c’est expérience à s’offrir car caresser les tigres et les tenir en laisse, c’est l’expérience d’une vie.
Vendredi 26 juillet Notre départ de Kachanaburi est prévue pour ce matin, une journée marathon nous attend, Louise a prévu un petit déjeuner en conséquence , pour elle ce sera œufs au plat , pour d’autres ce sera yaourts et fruits et pour les plus gourmands la pancake s’impose. Nous voilà en route pour Bangkok, il faut rendre le véhicule chez avis, nous prenons notre avion à 14h20, il faut arriver à l’aéroport vers 12h, le temps de s’enregistrer… Amidi, nous sommes toujours en route vers l’aéroport car des bouchons nous ont retardé, heureusement, l’autoroute est dégagée. Nous voici chez avis, il est 12h30 passée, mais mauvaise nouvelle, ce n’est pas à cet endroit qu’il faut la ramener, on ne comprend rien aux explications et vu comme nous sommes speedés, nous ne sommes plus dans une écoute active et patiente. Par chance, une navette avis passe par là, nous la suivons ( nous n’aurions jamais trouvé par nous même) .13h, nous voilà chez avis, le bon cette fois, mais ce n’est toujours pas bon : nous n’avons pas fait le plein, on veut payer l’équivalent du plein, mais non ça ne marche pas comme ça, un employé accompagne Franck pour faire le plein. Pendant ce temps, nos yeux sont rivés sur l’horloge, nous montons dans la navette qui nous déposera devant l’aéroport et nous attendons. 13h30 le voilà de retour, 10mn plus tard nous nous enregistrons, trouvons notre porte d’embarquement. Ouf, on part dans 15min. Pas eu le temps de manger. Notre réserve de biscuits nous sauvera encore cette fois ci de la famine. L’avion décolle (vol Air Asia-surat thani 75€ aller retour par pers réservé au mois de mai ) et l’on se rend compte que les alentours de Bangkok ne sont que des zones de rizières. ON veut changer de l’argent. Ah mais non, le dernier bus en route vers le port d’embarquement est prêt à partir, vite on récupère nos valise, on achète le billet combiné bus+bateau ( 800b par personne) et nous voilà en route pour 1h30 de bus (rose). Vite , vite, on descend, on récupère nos bagages, il est 18h le bateau part c’est le dernier vers Ko pha ngan, on l’attrape, et 3h de ( vieux)bateau nous attendent. On n’a plus rien a mangé, on a faim, on achète des chips sur le bateau, il n’y a que ça et de la soupe Thaï. Il est 21h quand on arrive, il fait nuit depuis longtemps, il faut encore négocié un taxi ( 1000b soit pour nous tous ), il nous amène sur la plage de Salad, réputé pour être agréable pour les enfants car on a pied pendant longtemps. Nous trouvons un petit bungalow qui nous accueille pour 700b la nuit , on est fatigué de notre journée marathon, un diner rapide est le bienvenu.
Jeudi 27 juillet Le matin, on déménage pour se rapprocher de la mer, on aura un bungalow, très rudimentaire mais les pieds dans l’eau et avec clim pour le même prix ( bungalow My Way ). Nous y resterons 3 nuits
samedi 28 juillet Nous décidons de partir découvrir l’île avec le transport traditionnel…. Le scooter ( 200b la journée par scooter, nous en prenons 2 soit 3 personnes par scooter à la mode locale)
Dimanche 29 juillet Louise se réveille, sans pouvoir marcher, sa cheville est toute gonflée et rouge, on a prévu tous les médicaments possible mais rien contre les entorses. Il va nous falloir trouver un médecin. Un taxi nous amène à tong Sala, il s’agit d’une allergie à un insecte : antibio pendant 10jours. Nous profitons de la plage pour notre dernier jour sur l’île, et le soir nous profitons de notre très agréable restaurant les pieds dans l’eau et de sa bonne cuisine ( 1000b environ pour nous 6, ça fait partie des bons restos ).
Lundi 30 juillet Re journée marathon, le bateau part à 7h, il nous faut donc se lever à l’aurore. Puis de nouveau 3h de bateau .Puis de nouveau avion Air Asia pour arriver à bangkok vers 17h et de nouveau nous logeons au Rambuttri Village inn, au cœur de Bangkok.
Mardi 31 juillet Pour notre avant dernière journée, nous souhaitons visiter le temple du bouddha couché. Nous prenons un tuk tuk, mais cette fois nous montons à 6 dessus .Encore une fois, nous sommes emmerveillé par l’architecture des temples. L’après midi, nous visiterons les khlongs ( quartier de Bangkok sur piloti), nous prenons un tail boat Pour notre dernier dîner thai, nous nous régalons au 78ème étage du restaurant dans la tour Bayoke
Mercredi 1er aout La fin du voyage approche. Nous prendrons d’abord des photos du devant de notre hôtel et partons faire quelques derniers achats au gigantesque MBK.
