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Botswana avec 3 enfants English translation pending
by Rachela10 · 2017-03-03 · 9 replies
Bonjour,

Mon mari et moi sommes partis en voyage de noces en Namibie en 2001 et depuis on rêve de retourner dans la région . Notre premier chois serait le Botswana que nous aimerions découvrir avec nos trois enfants de 13 , 10 et 5 ans. On attend ça depuis longtemps et cet été je vais avoir 40 ans alors on s'est cest l'occasion. On aimerait le faire avec un guide et chauffeur en camp exclusif c'est à dire en camp sans barrière .... L'agence à vérifier et nous dis que c'est ok mais moi j'ai un peu peur de la nuit les hyènes etccc Raisonnable ou pas? Sinon on retournera en Namibie c'est pas une punition;))
Séjour au Burkina Faso English translation pending
by Mimigau13 · 2016-07-25 · 17 replies
J’aimerais voyager au Burkina Faso au mois de décembre. Qui pourrait me donner des infos pour l’hébergement, les destinations attrayantes dans ce pays ? Dans l’attente de votre réponse.
Visiter le Burkina Faso English translation pending
by Ryamiko · 2016-05-15 · 6 replies
bonjour je suis au burkina et j'aimerais savoir quels sont les endroits à voir les chose à faire pour rendre mon séjour plus touristique
Meilleur itinéraire pour visiter la Tanzanie English translation pending
by Marco75marco · 2015-06-04 · 6 replies
Bonjour à tous , Ma femme et moi cherchons le meilleur itinéraire pour visiter la Tanzanie . J'ai lu et relu les discussions mais avec les transport et les couts cest assez difficile de trouver le parfait itinéraire . En plus , nous arrivons le 26décembre au soir . Nous repartons le 22 janvier .

Nous voulons faire : Safarie Le cratère ngorongoro Le serengetie Voir le Kilimandjaro ou le monter mais juste un peu ile de zanzibar car nous plongeons

Bref peut être d'autre île ou endroit que vous nous suggérer.

Et nous sommes en sac à dos donc avec un petit budget .Mais quand même .... Oui je sais, les endroit énumérés ne sont pas très Routard ....

C'est pour ca que je fait appel à vous lollll

Merci à ceux qui voudront bien nous aider .
État des pistes sud Tanzanie en janvier-février English translation pending
by Samz · 2014-10-14 · 16 replies
bonjour qq'un à t'il déjà voyagé dans le sud de la tanzanie en janvier et février? je prévoie de m'y rendre en vélo mais je voudrais bien un retour d'expérience sur l'état des pistes et l'importance des précipitations à cette période merci
Premier ministre thailandais scénariste English translation pending
by Henridusud · 2014-09-27 · 8 replies
La dernière : le bon général-premier ministre n'aimant pas les séries télévisées thaïlandaises ( je peux comprendre😏) a décidé d'en écrire lui même si besoin était, autour du thème de la réconciliation, de l'amour, de la "Thailanditude" . Et à Ko Tao, la police vient d'annoncer que finalement un témoin capital a vu un étranger assassiner les deux anglais. Deux semaines après et en ayant annoncé quatre fois déjà tenir les coupables.
Les pistes en août au Burkina Faso English translation pending
by Anaben · 2014-05-25 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je pars au Burkina en août pour un peu moins de 4 semaines. Alors, oui, je sais ce sera la saison des pluies mais je n'ai guère d'autre choix que de partir à cette saison. Parfois, je lis que cela peut-être vraiment galère à cause des pistes qui se transforment en bourbier insurmontable et d'autres fois je lis qu'il peut être agréable d'y aller en cette saison. A votre avis? Sinon, niveau circuit, dois-je oublier d'aller jusqu'à Gorom gorom et prendre plus mon temps au sud? Niveau animaux, vraiment complètement foutu?..même pour les hippos à Tengrela?

Je sais que la question a déjà été abordé plusieurs fois mais je ne trouve rien de vraiment concret... Merci donc de votre aide.
Safari Burkina Faso et Bénin English translation pending
by Shoota · 2014-04-17 · 1 reply
Bonjour, nous sommes 4 jeunes qui vivent actuellement à Ouagadougou, nous aimerions faire un parc afin de découvrir les animaux et la flore. Nous souhaitons faire 4 jours à partir et au retour de Ouaga (faire plus n'est pas possible). Quel parc nous conseillerez vous ? (Pendjari, W, Arly?) et si vous avez des contacts de guides on es preneur parce que les prix annoncés par les agences sont excessifs. Si vous avez d'autres conseils, on prend volontiers!! Je vous remercie d'avance Alexis
Safari à Abidjan English translation pending
by Tilenon · 2014-03-02 · 9 replies
Bonjour, peut-on faire un safari à Abidjan ?
Tour du lac Victoria à vélo English translation pending
by Newglad · 2014-01-23 · 8 replies
salut à tous,

Avec un amis nous souhaitons faire le tour du lac victoria à vélo et nous aurions besoin d'informations :

nous avons quelques inquiétudes au sujet des dénivelés : comment est le relief sur les bords du lac victoria ? est-ce que ça monte beaucoup ? les tracés sur open runner présente des dénivelés un peu inquiétants (10000m de dénivelés en tout) alors quesur googleearth, les photos et l'altitude données semble indiquer que c'est plutot plat...

Pour les visas est-ce que nous devons perdre une journeé à chaque frontière ou bien ça se fait facilement ?

Est-ce que nous trouverons facilement des endroits pour dormir ? est-ce qu'il y a des guest house ?

Niveau sécurité (bestioles comme banditisme) on court des risques ? on risque de rencontrer des hippopotames ? des crocos ?
Que voir au... Gabon English translation pending
by VoyageForum · 2014-01-10 · 7 replies
Que voir au Gabon ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

On peut diviser le Gabon en deux zones : la côte et l'intérieur.

1- LA CÔTEGamba : construite entre la mer et la lagune Ndougou, difficilement accessible, la petite ville vit du pétrole. Elle possède cependant de très beaux alentours avec deux parcs nationaux à proximité (Loango et Moukalaba).Libreville : capitale et première agglomération du pays, Libreville est entourée de forêts et de belles plages. Ces dernières sont le principal intérêt touristique de la ville, bien au delà de ses quelques (rares) bâtiments "historiques".Mayumba : dernière ville côtière avant le Congo. L'endroit est connu pour ses très belles plages où viennent pondre des tortues. On peut voir également des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans le petit parc du même nom situé à quelques kilomètres de là.Port Gentil : la ville construite sur une île est la capitale économique du Gabon (bois et pétrole) et compte nombre d'expatriés.Patrimoine naturel L'Estuaire : c'est ainsi qu'est désigné l'estuaire du Gabon avec Libreville sur sa rive droite. Au niveau naturel, à la périphérie nord de la capitale, le Parc National d'Akanda est une zone de mangroves où nichent nombre d'oiseaux migrateurs, tandis qu'au sud celui de Pongara permet de voir des tortues et des baleines.Parc National de Loango : au nord de Gamba, ce superbe parc de bord de mer abrite des éléphants, hippopotames, léopards et gorilles dans de très beaux paysages. Au large on peut aussi voir des baleines et des dauphins.Parc National marin de Mayumba : au sud de la ville du même nom, l'endroit accueille des tortues, des singes, hippopotames, gorilles, crocodiles (plus des baleines au large) dans de très beaux paysages de dunes et de mangroves.Parc National de Moukalaba-Doudou : cet autre parc à côté de Gamba est habité par des gorilles.2- L'INTÉRIEURFranceville : principale localité du sud-est construite en altitude au milieu de la savane, de canyons et de quelques belles chutes d'eau. C'est aussi le terminus du Transgabonais qui part de Libreville à plus de 600 km de là et traverse tout le pays.Lambaréné : à 250 km de la capitale, l'endroit est connu pour le dispensaire du docteur Schweitzer qu'on peut encore visiter (musée). Tout autour de la ville plusieurs lacs et rivières qui se découvrent en pirogue.Lastourville : ville du centre, sur le tracé du Transgabonais. On peut voir plusieurs grottes dans les environsOyem : c'est la quatrième ville du Gabon et une étape vers la Guinée Equatoriale ou le Cameroun voisins. Ses environs sont occupés par la dense forêt équatoriale (Parc Minkébé) où vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades.Patrimoine naturelParc National de la Lopé-Okanda : ce parc du centre du Gabon est un mélange de savane et de forêts, où vivent notamment des gorilles, avec plusieurs témoignages de la préhistoire. C'est pour ces raisons qu'il est classé au patrimoine de l'UNESCO. Parc National d'Ivindo : dans le centre du pays, des gorilles et autres singes dans un décor de forêts, de gorges et de chutes d'eau (Kongou, Mingouli…).Parc National de Minkébé : à l'extrême nord, ce vaste parc de la forêt équatoriale difficile d'accès abrite entre autres des éléphants et des gorilles. C'est là aussi que vivent toujours quelques populations pygmées semi-nomades. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...

La côte : Mayumba; Parc National de Loango; Parc National marin de Mayumba; Parc National de Moukalaba-Doudou.

L'intérieur : Lambaréné; Parc National d'Ivindo; Parc National de Minkébé.

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Que voir au... Bénin English translation pending
by VoyageForum · 2013-12-19 · 3 replies
Que voir au Benin ? Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).

1- LA CÔTE Cotonou : sur la côte, c'est la capitale économique du pays. Son intérêt touristique réside dans son marché de Dantokpa qui est le plus important d'Afrique de l'Ouest.Ganvié : très touristique, le village lacustre de Ganvié est sur le lac Nokué et est surnommé la "Venise de l'Afrique".Grand Popo : à la frontière togolaise, cette petite ville attire nombre de touristes pour ses plages et d'expatriés pour les possibilités de villégiatures. On peut visiter plusieurs villages "traditionnels" dans ses environs.Ouidah : l'ancien port négrier possède différents témoignages de cette époque, de même qu'une belle basilique et le Temple vaudou des pythons.Porto Novo : la capitale du Benin propose aux visiteurs quelques palais, musées et édifices de la période coloniale.Patrimoine naturelFleuve Mono : grâce à des balades en pirogue on peut voir nombre de crocodiles et d'hippopotames à l'embouchure de ce fleuve qui marque la frontière entre le Benin et le Togo.Lac Nokué : c'est là qu'est construite Ganvié, la "Venise de l'Afrique". Le lac, sur lequel on circule en pirogue, abrite également beaucoup d'oiseaux.2- L'INTÉRIEUR Abomey : la capitale historique du pays possède avec ses palais royaux le seul site du Benin inscrit au patrimoine de l'UNESCO. A quelques kilomètres de là on peut voir aussi la cité souterraine d'Agongointo. Dassa-Zoumé : entourée de forêt, la ville est un lieu de pèlerinage dédié à la Vierge Marie.Djougou : grande ville du centre-nord proche du Togo. Il y a un grand marché.Ketou : cette ville du sud a une culture Yarouba très présente. On peut y voir un palais royal (avec possibilité de rencontrer le roi actuel), des fortifications traditionnelles et un marché animé.Parakou : c'est la grande agglomération du centre avec son grand marché et un musée en plein air présentant les divers habitats traditionnels de la région.Malanville : la ville frontière avec le Niger, pas loin du parc de W. Elle possède un important marché.Natitingou : au nord-ouest du Benin, la commune sert généralement de base pour la découverte des environs (villages traditionnels Somba, parc de Pendjari, cascade de Tanongou). Savalou : ville moyenne du sud entourée de belles collines avec un palais royal, un musée et des villages traditionnels dans ses environs.Savé : c'est aux alentours de Savé qu'on trouve d'énormes rochers appréciés des grimpeurs.Patrimoine naturelCascade de Tanongou : belle cascade à proximité de Natitingou.Monts Atacora : dans les environs de Natitingou, au nord-ouest, cette jolie petite chaîne de hautes collines abrite plusieurs villages traditionnels Somba.Parc National de Pendjari : dans le prolongement du Parc National d'Arly au Burkina Faso, la Pendjari a lui aussi une faune abondante et variée (oiseaux, éléphants, hippopotames, lions, guépards...).Parc National de W : à cheval entre le Niger, le Benin et le Burkina, le W (inscrit à l'UNESCO pour sa partie Niger) est réputé pour sa faune (lions, éléphants, hippos, girafes, crocodiles, oiseaux...).3- LE PLUS APPRÉCIÉ...

