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Trois générations, 23 jours, 11 états, western happiness English translation pending
by Kast13 · 2020-02-06 · 103 replies
J’ai longtemps hésité à écrire ce carnet, au retour de ce merveilleux voyage, en Juillet, il m’a semblé que plusieurs autres carnets parlaient plus ou moins des mêmes lieux , et d’autres ont suivi les mois suivants, je les ai lu et continue à les lire avec beaucoup de Plaisir (encore merci bibouns51, marcalamar, marati et les autres, trop nombreux pour que je les cite tous), ils me rappellent ces endroits superbes et ces 3 semaines d’émerveillements.

Mais en décembre, mon père, le seul participant masculin à ce beau voyage, nous a quitté . Et en y réfléchissant, j’ai eu envie de raconter ce dernier road trip tous ensemble , pour moi c’est un rappel de bons souvenirs, et j’espère que pour certains ça donnera encore un autre exemple, les voyages à 3 générations n’étant pas si fréquents dans les carnets. Voyager avec les grands-parents et les enfants ados, ça force chacun à faire des concessions, à s’adapter au rythme et aux envies des uns et des autres…

C’était déjà le 6ème voyage dans l’Ouest pour moi, en une vingtaine d’année, et 3ème en trois ans:

En 2017, un trip à 9 avec un couple d’amis, ma soeur et nos 5 enfants, de San Francisco à Las Vegas en passant par les parcs les plus fréquemment visités (Grand Canyon, Bryce, …) sans passer par Los Angeles (https://voyageforum.com/v.f?post=8264822;#8264822 ).

En 2018, toute seule sans enfants, à la découverte du Yellowstone puis de Valley of fire, Cedar breaks et Snow Canyon entre autres (https://voyageforum.com/v.f?post=9100875;#9100875 )

Et 2019, l’objet de ce carnet, avec mes parents, mes deux filles de 14 et 16 ans et ma niece de 17 ans. Il y a eu plusieurs versions de l’itinéraire, j’avais fait une liste de nombreux endroits possibles et chacun a donné son classement. J’ai pris les lieux qui avaient le plus de voix de préférence et j’ai essayé de tous les mettre dans un itinéraire bien chargé mais je pense assez équilibré. Les incontournables étaient pour moi Yellowstone et Monument Valley que je voulais absolument leur faire découvrir à tous. Et pour les enfants, Universal Studios à Los Angeles et un nouveau passage à Las Vegas qu’elles avaient adoré deux ans plus tôt. Pour mes parents, le Mont Rushmore leur faisait envie. Le résultat a été un road trip de 23 jours, avec 2 vols intérieurs, 11 états traversés, 11 parcs nationaux, des lieux marqués par l’histoire indienne…on a beaucoup ri, un peu marché, et si souvent été éblouis.

Alors, après ce long préambule, comme on dit dans New-York Unité spéciale; voilà leur histoire . 😊

Comme nous avions un vol le 25 Juin au matin, un direct CDG-Los Angeles, on a décidé de rejoindre Paris en TGV le 24 au soir, pour dormir près de l’aéroport. Le 25, frais et dispos, nous voilà à l’aéroport. Pas de bagages à enregistrer, nous avons tous voyagé avec une valise cabine et un sac à dos. On monte bien à temps dans l’A380, et on attend le décollage…et on attend…et on attend…on nous parle d’un petit souci technique, on attend toujours…au bout d’un moment, on nous dit qu’on va nous faire sortir, que du personnel au sol nous prépare une salle climatisée (oui, il fait plutôt chaud ces jours-ci) pour nous recevoir en attendant de nous trouver un autre avion… Quand enfin on peut sortir, pas vraiment de salle climatisée mais du personnel qui nous traite un peu comme du bétail pour nous faire sortir au plus vite et nous dit de récupérer nos bagages (youpie, on n’en a pas à récupérer) et d’aller au comptoir air France où on va nous trouver un prochain vol. Mais c���est pas possible, on a nos places pour Universal demain nous! Au comptoir, on arrive dans les premiers, n’ayant pas de bagages à récupérer (mais ayant dû parcourir CDG de long en large) et là commence la recherche d’une solution pour nous 6. Première proposition: attendre minuit (on est 11h du matin à peu près là)pour prendre un vol ver Mexico, y attendre 8h puis avoir enfin un vol vers Los Angeles. Notre refus est clair, tant qu’à arriver demain, autant partir demain matin, au moins on aura une nuit de repos d’ici là. On finit par nous trouver un vol le lendemain matin, avec une escale à Detroit et arrivée en fin d’après-midi à Los Angeles. Bon, bein on fera avec…vous nous trouvez un hotel pour cette nuit? Euh…"on n’en trouve pas directement mais trouvez vous même et on vous remboursera…"je comprends qu’ils n’aient pas trouvé, il m’a fallu 2h pour finalement trouver des chambres à Chantilly, il n’y avait rien de libre plus près (les environs de l’aéroport étaient surbookés et on était six donc besoin de minimum 2 chambres). Franchement, la gestion de la situation par Air France ne nous a pas du tout impressionnés. Heureusement qu’ils ont fini par nous rembourser l’hotel et nous dédommager pour le vol 2 mois plus tard, une fois la plainte enregistrée et traitée sur leur site.

J’ai profité de l’après-midi et la soirée à l’hotel pour appeler Universal, et là, super service, ils ont accepté de changer la date des billets sans problème en apprenant la situation. J’ai aussi appelé pour changer la date de location de la voiture (prevue au depart pour 48h, on l’aura finalement prise juste 24h) et ça a été sans souci.

Le lendemain, 26 Juin, on retourne à l’aéroport avec une petite apprehension, mais tout se passe bien, premier vol ok, étape à Détroit rapide pour le passage à la douane et deuxième vol très bien également. A l’arrivée à Los Angeles, pour rejoindre notre hotel près de Universal, on fait un petit arrêt à Griffith Park, voir le signe Hollywood à la tombée du jour,



et après une pizza près de l’hotel, on s’effondre dans nos lits. Hotel : BLVD hotel and spa, très correct, jolie chambre, pas de petit déjeuner, bien situé (on peut aller à Universal à pieds).
California! Nevada! Utah! Oh!
by Valmichel86 · 2019-12-11 · 134 replies
After my trip to Oregon in 2018 (see Travel Journal "Oregon and Only Oregon"), I vaguely intended to return to the West (the western USA, of course—the west of France is where I almost live) someday, later... with no specific date or plan.

November 2018, I stumbled upon a promotion for round-trip flights from Paris to San Francisco. Well, I *stumbled*—they must’ve collected some "data" on me to make sure this deal crossed my path. And it worked! My ESTA was still valid, and two days later, it was decided: May 13, 2019 (departure from Paris) to June 15, 2019 (return to Paris).

The travel style? Just like last year: low-budget trip, rental car, and accommodation only in campgrounds, with no reservations to stay as free as possible.

Exceptions? 3 nights in a youth hostel upon arrival in downtown San Francisco, and 1 night on the way back (right before flying) in Montara, near Pacifica—a spot that seemed well-located for driving back to the airport in the middle of the night.

Now, to sketch out the rough itinerary. Here’s what it looked like after the trip:

Westernmost point: Montara Lighthouse on the coast, 30 km south of San Francisco (California); Easternmost point: Zion National Park (Utah). Northernmost point: Reno (Nevada). Southernmost point: Spring Mountain Ranch State Park in Blue Diamond, near Las Vegas (Nevada).

Another view:



I’ll be spending 33 days in this little area! I’m a slow traveler.

Meanwhile, I realized that in some places I wanted to visit (Las Vegas and National Parks), it was better to book ahead. So, I added to my reservations: - 2 nights in a hostel in Las Vegas - 6 nights of camping in the national parks (2 at Zion NP, 2 at Yosemite NP, 2 at Sequoia-Kings Canyon NP). Between all these dated stops, it’s a choose-your-own-adventure from the ideas I found.

I’m also a slow writer—slow writer, slow traveler—so it’ll take me a while to wrap this up. I’ll start tomorrow.
Découverte des ethnies minoritaires dans le nord du Vietnam English translation pending
by Apolloroux · 2019-06-19 · 157 replies
Bonjour amis voyageurs,

Voilà déjà un mois que nous sommes rentrés de notre voyage dans le nord du Vietnam . Nous avons adoré ce voyage plein de découvertes et de rencontres.

Pour nous, ce furent nos premiers pas en Asie. Nous avions déjà voyagé aux USA, au Canada et à Cuba mais jamais sur ce continent. Alors cette année, on s’est lancé. Pourquoi le Vietnam ? Et bien parce que j’avais lu de magnifiques carnets concernant ce pays sur ce forum.

Cette année fut l’année des nouveautés car habituellement, je prépare nos voyages seule et nous partons en totale autonomie en voiture de location. Pour le Vietnam, la voiture de location n’est pas possible et faire un tel voyage en transport en commun me paraissait un peu compliqué. Du coup j’ai fait appel à une agence de Hanoï pour nous organiser ce voyage. Après avoir demandé des devis à trois agences, nous avons sélectionné Amica Travel qui nous a donc organisé ce voyage avec guide et chauffeur.

J’ai été immédiatement séduite par le côté rassurant de voyager de cette façon mais d’un autre côté, j’ai été aussi un peu (beaucoup) inquiète quant au fait d’être continuellement accompagnée d’une tierce personne.

En ce qui concerne le trajet, nous l’avons élaboré ensemble, l’organisatrice du voyage et moi-même. Après plusieurs mails échangés ainsi qu’ un contact téléphonique, nous sommes arrivées à ce parcours :

Les 2 premiers jours à Hanoï Jour 3 : Hanoï – Sapa Jour 4 : Sapa Jour 5 : Sapa – Bac Ha Jour 6 : Bac Ha Jour 7 : Bac Ha – Ha Giang Jour 8 : Ha Giang – Dong Van Jour 9 : Dong Van – Bao Lac Jour 10 : Bao Lac – Ba Be Jour 11 : Ba Be Jour 12 : Ba Be – Hanoï Jour 13 : Hanoï – Tam Coc Jour 14 : Tam Coc Jour 15 : Tam Coc – Baie de Lan Ha Jour 16 : Baie de Lan Ha – Cat Ba Jour 17 : Cat Ba Jour 18 : Cat Ba – Hanoï

Les hôtels ont été choisis et réservés par l’agence. Nous avons aussi passé 4 nuits chez l’habitant.

Lors de nos différents échanges, j’avais insisté pour avoir un voyage cool (pas de mode marathon) avec beaucoup d’arrêts photo, des randonnées ainsi que des rencontres avec la population. Nous avons été comblés.

Maintenant je vous emmène découvrir tout cela.

1er jour : mardi 30 avril : le départ

C'est donc le mardi 30 avril très tôt le matin que nous quittons la maison pour nous rendre à Bruxelles afin de prendre le TGV pour Paris.

Arrivés à Paris bien avant le décollage de notre avion nous avons tout le temps pour enregistrer nos bagages et manger un petit morceau. Comme nous n'avions pas pris les visas à l'avance, (nous les achèterons à l'aéroport de Hanoï), on nous demande de montrer notre lettre d'invitation. Pas de problème, nous avons ce qu'il faut.

Nous embarquons donc dans un avion de la compagnie Vietnam Airlines et celui-ci décolle bien à l'heure.



Après un vol parfait de 11 heures nous atterrissons à Hanoï sous un ciel très gris et même pluvieux. La première chose à faire avant de passer la douane est d'aller chercher le visa. Tout va très vite car nous avions déjà rempli les papiers chez nous à la maison. Nous le payons en euros sans problème et nous passons très vite le contrôle. Il nous reste à aller chercher nos bagages. C'est toujours une étape un peu stressante d'autant plus que nos sacs se font un peu attendre. Heureusement, les deux sacs sont enfin là, les vacances peuvent commencer. Avant de sortir de l'aéroport nous passons par le bureau de change afin de changer quelques euros en dongs. Et nous voilà tout à coup millionnaires.

Notre chauffeur est là. Il nous attend avec une pancarte sur laquelle nous lisons notre nom. Comme c'est agréable de se savoir attendus. Pas besoin de chercher un taxi ou autre moyen de transport. Nous apprécions déjà le confort de voyager par agence.

2eme jour : mercredi 1er mai : arrivée à Hanoï

Nous sommes déjà le 2eme jour. Et oui, avec le décalage horaire nous devons avancer nos montres de 5 heures. Nous embarquons avec notre chauffeur direction Hanoï. Nous en avons pour plus ou moins 45 minutes de route avant d'arriver à l'hôtel. Mais à notre grande surprise, nous allons faire une halte dans la ville de Hanoï pour une séance de spa. Je savais que nous irions au spa, cela était bien indiqué dans notre programme mais je pensais que ce serait à l'hôtel. Mais en fait non, c'est dans un institut dans la ville de Hanoï. Ok, cela va nous faire du bien après un voyage quand même un peu fatiguant mais je ne suis pas vraiment à l'aise. En effet, après 11 heures de vol sans possibilité, évidemment, de prendre une douche, je me dis que l'on ne doit plus être très frais. Et bien tant pis, allons -y Heureusement, nous avons quand même la possibilité de nous laver les pieds. C'est déjà ça ! Nous allons ensuite en cabine et c'est parti pour une heure de massage. Un délice, ça dénoue les muscles crispés par ce long trajet. Notre voyage commence bien.

Après cet agréable intermède, notre chauffeur nous amène à l'hôtel. Il est encore tôt et évidemment la chambre n'est pas prête. Elle le sera seulement dans l'après-midi. Ce n'est pas trop grave. Nous pouvons aller nous doucher au spa de l'hôtel et enfiler une tenue plus confortable pour commencer à découvrir la ville de Hanoï. Pour nos deux jours dans la capitale ce sera sans guide. Nous avons hâte de découvrir cette ville millénaire.

Notre hôtel se trouve à quelques minutes à pied du lac Hoan Kiem. Ce lac est situé au cœur de la capitale mais reste un véritable havre de paix à l'abri du tumulte de la ville bien que ses rives sont assez fréquentées par les locaux ainsi que par les touristes. Au sud du lac nous apercevons l'îlot de la tortue





Nous continuons à longer le lac pour arriver au niveau du second îlot appelé îlot de jade sur lequel se dresse le temple Ngoc Son . Pour y accéder nous devons emprunter le pont the Huc . Un joli pont de bois peint en rouge qui contraste merveilleusement bien avec les eaux vertes du lac.



Nous décidons de visiter ce temple bien que ce soit bondé. Voici l'entrée du temple juste après le pont



Des autels du temple





De très jolis bonzaïs ornent les espaces extérieurs du temple





Nous ne nous attardons pas trop car il y a vraiment beaucoup de monde et nous avons hâte de découvrir le vieux quartier de Hanoï qui se trouve à deux pas d'ici. Ce quartier est le cœur historique de la ville et est très animé.





On l’appelle aussi le quartier des 36 corporations car il est composé de rues ayant chacune sa spécialité comme la rue de la chaussure ou la rue de la mercerie.

Pour bien s'imprégner de cette ambiance si particulière nous nous perdons dans les ruelles de ce labyrinthe. Se perdre est un grand mot car nous avons tout de même un plan et nous suivons le tracé d'une promenade proposée dans un guide touristique.

Après seulement quelques pas dans ce quartier je me sens emportée dans un tourbillon de couleurs et d'agitation. Je reste là époustouflée à regarder les gens vivre. Une femme essaye de nous vendre des beignets, une autre tente de nous mettre une palanche sur les épaules puis c'est un autre qui nous interpelle pour un tour en cyclo pousse. Ça fourmille de partout, ça grouille, ça bouge, ça crie, ça klaxonne. La vie est omniprésente, dans les artères principales mais aussi dans les ruelles plus sombres. Je suis étourdie par la frénésie de la ville Les restaurants occupent les trottoirs, les mobylettes aussi. La plupart du temps d’ailleurs le trottoir est inaccessible. Il faut marcher dans la rue.



Ici, c'est la jolie vendeuse d'ananas qui occupe la place.



Les artisans travaillent ou vendent dans la rue











Le marchand de fleurs me regarde, espère peut-être vendre un bouquet.

Les grandes plaines du Nord argentin à vélo English translation pending
by Lucbertrand · 2019-06-14 · 57 replies
Après notre échec à traverser sur le Chili par le col de San Francisco nous avons réorienté notre voyage à travers le nord de l’Argentine. Rien n’avait été programmé, et à l’improviste et à l’inspiration nous sommes partis durant un mois à travers ces territoires gigantesques très peu peuplés. Sensation étrange de devoir bouleverser un voyage tracé dans les grandes lignes depuis pas mal de temps mais une curiosité renforcée à l’idée de nouvelles aventures dans des contrées sur lesquelles nous n’avons pratiquement aucun renseignement nous attire. La non-programmation et les décisions au jour le jour sont une forme d’aventure qui nous convient. Nous allons prendre conscience une fois de plus du gigantisme de ce pays et de la faible densité humaine de ces plaines qui viennent buter contre les premiers contreforts des Andes.



Bye bye le paso San Francisco et ses tourmentes de vent

31 octobre Tinogasta à Campanas 64 km 750 m de dénivelé Après une deuxième nuit à Tinogasta qui met un point final à notre boucle de 500 km, aller-retour, à destination du paso San Francisco, nous partons ce matin vers le sud pour une étape que je pense facile. Mais une petite forme va la rendre difficile, en particulier les vingt kilomètres de piste en montée, bien souvent sur de la tôle ondulée semée de cailloux. On ne se laisse pas abattre et le malbec argentin même pour un Lyonnais le top

Nous longeons une magnifique sierra aux couleurs multiples, où des plans se succèdent et s’enchevêtrent dans un décor de crêtes déchiquetées. Les nuages qui s’accrochent aux flancs de ces montagnes aux dimensions difficiles à évaluer approfondissent l’impression de mystère de ces coins en dehors des voies du tourisme.





Nous arrivons à destination à 14h30 dans ce petit village de Campanas qui semble mort, l’heure espagnole explique peut-être que nous ne rencontrons âme qui vive. Après des tours et des détours enfin une personne à qui poser une question. Cela nous mènera à un hébergement qui ne paie pas de mine, mais qui s’avère très bien, dont le propriétaire sera très serviable. Ce logement est équipé d’une petite cuisine un peu beaucoup « bordélique » mais pleine de charme. Nous sommes d’autant mieux situés qu’une épicerie se trouve à quelques mètres et nous offre toutes les commodités, certes nous ne sommes pas dans un supermarché occidental.

Malheureusement c'est aussi cela en préambule au panorama fantastique, souvent décharge à ciel ouvert des papiers et des détritus plus lourds partout

Cette vie d’errance tranquille nous allons le mener quelques semaines. Cette façon de voyager où l’on prend le temps de s’inscrire justement dans un autre temps me convient complètement. Pas de programme chronométré, de visites imposées, de file d’attente, de restaurant bondé, non simplement un village désert où l’on ressent l’ennui et peut-être la tristesse des personnes vivant ici. Cela permet l’adoption d’un rythme lent en alternant moments consacrés à l’effort physique à vélo et moments dédiés à la réflexion sur soi, les autres et l’évolution du monde. Se retrouver loin de chez soi et de sa famille durant des périodes relativement longues crée les conditions d’une expérience fructueuse, d’une part bien sûr un certain manque des êtres aimés persiste et s’intensifie avec la durée, mais d’un autre côté une obligation de repenser son fonctionnement quotidien se fait jour. Et dans ces voyages où l’on vit de longues semaines jour et nuit avec un camarade cela crée un lien privilégié de camaraderie entre les êtres, en étant vigilant de rester à l’écoute l’un de l’autre, dimension très importante et enrichissante de ces périples à vélo.



1 novembre Campañas Chilecito 85 km dénivelé 708 m Nous quittons notre logement à 7h30. D’après les indications nous nous attendons à une assez grosse journée, 1150 m de dénivelé. Une belle montée pas trop raide nous conduit à travers une gorge toute en courbes, agréable à parcourir, car à chaque virage des perspectives nouvelles nous sautent au visage. Le plaisir est d’autant plus intense que la circulation automobile est pratiquement absente. En deux heures nous arrivons au sommet, après quelques 700 m de dénivelé. Nous constatons qu’à partir de ce point une immense descente nous attend.

Les grands espaces argentins

Ce qui m’a frappé au cours de cette montée ce sont les différentes stèles en commémoration des tués sur la route. Au cours de notre voyage de 3600 km à travers l’Argentine nous en verrons beaucoup. À côté des marques habituelles d’un monument du souvenir évoquant le défunt une montagne de bouteilles en plastique vides interpelle. Différentes explications nous seront données lorsque nous poserons la question du pourquoi de ces bouteilles en un tel lieu. Je l’avais déjà constaté dans d’autres pays d’Amérique du Sud, en particulier dans les grandes solitudes de haute altitude de Bolivie dans la ville pré inca d’Alcaya. Des momies vielles de plusieurs milliers d’années dans ce désert le plus sec du monde étaient accompagnées de bouteilles de coca-cola aux bouchons rouges.

En mémoire des morts de la route

Est-il mort à vélo?

Entre les salars de Coipasa et Uyuni en Bolivie à 3800 mètres d'altitude cité précolombienne abandonnée d'Alcaya on voit en bas à gauche le bouchon de la bouteille de coca-cola auprès de cette dépouille qui serait multi-millénaire dans ce recoin l'un des plus secs au monde

Dans un premier temps, la chance nous accompagne, une vingtaine de kilomètres descendants avec vent dans le dos nous procurent un vrai bonheur. Plaisir absolu, nous les dévalons à grande vitesse entre 40 et 55 km/h. Nous nous arrêtons dans un village où des étages de fruits nous font de l’œil. Nous consommons sur place.

Nous repartons, malheureusement le vent s’est inversé, cela ne nous empêche pas de garder une bonne moyenne. Je m’abrite derrière André qui ouvre comme un bulldozer. Vers 13 heures nous atteignons Chilecito, Les derniers kilomètres ont été pénibles du fait d’une immense ligne droite qui semblait s’allonger au fur et à mesure que nous la parcourions.

Comme souvent sur la route nous avons vu des évocations des peuples indiens qui vivaient en ces lieux avant l’invasion espagnole. En particulier cette fois-ci une représentation géante d’un Indien, évoquant les peuples aborigènes. Une plaque commémorative revendique la terre volée à ces premiers habitants il y a plusieurs siècles.



La ville est assez grande. Nous nous renseignons au syndicat d’initiative et allons à l’hôtel de l’automobile club argentin. Un immense christ la domine. Cela nous donnera l’occasion d’une agréable promenade ponctuée d’un très joli point de vue. Nous côtoyons dans notre hôtel un couple de Suisses à moto. Ils sont sur la route depuis plus de deux ans et possèdent de remarquables montures. Malheureusement ils ne chercheront pas le contact et ils ne nous diront pas grand-chose de leur périple, dommage car ils ont certainement vécu de magnifiques aventures.

J’en profite pour aller chez le coiffeur et outre les cheveux je me fais couper la barbe. En effet, elle commence à être longue, vieille de plus d’un mois. Je l’avais laissé pousser car nous avions séjourné en altitude souvent au-dessus de 4000 m. Maintenant que nous allons rester dans les plaines nous ne dépasserons plus les 2000 mètres, donc les rayons UV seront moins agressifs. Le coiffeur est un vieux monsieur perclus de rhumatismes et qui ne peut plus lever les bras. Pour alléger ses douleurs il officie en montant sur un tabouret, cependant de toute évidence il souffre. Cette obligation de continuer à travailler résulte sans doute de l’absence de retraite pour cet artisan.

Plus d'un mois en haute altitude et on se transforme en yéti des Andes, le coiffeur barbier a eu du boulot mais je n'ai payé que pour une personne!!! La barbe est une bonne protection contre le soleil en particulier en haute altitude où il est peu atténué par une atmosphère moins dense.
Le tour des îles Britanniques avec le Crown Princess English translation pending
by Hyerois83 · 2019-06-07 · 117 replies
Bonjour à tous, Ayant envie d'effectuer un tour des iles Britanniques en croisière, nous avons choisi Princess, après avoir éliminé MSC en raison de précédentes expériences mitigées en Norvège et franchement mauvaises à Cuba., ainsi que Holland America, avec qui nous avons fait de bonnes croisières mais dont les tarifs pour ce parcours étaient inexplicablement anormalement élevés. Merci à Jobulette, Clau05 et 4yne dont les posts nous ont aidé dans la préparation de cette croisière. Habitant le sud, il nous est plus facile de rejoindre Southampton par Londres que le Havre par Paris, donc nous voilà partis par Easyjet pour Gatwick, avec deux jours d'arrêt à Londres pour profiter un peu avant le Brexit. Bon point pour Easyjet : on achète dans l'avion le billet de train pour le Gatwick express, donc nous évitons la queue aux guichets. Ce train nous mène à Victoria station en 30 minutes dans des conditions qui nous changent du RER B pour Roissy : direct de Gatwick à Victoria, wagons impeccablement propres, pas de tags, racks pour les bagages, pas de mendiants, etc... Etant pas mal chargés de bagages pour 14 jours, nous avons fait le choix d'un hôtel tout près de Victoria station. C'est sans doute la plus petite chambre qu'on ait jamais eue pour 220 livres par jour :trois mètres par trois, avec le lit coincé contre le mur, la salle d'eau logée contre le pied du lit et cinq porte manteaux accrochés au mur en guise de penderie. Par ailleurs bon petit déjeuner et personnel charmant. Heureusement ce n'était que pour deux jours. Notre programme en bref, celui d'un parfait touriste lambda : Achat d'Oyster cards, cartes prépayées qui permettent de prendre le métro et le bus et sont débitées en fonction du trajet et de l'heure de la journée (coût 5 livres chacune). Promenade en bateau sur le canal entre Little Venice et Camden Town avec spectacle et nature le long du parcours. Balade dans Camden market où voisinent au milieu d'un fouillis indescriptible magasins de fringues, restaurants de toutes sortes, antiquaires et brocanteurs. On nous propose des bonbons au cannabis, fabrication artisanale, un peu plus loin, un jeune couple choisit avec soin des menottes , des vendeuses exposent des tatouages invraisemblables. Nous demandons à acheter deux citrons dans un étal qui vend des jus de fruit pressés. Au son de notre accent Français, le vendeur nous en fait cadeau.C'est Camden !! Balade en fin d'après midi à Soho et diner à Chinatown. Le lendemain, visite de la Tate Gallery modern, un peu décevante : de nombreuses œuvres de valeur bien inégale exposées sans lien très fort et quelques installations soi disant d'avant garde mais peu convaincantes. Beaucoup d'oeuvres tellement chargées de sens qu'il faut lire attentivement la notice pour le découvrir Très belle vue sur l'autre rive de la Tamise à partir de la galerie du quatrième étage. Montée au Shard (l'épine, nom du plus haut building de Londres) Il faut avoir réservé à l'avance pour une heure précise, sinon on est refoulé. Magnifiques vues de Londres du haut des 69, 70 et 72 ème étage de ce bâtiment . Pour faire bon poids, on dine au restaurant l'Oblix, au 32 ème étage, avec une vue inoubliable sur le soleil couchant sur l'ouest Londonien et une addition également inoubliable (il faut dire qu'à Londres les tarifs de restaurants et d'hôtels sont particulièrement élevés). Le lendemain, départ par le Gatwick express pour Gatwick où on a rendez vous avec Princess, qui nous prend en charge avec d'autres passagers arrivant par avion. Des hôtesses nous accueillent et nous guident jusqu' au bus qui nous conduit à Southampton en deux heures. A l'arrivée l'accueil des croisiéristes paraît chargé, mais de nombreux bureaux sont ouverts et nous n'attendons que quelques minutes.Dix minutes après, nous sommes dans notre cabine où nos bagages nous retrouveront moins d'une demi heure plus tard. La cabine est grande avec deux lits jumeaux qu'on peut rapprocher, une salle d'eau petite mais bien agencée et une très grande penderie équipée de pas moins de 39 cintres. Nous montons ensuite au buffet au 15 ème étage où nous sommes agréablement surpris par l'espace et par la variété des plats proposés. Les serveurs veillent à ce qu'on se nettoie les mains à chaque passage au buffet, les consignes sanitaires étant rappelées partout et lors de chaque intervention du staff. A 16 heures, c'est l'exercice de sécurité, pour lequel on nous dispense de porter les brassières de sauvetage. Le tout a lieu très cool assis dans une des salles de réception, et en une seule langue : l'Anglais. Tout au long de la croisière , on nous évitera les interminables gloubi boulga en 7 ou 8 langues comme sur d'autres bateaux. Ici, c'est l'anglais, version USA, qui est la seule langue parlée, sauf à la réception, où les hôtesses sont multilingues. Le soir, diner dans un des deux restaurants anytime. Il y a un autre restaurant réservé aux personnes mangeant à heure fixe et trois autres restaurants de spécialité avec supplément. La carte propose un choix de 8 entrées et 6 plats principaux, plus une dizaine de plats qui sont au menu tous les jours . Ce que nous choisissons s'avère de bonne qualité, même la viande de bœuf cuite comme il faut. Par contre, nous tiquons sur le prix des vins au verre qui tourne autour de 10 dollars (plus 18 % de service), le même prix que les cocktails. Le forfait all inclusive étant à 55 $ par jour et par personne plus le service, nous ne l'avons pas pris. En choisissant des bouteilles on tourne autour de 40 dollars la bouteille, ce qui met le verre à 8 euro. Ca va nous inciter à être plus sobres que de coutume🙂.

Jour 1 GUERNESEY Il fait un temps breton, avec des alternances de crachin et de soleil. On sort couverts. Le bateau est ancré au large de Saint Peter port et nous allons à terre en chaloupe après une attente d'une dizaine de minutes dans un salon. Les quais sont occupés par de nombreux stands à l'occasion d'une fête des animaux. Sur le parking un peu plus loin se tient le marché où se distingue le roi des fromages, commerçant venu d ' Agon Coutainville en Normandie avec son bel étalage. Nous avons réservé un tour de l'île de trois heures en bus. Au cours du trajet l'excellent chauffeur nous initie aux grands et aux petits secrets des habitants. Devant le nombre de voitures de luxe, (Ferrari, Porsche, etc...) croisées dans l'île, on sent que beaucoup d'entre eux sont à l'aise. La campagne est charmante, avec ses maisons fleuries cette église au clocher rond (pour que le diable ne se cache pas dans les coins) Nous marquons un arrêt à la petite chapelle, entièrement construite des mains du frère Déodat, religieux Français ayant émigré à la suite de la séparation de l'église et de l'état. Les murs de cette chapelle minuscule sont presqu' entièrement recouverts de morceaux de porcelaine, don des habitants de l'île. Le magasin de souvenirs proche expose une grande variété d'horloges et de bijoux en argent. Nous nous arrêtons ensuite sur les falaises où subsistent de nombreux bunkers témoins de l'occupation Allemande. Dernier arrêt près du fort Grey où le magasin Guernesey Pearl propose de nombreux bijoux en perles ainsi que des souvenirs variés. Pour réembarquer nous trouvons une queue impressionnante de plus de trois cent mètres de long, ce qui fait que nous zappons la visite du château Cornet qu'on admire à l'autre bout du port. Nous passons le temps dans la queue en en discutant avec nos voisins Américains qui essaient de comprendre les finesses du Brexit. Adieu Guernesey, belle visite malgré le temps incertain et grace au chauffeur Andy, avec seulement le regret de n'avoir pas eu le temps de visiter la villa Hauteville, maison de Victor Hugo, récemment rénovée grace au mécénat de François Pinault. Prochaine escale : CORK
Plats favoris en Thaïlande English translation pending
by Renosu · 2018-09-08 · 178 replies
Sélectionnez le meilleur. On commence par quelques chose de simple couillu au fond du jardin
Circuit au Québec: quelle option? English translation pending
by Madonantes · 2018-06-06 · 52 replies
Bonjour à tous les participants au forum Québec qui m'ont bien aidée à me faire une idée avant mon arrivée au Québec . J'ai besoin de vos avis : Nous envisageons prochainement un "circuit" : Terrebonne - Québec - ile d'Orleans- baie st Paul-Tadoussac - ?????. Nous avions envisagé de prendre ensuite le traversier à St Simeon et de revenir vers Montréal par l'autre rive. Mais là je me demande si on ne devrait plutôt pas "remonter" vers le lac St Jean puis La Tuque et Trois Rivières ? Qu'en pensez-vous ? Merci.
Retour pratique de 14 jours au Costa Rica (Caraïbes / centre / Corcovado / Manuel-Antonio) English translation pending
by KayakMan · 2018-01-18 · 12 replies
Bonjour, Un retour sur un périple de 14 nuits au CR en Décembre 2017. Voyageurs : Couple de 45/50 ans Régions concernées : Caraïbe Sud / Tortuguero / Irazu / Uvita / Corcovado / Manuel Antonio Météo : 2 jours de Tempête/pluie, 1 jour gris (Caraïbes Sud)… et 11 jours de soleil ensuite 😊 Organisation : Nous sommes passés par ToutCostaRica.com (TCR / Réseau solidaire Gratuit d’assistance et de services) pour la réservation de la voiture et les Cabinas/hôtels. Nous avons pris la carte TCR (65$) qui donne entre -15 et -30% pour les hôtels et activités. Nous avons effectué toutes nos réservations en direct de France, et aucun soucis ou problème à constater. La carte TCR est un bon plan à mon avis. Globalement : -Les DAB fonctionnent 2 fois/3, et sont souvent pris d’assaut. -Un petit 4X4 est l’idéal. Les route impeccables (sauf quelques trous !) et praticables au début de nuit si bitumée. -La vie est chère pour l’Am. centrale (compter 30 % en dessous de la France (bière 2€, dèj avec boisson 9/14 €, mojito 6 €, ….)) -Pas d’insécurité particulière, et des ticos particulièrement prévenant avec les touristes en nous avertissant de ne pas aller dans telle direction… -Une nature exubérante, des animaux à tout va, et des paysages incroyables. -Les prix ci-dessous comprennent les petit dèj pour 2 pour les hôtels et un plat + boisson/cocktail + eau pour les restos.

