Results for "Marais+et+restaurant+|+127+>+352"
5586 results found.
Les filles au Pérou, juillet 2007 English translation pending
Allez je me lance même s'il y a beaucoup beaucoup à raconter... Voyage forum m'a beaucoup aidé à préparer ce voyage, alors je vous renvoie l'appareil et j'espère que cela servira à d'autres voyageurs!
Je recopie mon journal de bord, fruit de notre périple à ma chérie et à moi au Pérou en juillet 2007.
Il y a pas mal d'infos pratiques, je suis une maniaque de l'organisation!
C'est parti.... au programme le canyon de la Colca, le lac Titicaca, le Machu Picchu, Cuzco et Puerto Maldonado...
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
3 juillet 2007 Voilà ça y est! Cette fois on a pas raté l'avion. Cela fait même 15 minutes que l'on est dedans, reste 11h! oups! Ceci dit on est content, on pensait que le vol était de 14h. 2 films, un plateau repas et un sandwich plus tard, on en est à 7h de vol! Reste 4 h s’il est à l’heure c'est-à-dire un film et un plateau repas sans compter les quelques promenades pipi. C’est quand même long. La mamie espagnol d’à côté parle trop vite… l’espagnol… je suis déçue je ne comprends rien ! pfff et dire que j’ai passé du temps avec M. Assimil !
Il est 20h et on se couche ! Et oui, décalage horaire, nous ne sommes que de faibles femmes ! Un petit mot quand même avant. L’arrivée à Lima : dans le brouillard comme prévu. On le savait mais c’est étonnant. Accueil de Arturo à l’aéroport (on avait réservé sur internet), bien. Il nous emmène dehors, on sort de l’aéroport et on prend un taxi qu’il négocie lui-même. Pratique et rassurant. On ne sait pas le prix. Arrivées chez lui, vivantes, (ouf avec la conduite des gens en ville c’était pas gagné !) petite déception. Je ne sais pas à quoi on s’attendait exactement mais on a l’impression d’être chez une arrière grand-mère polonaise (euh j’ai rien contre les polonais hein !) et surtout on est gelées !! il fait 16° mais la maison est ouverte et sans chauffage comme dans les pays chaud… brrrr ça doit être la fatigue A part le confort sommaire, le choix d’Arturo est un bon choix. Il s’est occupé de réserver par téléphone et de faire livrer les billets de bus pour Aréquipa (55$ au total), nous fait visiter Lima demain matin, nous emmène manger le midi et nous dépose au terminal de bus ensuite. Précisons que son papa a son propre taxi. Pratique Dépense : 0 on paie tout demain
Hôtel Grand Riviera Princess English translation pending
Bonjour, je pars pour le Grand riviera princess la semaine du 24 février, départ de Québec. Je veux aller faire du kitesurf là-bas, je traîne tout mon matériel. Je veux surtout savoir à quoi ressemble la mer et la plage en face de l'hôtel. Les caractéristiques importantes pour le kitesurf sont un bon espace libre pour le décolage, donc au moins 25 pieds entre le début de l'eau et la forêt, une mer calme et peu profonde, 3-4 pieds d'eau est l'idéal et pour finir pas de roche ou d'objet dangereux dans l'eau. Ne vous inquiétez pas, je vais avoir mes booties, y'a assez de commentaires qui parles des petits coquillages dans le sable. S'il y a du monde qui seront présent la même semaine, ça serait toujours plaisant de prendre une bière ensemble. Ma copine et moi sommes un couple dans la fin 20aine début 30aine.
Je voudrais savoir s'il est possible d'être au troisième étage, du coté jardin et d'avoir une vue ( partielle) sur la mer. Si oui, est-ce que vous pourriez m'indiquer quel numéro d'édifice et quel est le numéro de la chambre. Si non, j'ai remarqué que les édifices sont comme décalés les uns par rapport aux autres, est-ce que quelqu'un peut m'indiquer quels sont les numéros de ceux qui sont plus avancé du côté jardin. Je me dis qu'en étant plus avancé on doit avoir une meilleur vue du balcon sur le complexe.
Autre demande. Mon retour est prévu pour le 3 mars, par contre, j'ai négocié avec air transat pour déplacer mon retour au 16 mars. Car du 4 au 9 mars il y aura une étape du championnat du monde de kitesurf. Donc je vais rester sur place pour assister à cet évènement. Je veux savoir s'il y a du monde qui seront présent pour leur vacance durant la semaine du 3 mars et qui sont seul et qui désirerait partager leur chambre. Ça me permettrais de ne pas déplacer tout mon stock. Peut-être que j'aurais de besoins d'un toit seulement pour 2 ou 3 nuits. Sinon je vais me trouver quelque chose de pas trop cher à Playa del Carmen. Moi après la compétition je descend au Bélize, précisément à Caye Caulker pour encore aller faire du Kitesurf. C'est un paradis sur terre pour le kite.
Je voudrais savoir s'il est possible d'être au troisième étage, du coté jardin et d'avoir une vue ( partielle) sur la mer. Si oui, est-ce que vous pourriez m'indiquer quel numéro d'édifice et quel est le numéro de la chambre. Si non, j'ai remarqué que les édifices sont comme décalés les uns par rapport aux autres, est-ce que quelqu'un peut m'indiquer quels sont les numéros de ceux qui sont plus avancé du côté jardin. Je me dis qu'en étant plus avancé on doit avoir une meilleur vue du balcon sur le complexe.
Autre demande. Mon retour est prévu pour le 3 mars, par contre, j'ai négocié avec air transat pour déplacer mon retour au 16 mars. Car du 4 au 9 mars il y aura une étape du championnat du monde de kitesurf. Donc je vais rester sur place pour assister à cet évènement. Je veux savoir s'il y a du monde qui seront présent pour leur vacance durant la semaine du 3 mars et qui sont seul et qui désirerait partager leur chambre. Ça me permettrais de ne pas déplacer tout mon stock. Peut-être que j'aurais de besoins d'un toit seulement pour 2 ou 3 nuits. Sinon je vais me trouver quelque chose de pas trop cher à Playa del Carmen. Moi après la compétition je descend au Bélize, précisément à Caye Caulker pour encore aller faire du Kitesurf. C'est un paradis sur terre pour le kite.
Borneo: Sarawak ou Sabbah? English translation pending
15 jours en juillet.... Sarawak ou Sabbah? Quel endroit est le plus beau à visiter ?
Merci pour vos réponses
Liaison Dar es Salaam (Tanzanie) - Lusaka (Zambie) par train English translation pending
Bonjour.
je veux vous livrer ds ce post toutes les informations qui m'ont manquées avant d'effectuer le voyage par train de Dar es Salaam a Kapiri par train.
ces infos datent de mi-sept 2007.
Il est en fait trés facile et plutot agréable d'effectuer la liaison par train entre Dar et Kapiri Mposhi qui se situe a environ 190 kms de LUSAKA.
Ceux qui sont tentés de faire ce périple ont le choix entre plusieurs options. 1- par bus a partir de Dar. certaines compagnies privées offrent le transport pour environ 50 US $; C'est plus rapide que par le train et probablemlent moins sur. un accident récent a couté la vie a plusieurs personnes a MBEYA recemment. Et ce n'est pas le theme de la discussion. je me limiterai donc a l'option train... 2- Moitié train, moitié bus. Il est facile de se rendre a MBEYA par le bvus et prendre le train a la gare de Mbeya n'est pas un problème.. Vous gagnerez une journée et une nuit de train... Question de choix;
3- PAR LE TRAIN..
C'est la TAZARA railways qui effectue le transport. Comprenez la Tanzania -Zambian rail ways.. la gare Tazara est à Dar es salaam, à mi chemein entre l'aéroport et le centre ville; Compter 5 à 6000 Tsh pour s'y rendre du centre ville de dar. Nombreuses personnes affirment qu'il est préférable d'acheter son billet une semaine à l'avance. Ca n'a pas été mon cas.Pas de pb.
Plusieurs classes. De la seconde a la première en passant par les siéges, certes confortables, mais où vous ne pourrez pas vous allonger.
Le trajet en sconde classe se fait en couchettes de 6 personnes par compartiments et en 1ere classe seulement 4 personnes; Non mixte évidemment. Si vous souhaitez partager un compartiment complet pour vous seul et votre copine il faudra payer les 4 places. Soit 200 Us $; Vous avez fait le calcul vous -mêmes.. la place en première est à 50 US $ par personne soit environ 65000Tsh
pour info, l'euro s'échange à 1720 ou 1750 THS.. Soit 1000 Tsh de plus qu'a la même époque l'an dernier.
Deux départs par semaine coté tanzanien et idem côté Zambien. De DAR, les vendredi et mercredi. 16H50.. Attention généralement à l'heure... Théoriquement 46h eures de trajet. soit 2 nuits ds le train. Mais comptez plutot en moyenne 50 heures. Il ya un compartiment Lounge et un resto. Donc pas de panique pour la bouffe. les prix coté Tanzanien: 1200 Tsh pour une Kilimandjaro, 3000 Ths pour un repas et 3000Ths pour un petit dej complet. c'est pas le luxe mais;;; It could be worth...!!!! Attention quand vous aurez passé la frontière, les prix en KWACHAS augentent pour la meme prestation...Environ 30% de plus.
De nombreux changeurs d'argent viendront dans le train pour vous proposer un change entre shillings tanz et KWACHAS entre MBEYA et TUNDUMA. Ne changez que l'essentiel.. 30 a 40 euros maxi. Ils vous donneront 4300 kwachas pour un Euro alors que le change a LUSAKA est de 5200 Kwachas pour un euro.
Les formaltés de douane. Elles se font ds le train dans une atmosphère plutot bon enfant...Le visa d'entrée en Zambie est de 25 US $ . ATTENTION >>> payable uniquement en US $;;; Ou 40 dollars pour une double entrée. ce peut être un bon plan si vous voulez visiter les chutes Victoria coté Zimbabwe... 15 dollars d'économisés... mais aucun pb. le visa s'obtient trés facilement.
ARRIVEE a KAPIRI Vous êtes a un peu moins de 200 kms de LUSAKA. De nombreux mini-bus attendent les passager pour la capitale. Mais c'est une option à mon avis à éviter... Si vous n'êtes pas trop chargé vous pourrez effectuer le bon kilomètre qui vous sépare de la gare routière de la gare de train... De la vous pourrez prendre un bus pour LUSAKA. C'est direct jusqu'a la gare centrale. Demander INTERCITY car il ya 2 gares à Lusaka. le coût du billet est de 45000 Kwachas. Soit 10000 de plus qu'en minibus. mais 2 heures de gagnées... En taxi de la gare de train a la gare routière, on vous demandera 20000 Kwachas. En fait le prix est de 8000. N'acceptez jamais a plus de 10000 Kwachas. Et il est facile de partager avec d'autres touristes.. mais .. je le répète il est facile de faire le trajet à pied si vous n'êtes pas surchargé...
Vous pouvez aussi opter pour passer la nuit a KAPIRI si vous arrivez plus tard que prévu... Un petit Guest house; " le nest café" à 500 de la gare quand vous atteignez la route asphaltée...Ou en ville. Nombreux hotels pas trop chers.
Arrivée à LUSAKA.
Vous arriverez à la gare centrale "Intercity". sachez que les taxis sont assez chers. 1 euro du Km... Vous avez des guest houses pas trop loin de la gare. 1 à 2 Kms. donc, là encore faisable à pied si vous n'êtes pas trop chargés et s'il fait jour... Bon pour le premier jour offrez vous un Taxi. c'est 10000 kwachas et pas plus...On vous demandera le double..
Il y a le CHACHACHA Guest house. 25 US$ pour un lit. mais pas de confort. Douche à l'extérieur et WC aussi...Ambiance trés routard. Ou le KUOMBOKA backpackers.. memes prix pour une chambre tjrs sans petit déj ... et dortoirs a 6 US *; Pour la réservation demander EVA au +260 1 222450 ou 0944965372 (mobile local) Endroit calme situé ds un cul de sac...
Pour ceux qui ont un budget moins serré. Le NENA n'est pas loin. mais compter 50 US$
Pour le Retour
Vous pouvez acheter votre billet à la station TAZARA à coté de la gare routière. 2 départs hebdo également... mêmes prix:50 US $;
pour le Change
le meilleur endroit est la poste. Au 1er étage. EN centre ville.. Si on peut dire..!! Immeuble qui fait l'angle de CAIRO road, la rue principale de Lusaka.. Pour une petite bouffe sympa..Allez au resto " the Ingeneers" dans un endroit pompeusement appelé "central Park"..
Pour le reste, sachez qu'il n'y a pas grand chose à faire à LUSAKA.
Vous pourrez vous rendre aux Chutes Victoria en 6 heures environ. mais préférez de loin la Cie " MAZHANDU FAMILY" qui est la meilleure..
je veux vous livrer ds ce post toutes les informations qui m'ont manquées avant d'effectuer le voyage par train de Dar es Salaam a Kapiri par train.
ces infos datent de mi-sept 2007.
Il est en fait trés facile et plutot agréable d'effectuer la liaison par train entre Dar et Kapiri Mposhi qui se situe a environ 190 kms de LUSAKA.
Ceux qui sont tentés de faire ce périple ont le choix entre plusieurs options. 1- par bus a partir de Dar. certaines compagnies privées offrent le transport pour environ 50 US $; C'est plus rapide que par le train et probablemlent moins sur. un accident récent a couté la vie a plusieurs personnes a MBEYA recemment. Et ce n'est pas le theme de la discussion. je me limiterai donc a l'option train... 2- Moitié train, moitié bus. Il est facile de se rendre a MBEYA par le bvus et prendre le train a la gare de Mbeya n'est pas un problème.. Vous gagnerez une journée et une nuit de train... Question de choix;
3- PAR LE TRAIN..
C'est la TAZARA railways qui effectue le transport. Comprenez la Tanzania -Zambian rail ways.. la gare Tazara est à Dar es salaam, à mi chemein entre l'aéroport et le centre ville; Compter 5 à 6000 Tsh pour s'y rendre du centre ville de dar. Nombreuses personnes affirment qu'il est préférable d'acheter son billet une semaine à l'avance. Ca n'a pas été mon cas.Pas de pb.
Plusieurs classes. De la seconde a la première en passant par les siéges, certes confortables, mais où vous ne pourrez pas vous allonger.
Le trajet en sconde classe se fait en couchettes de 6 personnes par compartiments et en 1ere classe seulement 4 personnes; Non mixte évidemment. Si vous souhaitez partager un compartiment complet pour vous seul et votre copine il faudra payer les 4 places. Soit 200 Us $; Vous avez fait le calcul vous -mêmes.. la place en première est à 50 US $ par personne soit environ 65000Tsh
pour info, l'euro s'échange à 1720 ou 1750 THS.. Soit 1000 Tsh de plus qu'a la même époque l'an dernier.
Deux départs par semaine coté tanzanien et idem côté Zambien. De DAR, les vendredi et mercredi. 16H50.. Attention généralement à l'heure... Théoriquement 46h eures de trajet. soit 2 nuits ds le train. Mais comptez plutot en moyenne 50 heures. Il ya un compartiment Lounge et un resto. Donc pas de panique pour la bouffe. les prix coté Tanzanien: 1200 Tsh pour une Kilimandjaro, 3000 Ths pour un repas et 3000Ths pour un petit dej complet. c'est pas le luxe mais;;; It could be worth...!!!! Attention quand vous aurez passé la frontière, les prix en KWACHAS augentent pour la meme prestation...Environ 30% de plus.
De nombreux changeurs d'argent viendront dans le train pour vous proposer un change entre shillings tanz et KWACHAS entre MBEYA et TUNDUMA. Ne changez que l'essentiel.. 30 a 40 euros maxi. Ils vous donneront 4300 kwachas pour un Euro alors que le change a LUSAKA est de 5200 Kwachas pour un euro.
Les formaltés de douane. Elles se font ds le train dans une atmosphère plutot bon enfant...Le visa d'entrée en Zambie est de 25 US $ . ATTENTION >>> payable uniquement en US $;;; Ou 40 dollars pour une double entrée. ce peut être un bon plan si vous voulez visiter les chutes Victoria coté Zimbabwe... 15 dollars d'économisés... mais aucun pb. le visa s'obtient trés facilement.
ARRIVEE a KAPIRI Vous êtes a un peu moins de 200 kms de LUSAKA. De nombreux mini-bus attendent les passager pour la capitale. Mais c'est une option à mon avis à éviter... Si vous n'êtes pas trop chargé vous pourrez effectuer le bon kilomètre qui vous sépare de la gare routière de la gare de train... De la vous pourrez prendre un bus pour LUSAKA. C'est direct jusqu'a la gare centrale. Demander INTERCITY car il ya 2 gares à Lusaka. le coût du billet est de 45000 Kwachas. Soit 10000 de plus qu'en minibus. mais 2 heures de gagnées... En taxi de la gare de train a la gare routière, on vous demandera 20000 Kwachas. En fait le prix est de 8000. N'acceptez jamais a plus de 10000 Kwachas. Et il est facile de partager avec d'autres touristes.. mais .. je le répète il est facile de faire le trajet à pied si vous n'êtes pas surchargé...
Vous pouvez aussi opter pour passer la nuit a KAPIRI si vous arrivez plus tard que prévu... Un petit Guest house; " le nest café" à 500 de la gare quand vous atteignez la route asphaltée...Ou en ville. Nombreux hotels pas trop chers.
Arrivée à LUSAKA.
Vous arriverez à la gare centrale "Intercity". sachez que les taxis sont assez chers. 1 euro du Km... Vous avez des guest houses pas trop loin de la gare. 1 à 2 Kms. donc, là encore faisable à pied si vous n'êtes pas trop chargés et s'il fait jour... Bon pour le premier jour offrez vous un Taxi. c'est 10000 kwachas et pas plus...On vous demandera le double..
Il y a le CHACHACHA Guest house. 25 US$ pour un lit. mais pas de confort. Douche à l'extérieur et WC aussi...Ambiance trés routard. Ou le KUOMBOKA backpackers.. memes prix pour une chambre tjrs sans petit déj ... et dortoirs a 6 US *; Pour la réservation demander EVA au +260 1 222450 ou 0944965372 (mobile local) Endroit calme situé ds un cul de sac...
Pour ceux qui ont un budget moins serré. Le NENA n'est pas loin. mais compter 50 US$
Pour le Retour
Vous pouvez acheter votre billet à la station TAZARA à coté de la gare routière. 2 départs hebdo également... mêmes prix:50 US $;
pour le Change
le meilleur endroit est la poste. Au 1er étage. EN centre ville.. Si on peut dire..!! Immeuble qui fait l'angle de CAIRO road, la rue principale de Lusaka.. Pour une petite bouffe sympa..Allez au resto " the Ingeneers" dans un endroit pompeusement appelé "central Park"..
