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Tourisme sexuel au féminin English translation pending
ben oui, on parle toujours sur ce forum du tourisme sexuel masculin et on ne se gene pas pour le descendre en flammes, ce qui ma foi est comprehensible.
mais qu en est il du tourisme sexuel au feminin?
mmmmh?
parce qu en fait, arretez moi si je me trompe, mais il me semble qu en fait il y a plus de tourisme sexuel feminin que masculin, en partie parce que les femmes peuvent se chercher un partenaire dans n importe quel pays, ce qui n est pas le cas des hommes(parce que c est par exemple pas demain la veille que les mecs iront faire ce type de tourisme en pays musulman).
petit tour du monde:
l afrique noire, une valeur sure, avec en tete le senegal et le kenya, mais aussi le malawi, la tanzanie etc...
les pays arabes, notamment le maroc, la tunisie et l egypte, a tel point que les blanches seules s y font sacrement harceler et que meme les couples n y echappent pas car les locaux pensent que toute occidentale est venue dans son beau pays pour gouter la "cuisine" locale vu le nombre impressionnant de celles qui y sont venu chercher l aventure.
la turquie evidemment, ce n est un secret pour personne.
l amerique latine(j y suis en ce moment)et entres autres cuba et ses cheums.
l inde ou ca n a pas atteint le niveau des pays arabes cites plus haut mais ou ca y va aussi pas mal.
et meme jusqu a l indonesie dont les gigolos de bali(et dans une moindre mesure ceux de sumatra et sulawesi)ont acquis une notoriete internationale.
et bien sur j englobe dans tout ca le tourisme sexuel direct ou on paye pour ce type de services et le tourisme sexuel indirect ou on paye seulement pour les repas, l hotel, les boissons etc...c est a dire le cas ou on entretient la personne.
je distinguerai par contre ceux ou celles qui viennent(un peu naivement quand meme me semble t il)chercher l amour et ceux qui viennent uniquement chercher des aventures avec des partenaires multiples.
notez quand meme que je ne fais partie d aucune ligue de morale et que honnetement je m en fous mais je trouvais normal qu on parle de ca vu qu on parle tout le temps des hommes que certaines se regalent a traiter de porcs etc...
faut pas faire deux poids deux mesures, y a des porcs mais y a des truies aussi quoi...
maintenant le moderateur c est a toi de jouer, si tu veux eviter le debat et user une fois de plus de ton droit de censure va s y...
Souvenirs de Malaisie (Taman Negara, île de Tioman, îles Perhentian et Kuala Lumpur)... English translation pending
Voici le suivi, au jour le jour, de mes vacances passées en Malaisie du 11 juillet au 6 août dernier...
Bonne lecture... 😎
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c��est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
11 & 12/07/2006, 1er jour.
Départ de Paris, tout va bien, on est à l’heure pour l’embarquement, et on ne part qu’avec 30 minutes de retard avec Emirates, escale à Dubaï. On voyage dans un Boeing 777, plus petit que le 747 de l’année dernière sur Malaysia Airlines mais très classe malgré tout. Après 6h15 de vol, nous arrivons à Dubaï à 00h15 locales. Sortie sur le tarmac et là, une chaleur impressionnante nous arrive en plein visage, en fait, c’est surtout une incroyable touffeur humide qui nous surprend littéralement, surtout à cette heure-là… Voilà, maintenant on a 3h à perdre dans le magnifique aéroport de Dubaï en attendant la correspondance pour Kuala Lumpur. Un petit tour dans les boutiques « duty free » pour s’apercevoir qu’il n’y a pas grand-chose de si intéressant, comme on en entend parler ici ou là… En tout cas, beaucoup d’or, de bijoux et… d’émirs! 2 voitures de luxes (une BMW 750i et une Lamborghini) sont à gagner à la fameuse tombola : 100€ le ticket et une chance sur 1000 ou 2000 de gagner, soit une bonne probabilité tout de même… 3h10, on redécolle de Dubaï en direction de notre point de chute, Kuala Lumpur. On va essayer de dormir un peu dans l’avion car c’est bien beau de mater des films sur les beaux écrans persos ou de faire des parties de Yatzée, mais le décalage horaire va se faire sentir… 14h15 locales, nous voici enfin à KL, toujours aussi verdoyante, chaude et humide. Taxi jusqu’à notre hôtel à Chinatown, le Swiss Inn, à 120RM la nuit, ça nous changera des petits hôtels minables de l’an passé… L’hôtel est sympa et bien placé, au cœur du quartier chinois, envahi par mille senteurs de curry, durian, satay, etc… Un petit tour dans les rues commerçantes alentour, un petit dîner dans un bon resto à touristes et au lit! La fatigue dûe au décalage horaire est bien là…
13/07/2006, 2ème jour.
Réveil difficile, on est pas encore calé sur les horaires malaisiens. Ce matin, on part visiter les Batu Caves, à 15km au nord de la ville. C’est une sorte de gigantesque temple hindouiste situé à l’intérieur d’une immense grotte à ciel ouvert. Il faut grimper les 272 marches d’un escalier envahi par des singes chapardeurs avant d’y accéder. Les décorations, quoiqu’un peu kitsches, sont belles et colorées. Les macaques sont vraiment partout et ne sont pas forcément commodes parfois… Cette grotte, ou ces grottes si l’on considère qu’il y en a plusieurs, est vraiment très jolie et je conseille à tout le monde d’aller la visiter. En plus, il y règne une fraîcheur bien agréable, contrairement à 272 marches plus bas! Ayant pris un solide petit déj’ ce matin (omelette, œufs, riz frit, saucisses, poulet au curry, toasts, …) on se passera de manger à midi! 13h30, petite pose shopping au centre commercial gigantesque des tours Pétronas. Immense, luxueux, mais pas de bonnes affaires côté shopping cependant. Nous finissons notre balade journalière dans le quartier indien de « Little India ». Nous avons beaucoup apprécié, c’est très coloré, il y a des échappes de tissu bariolé un peu partout, des odeurs de curry, de tandoori, et autres épices indiennes… bien plus agréables que les odeurs de vieux poissons frits que l’on peut sentir à pleines narines dans le quartier chinois! Notre journée s’achève, un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles aux proches et au dodo…
14/07/2006, 3ème jour.
On change d’hôtel ce matin, histoire de se rapprocher du lieu où l’on prendra le bus demain matin pour le Taman Negara. Dans l’ensemble l’hôtel est pas mal, le Mandarin Pacific, un peu moins bien que le précédent mais toujours très classe comparé à ce qui nous attend… On se promène au Central Market, un grand marché d’artisanat indien, chinois et malais. Le marchandage est de rigueur. On a encore pas mal marché aujourd’hui, on a vu la gare, dont l’architecture musulmane est sympathique à regarder, avant d’arriver au Butterfly Park, au milieu d’un havre de paix et de verdure… Le cadre est agréable et les papillons sont tous plus beaux les uns que les autres. On visitera le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert, à la fin de notre séjour en Malaisie. Ma copine est sortie en short aujourd’hui et je me moquais d’elle gentiment en la prenant pour Indiana Jones… En tout cas, la population locale n’a pas dû souvent voir des gambettes aussi blanches! Allez, pour changer, ce soir on va dans le quartier indien. On va même y manger puisque Bibi (on l’appellera comme ça hein?) en a tellement envie! Et bien c��est super, on mange avec les doigts, enfin uniquement avec la main droite, la gauche étant réservée à des choses plus intimes (s’essuyer le c.. par exemple!) et considérée comme impure ici. On nous sert des « naans » avec différentes sauces, du poulet tandoori, un plat d’agneau et du poisson. Le tout sensiblement épicé… à mort!!! Et seulement pour 19RM, soit 4€… Bon, faut aussi voir que ce n’est pas le cadre d’un restau 4*, c’est simple, juste une petite gargote dans la rue, mais c’est bien plus authentique et c’est très bon! Je râle juste d’avoir les doigts tout jaune à cause du curry! On finit la soirée au pied des tours Pétronas illuminées, toujours aussi belles, un beau spectacle nocturne…
15/07/2006, 4ème jour.
Ce matin, on se lève tôt et on part pour la jungle à 7h45. Petit déj’ et hop, tout le monde dans le bus! C’est parti pour 3h de bus, et faut voir le bus, à 20 km/h en côte sur l’autoroute! Sans exagérer… On se fait même doubler par des pauvres mobylettes… Après ces 3h de bus mémorables à travers la jungle, au nord-est de Kuala Lumpur, nous arrivons à Jerantut, petite bourgade aux allures de fin fond du monde pour nous… On finit de remplir quelques paperasses, on déjeune un peu, et on prend un autre bus pendant ½ h pour Kuala Tembelling, lieu où l’on prend la pirogue pour le Taman Negara. 14h45 : Enfin, nous embarquons dans cette belle pirogue pour 3h… Les paysages sont splendides mais, une fois de plus, la scoumoune nous poursuit et nous rattrape.. Il a fallu que l’on tombe sur la pirogue la plus pourrie et la plus lente! Le pauvre pilote est obligé de s’arrêter presque une dizaine de fois afin d’écoper car nous prenions l’eau… Résultat : on est encore les derniers à arriver et il faut encore trouver à se loger…Évidemment, les chalets les moins chers sont tous complets et on va mettre une bonne heure à en trouver un! Arrivés à Kuala Tahan, le village du parc, on atterrit finalement à la Tahan Guest House, vraiment très mignonne, pleine de couleurs et où les proprios ont l’air vraiment sympas! Le seul souci est qu’on a la chambre uniquement pour ce soir… Dans l’ensemble la journée fut longue, très chaude (notamment sur la pirogue) et fatigante. Le désespoir a pointé le bout de son nez mais, au final, les paysages grandioses et l’adorable GH ont remis le moral au beau fixe! Ah, j’allais oublier ces saloperies de moustiques! Au grand concoure de piqûres, Bibi est la championne toutes catégories, moi je suis relativement épargné, hihihi… Allez, un petit souper sur les floating restaurants et au dodo… Demain une rude journée nous attend!
16/07/2006, 5ème jour.
Réveil dans la jungle (pas dehors!), on a plutôt bien dormi malgré les 30/32° régnant dans la chambre (on commence à avoir l’habitude maintenant), et très peu de moustiques… On met nos plus belles chaussures de marche (de simples tennis), on se couvre d’anti-moustiques et c’est parti pour "l’aventure "! Il faut d’abord préciser que nous n’avions pris aucun package, ni guide durant les 3 jours au parc. Tout en autosuffisance! lol On commence par le Canopy Walkway, à 1/2 h de marche de l’entrée du parc, qui se trouve lui-même de l’autre côté du village où la plupart des gens logent. Il faut compter 1RM à chaque passage du village au parc, somme dérisoire… Donc, ce Canopy, c’est en fait une succession de ponts suspendus au-dessus des arbres, et à une hauteur variant de 5m à 30m ou 40m… Vraiment très impressionnant pour les sujets au vertige, « seulement » excitant pour les autres. Ça bouge dans tous les sens, on est au sommet des arbres, on se croit vraiment au beau milieu du royaume de Tarzan! Une douzaine de ponts environ se succèdent à travers la jungle, de diverses longueurs et tailles. Ensuite, nous prenons le sentier qui va à Bukit Terisek en partant du Canopy Walkway. Une bonne heure de marche de niveau moyen pour arriver à ce « sommet » de 344m où la vue n’est pas fracassante mais plutôt agréable quand même… Pas mal de promeneurs se reposent là et prennent des photos souvenirs, comme nous! Nous repartons par le sentier que personne n’emprunte bien sûr (je n’aime pas trop faire comme tout le monde!), c’est-à-dire celui qui descend dans la continuité de celui par lequel nous sommes arrivés… On ne sait pas vraiment où ça va mais moi je suis d’un naturel plutôt rassurant et optimiste, dans ce genre de situation… ce qui n’est pas le cas de ma Bibi qui, elle, commence déjà à me faire des reproches… Faut dire que tout le monde fait demi-tour et qu’on est les seuls à prendre ce sentier! Et vu la difficulté du chemin, on a vite compris pourquoi personne ne prend celui-là… Mais, honnêtement, c’est surtout parce que rien n’est indiqué sur la destination de ce sentier que personne ne l’emprunte! Bref, une descente très périlleuse avec un pourcentage hallucinant et des caillasses en pagaille. Bibi a beau guetté les sangsues, elle n’en verra pas une seule, ouf! Mais ce n’est que partie remise… En fait, ce chemin que personne ne prend amène en bas de ce petit sommet qu’est Bukit Terisek, mais de l’autre côté de Canopy. Et donc, il suffit ensuite de faire le tour en suivant les panneaux (bien indiqué) pour rentrer au parc sans encombre. C’est quand même beaucoup plus long que de faire demi-tour mais c’est autrement plus intéressant et authentique… Après tant d’efforts (7/8 Kms dans la jungle qui en valent au moins le double si on considère les pentes démentes, la chaleur, l’humidité et la difficulté du terrain), on a bien mérité une petite sieste… 17h30 : on repart dans le parc (après avoir déjà retraversé pour notre sieste) pour faire une dernière ballade le long des hébergement du Mutiara, l’immense complexe pour « riches » se trouvant à l’entrée du parc (donc de l’autre côté du village où nous sommes), où nous pouvons observer une petite colonie de macaques se disputant quelques fruits du Jacquier et une famille de sangliers venue là pour manger quelques restes… On ne se lasse pas de voir des animaux sauvages en liberté… Ce soir, vers 21h30, on fait un « safari » nocturne… Comme d’hab’ on a la poisse et, à cause de l’organisation déplorable des guides, on se retrouve à l’intérieur du 4X4 pick-up au lieu d’être, comme tout le monde, derrière, en hauteur… Bon, on a quand même réussi à voir quelques animaux, comme des civettes ou chats sauvages, des paradise tree snakes, une espèce de paresseux, une chouette, une grenouille, des oiseaux pêcheurs aux magnifiques couleurs et je crois que c’est à peu près tout, ce qui est déjà pas mal! Alors mention médiocre pour le fait que l’on se retrouve à l’arrière du 4X4, que l’on a pas eu de commentaires, et que l’on a pas eu la même visibilité que tout le monde… Mention bien pour l’exceptionnelle faculté des guides à voir tous ces animaux dans la nuit noire à l’aide de leur seule lampe torche… Bon après cette journée bien remplie, direction dodo…
17/07/2006, 6ème jour.
Aujourd’hui, j’ai décidé, d’un commun accord avec moi-même, que Bibi allait en chier… lol. Au programme : 16 Kms de marche dans la jungle épaisse et bien hostile… Direction les chutes d’eau de Lata Berkoh, 8 Kms aller et la même chose au retour. Et autant dire que ces kilomètres-là sont très très longs par la difficulté… mais tellement beaux! Durant la première heure tout se passe bien, les habituelles côtes de malade sont bien là, la chaleur et l’humidité de folie aussi, mais sinon ça va. L’histoire se corse quand arrive la première sangsue (surtout pour Bibi)… Mignonne la petite bébête! Et qui dit une sangsue, dit 2, 3, puis des centaines, voire plus…En effet, le type de jungle change assez nettement lorsque l’on passe la première heure, et le terrain plus humide, feuillu, et terreux est plus propice au confort de ces sales bestioles! Le pire est qu’il reste plus d’une heure de marche et que, là, il y en a absolument partout, mais vraiment partout! Il faut regarder là où l’on pose chaque pied, car elles sont là, toutes droites et pointées vers le ciel, attendant le passage d’une chaussure pour s’y coller… Et autant dire que quand elles sont collées il faut se battre pour les décrocher! Combien avons-nous réussi à en déloger de nos chaussures à moins de 2cm de nos chaussettes?! Ce qui devait arriver arriva, Bibi a craqué complètement, elle qui en avait une peur bleue avant même d’en voir le bout d’une seule… Et là, devant un parterre de centaines de sangsues, sur des centaines de mètres, elle n’a pu s’empêcher de craquer… C’est bien légitime, elle qui en voyait des dizaines se hisser sur ses chaussures, arrivant difficilement à les décoller… Moi-même, n’ayant pas spécialement la phobie de ces bestioles, je ne me suis pas senti à mon aise durant cette période… J’étais heureusement là pour la soutenir et ne pas la laisser seule… Je lui ai dit de se battre et que ça allait s’arranger… Surtout qu’à cet endroit, en plein milieu de la jungle, vous vous sentez bien seul… On a fini par rattraper un couple de français et j’encourageais ma Bibi pour qu’on ne les perde pas de vue, histoire de garder une certaine confiance… Quand on est pas seul ce n’est pas exactement la même chose… Mais, voyez-vous, à chaque fois que vous stoppez votre marche pour décoller ces satanées bestioles, et bien ceux qui sont devant vous ne vous attendent pas! Eux, apparemment, n’avaient pas de problème à cause des sangsues… ce qui m’étonnait vu le nombre ahurissant qu’il y en avait! Seulement, arrivés tous les quatre au bout (presque) du chemin menant aux chutes, nous nous reposons 5 minutes au bord de la rivière que nous avons à traverser… Et là, stupeur! Bibi et moi avons chacun eu notre sangsue dans nos chaussettes… ce qui se traduit par un rond de sang gros comme une pièce de monnaie là où la bête a pompé. Je rassure les plus peureux, on ne sent absolument rien, nous nous étions aperçu de rien durant le trajet! Mais avec tout ce qu’il y avait, une sangsue chacun, on s’en sort bien! Les deux français nous accompagnant découvrent eux aussi, non sans une vision d’horreur, que les sangsues se sont occupées d’eux…lol. Donc, après 2h30 de marche usante pour les nerfs (et pour les jambes), nous voila arrivés devant un cours d’eau de 20m de large qu’il nous faut traverser. Je me lance, avec de l’eau jusqu’à la taille, pas plus, et j’arrive sans problème de l’autre côté. Bibi me suit avec inquiétude mais sans encombre également. Les 2 autres français ont la chance de nous rejoindre à sec grâce au bateau qui passe juste après notre traversée. Devant la difficulté du chemin parcouru, et vu notre état de fatigue, nous décidons de faire le trajet de retour en pirogue, en compagnie des 2 autres français. Il nous en coûtera 120RM pour tous les 2. On se donne rendez-vous à cet endroit, au bord de la rivière, d’ici 2h, le temps de profiter des chutes qui sont juste un peu plus loin. Reste ¼ h à marcher avant d’arriver aux chutes… Nous voila arrivés enfin aux fameuses chutes de Lata Berkoh, après 2h45 de marche éprouvante mais tellement belle (à noter que le Routard compte 4h pour arriver ici mais nous avons très bien marché, excepté les petits arrêts « sangsues »). On en profite pour ôter nos chaussures et se détendre un peu… Moi je pique une tête en compagnie des petits poissons… L’endroit est vraiment très sympa, très beau, nature… Ça fait penser à un cours d’eau de montagne. Nous sommes une dizaine, en comptant les autres personnes qui sont arrivés jusqu’ici en pirogue, au niveau de la rivière plus en amont… Tas de faignants ! Je plaisante, mais il est certain que les ¾ viennent ici en pirogue et font seulement le dernier ¼ h à pied… Pour nous il est temps de rentrer, nous regagnons la petite plage où nous avons traversé tout à l’heure afin de prendre notre pirogue. Je dois dire que nous ne regrettons pas d’avoir pris le bateau pour rentrer tant les paysages étaient beaux. Et puis mention très très bien pour le pilote de la pirogue qui a vraiment l’habitude… Passer sur 10cm d’eau entre les cailloux, bravo! On finit notre journée à nous reposer (on l’a bien mérité) et à traîner à l’entrée du parc à la recherche d’animaux sauvages…
18/07/2006, 7ème jour.
Ce matin on fait la grasse matinée… On change comme ça un peu. Une fois de plus on déménage de chambre, la 4ème en 4 nuits, pas mal non? Mais ce n’est pas le plus important pour nous, la chambre, on y fait que dormir… et accessoirement on s’y lave aussi! On termine notre séjour au Taman Negara en dortoir cette fois. Très bien, propre, et seulement 6 lits de pris sur 8! A 20RM à 2 pour la nuit on va pas chipoter… Bon aujourd’hui, un petit trek d’1h30 avant d’atteindre Gua Telinga, une grotte remplie de milliers de chauves-souris… Le chemin part d’un autre endroit cette fois, et non pas là où démarre la plupart des autres sentiers, à l’entrée du parc. Il faut traverser la rivière plus haut et partir vers Kuala Tembelling, en quelque sorte. Au début nous traversons un petit village tout ce qu’il y a de plus typique, avec ses enfants qui jouent dehors, son linge étendu, qui tente de sécher, et ses petites huttes surélevées les unes à côté des autres… Après ça devient sérieux, très sérieux même… Les plus belles pentes que nous ayons vues depuis le début de notre séjour ici probablement! Je les ai évaluées à au moins 45% mais je dirais plus par endroits… Quand on voit comment sont les « sentiers »… Il n’empêche que c’est toujours aussi magnifique et, là encore, assez différent des « autres jungles » explorées auparavant. Ça termine sur du plat, ça fait du bien… Et c’est à cet endroit que nous faisons la plus improbable des rencontres… une femme de la tribu des Orang Asli! Nous la croisons sur le chemin, elle est nue, exceptée un petit short (de peau de bête, pas Décathlon!) et a un couteau assez énorme pour nous faire bien peur… On ne sait jamais comment ces gens-là peuvent réagir…J’ai quand même le temps de la filmer furtivement, histoire de garder un souvenir impérissable de ce moment. Plus tard, nous en voyons 4 ou 5 ensemble au loin, venus chercher des branchages pour leurs huttes probablement. Enfin, nous voilà arrivés à cette belle grotte, après 1h45 de marche toujours aussi inoubliable. L’entrée de la grotte n’est pas super accessible car assez petite et envahie par l’incessant ballet des chauves-souris qui vont et viennent.
Et si Bibi a une trouille monstrueuse des sangsues, j’avoue que, pour ma part, la vue de ces bestioles ne me rassure guère… Alors que nous hésitons fortement à entrer seuls dans la grotte, voici qu’arrive un groupe de malaisiens d’une petite dizaine de personnes. A leur tête, un charismatique personnage qui nous servira de guide tout au long de la progression à l’intérieur de la grotte. Il n’est pas du tout guide mais a une assurance qui m’a rassuré et m’a permis de surmonter quelque peu ma peur des chauves-souris. Le groupe n’a pas de lampe alors on se sert de notre fabuleuse torche à 3RM (on ne rit pas) pour avancer. Elle n’est vraiment pas puissante du tout mais nous permet d’entrer dans la grotte, sans quoi cela n’aurait pas pu être possible! Et donc, on suit notre « guide » fétiche en communiquant en anglais. Moi je tente perpétuellement de ne pas faire attention aux centaines d’objets volants bien identifiés qui rôdent autour de mes oreilles, et Bibi tente de maîtriser sa peur (encore une!) de la claustrophobie… On suit tout le monde dans le noir presque complet, seulement éclairés par notre pauvre lampe torche, en rampant dans le guano, et en empruntant des passages très étroits, là où un américain moyen aurait du mal à passer… A mi-chemin, on arrive dans une cavité plus grande où sont suspendues des centaines de chauves-souris… c’est vraiment angoissant pour moi! La sortie finale a été le plus dur à faire pour Bibi, vu l’étroitesse du passage… Après ½ h environ à l’intérieur de la grotte nous ressortons donc par cette sortie si étroite, en hauteur par rapport a l’entrée. C’est vraiment une super expérience pour nous, même si j’ai déjà fait de la spéléologie il y a quelques années pour ma part. Ma Bibi, elle, s’en souviendra toute sa vie assurément.. Après cette petite escapade souterraine, nous nous dirigeons vers Bumbun Blau, à 1km de là. C’est un observatoire assez bien aménagé où l’on peut dormir afin d’observer quelques animaux sauvages… si on a de la chance! Il y a une douche, des toilettes, et des lits (enfin sans matelas) superposés. Nous y restons environ ½ h mais nous ne verrons rien. Il y a un livre d’or où chacun qui passe ici peut écrire ses impressions et raconter ce qu’il a vu comme animaux ou pas… C’est un peu un défouloir en quelque sorte. Nous mettons notre petite griffe, en souvenir. De ce que j’ai lu, pas grand monde n’a pu observer beaucoup d’animaux… Des rats très souvent oui, des cochons sauvages également et quelques cerfs parfois, mais c’est à peu près tout… Certains disent avoir vu des éléphants et des tigres, mais disent aussi avoir expérimenté les champignons qui poussent en bas du Bumbun! lol. Encore à 500m d’ici, nous rejoignons un autre « Bumbun » dont j’ai oublié le nom, nous n’y restons que quelques minutes car la nuit approche à grands pas… J’ai l’impression que celui-ci est mieux placé car plus en hauteur, et surplombant une rivière au loin… très intéressante pour les animaux qui viennent y boire. Nous n’y verrons pas d’animaux là non plus mais les sons de la jungle sont fabuleux, vraiment merveilleux… De notre séjour au Taman Negara, il manquerait une nuit dans un « Bumbun » pour ma part, cela doit être une expérience unique et très intrigante, surtout au cœur de la nuit… Reste qu’il faut trotter sévère maintenant, on s’est retardés à flâner à droite et à gauche, de grotte en Bumbun, et maintenant la nuit commence à tomber. Au final, nous mettons 45 minutes à partir de Gua Telinga pour rentrer au village, là où nous avions mis le double pour venir… Il faut dire qu’à l’aller nous avions pris notre temps en observant les oiseaux aux jumelles, en prenant des photos d’arbres gigantesques ou en filmant un peu les Orang Asli… Ajouter à cela une Bibi qui stressait à mort de peur de rentrer à la nuit et voila… Notre dernière journée au Taman Negara terminée, nous sommes fiers de tout ce que nous avons fait et vu ici, mais demain il faut déjà reprendre la pirogue en direction de Kuala Tembelling, puis un bus jusqu’à Jerantut afin d’y prendre le « jungle train » pour Kota Bharu…
19/07/2006, 8ème jour.
La journée a été longue et chaude, comme souvent, mais là elle a été vraiment très chaude et très longue… On commence par 2h de pirogue (moins long qu’à aller grâce au courant!) pour rejoindre Kuala Tembelling. C’est toujours magique de se balader de la sorte au milieu de la jungle, à bord d’un petit bateau… Ensuite, nous prenons le bus qui nous amène à la gare de Jerantut, bus dans lequel nous avons poireauté presque 1h avant de partir ceci dit… Nous voila à la gare, ridiculement petite, mais qui garde son charme de « bout du monde »… D’ailleurs les prix sont eux aussi ridicules… Le prix pour nous rendre à la gare de Wakaf Bharu (gare principale de Kota Bharu) est de 12, 60RM par personne! Soit moins de 3€ pour parcourir près de 500kms… Je n’y croyais pas quand le guichetier me l’a annoncé! Bref, nous voici dans le train (d’une autre époque) pour… 9h! Départ à 13h15 et arrivée à 22h12... En fait, on sait pourquoi on paye si peu cher, le confort du train est passable nous dirons mais il n’y a pas de climatisation… Il y a bien des ventilos au plafond, mais ils ne fonctionneront jamais! Par contre, et heureusement, les vitres sont ouvertes et on peut passer le bras par-dessus pour s’aérer… et se prendre des branchages dans les avant-bras!!! Parlons du trajet une minute : c’est vraiment magnifique d’un point de vue des paysages, le train passe en pleine jungle (d’où son nom), s’arrête un peu où il veut (on a vu des gens descendre à des « gares » aussi grandes qu’un arrêt de bus chez nous, et ce au beau milieu de la jungle!), longe les rivières boueuses d’un marron impressionnant par son épaisseur, traverse des villages typiques de Malaisie, et d’une pauvreté frappante… Les enfants jouent au foot pieds nus, nous font des signes, les hommes ramassent des noix de coco avant de les charger par dizaines sur leur mobylette de fortune, les femmes sont assises sous les porches des maisons. Au premier regard, on leur envierait presque leur vie si tranquille, sans contraintes matérielles… mais avec du recul, on se rend compte que, s’ils n’ont pas l’air malheureux en apparence, ils sont terriblement pauvres. Arrivés vers Gua Mela, on peut voir des falaises de rochers sublimes… Je suis quand même abasourdi par ce que je vois dans ce train, à savoir des locaux qui jettent tout et n’importe quoi par les fenêtres… et ce, en pleine jungle… Cela dit je dirais, ne serait-ce que pour la beauté du décor, qu’il convient de prendre ce train… d’une lenteur extrême par moment! La chaleur est vraiment accablante tout au long du trajet, et surtout lorsque on est arrêté durant ½ h à une gare on ne sait pour quelle raison! Enfin, après 9h de train éprouvantes mais toujours inoubliables, nous arrivons enfin à Kota Bharu où nous n’avons pas réservé d’hôtel pour la nuit. Comme d’habitude, c’est la guerre des taxis qui veulent tous nous conduire là où nous voulons, ou là où ils veulent! On va au même hôtel qu’un couple d’hollandais avec lequel nous avons négocié le tarif du taxi. Après quelques formalités de réservation (taxi pour Kuala Besut et bateau pour les îles Perhentian) nous allons manger un bout à Pizza Hut ! et allons nous coucher après cette journée épuisante… Il est 00h30, nous nous levons à 5h30...
