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Quatre jours de thalassothérapie dans le sud de la France? English translation pending
Bonjour à tous !
Nouvelle par ici, j'espère ne pas me tromper de rubrique !
J'ai 4 jours de congés en avril que je voudrais passer en Thalasso quelque part dans le sud de la France...
Internet donne accès à des tas de solutions mais pour gagner du temps...
Je serais curieuse de connaître vos expériences dans ce domaine !
Merci de m'en faire part !
Open à tous les bons plans !
Merci d'avance !
Isabelle
Périple à vélo de Mâcon à Lyon English translation pending
Bonjour,
J'ai l'intention cet été de faire Orléans -> Lyon en suivant l'EV6 jusqu'à Nevers, le canal du centre jusqu'à Chalons sur Saône et de suivre la saône jusqu'à Lyon. Tout me semble bien balisé jusqu'à Mâcon par différentes voies vertes, mais le dernier tronçon me fait un peu peur (surtout en ce qui concerne l'arrivé dans Lyon.
Je voulais savoir s'il existait des chemins de halage sur les bords de la Saône ou d'autres chemins que vous pourrez me conseiller. J'ai vu sur le forum un message de quelqu'un qui conseillait de passer par Villars-les-dombes. On s'éloigne de la Saône, mais on traverse un ensemble d'étangs qui ont l'air bien sympathique. Mais je ne vois pas du tout par où passer pour arriver sur Lyon.
Merci pour vos conseils,
Axel
Axel
Belgique: hébergements pour un week-end à Gand et Bruges? English translation pending
Nous avons décidé de visiter Gand et Bruges. Nous cherchons un petit hôtel ou une chambre d'hôte dans ces villes ou bien dans la campagne autour. Quelque-chose de sympa, accueillant, typique.
Pouvez-vous aussi me dire quels sont les grands incontournable pour un premier long WE en Flandre ?
Merci
Pouvez-vous aussi me dire quels sont les grands incontournable pour un premier long WE en Flandre ?
Merci
Propose une halte aux cyclo-campeurs... (Bretagne Nord, près de Dinard) English translation pending
Bonjour!
J'habite dans une région touristique prisée des voyageurs à vélo (Bretagne nord, près de Dinard). J'en croise régulièrement, par tous les temps, et me demandais comment leur proposer de planter la tente chez nous!
Savez-vous où il est possible de proposer ce service? A part ici, bien entendu!🙂
J'habite dans une région touristique prisée des voyageurs à vélo (Bretagne nord, près de Dinard). J'en croise régulièrement, par tous les temps, et me demandais comment leur proposer de planter la tente chez nous!
Savez-vous où il est possible de proposer ce service? A part ici, bien entendu!🙂
Qui connaît le riad Lawrence d'Arabie au Maroc? English translation pending
Bonsoir à tous,
Quelqu'un connait il le Riad Lawrence d'Arabie ou y a séjourné ? impossible d'avoir des commentaires, je ne le trouve que sur Terre Maroc ou aucun avis ne figure. Hors nous hésitions entre Alisma (commentaires très élogieux) et Andalla idem, nous ne voudrions pas l'éliminer faute d'avis !! merci à ceux qui connaissent et bonne soirée à tous
Dan
Voyage à travers le Québec et les provinces maritimes en camping-car English translation pending
Bonjour,
Je vais m'installer au Québec en juin en tant que PVTiste, mais avant cela je vais faire un petit périple en camping-car avec mon copain du 3 mai au 3 juin. Nous allons beaucoup rouler, en espérant trouver des camping ouverts ( il y en a quelques-uns que nous avons déjà listé). Nous sommes entrain de prévoir en gros notre parcours que nous n'arêtons pas de changer, pour l'instant le début ressemblerait à cela :
1- Départ de montréal pour Québec (nous y avons trouvé un camping, pas forcément visiter la ville, mais plutôt au retour). 2 - Québec - Saint Siméon. 3 - St Siméon - baie Sainte Catherine ( pouvons-nous voir les baleines comme à Tadoussac?). 4 - Rivière du Loup - Fredericton (Nouveau Brunswick que nous allons traverser). 5 - Fredericton - Saint John. 6 - Saint-John - Digby et ses environs. 7 - - Lunnenburg -Peggy's Cove. 8 - Halifax. 9 - Dartmouth - St Peters. 10 - St Peters - Sydney. 11 - Sydney - Louisbourg (forteresse qui n'ouvre qu'en juin ?)- Baddeck. 12 - Baddeck Cheticamp. 13 - Cheticamp - Pictou. 14 - Pictou - Moncton Shediac ( Nouveau Brunswick).
Donc après nous irions sur l'Ile du Prince Edouard ( je voulais faire le tour). Et repartir sur Tacadie et Caraquet. Faire le tour de la Gaspésie. Le Saguenay. Et revenir sur Québec et Montréal. On oublie la côte Nord ? Ottawa ? le bas st Laurent? etc.
Ce sera aussi la période des moustiques et des mouches noires (on nous a dit que nous les trouvons surtout en forêt). On a décidé de partir dans ce sens pour avoir un peu plus de chance de trouver quelques campings ouverts.
Pour ma part, j'espère surtout rencontrer des gens car je compte sur ce voyage pour pouvoir faire des connaissances, m'imprégner de la culture et me dire peut-être : "ok, c'est ici que je veux poser mes valises pour un petit moment !" Je serais à la recherche de jobs, pour le moment je pense me caler à Montréal car je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. Mais j'espère trouver des oppotunités.
N'hésitez pas à entrer en contact avec moi si mon cas vous intéresse.
Bien à vous.
Je vais m'installer au Québec en juin en tant que PVTiste, mais avant cela je vais faire un petit périple en camping-car avec mon copain du 3 mai au 3 juin. Nous allons beaucoup rouler, en espérant trouver des camping ouverts ( il y en a quelques-uns que nous avons déjà listé). Nous sommes entrain de prévoir en gros notre parcours que nous n'arêtons pas de changer, pour l'instant le début ressemblerait à cela :
1- Départ de montréal pour Québec (nous y avons trouvé un camping, pas forcément visiter la ville, mais plutôt au retour). 2 - Québec - Saint Siméon. 3 - St Siméon - baie Sainte Catherine ( pouvons-nous voir les baleines comme à Tadoussac?). 4 - Rivière du Loup - Fredericton (Nouveau Brunswick que nous allons traverser). 5 - Fredericton - Saint John. 6 - Saint-John - Digby et ses environs. 7 - - Lunnenburg -Peggy's Cove. 8 - Halifax. 9 - Dartmouth - St Peters. 10 - St Peters - Sydney. 11 - Sydney - Louisbourg (forteresse qui n'ouvre qu'en juin ?)- Baddeck. 12 - Baddeck Cheticamp. 13 - Cheticamp - Pictou. 14 - Pictou - Moncton Shediac ( Nouveau Brunswick).
Donc après nous irions sur l'Ile du Prince Edouard ( je voulais faire le tour). Et repartir sur Tacadie et Caraquet. Faire le tour de la Gaspésie. Le Saguenay. Et revenir sur Québec et Montréal. On oublie la côte Nord ? Ottawa ? le bas st Laurent? etc.
Ce sera aussi la période des moustiques et des mouches noires (on nous a dit que nous les trouvons surtout en forêt). On a décidé de partir dans ce sens pour avoir un peu plus de chance de trouver quelques campings ouverts.
Pour ma part, j'espère surtout rencontrer des gens car je compte sur ce voyage pour pouvoir faire des connaissances, m'imprégner de la culture et me dire peut-être : "ok, c'est ici que je veux poser mes valises pour un petit moment !" Je serais à la recherche de jobs, pour le moment je pense me caler à Montréal car je ne sais pas du tout à quoi m'attendre. Mais j'espère trouver des oppotunités.
N'hésitez pas à entrer en contact avec moi si mon cas vous intéresse.
Bien à vous.
Retour sur Toulon du bateau de croisière Louis Majesty English translation pending
bonsoir,
ma belle mère vient de me telephoner, elle se trouve sur le Louis majesty, elle est parti a 18 heures de marseille, et une annonce a été faite sur le bateau comme quoi une passagere devait être débarqué a toulon pour raison de santé, donc en ce moment le bateau se trouve a toulon, j'espère qu'il n'y a pas une autre raison, car je trouve bizarre qu'un bateau revient sur ces pas , quand il y a quelqu'un de malade, il n'envoi pas un helicoptère pour rapatrier la personne ?, car cela coute très cher de faire revenir un bateau, il devait déja être loin.
ma belle mère vient de me telephoner, elle se trouve sur le Louis majesty, elle est parti a 18 heures de marseille, et une annonce a été faite sur le bateau comme quoi une passagere devait être débarqué a toulon pour raison de santé, donc en ce moment le bateau se trouve a toulon, j'espère qu'il n'y a pas une autre raison, car je trouve bizarre qu'un bateau revient sur ces pas , quand il y a quelqu'un de malade, il n'envoi pas un helicoptère pour rapatrier la personne ?, car cela coute très cher de faire revenir un bateau, il devait déja être loin.
De Paris à Versailles: meilleur moment et moyen de transport? English translation pending
Bonjour,
Les 2 dernières semaines de juin, je serai à Paris, rue des ciseaux, dans le quartier St-Germain-des-Prés; de là quel est le meilleur moyen de transport pour se rendre à Versailles ? Et quel serait le meilleur jour ?
Merci!