Pour le reste, sachez qu'il n'y a pas grand chose à faire à LUSAKA.
Vous pourrez vous rendre aux Chutes Victoria en 6 heures environ. mais préférez de loin la Cie " MAZHANDU FAMILY" qui est la meilleure..
Retour de l'hôtel Occidental Allegro à Punta Cana English translation pending
😏Holla!!!🤪retour hier de punta cana l'hotel occidental allegro..... le temp genial toujours du soleil!!! l'hotel tres bien ....le parc ! la piscine !les chambres !le buffet exellent!!!! hotel tres bien la mer aussi sauf un petit truc (vraiment petit) en marchant 50mn sur la plage😮 les plages plus loin etaient vraiment plus belle, plus clair, et moins d'algues (fait pas la tete coyotte mais c'est un peu vrai) mais nous ne sommes pas difficile !!!! donc tout super genial sans oublier la superbe sympathie des republiquains !!!!!😉mes le retour a la realitée avec du gèle 🙁 fini le soleil et les palmiers voila !!!! mon apreciation si vous voulez plus de renseignements pas de probleme je vous repondrez!!!! bye karine
Carnet de route Pérou-Bolivie (29 avril-29 mai 2006) English translation pending
J’arrive d’un voyage de 4 semaines en Bolivie Peru & Chili Nord.
Voici mon carnet de voyage agrémenté de quelques infos qui aideront peut-être certains voyageurs dans un avenir. .... je l’espère, proche !
LE PARCOURS
Du Samedi 29/04/06 au Lundi 29/05/06 soit 29 nuits sur place
1er jour : Départ de Marseille Vol de jour (normalement !😕😕) sur Iberia 6h45 via Madrid & Bogota mais l’escale à Bogota a duré
2ème jour: Du coup visite éclair de Lima avec le chauffeur que m’avait envoyé le gars chez qui j’aurai dû dormir la veille Repos dans l’après-midi Bus de nuit pour Aréquipa à 17h
3ème jour : Arrivée à 7h45. Repos et première visite de la ville : monasterio 🙂🙂 (25 NS) et plaza de armas ** Nuit à Casa de Tintin..
4ème jour: Découverte des environs d’Aréquipa avec un taxi charterisé (15 NS/heure) : balade de 4h sympa dans les villages
Musée de Juanità (10NS) très intéressant dans l’après-midi. Nuit à Casa de Tintin
5ème jour: Départ pour le Canyon de Colca avec un tour 2j/1n pris chez Tintin (35 euros TTC) Nuit Tradicion Colca Lodge à Yanque
6ème jour : Le Canyon et beaucoup de condors dans un ciel azur !!😉😉😉 Retour sur Arequipa à 17h Nuit à Casa de Tintin
7ème jour : Visite du marché d’Arequipa 🙂🙂 puis vol sur Lan Chile pour Cuzco (30mn de vol) Accueil par Philippe de la Casona Les Pléïades *** (quartier San Blas) Balade pour acclimatation en fin d’après-midi Nuit aux Pléïades
8ème jour : Visite de la ville (le boleto touristique est passé à 70NS 🙁🙁 et il n’inclut plus les monuments intéressants de Cuzco : je l’ai pas pris !) visite de la Compania (10NS) et la catedral (16NS) Nuit aux Pléïades
9ème jour : Dimanche marché du troc à Chincheros 😉😉😉(colectivo 5NS) Arrivée à 7h00 : super ! pas un touriste jusqu’à 10h Bus local pour le desvio de Maras (1NS) – Taxi charterisé pour les Salines (20NS pour 2h de balade et retour : cher !) Retour à Cuzco bus local (3NS) Nuit aux Pléïades
10ème jour : Repos dans la matinée – accueil à l’aéroport de 2 amies qui ont partagé le voyage avec moi de temps en temps – Visite du Temple du Soleil (6NS) – Le marché près de la gare du Macchu – Eglise San Cristobal : quelle vue 😉😉! Nuit aux Pléïades
11ème jour : Colectivo pour Pisac vers 6h00 – Les ruines (personne à l’entrée à 7h15 : entrée gratos !!) Descente vers le village 😉😉 puis le marché (mardi !) Rte vers Ollantaytambo – visite du site (40NS très cher !!) – village super à la tombée de la nuit. Train pour Aguas Calientes à 20h00 (début du package pris à Lima) Nuit à Hotel Continental
12ème jour : Bus matinal 6h30 pour le Macchu 😉😉😉, dans la brume et une petite pluie tropicale ….puis beau soleil dès 10h – Montée au Hyuanu Picchu : sensationnel !! Nuit à Hotel Continental
13ème jour : Train retour pour Ollantaytambo à 6h45- fin du package – Collectivo pour Urumbamba (2NS) puis bus local pour Chincheros (2NS) Marché artisanal du Jeudi près de l’église : personne ... 3 touristes !! 😉😉😉 et la vue sur les montagnes !! Bus local pour Cuzco (3NS) Nuit aux Pléïades
14ème jour : Le site de Sachihuaman pour moi tout seul à 7h du mat 😎😎 en passant par le haut de San Blas !! Après-midi: shopping au Centre artisanal près de la gare Wanchaq – visite du marché à proximité - De Cuzco Nuit aux Pléïades
15ème jour : Départ en bus touristique C° First Class pour Puno et lac Titicaca (15 euros) Trajet agrémenté de qq visites (Andahuillyias chouette, Pukara et Rasqui) Arrivée à 17h à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
16ème jour : Package de 2j/1n dans l’île d’Amantani : un must !! 😉😉😉 pris chez Allways Travel l’agence d’Eliana francophone et équipe super compétente ! En chemin visite des îles Uros – 3h de bateau pour Amantani Un calme absolu, coucher de soleil sur le lac et accueil dans les familles de l’île : repas, bal typique et en prime match de foot amical sur la place du village à 4000m !!🤪🤪 Nuit chez l’habitant
17ème jour : Retour à l’embarcadère puis bateau jusqu’à Taquile (plus touristique) - Repas au sommet de l’île – retour à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
18ème jour : Départ pour la Bolivie en bus par Desaguadero (10 euros un peu cher mais direct et rapide) départ 9h arrivée 14h à La Paz Accueil par Ruben le duegno d’Arthy’s guesthouse : sensass ! Achat du billet de train Oruro - Uyuni (3 prix: 31 Bol en backpaker – 56 en 1ère et 101 en ejecutivo ) Nuit chez Arthy’s
19ème jour : World’s Most Dangerous Road avec Gravity (40 euros, reservé par internet depuis la France) : 70km de descente à vélo de 4600m à 1100m ….Génial ! 😛😛😛 Pique-nique et buffet à Coroico puis retour La Paz Nuit chez Arthy’s
20ème jour : Visite des rues-marché de La Paz Nuit chez Arthy’s
21ème jour : Départ en bus pour Oruro (C° Transcopacabana 15 Bol – 3h de trajet.) Train pour Uyuni Expresso del Sur 15h30/22h10 Nuit à Hostelling International Pucara Tour
22ème jour: Package pris chez Pucara Tour pour 3j/2n dans le Sud Lipez Départ vers le Salar 😉😉😉 et l’île de Pescados Nuit à San Juan alojiamento
23ème jour : Lagunes Hedionda, Canapa …, Mirador Désert Dali, laguna Colorada 😉😉😉 Nuit en refuge à 4800m !!😕😕
24ème jour : Geyser et lever de soleil - Laguna Verde 😉😉😉 – On a loupé le bus Colque qui assure le passage au Chili vers les 11h – On nous laisse à la frontière du Chili (4800m) et avec l’aide d’une liaison radio on finit par avoir un minibus chartérisé en fin d’après-midi ( 15 euros/personne supp.) pour rejoindre San Pedro Fin du package !! Nuit à San Pedro Solor B&B
25ème jour : Visite de San Pedro et repos Valle de la Muerte et Valle de la Luna 😉😉 en fin d’après-midi (4000 $ + 1500$ pour l’entrée dans le parc) Nuit à San Pedro Solor B&B
26ème jour : Bus local pour Calama (1300$) et continuation pour Valparaiso direct sans passer pour Santiago. Bus de nuit Pullman (21000$ en semi-cama)
27ème jour : Arrivée à 10h30 à Valparaiso sous la pluie et 9° 🤪🤪 (c’est l’hiver austral !!) – Repos et visite mouillée de la ville. Nuit au Patricia Hostal
28ème jour : Visite de Valparaiso Bus pour Santiago (2800$) en fin d’après-midi. Nuit à Hostal Americano
29ème jour : Visite de la capitale (Sta Lucia quartier sympa 😛!) Nuit à Hostal Americano
30ème jour : transfert hostal - aéroport par VIP Transfer (3500 $) impec ! Décollage 12h15 sur Iberia vol direct Madrid
31ème jour : Arrivée Madrid 6h55 Correspondance Marseille 10h05/11h40
BUDGET:
Je confirme les dires de certains : il faut emporter des US $, mais l’euro se généralise! L’euro était d’ailleurs un brin plus intéressant au change.
Détail des frais par personne :
49 € pour la nourriture (dont 6€ pour l’eau) 73 € pour les restaurants 69 € pour les entrées des sites et des parcs, permis, taxe d’aéoroport… 347 € pour l’hébergement sauf packages M.Picchu & Sud Lipez 216 € pour les transports: vol intérieur, bus, train, métro… 39 € pour les taxis & colectivos chartérisés 310 € pour les packages : Colca, M Picchu, Coroico VTT, Sud Lipez & Valle de la Luna
Au total, avec quelques pourboires, 1103 euros sans le vol et donc 1964 euros avec le vol international pour 31 jours.
TRANSPORTS :
1.Vols
Billets achetés sur le net chez Opodo en Janvier 2006 Open-jaw MRS/LIMA retour SANTIAGO/MRS Prix : 861 euros A/R
2.Transporst terrestres
Bus de nuit Cruz del Sur LIMA/AREQUIPA en salon cama 33 euros : bien mais sans plus, bouffe dégeulasse ... pour 800km environ
Bus de nuit Pullman CALAMA/VALPARAISO en semi sama 38 euros : aussi bien que le salon cama au niveau confort, bouffe et service convenable pour 1650 km (à titre de comparaison vol Calama Santiago 280 euros sur Lan Chile !!)
Bus Ormeno PUNO/LA PAZ 10 euros : impec
Bus Trans copacabana LA PAZ/ORURO 2.2 euros : en temps de grêve rien à dire !!
HEBERGEMENT:
Réservation effectuée par Internet de Janvier à Avril 2006 pour certains (les prix sont indiqués pour une chambre single)
- SafeinLima à Lima 10 euros Accueil super de J Paul un belge non francophone qui tient une agence avec qui j’ai pris le package Macchu Picchu TTC à 115 euros 3j/2n ...évidemment vu l’heure d’arrivée, j’ai pas profité de la chambre !!
- Casa de Tintin à Arequipa 18 € en BB Très chouette 😏😏😏 ! La fille Anita m’attendait au terminal, des p’dej avec huevos et tout ..Great !! François et son épouse péruvienne sont super ! J’ai pris le tour au Colca 2j/1n 35 euros TTC chez eux : rien à dire … Je me suis régalé !!
- Tradicion Colca (compris dans le package ) Un de mes coups de cœur 😏😏😏: quel accueil, bon j’étais le seul client avec un couple de péruviens …mais alors génial : Jeanet m’a baladé dans Yanque puis on est allé se baigner dans le rio 300m plus bas (pour remonter à 3300m !) y a des bains d’eau chaude : génial !Une soirée royale pour moi tout seul avec un « lomo del povre » !!
- Les Pléïades 20 € en BB LE COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏!! Je me suis cru chez moi pendant 6 nuits : Philippe et toute son équipe sont parfaits : une situation extra à 20m de la Plazoleta San Blas et donc à 5mn à pied de la Plaza de Armas… Les chambres toutes récentes, impec et puis le moindre souhait …exaucé...dans la limite du raisonnable !! Bravo, j’y retourne demain !!
- Hostal Continental à Aguas Calientes (compris dans le package) Près de l’ancienne gare, le train arrive carrément dans l’hôtel !! Un petit balcon avec la vue sur le rio Urubamba et les montagnes du Macchu :rien à dire impec 😏😏 pour le prix…P’déj à l’hôtel voisin le matin dès 5h si on veut !
- Conde de Lemos à 30€ en BB Le plus cher et le plus classique..passons !
- Arthy’s à La Paz 7€ avec s de bain compartido 2° COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏 !! Surtout pour l’accueil et la diligence et la gentillesse avec laquelle Ruben règle les problèmes que nous, européens, croyons existés…une propreté remarquable et une chambre récente (1 an tout au plus) sur le haut de la G.House.
- Hostelling International 10 € avec s de bain compartido L’hôtel de Pucara Tour : tout neuf et la partie Hospedaje suffit largement : propre et fonctionnel UN bon point 😏 pour le logement et avec le p’dej c’est le seul à mettre à l’actif de Pucara Tour malheureusement !! Le package au Sud Lipez ressemble à une arnaque 😠😠 au niveau prix et sécurité Panne, chauffeur apparement peu compétent en mécanique et désorienté quant aux décisions à prendre, liaison Colque loupée, bouffe juste juste… bof ! les autres agences d’après les dires c’est kif-kif…mais le trip vaut vraiment le coup !!
- Solor B&B à San Pedro de Atacama 25 € en BB
Un régal ! 😏😏 Tout neuf 4 chambres à la sortie du village et l’accueil de Patricia est sensass !! Un calme et une vue sur la Cordilière …
- Hostal Patricia à Valparaiso 12€ en BB
Une vieille maison du XIX°, des chambres avec un plafond !! A 2 pas du terminal de bus et les 2 filles qui tiennent la guesthouse sont très sympa ! Un p’dej simple mais correct…😏
- Hostal Americano à Santiago de Chile 15 € en BB
Un hostal dans la capitale pas très reluisant, à 2 blocs du métro Sta Anna (bon point), très impersonnel et pourtant le gérant est accueillant...Bof !!!
REPAS ET RESTAURANTS :
Restaurants aussi peu onéreux du côté péruvien que bolivien (10 NS environ et 20/25 Bol) …et en plus on mange dans les rues pour 2 fois rien (saltenas et empenadas) et la cerveza hum !!
DIVERS :
L’itinéraire
Le périple dans ce sens ? Ca peut se faire dans les 2 sens au moins dans le Salar et le Sud Lipez on n’a pas le soleil dans les yeux (parfait pour les photos) mais surtout on a le temps de s’acclimater… Le mal des montagnes On y vient justement : rien !! mais 3 jours à Arequipa puis 8 jours dans la région de Cuzco … à la fin on faisait même pas attention à l’altitude (match de foot « léger » au Tiicaca !) ..et puis y a la coca !! Le Climat
Sur 31 jours, 1 journée sans soleil !😎😎😎 Un ciel bleu azur et le soir les étoiles au-dessus des lagunes. Une journée presque complète de pluie à Valparaiso (un crachin digne de la Bretagne avec 9°) mais c’est vrai que la-bas c’était l’hiver qui arrivait à grand pas… Une journée avec qq nuages à Cuzco mais rien de bien méchant. Je crois avoir choisi la bonne période : en Tshirt la journée au soleil et une polaire à l’ombre ou dès que la nuit arrive, qu’on soit à Cuzco ou à la Paz. Un brin plus froid dans l’île d’Amantani (4100m) et du vent froid dans le Sud Lipez ( petite doudoune très pratique) -15° le matin au réveil au refuge de la Laguna Colorada et aux geysers…😕 Extra à San Pedro !
Les guides
J’ai de temps en temps utilisé le Routard 2006, pour les restos mais pour le prix des entrées sur les sites déjà dépassé !!
Le reste : films et photos, artisanat…
Une luminosité et une pureté de l’air donc photos et films extras Artisanat: évidemment beaucoup de choses à acheter et le marchandage est facile (environ 60% du prix proposé) Sécurité : aucun sentiment d’insécurité dans tous les endroits visités sauf peut-être à Lima où parait-il ça craint plus…
En conclusion, le fait de coupler les 3 pays en seul voyage nous a permis de découvrir les « incontournables » de la Bolivie et Sud Pérou. Quant au Chili, le Nord n’apporte pas grand-chose si ce n’est la région de San Pedro (ce n’est que mon avis !) beaucoup d’étendues arides sur une longue distance, peut-être aurait fallu s’approcher de la mer pour apprécier…Question de temps ! Un regret : ne pas avoir profité à Cuzco ou à Coroico de foncer jusqu’en Amazonie comme beaucoup de compagnons de route ont fait (prochain voyage ?... certainement car 2 pays fabuleux : sérénité et gentillesse des habitants et j’ai apprécié une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages des Andes.) Comme je disais, on a qu’une hâte c’est d’y retourner ! 😉😉😉 mgt
LE PARCOURS
Du Samedi 29/04/06 au Lundi 29/05/06 soit 29 nuits sur place
1er jour : Départ de Marseille Vol de jour (normalement !😕😕) sur Iberia 6h45 via Madrid & Bogota mais l’escale à Bogota a duré
2ème jour: Du coup visite éclair de Lima avec le chauffeur que m’avait envoyé le gars chez qui j’aurai dû dormir la veille Repos dans l’après-midi Bus de nuit pour Aréquipa à 17h
3ème jour : Arrivée à 7h45. Repos et première visite de la ville : monasterio 🙂🙂 (25 NS) et plaza de armas ** Nuit à Casa de Tintin..