Jour 1 : Vol AF (impec). Nuit chez Pierre Détente (TCR : 70 $) : Cabinas sympa, au calme, bon cadre petit-déjeuner extérieur, hôtesse chaleureuse. Parfait pour partir direct le lendemain sans le bruit et la circulation d’Alajuela. Jour 2 : Livraison de la voiture à 7h00 directement à l’hôtel (Service TCR gratuit : super). Départ pour les Caraïbes Sud car Volcan Poas fermé… Arrivée 9 h plus tard (6 h prévues mais autoroute fermée suite à éboulement : grosse tempête pendant la nuit sur les Caraïbes avec des dégâts jusque dans les terres). Nous avons été obligés de passer par les montagnes de Turrialba … donc arrivée de nuit à 19 h. Hôtel pour 4 nuits au BLUE CONGA à Puerto Viejo (TCR : 75 $) : Chambre décevante car peu d’ouverture (fenêtre au niveau du plafond, donc pas de vue), mais bien placé, au calme avec un balcon. Hôtesse top, qui nous a aidé à changer nos activités (mer agitée suite à la tempête, vent et pluie). Super petite piscine et espace petit-déjeuner/détente. Finalement, bien ! Diner au Rojo à Puerto Viejo, cher et pas top (sauf les sushi, mais bon pas très local !) Jour 3 : Parc de Manzanillo et plages sur la route. Nous n’avons fait que 2 km dans le parc (impraticable car inondé suite à la tempête), mais superbe entrée en matière. Déjeuner chez ANDY (Cool & Calm Soda) sur le front de mer de Manzanillo. Super, très bon, accueillant, local, dépaysant et vue directe sur mer. 17 $/pax . Jaguar Rescue Center : un refuge où les animaux blessés sont recueillis et soignés pour être remis en liberté. Pas de jaguar mais plein d’animaux et des explications vraiment intéressantes. Diner : Le Monly dans rue principale de Puerto Viejo. Très bon poisson, sympa, table en bois. (22 $/pax). On recommande. Jour 4 : Le temps se calme (gris). Nous avons convenu d’une excursion chez les Bribris avec Kesh (Bribri lui-même) via TCR …. Super. Ballade pour découvrir un village Bribri, puis départ pour LE village de Kesh pour fabrication du Cacao et déjeuner (TOP). Fin d’après-midi, Kesh nous emmène à pied se baigner dans une cascade dans la Jungle (A/R = 60 mn de marche dure, limite escalade). Superbe journée avec Kesh, qui parle très bien Français et nous a fait découvrir plein de choses sur la faune, la flore, sa culture … A faire (50 $/pax la journée y compris le déjeuner) Diner : Pizzeria Todos Es Possible, en face du chemin du Blue Conga. Excellente pizza, cadre sympa !! (11 $/pax) Jour 5 : Parc de Cahuita sans guide. Nous sommes avertis qu’il n’est ouvert que sur 1.5 km compte tenu des dégâts de la tempête… Finalement, en passant la rivière à guet et en escaladant les arbres tombés nous arrivons à faire le tour complet (6 heures tout de même au lieu de 4) + baignade. Superbe Parc, à ne pas rater, très calme, paysages très variés, plein d’animaux (vipère jaune, coati, aguti, singes hurleurs, Iguane, raton laveur…). Pas le temps de déjeuner ! Apéro au Salsa Brava à Puerto Viejo : Génial bar sur la plage, ambiance et couleur reggae, avec une odeur bizarre de cigarette roulées 😊. Top, mais cher. Diner au Soda à droite du Monly. Excellent poisson et Ceviche. Bon accueil. Pas cher. Poissons et Parilladas top. Coup de cœur sauf les tables en plastique (11 $). Le seul diner « local » était donc le meilleur (les autres restos le soir étaient tenus par des européens) Les Caraïbes Sud sont magnifiques mais le temps ne nous a pas aidés. Cahuita Parc est un coup de cœur. Cette région s’est avérée être la plus chère du CR… et le coté Roots semble déjà loin. Beaucoup de restos et d’hôtel sont tenus par des étrangers…. Bref, un peu surfait maintenant, mais plages fantastiques… A découvrir avec ciel bleu, écoles de surf ouvertes et snorkeling. Jour 6 : Re-parc de Manzanillo, car beau temps. Impossible d’aller trop loin car on a oublié l’anti-moustique ! Baignade mais la mer reste anormalement agitée, on oubli le snorkeling. Route vers La Pavona (4h30) pour le bateau de 16h30 vers Tortuguero. Déj en voiture (tartelette coco et PanBon achetés sur la route. Sympa et bon). Descente de 1h15 en BateauBus pour arriver à Tortuguero, superbe. Jessica de « Tortuguero Tours » nous accueille chaleureusement à l’arrivée. Diner au Soda D’Leite en face de l’embarcadère à gauche. Bon, simple, rapide, pas cher (8 €). Bien ! Hotel : 2 nuits au Miss Junie’s (TCR : 60 $). Superbe hôtel en bois avec un coté canal et un coté mer. Calme, au bout du village. Très agréable. On recommande. Jour 7 : Excursion avec « Tortuguero Tours » (Francisco+Jessica qui parle Français). Full package (60$/pax) Canoé le matin (magnifique) + ballade de 2h30 l’après midi (très Bien) et Night tour (Bof). Jessica est de très bonne volonté, mais parle un peu trop pour bien repérer les animaux. On peu se contenter de Francisco à qui rien n’échappe…. Déjeuner dans le soda le plus près de Tortuguero Tours, en face : rapide, bon et pas cher. Apéro à la Taberna : taverne/bar/boite ouvert sur la rivière avec une vue magnifique, coucher de soleil splendide, musique locale, pêcheurs rasta en famille viennent boire un verre. Génial ! Coup de cœur ! Diner au Donde Richard : Sans prétention, cadre rasta sympa et nourriture correcte. Pas trop cher. (10 $) En résumé : Nous avons adoré. L’ambiance dans les rues de Tortuguero est très conviviale : multitude de famille dehors, stands de barbecues, très chouette. Jour 8 : Départ 9h00 de Tortuguero. Route vers Irazu via Turrialba (5h00). Déj à la gare routière de Turrialba sur la route : pratique mais vraiment pas bon !! Petit tour au village typique de COT avant de monter au volcan en fin d’après-midi (juste pour le panorama et les couleurs de fin de journée car l’entrée du parc est fermée). Magnifique route. Hôtel Grandpas à Irazu, route en bas du volcan. Petit chalet individuel en bois. Simple, propre. Calme. Petit déj top. Placé idéalement pour le volcan (TCR : 70$) Diner au 1921 en bas de la route du volcan. Cher pour des plats sans plus…. Peut être un mauvais soir ? (17 $) Jour 9 : Montée au volcan Irazu. Temps d’abord plombé, puis grand bleu avec vue sur le volcan Turrialba fumant ! Panorama à couper le souffle et il y a à nouveau un lac turquoise au fond du cratère. On y restera 3h30 !! Il faut être bien couvert, il fait très frais. Après-midi consacré à la route vers le Pacifique par la cordillère (4h00 de l’hôtel). Route somptueuse ou l’on veut s’arrêter tout le temps. Plusieurs sodas sur la route avec de belles vues. Vaut le passage. Baignade plage de Dominicalito au coucher soleil. Magnifique plage très locale avec que des Ticos. On peut voir sa voiture de la plage, donc no soucis pour les bagages. A voir. Hôtel à Uvita : 2 nuits au Villa Gaïa. En dehors d’Uvita/Bahia, grande et chouette Cabinas avec terrasse privée. Piscine très chouette avec vue mer. Demander les bungalow prés de la piscine (donc loin de la route !) pour être au calme. Réveil par les singes hurleurs… on a aimé (TCR : 70$) Diner : au resto de l’hôtel car chouette cadre. Poisson façon Thaï vraiment excellent. Dessert Budin Banana à tomber. Prix raisonnable. Cocktail bof. On y est retourné le lendemain et pris la même chose… (17 $) Jour 10 : Parc Marina Ballena. Grandiose panorama à faire à marée basse et remontante. Coin pour snorkeling le long des rocher à gauche de la queue de la Baleine (en regardant la mer). Ne pas hésiter à nager loin (pas de danger, courants faibles) pour avoir une bonne visibilité et voir vraiment des beaux et gros poissons (bref, aller là où sont les bateaux de snorkelling à 40$ par personne…). En revanche, à part la Queue de la Baleine, les autres plages du Parc nous ont déçus (galets, vagues….) et il faut reprendre la voiture pour les faire, il n’y a pas de sentier tout le long du parc. Ça casse la balade. Dèj à la Cusingua Ocean Vue. Top et peu cher compte tenu du cadre chic (17$), du service très soigné et de la belle vue la queue de Baleine. Super Ceviche avec chips de banane plantain. Coucher de soleil sur Playa Tortuga. Belle plage étonnante : beaucoup de bois flotté sur la plage, très beau tombant de jungle dans la mer, jolie rivière mais pas de baignade car trop de petit bois dans la mer. Superbe ! Diner : Voir Jour 9 😊 Jour 11 : Re-Parc Marina Ballena, pour re-snorkeling (on adore et on était frustré de ne pas en avoir fait dans les Caraïbes !). Déjeuner sur la route après playa tortuga au Boca Coronado : soda/resto où on se partage ceviche et salades. Bon, copieux, simple, super accueil et une magnifique vue sur la mer (la plupart des autres restos ont vue sur la route !) Route (2h15) pour le bateau de 16h30 à Sierpe direction Bahia Drake. Très belle descente en bateau face au soleil couchant jusqu’au village de Drake avec un sentiment de « bout du monde ». Vraiment bien agréable. Ne pas se mettre à l’avant du bateau, on voit moins bien. Diner Drake : Claudio’s Grill. Bof et très cher ! Nous ne le recommandons pas. Hotel 3 nuits : Jade Mar dans une Cabinas individuelle vue mer avec terrasse. A part la déco ☹, la vue, le lit, le cadre, l’emplacement dans le village et la terrasse au TOP ! (TCR : 80 $) Jour 12 : Parc Corcovado La Sirena. Superbe parc, forêt primaire et secondaire. Animaux et oiseaux au rendez-vous. Cher, mais à faire. (TCR via La Picolina tour= – 15%) Diner : Gringo Curts, Génialissime !! Le plan dans l’après midi pour un smoothie de fruits frais avec vue sur des dizaines d’oiseaux de couleurs tropicales à moins de 3 m (même toucan 😊) !! Et l’apothéose au diner avec un plat de poisson pour 2 à 11 $ vraiment excellent et parfumé servi dans une feuille de Bananier. A ne pas rater, coup de cœur… Le propriétaire est un amoureux de la nature et il partage son émerveillement. Jour 13 : Parc Corcovado Isla Cäno. Plongée sous-marine avec OSA Divers, vraiment bien, professionnels et secure. 2 plongées de 45 mn magnifiques avec Raie, Requins, murène, énormes bancs de poissons… Cher (car inclus l’entrée dans le parc), mais TOP ! Beaucoup de courants, assez physique. Pause déjeuner sur la belle plage de San Jocecito et retour en bateau. Ballade en fin d’après midi sur le sentier douanier (à gauche en regardant la mer) de Drake jusqu’à Playa Cocalito. Vraiment à faire, beaux panorama, ponts suspendus incroyables, et plage paradisiaque à l’arrivée. Apéro : A l’hôtel Jinetes de Osa, sur une petite table le long du sentier douanier. Superbe. Diner Gringo Curts : Quand on vous dit qu’on a aimé !! Jour 14 : ballade sur le sentier douanier, comme la veille mais jusqu’à Playa San Jocecito. Long (4h avec quelques stop baignade et photo) mais magnifique. Un régal pour les oiseaux : toucans, aras rouge. Quelques singes hurleurs. Pas beaucoup plus car nous avons eu la flemme de partir avant 7h !! Nous avions convenu avec le club de plongée la veille qu’ils nous ramèneraient en bateau avec leur palanquée du jour (ils s’arrêtent déjeuner tous les jour à San Jocecito) pour nous éviter de refaire le chemin côtier au retour. Nous sommes revenus vers 14h. Comme prévu, l’hôtel nous a descendu nos bagages à 14h15 et nous avons pu prendre le bateau à 14h30 pour Sierpe ! Remontée en bateau toujours aussi belle. Route vers Manuel Antonio. A l’arrivée, le choc : pleins de touristes, de bruit, de voitures, de boutiques. Nous n’étions plus habitués à tant de monde ! Apéro à El Avion et diner au Wagon. Festif et animé. On regrette l’intimité et la convivialité du Gringo Curts ! Hôtel Cabinas espadilla. Nouveau choc : climatisation à fond et impossible d’ouvrir les fenêtres ! Déco soignée, propre et très près de l’entrée du parc ce qui évite de reprendre la voiture (la circulation est dense) et de payer un parking. Mais globalement, un choc peu agréable ! Jour 15 : Parc manuel Antonio. Si l’entrée du parc fait peur (beaucoup de visiteurs), il y a peu de monde sur les très beaux sentiers vers la gauche : en y allant tôt, on a surpris des faons et des agutis. Par contre, les plages sont blindées et les capucins peu sauvages, ce qui enlève la magie … mais est très pratique pour les photos ! Parc génial pour les singes : paresseux, adorables titis, capucins et singes hurleurs. Retour vers San José, bonne route avec un stop sur le pont du Rio Tarcoles pour voir d’impressionnants crocodiles, les plus gros du Costa Rica. Conclusion : nature superbe, animaux variés, paysages grandioses, population accueillante et chaleureuse. Conseil : prendre des jumelles.
Petit tour en Grèce centrale English translation pending
by Muriel18 · 2017-08-10 · 48 replies
Pour une fois, nous décidons de partir à l'étranger pendant les vacances d'été. La Grèce est tout indiquée: il y a tellement d'endroits de ce pays qui me tentent que si j'attends la retraite pour les visiter, je n'aurai jamais le temps de tout faire! Les contraintes: pas trop de monde et, dans la mesure du possible, pas trop de chaleur (donc, un peu d'altitude). Pour ce qui est du monde, mission accomplie 😎: A quelques km de Delphes.....

Pour ce qui est de la chaleur: pas loin de 40°c les après-midis de la première semaine (mais des nuits relativement fraîches), un jour et demi de pluie et une fin de séjour avec des températures idéales.

Pour un circuit de 2 semaines, 4 points de chute qui permettent d'alterner nature et culture: Nefeles guesthouse à Arachova, près de Delphes; Astra inn à Papigko dans les Zagories; l'hôtel odysseon theatro à Kalambaka (météores) et pour finir, Olga à Mouresi, dans le Pélion oriental.

Quelques semaines avant mon départ est paru le carnet de voyage de Trian, qui est tombé à point (je me permets d'ailleurs de vous y renvoyer pour les informations historiques car il est très complet) et est réapparu celui de Lol64, que j'avais raté.

Départ le 9 Juillet de Bruxelles: l'un des avantages du vol de Brussels airlines, c'est qu'on n'a pas à passer de nuit près de l'aéroport pour cause d'arrivée tardive ou de départ très matinal.

Vers 16h nous récupérons à l'aéroport d'Athènes une petite Seat Mii: petit moteur, certes (elle aura un peu de mal dans certains virages en épingle à cheveux) mais un coffre qui permet de caser les 2 sacs de voyage et les 2 sacs à dos: super! Et il y a aussi la clim', heureusement car le thermomètre flirte avec les 40°C.

Petit aparté sur les routes grecques (du moins, celles qu'on a empruntées): je m'imaginais des petites routes étroites pleines de trous ... que nenni! Partout, elles ont été bien plus larges que beaucoup de départementales françaises (très peu d'endroits où on ne pouvait pas se croiser) et globalement en bon état, voire en très bon état. Les autoroutes sont peu fréquentées, probablement en raison de leur coût 🤪. Quant à la conduite des grecs, comment dire ... le respect des panneaux est inversement proportionnel à leur densité (si je vous dis que j'ai compté jusque 8 panneaux pour un seul virage ...). Bref, après 2 semaines de conduite, j'ai compris qu'on se décalait sur l'espèce de bande d'urgence (bien que cela soit strictement interdit) pour laisser les autres vous doubler, qu'on pouvait se garer n'importe où à condition de mettre ses warnings (surtout pas un clignotant) mais je n'ai toujours pas compris la différence entre un stop et un cédez le passage, vu que je n'ai vu personne s'arrêter à un stop!

Direction donc en cette fin d'après-midi vers Arachova, un petit village de (moyenne) montagne, situé à moins de 10 km de Delphes. Le dernier km pour arriver à Nefeles guesthouse est un peu chaotique mais la vue sur la vallée depuis la chambre est superbe et l'accueil très ... grec, c'est-à-dire, très chaleureux.



Lundi 10/07: Après un petit déjeuner copieux et fort peu diététique (la propriétaire et sa maman cuisinent tous les matins quantité de tourtes et de gâteaux en tout genre), nous entrons dans le vif du sujet avec la visite du site de Delphes. Nous y arrivons avant 9h, il y a encore peu de monde. Nous entrons par l'agora romaine et la visite se fait en suivant la voie sacrée qui serpente jusqu'au temple d'Apollon.





Au musée, que nous visiterons plus tard, une peinture et une maquette présentent le site comme il devait être à l'époque (l'agora se situe en bas, à droite; le temple d'apollon est le bâtiment le plus imposant).



Nous décidons de monter directement au stade, tout en haut du site et de visiter le reste en redescendant.

Excellente idée (pour être honnête, empruntée à quelqu'un de VF 😇 (Lol64 me semble-t-il 😉): quand nous arrivons, un couple part et nous avons le lieu pour nous seules pendant un quart d'heure jusqu'à l'arrivée d'un groupe. Quel calme! (....olympien?) ... juste le chant des cigales.... c'est magique!

Muriel
Itinéraire de 3 semaines en Nouvelle-Calédonie English translation pending
by Stalker42 · 2017-08-06 · 15 replies
Bonjour à tous! Nous partons 3 semaines en NC pour notre voyage de noce de mi octobre à mi novembre. Il y a déjà plusieurs sujets traitant de cette question mais pas un seul ne dit la même chose...  Je viens juste de faire une ébauche de ce qu'on pourrait faire mais j'ai peur de survoler certains endroits et également de passer les vacances à courrir... aussi, vaut il le coup de monter jusqu'à poum? Cela ne fait il pas perdre trop de temps par rapport à l'intérêt du site? Peut on imaginer faire le sud? En rapport avec les conflits en ce moment? Ma cousine en revient de 6 mois et me l'a déconseillé... 3 îles en 3 semaines, est ce jouable?  Je vous présente notre itinéraire: - jour 1 et 2 à Nouméa avec anse cata, baie des citrons et îlot maître  - jour 3,4 Et 5 sur l'île des pins et nuit du J5 à Nouméa - jour 6: visite du phare amedee - jour 7: direction poé avec baie des amoureux et tortues plus pmt  Jour 8: direction koné pour ULM  et visite Jour 9: redescendre jusqu'à bourail puis route jusqu'à hienghene. Jour 10: plongée et visite Jour 11: direction Nouméa Jour 12 à 14: ouvéa  Jour 15 à 17: lifou Reste 18, 19, 20 (21 on se repose à Nouméa avec décollage à 14h)

Où rajouter ces 3 journées?  Bonne journée à vous et merci d'avance 
Carnet de 15 jours au Cambodge - août 2017 English translation pending
by Ellobo · 2017-08-05 · 23 replies
Bonjour, je reprends mon carnet car il me parait succinct.Peu de renseignements sur ce pays, ou tout au moins peu de réponses à mes questions. je vais donc essayer de donner des renseignements et mon ressenti. Comme d'hab, pas de photos si ce n'est celles de mon épouse, car je filme. Conditions de voyage. Nous sommes 3 couples d'amis. Parcours : Arrivée à Phnom Penh Visite de la ville sur deux jours 5 jours en voiture privée : Kâmpôt - Temples perdus du nord Cambodge - Siem Reap Ensuite visite des temples d'Anghkor - Battambang Retour sur Phnom Penh

Le carnet peut débuter ...Sur mon site, on trouve tout, c'est ici. J1 : Le départ Départ en deux voitures direction Genève. Nous avons trouvé un parking avec un particulier à Gex, cela fonctionne bien, le gars est réactif. Parfait ! Décollage à 21h40 avec Emirates, je vais donc enfin connaître cette compagnie tellement citée en bien !

J2 : le Vol On en peut pas dire que ce fut terrible. Un premier indice, ayant une allergie alimentaire, je demande chaque fois aux compagnies, un repas sans lactose. J'ai eu donc là aussi mon repas spécial, mais il était vraiment frugal, pas de viande ou poisson !! Avec les autres compagnies, ce n'est jamais aussi succint. Tant pis, on va enfin découvrir l'aéroport de Dubaï tellement cité en exemple ! Deuxième déception : En transit pendant 3h, nous avons passé 1h20 dans les bus navettes. 40 minutes pour aller de l'avion au terminal, et 40 minutes dans l'autre sens. Faut-il préciser que les bus étaient pleins et non climatisés. A 6h du mat cela allait mais à 8h il faisait déjà très très chaud. Du bétail n'aurait pas été moins considéré ! Quant à l'intérieur, il n'y avait pas assez de sièges pour les attentes. Personnellement je connais bon nombre d'aéroport et en général quand on voit beaucoup de gens attendant leur vol assis par terre, c'est un sacré critère pour l'aéroport! Ensuite deuxième vol pour Phnom Penh. Toujours un repas spécial, mais là en entrée du poisson et en plat principal du poisson !!! Le vol fait une escale technique à Yangoon. Cela veut dire que nous atterrissons à Myanmar, des passagers descendent, il nous faut rester assis pendant 1h30 pendant que des employés montent à bord pour nettoyer l'appareil. J'ai eu le malheur de vouloir me lever et me dégourdir les jambes dans l'appareil, on m'a prié instamment de m'assoir ! Pas cool Des passagers sont montés et on est arrivés sans soucis à Phnom Penh Mon premier bilan sur Emirates n'est vraiment pas favorable. La mission n¨1 a été accomplie : On est arrivés à bon port, mais pour le reste, il y a du boulot ! Les formalités à Phnom Penh se passent bien, vite. J'avais réservé une navette via booking et patatras personne. Coup de fil donné, ils ont pris l'argent mais comme mon adresse de l'hotel n'était soit disant pas précise (adresse normale à laquelle j'avais rajouté les coordonnées GPS) ils ne sont pas venus ! Dossier en cours .... Nous prenons deux taxis qui trouvent l'hôtel sans problème Accueil à 23h, baignade et dodo.



1 Notre hôtel (on en reparlera plus tard)
De Mandalay à Hpa-An, notre découverte de la Birmanie en transports en commun English translation pending
by Yan55 · 2017-03-12 · 26 replies
Voilà un pays qui ne laisse pas indifférent ! Bien sûr, les problèmes ne sont pas prêts d'y être résolus et nul ne peut prédire dans quel sens il va évoluer. Va-t-il s'ouvrir de plus en plus ou se refermer ? Certes, ce n'est pas le pays où l'on peut admirer les plus merveilleux paysages mais l'extraordinaire accueil de la population fait oublier (un peu) la pollution et la poussière qui y règnent, ainsi que les conditions de vie et de travail des gens car, ici, tout se fait à la main, de l'empierrement et du goudronnage des routes (par des femmes et des adolescents, très souvent) à la construction des maisons et des pagodes, ainsi que la fabrication du gravier et du ciment sur le bord des routes de montagne... sans oublier les graves problèmes ethniques, le bouddhisme radical et omniprésent, pas toujours pacifiste... la main-mise des généraux et l'énorme corruption... Malgré tout ça, pour les visiteurs que nous sommes, l'atmosphère birmane reste assez envoûtante et le sourire des habitants si heureux de voir leur pays s'ouvrir et de pouvoir essayer de communiquer avec les étrangers font que l'on s'y attache incontestablement... Tout d'abord, voici notre parcours qui a duré 28 jours, durée autorisée par le visa, avant de passer la frontière terrestre pour la Thaïlande (qui fera le thème d'un autre carnet) : -atterrissage à Mandalay, la ville et ses alentours (4 nuits) -Monywa (1 nuit) -Pakokku (1 nuit) -Mindat (3 nuits) -Bagan (Nyaung U) (4 nuits) -Kalaw (3 nuits) -marché d'Augban + lac Inle (Nyaungshwe) (3 nuits) -Yangon (2nuits) -Mawlaymine (2 nuits) -Hpa-An (3 nuits) Passage de la frontière birmano-thaïe à Myawaddy le 11 février Nous avons dépensé pour 28 jours, sur place, à deux personnes : 1200€ Tout le monde nous avait dit que l'hébergement était très cher en Birmanie. Tout est relatif car nous avons réussi à trouver des hôtels corrects (à quelques exceptions près) pour 20 à 25€ mais comme le petit déjeuner pour 2 personnes est toujours compris, le prix n'est finalement pas si élevé. En revanche, la nourriture n'est pas chère du tout et pas si mauvaise que nous l'avions entendu dire (beaucoup de riz et de légumes). C'est vrai que c'est souvent cuisiné dans beaucoup d'huile, malheureusement...

La monnaie est le kyat. 1€ = 1440 kyats environ, pendant la durée de notre séjour Sur place, pendant 28 jours à deux, nous avons dépensé en tout 1 200€ Voici nos hébergements pour 2 personnes : HOTELS : Mandalay : ET Hôtel 18$ (grande chambre, salle de bain et bon petit déj compris, accueil sympa) N°129, 83rd street, bet 23rd and 24th tél : 02 65006,66547, 011203529 Monywa : hôtel Shwe Taung Tarn (ch 405, 18,50€ av s de b et petit déj très bon) et bon resto en bas, tél: 071 21478 Pakokku : Mya Yatanar Inn (ch très spartiate, petit déj minable, douche au seau, 16,6€ beaucoup trop chère pour ce que c'est) tél : 06221457, 0933081302 Mindat : Se Nang Family gh (grande ch avec salle de bain partagée, très bon petit déj, accueil très sympa, salon commun où l'on peut manger ce qu'on achète au marché, 21€) tél: 02442002645,0949205318 Bagan (Nyaung U) : Ever New gh (à 3kms du centre) (gde ch avec clim et frigo, s de b séparée mais privée, petit déj inégal selon les jours, certains jours pt dej continental, d'autres riz ou nouilles, calme, 23$, resto très copieux dans cour, loc de e-bikes) N°6, Aung Myay Thar quarter, 1 line, tél : 061 61178 Kalaw : Railroad gh (gde ch parquetée, confortable, s de b avec eau chaude, jardin, terrasse, 24,5€, petit déj très copieux et excellent servi sur terrasse : bien se couvrir le matin, il fait froid!) bien située, pas trop loin du centre mais au calme, près de la gare, tél: 081 50858 Nyaungshwe (lac Inle) : hôtel Nanda Wunn (bungalow dans jardin avec petite terrasse privée, très jolie ch confortable, gde s de b, clim, petit déj buffet, vraiment très bien et accueil excellent : 22€) tél: 081 20911, 081 20912 Yangon : Agga Youth hostel (ch très bien, propre, bonne douche chaude, clim, frigo, petit déj buffet, 25€) bien situé près du quartier chinois , N°86, 12th street, Lanmadaw Township, tél: 01 225460, 01 2300051, 09 5078195 ,09 253363403 Mawlamyine : plus de place à la Breeze gh, nous devons nous rabattre sur le Htun Yadanar Motel, situé près du marché, non loin de la rivière (ch propre et moderne mais très bruyante, on croirait dormir dans la rue, accueil très froid, petit déj minable servi ds la ch, très chère pour ce que c'est :28€) Hpan-An : Soe brother gh (gde ch n°25, avec clim, frigo, s de b et eau chaude, très bien mais il a plusieurs catégories de ch, pas de petit déj mais nous le prenions ds la ch car nous disposions d'une bouilloire, 22€) hôtel très routard toujours rempli, construit de bric et de broc mais très sympa... tél: 058 21372

Et maintenant, le récit de notre périple (mon mari et moi, la soixantaine...) : MANDALAY : Nous décollons de Paris le samedi 14 janvier 2017, à 11h50, avec la compagnie "China Eastern". Après 5h d'escale à Kunming, en Chine, nous arrivons le dimanche 15 à Mandalay à 14h30. Pour nous rendre de l'aéroport à l'hôtel E.T. que nous avions réservé sur Booking.com (c'est le seul hôtel que nous avions réservé d'avance), nous prenons un minibus (taxi partagé) pour 4000kyat (2,70€) par personne (l'aéroport est situé à 40kms de Mandalay). La ville paraît très vaste et assez déglinguée et chaotique... une fois installés à l'hôtel, dont l'accueil est très sympathique, nous prenons un peu de repos après ce long trajet et nous allons dîner au "Lashio lay", resto qui nous est recommandé par le patron de l'hôtel et qui est situé tout près. Nous découvrirons par la suite qu'il est dans le guide du Routard comme étant une très bonne adresse et c'est vrai que c'est bon (parfois assez étonnant comme cuisine) , nous y retournerons tous les soirs de notre séjour à Mandalay. E.T. hôtel : 83rd Street, between 23rd and 24th street. Lundi 16 : Après la visite d'un atelier de feuilles d'or, nous prenons des motos-taxis pour nous rendre au pied de la colline de Mandalay. Deux gros lions marquent l'entrée puis il faut grimper les escaliers couverts, pieds nus, jusqu'au sommet (1700marches environ). En haut, après avoir admiré bouddhas et pagodes, nous déjeunons dans un agréable petit resto avec terrasse, puis il faut redescendre, ce qui sollicite beaucoup les genoux et mollets!

En bas, encore des temples, monastères et pagodes et surtout le magnifique Shwe Nandaw Monastery, tout en bois sculpté. Ce monastère, tout en teck, faisait initialement partie des bâtiments du Palais royal où vécut le roi Mindon. En 1880, son fils le fit démonter et transporter à sa place actuelle, en dehors de l'enceinte du palais, ce qui lui a évité de brûler avec le reste du palais détruit pendant la guerre. Pour le visiter, il faut acheter le pass de 10 000k/pers, ce qui donne droit de voir plusieurs sites, dont le Palais royal et le beau monastère en bois d'Inwa. Puisque le Palais royal est inclus dans le passe, nous décidons d'y aller et pour cela, nous prenons des petites rues transversales très tranquilles, ce qui contraste avec le trafic intense des avenues, bordées de petites maisons en bois et en bambou entourées de jardins. Ambiance de village très sympa... ensuite nous traversons un marché qui longe la grande artère menant à l'entrée du palais (il ferme à 17h). Il faut laisser un passeport au militaire qui garde l'entrée et, contrairement à ce que nous pensions, il est impossible de traverser le parc et de sortir de l'autre côté, ce qui nous aurait bien arrangés pour rentrer à notre hôtel. Le palais initial ayant été complètement détruit pendant la seconde guerre mondiale, il a été reconstruit, peut-être pas tout à fait à l'identique, mais pas mal quand même. Après la visite, nous sommes donc obligés de repasser par la même entrée pour récupérer notre passeport puis nous prenons un taxi pour rentrer à l'hôtel (4000k). Les tuk-tuks ne sont pas nombreux dans cette ville, contrairement aux autres pays d'Asie que nous avons visités jusque là...
Une semaine en Islande au mois d'avril English translation pending
by Ticapi · 2017-02-22 · 67 replies
Tout a commencé au mois de novembre, nous avions la possibilité de partir une semaine début avril, mais aucune idée où aller. Le ski, il fait souvent trop chaud en avril, certaines destinations sont trop loin pour une semaine, une capitale, pourquoi pas, mais voilà, nous n’étions pas très encouragés à visiter une ville.

J’ai mis nos dates sur le site d’EasyJet et j’ai regardé une par une les destinations qui pourraient nous plaire. Reykjavik, eh oui, ça c’est une bonne idée. Mon mari était tout de suite emballé et hop, nous avons réservé nos billets le même soir. De plus, les billets n'étaient vraiment pas chers, Fr. 150.- pour un aller-retour par personne.🙂

J’ai commencé à lire des carnets et j'ai consulté les forums. Eh oui, il fallait encore réserver la voiture et trouver l'itinéraire avant de réserver les hôtels. Les retours que j’ai pu lire sur certains loueurs internationaux étaient catastrophiques, nous avons donc choisi un loueur islandais. Il faut dire que la location de voiture est très chère en Islande et les assurances le sont également. Encore quelques réservations d’hôtels soit en direct ou via booking et le voyage était organisé.🙂

Mercredi 1 avril Nous partons de l'aéroport de Genève à 14h30 avec 25 minutes de retard. Le vol de 4h30 avec EasyJet se passe bien et nous arrivons à Keflavik à 17h00 heure locale. En attendant notre bagage, nous retirons des couronnes islandaises dans un bancomat. Ouf, notre valise est là, nous pouvons donc passer la douane. Un employé de l'agence de location de voiture vient nous chercher pour nous amener dans l'agence à Keflavik. Nous remplissons les papiers et partons avec notre Toyota Auris qui affiche seulement 5000 kilomètres au compteur. Cette voiture est plus grande que celle que nous avons réservée, c’est une automatique, elle est parfaite.

Il fait beau, nous décidons de visiter un peu avant de rejoindre notre hôtel à Hveragerði. Premier arrêt, le Blue Lagon, ce bassin thermal est très beau, l’eau est bleue turquoise et la roche volcanique gris foncé.

Autour du Blue Lagon











Blue Lagon

Nous nous promenons un peu avant de partir pour Krisuvik notre prochain arrêt. La route est belle, le paysage très sauvage il y a de la roche volcanique à perte de vue. Nous avons également de belles vues sur l’océan. Quand nous arrivons à Krisuvik, le paysage est dans l'ombre et il fait très froid. Nous décidons de ne pas visiter ce site aujourd'hui, nous y reviendrons à la fin de notre séjour. Nous jetons juste un coup d’œil au lac Grænvatn, celui-ci est gelé.





Arrivés à l'hôtel, nous déposons nos bagages dans la chambre, puis nous allons manger au restaurant de l'hôtel. Le cadre est magnifique, nous avons une superbe vue sur la rivière et les fumerolles. Le repas est excellent, du canard pour Benoît et de l'agneau pour moi. Dommage qu'il fasse si froid et que le vent soit si fort, nous ne profitons pas de la piscine, ni des jacuzzis. Notre chambre est une petite maisonnette contiguë avec un balcon qui donne sur la rivière. Malheureusement, il ne fait pas très chaud dans la chambre, nous ne tardons pas à nous coucher.
Madrid - Séville - Cordoue - Grenade English translation pending
by CaroletDavid · 2017-01-30 · 12 replies
Bonjour, Je suis sur le point de prendre mes billets pour l'Espagne : départ le 09 avril (Paris / Madrid) et retour le 24 avril (Malaga / Paris). A la base, je comptais uniquement visiter l'Andalousie en faisant un Paris / Malaga aller - retour ou un Paris / Séville aller - retour mais les billets sont bien plus chers. Deux semaines sont-elles suffisantes pour visiter ces villes sans trop courir ? Merci d'avance !
Albanie- 15 jours en hiver English translation pending
by Saint · 2016-12-20 · 2 replies
Quinze jours en Albanie - décembre 2016

-Jour 1- 29 novembre. L'ATR à hélices venant de Belgrade me dépose à 2 heures du matin sur le tarmac de l'aéroport de Tirana. Bien entretenu, le bâtiment ne semble pas vieux.

Formalités douanières simples et rapides. Même pas un petit coup de tampon sur le passeport. Récupération du sac tout aussi rapidement et repos sur un banc au sein même de l'aéroport en attendant les premiers départs de bus vers 8 heures du matin. Il y a cependant quelques hôtels proches de la sortie pour ceux que l'idée de passer quelques heures inconfortablement allongés, rebuterait.

Le trajet de l'aéroport au centre ville peut se faire par bus pour 270 leks. Ce serait aux alentours de 2000 leks par taxi. Je n'ai pas vérifié l'information, mais cela me semble excessif.

La Ville, à cette époque de l'année est, surtout en son centre et ses artères principales, joliment décorée de guirlandes électriques. La nuit tombe vers 16h30 et révèle tous ses néons et autres lumières. C'est plutôt joli. Je suis surpris de la propreté qui règne dans les rues. Le nombre d'agences de change et de tourisme m'interroge. Pourquoi y en a t-il autant..? Facile de parcourir à pied la ville (le centre)et de découvrir les principaux points d'intérêt. Un réseau de bus urbains dessert toute la Ville. La température est basse et ne dépasse pas les 10 degrés. Un petit vent sec rend l'air vif et pique un peu les doigts et le nez. En plein centre, ma guest-house m'offrira une chambre spartiate, froide, mais d'une propreté impeccable pour 10 euros sans petit déjeuner. (Andreas Guest- house). Accueil chaleureux. Pour petits budgets.

-Jour 2- 30 novembre 2016 Départ pour KUKES à 9 heures du matin d'une des deux gares routières de Tirana. L'une desservant les villes du Nord et l'autre les villes du sud. CQFD..! Mais d'aucuns affirment qu'il y a plus que 2 gares..! À celle-ci, on peut boire un café en attendant.

Nombreux bus, toutes les deux heures, à partir de 7 heures le matin jusqu'à 18 heures. Durée du trajet 3 heures pour 400 leks. La ville de KUKES n'offre que peu d'intérêt. Je saute l'étape. En plus, malgré le soleil, il fait glacial.

Changement de mini bus pour PESKHOPI - Trajet extrêmement cher car 800 leks pour moins de 3 heures de transport. Quasiment un seul mini bus à effectuer cette route donc pas de concurrence, ce qui explique le prix prohibitif pour une si courte durée. À cette époque de l'année la route qui frôle le plus haut pic dAlbanie offre de très jolis points de vue. Pics enneigés. Se mettre à droite dans le bus pour bénéficier d'une meilleure vue. Une des routes les plus jolies du pays avec celle de la côte entre SARANDE et VLORA

PESKHOPI pourrait justifier une halte pour la nuit. 4 ou 5 hôtels corrects. Je décide cependant de rentrer sur Tirana. 170 Kms d'une route parfois en mauvais état et 4 heures de trajet. 600 leks par personne. Très sinueuse, les personnes souffrant du mal de voiture vomissent. Des sachets plastique sont prévus à cet effet.

La nuit tombant vers 16h30, l'arrivée se fera de nuit à Tirana. Ce qui permet d'apprécier les nombreuses décorations et guirlandes lumineuses. La nuit, Tirana semble plus belle. Il fait à peine plus de 5 degrés. Content de remonter dans le bus urbain qui nous ramène en centre ville. 40 leks par personne. Évidemment beaucoup moins cher que le taxi qui demande 20 fois plus.

-Jour 3- 1er décembre. Trajet Tirana - POGRADEC. 3 heures de route dont une partie d'autoroute en construction. 600 leks avec la voiture d'un particulier qui fait le trajet jusqu'à KORÇA.

Stop pour la nuit dans cette petite bourgade au bord du lac Ohrid, frontière avec la Macédoine. Nuit à l'hôtel POGRADECI en bordure de lac. Chambre double à 25 euros avec petit déjeuner. Excellent rapport qualité prix.

La Ville sous le soleil est très agréable et mérite bien une halte d'une demi- journée.

Jour 4- 2 décembre 2016. Départ à 9 heures pour KORÇA. L'arrêt de bus (fourgons Mercedes) est près de l'église orthodoxe. Le trajet dure 2 heures d'une route qui n'offre pas un intérêt majeur sans être laide pour autant. Le prix est de 200 leks.

L'arrêt à KORÇA se fait en dehors du centre. Il faut marcher un kilomètre environ pour atteindre celui- ci. En pleine rénovation, ce centre ville promet d'être un bel endroit.

Un nouvel hôtel, dans une cour privative, qui à mon sens sera plein de charme, devrait ouvrir en mai 2017. En plein c˛ur du quartier rénové, ce sera certainement une place de choix.

Le centre ville, concentré sur un bon km2 offre une belle rue piétonnière qui débouche sur la plus grande Eglise orthodoxe d'Albanie. Cette rue, bordée de terrasses de café offre un point de chute agréable pour une petite pause.

L'endroit d'où partent les bus est situé dans cette zone du centre ville. Beaucoup de départs pour de nombreux endroits du pays. Pas de rabatteurs en Albanie mais on vous renseignera avec gentillesse.

Pour ma destination, PERMET, un seul bus par jour qui part à 13 heures. Si c'est votre projet de périple, il vaut mieux arriver avant le départ de ce bus... Faute d'avoir une place. Possibilité d'attendre au "Bar Kafe RIGEL " où vous pourrez vous restaurer d'une bonne soupe locale accompagnée de tranches d'un excellent pain local et d'un riz pilaf. Le tout pour une somme modique. Vue sur votre bus, ce qui pour les anxieux, est un petit plus..!

Le trajet pour PERMET dure un peu plus de 4 heures et coûte 800 leks dans un antique fourgon Mercedes assez peu confortable. " Tani Travel ". Il vaut mieux se placer sur la droite du bus. (Idéalement ce serait même opportun de faire le trajet dans l'autre sens afin d'éviter d'avoir continuellement le soleil dans les yeux). La route étroite, toute en lacets serrés, parfois en mauvais état, offre à certains endroits du parcours des très beaux panoramas. Les personnes victimes du mal de voiture auront très vite le tournis et peineront, comme certains passagers, à retenir leur repas du midi.!!

