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Compte rendu d'une désastreuse croisière sur le Costa Pacifica English translation pending
by Sylviannefd · 2011-12-17 · 406 replies
Je pensais faire un compte rendu quotidien, mais finalement j’ai changé d’avis, car toutes nos impressions ont été négatives😕. Nous avons modifier nos habitudes de façon à rendre notre croisière aussi agréable que possible😊. Mais ce fut vraiment difficile.😠

Je me demande à quoi pensait Costa en nous faisant embarquer sur ce « boat people »🏴‍☠️😠😕 en effet comment faire cohabiter pendant 3 semaines 1500 croisièristes européens et 1500 brésiliens qui rentraient au pays avec parfois 10 valises et même des vélos😠, faute de travail pour eux en Europe 500 € la traversée bagages compris c’était vraiment donné, mais coté esprit croisière vraiment pas top.🏴‍☠️

Donc voici le récit du début de cette croisière vers le Brésil.

Dimanche nous quittons la maison vers 12h30, train jusqu’à Nice. Arrivée à 19h10, c’est vrai que l’Ibis est à 100m de la gare, c’est parfait.🙂

Le lendemain matin nous arrivons vers 10 heures devant la gare, une Costa woman arrive vers 10h10 et nous annonce que le premier car est pour le Pacifica, parfait, nous pouvons poser les bagages et monter dans le car.🙂 toujours parfait

Nous partons un peu avant 11heures en fait nous sommes 38 personnes à embarquer sur le Pacifica. Arrivée à Savone à 12h45, les ennuis commencent😠. Il y a 3 bateaux qui embarquent des passagers le Favolosa, (Nous apprendrons plus tard que 2 dames faisant notre croisières, ont embarqué par erreur sur le Favolosa🤪😊 et sont montées dans la cabine, les documents sur le lit les ont intriguées)🤪 le Concordia et le Pacifica et il y a un nombre de car considérables en attente, nous resterons plus de ¾ d’heure dans le car à attendre notre tour😠, ensuite les Costa women montent à bord nous donne le Numéro 19 (je plains ceux qui ne sont pas prioritaires🤪) et les formulaires de santé. Aussitôt remplis nous quittons le car et entrons dans Palacrociere, direction les guichets d’accueil pour changer notre numéro 19 en numéro 1 (grande suite et gold pearl oblige), je demande si il y a un passage pour les embarquements prioritaires, 😮 la personne me répond, oui il y a un tapis rouge😮. Nous le cherchons un moment, car il y a un véritable attroupement à cet endroit🏴‍☠️, l’embarquement venant de commencer (numéro 3) l’hôtesse refoule tous les numéros 4😐, mais pour nous impossible de passer, une grande famille de brésiliens avec la "mémé" qui a du mal à marcher force le passage et finalement passe sous le nez de tout le monde😠🏴‍☠️ , du grand n’importe quoi. Nous arrivons enfin à passer, embouteillage aux contrôle des sacs et des documents, puis nous passons à la photo et direction un car pour aller embarquer sur le Pacifica.

Il est 14heures quand nous arrivons dans notre cabine, un petit tour au buffet pour constater que nous sommes servis et c’est très bien, le bateau est vide, donc aucun problème pour trouver une place🙂. A ce moment de la croisière on a déjà du se laver les mains 10 fois🏴‍☠️🤪

Ensuite nous allons au spa payer les samsara dreams, prendre les rendez vous, et puis nous validons la carte bancaire. Formalités terminées. Il est 15h 15 et pas de valise à l’horizon.😠

En regardant le Today je constate qu’il y a 2 services au restaurant Samsara😠, comme c’est l’heure de la permanence du maître d’hôtel, je vais le voir, ½ heure d’attente😕 pour l’entendre hurler 🏴‍☠️ que le restaurant Samsara est complet et que le spa doit prévenir les clients qu’il est impossible de dîner au restaurant Samsara😠😕. Finalement la carte jaune et « un tant pis nous dînerons dans la suite » ont raison de sa détermination et nous avons notre ticket pour le Samsara.

Je rentre à la cabine toujours pas de valise, vers 17 heures il y a une « grande fête pour le départ du bateau vers le nouveau Monde » nous y allons, mais rien ne se passe sauf l’annonce que le départ est retardé, heureusement car il reste de nombreuses valises sur le quai😠🤪.

18 heures nous allons au bar « Around the clock » assister à la réunion d’information des francophones, nous sommes une poignée Séverine récite ses informations sans la moindre personnalisation. Un Monsieur pose une question, elle répond « merci de ne pas m’interrompre, je répondrai aux questions à la fin » OK taisons nous.😠🏴‍☠️

Retour à la cabine, enfin les valises sont là il est 18h45 Heureusement que nous sommes prioritaires.🤪

Le repas étant à 21h15, nous allons prendre l’apéritif à la chocolaterie, tout le personnel est nouveau, une immense majorité de portugais ou brésilien, qui ne connaissent pas encore leur travail, 😠 donc ce n’est pas évident de se faire servir, d’autant plus qu’il n’y a plus les cartes sur les tables et autre moins il n’y a plus de biscuits à apéritif pour accompagner les boissons.🏴‍☠️

Quand nous arrivons au restaurant Samsara, la petite salle est quasi pleine, nous choisissons d’aller dans la grande salle, nous y dînons presque seuls (un Monsieur arrivera plus tard).

Ah j’ai oublié, nous avions un mot dans la cabine nous demandant de nous rendre au bureau des excursions, il nous faut donc faire la queue😕, pour apprendre que l’excursion de Barcelone est annulée, mon chéri ne pourra pas visiter le Camp Neu. La personne veut absolument que nous prenions une autre excursion, nous refusons toutes ses propositions, je déteste qu’on me force la main. Nous avons décidé d’aller juste nous promener.

Voilà donc un peu déçus par cette journée nous allons nous coucher.😕

A suivre
Itinéraire pour un mois au Costa Rica English translation pending
by Guttata20 · 2011-11-29 · 23 replies
Bonjour à tous, Je me présente Clément Lefranc, je suis agé de 22 ans et pour fêter la fin de mes études d'ingénieur, je me suis offert un voyage mémorable: le Costa Rica.

Je me permets de faire appel à votre aide afin de pouvoir agencer ce futur voyage d'un mois (24 Janvier au 23 Février).

Effectivement il y a tellement de paysages somptueux à voir, que je voudrais bien évidemment en voir le plus possible :)

J'ai acquis le lonely planet afin de cibler les sites correspondants le plus à mes attentes (forets tropicales, mangroves, volcans, plages paradisiaques, ...). En résulte la liste suivante:San José (arrivé au CR)MonteverdeVolcan ArenalManuel AntonioParc Los QuetzalesCorcovado (Bahia Drake)CahuitaTortugueroA cela s'ajoutait également Irazu et Poas mais je ne sais pas si cela s'avère très réaliste...

Selon vous est il possible de réaliser l'ensemble des ces sites en 1 mois, en voyageant par Bus Locaux? Quel agencement vous paraît le mieux afin de passer le moins de temps en transport et de profiter au maximum des rando?

Merci par avance pour vos éléments de réponse.
Costa Rica: aide pour itinéraire de trois semaines en mars 2012 English translation pending
by Cédric69 · 2011-11-08 · 35 replies
Bonjour les amis ,

Je viens à nouveau vous demander votre aide pour préparer notre futur voyage. Nous partons mon amie et moi au Costa Rica du 25 février au 17 Mars 2012. Les billets d'avions sont presque réservé. Par contre maintenant se pose la question de l'itinéraire, des sites à ne pas rater . D'habitude le Guide du Routard m'aide beaucoup mais il n'éxiste pas pour cette destination.

L'idée est de profiter du pays mais sans courir. Je pense louer une voiture sur place pour plus de liberté. Que ne faut il absolument pas rater ? Nous aimerions faire un petit trek sur 2 ou 3 jours dans la jungle, et finir sur 3 ou 4 jour de carte postale au bord de la mer et faire un peu de plongée , mais de quel coté ?

Nous voyageons d'habitude façon routard avec notre sac a dos sans trop réserver d'hotel a l'avance ce qui nous laisse plus de liberté de changer d'avis au grés des conseils locaux. Est-ce facile au Costa Rica de trouver un hebergement pour le jour même ?

Merci de vos conseils avisés .

Cédric.
Hôtel pour amoureux en République Dominicaine au mois de mars 2012? English translation pending
by Lavahe · 2011-09-30 · 31 replies
Bonjour, Pour une première fois je vais partir en amoureux en République Dominicaine en mars 2012 pendant 14 nuits. Je lis tellement de commentaires différents sur les hotels je ne sais plus quoi choisir. J'ai une préférence pour le coté mer caraibe. Je cherche un hotel bon rapport qualité prix. Avez vous des infos à me donner, des hotels ? Merci beaucoup, partir si loin, j'aimerai revenir qu'avec un max de bons souvenirs.🙂
Comparaison Nicaragua/Costa Rica/Panama English translation pending
by Surcouff · 2011-08-20 · 5 replies
ayant fait un periple de quelques mois dans trois pays amerique centrale (nicragua/costa rica/panama) en itinerant j'aimerais donner mon avis sur certains pays

nicaragua (+ j'ai aimé, - j'ai pas aimé)

+ volcans (beaucoup de choix, on peuit trouver des guides locaux pour 20 USD/jour donc bon marché) tres bon marché (bouffe150-200 cordobas, moins cher pour plats locaux) villes ont garde leur authenticité, avec maisons coloniales, granada par exemple

- plages (franchement pas terrible pour nager du cote pacifique a moins qu'on aime le surf) infrastructures touristiques et sanitaires parfois deficientes dans des coins reculés pas de parcs naturels ou difficiles d'acces managua est moche routes souvent merdiques si pas refaites

le top nicaragua pour moi volcan momotombo, ville de granada et islitas

les volcans dont j'ai fait l'ascension (divers guides locaux) avec duree montéé-descente du volcan

momotombo 5h AR, genial vue sur le lac de managua a la descente, pas oublier demander permis station geothermique par tel le telika a l'air pas mal non plus . dernier troncon dans les bois, 4*4 indispensable (ou bien a pied) apres passage de l'entree de l'usine geothermique volcan actif, fumerolles impressionantes au sommet

cosiguina (a cote de potosi et golf de fonseca) 4h AR, bof route tres bonne jusque el congo ensuite mauvaise et inondée a certains endroits (uniquement 4*4) jusque potosi au sommet on voit la lagune au fond du cratere, moyen de descendre si temps

cerro negro 40 min (peut-etre fait en footing), il y a moyen de descendre le volcan sur une planche de surf de volcan, assez casse-gueule ce surf apparemment guide non necessaire , quasi impossible de se perdre une fois arrive au pied du volcan en voiture (par contre pas evident du tout de trouver la route jusqu'ua pied) pas mal la vue mais pas tres sportif, volcan actif quelques petites fumerolles, tres facile a faire

maderas (omotepe) 9h AR franchement long, chemin glissant, quelques passage en escalade legere en plus on voit pas grand chose a cause de la canopee

mombacho (circuit de 3h au sommet, soi-disant guide indispensable en pratique impossible de se tromper car circuit circulaire) pâs mal pour la vue sur la ville de granada et les islitas/laguan de apoyo

masaya (on peut monter au volcn principal en vehicule jusqu'au bord du cratere mais le cratere secondaire peut se faire en quelques heures et on peut descendre jusque la lagune de masaya), cratere assez impressionant vaut le coup, grosses colonies de vautour

autres endroits

reserva natural padre ramos : on peut louer un canoe a la buvette, dommage qu'ils aient construit dans cette lagune ile d'omotepe : les plages m'ont pas inspiré mais l'ile estb interessante on peut prendre amener son vehciule sur l'ile avec le ferry (400 cordobas ) ville de leon : quelques musees mais pas terribles par contre ca vaut le coup de se promener dans la ville

san juan del sur et environs : bof si on est pas surfeur

conseil itineraire granada :visite ville granada- islitas- volcan mombacho- laguna de apoyo -volcan masaya - ville de masaya leon : ville de leon - volcan momotombo ou telika - cerro negro - plages a l'oeust jiliquillo : visite parc padre ramos en canoe - volcan consiguina - plages chinandega : visite ville omotepe : visite volcan maderas ou concepcion - plages, tour ile en vtt san juan del sur : fiesta - visite plages environnantes

queqlues adresses granada : la siesta , tenu par un francais
http://bomanica.free.fr/ leon : hostel mariposa, tenu par des francais http://www.hostalmariposa.com/ jiliquillo : rancho esperanza , tenu par un americain http://rancho-esperanza.com/index.html omotepe : hacienda merida http://www.hmerida.com/ san juan del sur hotel puerto http://www.tripadvisor.com/Hotel_Review-g528745-d1534937-Reviews-Hotel_El_Puerto-San_Juan_del_Sur.html

costa rica

+ les parcs (cocorvado par exemple)

- cher (supermarches aussi chers qu'en france) tres touristique (trop) pas tres raffiné villes sont tres moches en general (meme heredia etc) routes merdiques quasiment partout

top costa rica : parc cocorvado (oubliez tous les autres et j'en ai fait pas mal)

autres parcs

curu widlife resrerve : la plage est pas mal, 50 USD par nuit dans ds bungalows en plus a 5 min de bateau (dispo dans la reserve) ile tortuga avec plage et snorkelling quelques singes qu'on sait pas rater dans les arbres barra honda reserve: bien pour les cavernes bof pour le reste (des singes hurleurs), par contre j'ai vu pas mal de gros crapauds, plus que nulle part ailleurs palo verde : tres bien pour les oiseaux et crocos , une demi-journee suffit monteverde canopy tour : bof a moins d'aimer faire le singe soi-meme cahuita national reserve : 4h de marche, joli parc car le long de la cote manzanillo : belle plage avec snorkelling possible (et j'ai vu pas mal de trucs dans l'eau pres des rochers) faune interessante si on continue la promenade meme sans guide, serpents etc cabo blanco reserve : pas mal mais pas beaucoup d'animaux sauf singes et coati, fin de la promenade sur jolie plage playa del coco / playa hermosa : bof j'ai pas aimé

playa samara : je prefere la plage a cote, la playa carillo nettement plus sauvage et non construite (sauf dans les hauteurs). en plus la carillo est mieux pour se baigner snorkelling assez nul sur l'ile en face a playa samara (on y va en kayak de location), visi pas terrible meme si mer calme

playa nosara : bien pour le surf bof pour les reste (comme la plupart de ces plages)

santa elena cloud reserve (monteverde) : tres bof, quasi que des plantes et beaucoup de touristes, vraiment pas besoin de guide playa ostional (tortues) pas mal de voir les tortues la nuit sauf que pas possible de faire photos car flash interdit

panama

+ raffiné a panama city infrastructure modernes plages superbes dans les iles bonnes routes

- un peu americanisé, peu authentique assez cher quand meme

iles san blas : superbe pour le snorkelling, recif de corail a 2m de la plage, bancs de poissons a quelques m de la plage las perlas - ile contadora : tres bel archipel egalment, par contre visi moins bonne pour snorkelling mais semble prometteur (probalement nettement mieux en plongee) de plus on peut voir des baleines en excursion et nager avec

le top pays : a mon avis le panama car on y trouve tout (forets/plages) sauf volcans et les plages sont superbes dans les iles, de plus les iles sont pas trop loin (1h de taxi ou 1h de vol) le panama est le pays le plus developpe des trois panama city est une ville moderne et raffinee, contrairement a managua ou san jose

conseils de base pour ces pays

- la circulation automobile est differente qu'en france, au nicaragua il ya tout le temps chien, vaches , c ochons poules sur la route des que vous etes dans la campagne au costa rica c'est les nids de poule , gués, etc conduite tres defensive parfois necessaire, ca peut etre fatiguant aucun panneau indicateur parfois y compris dans les grandes villes (managua, san jose etc) pas de route peripherique, obligation de traverser la plupart des villes (managua, san jose etc)

- malgre que les routes sont merdiques au costa rica, des qu'un troncon est correct et qu'on peut accelerer les flics sont en planque avec des speedguns frontaux (c'est pas different de la france ou on rackete les gens de la meme facon ). heureusement les costa ricains sont sympas et font des appels de phare par xemple trois radars sur 100km sur la route san jose puerto limon (cote caraibe)

- un 4*4 est FORMELLEMENT conseille pour ces pays a moins d'etre limité fortement dans ses deplacements

- parler espagnol couramment ou bien se debouiller est fortement conseillé si vous voyagez en individuel (certains de mes guides parlaient pas un mot d'anglais au nicaragua par exemple) surtout au nicaragua et bien sur dans les regions reculées; malgre que le pays soit tres touristqiue pas mal de gens parlent pas un mot d'anglais (en general les guides oui) j'ai constate par ailleurs que pal mal de touristes francais ou europeens se debrouillaient bien en espagnol au panama par contre il semblent tous se debrouiller un peu en anglais

- evitez la saison des pluies il pleut vraiment tous les jours et pas uniquement le soir . quelquefois des pluies diluviennes et tiout est inondé de plus ca peut entrainer des routes impassables , gués impassables etc (beaucoup de routes sont pas asphaltées) et difficultes de randonnees . dans certains parcs les guides veulent pas se promener quand il pleut non pas a cause de la pluie mais du risque de la foudre de plus sur les volcans on voit beaucoup moins sous le canopy qu'en saison seche il y a beaucoup moins de toursites en saison de spluies (tres basse saison) mais les prix sont pas moins elevé pour autant - on peut louer un vehicule au costa rica et passer la frontiere du nicaragua avec: on change juste de vehicule a la frontiere (penas blancas). de l'autre cote de la frontiere qqun vous attend avec l'autre vehicule - pour panama city a partir du costa rica (san jose) je conseille de prendre l'avion aussi non il existe un bus de nuit (tika bus executive) ca revient a 100 usd mais c'est long, plus de 12h - securite : j'ai eu aucune mauvais experience. par contre j'ai entendu quelques incidents au costa rica par des amis dont agression a main armee sur une plage touristique. le costa rica ne semble pas aussi sur qu'on le presente couramment; plusieurs aggressions et kidnapping de touristes dans la presse locale. mais c'est ce que j'ai resssenti egalement le vol de voitures au nicaragua et costa rica semble etre un sport national (meme si alarme de voiture etc), partout on conseille de garer dans des parkings gardés dans les villes; ne jamais rien laisser dans le vehciule non plus
Retour de cinq semaines en Inde du Nord English translation pending
by Olivierq · 2011-08-07 · 9 replies
Voici un petit récit succin de notre voyage en Inde durant 5 semaines pour mes filles Cloé 10 ans et Pauline 13 ans et moi et 4 semaines pour mon épouse. Billet d’avion avec Air india 536E Adultes et 506E enfant achetés en novembre. INDE JUILLET 2011 ALLER OLIVIER PAULINE CLOE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) ODILE Départ Paris Ch de Gaulle 1 juillet 21H30 / New delhi 10h35 (trajet 9h35) RETOUR ODILE OLIVIER PAULINE CLOE Retour 5 aout New delhi 12h55 / Paris ch.de Gaulle 17h45 (trajet 8h20) 1 V Départ TGV Direct, l’avion TB sans être le top mais direct et sans escale. Pour les billets de train en Inde, je les avais presque tous réservés avec http://www.cleartrip.com/ très facile à utiliser commission minime. Je conseille fortement de réserver ses billets avant surtout lorsque l’on voyage en famille, cela permet d’être à coté et la classe SL est très confortable (sleeper sans A/C). Les couchettes du haut sont à réserver en priorité car en journée tout le monde est sur la banquette du bas mais si l’on veut se reposer s’allonger, lire ou dormir on peut remonter sur sa couchette ; alors que pour la couchette du bas ou du milieu, il faudra attendre que tous soient allongés pour s’allonger à son tour. Pour le train parfois d’autres voyageurs essayeront de s’installer sur votre banquette prévue pour 3. Le fait de se retrouver à 4,5 voire 8 sur une banquette pour trois ne pose pas de problème aux Indiens et la promiscuité est garantie. Si cela vous pèse n’hésitez pas à vous imposer pour préserver votre espace 3 ont payés et non 6 alors à vous de voir. 2 S Delhi – Gwalior LP662 (Train 15H05/19H35) le train passe par Agra arrivé à Gwalior Hôtel DM 800RPS la chambre pour trois propre mais basique. Petite balade en la ville est sale, bruyante et fort peu agréable. Par contre pas de touriste. 3 D Gwalior visite de la ville forteresse 250RPS superbe avec ses carreaux bleu vernissée nous avons pris un guide 100RPS une heure (maintenant il faut un deuxième ticket de 250PRS pour aller au bout de la forteresse juste pour la vue sur la ville on s’en passera donc), temples, musée et tombeaux. La chaleur est écrasante et malgré notre recherche d’ombre et l’achat d’eau Cloé se prend un coup de chaud et le repos s’impose. Le soir le son et lumière prévu ne sera pas fait les filles sont HS. 4 L Gwalior �� Orchha (Train 10H35/12H35) en premier, passer par Jhansi train 3H LP444 puis 18km/30mn et c’est Orchha on viendra nous chercher à Jhansi pratique et pas cher. Ce n’est pas un hôtel mais une famille chez qui nous logerons. C’est une petite ONG suisse qui a monté ce projet à taille humaine, tous les renseignements et tarifs sont sur www.orchha.org. Nous avions demandé à Asha la responsable de l’ONG si il était possible d’être logé dans une famille avec des filles. Les gens chez qui nous sommes avaient trois filles 14/10/2 ans, super ! mes filles sont enchantés. Malgré un Anglais très basique la richesse des échanges sera passionnante et instructive pour tous. Cette petite ONG travaille avec une petite dizaine de familles de paysans, commerçants ou artisans qui ont aménagés une ou deux chambres très simple avec sol en dur chez et toilettes sèches. Pour notre famille, seul le père travaille. Il est vendeur de couleurs au temple. Le matin, après être allé chercher de l’eau au puis, la maman s’occupe de ses filles de votre petit dèj local et de la vache de la famille qui fournira le lait pour le thé. Nous avons régulièrement mangé le soir chez eux (la cuisine se fait à l’aide de bouses de vache séchées) c’était un moment d’échange privilégié. Je vous conseille vivement de vivre cette expérience très riche qui vous permettra d’approcher un peu l’Inde des campagnes et restera dans votre voyage un instant à part. 5 M Orchha LP668 visite de la ville, fort et palais, le soir les Ghats de Chhatri c’est superbe, des palais fastueux personne ou presque, un parc autour des palais propice pour les balades, une petite ville calme et relativement propre rien à voir avec Gwalior. L’après-midi est tellement chaud que nous irons à l’hotel Betwa qui a une piscine et nous y passerons les heures chaudes pour 400RPS à trois. Oui, c’est cher mais nous dépensons tellement peu pour le reste.. L’hôtel est totalement vide et nous avons la piscine pour nous 3. 6 M Orchha Balade vers la rivière, pic-nique et baignade. C’est Asha qui nous a organisé ceci pour un prix dérisoire, une personne nous accompagne et nous mangerons tous ensemble. Superbe journée. 7 J Orchha Nous louons des vélos pour aller dans la réserve naturelle qui est de l’autre coté de la rivière, un beau sentier de 12km (départ sur votre gauche, il y a la guérite du gardien mais il était absent nous n’avons donc rien payé) ombragé il serpente entre les arbres nous voyons quelques cerfs et à 14h rafting avec l’hôtel Betwa 1200RPS. C’est très bien organisé, il y a trois accompagnateur plus le chauffeur, le bateau est récent, nous avons casques et gilet. Cette balade nous permet de voir les tombeaux et les palais de l’eau c’est superbe et si vous avez le temps je vous recommande cette sortie. Arrivé en aval de la ville nous avons droit à un petit repas et à du thé. 8 V Orchha –((Jhansi – Dati ) bus 18km/30mn il faut repasser par Jhansi et de là bus Dati est à 30km. RP341 partir le matin tôt, laisser le sac dans un hôtel à Jhansi puis aller à Dati, en fin de journée visite de la petite forteresse de Jhans)i. Tout ceci est ce que j’avais prévu mais en fait, notre séjour à Orccha est tellement sympa que nous décidons d’y rester un jour de plus donc pas de Dati

Voici pour l’instant la suite un autre jour. Olivier
Hôtel Gran Bahia Principe El Portillo English translation pending
by Titelune · 2011-08-05 · 17 replies
Bonjour à tous Je suis bien heureuse , je viens de réserver notre voyage pour novembre. Nous partirons avec Canjet pour le Grand Bahia Principe El Portillo. C'est la première fois que nous irons à cet hôtel et j'aimerais savoir s.v.p., quel est l'adresse émail de l'hôtel pour faire ma demande de chambre.

