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Avez-vous aimé Luang Prabang? English translation pending
by Gizmo94 · 2008-11-20 · 53 replies
Sabaidee à tous ! Revenant d'un périple en Thaillande (au nord-est le long du mékong) et au Laos (Ventiane et luang Prabang), je voulais avoir votre ressenti sur la ville elle-même et non sur la beauté des temples et des paysages qui sont bien evidemment à tomber par terre. Je suis resté à Luang Prabang un peu plus de 3 jours mais mon projet initial étant d'y rester 5 ou 6 jours mais je n'ai pas supporté ce ghetto touristique un peu chicos. A mon retour, un copain thai m'a dit naturellement qu'on l'a surnommé le St Tropez du Laos. J'avais l'impression d'être sur la côte d'azur (je grossis un peu le trait mais c'est presque ça) mais en tout cas pas au Laos. Des cars entiers descendent dans cette ville et par exemple le marché matinale de la vieille ville se transforme très vite en foire à touristes. Vous rencontrez essentiellement dans les allées des personnes mitraillant avec leurs numériques que des laotiens. Autre exemple, le night market s'adresse exclusivement aux touristes avec ces familles descendant des villages environnants pour vendre leurs artisanats. Pour la nourriture, il y a de superbes desserts, des poissons grillés délicieux à déguster dans la rue mais vous êtes encore une fois entourés que par des touristes. Pour la tournée matinale des moines, j'en parle pas car vous vous doutez de ma réponse... des paparazzis partout En bref, cette ville m'a décu car il manque pour ma part l'essentiel c'est à dire le quotidien des laotiens que j'avais pu observer si facilement en thaillande en en me baladant dans la rue ou sur les marchés. Elle est tourné que vers le tourisme et c'est vrai que pour une personne qui veut passer un séjour pépère et agréable, c'est une réussite. Elle offre de très bons hotels et guesthouses ainsi que pas mal d'activités mais c'est tout. Néanmoins, la route que j'ai pu faire en bus entre Ventiane et LP est magnifique et ça donne une envie folle de découvrir ce pays. Merci par avance pour vos réponses.

A+ rachid
Avis sur itinéraire dans l'Ouest et Nord canadien English translation pending
by MarieChtimi · 2008-10-27 · 33 replies
Bonjour à tous,

Amoureux de la nature et quelques peu aventuriers dans l'âme, nous avons décidé de partir à la conquête de l'ouest Canadien l'été prochain, à la recherche des plus beaux paysages sauvages !

Je vous présente mon itinéraire car j'ai encore beaucoup de questions et de choses à peaufiner! Le tout à sac à dos, en stop et en bus. J'ai hâte d'y être !

Nous commencerons donc notre voyage par les parcs les plus connus (jasper, banff, yoho) afin de nous familiariser avec la faune, qui peut être très dangereuse dans cette partie du monde, pour ensuite faire une escale d'une semaine environ à Vancouver (à voir... peut être dans un ordre différent) et son Ile pour faire la lessive, faire sécher la tente, manger à notre faim, visiter la ville et voir les baleines, pour ensuite remonter la côte pacifique jusqu'au Yukon, où nous allons louer un canoë une bonne semaine pour partir à l'aventure !

Mais voila, le hic est de monter jusqu'au Yukon. J'aimerais vraiment prendre le ferry mais il part de Prince Rupert... j'aurais aimé de Vancouver ou Victoria... Aussi... est ce que cela vaut vraiment le détour? J’imagine que oui... mais, ne vaut il mieux pas prendre un bus...? Ensuite prendre le Skagway's White Pass & Yukon Route, pour rejoindre Whitehorse. Il parait que ce trajet en train est à faire !

ITINÉRAIRE

Paris-Calgary départ le 13/07/09 Calgary - les Parc de Yoho - Banff - jasper (Camping, canoë, randos au milieu des lacs et des glaciers) du 14/07/08 au 22/07/08 Environ 8 jours Jasper - Whistler (en stop ou en bus, repos à Whistler en camping) du 22/07/08 au 25/07/08 Environ 3 jours Whistler - Vancouver (en stop ou en bus) du 22/07/08 au 25/07/08 Environ 3 jours Visite de Vancouver et Vancouver Island (1 semaine camping + auberge de jeunesse ou habitant) du 25/07/08 au 30/07/08 environ 5 jours Vancouver - Whitehorse (voila le problème, comment rejoindre les deux villes le plus rapidement possible en excluant l'avion) le 03/08/09 environ 3 jours pour y arriver Whitehorse - Dawson (en canoë et camping environ 2 semaines pour cette partie du Yukon) du 03/08/09 au 11/08/09 environ 8 jours Dawson - Whitehorse (une nuit à Dawson + retour en stop) du 11/08/09 au 13/08/09 environ 2 jours Whitehorse - Calgary (en bus pour dormir un peu) 13/08/09 au 16/08/09 environ 3 jour Calgary - Paris (en avion) retour avant le 20/08/09

J’hésite encore à atterrir à Vancouver, car pour rejoindre le Yukon, il serait peut-être plus simple et plus rapide de faire en bus jasper?Prince Rupert que Vancouver ? Prince Rupert… à voir. Qu'en pensez vous ?

Avez-vous des éléments qui pourraient me servir ? Pensez vous que l’on puisse en profiter en 6 semaines ? Voyez vous ce trajet d’une autre manière ? Avez-vous des plans pour diminuer les frais ? J’aimerais ne pas dépasser 2300€ pour le tout… Des endroits à me conseiller ? Combien coûte la location d’un canoë pour une semaine ?-- Budget détaillé-- Avion : 1100€ Bus : pass 30 jours : 380€ ferry : environ 150€ train Skagway à Whitehorse : environ 100€ Entrée parc : 55€ Loisirs : (location canoë, entrées…) : 300€ Plus : 10€/j pour dormir + manger : 350€

Merci à tous ! 😉
Un carnet au Botswana (septembre 2008) English translation pending
by Francky4 · 2008-09-29 · 49 replies
Hello tous.

Je ne pourrais pas publier un tel rencensement de lieux et sensations sans remercier tous ceux qui ont activement participé à la préparation de ce voyage. Ils m'ont fait rêver... Un gros merci sincère à vous tous, y compris les "ceux qui viennent de temps en temps" pour appoerter un petit détail pointu.

Je vous dois bien ceci à mon tour :

CARNET DE VOYAGE – Botswana Septembre 2008.

Préparation Les cartes : -
http://www.big5.ch:8080/ka-map/ - Google earth - Tracks4africa. Compatibles Garmin. Payantes mais pas cher (11 euros par carte). C’est amusant d’être guidé par Ginette en pleine brousse. - Mapsource fourni avec le Garmin, pour faire les routes et transmettre tout ça au GPS

Le matériel : On peut commencer par lire ceci : http://voyageforum.com/...post=1877794#1877794 - Photo. Un 100-400 c’est bien, en complément d’un plus petit zoom. Mais je ne me souvenais plus comme ça bouge (évidemment). Plus un APN de poche, 8 méga pixels pour les instantanés, dans la rue...etc. La carte 2Giga du Canon a faillit ne pas suffire (environ 1500 jpeg). La carte 4 Giga emportée n’est pas compatible ( ??? ). - Gps : alors c’est comme on veut, soit on passe du temps à chercher le Camp Site, soit on passe du temps à chercher les lions... Même si je sais qu’en cherchant le camping, certains (suivez mon regard) on trouvé des lions. - Protection – sécurité : Les Botswanais sont, nous a-t-on dit, plus réprimandés en cas de problème que les Namibiens. En tout cas on passe partout complètement inaperçu, ils nous fichent une paix royale. Les seuls enquiquineurs sont les singes. Bombe lacrymogène, bâton, lance pierre pour rigoler un peu. - Petits matériels : en plus de la liste spécifiée sur le post ci-dessus, on a regretté de ne pas avoir emporté un enregistreur, nécessaire pour se faire des films, les yeux fermés dans le métro... !

Les avions – les transits. A l’aller nous avions ( 😉 ) une escale d’une nuit à Jo’Burg. Incroyable mais vrai, nous avons récupéré TOUTES nos valises et sommes sortis de l’aéroport en mois d’une demie heure. Le service Bagages a l’air de s’être amélioré depuis l’année dernière ! On reprendra l’avion le lendemain à 10h10... l’heure et demie qui nous sépare de Maun nous paraîtra bien longue.

Au retour, transit de 3h00. Par trouille de perdre encore nos bagages comme l’an dernier, nous avions (😉 oui bon on a compris...) choisi de « sortir » et de « re-rentrer ». La sortie se fait à nouveau en une demie heure, le temps de passage aux douanes en un quart d’heure. On est heureux de savoir que nos bagages seront avec nous en soute du vol Air France...

Et donc, aucun problème d’avion, de transit ou de bagages cette année. Seulement deux douaniers à Roissy pour accueillir deux ou trois avions. Donc comme l’an dernier, 2 heures ¼ pour passer la douane...

On avait choisi de faire un voyage plus court en temps (deux semaines au lieu de trois), mais plus simple en route. On voulait éviter les longues distances goudronnées d’autant plus que nous avions compris que les pans sur la route du Sud sont à sec et donc vidés... de leur vie animale à cette époque.

Le choix d’atterrir à Maun impliquait un surcoût d’avion d’environ 220 euros chacun, que nous avons compensé par un voyage plus court.

Le choix de la période Parfois, on n’a pas ce choix. Nous, nous voulions éviter la période vacances scolaires des Sud Af’. Septembre avait été un bon choix en Namibie pour voir se regrouper les animaux autour des points d’eau plus rares. De même, les moustiques sont théoriquement moins nombreux en hiver austral...

En fait, nous avons un peu regretté pour plusieurs raisons.

D’abord les chutes Victoria sont à leur plus bas niveau de l’année. Cela avait été aussi un choix pour ne pas être noyé dans un brouillard de vapeur, mais « sèches » à ce point, ça fait quand même un peu drôle... ! Je reviendrai plus tard sur Vic Falls... 00 Pour ce qui est des points d’eau plus fréquentés, c’en est à un point qu’à Savuti par exemple, il n’y avait qu’un seul point en eau, donc « c’est là ou nulle part ailleurs ». Donc tous « les baroudeurs » se retrouvent là, et je pense que du coup, si les éléphants s’en fichent et viennent abondamment, les lions eux, ne se montrent pas.

Septembre est également difficile pour les campings. Ils sont secs et poussiéreux, donc moins agréables à vivre, une petite impression de désolation en arrivant à Khwaï... Ils manquent aussi d’ombre pour la sieste à cause des feuilles absentes des arbres...

Sûr, si on y retourne (ce qui ne fait pas grand doute) on choisira la fin du printemps septentrional pour voir les paysages fleuris et verdoyants (Marienfluss...). Ca nous changera un peu et ce doit être superbe... ! Mai – Juin est déclaré « idéal » pour les chutes Victoria par le pilote de l’hélicoptère, ainsi que Décembre-Janvier, mais c’est la saison des pluies.

Enfin, on pensait éviter les moustiques en Septembre, mais en fait il faut savoir qu’ils hibernent du côté de Livingstone J parce que ma moitié (plus sensible que moi) s’est faite bouffer par ces insectes, malgré les doses de répulsifs, efficaces trop peu de temps. Heureusement que nous avions prévu la Malarone... qui l’a rendue un peu malade...

Mais bon, il n’est pas question de pleurer sur ce choix. L’avantage est qu’il n’y a pas de pluie et qu’il y a souvent un petit vent qui rafraîchit l’atmosphère (deux mois de Windy Season avant la Rainy Season). Et puis il fait bien chaud dans la journée (35 - 38 °) et pas froid la nuit (jamais moins de 15-16 °) et ça, ça fait quand même plaisir. Les journées sont un peu plus courtes, mais ça aussi ça ne dérange pas vu que nous étions couchés à 19h30... ! et endormis à 19h45... les vacances quoi !

Le choix du véhicule Le 4x4 n’est pas un choix. Il s’impose pour traverser Moremi, Savuti, et même Chobé Nord. Partant moins longtemps, cela laisse un peu plus de place budgétaire pour un 4x4 plus costaud : Toyota 76, un peu rehaussé pour être sûr de ne pas perdre de temps à sortir les sacs de patates (... ?). Un 4.2 L diesel, qui ne nous fera jamais regretter ce choix... sauf à la frontière Zambienne (voir plus bas). Asco Car Hire est à la hauteur. Il aura quand même fallut téléphoner deux jours avant le départ pour être sûr qu’ils installent la tente sur le toit non prévue sur leur catalogue. Ils sont ponctuels, il ne manque rien, les duvets sont chauds et suffisants, le téléphone satellite présent. Impeccable, sans doute plus cher qu’un autre, mais la confiance est méritée. Sauf un jerrycan qui fuit et qui va tout salir le beau 4x4 de gas oil imbibé de poussière... ! Classe… ! LE VOYAGE

Le Trajet / Activités : - Nuit Transit à Jo’burg. Dove Nest Hotel - Maun – Island Safari Lodge. Boat Cruise. - Maun – Island Safari Camp Site - Moremi – 3rd Bridge. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Moremi – Khwaï. Game Drive perso. - Savuti. Game Drive perso. - Chobe – Ihaha. Game Drive perso. - Kubu Safari lodge. Viste Chobe - Kubu Safari Camp Site. Boat Cruise avec guide. - Zambezi Water Front (Zambie). Vic Falls, Hélicoptère. - Kubu Safari Camp Site - Mudumu – Nakatwa (Namibie). Game Drive perso. - Mahungo Safari Lodge (Namibie). Game Drive avec guide. - Goma Lagoon – Camp Site. - Maun – Audi Camp - Island Safari Lodge. Vol au dessus du Delta

Dove Nest Hotel – Jo’Burg Airport

On avait réservé depuis Paris, mais pas payé. On le trouve en demandant au bureau d’information – tourisme, juste à la sortie de l’aéroport. Ils appellent la personne qui s’occupe de nous conduire à la navette qui vient exprès nous chercher (10 minutes de route). Cool, pas de problème, juste l’obligation de décliner les offres d’accompagnement faites par les quelques gars qui cherchent à vous rendre service gentiment pour se faire quelques piècettes...

L’hôtel est sympa. Dans la chambre, la lourde grille en accordéon qui se ferme à l’intérieur de la baie vitrée, nous montre encore l’ambiance qui règne dans cette ville que nous n’aurons pas le temps de voir car nous arrivons trop tard et repartons trop tôt. Il n’empêche que ayant suivi les conseils inscrits dans la chambre, on ferme la dite grille (est ce vraiment utile ?), et on se retrouve le lendemain matin enfermés à l’intérieur... ! Les femmes de ménage qui passent sont mortes de rire... Nous on manipule la serrure un bon paquet de minutes avant de réussir à se libérer... L...

530 rands pour deux, p’tit déj’ inclus. La patronne (blanche évidemment) trône derrière son bureau au milieu de la salle de restaurant. Simple, cordiale et efficace. Carte Visa qui fonctionne.

01 - C’est là que nous verrons nos premiers jolis oiseaux...

Okavango River Lodge – camp site

On avait pré - réservé par email, mais pas payé. Bien nous en a pris parce que les coordonnées GPS de Google Earth sont inexactes et on n’a pas trouvé. On s’apercevra 15 jours plus tard qu’il est de l’autre côté de la rivière, mal indiqué, plus proche de Audi et Crocodile camp. On voulait faire Camp Site, pour se consoler, on se rabat sur Island Safari Lodge (S19 55 28.2 E23 30 32.4) qui a aussi un camp site... un peu trop visité le soir, surtout le Samedi : les jeunes viennent avec leurs voitures et les autoradios marchent à fond. Les gardiens s’occupent de les renvoyer. Le lodge est très correct, 1300 Pulas pour deux (ptitdéj inclus).

MAUN Maun est une ville nouvelle très étalée. Plusieurs super marchés bien achalandés. Attention aux ouvertures aléatoires le Samedi matin, mais pas l’après midi, le dimanche matin pour certains commerçants (MIDAS (pas de pneus 4x4) et Marshall – pneus) et pas d’autres. Des difficultés pour tirer plus de 1000 Pulas à la fois, par jour... donc pas facile de réunir de quoi payer le gas-oil, alors que Shell (ouvert 24H/24 et 7 jours sur 7) prend la Carte Bleue... !

On fait les courses au Spar : 850 pulas pour 5 jours de repas.

ATM Extraordinaire. Je fais la queue avec les gens depuis 40 minutes pour accéder à l’ATM près du BP et du SPAR (alors que celui près de Engen est plutôt calme) et une vieille mamie s’approche, s’assoie sur la chaise près du distributeur puis double tout le monde et se présente à la machine. Les gens ne bronchent pas, moi non plus évidemment, ça n’a rien d’extraordinaire. Plus étonnant, un type fait la même chose 3 minutes après... Personne ne dit rien, il a grillé la file de 45 minutes, et personne n’a le moindre regard de réprimande. J’ai beau scruter les regards, personne ne prête attention à ce resquilleur... Bon bah ils sont pas très violents les botswanais... ça me va bien, on va faire pareil.

D’une manière générale, les gens ne prêtent absolument pas attention à nous. Nous sommes quasiment les seuls blancs et tout le monde s’en fout... Pour une fois, on a l’impression de passer inaperçu et c’est plus agréable pour se fondre dans la masse et se rapprocher des gens, discuter, ressentir.

ACTIVITES La ballade du soir proposée par Island Safari est très jolie bien qu’un peu chère car il n’y avait personne pour partager le bateau avec nous : 550 pulas pour une heure... ! Mais bon... Nos premiers oiseaux, et notre premier Sun Downer bien connu des voyageurs en Afrique Australe.

Les temps changeant dans le bon sens pour les autochtones : il y aura même un magnifique fil électrique sur la photo du coucher de soleil... Moi je dis, les fils électriques c’est bien, ça fait vendre des PhotoShop... (?) 😏 Il y a même des centaines de moustiques qui se collent partout en revenant sur la rivière à toute vitesse : Demain on fait griller nos crottes de nez... ! 😉 02 - Quel poteau électrique ? On réserve un Mokoro Day Trip par le Lodge : 1300 pulas pour deux. Impossible de faire une nuit sur une île en Mokoro, on s’y est pris trop tard (on aurait du réserver par téléphone, depuis la France). Et comme le lendemain il faut rejoindre Morémi – Third bridge et qu’on ne connaît pas le temps de route (3 à 4 heures), on n’insiste pas.

On ne regrettera pas car on a fait un magnifique Bush Walk (3 heures) avec un guide né dans le Delta. La marche au milieu de la savane est vraiment une activité à recommander. C’est super impressionnant d’avoir chaud, d’avoir soif, et de se retrouver si proche et si vulnérable face aux animaux. Tout à coup les zèbres ne paraissent plus si mignons - mignons, et que dire de cet éléphant solitaire, affamé et assoiffé qui se pointe vers nous... Magique. C’est beaucoup plus impressionnant que d��être en voiture à actionner la marche arrière. Là tu te demandes vraiment s’il court plus vite que toi... Alors on révise nos lectures avec ma petite femme (en anglais pour que le guide nous confirme) : - Moi : « Tu te souviens on a lu que s’il charge, il faut reculer tout doucement » - Le Guide : « s’il charge, tu te retournes et tu cours le plus vite possible... ! » - Moi : « je ne me souviens pas avoir lu à quelle vitesse ça court un éléphant... ? » - Ma petite femme : « en tout cas ça court plus longtemps que moi... ! » 03 - Avant d’être détecté par la bête... ! qui ne nous inquiètera pas.

Le Delta est sublime. Le Mokoro (en fibre de verre, c’est mieux) c’est extraordinaire. 04 - Eux, ils partent pour deux nuits. Finalement pas mécontent d’être seuls pour la journée Il y a un petit côté « le blanc est assoupi et le noir nous ballade » qui me gêne, mais notre guide n’a pas voulu que je rame...

On aura bien sur la visite d’un hippo qui s’approchera d’un peu trop près pendant que notre puller remplit sa gourde (eh oui, l’eau du delta est buvable, j’ai essayé, même pas malade). Purée le cœur qui se met à taper... Quand on sait que l’hippopotame est l’animal le plus meurtrier en Afrique... ! Il vous broie en deux morceaux, rien que parce qu’il veut être sûr de ne pas être dérangé, lui ou ses petits. L’ayant (enfin) aperçu, notre guide va battre son record de remise en route : demi tour, arrrrghhh ! 05 - Eh, tu crois qu’on ne t’a pas vu ? Heureusement que tu n’as pas battu ton record d’apnée (6 ou 7 minutes)

On discute évidemment avec le Guide. Sur les 1300 pulas payés au Lodge, il touchera 150 pulas pour sa journée. Tu parles d’un commerce équitable... ! Bien sûr, 150 pulas, c’est 300 euros par mois, c’est peut-être, une fois et demi le salaire moyen botswanais, mais « bon » dieu, quand va-t-on enfin comprendre qu’en donnant du pouvoir d’achat à ces pauvres gens, ils feront marcher nos économies capitalistes (de m...) ? Il nous parle de son projet de créer sa propre structure. Je vais lui déposer son nom de domaine et lui créer son site internet.

On a gardé le Vol au dessus du Delta pour notre retour à Maun dans 15 jours...

Moremi – Third Bridge

Le Camping

S19 14 18.2 E23 21 12.6 Quel bazar ! On arrive vers 16h00 et notre place est occupée par deux 4x4 d’allemands qui s’excusent gentiment. On ne les dérange pas et on s’installe aux abords de la place N° 2, ce qui nous donnera l’occasion de partager l’apéro, le fire wood et un peu de leur expérience. Par contre les ZAF qui arriveront à la nuit tombée, sont tout aussi proches et beaucoup moins discrets. Ils ne comprendront même pas quand je me lèverai à minuit pour leur demander d’être un peu plus calme. Trop lourds... En fait il y a par ici (près du pont) 4 ou 5 emplacements et environ 15 ou 18 4x4... ! Le surbooking fonctionne bien. C’est comme je l’avais appris sur les forums Sud’Af : ils se présentent à la gate et disent qu’ils partagent un emplacement : ce qui est vrai par la force des choses... ! 06a - Proximité – Promiscuité !

Les nouveaux Ablutions Blocks ne sont pas finis de construire. Les anciens sont très moyens, et fermés avec une porte en barreau de prison. On se croirait nous à l’intérieur d’une cage de zoo, avec les singes qui nous regardent... ! Faut dire, on le verra à Khwaï, que ce sont les maîtres des lieux, et ils nous font payer cher le loyer... ! 06b - C’est qui la bête ?

Les réservations Il faut ici que je fournisse les coordonnées pour réserver. Parce que théoriquement, pas de résa, pas d’entrée dans le parc, même si comme je le disais, on a constaté le contraire. Du moins il est aisé de réserver une nuit et de rester plusieurs nuits à l’intérieur, même s’il faut en sortant, payer l’accès au parc pour plusieurs jours (une journée = 24 heures depuis l’heure à la quelle vous entrez, toute journée commencée est due).

Tout le monde a compris qu’on réserve et qu’on paye par CB les places de camping, ce qui donne le droit de rentrer dans les parcs. L’entrée des parcs est payée sur place en arrivant : - Moremi : 120 pulas par personne et par jour + 50 pula par voiture par jour - Savuti : idem - Chobe Nord : idem

Ils ont un peu de mal avec les emails. Le mieux c’est le fax : 00 267 68 600 53 Le fax que l’on trouve parfois (00 267 661 264) ne fonctionnait pas. Ne pas oublier d’indiquer votre adresse complète, car le prix dépend de votre nationalité (Local vs étranger). Voici le post qui parle de ce sujet : http://voyageforum.com/v.f?post=1400383#1400383

La Piste Le début de la grande régalade... d’abord des larges pistes un peu sableuses qui glissent à souhait... Puis des pistes « mono voie » qui sont de plus en plus sableuses, parfois très profond. Le choix du 4x4 (Toyota 76 plus haut qu’un Navara ou un Hilux) s’avère très sympa : aucun problème, le 4.2 L Diesel passe tout seul en troisième, sur le couple, même à 10 ou 15 km/h dans le sable, il repart tranquille sans consommer trop (15 litres environ, moins que sur le goudron : 18 litres environ à 110 – 120 km/h ! ). Bref que du plaisir. Promis, demain je passe en 4 roues motrices... (Frimeur !) En arrivant sur Third Bridge, le sable fait place aux grandes flaques d’eau. Pas question d’y mettre ni les pieds (je ne saurai donc jamais s’il y a des crocodiles) ni les roues : pas envie de m’enliser ou de noyer le moteur (pas de Schnorkel). Heureusement il y a à chaque fois (??) moyen de contourner.

Les animaux Avec le temps, et après en avoir vus quelques centaines, on oublie la première impression de croiser des éléphants sur la piste : « après vous..., je vous en prie... ». 07 - Inoubliable : on est chez eux. Ils nous laissent tranquilles. Merci...

C’est bien sûr au milieu d’une suite de virages aigus et dans le sable profond, un peu difficile à négocier, qu’on aperçoit nos premiers éléphants... Arrêt brusque. Enlisé ? C’est vraiment magique. Ils sont là, apparemment une femelle et son petit (moyen), ils ne nous voient pas, finissent de traverser. On s’approche (presque ensablé, mais ça sort). En fait ils sont nombreux et s’enfoncent doucement dans la forêt qui a un aspect un peu lunaire car les feuilles qui restent sont marrons (fin de l’hiver) et les arbres « élagués » à hauteur d’homme et largement défeuillus par ces monstres gentils.

Moremi - Khwaï

La Piste RàS. A part une grande flaque d’eau incontournable. Bon comme il y a du monde qui pourrait me sortir, je suis les conseils non avisés du monsieur qui me laisse passer et qui me dit de passer au milieu. J’aurais dû écouter le guide botswanais de l’autre côté, qui me fait signe de passer par la gauche. Je me retrouve au milieu et ça patine en marche avant, et ça patine en marche arrière... pas de problème, on passe en courtes... idem. Pas de problème : blocage avant et blocage arrière et ça sort tout seul. Même pas obligé de marcher dans l’eau jusqu’en haut des cuisses pour accrocher la sangle pour me tracter, parce que comment tu fais pour descendre dans l’eau sans pourrir ton jean et tes baskets… ?

Puis un jeune éléphant qui a compris que nous sommes inexpérimentés et « craintifs » de le d��ranger, on commence par reculer, ce qu’il adore : il remue ses oreilles et redresse la tête, on recule, il approche doucement faisant semblent de charger, on recule... Un 4x4 rempli de touristes avec un guide qui conduit nous double alors et nous montre comment faire... il avance assez vite pour impressionner le « gamin » qui part se cacher derrière les buissons... Bon d’accord ! Je sais pas si je ferais pareil... !

Le camping S19 10 20.2 E23 45 04.5 Les mystères des réservations nous feront passer deux jours à Khwaï alors que nous souhaitions en passer un à Xakanaxa (S19 10 56.4 E23 24 53.2). Mais bon...

J’ai parlé de l’impression générale poussiéreuse du camping. De plus, comme les Ablutions sont moyens (pas d’eau chaude) et éloignés de 100 ou 200 mètres (... ! ), les gens se permettent de pisser tout autour du camp site et de laisser traîner leur papier toilette. Je suis énervé : la bêtise me révolte. Leurs chiens sont plus propres qu’eux... ! Même pas capable de faire un trou et de recouvrir le papier. Bref ! Se gase gase matlakala… !

Là aussi de nouveaux Ablution Blocks sont en fin de construction.

Les campings ici ont la particularité de n’avoir pas de poubelle : ils préfèrent nous laisser nous débrouiller avec les singes. Une poubelle existe pourtant à la sortie de Khwaï, 300 mètres à droite après la gate... On a l’impression de quelqu’un la ramasse de temps en temps... !

Je trouve que le gouvernement ne prend pas assez en considération l’entretien de ses joyaux. Bien sur, il n y aura jamais pénurie de touristes, mais c’est dommage de ne pas entretenir un peu.

Hier soir un éléphant est passé à quelques mètres. La preuve est là, il nous a laissé un GROS paquet devant le 4x4 : merci Père Noël... Purée, ça sent la bête... !

