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Demi-pension 80 € maximum pour 2 aux Seychelles English translation pending
Bonjour !!
Comme intitulé nous recherchons une demi pension pour Praslin, La Digue et peut etre Mahé ( nous avons un contact mais ....)
Si possible chez l'habitant pour partager au mieux et tellement plus sympa !!!
Nous avons 9 nuits et 11 jours à partager : Arrivée à 7h et décollage à 0h ......Ca c'est profiter à fond !!
Merci pour vos adresses !!!!!!!!
Road trip de 32 jours en Ecosse English translation pending
Trente-deux jours de road trip sur les routes d’Ecosse en novembre - décembre.
Bonjour à tous, comme à chaque retour de trip, voici le carnet de route pour remercier ceux qui nous ont aidé dans la préparation et aidé à notre tour. Vous pouvez voir les photos de ce carnet (le même avec les photos) sur notre blog en cliquant le lien suivant : http://www.1destination2voyages.com/road-trip-en-ecosse
L’Ecosse… C’est Corinne qui a choisi cette destination si chère aux fans d’Outlander. Quant à moi, je dois bien l’avouer, j’étais assez sceptique sur le côté dépaysement de ce voyage, d’autant plus que la période choisie, novembre-décembre, devait, d’après les commentaires lus sur les différents forums de voyage, nous faire vivre, au mieux un mois de pluie, au pire un enfer glacé… Trente-deux jours et 5200 km plus tard, je ne vois plus l’Ecosse du même œil, et avant que vous commenciez la lecture de ce carnet de route, je voudrais soumettre au test « vrai/faux », d’après notre expérience, les affirmations courantes que l’on peut lire, ici et là, sur ce pays.
En Ecosse :
- Il pleut tous les jours : faux, 2 jours de pluie sur 32, une dizaine de jours d’un temps mitigé qui alterne bruine, neige et soleil, et du ciel bleu pour les autres jours et nous étions en novembre/ décembre... - Il y a des mecs bourrés partout et pas seulement dans les pubs : faux, nous n’en avons vu aucun, pubs compris, mais surtout ça ne rigole pas avec l’ivresse dans le pays. - Il n’y a que des rousses : encore faux, il y a beaucoup de brunes, mais surtout des blondes. - La vie est chère, y passer un mois est hors de prix : vrai et faux, il suffit de bien préparer son voyage et de bien le gérer pour ne pas exploser le budget. - Il y fait très froid : pas plus qu’à Paris en hiver. - Les fantômes, c’est du pipeau : peut-être, mais une fois sur place, on voit les choses différemment. - Les écossais sont froids et renfermés : faux, ils sont sympas. - La conduite à gauche c’est galère : faux, ce n’est pas tant la conduite à gauche qui nous a gênés que la sophistication de la voiture de location. De plus les écossais sont très cools et tolérants sur la route. - On y mange mal : mieux en tout cas que dans certains pays, nous n’en avons pas souffert, et puis leur saumon est l’un des meilleurs du monde. - Il n’y a pas de dépaysement, c’est comme chez nous : faux, c’est différent et la route 500 est l’une des dix plus belles du monde, ça ressemble plus à l’Amérique du nord qu’à l’Europe. - Dix jours suffisent pour tout voir dans ce petit pays : faux, 32 n’ont pas suffi…
Préparation du trip :
Vols : réservés sur le site Air-France KLM. Voiture de location : réservée en ligne sur le site Rentalcar, loueur Trhifty. Hébergements : hôtels et B&B, réservés sur les sites Booking.com et Expédia.fr
Jour 1 : Nice Edimbourg via Amsterdam avec KLM. Départ de Nice à 12h20 arrivée à Edimbourg à 16h20 locale (1h00 de moins que la France). Récupération rapide des bagages, l’aéroport d’Edimbourg est de taille humaine et très bien organisé. Peu de monde, nous sortons de l’aérogare pour rejoindre l’emplacement des taxis situé au rez-de-chaussée du parking en face du terminal. Nous sommes seuls, d’autres passagers attendent le passage bus Air Link. Nous avons choisi le taxi, malgré son prix, 25 £ pour rejoindre le centre-ville, car nous avions hâte d’arriver mais surtout pas envie de trimballer nos sacs dans des bus, pour une fois que nous voyageons en Europe. Il fait frais, 6°, et la nuit tombe, il fera nuit à 17h00. Le taxi nous dépose à la guesthouse que nous avons réservé sur le site Expédia, 143 £ pour 4 nuits, en petit déjeuner. Le Braveheart, 26 Gilmore street. Assez rustique, mais très bien placé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique et bien desservi par les bus. 18h00, chambre récupérée, nous sortons pour notre première soirée écossaise. Premier arrêt au pub « Bennett », l’un des pubs les plus réputé d’Edimbourg, qui se trouve à une centaine de mètres du Braveheart. Le pub est plein car l’équipe d’Ecosse de rugby joue ce soir à Murray Field contre les iles Samoa, et la rencontre est retransmise à la télé. Nous prendrons quand même le temps de boire notre première bière du voyage dans ce magnifique endroit, ambiance chaleureuse. Petit tour dans le quartier, il commence à faire froid et nous décidons d’aller dîner, il est 19h00 et tous les restos sont déjà pleins. Nous choisirons un restaurant bar charcuterie, pas très loin du Bennett. Repas de tapas pour 35£ à deux avec nos deux premiers whisky écossais. Retour à la guesthouse et repos bien mérité.
Jour 2 : Levés à 8 heures et départ, à pied, après le petit déjeuner, pour le château d’Edimbourg. Il fait beau, pas un nuage ne viendra gâcher notre journée, mais nous nous sommes bien couverts car le vent est froid. Visite du château, entrée 17£, une belle visite de deux heures avec en prime, à notre arrivée, un défilé militaire pour les commémorations de la première guerre mondiale, kilts et cornemuses, nous sommes bien en Écosse. Un peu de shopping sur Royal mile suivra la fin de la visite avant une pause déjeuner au World’s End, 4High Street, un beau pub où nous gouterons à nos premiers Haggis et Fish and chips. 33£ pour deux, Corinne en profitera pour m’acheter le tee-shirt du pub. Visite ensuite de la cathédrale Saint Gilles sur Royal Mile, très bel édifice, qui me fera penser au roman «Les piliers de la terre ». 15h00, tour de la ville en bus panoramique de la société City Hop, bus rouges à impériale, billets réservés en ligne sur le site Viator, 12£/pax, valables 24 heures à partir de la première utilisation. Belle balade qui permet d’avoir un aperçu de la ville sans se fatiguer, plusieurs arrêts possibles pour visiter les différents monuments. Retour sur Royal Mile vers 17h00 et visite du Musée de l’illusion, entrée 15£. Drôle et intéressant, nous conseillons ce musée qui se trouve à une centaine de mètres de l’esplanade du château. Retour ensuite vers le secteur de Gilmore avec en route une pause whisky dans un pub où des irlandais venus soutenir leur équipe nationale de foot qui joue un match capital contre la Suisse, mettent l’ambiance. Nous finirons la soirée au TUK TUK, un restaurant indien situé à l’angle de Gilmore street et de Levens street. 20£. Nous nous apercevons que les Ecossais dînent tôt, souvent dès 17 heures 30 et qu’il est ensuite difficile de trouver une place dans un pub ou un restaurant. Retour au Braveheart pour une nuit de repos bien méritée.
Jour 3 : Départ après le petit déjeuner pour la Vieille ville où nous prendrons un bus City Hop pour Holyroodhouse, résidence d’été de la reine d’Angleterre lorsqu’elle vient en Ecosse. Entrée : 12,5 £. Un bel endroit qui se visite comme un château. 13 heures, nous reprenons un bus City Hop pour rejoindre le musée National Galery, entrée gratuite, un régal. Magnifiques tableaux dont ceux de Monnet, Gauguin et bien d’autres. 15 heures, nous rejoignons, à pied, le Musée National d’Ecosse. Entrée gratuite, un magnifique musée qui ravira parents et enfants. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, nous prendrons une collation au premier étage du musée. Un petit snack qui sert de très bonnes pâtisseries et de merveilleux chocolats chauds. 11 £ pur deux. Nous retournerons ensuite sur Royal Mile où Corinne a réservé un tour « City of dead » dont le départ a lieu le long de la cathédrale St Gilles à 19h00. Nous ferons passer le temps en faisant les pubs dont le Brodie celui-là même ou Stevenson a écrit … Départ du tour à l’heure en compagnie d’une quinzaine de personnes et d’un guide déjanté. Balade qui nous conduira dans les sous-sols d’Edimbourg pour finir dans la crypte d’un cimetière. Pas mal, mais exclusivement en anglais, 14£ / pax, réservé sur Viator. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Brodie, 35£ pour deux. Retour à la guesthouse pour une nuit de repos bien méritée…
Jour 4 : on traine un peu après le petit déjeuner, le contrecoup du froid et des efforts de la veille, puis départ pour Océan Terminal où se trouve le Britania, dernier yacht de la reine d’Angleterre, maintenant transformé en musée flottant. Transport en bus, N°11, depuis Gilmore place. 1,60 £ / pax, prévoir l’appoint car le chauffeur ne rend pas la monnaie. Vingt minutes de trajet et nous voilà arrivés. Un endroit assez triste pour un bateau de cette classe, mais impressionnant pat la taille des navires à quai dans le port. Une visite intéressante, entrée 15,50 £, possibilité de restauration sur place ou au centre commercial Océan Terminal. Deux heures de visite en tout puis nous retournons, en bus, sur Gilmore place pour permettre à Corinne de prendre deux heures de repos car la soirée va être longue. Mais avant, arrêt déjeuner au Bennett, où nous mangerons de délicieux hamburgers / bière, 29£ pour deux. 18 heures départ en bus pour la nouvelle ville où nous descendons à Prince street avec au programme shopping et pub en attendant 22h00, l’heure à laquelle nous avons réservés nos places pour le spectacle, Spirit of Ecosse, réservées sur Viator pour 30 £ / personne. Nous avions réservé pour 22 heures, mais étant en ville, nous sommes passés à 18h30 repérer les lieux et là on nous propose d’assister au spectacle de 20h00, on accepte, et on fera bien car on s’apercevra en sortant qu’il n’y a pas de spectacle à 22h00, léger, léger Viator…
Jour 5 : On quitte le Braveheart à 10h00, pour rejoindre, en taxi -7.5 £ - Haymarket Terrace où se trouve l’agence de location Thrifty où nous devons récupérer notre voiture de location. Nous avions réservé un Ford Fiesta et on se retrouve avec une VW Golf TDI 2.0 flambante neuve avec 65 KM au compteur. Nous craignions la conduite à gauche et le volant à droite, mais tout ira bien, je prendrai rapidement en mains cette superbe voiture et à part quelques soucis de synchronisation des vitesses, aucun problème ne viendra perturber notre premier jour de road trip. Nous prenons la route pour Rosslin où se trouve la Rosslin Chapelle, un bel édifice plein de mystère à une quinzaine de kilomètres d’Edimbourg. Entrée 9£. Petite restauration possible sur place. Départ ensuite pour Forth Bridge et son fameux pont rouge que les Ecossais nomment leur Golden Gate…, faut dire qu’il a la même couleur. Deux autres ponts dont un superbe ouvrage à haubans, enjambent également le bras de mer à cet endroit. Pause photos, balade, nous reprenons ensuite la route pour Stirling, célèbre pour les faits de guerre qui s’y sont déroulés, en empruntant la route touristique ouest qui passe par Cullos où nous ferons une petite pause. La nuit tombe déjà, il est 16 heures, et il est temps de se mettre en route pour Stirling et le « Broomhall Castle » où nous allons passer nos trois prochaines nuits. Réservé sur Booking.com, 267 euros en petit déjeuner. Nous arrivons à 18 heures, soirée bar et dîner au restaurant du château et chambre fantôme…
Jour 6 : Petit déjeuner typiquement écossais et nous prenons la route pour le mémorial de Wallace, le héros du film Braveheart joué par Mel Gibson, il fait beau, le ciel est d’un bleu limpide et aucun nuage ne vient gâcher notre plaisir. Nous délaissons la navette gratuite pour monter au sommet de la colline où se trouve la tour érigée à la mémoire du héros highlander. Entrée 9 £ mais 5 aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment compris pourquoi. Petite balade à pieds sur un sentier qui grimpe à travers la forêt jusqu’au monument. Magnifique, est le seul mot qui me vient à l’esprit en voyant la tour qui pointe vers le ciel. Il faut absolument monter tout en haut de l’édifice où une vue à couper le souffle s’offre à vous. Pensez à bien vous couvrir, le vent est violent et froid au sommet. Départ ensuite pour le château de Stirling, porte d’entrée des Highlands. Parking au pied du château, 4 £ la journée, et entrée du château 15 £. Un très beau château que j’ai préféré à celui d’Edimbourg, très bien entretenu. Il y a peu de monde, on se régale. Nous passerons près de deux heures et demie à arpenter le monument. Le ciel est toujours aussi bleu, mais le vent s’est renforcé, il est … glacial. Nous quittons le château pour aller déjeuner dans la vielle ville de Stirling au Darnley Coffee house, 18 Bow street, où nous nous déjeunerons pour moins de 20 £ à deux, de sandwichs, gâteau et chocolat chaud. Pour la petite histoire cette maison fut la résidence de lord Damley, époux de Marie Stuart. 16 heures, nous regagnons la voiture en passant par le cimetière, où sous le soleil couchant nous avons bien cru apercevoir des fantômes… Nous rentrons ensuite au Broomhall Castle pour récupérer un peu de la fatigue du froid et profiter de notre chambre. Dîner sur place.
Jour 7 : Route pour Linlithgow où se trouve le palais du même nom. Un château bien conservé qui appartenait aux Stuart et où séjourna la reine Marie Stuart. Situé à environ 36 kilomètres de Stirling au bord d’un loch. Entrée 15 £, parking gratuit. Une belle visite qui vous donnera un aperçu de la vie à l’époque de Marie Stuart. Nous nous sommes régalés et avons doublé la visite avec l’église paroissiale qui se trouve face au château et qui est donnée pour être une des plus exceptionnelles d’Ecosse. Nous ferons également une balade à pieds dans le parc du château au bord du loch ce qui nous permettra d’apprécier les couleurs de l’automne. Nous décidons de rejoindre ensuite le Blackness Castel, un beau château au bord de mer face au Forth Bridge et ses deux successeurs. Les lieux ont servi de décor à certain épisodes de la série Outlander, notamment en servant de quartier général à Black Jack Randall, mais aussi où ont été tournées les scènes déchirantes de l’incarcération de Jamie Frazer. Malheureusement pour nous, le château est fermé tous les jeudis et vendredis. Nous devons donc nous contenter de le voir de l’extérieur. Malgré le ciel bleu et le soleil, le vent froid est mordant et nous décidons d’aller visiter un autre château, celui de Doune, à une quinzaine de kilomètres de Stirling. Un château qui a également servi de décor à la série Outlander, et pas des moindres puisqu’il incarne le château fictif de Leoch, là où vivent Colum Mc Kenzie et son clan. Mais aussi lors d’une scène où Claire et Franck visitent le château en ruines au XX siècle. Bref, un château pour les amateurs de la série. Entrée 6£, parking gratuit sur place. Nous finirons la journée par une visite de la vieille ville de Stirling où nous dînerons, assez tôt car affamés, au N°2 Baker Street, un pub chaleureux au possible. 18 £ livres pour deux menus burgers maisons et bières. Retour au Broomhall Castle pour la nuit.
Jour 8 : Nous quittons Broomhall Castel après une dernière nuit, la prochaine nous la passerons à Perth, début de notre trip dans le nord. Mais avant de rejoindre l’ancienne capitale de l’Ecosse nous nous dirigeons sur le Loch Lomond, pour faire une randonnée dans le parc national des Trossachs. La chance est avec nous et le ciel bleu nous accompagne toujours. 35 km entre Stirling et le Loch Lomond où nous remontons la rive orientale jusqu’à la petite ville de Balmaha, point de départ de la randonnée du jour, l’ascension de Conic Hill, qui du haut de ses 362 mètres offre une superbe vue sur le loch et la région environnante. Un peu de monde en ce samedi, les écossais sont en balade. Deux heures vingt plus tard, nous voilà revenus mais pas suffisamment épuisés pour nous arrêter, nous enchainerons par la seconde balade proposée, Millennium Forest, une agréable marche de moins d’une heure, d’abord en forêt puis au bord du loch ensuite. Les couleurs automnales dont se sont parés les arbres font penser à celles de l’été indien. Il est temps de rejoindre Perth, à 70 Km de là, où nous avons réservé une chambre pour trois nuits au Skye lodge Perth, une sorte de motel situé parmi les installations de l’aérodrome local… 45£ la nuit en petit déjeuner, réservé sur booking.com. Une belle surprise en définitive, avec une chambre agréable et bien équipée. Le temps de nous retaper un peu et nous voilà repartis pour aller dîner à Perth à 4 km de là. C’est samedi soir, la ville est envahie par une foule immense qui déambule dans les zones piétonnes, mais aussi sur les quais de la rivière où un concert est donné par plusieurs artistes et est retransmis sur écrans géants. Les manèges forains ont envahis les rues et le marché de noël ajoute à la fête. Il y aura même un superbe feu d’artifices tiré depuis la rivière. Mais nous avons faim, nos estomacs au régime sec depuis le petit déjeuner, crient famine et nous nous mettons à la recherche d’un pub où dîner. Notre choix se portera sur « La Taverne », un pub comme nous les aimons, animé et agréable. Dîner pour 28£ pour deux avec entrée et plat principal. Nous quittons La Taverne apaisés, et regagnons le parking pour récupérer notre voiture, non sans faire quelques arrêts devant des concerts donnés à différents endroits de la vieille ville.
Jour 9 : Nouveau réveil avec le soleil, nous décidons d’en profiter, d’autant plus que la pluie est annoncée pour le lendemain, et de faire route pour Saint Andrews, en bord de mer, où se trouve West Sand, la plus grande plage d’Ecosse. Située à environ 40 km de Perth, c’est une ville balnéaire, chic et riche, où le golf fût inventé. On y trouve d’ailleurs le musée du golf. Nous arrivons à 10 heures trente et commençons par une balade sur la plage de West Sand. Sous le soleil et malgré le vent frais, la balade prend des airs de sortie du dimanche. C’est agréable et vivifiant. Nous rejoignons ensuite le sentier piétonnier qui démarre de la plage et rejoint l’ancienne cathédrale en passant par l’aquarium et le château, trois lieux que nous voulons visiter. Nous commençons par la cathédrale, billet jumelé avec celui du château 9£. Une visite impressionnante au milieu des ruines de l’ancienne cathédrale, détruite par les protestants. Ruines qui se trouvent elles-mêmes entourées d’un cimetière, mystère et ambiance… Nous monterons au sommet de la tour pour profiter de la vue panoramique sur la région proche. Une grimpette qui nous laissera sans souffle, tant elle est haute et les escaliers raides… Direction ensuite le Saint Andrews Castle, lui aussi en ruine, mais superbement implanté sur les falaises du bord de mer. La marche et le froid ont creusé nos estomacs qui commencent à crier famine, on se met donc à la recherche d’un pub, notre choix se portera sur le Green King situé sur la rue principale, où nous nous régalerons de Fish and chips. 30£ pour deux, bière et whisky compris. On poursuivra la journée par la visite de l’aquarium, entrée 11£, un petit aquarium public sympa et bien entretenu. 16h00, le jour diminue et le froid se fait plus vif, 3.5 °C, nous reprenons la route pour Perth pour une nouvelle soirée en ville où nous retournons au pub La Taverne qui avait bien plu la veille. Malheureusement, nous arrivons à 19h40 et le pub ferme à 20h00 le dimanche… Nous serons donc obligés de nous rabattre sur un Pizza Hut, 20£ à deux, car tout est fermé, ce n’est plus la ville vivante que nous avons découvert 24 heures plus tôt… Nous rentrons au Skye Lodge rapidement car il fait très froid et la pluie menace.
Jour 10 : La pluie a fini par faire son apparition, en fait une simple bruine, très fine, qui va nous accompagner toute la journée. Nous décidons de commencer par Scone Palace, un château réputé, qui se trouve à moins de trois kilomètres du lodge. Mais la chance n’est pas avec nous, nous trouvons grilles closes pour cause de fermeture de novembre à mars. Peu importe, nous mettons à profit cette mini déception pour prendre la route en direction de Pitlochry, une jolie, très jolie même, bourgade qui se trouve sur la route d’Inverness. Nous comptons y voir une échelle à saumons installée sur le barrage de la rivière d’où s’écoulent les eaux du loch Falkaly. Nous souhaitons également y visiter la distillerie Edradour, la plus petite et une des plus anciennes du pays. Le ciel est bas, les nuages semblent comme posés sur les collines environnantes au sommet desquelles la neige a fait son apparition. Les couleurs de l’automne dans les Highlands qui se rajoutent au décor nous offrent un spectacle de toute beauté. Nous passons Pitlochry sans apercevoir la signalisation indiquant l’échelle à saumons, pourtant indiquée à l’entrée de la ville. Tant pis, nous continuons à rouler jusqu’à un pont qui enjambe une rivière et sur lequel passe une route qui s’enfonce dans la forêt. On la suit, même émerveillement devant les couleurs qui nous nous entourent de toutes parts, et on arrive au Loch Tummel, où nous nous arrêtons au Queen’s view, qui offre un point de vue sur ce très bel endroit. Les nuages bas, le Loch, les couleurs, il ne manque rien… Nous repartirons ensuite pour Pitlochry où nous finirons par trouver la fameuse échelle à saumons que nous rejoignons à pieds après une balade d’une dizaine de minutes où l’on traverse la rivière en empruntant un joli pont suspendu. Nous verrons l’échelle mais pas les saumons qui doivent nager au fond des eaux noires et tourbillonnantes… Midi, il est l’heure de se mettre en quête du Moulin Inn and Brevery, un pub déniché sur le Routard et le Lonely, qui tiendra toutes ses promesses par la qualité de ses bières, brassées sur place et de ses plats, sans parler du décor, conforme à ce que l’on peut attendre d’un pub des Highlands. 42£ pour deux, plats, desserts et bières. La distillerie Edradour ne se trouve qu’à deux kilomètres de là et c’est tout naturellement que nous nous y rendons. Visite du magasin de vente où sont proposés de nombreux whiskys à tous les prix, puis visite de la distillerie, 10£ / personne, avec un charmant monsieur en kilt qui répond au nom d’Edward. La visite débute par la dégustation de divers whiskys, trois, et la projection d’un film, sous-titré en français pour nous ! Charmante visite que nous avons appréciée. La nuit est maintenant tombée et nous regagnons Pitlochry pour une balade pédestre dans la rue principale avant de reprendre la route pour Perth à 35 km de là. Nous finirons la journée par un repas au pub The Bothy, un très bel établissement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble victorien. 28£ pour deux. Retour et nuit au Skye Lodge.
Jour 11 : La pluie est toujours présente ce matin, mais elle s’est en plus drapée d’un manteau blanc, une brume qui enveloppe le paysage et qui ne se lèvera pas de la journée, rendant les Highlands encore plus mystérieux. Nous quittons le Skye Lodge pour le château de Glamis qui, comme la veille celui de Scone Palace, est fermé en novembre. Tant pis ou tant mieux, l’occasion est belle de foncer vers la vallée de Glen Clova, réputée pour ses paysages, à 30 km de là. Au passage, nous ferons une halte à Kirriemuir, ville natale de l’auteur de Peter Pan, le dessin animé de Walt Disney dont on peut voir une statue de bronze à l’entrée de la ville. La route de la vallée de Glen Clova est une route étroite d’une vingtaine de kilomètres qui finit en cul de sac. Tout le long du trajet qui serpente entre les collines, vous pourrez apercevoir vaches et moutons, mais surtout des dizaines de faisans qui n’hésitent pas à se balader le long de la route. Nous irons jusqu’au bout, endroit d’où démarrent les randonnées, mais le temps ne s’y prête vraiment pas et nous ferons demi-tour non sans nous arrêter au Glen Clova Hôtel, pour nous restaurer. Une superbe salle de restaurant dans un pub comme on imagine en trouver dans les Highlands. 35£ pour deux. Reprise du trip en direction de Stonehaven pas loin d’Aberdeen où nous avons réservé une chambre pour la nuit à l’hôtel Belvédère, 61£ en petit déjeuner sur booking.com. La pluie et le brouillard se font plus intenses, le ciel semble s’être couché sur la terre… A quelques kilomètres de Stonehaven, se trouve le magnifique et irréel château de Dunnottar bâtit sur éperon rocher au bord de mer. Impressionnant, surtout sous le brouillard et le jour qui commence à baisser. Nous nous y arrêterons pour prendre quelques photos car il est trop tard pour visiter et reviendrons demain. Nous terminerons la soirée par un dîner au restaurant pub The Ship Inn, sur le port, dont nous avons trouvé l’adresse dans le Routard, mais d’un rapport qualité prix nettement supérieur à ce qui est décrit dans le guide. Un très bon resto que nous conseillons. 48£ pour deux, entrée, bière et whisky compris.
Jour 12 : Ciel bas mais pas de pluie ce matin. Tant mieux puisque nous avons programmé la visite du château de Dunnottar. Il y a peu de monde et l’endroit, sans le brouillard de la veille est impressionnant, un des plus beaux châteaux que nous avons visité en Ecosse. L’ensemble nature et ruines est mystérieux, il y a absolument tout ce qu’il faut pour faire travailler mon imagination d’auteur de romans… Entrée 6£, nous terminerons la visite par une descente jusqu’au bord de mer, découvert à marée basse. La baie est majestueuse, phoques, dauphins et même des baleines peuvent y être aperçus par les plus chanceux. Midi, départ pour Aberdeen à 22km de là. Nous garons la voiture au parking du muséum maritime, premier objectif de notre passage en ville. Un très beau musée, sur le port face aux cargos et autres remorqueurs à quais. Entrée gratuite, petite restauration sur place. Nous poursuivrons ensuite par une balade à pieds en ville et un passage au marché de noël doublé d’une fête foraine. Visite, également gratuite du musée de l’ancienne prison de la ville, The Tolbooth Museum, un petit musée où il faut grimper des escaliers en colimaçons pour atteindre les anciennes cellules, pas réjouissant mais intéressant. Nous récupérons ensuite la voiture pour rejoindre la cathédrale de Saint Machar, qui n’est autre que la cathédrale en granit, excusez du peu, la plus vieille du monde ! Nous arrivons 3 minutes avant la fermeture. Le bâtiment qui se trouve entouré d’un ancien cimetière où, comme dans la chanson, les croix sont penchées, est intéressant et bien entretenu et nous profiterons du son puissant de l’orgue sur lequel un instrumentaliste fait des répétitions. Il fait sombre lorsque nous quittons la cathédrale et les ombres dansent autour des tombes… Je sais, j’ai beaucoup d’imagination, mais je vais bien finir par apercevoir un fantôme, j’y crois, nous sommes en Ecosse ! Départ pour le Mercure Aberdeen Ardoe Hotel & SPA où nous avons réservé pour 2 nuits. Un très beau complexe dont le bâtiment principal est un ancien château et qui offre tout le confort de la chaine, piscine comprise. 161£ pour deux nuits avec petits déjeuners, réservé sur Booking.com. Soirée sur place : pub, resto, dodo…
Jour 13 : La neige est tombée pendant la nuit et a recouvert d’un joli tapis blanc les pelouses de l’hôtel. Mais le ciel qui a retrouvé sa couleur bleu fait de nouveau mentir les mauvaises langues qui prétendent que le mauvais temps règne en maitre sur l’Ecosse. Une biche et ses trois petits nous feront le plaisir de passer devant notre fenêtre, paisibles, comme si de rien n’était… Nous prenons la route pour Braemar, à 90 km de là, où nous nous voulons visiter le château. En route, nous ferons un stop à Ballater, une jolie petite bourgade où nous ferons un peu de shopping, soldes du black Friday qui approche oblige, boirons un cappuccino en mangeant des bonbons au whisky et ferons quelques photos. Le tapis de neige est de plus en plus épais à mesure que nous approchons de Braemar. Tout est blanc et c‘est magnifique. Le château apparait enfin. En bord de route, au milieu d’un champ surplombant la rivière. Petit mais très esthétique, il dresse fièrement ses tours vers l’azur du ciel. La neige, tout autour, rend l’endroit magique et nous nous régalons. Nous sommes seuls, le château est fermé en novembre, mais peu importe, ce que l’on voit de l’extérieur nous suffit amplement. Nous regagnons ensuite la ville de Braemar à 500 m de là. Une jolie petite ville qui sent le lieu de villégiature de gens aisés. Comme à Ballater, nous en ferons le tour en balade. Je remarquerai que des bus font le trajet pour Aberdeen pour 3,50£ l’aller simple, aller-retour possible dans la journée, environ 2 heures de trajet. L’après-midi commence à bien avancer et nous décidons d’aller voir le pont « Linn of Dee », cité dans le Routard, qui se trouve à environ 8 km de Braemar et que l’on rejoint en empruntant une petite route qui démarre à la sortie de la ville et s’enfonce dans la forêt en longeant la rivière, jusqu’à un cul de sac. Beaucoup de neige sur et autour de la route mais nous circulons quand même très bien. Le Pont est joli mais c’est surtout la rivière qui passe dessous en s’engouffrant dans une gorge étroite qui vaut le détour. Le jour baisse et les températures deviennent négatives, il est temps de retourner vers Aberdeen. Repas au pub du Mercure Aberdeen Ardoe, 51£, et une nuit de repos bien méritée, demain nous continuons à monter vers le nord…
Jour 14 : Le soleil est de nouveau au rendez-vous ce matin, froid mais beau. Nous commençons la journée par un passage au Frazer Castle, situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel. Le château est fermé en hiver mais on peut en faire le tour à pieds et visiter les jardins et le parc. Un beau château, en très bon état, mais il fait trop froid pour trainer longtemps et nous reprenons la voiture pour rallier la ville de Tomintoul où démarre la « Highland Tourist Route » aussi nommée « Malt Whisky Trail » car de nombreux distilleries se trouvent le long de son tracé. Une route magnifique et bucolique qui chemine entre vallons et montagnes, longe la Spey, une rivière à eau claire qui alimente les distilleries, forêts et champs agricoles. Le tout recouvert d’un joli manteau de neige sous un ciel d’un bleu éclatant. La route monte jusqu’à la station de sports d’hiver de Moray avant de redescendre vers Glenlivet. Nous décidons de nous arrêter à la distillerie de Glenlivet mais cette dernière est fermée du 10 novembre au 12 mars. Nous nous rabattons alors sur celle de Glenfiddich, à une quinzaine de km de là, et arrivons juste avant la dernière visite à 16h00. Visite d’une heure trente, tarif : 10£ avec dégustation de whisky, sauf pour celui qui conduit à qui on remettra une mignonette à consommer plus tard… Un vrai régal que cette visite, rien que pour nous deux, avec Lucy notre jeune et sympathique guide. Une belle distillerie et une visite que nous conseillons vraiment de faire. D’autres sont également proposées de 2h30 et 4h30 aux tarifs de 50 et 95£. La nuit est maintenant tombée et nous reprenons la route pour Lossiemouth, en bord de mer, à 30 km de là, où nous avons réservé une chambre pour deux nuits au B&B Jomarnic, 140£ pour deux nuits en petit déjeuner. Après un accueil des plus charmants de Maureen, nous allons dîner sur le front de mer au 1639, un restaurant de fruits de mer. 51£ pour deux avec boissons. Nuit au Jomarnic.
Jour 15 : Ciel mitigé ce matin, et c’est peu de le dire ! Bleu, gris, blanc, venteux, ensoleillé, nuageux, pluvieux, neige…, une météo capricieuse qui va nous accompagner toute la journée. Une journée que nous débutons par un passage à Lossiemouth pour voir le petit port de pêche mais surtout l’immense plage de sable qui apparaît à marée basse face à Clifton street et que l’on rejoint par un petit pont en bois. Départ pour Fraserburgh à environ 70 km de là. Nous suivrons en partie la route A 98 et un peu, grâce au GPS qui perd les pédales dans ces contrées, une petite route côtière. Aucune des deux ne nous laissera un souvenir impérissable malgré le soleil et parfois la neige… Les deux traversent des paysages de terres agricoles et des bourgs qui nous ont semblés plus tristes et rudes que ceux de toutes les régions traversées jusqu’à présent. Le temps a tourné et nous arriverons à Fraserburgh à 12 heures 40. Corinne nous a déniché un musée original à visiter, celui des Lighthouses, les phares maritimes. Un beau musée, entrée 7.90 £, petite restauration possible sur place. Le point fort du musée est la visite du phare, toujours en activité, bâtit dans un ancien château de la famille Frazer, que nous effectuons avec un guide et un autre couple. Plus que le phare, par ailleurs très beau, c’est la violence du vent qui nous épatera ! Un vent glacial, si puissant qu’il vous empêche d’avancer, et les cents mètres à franchir à pieds, qui séparent le musée du phare, prennent des allures d’aventures ! Je ne vous raconte pas la puissance du vent au sommet du phare… Il est d’ailleurs écrit dans l’ancienne chambre des gardiens que les rafales peuvent atteindre 140 miles à l’heure, ou 69 m / seconde, sur le site du phare. Un vent qui souffle pratiquement tous les jours. Face à la mer, les éléments déchainés nous donnerons un aperçu de la difficulté du métier de marin. Nous rentrons, glacés / frigorifiés, au musée et prendrons une petite collation au snack (soupe chaude / sandwich, 15 £ pour deux). On décide de stopper les frais, il fait trop froid maintenant pour continuer à explorer le coin et nous retournons sur Elgin à 70 bornes de là pour visiter la cathédrale, en ruine, de cette ancienne ville médiévale. Il est 16 h 00 lorsque nous arrivons, sous un mélange de pluie et de neige. Il fait déjà nuit et nous ne verrons que l’extérieur de la cathédrale. Le vent nous a lessivé, et nous décidons de rejoindre le B&B à 4 km de là pour récupérer un peu avant de ressortir dîner en ville à Lossiemouth, au Guidi’s sur Clifton street, très agréable, 45 £ pour deux avec desserts, cafés et bien sûr whiskys…
Jour 16 : Nous quittons le B&B Jomarnic pour prendre la route d’Inverness, nous ferons au passage une halte à Elgin pour voir la cathédrale que nous n’avions pas pu voir la veille pour cause de pluie et d’obscurité. Nous profitons du grand soleil de ce matin pour faire quelques photos du site. Les ruines de la cathédrale du XIII siècle sont imposantes et l’ensemble prend une connotation particulière sous le soleil. Le temps de faire le plein et nous reprenons la route pour Inverness. Nous nous arrêterons au château de Brodie, normalement fermé en cette saison, mais dans lequel est organisé un marché de noël. Nous en profiterons pour allier visite du marché et du château plus vin chaud et petits gâteaux… Reprise du parcours avec un arrêt à Culloden pour visiter le site de la bataille du même nom qui opposa les soldats anglais aux Jacobites écossais. La visite, entrée 11£, permet de voir le site où la bataille a eu lieu et de visiter le musée qui s’y rapporte. L’accès au site de la bataille, sans le musée, est gratuit. Nous avons apprécié cette visite qui nous a replongés dans les films Braveheart et la série Outlander. Nous reprenons la route pour Inverness où nous arrivons vers 15h30. Visite de la cathédrale St Andrews et balade dans la ville sont au programme. Après un peu de shoping dont un arrêt à la boutique Frazer, nous finirons notre journée dans un pub qui retransmet les matchs de foot dans une belle ambiance. Nous avons apprécié Inverness, une jolie ville, avec des rues piétonnes où la plupart des boutiques sont ouvertes même en ce jour de dimanche. La nuit est tombée et nous rejoignons Dingwall à 20 km de là où nous avons réservé deux nuits, 90 £ la nuit avec le petit déjeuner, au château Tulloch réputé pour être hanté… Dîner et nuit sur place. Jour 17 : Temps nuageux ce matin pour notre journée « monstre du Loch Ness ». Nous prenons la route pour Drumnadrochit où se trouve le « Loch Ness Exhibition Centre », notre première étape sur les traces de Nessie. Entrée 7.5 £, une exhibition en images qui explique module après module, ce que peut être le monstre si monstre il y a… Sympa et très bien documenté. L’ensemble est jumelé avec des magasins de souvenirs dédiés à Nessie où vous pourrez parfaire votre panoplie de fan ! Nous passons ensuite aux choses sérieuses : le Urquhart Castle, situé à 3 km de Drumnadrochit. Un superbe site en bordure du Loch Ness où se trouvent les ruines, bien restaurées et entretenues du château Urquhart. Entrée 9 £, restauration sur place plus boutiques. Nous avons apprécié le site, peu fréquenté en cette saison. C’est très beau et ni le froid, les quelques gouttes pluies ou le plafond bas des nuages n’ont pu gâcher notre plaisir. Au contraire, l’ensemble donne un aspect encore plus mystérieux à l’endroit… Nous poursuivons par la rive Est jusqu’à Fort Augustus où se trouvent cinq belles écluses (but de notre visite) qui relient le Loch Lochi au Loch Ness par le Caledonian canal. C’est très beau, et le soleil qui commence à pointer de nouveau rajoute au plaisir. Malgré l’heure avancée (15h00…) nous choisissons de rentrer sur Inverness via Pean Bridge et Aviemore, en contournant le Loch Ness. Un parcours d’environ 90 km qui nous offrira de sublimes points de vue sur les Highlands qui resplendissent sous les derniers rayons du soleil, et ravira le photographe qui sommeille en Corinne. Au fur et à mesure de notre progression vers Inverness, nous rencontrerons de fortes chutes de neige sur une partie du trajet. Neige, nuit et circulation… Nous avons hâte d’arriver à Inverness, nous y serons deux heures plus tard et finirons la journée au pub Hootananny sur Church Street, 36 £ pour deux. Retour et nuit au Tulloch Castle.
Jour 18 : Corinne prend le volant ce matin pour rejoindre le Fort Georges à une vingtaine de km d’Inverness que nous rejoignons depuis Dingwall. Le soleil est au rendez-vous, le vent glacé aussi… Peu de monde au Fort Georges, une enceinte militaire de toute beauté donnée pour être l’un des plus beaux forts d’Europe. Parfaitement entretenu, le fort est encore occupé par un régiment des Highlanders qui partagent maintenant les lieux avec des régiments de touristes… Entrée : 9 £, comprend l’accès au très beau musée des Highlanders. Restauration possible sur place. Une visite que nous avons beaucoup aimée et qui durera trois heures. Départ ensuite pour Tain où nous avons réservé une nuit au Mansfield Castle, 65£ avec le petit déjeuner, un magnifique château, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Top classe. Arrivés à 15 heures à Tain, nous ferons une balade à pieds dans cette petite ville puis nous rentrerons avant la nuit au château pour récupérer de froid et profiter de notre nouvelle soirée de chatelains… Repas et nuit au Mansfield Castle.
Jour 19 : Road trip. Nous entamons au départ de Tain, notre road trip sur la North Coast 500, décrite comme l’une une des dix plus belles routes du monde. Nous avons prié les dieux du whisky la veille pour avoir encore du beau temps et ils nous ont entendu, plein soleil ce matin. Départ pour Dornoch, via Portmahomack et Lairg, où nous voulons visiter la cathédrale. Mais cette dernière est fermée et nous n’en ferons que le tour pour prendre quelques photos. Golspie ensuite, où nous nous arrêtons pour visiter le château Dunrobin, qui est fermé mais dont les jardins à la française et les terrasses sont ouvertes au public gratuitement. Un château magnifique de conte de fées avec une superbe vue sur la baie. Le château est fermé mais la salle de restauration est ouverte, nous nous y arrêterons le temps de boire un cappuccino devant la cheminée. On reprend la route en direction de Wick, traversant tout au long des petites bourgades, et multipliant les pauses photos pour immortaliser ces paysages qui nous en mettent plein la vue. Nous ferons un arrêt après Helmsdale, pour faire une mini randonnée qui nous conduira jusqu’au village fantôme, du moins ce qu’il en reste, de Brabear. Le vent s’est levé, il fait très froid face à la mer et le sol est recouvert de quelques centimètres de neige. Peu importe, nous irons jusqu’au bout et reviendrons glacés… Nous n’avons pas dû prier assez longtemps hier soir, ou pas bu assez de whisky, ce qui revient au même, car le temps se dégrade et semble avoir perdu les pédales. En l’espace d’une heure, nous aurons droit à du soleil, de la neige, de la pluie, de la grêle, du vent, froid et chaud (enfin presque…). Nous arriverons à Wick sous une véritable tempête de neige et poursuivrons sans nous y arrêter pour retrouver le ciel bleu… à la sortie de la ville. On continue sur John O’Groats, surnommé ainsi car c’est la fin de la route avant les iles Shetland. Nous y ferons un stop dans un vent puissant et glacial qui nous obligera après quelques photos à nous rabattre sur un coffee shop pour nous réchauffer. Reprise de la route pour Armadale via Thurso où nous avons réservé pour deux nuits dans un B&B, l’Armadale House. 70 £ la nuit en petit déjeuner. Il n’est que 15 heures mais il fait déjà beaucoup trop sombre pour faire de belles photos et remettons à demain l’exploration de cette portion de la route. Nous ferons donc encore quelques arrêts puis rejoindrons notre B&B, avant d’aller dîner dans un petit bourg au Strathy Inn à quelques kilomètres de là. 35 £ pour deux. Nuit à l’Armadale House.
Jour 20 : Poursuite de notre trip sur la North Coast 500, entre Armadale et Tongue. Une route magnifique dont les paysages changent au rythme d’une lumière qui varie de tons et d’intensité toutes les dix minutes… Mis à part le vent, toujours constant en puissance et fraicheur, le temps change tout le temps, nuages, neige et soleil, se battent pour occuper le ciel de l’Ecosse. Notre balade sur cette portion de route, l’A 836, nous conduira à Farr Point, Torrisdale Bay, à Skerray et sa magnifique baie où se trouve un petit port de pêche, puis enfin à la baie de Tongue et à la ville du même nom, qui offre une superbe vue sur la baie de Kyle of Tongue et les sommets du mont Ben Hope. Nous déjeunerons à l’Hotel Tongue, un superbe ancien relais de chasse. 35 £ pour deux. 14 heures 30, le temps se couvre et la neige pointe son nez. Nous décidons de retourner sur Armadale en faisant une boucle par la vallée de la Strhathnaver. Une route en « Single track », c’est-à-dire étroite qui n’autorise pas le croisement de deux véhicules. Il faut donc anticiper et se garer sur les emplacements prévus, passing place, lorsque l’on n’aperçoit un véhicule qui arrive en face. Heureusement pour nous nous n’en croiserons que trois tout au long des 53 km du parcours. Je dis heureusement car la plus grande partie est recouverte d’une petite couche de neige qui s’est accumulée au cours de la journée. Cette route, la B 873 puis B 871, débute à Altnatharra et finit par rejoindre l’A 836, à hauteur de Bettyhill. Elle chemine entre des basses montagnes enneigées et longe le loch Naver et la rivière du même nom. Le tout dans de somptueux paysages propices à la photographie. Nous apercevrons des cerfs et des biches, paisibles au bord de la route. Retour sur Armadale et, comme la veille, repas au Strathy Inn, 41 £, notre seule possibilité de dîner car tout est fermé dans les environs. Nuit à l’Armadale House.
Jour 21 : C’est reparti sur la North Coast 500, en direction de Durness. La route version road trip à l’américaine, de grands espaces, des paysages à couper le souffle, et un ruban d’asphalte qui s’étire à l’infini, alternant double voie et single track. Peu, très peu de circulation, par certains de ses côtés, la 500 nous rappellera ses célèbres consœurs américaines… Le ciel est égal à lui-même, alternant bruine, brume et plafond bas de gros nuages que percent de temps à autres les rayons du soleil, une ambiance qui donnent du mystère aux landes de bruyères, aux plages, falaises et autres lochs, sur lesquels souffle le vent. Un paysage, le paysage, que l’on souhaitait trouver en Ecosse, sinon nous serions venus en juillet… Tout est dépeuplé, aussi loin que se porte la vue, les seuls « vivants » que nous apercevons sont les moutons. Seuls au monde, la North 500 remplit sa mission. Nous multiplions les pauses photos et ferons un arrêt à Durness, petit hameau aux maisons dispersées, au Cacao Mountain, à un mille du centre en direction du golf, une petite fabrique de chocolat qui fait également bar où vous pourrez boire de merveilleux chocolats chauds et acheter ou manger la production locale. Nous poursuivons la route en direction de Lochinver, où nous avons réservé pour la nuit au B&B Park House, 60 £ la nuit avec petit déjeuner. Nous ferons des passages à Kinlochbervie, où se trouve la plus belle plage de sable du Royaume-Uni, mais que nous ne pourrons pas voir par faute de temps. Nous pensions pouvoir la rejoindre en voiture mais en fait il faut marcher environ 6.5 km et bien qu’il ne soit que 14 heures 30, la luminosité commence à baisser. Nous ferons donc l’impasse et repartons en direction de Scourie puis Kylesku, avant de poursuivre sur Lochinver. La nuit qui tombe rajoute à l’ambiance. Nous arrivons vers 17 heures au B&B. Dîner en ville et nuit au Park House.
Jour 22 : Reprise du road trip en direction d’Ullapool, sur les rives du loch Broom, à une soixantaine de km de Lochinver. Comme la veille nous explorerons les recoins de la North 500, mais la pluie a fait son apparition aujourd’hui sous forme d’une bruine fine et continue accompagnée d’une brume qui enveloppe le paysage côté mer. Nous décidons donc de filer direct sur Ullapool et de nous rabattre sur une randonnée à l’intérieur des terres. Après une pause-café au Seaforth, un grand pub sur le front de mer face au port de pêche et au terminal des ferrys pour l’ile de Lewis et Harris, nous reprenons la route jusqu’au Lael forest garden à Inbhir Làthail à quelques kilomètres d’Ullapool en direction d’Inverness. Nous y ferons une randonnée de deux heures trente dans la forêt en suivant un sentier qui démarre au pied d’une cascade et se prolonge en forêt. Nombreuses petites cascades et vert à profusion nous ferons le plus grand bien malgré la pluie, mais nous sommes bien équipés. N’oubliez pas vos bottes en caoutchouc ! Retour en ville pour un peu de shopping dans les boutiques de souvenirs et direction le Morefield Motel où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 60 £ avec petit déjeuner. Un motel à l’américaine avec la voiture garée devant la chambre, toute petite mais très propre et équipée. Une soirée rock roll y est prévue mais nous préférons en ce samedi soir retourner au Seaforth pour dîner car on nous a dit que c’était le pub le plus fréquenté de la ville. Soirée au Morefield Motel. Jour 23 : Soleil. Journée road trip sur la North 500 au programme dont une portion comprise entre Torridon et Applecross considérée comme la plus belle partie de la Route 500. Et nous n’allons pas être déçus. Une portion de route autant spectaculaire pour les paysages et panoramas qu’elle offre que par le ruban de bitume lui-même. Côté nature, on en prend plein les yeux, c’est superbe, les mots me manquent pour le décrire. Côté route, une single track qui monte et descend façon montagnes russes, qui se rétrécit par endroit au point d’être à peine plus large que la voiture, qui monte vers des sommets enneigés et redescend en deux tours de roues vers la mer. Une route, très peu fréquentée, moins de dix véhicules croisés en 2 heures trente et plus de 120 bornes. Une route qui effraie parfois, surtout le passager, par les ravins sans protections qu’elle oblige à frôler. Des Montagnes et des vallées qui m’ont fait penser à un épisode du Seigneur des anneaux. Des baies abritées où les bateaux de pêche ont trouvé abris. Des maisons blanches où nous ne verrons jamais personne… Des moutons, des cerfs, des biches, des faucons, mais aussi la vache des Highlands que nous voulions voir depuis longtemps. Le temps a passé trop vite et la lumière commence à décliner. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui embrase l’horizon. Nous rejoignons Kinlochewe où nous avons réservé une chambre pour la nuit au Kinlochewe Hotel, 80 £ avec petits déjeuners. Dîner sur place, nous n’avons d’ailleurs pas le choix car tout est fermé dans les environs. Un bel hôtel à l’ancienne, avec un beau bar où nous dînerons, seuls, car nous sommes les seuls clients. Un bon repas et surtout du whisky pour fêter l’anniversaire de Corinne.
Jour 24 : départ pour l’ile de Skye et comme il fait beau, nous en profitons pour aller voir le château le plus photographié d’Ecosse à Dornie, pas très loin du pont qui relie l’ile de Skye à la côte ouest de l’Ecosse. Un très beau château, que tout le monde a vu en photo sur les prospectus des agences de voyages ou autres blogs… Le plus photographié, certes, mais avantage du hors saison, nous sommes presque seuls, à nous les photos. Très beau, nous reviendrons dans deux jours visiter l’intérieur car fermé ce jour. Dix minutes et un pont plus tard, nous voilà sur l’ile de Skye roulant en direction de Portree. Nous y arriverons à midi avec l’espoir de pouvoir, enfin, manger des fruits de mer, puisque plusieurs restos sont cités dans les guides. Ben non ! Tout est fermé et les quelques touristes que nous rencontrerons devront se rabattre sur des restos indiens… Pas nous, tant pis, un passage sur le port et ses fameuses maisons de couleur et un autre dans une boulangerie et reprise de la route. Portree : bof, une mini déception il faut le dire. Une ville de cette taille (3200 habitants), sans restauration possible à midi… Tout le reste n’est que boutique à touristes et même le port ne tient pas ses promesses. Nous reprenons la route direction la région de Trotternich avec un premier arrêt à Old Man of Storr, le fameux rocher que l’on rejoint en 45 mn de randonnée. Mais la brume a envahi les montagnes et la visibilité trop réduite empêche la randonnée. Nous poursuivons donc la route vers les Waterfalls Kilt, à une dizaine de km de là, où se trouve la plus haute chute d’eau du Royaume Uni, c’est le Routard qui l’affirme. Une belle cascade et un panorama sublime sur les falaises Kilt Rocks. Nous poursuivons ensuite en direction de Dunvegan, où nous avons réservé pour la nuit dans un B&B, en faisant le tour complet de la route nord de Portree. Comme la veille, nous serons enchantés par les paysages sublimes tout au long du parcours. Nous multiplierons les arrêts photos et auront de nouveau droit à un coucher de soleil. 15 heures 30, nous arrivons à Dunvegan et décidons de pousser jusqu’à la seule distillerie de l’ile, la Talisker à Carbost à 25 bornes de là. Nous y arriverons juste à temps pour visiter la boutique mais pas la distillerie, dernière visite à 16 heures. La nuit est tombée et nous regagnons notre B&B, l’Argyll House à Dunvegan, 60 £ la nuit en petit déjeuner. Un peu de repos et départ pour Edinbane à 17 minutes de route (16 km) où se trouve l’Edinbane Inn, l’un des deux seuls restos, de la région, ouverts…, 49 £ pour deux. Nuit à l’Argyll House.
Jour 25 : Le temps se gâte sur l’ile de Skye. D’après nos hôtes, la pluie devrait faire son apparition vers 14 heures. Nous décidons d’aller voir Neist Point, la pointe la plus à l’ouest de l’ile dans le secteur de Glendale à une dizaine de km de Dunvegan. On y accède par une petite route single track qui se termine sur un minuscule parking après avoir traversé de beaux paysages et quelques bourgs tranquilles. Nous sommes seuls, heureusement, vu la taille du parking et la route, on imagine ce que ça doit être en pleine saison avec voitures et campings cars… Le vent est violent, du genre à refermer la portière à votre place où à vous pousser hors du sentier. Mais il ne fait pas froid, c’est même la journée la plus chaude de notre trip avec 10 °C. Nous empruntons le sentier qui doit nous mener au phare après 30 mn de marche. Dès le départ, le paysage est somptueux, falaises et océan se disputent la palme. C’est impressionnant de puissance. Le vent se calme lorsque nous arrivons au bout de la première partie, une pente raide qui nous débouche sur un pâturage où les moutons nous regardent passer. Puis ça remonte et le vent reprend de plus belle sitôt le sommet franchi avec le phare qui se trouve à moins de deux cents mètres de là, au bord de l’eau. Nous ne pouvons-nous attarder davantage, ça castagne trop. Il est temps de remonter… Nous croiserons trois jeunes filles qui, comme nous, se sont lancées à l’assaut de Neist Point, et c’est tout. L’aller-retour plus le trajet en voiture nous aura pris deux heures. Le ciel se charge davantage maintenant et nous reprenons la route pour Sligachan pour admirer Cullin Hill, des sommets qui pointent vers le ciel en partant de la mer. Nous y arrivons vers 13 heures et faisons une pause au Sligachan Hotel, pour nous régaler d’une bonne soupe du jour, aux marrons, au restaurant, le seul ouvert dans le secteur. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route, mais les éléments se déchainent, pluie et vent joignent leurs efforts pour nous rendre la vie difficile, de plus il n’est que 14 heures 30, mais il fait sombre comme en début de soirée. Nous décidons de rentrer à l’Argyll House pour un après-midi détente cosy devant la cheminée. Corinne en profitera pour se reposer et moi pour me remettre à l’écriture qui me démange les doigts… Dîner au Stein Inn, 45 £ pour deux, à 20km de là, le seul ouvert ce soir et nuit à l’Argyll House.
Jour 26 : Je viens d’apprendre la disparition, pendant la nuit, de Johnny, c’est un peu comme si une partie de ma vie disparaissait avec lui, tant ses chansons m’ont accompagnées dans ma vie et mes voyages. Le blues est là, à moi de repartir… Et comme pour accompagner mon blues, la tempête se déchaine à l’extérieur. Nos hôtes nous apprennent que les liaisons par ferry sont coupées et que le pont de l’ile de Skye risque d’être fermé à cause du vent trop violent. Nous avons prévu de rejoindre Fort William aujourd’hui, à plus de 150 km de là et nous nous dépêchons pour ne pas rester bloqués sur Skye. Skye qui restera pour nous une petite déception, nous en attendions beaucoup, trop peut-être, et même si nous sommes hors saison, même si le temps n’est pas des plus cléments, nous n’avons pas ressenti sur l’ile la magie du reste de l’Ecosse et de la route 500 en particulier. C’est donc sans regrets que nous quittons l’ile par l’A87 en direction de Spean Bridge, où nous avons réservé pour 2 nuits au Tirindish House B&B, 70 £ la nuit avec petits déjeuners. Puis de Spean Bridge, nous prenons l’A82 pour rejoindre Fort William. La route depuis Skye est superbe et nous offre de magnifiques vues jusqu’à celle sur le Ben Nevis, couronné de nuages. Fort William, nous arrivons à 13 heures, et faisons une petite balade en ville, le temps de boire un chocolat chaud dans un pub et allons visiter le Highland West Museum, entrée gratuite, au cœur de la ville. Un joli musée qui raconte aussi bien l’histoire locale que la préhistoire… éclectique. Nous visitons aussi l’église St Andrews qui est superbe avant de nous rendre à la gare des trains car contrairement à ce que nous avons toujours lu depuis que nous préparons ce trip, nous avons appris que le train à vapeur « Le Jacobite », celui de Harry Potter- oui, oui, c’est bien celui-là, circule tous les jours entre Fort William et Mallaig, départ à 10h15, retour 16h00. 35 £ la place en A.R, cher, car 4 trains normaux par jours font le même parcours pour la moitié du prix, mais nous voulons celui-ci et rien d’autre. Nous décidons donc de prendre celui du lendemain et reprenons la route pour Glenfinnan où se trouve le fameux viaduc sur lequel on voit passer le train dans le film. Nous arrivons 5 mn avant le passage du Jacobite. Il pleut mais la magie opère et une petite poignée de fans sont présents pour assister au spectacle. Pour le voir il faut emprunter un petit sentier derrière le Visitor center de Glenfinnan et on y accède en 5 mn de marche. La nuit tombe, nous regagnons le B&B. Dîner dans un village proche, 48 £ pour deux, car tout est fermé ici, et nuit au Tirindish.
Jour 27 : Départ à 9h00 pour la gare de Fort William où nous allons prendre le train à vapeur pour Mallaig. Le train crache déjà toute sa vapeur lors de notre arrivée à la gare 45 mn avant le départ. Parking à proximité, gratuit en cette saison, avec accès direct aux quais. Le billet s’achète directement à bord du train, en cash seulement, 35 £ en seconde et 59 £ en première. Restauration possible à bord. Notre wagon est vide, mais le reste du train est bien rempli. Départ à 10h15 et arrivée à Mallaig à 12h25 avec un stop de 25 mn à la gare de Glenfinnan juste après le viaduc, pour pouvoir visiter le mini musée ou autre. Retour : départ de Mallaig à 14h10 et arrivée à Fort William à 16h. Une pause que nous mettrons à profit pour nous balader un peu en ville et aller déjeuner au Steam Inn, 32 £ pour deux. Il y a d’autres restos ouverts en ville. La balade en train est sympa et agréable et nous fait découvrir de beaux paysages à travers les vitres embuées du tortillard… Nous redevenons des enfants le temps du trajet, l’ombre d’Harry Potter plane sur le train. De retour à Fort William, nous ferons un peu de shopping en ville avant de rentrer au B&B pour nous préparer pour le dîner. Nuit au Tirindish.
Jour 28 : Manteau blanc sur Spean Bridge ce matin, la neige est tombée cette nuit. C’est prudemment que nous prenons la route pour le Nevis Range où nous espérons pouvoir prendre le téléphérique ouvert toute l’année. Pas de bol. Ce dernier est en maintenant pour une semaine encore. Tant pis nous prenons la route pour Glencoe à 40 km de là où nous voulons faire une randonnée. Route magnifique avec de beaux paysages enneigés. C’est sous une tempête de neige que nous arrivons au Visitor Center de Glencoe où se trouvent un shop, un café et un petit musée local, entrée 6,5 £. Nous récupérons les infos nécessaires à notre rando et rejoignons le village de Glencoe d’où partent les trois randonnées qui nous intéressent depuis la forêt du Lochan Trails. La chance est de nouveau avec nous, le soleil refait son apparition, neige et soleil… Nous partons pour une randonnée d’une heure trente, paisible et accessible à tous, le tout dans un décor de noël. 13 heures, nous faisons un stop au Glencoe Café dans la rue principale du village pour déjeuner. Très bien, cool et sympa, bon et pas cher surtout. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route pour Oban où nous allons passer la nuit au Lochnell Arms Hotel, 65 £ la nuit en petit déjeuner. Mais d’abord, une petite balade dans cette petite ville charmante où se trouve la seul distillerie de la région, mais aussi la seule du pays à se trouver en ville, la distillerie Oban. Entrée 10 £ avec dégustation, visite et verre cadeau. Une visite sympa pour amateur de whisky. Nuit et dîner au Lochnell Arms.
Jour 29 : Départ pour Balloch à 90 bornes de là. Nous prenons la 85 puis la 82, deux très belles routes qui nous ferons une nouvelle fois traverser de très beaux paysages enneigés jusqu’au loch Lomond, mais un parcours sous un ciel bleu et un soleil magnifique. Nous ferons un arrêt pour visiter la jolie ville de Luss sur les rives du loch Lomond. Une halte plaisante et agréable. Arrivée à Balloch à 13 heures, et là nous apprenons que contrairement à tout ce que nous avons lu pendant la préparation du trip, il est possible de faire une balade en bateau sur le loch. Deux départs par jour en cette saison, 11h30 et 13h30, prix 10,50 £. Une belle balade sous le soleil dans un beau bateau avec moquette, cuir rouge et bien sûr un bar… De retour à 14h30, nous nous rendront au Bird of Frey Centre, à côté de l’aquarium public, où nous pourrons voir toutes sortes d’oiseaux du monde entier. Un petit parc intéressant, à découvrir. Entrée 8 £. Nuit et repas au Queen of Loch à Balloch où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 61 £ en petit déjeuner.
Jour 30 : Levés tôt, nous prenons la route pour Glasgow où nous allons rendre la voiture et passer les deux derniers jours du voyage avant le retour à la maison. Il fait froid, la route est verglacée et un brouillard épais réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres. Seulement une vingtaine de km séparent l’aéroport de Balloch, mais il nous faudra presqu’une heure pour les parcourir dans ces conditions. Nous finissons par arriver et rendons la voiture à notre loueur Thrifty. Nous avons parcouru pas moins de 4184 km en 26 jours… Nous prenons un taxi, 20 £, pour rejoindre l’hôtel Ibis Budget où nous avons réservé pour deux nuits, 45 £ la nuit en petit déjeuners. C’est à pieds que nous rejoignons le Glasgow bridge où nous remontons la rivière jusqu’au Riverside muséum, 30 mn de marche, entrée gratuite, un très beau musée. La ville comme la campagne est enveloppée par le brouillard, il fait très froid et après la visite nous prenons un taxi, 12 £, pour regagner le centre-ville, où nous allons déjeuner au Café Gandolfi, 38 £ pour deux avec boissons. Nous finirons la journée par une balade dans le centre-ville envahi par une foule dense. Le matin se déroulait en ville la course des pères Noël à laquelle plusieurs milliers de personnes, toutes vêtues comme le vieux barbu, participaient. Nuit à l’Ibis Budget et dîner à proximité.
Jour 31 : Glasgow. Ciel bleu ce matin sur la ville et la campagne environnante. Mais le froid est là, tout est blanc et givré. Nous partons en taxi, 12£, pour voir The Burrel Collection à l’extérieur de la ville. Sur place nous sommes informés que le site est fermé pour travaux… Et le taxi est parti nous laissant seuls au milieu d’un paysage de campagne, blanc et pétrifié… Tant pis, on se rabat sur la Pollok House, un beau manoir au milieu d’un immense jardin, entrée 6,50 £, c’est très beau, surtout l’extérieur où coule une rivière. Re-taxi, 15 £, cette fois pour le musée Kelvingrove Art Gallery, mais avant nous allons déjeuner dans un resto sympa sur Argyll Street, le Kelvingrove Café, 29 £ pour deux. Visite du musée, entrée gratuite, mais fermeture exceptionnelle à 15h30 aujourd’hui, il est 14 heures, nous ferons la visite en une heure trente. Départ à pied pour le centre-ville que nous rejoignons après 45 minutes de marche en mode balade. Un centre toujours aussi animé puis nous rentrerons à l’hôtel, en taxi, après une pause chocolat chaud, pour préparer nos bagages. Dîner dans un restaurant indien du quartier où se trouve l’hôtel Ibis.
Jour 32 : Bye-Bye l’Ecosse, levés tôt car notre vol retour via Amsterdam est prévu à 9h05. Journée de voyage, arrivée à Nice à 16h35.
Merci de m’avoir lu. Ericoco.
Bonjour à tous, comme à chaque retour de trip, voici le carnet de route pour remercier ceux qui nous ont aidé dans la préparation et aidé à notre tour. Vous pouvez voir les photos de ce carnet (le même avec les photos) sur notre blog en cliquant le lien suivant : http://www.1destination2voyages.com/road-trip-en-ecosse
L’Ecosse… C’est Corinne qui a choisi cette destination si chère aux fans d’Outlander. Quant à moi, je dois bien l’avouer, j’étais assez sceptique sur le côté dépaysement de ce voyage, d’autant plus que la période choisie, novembre-décembre, devait, d’après les commentaires lus sur les différents forums de voyage, nous faire vivre, au mieux un mois de pluie, au pire un enfer glacé… Trente-deux jours et 5200 km plus tard, je ne vois plus l’Ecosse du même œil, et avant que vous commenciez la lecture de ce carnet de route, je voudrais soumettre au test « vrai/faux », d’après notre expérience, les affirmations courantes que l’on peut lire, ici et là, sur ce pays.
En Ecosse :
- Il pleut tous les jours : faux, 2 jours de pluie sur 32, une dizaine de jours d’un temps mitigé qui alterne bruine, neige et soleil, et du ciel bleu pour les autres jours et nous étions en novembre/ décembre... - Il y a des mecs bourrés partout et pas seulement dans les pubs : faux, nous n’en avons vu aucun, pubs compris, mais surtout ça ne rigole pas avec l’ivresse dans le pays. - Il n’y a que des rousses : encore faux, il y a beaucoup de brunes, mais surtout des blondes. - La vie est chère, y passer un mois est hors de prix : vrai et faux, il suffit de bien préparer son voyage et de bien le gérer pour ne pas exploser le budget. - Il y fait très froid : pas plus qu’à Paris en hiver. - Les fantômes, c’est du pipeau : peut-être, mais une fois sur place, on voit les choses différemment. - Les écossais sont froids et renfermés : faux, ils sont sympas. - La conduite à gauche c’est galère : faux, ce n’est pas tant la conduite à gauche qui nous a gênés que la sophistication de la voiture de location. De plus les écossais sont très cools et tolérants sur la route. - On y mange mal : mieux en tout cas que dans certains pays, nous n’en avons pas souffert, et puis leur saumon est l’un des meilleurs du monde. - Il n’y a pas de dépaysement, c’est comme chez nous : faux, c’est différent et la route 500 est l’une des dix plus belles du monde, ça ressemble plus à l’Amérique du nord qu’à l’Europe. - Dix jours suffisent pour tout voir dans ce petit pays : faux, 32 n’ont pas suffi…
Préparation du trip :
Vols : réservés sur le site Air-France KLM. Voiture de location : réservée en ligne sur le site Rentalcar, loueur Trhifty. Hébergements : hôtels et B&B, réservés sur les sites Booking.com et Expédia.fr