On a aimé : -le sentiment de ne pas se sentir « étranger », de se sentir accepté partout (tolérance envers l’autre) -les balades d’éléphants - l’architecture magnifique des temples - la sérénité des moines - ce’n’est pas cher, on a le sentiment qu’on peut tout se payer -la liberté que nous a offerte le fait de disposer d’un véhicule personnel -Les seven eleven, superette à tous les coins de rue ouvert 24h sur 24 et qui permet d’acheter de l’eau, des gâteaux, des glaces, des piles, recharger le téléphone, des timbres, de la lessive, tout ce dont on avait besoin. -les couleurs vives partout - la diversité présentée dans les cartes des restaurants qui permet de manger local ou international - Le restaurant de la tour Bayoke - Tous les modes de transport ( tuk-tuk, scooter..) - les papillons géants
On a moins aimé : -Les odeurs, partout (nourriture et autres…) -Les rats et la saleté à Lopburi
Cout du voyage pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants )Vol Qatar Airways : 2685€ (avec Opodo acheté en janvier. Nous avons été ravi de voyager avec cette compagnie qui nous a vraiment bichonné : bonbons, cartable garni de cahier et crayons pour Louise, plusieurs repas, espace pour les jambes) escale à Doha de 2h, juste ce qu’il faut pour se dégourdir les jambes, parfait. Vol intérieur Air Asia ( low cost mais rien à dire) :300€ Train de nuit : 80€ Vaccination : 0€ au centre de vaccination Malarone (on aurait pu s’en passer )et produit anti-moustique :200€ ( cher et inefficace à acheter sur place à mon avis) Location Toyota fortuner :300€ 2000€ ( liquide + retrait sur place : hôtel et parking à Madrid, hôtel, repas, cadeau…..) 5565€ au total
Carnet de voyage Thaïlande 2012 Du 12 juillet 2012 au 2 aout 2012
Après 10 mois de préparation, nous voilà enfin prêt pour le départ avec une déception et non la moindre, nous avions projeté ce voyage à 8. Mais pour des raisons de santé , nous ne serons que 6 ( 4 adultes et 2 enfants de 9 et 3 ans )Départ annoncé le 11juillet vers Madrid où nous décollerons avec la compagnie QATAR . Vers 17h, nous trouvons enfin le magnifique AXor Féria hôtel. ( 55€ la chambre double, petit déj un peu cher :10€ par adulte et 6 € par enfant Après une bonne nuit de repos, navette gratuite vers l’aéroport, embarquement pour notre 1ère escale DOHA où nous arrivons à 1h du matin, la chaleur en sortant de l’avion nous saisit, nous patientions 1h30 et nous envolons pour Bangkok.
Vendredi 13 juillet Après 12 h de vol au total et 5 h de décalage horaire, nous voici à Bangkok.Nous descendons au 1er étage de l’aéroport pour prendre un taxi qui pour 800 baths nous amènera tous les 6 au centre ville de Bangkok. Au cœur de Bangkok, la rue Rambuttri accueille notre guesthouse le « rambuttri Village Inn », réservé sur internet dès février. Installation et découverte à pied des alentours. Nous sommes saisis par le mélange des odeurs : nourriture, urine, pollution des véhicules dans un immense brouhaha. La nourriture est omniprésente, dans la rue chacun vend ce qu’il sait faire, des œufs aux plats, de la soupe, des thaï pad, des saucisses grillées… Nous trouvons un havre de calme dans un parc tout près. Une dame est en train de brancher une sono, il est 18h, l’hymne national en hommage au roi entame ses premières notes de musique, tout le monde se lève et se met au garde à vous ; nous suivons le mouvement comme les autres touristes. La musique s’arrête, démarre une musique plus enjouée et un cours de gymnastique démarre réunissant des jeunes et des âgées, des débutants et des expérimentés, des hommes et des femmes, des travestis… et tout cela dans une ambiance bonne enfant….. Bienvenue en Thaïlande, pays de tolérances.
Samedi 14 juillet Nous comptons nous balader tranquillement dans le centre de Bangkok et les alentours du Grand palais à notre guise, mais au pied de notre hôtel , des tuk tuk nous propose pour une somme plus que modique ( 100 baths même pas 3€ ) , de nous faire découvrir quelques temples et de nous déposer au Grand Palais. Nous voici en route vers la découverte du Grand Palais, absolument magnifique.
Dimanche 15 juillet Nous voulons nous rendre à Ancient City, un délire de millionnaire qui a décidé de reproduire grandeur nature ou presque les monuments de Thaïlande. Nous prenons un taxi qui nous y amènera , nous y attendra puis nous conduira jusqu’à l’hôtel pour que nous récupérions nos bagages et nous déposera enfin à la gare d’où nous devons prendre le train de nuit pour chiang mai ; pour tout cela le taxi nous prendra 1000B ! La visite d’Ancient City est vraiment magnifique ( y retourner la prochaine fois que nous irons en Thaïlande), nous y avons loué une petite voiture de golf, et nous n’avons pas eu assez de la journée pour tout visiter. L’attente à la gare est pittoresque, tous les voyageurs sont assis au centre de la gare, par terre. Nous pique niquons et saluons le roi et la reine lorsque sonne les 18h et l’hymne national. Enfin 19h25, nous découvrons notre train « grand luxe », couchette, clim+++, saleté+++, odeur+++. ( 791 baths par personne )Franck trouve une astuce et bouche l’aération de la clim nous épargnant froid polaire et odeur plus que nauséabondes. Malgré tout, tout le monde passe une bonne nuit, nous réveillons les enfants vers 8h 30 car nous devons arriver à 9h. Mais nous arriverons à la gare de Chiang mai à … 12h affamé.
Lundi 16 juillet A chiang mai un taxi-benne, nous amène à Grace boutique hôtel, notre hôtel réservé en France pour la somme modique de 10€ (hôtel avec piscine ) Ce soir nous découvrirons le marché de nuit, absolument gigantesque, il nous faudra 3 soirs pour le découvrir en entier.
Mardi 17 Juillet Nous avons réservé auprès de notre hôtel, une excursion (1000b par pers ) : Le mini van vient nous chercher à notre hôtel, puis récupère d’autres touristes, au total nous serons 12. Route vers la forêt tropicale, balade sur la rivière en bambou rafting, show d’éléphant qui savent peindre, jouer au foot, et attendrir le public., rencontre avec les tribus long necks ( long cou) et la tribu Karen, ( énorme piercing ), ensuite buffet pour le déjeuner, balade dans une charrette tirée par les buffles d’eau , superbe balade à dos d’ éléphants, visite d’une pépinière d’orchidées et superbes papillons. De retour à 18h, nous sommes lessivés mais bien disposés à repartir découvrir le marché de nuit de Chiang Mai. Nous y dinerons dans des sortes de cahutes, ou il faut d’abord acheter des coupons de la valeur exacte de ce que l’on veut manger puis les remettre au cuisinier. Heureusement, les touristes plus expérimentés sont là pour nous expliquer tout cela.