La côte : Ganvié; Grand Popo; Lac Nokué; Ouidah. L'intérieur : Abomey; Monts Atacora; Natitingou; Parc National de Pendjari; Parc National de W.

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Randonnée dans forêt de Nyungwe au Rwanda English translation pending
by Junolu · 2013-03-31 · 6 replies
Différents circuits de randonnée dans la forêt de Nyungwe (sud-ouest du Rwanda) sont censés faire découvrir oiseaux et singes. En fait, ils sont généralement, et ceci quelle que soit la saison (sèche ou pluvieuse), de simples promenades plus ou moins faciles mais sûrement pas des circuits de découverte de la faune. Par contre ils sont très chers : 50 $ par personne pour parcourir moins d'un km et voir quelques colobes à la cime d'un arbre, 60 $ pour parcourir moins de 200m au-dessus de la canopée et voir les arbres d'en haut ... Rapport qualité/prix défavorable, vraiment. Nos deux expériences à 10 mois d'intervalle ont été l'occasion d'une grande déception. De plus les guides ne sont pas de vrais professionnels : aucune explication sur la forêt, ils se contentent de montrer le chemin ...

Par contre la visite aux gorilles des montagnes dans la chaîne des Virungas (au nord du Rwanda) ou une journée dans le parc de l'Akagera (à l'est) sont des moments exceptionnels. On ne peut que les recommander! Quel que soit le moment de l'année on est sûr de voir au moins une famille de gorilles ou des girafes, des hippopotames, des zèbres ...

Je me permets de signaler cela dans l'intérêt même du tourisme au Rwanda, qui a tout à gagner à travailler sérieusement pour promouvoir ses richesses, nombreuses par ailleurs et authentiques.
Excursion à Los Haitise (République Dominicaine) English translation pending
by Athena00 · 2013-03-09 · 6 replies
Bonjour,

Je regardais l'excursion a Los Haitise et ca semblais hyper intéressant mais on dit que nous pourrons voir les reptiles, oiseaux etc. J'ai fait une recherche sur les reptiles la bas et on dit qu'il y a des boas. Mon amie ne veux faire l'excursion car elle a peur des boas. As t'on un risque d'en voir?

Quelle autre animal peux t'on voir la bas?

merci a l'avance
Connaissez-vous l'association "Un nom, un toit, une vie" au Burkina Faso? English translation pending
by Marypier · 2011-03-20 · 5 replies
UN NOM UN TOIT UNE VIE est une association du Burkina Faso http://www.1nom1toit1vie.org/ L'asso me dise que je serai logée gratuitement dans une famille ou dans un appartement privé , moyennant uniquement une participation pour l'eau et l'électricité de 20euros par mois. Qu'est ce que vous en pensez ?
Récit d'un périple en Afrique Australe: du Big Five aux récifs coralliens (2ème partie) English translation pending
by Ericarole · 2010-11-10 · 13 replies
La première partie est là : http://voyageforum.com/..._1e_partie_D3794068/

deuxième partie :

Mardi 10 août :

Juste avant de partir, nous nous énervons à bien fixer les gros sacs de bois sur la galerie. Ma douce fait de nouveau l'alpiniste sur le toit tandis que junior et moi tendons les sangles. Il ne faut pas négliger l'arrimage car les soubresauts et cahots de la piste auront vite fait de faire chavirer les ballots.

Avec l'équipage Edouardo/Barbara nous faisons enfin route vers la terre promise : Moremi.

Edouardo préfère me laisser passer devant. A cause de notre précédent voyage en Afrique Australe, il m'attribue une expérience que je n'ai pas vraiment...

Je leur ai fourni un talkie walkie et cela rend la route un peu ludique : "Éléphant on your right handside !!!"

Chemin faisant nous rencontrons outre les pachydermes, des girafes, kudus, et autres ongulés. En longeant Tsau Pan, nous voyons également nos premiers hippopotames.



Nos premiers passages de gués sont de la rigolade. Nous traversons de petites mares allégrement et nous nous amusons comme des gosses. 1st Bridge et 2nd bridge peuvent se dévier : pas de soucis.

Arrivés au camp de 3rd Bridge, nous découvrons avec mécontentement que le n°06 qui figure sur notre réservation est occupé. Nous allons rencontrer les locataires inattendus. L'emplacement est vaste mais ils se sont étalés. Véhicule, remorque, panneaux solaires (ils sont super équipés) ont été largement disposés. L'homme n'est pas aimable. Il me dit qu'il est là depuis 2 jours et que c'est SON emplacement et qu'il ne bougera pas. Ça commence bien. Dire que dans le Kalahari, nous avions déliré en imaginant des attitudes à adopter si notre camp était indûment occupé, allant jusqu'à évoquer des scènes dignes de la guerre des boutons....

Voulant être sûr de nous avant de déclencher une esclandre, nous nous rendons au Gate du camp situé à proximité. Après vérification sur son planning, l'employée prénommée Rachel nous dit que l'imposteur est aussi dans son droit, car son nom figure bien sur son listing, ainsi que le nôtre... Quoi !!! Comment !!! Rien à faire, nous n'aurons pas le plaisir d'aller déloger l'intrus. Rachel nous explique qu'il s'agit d'un grand emplacement et qu'il peut être divisé en deux. Elle n'y peut rien car elle reçoit le listing de la société mère qui fait les plannings. Tous les autres camps sont pleins : nous sommes victimes de surbooking !!!...

Nos amis espagnols sont dans la même situation. Leur emplacement, qui est plus petit, est aussi occupé. Rachel leur propose un emplacement "de secours" situé sur l'extrémité droite. Nos amis acceptent volontiers de le partager avec nous. Nous sommes soulagés car l'idée de cohabiter dans l'autre camp avec ce paltoquet ne nous sied pas du tout. Rachel nous met en garde de bien rester sur le début de l'emplacement. Avec sérieux, elle indique que la nuit, les hippos affectionnent le coin. Elle nous assure que dès demain et pour les deux nuits restantes nous aurons le camp n°6 rien que pour nous.

Après notre pique- nique, nous partons explorer un peu Moremi. Nous sortons de 3rd Bridge par le pont qui ne pose pas de réelle difficulté, si ce n'est qu'il commence à y avoir de belles ornières qu'il ne vaut mieux pas emprunter, en direction de 4th Bridge.

Je n'avais pas eu besoin de dégonfler mes pneus jusque là...erreur grave. Au milieu d'un passage particulièrement mou et ayant omis de passer en boite courte, je stoppe net : ensablé. J'essaye les premières manœuvres de dégagement : boite courte, première et marche arrière : Rien n'y fait : je m'enfonce encore. Nous dégageons les roues, je dégonfle jusqu'à 1,5 bar, mais toujours rien. Nous disposons les chaines de désensablement en caoutchouc, mais les roues n'accrochent pas. Au final, Edouardo réussit à me dépasser en roulant une bonne vingtaine de mètres dans le bush entre les buissons, où le sol est moins mou. Nous fixons la sangle de traction. Lui tractant avec son véhicule, les filles et junior poussant "au cul", nous réussissons à extraire le 4x4. La roue de secours était posée sur le sable...il était bien enfoncé. Il nous a fallu presque une heure. Nous sommes en nage, plein de poussière mais contents et nous congratulons avec ferveur.

Les quelques passages à gué suivants sont facilement franchis. Nous arrivons à 4th Bridge et cela semble un peu plus sérieux. Une bonne grosse mare doit être traversée avant d'atteindre un petit banc de sable qui précède le pont.



J'en profite pour vous indiquer que le pont est en fait une construction de rondins de bois. Deux rangées de rondins sont plantées à la verticale et servent de piliers pour une autre rangée de rondins disposée à l'horizontale, et sur laquelle il faut rouler :

un seul véhicule à la fois peut passer…

Un nouveau pont est en construction. Il sera bien plus long que le précédent qui commence vraiment à donner des signes de fatigue.

Un vieux 4x4 Toyota Land Cruiser manifestement utilisé par les rangers du parc est immobilisé au milieu de la mare : il est "stuck" comme ils disent, c'est à dire bloqué, embourbé. Son gros moteur diesel hoquette au ralenti, en faisant des bulles. Heureusement il a un snorkel.

Cela nous met dans l'ambiance. Un gros 4x4 transportant des touristes et un Toyota Hilux de location comme le nôtre essaient déjà de le sortir. Je prête ma sangle de traction qui fait 10 mètres de long. Le couple s'étant mis à la tache nous indique que eux aussi, sont restés bloqués hier...Edouardo n'est pas l'aise : après- demain, il doit passer par là pour continuer sa route. C'est également pour nous un jour après lui.



Les deux 4x4 ne parviendront pas à dégager "l'embourbé". Mais de ce que nous comprenons, d'autres véhicules plus puissants vont bientôt venir. Un équipage de deux 4x4 conduits par des Sud- Africains s'arrête également. Les deux conducteurs vont, en short et pieds nus, sonder la mare. L'eau atteint parfois le haut de leurs cuisses. Ils nous indiquent que "l'embourbé" est passé trop au milieu et qu'il faut plus serrer à gauche . Choses dites, choses faites, le petit convoi franchit l'obstacle sans encombre, l'eau arrivant quand même au- dessus des roues. A gauche ! Il faut serrer à gauche !....

Gentiment, nous regagnons le camp. Nous garons nos 4x4 nez contre nez, de manière à former une barrière en V, nous protégeant de ce qui peut venir de la rivière. Après la séance de lessive et des douches bienfaitrices, le soleil décline et le soir arrive. Nous faisons un beau feu de camp. Je découvre que, jusque là, Edouardo et Barbara faisaient cuire leur viande dans leur poêle sur le réchaud à gaz. Gamins de la ville va !! Je leur propose la cuisson aux braises, qu'ils apprécient d'autant plus que nous partageons notre bouteille de vin Sud Af.