Il y a si longtemps que nous sommes allé en République, nous étions à Juan Dolio, à l' Hôtel Barcelo Capella en 2004. C'est seulement notre deuxième visite dans ce beau pays et nous avons bien hâte de découvrir la belle région de Samana.

J'ai d'autres questions qui me chicottent, est-ce que l'on doit payer 20 ou 25.$ pour la fameuse taxe de sortie (ou d'entrée) ou je ne sais quoi ? Est-ce que l'on doit payer cette taxe lors de notre transfert à l'hôtel, dans l'autobus, en argent américain ou en canadien?

Savez-vous s'il y a une cafetière dans la chambre? Ou si j'apporte ma petite cafetière de voyage, est-ce que je dois apporter mon adapteur et mon convertisseur de courant? Quel est la force du courant électrique dans les chambres? Est-ce que les chambres au niveau du sol ont une terrasse pour s'y assoir?

Et pour finir, lollll, est-ce que vous auriez un resto à la carte que vous avez aimé plus qu'un autre? Moi, j'adore les langoustes, y'a-t-il un restaurant où elle est très bonne?

Ceux qui y sont allé, vos conseils me seront précieux et je vous en remercie à l'avance. J'ai tellement hâte d'y être et découvrir cette magnifique région qu'est Samana.
Vol uniquement ou avec hôtel par internet pour la République Dominicaine? English translation pending
by Sylvie07220 · 2011-07-15 · 22 replies
😕 Bonjour pouvez vous me dire si c'est mieux de reserver le vol uniquement pour republique dominicaine et sur place choisir l'hotel ou reserver vol plus hotel sur le net?? Nous partons fevrier 2012 en famille 8 adultes j'aimerais bayahibe.Merci
Voyage au Costa Rica en décembre 2011 English translation pending
by Elodielemlem · 2011-07-13 · 17 replies
Bonjour à tous, Nous souhaiterions, mon conjoint et moi, faire un voyage au Costa Rica en décembre prochain. Nous avons fait un devis dans une agence de voyage (c'est la première fois, d'habitude on voyage vraiment plus au "feeling" sans réservation et plus "roots") pour voir ce qu'ils nous proposeraient. Pour être clair tout de suite, voilà ce dont nous avons envie pour ce voyage:de belles plages sauvages (le moins possible de gros immeubles et lieux touristiques), des grandes balades (ou randonnées) dans les forêts et autour des volcans, des dîners (bons bien sur, on adore bien manger!) en amoureux, dormir dans des petits hôtels (peut être au moins un bel hôtel dans le séjour) et aussi chez l'habitant ou guest house si possible si possible rester quelques jours à chaque fois dans les lieux pour profiter pleinement.Nous partirions environ 3 semaines et nous déplacerions soit en bus (je crois que je préfère histoire de rencontrer un peu des gens) soit en voiture de location.

Et voilà ce que nous propose l'agence de voyage (beaucoup trop cher pour nous mais bon on peut peut être s'en inspirer...):San José -1 nuit à l'hôtel Sleep InLocation de voitureARENAL - 3 nuit à l'hôtel Arenal ParaisoBIJAGUA - 3 nuits à l'hôtel Ténorio LodgeNOSARA - 3 nuits à l'hôtel The Harmony HotelQUEPOS - 2 nuits à La foresta Nature ResortBAHIA DRAKE - 3 nuits à Aguila De Osa InnSAN GERARDO DE DOTA - 1 nuit à Trogon LodgeSan José - départQu'en pensez-vous? Quels hôtels entre ceux-ci nous conseillez-vous le plus? est-ce que le trajet est bien pensé par rapport à ce qu'on cherche? manque-t-il un lieux à ne pas louper?

Merci par avance pour vos conseils avisés! J'ai hâte! Bonne journée Elodie & Julien
Préparation sur croisière Msc Splendida le 20 août 2011 English translation pending
by Delfinouu · 2011-06-28 · 392 replies
Avec mon mari nous avions du annuler cette même croisiere (msc splendida) le 7 mai 2011. Après avoir régler nos soucis nous nous sommes décidé a partir le 20 aout pour notre voyage de noce (7 ans de mariage).

Nous avons pas encore fait de réservation. Je me tate beaucoup a attendre les offres de dernière minute mais croyez vous qu'il y aura encore des cabines ou si j'attend trop il y a possibilité que je me retrouve sans cabine a réserver? J'hésite avec une cabine exterieur balcon et une interieur ou je c c l'opposé lol mais le prix n'est pas le même.

Nous partirons de marseille et on laissera notre voiture au parking 13 euros par jour ya pire en prix.

Je ferais l'enregistrement avec le check in ça ira plus vite comme ça.

J'ai regarder déjà pas mal de post sur les escursions voilà pour l'instant ce que j'ai trouvé :si des personnes veulent rajouter leurs infos ya pas de soucis.

Gênes : Un petit train qui dure 45mn le prix je crois 8 euros/pers ou il ya une navette 2.50 euros pour le centre ville ou bien le bus touristique à 20euros/pers. une navette msc ?

Naples : bonne question ya til des navettes msc ?et pour pompéi quel est le moyen de transport le + facile ?

Palerme : Un petit train à la sortie du port à 8euros/pers ou quand on sort du port en face il y a une grande rue et au milei un arret de bus touristique le prix ?une navette msc ?

Palma : A 200m du port un bus de ville a 2euros/pers.une navette msc ?

Barcelone : Navette msc à 8euros-pers ou bus bleu 4euros/pers ou le bus touristique 20euros/pers.

La soirée du commandant est t-elle bien le mercredi ? Le prix de la photo est de 20 euros ou bcp + cher ?

Niveau bagage ya t il une limite niveau poids et nombre de bagages par personne ?

Je suis plus bain a remous que piscine mais avec le monde qu'il y aura je me demande si il y a un bain a remous jaccuzi a aurea spa et le prix.

Pour l'instant je m'arrete là niveau question vu qu'il y en a pas mal je vous remercie d'avance pour vos conseils avis ect....
Hôtel Grand Paradise Samana? English translation pending
by Dan3535 · 2011-06-18 · 38 replies
bonjour nous partons le 23 juillet au grand paradise samana, il n'y a pas beaucoup d'information recente pour cette hotel est ce que quelqun c onnais cette endroit ? merci
Croisière tour du monde sur le princesse Danae (NDS Voyages) en 2012 English translation pending
by Rtess · 2011-06-15 · 53 replies
Voilà, je vais avoir la chance, avec mon épouse, pour célébrer mes 70 ans, d'embarquer sur le Princess Danae à partir du port de Marseille le 12 janvier 2012.

Pour l'instant, l'itinéraire n'est pas formellement arrêté mais le voyage est certain (selon mon voyagiste). Je souhaiterais échanger avec des heureux voyageurs qui ont testés dans les mêmes conditions la version précédente en 2010 (je crois - en 2011 il ne sagissait que des 3 amériques).

J'ai quelques questions à poser sur les conditions de ce voyage qui dure plus de 4 mois (127 jours). J'ai déjà échangé sur d'autres forum mais je souhaites maintenant des opinions plus concrêtes.

Tout d'abord, pour ce qui est de la réservation (ferme et définitive), j'ai 3 options : une agence spécialisée dans les croisiéres basée à Monaco (QCNS CRUSE), ma petite agence de voyages habituelle, ou directement avec la compagnie "Croisiéres Notre Temps". Quelle formule recommendez-vous ?

Voilà donc mon premier message qui devrait être suivi de beaucoup d'autres. Merci à tous 😊
Treize jours au Costa Rica English translation pending
by Vertigo77 · 2011-06-03 · 28 replies
Un mois que je cherche ou partir en vacance !! Et je me suis décidé, ce sera le Costa Rica ! J'aime la nature, les animaux et la photo ! Je n'ai pas peur de marcher mais j'aimerais un à 2 jours de farniente au bord de la plage (deux ans que je n'y ai pas gouté) J'arriverais donc à San José et j'irais chercher un petit 4X4 suzuki chez alamo.

Reste la question de quoi voir ? En 13 jours il faut que je me concentre sur le principal. J'ai donc déja mis de coté

- Le Tenorio et la rando pres de la cascade - Santa Elena et la tyrolienne - Le parc National Manuel Antonio - Excursion dans Sierpe - Arenal mais je ne suis pas sur que ca en vaille le coup ? - Tortuguerro

Que faut il egalement ABSOLUMENT voir en alant au Costa rica ? Et ou profiter un peu d'une belle plage ?

Merci les amis je vous ramenerais plein de belles photos 😏
Voyage de trois semaines au Costa Rica: sécurité? English translation pending
by Cameroun · 2011-05-17 · 25 replies
bonsoir,

ben voilà, la mésaventure d'un couple d'amis belges rentrant du costa rica qui ne fallait pas entendre avant notre départ....

pneu crevé, vol de tous les bagages.

Vous me direz, "grand classique"

Nous voyageons avec nos 3 petits enfants et je commencent à remettre en question la sécurité dans ce pays.

Nous ferons les grands classiques, mais quid de la sortie de l'aéroport ? des plages papagayo, playa grande, etc...les grands classiques touristiques,

Faut-il vraiment etre sur nos gardes 24h/24 ? ou statistiquement, le costa rica reste sur ?

qui en revient récemment ?

merci pour vos témoignages

Marie
Croisière MSC Lirica en Méditerranée: forfaits et excursions? English translation pending
by Carabasse · 2011-05-14 · 53 replies
Bonjour ,

Je vais faire une croisière en méditérannée au mois d'août à bord du MSC Lirica .Nous partons de Marseille et nous faisons Gênes-Ajaccio-civitavecchia-salerne-palma de majorque . Je voulais connaître les avis de celles et ceux qui l'ont déjà faite et les conseils sur les différents forfaits et excursions .

Merci
Attention: arnaque à Varadero! English translation pending
by Stefauger · 2011-04-25 · 88 replies
Je suis allé au moins 12 fois à Varadero et voici de nouveaux changements que j'ai pu constaté:

VARADERO BUS TOUR:La préposée ramasse votre billet lors de votre sorti de l'autobus, pour le revendre au prochain client qui rentrera dans l'autobus!

Se faisant du même coup un 5 pesos cash dans ses poches car le billets avait déjà été acheté!Me rendant compte de l, arnaque alors que j'embarquait dans le bus, J'ai pu négocier mon passage pour 2 pesos!

BAR DE L'AÉROPORT:L'arnaque du barman est de jouer avec les prix.Alors que LA CERVEZA NACIONAL est affiché à 1.80.J'en commande 5 crystal, il me charge 2.50 par crystal me faisant croire que la CEVEZA NACIONAL était la BUCCANNERO!, j'Y dit mon os...ça fait 12 fois que je viens a Varadero et je sais que la biere national est la Crystal,

Il a ajusté son prix à 1.80 pesos , le ....!

TAUX DE CHANGE: Étudiez bien le taux de change lorsque vous changez vos dollars à l'hôtel.Vous seriez surpris de voir à quel point on se fait four....avoir !

pour finir

LES MAGASINS DE L'HOTEL: certain n'affiche plus leurs prix , et il change à chaque jour.

Vous avez vécu pareille expérience???? alors partagez avec -nous
Costa Rica en mai 2011... ce que je ne dois pas manquer? English translation pending
by Hibiscus88 · 2011-04-14 · 28 replies
Bonjour, Je pars au Costa Rica toute seule avec mon sac à dos du 11 mai au 1er juin :) J'ai vriament hâte!

Qu'est ce que je dois absolument voir ? Que me conseillé-vous ? Des activités ? Où?

Je suis en bonne forme physique, J'ai la nature, je ne veux pas aller dans des endroits trop touristique...J'aime la nature, la plage, l'océan...

Donner-moi vos coup de coeur :)

Merci!

Ah oui! Si vous êtes au costa rica dans les même dates, faites-moi signe :)
Nourriture et boissons à l'hôtel Gran Bahia Cayo Levantado? English translation pending
by GuyliaFER · 2011-02-01 · 20 replies
Je pars dans 3 semaines à Gran Bahia Cayo Levantado je voudrais savoir si nous pouvons prendre des glaçons dans les boissons sans danger et si il y a des restrictions sur la nourriture. Ex: Eviter la salade ou autres choses. Ceux qui sont allé ont-ils mangé n'importe quoi?
Voyage de deux mois et demi en Amérique Centrale (de Mexico à Panama) English translation pending
by Mariaeva89 · 2011-01-26 · 13 replies
Bonjour a tous, Je sais qu'il existe déjà plein de forums concernant ce genre de circuit mais puisque la plupart ne sont pas actuels, j'ai désiré en partir un nouveau! Alors voilà, mon copain et moi voulons découvrir l'Amérique Centrale au maximum. Je sais que deux mois et demi ce n'est pas énorme mais c'est tout ce que nous avons pour l'instant...en fait c'est plutôt le budget qui nous restreint que le temps! En fait, pour vous aider à mieux comprendre et pouvoir ainsi mieux nous aider, nous partons 2 mois et demi en Amérique Centrale et 1 mois en Amérique du Sud ( Colombie, Pérou et petit passage en Équateur). Nous prévoyons un budget de 5000$ chacun pour ce voyage de plus ou moins 3 mois et demi ( les billets de vols internationaux sont une dépense à part à ne pas déduire du 5000). Je vais commencer par vous expliquer notre itinéraire pour ensuite poser mes questions afin que tout soit plus clair! Sachez aussi que notre voyage se fera en backpack et nous coucherons le plus souvent dans des auberges jeunesse, cabanas...voyage petit budget et même si le budget le permetterai, nous préférons de loin ce genre de voyage! Nous prévoyons partir en début décembre 2011 du Mexique, plus précisément à Playa del Carmen ( puisque j'y ai vécu plusieurs mois et que je connais bien alors je voudrais pouvoir le montrer à mon copain qui lui ne connait pas)! On passerait que deux jours à Playa surtout que c'est pas trop ce dont on recherche comme ''lieux à visiter''. Ensuite, direction Tulum un autre deux jours pour s'en aller à Palenque un 2-3 jours ( Palenque je n'ai pas pu y aller dans mes voyages au Mexique et tous m'ont dit que c'était extraordinaire) et on termine le voyage mexicain en arrêtant à San Cristobal de las Casas en Chiapas! Personnelement, j'ai adorée San Cris, l'ambiance est cool, les gens sont sympa, jeunes, font attention à l'environnement et à la consommation, etc. En plus, c'est entourée de montagnes! MAGNIFIQUE! Ensuite, direction Guatemala, Antigua en bus depuis San Cristobal. On y passe environ 5 jours! Depuis Antigua, bus en direction de las Ruinas Copan, Honduras! ( J'ai oubliée de mentionner que mon copain est hondurien et qu'il a vécu presque toute sa vie au Honduras donc terrain connu pour le Honduras et nous y passerons plus de temps afin d'être avec sa familles et amis). On passe environ 3 jours aux ruines Copan. Direction Comayagua pour le jour de Noël car toute sa famille sera là et pour le Nouvel An, Las islas de la bahia ( UTILA) durant une semaine! Évidemment, nous en profiterons pour prendre notre cours de diving! Ensuite, on retourne à Comayagua environ deux semaines pour donner un peu de notre temps ( volontariat). Beaucoup de sa famille habite Comayagua, petite ville coloniale, donc pour l'hébergement il n'y aura pas de dépenses...ou du moins peu! Retour sur Tegucigalpa, ville natale de mon amoureux et aussi capitale du pays pour quelques jours avant de prendre un bus pour Managua, Nicaragua! Au Nicaragua on ne veut pas trop y rester longtemps, moins d'une semaine! On pense arriver à Managua, découvrir les environs et aller à Isla Ometepe, petite iles formée d'un volcan si j'ai bien compris d'après le LonelyPlanet. De là, ou de Managua évidemment, on reprend le bus et on se rend à San Jose, Costa Rica! Par contre, là on ne s'est pas encore trop où aller! Vers le pacifique? Vers l'est? Du moins, nous savons que nous ne voulons pas y rester plus qu'une semaine environ! Dernièrement, on désire se rendre au Panama, plus précisément à Panama city! On y resterait quelques jours afin de se reposer et connaître un peu les environs et puis on se rendrait à Portobelo, Panama pour de là, prendre un bateau et se rendre à Cartagena, Colombie tout en passant par les iles San Blas.

Et voilà donc ça ressemblerait plus ou moins à notre itinéraire mais évidemment nous sommes ouverts aux idées et il est fort possible que nous restions plus longtemps à un endroit ou même que nous changions complètement de trajectoire! Nous voulons improviser aussi...mais j'aime bien planifier et savoir ou je m'en vais! :P Récapitulatif approximatif avant les questions: - Mexique : un peu moins de 15 jours ( juste la partie Quintana Roo, Yucatan et Chiapas) - Guatemala: 5 jours ( juste Antigua) - Honduras : 5 semaines car c'est le pays de mon chéri et toute sa famille y sera donc bien que le Honduras est un pays difficile, je ne m'en fais pas trop car je sais que je serai bien protégée et surtout avec des gens qui connaissent le coin. Nicaragua: Moins d'une semaine donc peut-être aussi 5 jours...( Managua, Isla de Ometepe) Costa Rica: 1 semaine ( San José y ...??) Panama: Si on calcule le trajet en bateau plus ou moins au total 1 semaine et demi d'après ce que j'ai lu. ( Panama City, Portobelo, Islas San blas y mar del Caribe hasta Cartagena)

Maintenant les questions :) - Croyez-vous que cet itinéraire est faisable? Trop long pour le peu de temps?

- Où pouvons-nous aller au Costa Rica, s'en trop non plus nous éloigner de San José étant donné que nous voulons qu'y rester une semaine?

- Y-a-t'il des villes ou des lieux que vous nous recommenderiez plus que d'autres à visiter?

- Pour le passage du Panama à la Colombie, Croyez-vous que ce soit un bon plan? Sécuritaire? Sinon autres idées mise à part un vol de Panama city à Bogota!? Je sais que le faire en bateau est dispendieux mais je crois que notre budget pourrait p-e nous le permettre?! C'est environ 300-400 par personne mais ça dure 5-6 jours nourriture comprise et puis ça doit être magnifique...traverser un pays à l'autre ainsi...WOW!

- Concernant le budget, croyez-vous autant que moi que 5000$ CAN chacun est sufisant pour voyager du Mexique au Pérou durant un peu plus de 3 mois considérant que durant 5 semaines ( Honduras) nous paierons quasiment pas l'hébergement, sauf p-e pour Utila et que le reste du temps nous irons chez l'habitant ou auberge jeunesse? Évidemment, il y a 3 gros cadeaux que nous voulons nous faire durant ce voyage de fou et qui sont dispendieux : 1- Cours de plongée à Utila ( les moins chers en AC) environ 200-300$ pour ton certificat. Ensuite, le voyage Panama-Colombie en bateau 300-400$ et dernièrement, le parcours du Macchu Piccu en 4 jours au Pérou environ 300-400$. C'est des grosses dépenses mais sinon nous ne devrions pas faire d'autres folies comme ça! Les bus en AC coûte quasiment rien! La nourriture non plus! Qu'en pensez-vous?

Désolé, j'ai écris un roman mais je voulais bien vous mettre en contexte! :) Je ferai un autre texte dans la catégorie Amérique du Sud pour le mois qui reste en Colombie, Équateur et Pérou!

Merci beaucoup pour votre aide les amis! Hasta luego!
République Dominicaine en mars English translation pending
by Rouffian · 2011-01-14 · 27 replies
bonjour a tous !

Je me permet de vous écrire pour peut etre aussi me rassurer!😊 Voila je pars avec mon mari en république dominicaine du 21 Mars au 29 Mars 11. Quand j en parle autour de moi que j ai réservé la bas on me dit - que c est pas le moment - du a haiti - qu il y as le cholera🤪 j avoue que ca me fait flipper🙁 Vous les voyageurs de ce forum ??? que pensez vous ??🤪 Je vous en remercie bcp de vos futures réponses
Journal au jour le jour, un mois à vélo en Équateur English translation pending
by Lucbertrand · 2011-01-09 · 2 replies
Au cours de notre première étape à travers l’Amérique du Sud à vélo nous avons traversé l’Equateur durant un mois. Arrivés par avion à Quito, nous avons d’abord effectué un petit tour au nord vers la frontière colombienne. Ensuite nous sommes revenus dans la capitale et avons entamé la descente en direction du Pérou en longeant la forêt tropicale, ce qui nous a permis d’éviter au maximum la panaméricaine qui est un enfer à vélo. Au cours de cette période j’ai tenu au jour le jour un journal de marche que je vous livre.

J1 20 août Madrid Quito

Il fait encore nuit à Madrid quand nous quittons l'hôtel. Les derniers noctambules s'esclaffent bruyamment. Les bagages récupérés à la consigne du terminal 1 sont chargés dans la navette qui nous amène au terminal 3. Nos cartons de vélo sont filmés pour plus de sécurité. Les billets d'avion de sortie de l'Equateur nous sont demandés et le temps passé la veille à résoudre cette épineuse question n'était pas vain. En effet nous fumes obligés de prendre des billets Quito Bogota, car notre voyage à vélo ne justifiait pas de notre sortie du territoire équatorien. Or pour des problèmes de réciprocité diplomatique, toute personne doit justifier du fait qu’il ne sera pas un immigré clandestin. Ce qui se conçoit. La compagnie Iberia, est habituée à ce genre de situations. Les billets que nous avons achetés nous ont été remboursés la semaine suivante sur simple demande téléphonique, une taxe de vingt euros par billet étant retenue.

L'aéroport Bajaras est immense et pour rejoindre la zone d'embarquement nous empruntons une sorte de métro express. L’A340 et ses 4 réacteurs nous attendent. Pendant 12 heures il nous emmènera à la poursuite du soleil. Partis à 12h20 nous arriverons un peu plus tard à 16h30, heure locale. Avant de se poser l'avion survole Quito et sa forêt d'immeubles, gigantesque mégalopole qui part à l’assaut des versants des volcans environnants. Grâce au nouvel aéroport, l'an prochain cette situation dangereuse aura disparu, les avions ne se poseront plus en pleine agglomération. À l'hôtel Inn, où nous avons posé nos bagages quelque peu hébétés par cette longue journée, nous modifions l’heure à nos montres pour plusieurs mois. Quelques nuages filandreux accrochent les volcans qui cernent la ville. Un vent d'octobre infléchit les palmiers. Chez nous il doit être 2h du matin, raisonnablement il faut aller dormir, mais après quelques heures de sommeil la nuit sera interminable.

J2 21 août Quito

La nuit fut étrange. Nous fûmes réveillés à 23heures locales, ce qui correspondait 7 heures du matin en France. Puis nous avons replongé dans le sommeil.

Petit déjeuner à 7heures30, excellent. Nous nous ressentons des tribulations des jours précédents. Le moment de vérité concernant les vélos approche. En effet nous avions constaté que nos cartons subissaient de fortes contraintes et nous nous demandions quels dommages les vélos en récolteraient. Mais non après avoir bataillé pour tout régler au mieux, nos engins sont sur roues et semblent en état de fonctionner.

Il nous faut nous organiser pour le départ. Une équipée de très longue durée de ce genre fait naître une forme d’angoisse. Nous sommes deux, Alain et moi, prêts à foncer vers le sud pour commencer à entamer cette immense distance qui nous sépare de Santiago, mon but et de la terre de feu, but de Alain et Jean. Ce dernier ne voit pas les choses sous le même angle. D’abord il propose de commencer à faire de la montagne au nord de Quito, afin de s’acclimater puis de reprendre ensuite notre chemin vers le sud et au passage d’escalader quelques sommets de 5000 d’altitude dans de bonnes conditions d’acclimatation.

Il emportera la décision, mais il est indéniable que se lancer dans une immense descente du continent sud américain en commençant par une remontée au nord ça intrigue quelque peu. Mais nous avons le temps ayant prévu large, et la région envisagée vers Otavalo est magnifique. Il faut nous sortir de nos schémas très rationnels qui nous font tirer des lignes droites sur des cartes et mesurer le rapport temps kilomètres.

Une fois ce débat de fond clos, nous allons manger dans un petit restaurant et nous sommes agréablement surpris par la qualité, la propreté et les prix très bas.