20/07/2006, 9ème jour.
Allez hop, debout! Il est 5h30, nous prenons le taxi à 6h, le même que celui qui nous avait conduit à notre hôtel hier soir. Qu’est-ce qu’ils feraient pas pour une poignée de ringgits ces malaisiens! 45 minutes plus tard, nous voila à Kuala Besut, il fait à peine jour et il y a foule quand même… Nous prenons le bateau de 7h, le premier, et en avant… Les îles Perhentian… Nous y voila enfin. Seulement 14 mois après notre première venue, le charme est toujours là, le calme est encore présent à cette heure si matinale, et pour le début de notre séjour ici nous avons choisi les Mohsin Chalets à Long Beach, sur Kecil, la petite île. Ce sont les premiers bungalows à gauche en retrait de la plage, lorsque l’on regarde l’île. Leur restaurant, le Blue Roof, hommage à la couleur des toits des bungalows, est en hauteur, et possède la plus belle vue de l’île. Sa cuisine y est très bonne en outre. On a de la chance de trouver un bungalow de libre tout de même, vu le nombre de touristes qu’il y a… J’avais bien réservé par le Net mais cela n’a apparemment pas marché…! On fait quelques courses au mini market, qui au passage se sucre bien sur les prix (c’est pire qu’au Petit Casino chez nous!!!). Bibi a la plaisir de retrouver son curry favori dans un des restos de la plage et après ça, direction la mer… 30° dans l’eau translucide, des poissons juste au bord de l’eau et une chaleur bien agréable cette fois. Quelques heures plus tard, Bibi me fait une remarque fort intéressante : mais pourquoi est-ce que je crame tout le temps et pourquoi je bronze pas comme les hollandaises et leur joli teint marron doré? Bonne réflexion en effet… Mais c’est parce que tu es d’origine nordique voyons (Maubeuge (59))… lol… et parce que tu es blanche comme un cachet d’aspirine!!! Après cette petite note d’humour, la journée se termine déjà, avec un bon repas de poisson au restaurant, avec vue sur la mer… Un petit tour sur le Net pour donner des nouvelles rafraîchissantes aux vieux, et au dodo… L’orage gronde ce soir et, en tant que grand passionné de météo, je me pose sur le balcon du bungalow pour observer les dizaines d’éclairs dans le ciel, en attendant le déluge…Il tombe un bel orage et cela fait tomber la T° à 24°c dehors, bien agréable pour dormir.
21/07/2006, 10ème jour.
Programme de la journée : plongée libre (apnée)… Nous faisons le tour des points intéressants qui se trouvent autour des 2 îles avec un bateau, à 4, tout ceci organisé par les Mohsin. Circuit qui est vendu par tous les resorts au passage. On avait déjà fait ce parcours l’année dernière mais nous n’avions à l’époque qu’un simple appareil photo jetable étanche et nos photos étaient quelque peu limites… Aujourd’hui, nous avons un caisson étanche à 40m pour notre APN qui va faire de bien plus belles photos. On se dirige d’abord sur "Turtle Point" où nous ne voyons que 2 pauvres tortues, tant coursées par les touristes qu’elles s ‘éloignent très vite de nous… J’arrive quand même à prendre de beaux clichés de cet animal si majestueux quand il nage… En tout cas, cela reste une rencontre magique à chaque fois. Suit le "Shark Point", où nous ne voyons point de shark hihihi… Là, les bateaux commencent à être un peu trop nombreux à mon goût… Par contre, nous pouvons observer de magnifiques coraux multicolores, encore préservés pour certains, et des milliers de poissons tropicaux, tous plus beaux les uns que les autres! Ensuite, nous nous dirigeons au large de la plage de Coral Bay (de l’autre côté de Long Beach, sur Kecil) où il y a une espèce de phare sur lequel on peut grimper… Je ne peux m’empêcher d’y monter dessus malgré la très grande difficulté de la grimpette (faut être quand même très agile et sportif!) et de faire un gros plouf d’une hauteur d’environ 10m, assez impressionnant tout de même! Au pied de cette petite tour de guidage les fonds sont magnifiques mais le courant peut être assez fort par moments… Il y a énormément de poissons… A 12h, on mange au milieu des chèvres au village de Kecil, et je suis toujours aussi écoeuré par la saleté de l’endroit… Des détritus jonchent le sol partout, un petit ruisseau d’un mélange eaux usées / liquide vaisselle / déchets se jette directement dans la mer… Affligeant!!! On finit l’après-midi par un tour de l’île de Kecil par le nord, en passant par Romantic Beach et la plage du D’Lagoon entre autres… Puis retour à Long Beach où nous finissons la journée. Si tout se passe à peu près bien pour l’instant, ce soir je montre les signes d’une tourista aiguë… Je crois que c’est la résultat du repas d’hier soir : curry un peu trop fort et, apparemment, j’aurais avalé tous les piments… Je vous passe le reste des détails, mais ce que je peux vous dire c’est que cela a été très dur durant toute la nuit!!! Heureusement que Bibi avait pris 10 kilos de médocs et qu’elle m’a bien soigné. Le lendemain midi c’était terminé, mais ce fut dur… Pour le repas, on se fait encore un bon BBQ (barbecue) au resto des Mohsin, je me prends une énorme langouste de 30cm pêchée du matin…
22/07/2006, 11ème jour.
Aujourd’hui, on part sur Besar, la grande île, où nous allons tenter de loger au Mama’s, QG des frenchys, et là où nous avions dormi l’an dernier encore… Mais, surprise, il y a encore plus de monde que sur Kecil! Le Mama’s est complet mais Aziz, le proprio fan de Johnny et Balavoine lol, nous promet une chambre pour demain. En attendant, on prend une chambre à côté, au Paradise Watercolors, pour 60RM. Très bien, propre, mais pas de prise électrique… embêtant pour charger les piles du caméscope ou de l’APN. Journée passée le cul dans l’eau à admirer les poissons, sur une des plus belles plages de l’île, en face du Coral View Resort et du Perhentian Island Resort. Des poissons par milliers, toujours aussi magnifiques, et qui viennent vous bouffer les mollets à 5m du bord, c’est pas beau ça? Bibi se fait une belle frayeur en apercevant un requin pointe noire d‘un bon mètre, totalement inoffensif, à quelques centimètres d’elle…Dommage pour la photo, c’est moi qui avait l’appareil et j’étais un peu plus au large à plonger dans les abysses… Malheureusement, ce qui devait arriver arriva… Mon problème insoluble d’oreille resurgit de nulle part, alors que tout se passait bien de ce côté-là jusqu’à présent. Et là, c’est le monde qui s’écroule pour moi, ayant une profonde passion pour l’apnée depuis toujours et passant tout mon temps sous l’eau à la mer… Enfin, je n’ai pour l’instant qu’une légère sensibilité à une oreille lorsque je remonte, mais je sens bien que mes vacances vont être gâchées… Quelques cachets contre la douleur, un bon repas et au lit.
23/07/2006, 12ème jour.
Cette fois c’est bon, on prend nos quartiers au Mama’s, un des plus mignons resort de l’île (qui soit dans nos prix!), mais surtout surtout les proprios, Aziz, la Mama et tout le monde, sont adorables et très arrangeants. En plus, ils se souviennent de nous, ça fait plaisir! Bibi commence à en avoir marre de faire et défaire les sacs, je crois que depuis qu’on est parti on a pas dormi 2 fois dans la même chambre 2 jours d’affilée! Mais cette fois c’est bon, on reste ici pour 4 nuits. Cet après-midi, on loue un canoë et on fait le trajet jusqu’à la minuscule plage qui se trouve à côté de Turtle Beach, on y reste jusqu’au soir. Le trajet dure environ ½ h et n’est pas très dur, pour les amateurs, ensuite ce n’est pas compliqué, c’est la 1ère plage sur la droite (forcément, à gauche c’est la mer!), juste avant Turtle Beach qui est bien plus grande. C’est une plage absolument splendide, déserte ou presque en haute saison, et carrément en basse saison (nous y étions allés en avril / mai)…Mais, comme partout, l'arrière des plages et un amoncellement de détritus en tout genre, même ici… C'est lamentable! Les fonds sont d'une beauté rare et on peut y voir des poissons d'une taille assez impressionnante parfois, jusqu'à 1mètre. Les coraux sont magnifiques, et vous pouvez vite vous retrouver au milieu d'un énorme banc de poissons qui vous tournent autour… Magique… Mon oreille va mieux, au passage, mais je me limite à des profondeurs modestes, rarement plus de 5/6m. Je me rends vite fait à Turtle Beach à la nage, afin de jeter un œil, puis on rentre avant qu'il fasse nuit. Journée magnifique encore une fois… Ce soir, c'est notre 1er BBQ au Mama's, et Dieu sait qu'un BBQ là-bas c'est quelque chose… On choisit son poisson directement dans la glacière, sa sauce (la sauce coco de la Mama est un délice!), et ensuite on peut observer le chef préparer le festin, qui est accompagné de fruits tropicaux, de riz, de légumes et donc, de la sauce. Bon appétit… et ensuite au lit!
24/07/2006, 13ème jour.
Aujourd'hui, comme on a pas assez marché au Taman Negara (lol), on se dit qu'on va se faire un petit trek dans la jungle… Bon, c'est du pipi de chat à côté de la vraie jungle mais le but n'est pas toujours la difficulté! On avait fait ce trek aussi l'an dernier. Il part du Perhentian Island Resort, trace tout droit vers le sud jusqu'à la grande plage du sud-est de l'île, Flora Bay, et remonte du sud-ouest de l'île jusqu'au nord-ouest, où nous sommes… Nous observons des singes, qui nous pissent dessus!, des petits varans, des gros mille pattes, des fourmis géantes et… des moustiques très virulents! Le chemin est relativement facile, malgré quelques passages un peu plus difficiles. Flora Bay, la grande plage qui se trouve au sud de l'île, à mi-parcours, est absolument superbe, complètement délaissée par les touristes et à l'écart de tout… L'atmosphère est bien différente ici, il n'y a personne, même en haute saison, les gens sont plus cool et les prix aussi, hormis l'Arwana Beach Resort, un hôtel de luxe, qui ne défigure pas du tout le paysage comme le dit le Routard… La plage en elle-même est d'un bleu laiteux magnifique, il n'a quasiment pas de bateaux et la mer est très calme… Nous n'avons pas eu l'occasion d'explorer les fonds à cet endroit mais je conseille ce petit coin de paradis à tous ceux qui cherchent la tranquillité… tout le contraire de Long Beach! Quelques achats dans les 2/3 boutiques du bord de plage et nous prenons le chemin du retour. Le sentier dans la jungle reprend à gauche de la plage quand on la regarde. Et là, autant dire que ça grimpe sévère! Quelques minutes plus tard, nous voilà sur la côte sud-ouest, un peu plus au sud du Mama's, il ne nous reste plus qu’à longer la plage pour rentrer, pendant 1h environ, en prenant quelques photos et quelques séquences vidéos. Là aussi, contrairement à Long Beach, ici c'est désert. Quelques touristes sur les plages mais on est loin de la plage du Coral View ou de Kecil. C'est toujours aussi magnifique, on peut voir des bateaux de pêcheurs, quelques plages isolées, des petits animaux se promener, c'est la tranquillité à l'état pur, le bonheur… Petite pause déjeuner à 15h en arrivant au Mama's, et nous repartons vers la plage du Coral View pour terminer l'après-midi… Comme d'habitude, les poissons sont au rendez-vous. Encore les gros d'hier qui font bien 10/15 kilos et que je réussis à filmer en troupeau. Un requin également, bon c'est pas les "Dents de la Mer" mais il fait bien 1m quand même… Bibi l'a même "combattu" avec son tuba lorsqu'elle l'a vu se diriger vers elle… Enfin, une belle après-midi bien remplie encore une fois… Ce soir, nous avons encore droit à un gros BBQ avec un énorme barracuda, des crevettes à gogo et tutti quanti…
25/07/2006, 14ème jour.
Ce matin, on tente d'aller voir les tortues qui sont à quelques dizaines de mètres de la côte, en face du Mama's ou presque, mais l'orage d'hier soir a troublé quelque peu l'eau et a surtout rendu le temps instable… Nous allons voir mais sans succès. Du coup, petite baignade matinale sur notre plage préférée, celle du bout, puis déjeuner à midi. Nous passons notre après-midi sur Turtle Beach où, cette fois, nous avons été déposés par bateau. On a demandé au pilote de venir nous chercher à 19h. On a la chance de voir des centaines de tortues bébés dans une grande bassine, qui sont là pour maintenir l'espèce "en vie" le plus longtemps possible. Il faut quand même payer 5RM pour les voir, ah le business… C'est vraiment mignon et infiniment petit, quand on pense comment ça devient niveau taille… Mais malheureusement, une sur 10, 50 ou 100 seulement atteindra l'âge adulte… Bon, côté plage il n'y a quasiment personne… Elle est vraiment magnifique, longue et calme… Une petite famille de singes noirs nous fait l'honneur de sa présence pendant ½ h environ, on les observe se balader de branche en branche, comme des gamins… lol Cette fois, ils n'ont pas essayé de nous faire pipi dessus comme l'autre jour dans la jungle! On passe l'après-midi à se baigner, plonger, prendre des photos, ça en devient une habitude… mais une bonne! Entre 18h et 19h, nous ne sommes plus que 4 sur cette immense plage… L'impression d'être seul au monde… Comme tous les soirs au Mama's, BBQ monstrueux pour moi qui raffole du poisson, un demi barracuda encore une fois, 400g de crevettes et des brochettes de satay… Miam miam! L'orage se rapproche… Ce soir on va en avoir un digne de ce nom : des éclairs toutes les 5s qui illuminent tout le ciel, un bon déluge de pluie, bref, un régal pour moi qui aime filmer ça…
26/07/2006, 15ème jour.
Après le "méga orage" d'hier soir, le temps reste couvert encore une fois et il tombe même 2/3 gouttes par moments… Ce n'est pas bien grave, ça a au moins le mérite de limiter la hausse de la T°et de faire reposer nos peaux… Nous qui avions prévu d'aller à Redang pour la journée nous n'irons pas finalement, faute de monde pour remplir le bateau…Finalement, nous décidons d'écourter notre séjour sur les Perhentian d'un jour. Le temps n'est pas très beau, nous connaissons les 2 îles par cœur depuis l'an dernier, et un jour de plus sur Tioman, que nous ne connaissons pas, ne sera pas de trop. Aziz, du Mama's, nous arrange un transfert en taxi de Kuala Besut à Jerteh, lieu où nous devons prendre le bus pour Mersing en soirée. Nous prenons donc le bateau en direction de la côte et de Kuala Besut, en disant probablement adieu aux îles Perhentian… Là-bas, le charismatique oncle d'Aziz nous attend avec son beau taxi pour nous conduire à Jerteh donc, à une cinquantaine de kilomètres plus au sud. On y arrive vers 16h ou 17h et notre bus ne part qu'à 21h45... On a donc du temps à "tuer" en faisant les boutiques. C'est une véritable caverne d'Ali Baba pour ma Bibi, fine cuisinière, où elle trouve quantité d'épices inconnues et autres produits d'aspect bizarre… Il n'y a ici aucune femme qui ne soit pas voilée et on nous regarde comme des extra-terrestres… Il faut dire que le touriste, ici, n'est pas légion… L'ambiance de cette petite ville n'est pas désagréable et, là, on se croit vraiment dans le cœur de la Malaisie! On passe le reste de la soirée sur le petit marché typique situé à côté de la gare routière, où l'on mange pour 3 fois rien par ailleurs, et très bien. 22h : nous voici dans le bus pour 8/9h de trajet de nuit… Heureusement que nous avons acheté une magnifique couverture en pilou (suite à la conversation d'avec Bigyaya (de VF)) que nous avons croisé sur les Perhentian et qui nous a dit que les bus étaient climatisés à mort!) parce que, effectivement, il doit bien faire 18° dans ce fichu bus! Ils sont malades! Enfin, même avec cette couverture, le trajet est périlleux pour nos petits corps fatigués. Vers 6h du matin, le bus s’arrête sur le côté de la route, en pleine nuit, on ne sait pas ce qui se passe… Mais bon sang mais c’est bien sûr, c’est l’heure de la prière! Voilà t-il pas que tout le monde (sauf nous) descend du bus pour aller faire sa petite prière en face, dans la mosquée! On aura tout vu ici… Nous arrivons à Mersing, port d'embarcadère pour l'île de Tioman, vers 6h30 du matin…
27/07/2006, 16ème jour.
Après une petite marche en direction du port d’embarcadère, nous y voilà! Le bateau qui nous amène en direction de l’île de Tioman n’a rien à voir avec ceux qui font le trajet pour les îles Perhentian! Ils sont beaucoup plus gros, et plus rapides. En même temps, c’est beaucoup plus loin de la côte, à environ 1h avec ce gros bateau! Tioman, cette île est absolument magnifique, mais elle se mérite… Revenons vite fait sur le périple qui nous a permis d’y arriver : 8 ou 9h de bus depuis Jerteh (à côté de Kuala Besut), 1h de bateau, un trajet épuisant… Enfin, nous y voici… C’est superbe, et le chalet que j’avais réservé sur Internet, au Panuba Inn, est très sympa… Le problème, c’est que le bateau ne s’arrête pas au Panuba qui a, en fait, sa minuscule plage pour lui tout seul. Il faut donc crapahuter depuis la jetée de la plage d’ABC jusqu’à là-bas… et c’est pas à côté! Surtout la dernière partie qui est dans la jungle… avec des sacs de 20 kilos sur le dos, c’est folklorique à 8h du matin, qui plus est en ayant pas trop dormi! On s’installe, on va prendre le petit-déj, on va faire un tour à l’eau (qui est plus fraîche, ou moins chaude! qu’aux Perhentian) et on va piquer une sieste bien méritée jusqu’à midi… Au passage, on trouve quelques méduses bien désagréables sur la plage, inoffensives apparemment, mais qui seront la « plaie » de notre séjour sur Tioman… Cet après-midi, nous tentons « l’excursion » jusqu’à Monkey Bay, à environ 1h30 de marche du Panuba par la jungle… En fait, nous n’y arriverons jamais (mais ce ne sera que partie remise à plus tard!) parce que nous ne trouverons pas le chemin… On s’est arrêté à la plage juste avant qui est, soit dit en passant, bien plus belle que celle de Monkey Bay, dont on entend tellement parler… C’est même une des plus belles plages que j’ai vue jusqu’à présent : elle forme un bel arc de cercle, son sable est d’un magnifique orange / brun, et il y règne une tranquillité à l’état pur… On y passe une partie de l’après-midi et on revient au Panuba. Au retour, on tombe sur une famille de singes, enfin un seul pour commencer, qu’on a observé pendant un bon moment. Les sales goinfres, ils nous ont flingué notre paquet de cahuètes!!! Mais quand ils étaient tous autour de nous à se battre pour ces friandises, on faisait moins les malins quand même… et on s’est éloignés tout doucement en leur laissant le paquet! Ensuite, on se fait surprendre par un varan qui est agrippé à un tronc d’arbre et que l’on a pas vu! Ma Bibi a fait un bond!!! Tout ça pour dire que la jungle de Tioman nous a parue bien plus sauvage et hostile que celle des Perhentian, voire celle du Taman Negara par endroits… On termine la soirée par un bon petit barbecue au Panuba, et on file au lit…
28/07/2006, 17ème jour.
Le matin, la mer est d’un calme absolu et la brume s’accroche encore à la cime des arbres, la température est encore supportable, et c’est bien agréable… Aujourd’hui, on va réserver nos billets d’avion pour le retour à Kuala Lumpur, à l’aéroport de Tekek. En fait, ce n’était pas prévu mais, vu notre état de fatigue, on a décidé de prendre l’avion plutôt que de se retaper le bateau puis encore 6h de bus jusqu’à KL. En avant donc pour une bonne marche de 3 Kms jusqu’à l’aéroport, minuscule d’ailleurs, sous une chaleur de plomb… Arrivés au village de Tekek, on se rend bien compte qu’on est en Malaisie, c’est vraiment typique, y’a des mobylettes partout (toutes les mêmes), des chats par dizaines, et de pauvres bicoques en bois pour lieux d’habitation. C’est aussi ça qui est enrichissant, de voir comment les autres peuples vivent, si près et si loin des touristes… L’aéroport est ridiculement petit, l’avion que nous prendrons aussi d’ailleurs, ce qui ne rassure pas trop ma Bibi… elle qui n’avait jamais pris l’avion il y a encore deux ans! Il nous faut plus d’une heure pour avoir nos billets (100€ l’aller pour deux) car, lorsque c’est l’heure de l’embarquement (c’était le cas et il y en a seulement 3 par jour maximum!), il faut même pas penser à demander quelque chose au personnel de l’aéroport, qui est… limité! (par le nombre, pas par les facultés hein!) Toujours est-il qu’il faut pas les presser ici, on commence à être habitués, ils sont dignes de la DDE chez nous! Dehors, juste en face de l’aéroport, il y a deux gros arbres où sont suspendues des centaines de chauves-souris de bonne taille, et qui répandent une odeur, comment dire, très forte et assez épicée… pour ne pas dire plus! Nos billets en poche, nous rentrons au Panuba; sur la route, on s’offre quelques souvenirs (tee-shirts et autres babioles…). A force de marcher sous le cagnard, ma Bibi s’est récolté un coup de soleil collector avec la forme de son habit du jour, à savoir le marcel! Mort de rire… Allez, un dernier plouf pour terminer la journée, apparemment il y a moins de méduses aujourd’hui… A noter que les fonds et les poissons sont un peu différents que ceux que l’on a pu observer sur les Perhentian, mais sont tout aussi jolis… Ce soir, on mange sur la plage ABC, mitoyenne de la nôtre, à quelques 15 minutes à travers la jungle… Pas que le restaurant du Panuba soit mauvais, mais l’accueil y est tellement déplorable qu’on préfère changer un peu… On dirait qu’on les emmerde en permanence, le sourire n’y est jamais, enfin, à oublier… C’est dommage l’endroit est magnifique et complètement isolé. Donc, nous voici partis sur ABC où nous allons manger un succulent BBQ, pour changer. Le problème, c’est que pour rentrer… il fait nuit!!! Eh oui, ici il fait nuit à 19h30... Alors le trajet en pleine jungle pendant 15 minutes dans le noir complet, avec pour seul éclairage une pauvre lampe torche minable (la même qui nous a servie dans la grotte de Gua Telinga au Taman Negara!), est plus que sauvage… Heureusement pour nous, on ne fait pas de mauvaises rencontres… Mais Dieu que les bruits de la jungle la nuit sont impressionnants!!! A cette heure-là, il est temps d’aller au lit…
29/07/2006, 18ème jour.
Allez, on enfile le short et les chaussures et c’est parti pour un trek de 10 Kms minimum… Direction la plage de Juara, de l’autre côté de l’île, en face de Tekek. Le trajet commence au Panuba, où nous sommes, et passe par la plage d’ABC, avant d’arriver au village de Tekek. Là, à gauche toute en direction de la jungle, pendant 7 éprouvants kms… Mais tout cela ne serait pas raisonnable sans un bon petit-déjeuner au préalable, avec le sourire légendaire des serveurs du Panuba… En plus, ce matin il y a des pancakes! Donc, après ce bon repas, nous voilà partis pour une journée bien dure physiquement, mais inoubliable… Il faut dire que nous en sommes à 18 jours de « vacances » et nous avons déjà bien marché. Ma Bibi commence à fatiguer. Après le trajet classique en béton jusqu’au village de Tekek, nous tournons donc plein gauche où commence la sympathique ascension à travers la jungle… Selon le Routard, il devrait y avoir 900 marches environ jusqu’au sommet… Et effectivement, après une première partie facile, ça monte sévère pendant un long moment… Et ce qui est vraiment surprenant, c’est que ce sont de véritables marches en béton que nous empruntons, en pleine jungle et sur un terrain plus qu’inhospitalier… Sur le moment, je me demandais comment ils avaient fait pour nous monter du ciment jusqu’ici… Ils sont forts ces malaisiens quand même! Bon, le paysage à lui seul nous fait oublier la difficulté… C’est vraiment magnifique et, chose amusante, cette jungle du centre de l’île de Tioman nous a parue plus « sauvage » que celle du Taman Negara! C’est un comble quand même… Enfin, ce n’est pas vrai partout, souvenez-vous du passage des sangsues… là c’était vraiment le fin fond de la jungle, avec toutes les difficultés que cela comprend! Nous pouvons observer notre premier véritable serpent, là, devant nos yeux, affalé sur un gros rocher… Il doit faire autour d’1m et est d’un rouge dominant. On ne fait pas les fiers en passant à côté… On ne compte plus les innombrables singes qui nous suivent en filant le long des fameux câbles électriques; les bruits sont toujours aussi magiques quand on s’enfonce dans ces paysages grandioses, c’est inoubliable… Au passage, on ne croise pas grand monde, comme souvent depuis notre arrivée ici. Arrivés au sommet, petite pause de 5 minutes pour déguster quelques cacahuètes. On laisse les restes aux singes… Là, commence la partie la plus dure et la moins jolie… Une interminable route bétonnée qui file jusqu’au village de Juara… Et si ça ne descend pas trop au début, ça se corse très vite… C’est vraiment usant pour les genoux, surtout quand vous avez fait déjà 8 Kms… On a bien essayé timidement de se faire prendre en stop, mais sans succès… Une petite averse vient nous embêter (pour le caméscope) mais nous rafraîchit… A noter qu’il fait bien plus frais (ou moins chaud) au sommet. Après donc une dizaine de kilomètres, nous voilà arrivés au petit village de Juara. Là encore, il n’y a personne, c’est désert…Si vous aimez l’ambiance d’Ibiza ou de St Tropez il ne faut pas venir ici!!! On se balade durant quelques heures d’un bout à l’autre de la belle plage, en récoltant quelques sourires d’enfants, en évitant quelques varans sur la route, et en prenant quelques photos… Il ne fait pas très beau aujourd’hui ici, et le temps est assez différent de celui de l’autre côté de l’île. Un petit déjeuner dans un petit resto sympathique où nous sommes les seuls à manger, et nous prenons la décision que nous ne repartirons pas à pied, nous sommes trop fatigués… Nous décidons donc de prendre un 4X4 jusqu’à Tekek, moyennant 70RM pour 2. Ce fut un voyage mémorable… Les 7 Kms qui relient les 2 villages ne sont pas une sinécure! La route, si l’on peut l’appeler ainsi, est complètement défoncée et l’on a du mal parfois à passer au milieu des énormes crevasses. Faut dire qu’on avait un 4X4 pourri, avec une puissance très limitée… Mais bon, ce trajet qui a duré 45 minutes (pour 7 Kms!) restera inoubliable. Des montées et des descentes ahurissantes, on était secoués de tous les côtés, à en avoir des tours de reins! On en a rigolé tellement c’était surréaliste parfois! A noter qu’ils sont en train de faire une nouvelle route (une vraie) qui reliera les 2 villages. De souvenir, elle ouvrira mi 2007. Le chauffeur, sympa, nous dépose jusqu’au bout de la route praticable pour les voitures, c’est-à-dire jusqu’au Marine Park (petite expo sur le milieu aquatique de Tioman). Il nous reste 2 Kms avant d’arriver à la « maison »… ils seront longs… Voilà donc une journée bien remplie encore une fois, et qui se termine par un bon repas au BBQ, avec un bon marlin!