Mercredi 18 juillet Aujourd’hui, nous récupérons notre véhicule (4x4 Toyota fortuner 600 € chez avis, réservé en France 2 j avant le départ) qui va nous accompagné pendant 10 jours jusqu’à Bangkok. La conduite a gauche est plutôt aisée, c’est plutôt la passage des vitesses de l’automatique qui pose problème à Franck et nous vaut un arrêt en plein milieu de la rue principale de Chiang Mai pendant de longues minutes, pas un klaxon de la part des automobilistes thaïs. Le choix de la location du véhicule sera un excellent choix par la liberté que cela nous a offert. Nous voici en route vers le superbe temple du DOI SUTHEP , à quelques kilomètre de Chiang Mai, c’est l’occasion de nous habituer à notre 4x4.
Jeudi 19 juillet Départ de chiang Mai, nous traverser des kilomètre de forêt tropicale complètement inhabité. On s’arrète déjeuner sur la route, cette fois ci, nous n’avons pas le choix du menu, pas d’omelette, pas de frites, que de la soupe thai ! 350 kilomètre après Chiang Mai nous voici à Sukkothai, nous nous installons chez l’inoubliable Paolo qui proposes des « extra ordinaires » petits déjeuners en compagnie de la « musica de Verdi ». Sa guesthouse est également inoubliable avec ses bungalow teck autour de la piscine et agrémentés de volières. ( 1000 b pour 4, 100b le petit déjeuner par personne )
Vendredi 20 juillet Nous visitons le parc de Sukkothai qui est classé par l’Unesco. Magnifique
Samedi 21 juillet En route vers Lopburi…. La cité des singes nous impressionne dès que nous arrivons en voiture, des singes pullulent (des rats aussi) partout dans la vielle ville, ils montent sur les voitures, volent dans les magasins, sautent de fil électriques en fil électrique, et sont même agressif envers les hommes : cette ville est la leur. Nous décidons de loger dans cet endroit pour profiter des singes, nous trouvons un hôtel recommandé par le lonely planet : le nett hôtel, qui n’est pas net du tout mais c’est le mieux que nous aurons dans cette ville qui n’a aucun attrait si ce n’est que l’odeur, la saleté et le capharnaüm causé par les singes, nous nous félicitions de ne pas avoir réservé une semaine de vacances dans cet endroit. Nous nous en accommoderons pour une nuit : 300b la nuit, pour nous 4.
Dimanche 22 juillet Le week end a lieu dans la région centre de thailande, de typiques marchés flottants, nous décidons d’aller visiter celui d’ Amphawa, le problème c’est que depuis Lopburi il n’ y a que 238km mais ce matin nous avons trainé, et nous retrouvons coincé dans les bouchons en arrivant à Amphawa, nous n’arriverons qu’à 16h, ce qui nous laisse peu de temps pour profiter du jour qui se couche en thailande vers 18h. Au marché, des pirogues préparent des crevettes, calamars et d’autres mets appétissants : Nous embarquons aussi pour une pirogue et allons faire un grand tour de presque 2h pour 1000b pour nous tous, nous apercevrons au bord de l’eau des lucioles scintillantes dans la verdure.
Lundi 23 juillet Nous reprenons la route directions Kachanaburi où nous resterons 3 jours. Nous arrivons assez tôt dans la matinée et pouvons chercher notre guethouse tranquillement, nous nous installons chez Pon Phen qui est cité dans les guides : 700 b la nuit pour nous 4, c’est plus que raisonnable et la piscine nous tend les bras.
Mardi 24 juillet Nous avons prévu une excursion 800b par personne Dans notre excursion, nous partons d’abord visiter les cascadres Erawan, il s’agit de plusieurs paliers de cascades. Après un déjeuner rapide, notre deuxième étape d’excursion nous attend, nous faisons du bamboo rafting et nous attend une balade à dos d’eléphant, notre éléphant s’appèle Apple, le jeune cornac qui nous accompagne rit tout le temps et se moque gentiment des 2 japonaises devant nous. Nous prenons ensuite le train de la mort, construit pendant la 2ème guerre mondiale pour assurer un lien entre la Thailande et la Birmanie. Ce train longe les falaises laissant apparaitre des paysages époustouflants. Nous reprenons notre minibus et nous dirigeons vers le pont de la rivière Kwai Après notre journée bien remplie, nous cherchons un petit restaurant pour diner et nous tombons sur un grand restaurant en plein air, qui fait buffet, crevettes à volonté, frites, viandes, grillades de poissons. Nous disposons sur notre table d’une sorte de tagine qui permet en bas de bouillir et sur le haut de griller. C’est un régal , nous y retournerons 2 soirs de suite ( prix : 109 b par personne !!!!)
Mercredi 25 juillet Nous partons visiter le temple des tigres à 1h de route de Kachanaburi. Ce parc est l’attraction la plus chère et la plus controversée de Thaïlande et en effet, nous y serons assez déçus car le temps passé avec les tigres est court. Malgré tout, je pense que c’est expérience à s’offrir car caresser les tigres et les tenir en laisse, c’est l’expérience d’une vie.