Nous passons une bonne soirée ensemble, à converser et à mieux se connaitre encore. Soudain, des bruits de bris de branches nous arrêtent. Perception de la torche dont le faisceau éclaire un gros hippo qui surgit à moins de 10 mètres sur le côté de notre bivouac et se dirige d'abord vers nous. Petit moment de panique… je dis à tous de rentrer dans les voitures. Alors que le mouvement de repli s'opère, le gros pépère change de trajectoire et s'en va brouter un peu plus loin . Barbara n'est pas rassurée du tout car elle garde un mauvais souvenir des hippos lors d'un précédent voyage en Zambie.

La fin de la soirée sera entrecoupée de "coup de torche" pour s'assurer que le gros brouteur reste à bonne distance.

Mercredi 11 août.

Nos amis espagnols et nous avons la même intention de faire un tour en Mokoro, petite pirogue traditionnelle du delta. Nous quittons 3rd bridge et nous rendons à M'Boma boat station.

Chemin faisant, ne voilà-t-il pas que je m'ensable de nouveau. J'essaye de me dégager avec la boite courte et des avants-arrières mais en vain. J'avais bêtement regonflé un peu les pneus hier soir. Il me semble que l'Hilux manque un peu de couple dans les passages très sableux, si la "low gear" n'est pas enclenchée, cela peut planter. Je dégonfle encore, jusqu'à 1.2 bars. Un 4x4 du parc arrive et réussit à me contourner. Le chauffeur descend il me dit qu'il est pressé avec ses clients et qu'il n'a pas le temps de me tirer mais propose d'essayer de le sortir en conduisant. Je monte avec lui. Il fait hurler le moteur et patiner l'embrayage...rien : le 4X4 s'est encore plus enfoncé...il nous laisse là en disant que le seul moyen, c'est de lever les roues et de mettre des branches...Nous voilà bien....

Un peu aguerri à la manœuvre, nous nous y mettons et commençons à dégager les roues. La roue de secours au- dessous est encore "posée" sur le sable. Je cherche fébrilement le cric...je mets du temps à le trouver, sous le siège arrière, dans un petit logement de la carrosserie. Nous réussissons à lever une roue, en ayant calé le cric avec du bois pour ne pas qu'il s'enfonce dans le sable. Nous déployons une chaine en caoutchouc et la glissons sous la roue. On arrive à dégager la deuxième roue avant. Malgré tout cela, le 4x4 refuse de s'extirper. Bien que le hors- piste soit difficilement praticable, Edouardo réussit aussi à me contourner dans les traces de l'autre véhicule et va se poser 10 mètres devant, b là où le sable parait moins mou. On relie les deux 4x4, et conjuguant la poussée arrière des filles et de junior, la traction du 4x4 et un rugissement de moteur, l'Hilux s'extrait finalement de sa prison de sable et je regagne un sol moins mou. Seulement, dans la manœuvre Edouardo a planté le sien...moins profond mais suffisamment bloqué.



Rebelote, on dégage les roues et cette fois, on réussit à le sortir juste en poussant à quatre.

La journée commence bien ! On a perdu une heure.

Lorsqu'on arrive enfin à M'Boma, il est plus de 10H00.

M'Boma boat station est composé d'une cabane, d'un petit ponton de bois qui donne sur un petit bras de rivière et c'est tout. Il n'y a personne excepté deux chauffeurs de 4X4 de promenade, dont celui qui nous a enfoncé l'Hilux un peu plus profond dans le sable...Ils nous disent que les « pullers » (nom donné à ceux qui dirigent les mokoros à l'aide de perche) sont partis avec leur groupe de touristes et qu'ils reviennent vers 11H00. On attend sur place et effectivement les pirogues reviennent. Durant l'attente, nous rencontrons un équipage formés de 2 couples de quinquagénaires : des anglais et des italiens. Ils se sont rencontrés lors d'un précédent voyage et sont devenus amis. Cette fois ils partagent l'aventure et le même 4x4 : belle histoire.

Les pullers reviennent. Nous discutons avec eux et ils sont très clairs : la balade qui dure une heure ne sera pas un moment de rencontre animalière. Il n'y aura ni croco, ni hippo, ni éléphant. C'est plutôt un moment de détente, une façon de découvrir les bras du delta et d'en apprendre un peu plus.

Nous partons donc pour une gentille balade à travers les roseaux. Ma douce et junior partagent le même Mokoro et je suis seul. Nos amis espagnols sont également de la partie. Leur pullers parlant bien anglais, ils apprendront tous les 4 une foule de choses intéressantes sur la faune, la flore et la vie du delta. Mon puller parlant peu anglais, je reste un peu sur ma faim, captant parfois les conversations des autres embarcations



La balade terminée, nous quittons M'boma et poursuivons la boucle que fait la piste. Nous débusquons un joli endroit face à un petit étang qui s'avère être un agréable spot de pique- nique, d'autant que des girafes nous font face.





Nous reprenons la piste et continuons notre exploration. Nous traversons une zone de bush et arbustes assez dense, imposant un trajet sinueux à la piste. Au débouché d'un virage, nous tombons nez à nez avec un éléphant qui nous barre la route. Manifestement nous sommes trop près de lui et cela ne lui plait pas. Il déploie ses oreilles, agite sa trompe et avance vers nous brusquement en faisant voler la poussière : Il nous charge ! J'enclenche la marche arrière, nous ne sommes pas de taille... Édouard a vu la scène et opère également un repli. Les rétroviseurs extérieurs percutent les branchages, ce n'est pas simple de reculer dans un virage, sans pouvoir se retourner, avec un œil dans le rétro et l'autre sur le belliqueux pachyderme. L'adrénaline monte vite et le cœur bat la chamade : c'est bigrement impressionnant et on a pas le temps de disserter sur cette interrogation fondamentale : est-ce du lard ou du cochon ? Estimant nous avoir fait suffisamment reculer, Babar cesse sa charge et regagne le bush. Nous découvrons alors qu'il n'était pas seul, nous sommes presque entourés d'éléphants. Nous décidons de ne pas rester planté au milieu et accélérons un peu pour nous éloigner. Au virage suivant, nous sommes confrontés à une mère et son petit. Hou-là, c'est pas bon si elle prend peur. Nous entamons une marche arrière immédiate, avant qu'elle ne se décide à charger. Cette fois, comme elle quitte la route, nous passons rapidement. Elle prend le parti d'emmener son rejeton dans le bush et c'est tant mieux. Le coup de sueur passé, nous expirons enfin. Waow !!! quelle rencontre, quelles sensations !!!

Junior confesse que durant toute la scène, il se chantait intérieurement : "Un éléphant, c'est pas méchant ! ... un éléphant, c'est pas méchant ! " Quant à moi, j'ai les mains moites et les pieds poites......



Peu de temps après, nous croisons un véhicule. Je leur fais signe de s'arrêter et les avertis du troupeau qui squatte la piste en amont. Échange de bons procédés le chauffeur me donne les coordonnées GPS de l'endroit où se trouverait un lion, perché dans un arbre au bord de la piste.

Excités, nous parcourons le bon kilomètre qui nous sépare de ce lieu. Arrivés à peu près au point, ce n'est plus dans l'arbre, mais couché au milieu de la piste que le gros mâle s'est posé ! Nous nous postons pour l'observer mais rapidement, pépère se lève et grimpe dans un arbre. Certes, l'arbre n'est pas très haut mais est bien à 3-4 mètres de hauteur. Comme quoi, si un jour nous sommes coursés par un lion, grimper dans un arbre n'est pas forcément une bonne idée.

Après une bonne dizaine de minutes d'attente, nous finissons par le quitter, toujours perché sur la branche, d'autant plus qu'il ne nous montre plus maintenant et ostensiblement que son postérieur et ce qui fait de lui un mâle...

500 mètres plus loin, alors que le bush s'est bien clairsemé, nous admirons plus posément une famille d'éléphants. Ils sont à bonne distance cette fois.

Nous poursuivons notre exploration jusqu'à 2rd Bridge où nous remarquons des Letchwes, belles antilopes plus grandes et trapues que les impalas, puis regagnons le camp. Cette fois nous avons invité nos amis espagnols à partager ce camp avec nous, ce qu'ils ont accepté avec joie.

Ce fut une belle journée. Nous la terminons agréablement autour du feu à s'en remémorer les passages. Nous faisons gouter à Edouardo et Barbara du Crocodile. Nous en avons acheté des tranches de queue à Maun. La chair est blanche, à mi-chemin entre la lotte et les cuisses de grenouille. Cela ne vaut pas une côte de bœuf. Junior goûte aussi sans être convaincu de l'intérêt culinaire de cette viande. Heureusement la belle pièce de bœuf grillée qui suit, mariée à un Syrah du Stellenbosch, relève le niveau des saveurs.

Pour en finir avec les émotions, alors que nous faisons la vaisselle dans les lavabos extérieurs de "l'ablution block", un hippo nous surprend. Il est à une quinzaine de mètres de nous aux abords des ballons d'eau chaude, en train de brouter. Tandis que Junior et ma douce s'activent à laver et essuyer la dinette, je surveille l'animal...au pire on se réfugiera dans les douches. Le gros cheval des fleuves reste placide et s'éloignera tranquillement avant notre départ.

Jeudi 12 aout.

Ce matin, Edouardo et Barbara nous quittent pour poursuivre leur aventure jusqu'en Namibie. Nous leur avons donné quelques conseils (faire pique- nique le soir sur les points d'eau éclairés d'Etosha, admirer le coucher de soleil sur la dune Elim à Sesriem...)

Nous les accompagnons un bout sur la piste. Nous avons décidé de franchir avec eux le gué de 4th bridge, par esprit d'équipe, au cas où...

Après avoir une nouvelle fois repéré les lieux, nous nous lançons à l'eau...seconde en boite courte, nous suivons la trajectoire "bien à gauche" et passons sans encombre. Edouardo et Barbara nous précèdent et nous nous arrêtons sur l'îlot sableux, juste avant le vieux pont de bois, pour nous congratuler, comme si nous venions de réaliser un véritable exploit. Nous passons ensuite le vieux pont. On sent les rondins rouler et se soulever sous les roues...il est vraiment temps qu'ils en construisent un autre.



Avant Xakanaxa, nous nous séparons non sans nous être embrassés et étreints. Vivre un petit bout d'aventure ensemble et partager des émotions tissent des liens....

Nous explorons les différentes pistes menant vers Jesse pools et Hammer pan. La plupart finissent en cul de sac dans l'eau. Nous avons l'occasion d'admirer hippos, girafes, zèbres et plein de singes Vervets dont les mâles arborent fièrement de belle paire de "couilles bleues", leur donnant une si grande popularité auprès de la gente féminine. Par moment la piste est si défoncée qui faut marquer l'arrêt et calculer la trajectoire entre les profondes ornières et les trous infranchissables.