30/07/2006, 19ème jour.
La mer est un peu agitée aujourd’hui, on espère que cela va se calmer étant donné que nous devons partir en excursion en bateau…Au programme, on commence par Coral Island, une île non habitée bordée d’eaux turquoises et de coraux vivants magnifiques… Comme par magie, lorsque nous arrivons à proximité de l’île, la mer semble s’être calmée et les conditions pour plonger (en apnée toujours) sont très bonnes. Et effectivement, c’est splendide… Des coraux partout, tous intacts, des poissons par milliers, de toutes les couleurs, une mer d’une transparence rare… et toujours la même frustration pour moi qui dois plonger avec des bouchons suite à mon problème d’oreilles qui me bouffe… Quelle horreur pour moi de ne pas avoir ma liberté aquatique, de ne pas pouvoir plonger librement à 10m ou 20m dans ces fonds si magnifiques… Je me contente de rester à la surface le plus souvent et fais quelques plongées vers les 5m, tout doucement, en faisant attention à ces foutues oreilles… Ma Bibi est émerveillée elle aussi, elle qui ne mettait pas la tête sous l’eau il y a seulement 2 ans… A cet endroit nous avons vu des espèces que nous n’avions jamais vues, même pas aux Perhentian. Il y avait même quelques seiches, qui changent de couleurs en quelques secondes! Après une bonne demi-heure d’observation sous-marine, on nous emmène sur la plage de cette fabuleuse île, avec un sable d’une blancheur incroyable. Le conducteur du bateau en profite pour piquer une petite sieste et moi pour prendre quelques photos de cet endroit paradisiaque… L’eau du bord est vraiment d’une transparence et d’un bleu rares! Deuxième arrêt : Malang Rock, ou un incroyable petit îlot formé d’énormes rochers qui s’enfoncent à plusieurs dizaines de mètres de profondeur et où vivent une multitude d’espèces de poissons…L’eau est claire et les coraux splendides, un vrai bonheur… A noter que la mer est un peu plus agitée à cet endroit. Je tente bien quelques plongées aux alentours des 10m, en passant même dans des petites grottes (j’adore ça!), et ce sans heurter mes petites oreilles, mais je ne tente pas le diable… Il y a pourtant à faire, des crevasses partout, qui s’enfoncent à 20m ou 30m, des poissons partout… Vraiment un endroit magique. Ensuite, petit pause déjeuner sur la plage de Salang où nous séjournerons à partir de demain pour les 4 derniers jours. Dernier « spot », la plage de Monkey Bay. Bibi reste dans le bateau car elle a pris un bon coup de soleil, pour changer. Faut dire que ça tapait dur sur Coral Island. Moi aussi j’ai un peu grillé malgré tout, mais je vais quand même barboter quelques minutes avec les méduses… Notre « commandant de bord » nous informe que les milliers (sans exagérer) de minuscules méduses qui stagnent dans ces eaux ne sont pas dangereuses. Cela reste quand même très désagréable de nager au milieu d’elles mais c’est vrai que je n’ai rien eu à signaler côté enquiquinement. Ce sont les grosses méduses qui sont venimeuses, et celles-là, elles ne rigolent pas! Encore des centaines de poissons ici en tout cas, qui me bouffent les mollets… Au bout de quelques minutes, je remonte sur le bateau ne supportant plus la sensation plus que désagréable de pousser des dizaines de micro méduses à chaque brasse… Une fois rentrés au chalet, au lieu de se reposer gentiment, on se la joue sado-maso en faisant un aller-retour au village pour retirer des sous sous… On est vraiment sur les rotules en rentrant… Faut dire que 2h pour retirer 500 RM ça fait ch… Ce soir, c’est le dernier repas au Panuba et, franchement, on est pas mécontents de partir… L’accueil est vraiment déplorable, on dirait qu’il faut payer pour avoir un sourire! Ça serait dur de trouver plus désagréable mais, au vu du livre d’or, beaucoup ont trouvé les lieux sympas et le personnel accueillant… Comme quoi, tout est relatif!
31/07/2006, 20ème jour.
Oh la belle journée de merde qui commence… Réveillés à 8h du matin par une tempête, une vraie, avec du vent à gogo et de bonnes pluies. Bon, pour la tempête cela me satisfait en tant que passionné de météo, mais pour la suite des choses c’est pas évident. Les pluies et le vent font quand même fait tomber la T° à 24°, une des valeurs les plus basses que l’on ait observées depuis le début de notre séjour en Malaisie! Alors aujourd’hui on est censés partir du Panuba donc, afin de rejoindre la plage de Salang, plus au nord. Mais la mer, très très agitée, nous bloque ici pour l’instant. Et ce n’est pas le fameux personnel du resort qui va nous aider à trouver un bateau partant là-bas! Malgré que la mer se soit calmée bien avant, on doit patienter jusqu’à 15h ou 16h avant de pouvoir partir en bateau. Ils veulent à tout prix que l’on reste apparemment! Mais on a eu notre dose, ça va! Après donc toute une matinée et une bonne partie de l’après-midi à regarder la mer se déchaîner, le vent faire tomber tout et n’importe quoi, et les bateaux tanguer, nous arrivons sur la belle plage de Salang, très peu fréquentée en ce… 31 juillet, hein! Qui a dit que c’était surbooké par ici…? Nous descendons au Salang Sayang Resort, plus connu sous le nom de Zaïd’s place, à l’extrémité droite de la plage quand on la regarde. On avait réservé un chalet quand nous étions venus sur cette plage hier, lors de l’excursion en bateau (Coral Island, Malang Rock, Monkey Bay). Le chalet est sympa, assez grand, sans clim’ (comme d’hab’ pour nous), avec un joli lit et placé autour d’un joli jardin bien décoré, à seulement 30m de la plage… Le tout pour 70RM, correct. On s’installe doucement, on est en vacances hein… puis on va observer les gros varans (1m50) qui barbotent dans la petite rivière qui se trouve derrière les bungalows… On finit la journée à la plage, à se baigner, regarder les poissons toujours aussi beaux, et se balader ici et là… Le soir on goûte un énième BBQ et, une énième fois, on se régale avant d’aller au lit…
01/08/2006, 21ème jour.
Aujourd’hui pas grand-chose à raconter, bronzette et baignade… Le matin on ne se baigne pas trop à cause des méduses (encore une fois) qui sont présentes par milliers et partout! Alors malgré qu’elles soient inoffensives, c’est pas super de plonger ou nager parmi tant de bestioles comme celles-là… Bizarrement, l’après-midi, elles se font rares et on en profite pour aller plonger. On a pu voir un requin là, à 10m du bord, dans 1m d’eau (si si…), une belle tortue que j’ai suivie et filmée (toujours magique…), ainsi qu’une énorme murène (2m minimum) que j’ai coursée à 3m de fond mais qui s’est cachée sous un rocher! Elle m’a fait peur sur le coup quand même… On a aussi vu une famille d’énormes poissons, ils étaient 5, se balader à côté de nous tranquillement… Ils sont, je pense, de la famille des poissons perroquets car ils ont une énorme protubérance entre les yeux et la bouche et, en plus, ils ont les mêmes dents très en avant. Ils devaient faire au moins 1m20 et lâchaient leurs excréments assez régulièrement, c’était amusant… Les diversités de coraux et de poissons sont impressionnantes ici et ce n’est pas forcément les mêmes espèces qu’aux Perhentian, par exemple. Comme à l’accoutumée, on finit la soirée devant un bon BBQ avec, ce soir, un gros red snaper, 3 seiches, 6 grosses crevettes, et un crabe! Rien que pour moi…
02/08/2006, 22ème jour.
Encore une journée tranquille aujourd’hui, faut dire qu’on est fatigués par toutes les marches que l’on a faites, entre autres. Trop de méduses encore aujourd’hui, le point noir de Tioman pour moi, la baignade sera limitée… Malgré qu’elles ne soient pas dangereuses et que j’ai nagé souvent parmi elles, ma Bibi a réussi à se faire piqué par l’une d’entre elles… enfin, c’est que l’on a présumé. Alors, cet après-midi, c’est sieste, Ipod, et ballade tranquille. On est quand même allés voir une espèce d’énorme complexe d’une douzaine de bâtiments adossés à la colline, abandonné, toujours à droite de la plage quand on la regarde. C’est absolument inimaginable la taille que fait ce complexe! Il doit y avoir des centaines et des centaines de chambres. Ce qui est frappant, c’est que cela semble avoir été abandonné du jour au lendemain, tout est quasiment fini, les chambres sont terminées, il y a même du mobilier qui est encore sous plastique à l’intérieur! On dirait un paysage de fin du monde… Il y a encore les outils des ouvriers ça et là, c’est vraiment surprenant! On demande à un « locaux » (ou local lol) de nous expliquer ce qu’il s’est passé, il nous explique que c’est le gouvernement qui a arrêté les subventions et donc, les travaux. Faut dire que si le projet était sympa (grande piscine, superbe terrasse, vue absolument magnifique, etc…), ceux qui l’ont initié avaient vu 10 fois trop grand! Je vous dis, il n’y a pas moins de 12 bâtiments qui ont environ 40 ou 50 chambres de grand luxe (on peut aller voir dans certaines!). Tous ces bâtiments sont étagés sur la colline, avec quelques centaines de marches à monter pour arriver à celui situé le plus haut… Voilà un des points noirs d’un tel complexe, les clients (relativement fortunés vu le standing visé) n’allaient pas se taper 200 ou 300 marches le matin et le soir pour aller barboter en bas… Bref, tant d’argent gaspillé pour rien… En plus, on a détruit la jungle pour en arriver à ça : un complexe abandonné! Dommage… Surtout que, si le projet était énorme, il était plutôt bien intégré à la végétation et ne faisait pas trop tâche, malgré sa taille. Enfin, c’est notre avis. On en arrive à notre repas du soir, encore un BBQ (mais oui, c’est tous les soirs en vacances!), un gros poisson pour moi et un ½ poulet grillé pour ma Bibi. Ensuite, tout le monde au dodo…
03/08/2006, 23ème jour.
Aujourd’hui, dernier jour sur l’île de Tioman, on a été cherché les dernières forces qui nous restaient pour faire notre dernier trek dans la jungle! Direction la plage de Monkey Bay, à une bonne heure de marche de Salang. Au début, ça monte très très raide, ma Bibi n’en pouvait plus… C’est vrai que ça monte terrible… Parfois le chemin n’est pas très bien marqué, mais il suffit de repérer la ligne électrique et de la suivre en cas de problème. Une fois arrivés en haut de la colline, il faut… redescendre! Et ce n’est pas forcément plus facile! Toujours est-il qu’au bout d’une heure de marche épuisante, nous voilà arrivés à bon port. Monkey Bay : une belle plage en arc de cercle, avec un habitant qui peut nous servir un repas à l’occasion, et qui fait aussi taxi. On prend d’ailleurs rendez-vous dans une heure ou deux afin qu’il nous ramène à Salang. Bibi ne reviendrait pas à pied vivante! On pousse jusqu’à notre plage préférée, celle qui a le sable orange, et nous y restons durant une heure, seuls, à se baigner, marcher, prendre des photos… Instant inoubliable encore… Au retour, on discute de nos expériences avec un couple (une suédoise et un sud-africain) et nous prenons le bateau taxi afin de rejoindre notre plage, pour la modique somme de 25RM. L’après-midi se termine tranquillement par un peu de bronzette et de plongée apnée. On peut observer notre famille préférée d’énormes poissons, qui se balade chaque jour au même endroit, encore un requin non loin du bord, et même une tortue. Voilà, ce soir c’est notre dernier BBQ (snif), demain nous prenons l’avion avec Berjaya Air pour rejoindre Kuala Lumpur pour les 2 derniers jours…La fin des vacances approche…
04/08/2006, 24ème jour.
La fin des vacances approche à grands pas… Ce matin, on prend un gros bateau qui nous amène à l’aéroport de Tekek, le plus petit du monde je pense, afin de prendre notre petit coucou de 48 places… Ça fait drôle de partir… Bibi a très peur de prendre cet avion, mais sa frayeur des décollages a presque disparu. Ça reste un peu impressionnant comme petit avion, il y a de la fumée à l’intérieur pendant le décollage, due probablement à la pressurisation je pense, mais ça fait bizarre… Après une petite heure de vol, nous voilà à Kuala Lumpur, non pas à l’aéroport de Sepang, mais à celui de Subang, bien plus petit et utilisé seulement pour quelques « petites » lignes. De là, on prend un bon vieux taxi bien pourri pour nous amener à notre bel hôtel 5*, histoire de bien finir les vacances… J’avais en effet décidé de passer la dernière nuit dans un palace, histoire de contraster avec les petits bungalows au confort simple où nous avions dormi durant toutes les vacances. Et, surtout, c’est le genre d’hôtel où il nous serait impossible de séjourner en Europe, vu les prix… Mais, comme d’habitude, la poisse nous poursuit… Notre réservation, faite sur Internet, a comme qui dirait disparu une fois arrivés à l’hôtel… On est accueillis comme des stars (ça nous fait tout drôle) mais, au final, on repart avec nos sacs… comme des clochards! Qu’à cela ne tienne, il nous suffit de traverser la rue pour atterrir au Seri Pacific Hotel, palace de 5*, où nous dégotons une bien belle chambre au 22ème étage pour la modique somme de 320RM, soit un peu moins de 70€. Chambre qui vaudrait, en France, peut-être 300€ ou plus… Le hall est digne des plus grands hôtels français et européens, le groom est là pour nous porter les bagages, enfin, c’est un luxe auquel il est bon de goûter de temps en temps. Pour nous, ce fut la 1ère fois. Pour monter dans les étages, il y a 6 ascenseurs en arc de cercle qui donnent tous sur l’extérieur grâce à de grandes baies vitrées, les vues sont différentes selon lequel on prend. Le soir c’est magnifique, toute la ville est illuminée et l’on peut voir les Tours Pétronas au loin… La chambre est énorme, peut-être 30m2, possède une douche, une baignoire, une télé avec câble, un lit en 180!, un frigo, un coffre-fort, un bureau avec prise Internet, un dressing, un canapé, et une grande baie vitrée avec un verre très épais (à cause du bruit) avec vue sur la ville… c’est magnifique! Au 4ème étage, il y a une grande piscine mais nous n’aurons pas le loisir d’y faire quelques brasses… Au 3ème, se trouvent les restaurants, aux allures de cantines de Beverly Hills! Après s’être installés, on part faire un peu de shopping ça et là afin de dépenser nos derniers ringgits… Le soir, on monte sur la KL Tower, histoire de voir la vue de nuit (l’an dernier, on était montés de jour). C’est très joli, très illuminé, comme toute grande métropole. Une fois rentrés à l’hôtel, on se regarde 2/3 émissions de télé, les infos, qui nous apprennent le conflit au Liban (on le découvrait!), et au lit. Une des meilleures nuits de notre vie d’un point de vue du confort, un matelas exceptionnel dans un lit gigantesque!
05/08/2006, 25ème jour.
On se fait la grasse matinée ce matin. Levés à 10h on file au petit-déj…On avait jamais vu un tel buffet, et pourtant ma Bibi a travaillé dans la restauration, mais pas dans un palace… Du chaud, du froid, sucré, salé, des fruits exotiques, des pâtisseries, viennoiseries, tout un tas de jus de fruits, etc.… C’est donc avec le ventre qui touche par terre que nous partons nous promener pour notre dernier jour ici… Au passage, on s’arrange avec notre groom pour laisser nos 30 kilos de bagages en consigne, notre avion ne partant qu’à 2h du matin… Comme promis, on va visiter le Bird Park, le plus grand du monde à ciel ouvert paraît-il, et c’est vrai qu’il est très grand! 35RM l’entrée par personne, c’est relativement cher, mais ça en vaut la peine! Des oiseaux par milliers, en semi liberté, plus ou moins sauvages, et dans un environnement quasi parfait pour eux. On peut y admirer des perroquets de toutes sortes, des flamands roses, des paons, des autruches très impressionnantes, des gros, des petits, bref une multitude d’oiseaux tous plus beaux les uns que les autres… en une balade de 2h si on prend son temps, et il le faut! A faire vraiment. On enchaîne avec les Hibiscus & Orchid Parks (1RM l’entrée!) qui, eux aussi, se trouvent dans l’immense zone verte appelée « Lake Gardens », à seulement quelques kilomètres du centre ville. Là encore, des milliers de variétés d’orchidées (plante symbole de la Malaisie) et d’hibiscus dans de magnifiques jardins. On y passe quelques temps à prendre de magnifiques photos. On termine notre séjour dans le quartier indien, Little India, que nous avions visité brièvement au début de notre voyage. En plus, ça tombe bien c’est le jour du marché! On se retrouve dans une immense rue, pas bien large, qui doit faire au moins 2 Kms de long, et où tout se vend, absolument tout! Bon, comme d’habitude, ce sont des plats cuisinés et des fruits et légumes en tout genre que l’on trouve en plus grande quantité! Apparemment, manger est un sport national dans ce pays! A n’importe quelle heure du jour ou de la nuit on peut trouver ce que l’on veut à bouffer, c’est hallucinant! Ça sent la bouffe à pleines narines partout, sauf que c’est plus agréable qu’à Chinatown! On a dû mettre plus d’une heure pour traverser cette rue tellement il y avait du monde… On se serait crus en Inde! On a, au passage, enfin goûté le fruit du Jacquier, ce fruit énorme que l’on donnait aux singes au Taman Negara, c’est assez bon en effet, même si ça écoeure vite (enfin pour moi!). Et le prix est dérisoire sur les marchés. Après quelques balades ici et là, on se rapproche de notre hôtel, on finit la soirée en se promenant dans les allées d’un grand centre commercial situé en face. 22h30, notre taxi vient nous prendre à notre hôtel, dernières vues de la ville illuminées de mille feux durant le long (50 minutes) trajet qui nous sépare de l’aéroport… Kuala Lumpur, la Malaisie, c’est fini… 2h du matin, notre avion décolle à destination de Dubaï, puis un autre atterrira à Paris vers 16h, le 6 août. Ici, il fait gris et frais, c’est Paris. La Malaisie est loin déjà… et si proche à la fois…
J'attends vos remarques, vos avis, bons ou mauvais... 🙂
Musique traditionnelle française English translation pending
Bonjour,
j'aurais besoin de votre aide. Je suis en train de faire le montage d'un DVD de mon voyage à Paris et je recherche de la musique traditionnelle française. Vous savez celle jouée par un accordéonniste. Voilà je ne connais pas les titres de ces chansons, ni les auteurs, ni sur quel channel je pourrais les downloader. De l'aide serait très appréciée.
Merci
Joane
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Joane
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
II. L'Albanie
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !
J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.
On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.
On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.
On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !

Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️
Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !


Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Argentine: sud ou nord? English translation pending
Salut, j'ai l'intention de partir en Argentine au mois d'Octobre, en principe j'avais pensé aller au Sud: Patagonie, Perito Moreno, Ushuaia, Valdés, etc... mais voilà que en parlant avec deux argentin ils me disent d'aller au Nord Jujuy, Salta, ... Qu'en pensez vous? J'aimerais avoir l'opinion d'autre personne qui connaissent le pays.
Merci D'avance 🙂
Marga
Coupe du monde de football: ambiances à travers le monde? English translation pending
Ami(e)s voyageurs, correspondants de tous les pays et amateurs de foot,
A l'occasion de cet évènement planétaire, pouvez-vous nous donner vos impressions et décrire l'ambiance depuis les différents endroits où vous vous trouvez actuellement sur la planète. Par exemple comment sont les rues de Buenos Aires ou à Trinidad et Tobago ce soir après la bonne performance de ces 2 équipes? Comment vit-on les matchs à Berlin, à Barcelone, en Dalmatie, dans les cafés d'Istanbul ou sous une yourte en Mongolie? Par avance merci de vos interventions et descriptions, de vos joies, pleurs et colères contre ce "foutu pénaltie sifflé à la 90è minute"!! du vécu dans votre coin, des fiestas actuelles et les plus belles à venir... Voilà à+, et pour ma part "Allez les bleus!!!"
A l'occasion de cet évènement planétaire, pouvez-vous nous donner vos impressions et décrire l'ambiance depuis les différents endroits où vous vous trouvez actuellement sur la planète. Par exemple comment sont les rues de Buenos Aires ou à Trinidad et Tobago ce soir après la bonne performance de ces 2 équipes? Comment vit-on les matchs à Berlin, à Barcelone, en Dalmatie, dans les cafés d'Istanbul ou sous une yourte en Mongolie? Par avance merci de vos interventions et descriptions, de vos joies, pleurs et colères contre ce "foutu pénaltie sifflé à la 90è minute"!! du vécu dans votre coin, des fiestas actuelles et les plus belles à venir... Voilà à+, et pour ma part "Allez les bleus!!!"
Autoroutes dangereuses dans l'Ouest américain? English translation pending
Il m'a été rapporté que les autoroutes de l'ouest américain sont envahies d'animaux écrasés, des gros, des petits et que de nombreux animaux vivants se trouvent sur les bas cotés, préts à débouler à chaque instants, surtout à la tombée du jour et la nuit.
Est-ce aussi dangereux que celà? le risque d'écraser une biche ou un autre animal est-il auusi fréquent que celà?
Je crois que celà suffirait à gacher mon séjour, sans parler des dégats matériels que celà pourrait occasionner.
Patagonie 2005 English translation pending
Je vous livre le compte rendu du voyage de noces que nous avons fait il y a un an maintenant....C'est tres long, alors je poste en trois parties.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Pour notre voyage de noces, on avait décidé de faire original et pas vraiment reposant ( ca c'etait plutot la Martinique il y a un an ), en s'envolant pour l'Argentine, et plus précisément la Patagonie, un territoire grand comme 3 fois la France.
Tout fut organisé bien des mois avant par l'organisme "Voyageurs du monde", qui vous cisèle un programme à la carte et privé, uniquement pour les novi que nous sommes. Le tout financé par ma maman chérie, encore un grand merci à elle. A chaque etape nous allions donc être receptionnés par une guide privé parlant francais, et un chauffeur qui nous emmeneraient directement à l'hotel résérvé. Seule deux excursions sur les glaciers à El Calafate allaient etre en groupe et en anglais, infrastructure oblige.Et à chaque fois, des hotels au top, et des breakfasts gargantuesques!
Le 14 février, on s'envole donc pour 14 jours en terre sud-americaine, à partir de l'aéroport Marseille-Provence. On y arrive bien avant le départ programmé de l'avion, et bien nous en prit, car en flanant devant les panneaux electroniques indiquant les partances, je m'apercois que le vol pour Madrid, transit obligatoire pour l'Amerique latine avec Iberia (la compagnie nationale espagnole), est annulé pour cause de mauvais temps (mistral surpuissant). Direction le comptoir d'Iberia fissa fissa, pour s'arranger un vol Marseille-Lyon puis Lyon-Madrid, afin d'etre à l'heure pour le Madrid-Buenos Aires de 23h40.... Ca commence bien...
Nous nous envolons donc pour Lyon par un mistral à décorner le plus solide des taureau landais, dans un coucou que même mon grand père devait avoir peur de prendre à son epoque....et nous atterrissons dans la neige drue ! Je me suis dis que si je restais bloqué à Lyon, je pourrai toujours aller voir le concert de Kreator le soir même :-p
Mais finalement, avec un peu de retard nous pouvons décoller direction la capitale espagnole où il fait tolerablement frisquet.
On atterrit une heure et demie avant l'embarquement du vol transatlantique, ca nous laisse donc le temps de souffler un peu... Tu parles Charles !!! A partir de maintenant, ca va être la course et l'épopée internationale !!
1 heure avant le boarding, on se présente au guichet pour se faire enregistrer, mais on nous apprend que le vol est plein. On m'avait prévenu de la pratique courante d'Iberia à surbooker ses vols, et on va en faire l'expérience.... Allez gueuler et taper du poing en espagnol quand vous causez pas espagnol et qu'ils parlent et comprennent l'anglais comme moi le finlandais antique....
On est mis en stand by, c'est à dire qu'à un moment (40 mn avant le vol), ils appellent les noms de ceux qui sont arrivés en premier en stand by etc...Nous evidemment, avec le retard par Lyon, on etait bons derniers. Une fois tous les noms appelés sauf le notre, je commence à m'irriter, et le mec au guichet me dit de passer le controle et d'aller voir directement à la porte d'embarquement. Un bon moyen de se débarasser de nous en sommes... On court, on attend que toute la longue file s'écoule, et on se retrouve avec plusieurs autres jeunes en stand by, comme des cons, à dire que nos bagages sont à l'interieur de ce putain d'avion et qu'ils vont partir sans nous (ben oui, on les a fait enregistrer à Marseille direct pour Bueons Aires !). Les mecs comprennent mais ne nous laissent pas passer, meme l'argentin qui rentrait chez lui et qui prenait la mouche !
On nous dit d'aller voir a la porte d'embarquement pour Sao Paolo...On recourt...et on nous dit impossible sans autorisation préalable du genre de guichet central d'information d'Iberia. On recourt jusque la, et la chose comique c'est qu'il est deja minuit, que la femme seule derrière ce nouveau guichet voit arriver 7 ou 8 jeunes qui lui gueulent dessus en trois langues différentes au moins ! L'argentin evidemment se fait comprendre, les allemands se font aider par une flamande je pense, qui leur traduit dans leur langue et qui me traduit a moi en francais ! C'est ubuesque!
A ce moment là, j'ai commencé à me sentir découragé/irrité. Parce qu'à cette heure, c'etait forcément dormir dans l'aérogare, et foutre en l'air tout le voyage qui etait réglé au jour le jour en Argentine ! Heureusement, la chance ou je sais pas quoi fut enfin de notre coté. La femme derrière sa vitre prononce mon nom, je ne sais pas pourquoi moi plutot que les autres, mais tant mieux. Elle nous dit qu'on a deux billets résérvés pour....Santiago du Chile !!! Rigolade ultime parmi nous, surtout quand je lui dis :"ok, mais ma connexion pour Buenos Aires apres" et qu'elle me regarde la bouche grande ouverte....Mais qu'est ce que je vais foutre au Chili !! Finalement on se rend à un autre guichet ou nos billets pour Santiago sont validés et où la correspondance est prévue. Seulement l'embarquement commence à 0h20, et bien sur il est déjà 0h30, sachant que l'embarquement n'est pas dans le même terminal !! Un rapide au revoir à nos compagnons d'infortune, et on file à TGV vers le terminal A !
Youpi on se ramène à temps, les mecs de l'embarquement sont les même que ceux pour le vol initial et quand ils nous voyent ils s'exclament en rigolant "tiens, nos amis de Buenos Aires !" CONNAUDS !!!! La bonne surprise c'est qu'on a été mis en Business Class, donc tout confort, champagne, nappe pour le repas excellent, digestifs nombreux et à volonté, trousse de toilette hyper chic, téléphone etc... On reprend notre souffle, on se dit que cette fois c'est bon, on a finit le périple. Ouais ben on va encore ressortir de l'avion car y avait un probleme de Kerosène, et le temps de changer ledit avion, on en a encore pour 1h30 avant de réembarquer, attendant dans un hall vide !! Le décollage se fera bel et bien... à 3h du mat'.... Le temps de faire un bon gueuleton et on s'endort comme des masses aprés ces péripéties imprévues !
