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Iran: transport Ahvaz-Kazerun et hébergement à Kazerun? English translation pending
Salam aux explorateurs expérimentés de l'Iran que je sollicite avant d'y séjourner cet été à partir du 10 juillet.
Après la visite des sites archéologiques du Khouzistan, je souhaite visiter Bishapur, puis Firouzabad, d'où ces quelques questions :
Q1 Les autocars reliant Ahvaz à Busher passent-ils à côté de Kazerun ou suivent-ils la route longeant le Golfe Persique ? S'ils passent à côté de Kazerun, cela me permettrait de me faire déposer en chemin, sans avoir à passer par Busher ou Chiraz.
Q2 Connaissez-vous un hébergement à Kazerun (idéalement de type mosaferkhuneh) ? Si oui, quel en est le nom ?
Q3 Y a-t-il un transport collectif (autocar, minibus, savari partagé) reliant Kazerun à Firouzabad en passant par Farrash Band, et donc sans repasser par Chiraz ? Si oui, quel serait l'horaire du dernier départ de la journée ?
Pour l'instant, le scénario sûr serait de quitter Ahvaz en début d'après-midi pour Busher, y coucher, puis prendre un autocar du matin pour Chiraz, et se faire déposer en bord de route au niveau de Bishapur. Mais je préfèrerais éviter la chaleur moite de Busher, ainsi que des kilomètres inutiles (cf. CO2 et confort ;-).
D'avance merci pour vos précieux retours d'expérience.
Khoda Hafez
Fabrice
Après la visite des sites archéologiques du Khouzistan, je souhaite visiter Bishapur, puis Firouzabad, d'où ces quelques questions :
Q1 Les autocars reliant Ahvaz à Busher passent-ils à côté de Kazerun ou suivent-ils la route longeant le Golfe Persique ? S'ils passent à côté de Kazerun, cela me permettrait de me faire déposer en chemin, sans avoir à passer par Busher ou Chiraz.
Q2 Connaissez-vous un hébergement à Kazerun (idéalement de type mosaferkhuneh) ? Si oui, quel en est le nom ?
Q3 Y a-t-il un transport collectif (autocar, minibus, savari partagé) reliant Kazerun à Firouzabad en passant par Farrash Band, et donc sans repasser par Chiraz ? Si oui, quel serait l'horaire du dernier départ de la journée ?
Pour l'instant, le scénario sûr serait de quitter Ahvaz en début d'après-midi pour Busher, y coucher, puis prendre un autocar du matin pour Chiraz, et se faire déposer en bord de route au niveau de Bishapur. Mais je préfèrerais éviter la chaleur moite de Busher, ainsi que des kilomètres inutiles (cf. CO2 et confort ;-).
D'avance merci pour vos précieux retours d'expérience.
Khoda Hafez
Fabrice
Obtenir un visa multiples entrées syrien une fois sur place? English translation pending
Bonjour à tous,
je viens d'arriver en Syrie à moto, or à la douane ils m'ont fait un visa simple entrée valable 3 semaines, et comme je compte aller en Jordanie, et peut être Liban, je souhaiterai un visa Multi entrées, y a t'il moyen de le faire changer... je suis allé a l'office des migration à Allep, il semblerait que ce n'est pas possible, mais vu qu'on arrivait pas à se comprendre, j'ose espérer que j'ai mal compris... ça m'éviterai de repayer à mon retour en Syrie, notament pr la moto, (assurance et droit de passage qui coute plus de 130€).
merci
je viens d'arriver en Syrie à moto, or à la douane ils m'ont fait un visa simple entrée valable 3 semaines, et comme je compte aller en Jordanie, et peut être Liban, je souhaiterai un visa Multi entrées, y a t'il moyen de le faire changer... je suis allé a l'office des migration à Allep, il semblerait que ce n'est pas possible, mais vu qu'on arrivait pas à se comprendre, j'ose espérer que j'ai mal compris... ça m'éviterai de repayer à mon retour en Syrie, notament pr la moto, (assurance et droit de passage qui coute plus de 130€).
merci
Louer une voiture en Syrie? English translation pending
Je veux louer une voiture pour visiter la Syrie, quelqu'un de vous il l'a faite? Il est facile voyager par Syria en voiture? Il est compliqué circuler par les villes?
Merci
Vertus de l'échec, traversée des Calanques English translation pending
Une traversée des Calanques en janvier
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Le projet initial prévoyait de rejoindre Nice au départ de la gare Saint-Charles à Marseille, en traversant différents massifs montagneux, le premier étant les Calanques. Projet quelque peu ambitieux, quand la préparation physique a été pour le moins négligée, de plus monté à la hâte et de façon approximative en matière de poids de sac qui avoisinait les quatorze kilos. Evidemment le péché de vanité ça se paie généralement cash. Bien entendu ce fut le cas. La balade démarrée dans l’allégresse un matin de fin janvier 2010 sur l’esplanade de la gare Saint-Charles s’est terminée dans la douleur deux jours plus tard à Roquefort-la-Bédoule, village situé sur les hauteurs de Cassis. Un démarrage de sciatique m’a cloué et forcé à l’abandon.
Toute expérience est bonne à faire. Cela permet de réfléchir aux erreurs commises afin de ne pas les répéter. Cela rappelle surtout aux réalités pour éviter de se croire au-dessus de la moyenne en partant dans n’importe quelle condition. Donc, je ne regrette pas ces deux jours passés à marcher même si parfois j’en ai bavé, à cause de la première étape bien trop longue, du manque d’entraînement, du sac trop lourd et du temps particulièrement hostile le deuxième jour.
Les conditions météorologiques n’étaient pas très favorables à cette époque, cependant je l’avais choisie car elle correspondait à une période de pleine lune. Et, en hiver on peut être amené à marcher dans l’obscurité, et l’astre de la nuit prodigue à ces moments-là une lumière appréciable et salvatrice.
Le TGV Lyon Marseille fonce dans la nuit. A partir de Montélimar le jour se lève. Une plaine brouillardeuse et toute couverte de givre se dévoile. Je me dis que les Calanques, première partie de mon périple, devraient échapper à ce phénomène du fait de leur proximité de la mer. L’arrivée à Marseille a lieu vers les huit heures trente.
L’air est frais sans plus, pour une fin janvier je dirais qu’il fait bon. Dès la sortie de la gare, Notre Dame de la Garde, « la Bonne Mère », me saute au visage. Ce ne sera que le deuxième point de passage de ma balade. Dans un premier temps je compte descendre au Vieux Port pour admirer les étalages des pêcheurs qui arrivent juste de la mer, et débarquent leurs poissons encore vivants. La ville en ce début de matinée est populeuse, les voitures nombreuses. Rapidement je rejoins la Canebière, ce boulevard mythique en légère descente, qui me conduit en quelques minutes sur le quai du port.
En effet, comme prévu quelques étals sont alignés et exposent une marchandise aux teintes colorées, comme seuls les poissons de Méditerranée en dévoilent. Le loup, la sole, le turbot occupent une bonne place, ensuite le rouget, normal et grondin, ainsi que la rascasse rehaussent l’ensemble d’une touche rouge vif. Le rouget sur le bassin d’Arcachon, mais là on n’est plus en Provence, lorsqu’il est de petite taille porte le charmant surnom de vendangeur. En effet, on le dénomme ainsi pour les raisons suivantes : il rentre dans le bassin au moment des vendanges et prend la couleur rouge de la feuille de vigne en automne. Même s’il est goûteux, ce n’est pas mon préféré. Une bonne sole ou un joli marbré à la livrée blanc immaculé, rayée de fines lignes noires sont mes préférés, sans oublier une friture de girelles multicolores. Revenons à nos étals ; au beau milieu de tous ces poissons une grosse langouste ajoute sa touche. Tout heureux je m’attarde en faisant une multitude de photographies.
Des ruelles en pente m’invitent à prendre la direction de « la Bonne Mère » qui veille du haut de sa colline sur la ville. Un petit bistrot, à la devanture bien méridionale, me tente pour un arrêt technique. Les toilettes sans papier, heureusement je suis toujours prévoyant. Le café est bon, l’accent des clients est un vrai plaisir. Je demande au tenancier le chemin le plus court pour monter au sommet de la colline. « En bus ou à pied ?» interroge-t-il. Je lui confirme que je compte y monter par mes propres moyens. Et là, il me sort une tirade digne de Pagnol à peu près dans ces termes : « Eh! Vous fatiguez pas à monter là-haut, redescendez sur le port et faites une photo au téléobjectif et vous direz que vous y êtes allé ». J’adore, et toute la salle rigole, le midi ça vaut le coup! Me voilà reparti, la rue en pente raide permet de s’élever rapidement. Je traverse un parc arboré au chemin en épingles à cheveux, et débouche au pied du raidillon final. Mon attention est attirée par un char d’assaut datant de la seconde guerre mondiale du nom de « Jeanne d’arc ». Son équipage avait été tué à cet endroit lors de l’assaut des troupes françaises, qui le 25 août 1944 reprenaient la colline aux Allemands. L'évocation des combats passés et de ces soldats qui y laissèrent leur vie procure toujours des moments de grande émotion. Cela me rappelle mon voyage à travers l’Europe de l’est, ponctué de lieux évocateurs du grand cataclysme déclenché par la dictature nazie.
Je m’arrache à ce spectacle et au panneau relatant les circonstances de ces événements tragiques. Devant moi, un grand escalier matérialisant un chemin de croix me conduit directement sur le parvis de la basilique.
Que le site est aérien ! Que la vue est immense, époustouflante sur la mer et ses îles, sur la terre ses maisons et ses collines. J’ai un regard tout spécialement pour le château d’If, datant de l’époque de François Premier et qui fut rendu célèbre par le roman d’Alexandre Dumas qui fit rêver beaucoup d’entre nous dans notre jeunesse, le comte de Monte-Cristo.
Marseille s’étale en contrebas. Ses constructions, innombrables, semblent blotties, tassées les unes sur les autres comme pour se tenir chaud en attente du mistral qui commence à lancer ses rafales d’air froid, rageuses et aléatoires. Je fais le tour de cette vaste esplanade. Sous tous les angles le spectacle est étonnant. Une large terrasse en contrebas semble véritablement en surplomb sur la ville, comme si on allait tomber sur les premiers toits en se penchant. Le parapet de cette esplanade est littéralement couvert d’ex-voto. Ils en occupent tout l’espace vertical, à tel point que l’on passe, par un effet de perspective, sans transition aucune du blanc des plaques de marbre aux toits des maisons qui se serrent quelques centaines de mètres plus bas. L’effet est très étonnant.
Les ex-voto, lorsqu’on entre dans la basilique, attirent immédiatement l’attention pour ne plus la lâcher. Généralement, on imagine qu’ils expriment des paroles de remerciements pour une guérison ou simplement qu’ils donnent une date et un nom. On oublie que l’ex-voto n’est pas toujours une simple plaque mais parfois un véritable tableau gravé. Alors les vœux de reconnaissance à la Vierge de la part des marins s’apparentent à de véritables œuvres d’art qui relatent des situations dignes de films d’aventure. Ce régiment d’infanterie qui remercie la Vierge Marie de lui avoir permis d’échapper aux sous-marins allemands en 1918 lors de son transfert d’Afrique du Nord sur le front occidental. Encore cet équipage d’un grand voilier qui a survécu à une terrible tornade dans l’Océan Indien. Ou encore ce remerciement pour avoir été préservé d’une grande épidémie de choléra. Ces trois exemples pour donner une idée de ce que représentent ces centaines voire milliers d’ex-voto de marins qui rendent grâce à la Vierge pour leur salut.
L’édifice est d’architecture imposante, sur certains côtés extérieurs il me rappelle la basilique de Fourvière à Lyon. L’intérieur est incroyablement orné de couleurs chaudes, le style est presque oriental.
Après cette visite particulièrement intéressante il me faut reprendre ma route vers les Calanques que je distingue au loin au-delà d'une longue corniche. Je la rejoins en descendant un chemin abrupt au pied de la basilique où de nombreux chats errant parmi les cactus me détalent entre les jambes. Puis après avoir suivi sur quelques centaines de mètres une rue comme il en existe dans toutes les villes, une dame m’indique un sentier très pittoresque qui se glisse entre les maisons au fond d’une minuscule gorge. Par ce cheminement je rejoins directement le bord de mer. Il est dix heures, je vais marcher le long de cette corniche durant deux heures. Par moments, il me prend l’envie de monter dans un bus qui me conduirait directement à Callelongue, mais je résiste. Est-ce une bonne chose ? Aujourd’hui je ne crois pas, car étant donné mon entraînement, j’aurais mieux fait de me ménager ce qui m’aurait évité les déboires et douleurs à venir, en commençant par une immense étape.
Le temps est légèrement couvert, le vent est en train de s’installer par rafales successives. Cela est caractéristique à la couleur de la mer, qui prend cette teinte bleu noir, annonciatrice des jours de mistral avec ses vaguelettes qui courent au large. Cette corniche me paraît interminable, l’impression d’éloignement étant augmentée par l’humidité de l’air qui donne une touche floue à tout ce qui se trouve à quelques kilomètres. Les aménagements sont de belle qualité et la marche est agréable. Quelques objets qui se veulent des sculptures égayent la marche. En particulier, une proue de navire, que j’identifie comme phénicien, côtoie un genre de crabe armé d’une énorme pince qui monte au ciel, le tout façonné en bois brut gris clair presque couleur cendre. Quelle en est la symbolique ? Juste avant, une immense hélice en bronze pointait vers le ciel, pour rappeler le retour des rapatriés d’Algérie et la ville de Marseille a fait inscrire à son pied la mention suivante pour que le passant se souvienne: Aux rapatriés d’Afrique du Nord et d’outre-mer. A tous ceux qui ont pour dernière demeure un sol maintenant étranger, sur lequel ils ont vécu, travaillé et où ils ont aimé. Salut à vous qui êtes revenus, notre ville est la vôtre.
Je réalise une fois de plus, que le fait de marcher permet beaucoup plus de s’imprégner d’un pays que de le parcourir en véhicule. Une multitude de choses vous interpellent lorsque vous vous déplacez au rythme des pieds. La randonnée on la conçoit toujours dans des régions de nature loin des villes. Traverser les Calanques en partant de la gare Saint-Charles m’avait tout d’abord semblé une drôle d’idée, pas forcément intéressante, puis je m’étais dit : cette ville de Marseille par laquelle tu es souvent passé la connais-tu ? Bien sûr une multitude de fois j’avais, comme on dit en franglais, commuté par cette gare carrefour, bien qu’elle soit dans un cul-de-sac, paradoxe ! J’avais vu la porte d’Aix, j’étais même déjà passé par Notre dame de la Garde, j’avais même feuilleté le dictionnaire amoureux de Marseille, collection remarquable, mais cette ville du sud dont Albert Londres a fait une magnifique description intemporelle, je n’avais jamais pris le temps de m’y plonger quelques heures à errer au hasard. Donc, cette introduction au voyage m’est apparue de plus en plus pertinente et voilà comment on décide d’un voyage à pied en le débutant par la traversée d’une ville sur une quinzaine de kilomètres. Je dois dire que l’expérience est intéressante est mérite d’être faite, mis à part qu’il est préférable d’avoir la forme physique et ne pas vouloir faire deux étapes en une.