Par où visiter la Corse en famille? English translation pending
bonjour,
Je vais partir en corse en aout avec ma petite famille, je vais vers bastia , bien sur nous aimerions visiter l ile. J'aimerais connaitre les endroits a ne pas rater les plages, les sites merveilleux..... Pouvez vous me faire part de vos temoignage merci. Sachant que mes enfants ont quand meme 9 et 12 ans
Merci a vous
Je vais partir en corse en aout avec ma petite famille, je vais vers bastia , bien sur nous aimerions visiter l ile. J'aimerais connaitre les endroits a ne pas rater les plages, les sites merveilleux..... Pouvez vous me faire part de vos temoignage merci. Sachant que mes enfants ont quand meme 9 et 12 ans
Merci a vous
Quelle destination choisir à Cuba? English translation pending
Holà !!!,
je voudrait macheter un voyage mais je ne sais pas où.
Donner moi des commentaire des destinations SVP
merci
À partir de Salt Lake City: du Grand Canyon à Yellowstone via le Colorado (2e partie) English translation pending
(Première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D3185490/ )
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
LA VERSION AVEC PHOTOS ET UN TEXTE PLUS COMPLET (notamment en ce qui concerne les geysers de Yellowstone) SE TROUVE ICI : http://carnetsdameriquesetdailleurs.fr/ (Boucle Salt Lake City - Salt Lake City via Yellowstone)
Yellowstone ayant démesurément grossi – de cinq pages prévues initialement, il y en a désormais onze (trois pour le seul sud-ouest du parc) –, ce carnet comprendra donc un « décrochage »: « Yellowstone en long, en large et en travers » : http://voyageforum.com/v.f?post=3360708;#3360708

(Pour les connexions lentes: merci de patienter quelques secondes le temps du chargement des photos... qui s'effectue toujours par la fin de chaque page.)
Deuxième partie
Black Canyon of the Gunnison, Colorado National Monument Dinosaur National Monument, Island Park Overlook, McKee Springs Dinosaur NM, Sound of Silence et Desert Voices, Jones Hole Trail Dinosaur NM, Yampa Bench Road, Gates of Lodore Des Gates of Lodore à Flaming Gorge Grand Teton, Jackson Hole, Yellowstone Antelope Island
Mardi 26 mai
En partant nous faisons un nouveau tour du village pour prendre d’autres photos des si jolies maisons pastel, de l’église qui date de 1883, et aussi d’un kitschissime « Saint George terrassant le dragon », pour le moins surprenant dans le décor, et en route pour le Black Canyon of the Gunnison, par la Rive Sud puisque la Rive nord, en fait une piste, est encore fermée à cause de la neige et qu’aucun pont ne les relie. Du Gunnison Point – au Visitor Center –, on a une vue en enfilade vertigineuse et saisissante d’une bonne partie de ce canyon sombre comme la nuit et d’une beauté rude, dont les roches les plus anciennes datent de… deux milliards d’années ! La faille qui court sur 25 kilomètres à l’intérieur du parc est extrêmement étroite, ne laissant que peu de soleil pénétrer dans les profondeurs si inhospitalières qu’aucun Indien (ici les Utes) ne s’y est jamais installé.
Comme le temps est couvert, et que la pluie n’est pas loin, encore à l’abri des gros nuages noirs qui nous arrivent dessus à toute allure, nous continuons sur Pulpit Rock, puis Cross Fissures. La vue est constamment superbe. A Rock Point, où l’on arrive par un chemin de sable bordé d’immenses lupins d’un bleu intense, le temps se gâte définitivement. A partir de là et jusqu’à High Point ce sera une course constante entre deux averses de grêle. Guetter un rayon de soleil, courir sur le sentier qui nous mène au point de vue, se prendre une douche glacée en retournant à la voiture, écouter tambouriner la pluie sur le toit et repartir au point de vue suivant. Devils lookout. Là je perds l’obturateur du Canon en courant sous la pluie torrentielle et en sautant pour éviter les flaques d’eau sur le sentier inondé. Je ne m’en rends compte qu’une fois à la voiture et il me faut faire le chemin inverse pour essayer de le retrouver… au pied d’un buisson. Chasm View. Nous restons ensuite bloqués à Painted Wall, immense falaise à pic parcourue de veines d’or qui plonge dans le torrent gris acier 700 mètres plus bas, à attendre que neige fondue, grêle et éclairs cessent de nous mitrailler. Puis Cedar Point, Dragon Point, Sunset View et High Point. Nous faisons le retour d’une traite, avec une visibilité réduite à quelques mètres. Ce canyon, si noir quand les autres sont si rouges, si différent, magnifique, restera un de nos meilleurs souvenirs malgré le temps détestable.
De nouveau quelques courses à Montrose, un plein d’essence au Wal mart et en route pour Colorado National Monument au soleil déclinant. Au loin le ciel est de plomb mais pour une fois nous échappons aux orages. Le parc, qui domine l’immense plaine de Grand Junction où coule le Colorado, fermée au nord par des montagnes striées verticalement, est assez décevant car pas assez sauvage à mon goût. La route suit plus ou moins la corniche, avec de belles colonnes de ocre-rouge et de petits tunnels qui transpercent la montagne de grès, jusqu’au Visitor Center et le camping voisin. Il y a un monde fou, des colonies de vacances, et nous ne trouvons qu’une place très moyenne au bord de la route. A peine sortis de la voiture nous sommes assaillis par des nuées de coléoptères… Mauvaise nuit.
Mercredi 27 mai
Départ à 8 h 30 pour Vernal et le Best Western Antlers à des années-lumière de l’horrible Days Inn de l’année précédente ! Nous posons nos affaires et partons pour les pétroglyphes de McKee Spring. Tout est assez mal indiqué, nous nous fions au Photographing the Southwest (de Vernal, il faut prendre Main Street, Vernal Road, la 500 North puis intersection à droite direction Buckskin Hills ; au ranch à droite. Pour la Jones Hole Road idem, mais ne pas tourner à droite). Au moment d’arriver, la pluie se met à tomber, c’est bien notre chance ! La piste étant impassable lorsqu’elle est mouillée, nous courons jusqu’au sommet et redescendons aussi vite pour aller mettre le 4 x 4 à la limite de l’averse, en attendant que le temps s’améliore, puis faisons demi-tour pour rejoindre Island Park overlook. Là nous sommes attendus de pied ferme par des nuées de moustiques affamés. Malgré le soleil qui perce les nuages j’enfile le K-way, mets la capuche, les lunettes de soleil et les mains dans mes poches… A Ruple Banch c’est encore pire, on dirait qu’ils sont dix fois plus gros, cousins des maringouins québécois, à s’agiter tout autour du pare-brise et des portières, prêts à l’attaque. Je sors une seconde faire une photo à toute allure puis me précipite à l’intérieur pour quitter ce coin infernal.
Retour au McKee Spring sous le soleil. Tout compte fait nous préférions la pluie car là aussi les moustiques ont fait leur apparition, c’en est infesté et comme ils m’adorent, je suis piquée de tous les côtés. Nous n’avions jamais vu ça dans nos voyages aux Etats-Unis, et c’est la mort dans l’âme que nous décidons d’annuler le camping le lendemain à Echo Park, car là-bas ce serait un enfer. Nous réservons donc une deuxième nuit au Best Western Antlers. Adieu les économies !
Jeudi 28 mai
Ce matin, ciel tout bleu, enfin… Au programme Sound of Silence et Desert Voices. Nous prenons l’unique brochure bien fatiguée dans la boîte en métal du Trailhead et la redéposerons au retour. Sound of Silence, bordé par endroits d’une infinité de Scarlet Globe Mallow (Sphaeralcea munroana) orange vif, est toujours aussi beau et contrairement à l’an dernier nous en profitons pleinement, étant chargés tous deux d’un gallon d’eau. Il fait déjà très chaud… A Desert Voices ce sont les fragiles Mariposa Lily pourpre (Calochortus macrocarpus) qui bordent le sentier. On en a plus qu’assez des moustiques et nous décidons, une fois au parking, de repasser par le motel prendre l’anti-moustiques que nous avons oublié sur le lit, avant d’aller au bout de la Jones Hole Road faire une partie du trail et de tester l’Off en prévision du camping du lendemain aux Gates of Lodore.
Route d’altitude, très belle et variée. Immenses pâturages de centaines de milliers d’hectares certainement, veloutés de vert bronze et vert amande. La fin de la route plonge jusqu’à l’entrée du Creek et des bassins d’élevage de truites, surplombés de falaises aussi hautes et impressionnantes qu’à Zion. Un panneau annonce que John W. Powell et sa troupe s’arrêtèrent là et firent un repas de truites… sauvages. Ici, peu de moustiques, mais des milliers de grosses cigales qui frottent leurs ailes finement striées d’orange dans un crépitement ressemblant un peu à une averse de grêle sur un toit de tôle, et qui dévorent aussi goulûment que des criquets la moindre feuille tendre à leur portée. Il y en a partout, certaines se prennent dans nos cheveux, et on se demande ce qu’il restera dans quelques jours… des branches dénudées, des arbres nus comme en plein hiver alors que le printemps commence tout juste… A deux miles du début du sentier, à Ely Creek, le bas de la falaise est orné de beaux pétroglyphes ocre-rouge, en partie dissimulés par la végétation. Nous continuons un certain temps sur le sentier mais il commence à se faire tard et nous nous promettons de revenir une autre année. Retour sur Vernal dans la lumière douce du soleil couchant.