Ensuite une petite balade à pied à l’assaut des hauteurs construites de la ville au pied du Pinchincha, nous permet d’avoir un panorama assez impressionnant sur la ville nichée au milieu des montagnes. Les rues sont vraiment très raides, plus de 15 pour cent. Cela lui donne un petit air de San Francisco. Puis nous allons flâner dans l’une des parties basses de la ville. Un immense parc aux cyprès gigantesques accueille un orchestre qui joue des musiques andines. Hélas nous arrivons pratiquement à la fin de la représentation. La nuit est tombée. Nous rejoignons notre hôtel. La fatigue est bien là, sans doute un petit mélange d’altitude, de stress nerveux des jours derniers, et des questions que l’on se pose nécessairement avant une grande aventure, dont le départ est imminent.

J3 Dimanche 22 août Quito

Premiers tours de pédale dans Quito pour vérifier que les vélos fonctionnent bien et reconnaître l'itinéraire de sortie de la ville. Nous avons mangé près du marché dans un petit restaurant propre.

J4 Lundi 23 août Quito

De retour à l’hôtel nous passons un long moment avec les sympathiques Christian et Gerald de l'agence « Equateur voyage passion » pour essayer le matériel en vue de l’ascension du Cotopaxi 5890m qui aura lieu le jeudi 2 septembre. Notre programme est établi pour une dizaine de jours. Demain, nous partirons vers le nord en direction d’Ibarra pour un séjour équitable dans la communauté Quechua de San Clemente. Notre hôte nous guidera vers l’Imbabura, un sommet de plus de 4000, puis nous reviendrons à Quito, pour gravir le Cotopaxi.

J 5 Mardi 24 août Quito Cayambe 71 km

Départ prévu pour San Clemente pour 8heures, mais nous ne nous mettons en route qu’à 10heures trente. Nous avons perdu une bonne heure à la banque, car je ne réussissais pas à retirer de l’argent dans les distributeurs. Donc départ effectif à 10h30. Il nous faut d’abord sortir de Quito, ce qui nous prend plus de vingt kilomètres avant de voir la densité des habitations diminuer. Par contre le trafic reste le même, une quantité énorme de camions et de cars, qui crachent des nuages de gaz d’échappement noirs qui parfois nous enveloppent complètement.

Une fois la ville derrière, nous une grande descente d’une dizaine de kilomètres nous donne une première idée des terrains que nous allons rencontrer. Bien évidemment la descente est vite effectuée. Alors nous attaquons une interminable montée de plus de vingt kilomètres qui nous conduit à plus de trois mille mètres. Le souffle ne nous manque pas. De toute évidence, les quelques jours passés à Quito à 2800 mètres d’altitude nous ont permis de nous acclimater. La route pourrait être agréable, s’il n’y avait pas ce trafic infernal, des camions monstrueux et des cars de tous types du plus neuf au plus déglingué qui nous frôlent en permanence. On finit par s’y faire mais le danger reste présent. Cela d’autant plus que les bas-côtés ne sont pas stabilisés et que tout écart pourrait occasionner une chute probablement aux conséquences graves. L’attention est permanente entre ravin et gros engins bruyants. Les récits d’autres cyclotouristes lus concernant la panaméricaine, parlant d’enfer, ne sont pas exagérés une fois que l’on a goûté à cette route mythique.

Profitant d'un arrêt nous faisons la première de nos photos du passage de l'équateur. Eh oui, Quito se situe quelques dizaines de kilomètres au sud de la latitude zéro. Cela me fait penser au livre de Mike Horn, justement appelé « Latitude zéro ». Il relate son tour du monde sans utilisation de moyens mécaniques et sas jamais s’éloigner de plus de quarante kilomètres de l’équateur.

Après 71 kilomètres, il est dix sept heures et alors que nous commençons à nous inquiéter de notre point de chute, car la nuit tombe tôt à l’équateur, car nous sommes pile dessus, une petite auberge un peu avant la ville de Cayambe nous invite à l’arrêt. Nous y sommes très bien, et le petit restaurant à côté nous permet un dîner agréable. Nous découvrons le jus de babako, succulent. Nous allons nous coucher alors qu’il n’est que 20 heures. La journée aura été assez difficile, mais demain il nous faut effectuer la seconde partie du trajet qui nous sépare de San Clemente.

J6 mercredi 25 août Cayambe San Clemente 75 km

Départ à 8heures30, une légère pluie fait son apparition, le ciel semble bien chargé. À nouveau nous plongeons dans la circulation hurlante et crachante. Rouler dans ces conditions n’est pas une vraie partie de plaisir, mais paradoxalement cette situation de danger nécessitant une attention soutenue au milieu de ce trafic rapide, le long d'une bande jamais stabilisée où l'écart s'avérerait très dangereux, procure une espèce de jouissance. Mais il ne faut peut-être pas trop en abuser! Nous atteignons la ville d’Otavalo. Nous n’avons pas très bien compris où nous sommes passés. Il faut reconnaître que la carte que nous possédons n’est absolument pas précise et qu’elle a plutôt tendance à nous induire en erreur. Dans un village une déviation conduit à travers ses ruelles en pente. Le flot ininterrompu de la panaméricaine s’y déverse. Avec nos vélos au milieu des montagnes de ferraille, et engloutis dans la poussière soulevée, nous nous sentons comme des intrus minuscules et très vulnérables. Enfin nous atteignons la ville d’Ibarra. La circulation y est toujours très dense. Nous y mangeons une pizza, pas très dans la tradition du lieu. À quinze heures nous attaquons les neuf derniers kilomètres qui vont nous faire monter de quelques sept cents mètres le long d’une immense ligne droite qui attaque directement en pleine pente. Pour compliquer l’affaire les trois derniers kilomètres sont en petits pavés très irréguliers avec une inclinaison bien supérieure à 10 pour cent. Nous finirons en poussant les vélos. Enfin nous arrivons à San Clemente, il est 17 heures. L’accueil par le fils du propriétaire Manuel Guatemal, est très aimable.

Manuel et Laurita, son épouse, sont des gens au calme et à la gentillesse époustouflants. Leur maison offre une vaste perspective sur Ibarra et ses environs. Ici la proximité de l’Amazonie et des glaciers du Cayambe influence le climat, qui est un compromis entre altitude et latitude. Nos hôtes nous servent un repas délicieux et très original, où nous découvrons les zumos (fruits pressés) Babako, tomates des arboles etc… La salle à manger est magnifiquement arrangée. Le bois est très présent, ce qui donne un réel cachet à l’ensemble.

La chambre qui nous est proposée est originale et nous nous y sentons très bien. Nous avons vécu une nouvelle journée riche en émotions en 75 kilomètres seulement.

J7 jeudi 26 août ascension de l’Imbabura 4609 mètres

Le départ pour l’Imbabura est fixé à six heures du matin. La veille, pour nous expliquer le profil de la voie normale, Manuel avait allongé un bras et de l’autre main était remonté jusqu’à la tête, la partie la plus difficile étant l’oreille. À l’heure dite, une camionnette où l’on reste debout, nous conduira à la fin de la piste. Manuel nous accompagne et sa présence est bien utile car il faut évoluer dans des prés avant de trouver la sente qui s’attaque directement aux pentes raides. En pays quechua les lacets n’existent pas. L’Imbabura qui tire son nom de la période pré-inca se cache dans les nuages. Ce n’est pas une montagne à vaches. La fin de l’ascension se déroule sur des arêtes de roches noires au-dessus de pentes vertigineuses. Avec sa sérénité indienne Manuel nous donne ses consignes dans les passages délicats. En trois heures dix de montée nous sommes au sommet après 1200 mètres de dénivelé. Le brouillard ne se lèvera pas. Dommage, car la vue sur le proche Cayambe devait être superbe. Manuel nous expliquera les plantes, les fleurs, le caracara, grand faucon aux ailes blanches, la patchamama (le monde) qui selon la tradition quechua est une famille harmonieuse avec ses composantes que sont la montagne, la rivière, la forêt, les animaux et les hommes. En montant nous avons vu des excréments du loup qui vient quelquefois au village se servir en poules, bien que celles-ci nichent la nuit dans les arbres.

70 habitants vivent à San Clemente et 16 familles quechua sont impliquées dans l’écotourisme. En fin de descente Manuel nous conduit à travers les champs qui dominent le village. Les parcelles cultivées y sont nombreuses : trigo (blé), sabada (houblon) et papas (patate). On y voit aussi vaches, moutons, porcs et lamas, souvent au piquet. Il nous montre aussi le « lago de Sangre ». Ici a eu lieu une grande bataille opposant deux grands chefs et frères incas. Les vainqueurs jetèrent les cadavres sanglants des vaincus dans le lac, d’où l’origine de son nom, le lac de sang.

Pour terminer la soirée, Manuel nous invite au coin de la cheminée. Manuel nous indique la piste pour contourner l’Imbabura, qui nous évitera d’emprunter la panaméricaine sur plusieurs dizaines de kilomètres.

J8 vendredi 27 août tour Imbabura Ayacundo 45 km

Ce matin très tôt, à trois heures, alors que je ne dors pas, je jette un coup d’œil par la fenêtre, et je vois au milieu des nuages trois étoiles verticales légèrement inclinées par rapport à la verticale. Puis lentement les nuages se déchirent et dans toute sa splendeur la Croix du Sud se dévoile. Elle semble un signe ostensible de l’être supérieur. Cette vision me coupe littéralement le souffle et je reste collé à la vitre à la contempler. Immense croix plus large que haute qui de toute sa luminosité accapare le ciel.

Le jour apparaît et nous allons nous séparer de nos hôtes après ce moment privilégié passé en leur compagnie. Cette communauté indienne vit non seulement en harmonie avec la nature, mais cette harmonie nous la constatons au sein de la famille, entre époux et entre parents et enfants. Sur leurs visages je décèle cette plénitude, que je n’ai vue seulement que chez certaines religieuses, qui par un simple regard vous font comprendre qu’elles ont été touchées par la grâce.

Avant le départ, Laurita nous a gentiment fait une démonstration de confection de tortillas, qui sont des galettes de blé cuites sur un plat de terre.

Après un succulent petit déjeuner le moment de se séparer arrive. Comme nous l’a indiqué Emmanuel hier, afin d’éviter en partie la panaméricaine, nous allons partir par des chemins escarpés et nous effectuerons le tour du volcan Imbabura grimpé hier.

On nous avait prévenus que ce serait difficile, mais ce que nous avons vécu était au-dessus de nos attentes. 10 kilomètres en 3heures30. Un chemin empierré, qui affiche des inclinaisons supérieures à quinze pour cent. Enfin après quelles hésitations concernant la direction nous arrivons à un col à près de 3400 mètres. Le temps commence à nous sembler interminable. Cependant le paysage est de toute beauté, mais hélas les sommets gardent leur voile de nuages. En particulier, le Cayambe, haut volcan enneigé reste obstinément caché. Nous entamons une longue descente sur une piste en terre, nettement plus agréable que les routes empierrées, car les secousses sont bien moindres. Mais attention tout de même au poids des vélos qui rend parfois l'équilibre précaire. Jean en fait l'expérience par une chute spectaculaire sans gravité bien que la tête ait porté au sol. Nous rejoignons San Pablo, et de là un jeune cavalier nous guide par des pistes détournées qui nous ramènent à l’enfer de la panaméricaine.

Le temps est menaçant et quelques gouttes d’eau ajoutent à l’incertitude. Nous en profitons pour manger dans un petit restaurant sur le bord de la route. Le trafic est énorme, camions, bus, voitures et quelques motos lancés à pleine vitesse dans des nuages de fumée noire. Lors des changements de vitesses, de véritables boules noires sont éjectées. Il y a deux jours en nous rendant à Ibarra, dans une côte Alain devant moi a littéralement disparu dans ce nuage de pollution. Pour le moment ce n’est pas les Andes telles qu’on peut les voir sur les images!

Après cette pose sympathique et un plat de bonne qualité nous reprenons notre route en commençant par l’une de ces immenses rampes qui va nous faire passer à plus de trois mille mètres. Après une vingtaine de kilomètres nous atteignons Ayacundo. Cette petite ville se trouve sur l’équateur. D’ailleurs dans la cour de l’hôtel dans lequel nous descendons il y a un petit tertre sur lequel vous avez paraît-il un pied dans chaque hémisphère. En tout cas ce que je peux dire, c’est que l’équateur n’est pas loin, car le sommet du Cayambé est tout proche et la ligne du milieu du monde passe juste dessus. Il faut dire que l’équateur est revendiqué par beaucoup de monde dans une zone sans doute de quelques kilomètres et de nombreuses personnes vous invitent à vous positionner « al mitad del mondo ». En ce qui nous concerne c’est la troisième fois. Nous avons effectué seulement 45 kilomètres dans la journée. Les routes d'Equateur ne se laissent pas facilement apprivoiser.

J9 samedi 28 août Ayacundo Quito 85 km

Site archéologique de Colchasqui et retour à Quito de nuit

Après une nuit confortable, et un petit déjeuner où il nous faut pratiquement réclamer de quoi manger, nous nous sentons en forme pour le départ. Manifestement nous avons bien récupéré des rudes efforts de la veille. Après dix kilomètres de descente un embranchement à droite indique le site archéologique pré-inca de Cochasqui. Et c’est là que l’aventure de la journée va commencer. D’après les indications il serait à huit kilomètres, mais souvent les données chiffrées sont approximatives. Nous savons seulement que nous avons parcouru 10 kilomètres en trois heures et demie la veille. Aujourd’hui après la visite, il nous faudra rentrer à Quito et la nuit à l’équateur arrive vite. Le spectre de rouler sur la panaméricaine dans l'obscurité ne me quittera plus jusqu’à notre arrivée à l’hôtel après 19h30.

Donc nous attaquons une rampe à la déclivité terrible, on a l’impression de monter au ciel. Il faut appuyer comme des sourds pour rester sur les vélos. Le problème des faibles vitesses à vélo, c’est que l’on ne peut pas dégager les pieds des cale-pieds et cela nous a occasionné des chutes les jours précédents. Alain se fera une grande frayeur en entendant un camion prêt à le doubler, alors qu’il est à faible vitesse santant qu’il allait être obligé de s’arrêter, donc de tomber. Alors il appuie encore plus sur les pédales pour rester en équilibre dans l’attente d’être dépassé. Il en mettra ensuite pied à terre, et le temps de récupérer, il n’aura d’autre solution que de pousser son vélo un certain temps. La route plus loin est empierrée, un enfer en côte que l’on commence à bien connaître. Nous nous arrêtons devant une maison, où est assis un grand-père en compagnie de ses petites-filles et un chat. Trop mignon, il nous autorise à faire une photo. La fin du parcours pour atteindre le site, comme précédemment nécessitera un pousser de vélo sur un kilomètre. Bilan de la montée, neuf kilomètres en deux heures trente.

Le site pré-inca n’est pas très impressionnant, une quinzaine de pyramides tronquées de différentes tailles, ressemblant plus à des tertres de terre. Malheureusement le guide nous ne l’avons pas bien compris, car notre espagnol est trop basique.

A treize heures, nous prenons le chemin de Quito. Plus de soixante kilomètres avec des côtes interminables et en prime vingt cinq kilomètres dans la capitale. Il nous faut rejoindre la panaméricaine par un chemin qui nous secoue sur une dizaine de kilomètres. Cette première partie nous demande une heure. Jean va pincer son pneu et le temps de réparer, une demi-heure d’envolée dans notre course contre la nuit. À quinze heures nous sommes à nouveau sur la panaméricaine et il nous faut plus de quatre heures trente pour atteindre notre but. La dernière grande côte nous fait perdre tout espoir d’arriver de jour. La traversée de Quito de nuit dans l’enfer de la circulation, surtout dans les faubourgs est une expérience digne de Kazanzakis«un jour où je n’ai pas souffert est un jour où je n’ai pas vécu».

J10 dimanche 29 août Journée forcée à Quito

Hier soir Jean a oublié sa sacoche sur une chaise de l'hôtel et le temps de retourner la chercher, elle a disparu. Consternation, malgré un branle-bas général dans l'hôtel, elle ne réapparaîtra pas. De plus nous sommes dimanche, l'ambassade est fermée, il faut attendre lundi. Il va cependant faire une déclaration de vol au commissariat, où il peut voir toute la faune locale.

Donc journée de repos forcé, il faut dire que les jours derniers nous avons beaucoup donné. Cependant, aucun d'entre nous n'a de courbatures. Cela nous semble de bon augure pour les grosses épreuves qui nous attendent en Bolivie du côté du désert de l'Atacama.

Cet arrêt forcé nous permet de prendre le temps et de lire les journaux locaux. Notre compréhension de l'espagnol s'améliore. Nous en profitons pour découvrir cette ville tentaculaire qu'est Quito.

J11 lundi 30 août Journée à Quito

Les démarches pour renouvellement du passeport sont bien enclenchées, bien que le premier contact avec l'ambassade ait été plutôt froid. Je profite de cet arrêt forcé pour faire de l'espagnol en lisant le journal. De nombreux articles sur la vie locale, en particulier l'un d'entre eux qui relate les conditions de circulation et le dénombrement des accidents de la route!

Balade l'après-midi dans le quartier historique. Nous allons sur un petit marché très original, où l'on vend principalement des fruits, en particulier les fameux babako, qui produisent un si bon jus lorsqu'on les mixte.

Jean et Alain décident de partir bivouaquer sur les pentes du volcan, le Pinchincha, qui domine la ville, en prenant le téléphérique qui les laisse à 4100 mètres. Pour ma part je préfère rester dans ma chambre.

J12 mardi 31 août Journée à Quito

Je passe une très bonne nuit, couché à 17h et réveillé à 5h du matin. Cela ne m'était jamais arrivé. Jean et Alain rentrent de leur bivouac à 4400 mètres. Ils sont enthousiasmés. La vue de Quito de là-haut, de nuit, était extraordinaire. Ils ont vu les sommets environnants, qui étaient restés cachés lors de l'ascension que nous avions faite la semaine dernière. De plus, Jean à son tour a pu observer la Croix du Sud.

Je l'accompagne en fin de matinée à l'ambassade. Son passeport provisoire, valable un an, est prêt. En début d'après-midi il va au bureau de l'émigration équatorienne, pour régulariser sa situation. Tout est bien qui finit bien.

En milieu d'après-midi, il se met à pleuvoir. Nous ne sommes cependant pas trop inquiets pour la suite. Demain départ pour le refuge du Cotopaxi.

J13 mercredi premier septembre Quito refuge du Cotopaxi

Avant notre départ pour le refuge du Cotopaxi, nous discutons avec un jeune qui, il y a quelques années, a traversé l'Amérique du sud à vélo. Il nous parle longuement du sud de la Bolivie, en particulier d'Uyuni et du sud Lipez. L'heure du départ arrive, nous rencontrons notre guide, en avant pour le parc du Cotopaxi. Nous quittons Quito par le sud. Le nord est impressionnant, mais au sud, la ville a un aspect tentaculaire surprenant. On dirait qu'elle s'étire à l'infini dans une plaine, dominée d'une multitude de collines complètement colonisées par des constructions. Nous nous imaginons mal quitter la ville dans deux jours à vélo par l'itinéraire que nous suivons ce matin en véhicule. Après une heure de route nous pénétrons dans le parc du Cotopaxi. La région est très belle, et ce grand volcan la domine des ses 5897 mètres. Nous laissons la voiture à 4500 mères. Trois cents mètres de dénivelé le long d'un chemin raide nous donnent accès au refuge, grande bâtisse au toit jaune. Il se met à neiger et cela ne s'arrêtera pas durant notre séjour jusqu'au lendemain matin. Nous nous allongeons pour un bref repos à 19heures, réveil prévu à minuit.

J14 jeudi 2 septembre Cotopaxi retour Quito

Comme prévu, nos guides nous réveillent à l'heure prévue. Effectivement nous avons deux guides, car nous sommes trois et qu'une cordée ne dépasse pas trois pour des raisons évidentes de sécurité. Départ à une heure du matin sous la neige. Je me sens fatigué, ne m'étant pas reposé, en effet à 4800 mètres il est difficile de trouver le sommeil. Après une bonne heure de marche dans la neige qui a recouvert le pierrier, nous nous arrêtons pour chausser les crampons, car nous allons attaquer le glacier. Le début sans être très raide est assez délicat car la glace vive est toute proche. Ce glacier est vraiment tourmenté. Nous monterons jusqu'à 5700 mètres. Il neigera sans discontinuer toute l’ascension. Nous faisons demi-tour à 200 mètres du sommet. Pour ma part, je ne pense pas que je serais allé beaucoup plus haut, car depuis le départ une forte migraine me retire tout plaisir, et elle a tendance à s'accentuer avec l'altitude, phénomène classique du mal des montagnes. La descente se fait dans la tourmente et une visibilité très faible. Nos guides ont une parfaite connaissance des lieux, ils louvoient entre pentes raides et crevasses sans aucune hésitation, alors qu'il n'y plus aucune trace de notre passage. Ayant pourtant une très bonne expérience de la haute montagne, si j’avais été seul, je ne pense pas que je serais sorti de ce dédale de crevasses. À huit heures nous sommes de retour au refuge. J'ai l'impression que ma tête va exploser. J��aurais sans doute du abandonner plus tôt. À neuf heures retour à la voiture. Il a vraiment neigé très bas, jusque vers les 4000 mètres. Cela peut paraître bizarre, d'associer bas et 4000 mètres, cependant nos guides nous confirment que c’est exceptionnel pour cette période de l’année. La veille, la neige apparaissait à 5200 mètres.

À 11heures 30, nous sommes de retour à Quito. J'ai vraiment envie que notre périple à vélo vers le sud commence, déjà deux semaines que nous sommes dans le coin, je suis très impatient de quitter cette ville et de mettre le cap au sud en direction de Santiago du Chili. Nous allons négocier notre transport en pick-up avec nos vélos, vers un point situé à une trentaine de kilomètres au sud de la ville pour éviter ce véritable enfer que nous venons de traverser à deux reprises en voiture.

J15 vendredi 3 septembre Quito Latacunga 68 km

Départ prévu à 9heures, le pick-up réservé la veille ne vient pas. Décidément Quito ne veut pas nous lâcher. Nous retournons dans la rue du marché couvert et nous en trouvons un autre, qui pour trente euros nous fera parcourir les trente kilomètres pour sortir de Quito par le sud. Cette ville est incroyable, un enchevêtrement de collines très raides et couvertes de maisons. Au milieu de ce fouillis de constructions des voies rapides à la pente effrayante. Heureusement que nous ne partons pas à vélo. Avec Alain nous nous mettons avec les vélos sur le haillon. Au revoir Quito, nous sommes contents de vraiment attaquer notre descente vers Santiago. À 11heures nous enfourchons nos montures. Le vent est contraire. L'enfer de la panaméricaine reprend. Par chance souvent il y a une bande sur le bord nous permettant de rouler en assez bonne sécurité. Cette espace a une largeur intermédiaire entre la bande d'arrêt d'urgence et la piste cyclable. Ça commence par monter, pas trop fort mais la côte va se poursuivre durant trente kilomètres, avec un passage vers les 3600 mètres. D'ailleurs cela se sent à la température qui se rafraîchit nettement. Quelques centaines de mètres en dessous de ce col sans nom, une petite baraque nous permet de prendre un repas chaud et consistant. Il s'agit d'un routier local, en effet plusieurs gros camions viennent y stationner et leurs conducteurs s'y nourrir. Il est 14h30 lorsque nous repartons. Il nous reste un peu plus de trente kilomètres pour atteindre la ville de Latacunga. Par chance, et c'est une bonne surprise uniquement de la descente. Il nous arrive même de dépasser des camions freinant en descente. Parfois nous les doublons à gauche, mais parfois en restant sur notre bande à droite. Dans ce dernier cas, on prend le risque de voir le camion se rabattre car il ne nous voit pas toujours. Mais s'engager à gauche avec des bolides dévalant les côtes, surtout les cars, on n'ose pas toujours. Ne pas oublier que la panaméricaine ressemble plus à une autoroute qu'à une route. D'ailleurs on passe un péage, qui est gratuit pour les vélos, mais cela fait bizarre de se présenter au péage à bicyclette. Un peu avant 17heures notre but est atteint. Nous faisons le point à un carrefour où une « policière » armée d’un sifflet en bouche essaie sans trop de résultat de contrôler la circulation. Pourtant elle arbore un beau pistolet à la ceinture. Lorsque nous lui demandons un renseignement concernant un hôtel, elle laisse tomber sa circulation et très gentiment nous explique où aller. Nous descendons dans un petit établissement très propre où la chambre individuelle nous revient à 7euros. En même temps que nous, arrive un cyclotouriste japonais qui roule depuis 4ans et qui a déjà parcouru 63 000 kilomètres. Nous dînons tous les quatre. Il nous parle de ces différents trajets avec son vélo de 70 kilogrammes bagages compris. Il y a vraiment des martiens sur cette terre!