Au réveil, je dépense 10 euros la minute de téléphone pour prévenir l'agence francaise des schismes et du retard dans la capitale argentine.
Mais à chaque malheur, y a un truc de bon à retenir. Et dans notre cas, en plus de l'expérience de la class affaire, on va retenir la Cordillères des Andes....Et je serai tenté de dire que, rien que pour le survol de cette formidable beauté de la Nature, cela valait le coup d'être à la bourre ! Rien qu'en survolant la chose, j'etais estomaqué, éberlué, ému. C'est impressionant.
Après 13h de vol, on se pose en terre chilienne, et pendant l'heure et demie d'attente, on se prend un petit magnèt, je photographie le drapeau chilien flottant dehors, je bois une binouse locale, pour bien prouver qu'un jour dans ma vie je suis allé au Chili ! :-)) Le vol pour Buenos Aires est à l'heure, et c'est donc avec 10 heures de retard qu'on pose nos petits petons sur le sol argentin.Sur le chaud sol argentin.
Ah oui, il nous reste nos bagages à recupérer. Nos bagages qui ont du arriver le matin donc. Sauf que personne ne sait ou ils sont ! Et hop on est reparti dans l'épopée, même de ce coté ci de l'atlantique ! La guide qui nous accueille (elle etait bien au rendez vous, au moins ca !), va nous faciliter la tâche en traduisant. On repasse le poste de controle à l'envers, on cherche nos bagages, mais ils n'y sont toujours pas. On repasse le controle, on retourne voir LanChile (parce qu'Iberia bien sur, n'ouvraient leurs guichets qu'une heure plus tard...), la compagnie chilienne, qui nous renvoit dans un bureau ailleurs. Quand on arrive, une fille bien sympa nous sort triomphalement le sac de ma Femme, et quand je lui demande :"et le mien ?" elle tombe la face, moi je me marre tellement c'est invraisemblable tout ca ! Je décris donc le bagage manquant, apres coup de fil, il arrivera ce soir sur les coups de 22h. Mais comme on repart le lendemain à 7h00 pour Trelew, il nous le fallait impérativement ! Finalement il sera livré à l'hotel où on pieutait...à minuit !
Cette fois le voyage rocambolesque est définitivement terminé, mais dediou, même si on a plus ri qu'autre chose, parfois on a cru ne jamais atteindre notre but ! Avec tout ca, j'oublierai presque de vous parler de Buenos Aires ! Le premier soir fut court, mais heureusement on s'etait pris 2 jours et demi libre au retour de notre programme en Patagonie, ce qui nous a laissé le temps de découvrir tous les charmes de cette immense capitale (12 millions d'habitants avec la grande banlieue, 4M je crois pour le gros centre). Pour moi, c'est un mix entre les USA ( pour ses avenues larges, son quadrillage en rues perpendiculaires et ses buildings) et l'europe ( ses nombreux monuments, certains quartiers typiquement italiens comme La Boca ou parisiens comme Recoleta, et ses autochtones d'apparence similaire )
Et j'ai adoré cette ville. Oui bien sur c'est une grande ville d'Amerique du sud, donc il y a beaucoup de pauvreté et y a des quartiers où ils faut franchement pas s'aventurer, même de jour. Mais c'est comme toute grande ville, faut pas faire le touriste typique avec son camescope en bandoulière, faut pas sortir d'argent dans la rue, ni trainer où il faut pas. Je ne me suis pas senti en insécurité de jour dans le centre, ni la nuit la fois où on est sorti tard (dans un quartier qui bouge beaucoup).
La conduite y est plus sportive que jamais, c'est une vraie guerre !! Enormement de caisses, ca ne respecte pas les files, ca coupe le devant, ca se frole tout le temps, ca use au moins 12 klaxons à l'année, les bus se tirent la bourre, AUCUN RESPECT DES PIETONS ( faut vraiment pas rester au milieu de la route !), les limitations de vitesse intra-muros ils connaissent pas...bref pire que tout ce que j'ai pu voir, et pourtant c'est un marseillais habitué à l'Italie qui vous dit ca !
On a beaucoup marché, notre hotel etant trés bien placé à chaque fois, dans le Microcentro. On a pris le métro: une antiquité ! Avec sa ligne A d'époque, avec les wagons tout en bois. Les autres lignes c'est guère mieux, on se dit qu'on va dérailler une fois sur deux ! Mais surtout il est mal adapté à la ville, ne couvrant pas bien l'immense superficie du centre. Mais bon, à 0, 70 pesos le trajet...Comme le genre de RER qu'on a pris pour aller à Tigre, une bourgade d'où partent nombre de mini croisières sur le fleuve du même nom. 1, 89 pesos l'aller/retour par personne !!!
Il faut savoir que pour nous, la bas c'est moins cher que cher pour beaucoup de choses, l'euro etant trés fort, plus que le dollar. J'ai changé en moyenne 1 euro pour 3, 60 pesos...Donc pour le trajet de metro ca fait du 0, 20 cents d'euros en gros.... Et pour le reste c'est pareil. On mange super bien pour 10 euros, bien pour moins, fastueux pour 15 euros. La pinte est à 1, 50 euros en moyenne (4 euros pour le plus cher que j'ai pu voir, Guinness importée), les taxis c'est dérisoire, le menu McDo (oui oui je sais...mais ma Femme teste le BigMac dans tous les pays !) est à 2 euros et des poussières, etc....
Attention, pour eux c'est pas donné tout ca, le salaire minimum etant à 300 pesos, et la moyenne basse à 1000 pesos... Mais ca sort, ca boit, ca achète, ca mange... Et pour manger, rhalala le bonheur !!! Jamais vous mangerez une viande aussi gouteuse, aussi tendre ! Pour pas cher vous avez des portions plus que généreuses, et excellentes ! Les spécialités sont le "bife de lomo" (beefsteack enorme et tendre), le asado criollo (agneau croustillant), les brochettes de poulets ou boeufs enormes... Tout est au feu de bois, dans les restos le coté ou ca grille les viandes est à part de la cuisine et au vu de tous, avec ces moutons entiers qui cuisent sur les braises, c'est génial ! On s'est franchement gavé pendant ce voyage ! On a connu des restos succulents.Dans chaque ville. Et une spécialité vraiment locale :la Dulce de Leche, ou confiture de lait. Je m'en suis mis jusque là, et j'en ai même ramené !
Pour en revenir à BUENOS AIRES, c'est un peu découpé en quartiers pour le grand centre.
Recoleta c'est tout mignon, c'est un des quartiers les plus riches, ca ressemble beaucoup à Paris dans ses rues, dans ses parcs, l'avenue aux magasins les plus chics et aux hotels fastueux...Des immeubles haussmaniens, des statues, les ambassades, son Hard Rock Café ..;-) Et puis le cimetière réputé, tel le Père Lachaise parisien, qui ne contient que des mausolée plus "beaux" les uns que les autres ! Aucun corps dans la terre dans ce cimetière. Seuls des hommes politiques, fortunés ou de stars locales, dont la fameuse Evita Peron, y sont enterrés, ce qui donna la démesure des monuments mortuaires, composés de statues pafois immenses, de colonnes, de marbre...Trés beau à voir.
Palermo/Belgrano, c'est le quartier le plus chic, avec en son centre un parc enorme, ainsi qu'un jardin japonais et un parc de Roses. C'est comme le Parc Borely à Marseille ou Vincennes à Paris mais en trés trés grand. C'est un peu le poumon de Bs As, car la première plage est à 400 km, donc les Portenos (habitants de Bs As communément) passent leur week end là, tous les jours y a des joggers, les promeneurs de chiens, les flaneurs... Un quartier qui bouge beaucoup la nuit, et où nous a emmené le frère d'un medecin argentin qui est venu bosser dans le service à ma Femme depuis quelques mois. Une trés bonne soirée qui nous a permis de voir comment sortaient les argentins, de restos en bars et de bars en bars.( 4 euros le Jack, snif...) Au passage, les argentines...muy bonitas !! Sexy et souvent belles.
La Boca, ca c'est le quartier populaire, bordé par San Telmo, l'ancien quartier riche qui fut déserté après une épidémie de fièvre jaune y a longtemps, et où le premier spectacle de Tango dans un etablissement eut lieu dans la capitale. Un coin qui ressemble enormément à l'Italie du sud...normal, à l'origine ce furent des immigrants italiens qui arrivèrent ici.C'est trés coloré, c'est pas très propre, et ca craint vraiment. Le jour on peut aller à Caminito, une rue ou il y a des peintres, des boutiques, avec des maisons bariolées faites de tôles ou de briques, où on sent la pauvreté partout..Mais vous avez pas intêret à vous aventurer hors de cette rue et celle adjacente, même de jour. Si ce n'est pour faire un tour au mythique stade de l'equipe Bocas Junior: la Bombonera ! LE club populaire de Bs As. River Plate, le club concurrent, etant celui des riches. Une vraie religion la bas. Pour 6 pesos on peut aller dans les gradins, voir le petit musée, sentir l'atmosphère de ce lieu...Ca parait vétuste, avec ses gradins élimés, ses peintures décatis...Mais c'est magique !On aurait dit un neuneu quand je disais à ma Femme :"vas y prend moi en photo la, puis filme moi la" en train de simuler un gooooooooaaaaalllllllllllllllllllllllllllll...:-)) Et hop, un tshirt officiel dans la poche ! Petite anecdote pour les footeux: pourquoi les couleurs jaune et bleu pour cette équipe ? Parce que les italiens ayant crée ce club, ne sachant pas quelles couleurs lui donner, décidèrent que le prochain bateau qui rentrerait dans le port donnerait du fait de son pavillon, les couleurs au club naissant ! Et ce fut une coque...suedoise qui passa à ce moment là ! Voila c'etait la minute historique !
Les Docks, qui avant etaient un quartier dangereux, furent réhabilités en lieu agréable, succession de restaurants, de bars, de glaciers...Il fait bon s'y balader le long du fleuve (aussi sain que la Seine....).
Le Microcentro, où ca foisonne de vie la semaine, circulation impossible, boucan, pollution, magasins innombrables, commerces, monuments... En parlant de monuments, il y en a presque autant qu'à Paris, c'est incroyable ! Et des beaux. Un obélisque vertigineux au milieu de l'avenue du 9 de Julio (indépendance proclamée de l'Argentine), qui est l'avenue la plus large du monde !! 125 mètres pratiquement ! Les Champs Elysée peuvent aller se rhabiller ! :-p Impossible de la traverser à pied d'une seule traite, ou alors en courant vite! Il y a 7 voies d'un coté, 7 de l'autre et 2 contre allées ! Impression de gigantisme ! Alors quand tout est bouché, vous voyez le truc... La Casa Rosada (l'Elysée de chez nous à ce que j'ai compris) est bellement rose ! La Cathédrale est magnifique, même si elle n'a pas le cachet de vieillesse des eglises romaines, normal vu sa jeunesse, et l'ancienne Hacienda typiquement espagnole, sans oublier une batisse impressionante genre la mairie ou je sais plus quoi, font de la place de Mayo une place magnifique et où on sent l'Argentine.
Et puis on a pu faire la visite guidée (pas en francais bien sur...) l'Opera local, le Teatro Colon, un des quatre Operas les plus réputés avec la Scala de Milan, le Garnier de Paris et celui de Vienne. Tres belles architecture, une activité de fourmis dans les sous sols (2000 paires de chaussures en stock, des milliers de fringues, de perruques...) et un interieur sublime, à l'accoustique quasi parfaite (l'orchestre repetait juste à ce moment) et SANS aucune amplification. Superbe !
On a vu plein d'autres choses, on s'est beaucoup baladé, on a beaucoup baffré et bu (overdose de Quilmes, la bière la plus réputée chez eux, une lager basique), et on a finit en apothéose le dernier soir par l'ouverture du festival international de Tango dans la capitale interplanetaire du Tango justement ! En plein air, dans le parc de Palermo cité plus haut, gratos, avec une grande scène facon festival, et des milliers de personnes devant ! Sur scène un orchestre, avec apparement une légende vivante du style au piano et des intervenants aussi connus, des ecrans géants sur les cotés, et des danseurs EPOUSTOUFLANTS de temps en temps ! Je ne suis pas fan du truc, mais voir la grâce des danseurs, les trucs hallucinants qu'ils peuvent faire, ca me met en admiration totale ! La perfection. Sur les derniers titres, toute la foule chantait en choeur, sauf deux pauvres francais au milieu qui ne pigeaient que dalle aux speeches, ni aux paroles. Mais mémé derrière moi a chanté pour nous deux ! "Bravo Maestro" comme elle disait.
Le dernier jour nous a permis d'acheter les souvenirs, de dépenser nos derniers pesos, et de nous balader une dernière fois dans cette capitale envoutante, chaude (35 degrés moite !), et pleine de charmes. Les autochtones sont très souriants et accueillants, et même si ca ne cache pas la pauvreté regnante (les "cartoneros" qui trient les poubelles pour se faire un petit peu de sous, les jeunes qui jonglent devant les voitures aux feux rouges, les mendiantes bébé au sein, les vendeurs en tout genre qui s'époumonent pour quelques pesos, les désoeuvrés à la Boca, les bidonvilles à la périphérie de la ville...), la ville possède une âme et des qualités intrinsèques certaines. C'est quand même réputée comme la capitale la moins dangereuse et la moins pauvre d'Amerique du sud....
A suivre: la Patagonie.
Qui a vécu une experience insolite et malencontreuse? English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis journaliste et dans le cadre de la préparation d'une émission présentée par Julien Courbet et Isabelle Brès, je suis à la recherche de personnes ayant vécu une expérience insolite et malencontreuse lors d'un voyage.
pour exemple: le cas d'une personne qui a passé un séjour dans un hotel totalement retiré, situé au milieu de dunes à perte de vue... et ce alors qu'on lui avait vendu tout le contraire....
N'hésitez pas à me faire part de vos experiences en m'envoyant un mail avec vos coordonnées à : csiahou@tf1.fr
Merci et à bientôt,
Céline
Je suis journaliste et dans le cadre de la préparation d'une émission présentée par Julien Courbet et Isabelle Brès, je suis à la recherche de personnes ayant vécu une expérience insolite et malencontreuse lors d'un voyage.
pour exemple: le cas d'une personne qui a passé un séjour dans un hotel totalement retiré, situé au milieu de dunes à perte de vue... et ce alors qu'on lui avait vendu tout le contraire....
N'hésitez pas à me faire part de vos experiences en m'envoyant un mail avec vos coordonnées à : csiahou@tf1.fr
Merci et à bientôt,
Céline
Qui a vu Syriana? English translation pending
Bonjour,
Je crois qu'on a pas encore évoqué ce fim récent. Je viens de le voir, tout à l'heure.
Et je ne le regrette pas. C'est un bon film.
Je n'ai pas encore fait de recherches mais bp de scènes ont été tournées en extérieure, les paysages urbains et désertiques font authentiques.
J'ai eu peur du début de prestation de Matt Demon mais finalement on croit en son personnage.
Quant à l'histoire, qui dénonce les conivences CIA/grands groupes d'hydrocarbures US dans le Golfe persique et aux alentours, elle est tres crédible, même si certains aspects paraissent hyperbolés (assassinat d'un héritier au trone d'un émirat du golfe, via satellite et missile de croisière ; mais aussi côté idéalisé de cet héritier qui veut rendre ''l'independance'' à son pays et le developper en le modernisant).
Ce film, qui imbrique plusieurs histoires qui se recoupent logiquement et assez facilement, dénonce bien des aspects de la lutte pour le controle des gisements dans le monde, avec les accords secrets, la corruption, les trahisons, les manipulations nonbreuses...
Enfin, tous les noms de pays et de villes sont réels, celui de l'émirat en question n'étant pas cité. Je précise cela car je viens de voir Le Terminal avec son horrible Crakhovia ou une ineptie proche.
Vous, qu'en avez-vous pensé ?
Je crois qu'on a pas encore évoqué ce fim récent. Je viens de le voir, tout à l'heure.
Et je ne le regrette pas. C'est un bon film.
Je n'ai pas encore fait de recherches mais bp de scènes ont été tournées en extérieure, les paysages urbains et désertiques font authentiques.
J'ai eu peur du début de prestation de Matt Demon mais finalement on croit en son personnage.
Quant à l'histoire, qui dénonce les conivences CIA/grands groupes d'hydrocarbures US dans le Golfe persique et aux alentours, elle est tres crédible, même si certains aspects paraissent hyperbolés (assassinat d'un héritier au trone d'un émirat du golfe, via satellite et missile de croisière ; mais aussi côté idéalisé de cet héritier qui veut rendre ''l'independance'' à son pays et le developper en le modernisant).
Ce film, qui imbrique plusieurs histoires qui se recoupent logiquement et assez facilement, dénonce bien des aspects de la lutte pour le controle des gisements dans le monde, avec les accords secrets, la corruption, les trahisons, les manipulations nonbreuses...
Enfin, tous les noms de pays et de villes sont réels, celui de l'émirat en question n'étant pas cité. Je précise cela car je viens de voir Le Terminal avec son horrible Crakhovia ou une ineptie proche.
Vous, qu'en avez-vous pensé ?
Retour de l'hôtel Ocean Bavaro Spa & Beach Resort à Punta Cana English translation pending
notre éjour du 09 au 23 fevrier 2006. départ de Muhouse (Asace), une petite demie heure de retard, 10 heures de vol plus tard, arrivé à l'aéroort de la Romana, puis 1h45 de car jusqu'à l'hôtel Océan . On est lessivé, mais nos yeux sont bien ouverts pour découvrir après avoir eu notre clé, la chambre ... décue on est dans le bloc 7 ! la clim à fond nous accueille et pas moyen de la regler, c'est congélateur ou humidité !! il est 17 heures, heure locale, le décalage et le voyage se font ressentir, mais nous allons voir la plage et là c'est superbe ... un petit tour dans le complexe hôtelier, histoire de reperer le resto, l'estomac cri famine, puis nous allons nous coucher car cela fait presque 24 heures que l'on a pas dormi ... le lendemain reveil à 3h 30 du matin, ben oui il est 8h30 en France ! on se rendort, puis vers 6h du mat, balade le long de la plage, on croise quelques décalés comme nous! on assiste au lever du soleil et c'est tout simplement magnifique, 35 photos plus tard on va se prendre le petit déj avant la réunion "marsans".
Ensuite on discute avec Caroline, charmante jeune fille de marsans, on lui demande un changement de chambre, elle appuie notre demande et quelques heures apres nous déménageons dans le bloc 5 ! c'est le jour et la nuit ! on est à quelques metres de la plage avec vue sur la mer la chambre est bien plus propre et plus accueillante, des fleurs sur le lit, des petits gateaux et moins d'odeur d'humidité !
A savoir :
à la reception on vous remet une enveloppe contenant 2 clés-cartes pour la chambre et les cartes pour les serviettes, sur l'enveloppe 4 numéros : le premier est le numéro du bloc . le deuxième l'étage les deux derniers le numéro de votre chambre .
Après notre déménagement, nous avions les Numéros 5419 .
les blocs sont construits sans vide sanitaires, à même le sol, donc l'humidité s'infiltre dans les murs, donc plus vous êtes "haut" moins vous avez d'humidité !
j'insiste sur les blocs, car c'est le seul problème de cet hôtel, alors autant tout faire pour que vous puissiez être dans le bloc 5 !
le top de cet hôtel est les spéctacles le soir, en 15 jours nous n'avons pas vu 2 fois le m^me, de vrais pro . une mention spéciale à l'équipe d'animateurs, qui organise tout au long de la journée des jeux sur la plage, entre rire et moquerie on les a ben observé, puis on s'est pris au jeu et on n'a pas regrété !!
à déguster un vrai café dans un cadre superbe, (pres de la réception), dommage il y a beaucoup d'attente, mais c'est les vacances ...alors !!
une mention spéciale pour la gentillesse des Dominicains et leur "désorganisation", pas d'école hotelière comme formation, alors c'est un service à leur "façon" ! j'ai trouvé cela charmant, bien plus que le serveur dans votre dos qui épie vos moindres gestes !
prenez le temps, mettez vous à leur rytme celui de la "meringé" et n'oubliez pas de sourire, après tout vous êtes en vacances !😎
Choquée par le conportement des Américains, dans leur façon d'être les "maîtres du monde", bruyants et considerant le personnel à leur disponibilité . Choquée également par les " VIP" Italiens, pour ma part ils se sont trompés de catégories d'hôtel ! un quartier à part, des animations à part, des repas au bord de la piscine excluif-italien, bref des "je pête plus haut que mon c.."
2 excursions : Samana en avionette, bateau rapide, obsevation des baleines (grandiose) camion-touriste, cheval ...cascade el limon. superbe journée.
Saona en quatamaran toute la journée (nouvelle excursion de marsans) plus cher, 130 € par personne, mais ça vaut le coup, nous étions 25 passagers, donc de la place pour se balader sur le bateau, arrêt sur des plages moins peuplées et plongé masque-tuba dans une superbe eau limpide, langouste à volonté et champagne également !
tant de choses à dire encore, mais peut être avez vous des questions ?
kARINE
Ensuite on discute avec Caroline, charmante jeune fille de marsans, on lui demande un changement de chambre, elle appuie notre demande et quelques heures apres nous déménageons dans le bloc 5 ! c'est le jour et la nuit ! on est à quelques metres de la plage avec vue sur la mer la chambre est bien plus propre et plus accueillante, des fleurs sur le lit, des petits gateaux et moins d'odeur d'humidité !
A savoir :
à la reception on vous remet une enveloppe contenant 2 clés-cartes pour la chambre et les cartes pour les serviettes, sur l'enveloppe 4 numéros : le premier est le numéro du bloc . le deuxième l'étage les deux derniers le numéro de votre chambre .
Après notre déménagement, nous avions les Numéros 5419 .
les blocs sont construits sans vide sanitaires, à même le sol, donc l'humidité s'infiltre dans les murs, donc plus vous êtes "haut" moins vous avez d'humidité !
j'insiste sur les blocs, car c'est le seul problème de cet hôtel, alors autant tout faire pour que vous puissiez être dans le bloc 5 !
le top de cet hôtel est les spéctacles le soir, en 15 jours nous n'avons pas vu 2 fois le m^me, de vrais pro . une mention spéciale à l'équipe d'animateurs, qui organise tout au long de la journée des jeux sur la plage, entre rire et moquerie on les a ben observé, puis on s'est pris au jeu et on n'a pas regrété !!
à déguster un vrai café dans un cadre superbe, (pres de la réception), dommage il y a beaucoup d'attente, mais c'est les vacances ...alors !!
une mention spéciale pour la gentillesse des Dominicains et leur "désorganisation", pas d'école hotelière comme formation, alors c'est un service à leur "façon" ! j'ai trouvé cela charmant, bien plus que le serveur dans votre dos qui épie vos moindres gestes !
prenez le temps, mettez vous à leur rytme celui de la "meringé" et n'oubliez pas de sourire, après tout vous êtes en vacances !😎
Choquée par le conportement des Américains, dans leur façon d'être les "maîtres du monde", bruyants et considerant le personnel à leur disponibilité . Choquée également par les " VIP" Italiens, pour ma part ils se sont trompés de catégories d'hôtel ! un quartier à part, des animations à part, des repas au bord de la piscine excluif-italien, bref des "je pête plus haut que mon c.."
2 excursions : Samana en avionette, bateau rapide, obsevation des baleines (grandiose) camion-touriste, cheval ...cascade el limon. superbe journée.
Saona en quatamaran toute la journée (nouvelle excursion de marsans) plus cher, 130 € par personne, mais ça vaut le coup, nous étions 25 passagers, donc de la place pour se balader sur le bateau, arrêt sur des plages moins peuplées et plongé masque-tuba dans une superbe eau limpide, langouste à volonté et champagne également !
tant de choses à dire encore, mais peut être avez vous des questions ?
kARINE
Club Amigo Carisol Los Corales à Santiago de Cuba English translation pending
Bonjour,
J'aimerais avoir des informations sur Santiago de Cuba, si les plages sont belles, température, si l'ambience est bien etc.....
Plus précisément j'Aimerais savoir si quelqu'un a déja séjourné ou déjà entendu parler de cet hotel 3* à Santiago de Cuba. : Club Amigo Carisol / Los Corales
Je partirais du 10 au 17 mars 2005.
Merci beaucoup !!!
J'aimerais avoir des informations sur Santiago de Cuba, si les plages sont belles, température, si l'ambience est bien etc.....
Plus précisément j'Aimerais savoir si quelqu'un a déja séjourné ou déjà entendu parler de cet hotel 3* à Santiago de Cuba. : Club Amigo Carisol / Los Corales
Je partirais du 10 au 17 mars 2005.
Merci beaucoup !!!
Chikungunya et les bébés English translation pending
Bonjour à tous, je dois partir le 4 mars à la Réunion pour 15 jours, nous allons habiter dans le coin de St philippe, mais voilà le problème est que j'ai un petit bébé de 4 mois et j'ai très peur du moustique, on me dit que toutes les cremes et répulsifs sont efficaces mais j'ai des doutes ... aussi ils disent qu'ils ne connaissent pas les conséquences à long therme sur les bébés ... le pire est que je n'ai pas pris d'assurance sur mes billets et c'est tout de même 2000 euros ... bref je ne sais plus quoi faire annuler ????
le reporter ? mais une fois qu'il y a un tel moustique je pense qu'il sera toujours présent ... bref aidez moi donnez moi des conseils svp merci 🏴☠️
Retour de l'hôtel Grand Playa Turquesa English translation pending
Voici mon recit de voyage du Grand Playa Turquesa du 16 au 23 décembre ! Bon voyages a tout ceux qui y vont prochainement. Vous pouvez aussi consutler mes photos à cette adresse: http://community.webshots.com/user/etwalee
VOL : Nous sommes partis de Québec en direction de Dorval, en voiture, le 16 décembre à 4h AM avec un ciel bien dégagé et aucune neige à l’horizon. Notre vol quittait à 11h25 donc nous avions amplement le temps. Rendus dans le coin de Boucherville, nous voilà en pleine tempête! Arrêtés des 30-45 minutes sans bouger complètement immobilisés. Après 7h30 de route dans la tempête, nous étions certain d’avoir manqué le vol. Bien découragé nous décidons quand même se rendre à l’aéroport. À notre arrivée, il était 12h20. Nous laissons la voiture au VALET PARK se disant que nous n’avions pas le temps d’attendre la navette de stationnement. Nous nous dirigeons à la course vers le comptoir d’Air Transat avec encore un peu d’espoir. Et, la petite dame au comptoir nous dit que le vol était retardé d’une heure. MIRACLE! Nous avons une bonne étoile. Toute l’avant midi je téléphonais au 10 minutes à Air Transat, à l’aéroport et à l’agence de voyage (VAR) et tous me disait que le vol partait à l’heure et qu’on ne pouvait prévoir de réserver sur un autre vol tant que nous n’avions pas manqué celui-ci. Alors finalement, l’embarquement s’est fait ±2 heures en retard soit à vers 14h mais s’est très bien déroulé. Nous n’avons aucunement senti les vents de la tempête lors du décollage jusqu’au passage au-dessus des nuages.