Les paysages Sublimes. - Dis, Là Haut, c’est comme ça le paradis... ? - Non, ça ce sont les dernières images que tu verras quand tu auras mangé tout ton Soleil Vert. 08 - Rien à dire... ! Admirer...

La rivière (infranchissable ailleurs qu’à Khwaï pour aller à Savuti vers le Nord-Est) apporte beaucoup de verdure et de bleu profond, au milieu de la savane et des forêts. C’est beau.

Prendre son temps de se balader à Morémi, s’arrêter pour contempler. Quelqu’un a dit sur ce forum qu’il y passerait bien le reste de ses jours (hello V.), je croyais cela un peu exagéré, bah finalement je veux bien partager le bail...

Les animaux La plupart sont réellement charmants... 09 - Tiens Eric, si tu cherches à prendre un otage... ! Petit avec des grandes oreilles, ça vous rappelle quelqu’un ?

Et les expériences super impressionnantes... :

Un couple d’hippopotames qui se chamaillent (ou s’ébrouent ?) à 5 mètres du camp site N° 3... Toute la nuit, dans un demi sommeil, nous avons l’impression que quelqu’un a mis en route la machine à laver... et Floc, Floc, Floc, Floc... En se réveillant davantage, on s’aperçoit que c’est le gros Hippo qui barbote et qui broute (140 à 150 kg d’herbe par jour...) 10 - Eh coco tu veux un entonnoir.. ?

Un éléphant qui nous réveille en picorant – effeuillant à 2 mètres de la tente... Voilà que cette grosse femelle piétine et secoue les arbustes devant la tente. Réveillés, on ouvre doucement la toile intérieure de la tente. On aperçoit vaguement son ombre imposante. Palpitant : 120 coups / minute... Va-t-elle s’apercevoir qu’il y a sur sa trajectoire un gros cube blanc avec un machin dessus, avec des pauv’ gens dedans ce machin vert... ?

- J’allume ? - Non, je sais pas... - ... - J’allume ? - Oui, je sais pas... J’allume... !

- ... Purée... à 2 mètres de l’échelle. Un monstre... ! J’éteints.

- mais il est où ? - Je sais pas...

Je rallume, son œil rouge, je l’éblouis, pas fait exprès, promis... - Nooooonnnn pas la lampe dans les yeux, il va se fâcher... !

J’éteints. Je rallume, éclaire la trompe, puis sa grosse masse en général, une femelle... - y a son petit avec ? - je sais pas... Il gigote. Je ré-éteints. Il a l’air de s’en aller.

- Rallume... ! Je rallume, je ré-éteints. On écoute. Des pas discrets. Il est passé derrière la tente. On ne le voit plus.

- Il est parti ? - Je crois... ? Mince que nos oreilles sont imprécises. Faudrait se crever un œil pour avoir des oreilles plus fiables... ! OUF ! Gêné par la lumière il est parti plus loin, rejoindre les autres, pour peigner les arbres pour ramasser les myrtilles... !

Pfffouuuu ! Allez, redors... ! Si tu peux. Y a tellement d’images dans les yeux... !

Le réveil sera beaucoup plus... comment dirais-je ? Viril... !

On a mis un piège à singe qui fonctionne bien : les chaises de camping en équilibre sur le tank à eau et sur les bouteilles de gaz... Ca fait gling gling... il y a un singe de mon côté qui essaye d’ouvrir le tank à eau.

J’ouvre délicatement la toile intérieure, en laissant la moustiquaire fermée... je rabats quelques centimètres de la toile... Purée... je vois sa tête grosse comme une pastèque, il soulève le double toit pour mieux me voir, il se met à brailler pour m’impressionner... Purée... ça marche bien. Palpitant : 3200 tours / minute... ! C’est un gros mal d’environ 50 Kg avec des dents longues comme ça... HHHHHAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Je me mets à crier pour lui faire peur... Il recule à peine. Puis on ne l’entend plus. Faut réunir son calme, calmer sa trouille et dé-trouiller ses neurones. Il a de très jolis crocs, et j’ai pas envie que l’on soit mordu par ce c.... Cet enfoiré a fait le tour. Il a compris que je suis le mal dominant (tu parles... ! le mâle il domine pas grand chose...) et que la femelle est de l’autre côté. Il commence à dé-scratcher les scratch de la tente... C’est incroyable, mais cette stratégie nous sera confirmée le lendemain par des gens qui travaillent dans le camp : les singes s’attaquent surtout aux femmes, plus petites... Purée, la peur active mes neurones et mes nerfs. Pas question de toucher à ma femme... j’ouvre délicatement la fenêtre de la tente en hurlant et en le tapant à travers le tente : HAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAA Là il a compris. Il se sauve. On s’interdit de laisser éclater notre joie nerveuse de le savoir parti pour faire silence et l’écouter s’éloigner... Je sortirai quelques instants plus tard, «armé de ma bombe lacrymo. Il a abandonné les lieux. J’espère qu’il va raconter cette histoire à toute sa tribu pendant au moins trois générations... ! 11 - Gros c... !

On apprendra à ranger, à ne rien laisser traîner, poser un gros bâton sur la table. Ca ils connaissent bien : tu prends le bâton en main, tu tapes sur la table, ou tu attrapes un caillou, ils reculent... enfin tous sauf les gros mâles qui s’en fichent... Saloperie... !

Bon... faut bien avoir des trucs à raconter...

La veille au soir, un couple est arrivé en Honda CRV (... !). Négligents, ils se sont fait voler deux sacs plastiques de victuailles. Ils ont malgré tout posé la tente... au sol. Je ne sais pas comment ils ont fait pour manger. Deux heures plus tard, en fin d’après midi, ils sont partis. Je ne sais pas où et comment ils ont dormis.

Du coup on a passé la journée du lendemain à imaginer des pièges à singes : - Bourrer des petits pains sucrés avec des laxatifs. Mais faut pas rester dans les parages. - Mettre de la vaseline sur les arbres pour qu’ils se cassent la figure. - Prendre un petit en otage et le crucifier à un arbre, pour l’exemple. C’est vrai qu’on a déjà essayé il y a 2000 ans, mais ça n’a pas bien marché. - Envoyer quelqu’un de connu pour nettoyer au Karcher.

Les autres animaux sont impossibles à lister.

Des oiseaux : nous avons pris nos premiers cours de zozios, parce que avant pour nous il y avait les cuicuis, les moineaux, les piafs, les birds, ah si les pigeons (et pour cause, on en a plein sur la fenêtre), les gros, les moyens, les petits, les jolis, les moches, les ceux qui se sauvent, les jaunes qui viennent manger à table, les bleus luisants, les ceux qui mettent du rouge à lèvre... si si ! Les aigrettes (ça, ça « marche » bien « les aigrettes » : les blanches, les grises, les « à long cou », les « des marais »...) et il y avait aussi les poulets (gris, qui braillent le matin) les dindes grises à têtes bleue (comment peut-on être aussi moche... !), les becs tordus, le noir qui fait parapluie avec ses ailes pour mieux voir dans l’eau... bref on y connaissait rien... 12 - Celui là, il doit être allergique à son rouge à lèvre... il a le nez qui coule... !

Il y a aussi des gazelles et des gazeaux... des gris, des noirs, des « à bosse », des marrons, des « qui ont une cible sur les fesses », si si ! 13 - Petit matin brumeux... Serait le méthane ??

Des éléphants, des buffles, des carnivores, des félins, parfois ce sont les mêmes d’ailleurs. Etc., etc. ...

A propos des lions, on n’en n’a pas vus. Heureusement que nous en avions vu plusieurs à Etosha l’an dernier. On a bien vu des traces et entendu des rugissements accompagnés de barrissements un matin à Khwaï, mais on n’a pas vu sa Majesté. Les allemands qui ont fait un bout de route avec nous en ont vu à Morémi et à Chobé, mais nous rien. Sauf un Léopard majestueux à Chobé, qui a pris sa course... magistral !

Savuti

Camp Site S18 34 00.9 E24 03 54.3 On retrouve une douche chaude, dans un enclos pour se protéger des éléphants qui avaient fini par comprendre qu’en cassant un carreau des douches quand les gens y étaient, ils pouvaient trouver de l’eau... ! On imagine la surprise ! L’endroit est un peu plus avenant. Toujours pas d’ombre à cause de l’hiver austral. Pas de singe. Quel repos... !

La Piste

En partant de Khwaï, on traverse le pont, et là c’est encore du bonheur. Du sable pour rigoler, la Ginette qui connaît les pistes, le long de la rivière pour admirer les paysages, les oiseaux et les hippos. C’est beau.

Puis Mababe Gate (S19 06 17.3 E23 59 06.3). - Quelle piste il faut prendre s il vous plait monsieur ? - Oh vous avec cet engin vous pouvez passer partout - Oui mais c’est mieux à gauche dans le sable, par Sandrige ? - Oui de toutes façons vous passez partout - Oui mais c’est mieux à Droite sur le dur ? - Oui de toutes façons vous passez partout - ... Bref si je me plante, c’est la honte. Vais-je devoir passer en 4 roues motrices et/ou dégonfler les pneus ?

C’est sûr, quand on connaît pas on prend le plus court. Il y a 4 kms de différence. Les allemands sont passés dix minutes avant nous, ils ont pris Y-gauche Sandrige, 45 Kms. Nous on prend Y-droite, March road. (S18 55 37.0 E24 00 39.7) Certes partis à 8h00, on ne met « que » 4 heures et on arrive deux heures avant eux, mais March road n’est vraiment pas rigolote. Bien que très roulante par endroit (60 – 70 km/h), il y a des passages très cassants. Il est préférable d’anticiper, de freiner fort pour ne pas plonger dans des nids de poule impressionnants, secs et durs comme du béton. Faut passer en première, tout doucement. Il y a deux passages de plusieurs kms comme cela, en arrivant en fin de piste, environ 15 kms avant de rejoindre le bon vieux sable profond de Main Road. Le paysage est joli mais pure savane sans relief et sans arbre, il fait chaud. Bref pas amusant. Peut être que le sable aurait été plus rigolo, on verra ça une autre fois. L’arrivée sur Savuti est effectivement un peu plus coton : plus (+) de pistes mais indiquées correctement, plus (+) de sable... Promis demain je dégonfle... (Frimeur).

En fait, évidemment je suis en 4x4, mais j’ai la flegme de sortir le (trop) petit compresseur, alors je dégonfle rien : 2, 2 Kg. Ce n’est pas raisonnable, je sais, mais le couple du moteur compense tranquillement les pneus (un peu) trop gonflés.

Les gens qui sont partis ce matin de Khwaï avec leur caravane (conçue pour le tout-terrain) arriveront vers 15h00... pas mal. Ils ont dû être drôlement secoués.

Game

On passera la fin d’après midi à sillonner le coin. Un seul point d’eau en eau (artificiel) tout proche. Pas de lions, des éléphants qui font semblent de nous faire peur. 14 - Et une photo carte postale, une !

On passera la nuit la tente ouverte (sauf moustiquaire, on n’est pas téméraire...) à guetter un lion qui viendrait se réchauffer auprès de notre feu qui s’éteind...

Vers une heure du matin : - Réveille toi, y a quelque chose... - Huuummmm ? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - y a quelque chose qui avance, là dans les feuilles... - Hein !? Crisss, crissss, crissss, crisssss. - C’est assez gros, c’est quoi ? - Je sais pas, j’allume ? - Non, je sais pas (...) - Non j’allume pas, si c’est un lion je vais plus dormir. Crisss, crissss, crissss, crisssss. - Il est là... ! - C’est quoi... ? - Je sais pas, il est là regarde, on voit son ombre au clair de lune. - Eh dis, il a que deux pattes ton truc ? - Hein ? - Bah oui, il a deux pattes, certes assez haute, mais il a que deux pattes. C’est pas un lion ! - Hein ? - C’est pas un lion ! c’est un gros n’oiseau, mais c’est pas un lion. - ... - Hummm... Pffff ! Allez bonne nuit... ! - Bonne nuit...😊

Chobe

La Piste

Enfin la piste du bonheur en quittant Savuti. Non, on n’ira pas à Linyanti. Les autrichiens qui partent en même temps que nous, pneus très dégonflés, iront mais en passant par Goha gate, puis à gauche, 38 kms de sable profond mais pas encore trop mou en ce début de matinée. On fera quelques kms sur la piste directe vers Linyanti pour se confirmer l’état de la piste : très très sablonneuse. Le gros 4.2 L en bave, même en première ou en courtes. J’ai d’autres problèmes en tête, et on veut rejoindre Ihaha ce soir, alors privé de sablés. On prendra la piste « soft »... tu parles. Du sable et du bonheur à conduire. Plus ou moins de sable sur des pistes de longueur interminable. Puis l’autoroute. Sublime pour s’amuser, tortiller, rattraper, redresser, piler pour éviter les grosses secousses quand on plonge dans les ornières profondes... 15 - Du bonheur vous dis-je... !

On arrive à Kavimba (S18 04 55.4 E24 34 47.4), on retrouve du même coup une bonne vieille gravel et plusieurs villages. Je suis content de ne pas avoir à regonfler ( ?? ) sur cette piste caillouteuse à souhait. Ça glisse aussi, mais c’est plus piègeux. Puis à 500 mètres du goudron, près de la frontière Namibienne et de la porte de Chobé Nord, Paf !, crevaison. On changera la roue au Contrôle Desease, sur le goudron : pneu arraché sur le flanc. Pneu pas assez gonflé ( L ). Le caillou qui a fait ça doit être sacrément pointu. Ils m’aident à changer ma roue, ne fouillent pas le frigidaire. On marche dans un carré imbibé de je ne sais quoi, ils nous font sortir les chaussures des sacs pour les imbiber aussi. On repart, tout de suite à gauche : la Porte du Paradis... (S17 55 42.9 E24 43 40.8)

Quelques kms de sable mou et roux, puis on aperçoit, vision idyllique, la rivière Chobé dans la plaine qui fait frontière avec la Namibie... Indescriptible, je vous laisse ce bonheur intense de découvrir et le plaisir d’imaginer si vous y allez bientôt... Ne ratez pas ça. La piste longe la plaine et la rivière sur plus de 50 kms. C’est beau.

A mi-chemin à peu près (23 kms de la porte), il y a le camping de Ihaha, comment dire...

Le camping de Ihaha Le Diable s’habille en Prada... Mais le bonheur est total.

Le diable, ce sont les singes qui envahissent le camp site N° 2 qui a deux grands arbres où ils se regroupent tous les après midis pour préparer leur nuit. Tous, sauf les grands mâles, sont chassés par peur du bâton ou des jets de cailloux. J’ai joué à cache-cache avec l’un d’eux, et j’ai gagné : j’ai arrêté de faire à droite du buisson, à gauche du buisson derrière le quel il se cachait. J’ai fini par balancer mon caillou par-dessus le buisson et je l’ai eu... il a crié, il est parti... et il est revenu 3 minutes plus tard, monter dans l’arbre et croquer des feuilles. Pourquoi je lis dans son regard un espèce de « alors, c’est qui qui a gagné ? »

On va abandonner les lieux le temps d’aller se balader dans Chobé. Puis le soir on ira s’installer plus bas, au milieu des crottes, sur le chemin plus proche de la rivière. Pas le droit ? je sais pas, tant pis !

Les Ablutions sont propres, claires et eau chaude.

Evidemment, on va quand même boire un bon apéro à la santé des copains (chose promise...). C’est toujours ça que les singes n’auront pas ! Purée je me souviens encore de ce petit goût d’abord âpre à l’ouverture de la bouteille, puis plus doux en ayant respiré un peu... Le biltong, les cacahuètes salées, le petit saucisson au goût de jambon trouvé à Maun... et des étoiles plein les yeux. 16 - Vue du camping... la photo ne rend rien, c’est juste une idée

Le game Là encore on ne peut pas décrire. Ces choses là se vivent, et je les souhaite sincèrement à vous tous.

Des hordes d’éléphants qui traversent la rivière, les petits accrochés à la queue des grands, en schnorchel, des buffles par dizaines, des vautours (tiens je viens d’apprendre un nouveau nom d’oiseau... non je rigole, quand même...), des marabouts, des impalas par millier, des trucs des sables (mince c’est quoi son nom, aidez moi...noir avec des grandes cornes), des hippos... un troupeau de buffles dans les buissons, bref tout le monde est là.

Du moins on le croit, parce que en fait on n’en voit pas la moitié. Pour voir le reste il faudra, c’est certain faire un boat cruise demain soir... !

Lendemain matin, game drive tout seul. Encore plein de bêbêtes... Et une carcasse toute fraîche, pleine de vautours et de marabouts. 17 - On ne voudrait pas vous déranger, vous êtes à table ?

Il parait que les lions à Chobé opèrent en une horde unique pour attaquer du gros gibier. Pour l’apercevoir, il faut se lever de bonne heure, ce que l’on a fait mais pas de lion...

KUBU Lodge - Lodge

Un petit lodge (S17 47 44.1 E25 13 41.6 ) un « peu » cher pour se remettre de nos nuits de camping : 245 US dollars... Pfou ça fait tousser. Demain nous irons à Kubu Safari mais côté Camp Site (26 US$ pour la nuit, douche chaude, eau et électricité au camp site). Dinner : 156 Pulas à deux. Je m’y suis pris un peu tard, et il n y avait que ça. L’avantage c’est que contrairement à Chobe Safari Lodge qui est en pleine ville, celui-ci en est éloigné (indiqué à gauche en arrivant à Kuzungula) à 5 kms de Kasane.

Le lodge est très joli, les gens ont fait l’école hôtelière, ce qui veut dire qu’ils nous embêtent à nous piquer nos verres et nos assiettes à peine terminés... L’une d’elles croise ma femme qui va se servir au buffet : - Hello, my name is Josephine. - Euh yes, hello… - My name is Josephine … ! - Euh yes, hello Josephine, how are you ? - Well thank you. My name is Josephine … - Euh yes, thank you Josephine … so what ? - My name is Josephine, and I am here to serve you. If you need any thing, I would be please to serve you. - Heu yes, thank you Josephine. - You are welcome Mam’…!

Ah c’est plus présent qu’un lion ces petites dames là… ! Vivement la brousse... !

Game C’est en passant par Kubu Lodge que nous ferons le boat cruise en fin d’après midi. Agréablement surpris par le prix : 160 pulas par personne et un guide super, qui positionne parfaitement le bateau pour faire des photos superbes (je veux dire à mon goût) : les éléphants avec le soleil derrière, d’abord loin du rivage pour avoir le soleil qui se reflète, puis proche du rivage pour avoir les éléphants en gros plan... Quand je pense que certains ont fait semblent d’avoir un torticolis quand il a s’agit de donner un pourboire en le quittant... Les mêmes qui photographiaient les pêcheurs au bord de l’eau, en pleine figure... ! Et un bateau qui a faillit se renverser parce que tout le monde s’est mis du même côté pour prendre « la » photo... Pffff ! Vivement la brousse... !

On y a vu énormément d’espèces. Je ne vous dirais pas tous les noms parce que ça fait trop de choses à retenir pour la première vraie leçon, mais on a vu des bêtes partout, y compris des oiseaux en voie d’extinction, des crocodiles gros comme 3000 sacs à main, des hippos plus gros que ma belle mère... bref un régale... ! Je ne sais même pas quoi mettre comme photo pour illustrer, tellement on a l’embarras du choix... Vous êtes plutôt oiseaux ou grosse bête ? Plutôt bête calme ou nerveuse ? Plutôt bestiole sur terre ou bêbête dans l’eau ? Ah désolé, y a pas de dauphin... !

18 19 20

21 22 23 Eh les gars, tout le monde ne peut pas avoir sa photo sur le forum, si non le webmaster va me disputer... !

On passera le début d’après midi à faire les pleins et à chercher un pneu neuf. Aucun dans la taille voulue. C’est Coco Bel Œil qui va nous réparer notre pneu que l’on gardera en secours. Le gars travaille à même le sol dans sa petite bicoque, derrière le poste de police, en face du Shoppies, super propre, à la main, démonte pneus et marteau... 85 pulas : en France c’est le prix de la valve. On n’a vu qu’une seule station service à Kasane…La serveuse a égaré 100 pulas entre la pompe et la caisse... ! Huuuummmm.

KUBU Lodge – Camp Site

On a dormi au camping, partagé le repas avec le gardien. Le lendemain, on part faire quelques courses à Kasane avant de rejoindre la Zambie. On retrouve nos copains allemands qui ont encore vu des lions à Chobé. Mince, ils ont de la chance. Ils ne trouvent pas d’essence : même Shell est fermée, on est dimanche... Finalement Shell ouvrira vers 11h00 (après la messe ? à force de voir des gens qui réclament ?)

Zambie – Zambezi Water Front

La piste, euh la route. RàS... cabossée, quelques nids de poules, mais on s’en fiche...

La frontière RàS... ? Menteur !

Après la jungle animalière, la jungle de la douane Zambienne.

Ce n’est pas la durée de passage qui nous émeut. Non. On a vu pire et je pense à ceux qui connaissent la frontière Mauritanienne... Une fois on était seul, on a attendu 5 heures que le douanier revienne avec le formulaire... y en avait plus, il revenait de Nouadhibou. Une autre fois on nous a proposé d’attendre 2 ou 3 jours au nord de Bir Moghrein (Sud Maroc)...Alors 1h30 en tout pour passer cette foutue frontière, c’est rien. Et puis faudrait demander au dernier camion de la file de 2 kms combien de temps il va mettre pour passer à raison de 1 camion par bac... ! 24 - Cherchez l’erreur... ! C’est une clandestine... !

Ce qui est étonnant (et encore) : c’est le folklore... ! Ca au moins c’est une frontière, pas une pauvre petite barrière pour récolter 40 ou 60 pulas, non une vraie grosse organisation bureaucratistique pour te ponctionner un maximum. Pas un simple formulaire à remplir avec ton nom et ton N° de passeport, non, 5 ou 6 guichets et 5 ou 6 formulaires avec ton Numéro de châssis, le numéro de moteur, la cylindrée de la voiture... Ils ne demandent pas l’âge de ta grand-mère parce que ça ne rapporterait rien, si non ils seraient capables. Si si !

En fait j’aurais dû faire comme j’avais prévu. J’ai pris la voiture pour garder un peu de liberté une fois sur place mais ça m’a coûté : 320 dollars (environ 210 euros) à cause des taxes carbone et assurance qui sont très chères pour le 4.2 L (aurais je dû déclaré une cylindrée inférieure ?). Sans compter que Asco m’a fait aussi payer un droit de franchir la frontière Zambienne de 2000 $N. En passant à pieds, cela ne m’aurait donc coûté que les visas : 2 x 50 US $ (environ 70 euros)

Je suis persuadé que j’aurais mieux fait de laisser la voiture au Lodge, prendre un taxi et un petit bateau pour traverser le Zambèze (ceux que j’ai vu faire comme ça passaient au maximum un quart d’heure à la frontière), passer juste aux 2 bureaux nécessaires quand tu n’as pas de voiture, et reprendre un petit taxi jusqu’au Lodge à Livingstone. En suite, sur place, il y a un minibus de l’hôtel qui nous emmène à l’hélicoptère, et au pire encore un petit taxi pour traîner à Livingstone (Wood craft) et pour aller aux Chutes.

La douanière Botswanaise nous avait prévenu : ne pas faire de business avec les p’tits gars qui nous proposent des services pour accélérer le process. En fait, si vous faites appel à l’un d’eux, il vous fera gagner environ une demie heure de passage à 2 ou 3 bureaux, puisqu’il fait les queues à votre place. Mais attention : s’il ne vous demande que 10 pulas pour ce service, en fait il vous avance les Kwechas et/ou les dollars US et vous fait payer très cher le taux de change quand vous le remboursez. Il aura fallu se rapprocher du bureau de change pour négocier le taux au plus juste avec ce petit coquin... ! Le mieux est d’avoir des dollars, de payer en dollars et peut être de faire toutes les queues soit même pour être sûr de ne pas se faire arnaquer.

Le Lodge Zambezi Water Front - S17 53 15.4 E25 50 34.6 RàS. River front bed room. 73 euros ptidéj inclus. Reservé par internet. Il intègre un centre de réservation des activités : Le rafting dure trop longtemps pour moi, j’ai pas envie de rentrer à 13h00, le saut à l’élastique non sincèrement, sans façon. L’endroit est occupé par les moustiques qui ne craignent pas longtemps les répulsifs.

Les Chutes Je ne peux rien dire là encore, parce que ça faisait quand même 35 ans que j’en rêvais. Elles sont à la hauteur ;-) de mes rêves... Même si elles sont un peu « sans eau ».

Zam – Zim ?

Eternelle question. Je pense que la ligne rouge sur la photo en haut, représente approximativement la limite du no Man’s land. La petite croix rouge montre la limite accessible par le parc naturel côté Zambien. Je confirme, l’entrée du parc, c’est 10 euros = 10 dollars, là encore vaut mieux avoir des dollars... En haut à gauche sur la photo, c’est le Zimbabwe. Donc plus d’eau au Zim, mais tout de suite un gros nuage de brume, même en saison sèche comme ici. De plus, pour les amoureux des cartes postales, les couchers de soleil sur les chutes sont visibles depuis la Zambie : on ne peut pas avoir les deux sur la photo côté Zimbabwe, mais c’est vrai qu’à cette époque, il y a plus d’eau côté Zim... Donc pas de réponse. L’idéal (mais pourquoi chercher toujours la perfection ?) aurait été de passer aussi côté Zim, mais il n’était pas question pour nous de donner le moindre dollar à Robert. En fait en lisant le carnet de Ericarole, nos regrets augmentent un peu, mais je pense que nous n’aurions pas eu l’idée de le faire au culot pour les passages sans visas. (http://voyageforum.com/voyage/carnet_une_boucle_en_afrique_australe_2eme_partie_D2029143/)

D’ailleurs, le lendemain matin, ayant envisagé une balade dans le No Man’s Land, on s’approche du poste frontière. 18 gamins nous tombent dessus pour garder la voiture ( ??? ). L’un d’entre eux nous crie « vous allez avoir besoin de ça, vous allez avoir besoin de ça ». Il nous propose de faire du change pour le Zim, et nous montre un billet de... 10 Millions ! Pfff je ne me suis jamais senti aussi pauvre ! - Toi tu as gagné au Monopoly... ! (en français) - You will need this, you will need this. - Et je peux acheter quoi avec ça ? une villa sur la cote d’azur ou une demie baguette ? (en anglais) - ... Allez, c’est bon, on s’en va !

Hélicoptère

Bon bah, 35 ans de rêves, et si peu d’eau dans les chutes, on ne pouvait pas rater ça. On a choisit la demie heure d’hélicoptère. Alors c’est simple, il y a un tarif dégressif : un quart d’heure, c’est 110 US$ par personne, et une demie heure c’est 220 US$ par personne... ! ! ! La grosse différence qui « justifie » le prix, c’est que sur la demie heure, il passe dans les gorges du Zambèze, et c’est magnifique : slalomer dans les gorges, à 50 mètres au dessus de l’eau, à cette vitesse, c’est sublime... 25 - Là encore, les photos ne rendent rien de la sensation... !

Retour au Kubu Lodge – Camp Site

Au retour, la traversée de la frontière sera plus calme. Faut juste (encore) payer le droit d’entrée au Botswana : 40 Pulas, on a connu pire.

Retour au Camp site de Kubu (ça veut dire « Hippopotame », parce qu’il y a parfois des hippos dans le jardin), re-partage du repas avec le gardien du camping qui reste toute la nuit. On peut quand même pas manger devant lui sans rien lui proposer. D’ailleurs je soupçonne les patrons de ne pas lui donner à manger parce qu’ils savent que les touristes s’en chargent... Et je confirme : pas de Guest Book à Kubu Lodge, et j’ai rien trouvé de noté sur les arbres… !

Départ pour la Namibie.

La Piste Quelques courses à Kasane. Pas de Gas oil ce matin, peut être demain... ! On ne va peut-être pas attendre, on n’est pas si africain que ça... !

Route – goudron vers la frontière. On n’a rien à payer, la voiture rentre chez elle... Du moins elle le croit. Retrouver les maisons bien rangées, les toits bien entretenus, et les gens au bord de la route...