On est toujours surpris de la vitesse à laquelle on avance à pied. Les détours du rivage qui me semblaient sans fin sont atteints rapidement et bientôt la densité des maisons diminue, la roche blanche des Calanques se fait plus présente. Les petits villages à la touche très méridionale, en périphérie de la grande ville sont traversés. Leurs noms sont universellement connus, Montredon, la Madrague, les Goudes. Ce dernier cache un petit port au fond d’une crique resserrée surplombée de villas, qui semblent surveiller de leurs gros yeux carrés les bateaux sagement alignés. A cette époque de l’année l’activité est quasi nulle. En arrière-plan les premières falaises d’escalade s’érigent et montent vers le ciel comme des sentinelles qui seraient garantes de l’originalité du site. Encore un kilomètre par la route qui domine la mer. Le spectacle est impressionnant, les îles se découpent en plans successifs. Elles présentent toutes des crêtes extraordinairement déchiquetées et je ne me lasse pas de les contempler. Comme quoi il faut être sans préjugé, car même en marchant sur une route goudronnée on peut être saisi par la beauté des paysages. Il faut dire cependant que le trafic automobile est presque nul. Je vois simplement passer le minibus qui aurait pu me faire effectuer le trajet en vingt minutes au lieu de trois heures et demie. Mais aurais-je éprouvé la même sollicitation à l’appel des Calanques et du voyage à pied ?
Dans toute sa splendeur apparaît dans un virage la calanque toute en longueur, au nom évocateur de Callelongue. Le chemin commence ici, il s’agit de la porte d’entrée dans les Calanques au départ de Marseille. L’air commence à se rafraîchir et le mistral à forcir. Je ressens de la fatigue, mais je suis habitué aux démarrages de longues randonnées, qui demandent une petite mise au point, cela ne m’inquiète pas. Un restaurant à l’aspect sympathique me tente et je me laisse faire, la Grotte. Le patron me demande où je veux m’installer, je lui dis là où il fait le plus chaud. Il me désigne une petite table tout à côté d’un gros poêle qui distribue sans avarice sa douche chaleur. Que je suis bien! Une grosse entrecôte me procure un plaisir immense, même si il n’est écologiquement pas bien de manger de la viande à cause des quantités d’eau nécessaires, il paraît cinquante mètres cubes par kilogramme, et puis aussi à cause de l’effet de serre du fait des vaches qui émettent des gaz comme le méthane!
Après un moment très agréable qui m’a permis de me reposer, je fais le plein d’eau de mes deux bouteilles de Badoit en vue d’une traversée des Calanques sans possibilité de ravitaillement. Ce qui sera le cas. Une fois dehors l’ambiance hivernale se rappelle à moi. Je pense aujourd’hui aller au moins jusqu’à la calanque de Sormiou. Mais nous verrons bien. Je démarre par le chemin en bord de mer, la vue porte jusqu’au bec de Sormiou. Il n’y a que moutonnements de falaises éclatantes qui plongent dans la mer d’un bleu profond. En arrière-plan, très loin perdu dans un brouillard ténu dû à la distance, on discerne le cap Canaille entre Cassis et la Ciotat. Perdue dans ce décor gigantesque la Grande Candelle arbore son arête de Marseille qui apparaît minuscule bien qu’elle se développe sur plus de cent vingt mètres. La France quand on pense à la regarder est à mon sens le plus beau pays du monde.
Se sentir exposé à un chemin que l’on ne maîtrise pas complètement en se disant que la nuit viendra trop tôt et qu’il faudra s’adapter au dernier moment en fonction de ce que l’on trouvera avant la fuite du soleil, est un des principaux moteurs de mes balades hivernales, toujours un peu contraintes par les heures que l’on sait contingentées.
Je me souviens de ma jeunesse et d’une traversée des Calanques en courant que j’avais réalisée en trois heures trente sept minutes et trente sept secondes de Callongue au parking de Port Miou. Mais aujourd’hui les années se sont accumulées et le sac fait quatorze kilogrammes, et moi qui me crois le chantre du sac léger, je me fais presque honte.
Le vent forcit, donc le ciel se dégage. Le contraste de ces vagues de rochers blancs qui plongent dans cette mer, hésitant entre le bleu profond et le vert émeraude absout de toutes les souffrances, car je commence à ressentir que je vais dépasser les possibilités de ma forme. Mais à aucun moment l’idée de ralentir ne m’effleure, toujours trop confiant dans la capacité de ma carcasse à amortir les violences. Il faut dire que le panorama est tellement grandiose que l’on ne pense plus à écouter son corps mais seulement à s’enfoncer toujours plus profondément dans ce monde minéral. Se déplacer entre ciel et mer sur ce chemin aérien est une véritable drogue.
Cet immense arc qui conduit jusqu’au bec de Sormiou m’envoûte littéralement. N’ayant pas regardé ma carte j’ai de la difficulté à estimer les distances. Je sais seulement que le chemin que j’ai décidé de suivre s’insinue dans ces falaises. Je réalise que je ne suis plus uniquement dans une balade sur un chemin mais qu’il va falloir faire appel sans doute à quelques notions élémentaires d’escalade. En effet, lorsque je m’engage sur le tracé vert des Walkyries, l’ambiance change. Après un chemin pierreux demandant de l’attention, la verticalité du lieu s’impose. Rapidement une main courante est nécessaire pour négocier un passage d’une dizaine de mètres vertical. J’avais oublié que les Calanques ne se déclinaient pas toujours en chemins mais en aussi en terrain un peu plus aventure. Cela n’est pas pour me déplaire.
Le site est austère, et pas une seule personne, oui en France on peut se sentir très loin. Sur une vire aérienne je fais une erreur et me trouve acculé à des pas d’escalade à la limite du raisonnable. Ne pas insister et faire demi-tour, en effet les fameuses traces de peinture vertes donnent la direction d’un petit aplomb qui nécessite un pas d’escalade facile. A plusieurs reprises je dépasse des lieux qui fourniraient des bivouacs dignes des dieux. Mais voilà il reste quelques heures de jour et cette obsession de continuer sans relâche, est toujours la plus forte, que c’est dommage !
Ce chemin qui s’insinue entre des barres rocheuses est vraiment extraordinaire. La jouissance naît aussi du fait que se sachant engagé dans un trajet de longue durée, l’étonnement est bien réel de se voir acculé à des passages de cette difficulté antinomiques de grandes distances à franchir. Les vagues frappent la base des falaises en projetant des gerbes d’écume. Je me sens en harmonie avec les éléments. Cependant, au fond de moi, une petite voix m’avertit que tout n’est pas pour le mieux. En effet, le sac se fait lourd et une forme de fatigue générale, que je décèle au manque de souplesse dans les passages aériens, commence à se manifester. Le chemin est minuscule, il se faufile au milieu de la falaise qui semble ne laisser aucune issue, la jouissance est bien réelle. Dans un passage très raide et aérien, alors que je pousse sur la jambe droite, une douleur fulgurante me saisit le mollet. Je m’agrippe du mieux possible à l’aide de mes deux mains. Je suis cloué sur place par la douleur. Je déporte le plus vite possible le poids de mon corps sur la jambe gauche. Immobile au milieu de ce monde de pierre je me demande ce que je vais faire si la douleur ne cesse pas. Mais rapidement elle s’estompe. Je comprends que je viens de dépasser les limites. Doucement, je me remets en marche en faisant attention à mon mollet droit vulnérabilisé. Mon premier souci, c’est de sortir de cette zone trop raide pour me permettre de m’arrêter pour la nuit. Dans le fond, que tout ne se passe pas « comme sur des roulettes » ça change et ça donne un peu de piment!
Le coin est vraiment sauvage, une grande falaise sur plusieurs kilomètres dans laquelle je louvoie de vire en vire. Je repars donc doucement en faisant bien attention de délester au maximum ma jambe droite. Un peu plus tard une deuxième alerte, et à nouveau ce mal fulgurant dans le mollet droit. Je décide de m’arrêter pour une petite halte et faire le point.
- A nouveau je suis en marche à un pas lent, bien conscient de préserver ma jambe droite. Cela me paraît tenir. Bientôt, au-dessus de moi, la falaise se couche et le chemin prend un aspect plus habituel et cela jusqu’à la crête qui domine la calanque suivante. J’atteins la crête et rapidement j’aborde la descente en direction de la route qui conduit à Sormiou. Le vent est particulièrement violent. Je croise un homme, jumelles rivées sur les yeux. Je suis intrigué. Il me dit qu’il est en train d’observer un aigle de Bonelli en vol stationnaire dans le mistral qui produit un effet d’onde sur le relief. Gentiment il me propose à mon tour d’observer ce bel oiseau. Spectacle superbe, merci Monsieur pour ce petit moment de bonheur que vous m’avez procuré.
La vue se découvre sur un vaste paysage, la Grande Candelle, sentinelle éclatante de blancheur, pointe vers le ciel, un peu plus loin, le Devenson caractéristique du fait de sa grande conque au rocher rouge, que j’avais gravie il y a une trentaine d’années et qui m’a laissé des souvenirs forts, plonge dans les flots, et puis tout là-bas, le cap Canaille, affichant sa silhouette massive, semble matérialiser le bout de la terre dans la mer.
Un peu avant l’intersection avec la route de Sormiou, sur le chemin se trouve un panneau rappelant les caractéristiques de la grotte Cosquer. Elle fut découverte en 1991 par le plongeur Henri Cosquer par 37 mètres de profondeur au pied de la falaise du cap de Morgiou. Une datation au carbone 14 a permis de faire remonter l’occupation du lieu entre 18500 et 27000 ans « avant le présent ». L’entrée en fut immergée il y a 10000 ans lors d’une période de réchauffement de la planète. La visite n’en est pas possible, mais le plus vieux musée immergé du monde peut se découvrir grâce à un film en trois dimensions qui permet d’en avoir une représentation imagée. Cette lecture me fait instantanément oublier mes petits maux et me plonge dans un monde fantastique d’il y a presque 300 siècles. J’ai du mal à réaliser ce que représentent 300 siècles !
A mes pieds la calanque de Sormiou dévoile sa plage et son ensemble de petites maisons blotties au fond d’une crique profonde, à l’entrée de laquelle veille, tel un garde gigantesque, le bec de Sormiou. Je ne vais pas descendre, mais je décide de continuer jusqu’à Morgiou en espérant y arriver avant la nuit et surtout y trouver un gîte. En effet le mistral souffle de plus en plus fort et une longue nuit dehors ne m’attire pas vraiment, et surtout le bivouac est strictement interdit et je n’aime pas en général enfreindre les règlements. La contravention est de 135 euros !
Le chemin m’apparaît long, la fatigue s’accentue. Une côte semble ne jamais finir alors que je sais d’expérience que les distances dans les Calanques ne sont jamais très longues. Après avoir croisé deux personnes bien emmitouflées, j’arrive enfin sur la crête séparant les deux calanques. Le Crêt Saint Michel baigné de la lumière du soleil couchant, magnifique falaise d’escalade, fait son apparition, donc Morgiou n’est plus tout proche. Le vent fort commence à m’inquiéter. Et si je ne trouvais rien pour dormir dans cette calanque? Malheureusement cette éventualité me semble probable ! Je me souviens qu’il s’y trouve un bistrot. Il faut toujours positiver, vais-je trouver un arrangement avec le patron.
Un petit chemin sur la droite, débutant par un immense détour presque à flanc, donne accès au fond de cet étroit vallon si pittoresque. Les toits des cabanons groupés dans un écrin restreint de verdure se discernent dans la pénombre, comme écrasés par les vastes pans de falaises calcaires blanches qui en vagues successives s’élèvent jusqu’à la Grande Candelle, qui encore pour quelques minutes, comme un sémaphore brille au-dessus d’un monde de pénombre. Dans le prolongement des habitations, le port, abrité au fond de son étroit bras de mer resserré par cette roche éclatante omniprésente, se prépare à hiberner en attendant la longue nuit qui emplira les lieux dans peu de temps.
La route étroite et sinueuse qui donne accès à la calanque est vite rejointe, et devant moi l’enfilade des cabanons se dessine. Br ! L’éclairage décroît et ce vent froid que l’on entend gémir dans les murailles me dominant, crée une atmosphère sévère. Une ombre furtive passe d’un cabanon à un autre, je n’ai pas le temps de l’intercepter. Un chien dans cette ruelle étroite, le maître ne doit pas être loin. En effet une femme sort d’une habitation. Je me renseigne sur les possibilités d’hébergement. Elle est catégorique, il n’y en a pas. De plus elle m’indique que le bistrot est exceptionnellement fermé. Heureusement que je me suis chargé de deux litres d’eau à Callongue, ce qui me sera bien utile car maintenant, je ne dois pas m’attendre à en trouver avant Cassis, c'est-à-dire au mieux demain midi.
Mais ces cogitations ne règlent pas mon besoin urgent de trouver un point de chute pour la nuit. Je sais que le bivouac est interdit, le procès verbal est de 135 euros, je l’ai lu à plusieurs reprises. De plus j’essaie toujours de me conformer aux règlements en vigueur. Mais aujourd’hui que faire ? La dame me parle bien de nombreux cabanons vides à cette époque. Je ne me vois absolument pas rentrer par effraction dans l’un d’eux. Alors elle se souvient qu’au-dessus du port se trouve un abri sous roche qui offre un espace plat permettant la station couchée. Elle y montait me dit-elle, il y a bien longtemps, lorsqu’elle était jeune. Fort de ce renseignement je reprends ma route. Je constate que le bar est effectivement fermé, puis je débouche sur le port. Le chemin escalade en pente raide le versant gauche. Je distingue une petite falaise quelques dizaines de mètres en retrait. Je m’y dirige, et miracle à son pied un superbe espace plat me permet d’ériger ma minuscule tente couleur vert militaire en toute discrétion. Etant donné l’époque et les conditions climatiques je ne crains pas trop d’être débusqué par un agent ou un garde forestier.
L’installation est rapide, cependant je prends soin de procéder dans l’ordre. Une couverture de survie posée au sol, sur laquelle je déploie ma tente double paroi. Je gonfle mon mini matelas, j’étale mon sac de couchage dans lequel je glisse mon léger drap intérieur, à la dénomination courante que je déteste, sac à viande. Il a une double vocation, d’une part éviter de salir le tissu du sac de couchage lorsque je m’y introduis tout habillé, et d’autre part augmenter le confort et la chaleur lors d’une longue station comme aujourd’hui de quatorze heures.