Il nous faut revenir vers 3rd bridge d'autant que nous voulons retourner sur les traces du lion. De retour à 4th bridge, un 4x4 est bloqué sur le vieux pont. Un rondin a cédé et sa roue arrière est coincée. Plusieurs autres véhicules sont déjà à l'arrêt. Les premières manœuvres semblent vaines. Au final, un puissant Toyota Land Cruiser de brousse arrivera à le tirer de là. Des morceaux de rondins sont remis dans le trou du pont. A notre tour de passer, non sans une certaine appréhension. Le pont franchi, il nous reste la mare profonde. Deux 4x4 sont arrêtés de l'autre côté. Les chauffeurs circonspects examinent le gué. Ils sont comme nous la veille...

Fort de notre expérience, nous franchissons sans faillir, dans la trajectoire la moins profonde. L'un des chauffeurs lève son pouce : il sait maintenant par où passer.

Nous faisons une halte pique- nique en compagnie de Letchwees qui pataugent dans l'eau. Nous remontons la piste vers M'boma. Soudain sur notre gauche, à proximité d'une mare et allongé entre deux buissons, un gros lion fait la sieste. Nous nous postons à l'affût. Le temps passe et Pépère dort profondément. C'est tout juste si de temps à autres il relève un tant soit peu la tête. Un troupeau d'impalas approche. Il contourne le point d'eau. Marchant à la queue leu leu, les gazelles ont flairé le lion. Inquiets et sur leurs gardes, ils poursuivent leur route, le regard rivé en direction du lion. Nous avons un temps espéré une réaction du roi des félins mais il n'en a que cure. Il termine sa royale sieste sans un regard sur la cohorte de steaks sur patte. Restant sur notre faim, nous nous approchons par étape, quittant la piste et rejoignant le point d'eau. Nous contournons les buissons, roulant entre eux et la mare, nous atteignons le lion toujours couché. Il s'assoit un instant en nous toisant . Nous nous sommes arrêtés à deux mètres de lui. Moteur coupé, on s'observe mutuellement. Manifestement convaincu de notre parfaite innocuité, il se détend et reprend sa somnolence. Nous restons là, un bon moment à nous délecter de sa si proche présence, détaillant l'animal sous toutes ses coutures. Ma douce est impressionnée par ses grosses pattes. Ses nombreuses cicatrices attestent d'une vie déjà riche et mouvementée. Par moment, il se redresse, baille, nous jette un coup d'oeil nonchalant. Nous en profitons pour remplir notre carnet de voyage des quelques jours manquants.





Puis, repus du lion, nous le laissons, le saluant comme lorsqu'on quitte un vieux pote.

Il est temps de regagner notre camp. A l'approche de 3 rd Bridge, nous remarquons la présence de troupes de babouins. Tous se dirigent vers les camps...

En effet, les babouins jusque là si discrets nous rappellent combien ils sont ici chez eux. Ils ont envahi notre espace. Ils sont partout et ont dévasté la poubelle. Je l'avais accrochée en hauteur sur un tronc...gros malin, comme si un singe ne savait pas grimper.....

Armés de nos gourdins, Junior et moi faisons un remake de la guerre du feu. Émettant des sons gutturaux, frappant le sol et les troncs d'arbres nous leur donnons un "Haka" sans doute assez convaincant car ils se retirent des lieux, battant retraite dans les grands arbres. Nous nous manifestons virilement à chaque fois que l'un d'eux tente de se rapprocher, réussissant à leur imposer finalement une zone franche : ils n'envahiront plus les petits arbres qui cernent notre bivouac.

Cet épisode va inaugurer de ce qui va suivre et qui sera la plus folle nuit de notre périple. Ce soir, cela va être la fête au village...on voulait du sauvage, on va être servi...

La nuit tombée, le feu est prêt pour la soirée. Régulièrement les babouins se battent dans les grands arbres qui nous entourent. Les mâles poussent des cris rendus encore plus impressionnants par l'obscurité. Alors que je m'apprête à griller les saucisses, un grand crac nous surprend, puis un autre, puis encore un autre...le bruit vient de derrière le 4x4 et c'est tout prêt. Munis des lampes, nous éclairons les buissons. Dans les faisceaux, nous découvrons la cause de notre émoi : un gros éléphant arrache consciencieusement les branches des buissons qu'il enfourne dans sa gueule. Il est là, planté à 10 mètres de nous et ne semble pas vouloir bouger. Nous évitons de trop l'éclairer de peur de l'énerver. Nous poursuivons tant que vaille notre diner, jetant de fréquents coups d'œil à notre inquiétant et imposant voisin. Je mange parfois debout, m'assurant que le mastodonte est toujours derrière le 4x4, seul rempart entre lui et nous. Nous n'avons pas peur mais ne sommes pas sereins. C'est une drôle de sensation, entre l'exaltation de cette rencontre et la conscience que cela peut basculer de façon incontrôlable. Junior reprend ses incantations : « un éléphant c’est pas méchant…. »

Alors que nous tentons de nous détendre autour du feu, un autre crac provient de l'autre côté de notre camp. Cette fois, c'est un gros hippo qui a décidé de traverser notre espace. La fourchette en l'air, nous arrêtons de respirer le temps qu'il traverse tranquillement...damned, nous étions encerclés.

Au bout d'un long moment, l'éléphant s'éloigne un peu, faisant retomber notre tension. Nous l'entendons toujours et le voyons distinctement lorsque nos torches l'éclairent.

A un moment, l'animal défèque. Nous sommes sous le vent et la forte odeur caractéristique qui s'en dégage nous assaille les narines...si çà c'est pas de l'immersion en contrée sauvage...

Nous profitons des braises pour y faire griller avec gourmandise des chamallows...qui n'a pas fait griller des chamallows au coin du feu ne peut pas comprendre.....

Il est temps d'aller dormir...Babar s'est éloigné.

N'allez pas croire que cela s'arrête là...la nuit de fait que commencer.

Les babouins qui s'étaient un temps calmés se manifestent soudain. Il doit y avoir un casus belli là- haut. Des cris stridents, des hurlements rauques transpercent la nuit. Il y a bagarre, coups et morsures. Certains cris expriment la douleur....on ne rigole pas chez les babouins. La lutte dure un bon moment puis le calme revient. Il doit y avoir un gagnant et un perdant. La trêve sera courte… Pas assez pour s'endormir.

Crac !!! Crac !!! l' éléphant est revenu. Il poursuit son festin là où il l'avait commencé et nous maintient bien éveillé. Comment peut on dormir avec un tel voisin. On se sent tout petit dans la tente. Ma crainte est qu'il contourne le 4x4 et se prenne les pieds dans l'échelle des tentes qui servent également de pilier. On serait dans de beaux draps...

L'éveil dure tant qu'il reste proche...on écoute le moindre de ses bruits, enfouis profond dans les duvets....

Finalement, ayant probablement épuisé toutes les ressources naturelles des buissons, il s'éloigne de nouveau et le silence revient, assez pour glisser dans les bras de Morphée.

Je me réveille dans la nuit et regarde ma montre : 04H30....hum, j'ai le temps pour un second dodo...soudain j'entends au loin le son sourd et reconnaissable du rugissement d'un lion. C'est la première fois que je l'entends "en vrai" chez lui, dans la nature. J'écoute et bientôt un nouveau rugissement...puis un autre...les sons s'amplifient, il se rapproche. Je réveille ma douce : "écoute.. . un lion rugit". Tous les deux, calés l'un contre l'autre, nous tendons l'oreille. Progressivement, le ou les lions se rapprochent encore jusqu'au point culminant où l'un d'eux rugit au pied du 4x4. Le son est assourdissant, puissant et palpable : les ondes me traversent le torse, je sens les vibrations et mes poils se dressent... waow quelles sensations. Immobile et la respiration en suspens, j'ai l'impression que pendant quelques instants, le temps s'est arrêté.

Nous les entendons encore rugir plusieurs fois. Puis enfin, le silence revient pour de bon. Je regarde ma montre, il est 05H00.

Je me recroqueville dans mon duvet et me laisse bercer par mes émotions.

Vendredi 13 aout

Au petit matin, notre premier réflex est de chercher les traces. Nous les trouvons tout de suite, le long du 4x4. Des grosses pattounes de lion longent notre véhicule. Un frisson intérieur me parcourt...cela n'aurait pas été une bonne idée de descendre faire pipi.....

Alors que nous apprêtons au rituel matinal du petit déjeuner, ma douce nous appelle : "regardez ! Il est là !" : notre pote Babar est revenu. Il se trouve dans les buissons avant le bloc sanitaire à vingt mètres de nous. Suffisamment loin pour ne pas nous inquiéter mais trop prêt pour que nous allions dans le bloc sanitaire.



Alors que nous l'observons, deux hommes surgissent à pied. Ils remontent le chemin et se dirigent vers les douches. Dans le même temps, un babouin vient perturber l'éléphant qui bouge de quelques mètres et arrive sur le chemin. A cause des buissons, les deux hommes ne l'ont pas vu. Ma douce leur crie : "Watch out ! an elephant !" juste au moment où l'éléphant les aperçoit. Les deux hommes font un joli bond et déguerpissent en courant. Bien leur en a pris car l'éléphant a décidé de charger. Les quelques mètres gagnés grâce à l'intervention de ma dame font que l'éléphant arrête sa charge avant de les rattraper, estimant que les deux intrus se sont suffisamment éloignés.

Ouf, plus de peur que de mal... ils s'en souviendront longtemps de leur matinée à 3rd bridge.

Nous discutons avec un Sud- Africain qui s'est invité dans notre camp pour voir l'éléphant. Il nous explique qu'il faut être prudent car la bête a des traces de musc visibles sur la tête : il est en rut et donc plus agressif de d'habitude...

Après le petit déjeuner, l'éléphant a quitté les environs du bloc sanitaire pour jeter son dévolu sur le feuillage d'un grand arbre, sous lequel est stationné un 4x4 toutes tentes dressées sur le toit. C'est le camp à côté du notre. Je traverse l'espace buissonneux et boisé qui nous sépare et assiste au spectacle : un homme est tapi derrière le 4x4 et de l'autre côté l'éléphant arrache les feuilles de l'arbre. Prudemment il prend des photos. Je le prends moi-même en photo dans cette situation. Ce que je ne sais pas et qu'il m'apprendra plus tard, c'est que ses enfants sont encore dans les tentes, à deux mètres de l'éléphant. Je lui promets de lui envoyer par mail les photos. Ce que j'ai fait à notre retour. Il m'a répondu en me disant qu'elles avaient fait sensations auprès de ses amis.



Nous quittons 3rd Bridge et nous dirigeons vers Xakanaxa pour rejoindre North Gate. Nous passons sans encombre 4th bridge et reprenons des petits chemins empruntés la veille.

Ma douce va essuyer la plus grosse déconvenue de notre voyage. Alors qu'elle veut vider la carte SD de son pentax K10 sur notre lecteur et stockeur d'images, elle s'aperçoit que les fichiers de la carte sont corrompus : impossible de lire les photos ni avec le lecteur, ni avec l'appareil photo. 3,7 gigas de photos illisibles... de Maun à aujourd'hui.

Elle énumère avec désespoir les images perdues : le survol du delta, le lion, le mokoro, les éléphants, une multitude d'animaux, d'oiseaux et toutes ces tranches de vie.... Heureusement qu'une partie des évènements ont été doublés avec le second appareil mais il n'empêche que c'est avec le réflex que les plus belles photos se font...