Jour 1 : Nice Edimbourg via Amsterdam avec KLM. Départ de Nice à 12h20 arrivée à Edimbourg à 16h20 locale (1h00 de moins que la France). Récupération rapide des bagages, l’aéroport d’Edimbourg est de taille humaine et très bien organisé. Peu de monde, nous sortons de l’aérogare pour rejoindre l’emplacement des taxis situé au rez-de-chaussée du parking en face du terminal. Nous sommes seuls, d’autres passagers attendent le passage bus Air Link. Nous avons choisi le taxi, malgré son prix, 25 £ pour rejoindre le centre-ville, car nous avions hâte d’arriver mais surtout pas envie de trimballer nos sacs dans des bus, pour une fois que nous voyageons en Europe. Il fait frais, 6°, et la nuit tombe, il fera nuit à 17h00. Le taxi nous dépose à la guesthouse que nous avons réservé sur le site Expédia, 143 £ pour 4 nuits, en petit déjeuner. Le Braveheart, 26 Gilmore street. Assez rustique, mais très bien placé à une quinzaine de minutes à pied du centre historique et bien desservi par les bus. 18h00, chambre récupérée, nous sortons pour notre première soirée écossaise. Premier arrêt au pub « Bennett », l’un des pubs les plus réputé d’Edimbourg, qui se trouve à une centaine de mètres du Braveheart. Le pub est plein car l’équipe d’Ecosse de rugby joue ce soir à Murray Field contre les iles Samoa, et la rencontre est retransmise à la télé. Nous prendrons quand même le temps de boire notre première bière du voyage dans ce magnifique endroit, ambiance chaleureuse. Petit tour dans le quartier, il commence à faire froid et nous décidons d’aller dîner, il est 19h00 et tous les restos sont déjà pleins. Nous choisirons un restaurant bar charcuterie, pas très loin du Bennett. Repas de tapas pour 35£ à deux avec nos deux premiers whisky écossais. Retour à la guesthouse et repos bien mérité.
Jour 2 : Levés à 8 heures et départ, à pied, après le petit déjeuner, pour le château d’Edimbourg. Il fait beau, pas un nuage ne viendra gâcher notre journée, mais nous nous sommes bien couverts car le vent est froid. Visite du château, entrée 17£, une belle visite de deux heures avec en prime, à notre arrivée, un défilé militaire pour les commémorations de la première guerre mondiale, kilts et cornemuses, nous sommes bien en Écosse. Un peu de shopping sur Royal mile suivra la fin de la visite avant une pause déjeuner au World’s End, 4High Street, un beau pub où nous gouterons à nos premiers Haggis et Fish and chips. 33£ pour deux, Corinne en profitera pour m’acheter le tee-shirt du pub. Visite ensuite de la cathédrale Saint Gilles sur Royal Mile, très bel édifice, qui me fera penser au roman «Les piliers de la terre ». 15h00, tour de la ville en bus panoramique de la société City Hop, bus rouges à impériale, billets réservés en ligne sur le site Viator, 12£/pax, valables 24 heures à partir de la première utilisation. Belle balade qui permet d’avoir un aperçu de la ville sans se fatiguer, plusieurs arrêts possibles pour visiter les différents monuments. Retour sur Royal Mile vers 17h00 et visite du Musée de l’illusion, entrée 15£. Drôle et intéressant, nous conseillons ce musée qui se trouve à une centaine de mètres de l’esplanade du château. Retour ensuite vers le secteur de Gilmore avec en route une pause whisky dans un pub où des irlandais venus soutenir leur équipe nationale de foot qui joue un match capital contre la Suisse, mettent l’ambiance. Nous finirons la soirée au TUK TUK, un restaurant indien situé à l’angle de Gilmore street et de Levens street. 20£. Nous nous apercevons que les Ecossais dînent tôt, souvent dès 17 heures 30 et qu’il est ensuite difficile de trouver une place dans un pub ou un restaurant. Retour au Braveheart pour une nuit de repos bien méritée.
Jour 3 : Départ après le petit déjeuner pour la Vieille ville où nous prendrons un bus City Hop pour Holyroodhouse, résidence d’été de la reine d’Angleterre lorsqu’elle vient en Ecosse. Entrée : 12,5 £. Un bel endroit qui se visite comme un château. 13 heures, nous reprenons un bus City Hop pour rejoindre le musée National Galery, entrée gratuite, un régal. Magnifiques tableaux dont ceux de Monnet, Gauguin et bien d’autres. 15 heures, nous rejoignons, à pied, le Musée National d’Ecosse. Entrée gratuite, un magnifique musée qui ravira parents et enfants. N’ayant pas eu le temps de déjeuner, nous prendrons une collation au premier étage du musée. Un petit snack qui sert de très bonnes pâtisseries et de merveilleux chocolats chauds. 11 £ pur deux. Nous retournerons ensuite sur Royal Mile où Corinne a réservé un tour « City of dead » dont le départ a lieu le long de la cathédrale St Gilles à 19h00. Nous ferons passer le temps en faisant les pubs dont le Brodie celui-là même ou Stevenson a écrit … Départ du tour à l’heure en compagnie d’une quinzaine de personnes et d’un guide déjanté. Balade qui nous conduira dans les sous-sols d’Edimbourg pour finir dans la crypte d’un cimetière. Pas mal, mais exclusivement en anglais, 14£ / pax, réservé sur Viator. Nous irons ensuite dîner au restaurant du Brodie, 35£ pour deux. Retour à la guesthouse pour une nuit de repos bien méritée…
Jour 4 : on traine un peu après le petit déjeuner, le contrecoup du froid et des efforts de la veille, puis départ pour Océan Terminal où se trouve le Britania, dernier yacht de la reine d’Angleterre, maintenant transformé en musée flottant. Transport en bus, N°11, depuis Gilmore place. 1,60 £ / pax, prévoir l’appoint car le chauffeur ne rend pas la monnaie. Vingt minutes de trajet et nous voilà arrivés. Un endroit assez triste pour un bateau de cette classe, mais impressionnant pat la taille des navires à quai dans le port. Une visite intéressante, entrée 15,50 £, possibilité de restauration sur place ou au centre commercial Océan Terminal. Deux heures de visite en tout puis nous retournons, en bus, sur Gilmore place pour permettre à Corinne de prendre deux heures de repos car la soirée va être longue. Mais avant, arrêt déjeuner au Bennett, où nous mangerons de délicieux hamburgers / bière, 29£ pour deux. 18 heures départ en bus pour la nouvelle ville où nous descendons à Prince street avec au programme shopping et pub en attendant 22h00, l’heure à laquelle nous avons réservés nos places pour le spectacle, Spirit of Ecosse, réservées sur Viator pour 30 £ / personne. Nous avions réservé pour 22 heures, mais étant en ville, nous sommes passés à 18h30 repérer les lieux et là on nous propose d’assister au spectacle de 20h00, on accepte, et on fera bien car on s’apercevra en sortant qu’il n’y a pas de spectacle à 22h00, léger, léger Viator…
Jour 5 : On quitte le Braveheart à 10h00, pour rejoindre, en taxi -7.5 £ - Haymarket Terrace où se trouve l’agence de location Thrifty où nous devons récupérer notre voiture de location. Nous avions réservé un Ford Fiesta et on se retrouve avec une VW Golf TDI 2.0 flambante neuve avec 65 KM au compteur. Nous craignions la conduite à gauche et le volant à droite, mais tout ira bien, je prendrai rapidement en mains cette superbe voiture et à part quelques soucis de synchronisation des vitesses, aucun problème ne viendra perturber notre premier jour de road trip. Nous prenons la route pour Rosslin où se trouve la Rosslin Chapelle, un bel édifice plein de mystère à une quinzaine de kilomètres d’Edimbourg. Entrée 9£. Petite restauration possible sur place. Départ ensuite pour Forth Bridge et son fameux pont rouge que les Ecossais nomment leur Golden Gate…, faut dire qu’il a la même couleur. Deux autres ponts dont un superbe ouvrage à haubans, enjambent également le bras de mer à cet endroit. Pause photos, balade, nous reprenons ensuite la route pour Stirling, célèbre pour les faits de guerre qui s’y sont déroulés, en empruntant la route touristique ouest qui passe par Cullos où nous ferons une petite pause. La nuit tombe déjà, il est 16 heures, et il est temps de se mettre en route pour Stirling et le « Broomhall Castle » où nous allons passer nos trois prochaines nuits. Réservé sur Booking.com, 267 euros en petit déjeuner. Nous arrivons à 18 heures, soirée bar et dîner au restaurant du château et chambre fantôme…
Jour 6 : Petit déjeuner typiquement écossais et nous prenons la route pour le mémorial de Wallace, le héros du film Braveheart joué par Mel Gibson, il fait beau, le ciel est d’un bleu limpide et aucun nuage ne vient gâcher notre plaisir. Nous délaissons la navette gratuite pour monter au sommet de la colline où se trouve la tour érigée à la mémoire du héros highlander. Entrée 9 £ mais 5 aujourd’hui, nous n’avons pas vraiment compris pourquoi. Petite balade à pieds sur un sentier qui grimpe à travers la forêt jusqu’au monument. Magnifique, est le seul mot qui me vient à l’esprit en voyant la tour qui pointe vers le ciel. Il faut absolument monter tout en haut de l’édifice où une vue à couper le souffle s’offre à vous. Pensez à bien vous couvrir, le vent est violent et froid au sommet. Départ ensuite pour le château de Stirling, porte d’entrée des Highlands. Parking au pied du château, 4 £ la journée, et entrée du château 15 £. Un très beau château que j’ai préféré à celui d’Edimbourg, très bien entretenu. Il y a peu de monde, on se régale. Nous passerons près de deux heures et demie à arpenter le monument. Le ciel est toujours aussi bleu, mais le vent s’est renforcé, il est … glacial. Nous quittons le château pour aller déjeuner dans la vielle ville de Stirling au Darnley Coffee house, 18 Bow street, où nous nous déjeunerons pour moins de 20 £ à deux, de sandwichs, gâteau et chocolat chaud. Pour la petite histoire cette maison fut la résidence de lord Damley, époux de Marie Stuart. 16 heures, nous regagnons la voiture en passant par le cimetière, où sous le soleil couchant nous avons bien cru apercevoir des fantômes… Nous rentrons ensuite au Broomhall Castle pour récupérer un peu de la fatigue du froid et profiter de notre chambre. Dîner sur place.
Jour 7 : Route pour Linlithgow où se trouve le palais du même nom. Un château bien conservé qui appartenait aux Stuart et où séjourna la reine Marie Stuart. Situé à environ 36 kilomètres de Stirling au bord d’un loch. Entrée 15 £, parking gratuit. Une belle visite qui vous donnera un aperçu de la vie à l’époque de Marie Stuart. Nous nous sommes régalés et avons doublé la visite avec l’église paroissiale qui se trouve face au château et qui est donnée pour être une des plus exceptionnelles d’Ecosse. Nous ferons également une balade à pieds dans le parc du château au bord du loch ce qui nous permettra d’apprécier les couleurs de l’automne. Nous décidons de rejoindre ensuite le Blackness Castel, un beau château au bord de mer face au Forth Bridge et ses deux successeurs. Les lieux ont servi de décor à certain épisodes de la série Outlander, notamment en servant de quartier général à Black Jack Randall, mais aussi où ont été tournées les scènes déchirantes de l’incarcération de Jamie Frazer. Malheureusement pour nous, le château est fermé tous les jeudis et vendredis. Nous devons donc nous contenter de le voir de l’extérieur. Malgré le ciel bleu et le soleil, le vent froid est mordant et nous décidons d’aller visiter un autre château, celui de Doune, à une quinzaine de kilomètres de Stirling. Un château qui a également servi de décor à la série Outlander, et pas des moindres puisqu’il incarne le château fictif de Leoch, là où vivent Colum Mc Kenzie et son clan. Mais aussi lors d’une scène où Claire et Franck visitent le château en ruines au XX siècle. Bref, un château pour les amateurs de la série. Entrée 6£, parking gratuit sur place. Nous finirons la journée par une visite de la vieille ville de Stirling où nous dînerons, assez tôt car affamés, au N°2 Baker Street, un pub chaleureux au possible. 18 £ livres pour deux menus burgers maisons et bières. Retour au Broomhall Castle pour la nuit.
Jour 8 : Nous quittons Broomhall Castel après une dernière nuit, la prochaine nous la passerons à Perth, début de notre trip dans le nord. Mais avant de rejoindre l’ancienne capitale de l’Ecosse nous nous dirigeons sur le Loch Lomond, pour faire une randonnée dans le parc national des Trossachs. La chance est avec nous et le ciel bleu nous accompagne toujours. 35 km entre Stirling et le Loch Lomond où nous remontons la rive orientale jusqu’à la petite ville de Balmaha, point de départ de la randonnée du jour, l’ascension de Conic Hill, qui du haut de ses 362 mètres offre une superbe vue sur le loch et la région environnante. Un peu de monde en ce samedi, les écossais sont en balade. Deux heures vingt plus tard, nous voilà revenus mais pas suffisamment épuisés pour nous arrêter, nous enchainerons par la seconde balade proposée, Millennium Forest, une agréable marche de moins d’une heure, d’abord en forêt puis au bord du loch ensuite. Les couleurs automnales dont se sont parés les arbres font penser à celles de l’été indien. Il est temps de rejoindre Perth, à 70 Km de là, où nous avons réservé une chambre pour trois nuits au Skye lodge Perth, une sorte de motel situé parmi les installations de l’aérodrome local… 45£ la nuit en petit déjeuner, réservé sur booking.com. Une belle surprise en définitive, avec une chambre agréable et bien équipée. Le temps de nous retaper un peu et nous voilà repartis pour aller dîner à Perth à 4 km de là. C’est samedi soir, la ville est envahie par une foule immense qui déambule dans les zones piétonnes, mais aussi sur les quais de la rivière où un concert est donné par plusieurs artistes et est retransmis sur écrans géants. Les manèges forains ont envahis les rues et le marché de noël ajoute à la fête. Il y aura même un superbe feu d’artifices tiré depuis la rivière. Mais nous avons faim, nos estomacs au régime sec depuis le petit déjeuner, crient famine et nous nous mettons à la recherche d’un pub où dîner. Notre choix se portera sur « La Taverne », un pub comme nous les aimons, animé et agréable. Dîner pour 28£ pour deux avec entrée et plat principal. Nous quittons La Taverne apaisés, et regagnons le parking pour récupérer notre voiture, non sans faire quelques arrêts devant des concerts donnés à différents endroits de la vieille ville.
Jour 9 : Nouveau réveil avec le soleil, nous décidons d’en profiter, d’autant plus que la pluie est annoncée pour le lendemain, et de faire route pour Saint Andrews, en bord de mer, où se trouve West Sand, la plus grande plage d’Ecosse. Située à environ 40 km de Perth, c’est une ville balnéaire, chic et riche, où le golf fût inventé. On y trouve d’ailleurs le musée du golf. Nous arrivons à 10 heures trente et commençons par une balade sur la plage de West Sand. Sous le soleil et malgré le vent frais, la balade prend des airs de sortie du dimanche. C’est agréable et vivifiant. Nous rejoignons ensuite le sentier piétonnier qui démarre de la plage et rejoint l’ancienne cathédrale en passant par l’aquarium et le château, trois lieux que nous voulons visiter. Nous commençons par la cathédrale, billet jumelé avec celui du château 9£. Une visite impressionnante au milieu des ruines de l’ancienne cathédrale, détruite par les protestants. Ruines qui se trouvent elles-mêmes entourées d’un cimetière, mystère et ambiance… Nous monterons au sommet de la tour pour profiter de la vue panoramique sur la région proche. Une grimpette qui nous laissera sans souffle, tant elle est haute et les escaliers raides… Direction ensuite le Saint Andrews Castle, lui aussi en ruine, mais superbement implanté sur les falaises du bord de mer. La marche et le froid ont creusé nos estomacs qui commencent à crier famine, on se met donc à la recherche d’un pub, notre choix se portera sur le Green King situé sur la rue principale, où nous nous régalerons de Fish and chips. 30£ pour deux, bière et whisky compris. On poursuivra la journée par la visite de l’aquarium, entrée 11£, un petit aquarium public sympa et bien entretenu. 16h00, le jour diminue et le froid se fait plus vif, 3.5 °C, nous reprenons la route pour Perth pour une nouvelle soirée en ville où nous retournons au pub La Taverne qui avait bien plu la veille. Malheureusement, nous arrivons à 19h40 et le pub ferme à 20h00 le dimanche… Nous serons donc obligés de nous rabattre sur un Pizza Hut, 20£ à deux, car tout est fermé, ce n’est plus la ville vivante que nous avons découvert 24 heures plus tôt… Nous rentrons au Skye Lodge rapidement car il fait très froid et la pluie menace.
Jour 10 : La pluie a fini par faire son apparition, en fait une simple bruine, très fine, qui va nous accompagner toute la journée. Nous décidons de commencer par Scone Palace, un château réputé, qui se trouve à moins de trois kilomètres du lodge. Mais la chance n’est pas avec nous, nous trouvons grilles closes pour cause de fermeture de novembre à mars. Peu importe, nous mettons à profit cette mini déception pour prendre la route en direction de Pitlochry, une jolie, très jolie même, bourgade qui se trouve sur la route d’Inverness. Nous comptons y voir une échelle à saumons installée sur le barrage de la rivière d’où s’écoulent les eaux du loch Falkaly. Nous souhaitons également y visiter la distillerie Edradour, la plus petite et une des plus anciennes du pays. Le ciel est bas, les nuages semblent comme posés sur les collines environnantes au sommet desquelles la neige a fait son apparition. Les couleurs de l’automne dans les Highlands qui se rajoutent au décor nous offrent un spectacle de toute beauté. Nous passons Pitlochry sans apercevoir la signalisation indiquant l’échelle à saumons, pourtant indiquée à l’entrée de la ville. Tant pis, nous continuons à rouler jusqu’à un pont qui enjambe une rivière et sur lequel passe une route qui s’enfonce dans la forêt. On la suit, même émerveillement devant les couleurs qui nous nous entourent de toutes parts, et on arrive au Loch Tummel, où nous nous arrêtons au Queen’s view, qui offre un point de vue sur ce très bel endroit. Les nuages bas, le Loch, les couleurs, il ne manque rien… Nous repartirons ensuite pour Pitlochry où nous finirons par trouver la fameuse échelle à saumons que nous rejoignons à pieds après une balade d’une dizaine de minutes où l’on traverse la rivière en empruntant un joli pont suspendu. Nous verrons l’échelle mais pas les saumons qui doivent nager au fond des eaux noires et tourbillonnantes… Midi, il est l’heure de se mettre en quête du Moulin Inn and Brevery, un pub déniché sur le Routard et le Lonely, qui tiendra toutes ses promesses par la qualité de ses bières, brassées sur place et de ses plats, sans parler du décor, conforme à ce que l’on peut attendre d’un pub des Highlands. 42£ pour deux, plats, desserts et bières. La distillerie Edradour ne se trouve qu’à deux kilomètres de là et c’est tout naturellement que nous nous y rendons. Visite du magasin de vente où sont proposés de nombreux whiskys à tous les prix, puis visite de la distillerie, 10£ / personne, avec un charmant monsieur en kilt qui répond au nom d’Edward. La visite débute par la dégustation de divers whiskys, trois, et la projection d’un film, sous-titré en français pour nous ! Charmante visite que nous avons appréciée. La nuit est maintenant tombée et nous regagnons Pitlochry pour une balade pédestre dans la rue principale avant de reprendre la route pour Perth à 35 km de là. Nous finirons la journée par un repas au pub The Bothy, un très bel établissement situé au rez-de-chaussée d’un immeuble victorien. 28£ pour deux. Retour et nuit au Skye Lodge.
Jour 11 : La pluie est toujours présente ce matin, mais elle s’est en plus drapée d’un manteau blanc, une brume qui enveloppe le paysage et qui ne se lèvera pas de la journée, rendant les Highlands encore plus mystérieux. Nous quittons le Skye Lodge pour le château de Glamis qui, comme la veille celui de Scone Palace, est fermé en novembre. Tant pis ou tant mieux, l’occasion est belle de foncer vers la vallée de Glen Clova, réputée pour ses paysages, à 30 km de là. Au passage, nous ferons une halte à Kirriemuir, ville natale de l’auteur de Peter Pan, le dessin animé de Walt Disney dont on peut voir une statue de bronze à l’entrée de la ville. La route de la vallée de Glen Clova est une route étroite d’une vingtaine de kilomètres qui finit en cul de sac. Tout le long du trajet qui serpente entre les collines, vous pourrez apercevoir vaches et moutons, mais surtout des dizaines de faisans qui n’hésitent pas à se balader le long de la route. Nous irons jusqu’au bout, endroit d’où démarrent les randonnées, mais le temps ne s’y prête vraiment pas et nous ferons demi-tour non sans nous arrêter au Glen Clova Hôtel, pour nous restaurer. Une superbe salle de restaurant dans un pub comme on imagine en trouver dans les Highlands. 35£ pour deux. Reprise du trip en direction de Stonehaven pas loin d’Aberdeen où nous avons réservé une chambre pour la nuit à l’hôtel Belvédère, 61£ en petit déjeuner sur booking.com. La pluie et le brouillard se font plus intenses, le ciel semble s’être couché sur la terre… A quelques kilomètres de Stonehaven, se trouve le magnifique et irréel château de Dunnottar bâtit sur éperon rocher au bord de mer. Impressionnant, surtout sous le brouillard et le jour qui commence à baisser. Nous nous y arrêterons pour prendre quelques photos car il est trop tard pour visiter et reviendrons demain. Nous terminerons la soirée par un dîner au restaurant pub The Ship Inn, sur le port, dont nous avons trouvé l’adresse dans le Routard, mais d’un rapport qualité prix nettement supérieur à ce qui est décrit dans le guide. Un très bon resto que nous conseillons. 48£ pour deux, entrée, bière et whisky compris.
Jour 12 : Ciel bas mais pas de pluie ce matin. Tant mieux puisque nous avons programmé la visite du château de Dunnottar. Il y a peu de monde et l’endroit, sans le brouillard de la veille est impressionnant, un des plus beaux châteaux que nous avons visité en Ecosse. L’ensemble nature et ruines est mystérieux, il y a absolument tout ce qu’il faut pour faire travailler mon imagination d’auteur de romans… Entrée 6£, nous terminerons la visite par une descente jusqu’au bord de mer, découvert à marée basse. La baie est majestueuse, phoques, dauphins et même des baleines peuvent y être aperçus par les plus chanceux. Midi, départ pour Aberdeen à 22km de là. Nous garons la voiture au parking du muséum maritime, premier objectif de notre passage en ville. Un très beau musée, sur le port face aux cargos et autres remorqueurs à quais. Entrée gratuite, petite restauration sur place. Nous poursuivrons ensuite par une balade à pieds en ville et un passage au marché de noël doublé d’une fête foraine. Visite, également gratuite du musée de l’ancienne prison de la ville, The Tolbooth Museum, un petit musée où il faut grimper des escaliers en colimaçons pour atteindre les anciennes cellules, pas réjouissant mais intéressant. Nous récupérons ensuite la voiture pour rejoindre la cathédrale de Saint Machar, qui n’est autre que la cathédrale en granit, excusez du peu, la plus vieille du monde ! Nous arrivons 3 minutes avant la fermeture. Le bâtiment qui se trouve entouré d’un ancien cimetière où, comme dans la chanson, les croix sont penchées, est intéressant et bien entretenu et nous profiterons du son puissant de l’orgue sur lequel un instrumentaliste fait des répétitions. Il fait sombre lorsque nous quittons la cathédrale et les ombres dansent autour des tombes… Je sais, j’ai beaucoup d’imagination, mais je vais bien finir par apercevoir un fantôme, j’y crois, nous sommes en Ecosse ! Départ pour le Mercure Aberdeen Ardoe Hotel & SPA où nous avons réservé pour 2 nuits. Un très beau complexe dont le bâtiment principal est un ancien château et qui offre tout le confort de la chaine, piscine comprise. 161£ pour deux nuits avec petits déjeuners, réservé sur Booking.com. Soirée sur place : pub, resto, dodo…
Jour 13 : La neige est tombée pendant la nuit et a recouvert d’un joli tapis blanc les pelouses de l’hôtel. Mais le ciel qui a retrouvé sa couleur bleu fait de nouveau mentir les mauvaises langues qui prétendent que le mauvais temps règne en maitre sur l’Ecosse. Une biche et ses trois petits nous feront le plaisir de passer devant notre fenêtre, paisibles, comme si de rien n’était… Nous prenons la route pour Braemar, à 90 km de là, où nous nous voulons visiter le château. En route, nous ferons un stop à Ballater, une jolie petite bourgade où nous ferons un peu de shopping, soldes du black Friday qui approche oblige, boirons un cappuccino en mangeant des bonbons au whisky et ferons quelques photos. Le tapis de neige est de plus en plus épais à mesure que nous approchons de Braemar. Tout est blanc et c‘est magnifique. Le château apparait enfin. En bord de route, au milieu d’un champ surplombant la rivière. Petit mais très esthétique, il dresse fièrement ses tours vers l’azur du ciel. La neige, tout autour, rend l’endroit magique et nous nous régalons. Nous sommes seuls, le château est fermé en novembre, mais peu importe, ce que l’on voit de l’extérieur nous suffit amplement. Nous regagnons ensuite la ville de Braemar à 500 m de là. Une jolie petite ville qui sent le lieu de villégiature de gens aisés. Comme à Ballater, nous en ferons le tour en balade. Je remarquerai que des bus font le trajet pour Aberdeen pour 3,50£ l’aller simple, aller-retour possible dans la journée, environ 2 heures de trajet. L’après-midi commence à bien avancer et nous décidons d’aller voir le pont « Linn of Dee », cité dans le Routard, qui se trouve à environ 8 km de Braemar et que l’on rejoint en empruntant une petite route qui démarre à la sortie de la ville et s’enfonce dans la forêt en longeant la rivière, jusqu’à un cul de sac. Beaucoup de neige sur et autour de la route mais nous circulons quand même très bien. Le Pont est joli mais c’est surtout la rivière qui passe dessous en s’engouffrant dans une gorge étroite qui vaut le détour. Le jour baisse et les températures deviennent négatives, il est temps de retourner vers Aberdeen. Repas au pub du Mercure Aberdeen Ardoe, 51£, et une nuit de repos bien méritée, demain nous continuons à monter vers le nord…
Jour 14 : Le soleil est de nouveau au rendez-vous ce matin, froid mais beau. Nous commençons la journée par un passage au Frazer Castle, situé à une quinzaine de kilomètres de l’hôtel. Le château est fermé en hiver mais on peut en faire le tour à pieds et visiter les jardins et le parc. Un beau château, en très bon état, mais il fait trop froid pour trainer longtemps et nous reprenons la voiture pour rallier la ville de Tomintoul où démarre la « Highland Tourist Route » aussi nommée « Malt Whisky Trail » car de nombreux distilleries se trouvent le long de son tracé. Une route magnifique et bucolique qui chemine entre vallons et montagnes, longe la Spey, une rivière à eau claire qui alimente les distilleries, forêts et champs agricoles. Le tout recouvert d’un joli manteau de neige sous un ciel d’un bleu éclatant. La route monte jusqu’à la station de sports d’hiver de Moray avant de redescendre vers Glenlivet. Nous décidons de nous arrêter à la distillerie de Glenlivet mais cette dernière est fermée du 10 novembre au 12 mars. Nous nous rabattons alors sur celle de Glenfiddich, à une quinzaine de km de là, et arrivons juste avant la dernière visite à 16h00. Visite d’une heure trente, tarif : 10£ avec dégustation de whisky, sauf pour celui qui conduit à qui on remettra une mignonette à consommer plus tard… Un vrai régal que cette visite, rien que pour nous deux, avec Lucy notre jeune et sympathique guide. Une belle distillerie et une visite que nous conseillons vraiment de faire. D’autres sont également proposées de 2h30 et 4h30 aux tarifs de 50 et 95£. La nuit est maintenant tombée et nous reprenons la route pour Lossiemouth, en bord de mer, à 30 km de là, où nous avons réservé une chambre pour deux nuits au B&B Jomarnic, 140£ pour deux nuits en petit déjeuner. Après un accueil des plus charmants de Maureen, nous allons dîner sur le front de mer au 1639, un restaurant de fruits de mer. 51£ pour deux avec boissons. Nuit au Jomarnic.
Jour 15 : Ciel mitigé ce matin, et c’est peu de le dire ! Bleu, gris, blanc, venteux, ensoleillé, nuageux, pluvieux, neige…, une météo capricieuse qui va nous accompagner toute la journée. Une journée que nous débutons par un passage à Lossiemouth pour voir le petit port de pêche mais surtout l’immense plage de sable qui apparaît à marée basse face à Clifton street et que l’on rejoint par un petit pont en bois. Départ pour Fraserburgh à environ 70 km de là. Nous suivrons en partie la route A 98 et un peu, grâce au GPS qui perd les pédales dans ces contrées, une petite route côtière. Aucune des deux ne nous laissera un souvenir impérissable malgré le soleil et parfois la neige… Les deux traversent des paysages de terres agricoles et des bourgs qui nous ont semblés plus tristes et rudes que ceux de toutes les régions traversées jusqu’à présent. Le temps a tourné et nous arriverons à Fraserburgh à 12 heures 40. Corinne nous a déniché un musée original à visiter, celui des Lighthouses, les phares maritimes. Un beau musée, entrée 7.90 £, petite restauration possible sur place. Le point fort du musée est la visite du phare, toujours en activité, bâtit dans un ancien château de la famille Frazer, que nous effectuons avec un guide et un autre couple. Plus que le phare, par ailleurs très beau, c’est la violence du vent qui nous épatera ! Un vent glacial, si puissant qu’il vous empêche d’avancer, et les cents mètres à franchir à pieds, qui séparent le musée du phare, prennent des allures d’aventures ! Je ne vous raconte pas la puissance du vent au sommet du phare… Il est d’ailleurs écrit dans l’ancienne chambre des gardiens que les rafales peuvent atteindre 140 miles à l’heure, ou 69 m / seconde, sur le site du phare. Un vent qui souffle pratiquement tous les jours. Face à la mer, les éléments déchainés nous donnerons un aperçu de la difficulté du métier de marin. Nous rentrons, glacés / frigorifiés, au musée et prendrons une petite collation au snack (soupe chaude / sandwich, 15 £ pour deux). On décide de stopper les frais, il fait trop froid maintenant pour continuer à explorer le coin et nous retournons sur Elgin à 70 bornes de là pour visiter la cathédrale, en ruine, de cette ancienne ville médiévale. Il est 16 h 00 lorsque nous arrivons, sous un mélange de pluie et de neige. Il fait déjà nuit et nous ne verrons que l’extérieur de la cathédrale. Le vent nous a lessivé, et nous décidons de rejoindre le B&B à 4 km de là pour récupérer un peu avant de ressortir dîner en ville à Lossiemouth, au Guidi’s sur Clifton street, très agréable, 45 £ pour deux avec desserts, cafés et bien sûr whiskys…
Jour 16 : Nous quittons le B&B Jomarnic pour prendre la route d’Inverness, nous ferons au passage une halte à Elgin pour voir la cathédrale que nous n’avions pas pu voir la veille pour cause de pluie et d’obscurité. Nous profitons du grand soleil de ce matin pour faire quelques photos du site. Les ruines de la cathédrale du XIII siècle sont imposantes et l’ensemble prend une connotation particulière sous le soleil. Le temps de faire le plein et nous reprenons la route pour Inverness. Nous nous arrêterons au château de Brodie, normalement fermé en cette saison, mais dans lequel est organisé un marché de noël. Nous en profiterons pour allier visite du marché et du château plus vin chaud et petits gâteaux… Reprise du parcours avec un arrêt à Culloden pour visiter le site de la bataille du même nom qui opposa les soldats anglais aux Jacobites écossais. La visite, entrée 11£, permet de voir le site où la bataille a eu lieu et de visiter le musée qui s’y rapporte. L’accès au site de la bataille, sans le musée, est gratuit. Nous avons apprécié cette visite qui nous a replongés dans les films Braveheart et la série Outlander. Nous reprenons la route pour Inverness où nous arrivons vers 15h30. Visite de la cathédrale St Andrews et balade dans la ville sont au programme. Après un peu de shoping dont un arrêt à la boutique Frazer, nous finirons notre journée dans un pub qui retransmet les matchs de foot dans une belle ambiance. Nous avons apprécié Inverness, une jolie ville, avec des rues piétonnes où la plupart des boutiques sont ouvertes même en ce jour de dimanche. La nuit est tombée et nous rejoignons Dingwall à 20 km de là où nous avons réservé deux nuits, 90 £ la nuit avec le petit déjeuner, au château Tulloch réputé pour être hanté… Dîner et nuit sur place. Jour 17 : Temps nuageux ce matin pour notre journée « monstre du Loch Ness ». Nous prenons la route pour Drumnadrochit où se trouve le « Loch Ness Exhibition Centre », notre première étape sur les traces de Nessie. Entrée 7.5 £, une exhibition en images qui explique module après module, ce que peut être le monstre si monstre il y a… Sympa et très bien documenté. L’ensemble est jumelé avec des magasins de souvenirs dédiés à Nessie où vous pourrez parfaire votre panoplie de fan ! Nous passons ensuite aux choses sérieuses : le Urquhart Castle, situé à 3 km de Drumnadrochit. Un superbe site en bordure du Loch Ness où se trouvent les ruines, bien restaurées et entretenues du château Urquhart. Entrée 9 £, restauration sur place plus boutiques. Nous avons apprécié le site, peu fréquenté en cette saison. C’est très beau et ni le froid, les quelques gouttes pluies ou le plafond bas des nuages n’ont pu gâcher notre plaisir. Au contraire, l’ensemble donne un aspect encore plus mystérieux à l’endroit… Nous poursuivons par la rive Est jusqu’à Fort Augustus où se trouvent cinq belles écluses (but de notre visite) qui relient le Loch Lochi au Loch Ness par le Caledonian canal. C’est très beau, et le soleil qui commence à pointer de nouveau rajoute au plaisir. Malgré l’heure avancée (15h00…) nous choisissons de rentrer sur Inverness via Pean Bridge et Aviemore, en contournant le Loch Ness. Un parcours d’environ 90 km qui nous offrira de sublimes points de vue sur les Highlands qui resplendissent sous les derniers rayons du soleil, et ravira le photographe qui sommeille en Corinne. Au fur et à mesure de notre progression vers Inverness, nous rencontrerons de fortes chutes de neige sur une partie du trajet. Neige, nuit et circulation… Nous avons hâte d’arriver à Inverness, nous y serons deux heures plus tard et finirons la journée au pub Hootananny sur Church Street, 36 £ pour deux. Retour et nuit au Tulloch Castle.
Jour 18 : Corinne prend le volant ce matin pour rejoindre le Fort Georges à une vingtaine de km d’Inverness que nous rejoignons depuis Dingwall. Le soleil est au rendez-vous, le vent glacé aussi… Peu de monde au Fort Georges, une enceinte militaire de toute beauté donnée pour être l’un des plus beaux forts d’Europe. Parfaitement entretenu, le fort est encore occupé par un régiment des Highlanders qui partagent maintenant les lieux avec des régiments de touristes… Entrée : 9 £, comprend l’accès au très beau musée des Highlanders. Restauration possible sur place. Une visite que nous avons beaucoup aimée et qui durera trois heures. Départ ensuite pour Tain où nous avons réservé une nuit au Mansfield Castle, 65£ avec le petit déjeuner, un magnifique château, tant de l’extérieur que de l’intérieur. Top classe. Arrivés à 15 heures à Tain, nous ferons une balade à pieds dans cette petite ville puis nous rentrerons avant la nuit au château pour récupérer de froid et profiter de notre nouvelle soirée de chatelains… Repas et nuit au Mansfield Castle.
Jour 19 : Road trip. Nous entamons au départ de Tain, notre road trip sur la North Coast 500, décrite comme l’une une des dix plus belles routes du monde. Nous avons prié les dieux du whisky la veille pour avoir encore du beau temps et ils nous ont entendu, plein soleil ce matin. Départ pour Dornoch, via Portmahomack et Lairg, où nous voulons visiter la cathédrale. Mais cette dernière est fermée et nous n’en ferons que le tour pour prendre quelques photos. Golspie ensuite, où nous nous arrêtons pour visiter le château Dunrobin, qui est fermé mais dont les jardins à la française et les terrasses sont ouvertes au public gratuitement. Un château magnifique de conte de fées avec une superbe vue sur la baie. Le château est fermé mais la salle de restauration est ouverte, nous nous y arrêterons le temps de boire un cappuccino devant la cheminée. On reprend la route en direction de Wick, traversant tout au long des petites bourgades, et multipliant les pauses photos pour immortaliser ces paysages qui nous en mettent plein la vue. Nous ferons un arrêt après Helmsdale, pour faire une mini randonnée qui nous conduira jusqu’au village fantôme, du moins ce qu’il en reste, de Brabear. Le vent s’est levé, il fait très froid face à la mer et le sol est recouvert de quelques centimètres de neige. Peu importe, nous irons jusqu’au bout et reviendrons glacés… Nous n’avons pas dû prier assez longtemps hier soir, ou pas bu assez de whisky, ce qui revient au même, car le temps se dégrade et semble avoir perdu les pédales. En l’espace d’une heure, nous aurons droit à du soleil, de la neige, de la pluie, de la grêle, du vent, froid et chaud (enfin presque…). Nous arriverons à Wick sous une véritable tempête de neige et poursuivrons sans nous y arrêter pour retrouver le ciel bleu… à la sortie de la ville. On continue sur John O’Groats, surnommé ainsi car c’est la fin de la route avant les iles Shetland. Nous y ferons un stop dans un vent puissant et glacial qui nous obligera après quelques photos à nous rabattre sur un coffee shop pour nous réchauffer. Reprise de la route pour Armadale via Thurso où nous avons réservé pour deux nuits dans un B&B, l’Armadale House. 70 £ la nuit en petit déjeuner. Il n’est que 15 heures mais il fait déjà beaucoup trop sombre pour faire de belles photos et remettons à demain l’exploration de cette portion de la route. Nous ferons donc encore quelques arrêts puis rejoindrons notre B&B, avant d’aller dîner dans un petit bourg au Strathy Inn à quelques kilomètres de là. 35 £ pour deux. Nuit à l’Armadale House.
Jour 20 : Poursuite de notre trip sur la North Coast 500, entre Armadale et Tongue. Une route magnifique dont les paysages changent au rythme d’une lumière qui varie de tons et d’intensité toutes les dix minutes… Mis à part le vent, toujours constant en puissance et fraicheur, le temps change tout le temps, nuages, neige et soleil, se battent pour occuper le ciel de l’Ecosse. Notre balade sur cette portion de route, l’A 836, nous conduira à Farr Point, Torrisdale Bay, à Skerray et sa magnifique baie où se trouve un petit port de pêche, puis enfin à la baie de Tongue et à la ville du même nom, qui offre une superbe vue sur la baie de Kyle of Tongue et les sommets du mont Ben Hope. Nous déjeunerons à l’Hotel Tongue, un superbe ancien relais de chasse. 35 £ pour deux. 14 heures 30, le temps se couvre et la neige pointe son nez. Nous décidons de retourner sur Armadale en faisant une boucle par la vallée de la Strhathnaver. Une route en « Single track », c’est-à-dire étroite qui n’autorise pas le croisement de deux véhicules. Il faut donc anticiper et se garer sur les emplacements prévus, passing place, lorsque l’on n’aperçoit un véhicule qui arrive en face. Heureusement pour nous nous n’en croiserons que trois tout au long des 53 km du parcours. Je dis heureusement car la plus grande partie est recouverte d’une petite couche de neige qui s’est accumulée au cours de la journée. Cette route, la B 873 puis B 871, débute à Altnatharra et finit par rejoindre l’A 836, à hauteur de Bettyhill. Elle chemine entre des basses montagnes enneigées et longe le loch Naver et la rivière du même nom. Le tout dans de somptueux paysages propices à la photographie. Nous apercevrons des cerfs et des biches, paisibles au bord de la route. Retour sur Armadale et, comme la veille, repas au Strathy Inn, 41 £, notre seule possibilité de dîner car tout est fermé dans les environs. Nuit à l’Armadale House.
Jour 21 : C’est reparti sur la North Coast 500, en direction de Durness. La route version road trip à l’américaine, de grands espaces, des paysages à couper le souffle, et un ruban d’asphalte qui s’étire à l’infini, alternant double voie et single track. Peu, très peu de circulation, par certains de ses côtés, la 500 nous rappellera ses célèbres consœurs américaines… Le ciel est égal à lui-même, alternant bruine, brume et plafond bas de gros nuages que percent de temps à autres les rayons du soleil, une ambiance qui donnent du mystère aux landes de bruyères, aux plages, falaises et autres lochs, sur lesquels souffle le vent. Un paysage, le paysage, que l’on souhaitait trouver en Ecosse, sinon nous serions venus en juillet… Tout est dépeuplé, aussi loin que se porte la vue, les seuls « vivants » que nous apercevons sont les moutons. Seuls au monde, la North 500 remplit sa mission. Nous multiplions les pauses photos et ferons un arrêt à Durness, petit hameau aux maisons dispersées, au Cacao Mountain, à un mille du centre en direction du golf, une petite fabrique de chocolat qui fait également bar où vous pourrez boire de merveilleux chocolats chauds et acheter ou manger la production locale. Nous poursuivons la route en direction de Lochinver, où nous avons réservé pour la nuit au B&B Park House, 60 £ la nuit avec petit déjeuner. Nous ferons des passages à Kinlochbervie, où se trouve la plus belle plage de sable du Royaume-Uni, mais que nous ne pourrons pas voir par faute de temps. Nous pensions pouvoir la rejoindre en voiture mais en fait il faut marcher environ 6.5 km et bien qu’il ne soit que 14 heures 30, la luminosité commence à baisser. Nous ferons donc l’impasse et repartons en direction de Scourie puis Kylesku, avant de poursuivre sur Lochinver. La nuit qui tombe rajoute à l’ambiance. Nous arrivons vers 17 heures au B&B. Dîner en ville et nuit au Park House.
Jour 22 : Reprise du road trip en direction d’Ullapool, sur les rives du loch Broom, à une soixantaine de km de Lochinver. Comme la veille nous explorerons les recoins de la North 500, mais la pluie a fait son apparition aujourd’hui sous forme d’une bruine fine et continue accompagnée d’une brume qui enveloppe le paysage côté mer. Nous décidons donc de filer direct sur Ullapool et de nous rabattre sur une randonnée à l’intérieur des terres. Après une pause-café au Seaforth, un grand pub sur le front de mer face au port de pêche et au terminal des ferrys pour l’ile de Lewis et Harris, nous reprenons la route jusqu’au Lael forest garden à Inbhir Làthail à quelques kilomètres d’Ullapool en direction d’Inverness. Nous y ferons une randonnée de deux heures trente dans la forêt en suivant un sentier qui démarre au pied d’une cascade et se prolonge en forêt. Nombreuses petites cascades et vert à profusion nous ferons le plus grand bien malgré la pluie, mais nous sommes bien équipés. N’oubliez pas vos bottes en caoutchouc ! Retour en ville pour un peu de shopping dans les boutiques de souvenirs et direction le Morefield Motel où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 60 £ avec petit déjeuner. Un motel à l’américaine avec la voiture garée devant la chambre, toute petite mais très propre et équipée. Une soirée rock roll y est prévue mais nous préférons en ce samedi soir retourner au Seaforth pour dîner car on nous a dit que c’était le pub le plus fréquenté de la ville. Soirée au Morefield Motel. Jour 23 : Soleil. Journée road trip sur la North 500 au programme dont une portion comprise entre Torridon et Applecross considérée comme la plus belle partie de la Route 500. Et nous n’allons pas être déçus. Une portion de route autant spectaculaire pour les paysages et panoramas qu’elle offre que par le ruban de bitume lui-même. Côté nature, on en prend plein les yeux, c’est superbe, les mots me manquent pour le décrire. Côté route, une single track qui monte et descend façon montagnes russes, qui se rétrécit par endroit au point d’être à peine plus large que la voiture, qui monte vers des sommets enneigés et redescend en deux tours de roues vers la mer. Une route, très peu fréquentée, moins de dix véhicules croisés en 2 heures trente et plus de 120 bornes. Une route qui effraie parfois, surtout le passager, par les ravins sans protections qu’elle oblige à frôler. Des Montagnes et des vallées qui m’ont fait penser à un épisode du Seigneur des anneaux. Des baies abritées où les bateaux de pêche ont trouvé abris. Des maisons blanches où nous ne verrons jamais personne… Des moutons, des cerfs, des biches, des faucons, mais aussi la vache des Highlands que nous voulions voir depuis longtemps. Le temps a passé trop vite et la lumière commence à décliner. Nous aurons droit à un superbe coucher de soleil qui embrase l’horizon. Nous rejoignons Kinlochewe où nous avons réservé une chambre pour la nuit au Kinlochewe Hotel, 80 £ avec petits déjeuners. Dîner sur place, nous n’avons d’ailleurs pas le choix car tout est fermé dans les environs. Un bel hôtel à l’ancienne, avec un beau bar où nous dînerons, seuls, car nous sommes les seuls clients. Un bon repas et surtout du whisky pour fêter l’anniversaire de Corinne.
Jour 24 : départ pour l’ile de Skye et comme il fait beau, nous en profitons pour aller voir le château le plus photographié d’Ecosse à Dornie, pas très loin du pont qui relie l’ile de Skye à la côte ouest de l’Ecosse. Un très beau château, que tout le monde a vu en photo sur les prospectus des agences de voyages ou autres blogs… Le plus photographié, certes, mais avantage du hors saison, nous sommes presque seuls, à nous les photos. Très beau, nous reviendrons dans deux jours visiter l’intérieur car fermé ce jour. Dix minutes et un pont plus tard, nous voilà sur l’ile de Skye roulant en direction de Portree. Nous y arriverons à midi avec l’espoir de pouvoir, enfin, manger des fruits de mer, puisque plusieurs restos sont cités dans les guides. Ben non ! Tout est fermé et les quelques touristes que nous rencontrerons devront se rabattre sur des restos indiens… Pas nous, tant pis, un passage sur le port et ses fameuses maisons de couleur et un autre dans une boulangerie et reprise de la route. Portree : bof, une mini déception il faut le dire. Une ville de cette taille (3200 habitants), sans restauration possible à midi… Tout le reste n’est que boutique à touristes et même le port ne tient pas ses promesses. Nous reprenons la route direction la région de Trotternich avec un premier arrêt à Old Man of Storr, le fameux rocher que l’on rejoint en 45 mn de randonnée. Mais la brume a envahi les montagnes et la visibilité trop réduite empêche la randonnée. Nous poursuivons donc la route vers les Waterfalls Kilt, à une dizaine de km de là, où se trouve la plus haute chute d’eau du Royaume Uni, c’est le Routard qui l’affirme. Une belle cascade et un panorama sublime sur les falaises Kilt Rocks. Nous poursuivons ensuite en direction de Dunvegan, où nous avons réservé pour la nuit dans un B&B, en faisant le tour complet de la route nord de Portree. Comme la veille, nous serons enchantés par les paysages sublimes tout au long du parcours. Nous multiplierons les arrêts photos et auront de nouveau droit à un coucher de soleil. 15 heures 30, nous arrivons à Dunvegan et décidons de pousser jusqu’à la seule distillerie de l’ile, la Talisker à Carbost à 25 bornes de là. Nous y arriverons juste à temps pour visiter la boutique mais pas la distillerie, dernière visite à 16 heures. La nuit est tombée et nous regagnons notre B&B, l’Argyll House à Dunvegan, 60 £ la nuit en petit déjeuner. Un peu de repos et départ pour Edinbane à 17 minutes de route (16 km) où se trouve l’Edinbane Inn, l’un des deux seuls restos, de la région, ouverts…, 49 £ pour deux. Nuit à l’Argyll House.
Jour 25 : Le temps se gâte sur l’ile de Skye. D’après nos hôtes, la pluie devrait faire son apparition vers 14 heures. Nous décidons d’aller voir Neist Point, la pointe la plus à l’ouest de l’ile dans le secteur de Glendale à une dizaine de km de Dunvegan. On y accède par une petite route single track qui se termine sur un minuscule parking après avoir traversé de beaux paysages et quelques bourgs tranquilles. Nous sommes seuls, heureusement, vu la taille du parking et la route, on imagine ce que ça doit être en pleine saison avec voitures et campings cars… Le vent est violent, du genre à refermer la portière à votre place où à vous pousser hors du sentier. Mais il ne fait pas froid, c’est même la journée la plus chaude de notre trip avec 10 °C. Nous empruntons le sentier qui doit nous mener au phare après 30 mn de marche. Dès le départ, le paysage est somptueux, falaises et océan se disputent la palme. C’est impressionnant de puissance. Le vent se calme lorsque nous arrivons au bout de la première partie, une pente raide qui nous débouche sur un pâturage où les moutons nous regardent passer. Puis ça remonte et le vent reprend de plus belle sitôt le sommet franchi avec le phare qui se trouve à moins de deux cents mètres de là, au bord de l’eau. Nous ne pouvons-nous attarder davantage, ça castagne trop. Il est temps de remonter… Nous croiserons trois jeunes filles qui, comme nous, se sont lancées à l’assaut de Neist Point, et c’est tout. L’aller-retour plus le trajet en voiture nous aura pris deux heures. Le ciel se charge davantage maintenant et nous reprenons la route pour Sligachan pour admirer Cullin Hill, des sommets qui pointent vers le ciel en partant de la mer. Nous y arrivons vers 13 heures et faisons une pause au Sligachan Hotel, pour nous régaler d’une bonne soupe du jour, aux marrons, au restaurant, le seul ouvert dans le secteur. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route, mais les éléments se déchainent, pluie et vent joignent leurs efforts pour nous rendre la vie difficile, de plus il n’est que 14 heures 30, mais il fait sombre comme en début de soirée. Nous décidons de rentrer à l’Argyll House pour un après-midi détente cosy devant la cheminée. Corinne en profitera pour se reposer et moi pour me remettre à l’écriture qui me démange les doigts… Dîner au Stein Inn, 45 £ pour deux, à 20km de là, le seul ouvert ce soir et nuit à l’Argyll House.
Jour 26 : Je viens d’apprendre la disparition, pendant la nuit, de Johnny, c’est un peu comme si une partie de ma vie disparaissait avec lui, tant ses chansons m’ont accompagnées dans ma vie et mes voyages. Le blues est là, à moi de repartir… Et comme pour accompagner mon blues, la tempête se déchaine à l’extérieur. Nos hôtes nous apprennent que les liaisons par ferry sont coupées et que le pont de l’ile de Skye risque d’être fermé à cause du vent trop violent. Nous avons prévu de rejoindre Fort William aujourd’hui, à plus de 150 km de là et nous nous dépêchons pour ne pas rester bloqués sur Skye. Skye qui restera pour nous une petite déception, nous en attendions beaucoup, trop peut-être, et même si nous sommes hors saison, même si le temps n’est pas des plus cléments, nous n’avons pas ressenti sur l’ile la magie du reste de l’Ecosse et de la route 500 en particulier. C’est donc sans regrets que nous quittons l’ile par l’A87 en direction de Spean Bridge, où nous avons réservé pour 2 nuits au Tirindish House B&B, 70 £ la nuit avec petits déjeuners. Puis de Spean Bridge, nous prenons l’A82 pour rejoindre Fort William. La route depuis Skye est superbe et nous offre de magnifiques vues jusqu’à celle sur le Ben Nevis, couronné de nuages. Fort William, nous arrivons à 13 heures, et faisons une petite balade en ville, le temps de boire un chocolat chaud dans un pub et allons visiter le Highland West Museum, entrée gratuite, au cœur de la ville. Un joli musée qui raconte aussi bien l’histoire locale que la préhistoire… éclectique. Nous visitons aussi l’église St Andrews qui est superbe avant de nous rendre à la gare des trains car contrairement à ce que nous avons toujours lu depuis que nous préparons ce trip, nous avons appris que le train à vapeur « Le Jacobite », celui de Harry Potter- oui, oui, c’est bien celui-là, circule tous les jours entre Fort William et Mallaig, départ à 10h15, retour 16h00. 35 £ la place en A.R, cher, car 4 trains normaux par jours font le même parcours pour la moitié du prix, mais nous voulons celui-ci et rien d’autre. Nous décidons donc de prendre celui du lendemain et reprenons la route pour Glenfinnan où se trouve le fameux viaduc sur lequel on voit passer le train dans le film. Nous arrivons 5 mn avant le passage du Jacobite. Il pleut mais la magie opère et une petite poignée de fans sont présents pour assister au spectacle. Pour le voir il faut emprunter un petit sentier derrière le Visitor center de Glenfinnan et on y accède en 5 mn de marche. La nuit tombe, nous regagnons le B&B. Dîner dans un village proche, 48 £ pour deux, car tout est fermé ici, et nuit au Tirindish.
Jour 27 : Départ à 9h00 pour la gare de Fort William où nous allons prendre le train à vapeur pour Mallaig. Le train crache déjà toute sa vapeur lors de notre arrivée à la gare 45 mn avant le départ. Parking à proximité, gratuit en cette saison, avec accès direct aux quais. Le billet s’achète directement à bord du train, en cash seulement, 35 £ en seconde et 59 £ en première. Restauration possible à bord. Notre wagon est vide, mais le reste du train est bien rempli. Départ à 10h15 et arrivée à Mallaig à 12h25 avec un stop de 25 mn à la gare de Glenfinnan juste après le viaduc, pour pouvoir visiter le mini musée ou autre. Retour : départ de Mallaig à 14h10 et arrivée à Fort William à 16h. Une pause que nous mettrons à profit pour nous balader un peu en ville et aller déjeuner au Steam Inn, 32 £ pour deux. Il y a d’autres restos ouverts en ville. La balade en train est sympa et agréable et nous fait découvrir de beaux paysages à travers les vitres embuées du tortillard… Nous redevenons des enfants le temps du trajet, l’ombre d’Harry Potter plane sur le train. De retour à Fort William, nous ferons un peu de shopping en ville avant de rentrer au B&B pour nous préparer pour le dîner. Nuit au Tirindish.
Jour 28 : Manteau blanc sur Spean Bridge ce matin, la neige est tombée cette nuit. C’est prudemment que nous prenons la route pour le Nevis Range où nous espérons pouvoir prendre le téléphérique ouvert toute l’année. Pas de bol. Ce dernier est en maintenant pour une semaine encore. Tant pis nous prenons la route pour Glencoe à 40 km de là où nous voulons faire une randonnée. Route magnifique avec de beaux paysages enneigés. C’est sous une tempête de neige que nous arrivons au Visitor Center de Glencoe où se trouvent un shop, un café et un petit musée local, entrée 6,5 £. Nous récupérons les infos nécessaires à notre rando et rejoignons le village de Glencoe d’où partent les trois randonnées qui nous intéressent depuis la forêt du Lochan Trails. La chance est de nouveau avec nous, le soleil refait son apparition, neige et soleil… Nous partons pour une randonnée d’une heure trente, paisible et accessible à tous, le tout dans un décor de noël. 13 heures, nous faisons un stop au Glencoe Café dans la rue principale du village pour déjeuner. Très bien, cool et sympa, bon et pas cher surtout. 10 £ pour deux. Nous reprenons la route pour Oban où nous allons passer la nuit au Lochnell Arms Hotel, 65 £ la nuit en petit déjeuner. Mais d’abord, une petite balade dans cette petite ville charmante où se trouve la seul distillerie de la région, mais aussi la seule du pays à se trouver en ville, la distillerie Oban. Entrée 10 £ avec dégustation, visite et verre cadeau. Une visite sympa pour amateur de whisky. Nuit et dîner au Lochnell Arms.
Jour 29 : Départ pour Balloch à 90 bornes de là. Nous prenons la 85 puis la 82, deux très belles routes qui nous ferons une nouvelle fois traverser de très beaux paysages enneigés jusqu’au loch Lomond, mais un parcours sous un ciel bleu et un soleil magnifique. Nous ferons un arrêt pour visiter la jolie ville de Luss sur les rives du loch Lomond. Une halte plaisante et agréable. Arrivée à Balloch à 13 heures, et là nous apprenons que contrairement à tout ce que nous avons lu pendant la préparation du trip, il est possible de faire une balade en bateau sur le loch. Deux départs par jour en cette saison, 11h30 et 13h30, prix 10,50 £. Une belle balade sous le soleil dans un beau bateau avec moquette, cuir rouge et bien sûr un bar… De retour à 14h30, nous nous rendront au Bird of Frey Centre, à côté de l’aquarium public, où nous pourrons voir toutes sortes d’oiseaux du monde entier. Un petit parc intéressant, à découvrir. Entrée 8 £. Nuit et repas au Queen of Loch à Balloch où nous avons réservé une chambre pour la nuit, 61 £ en petit déjeuner.
Jour 30 : Levés tôt, nous prenons la route pour Glasgow où nous allons rendre la voiture et passer les deux derniers jours du voyage avant le retour à la maison. Il fait froid, la route est verglacée et un brouillard épais réduit la visibilité à quelques dizaines de mètres. Seulement une vingtaine de km séparent l’aéroport de Balloch, mais il nous faudra presqu’une heure pour les parcourir dans ces conditions. Nous finissons par arriver et rendons la voiture à notre loueur Thrifty. Nous avons parcouru pas moins de 4184 km en 26 jours… Nous prenons un taxi, 20 £, pour rejoindre l’hôtel Ibis Budget où nous avons réservé pour deux nuits, 45 £ la nuit en petit déjeuners. C’est à pieds que nous rejoignons le Glasgow bridge où nous remontons la rivière jusqu’au Riverside muséum, 30 mn de marche, entrée gratuite, un très beau musée. La ville comme la campagne est enveloppée par le brouillard, il fait très froid et après la visite nous prenons un taxi, 12 £, pour regagner le centre-ville, où nous allons déjeuner au Café Gandolfi, 38 £ pour deux avec boissons. Nous finirons la journée par une balade dans le centre-ville envahi par une foule dense. Le matin se déroulait en ville la course des pères Noël à laquelle plusieurs milliers de personnes, toutes vêtues comme le vieux barbu, participaient. Nuit à l’Ibis Budget et dîner à proximité.
Jour 31 : Glasgow. Ciel bleu ce matin sur la ville et la campagne environnante. Mais le froid est là, tout est blanc et givré. Nous partons en taxi, 12£, pour voir The Burrel Collection à l’extérieur de la ville. Sur place nous sommes informés que le site est fermé pour travaux… Et le taxi est parti nous laissant seuls au milieu d’un paysage de campagne, blanc et pétrifié… Tant pis, on se rabat sur la Pollok House, un beau manoir au milieu d’un immense jardin, entrée 6,50 £, c’est très beau, surtout l’extérieur où coule une rivière. Re-taxi, 15 £, cette fois pour le musée Kelvingrove Art Gallery, mais avant nous allons déjeuner dans un resto sympa sur Argyll Street, le Kelvingrove Café, 29 £ pour deux. Visite du musée, entrée gratuite, mais fermeture exceptionnelle à 15h30 aujourd’hui, il est 14 heures, nous ferons la visite en une heure trente. Départ à pied pour le centre-ville que nous rejoignons après 45 minutes de marche en mode balade. Un centre toujours aussi animé puis nous rentrerons à l’hôtel, en taxi, après une pause chocolat chaud, pour préparer nos bagages. Dîner dans un restaurant indien du quartier où se trouve l’hôtel Ibis.
Jour 32 : Bye-Bye l’Ecosse, levés tôt car notre vol retour via Amsterdam est prévu à 9h05. Journée de voyage, arrivée à Nice à 16h35.
Merci de m’avoir lu. Ericoco.
Bretagne sur le thème des monuments mégalithiques English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais passer une semaine en Bretagne sur le thème des monuments mégalithiques (menhirs, dolmens, allées couvertes...). Pas encore de date précise. Je connais très mal la région, aussi j'aimerais avoir quelques conseils quant à savoir quelle est la zone la plus intéressante, quelle localité choisir comme camp de base, quels sites (pas forcément les plus connus) sont incontournables à votre avis. Merci d'avance pour vos lumières.
Nord du Karnataka English translation pending
Après le carnet "Nord du Gujarat", voici venu ce "Nord du Karnataka". C'est ma première incursion dans un état du sud, j'ai lu en effet quelque part que le Maharastra et l'Orissa ne sont pas considérés comme au sud donc cela ne compte pas ! Bref, je commence gentiment le sud par son nord... 2 semaines pendant les vacances de Toussaint d'Hyderabad à Hyderabad en passant par Alampur, Hampi, Badami, Bijapur, Gulbarga et Bidar.
A peine rentrée d'Orissa en mars, voilà que se faufile un nouveau projet de voyage en Inde. Une des amies qui est venue au Gujarat en 2016 voudrait voir Ellora et Ajanta, peut-être le Madhya Pradesh ... avec sa fille adolescente. On discute, on regarde pour voir ce qu'elles peuvent faire, et je suis tentée car je me suis toujours dit que j'y retournerais après la mousson. Les chutes d'eau sur Ajanta, les réservoirs de Mandu pleins d'eau ... cela ne doit pas être mal. Bref, je m'incruste dans le projet et on part sur l'idée d'Ellora - Aurangabad et du nord du Karnataka mais au bout de 8 jours de discussions, d'essais d'un trajet cohérent on s'aperçoit que c'est galère ... pas d'avion direct entre Aurangabad et Hyderabad, il faudrait repasser par Mumbai et perdre beaucoup de temps donc changement de programme, ce sera des endroits tout nouveaux pour moi, mon amie n'ayant rien contre une autre destination indienne, elle ne connaît que le Rajasthan et le Gujarat. Cela fait des années que j'ai envie de découvrir Hampi, Fabienne m'a donné envie de voir Bidar, alors je lis, je cherche, je fais des plans sur la comète. Nous serons 4 femmes pour ce voyage, dont une grande adolescente de 17 ans.
Vol international Paris-Mumbai en journée, une petite nuit dans un hôtel proche de l'aéroport car notre vol domestique part à 7 h et nous voilà à 8 h 30 du matin le samedi 21 octobre à l'aéroport d'Hyderabad en train de faire connaissance avec notre chauffeur Kumar. J'ai envoyé à son patron mon programme approximatif et là, c'est parti illico. Nous n'avons pas le temps de dire ouf qu'il nous annonce que nous allons au Musée d'Hyderabad... Pourquoi pas, il faut bien commencer par quelque chose ! La route 2x2 voies entre l’aéroport Rajiv Gandhi et la ville est somptueuse, inhabituelle pour l’Inde, fleurie de chaque côté, bordée de grands arbres. L'arrivée en ville est plus chaotique, on passe devant de grands bâtiments anciens que j'aurais aimé photographier mais Kumar nous emmène illico au Musée de la ville, celui qu’il faut absolument avoir vu à Hyderabad, le musée Salarjung, musée privé d’un ancien Nizam (l’appellation locale du Maharajah d’Hyderabad) datant pour les collections de la fin du 19ème et du début du 20e siècle. Le musée a été déplacé en 1968, puis agrandit il y a une vingtaine d'années. Bref, c’est énorme et hétéroclite mais passionnant. Un seul regret, avoir radiné et ne pas avoir pris de droit photo car c’était assez époustouflant. Entrée à 500 rs, idem pour le droit photo. 40 000 objets sont rassemblés dans ce musée par thèmes (une salle des cannes ou des cuillères par exemple) ou par matière (les tissus, les jades, les ivoires …) La salle des ivoires est assez incroyable, avec des objets sidérants de beauté (un chameau avec un chargement hétéroclite nous a particulièrement impressionné). Il y a une salle des miniatures venant de toute l’Inde, des jouets anciens en terre cuite peinte ou non, en bois…)
Au milieu du musée, un vaste espace avec une bonne centaine de sièges en plastique occupés par des indiens. Il y en a aussi pas mal assis par terre, à attendre on ne sait quoi. Comme nous passons pas mal de temps dans le musée, on comprendra le pourquoi de cette foule un peu plus tard … Il y a une horloge avec un singe et un serviteur tout de blanc vêtu qui sortent toutes les heures et tapent sur une cloche, comme nous l’avons souvent vu en occident sur des horloges (enfin, c’est rarement un singe !). Là, quelques minutes avant l’heure dite, la foule se tait, le silence et total, tout le monde appuie sur le play du portable pour filmer la scène, puis on crie, on applaudit à la fin, et tout le monde se lève. Josette et Adèle, qui ont fini la visite bien avant nous et se sont assises sur un banc pas très loin de la « place de l’horloge » ont assisté à l’arrivée de la foule pour le carillon de midi. Dans les couloirs du musée, les gens s’interpellent en criant « the bell, the bell », et ils courent pour assister au spectacle, certains avec des enfants dans les bras. On se demande bien pourquoi cet empressement autour de cette horloge, parce que le musée comporte tellement de pièces bien plus intéressante. Avec Cathy, on a visité quasi toutes les salles, certaines au pas de course dont les salles européennes qui nous inspirent moins, certaines des pièces exposées sont très moches, voire hideuses, une drôle d’image de l’art européen ! Des tonnes de chaises et de fauteuils Louis quelque chose, des marquises en porcelaines en veux tu en voilà … Beurk ! Pendant ce temps-là, un étage en dessous, Adèle et Josette font l’attraction (d’ailleurs ce sera toujours elles qui feront l’attraction pendant ce voyage, Adèle pour sa jeunesse et sa peau de rousse et Josette pour sa chevelure toute blanche. Elles seront 10 fois plus sollicitées que nous pour des photos) et se prennent sur le banc pour un père noël improvisé car des femmes leur collent leurs enfants dans les bras pour des photos. C'est leur premier voyage en Inde et cette folie des photos qu'ont les indiens les étonnent.
Après ce bain de foule, direction le Chowmallah palace, un ensemble de palais des anciens Nizams d’Hyderabad. Pas mal de photos anciennes des nizams et de leurs familles qui me tapent dans l’œil, des panneaux explicatifs très modernes sur la dynastie des nizams, des beaux jardins à l’iranienne, de la vaisselle, des armes, des tenues d’apparat, des lustres en verre de Belgique, des voitures anciennes (on a zappé)... Une fois de plus, Adèle se retrouve avec un bébé dans les bras sans rien avoir demandé !