Pour info, rien à la frontière Ngoma, pas un seul magasin. Le prochain Gas Oil est à Katima Mulilo (68 kms), ainsi que les super marchés. A Katima Mulilo, le Total a du gas oil mais ne prend pas la CB, le Engen prend la CB mais n’a pas de gas oil ! Il a un distributeur d’argent, mais il ne marche pas... ! On change un peu plus loin et on trouve une station qui a du Gas oil... et qui prend la CB !

Comme j’ai oublié de charger la carte de la Namibie, on navigue à l’ancienne mais on retrouve la piste que je veux suivre le long de la frontière.

On prend une auto-stoppeuse qui va à Malangalanga (???). On s’arrête auprès de jeunes que l’on suppose étudiants, donc pouvant traduire : - Elle va à Malangalanga, c’est très proche. Tu parles, on va mettre ¾ d’heure à 90-100 km/h... Not so close !

Ensuite la « conversation » s’engage... - Moi je m’appelle Franck, Madame s’appelle Elisabeth… et vous ? - Eini, éini... Malangalanga, eini, eini... (ça veut dire « par là, par là, Malangalanga ») On va passer une heure et quart à s’échanger des mots qu’on ne comprend pas et qu’on répète, mort de rire, chacun notre tour. La mamie est contente qu’on l’ait accompagnée jusque là avec ses gros sacs qui remplissent le coffre du 4x4. On va se quitter en se faisant des baises - mains mutuellement... Mort de rire.

On arrive dans la réserve de Mudumu, on prend la première piste à gauche (S18 09 44.2 E23 27 55.4) pour essayer de rejoindre le Bureau des Rangers : mauvaise pioche. Du sable très très profond. Obligé de passer en seconde courte. Noooon, on va pas dégonfler les pneus quand même... !

On rejoint (laborieusement) la rivière Linyanti, pas de Rangers, on suit la piste vers la droite... Purée, à 50 m, des dizaines d’éléphants. Pour une fois je ne sortirai pas l’appareil photo, on va se régaler les yeux à contempler les « ados » qui se chamaillent et qui barbotent, qui se plongent dans l’eau et s’ébrouent... Sublime. Le reste du groupe commence à s’en aller au bout d’une demie heure... Les « jeunots » semblent partir, puis reviennent, un plus gros semble venir les chercher... Bon, ils vont partir, parce que là c’est long, et la piscine va fermer... Ils s’en vont... Chouette... on va pouvoir passer... ! Patatrac... un nouveau groupe s’approche, au moins 30 individus... Bon bah demi tour, on va rejoindre la piste principale, et faire le tour par la grande piste (à gauche ici : S18 08 19.47 E23 26 02.37) pour rallier le bureau des rangers, pour réserver un Camp site...

Natkatwa Camp Site Plus sauvage tu meurs. 3 emplacements espacés de plusieurs centaines de mètres, tous au bord de la rivière, pas de douche, pas d’eau sauf au bureau (non buvable malgré ce qu’ils disent). Vue imprenable sur les Hippos en face, et sur les éléphants, plus loin entre la place N° 2 et la place N° 3... Sublime. 90 $N pour deux et la voiture.

Game On a déjà parlé des pachydermes. On passe au bureau, on regarde un plan avec le ranger. - Alors ici vous avez un point d’eau avec sable mou, peut être des lions, ici vous avez des girafes, ici des zèbres, des buffles, ici des éléphants, et ici des hippos. - Wahooooo. Et tout ça sur 8 ou 10 kms au carré... ! Bon, au drive du soir, en autonome nous ne verrons « que » des éléphants et des gazelles... ! Mais l’endroit est vraiment superbe. 26 - Crâneur... ! Tu verrais si y avait des lions... !

Traversée de Caprivi

Pour une fois je me lève aux aurores, pour voir le soleil levant. Je n’ai pas d’infos depuis hier, mais c’est devant ce spectacle que j’ai compris que mon père est décédé dans la nuit, ce qui me sera confirmé dès que le réseau GSM sera retrouvé. 27 - C’est beau aussi un lever de soleil... !

...

Nous prendrons encore une auto-stoppeuse, à peine 20 ans, c’est sur, avec son bébé. Elle va à Rundu ! ! ! Nous la laisserons à Divundu à la station service, nous on tourne à gauche vers le sud.

On se dirige vers un Lodge – camping repéré sur Google Earth : Mahungu River Lodge (non, je donnerai pas les coordonnées GPS !) En s’approchant, on trouve la pancarte qui nous annonce en allemand « Nous sommes Allemands »... ça refroidit... ça sent la colo à plein nez... On essaye le Lodge – Camp site d’à côté (Y gauche : Ndhovu Lodge – S18 08 09.44 E21 40 4.51), mais plus de place... Retour chez le Panzer... - « Guten tag » nous dit le colon... - « Bonjour » répond le révolutionnaire français Plus de place au camping. Lodge plus que grand et confortable. 1160 $N pour deux, dîner et ptitdéj inclus. C’est un peu rageant, mais bon...

Le game drive de 3 heures sera super joli. De toutes façons, nous on adore les game drive, avec ou sans guide. Celui-ci est très compétent : on apprend plein de noms d’oiseaux... il cherche les lions partout, rien... Le grand Baobab de 1800 ans est superbe... superbement entouré de crottes et de papier toilette... Hummm... ! 😠 Se gase gase matlakala... ! 28

Le lendemain, avec la facture, on constate effaré que le coca du drive est facturé... ! On vous déconseille cette adresse. Ça sent trop mauvais. Un irréductible sur son île déserte à qui on n’a pas dit que la colo était terminée. Le guide (qui fera aussi serveur, barman, accueil) à qui je donne un pourboire, guette son patron du coin de l’œil pour savoir s’il nous a vus... Salut... !

Goma Lagoon – camp Site

La Piste La frontière (S18 15 27.0 E21 45 37.4 ) se passe très tranquillement, sauf que le Botswanais veut nous prendre 60 pulas au lieu des 40 payés au retour de Zambie. Il a oublié qu’il a à faire aux spécialistes de la frontière (ça fait quand même la quatrième qu’on passe). On lui sort le Reçu... OK c’est 40... !

La route est goudronnée, en mauvais état, et à 120 on consomme beaucoup et on ne tient plus l’engin qui danse de droite à gauche... Roule tranquille...

On fera un aller-retour pic-nic à Tsodilo Hills, qui ne présente pas grand intérêt : Piste qui tape (70 km/h) brousse enflammée pour préparer le printemps, brume sur les Tsodilo, grille fermée à ouvrir soit même, camping fermé depuis..., Bof ! Et les peintures rupestres qui ne nous attirent pas des masses... Sûr, ça vaut pas le Spitzkupe...

Plus au sud, la piste qui commence là (S18 59 06.0 E22 17 19.6) part vers l’est (10 kms) pour rejoindre le lagoon (S18 57 14.4 E22 22 23.8), formé par le fleuve Okavango qui est très large à cet endroit. Deux passages très sableux obligent l’utilisation des quatre roues motrices. Je force ma petite femme à apprendre à conduire sur la piste. Elle prend le volant sur un km. Elle nous apprend la valse en 4x4... à droiiiite... à gauuuuuche... ; elle nous apprend à ranger le coffre.... et vling, vling, et vling, vling; elle nous apprend à élaguer les arbustes au bord de la piste.... « reviens à droite, à droite, non pas tant que ça, reviens à gauche, à gauche... ferme ta fenêtre... ! », puis elle renonce à apprendre à conduire sur les pistes... Elle n’aime que les autoroutes, toute droites, sans personne et sans péage... ! Pfffff !

Le camp site Encore un petit coin tranquille, proche du Lagoon (accès à pied : accès aux voitures réservé aux clients du lodge). 143 $N pour le camping au total, 440 $N par personne pour les Luxuary Tents. Douches chaudes à ciel ouvert, bar, terrasse avec vue sur les hippos et sur une forêt de joncs superbe au coucher du soleil... ! 29 Le lendemain matin, un petit singe aura raison de notre inattention : il nous a piqué nos petits pains glacés au sucre et fourrés aux raisons secs pour le petit déj... !

Maun – le retour

On ne trouve aucun camping entre Goma et Maun. Que faire ? Nous sommes en avance de un jour sur le planning. Plus question de risquer quoi que ce soit vers Tsumkwe – Namibie, car on doit absolument rentrer et on ne peut pas prendre le moindre risque de rater l’avion.

On demande au GPS. Le seul qu’il trouve est proche de Maun : Sitatunga Rest Camp à droite (S 20° 04’ 30.2’’ – E 023° 21’ 17.4’’) à 12 km de Maun... le camping est hyper barricadé, le gardien nous annonce qu’il est plein (comme tous les samedis soir). Retour sur la route, vers Maun... Au moins l’auto-stoppeuse avec son bébé profitera du « Taxi » gratuit jusqu’au super marché ! On doit se résigner à visiter Audi ou Crocodile Camp que l’on sait proche d’une boite de nuit, donc bruyant ce Samedi soir.

Les deux campings sont très corrects. Crocodile plus ombragé même en hiver austral. Audi dispose de tout ce qu’il faut. 90 $N, électricité en plus si on veut : 60 $N. Douches chaudes, bar, piscine, et de nombreux clients discrets, par chance, à partir de 22h00. 30 - Ah c’est pas Ihaha, c’est sur, mais bien pratique... !

On passe à l’aéroport pour réserver un Vol au dessus du nid de coucou... Je veux dire Vol au dessus du delta dans un coucou à quatre places... Plus de place pour le vol de 17 heures. Dommage ? On s’inscrit en partage avec deux autres personnes pour le vol du lendemain 8h00 : 1200 Pulas pour 2 dans un avion avec deux autres personnes au lieu de 1900 pulas tout seuls.

On passera le reste de l’après midi à faire des courses et à chercher un pneu neuf parce que si non Asco Car Hire va nous le facturer 300 euros ! La plupart des magasins sont fermés le Samedi, Toyota ne vend pas de pneus neufs ! ! ! C’est là que j’ai craqué : j’ai bien voulu que ma chérie m’achète un livre sur les Birds d’Afrique australe... ! Huuummmm !

On reviendra le lendemain chez Marchall, en face du Shoppies. 1115 Pulas le pneu Continental. J’en prendrais bien 6 pour équiper mon 4x4 qui m’attend en France.

Vol au dessus du delta

Le jour ou Dieu s’est pris pour Claude Monet... Et qu’on ne me dise pas que c’est le contraire parce que Monet, il ne pouvait pas voyager alors que Dieu savait que Monet existerait un jour... !

Concernant ce survol, les superlatifs trouvés sur ce forum sont en dessous de la vérité. Je ne devrais pas mettre des photos, parce que celles que j’ai trouvées sur internet et celles que j’ai prises sont décevantes : la vitre de l’avion en plexiglas trouble l’appareil qui a du mal à s’en sortir, on a beau enlever l’autofocus, l’appareil performant prend en photo... les reflets de la vitre, surtout face au soleil. Le petit appareil de poche s’en sort presque mieux parce qu’il néglige les détails du premier plan. On ne regrettera pas la lumière très belle de 8h00 du matin... 31 - Le seul vrai bonheur, je vous le souhaite sincèrement, c’est de le faire...

Même s’il y a l’envers du décor... 32 - Estomacs sensibles, n’oubliez pas de déjeuner... !

Faut dire : l’avion était immatriculé A2-AJT, alors forcément : petits sacs bien « lourds » en sortant, de plus je me cogne la tête violemment contre l’aile de l’avion... Bon, un bon petit déjeuner chez « Bon Arrivée » va nous retaper. The French Connexion est fermé : pas de croissant au beurre ce matin... Beuuurkkk !

On finira la journée chez deux associations repérées de Paris, puis ce sera le retour...

Le retour RàS... Menteur ! Un moral dans les chaussettes. Le boulot qui reprend Lundi, mon père..., et toutes les tracasseries qui nous agacent et qu’on aimerait bien envoyer au diable... Vivement la brousse... !

Les regrets Pas question de se plaindre. Interdit. Le voyage est superbe, il y en a pour tous les goûts, les gens sont très corrects et très sympas. Que du bonheur. Les babouins resteront comme une anecdote qu’on racontera aux amis autour des soirées photos Un seul regret en fait : ne pas y être encore. Plusieurs personnes sur place en leur disant qu’on aimerait bien rester, nous proposaient un terrain : exemple 1500 m² pour 80 000 pulas à Maun, près de la rivière. Ceux que ça intéresse... !

Si c’était à refaire Nous passerions la frontière Zambienne à pieds + Taxis sans aucune hésitation. Nous emporterions un petit magnétophone pour enregistrer tous les sons la nuit, le jour, les Hippos, les zozios, les lions, les éléphants... Les bruits sont extraordinaires, on les transformerait volontiers en dizaines de sonneries de téléphones portables... Non je rigole !

Les bonheurs Vol hélicoptère au dessus du canyon du Zambèze Vol au dessus du Delta Mokoro et Bush Walk Vie en brousse Les quantités incroyables d’animaux

Je vous souhaite à vous tous qui lisez ces lignes d’avoir rêvé un peu, et surtout de pouvoir un jour réaliser un tel rêve.

Allez... Vivement la brousse... !

33 - Horloge africaine... !

L’horloge africaine : Là-bas, il est toujours l’heure, ici, ce n’est jamais l’heure, Là-bas il est toujours temps, ici, on n’a pas le temps, Mais quelle heure est il vraiment ? L’heure de rien mine de tout, l’heure qui leurre. Le temps qu’il leur faut, le temps c’est la faux, Il faut le temps au temps laisser, laissez leur le temps...

Que j’aimerai bien perdre ma montre, pour ne plus perdre mon temps... - Purée mais t’es un poète toi... ! - Arrête, je vais chialer... ! - Bah pleure pas tu la reverras la brousse... - AH BON ? C’EST QUAND... ? ON VA OU ? - -- PS : merci au webmaster parce que maintenant un copier-coller depuis word, ça marche bien...

Et si vous me promettez de ne pas trop vous moquer, je vous donne un cours de Mokoro...!

Bises à tous Franck et Elisabeth
Destination Ladakh English translation pending
by Hialle · 2008-09-11 · 43 replies
Depuis le temps qu’on en rêvait … enfin … surtout moi. Louloute (désolée, c’est le surnom de mon homme), n’avait jamais été très tenté par l’Inde, et moi, je voulais y aller depuis des années. Au moins 30 ans. Comme c’est un montagnard, j’ai trouvé la parade au bout de tant d’années. On va au Ladakh. « T’inquiète, c’est l’Inde, mais c’est pas l’Inde. C’est l’Himalaya. Des montagnes, tu n’auras que ça. Et s’il reste du temps, on fera un petit tour au Rajasthan, juste quelques jours ». Le deal est fait, il accepte. Faut dire qu’il n’est pas bien difficile et ça tombe bien. Les billets sont pris longtemps à l’avance, tellement, qu’on en oublierait presque qu’on part. Et le mois de juin arrive vite, alors petit tour sur TD pour trouver de supers tuyaux. C’est à ce moment précis que l’impatience d’y être s’est faite ressentir fortement. Jusque là, cela n’était qu’un rêve. Il devenait réalité. D’entendre parler de Tar, de Rizong, de Chulichan ou de la Nubra plus quelques photos de Chris … ça y est, c’était urgent de partir. Les listes d’affaires à prendre et de choses à faire avant de partir s’allongent.

Le mois de juin est passé à une vitesse record. Faut dire que nous les profs, c’est le mois où on travaille le plus (lol). J-3 … laisser la maison nickel pour les copains qui viennent y habiter, regrouper toutes les plantes, dernières réunions au lycée, quelques coups de fils à passer. J-2 … ça y est, on y est presque. Les tas à côté des sacs augmentent. Le plein de croquettes pour les chats et le chien est fait. J-1 … il serait temps de boucler nos sacs et de passer le dernier coup d’aspirateur. Il est 18h … on a le temps. Bien sûr, c’est à ce moment précis que 15 étudiants ont décidé de débouler avec le champagne pour fêter les examens. Bien sûr qu’on est content, bien sûr qu’on a le temps … et ils papotent, et ils papotent … et l’heure tourne, et le jour baisse, et les sacs ne bougent pas. Enfin, à 22h … on est LIBRE. On peut finir de se préparer. Réunir les passeports, les billets d’avion, fermer les sacs, prendre les sous, tout laisser nickel … crevés, excités, la tête dans les nuages, on tente de dormir un peu.

Réveil à 4h55 …. C’est fou comme ça passe bien cette petite sonnerie lorsque c’est pour partir en voyage. L’avion est à 6h20, on a le temps. Tellement le temps qu’on part en retard de la maison. On n’a rarement fait les 12 Km qui nous séparent de l’aéroport à cette vitesse ; ça commence bien ! Garer la voiture hyper rapide, prendre les sacs sur le dos, monter l’escalator 4 à 4, courir à l’enregistrement … heureusement, l’aéroport de Pau n’est pas franchement immense. C’est bon, en peut enregistrer. Pau-Delhi … depuis le temps. On est les derniers à passer devant les agents de sécurité. Ce sera la première d’une longue série. Ils me piquent mon briquet au passage, comme si j’allais mettre le feu dans l’avion qui m’emmenait enfin en Inde. Pas grave, j’en avais un autre qu’ils n’ont pas vu. La salle d’embarquement est pleine. Premier appel pour Paris Orly. On ne bouge pas, on va sur Paris CDG. Les gens se lèvent les uns après les autres … la salle se vide … euhhh … il ne reste plus que nous. Aïe. C’est pourtant l’heure pour nous aussi. Qu’est ce que c’est que ce truc ? Inquiets quand même, on demande à une hôtesse si elle a une idée de ce qui se passe. « Mais bien sûr, vos billets sont sur les horaires d’hiver, et là, on est en horaire d’été ». OK. Il ne reste plus qu’à se rassoire et attendre l’avion de 7h20 qui arrivera à 8h45 à Paris. Normalement, ça passe, l’avion pour Delhi embarque à 10h20, on a le temps.

Premier vol, parfait. De très beaux nuages. A 9h, on passe du terminal 1 au terminal 2, et je savoure en prenant le temps une dernière cigarette avant demain matin. On se dirige tranquillement vers la queue qui doit nous amener devant les agents de la sécurité, et là, c’est pas une queue, c’est un tas, une foule, un monde fou. Grève des agents. Un homme au regard de nos billets nous dirige derrière un flot de personnes. Patience, il n’y a plus qu’à attendre. Rassurant, il nous dit de ne pas nous inquiéter, les avions partiront en retard. Soit … sauf que 40mn plus tard, on était quasiment toujours au même endroit, et l’heure avançait très vite. Et pourquoi, sur le côté, une petite queue avance beaucoup plus vite que les autres ? avec des passeports européens en plus. Finalement, on passe sous le cordon, et suivons ces voyageurs plus chanceux. On n’a jamais compris pourquoi, mais cela a marché. Trois quarts d’heure plus tard, on était devant les remplaçants de grévistes qui regardaient l’intérieur de nos chaussures sans trop savoir ce qu’ils cherchaient, et on finit par trouver la porte d’embarquement. Ouf !!! c’est bon, ça va le faire … et on rentre à peine à l’heure dans un avion quasi vide. Il décollera 1h30 en retard, en laissant 20 passagers au sol qui n’ont pu passer les services de sécurité. Après tout ça, un petit coup de champagne s’imposait. Je ne suis pas certaine qu’il fût d’une grande qualité, mais il nous a semblé divin au dessus des nuages.

L’arrivée à Delhi est fidèle à ce qu’on pouvait imaginer. Le premier pas dans l’aéroport, le premier pas en Inde. Des femmes en sari, des hommes en turban, des voitures blanches comme dans les vieux film et tout cela dans une véritable étuve. Je sors, je respire, je hume, je regarde, j’écoute ... une émotion m’envahie. J’y suis. Je suis en Inde. Louloute me rappelle à la réalité pour que l’on trouve de quoi rejoindre l’aéroport domestique pour les vols intérieurs, et on traverse en bus des pistes à n’en plus finir pour se retrouver devant un immense bâtiment en travaux. Il est tard, mais c’est plein de gens, de familles, d’enfants et beaucoup dorment par terre. Il n’y a pas le choix, les chaises sont toutes occupées. C’est pas faute d’avoir essayé, mais impossible de trouver le sommeil. Trop d’excitation et la peur de ne pas se réveiller pour l’avion de 6h30 de Leh. Cependant à regarder tout ce monde, le temps passe vite, entrecoupé de « momo » au poulet à 4h du mat’. C’est comme des raviolis. Vue l’heure, c’était pas mauvais. Sortant régulièrement griller une petite cigarette, je deviens « copine » avec le garde de l’entrée de l’aéroport. Magnifique, l’homme, avec sa barbe et son turban. Il essaye en vain de m’expliquer que le tabac est mauvais pour la santé, et me fait un grand sourire à chaque passage. Il n’a même plus besoin de vérifier le billet et le passeport.

Le vol de Leh arrivera rapidement. La tête en vrac, on embarque vite, et au bout d’une heure dans un ciel cotonneux, on découvre enfin sous nos pieds, à des mètres et des mètres de nous, un spectacle absolument grandiose. Les montagnes. Elles sont là, puissantes, imposantes, majestueuses. Même nos Pyrénées à côté font piètre figure. Des massifs à pertes de vue, secs et caillouteux, entre lesquels se déroulent des rubans verts où il semble y avoir davantage de vie, les quelques vallées fertiles avec celle de l’Indus entre autre, la plus grande.



L’avion se fraye un passage entre les rochers, jusqu’au moment où on a l’impression que l’aile droite va s’en prendre un. Impressionnant ce morceau de cailloux à quelques mètres de l’aile, et belle trouille.

L’aéroport de Leh est surprenant et tient d’avantage du hangar. C’est une base militaire qui ne sert à l’aviation civile que le matin jusqu’à 9h. Après, c’est l’armée. On est entouré d’homme en uniforme, mitraillette au poing, qui n’ont pas franchement l’air d’avoir envie de rigoler. Photos interdites évidemment, mais bien sur, je ne l'ai vu qu'après. Un taxi « prepaid », et on arrive à l’Oriental GH où on attend qu’une chose, celle de s’affaler sur un lit. L’accueil est chaleureux, la chambre vaste, le cadre comme on l’aime avec un grand jardin potager au milieu, et une vue à couper le souffle. Louloute s’enfonce aussi sec dans un sommeil profond. J’essaye d’en faire autant, me tourne, me retourne … impossible. Une seule chose à faire, aller envoyer quelques mails et attendre que mon homme sorte des bras de Morphée.
Praticabilité des routes dans les Territoires du Nord-Ouest? (Canada) English translation pending
by Halorache · 2008-09-02 · 26 replies
Bonjour les gens !

Voilà ma question : je prépare un voyage à Vancouver (Victoria plus précisément) pour retrouver une amie mais mon but est avant tout de louer une voiture et de partir vers le Nord, jusqu'à Yellowknife. Hors mes préférences en terme de dates auraient été Novembre, mais un guide parle de routes impraticables au dégel de printemps (Mai) et au gel d'automne (Novembre)... Cependant je n'ai pas réussi à savoir si il parlait de toutes les routes.

Avez-vous des informations à ce sujet ? Savez-vous si, par exemple, une fois l'hiver installé (Décembre), les routes sont autorisées ? (avec tout le matériel nécessaire bien sûr)

Sinon je sais bien qu'il y a des cars (et même des avions) qui couvrent régulièrement ces trajets mais c'est quand même pas le même principe que la recherche de la liberté, seul avec une voiture ses affaires et une carte, direction le Nord.... 🙂

Je vous remercie en tous cas tous de vos réponses !

Halorache
Birmanie: urgences, aider les ONG sur place English translation pending
by Anjoyplanet · 2008-05-15 · 74 replies
Vous aussi vous avez "mal à la Birmanie" ? COMMENT TOLERER QU'IL FAILLE "DEMANDER LA PERMISSION" POUR SAUVER DES VIES ?

Mais ne parlons pas trop politique, L'URGENCE EST AILLEURS.

Je viens de mettre à jour ma page spéciale "HELP MYANMAR" avec bcp d'infos utiles sur qui quoi comment aider... (+pétitions) C'EST IMPORTANT : J'ai privilégié les O.N.G. DEJA SUR PLACE depuis longtemps, ce qui signifie qu'elles sont tolérées par la junte et qu'elles ont le droit de pénétrer dans les zones sinistrées !

CHUT ! Cette faveur provient du fait qu'elles ont compris qu'il ne fallait JAMAIS PARLER POLITIQUE...

ACTIONS d' ANANDA à Rangoon .. avec les moyens du bord! (copyright photos ANANDA)
Thaïlande et Birmanie (troisième partie) English translation pending
by Exposure · 2008-01-19 · 8 replies
Hello,

En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. --> ICI La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.

Yvan

27 décembre 2007 - Dans la ville de Mandalay



Réveil un peu tardif ce matin et je quitte l’hôtel vers 9h30. Aujourd’hui, je souhaite découvrir Mandalay car c’est la seule journée que j’ai ici. Je négocie uun taxi pour m’emmener à la pagode Mahamuni qui est au sud de Mandalay. 3000 kiats aller-retour. Cette Pagode est vraiment très jolie. Pour le Myanmar, il s’agit d’une des plus célèbres Pagode. Dans l’entrée de la pagode, il y a une galerie de petites boutiques qui grouille de monde. Cette pagode est presqu’aussi vivante que la Shwedagon de Yangoon. A l’intérieur, je rencontre un moine qui m’emmène près du Bouddha en bronze représentant Mahamuni. Le rituel veut que les hommes apposent des feuilles d’or sur le bouddha. Je dépose 5 feuilles d’or à différents endroits. Autour de cette pagode, il y a une pièce contenant des bronzes d’Angkor subtilisés par les Thaï puis par les birmans à Ayuttaya. Les gens viennent toucher ces bronzes à l’endroit ou ils ont mal, pour faire disparaitre le mal.

En repartant, mon taxi me propose de visiter d’autres choses en modifiant son prix évidement. Pas de changement pour moi, nous retournons vers l’hôtel. Retour donc vers l’hôtel, à la clock tower d’ou je me pose pour prendre un thé Birmans et un pancake. Là, je rencontre un Birmans professeur d’Anglais et sa nièce qui est étudiante. Nous discutons essentiellement de livres en Birmanie. Je lui demande ou est ce que je pourrais trouver des livres sur l’histoire de la Birmanie. Sa nièce connaît un bookshop et se propose de m’emmener.

Nous voici partis vers le bookshop ou il y a quelques livres intéressant mais rien d’extra-ordinaire. Nous poursuivons vers le marché de la 84ème rue. Je crois que je n’ai jamais vu un tel marché de ma vie. ici ça grouille de monde et ça reste très authentique. Il y a largement de quoi y passer la journée entière. Chatuchak à Bangkok est complètement insignifiant à coté de celui là, c’est simplement fabuleux.

En sortant du marché, je récupère un pick-up, le bus local pour aller dans le nord vers la colline de Mandalay et les pagodes qui sont au pied. Une fois au pied de la colline, je visite la paya Sandamuni qui se trouve au sud-est de la colline. A l’intérieur, autour du stuppa principal recouvert d’or, se trouve une multitude de petits stuppas blanc avec le sommet en or. Cette pagode contient 1774 stèles de marbres portant sur le Tripitaka.

De l’autre coté de la rue se trouve la paya Kuthodaw. Sur le même principe que la précédente, elle contient de nombreux stuppas blanc coiffés d’or. Ici, à l’intérieur de chaque stuppa se trouve une pierre gravée comme on peux en voir au vietnam. En tout, il y a 729 stèles reprenant l’intégralité des 15 livres du Tripitaka. Pour cela, cette pagode est aussi appelé, le plus grand livre du monde.

Toujours au même endroit, il y a la paya Kyauktawgyi. Dans cette pagode se trouve un Bouddha de 8m de haut taillé dans un seul bloc de marbre. Tout autour de la pagode, 80 stuppas contiennent les 80 disciples éveillés du Bouddha.

En sortant de cette pagode je pars à l’ascension de la montagne de Mandalay et de ses 230 mètres. Tout au long de l’ascension il y a quelques temples et des vues magnifiques sur Mandalay. Tout en hau, il faut prendre des escalators pour gravir les derniers mètres. Les escalators parisiens pieds nus c’est un grand moment.