Vendredi 26 juillet Notre départ de Kachanaburi est prévue pour ce matin, une journée marathon nous attend, Louise a prévu un petit déjeuner en conséquence , pour elle ce sera œufs au plat , pour d’autres ce sera yaourts et fruits et pour les plus gourmands la pancake s’impose. Nous voilà en route pour Bangkok, il faut rendre le véhicule chez avis, nous prenons notre avion à 14h20, il faut arriver à l’aéroport vers 12h, le temps de s’enregistrer… Amidi, nous sommes toujours en route vers l’aéroport car des bouchons nous ont retardé, heureusement, l’autoroute est dégagée. Nous voici chez avis, il est 12h30 passée, mais mauvaise nouvelle, ce n’est pas à cet endroit qu’il faut la ramener, on ne comprend rien aux explications et vu comme nous sommes speedés, nous ne sommes plus dans une écoute active et patiente. Par chance, une navette avis passe par là, nous la suivons ( nous n’aurions jamais trouvé par nous même) .13h, nous voilà chez avis, le bon cette fois, mais ce n’est toujours pas bon : nous n’avons pas fait le plein, on veut payer l’équivalent du plein, mais non ça ne marche pas comme ça, un employé accompagne Franck pour faire le plein. Pendant ce temps, nos yeux sont rivés sur l’horloge, nous montons dans la navette qui nous déposera devant l’aéroport et nous attendons. 13h30 le voilà de retour, 10mn plus tard nous nous enregistrons, trouvons notre porte d’embarquement. Ouf, on part dans 15min. Pas eu le temps de manger. Notre réserve de biscuits nous sauvera encore cette fois ci de la famine. L’avion décolle (vol Air Asia-surat thani 75€ aller retour par pers réservé au mois de mai ) et l’on se rend compte que les alentours de Bangkok ne sont que des zones de rizières. ON veut changer de l’argent. Ah mais non, le dernier bus en route vers le port d’embarquement est prêt à partir, vite on récupère nos valise, on achète le billet combiné bus+bateau ( 800b par personne) et nous voilà en route pour 1h30 de bus (rose). Vite , vite, on descend, on récupère nos bagages, il est 18h le bateau part c’est le dernier vers Ko pha ngan, on l’attrape, et 3h de ( vieux)bateau nous attendent. On n’a plus rien a mangé, on a faim, on achète des chips sur le bateau, il n’y a que ça et de la soupe Thaï. Il est 21h quand on arrive, il fait nuit depuis longtemps, il faut encore négocié un taxi ( 1000b soit pour nous tous ), il nous amène sur la plage de Salad, réputé pour être agréable pour les enfants car on a pied pendant longtemps. Nous trouvons un petit bungalow qui nous accueille pour 700b la nuit , on est fatigué de notre journée marathon, un diner rapide est le bienvenu.
Jeudi 27 juillet Le matin, on déménage pour se rapprocher de la mer, on aura un bungalow, très rudimentaire mais les pieds dans l’eau et avec clim pour le même prix ( bungalow My Way ). Nous y resterons 3 nuits
samedi 28 juillet Nous décidons de partir découvrir l’île avec le transport traditionnel…. Le scooter ( 200b la journée par scooter, nous en prenons 2 soit 3 personnes par scooter à la mode locale)
Dimanche 29 juillet Louise se réveille, sans pouvoir marcher, sa cheville est toute gonflée et rouge, on a prévu tous les médicaments possible mais rien contre les entorses. Il va nous falloir trouver un médecin. Un taxi nous amène à tong Sala, il s’agit d’une allergie à un insecte : antibio pendant 10jours. Nous profitons de la plage pour notre dernier jour sur l’île, et le soir nous profitons de notre très agréable restaurant les pieds dans l’eau et de sa bonne cuisine ( 1000b environ pour nous 6, ça fait partie des bons restos ).
Lundi 30 juillet Re journée marathon, le bateau part à 7h, il nous faut donc se lever à l’aurore. Puis de nouveau 3h de bateau .Puis de nouveau avion Air Asia pour arriver à bangkok vers 17h et de nouveau nous logeons au Rambuttri Village inn, au cœur de Bangkok.
Mardi 31 juillet Pour notre avant dernière journée, nous souhaitons visiter le temple du bouddha couché. Nous prenons un tuk tuk, mais cette fois nous montons à 6 dessus .Encore une fois, nous sommes emmerveillé par l’architecture des temples. L’après midi, nous visiterons les khlongs ( quartier de Bangkok sur piloti), nous prenons un tail boat Pour notre dernier dîner thai, nous nous régalons au 78ème étage du restaurant dans la tour Bayoke
Mercredi 1er aout La fin du voyage approche. Nous prendrons d’abord des photos du devant de notre hôtel et partons faire quelques derniers achats au gigantesque MBK.
On a aimé : -le sentiment de ne pas se sentir « étranger », de se sentir accepté partout (tolérance envers l’autre) -les balades d’éléphants - l’architecture magnifique des temples - la sérénité des moines - ce’n’est pas cher, on a le sentiment qu’on peut tout se payer -la liberté que nous a offerte le fait de disposer d’un véhicule personnel -Les seven eleven, superette à tous les coins de rue ouvert 24h sur 24 et qui permet d’acheter de l’eau, des gâteaux, des glaces, des piles, recharger le téléphone, des timbres, de la lessive, tout ce dont on avait besoin. -les couleurs vives partout - la diversité présentée dans les cartes des restaurants qui permet de manger local ou international - Le restaurant de la tour Bayoke - Tous les modes de transport ( tuk-tuk, scooter..) - les papillons géants
On a moins aimé : -Les odeurs, partout (nourriture et autres…) -Les rats et la saleté à Lopburi
Cout du voyage pour nous 4 ( 2 adultes et 2 enfants )Vol Qatar Airways : 2685€ (avec Opodo acheté en janvier. Nous avons été ravi de voyager avec cette compagnie qui nous a vraiment bichonné : bonbons, cartable garni de cahier et crayons pour Louise, plusieurs repas, espace pour les jambes) escale à Doha de 2h, juste ce qu’il faut pour se dégourdir les jambes, parfait. Vol intérieur Air Asia ( low cost mais rien à dire) :300€ Train de nuit : 80€ Vaccination : 0€ au centre de vaccination Malarone (on aurait pu s’en passer )et produit anti-moustique :200€ ( cher et inefficace à acheter sur place à mon avis) Location Toyota fortuner :300€ 2000€ ( liquide + retrait sur place : hôtel et parking à Madrid, hôtel, repas, cadeau…..) 5565€ au total
Billet de mauvaise humeur! English translation pending
Bonjour à tous !