À PERMET, mon hotel, réservé sur Booking, le RAMIZ, est un peu excentré et sans charme. Bien que l'accueil soit sympathique et le petit déjeuner correct, je ne le conseille pas particulièrement. À éviter aussi le restaurant qui jouxte l'hôtel PERMET. Ils ne semblent pas avoir compris que le communisme n'existe plus. Service lent et nourriture sans attrait. L'hôtel ALVERO est plus cher mais mieux situé car en plein centre. Le gérant, Nikola, connaît très bien la FRANCE et parle parfaitement notre langue.

Pas grand chose à faire à PERMET mais c'est une bonne étape.

Jour 5 - 3 décembre 2016. Départ à 8h30 en face du "Café DÉJÀ VU " pour GJIROKASTRE. Compter une heure et demie de trajet pour 300 leks. Arrivée en pleine ville a un bon kilomètre du centre de la "vieille ville". Attention, pour s'y rendre à pieds ca grimpe dur. Vingt minutes de marche. Si vous avez un lourd sac, il vaut mieux le savoir.

Lieu privilégié des touristes, la vieille Ville offre trois ou 4 hôtels qui sortent du lot. Le KELENDI 2. Très jolies chambres à 35 euros pour 2 avec petit déjeuner. En surplomb, le KODRA qui est un poil plus cher à 40 euros mais plus chic avec restaurant en terrasse. Belles chambres avec vue imprenable sur la vallée. Plus haut, près de la mosquée, le Gjirokrastra Hotel. Correct également mais pas de restaurant et WiFi laborieux. Les chambres numéro 2 ou 3 sont à privilégier si vous êtes deux. En décembre 2016, c'était 25 euros avec le petit déjeuner. Cet hotel familial est surtout intéressant pour sa situation qui offre un beau point de vue en surplomb de la ville. Les prix varient en fonction de la saison selon les dires du fils du patron. Vérifier sur Booking.com. Ce jeune patron semble avoir bien compris le sens du bizness avec les touristes, mais surtout en sa faveur. Il reste néanmoins sympa.

Dans la vieille ville, quelques restaurants et petites boutiques sans intérêt majeur. Agréables balades à faire à pied dans les petites ruelles pavées. La forteresse qui offre un musée peut se visiter. (visite payante) L'endroit vaut surtout par son beau point de vue sur la montagne et les alentours.

Mérite une halte d'une demie journée.

Tous ces hôtels sont en plein c˛ur de la " vieille Ville", un quartier en pleine rénovation comme dans beaucoup d'autres villes d'Albanie. Mais la ville basse, faute d'être vraiment attrayante, peut aussi vous offrir de nombreuses possibilités de vous loger.

Jour6- 4 décembre 2016. Départ vers 9heures pour SARANDE. Le terminal de bus est excentré. Possible d'attendre un véhicule sur la route principale qui mène à SARANDE. Le trajet dure 1h30 et coûte 300 leks. Voiture particulière à 6 personnes. Arrivée centre ville près du parc. Petite ville balnéaire sans attrait particulier. Nombreux hôtels fermés à cette époque de l'année. Point de passage maritime pour l'Italie.

Hotel LINDI. 20 euros pour 2 avec petit déjeuner. Grande chambre et patron cool et très sympa. Inutile de chercher un meilleur rapport qualité - prix.!!!

Cependant, à mon sens, cette ville ne mérite qu'une halte de quelques heures.

Jour7- 5 décembre 2016 Départ pour VLORA à 11h30 au parc en centre ville de SARANDE. Le trajet dure 4 heures et coûte 800 leks pour environ 130 Kms. (le trajet le plus cher jusqu'alors.) La route de montagne longe la côte et offre parfois de superbes panoramas. Attention de bien prendre le bus qui longe la côte. Il y a une route plus directe par les terres.

C'est vraiment un trajet incontournable..! À ne rater sous aucun prétexte.

La ville de VLORA est en pleine construction comme de nombreuses autres en Albanie. Le front de mer, assez éloigné du centre sera superbe quand il sera terminé. le "CANNES " des Albanais. Pour le reste ce sont des immeubles d'une quinzaine d'étages, totalement neufs qui composent les artères. Pas un charme fou... À part la vieille ville, on se demande où sont passées les vieilles maisons de cette ville pourtant passablement étendue.

Quelques hôtels en plein Centre près de la mosquée. Je conseille le Lux Hotel (35 euros) et déconseille l'Alpine hotel où les chambres sont exiguës, sentent le tabac et où le WiFi est indigent. Le VLORA aurait quant à lui besoin d'un petit coup de neuf.

Jour 8- 6 décembre 2016. Trajet de VLORA à BERAT. Compter deux heures par une route sans intérêt. 350 leks. L'arrivée ne se fait pas en centre ville mais à la gare routière. Des bus urbains partent régulièrement de la gare routière pour le centre qui n'est qu'à 15 minutes de là.

BERAT, connue aussi sous le nom de la ville aux mille fenêtres, est un patrimoine de l'Unesco. Elle est en pleine rénovation. Cela promet d'être joli. Très joli même. Nombreuses et très agréables rues piétonnières bordées de cafés et terrasses.

Je loge à l'hôtel TOMORI, un hôtel extrêmement bien situé, (plein centre) qui affiche 4 étoiles mais qui n'en vaut que 3. Un restaurant panoramique au 5ème étage qui mérite le détour car beau point de vue sur les alentours. De plus vous y trouverez d'excellentes pizzas pour un prix très honnête.

À deux pas de l'hôtel, pour les amateurs de chocolat, Le café "SHEPTEMI " où vous pourrez déguster un grand verre de ce délicieux breuvage chaud pour à peine un euro. Consommé en terrasse, c'est un véritable délice en ce mois de décembre.

Il faut également monter à la citadelle. Possible à pieds (c'est un peu rude) mais également accessible en voiture. Deux ou trois hôtels et guest- houses dont le KRIS guest- house qui offre des chambres sans salle de bain privative pour 25 euros. Très calme bien sûr et vue imprenable sur la vallée.

Juste à l'entrée de la montée toute en pavés, un nouveau B&B ONURI va ouvrir ses portes au printemps 2017. Je suis convaincu que ce sera une adresse prisée. La ville mérite vraiment une halte et ceux qui aiment flâner et/ ou qui ont du temps et de bonnes jambes pourront y consacrer deux jours.

Jour 9- 7 décembre 2016. Trajet de BERAT à DURRES. Environ 100 Kms dans une plaine essentiellement maraîchère. 300 leks. Arrivée en centre ville. Peu d'hôtels dans cette ville portuaire qui ne mérite, à mon sens, qu'un bref arrêt. Je poursuis vers Shkodra. Ancienne capitale culturelle de l'Albanie avant que les communistes en détruisent une bonne partie. Même station de bus. Deux départs quotidiens. 7 heures et 13 heures. 400 leks.

Environ 120 Kms séparent DURRES de Shkodra. Compter 2 bonnes heures. Arrivée en plein centre ville. Quelques hôtels tout proches. Mon choix sera le KADUKU. 25 euros la twin avec petit déjeuner.

Le centre-ville et ses rues piétonnes est vraiment très joli et bien restauré. Certaines boutiques et restaurants sont même un peu "luxe". Ville qui apparaît plus " moderne" que les autres. Galeries de peinture, salons de coiffure, restaurants chics etc..

Les prix des hôtels s'en ressentent et sont supérieurs d'environ 30% à ceux pratiqués en général. L'augmentation est encore plus sensible en haute saison.

Jour 10- 8 décembre 2016. Départ de Shkodra pour le Monténégro. Le bus qui fait la liaison avec Ucine effectue 3 trajets par jour dans les deux sens pour la somme de 5 euros. Environ deux heures de trajet. Il se prend juste en face de l'hôtel ROZAFA, plein centre ville.

Les formalités de police, à la frontière, sont simplifiées à l'extrême. Il n'est même pas utile de descendre du bus et c'est le chauffeur qui fait valider les passeports. Ensuite un autre bus pour BUDVA. Les hôtels sont bien plus chers. Minimum 50% d'augmentation par rapport à l'Albanie.

Visite de la vieille ville de Krotor. A seulement 20kms de BUDVA mais compter une heure et demie pour y aller. En bordure de la mer. Joli et touristique. Surtout touristique...J'imagine ce même endroit au plus fort de la période estivale. Je ne suis pas convaincu que j'aimerais ça... La route qui longe la mer de BUDVA à Krotor est très jolie mais parfois bétonnée. C'est la Riviera du Monténégro.. Pas vraiment mon truc non plus..

Jour 11 - 9 décembre 2016. Les prix étant largement supérieurs à ceux de l'Albanie, les gens pas spécialement sympas, je décide de retourner à Shkodra, en Albanie. Je terminerai mon séjour dans ce pays. Deux bus le matin pour Ucine. Le premier, que je rate, part à 7h50 et le deuxième à 13heures. Le bus qui part d'Ucine démarre à 16h30 et, bizarrement coûte un euro de plus dans ce sens là. C'est le dernier de la journée. Cela me fait arriver à 18 heures. Trajet de nuit car le jour tombe à 16h30. Retour à mon hôtel précédent. Le KADUKU.

Jour 12-10 décembre 2016. Départ à 9h15 pour Tirana. Environ 2 heures de trajet. Route peu intéressante.

Changement de bus et de gare routière à Tirana pour POGRADEC, ma destination finale. La gare routière se situe bien loin de celle d'arrivée. Il me faudra une bonne heure pour l'atteindre, mi bus, mi Pédibus..😜. Fort heureusement un superbe ciel bleu. Départ à 12h30 pour 3 heures de trajet et 450 leks. Avant POGRADEC jolie route en réfection qui longe le bord du lac. Même hotel (PROGRADECI) pour un prix défiant toute concurrence. Ce soir c'est la fête au restaurant de l'hôtel. Musique et danses albanaises. Atmosphère bon enfant des années 60 malgré un public mixte jeune et plus âgé.J'en profite pour étudier les m˛urs locales. Jour 13- 11 décembre. Visite du petit village de LIN.. Une petite vingtaine de Kms sur le bord du lac. Un seul bus à midi pour s'y rendre de PROGRADEC.

Il est préférable de se positionner à la sortie de la Ville pour tenter sa chance avec une voiture particulière. Agréable balade dans les petites rues pavées de ce village en cul de sac. Un hotel, une guest- house, quelques petits restaurants et rien d'autre. Une halte sympa pour ceux qui aiment le calme et les odeurs de la nature. Surtout la bouse.😜

Pour revenir à POGRADEC, marcher pendant 1,5 Kms, juste la distance qui sépare le village de la route qui vient de Tirana puis attendre un bus...

C'est 50 leks pour rejoindre le centre ville. Jour 14- 12 décembre 2016. Lever matinal pour se rendre à Ohrid qui se situe en Macédoine, de l'autre côté du lac, juste en face de la ville de POGRADEC. Cette excursion peut se faire en une journée, mais il peut aussi être agréable de passer la nuit sur place. Un mini bus part quand il est plein pour la Ville juste avant le poste frontière (Dogana) qui se situe à 5 ou 6 Kms du centre de POGRADEC. Un taxi peut être bien plus intéressant si on est deux. Attention certains chauffeurs peu scrupuleux vous demanderont 15 ou 20 euros.!! Vous pouvez leur rire au nez. Le juste prix se situe entre 300 ET 500 leks.

Apres les formalités douanières, (très simples) il y a théoriquement un bus pour le centre ville d'Ohrid. Je ne l'ai jamais vu ni à l'aller ni au retour. Il est préférable, me semble-t- il, de négocier le trajet avec un véhicule particulier. Là encore, certains ont la main lourde. Il y a environ 30 Kms à parcourir. Le bon prix se situe aux alentours de 4 ou 500 leks par personne.

Attention, vous changez de pays donc de monnaie. En Macédoine on utilise le DENAR. Vous aurez 61 dénars pour un euro. Facile à changer à POGRADEC.

La Ville d'Ohrid se situe en bord du lac bien sûr. Elle offre une bonne variété hôtelière et de nombreux restaurants. L'endroit est assez touristique et cela se ressent. L'essentiel peut être visité en une demie journée, mais ceux qui aiment flâner et goûter l'atmosphère du soleil déclinant devront bien sûr prévoir d'y dormir une nuit. Trois ou 4 belles églises orthodoxes et des petites ruelles pavées.

Pour ma part je préfère POGRADEC et j'y retourne... Jour 15- 13 décembre 2016 Retour à Tirana. Véhicule 6 places. 600 leks. Durée 2h30. Une autoroute est en construction et diminuera évidemment le temps de trajet.

Navette aéroport du centre ville. Compter une demi- heure. Attention aux bouchons.
Voyage au Québec, automne 2016 English translation pending
by Anto381 · 2016-08-03 · 42 replies
Bonsoir à tout le monde,

Avec ma copine nous partons au Québec du 26 septembre 2016 au 14 octobre 2016 "soit un calcule rapide" :p de 18 jours sur place.

Alors pour le parcours nous sommes en train de le rédiger donc je le posterai plus tard.

En revanche plusieurs questions nous tournent déjà dans la tête :

- Es-que le budget de 2000euros par personnes que l'on s'est fixé nous suffira à votre avis ?

- Pour ce qui est du logement avez vous des adresses à nous recommander qui soit correct au niveau des prix ? On envisage même de prendre un abonnement au auberge de jeunesse pour avoir une possibilité de logement bas coût….

-Ensuite pour la location de la voiture, y à t'il des pièges à éviter ? Peut être au niveau des assurances ? Carburant ou autres ? ( Bon en plus du surcoût dont je vais devoir m'affranchir car oui j'ai moins de 25ans et j'ai même le privilège d'être de la f'in de l'année donc même pas de ristourne.:s) en revanche il y à t'il des forfaits si l'on prend la voiture plus de temps ?

-On se demandait aussi s'il était préférable de réserver les hébergements avant notre départ ? Si l'on à pas de logement réservé et qu'il n'y a plus de place ou pour alléger le budget a-t-on le droit de dormir dans la voiture sur un parking ou sur le bord de route ?

- Avez vous des infos sur des lieux insolite ou encore des bars ou restaurants ?

Et bien merci d'avance pour vos réponse . Et je vous poste notre périple dès que possible.

Bonne soirée:)
4 jours en Andalousie / Costa del Sol English translation pending
by Fgg72 · 2016-07-21 · 1 reply
Bonjour,

Je me rends en avion avec ma mère en Espagne le 2 Aout pour 4 jours puis je vais au Maroc ou je resterai un peu plus longtemps.

J'ai reservé dans un hôtel "Bluebay Banus" à côté de Marbella. Connaissez vous cet hôtel? des avis? Savez vous s'il est accessible par les transports en commun? Pratique pour les visites des autres villes de la costa del sol?

L'arrivée à l'aéroport de Malaga vers 9h du matin, y a t-il des navettes pour mon hôtel? Comment m'y rendre sinon?

Quelles sont les villes à visiter ou à éviter (fuengirola, malaga, estepona, mijas, benalmadena, torremolinos...)? Quel itineraire me conseillez vous pour les 4 jours? (nous aimons les visites dans les vielles rues, une fois la plage, une activité..), quelles activités?

Savez vous aussi si en cette période du 2 au 5 Août il y a des feria ou des fêtes dansantes dans les rues?

Pour le dernier jour, à la sortie de l'hôtel nous souhaitons visiter Gibraltar avant de rejoindre Algesiras ou Tarifa pour prendre le Ferry pour Tanger. Qu'en pensez vous? c'est faisable? Quels sont les bus pas cher qui font ces trajets avec Stop?

Meci à tous, je sais que je ne peux pas tout faire en 4 jours et c'est pour ça que je me tourne vers vous por un retour sur vos experiences.
Myanmar: retours d'1 mois sur le terrain en mars 2016 English translation pending
by FabGreg · 2016-04-02 · 83 replies
Pour ce voyage de 30 jours au Myanmar, réalisé essentiellement en mars 2016, l'itinéraire a été le suivant :

J00 / 22 février : départ le soir de Paris CDG, vol Air India -> Delhi J01 / 23 février : transit Delhi, arrivée le soir à Bangkok. J02 / 24 février : demande de visa au Consulat du Myanmar à Bangkok, puis Ayutthaya J03 / 25 février : Ayutthaya le matin, récupération du visa à Bangkok, autocar de nuit -> Mae Sot J04 / 26 février : Mae Sot / Myawaddy, Hpa-an J05 / 27 février : Hpa-an, bateau -> Mawlamyine J06 / 28 février : Mawlamyine, Bilu Kyun, train de nuit -> Bago J07 / 29 février : Bago, Yangon J08 / 1er mars : Yangon J09 / 2 mars : Pyay J10 / 3 mars : visite de Thayekhittaya, autocar de nuit -> Mrauk U J11 / 4 mars : Mrauk U J12 / 5 mars : Mrauk U J13 / 6 mars : autocar Mrauk U -> Kyaukpadaung, Nyaung U J14 / 7 mars : Bagan J15 / 8 mars : Bagan J16 / 9 mars : Taung Kalat (Mt Popa), Salay J17 / 10 mars : Bagan J18 / 11 mars : Bagan J19 / 12 mars : Pakhanggyi, festival du Nat Ko Gyi Kyaw, Monywa J20 / 13 mars : PhoWinTaung, Sagaing J21 / 14 mars : Sagaing, Mingun, Pont U Bein, Sagaing J22 / 15 mars : Pont U Bein, Inwa, Mandalay J23 / 16 mars : autocar -> Gokteik -> Hsipaw J24 / 17 mars : Hsipaw - Pankham - Hsipaw, autocar de nuit -> Taunggyi J25 / 18 mars : dépose Aungban, Pindaya, retour Aungban, Pinlaung, Loikaw J26 / 19 mars : Loikaw J27 / 20 mars : Loikaw -> Phekon -> Sagar / Thar Kaung -> Nampan -> Nyaungshwe J28 / 21 mars : lac Inle, Nyaungshwe J29 / 22 mars : Nyaungshwe J30 / 23 mars : vol Heho -> Kengtung J31 / 24 mars : villages Shan, Lahu Shi, Eng, Kengtung J32 / 25 mars : villages Loi, Kengtung J33 / 26 mars : villages Akha de Hokyin, Tachileik, Mae Sai J34 / 27 mars : Mae Sai, autocar de nuit -> Bangkok J35 / 28 mars : Bangkok J36 / 29 mars : vols Air India Bangkok -> Delhi -> Paris

Si non précisé, j'ai passé la nuit dans la dernière ville indiquée.

Voyage effectué en totale autonomie (c'est-à-dire sans solliciter la moindre agence), en recourant quasi intégralement à des transports collectifs (train ou avion seulement si mentionné explicitement). Sans aucune réservation préalable, hormis évidemment train et avion.

Bénéficiant d'une préparation rigoureuse, j'ai respecté mon plan de route en quasi totalité. Le principal changement a été d'écarter la visite de Kyaikhtiyo (Rocher d'Or), car j'ai appris quelques jours avant mon départ que le Rocher d'Or était en rénovation. Etant peu sensible à un "Bamboo Rock", j'ai préféré renoncer à cette visite et ai alors prolongé mon séjour à Mawlamyine.

A suivre : - indicateurs de dépense pour les 26 premiers jours. - principales dépenses pour l'escapade de Kengtung (4 j). - analyse des coûts de transport. - hébergements utilisés. - coups de coeur. - détail des visites.

Fabrice
Retour d'un voyage de 3 semaines en Bolivie, octobre 2015 English translation pending
by Garet · 2015-12-09 · 49 replies
De retour d'un voyage de 23 jours en Bolivie (Octobre 2015) et ayant utilisé, entre autres, ce forum pour le préparer, à mon tour de fournir quelques renseignements utiles et récents. - Nous étions un groupe d'amis (16) et avons loué 4 véhicules 4x4 chez Imbex à La Paz. - Ces véhicules (Mitsubishi Montero Sport non importé en France) étaient équipés de pneus piste quasiment neufs, de deux roues de secours neuves, d'un bidon de 60 litres d'essence et étaient en très bon état.

- Imbex, le loueur, est basé à La Paz avec une succursale à Santa Cruz et une antenne à Uyuni. - Nous avons pris possession des 4x4 à Sucre et les avons restitués à La Paz. - Pour 18 jours de location avec le matériel, les assurances maximum, franchise 500 $ par voiture et la mise en place à Sucre nous avons payé 3100 € par voiture. Ce n'est pas donné mais à 4 par véhicule c'est supportable. - Cette agence s'est avérée être une très bonne pioche par la qualité de son matériel, sa réactivité en cas de problème et la gentillesse de son personnel. (Voir le récit du voyage) - Nous avions contacté 3 autres agences (Biz, Barron et Petitat). Ils n'avaient pas la disponibilité des véhicules à nos dates mais les prix étaient similaires. - Contrairement à ce que j'ai pu lire quelques fois dans ce forum, il est assez facile de louer un 4x4 en Bolivie et surtout il n'est pas très compliqué de réaliser soi même le voyage sans passer par une agence. Il est évidemment vivement conseillé de réaliser ce genre de voyage avec un minimum de deux véhicules et une bonne préparation de l'itinéraire. - Les conditions de circulation en Bolivie (Y compris à La Paz . . . quand il n'y a pas de manifestations ) ne sont pas particulièrement compliquées et surtout beaucoup plus faciles qu'au Pérou et en particulier à Lima. Voyage effectué au Pérou en 2014 dans les mêmes conditions en louant des 4x4. - Les routes goudronnées que nous avons utilisées étaient en très bon état et les pistes pas particulièrement difficiles. (En 4x4 ) - Seul petit problème : le carburant Pour remplir le ou les réservoirs des véhicules il n'y a aucun problème, par contre, pour remplir les bidons que nous avions sur la galerie il faut une autorisation. Cette autorisation est fournie par le loueur sous la forme d'un acte notarié que l'on doit présenter à la station service. Autant de copies que de remplissage des bidons. Le loueur nous avait fourni cet acte notarié avec 4 copies par 4x4 et malgré tout il a fallu un peu batailler pour remplir les bidons. A Tupiza, le gérant de la seule station ouverte ne voulait pas nous servir et il a fallu l'intervention téléphonique du loueur, Imbex, pour débloquer la situation. En fait nous étions en règle et le pompiste devait nous servir mais il a tenté de nous extorquer un bakchich que nous avons refusé de lui donner. Finalement nous avons pu faire le plein de nos bidons. A Uyuni, même attitude, mais le problème a été réglé rapidement sans autre intervention. - Ne pas attendre la fin de journée pour faire le plein car les stations sont prises d'assaut par les nombreuses agences qui font le plein pour leurs départs matinaux du lendemain. Tout ceci est évidemment valable dans les stations service et pas pour les achats de carburant chez les particuliers. Dernière chose sur les carburants : Peut être avons nous eu de la chance, mais contrairement a ce que j'avais lu nous avons trouvé du carburant partout dans le Sud Lipez. Nos 4x4 équipés de V6 essence avaient un appétit modéré jusqu'à 3500 mètres d'altitude (autour de 10 litres au 100 ) mais au dessus ils étaient carrément voraces (20 litres) et notre bidon de 60 litres n'était pas suffisant. Nous avons pu acheter de l'essence chez des particuliers à Guadalupe, San Antonio de Lipez, Quetena Chico et Laguna Colorada. Les prix sont évidemment majorés mais nous étions ravis d'en trouver ( 1.20 € maxi ). Nous ne garantissons pas que l'on puisse en trouver tout le temps.

J1 Pour rejoindre La Paz nous avions opté pour le vol Miami / La Paz d'American Airlines. Chacun rejoignant Miami par la compagnie de son choix via Paris, Londres ou Madrid. Décollage de Miami à l'heure (23:54) mais au bout d'une heure de vol retour à Miami pour un problème technique. Nous avons attendu toute la nuit dans l'aérogare de Miami pour un décollage à 09 :00 du matin. Prise en charge plus que légère de la compagnie American Airlines. A noter que l'aéroport de Miami a été un cauchemar (plus que confirmé au retour). Même en transit nous avons du sortir, récupérer nos bagages et les réenregistrer. Tous les personnels (Compagnie, aéroport, douanes, sécurité et police) globalement agressifs et très désagréables.

J2 Arrivés à Sucre à 15:00 notre avion en correspondance pour La Paz à 10:00 était déjà parti depuis longtemps. Impossible de prendre le vol de 16:00, déjà plein, nous avons pris la direction de la gare routière de La Paz en taxi. Pour 20 € par personne nous avons fait le trajet La Paz/Sucre en bus. Compagnie Trans Copacabana 1 MEM Bus cama très confortable et chauffé. Nous avions prévu 1 jour et demi à Sucre, suite à notre retard nous n'y passerons qu'un jour. En dehors du ravitaillement alimentaire standard nous avons pu y trouver tables de camping, réchauds à gaz et cartouches, jerrycans pour l'eau, pelle etc. Prix intéressants. Avec nos bagages nous avions amené : sangles de remorquage, compresseur pour les pneus, kit réparation pneus, petite trousse à outils, lampes etc. Nous avons trouvé Sucre très jolie, très agréable (Altitude et température) mais quand même nettement moins intéressante que Cusco au Pérou. Nuit à l’hôtel Villa Antigua : très bel hôtel, grand confort, personnel aimable pour 70 € la double. Réservation sur Internet depuis la France.

J3 Sucre/Potosi Étape courte, très bonne route goudronnée et beaux paysages. Nous avons passé l'après midi à Potosi et nous avons été agréablement surpris par cette ville. 1 mois avant elle était bloquée par les mineurs et nous aurions certainement eu une autre impression. Nous n'avons pas voulu visiter la mine car gênés par la mise en scène de la misère des mineurs. Nous avons passé la nuit à l’hôtel Santa Teresa en plein centre ville. 50 € la double. Personnel très chaleureux, bon confort. Par contre, le restaurant de l’hôtel, encensé par de nombreux guides nous a beaucoup déçu. Service interminable et maniéré et nourriture pas terrible . Réservation Internet depuis la France.

J4 Potosi/Tupiza. Excellente route goudronnée et très beaux paysages. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à Tupiza et sur les conseils du personnel de l’hôtel nous sommes allés rapidement faire les pleins essence des voitures. Très bonne idée (voir au dessus) Ravitaillement facile dans les nombreuses échoppes de la ville. Le site et la ville sont très agréables avec un climat plus chaud et une altitude relativement basse. Nuit à l’hôtel La Torre 22 € la double. Là aussi, personnel très, très chaleureux. Confort de certaines chambres plus rustique (pas de fenêtre) mais toujours propres. Réservation Internet depuis la France. Nous avons mangé dans une excellente pizzéria (nombreuses à Tupiza) à 50 mètres de l’hôtel

J5 Tupiza/Guadalupe cette étape marque le début de la piste. Pour ne pas partir en même temps que les agences (6 voitures ce matin) nous avions décidé de partir un peu plus tard vers 09:00 du matin. Comme leurs étapes sont beaucoup plus longues que les nôtres et qu'ils vont plus vite que nous, nous ne verrons plus aucun 4x4 de tourisme jusqu'à la Laguna Verde. A partir de cette étape, le paysage sera beau, magnifique, spectaculaire etc.

Je ne le dirai donc pas systématiquement ! Passage au site connu d'El Sillar puis après San Pablo de Lipez nous quitterons la piste principale pour rejoindre plein sud le petit village de Guadalupe. Peu après San Pablo passage le long du site remarquable de Palacio Quemado.

Nous logerons dans un refuge entretenu par les habitants au milieu du village. Pour quelques euros par personne nous aurons droit à 4 petits dortoirs, un local pour la cuisine et des sanitaires rustiques mais propres.

J6 Guadalupe/San Antonio de Lipez. La région au sud de Guadalupe n'est encore pas au programme systématique des agences de voyage mais les splendeurs de cette région ne vont pas tarder à en faire partie. Au moins jusqu'à Ciudad Roma. Plus au sud les pistes et la navigation sont plus compliquées. Cette région restera pour nous une des étapes les plus belles du voyage. Le site de Ciudad Roma en particulier est inoubliable. Nous n'avons pas pu réaliser le programme prévu dans cette région car certaines pistes, après Rio Seco, étaient impraticables, emportées par l'eau à la fonte des neiges. A condition d'avoir le matériel et l'autonomie nécessaires cette région peut devenir un paradis pour la rando à pied. Nous avons couché dans un refuge chez l'habitant à San Antonio de Lipez. Mêmes remarques que pour le refuge de Guadalupe.

J7 San Antonio de Lipez/Quetena Chico. Après la laguna Morijon nous avons quitté la piste principale pour rejoindre la laguna Celeste. Depuis la laguna Celeste, plutot que de revenir à la piste principale nous avons rejoint Quetena Chico en contournant le volcan Uturuncu par le sud. Pistes peu empruntées mais roulantes et surtout très beaux paysages. Encore une étape où nous ne verrons pas un seul touriste en dehors de notre groupe. Nuit à Quetena Chico dans un refuge tenu par des particuliers. Ce refuge, au centre du village, a la particularité d’être plus confortable que les 2 précédents car chaque dortoir a ses sanitaires avec douche chaude et le réfectoire recouvert d'une verrière profite le soir de la chaleur accumulée dans la journée.

J8 Quetena Chico/Laguna Verde. A la hauteur de la Laguna Hedionda nous avons encore quitté les pistes principales pour rejoindre (15 kms SE) la laguna Totoral. De retour aux lagunas Hedionda et Kollpa nous avons roulé plein sud, sans passer par le Salar de Chalviri, pour rejoindre la Laguna Verde. A notre arrivée, petite surprise, la Laguna Blanca était vert-turquoise et la Laguna Verde était grise ! Le lendemain matin, la Laguna Verde, gelée sur presque toute sa surface était toujours grise et la Laguna Blanca grise aussi. Petite déception mais le site est quand même superbe avec le Licancabur.

Nous avons dormi au refuge de la Laguna Verde. A part notre groupe il y avait 6 personnes. Bon confort et pour la première foi un bon repas nous a été servi ainsi qu'un petit déjeuner le lendemain. A noter que comme d'habitude, le personnel de l’hôtel était très chaleureux ainsi que les personnes attachées à la réserve Eduardo Avaroa. Par leur intermédiaire nous avons pu, par radio, faire une réservation pour le refuge de la Laguna Colorada pour le lendemain.

J9 Laguna Verde/Laguna Colorada. Comme d'habitude nous sommes partis un peu plus tard que les agences pour être tranquilles par la suite. Bonne idée, car pendant que nous étions au mirador de la Laguna Verde nous avons vu passer une multitude de 4x4 d'agences que nous n'avons pas revus par la suite. Ils venaient de San Pedro de Atacama au Chili. Nous étions donc quasiment seuls aux thermes de Polques et aux geysers Sol de Mañana. Par contre les geysers sont moins actifs en fin de matinée que tôt le matin. Nous sommes arrivés en tout début d'après midi à la Laguna Colarada et y sommes restés jusqu'au surlendemain. Cette lagune est somptueuse et les couleurs sont étonnantes. Les innombrables Flamants Roses qui y séjournent finissent le tableau !!!

Nous n'avons pas regretté d'y rester le lendemain car en plus du plaisir de flâner autour de cette lagune, en fin de journée, un vent violent s'est levé et a exacerbé les couleurs . Nous avons logé dans un des refuge situé dans un petit groupement d'habitations au bord de la lagune, le plus au nord et le plus proche de la petite boutique. Cette boutique est surprenante car on y trouve beaucoup de choses et en particulier de l'essence, vin, bière, un peu de matériel et de l'épicerie générale. Notre réservation depuis la Laguna Verde avait fonctionné mais, comme pour tous les autres refuges, le fait d'arriver vers 15:00 nous a permis de ne jamais avoir de problème de places et souvent de pouvoir choisir les meilleurs chambres ou dortoirs. A la Laguna Colorada nous avions 3 dortoirs avec leurs sanitaires. Comme souvent en Bolivie, électricité et eau chaude quelque peu aléatoires. Nous avons pu "visiter" les autres refuges avant l'arrivée des agences et ils étaient nettement plus rustiques et surtout pas très propres. Malgré les nombreux 4x4 des agences nous n'avons pas du tout eu l'impression d’être nombreux car ils arrivent tard, partent tôt et ne font qu’un court passage au mirador. Dans la journée nous étions seuls.

J10 Laguna Colorada

J11 Laguna Colorada/Ecolodge Los flamencos Laguna Hedionda Nous sommes arrivés à l'Arbol de Piedra au moment du départ des agences et avons croisé une dizaine de personnes pendant l'heure que nous avons passé sur place. Ce site est spectaculaire mais le parking et les nombreuses pancartes à proximité immédiate de l'Arbol de Piedra nuisent beaucoup à la beauté du site. Après l'arbre de pierre nous avons suivi les traces au NE plutôt que la piste directe avec sa grosse tôle ondulée. Nous avons tous beaucoup apprécié ce trajet et toutes les lagunes sont superbes. Lagunas Khara, Cachi, Pastos Grandes, Chullucani puis de nouveau sur la piste principale les lagunas Honda, Chiar Khota et Hedionda. Je ne garanti pas l'orthographe des noms des lagunes et même parfois leurs noms car d'une carte à l'autre c'est toujours différent !!! Nous avons passé la nuit à l'Ecolodge Los Flamencos au bord de la Laguna Hedionda.



Le site est superbe et nous avons beaucoup apprécié l’hôtel. Il est cher (130 € la double) mais il faut prendre en compte l'éloignement, le site superbe, l'altitude (4100 m) et le très bon service rendu. Comme souvent en Bolivie la vue extérieure des bâtiments, toujours en travaux, ne ressemble pas à grand chose mais l'intérieur est très agréable et décoré avec goût. Pour le prix nous avons eu un "tea time" au maté de coca et biscuits, un très bon repas aux chandelles avec un dressage de table superbe, un excellent petit déjeuner et nos chambres, très bien décorées, avaient eau chaude et chauffage, deux énormes couettes par lit et une petite terrasse couverte avec vue sur la lagune. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls.

J12 Laguna Hedionda/Colchani Couleurs magnifiques le matin sur la Laguna Hedionda et quelques kilomètres plus loin à la laguna Canapa. Nous sommes passés au mirador du volcan Ollague mais celui ci étant sur une route internationale allant au Chili nous n'étions pas seuls... Plus intéressante et moins visitée la Laguna Turquiri située sur la gauche de la route d'Uyuni une trentaine de kilomètres avant Alota. Le site est superbe et la lagune est entourée de rochers sculptés par le vent de toutes formes. Toutes les descriptions d'Uyuni que j'avais lues avant de partir étant négatives je ne pouvais pas être déçu. Finalement entre plein d'essence et ravitaillement au marché je ne l'ai pas trouvée trop déplaisante. Par contre, 13 kilomètres avant Uyuni, une des quatre voitures a eu une panne pas fréquente. Le bouchon de remplissage d'huile du carter de pont arrière a décidé de nous quitter et toute l'huile s'est envolée !!! Vraisemblablement mal serré à la dernière révision. Nous avons pu rejoindre Uyuni où heureusement existe une antenne du loueur de voitures Imbex. Le différentiel étant endommagé par le manque d'huile il nous a fallu changer de voiture. N'ayant pas de voiture similaire disponible à Uyuni, le loueur nous a fait parvenir un autre véhicule depuis La Paz . Roulant toute la nuit, pendant que nous dormions à l’hôtel le véhicule était disponible à 09:00 du matin et nous avons pu poursuivre le voyage sans aucun retard. Tout ceci avec le sourire et la grande efficacité de la représentante Imbex à Uyuni. Nous avons dormi à Colchani à l’hôtel de sel Cristal Samaña. Là aussi pas donné (120 € la double) mais un hôtel magnifique, des chambres somptueuses avec chauffage efficace et sanitaires parfaits. Personnel très agréable. Par contre le restaurant malgré sa déco et sa terrasse panoramique sur le Salar ne nous laissera pas un grand souvenir. Prétextant une arrivée tardive (21:00) nous n'avons pu avoir que des hamburgers (pas terribles) et des frites froides. De plus service très lent. Pas digne de l’hôtel.

J13 Colchani/Tambo Coquesa Le Salar d'Uyuni fait parti de ces sites qui ne déçoivent pas quand on les voit "en vrai" après les avoir vus des dizaines de fois dans des reportages.

Nous y avons passé la journée. Le matin entre Colchani et L'Isla Incahuasi et l'après midi entre l'isla Incahuasi, l'Isla del Pescado et Tambo Coquesa. A midi beaucoup de monde à l'Isla Incahuasi mais curieusement personne à l'autre ile et sur les parcours dans le Salar. Les deux iles sont spectaculaires et valent le détour et l'ile Incahuasi malgré le monde, les bâtiments, les boutiques offre un parcours à pied à ne pas manquer. Nous l'avons fait vers 14:00 et nous étions . . . seuls ! L'autre ile, complètement sauvage, a de nombreuses "criques" désertes propices à de superbes pique-niques. La vue sur le volcan Tunupa quand on approche de Tambo Coquesa est magnifique. En fin de journée nous sommes allés faire une ballade vers le site des momies sur les flancs du volcan Tunupa. Ne pas s'attendre à des momies comme dans l'Atacama où d'autres endroits en Amérique du Sud. Ici ce sont plutôt des squelettes qui ont gardé les positions rituelles. La vue sur le Salar est impressionnante. Notre hôtel "Ecolodge Tambo Coquesa" fait partie de la même chaine que celui de la Laguna Hedionda et la satisfaction est identique. 120 € la double mais tout y est agréable. Bon restaurant avec, le matin, vue sur le Salar.

