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Cheveux et autres poils English translation pending
Je suis sur mon balcon et j’observe….
Hors le fait que nul ne lève jamais la tête, (je situe la proportion des gens qui lèvent les yeux au ciel à 0, 1% et uniquement si le ciel est menaçant), j’aperçois tous les cheveux qui passent sous ma fenêtre. Des tonsures librement acceptées, des tonsures soigneusement cachées par la mèche largement rabattue, pathétiquement ridicule, des tonsures comblées par des implants roussâtres, je vois aussi des racines grises des colorations trop anciennes, des fausses blondes qui oublient que vu du haut on les découvre superbement brunes et toutes les couleurs artificiellement crées par des coloristes voulant mettre de la belle humeur sur les têtes à défaut de l’intérieur de ces mêmes têtes. Que vois-je encore, des casquettes, des bobs et autres couvre-chefs parfois maintenus par grand vent. Quelques bandanas, quelques foulards noirs bien serrés ne laissant échapper aucune mèche, parfois une calvitie totale cachée tristement par un foulard noué sur le dessus (là, j’ai envie de crier, t’inquiète, ça repousse). Des cheveux de petits garçons, si légers, qu’ils sont tout ébouriffés, des couettes et tresses de petites filles avec leurs barrettes multicolores. Des crânes rasés où j’entrevois des cicatrices anciennes qui font des petits traits blancs sur le cuir chevelu. Une marée de tête vue du haut. Je vous entends d’ici, " aucun rapport avec le voyage, comme un cheveu sur la soupe…, on va lui sucrer son post"
Et je pense .mais oui, ça m’arrive !
Je pense aux magnifiques cheveux des indiennes dévotes collectés par les temples et revendus à l’Occident pour les perruques et pour ces fameux rajouts si « tendance » Je pense aux asiatiques qui veulent être blondes Je pense aux africaines qui veulent des cheveux raides Je pense aux indiens si soigneusement coiffés, la raie bien droite et le cheveu huilé. Je pense aux fichus de nos grand-mères qu’on trouve encore parfois dans nos campagnes et aux mantilles pour aller à la messe autrefois. L’époque où sortir en cheveux c’était pour les femmes mal élevées. Je pense aux femmes tondues à la libération. Je pense aux morpions, aux poux et autres bêtes Je pense aux nonnes et à leur tête rasée sous la coiffe Et je me dis qu’il n’y a pas un seul pays au monde ou cheveux et poils n’ont aucune importance. Je crois que c’est la seule et unique partie du corps dont tous les humains se préoccupent, bien plus que les mains, les pieds, les seins, les muscles….. Les cheveux symbole de force, de séduction. Les cheveux des guerriers, la tonsure des bonzes. Et chez nous, baromètre du moral (j’vais chez le coiffeur, j’supporte plus ma tête) C’est sacrément important la chevelure….et les poils… Et ma pensée s’étire et je pense à nos différences physiques. Les asiatiques ne veulent plus de l’épicanthus qui font leur regard délicieusement bridé, les brésiliennes veulent des derrières hauts perchés (eh ! c’est pas très beau la fesse en goutte d’huile). En Chine on ne bande plus les pieds, en Thaïlande on étire encore les cous, en Afrique on perce le nez et partout dans le monde on cherche à être beau, toujours plus beau avec la chirurgie, avec les artifices, les crèmes, les enduits, les onguents, les pilules, etc.….On s’épile chaque poil mal venu même en vacances, y’a qu’à voir, ici, les questions existentielles sur les centres de beauté, sur les branchements électriques pour épilateur. Et même, on ne dit plus « c’était au poil » ce n’est plus in. Le poil, c’est sale, faut le couper, le raser, le tondre, le parfumer, l’oindre. Ah les belles barbes douces, elles n’ont plus le vent en poupe… Les moustaches, ça reste viril, presque tous les moustachus se concentrent en Inde, (statistiquement, c’est là qu’il y a le plus d’hommes !), en Occident, c’est démodé la moustache.. Pfuuu, y’a pas à dire le poil est un problème. L’éliminer ou le garder ?
Comme quoi, même sur un balcon y’a matière à couper les cheveux en quatre…
Me reste le poil dans la main, mais faut de l’ art pour le planquer…l’ est mal vu…
Dom
Hors le fait que nul ne lève jamais la tête, (je situe la proportion des gens qui lèvent les yeux au ciel à 0, 1% et uniquement si le ciel est menaçant), j’aperçois tous les cheveux qui passent sous ma fenêtre. Des tonsures librement acceptées, des tonsures soigneusement cachées par la mèche largement rabattue, pathétiquement ridicule, des tonsures comblées par des implants roussâtres, je vois aussi des racines grises des colorations trop anciennes, des fausses blondes qui oublient que vu du haut on les découvre superbement brunes et toutes les couleurs artificiellement crées par des coloristes voulant mettre de la belle humeur sur les têtes à défaut de l’intérieur de ces mêmes têtes. Que vois-je encore, des casquettes, des bobs et autres couvre-chefs parfois maintenus par grand vent. Quelques bandanas, quelques foulards noirs bien serrés ne laissant échapper aucune mèche, parfois une calvitie totale cachée tristement par un foulard noué sur le dessus (là, j’ai envie de crier, t’inquiète, ça repousse). Des cheveux de petits garçons, si légers, qu’ils sont tout ébouriffés, des couettes et tresses de petites filles avec leurs barrettes multicolores. Des crânes rasés où j’entrevois des cicatrices anciennes qui font des petits traits blancs sur le cuir chevelu. Une marée de tête vue du haut. Je vous entends d’ici, " aucun rapport avec le voyage, comme un cheveu sur la soupe…, on va lui sucrer son post"
Et je pense .mais oui, ça m’arrive !
Je pense aux magnifiques cheveux des indiennes dévotes collectés par les temples et revendus à l’Occident pour les perruques et pour ces fameux rajouts si « tendance » Je pense aux asiatiques qui veulent être blondes Je pense aux africaines qui veulent des cheveux raides Je pense aux indiens si soigneusement coiffés, la raie bien droite et le cheveu huilé. Je pense aux fichus de nos grand-mères qu’on trouve encore parfois dans nos campagnes et aux mantilles pour aller à la messe autrefois. L’époque où sortir en cheveux c’était pour les femmes mal élevées. Je pense aux femmes tondues à la libération. Je pense aux morpions, aux poux et autres bêtes Je pense aux nonnes et à leur tête rasée sous la coiffe Et je me dis qu’il n’y a pas un seul pays au monde ou cheveux et poils n’ont aucune importance. Je crois que c’est la seule et unique partie du corps dont tous les humains se préoccupent, bien plus que les mains, les pieds, les seins, les muscles….. Les cheveux symbole de force, de séduction. Les cheveux des guerriers, la tonsure des bonzes. Et chez nous, baromètre du moral (j’vais chez le coiffeur, j’supporte plus ma tête) C’est sacrément important la chevelure….et les poils… Et ma pensée s’étire et je pense à nos différences physiques. Les asiatiques ne veulent plus de l’épicanthus qui font leur regard délicieusement bridé, les brésiliennes veulent des derrières hauts perchés (eh ! c’est pas très beau la fesse en goutte d’huile). En Chine on ne bande plus les pieds, en Thaïlande on étire encore les cous, en Afrique on perce le nez et partout dans le monde on cherche à être beau, toujours plus beau avec la chirurgie, avec les artifices, les crèmes, les enduits, les onguents, les pilules, etc.….On s’épile chaque poil mal venu même en vacances, y’a qu’à voir, ici, les questions existentielles sur les centres de beauté, sur les branchements électriques pour épilateur. Et même, on ne dit plus « c’était au poil » ce n’est plus in. Le poil, c’est sale, faut le couper, le raser, le tondre, le parfumer, l’oindre. Ah les belles barbes douces, elles n’ont plus le vent en poupe… Les moustaches, ça reste viril, presque tous les moustachus se concentrent en Inde, (statistiquement, c’est là qu’il y a le plus d’hommes !), en Occident, c’est démodé la moustache.. Pfuuu, y’a pas à dire le poil est un problème. L’éliminer ou le garder ?
Comme quoi, même sur un balcon y’a matière à couper les cheveux en quatre…
Me reste le poil dans la main, mais faut de l’ art pour le planquer…l’ est mal vu…
Dom
Bons plans pour le Sénégal avec des enfants English translation pending
cherche bons plans pour aller au senegal en octobre avec enfants .Merci
Votre meilleur astuce de voyage à vélo? English translation pending
Salut la tribu !! Chacun de nous a son astuce. concernant son vélo, son camping, sa nourriure et sa préparation, la tente, le linge, les cartes ou autres ! Bref ! Dites moi quel est votre meilleur truc ou astuce !!
Moi j'en ai un concernant le vélo : après avoir fait les pressions de mes pneus, je dépose un filet d'huile dans le bouchon de valve ce qui a pour effet de créer un joint parfaitement étanche . Lors de mon trip en 2006 "Paris-lisbonne" j'ai adopté cet astuce et sur mes 2140 KM je n'ai regonflé qu'une seule fois et en perdant juste 0.3 bar sur les 6 bars initials !!! OUI J4AI MEME PAS CREVE EN PLUS !!!!!
Installation à Khartoum au Soudan English translation pending
Bonjour a toutes et a tous,
Pour des raisons professionelles je viens m'installer au Soudan, Khartoum plus precisement, et ce pour une duree de trois a six mois. Je poste ce message dans le but de pouvoir rencontrer des gens, car je me deplace tout seul. Je viens en effet pour essayer d'ouvrir un bureau pour la boite dans la quelle je travaille.