Ceux qui aiment la photographie comprendront le profond désarroi de ma douce. A notre retour nous avons envoyé la carte SD à deux sociétés spécialisées dans la récupération de données, mais hélas sans succèsNous gardons quand même cette foutue carte, au cas où un jour, la technologie vienne à bout de ce bug. Cette carte deviendra avec le temps un précieux objet mystérieux, renfermant des trésors oubliés... . (Petit message personnel : mais si vous avez d’ores et déjà des tuyaux pour sauver ces photos, écrivez-moi !)

Alors que nous sillonnons les pistes dans une zone assez boisée, nous repérons un 4x4 bardés de touristes en train de regarder une horde de babouins s'agiter. Nous nous postons un instant. Ma douce souffle soudain : " là haut dans l'arbre !! un léopard !!!"

Il m'a fallu quelques instants pour distinguer la bête, les taches de son pelage se confondant avec les branches, les feuillages et les points de lumières. Une fois le gros 4x4 parti nous nous stationnons le plus prêt possible de l'arbre et dans le meilleur axe qu'il soit. Le léopard est pour l'instant couché sur une grosse branche. Nous ne voyons pas sa gueule, dissimulée par un bout de l'arbre. Patiemment, on attend.

Nous ne sommes pas les seuls à avoir débusqué la panthère. Bientôt les babouins l'ont aperçu aussi. Nous assistons alors à une singulière scène : des babouins sont montés dans un arbre faisant face à celui du léopard. Perchés aux extrémités de branches, ils hurlent, invectivent et provoquent par gestes le félin. Dérangée par le vacarme, la panthère se réveille et feule après les insolents, pour la plus grande joie de Miss kodak qui mitraille le gros minou tacheté. Puis, enhardis par l'effet de meute, les babouins montent à l'assaut et délogent la Panthera Pardus qui finit par battre en retraite dans la cime du grand arbre, sous les harcèlements primates qui resserrent leur encerclement. A la jumelle, et plus tard confirmé sur les photos, le léopard présentait une blessure à la cuisse. Peut- être que sans ce handicap, il aurait durement rossé le premier cynocéphale insolent à oser s'approcher trop prêt.





Junior est ravi (et nous aussi !) : il accroche une nouvelle fois le Big Five à son tableau de chasse : rhino, éléphant, lion, buffle et léopard. Comme tous les ados, il est insatiable, car maintenant il veut son Big Cat : lion, léopard et guépard...

Nous reprenons la piste et quelques éléphants après, nous atteignons Xakanaxa que nous contournons, direction North Gate. Après avoir parcouru les 2/3 de la piste, nous arrivons à un gué large de 15-20 mètres qui nous avait été annoncé par les rangers comme pouvant poser problème. Ma douce enfile des chaussons de caoutchouc et munie du gros gourdin, entre dans l'eau. J'avais entaillé le bâton pour marquer la limite de la profondeur au delà de laquelle il n'était pas raisonnable de se risquer, au risque de noyer le moteur. Par trois fois, la limite est bien dépassée et l'eau affleure le haut de ses cuisses. Sans snorkel, si l'eau entre dans la prise d'air du moteur...le voyage s'arrêterait là pour quelques jours.



Nous sommes dubitatifs et partagés. Dans un sens je me dis que cela devrait passer. Dans un autre, nous sommes seuls, sans assistance immédiate. Pour une fois, j'écoute la prudence et malgré que cela nous oblige à un large détour, nous rebroussons chemin pour redescendre sur South Gate et prendre une autre piste qui mène à North Gate…une rallonge de 2 bonnes heures quand même.

Nous arrivons enfin à North Gate. Nous avons encore malgré tout du temps devant nous. Nous sommes curieux d'aller voir le gué après le village de Khwai, annoncé comme le plus délicat à franchir. Nous traversons le pont de bois qui enjambe la rivière. Il est long et neuf. Il y a juste la place pour un véhicule et les piétons qui le traversent, doivent frôler la rambarde pour croiser notre voiture. Nous traversons le petit village de Khwai et atteignons le gué. Misère, ce n'est pas un gué, c'est une rivière !!!. Jamais on ne passera...



Deux véhicules sont arrêtés également : un 4x4 Toyota Fortuner V6 et un fourgon Mercedes 4x4.

Deux couple quinquagénaires voyagent ensembles. Ils sont sud africains. Je leur demande s'ils comptent traverser. "We just did it !!" me dit l'un d'eux. Très amicalement, ils m'expliquent qu'ils ont payé les services d'un garde du parc et il leur a montré la marche à suivre ainsi que le trajet exact qu'il faut prendre pour traverser. Il faut entrer dans l'eau par la gauche, viser un bout bois, bifurquer sur la droite, viser un autre bout de bois, puis bifurquer sur la berge et sortir par la droite ..... euh… rien que çà ? Ils poursuivent en indiquant que le Ranger leur a aussi fait passer le second gué, également délicat et les a mené jusqu'à la transit road en passant par un chemin qui ne figure pas sur les cartes. Maintenant ils ont tout sur le GPS. Nos sympathiques interlocuteurs ont donc refait le chemin inverse, retraversé les gués. De ce fait, ils pourront de nouveau sans encombre les franchir demain matin....impressionnant de logique.

Incroyable...nous avons une chance inouïe de tomber sur eux.

Je leur demande si à leur avis, je pourrai passer avec mon 4x4. C'est sans problème me disent- il : il a presque la même garde au sol que le leur qui n'a également pas de snorkel mais il faudra bien suivre le tracé car sinon, il y a risque de noyade....rassurant...

Enfin je leur demande s'ils acceptent que nous passions avec eux demain matin. Bien sûr, on est "welcome". Ils quitteront North Gate à 08H00. Nous repartons avec eux vers le camp. Nous nous arrêtons tous à la seule minuscule épicerie du village de Khwai. Nous sommes en rupture de coca et de chips pour l'apéro. Nos nouveaux amis sud- africains sont débonnaires et blagueurs. Ils invitent ma Douce à entrer dans le petit magasin, d'ordinaire non accessible aux clients qui se font servir par l'épicière, postée derrière une grille surmontant un comptoir. Ils expliquent à l'épicière d'abord réticente que nous sommes français et qu'il nous faut voir ces merveilleuses petites boutiques africaines où on trouve de tout. Personne ne pouvant résister à leur bonne humeur, la patronne autorise ma Douce à entrer dans la mystérieuse échoppe qui contient effectivement presque tout. Elle y déniche même de véritables verres à vin. Çà tombe bien, l'un des nôtres n'a pas supporté les cahots et soubresauts de la piste. Elle prend un verre de l'étal et en fait tomber d'autres qui se brisent en mille morceaux. Il s'en suit une partie de rigolade à laquelle adhère la patronne après que nous lui ayons assuré que nous payerons les dégâts.

Nous nous arrêtons un peu plus loin dans le village où quelques petits gamins jouent le long de la piste. Ils ont droit à une distribution de petits jouets et nous à des grands sourires.

Nous profitons encore du temps qu'il nous reste et partons pour un petit drive d'une heure sur les pistes au nord de North Gate. Nous y débusquons une grosse horde d'éléphants qui traversent juste devant nous. Par notre soudaine présence, nous scindons le groupe en deux : ceux qui sont passés et les autres...cela les énerve un peu et ils nous le font savoir au moyen de « secouades » de trompes, de têtes et d'oreilles.

Pour éviter tout malentendu, nous effectuons une prudente marche arrière d'une bonne quinzaine de mètres, histoire de montrer notre bonne volonté. La politesse est payante car les pachydermes de l'arrière garde traversent tranquillement la piste sans plus nous inquiéter.



Après une rare douche bien chaude, le diner et la soirée seront calmes, juste entrecoupés de grognement d'hippopotames et de rugissements lointains de lions...la routine quoi...

Cette nuit, je dors mal. Les franchissements de gués à venir me perturbent et me hantent...et si je plante et noie le 4x4 ?.....au petit matin ma Douce avoue avoir eu les mêmes angoisses nocturnes. La pression monte.

Samedi 14 août

A 07H55 nous sommes devant le camp de nos amis sud- africains...pas question de rater le rendez- vous avec nos guides-passeurs.

En convoi, nous atteignons l'objet de nos tourments. Nous nous stationnons devant la rivière et contemplons le défi. Comme pour me rassurer, Léon le Sud- Africain me donne les derniers conseils quant à la conduite et l'accélération et me remémore le tracé. Il finit ses explications par une phrase qui résonne dans ma tête et qui me met pas vraiment à l'aise : "don't go over that point or your get drowned !!"!"!"!"!"!" en gros, ne dépasse pas cette limite ou tu te noies.....

Puis, sûr de lui, Léon et son épouse se lancent dans la traversée. Leur gros toyota a bientôt l'eau au ras du capot...gauche, droite, gauche tout droit et les voilà sortis de l'autre côté de la rive. Ils se stationnent et Léon se poste au bord de la berge. Il me parait soudain tout petit. Il me fait un grand geste que l'on peut traduire par "A ton tour mon gars !!"



Bon, ça y est, c'est le moment de vérité.....

L'autre équipage avec le fourgon Mercèdes 4x4 va fermer la marche.

Nous montons dans l'Hilux. Boite courte, première puis seconde et on entre dans l'eau, tout droit vers le piquet. L'eau monte au niveau des ailes, le point de non- retour est atteint : c'est le moment de virer à droite. Le nez pique un peu et l'eau passe par -dessus le capot. Pas un mot dans le vaisseau, la tension est à comble. Puis je vire à gauche jusqu'au second piquet et redresse pour viser la berge. En face, Léon me fait des grands signes comme pour me diriger. Le sol monte enfin et le niveau d'eau baisse : C'est passé !!!. On sort du 4x4 maintenant sur la berge et se congratule comme des vainqueurs de finale. Jamais, au grand jamais nous n'aurions franchis l'obstacle seul.



Jan et son Mercedes franchissent sans difficulté le grand gué. Il faut dire que sa garde au sol est bien plus haute et qu'il est équipé d'un snorkel...le grand luxe.

Léon me confie alors qu'au- delà du premier piquet, il y a 2 mètres de profondeur et qu'il a eu un peu peur car selon lui, j'ai bifurqué un peu tard......

Nous poursuivons notre convoi à travers un bush dense. Nous atteignons le second gué. Il est moins long que le premier mais ressemble aussi à une petite rivière. Enjoué, Léon me demande par où je passerais. L'eau me parait plus clair à gauche et je lui désigne donc cet endroit. Hilare, il me dit que par là, l'eau est à 1,50 mètre de profondeur....et que "I'd get drowned". Il faut donc serrer à droite. Léon va tout de même sonder la rivière car ils ne sont plus très sûr si c'est tout à droite ou au milieu droite. Par endroit, l'eau mouille son short pourtant court et Léon est plus grand que moi.

Le tracé finalement défini, nous nous lançons dans le même ordre que précédemment.

Pas de soucis, on franchi sans encombre, l'eau va juste effleurer le capot le temps d'une caresse. A l'arrêt qui suit ce passage, ma douce fait un gros hug de remerciement à Léon et dans le feu de l'action fait valser le Panasonic dans la boue....Après nettoyage, il fonctionne toujours.