J14 Tambo Coquesa/Pisiga En préparant ce voyage j'avais décidé de rejoindre Sajama depuis le salar D'Uyuni en passant par l'ouest du Salar de Coipasa et en longeant la frontière chilienne. Mon seul soucis était le logement car comme nous avions décidé, pour une foi, de ne pas camper il me fallait trouver un refuge ou hôtel. Je n'ai rien pu réserver sur Internet et arrivé sur place, l’hôtel de Sabaya étant fermé, il ne restait plus que Pisiga, à la frontière chilienne, pour trouver un hôtel. Il y en avait un : Le Residencial Bolivar et ce ne fut pas triste. Pour quelques euros par chambre nous avons eu droit à des sanitaires infréquentables, des fils électriques dénudés courant au bord du lit, des sommiers en . . . carton avec chute au petit matin, des draps sur lesquels nous avons préféré poser nos duvets, des propriétaires charmants et un repas du soir tout à fait convenable. Pour en arriver là nous avion traversé une partie du Salar de Coipasa avant d'atteindre la route goudronnée au pied du volcan Tata Sabaya. Le Salar de Coipasa, moins spectaculaire que celui d'Uyuni, est quand même intéressant et les paysages autour sont très beaux. A noter que contrairement au Salar d'Uyuni, très sec, le salar de Coipasa était encore assez humide et il n'était pas recommandé de sortir des traces.

J15 Pisiga/Sajama Cette étape, considérée au départ comme une étape de liaison a été une bonne surprise. A mi parcours la lagune Sacaba , Sacabaya ou Saquawaya selon les cartes mérite un détour. Entourée de très belles montagnes c'est un mélange de lagune et salar avec une superbe perspactive sur le Sajama. Nombreuses chullpas sur la route. Les dix derniers kilomètres avant de rejoindre le goudron auront été les seuls un peu difficiles de tout le voyage. Nous avons passé la nuit à l'auberge hôtel de Sajama reconnaissable avec ses bungalows aux toits de chaume. J'avais réservé sur Internet avec accusé de réception mais à notre arrivée aucune trace de réservation ! Comme il y avait un autre groupe déjà là avant notre arrivée nous avons pu avoir les chambres et dortoirs nécessaires de justesse. Heureusement que j'avais sur un PC portable l'historique de nos échanges par e mail pour prouver ma réservation. Bon repas le soir au restaurant de l’hôtel. Les environs de Sajama sont eux aussi magnifiques tout en étant complètement différents de ceux du Sud Lipez. En particulier les points de vue sur les volcans Sajama, Parinacota et Pomerape. Nous avons également fait une petite excursion aux geysers proches de Sajama.

J16 Sajama/Puerto Perez Là aussi nous nous attendions à une étape de liaison et là aussi nous avons rencontré de très beaux paysages en particulier dans la première partie. Par contre après Patacamaya, changement de décor avec une petite portion d'autoroute fraichement livrée et surtout l'inénarrable traversée d'El Alto pour rejoindre le lac Titicaca. Le passage de "l'échangeur Che Guevara " fut un grand moment. L'arrivée à Puerto Perez nous a vite fait oublier les encombrements d'El Alto. L’hôtel Las Balsas où nous avons passé la nuit a les pieds dans l'eau avec vues imprenables sur le lac et la Cordillère Royale. Cet hôtel fut un de nos coups de cœur. Les chambres avec chauffage et sanitaires impeccables, la situation, la salle de restaurant, le repas et le personnel, tout fut parfait. Réservé par Internet depuis la France. 70 € la double.

J17 Puerto Perez/Copacabana Pour rejoindre Copacabana nous ne sommes pas passés par la route directe mais par Ayacachi et Santiago de Huata. Cette route goudronnée en corniche est superbe et offre de nombreux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale : magnifique !!!

Habitué des bacs africains, très folkloriques et rarement en état de fonctionner, grande surprise par l’absence d’attente et l'efficacité des nombreux bacs entre San Pablo et San Pedro de Tiquina. La baie de Copacabana est très belle et les ballades en ville très agréables.

Copacabana a des petits airs du Katmandou des années 70, non par la ville elle même mais par une partie des touristes très nombreux qui la fréquentent. Nous avions volontairement décidé de ne pas aller à l'Isla del Sol par manque de temps et par peur d'y rencontrer un tourisme un peu trop organisé. Le lac Titicaca coté Bolivien est beaucoup plus spectaculaire que le coté péruvien surtout comparé à la région de Puno. Nuit à l’hôtel La Cupula qui offre une vue magnifique sur la ville et la plage. Très bon hôtel constitué de bungalows tous différents et de formes atypiques. Excellent restaurant. Réservé sur Internet depuis la France. Très bon rapport qualité/prix 35 € la double.

J18 Copacabana/La Paz Retour vers El Alto par la route directe qui offre également de très beaux points de vue sur le lac et la Cordillère Royale. Notre deuxième passage à "l'échangeur Che Guevara" fut plus rapide et la descente sur La Paz sans trop de problèmes de trafic pour rejoindre notre hôtel. La Paz est une ville exceptionnelle par son altitude, son site dominé par l'Ilimani et ses constructions en briques roses. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real situé dans la quartier de Socopachi. Très bon rapport qualité-prix car pour 130 € nous avions 1 appartement pour 4 avec deux chambres doubles, deux salles de bain, 1 grand salon et une grande cuisine, le tout dans un très grand confort. Le restaurant de l’hôtel est également à recommander.

J19 La Paz/Coroico/La Paz Après avoir vu les nombreux reportages télé et lu les non moins nombreux comptes rendus sur ce forum nous nous attendions à une "Route de la mort" plus spectaculaire. Ce fut la déception du voyage car nous avons tout simplement vu une piste normale, assez aménagée, avec de nombreuses glissières de sécurité. Des beaux points de vue et un grand contraste entre le passage à La Cumbre (4700 m) et la descente sur Coroico (1700 m) et le Rio Huarinilla (1100 m et 30°). Nous ne sommes pas parti trop tôt de La Paz pour éviter les nombreux groupes de VTT. Nous nous sommes fait rattraper par un seul groupe entre le début de la Route de la Mort et le bas de Coroico. Comme conseillé sur ce forum, pour éviter de se retrouver en face d'un groupe de VTT à vive allure dans la descente, nous avons parcouru cette route dans le même sens qu'eux. Retour sur La Paz par la route goudronnée. Il est bien évident qu'il y a quelques années cette route était réellement dangereuse et méritait son nom quand elle était empruntée dans les deux sens par des gros camions qui ne pouvait pas se croiser. Sans glissières de sécurité à l'époque pour se protéger des précipices. Les camionneurs doivent apprécier la route goudronnée !!! Sur cette route on roule à gauche. En conclusion ne vous attendez pas à une route difficile que ce soit en voiture ou en VTT. Nous avons emprunté de nombreuses pistes bien plus spectaculaires dans d'autres voyages. Par exemple dans le Haut Atlas Marocain ou à Oman. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J20 La Paz Journée libre à La Paz. Pour visiter la ville nous avons utilisé essentiellement nos jambes, le taxi et les télécabines. Le centre historique de La Paz est moins spectaculaire que celui de Lima mais nous l'avons tous apprécié. En dehors des sites plus ou moins touristiques indiqués dans tous les bons guides il ne faut absolument pas manquer la montée à El Alto par la ligne rouge des télécabines. Points de vue spectaculaires depuis la cabine et depuis El Alto. A la sortie de la gare du télécabine prendre à gauche, marcher 600 mètres jusqu'à une passerelle qui donne accès à un superbe point de vue sur tout La Paz. Nuit à L'Appart Hotel Camino Real.

J21 La Paz/Miami Départ très tôt le matin du vol American Airlines pour La Paz. A noter que ce vol fait une escale technique à Santa Cruz de la Sierra avant de poursuivre sur Miami. Même pagaille monstrueuse à Miami qu'à l'aller. Les vols en transit (pourtant nombreux) ne semblent pas faire partie de leurs préoccupations !

J22 Miami/France Vols vers la France par British Airways ou American Airlines via Londres ou Iberia via Madrid.

Pour finir, ce voyage en Bolivie nous a tous enchantés et les cinq zones traversées ont toutes étaient à la hauteur de nos attentes.

-Cordillère Sud Lipez (Guadalupe-Rio Seco) Cette zone aux paysages extraordinaires n'est encore pas très fréquentée par les touristes mais, comme indiqué plus haut, cela ne devrait pas durer. Les hébergements existent, certes rustiques (Guadalupe, San Antonio de Esmoruco) et nous avons pu y acheter du carburant (Guadalupe). Seul problème, le maintien en état de certaines pistes. Nous n'y avons rencontré strictement personne sur les pistes, ni locaux, ni touristes.

-Sud Lipez lagunes et volcans Très, très fréquentée par les agences de voyage cette zone est couverte de nombreuses traces de 4x4 mais la beauté des paysages reste intact. Petite déception à la Laguna Verde qui était grise à cause du gel. Par contre la Laguna Colorada, où nous sommes restés 1 jour et demi a été un des "spots" du voyage. Petite parenthèse, le Nord Ouest Argentin (Atacama Argentin) est au moins aussi spectaculaire et très peu fréquenté. Les lagunes multicolores au nord du volcan Pissis, le Campo de Piedra Pomez vers Antofagasta de la Sierra ou les lagunes au pied du volcan Peinado valent largement les paysages du Sud Lipez. Par contre, pistes difficiles et pas ou peu d'hébergements obligent à être autonome, à camper et avoir un ravitaillement eau, carburant et nourriture important.

-Salar d'Uyuni Le Salar d'Uyuni fait partie de ces lieux vus de nombreuses fois à la télé ou dans les magazines mais qui une foi sur place ne déçoivent pas. A part à L'Isla Incahuasi, nous n'y avons croisé personne ! Le Salar était entièrement sec.

-Parc de Sajama Nous connaissions le coté Chilien que nous avions beaucoup apprécié (Parc de Lauca, Volcans Parinacota et Pomerape) et nous n'avons pas été déçus par le coté Bolivien. Le majestueux Sajama, visible à 100 kilomètres est une mine d'or pour les photographes. Le Parinacota et le Pomerape ont perdu beaucoup de neige et de glace par rapport à ma première visite en 1998. Réchauffement climatique, fin de saison sèche ou les deux ?

-Lac Titicaca Une bonne surprise après notre déception coté Péruvien. Nous avons bénéficié d'une bonne météo avec grande visibilité ce qui à permis d'avoir un panorama magnifique sur la Cordillère Royale.

En vrac : -Nous avons changé nos Euros ou Dollars US sans problème dans les bureaux de change. En faire plusieurs car les taux ne sont pas identiques. Aux distributeurs nous n'avons pas pu changer plus de 200 € par transaction. -A aucun endroit y compris à La Paz nous nous sommes sentis en insécurité. Très grande gentillesse des Boliviens partout. Comme prévu nous avons eu droit à quelques manifestations et blocages de route mais sans conséquence sur notre voyage. A notre arrivée à El Alto en venant du Titicaca la route principale vers La Paz était bloquée cela nous a permis de visiter la banlieue d' El Alto en suivant le flux des taxis qui connaissaient les déviations. -Formatés par nos médias sur le régime d'Hugo Chavez nous nous attendions à voir des policiers et des militaires un peu partout . . . nous n'en avons pratiquement pas vu et ceux rencontrés étaient plutôt serviables !!! Nous n'avons eu aucun problème de corruption à part l'épisode de la station de Tupiza. Avec les voitures de location nous étions immatriculé en Bolivie, peut être qu'avec une voiture immatriculée en France les comportements auraient été différents. -Malgré nos 3200 kilomètres parcourus nous n'avons jamais eu l'impression d'avaler des kilomètres. Nos étapes étaient relativement courtes avec un départ vers 08:30, une halte déjeuner pique nique vers 12:30 (1 heure et demi d'arrêt) et en moyenne une fin d'étape vers 15:30 -Pour nos pique-niques de midi nous avions acheté sur place ou amené par avion un minimum de matériel. Tables, chaises, couverts, saladiers, réchaud et cartouches etc. Menu : salade de tomates, concombres, avocats, oignons charcuterie, fromage et fruits le tout arrosé d'une bière locale, d'eau et d'un café. Nous avons fait le ravitaillement à Sucre, Potosi, Tupiza, Uyuni et Copacabana. Dans les refuges et quelquefois à l’hôtel , le soir, nous avons demandé au cuisinier de nous cuire du riz ou des pâtes pour agrémenter notre salade du lendemain. -Nous avons eu une météo clémente. Grand soleil à part quelques nuages pas très gênants pendant 2 ou 3 jours. Le vent, omniprésent l'après midi dans ces régions, ne nous a pas gêné car nous ne campions pas. Nous avons eu jusqu'à 25° l' après midi en altitude et autour de 0° la nuit y compris dans les refuges. A La Paz, température très agréable pendant la journée. Pas de pluie pendant tout le voyage. -Nous avons rencontré pas mal de cyclistes dans le Sud Lipez, souvent assez fatigués, et nous avons admiré leur courage. Pour nous, un petit groupe de jeunes entre 60 et 70 ans il n'en était pas question !!! -Le voyage est revenu, hors avion France-La Paz, à 1950 € par personne absolument tout compris.

Voilà c'est fini ! C'est un peu décousu mais j'espère que cette petite contribution servira à des futurs voyageurs vers la Bolivie.

Pour y avoir voyagé de nombreuses fois (En Camping) je peux fournir des renseignements sur les pays suivants en plus de la Bolivie : Chili, Pérou, Argentine, Oman, Namibie, Botswana, Zambie.
Le retour... infos pratiques (Iran) English translation pending
by Meridiana · 2015-11-17 · 27 replies
VOYAGE 3 SEMAINES OCTOBRE 2015

FICHE faite avec aussi des informations d’amis qui ont séjournés en Iran courant 2015 .

GUIDE : lonely planet en anglais : note 4 sur 5 Olizane en français : note 4 sur 5, ces 2 guides se complètent bien Voyage avec Turkich airlines sur Tehran avec stop a Istambul. Depuis Istanbul on peut rejoindre Tabriz, Shiraz et autres villes, évitant ainsi Tehran

VISA : nous avons fait le visa avant de partir. Nous avons contacter l’agence Yadman et par l’intermédiaire de Pegah qui parle/ écrit français couramment pegahakhoundi@yahoo.com nous avons obtenu pour 20$ le numéro. Le visa à Berne fut très facile à obtenir (5j) à l’arrivée aucun soucis. Visa on arrival : pour séjour de max 15j compter 1h avant de l’obtenir.

AGENCE EN IRAN : les agences peuvent tout pour vous : réservations hôtels, billets avion, organiser des circuits, trouver un guide, un chauffeur, un taxi de ville en ville… ne pas hésiter à contacter. On recommande chaudement Pegah de l’agence Yadman qui fait des miracles voir adresse ci dessus.

GENERALITES : Les prix indiqués s’entendent : -Pour les hôtels : prix d’une chambre double par nuit -Pour les taxis : tarif de la course - Pour les repas et les transports collectifs (bus, train, avion) : prix par personne - Nous avons porter des dollars mais on change aussi facilement les euros, mais le dollar a été encore utile pour payer certains hôtels directement en cette devise. Si un hôtel vous propose de payer en devise demander combien en rials afin de ne pas surpayer la chambre si paiement en devise. 100.000 RIALS = environ 3 € Pour le change, éviter les changeurs des rues, préférer les boutiques de change, les bijoutiers dans le bazar aux banques. Le taux est plus favorable d’environ 10 % : 1 € = 36.000 rials au lieu de 32.000 au cours officiel (oct 2015). Bien se faire confirmer le taux avant de changer, en fonction de la somme à changer. Attention : bien que la monnaie officielle soit le rial, les prix sont la plupart du temps annoncés ou affichés en toman (ancienne monnaie de l’Iran). 1 toman = 10 rials. Donc multiplier par 10 le prix annoncé : 10.000 toman = 100.000 rials = 3 € Toujours bien se faire spécifier si c’est rial ou toman cela évite des surprises !.

Course de taxi en ville autres que Tehran entre 30.000 et 60.000 RL Courses de taxi à Téhéran : 60.000 à 100.000 RL selon distance ou habilité à marchander ou tarif de nuit (2 à 3 €) -De l’aéroport Imam Khomeiny à Téhéran centre : s’adresser à l’arrivée au comptoir taxis il indiquera le prix à payer, arrivée à 22.30 la course a été de 600.000RL ; idem pour le retour avec un départ du centre ville à 3.00 h du matin (le chauffeur de taxi de l’aéroport nous avait donné sa carte et nous l’avons rappelé pour le trajet retour) autrement voir avec les hôtels. -De l’aéroport Mehrabad (vols intérieurs) à Téhéran : 100.000 RL (3 €) -Du métro Tajrik (terminus au nord) au départ de la télécabine du Tochâl (3900 m) : 200.000 RL (6 €). Attention ! La télécabine est souvent fermée. Mais, même du pied, le point de vue sur Téhéran vaut la peine. -Du palais de Sa’d Abad au palais de Niyavaran : 350.000 RL (10 €) -De Niyavaran au métro Tajrik : 200.000 RL (6 €) Attention si vous faites appeler un taxi depuis la réception de l’hôtel la course sera multipliée par 3 ou plus surtout si vous êtes dans un hôtel chic ! prenez le dans la rue !

Le vendredi tout est fermé : bazar, magasins et souvent les restaurants dans petites villes. Tout est fermé aussi quand fête religieuse comme l’Achoura et la Tessoua.

L’anglais est encore peut courant même dans les hôtels ou restaurants et rares sont les restaurants qui ont un menu en anglais ! mais tout le monde est gentil et se mettra en quatre pour vous aider.

PRIX ENTREES SITES : entre 100 000 et le plus souvent 150 000 Rials (3 à 4.50 euro oct 2015) y compris Persepolis Dans les palais de Téhéran (Golestan, Sa’ad Abad, Niyavaran), un droit d’entrée de 150.000 rials, puis des tickets supplémentaires selon les bâtiments que l’on visite. Compter, pour visiter l’essentiel, 400.000 à 500.000 rials (13 €) par palais. On peut aussi éviter de visiter els intérieurs des palais car vous en verrez de superbes durant le voyage. Finalement, le budget visites est proportionnellement plus cher que le reste. C’est normal : il y a un tarif touristes étrangers, environ 6 fois plus élevé que pour les touristes iraniens.

Les guides papier donnent une bonne description des endroits à visiter, Isfahan et Shiraz par ex sont riches en mosquées et palais divers, compter 2-4jours de visite pour en voir un maximum tranquillement.

TRANSPORT: notre choix a été de prendre un chauffeur et un guide pour tout notre voyage : Guide à contacter en anglais arash.mostafapour@yahoo.com mobile: 09189731880 _09214329388

Prix : dépend du choix du véhicule (petite voiture, mini bus et services demandés) réactif, discret, gentil

Il est facile de se déplacer en Iran avec les bus, trains et avions: réseau de transport excellent , moderne (autoroutes et routes en très bon état, bus longue distance (prendre les VIP) confortables et bon marché, bagages de soute étiquetés, gares routières neuves et très bien organisées, trains-couchettes) ; prévoir 15 à 30 minutes de retard au départ. On trouve toujours des gens qui parlent un peu l’anglais et prêts à aider, sans même que vous ayez besoin de demander. Dans les gares des bureaux d’information, ou des agents d’accueil. Il est toujours facile de trouver un taxi.

Pour ceux qui ont leurs propres véhicules (voiture, velo, moto…) à 80% les routes sont des 2 x 2 voies en bon état, droites, sans ombre. Presque toutes les villes ont un contournement, mais les panneaux dans les villes ne sont pas toujours évidents : mal placés, manquants… ils ont en 2 langues (farsi et anglais) Il est parfois difficile de sortir des grandes villes, on conseille de sortir des grandes villes avec son propre véhicule le matin tôt avant que la circulation commence ou d’engager suivre un taxi et de le suivre.

HOTELS : le pays s’ouvre et de plus en plus de voyageurs partent découvrir l’Iran ; il semble que le pays manque d’hôtels de toutes catégories, aussi si vous partez sans rien réservez il est préférable de se constituer une liste d’hôtels car ceux cités dans les guides sont pris d’assaut ; avec une liste (recherche Internet, Tripadvisor…) il sera plus facile de trouver dans la catégorie que l’ on recherche en plus des adresses que les hôtels complets pourront vous donner. Les groupes organisés logent dans de très beaux hôtels. Si vous voyager en haute saison (printemps et octobre) vous pourriez avoir des difficultés à trouver un hôtel à votre convenance. Vous pouvez essayer de réserver en téléphonant directement aux hôtels quelques jours avant votre arrivée présumée (surtout si vous désirez un hôtel particulier). Parfois on vous demandera de régler en avance le prix de la chambre en allant à la banque, l’hôtel vous enverra par SMS le numéro de compte, les formulaires en banque sont écrit en farsi mais on vous aidera. Attention les codes des villes viennent de changer par conséquence tous les numéros sont faux sur les guides actuellement en vente et aussi sur certaines cartes de visites. Les hôtels peuvent arranger beaucoup de choses (excursions hors des villes, réservation des billets, taxis, hôtels…). Même quand ils ne l’annoncent pas, il faut leur demander.

RESTAURANTS : pas souvent de carte en anglais même dans grands restaurants ! pas visibles non plus car pas d’enseignes spécifiques ! ce sont souvent des take away qui ont parfois quelques tables et où on mange bien : vous vous rendrez compte que même les grands restaurants ont une carte peu variée , identique aux take away pour un prix double ou triple. Souvent il n’y pas la moitié des plats écrits sur la carte ceci vaut aussi pour les grands restaurants. Un kebab, un korech, un plat d’aubergines coûte environ 100 000 – 150 000Rials (3 – 4 euros en oct 2015) Si la carte n’est pas trop variée la nourriture est saine, pas grasse ; le plus souvent on mange du poulet kebab très bon, du kebab d’agneau ; des aubergines en sauce avec ou sans crème qui sont excellentes ; du korech de différente façon (ragout de légumes avec ou sans viande) à ne pas rater ; du dizi qui est un genre de pot au feu. On trouve a acheter des fruits partout ainsi que de très bonnes pâtisseries comme celle de Yazd à l’angle du complexe Amir Chaghmagh, reconnaissable entre toutes avec les portraits des présidents sur le mur au dessus de la caisse (on ne rate pas les baklava à la cardamome) Un jus de fruit frais dans le rue : 50.000 RL pour un demi litre (1.50 euro)

FETE ACHOURA ET TESSOUA : cérémonie de deuil a date variable. nous étions a Yazd. On fête la mort de martyr de l’Iman Hossein. Il faut allez dans les mosquées et se mêler à la foule. C’est ensuite dans les petits villages ou on sera plus près de la population où on met en scène la mort de Hussein. On est bien accepté, on vous donnera les places de choix, on peut faire photo et film sans problème. La commémoration dure 10jours et le jour de l’Achoura correspond au 10eme jour du mois lunaire de Moharran , jour ou a été martyrisé Hossein. Beaucoup de processions se passent aussi dans la rue ou la circulation est bloquée.

NOMADES : très nombreux et selon les tribus sont dans différentes zones du pays. Début octobre ils bougent pour rejoindre les quartiers d’hiver en faisant souvent 200-300km. Ce n’est pas meilleure période pour en rencontrer car sur al route on trouve qu’une partie des familles qui se sont divisées pour rejoindre les campement d’hiver. Au bord des routes si on aperçoit des tentes il est possible de s’arrêter et de rester quelques heures avec la famille pour partager un bon moment.

TEHERAN Métro de Téhéran : 60.000 rials (1,80 €) le carnet de 10 tickets ! Acheter aux guichets et non aux distributeurs. Attention, la ligne 3 n’est pas tout à fait terminée (certaines stations, entre Shahid Beheshti et Vali Asr, ne sont pas encore ouvertes). Le dernier train est à 23 heures. De manière générale, consulter les plans dans les stations, car le réseau est en constante évolution et on vous aidera volontiers, ne pas hésiter à le prendre.

Musée des bijoux : si vous êtes à Tehran un jour ou ce musée est ouvert il faut y aller ! mais arriver au moins 1h en avance car beaucoup de monde et de groupe, musée petit, à l’intérieur d’une banque, pas bien éclairée mais la quantité de diamants et autres pierres vous éblouiront !

Train (couchettes) Téhéran-Andimeshk (14 h) : 445.000 RL/pers. (13,30 €). Réservation la veille dans une agence de voyage.

Hôtel Sasam : 50$. Correct, bon accueil (anglophone) en face une agence de voyage. L’hôtel est situé dans une petite rue qui débouche sur un boulevard ou en descendant le boulevard on trouve un restaurant pas cher, et une boutique de céramique ou on peut vous faire des céramiques de votre choix. Hôtel Hafez : 70 $. Très propre. Bon accueil (anglophone). Hôtel Firouzeh : 1.180.000 RL (35 €). Basique (avec clim, cabinet de toilette-douche w-c sur le palier). Bien entretenu (chambres en cours de réfection cet été). Accueil très ouvert et serviable (anglophone). A proximité de 2 stations de métro (Imam Khomeiny et Mellat). Fréquenté par des touristes et une clientèle iranienne. Saina hotel (92$) – bon rapport qualité prix pour Tehran, mais réserver en avance souvent complet

Restaurant Agha Bozorg : 300.000 RL (9 €). Très bien, ambiance sympa. Voir dans le Lonely Planet, rubrique « drinking », « Iranian traditionnal restaurant ».

SHUSH

Taxi Andimeshk-Shush (40 km) : 300.000 RL (9 €).

Hôtel Apadana : 950.000 RL (28 €). Le seul hôtel, tout près du site archéologique. Chambres petites qui laissent un peu à désirer. Par contre restaurant convenable. De toute façon, on n’a pas trop le choix. Repas à l’hôtel : 6 €

Taxi pour excursion Choqa Zanbil (ziggourat)-Shushtar et retour (grosse demi-journée) : 60 € Taxi Shush-Ahwaz (120 km) : 500.000 RL (15 €). Bus Ahwaz-Shiraz (9 h) : 450.000 RL/pers. (13,5 €)

SHIRAZ Persepolis hôtel : 4 étoiles, 95 $., www.persepolis-hotel.com rien à redire. Dans même rue 2 autres hôtels moins luxueux : Atlas Hotel et Stars Hotel. Boutique-hôtel Niayesh : 45 $. Bonne adresse où affluent les touristes. De préférence réservez en avance !Bien situé. Original : des maisons anciennes aménagées, où on accède par un dédale de ruelles et de couloirs. Grande chambre climatisée, avec douche et toilettes). Une cour centrale ombragée pour restaurant et repos. Accueil pro, qui organise les excursions. Sadra Hotel : www.SadraHotel.ir hôtel moyen au milieu des hôtels de luxe

Restaurant : Emarat Shapoori : un trés beau palais ou prendre un drink dans le jardin ou bien y diner. Trés beau cadre, compter 10-13 euro par personne pour le diner. www.shapourigarden.com

Excursion à Persépolis-Pasargadès (journée complète en minibus) : 50 $ / pers. S’inscrire auprès de l’hôtel. Pour Persépolis seulement (demi-journée) : 30 $. Excursion à Bishapur (demi-journée en taxi) : 50 $ /pers.

Bus Shiraz-Kerman (8 h) : 350.000 RL/pers. (10,50 €).

KERMAN Hôtel Gavashir : 40$ impersonnel mais bien Hôtel Akhavan : 55 € (avec dîner et petit déj.). Très bien Accueil formidable (2 frères anglophones ; quelques rudiments de français). Organise des excursions. En face l’hôtel Akhavan il y a un autre hôtel de même catégorie, ces 2 hôtels sont souvent complets, réservez si possible

Taxi pour excursion aux Kalouts (désert): 30 € Taxi pour excursion à Bam, Rayen, Mahan (journée) : 50 €

Bus Kerman-Yazd (5-6 h) : 185.000 /pers. (5,5 €). Demander à l’hôtel.

YAZD Hôtel Kohan 45$. www.kohanhotel.ir Bien situé dans vieille ville et maison traditionnelle ; il y a aussi dortoir et chambre simple. Tres bien. Restaurant de l’hôtel le midi bien et pas cher. Hôtel Oasis : 30 $. Pas extraordinaire, parce que pas très bien entretenu. Silk Road hotel (50$) www.silkroadhotelhroup.com dans maison teaditionnelle dans le centre historique, occupé que par des touristes européens, chambre basique sans trop de charme Orient Hôtel réserver car souvent complet ; très bien situé dans la vieille ville, à côté de l’entrée de la grande mosquée. Hôtel Vali Musseum Hôtel 50$-120$ (double- quadruple) bien situé dans vieux quartier, maison traditionnelle arrangée avec goût, petit musée à l’intérieur Hôtel Kourosh : 45/60 euro selon typologie des chambre, dans le viuex yazd, typique bien placé Guest house Amir Chaghmag Hostel à 2 pas de la mosquée du même nom , en plein centre. Le gérant est un palhavan qui s’exercent dans le zurkhaneh du quartier ou vous pourrez vous rendre le soir pour assister à une démonstration. Entrée 100.000 RL, à ne pas rater ! le zurkhaneh est bien indiqué. Restaurants Silk Road : autour de 6-7 €. Bien Pizzeria à 2 pas du complexe Amir (pour changer du kebab ?!) Zurkhaneh : voir ci-dessus à la guest house Amir Chaghmag Hostel Taxi pour excursion à Meybod, Chak-Chak, Kharanaq : 50 $ arrangé par hôtel Bus Yazd-Kashan (5 h) : 190.000 RL/pers. (5,5 €). Réservé dans une agence. Attention : il s’agit souvent de bus Yazd-Téhéran, qui n’entrent pas dans Kashan.

KASHAN Hôtel Khan-e Eshan : 1 950.000 RL (58 €). www.ehsanhouse.com Très bien, dans une maison traditionnelle restaurée. Grande cour intérieure avec bassin. Accueil très compétent qui organise les excursions à la demande. Guesthouse Kamalmolk : 30-50 euro selon typologie des chambres, dans vielle maison traditionnelle. Restaurant : Abbasi : 160.000 et 225.000 RL (5 et 7 €). Très très bien, tant le contenu de l’assiette que le cadre. Dans une maison traditionnelle.

Taxi pour excursion Abyaneh et Fin Garden : 22 € Bus Kashan-Ispahan (3 h) : 85.000 RL / pers. (2,5 €). Pris le billet à la gare : les bureaux des compagnies sont dans le hall d’accueil et on nous a indiqué le premier bus.

ABYANEH Hotel Viuna Abyaneh : 175 ooo rials la double. Très bien. www.ViunaHotelAbyaneh.com Pas de restaurant a Abyaneh on doit donc prendre repas dans l’hôtel et restaurant cher !

ISPAHAN Hôtel Totia : 1.070.000 RL (32 €). Un peu excentré. excellent rapport qualité-prix, pris d’assaut, réservation conseillée. Dans même rue que Totia hôtel il y a sur même trottoir l hôtel Azadi et une guest house. En face le Totia il y a l ‘hotel Meraji www.hotelmeraji.com et une guest house signalée seulement en farsi Hôtel Persia :35-45€ selon typologie des chambres, basique, 20 minutes du centre touristique Hôtel Ibne-Sina : petit hôtel pas cher, plus excentré mais taxi pas cher Atigh hôtel (90$) bel hôtel

Restaurants : face au Totia un petit restaurant propre et bien, excellent rapport qualité-prix. Setareh : 250.000 RL (7,5 €). Très bien. En terrasse, avec vue sur la place Royale. Venice Restaurant (hôtel Ali Qapu). Resto italien (ça change des kebabs !). Au bord de la « rivière », dans un quartier très animé le soir. Hermès dans quartier arménien Tolfa, : 350.000 RL (10,5 €). Très bien, près de la cathédrale arménienne. Romanos : très bon restaurant dans le quartier arménien. Excellente réception WIfi avec possibilité d’accès a facebook et autres réseaux sociaux Bastani : 250.000 RL (7,5 €). Très bien ; à côté de la Mosquée Royale Bervani : près de la mosqué du vendredi Abbassi hôtel : se rendre dans les jardins de cet hôtel pour un drink, juste fabuleux.

Bus Ispahan-Mashhad (17 h) : 650.000 RL /pers. (19,50 €). Réservé l’avant-veille dans une agence de voyage.

Zurkaneh : a 300 mètres du Totia il y a une maison de la force zurkaneh ou vers 20.30 le lundi et un autre jour de la semaine il est possible d’assister aux entrainements, les autres jours sont réservés aux entrainements des débutants

MASHHAD Hôtel Hafez : 2.700.000 (80 €), avec dîner et petit déj.). Khosravi st., Andarzgoo 14. Tout près du sanctuaire. Bon hôtel pas de panneau en anglais, en face de l’hôtel Noor. Clientèle de touristes iraniens (car il n’est pas dans les guides). Bon repas (compris) : buffet varié à volonté, ce qui permet d’échapper au riz-kebab. Sobhan Hotel Apartment Restaurants plusieurs restaurants de quartier, dans le bazar : 270.000 (8 €) Avion Mashhad-Téhéran (1 h 30) : 60 €. ( Iran Air Tours) réservé dans une agence..

QUOM Mahan Hotel (1.600.000R) – basique mais bien placé A Quom spécialité de biscuits les Sohams à deguster sans modération! Dans le Holy shrime vous devrez mettre un tchador coloré qui vous sera prété à l’entrée et un mollah parlant anglais vous fera visiter.

ILE DE QUESHM Une bonne adresse: Mr Amini's guesthouse
Voiture ou bus dans le Yucatan English translation pending
by BrunnS · 2015-11-17 · 61 replies
Bonjour à tous,

En janvier je pars pour 20 jours dans le Yucatan et je commence à avoir un itinéraire dans la tête (à peu prêt le même que tout le monde à mon avis). Les étapes principales sont : Valladolid, Uxmal, Mérida, Campeche, Calakmul, Bacalar, Tulum, ... La question que je me pose est : quelle est la meilleur solution ? Le bus ou louer une voiture ? Pour me faire une idée des prix des bus, j'ai essayé de consulter les sites Oriente et ADO mais tous les trajets ne sont pas disponibles (ou je m'y prends mal ^^). La location de voiture, pour 15 jours environ ça me reviendrait à 500€ mais je gagne en liberté. Tandis que le bus, je pense que niveau budget je suis gagnant mais niveau liberté ... bof. Mais y-a t-il régulièrement des bus ? Toutes les destinations sont-elles bien desservies ?

Pouvez-vous me dire ce que vous en pensez ? Si vous avez des expériences dans les deux cas de figure ça m'aiderait pas mal :). Et aussi, si vous pouvez me dire (environ) les tarifs pour les bus, ça serait génial !!

Merci à tous pour votre aide ! Bonne journée :)
Projet de voyage dans l'Ouest américain English translation pending
by Eds78 · 2015-10-04 · 37 replies
Bonjour à tous, nous (5 adultes +4 enfants) envisageons de partir cet été visiter l'ouest américain. Nous pensons partir trois semaines. Voici les endroits que nous pensions visiter: Yellowstone Moab Mesa Verde Grand Canyon (sud et nord ou seulement un des deux?) Une soirée à Las Vegas Death Valley Sequoia Yosemite San Francisco

Pourriez-vous m'indiquer si cela vous semble possible, sans que cela soit la course. N'hésitez pas à me suggérer des lieux à supprimer ou à ajouter. Peut-on faire ce parcours en camping car ou le 4*4/SUV est-il obligatoire à certains endroits?

P.S: en ce qui concerne les villes d'arrivée et de départ, nous avons pensé à Salt Lake City et San Francisco, sans avoir d'idée arrêtée concernant la ville d'arrivée et de départ.