Donc si vous avez des conseils sur le mode vie, ou tout autre caracteristique du pays, je suis preneur.
au fait, je devrais loger au Hilton ou au Meridien au debut, puis peut etre essayer de trouver un appart; que me conseillez-vous :rester a l'hotel tout au long de ma mission en sachant que j'ai negocie le prix ou prendre un appart et ce dans quel quartier??
Merci d'avances pour toutes infos;
et peut etre a bientot pour ceux qui vivent la bas.
Nicolas Sériès
Pour des raisons professionelles je viens m'installer au Soudan, Khartoum plus precisement, et ce pour une duree de trois a six mois. Je poste ce message dans le but de pouvoir rencontrer des gens, car je me deplace tout seul. Je viens en effet pour essayer d'ouvrir un bureau pour la boite dans la quelle je travaille.
Donc si vous avez des conseils sur le mode vie, ou tout autre caracteristique du pays, je suis preneur.
au fait, je devrais loger au Hilton ou au Meridien au debut, puis peut etre essayer de trouver un appart; que me conseillez-vous :rester a l'hotel tout au long de ma mission en sachant que j'ai negocie le prix ou prendre un appart et ce dans quel quartier??
Merci d'avances pour toutes infos;
et peut etre a bientot pour ceux qui vivent la bas.
Nicolas Sériès
Lubéron à vélo avec deux enfants (France) English translation pending
Bonjour,
L’année dernière nous avons descendu une partie de la côte atlantique à vélo avec nos deux enfants de 2 ans et demi et 9 mois. L’expérience nous a tellement enchanté que nous cherchons de nouvelles destinations pour une dizaine de jours début mai. Nous avons l’intention de faire le tour du Lubéron. Nos enfants auront alors 3 ans et demi et 20 mois. Quelqu’un aurait-il des info concernant le Lubéron ? Nous avons déjà la brochure disponible sur internet mais c’est un peu maigre. Les dénivelés ne sont-ils pas trop importants (sachant que chaque vélo porte des sacoches et tire une charrette avec un enfant) ? Les routes empruntées par le tour sont-elles suffisamment sécurisées pour circuler à vélo (et qui plus est avec nos enfants) ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
L’année dernière nous avons descendu une partie de la côte atlantique à vélo avec nos deux enfants de 2 ans et demi et 9 mois. L’expérience nous a tellement enchanté que nous cherchons de nouvelles destinations pour une dizaine de jours début mai. Nous avons l’intention de faire le tour du Lubéron. Nos enfants auront alors 3 ans et demi et 20 mois. Quelqu’un aurait-il des info concernant le Lubéron ? Nous avons déjà la brochure disponible sur internet mais c’est un peu maigre. Les dénivelés ne sont-ils pas trop importants (sachant que chaque vélo porte des sacoches et tire une charrette avec un enfant) ? Les routes empruntées par le tour sont-elles suffisamment sécurisées pour circuler à vélo (et qui plus est avec nos enfants) ?
Merci beaucoup pour vos réponses.
Boucle Le Cap - Namibie en novembre et décembre 2006: les aventures de bigoodi en Namibie! English translation pending
Voilààààààààààà c’est finiiiiiiiiiiiiiiiii !
A mon tour, donc, de vous raconter mon dernier voyage en Afrique du sud et Namibie et de vous faire profiter de mon expérience, avec un grand merci à tous ceux qui m'ont aidée à la préparation, et tout particulièrement à Smouchy, Gerenuk, Bbirdy, Jbmars et Vinylove
Voyage de début novembre à mi décembre (38 jours) : boucle Le Cap - Namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). Nous avions déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais coté Océan Indien.
Vol : réservé sur le site internet de Lufthansa début juillet. Lyon- Francfort- Le Cap à l’aller, Le Cap-Johannesburg-Francfort Lyon au retour, 1000 euros par personne tout compris. Les correspondances et horaires étaient plus pratique que British et Ibéria pour des prix similaires. Aucun problème si ce n’est que les bagages nous ont été livrés avec un jour de retard au retour.
Voiture : réservée depuis la France par internet via aroundaboutacar 🙁🙁🙁. 199 ZAR (100 Zar ou $ namibiens = a peu près 10 euros) par jour pour une bonne Toyota Corolla avec air con (sans regret de ce coté là), grand coffre, direction assistées, radio CD, km illimités et super covered : …. Sur le papier tout était top à un bon prix, mais au moment de récupérer la voiture à l’aéroport chez National Alamo🙁🙁🙁🙁, rien n’était prêt (après e-mails de confirmation 2 jours à l’avance pourtant…), pareil au retour, dossier perdu, 2H de discussions…Heureusement que nous avions de la marge pour le vol ! En plus ils m’ont réalisé un prélèvement carte qui ne correspondait à rien en plein milieu du voyage (j’ai cru que ma carte avait été copiée), au retour ils m'ont prélevé 70€ de plus que prévu... Bref je ne vous les conseille vraiment pas😠😠😠😠. Cerise sur le capot, leur contrat indique qu’ils peuvent changer les clauses unilatéralement à tout moment (!), que nous ne sommes pas couverts sur les gravels roads (en Namibie elles sont vraiment difficiles à éviter), et surtout qu’en cas de pb en Namibie, il faut rapatrier à nos frais la voiture à la frontière sud africaine ! Heureusement que tout s’est bien passé à part 3 crevaisons, car vu leur peu de professionnalisme, je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé en cas d’accident grave en Namibie…
Guide de voyage : sur les conseils de certains d'entre vous, j'ai acheté la 2e édition du Bradt guide Namibie en anglais 🙂(28 euros sur internet). Les prix ne sont pas très actualisés mais ce guide est Top pour les cartes, plans des villes et adresses --> je vous le conseille ! Sinon j'avais mon vieux Lonely planet Afrique du sud de 2000 (bien aussi)...et le routard Afrique du sud : nul pour le parcours que nous avons fait (il parlent très peu du nord du cap).
Monnaie : 1 zar (monnaie sud africaine) = 1 $ namibien = 0.10 euros à peu près
2/11-Arrivée au Cap, nous arrivons en milieu de journée et n’avons pas réservé d’hotel. Nous avions gardé un très bon souvenir du Monkey valley resort à Nordhoek et décidons d’y tenter notre chance malgré les prix prohibitifs qui apparaissent sur leur site internet… Ce sont les mêmes lorsque nous arrivons mais heureusement, on peut discuter en Afrique du Sud, la gérante, très sympa, nous fait un bon prix pour une jolie chambre sans vue sur la mer mais très chouette. 500 Zar sans petit déj. Après vérifications à l’office de tourisme de Ccamps bay, difficile de trouver moins cher en ce moment… Nous sommes surpris car le Zar a bien baissé face à l’euro depuis 2000…mais les prix ont bien grimpé... et ce ne sera pas mieux en Namibie ! Notre moyenne habituelle de 400-450 zar la double avec petit déj deviendra plutôt un mini cette année…Merci les tour operators ! Bref, une arrivée un peu en demie teinte, nous avions un si bon souvenir de ce coin du monde il faut dire : la sécurité autour des habitations semblent s’être renforcée, les gens ont l’air moins optimistes et en plus il fait gris… Nous décidons de repartir des le lendemain sur Hermanus.
3/11-Hermanus. Nous partons par la RN2…Horreur ! Un immense township la longe sur des km…Bien pire qu’il y a 6 ans. L’ANC qui n’a pas encore la région du Cap dans son giron promet monts et merveilles à de pauvres bougres du Transkei et d’ailleurs en vue des prochaines élections, cela rajouté à l’immigration clandestine …et voilà le travail ! C’est triste : il y a 6 ans on avait l’impression que les gens avait de l’espoir, ils sont beaucoup plus circonspects aujourd’hui…A suivre 😐 A Hermanus par contre, nous retrouvons (sous la pluie) l’ambiance de la première fois et ouiiiiiiiiiiiiii !!! Elles sont là !!! Un vrai festival de baleine pour nous ragaillardir, il n’en fallait pas plus ! 🙂Nous retrouvons aussi le très sympathique windsor hotel (504 zar avec superbe petit dej) et le toujours aussi délicieux restaurant Burgundy : l’un des meilleurs du voyage, à ne pas rater si vous allez dans le coin !
4/11- Nous repartons en direction de l’Atlantique, en longeant la cote cette fois pour une étape à Langebaan, au nord du cap. Petite ville qui jouxte l’agréable West coast national park (pas mal d’oiseaux). Nuit chez Sandra’s b&b (sympa-500 zar cash only !).