ACCEUIL : Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 20h30. Le passage aux douanes et la prise de bagages s’est fait très rapidement. Il ne faisait pas trop chaud dans l’aéroport et nous étions vraiment très bien à l’extérieur. Nous avons quasiment baiser le sol tellement nous étions certain de ne pas être à Cuba ce soir là! Il y avait plusieurs autobus qui attendait les vacanciers. Des agents de tous les tours opérateurs étaient à la sortie de l’aéroport et nous indiquaient quel était notre autobus. À l’entrée de l’autobus se trouve une dame qui nous remet un dépliant nous expliquant les généralités de Cuba sur lequel est inscrit le nom de l’hôtel, le nom de notre représentante et l’heure à laquelle sera la réunion le lendemain matin. Le temps de prendre une petite bière (parfois 1, 20 pesos conv. ou parfois 1, 40 pesos conv.) et nous partons en direction de l’hôtel. Dans notre autobus il y avait des gens qui se rendait au Playa Pesquero et au Playa Costa Verde. Nous étions donc le premier arrêt. Avant de partir, une dame nous explique le dépliant, de l’heure des rencontres avec les représentants, que le trajet sera d’une heure et quelques petites généralités. Elle nous informe aussi si il y a un restaurant 24h à l’hôtel, car notre arrivée sera tardive. Finalement le trajet a pris un peu moins d’une heure sur les routes de Cuba sur lesquelles nous croisons bicyclettes et piétons. Nous arrivons à l’hôtel vers 22h-22h30. Nous étions 2 couples et une petite famille à descendre au Turquesa. Nous n’avions pas de petit cocktail et c’était le dernier de nos soucis. Nous nous dirigeons vers notre chambre sans utiliser la petite voiturette et nous descendons les fameuses marches. Pas si pire! :) Après avoir changer de vêtements nous allons manger et boire un petit quelque chose au casse-croûte 24h et ensuite, dodo!
CHAMBRE : La chambre était très propre et grande. Nous avions l’habitation #445. Nous étions près de la piscine comme je l’avais demandé mais j’aurais aimé être encore plus près. Il y a un grand garde-robe avec au milieu une étagère avec tablettes pour ranger nos vêtements. De chaque côté il y a des supports pour étendre le linge. Nous étions 2 et nous avions suffisamment de supports. On y trouve aussi le coffre-fort digital et 3 grosses couvertures. La salle de bain était aussi quand même grande. Il y avait un grand lavabo avec un grand miroir, un sèche cheveux et 2 verres qui n’ont jamais été remplacés… La toilette est séparée d’une porte et même principe pour la douche. Quelqu’un peut donc se brosser les dents et un autre aller au petit coin en toute intimité. Il y a seulement une douche et pas de bain. Pour ceux qui partent en famille je ne sais pas si il y a des chambres avec bain pour les enfants mais je trouverais ça étrange. La chambre comprend 2 lits un peu plus grand qu’un lit simple, 2 tables de chevets, plusieurs lumières, une télévision/radio, un mini-frigo, un petit bureau, un troisième lit et un balcon. Nous, nous collions les lits qui sont à peine décollés. L’air climatisé fonctionnait très bien et la télévision avait plusieurs postes. Le balcon… donnait une vue sur une clôture et des arbres! Très très près. Tellement qu’on est pas sorti de la semaine pour ne pas se faire piquer. Autre petit point négatif, la porte d’entrée n’avait pas de caoutchouc dans le bas pour éviter que les petites bibittes entre. Nous n’en avons pas eu mais pour ne pas prendre de chance nous mettions une serviette sous la porte chaque soir avant de se coucher. Le frigo contient deux coca, deux 7up, deux bières deux bouteilles d’eau et une bouteille d’eau pétillante. La femme de chambre ne rempli pas le frigo mais on peut remplir les bouteilles au bar (sauf celui du lobby) ou en acheter à la boutique.
PISCINES : Les piscines sont vraiment magnifiques. Moi j’en ai compté 5 car il y en a une qui sert en fait de fontaine. Il n’y a pas de chaise et elle est clôturée. Si on la compte, ça fait 6! Il y a les 2 premières, en haut, qui sont très tranquilles. La troisième qui est très animée car les activités s’y font principalement. Et les 2 dernières qui sont celles avec l’aqua bar. Il y a aussi de l’animation dès 15h et de la musique pratiquement toute la journée. Les piscines sont toutes très propres et nettoyées tous les matins. À part aux deux premières piscines, on retrouve à chacune des endroits pour être à l’ombre. Pour ceux qui comme nous font de la piscine, vous serez choyés et vous aurez l’embarras du choix. Quand le soleil est moins fort en bas, hop on monte!
PLAGE : La plage était à couper le souffle elle aussi. Ceux qui dise qu’elle contient des roches et des algues et bien ça a dû changer, car elle était très belle. Oui il y avait quelques petites roches en entrant dans l’eau mais après c’est fini. Rien à s’énerver. Mais bon chacun ses critères. Il n’y a pratiquement aucun palmier sur cette plage vu que c’est une végétation naturelle. L’eau est transparente et pas trop froide. Le sable quasiment blanc et quand même assez fin. C’était une très belle plage. On y retrouvait un petit bar (EL Bohio) et un petit resto à pizza. On peut aussi faire des activités aquatiques sans moteurs gratuitement. Nous avons choisi de faire du pédalo. Nous pouvions nous rendre jusqu’où une grosse vague frappait sur les récifs. C’était très beau à voir. Tout le long l’eau n’était pas profonde et on voyait les coraux et les diverses beauté de la mer en-dessous de nous.
RESTAURANTS : Il y a 2 buffets et 5 restaurants à la carte.
La Hacienda : C’est le buffet principal qui offre le déjeuner et le souper. Le déjeuner n’est pas vraiment varié il y tous les jours les mêmes choses. Œufs brouillés, omelettes, patates, bacon, saucisses, toasts, croissants, jus d’orange, fruits et desserts. Pour le souper on trouve des mets très variés et vraiment très bons, il y a un thème différent chaque soir. Je suis très difficile alors je mangeais classique mais mon chum a essayé beaucoup et il disait que tout était très bon sauf le calmar qu’on retrouve à tous les soirs. Il y a un service de pâtes qui est très bons et des viandes différents chaque soir. Des desserts succulents, des fruits, des salades, etc. Le buffet est très grands et il y a beaucoup de place. Des tables pour 2, des tables pour 8 ou plus. Tout est très bien pensé. Ce restaurant est ouvert sur les côtés ce que j’ai beaucoup aimé. Il n’y a pas d’air climatisé mais il ne fait jamais vraiment chaud. Si il pleut, il descende de grosses toiles. Le buffet donne une vue superbe sur les piscines.
El Bucanero : Il est le second restaurant buffet pour le déjeuner et le dîner et il est situé près de la palge. Nous n’y sommes jamais allés pour déjeuner (nous aurions peut-être dûs!). Mais pour le dîner, nous ne l’avons pas trouvé tellement gros et le choix n’était pas abondant. Je l’ai moins aimé mais ça dépanne. Par contre, comme tout le reste de l’hôtel, il est très beau! Le soird ès 18h30 il devient le restaurant Italien à-la-carte El Foresta. Nous ne l’avons pas essayé mais certains disaient que c’était le même genre de pâtes qu’au buffet.
Don Bartolo : Ce restaurant a de multiples fonctions. Premièrement, il est un bar, une casse-croûte et un à-la-carte. Le matin dès 5h30 il offre des déjeuner continentaux jusqu’à 9h30. À 10h il devient un snack bar jusqu’à 16h. de 16h à 18h c’est l’heure café/thé. De 18h30 à 21h30 il devient un restaurant à-la-carte le Grill Restaurant qui est vraiment excellent. Le service impeccable. Et finalement, de 23h à 5h30, il redevient un snack bar. On y trouve du poulet grillé, des salades, des hamburgers, etc. Mon chum a adoré le hamburger steak. Pour le bar, il est ouvert 24h avec ses serveurs tous aussi gentils les uns que les autres mais Giovanis plus particulièrement en lançant ses bouteilles et ses glaces dans les airs!
Restaurants à-la-carte : Nous avons seulement essayé le Grill (Don Bartolo) mais il y a aussi le Cubain (El Rincon Criollo), l’Italien (La Foresta), le Méditerranéen (El Bucanero) et l’Oriental (El Gong).Selon des gens qu’on a connu, l’oriental est excellent.
BARS : Il y a 6 bars. Il y a le bar du lobby qui est ouvert à partir de 16h30 jusqu’à 22h30. Le bar 24h au Bon Bartolo. Le bar de la piscine de 10h à 17h. Il y a un vraiment très petit bar sur la plage le El Bohio et un plus gros près du buffet El Bucanero sur la plage le El Mirador qui sont ouverts eux aussi de 10h à 17h. Les drinks sont vraiment trop bons. Pour moi qui ne boit pas d’alcool, les barmans m’ont fait des trucs tout simplement délicieux. Mon chum quant à lui a essayés tous les cocktails sur la carte et il a adoré le Crazy Canadian!
ANIMATION : J’avais très peur d’aller à cet hôtel, car j’avais entendu dire qu’il n’y avait pas d’animation. Et bien j’aurais eu tord d’annuler mon voyage. Nous n’avons jamais été aussi près des animateurs que lors de ce voyage. Ils parlaient tous français, en tout cas se débrouillaient. Il y a plusieurs activités tout au long de la journée et c’est vraiment tripant d’embarquer. Il sont tous très sympathiques. Les spectacles en soirées n’étaient pas les meilleurs que j’ai vu mais j’ai quand même bien aimé. Je n’ai pas trop compris par contre certains soirs où on annonçait un show mexicain et que finalement c’était l’élection de miss bikini?!?! Mais c’était bien comique quand même! Et si il y en a qui se le demande, comme moi, oui il y a une danse du club! :) Alors vraiment ceux qui disent qu’il n’y a pas d’animation je ne sais pas comment vous avez fait car il y en a partout c’est difficile de ne pas les voir ou les entendre… Alors n’hésitez pas. Il y a sûrement des endroits où il y a plus d’animation qu’à cet hôtel mais ce n’était quand même pas ennuyant.
SERVICE : Le service était impeccable. Tous les employés sont courtois, polis et extrêmement gentils et sociables. C’était un pur plaisir d’être servis par eux. Jamais d’attente et toujours un bon service. Franchement c’est le point fort de cet hôtel.
HÔTEL : L’hôtel a une architecture vraiment magnifique. C’est un hôtel âgé de seulement 3 ans et ça paraît. Tout est très propre et encore bien beau. C’est un site qui est très grand. Il comprend des bungalows d’une ou deux étages. Donc des chambres en bas et en haut pour ceux qui veulent être au deuxième étage. Certaines chambres sont près de la piscine, d’autres de la plage, d’autre du lobby et d’autres, de rien! Il y a une navette qui nous emmène si jamais on ne veut pas utiliser les marches. Elles vont vites un mais elle sont très efficace. On n’attend pas des heures avant qu’elle arrive. Il y en a toujours une au lobby. Il y aussi la section Allegro que j’ai vu en navette mais je n’ai pas vu les habitation. Ça semblait un peu retiré mais pas plus que ceux qui ont des chambres un peu éloignées.
REPRÉSENTANTE : Notre représentante s’appelait Mélanie et elle était vraiment gentille. Elle nous a bien informé sur tout.
ACTIVITÉS : On a bien sûr fait du scooter 2 fois pour aller au marché aux puces de Guardalavaca. C’est à environ 25 minutes de l’hôtel et ça vaut la peine. C’est pas trop cher et rendu l-bas il y a une dame qui surveille le scooter et le deuxième casque si vous en avez un pour seulement 2 pesos conv. Le marché aux puces est près des hôtels de Guardalavaca alors on a profitez pour visiter un peu! On est aussi allez voir les autres hôtels d’Holguin (Pesquero, Playa Costa Verde et Blau Costa Verde) qui sont très bien aussi. Si nous avions à y retourner, nous essaierons le Playa Costa Verde.
Aussi, nous avons fait l’excursion en jeep, à 79 pesos convertibles/personne, dont je me rappelle plus le nom. On paraît à 8h30 le matin et nous nous dirigions vers une fabrique de cigares. C’était vraiment intéressant de voir comment tout cela fonctionne. Cette fabrique se trouvait dans un quartier cubain et il nous on laissé le temps de prendre quelques photos. Il y avait une pharmacie, des maisons, le médecin, un bar, etc. Ensuite, on s’est rendu chez un fermier. On a pu visiter sa maison, sa ferme et sa plantation de canne à sucre. Ce fermier était chanceux, car il avait l’électricité!! Il nous a ensuite fait dégusté le thé. Par la suite, on a suivi le fermier, toujours en jeep, à un endroit où il nous a fait dégusté ses fruits (ananas, canne à sucre, orange, bananes, noix de coco, etc.). Après cela, on repars en jeep vers un endroit où on peut faire de l’équitation. Ça fait parti du forfait. Comme mon chum est allergique aux cheveux mais qu’il voulait quand même faire l’excursion, il n’y a pas de problème on est allés s’asseoir dans une cabane avec un de nos guides et on a beaucoup parler et appris sur Cuba. Dans cette cabane on pouvait acheter de la bière, de l’eau, du jus. C’est aussi dans cette cabane qu’on a eu le repas du midi. Vive le riz! Soupe aux fèves noires avec du riz que l’on met dans la soupe, poulet rôti et riz blanc, et pouding au riz pour dessert. Hihi! On nous a dis que vu qu’on était un petit groupe c’était du poulet mais si on avait été plus de 15 personnes ça aurait été le fameux méchoui ou des hommes tournent le cochon au-dessus du feu. C’était quand même très bon! La cabane est très rustique et je vous jure il y a toute les mouches de la terre! Heureusement ce ne sont que des mouches donc pas de piqûres. Par la suite on remonte dans les jeeps et on se dirige vers la marina ou on a fait du jet-ski. C’est comme un sea-doo avec un moteur de chaloupe si on veut. C’était vraiment très bien. On suivait le guide qui nous faisait des vagues pour se tirer dedans. Une vraie journée d’homme! Je dois vous dire que le trajet en jeep se déroule sur des routes vraiment horribles et que ça brasse. Cœur sensibles s’abstenir. Ne pas s’habiller en blanc car toute la poussière remonte. On passe aussi parfois dans des trous de boue! Tout le long du trajet on se trouve dans des villages avec des maisons typiques, des gens, des enfants. Emmener des cadeaux si vous le pouvez et il seront vraiment très heureux. Ils nous disent tous bonjour lors de notre passage c’est vraiment touchant.
Alors voilà, finalement, j’ai adoré mon séjour c’était vraiment très bien. La seule chose c’est que de partir à ces dates, j’ai trouvé ça moins bien, car le soleil dure moins longtemps. Sinon pour l’hôtel je n’ai rien à redire à part qu’il y a trop d’arbres!! Mais c’est le « style » du site, une réserve naturelle. Sinon, tout était parfait. Ce que j’aurais à dire c’est pour les jeunes dans la vingtaine qui se pose la question à savoir si c’est pour eux ou pas, allez-y. C’est un endroit où il y a beaucoup de famille et des couples dans la quarantaine mais moi je suis très contente d’avoir choisi cet hôtel. L’animation est tripante et on peut sortir se promener en scooter et visiter tout est très près et c’est vraiment bien. La nourriture est bonne, la meilleure de tous les hôtel d’Holguin il paraît alors j’imagine pas les autres hôtels hihi! Alors je recommande l’hôtel à tout le monde et surtout, ne vous empêchez pas à cause des marches. La navette est vraiment efficace et le site est superbe à voir!
VOL : Nous sommes partis de Québec en direction de Dorval, en voiture, le 16 décembre à 4h AM avec un ciel bien dégagé et aucune neige à l’horizon. Notre vol quittait à 11h25 donc nous avions amplement le temps. Rendus dans le coin de Boucherville, nous voilà en pleine tempête! Arrêtés des 30-45 minutes sans bouger complètement immobilisés. Après 7h30 de route dans la tempête, nous étions certain d’avoir manqué le vol. Bien découragé nous décidons quand même se rendre à l’aéroport. À notre arrivée, il était 12h20. Nous laissons la voiture au VALET PARK se disant que nous n’avions pas le temps d’attendre la navette de stationnement. Nous nous dirigeons à la course vers le comptoir d’Air Transat avec encore un peu d’espoir. Et, la petite dame au comptoir nous dit que le vol était retardé d’une heure. MIRACLE! Nous avons une bonne étoile. Toute l’avant midi je téléphonais au 10 minutes à Air Transat, à l’aéroport et à l’agence de voyage (VAR) et tous me disait que le vol partait à l’heure et qu’on ne pouvait prévoir de réserver sur un autre vol tant que nous n’avions pas manqué celui-ci. Alors finalement, l’embarquement s’est fait ±2 heures en retard soit à vers 14h mais s’est très bien déroulé. Nous n’avons aucunement senti les vents de la tempête lors du décollage jusqu’au passage au-dessus des nuages.
ACCEUIL : Nous sommes arrivés à l’aéroport vers 20h30. Le passage aux douanes et la prise de bagages s’est fait très rapidement. Il ne faisait pas trop chaud dans l’aéroport et nous étions vraiment très bien à l’extérieur. Nous avons quasiment baiser le sol tellement nous étions certain de ne pas être à Cuba ce soir là! Il y avait plusieurs autobus qui attendait les vacanciers. Des agents de tous les tours opérateurs étaient à la sortie de l’aéroport et nous indiquaient quel était notre autobus. À l’entrée de l’autobus se trouve une dame qui nous remet un dépliant nous expliquant les généralités de Cuba sur lequel est inscrit le nom de l’hôtel, le nom de notre représentante et l’heure à laquelle sera la réunion le lendemain matin. Le temps de prendre une petite bière (parfois 1, 20 pesos conv. ou parfois 1, 40 pesos conv.) et nous partons en direction de l’hôtel. Dans notre autobus il y avait des gens qui se rendait au Playa Pesquero et au Playa Costa Verde. Nous étions donc le premier arrêt. Avant de partir, une dame nous explique le dépliant, de l’heure des rencontres avec les représentants, que le trajet sera d’une heure et quelques petites généralités. Elle nous informe aussi si il y a un restaurant 24h à l’hôtel, car notre arrivée sera tardive. Finalement le trajet a pris un peu moins d’une heure sur les routes de Cuba sur lesquelles nous croisons bicyclettes et piétons. Nous arrivons à l’hôtel vers 22h-22h30. Nous étions 2 couples et une petite famille à descendre au Turquesa. Nous n’avions pas de petit cocktail et c’était le dernier de nos soucis. Nous nous dirigeons vers notre chambre sans utiliser la petite voiturette et nous descendons les fameuses marches. Pas si pire! :) Après avoir changer de vêtements nous allons manger et boire un petit quelque chose au casse-croûte 24h et ensuite, dodo!
CHAMBRE : La chambre était très propre et grande. Nous avions l’habitation #445. Nous étions près de la piscine comme je l’avais demandé mais j’aurais aimé être encore plus près. Il y a un grand garde-robe avec au milieu une étagère avec tablettes pour ranger nos vêtements. De chaque côté il y a des supports pour étendre le linge. Nous étions 2 et nous avions suffisamment de supports. On y trouve aussi le coffre-fort digital et 3 grosses couvertures. La salle de bain était aussi quand même grande. Il y avait un grand lavabo avec un grand miroir, un sèche cheveux et 2 verres qui n’ont jamais été remplacés… La toilette est séparée d’une porte et même principe pour la douche. Quelqu’un peut donc se brosser les dents et un autre aller au petit coin en toute intimité. Il y a seulement une douche et pas de bain. Pour ceux qui partent en famille je ne sais pas si il y a des chambres avec bain pour les enfants mais je trouverais ça étrange. La chambre comprend 2 lits un peu plus grand qu’un lit simple, 2 tables de chevets, plusieurs lumières, une télévision/radio, un mini-frigo, un petit bureau, un troisième lit et un balcon. Nous, nous collions les lits qui sont à peine décollés. L’air climatisé fonctionnait très bien et la télévision avait plusieurs postes. Le balcon… donnait une vue sur une clôture et des arbres! Très très près. Tellement qu’on est pas sorti de la semaine pour ne pas se faire piquer. Autre petit point négatif, la porte d’entrée n’avait pas de caoutchouc dans le bas pour éviter que les petites bibittes entre. Nous n’en avons pas eu mais pour ne pas prendre de chance nous mettions une serviette sous la porte chaque soir avant de se coucher. Le frigo contient deux coca, deux 7up, deux bières deux bouteilles d’eau et une bouteille d’eau pétillante. La femme de chambre ne rempli pas le frigo mais on peut remplir les bouteilles au bar (sauf celui du lobby) ou en acheter à la boutique.
PISCINES : Les piscines sont vraiment magnifiques. Moi j’en ai compté 5 car il y en a une qui sert en fait de fontaine. Il n’y a pas de chaise et elle est clôturée. Si on la compte, ça fait 6! Il y a les 2 premières, en haut, qui sont très tranquilles. La troisième qui est très animée car les activités s’y font principalement. Et les 2 dernières qui sont celles avec l’aqua bar. Il y a aussi de l’animation dès 15h et de la musique pratiquement toute la journée. Les piscines sont toutes très propres et nettoyées tous les matins. À part aux deux premières piscines, on retrouve à chacune des endroits pour être à l’ombre. Pour ceux qui comme nous font de la piscine, vous serez choyés et vous aurez l’embarras du choix. Quand le soleil est moins fort en bas, hop on monte!
PLAGE : La plage était à couper le souffle elle aussi. Ceux qui dise qu’elle contient des roches et des algues et bien ça a dû changer, car elle était très belle. Oui il y avait quelques petites roches en entrant dans l’eau mais après c’est fini. Rien à s’énerver. Mais bon chacun ses critères. Il n’y a pratiquement aucun palmier sur cette plage vu que c’est une végétation naturelle. L’eau est transparente et pas trop froide. Le sable quasiment blanc et quand même assez fin. C’était une très belle plage. On y retrouvait un petit bar (EL Bohio) et un petit resto à pizza. On peut aussi faire des activités aquatiques sans moteurs gratuitement. Nous avons choisi de faire du pédalo. Nous pouvions nous rendre jusqu’où une grosse vague frappait sur les récifs. C’était très beau à voir. Tout le long l’eau n’était pas profonde et on voyait les coraux et les diverses beauté de la mer en-dessous de nous.
RESTAURANTS : Il y a 2 buffets et 5 restaurants à la carte.
La Hacienda : C’est le buffet principal qui offre le déjeuner et le souper. Le déjeuner n’est pas vraiment varié il y tous les jours les mêmes choses. Œufs brouillés, omelettes, patates, bacon, saucisses, toasts, croissants, jus d’orange, fruits et desserts. Pour le souper on trouve des mets très variés et vraiment très bons, il y a un thème différent chaque soir. Je suis très difficile alors je mangeais classique mais mon chum a essayé beaucoup et il disait que tout était très bon sauf le calmar qu’on retrouve à tous les soirs. Il y a un service de pâtes qui est très bons et des viandes différents chaque soir. Des desserts succulents, des fruits, des salades, etc. Le buffet est très grands et il y a beaucoup de place. Des tables pour 2, des tables pour 8 ou plus. Tout est très bien pensé. Ce restaurant est ouvert sur les côtés ce que j’ai beaucoup aimé. Il n’y a pas d’air climatisé mais il ne fait jamais vraiment chaud. Si il pleut, il descende de grosses toiles. Le buffet donne une vue superbe sur les piscines.
El Bucanero : Il est le second restaurant buffet pour le déjeuner et le dîner et il est situé près de la palge. Nous n’y sommes jamais allés pour déjeuner (nous aurions peut-être dûs!). Mais pour le dîner, nous ne l’avons pas trouvé tellement gros et le choix n’était pas abondant. Je l’ai moins aimé mais ça dépanne. Par contre, comme tout le reste de l’hôtel, il est très beau! Le soird ès 18h30 il devient le restaurant Italien à-la-carte El Foresta. Nous ne l’avons pas essayé mais certains disaient que c’était le même genre de pâtes qu’au buffet.
Don Bartolo : Ce restaurant a de multiples fonctions. Premièrement, il est un bar, une casse-croûte et un à-la-carte. Le matin dès 5h30 il offre des déjeuner continentaux jusqu’à 9h30. À 10h il devient un snack bar jusqu’à 16h. de 16h à 18h c’est l’heure café/thé. De 18h30 à 21h30 il devient un restaurant à-la-carte le Grill Restaurant qui est vraiment excellent. Le service impeccable. Et finalement, de 23h à 5h30, il redevient un snack bar. On y trouve du poulet grillé, des salades, des hamburgers, etc. Mon chum a adoré le hamburger steak. Pour le bar, il est ouvert 24h avec ses serveurs tous aussi gentils les uns que les autres mais Giovanis plus particulièrement en lançant ses bouteilles et ses glaces dans les airs!
Restaurants à-la-carte : Nous avons seulement essayé le Grill (Don Bartolo) mais il y a aussi le Cubain (El Rincon Criollo), l’Italien (La Foresta), le Méditerranéen (El Bucanero) et l’Oriental (El Gong).Selon des gens qu’on a connu, l’oriental est excellent.
BARS : Il y a 6 bars. Il y a le bar du lobby qui est ouvert à partir de 16h30 jusqu’à 22h30. Le bar 24h au Bon Bartolo. Le bar de la piscine de 10h à 17h. Il y a un vraiment très petit bar sur la plage le El Bohio et un plus gros près du buffet El Bucanero sur la plage le El Mirador qui sont ouverts eux aussi de 10h à 17h. Les drinks sont vraiment trop bons. Pour moi qui ne boit pas d’alcool, les barmans m’ont fait des trucs tout simplement délicieux. Mon chum quant à lui a essayés tous les cocktails sur la carte et il a adoré le Crazy Canadian!
ANIMATION : J’avais très peur d’aller à cet hôtel, car j’avais entendu dire qu’il n’y avait pas d’animation. Et bien j’aurais eu tord d’annuler mon voyage. Nous n’avons jamais été aussi près des animateurs que lors de ce voyage. Ils parlaient tous français, en tout cas se débrouillaient. Il y a plusieurs activités tout au long de la journée et c’est vraiment tripant d’embarquer. Il sont tous très sympathiques. Les spectacles en soirées n’étaient pas les meilleurs que j’ai vu mais j’ai quand même bien aimé. Je n’ai pas trop compris par contre certains soirs où on annonçait un show mexicain et que finalement c’était l’élection de miss bikini?!?! Mais c’était bien comique quand même! Et si il y en a qui se le demande, comme moi, oui il y a une danse du club! :) Alors vraiment ceux qui disent qu’il n’y a pas d’animation je ne sais pas comment vous avez fait car il y en a partout c’est difficile de ne pas les voir ou les entendre… Alors n’hésitez pas. Il y a sûrement des endroits où il y a plus d’animation qu’à cet hôtel mais ce n’était quand même pas ennuyant.
SERVICE : Le service était impeccable. Tous les employés sont courtois, polis et extrêmement gentils et sociables. C’était un pur plaisir d’être servis par eux. Jamais d’attente et toujours un bon service. Franchement c’est le point fort de cet hôtel.
HÔTEL : L’hôtel a une architecture vraiment magnifique. C’est un hôtel âgé de seulement 3 ans et ça paraît. Tout est très propre et encore bien beau. C’est un site qui est très grand. Il comprend des bungalows d’une ou deux étages. Donc des chambres en bas et en haut pour ceux qui veulent être au deuxième étage. Certaines chambres sont près de la piscine, d’autres de la plage, d’autre du lobby et d’autres, de rien! Il y a une navette qui nous emmène si jamais on ne veut pas utiliser les marches. Elles vont vites un mais elle sont très efficace. On n’attend pas des heures avant qu’elle arrive. Il y en a toujours une au lobby. Il y aussi la section Allegro que j’ai vu en navette mais je n’ai pas vu les habitation. Ça semblait un peu retiré mais pas plus que ceux qui ont des chambres un peu éloignées.
REPRÉSENTANTE : Notre représentante s’appelait Mélanie et elle était vraiment gentille. Elle nous a bien informé sur tout.
ACTIVITÉS : On a bien sûr fait du scooter 2 fois pour aller au marché aux puces de Guardalavaca. C’est à environ 25 minutes de l’hôtel et ça vaut la peine. C’est pas trop cher et rendu l-bas il y a une dame qui surveille le scooter et le deuxième casque si vous en avez un pour seulement 2 pesos conv. Le marché aux puces est près des hôtels de Guardalavaca alors on a profitez pour visiter un peu! On est aussi allez voir les autres hôtels d’Holguin (Pesquero, Playa Costa Verde et Blau Costa Verde) qui sont très bien aussi. Si nous avions à y retourner, nous essaierons le Playa Costa Verde.
