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Vers l'Orient dans les années 1970 English translation pending
Beaucoup de gens traversent la vie à un rythme pépère marqué par une succession de petits événements d’une tranquillité relative. D’autres, une minorité peut-être, passent par des étapes bouleversantes qui les marquent à tout jamais. J’appartiens à cette deuxième catégorie. L’une des expériences les plus marquantes de ma vie s’est déroulée dans les années 1970 et quelques, au Pakistan. Si j’ai pensé à plusieurs reprises qu’il vaudrait la peine de la « coucher sur papier », je ne l’ai pas fait jusqu’ici. C’est à peine si j’en ai raconté quelques fragments à mes meilleurs amis. La raison en est que bien des aspects de cette histoire sont très personnels, et aussi que la disponibilité des autres, même proches, est souvent limitée. De plus, une vie très active ne m’a pas laissé beaucoup de temps libre pour me mettre à écrire.
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
« Suite au prochain numéro ! »
C’est une évidence que le « net », du fait qu’on peut y garder son anonymat, ouvre des portes nouvelles à la communication. Un forum de voyage est le site idéal pour raconter mon aventure: elle a été aussi bien un voyage dans une contrée exotique qu’un voyage psychologique. Je pourrais écrire pour ma propre satisfaction, celle de replonger dans mes souvenirs, et pourquoi aurais-je besoin d’en faire part à d’autres, surtout à des inconnus ? Mais écrire pour un public force à la concentration, et on devient plus exigeant avec soi-même. C’est pour cela donc que je vais maintenant tenter de pêcher dans les eaux profondes de ma mémoire, et offrir mes prises sur les étals de VF.
Quelques amis autour de moi avaient été en Inde, au Népal ou dans d’autres pays de cette région, et en parlaient avec émerveillement. Je brûlais de rejoindre le club de ces voyageurs et de moi aussi partir à la découverte. J’avais fait un premier voyage de France vers l’Inde, ou pour être plus exact dans la direction de l’Inde, que j’avais poussé jusqu’en Afghanistan. C’était pendant les vacances d’été, entre mes études. L’Afghanistan m’avait tellement plu que, de retour en France, je n’avais qu’une idée en tête : repartir et pousser plus loin le plus tôt possible. Ayant économisé au maximum pendant toute une année, sur mes très faibles rentrées d’argent, je pouvais me payer un aller-retour Paris-Kaboul avec Aryana Afghan Airlines, pour reprendre ma route là où j’avais dû l’interrompre l’année d’avant.
Bien que mon aventure se soit déroulée au Pakistan, il faut que je commence par mon premier voyage vers l’est, une mise en scène, disons. Cela intéressera peut-être ceux qui n’ont pas eu la chance d’y aller, et cela rappellera sans aucun doute bien des choses à ceux qui comme moi y ont été.
En Grèce J’avais fait de l’auto-stop à partir de Strasbourg. Allemagne du sud, Autriche, Yougoslavie. J’avais trouvé ce pays plutôt misérable, surtout après avoir passé Belgrade. Des images tirées de Tintin chez les Soviets me revenaient à l’esprit. Je marchais dans les faubourgs de Nis, qui est maintenant je crois la capitale de la Macédoine, où il n’y avait qu’un trafic léger de quelques bagnoles et de carrioles tirées par des chevaux. La nuit tombait et il n’y avait que quelques maigres loupiotes pour éclairer la route. J’avais acheté un pain dans une boulangerie, qui était loin d’avoir le pimpant d’une boulangerie française. Les hommes qui faisaient la queue ne m’avaient pas jeté un coup d’œil, je n’étais probablement qu’un va-nu-pieds comme tant d’autres et ne dépareillais pas trop. Le pain était infâme, dur et avec du gravillon mélangé à la farine. Mais j’avais, pour quelques sous, quelque chose dans le ventre.
Après une semaine de voyage, j’arrivais à la frontière de la Grèce. Il n’y avait qu’une douzaine de véhicules sortant de Yougoslavie pour entrer en Grèce, contre des centaines dans le sens contraire. La guerre entre la Turquie et la Grèce avait été déclarée le jour-même. Peu importe, j’avais été pris par des Français qui tenaient absolument à aller en Grèce, qu’ils connaissaient bien et qu’ils aimaient. Deux jours plus tard, je m’étais retrouvé à Athènes, et je ne me rappelle plus comment mais ayant fait la connaissance d’un Américain qui allait retrouver des amis de famille (pas des grecs), je l’avais accompagné et j’avais passé deux jours dans leur villa aux abords de la ville, à me la couler douce, jouer aux échecs etc. Une fois, j’avais cherché sur le poste radio et trouvé de la musique un peu plus intéressante, on m’avait immédiatement reproché d’avoir mis la radio sur un poste turc ! Je pensais « payer » mon accueil par la bonne compagnie que j’offrais, mais il était clair que je n’étais en fait qu’un pique-assiette et que je n’allais pas rester longtemps le bienvenu. De plus, je commençais à m’ennuyer, je trouvais ces gens trop bourgeois à mon goût. J’étais donc prêt à repartir. La route vers l’est était bien sûr fermée, du coup je m’étais dit que peut-être je pouvais aller dans les îles grecques et de là passer en Turquie quand cette vilaine affaire se serait tassée.
Je m’étais retrouvé à camper sur l’île de Chios, dans la mer Égée, sur le terrain derrière un petit hôtel familial. Les gens étaient d’une très grande gentillesse et avaient le cœur sur la main. Ils m’avaient pris en affection, s’amusaient de mon installation précaire au milieu des cailloux et des buissons, m’offraient le matin un grand bol de lait de chèvre chaud, pouah !, mais au moins j’avais quelque chose dans le ventre et gratis. Plus tard dans la journée, quand je revenais de ballade, il y avait toujours quelques hommes et femmes attablés sur la terrasse devant l’hôtel, et on m’invitait régulièrement à boire un petit ouzo avec eux: « Ouzo ennaki ! », ou était-ce « Enno ouzaki » ?, disaient-ils en rigolant, le verre porté haut en l’air. Un vieil homme qui vivait dans une masure au bord de la plage m’avait aussi invité à boire un coup et j’avais eu beaucoup de mal à le dissuader de tuer un poulet pour me faire à manger. Je ne connaissais pas un mot de Grec, mais j’essayais de baragouiner un peu. Je me rappelle quelques mots seulement : « nero », « krassi », « kannavi », « evkharisto poli », « parakallo ». Je trouvais cette langue tout à fait splendide. J’ai lu, bien plus tard, quelques très bons livres sur les anciens grecs, qui me fascinent et dont on ne dit pas assez à quel point ils ont transmis des éléments fondamentaux de la civilisation occidentale. On dit que le Grec est une langue indo-européenne, mais il est très probable qu’il y a dans cette langue, ancienne aussi bien que moderne, des sous-strates linguistiques qui précèdent la surface indo-européenne. Mais assez dit sur le sujet, que d’autres connaîtront bien mieux que moi. Je serai heureux, bien sûr, d’entamer une discussion sur la Grèce antique. Une chose dont je me souviens, c’est que Chios passe pour être le pays d’origine de Homère.
La nuit, on voyait les lumières de Çesme, en Turquie (prononcer « Tcheshmé »). Ce n’était vraiment pas loin, à quelques kilomètres, mais il était bien sûr impossible d’y aller. Les gens de l’île étaient effrayés par les Turcs si proches. Ils disaient « plus jamais, nous ne parlerons à ces gens ! ». Il n’y avait presque aucun touriste sur l’île, peut-être à cause de son éloignement, au nord, par rapport aux autres îles grecques, ou à cause de la guerre. Au bout de quelques jours, comme il était évident que ma route vers l’est n’allait pas passer par Çesme, j’étais revenu à Athènes. C’est peut-être sur le bateau ou sur le port que j’avais rencontré un Suisse Allemand avec lequel j’allais faire quelques jours de route, et que je vais appeler Peter pour faute de mieux. Si je me rappelle bien, il travaillait pour une organisation internationale, peut-être pour une branche de l’ONU. En tout cas, il connaissait très bien la région et se débrouillait assez bien en Grec, et comme j’avais pu m’en rendre compte par la suite, en Turc également. Il était plein de son expérience récente à Chypres, dont il revenait, où le gros du conflit entre les Grecs et les Turcs avait fait rage. C’est avec lui et peut-être un autre compagnon de fortune que j’avais pris le train pour remonter vers le nord de la Grèce, car on venait d’annoncer un armistice et nous avions eu écho que la frontière avec la Turquie était maintenant ouverte.
Sur des tronçons entiers de l’autoroute qui longeait la voie ferrée, les pylônes avaient été coupés ras, pour paraît-il permettre aux avions d’atterrir. Le soir, nous étions aux abords de la frontière, et nous pouvions entrevoir dans la pénombre des concentrations de troupes dans la campagne. Le train n’avait alors plus que deux fourgons, car il n’y avait que quelques voyageurs, une vingtaine au plus pour continuer vers la Turquie dans ce premier train qui passait la frontière depuis le commencement des combats. Immédiatement après avoir passé la frontière, des soldats turcs bien armés étaient montés et passaient le train au peigne fin. Plus intéressant, deux ou trois Turcs en civil, costume-cravatte, venaient s’asseoir pour bavarder avec les voyageurs. Celui qui s’installa dans mon compartiment nous offrit des cigarettes, passa de l’anglais à l’allemand quand il apprit de Peter qu’il était Suisse Allemand, puis échangea quelques mots en français assez correct avec moi. Il avait l’air très à l’aise, et je n’aurais pas été étonné, si un de nos compagnons avait été Hongrois ou Espagnol, qu’il passât facilement à leurs langues respectives. Il nous demanda si nous avions vu des mouvements de troupes du côté grec. Bien sûr, nous ne dirent pas un mot, allégeant d’avoir dormi à la tombée de la nuit. La conversation était polie et plaisante, mais il était hors de question que nous entrions dans le jeu des services de renseignements turcs.
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Retour de la "Route 66" en Harley (États-Unis) English translation pending
Ca y est, fait! Le rêve est réalisé, place aux souvenirs! 11 jours Harley en Arizona: Phoenix/Chelly/MV/GC/Las Végas/Phoenix. Si vous souhaitez des infos, à vos claviers. Myrtil.
Carnet de voyage - treize jours à Bali English translation pending
Bonjour à tous !
Je tiens tout d'abord à remercier tous les utilisateurs de notre forum préféré qui par leur participation nous ont permis de bien organiser notre voyage à Bali.
De retour en France, j'espere par ce récit de voyage vous faire profiter de notre expérience et vous aider à preparer votre futur voyage.
Dans les lignes qui vont suivre, je décrirai notre expérience, la façon dont nous avons vecu notre périple. Peut être avez vous vécu les mêmes choses, mais avec un ressenti différent. Notre jugement sur tel ou tel site, n'est pas LA VERITE, mais représente notre vécu.
Bonne lecture pour les courageux qui iront jusqu'à la fin de ce carnet.
Dis moi comment tu voyages, je te dirai qui tu es !
Nous sommes un couple de 43 ans, 2 enfants ados que nous laissons à la maison, nous vivons à la campagne, nous voyageons à l'étranger depuis 6 ans. Nous ne nous définissons pas comme des routards et voyagions jusqu'à présent avec des tours opérateurs. Le contact avec les membres de notre association locale ABM, nous a fait découvrir une autre façon de voyager. Avec les circuits, nous voyons beaucoup de choses merveilleuses, mais nous n'avions pas le temps de nous poser, de faire des rencontres. Le but de notre voyage était de découvrir Bali mais aussi les Balinais.
Allez, assez de blabla, en route !
Avril 2009 :
Réservation du 18/05/09 au 02/06/09 auprès de l'agence de voyage d'une grande enseigne de supermarché (L.....c)
Réservons également 3 nuits d'hotel à Légian, histoire de prendre un peu nos marques avant de nous débrouiller seuls. Prenons aussi le transfert de l'aéroport à l'hotel.
Coût total pour 2 personnes : 1973 euros (1721 + 216 + 36)
Lundi 18 mai :
Véhicule personnel déposé à "Transparc 95" et sommes conduits par leurs soins à l'aéroport (++).
Départ 14h Paris Charles De Gaulle – compagnie "Cathay pacific" (++)
Mardi 19 mai :
Arrivée à Hong Kong à 7h30 (soit après 11h30 de vol)
Départ vers Bali 10h05 – Arrivée à Denpasar 14h50 (soit 4h45 de vol)
Beaucoup d'attente à l'aéroport pour les formalités de police (environ 1h30), finalement nous sortons et récuperons nos bagages qui ont déjà été pris en charge par deux porteurs. Rapidement ils nous dirigent vers la sortie, en nous incitant à faire le change dans l'aéroport, ils nous dirigent vers un guichet de leur choix (certainement vers une bonne copine) puis vers un taxi. Nous refusons de faire le change et de prendre leur taxi. Pour le taxi, nous avions réservé un transfert vers notre hotel. Pour le change, nous refusons car nous les trouvons trop insistant et puis je n'aime pas que l'on me saute sur le poil dès mon arrivée, même pas le temps de respirer ...
Arrivée à notre hotel : All Seasons Légian (+) (72 euros/nuit) chambre spacieuse, clim, bon accueil, piscine correcte, pas d'espace vert.
Effectuons le change dans l'hotel : 1 euro --> 13 200 roupias.
Diner à l'hotel : Trés bon, belles présentations (184 000 rps - 14 euros pour 2)
A l'hotel, premier massage pour Nathalie (++) (massage du cuir chevelu 250 000 rps – 19 euros pour 1 heure)
Mecredi 20 mai :
Petit dej à l'hotel (compris dans le prix de la chambre) puis découverte à pied des environs, Legian, Kuta, Seminyak.
Nous sommes en pleine ville, des kilomètres de boutiques remplies de contrefaçons, tous les 30 mètres un salon de massage, des taxis qui ne cessent de klaxonner pour attirer l'attention des clients, des bars avec beaucoup d'australiens. La bonne station balnéaire pour touristes, bruyante, grouillante de monde mais néanmois la ballade sur le bord de mer est sympa.
Tentons un petit salon de massage dans Kuta et constatons que les prix sont beaucoup moins chèrs qu'à notre hotel (une pédicure et un massage du dos 2 x 30 mn pour 100 000 Rps – 7, 6 euros)
Idem pour les restaurants, déjeuner à Kuta Bali Corner Popies lane II : Nourriture simple et très correcte, restaurant bruyant mais nous sommes à Kuta ... (62 000 Rps – 4, 7 euros pour 2) - Diner à Légian (100 000 Rps).
La plupart du temps, lors de nos 15 jours de voyage nous avons mangé dans des petits restaurants (Warung), la nourriture a toujours été très correcte et les prix minimes.
Pour finir la soirée, je me fais faire un massage à la pierre chaude dans un salon de Légian (1h30 110 000 Rps), difficile de résister à la tentation... Généralement en France je craque en passant devant une boulangerie, mais n'en trouvant pas il me fallait bien succomber à de nouveaux plaisirs
Jeudi 21 mai :
Nous louons un scooter pour la journée (50 000 Rps – 3, 8 euros / pour l'essence 5 000/L – 40 cts d'euros), le loueur me demande mon permis international et me precise qu'il n'y a pas d'assurance. A nous d'être prudents, je sais que ce n'est pas bien de rouler sans assurance, mais nous le louons tout de même. Ils nous donnent également deux casques, qui ont déjà du servir à des dizaines de personnes, mais nous pensons qu'après un bon shampoing nos cheveux ne nous en voudront pas.
Direction le sud de l'ile, ULUWATU situé à 25 kilomètres de notre hotel. Après être sortis de la ville bruyante retrouvons avec plaisir la campagne et le calme, nous nous dirigeons tranquillement sur une petite route vers le temple d'Uluwatu. A notre arrivée, un guide parlant quelques mots de français nous propose ses services pour la visite, surtout selon ses dires afin de nous éviter tous déboires avec les singes voleurs se trouvant aux abords du temple. Après une petite négociation, il nous guide pendant environ une heure pour 80 000 Rps, l'entrée du temple était également payante mais modique (3 000 Rps/pers). Finalement, nous ne regrettons pas la compagnie de ce guide, grace à sa présence nous avons pu faire des photos avec certains singes. Seuls nous n'aurions jamais oser faire des photos avec un singe sur l'épaule et sa compagnie fut plaisante. L'intérieur du temple est réservé aux pratiquants mais il est situé dans un cadre étonnant. A VOIR ! (+++)
Quittons le temple, et nous dirigeons vers la plage de Pantai Uluwatu (++) connue mondialement dans le monde du surf, déjeunons dans un warung entourés de surfeurs avec vue sur la mer, idéal pour les photos de surf (la pratique est réservée aux surfeurs confirmés)
Vendredi 22 mai :
Quittons notre hotel, nous sommes maintenant totalement autonomes et esperons que trouver un lieu de couchage se révelera aussi facile que de trouver un restaurant bon marché.
Wayan, un jeune guide indonésien parlant le français vient nous chercher à 9h00 à l'hotel et doit nous conduire à Ubud, sur le chemin nous lui demandons de nous faire découvir son pays. (contact : wayanbagus78@yahoo.com)
Nous avions contacté Wayan par internet de France grace aux conseils de membres de voyageforum.com, qui avaient été satisfaits de ses services. Nous voici donc partis à bord d'un véhicule confortable, climatisé, conduit par Wayan (30 euros/jour).
Visitons le temple Pura Kehen à Bangli (+), découvrons nos premières rizieres en térrasse à Tagallalang (+++). Wayan nous propose de déjeuner sur le marché de Bangli, ville dont il est originaire, il nous y présente quelques amis.
En milieu d'après midi arrivons à Ubud, demandons à Wayan de nous conseiller un lieu pour dormir. Il nous dirige dans Monkey Forest Road dans un ensemble de petits bungalows "DEWIAYU Accomodation" (tel : 085238361344). Prenons une chambre à 150 000Rps/nuit petit dej inclus, ventillateur, douche chaude, terrasse avec salon de jardin devant le bungalow avec vue sur une végétation luxuriante, calme, très propre, piscine, très bon accueil du personnel. Bonne adresse nous la conseillons (++).
Nous vous conseillons également un petit resto à proximité toujours dans Monkey Forest "Bendi's Restaurant", la cuisine y est très bonne et économique. La patronne est très aimable, le patron met un peu plus de temps à se dérider mais après deux repas nous finissons par y etre réconnus et en faisons notre cantine pendant notre séjour à Ubud.
Samedi 23 mai :
Nouvelle journée avec Wayan, lui demandons de nous conduire vers le lac Batur avec des arrêts découvertes en chemin. Nous souhaitions notamment visiter le temple de Besakih, Wayan ne nous cache pas sa réticence à nous y conduire arguant que l'accueil n'y est pas bon, que les guides locaux sont agressifs. Ayant déjà lu les mêmes genres de propos lors de la préparation de notre voyage, nous décidons de ne pas y aller (c'est peut être le plus beau temple de Bali mais c'est surement pas non plus le Taj Mahal ...). Nous ne pouvons donc vous conseiller sur l'acceuil qui y est réservé aux touristes.
En direction du lac Batur, nous faisons un arrêt au marché de Gianyar (+) (grand marché local, quantité de denrées alimentaires jusqu'alors inconnues de nous), puis nous visitons le temple de Tuta Empul à Tempaksiring avant d'arriver au lac Batur (paysage grandiose malheureusement sous un ciel voilé, le mont batur retenant les nuages ++).
Après le repas visitons le temple Pura Ulun Danu Batur, où dés notre arrivée, nous sommes très mal accueillis par des femmes réclamant une somme exhorbitante pour entrer sur le site, Wahan nous fait discretement comprendre de ne pas s'occuper d'elles (-), visitons les lieux en sa compagnie. A notre sortie, sommes à nouveau pris à partie par le même comité d'accueil (--), cela nous donne un goût de ce que nous aurions pu vivre à Besakih (Wayan est gêné de cette situation, il n'est pas certain qu'il remette les pieds ici de si tôt).
Sur le chemin du retour Wayan nous arrête à Bangli, où il nous conduit à son domicile pour rencontrer son épouse et sa petite fille de 2 ans.
Continuons notre chemin avec un arrêt près du cimetiere de Bangli (superbe vue sur les rizières) puis enfin à la grotte Goa Gadja à Peliatan (+).
Satisfaits de la prestation de Wayan, nous lui demandons ses disponibilités dans les jours à venir pour 3 jours suplémentaires (il ne pourra que 2)
Dimanche 24 mai :
Wayan vient nous chercher à notre hotel – direction Bedugul et le lac Bratan.
Après 1h45 de voiture arrivons à Bedugul, nous arrêtons sur les bords du lac dans un magnifique jardin (++) (cadre très sympa) nous dirigeons ensuite au marché aux fleurs de Bedugul.
Pour le déjeuner Wayan nous conduit à la source chaude de Angseri (++). Un petit site très calme entouré d'une végétation luxuriante, fréquenté principalement par les balinais (possibilité de se baigner mais nous avions oublié les maillots :(
Visite ensuite des sources de Tirta Empul à Tampaksiring (+++), énormément de monde, beaucoup d'hindoux venant se purifier dans les eaux de ce temple, mais aussi des touristes de tout horizon (un peu Lourdes à la mode Balinaise).
Enfin visite du temple Taman Ayun à Mengwi (++) (breve visite car nous sommes pris par une averse :(
Lundi 25 mai :
Découverte du centre d'Ubud à pied (++).
Désireux de goûter une cuisine un peu plus rafinée que dans nos warungs habituels, nous déjeunons au "Lotus café" et goûtons au fameux "Bebek Betutu" (canard fumé) (+) avec vue sur un merveilleux jardin (++).
En fin d'après midi dans un cyber centre faisons la connaissance d'Agung. A 18 ans, elle vient de terminer sa scolarité (publique) et travaille ici en espèrant pouvoir poursuivre ses études. Malheureusement, le coût s'avere trop élevé pour sa famille de paysans. Elle demande a ce que nous l'aidions à augmenter ses revenus. Nous avions prevu le lendemain de faire une visite à pied dans la campagne de Ubud et lui proposant de nous accompagner pour nous servir de guide.
Prenons un verre et un goûter au "Tropical View café" (+++) dans le bas de Monkey forest. Superbe vue sur une rizière, le "lemon crumble cake" avec un "hot orange juice" vaut un aller-retour à Bali – Carrement !
Mardi 26 mai :
8h00 : Agung arrive avec un sourire jusqu'aux oreilles pour nous conduire dans la campagne, qu'elle ne connait pas mais sa compagnie est très plaisante et nous découvrons un peu la vie d'une jeune fille à Bali (+++).
Après 500 m de promenade croisons un serpent, pas agressif mais sur ses gardes et nous faisant bien comprendre qu'il se trouvait ici chez lui (inconscient de ce type de rencontre possible, j'étais parti en sandales ...). La présence de Agung nous permet de nous diriger et de demander notre chemin aux paysans que nous croisons.
La matinée se termine, nous "payons" Agung pour son "travail" ;-) et toujours désireuse d'en faire plus, nous lui confions de l'argent pour l'achat d'un chapeau de paysan. Nous le récupererons en fin d'après midi au cyber.
Déjeuner dans Monkey Forest (derriere le terrain de foot) au "Arie's Warung" (+++, allez y !), nous avons très bien mangé, le patron est génial, il nous donne plein de tuyaux sur la vie à Bali, les visites à faire, du vocabulaire très utile en balinais (non merci, déjà acheté, laisser moi tranquille ...), il est fier de nous montrer son livre d'or avec le message laisser par Lizarazu (le footballeur) en janvier 2005.
Nous voulions un moment de détente en couple dans un super cadre, nous décidons donc d'aller dans un spa réputé (le ubud sari health resort). Le bain de fleurs imaginé dans une petite piscine privative est remplacé par deux baignoires (comme à la maison en plus petites) avec quelques pétales. Les massages sont agréables mais nous ne faisons pas la différence avec ceux déjà reçus. L'accueil est froid, le cadre est sympa mais sans plus... Pour conclure la différence de prix ne vaut pas la prestation : 577 000 Rps – 45 euros pour 2 heures de soins pour deux personnes / en comparaison la veille dans Monkey forest un petit salon (tout aussi sympa avec un meilleur accueil) 1 H de massage pour 2 pers 160 000 Rps.
Dans la soirée assistons à une représentation du "Lelong Dance" à l'Ubud Palace (++). Attention ! Spectacle en plein air heureusement sans pluie, mais elle a été souvent présente en fin de journée durant nos 5 jours à Ubud, comment cela se passe t il quand il pleut ? Le spectacle est-il annulé ? et quand la pluie tombe – ça tombe !). Nous avions réservé les places auprès du responsable des bungalows où nous logions mais tout le monde en vend. Le vendeur reçoit une petite commission donc choisissez votre vendeur (c'est un moyen simple de faire plaisir). Nous les avions acheté à l'avance et aurions préféré en faire profiter Agung.
Mercredi 27 mai :
Départ vers Amed, notre chauffeur habituel Wayan n'était pas disponible. Le gérant de notre lieu d'hébergement nous présente un chauffeur de taxi de sa connaissance. Dewa Putu Adnyana (+) (tel : 081 647 00695) parle anglais, il nous conduit à Amed en nous permettant de découvrir en passant le Taman Gili de Klungung (++), le palais de l'eau (++) et les magnifiques rizières en terasse (+++) de Tirtagangga.
En début d'après midi, sur notre demande afin de trouver un hébergement, il nous conduit au "Bamboo Bali" (++) à Jemeluk (un peu après Amed). Bungalows de 100 000 à 250 000 Rps. Nous en choisissons un à 100 000 – une grande chambre avec 2 grands lits – une moustiquaire – un ventilo – salle de douche avec toilette attenante – eau froide (enfin tiede +/- 25 °) - salon de jardin avec hamac devant le bungalow - ptt dej compris. Restaurant à 10 m – plage à 50 m.
Le secteur est très calme, fini les magasins, les chauffeurs de taxi qui ne cessent de klaxonner ... Attention, prévoir de l'argent, plus de distributeurs d'argent, plus de bureaux de change. Ici : calme, repos, nature, mer...
Jeudi 28 mai :
Aujourd'hui découverte des fonds marins avec masque, tuba et palmes ("Snorkeling" pour les anglophones). Nous les louons au Bamboo Bali (35 000 Rps/jour). Juste en face des bungalows, à quelques mètres du bord, alors que nous avons toujours pieds, nous découvrons les premiers poissons, à 15 m les premiers coraux et les poissons multicolores sont là à 3 metres de fond. MERVEILLEUX ! La mer est bonne, il y a un peu de courant mais il ramène vers la plage, donc pas de danger.
L'après midi, nous louons un scooter et allons jetter un coup d'oeil à Tulamben, peut être irons nous demain plonger pour voir l'épave du Liberty. A notre arrivée, grand parking, nombreux 4*4 de stationnés, les indonésiens gérant le parking nous font de grands signes pour nous attirer. Très touristique comme site ! Pas ce que nous souhaitions, demi-tour et retour à la maison. Nous replongeons en fin de journée à Jemeluk. La marée est basse, il y a entre 1 et 3 mètres d'eau entre nous et les coraux, les poissons sont toujours aussi nombreux et plus près de nous.
Vendredi 29 mai :
Toujours plongée ! Nous nous dirigeons en scooter vers Bunutan. A 8 km de notre bungalow, à Ekapurnama se trouve l'épave d'un navire japonais, il a été coulé près du bord, le site est très calme. Commençons par prendre un petit thé au warung sur le bord de la plage, après avoir fait connaissance nous leur confions nos effets personnels puis allons plonger. Les poissons sont partout, il y a aussi quelques plongeurs en bouteille (ils ne verront rien de plus que nous), l'eau est claire. A droite de l'épave sur plusieurs mètres se trouvent des coraux. Si vous plongez là, mettez vous à l'eau à une cinquantaine de mètres à droite de l'épave (marquée par une bouée) et laissez vous dériver tranquillement vers l'épave, un léger courant vous y conduira. Avant de venir nous n'avions jamais plongé, nous avons hésité pour venir à Amed, mais cela vaut vraiment le coup (enfin, si vous savez nager ...).
Samedi 30 mai :
Wayan vient nous chercher pour nous reconduire vers Kuta et l'aéroport – ça sent la fin des vacances ! (Amed – Legian 35 euros). Il nous laisse au "Legian Beach Bungalow", un français croisé à Amed nous l'avait recommandé. Il ne reste qu'une chambre à 90 000 Rps, pas terrible mais nous ne devons y passer que 2 nuits. Finalement le plan se revelera mauvais (pour nous tout du moins ...). Dans le courant de la nuit, Nathalie tombe malade et il n'y a plus d'eau, les toilettes ne sont plus utilisables :( - cela restera notre seul mauvais souvenir de Bali.
Dimanche 31 mai :
Evidemement changement d'hotel - facilement je trouve une chambre à 200 m – Suri Wathi Beach Hotel (+) (200 000 Rps – clim, eau chaude, piscine, ptt dej, calme)
Retour à Kuta pour les derniers achats, les cadeaux pour les enfants... – la ville est toujours aussi bruyante et pleine de contrefaçons :(
Derniers massages et derniere belle rencontre. Made est très sympa, elle est souriante, son salon (Jf. Sahadewa No. 11 blok 7 Legian Kelok Kuta) est très agréable, accueil personnalisé, ambiance familiale dont nous aurions rapidement pu faire partie. Y aller absolument !
Lundi 1 juin :
Made (du salon de massage) nous trouve un taxi-man de sa connaissance, il nous conduit à l'aéroport pour 60 000 Rps (même trajet que lors de notre arrivée sur l'ile, mais 32 euros de moins ...) et c'est fini.
Remarques :
Conduite à Bali : Oui, les balinais ne savent pas conduire mais c'est normal ils n'apprennent pas. Pas d'auto école, on apprend avec un ami, un parent. Le permis se passe en 10 minutes, après avoir fourni une photo et payé l'autorité qui délivrera le permis. Néanmoins, nous avons trouvé nos chauffeurs assez bons conducteurs et prudents.
Conclusion : Des paysages magnifiques, des balinais souriants et courtois et cette formule de voyage nous offrant une grande liberté dans le timing et le choix des visites.
Un bon voyage mais regrettons de ne pas avoir eu le temps de voir LOMBOK (nous y retournerons donc !)
Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
Amicalement - Pascal
Je tiens tout d'abord à remercier tous les utilisateurs de notre forum préféré qui par leur participation nous ont permis de bien organiser notre voyage à Bali.
De retour en France, j'espere par ce récit de voyage vous faire profiter de notre expérience et vous aider à preparer votre futur voyage.
Dans les lignes qui vont suivre, je décrirai notre expérience, la façon dont nous avons vecu notre périple. Peut être avez vous vécu les mêmes choses, mais avec un ressenti différent. Notre jugement sur tel ou tel site, n'est pas LA VERITE, mais représente notre vécu.
Bonne lecture pour les courageux qui iront jusqu'à la fin de ce carnet.
Dis moi comment tu voyages, je te dirai qui tu es !
Nous sommes un couple de 43 ans, 2 enfants ados que nous laissons à la maison, nous vivons à la campagne, nous voyageons à l'étranger depuis 6 ans. Nous ne nous définissons pas comme des routards et voyagions jusqu'à présent avec des tours opérateurs. Le contact avec les membres de notre association locale ABM, nous a fait découvrir une autre façon de voyager. Avec les circuits, nous voyons beaucoup de choses merveilleuses, mais nous n'avions pas le temps de nous poser, de faire des rencontres. Le but de notre voyage était de découvrir Bali mais aussi les Balinais.
Allez, assez de blabla, en route !
Avril 2009 :
Réservation du 18/05/09 au 02/06/09 auprès de l'agence de voyage d'une grande enseigne de supermarché (L.....c)
Réservons également 3 nuits d'hotel à Légian, histoire de prendre un peu nos marques avant de nous débrouiller seuls. Prenons aussi le transfert de l'aéroport à l'hotel.
Coût total pour 2 personnes : 1973 euros (1721 + 216 + 36)
Lundi 18 mai :
Véhicule personnel déposé à "Transparc 95" et sommes conduits par leurs soins à l'aéroport (++).
Départ 14h Paris Charles De Gaulle – compagnie "Cathay pacific" (++)
Mardi 19 mai :
Arrivée à Hong Kong à 7h30 (soit après 11h30 de vol)
Départ vers Bali 10h05 – Arrivée à Denpasar 14h50 (soit 4h45 de vol)
Beaucoup d'attente à l'aéroport pour les formalités de police (environ 1h30), finalement nous sortons et récuperons nos bagages qui ont déjà été pris en charge par deux porteurs. Rapidement ils nous dirigent vers la sortie, en nous incitant à faire le change dans l'aéroport, ils nous dirigent vers un guichet de leur choix (certainement vers une bonne copine) puis vers un taxi. Nous refusons de faire le change et de prendre leur taxi. Pour le taxi, nous avions réservé un transfert vers notre hotel. Pour le change, nous refusons car nous les trouvons trop insistant et puis je n'aime pas que l'on me saute sur le poil dès mon arrivée, même pas le temps de respirer ...
Arrivée à notre hotel : All Seasons Légian (+) (72 euros/nuit) chambre spacieuse, clim, bon accueil, piscine correcte, pas d'espace vert.
Effectuons le change dans l'hotel : 1 euro --> 13 200 roupias.
Diner à l'hotel : Trés bon, belles présentations (184 000 rps - 14 euros pour 2)
A l'hotel, premier massage pour Nathalie (++) (massage du cuir chevelu 250 000 rps – 19 euros pour 1 heure)
Mecredi 20 mai :
Petit dej à l'hotel (compris dans le prix de la chambre) puis découverte à pied des environs, Legian, Kuta, Seminyak.
Nous sommes en pleine ville, des kilomètres de boutiques remplies de contrefaçons, tous les 30 mètres un salon de massage, des taxis qui ne cessent de klaxonner pour attirer l'attention des clients, des bars avec beaucoup d'australiens. La bonne station balnéaire pour touristes, bruyante, grouillante de monde mais néanmois la ballade sur le bord de mer est sympa.
Tentons un petit salon de massage dans Kuta et constatons que les prix sont beaucoup moins chèrs qu'à notre hotel (une pédicure et un massage du dos 2 x 30 mn pour 100 000 Rps – 7, 6 euros)
Idem pour les restaurants, déjeuner à Kuta Bali Corner Popies lane II : Nourriture simple et très correcte, restaurant bruyant mais nous sommes à Kuta ... (62 000 Rps – 4, 7 euros pour 2) - Diner à Légian (100 000 Rps).
La plupart du temps, lors de nos 15 jours de voyage nous avons mangé dans des petits restaurants (Warung), la nourriture a toujours été très correcte et les prix minimes.
Pour finir la soirée, je me fais faire un massage à la pierre chaude dans un salon de Légian (1h30 110 000 Rps), difficile de résister à la tentation... Généralement en France je craque en passant devant une boulangerie, mais n'en trouvant pas il me fallait bien succomber à de nouveaux plaisirs
Jeudi 21 mai :
Nous louons un scooter pour la journée (50 000 Rps – 3, 8 euros / pour l'essence 5 000/L – 40 cts d'euros), le loueur me demande mon permis international et me precise qu'il n'y a pas d'assurance. A nous d'être prudents, je sais que ce n'est pas bien de rouler sans assurance, mais nous le louons tout de même. Ils nous donnent également deux casques, qui ont déjà du servir à des dizaines de personnes, mais nous pensons qu'après un bon shampoing nos cheveux ne nous en voudront pas.
Direction le sud de l'ile, ULUWATU situé à 25 kilomètres de notre hotel. Après être sortis de la ville bruyante retrouvons avec plaisir la campagne et le calme, nous nous dirigeons tranquillement sur une petite route vers le temple d'Uluwatu. A notre arrivée, un guide parlant quelques mots de français nous propose ses services pour la visite, surtout selon ses dires afin de nous éviter tous déboires avec les singes voleurs se trouvant aux abords du temple. Après une petite négociation, il nous guide pendant environ une heure pour 80 000 Rps, l'entrée du temple était également payante mais modique (3 000 Rps/pers). Finalement, nous ne regrettons pas la compagnie de ce guide, grace à sa présence nous avons pu faire des photos avec certains singes. Seuls nous n'aurions jamais oser faire des photos avec un singe sur l'épaule et sa compagnie fut plaisante. L'intérieur du temple est réservé aux pratiquants mais il est situé dans un cadre étonnant. A VOIR ! (+++)
Quittons le temple, et nous dirigeons vers la plage de Pantai Uluwatu (++) connue mondialement dans le monde du surf, déjeunons dans un warung entourés de surfeurs avec vue sur la mer, idéal pour les photos de surf (la pratique est réservée aux surfeurs confirmés)
Vendredi 22 mai :
Quittons notre hotel, nous sommes maintenant totalement autonomes et esperons que trouver un lieu de couchage se révelera aussi facile que de trouver un restaurant bon marché.
Wayan, un jeune guide indonésien parlant le français vient nous chercher à 9h00 à l'hotel et doit nous conduire à Ubud, sur le chemin nous lui demandons de nous faire découvir son pays. (contact : wayanbagus78@yahoo.com)
Nous avions contacté Wayan par internet de France grace aux conseils de membres de voyageforum.com, qui avaient été satisfaits de ses services. Nous voici donc partis à bord d'un véhicule confortable, climatisé, conduit par Wayan (30 euros/jour).
Visitons le temple Pura Kehen à Bangli (+), découvrons nos premières rizieres en térrasse à Tagallalang (+++). Wayan nous propose de déjeuner sur le marché de Bangli, ville dont il est originaire, il nous y présente quelques amis.
En milieu d'après midi arrivons à Ubud, demandons à Wayan de nous conseiller un lieu pour dormir. Il nous dirige dans Monkey Forest Road dans un ensemble de petits bungalows "DEWIAYU Accomodation" (tel : 085238361344). Prenons une chambre à 150 000Rps/nuit petit dej inclus, ventillateur, douche chaude, terrasse avec salon de jardin devant le bungalow avec vue sur une végétation luxuriante, calme, très propre, piscine, très bon accueil du personnel. Bonne adresse nous la conseillons (++).
Nous vous conseillons également un petit resto à proximité toujours dans Monkey Forest "Bendi's Restaurant", la cuisine y est très bonne et économique. La patronne est très aimable, le patron met un peu plus de temps à se dérider mais après deux repas nous finissons par y etre réconnus et en faisons notre cantine pendant notre séjour à Ubud.
Samedi 23 mai :
Nouvelle journée avec Wayan, lui demandons de nous conduire vers le lac Batur avec des arrêts découvertes en chemin. Nous souhaitions notamment visiter le temple de Besakih, Wayan ne nous cache pas sa réticence à nous y conduire arguant que l'accueil n'y est pas bon, que les guides locaux sont agressifs. Ayant déjà lu les mêmes genres de propos lors de la préparation de notre voyage, nous décidons de ne pas y aller (c'est peut être le plus beau temple de Bali mais c'est surement pas non plus le Taj Mahal ...). Nous ne pouvons donc vous conseiller sur l'acceuil qui y est réservé aux touristes.
En direction du lac Batur, nous faisons un arrêt au marché de Gianyar (+) (grand marché local, quantité de denrées alimentaires jusqu'alors inconnues de nous), puis nous visitons le temple de Tuta Empul à Tempaksiring avant d'arriver au lac Batur (paysage grandiose malheureusement sous un ciel voilé, le mont batur retenant les nuages ++).
Après le repas visitons le temple Pura Ulun Danu Batur, où dés notre arrivée, nous sommes très mal accueillis par des femmes réclamant une somme exhorbitante pour entrer sur le site, Wahan nous fait discretement comprendre de ne pas s'occuper d'elles (-), visitons les lieux en sa compagnie. A notre sortie, sommes à nouveau pris à partie par le même comité d'accueil (--), cela nous donne un goût de ce que nous aurions pu vivre à Besakih (Wayan est gêné de cette situation, il n'est pas certain qu'il remette les pieds ici de si tôt).
Sur le chemin du retour Wayan nous arrête à Bangli, où il nous conduit à son domicile pour rencontrer son épouse et sa petite fille de 2 ans.
Continuons notre chemin avec un arrêt près du cimetiere de Bangli (superbe vue sur les rizières) puis enfin à la grotte Goa Gadja à Peliatan (+).
Satisfaits de la prestation de Wayan, nous lui demandons ses disponibilités dans les jours à venir pour 3 jours suplémentaires (il ne pourra que 2)
Dimanche 24 mai :
Wayan vient nous chercher à notre hotel – direction Bedugul et le lac Bratan.
Après 1h45 de voiture arrivons à Bedugul, nous arrêtons sur les bords du lac dans un magnifique jardin (++) (cadre très sympa) nous dirigeons ensuite au marché aux fleurs de Bedugul.
Pour le déjeuner Wayan nous conduit à la source chaude de Angseri (++). Un petit site très calme entouré d'une végétation luxuriante, fréquenté principalement par les balinais (possibilité de se baigner mais nous avions oublié les maillots :(
Visite ensuite des sources de Tirta Empul à Tampaksiring (+++), énormément de monde, beaucoup d'hindoux venant se purifier dans les eaux de ce temple, mais aussi des touristes de tout horizon (un peu Lourdes à la mode Balinaise).
Enfin visite du temple Taman Ayun à Mengwi (++) (breve visite car nous sommes pris par une averse :(
Lundi 25 mai :
Découverte du centre d'Ubud à pied (++).
Désireux de goûter une cuisine un peu plus rafinée que dans nos warungs habituels, nous déjeunons au "Lotus café" et goûtons au fameux "Bebek Betutu" (canard fumé) (+) avec vue sur un merveilleux jardin (++).
En fin d'après midi dans un cyber centre faisons la connaissance d'Agung. A 18 ans, elle vient de terminer sa scolarité (publique) et travaille ici en espèrant pouvoir poursuivre ses études. Malheureusement, le coût s'avere trop élevé pour sa famille de paysans. Elle demande a ce que nous l'aidions à augmenter ses revenus. Nous avions prevu le lendemain de faire une visite à pied dans la campagne de Ubud et lui proposant de nous accompagner pour nous servir de guide.
Prenons un verre et un goûter au "Tropical View café" (+++) dans le bas de Monkey forest. Superbe vue sur une rizière, le "lemon crumble cake" avec un "hot orange juice" vaut un aller-retour à Bali – Carrement !
Mardi 26 mai :
8h00 : Agung arrive avec un sourire jusqu'aux oreilles pour nous conduire dans la campagne, qu'elle ne connait pas mais sa compagnie est très plaisante et nous découvrons un peu la vie d'une jeune fille à Bali (+++).
Après 500 m de promenade croisons un serpent, pas agressif mais sur ses gardes et nous faisant bien comprendre qu'il se trouvait ici chez lui (inconscient de ce type de rencontre possible, j'étais parti en sandales ...). La présence de Agung nous permet de nous diriger et de demander notre chemin aux paysans que nous croisons.
La matinée se termine, nous "payons" Agung pour son "travail" ;-) et toujours désireuse d'en faire plus, nous lui confions de l'argent pour l'achat d'un chapeau de paysan. Nous le récupererons en fin d'après midi au cyber.
Déjeuner dans Monkey Forest (derriere le terrain de foot) au "Arie's Warung" (+++, allez y !), nous avons très bien mangé, le patron est génial, il nous donne plein de tuyaux sur la vie à Bali, les visites à faire, du vocabulaire très utile en balinais (non merci, déjà acheté, laisser moi tranquille ...), il est fier de nous montrer son livre d'or avec le message laisser par Lizarazu (le footballeur) en janvier 2005.
Nous voulions un moment de détente en couple dans un super cadre, nous décidons donc d'aller dans un spa réputé (le ubud sari health resort). Le bain de fleurs imaginé dans une petite piscine privative est remplacé par deux baignoires (comme à la maison en plus petites) avec quelques pétales. Les massages sont agréables mais nous ne faisons pas la différence avec ceux déjà reçus. L'accueil est froid, le cadre est sympa mais sans plus... Pour conclure la différence de prix ne vaut pas la prestation : 577 000 Rps – 45 euros pour 2 heures de soins pour deux personnes / en comparaison la veille dans Monkey forest un petit salon (tout aussi sympa avec un meilleur accueil) 1 H de massage pour 2 pers 160 000 Rps.
Dans la soirée assistons à une représentation du "Lelong Dance" à l'Ubud Palace (++). Attention ! Spectacle en plein air heureusement sans pluie, mais elle a été souvent présente en fin de journée durant nos 5 jours à Ubud, comment cela se passe t il quand il pleut ? Le spectacle est-il annulé ? et quand la pluie tombe – ça tombe !). Nous avions réservé les places auprès du responsable des bungalows où nous logions mais tout le monde en vend. Le vendeur reçoit une petite commission donc choisissez votre vendeur (c'est un moyen simple de faire plaisir). Nous les avions acheté à l'avance et aurions préféré en faire profiter Agung.
Mercredi 27 mai :
Départ vers Amed, notre chauffeur habituel Wayan n'était pas disponible. Le gérant de notre lieu d'hébergement nous présente un chauffeur de taxi de sa connaissance. Dewa Putu Adnyana (+) (tel : 081 647 00695) parle anglais, il nous conduit à Amed en nous permettant de découvrir en passant le Taman Gili de Klungung (++), le palais de l'eau (++) et les magnifiques rizières en terasse (+++) de Tirtagangga.
En début d'après midi, sur notre demande afin de trouver un hébergement, il nous conduit au "Bamboo Bali" (++) à Jemeluk (un peu après Amed). Bungalows de 100 000 à 250 000 Rps. Nous en choisissons un à 100 000 – une grande chambre avec 2 grands lits – une moustiquaire – un ventilo – salle de douche avec toilette attenante – eau froide (enfin tiede +/- 25 °) - salon de jardin avec hamac devant le bungalow - ptt dej compris. Restaurant à 10 m – plage à 50 m.
Le secteur est très calme, fini les magasins, les chauffeurs de taxi qui ne cessent de klaxonner ... Attention, prévoir de l'argent, plus de distributeurs d'argent, plus de bureaux de change. Ici : calme, repos, nature, mer...
Jeudi 28 mai :
Aujourd'hui découverte des fonds marins avec masque, tuba et palmes ("Snorkeling" pour les anglophones). Nous les louons au Bamboo Bali (35 000 Rps/jour). Juste en face des bungalows, à quelques mètres du bord, alors que nous avons toujours pieds, nous découvrons les premiers poissons, à 15 m les premiers coraux et les poissons multicolores sont là à 3 metres de fond. MERVEILLEUX ! La mer est bonne, il y a un peu de courant mais il ramène vers la plage, donc pas de danger.
L'après midi, nous louons un scooter et allons jetter un coup d'oeil à Tulamben, peut être irons nous demain plonger pour voir l'épave du Liberty. A notre arrivée, grand parking, nombreux 4*4 de stationnés, les indonésiens gérant le parking nous font de grands signes pour nous attirer. Très touristique comme site ! Pas ce que nous souhaitions, demi-tour et retour à la maison. Nous replongeons en fin de journée à Jemeluk. La marée est basse, il y a entre 1 et 3 mètres d'eau entre nous et les coraux, les poissons sont toujours aussi nombreux et plus près de nous.
Vendredi 29 mai :
Toujours plongée ! Nous nous dirigeons en scooter vers Bunutan. A 8 km de notre bungalow, à Ekapurnama se trouve l'épave d'un navire japonais, il a été coulé près du bord, le site est très calme. Commençons par prendre un petit thé au warung sur le bord de la plage, après avoir fait connaissance nous leur confions nos effets personnels puis allons plonger. Les poissons sont partout, il y a aussi quelques plongeurs en bouteille (ils ne verront rien de plus que nous), l'eau est claire. A droite de l'épave sur plusieurs mètres se trouvent des coraux. Si vous plongez là, mettez vous à l'eau à une cinquantaine de mètres à droite de l'épave (marquée par une bouée) et laissez vous dériver tranquillement vers l'épave, un léger courant vous y conduira. Avant de venir nous n'avions jamais plongé, nous avons hésité pour venir à Amed, mais cela vaut vraiment le coup (enfin, si vous savez nager ...).
Samedi 30 mai :
Wayan vient nous chercher pour nous reconduire vers Kuta et l'aéroport – ça sent la fin des vacances ! (Amed – Legian 35 euros). Il nous laisse au "Legian Beach Bungalow", un français croisé à Amed nous l'avait recommandé. Il ne reste qu'une chambre à 90 000 Rps, pas terrible mais nous ne devons y passer que 2 nuits. Finalement le plan se revelera mauvais (pour nous tout du moins ...). Dans le courant de la nuit, Nathalie tombe malade et il n'y a plus d'eau, les toilettes ne sont plus utilisables :( - cela restera notre seul mauvais souvenir de Bali.
Dimanche 31 mai :
Evidemement changement d'hotel - facilement je trouve une chambre à 200 m – Suri Wathi Beach Hotel (+) (200 000 Rps – clim, eau chaude, piscine, ptt dej, calme)
Retour à Kuta pour les derniers achats, les cadeaux pour les enfants... – la ville est toujours aussi bruyante et pleine de contrefaçons :(
Derniers massages et derniere belle rencontre. Made est très sympa, elle est souriante, son salon (Jf. Sahadewa No. 11 blok 7 Legian Kelok Kuta) est très agréable, accueil personnalisé, ambiance familiale dont nous aurions rapidement pu faire partie. Y aller absolument !
Lundi 1 juin :
Made (du salon de massage) nous trouve un taxi-man de sa connaissance, il nous conduit à l'aéroport pour 60 000 Rps (même trajet que lors de notre arrivée sur l'ile, mais 32 euros de moins ...) et c'est fini.
Remarques :
Conduite à Bali : Oui, les balinais ne savent pas conduire mais c'est normal ils n'apprennent pas. Pas d'auto école, on apprend avec un ami, un parent. Le permis se passe en 10 minutes, après avoir fourni une photo et payé l'autorité qui délivrera le permis. Néanmoins, nous avons trouvé nos chauffeurs assez bons conducteurs et prudents.
Conclusion : Des paysages magnifiques, des balinais souriants et courtois et cette formule de voyage nous offrant une grande liberté dans le timing et le choix des visites.
Un bon voyage mais regrettons de ne pas avoir eu le temps de voir LOMBOK (nous y retournerons donc !)
Je suis bien sûr à votre disposition pour répondre à vos éventuelles questions.
Amicalement - Pascal
Le tourisme aux Philippines English translation pending
En faisant le tour de ce forum, (seulement en Asie du Sud-est, je précise), je me suis aperçu que le nombre de discussions sur les Philippines était un des plus faibles ! (982 exactement à ce jour). Non pas que ces discussions ne soient pas de qualité. !
La palme revient à la Thaïlande avec 18640 discussions, loin, très loin devant le Vietnam(3906) puis l'Indonésie (3854), le Cambodge (2726), la Malaisie (2161), le Laos (1662), la Birmanie ..!(1324) et enfin les Philippines....!
Ces discussions ont toutes débutées au printemps 2003.
Et l'on peut constater (mais c'est une lapalissade) qu'elles sont directement proportionnelles aux nombres de voyageurs allant dans ces beaux pays.
Tout le monde sait que la France est au 1er rang mondial (bientôt la Chine va lui piquer cette place!); mais savez-vous que les Philippines se classe au 50ème rang avec 3 millions de touristes ? (chiffre 2007), loin derrière la Thaïlande (18ème avec 14, 5 millions) et la Malaisie (11ème avec 21 millions) et l'Indonésie (37ème avec 5, 5 millions)
Exception avec le Laos (76ème avec 842000 touristes) donc bien moins que les Philippines mais plus de discussions… !?
Conclusions, moins de discussions = moins de touristes. … ??
Faut’ il s’en plaindre ?, je ne crois pas. Les philippines restent donc pour l’instant préservées du tourisme de masse.
Mais la tendance est en train de changer, vu l’exaspération des touristes bloqués à l’aéroport de Bangkok.
A propos, sur les 3 millions de visiteurs, 59% viennent d’Asie de l’Est et du Pacifique…et seulement 300.000 viennent d’Europe….et sur ces 300 milles, exactement 19.273 viennent de France. ..en constante augmentation depuis 2004. (les Allemands sont 3 fois plus nombreux !)
Bref, si je fais un ratio idiot, cela fait moins de 3 français par île…hihi.. !
Donc, ne vous privez pas, venez visiter les Philippines, et vous serez conquis par la gentillesse et le sourire permanent de la population. 😉 Au passage, merci à tous les forumeurs qui alimentent ces rubriques et merci à voyageforum.
Bref, si je fais un ratio idiot, cela fait moins de 3 français par île…hihi.. !
Donc, ne vous privez pas, venez visiter les Philippines, et vous serez conquis par la gentillesse et le sourire permanent de la population. 😉 Au passage, merci à tous les forumeurs qui alimentent ces rubriques et merci à voyageforum.
Quinze jours au Pérou-Bolivie en août 2009 English translation pending
mesdames monsieur;
je suis en train de realiser un reve d'enfant! mais malheureusement, j'ai tres peu de temps! esclave du travail!
j'aimerais partir 15 jours sur place en bolivie et au perou durant les deux remiéres semaines d'aout prochain, et je realise que cela represente beaucoup beaucoup d'impasses!
mais je reve des deserts, paysages et lagons boliviens, et les cités d'or péruviennes
bolivie, titikaka, cuzco, Machu Picchu!!!!!
avez vous des conseils, de parcours, de visites, de compagnies également, les billets sont hors de prix!
puis-je envisager un parcours circulaire, partir d'un point et revenir? (serait tellement plus simple pour l'aller-retour en avion!)
existe-t'il des treks pré-organisés???
je prends tout!!!!
merci beaucoup
guillaume
je suis en train de realiser un reve d'enfant! mais malheureusement, j'ai tres peu de temps! esclave du travail!
j'aimerais partir 15 jours sur place en bolivie et au perou durant les deux remiéres semaines d'aout prochain, et je realise que cela represente beaucoup beaucoup d'impasses!
mais je reve des deserts, paysages et lagons boliviens, et les cités d'or péruviennes
bolivie, titikaka, cuzco, Machu Picchu!!!!!
avez vous des conseils, de parcours, de visites, de compagnies également, les billets sont hors de prix!
puis-je envisager un parcours circulaire, partir d'un point et revenir? (serait tellement plus simple pour l'aller-retour en avion!)
existe-t'il des treks pré-organisés???
je prends tout!!!!
merci beaucoup
guillaume
Tour du monde sur le Queen Victoria English translation pending
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Périple sur 3 mois et 20 jours:
Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.
1O janvier New York ...............
13 Janvier Fort Lauderdale Floride
16 Janvier Williamstad Curaçao.
18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).
21..........Puerto Quetzal Guatémala
24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie
1er Février............Honolulu Oahu Hawaï
6...............Apia Samoa Occidentales
7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.
9................Nuku'Alofa Tonga
12..................Aukland Nlle Zélande
14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande
17..................Hobart Tasmanie
19 et 20..........Sydney
23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie
26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.
Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne
5...........................Nagazaki Japon
6.......................Pusan Corée du Sud
8........................Shanghaï Chine
11........................Hong Kong, Chine
13..........................Nha Trang Vietnam
14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon
16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande
19............................Singapour
21..............................Phuket Thaïlande
25...............................Mormugao (Goa ) en Inde
26.............................Mumbaï en Inde
29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.
Quatre Avril..................Aqaba Jordanie
6.................................Navigation dans le canal de Suez
7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte
9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie
10................................Istanbul Turquie
10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce
12...............................;Civitavecchia Italie
14................................Barcelone Espagne
20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.
Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.
J'aimerais assez l'Australie.
Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.
A bientôt, bonne journée à tous.
Avis sur parcours de trois semaines au Québec? English translation pending
Bonjour,
Je souhaite faire un voyage au Québec de mi Septembre à début Aout (3 semaines + quelques jours)
Voici le parcours que j'aimerais faire:
Arrivée à Toronto et direction le lendemain matin pour les chutes du Niagara, départ dans la soirée (train ou bus) pour Montréal, visite de la ville pour 1 journée et ensuite location d'un véhicule pour une boucle:
Montréal/Sherbrooke/Québec/Rimouski/Gaspé/Sept-îles/Tadoussac/Alma/La Tuque/Trois-Rivières/Montréal
ça vous semble raisonnable comme parcours en 3 semaines ?
Je dormirai en camping dans une toile de tente (sauf les premières nuits). Est-il facile de trouver des campings à cette période et fait-il froid au petit matin ?
La période que j'ai choisie est-elle la bonne ? J'ai peur de raté des choses ( excursions, camping...) si j'y vais un peu plus tard... et le froid !
Merci
Merci
Compte-rendu de croisière sur l'Azamara Quest en Asie English translation pending
Comme il n'y a pas beaucoup de discussions sur la ligne Azamara, j'ai pensé partager le compte-rendu (long et détaillé) de notre dernière croisière sur le Azamara Quest. L'itinéraire: Hong Kong, Shanghai, Busan (Corée sud), Hiroshima, Osaka/Kyoto, Seoul, Dalian (Chine) et Tianjin. Nous avons terminé notre voyage par un séjour à Pékin de 5 jours, mais ça, c'est une autre histoire!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette derni��re car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Vous êtes avertis... le récit est long!! Un mot sur les voyageuses: Je suis dans la 40taine et cette croisière était la 17e que j'ai fait avec ma mère, Mariette! Nous voyageons beaucoup, et depuis une dizaine d'année avons adopté la croisière.
Pour ceux qui préfèrent les images aux mots: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
Croisière de Hong Kong à Tianjin et séjour à Pékin Azamara Quest 31 janvier au 18 février 2009
Départ les deux pieds dans la neige... Le matin du 29 janvier, nous avons pris notre vol Montréal-Toronto à 5h30 AM. Nous étions un peu nerveuses car il y avait eu une bonne tempête la veille et durant la nuit et nous craignions avoir du retard. Mais le vol est parti à temps, sans aucun problème. Notre transfert à Toronto a été des plus faciles. Il y a des voiturettes partout pour nous conduire d’un terminal à l’autre. Nous avons été super chanceuses car le vol Toronto-Hong Kong était complet mais le seul siège de libre était à côté de nous! Nous avons donc eu trois sièges pour ce long vol de 15 heures. Trois repas sont servis - deux repas chauds, et une collation de nouilles chinoises. De plus avec le système de divertissement personnel, on a accès à des films, de la musique, des émissions de télé. Nous avions aussi apporté des jeux de cartes et dominos. Le temps a passé relativement vite, bien que le sommeil ne soit jamais très réparateur ni profond!
Arrivé à Hong Kong, un agent d’Azamara nous attendait à la sortie des douanes. Comme notre hôtel était à même l’aéroport, nous avons marché jusqu’à l’hôtel. Le Regal Hotel est magnifique et nous étions très heureuse de trouver un bon lit. On s’était promis de se reposer un peu et de partir explorer la ville, mais nous étions simplement crevées... nous nous sommes couchées en arrivant vers 15h00, et on s’est levée le lendemain matin! Toutefois, il aurait été assez facile de se rendre en ville car les trains rapides viennent jusqu’à l’aéroport et en 12 minutes nous sommes à Kowloon. Le petit-déjeuner était exquis avec tout ce qu’on retrouve habituellement dans un beau brunch, mais aussi beaucoup de spécialités chinoises! On a commencé à pratiquer à manger avec des baguettes!
Nous avons pris la navette de l’hôtel pour se rendre à un centre d’achat tout près. On a flâné un peu dans les boutiques jusqu’à 11h00, puis on est rentré pour prendre notre transfert jusqu’au bateau. À 12h30 deux autobus sont arrivées pour nous amener jusqu’au port China Merchant Wharf sur l’île d’Hong Kong. Nous avions un guide pour ce transfert et comme dans une excursion, il nous a parlé tout au long du trajet de la vie à Hong Kong. C’était super intéressant!