5/11-Nous remontons toujours et nous arrêtons à Strandfontein. Self catering Sol y mar 350 zar. A noter : toutes les chambres pratiquement, que ce soit en AFS ou namibie sont équipées au moins d’une bouilloire et de ce qu’il faut pour un thé ou un café, et très souvent d’un petit frigo. La mer est belle mais le vent souffle, nous ne verrons aucune baleine (le lonely disait qu’on pouvait en voir à cette saison), il y aurait des dauphins régulièrement ??? à vérifier en tous cas rien pour nous aujourd’hui… Et c’est dimanche et pratiquement tout est fermé… Nous cassons la croûte dans un pub à quelques km de là Doring bay, la patronne est peu avenante mais le repas finalement excellent ! pour ceux qui vont dans le coin, il y a beaucoup plus de choix d’hébergement à Strandfontein, et si vous avez le temps, le crochet pour monter et redescendre le Van Rhynspass en direction de Niewoudtville vaut la peine (+100km a/r)
6/11-Nous voilà à Springbok à l’excellent Old Inn (450 zar b&b). Visite du Goegap national park qui vaut la peine (même si ce n’était pas la saison des fleurs). Nous avons fait la « petite » balade à pied qui nous a bien suffit : ça grimpe et il fait chaud. Mais ne nous plaignons pas, enfin, nous retrouvons tee shirt et bermuda et voyons nos premières bestioles ! (antilopes, zèbres). A éviter : la cuisine du springbok lodge. Nous trouvons pleins de renseignements et de docs y compris sur la Namibie à l’office du tourisme car nous traversons la frontière demain.
7/11-Comme prévu, nous passons la frontière sans pb à Noordoewer (taxe de 140 zar à payer cash). Nous avions prévu suffisamment de liquide pour « tenir » qq jours et nous garderons aussi des zar pour le retour en AFS (je ne savais pas si l’usage de la carte était possible ou non au kgalagadi transfrontier park, il s’avèrera que oui, mais gardez quand même un minimum pour 2 jours au retour en AFS (les dollars namibiens ne sont pas acceptés en dehors de la Namibie alors que les zar fonctionnent en 1 pour 1 des 2 cotés). Nous commençons par aller voir Ais Ais, tout est quasi désert (c’est le cas de le dire) et le site ne nous inspire pas plus que ça, nous remontons donc jusqu’à l’entrée nord du fish river nat park. Bing 170 $ 😕 ! Les prix des parcs ont bien progressé aussi depuis 2005… (la plupart du temps ce sera 80$ par pers +10 pour la voiture). Et pour un entretien…déplorable : la piste qui conduit aux 3 points de vue soit disant accessibles en 2x4 est pleine de cailloux pointus, nous n’iront pas au 3e point du vue (sur la gauche lorsque l’on regarde le canyon), c’est encore pire et je pense que nous avons bien fait : nous croiserons plus tard de nombreux touristes qui ont crevé à cet endroit, y compris en 4x4. 😠 La Namibie a voulu s’adapter au niveau de tarif des parcs des pays voisins, mais elle pourrait peut être aussi s’adapter au niveau d’infrastructure ! Bref, alors que nous nous disions « ça commence bien ! », nous rencontrons deux allemands sur le point de vue principal qui nous indiquent qu’après 15 jours de voyage, cette route du parc pour eux la pire qu’ils aient vu… Ils n’ont pas l’air emballés de leur voyage et nous annoncent des tarifs d’hôtels prohibitifs…Nous ressortons du parc en nous disant que si c’est ça, le retour en AFS sera plus rapide que prévu…Effectivement, autour du parc, les b&b ont l’air hors de prix (y compris le canyon roadhouse qui semblait l’un des moins chers du coin : 680$ b&b, et pas moyen de négocier)… Il n’est pas trop tard, nous décidons donc de continuer à remonter. La piste est moyenne et nous semble interminable. Nous ne croisons pratiquement personne (on s’habituera vite) mais doublons un vélo ! (sous un soleil de plomb), un mec tout seul avec grosses sacoches et tout le barda qui roule dans les cailloux… Et dire qu’à nous avec la clim et la voiture qui avance toute seule, ça nous paraît long ! Nous poussons jusqu’à Seeheim (de toutes façons il n’y a absolument rien avant). Seeheim, Seeheim…Nous n’avons pas encore l’habitude et nous attendons à voir un village, non juste une pancarte au bord de la route qui indique un hotel à 2km : il commence à être tard (le soleil se couche vers 19h30 et il faut éviter de rouler de nuit), bon, on se dit on va voir, au pire on tire jusqu’à keetmanshop (qui semble un peu plus grand sur la carte et surtout avec plusieurs motels indiqués sur le Namibia’s welcome guide 2006 glané à springbok). On va donc voir… la route se corse (grosses pierres dans une descente) juste avant d’arriver vers l’hotel (ze one : hotel, pub, station service, restaurant : bref ze village indiqué sur la carte !). Franck me dit "c’est un vrai coupe gorge ce truc, on se barre !" J’insiste pour aller voir (il conduit, je négocie les chambres). On a quand même pas fait tout ça pour rien…et surtout on en a marre de rouler ! On arrive dans une grande cour (qui sert en fait aux poids lourds pour manœuvrer lorsqu’ils viennent faire le plein), 3 marches et me voilà au pub : c'est finalement une sympathique gérante qui me montre la chambre (très clean), et accepte de me la brader un peu (en fait nous en aurons pour 693 $ incluant un excellent diner avec steak de springbok + b&b). Il n’y a pas de clim mais la petite piscine est bienvenue et le schwepse dry lemon bien rafraîchissant ! nous avons l’impression d’être au bagdad café. Le soleil se couche, les étoiles pointes, le repas va bientôt être servi…et voilakivoilatypa ??? Je vous le donne en mille : notre cycliste ! Stupeur ! Nous étions persuadés qu’il camperait en route ! Lui aussi à l’air d’apprécier le dry lemon (c’est bon-comme le gini- mais je ne sais pas pourquoi, les canettes sont plus petites que la moyenne) ! Il nous apprendra un peu plus tard qu’il est de Berlin, et que régulièrement, vu qu’il ne peut pas prendre le temps de faire un très grand voyage en vélo comme il en aurait envie, il en fait de « petits » : cette fois c’est Port Elisabeth AFS – whindoek en 7 semaines… La journée se termine mieux qu’elle n’avait commencé : on continue en Namibie demain !
8/11- En route pour Luderitz … Belle route goudronnée (b4). Il est trop tôt pour faire escale à Klein aus vista, en plus ça n’avait pas l’air donné. Nous continuons donc, nous arrêtons pour prendre le petit chemin à droite pour aller voir les chevaux du désert au « garub pan » : ils sont là, une bonne trentaine à coté de « l’observatoire ». Nous restons un bon moment à les regarder, il fait toujours très chaud. Nous repartons vers Luderitz, les paysages sont chouettes, le seul hic, ce sont les « moineaux » suicidaires qui volent au dessus du bitume en rase motte, même en roulant lentement, c’est difficile de tous les éviter, nous essayons avec le klaxon, ça marche un peu mieux et c’est sur que nous ne dérangeons personne ici ! Une dizaine de km avant Luderitz, nous nous arrêtons à la ville fantôme de Kolmanskop, la visite en vaut la peine. L’air s’est rafraîchi de façon spectaculaire : le thermomètre de la voiture passe de 40 à 25 degrés en ¼ d’heure à peine. Nous avons d’abord cru qu’il ne fonctionnait pas bien mais non, le phénomène se reproduira plus au nord à chaque fois que nous nous rapprochons de l’Atlantique. Arrivée à Luderitz en plein après midi : c’est le brouillard alors que nous étions sous un soleil de plomb à 100 km de là ! Nous avons le temps, j’essaie de commencer par l’hotel le plus classe de la ville, les nest : ils acceptent de négocier mais c’est encore trop cher (environ 900 $), un autre, le protéa me donne un prix, je leur demande s’ils n’en ont pas un meilleur, Si si ! et ils descendent de 50 $ sans plus de formalités avec un grand sourire ! Nous nous retrouverons finalement au Bayview, sympa (780$ avec dîner b&b et connexion internet). Nous n’utiliserons pas la piscine, sakaîiii ! La route pour visiter la péninsule est fermée, nous allons donc faire un tour sur la plage d’agathe beach au nord de la ville. Une bonne partie des alentours est délimitée par des barbelés avec interdiction d’y pénétrer pour cause de recherche diamantifère, et un garde, sans doute tout seul toute la journée sur cette plage nous observe de loin, la kalach à l’épaule, drôle d’ambiance… de retour en ville nous faisons un tour sur le port où un dauphin barbotte ! Pas de coucher de soleil ce soir, toujours du brouillard, nous avons ressorti les polaires, on a vraiment l’impression de se retrouver dans un cul de sac du bout du monde ici, il y a très peu de blancs (nous ne l’avions pas remarqué tout de suite), et la nuit sera bruyante : rodéo en voiture et auto radio à fond dans la rue principale jusqu’au petit matin. Nous sommes pourtant en semaine…
9/11. Nous ne sommes pas mécontents de quitter le brouillard et cette ambiance bizarre, retour sur la B4 et ses moineaux jusqu’à AUS, plein d’essence, avant de bifurquer sur la magnifique C13 + D707 en route vers Sessriem. C’est l’une des plus belle route du voyage (ou était ce parce que c’était le début ?), les paysages sont magnifiques et la piste plutôt bonne. Nous faisons un petit aller retour pour aller voir le Duwisib castle de l’extérieur (+40km), tout en pierre rouge, c’est sympa. C’est pas tout ça mais nous ne savons pas où nous allons dormir ce soir, et je redoute les prix pratiqués autour de sessriem. Nous avions repéré le désert homestead sur les guides : ce sera ici ! 2 nuits dans un bungalow super mignon pour 1150$ diner+b&b la double, le petit déj est en fait constitué d’un bon pack pic nic vu que tout le monde part très tôt en excursion). L’accueil de Robin et de toute l’équipe est parfait, la petite piscine revigorante, les dîners délicieux, les étoiles filantes… Tout pour plaire🙂🙂🙂! Trop tard pour une excursion aujourd’hui, l’olive trail sera pour demain et sossusvei le surlendemain…Nous n’irons pas voir non plus le coucher de soleil sur les dunes : à 170$ c’est un peu cher pour si peu de temps !