Vendredi 29 mai
Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles de cervidés qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… Ce matin encore, très beau temps pour partir de Vernal. A Jansen nous prenons la 16, plus joliment nommée la Blue Mountain Road, et très vite nous apercevons des pronghorns, ces drôles d'antilopes, qui ont vaguement des têtes de chèvres, mais avec des cornes plantées juste au-dessus des yeux. Pas vraiment séduisants… mais tout à fait étonnants. Seule Antilope du continent américain, vingt millions d'années plus tard et de nombreuses mutations, elle est encore là, après avoir risqué l'extinction totale. Les pronghorns sont à la fois ruminants et cueilleurs, ce qui leur permet de survivre l'hiver lorsque la couche de neige est trop épaisse. C'est également l'animal le plus rapide du continent, avec des pointes à plus de 86 kilomètres à l'heure! A cette vitesse leurs bonds peuvent atteindre 6 mètres! Le mâle court le museau (à l'extrémité noire, contrairement à la femelle) pointé vers le sol et les femelles le museau droit devant elles... Autre particularité: il peut « ouvrir » et « fermer » ses poils à volonté, en été pour se rafraîchir, en hiver pour se réchauffer. La tâche blanche de la croupe sert d'avertisseur de danger: poils collés au corps quand tout est calme, hérissée en tous sens quand ça va mal... A ce moment-là, et dans la fuite, c'est un phare pour ceux qui suivent...
Il a plu récemment sur la piste d’Echo Park mais elle reste assez bonne et nous rejoignons sans problème l’embranchement de la Yampa Bench Road, longue de quarante miles (soixante-cinq kilomètres) qui ressort sur la 40. Nous ne sommes pas vraiment tranquilles car le soleil brûlant est constamment obscurci de gros nuages porteurs de pluie qui finissent par crever au-dessus de la piste, à quelques kilomètres devant nous. De gros rideaux gris relient le ciel et la terre, ce qui n’augure rien de bon pour la suite, car si nous sommes coincés ici ça s’annoncera très mal, puisque nous comptons remonter sur les Gates of Lodore et le Wyoming… En attendant nous guettons les points de vue paraît-il magnifiques sans les voir, sauf vaguement, une ou deux fois, à l’aplomb de la piste. Où sont passés Castle Park Overlook, Harding Hole et Wagon Wheel Overlook ? Finalement nous trouvons qu’Echo Park est bien plus belle et nous nous demandons si la Yampa Bench vaut bien le risque d’être coincés par la pluie à un moment ou un autre de ses soixante-cinq kilomètres.
Nous traversons un paysage tout de gris-argent et de vert, squelettes d’arbres ayant roussi quelques années plus tôt, avant de rattraper la pluie à la sortie du parc. Le TrailBlazer rechigne, fait mine de patiner par endroits, la bentonite se transforme peu à peu en savonnette et j’accélère pour retrouver une piste sèche, au-delà de l’averse. Ouf, nous sortons de ce guêpier et filons sur la 40 pour rejoindre à Maybell l’unique pompe à essence du coin avant Dutch john, à deux cents kilomètres de là. En fait de petite ville ce n’est pas même un village : un restaurant, une pompe à essence, un General store… Il y a aussi paraît-il une école, en fait le minimum pour tous les ranchers isolés de cette région perdue aux confins nord-ouest du colorado. Nous faisons le plein, et en route pour les très isolées Gates of Lodore ! C’est justement cet isolement qui nous a attirés, le fait que personne n’aille par là, un peu comme lorsque en plein hiver, au Québec, nous remontons sur Sept-Iles et au-delà alors que passé Tadoussac il n’y a plus une moufette sur la route.
La 318 West est une route étroite, complètement déserte et isolée. Nous arrivons très vite à l’embranchement de Deerlodge mais ne faisons pas le détour pour voir à quoi ça ressemble. Ensuite il n’y a plus rien avant 50 miles, que de gros nuages sombres sur la gauche qui laissent traîner leur chevelure sur les crêtes, un ranch ici ou là, voire un cavalier solitaire chevauchant au galop, au pied des colline, en contrebas. A un moment nous avons la surprise de voir un panneau indiquant de l’essence. Curieux, nous prenons la piste sur la droite, et arrivons au bout d’un mile à une pompe antédiluvienne où le prix n’est même pas affiché, jouxtant une aire pour camping-cars pour le moins étrange à cet endroit… La piste de seize miles pour Gates of Lodore est excellente et nous la faisons en un rien de temps. Les emplacements du camping totalement vide s’étirent le long d’une allée qui borde la Green River. Pas extraordinaire. Sur la gauche, le long d’un pré, de gros peupliers de Virginie boulottés comme sur le Jones Hole Trail, par les cigales ; sur la droite des bosquets au-dessus de la rivière et des fourmilières un peu partout. Nous nous installons tout au bout à droite sur le dernier emplacement, le n° 11, pour être tranquilles au cas où quelqu’un arriverait, puis grimpons par le Nature Trail au-dessus de la Green River. Il est court, très court, deux miles aller retour – et bordé de nombreuses fleurs, notamment de touffes jaune d’or de Yellow Buckwheat (Erigonium flavum) et de Claret Cup Cactus rouge sang. Du coup nous poursuivons un peu au-delà, dans le chaos de roches au pied de la falaise pourpre, pour inspecter une grotte . La visite sera vite faite, comme le demi-tour, à la vue d’une énorme crotte d’ours fraîche… En discutant le lendemain matin avec le très sympathique ranger indien, il nous confirmera que les lieux sont fréquentés par un couple d’ours noirs qui a réchappé aux chasseurs et que l’énorme crotte appartient très certainement à l’un d’eux. En approchant du camping, encore sur les hauteurs, nous entendons des cris et des rires et à un détour du sentier nous voyons soudain une dizaine de personnes et trois 4 x 4 installés exactement en face de nous, à trois mètres de notre emplacement, en train de sortir un matériel pour soutenir un siège ! Nous sommes sidérés car tous les autres emplacements sont vides et là nous sommes vraiment les uns sur les autres… Ils vont mettre des zodiacs à l’eau, probablement les parties dont parle Laurent Martrès dans le Photographing the Southwest. Ils sont tout sauf discrets et ne peuvent être plus près… Nous déménageons illico à une cinquantaine de mètres., sur l’emplacement n° 4, du côté des peupliers, en espérant que les cigales ne vont pas pleuvoir sur nos têtes. Chose étonnante, ici il n’y a encore aucun moustique, on est trop haut et ils ne sont pas encore arrivés, dixit le ranger ». Les Gates of Lodore sont à la fois près et trop loin…
Samedi 30 mai
Le soleil se lève à peine et colore de rose les collines au-dessus de la rivière tandis que les hautes falaises des Portes de Lodore, entre lesquelles glisse la Green River, restent plongées dans une ombre pourpre. Le silence ici est total, on entend juste chanter des oiseaux, tout près. Ça sent le bout du monde, la rivière coule paresseusement, aussi verte que son nom l’indique, un vert opaque assez proche de celui du Colorado. Petit à petit, les campeurs se réveillent, déjeunent, plie les tentes et rejoignent les zodiacs. Ils mettront plusieurs heures à décoller de la berge, et on finit par se demander s’ils ont très envie de passer trois jours à descendre les rapides de classe trois qui les attendent. Nous les guettons au bout du Nature Trail, sur le rocher qui surplombe la grande boucle avant les Portes. Ils sont descendus depuis le camping en se laissant dériver au fil du courant qui les porte doucement vers l’aval, ils rient et crient, et en tout cas économisent leurs forces. Un des zodiacs s’est déporté dans la boucle et avance encore plus lentement. Puis peu à peu ils disparaissent derrière la boucle suivante et le silence retombe. Nous plions bagage et nous arrêtons à la petite maison du ranger. Deux oiseaux magnifiques, tout près dans le sable, vont et viennent en tous sens, très agités, lançant sans arrêt un cri strident. Ce sont des Killdeers, ou pluviers kildirs (Charadrius vociferus), fréquentant habituellement les rivages . Voici encore un oiseau qui a une particularité étonnante : « En cas d’attaque réelle, l’un ou l’autre parent utilisera un moyen de défense différent. Si le fait de lancer des appels bruyants et de voler autour de l’ennemi ne suffit pas à l’éloigner, l’adulte fait alors une parade de distraction au cours de laquelle il feint d’avoir une aile cassée ou d’être blessé. L’oiseau se blottit sur le sol en laissant pendre une aile comme si elle était brisée. Il sautille d’une façon pitoyable en lançant son kill-dî-î sur un ton de souffrance extrême. L’intrus se dirige alors vers l’oiseau prétendument blessé ou réduit à l’impuissance, qui parvient toujours à s’éloigner, entraînant l’ennemi de plus en plus loin du nid et des petits. Lorsque ces derniers semblent hors de danger, l’adulte se remet miraculeusement et s’envole. Durant tout ce temps, les oisillons restent immobiles ou s’éparpillent dans toutes les directions. D’une façon ou d’une autre, ils sont par la suite presque introuvables. » Le ranger indien, si lucky comme il le dit de vivre ici isolé de tout, connaît parfaitement les environs et notamment tous les pétroglyphes. Il nous indique ceux d’Irish Canyon, sur une piste très « rough » et avec le conseil de faire demi-tour immédiatement s’il pleut pour ne pas être stuck in a muddy, autrement dit embourbés. Nous resterions bien ici, dans cet endroit si calme et si reposant, loin de tout, à regarder couler la Green River et à discuter avec lui, mais il est temps de partir pour d’autres horizons pas si éloignés d’ailleurs.
A l’entrée d’Irish Canyon, tout aussi désert que la piste des Gates of Lodore, beaux pétroglyphes à droite et à gauche de la route. Ensuite nous ratons l’embranchement et partons beaucoup trop loin. Nous revenons sur nos pas, guettant du coin de l’œil les gros nuages cotonneux amassés justement là où il ne faut pas, à savoir sur la piste… fermée au bout d’un moment par une barrière métallique gardée par deux énormes taureaux qui ruminent tranquillement, couchés sur le sol poussiéreux. Nous descendons, inspectons la barrière, l’un d’eux se lève aussitôt et nous regarde d’un œil torve… Je nous vois mal passer la barrière, la refermer avec les taureaux à nos côtés et partir tranquillement droit devant dans l’orage qui gronde.