L’endroit bien que tout proche des bateaux, que j’entends se balancer dans le clapotis, permet la plus grande discrétion. Quelques grands pins contribuent à escamoter la silhouette de mon abri dans la nuit qui prend possession des lieux.
Une fois allongé je réalise que je suis très fatigué. Je n’ai ni soif ni faim, mauvais signe. Je prends pleinement conscience que je suis parti sans préparation et que cette étape très longue pour commencer risque de m’être fatale. Je sens mon mollet droit qui se remet doucement des deux crampes très douloureuses ressenties dans les escarpements de la falaise des Walkyries.
Bien installé dans ma tente j’entends le vent qui s’affole tout autour en bourrasques hargneuses et colériques. En prévision de ces conditions, je me suis appliqué à bien planter les piquets et j’ai pris la précaution de renforcer leur prise au sol en les recouvrant de grosses pierres. Je me sens bien. La nuit est complètement tombée. Une clarté monte lentement et finit par s’imposer. La lune en maîtresse des ténèbres, qu’elle assaille et conquiert, s’impose et rend à la roche tout son éclat. Malgré la fatigue, je ne peux résister à la contemplation de ce spectacle. Le bruit du vent dans les parois et les arbres, le cliquetis des bateaux à l’amarre, le clapot léger des vagues mourantes qui réussissent à venir au fond de cette baie profonde, me bercent dans cette clarté nocturne. En face, par delà le court bras d’eau, je peux distinguer très nettement le dièdre du renard, belle escalade d’un peu moins d’une centaine de mètres, qui suit un itinéraire semblable à un livre ouvert, que l’on parcourt en apposant les pieds de part et d’autre sur chacune des pages. Malgré l’envoûtement du spectacle en ce lieu de confluence de la mer et de la montagne, je suis obligé malgré la féerie, de me réfugier au chaud dans ma guitoune. En effet, les températures négatives et le mistral s’allient pour rompre le sortilège. Les morsures du froid me forcent à battre et retraite, un peu comme si en ce lieu où le bivouac est interdit, les curieux de la nuit en infraction, intrus qui se sont imposés sans invitation, étaient irrémédiablement refoulés et non autorisés à voler un spectacle de toute beauté.
Quatorze heures allongé dans une tente à attendre le jour avec des températures en dessous de zéro et un vent fou, on pourrait imaginer que c’est long et que c’est un vrai calvaire. Eh bien non ! Un matériel adapté permet de véritablement jouir de cette situation, se sentir en harmonie avec la nature en réalisant que même en hiver dormir dehors procure des sensations agréables. Le temps va s’écouler entre brefs sommes perturbés par les rafales qui font claquer la toile du double-toit, quelques moments de lecture et de temps en temps par une prise de nourriture et une gorgée d’eau. Mais je me sens tout à fait à ma place et ma grande fatigue me fait d’autant plus apprécier cette longue station couchée.
J’ai la ferme intention de ne démarrer que lorsque le jour sera pleinement levé car le chemin contournant Sugiton est assez escarpé et de nuit voire seulement dans la pénombre cela ne doit pas être très agréable. L’aube pointe, j’en distingue la lumière à travers ma mince protection. Puis d’un coup une lumière plus vive m’inonde. Tiens de quoi s’agit-il ? En face de moi le versant orienté à l’est reçoit le soleil et me le renvoie avec prodigalité. Spectacle magnifique, cette pente de cailloux qui s’éclaire subitement. Je plie rapidement mes affaires, bien ordonnées dans des sacs de congélation de différentes tailles, que je maintiens au plus serré avec des élastiques. Je me force à manger, je devrais dire ingurgiter une rondelle de saucisson, un morceau de pain et un bounty, le tout accompagné d’une petite rasade d’eau. Lorsque je bivouaque seul, je ne me fais jamais rien chauffer le matin. Et de plus dans les Calanques, même en hiver, avec ce mistral ce serait folie criminelle. De mon repère en hauteur, la vue plonge directement sur le port et ses bateaux de pêcheurs et de plaisance bien rangés le long des jetées à angle droit.
La marche reprend, la forme est revenue, le long repos m’a fait le plus grand bien. Un bruit de moteur monte de la calanque. Un pêcheur revient de relever ses filets. Sans doute ramène-t-il de beaux poissons de roche multicolores ? Le chemin prend par endroits des airs d’escalade, les pieds sont en adhérence et il faut s’aider des mains pour se hisser. Le rocher est très poli par les nombreux passages. Au-dessus de moi l’aiguille de Sugiton dresse ses belles faces, qui sont parcourues d’innombrables voies d’escalade. Je me souviens y être venu souvent, il y a bien longtemps.
J’arrive à la calanque de Sugiton qui est dominée par l’impressionnante paroi des toits, aux teintes marron. Un petit raidillon me conduit juste à son pied. Je vais la longer sur toute sa longueur. Il ne fait pas chaud, de petites stalactites de glace pendent sous les surplombs. Le chemin est vraiment au pied car on passe carrément sous la paroi à l’endroit même où les grimpeurs commencent leur escalade. Je discerne les pitons qui partent à l’assaut de ce monde en dévers. Aujourd’hui le site est désert. D’ailleurs jusqu’à Cassis je ne verrai pas âme qui vive. Le cheminement pénètre dans un goulet raide aux cailloux instables, pourtant je suis sur un chemin de grande randonnée. Mais l’effort de la veille doit encore se faire sentir. Puis j’emprunte le sentier de traverse, GR 98 qui conduit au col de la Candelle. Le dénivelé depuis la mer atteint les quatre cents mètres. La vue s’élargit et s’embellit. L’île de Riou, tel un destroyer résiste dans une mer sous l’emprise du mistral. Le cap Morgiou s’étire loin dans cette mer bleue foncée moutonnée de vaguelettes rapides qui fuient vers le large. Une pensée à la grotte Cosquer qui se cache là-bas à son pied par moins trente sept mètres. Cela prouve qu’il y a vingt mille ans le niveau de la mer était beaucoup plus bas. Cela veut-il dire que les théories actuelles sur le réchauffement sont à relativiser? Effectivement un certain nombre de polémiques fleurissent à ce sujet ces derniers temps. Qu’en est-il ? De nombreux ouvrages, tel celui de Claude Allègre ou encore celui de Emmanuel Grenier, scientifique reconnu « Les dérangements du temps 500 ans de chaud et de froid en Europe » permettent de se forger sa propre opinion.
Par une multitude de courbes je monte vers le col de la Candelle. Son arête ouest, dénommée arête de Marseille grandit et me barre l’horizon. Cette escalade mythique de difficulté moyenne a été immortalisée par Gaston Rebuffat, qui en a fait des photos à grande diffusion d’un esthétisme parfait. De vieux souvenirs me reviennent à l’esprit. Combien de générations d’alpinistes cette falaise magnifique a-t-elle inspirés ? Et qui plus tard sont partis à l’assaut des géants des Alpes et des autres massifs montagneux du globe. Ma solitude par cette journée froide et venteuse est peuplée d’une foule hétéroclite se riant du temps, d’une part ces hommes préhistoriques qui vivaient en ce lieu il a quelques trois cents siècles et d’autre part les cohortes de grimpeurs qui se sont succédés sur cette arête depuis plus de quatre vingt ans, car le premier parcours remonte à 1927. Durée dérisoire comparée aux 300 siècles qui nous séparent des artistes qui ont orné la grotte se cachant au creux de la falaise de Morgiou. D’ailleurs à ce sujet, les deux découvertes récentes majeures que sont la grotte Cosquer et la grotte Chauvet dans l’Ardèche ont révolutionné les théories sur l’art préhistorique. En effet il y a quelques temps alors que je visitais le double de la grotte de Lascaux, je demandais au paléontologue qui nous accompagnait, si ces deux découvertes avaient modifié nos connaissances en la matière. Sa réponse fut étonnante et d’un grand intérêt. En effet, il m’expliqua que toutes nos connaissances avaient été bouleversées, car avant ces découvertes, à travers les sites connus on pouvait constater une évolution technique au cours du temps dans les dessins pariétaux, les perspectives s’affinaient les dimensions se précisaient en cohérence avec la datation au carbone 14 des sites. Puis ces deux grottes ornées d’un intérêt majeur ont été découvertes. Les dessins observés sont beaucoup plus vieux que tous ceux connus. La surprise de taille réside dans le fait que ces deux nouvelles grottes dévoilent des représentations à la facture technique très évoluée, patatrac, nos belles théories envolées ! Voilà ce que m’a répondu ce spécialiste de l’art préhistorique.
L’arrivée au col me rappelle à la réalité du moment présent. Un vent violent me cueille littéralement et me fait vaciller. Le panorama s’étend de Marseille au cap Canaille entre Cassis et La Ciotat. Mais je ne m’éternise pas pour échapper aux rafales d’air violentes et anarchiques.
Je poursuis par le chemin qui me paraît le plus rapide. Il va me conduire au cap Gros. Un peu à contre cœur je décide de prendre cette direction certes plus courte mais qui va m’éloigner du bord de mer et de ses immenses falaises. En effet, je n’ose pas m’aventurer dans la direction du Devenson, le vent véritablement rageur commence à m’inquiéter. Momentanément dans un petit talweg je suis protégé et en cet endroit il fait bon. A mes pieds une vue magnifique révèle le Val Vierge sous un angle stupéfiant, quatre cents mètres de gorges qui dévalent jusqu’à la mer. Un dernier petit raidillon et je débouche au cap Gros. Un ultime coup d’œil aux falaises que je vais quitter pour cheminer sur un plateau qui présente moins de caractère.
Ma carte indique un refuge, manifestement il n’y est plus. Dommage car je me serais bien arrêté. Le vent devient, non pas inquiétant mais franchement dangereux. Sur cette crêt du Mont Puget jusqu’à quelque distance du col de la Gardiole, j’ai vraiment eu la sensation de lutter pour ma survie, me sentant en grand danger. Cette accélération du vent est sans doute due au relief entre Marseille et Cassis qui à cet endroit crée une étroiture propice à un effet venturi, qui se concrétise par un courant d’air d’une violence inouïe et sans répit. La peur je l’ai déjà expérimentée dans de nombreuses circonstances, les accidents de la route, la grande chute en escalade, le bivouac dans une paroi en altitude, noyée sous une épaisse couche de neige, les bombardements de pierres en paroi ou au canon à Sarajevo, les avalanches et par mauvais temps sans visibilité la sensation est terrifiante de se trouver sur une neige qui se met en mouvement sans être capable d’appréhender l’ampleur du phénomène. Mais, aujourd’hui la peur va prendre un aspect différent, il s’agit de la peur de s’envoler comme une feuille et cela durant un long, très long moment. Je suis passé pratiquement sans transition d’une zone relativement calme à la bourrasque la plus terrible que j’ai connue. Pourtant le vent, je croyais en avoir une certaine expérience. Il y a quelques années au cours d’une tempête hivernale, durant quatre jours j’avais parcouru une partie du chemin cathare. Mon corps s’était habitué et je me sentais totalement adapté à cet environnement hostile. A plusieurs reprises j’avais été bousculé et jeté au sol, mais je maîtrisais et cette confrontation virile avec les éléments m’avait beaucoup plu. Seulement en montant au château de Quiribus, j’avais été très impressionné et j’avais rampé dans les escaliers verglacés et m’étais réfugié dans une grande pièce voûtée, de laquelle il me semblait que le château vibrait en harmonie avec les coups de boutoir de la tempête. Mais là encore en me plaquant aux murailles et en rampant sur des sols uniformes, cela était plus un « jeu d’adrénaline » qu’une peur déclenchée par un risque que l’on évalue comme mortel.
Aujourd’hui sur cette crête pourtant large et absolument pas aérienne il en va tout autrement. J’ai l’impression de ne plus rien maîtriser, et d’être le jouet passif de ces bourrasques continues qui cherchent à m’arracher du sol. Pas de point de repos auquel me raccrocher, au milieu de ce large chemin de pierraille je me fais penser à ces gros buissons épineux que l’on voit rouler au cours des tempêtes dans les films de cow-boys. J’en ai déjà vu en réalité non aux USA mais dans le désert saoudien. Ils apparaissent dans le nuage de sable et quelques instants plus tard ils ont disparu absorbés par la grisaille. Aujourd’hui pas de grisaille, un ciel lumineux et cette tempête farouche contre laquelle j’essaie de lutter. De plus il fait froid, quelques petites plaques de glace rappellent que la température est négative. Je suis peu couvert, et il n’est plus possible de m’arrêter et de sortir un quelconque habit. Cela ne me vient même pas à l’idée tellement cela me paraît voué à l’échec. Je n’ai pas de gants et mes doigts sont gourds. Arc-bouté, je dérape sur les cailloux, avec mes bâtons j’essaie de freiner puis de bloquer le mouvement que m’impose le vent. Les pierres sont comme des roulements à bille sur lesquels mes chaussures se mettent en mouvement. Surtout ne pas laisser la vitesse augmenter. A plusieurs reprises, je me retrouve couché pour ne pas être emporté. J’essaie de ramper, mais sur ce sol aux cailloux tranchants cela est particulièrement mal aisé et il me faudrait des heures pour sortir de cette zone, dans laquelle j’ai l’impression de jouer ma survie. Il est particulièrement déstabilisant de ne trouver aucun point auquel se raccrocher, mais ne voir qu’un immense espace duquel je pense que je n’aurais peut-être pas l’endurance suffisante pour en sortir. Effectivement le doute m’a assailli.
Juste devant moi un gros buisson, je me jette à son pied et un calme tout relatif me permet de reprendre mon souffle. Combien de temps a duré ce premier round ? Je ne sais pas. Dans ces situations le temps d’un côté paraît long, mais les efforts musculaires énormes ainsi que les cogitations du cerveau en extrême vigilance en relativisent la durée. Je peux même ouvrir mon sac, sortir mes gants et mettre une veste par-dessus mon t-shirt. Je constate que j’ai perdu un verre de lunettes sans doute arraché par la pression de l’air !
Allongé, je reprends mon souffle et récupère vite en me réchauffant dans ma veste. J’examine le chemin qu’il me reste à parcourir jusqu’au col de la Gardiole. Le terrain est tout à fait débonnaire, incroyable que je me sente en tel danger ! Quelques petites dépressions me semblent très propices à l’effet de venturi, mais pas moyen d’y couper. Fort de l’expérience que je viens de vivre je me remets en route. Effectivement les petites dépressions qui ne m’inspiraient pas sont particulièrement redoutables.