Embarquement Arrivés au quai, nous sommes débarqués devant la tente qui sert de terminal et littéralement, en 5 minutes on était à bord. Il n’y avait personne dans la ligne des Captain’s Club, donc on est passé tout de suite, et comme on avait imprimé nos documents en ligne, je n’ai eu qu’à présenter ma carte de crédit et immédiatement, l’agent nous a remis un joli porte-carte en cuir avec nos cartes de bateau. Puis on nous a dirigé vert la passerelle, et hop! champagne rosé à la main et nous voilà sur le navire! Il était environ 13h00 et les chambres n’étaient pas tout à fait prête. J’en ai profité pour aller au comptoir des excursions pour réserver notre tour du lendemain. Quelle surprise de trouver un couple de québécois derrière le comptoir! Bruno et Diane de Valleyfield ont été fantastiques. C’était tellement agréable de pouvoir faire affaire en français et de plus, ils étaient tous les deux d’excellente compagnie! J’ai eu la chance de faire quelques excursions avec eux et j’ai beaucoup apprécié leur compagnie et le grand sens de l’humour de Bruno!
Nous somme ensuite monté au Windows Café, le buffet au pont 9. On se doutait qu’il y avait eu de la maladie car le buffet n’était plus en libre service. Mais la nourriture était super bonne. Bar à pizza, salades, plats chauds, grand choix de desserts, gelatos italiens (8 sortes différentes à tous les jours!!), tout était bien. De plus, on peut manger dehors à l’arrière du navire, ou dehors près de la piscine et du grill. Comme il fait un soleil radieux, on a mangé dehors avec grand plaisir, surtout qu’on sait que le beau temps ne sera pas de la partie pour longtemps... plus on monte, plus il fera froid!
Cabine Après notre petit snack, on est allé voir notre cabine. J’avais d’abord choisi une cabine balcon, puis j’avais changé pour une cabine ‘oceanview’ étant donné que la température ne permettrait pas de jouir beaucoup de celui-ci. L’économie fait a payé pour notre 5 jours à Pékin, donc je ne regrette pas du tout cette décision! De plus, ceux qui était en cabine balcon se sont plaints du froid dans leur cabine.
Dès l’entrée dans la cabine, on s’est senti confortable. Le décor est sobre mais chaleureux car il y a beaucoup de bois foncé. Les tissus sont de qualité et il y a de beaux grands miroirs ce qui donne beaucoup de grandeur à la pièce. Nous avions de belles fleurs fraîches dans la cabine et dans la salle de bain. Un beau plateau de fruit était aussi sur notre table à café face au petit sofa. Le rangement est correct, mais c’est toujours un défi pour deux femmes de tout ranger! La salle de bain est petite mais fonctionnelle.
Les plus d’Azamara en cabine: Belles grosses robes de chambres Pantoufles Fleurs fraîches en cabine et dans la salle de bain Bol de fruits frais rempli tous les jours Bouteille d’Évian gratuite Sceau à glace et carafe d’eau en stainless (pas mal mieux que du plastique) Produits de bain Elemis de haute qualité Draps de bains et serviettes de haute qualité Deux beaux sacs de plage de haute qualité avec zip Parapluie dans le placard si on a besoin de l’utiliser
Notre butler et son assistant sont venus se présenter et nous parler des services dont on peut s’attendre d’eux: Aide à faire et défaire les valises Réservation aux restos alternatifs Services de blanchisserie ou réparation (j’ai eu à faire réparer mes souliers et il m’a fait ça sans frais!) Et bien d’autres...
Restaurants Après avoir défait nos valises nous sommes aller explorer le navire. C’est vrai que le navire n’est pas tellement grand et on en fait le tour rapidement, mais tous les lounges, bars, restaurants, boutiques, sont décorés avec goût. Le lobby est aussi invitant avec son escalier à la Titanic! Notre cabine était au niveau du lobby, à 4 cabines du Guest Relations! C’était parfait! On était très près d’un ascenseur ou l’autre et nous avions facilement accès à tout. Après de longues journées d’excursion, c’est bien de ne pas avoir à marcher des miles pour aller manger ou pour aller au théâtre! On a profité de cette exploration pour faire nos réservations dans les restaurants alternatifs. Il en coûte 5$ par personne pour souper dans ces deux restaurants. Nous avons droit à deux fois, mais si on veut, et s’il y a de la place, on peut y aller aussi souvent qu’on le désire.
La salle à manger Discovery est la salle à manger principale. Nous avons pris la plupart de nos repas là - déjeuner, dîner et souper. La nourriture et le service étaient impeccables. Chaque soir, un grand choix de menu était disponible et tout ce que nous avons mangé était super bon. Le chef est français, et n’a que 28 ans, mais il est très compétent et nous l’avons rencontré à plusieurs reprises... jusqu’à ce que lui aussi succombe au maudit virus... Nous n’avons jamais attendu pour avoir notre table à deux et après deux ou trois visites, le Maître D’ savait notre numéro de chambre par coeur et nous adressait la parole en français!
Nous sommes allés à l’Aqualina à notre deuxième journée en mer, et au Prime C à notre dernière journée en mer. Chaque resto a sa spécialité (fruits de mer et grillades) et offre des menus vraiment spéciaux. On a mangé du foie gras exquis à l’Aqualina! Tout était sublime, des entrées, aux soupes, aux plats jusqu’au dessert... le seul problème c’est qu’on a jamais de place pour tout manger!!
C’était aussi rafraîchissant d’avoir le service de sommelier - un petit plus agréable, et ce dans tous les restaurants. On peut aussi avoir gratuitement des espressos, cappuccinos, lattes à la fin du repas!
Quant à l’habillement, c’est vrai qu’il n’y a pas de soirée formelle comme telle, mais il y a quand même le ‘Toast du Capitaine’ et la soirée des membres et pour ces deux soirées, les gens étaient très habillés. Dans les restos alternatifs, on a aussi vu des hommes en tux et dames en robe longue. Je dirais que la plupart des gens étaient pas mal chic tous les soirt, mais ceux qui étaient plus relax étaient aussi confortables. Nous avons adoré ce style!
Nous avons eu recours au Room Service à quelques reprises, principalement pour le déjeuner. Ici encore, Azamara est une coche au dessus de la mêlée... le menu de déjeuner est très complet incluant oeufs bénédictines, déjeuner anglais, gaufres, crêpes etc et si on ne trouve pas ce qu’on veut sur le menu, il y a une case pour inscrire nos demandes. Le service était à l’heure et on nous téléphones quelques minutes avant la livraison pour nous prévenir - une petite attention vraiment appréciée! Quant aux autres repas, on peut commander du menu simplifié en cabine mais aussi du menu de la salle à manger. On a qu’à demander au butler et il nous apporte le menu!
Le Windows Café, le buffet, avait aussi une très belle offre à toute heure du jour mais comme il y avait beaucoup de monde et qu’après quelques jours on ne pouvait plus manger dehors, on l’a moins fréquenté. Mais il est bon de notre qu’au déjeuner, il y a service de jus frais pressés: orange, ananas, pamplemousse, carottes, papaye et jus du jour. On peut aussi avoir toute une panoplie de smoothie. Les espressos, cappuccinos et lattés sont disponibles à toute heure du jour et de la nuit, ainsi que plusieurs jus en fontaine: limonade, thé glacé, punch au fruits et jus de papaye.
Le Grill près de la piscine est aussi bien plus qu’un grill à hamburger et hot dog. On pouvait y manger d’excellents shish kebabs de boeuf, poulet ou agneau, des soupes dans un bol de pain, des frites, rondelles d’oignon, des nachos avec salsa. C’était une excellente alternative pour un dîner tard ou souper tôt pour les jours d’excursions!
Divertissements Évidemment, si les spectacles à grands déploiement et la vie trépidante sont essentiels pour vous, vous pourriez être un peu déçu. Il n’y a pas de grand théâtre sur plusieurs étages. Le Cabaret est plutôt du sytle Vista Lounge (pour les familiers de Princess). Mais on y a eu de vrais bons spectacles. Je ne pensais pas qu’il y aurait une troupe, mais oui! 3 chanteuses et 2 chanteurs qui sont aussi danseurs. Ils nous ont fait 3 spectacles inédits franchement meilleurs que bien des spectacles que j’ai vu en mer, et bien plus intimes!
Et que dire de l’orchestre... époustouflant. Piano, drum, base - une fille de l’Outaouais! - et 6 cuivres!!! Absolument incroyable, ce band nous a donné des frissons. Ils ont fait plusieurs prestations en accompagnement mais aussi en vedette, et ils ont même fait un après-midi jazz lors d’une journée en mer... je capotais!! J’avais l’impression d’être dans un club de Greenwich Village à New York - c’était super!!
En plus de la troupe, on a eu droit à plusieurs artistes - un jeune (et beau) crooner australien, une pianiste irlandaise, chanteur américain etc. On ne les a pas tous vus, mais ce qu’on a vu était intéressant. Il y a aussi le piano-man qui jouait presqu’à tous les soirs - toujours un hit! Un trio jouait tous les soirs dans le magnifique Looking Glass, le bar tout à l’avant du navire avec un vue spectaculaire sur 180o, pour les amateurs de danse.
On a eu aussi plusieurs projections de films. Et bien sur, la panoplie d’activités comme le bingo, la danse en ligne, les quiz trivia etc.
Il y avait aussi à bord 3 conférenciers. Taron Puri a fait plusieurs conférences sur la méditations, améliorations personnelles, bien-être etc. Dr. Joel Klass nous a parlé de physique quantique, des rêves, de phénomènes naturels et de psychologie. Finalement, Jonathan Flemming, un historien britannique nous a fait les conférences sur les différentes escales de notre croisière. J’ai fait plusieurs excursions avec lui et il était extrêmement sympathique et connaissant!
Finalement, le directeur de croisière, John Howell, était une vraie perle. Le fait qu’il y aille seulement 700 passagers à bord fait que tous les contacts sont beaucoup plus personnels. John nous appelait par notre prénom et on a eu plusieurs conversations avec lui. Il est très professionnel et amical.
Avantages Captains Club En tant que membre du Club, nous avons reçu plusieurs coupons. Nous avions droit à 30 minutes d’internet gratuit à l’achat d’un forfait et à 10$ de rabais sur les services de blanchisserie. Nous avons été invités au cocktail des membres où on nous a servi cocktails et bouchées à volonté... ils insistaient pour que nous prenions du vin pour notre repas... ils n’étaient pas chiche du tout! Et les bouchées étaient vraiment de qualité. Les membres avec un statut plus élevés ont eu droit à un souper privé avec le capitaine.
Le reste du navire Mosaic Café - sur la mezzanine du lobby, on y sert des pâtisseries et des tapas (gratuit). On peut aussi commander ($) des cafés spécialités comme mochas, lattes, cappuccinos - mais on peut aussi en avoir au buffet en haut gratuitement. Tous les jours, une harpiste (de Montreal) nous joue des airs si reposants... c’est tellement agréable d’aller prendre un café en lisant et en écoutant cette douce musique angélique! Puis le soir, c’est le piano man qui prenait la relève! Drawing Room - la bibliothèque. Sublime! Avec un plafond avec fresques magnifique... la pièce compte plusieurs fauteuils en cuir confortable et quelques tables où on peut s’installer pour écrire ou jouer aux échecs.
Le Cabaret - ouvert le soir pour les spectacles. C’est aussi le lieu de rassemblement pour les excursions le matin. La touche Azamara: des pâtisseries, cafés et jus sont servis au bar du Cabaret pour alléger notre attente pour les excursions!
Le Looking Glass - lieu de plusieurs activités durant la journée. À droite, c’est aussi la salle de carte avec plusieurs tables disponibles. Une armoire remplie de jeux de toutes sortes est à la disposition des passagers. À gauche, c’est le seul coin fumeur du navire. A l’avant, plusieurs fauteuils sont disposés pour qu’on puisse admirer la mer... et il y a même deux télescopes pour inspecter l’horizon.
Casino Luxe - évidemment pas très gros, mais avec assez de machine à sous, tables de blackjack et roulettes! Le casino a été fermé pendant trois jours quand nous étions dans les eaux territoriales du Japon. On a pas fait une grosse fortune mais on est ressortie gagnante!
Boutiques - il n’y a que deux boutiques à bord. Une avec quelques vêtements chics et vêtements sports, bijoux pas chers, les utilités et quelques bibelots (Lladros) etc. L’autre avec des bijoux de luxe, montres, quelques parfums et produits de beauté.
Service Ce qui est remarquable sur le Quest c’est que tout le monde semble heureux de nous recevoir. Le but premier est de s’assurer que les passagers soient contents... ça devient de plus en plus rare de voir ça. Tout le monde sourit, tout le monde va au devant de vos besoins... c’est une atmosphère tout à fait relax et agréable. Que ce soit au Guest Relations, dans les salles à manger, au buffet, aux excursions, tout le monde est gentil! Le personnel de divertissement est aussi très avenant, s’assurant que tout le monde a du bon temps. La musique est calme partout, l’air est purifiée avec des huiles essentielles à la lavande, les salles de bains publiques sont propres, avec de jolies fleurs et des serviettes de ratine, il y a des gens qui font du ménage partout, mais aussitôt qu’ils voient un passager, ils arrêtent pour nous dire bonjour! Nous nous sentions comme dans un grand hôtel! De plus, après seulement quelques jours, tout le monde nous connaît! Autant les passagers que les employés... c’est vraiment un sentiment très chaleureux.
Evidemment, le fait que le Norovirus se soit infiltré et répandu assez sévèrement durant la croisière a affecté plusieurs choses. Durant la deuxième semaine, tous les objets avaient été retirés des tables - fleurs, sel et poivre etc. De plus, Azamara avait posté près de chaque poste de Purell un employé cadre pour obliger les gens à l’utiliser. Comme le personnel était aussi malade, le service en salle à manger et au buffet s’en est ressenti un peu, mais malgré tout celà, nous avons reçu un excellent service, avec le sourire. Ça n’était pas vraiment drôle pour eux non plus, car tous devaient prendre plus de responsabilités... aussitôt qu’on se levait d’une chaise ou fauteuil, quelqu’un passait pour le désinfecter. Même chose dans les ascenseurs - aussitôt qu’on touchait un bouton, on l’essuyait... Le capitaine a fait plusieurs annonces pour aviser de la sévérité de l’épidémie. Il a même dit que si quelqu’un ne déclarait pas sa maladie, ou s’il était pris hors de sa cabine alors qu’il était en quarantaine, il pourrait être expulsé du navire au prochain port. On a d’ailleurs été témoin d’une scène... deux allemands étaient assis près de nous au Looking Glass un matin en mer quand soudain, Heike, la directrice de l’hôtellerie est venu les aviser qu’ils devaient retourner en cabine puisqu’ils avaient été mis en quarantaine. Après quelques arguments de la part des passagers, Heike les a doucement escortés à leur cabine et y a mis un garde afin de s’assurer qu’ils ne sortent plus!! Des mesures difficiles mais essentielles si on ne voulait pas tous finir malades... Même le docteur a été victime du virus... Mais toute chose étant, je crois qu’Azamara a fait tout ce qui est possible pour contenir la propagation du virus et pour nous rendre confortable. Je leur lève mon chapeau...
Allons-nous retourner avec Azamara? Assurément!! Non seulement l’expérience croisière est à son meilleur, mais les itinéraires sont extras! Nous ne pouvons que souhaiter que notre expérience prochaine sera aussi bonne que cette derni��re car l’expérience nous a appris que le capitaine, le directeur de croisière, le directeur de l’hôtellerie et le chef sont les principaux responsables de notre expérience à bord!
Maintenant, place aux escales:
Hong Kong - 30 janvier 2009 - 20C Wow... quel départ!! Après notre installation et exploration du navire, on a soupé tôt afin d’aller profiter de la ville le soir. Une navette aux demie-heures était offerte gracieusement. Elle nous amenait jusqu’au pied du IFC, le plus haut building de Hong Kong, à 5 minutes à pied du quai des Star Ferry. Ces ferries relient Kowloon, sur le continent, à l’île de Hong Kong depuis plus de 150 ans! Nous avons pris le ferry de 19h50 et avons pu voir la ‘Symphonie des lumières’ durant la traversée. A tous les soirs, à 20h00, Hong Kong présente un spectacle de laser, de lumières et de musique du haut de ses gratte-ciel. C’est vraiment spectaculaire! Le coût du ferry est vraiment minime - environ $0.35 pour moi et gratuit pour les aînés!! Le ferry est une expérience en soi, avec ses bancs de bois et fenêtre à guillotine. Il est encore très utilisé par les gens de la place.
Arrivés à Kowloon, nous avons longé la promenade le long du port Victoria. Comme nous étions encore dans les célébrations du Nouvel An, c’était le festival des lanternes et d’immenses lanternes, aux scènes de la vie et des légendes, étaient exposés le long de la promenade. C’était vraiment de toute beauté, et des tonnes de gens y étaient pour admirer ces sculptures de soie et de lumière. Et de l’autre côté, la vue spectaculaire de l’île de Hong Kong tout illuminé... des tonnes de photographes nous proposent de prendre notre photo devant ce spectacle incroyable! On a succombé... surtout que prendre des photos le soir est toujours difficile sans trépied! Pour 2$ on a eu une belle photo devant Hong Kong en lumière.
Après une bonne promenade sur le port Victoria, nous avons repris le ferry pour rentrer à Hong Kong et la navette jusqu’au bateau. Bien que la journée ait été très ensoleillée, la soirée était plutôt fraîche, alors on avait bien hâte de retrouver notre cabine douillette!
Hong Kong - 31 janvier 2009 Ce matin, nous avions choisi une excursion pour voir l’île de Hong Kong. Nous sommes partis vers 9h30. Les autocars étaient tout neufs, très confortable et très propres. Notre guide était natif de Hong Kong et il nous a beaucoup parlé du Hong Kong d’avant 1997 et d’après. Hong Kong était une colonie britannique et a été remis à la Chine le 1 juillet 1997. Depuis, c’est un région autonome de la Chine qui émet sa propre argent, et est géré de façon autonome. Bien que craintifs à l’idée de devenir communiste, les Hong Kongais étaient heureux de retrouver leur souveraineté de chinois et de ne plus être des citoyens de deuxième classe face aux anglais. Notre premier arrêt fut pour prendre le tramway jusqu’en haut de Victoria Peak, une des sept collines (eh oui, HK a aussi sept collines comme Rome, Lisbonne et Barcelone!) qui surplombe la ville. Le tramway est en fait un funiculaire qui grimpe à flan de montagne très à pic. A 1500 pied, cette colline abritait la résidence du gouverneur britannique et est aujourd’hui un quartier cossu - c’est le Westmount de Hong Kong! De là haut, on a une vue spectaculaire du port, de Kowloon et de tous les gratte-ciel! La chance était de notre côté car il faisait soleil et la vue était claire.
Après avoir pris plusieurs photos de cette vue panoramique incroyable, nous avons fait la descente en autobus jusqu’au village de pêcheur flottant de Aberdeen. Ce village est un dernier village flottant de HK et c’est assez particulier de voir ces bateau-maisons avec en arrière-plan d’immense buildings appartement de 60-70 étages! Pour visiter le village, nous avons monté abord d’un sampan motorisé. L’embarcadère des sampan est au quai du fameux restaurant flottant le Jumbo! C’est un immense restaurant et casino, fort apprécié des touristes et des habitants de HK. Les contrastes sont encore ici à leur paroxysme... les yachts de millionnaire et les petites barques de pêcheurs, les maisons flottantes et les buildings modernes...
Notre dernier arrêt fut au fameux marché Stanley où on a eu du temps libre pour faire un peu de shopping. Il y avait principalement des vendeurs de vêtements, sacs à main, bijoux et souvenir de jade, de soie. Mariette oeil de lynx a rapidement repéré une superbe veste en soie qu’elle a eu à un très bon prix! On a aussi eu droit à la parade du dragon endiablé, encore à cause des festivités du Nouvel An. C’était spontané est bien amusant de voir de long dragon danser et déambuler à travers le marché.
Le retour au port s’est fait par Repulse Bay, une baie magnifique aux eaux turquoises avec de belles plages et le fameux hôtel construit avec un grand trou, ou plutôt un grand carré ide en plein milieu de l’hôtel. Cette ouverture a été aménagé durant la construction pour suivre la règle du Feng Shui et permettre au dragon qui vit sur la montagne d’avoir accès à l’eau de la baie s’il venait à avoir soif!
Nous étions de retour au navire vers 14h00. Après le lunch, on a profité du beau soleil pour s’étendre un peu sur les chaises moelleuses du Lido! En fin d’après-midi je suis ressortie pour aller dépenses mes derniers dollars HK. Je suis allée sur la rue commerciale près du port, une rue pas du tout touristique car on est au port cargo. La rue était bordée de petits boui-bouis offrant canard laqué, poulet suspendu, ou de grands woks où un chef (!) fait cuire un ramassis de toute sorte de chose! Je suis tombée sur une pâtisserie alléchante - la dame venait tout juste de terminer un lot de petites tartelettes au flan toute chaudes... parfait pour mes derniers $$! J’en prends deux! Puis je suis allée chez un herboriste où j’ai acheté des bonbons au gingembre apparemment excellents pour éclaircir la voix! Cette petite exploration m’a permis de découvrir un autre côté de la ville - moins touristique, plus authentique. Et les gens sont vraiment gentils - même si peu parle anglais, on finit toujours par se comprendre, et les gens sont contents de pouvoir nous aider.
Le départ du bateau était prévu pour 18h00, mais le capitaine nous avait annoncé qu’il avait parlé aux autorités et avait obtenu un départ à 19h30 ce qui nous permettait de sortir de HK durant la Symphonie des Lumières! Quelle bonne idée! Bien emmitouflées, nous nous sommes installées sur le pont promenade pour regarder cette ville incroyable défiler devant nous... tous les gratte-ciel avaient l’air en feu! Les lasers, la musique, les fresques de lumière... de voir ce spectacle en défilant sur l’eau était encore plus féerique que hier soir! Quelle beau départ... ça promet!
Après ce spectacle magnifique, nous sommes rentrées pour souper. Dans la file pour le restaurant, nous avons rencontré un couple de français que nous avions vu plutôt. Pendant qu’on jasait un peu, deux autres couples de français sont arrivés. On a donc pris une table à 8 et on a soupé avec ‘les cousins’!! C’était agréable de pouvoir échanger un peu en français!
Prochain escale: Shanghai, après deux jours en mer!
Nos deux journées en mer ont été bien remplies entre les conférences sur les prochaines escales, les cours de mandarin, jeux de carte au Looking Glass, et bien sûr, les supers bons repas et divertissements du bateau!! En fait, le timing était parfait après un long vol et deux jours bien remplis à Hong Kong, ça nous a permis de reprendre nos énergies pour le reste de la croisière. La température était fraîche, entre 10 et 15C, et on a eu beaucoup de brouillard.
Durant la deuxième journée en mer, en début de soirée, le navire est entré dans la rivière Yangtze. Malheureusement, le brouillard est très épais et on en voit pas grand chose. En fin de soirée, nous avons fait un arrêt pour faire monter à bord les agents d’immigration chinoise tandis que le navire remontait la rivière Hangpu jusqu’à Shanghai. Nous étions supposé arriver vers 2h00 AM, mais le brouillard était si épais que la navigation a été interrompu pendant quelques heures. En gai, le capitaine nous a dit plus tard, qu’il ne croyait pas pouvoir se rendre à Shanghai... finalement, il y est arrivé. Les autorités ont demandé au capitaine de retourner le bateau immédiatement, chose difficile à faire car la rivière est très peu profonde - ils ont même dû appeler des barges pour creuser autour afin de s’assurer qu’on ne touche pas le fond! Le capitaine regrettait avoir dû faire ces manoeuvres alors que nous dormions! Le Quest est le plus gros navire a avoir accosté au centre de la ville de Shanghai. La ville attend un autre navire légèrement plus gros dans quelques semaines. J’imagine qu’on était les cobayes!!
A notre réveil, on pouvait à peine voir le port... le brouillard est encore très épais - la purée de pois!! Nous sommes montées pour déjeuner et bien que le brouillard masquait beaucoup le paysage, on pouvait apercevoir les buildings aux allures futuriste de l’autre côté de la rive du Hangpu. Wow... on n’aurait pas pu être mieux situé! Vive les petits navires! Mais après le déjeuner, Mariette ne se sentait pas très bien. Elle avait eu de la difficulté à digérer son souper, et elle a préféré rester sur le navire plutôt que de partir pour une excursion de toute une journée. J’étais assez perturbé par ce revirement plutôt moche, mais je me suis fait à l’idée et suis parties seule pour la journée sachant que maman serait entre bonnes mains.
On devait pouvoir sortir à 7h00 am mais notre excursion ne partait qu’à 9h00. Toutefois l’immigration chinoise a retardé la sortie des passagers jusqu’à 9h30... Pour nous ça n’était pas si pire, mais pour ceux qui avaient des excursions privées, ça leur a causé un bon retard. On apprendra vite qu’en Chine, on ne décide de rien... on est à la merci du gouvernement!
Ce qui nous a frappé aussitôt sorti du port est que la ville entière est un chantier de construction. Shanghai sera l’hôte de l’expo universelle de 2010 et elle se refait une beauté. Le célèbre quartier du Bund est complètement recouvert d’échafaudage et de clôtures de protection. Ils ont tout démoli la route car ils vont construire un tunnel sous la route pour les voitures afin de décongestionner le boulevard. Ça sera sûrement magnifique, mais pour l’instant, c’est plutôt moche.
On se rend au cœur de la vieille ville de Shanghai, où se trouve le Yuyuan, le plus beau jardin chinois de Shanghai. Il a été construit au 16ème siècle, sous la dynastie des Ming, par un fonctionnaire de la cour de justice du Sichuan, selon la tradition des jardins chinois. Il symbolise le monde en miniature, où les fleuves sont ici des ruisseaux et les montagnes des rocs, et place l’homme en harmonie avec ce monde. Le parc est petit mais son sentier en labyrinthe donne l’impression qu’il est très grand. Il comprend plusieurs pavillons pittoresques, des bassins avec poissons rouges, des petits ponts, sculptures en pierre… Un véritable oasis de paix et d’harmonie au sein d’une ville trépidante. Comme c’est l’hiver, on doit user d’imagination pour voir les cerisiers en fleurs, les lotus dans les bassins ou les orchidées... mais même si la végétation est dormante, le jardin est magnifique, et bien moins achalandé qu’il le serait en avril! Le jardin est entouré d’une clôture en forme de dragon magnifique!
Avant d’entrer au jardin, nous avions traversé le bazar Yuyuan, un marché de boutiques et restaurants dans des maisons de style chinois datant d’environ 200 ans. C’est dans ce quartier du vieux Shanghai qu’on retrouve le restaurant Lu Bo Lang où tous les dignitaires qui visitent la ville sont reçus comme Elizabeth II, Fidel Castro, Bill Clinton etc. Juste à côté se trouve la fameuse maison de thé Huxingting et le pont des neufs tournants - les mauvais esprits avaient peur des coins, donc ce pont protégeait les alentours... en tous cas, s’il éloigne les mauvais esprits, il attire les touristes!! C’était tellement mignon de voir les ribambelles d’enfants blottis sur la rampe du pont à admirer les lanternes géantes installées sur les étangs tout autour de la maison de thé! Et à tout moment, je me sentais tirer une couette... les enfants chinois étaient fascinés par mes cheveux très blonds! J’imagine qu’ils voulaient sentir si ces cheveux pâles avaient la même texture que les leurs!
Deuxième arrêt: le musée de Shanghai, un superbe musée moderne et très bien organisé. Il y a plusieurs salles d’exposition avec des jades, céramiques, bronze, meubles etc. Comme on n’avait qu’une heure, on n’a pas pu tout voir, mais j’ai réussi à faire un tour d’horizon rapide pour au moins me donner une idée de chacune des salles.
Direction Concession Française pour notre dîner. À la fin du 19e siècle, l’empire britannique et français avaient établi des concessions de commerce à Shanghai. C’était comme des états à l’intérieur de la ville, avec leur devise, frontière... Notre dîner était à l’hôtel Jinjiang. Cet hôtel est important dans l’histoire de la Chine et celle du monde moderne car c’est ici que Nixon et le leader chinois signèrent l’entente que permit à la Chine de s’ouvrir au monde extérieur en 1978. Après cette entente historique, la vie de 1.3 milliards de chinois a complètement changé!
Le dîner fut très intéressant et surtout délicieux: une parade de spécialités chinoises a défilé devant nous pendant une heure!
En après-midi, nous sommes allés visiter une manufacture de soie. On nous a expliqué comment la soie était formé par un insecte, le ver du mûrier, qui crache un fil de soie pour former son cocon. Certains cocons sont simples et le fil est désenroulé et filé pour tisser la soie. D’autres cocons sont doubles (deux vers) alors comme les fils sont entremêlés, ils en font plutôt de la bourre pour édredon en étirant les cocons lavés en mince couche et en superposant ces couches de soie. Ces édredons sont absolument fantastique, et le prix était assez raisonnable - environ $80-$100 pour un édredon queen. Par contre, le prix des vêtements étaient exorbitants.
Dernière étape: le temple des deux Bouddhas de jade. Ce temple contient deux statues de Bouddha en jade blanc du Burma qui ont été rapportées en Chine par un prêtre bouddhiste. Un des Bouddha est assis, l’autre est couché attendant la mort avec un sourire! Avant d’accéder aux Bouddhas, on a visité les sanctuaires. Au centre de la cour intérieure, il y a deux immenses encensoirs où les gens viennent allumer des poignées de bâtonnets d’encens qu’ils doivent faire brûler aux 4 points cardinaux... geste essentiel pour être pris au sérieux par Bouddha!!
De retour au bateau, j’ai eu une petite surprise... quand j’ai inséré ma carte pour monter à bord, une alarme a sonné. On m’a dit que ma mère était en quarantaine et que je devais me rendre à ma cabine immédiatement. J’ai reçu un coup de fil de la sécurité me disant que moi aussi j’étais en quarantaine jusqu’au lendemain matin... j’étais un peu frustrée car j’allais loupé le spectacle des acrobates de Shanghai donné à bord du bateau ce soir... mais bon, on se plie aux règlements... Le butler nous a apporté à souper et nous a téléphoné à quelques reprises pour s’assurer qu’on n’avait besoin de rien (et sûrement aussi pour voir si on respectait notre quarantaine!!)
Demain sera une autre journée sans Mariette... :( mais au moins je pourrai sortir et prendre plein de photos pour elle!!
5 février 2009 - Shanghai - excursion à Suzhou (prononcé Sue-Joe)
Nous quittons Shanghai vers 8h30 en direction de Suzhou, la Venise de l’Orient! Suzhou est aussi connue comme ville de la soie et de jardins. Le trajet pour se rendre dans cette ville du delta du Yantgze sera d’environ 90 minutes. Durant la première heure du trajet, tout ce que nous voyons de part et d’autre de l’autoroute c’est des tours appartements... haute de 50-60 étages, une à côté de l’autre, à l’infini!! C’est complètement hallucinant! Puis tout à coup, les tours à condos font place à des serres et des étangs de pisciculture. Il faut bien nourrir tout ce beau monde!! Les routes sont aussi bordées de plantation d’arbres, une méthode simple et efficace pour réduire le CO2 créé par toutes ces nouvelles voitures et les camions de transport.
Durant un arrêt dans un poste d’essence pour s’étirer les jambes et pour les autres besoins de dame nature, j’ai fait la rencontre de ma première toilette ‘squat’! Quelle surprise de voir un beau trou de porcelaine au plancher!! Même pas de poignée pour se retenir... mais notre guide nous a donné un truc... on cherche les toilettes pour handicapés qui elles sont des toilettes occidentales avec bol et siège!! J’ai aussi fait toute une trouvaille... des chips Lays aux... bleuets!! Ça, faudrait en parler aux gens du Lac St-Jean!! De retour dans le bus, j’ai fait fureur avec ma trouvaille!
On arrive à Suzhou vers 10h30. Après une petite marche on traverse le pont Wuman (dynastie Qing) vers la porte Panmen du mur de la vieille ville. C’est ici qu’on embarquera dans des petits bateaux mouche pour faire une randonnée sur les canaux de Suzhou. On passe par le Grand Canal construit à l’époque de la Route de la Soie pour assurer le commerce, puis, on entre dans les plus petits canaux. C’est vraiment pittoresque! Les petits canaux sont plus impressionnants car plus étroits et les maisons très vieilles. Si le gouvernement se décidait à restaurer ces maisons et à les sauver de la destruction, ces canaux rivaliseraient certainement avec les palazzo vénitiens...
Après cette belle promenade de 50 minutes, nous nous sommes rendus à l’Institut de recherche et de broderie de Suzhou. Comme autrefois les femmes avaient les pieds bandés, elles ne pouvaient pas vraiment marcher. Elles restaient donc assises à broder et ont perfectionné cet art incroyable. Dans l’entrée de l’institut il y avait une photo de Lady Di. Après les explications du guide sur la technique utilisée, on s’est rendu compte que ça n’était pas une photo mais une broderie... vraiment, c’était à s’y méprendre. Les oeuvres de broderie n’ont aucun noeud et la plupart sont réversible!! Le canevas est une toile de soie, et les fils de soie sont divisés pour être encore plus fins qu’un cheveu! Le summum, c’est la toile recto-verso mais avec une image différente de chaque côté... Après la salle d’exposition, on nous amène (évidemment) à la boutique... ayoye! Une broderie de 8X10 était environ 300$!!! J’en ai profité pour aller prendre un petit café avec Bruno et Diane du bureau des excursions... !!
La visite fut suivi d’un excellent lunch à l’hôtel Bamboo Grove. Les spécialités de Suzhou sont plus sucrées - comme le poisson aigre-doux. On a aussi mangé une entrée de jellyfish mariné (!) et de racine de laitue marinée - super croustillante!
Après dîner, nous avons fait la visite du Jardin de l’humble administrateur. Couvrant 12 hectares, il est le plus grand et le plus célèbre des jardins Suzhou. Il est inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO et a également été désigné comme l'un des vestiges culturels d'importance nationale protégé par l'Etat. Ce jardin a été construit en 1509 pendant la dynastie Ming. C'était initialement le jardin privé d'un ancien fonctionnaire du gouvernement nommé Wang Xianchen qui avait l'intention de construire un jardin après sa retraite pour y faire quelques travaux de jardinage comme la plantation d'arbres et de légumes, ce qui était une vie d'homme humble selon lui. C'est de là qu'est venu le nom de ce jardin. Le jardin est parsemé d’étangs, de collines de roches toute transportées ici, de pavillons de repos et de méditation. On peut même faire un tour en chaloupe! Tout au bout, une plantation de plus de 700 bonsaïs est à couper le souffle! Nous avons passé plus d’une heure dans ce lieu paisible et magnifique... un vrai régal pour les amateurs de photos!
De retour au navire, j’ai rejoint Mariette, toujours prisonnière de sa cabine jusqu’à demain matin. Je suis allé chercher à manger au buffet car ce soir, c’était le festin d’Asie... mium... tout était sublime - sushis, roulé de laitue, dumplings, rouleux impériaux (des vrais!!)... On s’est régalé!!
Lors de notre départ à 20h00, la ville a fait un feu d’artifice au dessus du Bund tout éclairé! C’était vraiment magnifique. Les buildings modernes de Pudong avec leur éclairage multicolore sont absolument hallucinants... on se croirait vraiment dans un film de science fiction. Tout le monde était dehors pour immortaliser cette scène de nuit tout à fait spectaculaire...
Demain, journée en mer pour mieux rejoindre Busan en Corée du Sud dans deux jours!!
7 février 2009 - Busan, Corée du Sud - 10C - ensoleillé
Nous devions être debout très tôt ce matin car l’immigration coréenne nous attendait à 7h30. Sur le quai, une troupe de danseur-musiciens en costume traditionnels nous souhaitaient la bienvenue. Les costumes sont aux couleurs du drapeau coréen - blanc, bleu et rouge - et ils portent de drôles de chapeaux avec de long rubans qu’ils font virevolter d’un seul petit coup de tête! Les formalités ont été rapides, mais comme dans tous les prochains ports, on prend notre température avec un thermomètre infrarouge pour s’assurer que personne ne fait de fièvre... les asiatiques ont une peur bleue de la grippe aviaire et du SRAS...
A 8h00 pile, notre autobus partait! Les autobus coréen sont drôlement décorés... il y a des petits rideaux à frisons dans les fenêtres! On dirait des caravanes de gitans!
Busan est une ville assez quelconque de 4 millions d'habitants, pas du tout touristique. Mais c’est quand meme le 3e plus grand port au monde!! Le port fait plusieurs kilomètres autour de la baie dans laquelle est logée cette ville, une des seules qui n’a pas été assiégées par les communistes du Nord lors de la guerre de Corée. C’était aussi le siège des Nations Unies durant cette guerre. Notre premier arrêt fut au marché de poisson Jagalchi. En Corée le poisson se mange toujours en sashimi i.e. cru! Donc pas question de vendre du poisson mort... tous les poissons sont donc vivants! Ils sont dans des viviers et aquariums... bizarre... surtout qu’on voit des poissons de toutes les formes et couleurs, et des crustacés et coquillages encore plus bizarre. Mais on pourrait croire que l’odeur serait insoutenable, mais il y a de l’eau partout, on arrose tout, tout le temps! Donc c’est très propre. Puis il y a des tables un peu partout - si on veut casser la croûte, on choisit notre petit Nemo, et hop un coup sur la tête, on l’épluche et on vous le remet avec un peu de sel ou de sauce pimentée. A l’extérieur, c’est le marché de poisson séché. Ce sont les femmes mariées, les Jagalchi Ajumas, qui vendent le poisson dans ce marché!
Nous quittons le marché en direction de la tour de Busan. Cette tour fait 120 mètres et a été construite en 1973. Elle trône en haut d’une colline de 70 mètres, dans le parc Yongdusan. Du haut de la tour, nous avons une vue panoramique incroyable sur la ville et le port. Comme il fait un beau soleil, la vue est claire! Dans le parc, on a pu admirer la statue de l'amiral Yi Sun Shin, une figure emblématique de la Corée, inventeur du premier navire de guerre cuirassé au monde au 16e s., puis la cloche du Nouvel An qui pèse 25 tonnes et que les gens de la ville viennent faire sonner 30 coups la veille du Jour de l’an, depuis 1996.
Nous avons passé un peu de temps dans un grand marché extérieur - cette fois, c’est le paradis de la contrefaçon. Des Louis Vuitton et Gucci, en veux-tu, en voilà! Comme c’est illégal, ils ont un truc. Les sacs à main sont ornées de plaques qui disent ‘Parade’ plutôt que Prada (par exemple). Une fois qu’on a acheté l’article, ils changent la plaque pour la vraie!! Rusés ces coréens! Mais on n’a pas fait aucun achats... en fait on n’a presque rien acheté depuis notre départ. On a l’impression d’être dans un Dollorama géant !! On voit les mêmes choses qu’on voit chez nous dans les magasins bon marché ou dans les magasins chinois... on a été surexposé au chinoiseries, on est donc moins impressionné... Le plus intéressant de ce marché est de voir les femmes installées au centre de la rue, sur des caisses de plastiques et de bois, avec plusieurs chaudrons bouillonnant et des bols remplis de légumes, poissons, nouilles... c’est la foire alimentaire de ce marché!! Les gens de la place viennent s’asseoir sur une des caisses de bois, puis se font préparer un bol de nouille avec poisson cru et condiments... pratiquement assis par terre, sur le trottoir! C’est assez rustique merci, et pas vraiment super ragoûtant!! On va passer notre tour, mais ça fait tout de même des photos intéressantes!
Bien que peu touristique, Busan nous a permis de voir la vraie vie des coréens. Nous avons beaucoup apprécié cette journée!
Nous avons quitté Busan vers 15h00... curieusement, nous n’étions que deux sur le pont pour assister au départ! Nous traversons le détroit de Corée pour entrer en début de soirée dans la mer intérieure de Seto, l’étendue d’eau séparant les îles de Honshū, Shikoku et Kyūshū, trois des quatre îles principales du Japon. Vers 23h00, nous avons traversé un détroit d’à peine 300 m de large et sous un pont de 60 m de haut! Impressionnant!!
8 février 2009 - Hiroshima, Japon - 12C - ensoleillé
Encore une fois ce matin, nous devions être au Cabaret Lounge à 7 h00 am pour passer à l’immigration japonaise. C’était tout un branle-bas de combat... D’abord on nous remet un permis de séjour, ensuite on rencontre un agent d’immigration qui prend nos empreintes digitale, notre photo et notre température!!! Si on passe l’examen, on voit un agent de douane à qui on remet la déclaration de douane, et enfin, un agent de sécurité nous remet un carton nous permettant de sortir... ouf... pas facile les formalités japonaises!
Bien que notre excursion devait partir à 8h30, le bateau n’a pas reçu l’autorisation de débarquement avant 9h00... Il y avait toute une file d’attente dans le lobby!
Bien que nous soyons sensible à la page noire d’histoire qui s’est déroulée à Hiroshima, nous ne voulions pas voir que ça. Alors on a choisi de faire une excursion à Miyajima, une île sacrée où se trouve un des plus beau temple Shinto du Japon. Notre guide Mariko s’est révélée être une version moderne de la Geisha parfaite!! Une gentille dame dans la cinquantaine, elle nous a récité de la poésie, nous a montré la chanson des cerisiers ‘Sakura Sakura’ et nous a fait de l’origami!!
Pour aller sur l’île de Miyajima, nous avons pris un traversier. Durant la traversée, nous avions une vue magnifique du Torii, la porte du temple qui est dans l’eau. Ce Torii est la structure japonaise la plus photographiée! Le temple et le Torii sont d’un rouge vermillon qui contraste avec la forêt environnante. L’île est habitée par 1500 personnes, 600 cerfs et 60 singes! Le site est exceptionnel... une promenade au bord de l’eau nous mène jusqu’au temple. Le sentier est bordé de lanternes en pierre qui le soir venu doit donner un effet enchanteur au site.
Le temple est entièrement construit sur l’eau, donc sur pilotis. Les lattes du plancher sont espacées pour permettre à l’eau de passer sans résistance à marée haute. Nous avons la chance incroyable de voir un mariage traditionnel! C’était vraiment impressionnant de voir la mariée avec son costume traditionnel et sa coiffe immense. Ainsi que les femmes avec leur kimonos de grandes occasions.
Après la visite de ce temple, on a eu du temps libre pour découvrir les boutiques et restaurants de cette petite île charmante. On a rencontré plusieurs groupes de cerfs dont il faut se méfier car ils sont voraces et mangent tout ce qui dépasse de nos poches ou de nos sacoches!! En attendant le traversier de retour, on a fait l’essai des toilettes japonaises. Ici aussi on a les ‘squat’ ou les toilettes occidentales. Mais le Japon est très civilisé... les toilettes occidentales sont toutes chauffées... oui oui mesdames, les sièges sont chauffants!! Notre guide nous a même dit que dans les maisons, les toilettes ont une foule d’options... en plus du chauffage, la toilette peut faire certains bruits pour assurer la discrétion quand les dames sont au petit coin!!!
De retour à Hiroshima, nous avons fait un tour de ville. Mariko nous a parlé de la vie au Japon, des coutumes, de la vie moderne etc. On a évidemment été voir le dôme de la bombe atomique. En fait, ce bâtiment est le seul à avoir résisté à l’explosion de la bombe atomique de 1945. Il est maintenant le symbole d’Hiroshima. Un magnifique parc a été aménagé à la mémoire des victimes. La ville est moderne, lumineuse, bien aménagée. Rien ne peut laisser croire qu’une si terrible atrocité a frappé cette ville. Mais le plus surprenant c’est ce que les gens de la place pensent de tout ça... Mariko nous a expliqué que les japonais n’en voulaient pas aux Alliés mais plutôt à l’empereur du Japon, obstiné à tenir tête aux Alliés malgré les avertissements qu’il avait eu sur la bombe. Les japonais déplorent les victimes faites à Hiroshima mais croient que c’est un sacrifice essentiel pour mettre fin à cette guerre, et que sans ce sacrifice, des millions d’autres vies auraient été perdues si la guerre avait continué...
En fin d’après-midi, nous sommes allées flâner dans les alentours. Une immense sculpture d’aluminium, la tour du Paradis, est installée près du port. Deux jeunes japonais étaient à l’intérieur à jouer de la guitare électrique! Il y avait aussi un grand parc près du port où une foule de familles étaient installées pour pique-niquer, avec des cerf-volants! On est aller voir les magasins du coin. Le temps était magnifique, on a profité du beau soleil et de ces derniers moments pour voir les gens de la place vivre leur dimanche après-midi!
A 17h00, le Quest s’est préparé pour le départ. Un band de cuivre avec deux jeunes chanteuses sont venus nous dire ‘Bon voyage’! C’était très émouvant de les entendre chanter, même si on ne comprenait pas les mots. Le Capitaine a fait son adresse habituelle et nous a invité à faire un bye bye avec les officiers... du haut de la timonerie, un des officiers avait une grosse main au bout d’un bâton qu’il agitait de gauche à droite!!! C’était hilarant! Tout le monde, petits et grands, dans le parc et sur le quai se sont mis à envoyer la main! Et le band s’est mis à jouer ‘Oh When the Saints’... Un départ mémorable!
On est monté au Windows Café, le buffet, pour profiter des paysages de la mer de Seto jusqu’à ce qu’il fasse noir! La mer de Seto est parsemée d’îlots, et de radeaux de bambous qui sont en fait des parcs à huîtres.
Ce soir, le bateau tanguait vraiment beaucoup... le piano s’est mis à rouler sur la scène sous les mains d’une pianiste irlandaise! Mais, aussitôt dans notre lit, le roulis nous a mené dans les bras de Morphée! Demain, nous avons une grosse journée à Kyoto!
9 février 2009 - Osaka/Kyoto, Japon - 12C - soleil et nuages
Le navire est accosté à Osaka, au port de Tempozan juste à côté de l’Aquarium d’Osaka, un des plus gros du monde et de la grande roue d’Osaka. Le bébarquement s’est fait rapidement ce matin, bien que la police japonaise soit encore là et qu’on prenne toujours notre température avec des lecteurs infra-rouge avant de nous permettre de sortir.
A 8h30, nous étions en route vers Kyoto qui est à environ 50 km d’Osaka. Notre guide Eiko avait installé ce qu’on croyait être un petit fantôme à l’avant de l’autobus... c’était en fait un petit moine bouddhiste avec sa boucle rouge et sa clochette! Elle l’a installé car tôt ce matin, la température était maussade et le ciel à la pluie. Ainsi, avec la protection du moine, il devait nous apporter de la belle température... le pire, c’est que ça a marché!!
Osaka est plus moderne et compte 2.6 M d’habitants. C’est une ville commercial et industrielle - Panasonic y a son siège social et emploie 60% de la population de la banlieue de Kadoma. Kyoto elle n’a que 1.4 M d’habitants et tient plutôt un statut plus historique. Elle fut en fait la capitale impériale du Japon pendant plusieurs siècles de 794 à 1868. En fait KYO veut dire capitale. KYOto = ancienne capitale et ToKYO = nouvelle capitale. La ville est recoupée de plusieurs rivières, certaines n’ayant plus qu’un mince filet d’eau au centre du lit. On a même aménagé des parcs publics dans ces lits asséchés.
Notre premier arrêt fut au château de Nijo. Ce château fortifié était la résidence du Shogun Tokugawa qui le fit construire en 1603. On devait enlever nos chaussures à l’entrée. On nous donnât des pantoufles, mais elles étaient toutes de la même taille, genre 13 pour homme!! C’était assez difficile de marcher avec ça, et imaginez monter des marches! J’imagine que c’est pour protéger les beaux planchers d’origine en cyprès japonais. En fait, les planchers sont un des attraits principaux de ce château de par leur construction particulière. On les appelle les planchers rossignol car peu importe où on marche ou combien on pèse, la façon dont les clous sont croisés font que les planchers sifflent comme des oiseaux quand on marche. C’est vraiment surprenant, et très agaçant pour les guides qui tentent tant bien que mal de se faire comprendre à travers ces sifflements. Le Shogun avait utilisé cette technique de construction pour assurer sa sécurité. Ainsi, si des espions ou ninjas entraient dans le château, il pouvait les entendre. C’est peut-être pourquoi les ninjas ont appris à marcher sur les murs et plafonds??
Dans le parc entourant le palais, des jardins de pins, de bonsaïs, d’étangs et de roches offraient un paysage majestueux aux Shogun et ses concubines qui n’avaient qu’à glisser les écrans de papier de riz pour pouvoir admirer cette vue de leurs chambres. Mais en hiver, le papier de riz n’offre qu’une bien mince protection contre le froid d’hiver dans ce palais non chauffé... pas surprenant que ces nobles gens portent de multiples épaisseurs de vêtements sous les grand kimonos bordés de fourrure. Mais un des avantages du papier de riz c’est que si on voulait espionner ou se rincer l’oeil, on n’avait qu’à mouiller un peu notre petit doigt et faire un petit trou dans l’écran... le papier se dissout avec la salive!
Après cette visite, nous avons été dîner à l’hôtel Westin. De tous les repas pris en excursion, ce fut le moins intéressant. Petite salade de canard froid, soupe à la citrouille, le plat principal était du saumon mais je n’en ai pas mangé car il sentait très fort et déjà que je ne suis pas très forte sur le saumon... On a aussi eu un petit accompagnement de nouille et poisson crû, et finalement un petit dessert à la mangue. Correct, sans plus. Mais au moins, on a eu la chance d’avoir un table ‘Made in Quebec’!! L’équipe d’excursion du Quest, Bruno et Diane se sont joint à nous aussi - ça fait du bien une fois de temps en temps de se retrouver entre nous!
Après dîner, nous sommes allé visiter le Pavillon d’or. Ce pavillon fut d’abord une villa pour un riche commerçant et à sa mort, son fils le transforma en temple Zen. Les deux étages supérieurs du pavillon sont entièrement recouverts de feuilles d’or. Notre guide nous racontât que quand elle était étudiante, elle venait souvent dans ce parc pour lire sous un arbre! Le jardin a un sentier qui monte sur la colline et redescend. On retrouve toutes sortes de petits autels le long du sentier où les gens apportent des offrandes ou laissent quelques sous pour Bouddha ou une des 8 millions de divinités Shinto...
Nous quittons le Pavillon d’or pour se rendre à un sanctuaire Shinto dans le vieux Kyoto où on peut encore voir quelques Geishas qui arpentent les rues, vêtues de leur kimono, leur obi et avec le maquillage traditionnel. La porte du sanctuaire, le Torii est maintenant au centre d’un boulevard! Le sanctuaire Heian est assez remarquable car il est, comme le Torri, rouge vermillon avec une toiture en tuile verte. Derrière le temple, les jardins sont l’attrait principal de cette visite. Les plans d’eau sont comme des miroirs qui reflètent les arbres tordus et chacune des aiguilles fines des grands pins. Les pas japonais et les pierres en dos de dragon nous permettent de traverser les étangs pour se rendre d’un jardin à l’autre. Même en plein hiver, ces jardins offrent des paysages à couper le souffle, on peut juste imaginer la grande beauté de ces lieux quand tous les arbres sont revêtus de leur verdure, que les fleurs sont épanouies et que les nénuphars recouvrent les étangs...
Notre dernier arrêt, avant notre retour à Osaka fut à un centre d’artisanat japonais de 7 étages. Il y en avait pour tous les goûts... et à tous les prix! Durant le trajet de retour, Eiko nous a chanté quelques chansons et quelle ne fut sa surprise quand je me suis mise à lui chanter la chanson Sakura Sakura que notre guide d’Hiroshima nous avait montrée!
De retour à Osaka vers 18h00, on pouvait voir, grâce aux autoroutes suspendues, les travailleurs encore affairés dans leur petit cubicule des innombrables tours à bureaux. C’est vrai qu’ici les gens travaillent tard! Comme nous étions de retour au port, la pluie s’est mise à tomber comme des cordes... Moi et Wendy, une amie rencontrée sur le bateau, nous devions repartir pour aller faire du shopping au centre de Osaka. La station de métro n’était qu’à quelques coins du rue du port, mais la pluie a eu le meilleur de nous... nous avons rebroussé chemin et avons plutôt été exploré le centre d’achat près de la grande roue, juste à côté du port. Mais il n’y avait pas grand chose d’intéressant. On s’est quand même risqué à entrer dans un hall de Pachinko - je ne connaissais pas ça mais apparemment, ces machines à parier - un mélange de machine à boule, bingo et machine à sous - seraient fabriquées au Canada. Aussitôt qu’on a ouvert la porte, un bruit infernal nous a assailli et un écran de fumée dense nous brûlait les yeux... on a pas vraiment perdu trop de temps là!
Le départ d’Osaka est prévu pour le lendemain matin 10h00 am...
Mardi 10 février - Départ d’Osaka, en mer - 12C ensoleillé
Je profites de la belle matinée pour aller faire une dernière exploration des alentours. Je suis sortie à 8h00... c’était assez tranquille en ville! En fait, je voulais acheter des cartes postales du Japon car j’avais complètement oublié et c’était ma dernière chance... Mais il était trop tôt et tous les magasins étaient fermés. Mais il fait beau, l’air est frais, la marche matinale est bénéfique et j’en profite pour faire des photos.
Comme le Japon est très densément habité, l’espace est vraiment limité. C’est assez amusant de voir comment ils maximisent l’espace, surtout celle pour stationner les voitures! En fait, pour pouvoir acheter une auto au Japon, on doit faire la preuve qu’on a un espace de stationnement. On voit donc des stationnements vraiment créatifs... J’ai vu des racks à voiture - en fait on place la première voiture sur une plate-forme qu’on lève d’une douzaine de pied dans les airs afin de garer une deuxième voiture sous la première... J’ai vu aussi des garages qui n’ont assez d’espace que pour la moitié de la voiture: le derrière est à l’intérieur, le devant sur le trottoir!!
De retour sur le bateau, et après notre petit-déjeuner, nous sommes allées nous installer au Looking Glass. C’est vraiment le meilleur endroit car on y a une vue panoramique extraordinaire. La sortie du port s’est fait de reculons, assez inhabituel! Des bateaux pompiers sont venus nous dire Aurevoir en faisant un petit spectacle avec ses jets d’eau qui montent à plus de 100 pi dans les airs. C’était vraiment spécial! Après une trentaine de minute, le bateau a viré et pris le chemin de retour à travers la mer de Seto, en direction de la Corée du Sud. Vers 11h00, nous sommes passés sous le pont de Nagasaki, ce sera le premier de quatre ponts qui traversent cette mer qui divise le Japon. On a passé presque toute la journée au Looking Glass à jouer aux cartes, à lire, à écrire tout en admirant le paysage.
Mercredi 11 février 2009 - En mer, 10C, soleil et nuages
Notre dernière journée en mer... Nous sommes dans un des corridors maritimes les plus fréquentés au monde entre le Japon et la Corée. C’est ici que transitent tous les produits Made in Japan et Made in Korea!!
Le Looking Glass est définitivement notre coin préféré. On y a encore passé presque toute la journée! Plusieurs québécois y avaient trouver refuge, et on a placoté avec tout ce beau monde! Vers 11h00, on a eu droit à la prestation d’adieu du capitaine et de son personnel! Notre capitaine a fait un autre petit discours touchant... il est tellement enthousiaste et il réussit à nous communiquer sa grande passion pour la navigation. C’était la première fois qu’il naviguait ses eaux et il en a eu pour son argent. Il nous disait qu’habituellement, le capitaine navigue environ 1 heure par jour... il travaille mais pas nécessairement sur le pont à naviguer en soi. Mais sur cette croisière, il a tenu la barre près de 18 heures par jour...
Jeudi 12 février 2009 - Inchéon / Séoul, Corée du Sud - 6C, brouillard et pluie
A notre réveil ce matin, on ne pouvait même pas voir la mer de notre fenêtre... le brouillard était épais et la corne de brume a retenti toute la nuit. Heureusement pour nous, du pont 4 on ne l’entend pas, mais ceux qui sont sur les ponts supérieurs ont été incommodés. Durant le petit-déjeuner, le capitaine nous a annoncé que la journée serait encore difficile... Pour entrer au port d’Incheon, on doit franchir une écluse. Mais le brouillard en purée de pois et les forts courants de la rivière Han ont causé la fermeture du port... Toutefois, le capitaine a obtenu une permission spéciale pour s’approcher doucement des écluses et une fois arrivé, les autorités décideront si oui ou non on passera! Tout le monde était énervé! Nous étions tous sur les ponts supérieurs pour voir l’arrivée près des écluses. Finalement, nous avons eu le OK pour entrer dans le canal étroit de l’écluse. Il n’y avait que quelques pieds de chaque côté. Nous étions comme dans un mini canal de Panama!! La traversée a durée un peu plus d’une heure. Bien que le port soit fermé, nous avons réussi et avons accosté! Évidemment, nous étions vraiment en retard.
Mais malgré tout, les excursions ont eu lieu. En fait, ils ont donné le choix aux gens de garder leurs excursions avec programme révisé, ou de se les faire rembourser. Comme la nôtre allait être en français car le groupe était assez gros pour avoir un guide francophone, on a décidé d’y aller quand même. De plus, il faisait froid et c’était pluvieux, donc la perspective de rester à Incheon pour marcher n’était guère attrayante.
Le navire a été accueilli par un groupe de jeunes coréens avec une machine à musique faites d’objets recyclés et des percussions. L’énergie de ces jeunes était vraiment communicative et malgré les aléas, les retards, tout le monde est sorti le sourire aux lèvres et prêt pour de nouvelles découvertes!
La route pour Séoul devait prendre 70-90 minutes... on y est arrivé en 40!! Le chauffeur avait le pied dans le tapis tout du long... Après avoir traversé la ville, nous sommes arrivés au palais de Gyeongbokgung juste à temps pour la relève de la garde. Ce palais construit en 1392 est de style coréen de la dynastie Joseon. Bien que plusieurs bâtiments ont été détruits par les nombreuses invasions japonaises, une dizaine de bâtiments sont intacts et ont été restaurés en 1867. Quelle chance nous avons eu d’arriver juste au moment de la relève de la garde. Tous vêtus des habits traditionnels, nous avons pu assister à la procession, bien rythmée au son de tambours et aux changements des gardes porte-drapeaux et des gardes armés. On pouvait se mêler à eux et prendre des photos!! Nous avons passé une bonne heure à déambuler dans le parc du palais afin d’admirer les pavillons, les jardins et aussi le système de chauffage incroyablement ingénieux pour cette époque. C’est d’ailleurs un des trésors nationaux. Des tunnels de briques traversaient les cours et pavillons. La chaleur de feux de bois voyageaient par ces tunnels et pouvaient réchauffer les pièces stratégiques du palais.