10/11 – Naukluft et Olive trail : nous partons de très bonne heure. Malgré les indications de Robin, nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés, mais non, l’entrée du parc est bien à droite en partant de sessriem sur la d854, mais les panneaux ne sont pas nombreux ! Personne au bureau du parc lorsque nous arrivons : nous partons donc seuls sur l’Olive trail (se garer le plus loin possible du chemin principal, ça passe même si le début de la bifurcation semble plutôt fait pour les 4x4 : ça ne dure pas longtemps). On commence par monter gentiment…Il commence aussi à faire chaud, un plateau, puis la redescente et marche au fonds du canyon. Le début nous a paru sympa, la suite un peu longuette, peut être aussi en attendais-je trop suite à certains post s’extasiant sur cette ballade ? bref, des cailloux, des cailloux, encore des cailloux, 3H plus tard, on s’en lasse un peu. Les fameuses chaînes arrivent, on tente sur la droite, ça passe (et je suis loin d’une alpiniste croyez moi)…heureusement que nous n’avons pas pris à gauche : 10 mn plus tard, nous croisons des rangers qui viennent réparer la fin de la chaîne de gauche, qui, il est vrai, avait l’air de pendouiller un peu ! Bon là on se dit que c’est bientôt la fin…Que nenni ! encore une bonne heure dans les gadins avant de retrouver le parking ! Robin nous avait conseiller de nous rafraîchir un peu au camp avant de faire une partie du waterkloof trail, jusqu’aux pools, mais là on en a marre : on paye le parc (90$) et on s’en va ! Au retour nous passons par Sesriem pour acheter notre droit d’entrée pour le lendemain (170$). De retour au Desert homestead nous rencontrons 2 français qui ont craché leur voiture dans un virage un peu avant d’arriver. Heureusement, rien de grave à part pour leur toyota 2x4, bien foutue (ils avaient la ceinture tous les 2) ! Il paraît que 10% du parc de voitures de location disparaît ainsi tous les ans. Ce n’était pas leur jour de chance : 1 pneu haché menu à Fish river, carte avalée un dimanche à Luderitz, l’accident et Avis qui leur fait croire pendant toute la journée que la voiture de remplacement vient de partir de whindoek - est en route – est en train de faire changer son pare brise, tout ça pour finir par leur avouer dans la soirée qu’elle n’arrivera que le lendemain (les escorteurs préfèrent rouler de nuit pour toucher un bonus)… chapeau Avis 😠 ! (ils n’ont pas l’air mieux que aroundaboutacar /alamo). Heureusement que Robin est là pour décommander l’hotel qu’ils avait prévu à solitaire et qu’il leur avait gardé une chambre au cas où (alors que tout est pratiquement complet, il faut le souligner). Le professionnalisme des uns compense la nullité des autres !
11/11- Nous partons à l’aube : à nous les dunes ! Nous nous retrouvons devant les grilles à attendre l’ouverture au lever de soleil, vers 6h15 (ceux du camping sont partis une heure plus tôt)… et là petit instant jubilatoire… nous filons tout droit puisque nous avons pris l’entrée la veille, et les petits filous qui essayaient de nous suivre se sont vite fait renvoyer faire la queue au bureau pour payer leur obole ! L’important n’est pas tellement d’être les premiers, mais plutôt de ne pas avoir à attendre alors que le soleil est en train de se lever, et surtout d’être en décalage avec les autres pour avoir « sa » dune à soi ! Le soleil est déjà bien levé lorsque nous arrivons sur la dune 45, nous sommes seuls pour l’escalader : je ne vous la conseille pas : allez plutôt directement vous faire déposer à sossusvlei ou mieux, big daddy (en face) . les 4x4 sont toujours à 90$ par personne aller retour mais vous dépose à votre gré sur tous les coins du site du moment qu’ils ont de la place. Des 9h30 il commence à faire très chaud et nous n’avons pas regretté de ne pas faire les 5 derniers km en navette plutôt qu’à pied. C’est vraiment un très beau site, incontournable ! En fin de matinée, nous voilà de nouveau à sessriem, direction Solitaire et Walvis bay. En résumé sur ce coin, si c’était à refaire, je ferais une impasse sur le Naukluft (je sais que je vais en faire hurler plus d’un mais c’est mon avis)… Je pense que ça dépend aussi des autres voyages et ballades déjà faits auparavant, ou peut être aussi de la saison-il n’y avait pas d’eau dans notre cas ???
Bon, nous revoilà dans les cailloux, une petite halte à Solitaire où nous retrouvons nos 2 cascadeurs à qui Avis a fini par livrer la voiture de remplacement… pas le temps de discuter longtemps, la route est encore longue !
Longue…et peu peuplée : à l’un des rares croisements, nous faisons comme à notre habitude un petit signe au conducteur qui nous laisse passer (nous avions découvert cette mode en Afrique du sud et en Patagonie : c’est vrai que c’est sympa lorsque l’on croise un véhicule tous les 200 km !). Nous continuons tout droit et le voyons tout d’un coup débouler, nous doubler, et s’arrêter au bord de la route juste devant nous… Moment de doute … En fait il s’agissait que d’un pauvre banquier angolais venu tout seul en vacances en Namibie : le loueur de voiture à l’aéroport de Whindoek lui avait dit que Sesriem était à 3 heures de route, il était donc parti la fleur au fusil, sans eau, cool, et a cru se tromper en voyant le temps passer…et personne auprès de qui se renseigner (l’Angola, pourtant frontalier, n’a pas l’air du tout comme cela !). Il était tellement content de nous voir que finalement, il décide de changer son programme et de nous suivre jusqu’à Walvis bay ! 🤪
Nous avions vu que le Lagoon lodge était tenu par un français, en plus il donne sur le lagon : nous commençons donc par celui ci. Les très sympathiques patrons sont lyonnais et les chambres ravissantes et originales, le petit déjeuner royal 🙂🙂🙂: nous y resterons 2 jours pour profiter de l’excursion à Sandwich harbour.
12/11 – Nous sommes arrivés un dimanche à walvis bay : et bien sur tout était fermé, le lundi matin, il est trop tard pour partir en bateau avec Mola mola dans la baie. Qu’à cela ne tienne, nous discutons un peu et finissons par avoir pour 800$ par personne un tour commenté du lagon en jeep, pic nic de l’autre coté (pas accessible aux 2x4), et Sandwich harbour l’après midi. Nous voilà donc à attendre l’arrivée du bateau (un 3e touriste doit nous rejoindre pour le déjeuner et l’excursion de l’après midi)… Et voilakivoilatypa ??? Notre angolais accourant vers nous un grand sourire jusqu'aux oreilles, à l'autre bout du ponton 😏! Le reste de la journée fut enchanteur : aller par le rivage, retour par les dunes (un vrai rodéo, c’est plus facile à escalader comme ça qu’à pied), et Herman de Mola Mola a été un excellent guide- conducteur… Beau gosse avec ça, ce qui ne gâche rien 😉!
13/11- Swakopmund : beaucoup d’hôtels pleins, chers, ou moches avant de tomber sur l’intermezzo (490$ b&b). Nous achetons le permis (90$) pour faire le welwitchia drive (3-4h, tranquilou). C’est une ballade très sympa (paysages, welwitchias). Tout est fermé lorsque nous revenons en ville (tout ferme vers 17h – 17h 30 en général) mais nous profiterons des ribs du lighthouse...et retrouvons encore "notre" Angolais !
14-15/11 – Nous décidons de partir sur le Spitzkope : depuis swakop ça se fait vite finalement, et nous avons terminé la balade classique en milieu d’après midi. Ca vaut vraiment la peine, c’est magnifique et je pense que pour ceux qui ont l’équipement, le camping doit être super aussi ! Pour nous par contre, après avoir vu les pauvres cahutes tout autour du parc (ceci dit, les enfants sont très sympas et vraiment pas insistants), nous ne nous sentons pas trop de rester là dans un bungalow à attendre la nuit (il n’y a absolument aucun autre touriste et nous n’avons pas de quoi manger). Nous décidons donc finalement de poursuivre jusqu’à Henties bay. Le De Duine ne m’inspire pas (les chambres sont vieillotes), le Fisherman lodge est plein, nous atterrissons à Gambsberg accomodation : 250$ en self catering : c’est tout neuf, cuisine équipée, vue sur la mer : la super affaire 🙂🙂🙂 ! et ce n’est pas fini !!! Estelle et Hennie nous invitent à boire le café, nous discutons, sympathisons, et vu que nous n’avons pas de programme vraiment figé, ils nous proposent de les accompagner le lendemain pour « tester » un de leur nouveaux tours dans le Brandberg !!! Génial, nous commençons par cape cross (c’est sur le chemin), puis Hennie nous conduit sur des pistes 4x4 dans des coins que nous n’aurions jamais vu tous seuls, même avec un 4x4 ! En fin d’après midi, nous approchons du White lady brandberg restcamp, et là coup de bol ! nous tombons sur un petit troupeau d’éléphants du désert… coup de bol, coup de bol… à part qu’ils sont bien plus farouches que ceux du kruger ou d’étosha, et qu’ils n’ont pas du tout envie de bouger du milieu de la piste. Après une pause goûter et 2 allers retours infructueux pour essayer de passer, Hennie décide finalement de faire demi tour et de rejoindre le camp par l’autre coté : nous traversons des marécages, tout est très vert d’un coup, beaucoup d’oiseaux, c’est magnifique ! Nous y voilà ! nous nous disons bon, allez, va falloir monter la tente et tout le barda (vous l’aurez compris, nous ne sommes pas campeurs pour un sou !)…et ben non ! Le camp propose des tentes toutes montées avec des vrais lits à l’intérieur, toilettes et douche privée sous les acacias à l’arrière de la tente…Le bonheur ! Nous finissons cette journée magique autour d’un bon brai avec Estelle et Hennie, à nous régaler en discutant, en rigolant, en regardant la croix du sud… 🙂 Pour ceux que ça intéresse, hormis l’accommodation à ne pas rater, ils proposent aussi des excursions où vous les suivez avec votre propre 4x4 (angola, kalahari-namib, brandberg…), vous ne le regretterez pas ! Contacts et site : http://www.gamsberg-safaris.com/ Vous pouvez les contacter de la part de Laurence et Franck, de Lyon !