Merci d'avance pour vos réponses, Edouard
Périple solo Italie sans le Vatican... English translation pending
by Exileeici · 2015-09-24 · 14 replies
Montpellier- Paris-Milan-Côme-Milan-Parme-Bussetto-Parme-Bologne-Pistoïa- Florence-Naples-Sorrente-Amalfi-Palerme-Barcelone-Montpellier. De la princesse Carlotta à Giovanni Falcone....... Ma parenthèse enchantée 2012. L'Italie du nord au sud.........................j'en rêvais...................je l'ai fait...... http://www.tripadvisor.fr/LocationPhotos-g635626-d528348-w2-Villa_Carlotta- Tremezzo_Lake_Como_Lombardy.html http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:Chapel_of_the_family_Falcone.jpg (Préalable : attendre un peu pour que les photos s'ouvrent à vous). 6 mai Je quitte mon hâvre de paix occitane sous de bonnes augures. A suivre...ya de l'Espoir ! 7 mai- 8 mai Aïe...ma valise qui a connu tant d'expéditions et de soutes aériennes, me lâche.A remplacer d'urgence. Je la vide en un clin d'oeil dans le hall de l'hotel pour remplir un sac tout neuf et fleuri. Aléas du parcours. Faux frais qui sont plus vrais que vrais. Comme la fortune que j'ai laissée au taxi en arrivant, vu que le quartier Bastille était bouché par la police dés 17 heures ! Mais la joie inaltérable de mes départs ne transporte plus et mieux que tout. 9 mai 9 heures Navette Orly à partir de Montparnasse: erreur, elle mettra trois quart d'heure à rejoindre la Porte d'Orléans où j'aurais dû aller la prendre en métro. Qu'on se le dise ! Regard sur tableau des départs, qui me font toujours rêver d'ailleurs. Ligne low coast..parfaite et sans retard. Durée vol une heure 30. Aeroport Lineate , surprise : dans les kiosques Carla Bruni en couverture avec la mention : " Carla: addio Eliseo ! "...On me félicitera plusieurs fois pour mon vôte. Rejoindre mon hotel et mon quartier préféré: Galleria, Scala....et tutti quanti... A moi Milan, l'hotel Vecchia Milano, le hérisson de marbre ( duomo) , Verdi et la scaloppina ! Comme j'ai été satisfaite de mes hotels, bon rapport qualité prix et prés du centre historique, j'en donne les adresses : http://www.hotelvecchiamilan.com/ La façade du hérisson de marbre est irisée par le soleil couchant. Je paie une fortune un cappuccino au café face à lui pour déguster les premiers émois de mon itinéraire. 10 mai matin Musée de la Scala. Costumes de scène, affiches anciennes, Verdi est en grande partie responsable de mon Amour pour ce pays, tant pour sa musique que ce qu'il représente dans la lutte pour la Liberté. " Avec NABUCCO, VERDI commence à s’intégrer au RISORGIMENTO et à payer de sa personne pour l’unité italienne et la libération des provinces encore sous le joug étranger. On sait que le principal personnage de NABUCCO est en réalité le peuple juif en exil à Babylone, et qui chante la patrie perdue en des termes qui pouvaient fort bien convenir à la situation des Milanais soumis à la domination autrichienne. VERDI, dès lors, devient tout naturellement l’un des personnages de la mythologie de la "Résistance" VA, PENSIERO... devient tout de suite le symbole de la patrie réduite en esclavage et qui attend sa libération. " Je reviens encore et encore devant l'Hotel où il a terminé ses jours, via Manzoni chambre 11...en attendant de le célébrer plus intensément à Bussetto sa ville natale, prés de Parme. Retrouvé un article de l'époque : " Verdi meurt le 27 janvier 1901 à Milan. Ses funérailles durent douze heures, tandis que Toscanini dirige un des airs les plus bouleversants du disparu : " Va pensiero ". Le jour des funérailles du maestro, la Piazza Duomo et les rues adjacentes sont recouvertes de paille pour que le vacarme des fiacres ne vienne pas troubler son repos. Ses funérailles sont immenses. 250 000 personnes sont présentes pour rendre un dernier hommage à l’une des plus importantes figures de la musique italienne. Lorsque son corps est transféré du cimetière à la Casa di riposo, un choeur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini interprète le Va pensiero et le Miserere. " Dans le nord, je trouverai autant de statues et bustes de Verdi, Toscanini que de Garibaldi. Mais romantisme étant ami de gourmandises...je me régale de parmigiano et de prosciutto, surtout à Parme, servis ensemble à profusion sur des tablettes de bois. 10 mai de Milan au Lacs Départ pour Côme, ce lac dont j'entend parler et que je ne connais pas. La saison est la meilleure pour l'éclosion de la nature. Une demi-heure depuis Milan. Avant, quelques mots sur la prestigieuse gare de Milan-Garibaldi ou Milano-Centrale ENORME, Monumentale tels les édifices construits du temps de Mussolini. Trés spacieuse en hauteur sous des verrières qui éclairent les statues ( comme au Grand palais) et, miracle, des employés pour renseigner, des bancs pour s'asseoir et des pentes à la place des escaliers pour les valises. Viva Italia ! Je ne résiste pas aux images à vous transmettre : ano Centrale L'image monumentale a été soutenue par l'ornementation lourde composée de couronnes, festton et des motifs géométriques abstraits. La portée libre de l'arc principal mesure 72 mètres, le plus grand en Italie, et les auvents s'étendent sur une longueur de 341 mètres, couvrant une superficie de 66500 m2. La station a finalement été ouverte en mai 1931. Dans le train je suis à côté d'une jeune femme sympathique, ayant envie de discuter avec moi mais ne parlant qu'Italien. Elle engage un dialogue qui deviendra vite, hélas, un monologue sur nos élections. Félicitation pour mon vote, Carla S. ne semble pas être unanimement aimée dans son pays d'origine. J'ai pourtant bûché mon italien, mais pas assez et ne peut suivre non plus le dialogue qu'elle entretiendra avec deux bonnes soeurs voilées face à nous, qui riaient de bon coeur en se servant constamment de leurs portables. J'écoute la musique des mots et observe la gestuelle foisonnante pour saisir le sens.... Il fait beau. Arrivée en gare de Côme, un peu de mal à trouver mon hotel " In riva al lago " où il faut être spécialement souple pour voir le lac depuis la fenêtre...des WC. Ma chambre pas prête, qu'importe...Je laisse bagage et vais déjeuner au bord du lac, puis prend le funiculaire pour monter voir la vue sublime depuis Comobrunate... . Au retour surprise, il n'y avait plus de chambre et le gérant me loge dans un grand appartement pour moi toute seule... de quoi loger une famille nombreuse. Vieille maison, murs trés hauts et trés épais. Folklore. J'adore. Je file à l'office du tourisme pour organiser mon lendemain. On m'apprend qu'il y aura grêve des marins dont j'accompagnerai le défilé le lendemain, mais j'ai le temps de faire une grande balade en bateau le soir même. Course du centre au port où j'embarque pour 2 heures. Le temps est idéal, trés peu de touristes, tous italiens...tout me va, les vues sont splendides. J'aurai même le temps de descendre à Tremezzo visiter la Villa Carlotta et ses jardins. Merveille des merveilles où je passerais sous une tonnelle croûlante sous les citrons. La villa elle-même est habitée de délicieuses statues de marbre dont une me posera question sur les latin-lovers....( "Psyché ranimée par le baiser de l'amour" ..Eros n'est pas si ranimé que ça..j'ai vérifié..) Voir à :[/ihttp://musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html"]]musee.louvre.fr/oal/psyche/psyche_acc_fr_FR.html Comme sur la Piazza della signoria à Florence où le gabarit du magistral Neptune laisse croire à sa virilité sauf ....l'essentiel .....style miniature. A moins que cela ait changé avec les siècles ou que ma mémoire ne me trahisse. Attendre ouverture de la photo : Villa Carlotta : Voir photos ci-dessous bien plus belles que si prises par moi. La villa Carlotta (Tremezzo) Sur l'autre rive du lac de Côme, à Tremezzo en face de Bellagio, se trouve la villa Carlotta, un petit palais de style néoclassique . Elle a été construite en 1690 pour le marquis marquis Giorgio Clerici, un riche banquier milanais. En 1843, le domaine a été acheté par la princesse Marianne de Nassau(épouse du prince Albert de Russie) qui l'a offert un peu plus tard à sa fille Carlotta pour son mariage avec le duc Georges de Saxe-Meiningen. Elle meurt jeune, mais Giorgio Clerici s'attache aux lieux . La villa est alors baptisée Villa Carlotta et agrémentée à partir de 1856 d'un somptueux parc de type jardin anglais avec escaliers de marbre, trois terrasses, bassins, et collection de plus de 500 espèces botaniques arborescentes dont des camellias de grandes dimensions, grottes de verdure, forêts de bambous, pergolas d'orangers, tonnelles d’agrumes, palmiers, arborescentes australes, glycines géantes, myrrhes en cascades, tulipiers démesurés, collections de fougères, cactus, conifères d’espèces rares et autres espèces tropicales, rhododendrons, azalées rares... Depuis le jardin on peut admirer le centre du lac, Bellagio, la chaîne montagneuse des « Grignes » et le Monte Legnone. Je ne résiste pas à vous offrir le plaisir, comme moi en direct, des vues que je me suis offertes :

Le monsieur au pied de l'arbre n'est pas à moi..... Un régal cette balade aller bateau retour bus en corniche. A la hauteur de mes rêves y compris le temps clair et ensoleillé. Le lendemain 11 mai, j'aurais tout mon temps pour faire une grande promenade à pied le long du lac, avec toujours la chance qui témoigne du bien-fondé de mon voyage : Expo Brueghel un de mes peintres préféré à la Villa Olmo au bord de l'eau. Toute la famille Brueghel y est représentée et ça fait du monde.... www.grandimostrecomo.it/la-mostra-in-corso Je découvre aussi dans un jardin, la statue d'Alessandro Volta qui inventa la pile ici en..1800. Je quitterai Côme le soir même pour Milan, juste en transit avant de filer sur Parme, une de mes villes préférées. Une paire de chaussures refusera de me suivre, ce que je comprends vu les beautés du lac. J'en découvrirai l'absence le lendemain, ça me fait plaisir d'avoir laissé un peu de moi et ma valise s'en trouve allégée...... Question : Dans le nord de l'Italie, alors que je m'applique à dire le mieux possible " Buongiorno " on m'accueille à l'hotel avec un " Bonjour "... 1: qu'est-ce qui dit que je suis française ? 2: mon accent est-il nul à ce point ? A partir de Florence, je devrai faire appel à toutes mes bribes de langues étrangères pour me faire comprendre : anglais, italien, allemand.... Du coup, je prépare sur mon carnet de notes les phrases indispensables et quotidiennes : – " Bisogno un taxi .Pottrebe chiamare ? " – -" Pottrebe mi aiutare à scendere ma mia valiglia " ( Orthographe non garantie..) 12 mai. Milan-Parme-Bussetto Trois quart d'heure de train jusqu'à Parme où j'ai réservé mon hotel, puis une petite heure jusqu'à la "ville" natale de Verdi, petit bourg bien calme en cette saison, où je flânerai sur les traces de l'artiste, et déplacerai les guides éventuels qui voudront bien ouvrir les portes des lieux pour moi seule. Aucun touriste, la vraie vie parmesane.C'est dimanche, les femmes sont apparemment à la messe, les hommes aux bistrots, où je m'immisce discrètement. On me sert une énorme planchette de Parme et Prosciutto et un verre de vin du coin. Tout ce que j'aime; entourée de brouhaha et fumée...à l'italienne. "C’est la ville d'origine du chef d’orchestre Arturo Toscanini et du peintre Parmigianino ; le compositeur Giuseppe Verdi a grandi à Busseto dans la province de Parme et occupe encore aujourd'hui une place importante dans la vie musicale parmesane ." J'ai tout vu de l'Itinéraire " Verdien " La maison natale à Roncole et l’église San Michele Archangelo où Verdi fut baptisé et où il prit ses premières leçons d’orgue. La Casa Barezzi : la demeure de son beau- père où Verdi rencontra sa première femme, puis avec celle du palais Orlandi acquis par Verdi en 1845 et où séjourna Toscanini. Le monument à Giuseppe Verdi érigé en 1913 sur la place Verdi à Bussetto. La villa Verdi : l’ultime demeure du Maître, qu’il acquit en 1848, et qui est toujours la propriété privée de ses héritiers, les Carrara- Verdi.( pas eu le temps....). Soirée et nuit à Parme 12 mai Parme Hotel Villa Toscanini. L'hotel est de classe, son nom m'a séduite à distance. Classique, sobre, mélange que j'aime de design actuel et de meubles et oeuvres anciennes. Comme souvent quand on arrive à l'hotel, important de vérifier immédiatement l'état de la télévision qui m'aide à m'acclimater au pays, et de la climatisation dont je ne suis pas fan, mais utile parfois. On dirait souvent que les précédents passagers se sont ingéniés à tout détraquer.... Ce qui fut le cas et j'appelais le garçon d'étage pour la clim. Délicieux brun aux yeux bleus..miam miam..que je dus rappeler sans arrière pensée....pour la télévison un peu plus tard. Charmant. Et là me vient à l'idée un flash que je ne me pardonne pas..mais en suis je responsable ? DSK m'apparut sous un autre jour....Misère ! J'erre et je dîne en fin de journée place principale sous les yeux de Garibaldi., quand les couleurs du soir donnent à l'Italie la lumière qui lui va si bien, "La place Garibaldi, située sur le site de l’ancien forum, est aujourd'hui coeur de la ville, entourée du Palazzo Finardi, de l'église San Pietro Apostolo néoclassique, du Palazzo del Comune construit en 1627 et du Palazzo del Governatore édifié en 1283. " Puis je me rend sur les lieux du palais de Marie-Louise, ex de Napoléon, régente du duché durant quelques années avec son amant le comte de Neipperg... Une pensée pour mon petit frère trés connaisseur de l'époque napoléonienne. Je n'irai pas cette fois çi voir l'extraordinaire Théatre Farnèse, du XVIIème siècle dont le décor en trompe l'oeil figure dansle film de Losey : Don Giovanni ". Mais je le recommande. (Spettacolare, grande, sfarzoso, e acusticamente impeccabile. Supera di gran lunga il Teatro Regio per bellezza, ma non ditelo a chi vive a Parma ). - " Le Théâtre Farnèse, à Parme, était le théâtre de la cour des ducs de Parme. En 2009, il est intégré dans le parcours de la galerie nationale de Parme. " Soirée. Délicieux repas en terrasse, ambiance parmesane, pas un touriste, c'est parfait. J'ai bien choisi ma saison. 13 mai Parme- Bologne Bologne. Mon hotel sympa: Albergo centrale (piazza maggiore) Nadia vient me chercher à l'hotel en fin d'après midi et me fait la surprise de m'amener à une exposition dans un jardin, qui fait penser à celui de Trénet et aux fontaines de Niki de Saint-Phalle: "C´est un jardin extraordinaire Il y a des canards qui parlent anglais Je leur donne du pain ils remuent leur derrière En m´disant " Thank you very much Monsieur Trenet " On y voit aussi des statues Qui se tiennent tranquilles tout le jour dit-on Mais moi je sais que dès la nuit venue Elles s´en vont danser sur le gazon Papa, c´est un jardin extraordinaire Il y a des oiseaux qui tiennent un buffet Ils vendent du grain des petits morceaux de gruyère " Sculptures en trouvailles insolites, parmi plantes et arbres magiques et surtout le jasmin que je découvre pour la première fois en buisson foisonnant. De la joie partout.... Merci Nadia qui ensuite nous concoctera, à son amoureux et à moi, la pasta à la façon Bolognaise. Un régal aussi. Leur appartement leur ressemble avec un beau parfum d'harmonie.On refait le monde....La soirée se finira trés tard. Le lendemain Nadia me fait visiter sa ville qu'elle aime tant, c'est évident, je n'ai jamais eu meilleur guide. A remarquer les kilomètres d'arcades. Bon déjeuner et dîner dans des coins sympas connus par eux. Visité aussi le lieu de répétition théatre d'Alain qui me transporte dans mes années de théatre . Rien ne vaut mieux que de découvrir une ville, un pays avec ses habitants, surtout quand ils sont aussi cools et agréables à fréquenter. Avant de partir, je me régalerai d'un chocolat chaud au sein de Bologne, unique en son genre. Et Alain me confiera un livre délicieux sur Palerme. Pour info: Bologne chef-lieu de la région d'Émilie-Romagne. Très ancienne ville universitaire (qui fut officiellement créée en 1088), elle accueille toujours beaucoup d'étudiants, lui confèrant son animation culturelle et sociale. Plus vieille et turbulente université d'Europe, bien avant la Sorbonne. Des femmes y enseignaient bien avant que d'autres universités s'y mettent... Célèbre pour ses tours et ses portiques en arches (plus de 38 Km dans le centre historique), dont le plus long au monde (Portique de San Luca, 3.500 m pour 666 arches), elle possède le centre historique médiéval le plus grand d'Europe après celui de Venise. 15 mai Vers le sud : Florence, Pistoïa et Franco Franco m'attend à la gare, on se reconnaît tout de suite après 20 ans d'éloignement.... Il me propose une visite de Florence, je viens de visiter plusieurs villes, je préfère admirer la Toscane verte en traversant avec lui la campagne jusqu'à sa ville: Pistoïa. Je suis trés gâtée, mon ami m'avait demandé par mail ce que j'aimais notamment au petit déjeuner et je dois dire que je n'ai jamais dégusté un aussi bon Tiramisu...Et bien sûr aussi la pasta. Avec au réveil, une table garnie des meilleurs mets de la région. Excellent guide que Franco qui, comme Nadia, aime sa ville natale.J'en ferais le tour avec lui, connaisseur en architecture et me faisant découvrir les détails des pierres et monuments d'époques où je note là comme ailleurs, que plusieurs architectes et périodes ont fait des églises un amoncellement d'arts différents et successifs harmonisés dans une rivalité probable de talents. Trés gourmet et excellent cuisinier, je comprends que ce serait lui faire injure que de lui proposer un restaurant qui n'aurait pas les saveurs de ses préparations. Le lendemain je découvre avec lui une proprieté immense d'oliviers et une ferme en colocation où des gens charmants nous accueillent. Vue du haut de la colline sur ces arbres précieux et la Toscane. Expérience intéressante entre personnes autonomes pouvant ou pas, se retrouver autour d'une table commune quand ils le souhaitent. Rien de mieux pour moi que de m'efforcer de comprendre la langue parlée par les autochtones. Si on ne comprend pas tous les mots, l'italien permet de se fier aux musiques, aux sons et aux gestes qui les accompagnent. On échange beaucoup sur la vie, la musiqueet l'amour qu'on lui porte et nos intensités. Trés belle étape. Merci Belami Franco pour tes attentions et connaissances. Le 17 mai, je regagne Florence et un B and B ( Bed and Breakfast) dont l'accueil me surprendra. Seul moment du voyage où j'ai fulminé.... Arrivant avec chaleur et lourde valise en début d'aprés midi à " Le Seggiole " dont le site internet indiquait un ancien palais tout proche du centre historique...je trouve porte close. Je sonne, re-sonne, et découvre un petit mot mal écrit avec un N° de téléphone.... Au fil, une personne de langue anglaise, avec qui je me débrouille en charabia 3 langues.....pour lui dire mon étonnement ( euphémisme). Elle me répond qu'elle a eu un empêchement et m'envoie quelqu'un avec la clef.... Contrairement à ce que j'avais vécu ailleurs dans des B and B, celui-ci n'était pas habité par la proprietaire mais " tenu " par une jeune étudiante américaine.La clientèle était exclusivement américaine et je constaterai vite que les rues de Florence sont envahies par cette population d'outre-atlantique. Du mal avec ces troupeaux menés par un parapluie hissé au dessus de la foule. Les asiatiques font pâle et rare figure parmi eux. Aux petits déjeuners, la jeune femme ne savait que faire pour se faire pardonner et deux "vieilles " américaines de mon âge, style miss Marpple, s'ébrouaient, s'esclaffaient, s'adressaient à moi comme si je comprenais tout de leur liesse.... J'avais prévu 2 jours sur place pour redonner chance à Florence de me plaire, mes précédents voyages m'ayant déçue, vu les foules de touristes et le peu de recul sur la piazza pour admirer Duomo et Baptistère. Je n'avais pas noté que c'était le week-end de l'ascension....d'où embouteillages humains partout. Et dans ce centre historique, je préférais encore une fois et de loin, la piazza Signoria où je restais longuement attablée le soir au son d'un petit orchestre face à la superbe Loggia dei Lanzi. http://fr.wikipedia.org/wiki/Loggia_dei_Lanzi et deux vidéos une amateur et une plus élaborée ( un peu bruyante, taire le son): http://www.youtube.com/watch?v=iWkf8gCBLBM&feature=related http://www.youtube.com/watch?v=jo047KzCd3A Inutile ce jour, d'essayer de visiter le palais Pitti...dont la file d'attente au soleil me fait fuir vers les arbres et les plantes. Heureusement qu'il y a le jardin Boboli....nettement moins fréquenté. Dans cet espace de verdure avec fontaines, statues, massifs de fleurs et allées de cyprés, juste une belge aimant comme moi nature et solitude.Je ne sais pourquoi elle m'appela " une française pas comme les autres"..... http://www.youtube.com/watch?v=uKaLnhAMjcM&feature=related Remarquable aussi la vue de la Piazzale Michelangiolo ( il est partout ...) vue le matin dont sans trop de monde. Le lendemain, je tente avec bonheur, une balade en bus vers les hauteurs de Florence et Fiesole. On y grimpe en lacets parmi oliveraies , somptueux jardins et enfilades de cyprés. Enchantement.....et miracle, autobus presque vide avec vue sur les collines qui laisse croire qu'on est quelques sièces en arrière sans immeubles ni antennes. Réconciliation avec la ville vue d'en haut. Voici le site où vous pourrez découvrir et participer à mon émerveillement : www.cityzeum.com/...iesole/photo/1#photo Imprudente mais chanceuse : J'avais cru bon de laisser la date du 19 sans réservation d'hotel, pensant passer cette journée à Sienne... Pas noté que c'était le pont de l'ascension...Ce qui fait que j'ai erré plusieurs heures tard le soir dans Florence, pour dégotter un hotel.J'aurais dormi n'importe où sauf dans la rue...même au pied de Michel- Ange. J'aime l'imprévu, j'avais garé ma valise pour aller à la recherche de ma chambre et j'ai visité tous les hotels ** et ***. Ne pouvant m'en prendre qu'à moi ( que j'aime bien..), je pris cela légèrement surtout quand au bout d'une vingtaine de gîtes sans place, je trouvais enfin le mien, prés de la gare et..bruyant. Seul détail sympathique: il est via Panzani...qui n'est pas un musicien, ni italien...comme beaucoup d'artistes ayant laissé trace et nom dans l'art culinaire... On ne risque rien de s'instruire : - "À peine démobilisé suite à la débâcle, Giovanni Panzani, qui s'appelle Jean depuis sa naturalisation, retourne dans sa famille à Niort, des Italiens tenant une boutique de pâtes et de produits italiens. Finalement, ce retour va vite se transformer en opportunité car tous les producteurs de pâtes en France sont établis en zone Libre (historiquement, les régions de l'immigration italienne d'avant-guerre telles que la Savoie, la vallée du Rhône, ou la Provence...). ". Ouf....Je serai plus proche demain de mon train pour Napoli ! 20 mai grand départ vers le Sud Si jusqu'ici, j'ai fait de petits trajets en train, me voilà partie pour un long parcours: Florence-Naples. Quatre heures de train sans encombres et à l'heure en fin d'après-midi . Je n'aurais sur tout le périple que 20 minutes de retard..rien à dire quand on lit les récriminations de beaucoup de voyageurs concernant Trenitalia. Napoli Le taxi me dépose à distance de la place Plebiscito car impossible d'y accéder en voiture. Dimanche soir et grandes manifestations à cet endroit réputé pour cela depuis des siècles. Je marchais difficilement jusqu'à ma rue avec mon lourd sac roulant; la place entière était couverte de monde et de drapeaux rouges (?), bannières etc....scandés par des refrains repris en hauts parleurs.. Etant coupée des infos depuis plusieurs jours, je pensais d'abord à un évènement politique important .... alors qu'il s'agissait d'une victoire de Naples au football... Me voilà projetée, précipitée dans l'ambiance en croisant aussi des processions menées par des curés en soutanes et dentelles chantant à tue-tête....J'ignore s'il s'agit de remercier Dieu pour cette victoire ou de fêter la journée dominicale... La« Place du plébiscite ») est la plus importante place de Naples. Située au choeur de la ville elle a une superficie de 25 000 m2 bordée par la Basilique San Francesco di Paola, le Palais Royal, le Palazzo Salerno et le Palazzo della Prefettura. Son nom est issu du plébiscite du 2 octobre 1860 intervenu dans le cadre de l'unification italienne. J'ai encore trés bien choisi, à distance, mon emplacement. Vive le net ! L'hotel que j'ai réservé faisait mon bonheur à l'avance. Situé à cent mètres de la place Plebiscito et de Santa Lucia, à deux pas de l'opèra San Carlo, dans la longue et montante rue Chiaia, du même nom, il était dit ancien Palais et je me voyais déja dansant au rythme du " Guépard..." dans les bras de Burt... Voir le beau document : lecoindesmemeres.com/photosnaples.html qui...remet les pendules à l'heure ! L'entrée est trés ordinaire, entre deux boutiques, grand porche, petite portière.Cour intérieure pavée où deux petits magasins bruyants dont on ne sait ce qu'ils vendent...restent ouverts nuit et jour.. L'entrée est au fond, muni d'un somptueux escalier en pierres à deux directions que j'ai retrouvé comme pièce unique dans un beau reportage sur Naples.. La réceptionniste vient m'accueillir. Premier étage trés élevé, les plafonds des palais sont hauts. Quand la porte du palier s'ouvre je découvre l'entrée d'un palace, salons, meubles précieux, toiles anciennes. Je vous laisse jouir de la traduction sur leur site : "L’hôtel, naît de la restructuration de l’appartement où le marquis Nicola Lecaldano Sasso la Terza habitat vers la fin du I8ème et le début du 19, au premier étage noble de l’immeuble du 216 de Via Chiaja, à 20 mètres seulement de Piazza du Plebiscito et de Piazza San Ferdinando (aujourd’hui Piazza Trieste e Trento), coeur de la ville de Naples." Accueil sympa, je m'installe dans une chambre trés cosy donnant sur une étroite cour intérieure ( il y en a trois, chacune entourée de passerelles, balcons et plantes vertes diverses). J'ai donc un balcon... donnant sur une passerelle ornée de plantes exotiques et faisant le tour de la cour.... Des tentures, une ambiance un peu sombre et calme. Nous sommes dimanche. En sortant de ma chambre pour explorer Napoli, pas fière du tout, vu la liesse envahissante des alentours, je croise dans les couloirs, un groupe d'italiens mené par un guide..... Je m'enquiers à la réception de cette animation surprenante. Et j'apprends que je suis logée dans un Casino ( bordel de luxe) célèbre au 19ème siècle et bien connu des aristocrates napolitains de l'époque... Je remarquais ensuite au virage d'un couloir un.......... bidet trés élégant sur pieds sculptés...qui avait dû voir du pays ...Une relique ! Ma chambre n'étant pas des plus fastueuses, n'aura pas droit à la visite des touristes... C'est à mon retour que je trouverais sur Google la mention discrète suivante : Hotel de charme....Chiaia Je sors pleine d'audace, et affronte la foule....en cherchant avec peine une place dans une trattoria . Au coin de ma rue je découvre la patisserie la plus célèbre de Naples : le Gran Caffe Gambrinus : - "Gambrinus est le café -pâtisserie historique de Naples où de célèbres et nombreuses figures telles que Verdi, Wilde ou Sartre y ont dégusté des fines pâtisseries locales légèrement relevées de zestes confits, accompagnées d’apéritifs sucrés ou de ristretti cardiotoniques servis par des camerieri en queue de pie virevoltant dans ses salons dorés. Le Caffè Gambrinus est fondé en 1860 par l'entrepreneur Vincenzo Apuzzo qui sait s'entourer des meilleurs brigades de pâtissiers et glaciers de l'époque. Dès lors, le Gambrinus obtient immédiatement un énorme succès. Décoré de peintures, stucs dorés, larges glaces, il a été défini par les critiques de l’époque comme «une authentique galerie d’art». -" De grandes personnalités y sont venues, dont Verdi, et le café Gambrinus est devenu, depuis l’unité italienne, le lieu de référence des chefs d’état, politiciens et intellectuels. Parmi les personnalités les plus célèbres, on compte Gabrielle d’Annunzio, Oscar Wilde ou Edorado De Filippo, qui ont tous contribué, par une poésie, une photo ou une dédicace, à l’immortalité du lieu. Aujourd’hui encore, les personnalités les plus connues, dont Odile Lamourère....., :-) ne manquent pas de s’y arrêter pour boire un café (délicieux) et déguster des pâtisseries. Comme souvent par ici, il faut faire deux fois la queue, une fois à la caisse pour prendre un ticket en donnant le nom de la gourmandise souhaitée ( ce que j'aurais du mal à faire...) et ensuite pour se faire délivrer le gateau... Franco m'avait recommandé de goûter la " pastiera " que je dégusterai avec délice le lendemain. Pour gourmands et cuisiniers : www.undejeunerdesoleil.com/2012/03/lamythique- pastiera-napoletana-typique.html Je trouve une table libre au premier étage du restaurant Rosati en face, devant fenêtre donnant sur la place animée dont les clameurs baissent avec la nuit. Délicieux repas fin de spécialités légères. Je prendrai une pizza demain, ce qui sera une expérience savoureuse obligeant à constater que nos pizzas n'ont rien à voir avec la vraie...napolitaine. A deux pas de la monumentale piazza del Plebiscito, un appartement bourgeois et un ancien bordel, ou premier étage d'un palazzo, ont été transformés en un hotel de charme à la forte personnalité. Accueil convivial, une trentaine de chambres aménagées avec gout, bar et salon confortables. A savoir : pour vingt euros on fait un repas dans un restaurant classe. Et où que l'on achète la bouteille d'eau minérale, elle est partout à un euro ! Avis à nos eaux de TGV...et d'ailleurs, au coût trés variable, atteignant chez nous parfois deux euros cinquante.. Je garde un excellent souvenir de mon passage à Naples. Tout m'a plu, depuis l'originalité de mon logis et son emplacement, jusqu'à la balade à travers la ville en bus et les jardins foisonnants. Je visite l'opéra San Carlo..un de mes grands rêves dans cette épopée. www.tripadvisor.fr/...-Teatro_di_San_Carlo- Naples_Province_of_Naples_Campania.html Avec moi un couple de français BCBG peu aimable et se plaignant qu'il n'y a pas de visite en français alors que je me régale sans tout comprendre, de visiter un lieu superbe et célèbre dans sa propre langue. Et avec un petit groupe de lycéens italiens dont le comportement d'un jeune m'attendrit. Il est amoureux-fou d'une des lycéennes trés mignonne et n'a d'yeux que pour elle.Lui aussi a bcp de charme avec ses 17 ans... Mais hélas..elle n'en veut pas et n'arrête pas de repousser ses avances comme Carmen avec José.... Opéra dans l'Opéra... Je suis aussi à côté du Chateau Castel Nuovo, forteresse ayant vu passer des rois de plusieurs nationalités depuis..1279....y compris des français ( angevins )www.naples-napoli.org/chateauneuf_info.html C'est fou le nombre de pays qui ont tenté de posséder Naples et ont géré la province en y laissant belles traces même si leur passage n'est pas fait que de bons souvenirs . Pour en savoir plus :www.naples-passion.com/histoire.html Je découvrirai la résidence de Rossini à Naples et pourrai me cultiver un peu plus sur ce bon vivant : -"C’est à Naples, à partir de 1815, que Rossini a le mieux exploité le versant dramatique de sa fabuleuse richesse d’inspiration. Cela peut sembler paradoxal lorsqu’on sait que la ville passe alors pour la capitale de l’opéra buffa. C’est là que l’impresario Serino fit jouer en 1706 la première oeuvre baptisée « opera buffa », la Cilla de Faggioli, donnée en dialecte napolitain. Toutefois on se tromperait si l’on croyait à une Naples vouée exclusivement à cette tradition séculaire. Ce sont les compositeurs « napolitains » eux-mêmes tels Paisiello et Cimarosa qui ont amorcé le rapprochement de l’opéra seria et de l’opéra buffa qui culmine, avec Cenerentola. Le Barbiere di Siviglia de Paisiello, en 1782, et Il matrimonio segreto de Cimarosa. C’est bien un extraordinaire appétit d’expériences nouvelles qui caractérise la Naples du début du XIX siècle. On y présente désormais les opéras de Gluck, de Spontini, de Sacchini et pas seulement par opportunisme face au conquérant Napoléon Bonaparte qui les adorait. " Le dernier soir j'aborderai, place Plebiscito, une femme la quarantaine, en lui disant spontanément : " Vous êtes française "...et elle, un peu inquiète : " Comment le savez vous ? ". Intuition. Elle vient d'arriver et voyage comme moi en solo. Je lui dis qu'il me semble qu'il y a longtemps que je n'ai pas parlé français et comme elle cherche un restaurant, nous dînons ensemble.Toulousaine sympa, elle a loué un appart dans les Pouilles pour les jours qui suivent. Pour éviter toute ambiguité, je lui parlerai...des hommes et de mon amour pour eux. Bonne soirée de confidences échangées sans réticences comme dans toute rencontre éphémère. Aprés coup, je pense qu'il aurait été encore plus savoureux que cette rencontre fut masculine... Aucune crainte dans Naples le soir, je me sens bien dans cette ville, trés vite à l'aise après l'affolement su premier soir.Seul petit problème : ici on parle Napolitain ..et si je commençais à saisir quelques phrases autour de moi, il me semble avoir changé de pays. J'ai beaucoup circulé à pied et en bus et commence à peiner. Heureusement le temps est délicieux, un printemps frais et ensoleillé. 22 mai Côte Amalfitaine et Sorrente ! Temps légèrement pluvieux pour gagner Sorrente par la mer. Toujours pas de touristes sur le bateau sauf un couple allemand dont l'homme trés bavard me rappelera mes jeunes années dans son pays... en me faisant faire des efforts dans sa langue. www.europeportreviews.com/Naples4.ht Tout le monde se réfugie à l'intérieur sauf moi, d'abord parce que je perçois que la mer va secouer et que j'aime ça. Et aussi parce qu'il est peu agréable de s'agglutiner au chaud en risquant mal d'estomac voire pire... ceux des voisins. Je me glisse dehors avec les marins et le couple allemand. Je sors mon k-way et me régale.... Je ne sais pourquoi le tangage et le roulis poussent à rire, sans doute à cause de l'équilibre fragile dés qu'on veut changer de place mais je retrouve des réflexes et sensations d'enfant. Et cela créé une belle complicité éphémère... Avec le vent, les embruns et toujours ces douces secousses lentes qui font surfer le bateau sur les hautes vagues. A Sorrente le temps se lève, on accoste comme dans une île, tel un village corse ou grec. Mon hotel a un joli nom : Désirée. Un taxi m'y amène. C'est la haut sur la falaise couverte de végétation florissante. Accueil sympa et émerveillement en ouvrant ma chambre. Sa terrasse donne sur un a-pic de 200 mètres au dessus de la mer. Site enchanteur, retenez-l'adresse. Je m'installe, impossible de descendre à pied sur la petite crique en bas, un ascenseur y accéde. Je passe un moment à contempler ce que j'avais imaginé en rêve. A mes pieds et au large, la baie de Naples et en face, le Vésuve..... Si on ouvre les photos on voit exactement les vues de ma chambre...terrasse : www.desireehotelsorrento.com/photogallery.php La pluie reprend, seul jour au temps morose, mais je suis ko et m'allonge face à la vue, grande baie ouverte à mes pieds. Je savais que j'aurais à marcher jusqu'au village et restaurants mais la réceptionniste trés serviable me téléphone pour me dire que vue le temps, ils mettent un chauffeur gratuitement à ma disposition pour m'amener à un restaurant plus haut encore....."Il Borgo" que je recommande à qui aura le bonheur de faire ce périple. Que ce soit Eole ou Vénus....les dieux sont avec moi surtout ce soir grace à "Gigi l'amoroso " ..... www.youtube.com/watch?v=yfVZYFbB1uY D'abord parce ce jeune chauffeur bien sapé me dira rapidement qu'il s'apelle Gigi, ensuite parce que c'est un beau garçon brun , tout ce que j'aime, qui me donnait envie de chanter : - " L´histoire d´un p´tit village près de Napoli ..........tous ceux qui venaient C´était pour écouter Celui qui faisait battre tous les coeurs Et quand il arrivait La foule s´écriait : Arriva, Gigi l´Amoroso Croqueur d´amour, l´oeil de velours comme une caresse Gigi l´Amoroso Toujours vainqueur, parfois sans coeur Mais jamais sans tendresse Partout, c´était la fête quand il chantait Zaza, luna caprese, o sole mio " Quand il me demande mon prénom et ...si j'étais seule...je perd 30 ans d'un coup. Le fait qu'il ne parle pas un mot de français ni d'anglais mais le napolitain freine notre dialogue, à moins que cela n'induise plus de mystère...Bien joli sourire. Eentre Edouard Bear et Bixente Lizarazu...le folklore et mon imaginaire en plus.. Au retour, il était évident que ce n'était pas le dialogue qu'il avait envie de privilégier.... Je me régalais d'un plaisir dépassé qui complétait parfaitement le repas délicieusement gastronomique avec large vue sur les lumières de Naples. Soirée enchanteresse, retour charmant, sourire complice et Adieu Jeunesse ! Qui a dit: " Gai comme un italien quand il sait (croit) qu'il y aura de l'amour et du bon vin"... Ma nuit au bord des étoiles fut belle et le soleil me réveilla. Je déboulais la route pour attraper l'autobus régional longeant la côte amalfitaine. Merveille des merveilles...avec à l' arrivée à Amalfi applaudissements pour le chauffeur ! Belles émotions lors de voitures en face et vues-surprises à chaque virage entre villages et mer. Positano, Praiano, Conca, Ravello...des noms qui chantent à l'italienne. Encore une journée de rêve, un cadeau prestigieux.... En passant à Positano, une pensée pour Pablo Néruda et le film émouvant " Il Postino" qui se passe là. Amalfi place avec sa curieuse cathédrale www.coteamalfitaine.net/amalfi-cathedrale.html et ruelles en escaliers. Je m'installe pour déjeuner sur la petite place face à l'édifice religieux où plusieurs styles et plusieurs siècles depuis 1182....en ont fait une curiosité. Le retour en bus sera aussi périlleux mais avec des vues différentes de l'aller, bien que sur la même route; il n'y en a qu'une. On ne voit pas les mêmes choses, du même côté, et la lumière sur les villages, les a-pics et la mer est différente entre matin et soir. Je découvre des champs de coquelicots ramassés les uns contre les autres comme un grand tissu de satin rouge, ( Salerne) puis des vergers immenses de citronniers et orangers couverts de fruits. Dans ces bus, pas un touriste....le rêve.Seulement des villageois totalement indifférents aux paysages qu'ils côtoient depuis qu'ils y sont nés. Et ma présence ne les gêne nullement, sont tous trés gentils quand je me renseigne sur les horaires etc... Le soir je dîne sur ma terrasse, avec quelques délices italiens achetés à Sorrente. On dit " Voir Naples et Mourir".......( mais on ne dit pas que c'est urgent). Moi, je l'ai vue dans ses ruelles et de loin au delà de la mer, brillante comme un bijou au fond de sa rade-écrin. Dernier soir : j'ai attendu que mes yeux n'en puissent plus de s'émerveiller pour aller dormir. L'Ephémère est toujours fascinant et plus fort en plaisir. Peut-être n'y reviendrais-je plus ? Mais le souvenir en est brûlant comme un soleil... 24 mai Sorrente- Naples- Palerme La grande traversée.... Grande journée, 9 heures de train que je redoute un peu...mais l'avion entre Naples et Palerme gréverait sérieusement mon budget. Quant au bateau il n'existe que de nuit, et je n'aime pa la navigation enfermée en cabine avec co-habitation non choisie. Et puis, j'ai un joli souvenir d'un aller Milan Naples en train avec des voyageurs cocasses, prosciutto et parmiggiano largement étalés sur les sièges. Sorrente-Naples en train, on longe la côte, autres vues que lors de la traversée mer. Des villas alternent avec les quartiers populaires. Et des tunnels....diable que l'Italie aime les tunnels ! Puis je me prépare à mon trajet train...en prévoyant juste un petit sandwich... Bizarre mais un "serveur" passera une seule fois vendre ce qu'il a dans deux poches en plastique.. et rien d'autre, ni bar..Heureusement que nous sommes un jour de joli printemps frais. Bonne chose : seconde classe trés confortable au niveau des sièges uniquement en compartiment. Je serai avec un couple mûr qui ne se parle pas et un monsieur plus âgé qui nous gate de ses ronflements ( en italien) de Naples à Palerme.... Dans les couloirs je croiserai un couple de râleurs...français... Mon romantisme en prend un coup. Je sors une tonne de documents sur la Sicile et plusieurs pages de mots croisés. Traversée mer : animation, distraction quand on arrive au détroit de Messine où l'on met le train sur le bateau... Manoeuvres bruyantes et sourdes. Nous sommes dans la câle. Hélas je ne comprend pas le sicilien...et impossible de savoir combien de temps va durer la traversée. Certains voyageurs quittent le train et montent sur les passerelles. Je crains bêtement de ne pas comprendre l'heure où il faudra regagner le compartiment et mon seul regret : ne pas être montée sur le pont surtout quand je lis maintenant que ce passage est trés périlleux et agité en mer. L'importance des manoeuvres et les bruits insolites donnent l'impression de passer dans un autre monde. On coupe le train en deux pour le caser, on entre et on sort en deux parties, durée du passage: une bonne heure pour 3 kilomètres mais une belle expérience insolite de plus. Et voilà une autre terre entre Messine et Palerme...Ouf..arrivée en fin de journée en bon état. Palermo 24 25 mai Ca sent la fin d'un voyage extraordinaire et unique, rêvé depuis longtemps dont Palerme est l'aboutissement. Il faut finir en beauté et je m'y emploie.... Je rêve depuis longtemps d'un hotel ancien palais dénommé " Grand Hotel et des Palmes " dont déja le nom surprend, et les photos que j'en ai vu m'enchantent comme toute l'époque où il a été construit et visité par des rois et princes, bien avant la jetset.. en 1874-1891. Je vous livre la traduction trés aléatoire de Google : - "Le Grand Hôtel et des Palmes était à la maison à de nombreux événements qui ont marqué l'histoire de la Sicile. En 1881, Richard Wagner a composé son «Parsifal» en 1882 Francesco Crispi a donné des leçons dans la vie politique, également, est le fameux 12-souper servi dans Vittorio Emanuele Orlando qu'il est fréquemment visité ses voyages alors. L'écrivain français Raymond Roussel y vécut jusqu'à sa mort, au cours de la Seconde Guerre mondiale, le général Charles Poletti a déménagé son siège là-bas, et le dernier, le baron Giuseppe Di Stefano a «choisi» d'y rester emprisonné jusqu'à la mort. " Quelle histoire ! Et encore plus cocasse et proche de nous : www.touristie.com/...-Hotel-des-Palmes-16 Pourquoi ai-je choisi son voisin aussi luxueux : l'Hotel Wagner ? Sans doute pour son célibre lustre...et Wagner, Rossini, Verdi : -" Bienvenu au majestueux Grand Hôtel Wagner de Palerme, hôtel historique de Sicile et hommage vivant au compositeur allemand de renommée mondiale Richard Wagner. C'est ici que se trouve le lustre qui apparaît dans la fameuse scène du bal du Guépard de L. Visconti, au dessus de vos têtes dans le hall d'accueil! Les intérieurs de cet hôtel sont décorés de fresques étonnantes, de tapis et marbres précieux, et, dans le hall principal, on y trouve également une splendide cheminée antique. Au quatrième étage, une immense terrasse panoramique vous attend pour des cocktails exclusifs et des soirées chics, de même que les salles Verdi et Rossini pour vos réunions ou conférences. " Wagner me semble moins sympathique que ses congénères italiens mais il est passé partout à Palerme et y a laissé trace , rue, place, maisons etc.... Superbe entrée de cet hotel, j'ai fait au mieux pour mon dernier jour. Tapis, meubles anciens, toiles, calme, statues bien disposées et marbres partout. Sans oublier les lustres magistraux les tableaux du I8ème, le paravent en bronze sculpté du bar et les plafonds peints. Le balcon de ma chambre est en marbre....mais je verrai dans les églises que les marbres de toutes teintes sont partout dans cette ville. Tout proche de la côte et des anciens palaces sur mer faisant ressembler la côte à Nice en plus vaste et plus long. Le quartier est onéreux, et je dîne en arrivant dans un restaurant de luxe, bon mais sans le floklore que j'attendais. Ni maffia, ni ordures sur le trottoir...Le petit livre d'Alain m'a fait prévoir le pire mais avec beaucoup d'humour et ( carte bleue et papiers dans pochette-slip...) je ne crains personne. Je m'écroule, vannée d'émotions et de trépidations. Bizarre comme en train, on reste assis et cependant comme cela peut fatiguer....mais je n'ai pas chômé depuis Milan.... Il n'y a que dans les palaces qu'on peut se faire monter le petite déjeuner dans sa chambre; et je ne m'en priverais pas. Et quel petit déjeuner ! J'y gouterais des fruits savoureux, mûrs à point et toutes les patisseries siciliennes, sans oublier mon dernier Cappuccino ! Le tout servi sur un vaste plateau d'argent...( ou presque)... Le lendemain je cherche les Citysightseeing car je n'ai qu'une journée et demi pour visiter cette superbe et immense ville aux aspects multiples. Ces bus peu fréquentés en cette saison et qui nous font sourire à Paris....sont trés bien agencés. Les écouteurs sont en bon français et les commentaires fort intéressants pour une ignare comme moi. Deux heures permettent de noter les endroits qu'on souhaite revoir. Et que je reverrai dans une autre vie....comme le quattro Canti: - Quattro Canti: place aussi appelée le «théâtre du soleil», car elle est éclairée par les rayons du soleil de l'aube au crépuscule. Les quatre bâtiments qui composent les Quattro Canti ont des sculptures sur leur façade illustrant différents thèmes comme les quatre saisons, entre autres. Curieuse cette place entourée de 4 immeubles dont la façade est garnie de statues. Je reviendrai Via Principe Belmonte, allée-cafés foisonnante d'arbres trés feuillus dont je trouverai le nom plus tard : micoucouliers. Je reviendrai flâner parmi les arbres de la villa Guilia. Et le Giardino Inglese et la villa Malfitano ....et le parc de la Favorita et l'église du Gesu.... Je reviendra pour visiter le théatre Massimo www.azurever.com/...icile/palermetheatro- mazzara.php3 où se déroule la scène finale du Parrain III. Dans un piteux état pendant 25 ans puis rénové, la production du film a pu y tourner sa dernière (et tragique) scène. - " A ce propos, ceux qui partent en Sicile sans avoir vu le Parrain, n'auront jamais bien compris le passé (et aussi le présent) mafieux de cette île. Ce théâtre est l'un des plus grand d'Europe. A l'intérieur, il faut surtout lever la tête. De somptueux lampadaires en verre de Murano ornent des plafonds fleuris. A part ça pas grand chose à y voir si ce n'est la salle Pompeienne, la dernière salle de la visite qui grâce à sa rondeur présente la meilleure acoustique du théâtre." Je reviendrai visiter le palais du Guépard, ( attendre ouverture photo) uniquement sur rendez-vous... pour y danser la valse dans les bras de l'actuel maître des lieux, avec la crinoline de Claudia..... - La famille Vanni Calvello a fait et continue de faire partie de l'aristocratie palermitaine. Son palais est donc tel qu'il a toujours été, avec ses meubles, peintures, porcelaines, verreries, etc... C'est l'un des plus beaux bijoux de Palerme. Il appartient au Prince Vanni Calvello Mantegne di Gangi. C'est ici, dans la salle de bal, que Visconti tourna une scène du Guépard. Trés belle gallerie des glaces. Dommage que la visite, chère, ne soit autorisée qu'aux groupes. Le temps raccourçit et mes jambes préfèrent l'autobus...mais je m'arrête au célèbre jardin botanique dont les arbres magistraux impressionnent autant que leurs immenses et robustes racines tentaculaires. Dernier matin : Avant de m'envoler de Trapani jusqu'à Barcelone et après un bon sommeil, je repars en goguette quelques heures. Les églises en Italie sont rarement ouvertes quand j'y passe tant il y a d'offices....durant lesquels elles sont réservées aux fidèles. Je suis surprise de tant de confessionals remplis et pas seulement par des bigottes mémères. Un gardien suveille l'entrée et décide qui est fidèle et qui ne l'est pas ( touriste)... Malgré ma tenue sage et mon âge certain + déclaration que je viens pour prier , on décide toujours que je ne peux avoir accés àl'intérieur. GGGGGGGRRRRRRRRRRRRRR Enfin, j'arrive à la bonne heure à San Domenico que vous découvrirez ici : www.palerme-palermo.net/eglises_palerme.html et là : www.routard.com/..._di_san_domenico.htm Joyaux baroque aux autels incrustés de marbres verts, bleus, roses, blancs et noirs. Eglise comme je les aime car on y imagine mieux une opérette qu'une messe. Panthéon de la Sicile dit-on mais où mes connaissance ne me font reconnaître personne. Les autels sont incrustés de marbres de toutes couleurs, jamais vu autant de teintes différentes. Lisant ensuite que cette église est " incontournable " je serais ravie de ne pas l'avoir contournée et qu'on ait bien voulu m'ouvrir ses portes... Juste à côté le Museo del Risorgimento qui retrace avec souvenirs et costumes d'époque la guerre Nord Sud en Italie reprise dans Le Guépard. Casquettes et chassures de " partisans " et de Garibaldi.. Il en est le maître de maison, photos et statues, puis Victor Emannuel et je dois demander où est représenté Verdi plus célèbre à Milan et à Parme mais brillant acteur de la libération. Un peu d'histoire : Napoléon III : la France aide le Piémont qui cède Nice et la Savoie. 1859 : bataille de Magenta entre l’Autriche et le Piémont. Les alliés progressent jusqu’à Milan. Bataille de Solferino : 400000 morts mais le Piémont récupère la Lombardie. Les régions de l’Italie centrale se prononcent par plébiscite pour un ralliement au Piémont. En Sicile, François II succède à Ferdinand ; le 4 avril : insurrection palermitaine et marche sur Messine de Rosalino Pilo. 1860 : entrée en scène de Garibaldi : débarquement des mille à Marsala le 11 mai ; il se proclame dictateur de l’île au nom de Victor-Emmanuel et marche sur Calatafimi (15 mai), occupe Palerme et gagne la bataille de Milazzo. Retour en Calabre : débarquement de 20000 hommes. Garibaldi remonte la péninsule, est le 7 septembre à Naples et défait François II à Gaete. Mais Napoléon III craint que marche jusqu’à Rome. Victor-Emmanuel intervient pour arrêter Garibaldi : entrevue de Teano. 21 octobre : rattachement au Piémont des Deux-Siciles par plébiscite (sans doute truqué). Rome reste au Pape. Loi du 17 mars 1861 : Victor-Emmanuel prend titre de Roi d’Italie ; Turin devient capitale. 1862 : Garibaldi prévoit expédition contre Rome mais les volontaires se heurtent à l’armée piémontaise à Aspromonte (Calabre ; 29 août 1862). 1865 : capitale transférée à Florence. 1866 : nouvelle guerre contre l’Autriche. Le Piémont est à nouveau battu à Custoza mais les Provinces autrichiennes votent par plébiscite le rattachement à l’Italie, en profitant de affaiblissement de l’Autriche vaincue par les Prussiens à Sadowa. Triste et Trente restent autrichiens. 1867 : Garibaldi tente à nouveau de libérer Rome mais l’Italie doit attendre la défaite de Napoléon III à Sedan contre la Prusse pour s’emparer de la ville (septembre 1870). 1871 : la capitale est transférée à Rome. Finale....sniff..... Trop court une journée et demi pour Palerme quand on est un peu k.o après un itinéraire mouvementé Nord Sud mais j'y reviendrai... Bus aéroport, vol sans histoire vers l' Espagne....mais pas envie de laisser aussi vite fuir l'Italie; tant pis pour Barcelone, je reste le soir à l'hotel avant de prendre le train du matin pour Montpellier... Addio Palermo ! Viva Italia ! www.youtube.com/watch?v=the9_fs1Za0 www.youtube.com/watch?v=KK-qFN3i2S8 Sans oublier à qui je dois aussi ce délicieux périple : Merci amis Christine, Yves, Christiane, Babeth , Elisabeth, Lysliane et frère dont les textos m'ont accompagnée quand mon coeur était si plein d'émotions qu'il me fallait en partager l'instant. Merci Nadia, Alain, Franco dont l'accueil chaleureux et leur amour des lieux m'ont fait aimer encore plus ce pays. Pour vous cette écriture maladroite et spontanée, afin de ne jamais oublier des journées depuis longtemps rêvées et que j'ai pu m'offrir avant que les plaisirs/souvenirs des sens ne s'échappent.... Mais des rêves italiens............j'en aurai toujours ! Merci de bien vouloir excuser fautes et maladresses..la belle intention y est...
Je vous invite à découvrir la Turquie English translation pending
by Pinacoladada · 2015-06-27 · 7 replies
Nous revenons tout juste d'un circuit de 16 jours en Turquie.