Après la visite, on a fait un tour rapide de la ville et nous devions malheureusement retourner vers Incheon pour notre départ de 15h30... Notre guide nous avait apporté une caisse de mandarines! Comme on est parti vite, sur l’heure du dîner, personne n’avait vraiment eu le temps de manger, alors cette petite collation tombait à pic! De plus, ces mandarines étaient super sucrées... délicieuses!
La visite de Séoul aura été un peu brève, mais nous ne regrettons pas du tout d’avoir fait cette excursion qui nous a permis de voir un palais magnifique et la relève de la garde qui est vraiment particulière et spectaculaire. De plus, on a passé quelques heures avec notre guide coréenne francophone ce qui nous a permis de poser des questions et connaître un peu plus ce peuple d’Asie plutôt méconnu!
Vendredi 13 février 2009 - Dalian, Chine - 0C facteur vent -10C - ensoleillé
La mer est vraiment houleuse ce matin... Les vagues ne sont pas très hautes mais on voit le vent qui soulève l’eau avec beaucoup de petits moutons. Encore une fois, notre capitaine nous a parlé au petit-déjeuner avec des nouvelles difficiles... il y a des vents de force 10, à 12 c’est un ouragan! Si les vents persistent, nous pourrions manquer notre escale à Dalian... Le pilote devrait arriver sous peu et c’est lui qui décidera de notre sort! Notre arrivée est prévue pour 11h00 am.
Comme c’est notre dernière journée à bord on profite de cette matinée pour faire les valises car nous n’aurons que peu de temps au retour d’excursion. Sans autre annonce du capitaine, on a vu le pilote arriver puis on a vu le navire faire son chemin jusqu’au port! Le vent poussait le bateau mais on a finalement accosté à peu près à l’heure. Plutôt que de faire les groupes d’excursion dans un lounge et de sortir ensemble, on nous a avisé qu’il fallait d’abord sortir, passer à l’immigration chinoise et ensuite rejoindre nos groupes d’excursion... mauvaise idée... Évidemment, tout le monde s’est aggloméré comme des mouches dans le lobby et c’est rapidement devenu insupportable. De plus, les autorités nous ont encore fait poireauter pendant presqu’une heure avant de permettre le débarquement. Comme notre chambre est juste à côté du Guest Service, on a réussi à être les troisièmes en ligne pour sortir! Quand finalement la porte s’est ouverte, tout le monde s’est mis à hurler car le vent glacial s’est engouffré dans le navire... mais on était tassé comme des sardines, donc impossible de se mettre à l’abri... Finalement, ils nous laissent sortir! On passe notre carte et on embarque sur la passerelle en escalier. Au beau milieu de la descente, la police décide que non... on arrête tout car certaines informations ne sont pas satisfaisantes. Alors nous, on est en plein milieu de l’escalier, avec un vent glacial qui nous souffle en plein visage. On a tous de grosses larmes qui nous coulent des yeux... Malgré tout ça, un groupe d’aînés déguisés en animaux de l’astrologie chinoise sont sur le quai pour nous souhaiter la bienvenue. Mais eux aussi sont gelés et ont peine à rester sur place!! On a attendu ainsi plus de 15 minutes... Je pensais vraiment qu’il y aurait une émeute! Finalement, on a su que les autorités n’avaient pas prévu de navette pour nous amener du port au terminal, une marche d’environ 2 km... Azamara a dû utiliser les autobus des excursions pour apporter tout le monde au terminal. Je vous laisse imaginer le bordel et le chaos que tout ça a causé...
Evidemment, les gens ne pouvaient sortir que par groupe de 40 pour remplir une autobus. Une fois l’immigration passée au terminal, on a dû attendre que presque tout le bateau soit vidé car on n’a pas sorti du bateau en groupe d’excursion... donc il y avait des gens de notre groupe qui était presqu’à la fin... ahhh... c’était vraiment l’horreur. Mais au moins, une fois dans le bus, on était au chaud. Notre guide Julien parlait un très bon français et s’amusait à nous scandaliser avec des farces disons, un peu douteuses... La première farce qu’il nous a racontée: ‘Dans quel pays est-ce que les gens se traînent dans l’herbe (prononcé à la québécoise donc dans l’harbe) pour se torcher?.... Torcher? Tout le monde se regarde dans le bus et se disent: A-t-il bien dit ‘torcher’? Nous n’en croyons pas nos oreilles... la réponse: Cuba... C’était tellement surprenant, que tout le monde s’est mis à rire de façon incontrôlable... J’imagine que notre hilarité lui a donné le vent dans les voiles car il nous en poussa des ‘capables’ toute la journée!! Disons que ça a détendu l’atmosphère!
Tout ce branle-bas de combat a fait que nous sommes partis avec beaucoup de retard, vers 13h00. Mais malgré tout, on nous a assuré que le programme resterait le même. En fait, notre super capitaine a réussi à négocier un départ plus tard en compensation de tout ce bordel!
Toutes les autobus d’excursions se sont rejoints dans un hôtel au centre de la ville pour un dîner spectacle. Encore une fois, tous les québécois et français se sont regroupés. C’était un vrai festin! Le plateau tournant au centre de la table était bien rempli de salades, saucissons, légumes et dès notre arrivée on nous a apporté une bonne Tsing Tao bien froide. Puis ce fut la parade de plats chauds... crevettes frites, boulettes de viande, riz frit, dumplings, bok choy, aubergines panées, etc. C’était super bon. Le gérant de l’hôtel est monté sur scène pour nous souhaiter la bienvenue chaleureusement. Il a même poussé la chansonnette pour nous mettre à l’aise! Après une chanson en chinois, il nous a fait son répertoire de Sound of Music! Puis il nous a présenté une école de jeunes acrobates, gymnastes et magiciens. Les jeunes se sont succédés pour nous faire leur numéro. C’était vraiment adorable. La plus jeune, une contorsionniste n’avait que 8 ans!
Après le dîner, nous nous sommes rendus dans un quartier populaire de Dalian pour faire la rencontre d’une famille chinoise. On ne savait pas trop comment cette rencontre allait être. Finalement, on était divisé en petit groupe de 6 personnes avec un interprète. Quand nous avons vu le bloc appartement de notre famille, on a eu une certaine réticence. Les blocs d’une quarantaine d’année étaient en piteux état. Une fois dans le corridor, le sentiment n’était guère plus rassurant... les boîtes aux lettres étaient toutes dépeinturées, les escaliers sales - car même si le building a 6 étages, il n’y a pas d’ascenseur. Des choux chinois un peu noircis étaient empilés sur les rebords de fenêtres. Quand nous sommes finalement entrés dans l’appartement de nos hôtes, j’ai eu un choc. L’appartement ne faisait que 600 pi2. Dans le salon converti en chambre, la mère du monsieur était couché sur le lit. Puis la dame nous a fait asseoir dans la salle à manger autour d’une petite table bien garnie de gâteries pour nous. Des oranges, des tomates raisins, des biscuits et gâteaux... ces gens s’étaient donné beaucoup de peine pour bien nous accueillir. Le monsieur nous a servi du thé au jasmin, comme tout bon hôte chinois. Evidemment, on avait été avisé de faire attention avec l’eau, mais on a tous accepté en faisant semblant de s’y tremper les lèvres. Après quelques minutes, la conversation s’est amorcée. Nous avons appris que la vieille dame au salon avait 99 ans! Le couple était retraité, lui avait été ingénieur des chemins de fer et elle, travailleuse dans une usine de poisson. Il a 75 ans et elle, 73, bien qu’elle ait l’air bien plus jeune. Le secret de leur jeunesse? L’exercice dans les parcs à tous les jours! Ils étaient aussi curieux que nous d’apprendre sur notre mode de vie, nos professions etc. Ils nous ont fièrement fait visité le petit appartement qui était très très propre, un contraste avec le reste du building. Mais notre guide nous a expliqué que les gens sont propriétaires de leur appartement, mais ne paient pas de frais communs, alors les parties communes sont laissées aux soins de la ville... et les travaux ne se font pas. Juste avant de quitter, nous avons fait des photos avec eux, et la dame m’a glissé un papier dans la main - son adresse! Elle m’a demandé de lui envoyé les photos que nous avions pris d’eux! Je n’y manquerai pas! Bien que j’ai eu un petit choc en entrant et je me demandais un peu si nous n’étions pas un peu voyeur, j’ai vite réalisé que ces gens étaient vraiment heureux de nous recevoir et d’apprendre sur la culture occidentale. De plus, ces visites leurs donnent un revenu d’appoint sûrement bienvenu pour eux! J’avoue qu’avec le recul, cette visite a été un des points forts de cette croisière... je n’oublierai jamais la chaleur de ces gens.
Après cette visite remplie d’émotions, nous sommes repartis pour aller voir la place Xinghai - c’est la plus grande place d’Asie - plus de 2 fois la grandeur de la place Tian’anmen de Pékin. Cette place fait 1.1 millions de mètres carrés... c’est immense! Mais c’est aussi très moderne. Elle est bordée de tour d’appartements hyper modernes. Au sud, entre la place et la mer, un parc commémoratif du centenaire de la ville a été créé en 1999. Un sculpture avec les empreintes de pied de 1000 habitants de Dalian est au centre de ce parc et vient une fois de plus nous émouvoir. Mais le vent est si fort et si froid qu’on a peine à se rendre jusqu’au bout du parc pour voir la magnifique plage et la mer... en fait, seulement quelques braves (dont moi!!) se sont aventurés hors du bus!!
Le dernier arrêt est au magasin de l’amitié pour un peu de shopping. Les magasins de l’amitié était à l’époque communiste, les magasins où les occidentaux pouvaient aller faire des achats. Aujourd’hui ce sont des magasins à rayons avec les plus grandes marques européennes et américaines. Un peu comme un La Baie de 8 étages!
Nous étions de retour vers 17h15... juste à temps pour le départ du bateau à 17h30! Nous avons bouclé les valises et sommes allés souper vers 19h00. Ce dernier souper fut un des meilleurs... tout était exquis! La soirée a été passé à faire nos adieux à tous ces amis que nous avons rencontrés, autant les gens du bateau que les passagers!
Samedi 14 février 2009 - Tianjin, Chine - Débarquement - 12C nuageux
Le débarquement devait débuter à 8h30 et nous avions les premières ‘couleurs’ car nous allons rejoindre notre guide et chauffeur pour notre séjour de 5 jours à Pékin. Un des avantages avec Azamara c’est que nous pouvons prendre le petit-déjeuner à la salle à manger, même ce matin! Alors nous sommes allés manger vers 7h00. Nous avions comme voisins un couple de Bordeaux qui eux avaient très hâte de partir car des tempêtes avaient ravagé leur maison... ils étaient anxieux d’aller constater les dégâts.
Après déjeuner, nous sommes allés ramasser nos dernières choses et nous avons laissé notre cabine pour 8h00, tel que demandé. On s’est installé dans le lobby en attendant qu’on appelle notre ‘couleur’. Le lobby se remplissait de plus en plus, avec plusieurs personnes debout ou assises sur leur valises... 8h30 passât... puis 9h00... puis 9h30... toujours rien. Finalement, John le directeur de croisière a pris la parole pour nous dire que les autorités ne pouvaient émettre la permission de débarquement car ils avaient besoin d’information additionnelle que tout le staff s’affairait à compiler... et voilà que ça recommence... Tout le monde s’est mis à spéculer sur la raison de ce retard... mais c’était évident que c’était à cause du nombre de cas de Noro-Virus sur le bateau. On nous a finalement laissé sortir à 11h45!!
Mais le pire c’est qu’au moment de nous laisser sortir, les valises elles n’étaient pas encore sorties! A notre sortie on a vu les valises se faire sortir... un employé du bateau passait à un employé du port les valises, une à une, et là, un autre employé du port partait avec la valise et la roulait jusqu’au hangar... incroyable. Après les formalités de débarquement, on a vite retrouvé notre guide qui nous attendait - en fait, on avait eu un peu peur qu’il prenne le large car tout le monde avait plus de 3 heures de retard... pauvre Wang, il était là depuis 7h30 ce matin, et les autorités portuaires ne leur avaient donné aucune explication. Après avoir trouvé le guide, il fallait maintenant trouvé les valises... alors là, c’était le summum. Le chaos, le bordel, une hécatombe... En fait tout était pêle-mêle, oubliez le système de couleur... J’ai retrouvé une de nos valises dans un camion qui s’en allait à l’aéroport et j’ai pratiquement dû recourir aux coups pour que le chinois me laissent prendre MA valise... Mais après une bonne demi-heure à courir les valises un peu partout, on a tout récupéré et on a pris la route pour Pékin...
Ainsi s’achève cette croisière fantastique... mais que débute notre exploration de la Chine impériale. Comme je l'ai indiqué au début de ce compte-rendu, nous avons fait un voyage fantastique. Oui il y a eu des pépins avec les autorités qui nous ont causé des retards, et oui, il y a eu le virus qui a bousculé un peu le niveau de service et qui a cloué Mariette dans sa cabine pour 2 jours, mais malgré les petits inconvénients, l'itinéraire était splendide, le personnel du navire était chaleureux, et nous avons fait des rencontres fantastique.
Il faut dire que le séjour de 5 jours à Pékin à la fin de ce voyage ne pouvait pas nous donner une meilleure conclusion, et refaire ce voyage, je le ferais de la même façon. Cette combinaison terre et mer était parfaite!!
Tente Jamet Brevent 4000 ou Vaude Taurus II English translation pending
Bonjour à tous et à toutes...
Ca fait maintenant 3/4 fois que part en vacances en rando vélo avec ma copine pendant les vacances. Nous avons uniquement fait pour l'instant des rando d'une semaine en france, mais nous envisageons cette année de partir deux semaines en Irlande (mon dieu que çà fait peur de prendre l'avion avec les vélos....) et une autre semaine en france.
Cette manière de voyager nous convenant parfaitement, nous envisageons d'acheter une nouvelle tente. En effet, celle que nous avons actuellement est une tente dôme assez spacieuse certes (2mx2mx1, 2m), mais elle n'est pas très étanche et est un peu encombrante quand elle est emballé. Elle doit dépasser les 60 cms il me semble et elle de piètre qualité (on avait du la payer 40€...).
Donc en cherchant sur internet, et donc sur VoyageForum, j'ai bien vu que le choix de la tente est un gros dilemme pour tout le monde et j'en est sélectionné 2, voir 3, pour lesqueles je demande votre avis.
La Vaude Taurus II - 197€ http://www.cyclo-randonnee.fr/tente-d-039-un-bon-rapport-qualite/prix-111/tente-vaude-taurus-ii-vert--197.html La Jamet Brevent 4000 - 142€ http://www.sports-aventure.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=jamet_brevent4000&num=2&type=50&code_lg=lg_fr http://www.sports-aventure.fr/boutique/images_produits/fjamet_gavarnie400064.jpg La Vaude Mark II Light - 405€ http://www.cyclo-randonnee.fr/tente-a-montage-rapide-109/tente-ultra-legere-vaude-mark-ii-light-vert--405.html
Chacunes à ses avantages et inconvénients, et j'ai du mal à faire mon choix.
Ma préféré la Vaude Mark II Light, spacieuse 215x165, haute 115/125, facile à monter sous la pluie, deux grandes absides. Mais elle coûte 400€, le double des deux autres.
La Vaude Taurus II me plaît bien car elle est grande 230x(140/165), facile à monter sous la pluie, légère 2690grs. Par contre, elle ne fait que 95 au plus haut et au niveau des pieds, il ne doit pas rester bien haut. Il n'y a qu'une seule abside.
La Jamet Brevent 4000 quand à elle est un peu moins grande que la Taurus 205x150, mais plus haute 105. Elle a deux absides de 90 et un encombrement réduit emballé de 45x18. Par contre, le montage est plus classique, et donc problème pour montage sous la pluie.
Donc entre la Taurus et la Jamet, mon coeur balance. Ce qui me fait vraiment peur sur le Taurus, c'est le 95 de hauteur Max, et ce qui me gêne le plus sur la Brevent 4000 c'est qu'il faut monter la chambre intérieur en premier d'où les problèmes en cas de pluie, et le 205 de long. En effet, sur ma tente 2mx2m, j'ai les pieds qui touchent les murs de la tente et çà caille un peu.
Qu'elle est votre avis sur ces deux/trois tente ??? Laquelle me conseillez vous ???
Si vous avez d'autre référence à me proposer, n'hésitez pas. Mais il faut qu'elle soit trouvable en france assez facilement 😉. Je cherche une tente 3 saisons pour 2 personnes avec les mêmes critères que tout le monde. C'est à dire légère, spacieuse, pratiques, solides etc.... Vous connaissez la chanson. Je ne me suis pas encore fixé de prix, mais je cherche la bon compromis. Par exemple quand je compare ces 3 tentes, la Mark II Light me semble idéale, mais très très chère....
Merci de vos commentaire/suggestions.
Ca fait maintenant 3/4 fois que part en vacances en rando vélo avec ma copine pendant les vacances. Nous avons uniquement fait pour l'instant des rando d'une semaine en france, mais nous envisageons cette année de partir deux semaines en Irlande (mon dieu que çà fait peur de prendre l'avion avec les vélos....) et une autre semaine en france.
Cette manière de voyager nous convenant parfaitement, nous envisageons d'acheter une nouvelle tente. En effet, celle que nous avons actuellement est une tente dôme assez spacieuse certes (2mx2mx1, 2m), mais elle n'est pas très étanche et est un peu encombrante quand elle est emballé. Elle doit dépasser les 60 cms il me semble et elle de piètre qualité (on avait du la payer 40€...).
Donc en cherchant sur internet, et donc sur VoyageForum, j'ai bien vu que le choix de la tente est un gros dilemme pour tout le monde et j'en est sélectionné 2, voir 3, pour lesqueles je demande votre avis.
La Vaude Taurus II - 197€ http://www.cyclo-randonnee.fr/tente-d-039-un-bon-rapport-qualite/prix-111/tente-vaude-taurus-ii-vert--197.html La Jamet Brevent 4000 - 142€ http://www.sports-aventure.fr/boutique/fiche_produit.cfm?ref=jamet_brevent4000&num=2&type=50&code_lg=lg_fr http://www.sports-aventure.fr/boutique/images_produits/fjamet_gavarnie400064.jpg La Vaude Mark II Light - 405€ http://www.cyclo-randonnee.fr/tente-a-montage-rapide-109/tente-ultra-legere-vaude-mark-ii-light-vert--405.html
Chacunes à ses avantages et inconvénients, et j'ai du mal à faire mon choix.
Ma préféré la Vaude Mark II Light, spacieuse 215x165, haute 115/125, facile à monter sous la pluie, deux grandes absides. Mais elle coûte 400€, le double des deux autres.
La Vaude Taurus II me plaît bien car elle est grande 230x(140/165), facile à monter sous la pluie, légère 2690grs. Par contre, elle ne fait que 95 au plus haut et au niveau des pieds, il ne doit pas rester bien haut. Il n'y a qu'une seule abside.
La Jamet Brevent 4000 quand à elle est un peu moins grande que la Taurus 205x150, mais plus haute 105. Elle a deux absides de 90 et un encombrement réduit emballé de 45x18. Par contre, le montage est plus classique, et donc problème pour montage sous la pluie.
Donc entre la Taurus et la Jamet, mon coeur balance. Ce qui me fait vraiment peur sur le Taurus, c'est le 95 de hauteur Max, et ce qui me gêne le plus sur la Brevent 4000 c'est qu'il faut monter la chambre intérieur en premier d'où les problèmes en cas de pluie, et le 205 de long. En effet, sur ma tente 2mx2m, j'ai les pieds qui touchent les murs de la tente et çà caille un peu.
Qu'elle est votre avis sur ces deux/trois tente ??? Laquelle me conseillez vous ???
Si vous avez d'autre référence à me proposer, n'hésitez pas. Mais il faut qu'elle soit trouvable en france assez facilement 😉. Je cherche une tente 3 saisons pour 2 personnes avec les mêmes critères que tout le monde. C'est à dire légère, spacieuse, pratiques, solides etc.... Vous connaissez la chanson. Je ne me suis pas encore fixé de prix, mais je cherche la bon compromis. Par exemple quand je compare ces 3 tentes, la Mark II Light me semble idéale, mais très très chère....
Merci de vos commentaire/suggestions.
Retour de croisière aux Caraïbes sur le Bleu de France en février 2009 English translation pending
Bonjour,
Voici mes impressions à chaud sur cette croisière (nous venons de rentrer).
LE VOL, CDG vers La Romana, effectué par Pullmantur : Accueil au T3 à CDG bien organisé, nous sommes arrivés 1H30 avant l'heure du décollage, nous n'avons pas fait la queue (je pense que le gros des troupes était déjà passé). Un bureau Croisière de France nous attend et nous remet des étiquettes à attacher sur nos valises. Embarquement via un bus qui nous a emmenés à l’avion. Nous avons décollé avec une bonne heure de retard et atterris une grosse demi-heure plus tard que l’heure prévue. A bord, les écouteurs sont payants (vous pouvez emmener les vôtres, ceux d’un baladeur MP3 par exemple) ainsi que les boissons alcoolisées. Attention cependant, à bord beaucoup de télévisions ne fonctionnent pas. Pour le vol retour de nuit, on nous donne couverture et coussin. Nous sommes arrivés à l’heure, avons pris le bus pour arriver de nouveau au T3, mais avons attendu nos bagages plus d’une heure et demi. C’était très long et les passagers s’énervaient un peu…
L’ARRIVEE ET L’EMBARQUEMENT à bord du Bleu de France : Dès notre descente d’avion, nous sommes orientés vers des bus qui nous attendent. Nous ne récupérons pas nos bagages, et ne passons pas par l’émigration. Directement de l’avion aux bus qui sont garés proche de l’avion. Après un quart d’heure de route, nous arrivons au quai. Nous sommes accueillis avec un rafraichissement, et nous faisons la queue environs 15 minutes afin de récupérer nos cartes d’embarquement. Et tous à bord ! Nous avions prévu un bagage à main avec maillot de bain et short pour pouvoir nous baigner, car nos bagages sont livrés en cabine dans la soirée.
LA CABINE : Nous étions au pont 7, cabine 7030. Celle-ci est spacieuse, avec un grand lit de 180, très confortable. Nous avons aussi un canapé lit de 140 pour notre fille. De nombreux rangements, surtout des penderies et peu de tiroirs. La cabine fait partie de celles qui ont été relookées. Au niveau du relooking, c’est pas mal, sans plus. La salle de bain est grande, avec double vasque, baignoire et cabinet de toilettes. Des rangements suffisant pour le nécessaire de toilette. On voit cependant que la salle de bain n’est plus toute jeune, c’est vieillot. Les serviettes de toilettes ne sont pas toujours très nettes, bien qu’elles soient changées tous les jours. La cabine est calme, peu de bruit, quelques vibrations sont ressenties lors de certaines manœuvres d’arrivée et de départ des ports.
LE JOURNAL DE BORD : Tous les soirs, vous avez dans votre cabine des informations concernant le jour suivant : Heures d’ouverture des restaurants, excursions proposées, promo du jour dans les boutiques ou au spa, info sur la destination, spectacle du jour, animations, météo prévue, le code vestimentaire du jour, etc… Pour info, des cartes succinctes des îles visitées sont proposées chaque jour à la réception. Il faut le savoir et aller les demander. Beaucoup de gens l’ont su bien après, car personne ne vous le dit. Elles ne sont pas extras, mais elles sont utiles quand même.
LES PISCINES : Deux piscines, de belles tailles et agréables. Elles sont remplies chaque jour d’eau de mer. Elles sont fraiches, mais tellement agréables une fois dedans (C’est comme toujours, il suffit d’y rentrer, après c’est top). Il y a deux jacuzzis bien sympas et un peu plus chauds. Les transats sont en nombre suffisant, même si il y a pas mal de monde près des piscines lors des journées en mer. Les serviettes de bain sont fournies et changées tous les jours.
LE SPA : Bel espace très agréable. Bon moment de détente. Pour 12 euros, vous pouvez y passer 2H30. Ensuite, si vous désirez vous y rendre tous les jours et sans limite de temps, un forfait à la semaine est proposé pour 59 euros.
LES RESTAURANTS :
LE FLAMBOYANT : J’avais lu sur le forum que le Flamboyant était digne d’un restaurant gastronomique. Grosse déception sur ce point. Peut être que ça l’a été, mais là, les repas sont corrects mais sans plus. De par ma profession, je fréquente pas mal de très bons restaurants et des gastro étoilés et vraiment, rien à voir. On mange bien, comme dans un restaurant qui présente un menu à 30 euros. Il y a même des gros ratés qui ne pardonnent pas : le risotto qui ne ressemble à rien (beaucoup trop cuit et sans saveur), idem pour la soupe thaï avec quelques bout de viande qui nage dans un bouillon, des tomates mozzarella sans huile d’olive et avec un œuf mimosa émietté sur le dessus… Un bon point pour le carré d’agneau. Le reste, en tout cas ce que l’on a choisi, correct mais sans plus. Service OK. Les vins proposés en all inclusive sont de qualité moyenne. Vous avez la possibilité moyennant supplément de choisir d’autres vins. La plupart du temps, on vous installe à une table que vous partagez avec d’autres personnes. Si vous désirez diner en amoureux, dites le à bord lors de votre arrivée, afin que l’on vous affecte une table pour deux. IMPORTANT : peu de gens savent que le petit déjeuner peut être pris au Flamboyant, sans supplément. Belle carte, vous trouvez presque tout ce qui est proposé au buffet, mais vous êtes servis à table, tranquillement. C’est parfait pour ceux qui aiment se réveiller en douceur, loin du bruit et sans faire la queue avec son plateau repas. En revanche, vous petit déjeunerez à l’intérieur, alors qu’au buffet, vous pouvez vous installer dehors. Cependant, en ce qui nous concerne, il y avait beaucoup de vent, donc les petits déjeuners dehors n’étaient pas toujours possibles. Idem pour le déjeuner à midi, vous pouvez le prendre au Flamboyant certains jours. Les infos sur les jours et heures d’ouvertures des restaurants sont indiqués sur le journal de bord.
LE BUFFET : N’étant pas fan de buffet, je ne serai pas très objective. J’ai horreur en vacances de faire la queue avec un plateau repas. J’ai l’impression d’être à la cafétéria du coin ou au self du restau d’entreprise… Mais le choix semble OK, les gens avaient l’air satisfaits.
L’OLIVE BISTROT : Ouvert de 11H à 21H, la qualité est toujours constante car la carte reste la même à 90% pendant tout le séjour. Seul le plat du jour et le dessert changent quotidiennement. Les verrines sont très sympas. Les jours où ils font des crêpes, les enfants (et les grands) se régalent. Mousse au chocolat et crème à l’orange pas mal. Allez-y en horaires décalées, vous serez les seuls. Service super rapide, efficace et sympa. Pour les 4 heures des enfants, c’est bien comme endroit.
LES BARS : Ils sont tous bien. Les serveurs sont tous agréables. Les alcools proposés bien. Dommage pour les jus de fruits. Jus d’orange pas bon, chimique. Aucun jus de fruits frais, tous en brique, c’est bien dommage, car dans ces îles les fruits sont magnifiques (manges, ananas, …). Ca m’a manqué. Les cocktails sont assez simplistes mais c’est correct.
LES SPECTACLES : Très agréables, m’a fille a adoré la magie et le jonglage. La chanteuse Nathalie Cohen n’a reçu que des éloges. Les danseurs font des shows bien rythmés. Les spectacles durent environs ¾ d’heure.
LE MINI CLUB : Ne tient pas ses promesses. Les enfants n’ont fait aucune chasse aux trésors, n’ont utilisé aucun déguisement et sont restés tout le temps à l’intérieur de la salle, sans jamais sortir se balader sur le bateau ou faire des animations à l’extérieur du club. Nous avons demandé à ce qu’ils fassent une chasse aux trésors, mais ils ont refusé car apparemment ils n’étaient pas suffisamment nombreux pour le faire. (Forcément, il y avait une personne au mini club pour l’ensemble des enfants de 3 à 11 ans). C’est dommage, car nous étions en pleine période scolaire. Ils ont fait des bracelets, dessins, etc… Le point très positif, c’est que le magicien est passé les voir pour leur apprendre des tours, idem pour le jongleur et un musicien est venu aussi. Le mini club a ouvert de 9H à 12H et de 15H à 18H. Nous avons demandé un jour à ce qu’ils prennent notre fille à 8H et jusqu’à 12H45 car nous ne voulions pas l’emmener lors d’une escale. Ils l’ont fait sans problème. Cependant, contrairement à d’autre compagnie de croisières, ils ne proposent pas de faire déjeuner ou diner les enfants, et ne les gardent pas le soir.
LES EXCURSIONS AVEC BLEU DE France : Tout d’abord, vous pouvez réserver les excursions proposées par CDF à bord dès votre arrivée. Mais aussi la veille de l’excursion envisagée, s’il reste des places… Bien que le responsable des excursions Olivier ait eu une attitude tout à fait détestable, anti commerciale et je m’en foutiste (il gère, ou plus exactement ne gère pas les problèmes assis sur un coin de table, en balançant ses jambes, sans avoir le respect minimum de se lever et de venir vous parler debout et bien en face), ses deux collègues en revanche sont agréables, à l’écoute et compétents. Les excursions reviennent plus chères que si vous les gérez vous-même, mais c’est le jeu. Soit vous êtes débrouillards et vous préparez vos excursions, soit vous avez du clé en main, mais c’est plus cher. Pour les excursions réservées avec eux, nous avons fait du quad à Saint Martin. Il y a pas mal de route, mais c’est sympa quand même, avec quelques points de vue qui valent le déplacement. (voir plus loin rubrique Saint Martin, si vous aimez le quad, je vous donne un tuyau). Nous avions pris l’excursion Virgin Gorda, mais à 6H30 du matin, au moment d’aller au petit dej, un papier glissé sous la porte nous informe que l’excursion est annulée pour cause de mer agitée. Super grosse déception. En fait, il semble que de grosses vagues arrivaient sur le site des baths à Virgin Gorda, rendant difficile l’accès. Un ferry s’y rendait quand même, comme tous les jours, mais nous devions rentrer au bateau à 11H30 ce qui a fait que nous n’avons pas pu nous y rendre par nous même. Les passagers d’autres bateaux qui ont eu la chance de partir plus tard (à 15H) ont pu y aller. Très énervant. Pour les autres excursions proposées par CDF, je ne me prononcerai pas car pas fait.
MES EXCURSIONS :
SAINTE LUCIE : Le matin, visite à pied de Castries, tour au marché, arrêt pour prendre un verre dans un bar local. L’après midi, nous avons pris un taxi qui nous a fait faire un tour de l’île puis stop à la plage pendant 1 heure. Nous avons payé 80$ pour 5 personnes.
MARTINIQUE : A cause des grèves, nous avons mouillés au large de Grande Anse d’Arlet. Nous avons pris la chaloupe et sommes allés faire de la plongée masque palme tuba (que nous avions emmené) sur l’extrémité droite de grande anse d’Arlet (côté droit quand on regarde la plage, donc à gauche quand on est face à la mer). A ma grande surprise, pleins de poissons de toutes les couleurs, une muraine, un banc de petits poulpes, des gorgones, des coraux. Bref, sympathique. Pour info, des taxis attendaient pour proposer leurs services. Nous connaissions déjà la Martinique pour y avoir séjourné, donc nous n’avons fait que plage et plongée. Toutes les excursions organisées par CDF ont été annulées.
GUADELOUPE annulée à cause des grèves. Remplacée par SAINT BARTHELEMY : Pas d’excursions de proposées par CDF à Saint Barth. Débarquement en chaloupe. Petit tour de Gustavia, avec boutiques de luxe, mais aussi boutiques standards avec de bonnes affaires si on fouille un peu. L’île est vraiment toute petite, c’est très propre mais pas trop de charme. Pour une île de milliardaires, je m’attendais à autre chose. C’est sûr, c’est très clean, tout est fleuri, bien à sa place, mais pas de paysages à couper le souffle. Nous sommes allés à la plage de Anse des Cayes, à Saint Jean. Bof. Le taxi nous a pris 15$ pour 5 personnes pour 8 minutes de trajet. Et au retour 12$.
SAINT MARTIN : Nous avons fait du quad le matin avec CDF, mais je vous donne l’adresse de l’endroit si vous voulez y aller directement ! C’est à 5 mn à pied du bateau, et c’est 50$ (soit 35 euros environ) le quad pour la demi journée, au lieu de 72 euros les 3 heures. Location de quad – tel : +599 542 44 07 – mail : houchinte@yahoo.com.tw Envoyer un mail pour réserver, par contre il faut écrire en anglais… La plage d’orient bay sur la partie française est belle. Le lagon de coconut grove est magnifique. Il est juste au sud de Orient bay, à 5 min. C’est là qu’il faut aller. L’eau est turquoise, c’est très beau. En fin d’après midi, nous avons pris le taxi boat pour aller à la plage de Philipsburg, à gauche du port (on peut aussi y aller à pied en 20mn). C’est correct, pas très glamour mais c’est agréable pour prendre un bain. Quelques boutiques colorées longent cette plage. La zone franche à la sortie du bateau proposent des prix intéressants mais pas toujours. Bien s’informer car des fois, c’est plus cher qu’en France… Les prix des cigarettes sont les meilleurs ici. 16$ pour une cartouche de Malboro par exemple.
TORTOLA : Nous avons pris un taxi en sortant du bateau qui nous a emmenés à l’ouest de l’île en passant par la route sud ouest. Nous nous sommes arrêtés à long bay, très belle plage avec un hôtel qui nous a donné envie d’y retourner en vacances… Puis nous sommes allés à Apple Bay. Retour par « l’intérieur » des terres. Le taxi nous à pris 90$ pour 5 personnes pour environs 2H30. Il nous a attendus à chaque fois que nous nous sommes baignés. L’escale est vraiment trop courte, car nous devons être à bord à 11H30.
LA ROMANA : Nous avons passé la matinée à la plage, à Bayahibe. Taxi pour 5 personnes à 50$ aller retour. Le chauffeur nous a pris à 9H et ramené à 12H. Il faut 30mn en taxi pour se rendre à cette plage. Ensuite, le chauffeur nous a attendus sur place. A l’endroit où il nous a déposés, la plage est belle.
LE DEBARQUEMENT : Vous devez mettre vos valises entre 23H et 3H du mat dans le couloir, munies d’une étiquette d’identification. Vous les retrouverez à l’aéroport. Notre avion décollait à 18H45, et nous avons eu notre transfert à 15H30. Donc nous avions prévu nos habits et avons gardé nos maillots de bain pour la plage et la piscine. Nous avons pu garder nos cabines jusqu’à 13H, ce qui nous a permis de nous doucher en rentrant de la plage. Ensuite nous avons déjeuné à bord puis lézardé au soleil sur le bateau en attendant le débarquement de 15H30. Les bus nous ont emmenés à l’aéroport où nous avons récupéré nos bagages pour procéder à l’enregistrement. Il y a des boutiques à l’aéroport de la Romana, au cas où vous voudriez acheter à la dernière minute.
LE BATEAU BLEU DE France : C’est effectivement un bateau de croisière ancienne génération. Cependant, il est bien entretenu. Il est facile de s’orienter à bord. Ce bateau n’en jette pas et n’en met pas plein la vue, comme les paquebots récents des grosses compagnies. Il est plutôt simple et sans prétention. Les contacts à bord avec les autres passagers sont facilités car il y a 570 passagers (en tout cas, c’était notre cas) et ils parlent tous français. On croise tous les jours les mêmes personnes. L’ambiance est bonne et décontractée. Nous n’avons vu personne en grande tenue (contrairement à d’autres croisières). Les personnes n’ayant jamais fait de croisières étaient pour la plus grande majorité très contents. Ceux qui en avaient déjà faits étaient plus critiques, car ils avaient des points de comparaison. C’est un bateau classé en trois étoiles. C’est ce qu’il est. Ma dernière croisière était sur un 5 étoiles et on voit nettement la différence. Mais les prix ne sont pas les mêmes non plus.
LA METEO : Mitigé, avec beaucoup de passages nuageux et des averses. Les deux derniers jours bien ensoleillés. La température de la mer agréable.
LE PRIX DE LA CROISIERE : Les personnes ayant réservé durant les 15 derniers jours ont eu les meilleurs tarifs. 980 euros TTC par personnes incluant le vol. D’autres ont payé beaucoup plus cher pour les mêmes prestations. Le bateau n’étant jamais complet 15 jours avant les départs, je vous conseille d’attendre les 2 dernières semaines pour réserver, car autrement, il n’y a aucun remboursement de la différence. Si vous avez payé plus cher, tant pis pour vous. Ca c’est très désagréable… Nous avons rencontré des personnes qui ont enchainés 2 croisières de suite, le vol étant payé, la deuxième semaine ne leur ait pas revenu chère du tout. C’est pas mal, car en une escale, on ne peut pas tout faire. Un couple et leur fille se sont retrouvés dans une cabine avec trois lits simples, dont un en hauteur. Impossible de rapprocher les deux lits simples du bas. Ils n’ont pas pu avoir une autre cabine malgré leur demande à la réception. Bien regarder sur son contrat ce que l’on vous propose.
LA CARTE TOURISTIQUE (10$) ET LA TAXE DE SORTIE (20$) : Ceux qui font uniquement la croisière ne paie ni l’une, ni l’autre. Lors du départ, à l’enregistrement à la Romana, le personnel vous demande d’où vous venez. Il suffit de leur montrer la carte du bateau. Pensez donc à la conserver sur vous. Ceux qui prennent une extension à l’hôtel devront payer les deux taxes. Les couts donnés ci-dessus sont par personne.
SECURITE : Nous n’avons eu aucun problème, quelques soient les îles visitées. Il suffit d’appliquer les règles élémentaires, à savoir ne pas se promener avec des signes extérieurs de richesse type grosse chaine en or, bagues à tous les doigts, grosse liasses de billets, etc…. Juste du bon sens. S’il n’y rien à voler, il ne se passera rien.
J’ai essayé de faire un topo complet. Il s’agit bien entendu de mes impressions et cela n’engage que moi. Nous sommes tous différents et en fonction de nos expériences nous réagissons tous différemment. J’espère cependant que cela vous sera utile.
En conclusion, je trouve que le rapport qualité prix à 1000 euros par personne est imbattable pour un tout inclus. La croisière a été agréable, j’ai apprécié, mais elle ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.
Bon vent à tous.😇
Voici mes impressions à chaud sur cette croisière (nous venons de rentrer).
LE VOL, CDG vers La Romana, effectué par Pullmantur : Accueil au T3 à CDG bien organisé, nous sommes arrivés 1H30 avant l'heure du décollage, nous n'avons pas fait la queue (je pense que le gros des troupes était déjà passé). Un bureau Croisière de France nous attend et nous remet des étiquettes à attacher sur nos valises. Embarquement via un bus qui nous a emmenés à l’avion. Nous avons décollé avec une bonne heure de retard et atterris une grosse demi-heure plus tard que l’heure prévue. A bord, les écouteurs sont payants (vous pouvez emmener les vôtres, ceux d’un baladeur MP3 par exemple) ainsi que les boissons alcoolisées. Attention cependant, à bord beaucoup de télévisions ne fonctionnent pas. Pour le vol retour de nuit, on nous donne couverture et coussin. Nous sommes arrivés à l’heure, avons pris le bus pour arriver de nouveau au T3, mais avons attendu nos bagages plus d’une heure et demi. C’était très long et les passagers s’énervaient un peu…
L’ARRIVEE ET L’EMBARQUEMENT à bord du Bleu de France : Dès notre descente d’avion, nous sommes orientés vers des bus qui nous attendent. Nous ne récupérons pas nos bagages, et ne passons pas par l’émigration. Directement de l’avion aux bus qui sont garés proche de l’avion. Après un quart d’heure de route, nous arrivons au quai. Nous sommes accueillis avec un rafraichissement, et nous faisons la queue environs 15 minutes afin de récupérer nos cartes d’embarquement. Et tous à bord ! Nous avions prévu un bagage à main avec maillot de bain et short pour pouvoir nous baigner, car nos bagages sont livrés en cabine dans la soirée.
LA CABINE : Nous étions au pont 7, cabine 7030. Celle-ci est spacieuse, avec un grand lit de 180, très confortable. Nous avons aussi un canapé lit de 140 pour notre fille. De nombreux rangements, surtout des penderies et peu de tiroirs. La cabine fait partie de celles qui ont été relookées. Au niveau du relooking, c’est pas mal, sans plus. La salle de bain est grande, avec double vasque, baignoire et cabinet de toilettes. Des rangements suffisant pour le nécessaire de toilette. On voit cependant que la salle de bain n’est plus toute jeune, c’est vieillot. Les serviettes de toilettes ne sont pas toujours très nettes, bien qu’elles soient changées tous les jours. La cabine est calme, peu de bruit, quelques vibrations sont ressenties lors de certaines manœuvres d’arrivée et de départ des ports.
LE JOURNAL DE BORD : Tous les soirs, vous avez dans votre cabine des informations concernant le jour suivant : Heures d’ouverture des restaurants, excursions proposées, promo du jour dans les boutiques ou au spa, info sur la destination, spectacle du jour, animations, météo prévue, le code vestimentaire du jour, etc… Pour info, des cartes succinctes des îles visitées sont proposées chaque jour à la réception. Il faut le savoir et aller les demander. Beaucoup de gens l’ont su bien après, car personne ne vous le dit. Elles ne sont pas extras, mais elles sont utiles quand même.
LES PISCINES : Deux piscines, de belles tailles et agréables. Elles sont remplies chaque jour d’eau de mer. Elles sont fraiches, mais tellement agréables une fois dedans (C’est comme toujours, il suffit d’y rentrer, après c’est top). Il y a deux jacuzzis bien sympas et un peu plus chauds. Les transats sont en nombre suffisant, même si il y a pas mal de monde près des piscines lors des journées en mer. Les serviettes de bain sont fournies et changées tous les jours.
LE SPA : Bel espace très agréable. Bon moment de détente. Pour 12 euros, vous pouvez y passer 2H30. Ensuite, si vous désirez vous y rendre tous les jours et sans limite de temps, un forfait à la semaine est proposé pour 59 euros.
LES RESTAURANTS :
LE FLAMBOYANT : J’avais lu sur le forum que le Flamboyant était digne d’un restaurant gastronomique. Grosse déception sur ce point. Peut être que ça l’a été, mais là, les repas sont corrects mais sans plus. De par ma profession, je fréquente pas mal de très bons restaurants et des gastro étoilés et vraiment, rien à voir. On mange bien, comme dans un restaurant qui présente un menu à 30 euros. Il y a même des gros ratés qui ne pardonnent pas : le risotto qui ne ressemble à rien (beaucoup trop cuit et sans saveur), idem pour la soupe thaï avec quelques bout de viande qui nage dans un bouillon, des tomates mozzarella sans huile d’olive et avec un œuf mimosa émietté sur le dessus… Un bon point pour le carré d’agneau. Le reste, en tout cas ce que l’on a choisi, correct mais sans plus. Service OK. Les vins proposés en all inclusive sont de qualité moyenne. Vous avez la possibilité moyennant supplément de choisir d’autres vins. La plupart du temps, on vous installe à une table que vous partagez avec d’autres personnes. Si vous désirez diner en amoureux, dites le à bord lors de votre arrivée, afin que l’on vous affecte une table pour deux. IMPORTANT : peu de gens savent que le petit déjeuner peut être pris au Flamboyant, sans supplément. Belle carte, vous trouvez presque tout ce qui est proposé au buffet, mais vous êtes servis à table, tranquillement. C’est parfait pour ceux qui aiment se réveiller en douceur, loin du bruit et sans faire la queue avec son plateau repas. En revanche, vous petit déjeunerez à l’intérieur, alors qu’au buffet, vous pouvez vous installer dehors. Cependant, en ce qui nous concerne, il y avait beaucoup de vent, donc les petits déjeuners dehors n’étaient pas toujours possibles. Idem pour le déjeuner à midi, vous pouvez le prendre au Flamboyant certains jours. Les infos sur les jours et heures d’ouvertures des restaurants sont indiqués sur le journal de bord.
LE BUFFET : N’étant pas fan de buffet, je ne serai pas très objective. J’ai horreur en vacances de faire la queue avec un plateau repas. J’ai l’impression d’être à la cafétéria du coin ou au self du restau d’entreprise… Mais le choix semble OK, les gens avaient l’air satisfaits.
L’OLIVE BISTROT : Ouvert de 11H à 21H, la qualité est toujours constante car la carte reste la même à 90% pendant tout le séjour. Seul le plat du jour et le dessert changent quotidiennement. Les verrines sont très sympas. Les jours où ils font des crêpes, les enfants (et les grands) se régalent. Mousse au chocolat et crème à l’orange pas mal. Allez-y en horaires décalées, vous serez les seuls. Service super rapide, efficace et sympa. Pour les 4 heures des enfants, c’est bien comme endroit.
LES BARS : Ils sont tous bien. Les serveurs sont tous agréables. Les alcools proposés bien. Dommage pour les jus de fruits. Jus d’orange pas bon, chimique. Aucun jus de fruits frais, tous en brique, c’est bien dommage, car dans ces îles les fruits sont magnifiques (manges, ananas, …). Ca m’a manqué. Les cocktails sont assez simplistes mais c’est correct.
LES SPECTACLES : Très agréables, m’a fille a adoré la magie et le jonglage. La chanteuse Nathalie Cohen n’a reçu que des éloges. Les danseurs font des shows bien rythmés. Les spectacles durent environs ¾ d’heure.
LE MINI CLUB : Ne tient pas ses promesses. Les enfants n’ont fait aucune chasse aux trésors, n’ont utilisé aucun déguisement et sont restés tout le temps à l’intérieur de la salle, sans jamais sortir se balader sur le bateau ou faire des animations à l’extérieur du club. Nous avons demandé à ce qu’ils fassent une chasse aux trésors, mais ils ont refusé car apparemment ils n’étaient pas suffisamment nombreux pour le faire. (Forcément, il y avait une personne au mini club pour l’ensemble des enfants de 3 à 11 ans). C’est dommage, car nous étions en pleine période scolaire. Ils ont fait des bracelets, dessins, etc… Le point très positif, c’est que le magicien est passé les voir pour leur apprendre des tours, idem pour le jongleur et un musicien est venu aussi. Le mini club a ouvert de 9H à 12H et de 15H à 18H. Nous avons demandé un jour à ce qu’ils prennent notre fille à 8H et jusqu’à 12H45 car nous ne voulions pas l’emmener lors d’une escale. Ils l’ont fait sans problème. Cependant, contrairement à d’autre compagnie de croisières, ils ne proposent pas de faire déjeuner ou diner les enfants, et ne les gardent pas le soir.
LES EXCURSIONS AVEC BLEU DE France : Tout d’abord, vous pouvez réserver les excursions proposées par CDF à bord dès votre arrivée. Mais aussi la veille de l’excursion envisagée, s’il reste des places… Bien que le responsable des excursions Olivier ait eu une attitude tout à fait détestable, anti commerciale et je m’en foutiste (il gère, ou plus exactement ne gère pas les problèmes assis sur un coin de table, en balançant ses jambes, sans avoir le respect minimum de se lever et de venir vous parler debout et bien en face), ses deux collègues en revanche sont agréables, à l’écoute et compétents. Les excursions reviennent plus chères que si vous les gérez vous-même, mais c’est le jeu. Soit vous êtes débrouillards et vous préparez vos excursions, soit vous avez du clé en main, mais c’est plus cher. Pour les excursions réservées avec eux, nous avons fait du quad à Saint Martin. Il y a pas mal de route, mais c’est sympa quand même, avec quelques points de vue qui valent le déplacement. (voir plus loin rubrique Saint Martin, si vous aimez le quad, je vous donne un tuyau). Nous avions pris l’excursion Virgin Gorda, mais à 6H30 du matin, au moment d’aller au petit dej, un papier glissé sous la porte nous informe que l’excursion est annulée pour cause de mer agitée. Super grosse déception. En fait, il semble que de grosses vagues arrivaient sur le site des baths à Virgin Gorda, rendant difficile l’accès. Un ferry s’y rendait quand même, comme tous les jours, mais nous devions rentrer au bateau à 11H30 ce qui a fait que nous n’avons pas pu nous y rendre par nous même. Les passagers d’autres bateaux qui ont eu la chance de partir plus tard (à 15H) ont pu y aller. Très énervant. Pour les autres excursions proposées par CDF, je ne me prononcerai pas car pas fait.
MES EXCURSIONS :
SAINTE LUCIE : Le matin, visite à pied de Castries, tour au marché, arrêt pour prendre un verre dans un bar local. L’après midi, nous avons pris un taxi qui nous a fait faire un tour de l’île puis stop à la plage pendant 1 heure. Nous avons payé 80$ pour 5 personnes.
MARTINIQUE : A cause des grèves, nous avons mouillés au large de Grande Anse d’Arlet. Nous avons pris la chaloupe et sommes allés faire de la plongée masque palme tuba (que nous avions emmené) sur l’extrémité droite de grande anse d’Arlet (côté droit quand on regarde la plage, donc à gauche quand on est face à la mer). A ma grande surprise, pleins de poissons de toutes les couleurs, une muraine, un banc de petits poulpes, des gorgones, des coraux. Bref, sympathique. Pour info, des taxis attendaient pour proposer leurs services. Nous connaissions déjà la Martinique pour y avoir séjourné, donc nous n’avons fait que plage et plongée. Toutes les excursions organisées par CDF ont été annulées.
GUADELOUPE annulée à cause des grèves. Remplacée par SAINT BARTHELEMY : Pas d’excursions de proposées par CDF à Saint Barth. Débarquement en chaloupe. Petit tour de Gustavia, avec boutiques de luxe, mais aussi boutiques standards avec de bonnes affaires si on fouille un peu. L’île est vraiment toute petite, c’est très propre mais pas trop de charme. Pour une île de milliardaires, je m’attendais à autre chose. C’est sûr, c’est très clean, tout est fleuri, bien à sa place, mais pas de paysages à couper le souffle. Nous sommes allés à la plage de Anse des Cayes, à Saint Jean. Bof. Le taxi nous a pris 15$ pour 5 personnes pour 8 minutes de trajet. Et au retour 12$.
SAINT MARTIN : Nous avons fait du quad le matin avec CDF, mais je vous donne l’adresse de l’endroit si vous voulez y aller directement ! C’est à 5 mn à pied du bateau, et c’est 50$ (soit 35 euros environ) le quad pour la demi journée, au lieu de 72 euros les 3 heures. Location de quad – tel : +599 542 44 07 – mail : houchinte@yahoo.com.tw Envoyer un mail pour réserver, par contre il faut écrire en anglais… La plage d’orient bay sur la partie française est belle. Le lagon de coconut grove est magnifique. Il est juste au sud de Orient bay, à 5 min. C’est là qu’il faut aller. L’eau est turquoise, c’est très beau. En fin d’après midi, nous avons pris le taxi boat pour aller à la plage de Philipsburg, à gauche du port (on peut aussi y aller à pied en 20mn). C’est correct, pas très glamour mais c’est agréable pour prendre un bain. Quelques boutiques colorées longent cette plage. La zone franche à la sortie du bateau proposent des prix intéressants mais pas toujours. Bien s’informer car des fois, c’est plus cher qu’en France… Les prix des cigarettes sont les meilleurs ici. 16$ pour une cartouche de Malboro par exemple.
TORTOLA : Nous avons pris un taxi en sortant du bateau qui nous a emmenés à l’ouest de l’île en passant par la route sud ouest. Nous nous sommes arrêtés à long bay, très belle plage avec un hôtel qui nous a donné envie d’y retourner en vacances… Puis nous sommes allés à Apple Bay. Retour par « l’intérieur » des terres. Le taxi nous à pris 90$ pour 5 personnes pour environs 2H30. Il nous a attendus à chaque fois que nous nous sommes baignés. L’escale est vraiment trop courte, car nous devons être à bord à 11H30.
LA ROMANA : Nous avons passé la matinée à la plage, à Bayahibe. Taxi pour 5 personnes à 50$ aller retour. Le chauffeur nous a pris à 9H et ramené à 12H. Il faut 30mn en taxi pour se rendre à cette plage. Ensuite, le chauffeur nous a attendus sur place. A l’endroit où il nous a déposés, la plage est belle.
LE DEBARQUEMENT : Vous devez mettre vos valises entre 23H et 3H du mat dans le couloir, munies d’une étiquette d’identification. Vous les retrouverez à l’aéroport. Notre avion décollait à 18H45, et nous avons eu notre transfert à 15H30. Donc nous avions prévu nos habits et avons gardé nos maillots de bain pour la plage et la piscine. Nous avons pu garder nos cabines jusqu’à 13H, ce qui nous a permis de nous doucher en rentrant de la plage. Ensuite nous avons déjeuné à bord puis lézardé au soleil sur le bateau en attendant le débarquement de 15H30. Les bus nous ont emmenés à l’aéroport où nous avons récupéré nos bagages pour procéder à l’enregistrement. Il y a des boutiques à l’aéroport de la Romana, au cas où vous voudriez acheter à la dernière minute.
LE BATEAU BLEU DE France : C’est effectivement un bateau de croisière ancienne génération. Cependant, il est bien entretenu. Il est facile de s’orienter à bord. Ce bateau n’en jette pas et n’en met pas plein la vue, comme les paquebots récents des grosses compagnies. Il est plutôt simple et sans prétention. Les contacts à bord avec les autres passagers sont facilités car il y a 570 passagers (en tout cas, c’était notre cas) et ils parlent tous français. On croise tous les jours les mêmes personnes. L’ambiance est bonne et décontractée. Nous n’avons vu personne en grande tenue (contrairement à d’autres croisières). Les personnes n’ayant jamais fait de croisières étaient pour la plus grande majorité très contents. Ceux qui en avaient déjà faits étaient plus critiques, car ils avaient des points de comparaison. C’est un bateau classé en trois étoiles. C’est ce qu’il est. Ma dernière croisière était sur un 5 étoiles et on voit nettement la différence. Mais les prix ne sont pas les mêmes non plus.
LA METEO : Mitigé, avec beaucoup de passages nuageux et des averses. Les deux derniers jours bien ensoleillés. La température de la mer agréable.
LE PRIX DE LA CROISIERE : Les personnes ayant réservé durant les 15 derniers jours ont eu les meilleurs tarifs. 980 euros TTC par personnes incluant le vol. D’autres ont payé beaucoup plus cher pour les mêmes prestations. Le bateau n’étant jamais complet 15 jours avant les départs, je vous conseille d’attendre les 2 dernières semaines pour réserver, car autrement, il n’y a aucun remboursement de la différence. Si vous avez payé plus cher, tant pis pour vous. Ca c’est très désagréable… Nous avons rencontré des personnes qui ont enchainés 2 croisières de suite, le vol étant payé, la deuxième semaine ne leur ait pas revenu chère du tout. C’est pas mal, car en une escale, on ne peut pas tout faire. Un couple et leur fille se sont retrouvés dans une cabine avec trois lits simples, dont un en hauteur. Impossible de rapprocher les deux lits simples du bas. Ils n’ont pas pu avoir une autre cabine malgré leur demande à la réception. Bien regarder sur son contrat ce que l’on vous propose.
LA CARTE TOURISTIQUE (10$) ET LA TAXE DE SORTIE (20$) : Ceux qui font uniquement la croisière ne paie ni l’une, ni l’autre. Lors du départ, à l’enregistrement à la Romana, le personnel vous demande d’où vous venez. Il suffit de leur montrer la carte du bateau. Pensez donc à la conserver sur vous. Ceux qui prennent une extension à l’hôtel devront payer les deux taxes. Les couts donnés ci-dessus sont par personne.
SECURITE : Nous n’avons eu aucun problème, quelques soient les îles visitées. Il suffit d’appliquer les règles élémentaires, à savoir ne pas se promener avec des signes extérieurs de richesse type grosse chaine en or, bagues à tous les doigts, grosse liasses de billets, etc…. Juste du bon sens. S’il n’y rien à voler, il ne se passera rien.
J’ai essayé de faire un topo complet. Il s’agit bien entendu de mes impressions et cela n’engage que moi. Nous sommes tous différents et en fonction de nos expériences nous réagissons tous différemment. J’espère cependant que cela vous sera utile.
En conclusion, je trouve que le rapport qualité prix à 1000 euros par personne est imbattable pour un tout inclus. La croisière a été agréable, j’ai apprécié, mais elle ne me laissera pas non plus un souvenir impérissable.
Bon vent à tous.😇
Croisière sur l'Adventure of the Seas de Royal Caribbean English translation pending
Bonjour
Seconde question avant notre départ pour cet croisiere (nous sommes néophytes en croisiere)
Nous quittons donc Dimanche le 21er février.
Nous nous demandions si les pantlaons Capri étias accepté ppour les hommes le soir au restaurant.
ensuite si vous avez des suggestions sur ce que nous devrions faire ou voir sur les iles que nous visitons ce serait apprécié
Merci
Aruba – Oranjestad
Curaçao – Willemstad
St-Maarten – Philipsburg
St-Thomas – Charlotte Amalie
et finalement retour a San Juan
Merci
Seconde question avant notre départ pour cet croisiere (nous sommes néophytes en croisiere)
Nous quittons donc Dimanche le 21er février.
Nous nous demandions si les pantlaons Capri étias accepté ppour les hommes le soir au restaurant.
ensuite si vous avez des suggestions sur ce que nous devrions faire ou voir sur les iles que nous visitons ce serait apprécié
Merci
Aruba – Oranjestad
Curaçao – Willemstad
St-Maarten – Philipsburg
St-Thomas – Charlotte Amalie
et finalement retour a San Juan
Merci
Retour de l'hôtel Jamaican Colors English translation pending
nous revenons d'un séjour d'une semaine au jamaican colors.
c'était vraiment un séjour merveilleux... le cadre est superbe, Martine, Bob et Romain sont accueillant et disponibles. Les bungalows toujours très propres et a part quelque moustiques aucun insectes contrairement à ce que certains fouteurs de merde disent... je parle de shanya qui apparemment vit dans un autre monde...
le prix des excursions : il ne s'agit pas d'un simple service de taxi. c'est une location de voiture avec chauffeur qui vous emmene ou vous voulez quand vous voulez et cela toute la journée si nécessaire. De plus, un chauffeur habituel se contente de vous trimbaler. Romain est aussi un guide exemplaire et vous raconte plein d'anecdotes sur le pays, en cours de route.Un taxi local est moins cher certes. Mais ce n'est pas le même service!! Combien de temps met tu pour faire le trajet hotel jamaican colors kingston en taxi local? A tu la garantie d' avoir ton avion en prenant un taxi local? Combien de temps attendra tu avant de voir passer un taxi?
franchement, quand tu fait les comptes, eh ben c'est pas si cher que ça et de toute façon, t'es pas obligé de prendre ce service à l'hotel.
Nous on s'est régalé, on s'est fait "jamaicanisé" GRACE à Romain, Bob et Martine, on s'est sentit comme à la maison et le seul regret qu'on ait c'est de n'avoir pas raté l'avion de retour!!!
Merci à tous les trois du fond du coeur, merci à toi Romian pour nous avoir emmener à un concert (Reggaelucion) à Kingston avant de prendre l'avion à 8h.
Eh oui, nous on vous recommande d'aller au jamaican colors. Les prix sont à la hauteur du service offert. On ne peux pas tout avoir pour rien. Bienvenue dans la réalité!
Jah Man, no problem!!
Bob, je m'entraine au babbyfoot et au pool et je reviens te mettre la paté!!
Mai 2008, d'une saison à l'autre dans l'Ouest américain (1re partie) English translation pending
Le site MaBul qui hébergeait les images est définitivement en panne et a perdu tous les fichiers... 🏴☠️ Désormais, pour voir les photos, il faut uniquement passer par le site:
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...


Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
http://www.carnetsdameriquesetdailleurs.fr/crbst_11.html
Cette année nous avons choisi d'atterrir à Los Angeles pour retourner dans le sud de l'Arizona, que nous avions parcouru en 2000. Notre itinéraire nous a menés jusqu'a San Francisco en passant par Tucson, Sedona, Grand Canyon, Moab, Vernal, Escalante, Zion, Bryce, la traversée du Nevada pour rejoindre Lee Vining et Yosemite. Nous avons mixé motels et nuit sous la tente ou dans le 4 x 4.
Merci encore à Philippe Schuler (Sedonax) pour ses précieux conseils. Merci également à Jean-Luc (vazyvite), pour son aide cartographique.
Les balises jaunes correspondent aux nuits en camping. Les « primitive campgrounds », de quelques emplacements, n'ont ni eau ni électricité, seulement des w-c chimiques.

01/5 : Los Angeles 02/5 03/5 : Joshua Tree (White Tank, primitive campground) 04/5 : Tucson 05/5 06/5 07/5 : Apache Trail (camping à Lost Dutchman) 08/5 : Sedona 09/5 10/5 11/5 12/5 : Grand Canyon 13/5 14/5 : Bluff 15/5 : Moab 16/5 : Dinosaur N.M. (primitive campground de Echo Park) 17/5 : Vernal 18/5 : Goblin Valley (camping) 19/5 : Escalante 20/5 : Paria Station (White House, primitive campground) 21/5 : Page 22/5 : Bryce Canyon (Sunset campground) 23/5 24/5 : Extraterrestrial Hwy 25/5 : Lee Vining 26/5 : Yosemite (Curry Village) 27/5 28/5 : San Francisco 29/5 30/5 31/5 : Départ…
Première partie
De Los Angeles à Grand Canyon
Jeudi 1er mai
Le chauffeur de taxi qui nous conduit à Roissy roule comme un malade, 140 à l’heure même quand c’est limité à 70, tout en balançant constamment sa tête d’une épaule à l’autre en mouvements violents et saccadés… Il avait décidé de mettre vingt minutes de porte à porte (au lieu d’une heure habituellement…). On a bien cru ne jamais arriver ! Puis à l’aéroport, une hôtesse particulièrement molle et peu aimable nous annonce qu’il n’y a aucune trace de notre enregistrement sur le vol. Elle nous parle de surbooking... Vingt minutes plus tard et après une grosse montée d’adrénaline, il ressort qu’elle s’est trompée, il reste seize places disponibles ; nous serons sous l’écran et pourrons, luxe suprême, étendre nos jambes ! Je suis assise à côté d’un jeune pilote d’Air France, et je ne manque pas, à chaque tressaillement de l’avion, de lui demander ce qui se passe… Il me rassure en me parlant des différentes manœuvres, du train d’atterrissage, des turbulences, etc., dix fois plus efficace qu’un tranquillisant ! Puis subitement, quelques rangées derrière nous, une dispute éclate. Une matrone, qui n’accepte pas que le passager devant elle – tout aussi détestable – incline son siège, se lève et se plante dans l’allée en criant : « Appelez le capitaine ! Appelez le capitaine ! » On est morts de rire !
Los Angeles. Nous prenons enfin le seul Trailblazer du parking d’Avis et trois heures après avoir atterri nous arrivons au Super8 de Culver City, sur W. Washington Boulevard, haut de gamme de la chaîne (89 $ + taxes, soit 99, 68 $). Quelques courses chez Vons (carte Safeway), à côté, et nous nous couchons épuisés à 21 heures.
Vendredi 2 mai
Réveil à 4 h 45. Balade à Venice et sur les canaux. Très jolis, très calmes, juste le chant des étourneaux.