Retour donc sur la route 318, toujours aussi déserte et qui se prolonge soudain en piste en repassant dans l’Utah ! On ne s’y attendait absolument pas . Il y a des travaux au tout début mais on est samedi et les engins sont arrêtés, elle semble fermée, ce qui serait catastrophique car ça signifierait refaire tout le chemin en sens inverse jusqu’à Vernal pour rejoindre Flaming Gorge ! Nous tentons de passer, on ne sait jamais, ne serait-ce que pour voir ce qu’il y a plus loin, et plus loin, justement, il n’y a rien, on continue, on continue… et soudain les travaux sont derrière nous. On est toujours au bout du monde, la piste est vraiment très belle, griffant les sommets, de plus en plus haut. Des étendues de velours à droite et à gauche, mêlées par endroits de longs sillons de roche rouge. Puis soudain c’est terminé, on retombe sur la 191 Sud et presque tout de suite on a une vue sur Flaming Gorge.
Arrêt au Visitor Center de Red Canyon, avec sa grande baie vitrée qui offre un vue en enfilade au-dessus du canyon, son puma empaillé aux yeux magnifiques, tous ses trésors… Nous comparons les mérites respectifs de Red Canyon, totalement désert, et de Canyon Rim. Le second a des places exceptionnelles… si nous sommes seuls, mais le risque que quelqu’un s’installe juste à côté de nous sur le minuscule parking n’est pas mineur. Comme nous dormons dans le 4 x 4, ce ne serait pas des plus agréables. Le premier est aussi très bien mais nous sommes étonnés qu’il n’y ait personne ; Philippe nous dira qu’il est désormais interdit d’y dormir, seul le pique-nique de jour est autorisé… Finalement nous choisissons Canyon Rim, l’emplacement n° 10, et nous faisons bien car personne ne viendra se coller à nous ; nous aurons à quelques pas, seuls de tout le camping, une vue plongeante sur les falaises pourpre et les eaux bleu sombre de la Green River, avec en prime un coucher de soleil mêlé de pluies et un arc-en-ciel somptueux ! La température est plus que fraîche… Nous faisons un feu pour nous réchauffer et nous mangeons une soupe de clams (clam chowder) bien chaude sous l’œil attentif d’un merle d’Amérique. Au moment d’installer le 4 x 4 pour la nuit il se remet à pleuvoir et nous sommes obligés de tout faire de l’intérieur, c’est-à-dire de passer les bagages et tout notre bardas sur les sièges avant, baisser les sièges arrière, etc. Mais ensuite qu'il est agréable d'écouter la pluie tambouriner sur le toit, bien au chaud dans nos épais duvets...
Dimanche 31 mai
La nuit a été moyenne. Nous retournons au Visitor Center à l’ouverture, ou deux rangers, un homme et une femme, attendent le client en compagnie du puma. Cet endroit de Flaming Gorge a l’air encore très peu fréquenté, l’hiver n’est pas très loin derrière nous et c’est très bien comme ça. Ils sont donc entièrement disponibles pour nous indiquer routes et pistes sympa qui nous réjouissent d’avance. Notre enthousiasme est pourtant soudain douché quand dans la conversation la ranger nous annonce qu’il y a sept heures de route de là à Jackson Hole. Très étonnés, nous lui faisons répéter le temps estimé, elle confirme, si si, ça tourne beaucoup, ce n’est pas comme l’autoroute, etc. Bon, Brown Lake ne sera pas pour cette fois-ci, le reste non plus, mais nous nous promettons de revenir, au moins deux jours.
La 191 North jusqu’à Rock Springs est une route d’altitude, sauvage et très belle, qui traverse de hauts plateaux sur lesquels broutent des troupeaux de pronghorns et des chevaux aux longues crinières noires. Neige sur les sommets. Plus loin, de fines silhouettes de fer forgé plantées sur une potence indiquent que l’Oregon Trail, piste qu’empruntèrent les pionniers pour traverser les territoires indiens, coupe la route à cet endroit. Nous en verrons plusieurs, à chaque fois différentes des précédentes, se détacher sur le ciel changeant. A l'horizon des étendues herbeuses qui bordent la route, à la limite de la neige, broutent des troupeaux de pronghorns. Et toujours les si jolies silhouettes de fer forgé que je ne peux m'empêcher de photographier. Nous approchons de Grand Teton, la neige est désormais partout présente sur les hauteurs, l'air est plus vif et le ciel se couvre par moments de façon inquiétante.
Plus nous nous rapprochons de Jackson, plus le temps se gâte, et finalement nous entrons dans la petite ville sous une pluie torrentielle. Nous traversons la pelouse verdoyante plantée d’arbres en fleur du Burtrail Lodge et nous engouffrons dans la chambre tout en bois de cèdre. Très bien mais sonore, comme toutes les cloisons de ce type. Un couple scrute à la jumelle les pentes gris acier qui surplombent le motel. Je les imite mais ne vois vraiment pas ce qui les intéresse, peut-être cherchent-ils simplement à repérer un animal… Nous partons faire quelques courses à Albertson et au magasin bio. Là encore, la ville a changé en presque dix ans.
Lundi 1er juin
A dix années d’écart, nous revoici enfin à Yellowstone, un des plus beaux parcs de l’Ouest, immense caldeira de soixante-dix kilomètres de diamètre qui ne demande qu’à exploser: elle a déjà quarante mille ans de retard sur l’horaire prévu. Mais elle attendra bien encore un peu, le temps qu’on reprenne l’avion à Salt Lake. De Upper à Lower Geyser Basin...
Mardi 2 juin
La pluie qui avait cessé reprend lorsque nous arrivons à Biscuit Basin, où les rives de la Firehole River sont tapissées de Yellow Monkey Flowers. Les dépôts minéraux y sont magnifiques, et ils laissaient pourtant de marbre ceux qui passaient à côté.
Mercredi 3 juin
C'est à Upper Geyser Basin qu'est située la plus grande concentration de geysers au monde...
Mercredi 3 juin (suite)
Sur la route de Canyon Lodge, arrêt prolongé à cause de la pluie battante à West Thumb, un des plus petits bassins de geysers du parc, caldeira dans la caldeira, baie plus récente et beaucoup plus profonde que le lac Yellowstone qu'elle borde, résultant d’une explosion qui ne date que de 125 000 ans (certains disent 160 000). Ici, l'eau est partout, froide ou brûlante, liquide ou vaporeuse, dans le ciel et sur nos têtes, sous nos pieds, à l'horizon de plomb... Son activité géothermique décroît cependant depuis le milieu des années 1970; il en résulte une baisse de la température de l'eau et par là même le développement d'algues et de cyanobactéries – les plus anciens des êtres vivants..., déjà présents sur Terre il y a 3,8 milliards d'années!
Mercredi 3 juin (suite)
Belle vue en enfilade sur les Lower Falls dans le « Grand Canyon ». Les nuages laissent filtrer une lumière dorée qui illumine le canyon. Ici, on comprend pourquoi le parc s'appelle Yellowstone...
Jeudi 4 juin (suite)
C'est ici, à Norris Geyser Basin, que se trouvent les eaux les plus acides de Yellowstone. Vermillion Spring.
Jeudi 4 juin (suite)
A Porcelain Basin, sans doute le lieu le plus actif du parc, il y a des dizaines de petits geysers, sources, piscines qui n'ont pas de noms autres qu'un numéro. De plus, ça bouge sans arrêt, les uns meurent, les autres naissent... Au premier plan, Colloidal Pool.
Vendredi 5 juin
Lamar Valley. Il y a beaucoup de monde sur la Beartooth Hwy, beaucoup de monde en tout genre : hommes, mais aussi Bighorn Sheep (celui-ci je le soupçonne de poser pour la postérité tous les jours au même endroit, sous son arbre, indifférent, le regard perdu sur la – très lointaine – ligne bleue des Vosges...).
Samedi 6 juin
Prévisions pour la journée : pluie et neige… D’ailleurs il fait un temps d’hiver. Lower Terraces. Les terrasses ont semble-t-il beaucoup changé en dix ans. Au premier coup d’œil, leur blancheur de nacre a fait place à un gris cendre – la différence est la même qu’entre le corail vivant ou mort –, on se croirait dans une cimenterie (mais les merveilles se cachent…). Elles se sont formées par accumulation de travertin (composé d’aragonite et de calcite), mais tandis que le corail progresse de 1 mm par an, le travertin, lui, croit de 5 mm par jour – ce sont les sources, en se tarissant, qui provoquent la « mort » du calcaire. Ici, comme ailleurs dans le parc, les couleurs sont données par les thermophiles, mais on pense désormais que la croissance fulgurante du travertin serait due à la présence de ces micro-organismes dans l'eau.
Samedi 6 juin (suite)
UpperTerraces. La route sinue dans les bois, dans lesquels sont cachées des formations qui ne ressemblent en rien aux terrasses du bas. Par exemple Orange Spring Mound, t° 157 °F (70 °C): son nom vient du fait que la source étant moins chaude que les autres à Mammoth, elle permet aux cyanobactéries orange de se développer.
Gibbon Geyser Basin. Artist Paint Pots. Le chemin longe de petites mares de boue glougloutantes crémeuses à souhait. Je prends les bulles qui crèvent à la surface en rafale et en les regardant, plus tard, nous avons la surprise de voir des choses étonnantes, notamment celle-ci, la plus belle!