Régions visitées: Istanbul, La Cappadoce, Konya, Aspendos, Antalya, Saklikent, Fethiye, Hiérapolis, Pamukkale, Ephèse, Kusadasi, Pergame et Bursa.

Je vous présente donc le résumé de notre périple, le tout agrémenté de vidéos afin de vous faire découvrir les beautés naturelles qu'offre ce merveilleux pays.

Il est également possible de visionner directement les vidéos à partir de ce lien: www.youtube.com/...Byb2ZfQdQfjaI4onD5D0

JOUR 1: MONTRÉAL - ISTANBUL

Nous sommes partis de Montréal sur les ailes d'Air Canada à destination d'Istanbul via Toronto. La durée du vol de Toronto à Istanbul est de 10 heures. Au retour, la durée du vol est de 11 heures pour ce même trajet.

JOUR 2: ISTANBUL

Dès notre arrivée, notre groupe a été accueilli par un guide local francophone et nous nous sommes dirigés vers l'hôtel Centrum qui sera notre site d'hébergement à Istanbul.

Cet hôtel est situé au coeur du quartier historique et les principaux attraits sont accessibles à pied. Les chambres sont plutôt petites, mais propres et les lit sont confortables.

Comme nous avions l'après-midi libre, mon conjoint et moi sommes partis rapidement à la découverte d'Istanbul.

Istanbul est une ville unique au monde car elle est bâtie sur deux continents, soit l'Europe et l'Asie. La Corne d’Or, une voix maritime qui s'enfonce vers le terres depuis le Bosphore, sépare la vieille ville de la nouvelle ville avec les quartiers de Péra et de Galata.

En premier lieu, nous avons été flâner dans le port d'Eminönü. Le secteur est bondé de marchands et de touristes. Nous avons une très belle vue de la Tour de Galata qui surplomble le quartier du même nom.

Plusieurs vendeurs offrent des forfaits pour effectuer une croisière en bateau sur le Bosphore. Les bateaux sont remplis à pleine capacité. C'est une attraction très prisée.

En ce qui nous concerne, nous prendrons le car ferry, à la fin de notre séjour, pour effectuer cette croisière. J'en discuterai plus tard.

Nous avons donc entrepris de traverser le pont de Galata pour nous rendre dans le quartier du même nom. Le pont de Galata est très animé: de nombreux pêcheurs y tendent leurs lignes à toute heure du jour, il y a une multitude de promeneurs et les bateaux naviguent sur le Bosphore.

Ce pont possède un étage inférieur. On y retrouve d'excellents restaurants. Bien sûr, lors de votre passage, vous risquez d'être sollicités de part et d'autre par les serveurs qui vous inviteront gentiment à vous asseoir à une table.

Directement sur ce pont, nous avons un excellent point de vue du quartier historique d'Istanbul. On se croirait dans un conte des milles et une nuit: les magnifiques mosquées composent le paysage.

A la sortie du pont, dans le quartier de Galata, il y a plusieurs petits kiosques qui offrent différentes espèces de poissons frais. Vous pouvez même acheter ce poisson et vous présenter dans un petit resto à proximité et ils le feront cuire pour vous.

Nous avons déambulé dans le quartier de Galata et désirions monter au sommet de la Tour de Galata, mais la filée était tellement longue que nous avons remis ce projet à plus tard.

Nous sommes retournés dans le quartier d'Eminönü et sommes allés visiter la Mosquée Neuve (Yeni Camii). Cette mosquée impériale ottomane est située à proximité du bazar égyptien, célèbre bazar aux épices, et elle a été inaugurée en 1665.

A l’extérieur de la Mosquée Neuve, on y retrouve une multitude de coupoles et semi-coupoles. Deux minarets composés chacun de trois balcons surplombent la Mosquée. Derrière la mosquée, il y a un petit parc et une magnifique fontaine.

Nous sommes allés faire une promenade dans le Grand Bazar (Kapali Çarsi) qui est d'ailleurs l'un des plus grands bazars au monde. Il possède au-delà de 4000 boutiques étalées le long de 58 rues intérieures accessibles par 18 portes. Il est préférable de s'y rendre en semaine car la fin de semaine, une marée humaine déferle en ces lieux...

Par la suite, nous avons été visiter une autre mosquée, soit la mosquée de Soliman le Magnifique (Süleymaniye Camii), construite entre 1550 et 1557. Celle-ci est considérée comme étant la plus belle mosquée impériale d'Istanbul. On retrouve une fontaine d'ablutions au centre de la cour.

De plus, cette mosquée est située sur une colline et nous avons un magnifique panorama de la Corne d'Or.

Nous sommes retournés à l'hôtel et sur notre parcours, nous avons pu voir la gare de Sirkeci. Sa façade extérieure est de couleur rose. Cette ancienne gare a accueilli jadis le célèbre train Orient-Express dont elle a été le terminus de 1895 à 1977.

Le souper de cette première journée à Istanbul était inclus dans notre forfait. Nous avons eu l'opportunité d'avoir un souper à la carte à notre hôtel et c'était vraiment très bien.

JOUR 3 - ISTANBUL

Nous avons pris le petit déjeuner à l'hôtel. La salle à manger est située au dernier étage de l'édifice et nous avons une vue partielle sur le Bosphore. Le petit déjeuner est servi sous forme de buffet et il est très varié.

En matinée, tout le groupe est parti à pied de l'hôtel en direction de la basilique Sainte Sophie. A notre arrivée, nous constatons qu'il y a déjà des centaines de personnes qui attendent pour visiter la basilique.

Heureusement, notre guide a déjà les billets en sa possession et nous pouvons entrer immédiatement dans l'enceinte de la basilique.

La basilique Sainte-Sophie (Hagia Sophia) est une ancienne église chrétienne. Elle a été construite en 532 pour remplacer l'ancienne basilique qui avait été incendiée. Elle est devenue par la suite une mosquée en 1453. En 1934, elle est devenue un musée.

Il va sans dire qu'elle a subi de nombreuses réparations, mais elle est néanmoins considérée comme un chef-d'oeuvre de l'architecture byzantine.

Les plus hautes colonnes atteignent au moins 20 mètres et elles sont constituées entre autres de granite et de marbre. Plusieurs mosaïques ornent la basilique.

Mon conjoint et moi sommes allés ensuite visiter la citerne Basilique (Yerebatan Sarnıcı), surnommée également le Palais englouti. Elle est située à proximité de la basilique Sainte Sophie. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 20 TL par personne.

Il s'agit d'une énorme citerne souterraine de 138 m de long par 64,6 m de large construite par Constantin et restaurée par Justinien en 542 avec l'aide de 7000 esclaves. Son nom provient du fait qu'elle se trouvait sous la cour d'une basilique.

La citerne est composée de 336 colonnes de marbre. Les murs extérieurs font 4 mètres d'épaisseur. Au fond de la citerne, on y retrouve deux têtes de Medusa qui soutiennent des colonnes.

Des plates-formes ont été aménagées afin de nous permettre de nous promener au milieu des colonnes. Nous sommes évidemment dans la pénombre. L'endroit est frais et calme et une ambiance mystique y règne.

Un petit studio de photographie a été érigé et il est possible de se faire photographier en habits d'époque. Nous avons donc immortalisé notre passage dans la citerne Basilique de cette façon.

A proximité se trouve la Mosquée Bleue qui est composée de six minarets. Elle a été construite entre 1609 et 1916. L'entrée est gratuite et c'est une des mosquées les plus visitées d'Istanbul. Son nom provient de la lumière bleutée qui émane des faïences d'Iznik qui tapissent les murs intérieurs.

Nous sommes éblouis dès que l'on entre dans la cour intérieure de la Mosquée. Une merveille architecturale. Au centre de cette cour, on y retrouve une maquette de cette mosquée ainsi qu'une fontaine destinée aux ablutions.

L'intérieur de cette mosquée est vraiment somptueux. La partie centrale, qui est réservée à la prière, n'est pas accessible aux touristes.

Nous sommes allés par la suite dans le quartier Galata pour nous rendre au sommet de la Tour de Galata. Une file d'attente est déjà formée. Tant pis! Nous attendrons car nous n'aurons certainement pas l'occasion d'y retourner. Lors de notre séjour, les droits d'entrée étaient de 25 TL par personne.

La Tour de Galata est une construction médiévale. Elle a d'abord fait office de poste d'observation. Ensuite, elle a servi de prison sous le règne du sultan Soliman le Magnifique, puis de tour d'observation astrologique sous le règne du sultan Murad III.

Elle a été ouverte au public en 1960. On y retrouve un café, un restaurant et même une discothèque dans la partie supérieure de la tour.

Un tout petit ascenseur nous amène tout au haut de la tour. Étant donné que le balcon extérieur est assez étroit, un nombre maximum de personnes est permis et lorsqu'il est atteint, nous devons attendre que le groupe diminue avant de pouvoir y accéder.

Du haut de cette tour, nous avons un magnifique panorama à 360°. Le point de vue est tout simplement époustouflant. Istanbul se déploie sous nos yeux, tant du côté européen qu'asiatique. On peut apercevoir toutes les mosquées ainsi que le Bosphore, la mer de Marmara ainsi que la Corne d'Or .

Toute de suite après avoir redescendu de la tour, nous nous sommes dirigés rapidement vers le port d' d'Eminönü. Nous voulons faire la croisière sur le Bosphore et le car-ferry quitte le quai à 14h30. Nous avions environ une demi-heure pour effectuer le trajet entre la tour de Galata et la billetterie du car-ferry.

Nous sommes arrivés juste à temps pour acheter nos billets (12 TL par personne) pour la croisière d'une durée de 2 heures. Nous avons opté pour le car-ferry car le tarif est beaucoup moins élevé que la majorité des autres croisiéristes (j'avais effectué plusieurs recherches sur ce sujet).

Nous aurions préféré faire la longue croisière qui fait l'aller-retour entre Eminönü et Anadolu Kadagi. Cependant, cette croisière part du port d' d'Eminönü à 10h30 et cette heure de départ entrait en conflit avec certaines visites prévues dans le circuit. Nous aurions pu ainsi nous rendre à une forteresse qui offre un merveilleux panorama et avoir l'opportunité de voir le Bosphore se jeter dans la Mer Noire.

Je vous recommande cette croisière. On retrouve sur les rives du Bosphore des palais, des châteaux et d'anciennes résidences d'été. Le prix est très accessible et cette croisière vous offre un moment de détente et une vue imprenable sur les rives européenne et asiatique du Bosphore.

Et peut-être aurez vous la chance comme nous d'observer les dauphins...

JOUR 4 - ISTANBUL - URGUP

Nous sommes partis très tôt le matin en direction de l'aéroport international Sabiha Gökçen situé sur la rive asiatique du Bosphore. Au lieu de faire le trajet vers la Cappadoce en autobus, nous prendrons l'avion, ce qui nous permettra d'économiser beaucoup de temps.

La compagnie d'aviation Pegasus a eu une excellente idée. Ce sont des enfants qui nous expliquent les règles de sécurité dans une courte vidéo. Nous avons été très amusés et surtout attentifs. En voici un aperçu:

En Cappadoce, à la sortie de l'aéroport, la vue est saisissante. Une chaîne de montagnes aux flancs enneigés s'étale sous nos yeux.

L'autobus nous attend. Le trajet est d'environ 1 heure pour nous rendre à notre hôtel situé à Ürgüp.

Le paysage est totalement différent. Ici, place aux grandes vallées verdoyantes. La route devient ensuite de plus en plus sinueuse et les vallées s'estompent pour faire place aux montagnes rocheuses. Plus on s'approche d'Ürgüp, plus le paysage devient lunaire. C'est le dépaysement total.

Nous devions loger à l'hôtel Selcuklu Evi Cave, un hôtel offrant des chambres troglodytes. Finalement, nous avons été avisés que nous logerions plutôt à l'hôtel Burcu Kaya, un hôtel beaucoup moins typique.

Après un rafraîchissement de bienvenue, le temps de déposer nos valises dans nos chambres, nous sommes repartis en autobus en direction de la vallée de Soganli.

Nous nous sommes arrêtés au restaurant Soğanlı Cappadocia pour prendre le repas du midi. Des tables sont installées dans une cour extérieure. Le lieu est vraiment enchanteur. Nos hôtes étaient très sympathiques. Nous avons mangé un copieux repas et le tout était vraiment délicieux. Jugez-en par vous-même :

La vallée de Soganli se trouve à proximité du restaurant. Nous avons entrepris une randonnée dans cette vallée. Celle-ci mérite le détour pour la beauté de ses paysages et ses églises rupestres décorées de fresques datant des IX et XI siècles.

Cette vallée a été formée par l'activité volcanique de la région. On y retrouve des cônes de tuf (roche formée de lave, cendre et boue).

Le trajet que nous avons entrepris est facile et monte tout doucement au sommet de la montagne. Nous avons une vue imprenable sur toute la vallée. C'est vraiment un endroit magnifique qui d'ailleurs n'est pas très fréquenté par les touristes.

Notre promenade s'est terminée au petit village de Soganli. C'est l'endroit idéal pour acheter entre autres, à prix très modique, les magnifiques petites poupées fabriquées par les femmes du village.

Juste avant le retour à notre hôtel, nous avons été invités à prendre le thé et un léger goûter dans une ancienne maison grecque à Mustafapasa.

La vidéo suivante vous montre d'autres magnifiques paysages que l'on retrouve dans la région d'Ürgüp.

JOUR 5 - LA CAPPADOCE

Le jour tant attendu. La météo s'annonce idéale pour la randonnée en montgolfière. Nous avons été réveillés très tôt ce matin et un membre de la compagnie Urgup Balloons est venu nous chercher pour nous amener tout d'abord à leur bureau.

Un léger goûter est offert ainsi que jus, thé et café. L'enregistrement de chacun des participants est effectué et on nous informe des consignes de sécurité. Nous sommes divisés en groupes d'environ 20 passagers et chaque groupe est identifié par une couleur.

Chaque membre du groupe est alors appelé à se présenter vers un responsable et nous prenons la route en direction de l'endroit où s'effectuera l'envolée.

La randonnée en montgolfière dure environ 1 heure et elle est effectuée aux petites heures du matin afin d'avoir la meilleure visibilité possible. Lorsque le soleil s'élève dans les airs, la lumière s'intensifie et il devient de plus en plus difficile d'observer le relief.

A notre arrivée, le site est en pleine effervescence. Plusieurs groupes sont déjà sur place et nous pouvons assister à la préparation des montgolfières. La préparation est d'une durée de 15 à 20 minutes.

L'instant présent est tout simplement féérique! Tous ces ballons multicolores qui prennent leur envol dans un environnement que l'on qualifierait de lunaire, et ce, dans le silence le plus total.

C'est à notre tour d'embarquer dans la nacelle et de nous laisser bercer au gré des commandes du pilote. C'est en s'élevant dans le ciel que nous découvrons un paysage étrange et spectaculaire qui est unique au monde

La Cappadoce est un lieu de vastes pleines, de montagnes et de volcans éteints et elle est devenue célèbre à cause de ses formations rocheuses insolites que l'on surnomme "cheminées de fée".

L'éruption de trois volcans situés dans cette région a contribué à la formation de ce paysage étrange. Les dépôts de cendre, de lave et de basalte des volcans ont façonné le paysage d'aujourd'hui. Les tremblements de terre et les effets de l'érosion ont contribué à former les vallées et les "cheminées de fées"

La roche en-dessous de la couche supérieure de basalte étant extrêmement malléable, il a été facile pour les communautés de la sculpter et ainsi faire leur maison dans les piliers de roche et dans le sol. Encore aujourd'hui, plusieurs exemples de ce type de maisons, églises et villes entières abondent en Cappadoce.

Lors de notre passage, le prix de cette randonnée était de 150 euros. Excellent rapport qualité-prix. C'est l'activité à faire lorsque vous vous rendez en Cappadoce. C'est l'expérience d'une vie!

De retour au sol, une coupe de champagne est servie à chacun et il est possible d'acheter des photos qui ont été prises sur place avant l'envolée. Un certificat de vol est également remis à chacun des participants.

Je vous invite à visionner les quatre vidéos de notre envolée en montgolfière. Nous avons survolé un grand territoire et le paysage est différent d'une région à l'autre.

Nous sommes repartis en direction de l'hôtel pour prendre le petit déjeuner. Peu de temps après, nous quittions l'hôtel pour nous diriger cette fois-ci vers le Canyon d'Ihlara.

Le chemin pour se rendre jusqu'à cette destination nous fait découvrir une chaîne de montagnes majestueuses dont les sommets sont encore enneigés et à certains endroits, il est possible de découvrir de charmants villages nichés au pied de cette chaîne de montagnes.

Il est pratiquement impossible de détacher nos yeux de ce magnifique panorama. On ne veut rien manquer!

Le canyon d'Ihlara s'est formé suite à plusieurs éruptions volcaniques. La rivière Melendiz coule au creux de celui-ci. C'est le long de cette rivière que nous effectuerons une ballade d'environ 2 heures.

Un escalier, aménagé dans la falaise, permet de descendre directement dans le canyon.

Tout au long de notre parcours, nous découvrons des églises rupestres dont la construction remonte au IVe siècle, des habitations creusées dans la montagne ainsi que des pigeonniers.

Le parcours est facile et il est agréable de se promener sur le sentier aménagé au bord de l'eau. En cette journée, le site n'est pas très achalandé.

A la fin de notre promenade, nous avons pris le repas du midi dans un petit restaurant situé le long de la rivière. Un lieu apaisant avant d'entreprendre à nouveau la route vers notre prochaine destination.

Nous reprenons la route en direction de Kaymakli, l'une des nombreuses villes souterraines de la région. Le guide local nous met en garde: les passages sont très étroits, certaines pièces sont assez restreintes et la visite se fait dans un sens. Il n'est pas possible de retourner sur nos pas dans le cas où nous ne serions pas très à l'aise dans ces passages souterrains.

Ayant un petit côté claustrophobe (j'arrive tout de même à me contrôler lorsque j'argumente avec l'autre moi), je sens l'hésitation qui me tiraille. Je ne suis d'ailleurs pas la seule du groupe à hésiter à se promener dans les dédales de cette ville souterraine.

Finalement, j'ai tenté l'expérience et ce fut très enrichissant et j'étais bien fière de moi à la sortie de cette ville souterraine.

Les pièces sont très bien aérées et éclairées et il y a des indications qui nous permettent de suivre le parcours qui nous amènera à coup sûr vers la sortie.

Il est vrai que certains passages sont très étroits et qu'il faut s'accroupir pour y passer, mais ceux-ci sont de courte durée. Alors, on se dépêche de les traverser afin d'arriver à la pièce suivante.

Cette cité a été creusée par des habitants désirant se protéger contre d'éventuelles invasions. Elle s'étend sur plusieurs kilomètres et comporte huit étages. Il y a un système d'aération par cheminées et un système d'arrivée et d'évacuation de l'eau.

Notre prochaine destination: Uchisar, un village troglodyte de la Cappadoce. Ce village est reconnu par son rocher visible à plusieurs kilomètres et qui, à 1300 mètres, est le point le plus haut de la Cappadoce.

Il semblerait que la création des abris que l'on retrouve dans ce rocher a débuté aux alentours de 1500 ans avant Jésus-Christ. Cette montagne a servi de refuge à plusieurs peuples persécutés.

La forteresse est composée de plusieurs pièces reliées entre elles par un réseau de galeries se déployant sur vingt étages, ce qui en fait un vrai labyrinthe.

Par la suite, nous avons effectué un court arrêt au belvédère Salkim Tepesi pour admirer un autre paysage de la Cappadoce.

Le panorama est encore tout aussi éblouissant: un village entouré de centaines de cheminées de fée, le tout au pied d'un volcan enneigé. Essayez de visualiser le tout dans votre tête.

En fait, regardez plutôt la vidéo suivante qui vous permettra de découvrir cette magnifique région.

Ensuite, nous nous arrêtons à Pasabag, la Vallée des Moines. Le paysage est vraiment spectaculaire. Plusieurs cheminées de fée coiffées de leurs chapeaux s'élèvent devant nous et nous font penser à un rassemblement de sorcières. J'oserais même avancer que c'est ici que l'on a pu observer les plus belles cheminées de fée.

Tous ces paysages féériques façonnent notre imaginaire!

Le soir venu, le souper a été servi sous forme de barbecue champêtre à l'hôtel Selcuklu Evi Cave.

JOUR 6 - LA CAPPADOCE

Nous allons visiter les églises troglodytes de Gorëme qui font la renommée de cette région. Chacune d'entre elles possède un charme particulier.

Ce vaste musée en plein air est le site le plus touristique de la région.

On y retrouve de nombreuses églises dont les fresques se sont très bien conservées. Vous devrez me croire sur parole 😉 car la prise de photographies à l'intérieur des églises est interdite.

Les plus anciennes peintures remontent probablement au VIIe siècle et les plus récentes au 12e siècle.

Nous avons été ensuite visiter un marchand de tapis à Avanos. Ces tapis sont fabriqués à la main. En premier lieu, nous avons eu des explications sur les différentes étapes de fabrication de ces tapis.

Ensuite, nous avons eu une courte démonstration sur la fabrication de fils de soie à partir de cocons.

Nous avons également été invités à assister à une démonstration de différents tapis et nous avons reçu des informations sur les différentes techniques utilisées.

Les tapis sont tous plus beaux les uns que les autres et sont d'excellente qualité. Le coût de ces tapis est certes très élevé. Cependant, il est possible de discuter d'un mode de paiement.

Je vous invite à visionner la vidéo suivante si vous désirez obtenir toutes les informations pertinentes que nous avons eues lors de notre visite chez ce marchand de tapis.

Nous avons mangé au restaurant Bizim EV, un restaurant typique d'Avanos, et puis nous nous sommes dirigés ensuite vers le vieux village de Cavusin.

Cavusin est situé au coeur de la Cappadoce, Il s'agit d'un village troglodyte bâti dans une colline qui a été abandonné dans les années 50 à cause de l'érosion qui avait abimé plusieurs vieilles demeures. On y retrouve de nombreuses cavités creusées ici et là dans la roche. Lors de notre visite, des hommes s'affairaient à restaurer ce site.

Le ciel était couvert durant notre visite, mais cela a rendu le paysage encore plus dramatique.

Nous avons visité quelques habitations et nous avons marché en direction du canyon situé derrière le village. Le paysage nous émerveille encore une fois.

Nous sommes montés au haut de la colline afin d'avoir une vue panoramique de 360° du village et de toute la région avoisinante. Cavusin est un lieu historique et mérite le détour car il n'est pas envahi par les touristes comme certains sites de la Cappadoce.

Une autre belle découverte nous attend. La Vallée des Pigeons, un canyon qui relie Uchisar à Gorëme. Cette vallée comporte une multitude de pigeonniers creusés dans la roche.

Déjà, à notre arrivée, des centaines de pigeons virevoltent à nos pieds. Nous avons un magnifique point de vue du village troglodyte d'Uchisar. On se croirait dans un monde imaginaire, tant cela nous paraît tellement irréel.

Je suis descendue, avec quelques membres du groupe, au creux du canyon et nous avons entrepris une courte marche afin d'en découvrir un peu plus sur ce lieu. Sur ce sentier, peu de personnes s'y aventurent. L'endroit est calme et serein.

J'ai une petite anecdote à vous raconter. Après avoir remonté au sommet, j'avais le goût de prendre quelques photos d'un autre point de vue avant de repartir avec le groupe. Il y avait un petit promontoire que je devais descendre pour y accéder. Donc, pour m'y rendre, j'ai sauté.

Mais pour revenir, j'ai dû mettre mes mains au sol pour m'aider à remonter. Disons que j'avais une main plutôt graisseuse lorsque j'ai réussi à remonter. Imaginez la merde qu'il y avait sur le sol avec ces centaines de pigeons qui se dandinaient autour de nous... Heureusement qu'il y avait une source d'eau et du savon à proximité pour me nettoyer les mains!