Aussi, nous avons fait l’excursion en jeep, à 79 pesos convertibles/personne, dont je me rappelle plus le nom. On paraît à 8h30 le matin et nous nous dirigions vers une fabrique de cigares. C’était vraiment intéressant de voir comment tout cela fonctionne. Cette fabrique se trouvait dans un quartier cubain et il nous on laissé le temps de prendre quelques photos. Il y avait une pharmacie, des maisons, le médecin, un bar, etc. Ensuite, on s’est rendu chez un fermier. On a pu visiter sa maison, sa ferme et sa plantation de canne à sucre. Ce fermier était chanceux, car il avait l’électricité!! Il nous a ensuite fait dégusté le thé. Par la suite, on a suivi le fermier, toujours en jeep, à un endroit où il nous a fait dégusté ses fruits (ananas, canne à sucre, orange, bananes, noix de coco, etc.). Après cela, on repars en jeep vers un endroit où on peut faire de l’équitation. Ça fait parti du forfait. Comme mon chum est allergique aux cheveux mais qu’il voulait quand même faire l’excursion, il n’y a pas de problème on est allés s’asseoir dans une cabane avec un de nos guides et on a beaucoup parler et appris sur Cuba. Dans cette cabane on pouvait acheter de la bière, de l’eau, du jus. C’est aussi dans cette cabane qu’on a eu le repas du midi. Vive le riz! Soupe aux fèves noires avec du riz que l’on met dans la soupe, poulet rôti et riz blanc, et pouding au riz pour dessert. Hihi! On nous a dis que vu qu’on était un petit groupe c’était du poulet mais si on avait été plus de 15 personnes ça aurait été le fameux méchoui ou des hommes tournent le cochon au-dessus du feu. C’était quand même très bon! La cabane est très rustique et je vous jure il y a toute les mouches de la terre! Heureusement ce ne sont que des mouches donc pas de piqûres. Par la suite on remonte dans les jeeps et on se dirige vers la marina ou on a fait du jet-ski. C’est comme un sea-doo avec un moteur de chaloupe si on veut. C’était vraiment très bien. On suivait le guide qui nous faisait des vagues pour se tirer dedans. Une vraie journée d’homme! Je dois vous dire que le trajet en jeep se déroule sur des routes vraiment horribles et que ça brasse. Cœur sensibles s’abstenir. Ne pas s’habiller en blanc car toute la poussière remonte. On passe aussi parfois dans des trous de boue! Tout le long du trajet on se trouve dans des villages avec des maisons typiques, des gens, des enfants. Emmener des cadeaux si vous le pouvez et il seront vraiment très heureux. Ils nous disent tous bonjour lors de notre passage c’est vraiment touchant.
Alors voilà, finalement, j’ai adoré mon séjour c’était vraiment très bien. La seule chose c’est que de partir à ces dates, j’ai trouvé ça moins bien, car le soleil dure moins longtemps. Sinon pour l’hôtel je n’ai rien à redire à part qu’il y a trop d’arbres!! Mais c’est le « style » du site, une réserve naturelle. Sinon, tout était parfait. Ce que j’aurais à dire c’est pour les jeunes dans la vingtaine qui se pose la question à savoir si c’est pour eux ou pas, allez-y. C’est un endroit où il y a beaucoup de famille et des couples dans la quarantaine mais moi je suis très contente d’avoir choisi cet hôtel. L’animation est tripante et on peut sortir se promener en scooter et visiter tout est très près et c’est vraiment bien. La nourriture est bonne, la meilleure de tous les hôtel d’Holguin il paraît alors j’imagine pas les autres hôtels hihi! Alors je recommande l’hôtel à tout le monde et surtout, ne vous empêchez pas à cause des marches. La navette est vraiment efficace et le site est superbe à voir!
Le bêtisier des voyageurs English translation pending
Je n'ai pas l'impression que cette discussion ait déjà eu lieu ici. On se moque facilement des autres, voyageurs ou non, mais on oublie souvent de raconter les petites mésaventures, cocasses ou ridicules, dont on est à la fois l'auteur et la victime. Voyons voir sir les vfistes sont capables d'auto-dérision, et oseront raconter leurs erreurs ou bévues.
Je commence avec deux petites histoires toutes récentes. Je suis particulièrement fier de la deuxième. 🙂
Hier matin, dans mon hôtel à Dubai, après une longue journée de travail et un vol de nuit Shanghai-Dubai, je savoure enfin une douche bien méritée, et entreprends de me raser. Damned! Je fouille ma valise de fond en comble mais il faut me rendre à l'évidence: j'ai oublié mon rasoir à la maison, et suis bon pour m'en acheter un autre en catastrophe. Il n'est que 6 heures du matin, et il faudra patienter avant l'ouverture des magasins. Je finis donc par m'acheter un petit rasoir électrique, pas cher, pour me dépanner pendant deux semaines.
Et voilà qu'arrivé à Nice, je cherche un truc au fond de ma valise, et... tombe sur le rasoir que j'étais persuadé d'avoir oublié.
Ce matin donc, je devais attrapper un vol Dubai-Nice à 7h30 du matin, et avais mis mon réveil à sonner à 4h45, en demandant à la réception de l'hôtel de m'appeler à la même heure. Il fallait en prendre des précautions, car avec toute la fatigue accumulée, il était évident que mon sommeil serait de plomb. Je me suis pourtant réveillé au milieu de la nuit et ai tranquillement regardé l'heure sur mon téléphone portable: 6h23. Nom di diou!!! Ce n'était pas le milieu de la nuit! 67 minutes pour m'habiller, boucler ma valise, prendre un taxi, aller à l'aérport et faire toutes les formalités? Impossible n'étant pas français, j'ai voulu tenter le coup sans trop y croire. En trois minutes j'ai eu le temps de boucler les deux premières étapes, tout en me passant en tête les pires scenarios catastrophes sur mes vacances déjà amputées car j'aurais forcément loupé mon avion. Quel con mais quel con! Comment ai-je pu me piéger de manière aussi stupide? Et ces imbéciles de la réception? Pourquoi ne m'ont-ils pas téléphoné? J'étais plein d'idées noires en ouvrant la porte de ma chambre, valise à la main. Je regarde ma montre avec inquiétude: 2h26 du matin. Hein, quoi? Mais oui bien sûr! Mon téléphone portable était encore à l'heure shanghaienne et je n'étais donc pas du tout à la bourre. Je me suis vraiment trouvé particulièrement ridicule sur ce coup, mais j'ai quand même évité le pire, car si j'avais fait un scandale à la réception, pour sûr que je n'aurais jamais osé remettre les pieds à Dubai de ma vie. 😎
Je commence avec deux petites histoires toutes récentes. Je suis particulièrement fier de la deuxième. 🙂
Hier matin, dans mon hôtel à Dubai, après une longue journée de travail et un vol de nuit Shanghai-Dubai, je savoure enfin une douche bien méritée, et entreprends de me raser. Damned! Je fouille ma valise de fond en comble mais il faut me rendre à l'évidence: j'ai oublié mon rasoir à la maison, et suis bon pour m'en acheter un autre en catastrophe. Il n'est que 6 heures du matin, et il faudra patienter avant l'ouverture des magasins. Je finis donc par m'acheter un petit rasoir électrique, pas cher, pour me dépanner pendant deux semaines.
Et voilà qu'arrivé à Nice, je cherche un truc au fond de ma valise, et... tombe sur le rasoir que j'étais persuadé d'avoir oublié.
Ce matin donc, je devais attrapper un vol Dubai-Nice à 7h30 du matin, et avais mis mon réveil à sonner à 4h45, en demandant à la réception de l'hôtel de m'appeler à la même heure. Il fallait en prendre des précautions, car avec toute la fatigue accumulée, il était évident que mon sommeil serait de plomb. Je me suis pourtant réveillé au milieu de la nuit et ai tranquillement regardé l'heure sur mon téléphone portable: 6h23. Nom di diou!!! Ce n'était pas le milieu de la nuit! 67 minutes pour m'habiller, boucler ma valise, prendre un taxi, aller à l'aérport et faire toutes les formalités? Impossible n'étant pas français, j'ai voulu tenter le coup sans trop y croire. En trois minutes j'ai eu le temps de boucler les deux premières étapes, tout en me passant en tête les pires scenarios catastrophes sur mes vacances déjà amputées car j'aurais forcément loupé mon avion. Quel con mais quel con! Comment ai-je pu me piéger de manière aussi stupide? Et ces imbéciles de la réception? Pourquoi ne m'ont-ils pas téléphoné? J'étais plein d'idées noires en ouvrant la porte de ma chambre, valise à la main. Je regarde ma montre avec inquiétude: 2h26 du matin. Hein, quoi? Mais oui bien sûr! Mon téléphone portable était encore à l'heure shanghaienne et je n'étais donc pas du tout à la bourre. Je me suis vraiment trouvé particulièrement ridicule sur ce coup, mais j'ai quand même évité le pire, car si j'avais fait un scandale à la réception, pour sûr que je n'aurais jamais osé remettre les pieds à Dubai de ma vie. 😎
Mais où as tu pris ton avatar? English translation pending
Dans la même série que le post lancé par Ukrainski "Mais que signifie ton Pseudo?" je me demandais pourquoi vous aviez choisi de mettre cette photo, ce Gif animé ou ce dessin plutôt qu'un autre en Avatar.
Que représente t'il pour vous, si c'est une photo de voyage de quel pays...Bref la curiosité est un vilain défault mais je vous assure je n'ai que celui là!😇😉
Pour certains c'est assez facile, Simba aime bien les fauves, pour Zabinouk je dirais (dis moi si je me trompe😄) qu'elle aime les gros néléphants, et pour Vilcanota que c'est la Laguna Cascana à 4850 Mètres d'altitudes. (Eh oui, je sais je suis fort en géo...😄)
Et pour la peine je commence, c'est une photo de moi (ou plutôt de mon ombre) prise dans le désert du Wadi Rum en Jordanie. Je pense que cette image représente bien une personne mais que l'on ne discerne pas tout à fait. Exactement de la même manière que ces rencontres virtuelles sur le net. On connait les gens sans trop savoir qui ils sont vraiments.
J'attends avec impatience toutes vos explications...
Martin.
Que représente t'il pour vous, si c'est une photo de voyage de quel pays...Bref la curiosité est un vilain défault mais je vous assure je n'ai que celui là!😇😉
Pour certains c'est assez facile, Simba aime bien les fauves, pour Zabinouk je dirais (dis moi si je me trompe😄) qu'elle aime les gros néléphants, et pour Vilcanota que c'est la Laguna Cascana à 4850 Mètres d'altitudes. (Eh oui, je sais je suis fort en géo...😄)
Et pour la peine je commence, c'est une photo de moi (ou plutôt de mon ombre) prise dans le désert du Wadi Rum en Jordanie. Je pense que cette image représente bien une personne mais que l'on ne discerne pas tout à fait. Exactement de la même manière que ces rencontres virtuelles sur le net. On connait les gens sans trop savoir qui ils sont vraiments.
J'attends avec impatience toutes vos explications...
Martin.
Isabelle et Haïtham font un tour English translation pending
Aulnay sous bois, 93, France
Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"
Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"
Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"
Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.
Février 2004 : Isabelle accouche du projet.
A suivre...
Novembre 2003: Haïtham : "partons en Chine cet été, mais il nous faut au moins deux mois" Isabelle : "Allons chercher le savoir jusqu'en Chine, mon Amour, je te suis, il faut s'arranger avec Josette"
Josette, Directrice du Centre Social ou Isabelle et Haitham sont animateurs : " mljmlkfdkgmldfkg dmgkdfgkekmlkml dmkdmfgkdmfgkmkg dmfgkdfmgkrkmk dmgkdfmgkdfmlgk dmglkdgkdgkfdkgmlfdg dmfgkdmgkmdf, bref, Si vous vous absentez deux mois, avec ou sans solde on vous remplacera et vous serez virez"
Décembre 2003: Isabelle : "démissionons et voyageons, c'est une prison la banlieue" Haitham : "comme ca on sera libre, hors du temps et des frontieres, à la mer ou a la montagne, En Chine ou en Afrique, En Inde ou en Argentine..." Isabelle : "d'accord, mais faisons un projet ou du bénévolat dans une association, sinon j'ai peur d'avoir peur"
Janvier 2004 : Isabelle s'occupe du projet et des choses abstraites. Comment donner un sens a un voyage qui se veut sans structure, comment etre utile en étant libre comme un oiseau, nous qui ne savons même pas ou nous allons ? Haitham s'occupe de l'itiniriaire et des choses concrétes. Son sac et déjà pret, notre dépard est prévu pour janvier 2005.
Février 2004 : Isabelle accouche du projet.
A suivre...
A faire dans la vie English translation pending
C'est un texte que j'avais ecrit dans les carnets de voyage mais en fait il a plus sa place ici. Sur les choses a voir ou a vivre dans la vie.
Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste.
Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Voilá 2 ans de voyages et la vie est toujours une aventure, et parfois j'aimerais bien me caler devant un star wars avec ma femme qui me caresse les cheveux, en buvant un bon chocolat, tout ca dans un bon canape bien au chaud. Au lieu de ca, je me retrouve dans des chambres impersonnelles et gelées, a prendre des douches froides, a jamais dormir dans la meme chambre, a plus avoir aucune affaires personnelles et á attrapper des grippes intestinales ou a dormir dans des bus qui roulent sur des routes sans asphalte dans une atmosphere moite ou gelée, avec pour voisin ou voisine, une grosse mama peruvienne avec six couches de robe, qui transporte des poules et un cochon de laie qui me renifle les doigts de pieds toute la nuit, ou bien un Tamul habillé d'une tunique et un enorme turban sur la tete qui ronfle toute la nuit dans des cars ou ya pas de toilette, pas de peau d'echappement, qui creve un pneu en plein milieu de la jungle, a me faire triturer les doigts de pieds par des fourmis, qui ont des crocs aussi gros que leur corps et qui lachent jamais leur proies, a me faire attaquer par les thermites, a manger avec les pauvres dans les marchés, a me faire voler toutes mes affaires et a me retrouver en pyjama a l'autre bout du monde avec en main seulement mon passport et ma carte bleue, a pleurer sur les horreurs de la globalization qui est un poison pour tous les autres pays autres que le notre, a me rendre compte que ca va pas durer comme ca encore longtemps, car les civilizations, c'est comme les hommes, ca s'essouflent à un moment, ... a jongler entre les tremblements de terre et les tsunamis, a reconstruire des villages detruits, a danser toute la nuit chez des gens venus du monde entier, jusqu'a partir en trance et ouvrir mon esprit aux visions du monde, a faire des ceremonies chamaniques dans la vallee sacree a 4000m au milieu des etoiles ou dans la jungle, a revivre des moments de vies passées, a faire des seances de yoga trantrique avec des filles sur de la musique indienne dans un tourbillon d'amour et d'energie sensuelle, a dormir dehors sous les etoiles, a marcher pieds nus, jusqu'a plus etre habitué aux chaussures et a avoir les pieds élargis par la liberté, a nager avec les dauphins dans l'ocean indien, a vivre 15 jours dans un monastere boudhiste dans la jungle thailandaise, et a faire de la meditation de 4heures du mat jusqu'a 9 heures du soir, sans parler durant les 15 jours, a rencontrer des cobras, des mygales, des scorpions et des milles pattes de 20 centimetres qui peuvent te rentrer sous la peau pour aller y vivre, a faire de la plongee dans les eaux turquoises des iles tropicales, a me choper des crises de foie dans les restos argentins en bouffant toutes les viandes possibles, a vivre avec un paysan argentin, un pistolet a la ceinture et un businessman hollandais recemment convertit en apprenti guerisseur dans la pampa du sud, a faire la fete a Buenos Aires avec les argentines, a vivre avec des argentins dans le delta du Tigre ou les routes sont remplacees par les eaux, a aller voir des chutes d'eau paradisiaques, boire les meilleurs jus de fruit du monde au Bresil, me retrouver dans des villes de traficants de drogues et de tout et n'importe quoi au Paraguay, a traverser des deserts au Chili, a traverser trop de frontieres pour m'en rappeller, , a rencontrer des sages de montagnes, des maitres en medecine, un sorcier russe, des tibetains acupuncteur, des maitres en Shiatzu, a etre obligé de bouffer dans les fast food de Singapour, a traverser l'Australie en 4 jours, a me faire chier a attendre mon avion en Nouvelles Zelande, a dormir des dizaines de nuit dans les bus, dans les gares ou les aeroports, a depenser mon argent n'importe comment, a rencontrer des gens de tout horizons, de toutes croyances, de toutes spiritualité, des filles de toutes nationalités...et tout le reste.
Alors maintenant j'ai envie d'apprendre a cuisiner et d'etre content tous les jours de faire la popote, pendant que ma femme remplies les factures et les papiers que jamais je ne comprendrais, remplir le róle que je dois jouer ici, a etre content d'enculer le systeme, a aider les autres a vivre mieux et a leur devoiler leurs zones sombres, les aider a aller de l'avant et a accomplir ce pourquoi ils sont faits, a danser sur le bruit du monde, a faire des seances de yoga sur des musiques mystiques, a cultiver un petit jardin, un potager, des plantes medicinales et des fleurs et des arbres, a etre tranquille pour becher la terre du jardin, a entendre le telephone sonner ou la sonnerie de la maison, a inviter des amis a manger ou prendre un verre, a dormir dans un grand lit chaud avec une femme bien douce qui sait faire les massages et qui a l'esprit élargie a l'infini, a aller voir les derniers films au cinema, a arréter de me prendre pour un chevalier Jedi, a pas regarder les actualités pour pas etre au courant des mauvaises nouvelles qui font peur et qui inconsciemment influe notre systeme nerveux, notre facon de vivre, nos habitudes, nos croyances, nos certitudes sur ce qui est la réalité, ou ce qu'on croit etre la réalité, mais qui est juste ce qu'on a envie qu'on croit, et qui amplifie notre peur de tout, a pas fumer de cigarettes, a pas me deplacer en voiture, a pas vivre a Paris, a pas vivre avec les gens qui sont obligés de regarder les autres vivre pour savoir comment vivre leur propre vie, mais avec ceux qui se laissent vivre et porter tranquillement, en vivant toujours activement et pas en attendant le rien du tout ou la fin de la vie, a continuer a me demander pourquoi on vit, a chercher un moyen de voyager sans mon corps, a preférer vivre les films que de les regarder, a toujours essayer de percer les mystéres de notre Terre et de la vie, a comprendre que comme tout le monde je ne vais nulle part dans un monde incomprehensible ou les gens confondent le Monde avec ce que les gens font, oú les gens apportent plus d'importance a developper des boucliers pour se sentir en securité que de comprendre ce qu'ils font ici, a voir les gens s'ennuyer parcequ'ils croient avoir epuiser tout ce que le Monde peut offrir mais qui ont en fait juste epuisé ce que les gens font, a sourire comme reponse a la souffrance de la vie, a voir les vieux mourir, les oncles, les tantes, les parents, les amis, ma femme et puis moi meme nous eteindre inexorablement avec un sourire d'impuissance face au mystere de cette vie...puis a m'en aller dans le monde des esprits et plus jamais retourner sur cette Terre...
Faut-il aller en Inde? English translation pending
je suis allé quelques instants sur le sur mIRC sur le channel india et j'ai parlé à une fille de Delhi qui n'a pas cessé de me décourager d'aller en inde, que c'est mauvais pour le peuple, etc... Q'en penser vous? Le peuple nos acceptent parce qu'on amène de l'argent, uniquement? Eli svp répond moi !!
La jungle en Malaisie English translation pending
Bonjour !
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
je me pose pas mal de question sur les parcours en jungle en Malaisie .. y'a t-il des risques ? faut-il se vacciner ? y'a t il des choses à voir ou non ? sachant que les sansgues me rebutent et que je préfère en voir un maximum mais sans me payer les piqures de guepes ou de moustiques... :)))
est ce que çà vaut le coup de faire un trek ou une journée seulement ds la jungle ? dans quelle jungle aller ? (bornéo ?! )
Merci pour vos récits aventureux et vos conseils :)
@+
En quête du Golden Gate English translation pending
Cher Lecteur,
Avant de finalement atteindre mon but ultime, voici les etapes de mon parcours :
1) VENICE BEACH - LOS ANGELES
Samedi 06 aout 2005 :
Me voila repartie pour de nouvelles aventures : leve 6h pour attraper le bus de 7H qui va jusqu'a l'aeroport. L'avionn doit decoller a 13h15 mais on prend 45mn de retard. Heureusement, mon transit a Roissy est tres bien ce qui fait que j arrive la bas serainement.
A la douane a Roissy, qui je vois pas derriere moi....l'actrice Julie Delpie, et figurez vous qu'on prend le meme vol pour Los Angeles. Mieux encore elle se retrouve derriere moi a 2 rangs a peine et nous meme fait une petite crise de panique au decollage !! A cote de moi, un couple americain qui l'avait reconnue du fait d'un article qu'on pouvait trouver a bord dans le magazine d'Air France, un truc de fou ! 🤪
Bref, l'arrivee a l'aeroport de LA, je crains d'attendre des lustres le passage a la douane...et bien non c'est passe comme une lettre a la poste...super rapide 15mn top chrono avec un douanier joyeux et a qui je plaisais visiblement puisqu'il m'a propose d aller boire un verre ! je me croyai dans la 4eme dimension. Un truc pareil ca m'etais jamais arrive auparavant car d'habitude a la douane les douaniers sont hyper froid et strict.
Revenons aux choses serieuses, nouveaute pour moi : on me prend l'empreinte des 2 index + une photo. Je sors donc de l'aeroport ravie de cette petite experience sympa et me sens revivre, apres ce long trajet, a la vue de la fameuse tour de controle en forme de...bah de quoi d ailleurs ? je sais meme pas ! d'araignee ?
Je prends une navette qui m'amene direct a l'hostel a Venice car j'ai qu'une seule envie, prendre une douche et faire deja un petit tour du fameux Ocean Front Walk.
Dans ma chambre d'ou l'on peut voir l'ocean pacifique, je rencontre Nathalie, une anglaise tres sympa de 22 ans qui est la depuis 5 semaines. Je fais un premier tour du Front walk seule et ensuite Nathalie me rejoind pour aller sur la plage ou se sont reunis des gens pour jouer de la musique et danser... c est commun a Venice pendant les week end et ca s appelle le "Drums Circle". C est ca Venice...bonne ambiance avec des gens de divers niveau social, qui se melangent pour partager un moment unique autour d'un tas d instruments et tout y est improvise. J'ai juste un peu de mal car en plein decallage horaire mais bon c'est pas grave, je suis enfin en vacances, et c'est ca l'essentiel 😏
Grace a Nathalie je fais la connaissance d'un Chilien Gustavo et d'un colombien Jorge. Je pouvais pas mieux terminer cette journee qu'en parlant un peu espagnol avec eux.
Dimanche 07 Aout :
Je me leve a 6h30 du mat car impossible de dormir plus ! J' en profite pour faire un peu de lecture et des qu'il est une heure raisonnable, continuer a explorer Venice et redecouvrir certains endroits que j ai connu en 1999. Une fois Nathalie prete je pars avec elle sur Santa Monica. On y va a pied car c'est une belle ballade d environ 3km je crois, a faire a pied a partir du Front Walk. Santa Monica est une ville tres agreable, tout y est beau, propre, nickel. On y reste une bonne partie de la journee. Il y a une belle zone pietonne, tres agreable a parcourir. Le retour se fera en Bus car la j' en peux plus, toujours a cause du decallage horaire.
Le soir on retourne au Drums circle ou la il y a beaucoup plus de monde que la veille. L ambiance y est exceptionnelle mais apperemment pas du gout de la police. En effet, des voitures de police ont entoure le groupe et mis les pleins phares, aveuglant ainsi la foule et les forcant a s en aller purement et simplement, il etait a peine 21H. Bizarre cette reaction, car la veille il n y avait eu aucune intervention de la police. Va comprendre...😐
Lundi 08 aout :
Nathalie part pour Toronto et moi je me retrouve seule dans la chambre. C est cool je la garde que pour moi. Aujourd'hui, j ai decide de faire de l'exercice et pour cela j'ai loue un velo. C est super cool, je vais jusqu'a Marina del Rey ou il y a un port. J en fait le tour puis revient sur Venice pour aller Santa Monica faire du shoping.
Avant de finalement atteindre mon but ultime, voici les etapes de mon parcours :
1) VENICE BEACH - LOS ANGELES
Samedi 06 aout 2005 :
Me voila repartie pour de nouvelles aventures : leve 6h pour attraper le bus de 7H qui va jusqu'a l'aeroport. L'avionn doit decoller a 13h15 mais on prend 45mn de retard. Heureusement, mon transit a Roissy est tres bien ce qui fait que j arrive la bas serainement.
A la douane a Roissy, qui je vois pas derriere moi....l'actrice Julie Delpie, et figurez vous qu'on prend le meme vol pour Los Angeles. Mieux encore elle se retrouve derriere moi a 2 rangs a peine et nous meme fait une petite crise de panique au decollage !! A cote de moi, un couple americain qui l'avait reconnue du fait d'un article qu'on pouvait trouver a bord dans le magazine d'Air France, un truc de fou ! 🤪
Bref, l'arrivee a l'aeroport de LA, je crains d'attendre des lustres le passage a la douane...et bien non c'est passe comme une lettre a la poste...super rapide 15mn top chrono avec un douanier joyeux et a qui je plaisais visiblement puisqu'il m'a propose d aller boire un verre ! je me croyai dans la 4eme dimension. Un truc pareil ca m'etais jamais arrive auparavant car d'habitude a la douane les douaniers sont hyper froid et strict.
Revenons aux choses serieuses, nouveaute pour moi : on me prend l'empreinte des 2 index + une photo. Je sors donc de l'aeroport ravie de cette petite experience sympa et me sens revivre, apres ce long trajet, a la vue de la fameuse tour de controle en forme de...bah de quoi d ailleurs ? je sais meme pas ! d'araignee ?
Je prends une navette qui m'amene direct a l'hostel a Venice car j'ai qu'une seule envie, prendre une douche et faire deja un petit tour du fameux Ocean Front Walk.
Dans ma chambre d'ou l'on peut voir l'ocean pacifique, je rencontre Nathalie, une anglaise tres sympa de 22 ans qui est la depuis 5 semaines. Je fais un premier tour du Front walk seule et ensuite Nathalie me rejoind pour aller sur la plage ou se sont reunis des gens pour jouer de la musique et danser... c est commun a Venice pendant les week end et ca s appelle le "Drums Circle". C est ca Venice...bonne ambiance avec des gens de divers niveau social, qui se melangent pour partager un moment unique autour d'un tas d instruments et tout y est improvise. J'ai juste un peu de mal car en plein decallage horaire mais bon c'est pas grave, je suis enfin en vacances, et c'est ca l'essentiel 😏
Grace a Nathalie je fais la connaissance d'un Chilien Gustavo et d'un colombien Jorge. Je pouvais pas mieux terminer cette journee qu'en parlant un peu espagnol avec eux.
Dimanche 07 Aout :
Je me leve a 6h30 du mat car impossible de dormir plus ! J' en profite pour faire un peu de lecture et des qu'il est une heure raisonnable, continuer a explorer Venice et redecouvrir certains endroits que j ai connu en 1999. Une fois Nathalie prete je pars avec elle sur Santa Monica. On y va a pied car c'est une belle ballade d environ 3km je crois, a faire a pied a partir du Front Walk. Santa Monica est une ville tres agreable, tout y est beau, propre, nickel. On y reste une bonne partie de la journee. Il y a une belle zone pietonne, tres agreable a parcourir. Le retour se fera en Bus car la j' en peux plus, toujours a cause du decallage horaire.