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Ne dit-on pas souvent que les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets ?
De retour d’un voyage dans un pays que volontairement je ne citerai pas, car la discussion se focaliserait alors immédiatement sur ce pays et nous ferait dévier du sujet initial (après quelques années de présence sur VF, je commence à connaître les "ficelles" et essaye dans la mesure du possible d’éviter les pièges !!! ) j’ai encore une fois eu l’occasion de constater que cette loi universelle qui s’applique surtout dans le domaine des sciences s’applique aussi malheureusement (il faut le reconnaître, depuis un petit bout de temps déjà) de plus en plus souvent au monde du voyage et du tourisme !
Quelle est cette loi ?
Le nombre de touristes qu’un pays (ou une ville) accepte (puis-je oser dire au m2 ?) a une influence immédiate et semble t-il irréversible sur :
- Les prix
- L’accueil
- L’honnêteté de ses habitants
- Le paysage naturel ou urbain
Avec pour conséquence (à moyen et long terme) :
- Augmentation considérable du coût de la vie pour les locaux et surtout pour leurs enfants, produisant ainsi l’effet totalement inverse de celui espéré (celui d’améliorer ses conditions de vie)
- Enrichissement rapide d’une seule catégorie de personne (les petits malins qui ont su "flairer" les bonnes affaires et anticiper l’arrivée massive des touristes dans leur pays)
- Apparition de "nouveaux métiers" (parfois totalement inconnus auparavant) tels que : arnaqueurs ou voleurs !
- Apparition même quelquefois d’une certaine forme de mendicité qui n’existait pas avant ! Un comble, non ?
- Apparition quelquefois d’une agressivité envers les étrangers et de xénophobie chez des peuples qui en étaient dépourvus !
- Apparition de corruption
- Epuisement des ressources naturelles, pollution irréversible, bétonnage du paysage, destruction rapide d’écosystèmes fragiles, etc, etc…
J’arrête là cette liste ô combien "non exhaustive", car je vais entrainer tout VF dans la culpabilité et la dépression enrichissant au passage les vendeurs de mouchoirs !!! 😉
Alors quelles sont d’après vous les solutions ?
- Imposer partout des "quotas" de visiteurs ?
- Créer des écoles spécialisées ayant pour but de convenablement "éduquer" (avec test écrit et oral !) les candidats au départ pour un pays à la culture totalement différente de la leur ?
- Ne plus voyager ? (l’horreur suprême !!!)
- Ne plus retourner dans un pays que l’on a aimé de peur de le retrouver complètement défiguré ?
- Ne pas se rendre dans un pays que l’on considère déjà comme "définitivement perdu", de peur d'empirer encore un peu plus la situation ?
- Subir sans broncher ni se révolter ?
Cela fait maintenant plus d’une trentaine d’années que je voyage et j’avoue avoir de plus en plus de mal à supporter ce "grand carnaval" qui semble partout se créer de manière pratiquement universelle sur cette terre !
Et phénoméne nouveau (ayant d'ailleurs motivé ce post): la dégradation semble se produire beaucoup plus rapidement que par le passé !!! 😕😕😕
Par anticipation ! Et uniquement à l’attention des éventuels futurs "modérateurs" :
Si l’on n’expose pas ce type de billet d’humeur sur un forum de voyage, de manière à provoquer un "réveil des consciences" chez certains, où pourrait-on bien le faire ??? 😉
Amicalement
Transcription de mariage à l'Ambassade de France d'Ankara English translation pending
bonjour,
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
je voulais avoir des témoignages de personnes ayant fait transcrire leur mariage...je me suis mariée le 10 aout 2007en turquie et je dois maintenant le faire transcrire puisque j'ai la double nationalité. Je suis allée a l'ambassade de france d'ankara (très mal reçu) donc nous devons prendre rdv et il n'y a pas de place avant le 15/10, je me demandais si sa aller etre long? et compliquée...merci
Les Cyclades en juillet: Anafi, Amorgos, Astypaléa English translation pending
GENESE
Comme tous, le COVID a chamboulé nos plans. Normalement nous devions aller à Madagascar pendant un mois, projet reporté à l’année prochaine. Seulement, n’ayant jamais arrêté de travailler, malgré le confinement et le Covid j’avais réellement besoin de faire une « pause ».
Souhaitant limiter les risques de restrictions de déplacements nous ne quitterons pas l’Europe en nous centrant sur des endroits que nous avons toujours voulu visiter, mais habituellement trop fréquentés pour nous. Il y avait la Suisse avec ses montagnes et ses trains de légende, l’Islande et les îles Grecques.
Au final c’est l’attrait du soleil qui l’a emporté … enfin surtout auprès de madame ! Nous avions « entrevu » Santorin et Myconos lors d’une croisière en méditerranée en 2007 avec les enfants. Nous avions adoré … sauf la fréquentation !
Le premier élément à choisir est le point d’entrée, accessible en avion. Il y a Santorin et Myconos dans les Cyclades. Comme je rêvais de revoir la caldera de Santorin, le choix fut rapide. Ensuite je voulais des îles peu fréquentées ne nécessitant pas de trop long trajet en ferry. Sur 2 semaines 3 îles m’a paru être le bon choix. Avec le recul je confirme que c’est un bon dosage. Je me suis beaucoup servi du site Hellenica et Cycladen.be, qui sont très bien, pour faire mes choix.
La première sera Anafi, dans la catégorie « peu fréquentée » elle est très bien placée, en plus elle est petite, montagneuse et avec de belles plages. Une des raisons de sa faible fréquentation est le peu de liaison maritimes, ce sera donc à partir de cette contrainte que s’articulera le voyage.
Le second choix sera Astypalea car il y a un aéroport pour repartir, en plus c’est aussi une île peu fréquentée par les étrangers. Elle fait partie des Dodécanèse mais géographique se trouve proche des Cyclades.