Il est déjà 14 h 30 et on retraverse toute la ville pour aller AU restaurant de byrianis d’Hyderabad, le Paradise, considéré par le chauffeur comme le temple du byriani et qu’il ne faut pas louper. Le resto est complet et on nous fait patienter sur des chaises avec une bonne vingtaine d’autres clients. Le restaurant est ancien mais a été complètement rénové, c’est beau, c’est classe avec des carrelages magnifiques au sol et sur une partie des murs façon carrocim. C’est immense et cela va vite car en à peine dix minutes, nous sommes appelées et on nous installe à l’étage. Service très long et nourriture très très épicée ...
On a perdu pas mal de temps avec cet épisode resto car le retour dans le quartier du Chor Minor est compliqué vers 16 h, la circulation est intense et nous mettrons un sacré moment. Dire que nous y étions juste avant... Il va me falloir m'affirmer auprès de ce nouveau chauffeur et faire les visites dans le sens où je les ai prévues. On ne visitera pas le Chor minor, emblème d'Hyderabad toujours par radinerie car on nous annonce sa fermeture dans 10 mn mais on tourne autour pour l'admirer, on se balade dans le quartier, passons un moment dans la Mecca majid. Il fait déjà sombre, les photos sont pas terribles.

Contre un des minarets du Chor minor, un temple hindou surveillé de près par la police. Quelqu'un sait-il si c'est récent ou toujours là ??
Le trajet pour arriver à l'hôtel sera assez long, les embouteillages sont dantesques ! Nous avons prévu de quitter Hyderabad dès le lendemain, c'est dommage car j'ai comme l'impression que nous aurions pu passer plus de temps dans le centre. Au retour, Golconde et les tombeaux des Qutb Shahi sont prévus mais ce sera difficile de faire plus ...
A peine rentrée d'Orissa en mars, voilà que se faufile un nouveau projet de voyage en Inde. Une des amies qui est venue au Gujarat en 2016 voudrait voir Ellora et Ajanta, peut-être le Madhya Pradesh ... avec sa fille adolescente. On discute, on regarde pour voir ce qu'elles peuvent faire, et je suis tentée car je me suis toujours dit que j'y retournerais après la mousson. Les chutes d'eau sur Ajanta, les réservoirs de Mandu pleins d'eau ... cela ne doit pas être mal. Bref, je m'incruste dans le projet et on part sur l'idée d'Ellora - Aurangabad et du nord du Karnataka mais au bout de 8 jours de discussions, d'essais d'un trajet cohérent on s'aperçoit que c'est galère ... pas d'avion direct entre Aurangabad et Hyderabad, il faudrait repasser par Mumbai et perdre beaucoup de temps donc changement de programme, ce sera des endroits tout nouveaux pour moi, mon amie n'ayant rien contre une autre destination indienne, elle ne connaît que le Rajasthan et le Gujarat. Cela fait des années que j'ai envie de découvrir Hampi, Fabienne m'a donné envie de voir Bidar, alors je lis, je cherche, je fais des plans sur la comète. Nous serons 4 femmes pour ce voyage, dont une grande adolescente de 17 ans.
Vol international Paris-Mumbai en journée, une petite nuit dans un hôtel proche de l'aéroport car notre vol domestique part à 7 h et nous voilà à 8 h 30 du matin le samedi 21 octobre à l'aéroport d'Hyderabad en train de faire connaissance avec notre chauffeur Kumar. J'ai envoyé à son patron mon programme approximatif et là, c'est parti illico. Nous n'avons pas le temps de dire ouf qu'il nous annonce que nous allons au Musée d'Hyderabad... Pourquoi pas, il faut bien commencer par quelque chose ! La route 2x2 voies entre l’aéroport Rajiv Gandhi et la ville est somptueuse, inhabituelle pour l’Inde, fleurie de chaque côté, bordée de grands arbres. L'arrivée en ville est plus chaotique, on passe devant de grands bâtiments anciens que j'aurais aimé photographier mais Kumar nous emmène illico au Musée de la ville, celui qu’il faut absolument avoir vu à Hyderabad, le musée Salarjung, musée privé d’un ancien Nizam (l’appellation locale du Maharajah d’Hyderabad) datant pour les collections de la fin du 19ème et du début du 20e siècle. Le musée a été déplacé en 1968, puis agrandit il y a une vingtaine d'années. Bref, c’est énorme et hétéroclite mais passionnant. Un seul regret, avoir radiné et ne pas avoir pris de droit photo car c’était assez époustouflant. Entrée à 500 rs, idem pour le droit photo. 40 000 objets sont rassemblés dans ce musée par thèmes (une salle des cannes ou des cuillères par exemple) ou par matière (les tissus, les jades, les ivoires …) La salle des ivoires est assez incroyable, avec des objets sidérants de beauté (un chameau avec un chargement hétéroclite nous a particulièrement impressionné). Il y a une salle des miniatures venant de toute l’Inde, des jouets anciens en terre cuite peinte ou non, en bois…)
Au milieu du musée, un vaste espace avec une bonne centaine de sièges en plastique occupés par des indiens. Il y en a aussi pas mal assis par terre, à attendre on ne sait quoi. Comme nous passons pas mal de temps dans le musée, on comprendra le pourquoi de cette foule un peu plus tard … Il y a une horloge avec un singe et un serviteur tout de blanc vêtu qui sortent toutes les heures et tapent sur une cloche, comme nous l’avons souvent vu en occident sur des horloges (enfin, c’est rarement un singe !). Là, quelques minutes avant l’heure dite, la foule se tait, le silence et total, tout le monde appuie sur le play du portable pour filmer la scène, puis on crie, on applaudit à la fin, et tout le monde se lève. Josette et Adèle, qui ont fini la visite bien avant nous et se sont assises sur un banc pas très loin de la « place de l’horloge » ont assisté à l’arrivée de la foule pour le carillon de midi. Dans les couloirs du musée, les gens s’interpellent en criant « the bell, the bell », et ils courent pour assister au spectacle, certains avec des enfants dans les bras. On se demande bien pourquoi cet empressement autour de cette horloge, parce que le musée comporte tellement de pièces bien plus intéressante. Avec Cathy, on a visité quasi toutes les salles, certaines au pas de course dont les salles européennes qui nous inspirent moins, certaines des pièces exposées sont très moches, voire hideuses, une drôle d’image de l’art européen ! Des tonnes de chaises et de fauteuils Louis quelque chose, des marquises en porcelaines en veux tu en voilà … Beurk ! Pendant ce temps-là, un étage en dessous, Adèle et Josette font l’attraction (d’ailleurs ce sera toujours elles qui feront l’attraction pendant ce voyage, Adèle pour sa jeunesse et sa peau de rousse et Josette pour sa chevelure toute blanche. Elles seront 10 fois plus sollicitées que nous pour des photos) et se prennent sur le banc pour un père noël improvisé car des femmes leur collent leurs enfants dans les bras pour des photos. C'est leur premier voyage en Inde et cette folie des photos qu'ont les indiens les étonnent.
Après ce bain de foule, direction le Chowmallah palace, un ensemble de palais des anciens Nizams d’Hyderabad. Pas mal de photos anciennes des nizams et de leurs familles qui me tapent dans l’œil, des panneaux explicatifs très modernes sur la dynastie des nizams, des beaux jardins à l’iranienne, de la vaisselle, des armes, des tenues d’apparat, des lustres en verre de Belgique, des voitures anciennes (on a zappé)... Une fois de plus, Adèle se retrouve avec un bébé dans les bras sans rien avoir demandé !



Il est déjà 14 h 30 et on retraverse toute la ville pour aller AU restaurant de byrianis d’Hyderabad, le Paradise, considéré par le chauffeur comme le temple du byriani et qu’il ne faut pas louper. Le resto est complet et on nous fait patienter sur des chaises avec une bonne vingtaine d’autres clients. Le restaurant est ancien mais a été complètement rénové, c’est beau, c’est classe avec des carrelages magnifiques au sol et sur une partie des murs façon carrocim. C’est immense et cela va vite car en à peine dix minutes, nous sommes appelées et on nous installe à l’étage. Service très long et nourriture très très épicée ...
On a perdu pas mal de temps avec cet épisode resto car le retour dans le quartier du Chor Minor est compliqué vers 16 h, la circulation est intense et nous mettrons un sacré moment. Dire que nous y étions juste avant... Il va me falloir m'affirmer auprès de ce nouveau chauffeur et faire les visites dans le sens où je les ai prévues. On ne visitera pas le Chor minor, emblème d'Hyderabad toujours par radinerie car on nous annonce sa fermeture dans 10 mn mais on tourne autour pour l'admirer, on se balade dans le quartier, passons un moment dans la Mecca majid. Il fait déjà sombre, les photos sont pas terribles.


Contre un des minarets du Chor minor, un temple hindou surveillé de près par la police. Quelqu'un sait-il si c'est récent ou toujours là ??

Le trajet pour arriver à l'hôtel sera assez long, les embouteillages sont dantesques ! Nous avons prévu de quitter Hyderabad dès le lendemain, c'est dommage car j'ai comme l'impression que nous aurions pu passer plus de temps dans le centre. Au retour, Golconde et les tombeaux des Qutb Shahi sont prévus mais ce sera difficile de faire plus ...
Islande: 8 jours en septembre English translation pending
Notre circuit en ISLANDE du 13 au 21 septembre 2017.
Circuit organisé par VIVATOURS avec l'agence islandaise ICELAND TRAVEL.
Nous étions 6 français + 7 canadiens francophones, soit un petit groupe fort sympathique de 30 à 75 ans.
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Mercredi 13 septembre 2017 Arrivée à l'aéroport de KEFLAVIK à 15h40 heure locale. Nous prenons le Flybus pour l'hôtel Radisson Blu Saga à REYKJAVIK. Ballade jusqu'au port pour déguster une sublime soupe de langoustines suivie de brochettes de Saint-Jacques au Saegrefinn.
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Jeudi 14 septembre 2017 Le bus nous attend devant l'hôtel. Il est trop petit ! Certains bagages doivent être installés sur des sièges. Notre charmante accompagnatrice María Björg demande à la compagnie de bus d'avoir un bus plus grand. Moins d'une heure après nous avions un bus plus grand et pouvions commencer le circuit du Cercle d'Or. Quelques kilomètres après la sortie de REYKJAVIK c'est déjà le dépaysement total : des panaches de fumée sortent du sol dans un paysage plutôt inhospitalier :

Néanmoins dans cet environnement austère, des moutons y trouvent leur compte :
NOTA : il y a deux moutons par habitant en ISLANDE !
On ne croise quasiment personne sur la route. On est dans un environnement dépaysant, étrange, un peu lunaire. Les panaches de fumée ici et là nous font prendre conscience que la chaleur du noyau terrestre n'est pas très loin en dessous de nous. Déroutant ! Puis nous nous arrêtons à THINGVELLIR. Une des failles séparant la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne (européenne) passe par Thingvellir :

Cette situation pour le moins originale curieusement ne peut se comprendre qu'en regardant une carte. Toutefois, sur place on est quand même amusé de pouvoir passer de l'Amérique à l'Europe en ne faisant que quelques pas.
Nous poursuivons jusqu'à GEYSIR. Si le geyser qui a donné son nom à ce phénomène naturel n'est plus actif depuis quelques années, son petit frère le STROKKUR a pris la relève (si je puis dire) mais moins haut. Cela reste tout de même intéressant à voir, sans attendre trop longtemps puisque Strokkur jaillit plus ou moins haut toutes les 4-5 minutes :

Les alentours sont truffés de petites marmites bouillonnantes et de failles à fumerolles. Repas au Tourist Center puis poursuite vers l'une des deux plus belles chutes d'ISLANDE : je veux parler de GULLFOSS . Cette chute à deux niveaux est très originale dans son aspect et elle bénéficie de la présence d'un morceau d'arc-en-ciel dès lors que le soleil montre le bout de son nez.

Ce soir, hôtel à Hveragerdi. Pour le repas du soir deux tables rondes nous attendaient. Sans bien réfléchir chacun s'est installé et je me suis rendu compte alors que les français étaient à une table et les canadiens à l'autre. Horrible constatation ! J'ai demandé en fin de repas qu'à l'avenir une seule grande table nous soit préparée afin que nous puissions nous mélanger.
============================================================================
Vendredi 15 septembre 2017 C'est reparti vers la côte sud de l'ISLANDE. Premier arrêt à la chute de Seljalandsfoss. Pas très spectaculaire mais son originalité est que l'on peut passer derrière (entre l'eau et la paroi). Bof ! Mais très prisée par les chinois qui font le tour en masse. L'arrêt suivant déroute un peu : nous sommes au pied du fameux volcan Eyjafjallajökull bien connu depuis avril 2010 mais il ne ressemble en rien à un volcan tel qu'on les connait ordinairement (ETNA, VÉSUVE, Mont FUJI, ou autres) car il se trouve sous une calotte glaciaire du même nom. En revanche le petit centre d'information situé au pied du site présente un film fort impressionnant et instructif sur l'éruption de 2010 et ses conséquences sur place. Nous enchainons par un arrêt repas au restaurant de la chute de Skogafoss. Pendant que notre chauffeur s'est absenté pour aller rechercher ses clés et son portefeuille égarés (finalement retrouvés dans le vêtement qu'il portait jusqu'à ce matin !) nous pouvons admirer cette belle Skogafoss de forme classique, et qui peut bénéficier aussi d'un arc-en-ciel dès lors que le soleil se montre.

Poursuite vers la côte la plus au sud de l'ISLANDE qui est tout à fait étonnante : falaises et plages de lave noire sous un vent fort et, en bonne saison, des oiseaux bien particuliers que sont les macareux (qui malheureusement ne sont plus présents en septembre). Valent vraiment le coup le Dyrhólaey et la plage de Kirkjufiara d'une part et les plages de Reynisfjara avec leurs orgues de basalte d'autre part.

La plage de Kirkjufiara et au fond le Dyrhólaey,

la plage de Reynisfjara,

et un vent violent sur cette plage,

mais aussi de belles orgues basaltiques.
Allez, Hop ! c'est reparti après un petit expresso. En remontant vers l'est pour contourner le Vatnajökull, cette immense calotte glacière grande comme plusieurs départements français, nous traversons un champ de lave gigantesque nommé Eldhraun. On est là dans un environnement lunaire et fascinant :

Le soir, quasiment au pied du Vatnajökull à Skaftafell nous pouvons manger tous ensemble. Les échanges entre français et canadiens sont fort intéressants, d'autant que nos amis canadiens sont furieusement sympathiques.
La nuit, nous espérions voir une aurore boréale. Rien jusqu'à 01h00 et nous allons nous coucher. Mais, Minh et Lan se sont relevées vers 02h30, prévenues par la réception de l'hôtel, et ont pu voir une petite aurore boréale. Merci à toutes les deux de nous avoir diffusé la photo qu'elles ont pu prendre et que voici :

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Samedi 16 septembre 2017 Départ vers la chute de Svartifoss (petite marche d'une demi-heure) à proximité de Skaftafell, chute très originale parce qu'elle tombe au milieu d'un écrin d'orgues basaltiques.