J16 samedi 4 septembreLatacunga Banos 87 km

Réveil matinal, dès quatre heures du matin j'entends la ronde infernale des véhicules sur la panaméricaine. Alain de sa chambre avant que les nuages ne deviennent trop présents a aperçu le Cotopaxi. A 7heures, tous deux nous partons nous promener sur le marché de la ville. Il est immense, on y vend tous les légumes possibles et imaginables. Outre les variétés des zones tempérées, jusqu’au cardons, de jolis fruits exotiques rehaussent la couleur des étals.

Nous retrouvons notre Japonais pour le petit-déjeuner. Nos routes sont identiques sur les trente premiers kilomètres, que nous effectuons ensemble. À Ambato, nos itinéraires se séparent. Lui continue par la panaméricaine, nous bifurquons vers la ville de Banos. Nous espérons que sur cet itinéraire la circulation sera moins dense. Ce en quoi nous nous trompons. Des portions de route en travaux, desquelles s'élèvent des nuages de poussière ajoutent à l'agrément de pédaler. A treize heures nous déjeunons dans un petit local en bord de route. On nous sert un poisson pas très gros mais à la chair ferme. Il ressemble à une espèce de perche ou à un piranha. Sur ce bord de route une circulation incroyable de bus, plusieurs à la minute, produit un bruit assourdissant. Bien repus pour 6 dollars à trois nous reprenons notre route. De temps en temps des panneaux publicitaires vantent les bienfaits des réalisations du gouvernement, par des slogans du type: vois ce que nous faisons de tes impôts, cette route; vive la patrie le pouvoir est à toi...

Lorsque nous nous rapprochons de Banos, le temps devient menaçant, de gros nuages sombres rôdent. Un vent défavorable nous ralentit. Cela fait maintenant deux jours que nous peinons contre. Le volcan qui domine la ville apparaît dans toute sa grandeur. Il se nomme Tungurahua et culmine à 5023 mètres. Il écrase littéralement la ville. Une immense descente nous conduit à notre destination. Un peu avant d'entrer dans Banos, nous traversons d'immenses dépressions qui manifestement sont les voies par lesquelles s'écoule la lave lorsque le volcan se réveille. Les premiers panneaux que nous voyons nous intriguent. Ils indiquent la direction à prendre en cas d'éruption volcanique pour se retrouver en sécurité!

Banos est une petite ville très touristique logée au fond d'un cirque montagneux aux pentes très raides, couvertes d'une végétation équatoriale exubérante. L'altitude n'est plus que de 1800 mètres et il y fait très doux. L'hôtel dans lequel nous descendons est absolument charmant pour un prix dérisoire de 10 dollars. J'ai l'impression de vraiment rentrer dans mon périple Quito Santiago.

J17 dimanche 5 septembre Banos Puyo 60 km

Ce matin nous prenons notre temps. En effet l'étape ne devrait pas être très longue ni très difficile. 60 kilomètres en descendant des gorges, de plus l'altitude passera de 1800 à 1000 mètres, donc nous nous attendons à un court moment de plaisir. Nous flânons dans la ville de Banos. Cette cité est vraiment étonnante, enserrée au milieu des montagnes. Nous effectuons un petit tour dans un internet café afin de poser quelques textes. Pour des raisons de compatibilité, entre Word et Open Office, je n'arrive pas à mettre mes textes, ce sera pour plus tard. Un petit tour du côté de l'église, nous permet de constater, s'il en était besoin, que l'Amérique du sud est une région très catholique. La très grande église est archi-comble. Dans cette ville tout rappelle que l'on vit sous la menace du grand volcan qui domine les lieux du haut de ces 5023 mètres, ce qui fait un dénivelé de plus de trois mille mètres par rapport aux habitations. La dernière éruption n'est pas vieille, elle remonte à 2006. La population avait été évacuée, mais elle était revenue d'elle-même, avant qu'on lui donne l'autorisation.

11heures30, nous démarrons. Le temps est toujours menaçant, de gros nuages encombrent la vallée resserrée que nous allons descendre. Malgré la descente, un fort vent contraire nous ralentit. En ce dimanche, il y a beaucoup de monde. Tout au long de cette journée, nous aurons le loisir de voir une multitude de gens s'adonner à différents sports liés au lieu, du fait de l'eau et des pentes, canons, saut à l'élastique, tyrolienne...

Au fur et à mesure que nous progressons l'altitude diminuant, la végétation change. Nous pénétrons en Amazonie. Une multitude d'arbres, de toutes espèces, j'ai ouï dire, trois cents espèces à l'hectare, colonise les pans de montagne qui nous entourent. La chaleur devient plus forte. Nous ne faisons pas que descendre. De temps à autre des côtes, certes pas très longues, mais très raides brisent notre élan. Enfin au débouché de la gorge, alors que nous dominons encore la vallée, devant nous la forêt amazonienne déroule ses frondaisons jusqu'à l'infini.

A 16 heures nous arrivons à Puyo. Petite ville en longueur, qui fait penser à ces cités du far-west. Les chevaux ont simplement été remplacés par des cars rugissants. Un petit hôtel propre nous accueille pour six dollars. À ce tarif, le personnel peut se permettre d'être à la limite de la politesse! Nous voulons prendre une bière dans un bistrot le long de la rue. Il nous est répondu que cela n'est pas possible, car sur directive du gouvernement pas d'alcool le dimanche. Nous dînons dans une petite gargote. La nourriture est excellente et abondante et le tout pour deux dollars chacun.

J18 lundi 6 septembre

Puyo Chuitayo (bivouac en bordure Rio Pastaza) 73 km

Cette nuit il a beaucoup plu. Le toit de ma chambre est en tôle, ce qui fait que les gouttes d'eau font un boucan terrible, un peu comme si l'on tapait sur un tambour. Petit déjeuner vers les 8 heures, ce matin comme pour la majorité des repas, ce sera riz avec du poulet, cela passe très bien et ça tient au ventre. Ce qui ne nous empêche pas de boire un grand café. Avant de partir nous effectuons quelques courses, nous faisons le plein en essence de notre réservoir de réchaud. En effet, en Amérique du sud, en particulier Équateur, Pérou et Bolivie il est très difficile de trouver du gaz, d'où le fait d'utiliser un réchaud à essence.

Tout cela prend du temps et nous nous mettons en route vers 9 heures trente. Nous traversons la ville qui est tout en longueur. Une fois les dernières maisons dépassées, comme par magie, la circulation devient pratiquement inexistante. D'autre part la chaussée est toute neuve et parfaitement lisse. Cela nous change de ce que nous avons vu jusqu'à présent dans ce pays. Seul petit point négatif, à plusieurs reprises des chiens surgissant de leur propriété se lancent à notre poursuite. Chacun sa technique de gérer sa défense. Jean lui opte pour le jet sur la tête du chien à l'aide de son bidon de cycliste. Pour ma part, je ne veux pas que le chien s'approche trop près. Je descends donc généralement du vélo, en lui faisant face et en criant plus fort qu'il n'aboie, ce qui le stoppe dans son élan et le maintient à distance.

La route traverse la forêt. Une multitude de plantes, qui pour la grande majorité me sont inconnues avive notre curiosité. Sans que nous puissions les voir, de nombreux oiseaux font entendre leur chant, parfois tout à fait curieux. Il me semble reconnaître le sifflement du perroquet.

Pour le déjeuner nous nous arrêtons dans un village et mangeons devant un grand hangar qui abrite un terrain de hand-ball, sous le regard des Indiens, tout étonnés de voir des vagabonds occidentaux.

Dans l'après-midi, il se met à pleuvoir, par moments très intensément. Mais cela n'altère pas notre plaisir à rouler dans un tel décor. Vers 17 heures, nous atteignons le Rio Pastaza, rivière impétueuse, qui roule des eaux couleur terre. Un drôle de lieu va nous permettre de bivouaquer. Une ancienne hostellerie, dont nous ne verrons pas le gardien à temps situé au confluent du Rio Pastaza et de l'un de ses affluents. De ce fait nous nous installerons sous un grand préau, où nous passerons somme toute une nuit confortable. Mais avant de prendre nos quartiers de nuit, nous allons dîner dans un petit restaurant, seul isolé en bordure de fleuve en pleine forêt. Un peu avant la tombée de la nuit, nous assistons à un spectacle étonnant, une trentaine d'aigles font quelques tours avant de disparaître dans les arbres.

J19 mardi 7 septembre Rio Pastaza Macas 63 km

La nuit a été assez bonne. Je me suis fait un lit avec quatre bancs. L'atmosphère était étonnante. Ces deux rivières juste sous notre lieu de bivouac faisaient un bruissement du à la rapidité de leur courant. Le réveil au lever du jour avec ce spectacle, eaux vive, forêt dense et grande nappe de brouillard noyant le tout, donne vraiment l'impression d'être très loin au cœur d'un lieusauvage. Nous plions nos affaires, donnons cinq dollars au gardien du lieu et partons petit-déjeuner dans le même établissement qu'hier soir. Nous déclinons la proposition de manger du poulet. Ce matin ce sera, pain, fromage, œufs et café.

Alors que nous finissons notre repas, une pluie serrée se met à tomber. Mais nous ne serons pas arrêtés, et nous ferons les quarante premiers kilomètres de notre étape du jour dans une ambiance très humide.

Le spectacle de cette forêt aux essences multiples est un enchantement. Malheureusement je suis incapable de mettre un nom sur la plupart des arbres qui se dressent sur notre route. Cependant, je reconnais bambous géants, roseaux, canne à sucre, bananiers, avocatiers.

À quatorze heures après avoir traversé le territoire des Jivaros, les réducteurs de têtes, nous atteignons la petite ville de Macas. Le lieu est agréable, le beau temps revient. Nous nous y promenons longuement. Puis à vingt heures nous partons manger notre ration de poulet au riz, que nous arrosons d'un super jus de fruit. Pour ma part je prends un succulent jus de « tomates des arbres».

J20 mercredi 8 septembre visite en forêt

Étant dans une ville, située en bordure de forêt, Jean trouve qu'il serait intéressant d'aller y faire un petit tour en compagnie d'un indien, en mesure de nous expliquer certains secrets de cet endroit mythique de la planète. Après quelques tribulations, nous voilà partis pour une petite communauté indienne implantée une quinzaine de kilomètres au sud de Macas.

Vers les quatorze heures, Moïse nous accueille. Eh oui! C’est bien son nom. Cependant il n'est pas catholique, son épouse l'est, et ses parents sont batistes. Drôle de mélange, mais à priori cela ne génère aucun conflit. Leur véritable religion, ce qui est valable pour tout le peuple Shuar, c'est le respect de la forêt de laquelle ils tirent leur énergie et leur motivation pour la vie.

Il y encore un demi-siècle ces tribus pratiquaient la réduction de têtes. Mais si j'ai bien compris ce que nous disait notre guide, il ne fallait pas croire qu'à tous les coups on allait vous réduire la tête. Non, il fallait le mériter, c'est-à-dire être un guerrier vaillant, duquel le réducteur pouvait retirer de l'énergie pour se fortifier. Moïse, sur son bras à l'aide d'une coque qu'il cueille et d'une brindille, dessine le symbole des peuples réducteurs de têtes.

Après être allés nous baigner à la rivière, nous dînons frugalement de riz et de plantes de la montagne, genre tubercules qui ont un peu le goût de la patate douce. Ensuite il nous emmène faire le tour du village et de ses amis. Nous sommes reçus amicalement. Puis vient le moment d'aller se coucher. Il nous conduit vers une grande bâtisse en bois, l'ouvre, elle est vide de tout meuble. Nous mettrons nos sacs de couchage à même le sol. La nuit sera assez «dure»!

J21 jeudi 9 septembre visite en forêt

En pleine nuit, je me suis levé pour essayer de voir une seconde fois la Croix du Sud. Malheureusement, une lumière même faible due à l'éclairage électrique du village ne permet pas une bonne visibilité du ciel. J'aurais sans doute d'autres occasions sur l'Altiplano pour la contempler. De plus, nous sommes seulement vers les mille mètres d'altitude et l'humidité ambiante ne favorise pas non plus l'observation du ciel.

A six heures trente l'une des filles de Moïse vient nous chercher pour le petit-déjeuner frugal, et peu de temps après, nous voilà partis pour la forêt. Nous montons dans une camionnette déjà bien remplie, qui nous conduit quelques kilomètres plus loin au démarrage d'une piste raide.

Durant quatre heures, Moïse va nous montrer les joyaux de cette forêt. Il est originaire d'un endroit beaucoup plus à l'est en pleine forêt loin de toutes routes. Il y a vécu toute sa jeunesse. Par ses parents et ses grands-parents il a été initié aux secrets de la selva. Nous aurons le plaisir de goûter un certain nombre de produits étonnants, tout en cheminant sur des pentes escarpées et boueuses. Il cueille une branche de quelques centimètres de section, en retire l'écorce et nous la propose à mâcher. Il en sort une sève abondante au goût acidulé. Un peu plus loin, il fait une fine entaille dans l'écorce d'un immense arbre avec sa machette. Se met alors à couler un liquide rouge sang, l'arbre saigne véritablement. Lorsqu'on récupère ce liquide dans la main, on a vraiment l'impression d'être blessé. Il nous demande de nous en mettre un peu sur la langue. C'est amer, mais les vertus médicamenteuses sont multiples, en particulier pour les reins et l'estomac. Ensuite, il nous demande de nous en frotter sur la peau. Cela donne immédiatement une émulsion blanche collante, aux vertus répulsives contre les insectes et protectrices contre les rayons du soleil. Cet arbre est appelé « le sang du dragon». Un peu plus loin, nous admirons de superbes fleurs jaunes et rouges qui attirent les colibris. Puis il nous fait patienter quelques minutes, le temps de cueillir de petites bananes succulentes sucrées douces et bien mûres. Il s'arrête vers une grosse termitière accrochée au tronc d'un arbre et nous explique que les termites servent à nourrir les poules. Le poulet en Amérique du Sud, c'est quasiment à tous les repas qu'on vous le propose, petit-déjeuner compris. D'autres fruits comme le citron ou la goyave nous accompagneront au cours de cette matinée. Durant cette promenade initiatique en pleine forêt, pratiquement aucun insecte n'est venu nous importuner. Certes nous avons reçu quelques piqures, sans nous en apercevoir, mais du fait de l'altitude du lieu la malaria n'est pas présente.

Vers onze heures nous sommes redescendus vers sa maison de planches très sommaire. Sa femme et ses filles nous ont préparé une bonne soupe et puis nous les avons quittés en faisant une dernière photo de la famille réunie devant la porte. Sur la grande route le bus nous a ramené à Macas. Là, nous attend notre chambre d'hôtel. Bien qu'il s'appelle le Splendid, les chambres ne sont vraiment pas reluisantes, pour ne pas dire plus! Nous ne payons que 8 dollars, mais pour 7 dollars à Banos nous avions une chambre qui elle était splendide. Généralement les hôtels fournissent en Équateur de bonnes prestations pour des prix faibles.

J22 vendredi 10 septembre Macas Limon 115 km

Étape difficile, nous sommes partis à 8heures 20. Les premiers 70 kilomètres ont été parcourus rapidement. À midi nous étions au niveau de la ville de Mendez, où nous envisagions de nous arrêter. Mais vu la vitesse avec laquelle nous avons parcouru ces 70 kilomètres, nous décidons de pousser jusqu'à la ville de Limon, qui se situe 43 kilomètres plus loin. Pour effectuer cette distance, il va nous falloir presque 6 heures. D'abord la chaleur terrible qui sévit à partir de midi, 45 au soleil, puis des côtes qui n'en finissent jamais. La route passe d'un versant à un autre, enserrée entre des montagnes boisées aux pentes raides. Mais toujours, ça monte. Enfin à dix huit heures nous atteignons la petite ville de Limon, pour un repos attendu avec impatience. L'Équateur à vélo c'est vraiment très difficile, nous l'avions lu à plusieurs reprises, et bien nous pouvons le confirmer.

En tout cas dans ce pays la protection de la nature est vraiment prise en compte. Il y un nombre considérable de panneaux rappelant qu'il faut faire attention à l'environnement, à l'eau, aux arbres et aux animaux sauvages.

J23 samedi 11 septembre Limon San Don Bosco 36 km

La nuit a été très bonne, l'hôtel très confortable, eau chaude à profusion et le tout pour six dollars la chambre individuelle, c'est moins cher que le camping en France. J'ai dormi d'un seul somme de 21h à 5h45, ce qui ne m'arrive jamais. Je me réveille frais et commence par lire, un peu de Maupassant, puis je fais ma leçon quotidienne d'espagnol. Je fais des progrès sensibles. Selon les interlocuteurs je comprends soit très bien soit rien du tout. C'est un peu comme l'anglais, la manière de parler, le débit et surtout l'articulation sont des éléments qui font toute la différence.

Je donne un petit coup de main à Alain pour frapper les textes qu'il a écrit concernant les jours derniers. A sept heures petit-déjeuner, la salle à manger de l'hôtel est pleine et ça continue à bourrer, d'où viennent tous ces gens? Beaucoup de Noirs d'un certain âge avec des grands chapeaux. Nous allons déjeuner dans une boulangerie qui sert des cafés. Nous apprenons, la bonne surprise, que la route dans la portion qui suit n'est pas asphaltée et que son état n'est pas très bon. Nous nous mettons en route seulement à neuf heures. Mais comment avons-nous fait pour mettre tant de temps?

Comparée à l'étape d'hier, celle prévue aujourd'hui, 81 kilomètres, nous semble facile, mais les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Hier en 1h40 nous avions effectué 40 kilomètres, aujourd'hui dans le même temps moins de huit. Cela augure bien de la journée. Les onze premiers kilomètres se déroulent le long d'un chemin raide plein de pierres et poussiéreux, sur lequel circulent camions et cars, le tout soulevant de gros nuages de poussière. Je fais ma première chute. En redémarrant dans un raidillon, ma chaussure se clipe sur la pédale et la roue dérape sur le sol instable, donc je me retrouve par terre. Mais, heureusement sans mal, mon gant m'a protégé d'un caillou pointu. Il nous faut deux heures et demie pour venir à bout de ce tronçon d’à peine dix kilomètres. Au sommet de cette première côte une baraque vend des boissons fraîches, nous achetons une bouteille de trois litres de coca-cola que nous entamons très nettement. La chaleur, malgré l'altitude de 1600 mètres, monte. Mais pour le moment c'est mieux qu'hier. Une grande descente sur gravillons demande de l'attention. Puis oh! Miracle le goudron fait son apparition, mais bien vite à nouveau la terre. Par portion asphalte et chemin de terre se succèdent. La route s'insinue dans d'immenses pans de montagnes boisés, sans que de mouvements de terrain bien identifié ne fixent un axe. On a vraiment l'impression de partir pour nulle part, de gigantesque moutonnement en gigantesque moutonnement. Une espèce de brume sèche, qui efface les reliefs, augmente cette impression de nulle part, d'autant plus au milieu de ce foisonnement de montagnes. Certaines sont de véritables dents qui nous dominent sans doute de plusieurs milliers de mètres, mais c'est très difficile à évaluer. Des côtes, qui comme les jours précédents, ne semblent jamais finir, alors qu'à chaque virage on a l'impression d'arriver à un col. Nous comprenons que notre objectif du jour s'éloigne. À la petite ville de San Don Bosco vers treize heures trente nous décidons de nous arrêter. En effet, les 45 kilomètres restant dans la chaleur et la poussière, nous n'avons aucune chance de les parcourir avant la nuit. Cette ville est accueillante, une belle église peinte avec un Jésus sortant d'un volcan est du meilleur effet. Nous déjeunons dans un restaurant agréable pour un prix dérisoire, huit dollars à trois avec une nourriture de qualité et très saine, poissons d'Amazonie, genre de grosses perches soleil, et puis profusion de jus de fruits. Depuis que nous sommes en Équateur, cela fait plus de trois semaines, nous nous en gavons. Mon préféré est le jus de tomates des arbres, fruit sucré et très doux, donnant un liquide consistant et très rafraîchissant. Nous trouvons des chambres pour la nuit, desquelles nous pouvons admirer une forêt de pics colonisés par la jungle.

J 24 dimanche 12 septembre

San Don Bosco à Gualaquiza 54,5 km en 8h45

Lever à 5h30, nous avons droit à un petit-déjeuner consistant, confectionné par une Mama dont l'espagnol est difficile à comprendre. J'effectue un dernier tour devant l'église de cette petite ville à l'atmosphère tranquille, dominée par cette énorme montagne en forme de pain de sucre. J'ai été étonné hier en pénétrant dans l'église de constater qu'un office était en cours, mais je n'ai pas vu le prêtre. J'ai eu l'impression que le rite se déroulait au rythme d'une bande enregistrée. Cependant les fidèles reprenaient en chœur les cantiques.

Départ à 6h45, immédiatement le ton est donné, un chemin caillouteux raide et instable part au beau milieu des montagnes. Après 8 kilomètres de montée sans interruption qui nous demande presque deux heures, un panneau indique Gualaquiza à 51 kilomètres. Cela me donne un coup sérieux au moral. Va-t-on y arriver aujourd'hui? Enfin un premier col est atteint après plus de dix kilomètres et six cents mètres de dénivelé. Durant toute cette côte nous avons gardé sur notre droite cet énorme pain de sucre, ce qui donne la dimension de ce qui nous entoure.

Cependant, un point positif, il y a très peu de trafic. Il faut reconnaître que la correspondance entre ces deux villes n'est pas facile. Après une descente entrecoupée de quelques montées, nous arrivons à une rivière qui marque un point bas. Le compteur affiche 26 kilomètres. Nous repartons dans une montée de quatorze kilomètres, qui semble ne plus finir avec une fois de plus six cents mètres de dénivelé. Les quelques véhicules rencontrés, souvent des pick-up Chevrolet nous gratifient de petits coups de klaxon d'encouragement. Des fous de notre genre il ne doit pas en passer beaucoup. Cependant, une dame nous a dit à San Don Bosco que trois Français à vélo nous précédaient de deux jours. Nous aurons peut-être l'occasion de les rencontrer? Mais peut-être avons-nous mal compris et étaient-ils en voiture.

Mais si nous n'avons pas vu grand monde, à plusieurs reprises il nous a fallu gérer les chiens qui nous entendant, se ruaient à nos trousses. La technique de Jean, consistant à laisser le chien aboyant s'approcher et de lui envoyer une giclée d'eau avec son bidon, est radicale. L'animal tout surpris de ce qui lui tombe sur la tête abandonne toute velléité de poursuite. On voit qu'il n'a pas compris ce qui lui arrivait. On se ferait poursuivre rien que pour voir la tête des chiens recevant leur giclée. Mais cependant, il faut rester vigilant, car on n'est jamais à l'abri d'une mauvaise réaction et la morsure dans ces pays peut être problématique malgré notre vaccination antirabique. Donc la technique la plus sûre est de s'arrêter et de les menacer, voire plus, avec des cailloux avant qu'ils ne soient trop proches, car ils arrivent fréquemment à plusieurs.

Au kilomètres quarante, une immense descente de quinze kilomètres nous conduit à Qualaquiza. Sur ce versant de grands travaux préparatoires à l'asphaltage sont en cours. La pente est accentuée, et les doigts crispés sur les freins font mal. La vitesse est à peine supérieure à celle de la montée. Le dosage du freinage est primordial. Ne pas accélérer au-delà d'une vitesse qui rend la monture instable, sans pour autant serrer trop fort, car la roue avant dérape sans prévenir et la chute devient inévitable avec l'inertie du poids des bagages.

Vers les quinze heures, nous touchons enfin notre but, encore une petite ville blottie au creux des montages et de la forêt équatoriale. La journée aura été difficile, du fait de la chaleur, de l'instabilité du chemin et de la moyenne horaire très faible. Par moments, on ne peut s'empêcher de faire le lien entre cette allure d'escargot et le fait de vouloir traverser l'Amérique du sud, et là le moral en prend un petit coup. Mais c'est sans doute un défaut de notre mode de pensée occidental, qui veut absolument tout rationaliser et tout mettre en équation. Nous avons prévu dans les parties les moins intéressantes de notre périple de nous avancer en bus, car je ne dois pas perdre de vue la date que j'ai donnée, le dix décembre à Santiago.