16/11- Petit déj au joli resto du camping avec un petit suricate apprivoisé à nos pieds. Nous repartons tranquillement en visitant le site de la white lady, puis en poursuivant sur Uis (pas grand chose a voir en ville), puis sur henties bay. C’est l’anniversaire d’Hennie : tout le monde au resto ce soir ! Nous irons au De Duine : c’est bon et copieux, mais décidément, ils ne sont pas très doués pour les desserts dans ce pays…
17/11- Il faut bien nous résoudre à partir (snif), nous décidons de rejoindre Twyfelfontein en longeant la cote par la Skeleton coast, puisque nous avons déjà pris la route qui remonte vers Uis. Nous découvrons un peu plus haut que la route est payante (170 $ biiiing 🤪!) : c’est le parc en fait. Sur le moment, nous regrettons, mais finalement c’était chouette : le temps était gris, les couleurs étranges et tout d’un coup, dès que nous tournons en direction de khorixas tout change : du vert, du rouge, du bleu, cette portion est magnifique et contraste beaucoup avec Skeleton. Il commence à être tard : pas de place en bungalow au l'Aba Huab Campsite, le Twyfelfontein lodge est hors de prix…un petit tour aux Organ pipes et a la montagne brulée puisque nous ne sommes pas loin… Là nous aidons 2 allemandes qui se sont ensablées, puis direction Khorixas, la route est magnifique (la petite qui part sur la droite en quittant twyfelf., pas la principale qui vient de palmwag), un serpentaire s’envole juste devant la voiture en nous montrant ses serres … Mais le temps presse ! Il fait quasiment nuit lorsque nous atteignons khorixas, la journée a été longue, nous arrivons au Khorixas restcamp : pas un chat, piscine vide, mais ils ont des bungalows, propres sans plus : négocié 400$ avec petit déj. Nous ne sommes pas mécontents de partir d’ici ! (en fait il s’avèrera que ce sera le moins bon hôtel de tout le voyage, et c’était quand même loin d’être un taudis !)
18/11 – Retour à Twyfelfontein pour visiter la foret pétrifiée (sympa, mais elle ne vaut pas celle de Patagonie l’an passé ! cf http://voyageforum.com/v.f?post=392736; ), et le site de Twyfelfontein : s’il y a site de peinture rupestre à choisir, pour moi c’est celui là en Namibie. En plus nous nous retrouvons à suivre notre super bushgirl guide (germane) avec deux autres fort sympathiques touristes…français. Pas vraiment des touristes d’ailleurs, ils vivent à Whindoek. Coincidence : nous aurons croisé très peu de compatriotes lors de ce voyage, et lorsqu’on jette un œil sur les livres de réception des b&b, c’est 90% d’Allemands ! Devant les nombreux posts qui vantait les mérites de la ferme à guépards de kamanjab, nous les avons appelés la veille pour savoir si nous pourrions y dormir ce soir. Ils nous ont dit qu’ils attendaient des confirmation mais que nous ne devrions pas avoir de problème. C’est donc assez confiants que nous partons vers Kamanjab en prenant la route de palmwag : nous ne nous y arrêtons pas, car nous n’avons pas bien le temps et la route est très poussiéreuse, bref nous sommes pressés d’arriver… Si nous avions su…nous n’serions pas v’nus : 2 bus de touristes sont là, à caresser un pauvre guépard les uns après les autres, à la chaine, pour une photo minable (pour ma part je n’en prendrai pas, ça me dégoutte). Les proprios ne sont pas du tout accueillants et en plus ils nous annoncent qu’ils n’ont finalement pas de place 😠 ! Adresse à éviter en ce qui nous concerne : si nous avions su, nous serions passés par le bambatsi holiday ranch vers khorixas ou nous aurions fait une étape à Palmwag. Ca conforte en tous les cas bien notre façon de voyager en réservant le moins possible à l’avance, on est décidément plus libres ! Bref nous laissons ces gros nuls sans remords pour arriver tard et couverts de poussière à Namatubis guestfarm (977$ dîner et b&b), vers outjo, la chambre sur le jardin est très chouette, la piscine aussi, mais nous n’en profiterons pas : nous avons crevé (nous en sommes à peu près à 5000km depuis le Cap)…Hennie nous avait pourtant bien prévenus que la route vers palmwag et au-dessus n’est pas terrible pour une 2x4, c’est d’ailleurs finalement pour cela que nous faisons l’impasse sur Warmquelle, le pays Himba et les Epupa falls (ce n’est que partie remise)…La douche en tous cas, est providentielle, le repas délicieux, et le personnel super.🙂 Au fait, concernant la poussière, vous n’y échapperez pas : prévoyez de grands sacs poubelles costauds et des élastiques pour y envelopper vos bagage : c’est très efficace ! Emportez les de France : les sacs vendus sur place sont fins et fragiles…
19/11-Le lendemain (un dimanche…) nous trouvons sans difficulté à faire réparer notre roue à la station Total de Outjo…Nous n’y sommes pas passés par hasard ! Nous voilà donc repartis un peu tard sur la belle route goudronnée qui mènent à Etosha (il n’y a pas d’entrée plus à l’ouest que celle d’Okakauejo). Nous sommes frais et dispos, n’avons pas pu réservé par téléphone, et nous disons qu’au pire, nous prendrons une place de camping et dormirons dans la voiture. Nous arrivons en fin de matinée, demandons un bungalow et miracle, il y en a un ! Pas grand luxe mais propre (400$ + 170$ par jour pour le parc, sauf le dernier jour, gratuit). Nous devons avoir de la chance : une bonne partie d’Etosha (dans les camps) est en cours de réhabilitation pour préparer le centenaire en 2007. Ce n’est pas la bonne heure mais c’est notre premier jour de parc : nous achetons la carte du parc à l’épicerie et décidons d’aller quand même tenter notre chance plutôt que de profiter de la piscine… Effectivement, il fait chaud et nous verrons plutôt des oiseaux mais pour une première fois depuis longtemps, on est vite ébahis par les antilopes et les zèbres ! Nous repartons vers 16h00 et nous arrêtons à oliphantsbad…Alors là, c’est l’arche de Noé 🙂: antilopes, zèbres, girafes, autruche et éléphants !!! Nous avions vu une carte postale qui ressemblait à cela mais pensions que c’était exceptionnel, voire un montage : magnifique ! Les 4 ou 5 voitures qui sont là ont coupé le moteur et tout le monde s’émerveille en silence. Tout d’un coup l’autruche lève la tête et fonce sur nous…bizarre ! ben non pas si bizarre : un guépard arrive tout doucement et s’approche de l’eau pour boire, nous sommes épatés, ça au moins c’est de l’émotion – et pas du pauvre fauve d’opérette si vous voyez c’que j’veux dire !!! Nous n’en avions vu qu’un lors de notre premier voyage en Afrique du sud et très furtivement…Là il prend son temps, après l’autruche c’est l’émeute chez les antilopes et les zèbres. Ils ne s’enfuient pas mais restent à distance, les éléphants eux, se regroupent et entourent les petits, on se croirait dans un doc de François et maryse de la Grange… Le plus drôle, c’est que les antilopes semblent oublier la présence du guépard et recommencent à vaquer à leurs occupations 10mn plus tard comme si de rien n’était. Le guépard, lui reste tapis tranquillement à l’ombre au bord de l’eau…L’heure commence à tourner, et il faut être de retour au camp au coucher du soleil, nous repartons donc…Et là, 500m plus loin, 2 lionnes et leurs lionceaux à 10 mètres de la route ! Un coup de vent, et tout d’un coup elles se lèvent, passent de part et d’autre de la voiture en nous ignorant superbement, pour aller traquer une girafe qui se trouve de l’autre coté et qu’elles viennent de sentir : la girafe les as vu et s’en ira sans demander son reste…et nous nous repartons vers okakauejo comblés…et ce n’est pas fini ! Avant le repas, nous allons faire un tour au point d’eau du camp : éclairé la nuit et bien aménagé. Il n’y a rien, nous pensons y voir au moins le coucher du soleil, quand quelques silhouettes se découpent sur l’horizon : un groupe de girafe vient doucement boire avant la nuit, un vrai ballet, c’est magnifique ! Après toutes ces émotions nous allons nous aussi nous sustenter au resto du camp : le buffet n’est pas mauvais mais c’est vraiment l’usine. Dans les autres camps, nous achèterons du biltong, du pain et des fruits pour trinquer et pic niquer aux points d’eau : c’est beaucoup plus sympa ! je suis morte, un petit retour au point d’eau après le repas : il n’y a rien, je vais me coucher, Franck reste un peu : il verra 2 rhinos (les seuls de tout le voyage d’ailleurs), il paraît que le cérémonial de la buvette est très très très lent chez eux… 😐
20/11- Direction Halali, je joue les facteurs entre les 2 camps. Nous n’avons pas pu réserver non plus : même à Okakauejo l’informatique ne marche pas avec les autres camps. Bref rebelote, mais là non plus, pas de pb pour un bungalow (500$) vu que j’ai été une postgirl sympa ! Le camp semble un peu moins « busy » que l’autre. Le matin, pas grand chose en vue…Tous les points d’eau sont déserts, nous allions faire demi tour à celui de Salvatori quand tout à coup, un beau lion male nous toise de toute sa splendeur juste à coté de la borne…il est là, la crinière au vent, tranquille… et la femelle n’est pas loin : juste derrière un buisson à coté duquel nous aurions pu passer sans nous douter de rien. Le « stay in your car » apposé sur toutes les bornes prend définitivement tout son sens pour nous ici 😮 ! Cette fois, nous profiterons de la piscine en milieu de journée. Un petit tour au point d’eau du camp et cette fois, le spectacle est donné par des centaines de waxbills (petits oiseaux) qui vont boire en nuées compactes et bruyantes, en effrayant les koudous. L’un d’entre eux y laissera plus que des plumes : on a l’impression qu’il se noie, il n’arrive pas à remonter sur la berge. A la jumelle, nous finissons par voir qu’il est en train de se faire manger par…une tortue ! (si si, je vous jure !) Ballade de fin de journée : il y a eu un gros orage (c’est le début de la saison des pluies), pas grand chose en vue, les animaux n’ont pas soif et font les fous : les antilopes cabriolent dans tous les sens, les gnous font la toupie... Bref c’est la fête au village ! Avec un peu d’espoir nous retournons à Salvatori : rien. Franck allait jeter l’éponge qaund je lui dis d’aller quand même faire un tour au dernier point d’eau avant le camp (ça fait souvent un petit détour, et quand on en a fait plusieurs sans rien voir, on finit par se décourager). Il y va pour me faire plaisir : et là, notre lionne du matin (si, si j’en suis sure, c’est la même ;-), avachie de tout son long, dormant d’un œil (en remuant les oreilles quand même), et, clou du spectacle, sa grosse patte posée sur la borne « Stay in your car » ! Clic-clac, fallait pas la rater celle là ! Le soir apéro pic nic au point d’eau c’est beau mais la soirée sera moins productive qu’hier… faut quand même pas trop en demander !