4ème jour: Découverte des environs d’Aréquipa avec un taxi charterisé (15 NS/heure) : balade de 4h sympa dans les villages
Musée de Juanità (10NS) très intéressant dans l’après-midi. Nuit à Casa de Tintin
5ème jour: Départ pour le Canyon de Colca avec un tour 2j/1n pris chez Tintin (35 euros TTC) Nuit Tradicion Colca Lodge à Yanque
6ème jour : Le Canyon et beaucoup de condors dans un ciel azur !!😉😉😉 Retour sur Arequipa à 17h Nuit à Casa de Tintin
7ème jour : Visite du marché d’Arequipa 🙂🙂 puis vol sur Lan Chile pour Cuzco (30mn de vol) Accueil par Philippe de la Casona Les Pléïades *** (quartier San Blas) Balade pour acclimatation en fin d’après-midi Nuit aux Pléïades
8ème jour : Visite de la ville (le boleto touristique est passé à 70NS 🙁🙁 et il n’inclut plus les monuments intéressants de Cuzco : je l’ai pas pris !) visite de la Compania (10NS) et la catedral (16NS) Nuit aux Pléïades
9ème jour : Dimanche marché du troc à Chincheros 😉😉😉(colectivo 5NS) Arrivée à 7h00 : super ! pas un touriste jusqu’à 10h Bus local pour le desvio de Maras (1NS) – Taxi charterisé pour les Salines (20NS pour 2h de balade et retour : cher !) Retour à Cuzco bus local (3NS) Nuit aux Pléïades
10ème jour : Repos dans la matinée – accueil à l’aéroport de 2 amies qui ont partagé le voyage avec moi de temps en temps – Visite du Temple du Soleil (6NS) – Le marché près de la gare du Macchu – Eglise San Cristobal : quelle vue 😉😉! Nuit aux Pléïades
11ème jour : Colectivo pour Pisac vers 6h00 – Les ruines (personne à l’entrée à 7h15 : entrée gratos !!) Descente vers le village 😉😉 puis le marché (mardi !) Rte vers Ollantaytambo – visite du site (40NS très cher !!) – village super à la tombée de la nuit. Train pour Aguas Calientes à 20h00 (début du package pris à Lima) Nuit à Hotel Continental
12ème jour : Bus matinal 6h30 pour le Macchu 😉😉😉, dans la brume et une petite pluie tropicale ….puis beau soleil dès 10h – Montée au Hyuanu Picchu : sensationnel !! Nuit à Hotel Continental
13ème jour : Train retour pour Ollantaytambo à 6h45- fin du package – Collectivo pour Urumbamba (2NS) puis bus local pour Chincheros (2NS) Marché artisanal du Jeudi près de l’église : personne ... 3 touristes !! 😉😉😉 et la vue sur les montagnes !! Bus local pour Cuzco (3NS) Nuit aux Pléïades
14ème jour : Le site de Sachihuaman pour moi tout seul à 7h du mat 😎😎 en passant par le haut de San Blas !! Après-midi: shopping au Centre artisanal près de la gare Wanchaq – visite du marché à proximité - De Cuzco Nuit aux Pléïades
15ème jour : Départ en bus touristique C° First Class pour Puno et lac Titicaca (15 euros) Trajet agrémenté de qq visites (Andahuillyias chouette, Pukara et Rasqui) Arrivée à 17h à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
16ème jour : Package de 2j/1n dans l’île d’Amantani : un must !! 😉😉😉 pris chez Allways Travel l’agence d’Eliana francophone et équipe super compétente ! En chemin visite des îles Uros – 3h de bateau pour Amantani Un calme absolu, coucher de soleil sur le lac et accueil dans les familles de l’île : repas, bal typique et en prime match de foot amical sur la place du village à 4000m !!🤪🤪 Nuit chez l’habitant
17ème jour : Retour à l’embarcadère puis bateau jusqu’à Taquile (plus touristique) - Repas au sommet de l’île – retour à Puno Nuit au Conde de Lemos Hotel
18ème jour : Départ pour la Bolivie en bus par Desaguadero (10 euros un peu cher mais direct et rapide) départ 9h arrivée 14h à La Paz Accueil par Ruben le duegno d’Arthy’s guesthouse : sensass ! Achat du billet de train Oruro - Uyuni (3 prix: 31 Bol en backpaker – 56 en 1ère et 101 en ejecutivo ) Nuit chez Arthy’s
19ème jour : World’s Most Dangerous Road avec Gravity (40 euros, reservé par internet depuis la France) : 70km de descente à vélo de 4600m à 1100m ….Génial ! 😛😛😛 Pique-nique et buffet à Coroico puis retour La Paz Nuit chez Arthy’s
20ème jour : Visite des rues-marché de La Paz Nuit chez Arthy’s
21ème jour : Départ en bus pour Oruro (C° Transcopacabana 15 Bol – 3h de trajet.) Train pour Uyuni Expresso del Sur 15h30/22h10 Nuit à Hostelling International Pucara Tour
22ème jour: Package pris chez Pucara Tour pour 3j/2n dans le Sud Lipez Départ vers le Salar 😉😉😉 et l’île de Pescados Nuit à San Juan alojiamento
23ème jour : Lagunes Hedionda, Canapa …, Mirador Désert Dali, laguna Colorada 😉😉😉 Nuit en refuge à 4800m !!😕😕
24ème jour : Geyser et lever de soleil - Laguna Verde 😉😉😉 – On a loupé le bus Colque qui assure le passage au Chili vers les 11h – On nous laisse à la frontière du Chili (4800m) et avec l’aide d’une liaison radio on finit par avoir un minibus chartérisé en fin d’après-midi ( 15 euros/personne supp.) pour rejoindre San Pedro Fin du package !! Nuit à San Pedro Solor B&B
25ème jour : Visite de San Pedro et repos Valle de la Muerte et Valle de la Luna 😉😉 en fin d’après-midi (4000 $ + 1500$ pour l’entrée dans le parc) Nuit à San Pedro Solor B&B
26ème jour : Bus local pour Calama (1300$) et continuation pour Valparaiso direct sans passer pour Santiago. Bus de nuit Pullman (21000$ en semi-cama)
27ème jour : Arrivée à 10h30 à Valparaiso sous la pluie et 9° 🤪🤪 (c’est l’hiver austral !!) – Repos et visite mouillée de la ville. Nuit au Patricia Hostal
28ème jour : Visite de Valparaiso Bus pour Santiago (2800$) en fin d’après-midi. Nuit à Hostal Americano
29ème jour : Visite de la capitale (Sta Lucia quartier sympa 😛!) Nuit à Hostal Americano
30ème jour : transfert hostal - aéroport par VIP Transfer (3500 $) impec ! Décollage 12h15 sur Iberia vol direct Madrid
31ème jour : Arrivée Madrid 6h55 Correspondance Marseille 10h05/11h40
BUDGET:
Je confirme les dires de certains : il faut emporter des US $, mais l’euro se généralise! L’euro était d’ailleurs un brin plus intéressant au change.
Détail des frais par personne :
49 € pour la nourriture (dont 6€ pour l’eau) 73 € pour les restaurants 69 € pour les entrées des sites et des parcs, permis, taxe d’aéoroport… 347 € pour l’hébergement sauf packages M.Picchu & Sud Lipez 216 € pour les transports: vol intérieur, bus, train, métro… 39 € pour les taxis & colectivos chartérisés 310 € pour les packages : Colca, M Picchu, Coroico VTT, Sud Lipez & Valle de la Luna
Au total, avec quelques pourboires, 1103 euros sans le vol et donc 1964 euros avec le vol international pour 31 jours.
TRANSPORTS :
1.Vols
Billets achetés sur le net chez Opodo en Janvier 2006 Open-jaw MRS/LIMA retour SANTIAGO/MRS Prix : 861 euros A/R
2.Transporst terrestres
Bus de nuit Cruz del Sur LIMA/AREQUIPA en salon cama 33 euros : bien mais sans plus, bouffe dégeulasse ... pour 800km environ
Bus de nuit Pullman CALAMA/VALPARAISO en semi sama 38 euros : aussi bien que le salon cama au niveau confort, bouffe et service convenable pour 1650 km (à titre de comparaison vol Calama Santiago 280 euros sur Lan Chile !!)
Bus Ormeno PUNO/LA PAZ 10 euros : impec
Bus Trans copacabana LA PAZ/ORURO 2.2 euros : en temps de grêve rien à dire !!
HEBERGEMENT:
Réservation effectuée par Internet de Janvier à Avril 2006 pour certains (les prix sont indiqués pour une chambre single)
- SafeinLima à Lima 10 euros Accueil super de J Paul un belge non francophone qui tient une agence avec qui j’ai pris le package Macchu Picchu TTC à 115 euros 3j/2n ...évidemment vu l’heure d’arrivée, j’ai pas profité de la chambre !!
- Casa de Tintin à Arequipa 18 € en BB Très chouette 😏😏😏 ! La fille Anita m’attendait au terminal, des p’dej avec huevos et tout ..Great !! François et son épouse péruvienne sont super ! J’ai pris le tour au Colca 2j/1n 35 euros TTC chez eux : rien à dire … Je me suis régalé !!
- Tradicion Colca (compris dans le package ) Un de mes coups de cœur 😏😏😏: quel accueil, bon j’étais le seul client avec un couple de péruviens …mais alors génial : Jeanet m’a baladé dans Yanque puis on est allé se baigner dans le rio 300m plus bas (pour remonter à 3300m !) y a des bains d’eau chaude : génial !Une soirée royale pour moi tout seul avec un « lomo del povre » !!
- Les Pléïades 20 € en BB LE COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏!! Je me suis cru chez moi pendant 6 nuits : Philippe et toute son équipe sont parfaits : une situation extra à 20m de la Plazoleta San Blas et donc à 5mn à pied de la Plaza de Armas… Les chambres toutes récentes, impec et puis le moindre souhait …exaucé...dans la limite du raisonnable !! Bravo, j’y retourne demain !!
- Hostal Continental à Aguas Calientes (compris dans le package) Près de l’ancienne gare, le train arrive carrément dans l’hôtel !! Un petit balcon avec la vue sur le rio Urubamba et les montagnes du Macchu :rien à dire impec 😏😏 pour le prix…P’déj à l’hôtel voisin le matin dès 5h si on veut !
- Conde de Lemos à 30€ en BB Le plus cher et le plus classique..passons !
- Arthy’s à La Paz 7€ avec s de bain compartido 2° COUP de CŒUR du voyage 😏😏😏 !! Surtout pour l’accueil et la diligence et la gentillesse avec laquelle Ruben règle les problèmes que nous, européens, croyons existés…une propreté remarquable et une chambre récente (1 an tout au plus) sur le haut de la G.House.
- Hostelling International 10 € avec s de bain compartido L’hôtel de Pucara Tour : tout neuf et la partie Hospedaje suffit largement : propre et fonctionnel UN bon point 😏 pour le logement et avec le p’dej c’est le seul à mettre à l’actif de Pucara Tour malheureusement !! Le package au Sud Lipez ressemble à une arnaque 😠😠 au niveau prix et sécurité Panne, chauffeur apparement peu compétent en mécanique et désorienté quant aux décisions à prendre, liaison Colque loupée, bouffe juste juste… bof ! les autres agences d’après les dires c’est kif-kif…mais le trip vaut vraiment le coup !!
- Solor B&B à San Pedro de Atacama 25 € en BB
Un régal ! 😏😏 Tout neuf 4 chambres à la sortie du village et l’accueil de Patricia est sensass !! Un calme et une vue sur la Cordilière …
- Hostal Patricia à Valparaiso 12€ en BB
Une vieille maison du XIX°, des chambres avec un plafond !! A 2 pas du terminal de bus et les 2 filles qui tiennent la guesthouse sont très sympa ! Un p’dej simple mais correct…😏
- Hostal Americano à Santiago de Chile 15 € en BB
Un hostal dans la capitale pas très reluisant, à 2 blocs du métro Sta Anna (bon point), très impersonnel et pourtant le gérant est accueillant...Bof !!!
REPAS ET RESTAURANTS :
Restaurants aussi peu onéreux du côté péruvien que bolivien (10 NS environ et 20/25 Bol) …et en plus on mange dans les rues pour 2 fois rien (saltenas et empenadas) et la cerveza hum !!
DIVERS :
L’itinéraire
Le périple dans ce sens ? Ca peut se faire dans les 2 sens au moins dans le Salar et le Sud Lipez on n’a pas le soleil dans les yeux (parfait pour les photos) mais surtout on a le temps de s’acclimater… Le mal des montagnes On y vient justement : rien !! mais 3 jours à Arequipa puis 8 jours dans la région de Cuzco … à la fin on faisait même pas attention à l’altitude (match de foot « léger » au Tiicaca !) ..et puis y a la coca !! Le Climat
Sur 31 jours, 1 journée sans soleil !😎😎😎 Un ciel bleu azur et le soir les étoiles au-dessus des lagunes. Une journée presque complète de pluie à Valparaiso (un crachin digne de la Bretagne avec 9°) mais c’est vrai que la-bas c’était l’hiver qui arrivait à grand pas… Une journée avec qq nuages à Cuzco mais rien de bien méchant. Je crois avoir choisi la bonne période : en Tshirt la journée au soleil et une polaire à l’ombre ou dès que la nuit arrive, qu’on soit à Cuzco ou à la Paz. Un brin plus froid dans l’île d’Amantani (4100m) et du vent froid dans le Sud Lipez ( petite doudoune très pratique) -15° le matin au réveil au refuge de la Laguna Colorada et aux geysers…😕 Extra à San Pedro !
Les guides
J’ai de temps en temps utilisé le Routard 2006, pour les restos mais pour le prix des entrées sur les sites déjà dépassé !!
Le reste : films et photos, artisanat…
Une luminosité et une pureté de l’air donc photos et films extras Artisanat: évidemment beaucoup de choses à acheter et le marchandage est facile (environ 60% du prix proposé) Sécurité : aucun sentiment d’insécurité dans tous les endroits visités sauf peut-être à Lima où parait-il ça craint plus…
En conclusion, le fait de coupler les 3 pays en seul voyage nous a permis de découvrir les « incontournables » de la Bolivie et Sud Pérou. Quant au Chili, le Nord n’apporte pas grand-chose si ce n’est la région de San Pedro (ce n’est que mon avis !) beaucoup d’étendues arides sur une longue distance, peut-être aurait fallu s’approcher de la mer pour apprécier…Question de temps ! Un regret : ne pas avoir profité à Cuzco ou à Coroico de foncer jusqu’en Amazonie comme beaucoup de compagnons de route ont fait (prochain voyage ?... certainement car 2 pays fabuleux : sérénité et gentillesse des habitants et j’ai apprécié une multitude de choses diverses et variées avec en point d’orgue l’immensité et la beauté des paysages des Andes.) Comme je disais, on a qu’une hâte c’est d’y retourner ! 😉😉😉 mgt
La jungle en Malaisie English translation pending
Bonjour !
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
Organisation voyage en Croatie English translation pending
Bonjour,
Nous partons du 30 juin au 15 juillet en couple. Nous avons défini 4 points de chute :
1 Dubrovnik (nous avons déjà réservé 3 nuits) puisqu'on y atterrit : à voir à partir de là : île de Lopoud /Tresnteno
2 Île de Korkula (je cherche actuellement le logement) puis de là visite de l'île de Mjlet, j'ai prévu 3 nuits
3 Aprés direct au nord pour visiter : Plivitce : je prévois de dormir la veille de la visite dans un logement pas loin. Puis aprés Plivitce, visite de Rovinj peut être Porec. J'aimerais aussi visiter les Iles de Silba et Crés ??? je sais là il va falloir choisir.
4 On repart de Split ; donc on redescend avec visite donc de Split/Trogir/ île de Vis (j'aimerai bien y passer au moins 2 nuits)/ Sibernik Voilà les grandes lignes. Nous avons 15 jours plein, nous aimons les visites mais également les belles plages (d'où les îles !) Est ce que cela vous parait faisable ? on n'a pas envie non plus de courir. On va certainement louer une voiture pour partir dans le nord du pays.Il y a déjà 6 nuits prévues entre les 3 jours à Dubrovnik et l'ile de Korkula. il ne nous en reste QUE 8 !C'est toujours pareil : beaucoup trop d'idées par rapport au temps donné ..
merci pour votre aide
Monique
Préparation voyage avril 2015 avec 2 enfants Cuba, République Dominicaine, ou bien Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous
Je viens ici pour la première fois.
En parcourant le forum de long en large J ai pu avoir beaucoup d infos , mais je vous avoue que je suis perdue, J aurais besoin d infos de personnes qui sont déjà allées dans ces pays.
Je suis en train d organiser notre futur voyage qui se déroulera au mois d avril 2015.
Nous serons 2 adultes et 2 enfants de 7 et 9 ans.
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Ce que nous recherchons de belles plages de sable blanc , l eau claire, du soleil et de la chaleur, pas 40°non plus 😉 mais nous souhaitons également un pays où nous pouvons y faire des visites nous ne souhaitons pas passer la semaine dans le club sans sortir . Nous voulons voir le pays et avoir des contacts avec les habitants.
nous hésitons entre cuba, la république dominicaine, ou bien la thailande. Ces pays étant vaste quels endroit privilégier , bons hôtels? Différence de budget. En espérant plein d infos Merci!
Récit d’un voyage de trois semaines en Corée du Sud en août 2010 English translation pending
Bonjour,
Nous venons de rentrer il y a quelques jours de Corée du Sud.
Je n’ai pas l’habitude de faire des récits de voyage mais vu les difficultés que nous avons eu à préparer ce voyage, à trouver des infos sur le net…, je me suis dit que ça pourrait éventuellement aider certaines personnes désireuses de connaître ce pays.
Dans la suite de mon récit, je ferais quelques comparaisons avec d’autres pays d’Asie car je suppose que, sauf exception, les personnes qui souhaitent aller en Corée du Sud connaissent déjà un peu l’Asie. Je ne pense pas que ce soit un pays où on va en 1ère intention.
Quelques mots sur nous, nous sommes un couple début quarantaine avec une petite puce de 3 ans. On s’est pas mal baladé en Asie notamment en Asie du Sud-est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Malaisie, Indonésie) et en Chine. On apprécie beaucoup aussi l’Amérique du Sud (surtout le Brésil) et l’Amérique Centrale.
On voyage toujours en individuel. Pas franchement routard, ni voyageurs de luxe, on est entre le 2. On aime bien voyager confortablement, louer des voitures, prendre des vols intérieurs…
Pourquoi la Corée du Sud ? On avait envie de découvrir une autre facette de l’Asie suite à nos différents voyages en Asie du Sud Est. Depuis quelques années, on a rencontré de plus en plus de coréens en voyage, on apprécie la cuisine coréenne… cela a suffit a aiguisé notre curiosité. On a adoré la Chine, surtout les régions « reculées » (Yunnan, Sichuan) où on a découvert le « plaisir » de voyager sans pratiquement aucun touriste occidental. On s’est dit qu’on pourrait peut-être retrouver ce type de dépaysement en Corée. Le Japon nous attire beaucoup aussi mais nous semble hors budget. On s’est donc dit que la Corée du Sud devrait être un bon intermédiaire entre la Chine et le Japon. On a pensé à Taiwan aussi, mais au moment où on a regardé les prix des billets d’avion, c’était trop cher.
Bref, début mai, nous avons réservé 3 billets pour Séoul.