En haut il y a un temple très joli qui surplombe Mandalay. En regardant vers le fleuve, il est possible de voir les nombreux temples de Mandalay, son terrain de golf, l’université de médecine et la prison qui sont les trois gros ensembles qui se détachent le plus. Sur la gauche, se trouve le palais de Mandalay que je ne visiterai pas à cause du travail forcé utilisé pour sa reconstruction.

Le soleil se couche doucement et la vue est vraiment magnifique même si elle est un peu perturbé par les dizaines de touristes qui débarquent juste 10 minutes avant le coucher du soleil, comme si le reste n’avais pas d’importance.

Je fais la descente à pied presque dans le noir alors qu’il y a une queue énorme de touristes qui patientent pour descendre en ascenseur puis en bus climatisé. En bas de la colline je prend un pick-up pour le marché de nuit ou je vais manger une soupe de nouille. Probablement la moins cher de mon séjour à 300 kiats. En rentrant, je croise Laurence avec qui je vais prendre un Milk Shake avant de quitter Mandalay.

Notre bus de nuit part à 21 heures et il faut que l’on y soit à 20h30. Sur place, c’est la grosse surprise, l’état du bus est plus que déplorable. On se demande même s’il peut rouler et si notre bus n’est pas plutôt un de ceux, tout neuf, qui se trouve derrière. Eh bien non, c’est bien celui-là. Un peu avant 21 heures nous montons à bord. A nouveau grosse surprise, l’intérieur est rempli de sorte de sac de pomme de terre dans l’allée centrale sur un mètre de haut. Pour rentrer, il nous faut enjamber la roue de secours puis tous ces sacs en se disant qu’à notre place se sera mieux. Une fois au pied de notre siège, ce n’est pas mieux, il y a également pleins de sacs qui nous laissent très peu de place sur un siège complètement pourri.

En roulant, je m’aperçois que la fenêtre ne ferme pas et laisse un jour de quelques centimètres, suffisamment pour me frigorifier avec les genoux dans le mentons pendant tous le trajet. La route jusqu’à Bagan est une sorte de piste horrible et pleine de trou qui m’empêchent de dormir même 5 minutes. Vers minuit, notre bus fait un stop que je prends comme un grand soulagement.

28 décembre 2007 - La plaine de Bagan



Plus le temps passe et moins j’arrive à m’endormir dans le bus. Finalement nous arrivons à 6 heures du matin à Bagan dans une cabane gouvernementale pour payer le droit d’entrée du site. Le gars face à nous n’a pas du tout de monnaie et chacun nous lui sortons un billet de 50USD. Résultat, retour dans le bus pour poursuivre vers Bagan et acheter le billet à l’hôtel ce qui me parait beaucoup plus simple et évite cette espèce de cabane qui n’a aucun sens puisqu’aucun hôtel ne peut vous louer une chambre sans ce pass qu’il peut vous fournir.

Dès la sortie du bus un trishaw se propose de nous trouver un hôtel. Dans le même bus que nous, il y a un israélien et Sonya une chinoise de Hong-Kong. Nous voici donc sur deux trishaw plus un troisième pour les bagage. L’objectif est de trouver des chambres single à 3USD. La première Guesthouse que nous visitons est sympa mais à 5USD. Sur la route nous visitons la guesthousehouse Lucky seven. Ils n’ont qu’une chambre au rez de chaussée juste devant la porte. nous visitons une autre guesthouse dont j’ai perdu le nom à 4USD. l’israélien décide de rester ici et le trishaw nous dépose à la Pyinsa Rup. Nous avons 3 chambres à 3USD, une avec un lit double, une avec deux lits simple et une petite avec un lit simple. Pour choisir nous demandons au gars de l’hôtel de mélanger les clefs et de distribuer. J’obtiens la grande chambre avec lit double. Nous nous donnons rendez vous 20 minutes plutard pour partir directement à vélo et ne pas perdre la journée à cause de la fatigue, personne n’a dormi de la nuit. Laurence vient me réveiller en frappant à ma porte car je m’étais complètement endormi.

Il nous fait payer la taxe de 10USD que le gouvernement perçoit pour chaque visiteur. Ensuite nous allons chercher des vélo au Ever One qui se trouve pas très loin de l’hôtel. Après une discussion, nous arrivons à avoir 3 vélos pour la journée et pour 800 kiats chacun. Nous partons à la découverte des temples en traversant doucement le village de Nyaung U qui se réveil doucement. Bizarrement, malgré ne pas avoir dormi, je ne me sens pas fatigué.

A la sortie de Nyaung U sur la route qui longe la rivière nous prenons à droite vers la Shwezidon paya. Là, nous tombons sur 2 petits temples très jolis d’architecture très simple et contenant chacun un Bouddha différent, blanc et habillé d’une couleur bleu très sombre. Juste derrièr, il y a la Shwezidon paya. En y allant à pied, j’entends des enfants qui chantent dans une petite maison en bambou. Je m’approche et une dame m’invite à rentrer pour assister à une répétition d’un prochain festival. Dans cette toute petite maison, il y a 8 petites filles qui doivent avoir entre 6 et 8 ans qui répètent avec un sérieux magistral. A la fin de la répétition, elles me saluent toutes en me faisant un sourire, c’est craquant.

La paya Shwezidon ressemble aux pagodes en cloche en or que j’ai déjà vu à plusieurs repris, la Bautataung ou Shwedagon de Yangoon ou encore la Mahamuni de Mandalay. Celle-ci à la particularité d’être la première construite dans ce style. A l’intérieur de la pagode, il y a une représentation des 37 nats puis aux 4 coins de grands Bouddha en bronze. En se baladant avec Laurence dans la pagode, une nonne nous interpelle et nous promène jusqu’aux bords de l’Ayeyarwadi en nous présentant son monastère. Elle a 14 ans et porte la tenue classique avec un drap orange replié en guise de couvre chef.

Sur le retour vers nos vélos, nous croisons des moines qui nous posent quelques questions puis nous croisons des gamins qui se mettent à jouer autour de la nonne. Nous retrouvons Sonya dans la pagode puis reprenons nos vélos. Très vite nous avons des temples partout autour de nous et les visitons au gré des chemins que nous empruntons en allant vers le sud-ouest.

Les temples sont presque tous différents tout en conservant certains aspects identiques comme la pointe du stuppa. A l’intérieur se trouve toujours au moins un Bouddha blanc. Le midi, nous arrivons près d’un temple autour duquel se prépare un festival. Nous mangeons sur place et continuons notre balade dans ces chemins et ce décor fabuleux. C’est difficilement descriptible, mais cette balade à vélo est vraiment extra-ordinaire.

En fin de journée, nous nous lançons à la recherche d’un temple depuis lequel on puisse assister au coucher du soleil. Ce n’est pas si simple que ça car peu de temples permettent de monter à leur sommet. De là haut, la vue de tous les temples dans la plaine au soleil couchant est fabuleuse. Nous arrivons 45 minutes et restons à contempler ce paysage dans un silence bouddhique comme je les adore.

En rentrant à la nuit tombée, nous allons manger un morceau au village puis nous coucher, car, malgré une journée vraiment fabuleuse la fatigue se fait bien sentir.

29 décembre 2007 - Bagan et le mont Popa



Aujourd’hui, nous avons décidé d’aller tous les 3 au mont Popa qui se trouve à 53 kilomètre de Bagan. Le gars de l’hôtel nous a indiqué ou l’on pouvait prendre un taxi pick-up pour s’y rendre à 6000 kiats au lieu de 30USD en taxi. A 8h30 nous sommes à la station des pick-up et rencontrons un canadien vivant à Singapour et qui pars pour passer la nuit au mont Popa. Notre pick-up est en fait le taxi local. Il est très vite plein de gens qui vont un peu partout sur le chemin.

A bord, il y a un Népalais qui vit à Pyin U Lwin et qui va au mont Popa avec sa famille. Le trajet est assez long et chaotique mais très agréable. A force on s’habitue à l’état des route du Myanmar. Nous passons sur une piste en sable à mi-chemin. A cette endroit, il y a une nurserie. Au milieu de la piste je vois une personne en fauteuil roulant essayant d’avancer très difficilement. On ne voit pas d’handicapé au Myanmar et cette vision est étrange.

Nous arrivons au pied du mont Popa vers 11h et notre pick-up en repars vers 13h. Pendant l’ascension nous voyons des singes partout. En voulant en photographier un, il me fait d’énormes sourires. Ca fait rire tous le monde autour de moi. A mi-chemin, l’ascension se fait pied nu et, tout au long de la montée il y a de petits temples dédiés au nats. Par endroit, il y a des balcons donnant des vues impressionnantes sur la campagne environnante. Au sommet, il y a un grand temple qui surplombe tous le rocher.

En redescendant, nous mangeons une soupe de nouilles entre deux temples. Le canadien que nous avons croisé à l’allée reste dormir ici dans un monastère et nous rentrons avec notre pick-up. Il semble que ces pick-up n’attendent pas toujours tous leurs passagers, et la femme de notre népalais du Pyin U Lwin attends depuis plus d’une heure dedans de peur de rater le départ.

A mi-chemin, notre pick-up s’arrête pour une pause dans un endroit spécialisé dans le sucre de palmier. Ce sure est vendu dans d’assez grosse quantité et j’essaie d’en acheter pour seulement 100 kiats. La vendeuse ne semble pas vouloir vendre moins que ces sachets déjà préparé à 700 kiats, finalement elle m’offre un de ces gros sachets. C’est adorable.

Une fois à Nyaung U vers 15h nous renégocions nos vélos pour 300 kiats histoire de retourner voir le coucher du soleil sur la plaine de Bagan. Cette fois nous allons au temple Buledi. La vue est une fois de plus superbe. Pas très loin de nous, une montgolfière se prépare à décoller. Nous avons pas mal d’avance et retrouvons le calme serein de la veille, c’est magique.

Juste avant le coucher du soleil, 2 couples de français arrive bruyamment et, en montant, une des femmes dit “mais c’est comme hier” et décide de redescendre. Tous les gens qui nous ont rejoins chuchottent à voix basse pour ne pas briser le silence sauf ces français. Pendant ce temps, avec Laurence, on ne dit rien du tout pour ne pas qu’ils nous adresse la parole.

Nous rentrons doucement puis allons manger un morceau en ville. En rentrant à l’hôtel nous discutons pendant deux heures avec un gars de l’hôtel. Il nous raconte les sports favori au Myanmar, sa famille pauvre de 8 personnes, comment il est allé à l’école puis à l’université, pourquoi sa soeur a arrêté l’école très tôt, la mort de son frère ainé dans un accident et la très grande estime pour son père. Je monte dans ma chambre préparer mes affaires car demain je pars à 3h30 pour le lac Inlé.

30 décembre 2007 - Une journée de bus vers Inlé



3 heures du matin, le réveil sonne, c’est plutôt dur. A 4 heures, le bus passe me prendre et nous partons pour la station de bus ou tous le monde nous attends. Le bus pars à l’heure et les sièges sont beaucoup plus agréable et confortable que le bus qui m’a emmené à Bagan. Sur le toit notre cargaison est énorme, mobylette, grosss boites en bois, pleins de sacs et quelques personnes qui feront le voyage là haut.

Vers 5h30, le bus s’arrête pour un petit déjeuner que j’apprécie tout particulièrement. Chapati et thé Birmans dans un tea shop. La route est tout aussi difficile qu’ailleurs. J’arrive quand même à dormir e, une femme birmane s’endors sur mon épaule. Par endroit nous avons une sorte de bitume à d’autre une piste et toujours beaucoup de sable qui vole partout.

Le midi, nous faisons une longue pause. Une chose me surprends pendant cette pause, entre 30 et 50 énormes camions militaires transportent chacun une toute petite camionnette et passent à toute vitesse devant nous sans trop se soucier des autres usagers de cette route. Quand on connait le coût de l’essence par rapport au coût de la vie ici, c’est affligeant.

La suite de notre trajet se fait sur une piste en pleine montagne. Par moment, le camion devant nous envoi tellement de sable qu’il est impossible de voir devant nous. Cela n’empêche pas notre chauffeur de doubler en klaxonnant à tue-tête. Au bord de la route, le peu de végétation est de la même couleur que la route tellement la poussière de vole se trouve partout.

A un croisement un peu plus étroit que d’autres, notre bus entre en contact avec un camion venant dans l’autre sens. Notre bus a été éventré comme une boite de sardines sur un bon mètre. Après 30 minutes de discussion, nous repartons, un des membres de l’équipage inscrivant sur sa main, la plaque d’immatriculation du camion.

Notre bus arrive à Kalaw vers 15h30. Moi qui pensait arriver au lac Inlé vers 13h… Nous arrivons à Shwe Nyaung, la jonction à 17h30. De là je prend un taxi avec deux couples d’allemans qui permet de payer seulement 3000 kiats par personne. Le taxi est une vieille voiture anglaise des années 1960 avec un moteur toyota diesel tout neuf ou plutôt beaucoup plus récent. Nous faisons le tour des hôtels, le Queen Inn est malheureusement plein et je trouve une chambre au Mingalabar Inn pour 5USD avec salle de bain et eau chaude, une première depuis Yangoon, le grand luxe en somme.

Première petite balade en ville ou je rencontre une charmante femme à la sortie de la grande pagode. Elle me propose de venir visiter sa boutique près du musée lorsque j’aurai un peu de temps. Je mange juste à coté de l’hôtel. Bizarrement, c’est beaucoup plus cher que dans la rue et pas meilleur. En rentrant à l’hôtel, je lis jusqu’à ce que l’électricité se coupe pour m’endormir. Ma première impression pour cette ville est que le soir il y fait très froid…

31 décembre 2007 - Nyaung Shwe près du lac Inlé



Avec le trajet de la veille, je me lève un peu plus tard pour simplement aller me balader en vélo. Trouver un vélo en état après 9 heures ne semble pas évident mais cela me permet de découvrir un petit peu le village. La pagode juste derrière la Guesthouse puis l’animation de la rue principale. Le vendeur de ticket de loterie qui pousse son chariot avec une musique locale très forte. Les nonnes en file indienne pour l’aumône.

Je trouve mon vélo à la poste et j’y rencontre deux allemandes que j’avais rencontré à Mandalay. Je pars en direction de Namthé puis des sources d’eaux chaudes. Namthé est un tout petit village sur le bord du canal. La pagode semble être en construction et elle contient un énorme Bouddha encore recouvert d’échafaudage en bois. Je ne suis manifestement pas à l’endroit ou je voulais aller mais je me laisse voguer au gré des chemins et des “hello” des gens que je croise. Des enfants s’amusent à se voir sur mon appareil photographique, des femmes sortent la tête de leur maison sur pilotis en bambou à mon passage pour me saluer, d’autres font la lessive dans le canal. Les hommes pêchent ou préparent les champs avec leurs mains. Cet endroit est extra-ordinaire.

Je fais demi-tour pour traverser le canal car il semble que Namthé ne soit pas placé du bon coté du canal sur mon guide. La route de l’autre coté est une piste complètement abimée. Les vélos et les mobylettes passent sur les bords ou c’est praticable, les autres véhicules très rares passent difficilement au milieu. Cette route est protégée du soleil, de part et d’autres par de grands arbres. De chaque coté c’est le lac, parfois quelque peu aménagé en canaux ou zone de pêche. Des maisons sur pilotis bordent la route, ce paysage est magique.

Je m’arrête quelques instants sur le bord de la route pour contempler ce paysage. Un canoë local passe avec un vieux couple qui me saluent. Une mobylette passe en me souhaitant une bonne année, puis un camion plein de moines, une personne portant deux énormes sacs ressemblant à des balles de foins, quelques plus gros véhicules surpris de me voir là à écrire sur un cahier.

Je retourne doucement vers le village, je croise un homme très agé habillé d’un longyi bleu et d’une chemise blanche en fumant un cheroots avec une certaine fierté en marchant au milieu de nul part sur cette route. Un peu à l’écart de la route il y a une école sur pilotis. Un joli bâtiment en teck très foncé et avec des fenêtres en bois recouvert de bleu et encadrées de blanc. Plus loin, j’emprunte un sentier surélevé qui me conduit à un petit monastère avec trois petits stuppa blanc juste devant. Le monastère semble aussi en teck et a la couleur foncé caractéristique de la région et de cette matière. L’endroit paraît vide et je suis comme au milieu du lac.

En rentrant dans Nyaung Shwe, je me pose pour prendre un théBirmans et ce qui ressemble à un chapati et un churros sans sucre. Juste à coté de moi, s’installe une très vieille dame qui vient aussi prendre un thé Birmans et un chapati. De temps en temps nous sommes enfumé par le poële qui recrache sa fumée à l’intérieur. A l’intérieur du tea shop, quelques Birmans s’amusent devant des sketches à la télévision. De l’autre coté du chemin de terre il y a une petite boutique en bambou qui vend un peu de tout, des shampoings ou savon en sachet pour une utilisation, des sucreries ou sorte de gâteau d’apéritif et quelques ustensiles pour le quotidien. le gars que j’ai croisé avec ses deux énormes balles de paille vient justement ici pour décharger. Il ouvre ces grandes boîtes et en sors plein de sorte de galette de riz qui ressemble un peu à des crêpes cassantes. A droite de cette boutique, il y a un coiffeur qui coupe les cheveux d’un client presque dans la rue. Il me propose une coupe de cheveux que je refuse en lui disant que mes cheveux sont déjà trop court.

Je continu à me balader un peu au hasard dans le village. Ce qui est étrange et magique à la fois, c’est que dans certaines rues on se retrouve en pleine campagne avec des maisons sur pilotis, des palmiers, des canards dans la rivières et, l’instant d’après, dans une rue avec des tea shops, ses restaurants mobile, du monde qui circule à vélo ou en mobylette et des gamins qui jouent au cerf-volant en le laissant souvent se perdre dans les fils électriques de la ville.

Au détour d’une rue près du Bouddha Museum, une femme m’interpelle depuis une petite boutique en bambou et à moitié sur pilotis sur le bord de la route. Il s’agit de la femme que j’ai croisé la veille près de la grande pagode. Elle m’invite à entrer et m’asseoi. Elle me propose du thé chinois puis du thé Birmans et me fait gouter deux choses qu’elle a acheté au marché ce matin. Je dis chose car je n’ai aucune idée de ce que c’est mais c’est excellent. Nous discutons d’un peu de tout, de la vie qui est très cher ici à cause du tourisme, de la composition de sa famille, de la Shwedagon pagoda de Yangonn ou elle rêve d’aller un jour dans sa vie. Dans sa famille, elle a 3 sœurs et deux frères. Aucune d’elle n’est mariée et elle garde la fille de son frèe qui dors juste derrière dans la maison.

Pendant que nous discutons, une allemande rencontré la veille dans le bus vient se joindre à nous. Nous continuons la discussion à 3 et, étrangement elle ne cherche pas à nous vendre quoique se soit, juste une allusion à ses prix qui sont standard puis nous enchainons sur d’autres sujets. La petite fille se réveil et nous rejoins. Elle semble un peu effrayée mais c’est surtout qu’elle n’est pas bien réveillée. Très vite elle nous bafouille trois mots en anglais, c’est adorable.

Un homme se joint à nous pendant cinq minutes mais sans nous adresser la parole. Il s’asseoit, questionne la jeune femme puis repars sans même nous dire au revoir. Elle nous propose de venir manger chez elle un soir, l’idée est très tentante mais j’ai peur de devoir refuser à cause d’un prix prohibitif. Je lui dis que c’est étrange d’avoir fait un musée pour Bouddha. En souriant, elle m’explique qu’auparavant c’était un musée pour le peuple Shan mais que le gouvernement l’a changé en musée pour Bouddha. Ça reste étrange pour moi.

Nous quittons cette jeune femme chacun de notre coté et je continu à déambuler dans les ruelles de Nyaung Shwe à vélo. Je croise à nouveau une trentaine de nonnes en file indienne qui viennent faire l’aumône. Contrairement aux moines qui ne font l’aumône que très tôt le matin, les nonnes le font deux fois par jour. Puis je me retrouve dans une ruelle qui borde la rivière et ou il y a pleins de monastères en enfilade. Les moines passent d’un monastère à l’autre en me saluant. Des femmes se lavent dans la rivière et d’autres me saluent lorsque je passe devant elles. Cette ville est extra-ordinaire.

J’arrive à la grande pagode de la ville. Il n’y a presque personne à cette heure. A l’intérieur, il y a quatre Bouddhas dont un plus grand que les autres. Tous semble beaucoup plus lisses qu’ailleurs et semble être fait de deux or différents. Tous les murs et les colonnes sont recouvert de rouge et d’or. De petites vitrines contiennent des bouddhas et des nats. A l’extérieur, c’est très différent, à l’exception du grand stuppa du centre et des plus petits au pied, tous le reste est blanc avec quelques liserés rouge. Je pense à cette femme que j’ai rencontré hier et aujourd’hui, et qui vient prier ici chaque jour. J’aurai vraiment voulu rester beaucoup plus longtemps avec elle et sa nièce pour en apprendre beaucoup plus.

J’essai d’aller voir le coucher de soleil près du pont en bois. Je croise un moine à mobylette, c’est marrant. En m’écartant du centre, je suis un peu au milieu de nul part et je regarde assis au bord ‘un petit chemin de terre, pratiquement les pieds dans l’eau, le soleil se coucher pour la dernière fois en 2007.

Je retourne vers le centre ville pour me poser et manger un morceau. Devant un tea shop, je trouve une espèces de chips et de la pâte qui cuit dans une sorte d’assiette qui ressemble à celle que l’on utilise pour manger les escargots mais en beaucoup plus grand. C’est délicieux. Pendant que je mange, un des couples d’allemand dont la fille que j’ai croisé cet après-midi, se joint à moi et essai aussi cette cuisine. Nous discutons de chose et d’autre et notamment de partager un bateau le lendemain. Rendez-vous est fixé à 6h30 demain matin près du pont en bois.

La nuit est bien tombée maintenant et je rapporte mon vélo puis je rentre à l’hôtel pour prendre une douche et faire laver quelques fringues. N’ayant pas d’électricité dans la chambre, je demande à utiliser une prise pour charger mon appareil photographique et mon ipod. J’en profite pour lire sur la terrasse de l’hôtel. Juste derrière l’hôtel vers la grande pagode, il y a de la musique très forte, comme un groupe de rock qui joue.

Je sors quelques instants à nouveau pour me balader. Dans la rue, tout est éteins, seul quelques néons accrochés aux lampadaires clignotent de temps en temps. Vers l’avenue principale, tout est dans l’obscurité, la ville semble être sans électricité à l’exception de quelque groupes électrogènes en place pour l’occasion. Juste à coté de la grande pagode, il y a effectivement un concert ou se presse beaucoup de monde y compris beaucoup de moines. La musique ne m’est pas inconnu mais les paroles sont en Birmans. Juste à coté se trouve une petite boutique ou il y a des télévisions branchées sur des consoles de jeux vidéo. C’est marrant de voir des moines jouer au football sur des consoles de jeux vidéos puis se presser au concert juste à coté.

Avec la ville complètement dans l’obscurité, j’admire le ciel magnifique, remplit d’étoiles qui scintillent. J’ai l’impression de ne jamais avoir vu un ciel aussi beau. A l’hôtel, ils font un feu à l’entrée. En guise de bonne année, ils m’apportent une assiette avec 7 petites brochettes, c’est extra.

Demain lorsque je me réveillerai, il sera exactement minuit en France, le passage de la nouvelle année. Je me sens tellement bien loin de tout cela…

1er janvier 2008 - Kuang Dang et Nyaung Shwe



Le réveil à 5h30 étant trop difficile, je ne suis pas aller rejoindre les deux couples d’allemands pour la balade en bateau. J’ai pris mon petit déjeuner à 8 heures en compagnie de deux retraités français qui partaient aujourd’hui pour Yangoon. L’un d’eux était surprenant car il ne semblait pas croire ce qui se raconte sur les problèmes avec le gouvernement. C’est vrai que rien n’est apparent mais je ne peux oublier le regard de ce gars qui a été emmené de force dans le poste de police de Yangoon. Le regard fantomatique de ces enfants travaillant sur les route. La crainte que j’ai lu sur le visage d’une personne lorsqu’elle a prononcée les mots liberté et indépendance. Les gens qui s’incruste dans les discussions avec les moines juste deux minutes le temps de comprendre de quoi l’on parle. L’inquiétude des gens qui entendent des bruits bizarre quand il vous parle ou encore cette rencontre plutôt menaçante un soir dans les rues de Mandalay. Rien est apparent et la paranoïa est bien entretenue de sorte que chacun se comporte comme s’il était surveillé en permanence que se soit vrai ou non.

Il est déjà 8h30 et, dans l’école juste en face, des centaines d’enfants font la gymnastique du matin avant d’entrer dans la classe. Notre discussion s’éternise et il est maintenant trop tard pour le bateau aujourd’hui. J’ai donc à nouveau loué un vélo pour aller jusqu’au village de Kuang Dang. Les bords de la route sont tout aussi animé que la veille et je croise un combat de coq un peu improvisé au milieu du chemin. Plus loin, la route est recouverte d’une sorte de bitume défraichi et très abimé. Somme toute, c’est beaucoup plus facile avec le vélo.

Au bout de 45 minutes, j’arrive à Nyaung Wunn Kyaung puis 15 minutes plus tard à Kuang Dang. Sur le chemin, j’ai croisé Laurence et Christine de Mandalay qui faisait le trajet à pied. J’ai voulu aller jusqu’à Kuang Dang car aujourd’hui c’est le jour du marché. Ce marché est vraiment typique. J’y achète du riz gluant cuit dans du bambou ainsi qu’une sorte de biscuit recouvert de sucre de canne. C’est toujours pratique pour le distribuer aux moines ou aux gamins qui réclament souvent quelques choses. Au retour, je m’arrête dans un village très artisanale, puis je monte me poser quelques instants à la pagode de Nyaung Wunn Kyaung.

En repartant de Nyaung Wunn Kyaung, je cherche les fameuses sources chaudes qui devraient se trouver juste ici. Malheureusement, cela ne saute pas aux yeux et je ne les trouve pas. Je vois juste le Cherry Spa, un hôtel de luxe en construction au milieu de nul part.

En rentrant tout doucement, j’emprunte les chemins de traverse, tantôt à droite vers le lac, tantôt à gauche vers la montagne. j’y rencontre une famille qui broie de la canne à sucre et puis la fait cuire dans de grand four. L’odeur et la fumée qui s’en dégage embaume toute la campagne, c’est divin. Je passe dans un tout petit village au bord du lac ou je rencontre un très jeune moine qui fait sa lessive. Plus loin, il y a un chemin de terre qui se dirige vers le lac avec une bonne pente et me conduit pratiquement sans rien faire à part lever les jambes et laisser les pédales tourner dans un autre village près du lac. J’y croise un potier, une fille qui tisse le bambou, un homme qui prépare la roue d’un charriot et un autre qui répare son bateau.

Sur les rues perpendiculaires de la dernière route, je fais la rencontre de 2 jeunes garçons dont l’un d’eux est moine. Je partage avec eux les quelques gâteaux que j’ai acheté au marché de Kuang Dang, ils sont ravis et avec le sourire éclatant. C’est marrant mais cette dernière portion de route, celle qui mène au pont en bois de Nyaung Shwe, toutes les routes de droite conduisent vers des monastères et les routes de gauche vers des villages sur pilotis. Je prends une de ces route vers un village pendant près d’une demi-heure et je me pose pour admirer les oiseaux qui vive ici, sur le lac Inlé. Des hérons, des canards et beaucoup d’autres espèces dont je ne connais malheureusement pas les noms. C’est à peu près la pire heure pour voir cela et je me dis qu’au lever du soleil, le spectacle doit être plus que grandiose. Les gens qui me croisent sont surpris de me voir là avec mon énorme objectif, simplement à regarder les oiseaux. Je rencontre un moine qui fait du vélo, un autre en mobylette sans doute plus pressé puis deux très jeunes garçons qui jouent et court partout.