Amorgos se glissera très naturellement entre les deux.
Une fois le planning établi j’ai réservé les vols chez Volotea qui a le bon goût de partir de Strasbourg … mauvais choix car les vols seront annulés 2 semaines plus tard.🏴☠️ Je me suis retourné vers Easy Jet qui part de Bâle Mulhouse, finalement tout aussi proche de chez nous que Strasbourg. Il faut dire qu’en Alsace nous avons la chance d’avoir pas mal d’aéroports dans un rayon de 3 heures autour de chez nous (en plus des deux précités il y a surtout Zurich et Frankfurt). Nous ferons donc BSL – Athènes – Santorin puis Astypalea – Athènes – BSL.
J’ai réservé par internet en direct les pensions : Villa Kalamiotissa pour Anafi Emprostiada Traditional Guest House et Pano Gitonia pour Amorgos Studio Killindra pour Astypalea Je réserve aussi une voiture à Amorgos puisque l’île est assez grande … et au final, suite à un échange avec mon logeur, également à Anafi.
Le roadbook sera assez rapide à établir … tant mieux car je n’ai que très peu de temps disponible, relancer mon entreprise suite au Covid-19 a accaparé tout mon temps.
En voiture ... pour ceux qui veulent 🙂
Comme tous, le COVID a chamboulé nos plans. Normalement nous devions aller à Madagascar pendant un mois, projet reporté à l’année prochaine. Seulement, n’ayant jamais arrêté de travailler, malgré le confinement et le Covid j’avais réellement besoin de faire une « pause ».
Souhaitant limiter les risques de restrictions de déplacements nous ne quitterons pas l’Europe en nous centrant sur des endroits que nous avons toujours voulu visiter, mais habituellement trop fréquentés pour nous. Il y avait la Suisse avec ses montagnes et ses trains de légende, l’Islande et les îles Grecques.
Au final c’est l’attrait du soleil qui l’a emporté … enfin surtout auprès de madame ! Nous avions « entrevu » Santorin et Myconos lors d’une croisière en méditerranée en 2007 avec les enfants. Nous avions adoré … sauf la fréquentation !
Le premier élément à choisir est le point d’entrée, accessible en avion. Il y a Santorin et Myconos dans les Cyclades. Comme je rêvais de revoir la caldera de Santorin, le choix fut rapide. Ensuite je voulais des îles peu fréquentées ne nécessitant pas de trop long trajet en ferry. Sur 2 semaines 3 îles m’a paru être le bon choix. Avec le recul je confirme que c’est un bon dosage. Je me suis beaucoup servi du site Hellenica et Cycladen.be, qui sont très bien, pour faire mes choix.
La première sera Anafi, dans la catégorie « peu fréquentée » elle est très bien placée, en plus elle est petite, montagneuse et avec de belles plages. Une des raisons de sa faible fréquentation est le peu de liaison maritimes, ce sera donc à partir de cette contrainte que s’articulera le voyage.
Le second choix sera Astypalea car il y a un aéroport pour repartir, en plus c’est aussi une île peu fréquentée par les étrangers. Elle fait partie des Dodécanèse mais géographique se trouve proche des Cyclades.
Amorgos se glissera très naturellement entre les deux.
Une fois le planning établi j’ai réservé les vols chez Volotea qui a le bon goût de partir de Strasbourg … mauvais choix car les vols seront annulés 2 semaines plus tard.🏴☠️ Je me suis retourné vers Easy Jet qui part de Bâle Mulhouse, finalement tout aussi proche de chez nous que Strasbourg. Il faut dire qu’en Alsace nous avons la chance d’avoir pas mal d’aéroports dans un rayon de 3 heures autour de chez nous (en plus des deux précités il y a surtout Zurich et Frankfurt). Nous ferons donc BSL – Athènes – Santorin puis Astypalea – Athènes – BSL.
J’ai réservé par internet en direct les pensions : Villa Kalamiotissa pour Anafi Emprostiada Traditional Guest House et Pano Gitonia pour Amorgos Studio Killindra pour Astypalea Je réserve aussi une voiture à Amorgos puisque l’île est assez grande … et au final, suite à un échange avec mon logeur, également à Anafi.
Le roadbook sera assez rapide à établir … tant mieux car je n’ai que très peu de temps disponible, relancer mon entreprise suite au Covid-19 a accaparé tout mon temps.
En voiture ... pour ceux qui veulent 🙂
Carnet de voyage de 22 jours au Vietnam English translation pending
Bonjour a tous,
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Revenu depuis 4 mois d'un magnifique voyage au Vietnam, j'ai eu l'envie d'essayer de vous faire partager cette expérience magnifique en la couchant par écrit sur un carnet de voyage.
Cela va me permettre de revivre ce voyage et de faire partager ma (petite) experience sur le Vietnam.
Alors, bien sûr, je ne suis pas un expert de la destination. Bien sur, je ne peux parler que de ma propre expérience et je ne m’érige pas un spécialiste du pays, mais si je peux aider ne serait-ce qu'un tout petit peu à vous donner envie d'y aller, je serais très heureux.😄
Pour commencer, je vais parler un peu de nous et surtout du parcours.
Nous sommes une famille de 4, les parents et les 2 enfants de 18 et 15 ans, nous habitons en Israël depuis 11 ans maintenant.
Pour construire notre parcours, nous nous sommes basés sur le Guide Vert, les différentes suggestions que j'ai trouvé sur ce Forum et sur une agence locale.
Petit aparté sur le besoin d'une agence locale et ceci n'engage encore une fois que moi. Je suis convaincu qu'on peut faire un très beau voyage au Vietnam sans passer par une agence locale. MAIS, quand on a envie d'optimiser son temps, de voyager dans des conditions confortables et qu'on a les moyens de s'offrir ce service, je trouve que c'est une option très intéressante.