J 25 lundi 13 septembre Gualaquiza à Yantzaza 80 km

Après une nuit réparatrice je me réveille vers les cinq heures du matin. Incroyable le nombre d'animaux que l'on entend, alors que l'on se trouve en pleine ville. Les chiens ne sont pas les derniers, mais les poules elles sont les premières. On a vraiment l'impression chaque matin de dormir au milieu d'une basse-cour, alors que l'on ne voit pas un seul gallinacé.

Vers les sept heures trente, les humains commencent à sortir. Des quantités d'élèves entre cinq et quinze ans se rendent à l'école ou au collège. Tous sont en uniforme, chemise bleu clair et pantalon ou jupe bleu marine. Tous arborent, même les plus petits, une belle cravate sombre. Dans ce pays une discipline bien acceptée règne.

Alain découvre que son pneu est crevé, sans doute conséquence du chemin mal pavé d'hier. Nous démarrons à huit heures trente. Nous avons appris qu'il ne fallait pas tirer de plan sur la comète en matière d'horaire et de difficulté de parcours, la topographie du pays impose sa loi. Mais tout commence très bien, une excellente route, pas trop de côtes, le vent inverse pas trop fort. Nous forçons avec plaisir sur les pédales dans un décor agréable et une quasi-absence de circulation. Cette sensation qui me pousse à partir à vélo je la ressens bien ce matin. À tour de rôle, chacun ouvre la voie à bonne allure et les deux autres se glissent derrière avec un effort moindre. Tout au long de la route, des chevaux et des vaches sont à l'attache. Nous croisons deux chevaux qui se sont libérés de leur entrave, pourvu qu’il ne leur arrive rien. Nous passons souvent devant des maisons isolées très simples, mais magnifiquement entourées de jardins multicolores. Malheureusement, je suis bien incapable de donner un nom à ces différentes plantes, hormis les youkas, les bananiers et des espèces de grands palmiers. Nous faisons une petite halte pour prendre un chocolat dans un village. Tous ces villages sont à maisons à un niveau et tous possèdent une église multicolore qui règne sur le lieu.

Un jeune élève en tenue reste sur le passage clouté en nous voyant arriver. Manifestement il est très intrigué. Nous nous arrêtons pour lui dire bonjour. D'une voix timide, il me demande comment je m'appelle, ainsi que le nom de mes compagnons. Puis il me demande où je vis. Je lui réponds en France. Il ouvre de grands yeux, marquant son incompréhension. Je lui parle de l'Europe de l'autre côté de la mer après la forêt loin à l'est. Son ébahissement reste le même. Mais à la réflexion, je ne sais pas si l'Amérique du Sud évoquerait quelque chose chez un jeune Français de cinq ans!

Vers les treize heures, un arrêt de bus en plein campagne nous procure l'ombre indispensable à notre pique-nique frugal. Il nous reste 26 kilomètres, que nous allons franchir en nous relayant à vive allure, malgré la chaleur. J'adore ces étapes abattues à grande vitesse, un peu à la manière d'une course. Le corps répond bien malgré l'effort qu'on lui demande, on a l'impression d'avoir dix-huit ans!

Il est quatorze heures et, déjà, nous sommes au terme de notre étape, une fois de plus dans une petite ville à l'aspect très tranquille. Les hôtels fourmillent, alors qu'il n'y a pas trace de tourisme. Nous n'avons que l'embarras du choix.

J 26 mardi 14 septembre Yantzaza à Loja 104 km

L'étape de ce jour se promet d'être belle longue et ardue. On s'attend donc à quelques heures intenses. Nos espoirs seront nettement dépassés. En effet, le parcours de la journée se découpe en deux parties différentes. La première, 43 kilomètres, légèrement vallonnée en remontant le cours d'une rivière. La seconde devrait présenter plus de montée car nous passerons de 950 mètres à 2100 mètres d'altitude en un plus de 60 kilomètres. Mais notre carte étant au 1/700 000, ces indications restent assez imprécises quant au relief réel. Ce que nous allons découvrir!

À la sortie de Yantzaza je prends la photo de la représentation qui trône au milieu du rond-point, qui symbolise l'harmonisation des peuples locaux et de la colonisation. D'ailleurs un peu plus loin je prendrai une autre statue toujours au milieu d'un rond-point qui symbolise le chercheur d'or. En effet nous sommes dans une région aurifère.

Comme prévu la première partie est parcourue à vive allure sur une route peu passante, entourée de végétation tropicale. Seuls les chiens qui nous coursent régulièrement nous donnent parfois quelques émotions. Jean dans un village se fait prendre à partie par un roquet devant deux femmes. Il dégaine son bidon et lui envoie une giclée en pleine figure, ce qui le bloque net. Les deux femmes éclatent de rire et le chien s'enfuit tout honteux. Pour ma part je vais affiner ma technique. La petite poche droite de ma sacoche de guidon me sert de réserve de cailloux et si les cris ne suffisent pas je me mets à canarder. Je commence par des petits, et si le claquement au sol ne suffit pas je sors la grosse artillerie et je vise la tête. J'ai du au cours de cette journée m'arrêter à plusieurs reprises pour faire le plein de munitions. Mais c'est surtout dans la seconde partie que nous serons harcelés.

Arrivés à la ville intermédiaire de Zamora, nous nous arrêtons un peu avant la ville intrigués par un avion de combat sur un pylône. Il rappelle le sacrifice des pilotes équatoriens morts au combat durant la guerre de 1981 contre le Pérou, dont je ne connais pas la raison.

Nous buvons un chocolat à Zamora, il n'est que 9h30. Ma roue arrière semble un peu voilée, Alain découvre que j'ai un rayon cassé. Il est expert en mécanique de vélo et en vingt minutes ma monture est réparée. Entre le petit arrêt casse-croûte et la réparation une heure s'est envolée. Mais pour la soixantaine de kilomètres restant, nous pensons avoir tout notre temps. Nous repartons à 10h30, la montée est raide, la pluie commence. La vallée dans laquelle nous nous enfonçons disparaît dans le brouillard. La route est large et le trafic relativement dense. La chaussée est bétonnée, ce travail est en cours, entreprise gigantesque. Après une quinzaine de kilomètres nous sommes arrêtés, car la circulation est alternée à cause des travaux. Je constate qu'il me manque une vis au porte-bagages. Heureusement celle de mon bidon fera l'affaire. L'arrêt se prolonge. Le chauffeur du bus qui attend à côté de nous vient proposer ses services pour réparer. Mais ce n'est pas nécessaire. La discussion s'engage et il nous demande nos âges et est tout étonné. Alain sort son appareil photo est lui montre la photo de son petit-fils.

Nous repartons, la côte n'en finit plus, sur ce grand pan de montagne on se demande toujours où la route va passer. Une fois atteinte l'altitude de 2100 mètres, nous commençons à nous poser des questions. En effet rien n'indique un répit dans la côte. Le temps devient exécrable, pluie forte et brouillard. À ce rythme nous allons nous retrouver de nuit en route. Ça monte, ça monte! Nous passons allégrement les 2500 mètres puis nous arrivons enfin au sommet avec moins de cinquante mètres de visibilité. Il est 17h30 et sous ces latitudes dans moins d'une heure la nuit sera totale. L'altimètre dépasse les 2850 mètres, ce qui veut dire que depuis notre arrêt à Zamora, en tenant compte des trois petites descentes, nous avons fait plus de 2000 mètres de dénivelé avec une montée presque continue sur 46 kilomètres. Les derniers cinq kilomètres dans un brouillard épais et une pluie battante, nous ont presque fait croire que jamais cela ne finirait, d'autant plus que nous ne connaissions pas l'altitude du col. En effet depuis notre départ de Quito, nous sommes passés plusieurs fois à plus de trois mille mètres à vélo, et je commençais à sérieusement m’interroger sur l’altitude de ce dernier. Enfin la descente, je suis transi, j’attends Jean et Alain qui un peu avant se sont habillés. Tels deux spectres je les vois surgir du brouillard à cinquante mètres. Mais plus inquiétant, je distingue une voiture qui fait un écart au dernier moment pour ne pas les écraser. Je les préviens qu’il est indispensable de s’éclairer. Ce qui nécessite de fouiller dans les sacoches à la recherche des phares amovibles.

J’ai trop froid et ne les attends pas. Je me précipite. Quelques centaines de mètres plus bas nous sommes sous la couche nuageuse et tout en bas la ville de Loja apparaît. Je suis complètement congelé et pourtant j’appuie à fond sur les pédales. Pourvu qu’un chien ne vienne pas à l’attaque car je me sens démuni de tous réflexes. Nous atteignons la cité juste à la tombée de la nuit. Cette journée nous nous en souviendrons longtemps.

J27 mercredi 15 septembre Loja à Vilcabamba 48 km

Ce matin le temps n'est pas terrible, il pleut sans discontinuer. Nous allons déjeuner dans un petit bistrot qui nous sert comme à l'accoutumée d'excellents jus de fruits. Malgré la pluie intense nous partons. Par intermittence ça se calme. Après vingt kilomètres, nous croisons deux cyclos, un Canadien et un Suisse qui sont en route depuis 9 mois. Ils ont démarré en terre de feu. Sur le bord de la route, ils nous donnent des renseignements précieux pour la suite, à tel point que nous modifions notre projet initial. Ils ont un look d'enfer. Manifestement leur voyage à travers les Andes leur a donné un visage rayonnant, comme s'ils étaient touchés par la grâce. Nous déjeunons à Malacatos après une bonne rincée où une fois de plus j'ai eu bien froid. Mais dès que le soleil apparaît la chaleur remonte en flêche. Un dernier coup de collier est nous arrivons à la charmante petite ville de Vilcabamba réputée pour ses centenaires. Nous descendons dans un hôtel superbe, même s'il est un peu plus cher que d'habitude de 11 à 15 dollars la chambre, tout de même pas la ruine.

J28 jeudi 16 septembre Vilcabamba à Yangana 22km

Après une bonne nuit dans une chambre superbe, je pars me promener matinalement dans la ville. Dès six heures trente, nombreux sont les élèves en uniforme, qui convergent vers leur établissement scolaire. Durant plus d'une demi-heure, ils apparaissent de toutes parts. Tous les matins depuis bientôt deux semaines nous pouvons assister à ce même spectacle, des enfants entre 6 et 15 ans, bien propres, se rendant à l'école ou au collège.

Huit heures, petit-déjeuner dans la splendide cour de notre hôtel, nous prenons notre temps et y passons une heure. Ce matin, nous ne nous sentons pas pressés. Jean part alimenter sa page de blog. Alain finit de mettre au point ses derniers récits, et nous allons actualiser sa page. Essayer de tenir une rubrique sur internet relève d'une forme d'esclavage. En effet, le voyage à vélo, avec le programme que nous nous sommes fixés, ne nous permet pas de nous éterniser dans les lieux où nous passons la nuit. En plus, le fait de devoir écrire, puis chercher un point internet pour alimenter nos récits en textes et photos, nous impose de courir bien souvent. Paradoxe du voyage dans la lenteur qu'évoque le voyage à vélo. Jean a un gros déboire, sa page personnelle fait des siennes, ses écrits et ses photos disparaissent sans qu'il en identifie la raison. Espérons que la cause sera trouvée. Cependant, je constate que s’astreindre à une petite écriture, si possible journalière, est très bénéfique pour la famille restée en France.

À l'hôtel nous discutons longuement avec la tenancière provisoire de l'établissement qui habite dans la Drôme, pas très loin de la magnifique montagne des Trois Becs, plus communément appelée la Pelle par les grimpeurs.

À midi nous nous mettons en route pour une étape de courte durée. Immédiatement ça monte sérieusement. Une fois de plus le temps est instable, et nous sommes soumis à quelques ondées. Pourvu que la période des pluies ne soit pas en avance cette année. Après seulement onze kilomètres arrêt pique-nique. Jean constate que ses patins de freins sont très usés, séance de changement. Hier soir Alain avait déjà procédé à cette opération sur sa monture. Le terrain que nous pratiquons est particulièrement éprouvant pour les vélos. Depuis trois jours nous n'arrêtons pas d'intervenir pour réparer soit un rayon, un porte-bagages, une chambre à air ou des patins de freins. Bien que nous ayons franchi le cap des mille kilomètres, nous n'en sommes qu'au début de notre périple. Dans quel état sera le matériel dans deux mois?

Vers seize heures nous arrivons dans le village de Yangana, où nous trouvons à nous loger chez une femme qui nous loue une chambre pour trois au prix dérisoire de 12 dollars. Certes le confort est minimum, mais le lit est de bonne qualité et les draps sont propres.

Aujourd'hui cette courte étape nous a conduits à travers un relief accidenté qui ressemble à certaines vallées reculées de la Lozère, aux couleurs sombres et aux pentes pelées et raides. Nous avons identifié sur le bord de la route de nombreux épineux aux dards acérés, qui en cas de piqure causent un réel handicap pour plusieurs jours voire quelques semaines. Donc attention, la jeune Française avec laquelle nous avons dîné hier est incapable de marcher depuis douze jours suite à une piqure de cet épineux dans le genou. Elle nous a expliqué que cette épine développerait un champignon dans le corps, qui entraînerait une forme de paralysie longue à se résorber.

J29 vendredi 17 septembre Yangana Palanda 61 km

Eh oui! Mon anniversaire c'est aujourd'hui et non comme l'a écrit Alain le 15, 57 ans, aïe, aïe, aïe!

Lever matinal, car nous nous attendons à une étape carabinée. La nuit a été très bonne, malgré l'espace réduit et l'aspect spartiate des lieux. Depuis que nous sommes dans ce pays nous constatons avec beaucoup de satisfaction l'accueil excellent dans des infrastructures à la propreté impeccable et à des prix modiques. Nous payons 4 dollars chacun pour une literie très propre, pour cette nuit.

Petit déjeuner à six heures trente. Nous retournons dans le petit restaurant où nous avons mangé hier soir. De nombreux travailleurs employés à la modernisation de la route que nous allons prendre sont en train de sérieusement casser la croûte avec d'énormes assiettes du sempiternel «pollo arroz» ou en français poulet au riz. Nous engageons la conversation et ils nous expliquent les conditions de travail dans le pays. Dans la réfection des routes ils travaillent dix voire douze heures par jour, dimanche inclus, si nous avons bien compris ce qu'ils nous disaient. Ce qui n'était pas facile, car ils parlent vite, notre maîtrise de la langue n'est pas fabuleuse, et la noria des camions a commencé et ils nous frisent les moustaches au point que l'on ne s'entend plus parler.

Sept heures trente, nous démarrons. La côte est immédiatement supérieure à dix pour cent. L'un des ouvriers nous a prédit que nous devrions pousser les vélos dans les passages raides de la piste. L’étape de ce jour se fera exclusivement sur route en terre. La première partie tout le long de la zone des travaux sera très désagréable, dans la poussière des gros camions qui montent du remblai afin de stabiliser les fondements de la chaussée. Les travaux en cours sont de grande ampleur. Creusement puis remplissage avec des gros galets afin de favoriser le drainage, puis préparation en vue du bétonnage. Les ouvriers nous ont expliqué qu'une route bétonnée avait une durée de vie de quarante à cinquante ans, contre cinq à dix ans pour une chaussée goudronnée.

Une fois passée cette portion en travaux, nous retrouvons une piste déserte ou presque qui monte vers les nuages. Le site est austère, une succession de montagnes couvertes de végétation qui semblent s'étendre à l'infini. Le temps est bien en harmonie avec la sauvagerie du lieu, des nuages menaçants masquent les sommets, un vent froid s'oppose à notre progression. Cependant nous avançons sans trop de difficultés, bien que nous mettions cinq heures trente pour parcourir les trente kilomètres de montée. L'altitude maximum atteinte est de deux mille sept cent cinquante mètres.

Durant ces longues montées à vitesse d'escargot, souvent en limite d'adhérence du pneu arrière sur la terre, voire la poussière, j'ai l'impression de grignoter l'Amérique du Sud centimètre par centimètre. Il vaut mieux ne pas trop réfléchir et ne pas essayer de se représenter la carte du continent!

Un peu avant l'immense descente qui va nous conduire à Palanda, alors que nous sommes arrêtés au niveau d'un ruisseau à franchir, un véhicule type jeep s'arrête et le chauffeur engage la conversation. Il s'agit d'un jeune Australien de Melbourne, qui est parti d'Alaska, il y six mois, et qui compte aussi rejoindre la Terre de Feu. Il a dessiné sur son capot la carte des Amériques et au fur et à mesure de sa progression il matérialise son itinéraire par un trait de couleur jaune.

Une descente de trente kilomètres va nous conduire à notre point de chute de ce jour. Dès que nous basculons en versant sud, la végétation change complètement et redevient tropicale. De magnifiques arbres couverts de fleurs d'un mauve profond, rehaussé par le soleil qui fait des apparitions moins timides donnent à l'espace qui nous environne un aspect riant. Jean crève par pincement de la chambre à air sur un caillou. Nous effectuons un arrêt repas vers les quinze heures à Valladolid, où nous mangeons nos sandwichs assis sur une pierre dans une chaleur retrouvée. Il est étonnant de constater à quelle vitesse la température change dans ces contrées. On ne sait jamais comment se vêtir, un coup très frais avec un air glacial, voire avec une ondée puis dix minutes plus tard un soleil franc et massif qui nous fait suffoquer. Mais dans tous les cas de figure, une humidité ambiante importante qui empêche les habits de sécher.

Un peu avant cinq heures nous arrivons dans la petite ville de Palanda, accrochée au flanc de la montagne. Elle est très animée et le contraste avec les contrées que nous venons de traverser sur soixante kilomètres est saisissant.

Ce fut une étape magnifique, que l'on nous avait prédit très difficile. Nous l'avons trouvée moins éprouvante que certaines effectuées précédemment. Cela est sans doute de bon augure pour ce qui nous attend au Pérou, que nous espérons atteindre après-demain.

Pour le moment nous allons profiter de notre soirée dans cette charmante petite cité. Notre logement dans un hôtel bien sympathique à cinq dollars la chambre individuelle nous ravit une fois de plus par sa propreté et sa gaité.

J30 samedi 18 septembre Palanda à Zumba 50 km de piste

Une fois de plus nous passons la nuit dans une petite ville tranquille, bien que quelques gamins aient fait la foire durant la nuit. Après un petit déjeuner «continental», c'est-à-dire lait, café, pain, fromage et œufs et un excellent jus de fruit nous nous mettons en route. Le temps n'est pas terrible. La pluie se met de la partie, ce qui transforme la piste en un cloaque boueux. Nos vélos souffrent. Puis le temps s'améliore temporairement. Nous allons passer trois côtes dont la première et la dernière seront terribles. Dans les portions planes, nous sommes à flanc de montagne, et loin en-dessous coule une rivière. On a l'impression de circuler sur une route suspendue entre terre et ciel. Quelques mésaventures vont ponctuer la journée, l'un de nous se fait mordre par un jeune chien, dont il ne s'est pas méfié. Ensuite une crevaison nous immobilisera quelque temps. Au cours de la dernière montée de neuf kilomètres, une pluie soutenue va nous doucher copieusement. Enfin nous touchons au but. À l’entrée de la ville, un check-point militaire, il nous faut montrer nos passeports. Puis nous rentrons sans transition dans la ville. Ces petites villes sud-américaines perdues au milieu de la forêt ont un charme fou. Sans que les gens ne soient très démonstratifs à notre présence, nous ressentons une atmosphère bienveillante. Après avoir visité un premier hôtel aux chambres carcérales, nous en trouvons un, qui oh grand luxe ! propose des douches avec eau chaude, ce qui est rare dans ce pays. En effet, le manque d'eau chaude, constitue le seul point faible de l'hôtellerie. Nous passons notre dernière nuit en Équateur, la frontière n'est qu'à quinze kilomètres. Avec Alain nous partons déambuler le long de la rue principale toute en pente. De nombreux commerces sont ouverts, nous nous gavons de glace, bien que ce ne soit pas conseillé, à cause des ruptures possibles de la chaîne du froid.

J31 dimanche 19 septembre Zumba à Namballe 35km de piste

Le jour se lève une fois de plus sur une journée qui s'annonce humide. La ville est nimbée de brouillard. Outre la multitude de poules et de coqs qui comme d'habitude font leurs vocalises à ce moment, nous entendons les chants des militaires stationnés à proximité.

Nous espérons faire une grande étape de 70 kilomètres. Rapidement nous comprenons que notre projet ne tiendra pas. En effet le terrain jusqu'à la frontière est une fois de plus très accidenté. Les montées certes jamais très longues, sont cependant particulièrement pentues. L'atmosphère est saturée d'humidité, de gros bancs de brume stagnent accrochés au relief, constitué d'une multitude de mouvements de terrain couverts d'une forêt épaisse.

Nous passons notre dernier village équatorien, puis un peu plus loin, un premier poste militaire Nos passeports sont contrôlés, puis le chef de poste veut être pris en photo avec nous. Pour se faire, il s'équipe de son fusil et se met fièrement entre nous, tandis que l'un de ses hommes prend le cliché. Nous repartons par une crête qui semble monter dans le ciel. Que c'est raide. Un tout dernier petit hameau avant de plonger sur le Rio qui marque la frontière. Un petit bistrot, nous nous y arrêtons boire notre dernière bière d'Équateur. Là on nous met en garde sur le Pérou : finie pour vous la tranquillité.

Une grande descente et en-dessous nous voyons enfin la frontière. Du côté équatorien, les formalités vite accomplies, nous franchissons un grand pont. Nous sommes seuls, aucun autre passage. Une barrière barre l'accès au Pérou. Personne pour l'ouvrir. Nous faisons des signes vers des personnes de l'autre côté. Elles nous encouragent à passer dessous. Ce que nous faisons, puis nous traversons un terre-plein d'une centaine de mètres et arrivons devant un groupe, guitare à la main, qui chante à capella. De toute évidence, il s'agit des douaniers. L'un d'entre eux se lève et nous emmène dans un bureau pour effectuer les contrôles d'usage. Pendant que nos remplissons un formulaire, il joue au solitaire sur son ordinateur, jetant de temps en temps un coup d'œil sur ce que nous écrivons. Puis il nous envoie au poste de police faire tamponner nos écrits. Là, un jeune policier qui se réveille, nous accueil tout sourire. Nous retournons voir notre douanier qui avait repris sa place parmi les chanteurs et rapidement nous sommes libérés. Nous mangeons dans un petit restaurant à même le poste frontière. On a l'impression dans ces points de passage secondaires de se retrouver quelques siècles en arrière, où de temps en temps quelques voyageurs devaient franchir les frontières. En quelques kilomètres nous arrivons à Namballe. La première impression, le niveau de vie semble moins élevé qu'en Équateur, mais nous sommes dans un village reculé. Nous trouvons un hôtel. La tenancière commence par nettoyer la poussière, les clients ne semblant pas se bousculer.