Enfin en m’approchant du col, l’effet venturi diminue et je retrouve un vent simplement violent qui ne m’empêche pas de marcher. Même au contraire, puisque maintenant il me pousse dans le dos. Je viens de vivre un moment particulièrement intense. Une barrière coupe le chemin, je la franchis. Certaines inscriptions y figurent, en particulier encore une fois le montant de l’amende en cas d’infraction au règlement et ce qui me fait sourire l’interdiction d’emprunter ce chemin si le vent est supérieur à 40k/h ! J’apprendrai en écoutant le bulletin météorologique ce soir que les rafales ont dépassé les 110k/h, et en considérant l’effet venturi produit au niveau de cette crête, on doit pouvoir rajouter un pourcentage non négligeable.
Le col est vite atteint et je me dirige à bonne allure vers Cassis. Un peu avant d’atteindre la calanque de Port-Miou, à l’abri relatif d’un petit vallon je m’arrête et mange de bon cœur. Ce moment de repos je le savoure. Rapidement j’atteins le parking de la calanque et par la route je rejoins le centre ville. Cette petite cité je l’aime beaucoup, son port et ses restaurants qui le bordent rendent le lieu particulièrement sympathique. Arrivé devant l’un d’eux qui avec témérité a laissé son enseigne sur pied et quelques tables, j’entends un grand bruit, l’enseigne s’envole et deux tables avec tous les couverts se renversent dans un fracas de vaisselle cassée. Les tables dehors aujourd’hui, il faut être optimiste, car même les plus accrocs à la cigarette devraient avoir du mal !
Je m’attarde à regarder la carte des menus et me laisse tenter par une grosse platée de pâtes aux fruits de mer. Qu’il fait bon et chaud dans cette salle de restaurant. Le patron me demande d’où je viens et où je vais. Quand je lui parle de mon départ de Saint-Charles hier matin il est admiratif. Mais lorsque je lui dis que ma conviction pour la suite en a pris un petit coup, il sourit.
Après ce moment bien agréable, il ne me reste plus qu’à me remettre en route et parcourir les huit kilomètres qui me séparent de mon but de la journée le village de Roquefort-la-Bédoule, où mes beaux-parents m’attendent. Cette dernière partie le long de la route ne présente pas un réel intérêt, le chemin de grande randonnée passe un peu au-dessus, mais je suis pressé de rejoindre mon point de chute de la journée. Vers les seize heures je touche au but. Avec l’arrêt et le refroidissement des muscles les douleurs apparaissent. J’ai du mal à me plier et une douleur persistante me zèbre la fesse droite. Je me dis que demain matin il sera temps de faire le point.
Le lendemain matin j’ai du mal à sortir de mon lit, une douleur aiguë me cloue sur ma couche. Je prends conscience que j’ai voulu forcer sur la bête sans l’entraînement nécessaire et je le paie. Cela m’était rarement arrivé, à tel point que je n’en ai pas le souvenir. Mais il me faut tirer les leçons de ce type d’erreur et me préparer mieux ou alors commencer par des étapes courtes le temps que le corps se mette au diapason. Donc je vais reprendre le train pour Lyon en constatant l’échec de mon projet. Un coup de téléphone à l’hostellerie de la Sainte-Baume, pour leur dire que ce soir je n’y viendrai pas. Et voilà la belle randonnée hivernale que je prévoyais durant onze jours se termine après deux seulement. Mais le renoncement, bien qu’il me contrarie, ne m’enlève pas la passion des grands périples à pied. L’envie de repartir n’en est que plus forte, et l’expérience vécue ces deux jours a été très enrichissante et surtout doit me rappeler à l’humilité.
Philippines: prendre la ligne de train PNR au sud de Manille? English translation pending
Je séjournerai à Manille prochainement. J'ai récemment vu un reportage sur le train PNR qui traversait carément des quartiers populaires de Manille ou des milliers de personnes habitaient le long de cette voie ferrée et ou toute une vie s'organisait. Apparemment cela se situait dans le sud de Manille. Je serai sur Malate. Connaissez vous cette ligne ? Existe t'elle encore ? le reportage datait de 2003. Que faut il prendre à partir de Malate et jusqu'ou aller ? Toutes les infos seront les bienvenues !!
Dix-sept jours en Patagonie au mois de mars English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons 17jours pour la Patagonie mi mars / début avril. J'ai deja une bonne idée de mon trajet et des sites où je veux aller : 2j : peninsule Valdès 3j : region Bariloche 4j : Bariloche - El Chalten 1j : El Chalten 2j : Parc des glaciers 5j : Parc torres del Paine
Maintenant que j'ai planté le décor, voila toutes mes interrogations, disons un peu plus logistique... où j'ai s'érieusement besoin de vous.
Peninsule Valdès : Est ce qd meme intéréssant à cette époque ? J'ai bien compris que c'est mort pour les balenes mais je serais très decue de ne pas voir phoque, manchot et élephants de mer. Qu'en pensez-vous?
Trajet en bus de nuit pour aller à Barioche, environ 15h de ce que j'ai pu lire. Y a t-il bien des trajets quotidiens et nocturnes ?
3j region de Bariloche : Est ce assez ? Faut il mieux les passer à barouder en voiture ou y faire quelques randos ?
Trajet Bariloche : El Chalten : c'est le gros point d'interrogation de mon voyage. Louer une voiture, pas de souci, par contre, ce sera pas un 4x4. J'ai lu ds les guides qu'il est sympa de faire Bariloche - Perito Moreno (la ville) via la carretera austral au Chili puis Perito Moreno - El Chalten via la route 40. Combien de km et de temps faut il prévoir pour ces 2 portions ? Moi je n'ai que 4j en tout... j'ai peur que ca fasse court. Etes vous d'accord sur ce choix ? Car j'ai aussi lu que la partie chilienne qui va jusqu'à El Chalten est aussi magnifique. Bref aidez moi à me concocter 4j sympa où je passe par des paysages fabuleux sans non plus que cela devienne une vrai course contre la montre où il n'y a pas de temps pour s'arreter.
El Chalten: tout le monde dit que c'est très beau mais je comptais y rester seulement 1j pour faire la rando à la laguna de torres. Est ce suffisant pour avoir un bel apercu du coin ? Est ce la rando la plus intéréssante à faire sur 1 jounée ?
Parc des glaciers : J'entends beaucoup parlé du traditionnel tour en bateau sur le Lago Argentina d'une journée. C'est apparemmnt très beau mais hyper touristique au point que des gens ont été decus de la ballade. Y a t-il un autre moyen type voiture pour visiter ce lac ? Cela vaut-il le coup même si cela peut avoir parfois un coté attrape touriste ?
Parc Torres Del Paine : On envisage de faire le circuit W, quel est la difficulté réelle du trek ? N' y a t-il pas un trek tout aussi beau un peu moins long ? Est ce utile d'y aller meme si le temps est horrible ?
Enfin, avez vous une idée du prix du surcout au niveau des locs de voiture lorsque l'on ne laisse pas la voiture la ou on l'a prise.
Merciii beaucoup pour votre aide, j'ai du mal à avancer sur mon voyage sans toutes ces réponses.
Stef
Nous partons 17jours pour la Patagonie mi mars / début avril. J'ai deja une bonne idée de mon trajet et des sites où je veux aller : 2j : peninsule Valdès 3j : region Bariloche 4j : Bariloche - El Chalten 1j : El Chalten 2j : Parc des glaciers 5j : Parc torres del Paine
Maintenant que j'ai planté le décor, voila toutes mes interrogations, disons un peu plus logistique... où j'ai s'érieusement besoin de vous.
Peninsule Valdès : Est ce qd meme intéréssant à cette époque ? J'ai bien compris que c'est mort pour les balenes mais je serais très decue de ne pas voir phoque, manchot et élephants de mer. Qu'en pensez-vous?
Trajet en bus de nuit pour aller à Barioche, environ 15h de ce que j'ai pu lire. Y a t-il bien des trajets quotidiens et nocturnes ?
3j region de Bariloche : Est ce assez ? Faut il mieux les passer à barouder en voiture ou y faire quelques randos ?
Trajet Bariloche : El Chalten : c'est le gros point d'interrogation de mon voyage. Louer une voiture, pas de souci, par contre, ce sera pas un 4x4. J'ai lu ds les guides qu'il est sympa de faire Bariloche - Perito Moreno (la ville) via la carretera austral au Chili puis Perito Moreno - El Chalten via la route 40. Combien de km et de temps faut il prévoir pour ces 2 portions ? Moi je n'ai que 4j en tout... j'ai peur que ca fasse court. Etes vous d'accord sur ce choix ? Car j'ai aussi lu que la partie chilienne qui va jusqu'à El Chalten est aussi magnifique. Bref aidez moi à me concocter 4j sympa où je passe par des paysages fabuleux sans non plus que cela devienne une vrai course contre la montre où il n'y a pas de temps pour s'arreter.
El Chalten: tout le monde dit que c'est très beau mais je comptais y rester seulement 1j pour faire la rando à la laguna de torres. Est ce suffisant pour avoir un bel apercu du coin ? Est ce la rando la plus intéréssante à faire sur 1 jounée ?
Parc des glaciers : J'entends beaucoup parlé du traditionnel tour en bateau sur le Lago Argentina d'une journée. C'est apparemmnt très beau mais hyper touristique au point que des gens ont été decus de la ballade. Y a t-il un autre moyen type voiture pour visiter ce lac ? Cela vaut-il le coup même si cela peut avoir parfois un coté attrape touriste ?
Parc Torres Del Paine : On envisage de faire le circuit W, quel est la difficulté réelle du trek ? N' y a t-il pas un trek tout aussi beau un peu moins long ? Est ce utile d'y aller meme si le temps est horrible ?
Enfin, avez vous une idée du prix du surcout au niveau des locs de voiture lorsque l'on ne laisse pas la voiture la ou on l'a prise.
Merciii beaucoup pour votre aide, j'ai du mal à avancer sur mon voyage sans toutes ces réponses.
Stef
Frontière Turquie-Arménie à nouveau ouverte, peut-être! English translation pending
Bonsoir....
La normalisation des relations entre la Turquie et l'Arménie est en marche, et demain 10 octobre un accord sera signé à Zürich, en présence d'Hillary Clinton. La frontière entre le deux pays pourrait, si tout va bien, être à nouveau ouverte rapidement ; avant la fin 2009 peut-être. Elle est fermée depuis 1993.
Michel
La normalisation des relations entre la Turquie et l'Arménie est en marche, et demain 10 octobre un accord sera signé à Zürich, en présence d'Hillary Clinton. La frontière entre le deux pays pourrait, si tout va bien, être à nouveau ouverte rapidement ; avant la fin 2009 peut-être. Elle est fermée depuis 1993.
Michel
Mariage entre turc vivant en France et turc de Turquie English translation pending
bonjour, herkeze selam
moi j'ai un cas assez particulier...j'ai beau regarder sur les sites des consulats(ankara et istbl) je ne trouve pas de réponse, il parle toujours de ressortissant français ( avec nationalité française) , voila mon cas : moi j'ai une amie turque qui vit en France depuis lomptemps , le probleme c'est quelle n'a pas la nationalité française et a toujours la nat turque et vit avec un titre de séjour.Maintenant elle veut se marier avec un turc de turquie. quel est la procédure ?? - mariage en turquie > mariage au consulat d'ankara ? - mariage en turquie > cmm > mariage au consulat d'ankara ? - mariage au consulat d'ankara > cmm > mariage en turquie ? - cmm > mariage au consulat d'ankara > mariage en turquie > finalisation a ankara...??
Quel sont les doc pour le ressortissant turc de nationalité turque mais vivant en france ? OU et QUAND envoyé le ccm ?? le ressortissant turc de nationalité turque vivant en france doit-il presenté des fiches de payes ? le ressortissant turc de nationalité turque vivant en turquie doit-il savoir ou avoir apris le français ?
j'en n'ai demander peut-etre un peu trop, mais c'est tellement compliqué leur truc (anladiniz eni yani), si quelqu'un peut m'aider svp je lui en saurait reconnaissant..merci d'avance
moi j'ai un cas assez particulier...j'ai beau regarder sur les sites des consulats(ankara et istbl) je ne trouve pas de réponse, il parle toujours de ressortissant français ( avec nationalité française) , voila mon cas : moi j'ai une amie turque qui vit en France depuis lomptemps , le probleme c'est quelle n'a pas la nationalité française et a toujours la nat turque et vit avec un titre de séjour.Maintenant elle veut se marier avec un turc de turquie. quel est la procédure ?? - mariage en turquie > mariage au consulat d'ankara ? - mariage en turquie > cmm > mariage au consulat d'ankara ? - mariage au consulat d'ankara > cmm > mariage en turquie ? - cmm > mariage au consulat d'ankara > mariage en turquie > finalisation a ankara...??
Quel sont les doc pour le ressortissant turc de nationalité turque mais vivant en france ? OU et QUAND envoyé le ccm ?? le ressortissant turc de nationalité turque vivant en france doit-il presenté des fiches de payes ? le ressortissant turc de nationalité turque vivant en turquie doit-il savoir ou avoir apris le français ?
j'en n'ai demander peut-etre un peu trop, mais c'est tellement compliqué leur truc (anladiniz eni yani), si quelqu'un peut m'aider svp je lui en saurait reconnaissant..merci d'avance
Circuit de deux mois en Argentine et au Chili English translation pending
Bonjour à tous,
Mon projet demande à naître et j'ai besoin de vos conseils avisés. J e voudrais partir de mi octobre à début décembre en Argentine et rejoindre le Chili par le sud. Après quelques jours à Buenos Aires, je souhaiterais m'évader vers l'immense Patagonie en bus. Quels circuits de rando me conseillez vous? Au Chili, je souhaite remonter le pays en faisant des escales au gré de mon ressenti. Etant sportive et ayant pratiqué la rando en haute montagne, quels trekking sont incontournables? Je compte prendre tente et duvet, et j'aime bien me faire la popote. Pensez vous qu'un budget, hors billet d'avion, de 1500 euros suffira? J'attends vos réponses avec la plus parfaite écoute.
Partager son voyage , c'est le vivre encore une fois.
Merci.
Mon projet demande à naître et j'ai besoin de vos conseils avisés. J e voudrais partir de mi octobre à début décembre en Argentine et rejoindre le Chili par le sud. Après quelques jours à Buenos Aires, je souhaiterais m'évader vers l'immense Patagonie en bus. Quels circuits de rando me conseillez vous? Au Chili, je souhaite remonter le pays en faisant des escales au gré de mon ressenti. Etant sportive et ayant pratiqué la rando en haute montagne, quels trekking sont incontournables? Je compte prendre tente et duvet, et j'aime bien me faire la popote. Pensez vous qu'un budget, hors billet d'avion, de 1500 euros suffira? J'attends vos réponses avec la plus parfaite écoute.
Partager son voyage , c'est le vivre encore une fois.
Merci.