Notre parcours : J0-J1 : Voyage TLV-HANOI (via Hong-Kong) J2 : Visite complète d’Hanoi – train de nuit pour Sapa J3 : Bac Ha – nuit chez l’habitant J4 : Trek autour de Bac Ha – nuit chez l’habitant J5 : Marche de Can Cau – transfert vers Sapa – Trek vers Sa Seng et nuit chez l’habitant J6 : Treks autour de Sa Seng – Nuit a Sapa J7 : Trek dans la vallée de Sapa – Retour en minibus sur Hanoï – nuit à Hanoï J8 : Départ pour l’ile de Cat Ba – Embarquement sur une Jonque privée et départ vers la Baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J9 : Croisière dans la baie de Lan Ha – nuit sur la Jonque J10 : Retour sur l’ile de Cat Ba – Transfert vers la Baie d’Halong Terrestre – Nuit à Tam Coc J11 : Visite de la Baie d’Halong Terrestre - Nuit à Tam Coc J12 : Visite de Hoa Lu – Retour sur Hanoï - Nuit à Hanoï J13 : Vol pour Hué – Visite des tombeaux des anciens empereurs - Nuit à Hué J14 : Visite de la citadelle de Hué – Route vers Hoi An par le Col des Nuages et la Montagne de Marbre - Nuit à Hoi An J15 : Balade en Vélo autour de Hoi An et visite de la ville - Nuit à Hoi An J16 : Visite de MySon – Transfert vers Danang et vol pour Saigon – Nuit à Saigon J17 : Visite de Saigon J18 : Départ pour le Delta du Mékong et balade en barque – Nuit à Ben Tre J19 : Balade en Vélo sur l’ile de Quo Thien – Route vers Can Tho J20 : Marché flottant de Cai Rang – Route vers Chau Doc et visite de la Réserve Naturelle de Tra Su – Nuit à Chau Doc J21 : Route vers Saigon - Nuit à Saïgon J22 : Vol retour Saïgon-TLV (via Hong Kong)
Alors, en image cela donne ça :

Voila, j’espère que le sujet va vous intéresser, je poste la suite dès que possible.
Climat en Thaïlande début novembre et réservation d'hôtel sur Samui English translation pending
Bonjour tout le monde,
Je suis Gérald, j'habite Strasbourg et j'ai pour projet de partir 15 jours début novembre en Thaïlande.
Tout d'abord, découvrir le nord de la Thaïlande pour finir sur l'île de Samui...
Alors, afin de partir tranquille, savez-vous si début novembre est une bonne période climatique? (soleil ou pluie)
Pour l'hébergement, faut-il réserver sur l'île de Samui ou attendre d'y arriver pour négocier???
Et surtout, est-ce que quelqu'un est déjà aller sur cette île?? Est-ce qu'elle vaut vraiment le coup?? Sinon, où je pourrais trouver une île reposante avec de belles plages??
Je vous remercie d'avance de votre aide.
Gg67. Bon voyage à tous.
Alors, afin de partir tranquille, savez-vous si début novembre est une bonne période climatique? (soleil ou pluie)
Pour l'hébergement, faut-il réserver sur l'île de Samui ou attendre d'y arriver pour négocier???
Et surtout, est-ce que quelqu'un est déjà aller sur cette île?? Est-ce qu'elle vaut vraiment le coup?? Sinon, où je pourrais trouver une île reposante avec de belles plages??
Je vous remercie d'avance de votre aide.
Gg67. Bon voyage à tous.
Hébergement pour quinze jours en Algérie? English translation pending
Bonjour
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
Je pars en Algerie au mois d'avril pour 15 jrs pour visiter le pays. Je souhaiterai savoir si il y a moyen de dormir chez l'habitant a Alger ou si vous connaissez un hotel de bon rapport qualité prix?
Nous souhiaterions aller en Kabylie et aussi faire un bivouac dans le sahara par ex Djanet, qu'est ce que vous conseillerez a faire en premier lieu et pour combien de temps?
c'est un peu a l'aventure vu que l'on ne connait personne la-bas, donc tous les conseils sont les bienvenus!
merci. mona
Types d'hébergement en France English translation pending
Bonjour,
Pourriez-vous m'aider à démêler les types d'hébergement en France ? Je crois qu'il y a des chambres d'hôtes (équivalent de nos Bed and Breakfast ou Couette et café), les gites (genre de chalets avec cuisinette ?, hôtels, ?, etc...
Je cherche à me loger pour pas trop dispendieux (mais pas dans les auberges de jeunesse ou camping). J'aimerais alterner entre chambres d'hôtes (discussions avec les hôtes), hôtel pas cher sans âme (intimité, pas cher et pas compliqué), et auberges (petits hôtels avec âme mais moins d'intimité qu'avec les chambres d'hôtes et restauration sur place).
Pouvez-vous me donner les sites internet ?
Merci
Isabelle
Pourriez-vous m'aider à démêler les types d'hébergement en France ? Je crois qu'il y a des chambres d'hôtes (équivalent de nos Bed and Breakfast ou Couette et café), les gites (genre de chalets avec cuisinette ?, hôtels, ?, etc...
Je cherche à me loger pour pas trop dispendieux (mais pas dans les auberges de jeunesse ou camping). J'aimerais alterner entre chambres d'hôtes (discussions avec les hôtes), hôtel pas cher sans âme (intimité, pas cher et pas compliqué), et auberges (petits hôtels avec âme mais moins d'intimité qu'avec les chambres d'hôtes et restauration sur place).
Pouvez-vous me donner les sites internet ?
Merci
Isabelle
Hôtel à Brooklyn? English translation pending
Bonsoir à tous,
Ca faisait longtemps que je songeais aller à New York, et voilà, ce soir, j'ai craqué, j'ai pris mon billet d'avion 😎😎😎
Je pars le 29 avril de Francfort (avec bus inclus de la gare de Strasbourg vers Francfort) et je repars de NYC le 5 mai donc arrivée le 6 à Strasbourg. Le tout avec Continental Airlines (jamais voyagé avec eux).