Retour au Tourist Center pour manger rapidement et tout aussi rapidement nous allons en bus au pied du glacier Svínafellsjökull. Ce glacier est une des langues glaciaires qui s'écoulent du Vatnajökull. Elles sont comme les glaciers de montagne classiques, mais proches du niveau de la mer. Le Svínafellsjökull est l'une d'entre elles. Quelques blocs de ce glacier s'en détachent avant de fondre dans un plan d'eau en son extrémité. Très beau ! Si on a avait eu le temps on aurait pu aller marcher sur le glacier.

Nous repartons trop rapidement car nous devons être dans moins d'une demi-heure au Jökulsarlon. Qu'est-ce que c'est ?
Une des langues glaciaires du Vatnajökull est le Breidamerkurjökull qui libère des icebergs en son extrémité dans son lac glaciaire le Jökulsarlon, lequel lac est en communication avec la mer. La vision de cet ensemble est magnifique depuis la berge mais aussi en ballade au milieu des icebergs dans un bateau amphibie. L'expérience vaut d'être vécue.

Au fond le Breidamerkurjökull, au premier plan les embâcles d'icebergs.

Depuis le bateau sur le lac glaciaire, de beaux (bien que sales) icebergs.
En fin de journée halte dans la petite bourgade de Djúpivogur. Petit port sympathique mais surtout une curiosité : l'artiste islandais Sigurdur Gundmundsson a sculpté 34 oeufs en granit qui illustrent les différentes formes et tailles des oeufs d'oiseaux vivant dans la région :

Nous poursuivons jusqu'à Egilsstadir pour rejoindre l'hôtel.
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Circuit organisé par VIVATOURS avec l'agence islandaise ICELAND TRAVEL.
Nous étions 6 français + 7 canadiens francophones, soit un petit groupe fort sympathique de 30 à 75 ans.
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Mercredi 13 septembre 2017 Arrivée à l'aéroport de KEFLAVIK à 15h40 heure locale. Nous prenons le Flybus pour l'hôtel Radisson Blu Saga à REYKJAVIK. Ballade jusqu'au port pour déguster une sublime soupe de langoustines suivie de brochettes de Saint-Jacques au Saegrefinn.
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Jeudi 14 septembre 2017 Le bus nous attend devant l'hôtel. Il est trop petit ! Certains bagages doivent être installés sur des sièges. Notre charmante accompagnatrice María Björg demande à la compagnie de bus d'avoir un bus plus grand. Moins d'une heure après nous avions un bus plus grand et pouvions commencer le circuit du Cercle d'Or. Quelques kilomètres après la sortie de REYKJAVIK c'est déjà le dépaysement total : des panaches de fumée sortent du sol dans un paysage plutôt inhospitalier :

Néanmoins dans cet environnement austère, des moutons y trouvent leur compte :

NOTA : il y a deux moutons par habitant en ISLANDE !
On ne croise quasiment personne sur la route. On est dans un environnement dépaysant, étrange, un peu lunaire. Les panaches de fumée ici et là nous font prendre conscience que la chaleur du noyau terrestre n'est pas très loin en dessous de nous. Déroutant ! Puis nous nous arrêtons à THINGVELLIR. Une des failles séparant la plaque nord-américaine et la plaque eurasienne (européenne) passe par Thingvellir :

Cette situation pour le moins originale curieusement ne peut se comprendre qu'en regardant une carte. Toutefois, sur place on est quand même amusé de pouvoir passer de l'Amérique à l'Europe en ne faisant que quelques pas.
Nous poursuivons jusqu'à GEYSIR. Si le geyser qui a donné son nom à ce phénomène naturel n'est plus actif depuis quelques années, son petit frère le STROKKUR a pris la relève (si je puis dire) mais moins haut. Cela reste tout de même intéressant à voir, sans attendre trop longtemps puisque Strokkur jaillit plus ou moins haut toutes les 4-5 minutes :

Les alentours sont truffés de petites marmites bouillonnantes et de failles à fumerolles. Repas au Tourist Center puis poursuite vers l'une des deux plus belles chutes d'ISLANDE : je veux parler de GULLFOSS . Cette chute à deux niveaux est très originale dans son aspect et elle bénéficie de la présence d'un morceau d'arc-en-ciel dès lors que le soleil montre le bout de son nez.

Ce soir, hôtel à Hveragerdi. Pour le repas du soir deux tables rondes nous attendaient. Sans bien réfléchir chacun s'est installé et je me suis rendu compte alors que les français étaient à une table et les canadiens à l'autre. Horrible constatation ! J'ai demandé en fin de repas qu'à l'avenir une seule grande table nous soit préparée afin que nous puissions nous mélanger.
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Vendredi 15 septembre 2017 C'est reparti vers la côte sud de l'ISLANDE. Premier arrêt à la chute de Seljalandsfoss. Pas très spectaculaire mais son originalité est que l'on peut passer derrière (entre l'eau et la paroi). Bof ! Mais très prisée par les chinois qui font le tour en masse. L'arrêt suivant déroute un peu : nous sommes au pied du fameux volcan Eyjafjallajökull bien connu depuis avril 2010 mais il ne ressemble en rien à un volcan tel qu'on les connait ordinairement (ETNA, VÉSUVE, Mont FUJI, ou autres) car il se trouve sous une calotte glaciaire du même nom. En revanche le petit centre d'information situé au pied du site présente un film fort impressionnant et instructif sur l'éruption de 2010 et ses conséquences sur place. Nous enchainons par un arrêt repas au restaurant de la chute de Skogafoss. Pendant que notre chauffeur s'est absenté pour aller rechercher ses clés et son portefeuille égarés (finalement retrouvés dans le vêtement qu'il portait jusqu'à ce matin !) nous pouvons admirer cette belle Skogafoss de forme classique, et qui peut bénéficier aussi d'un arc-en-ciel dès lors que le soleil se montre.

Poursuite vers la côte la plus au sud de l'ISLANDE qui est tout à fait étonnante : falaises et plages de lave noire sous un vent fort et, en bonne saison, des oiseaux bien particuliers que sont les macareux (qui malheureusement ne sont plus présents en septembre). Valent vraiment le coup le Dyrhólaey et la plage de Kirkjufiara d'une part et les plages de Reynisfjara avec leurs orgues de basalte d'autre part.

La plage de Kirkjufiara et au fond le Dyrhólaey,

la plage de Reynisfjara,

et un vent violent sur cette plage,

mais aussi de belles orgues basaltiques.
Allez, Hop ! c'est reparti après un petit expresso. En remontant vers l'est pour contourner le Vatnajökull, cette immense calotte glacière grande comme plusieurs départements français, nous traversons un champ de lave gigantesque nommé Eldhraun. On est là dans un environnement lunaire et fascinant :

Le soir, quasiment au pied du Vatnajökull à Skaftafell nous pouvons manger tous ensemble. Les échanges entre français et canadiens sont fort intéressants, d'autant que nos amis canadiens sont furieusement sympathiques.
La nuit, nous espérions voir une aurore boréale. Rien jusqu'à 01h00 et nous allons nous coucher. Mais, Minh et Lan se sont relevées vers 02h30, prévenues par la réception de l'hôtel, et ont pu voir une petite aurore boréale. Merci à toutes les deux de nous avoir diffusé la photo qu'elles ont pu prendre et que voici :

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Samedi 16 septembre 2017 Départ vers la chute de Svartifoss (petite marche d'une demi-heure) à proximité de Skaftafell, chute très originale parce qu'elle tombe au milieu d'un écrin d'orgues basaltiques.

Retour au Tourist Center pour manger rapidement et tout aussi rapidement nous allons en bus au pied du glacier Svínafellsjökull. Ce glacier est une des langues glaciaires qui s'écoulent du Vatnajökull. Elles sont comme les glaciers de montagne classiques, mais proches du niveau de la mer. Le Svínafellsjökull est l'une d'entre elles. Quelques blocs de ce glacier s'en détachent avant de fondre dans un plan d'eau en son extrémité. Très beau ! Si on a avait eu le temps on aurait pu aller marcher sur le glacier.

Nous repartons trop rapidement car nous devons être dans moins d'une demi-heure au Jökulsarlon. Qu'est-ce que c'est ?
Une des langues glaciaires du Vatnajökull est le Breidamerkurjökull qui libère des icebergs en son extrémité dans son lac glaciaire le Jökulsarlon, lequel lac est en communication avec la mer. La vision de cet ensemble est magnifique depuis la berge mais aussi en ballade au milieu des icebergs dans un bateau amphibie. L'expérience vaut d'être vécue.

Au fond le Breidamerkurjökull, au premier plan les embâcles d'icebergs.

Depuis le bateau sur le lac glaciaire, de beaux (bien que sales) icebergs.
En fin de journée halte dans la petite bourgade de Djúpivogur. Petit port sympathique mais surtout une curiosité : l'artiste islandais Sigurdur Gundmundsson a sculpté 34 oeufs en granit qui illustrent les différentes formes et tailles des oeufs d'oiseaux vivant dans la région :

Nous poursuivons jusqu'à Egilsstadir pour rejoindre l'hôtel.
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Escapade à Rome et en Sardaigne English translation pending
Lors d'une escale avec la compagnie al Italia, notre première journée sera consacrée à la visite de Rome, nous en profitons pour visité la ville que je connaissais déjà.

Nous avons pris le Leonardo Express qui est un train direct effectuant la navette en 31 minutes jusqu'à Termini, la gare principale de Rome.

Les trains circulent toutes les 30 minutes entre 6h38 et 23h38. Le tarif est de 14€ par trajet. Nous avons ensuite prix le tarif du métro à la journée, soit 7€ par personne.


Nous avons pris le Leonardo Express qui est un train direct effectuant la navette en 31 minutes jusqu'à Termini, la gare principale de Rome.

Les trains circulent toutes les 30 minutes entre 6h38 et 23h38. Le tarif est de 14€ par trajet. Nous avons ensuite prix le tarif du métro à la journée, soit 7€ par personne.

De Calgary à Vancouver, dans les brumes de l'Ouest canadien English translation pending
Pour suivre
Bilan :voyageforum.com/...post=8297827#8297827
J21 - Totems et pont suspendu :voyageforum.com/...post=8293112#8293112
J20 - Squamish : voyageforum.com/...post=8290060#8290060
J19 - voyageforum.com/...post=8283941#8283941
J18 - Petrogliph et bouillabaisse :voyageforum.com/...post=8283192#8283192
J17 - Cathedral Grove :voyageforum.com/...post=8282396#8282396
J16 - Pacific Rim NP :voyageforum.com/...post=8281351#8281351
J13 - Wells Gray :voyageforum.com/...post=8278499#8278499
J12 - River Safari :voyageforum.com/...post=8277098#8277098
J11 - Mount Robson park : voyageforum.com/...post=8274028#8274028
J10 - Canyon et lac Maligne : voyageforum.com/...post=8272833#8272833
J9 - Miette Hot Springs : voyageforum.com/...post=8271950#8271950
J8 - Icefields Parkway :voyageforum.com/...post=8271127#8271127
J7 - Yoho NP :voyageforum.com/...post=8267735#8267735
J6 - de Banff au lac Louise :voyageforum.com/...post=8266467#8266467
J5 - Banff city :voyageforum.com/...post=8264696#8264696
J4 - Rodéo à Okotoks :voyageforum.com/...post=8255350#8255350
J3 - Spray et Kanaski Trail :voyageforum.com/...post=8254026#8254026
J2 - Héritage Historic Village :voyageforum.com/...post=8253719#8253719
J1 - Tyrell Museum :voyageforum.com/...post=8252517#8252517

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.

Après 8 séjours dans le grand west américain, je me disais qu'il y avait peut-être quelque chose à voir au-dessus de cette ligne droite qui borde au nord les états de Washington, Idaho et Montana. Les sites des parcs nationaux canadiens pas plus que les quelques carnets de voyage qui en parlent ne m'avaient pas vraiment convaincu. Mais l'appel vers le soleil couchant m'a amené à y regarder de plus près. Pourquoi pas ? faudrait voir ! La question s'est vraiment posé à la mi-juin, le choix des dates vite réglé, le 19 juin, l'avion était réservé, départ le 22/08, retour le 13 septembre soit 22 jours sur place. Restait à refaire les passeports périmés depuis 2 ans, ce n'a pas été le plus simple.
L'avion : Nantes Amsterdam Calgary (arrivée à 13h20) avec KLM – 4 h d'escale à Amsterdam, c'est de trop mais pas le choix. Retour de Vancouver par CDG avec AF – 1h15 d'escale, trop court en cas de retard, je raconterai le retour. Coût 1477 € mais en choisissant bien ses jours.
La voiture : j'ai réservé chez Hertz un SUV, à l'aéroport de Calgary pour le rendre à celui de Vancouver.
Le logement : priorité aux Best Western lorsqu'il y en a d'abordables pour faire étape ou résider plusieurs jours. Un séjour en Super 8 et des B&B, avec les avantages et inconvénients de ces logements. Un objectif, de pas dépasser la moyenne de 100€ par nuit, difficile à atteindre avec une nuit à Banff à plus de 280€. Je n'ai pas dit, camping ou auberge de jeunesse ne sont plus de notre âge, depuis longtemps hélas.
Les repas : le principe, un bon petit déjeuner, un sandwich le midi, un restaurant le soir.
L'argent : pas de change euro-dollar ni avant ni à l'arrivée, mais payement par carte au maximum et pour les besoins courants, sortie d'argent au distributeurs. Utilisation autant que possible de la carte American Express.
Mardi 22 août, bonnes et mauvaises surprises
Rien a dire sur le voyage, et je vous fais grâce des photos de nuages, de plateau repas et d'écrans cartographiques qui parsèment les premières pages des carnets de voyage. Je doit tout de même signaler que la qualité des images et des casques a progressé depuis nos précédentes traversées de l'Atlantique, autant chez KLM qu'au retour chez AF.
Pas de problème à l’immigration, l'AVE avait été obtenue instantanément le 21/07, un peu d'attente aux valises et nous voilà transportés par une mamy-guide vers la porte des rental-car.
Chez Hertz, bonne surprise, on me fournit une Jeep Cherokee, un peu moins chère que la Toyota figurant sur ma réservation. C'est un vrai 4x4, ce qui sera tout à fait inutile mais seuls la hauteur et l'ouverture du coffre SUV est important pour nous. Donc bonne nouvelle, sauf qu'il faut que je retourne demander comment on démarre le moteur et comment on arrête cette §%?§ de radio qui fonctionne à tue-tête ! Je découvrirai plus tard comment passer le compteur de miles en km, ouvrir le toit et autres babioles.

En route vers le Best Western de Airdrie, à 20 km au nord de l'aéroport. Nous utilisons notre vieux Tomtom, avec sa carte du nord américain. Arrivé en vue de l'hôtel, nous nous apercevons que l'échangeur a été modifié, et que notre GPS n'est pas à jours. Petite déconvenue qui nous fait faire un détour conséquent, ce qui se reproduira à plusieurs reprises.
Bien accueilli au Best Western, on nous remet les clés d'une très grande chambre où nous allons passer 3 nuits. Et oui, nous n'allons pas nous précipiter vers Banff, un événement nous retient dans le secteur jusqu'au week-end.
Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest English translation pending
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" !
Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble.
Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure.
Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.
Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Pour planter le décor :
3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels
Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.
Bonne lecture, bon voyage !
vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO
Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !

Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...

Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.
Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...

C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.

Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.
Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Itinéraire pour un voyage de 4 semaines au Maroc English translation pending
Bonjour,
Nous devions partir pour le Maroc au printemps 2018 mais finalement nous comptons partir le 12 octobre 2017 pour 4 semaines et arriver à Casablanca (vol le moins cher du canada). Après lectures des différents blogs et commentaires reçus, j'ai préparé un itinéraire préliminaire pour lesquels j'aimerais vraiment avoir vos commentaires car il y a tellement de possibilités qu'il devient très difficile d'avoir une idée claire du meilleur itinéraire. Nous comptons louer une voiture en arrivant ( si vous avez une compagnie fiable à suggérer à Casablanca, merci) 12 oct : jour 0 : départ de Montreal 13/14 oct : Jour 1-2 ; Arrivée à Casablanca, location auto et visite rapide 14/15/16 oct : jour 2-3-4 : départ matin pour Rabat, visite et 2 dodo ) devrions-nous rester une seule nuit ? 16/17/18/19 oct : Jour 4-5-6-7 : départ pour Fes et visite ville et alentours et 3 dodos (est-ce trop) 19/20 oct : jour 7-8: départ pour Midelt, visite ville et environs et dodo 20/21/22 oct : Jour 8-9-10 : départ pour Merzouga, visite, bivouac et 2 dodos 22/23/24 oct : Jour 10-11-12: départ pour Tinghir ou Skoura, visites et 2 dodos (Tinghir ou Skoura ??) 24/25/26/27 oct : Jour 12-13-14-15 : départ pour Marrarakesh, visites, 3 dodos (est-ce trop ???) 27/28/29 oct : jour 15-16-17 : départ pour Talouine - visite des environs et dodo 29/30/31 oct : jour 17-18-19 : départ pour Tafraroute, visite des environs et 2 dodos 31/01/02/03/04 nov : jour 19-20-21-22-23 : départ pour Tiznit ou Sidi Ifni (recommandation ?) pour profiter de la mer et des environs (est-ce trop ?) Devrions-nous intégrer Agadir ? 04/05/06/07 nov : jour 23-24-25-26 : départ pour Essaouira, visite des environs et 3 dodos 07/08 nov : jour 26-27 : Visite Casablanca 09 nov : Jour 28 ; avion de retour
Tout commentaire ou suggestion de modification sera grandement apprécié de même que des choses à ne pas manquer et des hotels ou logis confortables et propres sur notre chemin à nous recommander.
Merci d'avance
Claude, Montreal
Nous devions partir pour le Maroc au printemps 2018 mais finalement nous comptons partir le 12 octobre 2017 pour 4 semaines et arriver à Casablanca (vol le moins cher du canada). Après lectures des différents blogs et commentaires reçus, j'ai préparé un itinéraire préliminaire pour lesquels j'aimerais vraiment avoir vos commentaires car il y a tellement de possibilités qu'il devient très difficile d'avoir une idée claire du meilleur itinéraire. Nous comptons louer une voiture en arrivant ( si vous avez une compagnie fiable à suggérer à Casablanca, merci) 12 oct : jour 0 : départ de Montreal 13/14 oct : Jour 1-2 ; Arrivée à Casablanca, location auto et visite rapide 14/15/16 oct : jour 2-3-4 : départ matin pour Rabat, visite et 2 dodo ) devrions-nous rester une seule nuit ? 16/17/18/19 oct : Jour 4-5-6-7 : départ pour Fes et visite ville et alentours et 3 dodos (est-ce trop) 19/20 oct : jour 7-8: départ pour Midelt, visite ville et environs et dodo 20/21/22 oct : Jour 8-9-10 : départ pour Merzouga, visite, bivouac et 2 dodos 22/23/24 oct : Jour 10-11-12: départ pour Tinghir ou Skoura, visites et 2 dodos (Tinghir ou Skoura ??) 24/25/26/27 oct : Jour 12-13-14-15 : départ pour Marrarakesh, visites, 3 dodos (est-ce trop ???) 27/28/29 oct : jour 15-16-17 : départ pour Talouine - visite des environs et dodo 29/30/31 oct : jour 17-18-19 : départ pour Tafraroute, visite des environs et 2 dodos 31/01/02/03/04 nov : jour 19-20-21-22-23 : départ pour Tiznit ou Sidi Ifni (recommandation ?) pour profiter de la mer et des environs (est-ce trop ?) Devrions-nous intégrer Agadir ? 04/05/06/07 nov : jour 23-24-25-26 : départ pour Essaouira, visite des environs et 3 dodos 07/08 nov : jour 26-27 : Visite Casablanca 09 nov : Jour 28 ; avion de retour
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Merci d'avance
Claude, Montreal
Votre avis sur la France English translation pending
La France (j'allais dire notre pays , c'était oublier que le site VF est canadien, enfin c'est pas loin concernant les francophones, il s'agit de nos cousins😎), donc voilà ma réflexion: que vous ayez beaucoup voyagé ou pas, loin ou pas, à vélo, avec sac à dos (certains diraient bagpacker), en solo, en bivouac sauvage, en fréquentant les hôtels deux ou quatre étoiles, avec agence ou autrement, vous situez la France à quel niveau en matière d’intérêt touristique ou de voyage, car selon son point de vue j'ai constaté que l'on peut faire la différence entre touriste et voyageur?
Je vous livre en matière de préambule mon sentiment, la France c'est le top du top et de plus en France il y a un paradis sur Terre (certains diront que c'est un pays indépendant) la Corse. Je précise je ne suis pas corse, mais lyonnais qui ne jure que par les Vosges.
Au plaisir de vous lire Luc
Le Sri Lanka tant attendu English translation pending
LE SRI LANKA TANT ATTENDU… Février 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
Mercredi J'atterris à Colombo à 3H30 du matin avec la compagnie Ethiad Airlines. J'ai réservé à la Guesthouse SEA JOY à Négombo (20€/nuit avec pt-déj). A cette heure matinale, la GH est fermée mais le chauffeur de taxi leur téléphone. Heureusement car quand il m'a déposée, il est parti oubliant de me sortir un sac du coffre (où j'avais la tablette avec laquelle j'écris ce soir). Toute affolée, je demande à la patronne de lui téléphoner en lui expliquant dans un charabia affolant que le numéro du taximan est normalement affiché sur son portable. Elle le contacte et contre toute attente, il est revenu... Bienvenue au Sri Lanka ! Vers 8H, un copain d'Ostende, Christian, qui m'avait renseigné cette GH, vient me rejoindre et nous passons la journée ensemble à discuter entre les délicieux jus de mangue et de noix de coco, sans oublier nos succulents repas de crevettes et de calamars. J'ai déjà repéré un salon de massage et j'avoue avoir abandonné Christian le temps d'un massage. Il part ce soir, son circuit se termine.
Jeudi Après mon petit déjeuner, je me sens très fatiguée et retourne me coucher jusqu'à 15H30. Faut dire que je n'avais pas dormi la nuit précédente ni dans l’avion. Sitôt debout, dégustation de jus de papaye puis tuc tuc pour le tour de Négombo. En premier, je vais voir le marché aux poissons mais il est trop tard et il ne reste pratiquement plus rien. Ensuite, je vois la lagune et l'étroit canal (dont je ferai la balade en fin de séjour) puis le fort datant de l’année 640 environ avec l'actuelle prison derrière. Le chauffeur m'arrête dans un jardin de plantes médicinales où le gars veut absolument me vendre un sirop pour maigrir..... Bonjour la diplomatie ! On traverse la ville pour aller au temple bouddhiste où il y a un immense bouddha rouge couché. Ensuite, ce sera arrêt au temple hindou où il y a justement un office religieux, auquel je participe.
Pour terminer, ce sera arrêt devant l'Eglise (St Sébastien, pas sûre). Là, voyant que je vais aussi participer à la messe en plein air, le chauffeur me dit que la GH est tout près et me suggère de rentrer à pied, sans trop me donner le choix. Du coup, je repasse devant le salon de massage et m'y arrête pour en faire un d'une heure (16€) suivi d’un bon rhum-coca, avant de manger un riz curry-poisson.
Vendredi Aujourd'hui, journée repos et plage. J'ai été nager et une vague a emporté mon chapeau faire le tour de l'océan Indien. Au menu, jus de noix de coco et ananas. Le soir, crevettes curry et riz. Je suis encore très fatiguée. Je dors beaucoup. C'est sûrement ma manière d'évacuer le stress accumulé auparavant.
Samedi Départ pour Sygyria. Je rencontre mon chauffeur Sanath qui est venu me chercher à 10 H comme prévu. Il m'a été conseillé par voyage forum. Il paraît sympathique. Apres quelques heures de route dans son van pour six personnes, nous arrivons à Sigiriya. J'ai réservé chez l'habitant à "Nature Villa Lodge". Il y a deux chambres séparées du bâtiment principal. C'est vraiment une charmante petite adresse (15€, pet-déj inclus). La chambre est impeccable. Je ne peux que recommander cette adresse proche du rocher. Un peu plus tard, nous allons faire un petit tour en voiture pour voir le rocher de loin et le bain d'un éléphant dans la rivière. Il est 16H, je loue un vélo et vais me promener deux heures dans la pampa. Je longe un lac et en me retournant, je vois au loin le rocher. Moment magique! En revenant, je retourne à la rivière voir d’autres éléphants se baigner. Je m'arrête un moment aussi pour regarder jouer une famille de singes; les petits sont mignons et les gros me font peur. Ils ont la face rouge, je n'avais jamais vu cette espèce là ni en Inde ni ailleurs. Je rentre à la GH me doucher et manger un plat fait maison sur demande spéciale, un festin à moins de 4€. On me dira encore que je n'ai pas la notion des prix en Belgique...
Dimanche Aujourd'hui, j'ai visité ce qui m'a attiré au Sri Lanka, il y a plusieurs années ; j'ai nommé "le rocher du Lion". Haut de 200 mètres, il est posé sur une longueur de 200 mètres et une largeur de 75 mètres. Départ à 7H45 pour arriver avant les groupes mais il y avait déjà du monde. Faut vraiment y être dès 7H du matin à l'ouverture. L'entrée est vraiment chère 4500 roupies (28€). Mais je ne regrette absolument pas de l’avoir escaladé. Pour la petite histoire, le roi Kassyapa avide de pouvoir avait emmuré son père et chassé son frère en Inde. Mais celui-ci avait juré de venir venger son père, c'est pourquoi le roi fit construire une forteresse au-dessus de ce rocher à Sigiriya en pleine jungle, pensant que personne ne le trouverait. Il y vécu le restant de sa vie dans la crainte. 18 ans plus tard, le frère revient des Indes et le tua. Le roi qui avait attendu 7 ans que le palais soit fini, n'y aura séjourné que 11 ans. Après ce sont des moines qui l'occupèrent durant une quinzaine d'années puis le site sombra et fut camouflé par la jungle. Ce n'est que des années après qu’il fut redécouvert. Pour la visite, d'emblée, on passe à travers les nombreux jardins et les espaces au pied du rocher. Il y régnait ici une véritable ville bien conçue avec quatre piscines, cours, bassins et canaux plein de crocodiles. Pour accéder aux jardins, il faut payer l’entrée complète. En poursuivant, on peut commencer la première ascension assez facile, ce sont de gros escaliers où l’on peut se reposer. S’ensuit un autre en colimaçon qu’on gravit pour aller admirer les plus anciennes fresques de l'Ile: les Demoiselles de Sigiriya. Il en reste 22 visibles. On ne sait pas trop bien qui elles étaient: les épouses peut-être... car le roi avait 500 femmes et au départ, il y avait 500 fresques. Celles qui restent sont très bien conservées. Elles furent découvertes en 1831 par le plus grand des hasards. Un peu plus loin, le mur servant de garde-fou est criblé de graffitis; il s'est poli au fil du temps et fait un peu effet miroir, je dis bien un peu… On continue l'ascension plus difficile car pas d'endroit pour faire une pause! On est tous à la queue leu leu. Il reste 250 marches en ferraille avant d'arriver à la forteresse dont il ne reste que les ruines. Mais le paysage est à couper le souffle. Ce rocher est planté au milieu d'une jungle luxuriante Derrière le rocher, on aperçoit le rocher Pidurangala qu'on peut escalader aussi mais moins sécurisé au sommet et plus périlleux bien que moins haut (- cher). En redescendant, je vois les nids de frelons pour lesquels j'avais si peur...mais ils ne sont pas sortis et de plus maintenant, c'est grillagé à cet endroit car bien qu'on ait essayé de les exterminer, ils sont revenus l'année suivante encore plus gros. J'aurais mis 4H30 pour cette visite y compris le petit musée dont le prix est compris dans l'onéreux ticket. Encore bien! Je vais manger un plat végétarien puis rentre me doucher et m’endors. A 16H, Sanath vient me chercher pour me conduire à un très ancien monastère bouddhiste où vivent trois moines. On ne peut voir que le grand Bouddha et le stupa; il est interdit de rentrer dans le monastère qui d'extérieur ne ressemble à rien. Ce soir, noddles aux légumes.
Lundi Départ à 8 H pour Dambulla, le centre du triangle culturel. Un roi chassé d'Anuradhapura par les armées tamoules y trouva refuge. Ce roi y rencontra là un ermite qui l'initia à subvenir aux besoins de sa famille. Quand il retrouva son trône, en remerciement, le roi transforma les grottes en temples richement décorés. Au fil des siècles, les sculptures furent complétées. C’est un haut lieu de pèlerinage bouddhiste; Bien que ce site soit moins haut, il m'est difficile de gravir plus de 200 hautes marches, les effets du rocher se faisant sentir. En compagnie de nombreux singes, j'arrive aux cinq grottes et aux 150 bouddhas d'expression différente. Dans la première grotte, il y a un immense bouddha couché représenté comme mort car il n'a pas les pieds au même niveau et ses yeux sont mi-clos. Il date du 1er siècle avant JC et est en granit. II a été repeint en or au 7ème siècle et c'est toujours d'origine. Les fresques du 18ème siècle sont abimées. Le Bouddha reçoit trois repas par jour et après un quart d'heure, on distribue la nourriture aux singes et aux oiseaux. La 2ème grotte est beaucoup plus grande et vraiment magnifique. Il y a aussi un Bouddha couché mais vivant, cette fois, il se repose. Il mesure 10 mètres. Le roi Nissaka Malla en avait fait recouvrir les feuilles d'or; on l'a alors appelé le "rocher doré". Il y a 54 statues de Bouddhas du 1er siècle. Il y a un stupa. Le plafond est peint de scènes religieuses et de Bouddhas en très bon état. Il y a une fissure dans le plafond qui amène de l'eau goutte à goutte dans un sceau depuis 22 siècles; ce seau ne déborde jamais... Où est le truc? Mon driver dit que c'est un miracle... On y voir des divinités hindoues notamment Vishnu. Dans la troisième grotte, il y a encore un Bouddha couché et une cinquantaine de petits bouddhas soit en bois, briques ou ciment mais peints. On y voit la statue du dernier roi du royaume de Kandy (1815). La quatrième grotte est plus petite. C'était le site du premier temple. Les fresques du 18ème siècle sont en mauvais état. En 1975, des voleurs ont éclaté le dagoba à l'explosif persuadé qu'il y avait un trésor dessous. La cinquième grotte du 19ème siècle n'est pas terrible. En redescendant, se dessine un merveilleux paysage. On aperçoit même le rocher de Sigiriya par temps clair, ce qui fut le cas ce jour. En bas, on admire le grand Bouddha doré d’environ 30m. La visite aura duré 2H30 accompagné de mon chauffeur qui est aussi un peu guide (pas autant qu'un officiel mais ses explications et celles du guide du routard me suffisent amplement). Depuis peu, l’entrée du site est gratuite! La ville de Dambulla n'est pas terrible ; j'ai bien fait de loger à Sigiriya. Vers midi, je pars en char à zébu pour me rendre au lac de Hiriwadunna pour y faire du bateau. De l'autre côté du lac, dîner local dans une petite maison. On me montre aussi les techniques de travail pour enlever les noix de coco de leur écorce, on tasse le riz et le tamise, on moud le millet, écrase les épices... J'ai fait ce travail 2 min j'avais déjà mal aux bras. Le repas était composé de légumes dont j'ignorais jusque là l'existence, de riz et de poissons. Obligée de manger avec les doigts car il n'y a pas de couverts et de boire l'eau dans une demi coque de noix de coco. Ces coques servent aussi comme récipients pour y mettre les épices. Retour à la civilisation en tuc-tuc. En passant, j'achète deux mangues et une papaye pour 1,50€. Je vais me reposer et surtout me doucher. A 16 H, je vais faire un massage ayurvédique suivi d'un sauna aux herbes. Je rentre boucler ma valise, demain départ à 9H pour d'autres horizons pas si loin.
Mardi Direction vers le site de Médirigiriya qui se trouve sur ma route pour me rendre à Polonnaruwa. Le chemin de Sigiriya vers cet endroit est magnifique. On s'attend à voir surgir un éléphant de l'épaisse jungle mais je n'en ai pas vu. Par contre, le long de la route, à trois endroits différents, j'ai vu des iguanes: un gros de plus d'un mètre et deux plus petits de 80 cm à vue d'œil. Le site de Médirigiriya est gratuit. Il faut être véhiculé pour s’y rendre. Il date du 7ème siècle mais existait déjà au 2eme siècle. J'ai bien aimé cette balade d'une heure trente en prenant tout mon temps. Il reste des Bouddhas abimés, un édifice circulaire exceptionnel et caractéristique du Sri Lanka: le Vatadage, où les trois rangées de piliers de 5 mètres de haut sont intactes. À côté, un autre monument: le Pilmage où il y avait un grand bouddha couché qui n'existe plus. A gauche, une baignoire médicinale en granit, je pense, provenant de l'Hôpital. J'insiste auprès du driver pour aller voir l'hôpital en ruine. Il me dit que ce n'est pas possible, qu'il est recouvert par la jungle. Je suis têtue et sur le routard, c'est indiqué donc on cherche et on trouve; il ne connaissait pas. J'insiste aussi pour aller voir les anciennes latrine mais on ne les a pas trouvées. Je veux emprunter un sentier derrière l'hôpital mais il n'a pas voulu me suivre disant que c'est trop dangereux et qu'il y a des sangliers. Je l'ai écouté mais seule, j'y serai certainement allée. Je mange puis me repose à la super GH Man Guest Polonnaruwa (22€ pt-déj inclus)avec chambre vue rizières et singes. Très sympa ici.
Mercredi Départ tôt ce matin pour visiter le célèbre site de Polonnaruwa du 11ème et 12èmes siècles. Plus aucun temple n'est actif ici. C'est impératif de visiter ce site après Sigiriya et Dambulla. Il me manquera Annadhapura mais ce sera pour un autre voyage! Il ne m'est pas encore arrivé de catastrophe mais mon chauffeur a clapé la porte du coffre sur son crâne et il a deux points de suture. La visite du site a duré sept heures en prenant 15 minutes pour manger....le chauffeur me dit en trois heures on peut le faire mais il ne me connait pas... Je traîne...c'est d'ailleurs pour ça que je ne pars pas en groupe.... je les vois courir ces groupes. Il rate beaucoup et j'ai entendu des commentaires « on n'a pas le temps d'apprécier! » Moi "oui". C’est un site immense dont je me passerai de vous décrire les détails, le routard est là pour ça. En tout cas, ça vaut la peine. À vélo, ça paraît chouette! Je l'ai fait en voiture descendant 36 fois du véhicule. A vélo, j’y aurais passé la nuit! En gros, j'ai visité 23 temples, le palais, le musée, la statue du roi, la bibliothèque, vu l'hôpital enfin ce qu'il en reste. Après bonne douche puis repas à la GH. Je trouve une mouche dans mon assiette: j'ai continué à manger (pas la mouche)! Je rencontre des Français avec qui, je parle un peu.
Jeudi Départ ce matin pour Kandy; cette grande ville polluée entourée de montagnes et de collines. Le routard dit que c'est une des plus belles villes du monde..... je ne suis pas du tout d'accord! A part le temple de la dent, le lac et les jardins royaux??? Rien… On y va pour l'ambiance de cette ancienne capitale. J'arrive à l'hôtel Kandy View mais, il me dit que la chambre qui m'est réservée se trouve hors du bâtiment et que c'est loin et pas pratique pour moi car ça monte fort. Il me propose une chambre dans le bâtiment principal au double du prix. Je rouspète dans un anglais mélangé de français et d'espagnol. Toujours est-il que je réussi à avoir la chambre dans le bâtiment principal au même prix....
Bon, j'ai dormi un peu plus tard donc nous partons à 10H. Arrivée à 16 H. En chemin, j'achète une mini bouteille de rhum brun...faut se faire plaisir... Le chauffeur va directement à la gare de Kandy pour acheter un billet de train en première classe afin de me rendre à la montagne: tout est complet en première! En deuxième, on doit acheter le ticket au moment du départ et alors, c'est à qui court le plus vite pour avoir une place assise. Vu ma souplesse et mes bagages, je prendrai le minibus. On verra ce que ça va donner... A 5 H, je vais voir le spectacle de danses traditionnelles de KANDY. On y sert à boire et pour faire comme tout le monde, je bois deux bières ce qui ne m'empêchera pas de siffler mon rhum en compagnie de français à l'apéro du soir. Le souper est délicieux.
Vendredi Dernier jour avec mon chauffeur. Nous partons à 9 H pour aller visiter le jardin botanique qui, parait-il est le plus grand et le plus ancien du monde. Il y a une variété de plantes, de fleurs y compris des dizaines d'orchidées différentes, des cactus, des arbres dont le plus vieux est un fucus de 1871. J'ai mis 3H15 pour faire la visite et encore j'ai zappé plusieurs choses. Le chauffeur était mécontent car il me dit il qu'il ne faut que deux heures pour tout visiter... pas moi, voilà....je regarde et j'apprécie. Nous allons diner dans un endroit cher donc je prends deux œufs sur le plat avec du riz...les serveurs me regardent de travers.... Je vais visiter le temple Gadaladeniya puis renonce aux autres. Je demande pour faire le petit tour dans le royal parc of Udawattakele qui est une grande forêt au dessus de la ville. Le routard estime que le tour fait 1,500 km. C'est sans compter qu'il y a des croisements et qu'il n'est pas bien précisé lequel chemin prendre. A deux reprises, je me trompe et doit revenir sur mes pas. J’ai marché 2H30 (avec marche très rapide à la fin car le coucher du soleil approche). J'ai dû faire 7 km. J’ai vu des biches, un sanglier de loin et beaucoup de singes me faisant la haie d'honneur lors de mon passage. Je n'étais pas fière et j'avoue avoir eu très peur... Maintenant, ça m'amuse de repenser à ça. Je fais mes adieux à Sanath, excellent chauffeur, très sympathique, que je recommande vivement.
Samedi Aujourd'hui, je pars visiter le temple de la dent de Kandy. La molaire du Bouddha aurait été dérobée sur son bûcher en 483 avant JC et apportée au Sri Lanka dissimulée dans la chevelure d'une princesse au 4ème siècle. Le temple abrite la relique depuis le 16ème siècle. Je pars sans déjeuner ni café donc mauvais signe. Arrivée au temple, il y a des milliers de personnes qui se bousculent pour entrer, touristes et locaux mélangés. A un moment, un gros monsieur européen m'a carrément bousculée, je lui ai tapé dans le dos.... Je trouve que ça ne vaut pas le coup : trop de monde, on ne voit rien et l'entrée coute quand même 1500 roupies (10€). Je suis morte, je rentre et vais dormir. Je ne quitterai plus l'hôtel, je suis trop fatiguée...un peu d’accumulations des jours précédents. Le soir, je fais un massage à l’hôtel, qui n'est pas bien fait et coûte cher... Bref, ce n'est vraiment pas la plus belle journée du séjour !
Dimanche Fini le chauffeur. Maintenant le bus... 2H30 de trajet assise... c'est déjà bien... Après une heure de trajet, le paysage devient très beau. On monte doucement vers la montagne. J’arrive à la maison d'hôtes Jungle Nuryia-Elyia (3 chambres); je suis seule; on est à 6 km du centre. Accueil sympa. Je mange puis repart en ville faire du shopping, surtout acheter ma petite bouteille de rhum! En rentrant, le gars de service voit ma bouteille et veux en boire aussi... je lui donne un verre...ça y est, je suis bien vue.
Lundi Départ à 5 h du matin pour un trek dans le parc national de Horton Plains. J'y vais en tuc tuc (4500 roupies soit 28 €)+ l'entrée pour une personne: 26€. Les entrées sont vraiment toutes très chères dans cette Ile. Soit, une heure plus tard, je démarre mes 9 km. J'avais lu que c'était facile à faire et comme le nom l'indique "plains", je pensais que c'était une boucle plate avec de temps une montée et une descente. Mais il faut savoir que c'est un vrai trek avec des grosses pierres à escalader, des endroits qui montent secs et d'autres descendent tout aussi secs. J'ai mis 4 heures pour faire le tour en faisant quelques arrêts de 2-3 minutes. Il faut dire que le paysage est magnifique ainsi que le lever du soleil. Par contre, rien vu comme animaux à part un cerf. Il y aurait quelques léopards dans ce paysage sauvage mais avec le bruit des touristes, ils ne peuvent mal de se montrer. Il n'y a plus d'éléphants depuis qu'un colon britannique les a fait chasser vers les années 1830! Je ne regrette pas d’avoir fait cette balade, si ce n'est le prix exorbitant… Je me dis que je suis cool puisque après-midi, je vais voir les cascades de Ramboda sur la route de Kandy à 20 Km de Nuwara-Elyia. Ceci dit en passant, le paysage n'est qu'un tapis vert de plantations de thé. Ceci mélangé aux montagnes au loin, c'est un plaisir pour les yeux. Arrivée aux cascades, il a fallu descendre presque à pic et surtout remonter. Mes mollets se musclent. Ensuite, je visite une manufacture de thé. Là, repos avec une dégustation. J'ai appris qu'il faut laisser tremper le thé vert 3 minutes dans de l'eau chaude non bouillie, 2 minutes pour le thé blanc et 5 minutes pour le the noir.
Mardi Aujourd'hui, départ pour Ella, à 1100 m d'altitude, en bus local archi bondé. J'y rencontre Anaïs, une jeune dame de 28 ans avec qui je sympathise. Trois heures après, nous sommes à Ella. Je vais dans la Guesthouse Leela réservée sur Booking à 18 USD la nuit, que je déconseille vivement! Je n'ai jamais eu une chambre aussi crasseuse. Enfin, j'ai réservé donc je dois rester au moins une nuit. Après-midi, en me dirigeant vers le jardin d'épices, je rencontre Anaïs. Nous marchons un peu puis devons nous abriter car il pleut à seau...
En discutant de ma chambre, on regarde sur Booking et on voit que l’annulation est possible jusqu'à 18H. J'annule vite et rentre dire que je quitte la GH. Ça ne va pas, elle veut que je passe quand même une nuit. Je m'excite un peu mais Anaïs qui m'accompagne tempère le jeu. J’y dormirai une nuit et l'autre nuit dans la GH d'Anaïs bien propre et moins chère.
Mercredi Le temps s'est remis. A 9 H, je dégage de chez Leela. Je suis un peu contrariée de la situation de la veille et n'ai pas envie de bouger. Je me motive par un bon petit déjeuner et chausse mes grosses chaussures de marche. Direction le Little Adams Peak. Belle promenade avec un chemin serpentant entre les plantations de thé. J'y vois les cueilleurs. J’avais lu des commentaires « montée facile » mais quand même après le sentier qui monte légèrement, 317 marches nous attendent! On voit le fameux Ella Rock sous plusieurs facettes. Arrivée au sommet, je ne peux que rester admirative de ce paysage à 360 degrés. Le Ella Rock en face, la vallée superbe, le village et la route tout en-bas. Je m'installe un long moment sur une pierre, en pleine conscience de bien vivre mon moment présent qui est magique. Un beau papillon bleu vient me rendre visite ainsi que des oiseaux bleus également. J'entame tout doucement la descente à mon rythme, contemplant toujours le paysage. La balade dure 2H30. A mi-chemin, je demande à une dame de me prendre en photo. Elle est canadienne et visite le pays avec trois amis. De fil en aiguille, je lui dis que je vais à Kataragama le lendemain. Ils se trouvent qu'ils y vont aussi et propose de m'emmener. Super. La seconde partie du programme est d'aller voir la Démodara Arch Brighe: un magnifique pont à 9 arches. Je commence par aller le voir du haut. C'est une assez longue balade mais au sommet, il y a un point de vue d'où il est agréable de le contempler . Ce n'est pas tout, maintenant faut descendre jusqu'aux rails, sur le pont.
Le sentier qui est large de 50 cm descend à pic à travers la jungle. Difficile de ne pas tomber mais j'ai fait très attention en m'asseyant parfois à terre pour me glisser. Enfin en bas, il reste une heure avant que le train n'arrive + 20 minutes de retard. C’est la première fois que j'attends si longtemps un train que je ne prendrai pas... mais juste pour le plaisir de le voir sortir du tunnel et passer sur le pont en sifflant. J'ai adoré. Je rentre à Ella à pied par les rails (3km); encore une fois en passant juste au milieu de la jungle. Inutile de dire que c'était fabuleux. J'arrive à 17H30 à la gare d'Ella au milieu des rails. J'attends sur un banc qu'un train arrive, encore juste pour le plaisir de l'entendre siffler. De retour à la Guesthouse vers 18H, je file prendre une douche froide (plus d'eau chaude) puis vais souper avec Anaïs. Très belle journée.
Jeudi Je fais mes adieux à Anaïs qui part dans une autre direction et vais, à mon tour, me préparer pour 10 H, heure à laquelle, les canadiens passent me chercher. Nous partons en mini van à cinq. Intéressant car on peut partager les frais. Mon trajet me coute 11 €. En chemin, nous croisons trois éléphants sauvages. Etant assise devant, le chauffeur ouvre la fenêtre et veut que je donne une banane à un éléphant. Je ne vais pas vite assez, il entre sa trompe dans la voiture par la fenêtre me bavant dessus. Ouf, j’ai pu sauver mon appareil photo mais j'ai crié comme je sais le faire quand je suis saisie. Vers midi, arrivée à nos hôtels respectifs. Pas déçue de l'hôtel Señora (25€/nuit): grand luxe. Mon but en venant dans ce bourg à Kataragama, peu fréquenté des touristes, était de me retrouver dans un endroit hindouiste encore en activité. Je me promène deux heures dans ce haut lieu sacré ou se mélangent hindous, bouddhistes et musulmans. J'arrive d'abord à la Mosquée puis vais jusqu'au grand Dagoba d'un blanc immaculé, où se recueillent les bouddhistes. On dit que dans sa flèche dorée, il y a une énorme pierre précieuse.
J'assiste à la dernière puja (prière hindouiste)du soir au temple Maya Davale. La cérémonie dure 45 minutes au son des tambours et des cloches. Je suis contente d’y assister car c’était mon but en venant à Kataragama. Mais alors debout 45 minutes sans bouger... Maintenant, j'ai encore plus mal aux pieds.
Vendredi Je quitte l'hôtel vers 10 heures. Je me rends à Tissaharama en bus local. Je me rends à la Guesthouse Yala Bnb que je recommande vivement. Je vais faire un petit break; je ne ferai pas le safari de Yala que j'avais prévu. Vers 15 H, je vais me balader vers le lac Tissa Wewa qui est artificiel mais aurait été construit au 2ème ou au 3ème siècle avant JC. Ensuite, je vais vers un site archéologique et un dagoba toujours en activité.
Samedi Alors que j'attendais le bus, comme par hasard, le tuc-tuc qui m'a ramené à l'hôtel passe et je fais le trajet avec lui pour 2500 Roupies 16 €....70 km. Je vais à Rékana à 9 km de tangalle à la Guesthouse Coconut Island que je recommande. Ma chambre n'a que trois murs et un toit. J’entends la mer. J’ai été m'endormir sur la belle plage non touristique
Dimanche J’ai très bien dormi avec l'air qui entrait dans la chambre et le bruit de la mer. Ce matin, il fait bon mais sans soleil. Je suis en mode relaxation complet.
Le reste du séjour se passera à la côte sud en passant par Polhéna où j’ai nagé avec les tortues et ai ramassé un gros coup de soleil sur le dos (ben oui à faire la tortue…).
Je passe à Galle sans visiter ; ce sera pour une autre fois.
Ensuite, je me rends en tuc-tuc à Unawatuna où je trouve une belle chambre avec vue mer.
La dernière station, toujours en tuc-tuc, sera Ambalangoda où je vais visiter le musée du masque.
Fini le tuc-tuc. Là, je prends le minibus jusqu’à Colombo et à Colombo un gros bus rouge jusqu’à Négombo où je passe les deux derniers jours et achète mon masque…
Pour ces deux jours, j’ai choisi la GH King Fich qui n’est pas cher et très propre mais il n’y a pas d’ambiance, ni de repas, ni de terrasse, ni de vue.
Le soir, je rencontre un groupe de hippies français avec qui je sympathise et m’amuse un peu. Je les reverrai le lendemain avant mon départ qui a lieu à 23 heures pour l’aéroport. Je profite encore de faire un massage ayurvédique.
Ce voyage m’a beaucoup plu et je compte y retourner pour faire les stations que je n’ai pu faire.
MARIE LE 11 MARS 2017
23 jours en famille au Botswana et en Namibie English translation pending
Jour 0 :
La route vers Francfort est très bonne et on arrive plus tôt que prévu à l’aéroport. Dans l’avion, on mange puis on regarde des films.
Jour 1 : Tsauchab River Camp 250km – 4h Arrivée à l’aéroport de Windhoek à 5:30. Dans l’avion, on avait très peu dormi. Transfert par Tourmaline à Windhoek pour le 4x4 ( équipé 2 tentes, frigo, réservoir eau, 2 réservoirs diesel ) chez Asco. Toyota Hilux toute neuve ( ce qui nous fait peur pour les dégâts et griffes éventuels ). Briefing par Asco sur la conduite ( première expérience 4x4 ) et sur l‘itinéraire par un guide de Tourmaline. Départ vers 10:00 vers un supermarché à Rehoboth pour acheter des provisions et manger un hamburger poulet ( genre KFC, pas impressionnant ). On reprend la route vers le camping du soir. C’est d’abord une très belle route asphaltée, puis une piste ( gravelroad ). La voiture tient très bien mais on dépasse pas les limites de vitesse car notre voiture enregistre toutes les données et en cas de problèmes, l’assureur ne couvrirait pas les dégâts ( ça arrive souvent ). Les distances sont longues, et sans repères, on craint d’avoir raté des bifurcations. On n’a pas de gps, c’est un peu plus stressant, mais on ne s’est perdu qu’une fois. On voit quelques springboks et babouins, un zèbre mort. Le frigo est très puissant, si on le met trop fort, il congèle! Il fonctionne de nuit sur une batterie autonome. Ça nous permet d’acheter à manger pour environ 3 jours. On arrive au camping, il est décoré de statues métalliques représentant des animaux, très artistique. L’emplacement est isolé, dans le lit asséché d’une rivière, au pied d’un grand arbre. Pas facile de rouler sur l’étroit passage. Une petite maison sert de sanitaire. Il n’y a personne à 2 km à la ronde, pas un bruit, que nous, qui installons pour la première fois tentes et braai. Il faut faire vite, la nuit tombe vite! Le ciel est infini, il fait de plus en plus froid. Un ouvrier vient allumer des braseros. Malgré les superbes cieux, on ira souvent dormir vers 20h30, pour se réveiller avec le lever du soleil vers 6h00.
Jour 2 : NWR Sesriem 120km – 2h Il faut du temps pour tout ranger, pas encore habitués. La nuit, Eline dit avoir vu des doigts toucher la toile de tente, elle pense que c’était un singe. En route vers Sesriem ! Les montagnes sont proches. On aperçoit quelques babouins, gazelles et oryx qui fuient. On s’installe au camping, on y achète une carte téléphone nationale. On dîne, Florine reste à l’ombre, malade. Je pars avec les enfants à l’attaque des dunes de Sossusvlei! Les dunes rouges sont superbes. Au parking, avec l’aide du guide touristique et d’un panneau, on part à la recherche d’Hiddenvlei. Il y a plein de traces de pas, on les suit. Le soleil tape, il n’y a pas une once de vent. Il y a de moins en moins de traces de pas, mais on continue ! On ne la trouvera jamais, on finit par rentrer, j’ai peur de m’évanouir. On arrive de justesse à la voiture, je m’y couche, la clim à fond ! Je regrette mon raccourci, on ne surestime pas le désert ! Sur la route du camping, on aperçoit nos 2 premières autruches, on sort de route pour les approcher, elles fuient. Au camping, on installe tentes et braai, Yorick va nager dans la piscine glacée, Eline photographie d’énormes grappes de nids de centaines d’oiseaux dans les arbres. Le camping est étendu, chaque emplacement est entouré d’un grand mur de pierre. Le soir, il y a des animaux qui bougent, on essaie de les approcher un peu, mais les frontales n’éclairent pas assez et on ne prend pas de risques. On va dormir tôt.
Jour 3 : Solitaire Guest Farm 130km – 2h30 Lever à 5h00, mais tout ranger nous prend du temps ! La moitié des campeurs sont déjà partis voir le lever du soleil sur le sommet d’une dune. Il se lève à mis chemin de Sossusvlei, on se gare, c’est magique ! La lumière et les ombres dans les dunes rouges sont somptueuses ! Au parking, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, nous utilisons une navette collective. Après coup, ça semblait faisable ! Du second parking, Deadvlei est facile d’accès. A cette heure, il n’y a que 3 autres familles, certaines parties sont encore dans l’ombre, mais c’est déjà impressionnant. Les ombres des acacias morts les déforment sur le sol d’argile blanc, on les photographie sous tous les angles. Des lignes de marcheurs grimpent vers Big Daddy Yorick et moi les rejoignons verticalement, puis redescendons la dune en courant. Eline attrape un gecko et le relâche peu après. C’était le lieu le plus envoûtant ! 2h30 de route vers Solitaire dans des paysages secs et montagneux, on croise des gnous. A Solitaire, on s’arrête à la célèbre boulangerie ( bus de touristes, surfait ), on nourrit la colonie d’écureuils de sol, on photographie les vieilles voitures. On flâne au camping avant de nous rendre au Solitaire Namib Carnivore Centre pour une traque aux guépards de 2h00. Dans une jeep avec 2 autres couples, le guide nous amène vers les guépards, à l’aide de leurs colliers émetteurs. On sort du véhicule, 2 s’approchent à 3 mètres pour recevoir des morceaux de viande puis repartent somnoler à l’ombre. On va voir le soleil se coucher en buvant un verre. Au retour, le guide retrouve le pull qu’Eline avait laissé s’envoler à l’aller. Ces guépards ont été recueillis petits, leur mère ayant été abattue par un fermier. Braai du soir et dodo tôt car la journée a été longue. J’avais choisi ce camping car mon guide Bradt disait qu’il y avait des mangoustes, c’est faux comme plusieurs autres de ses renseignements ( surtout sur les points d’eau d’Etosha ). Le camping est tranquille mais impersonnel.
Jour 4 : Villa Wiese (B&B) 280km – 4h En route vers Swakopmund, ou roule dans des déserts plats, on en profite pour donner une leçon de conduite aux enfants, ils démarrent comme des pros sans caler. On dépasse la ligne imaginaire de tropique du capricorne. On passe aussi de beaux défilés ( Gaub Pass ), on escalade le Vogelfederberg, on photographie des arbres à carquois. A Walvis Bay, on va voir les flamands roses et les pélicans. En route vers Swakopmund, vers le B&B. Des vrais lits… on savoure le luxe ( les enfants celui du wifi ) ! On fait des courses puis on va manger au Pizzeria Western Saloon un énorme hamburger ( qu’on n’a pas su terminer ), excellent !
Jour 5 : Spitzkoppe Camp 150km – 2h30 Départ à 7h00, la Villa nous a préparé une quiche comme déjeuner qu’on déguste dans le 4x4 en route vers Walvis Bay pour notre excursion en kayaks de mer avec Pelican Point Kayaking. Un café en attendant le départ ( la route était moins embouteillée que prévu ). Dans 2 jeeps tractant les embarcations, nous roulons vers Pelican Point. Les kayaks biplaces sont mis à l’eau, très vite des jeunes phoques du cap viennent sauter autour de nous, mordiller les gilets de sauvetage ou les pagaies. On approche aussi la berge où les adultes se prélassent. On est vraiment proches de ces animaux et c’est un plaisir de jouer ensemble. Cette excursion est celle qui m’a le plus marqué. Après le kayak, Florine et moi nageons un peu, mais les phoques restent à distance et l’eau est glaciale. Un thé et des sandwiches nous réchauffent sur la plage. Il n’y a que notre groupe et des milliers de phoques à perte de vue. La colonie sent fort, car de nombreux corps se décomposent ( on a ramené quelques os blanchis ). Au retour, on voit deux chacals gambader. On approche des milliers de flamands roses au bord de la lagune. Retour au centre où de nombreux marchands écoulent leurs curiosités ( on n’a pas résisté longtemps ). En route vers le Spitzkoppe qu’on atteint à la tombée de la nuit, heureusement que le guide nous a déconseillé de passer par Cape Cross ( gros détour pour voir le même genre de colonies de phoques ). Le camping est mal indiqué, les ouvriers peu aimables, mais dans un environnement à couper le souffle. On choisit son site aux pieds de ces montagnes lisses de granit rouge. Installation de la tente et du braai. Une gentille famille d’Afrique du Sud nous offre une bouteille de son propre vin ( les autres Sud Africains rencontrés étaient arrogants et désagréables avec les Africains noirs ). Un de nos campings coup de cœur !
Jour 6 : Brandberg White Lady Lodge 150km – 2h30 Yorick et moi nous réveillons à l’aurore et décidons d’escalader la montagne environnante. Au sommet, la vue est superbe, notre véhicule minuscule. On voit des traces de sortes de marmottes qui laisse des traînées odorantes d’urine sur le grès. Nous redescendons, déjeunons et rangeons tout pour partir. A la sortie du camp, une famille locale vend des souvenirs. Nous achetons un mobile, le petit garçon demande un présent et nous leur donnons des pommes, il est tellement heureux qu’il danse de joie, c’est une belle leçon pour nous. En route, nous apercevons une ancienne mine avec ses bâtiments en ruine. Quelques familles viennent y chercher des matériaux de construction. Nous roulons vers le Brandberg pour y voir les peintures rupestres. La visite guidée dure environ 2h30 et est assez fatigante car il fait très chaud et pas le moindre vent. La qualité de ces peintures bushmen vieille de plusieurs milliers d’année est surprenante, on ne s’en lance pas. Nous allons au camping proche, situé dans le lit d’une rivière asséchée. Des ânes et des vaches s’y promènent. Nous installons tentes et braai comme chaque soir. L’environnement du camping est très beau mais pas assez intime. Je m’y ensable pour la seule fois, un Sud-Africain la sort sans efforts.
Jour 7 : Palmwag Lodge 300km – 5h30 Nous partons vers Twyfelfontein pour une visite guidée de gravures bushmen vieilles de plus de 1500 ans. A la cafétéria on mange et on joue avec des oiseaux noirs gourmands. Nous repartons vers Palmwag. En route, nous croisons des koudous, des girafes et des gazelles. Des femmes damaras vendent de belles poupées le long de la route. Près de Palmwag, il y a un contrôle vétérinaire mais nous n’avions pas de viande fraîche. Les emplacements du camping sont petits mais bien délimités par divers buissons. Le soir, nous mangeons d’excellents steaks et hamburgers d’oryx sur la terrasse du restaurant du camping. On est prêts pour passer une excellente nuit !
Jour 8 : NWR Olifantsrus 250km – 4h30 Quelle nuit ! Florine s’est levée pour aller chercher de l’eau dans le coffre du 4x4. A peine recouchée, on entend d’énormes pas qui s’approchent, la voiture est secouée dans tous les sens, les enfants crient, … On sait qu’un éléphant détruit tout pour des fruits ou de l’eau qu’il sent avec son excellent odorat, et qu’il ne faut surtout pas crier pour ne pas l’énerver. On craint qu’il saccage les tentes ( et nous avec ), qu’il retourne la voiture. On chuchote aux enfants de ne pas faire le moindre bruit, de ne pas bouger. Il s’éloigne parfois puis revient secouer la voiture. Le lendemain, nous découvrons les arbustes arrachés, l’éléphant était venu manger les branchages et pour cela il s’appuyait et secouait la voiture. Nous devons nous rendre tôt à une marche guidée pour visiter les environs. A la limite du camp, nous voyons le pachyderme en train de manger. Nous restons à distance prudente et le contournons. La guide, intéressante, nous montre les plantes indigènes ( dont la welwitschia mirablis qui vit plus de 1000 ans et l’euphorbe très toxique ) et nous explique les modes de vie des animaux. Nous repartons pour Etosha. Après une heure de route, on ne trouve aucunes des indications de la carte, nous sommes partis dans la mauvaise direction. Pour ne pas perdre trop de temps et d’essence ( la jauge descend vite ), nous cherchons une piste à Warmquelle qui coupe par Omuramba vers la bonne route. On se renseigne auprès de policiers et villageois, mais les pistes qu’ils nous renseignent ne semblent mener nulle part. Finalement, on en suit une qui s’enfonce dans la montagne. On y a voit des dik-dik ( baptisées Anna par les enfants comme celle dans Reine des Neiges ). Cette piste comporte des passages ardus, on s’ensable presque à plusieurs reprises, on craint la panne sèche, on ne croise presque personne, mais les paysages montagneux sont beaux et sauvages, la conduite tout terrain euphorisante. On découvre aussi de magnifiques cornes de koudou. Finalement, on retrouve la route principale pour vite aller chercher de l’essence et des vivres à Kamanjab avant d’entrer dans Etosha. Nous arrivons peu de temps avant la fermeture du parc à Galton Gate. Nous rejoignons notre camp Olifantsrus à la tombée de la nuit. Sur le trajet nous croisons de nombreuses girafes. Le soir, Florine et moi installons la tente et préparons le souper pendant que les enfants vont au point d’eau voir des animaux. Ils ont la chance de voir un rhinocéros jouer dans la boue, ainsi que des hyènes. Le point de vue est situé en hauteur et la mare est éclairée de lumière rouge la nuit. Nous sommes contents d’être au lit, les soirées étant fraîches et la journée chargée en émotions.
Jour 9 : NWR Okaukuejo 130km Les soirées sont fraiches et les nuits froides, de 0° à 5°C. Pour cela, nous avions acheté et emporté des sacs de couchage Carinthia ainsi que des sacs à viande en soie, nous n’avons pas regretté ces achats et n’avons jamais eu froid. Le matin, dans la première partie du parc, nous ne voyons pas beaucoup d’animaux. Nous dînons dans un endroit protégé. En approchant Okaukuejo, les points d’eau sont beaucoup plus peuplés de zèbres, éléphants, girafes, autruches, gnous, gazelles, antilopes. Certains points d’eau sont à sec, d’autres non, certains sont en pleine effervescence, d’autres vides. Comme nous avons un peu de temps, nous sillonnons les pistes après le camp. C’est là qu’à l’écart, sur un engin de chantier, nous voyons un léopard se prélasser au soleil. Après, il se déplace à l’ombre d’un arbuste, et n’est plus repérable de la route, nous avons eu de la chance ! Au camp, nous installons le campement, Yorick nage dans la piscine. Les emplacements ne sont pas agréables mais c’est prévisible, vu le nombre de touristes. Nous allons au point d’eau, où de nombreuses familles d’éléphants viennent se désaltérer. Les puissants projecteurs éclairent la scène. Les touristes regardent le spectacle agglutinés derrière les murs de protection. Le soir, nous mangeons au buffet du restaurant, mais c’est très basique. La nuit, nous sommes bercés par les chants des coyotes et autres.
Jour 10 : NWR Namutoni 140km Nous continuons à visiter les points d’eau vers le prochain camping, ainsi que l’immense pan asséché. Nous ne savons jamais à l’avance si le lieu sera peuplé ou désert. Nous croisons la route de nombreux animaux, dont 2 hyènes timides. Nous ne sortons du véhicule que dans les endroits protégés. Nous sommes toujours contents de voir de grands groupes de pintades, elles sont comiques, on les appelle « les ptits poulets ». L’après-midi, nous atteignons Namutoni, ce joli fort est peu entretenu, mais nous pouvons monter sur une tour voir le soleil se coucher, ainsi qu’un rhinocéros, nous l’observons de derrière les barricades. Ce camping est assez calme pour Etosha, mais le point d’eau moins impressionnant.
Jour 11 : Hakusembe River Lodge 300km – 5h Au revoir Etosha, en route vers Rundu et la bande de Caprivi. La route est longue et nous traversons de nombreux villages qui vendent du bois pour braai et divers objets. Les femmes se déplacent le long des routes pour aller puiser l’eau au puits, les hommes attendent qu’on vienne les engager. Les paysages deviennent progressivement verdoyants. Le camping n’est pas facile à trouver mais est ravissant, au bord du fleuve. Bien sûr, interdiction de se baigner à cause des courants, hippopotames et crocodiles. Les emplacements sont vastes, nous flânons puis allumons un grand feu.
Jour 12 : Nunda Safari Lodge 250km – 3h30 Départ vers le parc Mahangu. On passe environ 2h30 dans ce magnifique parc. Il est très riche et compacte. On y voit de tout ( mais pas de félins ), surtout nos premiers crocodiles et hippopotames, ainsi qu’une sorte de varan. Les pistes sinuent et c’est aisé d’en sortir pour l’observation puis d’y revenir. Il y a très peu de touristes et on roule à notre rythme. Nous allons à notre camping. Le terrain est très bien situé, en bord de rivière, entouré de végétation, avec un seul vis-à-vis. Le fleuve est magnifique, avec des méandres et des roseaux, surtout au coucher du soleil et à l’aube dans la brume. Nous flânons sur la terrasse du bar, Yorick nage dans la piscine glaciale. Pendant que je récolte du bois à la tombée de la nuit, Eline entend un puissant bruit animal et part, suivie par son frère, s’enfermer dans la voiture, abandonnant leur mère à l’extérieur. Ce sont des cris d’hippopotames, semblant proches, le problème est qu’on ne sait pas du tout à quelle distance ils se trouvent. On reste donc sur nos gardes. Le soir, un chien tente de voler notre viande. Toute la nuit on entendra ces cris, ainsi que des piétinements autour du 4x4 ( hippopotame, phacochère, chien ? ).
Jour 13 : Namushsha 300km – 4h A l’aube les couleurs sont superbes. On aperçoit enfin la famille d’hippopotames jouer dans l’eau de l’autre côté du fleuve. C’est mon anniversaire et des guirlandes décorent la voiture. Nous partons vers notre prochain safari organisé ( il est facile de se perdre dans le parc Bwata Bwata ) prévu à 14h30. Arrivés, nous attendons notre guide qui part sans nous, l’accueil ne l’ayant pas prévenu. Un autre guide nous embarque et pousse le bateau à fond pour les rattraper, ce qui se fait. Nous nous asseyons dans la jeep ouverte avec une famille de Sud-Africains. Nous observons des oiseaux, des gnous, des babouins, des gazelles mais surtout une horde d’éléphants que nous approchons hors piste. On arrête le moteur, un gros mâle nous surveille, à 3 mètres de nous. C’est très impressionnant, on ne sait pas si ce n’est pas irresponsable de la part du guide. A la tombée de la nuit, nous reprenons le bateau, à vitesse normale et voyons le ciel se coucher sur les joncs. Les emplacements sont vastes et tranquilles, surplombant la rivière. Un oiseau qui fait bêêê nous fait beaucoup rire. La nuit, des animaux passent et repassent, on retrouvera des déjections d’herbivores le lendemain matin.
Jour 13 : Livingstone Camp 50km On part vers le camp Livingstone, assez difficile à trouver au bout d’une longue piste peu carrossable isolée. On s’arrête à un petit workshop au milieu de nulle part. L’artisan explique les techniques de sculpture. Il est un peu plus cher, mais au moins en lui achetant quelque chose on sait où va l’argent ( souvent, ce ne sont que des vendeurs de produits d’autres pays ). Aux embranchements, on voit parfois un petit panneau qui indique la direction à suivre, on pense chaque fois être perdus, mais finalement on arrive à destination. Le camping propose de très grands emplacements bien isolés. L’eau chaude est intermittente mais le propriétaire très réactif. Un chat poussiéreux, chasseur de serpents, nous tient compagnie. A 13h30 nous partons dans une vieille jeep ouverte en game drive. Le guide (propriétaire du camping) est passionné par l’Afrique et par l’explorateur Livingstone, il est intarissable. Il nous promène dans le parc Mamili, peuplé surtout d’oiseaux ( dont des aigles pêcheurs ), de gazelles et de phacochères. Le parc est paisible, on n’y croisera qu’un seul autre groupe ( qui nous désensableront ). On y verra nos premiers arbres à saucisses ainsi que des hippopotames d’assez près. Revenus au camp, on prépare le braai.
Jour 14 : Chobe Safari Lodge 250km – 4h Nous déjeunons tranquillement au soleil, les enfants câlinent le chat. Départ vers le Botswana. Nous faisons quelques provisions à Katima. Au poste frontière nous perdons plus de temps que prévu, nous arrivons de justesse au Chobe Safari Lodge pour la croisière en bateau de 15h00. Finalement, un ennui mécanique du bateau postpose le départ de 30 minutes. Le lodge est luxueux et gigantesque, remplis de touristes, on n’avait pas encore vu ça, la Namibie étant beaucoup moins aménagée pour le tourisme. Le Botswana propose des excursions plus professionnelles, mieux rodées, mais aussi beaucoup plus touristiques et onéreuses. Cette croisière, bien que les bateaux remplis au maximum et se suivant à la chaîne, est un très beau souvenir, il ne faut la manquer sous aucuns prétextes. On approche de très près des éléphants, des crocodiles, des hippopotames, sans les déranger. Le guide nous explique leurs mœurs avec humour. On voit le soleil se coucher sur le fleuve, on rentre juste après. Les emplacements au camping sont minuscules mais entourés d’arbres. Les sanitaires sont collectifs. Le soir nous entendons de nombreux cris d’animaux, dont ceux des hippopotames. Comme le camping est au bord de la rivière Chobe, un grillage électrifié ainsi que des gardes protègent de l’entrée de crocodiles. Biens sûr, nous « braaions ».
Jour 15 : Senyati Safari Camp Super réveil avec deux familles de phacochères autour de la voiture. Ils ne sont pas farouches, mais assez nerveux, ils poussent de nombreux cris. Ils arrachent le pain de nos mains, se disputent un peu, s’agenouillent pour manger. Un peu plus loin, une famille de biches broute tranquillement. Nous rangeons et partons découvrir Kasane, son supermarché, ses échoppes. On visite une ferme de crocodiles. La propriétaire qui nous guide est rude et sans états d’âme, à l’image de ses pensionnaires. C’est intéressant, on apprend par exemple qu’un crocodile, à distance sent notre sexe, nos spécificités. Après, nous repartons vers notre futur camping, distant d’une quinzaine de kilomètres. La piste pour y arriver est difficile, très sableuse ( impossible sans 4x4 ). L’emplacement, ouvert à tous, dispose de sanitaires particuliers, mais l’eau n’est pas toujours chaude ( système chauffé au bois ). Ce qui en fait notre camping préféré du Botswana, c’est le bar sur pilotis avec une vue plongeante sur le point d’eau, et mieux encore un tunnel conduisant à un bunker juste aux pieds des éléphants. Les familles s’enchainent, passant à quelques cm de nos yeux. Les mères entourent les bébés. Chaque horde reste une dizaine de minutes à s’abreuver, laissant ensuite sa place à une autre. Quel ballet, on ne s’en lasse pas. La viande pour le braai est composée en général de springbok ou de bœuf, sa qualité, comme sa marinade est très variable, mais toujours fraîche. Parfois, pour dîner, on achète au supermarché des cuisses de poulet, des tourtes ou des pains saucisses. Trouver du pain frais est par contre plus compliqué.
Jour 16 : Senyati Safari Camp Le réveil est matinal car des mini-bus viennent chercher des campeurs pour visiter les chutes Victoria. On a hésité à en faire partie, une journée étant bloquée. Finalement, la saison étant sèche, elles sont moins spectaculaires. L’autre désavantage est le prix : pour nous 4, une journée avec transport, visa, survol rapide en ulm revenait à 1100 euros. Aujourd’hui je vais vraiment tester le 4x4, seul au volant, sur des pistes jusqu’à Ngoma et retour à Kasane. Tourmaline le déconseille, trop de risques de s’ensabler, de griller l’embrayage, de se faire retourner par un éléphant. Selon les forums, c’est possible. Le 4x4 étant neuf, avec d’excellents pneus et un peu d’expérimentation, on s’en sort très bien, c’est enivrant d’être libre, de rouler à son rythme sur les pistes et en dehors. Si on y retourne, ce sera pour traverser ce parc en totale autonomie, peut-être quand les enfants seront en âge de conduire… La piste longe le fleuve et nous croisons de nombreux animaux. Il y a des arrêts prévus pour luncher ou se détendre les jambes. Eline et moi en profitons pour faire une bataille de … crottes séchées d’éléphants, on en a plein les cheveux et les vêtements, ça change des boules de neige ! Parfois sur le fleuve un pêcheur glisse sur son mokoro. Nous croisons des crânes blanchis de buffles, d’éléphants, de gazelles. Il y a de nombreuses antilopes, des crocodiles qui se réchauffent, des girafes, des aigles, … A un moment, nous devons traverser un énorme troupeau de buffles, nous roulons très lentement. A un autre moment, une horde d’éléphants traversent la piste juste devant nous, le dominant s’approche, nous coupons le moteur, relevons les vitres, nous taisons et ne bougeons, il touche le véhicule de sa trompe, nous analyse et repart avec le reste de son groupe. C’est un moment qu’on n’oubliera jamais! Rentrés au camp, nous retournons bien sûr au bunker.
Jour 17 : Planet Baobab 400km – 4h Longue route droite aujourd’hui. Il y a peu à voir le long des routes, il n’y a pas de villages. On fait nos courses à Nata car nous venons de passer un barrage vétérinaire et qu’on ne sait pas ce qu’on trouvera plus loin. On achète à dîner au supermarché, qu’on mange à un arrêt. On arrive vers 15h00 à Gweta, au camping Baobab, très facile à trouver avec ses grandes statues de fourmilier et de termitière. Là, on flâne au bord de la jolie piscine. Les enfants nagent, je vais faire des courses en ville. C’est la première et seule fois que je ne me sens pas à l’aise, pas en danger, mais ennuyé par un homme qui veut de l’argent et observé par les autres. Au camping, les emplacements sont petits et très ouverts, les communs sont collectifs. Autour des habitations ( très mignonnes ), il y a de magnifiques baobabs qui portent leurs fruits, c’est bizarre car tous les autres baobabs ne portaient rien. Le soir, les baobabs sont superbement illuminés. On mange dans leur restaurant, mais ce n’est vraiment pas bon pour le prix. Finalement, il aurait été préférable de rouler jusque Maun, cette nuitée n’était pas nécessaire.
Jour 18 : Old Bridge Backpackers 250km – 3h Le long de la route on stoppe auprès d’un essaim de vautours qui dépècent un animal mort, ils s’envolent dès que j’arrive à 10 mètres et attendent sur un arbre notre départ. On fait des courses dans Maun. C’est très compliqué de trouver le camping. Les routes ne correspondent pas avec notre plan, on doit demander la route à plusieurs reprises. Les emplacements sont très petits, les douches ouvertes et glacées. Par contre, le bar restaurant est vraiment sympa: une super musique rock – reggae, une flambée le soir, des serveurs souriants, des touristes cools, des plats démocratiques. Rien que pour ça, ça vaut la peine d’y aller, même si on est trop loin de la réserve pour y aller. On ne va pas dormir tard car demain on démarre très tôt.
Jour 19 : Old Bridge Backpackers Départ à 4h30 vers la réserve de Moremi. La Jeep est ouverte, le chauffeur roule dans la nuit à vitesse maximale, on n’est pas à l’aise car il ne saurait éviter un animal qui traverse et n’a pas tous des ceintures de sécurité, d’ailleurs il fera une fois un brusque écart pour éviter lui seul sait quoi. Mais après 15 minutes, emmitouflés dans nos vêtements les plus chauds et enroulés dans une couverture nous endurons le froid glacial qui passe à travers tout. On est en mode survie, on ne bouge plus, on ne regarde plus, on ne pense plus tellement on est transis, on espère juste arriver le plus vite possible. Après 1h30 de route, le jour se lève, on arrive dans Moremi, la voiture ralentit sur les pistes. On s’arrête pour le petit déjeuner que le guide nous a préparé. On a tellement eu froid, qu’après une heure on tremblait toujours. Le guide est expérimenté, il cherche pour nous faire plaisir le seul animal qu’on voulait encore voir, le lion. Il repère des empreintes récentes, essaie de les suivre, communique avec des collègues. Des vautours tournent, il sait donc qu’il y a un animal mort, mais pas juste en-dessous d’eux. Il sort des pistes et quadrille le terrain et voit 3 lionnes, la gueule sanguinolente, qui se repaissent à l’ombre d’un buisson. Nous sommes à 3 mètres d’elles qui nous regardent placidement, elles sont repues et fatiguées par leur chasse. Sans le guide, nous serions passés à côté sans les voir. On est heureux de cette intimité avec notre dernier big five. Toute la journée, nous verrons des girafes, éléphants, springboks, babouins, … Le midi, le guide nous a préparé des sandwiches et des salades que nous partageons avec les autres touristes. Nous rentrons au camping vers 16h00. La journée était positive grâce aux lionnes, mais vus le prix de l’excursion, sa dangerosité et ses désagréments sur la route, je pense qu’il est préférable d’aller camper dans la réserve et non si loin. On avait suivi les conseils de Tourmaline qui disait que ces camps sont dangereux à cause des hyènes qui les parcourent. Donc il est préférable de rouler Kasane – Maun d’une traite, de loger 1 nuit dans ce camping, puis de visiter la réserve seuls, d’y choisir un camping pour le soir, puis de repartir le lendemain soir vers Maun, ou d’aller directement à Ghanzy. Le soir nous profitons de l’agréable ambiance des lieux.
Jour 20 : Thakadu Camp 300km – 4h Nous faisons nos achats au supermarché car nous ne savons que trouver à Ghanzy. La route est bonne, le camping facile à trouver. Nous avons le temps de faire quelques courses, dont des souvenirs dans le magasin bushmen ( ce n’est pas clair, s’ils sont exploités ou si l’ argent leur revient ). En sortant, Eline donne un paquet de biscuits ( par hasard elle choisit celui qu’elle n’aime pas ) à un enfant vraiment content qui la gratifie d’un « thank you princess ». Durant le voyage, ce sera toujours difficile de savoir ce qui fait vraiment plaisir aux gens et qui en a vraiment besoin. On aurait dû prendre les anciens vêtements des enfants et les distribuer. Vers 16h00, un guide part avec nous faire la bushmen walk. Nous allons à 5 chercher le campement san à quelques centaines de mètres du camping. Tout d’abord le grand-père et le petit enfant montrent un jeu traditionnel, celui où on lance et rattrape avec un bâton une plume lestée. Ça semble facile mais ça ne l’est pas. C’est le patriarche qui nous donne ses explications dans sa langue à cliquet traduit ensuite en anglais par le guide. Il nous montre les plantes environnantes et leurs utilités. Il nous montre comment allumer un feu en frottant un bout de bois sur un autre, nous n’y arrivons pas. Ils vivent en famille d’une dizaine de personnes, 3 huttes autour du feu. Ils vivent encore comme leurs ancêtres mais ont perdus beaucoup de leurs droits, ils ne possèdent plus de territoire et n’ont donc plus le droit de chasser pour se nourrir ( sauf si comme ici le propriétaire leur laisse un bout de son terrain ( en échange des visites guidées, ils ne reçoivent qu’une casserole de riz, de l’eau et ce terrain )). Pour avoir chasser, le grand-père a été plusieurs mois en prison où il a été malmené, moqué, tatoué. Leur situation est critique, le gouvernement ne s’occupe pas d’eux, les autres populations ne les respectent pasils ne comprennent pas le besoin de posséder, ils ne vivent que dans l’instant présent. Ca nous met mal à l’aise, quand on fait ce genre de visite, ça leur permet de vivre leurs coutumes mais ils sont aussi exploités et exposés. Par contre, c’était une visite très enrichissante pour nous. Les peuples san en Namibie semblent avoir plus de droits, ils ont des communautés qui gèrent des réserves mais ils ont aussi dû changer leur mode de vie, vivre dans des maisons, être scolarisés. Le soir, nous faisons notre dernier braai. Les emplacements sont vastes, il y a peu de touristes. Il y a de nombreux terriers de porcs-épics, mais ils ne sortent que de nuit et on ne les verra pas. Le ciel étoilé est magnifique.
Jour 21 : Harnas Foundation 300km – 4h Nous préparons le 4x4, trions nos affaires, emballons nos souvenirs. La route est bonne mais beaucoup plus longue que prévue, nous avons peur d’arriver en retard pour la visite guidée. Finalement, on avait oublié qu’on avait gagné une heure en passant la frontière. La gravelroad n’est pas très bien indiquée et nous craignons souvent de nous être trompés. On passe les barrières pour arriver dans la partie humaine de la réserve. On s’installe, on est les seuls campeurs. Les sanitaires sont bien aménagés et les environs boisés. Un couple d’autruche se promène et essaie de chiper de la nourriture. Nous retournons vers l’accueil voir les animaux en cage et en liberté. Un phacochère dénommé Happy Meal nous suit partout, se frotte à nous et surtout à Yorick. Lors de la visite, le guide nous explique comment fonctionne leur institution, la vie des bénévoles et travailleurs, ainsi que la raison de la présence des différents animaux. On s’approchera de certains mais d’autres sont trop sauvages pour cela. On nourrit des mangoustes avec de la viande, ils se précipitent à plusieurs dizaines vers nous. On caresse des renards à grandes oreilles, on joue avec certains jeunes guépards. On termine par approcher un groupe de guépards adultes, on les caresse, on leur jette des poulets morts. C’est très impressionnant d’être si près d’eux. Les animaux approchés sont ceux qui ne pourront être remis en liberté pour diverses raisons. Nous terminons la journée au bar puis au restaurant. Le repas est simple, l’environnement agréable mais frisquet, le personnel gentil. Le soir, on va voir les babouins assez agressifs de l’autre côté de la clôture. Toute la nuit, sous le ciel étoilé, les lions rugissants nous bercent. Florine a dû se lever de nuit, quand elle a éclairé les environs il y avait plein d’yeux brillants qui la fixaient, elle n’a pas trainé !
Jour 22 : Après une dernière visite au centre, nous emballons tout, nettoyons un peu l’intérieur du véhicule, puis partons pour Windhoek. Ca nous prend plus de temps que prévu, il ne nous reste qu’une heure pour visiter le centre ville et acheter au marché quelques derniers souvenirs. Nous repartons rendre la voiture, on se perd un peu mais arrivons juste à temps. Asco vérifie le matériel rendu, mais n’est pas regardant pour la poussière et les petites rayures sur la carrosserie ( dues aux nombreux épineux le long des pistes ). Nous embarquons dans la camionnette vers l’aéroport. En route, nous achetons des hamburgers car le repas dans l’avion est agréable mais frugal. Le chauffeur est très sympa et ouvert comme tous les Namibiens rencontrés. Les Botswanais étaient agréables aussi, mais on était plus considérés comme touristes. Dans l’avion, les places assises sont moins bien situées qu’à l’aller et ce n’est pas facile de dormir ( on regarde aussi les mêmes films ). Sinon, le vol se passe bien.
Jour 1 : Tsauchab River Camp 250km – 4h Arrivée à l’aéroport de Windhoek à 5:30. Dans l’avion, on avait très peu dormi. Transfert par Tourmaline à Windhoek pour le 4x4 ( équipé 2 tentes, frigo, réservoir eau, 2 réservoirs diesel ) chez Asco. Toyota Hilux toute neuve ( ce qui nous fait peur pour les dégâts et griffes éventuels ). Briefing par Asco sur la conduite ( première expérience 4x4 ) et sur l‘itinéraire par un guide de Tourmaline. Départ vers 10:00 vers un supermarché à Rehoboth pour acheter des provisions et manger un hamburger poulet ( genre KFC, pas impressionnant ). On reprend la route vers le camping du soir. C’est d’abord une très belle route asphaltée, puis une piste ( gravelroad ). La voiture tient très bien mais on dépasse pas les limites de vitesse car notre voiture enregistre toutes les données et en cas de problèmes, l’assureur ne couvrirait pas les dégâts ( ça arrive souvent ). Les distances sont longues, et sans repères, on craint d’avoir raté des bifurcations. On n’a pas de gps, c’est un peu plus stressant, mais on ne s’est perdu qu’une fois. On voit quelques springboks et babouins, un zèbre mort. Le frigo est très puissant, si on le met trop fort, il congèle! Il fonctionne de nuit sur une batterie autonome. Ça nous permet d’acheter à manger pour environ 3 jours. On arrive au camping, il est décoré de statues métalliques représentant des animaux, très artistique. L’emplacement est isolé, dans le lit asséché d’une rivière, au pied d’un grand arbre. Pas facile de rouler sur l’étroit passage. Une petite maison sert de sanitaire. Il n’y a personne à 2 km à la ronde, pas un bruit, que nous, qui installons pour la première fois tentes et braai. Il faut faire vite, la nuit tombe vite! Le ciel est infini, il fait de plus en plus froid. Un ouvrier vient allumer des braseros. Malgré les superbes cieux, on ira souvent dormir vers 20h30, pour se réveiller avec le lever du soleil vers 6h00.
Jour 2 : NWR Sesriem 120km – 2h Il faut du temps pour tout ranger, pas encore habitués. La nuit, Eline dit avoir vu des doigts toucher la toile de tente, elle pense que c’était un singe. En route vers Sesriem ! Les montagnes sont proches. On aperçoit quelques babouins, gazelles et oryx qui fuient. On s’installe au camping, on y achète une carte téléphone nationale. On dîne, Florine reste à l’ombre, malade. Je pars avec les enfants à l’attaque des dunes de Sossusvlei! Les dunes rouges sont superbes. Au parking, avec l’aide du guide touristique et d’un panneau, on part à la recherche d’Hiddenvlei. Il y a plein de traces de pas, on les suit. Le soleil tape, il n’y a pas une once de vent. Il y a de moins en moins de traces de pas, mais on continue ! On ne la trouvera jamais, on finit par rentrer, j’ai peur de m’évanouir. On arrive de justesse à la voiture, je m’y couche, la clim à fond ! Je regrette mon raccourci, on ne surestime pas le désert ! Sur la route du camping, on aperçoit nos 2 premières autruches, on sort de route pour les approcher, elles fuient. Au camping, on installe tentes et braai, Yorick va nager dans la piscine glacée, Eline photographie d’énormes grappes de nids de centaines d’oiseaux dans les arbres. Le camping est étendu, chaque emplacement est entouré d’un grand mur de pierre. Le soir, il y a des animaux qui bougent, on essaie de les approcher un peu, mais les frontales n’éclairent pas assez et on ne prend pas de risques. On va dormir tôt.
Jour 3 : Solitaire Guest Farm 130km – 2h30 Lever à 5h00, mais tout ranger nous prend du temps ! La moitié des campeurs sont déjà partis voir le lever du soleil sur le sommet d’une dune. Il se lève à mis chemin de Sossusvlei, on se gare, c’est magique ! La lumière et les ombres dans les dunes rouges sont somptueuses ! Au parking, nous ne prenons pas le risque de nous ensabler, nous utilisons une navette collective. Après coup, ça semblait faisable ! Du second parking, Deadvlei est facile d’accès. A cette heure, il n’y a que 3 autres familles, certaines parties sont encore dans l’ombre, mais c’est déjà impressionnant. Les ombres des acacias morts les déforment sur le sol d’argile blanc, on les photographie sous tous les angles. Des lignes de marcheurs grimpent vers Big Daddy Yorick et moi les rejoignons verticalement, puis redescendons la dune en courant. Eline attrape un gecko et le relâche peu après. C’était le lieu le plus envoûtant ! 2h30 de route vers Solitaire dans des paysages secs et montagneux, on croise des gnous. A Solitaire, on s’arrête à la célèbre boulangerie ( bus de touristes, surfait ), on nourrit la colonie d’écureuils de sol, on photographie les vieilles voitures. On flâne au camping avant de nous rendre au Solitaire Namib Carnivore Centre pour une traque aux guépards de 2h00. Dans une jeep avec 2 autres couples, le guide nous amène vers les guépards, à l’aide de leurs colliers émetteurs. On sort du véhicule, 2 s’approchent à 3 mètres pour recevoir des morceaux de viande puis repartent somnoler à l’ombre. On va voir le soleil se coucher en buvant un verre. Au retour, le guide retrouve le pull qu’Eline avait laissé s’envoler à l’aller. Ces guépards ont été recueillis petits, leur mère ayant été abattue par un fermier. Braai du soir et dodo tôt car la journée a été longue. J’avais choisi ce camping car mon guide Bradt disait qu’il y avait des mangoustes, c’est faux comme plusieurs autres de ses renseignements ( surtout sur les points d’eau d’Etosha ). Le camping est tranquille mais impersonnel.
Jour 4 : Villa Wiese (B&B) 280km – 4h En route vers Swakopmund, ou roule dans des déserts plats, on en profite pour donner une leçon de conduite aux enfants, ils démarrent comme des pros sans caler. On dépasse la ligne imaginaire de tropique du capricorne. On passe aussi de beaux défilés ( Gaub Pass ), on escalade le Vogelfederberg, on photographie des arbres à carquois. A Walvis Bay, on va voir les flamands roses et les pélicans. En route vers Swakopmund, vers le B&B. Des vrais lits… on savoure le luxe ( les enfants celui du wifi ) ! On fait des courses puis on va manger au Pizzeria Western Saloon un énorme hamburger ( qu’on n’a pas su terminer ), excellent !
Jour 5 : Spitzkoppe Camp 150km – 2h30 Départ à 7h00, la Villa nous a préparé une quiche comme déjeuner qu’on déguste dans le 4x4 en route vers Walvis Bay pour notre excursion en kayaks de mer avec Pelican Point Kayaking. Un café en attendant le départ ( la route était moins embouteillée que prévu ). Dans 2 jeeps tractant les embarcations, nous roulons vers Pelican Point. Les kayaks biplaces sont mis à l’eau, très vite des jeunes phoques du cap viennent sauter autour de nous, mordiller les gilets de sauvetage ou les pagaies. On approche aussi la berge où les adultes se prélassent. On est vraiment proches de ces animaux et c’est un plaisir de jouer ensemble. Cette excursion est celle qui m’a le plus marqué. Après le kayak, Florine et moi nageons un peu, mais les phoques restent à distance et l’eau est glaciale. Un thé et des sandwiches nous réchauffent sur la plage. Il n’y a que notre groupe et des milliers de phoques à perte de vue. La colonie sent fort, car de nombreux corps se décomposent ( on a ramené quelques os blanchis ). Au retour, on voit deux chacals gambader. On approche des milliers de flamands roses au bord de la lagune. Retour au centre où de nombreux marchands écoulent leurs curiosités ( on n’a pas résisté longtemps ). En route vers le Spitzkoppe qu’on atteint à la tombée de la nuit, heureusement que le guide nous a déconseillé de passer par Cape Cross ( gros détour pour voir le même genre de colonies de phoques ). Le camping est mal indiqué, les ouvriers peu aimables, mais dans un environnement à couper le souffle. On choisit son site aux pieds de ces montagnes lisses de granit rouge. Installation de la tente et du braai. Une gentille famille d’Afrique du Sud nous offre une bouteille de son propre vin ( les autres Sud Africains rencontrés étaient arrogants et désagréables avec les Africains noirs ). Un de nos campings coup de cœur !
Jour 6 : Brandberg White Lady Lodge 150km – 2h30 Yorick et moi nous réveillons à l’aurore et décidons d’escalader la montagne environnante. Au sommet, la vue est superbe, notre véhicule minuscule. On voit des traces de sortes de marmottes qui laisse des traînées odorantes d’urine sur le grès. Nous redescendons, déjeunons et rangeons tout pour partir. A la sortie du camp, une famille locale vend des souvenirs. Nous achetons un mobile, le petit garçon demande un présent et nous leur donnons des pommes, il est tellement heureux qu’il danse de joie, c’est une belle leçon pour nous. En route, nous apercevons une ancienne mine avec ses bâtiments en ruine. Quelques familles viennent y chercher des matériaux de construction. Nous roulons vers le Brandberg pour y voir les peintures rupestres. La visite guidée dure environ 2h30 et est assez fatigante car il fait très chaud et pas le moindre vent. La qualité de ces peintures bushmen vieille de plusieurs milliers d’année est surprenante, on ne s’en lance pas. Nous allons au camping proche, situé dans le lit d’une rivière asséchée. Des ânes et des vaches s’y promènent. Nous installons tentes et braai comme chaque soir. L’environnement du camping est très beau mais pas assez intime. Je m’y ensable pour la seule fois, un Sud-Africain la sort sans efforts.
Jour 7 : Palmwag Lodge 300km – 5h30 Nous partons vers Twyfelfontein pour une visite guidée de gravures bushmen vieilles de plus de 1500 ans. A la cafétéria on mange et on joue avec des oiseaux noirs gourmands. Nous repartons vers Palmwag. En route, nous croisons des koudous, des girafes et des gazelles. Des femmes damaras vendent de belles poupées le long de la route. Près de Palmwag, il y a un contrôle vétérinaire mais nous n’avions pas de viande fraîche. Les emplacements du camping sont petits mais bien délimités par divers buissons. Le soir, nous mangeons d’excellents steaks et hamburgers d’oryx sur la terrasse du restaurant du camping. On est prêts pour passer une excellente nuit !
Jour 8 : NWR Olifantsrus 250km – 4h30 Quelle nuit ! Florine s’est levée pour aller chercher de l’eau dans le coffre du 4x4. A peine recouchée, on entend d’énormes pas qui s’approchent, la voiture est secouée dans tous les sens, les enfants crient, … On sait qu’un éléphant détruit tout pour des fruits ou de l’eau qu’il sent avec son excellent odorat, et qu’il ne faut surtout pas crier pour ne pas l’énerver. On craint qu’il saccage les tentes ( et nous avec ), qu’il retourne la voiture. On chuchote aux enfants de ne pas faire le moindre bruit, de ne pas bouger. Il s’éloigne parfois puis revient secouer la voiture. Le lendemain, nous découvrons les arbustes arrachés, l’éléphant était venu manger les branchages et pour cela il s’appuyait et secouait la voiture. Nous devons nous rendre tôt à une marche guidée pour visiter les environs. A la limite du camp, nous voyons le pachyderme en train de manger. Nous restons à distance prudente et le contournons. La guide, intéressante, nous montre les plantes indigènes ( dont la welwitschia mirablis qui vit plus de 1000 ans et l’euphorbe très toxique ) et nous explique les modes de vie des animaux. Nous repartons pour Etosha. Après une heure de route, on ne trouve aucunes des indications de la carte, nous sommes partis dans la mauvaise direction. Pour ne pas perdre trop de temps et d’essence ( la jauge descend vite ), nous cherchons une piste à Warmquelle qui coupe par Omuramba vers la bonne route. On se renseigne auprès de policiers et villageois, mais les pistes qu’ils nous renseignent ne semblent mener nulle part. Finalement, on en suit une qui s’enfonce dans la montagne. On y a voit des dik-dik ( baptisées Anna par les enfants comme celle dans Reine des Neiges ). Cette piste comporte des passages ardus, on s’ensable presque à plusieurs reprises, on craint la panne sèche, on ne croise presque personne, mais les paysages montagneux sont beaux et sauvages, la conduite tout terrain euphorisante. On découvre aussi de magnifiques cornes de koudou. Finalement, on retrouve la route principale pour vite aller chercher de l’essence et des vivres à Kamanjab avant d’entrer dans Etosha. Nous arrivons peu de temps avant la fermeture du parc à Galton Gate. Nous rejoignons notre camp Olifantsrus à la tombée de la nuit. Sur le trajet nous croisons de nombreuses girafes. Le soir, Florine et moi installons la tente et préparons le souper pendant que les enfants vont au point d’eau voir des animaux. Ils ont la chance de voir un rhinocéros jouer dans la boue, ainsi que des hyènes. Le point de vue est situé en hauteur et la mare est éclairée de lumière rouge la nuit. Nous sommes contents d’être au lit, les soirées étant fraîches et la journée chargée en émotions.
Jour 9 : NWR Okaukuejo 130km Les soirées sont fraiches et les nuits froides, de 0° à 5°C. Pour cela, nous avions acheté et emporté des sacs de couchage Carinthia ainsi que des sacs à viande en soie, nous n’avons pas regretté ces achats et n’avons jamais eu froid. Le matin, dans la première partie du parc, nous ne voyons pas beaucoup d’animaux. Nous dînons dans un endroit protégé. En approchant Okaukuejo, les points d’eau sont beaucoup plus peuplés de zèbres, éléphants, girafes, autruches, gnous, gazelles, antilopes. Certains points d’eau sont à sec, d’autres non, certains sont en pleine effervescence, d’autres vides. Comme nous avons un peu de temps, nous sillonnons les pistes après le camp. C’est là qu’à l’écart, sur un engin de chantier, nous voyons un léopard se prélasser au soleil. Après, il se déplace à l’ombre d’un arbuste, et n’est plus repérable de la route, nous avons eu de la chance ! Au camp, nous installons le campement, Yorick nage dans la piscine. Les emplacements ne sont pas agréables mais c’est prévisible, vu le nombre de touristes. Nous allons au point d’eau, où de nombreuses familles d’éléphants viennent se désaltérer. Les puissants projecteurs éclairent la scène. Les touristes regardent le spectacle agglutinés derrière les murs de protection. Le soir, nous mangeons au buffet du restaurant, mais c’est très basique. La nuit, nous sommes bercés par les chants des coyotes et autres.
Jour 10 : NWR Namutoni 140km Nous continuons à visiter les points d’eau vers le prochain camping, ainsi que l’immense pan asséché. Nous ne savons jamais à l’avance si le lieu sera peuplé ou désert. Nous croisons la route de nombreux animaux, dont 2 hyènes timides. Nous ne sortons du véhicule que dans les endroits protégés. Nous sommes toujours contents de voir de grands groupes de pintades, elles sont comiques, on les appelle « les ptits poulets ». L’après-midi, nous atteignons Namutoni, ce joli fort est peu entretenu, mais nous pouvons monter sur une tour voir le soleil se coucher, ainsi qu’un rhinocéros, nous l’observons de derrière les barricades. Ce camping est assez calme pour Etosha, mais le point d’eau moins impressionnant.
Jour 11 : Hakusembe River Lodge 300km – 5h Au revoir Etosha, en route vers Rundu et la bande de Caprivi. La route est longue et nous traversons de nombreux villages qui vendent du bois pour braai et divers objets. Les femmes se déplacent le long des routes pour aller puiser l’eau au puits, les hommes attendent qu’on vienne les engager. Les paysages deviennent progressivement verdoyants. Le camping n’est pas facile à trouver mais est ravissant, au bord du fleuve. Bien sûr, interdiction de se baigner à cause des courants, hippopotames et crocodiles. Les emplacements sont vastes, nous flânons puis allumons un grand feu.
Jour 12 : Nunda Safari Lodge 250km – 3h30 Départ vers le parc Mahangu. On passe environ 2h30 dans ce magnifique parc. Il est très riche et compacte. On y voit de tout ( mais pas de félins ), surtout nos premiers crocodiles et hippopotames, ainsi qu’une sorte de varan. Les pistes sinuent et c’est aisé d’en sortir pour l’observation puis d’y revenir. Il y a très peu de touristes et on roule à notre rythme. Nous allons à notre camping. Le terrain est très bien situé, en bord de rivière, entouré de végétation, avec un seul vis-à-vis. Le fleuve est magnifique, avec des méandres et des roseaux, surtout au coucher du soleil et à l’aube dans la brume. Nous flânons sur la terrasse du bar, Yorick nage dans la piscine glaciale. Pendant que je récolte du bois à la tombée de la nuit, Eline entend un puissant bruit animal et part, suivie par son frère, s’enfermer dans la voiture, abandonnant leur mère à l’extérieur. Ce sont des cris d’hippopotames, semblant proches, le problème est qu’on ne sait pas du tout à quelle distance ils se trouvent. On reste donc sur nos gardes. Le soir, un chien tente de voler notre viande. Toute la nuit on entendra ces cris, ainsi que des piétinements autour du 4x4 ( hippopotame, phacochère, chien ? ).
Jour 13 : Namushsha 300km – 4h A l’aube les couleurs sont superbes. On aperçoit enfin la famille d’hippopotames jouer dans l’eau de l’autre côté du fleuve. C’est mon anniversaire et des guirlandes décorent la voiture. Nous partons vers notre prochain safari organisé ( il est facile de se perdre dans le parc Bwata Bwata ) prévu à 14h30. Arrivés, nous attendons notre guide qui part sans nous, l’accueil ne l’ayant pas prévenu. Un autre guide nous embarque et pousse le bateau à fond pour les rattraper, ce qui se fait. Nous nous asseyons dans la jeep ouverte avec une famille de Sud-Africains. Nous observons des oiseaux, des gnous, des babouins, des gazelles mais surtout une horde d’éléphants que nous approchons hors piste. On arrête le moteur, un gros mâle nous surveille, à 3 mètres de nous. C’est très impressionnant, on ne sait pas si ce n’est pas irresponsable de la part du guide. A la tombée de la nuit, nous reprenons le bateau, à vitesse normale et voyons le ciel se coucher sur les joncs. Les emplacements sont vastes et tranquilles, surplombant la rivière. Un oiseau qui fait bêêê nous fait beaucoup rire. La nuit, des animaux passent et repassent, on retrouvera des déjections d’herbivores le lendemain matin.
Jour 13 : Livingstone Camp 50km On part vers le camp Livingstone, assez difficile à trouver au bout d’une longue piste peu carrossable isolée. On s’arrête à un petit workshop au milieu de nulle part. L’artisan explique les techniques de sculpture. Il est un peu plus cher, mais au moins en lui achetant quelque chose on sait où va l’argent ( souvent, ce ne sont que des vendeurs de produits d’autres pays ). Aux embranchements, on voit parfois un petit panneau qui indique la direction à suivre, on pense chaque fois être perdus, mais finalement on arrive à destination. Le camping propose de très grands emplacements bien isolés. L’eau chaude est intermittente mais le propriétaire très réactif. Un chat poussiéreux, chasseur de serpents, nous tient compagnie. A 13h30 nous partons dans une vieille jeep ouverte en game drive. Le guide (propriétaire du camping) est passionné par l’Afrique et par l’explorateur Livingstone, il est intarissable. Il nous promène dans le parc Mamili, peuplé surtout d’oiseaux ( dont des aigles pêcheurs ), de gazelles et de phacochères. Le parc est paisible, on n’y croisera qu’un seul autre groupe ( qui nous désensableront ). On y verra nos premiers arbres à saucisses ainsi que des hippopotames d’assez près. Revenus au camp, on prépare le braai.
Jour 14 : Chobe Safari Lodge 250km – 4h Nous déjeunons tranquillement au soleil, les enfants câlinent le chat. Départ vers le Botswana. Nous faisons quelques provisions à Katima. Au poste frontière nous perdons plus de temps que prévu, nous arrivons de justesse au Chobe Safari Lodge pour la croisière en bateau de 15h00. Finalement, un ennui mécanique du bateau postpose le départ de 30 minutes. Le lodge est luxueux et gigantesque, remplis de touristes, on n’avait pas encore vu ça, la Namibie étant beaucoup moins aménagée pour le tourisme. Le Botswana propose des excursions plus professionnelles, mieux rodées, mais aussi beaucoup plus touristiques et onéreuses. Cette croisière, bien que les bateaux remplis au maximum et se suivant à la chaîne, est un très beau souvenir, il ne faut la manquer sous aucuns prétextes. On approche de très près des éléphants, des crocodiles, des hippopotames, sans les déranger. Le guide nous explique leurs mœurs avec humour. On voit le soleil se coucher sur le fleuve, on rentre juste après. Les emplacements au camping sont minuscules mais entourés d’arbres. Les sanitaires sont collectifs. Le soir nous entendons de nombreux cris d’animaux, dont ceux des hippopotames. Comme le camping est au bord de la rivière Chobe, un grillage électrifié ainsi que des gardes protègent de l’entrée de crocodiles. Biens sûr, nous « braaions ».
Jour 15 : Senyati Safari Camp Super réveil avec deux familles de phacochères autour de la voiture. Ils ne sont pas farouches, mais assez nerveux, ils poussent de nombreux cris. Ils arrachent le pain de nos mains, se disputent un peu, s’agenouillent pour manger. Un peu plus loin, une famille de biches broute tranquillement. Nous rangeons et partons découvrir Kasane, son supermarché, ses échoppes. On visite une ferme de crocodiles. La propriétaire qui nous guide est rude et sans états d’âme, à l’image de ses pensionnaires. C’est intéressant, on apprend par exemple qu’un crocodile, à distance sent notre sexe, nos spécificités. Après, nous repartons vers notre futur camping, distant d’une quinzaine de kilomètres. La piste pour y arriver est difficile, très sableuse ( impossible sans 4x4 ). L’emplacement, ouvert à tous, dispose de sanitaires particuliers, mais l’eau n’est pas toujours chaude ( système chauffé au bois ). Ce qui en fait notre camping préféré du Botswana, c’est le bar sur pilotis avec une vue plongeante sur le point d’eau, et mieux encore un tunnel conduisant à un bunker juste aux pieds des éléphants. Les familles s’enchainent, passant à quelques cm de nos yeux. Les mères entourent les bébés. Chaque horde reste une dizaine de minutes à s’abreuver, laissant ensuite sa place à une autre. Quel ballet, on ne s’en lasse pas. La viande pour le braai est composée en général de springbok ou de bœuf, sa qualité, comme sa marinade est très variable, mais toujours fraîche. Parfois, pour dîner, on achète au supermarché des cuisses de poulet, des tourtes ou des pains saucisses. Trouver du pain frais est par contre plus compliqué.
Jour 16 : Senyati Safari Camp Le réveil est matinal car des mini-bus viennent chercher des campeurs pour visiter les chutes Victoria. On a hésité à en faire partie, une journée étant bloquée. Finalement, la saison étant sèche, elles sont moins spectaculaires. L’autre désavantage est le prix : pour nous 4, une journée avec transport, visa, survol rapide en ulm revenait à 1100 euros. Aujourd’hui je vais vraiment tester le 4x4, seul au volant, sur des pistes jusqu’à Ngoma et retour à Kasane. Tourmaline le déconseille, trop de risques de s’ensabler, de griller l’embrayage, de se faire retourner par un éléphant. Selon les forums, c’est possible. Le 4x4 étant neuf, avec d’excellents pneus et un peu d’expérimentation, on s’en sort très bien, c’est enivrant d’être libre, de rouler à son rythme sur les pistes et en dehors. Si on y retourne, ce sera pour traverser ce parc en totale autonomie, peut-être quand les enfants seront en âge de conduire… La piste longe le fleuve et nous croisons de nombreux animaux. Il y a des arrêts prévus pour luncher ou se détendre les jambes. Eline et moi en profitons pour faire une bataille de … crottes séchées d’éléphants, on en a plein les cheveux et les vêtements, ça change des boules de neige ! Parfois sur le fleuve un pêcheur glisse sur son mokoro. Nous croisons des crânes blanchis de buffles, d’éléphants, de gazelles. Il y a de nombreuses antilopes, des crocodiles qui se réchauffent, des girafes, des aigles, … A un moment, nous devons traverser un énorme troupeau de buffles, nous roulons très lentement. A un autre moment, une horde d’éléphants traversent la piste juste devant nous, le dominant s’approche, nous coupons le moteur, relevons les vitres, nous taisons et ne bougeons, il touche le véhicule de sa trompe, nous analyse et repart avec le reste de son groupe. C’est un moment qu’on n’oubliera jamais! Rentrés au camp, nous retournons bien sûr au bunker.
Jour 17 : Planet Baobab 400km – 4h Longue route droite aujourd’hui. Il y a peu à voir le long des routes, il n’y a pas de villages. On fait nos courses à Nata car nous venons de passer un barrage vétérinaire et qu’on ne sait pas ce qu’on trouvera plus loin. On achète à dîner au supermarché, qu’on mange à un arrêt. On arrive vers 15h00 à Gweta, au camping Baobab, très facile à trouver avec ses grandes statues de fourmilier et de termitière. Là, on flâne au bord de la jolie piscine. Les enfants nagent, je vais faire des courses en ville. C’est la première et seule fois que je ne me sens pas à l’aise, pas en danger, mais ennuyé par un homme qui veut de l’argent et observé par les autres. Au camping, les emplacements sont petits et très ouverts, les communs sont collectifs. Autour des habitations ( très mignonnes ), il y a de magnifiques baobabs qui portent leurs fruits, c’est bizarre car tous les autres baobabs ne portaient rien. Le soir, les baobabs sont superbement illuminés. On mange dans leur restaurant, mais ce n’est vraiment pas bon pour le prix. Finalement, il aurait été préférable de rouler jusque Maun, cette nuitée n’était pas nécessaire.
Jour 18 : Old Bridge Backpackers 250km – 3h Le long de la route on stoppe auprès d’un essaim de vautours qui dépècent un animal mort, ils s’envolent dès que j’arrive à 10 mètres et attendent sur un arbre notre départ. On fait des courses dans Maun. C’est très compliqué de trouver le camping. Les routes ne correspondent pas avec notre plan, on doit demander la route à plusieurs reprises. Les emplacements sont très petits, les douches ouvertes et glacées. Par contre, le bar restaurant est vraiment sympa: une super musique rock – reggae, une flambée le soir, des serveurs souriants, des touristes cools, des plats démocratiques. Rien que pour ça, ça vaut la peine d’y aller, même si on est trop loin de la réserve pour y aller. On ne va pas dormir tard car demain on démarre très tôt.
Jour 19 : Old Bridge Backpackers Départ à 4h30 vers la réserve de Moremi. La Jeep est ouverte, le chauffeur roule dans la nuit à vitesse maximale, on n’est pas à l’aise car il ne saurait éviter un animal qui traverse et n’a pas tous des ceintures de sécurité, d’ailleurs il fera une fois un brusque écart pour éviter lui seul sait quoi. Mais après 15 minutes, emmitouflés dans nos vêtements les plus chauds et enroulés dans une couverture nous endurons le froid glacial qui passe à travers tout. On est en mode survie, on ne bouge plus, on ne regarde plus, on ne pense plus tellement on est transis, on espère juste arriver le plus vite possible. Après 1h30 de route, le jour se lève, on arrive dans Moremi, la voiture ralentit sur les pistes. On s’arrête pour le petit déjeuner que le guide nous a préparé. On a tellement eu froid, qu’après une heure on tremblait toujours. Le guide est expérimenté, il cherche pour nous faire plaisir le seul animal qu’on voulait encore voir, le lion. Il repère des empreintes récentes, essaie de les suivre, communique avec des collègues. Des vautours tournent, il sait donc qu’il y a un animal mort, mais pas juste en-dessous d’eux. Il sort des pistes et quadrille le terrain et voit 3 lionnes, la gueule sanguinolente, qui se repaissent à l’ombre d’un buisson. Nous sommes à 3 mètres d’elles qui nous regardent placidement, elles sont repues et fatiguées par leur chasse. Sans le guide, nous serions passés à côté sans les voir. On est heureux de cette intimité avec notre dernier big five. Toute la journée, nous verrons des girafes, éléphants, springboks, babouins, … Le midi, le guide nous a préparé des sandwiches et des salades que nous partageons avec les autres touristes. Nous rentrons au camping vers 16h00. La journée était positive grâce aux lionnes, mais vus le prix de l’excursion, sa dangerosité et ses désagréments sur la route, je pense qu’il est préférable d’aller camper dans la réserve et non si loin. On avait suivi les conseils de Tourmaline qui disait que ces camps sont dangereux à cause des hyènes qui les parcourent. Donc il est préférable de rouler Kasane – Maun d’une traite, de loger 1 nuit dans ce camping, puis de visiter la réserve seuls, d’y choisir un camping pour le soir, puis de repartir le lendemain soir vers Maun, ou d’aller directement à Ghanzy. Le soir nous profitons de l’agréable ambiance des lieux.
Jour 20 : Thakadu Camp 300km – 4h Nous faisons nos achats au supermarché car nous ne savons que trouver à Ghanzy. La route est bonne, le camping facile à trouver. Nous avons le temps de faire quelques courses, dont des souvenirs dans le magasin bushmen ( ce n’est pas clair, s’ils sont exploités ou si l’ argent leur revient ). En sortant, Eline donne un paquet de biscuits ( par hasard elle choisit celui qu’elle n’aime pas ) à un enfant vraiment content qui la gratifie d’un « thank you princess ». Durant le voyage, ce sera toujours difficile de savoir ce qui fait vraiment plaisir aux gens et qui en a vraiment besoin. On aurait dû prendre les anciens vêtements des enfants et les distribuer. Vers 16h00, un guide part avec nous faire la bushmen walk. Nous allons à 5 chercher le campement san à quelques centaines de mètres du camping. Tout d’abord le grand-père et le petit enfant montrent un jeu traditionnel, celui où on lance et rattrape avec un bâton une plume lestée. Ça semble facile mais ça ne l’est pas. C’est le patriarche qui nous donne ses explications dans sa langue à cliquet traduit ensuite en anglais par le guide. Il nous montre les plantes environnantes et leurs utilités. Il nous montre comment allumer un feu en frottant un bout de bois sur un autre, nous n’y arrivons pas. Ils vivent en famille d’une dizaine de personnes, 3 huttes autour du feu. Ils vivent encore comme leurs ancêtres mais ont perdus beaucoup de leurs droits, ils ne possèdent plus de territoire et n’ont donc plus le droit de chasser pour se nourrir ( sauf si comme ici le propriétaire leur laisse un bout de son terrain ( en échange des visites guidées, ils ne reçoivent qu’une casserole de riz, de l’eau et ce terrain )). Pour avoir chasser, le grand-père a été plusieurs mois en prison où il a été malmené, moqué, tatoué. Leur situation est critique, le gouvernement ne s’occupe pas d’eux, les autres populations ne les respectent pasils ne comprennent pas le besoin de posséder, ils ne vivent que dans l’instant présent. Ca nous met mal à l’aise, quand on fait ce genre de visite, ça leur permet de vivre leurs coutumes mais ils sont aussi exploités et exposés. Par contre, c’était une visite très enrichissante pour nous. Les peuples san en Namibie semblent avoir plus de droits, ils ont des communautés qui gèrent des réserves mais ils ont aussi dû changer leur mode de vie, vivre dans des maisons, être scolarisés. Le soir, nous faisons notre dernier braai. Les emplacements sont vastes, il y a peu de touristes. Il y a de nombreux terriers de porcs-épics, mais ils ne sortent que de nuit et on ne les verra pas. Le ciel étoilé est magnifique.
Jour 21 : Harnas Foundation 300km – 4h Nous préparons le 4x4, trions nos affaires, emballons nos souvenirs. La route est bonne mais beaucoup plus longue que prévue, nous avons peur d’arriver en retard pour la visite guidée. Finalement, on avait oublié qu’on avait gagné une heure en passant la frontière. La gravelroad n’est pas très bien indiquée et nous craignons souvent de nous être trompés. On passe les barrières pour arriver dans la partie humaine de la réserve. On s’installe, on est les seuls campeurs. Les sanitaires sont bien aménagés et les environs boisés. Un couple d’autruche se promène et essaie de chiper de la nourriture. Nous retournons vers l’accueil voir les animaux en cage et en liberté. Un phacochère dénommé Happy Meal nous suit partout, se frotte à nous et surtout à Yorick. Lors de la visite, le guide nous explique comment fonctionne leur institution, la vie des bénévoles et travailleurs, ainsi que la raison de la présence des différents animaux. On s’approchera de certains mais d’autres sont trop sauvages pour cela. On nourrit des mangoustes avec de la viande, ils se précipitent à plusieurs dizaines vers nous. On caresse des renards à grandes oreilles, on joue avec certains jeunes guépards. On termine par approcher un groupe de guépards adultes, on les caresse, on leur jette des poulets morts. C’est très impressionnant d’être si près d’eux. Les animaux approchés sont ceux qui ne pourront être remis en liberté pour diverses raisons. Nous terminons la journée au bar puis au restaurant. Le repas est simple, l’environnement agréable mais frisquet, le personnel gentil. Le soir, on va voir les babouins assez agressifs de l’autre côté de la clôture. Toute la nuit, sous le ciel étoilé, les lions rugissants nous bercent. Florine a dû se lever de nuit, quand elle a éclairé les environs il y avait plein d’yeux brillants qui la fixaient, elle n’a pas trainé !
Jour 22 : Après une dernière visite au centre, nous emballons tout, nettoyons un peu l’intérieur du véhicule, puis partons pour Windhoek. Ca nous prend plus de temps que prévu, il ne nous reste qu’une heure pour visiter le centre ville et acheter au marché quelques derniers souvenirs. Nous repartons rendre la voiture, on se perd un peu mais arrivons juste à temps. Asco vérifie le matériel rendu, mais n’est pas regardant pour la poussière et les petites rayures sur la carrosserie ( dues aux nombreux épineux le long des pistes ). Nous embarquons dans la camionnette vers l’aéroport. En route, nous achetons des hamburgers car le repas dans l’avion est agréable mais frugal. Le chauffeur est très sympa et ouvert comme tous les Namibiens rencontrés. Les Botswanais étaient agréables aussi, mais on était plus considérés comme touristes. Dans l’avion, les places assises sont moins bien situées qu’à l’aller et ce n’est pas facile de dormir ( on regarde aussi les mêmes films ). Sinon, le vol se passe bien.
Petite virée dans le centre de la Mongolie English translation pending
Voici un récit écrit à plusieurs mains d’après les notes prises par deux participantes et moi-même lors d’une virée mongole.
Le début n’ayant aucun intérêt à être présenté ici, le carnet commence à l’aéroport de Pékin.
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Nous y mesurons à sa juste valeur le sérieux – et peut-être aussi un peu le zèle - des services douaniers chinois qui nous autorisent enfin à franchir la zone du contrôle des bagages, non sans avoir minutieusement vidé, vérifié, retourné en tous sens nos petits sacs à dos de cabine, fait étudier longuement par l’autorité suprême les filtres de cigarettes, reniflé tabac à rouler et piqué au passage 7 briquets et un tube de Dexeril, sous l’œil médusé et noir de Véro.
Vue du ciel, Oulan-Bator se laisse approcher avec quelques yourtes puis une série de toits rouges, verts, bleus... suivent de tristes immeubles agricoles et très vite, presque en rase campagne, se dessine la piste (presque) goudronnée de Ghengis Khan, où nous sommes accueillis par deux hélicos en tenue léopard...
Les contrôles sont simplifiés au regard des tatillons voisins chinois et nous avons une pensée émue pour le petit gars au comptoir de Lyon qui a permis l’arrivée jusqu’ici et sans problème, de tous nos bagages.
Nous sommes reçus par Amgalan le responsable de l’agence et Bayna notre guide. Ils nous accompagnent jusqu’à l’hôtel. La route est plutôt défoncée mais ne semble en rien gêner Amgalan et sa conduite sportive.
L’architecture, marquée par le «protectorat russe» n’est pas vraiment sexy. C’est pas mal daté, déglingué, poussiéreux, en bref peu engageant. Le centre ne vaut guère mieux, en plus prétentieux. Bâtiments officiels lourdauds rivalisent avec quelques rares envolées contemporaines qui font un curieux mélange face aux récents hôtels de luxe et aux vestiges pompeux de l’ère soviétique mâtinée de relents chinois.
L’hôtel a l’avantage d’être central et après une douche réconfortante nous passons faire un peu de change. Alourdis de plusieurs dizaines de billets et avec le sentiment d’être riches (1000 Tugruts = 0,60€) nous allons déjeuner.
Dire que le pays est végétarien serait faire une grave insulte aux traditions d’élevage et au lobby qui s’en suit. Aussi c’est de la viande, qui bouillie, qui grillée, qui mitonnée en ragoût qui déborde de nos assiettes au grand désespoir de notre quasi-végétarienne Marie-Paule.
Notre premier repas mongol est arrosé d’un premier orage. Ça souffle de la poussière partout avant de tomber dru et serré. De la terrasse où nous dominons un carrefour, nous pouvons constater que la fameuse conduite locale et sportive a ses limites, certains passent, d’autres pas, mais les deux violents coups de freins, crissements de pneus et bruits de tôle froissée ne troubleront notre déjeuner que le temps de se marrer devant l’engueulade des deux chauffeurs se rejetant mutuellement les tords.
Bayna qui nous accompagnera durant notre périple est plutôt sympa. Son français appris par Internet nous impressionne pas mal et permet à ce journaliste musical de mettre un plus de beurre de yack dans son thé salé pendant la saison touristique.
Après une petite sieste nous nous aventurons en free lance dans la ville, quelque peu désorientés par l’écriture cyrillique qui ne facilite pas la lecture des plans.