On roule sur la piste oubliée, une vieille trace de chemin de chasseur, pour déboucher sur une vaste étendue sèche, zébrée de différentes pistes. Au bout de cette cuvette, un immense troupeau de buffles est posé, près de la lisière d'une zone boisée. Nous nous arrêtons de nouveau. Selon de GPS de Léon, il va falloir passer auprès du troupeau. Nous comptons les bêtes en façade : environ 50. Il y a plusieurs centaines de têtes en tout. Soudain, alors que nous observons à bonne distance les nombreux et massifs Syncerus Caffer, nous sommes témoins d'une scène animalière peu commune : quelques puissants buffles chargent une lionne qui s'était approchée trop près du troupeau. La lionne détale à grandes foulées sans demander son reste, un coup de corne de ces colosses cornus pouvant l'éventrer sans peine.

Le troupeau ayant un peu bougé, nous reprenons la piste et passons suffisamment au loin pour ne pas, nous aussi, se faire charger.

Nous atteignons finalement une large piste et un pont en béton tout récemment construit. Cet ouvrage moderne à peine terminé fait tache. Comme surgit de nulle part, il est la seule représentation de la modernité à des kilomètres à la ronde.

Nos routes se séparent et c'est au milieu de ce pont que nous disons chaleureusement au revoir à nos guides providentiels et échangeons nos coordonnées. C'est promis, s'ils viennent en France, ils auront droit à un bon repas maison, arrosé de jus de raisins quelque peu fermentés et vieillis au moins une bonne décennie.

Maintenant, de nouveau seuls, nous mettons le cap sur Savuti. La piste est si sableuse que parfois, on ne dépasse pas les 15-20 km/h, en restant en seconde pour garder du couple. On atteint Mahabe Gate à 10H30.

Avant d'arriver à Savuti, nous prenons une petite piste secondaire qui mène aux Bushmen Hills. Il y a quelques collines pierreuses dans le paysage, rares reliefs que nous ayons vu depuis longtemps. Nous faisons une halte au pied d'un gros baobab et nous y pique-niquons. Nous faisons une autre halte aux pieds de Bushmen Hills et y grimpons à son flanc pour y débusquer une peinture rupestre estimée à plusieurs milliers d'années. Du haut de cette colline, nous surplombons la rivière et à perte de vue, un mélange de savane et bush. On distingue même quelques éléphants en maraude.



Arrivé à Savuti, il nous reste encore au moins 2 bonnes heures de route pour arriver à Linyanti.

Nous traversons le Savuti Channel par le gué situé à proximité du camp : c'est une simple formalité pour les désormais pro du franchissement que nous sommes devenus.......

La piste entre Savuti et Linyanti est encore plus pénible. Le sable mou nous sort pas les yeux. On en est presque à souhaiter une portion d'autoroute avec un bon goudron bien lisse...

Alors que nous venons de passer un troupeau d'éléphants, je me mélange les vitesses dans un passage horriblement mou. Voulant passer de la seconde à la première car le 4x4 peine beaucoup, j'enclenche malencontreusement la troisième. La sanction est immédiate et sans appel : plantage et ensablement !! J'avais pourtant pas beaucoup de pression...mais assurément encore trop.

Impossible de se dégager en boite courte. Il nous faut un bon quart d'heure de coups de pelle et dégonflages successifs jusqu'à 1.1 bar pour pouvoir s'extraire du sable. Les éléphants n'ont pas eu la mauvaise idée de prendre la piste vers nous et c'est tant mieux.

On arrive enfin à Linyanti. Le camp est à 5 kilomètres de la Gate. La piste est défoncée, pleins d'arbustes et d'arbres sont cassés (merci les éléphants !!) et entravent parfois complétement de passage, obligeant à des petits détours entre les arbres encore intacts.

Arrivés au bord de la rivière, le camp n°2 qui nous est alloué est occupé par 6 véhicules. Les tentes sont montées et une quinzaine de personnes ont envahi le terrain.

Contrariés, nous allons les voir. C'est une grande famille sud- africaine, certains des mâles de la tribu auraient pu jouer dans "la Délivrance" et cela ne me dit rien qui vaille. Le patriarche vient parlementer avec nous. Le gaillard n'est plus tout jeune mais c'est un colosse. Du haut de mon bon 1,80 mètres et malgré mes 95 kg, je fais chétif...

Il explique qu'ils avaient le camp n°01 mais qu'il est trop petit donc ils ont pris le N°02 et nous laissent le n°01 : C.Q.F.D. Son ton est un peu du style : c'est à prendre ou à laisser....

Même si junior a passé sa ceinture marron de karaté, ils sont bien trop nombreux. A 3 contre 15, on va vite se retrouver en slip dans la rivière, avec les hippos et les crocos.

Faisant contre mauvaise fortune bon cœur on se résigne à aller au camp N°01.

Effectivement plus petit, ce camp est toutefois très bien situé, en surplomb de la rivière, avec une superbe vue aux alentours. Dommage qu'il soit si proche du N°02. Manquer d'intimité dans un lieu si perdu, c'est un peu le comble.



Nous installons notre bivouac face à la rivière qui forme presque un étang à cet endroit. De temps à autres, des hippos émergent et des éléphants traversent. Alors que le feu commence à crépiter, nous nous délectons du coucher de soleil qui nous fait face. Les bruits de la nuit résonnent plus fort qu'à l'habitude, l'eau induisant une vie bien plus dense.



Alors que nous dormons à poing fermé, nous sommes réveillés par des cracs tout proches : un éléphant dine dans les buissons voisins, à une douzaine de mètres de nous, décidément.....

Puis un autre son prend le relai : des sourds schroumpfes-schroumpfes. C'est maintenant un hippopotame qui sillonne la berge juste en contre bas et qui broute consciencieusement l'herbe. Nous réveillons Junior qui pionce dur dans la tente mitoyenne du toit. Il affectionne particulièrement les hippos. A la lueur des torches, et du haut de nos perchoirs, nous regardons un bon moment la mahousse tondeuse à quatre pattes, transformer la berge en green de golf.

Dimanche 15 aout

La famille Pierreafeu a quitté la zone. Nous sommes maintenant seuls dans les parages, hormis la horde de babouins qui est venue tenter un raid et que nous avons mis en déroute. Les autres emplacements sont beaucoup plus loin, hors de vue et d'oreille. Nous effectuons un petit drive le long de Linyanti. La faune n'est pas très dense et hormis les éléphants et ongulés de rigueurs, nous ne ferons pas de rencontre inoubliable. Nous poussons même sur une bonne vingtaine de kilomètres, empruntant une espèce de très large piste sableuse en ligne droite qui finit en cul de sac face au Savuti Channel. Pas d'animaux à l'horizon, nous faisons vite demi- tour et regagnons Linyanti : en route nous croisons antilopes roannes, Kudus et éléphants. La grande largeur de la piste rectiligne et les passages de sables pas trop mous incitent à une inhabituelle vitesse plus élevée, frisant les 60-70 km/h. Cependant de gros trous aux origines inconnues forment des pièges fatals dans lesquels il ne vaut pas mieux tomber et invitent à une grande prudence.

L'après- midi est un bon moment de détente où nous prenons le temps d'écrire des cartes postales en admirant le paysage et le spectacle des éléphants qui traversent.



Le soir se rapproche et nous sommes certains que la soirée va être comme on les aime : seuls au monde.

Hélas, avant la tombée de la nuit, 4 véhicules arrivent...ils cherchent leur camp, le n°3 et décident finalement de s'installer au N°02. Je tente une manœuvre en leur disant que c'est le notre et que si des arrivants se manifestent pour le camp N°01, nous serions dans l'obligation de nous replier sur le N°02. Ils nous assurent que dans ce cas, ils plieront bagages...damned, c'est raté......

Dans le lot des membres de ce nouveau convoi, également sud- africain. Nous reconnaissons des deux hommes chargés par l'éléphant à 3rd Bridge. Nous leur rappelons l'anecdote et précisons que c'est nous qui les avons "sauvé" in-extrémiste.

Ils en sont très reconnaissants.

Nous passons quand même une bonne soirée dans notre petit bivouac, même si junior nous fait un début de gastro : légère fièvre et maux de ventre. Doliprane, Ercefuryl, Spasfon et Immodium sont à son menu.

La nuit est calme

Lundi 16 aout

Alors que le jour pointe, j'ouvre la toile de tente et reste allongé dans mon duvet à regarder le spectacle. Ma Douce se blottit contre moi. Notre immersion en contrée sauvage se termine. Tout à coup, elle me souffle à l'oreille :"regarde, une hyène..."

En effet une hyène est en maraude. Elle furète un bon moment aux abords du camp voisin, allant jusqu'à renifler les tentes. Puis elle se rapproche progressivement et va sentir les restes de notre feu à quelques mètres de nous. Soudain, comme mu par un sixième sens, elle lève la tête et croise nos regards. N'aimant sans doute pas être si proche, elle rebrousse sans hâte son chemin pour s'éloigner un peu. Nous parvenons à tirer junior de son sommeil pour qu'il puisse aussi profiter du spectacle. Elle fouine encore un peu entre les deux camps et fini par disparaitre dans le bush.

Nous levons le camp à un peu avant 09H00 après avoir petit-déjeuner avec une bande d'oiseaux de différentes espèces, avec qui nous avons partagé des restes de pain de mie. Les babouins quant à eux restent à bonne distance : ils savent à qui ils ont affaire.

Nous passons la gate et prenons une large piste en tout point similaire à celle empruntée hier. Après quelques kilomètres, je propose à ma Douce de prendre le volant pour une ultime conduite sur piste.

À 09H30, à 18 kilomètres de la Gate, à plus de 150 km de Kasane, en plein milieu de nul part sur cette piste sableuse entourée de bush et après avoir parcouru 2864 kilomètres dont la moitié dans des conditions difficiles, nous sommes victimes d'un pépin.

Alors que ma douce attaquait une zone particulièrement sableuse et avait heureusement bien ralenti, le nez du 4x4 s'affaisse brusquement dans le sable, s'échouant sur le côté droit. Une masse noire s'est détachée du véhicule et se plante dans le sable derrière nous : on vient de perdre la roue avant droite.

Nous descendons du véhicule, nous n'avons pas de bobo. La roue est effectivement au milieu de la piste à une quinzaine de mètres en arrière. L'aile est légèrement froissée, pas d'autre dégât apparent. Je constate que 4 des 6 tiges filetées qui tiennent la roue sont cassées nettes dans la pièce métallique sur laquelle est fixée normalement la roue. Il en reste deux sans boulon dont une qui est tordue.



Le constat est vide dressé : c'est la tuile !!!

Pas de couverture réseau pour le téléphone, le prochain garage est à Kasane soit plus de 150 kilomètres de piste.

Il y avait 2 endroits où il fallait éviter de tomber en panne du fait de leur isolement et éloignement : dans le fin fond du Central Kalahari et à Linyanti.......pas de bol.....

Un peu désemparé sur le coup, on essaye de rassembler les données :

- On ne peut pas réparer.

- On ne peut pas communiquer.