Passage de Santa Marta au Panama vers le 15 août English translation pending
bonjour (pardon hola)
si quelqu'un a des infos - précises et récentes - sur la manière de se rendre de santa marta ou cartagena au panama (ou aux îles san blas) ça m'arrangerait fortement de les connaître.... (surtout le coût et à qui s'adresser et combien de temps il faut) je pars avec ma soeur demain (je sais je m'y prends au dernier moment) au vénézuéla où je rejoins direct la colombie (riohacha). Je pense essayer de passer au panama vers le 13 ou 14 août si quelqu'un veut se joindre à nous ou nous aider à traverser... (avant ça on pense faire ciudad perdida) on ne parle pas espagnol, on est pas très organisées mais on est super sympas...(si si) merci pour les infos et à bientôt (pardon hasta luego)(j'ai acheté hier "apprendre l'espagnol en 20 leçons" que je dois assimiler en une nuit) pauline (pardon paulina)
si quelqu'un a des infos - précises et récentes - sur la manière de se rendre de santa marta ou cartagena au panama (ou aux îles san blas) ça m'arrangerait fortement de les connaître.... (surtout le coût et à qui s'adresser et combien de temps il faut) je pars avec ma soeur demain (je sais je m'y prends au dernier moment) au vénézuéla où je rejoins direct la colombie (riohacha). Je pense essayer de passer au panama vers le 13 ou 14 août si quelqu'un veut se joindre à nous ou nous aider à traverser... (avant ça on pense faire ciudad perdida) on ne parle pas espagnol, on est pas très organisées mais on est super sympas...(si si) merci pour les infos et à bientôt (pardon hasta luego)(j'ai acheté hier "apprendre l'espagnol en 20 leçons" que je dois assimiler en une nuit) pauline (pardon paulina)
Quel passeport pour voyager en Tunisie? English translation pending
Bonsoir à tous,
Voilà, mon mari, mes enfants et moi possedons la double nationalité (Franco-algérienne). Nous devons partir en Tunisie au mois d'août et nous venons d'apprendre que pour partir en tunisie, il nous fallait un passeport (la carte d'identité ne suffit plus). Pour ce voyage, nous ne sommes pas passés par un tour opérator (donc pas de voyage organisé). Là où ça se corse, c'est que nous n'avons que des passeports algériens valides (quand nous allons en algérie, nous présentons notre CNI française ici en france, et le passeport algérien+CNI en algérie). Ma question, est-il possible de partir en tunisie avec le passeport algérien + CNI Française ? négatif ou positif, tous renseignements seront les bienvenus ainsi que les liens où vous avez trouvé vos réponses. Merci à tous et j'espère avoir bientôt des réponses. Bonne soirée.
Iran: quid de la région frontière de l'Irak? English translation pending
Je cherche des informations sur la bande frontalière qui longe l'Irak, Sanandaj, Paveh, Marivan, Sardasht etc.
Les conseils aux voyageurs de diplomatie.gouv, traditionnellement alarmistes voire angoissés, colorent cette bande en rouge, a l'instar du Sistan Va Baluchistan.
Cela est il justifié? De quel ordre les éventuels risques sont ils? La frontière est elle poreuse?
Merci de m'éclairer si vous avez des informations
Yoann
Recherche guide de voyage pour le Moyen-Orient English translation pending
Je suis à la recherche d'un guide couvrant la plupart des pays du Moyen Orient.
Je vais me rendre en Turquie, Syrie, Jordanie, Yémen, Oman, EAU et Iran.
J'aimerais si possible obtenir un seul guide regroupant tous ces pays. Un guide en anglais peut etre envisagé.
Merci
J'aimerais si possible obtenir un seul guide regroupant tous ces pays. Un guide en anglais peut etre envisagé.
Merci
Iran: route autour du lac Daryacheh Ye Namak au sud de Teheran English translation pending
bonjour
je voudrais emprunter la "route" qui contourne le lac daryacheh ye namak au sud de tehran, route qui part de Pishva, puis asgar abad, mobarakiyeh jusqu'a maranjab (en passant eventuellement par le caravanserail shah abassi) et enfin rejoindre kashan.
Cette route est en pointillé sur ma carte (Gizi map), et je me demande si elle est frequentée par des savaris, eventuellement des bus, s'il est possible de dormir qq part sur ce tronçon, car l'ensemble du trajet est long. D'autre part je cherche des infos sur l'état de la piste. Est ce une bonne solution pour rallier Teheran et Kashan ou est vraiment trop laborieux?
merci a ceux qui ont emprunté cette route de m'eclairer!
yoann
Avis sur circuit de quinze jours en Iran en mai 2009 English translation pending
Bonjour,
Tout d'abord, merci aux nombreux renseignements et carnets de voyage qui m'ont aidé pour élaborer notre voyage en Iran le mois prochain. Nous partons en couple avec juste le 1er hôtel réservé à Téhéran et la demande de visa que l'on fera à l'aéroport.
N'ayant pas trouvé de vols disponibles Téhéran-Kerman le jour prévu, j'ai décidé de zapper Kerman.
Vend 8 Mai : Arrivée Téhéran en soirée Sam 9 Mai : Téhéran et vol à 17h30 pour Shiraz. Hôtel prévu : Eram ou Aryo ? Dim 10 Mai : Visite Shiraz Lundi 11 Mai : Persépolis + Pasargades Mardi 12 : Trajet bus vers Yazd. Hôtel prévu : Silk Road ou Kohan Kashane ou Malek-O Tojjar ? Mercredi 13 : Visite Yazd. Jeudi 14 : Excursion Meybod + Chak-Chak, etc .... Vendredi 15 : Trajet bus vers Ispahan. Hôtel prévu : Aria ou Safir ? Samedi 16 : Ispahan Dim 17 : Ispahan Lundi 18 : Ispahan Mardi 19 : Trajet taxi vers Kashan en passant par Natanz et Abyaneh. Hôtel prévu : Eshan Guesthouse Mer 20 : Kashan Jeudi 21 : Trajet bus vers Téhéran Vendredi 22 : Départ France
En gros, j'ai prévu de consacrer une bonne halte à Ispahan suite aux commentaires élogieux sur cette ville plutôt que de rajouter 1 étape. Dans les variables, il y a aussi l'alternative des voyages de nuit en bus qui feraient gagner une partie de la journée . Je vise aussi plutôt les hôtels un peu + confortables pour moins de 60$ la double.
J'aimerais donc avoir votre avis sur ce circuit. D'autre part, pour l'argent liquide, y'a t'il une limite car je me demande combien emporter pour avoir une réserve au cas z'ou car je suppose que ça serait une grosse galère en cas de perte 😕
Tout d'abord, merci aux nombreux renseignements et carnets de voyage qui m'ont aidé pour élaborer notre voyage en Iran le mois prochain. Nous partons en couple avec juste le 1er hôtel réservé à Téhéran et la demande de visa que l'on fera à l'aéroport.
N'ayant pas trouvé de vols disponibles Téhéran-Kerman le jour prévu, j'ai décidé de zapper Kerman.
Vend 8 Mai : Arrivée Téhéran en soirée Sam 9 Mai : Téhéran et vol à 17h30 pour Shiraz. Hôtel prévu : Eram ou Aryo ? Dim 10 Mai : Visite Shiraz Lundi 11 Mai : Persépolis + Pasargades Mardi 12 : Trajet bus vers Yazd. Hôtel prévu : Silk Road ou Kohan Kashane ou Malek-O Tojjar ? Mercredi 13 : Visite Yazd. Jeudi 14 : Excursion Meybod + Chak-Chak, etc .... Vendredi 15 : Trajet bus vers Ispahan. Hôtel prévu : Aria ou Safir ? Samedi 16 : Ispahan Dim 17 : Ispahan Lundi 18 : Ispahan Mardi 19 : Trajet taxi vers Kashan en passant par Natanz et Abyaneh. Hôtel prévu : Eshan Guesthouse Mer 20 : Kashan Jeudi 21 : Trajet bus vers Téhéran Vendredi 22 : Départ France
En gros, j'ai prévu de consacrer une bonne halte à Ispahan suite aux commentaires élogieux sur cette ville plutôt que de rajouter 1 étape. Dans les variables, il y a aussi l'alternative des voyages de nuit en bus qui feraient gagner une partie de la journée . Je vise aussi plutôt les hôtels un peu + confortables pour moins de 60$ la double.
J'aimerais donc avoir votre avis sur ce circuit. D'autre part, pour l'argent liquide, y'a t'il une limite car je me demande combien emporter pour avoir une réserve au cas z'ou car je suppose que ça serait une grosse galère en cas de perte 😕
Agence iranienne qui délivre des lettres d'invitation? English translation pending
je n'arrive plus à mettre la main sur un contact que j'avais noté
je recherche une agence iranienne qui délivre des lettres d'invitations
donc si vous avez celà merci pour l'info
stéphane
Restaurants à Lisbonne? English translation pending
bom dia .connaissez vous quelques adresses de resto a ne pas manquer tout cela avec un prix abordable a Lisbonne? bonne journee a tous 😉
Séjour en Croatie: choisir entre Rabac en Istrie et l'île de Krk? English translation pending
Bonjour,
Nous sommes 4 jeunes de 20 ans et nous désirons partir une semaine pour la Croatie. Nos diverses recherches nous ont menées sur 2 destinations différentes que sont L'Istrie plus précisément Rabac ; et l'île de Krk.
Nous aimerions avoir vos avis et conseils. Nos critères étant la plage (galet ou sable), et une ville assez jeune ( sorties...).
Nous comptons nous y rendre en voiture depuis Lyon, nous privilégions donc le nord/centre du pays. Nous avons songé au camping pour les prix, mais si vous avez d'autres idées bon marchés, elles sont les bienvenues.
Merci de vos futures réponses!
Nous sommes 4 jeunes de 20 ans et nous désirons partir une semaine pour la Croatie. Nos diverses recherches nous ont menées sur 2 destinations différentes que sont L'Istrie plus précisément Rabac ; et l'île de Krk.
Nous aimerions avoir vos avis et conseils. Nos critères étant la plage (galet ou sable), et une ville assez jeune ( sorties...).
Nous comptons nous y rendre en voiture depuis Lyon, nous privilégions donc le nord/centre du pays. Nous avons songé au camping pour les prix, mais si vous avez d'autres idées bon marchés, elles sont les bienvenues.
Merci de vos futures réponses!
Bon restaurant pour le déjeuner du 25 décembre à Bangkok? English translation pending
Bon je sais, je ne m’y prends vraiment pas à l’ avance mais voila : je ne sais pas où déjeuner pour le déjeuner du 25 décembre. Pour une fois je veux manger "western style" (voir français) ce n’est pas dans mes habitudes mais pour Noel je veux quand même marquer le coup un minimum. Bien sur je pourrai aller dans un bon hôtel avec un super buffet à thb2500++, mais cette année, je n’ai pas d’argent donc je ne peux pas me le permettre.
Alors que pouvez-vous me conseiller pour le déjeuner du 25 décembre, cuisine western style, buffet ou à la carte (si à la carte alors entrée, plat principale, dessert), à moins de 3000 bahts pour deux personnes (pas de vin cette année, pas les moyens !) ?
Alors que pouvez-vous me conseiller pour le déjeuner du 25 décembre, cuisine western style, buffet ou à la carte (si à la carte alors entrée, plat principale, dessert), à moins de 3000 bahts pour deux personnes (pas de vin cette année, pas les moyens !) ?
Mendicité agressive, harcèlement et jet de pierres en Turquie: réalité dans certaines régions? English translation pending
Bonsoir,
Je prépare un voyage de 7 semaines en camping car 4/4 pour le printemps 2009 et j'ai longuement hésité avant de poser cette question car les turques sont des gens formidables. Ce voyage se fera en grande partie en Turquie profonde. J'ai lu des dizaines de récits de voyages en Turquie sur le net, voyages à pied, en vélo, 4/4, camping car. Tous les récits parlent de la chaleureuse hospitalité des turques, du sentiment de sécurité mais de temps en temps aussi de mendicité agressive, d'harcèlement, de jet de pierres et ce principalement dans les montagnes de l'est et près de la frontière Syrienne. A première vue, il me semble qu'il s'agit de cas isolés, raison pour laquelle j'ai hésité à poser cette question mais qu'en est-il exactement?
Merci d'avance pour les réponses.
Le peuplement de l'Asie du Sud-Est English translation pending
Beaucoup de gens se demandent d'ou viennent toutes ces peuplades et tribus qui occupent la region. Je me propose donc de les informer dans l'humble mesure de mes moyens.
Au depart -on ne sait trop d'ou ni quand, mais au moins 5000 ans vu les nombreus sites de l'Age du Bronze trouves ds tout le nord, de la Birmanie au Tonkin, un peuplade dite Proto-malaise, a la peau tres foncee, et dont les seuls authentiques survivants sont les arborigenes d'Australie, les autres ayant "fondu" pour se retrouver malaisiens et indonesiens.
Ensuite, c'est la lente invasion de multiples tribus, toutes originaires des steppes d'Asie Centrale, le creuset des peuplades les plus guerieres de l'antiquite (dont les Turcs). Pousses par la recherche de nouveaux terrains de chasse et de paturages, elles ont lentement emigrees vers l'est et se sont installes dans la vallee du Fleuve Jaune, nord de la Chine, a cause de la richesse des terres (c'est de la que l'on retrouve les premieres traces des thais, documentees dans de vieux manuscrits de la 1er dynastie chinoise; d'aileurs, le mot thai est chinois, il voulait dire "libre" car ils refusaient toute domination et preferaient tout abandonner et descendre vers le sud).
Jusqu'au "jour" ou apparaissent les Han, les futurs chinois, et que nous appelons les Huns, comme Attila (entre parentheses, celui-la c'etait tres loin d'etre le barbare decrit ds les livres d'histoire; c'etait en fait quelqu'un d'extermement civilise, eleve avec le fils de l'Empereur a Rome, ou il etait otage pour controler le pere, immense stratege, fin diplomate, tres cultive, parlant couremment le grec et le latin, .. qu'est-ce qu'on peut pas raconter comme betises a propos de nos ennemis...!). Donc, les Han sortent eux aussi des steppes (des 2 cotes, d'ou l'invasion du Royaume franc) et arrivent ds la fameuse vallee du Fleuve Jaune; tout le monde fuit la poussee, et descend vers le sud; les Han aussi! Arrives dans le sud de la Chine, et bien coinces par les jungles montagneuses, les "fuyards" -ca s'est deroule sur des siecles- n'avaient plus qu'un choix: mettre lesdites jungles entre eux et les Han. Donc, toutes ces tribus traversent les frontieres actuelles assez facilement au Nord du Vietnam (ce sont les fameux yet, un mot chinois qui deviendra "Viet") et, pour ceux qui sont plus a l'ouest de la Chine (Setchouan, Yunnan) descendre les fleuves: le Mekong (d'ou le fait qu'il y a de nombreux thais ds l'ouest du Nord Vietnam, que les laotiens sont des thais, et les thais de Thailande...des thais), la Menam (encore des thais), la Salween (les Shan du nord de la Birmanie, qui st aussi des Thais, les Pyus, les Mon, les Karen, etc.). Par contre, les Birmans, eux, ils st d'abord alles au Tibet avant de descendre la Salween aussi, ce qui explique leur ardeur belliqueuse!