Au fait, comment dit-on? Véniché? Vinaïce? Venisse? Après avoir tout entendu, on aura la réponse à la fin du voyage, à San Francisco: Venisse!


Le J-P Getty Center Museum, planté sur une colline de Brentwood, est gigantesque (d’ailleurs tout est gigantesque : les travaux ont duré douze ans, ont coûté un milliard de dollars, et sa superficie atteint 88 000 mètres carrés !), avec une architecture trop massive à mon goût. Nous sommes déçus par la disproportion entre les œuvres exposées et la taille du musée. Beaux cactus, eau claire qui chante au milieu de toute cette blancheur. Nous mangeons quelques galettes de la Mère Poulard et partageons une micro-boîte de thon « fat free ». Infecte. L’entrée n’était pas chère : 8 $ pour le parking souterrain, la navette qui nous hisse au sommet de la colline et le musée. Retour à Venice Beach. Palmiers, vélos, terrains de sport et de musculation. Surfeurs dans les immenses rouleaux du Pacifique. Finalement, nous n’avons pas trouvé de glacière de taille normale et pas de réchaud non plus. Juste une casserole. Nous mangeons dans la chambre de délicieuses quesadillas bio au fromage avec de la salade, et… dodo ! Il est 20 h 30.
Samedi 3 mai
Nous nous trompons en partant pour Joshua… c’est infernal ! Toutes les autoroutes sont surchargées, les camions roulent comme des malades et Los Angeles n’en finit pas de s’étirer comme un chewing-gum. De l’autoroute nous apercevons un Wall-Mart et sortons à Moreno Valley. Nous achetons glacière, réchaud, recharge de gaz, Tupperwares, chaussettes, de l’eau pour 40 $ ! qui dit mieux ?
Au Visitor Center de Palm Springs, tenu par des Indiens pas vraiment aimables, nous achetons nos billets d’entrée pour les Indian Canyons (7 $). Andreas Canyon est très beau et très étrange. Les palmiers (Washingtonia filifera) portent de longues jupes de paille laissant apercevoir par endroits des troncs qui vont du gris à l’ocre, totalement quadrillés d’entailles. Les Indiens en ramassaient les fruits pour faire de la farine et se servaient aussi des feuilles comme chaume. Un petit torrent se faufile à leurs pieds, clair comme du cristal, et d’immenses palmes, comme au Mexique, poussent sur ses berges. La fin du canyon est fermée par un grillage. Au-delà, sur le flanc de la montagne de pierre, deux ou trois bâtisses.




Il fait trop chaud pour Murray Canyon. Nous allons au Trading Post, au bout d’une étroite route sinueuse qui grimpe au flanc de la montagne. Rien d’intéressant. Nous en profitons pour descendre dans Palm Canyon, tapissé de sable, malgré un écriteau avertissant le visiteur du grand nombre de rattlesnakes qui se prélassent dans le coin. Nous pensons que c’est surtout pour décourager le randonneur. L’endroit est agréable mais ressemble quand même trop à une promenade du dimanche.


Nous reprenons la route pour Joshua, sur la Hwy 10, encore et toujours. Je suis très étonnée de voir que l’entrée du parc n’est pas en plein désert mais dans une agglomération !... qui s’étire, elle aussi. Mais après le Visitor Center et la guérite des rangers, il n’y a plus que de la roche et des Joshua Trees (Yucca brevifolia). Ce sont les Mormons qui, en traversant le désert de Mojave, nommèrent ainsi ces grands yuccas parce qu’ils leur évoquaient Josué levant ses mains au ciel. Leur croissance est extrêmement lente, une dizaine de centimètres par an seulement, mais ils peuvent vivre jusqu’à deux cents ans. Nous passons Hidden Valley et poursuivons vers « Jumbo Rocks » pour (pensons-nous) planter notre tente au milieu d’une forêt de Joshua Trees avant le coucher du soleil. Surprise ! le camping, qui a pourtant 125 places, est plein, et ressemble à celui de Big Sur : trop grand à notre goût ! Nous sommes samedi soir et nous n’y avons pas pensé une seule seconde… Nous repérons deux autres campings sur la carte ; le premier, « Belle », petit, est plein lui aussi. Il nous reste le dernier, « White Tank »… qui est complet, ce qui n’est pas étonnant car il a peu d’emplacements. Suivant les conseils de Philippe en pareil cas, nous décidons de dormir là. Nous garons le 4 x 4 à l’ombre de gros rochers, sous un panneau d’interdiction de 10 heures p.m. à 6 heures a.m. Parfait, ça veut donc dire que des visiteurs peuvent se balader sans attirer l’attention. Lorsque la nuit tombe nous le déplaçons de quelques mètres, de l’autre côté du chemin de sable, histoire de ne pas se faire épingler deux fois par les rangers : une fois pour dormir « illégalement » dans le camping, une deuxième pour être garés sous un panneau d’interdiction. Nous mangeons un morceau, faisons un tour au milieu des gros rochers dorés par le soleil couchant




et nous installons pour la nuit.

Nous passons tous les sacs à l’avant, abaissons les sièges et nous allongeons à même la moquette, sans sortir matelas ni duvets, attendant la lampe électrique du ranger braquée sur nos visages à travers les vitres. En fait, c’est le froid qui nous fera réintégrer nos sacs de couchage bien chauds. Mais on dort très bien dans un Trailblazer, à condition de ne pas faire plus d'1, 80 mètre. La moquette est épaisse, si si, presque aussi bien qu'un Therm-A-Rest, à tel point que par la suite on ne déroulera plus nos matelas.
Dimanche 4 mai
A 5 h 30 nous plions bagage et partons pour Tucson dans le soleil levant. Nous nous arrêtons peu après à « To surprise sunrise » pour admirer les montagnes rosées.



Sur la route, nous croisons d'étranges créatures...



Cholla (prononcer choy-ya) Cactus Garden. Ces cactus (Cylindropuntia bigelovii) qui ressemblent à des peluches sont en fait redoutables. Leurs épines, munies de microscopiques barbes, se détachent très facilement et une fois dans la peau se mettent à voyager et n’en ressortent plus.





Leur squelette est aussi étonnant que celui des saguaros...


et leurs fruits ne sont pas mal non plus...

Nous voyons aussi quelques ocotillos (Fouquieria splendens) à la floraison flamboyante.

Arrivés à la jonction avec la Hwy 10, nous avons la bonne surprise de constater qu’elle est beaucoup moins encombrée que la veille, pour cause de dimanche matin.
Traversée de Phoenix puis arrivée à Tucson. Nous ne reconnaissons pas la ville, au développement exponentiel, saturée par la circulation. Le Super8 est moyen, surtout après celui de Los Angeles. L’accueil est sale, le gérant crasseux avec des cheveux comme de gros spaghettis qui dégoulinent dans son cou. Il ne manque que la sauce tomate. Sa chemise est infecte et en plus il a une toux grasse à couper l’appétit à tout un régiment. Quant à la chambre… elle est correcte et propre si on n’est pas trop regardants… Vers 19 heures nous partons pour la librairie Barnes & Noble.
Lundi 5 mai
Longue nuit de 20 heures à 6 h 30. Saguaro National Park West. Le désert est un véritable jardin naturel de cactées. Certains saguaros (Carnegiea gigantea) de deux cents ans atteignent près de vingt mètres de hauteur et pèsent plus de huit tonnes. Leur croissance est excessivement lente : à quinze ans ils ne dépassent pas trente centimètres, à cinquante ans deux mètres. Leurs premiers bras apparaissent aux environs de soixante-quinze ans de même que leurs premières fleurs, d’un délicat blanc-crème. Les Amérindiens récoltaient leurs fruits et employaient leur squelette dans la construction (on peut en voir notamment dans les toits des cloîtres de San Xavier Mission).


Le Hugh Norris Trail grimpe raide (ce ne sont que des marches jusqu’au sommet) au milieu d’une belle « forêt » de saguaros couronnés de fleurs de cire, surveillée à mi-hauteur par un gros ours de pierre, dodu à souhait. Il fait chaud, le soleil tape déjà fort, mais rien à voir avec le plein été.


Au col, le manque d’eau nous pousse à faire demi-tour. C’est la saison des palos verdes (Parkinsonia – Cercidium – aculeata) en fleur. Ce petit arbre au tronc et aux rameaux toujours verts est parfaitement adapté au climat torride du sud de l’Arizona ; il perd ses minuscules feuilles et ses ramifications en été, pour offrir le moins de prise au dessèchement. Il y a des centaines de ces gros bouquets qui éclaboussent de jaune d’or la plaine en contrebas, au-dessus de laquelle flotte une brume laiteuse.

Petit arrêt au Visitor Center – cartes et miel pour Alain –, puis nous poursuivons jusqu’à Signal Hill pour les pétroglyphes gravés dans le basalte, un demi-mile aller et retour. Sur la Hohokam Road, l’incroyable Kick Boxer Cactus, photographié par Philippe dans Photographing the Southwest, nous attend au bord du chemin, toujours aussi combatif.

Petite balade sur Discovery Nature Trail. En revenant sur Tucson, nous poursuivons directement sur Saguaro National Park East pour faire le Cactus Forest Drive. Belle lumière et belle balade sur le Freeman Homestead Trail.

Avec toujours les palos verdes en fleur...

et une une multitude de fleurs de cactus (de l'espèce Cholla).


A baby...

Tucson commence à manquer d’eau à cause de son développement galopant. Retour au motel en passant par Fry’s pour acheter trois bouteilles de trois litres d’eau. Il y a assez peu de gallons, finalement. Dîner avec salade et ananas. Le soir, alors que nous sommes couchés et que nous lisons, j’aperçois du coin de l’œil quelque chose d’énooorme et de noir qui traverse le plafond à toute vitesse. Je fais un bond, c’est un cafard géant !!! Il a été occis vite fait bien fait. On aime bien les bestioles de toute sorte mais là, non, vraiment, non…
Mardi 6 mai
Ce matin, sous une lumière laiteuse, nous allons visiter San Xavier Mission, au sud de Tucson. Les photos que nous avions vues, prises bien sûr sous le bon angle, étaient trompeuses. La mission, en cours de ravalement, n’est pas en pleine nature mais borde une réserve indienne – qui, comme souvent, est sinistre et poussiéreuse – et le mélange des styles est à notre goût particulièrement inesthétique. A l’intérieur, des saints, des saintes… ce qui n’est pas étonnant vu le contexte, une frise de cubes en perspective assez jolie. Une famille d’Indiens arrive avec une couronne de fleurs blanches. Le père est extrêmement noir de peau et la mère très typée, plutôt mexicaine, mais pas maya. Nous ne nous attardons pas plus longtemps. J’ai hâte de revoir le petit cimetière de Tombstone et ses croix de bois, alors pour couper nous prenons la 62 qui passe près de Greaterville – apparemment le « bout du monde » pour les locaux… – et rejoint la 83, qui, très rapidement, au niveau de l’embranchement de Box canyon, se transforme en dirt road. Tout est très mal indiqué ou pas indiqué du tout. La piste est bordée de très belles fleurs blanches au cœur de pistils jaune d’or ressemblant à des pavots sur des tiges de chardon, des Pricklepoppies (Argemone pleiacantha), appelées aussi, entre autres, Cowboy’s Fried Egg… Assez surprenant pour une fleur mais finalement pas si mal trouvé.

Je marrête pour les photographier et j’entends un bruit bizarre au niveau de la caisse, un genre de chuintement. Alain n’entend rien et on redémarre. Je m’arrête à nouveau pour cueillir une fleur et la faire sécher (je ne savais pas à ce moment-là que toutes les parties de la plante sont du poison) et j’entends à nouveau le même bruit, ressemblant fort à un pneu qui se dégonfle… Quelques kilomètres plus loin, le signal de crevaison s’allume au tableau de bord ! Bon, on est frais, il ne doit pas passer une voiture par jour sur cette piste qui semble rebuter les gens du coin et il reste encore un sacré paquet de kilomètres avant de rejoindre la civilisation. On descend, et moins d’une minute plus tard un gros pick-up de l’Arizona Engineering Company s’arrête derrière nous, il ne peut pas faire autrement d’ailleurs puisqu’on prend toute la largeur de la piste.
Nous cherchons le cric et la manivelle, bien cachés sous le siège arrière, et les deux Américains se proposent avec le sourire pour changer la roue, ce qui n’arriverait pas en France. Ça a l’air tout simple : une fois emmanchées les différentes parties de la manivelle à rallonge, il faut à l’aide d’une lampe électrique viser, par un petit trou dans le pare-chocs, le boulon sous la caisse et dévisser, dévisser, dévisser pour faire descendre la roue de secours… On a apparemment été chanceux car neuf fois sur dix ladite roue est bloquée par les nombreux chocs qu’elle a reçus en tapant sur des pierres. Bref, une demi-heure plus tard nous repartons avec une roue qui en a vu d’autres si l’on en croit sa magnifique rondelle de plastique orange, toujours suivis du pick-up, et nous nous séparons à l’embranchement de la 83 avec de grands sourires et de grands signes de la main.
A Tombstone, la lumière est toujours blanche et poussiéreuse, l’atmosphère complètement différente d’août 2000. Les croix de bois du cimetière de Boot Hill ont été remplacées par d’horribles choses en métal peintes en beige, les allées sont recouvertes de gravier style ponts-et-chaussées, les cactus sont devenus rares… ou alors mes souvenirs sont déformés. Même les montagnes sont plus lointaines… Un tour dans Main Street...



Nous abandonnons la randonnée prévue dans les Chiricahuas, la fois précédente nous étions basés à Bisbee, mais de Tucson c’est beaucoup trop loin. De retour au motel, par la 80 nord puis la Hwy 10, nous trouvons une agence Avis sur Broadway, au 5950, où nous expliquons que nous avons crevé sur le parking de la San Xavier Mission. Ils sont très aimables. Le pneu est trop abîmé pour être réparé, ils n’ont pas de TrailBlazer mais il en reste un à l’aéroport, le dernier, où nous filons dare-dare. Nous changeons notre 4 x 4 prune pour un bleu marine, avec un plein d’essence gratuit alors que le réservoir de l’ancien était vide.

Mercredi 7 mai
La route pour Globe, qui paraissait petite sur la carte, est saturée de camions… mais très belle dans sa seconde partie, lorsqu’elle traverse des forêts entières d’Organ Pipes. Le ciel devient de plus en plus bleu au fur et à mesure qu’on remonte vers le nord. Toujours les magnifiques palos verdes en fleur. Nous faisons quelques courses au petit Safeway de Globe et prenons la bifurcation pour l’Apache Trail. Belle vue sur le Roosevelt Lake depuis Tonto National Monument.

Splendide, la piste sinue au milieu de montagnes qui surplombent la Salt River et de nombreux lacs de barrage. Le contraste des saguaros, plantes du désert, et de l’eau verdâtre est étrange.





Tortilla Flat : saloon hors du temps, au bord de la piste. L’intérieur est entièrement tapissés de billets. Sous le porche nous constatons que le bon goût est universel : des lunettes de w-c placées verticalement attendent le client qui passera le visage par l’ouverture pour se faire photographier…



Lost Dutchman (emplacement 40, 12 $): camping de rêve à l’abri des Superstitions Mountains, désert. Nous installons la tente sous les cascades de fleurs dorées d’un palo verde, face au mont Flatiron, et partons pour Syphon Draw. Le massif est splendide dans la lumière cuivrée du jour qui tombe.



En redescendant, la plaine de Phoenix s'étend à nos pieds, et le contraste est grand entre le silence qui règne ici et la ville tentaculaire, si proche...

C'est vraiment un des plus beaux campings qu'on connaisse, et en plus il n'y a personne. On n'a que l'embarras du choix.






En prime un magnifique nuage dit « en peigne ».

Repas sur la table en bois puis balade sous les millions d’étoiles.
Jeudi 8 mai
En partant nous faisons un tour au saloon au-dessus...

et à la petite gare juste à côté.


Après avoir erré tant et plus dans Apache Junction, et vu un curieux spécimen,

avoir été envoyés dans des directions opposées par des gens à qui nous demandions notre chemin, nous trouvons enfin la 87 North (Idaho Bvd, Superstitions Mountains Drive, puis Ellesport Road, qui portait un autre nom sur Mapquest), grâce à l’amabilité d’un vendeur, dans un magasin, qui nous a imprimé une carte sur Internet. Très belle route jusqu’à l’autoroute.
Sedona est infiniment étendue désormais et ressemble à un grand chantier. Nous passons au Sugarloaf Motel, qui apparemment ne paye pas de mine mais qui est vraiment très bien. La chambre (60 $) est toute neuve, double vitrage, porte-fenêtre blanche à petits carreaux, table à repasser, réfrigérateur, etc., et un lit excellent ! Piscine sur l’arrière en prime.
West of Oak Creek, beau canyon encaissé entièrement boisé. Lupin bleu, fougères d’un vert très tendre, falaises abruptes ocre-rouge et crème, filet d’eau claire, chemin sablonneux.




Bien que marchant à un rythme soutenu nous ne voyons jamais poindre le subway et des randonneurs que nous croisons nous disent qu’il n’y a pas de fin, qu’on peut aller jusqu’à Flagstaff. Retour 3 h 30 plus tard au point de départ pour filer voir le coucher de soleil à Crescent Moon. Le temps de traverser Sedona, il disparaît déjà derrière les montagnes. Dommage…
Vendredi 9 mai
Courte nuit encore une fois. Réveil à 5 heures. Nous avons rendez-vous à 9 heures avec Kent & Sue au Frontier Market, un supermarché bio, à deux blocs du motel. Les retrouvailles sont chaleureuses, comme toujours, nous achetons quelques paquets de chips de riz bio au wasabi, au citron ou à la moutarde douce de Dijon et prenons la route pour Red Rock Crossing. La lumière n’est pas bonne du tout et le ciel laiteux de la fumée des feux de Sedona, Tusayan et Payson. (Nous y sommes passés hier, à Payson, et n’avons rien vu.) A peine arrivés sur le parking, nous n’avons même pas le temps de poser un pied par terre que deux énergumènes dans une espèce de cafougnette hérissée de balais et de rateaux nous sautent dessus pour réclamer les 8 $ d’entrée…
Les rives d’Oak Creek regorgent de mini-cairns construits avec les galets charriés par les flash floods – c’est étrange, c’est vraiment la Cairn Country – ; nous apercevons deux très beaux canards qui font la sieste sur les rochers au milieu du courant. L’eau est haute, nous devons nous déchausser pour la traverser et rejoindre les rochers plats qui forment une île en plein milieu. Un homme avec son chien se fait bronzer. Puis nous décidons d’aller à Robber’s Roost, des ruines indiennes indiquées par Philippe, perchées sous le sommet d’un dôme de grès rouge. Ce n’est pas tout simple apparemment car les pistes sont assez mal indiquées, mais nous faisons totalement confiance au sens de l’orientation de Kent et au guide fait par des amis à eux. Nous garons le 4 x 4 en face, à un demi-mile environ et prenons le sentier bordé de Sego Lily et de magnifiques boutons floraux d’agaves.


Nous nous faufilons entre les Prickly Pears aux dents acérées et arrivons dans la grotte ocre rouge, véritable nid d’aigle, trouée sur le côté d’une ouverture parfaitement ronde, qui donne sur le désert en contrebas.

Kent...



Nous pique-niquons sommairement et profitons du silence absolu… On pourrait rester des heures ici. Retour sur Sedona en empruntant d’autres pistes, au pied des montagnes pourpre et or.
Clarkdale, à vingt minutes de Sedona. La nouvelle maison de Sue & Kent est très grande, leurs neuf chats magnifiques... Ils nous invitent au restaurant à Jerome, ancienne petite ville minière voisine, accrochée au flanc de Mingus Mountain. La rue principale est très étroite, un peu « à la française », et très animée. Au sommet, l’Asylum, un ancien hôpital transformé en restaurant. Repas très cher.
Samedi 10 mai
Petit déjeuner au Mammossa – champagne et jus d’oranges (des orangers de la mère de Sue) pressées –, muffins, jus de pamplemousse avant de partir à Tuzigoot, que nous n’avons jamais vu, à deux miles de Clarkdale (5 $ l’entrée). Au Visitor Center, exposition de belles pierres, poteries, et outres. Tuzigoot (mot apache pour Crooked Water) surplombe la Verde River d’une quarantaine de mètres et étage ses damiers ceinturés de pierre sur les flancs d’une petite colline comme la lave s’écoule du volcan. Les ruines du pueblo occupé il y a sept cents ans environ par les Sinagua sont bien conservées. A l’origine, il y avait soixante-dix-sept chambres au rez-de-chaussée et par endroits deux étages, très peu de portes comme toujours, puisqu’on entrait au moyen d'échelles glissées par une ouverture du toit. Pendant une centaine d’années la population se stabilisa à une cinquantaine de personnes puis doubla vers 1200 lorsque des cultivateurs fuyant la sécheresse s’y installèrent.


Nous enchaînons sur Jerome que Kent tient à nous montrer, de jour cette fois-ci – où nous pique-niquons –, puis grimpons au sommet de Mingus Mountain. Beaux points de vue, mais nous n’en finissons pas de prendre une piste puis l’autre… Nous laissons le 4 x 4 sur le bas-côté et suivons Kent au pas de charge sur une « autoroute forestière ». Alain et moi, lessivés par cet après-midi de voiture, avons hâte de rentrer à la maison. La fin d’après-midi nous paraît vraiment délicieuse, à nous reposer tranquillement dans le patio. Le soir, Kent, qui fait habituellement la cuisine, nous prépare un succulent repas : limonade avec des petits samossas au crabe et wasabi, crème d’épinard et tacos. Puis thon au barbecue parfaitement cuit et moelleux, riz et maïs. Excellent. Le dessert, le préféré de Kent, vient plus tard : icecake bleu turquoise avec une couche de gâteau au chocolat à l’intérieur…
Dimanche 11 mai
A 11 heures nous partons tous les quatre pour Secret Canyon avec notre 4 x 4. Les pistes sont assez difficiles pour y arriver, mais le canyon est magnifique, longé par un chemin de sable rose bordé de manzanitas en fleur. Deux lézards à collier (Crotaphytus collaris) se battent férocement, peut-être à mort, en plein milieu du chemin et s’enfuient à notre approche, toujours accrochés l’un à l’autre, aucun ne voulant lâcher le morceau.

Kent file comme un lapin, presque au pas de course. Le canyon est assez resserré et pas vraiment propice à la photo mais il est splendide.



L'écorce des manzanitas a de belles couleurs violines.


Vie et mort d'une agave...


Au bout de deux heures, nous nous arrêtons pour pique-niquer à l’aplomb d’une falaise, puis comme Sue et Kent s’étaient donné quatre heures maximum pour faire la balade, nous faisons demi-tour. Retour à la voiture vers 16 heures. Le soir nous les invitons dans le restaurant de leur choix, en l’occurrence le Taverne Grill à Cottonwood. Bon repas. Kent, avec un des chats, Kelty, part ensuite directement dans la nuit pour Phoenix où il travaille plusieurs jours par semaine.
Lundi 12 mai
Départ pour Grand Canyon. En passant à Flagstaff nous prenons de l’essence dans un froid de canard qui nous suit jusqu’au Maswick Lodge où nous arrivons vers 14 h 30. De gros nuages de pluie traversent le ciel immense, poussés par un vent glacial, ce qui ne nous décourage pas pour autant. Comme la chambre n’est pas encore prête nous reprenons le 4 x 4 avec tous les bagages à l’intérieur et partons pour Yaki Point d’où part le South Kaibab Trail, mais nous avions oublié qu’on ne peut y accéder qu’en navette ! On hésite à laisser la voiture sur le petit parking proche de la route, sous les arbres, puis on décide que l’endroit est quand même moins sûr que le fin fond de l’Utah, qu’il n’y a pas que des Américains qui visitent le Canyon, et on retourne au départ de la navette devant le Maswick. On en profite pour prendre la chambre, moins bien que la dernière fois au premier étage dans les grands pins. Il est 16 h 45. Retour sur le South Kaibab avec les deux navettes, la bleue et la verte. On est complètement gelés, d’autant qu’on n’a pas pris de polaires. On fait la descente en courant presque, c’est très beau, il commence à pleuvoir. Frigorifiés, on fait demi-tour.


Repas de salades, dans la chambre, achetées à New Frontier à Sedona.
Mardi 13 mai
Réveil à 5 h 30. Je m’extraie de sous les couvertures pour jeter un œil derrière le rideau et voir si le ciel est bleu… Surprise ! tout est recouvert d’une épaisse couche de neige ! C’est magnifique et surprenant ! Noël au mois de mai, on n’en espérait pas tant !

Je fais un tour dehors, prends quelques photos inhabituelles d’agaves sous la neige ou de la voie ferrée dans un décor hivernal,

rentre prendre un thé avec Alain, deux trois biscuits bio apportés de Paris et nous partons sac au dos dans un froid glacial pour le Bright Angel Trail et les Indian Gardens (9, 2 miles aller retour et 3000 pieds de dénivelée, c'est-à-dire en langage clair une quinzaine de kilomètres et 930 mètres). Il est 8 heures. Sue espérait pouvoir nous rejoindre pour cette randonnée mais ce sera pour une autre fois, dommage… On n’a aucune vue pour l’instant, tout est dans les nuages, mais la neige disparaît très vite,




seules restent les flaques d’eau boueuse qui comblent chaque petite dépression derrière les marches de bois. Il est assez difficile de descendre comme ça, en jouant les équilibristes, toujours sur l’extrémité droite ou gauche de chaque marche.

Nous dépassons la première resthouse, faisons une petite pause de cinq minutes à la deuxième, et nous repartons. Au fur et à mesure de la descente, le ciel se dégage, les fleurs se font plus nombreuses et plus variées. Nous retrouvons là les si belles Pricklepoppies du Sud, des asters, des saxiphrages, des agaves utahensis, etc. Les nuages laissent par endroits passer un rayon de soleil, c’est vraiment superbe.

L’oasis d’Indian Gardens étale sa verdure juste au-dessous de nous, le chemin devient plat et nous nous glissons sous les immenses peupliers de Virginie pour pique-niquer auprès de la fontaine. A peine installés, nous avons la visite des écureuils qui n’attendaient que nous pour se mettre à table, mais malheureusement pour eux nous ne sommes pas de ceux qui nourrissent la faune locale…

Une heure et demie plus tard nous remontons à notre rythme, c’est-à-dire celui du montagnard en haute montagne, lent.


Nous sommes régulièrement doublés par des randonneurs qui foncent tête baissée et que l’on retrouve systématiquement un ou deux virages plus haut, affalés sur le bas-côté, alors que nous pouvons monter sans nous arrêter si nous le voulons et en n’éprouvant absolument aucune fatigue. Les dépassements successifs se répéteront ainsi jusqu’au sommet que nous atteignons vers 16 heures. Il y règne toujours un froid glacial mais la neige a maintenant complètement fondu. Très belle journée. Repas correct à la cafétéria.
Mercredi 14 mai
Nous partons pour Bluff en nous arrêtant çà et là sur le rim

et notamment au musée Tusayan pour voir si notre copain le-plus-intelligent-des-oiseaux, le raven (grand corbeau), est toujours au rendez-vous, d’une année sur l’autre... Eh bien oui, il est là, perché sur une branche dans un froid de canard et sous un vilain voile blanchâtre que le vent fort ne parvient pas à dissiper, et penche la tête pour nous regarder... Nous en profitons pour relire les avertissements concernant le puma que l'on connaît par cœur.

La lumière n’est vraiment pas propice à la photo et nous dissuadera de faire le détour de cent kilomètres pour un site isolé que nous avait indiqué Philippe. La route est longue et les paysages quelconques jusqu’à Kayenta, village navajo, sinistre s’il en est…

La suite ici: http://voyageforum.com/..._2e_partie_D2152941/
Voyage "îles de rêve/tranquilles" en Malaisie English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Pour août 2009, mon ami et moi envisageons partir en Malaisie. Pour un voyage qui pourrait s'intituler "opération îles de rêve, pieds en éventail, et snorkeling à gogo" 😄
Au départ, on pensait plutôt faire la côte Est (Perhentian, Redang, Lang Tengah, Tioman...), et rien d'autre.
Puis, quelques lectures (entre autres) à droite à gauche m'ont fait réfléchir : les Perhentian & Co, c'est sûrement paradisiaque (et je compte quoiqu'il arrive y rester environ 5 nuits à la fin de mon séjour) MAIS ça doit être très touristique... trop ? J'ai envie de voir des choses un peu "sauvages"; j'ai lu quelques carnets de voyage sur Bornéo (surtout celui de Yann, "Impressions vagabondes", extra) qui m'ont fait saliver (notamment pour la plongée); mon frère revient de Sulawesi, et le côté Robinso Crusoé m'a fait carrément envie !
Donc : je pensais plutôt partir vers Bornéo (2 semaines), et finir par quelques jours sur Perhentian (1 petite semaine).
Mais voilà, que choisir sur Bornéo ? Je voudrais me concentrer sur les îles (les forets et autres attraits seront pour un prochain voyage).
Les îles du Parc Tunku Abdul Rahman ? (je ne connais pas trop, pas sûre que ce soit folichon) Les îles de la pointe : Layang Layang, Banggi... ? (idem) Les îles de Mabul et et Sipadan ? (à part la plongée, c'est peut être bof... et je crois que le logement y est cher) Les îles de l'archipel de Tun Sakaran ? (ça a l'air beau à pleurer, mais peut être trop "sauvages" ?)
Merci d'avance pour vos retours d'expériences.
Pour août 2009, mon ami et moi envisageons partir en Malaisie. Pour un voyage qui pourrait s'intituler "opération îles de rêve, pieds en éventail, et snorkeling à gogo" 😄
Au départ, on pensait plutôt faire la côte Est (Perhentian, Redang, Lang Tengah, Tioman...), et rien d'autre.
Puis, quelques lectures (entre autres) à droite à gauche m'ont fait réfléchir : les Perhentian & Co, c'est sûrement paradisiaque (et je compte quoiqu'il arrive y rester environ 5 nuits à la fin de mon séjour) MAIS ça doit être très touristique... trop ? J'ai envie de voir des choses un peu "sauvages"; j'ai lu quelques carnets de voyage sur Bornéo (surtout celui de Yann, "Impressions vagabondes", extra) qui m'ont fait saliver (notamment pour la plongée); mon frère revient de Sulawesi, et le côté Robinso Crusoé m'a fait carrément envie !
Donc : je pensais plutôt partir vers Bornéo (2 semaines), et finir par quelques jours sur Perhentian (1 petite semaine).
Mais voilà, que choisir sur Bornéo ? Je voudrais me concentrer sur les îles (les forets et autres attraits seront pour un prochain voyage).
Les îles du Parc Tunku Abdul Rahman ? (je ne connais pas trop, pas sûre que ce soit folichon) Les îles de la pointe : Layang Layang, Banggi... ? (idem) Les îles de Mabul et et Sipadan ? (à part la plongée, c'est peut être bof... et je crois que le logement y est cher) Les îles de l'archipel de Tun Sakaran ? (ça a l'air beau à pleurer, mais peut être trop "sauvages" ?)
Merci d'avance pour vos retours d'expériences.
Circuit sympathique au Vietnam après un voyage en Thaïlande? English translation pending
nous sommes allez en thaillande l'année dernière et nous ouhaitons aller au vietnam cette année.
pourriez vous nous donner des infos sur un circuits sympa. Pour ce faire on vouslaisse notre itinéraire de la thaillande pour vous faire une idée de ce qu'on aime.
AYUTAYA très très bien !!!!! Reserve natu de Kao Sok très très bien !!! Krabi bien les iles moyen bien on aime surtout la culture du nord chang mai etc...
Merci pour les réponse t les circuits sympas
AYUTAYA très très bien !!!!! Reserve natu de Kao Sok très très bien !!! Krabi bien les iles moyen bien on aime surtout la culture du nord chang mai etc...
Merci pour les réponse t les circuits sympas
Etapes à Madagascar (compte rendu de voyage) English translation pending
Bonjour à tous,
Voici un bref compte rendu de notre voyage à Madagascar du 7 au 27 septembre 2008 .Nous l’avions préparé sur la base d’un circuit proposé par Espace Mada, une agence installée à Tana
www.madagascar-circuits.com (attention, une autre agence utilise ce nom et squatte le terrain)
adressez vous à Lydia et/ou Guillaume ; combiné Ouest et Grands Plateaux
Arrivée TANA
Hôtel Saka Manga www.sakamanga.com dans la haute ville, confortable, jardin intérieur, bon accueil et bon restaurant
MIANDRIVAZO
Hôtel Lakana ; des efforts à faire sur la propreté, mais il y a sans doute pire
RIVIERE TSIRIBIHINA
Descente de 3 jours sur un chaland à moteur ; confortable, pont supérieur avec transats pour les filles ; équipage avec cuisinier ; bivouac sur banc de sable en tente igloo ; marrant
BEKOPARA-les Tsingys
Camp Croco ; coup de cœur affectif
Camp de toile au bord de la rivière ; tentes confortables avec lits ;Muriel la responsable fait des miracles avec 3 bouts de ficelles ; son camp a été emporté par une crue en mars et elle réussi avec une cuisine de fortune sous une tente à concocter des menus dont la qualité et la présentation pourraient mettre la honte à certains gougnafiers parisiens qui se prennent pour des génies.De plus elle s’investit énormément pour faire participer les habitants en développant et achetant leurs produits ; AIDEZ LA ALLEZ Y !!!
MORONDAVE
Hôtel Baobab café
Très confortable près de la plage ; piscine, cuisine raffinée, ambiance parfois un peu « expat » mais sans plus
IFATY
Hôtel de la Plage ; au bout de la piste ; bungalows très confortables sur la plage
www.hotelplage-tulear.com ; reposant
ISALO
Motel de l’Isalo ; seule fausse note due à un surbooking du Joyau de l’Isalo
Chambres propres mais d’une tristesse à tomber mais surtout nourriture immonde et chère dans un réfectoire ambiance cantine des années 70 ; si vous êtes obligés de résider ici, allez manger en ville au Zébu grillé, c’est autre chose. Point positif ; Wilfied(parfait sosie malgache de Jacques Legras) assistant du proprio qui nous a fait un one-man show sur ses conditions de travail quand le patron venait de repartir pour Tana ; irresistible ; regret de ne pas avoir eu la vidéo avec moi !!!
PARC DE L’ANDRINGITA
Camp Catta ; installé au fond de la vallée, au pied de falaises abruptes ; le Tsaranoro donne une ambiance King Kong, film d’explorateur( je préfère la version de John Guillermin, le King était un peu plus entreprenant avec Jessica Lange ; dans le dernier on dirait qu’il a appris le code Hayes par cœur, mais revenons à notre sujet..) 4 jolis bungalows avec mezzanine (4 pers) et sanitaires de qualité ; possibilité de camping abrité sous auvent ; la région est assez tourmentée au niveau climat ; accueil sympa et bonne cuisine, ballades, randonnées, treks, escalade, parapente…de quoi faire
www.campcatta.com
Ps ; entrée du parc 5000 ar/pers ; le village qui est avant vient de décider de racketter les visiteurs ; notre chauffeur a négocié 2000 ar mais on ne sait pas quoi !!
AMBROSITA
Soleil de Mada ; celui-là il faut vraiment aller le chercher au bout d’une piste mais cela vaut le coup ; tenu par un couple de Français ; 6 petits » chalets » en bois ; chambre confortable avec douche ; table d’hôte avec cheminée ( un peu frais le soir ; 1600 m d’altitude) face aux rizières ; si vous êtes sympas, le patron vous fera des écrevisses pêchées dans le coin ; très bonne ambiance
RETOUR TANA
Résidence Lapasoa
Vieille maison rénovée dans la haute ville ; grandes chambres avec parquet (si vous êtes 3 ou 4 demandez la 10, c’est la suite familiale) resto animé et ambiance un peu branchée au bar ; on y mange bien, service efficace et soigné( m…. on dirait le Routard) cela semble être l’incontournable du premier rendez vous ; donc on voit de tout ;-))
Quartier agréable et animé
Voilà, en espérant avoir apporté un peu d’aide en cas de besoin
Voilà, en espérant avoir apporté un peu d’aide en cas de besoin
Avenue du Maréchal Rommel, à Berlin English translation pending
Apres avoir lu "Les memoires d'outre tombe" de Chateaubriand, je me suis vu confirmer a quel point il n'y a pas plus mauvais touriste que l'habitant de sa propre ville. C'est incroyable comme les rues, les avenues, les stations de metro, les boulevards de Paris racontent l'aventure napoleonienne. Pour les boulevards, pas de problemes, ils sont bien connus, mais Latour Maubourg ? Avec un nom pareil, j'imaginais un personnage a l'epoque de Louis XV, je n'ai donc jamais eu la curiosite d'y regarder de plus pres. Friant, Molitor, Duroc, et d'autres encore, des pillards, des massacreurs, ont donne leurs noms pour Paris - et la province aussi, bien sur. Une mention speciale pour Massena, un pillard invetere qui a fini par ecoeure Bonaparte lui meme, c'est dire le bonhomme !
Bien entendu, il y a la rue Bonaparte. Vous remarquerez que ce n'est pas la rue Napoleon Bonaparte, ou Napoleon tout simplement. Quoi ? Une simple rue ? Et juste Bonaparte, comme si nous etions genes aux entournures, bien que son corps repose aux Invalides (je n'y suis jamais alle) - Chateaubriand aurait prefere qu'il restat a St Helene (et moi donc !).
Tous les historiens, les thuriferaires du personnage, preferent Bonaparte a Napoleon, on le comprend tres bien, mais sous Bonaparte percait deja le criminel de guerre, indifferent a la vie de ses soldats et de celle des autres, alors que lui, lui qui a ensanglante l'Europe, a eu si peur pour sa vie en se rendant a l'Ile d'Elbe, au point de verser des larmes, de subir, lui qui fut le maitre du monde, des humiliations invraisemblables, pour ne pas perir de la main du peuple de France qu'il laissait si exangue. Ving ans apres sa mort, Chateaubriand s'indignait deja de la fabrication de la legende napoleonienne, du silence sur le massacre de Jaffa et de cet ordre ahurissant d'empoisonner ses soldats qui ne pouvaient etre evacuer, bref, des actes qui, aujourd'hui, le conduirait tout droit a La Haye.
Nous assumons donc notre passe en "honorant" cet aventurier. Alors je me dis que l'Allemagne ne se deshonorerait pas en donnant a ses lieux publiques les noms de ses officiers militaires de la deuxieme guerre mondiale, comme Guderian, Rommel, qui avaient fait preuve d'un sens tactique, strategique, remarquables, qui ne se sont pas enrichis, qui n'ont pas calcule leurs victoires au nombre de morts qu'ils avaient laisse sur le terrain.
J'etais en Allemagne, en 1970, aux frais de l'etat...mais juste un an...plus quatre jours. Si j'y retourne, je ne serais pas choque de passer par la rue Guderian a Cologne, ou l'avenue du marechal Rommel a Berlin.
Mais peut etre existent-elles maintenant ?
Vivre en complète autonomie dans la nature, les bases à connaitre? English translation pending
Bonjour,
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
J'aimerai un peu couper les ponts avec cette société ( bonne ou mauvaise peu importe... ) et vivre ailleurs dans un environnement plus "sauvage" et acquérir une totale indépendance vis à vis de tout ce qui nous permet d'avoir un confort et une sécurité quotidienne tout en acquérant un style de vie qui ne s'apparente pas à PAPILLON à Cayenne dans le film éponyme, ma démarche est un tantinet un peu originale mais elle est pensée et réfléchie.
Donc je m'en réfère à ceux qui ont eu une expérience du genre pour m'éclairer dans cette aventure en sachant que je vais mettre tous les atouts de mon coté pour éviter un échec cuisant.
Mon souhait serait d'aller en Océanie, Exemple Papouasie-nouvelle Guinée, iles Salomon etc, mais je ne connais pas du tout cette région, son biotope, ses ressources, climat, religion, régime politique en place, législation etc, en fait je suis preneur de toutes informations.
Je tente de réunir le maximum de renseignements et de connaissances pour se nourrir, se soigner etc...
Mais il y a, je pense, bien des aspects que j'ai pu oublier, c'est pour cela que je fais appel à vos bienveillantes lumières.
Si mon message se trouve dans une partie non adéquate du forum, n'hésitez pas à le déplacer 🙂
Merci !
Capitale européenne pour un week-end romantique? English translation pending
Bonjour,
Dans quelques mois (en avril), je vais fêter mes 1 an de mariage, et j'aimerais faire la surprise d'un week-end de 3 jours à mon épouse ...
Ma femme étant assez citadine, mon choix se porte sur une capitale européenne ... Plutôt au sud, pour aller chercher le soleil ... Barcelone, Rome, Madrid, ... Je ne sais pas trop choisir ...
Quel serait pour vous le meilleur choix, sachant que 3 jours ça passe vite ...
Merci de vos réponses et indications ...
Dans quelques mois (en avril), je vais fêter mes 1 an de mariage, et j'aimerais faire la surprise d'un week-end de 3 jours à mon épouse ...
Ma femme étant assez citadine, mon choix se porte sur une capitale européenne ... Plutôt au sud, pour aller chercher le soleil ... Barcelone, Rome, Madrid, ... Je ne sais pas trop choisir ...
Quel serait pour vous le meilleur choix, sachant que 3 jours ça passe vite ...
Merci de vos réponses et indications ...
Hôtel Clair de Lune à Ambatoloaka (Nosy Be)? (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Du 18/10/2008 au 27/10 je n'arrive pas à me décider sur un lieu de résidence à Nosy Bé. Nous sommes 2, ma femme et moi, un couple de 60 ans.
Lorsque je lis les avis de clients il y a beaucoup de critiques négatives sur la majorité des hôtels...
Néanmoins j'ai repéré l' hotel clair de lune à Amboloaka... Un prix correct 46 euros + PDJ...
Ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire plus???
Merci
Merci
Kayak en famille au Groenland, août 2008 English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Kayak en famille au Groenland, août 2008
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...
et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)

si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Marion (12 ans) : « -Eh, les grands, vous connaissez la dernière? L'été prochain, on part au Groenland!
- Brrr! » Réagissent en coeur Caroline (15 ans) et Arnaud (13 ans)....
Premier commentaire, mais pas le dernier!
Pourquoi le Groenland?
D'abord pour voir des icebergs, tout simplement!
Mais pourquoi alors ne pas aller au Spitzberg ou en Alaska? A cause des ours pardi! Après une journée de plein air, j'aime dormir sur mes 2 oreilles... Or, dans le sud Groenlandais il n'y en a pas (ou plus...) Et puis le Groenland est habité en permanence depuis qq milliers d'années par des « vrais gens » à la différence du Spitzberg qui accueille plutôt des scientifiques ou des mineurs célibataires. Quant à l'Alaska: plus loin, plus cher, moins propice m'a-t-il semblé à un voyage tranquille en autonomie.
Nous atterrirons donc à Narsarsuaq dans le sud groenlandais : c'est la région desservie par les vols les plus abordables et elle est propice à la randonnée à pied ou en kayak. Il y a plusieurs petits villages assez mignons pas trop éloignés les uns des autres. Et surtout il y a des icebergs du fait de la présence de plusieurs glaciers assez productifs.
En rose les 3 aéroports internationaux au Groenland
Restait à choisir le mode de déplacement : le kayak permettrait de transporter facilement tout le matériel de bivouac et la nourriture pour plusieurs jours d'autonomie. Certes notre expérience en kayak était plutôt limitée mais nous naviguons depuis « toujours » à la voile ou en canoë.
Mon père, 70 ans, avait « frôlé » le Groenland lors de sa traversée de l'Atlantique nord il y a une dizaine d'années : la présence des growlers étant incompatible avec une navigation en solitaire, il avait du infléchir sa route vers le sud et en gardait un vif sentiment de frustration. Je lui proposai donc de nous accompagner pour faire le « 6ème homme » : nous formerions ainsi 3 équipages dans 3 kayaks doubles : 1 adulte et 1 enfant par bateau. Je réservai donc les bateaux chez Blue Ice Explorer, géré par Jacky Simoud un français.
C'était parti pour plusieurs mois de (délicieuse) préparation sur le net, au cours de laquelle j'eus la chance de découvrir le récit des aventures de Patrick et de son épouse : http://kayakexotique.canalblog.com/...groenland/index.html Merci Patrick pour l'aide précieuse que tu m'as apportée dans la préparation du voyage! Je m'aidai aussi de Google Earth, absolument indispensable, et de guides papiers : Greenland and the Artic chez Lonely Planet et le Guide Groenland de GNGL.
Enfin, un grand merci à Gilles, le mari de Grisemote, qui nous a régulièrement renseignés sur la météo grâce au téléphone satellite que nous avions loué: merci Gilles pour ta constance même si je dois t'avouer que la météo locale n'était pas toujours fidèle aux prévisions!
12 août Le grand jour arriva enfin et après avoir aperçu les Féroés
puis l'Islande

nous survolons le Groenland sud


et c'est sous un soleil radieux que notre avion en provenance de Copenhague

atterrit le 12 août dans la matinée sur l'aéroport de Narsarsuaq, ancienne base militaire américaine très moche. On attend impatiemment les bagages...