Après avoir bientraîné à photographier tout ce qui me tombait sous l'objectif, je rejoins le parking au pas de course. Comme il est encore tôt nous allons essayer de nous rapprocher de Salt Lake. West Yellowstone. Nous prenons de l’essence puis une carte de l’Idaho au Visitor Info. Sous la pluie encore et toujours, comme pour la majeure partie des Etats-Unis d’après ce que nous pouvons voir à la météo, nous roulons sur la Hwy 20 puis l’I 15 en direction d’Ashton, Idaho Falls, Blackfoot et enfin Pocatillo, jolie petite ville cernée de collines verdoyantes, qui elles aussi ont apparemment reçu leur ration d’arrosage. Nous nous arrêtons au Super 8 qui est très bien. C’est tout juste si nous arrivons à sortir de la voiture et à sortir nos sacs avec les trombes d’eau qui s’abattent de toute part. Courses au Wal Mart ; repas bio dans la chambre, passé par le micro-ondes de l’office, au chaud et au sec !
Dimanche 7 juin
Il a plu toute la nuit – qui pour moi a été très mauvaise – et ce matin il pleut encore à seaux, bloquant toute une armée de motards du Saskatchewan dans les canapés de l’office. Nous quittons Pocatello par la I 15 quasi inondée ; on ne voit pas plus le paysage alentour que sur la Route n° 1 entre Morro Bay et San Francisco… Nous nous sommes rendu compte d’une chose : les Américains ne courent jamais sous la pluie. Qu’ils soient en short, T-shirt et tongs, ils conservent sous les déluges glacés la même allure relax… Salt Lake City est encore une ville qui s’étiiiiiiire à n’en plus finir, du nord au sud. Nous la visiterons une autre fois. Aujourd’hui le temps nous manque car nous comptons aller à Antelope Island – la plus grande des dix îles que compte le Great Salt Lake – puis rendre le TrailBlazer à l’aéroport à 19 heures. Nous prenons la sortir 332 puis la longue ligne droite reliant l’île à la terre. Entrée 9 $, le pass n’est pas accepté. Les eaux lisses du Great Salt Lake sont colonisées par des centaines de canards noirs et de mouettes. Nous nous arrêtons pour pique-niquer à Bridger Bay, mais à peine sortis de la voiture, une nuée de moucherons nous assaillent. Les milliers d'oiseaux qui arpentent l'île ou la survolent en sont sans doute responsables. La table est d'ailleurs décorée de guano du plus effet mais pas des plus appétissants. Si l'on ajoute le vent qui nous fait dresser les cheveux sur la tête, l'unique aire de pique-nique de l'île laisse à désirer. tout en mangeant mon sandwich, je m'approche de la rive et aperçois une de ces drôles de boule qu'on appelle des Tumbleweeds (« herbe qui tourne »).
Très belle île sauvage et désertique dans les tons pastel de rose, de brun et d’orange. De l’extrémité de Bull Point, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! De l’extrémité de Bull Point, où nous observons quelques-uns des six cents bisons qui peuplent l'île, nous voyons arriver un immense nuage sombre comme la nuit, droit sur nous ! Il faut dire que ça fait bien une heure que nous n'avons pas vu une goutte d'eau tomber du ciel... Nous apercevons un mule deer (un cerf mulet, ceux qui ont de grandes oreilles) au milieu des genêts et des tamaris, mais je n'ai pas le temps de le prendre en photo, il a déjà disparu dans la végétation. Un rayon de soleil se pose sur l'eau juste en face de nous.
Il est temps maintenant de quitter Antelope où nous ne regrettons vraiment pas d'être venus. Sur la route de l’aéroport, les ennuis commencent : un voyant s’allume au tableau de bord indiquant que nous avons un problème de pneu. Il ne manquait plus que ça ! Soit nous avons crevé, soit, comme sur la Laguna, c’est une baisse de pression, mais nous ne pouvons nous arrêter. Comble de malchance, nous devons rendre le réservoir vide, donc nous avons calculé assez juste, mais il y a d’énormes embouteillages qui nous font rouler au pas alors que nous sommes, bien qu’à Salt Lake, à une quarantaine de kilomètres. Nous finissons par trouver une voie de dégagement et vérifions le pneu qui n’a pas l’air plus dégonflé que les autres. Ouf ! Nous arrivons enfin à La Quinta Inn, toujours très très bien. 64$ taxes comprises. Nous partons rendre le 4 x 4 à l’aéroport distant de trois miles puis passons un coup de fil pour que la navette de l’hôtel vienne nous chercher.
Lundi 8 juin
Réveil à 5 h 30. Dans la grande salle du petit déjeuner, quelques personnes sont déjà attablées. Je mange une gaufre, l’estomac un peu serré à l’idée de repartir – et aussi de prendre l’avion. 6 heures, la navette est là, nous nous serrons à l’intérieur, fin du voyage…
Petite station familiale pour aller faire du ski en camping-car? English translation pending
Bonjour,
Ns sommes à la recherche d'une petite station familiale pour aller faire du ski en camping-car. Ns avons vu qu'il existait un endroit à Vaujany (38). Mais il semblerait que cette station devait subir des travaux d'agrandissement. Donc, peut-être moins de quiètude. Merci de vos renseignements et conseils.
Ns sommes à la recherche d'une petite station familiale pour aller faire du ski en camping-car. Ns avons vu qu'il existait un endroit à Vaujany (38). Mais il semblerait que cette station devait subir des travaux d'agrandissement. Donc, peut-être moins de quiètude. Merci de vos renseignements et conseils.
Cherche le lien d'une agence à Paris pour faire un tour à Londres (une journée) English translation pending
Bonjour,
Y aurait tu une personne qui pourrais me dirent ou me donné un lien avec Cityrama (bureaux de tours)a Paris.
J'aimerais avoir les heures d'ouverture et fermeture car j'arrive lundi et j'aimerais allez faire réservation pour une sortir (une journée a Londre)le mardi, avec eux.
Un gros merci a l'avance.
Merci
Y aurait tu une personne qui pourrais me dirent ou me donné un lien avec Cityrama (bureaux de tours)a Paris.
J'aimerais avoir les heures d'ouverture et fermeture car j'arrive lundi et j'aimerais allez faire réservation pour une sortir (une journée a Londre)le mardi, avec eux.
Un gros merci a l'avance.
Merci
Où passer les vacances de Pâques en camping-car? English translation pending
bonjour ,
je suis à la recherche d'un endroit sympa ou l'on pourrait passer nos vacances de pâques(maxi 500kms environ) avec notre fils de 12ans en camping car
nous sommes du pas de calais
merci d'avance pour vos idées
Itinéraire de dix-neuf jours au Québec English translation pending
Bonjour à tous...
J'ai fini mes préparatifs pour l'ouest de Etats-Unis et New York en juillet (sur les conseils avisés des membres du forum) et c'est alors que mon esprit se réveille: "Mais pardi, en août, tu pars au Québec, faudrait voir à y penser aussi"!
Voilà donc le premier itinéraire auquel j'ai pensé:
Nuit du 31juillet au 1er août: Greyhound de NY à Plattsburgh (On vient nous chercher là) 1er et 2 août: Repos à Saint-Jean-sur-Richelieu chez des amis (oui, repos après un mois sur les routes de l'ouest américain!) 3 août: Route jusque Rivière-du-Loup (424km - 4h30 de route, la plus grosse étape) 4: Route jusque Sainte-Flavie (151km-2h, visite du parc du Bic et des Jardins de Métis) 5: Route jusque Saint-Anne-des-Monts (149km - 1h45, visite du parc de la Gaspésie) 6: Route jusque Gaspé (208km-2h30, visite du parc de Forillon et... baleines!) 7: Route jusque Percé (77km-1h, fin de visite du Forillon + tour en bateau et rando sur l’île de Bonaventure 8: Route jusque Bonaventure (122km-1h30, Baie-des-Chaleurs, Anse-à-Beaufils et Paspébiac) 9: Route jusque Matapédia (134km-1h30, passage par Miguasha et visite de la vallée de Matapédia) 10: Route jusque Rimouski puis Forestville (180km - 2h15 + 55min de traversée) 11: Route jusque Tadoussac (96km - 2h, parc du Saguenay) 12: Route jusque Baie-St-Paul (passer par La Malbaie) 13: Route jusque Québec (93km - 1h10, visite Québec) 14: Québec (visite Québec) 15: Route jusque Montréal (260- 3h, visite de Montréal) 16 et 17: visite de Montréal 18: Retour à Saint-Jean-sur-Richelieu 19: Greyhound pour Ny et avion le soir pour le retour définitif qui risque d'être bien dur!
Voili voilà, j'aimerais beaucoup savoir ce que d'autres en pensent. Vaudrait-il mieux mettre Québec au début du voyage et pas avant Montréal? Ai-je loupé des choses essentielles?
Merci de vos futurs conseils
Valérie
J'ai fini mes préparatifs pour l'ouest de Etats-Unis et New York en juillet (sur les conseils avisés des membres du forum) et c'est alors que mon esprit se réveille: "Mais pardi, en août, tu pars au Québec, faudrait voir à y penser aussi"!