21/11- Encore un bungalow sans problème à Namutoni (500$. Ouf, nous n’avions pas envie de dormir dans la voiture) mais il a replu : ce n’est pas la bonne journée pour voir les animaux. Nous tomberons quand même sur 21 girafes d’un coup, et sur 2 beaux éléphants en train de prendre leur bain dans la gadoue. Nous quitterons Etosha ravis et comblés, et dire que nous n’étions pas sensés être à la meilleur période pour les animaux… Je me demande ce que ce doit être à la saison sèche !
22/11- Nous partons en fin de matinée après un dernier petit game drive, direction Rundu ! C’est goudronné, tout va bien. Nous faisons halte au lac Otjikoto (moyen mais ça fait un break, si vous avez des enfants, ils apprécieront le jardin, le paon, le croco et autres bestioles). Par contre ne faites pas le détour pour le lac Guinas : le site est complètement abandonné et on ne peut rien voir sans descendre de voiture : pas très rassurant de laisser là tous les bagages. Un petit arrêt dans la sympathique bourgade de Tsumeb : grand supermarché bien achalandé et super cyber café, presque rapide (Ne vous attendez pas à trouver du haut débit en Namibie !). Un autre crochet pour aller voir la plus grande météorite du monde à Hoba : sympa…Elle nous enverra même une –petite- décharge électrique ! Nous passons sans nous arrêter à Grootfontein (le Bradt indique que les touristes y sont souvent la cibles de vols rapides dans les voitures, même lors de courts arrêts ou avec quelqu’un dans la voiture, nous ne tenterons donc pas le diable), et nous voilà un peu plus tard au Roy’s Camp sur les conseils de Hennie. C’est marrant : des bungalows très rustiques mais charmants, une jolie véranda, un bar en plein air, dommage que la piscine soit vide, nous l’aurions bien appréciée. Nous nous rabattons sur une petite ballade à proximité. Le dîner sera superbe, à la bougie et les autres guests sont bien sympas : 2 couples d’allemands (inévitables mais sympas) et un australien qui nous donne des conseils pour la conduite sur piste avec sa copine du Botswana et son collègue (ils font dans la géologie). Nous apprécions la soirée et allons retrouver les bras de Morphée…Pas pour très longtemps ! La botswanaise s’est engueulée avec son Jule et vient tambouiner à notre porte nous raconter ses malheurs à 4h du mat (soupir…). 😕 Nb : si vous voulez aller au Roy’s camp, ne faites pas comme nous : lorsque vous voyez le panneau Roy’s camp 1km, ne prenez pas tout de suite le petit chemin sur la gauche en pensant que c’est là : c’est 1 km plus loin sur la rte goudronnée (l’entrée est ensuite bien signalée, encore fallait t’il le savoir !)
23/11- Encore une petite étape aujourd’hui : nous remontons, le paysage change complètement après la barrière vétérinaire, on se sent encore plus en Afrique avec des villages de cases, des gens qui vendent leurs produits au bord de la route, le bétail qui se promè, e un peu de partout… Nous nous arrêtons à une 15zaine de km à l’ouest de Rundu pour profiter du magnifique Akusembe lodge 🙂(1140$ avec dîner et b&b). La chambre est superbe, la piscine divine, le jardin splendide : tou pour plaire ! L’Okavango s’écoule devant nous et l’Angola est juste de l’autre coté. Nous faisons une sunset cruise : biltong et apéro sur le bateau : nous ne sommes que tous les 2 avec le guide, nous verrons un croco et quelques oiseaux, mais pas d’hippo. A choisir, après coup, nous l’aurions plutôt faite un peu plus à l’ouest, où les hippos sont plus nombreux, mais c’était bien sympa quand même. Dîner aux chandelles, gros coup de vent et coupure d’électricité oblige… (c’est apparemment souvent dans le coin, elle ne sera rétablie que le lendemain). Veillée à la lumière de la lampe à pétrole…de toutes façons, la télé ne nous manque pas !
24/11 – Et c’est reparti pour une deuxième crevaison ! Nous trouvons la roue à plat au moment de nous en aller : nous mettons ça au départ sur le compte des acacias sous lesquels nous étions garés mais finalement non, c’était un beau clou ! (ce sera ça à chaque fois : la roue avant soulève le clou qui vient se planter tout droit dans celle de derrière, nous avons eu du bol, à chaque fois la roue s’est dégonflée tout doucement). Réparation à Rundu (autour de 50$ en général), et poursuite sur Divundu, à coté de Mahango et des Popa falls. Nous arrivons un peu au hasard et sous une pluie battante au Ndhovu lodge 🙂🙂🙂, l’accueil de Mister Horst est chaleureux, nous resterons 2 nuits (1200$ avec dîner et b&b par nuit) : les chambres sont constituée de belles tentes plantée à 2 pas de l’Okavango, avec lits à l’intérieur chevets, armoire et salle de bain privée à l’arrière. Les délicieux repas et petits déj se prennent dans la salle à manger sur pilotis (vue sur l’Okavango bien sur…et les hippos !), Horst est aux petits soins et nous explique des tas de choses sur la vie en Namibie (il est aussi fermier). Il nous expliquera par exemple pourquoi il ne faut pas donner de bonbons aux enfants : les enfants gardent le bétail, si tous les touristes leur donnent quelque chose, ils restent au bord des route à les attendre, le bétail n’est plus gardé et s’échappe ou va détruire les cultures des voisins…et c’est le début de la fin ! (nous ne lui dirons pas que nous en avions acheté un énorme paquet…). Il nous conseille plutôt de donner des cahiers ou stylos aux écoles des villages : à bon entendeur ! Les autres guests –allemands le 1er jour et namibiens le 2e- sont très sympas aussi, nous prenons du bon temps. Sur les conseils de Horst, nous allons voir les popas falls depuis la rive en face : il faut simplement repartir au village de Divundu, traverser le pont et suivre le petit chemin sur la droite qui longe la prison, après c’est bien indiqué : on arrive ainsi vraiment à coté des chutes alors que sur l’autre rive elles sont bien moins visibles. La 1ére nuit est un peu mouvementée : nous avons laissé les « volets» ouverts mais les hippos s’en donnent à coeur joie juste en contrebas…et la discrétion, c’est pas leur truc ! Un peu plus tard voilà un espèce gecko qui se coince dans la moustiquaire en poursuivant une libellule…😕 Mais le lever de soleil sur okavango depuis notre « cabane » est merveilleux et nous fait bien vite oublier tout ça! 🙂
25/11- C’est parti pour Mahango parc, à quelques km : nous irons le matin, y retournerons l’après midi mais ne verrons pratiquement rien d’intéressant à part des antilopes des sables que nous n’avions pas encore vu jusqu’ici. Il pleut pratiquement tous les après midis depuis quelques jours et les bestioles n’ont rien à faire des points d’eau. Tan pis ! Nous ne regrettons pas d’être venus jusqu’ici, mais nous n’irons pas plus loin : l’aller retour sur la bande de caprivi + les chutes victoris nous prendrait trop de temps, il faut penser à redescendre. La 2e nuit est bien plus calme (nous devons nous habituer, mais les hippos sont partis un peu plus loin aussi il faut dire !)