Les 2 seuls grands mysteres, la-dedans, ce sont les Kmehrs -dont on pense qu'ils viennent de l'Inde du Nord Est- et les H'mongs, peuple fascinant s'il en est, dont on ne sais RIEN! A mon humble avis, ils viennent des hauts plateaux du Tibet, d'ou leur repugnance a vivre dans les plaines.
VOILA! en esperant que cela vs aura ete utile!
Au depart -on ne sait trop d'ou ni quand, mais au moins 5000 ans vu les nombreus sites de l'Age du Bronze trouves ds tout le nord, de la Birmanie au Tonkin, un peuplade dite Proto-malaise, a la peau tres foncee, et dont les seuls authentiques survivants sont les arborigenes d'Australie, les autres ayant "fondu" pour se retrouver malaisiens et indonesiens.
Ensuite, c'est la lente invasion de multiples tribus, toutes originaires des steppes d'Asie Centrale, le creuset des peuplades les plus guerieres de l'antiquite (dont les Turcs). Pousses par la recherche de nouveaux terrains de chasse et de paturages, elles ont lentement emigrees vers l'est et se sont installes dans la vallee du Fleuve Jaune, nord de la Chine, a cause de la richesse des terres (c'est de la que l'on retrouve les premieres traces des thais, documentees dans de vieux manuscrits de la 1er dynastie chinoise; d'aileurs, le mot thai est chinois, il voulait dire "libre" car ils refusaient toute domination et preferaient tout abandonner et descendre vers le sud).
Jusqu'au "jour" ou apparaissent les Han, les futurs chinois, et que nous appelons les Huns, comme Attila (entre parentheses, celui-la c'etait tres loin d'etre le barbare decrit ds les livres d'histoire; c'etait en fait quelqu'un d'extermement civilise, eleve avec le fils de l'Empereur a Rome, ou il etait otage pour controler le pere, immense stratege, fin diplomate, tres cultive, parlant couremment le grec et le latin, .. qu'est-ce qu'on peut pas raconter comme betises a propos de nos ennemis...!). Donc, les Han sortent eux aussi des steppes (des 2 cotes, d'ou l'invasion du Royaume franc) et arrivent ds la fameuse vallee du Fleuve Jaune; tout le monde fuit la poussee, et descend vers le sud; les Han aussi! Arrives dans le sud de la Chine, et bien coinces par les jungles montagneuses, les "fuyards" -ca s'est deroule sur des siecles- n'avaient plus qu'un choix: mettre lesdites jungles entre eux et les Han. Donc, toutes ces tribus traversent les frontieres actuelles assez facilement au Nord du Vietnam (ce sont les fameux yet, un mot chinois qui deviendra "Viet") et, pour ceux qui sont plus a l'ouest de la Chine (Setchouan, Yunnan) descendre les fleuves: le Mekong (d'ou le fait qu'il y a de nombreux thais ds l'ouest du Nord Vietnam, que les laotiens sont des thais, et les thais de Thailande...des thais), la Menam (encore des thais), la Salween (les Shan du nord de la Birmanie, qui st aussi des Thais, les Pyus, les Mon, les Karen, etc.). Par contre, les Birmans, eux, ils st d'abord alles au Tibet avant de descendre la Salween aussi, ce qui explique leur ardeur belliqueuse!
Les 2 seuls grands mysteres, la-dedans, ce sont les Kmehrs -dont on pense qu'ils viennent de l'Inde du Nord Est- et les H'mongs, peuple fascinant s'il en est, dont on ne sais RIEN! A mon humble avis, ils viennent des hauts plateaux du Tibet, d'ou leur repugnance a vivre dans les plaines.
VOILA! en esperant que cela vs aura ete utile!
De retour après trois semaines au sud du Pérou English translation pending
Nous avons passé les 3 premières semaines de juillet dans le sud Pérou.
Nous étions 6: 2 cinquantenaires et 4 jeunes adultes. Nous avons voyagé dans des conditions fort confortables en nous inspirant de plusieurs adresses publiées sur ce forum. A mon tour, je reprends ci-dessous les adresses qui nous ont plu (ou beaucoup plus rarement déplu).
LIMA Nous avons été accueillis et avons logé chez Arturo ; B&B : Arturo Marcial ; hospedaje lima ; http://www.chesswiser.blogspot.com/ hospedaje_lima@yahoo.fr; Telephone portable: 00-51-1-96837785. Situé entre l’aéroport et le centre ville. Arturo est venu nous chercher à l’aéroport : Bien agréable d’être accueilli après le long trajet et le décalage horaire ; 60€ pour 3 chambres et 2 voitures Restaurant L’eau Vive, Ucayali 370 : vraiment une bonne adresse. Cuisine française très appréciée à notre retour à Lima. Accueil cordial. AREQUIPA: Logement: casa de melgar - CALLE MELGAR N° 108 / AREQUIPA – PERÚ - TELEFAX (051-54) 222-459. LACASADEMELGAR@TERRA.COM.PE 40$ la chambre double; très belles chambres, énormément de charme et bien situé. Nous avons par après rencontré Julie : une péruvienne qui parle très bien français et qui a un BB à Aréquipa (que nous n’avons pas vu). Julie est très sympathique, dynamique et efficace (chezjulieauperou@yahoo.com)) Nous avons notamment mangé à la créperie Zig-zag : Très très bien El turko 2 : Très bien mais plus cher. la Quinta : BOFCANION COLCA : Nous avions réservé un transport privé Arequipa – Cabanacondé et ensuite Cabanacondé - Puno chez Transturgranada, granada_aqp@hotmail.com; http://www.transturgranada.com; Hyundai confortable ; un des avantages de la solution : nous a évité de retourner à Aréquipa ; bien sur cela a un cout : 390$ pour les 6 personnes. Nous avons logé (avant et après le trek) et mangé au Kuntur Wassi Colca Hotel à Cabanaconde ; Rue Croix Blanche 195-97; Téléphone 0 54 81 21 66 y 0 54 83 00 34 ; reservas@kunturwassi-colca.com: Très bien tant pour le restaurant que l’hôtel ; 50$ la chambre double. Nous avons fait un trek de 2 jours dans le canyon; le début du chemin vers San-Juan est un peu difficile à trouver ; après pas de problème pour trouver son chemin. Nous avons mangé chez Gloria à San Juan ; 5 sols par personne : TB (elle surveille à la jumelle l’arrivée des touristes et descend sur le pont quand ils se présentent) ; il y a possibilité de loger chez elle également. Nous avons logé chez Danielho à Cosñirhua (en dortoir ; 10 sol par personne ; repas à 6 sol) attention bien se faire confirmer que le petit déjeuner est compris dans le prix de la nuit car le lendemain il voulait nous facturer en sus 7 sol par personne pour le petit déjeuner et avait majoré de 1 sol le repas par rapport à ce qui avait été convenu….Nous avons également mangé un bon spaghetti à l’oasis au bord de la piscine. PUNO A Puno, nous avons logé au Cricarlet 051 (354085);160 calle giraldo. Puno residencialcricarlet@hotmail.com ; Accueil chaleureux et efficace ; 25$ la chambre double Nous avons passé une nuit sur l’ile d’Amantani chez la maman d’Olga : olga_yina@hotmail.com; gsm d’Olga : 051 9971205 : parfait tant pour le charme de la maison que pour la famille et les repas. (voir les nombreux post à ce sujet). Nous avons fait le trajet PUNO Cuzco avec inka express : les 3 premiers arrêts sans grand intérêt ; les 2 suivants intéressants (particulièrement Raqchi). Attention Inka express est le spécialiste du supplément. CUZCO : Nous avons logé aux "Pléiades"; Calle Tandapata 116, San Blas, Cusco; Tel. : (084) 806430 ; casonapleiades@yahoo.com; info@casona-pleiades.com; Parfait tant pour la situation que le charme et les conseils de Mélanie et Philippe (140 soles la chambre double). Nous avons mangé à Granja Heidi : très très bien (nous vous conseillons de réserver en tout cas le soir) Inkafe café : bon Bagdad Café : mauvais (service et nourriture) El Molino : bof L’agence francophone Antipode nous a organisé un trek au choquequirao (230$ par personne) : parfait Calle Choquechaka 229 - Cusco – Perú - Telefax: +51 84 240867 - email: info@antipode-travel.com Aguas Calientes : passage malheureusement obligé pour aller au MC. Restaurant indio felix : bon mais cher ; pas d’hôtel à conseiller.
LIMA Nous avons été accueillis et avons logé chez Arturo ; B&B : Arturo Marcial ; hospedaje lima ; http://www.chesswiser.blogspot.com/ hospedaje_lima@yahoo.fr; Telephone portable: 00-51-1-96837785. Situé entre l’aéroport et le centre ville. Arturo est venu nous chercher à l’aéroport : Bien agréable d’être accueilli après le long trajet et le décalage horaire ; 60€ pour 3 chambres et 2 voitures Restaurant L’eau Vive, Ucayali 370 : vraiment une bonne adresse. Cuisine française très appréciée à notre retour à Lima. Accueil cordial. AREQUIPA: Logement: casa de melgar - CALLE MELGAR N° 108 / AREQUIPA – PERÚ - TELEFAX (051-54) 222-459. LACASADEMELGAR@TERRA.COM.PE 40$ la chambre double; très belles chambres, énormément de charme et bien situé. Nous avons par après rencontré Julie : une péruvienne qui parle très bien français et qui a un BB à Aréquipa (que nous n’avons pas vu). Julie est très sympathique, dynamique et efficace (chezjulieauperou@yahoo.com)) Nous avons notamment mangé à la créperie Zig-zag : Très très bien El turko 2 : Très bien mais plus cher. la Quinta : BOFCANION COLCA : Nous avions réservé un transport privé Arequipa – Cabanacondé et ensuite Cabanacondé - Puno chez Transturgranada, granada_aqp@hotmail.com; http://www.transturgranada.com; Hyundai confortable ; un des avantages de la solution : nous a évité de retourner à Aréquipa ; bien sur cela a un cout : 390$ pour les 6 personnes. Nous avons logé (avant et après le trek) et mangé au Kuntur Wassi Colca Hotel à Cabanaconde ; Rue Croix Blanche 195-97; Téléphone 0 54 81 21 66 y 0 54 83 00 34 ; reservas@kunturwassi-colca.com: Très bien tant pour le restaurant que l’hôtel ; 50$ la chambre double. Nous avons fait un trek de 2 jours dans le canyon; le début du chemin vers San-Juan est un peu difficile à trouver ; après pas de problème pour trouver son chemin. Nous avons mangé chez Gloria à San Juan ; 5 sols par personne : TB (elle surveille à la jumelle l’arrivée des touristes et descend sur le pont quand ils se présentent) ; il y a possibilité de loger chez elle également. Nous avons logé chez Danielho à Cosñirhua (en dortoir ; 10 sol par personne ; repas à 6 sol) attention bien se faire confirmer que le petit déjeuner est compris dans le prix de la nuit car le lendemain il voulait nous facturer en sus 7 sol par personne pour le petit déjeuner et avait majoré de 1 sol le repas par rapport à ce qui avait été convenu….Nous avons également mangé un bon spaghetti à l’oasis au bord de la piscine. PUNO A Puno, nous avons logé au Cricarlet 051 (354085);160 calle giraldo. Puno residencialcricarlet@hotmail.com ; Accueil chaleureux et efficace ; 25$ la chambre double Nous avons passé une nuit sur l’ile d’Amantani chez la maman d’Olga : olga_yina@hotmail.com; gsm d’Olga : 051 9971205 : parfait tant pour le charme de la maison que pour la famille et les repas. (voir les nombreux post à ce sujet). Nous avons fait le trajet PUNO Cuzco avec inka express : les 3 premiers arrêts sans grand intérêt ; les 2 suivants intéressants (particulièrement Raqchi). Attention Inka express est le spécialiste du supplément. CUZCO : Nous avons logé aux "Pléiades"; Calle Tandapata 116, San Blas, Cusco; Tel. : (084) 806430 ; casonapleiades@yahoo.com; info@casona-pleiades.com; Parfait tant pour la situation que le charme et les conseils de Mélanie et Philippe (140 soles la chambre double). Nous avons mangé à Granja Heidi : très très bien (nous vous conseillons de réserver en tout cas le soir) Inkafe café : bon Bagdad Café : mauvais (service et nourriture) El Molino : bof L’agence francophone Antipode nous a organisé un trek au choquequirao (230$ par personne) : parfait Calle Choquechaka 229 - Cusco – Perú - Telefax: +51 84 240867 - email: info@antipode-travel.com Aguas Calientes : passage malheureusement obligé pour aller au MC. Restaurant indio felix : bon mais cher ; pas d’hôtel à conseiller.