Le soir on retourne au Drums circle ou la il y a beaucoup plus de monde que la veille. L ambiance y est exceptionnelle mais apperemment pas du gout de la police. En effet, des voitures de police ont entoure le groupe et mis les pleins phares, aveuglant ainsi la foule et les forcant a s en aller purement et simplement, il etait a peine 21H. Bizarre cette reaction, car la veille il n y avait eu aucune intervention de la police. Va comprendre...😐
Lundi 08 aout :
Nathalie part pour Toronto et moi je me retrouve seule dans la chambre. C est cool je la garde que pour moi. Aujourd'hui, j ai decide de faire de l'exercice et pour cela j'ai loue un velo. C est super cool, je vais jusqu'a Marina del Rey ou il y a un port. J en fait le tour puis revient sur Venice pour aller Santa Monica faire du shoping.
Inde: vos conseils sur itinéraire de 3 semaines au Rajasthan English translation pending
Bonjour,
J'ai concocté un circuit sur lequel j'aimerais avoir vos avis... Forcément lié aux questions de temps de transport et temps et quantité de visites. Merci à vous !
Deedou-- 15 Août Delhi (Arrivée 7h20) NUIT
16 Août Delhi => Agra => Fatehpur Sikri => Delhi Train + Taxi Train NUIT pour Nawalgar
17 Août Nawalgar => Mandawa => Fatehpur (Shekawati) Taxi 1 NUIT
18 Août Shekawati => Deshnoke ( => Bikaner si besoin pause) Taxi 1 NUIT
19 Août (Bikaner) => Jaisalmer Taxi 1 NUIT
20 Août Jaisalmer Taxi si besoin NUIT
21 Août Jaisalmer NUIT
22 Août Jaisalmer Train NUIT pour Jodhpur
23 Août Jodhpur NUIT
24 Août Jodhpur => Ranakpur Taxi 2 NUIT
25 Août Ranakpur => Khumphalgarh => Udaipur Taxi 2 NUIT
26 Août Udaipur NUIT
27 Août Udaipur Train NUIT pour Jaipur
28 Août Jaipur Taxi si besoin NUIT
29 Août Jaipur NUIT
30 Août Jaipur =>Amber => Sariska Sanctuary Taxi 3 NUIT
31 Août Sariska Sanctuary => Delhi Taxi 3 NUIT
1er / 2 Sept. Delhi Départ 3 Sept.
J'ai concocté un circuit sur lequel j'aimerais avoir vos avis... Forcément lié aux questions de temps de transport et temps et quantité de visites. Merci à vous !
Deedou-- 15 Août Delhi (Arrivée 7h20) NUIT
16 Août Delhi => Agra => Fatehpur Sikri => Delhi Train + Taxi Train NUIT pour Nawalgar
17 Août Nawalgar => Mandawa => Fatehpur (Shekawati) Taxi 1 NUIT
18 Août Shekawati => Deshnoke ( => Bikaner si besoin pause) Taxi 1 NUIT
19 Août (Bikaner) => Jaisalmer Taxi 1 NUIT
20 Août Jaisalmer Taxi si besoin NUIT
21 Août Jaisalmer NUIT
22 Août Jaisalmer Train NUIT pour Jodhpur
23 Août Jodhpur NUIT
24 Août Jodhpur => Ranakpur Taxi 2 NUIT
25 Août Ranakpur => Khumphalgarh => Udaipur Taxi 2 NUIT
26 Août Udaipur NUIT
27 Août Udaipur Train NUIT pour Jaipur
28 Août Jaipur Taxi si besoin NUIT
29 Août Jaipur NUIT
30 Août Jaipur =>Amber => Sariska Sanctuary Taxi 3 NUIT
31 Août Sariska Sanctuary => Delhi Taxi 3 NUIT
1er / 2 Sept. Delhi Départ 3 Sept.
Complainte d'un québécois à Paris English translation pending
Complainte d'un québécois a paris
Le 29 juillet : Nous venons darriver à Paris ma femme et moi pour des vacances dun mois dans la ville lumière. Cest très beau ici. Tout respire la culture et lhistoire. Il y a de lanimation partout et jai bien hâte de voir des accordéonistes ou des orgues de barbarie ainsi que les Parisiens dans leur quotidien
Le 30 juillet : Paris est la plus belle ville du monde. Les monuments sont majestueux et les musées nous dévoilent des richesses à couper le souffle. Nous sommes allés nous promener dans le métro et nous avons vu des sans abris (ils appellent ça des SDF) déambuler dun wagon à lautre en récitant un poême ou une chanson en échange dun peu dargent. Cest sympathique et cest avec plaisir que je leur ai glissé un ou deux Euros. Le temps est beau et chaud et cest le pied (expression française qui veut dire quon est bien et que tout est parfait). . Paris respire la joie et jy vivrais à lannée. Jadore!
Le 31 juillet: Les vacances du mois daoût commencent bientôt pour les parisiens qui quitteront la ville en grand nombre. Je ne peux pas croire quon puisse quitter une si belle ville pour aller sétendre sur une plage. On a tout ici : des restos, des musées, des monuments, des statues, etc. Jaime vraiment Paris (sauf en ce qui concerne la climatisation qui est absente presque partout. Mais il est vrai que culture et chaleur vont un peu de paire).
Le 1er août: Il a fait un temps magnifique aujourdhui, malgré la chaleur qui ne descend pas. Du balcon de notre hôtel nous apercevons la tour Eiffel et nous en avons des frissons. Nous avons déambulé toute la journée dans des quartiers sympathiques et nous nous sommes arrêtés à quelques terrasses pour boire un verre. On a super bien mangé dans les restos. Quelle belle ville civilisée. Ici ils savent vivre. Cest magnifique
Le 2 août : Encore une belle journée très chaude et humide. Cest merveilleux. Au Trocaderro on se croirait en Afrique avec tous ces gens qui nous vendent de très beaux produits de leur pays. Les parisiens sont bien gentils daccueillir ces gens qui nous font partager leur culture. Les parisiens sont sympas. De bons vivants qui klaxonnent et gueulent leur joie pour nous saluer sur la rue, malgré le rythme trépidant de la ville.
Le 2 août : Encore très chaud aujourdhui. Jai été un peu embêté hier parce quil y avait une grève des employés de la RATP. Marcher dans Paris cest très beau, mais javoue que je suis un peu épuisé de marcher par cette chaleur. putain de canicule comme disent si typiquement les parisiens. putain est un genre de sacre français de partout au pays et ayant une tradition libertine très impregnée. Les parisiens semblent lutiliser assez souvent à cause du quartier Pigale peut-être À éviter quand même car il sagit dune expression vulgaire me disent les gens dici. Je crois que le rythme de la ville amène les Parisiens à utiliser ce sacre plutôt que des expression plus longue à prononcer
Le 3 août : Il fait encore un criss de temps chaud aujourdhui. Tu ne me croiras pas mais jai des ampoules aux pieds à force de marcher dans Paris pis sans air climatisé pour se rafraichir dans les musées. Jai dabord cru quil ny avait pas de climatisation par souci déconomie délectricité mais je crois que cest parce que les français sont des putains de conards. est une expression parfois employée par les gens de Paris pour désigner les gens avec qui ils ont des conflits ou qu'ils n'aiment carrément pas.
Le 4 août :putain de bordel de canicule, comme ils disent parfois ici Il fait encore une chaleur de...aujourdhui. ... est un autre sacre typiquement parisien qui vient de la propension quont ces derniers à ne pas se laver souvent. Du temps ensoleillé et chaud cest bien beau, mais nempêche que si jamais je pogne le con de merdeux qui a décidé quil y aurait une grève de la RATP, je vais aller niquer sa mère! Autre expression française typique, mais je commence à men contrecrisser des ostis dexpression de françâs!!! Je ne comprends pas pourquoi ils ne mettent pas plus dair climatisé (ils disent " clim ", ces niaiseux dfrançais !) dans les bâtiments pour quon ait moins chaud!
Le 5 août : Ça pas dallure, mais il fait un putain de 40 degrés aujourdhui!!!! Et ce soir, on crève à se traîner par terre! Ça fait 3 jours quon a pas visité, sauf pour aller bouffer au McDo à côté de lhôtel où les employés ont des tronches d'enculé et nous font chier quand ils font semblant de ne pas comprendre quand on leur demande un Coke ou un trio au lieu dun Coca ou dun Maxi-best-of. On ne peut aller nulle part pour avoir la paix! Ma meuf (ils disent meuf au lieu de femme parce quils ont tous la bouche en cul de poule) se faisait harceler sans arrêt par des merdeux de parisiens. Quand nous avons finalement réussi à arriver au cinoche, voilà que nous cramions parce quil ny avait pas de clim dans la salle. Il faisait 40 degrés ce matin, putain Cest pas possible. Tu ne vas pas faire pisser ton caniche par une telle canicule je te jure! Ce midi, la pitoune de la météo a annoncé que la canicule était terminé et que demain nous allions avoir une température acceptable, autour de 24 degrés.
Le 6 août : Lépaisse de la météo se lest mise complètement dans le peteux, linnocente! Il a fait encore un putain de 40 degrés. 40 degrés et pour encore une semaine, bordel de putain 104 farheineit!!! Non, mais tu te rends compte? On naura pas le temps de souffler avant la fin des vacances ... Pis tu le croiras pas, au Macdo à la table dà côté, y avait un employé de la RATP qui disait à un copain quil allait partir pour le week-end en Normandie au frais à bord de sa voiture avec clim! Après lui avoir dit que j'avais passé au travers de 100 ampoules aux pieds en raison de leur connerie de grève, je lui ai lancé un coup de pied dans les burnes à cette tronche de merdeux.
Le 7 août : La grève de la RATP est finalement terminé et on a pu aller au Musée du Louvres, mais en y allant, un putain de SDF sest mis à chanter dans notre métro et est venu me voir pour de largent. Cest à ce moment que je lui ai balancé une beigne en pleine tronche!!!! Jai pour 2000 Euros damendes en plus dune mise en garde à vue. Ducon, il voyait bien que jen avais rien à cirer de sa putain de chanson mais il a continué de chanter et ma demander du pognon comme un demeuré. Comment se fait-il que ces cons de SDF ne sont-ils pas partis à la mer au début du mois!
Le 8 août: Nous avons été faire du shopping aux Galeries Lafayette. Ça schlingue épouvantablement ici! Partout dans le magasin! Y a pas un mètre carré où ça ne pue pas la transpiration en raison de ces connards de français qui ne se lavent pas et qui camouflent leur senteur avec du parfum quils saspergent tout le temps et des françaises qui ne se rasent pas les aisselles, sans compter leur fromage qui pue. Ils peuvent bien dépenser des fortunes en parfums et se plaindre que les politiques de droite leur coûtent cher! Ils dépensent leurs 35 heures dans le parfum à sentir comme ça, ces espèces de cons!
Le 25 août : Ma femme et moi on retourne au Québec aujourdhui et jamais plus nous ne reviendrons à Paris. La canicule nest même pas encore finie ici que ces connards de parisiens commencent à revenir de vacance (ces français là, tu peux pas le croire, sont encore plus chiants que les autres français). On ne peut même pas prendre tranquillement une bière au bistrot sans quun ou deux nous fasse chier. Jen ai mon câlice de voyage de la France! Je ne peux pas comprendre quil y ait du monde assez foldingue pour habiter dans un putain de pays attardé comme ça!
😛
Le 29 juillet : Nous venons darriver à Paris ma femme et moi pour des vacances dun mois dans la ville lumière. Cest très beau ici. Tout respire la culture et lhistoire. Il y a de lanimation partout et jai bien hâte de voir des accordéonistes ou des orgues de barbarie ainsi que les Parisiens dans leur quotidien
Le 30 juillet : Paris est la plus belle ville du monde. Les monuments sont majestueux et les musées nous dévoilent des richesses à couper le souffle. Nous sommes allés nous promener dans le métro et nous avons vu des sans abris (ils appellent ça des SDF) déambuler dun wagon à lautre en récitant un poême ou une chanson en échange dun peu dargent. Cest sympathique et cest avec plaisir que je leur ai glissé un ou deux Euros. Le temps est beau et chaud et cest le pied (expression française qui veut dire quon est bien et que tout est parfait). . Paris respire la joie et jy vivrais à lannée. Jadore!
Le 31 juillet: Les vacances du mois daoût commencent bientôt pour les parisiens qui quitteront la ville en grand nombre. Je ne peux pas croire quon puisse quitter une si belle ville pour aller sétendre sur une plage. On a tout ici : des restos, des musées, des monuments, des statues, etc. Jaime vraiment Paris (sauf en ce qui concerne la climatisation qui est absente presque partout. Mais il est vrai que culture et chaleur vont un peu de paire).
Le 1er août: Il a fait un temps magnifique aujourdhui, malgré la chaleur qui ne descend pas. Du balcon de notre hôtel nous apercevons la tour Eiffel et nous en avons des frissons. Nous avons déambulé toute la journée dans des quartiers sympathiques et nous nous sommes arrêtés à quelques terrasses pour boire un verre. On a super bien mangé dans les restos. Quelle belle ville civilisée. Ici ils savent vivre. Cest magnifique
Le 2 août : Encore une belle journée très chaude et humide. Cest merveilleux. Au Trocaderro on se croirait en Afrique avec tous ces gens qui nous vendent de très beaux produits de leur pays. Les parisiens sont bien gentils daccueillir ces gens qui nous font partager leur culture. Les parisiens sont sympas. De bons vivants qui klaxonnent et gueulent leur joie pour nous saluer sur la rue, malgré le rythme trépidant de la ville.
Le 2 août : Encore très chaud aujourdhui. Jai été un peu embêté hier parce quil y avait une grève des employés de la RATP. Marcher dans Paris cest très beau, mais javoue que je suis un peu épuisé de marcher par cette chaleur. putain de canicule comme disent si typiquement les parisiens. putain est un genre de sacre français de partout au pays et ayant une tradition libertine très impregnée. Les parisiens semblent lutiliser assez souvent à cause du quartier Pigale peut-être À éviter quand même car il sagit dune expression vulgaire me disent les gens dici. Je crois que le rythme de la ville amène les Parisiens à utiliser ce sacre plutôt que des expression plus longue à prononcer
Le 3 août : Il fait encore un criss de temps chaud aujourdhui. Tu ne me croiras pas mais jai des ampoules aux pieds à force de marcher dans Paris pis sans air climatisé pour se rafraichir dans les musées. Jai dabord cru quil ny avait pas de climatisation par souci déconomie délectricité mais je crois que cest parce que les français sont des putains de conards. est une expression parfois employée par les gens de Paris pour désigner les gens avec qui ils ont des conflits ou qu'ils n'aiment carrément pas.
Le 4 août :putain de bordel de canicule, comme ils disent parfois ici Il fait encore une chaleur de...aujourdhui. ... est un autre sacre typiquement parisien qui vient de la propension quont ces derniers à ne pas se laver souvent. Du temps ensoleillé et chaud cest bien beau, mais nempêche que si jamais je pogne le con de merdeux qui a décidé quil y aurait une grève de la RATP, je vais aller niquer sa mère! Autre expression française typique, mais je commence à men contrecrisser des ostis dexpression de françâs!!! Je ne comprends pas pourquoi ils ne mettent pas plus dair climatisé (ils disent " clim ", ces niaiseux dfrançais !) dans les bâtiments pour quon ait moins chaud!
Le 5 août : Ça pas dallure, mais il fait un putain de 40 degrés aujourdhui!!!! Et ce soir, on crève à se traîner par terre! Ça fait 3 jours quon a pas visité, sauf pour aller bouffer au McDo à côté de lhôtel où les employés ont des tronches d'enculé et nous font chier quand ils font semblant de ne pas comprendre quand on leur demande un Coke ou un trio au lieu dun Coca ou dun Maxi-best-of. On ne peut aller nulle part pour avoir la paix! Ma meuf (ils disent meuf au lieu de femme parce quils ont tous la bouche en cul de poule) se faisait harceler sans arrêt par des merdeux de parisiens. Quand nous avons finalement réussi à arriver au cinoche, voilà que nous cramions parce quil ny avait pas de clim dans la salle. Il faisait 40 degrés ce matin, putain Cest pas possible. Tu ne vas pas faire pisser ton caniche par une telle canicule je te jure! Ce midi, la pitoune de la météo a annoncé que la canicule était terminé et que demain nous allions avoir une température acceptable, autour de 24 degrés.
Le 6 août : Lépaisse de la météo se lest mise complètement dans le peteux, linnocente! Il a fait encore un putain de 40 degrés. 40 degrés et pour encore une semaine, bordel de putain 104 farheineit!!! Non, mais tu te rends compte? On naura pas le temps de souffler avant la fin des vacances ... Pis tu le croiras pas, au Macdo à la table dà côté, y avait un employé de la RATP qui disait à un copain quil allait partir pour le week-end en Normandie au frais à bord de sa voiture avec clim! Après lui avoir dit que j'avais passé au travers de 100 ampoules aux pieds en raison de leur connerie de grève, je lui ai lancé un coup de pied dans les burnes à cette tronche de merdeux.
Le 7 août : La grève de la RATP est finalement terminé et on a pu aller au Musée du Louvres, mais en y allant, un putain de SDF sest mis à chanter dans notre métro et est venu me voir pour de largent. Cest à ce moment que je lui ai balancé une beigne en pleine tronche!!!! Jai pour 2000 Euros damendes en plus dune mise en garde à vue. Ducon, il voyait bien que jen avais rien à cirer de sa putain de chanson mais il a continué de chanter et ma demander du pognon comme un demeuré. Comment se fait-il que ces cons de SDF ne sont-ils pas partis à la mer au début du mois!
Le 8 août: Nous avons été faire du shopping aux Galeries Lafayette. Ça schlingue épouvantablement ici! Partout dans le magasin! Y a pas un mètre carré où ça ne pue pas la transpiration en raison de ces connards de français qui ne se lavent pas et qui camouflent leur senteur avec du parfum quils saspergent tout le temps et des françaises qui ne se rasent pas les aisselles, sans compter leur fromage qui pue. Ils peuvent bien dépenser des fortunes en parfums et se plaindre que les politiques de droite leur coûtent cher! Ils dépensent leurs 35 heures dans le parfum à sentir comme ça, ces espèces de cons!
Le 25 août : Ma femme et moi on retourne au Québec aujourdhui et jamais plus nous ne reviendrons à Paris. La canicule nest même pas encore finie ici que ces connards de parisiens commencent à revenir de vacance (ces français là, tu peux pas le croire, sont encore plus chiants que les autres français). On ne peut même pas prendre tranquillement une bière au bistrot sans quun ou deux nous fasse chier. Jen ai mon câlice de voyage de la France! Je ne peux pas comprendre quil y ait du monde assez foldingue pour habiter dans un putain de pays attardé comme ça!
😛
Résumé Sol Cayo Guillermo et ouragan Dennis English translation pending
Voyage du 1 juillet au 9 juillet 2005 au Sol Cayo Guillermo
Un voyage de rêve, tel que les images de calendrier comme on peut l’imaginer, mais en vrai. Un hôtel très typique et sans édifice à plusieurs étages, des bungalows de 2 étages maximums et une végétation extraordinaire. Selon moi, le site est un des plus beaux endroits que j’ai fait jusqu’à présent dans tous mes voyages.
Le départ a eu environ 30 minutes de retard, et nous sommes arrivé à notre hôtel, qui était le dernier de la liste, après avoir débarqué des gens au Tryp Cayo Coco (l’autobus c’est vidé du ¾ environ), Playa Coco et Daiquiri pour finir à notre hôtel le Sol Cayo Guillermo. Nous étions 9 a débarqué au Sol Cayo Guillermo.
J’avais fait une demande pour une chambre via Internet et ce fût la première fois que celle-ci fût pris en considération et je peux vous assurer que nous étions tout à fait réjouit de celle-ci et de la vue sur la mer que nous avions. Une jolie chambre tout à fait le ton des caraïbes et le toit en pignon dans celle-ci. La douche était superbe, fait de céramique et de galets et très grande en plus. Les lits étaient confortables pour ma part, car j’adore les matelas mou et j’ai été choyé de ce côté là. La propreté des lieux rien à dire, tout était parfait. Nous avions un séchoir à cheveux, un coffre de sûreté sans frais, un fer à repasser, un frigo et une bouteille d’eau à tous les jours. Ils nous offrent même une petite bouteille de shampooing, savons, chapeau pour la douche dans toutes les chambres. Nous étions éloignés de tout… mais nous adorions, car une petite marche parmi la végétation à tous les matins nous réjouissait énormément combien c’était joli.
La bouffe est répétitive et ma fille avoue avoir trouvé ça très banal, mais on y mangeait toujours à notre goût quand même. Il y a le service de buffet, matin, midi et soir. Il y a un cook au bar près de la scène qui fait des sandwichs grillés presque 24 heures je crois et un resto à la plage qui sert pizza, hot-dog et hamburgers et ainsi que poissons et autres repas tel que des pâtes et qui est à la carte et buffet en même temps. On pouvait retrouver au buffet principal, des crevettes, du poisson, du poulet, du bœuf, du porc (excellent en passant), du calmar (le frit est succulent), des omelettes, des crêpes flambées et j’en passe. J’ai trouvé qu’il y avait un bon choix, mais tout dépend du cook pour la cuisson ici. Comme exemple, un souper je n’ai pas aimé mon calmar, mais le jour suivant… MIAM ! On a même eu droit à du saumon fumé un moment donné et je me suis fait un excellent sandwich de fromage crémeux et saumon et oignon… WOW ! Le resto à la Carte je vous le conseille fortement, le filet mignon et le porc étaient succulent et franchement la présentation est surprenante, quasiment digne d’un grand resto et je fus même étonnée, je l’avoue. Stupéfaite même !!! À ESSAYER !!!! Au buffet, la bouffe était froide quelque fois et tout dépend de ce que vous mangez. C’était bon et moyen aussi. Mais ceci ne m’a réellement pas dérangé. On a d’habitude 2 restos à la carte à cet hôtel, mais 1 d’eux était fermé pour je ne sais quelle raison ? Alors, nous en avions qu’un seul.
Les bars se trouvent près de la scène et deux à la plage. Un qui ferme plutôt, pour devenir le resto à la carte le soir, mais on peut toujours finir la journée à l’autre situé juste à côté, d’où on y retrouve des hamacs accrochés au palmier. On avait Monsieur Boucane (que tout le monde surnommait) qui fesait en sorte de ne pas avoir de maringouins ou moustiques et c’était très efficace.
Le Site est réellement magnifique et la végétation est la plus belle que j’ai constaté jusqu’à présent et le fait de se promener à travers de petits bungalows de toutes les couleurs, rend l’endroit encore plus typique. De jolies statues ici et là et des fleurs de toutes sortes. On a la chance de voir plusieurs crabes cachés dans leur trou, des petits lézards et 3 ou 4 chats.
La piscine est d’une belle grosseur, pas trop grande et pas trop petite et beaucoup d’animations à celle-ci. Le tour de la piscine est très joli et on y trouve un jacuzzi, des chaises à l’abri tel un petit harem et le masseur un peu plus élevé dans une forme de tente qui donne un air assez exotique. Mais nous avons passé plus notre temps à la plage qu’à la piscine. On y retrouve plusieurs douches pour se rincer également presque tout le long de la plage, mais elles ne fonctionnent pas toutes.
La plage…. OUFFFF ! Quoi dire qui pourrait réellement exprimer ce que je ressens vis à vis celle-ci que j’ai trouvée magnifique ! Une image tel que les calendriers ou les cartes postales. Une eau turquoise et limpide et d’où on peut s’y baigner facilement, sois aux épaules ou se laisser bercer par les vagues assis dans l’eau. C’est réellement trop beau ! Si on me dit que Cayo Largo ont les plus belles plages et bien je n’arrive pas à imaginer qu’il y a plus beau que celle là… je vous assure. Elle était parfaite à tout point. Une plage comme je les aime. Rien à dire de mal. En masse de chaise pour tout le monde et de palapas. Le seul inconvénient, on s’est fait voler une serviette à notre dernière journée et il a fallu débourser 15 P.C. et d’autres personnes jusqu’à 5 ou 6 serviettes qui se sont fait voler, je n'en revenais pas de voir une telle chose. J’avoue avoir été enragée pas à peu près. J’ai fait de l’apnée, mais pas beaucoup de poissons malheureusement. Mais l’eau était trrrrès claire. On a fait du catamaran et ce fût incroyablement magnifique également, la couleur du fond de l’océan est indescriptible. Le sable est doux et on peut y marcher longtemps. J’ai eu la chance de visiter le Mélia, le Daiquiri et le Cojimar sans problème. Celui que j’ai aimé le plus à part le nôtre, est le Daiquiri, mais je retournerais SANS HÉSITATION au SOL, car j’ai trop aimé le site et ces petits bâtiments. J’ai trouvé qu’il y avait trop d’algues au Mélia et que l’on ne peut pas marcher trop loin dans la mer, contrairement à nous au Sol. On a fait la chasse aux coquillages et on a eu beaucoup de plaisirs. On est allé 2 fois à la piscine, mais après 15 minutes dans celle-ci, nous retournions très vite à la mer, car celle-ci était comme une énorme piscine naturelle, avec une eau aussi claire et chaude au début de notre séjour et beaucoup plus fraîche après le passage de l’ouragan Dennis. Mais elle est vite revenue limpide à notre grand bonheur après l’ouragan et même que nous avons été surpris… beaucoup même.
On a subit l’ouragan Dennis et le personnel a travaillé plus de 24 heures sans dormir et toujours essayer de voir à tous nos besoins. Nous avons été transférés au El Senator et d’où on s’est aperçu que ce n’est réellement pas le genre d’hôtel que nous recherchons en vacances. On se sent comme dans un hôtel ici même au Québec. Le site est bien et très beau, mais sans plus pour notre part. Les bâtiments sont trop élevés et ça fait moins typique selon nos attentes. Ça me donne l'impression d'être dans un hôtel au Québec, plus que dans les caraïbes... navré ! Mais nous y mangeons très bien, en tout cas, pendant notre court séjour à cet endroit. Mais ça me prendrait autant de temps pour raconter notre aventure de l’ouragan… alors, je vais m’en tenir là.
Nous avons eu du très beau temps le lundi, mardi, mercredi et jeudi nous avions des passages de pluie et de soleil, mais rien pour encombrer notre journée. Nous continuons à se baigner dans l’océan sans problème. Le vendredi fût tout autrement par contre, car nous avons passé l’avant-midi dans notre chambre du El Senator, car on nous a demandé de ne pas sortir de notre chambre dans le plus fort de l’ouragan qui était de 9h00 à midi environ. Nous en sommes sorties le midi pour se rendre à la plage, avec de gros vent, pour vérifier l’effet de celui-ci et c’est une image que je n’oublierais jamais, à cause de la couleur que ceci produisait. Tout était pastel, un ciel gris très pâle, une eau turquoise très pâle et un sable blanc, tout était monochrome.
Nous avons repris le chemin du retour à notre hôtel dès le samedi matin à 8h00 et à 9h00 nous étions à nos chambres, d'où il était bon de changer de vêtements ENFIN et prendre une bonne douche. Nous avons quand même passé la journée à la plage avec un ciel gris, d’où on pouvait apercevoir le soleil qui semblait vouloir percer, mais sans pluie et la chaleur était présente. Notre dernière journée fût ensoleillée et le retour au Québec était plus difficile dans un cas comme celui là. Nous y aurions passé une autre semaine sans problème, combien nous avons aimé l’endroit.