26/11- Ca sent la fin … Il faut redescendre : on fait tirer sur la belle route goudronnée jusqu’à Otjiwarongo. Attention tout de même, en partant ce matin nous croisons une voiture complètement défoncée sur le bas coté et 4 vaches mortes en plein milieu de la route : on a facilement tendance à relâcher l’attention sur ces belles routes qui changent des pistes… Trop tard pour aller voir la fondation Africat, nous dormons dans un petit hôtel sympa « out of africa » (450$ b&b).
27/11- 8000km plus loin…Nous voilà au Waterberg : pas de pb pour avoir un bungalow (500$). La piscine est dans un très beau cadre (avec colonie de suricates pour nous distraire un moment), et de petites ballades à pied bien balisées sont sympas à faire dans la journée. Vers 16h00, départ pour le game drive du soir (520$ pour 2). Nous partons sur le plateau en 4x4 avec 5 ou 6 autres touristes dans une jeep surelevée (je ne crois pas qu’on puisse y aller seul, même en 4x4). Tous les animaux sont « parqués » là haut, nous verrons buffles, girafes et antilopes … et un pangolin que notre guide s’est précipité d’attraper ! C’est seulement le 4e qu’il voyait de toute sa vie : drôle de bestiole qui se roule en boule dans ses écailles et repart bien vite sans demander son reste. Au retour, le soleil se couche en rougeoyant de tous ses feux, et nous dans la jeep, on se croirait presque dans out of africa (le film cette fois)!!!
28/11- En route pour la capitale ! Mais non, nous avons encore re-re-crevé ! Réparation à Okahandja qui nous permet aussi finalement de faire le plein de petits cadeaux à l’immense marché artisanal du coin (et nous vérifierons après que c’est moins cher qu’à Whindoek). La capitale nous étonne un peu : c’est un gros bourg, avec une grande avenue Mugabe 🙁(c’est pratiquement la 1ere chose qui saute aux yeux…) Quelle idée ont ils eu de donner à une si grande avenue le nom d’un personnage aussi détestable ??? Heureusement, l’avenue Mandela remonte le niveau, mais elle est nettement plus petite ! Après avoir tâtonné un peu et être conseillés par le sympathique gérant de la pension Uhland (complète), nous arrivons chez Nathalie et Alexander – Londiningi guesthouse 🙂🙂🙂– Top ! Allez y, l’accueil est parfait, les muffins du matin délicieux, la piscine rafraîchissante et les chambres très joliment décorées et bien agencées. Tout ça pour 400$ b&b. En plus Nathalie vous expliquera des tas de choses sur la Namibie : du fait qu’elle a les mêmes références culturelles que nous, c’est très complémentaire avec ce que les namibiens vous raconteront. Nous rencontreront aussi un expat qui essaie difficilement de donner des conseils aux équipes TV (c’est vrai que leurs programmes ne sont pas terribles du tout…), et nous iront faire un tour au Daan viljoen park : à éviter ! (pas grand chose à voir, rangers qui s’en foutent et route intérieure mal entretenue). Le soir, ambiance sympa et bon repas au Joe’s beerhouse.
29/11 – Un petit tour en ville (c’est vite fait) et nous repartons vers le sud. Nous n’irons pas au Amani lodge (600$ la nuit PAR PERSONNE !…Ils ont doublé leurs prix en 2 ans apparemment !), ni à Okontjima lodge avec peut être par contre un petit regret pour celui ci ??? Nous voilà vers Mariental, la ville elle même ne nous inspire pas plus que ça, nous téléphonons donc au Anib lodge : ils ont de la place…Nous y voilà donc ½ heure plus tard. Nous pensions trouver un petit lodge perdu, c’est bien perdu mais c’est une véritable usine à touristes –allemands évidemment- ! Au 1er regard nous sommes déçus, mais l’accueil est à la fois pro et chaleureux, et le site est suffisamment vaste pour que l’on ne se marche pas tous sur les pieds. Farniente dans les 2 piscines (je vous conseille l’extrémité de la plus grande : le massage du dos vous fera oublier les heures de voiture). L’apéro dans le bar ouvert sur le jardin avec feu de bois et musique joliment choisie est un délice et lors du repas nous nous retrouvons à une jolie table pour deux à coté de…français (!) qui ont bien voyagé eux aussi. La discussion est passionnante, le repas délicieux (en plus, surprise, ce n’est pas un buffet comme le nombre de convives aurait pu le laisser supposer). Et clou de la soirée, la brigade de serveurs et cuistots vient nous chanter quelques chansons locales (clacs de langues à l’appui)… et l’un des allemands, pour faire bonne mesure, entonnera un air d’opéra avec sa grosse voix de baryton au grand étonnement de toute la troupe… Là, moi je dis chapeau 🙂! (1070 dîner et b&b). A noter : les 2 autres français sont allés au hardap dam : ça vaut le détour nous ont ils dit- Pour notre part, nous n’en avons malheureusement eu qu’un petit aperçu grâce au ranger qui a accepté de nous laisser entrer 10 mn gratos pour une ou 2 photos depuis le mur de retenue…
30/11 – Nous voici à Keetmanshop pour notre dernière nuit en Namibie. Nous nous retrouvons sans difficultés au Quivertree forest camp 🙂(805$ b&b + dîner+ droit d’accès aux sites). Nous nous plongeons avec délices dans la petite et jolie piscine puis allons découvrir la fameuse kokerboom forest : c’est magnifique, vraiment insolite et à ne pas rater si vous passez dans le coin. Nous allons aussi au giant’s playground un peu plus loin, et déambulons à travers des espèces de grosses billes rocheuses sur fonds d’éclairs et de tonnerre…surréaliste ! Il était moins une…une bonne radée se met à tombée dès notre retour à la voiture. Le proprio nous propose d’assister au repas de ses deux guépards : nous sommes 4, (rien à voir avec les autres nuls de kamanjab vraiment). L’enclos est immense, nous entrons et les 2 guépards arrivent de l’autre coté à bride abattue ! Impressionnant tout de même de les voir de si près, ils dévorent leur viande en quelques minutes à 2 mètres de nous puis s’en retournent tranquillement… 😮Un peu plus tard nous retournerons à la « foret », le coucher de soleil y sera magique pour notre dernière soirée namibienne. (snif).
01/12 – Aucun pb (ni d’autres taxes) pour repasser la frontière à Rietfontein. Par contre, à peine arrivés en Afrique du Sud, la piste est déplorable en direction de 2 rivierens, nous pensons nous être trompés, mais non ! Heureusement, nous retrouvons une piste entrecoupée de portions goudronnées environ une heure plus tard et l’accès au Kgalagadi transfrontier park est beaucoup plus facile. L’accueil est aussi beaucoup plus pro que dons les parcs namibiens : nous réservons 2 nuits : une à Twee rivieren, l’autre à Nossob. Je sais, c’est court, mais il faut bien penser au retour ! (1036$ les 2 nuits +entrées : promo à –20% jusqu’aux vacances scolaires en plus top !). Le camp de 2 rivierens est plus haut de gamme et propose plus de prestations que celui de nossob (types de bungalows et resto). Le premier jour, là encore il a plut régulièrement et nous ne voyons que des herbivores et des oiseaux, c’est chouette quand même.
02/12- Départ pour Nossob, là encore, surtout des herbivores mais un peu plus loin un couple nous fais signe et nous montre à 50 m de là un… léopard (nous n’étions jamais arrivés à en voir jusqu’ici), c’est vrai qu’il se camoufle bien : on le voit bien à la jumelle mais sans ce couple, il nous aurait été impossible de nous rendre compte de sa présence, même en roulant doucement… En plus, dans ce parc ce n’est pas toujours top pour les 2x4 car la piste est assez souvent en contrebas de talus qui rendent l’observation difficile. En arrivant, un anglais, voisin de bungalow nous dit qu’il a vu des lions pas très loin du camp, mais ce ne sera pas pour nous cette fois !
03/12-Le lendemain, on pense paresser un peu au lit quand notre anglais vient frapper à la porte pour nous annoncer que les lions sont de retour au point d’eau de la veille ! (comme quoi il y a aussi des anglais sympas !). Nous faisons donc ficelle pour prendre notre douche et tout plier ! En route pour le point d’eau en question…rien…mais un peu plus loin, un belle lionne à 10 m de nous, qui finit par s’en aller nonchalemment. Enfin, nous aurons vu notre lion du kalahari ! Puis de retour vers 2 rivierens c’est le calme plat : quelques oryx tout au plus, la piste nous paraît longue ! Un peu avant la sortie du parc, un troupeau de gnous semble s’agiter en contrebas (pour une fois)…bizarre… ben non, pas bizarre du tout ! Ze léopard est là ! et cette fois il longe la voiture, traverse la piste devant nous…je le mitraille en me disant que ça ne va pas durer longtemps, mais il prend son temps, va se poser à coté d’un petit buisson à 5 m de la piste, puis va se coucher sous un arbre 10 m plus loin (toujours au bord de la piste) en regardant les tisserins au dessus de sa tête comme un chat le ferait avec un jouet agité devant lui : j’attrape, j’attrape pas ?(avec des grosses dents et des grosses pattes, le chat quand même…). Splendide, nous n’en revenons pas, c’est bien 10mn plus tard qu’il décidera finalement de remonter le long de la colline et d’aller se cacher dans les buissons. Un très beau souvenir à quelques km de la sortie !!! 🙂
04/12- Nous en sommes à peu près à 10 000 km et nous voici à Upington. C’est dimanche et beaucoup de b&b où nous sonnons sont fermés. Nous nous retrouvons finalement au "Must", le long de la rivière orange : nous sommes à l’annexe la moins chère (3 stars : la chambre n’est pas grande mais très jolie – 360$ sans petit déj), la maison et le jardin sont pour nous, nous allons de l’autre coté, dans une sorte de maison coloniale pour profiter de la piscine. Et le soir, nous allons dîner au resto du même nom : c’est joliment décoré et très bon.