Voilà, notre voyage à travers l’Equateur prend fin et une autre aventure nous attend, la traversée des Andes péruviennes jusqu’au lac Titicaca.
Croisière "Tour du Monde" sur le Costa Deliziosa: excursions? English translation pending
by Esculape · 2011-01-08 · 436 replies
BONJOUR ET BONNE ANNEE A TOUS LES MEMBRES ET ORGANISATEURS DU FORUM §POUR CEUX QUI SONT INSCRITS POUR LE TOUR DU MONDE DU DELIZIOSA , UNE PARTIE DES EXCURSIONS EST EN LIGNE SUR LE SITE COSTA (A CE JOUR DE SINGAPOUR A MARSEILLE) LE RESTE VIENDRA PLUS TARD JE PENSE.. BON CHAMADOU, KYPRIS, CIBC, MARIGOT, LES CARTES BLEUS VONT POUVOIR COMMENCER A CHAUFFER!! A BIENTOT.. CORDIALEMENT
Trois semaines en Syrie: mai 2010 English translation pending
by Eustache · 2011-01-07 · 10 replies
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Mardi 04 mai : le voyage. Départ aux aurores. Il faut être à l’aéroport à 06h.30. On passe au bureau de Turkisch Airlines parce que l’orthographe du nom de famille de Francine est incorrecte. Plus moyen de corriger. On nous dit que, en principe, cela ne devrait pas poser de problème. Nous ne sommes rassurés qu’à moitié. 08 h. 00, l’avion décolle. Pas très neuf. La nourriture et le service sont quelconques. Escale à Istamboul où on s’emmêle pes pinceaux avec le décalage horaire. Des files un peu partout. L’embarquement dure longtemps et nous ne décollons qu’à 15 h.30. Cette fois, le service, c’est vraiment Bysance : apéro, vin, mezze, …avion impeccable, hôtesses souriantes. Et c’est la même compagnie avec un vol non européen ! Atterrissage en douceur à Damas. Il est 17h.00, heure locale. Si les deux files à l’immigration sont assez longues, les formalités sont rapides. Pas de fouille des bagages, pas de questions. Dans le hall des arrivées, pas de harcèlement non plus de la part des chauffeurs de taxi comme c’est trop souvent le cas. Comme nous expliquons que nous prenons le bus, on nous conduit au guichet et c’est le conducteur du bus lui-même qui nous achète les billets voyant que nous ne maîtrisons pas encore la monnaie locale. Bref, le premier contact avec la Syrie est encourageant. Au terminal du bus, on retrouve l’ambiance des gares routières avec des chauffeurs de taxi qui se disputent le client. On négocie le prix. Nouvelle discussion pour imposer notre hôtel (que nous avons réservé), le chauffeur voulant nous emmener ailleurs. Comme toujours, quand on reste ferme et calme, tout s’arrange avec même le sourire. Premier couac, pas de trace de notre réservation au Salam Hotel qui affiche « complet » J’explique vaille que vaille que j’ai envoyé deux courriels - l’ordinateur est « kaput !» - , que j’ai aussi téléphoné – « fallait confirmer par fax ! » – Le dialogue de sourd avec la mauvaise foi en prime. Comme nous restons à la réception – tactique souvent efficace - et que, semble-t-il, nous pertubons la sieste de l’employé, un garçon d’étage nous emmène à un autre hôtel, le Sultan Hôtel , à quelques pas du premier. Complet aussi, mais si nous acceptons, il reste une toute petite chambre sans commodités. Mieux vaut un tien que deux tu l’auras, on accepte et on ajoute qu’on pourrait séjourner quelques jours à Damas. C’est le sésame. Le lendemain, on nous trouvera une autre chambre. Ce qui fut fait et nous ne le regretterons pas. 19 h.30, après une bonne douche, premier contact avec la ville. Faudra s’habituer à la circulation totalement anarchique. Feux de signalisations, passages pour piétons et agents de la circulation (c’est quoi ça ?) sont purement décoratifs. Tactique : suivre une dame (pas un homme habitué à slalomer entre les voitures), ne pas paniquer ni se laisser impressionner par les coups de klakson. Après avoir fait le tour de quelques banques, on en trouve enfin une qui accepte las cartes Visa, Master Card et même Maestro. La soirée se termine dans une sorte de café dans une rue assez sombre où on fume le narguilé. Manifestement, ce n’est pas un endroit fréquenté par les étrangers et encore moins par les femmes. L’aacueil y sera fabuleux. Les serveurs, nombreux, sont sans cesse près de nous, nous posent des questions, ils ont déjà entendu parler de la Belgique (Vous parlez français ou autre chose ?) Et le café turc y est sublime.

Mercredi 05 : Damas. Petit déjeuner à l’hôtel, déménagement des bagages, ensuite, direction du musée qui n’est pas très loin. Le musée est un peu vieillot, poussiéreux, mais contient de belles pièces pas toujours bien mises en valeur. Le plus remarquable est l’ancienne synagogue avec ses superbes fresques. Visite agréable puis petit café dans le parc tout aussi agréable. Retour à l’hôtel où nous prenons possession de notre nouvelle chambre, au 5e étage (avec ascenseur, heureusement), calme confortable avec une belle vue sur la ville. L’après-midi, on se dirige vers la mosquée des Omeyades. Pour l’atteindre, il faut traverser le souk, tout en contrastes. A côté – ou plutôt en face – de boutiques qui présentent des niqabs, on rencontre des dessous de toutes les couleurs plus affriolants les uns que les autres. Et les acheteuses, qui discutent ferme les pris avec les vendeurs (toujours des hommes) sont très souvent des femmes voilées de la tête au pied. Cela fait rêver… (et, à entendre les rires étouffés, elles rêvent semble-t-il). Le souk grouille de monde mais, contrairement aux souks marocains, l’étranger n’est pas harcelé ; on peut regarder à son aise sans être interpellé ; si on se bouscule, on se sourit. On flane jusqu’à la mosquée que nous ne visiterons pas aujourd’hui. On se renseigne sur la façon de se vêtir. Les femmes peuvent louer de grandes robes à capuchon pour se voiler la tête. A l’entrée, un cerbère, bon enfant, veille au respect de la tenue vestimentaire. En attendant on visitera le superbe palais Azrem puis on continuera jusqu’à la porte Bab Charqui située à l’autre extrémité de la vieille ville, traversant le quartier chrétien avec ses vieilles ruelles et ses magasins d’allure plus riches. En passant on visitera encore l’église souterraine d’Aramée. Cela fait quelques kilomètres de marche et c’est avec plaisir qu’on trouve un restaurant situé aussi dans une vieille maison. La carte n’est pas riche, mais les mets proposés sont de qualité et servis en abondance. L’addition nous laissera pantois. Peu de monde ; des jeunes gens qui jouent aux cartes et deux femmes (mère et fille) qui fument le narguilé. Comme c’est notre premier jour, cela nous étonne quelque peu (Ah les préjugés, ils sont tenaces même quand on croit s’en être débarrassé). Mais nous nous habituerons vite.

Jeudi 06 : Damas. On ne se lève pas trop tôt car il faut passer à la banque. Démarche inutile car j’ai stupidement oublié après l’avoir noté dans le carnet de voyage que le 6 avril est un jour férié et, pour arranger les affaires, le lendemain, vendredi, est aussi férié. Il faudra donc utiliser nos cartes de crédit, ce qui n’était pas prévu, si tôt du moins. On se consolera en allant boire notre café pour tuer le temps en attendant l’ouverture de la mosquée et surtout du vestiaire dont le fonctionnaire, zélé, n’autorisera l’accès qu’à 10 h.00 pile bien que les portes soient ouvertes. On commencera par la visite du tombeau de Saladin, puis on entre dans la mosquée. Le choc ! On avait bien vu des photos, mais la réalité dépasse tout ce qu’on pouvait imaginer. L’immense cour, les mosaïques d’une beauté extraordinaire, les tapis de prière. On en a plein la vue. Et puis le monde… Beaucoup sont des visiteurs, pas mal d’Iraniennes reconnaissables à leur tchador et…à leur guide muni de son petit drapeau, qui veille à ce qu’aucune brebis de son troupeau ne s’égare. A l’intérieur, un affichage électronique donne en permanence l’heure exacte ainsi que la température (elle passera de 25 à 28° le temps de notre visite). On y prie, on lit, on s’y repose, on photographie, on bavarde, on écoute des prêches (femmes d’un côté, homme de l’autre), on y dort même. Au centre, le tombeau de Saint-Jean que les pèlerins viennent toucher. Dans une pièce adjacente, un autre tombeau. Là, c’est de l’hystérie, on se bouscule pour toucher le tombeau ; la pièce est petite et la chaleur accablante. A la sortie des femmes entièrement voilées se frappent la poitrine sous la direction d’un « maître de cérémonie » qui, tel un officier des galères, donne le rythme. Impressionnant. Nous ne nous lasserons pas de cette ambiance. Finalement, nous aurons passé toute la matinée dans la mosquée des Omeyades. L’après-midi, on se rend au souk de l’artisanat, pas loin de l’hôtel. Il est installé dans une ancienne madrassa dlont les chambres d’étudiants ont été transformées en petites ateliers que l’on peut visiter. On regarde, on apprécie, mais si on manifeste clairement qu’on n’a pas l’intention d’acheter, qu’on est là seulement pour regarder, les artisans n’insistent pas, restent aussi souriants et accueillants. A la fin de notre séjour, nous y ferons quelques achats. Le marchandage est de rigueur, mais il sera d’autant plus facile que les artisans nous avaient reconnus. En fin de journée, nous montons au terminal des bus pour acheter nos billets pour nous rendre à Boshra le lendemain. Démarche parfaitement inutile, qui nous permettra d’apprécier une fois de plus l’amabilité des Syriens toujours prêts à vous aider. Le soir, nous dînerons a l’Abu Kamal, renseigné par le Routard, restaurant un rien kitch, réputé pour son limon be nana, un mélange de jus de citron vert et de feuilles de menthes. Délicieux (comme le repas d’ailleurs), le meilleur que nous ayons bu en Syrie. Et l’addition est douce.

Vendredi 07 : Boshra. Taxi jusqu’au terminal situé assez loin. En route, comme c’est vendredi, tout est fermé. Le bus, ponctuel, part à 10 h.00 précises et une heure trente après, nous sommes à Boshra, sous un soleil de plomb. Le bus fait descendre tout le monde avant le terminal, ce qui nous pose un problème car il est bien recommandé d’acheter immédiatement les billets de retour. Comme on nhésite sur la marche à suivre, le patron ( ???) d’un restaurant nous propose son aide, téléphone au terminal où on lui répond ( ???) que le bus de 18 h.00 est déjà complet qu’il reste, ait deux places dans celui de 16 h.00. Il se charge de les réserver et on payera quand le bus arrivera. Cela sent l’arnaque, d’autant plus que nous rencontrerons d’autres touristes qui, eux aussi, ont des places réservées dans le même bus achetées dans d’autres restaurants. Bon, pas moyen de faire autrement, on verra bien. On visite donc Boshra, le magnifique théâtre romain, quelques belles mosaïques, et l’ancienne ville romaine encore partiellement habitée avec sa mosquée et quelques églises en ruines. En attendant l’hypothétique bus, on se régale de jus de fruits et de thé aux pétales de roses sous une terrasse ombragée. 15 h.45, on va aux nouvelles, là où le bus devrait nous prendre. On retrouve notre personnage et d’autres clients détenteurs aussi des « deux dernières places ». Une certaine inquiétude règne, les soupçons d’arnaque montent de quelques degrés. On nous fait bien comprendre qu’il ne faut pas s’inquiéter, mais quand même… Pas facile de se loger à Boshra en cas de pépin. Le bus arrive, notre personnage discute avec le chauffeur, ne nous réclame rien et nous invite à monter à bord ; les autres montent aussi. On est un peu serrés, mais l’essentiel est d’y être. On payera dans le bus, moins cher que le billet aller. Quant aux autres passagers, ils avaient payé le billet à l’avance…au même tarif. Encore une bonne leçon pour notre méfiance européenne. Comme tous les soirs, avant de rejoindre l’hôtel, nous allons boire notre jus de pamplemousse au petit snack du coin de la rue.

Samedi 08 : Damas-Maaloula- Saidnaya ; les monastères chrétiens. On pensait partir tôt après être passés à la banque censée ouvrir à 09 h.00. En fait, elle n’ouvrira qu’à 09 h.30 et il faudra encore attendre que tout le monde soit en place pour que le public puisse enfin accéder au guichet. On comblera le retard en prenant un taxi pour le terminal des microbus qui vont à Maaloula. A peine arrivés, déjà partis. Comme apparemment il y a des horaires à respecter, on n’attend pas que le véhcule soit rempli comme c’est souvent le cas dans d’autres pays. Le village est très joli, très coloré contrairement à la plupart des villages syriens dont les maisons sont grises, de la couleur de la terre. Le monastère de Santa Tecla, construit sous la roche, n’a rien de remarquable, si ce n’est la grotte et la source bien gardée de sorte que personne ne souille l’eau qui en jaillit - Santa Tecla est une sainte honorée tant par les musulmans que par les chrétiens. Plus intéressant est le monastère de Saint Serge que l’on atteint après une jolie promenade dans un défilé fort étroit creusé par une rivière asséchée à ce moment de l’année. Nous suivons un groupe de jeunes filles entièrement vêtues de noir qui ont l’air de s’amuser follement, prennent des photos et nous accueillent avec des sourires que l’on devine à l’éclat de leurs yeux. Le monastère contient quelques belles icônes et une table d’autel, ancienne table de sacrifices païens, interdite comme table d’autel après le Concile de Nicée. Un moine polyglotte nous explique dans un français impeccable l’originalité et la symbolique des deux principales icônes avant de réciter le Notre Père en araméen, la langue du Christ encore parlée, mais non écrite, à Maaloula et dans un village proche. On ne comprend pas, évidemment, mais il faut reconnaître que c’est assez surprenant. D’après la carte, Saidnaya n’est pas très éloignée. Comme il nous reste du temps, en y allant aujourd’hui, on pourrait gagner une journée. On négocie le prix avec le chauffeur de taxi local. Il se débrouille un peu en anglais et nous expliquera qu’il comprend encore l’araméen, mais ne le parle plus, à la différence de ses parents. Encore une langue en voie de disparition. En une vingtaine de minutes, il nous dépose devant le couvent Notre-Dame de Saydnaya, un couvent de femmes de rite orthodoxe perché sur un rocher. Moins beau, plus moderne que les précédents, mais un vrai labyrinthe avec quelques mosaïques et la petite chapelle de l’icône de la vierge, un lieu plein de de recueillement où une nonette trempe des bouts de coton dans l’huile sainte, bouts de coton qui auraient la propriété de favoriser l’enfantement. Nous ne tenterons pas l’expérience. Nous suivons une autre nonette qui a l’air bien pressée ; rien de religieux dans sa quête, elle allait tout bêtement s’acheter une glace. En redescendant, nous voyons la caverne des idoles et ses statues taillées dans la roche, spectacle impressionnant qui nous avait échappé en faisant la montée en taxi. Retour à Damas en minibus. Le soir, au restaurant, parmi la clientèle notre attention est attirée par un cheik sorti tout droitd’une super production américain : grand, aristocratique, vêtu d’un habit blanc immaculé, coiffé de son keffieh accompagné de son épouse ( ???) en jean T-shirt moulé et basket. Après le synchrétisme religieux, le synchrétisme vestimentaire orient-occident.

Dimanche 09 : Damas-Palmyre : Le bus part à 10 h.00 précises. Voyage confortable, mais le paysage est monotone. Désert de pierres. Le bus s’arrête devant un restaurant routier au milieu de nulle part. Pause- café. Des jeunes tentent de nous faire comprendre que nous sommes à Palmyre. Le chauffeur ne nous disant rien on remonte dans le bus. Nouvelles discussions. Des passagers nous font signe que nous devons descendre. On s’exécute ; à l’horizon, on ne voit que quelques palmiers. Comme il ne reste plus personne, sauf les deux jeunes et…une voiture, il ne nous reste qu’une solution : embarquer. Par habitude, on n’accepte pas le prix demandé, rediscussion, marchandage et accord sur le prix. En route, le conducteur connaît – évidemment – un hôtel. J’ai pointé un nom dans notre guide – l’hôtel Ishtar -, mais il n’en démord pas. Moi non plus. Un dialogue s’installe ( ??) - Cet hôtel n’existe plus - Faux. Je sais qu’il existe - Oui, mais il est complet - On verra. Le coup est classique. Ces « démarcheurs », comme dans beaucoup de pays, reçoivent un pourboire quand ils amènent des clients. Il nous débarque devant l’hôtel fantôme, un grand sourire et « welcome in Palmyra » Quant au prix du taxi, après le marchandage, j’avais payé ni plus ni moins que le tarif « officiel » Hôtel impeccable avec accès à internet ce qui nous permet d’avoir les premières nouvelles de Belgique. On y fait la rencontre d’un vieux Suisse qui voyage seul, extrêmement sympa mais un rien barjo… Il est en grande conversation en anglais avec un monsieur propriétaire d’une voiture. Ce dernier nous propose un marché : pour 1000 livres (env. 17 € ) il nous conduira le visiter les deux tombeaux qui n’ouvrent qu’à certaines heures, billets d’entrée compris ;entre les visites, une petite promenade dans la palmeraie et, le soir, il viendra nous prendre pour nous conduire voir le coucher de soleil à la citadelle. Le surlendemain, il nous conduira à l’arrêt des bus qui vont directement à Hama et nos places seront réservées. Le payement : quand nous prendrons le bus. Le programme est respecté avec la différence que le Suisse qui devait nous accompagner ne s’est pas présenté. La visite des tombeaux, des hypogées plutôt, ne manque pas d’intérêt, mais, comme ils n’ouvrent pas toute la journée, on s’y bouscule. L’intérêt de venir avec une voiture particulière permet d’attendre des moments où il y a moins de monde.Tout se passe comme prévu, …sauf le soleil qui ne sera pas au rendez-vous masqué par un vent de sable et, évidemment, tintin pour le coucher de soleil. Beaucoup de monde là-haut, malgré tout, cela sent le raki, because un buffet destiné à un groupe de français. La vue sur Palmyre est impressionnante.

Lundi 10 : Palmyre, la merveilleuse. Le site restant ouvert jour et nuit, on se lève tôt. A 07 h.00 notre petit déjeuner est déjà prêt (on aurait pu se lever encore plus tôt). Nous serons donc sur le site avant l’arrivée des voyages organisés. Grandiose. On en a le souffle coupé. Cela dépasse ce que nous avions imaginé. On y flânera pendant presque 5 heures, la faim, la soif – nous avons mal évalué notre réserve d’eau - et la chaleur nous incitant à revenir vers notre hôtel. Pendant cette première promenade, nous aurons l’occasion d’aider une bédouine dans tous ses états : elle est à la recherche des deux chèvres qu’elle devait garder. Elle nous fait comprendre qu’elle recevra une solide semonce si elle ne les récupère pas. Comme nous avions remarqué ces chèvres peu de temps auparavant et grâce à nos jumelles, nous pourrons lui indiquer quelle direction prendre. On aura même fait une bonne action. Une petite frayeur aussi quand, voulant me rendre à des tombeaux aperçus dans le lointain, je tombe sur deux énormes molosses qui faisaient leur sieste à l’ombre d’une petit rocher. Manifestement leurs grognements signifiaient plutôt qu’ils ne voulaient pas être dérangés. J’ai pris acte et fais un long détour pour leur plus grand bien et pour le mien. Douche, repas, petit repos bien mérité et, en fin de journée, on y retourne. C’est chouette pour les photos car on dispose d’une autre lumière. Nous ne quittons le site qu’après le coucher de soleil, décevant, comme la veille, mais quel bonheur, quel calme quand, dans le site ne restent que quelques touristes silencieux, les gardes qui s’en retournent leur journée terminée avec leurs chameaux qui, eux aussi, ont besoin de repos. Contrairement à ce que nous appréhensions, pas de harcèlement, pas d’offres de « souvenirs ». On est loin des sites touristiques où on est accroché sans cesse par des démarcheurs. La journée se terminera avec un délicieux « mansaf » - le plat traditionnel des bédouins – un vrai, à l’agneau et non avec des restes de poulets comme nous en avons vu dans les restos. (en général, ces restos ne sont pas fameux et il vaut mieux manger à l’hôtel).

Mardi 11 : Palmyre-Hama. A l’heure dite, notre chauffeur est là et il nous conduit au point d’arrêt du bus que nous aurions eu bien du mal à trouver par nos propres moyens. Comme prévu aussi, nos places sont réservées. Heureusement car le bus sera complet. On voyagera avec 1 Autrichien, 1 Allemand et une Hollandaise, ce qui permettra d’échanger quelques informations. Excellent bus, ponctuel – il part à 11 h. précises - climatisé, bon chauffeur… A 14 h. nous sommes à Hama, ville très animée. Nos trois amis ont réservé par téléphone des chambres à l’hôtel où nous comptions aller et on leur a répondu que c’était complet. Un taxi nous emmène dans la rue où se trouvent tous les hôtels. Le Noria ne nous paraît pas sympa parce que le gars qui nous y emmène prend nos bagages sans nous laisser le choix. Je proteste, je l’enjoins de laisser là nos bagages et…je vais voir plus loin. Je retouve nos trois amis à l’hôtel Ryad qui n’était donc pas complet et où il restait même de la place. Pas le temps de souffler car on s’arrange pour partir en excursion pour Apamée qu’il vaut mieux voir en fin de journée quand il ne fait plus trop chaud. Départ à 15 h.30. Dans le minibus, nous ne sommes que 5 avec un chauffeur très sympa qui, ayant remarqué que nous nous intéressions beaucoup aux paysages, aux vieilles pierres et à la photographie (notre ami autrichien étant un véritable artiste en la matière) fera plusieurs arrêts en cours de route, notamment pour voir une noria perdue dans les champs dans un endroit idyllique à souhait. On y passera un bon bout de temps à faire des photos et à s’en mettre plein les yeux. Quand nous arrivons à Apamée, il est passé 17 h.. Il fait encore chaud, mais il ya une petite brise bien agréable. Et…pas un chat dans le site. On mettra 1 H.30 pour parcourir l’immense colonnade de deux km. Très différent de Palmyre et moins enchanteur. Au retour, on traverse une plaine très fertile qui est un peu le grenier à blé de la région. On ne rentrera à l’hôtel qu’à la nuit tombée. Même pas le temps de prendre une douche si on veut aller manger au restaurant Azpasia. Le luxe à petits prix (pour nous Européens), cuisine très fine dans un cadre superbe.

Mercredi 12 : Villes mortes et château de Saladin. Le départ est fixé à 08 h30. Cette fois, nous sommes 6. 2 Tchèques, 2 Françaises et nous deux. Nos amis d’hier ayant choisi d’aller au Krak des chevaliers. Le chauffeur est taciturne et la communication n’est pas aisée. Il se montre aussi moins attentif à ce que nous voulons photographier. La journée sera bien remplie. On commence par le musée de Maarat al Noman, un musée superbe qui possède une collection extraordinaire de mosaïques bysantines. Interdiction de photographier les mosaïques et surtout pas la place face au musée où se trouvent les services de la police secrète. Puis on se dirige ensuite vers la première des villes mortes Sergilla. Impressionnant, belle promenade dans des ruines d’une ville qui semble avoir été bombardée et qui garde de beaux restes. De Segilla, on se rend à Al Bara ; moins de choses à voir, mais deux très beaux tombeaux pyramidaux. Le château de Saladin, vu du dessous est vraiment impressionnant, mais la visite de l’intérieur nous laisse sur notre faim, hormis une citerne remarquable. Le retour se fera à grande vitesse, notre chauffeur semblant pressé de rentrer. On dîne au grand restaurant près de l’aqueduc. Nourriture quelconque, serveur peu agréable. On comprend qu’il n’y ait pas beaucoup de monde.

Jeudi 13 : Hama -Qas Ihn Wardan – Al Scounje et citadelle de Missiaf. Comme le départ n’est prévu que pour 15 h.00, nous consacrons la matinée à la visite de la vieille ville de Hama, avec ses ruelles, son palais Al Azem et ses norias. De belles photos, mais il manquera le son. Le bois à l’air de gémir continuellement dans un boucan incroyable. Les « 4 norias »se trouvent beaucoup plus loin dans le haut de la ville. Superbe. Thé sur une terrasse avec vue sur les norias. La rivière, le bruit des norias , moins fort que celles qui sont en ville et le spectacle. Le plaisir des yeux et des oreilles. Il nous reste du temps pour aller au musée, mais aucun chauffeur de taxi ne connaît pas, ni les gens auwquels on s’adresse dans notre arabe plus que basique. Finalement on nous dépose devant une mosquée (problème évident de communication) à la grande suprise de notre taximan étonné de voir des étrangers avides de prière à cette heure. A 15 h. on embarque, en compagnie de deux français et de jeunes qui s’avèrent être des compatriotes. Malheureusement, on hérite du même chauffeur que la veille.. Premier arrêt, la forteresse de Qas Ihn Wardan, une ancienne forteresse bysantine au milieu de nulle part, très belle avec ses pierres où l’ocre alterne avec le noir du basalte. Très beaux restes de la basilique. Bref, une visite fort intéressante. Deuxième arrêt, le village de Skrounje avec ses maisons en pain de sucre, faites de pisé et recouvertes de peinture ocre.. Aujourd’hui, elles servent de remises pour les animaux. On nous invite à passer à l’intérieur d’une d’entre elles, soi-disant encore habitée, mais cela se révèle un attrape-touristes. Dommage parce que du point de vue de l’architecture, de la ventilation et du confort, ces maisons méritent d’être vues. Le thé qu’on nous « offre » se révèle « payant », événement exceptionnel dans un pays où, lorsqu’on est accueilli, le thé est la première chose qui est offerte à l’étranger. Bien sûr, le coût est minime, mais le geste choque car il est contraire à la culture de ce peuple si accueillant. Avant de quitter cette « maison », je vais en voir d’autres un rien plus loin, guidé par des enfants qui ne demandent qu’une chose avec leur grand sourire : qu’on les prenne en photos. Le chauffeur n’est pas très content parce qu’il a dû attendre plus longtemps que prévu. Sur le chemin du retour, ascension à la citadelle de Missiaf, un tas de ruines haut perchées avec une vue imprenable à 360° et un magnifique coucher de soleil. C’était d’ailleurs le but de la visite. Au retour, on longe des villages avec des maisons semblables à celles de Skroungé – et en plus grand nombre – mais le chauffeur se montre sourd à nos appels. On prendra le repas du soir dans un grand restaurant au bord de l’Oronte, renseigné dans notre guide, un restaurant très kitch, où les habitants de Hama viennent en famille. Excellent repas à prix doux. On flâne ensuite dans le parc, très fréquenté le soir. Beaucoup de femmes en nikab. Hama semble être une ville plus conservatrice.