En arrivant à Nyaung Shwe, je passe devant la boutique de la veille et la jeune femme m’invite à nouveau prendre le thé et discuter. La petite nièce est en pleine forme aujourd’hui. Elle joue avec un pistolet en plastique et passe son temps à vouloir me serrer la main. Une fois à droite, une fois à gauche. Je lui fait un baise main et elle trouve ça très drôle puis elle dit qu’elle me trouve très joli. Après tout, c’est vrai que la vérité sort de la bouche des enfants… J’ai du attraper froid avec ces nuits glaciales et je ne me sens vraiment pas bien pendant la discussion. La jeune femme se propose d’aller me chercher des médicaments aux marchés pour me soigner. En même temps elle semble s’inquièter des bruits juste derrière sa boutique et change à chaque fois de sujet.

Je fini par les laisser pour aller me coucher à l’hôtel. En voyant dans quel état j’arrive à l’hôtel, un des employés m’apporte un jus de citron, c’est vraiment adorable. Pour manger, je repars au même endroit que la veille puis juste à coté pour manger des nouilles. Pendant que je mange, les gens dans la rue lèvent tous la tête vers le ciel. Il y a un mini feu d’artifice.

En quittant le centre pour mon hôtel, les rues sont longées dans un noir total. Une fois de plus, il n’y a pas d’électricité à Nyaung Shwe. Je m’installe sur la terrasse de l’hôtel pour rédiger le récit de ma journée. La charmante dame de l’hôtel m’apporte un mug de thé chinois. Cet hôtel n’a rien d’extra-ordinaire mais les gens y sont vraiment adorable et attachant.

En me couchant, je ressens quelques douleurs à l’estomac, j’ai la gorge prise et ma température est de 39° mais j’ai l’impression d’être le plus heureux des hommes dans ce pays si étrange et fascinant à la fois.

2 janvier 2008 - Le lac inlé



Réveil à 6 heures, la nuit a encore été très froid et ma crève se maintiens malheureusement. Je prend le petit déjeuner sur la terrasse et pendant que le soleil se lève dans un ciel un peu couvert, une centaine de moines viennent faire l’aumône devant l’hôtel. La jeune femme de l’hôtel se précipite pour leur servir du riz dans chacun de leur bol d’aumône qu’ils ouvrent en se présentant devant elle. Une dame assez âgée passe dans la rue en criant toujours le même mot que je ne comprend pas, j’imagine qu’elle cherche à vendre quelques choses qu’elle porte sur la tête. De nouveau, une centaine de moines défilent et la jeune femme de l’hôtel accours avec son riz.

J’enfile mon ipod pour rejoindre Laurence et Christine au pont de bois de Nyaung Shwe pour partager un bateau en direction du lac Inlé. Avec l’Ipod, je ne suis pas harcelé pour les bateaux à mon arrivé sur le pont puis j’écoute “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cette musique, ici, avec la ville qui se réveil, rend l’ambition encore plus délicieuse. nous partons dans une sorte de long canoë propulsé par un moteur qui fait un bruit effroyable avec une hélice qui effleure l’eau et génère une gerbe d’eau qui doit être aussi longue que le bateau. Nous sommes quatre à bord, les uns derrière les autres, mais j’ai compté plus de 25 personnes dans un bateau identique mais chargé de Birmans qui entraient dans Nyaung Shwe.

En glissant sur le canal qui mène au lac, je reconnais le village de Namthé avec son monastère et son grand Bouddha blanc visible de très loin. Doucement nous arrivons sur le lac. Le ciel est couvert de nuages qui se mélangent avec une brume épaisse. L’horizon n’existe plus, seul quelques petits points à la surface montrent qu’il y a un peu d’activité, des pêcheurs avec leurs canoës.

A mesure que l’heure tourne, la brume se dissipe et les nuages laissent apparaitre peu à peu le haut des montagnes et les grands stuppa blanc qui parsème ces montagnes. Un peu partout sur le lac, il y a des pêcheurs. Ils pêchent soit en plongeant une nasse soit en installant un petit filet. Tous utilisent un bras et une jambe pour tenir leur rame., si bien qu’ils sont en équilibre sur une jambe et utilisent l’autre bras pour planter leurs nasses dans le fond du lac ou déplier leurs filets de pêche.

De temps en temps, un grand canoë à moteur nous dépasse avec son énorme gerbe alors que nous ralentissons auprès des pêcheurs. Des mouettes tournent autour de nous en quête d’un morceau de gâteau ou autre nourriture. La brume à maintenant complètement disparue et, de part et d’autre du lac les montagnes parsemées de stuppa nous dominent. L’eau est devenu transparente et nous laisse découvrir un lac peu profond et couvert d’algue.

Lorsque nous entrons dans le premier village, des sortes de perdrix tourbillonnent autour de nous, les maisons en bambou sur pilotis se reflètent sur les canaux comme dans un miroir. Les enfants accours aux fenêtres pour nous saluer, apparaissent sur leurs balcons ou vont sur les petits ponts pour nous faire un signe et nous envoyer quelques sourires et des poignées de bisous. Nous nous arrêtons dans une grande pagode construite un peu comme une étoile. A l’intérieur, il n’y a pas de bouddha mais des sortes de pierres sur lesquelles les hommes apposent des feuilles d’or.

En repartant, notre bateau tombe subitement en panne au milieu du lac. Quelques grands canoës passent et demandent à notre chauffeur s’il a besoin d’un coup de main. Après quelques coups de marteau, tout rentre dans l’ordre. Nous arrivons dans un grand marché bordé de centaines de grand canoës comme le notre. Aux premiers abord, il est nettement plus touristique que celui de la veille ou je suis aller en vélo. Il y a énormément de stand dédiés aux touristes près du débarcadère. J’y achète quelques sucrerie puis me pose dans un tea shop pour prendre un thé birmans et regarder ce marché vivre de lui même. Certaines femmes sont habillées en noir avec une sorte de foulard orange sur la tête. Un veille homme presque édenté et coiffé d’un chapeau d’aventurier passe doucement avec son cherroots et répands cette fumée tout autour de lui. Ce marché c’est un peu celui de la veille mais en beaucoup plus grand.

Nous poursuivons notre balade, en traversant à nouveau quelques villages avec à chaque fois ces enfants qui accours pour nous saluer. Nous décidons de nous arrêter pour déjeuner, mais ici, le choix se limite aux quelques restaurants prévus spécifiquement pour les touristes. Lorsque nous avons fini notre plat de nouille sauté, notre chauffeur est un peu à cours d’idée sachant qu’on lui a demandé de ne pas aller dans certains endroits que nous avons jugé un peu trop attrape touristes. Il nous propose de voir une fabrique de soit avant d’aller rejoindre Indein dans le sud du lac. Cette fabrique est situé dans une maison sur pilotis et semble bien adapté pour accueillir beaucoup de touristes. A notre arrivée les machines manuelles se mettent en route. C’est sympa, mais présenté comme ça, évidement je n’accroche pas trop, ça ne fait pas authentique mais il fallait s’y attendre. Après une visite du rez de chaussée, nous nous dirigeons vers la sortie lorsque le propriétaire nous interpelle en nous expliquant qu’il y a aussi des choses à visiter à l’étage. En effet, nous avions oublié de passer par la case boutique. Et dans cette boutique, pour le cas ou nous ne serions pas intéressé par la soie, il y a une seconde boutique d’objets pour touristes en tout genre.

En allant vers Indein, notre chauffeur nous fait visiter une fabrique de bateaux du lac Inlé. Sous un toit en tôles ondulées et sous tenu par du bambou, quatre bateaux sont en train d’être construit à la main. Nous ne sommes pas très réceptif à ce genre de chose et nous repartons cette fois directement à Indein.

Pour rejoindre Indein nous empruntons un canal presqu’au sud du lac. Ce canal serpente sans arrêt, nous croisons d’autres bateaux comme le notre, des gens qui marchent sur le bord du canal, des enfants qui courent avec leurs sacs d’école sur le dos, des buffles qui dorment dans l’eau et ou seul les cornes et le museau sortent de l’eau. Pendant que nous glissons lentement sur ce canal j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” de Hans Zimmer. Cela masque un peu le bruit du moteur et ajoute à l’ambiance magique de l’endroit. le débarcadère d’Indein plante un décor pas très authentique. des boutiques à touriste un peu partout, des gamins qui parlent toutes les langues en vendant des colliers et, le thé chinois habituellement gratuit qui est payant ici.

Une fois passé cette sorte de barrage, le village d’Indein est ravissant. Le sol est couvert d’une terre marron très très claire un peu sablonneuse, d’un peu d’herbe brulée par le soleil. il y a beaucoup de végétation, des palmiers bien sûr et également d’autres arbres dont je ne connais pas les noms. La Pagode d’Indein se trouve sur une petite colline qui recouvre tout Indein. Pour y aller nous traversons le marché qui est vide aujourd’hui. Il semble énorme, toutes les structures sont en bambou et se mélange harmonieusement avec la couleur du sol dans une ambiance un peu surréaliste. Au bout du marché, il y a l’entrée de la pagode, ou plutôt le début d’un long chemin protégé par de magnifiques colonnes et un toit selon l’architecture local en double pan. De part et d’autres des colonnes, il y a quelques boutiques de souvenirs pour touristes qui s’intercalent avec des stands vides. Ce n’est pas un jour d’affluence et nous ne croisons que très peu de personne. Cinq femmes vêtu de noir avec un chapeau traditionnel orange et un lourd paquetage en osier sur le dos nous suivent pendant un long moment. Elles me regardent en discutant entre elle, impressionnées par mon appareil photo, peut-être aussi ma façon de m’habiller ou ma couleur de peau. De temps en temps elles sourient et rigolent entre elles tout en avançant dans le patio ombragé de la pagode. C’est dans ces moments que j’aimerai comprendre le birmans et pouvoir parler avec elles, pouvoir savoir ce qu’elles pensent.

Au fur et à mesure que l’on avance, nous découvrons de très vieux petits stuppas plantés entre les arbres qui bordent le patio désormais. En arrivant à la pagode, nous rencontrons un très jeune garçon qui porte son plus jeune frère sur le dos. Il se tient avec l’épaule et la joue appuyé sur une colonne. Son regard est complètement vide et rempli d’une tristesse que rien ne semble pouvoir effacer. La photo qui fait habituellement sourire, ne change en rien son regard vide, il est comme figé dans la tristesse que même les larmes n’assèchent plus. Il ne nous dira aucun mot mais un message est quand même passé, un message assez flou pour nos yeux d’européens et, à nouveau j’ai en regret de ne pouvoir parler avec lui en birmans.

Les derniers mètres avant l’entrée dans la pagode sont constitués par un escalier ou il nous faut enlever nos chaussures. il n’y a presque plus de végétation autour de nous mais plein de petits stuppas dans des états très variables. Certains sont complètement restaurés et brillent de part leur couleur or, d’autres éblouissent par leur blancheurs et certains semblent à l’abandon depuis des centaines d’année. La pagode en elle même n’a rien d’extra-ordinaire mais ce qui attire le regard c’est le nombre de stuppas qui l’entoure. Ils semblent enchevêtrés les uns dans les autres. Ils rivalisent de beauté et forme un dégradé de couleurs allant de l’or à la pierre en passant par le jaune, le blanc, le gris du béton des nouveau au rouge des vieux en brique. Sur certains, il y a une plaque de remerciement pour la restauration, pour la France, l’Allemagne…

En repassant dans le patio, un très vieux monsieur vend de très vieux manuscrits bouddhiques. C’est vraiment émouvant de tourner ces vieilles feuilles grises très épaisses puis d’y découvrir des écrits sur la principale religion birmane. Avec ces livres couverts de cuir brodé et reliée par la largeur, l’expression “rongé par le temps” prend ici tout son sens en effleurant ces pages abimées par les années. Malheureusement, ça me semble trop gros pour en rapporter un, c’est bien dommage.

Dans le village, il y a un tournoi de volley juste à coté du marché. Le contour du terrain est marqué par des tiges de bambou étendu au sol pour former un grand rectangle. le filet est tenu également par du bambou de plus grosse section mais l’ensemble garde la même robustesse que le métal. De chaque coté du filet, il y a une équipe, une en jaune et l’autre en bleu. L’arbitre, lui, est assis sur une grand chaise de tennis et les spectateurs s’entassent tout autour du terrain, debout sur les cotés formant la longueur du terrain et assis sur sa largeur. Un groupe de moines vient en spectateur tout près de l’arbitre. Le coup de sifflet est donné, l’arbitre hurle dans son micro, les joueurs se déchainent, les spectateurs supportent en hurlant et en applaudissant pendant que dans un coin du marché des gens pas vraiment intéressés par le volley discutent et boivent un thé birmans à l’ombre d’un tea shop improvisé.

Juste à coté du terrain de volley, c’est la grande place du village qui semble être en train de se préparer pour une fête. des gens plantent des petits morceaux de bambou comme pour délimiter de petites parcelles. Des centaines d’enfants dans l’uniforme scolaire national, un longyi vert et une chemise blanche, court de partout autour de nous, c’est la sortie de l’école. Certains se tiennent la main, d’autres jouent au ballon. Nous traversons le pont de l’embarcadère avec beaucoup d’entres eux qui nous saluent et nous offrent un sourire. Ils disparaissent sur les bords d’un petit canal qui pars dans la forêt alors que nous rejoignons plus loin notre bateau.

Une fois sur le bateau, nous reprenons le canal en direction du lac et j’écoute à nouveau “Beyond Rangoon” en me laissant bercer par les petits mouvements du bateau. Notre chauffeur nous conduit au monastère des chats sauteurs. Un endroit qui semble bien dédié au touriste. Le monastère en lui même n’a rien d’extra-ordinaire, il est aussi joli que tous les autres monastères en teck que j’ai pu voir jusque là. L’intérieur en revanche est bien différent. Il y a de très très jolis bouddhas au centre, alors qu’habituellement ces monastères sont plutôt vides. Par endroit, il y a des chats évidement. Puis vient le moment ou un moine tinte une cloche pour qu’un jeune garçon fasse sauter les chats dans un petit cercle. C’est marrant, mais sans plus, enfin je ne regrette pas d’être venu au moins pour le monastère.

En remontant le lac notre chauffeur traverse un charmant village qui contient en son centre un charmant temple sur pilotis. Il est comme planté au milieu de ce qui forme comme un rond point d’eau au milieu du village et brille de mille feux avec ses incrustations de miroir, ses fenêtres encadrées de blanc, ses murs rouge et son toit multipan assez proche de l’architecture thaïlandaise.

Pour finir cette balade, notre chauffeur nous invite chez lui. il habite dans un tout petit village dans une maison sur pilotis. A l’intérieur, toute la famille s’attachent à fabriquer des cheroots, de la feuille de tabac jusqu’à la bague de marque. Il y en a des milliers partout et tous les hommes ont ce cigare pincés par leurs lèvres. Nous partons un peu précipitamment car le soleil se couche déjà sur l’horizon montagneux qui bordent le lac et le village. Finalement, nous assistons à une grande partie du coucher de soleil à glisser à toute vitesse vers le centre du lac et le reste à dériver jusqu’à ce que le soleil disparaisse derrière la montagne. Même si cette fois nous n’avons pas vu grand chose, c’est un spectacle toujours aussi captivant.

Sur le trajet retour, le chauffeur à troqué sa place à un frère ou un cousin et se trouve juste en face de moi assis sur le fond du canoë. Pendant tous le trajet il me pose plein de questions que je lui renvoi systématiquement. J’apprends qu’il a 22 ans, qu’il n’est pas marié, qu’il n’a pas de petite amie, pas d’enfant et qu’il a toujours vécu ici. Il m’explique également que les grandes fumées qui partent de la montagne sont les fabriques de sucre de cannes. Nous rentrons doucement vers Nyaung Shwe, la nuit recouvre le lac et le froid prend sa place.

A l’arrivée, Laurence négocie une journée de trek pour le lendemain. Les discussions sont quelques peu difficile ici, elle commence à 6USD et fini à 6USD. Pour manger, nous retournons tous les trois dans le centre ville et ses quelques tea shop que j’apprécie énormément.

A SUIVRE...
Shanti India... Bombay, Jaisalmer, Benares... English translation pending
by Parvat · 2007-12-20 · 83 replies
Mercredi 5 septembre: Jour J!!! Toutoubidou!!!!!! Enfin il est arrivé ce fameux jour J...

Je monte dans l'avion, un tout nouveau boeing 777 avec télé privée et service nickel. Vol sans escale (jet airways Bruxelles Bombay et Delhi Bruxelles = 530€) 2h du mat', je sors rapidement de l'aéroport de Bombay... Je cherche Padmini des yeux, je connais Padmini via un site web: couchsurfing.com, elle m'accueille chez elle deux nuits gracieusement. Une jeune femme arrive, là voilà! Elle est accompagnée d'un ami ayant une voiture, et nous traversons la banlieue pour arriver chez elle, un joli appartement avec ses deux chats. On papote gaiement, je lui offre les pralines belges et je m'endors comme un bébé, reçue comme si j'étais une amie de longue date!!! C'est quand même incroyable de venir chercher à 2h du mat' à l'aéroport, qqun qu'on ne connait que d'un site web!

Jeudi 6/9 Je sors et vais me balader, faire qques courses, regarder la rue, les gens, j'en prends plein les sens... Je visite le vieux Shitala temple tout près de chez elle, et je rentre. On papote beaucoup, on se raconte, on s'apprecie

Vendredi 7/9 J'ai quitté Padmini le coeur lourd, son accueil fut formidable... En passant devant un net café j'imprime qques photos que j'ai faites hier au temple d'une femme et de sa fille, et vais les lui donner. Qu'est ce qu'elle est heureuse! Moi aussi!

Je prends un taxi (le sagouin qui m'arnaque...) et vais au Léopold café ou j'ai rendez vous avec Djoh, de Vf. Djoh est expat' ici, et en échange des bières blanche de Hoegaarden, il me donne mon ticket de train pour partir ce soir. Il arrive avec son pote Armand, bien sympas tous les deux. Je me bois un café glacé, et on se quitte déjà. Dans la rue les échoppes débordent sur les trottoirs, si bien qu'il est plus facile de marcher sur la rue. Les mendiants pululent dans ce quartier touristique... Je cherche à vendre un vieux argentique, je n'obtiens qu'une carte mémoire de 2GB en échange. J'ai 5Gb pour 9 semaines, ca devrait aller...

Je vais à la gare, VT station, en passant devant beaucoup de monument style anglais, dans le tumulte de la ville et de la circulation indienne, ca flashe. Dieu que j'ai chaud, mais hors de question que je me plaigne, trop heureuse d'être ici J'achète mon ticket de train pour la gare de Lokmanyatilak, d'ou part mon train pour Khandwa. Je monte dans le wagon de queue réservé aux femmes... Il y a du monde... Pas de place assise, je reste près de la porte pour avoir de l'air. (les portes des trains sont toujours ouvertes en Inde, c'est normal...) Des femmes continuent à monter... Le train démarre et je suis aussi coincée qu'une sardine dans une boite 100x trop petite... Bien sur je suis la seule touriste, on me regarde, on me sourit, je souris en retour, sachant à peine respirer au milieu de ces belles indiennes... Je les trouve vraiment toutes belles! En sari, salwar kemiz ou en jeans. Je suis d'ailleurs étonnée d'avoir vu autant de femmes habillées à l'occidentale à Bombay, bien plus que lors de mon dernier passage dans cette ville en 2003. Enfin j'arrive à Lokmanyatilak station, je parviens à sortir du wagon et je me retrouve saine et sauve sur le quai. Le trajet fut bien plus rapide que ce qu'on m'avait dit, me voilà arrivée 10x trop tôt. C'est pas grave, j'ai faim, et vais à la cantine de la gare. Je choisis un riz biryani aux légumes. Délicieux malgré plein d'épices bien hot... Une femme m'invite à sa table, elle parle bien l'anglais. Mariée (par amour, on est à Bombay, ca se fait plus qu'ailleurs) recemment, elle va dire bonjour à sa belle famille. Son gentil mari arrive, et comme nous prennons le même train, nous nous dirigeons sur le quai et continuons à papoter... Chouette, le train arrive et j'ai une couchette du dessus. J'aime celles du dessus, car ca ne me force pas à faire la conversation et je peux m'allonger de suite. Par contre j'ai les ventilo à 20 cm de ma tronche, et ils ne sont pas silencieux... J'essaie de dormir sans beaucoup de succès...

Enfin me voilà à Khandwa d'ou je vais prendre le bus pour Omkareshwar, mais d'abord, la consigne. Je dépose mon sac à dos au trois quart vide, et je prends un rickshaw pour le temple. Comment s'appelle-t-il? Dada Ji? Oki, allons au dada ji temple... 20 roupies, ca roule. (35cent)

La ville est toute petite, et si tôt le matin, toute calme, toute tranquille. Le temple n'est pas incroyable de beauté, mais il est très sacré. Je suis gentiment invitée à prier devant la tombe du saint homme. Comme je veux partir, une puja commence, (la puja est un rituel d'adoration, plus d'infos ici:
http://www.elishams.org/Puja.html) Dans un gigantesque brazier, se consume des centaines de noix de coco, le prête chante, les fidèles l'accompagnent et frappent dans leurs mains aux rythmes dingues de deux gros tambours. La mantra (prière) qu'ils chantent est très belle... Quelle différence que d'écouter des mantras chez soi à la maison et dans l'ambiance d'un temple en Inde... Et comme la Parvat est très émotive, j'ai du mal à refreiner des sanglots... Les yeux mouillés de bonheur... Je suis en Inde, l'Inde profonde des villages, l'Inde que j'Aime et qui m'a tant manqué... Deux ans que je ne t'avais plus vue... Je remercie Dada Ji, Ganesh et tous ses potes, de me permettre d'être à nouveau dans ce pays adoré, et de connaître un moment de bonheur d'une telle intensité...

http://www.dailymotion.com/video/x3spg1_puja-au-dada-ji-temple_travel

En sortant, deux vieilles femmes ne me disent pas Namasté, mais "Hare Om", je leur répond de même "Hare Om" avec un grand sourire. Elles viennent vers moi, et je continue à sourire, rayonne de bonheur et elles le voient bien Malheureusement je ne parle pas hindi, alors après ces bonnes vibrations partagées, je m'en vais rejoindre le rickshaw wallah (conducteur de rickshaw) qui me ramène à la gare lentement, à travers le gros et bien tranquille village de Khandwa, vers la gare. Je reprends mon sac, et monte dans un bus pour Omkareshwar... Installée à une fenêtre (ouf) je regarde une mère dire aurevoir à son fils. Comme elle est belle... La peau marquée par l'âge et les cheveux grisonnants mais un regard tellement doux, tellement rempli d'amour... Après deux heures dans ce bus d'un autre âge, roulant sur des routes plus défoncées que ca, ca ne doit pas exister, j'arrive à ... Ah ben non, je ne suis pas à Omkareshwar, je dois encore prendre un tempo... Genre de rickshaw allongé de partout... Datant d'au moins 1950 si pas avant... 😏 Pour le faire démarrer, je vois un indien au volan, l'autre qui tire sur une corde sous le capot, pour lancer le moteur... Apparemment c'est normal, j'en vois un autre démarrer comme ca aussi

Bien serrée contre 15 autres personnes, on me regarde comme si j'avais une excroissance monumentale sur la figure... Enfin non, on me regarde normalement, je suis juste blanche aux yeux clairs... On m'offre des cacahouettes grillées, ca ne fait qu'accentuer mon impression d'être un bonobo dans une cage, mais non, c'est normal, tout le monde dans ce vieux tempo, mange des cacahouettes grillées... La route est tout aussi défoncée que tout à l'heure. On fait la conversation... Country? Belgium.... Maried? 😏 etc... Et 3/4 d'heure après, on arrive à destination: Omkareshwar.

Omkareshwar, je cherche la rue principale, n'ayant pas envie de demander à qqun ou sont les hotels... je monte une rue de terre seche bordée de petites gargottes... J'ai chaud, j'ai l'impression que mes 6 kilos de bagage en font 20... J'ai faim... Pas de pancake à l'horizon, je m'arrête et grignotte des samosas... Purée c'est hot!!!! Sont malades ces zouaves!!! Mais comment peuvent ils aimer ca??? En tout cas, ca dégage... Je me mouche dans les mains et me les lave... On me regarde en souriant comme pour dire... "C'est presque bien, encore un peu de pratique et ca ira" j'attrape mon petit sac et reprends la route... Je vois un guest house, le visite, mais quoi? 8€??? Non non non, c'est trop cher pour moi, j'veux pas l'air con, ni la télé... Plus loin je vois un panneau "Ganesh guest house", allons voir... Mon guide est vieux, donc pour les hotels, je me débrouille autrement... Il est mignon ce guest house, un autre voyageur est attablé. Je visite une chambre, assez grande, 150 roupettes, salle de bain nickel, vue sur la rivière Narmada super. En m'inscrivant dans le registre, je vois que Eli était là il y a 10 jours!!! Vivement que je la revoie!

Je m'installe, papote avec l'autre voyageur, et allons regarder le jeu qui se déroule sur la Narmada aujourd'hui... Une corde est tendue au dessus du fleuve, les candidats doivent s'accrocher et parcourir un bon 50 mètres, jusqu'a une gerbe de fleurs attachée à la corde, et ce sans utiliser leurs jambes. Le gagant recoit 2500 roupies, (45€), un mois de salaire pour beaucoup d'ouvriers. C'est marrant à voir tous ceux qui se casse la figure et qui tombe dans l'eau. Beaucoup ne savent pas nager, donc d'autres, installés dans des pneus(chambres à air plutôt) de camions, flottant sur la Narmada, regardent la scène et aident ceux qui en ont besoin.

Je ne fais pas grand chose ce pemier jour... Je pars sur l'île en forme de Om, entre la Khaderi et la Narmada, toutes deux rivières très sacrées, mais il commence à pleuvoir... Je me réfugie dans un chai chop, et reçois mes premières leçon d'hindi! Il n'y a pas grand monde qui parle l'anglais dans les environs... L'est chouette ce chai chop, et il pleut longtemps sans arrêt à fond la caisse. J'y reste donc longtemps, j'observe la tête des gens dont tout un groupe de brahmines habillés de blanc, ils rigolent a mon accent dans mes tentatives d'hindi, je rigole aussi Bien sur, j'ai toujours deux grands enfants, mariée depuis 20 ans mon mari n'aime pas l'Inde, et me laisse y aller seule régulièrement... Bien sur, si lui ou moi allons voir ailleurs, c'est le divorce, on se fait confiance. Yes i'm a good woman! C'est ce que je raconterai tout le long du voyage quand au pourquoi je suis seule...

Ce voyage ci m'aura fait prendre conscience d'une chose... Je prends de l'âge... Ce n'est plus des "hello sister" auxquels j'ai droit, mais des "hello mama" (vous verrez les djeunes! ca viendra + vite que vous ne le pensez héhéhé, pardon, shanti Parvat...)../...
Typhon sur le Vietnam? (novembre 2007) English translation pending
by Gadiris · 2007-11-08 · 79 replies
Nous partons le 14 nov. pour 3 semaines au Vietnam; Nous venons d'entendre à la radio ( info rapide non reprise dans les journaux suivants) qu'un nouveau typhon abordait le Vietnam. Que la situation était catastrophique dans certaines régions. Que la ligne ferroviaire nord-sud avait été coupée...Bref, est-il possible d'effectuer un voyage au Vietnam dans le mois à venir? Merci
Gros typhon sur le Centre-Vietnam (3 octobre 2007) English translation pending
by Nnthanh · 2007-10-03 · 90 replies
Un gros Typhon - nom LEKIMA - déferle sur 3 Provinces côtières du Centre-VIETNAM en ce jour 03 Octobre 2007 - Mercredi. Près de 400.000 personnes sont évacuées vers le Nord ... Toutes liaisons routières Nord-Sud sont interrompues ... Les liaisons sur la voie ferroviaire Trans-Vietnam sont stoppées . Restez au Sud à NHA TRANG et ne pas remonter vers le Nord . Ne descendez pas au Sud - de HANOI pour le moment ! Attendez des nouvelles pour la suite ! Restez sur place ! Conseils aux V-fistes en voyage au Vietnam ! --
Notre séjour à Las Vegas, Zion, Bryce, Powell, Chelly, Monument Valley et Grand Canyon English translation pending
by Shinozu · 2007-09-21 · 9 replies
Bonjour à tous, Un long post pour vous faire profiter de notre expérience ce qui est un juste retour des choses étant donné que nous avions sollicité vos conseils sur ce forum courant mai. Nous avons bien écouté vos conseils et les avis que nous avions récoltés. Cela nous a permi de mieux nous préparer et de faire des choix plus judicieux. Et vraiment ce fut : EXTRAORDINAIRE Et je pèse mes mots.