A proximité, il y avait une bijouterie. Cette visite n'était pas prévue à notre itinéraire, mais le guide nous a offert de nous y rendre. De très beaux bijoux y sont présentés. En ce qui nous concerne, nous n'avons fait que regarder.

Le soir venu, nous avons participé à une excursion facultative (40 euros par personne, boissons incluses). Nous sommes allés voir un spectacle folklorique.

Nous avons tout d'abord assisté à un spectacle de baladi. Il n'y avait qu'une seule danseuse. Je n'ai pas de grandes connaissances dans le domaine, mais je pense que son spectacle était excellent, rythmé et amusant.

Voici deux courtes vidéos qui démontrent ses talents:

Il y avait également un groupe de danseurs traditionnels. Ils étaient vraiment talentueux. J'aimerais bien posséder leur agilité et leur vitalité.

Leurs prouesses sont toutefois beaucoup plus remarquables dans cette seconde vidéo. A ne pas manquer!

JOUR 7 - LA CAPPADOCE - KONYA

Ce matin, nous quittons la magnifique Cappadoce. Cependant, un dernier regard s'impose avant de la quitter définitivement. Nous avons effectué une courte visite de la Vallée de Devrent qui se situe dans le parc national de Gorëme.

L'érosion a sculpté les rochers et certaines cheminées de fée ont la forme d'animaux. Une d'entre elles ressemble à un chameau.

A cet endroit, nous avons même aperçu un renard qui gambadait sur le flanc d'une colline.

J'aurais bien aimer visiter cet endroit au coucher du soleil. Les couleurs et les formes des rochers doivent être hallucinantes à la tombée du jour.

Nous avons fait un arrêt dans un atelier de poterie artisanale, une entreprise familiale. Nous avons assisté à une démonstration. L'artisan était d'ailleurs très habile. Ensuite, nous avons visité leur boutique. Les produits offerts étaient très colorés, d'une grande beauté et d'excellente qualité.

De la Cappadoce à Konya, nous avons parcouru environ 330 km en autobus. En cours de route, nous nous sommes arrêtés au Lac Salé (Tuz Gölü), le second plus grand lac salé de la Turquie.

D'une superficie de 80 km de long par 50 km de large, ce lac est très peu profond (1 à 2 mètres). Il subvient aux deux tiers des besoins de sel du pays.

En été, l'eau s'évapore complètement et laisse un dépôt de sel d'une épaisseur moyenne de 30 cm. Les jours précédant notre visite, il y avait eu beaucoup de pluie. Alors, le sel s'était dissous dans l'eau suite à ces précipitations. Nous n'avons pas pu observer cette épaisse couche de sel.

Cependant, les eaux du lac avaient une teinte rosée causée par la haute teneur en sel et la présence de micro-organismes. Un beau paysage à contempler.

La couleur rosée du lac est cependant beaucoup plus évidente sur les photos apparaissant dans la vidéo suivante.

Nous sommes arrivés à Konya vers 17h00. Nous sommes allés sur la colline d'Aladdin pour visiter la mosquée du même nom. Cependant, elle était en restauration. Le temps de prendre quelques photos de l'extérieur de la mosquée et nous avons donc rebroussé chemin.

Nous avons plutôt effectué une promenade dans le parc situé à proximité de la mosquée. Le parc dégage un climat de sérénité. Des gens de tous les âges le fréquentent.

Il y a beaucoup d'arbres qui rendent le parc ombragé, ce qui fait que celui-ci est l'endroit idéal pour se reposer, discuter entre amis ou tout simplement admirer les centaines de fleurs multicolores disposées ici et là qui embellissent naturellement le parc.

Nous avons logé à l'hôtel Bera, un hôtel moderne de Konya. Nous avons obtenu une belle grande suite. On ne sert aucun alcool dans cet hôtel. Nous avions été avisés de ce fait. Donc, nous avions prévu le coup. Nous avions acheté des bouteilles de vin lors de notre passage dans la Cappadoce. Nous avons donc pu boire discrètement du vin directement dans notre chambre.

JOUR 8 - KONYA - ASPENDOS - ANTALYA

Après le petit déjeuner, nous sommes partis en direction d'Antalya, donc 300 kilomètres à parcourir. Durant le trajet, nous avons encore eu le privilège d'observer de magnifiques paysages.

Nous avons traversé une belle chaîne de montagnes dont les sommets étaient encore enneigés. Plusieurs petites maisons multicolores au pied de ces montagnes et de belles mosquées composaient également le décor.

Nous avons visité le théâtre romain d'Aspendos, situé à environ 45 km d'Antalya. Ce théâtre a été érigé par l'architecte Zénon au IIe siècle avant Jésus-Christ et aujourd'hui, il est encore très bien conservé. Il peut contenir plus de 15 000 places.

Le théâtre est célèbre pour son acoustique. Plusieurs concerts y sont présentés.

Nous sommes arrivés à Antalya en fin d'après-midi. Nous avons fait une courte visite aux chutes Düden. Du haut des falaises, à une hauteur de 45 mètres, ces chutes se jettent directement dans la Méditerranée. Le spectacle est magnifique.

Il est possible de prendre un bateau au vieux port pour se rendre au pied des chutes. C'est ce que nous désirions faire mon conjoint et moi. Étant donné l'heure tardive à laquelle nous sommes arrivés à Antalya, ce projet n'a pu être réalisé.

Par la suite, nous avons été amenés à l'hôtel Best Western Khan. Cet hôtel est situé près du quartier historique. Donc, il est facile de visiter à pied tous les attraits touristiques de cette magnifique ville.

Si jamais vous séjourné à cet hôtel, je vous suggère de prendre l'ascenseur jusqu'au dernier étage. De cet étage, vous avez une vue panoramique de 360° de toute la région.

Antalya est une grande ville touristique du sud de la Turquie. Elle est considérée comme étant l'une des stations balnéaires les plus fréquentées au monde.

Le quartier historique est situé sur le flanc d'une falaise. Au bas de cette falaise, se trouve l'ancien port. Le quartier du vieux port est le centre touristique de la ville. On y retrouve des restaurants, des hôtels, des boutiques et un bazar.

Il y a un ascenseur, dont l'accès est gratuit, qui assure la descente vers le vieux port ainsi que la remontée. Sinon, il faut utiliser les marches.

Nous nous sommes rendus à pied à la plage de Konyaalti qui est située à l'ouest d'Antalya. C'est une longue plage de galet. En arrière-plan, la chaîne de montagnes rend le panorama vraiment époustouflant.

Il y a une belle promenade le long de la Méditerranée et plusieurs parcs y sont aménagés.

Nous aurions aimé séjourner un peu plus longtemps à Antalya car la région avoisinante offre une multitude d'attractions touristiques vraiment intéressantes (chutes, plages, ruines, sites archéologiques, etc.) .

JOUR 9: ANTALYA - SAKLIKENT - FETHIYE

Nous avons quitté Antalya pour nous rendre aux gorges de Saklikent. La route pour s'y rendre offre encore une fois un panorama magnifique. De belles grandes vallées entourées de montagnes.

On ne veut pas fermer nos yeux même si parfois la fatigue nous tenaille car on veut tellement immortaliser ses belles images dans notre tête.

Les gorges de Saklikent ont une profondeur de 300 mètres et une longueur de 18 km.

Une promenade d'environ 90 minutes avait été prévue dans ce canyon. Cependant, étant donné la crue récente des eaux qui rendait la randonnée trop périlleuse, selon le guide, cette promenade n'a pas eu lieu.

Cependant, nous avons pu tout de même en visiter une petite partie en empruntant la passerelle qui longe le canyon.

Au bout de la passerelle, le site est aménagé et on y retrouve des tables de pique-nique. Juste en face, de l'autre côté de la rive, il y a une petite cascade.

Le canyon est vraiment impressionnant et la beauté des lieux est vraiment saisissante.

On peut également y faire du rafting, du kayak ou descendre la rivière sur un tube pneumatique.

Nous avons dîné à cet endroit, confortablement assis sur des petits matelas installés par terre sur le bord de l'eau.

Un très bel environnement pour relaxer avant d'entreprendre la route à nouveau pour nous rendre à Fethiye.

La ville de Fethiye se situe au fond d'une magnifique baie au sud-ouest de la Turquie. C'est une destination très fréquentée en été.

Au-dessus de la ville, il y a plusieurs tombeaux qui ont été creusés dans les parois de la montagne. Ils sont très facile à repérer lorsque l'on se promène dans certaines ruelles de la ville.

Des marches ont été installées dans la colline pour accéder de plus près à certains de ces tombeaux. Nous nous y sommes rendus. Lorsque le gardien est présent, au bas de ces marches, des frais de 5 TL sont exigés.

Le tombeau le plus connu est celui d'Amyntas. Il date du 4e siècle avant Jésus-Christ. C'est le plus grand et le plus élevé des tombeaux de cette falaise, ce qui dénote la notoriété d'Amyntas. D'ailleurs, c'est le seul tombeau qui est accessible.

Plusieurs autres tombeaux sont regroupés à proximité du tombeau d'Amyntas. Des tombes lyciennes sont également dispersées au milieu de certaines rues.

Le panorama est splendide du haut de ces marches car nous avons une superbe vue de la baie de Fethiye.

La ville se situe dans un cadre montagneux. Nous avons donc emprunté quelques rues qui nous ont amenés au haut de la falaise. Quelques plateformes ont été érigées ici et là le long du parcours afin d'avoir une vue panoramique de la région.

D'ailleurs, il est possible d'apercevoir le théâtre Telmessos qui date du 2e siècle avant Jésus-Christ. Il est actuellement en restauration.

Une belle promenade a été érigée long de la mer. Nous nous y sommes baladés. Plusieurs fontaines et monuments sont érigés tout le long du parcours. On y retrouve également plusieurs bars et restaurants.

Nous avons également pu voir une tortue dans la mer aux abords de la promenade. Quelqu'un tentait de la nourrir.

JOUR 10: FETHIYE - BALADE EN BATEAU

Fethiye est le départ d'excursions vers les îles de la mer Égée. Après le petit déjeuner, nous sommes embarqués sur un bateau pour y découvrir les douze îles avoisinantes ainsi que les baies et criques environnantes.

Les seules personnes à bord du bateau étaient les membres de notre groupe et les membres de l'équipage. Tout le bateau pour notre seul groupe: wow !

Une belle journée passée en mer. D'ailleurs, la mer était très calme. Nous sommes débarqués sur deux îles pour explorer les environs.

Sur la première, nous avons escaladé une colline. La vue que nous avions du haut de cette colline était vraiment remarquable. Nous pouvions apercevoir, entre autres, les îles avoisinantes encerclées par les eaux turquoises.

Nous avons entrepris une petite balade sur la seconde île. Le paysage était tout autant pittoresque.

Une image vaut mille mots. Alors, je vous invite à visionner la vidéo suivante pour découvrir cette escapade en mer.

JOUR 11: FETHIYE - HIÉRAPOLIS - PAMUKKALE

Hiérapolis et Pamukkale sont tous les deux inscrits sur la liste du Patrimoine mondial de l'UNESCO.

Après le petit déjeuner, nous avons pris la route vers Pamukkale (230 km). Nous avons dîné dans un charmant restaurant typique face au site de Pamukkale. Disons que la vue qui s'offrait devant nous était tout simplement grandiose. Le repas que l'on nous a servi était vraiment excellent.

Nous avons d'abord visité la ville thermale antique de Hiérapolis qui est voisine du site de Pamukkale. Celle ville aurait été construite à la fin du 2e siècle avant Jésus-Christ. Les romains étaient très nombreux à fréquenter cet endroit car ils connaissaient les nombreuses propriétés curatives des eaux. D'ailleurs, la piscine thermale est toujours exploitée.

Elle a été baptisée "piscine de Cléopâtre" par Marc-Antoine en l'honneur de cette dernière qui s'y était baignée une fois et aurait fait venir cette eau jusqu'à Rome ensuite, par convois. L'eau est naturellement chaude à 36 °C et par endroit très pétillante. Elle serait censée rajeunir et guérir certaines maladies ou infections. (Source wikipedia).

Nous avons entrepris une promenade sur le site qui est localisé dans une belle grande vallée. L'endroit est vraiment magnifique.

Nous nous sommes rendus jusqu'au théâtre qui a été construit sur le flanc d'une colline. Il est vraiment imposant. Son architecture est composée de chapiteaux, colonnes, statues des divinités et, à leurs pieds, des murets sculptés représentant des scènes de la mythologie d'Apollon et d'Artémis.

Devant le théâtre se trouvent les vestiges du Temple d'Apollon. Construit sur une faille géologique, il communiquait avec le Plutonium, c'est-à-dire le sanctuaire de Pluton, dieu des Enfers. Ce sanctuaire jouissait d'une grande notoriété, puisque plusieurs auteurs latins, dont Strabon, nous le décrivent. Il s'agit pourtant d'une caverne de petite dimension. Mais elle dégageait des gaz suffocants qui s'évaporaient des flots d'eau chaude qui y coulaient et qui étaient censés être envoyés par Pluton. Une vaste zone, devant l'entrée, était interdite d'accès. Dans les temps anciens, des prêtres castrés y conduisaient des animaux, qui y mouraient. Selon Pline l'Ancien, eux-mêmes y pénétraient, et le fait qu'ils en sortaient vivants les faisaient passer pour des miraculés, favorisés des dieux, ce qui leur conférait un grand prestige. Il s'agissait sans doute de gaz plus lourds que l'air, qui affectaient seulement les petits animaux, plus proches du sol. (Source wikipedia).

Nous n'avons visité qu'une infime partie de cette ville antique puisque plusieurs autres vestiges et une multitude de monuments sont dispersés dans la vallée.

Le ciel s'est ennuagé et une averse de pluie est tombée. Nous nous sommes abrités quelques instants et avons entrepris la visite du parc de Pamukkale (châtau de coton en turc).

Lorsque nous sommes arrivés dans la petite ville de Pamukkale, nous sommes tombés immédiatement sous le charme de cette montagne d'un blanc immaculé.

Cette blancheur est due à la forte teneur en calcaire de l'eau qui provient des roches qui surplombent le site.

Comment se produit la solidification du calcaire sur les roches? Le site comporte 17 sources. Certaines d'entre elles ont une température de plus de 45 °C, et sont saturées de sels minéraux et de gaz carbonique. Ce dioxyde de carbone, en se libérant dans l'air, fait précipiter le carbonate de calcium contenu dans l'eau, lequel se dépose, sous forme pâteuse, sur les flancs de la colline et durcit ensuite lors de l'évaporation de l'eau. (Source wikipedia).

Ce phénomène naturel laisse des couches blanches sur la pierre, ce qui donne à la montagne une apparence de forteresse de coton ou d’une chute d’eau gelée. (Source wikipedia).

Notre guide local nous a tout d'abord amené dans une section où les travertins étaient complètement asséchés. Ces travertins, qui comportent des impuretés, sont plutôt de différentes couleurs: beige, gris, marron, voire jaunâtre.

Malgré le vide et malgré l'absence de cette eau turquoise, le paysage est totalement spectaculaire. Tout semble figé dans le temps. Sur certains travertins, les dépôts calcaires nous font penser à d'immenses glaçons.

Nous sommes arrivés par la suite dans le secteur plus touristique du site. Dans ce secteur, les vasques sont remplies d'une belle eau couleur turquoise. Le guide local nous laisse environ 45 minutes pour explorer la région. C'est trop peu pour un site d'une telle ampleur.

Nous avons donc enlevé nos chaussures, tel qu'exigé par les autorités. Il faut marcher pieds nus si l'on désire se promener le long de ces belles terrasses naturelles formées par le calcaire. Il est même possible de se baigner dans certains bassins qui sont plus profonds.

Aujourd'hui, le débit des sources est maintenant contrôlé pour assurer la meilleure répartition possible du ruissellement et des dépôts de calcaire afin que l’ensemble des bassins gardent leur blancheur.

Nous sommes donc repartis avec le groupe en direction de l'hôtel Tripolis qui est situé non loin de ce parc naturel.

Nous avons pris possession de notre chambre et comme le soleil était de nouveau présent dans le ciel, que la montagne blanche offrait un panorama splendide sous le soleil et que nous n'avions pas eu l'opportunité de visiter l'entièreté du site, mon conjoint et moi y sommes retournés à pied.

Nous avons donc à nouveau payé notre droit d'entrée (25 TL par personne) au guichet situé au pied de la montagne.

Nous sommes montés jusqu'au haut de la falaise en prenant tout notre temps. Nous avons été émerveillés par toutes ces terrasses d'un blanc immaculé et tous ces bassins remplis d'une eau turquoise laiteuse. De plus, y marcher pieds nus offrait une expérience sensorielle vraiment plaisante.

Le coucher du soleil se fait face à la montagne, ce qui rend le site tout simplement enchanteur.

Je vous conseillerais de visiter ce parc en fin de journée car il y a beaucoup moins de touristes et la lumière du jour est beaucoup plus propice.

JOUR 12: PAMUKKALE - EPHESE - KUSADASI

Ephèse est l'une des plus anciennes et importantes cités grecques d'Asie Mineure. Elle aurait été fondée vers le 10e siècle avant Jésus-Christ.

Ce vaste site archéologique, très fréquenté par les touristes, nous permet de revivre le passé tant certains vestiges sont encore bien présents.

Nous avons débuté notre visite par le grand théâtre. Il a été construit au 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a été agrandi à maintes reprises pendant l'époque romaine. Il pouvait accueillir 24 000 spectateurs.

L'avenue de marbre a été restaurée au 5e siècle et elle est considérée comme l'une des plus grandes avenues antiques les mieux conservées.

Sur cette avenue, on y retrouve une empreinte de pied et le buste d'une femme. Notre guide nous a informé que ces dessins indiquaient la direction d'une maison close. L'écartement des doigts indiquerait que la maison était la 4ème sur la gauche. Au milieu se trouve un trou qui correspond par son diamètre à une pièce et, par sa profondeur, au nombre de pièces. Vous aviez ainsi le tarif de ces dames.

Situé à proximité de la Bibliothèque de Celsus, l'agora inférieur est un quadrilatère qui comportait de nombreuses boutiques.

La Bibliothèque de Celsus fut construite en l'an 117. Elle était l'un des plus importantes bibliothèques de l'époque. Sa façade est une merveille architecturale. Elle repose sur un podium de neuf marches et est composée de deux séries de colonnes superposées.

Sur cette façade, on retrouve également des statues qui représentent des vertus chères à Celsus, soit la sagesse, l'intelligence, le jugement et la science.

La rue des Courètes débute au Prytanée et s'achève à la Bibliothèque de Celsus.

En fait, les Courètes étaient des prêtres qui, à chaque printemps, quittaient le Prytanée, traversaient la rue des Courètes pour se rendre à Ortygia afin d'y célébrer la plus grande déesse d'Ephèse, c'est à dire Artémis.

La partie centrale de la rue était destinée aux chars et les deux parties latérales réservées aux piétons. Recouvertes d'une toiture, elles abritaient des boutiques et magasins.

En remontant la rue, à partir de la Bibliothèque de Celsus, on peut admirer les "Maisons de la Pente", les thermes de Scholastikia, le temple D'Hadrien, la fontaine de Trajan ainsi que la porte d'Héraclès.

Les Maisons de la Pente, érigées sur plusieurs terrasses, étaient les demeures riches de l'époque. Ces maisons comportaient plusieurs étages et elles ont été habitées du 1er au 7e siècle.

Les thermes de Scholastikia sont des bains publics qui datent du 1er siècle. Ils ont été agrandis au 4è siècle grâce aux largesses d'une riche chrétienne du nom de Mme Scholastikia.

Le temple d'Hadrien est un superbe monument de la rue des Courètes. Il a été érigé en l'honneur de l'empereur Hadrien qui a visité Éphèse à maintes reprises. Ce temple possède une élégante façade composée de 4 colonnes surmontées d'une voûte sur laquelle on retrouve le buste de Tykhé, déesse de la ville. Au-dessus de la porte, on y retrouve également un buste de jeune fille représentant la Méduse.

La fontaine de Trajan est un monument à deux étages qui a été construit au 2e siècle en l'honneur de l'empereur. Cette fontaine possédait deux bassins dont celui du devant était réservé pour les passants et celui de derrière recevait les eaux du canal.

La porte d'Héraclès représente ce héro vêtu de la peau du lion de Némée.

A proximité, se trouve l'odéon, un édifice en demi-cercle qui est adossé à une petite colline. Il a été construit au 2e siècle et était utilisé pour les réunions et les concerts. Il pouvait contenir jusqu'à 1400 personnes. A cette époque, il était recouvert d'un toit à charpente de bois.

Nous sommes revenus sur nos pas pour retourner vers la sortie. Cependant, nous avons fait un petit détour vers l'Église de la Vierge Marie. Construite vers le 5e siècle, , elle a été considérée comme cathédrale jusqu'au 7e siècle où elle fut détruite. Elle servait encore de cimetière jusqu'au Moyen-âge.

Par la suite, nous sommes allés visiter le Temple d'Artémis, l'un des plus importants sanctuaires d'Artémis, déesse grecque de la chasse. Ce temple servait à la fois de place de marché et de lieu de culte de la déesse Artémis.

Ce temple fut érigé du milieu du 8e siècle au milieu du 3e siècle avant Jésus-Christ. Il a la particularité d'avoir été détruit sept fois en dix siècles.

Le Temple d'Artémis a d'ailleurs été déjà proclamé comme faisant partie des "Sept merveilles du monde".

Aujourd'hui, il n'en reste que quelques ruines. D'ailleurs, une seule colonne est encore en place sur le site. Cependant, les restes d'autres colonnes peuvent être vus au British Museum et au musée d'Éphèse.

Nous avons également visité le charmant petit village de Sirince qui est niché dans les collines. Entouré de vignes et d'oliviers, ce petit village, abritant 600 âmes durant la basse saison, est réputé entre autres pour ses vins de fruits, huiles d'olive et vinaigre de grenade. Il est très fréquenté durant la saison touristique.

Nous avons arpenté les petites rues sinueuses pavées de vieilles pierres pour nous rendre dans les hauteurs du village. Nous pouvions ainsi avoir une vue panoramique de ce magnifique lieu.

Une dame s'est approchée de nous et nous a invité à visiter sa petite maison. Nous avons accepté l'offre et nous avons également acheté une belle broderie.

Nous avons finalement atteint notre destination finale pour aujourd'hui: Kusadasi. Nous avons logé à l'hôtel Kismet. Nous avons obtenu une belle grande chambre dotée de deux balcons avec vue partielle sur la baie de Kusadasi.

Cet hôtel, qui est très bien situé, est unique de par son histoire. La reine d'Angleterre, Jimmy Carter, ancien président des États-Unis, et plusieurs autres grandes personnalités de ce monde y ont déjà séjourné.

La terrasse du restaurant offre une vue magnifique sur les voiliers de la marina.

Nous sommes partis à pied vers la ville. Kusadasi, située sur les bords de la mer Égée, était, à l'époque, un petit village de pêcheurs. Aujourd'hui, elle est devenue l'une des plus célèbres stations balnéaires de la Turquie.

Nous avons d'abord fait un arrêt à la plage pour faire une toute petite trempette dans la mer Égée. Notre ballade s'est poursuivie sur la belle promenade érigée le long de la mer.

Nous nous sommes dirigés vers un quai où est installé un monument représenté par une main entrouverte, d'un blanc immaculé, d'où plusieurs oiseaux s'envolent. Ce monument signifie la paix et l'espoir.

Un autre monument sied également sur cette promenade, soit le monument d'Ataturk et de la jeunesse qui représente également la paix et l'espoir.

Près du port, on retrouve le caravansérail qui a été construit à l'époque de l'Empire ottoman en 1619. Le caravansérail fut construit en pierre avec un plan rectangulaire à deux étages, au milieu d'un jardin. Le bâtiment a été restauré en 1966 et est aujourd'hui transformé en hôtel.

En fin de journée, plusieurs personnes se rassemblent au bord de la mer pour observer le merveilleux coucher du soleil.

JOUR 13: KUSADASI - PERGAME - BURSA

En début de matinée, en longeant la côte de la mer Égée, nous nous sommes dirigés vers Pergame, l'une des grandes villes de la civilisation hellénistique avec Alexandrie. Son peuplement remonte aussi loin qu'au 8e siècle avant Jésus-Christ.

Nous avons visité l'Asclépieion, non dérivant d'Asclipéios, dieu grec de la médecine. Ce sanctuaire était un centre thérapeutique symbolisé par l'image des serpents.

A l'époque, on arrivait au sanctuaire depuis Pergame par une voie sacrée, la Via Tecta. Aujourd'hui, il ne reste qu'une petite partie de cette voie.

D'une manière générale, les malades arrivaient par la Voie Sacrée en marchant pieds nus. Ils avaient la conviction que chaque pas fait en direction du sanctuaire les rapprochait de la guérison.

Lorsque les malades franchissaient l'enceinte du sanctuaire, déjà ils ressentaient les effets psychologiques bénéfiques de leur conviction.

Une fois lavés et purifiés, les malades entraient dans un tunnel souterrain, appelé cryptoportique, qui les menait jusqu’au Télesphore.

Le Télesphore était un bâtiment circulaire de deux étages. Aujourd'hui, le second étage a disparu, mais le premier étage est bien conservé. Des lits avaient été installés pour les malades.

Les malades priaient jusqu'à ce qu'ils s'endorment. Lorsqu'ils se réveillaient, les médecins venaient interpréter leurs rêves.

Les méthodes de traitement utilisées consistaient, entre autres, à des bains de boue, des bains d'eau thermale, des massages, des médicaments fabriqués à base de plantes et des jeux.

Un théâtre de 3500 places avait été érigé. Les malades venaient y écouter de la musique et des spectacles car cela faisait partie des méthodes thérapeutiques utilisées.

Nous sommes partis par la suite en direction de l'hôtel Baia situé à Bursa. Cet hôtel est situé dans un quartier industriel. Nous aurions préféré une hôtel directement dans le quartier historique de Bursa.

JOUR 14: BURSA - ISTANBUL

Toujours à Bursa, nous avons tout d'abord visité la Grande Mosquée qui fut érigée entre 1396 et 1399. Cette mosquée a été restaurée plusieurs fois car elle a subi des invasions, séismes et incendies.

Cette mosquée est couverte de 20 coupoles et la partie supérieure de la coupole située au centre est en verre. Au bas de cette coupole, se trouve une fontaine avec robinets et jet d'eau pour les ablutions.

Sur les murs intérieurs, on y retrouve 192 inscriptions datant des 19e et 20e siècles rédigés par les meilleurs calligraphes ottomans de l'époque.

Nous sommes ensuite aller visiter la Mosquée Verte. Elle a été érigée aux alentours de 1419. Sa façade est en marbre blanc. Elle doit son nom à ses superbes faïences vertes qui recouvrent les murs intérieurs.

Par la suite, nous nous sommes dirigés vers le Mausolée Vert, situé à proximité de la Mosquée Verte. Il a été érigé en 1421. Il se distingue également par ses faïences turquoises qui recouvrent les murs extérieurs.

Le Mausolée Vert contient le sarcophage du Sultan Mehmet ainsi que sept autres tombes appartenant à des membres de sa famille.

Par la suite, nous avons entrepris une petite ballade dans les ruelles où se trouve le bazar de Bursa. Le site est très animé et un festival de couleurs et d'odeurs nous attend. Les fruits et légumes frais côtoient les épices, les noix, les pâtisseries, etc. Ça ouvre franchement l'appétit!

Après la visite du marché, nous sommes retournés à Istanbul. Nous avons embarqué à bord du grand Car Ferry qui traverse la mer de Marmara, ce qui nous a permis de passer rapidement de la rive asiatique vers la rive européenne de la Turquie et ainsi éviter l'intense circulation des abord de la grande mégalopole de 20 millions d'habitants.

Nous sommes arrivés dans le quartier historique d'Istanbul en fin d'après-midi. Le temps de porter nos valises dans la chambre de notre hôtel à Istanbul, nous sommes aussitôt repartis.

Nous avons décidé de prendre le tramway à partir de la station Sultanahmet afin de nous rendre jusqu'à la station Kabatas afin d'aller découvrir un autre secteur d'Istanbul.

Nous devons nous procurer un jeton au coût de 1 TL dans les installations qui sont localisées près des stations de tramway et ensuite insérer ce jeton dans une fente prévue à cet effet près du tourniquet de sécurité afin d'accéder à la section d'embarquement.

Notre guide nous avait mentionné que nous pouvions prendre n'importe lequel des tramways qui s'arrêtait à la station Sultanahmet pour nous rendre à destination de Kabatas.

Donc, nous décidons d'embarquer dans le premier tramway qui s'arrête en face de nous. C'est indiqué "Eminönü" à l'avant du tramway. Évidemment, un petit doute s'installe dans notre esprit. En me faufilant dans le tramway, je sens une main monter le long de mon postérieur. C'est un homme qui est debout à l'entrée du tramway et je le dévisage d'un air surpris. Il ne bronche pas...

Nous nous empressons de nous asseoir sur deux sièges encore disponibles et le tramway repart. Il s'arrête à la station d'Eminönü. Plusieurs personnes sortent, d'autres entrent. Le tramway repart, mais en direction inverse. Nous éclatons de rire car nous venons de comprendre que le tramway retourne vers la station Sultanahmet, notre station de départ.

Nous débarquons au premier arrêt que fait le tramway car nous savons qu'il y a une centre d'information touristique à proximité. Le préposé parle très bien français, ce qui facilite nos échanges. Cet homme nous indique que l'on doit prendre le tramway T1, ce que nous nous empressons de faire à l'arrivée de ce celui-ci.

Tel que prévu, nous sommes sortis à la station de Kabatas et nous nous sommes dirigés vers la mosquée Dolmabahçe située dans le quartier de Besiktas aux abord du Bosphore.

Sa construction a débuté en 1851 et elle a été inaugurée en 1855. Elle ne possède qu'un seul dôme et elle est réputée pour ses deux minarets inspirés du style corinthien.

L'intérieur de cette mosquée est vraiment magnifique. On y retrouve plusieurs fenêtres qui laissent pénétrer le soleil, ce qui rend l'endroit lumineux. Les détails architecturaux sont spectaculaires. On se croirait dans un palais. Elle fait partie de l'une des plus belles mosquées que nous avons eu le privilège de visiter à Istanbul.

Ensuite, nous avons poursuivi notre route vers la splendide Tour de l'Horloge, tout près du Palais de Dolmabahçe. Celle-ci a été construite en 1895 Cette tour, de style néobaroque ottoman, est d'une hauteur de 27 mètres et possède quatre étages.

Il ne nous a pas été possible de visiter l'intérieur du Palais de Dolmabahçe car nous sommes arrivés trop tard.

Cependant, je peux vous assurer que nous avons été éblouis par la somptuosité des abords de celui-ci qui d'ailleurs est le plus grand palais de la Turquie.

Ce palais a été construit au 19e siècle. Il comprend 285 pièces toutes aussi luxueuses les une que les autres.

L'histoire raconte que ce palais a été construit tout juste après l'incendie de Pera qui détruisit plusieurs ambassades étrangères. Les pays décidèrent de reconstruire de grandes demeures fastueuses. Un sultan qui habitait le vieux palais de Topkapi, pris de jalousie, fit ériger le Palais de Dolmabahçe.

Nous avons jeté un petit coup d'oeil par le trou de la serrure de la porte d'entrée et nous avons pu apercevoir une belle fontaine face à la majestueuse façade du palais.

La première partie de cette vidéo vous présente la Mosquée, la Tour de l'Horloge et le Palais de Dolmabahçe. La seconde partie vous donne un petit aperçu du quartier où se trouve la Tour de Galata.

Lorsque nous avons repris le tramway pour retourner à l'hôtel Centrum, nous avons été témoins d'un vol à la tire.

Nous avions été avisés de faire attention aux pickpockets qui sont nombreux à Istanbul, mais ne pensions jamais y assister en direct.

Lorsque le tramway est arrivé et que la porte s'est entrouverte, la foule s'est amassée pour pénétrer à l'intérieur. Nous tentions d'entrer dans le tramway, mais un homme devant nous se tenait délibérément sur le bord de la porte et il ne bougeait pas. Nous tentions de le pousser pour qu'il avance, mais il résistait et demeurait en place. Nous avons dû le contourner pour entrer dans le tramway.

Nous nous sommes assis. Mon conjoint continuait d'observer cet homme car son comportement semblait anormal. Habituellement, les gens se précipitent rapidement dans le tramway afin d'avoir une place.

Ce jeune homme se tenait toujours dans la porte d'entrée du tramway et il observait plutôt les gens qui sortaient par la porte située de l'autre côté du tramway.

Dans le temps de le dire, il a passé sa main sur la poche arrière d'un pantalon d'un homme qui quittait le tramway. Il a subtilisé le portefeuille de cet homme sans que ce dernier ne s'en aperçoive.

Dès lors, il a brusquement quitté le tramway. Les portes se sont refermées et nous l'avons aperçu à l'extérieur. Il a mis ses verres fumés et nous l'avons perdu de vue quelques instants. Il devait travailler avec des acolytes car juste avant que le tramway ne reparte, nous l'avons vu revenir à l'endroit initial.

Cet événement s'est déroulé si rapidement que nous n'avons même pas eu le temps de réagir.

C'est à cet instant que je me suis rappelée l'homme qui m'avait touché le postérieur lors de notre première escapade en tramway. Son attitude était la même. Il avait probablement tâté le terrain... Heureusement, mes poches arrières sont toujours vides.

Le soir même, nous sommes allés manger dans un restaurant. Un homme, assis à une table près de nous, cherchait nerveusement son portefeuille dans ses poches et puis dans son sac à dos. Il a même regardé sous la table. Il s'est empressé de se rendre à la salle de bain, croyant l'avoir oublié à cet endroit. Il ne l'a pas retrouvé. Peut-être a-t-il été lui aussi victime du vol à la tire.

JOUR 15: ISTANBUL

En matinée, nous avons effectué la visite du palais de Topkapi qui a été l'ancienne demeure de sultans entre les 15e et 19e siècles. Plus de 4000 personnes habitaient dans ce palais.

Les sultans l'abandonnèrent au 19e siècle pour habiter dans le palais de Dolmabahçe. En 1921, ce palais a été transformé en musée.

Le site domine le Bosphore, la mer de Marmara et la Corne d'Or et il est constitué de plusieurs bâtiments disposés autour de quatre cours intérieures.

Lorsque nous franchissons la porte Impériale, nous pénétrons dans la première cour qui est entourée de hauts murs. C'est la plus grande cour. On y retrouve l'église Ste-Irène qui a été érigée au 4e siècle.

Par la suite, nous passons sous la porte du Salut pour entrer dans la deuxième cour. Dans les anciennes cuisines, on y retrouve une superbe collection de porcelaines.

Juste à côté, se trouve le Divan Impérial qui était la salle où se réunissaient les membres du conseil de l'Empire.

L'entrée du harem est également située dans cette cour. Il se composait de longs corridors et de 400 chambres. C'était la résidence privée du sultan et il y vivait entouré de sa mère, ses soeurs, ses épouses ainsi que ses concubines.

Aujourd'hui, il n'y a qu'une infime partie du harem qui peut être visitée.

On pénètre dans la troisième cour par la porte de la Félicité. Cette cour était réservée au sultan et à son entourage.

Au centre de cette cour est érigée la bibliothèque Enderûn qui est recouverte de marbre à l'extérieur. On y retrouve également l'école du palais, le pavillon des audiences, la salle des reliques et les salles du trésor.

La salle des reliques conserve les reliques du Prophète Mahomet, i.e. manteau, poils de barbe...

Les salles du trésor présentent la plus belle et la plus riche collection du monde entier. Nous pouvons y découvrir des pierres précieuses et semi-précieuses, des trônes incrustés de pierres précieuses, le poignard de Topkapi, une collection de diamants ainsi qu'une énorme émeraude de 3 kg. Plusieurs autres objets précieux ayant appartenu aux sultans sont également présentés dans ces salles.

La quatrième cour est composée de pavillons, kiosques, jardins et terrasses. A l'origine, ceux-ci faisaient partie de la troisième cour. Elle faisait office de lieu de repos des sultans.

Tout de suite après la visite du palais de Topkapi, nous sommes allés prendre la navette gratuite pour nous rendre à l'aquarium de Florya. L'arrêt se trouve près de l'immense fontaine située entre la Basilique Ste-Sophie et la Mosquée Bleue.

L'autobus est facilement repérable car elle est identifiée aux couleurs de l'aquarium. La durée du trajet est d'environ 45 minutes pour l'aller et le retour. Elle peut varier dépendamment de la densité de la circulation.

Cet aquarium est considéré comme étant le plus grand aquarium thématique au monde. Réparti sur deux étages, il possède 16 sections thématiques ainsi qu'une forêt tropicale qui représentent les régions qui vont de la Mer Noire à l'Océan Pacifique.

Les thèmes abordés sont les suivants: Istanbul (Bosphore, Mer de Marmara), Mer Noire, Détroit des Dardanelles, Mer Égée, Canal de Suez, Mer Rouge, Réchauffement climatique, Mer Méditerranée, Détroit de Gibraltar, Atlantique Est (épave de bateau), Mid-Atlantique, Atlantique Ouest, Canal de Panama, Océan Pacifique, Nautilus (sous-marin) et la forêt amazonienne.

On y retrouve environ 1500 espèces représentées par 15 000 créatures terrestres et maritimes qui sont toutes aussi intéressantes les unes que les autres.

Ces créatures vivent dans des conditions semblables à celles de leur habitat naturel.