- On a plus beaucoup de réserve de nourriture et d'eau.

- Il n'est pas envisageable de rejoindre à pied le Gate : 18 kilomètres dans le bush, c'est trop dangereux pour des non initiés.

Je fouille dans le coffre et y déniche deux triangles que je dispose de part et d'autre de notre vaisseau échoué...vu la solitude des lieux, cela me parait bien dérisoire.

La seule solution est : attendre.

Parfois la chance sourit.

Après 20 minutes, un petit nuage de poussière surgit à l'horizon depuis Linyanti.

Un 4x4 tirant une remorque s'approche et s'arrête. Une famille de 4 suisses voyage en compagnie d'un guide depuis l'Afrique du Sud. Le guide, un malabar aux yeux bleu-azur, avec une longue barbe blanche de Père Noël se nomme Heino. Mécanicien, il parcourt l'Afrique depuis plus de 40 ans. Basé maintenant en Afrique du Sud, il loue ses services comme guide privé. Il transporte la famille suisse dans son gros land cruiser, tirant une imposante remorque servant à la fois de cantine, de porte bagage, de support de tentes.

Il jette un oeil à la roue (ou plutôt à son absence), va fouiller dans ses outils et son verdict est sans appel : il ne peut pas réparer. La bonne nouvelle est que rien d'autre ne semble cassé, donc selon lui, un mécanicien disposant des bons outils peut le faire sur place. C'est une bonne chose car dit-il, aucun dépanneur ne viendrait remorquer notre 4x4 ici avant longtemps. Je le questionne sur la cause de cette casse. Il me dit que les tiges ne devaient très vraisemblablement être pas bien fixées et qu'à la longue, elles ont cédé.

En accord avec ses clients, il détache la remorque et emmène ma Douce jusqu'à la Gate pour essayer de téléphoner. L'équipage repart, me laissant avec junior et Hans, le chef de famille Suisse. Nous discutons un bon moment et il me propose une bière. Je ne bois jamais de bière mais aux grands maux les grands remèdes et à cet instant, je trouve cette bibine étonnamment bonne et apaisante. Junior lui, a droit à un jus de pomme. Hans me dévoile les astuces de la remorque et loue les qualités de Heino. Il me dit qu'il n'aurait pas osé faire son périple en solo comme nous. Notre mésaventure le conforte dans son choix.

A 11H15, Heino revient avec ses équipières, la famille Suisse ayant deux filles.

Ma douce m'explique qu'après palabres, elle a pu téléphoner depuis le poste fixe des rangers à notre loueur Bushlore, pour les avertir de notre infortune. Heino a même parlé avec eux pour bien expliquer le problème mécanique et indiquer exactement où nous étions. Bushlore a dit qu'il s'occupait de dépêcher un dépanneur.

Heino m'avertit de nous préparer à passer la nuit sur place, il doute que nous pouvions être secouru aujourd'hui.

Ils doivent maintenant reprendre la route, nous les avons suffisamment retardé. Ils nous cèdent gentiment une bouteille de 5 litres d'eau, de la soupe en sachet et une boite de salade "french beans cooking". Eux aussi ont leur réserve presque à vide.

Nous regardons, non sans un petit pincement s'éloigner le 4x4...la journée va être longue.



Nous nous affairons à préparer ce qui sera primordial ce soir : un bon feu de camp.

Sans trop s'éloigner du 4x4 et en tout cas, sans trop s'enfoncer dans le bush, nous glanons des morceaux de souches et moult branches mortes pour réunir suffisamment de combustible pour la nuit. De nombreuses traces parsèment la piste et nous reconnaissons celles d'éléphants, de sabots divers mais aussi de félins...

Dans l'après- midi, junior aperçoit à la jumelle un troupeau d'éléphants sur la piste. Je n'ai pas trop envie de les voir arriver jusqu'à nous. Finalement, ils disparaissent dans le bush.

Notre réserve de bois suffisante, nous soulevons le 4X4 avec le cric et glissons dessous la roue afin que le bas de caisse repose dessus, pour soulager le poids qui pèse sur l'axe sans roue. Je ne veux pas endommager plus le véhicule. Nous déplions la tente arrière. Ce soir, ma Douce dormira avec junior là- haut. Je dormirai sur la banquette arrière car il me faudra entretenir le feu. J'ai creusé un grand trou carré dans le sable à côté du 4x4 et presque au milieu de la piste. Je n'ai aucune idée de ce qui peut circuler la nuit ici. Avec ce feu en guise en phare, pas de risque de collision. Je fais attention aussi ne pas mettre le feu au bush...il ne manquerait plus que çà.

Nous tuons le temps à jouer au tarot. Le jour commence à s'éteindre. Hormis la famille Suisse et leur guide Heino, nous n'avons pas vu âme qui vive. Nous avons beaucoup de chance qu'ils nous précèdent.

Alors qu'il est temps d'allumer le feu, tel la vigie juchée en haut du mat d'un navire, Junior s'écrie "Voiture !!"

Nous entrevoyons effectivement un nuage de poussière en provenance de Kasane...Aux jumelles ce sont deux véhicules qu'on aperçoit. Serait- ce les secours ?

La joie est de courte durée car on distingue bientôt des tentes sur les toits ....

Les deux véhicules arrivent à notre hauteur et semblent de pas vouloir s'arrêter. La nuit tombe, il est presque 18H30 et ils sont à la bourre.

Finalement, à nos grands gestes, ils s'arrêtent. Huit italiens en sortent. Un des véhicules est estampillé "Bushlore". Nous leur racontons notre mésaventure et eux aussi constatent leur impuissance. Ils vont à Linyanti. La mauvaise nouvelle qu'ils colportent est que les stations services de Kasane sont à sec depuis plusieurs jours. Elles devraient ravitaillées demain mais ce n'est pas sûr.

Ils nous laissent également 5 litres d'eau et la promesse de re-téléphoner à Bushlore pour leur dire que nous sommes toujours là...

La nouvelle de la carence en essence n'est pas bonne. Nous ne serons peut- être pas secourus demain non plus. Que va t- on faire ?

La gastro de Junior est encore active et nos réserves de nourriture seront quasi vides demain soir. Je dis à ma douce que si demain c'est possible elle partira avec un équipage passant pour Kasane et avec Junior pour organiser le dépannage. Quant à moi, je resterai sur place...elle n'est pas emballée par mon idée.

Nous calculons que nous allons devoir très certainement griller les étapes entre Kasane et Sodwana bay. J'espère sincèrement que ce pépin n'ira pas ternir notre fin de séjour au bord de mer.

La nuit est tombée et elle est bien noire. Le feu crépite et les flammes montent haut. Hors de question de se laisser abattre. Il nous reste au frais du coca, du whisky et quelques chips, largement de quoi se faire un apéro...dont acte.

Nous qui aimons tout particulièrement les apéros insolites, celui- là tiendra bonne place dans le top 10.

La soupe est bonne, surtout que nous avons très faim....

Ma Douce monte se coucher avec Junior. Je passe une mauvaise nuit, me levant au moins toutes les deux heures pour raviver le feu. La banquette arrière du 4x4 n'est pas confortable et j'ai froid...pour couronner le tout, je me fais quand même du soucis pour la suite.

En tout cas, malgré les rires des hyènes qui rôdent dans les buissons, je n'ai vu aucun animal trainer, preuve que le feu est le meilleur ami de l'homme.



Dire que cette nuit, nous devions clôturer notre immersion en contrée sauvage par un bon repas au resto et une bonne nuit d'hôtel dans un vrai lit....

Je pense à demain et je commence à gamberger tout azimut.

Fin de la deuxième partie

La troisième partie est là : http://voyageforum.com/voyage/recit_un_periple_en_afrique_australe_big_five_aux_recifs_coralliens_3eme_partie_D3825903/
Découvrir le meilleur du Sénégal en dix jours lors d'un voyage sac à dos? English translation pending
by Swissmel · 2010-10-26 · 14 replies
Bonjour Nous partons sac au dos du 17 au 27 Novembre au Senegal (et Gambie si on arrive...) Nous sommes 2 filles de 27 et 30ans. Nous avons bien voyage le monde et particulierement l'Asie mais jamais l'Afrique...

Avez vous des recommandations quand au parcours a suivre depuis Dakar vers le sud?

Que faut il voir absolument? Est il difficil de ce deplacer en taxi brousse?

Peut ton remonter depuis le bas - Cap Skirring sur Dakar facilement en bateau?

Qu en est t il des hotels, des excursions, des lieux, des choses, des gens a ne pas manquer?

Sera t on ennuiees si on ne veux pas de guide pendant notre sejour?

Merci d avance pour tout vos commentaire et au plaisir de vous lire :)

Salutations
Trajet Kruger-Hluhuwe? (Afrique du Sud) English translation pending
by Philou12 · 2009-11-16 · 6 replies
bonjour nous préparons notre voyage de 18 jours en aout 2010 en afrique du sud en voiture de location : johannesburg-blyde river-kruger-hlulhluwe-st lucia-durban -(avion)-cape town

1)comment aller de kruger à hluhluwe avec une étape sur le parcours ? nous quitterions le parc kruger (malelane ou skukuza) le lundi midi avec entrée au parc hluhluwe le mercredi dans la matinée ?

2) le trajet aéroport de Cape town- Hermanus A/R vaut il la peine et est-il possible sur la journée ?

3) combien de nuits passer à St Lucia et qu'y faire ?

merci
À la découverte du pays Bassari en randonnée (Sénégal) English translation pending
by Guara1803 · 2009-11-02 · 1 reply
Pour tous les passionnés de randonnées et de contactes humains 😎

A la découverte du Sénégal avec l'agence Zig Zag : Pays Bassari

Ce fut un voyage mémorable. Quelques aléas mais inutile de détailler, c’est l'Afrique, c'est l'aventure et il faut laisser du suspens ! Le plus important ça a été les rencontres, qui furent extraordinaires ! Samedi 24: Paris-Dakar. Accueil à l'aéroport par Mady. Transfert à l'auberge.

Dimanche 25: Dakar-Dialacoto en taxi-brousse (60 km environ). Nuit en campement

Lundi 26: Randonnées (18 km environ) chez les Mandringues et Bassaris à travers la forêt de M'Diambour. Visite des villages de Bantancoling et Teinthoto (chants-danses-déguisements). Nuit en bivouac.

Mardi 27: Teinthoto-Dialacoto (11 km). En fin de matinée, départ en 4X4 pour la bananeraie de Wassadongon. Pique-nique en bordure de la Gambie et bain dans ce fleuve. Retour au campement de Dialacoto en fin d'après-midi, puis à pied nous allons dire bonjour aux gendarmes, avant d'aller voir le jardin des femmes.

Mercredi 28: En 4X4, départ pour un safari dans le parc de Niokolo. A la recherche d'animaux sauvages (phacochères, hippopotames, crocodiles, babouins, singes verts, pintades, merles métalliques, sies de Gambie, vautours, grand kalso d'absini, antilopes, élans, ...). Par contre les lions se sont cachés. Nuit au campement du lion (rugissements sans danger).