Vendredi 14 : Hama-Alep. Un taxi jusqu’au terminal assez éloigné du centre. Voyage très confortable en moins de 2 heures. Le terminal d’Alep est assez loin du centre lui aussi et il faut impérativement prendre un taxi. Un chauffeur se précipite, exige 400 livres (le tarif normal oscille entre 100 et 200). Je veux refuser, mais pas question de s’adresser à un autre taxi : il est policier et me montrer sa carte. Il ne connaît pas l’adresse de notre hôtel et veut absolument que nous allions à l’hôtel Baron. Flic ou pas flic, je le somme de nous laisser à un coin de rue. Je laisse Francine avec les bagages et je me mets à la recherche de l’hôtel que nos compatiotes nous avaient recommandéen essayant de me fixer des repères. Personne ne connaît. Cela dure un certain temps. Finalement quelqu’un croit savoir et m’y emmène. L’hôtel étant nouveau et sa façade étroite écrasée entre deux immeubles, il n’était pas évident de le découvrir. Je réserve la chambre, démarche inutile car les clients y sont rares. Problème : où ai-je laissé Francine ? Comme j’ai pas mal tourné dans le secteur, impossible de retrouver mes repères. Et cela va durer une demi heure. Tout est bien qui finit bien. L’hôtel est impeccable, tout neuf, dans une vieille maison qui vient d’être rénovée de fond en comble. En face un câprier et la terrasse pittoresque d’un bistro où on vient fumer le narguilé. Café et thé de bien venue, douche et direction du musée qui se trouve à 500 mètres de l’hôtel, dans la même rue. Très beau musée avec des pièces très intéressantes, notamment des sculptures taillées dans le basalte. Parfois l’éclairage est déficient, mais cela n’enlève rien à notre plaisir.

Samedi 15 : Alep. On se lève tôt pour être à la citadelle à l’ouverture de celle-ci à 9 heures. Cela a l’air loin, il faut traverser tout le souk. Comme il est en légère pente et qu’on ne s’y bouscule pas à ces heures, le parcours ne nous paraît pas difficile. A la sortie du souk, la vue sur la citadelle est impressionnante. On peut prendre ses photos à son aise, pas un seul touriste à l’horizon. La visite en soi nous prendra deux bonnes heures. Rien à voir avec le château de Saladin. L’intérieur est vraiment intéressant, bien mis en valeur.. A la sortie, il était prévu de visiter le hammam mais il était fermé et, à voir les détritus qu’il y avait devant la porte, il n’atait pas fermé de la veille.. Tant pis, on s’attardera dans le souk et on visitera la grande mosquée. Très belle aussi, pas autant que la mosquée des Omeyades bien sûr : une immense place publique où on bavarde, où on mange, voire on y fait la sieste. Le long de la mosquée un quartier où on vend essentiellement des douceurs. Un marchand, très habile et très sympa nous fait déguster « un peu de tout ». C’est tentant et c’est si bon. Un touriste turc, à nos côtés, qui manifestement connaisait l‘adresse, en remplit tout un sac. Comme nous ne sommes pas là pour acheter, du moins ce jour-là, on demande à notre marchand de nous laisser sa carte. Bien volontiers ; il ne se fait pas d’illusions : le touriste qui va revenir, il connaît. Il sera agréablement surpris le surlendemain de nous revoir (pourtant pas facile à retrouver dans le souk). Mais on ne pouvait pas se priver de ses friandises dont nous ne retrouverons jamais l’équivalent. Au retour, on fait le détour vers le quartier Jdeidé, le quartier chrétien d’Alep. Un autre monde où, quasi simultanément nous entendrons sonner les cloches et résonner le muezzin. On visitera quelques églises, mais on ne s’y retrouve guère entre les maronites, les chétiens syriaques et les arméniens. On verra magnifiques tableaux dans l’église arménienne, notamment celui des quarante martyrs, mais le diacre qui baragouine un peu le français et l’anglais nous semble un rien borné et nous prendrons congé de lui très diplomatiquement. Le quartier est beaucoup plus calme, plus riche aussi semble-t-il avec ses ruelles bordées de maisons de pierres. C’est là que se trouvent de bons petits restaurants mais, après cette longue journée, nous ne sommes pas très présentables et nous nous contenterons d’un aubergine farcie, délicieuse, dans un restaurant turc populaire et archi sympathique malgré la chaleur qui se dégage des fourneaux. Et qui est là ? Notre Suisse de Palmyre qui nous conte son voyage en train. Bonne nouvelle en revenant à l’hôtel : le patron a négocié pour un très bon prix un taxi pour la matinée de demain.

Dimanche 16 : Saint-Siméon, Ain Darah –Mouchabbak- Alep. Le taxi nous attend à 8 h.30. Notre chauffeur, très sympathique ne connaît que quelques mots d’anglais, ce qui le rend bien malheureux. J’insiste parce que, un peu partout, les Syriens sont avides de communiquer, mais la barrière des langues les en empêche, tout comme nous avec les quelques mots arabes que nous avons appris et qu’il est parfois difficile de placer ; mais cela leur fait tellement plaisir. Reste les sourires si sympathiques et si parlants. Bref, il suit à la lettre les consignes qui lui ont été données à l’hôtel, notamment celle de ne pas rouler trop vite. L’ennui, c’est que nous ne sommes plus habitués à rouler si lentement. C’est d’ailleurs peut-être plus dangereux car malgré leur conduite en apparence assez folle, tous les chauffeurs, qu’ils soient des chauffeurs de bus ou de taxis sont extrêment habiles et n’ont jamais commis d’imprudences inutiles, même à Damas où tout ce qui ressemble à une atteinte à la liberté de circuler (feux rouges, passages piétonniers, agents de circulation, …) est considéré comme élément décoratif. Bref on se sent plus sûr en voiture qu’à pieds. Bon, nous mettrons une heure pour atteindre Saint-Siméon. Déjà beaucoup de groupes, mais il suffit de faire la visite en sens inverse. Superbe basilique, très beaux chapiteaux et magnifique ensemble. Notre chauffeur nous accompagnera tout au long de notre visite tout aussi émerveillé que nous (cela devait être la première fois qu’il y allait ; d’ailleurs il a dû demander plusieurs fois le chemin). Ce sera la même chose pour se rendre à Ain Darah, un site dont il ne reste pas grand-chose mais le peu qui reste vaut le détour : quelques beaux bas-relief en basalte et des traces de pieds aussi grandes qu’étranges dans ce qui reste d’un temple dédié à Ishtar. On bavarde comme on peut avec des gamins qui vendent un excellent sirop de grenade. Au retour, on demande au chauffeur de nous conduire, si c’est possible, dans une église que nous avions aperçue de loin. C’est la basilique paleochrétienne de Mouchabbak, relativement bien conservée, une des plus belles dit-on du Moyen Orient. Nous aurons la chance de voir arriver un berger avec son troupeau de moutons qui viennent s’abreuver à des puits très profonds que nous n’aurions sans doute pas vus sans sa présence. Une ouverture étroire par laquelle le berger puise pour remplir un abreuvoir. Un peu plus loin, entraîné par la curiosité, je descendrai par un couloir taillé dans la roche jusqu’à la nappe phréatique. Retout à Alep vers 14 h. Et chaque fos qu’on repasse par l’hôtel on s’arrête pour boire ces délicieux jus de fruits qu’on sert dans les échoppes de la rue adjacente où on finit par nous connaître. L’après-midi sera consacrée par une dernière promenade dans les souks et les premiers achats. Le marchandage est de rigueur, évidemment. On en profite pour chercher la fabrique de savon. Après plusieurs demandes et des réponses souvent contradictoires, un gamin qui travaille dans une fabrique de chaussures reçoit l’autorisation de nous y conduire. Pas facile à trouver en effet, d’autant plus qu’à cette époque, la fabrique ne fonctionne pas ; c’est le moment du séchage. On s’y promènera seuls, au milieu de milliers de briques de savon entassées dans de belles caves voûtées. Dans les environs, quelques belles ruelles étroites où nous sommes accostés par une jeune fille qui nous demande si on veut voir « la fabrique ». Etonnement, puisque nous en sortons. Dans le fond, ce qu’elle veut, c’est nous faire visiter sa maison. On attendra quelques instants devant la porte, le temps que les femmes qui sont à l’intérieur se couvrent la tête (très beaux foulards d’ailleurs). La maison, en effet est digne d’être vue, avec son patio, sa petite fontaine, les grilles aux fenêtres et les savons habilement agencés en guise de décoration. Elle nous raconte que son père est (était ?) aussi un fabricant de savons. Sa sœur nous apportera le thé puis une boisson rafraichissante faite « maison » à base de citron. Encore un excellent souvenir. Au retour, on s’arrêtera encore pour voir un ancien asile psychiatrique installé dans une belle demeure. Je m’aperçois que je n’ai plus assez d’argent liquide. Les distributeurs automatiques ne prennent que les cartes locales ou…ne fonctionnent pas. Me voilà obligé de faire ce que je ne fais jamais : changer de l’argent dans la rue. On a vite fait de me trouver quelqu’un qui m’entraîne dans une arrière-boutique. Le taux de change ne me convient évidemment pas ; comme je connais le taux officiel, je commence à marchander (eh oui, même le change se marchande). L’entreprise n’est pas facile. Je fais donc mine de partir. Comme le gars a semble-t-il fort envie de mes dollars, il accepte un taux très proche du taux officiel. Je vérifie quand même les coupures. Le compte y est, pas d’arnaque. On se sourit, on se sert la main. Tout le monde est satisafait. Mais, après coup, on se dit, une fois de plus, que nous, les Européens, nous sommes d’indécrottables gens méfiants. Après cette longue journée, on retourne dans le quartier chrétien là où sont les bons restaurants. On hésite à entrer chez Sissi, le restaurant le plus renommé de Syrie. On demande pour voir la carte… stupéfaction. Pour un cadre pareil, les plats, l’ambiance…c’est à ne pas rater. Je goûte au Kebab aux griottes, la spécialité de la maison…hmmm. Petit problème au moment de payer : la machine refuse la carte visa. Heureusement que nous avions deux cartes. La Mastercard ne posant pas de problèmes. Au retour, on se laisse séduire par la vitrine d’une pâtisserie près de notre hôtel. On entre, on déguste, on achète. Le patron nous explique que c’est une, si pas la plus ancienne d’Alep et nous demande de faire une photo avec lui. Bien volontiers. Nous l’avons envoyée par courriel en espérant qu’il l’aura reçue.

Lundi 17 : Alep-Krak des Chevaliers. Taxi pour nous rendre au terminal (deux fois moins cher que celui du chauffeur flic lors de notre arrivée) L’attente ne sera pas longue (elle ne l’est jamais). Le vendeur de billets nous conduit au bus et emmène nos passeports. Le bus démarre et c’est un peu un instant de panique. Le chauffeur s’en f. Finalement, les passeports nous sont rendus à la sortie du terminal. C’est la première fois, à l’exception du taximan-policier-arnaqueur d’Alep, qu’on prend conscience que la police est omniprésente. Excellent bus jusqu’à Tartous. La gare des bus se trouve assez loin du cente à côté d’un immense marchés aux légumes. Ici, pas une seule femme voilée. Comme notre destination est le Krack ou nous avons l’intention de loger, reste à trouver un moyen de locomotion. Après un thé bien mérité, je trouve enfin quelqu’un qui m’indique un bus antédiluvien qui irait vers le Krak. Avant de monter dans ce bus bondé, nouveau contôle policier avec enlèvement et restitution des passeports à la sortie. On ne panique plus cette fois même si on se demande si la personne qui s’empare de vos passeports est un vrai policier ou un quidam qui passait par là. Le bus est archiplein, très peu confortable – c’est le moins qu’on puisse dire – Tout le monde nous regarde, avec curiosité, sans plus. Un vieillard assis à mes côtés me tient de longs discours auxquels je ne comprends rien, bien entendu, mais la situation reste embarrassante car ce brave homme ne semble pas avoir conscience qu’on puisse parler une autre langue que la sienne. Cahin-caha, au sens propre, on emprunte l’autoroute et on roule, on roule ; j’ai l’impression qu’on retourne à Hama. Soudain, le bus s’arrête brutalement au-dessus d’un pont et le chauffeur le nous fait signe de descendre. Le bus repart…sans nous et nous voilà, avec nos sacs, sur une pont. En regardant en-dessous, je vois une route. Un petit chemin sur le talus nous indique que l’endroit est parfois fréquenté. Et sur la route, miracle, un panneau indicateur : Krak des Chevaliers. A peine a-t-on mis le pied sur cette route qu’une voiture vient dans notre direction et nous invite à monter, moyennement payement, bien sûr. C’est un taxi sauvage. On marchande, comme d’habitude et tout le monde est satisfait. Mais la voiture, dont j’ignore la marque était ou très ancienne ou conçue seulement pour le seul conducteur, toujours est-il que jusqu’au Krack, je me suis demandé quand je devrais sortir pour la pousser. Je donne l’adresse de l’hôtel, le chauffeur connaît. On voit le Krack, on passe devant le Krack, on s’éloigne du Krak…Où va-t-on ? On m’avait pourtant dit que de l’hôtel on avait une vue imprenable sur le Krak. Et c’était vrai, après moults détours, on atteint l’hôtel Beibars, la merveille. Une chambre confortable sur la colline en face du Krak. Faut-il dire que le coucher de soleil était un spectacle aussi fascinant qu’inoubliable. Drôle d’hôtel, bâti au flanc de la colline où la réception est en haut et es chambres en bas numérotées -1, -2, -3. Après nous être installés et douchés, premier contact avec le Krak. Il faut vingt minutes pour l’atteindre. Il fait un vent épouvantable, de surplus, de face, ce qui rend la marche un peu difficile. On se contente de faire le tour par l’extérieur, de prendre quelques photos et on rentre à l’hôtel pour dîner et admirer le coucher de soleil. Le repas est un immense buffet où on se sert à volontiers de mezzés, de kebab et de fruits. Dommage, avec ce vent, il fait trop froid pour manger sur la terrasse. Mais on ne peut pas tout avoir.

Mardi 18 : Krak des Chevaliers. Excellent petit dejeuner sous forme de buffet aussi : fromage blanc, fromage en portions, confiture, tomates, olives, pain à volonté. Avant de partir, je demande de négocier un taxi pour visiter les environs dans l’après-midi. A 9 h. , nous sommes à l’entrée du Krak. On cherche un guide parlant français. D’autres touristes nous avaient conseillé de prendre un guide pour s’y retrouver dans ce labyrinthe et profiter de la visite. Coup de chance, s’amène un couple de français à la recherche aussi d’un guide. On finira par en trouver un, marchander, comme d’habitude, et partager les frais. La solution est la bonne. Sans guide, on aurait raté des salles importantes tant le krak est un dédale de coiuloirs, de salles, d’écuries, de citernes…Magnifique. Le guide ayant accompli sa besogne, il nous reste du temps pour flâner dans cet immense monument. De retour à l’hôtel, le taxi nous attend. Le ciel est gris et il fait froid. Notre chauffeur-guide est un jeune homme de la famille (dans cet hôtel, tout se fait en famille). On visite en premier lieu le Monastère orthodoxe de Saint-Georges qui abrite deux églises, l’ancienne et la nouvelle. Dans l’ancienne, une remarquable iconostase en ébène, très travaillée et une belle collection d’icones. Pendant que nous visitons, le chauffeur s’en va. On espère qu’il reviendra. La visite teminée, le chauffeur revient : il nous a acheté des glaces (pas facile à manger en voiture). En chemin vers Safita, il se perd plusieurs fois ; on ne se plaint pas, cela nous permet de bien voir le pays, une région très verte, très vallonnée, d’emprunter de jolies petites routes, … On arrive quand même à Safita. La tour que nous souhaitons visiter se trouve en haut du vieux quartier (très beau en la demeure). La côte est raide, les pavés usés, la rue étroite…mais le chauffeur s’entête et veut nous emmener au sommet en voiture alors que nous préférerions faire le trajet à pied pour admirer les vieilles maisons. Finalement, on coupera la poire en deux, lui en voiture, nous à pied et…quand on arrive, la tour est fermée, tout le monde a perdu de vue que musées et monuments sont fermés le mardi. Notre chauffeur tentera bien l’impossible, mais en vain. On aura vu de beaux paysages et un chouette monastère. La journée n’a pas été perdue.

Mercredi 19 : Krak-Tartous. Avant de partir, petite inquiétude. Je paye l’hôtel avec un billet de cent dollars reçu à la banque avant de partir. Un client (un policier ???) qui déjeunait demande en anglais à voir mon billet. Sans réfléchir, je m’exécute. Il me déclare que mon billet est faux ; je lui rétorque qu’il vient de la banque. Il n’en démord pas et il me le rend. Je paye évidemment avec un autre billet, déclaré vrai, celui-ci. A ce moment me prend un doute. Et si le gars avait subtilisé mon billet pour le remplacer par un autre, un vrai faux celui-là. Trop tard. Fallait pas être naïf. P lus tard, je serai rassuré, mon billet était vrai et je suis tombé sur un c. qui voulait faire l’intéressant devant le patron de l’hôtel. Mais, à l’avenir, je ne remettrai jamais un billet à un inconnu, du moins sans en avoir relevé le numéro au préalable Un autre cousin – dans ce patelin il n’y a apparemment qu’une seule famille – nous emmène en taxi à Tartous. Si on calcule bien, un taxi jusqu’à l’autoroute, puis arrêter un bus problématique (quand ils sont pleins, ils ne s’arrêtent pas), c’est un sacré gain de temps. La région que nous traversons est très vallonnée avec beaucoup de serres (tomates, haricots à rame, … Arrivés à Tartous, nous nous installons à l’hôtel Daniel qui semble vivre ses derniers jours : vieillot, peinture écaillée, photos d’une époque qui devait être merveilleuse, …Accueil chaleureux, thé de bienvenue, mais ambiance tristounette. Cela sent l’eau de javel, preuve que l’entretien se fait. Les chambres sont confortables, une bonne literie, une salle de bains nikel, partout une propreté impeccable ( ayant séjourné trois nuits, on constatrea que, en effet, tout est nettoyé de fond en comble chaque jour. Que s’est-il passé pour que cet hôtel, chaleureusment recommandé dans les guides anciens soit dans un tel déclin ? Nous ne le sauronsjamais. Installation, douche et on visite la ville, pas très grande. La très belle ancienne cathédrale abrite aujourd’hui un superbe musée. On flâne. Malheureusement le bord de mer est désastreux. Apparemment, il est en travaux et sera séparé des restaurants et des terrasses par une avenu à 4 bandes. Bonjour les piétons !!! On se met à la recherche d’un restaurant de poissons. La visite de celui renseigné par le guide, n’est pas alléchante. Les poissons ont l’œil glauque et semblent avoir quitté leur habitat marin depuis un certain laps de temps. Pas un client à l’intérieur – mauvais signe – on pense à l’expression « pas un chat », comme si ce petit félidé avide pourtant de poissons évitait cette adresse. Les restos du bord de mer, avec nos clichés de touristes, nous paraissent du genre « pour gros budgets ». Un coup d’oeuil à la carte, une invitation à voir les poissons – le regard vif, et le teint frais, ceux-ci – et on se décide pour le Tic-Tac, nom curieux, peu syrien, mais bon… Le patron pèse les poissons devant nous…Repas superbe, salade grecque, hommos, mezzés, sauce à l’ail et au citron…à se lécher les babines et l’addition, …légère (moins de 12 € par personne ; bien sûr, pour la moyenne des locaux, le prix n’est sans doute pas donné, mais pour nous, Européens, on imagine ce qu’un tel repas nous aurait coûté dans n’importe quel pays d’Europe. Nous déciderons d’ailleurs de faire du tic-tac notre resto pour tout le séjour (le reste des plats, notemment le poulet grillé, étant à l’avenant. Le thé et le café, nous les prendrons au bistro « Le Moulin à vent » lieu de rencontre des joueurs de cartes et des fumeurs de narghilé. Comme nous y retournerons maintes fois, nous sommes adoptés – on nous amène nos consommations sans même nous demander ce que nous souhaitons, comme si nous étions des clients fidèles ; je serai même invité à jouer aux cartes, mais le jeu nous paraît compliqué et comment se faire expliquer les règles.

Jeudi 20 : Tartous-Marqab. Notre but aujourd’hui est de visiter la citadelle de Markab. On devrait prendre un collectif pour Banya. Le chauffeur du taxi qui nous avait emmené un peu plus tôt à la poste et que nous retrouvons garé dans la rue par où passent les collectifs en arrêtent plusieurs, mais ils sont tous complets. C’est bien la première fois que nous avons affaire à un chauffeur de taxi qui, au lieu de nous offrir ses services, se met en quête d’un transport en commun. On finit par trouver un collectif. Le chauffeur roule vite, mais bien et ¾ d’heures plus tard, nous sommes à Banyas. Changement de décor ; beaucoup de femmes voilées ici, contrairement à Tartous et nous nous sentons l’objet de la curiosité des gens, une curiosité très affable. On nous renseigne un « garaj » de collectifs et, bien que nous soyons les seuls clients – le chauffeur nous emmène sans attendre de remplir son bus (cela aurait pu durer longtemps, le château n’attirant que de très rares touristes individuels.) Restera un problème : comment revenir ? Mais la question se posera plus tard. De la citadelle, haut perchée, la vue est impressionnante, mais les restaurations le sont moins et les joints sont un peu trop apparents. Nous ferons la visite en compagnie d’un monsieur, qui ne se dit pas guide, mais souhaite améliorer son français et d’ajouter de nouveaux mots à son vocabulaire (dit-il). Il ne s’en tire pas mal et nous donne beaucoup d’explications. Comme l’église est en restauration, l’équipe d’archéologues hongrois chargés de celle-ci sont partis avec la clé –même s’ils avaient été là, je pense que le chantier aurait été interdit – Dommage car il y a une jolie fresque à l’intérieur et on la devine difficilement. Qu’importe, notre guide improvisé fera des acrobaties pour faire des photos afin que nous ayions quand-même une idée de la fresque, remarquable en effet. Ce « guide » ne nous demandera rien, mais nous lui laisserons le pourboire qu’il a bien mérité. En se promenant sur le chemin de ronde, nous rencontrons un couple de touristes syriens qui, en anglais, nous posent les questions traditionnelles, « d’où êtes-vous ? avez-vous des enfants ? Que faites-vous dans la vie ? …Chacun repart de son côté et, à la sortie du château, ils nous attendent pour nous redescendre et, en cours de route, nous proposent de les accompagner à Lattaquié dont ils sont originaires, ce qui nous permettrait de voir le châteu de Saladin. Pas de chance, on l’a déjà vu. Ils nous déposeront donc là où s’arrêtent les transports en commun pour Tartous. Pas plus de cinq minutes après, un collectif vide se présente. On fera le plein de voyageurs en chemin.