Nous avons fait un auto tour Las Vegas, Zion, Bryce, Powell, Chelly, Monument Valley, Grand Canyon, Las Vegas en 10 jours, 9 nuits. A l'origine le projet comportait deux étapes supplémentaires que nous avons enlevés sur vos conseils avisés.

Nous avons fait des étapes de route de 2h30 à 3 heures, généralement le matin. Je vous conseille de partir tranquillement vers 9 heures pour l'étape du jour si vous êtes en voiture. 2 700 kilomètres couverts en 9 jours et plein les mirettes.

Zion: Cela a été notre première ��tape, un mot : EXTRA Lieux de séjour : Zion Lodge, au fond du canyon, très prisé, mais très occupé, prenez vous y à l'avance (2 mois) La cuisine y est excellente, le site superbe, un peu blindé de touristes qui débarquent en bus, mais vraiment quand on part en ballade c'est geant. Un detail, à l'entrée du parc, précisez que vous êtes français, ils ont de la documentation dans notre langue, et notamment la description des sentiers de randonnée : niveau de difficulté, durée, longueur etc ... Le site est superbe, et si vous arrivez avant le check-in à l'hotel qui est à 15 heures, vous avez le temps de faire la emerald trail, qui est une ballade très sympa, et pas difficile si vous n'êtes pas randonneur. Le restau du lodge fournir un excellent service et une très bonne cuisine, notamment des entrecotes geantes très très bien préparés. Les chambres sont impecs, et font très chalet alpins. Quand vous partez de Zion vers Bryce, vous allez monter sur le plateau, et franchement : c'est geant ! Il y a plein de spots à découvrir en route, arretez vous à un ou deux en chemin et mattez ! c'est beau ! Avant de partir, il y une petite ville à coté, Springdale, nous avons pris le petit dej dans une sorte de petite boutique, la dernière avant l'entrée dans le parc, avec un grand parking en gravier. Des gens agreables et accueillants, et tres bon petit dej, ça met en forme dès le matin.

Bryce: Très différent de Zion, mais vraiment phénoménal, c'est incontournable Prenez vraiment le temps, deux à trois heures si vous y passez une aprem, pour fureter dans le canyon, les sentiers sont très accessibles, et franchement, ça décoiffe. Couleurs superbes. A la fin de votre ballade, prenez votre voiture, et balladez vous sur la route en direction du sud, il y a de nombreux spots, et je pense que Natural Bridge est un point à voir. Il y a aussi de nombreux animaux en liberté, surveillez le bord des routes et ne roulez pas trop vite ! Nous avons loggé au Best Western, c'est très sympa au niveau des chambres, mais par contre reception + restau ça fait un peu cantine, et il y a du monde, surement par ce que la cuisne y est très bonne. C'est aussi l'un des rares hotels si proche de l'entrée du parc. Le cadre est très bien. Les services complets : un supermarché, station essence (pratique pour faire le plein pour l'etape d'après le matin), boutiques, etc ... Je vous conseille de traverser la route et d'aller voir les autres boutiques, nous y avons rencontré des gens charmants, et très accueillants. A ne pas manquer non plus : quelques arrets dans le Red Canyon, avant Bryce, c'est un très beau site aussi, au couleurs magnifiques, il y a des points de vue pour les photographes, ça vaut le coup de s'y arreter et de profiter un peu.

Powell: C'est un site bien pour faire une petite transition. Le lac est très beau. Je vous conseille d'éviter la partie sud si vous souhaitez faire trempette, et d'opter plutot pour la route nord, celle qui passe par le barrage. La route Coppermine road ou SR98, au sud, vous emmènera par contre sur deux canyons intéressants : upper antelope, et lower antelope. Visitez ces sites sur les coups de 11h ou Midi et allez vous baigner ensuite du coté de Wahweap, en passant par la route qui part du barrage et longe le lac. Pour le petit dej: oubliez l'hotel et allez au Beans Coffee Shop ! C'est super sympa Coté hotel, on a testé le Courtyard Marriott, je ne saurais vous dire pour le restau vu que nous avons diné en ville, mais les chambres sont tres bien tenues, le lieu agreable (sauf que pour fumer c'est en dehors de l'hotel ce qui est passablement ennuyeux...) Visitez aussi le barrage en arrivant sur Page, au pire ça prend une heure, mais je vous promet que c'est pas du temps perdu, et il y a une très jolie vue. Par contre, fouille systématique à l'entrée du site. Dans Page, il y a pas mal de restaus, dont un tres bon mexicain sur la route principale, à recommander. Sinon, vous trouverez aussi, sur la route principale en sortant du barrage, à 10 mn, un wallmart, pratique pour faire quelques achats en chemin et c'est bien fourni ! Powell n'est pas incontournable, mais c'est une etape de transition sympa.

Canyon de Chelly: Souvent négligé, mais, je le dis haut et fort : A TORT ! C'est un lieu vraiment superbe ! D'abord c'est l'un des rares parc gratuit, ensuite c'est un canyon spectaculaire, et il y a beaucoup de culture indienne. Pour descendre au fond du canyon : un unique chemin, le White House Trail Comptez environ 2 heures aller retour sur un mode tranquille, prévoyez de l'eau, et des pauses si vous n'avez pas l'habitude, au retour ça grimpe sec ! Au fond du canyon, vous verrez des ruines anasazi après un petit pont, c'est les seules qui vous serons accessibles. Pour les autres ruines, vous devrez être accompagné d'un guide. Chelly est quasiment incontournable par ce qu'il représente de typiquement canyonesque, c'est franchement domage qu'il soit plus ou moins oublié, car c'est aussi beau que Zion. Nous avons loggé à l'Holiday Inn, c'est plutot un bon hotel, les prestations y sont bonnes, le restau est tres bien aussi, petit dejeuner impeccable, sans toutefois être exceptionnel comme à Zion. Avantage : à moins de 3 minutes de l'entrée du parc. Au parc, passez quelques temps au visitor center, il y a beaucoup d'infos, et un musée de culture indienne assez sympa pour découvrir, personnel très aimable également et volontaire. Il y a un hogan a l'extérieur à voir aussi.

Monument Valley : Il y a tant à dire sur ce site. Si vous loggez au Gouldings : visitez le musée, pour quelques dollars vous voyez des truc extras, et ils ont de la doc en français je crois. Nous ne l'avons pas regretté, c'est plein de vieilleries extra !! Préferrez -demandez le à la réception- une chambre à l'étage dans le batiment en bas, vous aurez la meilleure vue !!! Nous leur avons demandez, et il nous ont degoter une tres belle chambre pile poil au milieu ! La vue est superbe, on y passerait des heures en grillant sa cloppe et avec un bon café. Ah, détail pratique : beaucoup d'hotels fournissent des cafetières et choix de café dans les chambres, ce qui est pratique et sympa le soir. Sinon, ne perdez pas trop de temps au visitor center du site, c'est blindé de monde, si vous êtes en voiture, faite une pause (évitez la boutique, c'est très cher par rapport aux prix qu'on a vu en dehors du site) et filez directement sur la piste qui descend et faites le tour de Monument Valley. ça décoiffe, mais soyez prudent, surtout les premier 100 ou 200 metres, la pente est plus forte et plutot cabossée. Mais vous ne le regreterez pas. Le tour prend facile deux heures. Il y a plein de scenic views, je crois que tous valent le coup d'un arret. Pour les ballades à cheval : je vous recommande chaudement le guide navajo qui opére depuis un arrêt (comptez 20 mn de piste avant d'y arriver) sur le circuit de visite. D'une part, c'est assez pitoresque, ensuite, il est vraiment super aimable et très cool comme guide, et enfin, il est moins cher que les guides qui officient sur le visitor center. On a payé 55 dollars par personne pour 1 h 30 de ballade (qui en a duré presque 2). Les tarifs pour la meme durée sur le visitor center sont de 65 à 75 dollars. Il vous fera un super tour, garanti ! vous en prendrez plein les yeux ! Aussi, si vous n'avez pas l'habitude ou si comme moi, vous montez pour la première fois, précisez le d'emblée, il vous choisira une monture adapté à votre experience. 1 h 30 c'est une bonne durée si c'est votre première fois à cheval (bin oui, ça fait mal au C..... ). Et préferrez votre ballade sur les coups de 16 heures, c'est une excellente heure pour bien en profiter sans souffrir de la chaleur. Le guide possède trois chiens qui vous suivent pendant la ballade, et courrent après les lapins. Il vous fera des pauses avec des explications sur les lieux qu'il aura choisit de vous faire voir. Quand la ballade est finie, vers 18h, vous allez remonter en profitant du coucher de soleil :) c'est geant ! Vraiment, si vous êtes en voiture, faites le circuit en piste, c'est vraiment domage de ne rester que sur le visitor center vous rateriez 80% des choses à voir.

Grand Canyon : ENORME ! Un conseil : c'est archi blindé de monde, prenez la voiture et éloignez vers d'autres points de vue plus calmes. je vous conseil de commencer par Desert View (ne manquez pas la Watch Tower et son interieur en style Hopi), à l'entrée EST, à environ 45 bornes de Grand Canyon Village et du visitor center, et de suivre tranquillement la route. Autre conseil : si vous voulez aller au fond du canyon, ne le faite pas en un jour. Organisez votre expédition à l'aide d'un ranger au visitor center. Comptez au moins 5 heures de marche pour arriver en bas ! il existe des sentiers à mi-pente qu'on peut faire, aller retour en trois ou quatre heures. Autre conseil : les hotels du parc sont blindés de monde, la qualité, certes très bonne, peu en souffrir, ne serait ce que trouver une place de parking, etc ... Notre cas : nous avons loggé au Grand Hotel, a Tusayan à l'exterieur du parc (5 minutes) Tres bon hotel, excellentes prestations, chambres impeccables, et detail : moustiquaire sur les fenètres. Restaurant : nous y avons diné, il y a des spectacles durant le diner : des danses indiennes ou un chanteur country (dates des animations à l'accueil). C'est sympa. Le repas est de tres bonne qualité. Personnel un peu à l'Ouest quand il y a du monde. Nous avons testé : Le Diner Buffet du Quality Inn (traversez la route, 5 mn à pieds) : vraiment super bon !!! et personnel top cool ! le buffet est d'excellente qualité pour 19 dollars par personne, et le decors très soigné et tres chouette. Il y a du monde, mais le service est particulièrement bien fait. Après la station service, il y a un internet coffee shop, prenez y le petit dej, c'est extra !! Vous pouvez emprunter des magazines, les lire sur place, etc .. tres bon choix de muffins pour les gourmands. Tusayan, presente peu d'attraits, mais c'est un bon point de chute pour rayonner, à proximité de l'entrée sud. Ballade en helico : c'est assez cher, dans les 149 dollars par personne pour 30 mns.... Les Jeep Tours : dans chaque hotel, vous avez un contact, nous avons choisi d'en faire un en fin d'apres midi. Pour 50 à 70 dollars par personne, les tours sont variés, et nous avons eu la chance d'avoir un guide vraiment hors norme (celui du jeep tour canyon). Il vous fera une visite de la foret de kaibab, flore et faune (nous avons eu la chance de croiser un coyotte sur le bord de la route) avec des explications et anecdotes (si vous avez un bon niveau d'anglais, allez-y, c'est tres intéressant à entendre). Nous avons fait une expedition d'une demi journée au meteor crater pres de flagstaff. Comptez 4 heures de route aller et retour, deux heures sur place. C'est un site intéressant, sans être incontournable, si vous passez à proximité, profitez en, c'est à voir. Grand canyon sky walk : comptez 5 heures de route depuis Tusayan. Alors, on avait prévu de le faire, mais on ne l'a pas fait. Pourquoi ? Parce que les conditions sur le site sont plutôt draconiennes : il faut aller vite, et surtout, on a pas le droit de prendre des photos (dixit les rangers du parc...) On s'est dit que si c'est comme ça, autant fureter sur d'autres points de vue si on ne peut pas immortaliser cet instant. Le sky walk est très tourist trap comme on nous a dit, ils profitent vraiment de la situation. Mais nous ne sommes pas allé vérifier. Animaux : il y en a partout, et ils se laissent facilement approcher, toutefois, soyez prudents ! Encore une chose, si vous allez du coté de l'entrée EST, faites quelques bornes en plus, sortez du parc, et allez à Little Colorado River, l'accès est payant (2 dollars) mais vraiment ça en vaut le coup !!! le site est superbe, et vous y trouverez des échoppes navajos avec de très bon prix ! On y a fait quleques emplettes, on a pas regretté ! C'est une bonne mise en bouche pour ceux qui abordent le grand canyon par l'Est. Le Grand Canyon est INCONTOURNABLE, nous y sommes resté deux jours en tout.out

Las Vegas : On a loggé au Circus Circus. Alors, demandez à logger dans la West tower dans les etage supérieurs à 30 coté strip (las vegas boulevard) la vue est super, surtout le soir !!! le personnel est très aimable, ils accèdent facilement à vos requètes. Detail rare : les chambres sont fumeurs, vous pouvez le demander à la réception. L'hotel n'est pas exceptionnel, mais il est très bon. On y a juste pris le petit dej, un peu cher, mais tres bon choix et copieux à souhaits. l'organisation des parkings est déroutante au debut, mais on pige assez vite le truc. On a diné au Mirage, au restaurant italien : 90 dollars tout compris pour deux, (une entrée + plat + boisson) Repas d'excellente qualité, super bon, decor fantastique. je vous recommande specialement les succulente pennes avec une sauce extra, des gambas, des crevettes et des noix de saint jacques. Fabuleux ! Un chose à Vegas : on bouffe super bien pour pas cher !!!! Les plats sont tres copieux !! On est souvent deja callé dès l'entré. On a aussi diné, tres tardivement, au Luxor. Et franchement, s'il y a un hotel casino a voir, c'est celui la. Le service est un peu long (on est arrivé vers 23 heures) mais le repas tres bon, et le site exceptionnel. Sinon, tous les guides vous expliciteront les choses à voir et à faire. Un conseil: Si vous souhaitez faire des emplettes, allez dans un des factory outlet au Nord de vegas, par las vegas boulevard (tout droit, et prenez main street, puis bonneville boulevard), comptez 15 minutes en voiture depuis le Mirage, et très honnetement : vous ne le regretterez pas ! On y fait de très excellentes affaires ! Les produits de marques sont a des prix défiant toute concurrence. Autre conseil : Sur le strip, les prix varient, dans les boutiques, en fonction de la fréquentation... preferrez les boutiques plus au sud par rapport au ceasar's palace (par exemple, le paquet de cloppe perd 20%, 100 m plus bas ...)

Voilà pour mes petits conseils et les quelques idées et infos sur notre experience.

Enfin, une dernière chose, j'ai mis plus 500 photos de notre voyage ici :

http://picasaweb.google.fr/CanyonsLands

En espérant vous avoir été utile et en remerciant ceux qui nous ont fournir des infos quelques mois auparavant lors de la préparation de notre séjour
Retour de l'ouest des Etats-Unis, Canada/Yukon, Alaska English translation pending
by Trois14 · 2007-08-24 · 32 replies
Nota : M. le Modérateur : Est-t-il possible de laisser cette discussion dans le forum « destination Amérique du Nord» plutôt que dans "carnet de voyage" ou autres, car je sais que de nombreuses personnes fréquentent ce même forum afin de préparer quelque chose de ressemblant, et me poseront probablement des questions auxquelles je tenterai de répondre. Merci.

Bonjour

Plus disponible qu’auparavant (privilège de l'age), j’ai pu passé, en compagnie de mon épouse, deux mois et demi à me balader en voiture dans ces régions, uniquement pour le plaisir (pas de travail, pas de réunion, pas de RV formel, pas de Laptop, …), de Juin à Août 2007. Le retour sur terre à Lyon, qui ne date que du WE dernier, est encore difficile. Que suis-je donc revenu faire ici ?

Nous avons conduit en tout plus de 20000 Km. Voitures standards, non 4-4, de catégorie Moyenne et Full Size. Le maximum de conduite pour une journée (ce n’était pas prévu, mais il a fallu faire face aux évènements contraires, glissements de terrain entraînant une modification de trajet, et un gros détour, avec un avion à prendre 3 jours plus tard) a été de 1300 Km sur une route à peine moyenne. Deux autres journées, nous ont vu faire près de 1000 Km (dont une pour réservation de logement non honorée à Liard Hot Springs !). A bien plus de 60 ans, je trouve que ce n’est pas si mal que ça (on dit que les voyages forment la jeunesse !).

Plus de 2000 photos numériques prises (3 chips de mémoire SD de 2 Giga chacun), non encore visionnées. D'ailleurs il demeure une réelle incertitude concernant l'une des cartes qui a décidé de vivre sa propre vie sans nous : en la remplaçant, je l'avais oubliée dans une cabine en rondin en Alaska. Heureusement j'en ai retrouvée la trace par téléphone, et elle a été découverte sous le lit une semaine plus tard (heureusement que le ménage n'avait pas été fait avec soin, entre temps). En principe elle m'a été postée pour la France il y a plus de trois semaines, mais je l'attends toujours. Si je devrais ne pas la revoir, j'en serais très malheureux, car elle comporte les souvenirs les plus marquants de ce voyage.

Températures : de 1°C (Nord du Yukon sur la Dempster Hwy, mais aussi au Sud de la BC en altitude entre Lilloet et Penberton), jusqu' à 115°F (Phoenix et Palm Springs). Mais temps globalement beau, souvent plus chaud dans le Grand Nord qu'en France à la même période !

Trois parties bien distinctes pour ces vacances : 1/ le hors d'oeuvre : Vols LYS-CDG-SFO Une dizaine de jours en Californie, principalement dans la région de San Francisco (et de Monterey). Cela fait longtemps que je n’ai plus grand-chose à découvrir autour de la Baie (j’y ai déjà fait ces 15 dernières années une centaine de voyages, le plus souvent pour raisons professionnelles), mais j’y ai gardé beaucoup d’amis et cela faisait plus d’un an que je n’y étais plus retourné. En fait j’étais en manque de San Francisco ! J’ai ensuite rejoint Los Angeles par la "San Joaquin Valley", en passant par Sequoias NP que j’avais envie de revoir. Environ 1500 miles d’auto.

2/ le plat de résistance, le cœur de mes vacances : Vols LGB (Long Beach) - SEA Un mois et demi à visiter, depuis le Sud de la Colombie Britannique, le Yukon et l’Alaska, et retour sur Vancouver. Presque 9000 miles en auto (sans compter bateaux, ferries, avions, hydravions, marche, …). J’avais fait un road trip un peu similaire il y a quelques années en famille, mais plus sommaire (4 semaines seulement) et avec mes enfants, qui se plaignaient sans cesse des trop longs trajets. J’ai ainsi revu ce qui m’avait enchanté, et ai découvert ce que je n’avais pas pu faire et dont je revais. Beaucoup de galères (voir par exemple ci-dessus, le coup des éboulements), mais surtout, beaucoup de souvenirs merveilleux. Mon trajet : Seattle, Vancouver, Hope, Cariboo Hwy, Dawson Creek, Alaska Hwy, Whitehorse, Klondike Hwy, Dempster Hwy (en partie seulement ; j'ai rebroussé chemin sur le fleuve Mackenzie devant le mauvais temps, et la probable impossibilité, arrivé à Inuvik, de décoller pour Tuk, sur la mer de Beaufort dans l'Océan Arctique, véritable but de cette escapade), Dawson City, Top of the World Hwy, Anchorage, Katmai NP, Brooks Camp et ses ours (le meilleur de mon voyage), Anchorage à nouveau, péninsule de Kenai, Homer, Ninilchick (village très actif de pêcheurs d'origine russe, on s'y sent bien), Seward, croisière de la journée au Kenai Fjords NP, (baleines, glaciers majestueux (Aialik), Denali NP, Fairbanks, Wrangell-St Ellias NP (Kennicott), Tok, Haines Junction et Kluane Park ( mais grosse déception : impossible de survoler le fameux Kaskawulch Glacier pour raison météo), Haines, petite bourgade en dehors des circuits traditionnels, très attachante (survol de Glacier Bay NP également impossible, car temps bouché), AR de la journée à Juneau en bateau rapide (baleines, orques), glacier, ferry pour Skagway (baleine), Alaska Hwy à nouveau sur une courte portion, Stewart-Cassiar Hwy(avec l'intention de rejoindre Hyder et ses ours, puis Vancouver par ferry depuis Prince Ruppert, mais en fait j'avais déjà renoncé à la solution "ferry", car j'avais entendu parler d' un méga glissement de terrain à Terrace rendait l'accès à Prince Ruppert non garanti ; dans l'incertitude et ne pouvant me permettre un tel contretemps, j'avais déjà pris la décision de continuer par la route vers Vancouver depuis Hyder) ; mais catastrophe : route bloquée juste avant mon passage à Iskut, 100 Km au-delà de Dease Lake par un important glissement de terrain, bien réel cette fois, et non hypothétique ; route fermée pour une longue période, impossible donc de rejoindre Hyder, retour donc à marche forcée vers l'Alaska Hwy, Watson Lake, Fort St John, Prince Georges, Lilloet et Vancouver.

3/ le dessert enfin, pour satisfaire un besoin naturel de soleil et de chaleur, mais aussi pour le plaisir de retrainer dans ces contrées attachantes. Vol BLI (Bellingham, Sud de Vancouver) - SEA - LAS, et ballade 10 jours dans les grands parcs de l’Utah et de l’Arizona, sans chercher à tout revoir (j’y suis déjà passé des dizaines de fois), avec une voiture non 4-4, pénard, en me limitant aux endroits faciles d'accès que j’aime bien, et sans forcer la mécanique. Pour le plaisir. Enfin 6 jours de repos, piscine et surtout récupération au Sheraton de Tucson. Là, aucune visite au programme, excepté 2h à Tombstone, et 2h au Saguaro NP Ouest (je ne pouvais pas faire moins). Mon itinéraire : Las Vegas (2 nuits de repos, de soleil et de piscine dans un (relativement) petit hotel sympa et pas cher, pas un centime d' "investi" dans les machines à sous), Valley of Fire, Zion (rapide), Bryce (boucle Navaro trail - Queens garden), Torrey (pour la fête annuelle de la musique western), Dead Horse Pt, Canyonlands (visite expresse, limitée à Island in the Sky), Arches (limité à montée à Delicate Arch, Devil garden jusquà Lanscape A., Double A. et Balanced Rock), Monument Valley (circuit au coucher et au lever du soleil, avec John Ford Pt pour moi tout seul), Gooseneck, Page (Horseshoe, et Antelope C. à midi), Grand Canyon Village (coucher de soleil à Hopi Pt, nuit au Bright Angel Lodge, lever de soleil sur le GC, quasiment face à ma cabine), Flagstaff, Phoenix, Tucson (repos), Palm Springs (derniers HA à Cabazon, outlet factory) et LAX, juste à temps pour attraper le vol Air France LAX-CDG-LYS. 3500 miles au compteur quand même !

Je compte raconter pendant quelque temps, dans les posts à venir de cette discussion, mes coups de cœur, mes meilleurs souvenirs, mais aussi ce que je n'ai pas trop (ou pas du tout) aimé, les difficultés que j'ai rencontrées, les surprises que j'ai connues ; faire part de mon expérience. Cela pourra peut-être être utile aux collègues de ce forum qui préparent pour l'an prochain quelque chose de ressemblant (je sais qu'il y en a un certain nombre). Dans un souci de centralisation, je reprendrai probablement quelques interventions que je n'ai pas pu me retenir de faire sur le sujet depuis mon retour, dans d'autres discussions. J'essayerai de répondre aux questions intéressantes, éventuellement par le moyen de messages privés. Mais je ne garanti rien. De toute façon, les jugements, les points de vue, ne concernent que moi, et je conçois tout à fait que certains soient d'un avis différent ou même opposé. Je me bornerai sauf exception à mon séjour en Alaska, Yukon et BC, car pour l'Ouest des Etats-Unis, les conseils éclairés ne manquent pas sur ce forum (il m'arrive néanmoins parfois d'y rajouter mon grain de sel !).

🤪 Seul regret de ce voyage, je ne suis pas repassé à Carrizozo ! 😉
Bangkok s'enfonce English translation pending
by Sawasdee · 2007-06-10 · 68 replies
VIDÉO Bangkok est en train de couler Le centre national thailandais d'alerte aux catastrophes prédit que la ville de Bangkok se retrouvera à un mètre au dessous du niveau de la mer d'ici 2020 si les autorités échouaient, dans les prochaines années, dans leur combat contre le réchauffement climatique et l'affaissement du sol. Durée: 2mn31(AFP) vendredi 08 juin 2007
Circuit Thaïlande, Cambodge, Laos English translation pending
by Maruette · 2007-04-13 · 27 replies
bonjour, certains vont penser que je commence mes recherches trop tôt !! peut être 😉, mais je profite de quelques minutes de repos pour m'évader- je me ressource comme ça - ça correspond aussi à ma période pour la recherche de billet - (à ce jour avec la THai Paris/BKK 785 E )

le projet : depart vers le 14 novembre retour vers le 10 mars le seul impératif de date : les 16/17 novembre festival des éléphants à Surin 😉 quelques jours sur place aprés ?? notre souhait : partir au Cambodge en passant par Trat ? - visiter Siem Reap et Angkor en priorité aller au Laos - prévoir quelques jours en balnéaire A votre avis dans quel sens faut il organiser notre petit circuit ? en fonction aussi de la météo entre novembre et mars pour le balnéaire ? aller au Laos depuis le Cambodge ou repasser par la Thailande et rejoindre Ventiane ? faire notre étape balnéaire en milieu de séjour ? attendre février pour le climat ? Kho Chang? K Samui ? ou au Cambodge ?? ma première idée : BKK/ SURIN / UBON/ CHAMPASSAK/ MOUANG KLONG/ PAKSE/ANGKOR /S REAP et de Siem Reap avion jusqu'a Ventiane😮 aprés ???????????????

bref, merci à ceux qui voudont bien me donner quelques conseils -
Bateau de croisière Sea Diamond fait naufrage à Santorin (Grèce) English translation pending
by Rodrigue1234 · 2007-04-06 · 46 replies
le sea diamond fait naufrage a santorini
Vos projets cyclistes English translation pending
by Mifanfouette · 2007-03-13 · 35 replies
Coucou à tous

Je voulais juste savoir comment vous "fonctionnez" pour vos projets cyclistes, si certains d'entre vous marchent au feeling sans jamais savoir où ils vont partir d'une année sur l'autre, ou si d'autres on fait une liste + ou - exhaustive de tous les coins qu'ils souhaitent visiter dans les 20 ans à venir, et qu'ils "piochent" tous les ans dans ce vivier en fonction du temps et du budget dispo, et aussi des envies du moment.

PS : si certains ont fait des listes, envoyez les c'est toujours interessant de voir.

Merci à tous pour vos réponses !

Mifanfouette
Mission humanitaire au Tchad English translation pending
by Imli · 2007-03-04 · 1 reply
11 Septembre 04

Me voici repartie pour de nouvelles aventures encore plus abracadabrantes. Tous les ingrédients sont la pour un nouveau best sceller. K-Ta woman is back ou comment faire la pire mission en un minimum de temps.

Remarquez, après avoir été remise à plus tard, retardée, reportée, déplacée, ajournée, suspendue….je me retrouve à Berlin pour un petit séjour touristique en compagnie de Luce infirmière québécoise de son état, future partenaire dans son futur (si tant est que nous partions au Tchad, je m'octroie le droit d'en douter).