Retour de Chypre: camping, auberges, découverte, itinéraire, petit budget English translation pending
Bonjour,
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Un post pour faire partager mon expériece de chypre au plus grand nombre:
Je rentre de Chypre et je vois que c dur pour les routards d'obtenir des infos pour préparer un voyage sac a dos. Ce qui est assez normal car on s'aperçoit très vite que c'est plutôt une destination de touristes d'hôtels, qui, a part le bar et la plage ne voient pas grand chose du pays. Pour ma part je suis arrivé en avion a Larnaka avec mon sac a dos et une tente et j'ai fait l'ile pendant 15 jours, Nord et Sud. Et je rentre avec des souvenirs incroyables. Des mes dernières destinations je n'ai jamais vu des habitants comme ceux de Chypre, sympas, serviables et généreux comme je n'en avait encore jamais vu... Alors voici ce post, juste pour donner quelques infos
A l'arrivée à l'aéroport de Larnaca allez a l'office du tourisme pour récupérer une brochure sur l'histoire de Chypre et une carte (attention : si vous passez au nord procurez vous une autre carte pour ménager les susceptibilités éventuelles en cas de stop car les villes n'ont pas le même nom). A Larnaka il y a une auberge de jeunesse, ça peut dépanner si on arrive tard le soir (elle en piteux état mais ca dépanne pour 10€ elle est maintenant la seule de l'ile, il n'y en plus a Trodos et NIcosia). Le stop marche extrêmement bien sur l'ensemble de l'ile, présentez vous quand vous êtes montés en voiture ou camion et vous verrez... d'autant plus que l'anglais est très courant (histoire oblige). Evitez les viles comme Girne-Keryneia ( les noms Nord et Sud); Larnaka, Limmasol et Lefcosia-Nicosia où il n'y pas grand chose a voir et à faire. Sauf pour les plongeurs qui souhaitent plonger sur le Zenobia et a qui je conseille le Viking Dive Center 24-644676 M TASSOS à Larnaka; un centre chypriotte qui n'a rien a voir avec les autres centres, principalements tenus pas des anglais et dont les prix sont presque le double). Pour Nicosia les check point ne sont pas payant, il tamponne un visa sur une feuille volante, on reste le temps que l'on veut et on retamponne au retour). Par contre a ne pas manquer: si on aime les vieilles pierres Ammochostos-Famagusta, avec ses vestiges Franque et Vénitiens et Salamis plus au nord Les plages et le cap Apostolos d'ou l'on peut voir la cote Syrienne au loin Les montagne de Trodos: avec ses levés de soleil incroyables, ses vallées de cerisiers, de chemins balisés, d'eglise du 12 et 15e avec leurs peintures superbes classées patrimoine mondial. Une étape idéale loin des t° accablantes des cotes. Pour info je suis resté au camping 3 nuits pour 5€, le patron est une crème...Dans les campings, que des chypriotes, pas ou peu de touristes car se sont des destinations de vacances caravaning pour les habitants de l'ile... et ils sont formidables, ils vous invitent a partager leur repas ou petit dej pour discuter et connaitre votre pays... Sinon pour le camping sauvage, je n'ai pas eu de problème pour le peu que j'ai fait (attention aux serpents !!). Pour finir, Pafos avec des ruines romaines près du port des catacombes près du centre ville... Par contre éviter le camping au Sud est, il n'y a pas âme qui vive, j'étais seul (pas top pour laisser ses affaires dans sa tente mais je n'ai pas eu de soucis), avec en plus une boite de nuit en plein air a 50m et a partir du mercredi, c compliqué de se reposer... de plus il n'y avait qu'une vingtaine de pèlerins alors pour faire la fête au lieu de dormir, c pas trop ça... lol. Ce qui explique qu'il soit complètement déserté par les habitants.
Voila, pour résumer, faites du stop, allez dans les campings, allez a la rencontre des chypriotes, vous ne le regretterez surement pas !!!!
Traduction d'une phrase turc en français English translation pending
Bonjour j aimerais comprendre cette phrase turc si quelqu'un peut m'aider à la traduire je vous en remercie d'avance
kapildim gidiyorum bahtimin ruzgarina
kapildim gidiyorum bahtimin ruzgarina
Où peut-on écouter de la musique en Iran? English translation pending
bonjour,
j'ai trouvé ce site: http://www.persianhub.org/, on peut écouter de la musique d'Iran .
Une question, ou peut-on écouter de la musique en Iran ?
merci
Je hais les frontières! English translation pending
Au jour d'aujourd'hui, je devrais être tranquillement installée dans mon compartiment du train partant de Kars (Nord-Est de la Turquie) et se rendant à Istanbul. Je devrais être en train d'admirer le paysage, quelque part aux environs d'Erzurum. Avant Erzurum si le train a du retard, après Erzurum s'il est à l'heure 😛.
Mais non... Je suis à Yerevan, à tuer le temps dans un cybercafé, à tenter d'appeler l'ambassade de France qui sonne occupé depuis une heure, et comme c'est l'heure de midi, je ne suis pas sûre qu'elle soit ouverte, et pas envie de me casser le nez, dans la chaleur lourde de ce tout début d'après-midi en Arménie.
Hier matin, à 6h30, toute guillerette de partir en mini-voyage de deux semaines, pour rendre visite à mes amis d'Istanbul, faire la surprise à mon mari qui y atterrit dans dix jours et ne sait pas que je viens le chercher, retrouver mon frère qui est sur la route, et faire le trajet en voiture Istanbul-Yerevan tous ensemble, toute guillerette disais-je, je me lève, m'habille, n'arrive à rien avaler en raison de mon ventre noué par l'excitation, laisse un mot à mes amis, pique deux bananes dans le frigo pour le trajet. Le but, c'est de traverser la frontière Arméno-Géorgienne par la route qui se rend de Gyumri à Ahalciha (petite ville géorgienne, qui est aussi la ville natale des parents de Charles Aznavour 😎), puis de traverser la frontière turco-Georgienne par Posof, petit poste frontière perché dans les montagnes, et pas très fréquenté par les transports paraît-il.
Les rues ne sont pas aussi désertes que je l'eûs cru, à cette heure matinale. Les Arméniens, sont donc plus travailleurs qu'il n'y paraît. J'arrive en métro à l'endroit d'où partent les marshutnis pour Gyumri. On m'indique la bonne, qui attend de se remplir pour partir. A l'intérieur, deux trois bonnes femmes, avec qui j'entame une discussion. Et d'où tu es? Tu es arménienne de France? Non, Française? Et tu parles arménien? Si bien en seulement 4 mois? Maladiets! De fil en aiguille, je leur explique mon trajet. Alors j'apprends qu'il existe des marshutnis directes pour la Géorgie passant par la frontière qui m'intéresse. Je commence à vraiment apprécier de connaître l'arménien, même s'il me restent beaucoup de progrès à faire, car il commence vraiment à me faciliter la vie. Je ressors de la marshutni après les avoir remerciées pour le renseignement, et demande aux chauffeurs d'où partent ces marshutnis pour Ahaltsiha. L'un d'entre eux m'explique comment m'y rendre, et finalement vient attendre avec moi la bonne marshutni pour m'emmener à la gare routière centrale. Mais c'est qu'ils sont sympas ces Arméniens de bon matin! Hop, en route pour Kilikia Aftokayan (gare routière). Arrivée là-bas, un taxi essaie bien de me décourager de prendre une marshoutni, mais je suis bien trop près de mes sous, et puis les chauffeurs de taxi arméniens sont un peu pénibles avec les étrangères seules... Je m'assois dans ma marshoutni définitive. Il y a là deux femmes avec leurs enfants, et une jeune Arménienne de Géorgie qui aussitôt qu'elle me voit m'invite à m'asseoir à côté d'elle. Nous entamons la discussion, re-compliments sur mon niveau d'arménien, re-étonnement que je ne sois même pas arménienne de la diaspora. Le chauffeur, plutôt jovial, m'explique que le terminus est à Ahalkalag, et qu'ensuite j'ai une correspondance pour Ahaltsiha.
Nous finissons par décoller à 8h40, car le chauffeur attendait une autre personne qui s'est laissé désirer. Sur le trajet, je continue à copiner avec ma voisine de banquette. Elle a 28 ans, non-mariée, vit en Géorgie dans la partie arménienne, ne parle pas le géorgien car elle utilise le russe lors de ses visites à T'bilissi. Nous échangeons nos contacts, elle promet de m'aider une fois à Ahalkalag, et aussi d'appeler une de ses connaissances à Ahaltsiha pour m'aider à trouver un transport jusqu'à la frontière de Vale. Vraiment une bonne journée qui commence, moi qui m'inquiétais un peu de peut-être devoir faire du stop seule dans un pays dont je ne parle pas la langue, me voilà bien rassurée!
Quelques km avant la frontière, Ruzanna demande à voir mon passeport, par curiosité. Après qu'elle l'ait regardé, j'en profite pour regarder la date exacte d'expiration de mon visa. C'est fin mai, pensé-je, mais quand? Et là, petit coup au coeur... la date inscrite sur mon visa est le 7 Mai, noir sur vert... Mince! Ils vont me raquetter à la frontière pour mes jours de retard, et je n'ai vraiment pas trop d'argent avec moi, 295 dollars exactement. J'en parle à ma voisine, elle me conseille de ne rien dire, et d'essayer de négocier s'ils disent quelque chose. On croise les doigts toutes les deux. Je suis un peu stressée, car ça m'embête vraiment de devoir payer ce surplus, mais je me dis qu'il doit bien y avoir moyen de marchander.
En attendant, nous montons de plus en plus haut en altitude, avec les pluies journalières qui durent depuis un mois, tout est vert tendre, les montagnes d'Arménie me donnent toujours aussi chaud au coeur. Dehors il fait très froid par rapport à Yerevan. Arrivés à la frontière, nous descendons pour aller présenter nos passeports. La frontière est minuscule, à haute altititude. Nous avons froid dans nos pulls, et le vent souffle pas mal. Il y a deux baraques en bois, l'une pour la sortie, l'autre pour l'entrée en Arménie. Pas d'ordinateur. Le douanier est assis derrière une petite table et note tout sur un grand cahier, et derrière lui on voit tout un tas de bazar entassé (une porte, des planches de bois...). Mon tour arrive. Et ça ne loupe pas, il me dit qu'il y a un problème, mon visa est périmé. Je fais celle qui vient de le découvrir, on demande qu'est-ce que je dois faire. Il donne mon passeport à son supérieur, qui ne rigole pas du tout, ne me jette même pas un coup d'oeil. Ils discutent en arménien, je comprends mais pas vraiment tout. On finit par m'expliquer que je dois revenir en arrière, à Yerevan. Je demande pourquoi on ne peut pas régler ça à la frontière, pourquoi je ne paie pas pour "rallonger" mon visa (j'ai oublié le mot en français...). Je commence à comprendre qu'il va vraiment falloir que je fasse marche arrière, et là, vraiment je ne m'attendais pas à ça. Je commence à sentir les larmes me monter aux yeux. Je me dis, vas-y laisse les venir, on sait jamais, ça peut toujours aider.
J'insiste, plaide ma cause en expliquant que je suis volontaire en Arménie, que je sors pour rerentrer, mais rien à faire, les douaniers qui m'entourent n'ont aucun pouvoir, il n'y a que le chef qui peut quelque chose, et le chef n'en a rien à foutre de ma gueule. Et comme je suis pas du genre à proposer des backchichs... Effondrée, en particulier à cause de ma très courte nuit (étant sortie la veille histoire de profiter un peu des bars de Yerevan, qui ne sont pas légion dans la petite ville où j'habite, et surtout pas tard le soir pour les filles), on me fait asseoir dans une pièce avec deux lits. Un gars recopie des registres, j'en profite pour mettre mon portable à charger, appeler ma coordinatrice à Yerevan. Un des douniers m'apportent des bonbons pour me consoler, d'autres me posent des questions, un autre encore me propose du café... Bon ben au moins, pleurer n'aura pas servi qu'à me foutre la honte :-)
Ils arrêtent une marshutni en sens inverse pour qu'elle me remmène à Yerevan, ils me disent que je n'aurai pas à payer pour le trajet retour. Bonne nouvelle!
Dans la marshutni, tout le monde sait que je viens de me faire refouler, ils compatissent. Je reste un peu dans mon coin, pas envie de recopiner, j'étais bien moi à côté de Ruzanna, à penser à la suite de mon trajet, et à profiter des beaux paysages en sens aller... En sens retour, je les trouve moins amicaux, mais ils réussissent quand même à me faire un peu chaud au coeur. Nous nous arrêtons pour la pause. Je me mets à une table à l'extérieur. Un couple d'Arméniens de Géorgie vient s'asseoir à la même table. Ils ne me parlent pas, mais la femme coupe une pomme en deux, et m'en donnent la moitié 😮. Je ne m'y attendais pas. Puis elle me donne un bonbon, puis nous commeçons à discuter. Elle est très gentille, et me fait elle aussi plein de compliments sur mon niveau d'arménien. Décidément, je trouve ces arméniens de Géorgie bien plus chaleureux que les arméniens qui peuplent les marshoutnis que je prends régulièrement pour aller à Yerevan depuis mon bled. Ca me rappelle alors mon premier trajet en Géorgie, lors de mon arrivée depuis la Turquie. Une dame m'avait aussi spontanément nourrie de pommes, avant même de découvrir avec étonnement que j'étais étrangère.
Depuis le début j'entends dire que la Géorgie est vachement plus accueillante que l'Arménie, mais je me refusais à y croire sans connaître. Mais je commence à me demander si ça n'est pas tout simplement vrai.
Cette chaleur humaine dans cette journée décevante m'a beaucoup touchée, car au bout de 4 mois en Arménie, ça commence à vraiment me manquer. Ici à part ma famille, personne ne fait vraiment d'efforts pour m'intégrer. Mais revenons à nos moutons.
Arrivée à Yerevan, j'enchaîne directement pour me rendre à l'OVIR (administration qui s'occupe des visas). Ma coordinatrice, Anna, m'y attend. Nous allons revoir cette dame malaimable à qui nous avions eu affaire lors de mon arrivée. Le prototype même de la fonctionnaire bornée.
Et là, dans leur discussion en arménien, je comprends un truc qui me démoralise encore plus, mais n'étant pas sûre d'avoir bien saisi, je demande à Anna de traduire. Elle m'explique alors, qu'il n'est pas possible de prolonger (ah, ça y est, j'ai retrouvé le bon mot 😏) le visa en payant les jours du séjour "illégal". Pour sortir du pays, ça n'est plus l'OVIR qui s'occupe de moi à présent, mais il faut qu'ils envoient mon "dossier" à la Police, qui décidera (après un délai d'une semaine 🤪), de combien je dois payer. A la suite de quoi, il me faudra quitter le territoire dans les cinq jours, et ne plus revenir en Arménie durant une année. Et si je ne quitte pas le territoire durant ces cinq jours après le "verdict", alors c'est de 5 années de "banissement" dont il s'agira... Là, le ciel s'écroule, et je me dis que ces Arméniens sont complètement frappés du ciboulot.
Je sors du bureau car je sens les larmes revenir. Décidément c'est le déluge aujourd'hui...
Je suis en SVE en Arménie, donc volontaire européenne, donc ici officiellement, et pour autre chose que du tourisme. Mais depuis le début, ce sont des complications bureaucratiques pour avoir un visa correct, rien n'est proposé pour me faciliter les choses, c'est pourquoi nous avions donc choisi de prendre un visa touristique et de me faire sortir et entrer autant de fois qu'il serait nécessaire. C'était sans compter mon incapacité génétique à regarder une date inscrite sur un visa.
Pas de voyage en Turquie, alors que j'en rêvais depuis deux mois, et peut-être plus de SVE du tout. Et surtout, confirmation officielle que les étrangers ne sont définitivement pas bienvenus dans ce foutu pays à la noix. On dirait la France, ma parole 😠. A un détail près. En France tous les ans des milliers, des millions de gens viennent pour émigrer, travailler, voyager, visiter, étudier. Tandis que le monde entier se fiche profondément de l'Arménie et des arméniens, et que ces derniers ne sont même pas fichus d'accueillir sympatiquement les rares personnes qui s'intéressent à leur pays et à leur culture. Que ce soit officiellement ou dans la vie de tous les jours.