Vendredi 21 : Tartous-Arouad : Aujourd’hui, c’est…dimanche en Syrie. Pas grand-chose à faire si ce n’est aller jusqu’à l’ïle d’Arouad. Beaucoup de monde, bien entendu. C’est le jour où on s’y déplace en famille pour aller manger au restaurant. Alors qu’il est impossible de faire autre chose qu’un aller-retour, la police en civil (mais facile à repérer à leur aspect rébarbatif) est présente en nombre et exige de contrôler nos passeports et de savoir à quel hôtel nous sommes descendus. On embarque et une vingtaine de minutes plus tard on aborde dans un tout petit port assez joli. On fait un premier tout de l’île, ce qui ne prendra qu’une trentaine de minutes. On y voit des chantiers navals, quelques ruines, … Au deuxième tour, on passe par les ruelles assez labyrinthiques, mais qui ne sont pas très longues, on fait le tour de l’ancienne citadelle, puis on revient au port. C’est une promenade agréable, mais il n’y a strictement rien à voir. C’est plus beau de loin que de près (façades de maisons mal –ou pas- entretenues, détritus un peu partout, surtout quand on s’approche des rochers ; seuls les endroits près des restaurants ont été nettoyés) On reprend le bateau. Plutôt que de ne rien faire, on se rend à la station de taxis face à la cathédrale afin de nous renseigner sur le prix d’un taxi qui nous conduirait sur le site d’Amrit à 7 ou 8 km. De Tartous. Bonne idée car un tarif officiel est même de mise : 350 livres pour nous conduire avec une heure d’attente sur le site. La visite du temple et du stade, en flânant nous prend une heure. De retour au taxi, nous pensions qu’il allait nous ramener. C’était perdre de vue (par ignorance, rien dans les guides) qu’il y avait une autre partie du site à voir, avec deux tombeaux-tours dont l’un, resté en bon état, est digne d’intérêt. Le chauffeur nous accompagne, nous aide à descendre sous les tours. Il nous fait comprendre que la plus grande prudence s’impose, qu’il ne s’agit pas de s’éloigner car le site est juste à côté d’un domaine militaire (une partie du site semble même être à l’intérieur) et que ces militaires sont particulièrement chatouilleux de la gachette.`La visite terminée – elle aura duré près de deux heures – il nous ramène à la station. Les autres chauffeurs nous invitent à leur table et nous offrent le…maté. Assez étonnés de trouver ici cette boisson typiquement argentine. On nous explique que, en effet, le maté vient d’Argentine en bateau et qu’il y a pas mal d’amateurs de ce breuvage en Syrie. Ce qui nous sera confirmé dans la suite de notre voyage. Le patron, très sympathique qui parle un peu l’anglais et qui est fana du football m’entraîne sur ce terrain. Il connaît les équipes européennes et même certaines équipes belges, Anderlecht, le Standard. Il est plus calé que moi dans ce domaine où il est intarrissable. Dernier dîner au Tic-Tac avec une autre sorte de poisson encore meilleur (et oui, cela se peut) que celui de la veille)

Samedi 22 : Tartous-Damas. Dernier thé au Moulin à vent. Tout le monde nous dit au revoir. La station des bus Kadmous (de loin la meilleure compagnie) n’est pas trop loin, mais il faut quand même prendre un taxi. Un car toutes les heures ; contôle habituel des passeports et embarquement. Comme le trajet comporte le temps de midi, on bénéficie d’un arrêt dans un restaurant de la compagnie Kadmous et à 13 h.30, nous retrouvons l’hôtel où nous avions débarqué il y a trois semaines déjà. On consacre l’après-midi à faire des repérages dans le souk pour les derniers achats avant notre départ. On en profite aussi pour explorer les à-côtés du souk et faire des photos un peu plus originales, comme ces femmes entièrement voilées en extase devant des dessous féminins plutôt coquins en grande discussion (marchandage ? Mode d’emploi ?) avec le vendeur, bien évidemment masculin. Arrêt, presque obligatoire à la pâtisserie Bakdash- on ne peut pas la rater, les Syriens y font la file - pour goûter le fameux mohallabia. Bof ! Ce n’est pas désagréable, mais, sans plus (question de goût, bien sûr), visite d’endroits que nous n’avions pas eu le temps (ou que nous avions délibérément laisser pour la f ) de visiter les premiers jours de notre arrivée.

Dimanche 23 : Deir mar Mussa. L’endroit que je rêvais de voir mais que Francine redoutait avec une ascension de plus de 400 marches dans la montagne, en plein soleil. Comme elle redoute cette « épreuve », on décide d’aller voir et, si c’est réellement trop difficile, on décidera de faire autre chose. Donc, on se lève tôt. Taxi vers la station des taxis collectifs et des bus de ligne. On prendra celui pour Alep, plus rapide. Comme il ne part pas tout de suite, on boit un café et on constate que…Francine a oublié son passeport à l’hôtel, que sa carte d’identité est restée dans un sac…à l’hôtel également. Pas de pièces d’identité donc et la police est présente. Bon, on risque le tout pout le tout. Elle présente au policier un document sans valeur officielle reçu à l’aéroport sur lequel se rouve son nom, sans plus. Et cela passe. Ouf. Après une heure de route on nous débarque à l’entrée du chemin qui mène à Al Nabek. Un taxi y attend un voyageur potentiel. Pas besoin de négocier le prix, il y a un tarif officiel et on le respecte. Reste à parcourir une quinzaine de km sur une piste de terre dans une région très aride, inondée de soleiL Et on arrive au pied du monastère. Pas question pour celui qui ne voudrait, ou ne pourrait pas monter, d’attendre en-dessous. Rien, nada, pas un poil d’ombre. On commence donc l’ascension qui, au bout du compte, est mloins pénible que ce qu’on avait imaginé car les marches ne sont pas hautes et les paliers sont fréquents. Et enfin, …la première récompense, une vue extraordinaire sur la plaine désertique avec, dans le dos, les premiers bâtiments du monastère. L’accueil est des plus chaleureux. Ce monastère est un lieu œcuménique cél èbre en Syrie où se rencontrent chrétiens de toutes obédiences et musulmans. Cela nous fera un peu penser aux moines de Tibérine en Algérie. Nous arrivons à l’heure du petit déjeuner pour ceux qui y ont passé la nuit. Nous sommes invités à partager le repas et à boire le thé. Ensuite on découvre l’église. Le choc. Une toute petite église des 11e-12e siècles dont les murs sont entièrement recouverts de fresques dans un état de conservation extraordinaire. C’est fabuleux. On n’a pas envie de sortir ; on prend des photos. Avant de quitter définitvement le monastère, on reviendra encore admirer ces fresques vraiment uniques. Ensuite une jeune Française résidant au Liban nous fait visiter la partie réservée aux femmes. Cela monte encore un peu plus haut avec un passage sur une passerelle qui donne le vertige. Là, c’est le calme absolu. La fromagerie est malheureusement fermée. On revient au bâtiment principal. Le père Paolo discute avec des jeunes qui font une sorte de retraite. Il est omniprésent, parle très bien plusieurs langues (arabe, français, anglais, italien, espagnol) et répond à toutes les questions. Ceux qui ont séjourné préparent collectivement le repas auquel nous sommes conviés. Nous n’avons pas faim mais, par courtoisie, nous mangerons un des petits biscuits préparés poiur l’anniversaire d’un moine. Pendant que Francine profite du calme et du repos, je m’éloigne un peu. Tout autour se trouvent des grottes qui furent habitées par des ermites dans le passé. J’apprendrai que le moine dont on fête l’anniversaire a passé un an dans une de ces grottes avant d’intégrer la communauté. Inimaginable. Les ermites du désert qui nous apparaissaient plutôt comme des personnages légendaires existent donc toujours. Pour le retour, le père Père Paolo appelle le village (il y a un téléphone qui permet de ne pas être entièrement coupé du monde) et commande un minibus pour emmener les six personnes, dont nous, qui souhaitent partir. C’est avec regret que nous allons quitter ce lieu magique. Le temps de redescendre (une grosse demie-heure) et le minibus arrivait. Al Najek un bus pris au passage nous ramène à Damas. Une journée fabuleuse qui marquera dans nos souvenirs. Comme on se prépare tout doucement au départ, on fait quelques courses dans le quartier avant de se rendre au restaurant.

Lundi 24 : Shahba-Qanavat-Souweia. En regardfant la carte, nous nous rendons compte qu’il y a encore quelques sites intéressants au Sud de Damas que nous avions négligés, faute de temps quand nous sommes allés à Boshra. On s’organise pour voir Shabha et, si c’est possible, Qanavat et Souweiha. Cela va dé pendre des moyens de transport. On verra sur place. Un collectif nous amène à Shahba dont le musée est construit autour de mosaïques réputées parmi les plus belles de Syrie. Bien qu’abritées, elles sont donc « in situ ». Des balustrades permettent de les admirer. Pas de bol, en me penchant, guide et documents tombent…sur les mosaïques. Pas fier, pas question de descendre…C’est avec le sourire pourtant qu’un des gardiens ira chercher une échelle et descendra récupérer mes affaires. Chez nous, j’aurais eu droit à une solide eng. Et à des remarques désobligeantes (et méritées). En sortant du musée, on trouve facilement un taxi qui nous conduit à Qanavat. Dès que l’on sort des sentiers battus ou des grands centres, , il n’est plus nécessaire de négocier le prix. Qanavat est une toute petite ville, une bourgade, construites sur et dans les ruines (des colonnes servent d’appui aux grilles des maisons), une petite ville très fleurie avec un beau théâtre antique et les restes d’un grand temple. Toute la ville est un musée. On prend un café et on mange quelques petites choses locales, ce qui a l’air d’amuser et de faire plaisir aux gens qui nous saluent, nous souhaitent un bon séjour. Attiré par de bizarres pierres sculptées au milieu d’un jardin, on s’approche pour les voir de plus près, une dame agée, une Druze, reconnaissable à son habit, nous fait entrer chez elle pour nous montrer sa maison et nous offrir le thé, ce qui nous permet de voir l’intérieur d’une maison traditionnelle où on vit encore comme au bon vieux temps, avec ses tapis, ses coussins, ses couvertures et…une réserve de matelas, sans doute pour quand il y a beaucoiup d’invités. La vieille a un visage magnifique et rit continuellement en regardant jouer ses deux petites filles qui s’amusent comme des diables en voyant ces étrangers qui parlent une drôle de langue. Elle meurt d’envie de faire la conversation, et, par gestes, on comprend que les gamines sont ses petites-filles, que son fils travaille, … Il faudra bien se quitter. Nouveau taxi pour Souweida. Le chauffeur emmène un autre passager qui sait où se trouve exactement le musée. Heureusement car, s’il est sur notre chemin, il faut le trouver et il reste pas mal de route pour arriver au centre de la ville. Le musée est intéressant, bien aménagé, très didactique. Nous sommes les seuls visiteurs et un gardien nous accompagne surtout pour surveiller si non ne prend pas de photos et accessoirement pour nous guider dans les salles. Quelques belles mosaïques également. On se dirige à pied vers le centre ville. C’est long, en effet et, rapidement on trouve un collectif pour revenir à Damas. Le policier de service a bien du mal à consulter notre passeport et encore plus à tenter de réécrire les informations en écriture arabe. De guère lasse, il abandonne et nous rend nos papiers. Mardi 25. Damas. Notre dernier jour. On laisse les bagages à l’hôtel. On tuera le temps à flâner dans les souks, à faire quelques achats. Je me laisse tenter par de très belles chemises – on est dans le quartier - de bonne qualité, faites en Syrie à des prix qui, pour nous, défient toute concurrence. On trouve encore des choses à voir (Damas est inépuisable) et nous irons prendre notre dernier repas du soir tout au bout qu quartier chrétien au restaurant L’Oriental, pas facile à trouver. Accueil chaleureux, décor magnifique. Juste ce qu’il fallait avant de repartir.

Mercerdi 26 : Vol de nuit, Damas-Istanbul-Bruxelles où nous aterrissons aux environs de 10 h.00 du matin.

Conclusions : trois semaines, c’est suffisant et pas assez. C’est pourquoi nous avions d’emblée rejeter le choix d’aller à Petra et au Wadi Rum. Nous ne l’avons pas regretté. Nous avons rencontré d’autres touristes, surtout en tours organisés qui étaient sur les genoux, circulaient des aurores au coucher de soleil en galopant, s’étonnaient de nous voir bien reposés et de nous retrouver quelques jours après aux mêmes endroits qu’eux qui circulaient en bus climatisés. D’une part, en relisant ce journal, je trouve que nous avons vu beaucoup de choses, en visitant pourtant à notre aise. Nous le devons à la qualité et à la fréquence des transports en commun et à l’amabilité des chauffeurs de taxi qui ont toujours eu la patience et la gentillesse de nous attendre le temps qu’il fallait, sans jamais demander le moindre supplément ni accepter le moindre pourboire. D’autre part, nous n’avons pas eu le temps de visiter le nord-est, c’est-à-dire la vallée de l’Euphrate. Il nous aurait fallu quatre ou cinq jours supplémentaires. Nous aurions aimé aussi séjourner plus longtemps à certains endroits pour mieux entrer en contact avec les gens. Combien de fois n’avons-nous pas été invités à prendre le thé, à fumer même le narghilé, .. Mais nous devions trop souvent quitter nos hôtes et leur formidable hospitalité parce qu’il y avait encore ceci ou cela à voir. Nous avons surtout regretté de ne pas avoir fait un peu plus d’effort avant de partir pour essayer d’avoir une connaissance un peu meilleure dela langue arabe la plus basique, sans se faire trop d’illusions, l’arabe, pour nous, n’étant pas une langue facile à appréhender. Bref, nous avons passé trois semaines merveilleuses, sans aucun souci, sans aucun pépin grâce, à l’accueil, la gentillesse et l’attention des Syriens. Je ne pourrais jamais assez le répéter. Evidemment, il faut apprendre à respecter les gens et leurs coutumes. Se déchausser pour entrer non seulement dans une mosquée (c’est élémentaire me direz-vous, mais nous avons vu des touristes récalcitrants : et si on leur volait leurs souliers ???!!!!) mais aussi quand on pénètre chez l’habitant. Pas de souci en ce qui concerne la tenue vestimentaire, tout est accepé en principe, mais il y a des limites à respecter surtout dans des villes comme Hama, plus religieuse semble-t-il à voir le nombre de femmes voilées ; s’y promener en short est insultant et…du plus haut ridicule. Si la personne qui vous a rendu service refuse le pourboire, ne pas insister. Nous avons assisté à un incident à Palmyre où une touriste avait donné, sans aucune raison, de l’argent à un enfant qui ne demandait rien. Comme nous avons pu comprendre, les parents sont intervenus en faisant comprendre qu’ils avaient été offensés, qu’ils n’étaient pas des mendiants. Le guide de ce groupe a d’ailleurs copieusement sermonné cette touriste. Evidemment, nous n’avons qu’une vue très superficielle du pays. On aimerait en savoir plus. La langue est hélas une barrière. Eux aussi voudraient en savoir plus sur nous, notre façon de vivre. C’est ce qu’on devine quand ils nous interrogent. Ils savent très bien que, dans l’ensemble, nous avons des préjugés. Notre embarras lorsque, invités à prendre un thé sur le trottoir, nos hôtes nous ont demandé « pourquoi vous, les Européens, vous n’aimez pas les Arabes ? » Comme nous voulions relativiser les choses, ils ont poursuivi « Et pourquoi alors ne pouvons-nous pas voyager dans vos pays comme vous le faites dans le nôtre ? » Toute cette discussion dans la plus grande sérénité, sans la moindre trace d’hostilité envers nous (mais bien d’amertume) Tout n’est pas idyllique en Syrie, bien sûr. Et on en a conscience. Il y a des sujets tabous, il faut être prudent pour prendre des photos non pas des gens, à condition d’avoir leur accord, mais c’est en général l’inverse : c’est eux qui demandent à ca qu’on les photographie, par contre faire attention le long des routes. Gare à ceux qui prennent des photos aux abords d’une zone militaire. En général, les chauffeurs de taxi, surtout, mais aussi de bus ont l’œil sur nos appareils photos et préviennent du danger que tout le monde court. C’est pourquoi à Amrit, comme je le signalais plus haut, il est préférable d’y aller en taxi, le chauffeur sachant jusqu’où on peut pé nétrer dans le site. Nous avons l’intention de retourner en Syrie, cette fois en combinant Syrie-Jordanie en ne complétant la Syrie que par une incursion le long de l’Euphrate.
Sécurité des bus publics au Costa Rica? English translation pending
by Alexis1984 · 2010-12-29 · 31 replies
salut a tous nous somme un couple qui part pour le costa rica dans 3 jours je suis pas mal inquiet au niveau securité nous allons faire notre voyage par bus public ou apparament il y a beaucoup de vol nous aimerions savoir aussi les endroit a eviter notre programe est sans jose 1 jours la fortuna 2 jours monteverde 2 jours manuel antonio 2 jours montezuma 4 jours playa samara 1 jour playa conchal 2 jours volcans poas 1 jour et tortuguero 2jour on nous a parler des vol sur les plages et d eviter de sortir la nuit on espere que ces pas partout et aussi d eviter la cote caraibe merci d avance a tous
Avis sur circuit de onze jours au Costa Rica? English translation pending
by Sylevrard · 2010-12-11 · 10 replies
Bonjour,

J'envisage de partir à deux pour un circuit de 11 jours au Costa Rica au mois de juillet 2011. J'ai vraiment envie de voir un maximum de choses mais tout en profitant de l'atmosphère des différents endroits.

Après une première analyse, voici comment j'envisage le trajet: Jour 1: arrivée en avion à San José et logement à San José Jour 2, 3 et 4 : Tortuguero (Logement à Alajuela le 4ème jour) Jour 5: Volcan Poas le matin et logement à Arenal le soir pour profiter un max de la vue Jour 6: Arenal (baignade dans les eaux chaudes) et puis départ pour Monteverde. Logement à Monteverde. Jour 7: Canopy Tour à Monteverde et logement à Monteverde. Jour 8,9 et 10 : Manuel Antonio N.P. (retour le 10ème jour à San José) Jour 11: départ en avion de San josé

Pourriez-vous me donner vos commentaires quant au circuit (trop court, trop long, endroit non inclus à visiter absolument, etc.).

Selon vous, quelle est la meilleure formule (transports en commun, location d'un 4x4, transport en commun pour Tortuguero et puis location d'un 4x4 pour le reste du voyage)? Avez-vous des adresses de cabanas, hotels ou lodges à nous recommander pour les différents endroits ? Pour Tortuguero, est-ce qu'il faut prendre un tour ou le faire par soi-même ?

Merci d'avance pour toutes vos réponses.🙂

Sylvie
Voyage de deux mois au Costa Rica avec un sac à dos! English translation pending
by Shereni · 2010-12-07 · 37 replies
Bien le bonjour a vous tous! Je poste se sujet car ayant quasiment terminé les préparatifs de mon 1er voyage🙂, je voudrais avoir votre point de vue critique sur son organisation mais aussi sur les oublies que je pourrais faire (que j'ai sans doute fait!!😊), ainsi que vos bon plan... Partant durant la saison sèche du 27 janvier au 29 mars! J'ai fait le choix de partir en sac a dos (Deuter vario 50L + 10) et de partir a l'aventure!

Pour le couchage J'ai choisis de dormir en hamac (
http://www.inuka.com/hamac-moustiquaire-abri-anti-pluie-travelsafe.htm) qui je pense est la meilleur des solutions, par apport a la tante... Mais je pense aussi dormir dans des cabinas, des auberges de jeunesses... J'ai donc pris ma carte international d'auberge de jeunesse, permet elle des réductions? Je n'est pas pris de duvet, mais un simple drap en coton de cher décathlon ainsi qu'une couette de survie réutilisable. cela est il suffisant ?

Pour la composition du sac j'ai pris se qui me semble utile😎, je me répète peux être mais vos conseil son les bien venuent, c'est la première fois que je part ainsi d'où la peur d'oublis! j'ai donc pris - Un bridge (Fuji FinePix S2500HD) avec 2 carte de 8 go et un rangement imperméable( Case Logic Etui nylon DCB56 noir, ) car l'appareil n'est pas tropicalisé. - Palme masque tuba de la marque décathlon - Une dynamo et une lampe frontal (Tikka) - Une gourde décathlon, un bob, des lunettes de soleil et son rangement. - Sac plastique, corde, couteau suisse, une banane(pour ranger les papier et les sous) - Un drapeau breton!!!!! - Pour les fringues je prend juste un coupe vent, je compte m'acheter tout le reste la bas (cela fera moins touriste!? et plus passe partout?) - Pour les chaussures j'ai pris des Salomon (http://www.intersport.fr/e-commerce/control/product/~category_id=RCCH0004/~product_id=119394) et je pense aussi prendre des guêtres, pour ne pas m'encombrer de botte.

Pour ce qui est du reste (itinéraire, trousse de secours, et vaccin ), je pense vous en parler plus tard pour ne pas vous gaver d'avalanche de questions!!! JE vous remercie beaucoup !!

PS: désolé pour l'orthographe mais je suis dyslexique🙁🙁🙁

Perdre de l'argent peut se regagner, mais perdre son temps est irrécupérable alors profite!
Costa Rica et sécurité (animaux, insectes...) English translation pending
by Jaadeb · 2010-11-09 · 26 replies
Bonjour

Je souhaite me rendre au Costa Rica car tout le monde me vante la beauté du pays ainsi que ses paysages. Du coup j'ai acheté un guide pour avoir plus d'informations. La plupart des pages parlent de crocodiles, serpent, migales, lézard géants sans parler des insectes et j'avoue que cela m'a bien fait peur

Je suis une grande peureuse et la vue d'un cafard ou d'un lézard peut me faire décoller de mon siège en hurlant

du coup, je me demande si c'est une bonne destination pour les personnes pas très ami ami avec les animaux est ce qu'on en rencontre systématiquement dans les parcs naturels ? y a t il des risques quelconque ?

Est ce que le traitement anti palu est vraiment nécessaire ?

Merci de vos réponses
Croisière sur le Celebrity Equinox en mars 2011 English translation pending
by Tweetychany · 2010-11-01 · 32 replies
Bonjour,

J'aimerais savoir si il y des personne qui ont déjà pris le Célébrity Équinox C'est la première fois que nous prenons célébrity, il dise qu'il a un début à tout. Pourriez-vous s'il vous plaît me dire des commentaires sur ce bâteau.

Au Plaisir
Voyager en autobus avec deux enfants (4 et 5 1/2 ans) au Costa Rica? English translation pending
by Gome · 2010-10-29 · 14 replies
Nous allons ENFIN au Costa Rica, avec nos deux filles de 4 et 5 1/2 ans en mars. Au départ, nous voulions louer une voiture, mais voilà que nous hésitons pour quelques raisons : - Le prix qui n'a pas l'air d'être fixé au moment de la réservation. - Les assurance obligatoires (je n'arrive pas à trouver combien elles coûtent) - Les policiers qui semblent chercher à arrêter les touristes - Les vols dans les voitures de location. - Le prix est quand même très élevé, comparé à d'autres endroits (surtout si ça coûte plus cher que le prix annoncé) Ce sont toutes des choses que j'ai lues dans des guides de voyages, des blogues ou des forums.

Je sais que le réseau de bus est très au point au CR, mais qu'en est-il avec des enfants de cet âge ? Ce qui me fait peur avec le bus : - Accès aux parcs - Accès aux hébergements plus typiques que les hôtels et le "luxe" - confort (quel type de bus est-ce... parce qu'avec les enfants et les longues distances, faut voir!) J'ai aussi lu que plusieurs circuits passent obligatoirement pas San Jose... Est-ce vraiment le cas ? Doit-on réellement partir de SJ, puis revenir avant d'aller ailleurs.

Tout ceux qui ont loué une voiture le recommandent, mais nous aimerions avoir l'avis de qqn qui l'a fait sans voiture (avec des enfants de cet âge, évidemment, car si ce n'était pas d'eux, on ne se poserait pas la question !)

VOilà !! MERCI

Et si vous voulez partager vos MUSTS en même temps, allez-y !
Hôtel Casa Marina Beach & Reef en novembre 2010 English translation pending
by Mouch59 · 2010-10-21 · 27 replies
😎 Un grand bonjour à tous, 😏 Nous avons réservé un lastminute pour la période du 01/11 au 15/11/2010 pour la somme de 1338€ pour 2 personnes ce qui nous semble vraiment une bonne affaire depuis la Belgique. Etant un peu sceptique car je me suis rendu compte après coup qu'une partie de l'hôtel était en restructuration, quelqu'un pourrait-il nous aider et nous décrire la situation et la qualité de cet hôtel à ce moment précis.Le meilleur endroit près de cet hôtel pour changer des devises en toute sécurité. Pour nous c'est notre première tentative en République Dominicaine. 🤪 Pourrait-on nous renseigner les petites astuces à savoir sur cet hôtel et la ville de sosua, les bons plans pour un couple tranquille, les meilleures visites ou excursions softs à faire afin de découvrir de beaux paysages et de beaux petits coins. Quelques bons petits bars et restos typiques à sosua en sachant que nous y trouveront sécurité et que la prostitution ne nous intéresse pas du tout. Par où doit-on se rendre pour aller à pied à la plage publique et au marché aux puces et si cela est sans risque en journée ou pas. Le meilleur moyen pour visiter sosua, cabarete et San Juan sans dépenser des sommes fortes qui n'en valent pas la peine. Où peut-on faire du snorkeling depuis la plage et voir des belles choses.

Un grand merci à toutes les charmantes personnes qui auront la gentillesse de nous répondre 😏 et peut-être quelqu'un qui habite sosua et qui parle français pourrait nous servir de guide pour une journée ou 2 demis

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