Voilà donc le premier itinéraire auquel j'ai pensé:
Nuit du 31juillet au 1er août: Greyhound de NY à Plattsburgh (On vient nous chercher là) 1er et 2 août: Repos à Saint-Jean-sur-Richelieu chez des amis (oui, repos après un mois sur les routes de l'ouest américain!) 3 août: Route jusque Rivière-du-Loup (424km - 4h30 de route, la plus grosse étape) 4: Route jusque Sainte-Flavie (151km-2h, visite du parc du Bic et des Jardins de Métis) 5: Route jusque Saint-Anne-des-Monts (149km - 1h45, visite du parc de la Gaspésie) 6: Route jusque Gaspé (208km-2h30, visite du parc de Forillon et... baleines!) 7: Route jusque Percé (77km-1h, fin de visite du Forillon + tour en bateau et rando sur l’île de Bonaventure 8: Route jusque Bonaventure (122km-1h30, Baie-des-Chaleurs, Anse-à-Beaufils et Paspébiac) 9: Route jusque Matapédia (134km-1h30, passage par Miguasha et visite de la vallée de Matapédia) 10: Route jusque Rimouski puis Forestville (180km - 2h15 + 55min de traversée) 11: Route jusque Tadoussac (96km - 2h, parc du Saguenay) 12: Route jusque Baie-St-Paul (passer par La Malbaie) 13: Route jusque Québec (93km - 1h10, visite Québec) 14: Québec (visite Québec) 15: Route jusque Montréal (260- 3h, visite de Montréal) 16 et 17: visite de Montréal 18: Retour à Saint-Jean-sur-Richelieu 19: Greyhound pour Ny et avion le soir pour le retour définitif qui risque d'être bien dur!
Voili voilà, j'aimerais beaucoup savoir ce que d'autres en pensent. Vaudrait-il mieux mettre Québec au début du voyage et pas avant Montréal? Ai-je loupé des choses essentielles?
Merci de vos futurs conseils
Valérie
Périple Orléans-Lisbonne à vélo: itinéraires et campings? English translation pending
Bonjour à tous!
Je cherche des renseignements sur les itinéraires et campings Orleans Lisbonne, hormis ce lui de St Jaques que je déjà parcouru. La difficulté de rouler sur le réseau routier est'elle difficile? Merci d'avance
Navette de l'aéroport de la Guadeloupe vers Pointe-à-Pitre ou Le Gosier? English translation pending
Bonjour à tous !
Existe t il une navette ou autre moyen de transport en commun depuis l'aéroport de la Guadeloupe, vers Pointe à Pitre ou Le Gosier? De plus, ne dormant qu'une nuit sur place, avant d'embarquer pour la Dominique avec l'Express des iles, où peut on se loger pas loin du port d'où part le ferry? Merci pour votre aide !! 🙂
Existe t il une navette ou autre moyen de transport en commun depuis l'aéroport de la Guadeloupe, vers Pointe à Pitre ou Le Gosier? De plus, ne dormant qu'une nuit sur place, avant d'embarquer pour la Dominique avec l'Express des iles, où peut on se loger pas loin du port d'où part le ferry? Merci pour votre aide !! 🙂
Stage de sage-femme au Burkina Faso English translation pending
Bonjour,
Je suis étudiante en 3eme année sage-femme.
Avec 3 de mes amies nous souhaiterions partir en stage de 3 semaines au Burkina Faso en janvier 2010.
notre préférence va à la salle d'accouchement mais nous somme bien évidemment curieuses de découvrire tout le système périnatal au Burkina faso.
Nous sommes en recherche de contact tant au niveau hospitalier que pour le logement.
Nous avons trouvé un contact sur internet mais nous n'avons pas encore reçues de réponse. De plus nos prédécesseurs de 4eme année ont établi un contact avec le CHU Ste Camille a Ouagadougou où elles ont effectué leur stage l'an passé. Malheureusement l'adresse mail ne marche pas.
Merci par avance de vos réponses.
Florence
Nous sommes en recherche de contact tant au niveau hospitalier que pour le logement.
Nous avons trouvé un contact sur internet mais nous n'avons pas encore reçues de réponse. De plus nos prédécesseurs de 4eme année ont établi un contact avec le CHU Ste Camille a Ouagadougou où elles ont effectué leur stage l'an passé. Malheureusement l'adresse mail ne marche pas.
Merci par avance de vos réponses.
Florence
Itinéraire Lyon-Cannes en camping-car English translation pending
Bonsoir.Samedi nous partons de Meaux pour nous rendre à Cannes en CC.tous ça par les routes Nationales et Départementales, jusquà Lyon ça va mais aprés faut-il mieux passer par Valence, Orange, Aix en Provence, Cannes ou alors de Lyon passer par Grenoble, Sisteron, Digne, Cannes. Le deuxième itinéraire est plus court mais la route doit être je pense plus montagneuse.Si quelqu'un peut nous renseigner.....Merci par avance à tous.😉 Alain.
Vacances en camping-car en Galice (Espagne) English translation pending
😉 Bonjour à tous
Par ces temps bien froid je prépare mon voyage en camping car pour cet été , direction la GALICE là-bas tous au bout de l'Espagne. J'aimerai connaitre vos experiences sur cette région. Je démare de Nimes et traverserai la peninsule, j'ai plus de 5 semaines, donc pas besoin de courir, si vous avez fait ce periple je suis preneuse de tous vos conseils, merci d'avance .😎.
Par ces temps bien froid je prépare mon voyage en camping car pour cet été , direction la GALICE là-bas tous au bout de l'Espagne. J'aimerai connaitre vos experiences sur cette région. Je démare de Nimes et traverserai la peninsule, j'ai plus de 5 semaines, donc pas besoin de courir, si vous avez fait ce periple je suis preneuse de tous vos conseils, merci d'avance .😎.
Visite à vélo des maisons écologiques d'Europe English translation pending
Bonjour tout le monde, je fais appelle à vos connaissances et réseaux.
Je décolle la semaine prochaine pour un périple Européen en vélo sur le thème des maisons écologiques et des constructions bioclimatiques. Le parcours n'est pas rigide, il peut évoluer : france, italie, slovénie, croatie, bosnie, serbie, hongrie, autriche, allemagne, puis retour en france.
Je souhaiterais, si vous avez, avoir des adresses ou des coordonnées : de maisons écologiquesou des chantiers ou je pourrais donner un petit coup de mainou tout simplement des infos Merci d'avance pour vos contributions
cordialement
Robin
Je décolle la semaine prochaine pour un périple Européen en vélo sur le thème des maisons écologiques et des constructions bioclimatiques. Le parcours n'est pas rigide, il peut évoluer : france, italie, slovénie, croatie, bosnie, serbie, hongrie, autriche, allemagne, puis retour en france.
Je souhaiterais, si vous avez, avoir des adresses ou des coordonnées : de maisons écologiquesou des chantiers ou je pourrais donner un petit coup de mainou tout simplement des infos Merci d'avance pour vos contributions
cordialement
Robin
Circuit de trois semaines au Québec durant l'été indien English translation pending
Salut à tous,
je me lance enfin sur le site après avoir lu pas mal de posts, je me suis dit que je pourrais poster le circuit que j'aimerais faire et avoir vos précieux conseils.
Alors je partirai genre début/ mi septembre pour 3 semaines au Québec : Voilà à peu près le parcours non définitif que j'aimerai faire : je n'ai pas encore entrepris la recherche d'auberges ou autres pour le moment. J'ai plus ou moins noté les villes de passage, sans trop savoir où je vais m'attarder réellement.
J1 Montréal J2 Montréal J3 Montreal-Ottawa J4 Ottawa J5 Ottawa - Trois rivières-parc mauricie (balade/ canoe) J6 parc Mauricie (balade/ canoe) J7 parc Mauricie - Québec J8 Québec J9 Québec -Wendake -parc Jacques Cartier J10 parc Jacques Cartier- Cap tourmente -Baie Saint Paul- ile aux Coudres J11 parc des grands jardins ou hautes gorges (Lequel est le plus intéressant à voir ?) (balade) - Port au persil- Petit saguenay - Anse saint jean J12 Anse saint jean - Saint felix d'otis - Chicoutimi - Mashteuiatsch J13 Mashteuiatsch - Zoo saint felicien - Peribonka - Tadoussac J14 Tadoussac- Bergeronnes-Les escoumins (hydravion / kayak avec les baleines) J15 Les Escoumins - Rimouski - Carleton saint omer J16 Carleton - Bonaventure - Percé J17 Percé (parc ile Bonaventure) J18 Percé - Gaspé - parc Gaspésie (observation faune et nuit sur place) J19 Parc gaspésie- Riviere du loup -St Roch des Aulnaies J20 saint Roch des aulnaies - Montréal J21 Montréal J22 Montréal -départ
Voila à peu près l'idée, sachant que le but étant de faire quelques balades dans les parcs et puis de découvrir les couleurs de l'été indien aussi 🙂 Au niveau des parcs, y en a t'-il à privilégier ? Ca ne me dérangerait pas, par exemple de supprimer le parc Jacques Cartier et de rattraper ce jour en Gaspésie !!😎
Merci d'avance à ceux et celles qui me donnent leur avis.
Alors je partirai genre début/ mi septembre pour 3 semaines au Québec : Voilà à peu près le parcours non définitif que j'aimerai faire : je n'ai pas encore entrepris la recherche d'auberges ou autres pour le moment. J'ai plus ou moins noté les villes de passage, sans trop savoir où je vais m'attarder réellement.
J1 Montréal J2 Montréal J3 Montreal-Ottawa J4 Ottawa J5 Ottawa - Trois rivières-parc mauricie (balade/ canoe) J6 parc Mauricie (balade/ canoe) J7 parc Mauricie - Québec J8 Québec J9 Québec -Wendake -parc Jacques Cartier J10 parc Jacques Cartier- Cap tourmente -Baie Saint Paul- ile aux Coudres J11 parc des grands jardins ou hautes gorges (Lequel est le plus intéressant à voir ?) (balade) - Port au persil- Petit saguenay - Anse saint jean J12 Anse saint jean - Saint felix d'otis - Chicoutimi - Mashteuiatsch J13 Mashteuiatsch - Zoo saint felicien - Peribonka - Tadoussac J14 Tadoussac- Bergeronnes-Les escoumins (hydravion / kayak avec les baleines) J15 Les Escoumins - Rimouski - Carleton saint omer J16 Carleton - Bonaventure - Percé J17 Percé (parc ile Bonaventure) J18 Percé - Gaspé - parc Gaspésie (observation faune et nuit sur place) J19 Parc gaspésie- Riviere du loup -St Roch des Aulnaies J20 saint Roch des aulnaies - Montréal J21 Montréal J22 Montréal -départ
Voila à peu près l'idée, sachant que le but étant de faire quelques balades dans les parcs et puis de découvrir les couleurs de l'été indien aussi 🙂 Au niveau des parcs, y en a t'-il à privilégier ? Ca ne me dérangerait pas, par exemple de supprimer le parc Jacques Cartier et de rattraper ce jour en Gaspésie !!😎
Merci d'avance à ceux et celles qui me donnent leur avis.