Nous espérons bien quitter cet endroit au plus vite! Jacky Simoud, nous annonce qu'un de ses bateaux part le jour même pour Narsaq, 50 km plus au SO. Super! Il est possible de partir directement de Narsarsuaq en kayak mais cela impose de se « farcir » les 50 km de fjord souvent « animés » de vents puissants (qui bien sûr vient toujours de face) : n'étant pas des athlètes et ne disposant que de 2 semaines sur place, nous avions choisi de nous offrir ce petit luxe d'un transfert en bateau rapide jusque vers les fjords de l'ouest. Le retour sur Narsarsuaq sera de la même façon écourté entre Narsaq et Itelleq.
Voici la carte du parcours effectué

Nous chargeons les kayaks sur le petit bateau rapide
et frôlons très vite nos premiers icebergs.

2h plus tard, nous débarquons avec armes et bagages à Narsaq...

'Y a plus qu'à.... Heureusement la pompe à essence de Narsaq fonctionne avec des pièces (elle était fermée à Narsarsuaq avant que nous n'embarquions) : ce soir nous pourrons manger chaud! Comme nous partons pour 10 jours en autonomie totale, nous remplissons nos 2 bidons de 5 l (ce qui s'avérera être beaucoup trop, la moitié aurait suffit...)
Il est déjà 17h30, heure locale (soit 21h30 pour nous) et nous préférons bivouaquer directement sur le port!
L'endroit s'avère finalement potable avec vue sur les icebergs

quand un élément perturbateur vient à quai, à 50 m, laissant ronronner son moteur toute la nuit! On a l'impression de dormir dans la salle des machines... Notre trip au coeur du Groenland sauvage n'a pas encore vraiment commencé!
13 août (4, 5 miles, 1 mile marin= 1856 m)) 3 heures nous sont nécessaires avant de pouvoir donner notre premier coup de pagaie! Pas facile de caser les 50 kg de bouffe nécessaires à 10 j d'autonomie pour 6 personnes.
Nous sommes tout de suite rassurés par la stabilité de nos kayaks:
1 Prijon excursion, très « moderne » mais de faible capacité de chargement, très manœuvrant. - 2 Yoo a Kim, grands kayaks d'origine suédoise, un peu vieillots, mais très agréables -ils sont en fibre, dotés d'une petite quille et avancent très bien (bien plus facilement que le Prijon construit en polyéthylène). Ce sont de vrais gouffres dans lesquels nous trouvons à caser tout notre matos.

Nous traversons le Narsaq Sund vers le NO, entourés d'icebergs avec une brume de + en + évanescente.
Régulièrement notre pagayage est suspendu par l'observation attentive mêlée de crainte des icebergs qui éclatent : coup de fusil, feu d'artifice, craquement sec, pétarade... L'effet produit n'est pas proportionnel à l'intensité du bruit. Écroulement de quelques m3 de glace, éclatement d'un petit bourguignon, bascule lente mais inexorable et imprévisible d'un iceberg dont l'inertie entraîne un balancement fugace. Mon fantasme de grimper sur un iceberg s'évanouit illico!

Quelle ambiance! Le GPS nous permet de localiser l'entrée de Stephensen's Haven, notre premier vrai bivouac. Nous déchargeons les bateaux....
Nous ne sommes pas encore très organisés! L'été est très sec et tous les petits ruisseaux sont à sec.
Nous nous contenterons donc parfois de l'eau des mares, additionnée d'Aquatabs. Nous partons l'après-midi pour une belle balade vers des lacs repérés sur la carte.

Le terrain est très sec et c'est un plaisir de marcher au milieu des fleurs.

Je me félicite de ne pas avoir choisi l'option « bottes en caoutchouc » souvent recommandée pour randonner au Groenland! Fred aide les enfants à monter la canne à pêche (on est tous des ignares intégraux en la matière)

et après une première prise décevante, la 2ème ne l'est pas moins!

Quel peut-être cet affreux poisson? Nous avons l'agréable surprise de trouver plein de bois mort et nous terminons la journée autour d'un bon feu.

Cette nuit mon père se lèvera courageusement vers 2h, espérant voir une aurore boréale et bingo : il y en a une, pas très contrastée malheureusement et qui ne rend pas grand chose en photo. Nous n'en verrons pas d'autres, soit par manque de courage pour nous lever soit que la lune était trop présente, soit que le ciel était nuageux. Nuit paisible rythmée par les craquements des icebergs.
14/08 (6 miles) Le soleil se lève dans un ciel parfaitement pur!

Qu'il est agréable de se lever dans une tente réchauffée par ses rayons : nous essayerons d'ailleurs chaque fois que possible de choisir pour bivouac des endroits bien exposés.

Nous traversons le Bredefjord en direction du nord et approchons de la Qornoq Pass, encombrée d'icebergs.

Nous trouvons un bel endroit de bivouac juste au sud de l'île de Qeqertarssuaq, près d'un îlot. Pas de ruisseau, pas de grande mare, aussi fabriquons nous notre eau douce à partir des glaçons déposés sur le rivage.
C'est assez... sportif mais l'eau est délicieuse. Nous en mettons à fondre au soleil dans tous les récipients disponibles. Mieux vaut ne pas être trop affamé pour faire des pâtes à partir de glaçons! En attendant on se goinfre de blueberries.

Le soleil tape dur et je n'ai pas prévu d'ombrelle... Alors les filles improvisent!

Very fashion, isn't? Notre collecte de bois nous permet de découvrir quelques « arbres » profitant du moindre accident de terrain pour s'épanouir.

Au Groenland, tout est grand (sauf les arbres...)
Cherchez Arnaud sur la photo...et il est très difficile d'apprécier les échelles et les distances.

Fin de journée autour du feu, bien agréable car plus il fait beau, plus les nuits sont fraîches!

Expérience....

On retrouve ensuite l'intérieur de la tente avec plaisir : elle est très agréable (Helsport Svalbard basecamp 6).

Spacieuse (à 5, prévue pour 6. Mon père a sa propre tente) Chaleureuse et lumineuse, elle donne bonne mine (très important au réveil...) grâce à ses couleurs vives qui donnent l'impression qu'il fait toujours beau Très solide (on le constatera plus tard) Très étanche (une gourde mal fermée y formera une belle flaque...) Un peu longue à monter (environ 5 à 10 mn à 4) Légère pour son volume : 6, 2 kg Mais pas donnée : environ 1000 euro! (investissement qu'on ne regrettera pas par la suite!)
15 août (11 miles) Toujours du beau temps, quelle chance! Cependant le vent se lève et c'est bien fatigués que nous arrivons à notre nouveau bivouac.

Chance, il y a un petit ruisseau, idéal pour figer un bon flan au chocolat.

Oui, je sais, ce n'est pas indispensable diététiquement parlant mais il faut savoir soigner le moral des troupes! Il n'y a pas que les pâtes dans la vie d'un randonneur!
Voici un aperçu de notre avitaillement : lait en poudre pour faire 30 litres de lait 2, 4 kg de chocolat 1, 5 kg de pâtes d'amande 2 kg d'amandes séchées et noix de cajou 72 barres de céréales 2 cakes aux fruits 3 quatre-quarts 3 kg de pâtes (quand même) 2 kg de riz 6 sachets de 4 assiettes de purée 40 sachets de nouilles chinoises 12 soupes en sachets 6 flans au chocolat 4, 5 kg de muesli 1 kg d'ovomaltine tisanes+ sucrettes curry, épices, huile, sel, poivre 6 saucissons secs 1, 5 kg d'emmental 1, 5 kg de comté 6X6 tranches de jambon sec 200 g de lard maigre sous blister
Nous commençons à prendre notre rythme : kayak le matin puis déjeuner et installation du camp et rando l'après-midi (quand le terrain s'y prête car souvent des falaises escarpées empêchent rapidement toute progression) ou à défaut, sieste, lecture, pêche...
En approchant en kayak, il nous a semblé voir un itinéraire possible pour approcher la calotte. Il nous faut d'abord suivre une étrange ligne noire

qui court le long de la côte sur des kilomètres (on la retrouvera d'ailleurs le lendemain dans le fjord suivant) La vue est superbe.

Au fil de la montée se découvrent

à G le fjord de Manitsup tunua par lequel nous sommes arrivés (avec l'île de Qagssit, habitée par un aigle si gros que je l'avais d'abord pris pour un cairn. Qui pourrait bien avoir eu l'idée de bâtir un cairn dans un endroit pareil?!) et à D le fjord de Quvnerssuaq que nous descendrons demain.

Malgré une ascension proche de l'escalade, nous devons renoncer, la calotte glaciaire reste inaccessible de ce côté. Nous reprenons le chemin du camp, pas trop déçus car la rando était superbe.

Le vent forcit encore....

16/08 (1, 5 miles) Le vent a soufflé fort toute la nuit et a encore de beaux restes ce matin. Heureusement l'étape prévue aujourd'hui est très courte, vent arrière et abritée.

L'étude attentive de Google Earth et de la carte nous laisse penser qu'un accès assez facile à une vue sur l'inlandsis doit être possible en partant du fond d'une petite baie située 1 mile à l'ouest de notre bivouac d'hier. Celle-ci est fermée par un goulet assez court pour pouvoir être franchi contre vent et courant (eh oui, mystérieusement le vent a tourné pour être de face...)

Nous découvrons au fond de la crique un groupe de kayakistes en train de plier le camp. Leur guide, espagnol, francophone très sympa nous confirme la possibilité d'accéder à la calotte. C'est fou la quantité d'espagnols au Groenland! Le guide rencontré nous explique que sa compagnie est basée à Qassiarsuq et qu'ils ont par ci par là des sites de campement ravitaillés par bateaux à moteur. Leurs clients ne pagaient donc qu'avec leurs affaires de la journée et toute l'intendance est assurée par ailleurs.
En bon garçon de la campagne, Fred, sitôt posé le pied à terre, s'exclame : « Des petits pois! »
Il y en a à profusion et tout le monde s'y met.
Au menu ce midi, purée/petits pois: un délice inattendu! C'est ainsi que nous baptiserons l'endroit « la baie aux petits pois »...

Détail important : il y a un ruisseau ici aussi. Repus, nous commençons par remonter une étroite gorge jusqu'à un plateau.

Ici, il faut tourner à droite jusqu'à surplomber ce lac
que l'on contourne par la droite jusqu'à un 2ème lac

qu'on laisse à droite et enfin en 1h30 environ on arrive en vue de l'inlandsis.

Nous avalons qq sucreries à l'abri du vent.

Ça décoiffe! Si nous voulons aller demain dans le fjord en contrebas (juste dans l'axe du soleil se trouve l'endroit où nous aimerions aller)

il va falloir que le temps change car la mer est balayée par des vents puissants issus de la calotte et il serait illusoire de remonter les 5 miles du fjord contre eux.
Nous sommes cependant confiants car nous commençons à comprendre la météo du Groenland : rien ne sert de réfléchir, ou de vouloir anticiper. Le temps change à une vitesse surprenante. Le baromètre n'a un intérêt que décoratif. Il faut s'adapter au jour le jour et même à l'heure, l'heure. Il ne doit pas faire bon se balader ici en hiver.

Nous regagnons tranquillement notre camp.

17/08 (11 miles) Après 5 jours de grand beau temps, voici la pluie. Il fallait bien que ça arrive et on se félicite d'avoir eu un temps clément pour « se mettre en route ». Maintenant, on est « rodé » et finalement une fois équipé pour le kayak, on est « étanche » Nous sommes vêtus d'une combinaison sèche, pourvue de manchons latex aux chevilles, poignets et au cou. Aux pieds nous portons des chaussons néoprène. Aux mains soit des mitaines, soit des gants néoprène. Sur la tête, bonnet+/- capuche ou suroît. L'appareil photo lui est moins bien protégé et je ne le sors que très peu : 3 photos ce jour-là! Nous descendons le fjord avec le courant et un poil de vent dans le dos puis après avoir contourné la pointe de Niuta, prenons un virage « en aiguille » pour embouquer le fjord suivant : Qaleragdlit ima.
Le temps est très couvert et à mesure que nous approchons des glaciers, nos regards interrogatifs se croisent : il fait moche certes mais le temps n'est pas à l'orage! Et pourtant, ce sont bien des roulements de tonnerre que l'on perçoit à intervalles réguliers. On a l'impression qu'ils résonnent dans nos cages thoraciques tellement ils sont sourds et puissants!
Rapidement nous comprenons que c'est la progression du glacier et la friction des millions de tonnes de glace sur le granit qui produit ce bruit incroyable... D'ailleurs il suffit d'observer les striures rayant le granit dans les vallées glaciaires pour percevoir l'intensité des forces qui s'exercent.
11 miles au compteur pour cette journée (1mile nautique= 1856 m), on arrive bien crevé sous une pluie battante au camp « des glaciers »

Heureusement il n'y a pas de vent et nous pouvons monter le tarp qui fait office de dressing, vestibule, cuisine, etc...

Faire à manger par ce temps-là n'est vraiment pas une sinécure, d'autant que la proximité des glaciers refroidit considérablement l'atmosphère! Hein, Fred! Eh oui, j'ai la chance d'avoir un mari qui fait la cuisine et ce dans toutes les circonstances! Il met un point d'honneur à faire un vrai repas même dans les conditions les plus acrobatiques... Dire qu'un peu plus haut il y a un campement fixe (espagnol toujours) avec tente-mess chauffée ... Mais l'aventure c'est l'aventure, hein! Les gens débarqués ici en bateau à moteur nous regardent un peu comme des bêtes curieuses...
On s'endort bien au chaud, avec le bruit de la pluie et du glacier, j'adore!
18/08 (11 miles) Il a plu toute la nuit et ça continue ce matin. Départ...


On profite de la marée descendante pour redescendre le fjord: les miles défilent vite et arrivés à la pointe de Nuk on décide de traverser le Bredefjord vers le goulet de Sarfap Nua
qui doit nous mener dans une baie intérieure au fond de laquelle un portage de 400 m doit nous permettre d'aller de l'autre côté de l'île de Tugtutoq.
Galère, galère... Je fais équipe depuis le début avec Marion et notre équipage a bien du mal à faire face au court clapot levé par un vent de face. La traversée nous semble interminable, d'autant plus que l'entrée du goulet n'est pas facile à repérer, même avec le GPS. Finalement nous sommes encore allées trop vite puisque l'étroitesse du goulet combinée à sa longueur le transforme en une véritable rivière dont le sens ne s'inversera que dans 1h30.
Le courant est impressionnant, sans doute au moins 8 ou 10 noeuds! Pour nous tenir chaud nous allons en amont reconnaître à pied la petite mer intérieure fermée par ce détroit. Avec du soleil, ça doit être magique. Nous nous gavons de blueberries, toujours aussi abondantes et faisons provision de moules.

En 5 mn le courant s'inverse et nous sommes catapultés à l'intérieur de la baie, ouf! Nous pagayons encore 1 mile jusqu'au début du portage. 11 miles encore au compteur, ça suffit pour aujourd'hui!

Nous décidons de rééquilibrer les équipes : Caroline avec Papi, Fred avec Marion et Arnaud avec moi.
19/08 (4 miles) Il pleut moins fort (soyons positifs...) En 1 heure le portage est bouclé: il faut dire que les 400 m sont ponctués de 2 petits lacs bien pratiques. Arrivés de l'autre côté, nous croisons un groupe de 12... espagnols accompagnés de leur guide.

Quelle circulation! Petite journée au programme, on se contente de sortir de la baie et on se trouve un beau bivouac avec ruisseau et bois flotté (la vraie mer ouverte est en vue directe), le grand luxe.

Pas de pluie l'après-midi : du coup on a l'impression qu'il fait beau. Lessive...

Pêche miraculeuse : 6 poissons coup sur coup, sans doute des lieux jaunes. C'est pas le tout de les attraper, après il faut les assommer...

C'est résistant ces bestioles. Fred améliore sa technique au fil des prises. Beurk!!! général quand un oeil se retrouve suspendu par son nerf optique... Mais l'appétit est là, on ne va pas s'arrêter à ce genre de détail. D'autant plus que le cuistot nous « rationne ». Il gère la cambuse avec rigueur car il nous reste encore 3 jours avant de pouvoir faire des courses à Narsaq. Ceux qui ont des ado comprendront la difficulté de l'entreprise!
Le cuistot a recruté des marmitons et tout le monde s'y met, même Arnaud (c'est dire...)
si élégant avec ses gants bleus et MES ciseaux à ongles!

20/08 (5 miles) Il fait beau, vraiment, avec du soleil et tout et tout!

En 1h30, nous sommes sur l'eau, requinqués par notre journée tranquille d'hier et surtout par une météo plus complice. Nous poursuivons tranquillement notre route vers Narsaq. Une certaine routine s'installe, ressentie un peu par certains comme de la monotonie. Heureusement, arrivés au bivouac, il y a la pêche (tjs aussi fructueuse), les moules et ... encore des petits pois! Ce soir notre repas sera entièrement basé sur le produit de notre cueillette ou pêche.
Pour changer un peu (ben oui, on n'attrape invariablement que ce que nous appelons-peut-être à tort-des lieux jaunes) Fred fait les poissons en papillote.
Ici aussi on trouve du bois flotté. Finalement on a fait des feux pratiquement tous les soirs, quand la météo le permettait. Grâce à la pluie de ces derniers jours, tous les petits ruisseaux sont requinqués, on trouve de l'eau courante facilement.

Belle lumière de fin de journée.