Si on arrive au bout de la mission, on pourra dire qu'on revient de loin. En gros le camp de réfugies a été ouvert avec beaucoup de difficultés et on a eu du mal à avoir le droit de mettre de réfugies dedans (avouez qu'un camp de réfugies sans réfugies ça peut difficilement se reconvertir en fête foraine…). Pas de problème, on a maintenant pris rendez-vous avec les réfugies qui devraient arriver le quinze (ils sont pour le moment autours du camp, dormant sous des toiles). Autre petit problème, les puits n'ont pas encore été forés. La saison des pluies ne dure que deux mois, après c'est la sécheresse. On avait bien monte les tentes pour tout ce beau monde mais un orage énorme a tout balayé, il a fallu courir dans la pampa pour tout récupérer et demander à Berlin d'en renvoyer un stock.

Enfin il semble qu'il n'y ait pas des masses de coordination ou quelque forme de communication dans tout ce délire…

13 Septembre

Salut très chers fans!! Finalement j’arrive à approcher un ordi (je suis encore en Allemagne, tout s’explique) Pour l’instant je suis en attente. Je suis arrivée à Berlin le premier septembre, mais on devrait prendre un avion ce soir le treize, j’ai donc eu quelques jours pour visiter. Direction Ndjainena (on arrive vers très tôt demain matin). J’ai fait connaissance avec l’équipe qui part avec moi (trois allemands, une Canadienne)

Si il y a un besoin urgent de me joindre vous pouvez passer par le responsable sur Paris Grégoire BROU 0144431275 ou 0632152805 ou Judith BOURGEOIS 0144431103 ou 0678780977

Les dieux de la communication sont avec moi, il y aura une liaison internet sur place YAHOUUUUU!!! Alors tous a vos ordis, les news ne font que commencer...

14 Septembre

Quel choc! La porte de l'avion s'ouvre et me voici plongée dans la chaleur humide locale. Arrive à Ndjamena à 6h00 du mat. THE MURPHY's team is on stage.

Pour résumer il y a donc ma chère Luce, infirmière québécoise, frôlant la soixantaine. Elle est une pro du travail en Afrique (elle a entre autre ouvert puis tenu un dispensaire en Ethiopie pendant sept ans). On aura de grandes conversations toutes les deux, elle est passionnante. Stephan, para-medic germanique, la trentaine. Allure sportive, il bosse dans les ambulances de la Croix Rouge quand il n'est pas en mission à l'étranger avec les ERU. Sandra, infirmière germanique, toujours la trentaine. Minette rouquine qui a quitte l'hôpital pour ouvrir bientôt sa propre boite d'allopathie. Elle doit en être à sa quatrième mission. Nous avons Thomas, cinquante ans, médecin germanique. Première mission; Il exerce en cabinet. Et enfin votre serviteur, jeune infirmière au corps sculptural et au savoir incommensurable….

Nous voici donc à Ndjamena et pour être fidèles à notre renommée, on se retrouve seuls, assis devant l'aéroport. Nos porteurs nous ont laisses tomber, les taxis sont partis, tous les autres arrivants ont retrouve un membre de leur délégation….sauf nous. Pas le moindre petit comite d'accueil. OK, je ne m'attendais pas à avoir des colliers de fleurs, mais là, on fait plutôt dans le genre "Bagdad café".

Pas de problème ("keine problème"), l'un de nos collègue dégaine le portable et nous voila réveillant Berlin. Votre mission, si vous l'acceptez, sera de vous rendre dans l'hôtel le plus proche. Vu que les valises de mes collègues germaniques tiennent plus de la cantine que du sac à main, on dégotte un taxi qui, par la grâce de Dieu, nous emmènera au Novotel local.

Enfin, une fois à table devant un petit dej, un représentant de la délégation de Ndjamena nous rejoindra pour rectifier le tir. Excuses, plaisanteries, re-routage vers nos hôtels respectifs (les allemands d'un cote, Luce et moi de l'autre) ou nous attendrons le permis de circuler qui doit nous être remis par les autorités (pour certains ça a mis deux semaines)

Sur la route, je réalise à quel point le Burundi m'a manqué. J'ai l'impression de revenir chez moi. Il y a beaucoup de ressemblances; mêmes routes en ruine, mêmes gamins des rues, mêmes bougainvilliers.

15 septembre

Je crois comprendre ce que ressentent les habitants du Bourget. Ce matin j'ai été réveillée par le passage passablement bruyant d'un échantillon aéroporté de l'armée française, lequel volait à basse altitude. Et c'est comme ça plusieurs fois par jour!!! Pour l'instant je n'ai vu que quelques représentants locaux du corps armé. Une bande de gamins maigrelets dans leur uniforme bariolé, la kalach au poing.

Par contre, mon voisinage microcosmique semble avoir bénéficie d'un supplément d'hormone de croissance. Les lézards, les sauterelles, les mantes religieuses font tous deux ou trois fois la taille de leurs congénères européens!!

Assignée a résidence, je retrouve toute l'essence de la philosophie africaine. Le responsable local devait venir nous chercher pour manger et à l'occasion passer saluer les autorités sanitaires locales et je suis au regret de vous dire, ma sœur, que je ne vois que la température qui montoît et mon estomac qui grognât….. Dans ce pays, il faut RE-LA-TI-VI-SER.

16 septembre

Question philo locale: Doit on rire ou s'acharner quand tout semble aller de travers??

Ce matin était un grand jour pour nos nomades frustres (j'ai nomme: The Murphy's team): une partie du clan allai pouvoir s'échapper de Ndjamena (ville ou un sorcier encore inconnu avait jeté un sort empêchant toute personne de sortir de ses murs). Ils allaient fuir jusqu'à Abeche ou un autre contact les attendait. Pour ce faire, il leur faudrait embarquer a bord d'une version améliorée du tapis volant : l'avion du PAM (Programme d'Alimentation Mondial). Tout avait été minute mais une fois de plus le sorcier nous démontra sa puissance.

Le chauffeur qui devait passer à l'aube chercher nos deux fugitifs ne vint jamais. Voyant que l'heure tournait et que leurs chances de fuir s'amenuisaient, ils décidèrent de lever leur couverture et, au risque de se faire reconnaître, de prendre un taxi local. C'était mésestimer la détermination du sorcier car une fois arrives a l'aéroport, ils découvrirent que leur mon avait mystérieusement disparu de la liste des passagers…

Nous n'avons pas vraiment plus d'info sur ce qui se passe à Trejine. Les réfugies devaient arriver hier mais vu que les puits ne donnent pas assez d'eau, il faut différer l'ouverture du camp.

Thomas joue à l'électron libre, ayant loupé son avion ce matin il était prêt a sauter dans n'importe quel véhicule pour y aller par la route (notez qu'il n'y a qu'un village entre ici et le camp et que certaines rivières sont encore en crue). En plus l'ensemble du charroi local s'étend entre une voiture et pas du tout avec plus ou moins l'aide des taxis locaux. Pas bezef!

Histoire de nous occuper, j'ai pris Luce sous le bras (1.20m sur un tabouret de bar, les bras levés) et nous sommes allés voir le marché local d'un peu plus prêt. Comme à chaque fois j'ai découvert des trésors: un magnifique tapis de prière avec boussole incorporée ou encore des champions de la manucure (si vous croisez des types armés d'une grande paire de ciseaux, ce sont eux. Manucure, pédicure ou amputation sur place…)

19h00….. On a failli s'ennuyer mais heureusement, nos amis allemands étaient là. Voila qu'on tambourine à la porte de ma chambre. Le temps que je saute dans une tenue décente, je vois Thomas débouler comme un fou suivit de Luce qui trottine désepérement derrière lui. Son visage a l'éclat d'une tomate franchement trop mure. Apres la mésaventure de ce matin, nos trois germains sont aller faire le pied de grue à l'ambassade pour avancer l'obtention du permis de circuler de Stephan (tout le monde l'a sauf lui). Démarche peu diplomate il est vrai vu que les copains de Ndjamena avaient déjà fait tout ce qu'il y avait a faire, mais il semble que depuis notre arrivée, ils ne s'en réfèrent qu'a Dieter (un compatriote basé au fin fond de Trejine). Ce sacro saint Dieter aurait donc le pouvoir suprême leur permettant de boycotter tous les autres responsables. Pas une fois ils se sont tournés vers l'équipe sur place, que ce soit lors de notre arrivée a l'aéroport, pour le permis de circuler, pour l'organisation des expats qui partiront demain … ah oui, je suis donc sensée partir demain pour Abeche avec mon copain Thomas, puis on ira vers Trejine ou j'aiderai a monter des tentes (c'est vrai que vu ma carrure, ils n'attendaient que moi pour ça) pendant que Môsieur ira visiter les camps voisins.

Ce médecin à la tête d'écrevisse commence à m'échauffer les oreilles. Il n'en fait qu'a sa tête et en plus il prétend gérer ma vie! Je ne vais pas le laisser pourrir mon groove (il n'est pas né celui qui me dictera ma conduite! non mais!)

Non content de ça, leur hôtel a essuyé un incendie, alors (…sur les conseils de Dieter…) ils sont allés se réfugier au Novotel. Il y a bien d'autres hôtels dans la ville moins chers et confortables mais ils voulaient leur piscine (et je ne rigole pas!)

Il n'y a pas la moindre hiérarchie dans cette mission. Tout le monde fait ce qu'il veut et je commence à perdre patience. En plus nos trois amis ne font aucun effort pour parler Anglais et je trouve ça d'une impolitesse rare.

A ce jour il n'y a toujours pas assez d'eau au camp donc pas le moindre petit réfugie. Je vous pose donc la question: Que suis je allée faire dans cette galère?? Pourquoi foutre en l'air encore un peu plus d'argent??

Et si on s'amuse à pousser la réflexion voici quelques petites questions qu'il serait intéressant de se poser parfois:

Quand on sait que dans un camp, les réfugies sont mieux loges que les populations qui habitent a l'extérieur, quelle raison les limitrophes auraient ils de se priver de nos services et se faire passer pour des réfugie? Comment contrôler qui est réellement réfugie qui ne l'est pas? Un tel déséquilibre engendre obligatoirement des tensions… Comment s'assurer qu'un réfugie donné ne va pas frapper a toutes les portes? Ou envoyer un membre de sa famille chez l'ONG voisine?

L'ouverture d'un camp peut "empêcher" les réfugies de retourner chez eux le moment venu, ils sont souvent mieux traites que dans leur propre pays. On sait quand on ouvre un camp mais jamais quand on va le fermer (au Soudan un camp est resté ouvert près de 20 ans!)

L'ouverture d'un camp est souvent suivit d'un désastre écologique. Les arbres sont coupes pour le chauffage, certains forets réduits à néant…

L'arrivée des humanitaires dans un pays augmente de façon considérable le coût de la vie rendant le prix du poulet de base équivalent à celui du caviar, comment font les populations locales pour suivre?

Un camp/une mission humanitaire est il plus le fruit d'un réel besoin local ou d'une volonté politique expat (besoin de planter son drapeau) ?

Pourquoi n'y a-t-il pas de programme humanitaire à propos de construction d'usine? A-t-on peur de perdre un marché??

17 septembre

On se rapproche!! Avec Thomas, on a embarque dans le petit avion a hélices (16 places) du PAM, un beech-craft 1900C pour ceux que ça intéresse, et nous voici à Abeche. On a été accueilli par les expats Croix Rouge du coin, une drôle d'équipe de baroudeurs. La maison qui fait aussi office de bureau est un bordel typiquement masculin puissance trois mais on s'habitue. Il y a la, un français, un norvégien et un allemand tous plus proche de la quarantaine que de la trentaine.

Abeche, ville au milieu du désert tchadien. C'est tout plat avec quelques arbres. Manque total de couleur à part le beige. Moyen de transport local, l'âne ou le cheval (plutôt squelettique et pas très fringant d'ailleurs). Je pense que ces bestioles doivent être équipes de pilote automatique car je ne vois nulle rêne, pas le moindre guidon... Les hommes sont en djellaba et beaucoup avec un turban ou une calotte sur la tête. Peu de femme dehors.

Ce soir on est allé prendre un verre dans le camp militaire français du coin. Pas mal d'expats se retrouvent la bas.

18 septembre

(au cas ou tu ne l’aurais pas mais je ne pense pas, je te mets que quelques lignes...) Coups de théâtre dans la matinée. Nos deux copines qui devaient nous rejoindre ont été obligées de tirer à la courte paille qui allait prendre l'avion.

19 septembre

Il n y a peut être pas de réfugies dans ce camp mais on ne manque certainement pas de coq. Depuis 4h du mat ils se font écho, relayés parfois par les ânes, impossible de faire une grâce matinée. C est le jour du seigneur que diable!! Un peu de charité chrétienne sinon vous finirez tous rôtis à mon feu démoniaque. Pour le récalcitrant on allume le groupe électrogène à 6h30! pas de répit pour les braves.

Ce matin visite guidée du camp fantôme. Tout y est. La tente d´entrée où se fait le triage, la pharmacie, le labo, la salle de maternité, la tente d observation, la tente pour le personnel. Partout autour se dressent les latrines (petites cabines bâchées). Il doit y en avoir près de 200 (promis je n ai pas mis un zéro de trop) pour l’instant mais comme il y a du vol de bâche, on a ralentit la cadence. C’est un peu surréaliste de voir ces tentes de plastic au milieu de la brousse, on dirait un tableau de Magritte.

Un peu plus tard on a vu un camp en version habitée (Bregine). 40 000 réfugies en tout si on inclue les 17 000 spontanés qui devraient basculer chez nous si on ouvre. J ai été frappée par la joie de vivre des enfants. A Ndjamena ils nous collaient pour avoir de l’argent, ici ils se précipitent pour dire bonjour (et c’est tout). Ils n’ont pas du tout l’air triste, malade ou mal nourris.

Que ce soit au Tchad ou au Soudan les tissus des pagnes tiennent plus du voile que du carre de coton, toujours avec des couleurs magnifiques. Les petits garçons flottent dans leur longue chemise. Par contre les Soudanaises ont une coupe de cheveux assez particulière qui provient d un mélange de dread locks et de coupe au bol (je devrais avoir des photos, ne vous cassez pas la tête). Les familles se sont déplacées avec leur garde manger alors il y a des vaches, des moutons, des ânes et des chevaux (ça ce n’est pas pour manger) qui traînent un peu partout (autre dilemme humanitaire: on prend en charge les populations, mais doit on aussi assurer la suivie de tout ce surplus).

La vie a repris son cours, les femmes pilent le mils sous un arbre, les hommes prient en ligne, les gamins courent après les voitures. C’est tout de même impressionnant de voir s’aligner à perte de vue ces tentes empoussiérées du HCR (haut commissariat au réfugies). Bien alignées elles courent jusqu’à l’horizon.

Ce soir j’ai joué les cheerleader. Comme tous les dimanches on a joue au football sur un terrain entre le camp de Brejine et Trejine. Terrain, c’est peu dire, au fur et à mesure que le match avançait, les limites se modifiaient, s’étiraient sur la droite, sur la gauche, les supporters de la tribune Ouest ont du battre en retraite au risque de se faire piétiner par les joueurs. Les chauffeurs et autres locaux jouaient pieds nus alors que nos petits blancs semblaient équipes de chaussures pour marcher sur la lune.

On rigole, on rigole, mais la loi de Murphy pèse toujours sur nos têtes. Luce qui devait venir aujourd’hui d’Abeche, manquait à l’appel. Morton est arrive seul. Pourquoi? Sait pas...Donc si on récapitule; on a Stéphane et Sandra à Ndjamena, Luce à Abeche (du moins je l’espère, elle est entre quelque part et nulle part quoi, et Thomas et moi sur Trejine.

Quelle équipe.

20 septembre

Vous vous souvenez du combat des chefs dans Asterix?? Ben ici, c’est la même chose. D’un cote on a Abraracourcix (ou Dieter) et de l’autre Langdom qui tient plus du Assurancetourix vu son gabarit que du chef gaulois digne de ce nom. Je ne présente donc plus Dieter donc, modèle tout germanique. Un tatoue, un vrai. Membre ERU depuis sa création, c’est sur qu’il assure et qu’il a de la bouteille (son ventre l‘atteste lui aussi). Il nage dans l’urgence comme un cambodgien nagerait dans une inondation. C’est le chef ERU quoi! Langdom, malgré ses origines américaines a donc du mal à faire le poids. En plus de son physique nettement moins massif, il fait particulièrement jeune (la trentaine a peine) face à la horde de soixante-huitards sur le retour. Le problème c’est qu’en tant que responsable fédération, il SERAIT sensé chapeauter les activités de l’équipe fédération (les hydro, les log.) et celles des ERU médicales (c’est paradoxal car on appartient à la fédération mais on est autonome)

Petit flash back: Au sein de la Croix Rouge, il y a la fédération, joyeux mélange de représentants venant de tous les pays pour faire les kakous dans les pays en paix sur toute sorte de projet ( hydro réhabilitation, santé...)

Il y a le CICR, eux ils bossent dans les pays en guerre (visite de prisons, rapprochement familial...) Alors là aussi il y a de sérieux crêpages de chignon ce qui ne facilite pas plus notre histoire. Finalement les petites ONG, ça a du bon!

Donc si j’en reviens à nos moutons (qui tiennent plus du pit-bull pour certains), Abraracourcix refuse complètement l’autorité de notre ami pré-pubaire Assurancetourix et fait tout pour le ridiculiser ou le contredire. Ca va même plus loin, tous ceux qui ne sont pas ERU sont mal vus à notre table. J’ai du frauder pour pouvoir passer quelques feuilles de notre précieux PQ à Morton qui était venu d’Abeche pour quelques jours et c’est toujours ce pauvre Morton qui s’est vu remballé alors qu’il de mandait notre avis sur un examen plantaire. Il pouvait bien attendre, demain il croiserait le coordo-med (fédération) qui lui donnerait son avis sur la question. Il ne frôlait pas l’amputation mais moi je frise l’hystérie!!

En tout cas, ici, je suis en parfaite communion spirituelle avec mes soeurs les crevettes trempées dans l’eau bouillante. Il fait 50 degrés au soleil et à peine moins à l’ombre. Il ferait presque bon dans un four.

On a brûlé lors du montage des tentes (ah oui, on rallonge notre BHC ou basic health care, notre hôpital de brousse quoi). On a monte trois tentes et vide huit bouteilles à nous quatre en trois heures (sachant que la flexibilité des queues de vache est à son maximum, vous me calculerez l’age du capitaine)

Luce est arrivée dans l’après midi, bienvenue sur le radeau de la méduse!

22 septembre

Avec Suzanne on est en train de emplir les salles du BHC (basic health care), vous suivez? On s'entend plutôt bien toutes les deux. Infirmière allemande, la trentaine, première mission. Dans la vraie vie elle bosse en réa polyvalente. On fait rire tout le monde avec notre accent british pince (elle a bosse un an en angleterrre).

J'ai l'impression d'être dans un jeu pour ordinateur. Ce genre de jeu où il faut conquérir un territoire, assurer son approvisionnement, se défendre et je ne sais quoi d'autre. Dans la version Tchadienne ça donne plutôt ça: sur l'écran on voit la petite cyber-milie réveiller deux infirmiers locaux, leur montrer comment monter une table, pour deux autres ce sera une armoire, les pharmaciens s'occuperont de leur tente de pharmacie. Pendant quelques minutes notre cyber-milie peut ranger quelques ustensiles médicaux, puis elle retourne vérifier le travail, au besoin, petit clic sur la souris, on corrige le tir, et on les aiguille vers une autre tache...et voila la cyber-milie qui repart...bip...bip

L'équipe qui passera après nous (Sandra, Thomas et Luce), va certainement tout modifier mais c'est comme ça que ça marche:une équipe monte le camp (on monte les tentes, déballe les caisses, monte les tables, les lits, les salles d'examen, on approvisionne un peu chaque tente), Une autre l'adapte a ses besoins pour pouvoir l'utiliser.

J'avoue que je suis particulièrement contente de ce que nous avons fait Suzanne et moi.

Tout commençait à marcher comme sur des roulettes quand les dieux se sont rendu compte qu'on devait certainement manquer de distraction et vu que le programme des sept plaies d'Égypte est complètement dépasse, ils ont réactualise avec l'attaque des termites!! Ca devait probablement partir d'une bonne intention, il faut faire l'inventaire de matériel médical avant une quelconque ouverture du camp et vue l'étendue du travail, il était certain qu'une ou deux boites en moins seraient les bienvenues. Mais là, on bat des records!!! Si il y a des affamés au Tchad ce sont bien les termites locales! Mission pour demain, tout sortir du stock, vérifier l'état, faire l'inventaire (si, si quand même) et tout remettre sous ne tente qu'on aura au préalable monté un peu plus loin. YOUPIIII

26 Septembre

Me voici donc fuyant Trejine pour me rapprocher un peu plus de Ndjamena. Ca sent la fin de mission tout ça !!

Première station du chemin de croix : Abeche. Depuis mon dernier passage, le marasme masculin n’a fait que s’étendre et s’affirmer. Mes hormones crient au scandale !! On ne verrait pas ça même dans la chambre universitaire d’un étudiant en art plastique sous substance hallucinogènes et mi-temps chez Mc-Do… Cependant, vu l’état plutôt cyclothymique de mon système digestif ces derniers temps, je concentrerais mon attention sur le fait que je n’ai plus a offrir mon arrière train en pâture aux mouches peuplant le trou quasi en plein air dévolu à cet effet à Trejine. Je savoure donc royalement mon retour sur le trône.

En tout cas mon périple pour arriver dans cette parenthèse proche de l’inhumanité fut des plus agréables. Seule avec mon chauffeur, version moderne du touareg avec les lunettes du flic de Miami en plus (imaginez Ponchorello avec un turban et une djellaba), nous avons bondi de dune en dune a bord de notre 4x4 ronflant comme un tracteur. Autre particularité de mon compagnon : son sourire qui découvre une dentition dont la couleur oscille entre le rouge et le vieux chicot après quinze ans de consommation de gitane maïs. Il a du remarquer la légère crispation de mon visage à la suite de ce gros plan des plus surprenant et il s’est empressé de m’expliquer que tous les habitants d’Abeche étaient pareillement dotés. J’avoue que comme spécialité locale, ils auraient pu choisir mieux. J’éviterai donc d’aventurer mon regard de ce coté.

En passant par Brejine, j’ai l’impression d’être la reine mère en visite. Les gamins sont rayonnants quand ils me renvoient mon signe de la main. Comme il y a du vent aujourd’hui, ils ont fabriqué des cerfs-volants avec des sacs plastic au bout d’une ficelle. Les femmes sur leur âne reviennent du point d‘eau le plus proche, elles ont pris du bois en chemin. Apres Brejine il y a une autre ville, Farshana, et puis plus rien, la brousse qui, d’ailleurs, a pris un sérieux coup de chaud. L’herbe verte n’est plus qu’un vague souvenir, tout a pris la couleur de la paille sauf les champs de mil et d’arachide. Autres points de couleur, des arbres au bois rouge avec lequel on fait la gomme arabique.

Sur le chemin on croise des toucouls, petites baraques rondes, genre village vacance roots avec un toit en paille (un peu le même type que les relais courte paille sur le bord de l’autoroute)

Enfin les premières maisons d’Abeche ! Mon chauffeur me dépose à la maison Croix Rouge et part retrouver sa douce locale. En tant que bon musulman il m’a explique qu’il avait droit a quatre femmes, pas plus. Par contre, si la première femme est gentille, fait bien à manger, ne crée pas de problème, alors pas de raison d’aller chercher ailleurs. J’imagine donc, que la premier promise a du faillir à son devoir de femme soumise vu qu’il a aussi une femme à Ndjamena neuf enfants en tout (toutes femmes comprises)! Dur, dur la vie de bon musulman.

Ne le connaissant pas assez, je ravale mes revendications féministes déplacées.

27 septembre

Vu que je suis condamnée à rester à Abéché jusqu'a mercredi, j'en ai profité pour faire ce que toute femme fait le mieux (non, pas la cuisine, vous me connaissez trop bien): dépenser son argent en faisant du shopping.

Le marché d'Abéché est presque entièrement découvert. Chaque travée correspond à un rayon mais je ne m'étendrais pas sur le sujet, la question ayant été pleinement étudiée lors de mon passage au Burundi. Et pourtant, au détour d'une travée, entre la vaisselle chinoise et les thermos, je remarque une bassine pleine de poudre de henné. J'entame la conversation avec la vendeuse qui se propose de me tatouer les pieds avec…… et c'est comme ça que j'ai passé les deux heures les plus fabuleuses au Tchad. Il est vrai que le résultat des opérations n'a pas la grâce des arabesques orientales ou des fleurs tanzaniennes, on a même l'impression que j'ai sauté à pieds joints dans une bouse de vache, mais tant pis, ce n'est pas le tatouage mais tout ce que j'ai vécu pendant ce temps qui compte.

Toutes les voisines ont mis leur grain de sel. On m'a fait assoire par terre, de l'autre coté du comptoir (des ustensiles de vaisselle alignés sur des cartons retournés). J'avais les fesses sur un plastic et les pieds surélevés par une boite à chaussures. Pendant que ma "maquilleuse" préparait la pâte de henné, les clientes venaient me détailler, m'encourager. Et comme il a fallu laisser reposer la mixture sur mes pieds pendant deux heures, je me suis retrouvée observatrice au milieu du marché. J'avais l'impression d'être une petite souris, j'allais faire partie du décor, entrevoir un peu la vie au Tchad. Il n'y avait qu'une jeune fille qui parlait français, toutes les autres parlaient arabe, mais malgré tout on a réussi à se comprendre. Parfois, elles partaient dans une envolée lyrique, ne se souciant plus de moi, critiquant une femme qui venait de passer, chassant les gamins qui s'approchaient trop près de l'étalage. Du menton, une vielle me désigne des concombres posés à coté de moi, je lui passe. Accroupie, elle se met préparer une salade assaisonnée de citrons et de piment. Me voila partageant leur gamelle dans l'arrière boutique. On arrive même à papoter comme des copines, j'apprends que le tatouage qu'elles me font ne se fait que sur les femmes mariées…. Pas de panique, l'une d'elle me vante les mérites de son frère qui se ferait un plaisir de palier à cette désastreuse situation. Merci beaucoup les filles, mais même si les hommes d'ici ont la réputation de laisser leur femme libre de leurs mouvements je passe mon tour. Je leur montre même une photo de Lottie, on se sent un peu plus proche, certaines connaissent aussi ce genre d'histoire. J'ai toujours les pieds en l'air et les fesses en compote. Une sonnerie, l'une d'elles dégaine son téléphone portable de sous son boubou (ici on appelle ces tenues un lafaye), la technologie arrive même au fin fond du bush. On parle maquillage; mes sourcils épilés les étonnent, leurs lèvres noires me fascinent. Elles m'expliquent qu'elles se piquent les lèvres avec les épines d'un arbuste reliées en fagot, trempées dans une huile spéciale. Ca saigne, ça fait mal, mais il faut souffrir pour être belle. "Et puis c'est quel produit qui défrise tes cheveux comme ça ?" me demandent elles. A l'heure de la prière, certaines se retirent dans un coin.

Finalement le temps passe vite quand on est entre filles, mon chauffeur revient déjà me chercher. Il rie de voir me pieds emballes dans du plastic (une fois le henné sec, on l'a raclé, lavé au citron et on a tout emballé dans des sacs). Je reviens triomphante à la maison croix rouge, les pieds tout noirs.

Ce soir, je dors dans la chambre de Morton, il me l'a gracieusement laissée pendant qu'il était sur le terrain. Me suis-je trompée de chambre?? De la gomina, des pilules de régime, un tube de crème hydratante sous l'oreiller, un rouleau collant pour enlever les poils de chat sur les vêtements….. Je m'attends à trouver un bonnet de bain près de la douche. J'avais remarqué qu'il était toujours tiré à quatre épingles, la mèche rebelle calculée au millimètre près, mais là on dirait un hybride né du croisement entre le mari de Barbie et Roger Moore (dans "amicalement votre"). Une nouvelle variété d'expat que je ne connaissais pas.