Re-bourrasque nous en profitons pour une virée cartes postales, une excellente bière mongole et… une non moins excellente pizza (Si si c’est une italienne qui le dit !!!) dans ce qui semble être un des hauts lieux de rencontre de la jeunesse dorée d'Oulan-Bator.
La capitale by night ne nous livre guère ses secrets, juste une vue plus voilée de son manque d’harmonie. Sur la place principale, nous sommes invités à participer à un petit flash mob de danse occidentalisée avec, en clôture une lambada très chaloupée qui laissera de marbre le Ghengis local.

A nouveau l’orage menace. Retour au triple galop à l’hôtel pour une nuit rythmée par la boite de night voisine.
Sans les 20 heures de voyage et le rhum arrangé vanille et café bourbon façon José, certaines auraient, sans doute eu du mal à trouver Morphée.
Vendredi Où nous découvrons Adia, notre chauffeur et son véhicule, dont la dimension trapue nous inquiète vu le nombre de passagers et de bagages. Mais c’est fou ce que l’on arrive à caser dans une ambulance de l’armée russe réformée. Et hop en route, ma poule.
La banlieue Ouest sous la pluie est encore plus sinistre et embouteillée que la route de l’aéroport. Petite halte pour bon nombre de bidons d’eau minérale, jus de houblon et diverses provisions dans une épicerie-lingerie-quincaillerie.
Des produits français s’alignent en masse, dont de la moutarde, évidemment dijonnaise et un St Emilion bien égaré à côté des mètres linéaires de vodka.
La pluie nous accompagne toujours et nous déjeunons dans une petite maison, résidence d’hiver tristounette d’Adia notre chauffeur, à peine égayée au mur par un morin khuur, la traditionnelle viole à deux cordes ornée d’une tête de cheval. Premier contact avec les toilettes locales au bout de l’enclos, système ingénieux bien que jugé spartiate par certaines européennes habituées au luxe de l’eau courante.
La campagne se révèle beaucoup plus accueillante sous le soleil qui daigne enfin se montrer, et les premiers troupeaux de courtes pattes et de fiers chevaux en liberté nous remontent sérieusement le moral mis à mal jusque là par la météo locale.


A Lün, premier vrai centre situé à plus de 150 kms d’Oulan Bator, nous assistons à notre premier Naadam. Cette fête nationale populaire, nous offre un spectacle des plus dépaysant, encore qu’à voir l’insistance avec laquelle nous sommes dévisagés par certains autochtones on se demande ce qui est le plus remarquable.




Une concentration de Mongols en habits traditionnels, gueules burinées, deels et bottes du dimanche, aussi typiques que colorés sont réunis, en cercle.

A cheval, à moto ou en voiture ils sont là pour assister aux combats de lutte. Un sport national qui n’éveillera pas chez nous (du moins dans l’immédiat…) la même passion que chez les autochtones.




Après quelques affrontements, lesquels nous laissent … disons, assez pantois et moins admiratifs que les fins connaisseurs du cru, nous nous dirigeons vers la place d’arrivée des courses de chevaux.
L’ambiance est festive, mais le final des 2 ans montés par de tous jeunes enfants suggère la dureté de la vie des nomades. Peut-être est-ce cette rudesse qui pousse certains à fricoter de près avec la vodka ; cadeau, s’il en est, du protectorat russe.


Nous avalons encore le peu de goudron qui reste entre les énormes nids de poule, puis bifurquons dans une grande steppe ourlée à l’infini de montagnes arrondies. Ce sera l’endroit de notre premier bivouac. Nous y ferons l’amère constatation que matériel fourni par notre agence, et notamment les tentes, n’est pas à la hauteur de la qualité vantée.
Pendant que Bayna s’active aux gamelles, nous nous débattons en pestant contre Amgalan le grand responsable. Nous réussirons finalement à installer notre campement. Mais Christine et Estelle dont la tente n'est pas montable n’ont d’autre solution de couchage que la grande tente mess qu’elles partageront avec Bayna. Adia, taiseux et à l’air constamment renfrogné brique et rebrique son camion. Nous soupons attablés en plein steppe. Notre guide-cuistot est plutôt bon, quant au chauffeur nous en reparlerons.
«La connaissance est le trésor suprême. Les enfants sont le trésor du milieu. La richesse matérielle est le trésor le plus bas.» Proverbe mongol
Tour de la Sardaigne English translation pending
bonjour,
nous sommes un couple et envisageons de faire le tour de la Sardaigne en voiture pendant un mois, en juillet. Nous atterrissons à Cagliari et repartirons du même endroit. Quelqu'un peut il nous guider sur le parcours à établir sachant que nous aimons découvrir les villes, les sites historiques mais aussi nous prélasser. Merci d'avance pour vos précisions
Du Larzac au Cézailler, la plus belle route de France méridionale! (photos) English translation pending
Bonjour 😄
Nous prenons un peu de temps pour partager avec vous le plus bel itinéraire du Midi de la France ! Du moins pour les marginaux comme moi qui recherchent les paysages désertiques 😏
Pas de scoop pour ceux qui nous suivent, c'est bien sûr l'enchaînement Causses-Aubrac-Margeride-Cézailler !
Une petite balade d'une semaine en septembre 2016.
Résumé en 12 photos toujours cadrées avec le véhicule qui est le fil conducteur de nos voyages.
1. Par un temps caniculaire, on débute par les contreforts du Larzac.

2. Le soir, bivouac sur le Causse Noir.

3. Le lendemain, traversée du Causse Méjean.

4. En soirée, bivouac sur le Causse de Sauveterre.

5. Puis, montée sur L'Aubrac.

6. Des paysages dont on ne se lasse pas. Enfin, surtout monsieur, parce que madame les trouve monotones 🙁

7. On passe la nuit sur le plateau.

8. Le lendemain, on arrive en Margeride.

9. En soirée, notre coin secret depuis des années .........

10. Ensuite, direction Nord-Ouest, on entre dans le Parc National des volcans d'Auvergne.

11. Le Cézailler, peu fréquenté mais une superbe découverte.

12. Avec ses magnifiques estives !

Puis, retour tranquille sur Toulouse.
Voilà, si vous aimez les grands espaces, pas besoin de courir les steppes du Kazakhstan 😏
Restez en France et suivez la formule magique des initiés, 12-48-15 !
Amoureux des vastes étendues sauvages ?
https://photos.google.com/share/AF1QipM6lmbZjGo0NvPE158_i06PFsqH-6PGBa39jGdmIKUmI7nCAddAXT8B-00xvpbIsQ?key=bFRfcXJZb21ZMkU3N1F3V3A5X0N2MzBweWFnaUVB
Cordialement Sylvie & Bernard
Nous prenons un peu de temps pour partager avec vous le plus bel itinéraire du Midi de la France ! Du moins pour les marginaux comme moi qui recherchent les paysages désertiques 😏
Pas de scoop pour ceux qui nous suivent, c'est bien sûr l'enchaînement Causses-Aubrac-Margeride-Cézailler !
Une petite balade d'une semaine en septembre 2016.
Résumé en 12 photos toujours cadrées avec le véhicule qui est le fil conducteur de nos voyages.
1. Par un temps caniculaire, on débute par les contreforts du Larzac.

2. Le soir, bivouac sur le Causse Noir.

3. Le lendemain, traversée du Causse Méjean.

4. En soirée, bivouac sur le Causse de Sauveterre.

5. Puis, montée sur L'Aubrac.

6. Des paysages dont on ne se lasse pas. Enfin, surtout monsieur, parce que madame les trouve monotones 🙁

7. On passe la nuit sur le plateau.

8. Le lendemain, on arrive en Margeride.

9. En soirée, notre coin secret depuis des années .........

10. Ensuite, direction Nord-Ouest, on entre dans le Parc National des volcans d'Auvergne.

11. Le Cézailler, peu fréquenté mais une superbe découverte.

12. Avec ses magnifiques estives !

Puis, retour tranquille sur Toulouse.
Voilà, si vous aimez les grands espaces, pas besoin de courir les steppes du Kazakhstan 😏
Restez en France et suivez la formule magique des initiés, 12-48-15 !
Amoureux des vastes étendues sauvages ?
https://photos.google.com/share/AF1QipM6lmbZjGo0NvPE158_i06PFsqH-6PGBa39jGdmIKUmI7nCAddAXT8B-00xvpbIsQ?key=bFRfcXJZb21ZMkU3N1F3V3A5X0N2MzBweWFnaUVB
Cordialement Sylvie & Bernard
Les campings en voyage à vélo! English translation pending
Bonjour,
Je démarre une discussion sur les CAMPINGS,
Je pratique le cyclo camping depuis 3 / 4 ans et je privilégie les campings municipaux. Jusqu'alors tout ne c'était plutôt bien passé.
Mais cette année j'ai eu quelques problèmes. Obligé de partir en pleine nuit vers 22h00 à cause de gens du voyage qui étaient dans le camping dont les enfants caillassaient les camping-car et certaines personnes en venaient aux mains. Trois camping-cars sont partis en même temps que moi. résultat: j'ai roulé une partie de la nuit jusqu'au prochain camping. Dans un autre, pas fermé l’œil de la nuit, des jeunes faisaient du gymkhana en scooter dans le camping !!! J'ai un collègue cyclo-campeur comme moi dont la tente a été visitée pendant sa douche.
Je me pose la question pour l'avenir, ne serais-je pas plus en sécurité en bivouac dans la nature ?
Avez-vous des avis ou des anecdotes à ce sujet.
ml
Je démarre une discussion sur les CAMPINGS,
Je pratique le cyclo camping depuis 3 / 4 ans et je privilégie les campings municipaux. Jusqu'alors tout ne c'était plutôt bien passé.
Mais cette année j'ai eu quelques problèmes. Obligé de partir en pleine nuit vers 22h00 à cause de gens du voyage qui étaient dans le camping dont les enfants caillassaient les camping-car et certaines personnes en venaient aux mains. Trois camping-cars sont partis en même temps que moi. résultat: j'ai roulé une partie de la nuit jusqu'au prochain camping. Dans un autre, pas fermé l’œil de la nuit, des jeunes faisaient du gymkhana en scooter dans le camping !!! J'ai un collègue cyclo-campeur comme moi dont la tente a été visitée pendant sa douche.
Je me pose la question pour l'avenir, ne serais-je pas plus en sécurité en bivouac dans la nature ?
Avez-vous des avis ou des anecdotes à ce sujet.
ml
Itinéraire de 3 semaines au Vietnam avec un ami English translation pending
Bonsoir à tous,
Je me rends au Vietnam dans quelques jours, le voyage n'était pas prévu , je n'ai donc pas pu le préparer comme il se doit, vos avis et conseils m'aideraient donc grandement. Je précise qu'on arrive à Hanoi.
Je pars 3 semaines avec un ami, on a essayé de faire des compromis sur nos centres d'intérêts réciproques. Je cherche d'avantage à sortir des sentiers battu et du tourisme de masse et lui a envie de visiter certains spots "incontournables".
On a donc prévu de faire: -la baie d'Halong maritime et terrestre. ( 3 jours pour la maritime et 3 pour la terrestre). - Mai chau - Sapa - Lac Ba Be - Region Ha Giang.
C'est surtout la région de Ha Giang et le lac Ba Be qui m'intéresse pour le coté plus authentique et sauvage.
Je souhaitais savoir s'il était possible de rejoindre la Region D'Ha Giang depuis Sapa sans revenir par Hanoi et le temps que ca prendrait ainsi que le temps qu'il faut compter depuis Mai Chau à Sapa ainsi que le moyen de locomotion le plus approprié ( sachant qu'on ne veut pas louer de moto depuis hanoi pour faire de longs trajets).
De plus, pensez vous que nous aurons le temps de faire Mai Chau, Sapa, le lac Ba Be et Ha Giang en 11 jours ou est-ce trop ambitieux?
Si vous avez d'autres idées d'itinéraires n'hésitez surtout pas sachant que nos centres d'intérêts sont la nature ( rizières, rivières, forets, cascades....) en priorité. Merci d'avance pour vos conseils.
Je me rends au Vietnam dans quelques jours, le voyage n'était pas prévu , je n'ai donc pas pu le préparer comme il se doit, vos avis et conseils m'aideraient donc grandement. Je précise qu'on arrive à Hanoi.
Je pars 3 semaines avec un ami, on a essayé de faire des compromis sur nos centres d'intérêts réciproques. Je cherche d'avantage à sortir des sentiers battu et du tourisme de masse et lui a envie de visiter certains spots "incontournables".
On a donc prévu de faire: -la baie d'Halong maritime et terrestre. ( 3 jours pour la maritime et 3 pour la terrestre). - Mai chau - Sapa - Lac Ba Be - Region Ha Giang.
C'est surtout la région de Ha Giang et le lac Ba Be qui m'intéresse pour le coté plus authentique et sauvage.
Je souhaitais savoir s'il était possible de rejoindre la Region D'Ha Giang depuis Sapa sans revenir par Hanoi et le temps que ca prendrait ainsi que le temps qu'il faut compter depuis Mai Chau à Sapa ainsi que le moyen de locomotion le plus approprié ( sachant qu'on ne veut pas louer de moto depuis hanoi pour faire de longs trajets).
De plus, pensez vous que nous aurons le temps de faire Mai Chau, Sapa, le lac Ba Be et Ha Giang en 11 jours ou est-ce trop ambitieux?
Si vous avez d'autres idées d'itinéraires n'hésitez surtout pas sachant que nos centres d'intérêts sont la nature ( rizières, rivières, forets, cascades....) en priorité. Merci d'avance pour vos conseils.
Trois mois en Afrique Australe en Ford Figo English translation pending
Amis baroudeurs, salut!
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.
Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.
Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.
Quelques chiffres:
1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)
Les étapes (déplacements inclus)
Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)
Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)
Namibie (20 jours)
18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j
Botswana (10 jours)
30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j
Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)
32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j
Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉
https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
Discussion autour du thème du mois de juillet 2016 "Spiritualité et croyances" English translation pending
Le thème de mois de juillet 2016 est lancé !
Pour les commentaires, partages de photos, critiques et autres c'est ici...
Bon concours à tous
Pour les commentaires, partages de photos, critiques et autres c'est ici...
Bon concours à tous
Croisière Costa neoRomantica dans l'océan Indien English translation pending
Bonjour aux Membres VF
nous envisageons une croisière sur le Costa Romantica dans l'Océan Indien en janvier prochain au départ de La Réunion. Nous sommes preneurs pour tous renseignements concernant cette croisière, avis bateau, escales etc ....
Merci d'avance !
nous envisageons une croisière sur le Costa Romantica dans l'Océan Indien en janvier prochain au départ de La Réunion. Nous sommes preneurs pour tous renseignements concernant cette croisière, avis bateau, escales etc ....
Merci d'avance !
Road trip de la "grosse pomme" au Mont Rushmore et autres English translation pending
arrivés dimanche 22 au soir après 2 très courtes nuit le jet lag nous assome à 16h
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes

ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?
sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos
6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
lundi matin 7H30 départ pour le brooklyn bridge avec en 1 ère agression la douce odeur des voitures puis les cyclistes électrifiés escaladant le pont en sprint et en danseuses et les runners que les simples touristes dérangent
des touristes il y en a: les jeunes mariés chinois
et leurs parents selfistes
ont ils eux aussi attachés des cadenas pur sceller leur amour ?
et dans 3 ans viendront ils les décrocher ?sinon vue agréable

l agitation de manhattan nous inquiète nous retournons au boboland de brooklyn direction the mosaic house

sur les fenêtres des voisins des affiches pour bernie sanders
nous repartons direction bushwick entre morgan et jefferson changement de lieu changement de decor

croisement knickerbookers troutman c est vivant et tranquille avec même un bistrot français

nous picqueniquons au parc marie thésère c est le grand calme ça joue au basket ça courre ça promène les toutous on coin de paradis

nous remonter troutman direction jefferson street où s est créé le bushwick collective tous les murs sont peints

le streetart règne en maitre
madame a du prendre 150 photos6 heures de marche en plein soleil nous sommes cassés retour à l hotel douche sieste et relevés 18h30 pour les Brooklyn heights

croisés 50 personnes dont 20 français !!!

pluie du soir désespoir nous rentrons nous coucher
Loin de la retraite mais déjà j'y pense English translation pending
Salut tout le monde,
Je ne sais pas si je poste dans le bon post, mais j'ose quand même, vu que c'est le post des "réflexions des voyageurs".
Je suis encore loin de la retraite, mais, pour X raisons, je commence à déjà penser où irais-je vivre ma retraite.
Comme vous je pense que du fait d'aimer voyager, cela ne me pose à ce jour pas trop de problèmes sur le fait d'une éventuelle expatriation pour ma retraite.
En effet, lorsque je voit quel type de bien l'on peut s'offrir en achat ou en location, je me dis que cela ne vaut pas la peine de se priver de faire de sacrées économies, sans parler, bien entendu d'avoir le soleil en plus.
Il va de soit que je suis tout à fait consciente que d'ici là, bien de l'eau coulera sous les ponts, peut-être même que l'âge du départ à la retraite aura encore été décalé...
En tous cas, ça fait déjà quelque temps que j'y pense et que je me rends sur des forums afin de regarder au jour d'aujourd'hui avec un montant de X comme retraite, qu'est-ce que je trouve comme bien à un prix moindre du loyer que je paie à ce jour.
Suis-je la seule ou bien y-a-t-il d'autres personnes comme moi qui ont déjà commencé à prospecter ?
Merci pour vos réponses : Laure
Je ne sais pas si je poste dans le bon post, mais j'ose quand même, vu que c'est le post des "réflexions des voyageurs".
Je suis encore loin de la retraite, mais, pour X raisons, je commence à déjà penser où irais-je vivre ma retraite.
Comme vous je pense que du fait d'aimer voyager, cela ne me pose à ce jour pas trop de problèmes sur le fait d'une éventuelle expatriation pour ma retraite.
En effet, lorsque je voit quel type de bien l'on peut s'offrir en achat ou en location, je me dis que cela ne vaut pas la peine de se priver de faire de sacrées économies, sans parler, bien entendu d'avoir le soleil en plus.
Il va de soit que je suis tout à fait consciente que d'ici là, bien de l'eau coulera sous les ponts, peut-être même que l'âge du départ à la retraite aura encore été décalé...
En tous cas, ça fait déjà quelque temps que j'y pense et que je me rends sur des forums afin de regarder au jour d'aujourd'hui avec un montant de X comme retraite, qu'est-ce que je trouve comme bien à un prix moindre du loyer que je paie à ce jour.
Suis-je la seule ou bien y-a-t-il d'autres personnes comme moi qui ont déjà commencé à prospecter ?
Merci pour vos réponses : Laure
Savan' namibia English translation pending
Pour la troisième année consécutive nous avons pris la direction de l'Afrique Australe. Que voulez-vous, nous sommes gravement atteints d'addiction à ce petit coin du monde 😛.
Retour donc en Namibie, deux ans après notre premier voyage qui nous avait tant enchantés.
Devant nous, 15 jours pour une découverte concentrée essentiellement sur la région Kunene (Damaraland et Kaokoveld).

A priori, que du bonheur en perspective 🙂.
Ce voyage sera également l'occasion d'une VF rencontre …
Notre indispensable compagnon à 4 roues sera un Hilux 3.0 TD automatic dans sa version safari, réservé auprès d'Asco Car Hire.
Il sera secondé par son fidèle lieutenant GPS équipé de T4A (qui se révèlera indispensable dans le Kaokoland).
Pour les hébergements, après hésitations, nous avons décidé de ne pas faire de camping et avons opté pour lodges et bungalows en self-catering.
Comme pour chaque voyage, nous avons conçu l'itinéraire, choisi les hébergements. Puis, nous avons confié les réservations et l'organisation sur place à Madiza Tours. C'est la deuxième fois que nous faisons appel à cette agence et nous n’avons rien à redire.
En toute honnêteté, nous aurions véritablement pu faire sans, d’autant que nous imposons notre propre circuit et nos hébergements, mais dans un souci de simplification, ce n’est pas l’option que nous avons adopté. Cela ne coûte pas plus cher et cela permet de n’avoir d’un seul interlocuteur, un seul paiement à effectuer …
En piste pour nos tribulations namibiennes.
Retour donc en Namibie, deux ans après notre premier voyage qui nous avait tant enchantés.
Devant nous, 15 jours pour une découverte concentrée essentiellement sur la région Kunene (Damaraland et Kaokoveld).

A priori, que du bonheur en perspective 🙂.
Ce voyage sera également l'occasion d'une VF rencontre …
Notre indispensable compagnon à 4 roues sera un Hilux 3.0 TD automatic dans sa version safari, réservé auprès d'Asco Car Hire.
Il sera secondé par son fidèle lieutenant GPS équipé de T4A (qui se révèlera indispensable dans le Kaokoland).
Pour les hébergements, après hésitations, nous avons décidé de ne pas faire de camping et avons opté pour lodges et bungalows en self-catering.
Comme pour chaque voyage, nous avons conçu l'itinéraire, choisi les hébergements. Puis, nous avons confié les réservations et l'organisation sur place à Madiza Tours. C'est la deuxième fois que nous faisons appel à cette agence et nous n’avons rien à redire.
En toute honnêteté, nous aurions véritablement pu faire sans, d’autant que nous imposons notre propre circuit et nos hébergements, mais dans un souci de simplification, ce n’est pas l’option que nous avons adopté. Cela ne coûte pas plus cher et cela permet de n’avoir d’un seul interlocuteur, un seul paiement à effectuer …
En piste pour nos tribulations namibiennes.
Compte rendu de retour Costa Mediterranea (du 8 au 15 avril 2016), Adriatique et îles grecques English translation pending
Bonjour, me voilà de retour après ma première croisière que certains d'entre vous m'ont aidés à préparer (encore un grand merci!😊). Je vous propose donc de faire le compte rendu de ce magnifique voyage dont nous revenons enchantés. 😎
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
Tout d'abord, une petite présentation de notre maison flottante ( en pensant à ceux qui comme moi sont novices en la matière 😛) puis viendront (si certains sont intéressés) les escales
le Costa Mediterranea : 1.057 cabines soit 2680 passagers (au maximum), 912 membres d’équipage un théâtre sur trois niveaux (où se déroule les spectacles du soir 19h30 et 21h30) un casino et des boutiques (ouvert lors des périodes de navigation) 3 piscines dont une avec verrière amovible avec chacune un bain à bulles + une spéciale enfant du côté du club enfant une discothèque sur deux niveaux salle de sport, spa, bibliothèque avec point internet 12 bars 3 restaurants : Restaurant Degli Argentieri (pont 2 et 3) service à table à la carte Restaurant buffet (pont 9) Perla del Lago - buffet Restaurant payant Club Medusa
De l'intérêt de visiter la Namibie en janvier English translation pending
Bonjour à tous.
Nous sommes rentrés de Namibie depuis 3 semaines et je veux insister auprès des nombreuses personnes attirées, à juste titre, par ce pays pour y aller en janvier aussi et pas seulement en Juillet / Aout!! Bien sur tout le monde ne peut pas prendre ses vacances a cette époque mais nombreux sont les "seniors" a voyager aujourd'hui et eux peuvent faire ce choix. Il offre à mon avis quelques avantages :
- les nuits sont bien plus chaudes,
- la lumière à cause des pluies toujours possibles est bien meilleure pour la photo,
-la végétation reprend des couleurs, les fleurs apparaissent avec les quelques gouttes de pluies tout comme l'herbe,
- et il n'y a quasi personne!! ni dans les campings, ni dans les lodges, ni sur les sites.!!!
Je veux aussi ici remercier jacomo 32 et franck 4x4 qui nous ont donné quelques tuyaux utiles et qui nous ont éclairés avec leurs carnets de voyage.
Merci a eux pour nous avoir parlé de tracks 4 africa, super application que je recommande de charger sur un ordi portable pour mieux en profiter au cours du voyage car nous avions loué un GPS avec cette appli mais l'écran est trop petit pour se faire une idée de la situation, merci aussi pour la recommandation de l'agence de location : Classic Car Rental . Absolument rien a redire sur la qualité du véhicule, son équipement, son entretien. Peter le gerant connaît bien son affaire et ses conseils sont précieux.
Nous nous sommes décidés très tard (les billets d'avion achetés mi decembre pour un départ le 5 Janvier!) mais il faut dire que nous connaissions un peu le pays pour y être allés en.... 2002! et nous ne sommes pas du genre a nous faire beaucoup de soucis!!! Avant de parler vraiment de notre balade voici quelques chiffres pour résumer et parler budget:
Billets d'avion : 1100 € / pax voiture pour 22 jours de loc : 1245 NS (74€) / jour y compris GPS et assurance pneus et pare-brise, 4700kms parcourus ( dont 760 dans Etosha) avec une consommation moyenne de 10,5 l/100 avec un gasoil à 80cts d'euro le litre!!! les repas en ville : 40€ pour 2 au maximum, les nuits en camping gardé: 250NS par nuit (16 €) donc cela vaut vraiment le coup!!
Notre circuit: Windhoek - Sesriem - Walvis Bay - Swakopmund - Spitzkoppe - Twifelfontein - Palmwag - Opuwo - Epupa Falls - Etosha - Windhoek- Donc rien de bien rare mais nous avons voulu prendre notre temps et donc pour vous donner un aperçu de la Namibie en Janvier.
Alors en voiture!!
Après un vol sans surprise en 2 étapes: Genève / Amsterdam / Joburg puis le lendemain Joburg / Windhoek

nous arriverons a destination en debut d'après-midi et retrouverons Peter notre loueur a l'aéroport. Direction son agence pour y récuperer le vehicule, écouter les explications quant à l'equipement l, a signature du contrat et hop départ avant la fermeture des magasins (17h) pour faire les courses et le plein (140 litres de gasoil) et en route pour Le lodge "Auas Safari Lodge" entre Dordabis et Rehoboth. Magnifique lodge perdu en brousse, avec un acceuil très prevenant et une cuisine !!hum!!. Bonne nuit!!!
Après avoir rangé les sacs, le materiel photo, les affaires a avoir sous la main (merci au vehicule double cabine) nous voilà enfin parés pour partir à la découverte de la Namibie. En route pour Sesriem en passant par Klein Aub et Remhoogt pass sur la 1261. Déjà on prendra un auto stoppeur,

on rencontrera nos 1eres charrettes,

on trouvera nos 1ères fleurs

dans des paysages vraiment sympas et dans un calme extaordinaire.
.
Comme nous l'avait dit Peter la chaleur est vraiment là, accablante et l'arrivée à Sesriem est suffocante. Après notre enregistrement au camping on file voir les dunes mais la lumière est "pourrie, le ciel est tout brumeux ! c'est foutu pour le coucher de soleil!! même si cela donne une ambiance particulière.