Nous avons adoré notre séjour et c’est un endroit que je me suis promise d’y retourner SUR ET CERTAIN ! J’ai eu un coup de cœur pour cet endroit et cet hôtel. J’étais très heureuse de mon choix. Sans compter que le personnel est adorable et charmant. Je pourrais en dire encore bien long, car je n’arrive pas à tout raconter, il y a beaucoup plus de côtés positifs que négatifs. À cause de l’ouragan, il y a eu un bris dans la tuyauterie, nous avons manqué d’eau à 30 minutes avant de quitter notre chambre, d’où nous étions dans la douche à se savonner… imaginez qu’il a fallu terminer notre douche avec 2 bouteilles d’eau de source (rire). Assez spécial comme conclusion avant de quitter le Sol Cayo Guillermo vers l’aéroport. On a été frustré j’avoue et en colère… mais on a vite repris nos esprits, car après autant d’événements, serviette volée, ouragan et manque d’eau… on a essayé de voir le bon côté de notre séjour qui nous remontait plus rapidement.
Je conseille fortement cette destination et cet hôtel qui était selon mes attentes. Excellent choix pour les familles qui ont des jeunes enfants, à cause de l’eau peu profonde au bord de la plage lors de la marée basse. Les enfants adoraient y courir et patauger. On peut se rendre TRÈS loin dans la mer et c'est un plaisir de voir la couleur de celle-ci... une merveille pour les yeux.
Pirate alias Sylvie
Un voyage de rêve, tel que les images de calendrier comme on peut l’imaginer, mais en vrai. Un hôtel très typique et sans édifice à plusieurs étages, des bungalows de 2 étages maximums et une végétation extraordinaire. Selon moi, le site est un des plus beaux endroits que j’ai fait jusqu’à présent dans tous mes voyages.
Le départ a eu environ 30 minutes de retard, et nous sommes arrivé à notre hôtel, qui était le dernier de la liste, après avoir débarqué des gens au Tryp Cayo Coco (l’autobus c’est vidé du ¾ environ), Playa Coco et Daiquiri pour finir à notre hôtel le Sol Cayo Guillermo. Nous étions 9 a débarqué au Sol Cayo Guillermo.
J’avais fait une demande pour une chambre via Internet et ce fût la première fois que celle-ci fût pris en considération et je peux vous assurer que nous étions tout à fait réjouit de celle-ci et de la vue sur la mer que nous avions. Une jolie chambre tout à fait le ton des caraïbes et le toit en pignon dans celle-ci. La douche était superbe, fait de céramique et de galets et très grande en plus. Les lits étaient confortables pour ma part, car j’adore les matelas mou et j’ai été choyé de ce côté là. La propreté des lieux rien à dire, tout était parfait. Nous avions un séchoir à cheveux, un coffre de sûreté sans frais, un fer à repasser, un frigo et une bouteille d’eau à tous les jours. Ils nous offrent même une petite bouteille de shampooing, savons, chapeau pour la douche dans toutes les chambres. Nous étions éloignés de tout… mais nous adorions, car une petite marche parmi la végétation à tous les matins nous réjouissait énormément combien c’était joli.
La bouffe est répétitive et ma fille avoue avoir trouvé ça très banal, mais on y mangeait toujours à notre goût quand même. Il y a le service de buffet, matin, midi et soir. Il y a un cook au bar près de la scène qui fait des sandwichs grillés presque 24 heures je crois et un resto à la plage qui sert pizza, hot-dog et hamburgers et ainsi que poissons et autres repas tel que des pâtes et qui est à la carte et buffet en même temps. On pouvait retrouver au buffet principal, des crevettes, du poisson, du poulet, du bœuf, du porc (excellent en passant), du calmar (le frit est succulent), des omelettes, des crêpes flambées et j’en passe. J’ai trouvé qu’il y avait un bon choix, mais tout dépend du cook pour la cuisson ici. Comme exemple, un souper je n’ai pas aimé mon calmar, mais le jour suivant… MIAM ! On a même eu droit à du saumon fumé un moment donné et je me suis fait un excellent sandwich de fromage crémeux et saumon et oignon… WOW ! Le resto à la Carte je vous le conseille fortement, le filet mignon et le porc étaient succulent et franchement la présentation est surprenante, quasiment digne d’un grand resto et je fus même étonnée, je l’avoue. Stupéfaite même !!! À ESSAYER !!!! Au buffet, la bouffe était froide quelque fois et tout dépend de ce que vous mangez. C’était bon et moyen aussi. Mais ceci ne m’a réellement pas dérangé. On a d’habitude 2 restos à la carte à cet hôtel, mais 1 d’eux était fermé pour je ne sais quelle raison ? Alors, nous en avions qu’un seul.
Les bars se trouvent près de la scène et deux à la plage. Un qui ferme plutôt, pour devenir le resto à la carte le soir, mais on peut toujours finir la journée à l’autre situé juste à côté, d’où on y retrouve des hamacs accrochés au palmier. On avait Monsieur Boucane (que tout le monde surnommait) qui fesait en sorte de ne pas avoir de maringouins ou moustiques et c’était très efficace.
Le Site est réellement magnifique et la végétation est la plus belle que j’ai constaté jusqu’à présent et le fait de se promener à travers de petits bungalows de toutes les couleurs, rend l’endroit encore plus typique. De jolies statues ici et là et des fleurs de toutes sortes. On a la chance de voir plusieurs crabes cachés dans leur trou, des petits lézards et 3 ou 4 chats.
La piscine est d’une belle grosseur, pas trop grande et pas trop petite et beaucoup d’animations à celle-ci. Le tour de la piscine est très joli et on y trouve un jacuzzi, des chaises à l’abri tel un petit harem et le masseur un peu plus élevé dans une forme de tente qui donne un air assez exotique. Mais nous avons passé plus notre temps à la plage qu’à la piscine. On y retrouve plusieurs douches pour se rincer également presque tout le long de la plage, mais elles ne fonctionnent pas toutes.
La plage…. OUFFFF ! Quoi dire qui pourrait réellement exprimer ce que je ressens vis à vis celle-ci que j’ai trouvée magnifique ! Une image tel que les calendriers ou les cartes postales. Une eau turquoise et limpide et d’où on peut s’y baigner facilement, sois aux épaules ou se laisser bercer par les vagues assis dans l’eau. C’est réellement trop beau ! Si on me dit que Cayo Largo ont les plus belles plages et bien je n’arrive pas à imaginer qu’il y a plus beau que celle là… je vous assure. Elle était parfaite à tout point. Une plage comme je les aime. Rien à dire de mal. En masse de chaise pour tout le monde et de palapas. Le seul inconvénient, on s’est fait voler une serviette à notre dernière journée et il a fallu débourser 15 P.C. et d’autres personnes jusqu’à 5 ou 6 serviettes qui se sont fait voler, je n'en revenais pas de voir une telle chose. J’avoue avoir été enragée pas à peu près. J’ai fait de l’apnée, mais pas beaucoup de poissons malheureusement. Mais l’eau était trrrrès claire. On a fait du catamaran et ce fût incroyablement magnifique également, la couleur du fond de l’océan est indescriptible. Le sable est doux et on peut y marcher longtemps. J’ai eu la chance de visiter le Mélia, le Daiquiri et le Cojimar sans problème. Celui que j’ai aimé le plus à part le nôtre, est le Daiquiri, mais je retournerais SANS HÉSITATION au SOL, car j’ai trop aimé le site et ces petits bâtiments. J’ai trouvé qu’il y avait trop d’algues au Mélia et que l’on ne peut pas marcher trop loin dans la mer, contrairement à nous au Sol. On a fait la chasse aux coquillages et on a eu beaucoup de plaisirs. On est allé 2 fois à la piscine, mais après 15 minutes dans celle-ci, nous retournions très vite à la mer, car celle-ci était comme une énorme piscine naturelle, avec une eau aussi claire et chaude au début de notre séjour et beaucoup plus fraîche après le passage de l’ouragan Dennis. Mais elle est vite revenue limpide à notre grand bonheur après l’ouragan et même que nous avons été surpris… beaucoup même.
On a subit l’ouragan Dennis et le personnel a travaillé plus de 24 heures sans dormir et toujours essayer de voir à tous nos besoins. Nous avons été transférés au El Senator et d’où on s’est aperçu que ce n’est réellement pas le genre d’hôtel que nous recherchons en vacances. On se sent comme dans un hôtel ici même au Québec. Le site est bien et très beau, mais sans plus pour notre part. Les bâtiments sont trop élevés et ça fait moins typique selon nos attentes. Ça me donne l'impression d'être dans un hôtel au Québec, plus que dans les caraïbes... navré ! Mais nous y mangeons très bien, en tout cas, pendant notre court séjour à cet endroit. Mais ça me prendrait autant de temps pour raconter notre aventure de l’ouragan… alors, je vais m’en tenir là.
Nous avons eu du très beau temps le lundi, mardi, mercredi et jeudi nous avions des passages de pluie et de soleil, mais rien pour encombrer notre journée. Nous continuons à se baigner dans l’océan sans problème. Le vendredi fût tout autrement par contre, car nous avons passé l’avant-midi dans notre chambre du El Senator, car on nous a demandé de ne pas sortir de notre chambre dans le plus fort de l’ouragan qui était de 9h00 à midi environ. Nous en sommes sorties le midi pour se rendre à la plage, avec de gros vent, pour vérifier l’effet de celui-ci et c’est une image que je n’oublierais jamais, à cause de la couleur que ceci produisait. Tout était pastel, un ciel gris très pâle, une eau turquoise très pâle et un sable blanc, tout était monochrome.
Nous avons repris le chemin du retour à notre hôtel dès le samedi matin à 8h00 et à 9h00 nous étions à nos chambres, d'où il était bon de changer de vêtements ENFIN et prendre une bonne douche. Nous avons quand même passé la journée à la plage avec un ciel gris, d’où on pouvait apercevoir le soleil qui semblait vouloir percer, mais sans pluie et la chaleur était présente. Notre dernière journée fût ensoleillée et le retour au Québec était plus difficile dans un cas comme celui là. Nous y aurions passé une autre semaine sans problème, combien nous avons aimé l’endroit.
Nous avons adoré notre séjour et c’est un endroit que je me suis promise d’y retourner SUR ET CERTAIN ! J’ai eu un coup de cœur pour cet endroit et cet hôtel. J’étais très heureuse de mon choix. Sans compter que le personnel est adorable et charmant. Je pourrais en dire encore bien long, car je n’arrive pas à tout raconter, il y a beaucoup plus de côtés positifs que négatifs. À cause de l’ouragan, il y a eu un bris dans la tuyauterie, nous avons manqué d’eau à 30 minutes avant de quitter notre chambre, d’où nous étions dans la douche à se savonner… imaginez qu’il a fallu terminer notre douche avec 2 bouteilles d’eau de source (rire). Assez spécial comme conclusion avant de quitter le Sol Cayo Guillermo vers l’aéroport. On a été frustré j’avoue et en colère… mais on a vite repris nos esprits, car après autant d’événements, serviette volée, ouragan et manque d’eau… on a essayé de voir le bon côté de notre séjour qui nous remontait plus rapidement.
Je conseille fortement cette destination et cet hôtel qui était selon mes attentes. Excellent choix pour les familles qui ont des jeunes enfants, à cause de l’eau peu profonde au bord de la plage lors de la marée basse. Les enfants adoraient y courir et patauger. On peut se rendre TRÈS loin dans la mer et c'est un plaisir de voir la couleur de celle-ci... une merveille pour les yeux.
Pirate alias Sylvie
Combien sommes-nous à préparer un tour du monde? English translation pending
Bonjour à Tous,
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Comme nombreux d’entre vous ici, je prépare un Tour du Monde, en lisant les différents forums, je constate que nous sommes vraiment beaucoup à partir dans les 12 prochains mois, alors ce serait sympa de recenser tous les projets de tour du monde en préparation, en donnant quelques infos,
Je me lance :
Dates de départ...................................env 15 janvier 2006 Nombres de mois, années....................env 2 ans En solo, duo, voir plus ........................solo Continent par ordre de passage ..........Asie, Océanie, Amérique du Sud et Centrale, Afrique Premier pays ......................................Inde Dernier pays ......................................Israel Nombre de vols prévus ......................entre 12 et 20 Site Web de votre tour .......................oui en construction
Et le LIEU incontournable de votre tour : ( si vous arrivez à répondre )
Voila pour moi, j’attend vos merveilleux projets ....
Mpolo57
« Il arriva à la croisée de 2 chemins, et là il décida d’aller là où il n’allait pas «
Club Amigo Mayanabo English translation pending
Bonjour!!!!! Je pars en voyage du 8 au 22 avril à Santa Lucia au CLub amigo mayanabo. Si vous avez des informations à me faire part, n'hésitez pas. J'essaie d'avoir le plus d'informations possibles puisqu'il n'y en a pas beaucoup sur cet hôtel. Je sais que ce n'est pas un hôtel de luxe mais moi tout ce que je veux c'est une belle plage et une mer d'une belle couleur. !!!VIve L'Aventure!!! Merci d'avance Catherine
Le mythe d'Auroville en Inde? English translation pending
bon voila..
cela fait quelques temps que je navigue sur le site web d'Auroville.. (www.auroville.org)
j'ai été grandement impressioné par ce projet de grande envergure visant a l'instauration d'une ville permettant a tout citoyen du monde ayant mal a partir avec le systeme courant de capitalisme aggressif que peut etre la droite pointue.. de se pointer et de vivre amicalement, sans abus ou violence...
Apres avoir pris connaissance de la presque totalité du "master plan", j'ai trouvé que l'ont avait affaire a une belle utopie.. j'ai beaucoup de difficulté a croire qu'un projet comme celui-ci puisse etre réalisable par nous les Hommes... car comme un professeur disait : Quand il y a de l'Homme, il y a de "l'Hommerie".
ce projet fait bcp réfléchir...
au début, je dois avouer que j'y ai cru... mais je doute FORTEMENT que la réalité sur place ait des ressemblances avec ce que "Mother" disait. Propos tres interessant d'ailleurs.. a lire...
Alors j'appel a vous tous, chers amis voyageu(ses)rs!
Premierement, vous qui avez foulé la terre d'Auroville, a-t-on vraiment affaire a un Disney World resort pour touristes naifs? Ou bien peut-on bel-et-bien voir une lueure d'espoir dans ce "Master Plan" ?
Et deuxiemement, nous avons affaire ici a un bel essai pour trouver des solutions a nos problemes de vie en société (distribution, pollution, eau potable, transport, etc.) Peut-on penser que de tel projet peuvent effectivement prendre une bonne tournure, et éviter les Hommeries?
J'attend des réponses pour la premiere question... svp. et le débat est lancé pour la deuxieme...
merci d'avoir lu, d'un jeune citoyen fatigué
Apres avoir pris connaissance de la presque totalité du "master plan", j'ai trouvé que l'ont avait affaire a une belle utopie.. j'ai beaucoup de difficulté a croire qu'un projet comme celui-ci puisse etre réalisable par nous les Hommes... car comme un professeur disait : Quand il y a de l'Homme, il y a de "l'Hommerie".
ce projet fait bcp réfléchir...
au début, je dois avouer que j'y ai cru... mais je doute FORTEMENT que la réalité sur place ait des ressemblances avec ce que "Mother" disait. Propos tres interessant d'ailleurs.. a lire...
Alors j'appel a vous tous, chers amis voyageu(ses)rs!
Premierement, vous qui avez foulé la terre d'Auroville, a-t-on vraiment affaire a un Disney World resort pour touristes naifs? Ou bien peut-on bel-et-bien voir une lueure d'espoir dans ce "Master Plan" ?
Et deuxiemement, nous avons affaire ici a un bel essai pour trouver des solutions a nos problemes de vie en société (distribution, pollution, eau potable, transport, etc.) Peut-on penser que de tel projet peuvent effectivement prendre une bonne tournure, et éviter les Hommeries?
J'attend des réponses pour la premiere question... svp. et le débat est lancé pour la deuxieme...
merci d'avoir lu, d'un jeune citoyen fatigué
Vous parlez d'Afrique et pourtant peu d'entre vous s'engagent à la défendre! English translation pending
Un petit coup de gueule contre les coupables d'inaction,
Dans cette section de Voyages Forum, dédiée à l'Afrique, je suis énervé par un paradoxe incompréhensible.
A travers les posts que j'ai parcourus, j'ai pu constater la passion de la plupart d'entre vous pour l'Afrique. L'Amour que vous apportez chacun à votre manière aux gens, aux différents pays, aux différentes cultures...
Tous Vous écrivez de belles choses qui contribuent à faire découvrir et apprécier l'Afrique. Certains d'entre vous parlent d'humanitaire, d'aide, de prise de conscience. C'EST BIEN, MAIS PAS ASSEZ.
Lorsque des VFistes s'impliquent dans une action aussi basique qu'une pétition pour la préservation de la bio-diversité et en particulier de la Faune, seulement trop peu d'entre vous prennent 5 secondes pour y participer.
Et pourtant IL N'Y A RIEN A PAYER ET il vous suffit d'un rien: 1/ Cliquer sur ce lien.....: http://www.savewildafrica.org/peti.php 2/ Remplir 9 petites cases 3/ Envoyer
Les actions, les plus simples soient elles, ou les inactions d'aujourdh'ui, ont des conséquences sur l'avenir.
Qu'attendez vous pour réagir? Que voulez-vous? Encore Attendre!!!
Sans action de votre part, Imaginez le paradis de demain:
Venez-vous régaler au Kenya dans un safari "disney animaux"!!! avec des gens déguisés en aigle, Chacal...
Venez demain au Safari "photos souvenirs"!! Oh quel beau fossile de lion!!!
Papa, papa, c'était comment une Hyène?
C'est quoi un buffle?
CA M'ENERVE!!!!!! PAS VOUS?????
Dans cette section de Voyages Forum, dédiée à l'Afrique, je suis énervé par un paradoxe incompréhensible.
A travers les posts que j'ai parcourus, j'ai pu constater la passion de la plupart d'entre vous pour l'Afrique. L'Amour que vous apportez chacun à votre manière aux gens, aux différents pays, aux différentes cultures...
Tous Vous écrivez de belles choses qui contribuent à faire découvrir et apprécier l'Afrique. Certains d'entre vous parlent d'humanitaire, d'aide, de prise de conscience. C'EST BIEN, MAIS PAS ASSEZ.
Lorsque des VFistes s'impliquent dans une action aussi basique qu'une pétition pour la préservation de la bio-diversité et en particulier de la Faune, seulement trop peu d'entre vous prennent 5 secondes pour y participer.
Et pourtant IL N'Y A RIEN A PAYER ET il vous suffit d'un rien: 1/ Cliquer sur ce lien.....: http://www.savewildafrica.org/peti.php 2/ Remplir 9 petites cases 3/ Envoyer
Les actions, les plus simples soient elles, ou les inactions d'aujourdh'ui, ont des conséquences sur l'avenir.
Qu'attendez vous pour réagir? Que voulez-vous? Encore Attendre!!!
Sans action de votre part, Imaginez le paradis de demain:
Venez-vous régaler au Kenya dans un safari "disney animaux"!!! avec des gens déguisés en aigle, Chacal...
Venez demain au Safari "photos souvenirs"!! Oh quel beau fossile de lion!!!
Papa, papa, c'était comment une Hyène?
C'est quoi un buffle?
CA M'ENERVE!!!!!! PAS VOUS?????
Que voir avant de mourir? English translation pending
🙂Ce We, je suis tombée sur un livre qui avait à peu près ce titre là... Genre "100 choses à voir ou à vivre dans le monde avant de mourir"... J'ouvre.... curieuse.....
Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)
Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...
Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java
A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Et là! déception! L'hôtel 4 étoiles de la station super balnéaire, le plus grand palace du monde avec un lit à eau bouillonnante (😐bon, c est rigolo, mais ce serait pas ma dernière volonté non plus...) dans la suite royale plus plus...etc etc... (je précise que c'était à Londres... ce sont donc peut être les choix des anglais 😉)
Je suis sûre qu'à nous tous, on aura AUCUN mal à trouver 100 choses à voir qui nous font rêver POUR DE VRAI...
Voilà mes idées, j'en mets 5 pour vous laisser de la place : les chutes d'Iguacu (mon côté préféré : l'argentin, parce qu'il nous renvoit à notre.... petitesse au sens propre 😉) les fonds sous-marins de Pulau Bunaken (nord de Sulawesi, Indonésie) Rio de Janeiro depuis le Christ Rédempteur quand quelques nuages s'accrochent encore aux Dos Irmaos Venise, la place San Marco sous la neige au petit jour le temple de Borobudur sur Java
A vous!!! (j'ai encore plein d'idées mais bon..) ET QUE CE QUE VOUS AVEZ VU... sinon c est trop facile!!!🙂
Terre de la Teranga (Sénégal 10.04) English translation pending
Je réalise ce carnet de manière un peu différente de ceux que j’ai posté précédemment. Je ne suis restée qu’une semaine (bien trop court j’avoue) mais il y a tant de choses à dire que je le scinderais par journée, au risque de me et de vous étourdir avec un texte continu. Je le ponctuerais de photos également …L’apprentissage du numérique ayant ravivé nos (à JP et moi) ardeurs pour cette autre passion qui est la photo.
Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …
Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)
Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …
L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …
Acte 1,
Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …
Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊
Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …
Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.
Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.
Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).
Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).
Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.
Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.
Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !
Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂
On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !
L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).
Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.
Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)
Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...
Depuis mon enfance jusqu’à ce jour j’ai eu la chance de vivre en Afrique centrale, de flâner dans les plaines herbeuses de l’Afrique de l’Est, d’effleurer l’Afrique Australe avec la péninsule africaine (South Africa) avant de plonger mon regard sur la terre Ocre de l’Afrique de l’Ouest …
Mon « Out of Africa à moi » se décline donc de manière transversale et le Sénégal est bien la terre de la Teranga (l’accueil en Wolof)
Je ne reprendrais pas ici les péripéties « made in Sénégal Airways » 😉 …Le départ chaotique et le retour épique sont déjà plus qu’illustrés dans le Forum sur les Compagnies aériennes …
L’essentiel pour moi était de partir …et rien que poser mes pieds sur le tarmac de Dakar à suffit à effacer ces longues heures d’attente …
Acte 1,
Une première paupière s’ouvre après 4 heures de sommeil …il est 8h00 du mat (heure locale, 2 h de moins qu’en Europe), je sens déjà le soleil percer au travers de la moustiquaire, j’entends le chant des oiseaux … j’ouvre la seconde, pressée de sortir du bungalow, ne fut ce que pour palper de plus près le bleu du ciel, sentir ce 1er contact qui se caractérise par une chaleur oppressante … la multiplicité des couleurs revêt les plus beaux atours des fleurs exotiques (hibiscus, bougainvilliers …), quelques agames grimpent sur le mur, j’entends le fracassement des vagues de l’océan Atlantique …
Salamaleikum … Aleikum Salam, j’y suis ! 😊
Cette journée se déclinera sous les signes du farniente (c’est que le voyage de la veille fut plus long qu’un Cape Town-Paris, alors que le Sénégal n’est qu’à 5h30 de vol de la France ) et de la découverte des premiers alentours …
Au dehors, première rencontre avec une villageoise de Saly : Jacqueline. Les gens ici sont d’une gentillesse incroyable, se saluer est tout naturel (Mon Dieu qu’on est bien loin de l’Europe et du pincement aux lèvres 🤪 de ceux qui ont peur de louper leur métro dans la course au temps. Nous autre occidentaux avons une montre dans le ventre, mais ici le temps n’a pas de prise … Et c’est pour cela que je l’aime tant ce continent de latérite), bras dessus, bras dessous elle m’entraîne à l’entrée du village, sort de ses vieux sachets, son artisanat local qu’elle étale à grands coups de rire à même le sol 😏 Elle déplie son boubou et on prend place pour la première tractation de la bonne vieille technique du marchandage ….J’ai, un peu perdu la main (moi qui connaît pourtant ces petits rouages) .Je me retrouve donc rapidement avec une multitude de bracelets et colliers en mains (aux couleurs du pays (vert, jaune, rouge) ou arborant le Kori (coquillage, première monnaie du Sénégal et super Gri-gri), sans pouvoir m’en défaire. De bonne grâce et toujours avec le sourire, je lui prends plus de choses que ce dont j’ai réellement besoin mais finalement qu’importe, puisque cela servira à une bonne cause : l’achat du riz pour le repas familial de ce soir. C’est qu’une majeure partie de la population Sénégalaise est musulmane et que le Ramadan a débuté le 15 de ce mois.
Deuxième et fabuleuse rencontre : Andala 😊😊 (originaire de Dakar, il vit actuellement à Saly). Grand et d’une élégance rare … Cet homme deviendra notre ami tant il est plaisant d’être en sa compagnie. Il dégage une telle simplicité et générosité.
Absorber ses paroles c’est comme boire un bon jus de Bissap (boisson à base de fleurs d’hibiscus).😛 Humble et bien aux fait des réalités du terrain, c’est lui qui le premier nous fera découvrir son pays sous un regard différent (il nous parlera des conditions sanitaires (il est le représentant local de l’Association humanitaire ANTA (qui porte le nom de sa fille), de la vie du village, des travers de la station trop touristique de Saly Portugal …).
Comme bien des habitants de la petite côte, il vit principalement du tourisme (sacré guide local et vente d’artisanat).
Il nous entraîne au cœur du village, la nuit est tombée et chaussée de mes éternelles tongs, je sens la terre ocre (qui a pris toute la chaleur du soleil de la journée), pénétrer entre mes orteils … Je n’y vois pas grand chose, le village est à peine éclairé mais cette sensation physique du contact avec le sol m’apaise.
Andala s’arrête près d’un Baobab (véritable symbole du Sénégal) et nous explique qu’avant la construction du dispensaire, les femmes accouchaient entre les énormes racines de ce géant, un pagne recouvrant le corps pour permettre un minimum d’intimité, le ventre couvert de beurre de Karité pour atténuer les douleurs afin de mettre au monde une petite frimousse couleur ébène.
Après avoir déambulé dans les diverses ruelles du village, on s’assied sur "le banc du bonheur" (comme ils l’appellent ici) au cœur de sa petite boutique. Au dessus de la porte moult Gri-gri (quoiqu’il en porte autant sur lui 😉 : aux doigts, au cou, au bras, à la ceinture … Véritable empreintes locales pour se protéger des mauvais sorts et pour rencontrer la chance et l’amour). C’est que les Marabouts (appelés aussi Serigne) sont légion au Sénégal. Il ne s’agit pas ici, comme vous vous en doutez du grand oiseau des marais d’Afrique, mais de ces hommes que les villageois consultent régulièrement pour se protéger des influences maléfiques ! A ne pas confondre avec les « Mara – bout – de ficelle » 😛, pseudo sorciers et petits escros !
Pour ma part, je suis parée, j’ai un Kori autour du cou !🙂
On rencontre, plein de gens qui voyant « de nouveaux toubabs » (les tout blancs !) arrivent en masse pour faire connaissance. Bien que nous ne soyons pas français, la France est un sujet régulièrement évoqué lors des discussions (histoire oblige). "Quand la France à un rhume, c’est le Sénégal qui tousse !" nous dit un homme … A méditer !
L’artisanat d’Andala est magnifique et je craque complètement pour les 7 masques de la semaine (hé Phil ! Y aura même des croquis si si !!! 😄), il nous en explique les significations qui caractérisent bien la vie, comme elle se déroule au cœur de ses villages. Les masques Passeports sont superbes aussi (mais la bourse n’est pas extensible 😐).Ils permettaient jadis de passer d’un pays à l’autre (Gambie, Sénégal, Mali etc …). De l’achat que l’on fera, une partie de la somme sera reversée directement dans la caisse de la communauté du village et servira à la scolarité des enfants et à l’équipement du dispensaire (bel exemple de solidarité !).
Le retour se fera par l’autre bord du village qui donne sur la plage, les pirogues des pêcheurs sont là, elles dorment paisiblement sous les lueurs de la pleine lune.
Un bon repas pour terminer cette première journée et surtout la découverte du Groupe musical de Xalaat (la pensée en Wolof – voir le post dans le Forum Musique du Monde)
Aaahhhh la reprise de Dibi Dibi Rek d’ Ismaël Lô quel régal …😊😊😊 Je peux refermer mes paupières et rêver déjà à demain ...