Je sature de la mentalité arménienne, de les entendre se plaindre, ressasser le génocide et se comporter en éternelles victimes. Il est temps qu'ils aillent un peu de l'avant. Ceci étant dit, ce qui est bien c'est que je peux me mettre dans la peau d'un étranger venant en France 😄
Voilà, j'avais envie de partager mon p'tit malheur de la semaine, vu que je n'ai pas grand-chose d'autre à faire. A mon tour de me plaindre un peu, non mais! Ceci étant dit, je vous conseille de visiter l'Arménie, ses montagnes sont magnifiques, et les Arméniens sont vachement plus sympas avec les touristes de passage 😛
Mais non... Je suis à Yerevan, à tuer le temps dans un cybercafé, à tenter d'appeler l'ambassade de France qui sonne occupé depuis une heure, et comme c'est l'heure de midi, je ne suis pas sûre qu'elle soit ouverte, et pas envie de me casser le nez, dans la chaleur lourde de ce tout début d'après-midi en Arménie.
Hier matin, à 6h30, toute guillerette de partir en mini-voyage de deux semaines, pour rendre visite à mes amis d'Istanbul, faire la surprise à mon mari qui y atterrit dans dix jours et ne sait pas que je viens le chercher, retrouver mon frère qui est sur la route, et faire le trajet en voiture Istanbul-Yerevan tous ensemble, toute guillerette disais-je, je me lève, m'habille, n'arrive à rien avaler en raison de mon ventre noué par l'excitation, laisse un mot à mes amis, pique deux bananes dans le frigo pour le trajet. Le but, c'est de traverser la frontière Arméno-Géorgienne par la route qui se rend de Gyumri à Ahalciha (petite ville géorgienne, qui est aussi la ville natale des parents de Charles Aznavour 😎), puis de traverser la frontière turco-Georgienne par Posof, petit poste frontière perché dans les montagnes, et pas très fréquenté par les transports paraît-il.
Les rues ne sont pas aussi désertes que je l'eûs cru, à cette heure matinale. Les Arméniens, sont donc plus travailleurs qu'il n'y paraît. J'arrive en métro à l'endroit d'où partent les marshutnis pour Gyumri. On m'indique la bonne, qui attend de se remplir pour partir. A l'intérieur, deux trois bonnes femmes, avec qui j'entame une discussion. Et d'où tu es? Tu es arménienne de France? Non, Française? Et tu parles arménien? Si bien en seulement 4 mois? Maladiets! De fil en aiguille, je leur explique mon trajet. Alors j'apprends qu'il existe des marshutnis directes pour la Géorgie passant par la frontière qui m'intéresse. Je commence à vraiment apprécier de connaître l'arménien, même s'il me restent beaucoup de progrès à faire, car il commence vraiment à me faciliter la vie. Je ressors de la marshutni après les avoir remerciées pour le renseignement, et demande aux chauffeurs d'où partent ces marshutnis pour Ahaltsiha. L'un d'entre eux m'explique comment m'y rendre, et finalement vient attendre avec moi la bonne marshutni pour m'emmener à la gare routière centrale. Mais c'est qu'ils sont sympas ces Arméniens de bon matin! Hop, en route pour Kilikia Aftokayan (gare routière). Arrivée là-bas, un taxi essaie bien de me décourager de prendre une marshoutni, mais je suis bien trop près de mes sous, et puis les chauffeurs de taxi arméniens sont un peu pénibles avec les étrangères seules... Je m'assois dans ma marshoutni définitive. Il y a là deux femmes avec leurs enfants, et une jeune Arménienne de Géorgie qui aussitôt qu'elle me voit m'invite à m'asseoir à côté d'elle. Nous entamons la discussion, re-compliments sur mon niveau d'arménien, re-étonnement que je ne sois même pas arménienne de la diaspora. Le chauffeur, plutôt jovial, m'explique que le terminus est à Ahalkalag, et qu'ensuite j'ai une correspondance pour Ahaltsiha.
Nous finissons par décoller à 8h40, car le chauffeur attendait une autre personne qui s'est laissé désirer. Sur le trajet, je continue à copiner avec ma voisine de banquette. Elle a 28 ans, non-mariée, vit en Géorgie dans la partie arménienne, ne parle pas le géorgien car elle utilise le russe lors de ses visites à T'bilissi. Nous échangeons nos contacts, elle promet de m'aider une fois à Ahalkalag, et aussi d'appeler une de ses connaissances à Ahaltsiha pour m'aider à trouver un transport jusqu'à la frontière de Vale. Vraiment une bonne journée qui commence, moi qui m'inquiétais un peu de peut-être devoir faire du stop seule dans un pays dont je ne parle pas la langue, me voilà bien rassurée!
Quelques km avant la frontière, Ruzanna demande à voir mon passeport, par curiosité. Après qu'elle l'ait regardé, j'en profite pour regarder la date exacte d'expiration de mon visa. C'est fin mai, pensé-je, mais quand? Et là, petit coup au coeur... la date inscrite sur mon visa est le 7 Mai, noir sur vert... Mince! Ils vont me raquetter à la frontière pour mes jours de retard, et je n'ai vraiment pas trop d'argent avec moi, 295 dollars exactement. J'en parle à ma voisine, elle me conseille de ne rien dire, et d'essayer de négocier s'ils disent quelque chose. On croise les doigts toutes les deux. Je suis un peu stressée, car ça m'embête vraiment de devoir payer ce surplus, mais je me dis qu'il doit bien y avoir moyen de marchander.
En attendant, nous montons de plus en plus haut en altitude, avec les pluies journalières qui durent depuis un mois, tout est vert tendre, les montagnes d'Arménie me donnent toujours aussi chaud au coeur. Dehors il fait très froid par rapport à Yerevan. Arrivés à la frontière, nous descendons pour aller présenter nos passeports. La frontière est minuscule, à haute altititude. Nous avons froid dans nos pulls, et le vent souffle pas mal. Il y a deux baraques en bois, l'une pour la sortie, l'autre pour l'entrée en Arménie. Pas d'ordinateur. Le douanier est assis derrière une petite table et note tout sur un grand cahier, et derrière lui on voit tout un tas de bazar entassé (une porte, des planches de bois...). Mon tour arrive. Et ça ne loupe pas, il me dit qu'il y a un problème, mon visa est périmé. Je fais celle qui vient de le découvrir, on demande qu'est-ce que je dois faire. Il donne mon passeport à son supérieur, qui ne rigole pas du tout, ne me jette même pas un coup d'oeil. Ils discutent en arménien, je comprends mais pas vraiment tout. On finit par m'expliquer que je dois revenir en arrière, à Yerevan. Je demande pourquoi on ne peut pas régler ça à la frontière, pourquoi je ne paie pas pour "rallonger" mon visa (j'ai oublié le mot en français...). Je commence à comprendre qu'il va vraiment falloir que je fasse marche arrière, et là, vraiment je ne m'attendais pas à ça. Je commence à sentir les larmes me monter aux yeux. Je me dis, vas-y laisse les venir, on sait jamais, ça peut toujours aider.
J'insiste, plaide ma cause en expliquant que je suis volontaire en Arménie, que je sors pour rerentrer, mais rien à faire, les douaniers qui m'entourent n'ont aucun pouvoir, il n'y a que le chef qui peut quelque chose, et le chef n'en a rien à foutre de ma gueule. Et comme je suis pas du genre à proposer des backchichs... Effondrée, en particulier à cause de ma très courte nuit (étant sortie la veille histoire de profiter un peu des bars de Yerevan, qui ne sont pas légion dans la petite ville où j'habite, et surtout pas tard le soir pour les filles), on me fait asseoir dans une pièce avec deux lits. Un gars recopie des registres, j'en profite pour mettre mon portable à charger, appeler ma coordinatrice à Yerevan. Un des douniers m'apportent des bonbons pour me consoler, d'autres me posent des questions, un autre encore me propose du café... Bon ben au moins, pleurer n'aura pas servi qu'à me foutre la honte :-)
Ils arrêtent une marshutni en sens inverse pour qu'elle me remmène à Yerevan, ils me disent que je n'aurai pas à payer pour le trajet retour. Bonne nouvelle!
Dans la marshutni, tout le monde sait que je viens de me faire refouler, ils compatissent. Je reste un peu dans mon coin, pas envie de recopiner, j'étais bien moi à côté de Ruzanna, à penser à la suite de mon trajet, et à profiter des beaux paysages en sens aller... En sens retour, je les trouve moins amicaux, mais ils réussissent quand même à me faire un peu chaud au coeur. Nous nous arrêtons pour la pause. Je me mets à une table à l'extérieur. Un couple d'Arméniens de Géorgie vient s'asseoir à la même table. Ils ne me parlent pas, mais la femme coupe une pomme en deux, et m'en donnent la moitié 😮. Je ne m'y attendais pas. Puis elle me donne un bonbon, puis nous commeçons à discuter. Elle est très gentille, et me fait elle aussi plein de compliments sur mon niveau d'arménien. Décidément, je trouve ces arméniens de Géorgie bien plus chaleureux que les arméniens qui peuplent les marshoutnis que je prends régulièrement pour aller à Yerevan depuis mon bled. Ca me rappelle alors mon premier trajet en Géorgie, lors de mon arrivée depuis la Turquie. Une dame m'avait aussi spontanément nourrie de pommes, avant même de découvrir avec étonnement que j'étais étrangère.
Depuis le début j'entends dire que la Géorgie est vachement plus accueillante que l'Arménie, mais je me refusais à y croire sans connaître. Mais je commence à me demander si ça n'est pas tout simplement vrai.
Cette chaleur humaine dans cette journée décevante m'a beaucoup touchée, car au bout de 4 mois en Arménie, ça commence à vraiment me manquer. Ici à part ma famille, personne ne fait vraiment d'efforts pour m'intégrer. Mais revenons à nos moutons.
Arrivée à Yerevan, j'enchaîne directement pour me rendre à l'OVIR (administration qui s'occupe des visas). Ma coordinatrice, Anna, m'y attend. Nous allons revoir cette dame malaimable à qui nous avions eu affaire lors de mon arrivée. Le prototype même de la fonctionnaire bornée.
Et là, dans leur discussion en arménien, je comprends un truc qui me démoralise encore plus, mais n'étant pas sûre d'avoir bien saisi, je demande à Anna de traduire. Elle m'explique alors, qu'il n'est pas possible de prolonger (ah, ça y est, j'ai retrouvé le bon mot 😏) le visa en payant les jours du séjour "illégal". Pour sortir du pays, ça n'est plus l'OVIR qui s'occupe de moi à présent, mais il faut qu'ils envoient mon "dossier" à la Police, qui décidera (après un délai d'une semaine 🤪), de combien je dois payer. A la suite de quoi, il me faudra quitter le territoire dans les cinq jours, et ne plus revenir en Arménie durant une année. Et si je ne quitte pas le territoire durant ces cinq jours après le "verdict", alors c'est de 5 années de "banissement" dont il s'agira... Là, le ciel s'écroule, et je me dis que ces Arméniens sont complètement frappés du ciboulot.
Je sors du bureau car je sens les larmes revenir. Décidément c'est le déluge aujourd'hui...
Je suis en SVE en Arménie, donc volontaire européenne, donc ici officiellement, et pour autre chose que du tourisme. Mais depuis le début, ce sont des complications bureaucratiques pour avoir un visa correct, rien n'est proposé pour me faciliter les choses, c'est pourquoi nous avions donc choisi de prendre un visa touristique et de me faire sortir et entrer autant de fois qu'il serait nécessaire. C'était sans compter mon incapacité génétique à regarder une date inscrite sur un visa.
Pas de voyage en Turquie, alors que j'en rêvais depuis deux mois, et peut-être plus de SVE du tout. Et surtout, confirmation officielle que les étrangers ne sont définitivement pas bienvenus dans ce foutu pays à la noix. On dirait la France, ma parole 😠. A un détail près. En France tous les ans des milliers, des millions de gens viennent pour émigrer, travailler, voyager, visiter, étudier. Tandis que le monde entier se fiche profondément de l'Arménie et des arméniens, et que ces derniers ne sont même pas fichus d'accueillir sympatiquement les rares personnes qui s'intéressent à leur pays et à leur culture. Que ce soit officiellement ou dans la vie de tous les jours.
Je sature de la mentalité arménienne, de les entendre se plaindre, ressasser le génocide et se comporter en éternelles victimes. Il est temps qu'ils aillent un peu de l'avant. Ceci étant dit, ce qui est bien c'est que je peux me mettre dans la peau d'un étranger venant en France 😄
Voilà, j'avais envie de partager mon p'tit malheur de la semaine, vu que je n'ai pas grand-chose d'autre à faire. A mon tour de me plaindre un peu, non mais! Ceci étant dit, je vous conseille de visiter l'Arménie, ses montagnes sont magnifiques, et les Arméniens sont vachement plus sympas avec les touristes de passage 😛
Obtention du visa chinois à partir du Tadjikistan ou du Kirghizistan English translation pending
Bonjour!
je cherche, comment beaucoup d'entre vous, à comprendre quelles sont les règles en vigueur pour l'obtention d'un visa chinois...🤪
quelqu'un a-t-il déja essayé d'obtenir un visa chinois en faisant la demande à partir du Khirgistan ou du Tadjikistan (en ne possedant ni l'une, ni l'autre nationalité)???
ne peut on faire la demande de visa qu'à partir du pays de résidence???
merci beauoup! ça m'aiderait à y voir plus clair!😏 Pauline
je cherche, comment beaucoup d'entre vous, à comprendre quelles sont les règles en vigueur pour l'obtention d'un visa chinois...🤪
quelqu'un a-t-il déja essayé d'obtenir un visa chinois en faisant la demande à partir du Khirgistan ou du Tadjikistan (en ne possedant ni l'une, ni l'autre nationalité)???
ne peut on faire la demande de visa qu'à partir du pays de résidence???
merci beauoup! ça m'aiderait à y voir plus clair!😏 Pauline
Marchés aux puces à Téhéran et en Iran? English translation pending
Bonjour,
savez -vous s'il y a des marchés aux puces en Iran ? et des marchés artisanaux sympas ?
savez -vous s'il y a des marchés aux puces en Iran ? et des marchés artisanaux sympas ?
Argentine: réserver les hôtels et "bed & breakfast" depuis la France? English translation pending
Pour ceux qui connaissent bien l'Argentine, est-il nécessaire de réserver depuis la France des hotels, B&B ou autres quand on se déplace dans le sud au mois d'Aout notamment entre el calafate et ushuaia. Ou bien n'y a t'il pas de problème pour trouver un logement quand on arrive dans une ville ou un village à cette période c'est à dire pendant l'hiver austral?
Merci pour tous vos bons conseils.
Merci pour tous vos bons conseils.
De Paris à Delhi par la route (Turquie, Iran, Pakistan) English translation pending
Bonjour a tous,
juste un message pour ce qui souhaite se rendre en inde au depart de la france par la route.
J ai fait ce trajet en Aout dernier sans aucun problemes et bien que la situation change vite dans cette region du monde, je peux peut etre aider quiconque a des questions sur le sujet....
N hesitez pas.
matthieu.
matmadfrog@yahoo.com