Auberges de jeunesse pour un séjour pas cher à Londres? English translation pending
Bonjour
J'ai 19 ans je suis étudiante d'anglais au Mans et avec une amie nous aimerions partir 4-5 jours a Londres, seulement comme beaucoup d'etudiants nous n'avons pas vraiment les moyens et nous ne connaissons ps du tout Londres. Connaissez vous des auberges de jeunesse pas chere et a proximité des atractions principales de Londres? Quels sont les "visites" a ne pas manquer? Une fois dans Londres, quel est le meilleur moyen de se deplacer? est-ce facilement accessible a pieds?
merci de vos reponses et si vous avez des conseils pour notre petit voyage n'hesitez pas
Cécile
J'ai 19 ans je suis étudiante d'anglais au Mans et avec une amie nous aimerions partir 4-5 jours a Londres, seulement comme beaucoup d'etudiants nous n'avons pas vraiment les moyens et nous ne connaissons ps du tout Londres. Connaissez vous des auberges de jeunesse pas chere et a proximité des atractions principales de Londres? Quels sont les "visites" a ne pas manquer? Une fois dans Londres, quel est le meilleur moyen de se deplacer? est-ce facilement accessible a pieds?
merci de vos reponses et si vous avez des conseils pour notre petit voyage n'hesitez pas
Cécile
Destination idéale pour un week-end en Bretagne? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais emmener ma moitié en Bretagne pour un week-end, tranquille au bord de l'eau. Nous habitons Lille et comme nous descendrons en voiture, nous cherchons une destination pas trop lointaine mais qui nous permette de découvrir la beauté de cette région. Je m'adresse à vous, afin que vous me fassiez bénéficier de vos connaissance à la matière. Quelle est la destination idéal ?
Merci d'avance
Jack
J'aimerais emmener ma moitié en Bretagne pour un week-end, tranquille au bord de l'eau. Nous habitons Lille et comme nous descendrons en voiture, nous cherchons une destination pas trop lointaine mais qui nous permette de découvrir la beauté de cette région. Je m'adresse à vous, afin que vous me fassiez bénéficier de vos connaissance à la matière. Quelle est la destination idéal ?
Merci d'avance
Jack
Travailler à l'île de la Réunion English translation pending
Bonjour
Avec ma copine on est à la recherche d'un travail sur l'ile pour le mois d'Aout. Nous sommes tous les deux dans le domaine de l'hotellerie restauration, moi je suis cuisinier et je recherche un travail de second de cuisine ou de chef de partie et ma copine est réceptioniste. Nous avons tous les deux de l'expérience dans ce domaine.
Si quelq'un peut m'aider, merci à vous
Olivier
Avec ma copine on est à la recherche d'un travail sur l'ile pour le mois d'Aout. Nous sommes tous les deux dans le domaine de l'hotellerie restauration, moi je suis cuisinier et je recherche un travail de second de cuisine ou de chef de partie et ma copine est réceptioniste. Nous avons tous les deux de l'expérience dans ce domaine.
Si quelq'un peut m'aider, merci à vous
Olivier
Voyage camping-car en France: cuisine dans les campings? English translation pending
Bonjour !
On va en France avec notre Camping Car cet été. Je voudrais savoir s'il y a normalement une cuisine dans les campings en France. Ou si ça existe parfois.
Nous sommes suédois et en Suède, ainsi qu'au Danemark, il y a toujours des cuisines - très pratique.
Merci Eva
On va en France avec notre Camping Car cet été. Je voudrais savoir s'il y a normalement une cuisine dans les campings en France. Ou si ça existe parfois.
Nous sommes suédois et en Suède, ainsi qu'au Danemark, il y a toujours des cuisines - très pratique.
Merci Eva
London Calling (2009) English translation pending
J'ouvre les yeux, après un petit somme inconfortable.
La campagne picarde défile encore un peu derrière la vitre, puis c'est le tunnel.
J'aimerais sincèrement éviter la caricature mais, vous me croirez ou pas, quand le train refait surface de l'autre côté de la Manche, le soleil paresseux et matinal de fin d'été qui rayonnait sur la côte française s'est transformé en une armada de nuages couvrant toutes les gammes de gris du côté anglais.
Pas le temps de s'émouvoir plus que ça cela dit, puisque mon train arrive rapidement à Saint-Pancras International, une gare construite durant la deuxième moitié du XIXe siècle, dont l'ultime rénovation a permis la réouverture en 2007, après une dizaine d'années de restructuration. Ce bâtiment imposant, prouesse technique à l'époque de sa construction, comporte une façade assez chargée construite principalement en briques rouges, pensée comme un mélange de styles hétéroclites, et un hangar énorme, "à portée unique" selon le jargon approprié.
Gare terminus, Saint-Pancras est la nouvelle gare d'arrivée de l'Eurostar, qui atteignait initialement Londres par la gare de Waterloo. Assez bizarrement, le hall de la gare est situé sous les voies, et l'accès aux quais ne se fait qu'après avoir passé les formalités de douane et les portiques de sécurité. Ces quais sont donc très propres, et déserts la majeure partie du temps, ce qui est une vision quelque peu inhabituelle.
Mais pas de raison de traîner ici plus longtemps, je suis venu pour tout autre chose.
Sitôt retrouvé mon vieux pote Dom, et après un passage éclair à l'hôtel, nous marchons les sens en éveil vers là d'où vient la rumeur. Au fur et à mesure, les rues se font plus peuplées, les vêtements plus colorés, puis se profilent les premiers cordons de "bobbies", la police anglaise, célèbre pour ne pas porter d'arme à feu en service ordinaire.
On avance et les premières barrières métalliques apparaissent, puis les boutiques aux devantures protégées par des plaques de bois. Les sifflets et les cornes de brume retentissent, les stands de plats à emporter et de boissons tiennent le pavé. Nous sommes le dernier dimanche du mois d'août, et comme tous les ans depuis quarante cinq ans dans ce coin de l'ouest de Londres, c'est le Carnaval de Notting Hill!
Ça doit faire quinze ans que je rêve d'y aller et aujourd'hui et demain, c'est la fête!
Le Carnaval de Notting Hill, c'est la plus grosse manifestation de rue d'Europe, et le deuxième carnaval le plus fréquenté dans le monde après celui de Rio. Historiquement, la présence importante d'émigrés de Trinidad dans le quartier a favorisé la naissance de ce qui est devenu une fête pétaradante dédiée aux Caraïbes, les West Indies selon la terminologie de l'Empire britannique. Concrètement, le quartier est bouclé par les bobbies, la circulation est interdite, et les sound systems statiques ou mobiles peuvent envoyer un max de décibels. Les sound systems mobiles sont installés sur des chars (en fait des camions poids lourds débâchés), sur lesquels les djays ou les musiciens animent leur groupe de "masqueraders", déguisés, décorés, paillettisés, qui s'agitent dans tous les sens, chantent et crient en suivant la procession. Tous ces chars suivent un parcours d'environ 5km, qui ferme littéralement le quartier, et passent devant le jury, qui élit chaque année la meilleure "Mas", le groupe de masqueraders. Et dans ce périmètre fermé, on trouve les sound systems statiques, c'est-à-dire installés à un endroit bien défini, à un coin de rue, devant un immeuble, à un carrefour. Ça c'est le cadre général, après il faudrait ajouter les 300 stands de bouffe, les toilettes "portables" publiques, et plus d'un million de personnes bien décidées à profiter de cette boîte de nuit à ciel ouvert, gratuite et permissive, de 9h à 19h. Si on n'est pas agoraphobe, ça réchauffe le coeur de voir tout ce monde éparpillé et polyglotte venir prendre un bain de foule dans la fumée des poulets marinés en train de griller.
Les sound systems (plus d'une centaine en tout) jouent le son des Caraïbes : les steel drums de Trinidad, la Soca, du Dancehall, mais aussi du Drum'n'Bass et de l'électro. Et bien sûr du reggae! Et plus particulièrement du gros dub londonien! L'idée c'était de venir se chalouper au milieu des enceintes monstres, les vibrations dans le corps, la basse dans le ventre et la grosse caisse dans les cordes vocales! J'ouvre les yeux à nouveau, tout le monde bouge autour de moi, je suis en sueur, mes pieds, mes jambes, mes bras, mes mains et ma tête bougent au rythme des réverbes d'Aba Shanti I, seul devant sa console et son unique platine vynile. Plus loin c'est Channel One qui fait danser la foule. Il y aussi Jah Observer, ou Gladdy Wax à quelques rues de là. Pour l'occasion, c'est pas plus mal de s'arsouiller un peu avec des choses qui se fument et/ou qui se boivent.