Les préparatifs du voyage :
C’est là qu’on a commencé à s’inquiéter. Il y a très peu d’infos sur le net, peu de discussions sur les forums, peu de guides, la plupart des sites sont en coréens ! Très peu de rating d’hôtels sur tripadvisor. Peu de choix d’hôtels sur Booking et Agoda. On entend parler des love motel … Avec notre puce de 3 ans, est-ce vraiment le bon choix ??? On a essayé de déterminer un itinéraire et quand on a voulu réserver quelques hôtels, on a vite laissé tomber car en dehors des grandes villes, c’est quasi impossible !
Donc, finalement, on a décidé de réserver les 1ères nuits à Séoul, les suivantes à Sokcho ainsi qu’une location de voiture. Rien d’autre.
L’itinéraire prévu était Seoul – Sokcho – Andong – Gyeongju – Busan et pour finir soit le sud-ouest (Jeollanam), soit Jeju en fonction de la météo.
On est donc partis curieux mais un peu inquiets avec la peur de galérer (pour les hôtels, pour la langue …), de découvrir un pays sans grand intérêt vu le peu de témoignages de voyageurs.
Le voyage en lui-même :
Je le dis d’emblée, nous avons été enchantés de ce voyage !!!
Un magnifique voyage, un dépaysement total, des paysages très beaux, des temples sublimes, des activités extrêmement variées et surtout des coréens adorables !
Mais pourquoi la Corée du Sud est-elle si méconnue des occidentaux ??? Mise à part Séoul, nous n’avons quasiment pas vu d’occidentaux de tout le voyage.
Avant d’en venir à notre itinéraire, je souhaiterais détailler quelques points d’ordre général.MétéoOn s’attendait à suffoquer et à être gênés par la pluie voire par les typhons. On a eu globalement très beau temps, la pluie nous a gâché une seule journée sur tout le voyage. Il a fait chaud effectivement mais pas plus chaud qu’à Bangkok ou à Singapour. Et moins chaud qu’à Bornéo. Il a fait plus chaud dans le sud notamment à Jeju.
Je ne saurais dire si c’est un coup de chance ou non.HébergementOn n’a eu aucun mal à trouver des hôtels même en arrivant en fin de journée alors qu’on était en haute saison (vacances scolaires coréennes). On a vite découvert que les love motels étaient la bonne alternative. La plupart du temps impeccables, pas du tout glauque et bon marché. Quand on suivait les conseils des guides (Lonely Planet en anglais ou Petit Futé), les hôtels décrits comme très confortables étaient en général plutôt vieillots. Les meilleures surprises n’étaient pas décrites dans les guides qui je pense sont très datés. On a donc essayé de se fier plus à notre instinct (ou plutôt aux façades des motels !) qu’aux guides.NourritureOn a globalement bien mangé. Ce n’est pas la divine cuisine thaïlandaise, ni la cuisine de la Chine profonde (qu’on a trouvé exécrable !) mais on s’est régalé d’excellents korean barbecue. C’est sur ce plan que la barrière de la langue s’est fait le plus ressentir. Beaucoup de cartes de restos n’étaient pas traduites donc ce n’était pas évident de choisir. Et comme on n’a pas forcément envie de manger des barbecue à tous les repas, on a eu envie assez régulièrement de manger occidental (italien surtout) ce qui nous arrive très rarement en Asie. La plupart du temps, les italiens étaient mauvais genre Pizza Hut, Mister Pizza …
Sinon, si vous êtes amateurs de poissons crus (ce qui n’est pas notre cas), vous serez comblés ! On en trouve partout dès lors qu’on est proches de la mer. On choisit son poisson vivant et il est préparé tout de suite après. Par contre, attention au porte-monnaie, ça douille !
Sinon, il y a beaucoup de chaînes de restos Hans, VIPS … qui proposent des buffets variés. Ce n’est pas de la grande cuisine mais on y allait par facilité quand on était fatigué de devoir choisir des plats dans des menus non traduits.
Autre alternative de restos dans les grandes villes, les foodcourt. On voit ce qu’on va manger et c’est généralement plutôt bon.
Et la nourriture de rue est souvent délicieuse (raviolis, épis de mais, brochettes en tout genre …).
Dans les endroits les plus reculés, il nous est arrivé de faire des petits pique-niques en achetant quelques bricoles dans les multiples Seven-Eleven, Family Mart (chips, nouilles déshydratées, tomates cerise, fruits …).
Pour les petits-déjeuners, hormis à Séoul où c’était compris, on achetait des laitages et des jus de fruit au 7/11 et quelques viennoiseries dans les chaînes spécialisées (Paris Baguette qu’on trouve un peu partout dans le pays).HygièneOn a été surpris. C’est vraiment propre ! Ca change de l’Asie du Sud-est et surtout de la Chine. Des toilettes la plupart du temps impeccables même dans les petits restos, pas de détritus partout, pas de cracheurs, de mollardeurs, de roteurs (ceux qui connaissent la Chine comprendront …), pas d’odeurs d’égouts écoeurantes…SécuritéAucun problème non plus.
Nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité.
On a vu à plusieurs reprises dans les foodcourt des personnes réserver une table en laissant leur sac à main et s’éloigner sans aucune crainte.TransportNous nous sommes déplacés à Séoul en taxi ou en métro.
Pour le reste du pays, on s’est déplacés en voiture qu’on avait loué à Séoul chez Avis et rendu à l’aéroport. On m’avait déconseillé sur ce forum d’en louer une. Honnêtement, c’est très facile de rouler en voiture en Corée, les routes sont en excellent état, les panneaux traduits, les indications claires. Et les coréens conduisent tout à fait correctement. Une fois qu’on a compris le positionnement des feux rouges (après les carrefours) et des panneaux signalés longtemps à l’avance, la conduite ne pose aucun problème. Il nous a paru infiniment plus facile de conduire en Corée qu’en Thaïlande, en Malaisie, au Vietnam et surtout à Bali (le pire je crois niveau conduite !).
Avis nous a fourni un GPS en coréen (la version anglaise existe mais ils n’en avaient plus). On ne pouvait pas programmer le GPS nous-même mais cela nous a beaucoup servi notamment pour être avertis des radars. Non pas qu’on conduise comme des fous mais les limitations sont assez délirantes, genre 80 à l’heure sur une nationale à 4 voies !!! Et les radars sont très très fréquents. Cela nous a servi aussi pour se repérer grâce aux numéros des routes (notre carte routière n’était pas très détaillée).
On nous a programmé une fois le GPS pour quitter Séoul et aller à Sokcho, heureusement d’ailleurs ! Sinon, nous n’avons pas demandé à le programmer, les panneaux étaient suffisants.
Je sais que les réseaux de bus et de trains sont très bien en Corée du Sud mais franchement la voiture nous a permis de découvrir plein d’endroits reculés, une campagne merveilleuse que nous n’aurons jamais pu voir sans la voiture. De plus, de nombreux sites à visiter sont éloignés des centre-ville (je pense à Gyeongju ou à Andong notamment) donc la voiture donne une liberté de mouvement incomparable.
Nous avons payé 450 000 won pour 16 jours de location de voiture, soit 300 euros ce qui fait 18 euros par jour, ce qui est plus que raisonnable.
J’avais choisi le modèle le moins cher sur internet et on s’est retrouvé avec une belle berline toute neuve (une Hyundai Avante).
Attention, lorsque vous réservez sur internet la voiture chez Avis, le prix est très différent d’une agence à l’autre à Séoul (du simple au double voire plus). On a pris l’agence de Hongik University qui était la moins cher. Nous n’avons pas payé de supplément pour la rendre à Incheon et le GPS nous a été offert (parce qu’il n’y avait pas la version anglaise).
Précision pour ceux qui souhaitent louer une voiture avec un jeune enfant, l’agence Avis n’avait pas de siège enfant. On a essayé d’en acheter un sur Séoul, c’était hors de prix (dans les 300 euros le simple réhausseur avec dossier). On a fini par en trouver un dans une petite boutique de puériculture à Sokcho dans les 100 euros. Donc, je pense que le plus simple, c’est apporter son propre siège enfant.Niveau de vie / ArgentOn s’y attendait, la Corée du Sud est une destination plus chère que l’Asie du Sud-est. On l’a ressenti surtout au niveau des restos où l’addition tournait souvent autour des 20-30 euros pour nous 3 (enfin plutôt 2 ½ ). Les boissons ne sont pas données surtout les jus de fruit frais. On a l’habitude en Asie du Sud-est d’en boire sans compter. Là, à 3.5 euros le verre, on était obligé de se limiter.
Globalement, les visites de sites historiques ou naturels (jardins botaniques, grottes …) sont très bons marchés (souvent 2-3 euros maxi, les enfants de moins de 4 ans ne paient pas).
L’addition monte vite avec les loisirs « fun » type waterpark, parc d’attractions, ballon captif … surtout à Jeju où il y a pléthore d’activités de ce type.
Pour les hôtels, on dormait généralement dans les love motel qui coûtent souvent 50000 won (33 euros).
Le litre d’essence coûte environ 1.20 euro.
Hors hôtels et location de voiture, on a dépensé en moyenne 100 euros par jour (repas, essence, entrées, loisirs …). On ne s’est pas privé en parcs de loisirs ce qui a fait monter l’addition (dans les 70 euros par exemple l’entrée d’un parc aquatique pour 2).
Ce n’est pas vraiment un pays pour routards habitués au niveau de vie de l’Asie du Sud-est mais plus pour voyageurs « intermédiaires ».
Attention, il n’est pas évident de trouver des ATM acceptant les cartes françaises (Visa pour nous) en dehors des grandes villes. Les DAB de la Korean Bank marchent toujours, pour les autres, c’est selon ! Ce qui nous a « sauvé la vie » à plusieurs reprises, ce sont les petits DAB installés dans les 7/11 et les Family Mart.
Le plafond de retrait est souvent à 300 000 won (parfois 100000) donc ça fait cher en commissions.
Astuce : Si vous avez un ado (12-18 ans) dans votre entourage, les banques BNP et Caisse d’Epargne proposent des cartes bancaires rechargeables sans aucune commission sur les paiements et les retraits à l’étranger.LangueSauf exception, les coréens ne parlent pas anglais ou le parlent très mal.
Est-ce gênant ? Un peu mais pas tant que ça.
Ca nous a un peu gêné dans les restos ou lorsqu’on avait des besoins bien précis.
Mais pour trouver une chambre d’hôtel, on peut très bien se débrouiller en échangeant avec les mains (et une calculatrice).
Puis, en cas de besoin, les coréens n’hésitent pas à utiliser un service fantastique ! Une hot-line pour touristes. Cela nous a bien aidé à différentes reprises.
Sinon, si vous avez un iphone, il existe une application gratuite qui s’appelle Linguopal qui traduit quelques phrases basiques en coréen. Ca nous a dépanné à plusieurs reprises (et ça a fait rire beaucoup de coréens occasionnellement !).Voyage avec de jeunes enfantsAucun problème !
La Corée du Sud est un peu pays très facile pour voyager avec des enfants même très jeunes.
J’ai vu que les supermarchés vendaient tout le nécessaire pour les plus petits (couches, petits pots …).
Il est très facile de se promener avec une poussette, les trottoirs sont impeccables, il n’y a pas de dénivelé de 40 cm comme en Thaïlande …
Pour les hôtels, s’il n’y avait pas de lit supplémentaire, on demandait un ondol.
Même si la Corée du Sud n’est pas vraiment une destination balnéaire (il y a des plages agréables quand même mais ce n’est pas la Thaïlande), il y a une multitude d’activités à faire avec des enfants. Parc d’attractions, parc aquatiques, aquarium, curiosités naturelles (grottes, tunnel de lave …)…
Et pour couronner le tout, les coréens adorent les enfants ! On était abordés très souvent, notre fille a été photographiée un nombre incalculable de fois, elle a reçu une multitude de petites gourmandises d’inconnus (bonbons, biscuits, chips, glaces, boissons …). Cela a donné une dimension très sympathique à notre voyage.
Venons-en (enfin !) au parcours que nous avons effectué :Séoul (4 jours)On a logé à l’hôtel Ibis. Il est très bien situé mais je pense qu’on peut trouver un meilleur rapport qualité prix.
On a beaucoup aimé Séoul. On avait peur que ça ressemble à une des multiples mégalopoles asiatiques (Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur …) mais en fait, non c’est très différent, une ambiance unique. Plein de quartiers variés, chacun avec sa personnalité. Plein de possibilité de visites, temples, marchés, balade le long du canal, musées, tour de TV pour le point de vue, parc d’attractions…Sokcho (2 jours)La route pour venir de Séoul est très belle surtout lorsqu’on quitte l’autoroute. On a commencé à découvrir les jolis paysages « nature » de la Corée du Sud. On est allé à Sokcho directement mais on a vu qu’il y avait plein de possibilité de balades dans la région avec beaucoup d’activités type rafting, saut à l’élastique, randonnées …
Concernant Sokcho, on n’a pas franchement aimé. La ville est plutôt laide.
On a dormi à la guesthouse House Hostel. C’est le seul hébergement de Corée qu’on n’ait pas aimé ! J’avais réservé une chambre triple et on a eu une chambre très vétuste à ondols. Les draps sentaient mauvais, il y avait des punaises dans la chambre. Bref la cata ! J’ai cru comprendre que les chambres doubles étaient beaucoup mieux.
On avait prévu initialement de rester 3 jours à Sokcho mais la météo n’était pas avec nous, on avait prévu une journée complète au parc du Seorak et c’est la journée où il a plu à torrent ! On a préféré ne pas y aller. On a donc écourté le séjour à Sokcho.
Sinon depuis Sokcho, on est allés jeter un œil à la DMZ. On n’a pas aimé, la route n’avait pas grand intérêt. L’après-midi, on est allés au parc aquatique Waterpia, génial ! Notre fille a adoré et nous aussi.Jeongdongjin (2 jours)On avait envie de découvrir l’arrière-pays de Gangneung et de Donghae après avoir lu le descriptif du Petit Futé. On a vite vu que ces 2 villes étaient assez moches (comme beaucoup de villes secondaires coréennes). On a choisi de loger dans la petite station balnéaire de Jeongdongjin qui est situé entre les 2. C’est là qu’il y a le Sun Cruise Resort, le fameux hôtel paquebot construit à flancs de montagne. La station est plutôt sympathique. On a dormi dans un love motel tout neuf situé juste après le Sun Cruise Resort. 50 000 won.
Après le mauvais épisode de Sokcho et la déception de ne pas avoir visité le Seorak, les vacances ont pris alors une toute autre tournure.
On a visité l’intérieur des terres, la vallée de Mureung notamment et là, on a découvert une campagne vraiment très jolie. L’agriculture sud-coréenne est très diversifiée ce qui donne des paysages merveilleux, des rizières, des champs de lotus, des vergers, des champs de toutes sortes de légumes (piments, sésame …). Quel plaisir des yeux tous ces petits champs avec au loin une jolie ferme à l’architecture traditionnelle.
Cela fait un peu penser à la Dordogne, avec ses rivières, ses méandres, ses grottes …
On a donc sillonné pendant 2 jours cet arrière-pays et on s’est régalé ! Outre les jolis paysages, il y avait très régulièrement des attractions, des sites d’intérêts touristiques (grottes, cascades, méandres …).Tabaek (1 jour)Ce n’est pas très loin de l’étape précédente. Encore une journée de magnifiques balades dans la région. C’est un peu plus montagneux. On a visité un observatoire astronomique ainsi que le musée du charbon (très bien fait). On a dormi tout près de la mine de charbon dans un love motel à 50000 won.Andong (1 jour) Une très belle étape avec notamment la visite du village traditionnel Hahoe. On est en général sceptique sur les villages traditionnels mais, là, on est tombé sous le charme. Magnifique ! De charmantes petites maisons, des ruelles adorables, tout ça dans un cadre bucolique entouré de rizières. On pensait y rester une petite heure, on y a passé plus d’une demi-journée.
Juste après le village traditionnel, il y a une école confucéenne en face d’une rivière. La route est un peu difficile (non goudronnée) mais la visite vaut la peine. L’endroit est vraiment charmant, très paisible.
On a dormi à l’hôtel California. 40000 won. Correct mais défraîchi.Gyeongju (3 jours)La distance n’étant pas grande entre Andong et Gyeongju, nous avons décidé de rejoindre Gyeongju en fin de journée et de découvrir l’est d’Andong où il y a de très beaux lacs. On n’a pas hésité à se perdre dans des petites routes secondaires. Splendide !
On est tombé par hasard sur un endroit référencé dans les guides, le Jirye Artists’ Colony. Une ancienne école confucéenne reconvertie en un lieu regroupant différents artistes. La route pour y aller est sublime, l’endroit très joli.
On a vu également dans le coin le plus grand Ginkgo Biloba de Corée. Cette partie est autour d’Andong est vraiment très très belle. Si on a du temps, je pense que ça vaut le coup de rester plus longtemps.
On est arrivé ensuite à Gyeongju, là aussi, une des plus belles étapes si ce n’est la plus belle étape du voyage.
On a dormi à l’hôtel Bellus. 50000 won, correct mais également un peu défraîchi.
Gyeongju est des villes les plus agréables qu’on ait vu en Corée. Il y a énormément de choses à voir, on est restés 3 jours mais on serait bien restés plus longtemps si on avait eu plus de temps.
Attention, pour ceux qui n’ont pas de voiture, beaucoup de sites à visiter sont assez loin du centre-ville.
Outre les sites « connus », on s’est régalés avec les petites routes secondaires où à nouveau, on a apprécié cette Corée rurale si typique, si délicieuse. Il y a beaucoup de fermes avec des élevages dans la région. On n’hésitait pas à s’arrêter pour montrer à notre fille les vaches, cochons, basse-cour… Cette campagne là est vraiment aux portes de Gyeongju.
Je ne détaillerais pas les multiples sites que nous avons vu (les guides les décrivent bien) mais il y a un endroit qu’on a particulièrement apprécié, ce sont les champs de lotus qui sont en bordure du centre-ville. C’est tout simplement sublime. A voir au petit matin et au coucher du soleil car les fleurs de lotus n’ont pas du tout le même aspect.
Pour se reposer des temples, des balades… et se rafraîchir, on a passé une journée dans un parc aquatique près du lac. Il y avait beaucoup de monde mais on a passé un très bon moment.
Pour ceux qui ont des enfants, la visite de la tour avec un vide en forme de pagode (près du lac) vaut le détour. Il y a un petit musée consacré aux « stars » des dessins animés coréens (Pucca, Pororo …) et une aire de jeu indoor (piscine à balles, châteaux gonflables).
A noter qu’on a très bien mangé à Gyeongju. On a découvert près du lac un korean barbecue (de bœuf uniquement) où on choisissait soi-même sa viande (un peu comme chez le boucher), je ne sais plus le nom mais il est dans le coin des resorts. Le meilleur KB du voyage !