29 septembre

On ne va pas sacrifier a la tradition : « le bilan ! Le bilan !! »

Je suis sur le point de prendre mon avion pour Ndjamena, accompagnée de mes deux body-gard (Ralf et Leif ou les deux ronchons du Muppet show; photos a suivre) et je dois dire que je suis plutôt satisfaite de mon travail.

Je n’y croyais pas et pourtant, en un temps record on a réussi (Suzanne et moi) a faire quelque chose de concret : on a monté le BHC. On s’est transformé en Bob le bricoleur et on a arrangé des caisses en tables, en armoires. On a monté des lits, tendu des paravents, équipé chaque tente en fonction de son affectation (labo, salle des pansements, femmes enceintes…). On a fait l’inventaire du moindre petit comprimé, la moindre aiguille qu’on avait réquisitionné afin de compléter l’inventaire du stock principal, on a évalué les compétences du staff local embauché pour travailler avec nous.…on a fait du bon boulot je crois. Maintenant, on passe la main à l’équipe suivante qui aura la lourde tache de pisser dans les coins afin de prendre possession des lieux et lancer la machine infernale (les réfugies sont arrives hier !!! a part ça pas de nouvelle). Advienne ce que Dieu voudra.

C’est vrai que je n’ai vu qu’un aspecte du boulot mais j’espère bien que j’irais plus loin lors de la prochaine mission. On a eu largement le temps de monter notre BHC 5 étoiles, maintenant, on maîtrise. La prochaine fois je jouerai vraiment à l’infirmière, je crois que je me plais dans cette dynamique.

Pour ce qui est de mes collègues, j’ai eu la chance de croiser des personnes d’une grande expérience. En plus de maîtriser leur boulot, ils avaient toujours des histoires passionnantes à raconter, le soir a la veillée. Ce fut un véritable bonheur de vivre cette expérience avec eux.

Ben, voila, voila ma brave dame, on va donc dire que ce fut une bonne mission, a quand la prochaine ??
Utilisation d'un GPS lors d'un voyage à vélo English translation pending
by Phil · 2006-12-07 · 23 replies
Qui a déjà expérimenté l'usage d'un Gps lors d'un voyage à vélo? J'aimerais connaitre votre avis sur cet article, ses avantages ces inconvénients, son prix moyen. Faut- il des logiciels spéciaux pour des pays hors d'Europe.
Quelle compagnie tu boycottes et pourquoi? English translation pending
by Mauricien93 · 2006-12-04 · 116 replies
Quelle compagnie tu boycotte et pourquoi ? Je vois souvent les gens dire je ne prendrais plus cette compagnie ou celle ci mais pourquoi ??? Perso j'ai voyagé sur plusieurs compagnies je n'ai jamais eu de problemes (AF, Thai, Gulfair, Air Mauritius, Qatar Airways, Royal Jordanian, Singapore Airlines, Swiss Air, Eva Air, Bangkok Airways, Phuket Air)

Merci de vos réponses
Israël: un voyage dans l'espace et dans le temps English translation pending
by Mida · 2006-09-30 · 188 replies
Israël : un voyage dans l’espace et dans le temps Terre promise du peuple juif, berceau du christianisme, troisième lieu saint des musulmans. Chaque pierre rappelle une histoire, l’Histoire. Chaque nom de lieu évoque une paracha de la Torah ou un passage des Evangiles. C’est le théâtre vivant de la Bible. Israël, une vieille terre mais aussi un Etat jeune, qui à l’éternité du désert a su ajouter la fertilité des champs d’orangers, de dattes, de fraises et de bananiers. Religieux à Jérusalem, laïques à Tel Aviv, dragueurs à Eilat, les Israéliens sont à la fois rudes, exubérants, passionnés et tolérants, âpres au travail et bons vivants. Malgré des cultures d’une extrême diversité Israël a fait preuve d’une immense capacité d’adaptation en intégrant une population variée, aux nombreuses origines ethniques, religieuses et sociales. Epreuve difficile qui ne va pas sans problèmes mais quel pays saurait intégrer 1/6 de nouveaux immigrants en si peu de temps, pour ne prendre que l’exemple des réfugiés de l’ancienne URSS ? Terre de contraste ? Plutôt patrie du paradoxe, comme cette Jérusalem que l’on se dispute, et dont le nom signifie « cité de la paix » Terre Promise de la Bible, Israël est aujourd’hui un pays moderne, dynamique, prospère et animé. Nous ne comptons plus le nombre de voyages effectués dans ce pays que nous aimons tant. Et chaque fois, un émerveillement devant les villes et les villages, les forêts dont le vert profond contraste toujours avec l’aridité environnante, les fermes florissantes, les sites archéologiques riches en histoire, les industries et les entreprises en plein essor. Tout ceci sur un territoire à peine plus grand que deux départements français. Un récent séjour grâce au travail de Daniel nous permet de sortir des circuits touristiques classiques. Un incontournable : Jérusalem, ville sainte, capitale éternelle, ville mystique, mythique et magique, ville du passé et du futur. Comment ne pas s’émouvoir devant cette ville détruite combien de fois et reconstruite avec ses propres pierres, blanches et éclatantes, cette ville qui a si bien conserver son caractère et son âme. Croyant ou pas, qui « monte à Jérusalem ou y vit est envahi par cette joie mystérieuse et profonde, celle d’un monde inconnu » (Dostoïevski) Ici on n’oublie rien, « Capitale de la mémoire » avec ses quartiers ethniques et religieux de la vieille ville, une ville sacrée et chargée de spiritualité, l’émotion intense d’une visite au nouveau Yad Vashem (musée de la Shoah), un prisme triangulaire qui pénètre du fond d’une colline aride pour terminer au sommet d’une forêt qui domine Jérusalem… et l’espoir de la vie. Flâner à Jérusalem, se perdre dans le théâtre humain coloré, vif, passionné et riche de la Vieille Ville, autour des remparts, dans le Cardo. Monter le matin sur l’esplanade pour admirer la magnifique Dôme du Rocher, couvert de l’or offert par le roi Hussein de Jordanie. Découvrir au coin d’une ruelle la vue magnifique et combien empreinte d’émotion du mur Occidental, du Kotel, le Mur des Lamentations, et partager les cris de joies et d’amour des Bar Mitzvah, les chuchotements et les murmures des prières autour de la Torah. Effleurer les pierres du mur, usées par les caresses des mains et des lèvres des fidèles. Insérer ses vœux rapidement griffonnés sur une feuille de carnet. Marcher, marcher la journée et la nuit. Magique ! Inutile de refaire la liste des sites, des quartiers, et des musées à visiter à Jérusalem, les guides sont là pour ça ! Mais consacrez un peu de temps pour le nouveau Davidson Center, parc archéologique qui se trouve à la base du mur sud de l’esplanade du Temple et qui permet d’apprendre l’histoire du Mont du Temple avec des moyens informatiques impressionnants. On y apprend par de nombreuses illustrations et reconstitutions, la reconstruction du Temple d’Herode. Les images virtuelles font revivre la vie quotidienne de cette époque. Cette exhibition est indispensable pour bien comprendre toutes les explications concernant la construction du mur que l’on découvre en visitant les tunnels. Mais Jérusalem n’est pas seulement la ville qui prie : la ville nouvelle à l’ouest vit avec son temps et offre un double visage. On y travaille, et on s’y amuse comme partout. La nuit dans les cafés de Ben Yehouda, on se croirait n’importe où… sauf à Jérusalem ! Au sud du pays, le vaste triangle du désert du Néguev occupe près de la moitié de la superficie du pays. Un vrai désert, avec la nudité, l’immensité, l’aridité des étendues de pierres et de sable. Mais de plus en plus un « faux-désert » car partout surgissent des villes et des villages, la terre se couvrent d’un verdoyant manteau de culture grâce à de gigantesques travaux d’irrigation. Le Néguev, c’est en quelque sorte le Far West israélien et la re-découverte de ses solitudes a été pour nous une magnifique expérience. Nous avons passé trois nuits et trois journées formidables, remplies d’émotion et d’images. Aujourd’hui, nous ne pensons qu’à y retourner. Stéphane, français, émigré en Israël depuis huit ans, nous a accueillis et nous a transmis sa passion et son amour de la région de Mitzpé Ramon. La première fois qu’il y a séjourné, il a su que c’était ici qu’il devait se « poser » Dans un hangar, il a construit un guest-house : autour d’une grande pièce conviviale avec salon, salle à manger et cuisine américaine, il a installé quatre chambres doubles, une grande salle au première étage avec nombreux couchages, une piscine, un sauna, un jacuzzi, salle de fitness et massage. Son idée géniale : construire quatre « tomcars », sorte de buggy à deux places et, avec son 4x4 Land Rover, il fait faire des sorties autour et au fond du cratère du Mitzpé Ramon : le Makhtesh (mortier, en hébreu). Nous partons à la découverte du cratère érosif entouré d’une haute muraille. C’est un phénomène géologique unique au monde et à certains endroits, on se croit vraiment sur la lune. Nous parcourons des pistes caillouteuses parmi des splendides paysages. Des granits roses et gris, les calcaires jaunes et blancs, les grès multicolores y composent des formes étranges et spectaculaires. Les dunes du désert et les carrières de la pierre de Jérusalem, pierre de taille, toute en dentelle, une nature ponctuée par des collines rabotées par l’érosion, traversée par des oueds (rarement envahis par les eaux de pluies soudaines et brèves), cassée par des ravins et des canyons profonds. Quel bonheur de sortir des chemins balisés et faire bondir nos engins sur les chemins de pierres, des escaliers et des trous creusés par l’érosion. Rapidement, une poussière épaisse et étouffante de chaleur nous recouvre complètement. Il faudra l’aide d’une soufflette à air comprimé et une bonne douche pour tout évacuer ! Arrêt dans la quiétude d’une clairière plantée de conifères au milieu du désert pour accueillir les animaux (des chevaux nains sauvages et des chameaux) Repos et thé à la menthe. Un peu plus loin, au bord de la falaise de laquelle les bédouins précipitent leurs bêtes mortes, nous admirons l’incessant ballet des aigles, des serpents et des scorpions en quête de nourriture. La ferme de Yossi, militaire de Bat Yam à la retraite, est installée sur le site d’une ancienne ferme Nabatéenne de plus de 1000 ans avant JC. Il élève des chevaux, des oies et des brebis, et nous fait déguster ses yaourts et son fromage de chèvre. Planté dans son potager, des tomates, aubergines, courgettes, poivrons, et autres légumes, des oliviers, le tout cultivé en utilisant les plans exacts de l’installation des Nabatéens aussi bien pour l’emplacement de la maison par rapport au potager, que les enclos du bétail et les techniques d’irrigation. Cette année il plantera des vignes en espérant un bon cru pour son vin du Néguev d’ici 5 ans. En 4x4 nous descendons dans le Makhtesh où nous faisons plusieurs arrêts pour nous promener au fond des cirques creusés par l’érosion, dans des bassins immenses où les lits des rivières, asséchés en été, peuvent devenir des endroits très dangereux quand des orages éclatent. La roche d’un aspect solide s’effrite comme du sable entre nos doigts. Une géologie riche et variée, calcaire, fer et ardoise. Mais ce « pays sec » (traduction de Néguev en hébreu) est comme une éponge… sous le désert il y a de l’eau, donc possibilité de vie ! En cherchant bien on trouve des champs de culture, une variété infinie de plantes et de fleurs (les pistaches, anémones, marguerites, acacias) et une faune qui a élu domicile ( gazelles, hyènes, renard, ânes sauvages, vautours et une grande variété d’oiseaux) La découverte des solitudes désertiques du Néguev était pour nous une magnifique expérience. Nous n’oublierons jamais la lumière, le soleil éblouissant aux différents moments de la journée, les couchers du soleil qui enflamment le désert et les nuits sous un ciel étoilé. Quelle chance exceptionnelle de pouvoir assister à une éclipse de la lune ! Un grand merci à Stéphane et à Ronit pour ce séjour fantastique. guidmi@netvision.net.il ou www.guidehorizon.com Archéologues passionnés, les Israéliens ne cessent de fouiller dans le passé de leur pays. Un moine égaré dans le désert, un enfant bédouin à la recherche d’une chèvre, un paysan labourant sa terre et c’est la découverte d’une synagogue antique, un pavement de mosaïque byzantine, des vestiges d’anciens habitats ou carrément une population disparue et toute une ville. Massada est certainement un de ses sites les plus extraordinaires d’Israël. Tout d’abord par sa situation géographique : une citadelle naturelle qui domine la mer Morte du haut des 300m de ses falaises, une masse formidable de puissance et sécurité au beau milieu du désert de Judée. Quel symbole aussi par son histoire, la prise de Massada par les Romains et toute la population d’une cité qui se suicide plutôt que de vivre la captivité. Massada a d’abord été une résidence royale pour Hérode et sans doute la plus géniale « villa » que l’on puisse imaginer. Les fouilles ont permit de mettre à jour tous les bâtiments, ce qui rend le site et la visite passionnants. Le plus étonnant dans cet environnement hostile est le système qui permettait à Hérode d’avoir plusieurs bains et même une vraie piscine au milieu du désert. Incroyable ! Le système d’irrigation est très bien démontré. Nous n’avons rien inventé ! Dominant la belle route du désert menant vers le kibboutz de Ben Gourion à Sde Boker, les ruines d’Avdat, cité byzantine, veillent sur le Néguev depuis plus de quinze siècles. Les Nabatéens construisent cette ville étape sur la « route des épices », route des caravanes pour le transport d’herbes, épices, parfums et trésors de l’Orient. Ils y habitent pendant mille ans. Avdat est découvert par un voyageur anglais en 1871 mais c’est seulement en 1958 qu’elle a été restaurée. Daniel y a travaillé en 1965 avec un archéologue allemand rescapé des camps de la mort et venu en Israël en 1945. Il travaille au nettoyage d’une tombe où il y a aussi bien une croix qu’une menorah. Ne sachant à laquelle religion ils appartiennent, ils se rassurent en utilisant les deux symboles. Quelle joie pour Daniel quand il retrouve « sa tombe » Il est comblé ! De Jérusalem à Beit She’an nous empruntons la route de la vallée du Jourdain qui passe en rase campagne. La route est d’une beauté incroyable, une sorte de Grand Canyon en miniature. Nous descendons vers la mer morte où nous sommes à 300m au-dessous du niveau de la mer (le point le plus bas de la Terre). Nos oreilles bourdonnent. Point stratégique : Jericho se trouve sur notre gauche et l’Allenby Bridge pour rejoindre la Jordanie sur notre droite. La vallée de Beit She’an est d’une grande fertilité grâce aux 35 sources et aux cours d’eau qui descendent des monts de Gilboa et canalisés pour permettre l’arrosage de toute la région. On y cultive des céréales, des légumes, des bananiers et des dattes. Plusieurs kibboutzim se sont installés dans cette région et pratiquent l’élevage. Des fermes, des poulaillers et des dairy farms. Le site archéologique de Beit She’an est d’un intérêt remarquable. Sa restauration a permis de rendre la vie à la vieille cité : on peut aisément imaginer l’animation d’une ville romano-byzantine, la vie de ses habitants entre les thermes avec les vestiges de bains monumentaux, amphithéâtre des gladiateurs, et les rues pavées avec les boutiques précédées d’élégantes colonnes. Un capharnaüm de pierres provoqué par le tremblement de terre de 747. L’arbre dénudé et cruciforme qui se trouve sur la colline a servi de « croix de Golgotha » dans l’un des films christiques tournés en Israël. Les bains sont dignes d’un grand centre de fitness, lieu de rendez vous et ouvert à tous. Il s’agit d’un ensemble de huit salles entourées d’un portique. Les thermes sont posés sur un soubassement de basalte, dans les pièces centrales un système de chauffage souterrain commun à tous les édifices. Ne possédant pas de savon ils utilisent une huile et gomment avec des bâtonnets pour faire peau neuve. Toutes les villes de cette époque sont construites avec les mêmes modèles de manière qu’en arrivant dans une ville les voyageurs puissent facilement se repérer. New York a sûrement copié sur ce principe ! C’est dans la synagogue du VIe siècle de Beit Alfa que fut découverte l’une des plus belles mosaïques juives. Ce sont les pionniers du kibboutz Hefzi Bah qui voient apparaître sous leurs pioches les premiers fragments de la mosaïque d’une ménorah. Les mosaïques sont entièrement réalisées en pierre de couleurs à l’exception de quelques cubes de verre qui lui donnent un éclat mystérieux. Sur les différents panneaux on y voit la représentation du sacrifice d’Abraham, la roue des signes du zodiaque et l’Arche sainte. Les mosaïques semblent être l’œuvre d’une seule famille juive de Palestine, spécialisée en Galilée dans l’édification des synagogues et le travail des mosaïques. La réserve naturelle d’Ein Guedi, oasis de 450 ha est un véritable havre de fraîcheur. L’oasis est irriguée par de nombreuses sources, des magnifiques chutes qui retombent dans des piscines naturelles. Au-delà de ces sources se succèdent des gorges percées de grottes situées sur leurs parois. Une riche végétation subtropicale y prospère : énormes bambous, acacias, plantes aux fleurs merveilleuses, pommiers de Sodome. Dans cette végétation débordante évolue une faune plutôt discrète : nombreux bouquetins, hyènes, renards, loups et beaucoup de reptiles. Deux vallées traversent la réserve : Wadi Arugot et Wadi David. Compter deux heures pour la première marche, certainement la plus belle mais la plus longue et la plus difficile. Même si Wadi David est moins sauvage elle est plus facile et très chouette aussi. Israël, une terre promise il y a cinq mille ans et qui fêtera bientôt ses soixante ans. Une terre qui mérite la paix au delà des passions et de la folie des fanatismes.
Tour du monde à pied et sans argent English translation pending
by Vicvin · 2006-09-21 · 64 replies
Bonjour à tous, si je vous parle d'un tour du monde ( ou bien une tres tres longue randonnée de plusieur mois ) à pied sans argent, qu'allez vous me repondre ? que cela releve de l'utopie, ou alors c'est faisable ? quels conseils me proposer vous ?, merci pour de future reponse !😛
Phu Quoc et les hauts plateaux du centre du Vietnam English translation pending
by Ophianna · 2006-08-24 · 23 replies
bonjour,

nous partons au vietnam en avril 2007 ( du nord au sud). Notre itinéraire serait le suivant (modifiable suivant vos remarques):

Hanoi (1J)- Baie d'along + cat be - (3J ) - buon me thuot+park Yok don (3j) -HCMV (1j) - delta du mekong (3j) - phu quoc (3j)

1) Qu'en pensez vous ? 2)qui connait le prix du transport par avion hanoi-danag-buon me thuot 3) buon me thuot, ça vaut mieux que sapa ? 4) park yok don: qui l'a déjà fait ? (bien ou non)- on aimerait passer une nuit sur place pour voir les animaux sauvages (est-ce possible et le cout ?) 5) phu quoc: climat mi avril ? Dernière question: le trajet en ferry rapide depuis rach gia jusqu'à ohu quoc est -il TRES éprouvant ( je suis sujette au mal de mer.. à déconseiller?)

merci pour vos réponses à mes nombreuses questions
Incontournables sur la route Kachanaburi - Sangklhaburi en Thaïlande English translation pending
by Steflou · 2006-07-25 · 24 replies
Bah tout est dans le titre, ca y est le départ approche et grace aux eminents membres de ce forum je pense avoir pleins d'informations pour passer un bon voyage.

Concernant cette région (le kachanaburi) à part les grands incontournables (les chutes erawan, hellpas fire, sai yok ...) on a quand meme tres peu d'information, surtout quand on suit la route vers le nord jusqu'au col des 3 pagodes.

Donc juste avant de partir je lance un dernier appel, si jamais quelqu'un connait bien ce coin, site à voir, guesthouse sympa etc etc... surtout n'hesitez pas.

Djorb, grand habitué du forum est-il rentré de voyage??
Lesotho entièrement à pied English translation pending
by Zephyr01 · 2006-06-05 · 6 replies
Hello est ce que quelq'un a deja traversé le lesotho entierement a pied ? je n'est jamais fait ce genre de truc mais je pense que c'est faisaible, les gens ont la reputation d'etre vraiment acceuillant pour peux que ca soit un contact naturelle et desinteressé, c'est un asser petit pays mais vraiment beau a votre avis vous grand marcheur lol combien de semaine pour traver ce pays du sud au nord ?par ex en partant de la riviere Caledon, bifurquant sur le fleuve orange ensuite la chaine de montagne, la reserve nationale, ... j'ai vraiment pas encore d'itineraire car ca reste encore du reve mais je comte bien traverser un coin d'Afrique entierement a pied facon africa trek lol az la fin de mes etudes... Merci beaucoup de m'eclairer
Let's go in UK! English translation pending
by Kugaiji · 2006-05-26 · 56 replies
Bon, c'est un carnet de voyage qui va se faire au fur et a mesure sachant que le voyage commence mardi 23 mai.

Mardi 23 Mai : J'arrive facilement en stop a l'aeroport de Montpellier pour partir a Londres via Ryan air. L'avion part, je suis cote hublot et je suis assis a cote d'un anglais sympathique mais semblant parler surtout par politesse. Comme je me suis amuse a preparer mon sac la veille, je me suis couche tard ce qui fait que je passe mon voyage a dormir. Je me reveille juste pour l'aterrissage, ce fut l'un de mes trajets les plus courts de ma courte vie de voyageur. Arrive a l'aeroport, je sais que je suis a une trentaine de kilometres de Londres. J'ai des amis pouvant m'y herberger, je commence a faire du stop pour y aller. Il commence a pleuvoir, j'ai l'impressin que ce qu'on dit sur le climat anglais n'est pas exageration. Je suis pris en stop assez vite, le conducteur, un somalien, est plutot sympathique. Au bout de 10 minutes, je vois une vignette sur la boite a gants : Max passenger : 6. J'ai peur de comprendre. "- Are you a taxi driver? Yes Er... Will I have to pay? Yes Well... Er.. How much? 60£"

Erf, 100 euros dans la tete pour aller jusqu'a Londres. Je l'ai senti passer. Surtout que c'est pas un taxi qui fait payer selon la distance, qu'on fasse trois metres ou cent kilometres, ca me coute autant... Je commence a appeler mes contacts sur Londres, pas moyen de les joindre. J'en avais 5 et personne qui daigne repondre...

Finalement, j'arrive a joindre ma cousine une fois qu'on arrive en ville. Elle habite dans le Sud Ouest et nous nous trouvons au Nord est, evidemment. Il nous faut deux heures pour traverser la ville et mon chauffeur joue le guide, je decouvre la tour de londres, big ben, et autres. Je decouvre les grands parcs de Londres, ca fait rever quand meme. Mais bon, temps pourri.

Je retrouve ma cousine a hammersmith, elle vit dans une residence pour jeunes completement delabree. Ils sont a quatre dans 20 metres carre. On m'explique que je n'ai pas le droit d'etre la, que je devrai me cacher du manager de l'etablissement.

Enfin, bon, on me presente les gens de la residence, je retiens quatre des vingt prenoms qu'on me presente. La soiree s'enchaine tranquillement. Bon, petite particularite, tout le monde parle francais, pour ameliorer mon anglais, on a vu mieux...

Euh, la je vais devoir faire vite mais j'elaborerai quand je reviendrai. Le manager a fini par se rendre compte de mon existence mercredi soir et m'a demande, hier, si j'avais dormi dans son etablissement, je nie, evidemment et pars en quete d'un autre logement dans Londres. Je squatte un ordinateur dans une agence pour acceder au net gratuitement et je recherche sur des sites style hospitalityclub et couchsurfing des gens pouvant me loger sur Londres jusqu'a mercredi, jour ou je quitterai Londres pour Birmingham. J'ai rencontre un couple de francais qui vivent sur Londres, dans le quartier juif, hier, dans le bus et sont apparemment pret a m'heberger. Je me la joue homeless guy mais c'est vrai que je suis dans une drole de situation.
Reherche traducteur japonais English translation pending
by Hervé3 · 2006-05-12 · 6 replies
Bonjour,

Je recherche une personne pouvant me faire une petite traduction de très courts textes sur photos prises en visitant un site commémoratif construit par le Japon au Manipur (Inde).

Historiquement, l'armée japonaise, stationnée en Birmanie, avança en territoire indien où de nombreux affrontements eurent lieu.

Merci,

Hervé
L'Europe de l'Est avant 1989 English translation pending
by Aristomakos · 2005-12-04 · 112 replies
Qui a visité l'Europe de l'Est avant la chûte du bloc communiste ? En ce qui me concerne, j'ai fait la yougoslavie (1985-1986-1987-1988), la bulgarie (1986-1988), la roumanie (1986) et la hongrie (1986). On voulait passer en albanie en 1986 mais à la frontière ont nous a ''refoulé''. En 1989, on souhaitait faire de tour de la mer noire, en passant par l'URSS. Mais l'histoire nous a devancé. En 1986, on s'est baigné dans le Mer noire à Varna (BG), on avait interdiction de remuer le sable (Tchernobyl avait explosé quelques mois avant, si je me rappelle bien).

Parlez-nous de vos expériences lors de vos voyages dans les pays communistes...Beaucoup de souvenirs doivent vous avoir marqué !!
Quel 4X4 choisir pour un TDM? English translation pending
by Dream85 · 2005-11-17 · 54 replies
bonjour, je suis un petit nouveau sur le site donc je vais commencer par le début. je débute l'étude d'un TDM en4X4 avec ma compagne sans contrainte de temps. j'ai fais le choix du 4X4, j'hésite sur le modèle et c'est l'objet de ma première question Land rover ou Toyota? j'aimerai echanger avec des couples ou familles ayant dèja fait cette expérience. En particulier MR ET Mme Dupuis qui dans la rubrique font état de leur voyage de 3 ans avec un Land, si vous pouvez me transmettre l'adresse mail c'est génial! pour tous les autres merci d'avance de vos conseils et commentaires.
Voyageur pollueur English translation pending
by Adahy · 2005-10-18 · 42 replies
Bonjour a tous. Je sais bien que je risque de passer pour un troubleur de fete mais j aimerai vivement vous faire partager certaines reflexions que j ai pu avoir en voyageant. La planete est polluée de toutes parts, je crois qu il n y a pas lieu de discuter la dessus. La terre, le ciel, l eau, les etres vivants, tout le monde en souffre. J aime voyager, m evader, decouvrir de nouveaux horizons comme vous tous je suppose. Les frontieres s ouvrent de plus en plus, les transports deviennent moins chers, plus rapides, bref, on est de plus en plus nombreux a vouloir nous evader de notre quotidien. Mais est ce qu il ne vous est jamais arrivé de penser que le voyage ne peut qu accroitre cette pollution?

J ai souvent eu cette reflexion en prenant l avion par exemple, qui est devenu le moyen privilégié du voyageur moderne et le plus pollueur. Je culpabilise de vouloir etancher ma soif d evasion au detriment de notre si belle planete, je me sens egoiste.

Voila je vous ai fait part de ma reflexion. Maintenant j en appelle a vous: est-ce qu il vous est deja arrivé de ressentir le meme sentiment de culpabilité en voyageant?
Équateur: itinéraire à valider English translation pending
by AnatolJack · 2005-08-02 · 28 replies
Bonjour, voici je pars avec ma copine pour un voyage en Équateur. La durée de notre voyage est de 18 jours. Nous voulons voir la majorité du pays en évitant les endroits moins intéressants car notre temps est très limité. Voici ce que nous avions projeté comme itinéraire. Quito 2 jours, Otavalo 1 jour, Cuenca 2 jours, Amazonie (sûrement Coca) 4-5 jours, île Galápagos 4-5 jours, Banos 1 jour, Cotopaxi 1 jour. Est-ce que c'est possible ??? Y a t'il des endroits qui ne valent pas la peine ???? Est-ce qu'on passe à côté d'un endroit qu'il faudrait voir à tout prix??? Il y a tellement de pays intéressant que nous ne sommes pas certains de pouvoir revenir en équateur un jour, du moins probablement pas dans les prochaines années. Voilà donc l'ensemble de mon problème... J'attends votre aide. Juste comme complément, nous sommes en bonne forme physique quoi que peu habituer à l'altitude. Nous ne souhaitons pas un voyage de type tour organisé sauf que nous nous souhaitons un minimum de sécurité. Merci de votre aide AnatolJack

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