Comme tous les jours, dès 4h du mat on entend les campeurs autour de nous se préparer pour partir dès l'ouverture du Parc vers Sossusvlei y voir le lever du soleil. Pour notre part nous nous arreterons à la Dune 45 et ma foi c'est assez magique!!

et les jeux d'ombre et de lumières sur les dunes ont quelque chose de magique!


Et pouvoir prendre notre petit déjeuner au pied quand les 4 ou 5 voitures présentes seront parties sera un pur moment de grace.
Etre encore au pied de la dune 45 à 1oh du mat c'est l'assurance d'avoir très chaud à la dead vlei!! effectivement! Nous allons y cuire littéralement!! Marcher près de 3h pour admirer chacun des arbres, chercher le meilleur angle, le détail dans les jeux de lumière, sous ce soleil de plomb!! mais nous serons seuls, tranquilles. par contre marcher ici en sandales ce n'est pas très recommand: si par malheur le pied s'enfonce dans le sable c'est la brulure assurée!! on ne pensait pas pouvoir rejoindre la voiture tellement c'était chaud!!! Mais quel bel endroit!



Nous irons pique-niquer et finir l'après-midi sous l'ombre des grands acacias bien verts de Sossusvlei où nous passerons pas mal de temps a guetter les oiseaux toujours curieux et interessés.


Je veux aussi ici remercier jacomo 32 et franck 4x4 qui nous ont donné quelques tuyaux utiles et qui nous ont éclairés avec leurs carnets de voyage.
Merci a eux pour nous avoir parlé de tracks 4 africa, super application que je recommande de charger sur un ordi portable pour mieux en profiter au cours du voyage car nous avions loué un GPS avec cette appli mais l'écran est trop petit pour se faire une idée de la situation, merci aussi pour la recommandation de l'agence de location : Classic Car Rental . Absolument rien a redire sur la qualité du véhicule, son équipement, son entretien. Peter le gerant connaît bien son affaire et ses conseils sont précieux.
Nous nous sommes décidés très tard (les billets d'avion achetés mi decembre pour un départ le 5 Janvier!) mais il faut dire que nous connaissions un peu le pays pour y être allés en.... 2002! et nous ne sommes pas du genre a nous faire beaucoup de soucis!!! Avant de parler vraiment de notre balade voici quelques chiffres pour résumer et parler budget:
Billets d'avion : 1100 € / pax voiture pour 22 jours de loc : 1245 NS (74€) / jour y compris GPS et assurance pneus et pare-brise, 4700kms parcourus ( dont 760 dans Etosha) avec une consommation moyenne de 10,5 l/100 avec un gasoil à 80cts d'euro le litre!!! les repas en ville : 40€ pour 2 au maximum, les nuits en camping gardé: 250NS par nuit (16 €) donc cela vaut vraiment le coup!!
Notre circuit: Windhoek - Sesriem - Walvis Bay - Swakopmund - Spitzkoppe - Twifelfontein - Palmwag - Opuwo - Epupa Falls - Etosha - Windhoek- Donc rien de bien rare mais nous avons voulu prendre notre temps et donc pour vous donner un aperçu de la Namibie en Janvier.
Alors en voiture!!
Après un vol sans surprise en 2 étapes: Genève / Amsterdam / Joburg puis le lendemain Joburg / Windhoek

nous arriverons a destination en debut d'après-midi et retrouverons Peter notre loueur a l'aéroport. Direction son agence pour y récuperer le vehicule, écouter les explications quant à l'equipement l, a signature du contrat et hop départ avant la fermeture des magasins (17h) pour faire les courses et le plein (140 litres de gasoil) et en route pour Le lodge "Auas Safari Lodge" entre Dordabis et Rehoboth. Magnifique lodge perdu en brousse, avec un acceuil très prevenant et une cuisine !!hum!!. Bonne nuit!!!
Après avoir rangé les sacs, le materiel photo, les affaires a avoir sous la main (merci au vehicule double cabine) nous voilà enfin parés pour partir à la découverte de la Namibie. En route pour Sesriem en passant par Klein Aub et Remhoogt pass sur la 1261. Déjà on prendra un auto stoppeur,

on rencontrera nos 1eres charrettes,

on trouvera nos 1ères fleurs

dans des paysages vraiment sympas et dans un calme extaordinaire.
.Comme nous l'avait dit Peter la chaleur est vraiment là, accablante et l'arrivée à Sesriem est suffocante. Après notre enregistrement au camping on file voir les dunes mais la lumière est "pourrie, le ciel est tout brumeux ! c'est foutu pour le coucher de soleil!! même si cela donne une ambiance particulière.


Comme tous les jours, dès 4h du mat on entend les campeurs autour de nous se préparer pour partir dès l'ouverture du Parc vers Sossusvlei y voir le lever du soleil. Pour notre part nous nous arreterons à la Dune 45 et ma foi c'est assez magique!!

et les jeux d'ombre et de lumières sur les dunes ont quelque chose de magique!

Et pouvoir prendre notre petit déjeuner au pied quand les 4 ou 5 voitures présentes seront parties sera un pur moment de grace.
Etre encore au pied de la dune 45 à 1oh du mat c'est l'assurance d'avoir très chaud à la dead vlei!! effectivement! Nous allons y cuire littéralement!! Marcher près de 3h pour admirer chacun des arbres, chercher le meilleur angle, le détail dans les jeux de lumière, sous ce soleil de plomb!! mais nous serons seuls, tranquilles. par contre marcher ici en sandales ce n'est pas très recommand: si par malheur le pied s'enfonce dans le sable c'est la brulure assurée!! on ne pensait pas pouvoir rejoindre la voiture tellement c'était chaud!!! Mais quel bel endroit!



Nous irons pique-niquer et finir l'après-midi sous l'ombre des grands acacias bien verts de Sossusvlei où nous passerons pas mal de temps a guetter les oiseaux toujours curieux et interessés.


Aragon: pistes et randonnées English translation pending
Hello,
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la r��volution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Voici le carnet de notre escapade de fin d'année dans cette très belle région du nord de l'Espagne.
Texte en images en cliquant ici.

Bonne lecture! Marie
Texte seul :
ARAGON DECEMBRE 2015
Petite escapade d’une semaine vers l’Aragon, région que nous avons déjà un peu explorée il y a longtemps à l’occasion d’un voyage vers les Bardenas Reales (sites.google.com/...terrebardenasreales/) et la Sierra de Guara (sites.google.com/...aterresierradeguara/) Le but est de tester notre nouveau fourgon et de profiter de sa motricité 4X4 pour aller dans des coins paumés (qui ne manquent pas en Aragon !) Nous avons fait de belles randonnées dont la plupart sont accessibles sans 4X4 (je préciserai à chaque fois les difficultés d’accès) J’ai utilisé pour préparer ce petit voyage le très beau livre de Charles Pujos : Sierras et canyons d’Aragon dont j’ai confronté les informations avec google earth, google images et wikiloc pour affiner mes choix. Départ le vendredi 25/12/15 Route sans problème de Nancy jusqu’à la vallée du Rioumajou (juste après St Lary, route étroite) où nous arrivons vers 19h. Des aires de bivouac pour tentes, labourées par les sangliers et pour camping-cars sont gentiment aménagées sous les pins. Samedi 26/12/15 Départ alors qu’il fait encore nuit (bah oui on est pas mal à l’ouest de Nancy et le jour se lève encore plus tard…) en direction de l’Espagne et de Puertolas, d’où part une piste (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6064355, faisable sans 4X4 mais avec une garde au sol correcte) qui permet de grimper presque jusqu’au-dessus de Canyon de Anisclo. Du terminus de la piste (qui n’entre pas dans le parc National d’Ordesa et du Mont Perdu), on grimpe facilement jusqu’au Grand Sestrales (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5068347) Le temps est superbe et n’enneigement est celui d’une fin d’été ! Nous nous garons à 1750 m d’altitude et il n’y a pas un brin de neige, c’est fou ! Trouvez le fourgon sur la photo ! Pas de neige en dessous de 3000 m. Le Mont Perdu (3355 m) est le plus à G (à l’ouest) de ces 3+4 sommets ronds qui balisent le canyon d’Anisclo. Les chiens sont ravis de ses dégourdir les pattes après la longue route d’hier. Il ne leur faut pas longtemps pour repérer quelques chamois. Nous voilà juste au bord de l’immense et très spectaculaire canyon d’Anisclo, ça sent le chamois par là aussi… Le soleil est au plus haut de sa course mais reste assez bas sur l’horizon en cette fin décembre pour créer de jolies ombres. Rapide pause pique-nique au sommet du Grand Sestrales, surveillés par quelques vautours. Le fond de l’air est frais bien que la bise soit légère et nous prenons le sentier du retour en dérangeant à nouveau la même troupe de 6 chamois. Ce massif est calcaire et l’eau est rare si bien qu’ils ne s’éloignent guère de la source située juste en dehors du parc national où paissent 2 ou 3 vaches plus paisibles. Je suis bluffée par l’ampleur des paysages ! Un coin où il faudra revenir ! De retour au fourgon, pause croquettes pour les chiens ! Une battue a lieu dans la vallée en contrebas, aboiements, cris puis coups de fusil : les vautours sortent de nulle part, par dizaines ! Nous reprenons la piste en dérangeant les vautours attirés par le sanglier abattu par les chasseurs, qui git au bord de la celle-ci… Avec ce temps presque estival, les animaux domestiques sont encore assez haut dans la montagne. Beaucoup plus bas, le niveau du Rio Cinca semble bien faible. Paysages de mesas tabulaires qui nous rappellent un peu le Mont Aiguille. Joli village au bord de l’Embalse de Mediano, un lac de barrage. Au loin les plaines sont sous les nuages, c’est là qu’on va… On plonge dans une soupe épaisse qui nous rappelle un mois de novembre (normal, pas celui qu’on vient d’avoir) en Lorraine. Direction Los Monegros, une zone de badlands située dans la plaine au nord de l’Ebre. Plaine très moche (du moins ce qu’on en voit) au sud de Barbastro vers Sarinena. Nous tournons vers la Ruta de Jubierre, une piste facile praticable par temps sec par tout véhicule (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=4276214) Et nous posons pour la nuit au pied du tozal de la Cobeta, espérant vaguement que le brouillard se dissipe pendant la nuit. Petite promenade dans l’obscurité naissante avec les chiens, c’est assez lugubrrrre…
Dimanche 27/12/15 Même temps au réveil, c’est bouché ! On termine la piste sans rien voir d’autre que quelques silhouettes fantomatiques, dommage car il y a de quoi randonner un peu dans le coin (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=5756287) On décide d’essayer de s’extraire de la soupe en grimpant au-dessus du barranco del Bujal, situé au NO de Castejon de Monegros. J’avais préparé ce parcours sur wikiloc (fr.wikiloc.com/...fact&id=11709221) mais l’ai malencontreusement effacé sur mon smartphone. Nous y sommes cependant arrivés (piste nécessitant un 4X4 pour grimper depuis Castejon jusqu’au sommet du barranco, qui ne correspond donc pas au parcours indiqué sur wikiloc, du moins pour la 1ère partie. Ensuite la trace est juste pour redescendre sur Monegrillo) Donc bien sûr on se perd un peu, surtout avec cette brume qui s’amenuise en prenant de l’altitude. On découvre quelques bergeries abandonnées, de jolis champs soignés parfois, et enfin nous émergeons de la brume en arrivant au sommet du barranco del Bujal. Belle vue sur la mer de nuages qui inonde toute la plaine de l’Ebre. Les nuages butent sur les falaises et le barranco est au soleil ! Nous nous baladons un peu sur la rive du canyon (pas de sentier, ça griffe !), ça fleure bon le thym et le romarin, puis on déjeune au soleil, il fait très bon !
Pas envie de retourner dans la purée de pois, dans laquelle plonge notre piste… Pas de vent sur les crêtes… Un vautour attend patiemment que les ascendances se lèvent. Après cette pause contemplative, nous replongeaons dans la brume en direction de Foz de Zafrane, un classique accessible en 4X4 (ou en VTT !) situé au sud de Zaragoza. Trace GPS indispensable pour nous qui n’y voyons goutte avec ce brouillard (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11874940)
Le parcours est ludique mais sans grand intérêt esthétique car pas très sauvage (site d’escalade assez fréquenté, pile de pont vestige d’un ancien viaduc) Nous trouvons la piste un peu après Puebla de Alborton, elle se faufile dans un petit canyon et arrive enfin à un vaste surplomb où il doit faire très bon en été (exposé au Nord, 2°C pour nous) On continue la piste guère plus facile de ce côté et finissons par nous extirper du canyon par ce petit chemin. Nous repartons vers l’est ce qui nous permet de passer au-dessus de la piste d’entrée est du canyon. On a un peu frotté la carrosserie sur ce chemin très étroit mais le fourgon s’en est sorti sans problème. Quelques belles ornières laissent penser que ça peut se corser par temps humide ! Direction Albarracin (à l’est de Teruel) que nous visiterons demain ! On se gare à la nuit tombante pas loin de la très jolie route qui va de Géa de Albarracin vers Bezas.
Lundi 28/12/15 Ciel chargé au réveil… On remet la rando prévue à plus tard et on commence par aller faire un tour vers Albarracin qui donne son nom à la Sierra éponyme. La ville est construite sur un éperon rocher dans un méandre du Rio Guadalaviar et flanquée d’une superbe muraille rouge, couleur sierra. Nous traversons le bourg, désert à cette heure et grimpons jusqu’à la muraille où les chiens réveillent quelques chats encore assoupis, tous noirs. Elle a été en partie restaurée, juste ce qu’il faut je trouve. Nous arpentons les ruelles du bourg à la recherche de victuailles car le frigo commence à se vider et ne trouvons qu’une unique boulangerie, esseulée mais fameuse ! Sinon il y a une foultitude de bars, restaurants et…banques. Il doit y avoir foule en été. Pour le moment c’est…très calme.. Le ciel s’est enfin dégagé et nous prenons la route vers l’est dans l’idée de randonner dans les gorges du Guadalaviar. Mais le soleil est si bas sur l’horizon que même à midi celles-ci restent glaciales et en plus le rio est à sec ! On improvise donc une jolie randonnée de crêtes qui va nous faire découvrir un peu des paysages de la Sierra de Albarracin. Pas de sentier mais la végétation clairsemée ce prête bien au « hors-piste » Jolie boucle vallonnée qui se termine en beauté pour les chiens par la découverte imprévue d’un point d’eau ! (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875281)
Retour sur Albarracin dont les couleurs se réchauffent sous le soleil revenu. Comme partout en Espagne, ça ne manque pas d’églises et autres édifices religieux ! J’ai bien envie de refaire des photos de la muraille avec le soleil mais un peu la flemme de remonter jusqu’en haut à pied. La carte téléchargée sur wikiloc semble indiquer une piste qui permet d’accéder sans effort au-dessus du village. Nous la trouvons sans difficulté (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11875305). Faisable je pense avec une voiture légère et haute sur pattes mais 4X4 préférable pour un véhicule plus lourd car ça grimpe ! Mieux vaut ne pas avoir à se croiser… Vue superbe depuis la colline qui surplombe Albarracin mais ça souffle ! J’ai prévu d’aller voir ensuite la lagune de Bezas, un des rares plans d’eau naturels de l’Aragon. La route nous faisant passer devant la pinède de Roderao et ses peintures rupestres, nous y faisons une petite randonnée de quelques km. La pinède est magnifique, rehaussée de blocs de granit rouge qui attirent ici des dizaines de grimpeurs tous équipés de gros matelas et de minivans (le parking ressemble à un salon du combi/van) Les peintures ne sont pas époustouflantes mais la balade bien agréable. Nous négligeons la pancarte indiquant la direction de la lagune de Bezas car j’ai une trace GPS qui semble plus courte au départ du village de Bezas. Piste assez cahotique, bonne garde au sol nécessaire. (fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11700326) Le site est joli, pas très dépaysant pour un Européen du Nord mais doit faire un tabac dans cette région désertique en été. Une ferme en partie rénovée la surplombe et semble habitée. Stationnement nocturne interdit mais la nuit tombe (déjà !) et nous pensons ne pas trop déranger en cette fin décembre. Les chiens sont ravis de trouver de vastes étendues herbeuses et douillettes pour chahuter, c’est tellement plus confortable que la caillasse ! Peu d’oiseaux, c’est étonnant… un héron, quelques poules d’eau et cormorans, c’est tout.
Mardi 29/12/15 Le jour se lève sur la lagune. Nous sommes à 1200 m et il n’a pas gelé. Les chiens se font encore une partie, puis quittons la lagune par l’ouest en prenant la piste qui était indiquée depuis la route filant de Albarracin à Bezas : elle est plus longue mais plus facile, accessible à tout véhicule. Nous quittons les roches rouges de la belle Sierra de Albarracin, faisons un ravitaillement express à Teruel puis poursuivons vers Pitarque. A partir de Allepuz, la A226 puis la A1702 sont splendides. Pas de soleil en cette fin décembre, dommage… Les villages perchés se succèdent, juchés sur des escarpements improbables, alors que la route serpente inlassablement (et longuement) au creux des canyons et escalade col après col. Quelle chance que les chiens ne soient pas malades en voiture ! Villarluengo est le dernier village avant Pitarque, d’où nous partons pour une randonnée de quelques km jusqu’à la résurgence du Rio…Pitarque. (fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=6882990) Un peu déçus par cette randonnée que je m’imaginais plus aquatique). En fait le sentier (en A/R et assez fréquenté) chemine à flanc de paroi le long d’un canyon et on ne profite de la rivière qu’à sa toute fin. Le Rio Pitarque nait d’une résurgence (en fait plusieurs situées dans un petit périmètre) : ça a un côté un peu miraculeux dans ce pays calcaire très sec. L’érosion ici aussi a laissé de jolies formes. L’eau est fraiche mais les chiens n’en ont cure ! Ils entendaient couler le ruisseau depuis plusieurs km sans pouvoir en profiter ! Nous explorons chacune des résurgences, plus ou moins accessibles aux chiens…les pôvres ! Une dernière baignade avant de prendre le sentier du retour. Higloo aperçoit à perpète de l’autre côté de la vallée un bouquetin juché sur un rocher, qui nous observe ! C’est fou le nombre d’animaux qu’on voit grâce aux chiens (et sans doute en loupons nous aussi pas mal du fait de leur présence !) Le ciel s’est enfin dégagé mais le village de Pitarque et les orgues de Montoro sont déjà dans l’ombre. La nuit ne vas pas tarder à tomber et j’ai prévu de dormir près du pont de Camanillas à l’est de Aguaviva, ce qui va nous rapprocher un peu de la mer. Il fait nuit noir quand nous y arrivons, au GPS (fr.wikiloc.com/...fact&id=11716366 : on stoppe au 1er 1/3 du tracé, ensuite c’est à pied) Mercredi 30/12/15 Grand ciel bleu au réveil mais le fond de notre vallon va rester à l’ombre encore un moment. Petite gelée matinale. Nous descendons le rio Bergantes sur quelques centaines de mètres et arrivons très vite au joli pont rénové de Camanillas (où passe le GR8) Le site est très ludique car l’érosion a donné de jolies formes rondes au rocher. Le ruisseau se traverse facilement, mais les branchages accrochés en hauteur montrent qu’il n’est pas toujours si tranquille. (Donc ne pas dormir à côté du ruisseau comme nous si le temps est à l’orage ou à la pluie) Plus en aval parvient à nos narines une odeur pestilentielle que nous identifions à présent sans hésiter : il y a (encore !) une usine à cochons dans le coin ! Cette région (tout l’Aragon !) en est truffée et il n’est pas rare qu’un seul village soit cerné par 3 ou 4 de ces exploitations. Comme les ressources économiques sont rares dans le coin, les gens supportent… En France, ce serait la r��volution ! Je n’ose pas imaginer la nuisance en été avec la chaleur et les mouches ! Pôv cochons, entassés dans de longs bâtiments flanqués de 2 silos à bouffe à cochon. On n’a pas vu l’ombre de la queue d’un cochon, je pense qu’ils ne sortent jamais. Certains bâtiments sont même à 2 étages ! Nous ne considérons plus du même œil le bon saucisson acheté quelques jours plus tôt… Le soleil ne fait qu’effleure les collines environnantes quand nous quittons le rio Bergantes. Petit détour ludique vers El Salt (sur le rio Matarrana, près de La Portellada : fr.wikiloc.com/...c/view.do?id=8724454 Faisable avec une voiture légère, sinon 4X4 préférable, chemin étroit. La cascade est à sec (décidément…) mais le site est joli. Les chiens prennent leur bain puis nous y déjeunons au soleil... Nous poursuivons ensuite vers Beceite, porte d’entrée de la reserva Nacional de Puertos de Beceite. J’ai reéré sur wikiloc une balade aquatique (encore une !) et cette fois il y a bel et bien de l’eau dans le très joli torrent d’Ulldemo aux eaux cristallines. Le coin doit être blindé en été car c’est assez paradisiaque. Accès auto : fr.wikiloc.com/.../view.do?id=11717657 Rando : fr.wikiloc.com/...oc/view.do?id=336624 A 13h30 nous démarrons la balade, il fait nuit à 18h, ne traînons pas… Le sentier s’élève rapidement dans les pins et arrive de façon assez surprenante à un collet où se trouve une jolie maison de vacances à louer et surtout un puits fort bienvenu pour les chiens assoiffés. Nous sommes le 30 décembre, à 1100 m d’altitude et ce cerisier est en fleurs ! Après 1 ou 2 km de piste nous replongeons dans un étroit vallon sur un sentier visiblement peu fréquenté (merci le GPS) Le moindre espace horizontal sur ces falaises escarpées est boisé. Un rêve de bouquetins ! Et de vautours ! Pour la 1ère fois nous en avons vu voler en formation, j’ignorais que les vautours volaient aussi ainsi. Nous regagnons enfin le torrent, bien sûr à l’ombre et le longeons tant bien que mal jusqu’au parking (parcours assez cahotique nécessitant de traverser plusieurs fois le torrent ou quelques pas d’escalade facile. La difficulté consiste à ne pas perdre le sentier car la végétation est vite infranchissable et l’eau parfois profonde) Il commence à faire bien frais en fin de journée et la rivière prendre de petits airs de forêt presque boréale. Nous arrivons juste avant la nuit, bien crevés et décidons de dormir là (ce qui est théoriquement interdit donc à éviter en « saison ») Jeudi 31/12/15 Pour cette dernière journée de l’année, nous décidons d’aller faire un tour jusqu’au delta de l’Ebre (en Catalogne), considéré comme une région de grand intérêt écologique. Je n’ai pas vu de photos vraiment alléchantes de cet endroit mais autant en avoir le cœur net puisque nous n’en sommes pas loin. Mon intuition était bonne, le coin ne nous a pas emballé du tout. Peut-être qu’au printemps quand les champs sont verts… C’est plat, gris, sillonné de canaux et de chemins privés en tous sens. Il nous a été impossible malgré plusieurs tentatives tous azimuts d’arriver à la lagune de Bassa de l’Estrella pourtant équipé d’un mirador (observatoire) indiqué par au moins un panneau. A chaque fois la piste est fermée par un grillage interdisant même l’accès à pied. Bref, on a fait une petite balade en aller-retour sur la très banale plage qui mène à la Punta del Fangar. Il y a quelques dunes qui pourraient être intéressantes si elles n’étaient pas interdites d’accès (zone de nidification, OK) Bref, après un déjeuner rapide au bord de la mer, on quitte cet endroit qui nous déçoit pour retourner dans les sierras ! Direction Viacamp à 3h de route, plein nord ! Après Lleida, nous sommes sur la route du ski avec plein de voitures et un milliard de ronds-points. Pff… heureusement les Espagnols sont des conducteurs généralement prudents et patients (et très fair play pour laisser traverser les piétons !) Nous arrivons à la nuit tombée au village abandonné de Finestras par une longue piste (haute garde au sol nécessaire) de 25 km. Très bien indiquée depuis Viacamp. Réveillon très tranquille, pas de risque d’être dérangés par les voisins ! Vendredi 01/01/16 Nous nous réveillons dans le brouillard (pas celui d’éventuels excès de la veille !), l’atmosphère est assez mystérieuse, pour ne pas dire lugubre dans ce village abandonné. Il est si épais qu’il nous faut le GPS pour trouver le départ du sentier. Le but de la rando est de découvrir l’ermitage de Sant Vincenç, blotti dans une grande muraille géologique appelée ici « de Chine » ! Grâce au brouillard nous ne découvrons cet endroit incroyable que par petits fragments, allant de surprise en surprise. Les arêtes rocheuses dressées vers le ciel ne parviennent pas à déchirer les nuages. Nous voilà enfin après une petite acrobatie (il a fallu porter les chiens pour descendre quelques barreaux d’échelle) arrivés à l’Ermita Sant Vincenç, bâti il y a 1000 ans ! A nos pieds, le lac Panta de Canelles et une toute petite crique cachée derrière la muraille (de Chine !) et au-dessus un autre ermitage, celui de Sant Marco, plus facile d’accès où nous irons ensuite. Nous remontons sur le plateau, le brouillard s’est levé et nous découvrons les restes du village de Finestras, abandonné dans les années 60 lors de la construction du barrage : les zones cultivables sont à présent sous l’eau. Une maison (celle au toit de tôles) semble encore parfois occupée. Nous voilà à l’Ermita San Marcos dont la jolie porte est ouverte. Je vous laisse la surprise d’en découvrir l’intérieur. D’ici on aperçoit San Vincenç et l’entrée de la petite crique, fermée par une chaîne équipée d’une pancarte qui se situe très au-dessus de l’actuel niveau du lac ! Retour au fourgon, un dernier regard vers la place du village, ornée d’un sapin de Noël disposé dans un joli seau vert pomme ! Nous reprenons la piste vers l’auberge de Montfalco (pour toutes les pistes de ce coin au sud de Viacamp, il faut une bonne garde au sol et pour un fourgon ou camping-car de très bons pneus ou une motorisation 4X4. Enorme tôle ondulée avec des vagues de 25/30 cm heureusement seulement sur quelques mètres mais à plusieurs reprises sur la piste qui mène à l’auberge, plus fréquentée par des voitures qui patinent en montée et creusent les vagues.) Pas mal de monde à l’auberge qui a l’air très sympa (et leur chien l’est aussi !) La gérante parle anglais et m’indique que THE rando du coin est faisable pour un chien « a little crazy » comme le leur. Les nôtres l’étant aussi, on décide de faire cette rando que j’avais d’abord crue trop acrobatique pour des chiens. Le sentier de 4 km de long surplombe sur la 2ème partie de son parcours le lac et le longe jusqu’à une étroiture (le Congost du Mont Rebei) La balade est très spectaculaire puisqu’elle emprunte 2 séries de passerelles fichées dans des falaises verticales voire en léger surplomb. Pas d’échelles mais des escaliers très raides, ce qui les rend accessibles à des chiens habitués au vide et confiants. Ils s’en sont très bien sortis, recevant moult flatteries de la part des autres randonneurs, se laissant prendre de bonne grâce en photos par les uns et les autres. Ce qui est marrant c’est qu’ils étaient tellement concentrés qu’il leur fallait ensuite se défouler en chahutant quand le terrain s’y prêtait. Place aux photos :
On s’est bien amusé ! J’ai préféré faire demi-tour un peu avant la fin au niveau du pont suspendu, en grille qui fait mal aux coussinets, craignant qu’ils ne se les abiment et soient gênés au retour sur les passerelles. Au compteur 8 km A/R et +723m. Pour ceux qui ne sont pas fans de ce genre d’acrobaties, il est possible d’accéder au détroit par le nord à partir d’une petite route qui part de Puente de Montagnana. Et pour ceux qui ont peu de temps, il suffit de grimper en 1/4h à l’Ermita de San Quiteria, situé juste au-dessus de l’auberge de Montfalco pour découvrir une vue époustouflante sur le Congost vers le Nord et une partie de l’immense lac vers le sud. Cet ermitage aussi est ouvert mais moins décoré que celui de San Marco. Eclaircie inespérée en fin de journée, quelle chance ! Fred a encore des forces pour conduire jusqu’à la frontière, nous dormons juste avant celle-ci. Quelle journée !
Samedi 02/01/16 Un peu plus de 1000 km de route jusqu’à Nancy, circulation dense mais relativement fluide. Nous arrivons à Nancy vers 17h30, les chiens n’ont pas bougé une oreille de tout le voyage (juste un petit pipi en faisant le plein)
Conclusion : Ravis de notre petite virée espagnole (1200 km en Espagne et 2100 en France). Cette région se prête parfaitement au bivouac sauvage ! Il y a plein de pistes partout, on trouve de l’eau sans problème, les gens (quand on en voit !) sont accueillants et surtout c’est hyper dépaysant ! A conseiller à tous les nostalgiques de l’ouest américain ! Impressions à moduler en fonction de la saison toutefois : en été avec la chaleur et la « foule » (à mon avis toute relative en Aragon) ça doit être assez différent. Période idéale je pense : mars avril : de l‘eau dans les ruisseaux (en principe), des fleurs dans les champs et des journées plus longues
Makalu 2015: exploration du glacier du Barun et ascension du Kamepe Ri English translation pending
Du 8 au 27 octobre 2015Avant-Propos:
Pour cette troisième exploration des vallées du Makalu, nous avions vu gros: Surplomber Shersong pour découvrir simultanément l'Everest et le Kanchenjunga, aller jusqu'au pied du Cho Polu, enfin vaincre un sommet de plus de 6000m et admirer le Barun Tse.
J'avais recruté un partenaire sur trekkingpartners.com pour sécuriser la progression, toujours risquée en haute montagne. Mal m'en a pris puisque l'individu m'abandonna à Kongma, prétextant un sac trop lourd, des pieds endoloris et le mauvais temps! Il me faudra, à l'avenir, prêter plus d'attention à la sélection des candidats à l'aventure!
Il a donc fallu rabattre un peu mes ambitions mais le plus important a été effectué (mon premier 6000 en solitaire!). De plus, l'extraordinaire vallée du Barun, pour la première fois, s'est découverte sous un superbe soleil d'automne.
Par chance, j'arriverai à me déplacer malgré la crise du pétrole qui secoue le Népal. Peu de jours après mon retour, les vols intérieurs seront annulés pour cause de pénurie... Après le tremblement de terre du 25 avril dernier, il faut que les népalais soient particulièrement sereins pour supporter avec autant de calme tous ces malheurs et toutes ces privations sans broncher!

Les trekkeurs seront plus nombreux qu'en Mai 2014 sur les chemins du camp de base. Après, ce sera la grande solitude, rompue par quelques corbeaux tentant de me voler ma maigre pitance. J'aurai tendance à sympathiser davantage avec les guides et les Sherpas qu'avec certains touristes fort exigeants et parfois irascibles. Je suis de plus en plus opposé aux voyages organisés expédiant des gens sans effort en altitude et laissant dans la montagne des tas d'ordures comme souvenirs éternels de leurs passages (voir en annexe : La trekkeuse et ses porteurs).
Préparation:
Le même matériel est utilisé qu'en mai 2014. J'embarque cette fois-ci 4.5 kg de nourriture pour 6 jours prévus d'autonomie sur le glacier du Barun. Je suis chargé de 20 kg avec l'eau et l'essence (c'est trop, mon dos s'en ressentira).
Les routes sont inscrites à partir de Google Earth sur le GPS comme d'habitude. Le glacier du Barun a été mis sens dessus dessous, probablement par le tremblement de terre du 25 Avril, et, dans cet enfer d'éboulis et de crevasses béantes, mes prévisions de routes ne serviront pas à grand chose...
Situation:

Accès et Budget:
Je voyage de nouveau avec Air India (620€, bon service). Il est facile de trouver moins cher mais les escales sont souvent fort longues... Au retour, nous arriverons avec plus d'une heure de retard à Delhi mais l'avion pour Paris nous attendra sagement. Yeti Airlines, comme les autres compagnies, a augmenté ses tarifs en 2015 (247€ AR). J'ai utilisé des jeeps privées pour le trajet Khandbari - Num (600Rs à l'aller, mais 3000Rs au retour) par crainte de pénurie de pétrole mais aussi pour le confort!
Sur place, au Népal, la dépense, tout compris et sans trop compter, a été de 500€ (avec 4 jours d'autonomie "gratuits"). Avec les vols domestiques et internationaux, la dépense totale s'élève à 1370€, incluant visa et accès au parc. Pour une telle aventure et lorsque l'on regarde les catalogues, cela reste vraiment très bon marché!
Il faut compter en moyenne 15 à 20€/jour pendant le trek lui-même, quand on ne consomme pas de bière (350 à 500Rs la bouteille, lui préférer le raksi local ;-)
Agenda:

Altitude à l'étape:

Altitude = f(Distance):

Dénivelé Total Quotidien:

Le Trek au Jour le Jour:
Jeudi 8 Octobre: de Num à Seduwa -
départ 11h35 - arrivée à 17h55 - altitude 1564m
Le voyage en jeep a été très confortable. Sur la route, les montagnes convoitées se découvrent déjà au loin. C'est un appel à l'aventure!

Ce n'est pas vraiment la grande forme pour ce premier jour qui n'est pas le plus facile. De Num, Seduwa paraît toujours fort proche, à la même altitude et juste séparée par la vallée de l'Arun. Juste: il ne faut pas oublier la descente de 750 m puis la montée de 820 m. Nous ne nous pressons pas et nous arriverons à la tombée de la nuit à Seduwa.

Du 9 au 11 Octobre: Interruption dans la région de Seduwa, Robesha, Tashigaon
Voilà trois jours d'interruption pour mener à bien les audits nécessaires à l'avancement des projets en commun avec Friends of Nature. Je découvre une cascade bien agréable pour prendre un bain à une petite demi-heure du village.

Lundi 12 Octobre: de Seduwa à Tashigaon
Lever 6h45, départ 8h40, arrivée 13h15, altitude 2200m
La marche est facile aujourd'hui. Il faut prendre garde de ne pas accrocher de sangsues, en marchant autant qu'il est possible sur les pierres du chemin. La seconde moisson de riz de l'année a commencé et l'activité bat son plein dans les champs.
J'en profite pour visiter l'école de Tashigaon, récemment équipée. L'accueil est chaleureux. Le temps s'est couvert dans la matinée mais nous évitons la pluie. Je m'installe dans le seul lodge ouvert.

Mardi 13 Octobre: de Tashigaon à Kongma
Lever 6h, T intérieure 14°C, départ vers 8h, arrivée 15h30, altitude 3614m
Le temps est beau en début de matinée et se couvrira fortement dans la montée pour terminer par un orage très violent en soirée avec grêlons et neige. Le climat tropical a brutalement laissé place à l'hiver.
Ce jour est probablement le plus difficile de tout le parcours avec l'ascension de 1450m qu'il impose. Le "partenaire" montre des signes de fatigue et de mauvaise humeur anormaux et alarmants. Le seul avantage de la situation est qu'elle est réversible. C'est comme cela que je me réconforte en me demandant comment j'arriverai à le traîner jusqu'au glacier du Barun...
Nous déjeunons à mi parcours dans un petit restaurant (N 27.642, E 87.2152, 2939m) appartenant au fils aîné de la propriétaire du lodge de Kongma et ouvert pour la circonstance. C'est une affaire de famille sur toute la route jusqu'au camp de base...
Je repère l'embranchement probable du chemin pour la vallée d'Isuwa (Ishuwa) sur la crête (N 27.647117° E 87.209821°). Ce peut être un futur trek. Il n'est pas dit que le chemin se poursuive très loin. La descente puis la progression en pleine jungle, si le chemin disparaît, me paraît compromettante.
Il pleuviote quand nous arrivons à Kongma où deux nouveaux lodges se sont construits depuis 2014. Je reste fidèle en m'installant dans le plus ancien.
Dans la soirée, alors que la neige commence à blanchir les alentours, un guide m'affirme que le mauvais temps durera une semaine encore car la pluie doit nettoyer la terre du sang des animaux sacrifiés pendant la fête hindoue du Dashain. C'est pratique. Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, le "partenaire" m'apprend qu'il m'abandonne à mon triste sort...

Mercredi 14 Octobre Acclimatation à Kongma
La pluie a remplacé la neige dés le matin. J'avais envisagé de franchir les quatre cols pour arriver à Dobato dés aujourd'hui, en négligeant l'acclimatation, précaution pourtant nécessaire. Le mauvais temps me persuade qu'il vaut mieux rester à Kongma. Je passe une bonne partie de la journée au lit, sous 3 couches de blanquettes pour ne pas me refroidir.
Je rencontre deux jeunes trekkeurs allemands qui me reconnaissent. Ils ont organisé leur trek avec les renseignements de mon livre de bord de mai 2014 et reviennent du camp de base. Voilà une agréable surprise liée à la célébrité naissante de mon site! Ils espéraient aller jusqu'à Sherpani mais ils ont abandonné, sans accompagnement... Dommage que nous ne nous soyons pas croisés plus tôt.
Jeudi 15 Octobre: les quatre cols jusque Dobato
levé 6h15 - T intérieure 7°C - départ 7h20 - arrivée 13h30 - altitude 3900m
Comme j'ai l'habitude à Kongma et au-dessus, c'est une course perdue à l'avance contre la montre avec les nuages. Le soleil commence à peine à donner que des brumes s'arrachent déjà des coteaux gorgés d'humidité. Celles-ci montent pour s'accumuler vers 4000m. Je pars avec le soleil et arrive à Kongma la à 8h. J'aperçois encore la chaîne de montagnes à l'Est, dominée par une couche de nuages de haute altitude. Parmi elles doit se cacher le Kanchenjunga (8586m et troisième sommet du monde). Il paraît qu'on le voit d'ici par temps dégagé. Les sommets coiffant la vallée d'Isuwa, sont quant à eux, totalement cachés.

La vallée de Tashigaon à Num est toujours sous le clair soleil du matin. Elle me semble déjà bien loin.
Une pluie fine me rejoint vers le 3ème col (Shipton la, 4230m) qui se transforme bientôt en neige jusqu'à mon arrivée à Dobato. La marche est mille fois plus facile que l'année dernière car le chemin est libre de toute neige ou glace. Je fais cependant attention à chaque pas de ne pas glisser sur les pierres humides. J'attrape un léger mais persistant mal de tête, malgré l'acclimatation d'hier. Un cachet d'ibuprofène ne le supprime pas complètement. Je me force à manger sur la route en m'abritant sous le toit d'un bâtiment nouvellement construit.


La neige redouble à proximité de Dobato et je suis heureux de retrouver Pemba Sherpa qui m'accueille avec sa bonne humeur. Nous déjeunons ensemble d'un délicieux dalbath aux abats, arrosé de thé.

Vendredi 16 Octobre - Acclimatation forcée à Dobato
Vers 5h30 du matin, le crépitement sur le toit de tôles de la neige glacée me réveille. C'est plus qu'un mauvais présage. Je ne me précipite pas pour un départ aux aurores... Il neigera toute la journée et je commence à désespérer de la météo. Apparemment, le sang des sacrifices de Dashain ne se lave pas facilement. J'essaie de gérer ma journée pour que le temps ne s'écoule pas trop lentement. L'arrivée de trekkeurs, dans l'après-midi, me donne l'occasion de discussions animées. Six français arrivent de Yangle avec une armée de porteurs. L'un d'entre eux m'apostrophe brutalement car il trouve honteux d'utiliser les services d'enfants de 12 ans et portant des charges élevées (30 kg). J'ai beau essayer d'argumenter en lui disant qu'il devrait faire pression sur son agence de voyage, que je n'y suis pour rien, que je suis moi-même simultanément guide, porteur, et trekkeur, rien n'y fait mais le temps passe et c'est le principal. Voir annexe "la vieille trekkeuse et ses porteurs".
Samedi 17 Octobre - de Dobato à Yangle kharka
levé 6h - T intérieure -1°C - départ 7h - arrivée 13h40 - Altitude 3620m
Comme pour me rassurer des doutes d'hier et me surprendre, il fait plein soleil ce matin! De quoi punir ceux qui ont renoncé trop rapidement à cause du mauvais temps et récompenser ma ténacité! J'ai laissé un peu de vivres à Pemba car je ne pourrai d'ores et déjà pas rester 6 jours sur le glacier du Barun. Il est inutile de me surcharger inutilement.



La brume monte de l'Est, poussée par un vent glacial. Les éboulis bordant le Barun ont été un peu consolidés depuis mai 2014 et la progression se fait un peu plus aisément. A Yangle que je retrouve sous la brume, le jeune propriétaire me reconnait et je retrouve un couple d'espagnol rencontré à Seduwa. Ils reviennent du camp de base où ils ont eu beau temps. Cela me redonne confiance et courage. Encore une bonne soirée au coin du feu.