Sinon, en centre-ville, il y a un resto italien très bon qui s’appelle « la cuisine ». Les pizzas et les pâtes sont excellentes !Busan (1 jour)On avait envie de découvrir Busan, notamment son port et son marché aux poissons mais l’immensité de la ville et la circulation nous ont un peu découragés. Il fallait faire un choix si on voulait avoir le temps d’aller à Jeju. En effet, vu que la météo était clémente pour les prochains jours, on avait décidé d’aller à Jeju en prenant un ferry à Wando.
On a donc choisi de faire une visite éclair à Busan et d’avancer notre route en direction de Wando qui n’est pas franchement à côté.
On a vu le marché aux poissons et le port (on aime bien l’ambiance des ports gigantesques) et on a filé.
Je ne doute pas qu’il y ait beaucoup plus de choses à voir à Busan mais on n’avait pas le temps. L’ « appel » de Jeju était trop fort…
On a dormi en chemin à Jinju, petite ville très secondaire dans un love motel correct (50000 won).Wando (1 jour)On a quitté Jinju et pris la direction de Wando avec l’idée de prendre un ferry le lendemain. On a donc pris notre temps pour arriver à Wando.
A nouveau, on s’est régalés avec les petites routes secondaires. Le panorama était splendide notamment autour de Yulpo. Il y a une route magnifique qui descend vers la mer en serpentant les plantations de thé en terrasse. Une merveille !
On a fait une petite halte à Yulpo dans un sympathique petit parc aquatique (encore !) d’eau de mer.
La route de Yulpo à Wando était toujours aussi belle. On serait bien restés plus longtemps dans le coin… Il y a plein d’endroits où on peut s’arrêter et passer un bon moment (baignade dans les rivières …).
On est arrivé en fin de journée à Wando, petit port agréable. Il n’y a pas grand-chose à voir mais l’ambiance est sympa. On a visité une tour avec au sommet un très beau panorama sur les îles environnantes.
On a dormi au Sidney Motel, 50 000 won (comme beaucoup de motels !), impeccable.Jeju (4 jours)On a pris le ferry au petit matin en direction de Jeju.
Cela nous a coûté dans les 110 000 won (dont 70 000 pour la voiture).
La traversée a duré 5 heures (il y a des ferry qui mettent moins de 3h mais les horaires ne nous convenaient pas). Ambiance très sympathique à bord, nous étions une fois de plus les seuls occidentaux. Notre fille a joué du début à la fin avec les petits coréens.
Que dire de Jeju ?
Je sais que c’est une destination controversée, certains conseillent de ne pas y aller, que c’est très « moyen ».
On a beaucoup aimé. Même si ce n’est pas Hawaii, Jeju regorge de coins très jolis, de curiosités naturelles étonnantes et il y a une multitude d’activités à faire dont certaines unique en leur genre !
Je ne saurais énumérer toutes les possibilités de visites tellement elles sont nombreuses mais en voici quelques-unes que nous avons particulièrement apprécié.
Visites des cratères secondaires du volcan, tunnels de lave, le superbe parc Hallim (pour ceux qui ont peu de temps, ce parc comporte aussi un tunnel de lave), falaises avec les cônes de lave, les routes de bord de mer notamment celles du nord-est…
Côté activités étonnantes, nous avons fait une balade en sous-marin, nous ne connaissions pas ce genre d’expérience et évidemment on a adoré !
On est monté aussi dans un ballon captif tout près du stade olympique.
Autre activité très sympa, le kart. Ce n’est pas vraiment notre truc normalement mais là il y avait des karts avec un petit siège enfant et un petit volant. Notre fille était ravie !
Pour ceux qui ont des enfants, il y a le kitschissime Teddy Bear museum. Près de Jungmun, il y a un petit show sympa de dauphins, phoques et singes.
Sinon, côté hébergement, on a dormi à différents endroits.
On aurait bien aimé pour les derniers jours dormir dans un bel hôtel avec piscine mais tous les resorts étaient complets.
On a dormi la 1ère nuit dans un motel à Seogwipo, le Noble Hotel, 50000 won, quelconque.
Les 2 suivantes, on est tombé par hasard sur un lieu paradisiaque à Pyoseon, le Casa Marina. Il est situé tout au bout du petit port. En fait, ce sont des appartements. On avait un magnifique duplex avec en bas un superbe salon avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer et une chambre mansardée en haut avec des fenêtres en hublot. C’était vraiment charmant ! On l’a eu à 130000 won la nuit mais ça les valait. Pyoseon est une petite station balnéaire plutôt agréable. La mer forme un lagon à cet endroit, la baignade est très sympa surtout avec de jeunes enfants (peu de profondeur).
On a bougé le dernier jour car on voulait voir la partie ouest de l’île et Pyoseon est trop excentré.
On a dormi enfin près du parc Hallim dont un motel (je ne sais pas le nom) à 70000 won.
Pour ceux qui n’aiment pas changer d’hôtels trop souvent, je pense que loger à Seogwipo ou Jungmun est la meilleure option.
Pour quitter Jeju et revenir vers Séoul, on a étudié différentes possibilités :
- Soit prendre un ferry vers Mokpo ou Wando et tracer jusqu’à Incheon (on n’avait plus de temps pour visiter l’ouest),
- Soit essayer de rendre la voiture à l’aéroport de Jeju et rentrer en avion sur Séoul (vols qu’on n’avait pas encore réservé),
- Soit prendre un ferry directement pour Incheon (13 heures), il y en 3 par semaine à 19h. Dans notre cas, cela nous faisait arriver à 8h30 au port d’Incheon avec un vol à 13h40. Ayant entendu parlé d’annulations fréquentes des bateaux, cette solution était risquée.
On a éliminé la 1ère solution car on n’avait pas envie de faire 400 km d’autoroute avec les innombrables radars et les limitations à 80.
On a essayé de rendre la voiture chez Avis à Jeju. Après une heure de parlementation, d’appels au siège d’Avis, les employés nous ont annoncé un supplément de 350000 wons pour le drop off. On a laissé tomber d’autant plus qu’il fallait rajouter les 3 billets Jeju – Seoul, cela faisait trop cher.
On a pris le risque finalement de rentrer en ferry directement jusqu’à Incheon avec peu de manœuvre pour arriver ensuite à l’aéroport. Il n’ y avait pas de typhons en perspective, les risques étaient donc limités. On s’est décidé au dernier moment (la veille) pour être quasi sûr de la météo.
Cela nous a permis de profiter de Jeju une journée supplémentaire.
Pour les tarifs du ferry, on a payé 170000 won pour la voiture. Côté passager, c’est 65000 won par personne (notre fille devait payer plein tarif) en dormant dans des cabines collectives à ondols.
Il y a aussi des cabines privées avec salles de bains de 2, 4 ou 8 personnes. Quand on a réservé, il ne restait que les plus chères celles à 365000 won.
Vu qu’on devait enchaîner le ferry et les 12 heures de vol jusqu’à Paris, on a préféré prendre la cabine. Elle était top ! Superbe chambre avec 2 lits en boiseries, couettes moelleuses, grandes fenêtres, salle de bains avec baignoire … On n’a pas regretté notre choix !
Tout s’est bien passé, le bateau est parti à l’heure et nous sommes arrivés vers 9 heures au port d’Incheon. On s’est rendu directement à l’aéroport.
Voilà, j’ai été un peu longue mais j’avais vraiment envie de donner un maximum de détails vu le peu d’informations dont on disposait avant le départ.
J’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ce pays si injustement méconnu.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas !
Nous venons de rentrer il y a quelques jours de Corée du Sud.
Je n’ai pas l’habitude de faire des récits de voyage mais vu les difficultés que nous avons eu à préparer ce voyage, à trouver des infos sur le net…, je me suis dit que ça pourrait éventuellement aider certaines personnes désireuses de connaître ce pays.
Dans la suite de mon récit, je ferais quelques comparaisons avec d’autres pays d’Asie car je suppose que, sauf exception, les personnes qui souhaitent aller en Corée du Sud connaissent déjà un peu l’Asie. Je ne pense pas que ce soit un pays où on va en 1ère intention.
Quelques mots sur nous, nous sommes un couple début quarantaine avec une petite puce de 3 ans. On s’est pas mal baladé en Asie notamment en Asie du Sud-est (Thaïlande, Laos, Vietnam, Malaisie, Indonésie) et en Chine. On apprécie beaucoup aussi l’Amérique du Sud (surtout le Brésil) et l’Amérique Centrale.
On voyage toujours en individuel. Pas franchement routard, ni voyageurs de luxe, on est entre le 2. On aime bien voyager confortablement, louer des voitures, prendre des vols intérieurs…
Pourquoi la Corée du Sud ? On avait envie de découvrir une autre facette de l’Asie suite à nos différents voyages en Asie du Sud Est. Depuis quelques années, on a rencontré de plus en plus de coréens en voyage, on apprécie la cuisine coréenne… cela a suffit a aiguisé notre curiosité. On a adoré la Chine, surtout les régions « reculées » (Yunnan, Sichuan) où on a découvert le « plaisir » de voyager sans pratiquement aucun touriste occidental. On s’est dit qu’on pourrait peut-être retrouver ce type de dépaysement en Corée. Le Japon nous attire beaucoup aussi mais nous semble hors budget. On s’est donc dit que la Corée du Sud devrait être un bon intermédiaire entre la Chine et le Japon. On a pensé à Taiwan aussi, mais au moment où on a regardé les prix des billets d’avion, c’était trop cher.
Bref, début mai, nous avons réservé 3 billets pour Séoul.
Les préparatifs du voyage :
C’est là qu’on a commencé à s’inquiéter. Il y a très peu d’infos sur le net, peu de discussions sur les forums, peu de guides, la plupart des sites sont en coréens ! Très peu de rating d’hôtels sur tripadvisor. Peu de choix d’hôtels sur Booking et Agoda. On entend parler des love motel … Avec notre puce de 3 ans, est-ce vraiment le bon choix ??? On a essayé de déterminer un itinéraire et quand on a voulu réserver quelques hôtels, on a vite laissé tomber car en dehors des grandes villes, c’est quasi impossible !
Donc, finalement, on a décidé de réserver les 1ères nuits à Séoul, les suivantes à Sokcho ainsi qu’une location de voiture. Rien d’autre.
L’itinéraire prévu était Seoul – Sokcho – Andong – Gyeongju – Busan et pour finir soit le sud-ouest (Jeollanam), soit Jeju en fonction de la météo.
On est donc partis curieux mais un peu inquiets avec la peur de galérer (pour les hôtels, pour la langue …), de découvrir un pays sans grand intérêt vu le peu de témoignages de voyageurs.
Le voyage en lui-même :
Je le dis d’emblée, nous avons été enchantés de ce voyage !!!
Un magnifique voyage, un dépaysement total, des paysages très beaux, des temples sublimes, des activités extrêmement variées et surtout des coréens adorables !
Mais pourquoi la Corée du Sud est-elle si méconnue des occidentaux ??? Mise à part Séoul, nous n’avons quasiment pas vu d’occidentaux de tout le voyage.
Avant d’en venir à notre itinéraire, je souhaiterais détailler quelques points d’ordre général.MétéoOn s’attendait à suffoquer et à être gênés par la pluie voire par les typhons. On a eu globalement très beau temps, la pluie nous a gâché une seule journée sur tout le voyage. Il a fait chaud effectivement mais pas plus chaud qu’à Bangkok ou à Singapour. Et moins chaud qu’à Bornéo. Il a fait plus chaud dans le sud notamment à Jeju.
Je ne saurais dire si c’est un coup de chance ou non.HébergementOn n’a eu aucun mal à trouver des hôtels même en arrivant en fin de journée alors qu’on était en haute saison (vacances scolaires coréennes). On a vite découvert que les love motels étaient la bonne alternative. La plupart du temps impeccables, pas du tout glauque et bon marché. Quand on suivait les conseils des guides (Lonely Planet en anglais ou Petit Futé), les hôtels décrits comme très confortables étaient en général plutôt vieillots. Les meilleures surprises n’étaient pas décrites dans les guides qui je pense sont très datés. On a donc essayé de se fier plus à notre instinct (ou plutôt aux façades des motels !) qu’aux guides.NourritureOn a globalement bien mangé. Ce n’est pas la divine cuisine thaïlandaise, ni la cuisine de la Chine profonde (qu’on a trouvé exécrable !) mais on s’est régalé d’excellents korean barbecue. C’est sur ce plan que la barrière de la langue s’est fait le plus ressentir. Beaucoup de cartes de restos n’étaient pas traduites donc ce n’était pas évident de choisir. Et comme on n’a pas forcément envie de manger des barbecue à tous les repas, on a eu envie assez régulièrement de manger occidental (italien surtout) ce qui nous arrive très rarement en Asie. La plupart du temps, les italiens étaient mauvais genre Pizza Hut, Mister Pizza …
Sinon, si vous êtes amateurs de poissons crus (ce qui n’est pas notre cas), vous serez comblés ! On en trouve partout dès lors qu’on est proches de la mer. On choisit son poisson vivant et il est préparé tout de suite après. Par contre, attention au porte-monnaie, ça douille !
Sinon, il y a beaucoup de chaînes de restos Hans, VIPS … qui proposent des buffets variés. Ce n’est pas de la grande cuisine mais on y allait par facilité quand on était fatigué de devoir choisir des plats dans des menus non traduits.
Autre alternative de restos dans les grandes villes, les foodcourt. On voit ce qu’on va manger et c’est généralement plutôt bon.
Et la nourriture de rue est souvent délicieuse (raviolis, épis de mais, brochettes en tout genre …).
Dans les endroits les plus reculés, il nous est arrivé de faire des petits pique-niques en achetant quelques bricoles dans les multiples Seven-Eleven, Family Mart (chips, nouilles déshydratées, tomates cerise, fruits …).
Pour les petits-déjeuners, hormis à Séoul où c’était compris, on achetait des laitages et des jus de fruit au 7/11 et quelques viennoiseries dans les chaînes spécialisées (Paris Baguette qu’on trouve un peu partout dans le pays).HygièneOn a été surpris. C’est vraiment propre ! Ca change de l’Asie du Sud-est et surtout de la Chine. Des toilettes la plupart du temps impeccables même dans les petits restos, pas de détritus partout, pas de cracheurs, de mollardeurs, de roteurs (ceux qui connaissent la Chine comprendront …), pas d’odeurs d’égouts écoeurantes…SécuritéAucun problème non plus.
Nous n’avons jamais ressenti le moindre sentiment d’insécurité.
On a vu à plusieurs reprises dans les foodcourt des personnes réserver une table en laissant leur sac à main et s’éloigner sans aucune crainte.TransportNous nous sommes déplacés à Séoul en taxi ou en métro.
Pour le reste du pays, on s’est déplacés en voiture qu’on avait loué à Séoul chez Avis et rendu à l’aéroport. On m’avait déconseillé sur ce forum d’en louer une. Honnêtement, c’est très facile de rouler en voiture en Corée, les routes sont en excellent état, les panneaux traduits, les indications claires. Et les coréens conduisent tout à fait correctement. Une fois qu’on a compris le positionnement des feux rouges (après les carrefours) et des panneaux signalés longtemps à l’avance, la conduite ne pose aucun problème. Il nous a paru infiniment plus facile de conduire en Corée qu’en Thaïlande, en Malaisie, au Vietnam et surtout à Bali (le pire je crois niveau conduite !).
Avis nous a fourni un GPS en coréen (la version anglaise existe mais ils n’en avaient plus). On ne pouvait pas programmer le GPS nous-même mais cela nous a beaucoup servi notamment pour être avertis des radars. Non pas qu’on conduise comme des fous mais les limitations sont assez délirantes, genre 80 à l’heure sur une nationale à 4 voies !!! Et les radars sont très très fréquents. Cela nous a servi aussi pour se repérer grâce aux numéros des routes (notre carte routière n’était pas très détaillée).
On nous a programmé une fois le GPS pour quitter Séoul et aller à Sokcho, heureusement d’ailleurs ! Sinon, nous n’avons pas demandé à le programmer, les panneaux étaient suffisants.
Je sais que les réseaux de bus et de trains sont très bien en Corée du Sud mais franchement la voiture nous a permis de découvrir plein d’endroits reculés, une campagne merveilleuse que nous n’aurons jamais pu voir sans la voiture. De plus, de nombreux sites à visiter sont éloignés des centre-ville (je pense à Gyeongju ou à Andong notamment) donc la voiture donne une liberté de mouvement incomparable.
Nous avons payé 450 000 won pour 16 jours de location de voiture, soit 300 euros ce qui fait 18 euros par jour, ce qui est plus que raisonnable.
J’avais choisi le modèle le moins cher sur internet et on s’est retrouvé avec une belle berline toute neuve (une Hyundai Avante).
Attention, lorsque vous réservez sur internet la voiture chez Avis, le prix est très différent d’une agence à l’autre à Séoul (du simple au double voire plus). On a pris l’agence de Hongik University qui était la moins cher. Nous n’avons pas payé de supplément pour la rendre à Incheon et le GPS nous a été offert (parce qu’il n’y avait pas la version anglaise).
Précision pour ceux qui souhaitent louer une voiture avec un jeune enfant, l’agence Avis n’avait pas de siège enfant. On a essayé d’en acheter un sur Séoul, c’était hors de prix (dans les 300 euros le simple réhausseur avec dossier). On a fini par en trouver un dans une petite boutique de puériculture à Sokcho dans les 100 euros. Donc, je pense que le plus simple, c’est apporter son propre siège enfant.Niveau de vie / ArgentOn s’y attendait, la Corée du Sud est une destination plus chère que l’Asie du Sud-est. On l’a ressenti surtout au niveau des restos où l’addition tournait souvent autour des 20-30 euros pour nous 3 (enfin plutôt 2 ½ ). Les boissons ne sont pas données surtout les jus de fruit frais. On a l’habitude en Asie du Sud-est d’en boire sans compter. Là, à 3.5 euros le verre, on était obligé de se limiter.
Globalement, les visites de sites historiques ou naturels (jardins botaniques, grottes …) sont très bons marchés (souvent 2-3 euros maxi, les enfants de moins de 4 ans ne paient pas).
L’addition monte vite avec les loisirs « fun » type waterpark, parc d’attractions, ballon captif … surtout à Jeju où il y a pléthore d’activités de ce type.
Pour les hôtels, on dormait généralement dans les love motel qui coûtent souvent 50000 won (33 euros).
Le litre d’essence coûte environ 1.20 euro.