La suite dans une 2ème partie: https://voyageforum.com/v.f?post=1976769;#1976769
Grand voyage en Afghanistan... English translation pending
🙁 ... Et sans billet de retour,
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
pour 10 français.
RIP et sincères condoléances aux familles.
( Qui pourrait me situer sur une carte, la vallée de L'UZBIN ? district de Surobi. Par avance merci )
TK
Thaïlande en famille: compte rendu English translation pending
Compte-rendu de notre périple thaïlandais. La famille Blanc : Laurent et Dominique (1966), Mathieu (1991), Lauriane et Natacha (1993), rejoint par Jérôme (1978), frère de Laurent.
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pour les infos utiles, tous les prix mentionnés ci-dessous s’entendent par personne, sauf les hébergements pour lesquels ce sont les prix par chambre.
Mercredi 2 juillet
Départ pour l’aéroport vers 1020h., le vol de la Royal Jordanian pour Amman, puis Bangkok, étant prévu pour 1230h. Les vacances commencent bien puisque Mathieu oublie son pull à la maison … En arrivant dans le hall des départs, on constate sur le tableau que le vol décolle à 1140h., soit une heure plus tôt que l’horaire qui nous avait été communiqué sur le e-ticket. On embarque donc rapidement, après avoir enregistré nos sacs à dos qui pèsent de 7 à 9 kg, dans un A320 de la RJ pour notre premier vol. Ecrans sur chaque siège, avion neuf, bonne surprise. Une fois à Amman, nous hésitons à payer un visa jordanien et pour sortir direction Madaba, à une vingtaine de km, petite ville que nous avions visitée lors de notre périple en Jordanie en octobre 2007. Notre prochain vol a 3 heures de retard et du coup, notre transit est de 7 heures. Mais aller à Madaba en soirée coûte finalement assez cher et le retour à l’aéroport est relativement aléatoire car il faudra trouver un taxi en toute fin de soirée. On attend donc en zone transit et le temps passe long dans cet aéroport.
Jeudi 3 juillet
En milieu de nuit, on embarque finalement dans un A310 de la RJ. Cette fois-ci, pas d’écran personnel devant le siège et l’avion est plein comme un oeuf. 9 heures de vol, avec des intermèdes de 20-30 minutes de sommeil. Quelques turbulences plus tard, nous posons à Bangkok. Nous passons facilement le contrôle de l’immigration et, miracle, tous nos sacs sont sur le tapis. Vu que nous sommes 5, il va être difficile de ne prendre qu’un seul taxi, mais nous ne voulons pas nous séparer. Nous partons vers les bus publics, mais le 556, que nous avons attendu longtemps n’est jamais venu. La ligne est-elle toujours valable ? Alors qu’on se dirigeait vers l’arrêt du AE2 qui descend vers Khao San, on trouve un taxi qui nous embarque tous pour 600 baths, autoroute comprise. Nous savons que ce n’est pas la règle, mais bon, nous sommes fatigués et à, 5, nous ne risquons rien. Après moins d’une heure de route et quelques embouteillages, nous voilà vers Soi Rambuttri où se trouve la Lamphu House, où nous avions réservé nos premières nuits en Thaïlande. Il est 1830h. et la réceptionniste nous « engueule » en nous disant que les chambres (590 bath la double et 770 la triple) ne sont garanties que jusqu’à 18h00 ! Mais heureusement, ils nous ont gardé nos réservations. Après une bonne douche, nous ressortons et partons direction Khao San qui n’est qu’à une centaine de mètres. Etalages de vêtements de tous styles, de nourriture, de fruits, nous voilà plongés dans la frénésie de cette ville. On commence d’emblée par ingurgiter des jus de fruits frais composés devant nous, avant de déguster nos premières nouilles thaï du mois. Je me rends ensuite dans un 7-Eleven, où j’achète une carte Sim que je vais insérer dans le portable que j’ai pris depuis la Suisse. Pour 99 bath, j’ai un numéro thaï et je rajoute 500 bath de crédit de communication. Cela me durera le mois entier et j’appellerai plusieurs fois l’Europe, vu le faible coût. Et surtout je suis atteignable au cas où, de même que je vais pouvoir appeler les GH au fur et à mesure du voyage. Retour à la GH pour une première nuit asiatique bien méritée. Les lits sont bons et propres, la chambre climatisée, l’endroit est calme, loin du bruit de la rue.
Vendredi 4 juillet
Le décalage se fait sentir, réveil en pleine nuit, impossible de se rendormir. Notre horloge biologique aura besoin de quelques jours pour se mettre à l’heure thaï. Du coup, on se lève tôt pour partir à la découverte de Bangkok. Première étape, on donne du linge sale à laver, dans une échoppe dans la rue à une centaine de mètres de la GH. Dans toute la Thaïlande, on trouve partout des « laundry » qui pour 30-40 bath le kilo vous lave votre linge. Cela permet de voyager léger. Puis, ce sera le petit-déjeuner, dans la rue. Pour 30 bath, une bonne assiette de muesli, de fruits frais (banane, mangue, melon), le tout arrosé de yaourt nature et de miel. De quoi tenir la matinée ! La rivière Chao Phraya n’étant qu’à 5 minutes à pied, nous nous dirigeons vers le débarcadère pour prendre un bateau. Le système est simple : les bateaux ont un drapeau de couleur sur leur toit. En fonction de cette couleur, ils desservent tel ou tel arrêt sur la rivière. Le ticket peut se prendre dans le bateau ou sur le quai auprès d’une préposée, c’est très simple et les thaïs empruntent ce moyen de transport. Pour 17 bath, nous partons direction le Palais Royal et le temple de Wat Po avec son Buddha couché. Splendides visites, couleurs fantastiques, architecture magnifique. Puis départ à pied et en tuk-tuk vers Chinatown. Les chauffeurs de tuk-tuk essaieront inlassablement de nous emmener dans des échoppes à touristes. Si les clients y restent plus de 20 minutes ou qu’ils y achètent quelque chose, ils toucheront ainsi une commission, la plupart du temps en bons d’essence. Il suffit d’être ferme et surtout d’annoncer la couleur avant de monter dans le tuk-tuk pour éviter cette manœuvre. Chinatown est une ville dans la ville. Il y a foule sur les trottoirs et dans les ruelles, mais personne ne se touche en se croisant. Les gens nous ignorent, personne ne se regarde. Les odeurs sont là aussi, nous voyons des échoppes de nourriture qui ne nous attirent pas forcément … mais le dépaysement est garanti. Nous reprenons le bateau pour un autre temple, le Wat Arun, tout aussi beau, mais d’un autre style. Redépart pour la gare de Thonburi d’où nous partirons demain direction Kanchanaburi. On vérifie les horaires et vu que nous sommes là, nous achetons déjà nos billets (100 bath pour aller jusqu’à NamTok, 4 ½ h. de trajet). Nous aurions pu choisir l’option d’aller à Kancha avec un van (120 bath avec un départ devant l’hôtel Royal), mais nous voulons essayer le train 3ème classe. Retour ensuite à la GH, récupération de notre linge, propre et plié. Le ciel est noir, le vent souffle fort, l’orage menace, mais finalement, il ne pleuvra pas. La journée a été intense, Bangkok et sa circulation démentielle, sa pollution, ses bruits et ses odeurs. Afin de se relaxer, nous allons nous faire masser les pieds (160 bath pour une heure), cela fait tellement du bien. On mangera dans la rue, pour moins de 50 baths, avant de rentrer faire nos sacs. Le lever est programmé tôt demain matin.
Samedi 5 juillet
Lever à 0600h. En tapant à la porte des gosses, je réveille aussi deux autres chambres. Apparemment nos ados avaient besoin de récupérer, le réveil est rude ! Départ de la GH et petit-déj’ dans la rue, Cornflakes, fruits frais arrosés de yaourt et de miel. On arrive pour prendre le bateau, la gare de Thonburi se trouvant de l’autre côté de la Chao Phraya. C’est samedi, pas de bateau ! Cela nous apprendra à bien vérifier. Les lignes sur la rivière ne fonctionnent pas aujourd’hui. Il y a là un bateau taxi qui nous propose de nous faire traverser, mais au prix fort. Pas vraiment le temps de trouver deux taxis, bref on négocie un peu et finalement on embarque en payant 100 bath par personne au lieu des 17 normalement. Mais c’était cela ou rater notre train. La conductrice du bateau-taxi l’avait bien compris… la gare étant encore à quelques centaines de mètres du débarcadère, on prend encore un sangthaew (taxi pick-up) pour faire ce trajet avec nos sacs. La gare est animée, c’est samedi et pas mal de gens partent depuis là. Le départ du train est différé, nous verrons aussi plus tard que les trains en Thaïlande sont rarement à l’heure. Le train se remplit à moitié d’autochtones et à moitié de touristes, la 3ème classe est peu confortable, avec des bancs durs, des ventilateurs branlants au plafond. Des gens vendent constamment de la nourriture dans le train, entre deux arrêts ou tout au long du parcours. Le train sort de Bangkok en traversant des banlieues et en faisant de fréquents arrêts. Les paysages ne sont pas intéressants jusqu’à Kancha. On a même dû effectuer un freinage d’urgence, étant à un fil de percuter une vache qui dormait sur les voies. Le van aurait été plus pratique et rapide. Par contre, depuis Kanchanaburi, les paysages deviennent splendides. Le train passe d’abord sur le fameux pont sur la rivière Kwai, avant de la longer jusqu’à NamTok. Il faut alors avoir une place sur la gauche du train pour profiter du spectacle magnifique. Une fois arrivés à NamTok, nous sommes accueillis par le fils de François, 8 ans, chez qui nous allons pour une excursion à dos d’éléphants (le Ganesha Park). Nous mangeons rapidement dans un des restos près de la gare (300 bath à 5), puis nous prenons un sangthaew pour rejoindre le camp qui se trouve encore à 40 km, sur la route de Sangkhlaburi. On aurait pu prendre aussi le bus et descendre à Daewadong, mais c’était moins pratique. Dès notre arrivée, François nous attend et les éléphants, au nombre de 3, nous rejoignent 15 minutes plus tard. 2 ont un siège et 1 en est dépourvu. Je monte à cru sur ce dernier et départ direction le bord de la rivière, 1-2 km plus loin. Le paysage est fantastique, les éléphants s’arrêtent fréquemment pour manger des branches ou des buissons. On arrive même à cueillir depuis le dos de l’animal des ramboutans qui poussent ici sur le bord des routes. Le temps de prendre le rythme de l’animal, on arrive vers la rivière. Pendant que l’on se change (un pantalon est conseillé, le poil de l’éléphant est dru et irrite facilement la peau), les chaises sont retirées et voilà qu’on monte tous sur les bêtes à cru. Dominique n’étant pas particulièrement à l’aise dans l’eau, elle se porte volontaire pour les photos depuis la berge. Mathieu et moi sommes donc chacun sur un animal avec un mahout, alors que les filles vont toutes les deux sur la même bête. Direction la rivière pour un moment magique, le bain avec les éléphants. L’eau est chaude et propre, les éléphants plongent entièrement dans l’eau. Nous avons de l’eau jusqu’au ventre, on joue dans l’eau depuis leur dos. Après des dizaines de minutes de plaisir, retour à la berge et au raft (bungalow-radeau sur la rivière où l’on va passer la nuit). Là, ce sera la séquence « bain dans la rivière ». Le raft a une terrasse qui donne directement sur la rivière et le courant. Depuis les pontons, on saute dans l’eau, on se laisse prendre dans le courant et on récupère une corde quelques centaines de mètres plus loin pour revenir sur la terrasse. Le temps s’est couvert, une pluie fine et légère tombe, mais les enfants s’en donnent à cœur joie. Il y a là les enfants de François, de même que celui qu’il appelle son fils adoptif qui vient de la Birmanie voisine et qui l’aide dans son projet de camp aux éléphants. Pas de touriste ici, juste la nature et la rivière, un endroit magnifique, loin de l’agitation frénétique de Bangkok. Après une bonne douche, nous prendrons un énorme et excellent repas dans un resto-radeau sur l’autre rive, François n’ayant pour l’instant pas encore ouvert son propre resto. La nuit sur l’eau sera calme et reposante.
Dimanche 6 juillet
Réveil et petit-déj’ sur le ponton/terrasse, au-dessus de la rivière. Le niveau de l’eau, régulé par un barrage un peu plus haut, est monté de 2 mètres ! On repart pour une balade avec les éléphants, toujours à cru. On monte cette fois dans le village de Daewadong (phonétique, désolé) pour les attendre. C’est dimanche et nous croisons un mariage. Le convoi est ouvert par un pick-up sur lequel se trouve un mini-orchestre (trompettes, saxo, tambour) qui joue une musique de carnaval. Puis le marié, tout en blanc, cheveux rasés et sous un parasol blanc. Et ensuite, les invités tous dans des pick-up, direction le temple. Les gens nous sourient et nous font des signes de la main auxquels nous répondons évidemment. Les éléphants partent pour le bain dans la rivière avec leur mahout et nous assistons à leur toilette depuis la berge. Ils leur frottent la peau avec une grosse brosse, visiblement les bêtes apprécient cette séance de grattage ou de chatouillis. Puis, nous montons visiter le temple du village où on retrouve … le mariage. Le cortège doit faire trois fois le tour du temple à pied, avec la musique et le marié qui est porté sur une chaise, toujours sous son parasol blanc. Les gens dansent au son de la musique, nous demandons de pouvoir prendre des photos. Pas de problème, d’ailleurs eux-aussi demandent à nous prendre en photo ! Nous voyons des femmes avec des petites bouteilles d’alcool (du Mékong sans doute, le whisky thaï), la fête va être arrosée. Des gens viennent alors nous chercher pour que l’on intègre le cortège et que l’on danse avec eux. Dominique et moi y allons, les enfants, plus timides, restant sur le bord du temple. Si nous n’avions pas eu la balade avec les éléphants, sans doute que nous aurions pu participer à la fête. Chaque famille avait des offrandes à faire au marié. Bizarrement, nous n’avons jamais vu la mariée ! La cabane qui devait nous servir pour monter sur l’animal est occupée par le mariage, donc nous devons monter sur le toit d’un 4x4 pour aborder l’animal, et encore, il est trop haut. Après cette péripétie de départ, nous voilà partis pour un tour en forêt. Les mahouts se sont couverts de la tête au pied, il va y avoir des moustiques, mais nous nous sommes bien aspergés de produit anti-volatile efficace, acheté en pharmacie à Bangkok. Une heure de balade dans cette forêt tropicale, jungle dense, avec les montagnes en toile de fond. Splendide et rien à voir avec les camps d’éléphants pour touristes que nous avions vus sur le net. Une fois de retour au camp, nous prenons congé de nos hôtes. Les sacs faits, nous repartons en … canoë, le long de la rivière Kwai. Nos sacs sont confiés à un accompagnant qui a un véhicule et un guide va nous accompagner pour 4 heures de descente sur la rivière. On démarre au soleil (ce qui va brûler nos chevilles et nos bras), mais le temps passe rapidement aux averses. Le paysage est tropical, la nature est dense, avec une végétation extraordinaire. Une légère brume monte de la rivière, et malgré la pluie, la température ne bouge pas. Il fait chaud. La pluie fine tombant si intensément parfois, la visibilité se réduit, ce qui ajoute un charme supplémentaire à la descente. Il n’y a pas beaucoup de courant, on doit pagayer sans toutefois que cela ne soit trop fatiguant. On longe pas mal d’hôtels-radeaux, de villages le long de la rivière. On croise aussi des pêcheurs ou des long-tails boat qui remontent la rivière. Mais cela reste très sauvage. Au bout de 4 heures, on arrive à destination et on charge les canoës sur un pick-up. On récupère nos sacs et nous sommes déposés à un arrêt de bus sur le bord de la route pour retourner à Kanchanaburi. Nous sommes encore trempés de la pluie. Un bus arrive, nous lui faisons signe et il s’arrête, mais juste le temps de charger les sacs et de monter dans le véhicule. Faut pas traîner. On reste à l’arrière, là où il y a plus de place pour les jambes et où les sacs sont déposés. Le trajet nous coûtera 55 baths, bien moins que le taxi de l’aller (160 bath). Au fur et à mesure des arrêts, le bus se remplit et au final, nous serons bien une centaine là-dedans pour 60 places assises …Une fois à la gare routière, on appelle la Blue Star GH qui nous dépêche un taxi pour nous chercher. On prend possession de nos bungalows (500 bath) et on envoie nos ados à un cybercafé (20 bath de l’heure), pendant qu’on va se faire masser. Le repas de soir se fera au marché de nuit, à une quinzaine de minutes à pied de la GH. Nous mangeons super bien, comme tout au long du voyage, pour 270 bath à 5, boissons comprises. Il y avait du choix, même des insectes, que nous avons renoncé à goûter. Retour à la GH en fin de soirée pour une bonne nuit.
Lundi 7 juillet
Lever vers 0715h. On amène notre linge sale, il y a une « laundry » juste en face de la GH. Puis départ en tuk-tuk, version side-car, pour la gare routière (20 bath). Nous n’avons pas eu le temps de prendre un petit-dèj’ alors le 7-Eleven fera l’affaire. Le but du jour : les chutes d’Erawan. Un bus est là, avec la destination marquée sur le pare-brise. De toute façon, dès qu’on arrive à la gare routière, des gens viennent toujours nous demander où nous allons afin de nous indiquer le bon bus. 90 minutes de route (55 bath) et nous voilà arrivés. Il y a 7 cascades successives et nous grimpons le chemin qui monte à la dernière d’entre elles. Il faut compter environ 2 heures en prenant bien son temps. L’endroit est beau, sans être exceptionnel. Les chutes No 2 et 4 sont les plus propices à la baignade. L’eau est propre et rafraîchissante. Les autorités ont instauré un système original pour préserver le site : toute nourriture et boisson sont interdites sur l’ensemble des lieux. On peut prendre des bouteilles d’eau, mais à partir d’un certain point, on doit les déclarer et payer une caution. Au retour, tu dois les montrer, même vides, et on te rend ta caution. Ainsi, tu ne les abandonnes pas sur place et l’endroit reste propre. Nous nous baignons donc dans les chutes 4 et 2. Des poissons, certains de la taille d’une petite truite, viennent nous mordiller les pieds si nous restons immobiles. Après la baignade, ce sera le retour (attention le dernier bus est à 16h00) avec un véhicule qui a dû en voir des km vu son état !!! Une fois à la gare routière, on se pose pour prendre un verre à une terrasse, car Jérôme est censé nous rejoindre, arrivant de Bangkok. Finalement, après un contact téléphonique (bien pratique le portable avec numéro thaï), on se rejoint à la Bluestar GH. Retrouvailles, une bonne bière sur la terrasse du bungalow, on se raconte nos trajets. Puis, allez, un petit massage et départ pour le night market pour manger.
Mardi 8 juillet
Réveil vers 08h00. Pour le petit-dèj’, on se débrouille encore une fois en achetant divers trucs dans un 7-Eleven. On craque souvent pour des canettes de café froid. Nous prenons la direction du fameux pont sur la rivière Kwai à pied, il ne se trouve qu’à 2 km. On va sur le pont, on fait des photos, évidemment l’endroit est très touristique. Pour retourner à la GH, on négocie avec un taxi qui nous attendra également le temps de paqueter nos sacs pour nous emmener ensuite à la gare routière. Dès qu’on arrive, le bus pour Suphanburi (50 bath), celui que nous devions prendre, est déjà en train de rouler et de quitter la gare. Notre chauffeur lui fait de grands signes et le bus stoppe. Nous pouvons monter ! 2 heures de trajet et nous arrivons à Suphanburi. Le bus pour Ayutthaya (50 bath) part dans 10 minutes, juste le temps d’aller aux toilettes, d’acheter de l’eau et 1-2 bricoles et on redémarre. Pendant le trajet, comme souvent, des gens vendent de la nourriture, on achète donc de succulentes brochettes de poulet. En arrivant à Ayutthaya, une grosse averse nous tombe sur la tête. Quelques minutes à l’abri et la pluie cesse. On téléphone à la PU Inn GH, que nous avions contactée la veille pour réserver nos chambres, et une employée vient nous chercher bien que la GH ne soit qu’à 5 minutes à pied de la gare routière. Vu que nous ne resterons pas longtemps ici, nous optons pour un boat trip que nous prenons directement à la GH (200 bath). Ayyuthaya est ceinturée par une rivière et bon nombre de temples se trouvent sur le bord de l’eau. Ce sera donc une bonne manière d’en voir quelques-uns. La ville est grande et étalée, c’est donc pratique. Bien sûr, les amoureux de pierres, d’architecture et d’histoire pourraient rester ici plusieurs jours. Bon, le bateau fait le tour de l’île et trois temples sont visités. Même si c’est rapide, le tour est intéressant. Le dernier temple d’influence khmer (dont j’ai omis de noter le nom) est magnifique, au milieu d’une pelouse bien verte. Le tour finit au night market, où il y a des dizaines de stand de nourriture. Alors que les filles se posent et visitent le marché, je pars avec Jérôme à la gare, en moto-taxi, afin de se renseigner sur les trains à destination de Sukhothaï où nous irons demain. Finalement, nous achetons nos places (425 bath) et nous ferons bien. Les places sont numérotées dans le train et il n’en restait pas beaucoup. Vu que nous sommes 6, il faut parfois anticiper. Nous reprenons une moto-taxi pour retourner au night market où nous mangerons comme des rois pour 600 bath à 6. Retour à pied à la PU Inn GH (bonne adresse, chambre propre et calme), dernier passage à un cybercafé pour envoyer des nouvelles à la famille et ensuite gros dodo.
Mercredi 9 juillet
Juste après le réveil, nous prenons le petit-dèj’ juste à côté de la GH. Les prix sont un peu supérieurs à ceux de Bangkok. Départ ensuite pour la gare pour prendre notre train direction Phitsanulok, où nous prendrons le bus pour Sukhothaï. Surprise en arrivant : le train a du retard. Combien ? Avec le sourire, un employé nous dit en anglais : « C’est la Thaïlande, les trains sont toujours en retard ». On attend donc sur le quai, en jouant aux cartes. Finalement, le train arrive avec 2 heures de retard. Il n’a que 3 wagons et il est plein. Nous avions bien fait d’acheter nos places la veille. Le train est une surprise : climatisation, siège confortable, il y a même une hôtesse qui sert des plateaux repas, avec thé et cake à la banane pour le dessert. On oublie toutefois ce repas, car nous avions fait le plein de brochettes de poulet et de bananes frites, juste en face de la gare, avant de monter dans le train. 10 brochettes, 2 sachets de riz et des bananes frites : 100 bath. Le voyage est très organisé. En fonction des sièges numérotés, le personnel du train a la liste des passagers et de leurs destinations. Donc peu avant d’arriver à Phitsanulok, le chef de train vient nous annoncer la gare pour nous préparer à descendre car l’arrêt est court. Une fois sur place, nous prenons un tuk-tuk à 6, avec les sacs sur le toit. Bonjour la surcharge ! A la gare routière, nous avons juste le temps d’acheter nos billets (45 bath) et on saute dans le bus pour Sukhothai. A peine une petite heure de trajet et nous voici arrivés. Comme d’habitude, j’avais appelé une GH 2 jours avant pour réserver nos chambres, je rappelle donc la TR GH dont le patron vient nous chercher avec son pick-up. La TR est très bien située, juste avant le pont à droite à l’entrée de New Sukhothai. En effet, la ville est séparée en deux, la vieille ville avec les temples se trouvent à 14 km de là. Nous avons trois bungalows (350 bath) au fond d’une cour. C’est calme et les bungalows sont splendides, tout en bois, décorés avec goût, avec un peu de végétation autour. La GH propose aussi internet gratuit, fait la lessive et aussi restaurant. Bref, une bonne adresse. Après une bonne douche et un peu de relax, nous partons pour le night market, à 5 minutes à pied après le pont, pour découvrir la ville. Il faut reconnaître qu’il n’y a pas grand-chose à voir ou à faire ici. Un marché sur la gauche, des commerces sur la droite, bref, rien de transcendant. Ce qui est à voir est dans la vieille ville où nous irons demain. Nous mangeons dans une échoppe au bord de la route. Comme toujours, la nourriture est bonne et pas chère : 9 plats, 3 grandes bières et 3 Fanta pour 400 bath. En rentrant à la GH, on s’arrête dans un 7-Eleven pour acheter du Mékong et du Sprite. L’alcool est très bon marché, ce qui n’est pas forcément une bonne nouvelle car il le rend très accessible même aux jeunes. On teste donc le Mékong-Sprite sur la terrasse du bungalow. Bof, une bière bien fraîche est plus agréable. La nuit sera aérée, on dormira très bien.
Jeudi 10 juillet
Nous prenons notre premier repas de la journée à la GH. Vu que les PC sont libres, on profite d’envoyer des nouvelles à la famille restée en Suisse. On étudie aussi notre parcours pour la suite. Nous avions prévu de redescendre du nord sur Bangkok en train de nuit, mais finalement nous optons pour un vol sur AirAsia. On réserve donc sur le net 6 vols Chiang Maï-Bangkok pour 10'000 bath. On gagnera une journée de voyage. Nous partons ensuite pour la vieille ville pour voir les temples. Nous prenons un tuk-tuk plutôt que le bus. Le bus part toutes les 30 minutes, le tuk-tuk, même s’il va moins vite, part tout de suite ! 20 bath chacun et départ. En arrivant sur le site, on repère un loueur de vélos. Pas dur, il y en a plusieurs, avec des dizaines de vélos sur le trottoir. Bref, on en choisit un au hasard et on loue chacun une bicyclette pour la journée (30 bath). Le loueur nous remet un plan avec la localisation des temples. Il y a une ville ceinturée par des murs (couverts de végétation et peu visibles), mais aussi des temples dans la campagne hors de ces enceintes. L’entrée sur les temples est payante, mais on peut acheter un pass qui les englobe toutes (150 bath), cela vaut la peine si on en fait le tour. Le site est splendide, avec un petit lac, peu de circulation, l’accès aux différents temples est d’ailleurs interdit aux voitures. Le vélo est donc la solution. A pied, il n’y aurait pas la possibilité de partir sur les chemins de campagne, il y a plusieurs km de parcours. En tout, nous passerons 6 heures sur place, dont justement un tour hors des murs. Là, les paysages sont magnifiques, dans la nature, au milieu parfois de fermes. On peut faire des arrêts pour aller voir des temples ou vestiges, dans la forêt ou sur de petites collines. Au retour, il fait faim et nous mangeons des assiettes de riz frit près de l’arrêt des bus. 25 bath l’assiette et en plus c’est délicieux (allez je me répète, comme toujours…). Retour en bus à la GH. Les enfants y restent pendant que je pars avec Dominique et Jérôme faire un tour au marché qui est sur la gauche juste après le pont. Pas un touriste, que des produits locaux, des fruits, des légumes que nous ne connaissons pas. Certains vendeurs nous laissent en goûter quelques-uns. On traverse un marché couvert et là, les odeurs sont difficiles à supporter pour nos narines occidentales. Nous discutons aussi avec deux jeunes qui ont un véhicule bizarre : une moto avec un chariot à 2 roues sur l’avant. La partie mécanique est bichonnée et nous conversons sur la cylindrée, la puissance. Le jeune nous allume la moto pour écouter le ronronnement du moteur. Pour le repas du soir, ce sera le night market. En rentrant sur la GH, nous sommes attirés par le bruit d’un spectacle. Effectivement, nous tombons sur une estrade où il y a une sorte de concert avec des danses. Celles-ci sont assez suggestives, avec des travestis. Le public rigole, sauf nous, on ne comprend rien aux paroles ! Petit détour par le 7-Eleven avant d’aller se coucher. Petite précision : les 7-Eleven sont ouverts toute la nuit.
Vendredi 11 juillet
Lever, petit-dèj’ à la GH et le patron nous conduit à la gare routière. La TR était vraiment une bonne adresse, à recommander. Nous trouvons facilement notre bus pour Chiang Maï. Impossible de se perdre ici, soit c’est bien indiqué, soit les gens t’aident efficacement. Le bus roule vite sur les larges autoroutes du nord. Nous arrivons à Chiang Maï en début d’après-midi et nous prenons un taxi pour rejoindre la GH que nous avions choisie dans nos guides (Lonely Planet et Routard), la Julie GH. Il s’agit d’une petite GH pour routards. Il y a surtout des jeunes, peu ou pas de famille, mais l’endroit est décontracté. Le staff fait aussi agence de voyages, organise des trekks, peut t’arranger ton visa pour le Laos. Les chambres sont un peu défraîchies et petites, mais propres (200 bath). Une fois installés, nous partons en direction des marchés, d’abord de jour (le Warorot market), puis de nuit. C’est le paradis du shopping en tout genre, mais surtout des vêtements (t-shirts, jean’s, habits pour femmes) dans des stands le long du trottoir. Le marchandage est de rigueur, mais toujours avec le sourire, sans s’énerver. Repas dans la rue et retour à pied à la GH, qui est à 15 minutes de marche. L’ambiance est bonne sur la terrasse, avec des canapés pour se poser, une bonne musique et une table de billard. Il y a aussi 2 grands frigos. Chaque chambre a un carnet et tu peux te servir dans le frigo, tu n’as qu’à marquer ce que tu prends dans ce carnet. Le décompte est fait quand tu pars. La nuit sera calme, chaude, mais aérée grâce au ventilateur.
Samedi 12 juillet
Je n’avais pas encore parlé de la météo, mais depuis notre arrivée nous ne sommes pas dérangés par la mousson. Certes, le ciel est souvent nuageux, mais sans vraiment de pluie. Une ou deux grosses averses, mais pas de pluie en continu. Et la température ne bouge pas vraiment : 32-35 degrés, avec un fort taux d’humidité. Chez nous, on dirait que le temps est lourd ou orageux. C’est très supportable, on s’y fait au bout de 2-3 jours. C’est même parfois agréable de rester un peu sous la pluie. Il faut quant même faire attention et se protéger. Le soleil perce à travers les nuages sans prévenir et les coups de soleil ne sont pas à exclure. Bon aujourd’hui, nous avons prévu de faire du VTT dans les environs de Chiang Maï. Nous sommes passés par le site www. moutainbikechiangmai.com pour réserver notre parcours. Ils sont pile à l’heure pour nous prendre devant notre GH. Après les explications et les formalités d’usage, nous voilà prêts pour un parcours en forêt. Nous aurions pu prendre un autre parcours, il y en a pour tous les goûts, y compris de la descente sportive. Mais nous sommes en famille. Les vélos sont chargés et en une petite heure de voiture, nous voila vers un lac en pleine nature. On part d’abord sur une route goudronnée, mais rapidement on emprunte un chemin dans la jungle. Nous avions touché des maillots à manches longues pour se protéger des branches (et aussi des moustiques), il fait donc une chaleur inouïe. Pas d’air, c’est vite assez étouffant. Mais le parcours est sympa, pas trop de montée, quelques descentes sur des chemins de forêt au milieu de la jungle. A la sortie de la forêt, il y a encore 30-40 minutes de routes sur des petits chemins de terre à travers la campagne et des habitations. En tout, nous avons fait bien 3-4 heures de vélo. Et surtout perdu des litres de sueur … Au retour sur Chiang Maï, on s’arrête manger dans un restaurant, le repas est compris dans le prix de la journée. Puis c’est le retour à la GH. Depuis la mi-journée, j’ai les jambes coupées et je ne me sens pas super bien. Je prends ma température, je fais une grosse poussée de fièvre. Une bonne dose d’Aspegic et je m’endors pour une petite sieste. Au réveil, une bonne douche et départ pour un bon massage réparateur de la journée de vélo. C’est vraiment relaxant et vu le prix (180 bath de l’heure), cela ne se discute pas. Pour une fois, nous mangeons dans un vrai restaurant, pas dans la rue, au « Wok », tout près de la GH. Très beau cadre, très bonne cuisine. Aujourd’hui, premier anniversaire du mois, je fête mes 42 printemps. Jérôme paie l’addition en douce en faisant croire qu’il allait aux toilettes et improvise un gâteau avec une belle assiette de fruits. Il y a même la bougie. Merci frangin. De retour à la GH, la fièvre a baissé l’aspirine fait son effet. Donc demain, départ pour Mae Hong Son.
Dimanche 13 juillet
Au lever à 0730h., la fièvre a fait son retour, donc double ration d’Aspegic pour le petit-dèj’. Nous sommes un peu à la bourre, car pas mal de monde quitte la GH ce matin et tout le monde veut faire son check-out. Vu qu’on risque de rater notre bus (et il n’y en a que 2 par jour), nous disons à notre chauffeur de faire fissa pour aller à la gare routière. Il roule donc comme un fou dans les rues de Chiang Maï et finalement, on arrive à temps. Nous prenons notre ticket au guichet (150 bath) et nous montons dans un vieux bus, vraiment « tape-cul ». 7 heures de route, avec les arrêts ! La sortie de Chaing Maï est rapide, mais au bout d’à peine 2 heures de route, nous voilà dans les montagnes du nord. Montée-descente-virages, le bus ne roule plus qu’en 1ère ou 2ème, soit pour monter, soit pour freiner. On comprend le pourquoi des 7 heures de route pour faire 270 km. Heureusement, la route est splendide, soit avec la jungle, soit avec des montagnes couvertes de végétation, soit avec des villages ou encore des rizières. 2 arrêts sont prévus et on en profite pour manger dans une gargotte au bord de la route, des plats différents : de la viande hachée, de l’émincé de poulet. Mais toujours très épicé. La nourriture est excellente dans ce pays. Manger dans la rue ou au bord des routes est vraiment bon marché et sans risque (pas l’ombre d’une tourista durant un mois de séjour). Certes, le choix est restreint par rapport à un resto, mais nous n’avons jamais été déçus. Le seul problème : la force du piment. Au resto, on peut modérer, dans la rue, c’est parfois plus dur, car le plat est déjà préparé. Mais là aussi, on s’y fait. Jusqu’à Paï, le bus était à moitié vide et nous avions de la place à l’arrière. Nous avons toujours voyagé à l’arrière des bus, nos sacs sont accessibles et il y a plus de place pour nos grandes jambes de farang. Entre les banquettes, l’espace est vraiment restreint. Beaucoup de monde monte à Paï et certains devront rester debout. Le bus est surchargé. Heureusement, la plupart des voyageurs descendent à Soppong et la fin du voyage se fera plus calmement. En arrivant à Mae Hong Son, il n’y qu’un seul tuk-tuk à la gare routière. Et bien il fera 2 voyages pour nous convoyer à la Romtai GH, derrière le petit lac qui est au centre de la ville. De grandes chambres (avec télé câblée, 300 bath), au fond d’un splendide jardin tropical, un bel endroit calme. Là aussi, nous déposons notre linge sale avant de partir en ville à pied. Il y a un magnifique temple au bord du lac, l’endroit est paisible et serein. Malgré une piste d’atterrissage, Mae Hong Son reste une toute petite ville de province, en bordure de la frontière birmane. La pluie se met à tomber, un peu plus violemment que d’habitude. Une belle averse tropicale. Nous rencontrons notre guide, Niti, de l’agence RoseTours Garden, dont le bureau est à côté du 7-Eleven. Un collègue de travail avait effectué un trekk avec lui et me l’avait chaudement recommandé. Un gros plus : il parle un excellent français et peut donc nous fournir beaucoup d’infos sur la vie locale. Bref, au début nous avions prévu de partir 3 jours en trekk, mais finalement nous n’en ferons que 2. J’ai encore un peu de fièvre, je suis assez faible et les enfants ne veulent pas trop non plus faire 6 heures de marche quotidienne sur 3 journées. Le compromis est trouvé avec 2 jours. Après un bon repas, retour à la GH pour une bonne nuit, car dès après-demain, on part dans les montagnes.
Lundi 14 juillet
Journée calme à Mae Hong Son. Déjà, vu qu’on s’est souvent levé tôt ces derniers temps, on profite de dormir un peu ce matin. On prend donc notre petit-dèj’ à midi au café Crossroad. Le marché est à à peine 5 minutes à pied le long de la piste d’atterrissage. Nous sommes les seuls touristes, cela fait du bien. Le fait que le trajet est long pour venir (à part en avion) doit dissuader les touristes de pousser jusqu’ici. Tant mieux pour nous. Un magnifique temple, le Doi Kong Mu, domine la ville. Une petite vingtaine de minutes de montée à pied et nous y voilà. La vue sur Mae Hong Son et les montagnes environnantes est splendide. On voit même une prison, avec ses murs. Niti nous expliquera que quelques occidentaux y purgent une peine pour avoir flirté avec des produits illégaux ou tenter d’en ramener chez eux. Il semblerait que malgré les efforts du gouvernement thaï (une façade ?), l’héroïne a encore du succès par ici. Nous passons une partie de l’après-midi sur ce site, pour profiter du paysage et laisser passer une belle averse. Redescente en ville, passage dans un cybercafé pour nos mails. Nous repartons pour la GH afin de préparer nos sacs pour le trekk du lendemain. Nous voyagerons léger : un pancho, sous-vêtements de rechange, affaire de toilette et notre sac à viande. La GH nous gardera nos sacs pendant notre absence. On profite aussi de réserver nos chambres pour le retour. La dame qui s’occupe de la GH est vraiment charmante et pleine d’attention. Pour le repas du soir, direction le Kai Mook restaurant pour un excellent repas. Cela nous change un peu de la nourriture dans la rue.
Mardi 15 juillet
Cette nuit, j’ai transpiré tout ce que j’ai pu, mon lit était trempe. Apparemment, la fièvre a quitté mon corps. Voilà, ça part comme c’est venu, sans explication. A 0830h. nous sommes devant l’agence RoseTours où nous attend Niti. Histoire de ne pas faire que de la marche, nous avons un début de trekk plus ludique, d’autant plus que Jérôme n’était pas avec nous à NamTok. Nous voilà donc partis pour un tour en éléphant. Ici pas de montée à cru, mais sur une chaise. Nous traversons une rivière pour nous rendre dans la forêt. Même si le Ganesha était vraiment mieux, cela reste impressionnant. La chaise est bien plus confortable que la montée à cru ! Puis nous continuons par une descente de rivière en radeau bamboo. Même si c’est également très touristique, c’est à faire, puisque chez nous cela n’existe pas. De plus, comme sur la rivière Kwai, la vue de la nature depuis la rivière est différente. On aperçoit des oiseaux de couleur bleue, jolis volatiles. Il y a un peu de courant, c’est sympa, et le « batelier », un petit papy, conduit son embarcation de mains de maître. Quelques gros bamboos attachés, deux sièges fabriqués aussi avec ce matériel et on a un bateau. Niti nous amène ensuite manger dans un resto de la ville avant de partir voir un village karen avec les femmes-girafes. Evidemment, ce sera toujours la polémique, ces villages s’apparentent-ils à un zoo, ces femmes sont-elles forcées de s’exhiber ? On ne peut pas le savoir, tous les avis sont divergents sur la question. Ce qui est sûr, c’est que les revenus ramenés par l’afflux de touristes leur permettent de vivre. Bref, nous y allons et la fin de la piste pour atteindre le village est épouvantable. Niti nous explique que plusieurs milliers de personnes vivent au milieu de la forêt, ayant fui la Birmanie et sa dictature. Il y a d’ailleurs un check-point de l’armée thaï qui empêche les touristes de pénétrer dans les camps de réfugiés. Seules les organisations humanitaires peuvent le faire et nous voyons effectivement des 4x4 à des effigies d’ONG emprunter une piste qui va dans un de ces camps. Le village que nous visitons est en pleine forêt, mais reste touristique car dès l’entrée du village des femmes vendent des bijoux, statues et autres tissus. Mais sans harcèlement pour acheter. Niti nous explique le principe des colliers de métal que portent les femmes dès leur jeune âge. D’ailleurs nous voyons tant des jeunes que des femmes plus âgées portant le fameux collier qui leur allonge le cou. Maquillées et habillées de couleur, elles sont élégantes. Le fond du village est beaucoup moins touristique, avec l’école et des habitations. Les chiens, poulets et cochons cohabitent sans agressivité sur les lieux. C’est vrai que déambuler dans ces villages a un côté voyeur. Nous partirons ensuite pour 90 minutes de route, direction un village Lahu où nous passerons la nuit. Nous montons dans une vallée, la route et le paysage sont splendides. La fin de la route est une piste à flanc de coteau. Le véhicule nous dépose à 500 mètres du village, car il est de coutume d’arriver à pied. L’école se trouve dès l’entrée et c’est la fin de la classe. Tous les enfants sont donc devant le bâtiment, à nous regarder et faire des sourires. Lauriane et Natacha ont visiblement du succès, tant auprès des filles que des garçons. Le fait d’être jumelles ? La maîtresse arrive et nous offre un verre d’alcool local en guise de bienvenue. Une sorte de saké, bien fort. Une fois au centre du village, Niti organise une distribution de friandises pour les enfants. Ils se mettent donc tous en file indienne et attendent patiemment leur tour. En touchant leur cadeau, ils joignent les mains pour remercier ce gentil donateur. Aucune bousculade, juste la joie d’avoir un cadeau, les sourires éclairent les visages. Les Lahu sont une ethnie originaire du Tibet, ce qui se voit à leurs traits. Niti nous explique le fonctionnement de leur société. Quelle chance d’avoir un guide qui parle français. Nous rejoignons ensuite la maison dans laquelle nous allons prendre nos repas et dormir. Il s’agit d’une bâtisse de bamboo et de bois, sur pilotis, qui n’a qu’une seule pièce. Aucun meuble, juste une place pour un feu au milieu de la pièce. Il y a des espaces entre les lattes du plancher et des murs, ce qui fait que la maison est ventilée. Seuls des hommes sont là et ce sont eux qui prépareront le repas, d’abord pour eux, puis pour nous. Pas d’électricité, pas de WC, juste un trou entouré de céramique pour pouvoir rincer dans une cabane à part, le confort est minimum. Mais le confort est un luxe d’occidentaux qui n’a pas cours ici. La cuisson de poulet provoque une fumée qui pique nos yeux, mais dès la cuisine terminée, la fumée disparaît. Les discussions se font via Niti qui fait la traduction. La encore, nos filles ont plus de succès, mais pour des raisons différentes. Elles sont poliment courtisées. Il faut dire qu’ici à 15-16 ans, les femmes sont mariées et souvent mères. Quelques femmes nous ont rejoints et nous mangerons assis sur le sol. Les Lahu sont très accueillants et c’est un grand moment que nous passons. Plusieurs plats ont été préparés, certains sont excellents, d’autres moins. Pour la nuit, nous dormons tous ensemble dans cette même pièce. Des petits matelas, des couvertures et des coussins nous sont distribués. J’y ajoute mon sac à viande en soie dans lequel je me glisse pour une bonne nuit plus fraîche qu’en plaine, parfois perturbée par l’aboiement des chiens.
Mercredi 16 juillet
Dès le lever du jour, le village se réveille, surtout les chiens et les coqs qui font visiblement un concours. Ici aussi, les chiens vivent au milieu des hommes. Mais il ne s’agit pas d’animaux de compagnie comme chez nous. Si nous n’avons jamais vu de mauvais traitements, il n’y a pas non plus de marque d’affection pour ces bêtes. Rarement de caresses. Il faut dire qu’ils vivent dans la rue et ils sont dans un état de saleté repoussant. Certains doivent être couverts de puces ou de gales. Mais eux aussi ne sont pas agressifs envers les humains. Nous n’étions pas toujours rassurés en passant à côté de ces canidés, surtout s’ils se mettent à aboyer, mais durant le mois aucun n’a montré les crocs contre nous. Pour le petit-dèj’, nous aurons droit à des toasts. Un homme du village a tressé une grille avec du bamboo pour la déposer sur le feu au milieu de la maison et dorer notre pain. Café ou thé, le repas du matin est bon. Rangement et préparation à une marche dans les collines environnantes. Nous allons nous enfoncer dans la forêt et traverser les rizières de montagne. La météo nous gâte puisque le temps est dégagé et qu’aucune pluie ne s’annonce. Dès le départ, ça monte et ça descend raide. On en prend plein les jambes. Trois guides du village nous accompagnent. Niti sert toujours de traducteur, au sujet de l’utilité de telle ou telle plante. La nature est belle, nous suons, mais cela vaut la peine. Niti nous explique aussi le principe de rizières de montagne, où le riz ne pousse pas dans l’eau, mais dans les pentes. C’est un travail de titan. Il faut d’abord déboiser, puis préparer le terrain, puis planter, puis entretenir en enlevant les mauvaises herbes qui poussent inlassablement et enfin récolter. Parfois sur des centaines de mètres de dénivelés. Et le terrain n’est jamais utilisé 2 ans de suite. Une rizière peut parfois se trouver à 2-3 heures de marche du village, même plus loin. A midi, c’est l’heure du repas. Afin de se poser au sol, un guide va chercher des feuilles de bananier pour faire une nappe et un endroit pour poser ses fesses. Niti sort du riz qui avait été conservé dans des feuilles de bananier pour le garder un peu au chaud, ainsi que des boîtes de sardines. On a besoin d’un plat. Un guide va couper un énorme bamboo, d’abord dans le sens de la longueur, puis dans la largeur et nous voilà avec un magnifique plat naturel. L’utilisation des ressources naturelles. Puis ce sera la direction du village, à travers les collines, mais toujours avec d’importants dénivelés. Fougères, forêt de bamboos, rizières, la végétation est verte et dense. 5 à 6 heures de marche fatigante mais splendide. Dommage de ne pas faire le 3ème jour, mais bon, un compromis, c’est un compromis. En arrivant au village, on va vers un robinet qui sert pour tout (douche, eau, vaisselle) se rincer et se rafraîchir. Ces 2 jours étaient magnifiques. Nous étions seuls, pas dans un groupe de plusieurs touristes et l’apport de Niti a été primordial. Une fois de retour à Mae Hong Son, nous testons un nouveau massage, à l’huile sur tout le corps (ou presque), qui va nous réparer un peu. Un petit passage par un cybercafé et nous partons manger. Nous sommes fourbus et nous retrouvons nos chambres à la Romtai où la nuit sera la bienvenue.
Jeudi 17 juillet
Après le petit-dèj’ au restaurant le « Chalet » sur la route principale, nous partons louer des scooters (200 bath la journée). Pas de formalités spéciales ou de permis à montrer, on doit juste laisser notre passeport en dépôt, même si ce serait mieux de laisser des photocopies. On prend donc 3 scooters et les pilotes seront les 3 garçons. On part direction la vallée de Ban Rak Thaï, un village d’origine chinoise qui se trouve à 40 km de Mae Hong Son. La route est raide, mais très bonne. Il y a de belles et impressionnantes chutes d’eau sur le trajet. Nous pensions pouvoir peut être s’y baigner, mais impossible, il y a un tel courant. Pendant la saison sèche ? Nous arrivons en bout de route à Ban Rak Thaï, les paysages sont splendides. On visite l’endroit, on achète du thé chinois, on y mange. Il y a de petites échoppes avec des centaines de théières. Apparemment, les habitants du coin cultivent leur origine. Puis, nous redescendons au village précédent, 6 km plus bas, Ban Na Ra Paek, d’où un embranchement part pour une vallée latérale où il y a un village de la tribu shan, Ban Ruam Thaï. La région est encore plus belle, d’autant plus que le soleil a percé. Nous parcourons le village, les chiens, les poules et les cochons, sont en liberté et sont au milieu des enfants et des familles. Le coin est typique. Après avoir bien profité des lieux et nous en être mis plein les yeux, nous redescendons en plaine pour aller voir les imposantes carpes de Fish Cave, sur la route principale. Mais nos réservoirs sont bientôt vides, il faut faire le plein. On croise des gens de la vallée sur des motos et par signe, on leur explique qu’il nous faut de l’essence. Ils nous invitent à les suivre et nous amènent à une échoppe qui en vend. C’est une station à l’ancienne avec une pompe à manivelle. Une fois les réservoirs remplis, nous repartons pour Fish Cave. Il y a là une resurgence d’eau de la montagne, avec des bassins où il y a des centaines de poissons, dont certains sont de bonne taille. On achète des insectes séchés pour les nourrir, dès qu’on en jette un dans l’eau, les poissons se précipitent. L’après-midi est bien entamé et nous repartons direction Mae Hong Son. Vu que nous avons les véhicules jusqu’à 2130h., on a le temps de pousser jusqu’à 11km au sud de la ville, aux sources d’eau chaude de Pha Bong. Il y a là 2 bassins, mais l’eau est si chaude qu’on ne peut même pas y tremper les pieds. Retour donc à la ville et nous nous arrêtons manger dans un restaurant à la sortie sud de la ville, près d’une station service. Nous allons ensuite rendre nos véhicules et partons en direction de la GH, car notre bus part à 0800h. demain matin. Nous aurons besoin d’un taxi pour aller à la gare routière demain. Mais tôt le matin, il est difficile d’en trouver. Nous croisons un tuk-tuk dans la rue en rentrant. Nous parlementons avec lui pour lui demander s’il peut être à 0730h. le lendemain devant le 7-Eleven. Quelques signes plus tard, il dit avoir compris et nous le laissons. Nous verrons bien. Nous nous attardons encore un peu le long d’un petit marché, le long du lac qui vend de la nourriture, mais aussi de jolis t-shirts. Nous en achetons pour Mathieu et moi, et partons faire nos sacs et nous coucher.
Vendredi 18 juillet
Notre tuk-tuk est là, pile à l’heure, comme prévu. Il nous emmène à la gare routière en 2 voyages. Comme d’habitude, le tarif est de 20 bath par personne, mais vu qu’il était ponctuel et matinal, nous lui laissons un petit pourboire. Il nous remercie chaleureusement, avec un grand sourire. Un bus pour Chiang Maï est là, mais c’est celui qui passe par la route du bas, via Mae Sariang. Nous nous renseignons et il semble que le temps de route est quasi identique. Vu qu’on connaît déjà le trajet qui passe par Paï, on embarque dans ce bus. Le trajet aura duré 8h30, avec 3-4 arrêts et pause pipi. C’est marrant, mais on se fait à ces trajets et le temps ne passe pas si lentement. Arrivés à Chiang Maï, nous prenons le téléphone portable pour appeler les GH qui figurent dans le Lonely Planet, vu que la Julie GH est overbookée. On se pose finalement à la Sarah GH, grandes chambres, avec WC et douches (250 bath). Nous sortons nos sacs à viande, les draps et le coussin semblent un peu « douteux ». Bah, pour une nuit, cela ira très bien. Par contre, la GH est très bien placée, encore plus près du night market que la Julie. Nous sortons faire quelques achats, bonjour le marchandage. On peut tout diviser par 2 et commencer à négocier, toujours avec le sourire. Cela devient presque un jeu, souvent ponctué par des éclats de rire. Nous n’exagérons pas, car nous ne voulons pas remplir les sacs, alors que nous devons les porter encore 10 jours. Bangkok sera le lieu du shopping. Après un repas dans le quartier, retour à la GH.
Samedi 19 juillet
Lever tardif aujourd’hui, on n’a rien d’autre à faire que d’attendre notre vol avec Air Asia pour rejoindre Bangkok. Natacha se plaint un peu d’avoir des irritations entre ses cuisses. Je regarde et ce n’est déjà pas très beau. Visiblement, elle fait une belle mycose ou une infection. Nous ne pouvons la laisser comme cela, alors nous partons à la recherche d’une clinique ou d’un dispensaire. La chance est avec nous, en marchant dans la rue, on voit une croix verte symbolisant un centre médical. Il n’y a que des thaïs et nous allons à la réception pour demander à voir un médecin. On remplit une fiche et on nous dit qu’il y a 2 heures d’attente. On repart faire un retour et on revient dans les temps. Un médecin parlant anglais ausculte notre fille et un simple coup d’œil lui permet de faire son diagnostic. Il nous prescrit des médicaments et une pommade, nous donne la posologie et nous souhaite de bonnes vacances. Les médicaments se prennent directement au centre médical et la facture est établie : 100 bath pour la consultation et 300 bath pour la pommade et les comprimés ! Départ ensuite en taxi pour l’aéroport pour notre vol. L’avion est neuf, avec des sièges en cuir. Le vol sera sans histoire et 1h10 plus tard nous voilà à Bangkok. Nous allons directement aux bureaux de Lomprayah, proches de Khao San, société chez qui nous avions réservé par internet nos billets bus + ferry pour Koh Tao. Evidemment, ma réservation n’est pas dans leur système informatique, mais ici comme ailleurs, ce n’est pas un problème. C’est une chose que nous aurons rapidement apprise en Thaïlande : il n’y a pas de problème, mais juste des solutions. Ici, pas de plainte, de prises de tête ou d’énervement, on s’arrange, on fait le nécessaire. C’est une mentalité qui nous plaît et qui nous change de l’Europe où pour le moindre accroc, on en fait un drame. On nous trouve des places, on vérifie l’e-mail qui confirme que nos places sont payées et voilà, c’est fait. On laisse nos sacs dans un coin du bureau et on repart à pied dans Bangkok pour tuer le temps avant notre départ prévu vers 2100h. Nous en profitons pour aller à la Lamphu House réserver des chambres pour la date où nous revenons à Bangkok avant de rentrer à la maison. Nous payons les chambres à l’avance, ainsi nous sommes surs de les avoir. A 2000h., c’est le check-in à Lomprayah. On revérifie les billets et on nous donne des autocollants à mettre sur le t-shirt pour indiquer notre destination. Il y a des gens qui vont à Tao, Pha Ngan ou encore Samui. Et c’est là qu’un véritable orage éclate. En quelques minutes, l’eau passe par-dessus les trottoirs, ceux qui s’aventurent sur la route ont les chevilles recouvertes. Vu que les bus sont parqués 300 mètres plus loin, le départ est différé pour ne pas tremper tout le monde avant le départ. Après 45 minutes d’attente à l’abri, une petite accalmie s’annonce. Départ vers les bus pour le chargement. Les sacs sont mis en soute, qui sera fermée durant tout le trajet par un cadenas. Les bus sont modernes, à deux étages, avec deux chauffeurs pour la route. Les sièges sont larges et inclinables, c’est assez confortable. Evidemment, cela sera difficile de dormir quand même. Départ vers 22h00.
Dimanche 20 juillet
On n’a finalement pas trop réussi à dormir, car même si les sièges étaient larges, un car ce n’est pas confortable. En plus, nous nous sommes arrêtés deux fois en route, cela n’aide pas si on avait finalement trouvé le sommeil. Bref, nous arrivons dans les environs de Chumphon vers 0530h., proche d’un débarcadère. Le soleil se lève, l’embarquement dans le catamaran de Lomprayah est prévu pour 0700h. Le check-in commence en retard, on marche sur le ponton qui mène au bateau. Les sacs sont déposés à l’avant et nous allons nous asseoir dans les sièges. Le catamaran est rapide, mais en contrepartie, il prend assez facilement les vagues, donc cela bouge un peu. Nous sommes toutefois assez fatigués pour ne pas trop sentir la mer. Vers 0915h., c’est l’arrivée sur Koh Tao et les sacs sont déchargés sur le quai. On les récupère et on se dirige vers la rue principale, devant le 7-Eleven où le rendez-vous était fixé avec le personnel du Laem Thian Bungalows, notre pied à terre trouvé sur le net. Nous partons d’abord acheter des linges de plage. Vu la place que cela prenait dans les sacs, nous avions décidé de les acheter ici, nous les laisserons dans les îles également. Pour le logement, nous cherchions quelque chose de simple et de tranquille, nous verrons.Un homme vient nous voir avec un panneau sur lequel figure notre nom. Voilà, ils sont là, à l’heure. Il faut dire que toutes les GH viennent chercher leurs clients à la sortie du bateau, il y a donc foule et quantités de pick-up dans la rue. Nous montons à l’arrière d’un pick-up Toyota, avec nos sacs, et départ. Au début, la route est bien goudronnée et bonne. Puis, nous la quittons pour prendre un chemin en terre. On voit une piste monter raide à travers la jungle, pleine d’ornières et de trous.Cela ne peut pas être là, le 4x4 ne passe pas. Et bien si ! Pendant quelques kilomètres, nous roulerons sur une piste de bout du monde, creusée à souhait. Nous sommes chahutés sur l’arrière du véhicule, il faut bien se tenir. Nous arrivons finalement sur la côte est de l’île, et nous ne sommes pas déçus. Des bungalows accrochés à la colline, à moitié sur des rochers ou dans la forêt, devant une mer limpide. Il y a là une petite plage de sable et également de gros rochers d’où l’on peut sauter dans l’eau profonde. Une échelle en bois a été installée pour sortir de l’eau et remonter sur les rochers. Nous prenons nos logements, les chambres sont simples (un lit, une moustiquaire), avec un WC et une douche à l’eau froide, mais fonctionnels. Nous voyons la mer depuis notre terrasse, la vue est magnifique et il y a un hamac pour se relaxer. Tout ça pour 600 bath le bungalow. Toute la journée, nous profiterons de cette eau claire et chaude (env. 28 °). Le soir, deuxième bonne surprise, la carte du restaurant est bien fournie et la cuisinière est un vrai cordon bleu. Apparemment tout le staff vient de Birmanie. Il y a de l’air, c’est agréable de rester dehors. La nuit venue, la patronne et son mari mettent la musique et jouent avec du feu en maniant des boules enflammées au bout d’une corde. Incroyable comme dextérité et comme effet. Nous passerons une excellente première nuit, avec de l’air, vu que nous laissons tout ouvert.
Lundi 21 juillet
Lever vers 0930h. et départ pour un excellent petit-dèj’, car pour ce repas aussi, il y a bien du choix. Nous louons ensuite masque, palmes et tuba pour la journée. Nous partons dans la baie. L’eau est claire, la visibilité est bonne. Après quelques mètres de sable, le fond est composé de récifs et d’un peu de corail. Les poissons sont au rendez-vous, des petits de toutes les couleurs et des plus gros, qui ressemblent à des barracudas (désolé, je ne suis pas un spécialiste aquatique…). Après le snorkelling, on passe de l’autre côté de la baie, vers les rochers, pour une séance de sauts. Il y a en pour plusieurs hauteurs. De 2 mètres pour débuter, jusqu’à 8-10 mètres pour le point le plus haut, avec encore un point intermédiaire de 5-6 mètres. L’eau est profonde et claire, aucun risque. Tout le monde saute, sauf Dominique qui n’est pas très à l’aise dans l’eau. Le saut depuis le point le plus haut est quand même assez impressionnant. Vu la journée dans l’eau, nous arrivons au repas du soir affamés. Cela tombe bien, la nourriture est vraiment extra ici. Il y a des poissons devant la cuisine, il n’y a qu’à montrer celui qu’on veut et la cuisto nous le prépare. Parties de cartes, relaxation devant la plage, fin de soirée tranquille. Le soleil a été bien présent toute la journée, il faut bien se protéger, surtout en snorkelling. Le t-shirt est de rigueur. Mais j’avais oublié les mollets et le creux du genou qui sont rouges et brûlants … Il y a moins d’air ce soir, mais en laissant toutes les fenêtres ouvertes, c’est largement supportable. Demain, tour de l’île en bateau.
Mardi 22 juillet
Ce matin, je me lève tôt, vers 0730h. En discutant avec un Allemand hier soir, il m’a dit que le matin, on avait parfois la chance d’apercevoir des petits requins de récifs, des « Black Tip ». Je prends mes palmes, mon masque et mon tuba et je pénètre dans l’eau aussi bonne en cette heure matinale que l’après-midi. A 40-50 mètres de la plage, j’aperçois deux requins qui rasent le fond, par environ 2, 5 mètres de profondeur. Ce sont mes premiers animaux du genre, alors évidemment je suis impressionné. Ils ondulent dans l’eau, spectacle fascinant. Même s’il semble qu’ils ne soient pas dangereux, je ne plongerai pas pour les toucher. Je sors la tête de l’eau, je suis seul dans la baie. Mes deux squales ne restent pas longtemps en vue, ils regagnent assez rapidement des eaux plus profondes. Je retourne à la nage vers la plage, pour aller prendre un bon petit-dèj’. Je raconte au reste de la famille ce que je venais de voir, Jérôme dit qu’il fera l’effort de se lever demain. Quant aux enfants, c’est moins sûr. On se prépare pour partir sur le bateau. Il vient si près pour nous charger qu’il racle le fond et le voila coincé sur un récif. C’est tout de même une belle embarcation, un petit bateau de pêche pas une barque. Tout le monde se met à l’eau pour le bouger et après de nombreux efforts, on met du poids sur l’avant et miracle, il bouge et se libère des rochers. Le patron fait une tournée générale de bière pour remercier de l’aide apportée. Départ pour le tour de l’île. Nous nous arrêtons dans plusieurs baies, où il y a d’autres bateaux. Les poissons sont là, et les séances de snorkelling sont magnifiques. Nous prenons un bout de pastèque et des centaines de poissons viennent nous manger dans les mains. Et quand il n’y a plus de fruit, c’est le bout de nos doigts qu’ils mordillent. Baignade, sauts depuis le bateau, snorkelling, on profite de la mer. Le repas de midi étant prévu, nous mangeons un excellent riz frit sur le bateau, avec des fruits. Et rebaignade. Au nord de Koh Tao, nous nous arrêtons sur l’île minuscule de Yang Nuan. C’est un repaire de touristes, il faut même payer 100 bath par personne pour pouvoir y accéder vu que c’est le gouvernement qui gère les lieux. Même si c’est beau, on peut aussi s’arrêter juste avant l’île et partir en snorkelling sur un site qui s’appelle les « japanese gardens ». Mais bon, on l’a su après. Descente ensuite le long de la côte ouest de l’île, toutes les collines sont parsemées de bungalows. Nous arrivons à Shark Island, un îlot rocheux où paraît-il on peut apercevoir des requins. Nous en faisons le tour, l’eau est légèrement trouble et point de requins, par contre des plongeurs à une douzaine de mètres sous nous. Nous rentrons à la GH vers 1700h., complètement assommés par le soleil et la mer. Pour le repas de soir, ce sera … poisson, que nous choisirons à la cuisine. Demain, lever tôt pour voir les requins !
Mercredi 23 juillet
Lever donc assez tôt vers 0645h. avec Jérôme. Un thé et un yaourt plus tard, nous rentrons dans l’eau. Nous ne faisons pas 30 secondes de nage avant d’apercevoir notre premier requin. Nous sommes vraiment près du bord ce matin, 30 mètres tout au plus, avec 2 mètres de fond. En 45 minutes, nous verrons une bonne dizaine de black tip, dont les plus gros font 1, 50 mètre environ. Le spectacle est magique. L’un d’entre eux qui rasait le fond s’écarte du groupe et monte à la surface. Il est 3-4 mètres devant nous, ondulant de son corps. C’est impressionnant. Et subitement, ils partiront vers le large. Nous sommes conscients d’avoir vécu un super moment, même si certains trouveront cela assez banal. Retour sur la plage et à la GH pour un petit-dèj’. Nous raconterons cela aux enfants, qui n’étaient pas convaincus. C’est promis demain matin ils viendront. Pas facile de voyager avec des ados … Le reste de la journée sera partagé entre les sauts depuis les rochers, le snorkelling et des parties de cartes. Le soleil a tapé dur aujourd’hui. Vraiment le Laem Thian est ce que nous recherchions. Pas de bars, d’abus d’alcool ou d’autres produits planants, nous sommes au calme.
Jeudi 24 juillet
Nous pensions nous lever voir une nouvelle fois les requins, Mathieu et les filles semblaient d’accord d’être réveillés tôt. Et voilà qu’un énorme orage éclate en fin de nuit. Vers 0700h., la pluie tombe intensément. Nous renonçons donc à partir dans l’eau par un tel temps. Il fait gris et sombre, la visibilité dans l’eau ne doit pas être terrible. Nous restons un peu au lit et nous levons tout de même tôt pour préparer les sacs. Aujourd’hui, nous prenons le bateau pour changer d’île et partir sur Koh Pha Ngan. Mme Pingpong, la patronne de Laem Thian, est censée nous amener avec son pick-up. Mais il refuse de démarrer. Nous sommes en Thaïlande, il y a toujours une solution. Une équipe part dans le bateau démonter la batterie dans le but de l’installer sur la voiture. Il paraît que c’est compatible. Malheureusement, ce n’est pas la batterie, mais peut-être de l’eau dans le réservoir. Le bateau pour traverser sur Pha Ngan est manqué. Ce n’est pas un problème pour Mme Pingpong qui, en deux coups de fil, nous placera sur le bateau de l’après-midi. Bon, et bien finalement nous avons le temps de prendre le petit-dèj’. Vu que le pick-up ne démarre toujours pas, un taxi est commandé (aussi un pick-up) pour nous conduire au port. Mme Pingpong prend en charge ce transport pour nous. A notre arrivée au port, nous voyons 2 jeunes qui ont vraiment l’air mal, qui sont sous perfusion et qui sont accompagnés d’infirmières et d’un docteur. Il n’y a pas d’hôpital sur Tao, alors ces jeunes sont acheminés sur Koh Samui où il y a ce qu’il faut pour soigner des maladies plus graves. Qu’ont-ils ? Nous ne le saurons jamais, même si nous apprenons que l’un de ces jeunes a séjourné longtemps au Cambodge. Une crise de malaria ? L’orage de ce matin fait toujours effet sur la mer, qui semble bien agitée. Le catamaran de Lomprayah n’est pas l’idéal par ce temps. Dès la sortie du port, il prend les vagues et les creux, le bateau bouge dans tous les sens, on se croirait dans un manège à Disneyland. Le personnel fait une distribution préventive de cornets… Finalement, peu de gens en auront besoin et nous arriverons à Pha Ngan sans encombre. A notre arrivée, nous négocions un taxi pour nous rendre à Haad Khom dans le nord de l’île (150 bath p. pers., bien plus cher que sur le continent). Cette plage est à côté du village de Chaloklum. Nous avions réservé une chambre à l’Ocean View (1300 bath pour 1 bungalow familial, mais 3 chambres) et le taxi nous pose juste en-dessus. Il faut descendre quelques marches sur la plage pour y arriver. Les bungalows, grande chambre très propre, WC et douche, terrasse et hamac, sont directement sur la plage, au milieu des cocotiers. Par contre, nous sommes déçus de voir qu’il n’y a que très peu d’eau. La mer est retirée assez loin et des rochers de récifs apparaissent. Il devient difficile de se baigner et surtout de nager. Et en plus, les rochers font mal aux pieds, impossible de marcher dessus sans chaussure. Une fois cette barrière passée, l’eau devient profonde. La mer revient avec la marée en fin de journée. Comme dans tout le pays, nous mangerons très bien au resto de l’Ocean View, même si le service est un peu long dû au fait qu’il n’y a que peu de personnel en cuisine. Il y a 3 ou 4 groupes de bungalows sur cette plage, mais aucune autre animation, ce sera parfait pour être au calme, loin de la Full Moon Party qui est à l’opposé de l’île. Apéro sur la plage, tennis sur le sable, baignade (l’eau est revenue), un peu de soleil, finalement, l’endroit est parfait. La nuit sera donc très calme, aucun bruit de bars ou d’animation nocturne.
Vendredi 25 juillet
Petit-dèj’ au resto, qui est directement sur la plage, et la patronne nous propose de nous emmener au village voisin de Chaloklum avec son pick-up. On trouve de tout à Chaloklum : 7-Eleven, internet, resto, ATM, location de scooter, centre de plongée, etc. Malgré tout, cela reste un petit village de pêcheurs pas (trop) touristique. On s’y balade, on vérifie nos mails et on rentre à pied à l’Ocean View par la plage. 30 minutes plus tard, après avoir marché sur le sable et des rochers, nous voilà arrivés. C’est bien plus court que par la route. L’après-midi sera consacré à la plage et aux jeux sur le sable, vu que le soleil est de la partie. Je vois une canne à pêche qui traîne près du resto. Je l’emprunte, je mets un leurre et je pars sur les rochers tenter ma chance. Aucune touche, au contraire, mon leurre se prend dans les récifs et je dois passer à l’eau pour le décrocher. En fin de journée, on remarque que le resort voisin, le Coral Bay, loue des scooters (200 bath les 24 heures). Nous en prenons 3 et départ pour le repas du soir à Chaloklum. La route est en réfection et elle ressemble plus à une piste, il faut faire attention de ne pas tomber, prudence. Nous nous posons sur la terrasse d’un restaurant de pêcheurs (le 2 brothers), à quelques mètres de la mer. Au menu ce soir, grillades de poissons (barracuda et merlin, 250 bath l’énorme portion). Mmhhhh, un régal. Une dernière glace au 7-Eleven et nous reprenons la piste. Pas de chute jusqu’à nos bungalows, tout va bien. Un splendide lézard d’une trentaine de cm est posé sur la vitre de notre porte. Cela refroidit un peu ceux qui pensaient dormir la porte ouverte … La forêt est juste derrière le bungalow. Nouvelle nuit très calme.
Samedi 26 juillet
Réveil à 0830h., le vent s’est levé, il ne fait plus si chaud et les nuages sont bien là. Le temps est incertain, il peut faire beau comme pleuvoir. Après notre premier repas du jour, on enfourche les scooters que nous avons jusqu’à ce soir pour partir à la découverte de l’île. Notre but : toute la côte ouest jusqu’à Haad Rin à la pointe sud. Nous avons une carte routière assez bien détaillée. Ce sont les resorts et hôtels qui nous servent de point de repères pour les routes qui longent la mer. Nous constatons que les autres plages sont comme la nôtre. Peu d’eau le matin, la mer se retire loin et laisse apparaître des récifs. Est-ce ainsi sur toute l’île ? En tous les cas, nager est impossible sans passer cette barrière de rochers. Le ciel devient assez menaçant, nous allons prendre l’orage. Sur la route de Thongsala, nous nous arrêtons à la JJ’s House juste au moment où les premières gouttes se mettent à tomber. Il y a un billard, un jeu de fléchettes, on va pouvoir s’occuper. On mange également un morceau sur place et au bout d’une heure et demie, on reprend la route pour Thongsala, le port de débarquement de Pha Ngan. Il y a peu de circulation sur ces petites routes et le peu de voitures que nous croisons roule correctement. Nous ne dépassons que rarement 40 km/h, ce qui nous permet de bien profiter du paysage. A Thongsala, on se balade tranquillement, visitant les magasins. Il y a aussi un marché avec des étals de nourriture où nous apaiserons la faim qui était revenue. Cela nous rappelle le continent, tant au niveau de l’ambiance que des prix dérisoires. Nous renonçons à descendre jusqu’au sud de l’île, il faudrait ensuite foncer pour remonter. On préfère revenir par la route côtière et faire quelques arrêts sur les plages. La mer est brassée et moins claire suite à l’orage. De retour au Coral Bay, on restitue les scooters et vu que le temps s’est légèrement amélioré, et surtout que l’eau est remontée, on se fait une bonne séance de baignade. Au bout de la plage, à l’opposé du Coral, il y a des massages directement sur la plage, sur un grand lit d’osier. Demain, c’est le retour sur Bangkok, c’est donc le dernier moment pour profiter d’un moment de détente. Massage en plein air, avec le bruit de la mer, un régal. Ce soir, nous mangerons à l’Ocean View, un magnifique menu chinois, qui sera quand même un peu gâché par l’attente. Presque 2 heures ! Comme souvent, il n’y a qu’une ou deux personnes en cuisine, en plus toutes les tables étaient occupées, et rien n’est préparé à l’avance. Notre dernière nuit sur les îles sera très calme.
Dimanche 27 juillet
Le temps est un peu meilleur ce matin. Tant mieux, car nous devons faire quelques heures de bateau. Et bien cela ne sera que temporaire, car le ciel devient vite noir et le vent se lève. Nous avons changé de compagnie pour rentrer sur Bangkok et nous avons le bateau de la Seatran. Ce n’est plus un catamaran, mais un navire conventionnel qui fait le même trajet Chumphon-Tao-Pha Ngan-Samui et retour. Il va à peine moins vite, mais par contre il est beaucoup plus stable dans les vagues. En plus, il a un pont supérieur à l’air libre contrairement aux bateaux de la Lomprayah. Dès notre départ de Thongsala, la pluie se met à tomber sous la forme d’une sorte d’orage, mais sans les éclairs. Même si on est moins secoué, cela tangue quand même pas mal. Un enfant semble assez mal supporter ce gros temps et sa mère l’emmène à …. l’avant du bateau. Ce qui devait arriver arriva. L’enfant a vomi, mais avec le vent, les passagers se trouvant le long du bateau à l’arrière ont vu leurs t-shirts être parsemés de ce liquide si nauséabond. Pas très malin de ne pas aller à l’arrière. Une fois sur le continent, le bateau accoste au milieu du port de pêche, version très local, avec des baraques de bois et de tôle le long des berges. Comme à l’aller, tout est bien rôdé, nos bus sont déjà là et des taxis attendent ceux qui préféraient prendre le train de nuit pour les conduire à la gare. Nous chargeons les sacs, là aussi la soute est fermée avec un cadenas et nous sommes bien avertis qu’il n’y a plus d’accès aux sacs jusqu’à l’arrivée à Bangkok.Après 30 minutes de route, le bus s’arrête dans une zone où il y a des restaurants et un marché. Nous qui avions peur de voyager le ventre vide ! 60 minutes d’arrêt pour nous sustenter. Nous évitons le resto pour touristes où les ¾ des gens vont et partons dans une petite échoppe un peu plus loin. La nourriture y sera excellente, notamment la salade de papaye, mais très épicée. Deuxième anniversaire du mois, puisque aujourd’hui nos filles ont 15 ans. Nous croisons justement une pâtisserie, nous achetons donc un gâteau que nous mangerons dans le bus. Le patron nous offre les bougies, en félicitant les filles. Il pleut lorsque nous remontons dans le bus. On déballe le gâteau, on y met les bougies et le bus entonne un « happy birthday ». Dommage, mais il n’y a pas autant de parts de gâteau que de sièges … On mange nos tranches et suite on essaie de dormir pour faire passer le temps du voyage.
Lundi 28 juillet
Nous arrivons à Bangkok à 0430h. du matin, au même endroit que lors de notre départ la semaine dernière. Nous savons donc où nous sommes. Quelques chauffeurs de taxis ou de tuk-tuk nous disent que Khao San est à plus de 30 minutes à pied, alors qu’il n’y en a pas pour plus de 10 minutes. Nous nous dirigeons vers la Lamphu House où nos chambres sont réservées, mais évidemment pas disponibles si tôt. Arriver à cette heure est vraiment un inconvénient, que faire ? A la Lamphu, nous allons un moment sur le net, puis nous nous posons dans les canapés pour tenter de dormir un peu. Le jour se lève et vers les 0800h., nous partons prendre le petit-dèj’ dans la rue, sur la droite en sortant. Les habituels stands proposant des muesli-fruits and yogurt sont toujours là, fidèles au poste. Dominique et moi partons ensuite à pied visiter le Golden Mount, un temple qui se trouve à 20 minutes de Khao San. Depuis son sommet, on a une belle vue sur Bangkok. En redescendant, Dominique voit un arbre avec de belles fleurs qu’elle veut photographier. Elle s’approche et soudain m’appelle pour me montrer quelque chose. Il y a un serpent enroulé dans une branche et il n’a pas l’air petit. Nous sommes en pleine ville ! Je vais chercher un jardinier pour lui montrer le reptile, peut-être pourra-t-il me renseigner à son sujet. A la vue du serpent, il a un mouvement de recul et il fait des signes pour dire qu’il n’aime pas ces animaux. On ne saura jamais de quel serpent il s’agissait et si c’est commun d’en trouver là, au milieu du bruit, de la circulation humaine et routière. Il est bientôt l’heure de passer au shopping, donc départ pour Khao San. Quelques t-shirts plus tard, nous décidons d’aller visiter le fameux centre commercial MBK, dans le quartier de Siam. Tout cela pendant que Jérôme se fait tatouer un magnifique dragon sur le mollet. Pour nous y rendre, facile. On prend le bateau sur la Chao Phraya jusqu’au débarcadère « Center ». Là, il y a le départ du Skytrain qui s’arrête directement au MBK. Le MBK, c’est 5 étages de boutiques, il y en a des centaines et on y vend de tout. Il y a par exemple un étage complet avec les téléphones portables. Mais attention aux contrefaçons ! Et ici pas de marchandage, les prix sont fixes. Nous ne retournons pas à la GH, mais restons de ce côté de la ville et alors qu’arrive le début de soirée, nous prenons la direction de Patpong, où il y a aussi un marché de nuit (et des bars à filles bien sûr…). Jérôme nous y rejoint, son mollet à l’air. Le tattoo est magnifique, il prend tout le mollet. La peau est encore bien rouge des meurtrissures des aiguilles. A Patpong, les rabatteurs sont sans gêne, ils proposent des shows à Mathieu qui n’a même pas 17 ans ou encore à Dominique et moi alors que nous sommes en couple. Les bars ont leurs portes ouvertes et nous pouvons voir des filles peu vêtues danser autour de barre ou sur des comptoirs. Les clients ne sont qu’occidentaux et plutôt dans la fleur de l’âge pour ne pas dire plus. Triste tourisme sexuel, chacun aura son avis sur la question. Retour à six dans un taxi direction Khao San. Shopping, encore shopping. Les t-shirts peuvent se négocier entre 120 et 150 bath, les jean’s 600, mais toujours dans la bonne humeur, avec le sourire et sans agressivité. C’est plus facile ici qu’à Patpong, l’ambiance est plus détendue et la négociation plus facile. Les prix de base sont aussi plus bas. Evidemment, il y a d’autres marchés pour les achats, ce sera pour notre prochain séjour à Bangkok. Une petite assiette de nouilles dans la rue (25 bath) et ce sera la fin d’une longue et harassante journée.
Mardi 29 juillet
Dernier jour de ces vacances en Thaïlande. Le lever se fera un peu plus tard pour Jérôme et les enfants, il faut rattraper le retard de sommeil. Dominique et moi allons prendre nos petit-dèj’ dans la rue, une dernière fois. Pancake à la mangue, cornflakes-fruits et yogurt, café, rien ne dépasse les 30 bath dans les petites échoppes sur roulettes qui peuplent les trottoirs. Tout au long du mois, nous avons principalement mangé dans la rue, et pas seulement des paad thaï ou du riz frit. Le choix est souvent assez large pour manger différemment. Et le bilan est plus que positif. Pas l’ombre d’une tourista ou d’un quelconque dérangement intestinal. Juste parfois des brûlures dues à la consommation excessive de piment pour nos estomacs d’occidentaux. Vraiment manger dans la rue est sans risque et très dépaysant. Sans compter que c’est bon marché, ce qui compte aussi lorsqu’on voyage à 5. Dernière chose que nous voulions voir, le prix des I-Pod. Nous prenons le bus pour nous rendre dans un centre commercial et nous constatons que cela ne vaut pas vraiment la peine, il n’y a que peu de différence. Retour dans la région de Khao San, toujours en bus, pour les derniers achats. Prendre le bus à Bangkok est facile et pas cher, le seul problème, et de taille, consiste à savoir quelle ligne prendre et où descendre. Nous avions bien fait de voyager léger, car là, nos sacs sont pleins à craquer. 9 kg à l’aller, près de 17 au retour. Contrairement à la France, les douanes suisses sont moins sévères avec les effets achetés et supposés être de la contrefaçon. Chez nous, pas d’amende, mais confiscation de la marchandise et encore, cela dépend de la quantité. Nous voilà en début de soirée, notre vol est prévu pour minuit, il sera bientôt temps de monter à l’aéroport. Dernier repas dans la rue, cela sera meilleur qu’un plateau dans l’avion. La Lamphu organise un transfert en minivan pour 130 bath par personne, c’est moins que le bus et certainement moins que le taxi, en tous les cas pour nous vu qu’à 6, il nous en aurait fallu deux. L’aéroport de Bangkok est gigantesque, le temps passe vite en s’y promenant. Jérôme a son vol Egyptair presque à la même heure que notre Royal Jordanian, alors nous restons ensemble jusqu’au dernier moment. Embarquement, l’avion est une nouvelle fois plein. En décollant, j’aperçois l’appareil Egyptair de Jérôme qui attend son tour sur le taxi-way. Salut frangin, on se voit demain à Genève. En y pensant, c’est incroyable, on traverse le monde en quelques heures. C’est une chance, nous devons être conscients de faire partie des privilégiés pour découvrir la planète aussi facilement. Le vol jusqu’à Amman sera sans histoire, avec les quelques turbulences habituelles et surtout les difficultés à dormir dans un avion.
Mercredi 30 juillet
3 heures d’attente et notre vol pour Genève est à l’heure pour rentrer à la maison. Nos sacs sont sur le tapis et nous passons la douane sans encombre. Les parents de Dominique sont là pour nous récupérer, nos têtes sont encore là-bas, au pays du sourire. Il ne nous faut pas longtemps pour nous apercevoir qu’ici, nous en sommes loin … Rentrer à la maison fait tout de même du bien, même si nous serions volontiers restés plus longtemps en Thaïlande. Mais écrire ces quelques lignes permet de s’évader et de se remémorer nos fabuleux souvenirs. Il sera bientôt temps de préparer notre prochain périple, sans enfant, en novembre prochain : 10 jours au sultanat d’Oman pour un périple en 4x4, montagne, wadis, plages et désert, le tout en camping sauvage. Et aussi le moment de penser aux vacances d’été 2009, certainement sans Mathieu, juste avec les filles. Il reste tant à voir en Thaïlande, le nord et le triangle d’or avec un passage au Laos, le parc de Khao Yai, la région de Sangkhlaburi, avec de retourner profiter de la mer aux Laem Thian. Comme l’an dernier, si je trouve une action et un vol pas cher sur le net, je vais réserver les billets le plus tôt possible. Et commencer déjà à nous impatienter… Bien que d’autres destinations nous attirent : la Malaisie, l’Indonésie, le Vietnam ou encore le Cambodge. Et les Philippines, et la Birmanie … Et ….
Pattaya: visites, sorties English translation pending
Bonjour !
Un petit post pour savoir ce que vous nous recommandez de faire à Pattaya (ne rentrons pas dans le débat de savoir si la ville est belle ou fréquentable 😉)
Nos idées, pour l'instant : nous louer un scooter pour aller sur la plage gay (bah oui, on l'est) de Dongtan à Jomtien les trucs à touristes "incontournables" : sanctuaire de la vérité, village des éléphants éventuellement, le jardin Noong Nooch (ça vaut le coup ? C'est quand même à 18 km :S) éventuellement, aller dans les îles de Koh Phai, Koh Larn, Koh Khran (mais est-ce finalement si différent que ça du littoral ?) les sorties en bars gays, mais si possible pas dans des trucs glauques (on a vu : Panorama Pub, Boyz Boyz Boyz et Le Café Royale)
Voili voilou, merci d'avance pour vos recommandations 😎
Un petit post pour savoir ce que vous nous recommandez de faire à Pattaya (ne rentrons pas dans le débat de savoir si la ville est belle ou fréquentable 😉)
Nos idées, pour l'instant : nous louer un scooter pour aller sur la plage gay (bah oui, on l'est) de Dongtan à Jomtien les trucs à touristes "incontournables" : sanctuaire de la vérité, village des éléphants éventuellement, le jardin Noong Nooch (ça vaut le coup ? C'est quand même à 18 km :S) éventuellement, aller dans les îles de Koh Phai, Koh Larn, Koh Khran (mais est-ce finalement si différent que ça du littoral ?) les sorties en bars gays, mais si possible pas dans des trucs glauques (on a vu : Panorama Pub, Boyz Boyz Boyz et Le Café Royale)
Voili voilou, merci d'avance pour vos recommandations 😎
Anecdotes sur les américains! English translation pending
🙂bonjour! je part aux usa (dans l'ouest plus exactement ) dans un mois et je voulais savoir si certains d'entre vous avez des anecdoctes sur les americains!
J'ai lu qu'ils s'agissaient de gens charmants et trés accueillant: est ce vrai?
merci pour vos reponses
Passage du cyclone en Birmanie English translation pending
toute l'information AFP, tres succinte pour l'instant sur le site de France24, mais la catastrophe risque d'etre assez conséquente, attendons d'en savoir plus...
http://www.france24.com/fr/20080504-cyclone-nargis-rangoun-birmanie-referendum-constitution&navi=MONDE
http://www.france24.com/fr/20080504-cyclone-nargis-rangoun-birmanie-referendum-constitution&navi=MONDE
Petites aventures hivernales en Norvège, première partie (avril 2008) English translation pending
Pour voir le carnet avec les photos en grand format, cliquer ici : si belle la terre
Special thanks to May in Oslo (working in a library : Nautisk Forlag) and Roger Samdal (http://www.samdal.com/jotunvinter.htm) who helped me when preparing my travel!
Bon, je l'avoue tout de suite, j'adooore la Norvège et le Nord en particulier!
Mais ne l'ayant visitée qu'en été, je rêvais depuis longtemps de la voir sous la neige. Comment concilier un tel fantasme avec 2 courtes de semaines de vacances de printemps, quand on sait que de Nancy à Tromso il y a plus de 3000 km!