J'aimerais un hôtel à Brooklyn, je pars avec une copine qui me rejoint là bas, on voudrait donc une double (lits séparés). J'ai fait mes recherches, difficiles. J'ai l'impression que si on veut un truc correct, va falloir payer à deux 120 euros la nuit dans ce quartier. Auriez vous des adresses à me donner? des avis? pour l'instant j'ai pas encore trouvé THE hôtel qui m'emballe... Merci d'avance!
Appartement à proximité des endroits à visiter à Strasbourg? English translation pending
Bonjour, je suis québécoise et j'envisage à l'automne prochain de me rendre en Alsace, tout particulièrement à Strasbourg. Je serai seule pour ce voyage, j'aimerais me loger en ville,
à proximité des endroits à visiter, et près des transports en commun. Ce n'est pas évident une femme seule en voyage, mais bon, j'ai pas le choix, mon époux est décédé en janvier dernier,
et nous devions faire ce voyage ensemble, mais, comme j'ai promis de le faire, et que ça me tente énormément, je viens vous demander conseils ou suggestions d'hébergement, j'apprécierais
surtout un appartement, c'est plus spacieux et moins déprimant qu'une chambre d'hôtel.
Donc, si vous êtes intéressés à m'aider, je vous en remercie beaucoup, envoyez-moi un courriel, s.v.p., et si vous avez des noms pour louer un appartement, ce serait encore mieux.
Merci!
Donc, si vous êtes intéressés à m'aider, je vous en remercie beaucoup, envoyez-moi un courriel, s.v.p., et si vous avez des noms pour louer un appartement, ce serait encore mieux.
Merci!
Marché de Noël à Strasbourg English translation pending
Nous envisageons d'aller passer un WE à Strasbourg pour le marche de noel. Qq'un a-t-il un bon plan. Merci d'avance
Grand voyage en camion aménagé vers la Russie et l'Asie English translation pending
Bonjour,
Je prépare pour l'année prochaine un voyage à travers l'Europe de l'Est, la Russie et l'Asie. Je pars avec une amie et nous sommes en camion aménagé, donc pas de soucis pour l'hébergement. Cependant j'ai bien l'impression que cette absence de contraire en soit en réalité une. Après de nombreuses recherches sur le net je n'ai toujours pas réussi à trouver les réponses à mes questions, l'èxperience de quelqu'un qui a déjà effectué un voyage similaire me semble plus fiable.
Nous habitons toutes les deux à Toulouse, dans le sud de le France. Pour le début du voyage, pas de souci, nous serrons dans l'espace shengen, mais c'est à l'entrée en Russie que ça semble se compliquer. Nous desirons y entrer par l'Estonie mais je ne trouve que des informations contradictoires sur le net au sujet de l'obtention du visa russe. Est il possible d'obtenir un visa d'entrée alors que nous ne possèdons aucune invitations et que nous ne voulons pas loger à l'hôtel mais dans notre camion? Ce que nous voulons faire c'est traverser de manière indèpendantes la Russie jusqu'à arriver à Mongolie et ainsi de suite.... Le visa doit se demander combien de temps a l'avance? Est il possible de l'obtenir sans invitation et ou l'obtenir? Et pour finir, en combien de temps nous permet il de faire la traversé?
Si quelqu'un peut me renseigner ou me donner toutes les informations, conseils et info pratique à savoir, ca serait carrément cool. Merci Beaucoup
Maud
Je prépare pour l'année prochaine un voyage à travers l'Europe de l'Est, la Russie et l'Asie. Je pars avec une amie et nous sommes en camion aménagé, donc pas de soucis pour l'hébergement. Cependant j'ai bien l'impression que cette absence de contraire en soit en réalité une. Après de nombreuses recherches sur le net je n'ai toujours pas réussi à trouver les réponses à mes questions, l'èxperience de quelqu'un qui a déjà effectué un voyage similaire me semble plus fiable.
Nous habitons toutes les deux à Toulouse, dans le sud de le France. Pour le début du voyage, pas de souci, nous serrons dans l'espace shengen, mais c'est à l'entrée en Russie que ça semble se compliquer. Nous desirons y entrer par l'Estonie mais je ne trouve que des informations contradictoires sur le net au sujet de l'obtention du visa russe. Est il possible d'obtenir un visa d'entrée alors que nous ne possèdons aucune invitations et que nous ne voulons pas loger à l'hôtel mais dans notre camion? Ce que nous voulons faire c'est traverser de manière indèpendantes la Russie jusqu'à arriver à Mongolie et ainsi de suite.... Le visa doit se demander combien de temps a l'avance? Est il possible de l'obtenir sans invitation et ou l'obtenir? Et pour finir, en combien de temps nous permet il de faire la traversé?
Si quelqu'un peut me renseigner ou me donner toutes les informations, conseils et info pratique à savoir, ca serait carrément cool. Merci Beaucoup
Maud
Hôtel sympathique à Colmar? (France) English translation pending
Bonjour à tous,
je suis à la recherche d'un hôtel sympa pour la date du 13/12/2008 au 15/12/2008 à Colmar Alsace. Nous serions 6 personnes à vouloir visiter cet endroit pour se balader dans les marchés de Noel. Malheureusement dans notre gamme de prix, (+/- 70€ par chambre et par nuit) tout est complet. Peut être que quelqu'un connaîtrait un hôtel où il resterait de la place?
Merci de bien vouloir m'aider.
je suis à la recherche d'un hôtel sympa pour la date du 13/12/2008 au 15/12/2008 à Colmar Alsace. Nous serions 6 personnes à vouloir visiter cet endroit pour se balader dans les marchés de Noel. Malheureusement dans notre gamme de prix, (+/- 70€ par chambre et par nuit) tout est complet. Peut être que quelqu'un connaîtrait un hôtel où il resterait de la place?
Merci de bien vouloir m'aider.