Hors hôtels et location de voiture, on a dépensé en moyenne 100 euros par jour (repas, essence, entrées, loisirs …). On ne s’est pas privé en parcs de loisirs ce qui a fait monter l’addition (dans les 70 euros par exemple l’entrée d’un parc aquatique pour 2).
Ce n’est pas vraiment un pays pour routards habitués au niveau de vie de l’Asie du Sud-est mais plus pour voyageurs « intermédiaires ».
Attention, il n’est pas évident de trouver des ATM acceptant les cartes françaises (Visa pour nous) en dehors des grandes villes. Les DAB de la Korean Bank marchent toujours, pour les autres, c’est selon ! Ce qui nous a « sauvé la vie » à plusieurs reprises, ce sont les petits DAB installés dans les 7/11 et les Family Mart.
Le plafond de retrait est souvent à 300 000 won (parfois 100000) donc ça fait cher en commissions.
Astuce : Si vous avez un ado (12-18 ans) dans votre entourage, les banques BNP et Caisse d’Epargne proposent des cartes bancaires rechargeables sans aucune commission sur les paiements et les retraits à l’étranger.LangueSauf exception, les coréens ne parlent pas anglais ou le parlent très mal.
Est-ce gênant ? Un peu mais pas tant que ça.
Ca nous a un peu gêné dans les restos ou lorsqu’on avait des besoins bien précis.
Mais pour trouver une chambre d’hôtel, on peut très bien se débrouiller en échangeant avec les mains (et une calculatrice).
Puis, en cas de besoin, les coréens n’hésitent pas à utiliser un service fantastique ! Une hot-line pour touristes. Cela nous a bien aidé à différentes reprises.
Sinon, si vous avez un iphone, il existe une application gratuite qui s’appelle Linguopal qui traduit quelques phrases basiques en coréen. Ca nous a dépanné à plusieurs reprises (et ça a fait rire beaucoup de coréens occasionnellement !).Voyage avec de jeunes enfantsAucun problème !
La Corée du Sud est un peu pays très facile pour voyager avec des enfants même très jeunes.
J’ai vu que les supermarchés vendaient tout le nécessaire pour les plus petits (couches, petits pots …).
Il est très facile de se promener avec une poussette, les trottoirs sont impeccables, il n’y a pas de dénivelé de 40 cm comme en Thaïlande …
Pour les hôtels, s’il n’y avait pas de lit supplémentaire, on demandait un ondol.
Même si la Corée du Sud n’est pas vraiment une destination balnéaire (il y a des plages agréables quand même mais ce n’est pas la Thaïlande), il y a une multitude d’activités à faire avec des enfants. Parc d’attractions, parc aquatiques, aquarium, curiosités naturelles (grottes, tunnel de lave …)…
Et pour couronner le tout, les coréens adorent les enfants ! On était abordés très souvent, notre fille a été photographiée un nombre incalculable de fois, elle a reçu une multitude de petites gourmandises d’inconnus (bonbons, biscuits, chips, glaces, boissons …). Cela a donné une dimension très sympathique à notre voyage.
Venons-en (enfin !) au parcours que nous avons effectué :Séoul (4 jours)On a logé à l’hôtel Ibis. Il est très bien situé mais je pense qu’on peut trouver un meilleur rapport qualité prix.
On a beaucoup aimé Séoul. On avait peur que ça ressemble à une des multiples mégalopoles asiatiques (Bangkok, Singapour, Kuala Lumpur …) mais en fait, non c’est très différent, une ambiance unique. Plein de quartiers variés, chacun avec sa personnalité. Plein de possibilité de visites, temples, marchés, balade le long du canal, musées, tour de TV pour le point de vue, parc d’attractions…Sokcho (2 jours)La route pour venir de Séoul est très belle surtout lorsqu’on quitte l’autoroute. On a commencé à découvrir les jolis paysages « nature » de la Corée du Sud. On est allé à Sokcho directement mais on a vu qu’il y avait plein de possibilité de balades dans la région avec beaucoup d’activités type rafting, saut à l’élastique, randonnées …
Concernant Sokcho, on n’a pas franchement aimé. La ville est plutôt laide.
On a dormi à la guesthouse House Hostel. C’est le seul hébergement de Corée qu’on n’ait pas aimé ! J’avais réservé une chambre triple et on a eu une chambre très vétuste à ondols. Les draps sentaient mauvais, il y avait des punaises dans la chambre. Bref la cata ! J’ai cru comprendre que les chambres doubles étaient beaucoup mieux.
On avait prévu initialement de rester 3 jours à Sokcho mais la météo n’était pas avec nous, on avait prévu une journée complète au parc du Seorak et c’est la journée où il a plu à torrent ! On a préféré ne pas y aller. On a donc écourté le séjour à Sokcho.
Sinon depuis Sokcho, on est allés jeter un œil à la DMZ. On n’a pas aimé, la route n’avait pas grand intérêt. L’après-midi, on est allés au parc aquatique Waterpia, génial ! Notre fille a adoré et nous aussi.Jeongdongjin (2 jours)On avait envie de découvrir l’arrière-pays de Gangneung et de Donghae après avoir lu le descriptif du Petit Futé. On a vite vu que ces 2 villes étaient assez moches (comme beaucoup de villes secondaires coréennes). On a choisi de loger dans la petite station balnéaire de Jeongdongjin qui est situé entre les 2. C’est là qu’il y a le Sun Cruise Resort, le fameux hôtel paquebot construit à flancs de montagne. La station est plutôt sympathique. On a dormi dans un love motel tout neuf situé juste après le Sun Cruise Resort. 50 000 won.
Après le mauvais épisode de Sokcho et la déception de ne pas avoir visité le Seorak, les vacances ont pris alors une toute autre tournure.
On a visité l’intérieur des terres, la vallée de Mureung notamment et là, on a découvert une campagne vraiment très jolie. L’agriculture sud-coréenne est très diversifiée ce qui donne des paysages merveilleux, des rizières, des champs de lotus, des vergers, des champs de toutes sortes de légumes (piments, sésame …). Quel plaisir des yeux tous ces petits champs avec au loin une jolie ferme à l’architecture traditionnelle.
Cela fait un peu penser à la Dordogne, avec ses rivières, ses méandres, ses grottes …
On a donc sillonné pendant 2 jours cet arrière-pays et on s’est régalé ! Outre les jolis paysages, il y avait très régulièrement des attractions, des sites d’intérêts touristiques (grottes, cascades, méandres …).Tabaek (1 jour)Ce n’est pas très loin de l’étape précédente. Encore une journée de magnifiques balades dans la région. C’est un peu plus montagneux. On a visité un observatoire astronomique ainsi que le musée du charbon (très bien fait). On a dormi tout près de la mine de charbon dans un love motel à 50000 won.Andong (1 jour) Une très belle étape avec notamment la visite du village traditionnel Hahoe. On est en général sceptique sur les villages traditionnels mais, là, on est tombé sous le charme. Magnifique ! De charmantes petites maisons, des ruelles adorables, tout ça dans un cadre bucolique entouré de rizières. On pensait y rester une petite heure, on y a passé plus d’une demi-journée.
Juste après le village traditionnel, il y a une école confucéenne en face d’une rivière. La route est un peu difficile (non goudronnée) mais la visite vaut la peine. L’endroit est vraiment charmant, très paisible.
On a dormi à l’hôtel California. 40000 won. Correct mais défraîchi.Gyeongju (3 jours)La distance n’étant pas grande entre Andong et Gyeongju, nous avons décidé de rejoindre Gyeongju en fin de journée et de découvrir l’est d’Andong où il y a de très beaux lacs. On n’a pas hésité à se perdre dans des petites routes secondaires. Splendide !
On est tombé par hasard sur un endroit référencé dans les guides, le Jirye Artists’ Colony. Une ancienne école confucéenne reconvertie en un lieu regroupant différents artistes. La route pour y aller est sublime, l’endroit très joli.
On a vu également dans le coin le plus grand Ginkgo Biloba de Corée. Cette partie est autour d’Andong est vraiment très très belle. Si on a du temps, je pense que ça vaut le coup de rester plus longtemps.
On est arrivé ensuite à Gyeongju, là aussi, une des plus belles étapes si ce n’est la plus belle étape du voyage.
On a dormi à l’hôtel Bellus. 50000 won, correct mais également un peu défraîchi.
Gyeongju est des villes les plus agréables qu’on ait vu en Corée. Il y a énormément de choses à voir, on est restés 3 jours mais on serait bien restés plus longtemps si on avait eu plus de temps.
Attention, pour ceux qui n’ont pas de voiture, beaucoup de sites à visiter sont assez loin du centre-ville.
Outre les sites « connus », on s’est régalés avec les petites routes secondaires où à nouveau, on a apprécié cette Corée rurale si typique, si délicieuse. Il y a beaucoup de fermes avec des élevages dans la région. On n’hésitait pas à s’arrêter pour montrer à notre fille les vaches, cochons, basse-cour… Cette campagne là est vraiment aux portes de Gyeongju.
Je ne détaillerais pas les multiples sites que nous avons vu (les guides les décrivent bien) mais il y a un endroit qu’on a particulièrement apprécié, ce sont les champs de lotus qui sont en bordure du centre-ville. C’est tout simplement sublime. A voir au petit matin et au coucher du soleil car les fleurs de lotus n’ont pas du tout le même aspect.
Pour se reposer des temples, des balades… et se rafraîchir, on a passé une journée dans un parc aquatique près du lac. Il y avait beaucoup de monde mais on a passé un très bon moment.
Pour ceux qui ont des enfants, la visite de la tour avec un vide en forme de pagode (près du lac) vaut le détour. Il y a un petit musée consacré aux « stars » des dessins animés coréens (Pucca, Pororo …) et une aire de jeu indoor (piscine à balles, châteaux gonflables).
A noter qu’on a très bien mangé à Gyeongju. On a découvert près du lac un korean barbecue (de bœuf uniquement) où on choisissait soi-même sa viande (un peu comme chez le boucher), je ne sais plus le nom mais il est dans le coin des resorts. Le meilleur KB du voyage !
Sinon, en centre-ville, il y a un resto italien très bon qui s’appelle « la cuisine ». Les pizzas et les pâtes sont excellentes !Busan (1 jour)On avait envie de découvrir Busan, notamment son port et son marché aux poissons mais l’immensité de la ville et la circulation nous ont un peu découragés. Il fallait faire un choix si on voulait avoir le temps d’aller à Jeju. En effet, vu que la météo était clémente pour les prochains jours, on avait décidé d’aller à Jeju en prenant un ferry à Wando.
On a donc choisi de faire une visite éclair à Busan et d’avancer notre route en direction de Wando qui n’est pas franchement à côté.
On a vu le marché aux poissons et le port (on aime bien l’ambiance des ports gigantesques) et on a filé.
Je ne doute pas qu’il y ait beaucoup plus de choses à voir à Busan mais on n’avait pas le temps. L’ « appel » de Jeju était trop fort…
On a dormi en chemin à Jinju, petite ville très secondaire dans un love motel correct (50000 won).Wando (1 jour)On a quitté Jinju et pris la direction de Wando avec l’idée de prendre un ferry le lendemain. On a donc pris notre temps pour arriver à Wando.
A nouveau, on s’est régalés avec les petites routes secondaires. Le panorama était splendide notamment autour de Yulpo. Il y a une route magnifique qui descend vers la mer en serpentant les plantations de thé en terrasse. Une merveille !
On a fait une petite halte à Yulpo dans un sympathique petit parc aquatique (encore !) d’eau de mer.
La route de Yulpo à Wando était toujours aussi belle. On serait bien restés plus longtemps dans le coin… Il y a plein d’endroits où on peut s’arrêter et passer un bon moment (baignade dans les rivières …).
On est arrivé en fin de journée à Wando, petit port agréable. Il n’y a pas grand-chose à voir mais l’ambiance est sympa. On a visité une tour avec au sommet un très beau panorama sur les îles environnantes.
On a dormi au Sidney Motel, 50 000 won (comme beaucoup de motels !), impeccable.Jeju (4 jours)On a pris le ferry au petit matin en direction de Jeju.
Cela nous a coûté dans les 110 000 won (dont 70 000 pour la voiture).
La traversée a duré 5 heures (il y a des ferry qui mettent moins de 3h mais les horaires ne nous convenaient pas). Ambiance très sympathique à bord, nous étions une fois de plus les seuls occidentaux. Notre fille a joué du début à la fin avec les petits coréens.
Que dire de Jeju ?
Je sais que c’est une destination controversée, certains conseillent de ne pas y aller, que c’est très « moyen ».
On a beaucoup aimé. Même si ce n’est pas Hawaii, Jeju regorge de coins très jolis, de curiosités naturelles étonnantes et il y a une multitude d’activités à faire dont certaines unique en leur genre !
Je ne saurais énumérer toutes les possibilités de visites tellement elles sont nombreuses mais en voici quelques-unes que nous avons particulièrement apprécié.
Visites des cratères secondaires du volcan, tunnels de lave, le superbe parc Hallim (pour ceux qui ont peu de temps, ce parc comporte aussi un tunnel de lave), falaises avec les cônes de lave, les routes de bord de mer notamment celles du nord-est…
Côté activités étonnantes, nous avons fait une balade en sous-marin, nous ne connaissions pas ce genre d’expérience et évidemment on a adoré !
On est monté aussi dans un ballon captif tout près du stade olympique.
Autre activité très sympa, le kart. Ce n’est pas vraiment notre truc normalement mais là il y avait des karts avec un petit siège enfant et un petit volant. Notre fille était ravie !
Pour ceux qui ont des enfants, il y a le kitschissime Teddy Bear museum. Près de Jungmun, il y a un petit show sympa de dauphins, phoques et singes.
Sinon, côté hébergement, on a dormi à différents endroits.
On aurait bien aimé pour les derniers jours dormir dans un bel hôtel avec piscine mais tous les resorts étaient complets.
On a dormi la 1ère nuit dans un motel à Seogwipo, le Noble Hotel, 50000 won, quelconque.
Les 2 suivantes, on est tombé par hasard sur un lieu paradisiaque à Pyoseon, le Casa Marina. Il est situé tout au bout du petit port. En fait, ce sont des appartements. On avait un magnifique duplex avec en bas un superbe salon avec de grandes baies vitrées donnant sur la mer et une chambre mansardée en haut avec des fenêtres en hublot. C’était vraiment charmant ! On l’a eu à 130000 won la nuit mais ça les valait. Pyoseon est une petite station balnéaire plutôt agréable. La mer forme un lagon à cet endroit, la baignade est très sympa surtout avec de jeunes enfants (peu de profondeur).
On a bougé le dernier jour car on voulait voir la partie ouest de l’île et Pyoseon est trop excentré.
On a dormi enfin près du parc Hallim dont un motel (je ne sais pas le nom) à 70000 won.
Pour ceux qui n’aiment pas changer d’hôtels trop souvent, je pense que loger à Seogwipo ou Jungmun est la meilleure option.
Pour quitter Jeju et revenir vers Séoul, on a étudié différentes possibilités :
- Soit prendre un ferry vers Mokpo ou Wando et tracer jusqu’à Incheon (on n’avait plus de temps pour visiter l’ouest),
- Soit essayer de rendre la voiture à l’aéroport de Jeju et rentrer en avion sur Séoul (vols qu’on n’avait pas encore réservé),
- Soit prendre un ferry directement pour Incheon (13 heures), il y en 3 par semaine à 19h. Dans notre cas, cela nous faisait arriver à 8h30 au port d’Incheon avec un vol à 13h40. Ayant entendu parlé d’annulations fréquentes des bateaux, cette solution était risquée.
On a éliminé la 1ère solution car on n’avait pas envie de faire 400 km d’autoroute avec les innombrables radars et les limitations à 80.
On a essayé de rendre la voiture chez Avis à Jeju. Après une heure de parlementation, d’appels au siège d’Avis, les employés nous ont annoncé un supplément de 350000 wons pour le drop off. On a laissé tomber d’autant plus qu’il fallait rajouter les 3 billets Jeju – Seoul, cela faisait trop cher.
On a pris le risque finalement de rentrer en ferry directement jusqu’à Incheon avec peu de manœuvre pour arriver ensuite à l’aéroport. Il n’ y avait pas de typhons en perspective, les risques étaient donc limités. On s’est décidé au dernier moment (la veille) pour être quasi sûr de la météo.
Cela nous a permis de profiter de Jeju une journée supplémentaire.
Pour les tarifs du ferry, on a payé 170000 won pour la voiture. Côté passager, c’est 65000 won par personne (notre fille devait payer plein tarif) en dormant dans des cabines collectives à ondols.
Il y a aussi des cabines privées avec salles de bains de 2, 4 ou 8 personnes. Quand on a réservé, il ne restait que les plus chères celles à 365000 won.
Vu qu’on devait enchaîner le ferry et les 12 heures de vol jusqu’à Paris, on a préféré prendre la cabine. Elle était top ! Superbe chambre avec 2 lits en boiseries, couettes moelleuses, grandes fenêtres, salle de bains avec baignoire … On n’a pas regretté notre choix !
Tout s’est bien passé, le bateau est parti à l’heure et nous sommes arrivés vers 9 heures au port d’Incheon. On s’est rendu directement à l’aéroport.
Voilà, j’ai été un peu longue mais j’avais vraiment envie de donner un maximum de détails vu le peu d’informations dont on disposait avant le départ.
J’espère que cela vous aura donné envie de découvrir ce pays si injustement méconnu.
Si vous avez des questions, n’hésitez pas !
Hôtel Blau Natura Park Punta Cana English translation pending
Bonjour,
je quitte pour Punta Cana le 26 février 2010, à l'hotel Blau Natura Park!!! Ce sera mon premier voyage à vie donc j'ai très hâte!!! Pouvez-vous me dire si cet hotel est bien ? Est-ce que les chambres sont propres ? Il y a beaucoup de gens comparé aux autres hotel de Punta ? A la semaine de relache, est-ce si pire que les gens le disent ? Je me fait dire que je dois réservé ma chaise a la plage tres tot le matin sinon je n'aurai pas de place etc... J'aimerais avoir vos impressions sur cet hotel et la plage aussi!!! Est-ce vrai qu'il y a souvent des algues ??? La nourriture est bonne ? Et finalement... Pouvons nous réellement faire de la ''plongée en apnée'' gratuitement sur le bord de la mer ? J'attend des réponses! ;)
Merci !
Circuit pour le sud du Pérou l'été prochain English translation pending
Bonjour à tous,
Je prévois de partir l'été prochain (2009) en circuit pour le Sud du Pérou (du genre 23/07-18/08).
J'aimerais avoir des renseignements sur l'avion, le circuit...