Pour donner l'échelle il faut savoir que le vol Tromso-Oslo a la même durée que Oslo-Paris...
La chèvre et le chou, vous connaissez?
Le récit en images:
J1 Samedi 12/04/08 Après un très sympathique déjeuner avec la famille Grisemote venue goûter à la quiche lorraine sur la route des Pays-Bas, nous (les enfants maintenant âgés de 12, 13 et 14 ans et moi) nous mettons en route pour l'Allemagne, abandonnant Fred à son triste sort de travailleur.
J2 Dimanche 13/04
A 19h00 notre ferry (le gros bateau blanc ci-dessus) quitte le port de Kiel (800 km depuis Nancy) à destination de Göteborg, 500 km plus au nord. Cette traversée n'offre que des avantages : on avance en dormant confortablement installé dans une cabine qui ne coûte que 50 euro de plus que si nous étions passés par la route et les ponts à péage.
J3 Lundi 14/04 Frais et dispos nous débarquons à Göteborg et filons plein nord vers la frontière norvégienne. A 2 km de l'autoroute, nous faisons une courte halte pour visiter quelques pétroglyphes près de Vitlycke (à Fossum) environ 140 km au nord de Goteborg.

Pas époustouflant mais site agréable et 2km de détour, pourquoi s'en priver?
Malgré le beau temps qui nous accompagne depuis le début, les plaines sont un peu tristounettes sans le moindre signe printanier.
Il nous faut attendre de voir les premières montagnes pour découvrir la neige, ahhhh!
Nous sommes ravis, c'est ce que nous sommes venus chercher.
Dans un élan d'enthousiasme je tourne sur un « adorable petit chemin enneigé » et 5 mn plus tard nous voilà en train de batailler pour mettre les chaînes entre 2 murs de neige qui enserrent le camping car. Arnaud, en tant que seul « homme de la maison » est désigné d'office pour élargir à la pelle le chemin pour pouvoir faire demi-tour. Bref, après 600 km et quelques savantes manœuvres, nous décidons de dormir là car c'est très beau et -très, très - « tranquille ». Me voilà calmée.... Hum....
J4 Mardi 15/04 7h...L'air étincelle, il fait -10°C. Ça m'épate de penser qu'en 48h on puisse se retrouver dans un tel décor, douillettement installé dans son camping car. C'est quand même bien l'Europe, quelle diversité!
Direction le massif du Jotunheimen, le plus élevé de Norvège avec son point culminant le Galdhopingen à 2469 m. Ce massif est difficilement accessible par la route en hiver et nous devons prendre la route 51 (après la 257-très belle- à partir de la E6) par le Nord pour arriver à Gjendesheim au bord d'un grand lac surplombé par la crête de Bessegen qui est une célébrissime randonnée norvégienne-estivale-...
Quelques places de parking sont creusées au bulldozer dans 2 m de neige au moins. Conciencieusement nous payons les 100 NOK (environ 15 euro) de stationnement (glups...) avec un système d'enveloppe.
Le relief est trop escarpé pour nos skis de randonnée nordique (sortes de larges skis de fond avec des carres mais laissant le talon libre même en descente, bien moins lourds que des skis de rando)
Les premières centaines de mètres se font donc à pied mais la vue sur le lac de Gjende en vaut la peine.


Plus haut le relief s'aplanit et devient skiable.
Les paysages sont majestueux, ....

Notre style un peu moins!
En rentrant, on ne résiste pas à l'envie de skier sur le lac gelé!

Les journées sont déjà longues et nous reprenons la route
pour le massif de Rondane plus à l'est que nous abordons à Mysuseter. Ici aussi le parking est payant mais c'est plus raisonnable (30 NOK) et on est bien content de trouver un endroit déneigé pour nous garer pour la nuit.
J5 Mercredi 16/04 Il a neigé cette nuit, environ 15 cm et le temps est plus doux mais couvert. Nous démarrons la rando sous les nuages et je dois un peu houspiller mes troupes.

En montant la brume devient moins épaisse.

On flirte avec elle.

Enfin le beau temps s'installe et nous découvrons un immense plateau

entièrement vierge, cerné de montagnes enneigées. C'est mââgnifique.
Les enfants décident de grimper sur la montagne -juste-là- pour le plaisir de la descente ensuite.
Pfff! Difficile d'évaluer les distances.

Plouf!

Encore une belle balade!
Nous décidons de changer de coin pour la rando du lendemain et roulons jusqu 'à Hovringen,

quelques km plus au nord, toujours dans le Rondane.

Le coucher de soleil est interminable.

A 946 m il fait -9°C au crépuscule, la nuit va être fraiche... Bien au chaud, nous discutons pour décider dans quelle direction nous skierons demain.
J6 Jeudi 17/04. Grand beau temps, quelle chance! Nous nous mettons d'accord pour partir vers le soleil.

Les possibilités sont infinies et avec le beau temps qui se maintient on peut aller à sa guise sans se cantonner au balisage.

C'est un vrai régal de choisir sa trace en fonction du relief, quelle sensation de liberté.


Ce massif, plus doux que le Jotunheimen est vraiment idéal pour le ski de rando: pas de barrières rocheuses, pas d'à pics.

Tout n'est que rondeurs, ondulations douces et pentes vierges.
L'après-midi nous reprenons la route pour Fjellheim (parking 30 Kr), sur la route de Grimdalshytta, fermée en hiver. Pour la première fois nous rencontrons d'autres skieurs en particulier une maman accompagnée de ses 5 enfants : le petit dernier bien emmitouflé dans une pulka (traineau), une petite de 3 ans, skis aux pieds lui donnant la main et 3 autres dont l'ainé d'à peine 11 ans portant le sac avec le pique nique!
Les enfants choisissent une montagne et c'est parti!

Ca grimpe!

Vue du sommet.

Facile, c'est tout droit!

En skidoo comme sur la route les Norvégiens vont doucement et prudemment.
J7 Vendredi 18/04 Cette fois nous allons dans les montagnes de Dovre, un peu plus au nord. Petite rando matinale improvisée au départ d'un parking :

c'est facile il suffit de chausser les skis et de se laisser porter par ses envies.
Nous roulons ensuite jusqu'à Oppdal chercher du GPL et faire un ravitaillement. La différence de prix entre la Norvège et la France me parait bien moindre qu'il y a 10 ou 15 ans, sans doute car les prix ont beaucoup augmenté chez nous. On a même trouvé des fruits moins chers et meilleurs que chez nous dans un Kiwi (sorte de supermarché low cost) Le diesel coûte entre 12 et 13 NOK/l (1, 57 euro), le GPL 6 NOK/l (0, 75). Bref, c'est cher mais chez nous aussi finalement...
Nous retournons ensuite plus au sud vers Hjerkinn, point de départ des rando dans le massif de Dovrefjell près du Snohetta. Il fait si beau et l'endroit est tellement magique que je pars seule me balader en fin de journée, craignant que le temps ne change pendant la nuit.

J'espère apercevoir les fameux boeufs musqués mais ne trouve que leurs traces.

Au loin je distingue le refuge de Snoheim accessible par la route en été (bien qu'on parle de la fermer afin d'offrir plus de tranquillité aux bœufs musqués) : de là il faut encore 5h pour aller au sommet du Snohetta, cette étrange montagne aux allures de volcan.
La nuit ne se décide pas à tomber...
J8 Samedi 19/04 Ce soir nous devons être à Trondheim pour récupérer Fred à 19h à l'aéroport. Il fait toujours un temps superbe et nous partons de bonne heure vers le sud est, dans l'espoir de voir les grosses bêtes.

Soudain j'en vois 4 disparaitre furtivement derrière le sommet. Pas le temps de sortir l'appareil, grrr! Marion n'a vu qu'une fesse de bœuf, les grands rien du tout!
On accélère le pas dans l'espoir de les rattraper mais arrivés au sommet, nous découvrons un vaste plateau entièrement vide, sillonné par les traces des bestioles.
Les trouillards... Dire que j'avais lu qu'il fallait éviter de les approcher à moins de 200 m car ils étaient d'humeur « labile »!

Nous croisons leurs traces toutes fraîches...

De l'autre côté de la montagne, nous foulons une neige comme nous n'en avons jamais vue.

Une neige poilue ou plutôt « plumue »!
Emballés par cette dernière rando dans le centre norvégien nous prenons la route vers Trondheim et la mer. Hum... le temps change.
J9 Dimanche 20/04 Une longue route nous attend pour atteindre le nord de la Norvège: 700 km jusqu'à Bodo. En franchissant le cercle polaire nous ne résistons pas à l'envie de skier "sur la ligne".

Quand soudain...


Quelle émotion en suivant ce troupeau de rennes!

Observation réciproque...
Nous avons même une brève éclaircie.

A 20h00 (au lieu de 21h00, on n'a jamais compris pourquoi, heureusement qu'on était là en avance car sinon le prochain ferry était dans 3 jours...), notre ferry presque vide quitte Bodo pour l'île de Moskenes au sud des Lofoten (3h 30 de traversée) Il se faufile au mètre près entre les cailloux, c'est impressionnant. Bien crevés, nous nous posons près de la petite église pour dormir.
J10 Lundi 21/04 Aux Lofoten, la pêche à la morue bat son plein.

Les séchoirs sont déjà bien garnis!

Le village de A est vraiment mignon, partagé entre pêche et tourisme.


Reine est moins « léchée » mais se situe dans un cadre époustouflant..


L'après-midi nous roulons jusqu'au Selfjord où nous allons passer la nuit. Nous y faisons une rando à raquettes dans une lourde neige mouillée.
Devinez ce qu'on a découvert au fin fond du fjord : des toilettes avec PQ, gants mappa roses et 3 (!) flacons de produits d'entretien!

On rentre par le rivage...
Pas facile de randonner dans les Lofoten, les pentes sont souvent abruptes.
J11 Mardi 22/04 Belle balade au départ de Eggum où nous découvrons sur le rivage une baleine en kit éparpillée au milieu des billes de bois sans doutes venues du Labrador.

Au loin, les Vesteralen.

C'est mieux que la chasse aux œufs de Pâques:

une côte par-ci, un os de nageoire par là, une vertèbre là-bas.
La fine équipe!

Ben si.... on en a ramené une... véridique. J'imagine déjà la tête du gars à la déchetterie quand cet été on finira par se débarrasser de la chose puante à cause de la chaleur. Quelle benne?
Fred propose de la faire bouillir.... Si quelqu'un a une marmite (grosse...), ça m'intéresse!
Bon décidemment les nuages ont l'air vraiment bien accrochés sur les montagnes des Lofoten.
La suite dans une 2ème partie :
Special thanks to May in Oslo (working in a library : Nautisk Forlag) and Roger Samdal (http://www.samdal.com/jotunvinter.htm) who helped me when preparing my travel!
Bon, je l'avoue tout de suite, j'adooore la Norvège et le Nord en particulier!
Mais ne l'ayant visitée qu'en été, je rêvais depuis longtemps de la voir sous la neige. Comment concilier un tel fantasme avec 2 courtes de semaines de vacances de printemps, quand on sait que de Nancy à Tromso il y a plus de 3000 km!

Pour donner l'échelle il faut savoir que le vol Tromso-Oslo a la même durée que Oslo-Paris...
La chèvre et le chou, vous connaissez?
Le récit en images:
J1 Samedi 12/04/08 Après un très sympathique déjeuner avec la famille Grisemote venue goûter à la quiche lorraine sur la route des Pays-Bas, nous (les enfants maintenant âgés de 12, 13 et 14 ans et moi) nous mettons en route pour l'Allemagne, abandonnant Fred à son triste sort de travailleur.
J2 Dimanche 13/04
A 19h00 notre ferry (le gros bateau blanc ci-dessus) quitte le port de Kiel (800 km depuis Nancy) à destination de Göteborg, 500 km plus au nord. Cette traversée n'offre que des avantages : on avance en dormant confortablement installé dans une cabine qui ne coûte que 50 euro de plus que si nous étions passés par la route et les ponts à péage.
J3 Lundi 14/04 Frais et dispos nous débarquons à Göteborg et filons plein nord vers la frontière norvégienne. A 2 km de l'autoroute, nous faisons une courte halte pour visiter quelques pétroglyphes près de Vitlycke (à Fossum) environ 140 km au nord de Goteborg.

Pas époustouflant mais site agréable et 2km de détour, pourquoi s'en priver?
Malgré le beau temps qui nous accompagne depuis le début, les plaines sont un peu tristounettes sans le moindre signe printanier.
Il nous faut attendre de voir les premières montagnes pour découvrir la neige, ahhhh!
Nous sommes ravis, c'est ce que nous sommes venus chercher.
Dans un élan d'enthousiasme je tourne sur un « adorable petit chemin enneigé » et 5 mn plus tard nous voilà en train de batailler pour mettre les chaînes entre 2 murs de neige qui enserrent le camping car. Arnaud, en tant que seul « homme de la maison » est désigné d'office pour élargir à la pelle le chemin pour pouvoir faire demi-tour. Bref, après 600 km et quelques savantes manœuvres, nous décidons de dormir là car c'est très beau et -très, très - « tranquille ». Me voilà calmée.... Hum....
J4 Mardi 15/04 7h...L'air étincelle, il fait -10°C. Ça m'épate de penser qu'en 48h on puisse se retrouver dans un tel décor, douillettement installé dans son camping car. C'est quand même bien l'Europe, quelle diversité!
Direction le massif du Jotunheimen, le plus élevé de Norvège avec son point culminant le Galdhopingen à 2469 m. Ce massif est difficilement accessible par la route en hiver et nous devons prendre la route 51 (après la 257-très belle- à partir de la E6) par le Nord pour arriver à Gjendesheim au bord d'un grand lac surplombé par la crête de Bessegen qui est une célébrissime randonnée norvégienne-estivale-...
Quelques places de parking sont creusées au bulldozer dans 2 m de neige au moins. Conciencieusement nous payons les 100 NOK (environ 15 euro) de stationnement (glups...) avec un système d'enveloppe.
Le relief est trop escarpé pour nos skis de randonnée nordique (sortes de larges skis de fond avec des carres mais laissant le talon libre même en descente, bien moins lourds que des skis de rando)
Les premières centaines de mètres se font donc à pied mais la vue sur le lac de Gjende en vaut la peine.


Plus haut le relief s'aplanit et devient skiable.
Les paysages sont majestueux, ....

Notre style un peu moins!
En rentrant, on ne résiste pas à l'envie de skier sur le lac gelé!

Les journées sont déjà longues et nous reprenons la route
pour le massif de Rondane plus à l'est que nous abordons à Mysuseter. Ici aussi le parking est payant mais c'est plus raisonnable (30 NOK) et on est bien content de trouver un endroit déneigé pour nous garer pour la nuit.
J5 Mercredi 16/04 Il a neigé cette nuit, environ 15 cm et le temps est plus doux mais couvert. Nous démarrons la rando sous les nuages et je dois un peu houspiller mes troupes.

En montant la brume devient moins épaisse.

On flirte avec elle.

Enfin le beau temps s'installe et nous découvrons un immense plateau

entièrement vierge, cerné de montagnes enneigées. C'est mââgnifique.
Les enfants décident de grimper sur la montagne -juste-là- pour le plaisir de la descente ensuite.
Pfff! Difficile d'évaluer les distances.

Plouf!

Encore une belle balade!
Nous décidons de changer de coin pour la rando du lendemain et roulons jusqu 'à Hovringen,

quelques km plus au nord, toujours dans le Rondane.

Le coucher de soleil est interminable.

A 946 m il fait -9°C au crépuscule, la nuit va être fraiche... Bien au chaud, nous discutons pour décider dans quelle direction nous skierons demain.
J6 Jeudi 17/04. Grand beau temps, quelle chance! Nous nous mettons d'accord pour partir vers le soleil.

Les possibilités sont infinies et avec le beau temps qui se maintient on peut aller à sa guise sans se cantonner au balisage.

C'est un vrai régal de choisir sa trace en fonction du relief, quelle sensation de liberté.


Ce massif, plus doux que le Jotunheimen est vraiment idéal pour le ski de rando: pas de barrières rocheuses, pas d'à pics.

Tout n'est que rondeurs, ondulations douces et pentes vierges.
L'après-midi nous reprenons la route pour Fjellheim (parking 30 Kr), sur la route de Grimdalshytta, fermée en hiver. Pour la première fois nous rencontrons d'autres skieurs en particulier une maman accompagnée de ses 5 enfants : le petit dernier bien emmitouflé dans une pulka (traineau), une petite de 3 ans, skis aux pieds lui donnant la main et 3 autres dont l'ainé d'à peine 11 ans portant le sac avec le pique nique!
Les enfants choisissent une montagne et c'est parti!

Ca grimpe!

Vue du sommet.

Facile, c'est tout droit!

En skidoo comme sur la route les Norvégiens vont doucement et prudemment.
J7 Vendredi 18/04 Cette fois nous allons dans les montagnes de Dovre, un peu plus au nord. Petite rando matinale improvisée au départ d'un parking :

c'est facile il suffit de chausser les skis et de se laisser porter par ses envies.
Nous roulons ensuite jusqu'à Oppdal chercher du GPL et faire un ravitaillement. La différence de prix entre la Norvège et la France me parait bien moindre qu'il y a 10 ou 15 ans, sans doute car les prix ont beaucoup augmenté chez nous. On a même trouvé des fruits moins chers et meilleurs que chez nous dans un Kiwi (sorte de supermarché low cost) Le diesel coûte entre 12 et 13 NOK/l (1, 57 euro), le GPL 6 NOK/l (0, 75). Bref, c'est cher mais chez nous aussi finalement...
Nous retournons ensuite plus au sud vers Hjerkinn, point de départ des rando dans le massif de Dovrefjell près du Snohetta. Il fait si beau et l'endroit est tellement magique que je pars seule me balader en fin de journée, craignant que le temps ne change pendant la nuit.

J'espère apercevoir les fameux boeufs musqués mais ne trouve que leurs traces.

Au loin je distingue le refuge de Snoheim accessible par la route en été (bien qu'on parle de la fermer afin d'offrir plus de tranquillité aux bœufs musqués) : de là il faut encore 5h pour aller au sommet du Snohetta, cette étrange montagne aux allures de volcan.
La nuit ne se décide pas à tomber...
J8 Samedi 19/04 Ce soir nous devons être à Trondheim pour récupérer Fred à 19h à l'aéroport. Il fait toujours un temps superbe et nous partons de bonne heure vers le sud est, dans l'espoir de voir les grosses bêtes.

Soudain j'en vois 4 disparaitre furtivement derrière le sommet. Pas le temps de sortir l'appareil, grrr! Marion n'a vu qu'une fesse de bœuf, les grands rien du tout!
On accélère le pas dans l'espoir de les rattraper mais arrivés au sommet, nous découvrons un vaste plateau entièrement vide, sillonné par les traces des bestioles.
Les trouillards... Dire que j'avais lu qu'il fallait éviter de les approcher à moins de 200 m car ils étaient d'humeur « labile »!

Nous croisons leurs traces toutes fraîches...

De l'autre côté de la montagne, nous foulons une neige comme nous n'en avons jamais vue.

Une neige poilue ou plutôt « plumue »!
Emballés par cette dernière rando dans le centre norvégien nous prenons la route vers Trondheim et la mer. Hum... le temps change.
J9 Dimanche 20/04 Une longue route nous attend pour atteindre le nord de la Norvège: 700 km jusqu'à Bodo. En franchissant le cercle polaire nous ne résistons pas à l'envie de skier "sur la ligne".

Quand soudain...


Quelle émotion en suivant ce troupeau de rennes!

Observation réciproque...
Nous avons même une brève éclaircie.

A 20h00 (au lieu de 21h00, on n'a jamais compris pourquoi, heureusement qu'on était là en avance car sinon le prochain ferry était dans 3 jours...), notre ferry presque vide quitte Bodo pour l'île de Moskenes au sud des Lofoten (3h 30 de traversée) Il se faufile au mètre près entre les cailloux, c'est impressionnant. Bien crevés, nous nous posons près de la petite église pour dormir.
J10 Lundi 21/04 Aux Lofoten, la pêche à la morue bat son plein.

Les séchoirs sont déjà bien garnis!

Le village de A est vraiment mignon, partagé entre pêche et tourisme.


Reine est moins « léchée » mais se situe dans un cadre époustouflant..


L'après-midi nous roulons jusqu'au Selfjord où nous allons passer la nuit. Nous y faisons une rando à raquettes dans une lourde neige mouillée.
Devinez ce qu'on a découvert au fin fond du fjord : des toilettes avec PQ, gants mappa roses et 3 (!) flacons de produits d'entretien!

On rentre par le rivage...
Pas facile de randonner dans les Lofoten, les pentes sont souvent abruptes.
J11 Mardi 22/04 Belle balade au départ de Eggum où nous découvrons sur le rivage une baleine en kit éparpillée au milieu des billes de bois sans doutes venues du Labrador.

Au loin, les Vesteralen.

C'est mieux que la chasse aux œufs de Pâques:

une côte par-ci, un os de nageoire par là, une vertèbre là-bas.
La fine équipe!

Ben si.... on en a ramené une... véridique. J'imagine déjà la tête du gars à la déchetterie quand cet été on finira par se débarrasser de la chose puante à cause de la chaleur. Quelle benne?
Fred propose de la faire bouillir.... Si quelqu'un a une marmite (grosse...), ça m'intéresse!
Bon décidemment les nuages ont l'air vraiment bien accrochés sur les montagnes des Lofoten.
La suite dans une 2ème partie :
Les policiers gagnent des "miles" lors des expulsions English translation pending
Les policiers gagnent des "miles" lors des expulsions
Les policiers gagnent des points de fidélité à escorter les clandestins par avion. (Reuters) Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de "miles" de fidélité de la part des compagnies aériennes. Libération.fr (avec AFP) LIBERATION.FR : mercredi 23 avril 2008

Les agents de police accompagnant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par les airs bénéficient des "miles" accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a-t-on appris mercredi au ministère de l'Intérieur, confirmant une information du Canard enchaîné. "Ce système n'est pas illégal", a-t-on souligné de même source, ajoutant qu'"avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat" avec les transporteurs. Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné. "A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins", affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
"Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut "Gold", réservé aux hommes d'affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise", ajoute l'hebdomadaire.
Contactée par l'AFP, Air France, qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire. En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser "l'utilisation des avions du groupe" pour ces expulsions.
Les policiers gagnent des points de fidélité à escorter les clandestins par avion. (Reuters) Les policiers qui escortent les clandestins expulsés par avion bénéficient de "miles" de fidélité de la part des compagnies aériennes. Libération.fr (avec AFP) LIBERATION.FR : mercredi 23 avril 2008

Les agents de police accompagnant les immigrés en situation irrégulière lors de leur expulsion par les airs bénéficient des "miles" accordés par les compagnies aériennes à leurs clients fidèles, a-t-on appris mercredi au ministère de l'Intérieur, confirmant une information du Canard enchaîné. "Ce système n'est pas illégal", a-t-on souligné de même source, ajoutant qu'"avant même la parution de l'article, le ministère avait déjà envisagé de modifier sur ce point précis le prochain contrat" avec les transporteurs. Sur quelque 23.000 expulsions par an, toutes ne se font pas en avion, et seul un tiers de celles réalisées par voie aérienne nécessite une escorte, de un à trois policiers, a-t-on précisé de même source, contestant les calculs du Canard enchaîné. "A raison de 23.000 éloignements en 2007, selon le ministère de l'Intérieur, et sachant qu'en moyenne trois policiers accompagnent celui qui va être expulsé, voilà de quoi se constituer assez vite un joli stock de voyages gratuits sur le dos des clandestins", affirme le journal, qui cite des agents d'escale d'Air France à l'aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.
"Sans compter que de nombreux flics bénéficient, du coup, du statut "Gold", réservé aux hommes d'affaires qui voyagent régulièrement aux frais de leur entreprise", ajoute l'hebdomadaire.
Contactée par l'AFP, Air France, qui transporte l'immense majorité des immigrés expulsés par avion, s'est refusée à tout commentaire. En juillet 2007, plusieurs syndicats d'Air France-KLM et le Réseau éducation sans frontières (RESF) avaient tenté en vain de convaincre direction et actionnaires de la compagnie de refuser "l'utilisation des avions du groupe" pour ces expulsions.
Nager avec les tortues en Guadeloupe English translation pending
Salut à tous,
Cette question s'adresse peut être plus a ceux qui y habitent mais bon toutes les expériences seront les bienvenues😉
Je pense être un bon chasseur en apnée, je chasse à 20 - 25 m de profondeur en bretagne, donc en guadeloupe ce sera plus facile encore. Je vous rassure, je n'ai pas du tout l'intention d'y chasser mais plutot de prendre quelques clichés et surtout m'en mettre plein les yeux niveau faune et flore aquatique.
Donc j'essaie de repérer les meilleurs endroits pour ce genre de loisir en partant du bord je précis😛
Je croie qu'il y a plus de fond côté deshaies, mais est ce plus poissonneux, genre baracuda gros perroquet, langouste...
Et je me demandais ou j'aurais le plus de chance de voir des tortues marines, mon rêve😮
On m'a parlé de Morphy ???
Un conseil ???
Merci
PS : je pars le 16 mars
Cette question s'adresse peut être plus a ceux qui y habitent mais bon toutes les expériences seront les bienvenues😉
Je pense être un bon chasseur en apnée, je chasse à 20 - 25 m de profondeur en bretagne, donc en guadeloupe ce sera plus facile encore. Je vous rassure, je n'ai pas du tout l'intention d'y chasser mais plutot de prendre quelques clichés et surtout m'en mettre plein les yeux niveau faune et flore aquatique.
Donc j'essaie de repérer les meilleurs endroits pour ce genre de loisir en partant du bord je précis😛
Je croie qu'il y a plus de fond côté deshaies, mais est ce plus poissonneux, genre baracuda gros perroquet, langouste...
Et je me demandais ou j'aurais le plus de chance de voir des tortues marines, mon rêve😮
On m'a parlé de Morphy ???
Un conseil ???
Merci
PS : je pars le 16 mars
Hôtels Sol Cayo Coco ou Melias Las Dunas à Santa Clara? English translation pending
je dois bouquer mon voyage aujourd'hui et j'ai le choix entre le sol cayo coco
qui est à 15 minutes de l'aréoport(pratique car je voyage avec un bébé de 5 mois)
et le mélias las dunas à santa clara qui est à 1h20 de l'aréoport.
je sais que l'hôtel de santa clara est beaucoup plus récente que le sol cayo coco
ce que je veux savoir est-ce-que la plage à cayo coco est-elle aussi belle qu'à santa clara est-ce-que c'est comparable ou non
moi je recherche une plage paradisiaque avec belle eau turquoise pas de cochonneries algues....
j'ai regardé sur le site de voyage à rabais pour le sol cayo coco ils y a des vidéos mais je trouve
que ce n'ai pas très représentatif car ils ont filmé une journée très nuageuse....donc pas super pour la plage!!!
merci de me répondre rapidement!!!😊