fin partie 1
Afric'Addict English translation pending
Afrique du Sud
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Au commencement.
Les formalités préalables au départ se déroulent d'une façon inhabituellement rapide, tant celles liées à la voiture et à l'avitaillement que l'obtention du visa pour le Mozambique auprès du consulat du Cap. Il faut dire qu'édifié par ses rebuffades du précédent départ (une semaine passée sur place, de préparatifs en contretemps, à la mettre en condition), deux semaines avant mon arrivée, j'avais inscrit la case à roulettes au fameux stage de motivation « Go Beyond » de Land Rover. Deux semaines qui n'ont pas été de trop pour l'écouter et la préparer pour un voyage de treize semaines envisagé tout au long des côtes du Mozambique et jusqu'au Malawi puis la Zambie. Trente heures après l'atterrissage, nous sommes prêts à partir, un peu déconcertés que tout aille aussi bien : à quand la première tuile ? Elle n'aura pas tardé ! A huit heures je vois un sac ouvert sur le parking, mon sac ! Pendant la nuit, passée au backpacker où nous avons nos habitudes en début et en fin de voyage, la voiture a été cambriolée par une vitre brisée. A neuf heures la police établit un constat désabusé, à dix heures la vitre est commandée et notre hôte, confus sinon confondu, nous offre une partie du séjour. Nous sommes un samedi et il faudra attendre mardi soir pour partir, vitre changée. Tout le monde a été parfait!
La voiture de location est si moche qu'elle ne peut être sortie que du cerveau d'un styliste bridé (par les contingences économiques, s'entend). Par charité, on en taira la marque (d'autant que cette nation vient de battre l'Afrique du Sud lors d'un match de rugby de la Coupe du Monde et qu'on ne leur cause plus. Sans compter qu'on n'a pas oublié que les mêmes élaborent un whisky à faire passer un Ecossais par toutes les couleurs du tartan).
Une lampée d'Avenir 2012 (Chardonnay, notes florales, etc) est comme la première gorgée de lait, quoiqu'on en ait aucun souvenir, mais elle pourrait tout aussi bien être la dernière. En serait-elle encore meilleure ? Est-il normal de régresser au stade oral lorsqu'on revient aux origines de l'espèce ?
Le lendemain, après une bière artisanale LionHeart, c'est Tiger qui nous accueille dans son ermitage de Mc Gregor. Ce village très ancien fut un des premiers établis par les colons s'éloignant du Cap et, comme souvent, la rue principale est nommée Voortrekker (le nom des pionniers) et se termine par une piste en cul-de-sac face à la montagne.
L'institution dominicale est tenue par un couple de quinquas, gay et cordial, en rupture du Cap et dignes fils de Cecil Rhodes, en moins téméraires. Comme il faut décidément que ces blancs mettent à part, et faute de pouvoir le faire désormais avec les noirs, ce sont les fumeurs qui trinquent et qu'on parque dans un enclos végétalcerné d'effluves florales capiteuses, un vice censé couvrir l'autre. Une femme, millésime 1930, descend d'une fourgonnette siglée du nom d'un domaine viticole de la vallée (est-ce son Chenin blanc dans nos verres?). Noueuse comme un cep et guère plus haute, nez crochu, les mains comme des serres et une longue crinière de neige frisée au fer, elle gravit les marches qui conduisent au restaurant où elle est accueillie comme une hôte de marque : elle est la maman d'un des restaurateurs à qui elle apporte un panier bleu, comme un secret.
Dans l'Overberg, c'est la fashion week et les défilés sont jonchés de fleurs multicolores, plus Kenzo que Karl, tandis qu'au débouché des vallées, dans les champs bataves, d'autres fleurs mouvantes s'affairent autour d'arbres fruitiers contraints en espalier: bonnets roses, tuniques bleues, foulards jaunes, en autant de variations qu'il y a de petites mains.
La suite du tour de chauffe nous emmène saluer les baleines batifolantes d'Hermanus et les pingouins facétieux de Betty's Bay, fait halte dans un manoir de Gordon's Bay dont la girouette est une baleine harponnée au faîtage, et se termine au garage : la bête est prête. 3, 2, 1... Go ! (beyond). GOG (Good Old Grahamstown)
La déprise des Anglais n'est pas achevée et la ville est cotonnée dans un fog qui rassure la cathédrale anglicane et les façades victoriennes. Dans les faubourgs nord, des vaches maigres divaguent parmi le bric-à-brac de constructions légères et les épaves de pick-up désossées, dans une constellation d'ordures. Elles broutent une Voie Lactée déchue (pots de yaourt ou de fromage frais, bouteilles de lait) et on accusera leurs pets de crever l'ozone alors qu'elles ne font que crever les bulles de plastique de la zone humaine; émissives, oui, émissaires, non ! Un enfant, sanglé dans un anorak bleu glacier, s'agrippe aux hardes d'un vieillard grunge pour traverser la route.
Un Paradis ?
Dans la rivière, des dizaines d'enfants frétillent en bancs, mais on peut aussi taquiner la truite dans la Bell River. On se tient aux pieds du sud Lesotho, un cavalier noir, à cru, remonte la rue principale au galop, fendant un troupeau de moutons qui la traversait. Au plus près de l'eau, les quelques rues en terre du village historique sont bordées de jolis cottages sans clôtures, dont beaucoup sont devenus des guesthouses et, attenant sur la colline, s'il y a bien un township, c'est comme un township de campagne (il n'y a pas de mot pour le dire, autre que location). Les rues sont pavées et les lots sont assez grands pour que des enclos à volaille, à moutons et à chevaux jouxtent les constructions d'infortune Un mariage, venu de loin, se tient sur le parvis de l'église réformée où on nous invite avec force gestes et sourires le seul hôtel de la petite ville moribonde, édifié au dix-neuvième siècle, est à vendre l'extrême gentillesse de l'artiste qui nous offre un thé est comme le sucre-glace de ses gâteaux. Nous passons la nuit dans une chambre du pub local installé dans une école désaffectée et classée monument historique. Une heure avant la tombée du jour, les pick-up et les motos tout-terrain (le goudron s'est arrêté à quatre-vingt kilomètres d'ici) commencent à arriver pour le rituel braai du samedi soir. Tout ce que l'alpage compte de fermiers s'est donné rendez-vous sous mes fenêtres : autant nous joindre à eux.
… Ou un enfer ?
En plus du braai hebdomadaire, ce soir il y a match, match de rugby ! Et devinez qui joue ? l'Afrique du Sud ! Contre Samoa, une occasion de laver l'affront nippon. Le pub est plein comme un stade, une bonne moitié des spectateurs (soit la totalité des hommes) ne déparerait pas dans le pack sud-africain. Ils font le match physiquement, comme s'ils étaient sur le terrain, han, ouch, hop (traduit de l'afrikaans) quand le ballon fuse de mains en mains, mais en beaucoup plus bruyants -où est l'arbitre?-, j'ai perdu la moitié de l'audition ce soir. Leurs filles de vingt ans, belles comme savent l'être les slaves, sont au premier rang (faute de night-club?) tandis qu'un colosse de Rhodes attise un alignement de braises qui tiendrait à peine entre deux poteaux et qu'on apaisera de viandes, dix minutes avant la fin du temps réglementaire. A 22-6, essai marqué avec élégance par un joueur sud-africain métis (ils ont aussi une espèce de Chabal), d'une bourrade, mon voisin me décolle la plèvre. J'hésite à demander réparation à la tenancière qui m'a tout l'air d'une ex-championne de catch. Demain, nous quitterons cette vallée par le plus haut col d'Afrique du Sud.
Gorges
Mavis, haute comme trois mangues et également ronde, est coiffée d'une perruque raide moirée. Son sourire est irrésistible mais je résiste à son offre de dessert. Elle officie à l'Oribi Gorge Hotel qui hésite entre mauvais goût et charme (vus de la maison). La construction est de béton imitant la pierre locale mais, alors que chaque pierre devrait être différente de l'autre, on fait face à un copié-collé à l'infini. La réceptionniste, moulée à la louche, se rengorge lorsqu'elle traverse le lobby, le maître d'hôtel file sur ses escarpins vernis et le barman est à la fois pro et friendly (la classe internationale). Une famille indienne locale, quatre générations attablées, qui insuffle un cérémonial à la salle un jeune couple métis, d'ascendances cosmopolites un autre, plus âgé, de blancs qui rêvent de France deux blancs-becs qui se bécotent, insouciants de l'intendance et nous, voilà toute l'assemblée. La chambre est vaste mais qui a conçu la salle de bains ne doit jamais en prendre : allongé, on a la tête dans les robinets et la pomme de douche qui goutte (le supplice éponyme) sur le crâne. Lorsqu'elle se vide, la baignoire dégorge dans le lavabo. Au matin, l'Oribi Gorge est voilée mais pas assez pour cacher le désastre. Une compagnie de divertissements a installé des agrès, saut à l'élastique, pont suspendu et une vaste fabrique de ciment occupe le fond de la vallée.
Océans
Vus de leurs rivages, l'Indien et l'Atlantique ont en commun d'être des briseurs de grèves, les battant sans relâche, ressac ressassé, stakhanovistes de la vague écumant d'impuissance. Sur la Dolphin Coast, des kilomètres de côtes sauvages au pays zoulou, un simple panneau vous rappelle qu'il n'y a pas de filet anti-requins et que vous vous baignez sous votre entière responsabilité. J'ai bien fait d'oublier mon costume de bains, ce n'est pas un coin pour les pingouins.
Où sommes-nous Tembe ?
A l'entrée de la réserve, un cerbère mutique nous délivre des tickets et, par ondulation mambesques du bras, nous indique comment gagner le lodge de Tembe Elephant Reserve. Nous méconnaissons le langage des serpents, le plan multi-polycopié est illisible et sans échelle et la signalétique réduite : il nous faudra une demi-heure pour trouver le havre situé à deux kilomètres de l'entrée. Pour demeurer ici, il aurait fallu réserver à Durban, à cinq cent kilomètres de là, il n'y a pas de possibilité de camper et les installations, réputées luxueuses et chères en conséquence, sont moyennement tenues en regard des prétentions. De toute évidence, les voyageurs indépendants et imprévoyants ne sont pas les bienvenus. Cela tombe bien, nous n'avons aucune envie de rester après une virée par les pistes sablonneuses où nous rencontrons les soi-disant plus grands éléphants d'Afrique (et donc du monde). De toutes façons, un éléphant c'est grand et lourd, alors qu'il pèse sept tonnes au lieu de six ne change rien à l'affaire, d'autant que ce n'est pas la taille qui compte mais la vitalité. Et les éléphants de Tembe sont mous. Il y a aussi des Nyalas (beaucoup) dont la femelle est sans doute la moins gracieuse des antilopes africaines : croupe en dedans, échine arrondie, encolure plongeante et déplacement lourd. Un peu plus tard, à l'entrée de Kosi Bay, une garde-barrière enjouée nous explique que la réception est fermée mais que nous n'avons qu'à choisir un emplacement ou un chalet, que les gardiens nous donneront les clefs et qu'on verra demain. Demain nous entrons au Mozambique par Ponta do Ouro.
Retour d’une croisière transatlatique Copenhague - New York suivie par New York - Québec English translation pending
Bonjour à tous et à toutes qui vont suivre ce petit compte rendu.
Je m’ y colle car par expérience, je sais qu’ il n’ y a pas beaucoup de « retours » pour ces escales.
Alors, si ça peu être utile…….
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Nous avons donc quitté Copenhague à bord du Serenade of the Seas de Royal Caribbean le dimanche 30 août .
Lundi 31 août : OSLO de 10h à 19h. Le bateau est amarré près du centre ville, juste au pied de la Akershus Fortress. De là, il est très facile de se rendre au centre ville à pied et on trouve pas mal de commentaires sur ce forum. Comme nous connaissions déjà cette ville et comme il faisait beau, nous avons décidé de rester sur le bateau avoir le pont piscine pour nous tout seuls ou presque c’ est assez agréable ! Petite parenthèse : Il faut dire que nous nous attendions à de la fraicheur dans ces contrées et que je me suis totalement plantée dans la confection de mes valises !!!!! Je n’ ai emporté que quelques petites choses pour le cas où il ferait quand même beau et je vous assure que j’ ai fais beaucoup de petite lessive et employé pas mal de « systèmes D » pour le séchage durant ces croisières !!!!
Mardi 1 septembre : KRISTIANSAND , NORVÈGE de 10h à 18h Le bateau est amarré à faible distance du centre ville. Située dans le comté de Vest-Agder, au sud de la Norvège, Kristiansand est une petite ville maritime dont l’origine remonte à près de 400 ans et est réputée aussi pour son climat, considéré comme l’un des plus agréables de Norvège.. Manque de pot, s’ il ne faisait pas froid nous avons eu un peu de pluie pendant notre visite de Posebyen, la vieille ville de Kristiansand. Nous y avons fait une très jolie promenade quand même. C’ est le plus grand ensemble de maisons de bois mitoyennes de hauteur moyenne en Europe du Nord. Ce quartier, où vivaient à l’origine des ouvriers et des artisans, est aujourd’hui devenu le quartier résidentiel le plus caractéristique de Kristiansand et ses jolies maisons blanches sont typiques de la côte Sud de la Norvège.
Mercredi 2 septembre : en mer
Jeudi 3 septembre : KLAKSVIK, ILES FEROE de 8h à 17h Comme nous ne prenons jamais d’ excursion proposées par le bateau, j’ avais essayé de trouver mais sans succès un loueur de voiture dans les environs. Nous avons donc opté pour une fois, l’ excursion vers TORSHAVN la capitale de l’ île qui est aussi un port. Pour y arriver, on va traverser la belle île de Esturoy puis celle de Streymoy, où une route de montagne pittoresque mène à un belvédère élevé d’ où l’ on découvre une vue de Torshavn et son port. Nous avons beaucoup apprécié les paysages typiques des Féroé, c’ est à dire des collines couvertes d’ une mousse d’ un joli vert car les moutons mangent toute autre végétation. Et des moutons il y en a, 1.8 par habitant ! Torshavn et son quartier historique Tinganes ne nous a pas vraiment conquit ; pour nous, Klaksvik est aussi jolie pour s’ y promener. Je regrette vraiment de n’ avoir pas eu l’ opportunité de louer une voiture pour circuler dans les différentes îles. Mais il n’ était possible d’en louer que à Torshavn ou à l’ aéroport (encore plus éloigné). A se demander si le choix de cette ville d’ escale n’ a pas un petit côté stratégique pour promouvoir les excursions organisées !!! A suivre photos: Kristiansand et Féroé (peut-être pas dans cet ordre)
Une virée en Inde English translation pending
Inès n’était pas d’accord avec le collège, cette année, décrochage.
Verdict du conseil de classe : elle redoublera sa troisième.
Mon choix de « sanction » : on va voir ce qu’est la vie sous d’autres cieux, ma fille…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…
Jeudi 30 juillet 2015, 10h50 Atterrissage à Delhi, Ashik, notre accompagnateur Indien pour ce voyage, nous attend. Trajet en taxi jusque chez lui et Sébastien, correspondant en Inde de Radio-France. On savait où on arrivait, mais 40°, et un taux d’humidité qui doit avoisiner les 90%, ça surprend les corps. Repos, après 2 nuits très courtes.
Vendredi 31 On fait un peu plus connaissance avec Ashik, au cours d’une balade dans un parc immense dans Delhi. Le thème central est le tombeau (colossal…) d’un poète emblématique, Amir Khusrau, entouré d’autres tombeaux illustres : des rois et reines qui voulaient reposer près de lui.
Ashik nous montre sa moto, garée dans la rue. Elle détonne avec celles que l’on croise, avec son look chopper. Elle n’est pas attachée, et restera ainsi durant le mois d’absence d’Ashik. En plein New Delhi. Impressionnant, pour nous.
Balade en ville, le soir, on en profite pour passer chez le coiffeur, ou plutôt sur le trottoir qu’il squatte, éclairage à leds branché sur la batterie de sa voiture. Coupe nickel malgré les conditions. Et quelques courses, dans une épicerie dont le caissier Sikh, accroupi sur son tabouret, pieds nus, détonnerait dans nos supermarchés.
Samedi 1er août Préparatifs, planning, réservations des divers billets de train, … Arrivée de Sébastien, notre hôte qui, sans nous connaître, nous accueille les bras ouverts, avec sa compagne Indienne, et leurs amis, des gens très sympas, aux parcours impressionnants. Une règle semble établie : tous sont très à l’aise pour passer d’une langue à une autre. Alex, un Anglais, parle Français comme s’il était parisien d’origine, et quand j’entends parler sa femme Sophie, Française, je suis persuadé d’entendre une Anglaise. Un autre couple, Abi, Philippine, et David, Suisse, est là, avec Alicia, 13 ans, qui parle 4 langues et commence l’Allemand. On sort, balade dans un autre parc de Delhi, à nouveau des tombeaux monumentaux, autour de celui de Humayun, second empereur Moghol, considéré comme le prototype du Taj-Mahal.
Dimanche 2 Départ en train pour Agra, la cité du Taj-Mahal, ville moyenne ici (1,7 million d’habitants). Départ prévu à 8h45, retardé progressivement jusqu’à 11h45… Puis 3 heures de train pour 180 km. Nous aurons néanmoins le temps de voir ce fameux temple (un tombeau, à nouveau, en fait, construit par l'empereur Moghol Shâh Jahân pour son épouse), les fortifications, et le palais royal. Agra fut, à sa grande époque (16° - 17° siècle) la capitale de l’empire Moghol.
Visite d’Agra en Tuc-tuc. Triporteur très utilisé comme taxi low-coast en Asie, on l’exploite à fond ici. On peut y loger 3 touristes (2 si Américains moyens), en plus du chauffeur, mais les Indiens s’y entassent jusqu’à 12 personnes. Véridique, on l’a vu.
Au coin d’une rue, une école coranique, à ciel ouvert.
Départ d’Agra le soir à 22h, destination Pushkar, en train-couchettes.
Lundi 3 4h30, arrivée du train à Ajmer, où nous prenons un taxi – 400 roupies, moins de 6 €, pour une dizaine de km. Indécent quand on saura que le litre d’essence revient à 1 euro. Arrivée à Pushkar, vers 5h30, où nous trouvons un hôtel, Moon Light, qui nous accueille malgré l’heure, bien matinale à nos yeux. Prix de la chambre : 400 roupies, pour 3 personnes. Évidemment c’est minimaliste en terme de confort, douche à l’eau froide, pas de placard ni de clim, ni de bureau, mais à ce prix-là difficile d’être exigeant ! Le gag : c’est lors de notre départ que nous apprendrons qu’en fait il y avait de l’eau chaude, simplement un disjoncteur avait sauté ! Le plus dur en ce qui me concerne : les matelas en mousse de 8 ou 10 cm sur un sommier qui est une simple planche. Je passerai mes nuits à tourner comme un poulet sur sa broche, et au lever il faudra toujours un peu de temps pour remettre chaque vertèbre à sa place… Suite de la matinée consacrée à un sommeil un peu plus réparateur que celui du train.
Découverte de Pushkar, 400 (si, quatre cents) temples pour 17 000 habitants. Des vaches, des vaches, partout. Elles sont vraiment les reines dans ce pays, en ville comme à la campagne. Elles se couchent aussi bien sur les routes, en plein virage, que dans des rues étroites, viennent mendier aux portes…
Visite d’un temple dédié à Brahma, avec la même caractéristique que tous ceux qui lui sont consacrés : il est le seul et l’unique sur cette planète. Des prêtres nous prennent en main, au sens littéral du terme. Après avoir, chacun avec son guide spirituel, effectué un cérémonial très précis finissant par un largage de fleurs dans le lac (sacré, comme il se doit), nous devons réciter des prières, en répétant ce qu’ils disaient. Inès et Ashik seront assez vite libérés, mais le mien ne me lâche pas, me fait citer tous les membres de ma famille (quel boulot !), puis me dit qu’il accepte aussi bien les euros que les dollars, et que 30 euros ça serait correct pour que tous aient une belle et longue vie. Je parviens à garder mes munitions pour des besoins plus terre à terre, mais ne peux néanmoins pas me débarrasser de lui sans lui avoir laissé quelques billets de 10 roupies qui traînaient dans mes poches. Surprenant pour nous : le côté « la ferme est dans la ville ». Partout déambulent librement, non seulement les vaches et les chiens, mais aussi des familles entières de cochons sauvages, qui sont chargés, avec les chiens, de nettoyer la ville. On croise également des ânes, des chameaux parfois seuls, des singes, des quantités d’écureuils, de perroquets verts, et autres oiseaux multicolores… Pratiquement pas de chats, par contre. Les animaux n’ont pas ici de fonction alimentaire, excepté le lait des vaches et chèvres, quasiment tout le monde est végétarien. Et à l’accueil de notre hôtel trône un panneau sur lequel est indiqué « MEAT FREE ZONE » (pas de viande ici), avec des panneaux type stationnement interdit sur lesquels figurent poulet, vache, porc, poisson. Pas d’œufs non plus, seul le lait est autorisé. En fin d’après-midi, une balade à dos de chameaux de 3 heures, dans la campagne environnante. Des rencontres étonnantes, telles que cette famille musicienne dans une zone semi-désertique, ou ce cadavre de chameau puant qui occupait sérieusement quelques chiens. Petite virée noctambule dans les rues aux environs de l’hôtel, plus grand-monde dehors à part un groupe de jeunes, sympas, et toujours, veaux, vaches, cochons … et chiens.
Mardi 4 Pour démarrer, une bonne balade à pieds dans la ville, location de motos, et roule ma poule dans la nature...
Des coins très sympas, où les gens ne voient quasiment jamais de touristes - heureusement qu’Ashik est là, parce que très peu parlaient Anglais. Roue arrière crevée, Inès est montée derrière Ashik, moi sur le réservoir de la moto, jusqu'au dépanneur-vendeur de tout du hameau suivant. Suite de la balade, et, surprenant ici, une grande quantité de vaches derrière une clôture. C'est un hospice qui protège les vaches en mauvaise santé. 600 y séjournent. Contrairement à une autre structure sur Mumbay, 6 000 vaches, où elles finissent par alimenter une colonie de vautours, ici elles termineront enterrées. Je n’ose pas imaginer le charnier que ça doit représenter. Après avoir visité et mis notre petite contribution (ils ne fonctionnent qu’avec ça), on reprend la route. Dans un chemin de sable, rencontre d'un homme de 60 à 70 ans, musicien déjà vu hier lors de la balade à dos de chameau. Il nous propose de venir chez lui, on accepte. Il monte derrière Ashik, et on arrive rapidement à son campement, des huttes de branches essentiellement, et une construite avec des pierres liées avec de la terre. On a passé la soirée avec eux, c'est une tribu semi-nomade qui est réputée pour sa bonne relation avec les animaux et le don qu'ils ont pour les soigner. Les gens viennent les chercher quand ils ont un animal malade. Et ce sont donc aussi des musiciens, qui perpétuent une musique ancestrale. Ils ont fait un CD, qu'on pourra écouter à la maison. On a partagé le thé avec eux, ainsi que nos sandwiches de midi que nous avions à peine attaqués. Inès a participé avec une fille de 13 ans à la confection et cuisson des galettes pour le repas du soir. À la fin, celle-ci nous a dit qu'elle avait une nouvelle sœur... Nous avons dû partir avant qu'il ne fasse complètement nuit, le retour en motos dans le sable risquait d'être galère sinon. On est partis avec 3 galettes, et des au-revoir jusqu'à perte de vue.
Mercredi 5 Un bref passage, en profitant des motos, auprès des gens qui nous ont reçus hier soir, pour apporter aux enfants une dizaine des jouets que Carla nous avait confiés dans ce but. Et puis une virée à petite vitesse pour découvrir les campagnes, avec une étape dans une école de village. 280 élèves, de 6 à 15 ans, qui se laissent très peu distraire par les intrus que nous sommes. Intrus à qui pourtant les profs présentent tout sans poser plus de questions… Quasiment aucun mobilier, tous les élèves sont accroupis par terre, quelques rares privilégiés ont une sorte de petite table basse pour poser leurs affaires, tous les autres écrivent sur leurs genoux. Je suis impressionné par le calme et l’atmosphère studieuse qui règnent. Ashik nous expliquera ensuite que c’est ainsi dans toutes les écoles « gouvernementales », seules les écoles privées ont les moyens de faire travailler leurs élèves plus confortablement. Nous revenons ensuite vers la ville, où nous retrouvons un vieil Indien que nous avions rencontrés la veille, et qui nous avait proposé une balade avec lui en moto. Il roule en 1050 Triumph Bonneville. Nous découvrons qu’il est propriétaire du petit hôtel où il vit. Self-made man, il a principalement été cuisinier, et a monté son hôtel tout seul. Il nous montre ses photos sur ses 2 IPhones, le temps qu’il roule et fume son pétard à côté de nous, et on y va. Une pause chez un loueur du coin, juste pour siphonner le réservoir d’une moto qui revient de location et regarnir un peu les nôtres, et c’est reparti. On se fait avec lui une grande balade en montagne, virolos très sympas, jusqu'au plus ancien temple local (plus de 1 000 ans). On traverse de superbes coins, on est en moto, sans casque, il fait beau, c’est le bonheur ! L’heure passe vite, on retourne chez notre loueur de motos lui rendre nos bécanes. 2 km à pieds pour revenir à l’hôtel, où Inès se remet un peu avant « son grand moment », une virée à cheval de 2 heures. Ashik, peu concerné par l’équitation, reste à l’hôtel. Nous allons faire la connaissance des Marwaris, une race rare chez nous, dont les oreilles en forme de parenthèses se rejoignent au-dessus de la tête. Mauvais surprise, on devait avoir 4 chevaux, et 2 accompagnateurs, mais il y a 2 chevaux en tout et pour tout…ce qui signifie que les gars vont marcher à coté de nous en tenant les chevaux ! Et ils nous répètent qu’il faut faire attention, disant que la jument d’Inès est « crazy »… Pas du tout ce qui était prévu. Inès signale que sa selle est insuffisamment serrée, ils disent qu’on verra ça plus tard, mais elle restera en l’état. Ils nous lâcheront quand même un peu. Au premier galop, la selle d’Inès tourne. Complètement sur le côté, elle réussit néanmoins à arrêter sa fougueuse jument, mais se retrouve au final coincée contre un mur de clôture. Une belle ecchymose à la cuisse en guise de souvenir. Elle se rattrapera un peu plus tard en prenant ma jument, mieux équipée, pour un autre galop dans un chemin de sable. De retour à l’hôtel, bien fatiguée, elle va préchauffer son lit. On repartira donc seuls, Ashik et moi. Une grande marche de nuit, on fait le tour du lac en passant par tous les temples qui le bordent, pieds nus donc sur 1,5 km. Cette fois la dose est bonne, repos.
Jeudi 6 Réveil tôt ce matin, on quitte Pushkar, direction Udaipur, 5 heures de train. A l’heure, cette fois-ci, ça console : on ne s’est pas levés inutilement. Fouilles au fin fond des sacs pour déterrer des vêtements chauds, la clim est vraiment forte, on est gelés… Arrivés à 13h45, un taxi envoyé par l’hôtel (Kumbha Palace) nous attend devant la gare. En route, nous croisons des vaches, bien sûr, mais aussi des quantités de groupes d’ânes transportant des matériaux de construction. Inès restera sur place, un peu KO, et Ashik et moi allons nous balader à pieds : visite d’un temple, avec une quantité colossale de personnages et d’animaux sculptés dans du marbre. Et une longue discussion avec 3 gamines d’une douzaine d’années qui s’appliquent à bien se faire comprendre en Anglais : touchant.
Vendredi 7 Lever de bonne heure pour Inès et moi, pour une demi-journée d’équitation – le couple qui tient l’hôtel, une Hollandaise et un Indien, a également monté un centre équestre à quelques km de là. Trajet jusqu’au ranch avec le 4x4 de l’hôtel.
Rencontre des gens et des chevaux, et cette fois notre guide (le propriétaire) sera sur son propre cheval. 2 accompagnateurs à moto sont chargés de la sécurité, ils écartent les buffles et autres imprévus, tel ce poulain en liberté qui avait décidé de se joindre à nous malgré le refus de nos juments. Superbes paysages, quelques rencontres : des écoliers, une mangouste, un squelette de vache... Repas sur place, toujours aussi savoureux, pas de doute, ils savent manier les épices. On retrouve Ashik à l’hôtel, espoir de location de motos, mais on ne peut pas se mettre d’accord avec le loueur, un peu caractériel. On y retournera le lendemain, bien qu’il refuse de réserver, même si on lui paie tout à l’avance. Donc c’est à pieds qu’on ira jusqu’au « câble car », téléphérique qui nous emmène jusqu’au sommet d’une montagne où nous attend un temple, mais aussi un superbe point de vue sur l’ensemble de la ville. Retour en bas, et Ashik nous dégotte un resto (le Charcoal), qui annonce sa spécialité : le barbecue. Dans ce pays essentiellement végétarien, où nous n’avons quasiment mangé aucune viande sinon un peu de poulet à Delhi, ça nous fait saliver. En fait il n’y a que du poulet et de l’agneau, mais Inès avait justement annoncé son intention de ne plus manger aucun bébé animal. Donc poulet. Le mauvais gag : Ashik était entré très peu avant nous, et d’office le réceptionniste lui annonce : plus de place. Et lorsqu’il nous voit, miraculeusement il y a de la place. Devant notre « surprise », il bafouille vaguement que les autres clients vont se tasser… Réflexion d’Ashik : vous êtes mon passeport… c’est vrai que ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce type de situation. Coté place, nous sommes servis, au sommet de l’immeuble, une banquette confortable adossée au vide, sur laquelle nous allons manger semi-allongés, avec une vue magnifique sur le lac Pichola.
Samedi 8 Nous allons chercher les motos. On va remplir nos réservoirs, et retour avec une halte street-food (cuistot de rue). Nous retrouvons Inès et mangeons nos acquisitions en attendant qu’elle se prépare. Incendie dans les bouches… Balade du matin, on contourne le lac Pichola, très beaux points de vue, et on sort de la ville direction un temple perché au sommet d’une montagne très abrupte. Nous avions repéré ça comme objectif, hier. Manque de chance, la seule route qui y mène est barrée en bas. On est sensés y prendre un bus qui nous emmènerait sur notre lieu de prière. Bof, pas vraiment le but. En parlementant, on a finalement la possibilité de monter avec les motos, pour la modique somme de 710 roupies. Ça ne fait qu’une dizaine d’euros, mais bon. Demi-tour. On va finalement trouver une petite route magnifique qui nous mène à un autre lac, plus en altitude, et qui traverse des petits villages de montagne, qui suit une crête avec super point de vue de chaque côté, bain de buffles… Mais qui nous ramène vers Udaïpur, sans qu’on comprenne comment. Et on a peut-être la réponse à une question fonda-mentale dont on déjà parlé : que deviennent toutes ces vaches, après ? Deux ou trois cadavres, sans peau, sont sur le bord de la route, en cours de nettoyage par la nature. Serait-ce leur destinée à toutes ? Et l’utilisation du cuir serait-elle compatible avec la religion ? Nous aurons la réponse plus tard : affirmatif. Autre question, que deviennent toutes les bouses ? Là, la réponse est simple, il doit y avoir un service de nettoyage, qui les amène là, sur ce même bord de route, où d’énormes tas attendent, peut-être, une utilisation agricole ? Allez, encore une question, sans réponse celle-ci : on voit très fréquemment des pneus de motos ou de voitures, ou des chambres à air, en haut des maisons, accrochés aux toits ou aux terrasses, parfois dans les arbres : pourquoi ? Repas de midi dans une autre trouvaille d’Ashik, un tout petit resto qui comporte une mezzanine. Nous y mangerons sur des matelas disposés autour d’une grande table basse. Sympa et reposant. On reprend les motos et on suit le hasard de la route, sans objectif ni itinéraire. Des kms enfilés dans la montagne, sur de petites routes, des chemins de terre, voire des sentiers ou plus rien du tout quand on est dans la montagne elle-même : on en prend à nouveau plein les yeux. Le contact avec les gens est simple et rapide. À un moment, nous arrivons dans un cul de sac à flanc de montagne, une quinzaine de personnes travaillent à la construction d’un grand mur. On fait une pause. Deux hommes arrivent à moto, l’un deux se présente, il est le propriétaire, nous sommes sur son terrain qu’il fait clôturer. Il se fait un plaisir de nous faire visiter et de nous expliquer son projet de construction avec piscine. Vu les gens qui travaillent à son mur (y compris des enfants), tous n’ont pas les mêmes soucis au quotidien. Bon, d’accord, on le savait déjà. On reprend notre chemin. Un lac nous tente, vu de loin, mais de près on a moins envie de s’y baigner, l’eau manque de clarté – bande de chochottes. Nous rencontrons un troupeau de chèvres accompagnées par des enfants de 10 à 15 ans, qui transportent des fardeaux de bois sur leurs têtes. Sur le chemin du retour, on fait un crochet pour voir de plus près une statue monumentale que nous avons aperçue à l’aller, sur le flanc d’une montagne. Il s’agit d’un ancien roi, qui a dû laisser un bon souvenir vu ses dimensions aujourd’hui. Nous n’en saurons pas plus. Le chantier est en cours, impossible d’approcher.
Transport en commun, les passagers montent sur le toit du bus à l’occasion d’un ralentissement, il y a 2 échelles à l’arrière pour ça.
On laisse Inès à l’hôtel, elle en a eu assez pour la journée. Et on repart avec Ashik vers le lac Pichola, dont on fait le tour en bateau en approchant les divers palaces qui le bordent, ainsi que les deux qui forment des îles au milieu. La bonne virée standard pour touristes standards… Restitution des motos, retour, bagages, train-couchettes : au-revoir Udaipur.
Dimanche 9 Nuit un peu galère, avec le claquement permanent de la bouche de clim juste au-dessus de nos têtes (Inès et moi sommes collés au plafond – impossible de s’asseoir). Heureusement un interrupteur permet d’éteindre cette fichue clim, malheureusement à chaque fois que je l’éteins, la grosse femme du bas la rallume – elle n’a certainement pas la clim chez elle, mais ici elle a payé pour l’avoir, elle l’aura, y compris la nuit. Mais bon, on a dormi quand même. Presque 17 heures de trajet, c’est vrai qu’en train c’est long mais pas trop difficile. Et on arrive à Bombay, où nous sommes attendus par le sieur Pierre-Édouard PÉAN, un ancien agent de voyage qui, depuis 1989, consacre sa retraite à la scolarisation des filles dans un bidonville. Son ONG, l’AFIPE, a pris part, en 20 ans, à l’éducation de plusieurs milliers de filles. Elle ne fonctionne qu’avec des dons, et propose à chacun de parrainer une petite fille : 15 € par mois suffisent à couvrir ses frais de scolarité. Un virement automatique, simple pour nous, essentiel pour elles. afipe2012 at yahoo.fr
Nous mettrons un quart d’heure à sortir de la gare puis trois quarts d’heure à retrouver Monsieur PÉAN avec qui nous sommes pourtant en liaison téléphonique quasi continue : la gare est tellement vaste, imprécise, que nous ne parvenons pas à nous situer mutuellement. Il nous emmène à l’hôtel qu’il nous a réservé. Top confort. Le budget est à l’avenant, 3500 roupies, plus de 50 €, la nuit, ça change. Il faut préciser que le foncier est au même niveau de prix qu’à New-York ou à Tokyo, donc impossible de trouver un logement bon marché. D’où également la convoitise des promoteurs sur cet immense gisement foncier que représentent les bidonvilles. Deux types de démarches de leur part, la force, avec l’envoi de bulldozers qui détruisent tout, ou le porte-monnaie avec la construction de studios à très bas coût, qu’ils offrent à bas prix à ceux qui acceptent d’évacuer. On va donc à Malad, notre premier contact avec le bidonville. Il correspond à ce qu’on connaît par les reportages, avec le « vivant » en plus. Nous avons de la chance, une fois de plus : à cette époque où la mousson devrait battre son plein, très peu de pluie, et jamais quand nous sommes dehors. Et la chaleur, qui ne dépasse pas 35 à 40°, est très supportable. Les maisons sont des assemblages de bâches plastique sur des ossatures en bambou. Le sol est bétonné, et il y a une porte.
Pas de fenêtre par contre. Surprise, il y a la télé, chez tout le monde à priori. En fait, 95 % des hommes travaillent, dans le bâtiment ou dans des secteurs où on ne leur demande pas de qualification : ils sont « helpers » (manœuvres). Donc il y a des revenus, aussi faibles soient-ils, et la télé fait partie des priorités, avec le ventilateur au plafond. L’électricité est d’origine piratée.
L’eau est un problème majeur, nous croisons plusieurs personnes avec un bidon ou une cruche sur la tête : il n’y a pas de source d’approvisionnement régulier. Quand la chance est là, il y a une canalisation crevée à proximité, sinon il faut marcher.
Des sanitaires collectifs, cabanes juxtaposées, permettent un minimum d’hygiène et d’intimité pour les besoins « naturels ». Pas de tout-à-l’égout bien sûr, ça va directement dans la terre.
On est invités dans une des maisons, chez l’une des fillettes dont s’occupe l’AFIPE, l’association de Pierre Péan. Sa mère nous offre un excellent jus de mangue, mais nous sommes les seuls à en avoir, ni elle ni les enfants n’y ont droit. Je pense que nos boyaux sont maintenant suffisamment habitués au pays pour accepter que nous buvions dans des verres non aseptisés… Effectivement ça se passera bien.
Séance photos à répétition, on discute de choses et d’autres, de leurs conditions de vie, de leur histoire… Et on se quitte pour aller chez Pierre Péan, qui nous a préparé une excellente matelote de poisson. Deux jeunes filles habitent chez lui. L’aînée, Suvarta, 24 ans, vient de décrocher son master de sciences sociales, et a trouvé du travail dans un organisme de scolarisation dans les bidonvilles. Elle y va chaque matin en train, 3 trains successifs, 2 heures de trajet. Et rebelote le soir en sens inverse. C’est le retour que c’est le plus dur, les trains sont bondés, nombreux sont ceux qui restent sur le quai faute de place. L’autre jeune fille, Madina, a 17 ans, et commence une école hôtelière. Toutes deux sont originaires du bidonville visité cet après-midi, et ont bénéficié des services de l’Afipe pour leur scolarité. Longue discussion toute la soirée, on intègre de plus en plus la nécessité impérieuse de bien maîtriser l’Anglais. Je dis à Pierre Péan mon intention de parrainer une jeune fille, je souhaite juste qu’elle ait 10 ans, pour qu’elle grandisse en même temps que Carla, chacune de son côté de la planète, en attendant peut-être une rencontre ? Ils étudient les dossiers, ce pourrait être Ashwini. Nous n’avons que son prénom. Madina prend le téléphone et on fixe un rendez-vous pour demain 11h. Retour à l’hôtel.
Lundi 10 Arrivée au « slum » (le bidonville) : la petite Ashwini nous attend à l’entrée avec son père.
M. PEAN, aidé d’Ashik, leur explique la raison de notre venue. La petite fille est très attentive, et très émue, je ne le suis pas moins… Je lui donne le collier que Carla avait préparé, en souvenir, et nous échangeons nos coordonnées. En fait elle est plus âgée que prévu, elle aura 12 ans le 14 septembre. On se serre gravement la main et on part, en espérant se revoir un jour ou un autre. Je regrette ensuite de ne pas avoir été plus loin, je ne sais même pas combien elle a de frères et sœurs, si elle est ici depuis longtemps… Peut-être aurions-nous pu aller chez elle ? Il faudra revenir. On quitte un peu plus tard Pierre PEAN, et on prend le train pour le centre-ville. Les trains « locaux » fonctionnent un peu comme notre métro Parisien, circulation en continu, mais sur le plancher des vaches et non dessous. Aux heures chargées, ce qui est notre cas, les wagons sont remplis en force, les derniers s’accrochent comme ils peuvent en débordant à l’extérieur. Ici les portes sont ouvertes en permanence, un jeune nous dit que si on les ferme on risque une amende de 10 roupies. Nous n’arriverons pas à monter dans le premier, c’est dans le suivant que nous ferons les sardines pour faire le trajet, 30 km en environ ¾ d’heure, pour le prix de 10 roupies (15 centimes d’euros) par personne...
Balade au centre de Bombay, mer peu appétissante, marron, le bord jonché de détritus.
Le plus pauvre côtoie le plus riche. Antilla, « maison » la plus grande du monde, gratte-ciel individuel de 22 étages, 165 m de haut, 37 000 m², a coûté à son propriétaire plus d’1 milliard d’euros. Vue imprenable sur la plage ci-dessus.
Visite d’une mosquée, de la Porte de l’Inde, sorte d’Arc de Triomphe face à la mer.
Retour au train : cette fois nous avons beaucoup de chance, nous sommes assis. Très vite le wagon est bondé, la sortie sera épique, nos places se trouvant au fond du wagon. Inès qui ne voulait pas quitter la chambre ce matin (la flemme, disait-elle) se sera quand même bien amusée.
Les contacts sur lesquels Ashik comptait pour visiter une autre école, ou Dharavi, le plus grand bidonville d'Asie, 1 million d’habitants, n’ont pas fonctionné. Et Bombay est pour nous une ville pas très facile à vivre, trajets internes très longs, et extrêmement bruyante. Nous abrégeons et avançons le départ de 24 heures.
Mardi 11 Repos ce matin, je les laisse dormir jusqu’à 11 h, ensuite on quitte la chambre avec les bagages qu’on met en consigne à la gare, et on passe le reste de la journée à se balader dans Bombay, visite d’une galerie de peinture… Train à 23h pour GOA, 12 heures de trajet, patience.
Mercredi 12 Arrivée à la gare de Karmali à 11h. Surprise, pas de déchets au sol : il y a des poubelles, utilisées. Nous prenons un taxi pour aller à l’hôtel, à PANAJI. Le paysage est assez différent de ce que nous connaissons de l’Inde. Beaucoup de belles maisons, des constructions type Portugais, normal ici c’était eux les colons. Après le déjeuner, priorité location des motos, on trouve des 150 cm3 à 300 roupies (- de 4,50 €) par jour, à peine croyable. Et en plus elles fonctionnent bien. Différence de législation, ici le conducteur doit porter un casque. Mais quand j’en demande également un pour Inès, ça surprend : pourquoi faire, puisque ça n’est pas obligatoire ? Priorité suivante, la plage, mais on la quitte assez rapidement, plutôt déçus : quand on y est arrivés, superbes vagues, plein de monde, uniquement des Indiens, qui se baignaient jusqu'aux genoux, tout habillés, en s'éclatant, manifestement. Mais personne vraiment dans l’eau. Ashik nous explique que moins de 10 % des Indiens savent nager, ça ne fait pas partie de leur culture. On se met en maillots, Inès et moi, on se jette dans les vagues, et on se fait siffler aussitôt : interdit durant la mousson. Donc on va se rhabiller, et balades à nouveau, à pied et à moto. Le soir, restauration « street food » pour Ashik et moi, Inès n’a pas confiance. Et le lendemain semble lui donner raison…
Jeudi 13 Effectivement, quelque-chose n’est pas passé, j’ai le ventre en vrac… Ashik n’est pas trop bien non plus. Quelques Immodiums plus tard, on repart, avec un régime riz nature pour finaliser ça. Rien de grave, mais la leçon va durer une bonne semaine. Inès à coté nous narguait, avec un superbe steak sauce Roquefort, cuit juste comme il faut : c’était la première fois qu’elle mangeait de la vache depuis 15 jours. On retente la plage. Cette fois-ci c'est bon, on a pu profiter des vagues... Direction le Nord, une petite heure de moto, balade sympa, toujours à petit rythme pour en profiter avec tous nos sens, et pour qu’Inès puisse caresser une vache par-ci - par-là tout en roulant... On a fini par dégoter une zone qu'on croyait tranquille, mais les Life Guards étaient là aussi. On s'est éloignés de façon à être situés entre 2 postes, maillots vite fait (excellent moyen d'éloigner les vendeuses qui nous assaillaient, je les menaçais de leur montrer mon postérieur), et zou dans les vagues. Assez longtemps après, un garde est arrivé en sifflant, fin de la baignade, ça tombait bien, elle nous avait suffi. La plage était en sommeil, sur le plan touristique, peu de peaux blanches, alors que le secteur fait partie des destinations privilégiées pour les occidentaux. Saison morte… Une jeune Russe qui tient un restau avec son fiancé Indien semble désœuvrée, le restau est à moitié en chantier, il y a du pain sur la planche pour la ré-ouverture. Sur le chemin du retour, halte dans un petit parc aquatique, sympa mais pour une heure seulement, juste ce qu'il nous fallait également. Retour vers Panaji, pratiquement toute la route sous la pluie. Pas gênant, voire sympa : il ne faisait pas froid. Mais bon, quand même, trempés à l’arrivée.
Vendredi 14 Journée moto, juste pour le plaisir de rouler sans objectif. A Old Goa, visite de 2 églises et d’une cathédrale qui serait la plus grande d'Asie, datant des 15° et 16° siècles. Puis nous avons roulé, sur des petites routes qui se transformaient en chemins qui se transformaient en sentiers puis en plus rien... Le top, une petite route goudronnée, état nickel, en montagne, qui après un virage sec se transforme … en un très large escalier dont nous n’avons pas vu la fin. Gare à celui qui arrive un peu vite, descente rapide assurée. Toujours des paysages sympas, et quelques rencontres agréables. Et un long passage de la rivière en bac (traversée + remontée sur 2 km environ), avec une petite surprise : seuls les camions et les voitures paient. Restitution des motos, il faut préparer le départ. Mauvais plan pour demain, la grande ligne de bus qui devait nous emmener à notre prochaine destination a été supprimée, il n’y a plus que des bus basiques, ni clim ni sièges « confort » (on est allés à la gare routière et on a vu à quoi on devait se préparer). Le minimum 10 heures durant. Cerise sur le gâteau, départ prévu à 8h, il va falloir se lever tôt.
Samedi 15 Nous avons passé la journée à faire ce fameux trajet en car, qui finalement s'est plutôt bien passé. On est arrivés chez les parents d'Ashik, dans la ville de Shimoga (320 000 habitants). C'est une maison traditionnelle haut de gamme, spacieuse et claire, très propre et décorée. Le confort est spartiate selon nos critères, mais adapté aux leurs. Ils ont des toilettes avec cuvette, mais n’utilisent jamais que les WC à la turque. Ils ont un frigo, mais, pas de viande, pas de beurre, pas de jus de fruits autres que frais, donc il n’est pas branché. L’eau chaude est produite par un poêle à bois, elle arrive à un robinet dans la salle d’eau attenante, pour remplir un seau dans lequel on puise avec un godet pour se doucher. Et pas de machine à laver, la lessive est faite à la main. Ashik nous laisse sa chambre. Il n’y a un lit que depuis 3 ans, auparavant le matelas était directement sur le sol. Lui dort dans le salon, sur une banquette étroite.
Dimanche 16 Aujourd'hui, visite d'un parc zoologique avec quelques tigres en semi-liberté, d'autres en cages, des lions et autres animaux en cages... Plutôt triste.
Suite avec une grande cascade (la 2ème plus grande d'Asie), et au retour arrêt dans une rizière. Une première, de se balader ainsi longuement sur ces digues de terre de 30 cm de large. La cousine d'Ashik, Sneha, 12 ans, est avec nous. Les filles se sont baignées dans le canal qui alimente les champs. Elles ont commencé par marcher pieds nus dans l’eau, en faisant attention, puis se sont aspergées, délicatement au début, et ça s’est terminé par une baignade tout habillées.
Lundi 17 Ce matin dès 8h un centre d'éducation pour éléphants, 22 bestiaux, en liberté dans la forêt voisine, l’après-midi et la nuit, et au centre le matin. Les gardes doivent aller les chercher un par un, dans cette forêt où il y a également des tigres en liberté. Inès a pu participer à leur toilette et alimentation, et a fait un tour au final sur une éléphante de 95 ans. L’aîné a 99 ans. Ça conserve, apparemment, d'être gros. La plus jeune avait 10 mois, une vraie petite teigne, mais trop drôle ! Le plus grand mesurait environ 3,50 m de haut, impressionnant.
Cet après-midi, visite d'une école (un pensionnat, privé) pour enfants aveugles et mal-voyants. Une centaine d'élèves de 6 à 16 ans, entre 4 et 12 élèves par classe. L’école ne perçoit aucun financement d'état, elle ne fonctionne que par donation. La famille d'Ashik fait partie d'un groupe de donateurs depuis 10 ans. Le coût de fonctionnement est serré, 1000 roupies (env 15 €) représentent l'alimentation de tous les élèves pour une journée.
On a assisté à une heure de chant collectif, résultat puissant et très harmonieux.
Et à la fin, à 19h, ils reprenaient leurs études. Ecriture en braille, dans les 3 langues (3 alphabets différents : Hindi, Kannada - la langue de la région Karnataka, où nous sommes -, et Anglais). Un des plus grands nous écrit, avec son poinçon, l'alphabet de A à Z, puis nos noms, à une vitesse équivalente à la nôtre en écriture au stylo.
L’alphabet Kannada comporte une cinquantaine de caractères, dont 13 voyelles, et 14 accents qui peuvent se mettre sur toutes les lettres. L’ensemble parait très logique, et les règles n’ont pas d’exceptions, une bénédiction pour l’apprentissage. À droite, Sneha à l’œuvre sur une page d’écriture « classique » :
Le soir, promenade sur un marché aux fleurs, et dans les rues commerçantes de la ville. Une animation à l’asiatique, en nocturne, ça percute.
Mardi 18 Repos ce matin, et on reprend la route de Bombay sur 40 km, en voiture : Ashik retourne aux sources et nous emmène dans sa ville natale, là où vit la majorité de sa famille. Une très grande maison, et il vaut mieux : 20 personnes, 3 familles, y vivent. Accueil enthousiaste, mais réception à l’Indienne : nous seuls mangeons, les hommes sont au travail, les enfants à l’école, et les femmes ne mangent pas avec les hommes. Un peu désorientant pour moi. Visite de l’atelier du voisin, 3ème génération de sculpteur sur argile.
Des statues de Ganesh, et autres, à profusion. Il travaille d’arrache-pied depuis trois mois à la préparation d’une cérémonie. Il a des quantités de commandes à satisfaire, chacun lui spécifiant les caractéristiques de sa statue. Il lui reste un mois pour finaliser et peindre toute son œuvre. Et dans un mois, toutes ces statues finiront, à l’issue de la cérémonie, par un bain au fond de la rivière. La terre, séchée mais non cuite, reprendra son cycle naturel. Visite également du cinéma de quartier, régi par un membre de sa famille. Nous arrivons au milieu d’une séance. Qu’à cela ne tienne, nous allons dans la salle de projection, où nous découvrons un magnifique antique projecteur, remplacé depuis 3 ans par son successeur numérique, mais l’ancêtre a conservé sa place. Le contraste de température, entre la zone climatisée du nouveau projecteur, et la zone « famille » attenante, est saisissant… Retour à la maison familiale, pour une débauche de photos, chacun se faisant photographier avec les uns et les autres. Inès se fait habiller en tenue traditionnelle : une vraie princesse. On échange des photos par Bluetooth, ces dames non seulement sont équipées, mais de plus savent utiliser leur matériel. La mère de Sneha habite ici, elle est ravie d’avoir des photos très récentes de sa fille. Celle-ci, à l’école, n’a pas pu nous accompagner. Inès n’est pas en forme, elle sent venir une migraine, nous abrégeons la visite. Retour à Shimoga, Inès se couche, nous ne la reverrons pas ce soir.
Mercredi 19 On fait route en voiture vers BENGALORE, agglomération de 8,5 millions d'habitants, capitale de la région Karnataka. Quelques tronçons de belles routes à 4 voies, mais qui sont également équipées de quelques superbes nids de poules. Et toujours des vaches, et quelques chevaux et cochons, sur les bas-cotés et le terre-plein central. Vigilance obligatoire. Nous faisons un crochet par une ville dont Ashik rêvait de voir le palais, Belur. 900 ans d’âge, un état de conservation impressionnant, un souci du détail fabuleux, surtout quand on voit la quantité par laquelle il est multiplié. Des colonnes de granit tournées (si, si, sur un tour, il y 9 siècles). Des sculptures à l’infini, avec pour beaucoup un travail dans la profondeur de la pierre. Des étudiants viennent de très loin pour y faire des esquisses, ils sont dans un autre monde, totalement concentrés sur leur œuvre. La circulation à l’entrée de BENGALORE est vraiment étonnante. En particulier devant un passage à niveau fermé, sur une route initialement à 2 x 2 voies, qui est utilisée à 2 x 3 voies - on se tasse. Ça déborde, ça déborde, et, devant la barrière fermée, les 6 voies sont peu à peu remplies. Idem dans l’autre sens. À l’ouverture, les 6 files se retrouvent donc face à face, sans échappatoire. Amusant quand on n’est pas pressés. On est hébergés chez un cousin d'Ashik. Un couple de jeunes, elle, 28 ans, travaille dans une banque à proximité, et apprécie : elle a vécu longtemps des trajets de 2 x 2 heures par jour. Lui, 35 ans, est médecin ayurvédique, dans sa clinique située à 2 pas de chez eux. Il m’explique qu’il travaille sans rendez-vous, sa femme précise que les gens font des queues parfois phénoménales, dans la rue, pour le voir. Il reçoit entre 80 et 100 personnes par jour, à partir de 10h, et finit le soir entre 23h et minuit. Ce soir il a fermé plus tôt pour nous recevoir, il est arrivé vers 22h30. Sa mère, la tante d’Ashik, vit avec eux. On a droit à la guest-room, leur chambre d’amis. De « vraies » toilettes, dans la salle d’eau privative de notre chambre, avec de l’eau chaude au robinet, mais toujours la douche au seau. Les coutumes sont décidément dominantes sur le confort. Autre coutume, qui, elle, m’aura assez gêné tout au long de ce voyage, le fait que les femmes servent les hommes, et mangent ensuite, quand ce service est terminé. Ici aussi, chez des jeunes, c’est le même fonctionnement : ce n’est qu’après avoir terminé notre vaisselle que les 2 femmes mangeront, assises par terre dans la cuisine.
On regarde avec Inès ce qu’est la médecine ayurvédique, on comprend mieux comment notre hôte tient le coup. Les médecines traditionnelles ont depuis 2014 leur ministre attitré, qui gère et promeut l’ayurvéda, le yoga, l'unani, le siddha et l'homéopathie.
Jeudi 20 Départ à 11 heures, direction l’aéroport de BENGALORE. Et ce sont les adieux avec Ashik, et la grande question : où se revoit-on ? En Inde ou en France ? Ashik nous aura vraiment été d’une aide précieuse, tant par sa disponibilité, son écoute, que par le fait qu’il est du pays, donc pas de problème de langue. Au contraire, il nous a fait travailler notre anglais, ne parlant pas du tout français. Il nous a évité le problème classique du touriste ici, on n’était pas assaillis, surtout en sortant des gares ou aéroports, par des gens qui vous veulent tous le plus grand bien mais vous emmènent généralement dans des embrouilles. Il a pris en charge la gestion des billets de trains, complexe avec leur notion de listes d’attente, qui peuvent - ça nous est arrivé - devoir faire passer les billets en « prioritaires », avec doublement du prix, si on veut vraiment avoir le train. Et il semblait mettre un point d’honneur à toujours trouver les meilleurs plans, tant au point de vue logement, restos, visites, loisirs, etc… Je lui demande s’il est prêt à refaire ce type de circuit, si on me demande ses coordonnées, il répond oui avec enthousiasme.
Envol sans problème pour Delhi, on a pris l’option avion, 2h30, plutôt que train, 37 heures. 75 € par personne pour un tel gain de temps et de fatigue, le choix était vite fait. Fin d’après-midi shopping souvenirs, balades dans Delhi, et une dernière nuit Indienne. Encore un bon plan avec une chambre pour 10 € sur E-bookers : clim, douche, wc comme chez nous, et même le transfert aéroport. Incroyable, à nouveau. Airport Hotel Mayank Residency.
Vendredi 21, samedi 22 Retour sans souci, juste un peu long, normal... Départ de l’hôtel à 10 heures, arrivée à La Rochelle près de 30 heures plus tard. Ça parait tellement simple de parler français !
La très grande question, maintenant, pour moi : Inès tirera-t-elle profit de ce périple ? Ce vécu sera-t-il plus efficace que nos discours classiques pour lui donner envie de vivre plutôt que de survivre ?
Comment aider un ado à se projeter dans l’avenir ?
J’espère avoir aidé le déclic à se faire…