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
1) Je vois actuellement des billets à 1150€ via Madrid (Lan). Question : Est-ce que je peux espérer trouver moins cher?? So oui à quelle période (Décembre, janvier, Avril?) J'ai cru comprendre qu'au mieux ce serait 1000€ pour cette période...
2) Après beaucoup de lectures, nous prévoyons un itinéraire assez classique: Lima (visite de ville) Paracas et îles Ballestas Pisco (Atelier, distilleries?) puis Nasca (cimetière de Chauchillas) Arequipa (visite de ville) Canyon de la Colca (Altiplano, Aguada Blanca?, Chivay) Puno (site de Pukara, viracocha, Andahuaylilas, lac Titicaca Taquile Uros?) Cusco (visite de ville, Tambomachay, Puka Pukara, vallée des incas Pisaq Ollantaytambo, Machu Picchu) Le lien Cusco-Machu Picchu via la vallée sacrée est à décider. L'économique bus+5h de marche paraît fatiguant en AR... mais le tout train est cher et ne m'inspire guère... Peut-être Puerto Maldonado... Retour vers Lima par avion
Questions : 3 semaines et demi sont-elles suffisantes? trop longues? (dans ce cas, est-ce que ça vaut le coup d'aller en Bolivie?) Puerto Maldonado vaut-il le coup? Il semble qu'Iquitos soit + sympa mais aussi plus loin et donc trop court sur la durée du séjour? Je me suis basé sur un circuit de Pérou insolite. Ils proposent un circuit de base 15j (sans l'amazonie) transport-logement seuls à 550€ environ et un autre à 1400€ de 20j (le même plus amazonie avec toutes les excursions comprises). Ca me paraît de bonne qualité mais plutôt cher pour nous. J'ai également vu des chose sur Arvel voyages, Adeo, Nomades mais c'est du pareil au même (2600€ avec avion).
Est-il envisageable de se débrouiller seuls? Trouve-t-on des hôtels facilement? Les transports sont-ils bien organisés (gare simples à trouver, horaires pas trop tordus)? Est-il possible de trouver sur place des excursions style canyon du Colca? Tout ça en plein été (Français bien sûr). Faut-il réserver avant de partir l'avion (Lima Cusco) ou ce n'est pas nécessaire? L'objectif n'est pas d'être en galère et de ne pas pouvoir faire ce qu'on veut par manque de réservertion/organisation préalable.
Désolé pour la longueur et les questions qui recouvrent certaines déjà posées. Merci d'avance pour tous vos renseignements/réponses/avis.
Adrien
Retour d'Ouzbékistan: informations pratiques English translation pending
pour completer le post de ddpn de mai 2008, je passe quelques infos reactualisees. les prix montent en aout!
TASHKENT :
Ali tour B & B 40 $ la double breakfast inclus : RAS juste faut aimer la vodka biere au petit dej qui peut, du coup, durer longtemps
avion tashkent - khiva (ourgentch) : 66 euros en buisness ou 107 $ (faut reserver tres tot pour la classe economique prise d assaut par les groupes) depart 8h30 arrivee a 9h50. taxi ourgentch khiva 5000 cym
KHIVA
hotel islambek 35 a 40 $ selon la tete du client. meme si l hotel est bien niveau confort je deconseille car le patron ne respecte pas ses engagements et en plus il est de mauvaise foi. il est capable de faire une ristourne a 30 $ (sans qu on demande) et puis de vendre ensuite la meme chambre plus cher. du coup, on se retrouve soit dans une chambre sans fenetre et sans clim (il faisait tres chaud vers le 10 aout) soit on quitte l hotel. un couple d italien a vecu les memes desagrements.
hotel arconchi (porte ouest, pas dans le LP) 35 $ le double + breakfast ; bien et les gens sont sympas, bon breakfast. tres bon repas complet pour 6000 cym. y a un toit terasse tres agreable avec vue.
entree site 10 000 cym valable 2 j + 5000 cym appareil photo. porte ouest a l exterieur y a un resto qui vous fait a manger (pas hesiter a commander a l avance) pour pas cher. c est une maison particuliere qui sort 3 tables
BOUKHARA
hotel rustam a 50 m de la place lyab y haouz : 25 $ double + breakfast. tres gentil central. pas dans le LP
les restos sur la place sont corrects en prix et on peut verifier avec la carte qu il faut reclamer ardemment
taxi collectif khiva / boukhara 25 $ /pers avec clim sur la base de 4 pers ou 20 $ sans la clim. de tte facon, ils mettent pas le clim. 5h30 de trajet
marchrutka 300 cym
mausole bakhaoutdin naqchband : super marchrutka 125 500 cym trajet plus long entree 2000 cym
palais d ete marchutka 70 300 cym entree 3900 cym. ne pas declarer l appareil photo a la caisse car pas de verification a l interieur.
SAMARCANDE
taxi coll Boukhara samarcande 17000 cym par pers base 4 pers. souvent on change de taxi a navoi mais pas d attente. 3h 3h30. on arrive a une station a l ouest de la ville. ne pas prendre le taxi qui vous facture 6000 cym mais marchrutka 73 juste apres le carrefour a l est de la station de bus qui vous depose au registan. tres pratique pour se rendre a differents hotels.B $ B Bahodir dortoir 6 $ ch double 20 $ sans clim et 24 $ avec clim. tres sympas. les autres hotels sont vraiment excessifs pour le confort offert.
marchrutkas 400 cym
entree registan 6500 cym
train samarcande tashkent depart 11h car il vient de boukara 8000 cym en eco.
bon voyage. PS : etre vigilant sur les prix tt le temps. c est parfois penible.
bon voyage. PS : etre vigilant sur les prix tt le temps. c est parfois penible.
De Ouarzazate à Merzuga (Maroc) English translation pending
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve ....
--
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.
Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !

La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».
Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)
La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.
Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !
Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte ��chelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.
Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !
Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !
Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le Draà
Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ?
Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie.
La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre.
Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar.
Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air !
Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée !
Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite !
Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour.
Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages !



La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons.
J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas. Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées.
Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là !
Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi !
Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler.
Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat !
Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants !
(Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !


En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !

L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !
VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.
Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes !


La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir !


(symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons)
On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler !
Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux !
La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien.
Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis !
Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi) La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !
Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ?
4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières
Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ !
Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes.
Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte ��chelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane !
Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs ! 
Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant !
Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie.
C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil.
Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous !
Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak !
Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.
Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence.
On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade !
Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan !
Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important !
--« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire !
Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou !
Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top ! Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !
Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !)
Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur.
Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui !
Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… »
Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert.
M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)
Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.
On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.)
oasis et jdebel Sarhro
kasbahs
le DraàLa drague en Tunisie English translation pending
Bonjour tout le monde..
J'ai décidé de démarrer un nouveau sujet, car on discutait de la drague sur le forum du Kef....ce qui est loin du sujet..
Alors je voulais avoir d'autres opinions sur ce sujet...
Donc celles qui ont été témoin de la drague tunisienne...ou encore qui se posent des question, c'est la place.
Moi je vis avec ça tous les jours quand je me promène en Tunisie...je suis blonde aux yeux pâles...sauf que je suis curieuse de savoir si ça arrive aux brunes, rousse...etc...
J'attends vos opinions avec impatience.
J'ai décidé de démarrer un nouveau sujet, car on discutait de la drague sur le forum du Kef....ce qui est loin du sujet..
Alors je voulais avoir d'autres opinions sur ce sujet...
Donc celles qui ont été témoin de la drague tunisienne...ou encore qui se posent des question, c'est la place.
Moi je vis avec ça tous les jours quand je me promène en Tunisie...je suis blonde aux yeux pâles...sauf que je suis curieuse de savoir si ça arrive aux brunes, rousse...etc...
J'attends vos opinions avec impatience.
Bons restaurants et marchés à St Francois? (Guadeloupe) English translation pending
Bonjour, pouvez m'indiquer de bons petits resto sur st François, et le marché et il typique? 😉Merci pour les réponses
Restaurant et chambres d'hôtes "Le Minaret" à Tozeur? English translation pending
Bonjour, 🙂
quelqu'un aurait une adresse COURRIEL pour rejoindre le propriétaire (Pierre-Maurice) de ces chambres d'hôtes? Le minaret.
J'y suis très intéressée et je n'ai trouvé que numéro de téléphone. J'aurais aimé lui écrire pour avoir plus d'infoavant car j'aimerais vraiment y aller, mais ne pas payer 50$ pour une courte conversation au télephone!! 🤪(J'appelerai quand je seria fixée, pour la réservation!)
Merci!!
Je cherche aussi, en passant, un autre hotel pour 2 autres nuits a Tozeur... si vous en connaissez des coquets et maximun 80 Dinar pour 1 nuit, pour 2 personnes...😎
Bonne journée à vous tous! J'attend impatiemment de vos nouvelles!
quelqu'un aurait une adresse COURRIEL pour rejoindre le propriétaire (Pierre-Maurice) de ces chambres d'hôtes? Le minaret.
J'y suis très intéressée et je n'ai trouvé que numéro de téléphone. J'aurais aimé lui écrire pour avoir plus d'infoavant car j'aimerais vraiment y aller, mais ne pas payer 50$ pour une courte conversation au télephone!! 🤪(J'appelerai quand je seria fixée, pour la réservation!)
Merci!!
Je cherche aussi, en passant, un autre hotel pour 2 autres nuits a Tozeur... si vous en connaissez des coquets et maximun 80 Dinar pour 1 nuit, pour 2 personnes...😎
Bonne journée à vous tous! J'attend impatiemment de vos nouvelles!
Arnaque au restaurant D'Nyonya Penang à Saigon English translation pending
Retenez bien le nom de ce restaurant et vous éviterez de façon certaine de payer très, très cher ce que vous n'aurez
même pas consommé !
Devant ce restaurant on vous invite avec une amabilité sans pareille à vous restaurer dans un cadre chaleureux et à
déguster un soi-disant LAKSA extraordinaire (fameux met malais) : premier mensonge.
Le plat arrive et au premier coup de baguettes, deuxième mensonge : ce plat n'a rien à voir avec le fameux LAKSA et la
couleur (de vomi), le goût acide (de viande ou de poisson en décomposition) et une odeur insoutenable qui s'y dégage
ne vous donne qu'une seule envie c'est de vous dégager de ce restaurant !
En clients zen et corrects, au lieu de partir (ce que nous aurions dû faire !..), nous avons fait savoir gentiment à la serveuse que ce plat ne nous plait pas contrairement à ce qu'elle nous a promis et, nous avons commandé des plats vietnamiens
connus pour éviter une seconde déception : un mi sao (plutôt ordinaire) et deux rouleaux de printemps (non conformes au vraix rouleaux) bref !..., au moment de l'addition coup de grâce ! :
Le prix le plus cher (90 000 dongs l'unité) du Laksa nous a été compté par Miss Yung, la responsable, restant imperturbable, peu aimable et peu chaleureuse !
Finalement nous avions payé près de 600 000 dongs au lieu de ce que nous avions consommé : 200 000 dongs !
A bons entendeurs Salut ! et évitez à tout prix ce restaurant D'nyonya penang de Saigon !
Un bon restaurant à Paharganj? English translation pending
J'arrive à delhi le 10 décembre et comme je n'y reste qu'une journée (le soir je pars pour udaipur), je cherche un bon resto dans paharganj. J'avais lu des des discutions où il était mentinné des resto dans ce quartier mais impossible de remettre l'oeil dessus!!! Merci pour les réponses!!!!
St. Maarten la semaine de relâche scolaire, restaurants? English translation pending
Bonjour
Nous serons pour la première fois à St.Maarten à la semaine de relâche. Nous serons en condo à Simpson Bay.
Nous sommes à la recherche de suggestions de bons restaurants meilleur qualité/prix et avec ambiance tropicale à Simpson Bay, Maho Bay et Grand Case (Harmony Nignt)
Comme nous sommes en même temps que les Heineken Regatta, serait-il préférable de réserver durant cette semaine ?
Aussi, est-ce que vous avez des informations ou commentaires sur les condos de "La siesta Residence" ? Merci Anny
Nous serons pour la première fois à St.Maarten à la semaine de relâche. Nous serons en condo à Simpson Bay.
Nous sommes à la recherche de suggestions de bons restaurants meilleur qualité/prix et avec ambiance tropicale à Simpson Bay, Maho Bay et Grand Case (Harmony Nignt)
Comme nous sommes en même temps que les Heineken Regatta, serait-il préférable de réserver durant cette semaine ?
Aussi, est-ce que vous avez des informations ou commentaires sur les condos de "La siesta Residence" ? Merci Anny
Bons plans et dangers à El Salvador English translation pending
Je planifie un voyage d'environ 1 mois et demi cette été. Je veux voyager au Guatemala, El Salvador et Nicaragua. J'ai de la difficulté à trouver de l'information sur le El Salvador. Je suis donc à la recherche d'endroits intéressants à visiter et de logements abordables au El Salvador. Aussi, quelqu'un m'a dit que ce pays est dangeureux pour les voyageurs...est-ce la vérité?
Informations pratiques sur Zanzibar English translation pending
Bonjour à tous et une belle année 2020!
De retour de Zanzibar, je voulais juste partager quelques informations pratiques et quelques impressions rapidement. Je savais Zanzibar touristique, je n'avais pas mesurer à quel point...
Nous avons commencé notre séjour à Paje. Trajet en taxi avec Abdula (Wapp: +255.778.661.457) pour 60.000 shillings (25 dollars) Endroit plutôt touristique (apparemment bien moins que Nungwi malgré tout), on y trouve différent restaurants et bars, dans toutes les gammes de prix, et nous avons pu y manger très bien pour relativement peu cher (Chez Lucia, notamment, un peu en retrait de la plage, délicieux fruits de mer à la sauce coco). Il y a aussi pas mal d'épiceries, et on trouve de tout pour se faire à manger, pour peu qu'on cherche un peu (poissons, fruits, légumes et même du très bon pain!) Difficile de profiter de la plage sans se faire interpeller par les Masais qui cherchent à vendre ou les beach boys qui proposent pas mal d'activité, les fameux tours (dauphins, safari blue, Spice tour...), toujours de manière sympathique cependant.
Cela n'engage évidemment que moi, mais je déconseille fortement ces tours! Pour avoir voulu profiter du snorkeling, tout en mangeant des fruits de mer (c'est le safari blue), je me suis retrouvé sur un banc de sable au milieu d'au moins 500 autres personnes, qui faisaient tous la même chose au même moment... En fait de snorkeling, c'est 1/2h dans l'eau, à devoir sortir la tête de l'eau pour faire attention à ce qu'un bateau ne vous recule pas dessus... Et on se retrouve ensuite tous sur une plage pour manger chacun notre 1/2 langouste et nos crevettes. Puis à aller voir le même baobab les uns après les autres... Vraiment triste! Bon, en fait, je viens juste de découvrir le tourisme de masse, et c'était vraiment pas un plaisir. On avait initialement prévu de voir les dauphins, mais comme c'est la même chose pour eux et qu'ils se font emmm...er par des dizaines de bateaux tous les jours... on a renoncé!
On a continué notre séjour à Kizimkazi, (Paje-Kizimkazi -> 25.000 shillings) petit village de pêcheurs, beaucoup plus tranquille que Paje, et où nous avons passé 3 nuits. C'est l'endroit de départ pour aller voir les fameux dauphins, mais du coup, on ne croise pas les touristiques qui viennent jusqu'ici et repartent aussitôt... Du coup ici, en terme de restauration, les restaurants, moins nombreux (ceux des hôtels), sont beaucoup plus chers et moins bons qu'à Paje. La meilleure option pour nous a été de discuter avec Mister Cool, qui nous a servi du poisson et des fruits de mer directement sur la plage, pour un très bon prix (bon, ça se négocie!). C'était juste délicieux! Donc si vous vous faîtes accoster, allez-y tranquille! On est allé jusqu'à la partie nord du village pour visiter la plus vieille mosquée d'Afrique, mais un gars un peu nerveux a pris à parti le jeune qui était venu nous ouvrir la porte et a refusé de nous laisser entrer. On n'a pas insisté, car on était déjà sceptique à la base sur l’intérêt de la visite. Par contre, la plage ici est aussi très belle (bon, on a pas vu de plage qui ne le soit pas à Zanzibar en même temps) Pour l'hébergement, une alternative aux "beaux hôtels" à Kizimkazi à été Mawingu eco lodge, endroit très paisible!
Enfin, on a fini par Stone Town (60.000 shilling de taxi de Kizimkazi à Stone Town). On a adoré flâner, ou se posé au milieu d'une rue et regarder les gens passer. S'il y a ici aussi beaucoup de touristes, on ressent assez facilement la vie locale en se promenant au hasard des rues (se perdre est facile...et se retrouver aussi!) Et puis, contrairement au reste du séjour, on n'a pas eu chaud ici! L'air est toujours présent dans les ruelles ombragées! Et de nombreux établissements proposent d'excellents jus de fruits (Lukmaan!)
En conclusion, Zanzibar a été une destination parfaite pour passer une dizaine de jours avec nos jeunes enfants, nous qui adorons la mer (elle est vraiment magnifique partout où nous avons été!). Plus touristique que ce à quoi on s'attendait, on a été "piégé" dans ce safari blue, et on était vraiment pas à notre place malgré la beauté des lieux. Pour le reste, tout se passe avec gentillesse et sourire alors Hakuna matata!
De retour de Zanzibar, je voulais juste partager quelques informations pratiques et quelques impressions rapidement. Je savais Zanzibar touristique, je n'avais pas mesurer à quel point...
Nous avons commencé notre séjour à Paje. Trajet en taxi avec Abdula (Wapp: +255.778.661.457) pour 60.000 shillings (25 dollars) Endroit plutôt touristique (apparemment bien moins que Nungwi malgré tout), on y trouve différent restaurants et bars, dans toutes les gammes de prix, et nous avons pu y manger très bien pour relativement peu cher (Chez Lucia, notamment, un peu en retrait de la plage, délicieux fruits de mer à la sauce coco). Il y a aussi pas mal d'épiceries, et on trouve de tout pour se faire à manger, pour peu qu'on cherche un peu (poissons, fruits, légumes et même du très bon pain!) Difficile de profiter de la plage sans se faire interpeller par les Masais qui cherchent à vendre ou les beach boys qui proposent pas mal d'activité, les fameux tours (dauphins, safari blue, Spice tour...), toujours de manière sympathique cependant.