Le jour décline tranquillement, on finit dans un sound system de House. Marrant comme ambiance, avec des mômes qui se trémoussent, des passants, des gens arrivés là par hasard ou au contraire des afficionados venus des quatre coins de l'Europe. Les bobbies sonnent la fin des festivités à la tombée de la nuit, histoire d'épargner le sommeil du voisinage, et aussi de contrôler le plus possible les débordements éventuels, qui ont parfois été virulents par le passé. Je dois dire qu'ils m'ont impressionné, ces bobbies! Présents un peu partout, aimables et avenants, et toujours sans arme à feu, ce qui laisse songeur au vu de l'attirail de notre maréchaussée bleu-blanc-rouge. Bien organisés, ils bloquent même parfois certaines rues, quand l'affluence est trop importante devant un des sounds, et ce sont eux qui régulent les allées et venues entre le Carnival et les rues adjacentes.
Forcément, après tout ça, on est un peu cassé, à moins de boire un peu plus, histoire de tenir encore quelques heures. Cependant, mieux vaut s'économiser pour la journée de demain! Mais quand même, je suis pas revenu à Londres depuis longtemps : une petite sieste et c'est reparti, direction le centre ville by night. À part se mettre quelque chose au fond de l'estomac, cette petite expédition m'aura convaincu sur un point : les petites anglaises en talons/minijupe pétées à la bière ne sont pas un mythe! J'en ai vues un petit paquet du côté de Leicester Square! Au-delà du cliché, c'est pas vraiment joli joli faut dire. Ça sent un peu le vautrage sur le pavement, heureusement que les copines sont là pour relever la ptite lady...
Le lendemain, je refais le plein de bon son, les chars et les Mas se succèdent, dont certaines mémorables, comme Chocolate City, dont les masqueraders se badigeonnent de chocolat liquide! Ton voisin sent le chocolat fondu! Chaque île défile en délégation, les filles et les garçons remuent leurs corps en cadence, les plus coquins s'abîment dans des contorsions lascives et explicites (je vous la fais soft, notez). La foule est encore plus dense que la veille, les rues se remplissent de détritus divers, les files se rallongent devant les toilettes publiques au rythme où les canettes de métal se froissent, l'heure du train approche, il est temps de rentrer... Rendez-vous l'année prochaine!
On avance et les premières barrières métalliques apparaissent, puis les boutiques aux devantures protégées par des plaques de bois. Les sifflets et les cornes de brume retentissent, les stands de plats à emporter et de boissons tiennent le pavé. Nous sommes le dernier dimanche du mois d'août, et comme tous les ans depuis quarante cinq ans dans ce coin de l'ouest de Londres, c'est le Carnaval de Notting Hill!
Ça doit faire quinze ans que je rêve d'y aller et aujourd'hui et demain, c'est la fête!
Le Carnaval de Notting Hill, c'est la plus grosse manifestation de rue d'Europe, et le deuxième carnaval le plus fréquenté dans le monde après celui de Rio. Historiquement, la présence importante d'émigrés de Trinidad dans le quartier a favorisé la naissance de ce qui est devenu une fête pétaradante dédiée aux Caraïbes, les West Indies selon la terminologie de l'Empire britannique. Concrètement, le quartier est bouclé par les bobbies, la circulation est interdite, et les sound systems statiques ou mobiles peuvent envoyer un max de décibels. Les sound systems mobiles sont installés sur des chars (en fait des camions poids lourds débâchés), sur lesquels les djays ou les musiciens animent leur groupe de "masqueraders", déguisés, décorés, paillettisés, qui s'agitent dans tous les sens, chantent et crient en suivant la procession. Tous ces chars suivent un parcours d'environ 5km, qui ferme littéralement le quartier, et passent devant le jury, qui élit chaque année la meilleure "Mas", le groupe de masqueraders. Et dans ce périmètre fermé, on trouve les sound systems statiques, c'est-à-dire installés à un endroit bien défini, à un coin de rue, devant un immeuble, à un carrefour. Ça c'est le cadre général, après il faudrait ajouter les 300 stands de bouffe, les toilettes "portables" publiques, et plus d'un million de personnes bien décidées à profiter de cette boîte de nuit à ciel ouvert, gratuite et permissive, de 9h à 19h. Si on n'est pas agoraphobe, ça réchauffe le coeur de voir tout ce monde éparpillé et polyglotte venir prendre un bain de foule dans la fumée des poulets marinés en train de griller.
Les sound systems (plus d'une centaine en tout) jouent le son des Caraïbes : les steel drums de Trinidad, la Soca, du Dancehall, mais aussi du Drum'n'Bass et de l'électro. Et bien sûr du reggae! Et plus particulièrement du gros dub londonien! L'idée c'était de venir se chalouper au milieu des enceintes monstres, les vibrations dans le corps, la basse dans le ventre et la grosse caisse dans les cordes vocales! J'ouvre les yeux à nouveau, tout le monde bouge autour de moi, je suis en sueur, mes pieds, mes jambes, mes bras, mes mains et ma tête bougent au rythme des réverbes d'Aba Shanti I, seul devant sa console et son unique platine vynile. Plus loin c'est Channel One qui fait danser la foule. Il y aussi Jah Observer, ou Gladdy Wax à quelques rues de là. Pour l'occasion, c'est pas plus mal de s'arsouiller un peu avec des choses qui se fument et/ou qui se boivent.
Le jour décline tranquillement, on finit dans un sound system de House. Marrant comme ambiance, avec des mômes qui se trémoussent, des passants, des gens arrivés là par hasard ou au contraire des afficionados venus des quatre coins de l'Europe. Les bobbies sonnent la fin des festivités à la tombée de la nuit, histoire d'épargner le sommeil du voisinage, et aussi de contrôler le plus possible les débordements éventuels, qui ont parfois été virulents par le passé. Je dois dire qu'ils m'ont impressionné, ces bobbies! Présents un peu partout, aimables et avenants, et toujours sans arme à feu, ce qui laisse songeur au vu de l'attirail de notre maréchaussée bleu-blanc-rouge. Bien organisés, ils bloquent même parfois certaines rues, quand l'affluence est trop importante devant un des sounds, et ce sont eux qui régulent les allées et venues entre le Carnival et les rues adjacentes.
Forcément, après tout ça, on est un peu cassé, à moins de boire un peu plus, histoire de tenir encore quelques heures. Cependant, mieux vaut s'économiser pour la journée de demain! Mais quand même, je suis pas revenu à Londres depuis longtemps : une petite sieste et c'est reparti, direction le centre ville by night. À part se mettre quelque chose au fond de l'estomac, cette petite expédition m'aura convaincu sur un point : les petites anglaises en talons/minijupe pétées à la bière ne sont pas un mythe! J'en ai vues un petit paquet du côté de Leicester Square! Au-delà du cliché, c'est pas vraiment joli joli faut dire. Ça sent un peu le vautrage sur le pavement, heureusement que les copines sont là pour relever la ptite lady...
Le lendemain, je refais le plein de bon son, les chars et les Mas se succèdent, dont certaines mémorables, comme Chocolate City, dont les masqueraders se badigeonnent de chocolat liquide! Ton voisin sent le chocolat fondu! Chaque île défile en délégation, les filles et les garçons remuent leurs corps en cadence, les plus coquins s'abîment dans des contorsions lascives et explicites (je vous la fais soft, notez). La foule est encore plus dense que la veille, les rues se remplissent de détritus divers, les files se rallongent devant les toilettes publiques au rythme où les canettes de métal se froissent, l'heure du train approche, il est temps de rentrer... Rendez-vous l'année prochaine!
Guadeloupe: aller une journée à La Désirade depuis Basse-Terre? English translation pending
Bonjour à tous
Etant basé sur Basse Terre, est-il possible d'envisager d'aller passer une journée sur la Désirade ?
Et une fois sur place, on se déplace comment ?
Dans la même situation nous avions déjà été aux Saintes et à l'îlet de Petite Terre au large de St François mais c'est vrai que c'était un peu limite compte tenu du trajet
Merci
Etant basé sur Basse Terre, est-il possible d'envisager d'aller passer une journée sur la Désirade ?
Et une fois sur place, on se déplace comment ?
Dans la même situation nous avions déjà été aux Saintes et à l'îlet de Petite Terre au large de St François mais c'est vrai que c'était un peu limite compte tenu du trajet
Merci
Apprendre l'anglais en Amérique Latine English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis actuellement à la recherche d'un stage pour l'année prochaine afin améliorer mon anglais. Comme je suis passionnée par l'Amérique Latine et que je sais que certains pays sont anglophones, je me demandais si c'était une bonne idée d'y aller dans cette optique? Sont-ils vraiment anglophones? Quel type d'anglais pratiquent-ils?
voilà la liste:
Antigua and Barbuda
The Bahamas
Barbados Belize
Grenada
Guyana
Jamaica
Saint Kitts and Nevis
Saint Lucia
Saint Vincent and the Grenadines
Trinidad and Tobago
Merci d'avance pour vos réponses, je ne sais pas vraiment auprès de qui me renseigner. Lucie
Je suis actuellement à la recherche d'un stage pour l'année prochaine afin améliorer mon anglais. Comme je suis passionnée par l'Amérique Latine et que je sais que certains pays sont anglophones, je me demandais si c'était une bonne idée d'y aller dans cette optique? Sont-ils vraiment anglophones? Quel type d'anglais pratiquent-ils?
voilà la liste:
Antigua and Barbuda
The Bahamas
Barbados Belize
Grenada
Guyana
Jamaica
Saint Kitts and Nevis
Saint Lucia
Saint Vincent and the Grenadines
Trinidad and Tobago
Merci d'avance pour vos réponses, je ne sais pas vraiment auprès de qui me renseigner. Lucie
Croisière dans le Caraïbes: mer agitée ou non? English translation pending
Bonjour, pour ceux qui sont de retour de croisière dans les Caraibes j'aimerais savoir si la mer est agitée, je dois partir le 20 mars
Merci