Jeudi 29: Poursuite du safari jusqu'à Simenti. Pirogue sur la Gambie (1h30): crocodiles, hippopotames, oiseaux. Après-midi relax au campement, les babouins sont tout près et les singes verts viennent nous rendre visite. Bain dans la Gambie. Nuit au campement.

Vendredi 30: En 4X4, traversée du parc. Passage de la Gambie en direction du pays Bassari à Etiolo. Escale à Salamenta. Visite du village d'Etiolo (place du casino). Nuit en campement.

Samedi 31: Information sur l'initiation. Balade au centre d'initiation. Rencontre avec le chef du village et des villageois. Retour au campement de la Vallée Heureuse. En 4X4, route pour Dindefello. Nuit au campement.

Dimanche 1er: Balade en forêt jusqu'à la cascade de Dindefello: bain, lessive, fraîcheur très appréciée. Retour au village pour un tour de marché. Après la sieste, en 4X4 nous rejoignons les Bediks à Bandafassi. Nuit au campement.

Lundi 2: Un peu de 4X4 et à pied recherche d'un village Bedik: Andief. Découverte de leurs us et coutumes. Retour au campement et par une belle route nous gagnons Kedougou. Visite de cette ville. Nuit à l'hôtel (en cases).



Mardi 3: Toujours en 4X4, longue route à travers le parc pour Dialacoh. En chemin, rencontre des vipailleurs (travail très dur). Arrêt à Mako pour voir les hippopotames, après une petite marche. Arrivée au campement en fin d'après-midi.

Mercredi 4: Fête nationale, nous sommes les invités d'honneur du conseil rural et du GIE. Défilé très coloré et festif (enfants, femmes, hommes, sportifs). Journée très chaude (+45°). Dans la soirée, cueillette de mangues en vue du départ. Nuit au campement.

Jeudi 5: Nous avons troqué le 4X4 contre le taxi-brousse avec lequel nous partons tôt pour M'Bour. Adieu le Sénégal Oriental, longue route pour le Sénégal touristique: M'Bour, grand port de pêche. Visite du marché au poisson et de la ville. Nuit en hôtel.

Vendredi 6: Temps libre jusqu'à 10h. Promenade sur la plage. Ramassage de superbes coquillages. Le taxi-brousse nous emmène jusqu'à Dakar (peu de km, mais beaucoup de circulation). Arrivée au port, à la course nous avons la chaloupe pour l'île de Gorée (à ne pas faire un Vendredi Saint). Visite très émouvante de l'île. Retour à Dakar avec ses embouteillages. Dernier repas avec Mady dans un restaurant très bien (le Goréen). Nuit à l'auberge.

Samedi 7: Départ en taxi pour l'aéroport et retour à Paris. En résumé une expérience géniale et une envie de repartir à l'aventure intacte si ce n'est encore plus forte! 😉
Itinéraire de douze jours au Kenya en 4x4 English translation pending
by Lauleau · 2009-09-25 · 6 replies
Bonjour a tous, j'aimerai avoir votre avis sur l'itinéraire que j'ai concocté à partir de diverses lectures, sachant que nous voulons le privatiser et que notre objectif est principalement photographique (sans jeu de mot):

Jour 1 : Paris – Nairobi

Nairobi-lac Bogoria

Jour 2 : lacs Bogoria + Baringo (ornithologie)

Jour 3&4 :Samburu

Jour 5 : vol Samburu Masai Mara

Jour 6, 7, 8 : Masai Mara

Jour 9 : Amboselli

Jour 10 : Tsavo Ouest

Jour 11 : Tsavo Est / ou Taita Hills

Nuit 11 : Nairobi ???

Jour 12: Nairobi-Paris

nous envisageons de passer par "les safari de Fred"

si vous avez des avis , commentaires ou autres, sommes preneurs

merci
Bons plans pour Nairobi-Kisumu English translation pending
by Julien44 · 2009-09-05 · 2 replies
Bonjour à tous,

Je suis actuelement au kenya. J e voudrait faire un trip de nairobi jusqu'a Kisimu sur une semaine pour decouvrir le lac victoria! mais sur la routre je voudrait marreter pour ne pas manquer les inmaquables!! Je pensais lac bogoria, un safari... sachant que j'ai deja fais nakuru lake.

Donc je voulais savoir deux choses :

- quels sont les inmaquables sur cette route??

- et sachant que j'ai un budget reduis, quelles sont les bon plan pour faire sa? agence pas cher ou autres??

Je vous remercie d'avance de partager votre experience!

Bonne journée
Lieux à visiter au Bénin? English translation pending
by Titecouenne · 2009-04-20 · 9 replies
Bonjour,

Avez-vous des suggestions de lieux à visiter?

Merci de votre aide 🙂
Inondations catastrophiques en Zambie et en Namibie (25 mars 2009) English translation pending
by Himba · 2009-03-25 · 8 replies
Reuters

La Zambie et la Namibie sont confrontées à des inondations qui ont détruit les récoltes et submergé des villages entiers, rapportent des responsables des secours. Lire la suite l'article

La Zambie a mis ses forces aériennes en état d'alerte pour évacuer les sinistrés et la Namibie a proclamé l'état d'urgence dans les zones affectées par la crue des cours d'eau, dans l'étroite bande de Caprivi, située entre la Zambie et le Botswana.

Quelque 400.000 personnes sont affectées rien qu'à la frontière entre la Namibie et l'Angola, a fait savoir la Croix-Rouge internationale, et ce chiffre risque d'augmenter.

"Des communautés sont totalement et rapidement isolées par la montée des eaux. Il y a des attaques de crocodiles, d'hippopotames, des morsures de serpent. Et puis il y a les risques plus ordinaires: le paludisme, la diarrhée et tout simplement la pénurie de vivres", a déclaré Matthew Cochrane, porte-parole de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FISCR), contacté par téléphone à Katima Mulilo, dans la bande de Caprivi.

Dans certains villages, entre 70 et 80% des réserves de vivres ont été détruites, a-t-il dit.

"L'eau approche déjà les huit mètres et elle va dépasser ce niveau dans les prochains jours", a ajouté Cochrane.

Selon le Service hydrologique de Namibie, les crues ont atteint un niveau sans précédent depuis 1969, voire depuis 1963 dans certains endroits.

En Zambie, la Province Méridionale est la plus affectée. Plus de 20.000 foyers sont touchés et 5.000 maisons ont été détruites, selon la branche suisse de l'ONG Action by Churches Together.

Les experts estiment néanmoins que le barrage de Kariba, à la frontière entre la Zambie et le Zimbabwe, ne devrait pas déborder, ce qui aurait des conséquences dramatiques pour les pays en aval, le Mozambique et le Malawi.

Mais Peter Rees-Gildea, responsable des opérations de la FISCR à Genève, a indiqué que l'organisation suivait de près la tempête tropicale Izilda, qui se dirige vers la côte est du Mozambique.

En janvier, des pluies au Malawi et en Zambie ont provoqué des inondations au Mozambique qui ont fait 45 morts et 285.000 sans abri, les pires inondations dans ce pays depuis celles qui ont fait 700 morts et un demi million de sans abri en 2000-2001.
Afrique du Sud: réserves/safari en juillet English translation pending
by Frenchflo · 2009-03-03 · 4 replies
Bonjour

Je souhaite organiser un safari de quelques jours en Afrique du Sud ce mois de Juillet. Ceci pour un voyages de noces. Quels reserves/agences me conseillées vous?

Ceci étant pour un voyage de noces.

Merci

Florent
Intérêt des parcs du Botswana après avoir fait le parc d'Etosha en Namibie? English translation pending
by Poupoune78 · 2008-02-10 · 8 replies
Bonjour, Mon amie et moi projetons de faire un voyage de 3 semaines entre Namibie, Botswana et Victoria Falls pour notre voyage de noces en Octobre 2008 (12 jours en Namibie, 6 jours au Botswana et 2 jours aux Chutes) Mais après plusieurs demandes de devis, nous nous rendons compte que le fait de passer une petite semaine au Botswana pour faire le delta de l'okavango et le parc du chobe fait très nettement augmenter le prix... du coup on se demande si les parcs du Botswana sont vraiment très différents de celui d'Etosha et s''ils valent le prix qu'ils rajoutent au montant du voyage ou s'il ne vaut pas mieux passer 18 jours en Namibie et surtout passer un peu plus de temps dans le parc d'etosha? Merci de vos conseils! Bonne journée! Nicolas
Le Cap et la Namibie en mars 2007 English translation pending
by Cyril1973 · 2006-08-22 · 2 replies
bonjour a tous, j aimerais savoir si qq connais un loueur de materiel de camping au cap?D autre part je compte me rendre a la petite reserve de mahango game reserve ( ca a l air magnifique), qq l a t il deja fais en mars? est ce possible avec une 2x4, je compte louer une nissan almera sinon est ce que des lodges organisent des safaris ds cette reserve?J ai tres envie d y aller, d apres ce que j ai lu ca ressemble au parc de chobe et comme je n aurais pas le temps de le visiter snif... sinon juste pour savoir qq a deja vu des lions a criniere noire ds le kgalagadi transfrontier park? si vous avez des photos...., je dois y aller aussi..., merci d avance
Itinéraire pour voyage au Mali et au Burkina Faso du 18 septembre au 9 octobre? English translation pending
by Sebdeg · 2006-08-17 · 8 replies
Salut à tous, je suis en train de préparer un voyage de 3 semaines au Mali & Burkina (arrivée le 18 sept a Bamako, depart le 9 Oct de Ouaga). Pour le moment mon trajet n'est pas encore bien défini et etant donné que je n'ai que 3 semaines, j'aimerais etre conseillé sur les choses a ne pas manquer et celles que je peux zaper. J'ai lu plusieurs fois que Tombouctou n'est pas super, vs confirmez? Pr rencontrer des touaregs et faire une sortie ds le desert, vs conseillez qlqc d'autre? Tous vos conseils seront les bienvenus. Merci d'avance a tout le monde. Ciao a tutti, Seb
Parcs nationaux sud du Sénégal en février English translation pending
by Emmasch · 2006-01-17 · 3 replies
😎Hello,

Quelqu'un a t il été au parc national de la basse casamance en février? Y fait-il très chaud? Y a t il beaucoup d'animaux à voir? Et comment est le Niokolo Koba en février? Où peut-on louer voiture et les services d'un chauffeur/guide? Quel campement choisir? Le chauffeur peut-il faire du hors pistes?? Bref, qui peut me renseigner sur les parcs nationaux au sud sud-est du sénégal??

Un grand merci 😉😉😉
Recherche d'une destination en Afrique English translation pending
by Tober · 2005-07-29 · 7 replies
Bonjour je recherche une destination pour 10 à 15 jours en septembre en Afrique noire. je connais un peu la Namibie, Madagascard. Je partirai probablement seul sac au dos. Je suis trés attiré par les fleuves (descente en pirogue notament). Le Bénin, le Gabon ou autre? merci de me donner votre avis. A+ 🙂
World gardens and parks, chatter goes here.
by UnaMilanese · 2025-11-05 · 100 replies


Good evening everyone,

This is where we chat and post non-competition photos. Happy wandering (jogging is also welcome).

See you soon.

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