Cela n'engage évidemment que moi, mais je déconseille fortement ces tours! Pour avoir voulu profiter du snorkeling, tout en mangeant des fruits de mer (c'est le safari blue), je me suis retrouvé sur un banc de sable au milieu d'au moins 500 autres personnes, qui faisaient tous la même chose au même moment... En fait de snorkeling, c'est 1/2h dans l'eau, à devoir sortir la tête de l'eau pour faire attention à ce qu'un bateau ne vous recule pas dessus... Et on se retrouve ensuite tous sur une plage pour manger chacun notre 1/2 langouste et nos crevettes. Puis à aller voir le même baobab les uns après les autres... Vraiment triste! Bon, en fait, je viens juste de découvrir le tourisme de masse, et c'était vraiment pas un plaisir. On avait initialement prévu de voir les dauphins, mais comme c'est la même chose pour eux et qu'ils se font emmm...er par des dizaines de bateaux tous les jours... on a renoncé!
On a continué notre séjour à Kizimkazi, (Paje-Kizimkazi -> 25.000 shillings) petit village de pêcheurs, beaucoup plus tranquille que Paje, et où nous avons passé 3 nuits. C'est l'endroit de départ pour aller voir les fameux dauphins, mais du coup, on ne croise pas les touristiques qui viennent jusqu'ici et repartent aussitôt... Du coup ici, en terme de restauration, les restaurants, moins nombreux (ceux des hôtels), sont beaucoup plus chers et moins bons qu'à Paje. La meilleure option pour nous a été de discuter avec Mister Cool, qui nous a servi du poisson et des fruits de mer directement sur la plage, pour un très bon prix (bon, ça se négocie!). C'était juste délicieux! Donc si vous vous faîtes accoster, allez-y tranquille! On est allé jusqu'à la partie nord du village pour visiter la plus vieille mosquée d'Afrique, mais un gars un peu nerveux a pris à parti le jeune qui était venu nous ouvrir la porte et a refusé de nous laisser entrer. On n'a pas insisté, car on était déjà sceptique à la base sur l’intérêt de la visite. Par contre, la plage ici est aussi très belle (bon, on a pas vu de plage qui ne le soit pas à Zanzibar en même temps) Pour l'hébergement, une alternative aux "beaux hôtels" à Kizimkazi à été Mawingu eco lodge, endroit très paisible!
Enfin, on a fini par Stone Town (60.000 shilling de taxi de Kizimkazi à Stone Town). On a adoré flâner, ou se posé au milieu d'une rue et regarder les gens passer. S'il y a ici aussi beaucoup de touristes, on ressent assez facilement la vie locale en se promenant au hasard des rues (se perdre est facile...et se retrouver aussi!) Et puis, contrairement au reste du séjour, on n'a pas eu chaud ici! L'air est toujours présent dans les ruelles ombragées! Et de nombreux établissements proposent d'excellents jus de fruits (Lukmaan!)
En conclusion, Zanzibar a été une destination parfaite pour passer une dizaine de jours avec nos jeunes enfants, nous qui adorons la mer (elle est vraiment magnifique partout où nous avons été!). Plus touristique que ce à quoi on s'attendait, on a été "piégé" dans ce safari blue, et on était vraiment pas à notre place malgré la beauté des lieux. Pour le reste, tout se passe avec gentillesse et sourire alors Hakuna matata!
Stage d'un an en Malaisie English translation pending
Bonjour,
Je veux faire un stage dès septembre et la Malaisie est un pays qui me plait de plus en plus. Je voudrais avoir quelques infos toutefois en ce qui concerne: - le cout de la vie (habitat, alimentation, charges, transport, restaurants et shopping) - le climat - l'ambiance et l'humeur des habitants... Je viens de Paris donc je suis fatiguée de voir des gens qui boudent à longueur de journée...
Merci pour tout!!
Je veux faire un stage dès septembre et la Malaisie est un pays qui me plait de plus en plus. Je voudrais avoir quelques infos toutefois en ce qui concerne: - le cout de la vie (habitat, alimentation, charges, transport, restaurants et shopping) - le climat - l'ambiance et l'humeur des habitants... Je viens de Paris donc je suis fatiguée de voir des gens qui boudent à longueur de journée...
Merci pour tout!!
Ramadan aux Perhentians et sur Sipadan? English translation pending
bonjour,
Nous allons partir dès le 10 aout provhain sur les îles perhentians ainsi qu'à sipadan mais je viens de m'apercevoir que ce sera le ramadan. Qu'en est il sur ces îles?
Merci d'avance
Anne
Les petits métiers que nous rencontrons lors de nos voyages (photos) English translation pending
j'ai pensé qu'il serait bon de rendre hommage à tous les petits métiers que nous rencontrons lors de nos voyages 😎
1/ marchand jouets ambulant, Bali
2/ marchand de glaces, Bali
3/ cireur de chaussures, Mexique
4/ personnel restaurant, Afrique du Sud
5/ marchande ambulante, Soweto, Afrique du Sud
6/ couturière, île Sainte Marie, Madagascar
7/ étale boucher, Sainte Marie
8/ stand Hot Dogs, Nouvelle Orléans
Harcèlement et arnaques en Inde English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
Comme je l'expliquais dans un autre post, j'hésite entre l'Inde et le Laos ( rien à voir, je sais !!!! ) pour le mois de novembre ... ( j'ai déjà voyagé et vécu en Asie ... En Indonésie ... Mais je sais que les deux pays cités sont complètement différents )
Côté infos pratiques, il y en a déjà énormément.
Les questions que je me posais plutôt sont les suivantes :
- Faut-il toujours tout négocier avant ? Les taxis et les hôtels, je m'en doute un peu, mais le repas dans les restos ? Faut-il absolument demander les prix en fonction du menu etc ( ce qui serai vite ... épuisant !!!! )
- Dans une ville comme Benares ( par exemple ), peut-on faire 3 pas sans être sollicité ?
- Et qu'en est-il des femmes ? Pourrais-je espérer que mon épouse ne soit pas importunée à tout bout de champ ?
Enfin, une question subsidiaire pour les bédéphiles : que reste-t-il, en 2019, de l'Inde des BD de Dodo et Ben Radis ? 😎
Merci et bonne route !
Où acheter tenues muslims et hijabs à Bangkok English translation pending
Je suis à Bangkok ét je ne sais dans quel Quartier ou magasin acheter des tenues pour femmes musulmanes ( hijab, foulards) ... merci à vous
Mix Singapour et Kuala Lumpur sur 5-6 jours English translation pending
Bonjour,
Voilà, j'aimerai avoir votre avis sur un mix Singapour / Kuala Lumpur sur 5/6 jours.
Quoi faire ? Où se loger ?
Est - ce que 5/6 jours sont suffisants pour se créer un aperçu des 2 villes ?
Par ailleurs, je vais partir de Hat Yai (dans le Sud de la Thailande), donc j'hésite à commencer par Kuala Lumpur ou Singapour, sachant que pour cette dernière le vol direct se fait via Tigerair. Est - ce que vous avez déjà pris cette compagnie ?
Le retour se fera via Hat Yai également.
Tout ça ce sera après Songkran, donc fin avril.
A vous lire.
Bon voyage à tous.
Mike
Voilà, j'aimerai avoir votre avis sur un mix Singapour / Kuala Lumpur sur 5/6 jours.
Quoi faire ? Où se loger ?
Est - ce que 5/6 jours sont suffisants pour se créer un aperçu des 2 villes ?
Par ailleurs, je vais partir de Hat Yai (dans le Sud de la Thailande), donc j'hésite à commencer par Kuala Lumpur ou Singapour, sachant que pour cette dernière le vol direct se fait via Tigerair. Est - ce que vous avez déjà pris cette compagnie ?
Le retour se fera via Hat Yai également.
Tout ça ce sera après Songkran, donc fin avril.
A vous lire.
Bon voyage à tous.
Mike
Retour de trois semaines sur Palawan et Coron (mars 2012) English translation pending
Bonjour,
Voici le CR d'un périple de trois semaines : Tubbataha - Palawan - Coron effectué en groupe de 11 à 13 personnes selon les étapes. Les différents hôtels feront l'objet d'un CR séparé.
12 mars - Départ pour Manille via Bahrein sur Gulf Air. Nous avons retenu Gulf Air car c'était la compagnie la moins chère permettant une arrivée à Manille avant midi afin d'attraper un vol vers Puerto Princesa le même jour et autorisant 30 kg de bagages en soute (il faut au moins ça pour les sacs de plongée). De plus la correspondance à Bahrein est réduite à 1h30 à l'aller comme au retour. Repas corrects, mais dans 3 avions sur 4, nous avons eu droit à un IFE d'ancienne génération avec un choix de films limité et pas de possibilité de démarrage ou d'arrêt à la demande. En tout 14h de vol.
13 mars - Vol Manille - Puerto Princesa sur Cebu Pacific. Une heure de vol mais une heure de retard.
Arrivée à Puerto Princesa vers 18h00 et transfert à l'hôtel Puerto Pension (compris dans le prix de la chambre). Dîner excellent au restaurant Kalui.
14 mars - Visite de Puerto Princesa dans la matinée et achats divers. Embarquement dans l'après-midi sur le bâteau Sakura pour Tubbataha. Traversée de nuit un peu agitée pendant 15h. Le Sakura est un bâteau peu confortable en mer et très étroit au niveau des cabines.
Du 15 mars au 18 mars - Plongées sur différents sites de Tubbataha avec 3 à 4 plongées par jour. Nous attendions plus d'une réserve protégée. Quasiment pas de gros à part des requins pointe blanche de taille maximale 1,8 m. Même s'il existe des zones avec de beaux coraux, il reste encore des traces des dynamitages passés.
19 mars - Débarquement à Puerto Princesa, quelques courses en ville et départ en minibus pour Sabang. Après deux heures de route, arrivée à Sabang et installation à l'hôtel Taraw. Diner au restaurant Green Verde.
20 mars - Visite de la rivière souterraine très intéressante. Aller en bâteau et retour à pied via le monkey trail (un petit chemin à travers la jungle) avec une grosse averse à mi-parcours = 2h40 pour revenir à l'hôtel. Diner au restaurant Green Verde.
21 mars - Départ pour Port Barton avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 1h50 de navigation, installation à l'hôtel Coconut Garden sur l'île de Cacnipa. Repas à l'hôtel.
22 mars - Pluie toute la journée. Repas à l'hôtel.
23 mars - Deux plongées dans la baie Pagdanan avec le centre Palawan Easy Dive. Plongées très moyennes. Repas à l'hôtel.
24 mars - Island hopping dans la baie Pagdanan. Déjeuner au restaurant Bamboo house à Port Barton. Dîner à l'hôtel.
25 mars - Départ pour El Nido avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 3h50 de navigation, installation à l'hôtel Marina Garden. Déjeuner au restaurant Og's. Dîner au restaurant Pukka.
26 mars - 3 plongées dans l'archipel Bacuit et déjeuner sur une île avec le centre Submariner. Belles plongées et guide excellent. Dîner au restaurant Balay Tubay.
27 mars - Location d'un van avec chauffeur et guide (agence Carea) pour la visite de la péninsule nord de Palawan. Beaucoup de pluie dans la journée. Pique nique en route. Dîner au restaurant Sea Slugs.
28 mars - 4 plongées dans l'archipel Bacuit dont une de nuit avec le centre Submariner. Belles plongées avec le même guide que précédemment. Déjeuner au bar Habibi compris dans le prix des plongées. Dîner au restaurant Squido's.
29 mars - Island hopping dans l'archipel Bacuit (agence Carea). Nous avons fait un mix entre les circuits A et B. Déjeuner sur une île. Dîner au restaurant Pukka.
30 mars - Départ pour Coron avec le bâteau Jessabel 3. Après 8h30 de navigation, arrivée à Coron town. Transfert sur un autre bâteau pour rallier l'hôtel Coral Bay sur l'île Popototan. Après 2h30 de navigation de nuit, installation à l'hôtel Coral Bay. Dîner à l'hôtel.
31 mars - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et un récif. Dîner à l'hôtel.
1 avril - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et Barracuda lake. Dîner à l'hôtel.
2 avril - Journée de repos à l'hôtel. Snorkeling sur le beau récif de l'hôtel. Kayak dans la mangrove. Repas à l'hôtel.
3 avril - Départ en bâteau pour Coron town. Transfert en van pour l'aéroport. Vol Busuanga - Manille sur Cebu Pacific. La balance de la compagnie semble déréglée et indique 4 à 6 kg supplémentaires par bagage. Nous nous en sortons avec 23 kg d'excédent (par rapport au forfait pré-payé de 30 kg) que nous ne pouvons faire autrement que payer = 3450 PHP. Vol presque à l'heure d'une durée de 0h55.
Vol Manille - Paris via Bahrein d'une durée totale de 16h.
En résumé, voyage très apprécié des différents participants même si nous n'avions pas été gâtés par la météo et un certain nombre de pannes de bâteau. Coût total de 2400 € par personne (hors achats personnels) avec 30 plongées effectuées.
Voici le CR d'un périple de trois semaines : Tubbataha - Palawan - Coron effectué en groupe de 11 à 13 personnes selon les étapes. Les différents hôtels feront l'objet d'un CR séparé.
12 mars - Départ pour Manille via Bahrein sur Gulf Air. Nous avons retenu Gulf Air car c'était la compagnie la moins chère permettant une arrivée à Manille avant midi afin d'attraper un vol vers Puerto Princesa le même jour et autorisant 30 kg de bagages en soute (il faut au moins ça pour les sacs de plongée). De plus la correspondance à Bahrein est réduite à 1h30 à l'aller comme au retour. Repas corrects, mais dans 3 avions sur 4, nous avons eu droit à un IFE d'ancienne génération avec un choix de films limité et pas de possibilité de démarrage ou d'arrêt à la demande. En tout 14h de vol.
13 mars - Vol Manille - Puerto Princesa sur Cebu Pacific. Une heure de vol mais une heure de retard.
Arrivée à Puerto Princesa vers 18h00 et transfert à l'hôtel Puerto Pension (compris dans le prix de la chambre). Dîner excellent au restaurant Kalui.
14 mars - Visite de Puerto Princesa dans la matinée et achats divers. Embarquement dans l'après-midi sur le bâteau Sakura pour Tubbataha. Traversée de nuit un peu agitée pendant 15h. Le Sakura est un bâteau peu confortable en mer et très étroit au niveau des cabines.
Du 15 mars au 18 mars - Plongées sur différents sites de Tubbataha avec 3 à 4 plongées par jour. Nous attendions plus d'une réserve protégée. Quasiment pas de gros à part des requins pointe blanche de taille maximale 1,8 m. Même s'il existe des zones avec de beaux coraux, il reste encore des traces des dynamitages passés.
19 mars - Débarquement à Puerto Princesa, quelques courses en ville et départ en minibus pour Sabang. Après deux heures de route, arrivée à Sabang et installation à l'hôtel Taraw. Diner au restaurant Green Verde.
20 mars - Visite de la rivière souterraine très intéressante. Aller en bâteau et retour à pied via le monkey trail (un petit chemin à travers la jungle) avec une grosse averse à mi-parcours = 2h40 pour revenir à l'hôtel. Diner au restaurant Green Verde.
21 mars - Départ pour Port Barton avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 1h50 de navigation, installation à l'hôtel Coconut Garden sur l'île de Cacnipa. Repas à l'hôtel.
22 mars - Pluie toute la journée. Repas à l'hôtel.
23 mars - Deux plongées dans la baie Pagdanan avec le centre Palawan Easy Dive. Plongées très moyennes. Repas à l'hôtel.
24 mars - Island hopping dans la baie Pagdanan. Déjeuner au restaurant Bamboo house à Port Barton. Dîner à l'hôtel.
25 mars - Départ pour El Nido avec le bâteau de l'hôtel Coconut Garden. Après 3h50 de navigation, installation à l'hôtel Marina Garden. Déjeuner au restaurant Og's. Dîner au restaurant Pukka.
26 mars - 3 plongées dans l'archipel Bacuit et déjeuner sur une île avec le centre Submariner. Belles plongées et guide excellent. Dîner au restaurant Balay Tubay.
27 mars - Location d'un van avec chauffeur et guide (agence Carea) pour la visite de la péninsule nord de Palawan. Beaucoup de pluie dans la journée. Pique nique en route. Dîner au restaurant Sea Slugs.
28 mars - 4 plongées dans l'archipel Bacuit dont une de nuit avec le centre Submariner. Belles plongées avec le même guide que précédemment. Déjeuner au bar Habibi compris dans le prix des plongées. Dîner au restaurant Squido's.
29 mars - Island hopping dans l'archipel Bacuit (agence Carea). Nous avons fait un mix entre les circuits A et B. Déjeuner sur une île. Dîner au restaurant Pukka.
30 mars - Départ pour Coron avec le bâteau Jessabel 3. Après 8h30 de navigation, arrivée à Coron town. Transfert sur un autre bâteau pour rallier l'hôtel Coral Bay sur l'île Popototan. Après 2h30 de navigation de nuit, installation à l'hôtel Coral Bay. Dîner à l'hôtel.
31 mars - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et un récif. Dîner à l'hôtel.
1 avril - 3 plongées dans la baie de Coron et déjeuner sur le bâteau avec le centre de plongée de l'hôtel. Belles plongées : deux épaves et Barracuda lake. Dîner à l'hôtel.
2 avril - Journée de repos à l'hôtel. Snorkeling sur le beau récif de l'hôtel. Kayak dans la mangrove. Repas à l'hôtel.
3 avril - Départ en bâteau pour Coron town. Transfert en van pour l'aéroport. Vol Busuanga - Manille sur Cebu Pacific. La balance de la compagnie semble déréglée et indique 4 à 6 kg supplémentaires par bagage. Nous nous en sortons avec 23 kg d'excédent (par rapport au forfait pré-payé de 30 kg) que nous ne pouvons faire autrement que payer = 3450 PHP. Vol presque à l'heure d'une durée de 0h55.
Vol Manille - Paris via Bahrein d'une durée totale de 16h.
En résumé, voyage très apprécié des différents participants même si nous n'avions pas été gâtés par la météo et un certain nombre de pannes de bâteau. Coût total de 2400 € par personne (hors achats personnels) avec 30 plongées effectuées.
Perhentian ou Tioman pour snorkeling et avec bébé English translation pending
Bonjour,
je recherche des conseils pour notre voyage cet été au mois d'aout avec ma femme et ma fille de 18 mois! Nous projetons de rejoindre une île pour faire snorkeling, farniente et bien mangé! Notre dévolu se jette sur PERHENTIAN et TiOMAN.
Quelle est selon vous l'ïle qui offre ce meilleur deal en sachant que le confort de notre petite est aussi primordiale! D'ailleurs vos expériences en Guest House sur un de ces sites sera apprécié!!
Merci à toi voyageur!
A bientôt