Moyennant un coût supplémentaire, il est même possible d'assister à un film présenté dans des salles de cinéma 5D. Plusieurs titres sont à l'affiche. Nous pouvons ressentir les effets de l'eau, du vent et du brouillard.

L'aquarium possède une très belle boutique, trois cafétérias ainsi qu'un restaurant avec vue sur la mer.

Le prix de base pour un adulte est de 42 TL. Il y a également des tarifs spéciaux pour les étudiants, les personnes âgées, les familles, les groupes, etc.

Des forfaits sont également offerts pour ceux qui désirent assister à un film présenté dans une des salles de cinéma 5D, le prix débutant à 45 TL pour un adulte.

Si vous désirez des informations supplémentaires, cet aquarium possède un site web.

Je ne vous cacherai pas que j'ai un faible pour les créatures aquatiques. Lorsqu'un aquarium est érigé dans une ville que nous visitons, nous tentons d'aller le visiter dans la mesure du possible.

Celui-ci nous a vraiment charmé. Les bassins sont d'une propreté exemplaire et plusieurs sont entourés de magnifiques décors.

On y retrouve même un long tunnel de verre où il est possible d'observer plusieurs espèces de vie marine.

J'aime bien les raies et j'ai été gâtée à souhait car il y en avait plusieurs qui se déplaçaient tout autour de nous ou venaient tout simplement à notre rencontre.

La circulation automobile peut être parfois très dense à Istanbul. Lorsque nous avons repris la navette à partir de l'aquarium en direction du centre historique d'Istanbul, nous avons d'ailleurs pu le constater de visu.

Par ce beau dimanche après-midi, les gens envahissent les parcs situés tout le long de la mer. Ce qui est ahurissant à voir, ce sont les voitures agglutinées les unes aux autres, stationnées sans ordre précis, à l'horizontale, à la verticale, et ce, sur plusieurs rangées.

Certaines sont carrément dans le parc, d'autres sur le trottoir, d'autres sont stationnées mi-trottoir mi-route et il y a bien sûr celles qui bloquent la route...

J'imagine que le propriétaire de la petite voiture coincée de long en large par plusieurs véhicules doit attendre que tout ce beau monde quitte avant de pouvoir le faire à son tour.

De retour dans le quartier historique, nous nous sommes arrêtés à un petit kiosque de crème glacée. Je me suis laissée prendre au jeu du chat et de la souris...

Pour tout vous dire, le marchand fait son petit numéro. Il a un talent fou pour faire apparaître ou disparaître à volonté les cornets qu'il étale devant nous.

Quant à la texture de la crème glacée, elle est douce et crémeuse et, en même temps, élastique comme du caramel.

Ma propre expérience est présentée dans la vidéo qui suit et je me suis amusée à filmer les réactions de certains autres clients (vidéos suivantes).

JOUR 16

Nous quittons la Turquie la tête pleine de merveilleux souvenirs. La Turquie a beaucoup à offrir tant au niveau historique que géographique.

Les monuments et les paysages sont à couper le souffle. C'est un pays aux multiples facettes et son peuple est très chaleureux.

Ce fut un immense privilège de découvrir ce magnifique pays des mille et une nuits.
Récit de voyage en Ouzbékistan mars-avril 2015 English translation pending
by Jordanscam · 2015-04-12 · 69 replies
22/03/2015 – 18h20

Après 24 heures d'un long voyage avec 2 escales, me voilà arrivée à Khiva, ma première étape en Ouzbékistan. Sortie de l'aéroport d'Urgench, on est dimanche, et il m'est difficile de trouver le bus qui devait m'emmener jusqu'à un trolley bus qui relie Urgench à Khiva. Après moult négociations, je finis par lâcher l'affaire, fatiguée du voyage et cède 15 dollars à un pseudo-chauffeur. Arrivée vers 11h30 à mon B&B, je tends 20 dollars ($) et le chauffeur m'arnaque avec la monnaie rendue en soum. Pas grave, fatiguée et il était gentil. Je fais du change à l'hôtel et me retrouve avec un tonne de billets, 1$ étant égal à 4000 soums. Dodo... je m'étale sur mon lit jusqu'à 16h30. Puis je me décide à me mettre enfin à la rencontre du pays, de ses habitants et de la vieille ville de Khiva, ville fortifiée, totalement reconstruite, faite de pierres et de maisons en pierres et terre séchée où minarets, mosquées, madrasas sont partout. Certains guides parlent d'un décor de cinéma, ville fantôme trop rénovée...Pour moi, c'est une première vue enchanteresse de l'Ouzbékistan. Une ville digne des « Milles et une nuit » et de la fameuse route de la soie. Après une première déambulation dans la ville, enchantée, mais la fatigue toujours là, je décide de rentrer dans un petit resto pour gouter mon premier plat typique. J'ai la chance que la haute saison n'aie pas encore commencée, le calme de la ville avec seulement très peu de touriste me va bien. Demain, je démarre une visite plus approfondie. En attendant, je déguste mes Manty, un plat de gros raviolis fourrés à la viande de mouton et aux oignons. Excellent. Les habitats ici sont très hétéroclites. Il y en a qui ont vraiment des souches arabo-persanes, d'autres très typés asio-mongolie, et enfin d'autres, slaves et Russes. D'ailleurs beaucoup de Russes sont ici en tourisme. Les langues parlées sont l'Ouzbek, le Russe, mais la religion étant musulmane, le « Salam » est de rigueur. J'ai faim, je me prends un extra avec une soupe locale.

23/3/15 - 11h15

Hier, je pouvais me promener en T shirt en fin d'après-midi. Aujourd'hui, il pleut ! Comme j'ai oublié mon parapluie acheté à Mexico, me voilà partie au bazar pour en acheter un. Je vais finir par avoir une panoplie de parapluies de tous les pays. 1$ étant égal à 4000 soums, je me retrouve avec une multitude de billets et le moindre repas ou achat coûte très vite 20 000 soums. J'ai l'impression de claquer des millions et il est difficile de tenir un budget. Va falloir que je fasse attention ! Je monte sur la muraille depuis la porte Nord et j'ai une vue en hauteur du vieux Khiva. C'est vraiment beau. En descendant, les marches sont abruptes et comme c'est mouillé, je me retrouve comme une conne à descendre prudemment. Un petit vieux, adorable, grimpe alors comme un gazelle et vient m'aider avec son beau sourire. La honte pour moi :) Retour à l'hôtel pour récupérer mes « millions » et payer l'entrée des sites, mais voilà que mon cadenas de valise fait des siennes. Je me retrouve à attendre que quelqu'un arrive à le forcer pour récupérer enfin ma fortune :(

13h45 – Khiva regorge d'endroits merveilleux. Je commence par faire un tour extérieur de la muraille, en passant par ses 4 portes, sous malheureusement une pluie battante. Puis, je passe devant le Kalta Minor, qui est un imposant minaret. Ensuite, je visite un atelier disposé dans une Madrasa où des femmes fabriquent à la main des tapis. Je poursuit ma visite avec le mausolée Pakhlavan Makmoud et celui de Sayyid Alla Uddin. La mosaïque bleue et turquoise est partout. C'est un vrai spectacle pour moi. Puis, je monte en haut du minaret Islam Khodja, 120 marches abruptes, où je regrette amèrement la cigarette. Mais en haut, je suis gâtée. Une vue imprenable sur toute la vieille ville. Magnifique. Me voilà maintenant dans la mosquée du vendredi. A l'intérieur, une forêt de colonnes de bois sculpté soutien le plafond. L'ensemble est superbe.

18h30 – Une après-midi magique. J'ai visité le Harem, splendide, avec à coté la salle d'audience et le tribunal. Le Kosh madrasa et le minaret court, magnifique et très imposant. Le cimetière et le palais royale et pleins de madrasas toutes aussi splendides les unes que les autres. Au fil des rues, je me suis retrouvée devant un groupe de jeunes et moins jeunes qui faisaient la fête. Musique à l'extérieure, les jeunes dansent. Ils m'invitent gentiment et me voilà danseuse Ouzbek au milieu de ces adolescents. Les femmes et homme me rejoignent et nous dansons tous ensemble. Je suis invitée à gouter à leur viande excellente, accompagnée d'un verre de vodka. A l'intérieur, dans un grand chaudron, ils préparent le Sumalak, ressemblant à du caramel-chocolat, qui chauffe durant des heures. C'est Navrouz, la Fête du Printemps.

En passant à l'office de tourisme, je me rends compte qu'il va être dur de trouver 3 autres touristes pour partager un taxi et aller voir les forteresses du désert. A 60 $ la journée, il me faut absolument trouver du monde. En me promenant, je fais le tour des hôtels et je croise un Hollandais. Je croise aussi un français, mais comme une idiote, j'oublie de lui en parler. Puis, l'office de tourisme m'appelle, elle a trouvé quelqu'un. Arrivée là, c'est le français que j'avais croisé. On est déjà 2, quand on croise à nouveau le Hollandais qui accepte de se joindre à nous. Le prix est maintenant de 20$ par personne. C'est raisonnable. Je repasse devant la fête et suis invitée à nouveau à danser. Les Ouzbeks sont accueillants et adorables.

21h40 – En allant tous les 3 manger dans le restaurant tenu par le propriétaire de mon B&B, nous rencontrons une Japonaise qui voyage seule. Je m'empresse de lui demander si elle veut se joindre à nous pour notre expédition de demain et elle acquiesce. Nous voilà 4, soit 15$ pour la journée. Cool :) Nous dînons ensemble, un excellent repars pour 20 000 soums et parlons de nos expériences. La Japonaise arrive d'Iran et du Turkménistan. Le français me dit ne pas avoir réussi à aller dans le désert du Kyzyl Kum, faute de touristes avec lui dans le taxi et ne rien avoir aimé dans la vallée de Ferghana, aucune balade sympa car personne pour le renseigner. Il m'inquiète un peu, mais si j'arrive encore à faire comme aujourd'hui et réunir le peu de touristes que je trouve pour faire des escapades, peut-être aurais-je la même chance qu'aujourd'hui et pourrais visiter ces lieux. Inchallah ! Demain, départ à 10h30...
De la sierra à la selva English translation pending
by Mjp · 2014-11-12 · 0 replies
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur. Les photos sont visibles sur le site: http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html

2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...

3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...

4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.

5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.

06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.

07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.

08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.

09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.

10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.

11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.

12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.

13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.

14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.

15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.

16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.

17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumière du soleil couchant.

18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.

19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.

20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.

21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.

22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.

23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.

24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.

25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.

En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
26 jours de Denver à Denver: des Ardéchois aux States English translation pending
by Biquette07 · 2014-08-27 · 169 replies
Bonsoir les forumeurs,

Bien que les carnets s’embouteillent un peu ces derniers jours, je commence le mien avant d’être happée par l’ogre Rentrée… 😉 Mille mercis aux nombreux contributeurs qui nous ont permis de préparer et réaliser un superbe voyage. Je ne suis pas la première à le (re-re-re)dire mais ce forum a été une mine d’infos indispensable : les carnets, les photos, les suggestions, les réponses aux questions posées, tout ça. J’ai pensé un moment faire comme VallM17 ou Xfg59* un Top 15 mais en fait… tout nous a plu ! Tout était génial (ou presque) ! Je crois qu’on est rentrés avec des yeux plus grands qu’au départ tellement on les a écarquillés ! Donc je me contenterai de raconter ce qu’on a vécu, petits novices de l’Ouest américain.

Je resitue le contexte : nous sommes partis 26 jours, du 24 juillet au 19 août, pour une (petite) boucle d’environ 2000 miles de Denver à Denver. Nous étions 5, mon mari, mes filles (11 et presque 14 ans), mon fils (9 ans) et moi. Nous rejoignions des amis expat’ qui ont voyagé avec nous la première semaine. Ce voyage je l’ai longuement préparé, l’itinéraire était bouclé fin octobre 2013, les billets achetés début novembre, la voiture réservée début mars 2014, presque tous les hébergements réservés en ligne de janvier à juin. J’ai beaucoup beaucoup utilisé les sites ouestusa.fr, west-usa-dream.blogspot.fr, sunsetbld.com, les blogs d’Isap, jeveuxcamperauxusa, lesnainsvoyagent, sibellelaterre, etc. J’ai rapidement investi dans les Photographing the Southwest Southern Utah et Arizona qui m’ont réellement servi dans les choix de sites à visiter. Sur place, j’ai récupéré (à contre-cœur) un Guide du routard parcs nationaux de l’Ouest américain qui m’a également été utile. Les copains expat’ nous ont laissé un Tomtom avec carte EU qui fut, lui aussi, trrrès utile : j’ai regretté ne pas avoir emporté des coordonnées GPS de départ de certaines randos (voir + loin)…

Nous avons choisi Icelandair parce qu’ils proposaient le meilleur rapport tarif/durée du voyage et nombre d’escales : 4093€ pour nous 5, 1 seule courte escale, 11h20 de vol à l’aller et seulement 10h20 au retour. En plus, chose non négligeable, ils accordent 2 bagages de 23kg par personne en classe éco.

Nous avons choisi l’option camping dans les parcs + voiture, sur les 26 nuits nous avons dormi seulement 7 nuits à l’hôtel. Du coup, nous avons voyagé avec 2 tentes, 5 matelas auto-gonflants, 5 duvets, 5 draps de sac en soie (géniale cette découverte), sans oublier 5 frontales (indispensables en camping). Nous avons préparé la plupart des repas nous-mêmes (pic-niques à midi), puisque nous n’avons mangé que 6 fois au resto. Nos copains expat' nous ont amené le réchaud à gaz, les gamelles, la lampe de camping, la glacière, des bâches (à mettre sous les tentes pour ne pas les plier crades), et 5 oreillers (trop trop bien : on les a ramenés dans l'avion et c'était top confort).

Allez, assez bavassé.

Le circuit prévu : J1 vol Paris - Denver (arrivée 18h30 = nuit Denver) J2 Denver - Colorado NM (nuit Saddlehorn campground - Colorado NM) J3 Colorado NM - Arches NP : Devil’s garden trail (nuit Devil's garden campground - Arches) J4 Arches NP : Fiery Furnace (réservé) - Mill creek canyon (nuit Devil's garden campground - Arches) J5 Canyonlands NP : Island in the sky - Horseshoe Bend (nuit Devil's garden campground - Arches) J6 Moab - Mesa verde (nuit Mesa Verde RV resort) J7 Mesa verde NP : Mesa top loop, Balcony House, Chapin mesa museum (nuit Mesa Verde RV resort) J8 Mesa verde NP - Gooseneck -Moki Dugway - Muley point - Valley of the gods - Bluff (nuit Recapture Lodge - Bluff) J9 Bluff - Road canyon - Monument valley - Navajo NM (nuit Sunset view campground - Navajo NM) J10 Navajo NM - Grand canyon village (nuit Mather campground - GC) J11 Grand canyon NP (nuit Mather campground - GC) J12 Grand canyon village - Page - Horseshoe bend (nuit Super 8 - Page) J13 Lower Antelope canyon - Wire pass/Buckskin Gulch- Coral Pink sand dunes SP (nuit Coral Pink sand dunes campground) J14 Coral Pink sand dunes SP - Zion NP (nuit Watchman campground - Zion) J15 Zion NP : The Subway (nuit Watchman campground - Zion) J16 Zion NP : The Narrows (nuit Watchman campground - Zion) J17 Zion NP : Angel's landing - Bryce canyon NP (nuit Sunset campground - Bryce) J18 Bryce canyon NP : Queens garden/Navajo loop (nuit Sunset campground - Bryce) J19 Bryce canyon NP - Willis creek - CCR : Grosvenor arch - Kodachrome basin SP (nuit Kodachrome basin campground) J20 Kodachrome basin SP - (nuit Kodachrome basin campground) J21 Kodachrome basin SP - HITRR : Peekaboo et/ou Zebra slot - Devil’s Garden (nuit Calf creek campground) J22 Upper ou Lower Calf creek falls - Burr trail road + Nottom road si météo ok - Capitol Reef NP (nuit camping Torrey ou Fruita) J23 Capitol Reef NP - Panorama point, Hickman bridge, Sulphur creek - Goblin valley SP (nuit Goblin valley campground) J24 Little wild horse canyon - Moab - re-Arches : Delicate arch (nuit Apache motel - Moab) J25 Moab : Bowtie et Corona arch - Fisher towers (nuit Apache motel - Moab) J26 Moab - Denver (nuit Denver) J27 vol Denver - Paris (départ 17h20)

J1 - 24 juillet : vol Paris - Denver avec Icelandair Rien à dire sur la prestation si ce n’est l’absence de sous-titrage français pour les films : les enfants étaient déçuuuuus… Ils se voyaient déjà engloutir des heures de cinoche et là nada, rien, que dalle. Gloups. Arrivée à Denver avec 1h de retard (problème technique à Reykjavik) donc vers 19h30, direction Alamo où nous récupérons sans problème un Dodge Grand caravan. L’employée qui nous sert ne nous force pas la main avec les assurances, elle nous propose d’elle-même une traduction française du contrat, bref pas de mauvaise surprise. On a juste cherché un moment où se cachait la 7e place vu l’ingéniosité du système de (re)pliage du siège sous les pieds ! Juste un p’tit coup de speed pour aller jusqu’à l’hôtel puisque nous n’avions ni GPS ni carte routière précise (aaaaaah, l’aventure !)…

Dodo : hôtel Days Inn International Airport. Bon, très très moyen. En plus toute la nuit y’a eu un bruit assez fort de moteur (clim’ ?), on aurait pu trouver mieux.



J2 - 25 juillet : Denver - Colorado National Monument Grâce au décalage horaire, on se réveille à 5h et on décolle à 7h30 (sans avoir testé la piscine, rappellent les enfants !). Malgré notre absence de GPS, la sortie de Denver par l’I70 se fait fingers in the noze et très vite défilent des paysages de montagnes qui rappellent les Alpes (ben un peu, si). Au fur et à mesure qu’on s’approche de Grand Junction la température monte et inévitablement on craque : on met la clim’ ! Au diable les convictions écolo, quand il fait chaud, il fait chaud. On teste notre premier « resto », un Subway, et on constate l’étendue de nos lacunes en anglais… Argh, arrêtez de me demander ce que je veux comme pain, comme accompagnement, comme crudités, comme sauce, comme boisson, comme couleur de serviette ! Je veux juste bouffer ! Même pour se servir en eau c’est compliqué (si si)… Direction le parc Colorado NM. Nous réalisons que nous sommes partis (et là on regrette un peu) sans carte IGN : résultat, on galère pour trouver l’entrée Est du parc. Si on avait su, on se serait imprimé une carte… A l’entrée du parc, une rangerette avec un chapeau plastique improbable nous accueille version j’ai-avalé-un-tube-de-vitamines, et la pluie commence à tomber, zut. Puis ça se transforme en orage (grrr), donc on se pose à un point de vue et… on attend. Heureusement, au bout de 45’ ça se dégage et le soleil ressort, chouette ! On enchaîne alors tous les points de vue de la Rim rock drive tellement on est contents, ce qui nous prendra un bon moment. Que c'est beau !





Dodo : Saddlehorn campground. On constate que d’un emplacement à l’autre on passe du pas sympa (pentu, petit) au royal. Nous avons choisi la loop B et la vue sur la vallée est superbe, que ce soit au coucher de soleil ou au lever ! En revanche, la marge de manœuvre pour planter les 2 tentes est limite… Mais les enfants sont ravis, il y a des lapins qui sautent partout (trop drôle), faut même faire gaffe où on marche la nuit !
Kuala Lumpur - Bornéo - Singapour, été 2013 English translation pending
by OldPlatypus · 2014-02-25 · 28 replies
23 juin 2013

Arrivée de bonne heure à Kuala Lumpur en provenance de Paris. Le vol à bord de l’A380 d’Air Malaysia a été agréable, et on est même en avance sur l’horaire prévu. Les formalités sont rapides, et pour rejoindre la capitale située à presque 1 heure de l’aéroport, nous choisissons de prendre un taxi qui, à quatre, coûte juste un peu plus cher que le bus. De plus, comme le tarif est fixe (il suffit d’acheter un coupon que l’on remet au conducteur), pas de mauvaise surprise ! Seule difficulté, le chauffeur semble ne pas connaitre notre petit hôtel, mais finalement nous y arrivons sans encombre. Nous logeons au Rainforest Bed and Breakfast où nous disposons pour 200 ringgits (l’équivalent de 50 €) d’une chambre familiale avec clim, salle de bain, télévision, wifi et petit déjeuner compris. Ça semble propre et calme : bonne pioche ! Rapidement, nous partons à la découverte de la ville et nous nous rendons en monorail dans les quartiers chinois et indiens. La Malaisie est un pays musulman, et pas mal de femmes se promènent avec un voile, plus rarement un niqab. Il fait très chaud et le ciel est bizarre, tout opaque. Renseignement pris, cette brume provient de Sumatra, grande île indonésienne située à 150 km à l’ouest, où la forêt a été incendiée pour la remplacer par des plantations de palmiers à huile. Presque toute la péninsule malaise est concernée, jusqu’à Singapour. Beaucoup de personnes portent un masque sur le visage car l’air est assez toxique. Lucie ne se sent d’ailleurs pas très bien… Nous ne sommes pas emballés par ce Chinatown assez sale et sa rue couverte de Jalan Petaling où la plupart des commerces proposent des contrefaçons. Sur le marché, les produits ne sont pas particulièrement appétissants avec les poissons et la viande proposés sans aucune réfrigération alors qu’il fait près de 35°. Nous visitons un temple indien, non sans avoir oublié de nous déchausser. Puis nous rentrons à l’hôtel faire une pause, et nous nous accordons même une petite sieste d’une heure car nous commençons à ressentir les 6 heures de décalage et le fait d’avoir peu dormi dans l’avion. A quelques minutes à pied, Kuala Lumpur nous montre un autre visage, celui de la modernité. Le pays est relativement riche du fait de la présence de pétrole, et les galeries commerciales sont nombreuses avec toutes les marques internationales vendues chez nous. On n’y rencontre pas non plus la même population que dans les quartiers plus populaires. Parmi les buildings qui ont poussé depuis plusieurs années, les plus emblématiques sont les Petronas Twin Towers qui furent un temps les plus hautes du monde. Malheureusement, le manque de luminosité lié à la brume ne sous permet pas de faire de belles photos. Le quartier de notre hôtel est bien sympa, avec de nombreux commerces et restaurants. Nous y dinons de notre premier « chicken rice » du voyage, à moins de 2 €…
De Montréal à San Diego en passant par les grands parcs English translation pending
by Mondannie · 2013-10-06 · 64 replies
Bon voilà, je me lance. Voici le récit du voyage d’un couple de Québécois. 29 jours, 16 500 km et 15 états. Et non, nous ne sommes pas fous, quoique téméraires. Il s’agit de notre itinéraire le plus long à venir jusqu’ici, mais au niveau kilométrage par jour, il ressemblait à nos derniers voyages (Mtl-Vancouver, Mtl-Terre-Neuve) Je sais que je vais peut-être en choquer plusieurs, puisque je n’ai pas respecté plusieurs règles qui semblent élémentaires pour plusieurs (seulement 2 jours à Yellowstone et à Moab, une nuit à LV, aucun arrêt à Valley of fire…) De plus, vous remarquerez que certains endroits ont été choisis comme point d’arrêt (Niagara, Salt Lake, Cody…) , alors nous n’avons pas pu tout visiter et nous en étions conscients. Ceci dit, nous ne regrettons absolument rien, nous avons ADORÉ et nous nous considérons chanceux d’avoir vu une aussi belle diversité. De plus, notre trajet peut vous sembler non-optimal (et il l’est) mais il répond à mon désir de couper les canyons en deux parties. Autre point, nous ne nous passionnons pas pour les Western et les films hollywoodiens. Alors, vous comprendrez peut-être mieux certains de nos choix. Nous avons choisi de prendre notre voiture pour plusieurs raisons, beaucoup moins dispendieux qu’une location, nous sommes habitués à sa conduite et nous avons pu transporter notre matériel de camping. Par contre, cela ne nous permettait pas de faire de vol intérieur et nous avons dû nous taper des coins absolument inintéressants et passer des journées entières dans la voiture. Voilà, je n’écris pas pour créer une polémique, mais bien parce que je crois que mes impressions pourront aider des personnes, entre autres des Québécois désireux de faire le même trajet que nous. En plus ou moins de temps! Jour 1 : Joliette-Niagara Falls Départ un peu trop tard de Joliette, mais nous avons pu ainsi éviter le trafic. Nous avons choisi de passer par les États-Unis puisque la 401 le vendredi PM, n’est pas vraiment recommandée point de vue trafic. Ce fut un bon choix, car la route a été facile et agréable. Donc, nous sommes arrivés vers 16hrs à Niagara côté américain pour se rendre très vite compte que c’est de l’autre côté que ça se passe. Alors, on retourne au Canada, juste à temps pour voir l’arc-en-ciel des chutes avant que le ciel se couvre.

Nous avons mangé le lunch préparé dans la voiture, car il pleuvait. Par la suite, il eut une petite accalmie qui nous a donné tout un spectacle! J’ai même pu photographier mon premier éclair. On a choisi de passer outre la rue principale (on n’avait pas vraiment d’intérêt) pour prendre des photos. Vers 21hrs, un orage extrêmement violent a éclaté. Pour les Canadiens, nous sommes le 19 juillet, le soir il y eut plusieurs pannes d’électricité au Qc et en Ontario. La visibilité sur la route n’était quasi nulle et nous sommes arrivés à l’hôtel à Hamilton vers 23hrs brûlés.

Nous étions au Sheraton. Très bel hôtel qui ne semble à priori pas dispendieux, mais on doit rajouter les frais de stationnement (très rare au Canada)??? et le coût du déjeuner absolument infect.

Jour 2 : Hamilton-Chicago Une autre grosse journée de route. On repasse les douanes vers Detroit. Nous nous sommes arrêtés dans le quartier des affaires (pour faire quelques achats) et nous avons trouvé la ville charmante, malgré le fait qu’elle soit en faillite. Nous n’avons pas vu les quartiers plus pauvres. Direction lac Michigan, St-Joseph Pier. Nous avons été surpris de voir à quel point, il y avait une différence entre les riches et les pauvres. La ville semblait extrêmement pauvre et pourtant, sur le bord de l’eau, on pouvait trouver des immenses maisons!



On repart direction Chicago, pour enter dans un trafic monstre. Les Cubs jouaient ce soir-là et plusieurs rues étaient barrées parce que c’était le marathon le lendemain. Notre courte soirée nous a donnés le goût de revenir passer quelques jours à Chicago, après tout c’est seulement 16hrs de voiture!

Nous avions loué une chambre au Residence Inn Chicago Lombard. WOW!!! Nous avons une suite avec une cuisinette très bien équipée. La chambre est propre et le personnel très aimable.
http://www.booking.com/...b2847deba7417;dcid=2

Jour 3 : Chicago-Chamberlain Journée de route exclusivement très anticipée. 1 100 km. Aucun pépin, nous en sommes même surpris. Arrivée à l’hôtel vers 19h30 (AmericInn® Lodge & Suites Chamberlain), souper dans la chambre puisqu’il est possédait un micro-onde.

Jour 4 : Chamberlain-Buffalo

Un moment que j’attendais avec impatience les Badlands! Nous avions visité les Badlands d’Alberta (Dinosaure park à Brook) et je m’étais fait dire qu’elles n’étaient en rien comparables à celles-ci. Pourtant, j’avais été très impressionnée. J’ai adoré les paysages, mais je n’ai pas retrouvé l’immensité et l’infini du belvédère de l’Alberta. Nous avons passé quelques heures à faire la route touristique et nous avons marché jusqu’à la Saddle Pass.



On quitte vers midi, pour se rendre au Mont Rushmore. Sérieusement, c’est ce que j’enlèverais du voyage. Pour notre part, c’est sans intérêt. Mais tant qu’à y être. Je suis extrêmement surpris qu’il y ait même des villes construites exclusivement pour les touristes. C’est fou! Nous sommes repartis assez vite en jetant un coup d’œil à Indian Head vers Buffalo. La route était magnifique! Par malchance, mon conjoint a loupé une indication de vitesse et nous nous sommes faits arrêtés! Mais le gentil policier, qui a dû trouver que donner une contravention à des Canadiens étaient beaucoup trop compliqué, nous a laissés une chance! Ouf!!! Souper à l’hôtel dans la chambre au Hampton Inn & Suites Buffalo. Belle grande chambre, propre. Magnifique emplacement et piscine très accueillante. http://fr.hotels.com/...-buffalo-etats-unis/
Birmanie, juillet 2013, quelques bonnes adresses! English translation pending
by Guy1 · 2013-08-26 · 20 replies
Bonjour à tous

Voila un petit compte rendu de mon voyage de 20 j en Birmanie en Juillet 2013 (et 8 jours en Thailande) avec quelques bonnes adresses et d’autres à éviter !! Il s’agit bien sûr de mon ressenti et mes impressions sont tout à fait personnelles.

Mon circuit Birmanie a été classique : Bangkok Mandalay, Bagan, Inlé , Yangon Bangkok

Préparation : budget sur place : 1500€ et 1000 $ pour 20 jours en Birmanie et 8 jours en Thailande(Bangkok: 3 jours et Koh Pan Gan :5 jours)

Nous avions prévu de payer tout en kyats sauf hôtel(que l’on aurait pu payer en kyats), entrée des sites et billet d’avion : heho Yangon que l’on a payé en dollars à Mandalay à l’agence d’Air Mandalay.

Payé de France : vol paris Bgk A/R : 700€ avec British Airways acheté en janvier

Vol Bgk Mandalay 80€ avec air asia

Vol Yangon Bgk: 60€ avec air asia

Vol Bgk Koh Pan Gan A/R: 55€ avec air asia qui fait mainteant le package : avion bus bateau( c’est moins cher que le voyage en bus de nuit avec lumpraya !!)

Les hôtels ont été réservés de France mais payés sur place ainsi que le billet d’avion: Heho Yangon réservé asur le site d' Air Mandalay :102 $. Je les ai réservés vers le mois d’avril.

J’ai eu sans problème des dollars neufs dans un bureau de change à Paris, par contre j’ai eu plus de difficultés pour obtenir par ma banque des euros neufs…

Bangkok : transfert gratuit de l’aéroport Suvannabumi vers l’aéroport de Dong Muang avec un bus d’air asia( bus orange stationné au 2em étage porte 3) car vol le lendemain avec cette compagnie. Hôtel à 15 minutes de l’aéroport :le Max One Hotel : 690 bths : hotel avec chambre aveugle mais propre et pour le temps que l’on y reste ça vaut le coup ( arrivée à 18 h reparti à 7 h le lendemain).taxi :70 Bths de l'hotel vers l'aéroport.

En arrivant à l’aéroport de Dong Muang , pour éviter de payer leur taxe de 50 bths pour avoir un taxi, monter au niveau des départs et il y a toujours des taxis qui sont là.

Mandalay :taxi : aéroport hotel : 12000 k

Change :1 € : 1200 kyats à notre arrivée, 1283k 20 jours après.

Hôtel : le Peacok lodge : 30$ la double avec A/C et petit déj très bon. Bon accueil, les chambres sont sympas, assez grandes, le jardin où l’on prend le petit dej est agréable. Un petit peu loin du centre mais au calme. Resto à l’hotel : 7500 kyats par personne et très bon. Location de vélo et résa de bus possible. Nous avons loué des vélos mais ce n’était pas un très bon plan car il fait très chaud et les distances pour aller d’un endroit à un autre sont assez importantes et la circulation un peu…dense !!

Nous avons rencontré un très bon guide chauffeur pour une balade d’une journée en voiture pour visiter les alentours de Mandalay qui en plus des sites traditionnels nous a fait découvrir des endroits très perso et des temples perdus dans la forêt et pourtant pas loin de la route. Il est d’un bon rapport qualité prix : 28000 k pour la journée.

Voila ses coordonnées : Min Kyaw tel : 09 420 78 4923 Mail : minkyaw479@gmail.com

Bus : Mandalay Bagan : 8500k / personne : 4 h de trajet. Bus confortable avec a/c. Départ 8 h du matin. Attention la gare des bus est à 10 kms de mandalay, prévoir le temps pour y aller. Nous avions négocié la veille avec notre chauffeur ( ci dessus !) le prix du trajet : 5000k

Mandalay est une grande ville mais les gens sont très sympas et prêts à te rendre service si tu es perdu, ils sont très souriants et curieux et il y a beaucoup de choses à voir. Nous aimons prendre notre temps et nous sommes restés 5 jours et le Peacok lodge était très cool.

Bagan 4 j : hôtel réservé par Booking .com : le Aung Mingalar :28 $ la double avec A/C (nécessaire car il fait très chaud !). Il est difficile de ne pas acheter le pass visite qui est passé à 15 $ car si tu ne l’as pas acheté à l’entrée de la ville quand tu arrives par le bus il te le demande à l’hôtel au moment de remplir la fiche. Et si tu n’en n’as pas il te la vende pour pouvoir inscrire le numéro du pass sur leur fiche…. Hôtel correct, calme, propre à la sortie de la ville (dont le centre nous a paru très bruyant) et tout près de la gare routière. Attention prendre les chambres dans les 301 à 306 un peu derrière la réception car la série des 100 face au jardin, ont des souries dans les cloisons et ça galope durant la nuit !!! par contre le peti dej n’est pas bon…

Location de vélo en ville 1500 k car ceux de l’hôtel sont pourris.

Restos : il y a une rue pas très loin de l’hôtel où il y a le choix de restos qui se ressemblent. Le black Bamboo a eu notre préférence par son cadre son calme et la qualité de ses plats. Il est un tout petit peu plus cher que les autres. Les plats sont environ à 3500 k.

Le site de Bagan est magnifique mais devient touristique et les gens du coin « attendent » un peu les touristes .

A savoir : Old Bagan n’est ni un village, ni une petite ville , c’est seulement le site historique. où des hôtels de plus haute gamme sont à proximité. Nous espérions louer des vélos sur place et il n’y a rien. On a donc fait la balade en calèche en traversant des rues désertes, c’est surprenant…

Résa de bus pour Inlé à la gare routière : 10000k trajet de jour 9 h de bus mais les bus sont correct, de la place pour les jambes , clim et pas de musique à fond. Il y a environ 2 h de montagne et ça tourne…

Inlé (Nyaugshwe) 5 j

Droit d’entrée : 10 $/ personne…

Hotel : le Princess Garden 35$ la standard : très bien, très bon accueil, excellent petit dej, piscine et très joli jardin. Les chambres sont corrects , pas besoin de clim, et il y a une petite terrasse devant chaque chambre. L hôtel est un tout petit peu loin du centre mais avec les vélos c’est tout à fait faisable et même agréable.

Resto : le Lotus restaurant : très bon très sympa et pas cher . L’Unique, pas loin du précédent et bon également et pas cher

Cette petite ville est très sympa et il est agréable de s’y promener un peu dans tous les coins où l’on fait beaucoup de rencontres et où les gens sont très souriants. C’et vraiment le coin que l’on a préféré.

Nous avons fait la balade en bateau pour visiter les différents sites et notre coup de cœur a été pour In Dein où nous nous avons découvert par hasard, lors de la montée traditionnelle vers le temple, sur la droite, une multitude de petits temples un peu en ruine au milieux d’une épaisse végétation et l’on avait l’impression de se sentir très loin. De plus le petit village est très accueillant.

Nous avons fait une balade à vélo le long du lac et avons rejoins l’autre rive en barque en mettant les vélos dans la barque (pour revenir à Nyaugshwe par un autre chemin)

Taxi Nyaugshwe aéroport (Hého) 15000k c’est à environ une heure de route(prévoir large)

Yangon

Taxi :aéroport yangon entre 6000 et 7000 k

1er hotel : le white house35 $ accueil sympa, relativement propre, mais chambre minuscule( mesurée :4,5 m2 )2 lits de 80 cm collés aux murs et un espace de 40 cm entre les 2 . Salle d’eau d’un autre âge…chambre climatisée mais il y a une fenêtres qu’avec des volets et sans vitre, donc le jour, il ya la clim avec les volets ouverts… petit déj très correct. Nous avons trouvé que c’était très cher pour la chambre.

Difficile de trouver mieux dans cette gamme de prix à part le Three season hotel mais loin du centre.et si on rajoute les taxis ça ne devient plus intéressant

2em hotel : le City Star ou Orchid hotel négocié à 55 $ la superior car peu de monde. Tout près de la mairie (City Hall). Très grande chambre, sol en teck, balcon. Petit dej moyen

Visite de la pagode Swenagoun : 5 $/personne. pagode impressionnante , immense et l’on sent une atmosphère de sérénité . y venir tôt car il y a beaucoup de monde dés 10 heures du matin.

Le marché de rue est aussi très intéressant car des marchands installent leurs légumes au milieu de la rue et parfois des voitures arrivent et passent au dessus des légumes et d’autre retirent leur bassine de poulet le temps que la voiture passe !! surprenant .

Par contre il a beaucoup plu à Yangoon et longtemps, ce qui gâche un peu les balades. Les gens sont beaucoup moins sympas par rapport aux autres villes visités.

Voila ce sont mes impressions, mes coups de cœur que je voulais vous faire partager et qui pourront peut être servir si vous préparez votre voyage.

Tout le monde dit que c’est un très beau pays avec des gens adorables et c’est vrai !!! Les gens sont formidables.

Nous y avons fait de très belles rencontres, (même sans parler anglais, )il y a eu des sourires, des moments d’échanges, de surprises, de rigolade, Moi aussi j’ai été conquis par ce pays.

Merci aussi à tous ceux de VF qui m’ont permis de mieux préparer ce voyage

Bon voyage à tous

Guy

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