05/12 – Direction augrabies falls. J’ai repéré sur le « where to stay » une auberge sur la route : Vergelegen, vers kakamas. Le site est chouette, et les chambres très agréables (826$ dîner + b&b)🙂. Puis direction augrabies. 🙂🙂🙂Je me disais que bon ce serait vite fait, une cascade et hop, et après avoir vu Iguazu, les cascades, on est un peu blasé (je sais, je sais, je fais ma franckette dubosc, j’aime bien !). Eh ben non : ce site est à voir absolument si vous passez dans les parages (en plus c’est –20% du 01/11 au 13/12). A choisir, en arrivant en milieu de journée, c’est même peut être mieux de dormir sur place : vous pouvez ainsi faire une belle ballade à pied le lendemain matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, et le parc est très bien aménagé (chambres, piscine, resto…), les rangers sont très pros et les infrastructures super (ici on ne se dit que le droit d’entrée sert à quelque chose !). La ballade à proximité des chutes est chouette, mais après, il y a aussi tout un parcours à faire en voiture avec toutes sortes de points de vues le long de la rivière orange : splendide ! Petite baignade en revenant et délicieux dîner aux chandelles dans le jardin.
06/12 – Nous redescendons par la R27 vers Clanwilliams. Une petite escale à Calvinia (ne ratez pas le Hantam Huis café si vous y passez). La route est chouette, la ville sympa. Nous dormons à l’hotel Clanwilliam (460$ b&b) : les chambres sont spacieuses sans grand charme mais la grande piscine est très agréable et le resto délicieux (+très bonne musique jazzy). La aussi, le ranger (c’est une fille mais rangette ou rangeuse n’est pas très chouette) nous laisse faire un petit tour du lac de retenue : ce doit être très agréable d’y camper. Puis en route vers le sud à travers pistes, cols et forêts cette route jusqu’à citrusdal, puis Ceres est très chouette, mais il ne nous reste que 3 nuits et nous décidons de les passer au Cap. Cette fois ci (contrairement à l’aller) nous ne ratons pas la Table view : mieux que le cap, la vue sur le cap et la table montain ! En voiture, nous sommes à moins d’une demie heure du cap et nous décidons donc de rester dans ce coin splendide. Après quelques tergiversations et pas mal de « complet », nous passerons finalement 2 nuits à bloubergstrand dans un petit self catering sympa sur les hauteurs : 300$ sans petit déjeuner mais avec tout le nécessaire : petit frigo, bouilloire, lait, café, thé et biscuits…et vue sur la table mountain en se mettant sur la pointe des pieds sur la terrasse (entre 4 fils électrifiés, il faut bien le dire…et oui, nous avons aussi retrouvé l’omniprésence des équipements pour la sécurité ici…). Diner au très sympa Doodle’s avec coucher de soleil sur table mountain.
07/12 – Le crachin crachote, un comble ! On se croirait à Londres !… Nous ne sommes encore jamais arrivés à trouver un temps parfait pour aller au sommet de la table mountain, et ce ne sera encore pas pour aujourd’hui ! Vagabondage au waterfront au programme et petit tour en voiture. Diner au Johnny’s killer prawns, très sympa aussi, non loin du Doodle’s.
08/12 – Nous décidons, pour notre dernière nuit de nous faire un petit plaisir et nous nous retrouvons, toujours à bloubergstrand chez le fort sympathique Henry, au Stone’s throw : la chambre est magnifique🙂🙂🙂, l’hôte bavard et pas avare d’infos, le petit déj aux petits oignons… Allez y ! (600$ b&b selon la chambre choisie). Dans le coin, vous avez aussi le Blue Peter motel à 550-700$ la nuit selon si view ou pas view (et bien d’autres b&b dont je n’ai pas les prix). Cette fois, on n’y coupera pas : Cap sur la table mountain (cable car 120$ par personne aller retour). Mais le temps n’est toujours pas au beau fixe et là haut c’est beau mais ça se couvre vite, et nos sweats ne suffisent pas pour aller très loin : un conseil, quel que soit le temps en bas, prévoyez des vêtements chaud pour monter, quitte à les laisser dans le sac à dos ! Ca valait le coup quand même, la vue est splendide et le téléphérique panoramique (qui tourne sur lui même) est super ! L’après midi, Chapman’s drive (elle était fermée lorsque nous sommes arrivés début novembre) et pèlerinage au cap de bonne espérance… Retour le cœur serré en fin de journée !
09/12 – Encore un petit tour sur la plage de bloubergstrand, un petit café au blouberg’s café et direction l’aéroport (11 500km au compteur quand même !)… Bye bye South Africa, Cape town and Namibia…Mais on reviendra, c’est sûr !!!
Petits détails en vrac : Musique : Ray Charles à Angelina, say no more… Super dans le désert ! Henri Salvador n’est pas mal non plus… Les sacs poubelle anti poussière : pensez y avant de partir.Les cartes postales mettent bien 3 semaines à arriver (depuis Namibie), ne les envoyez pas trop tard ! L’essence se paie en cash de partout (ou cartes locales, mais pas étrangères)Ne retirez jamais de l’argent un dimanche ou jour férié et faites le dans un distributeur adossé à une banque (c’est bien plus facile en cas d’avalage de carte !)Payez plutôt par carte qu’en cash, les com sont moins importantes (attention toutefois dans la région du cap, recrudescence d’escroqueries à la cartes bancaires, même les radios locales en parlaient lorsque nous y étions…). Lecture : je me suis régalée d’Africa Trek 🙂🙂🙂🙂🙂 pendant ce voyage (de Sonia et Alexandre Poussin). Ils ont parcouru l’Afrique à pied pendant 3 ans du Cap à Jérusalem et nous font part de leur diverses rencontres : vous n’en apprendrez pas autant en dix voyages « touristiques ». On n’a pas envie de terminer leur 2e tome tellement c’est bien et que l’on aimerait faire durer le plaisir : vous comprendrez bien mieux les problèmes en Afrique du Sud…et vous apercevrez que le racisme n’est pas seulement une question de couleur de peau, et que le colonialisme n’a pas été la seule tare de ce continent, vous apprendrez qu’une petite fleur en tisane, l’armoise amère, pourrait sauver des milliers de vie du palu, mais que l’OMS n’en a cure (c’est la cas de le dire), vous découvrirez comment nos impôts financent de façon immonde de pseudos tribunaux au Rwanda et paie les gras salaires de toute une floppée d’expats plutôt que de servir à reconstruire le pays, vous verrez comment les dollars saoudiens financent dans de nombreux pays des mosquées et un islam rétrograde et replié sur lui même, pour diviser les populations et imposer un point de vue unique… Bref, c’est à lire absolument ! Bravo aux Poussin, merci à eux d’exister !!! Film : mon nom est tsotsi, de Gavin Hood. On est loin des grands espaces, mais c'est un très joli film sur les petits voyous des townships et sur la face cachée que les touristes n'aperçoivent qu'à peine.
Les sites web de quelques uns de mes coups de cœur : www.mola-namibia.com www.ndhovu.com www.lagoonlodge.com.na www.brandbegwllodge.com www.stonesthrow.co.za www.londiningi.com www.gamsberg-safaris.com www.monkeyvalleyresort.com http://www.deserthomestead-namibia.com/ Budget total : 3900 euros tout compris par personne
Bon vent !
Liens utiles : AFRIQUE DU SUD : http://www.sanparks.org/ NAMIBIE : http://www.natron.net/etour.htm http://www.hannamibia.com/...Members.php?mainid=3 Devises : http://www.xe.com/ucc/ http://fxtop.com/en/historates.php3 Contact Namibia Wildlife Resorts : reservations@nwr.com.na http://www.nwr.com.na/bookonline.htm Swakopmund Office : +264 61 402172; Fax: ++264 64 403 023; Private Bag 5018, Swakopmund, Namibia Central Reservations Office : ++264 61 285 7200; Fax: ++264 61 224 900; Private Bag 13378, Windhoek, Namibia
A mon tour, donc, de vous raconter mon dernier voyage en Afrique du sud et Namibie et de vous faire profiter de mon expérience, avec un grand merci à tous ceux qui m'ont aidée à la préparation, et tout particulièrement à Smouchy, Gerenuk, Bbirdy, Jbmars et Vinylove
Voyage de début novembre à mi décembre (38 jours) : boucle Le Cap - Namibie à 2, en 2 roues motrices et logement en BB, hotels ou lodges ou jour le jour (pas de camping). Nous avions déjà visité l'Afrique du sud en 2000 dans ces conditions, mais coté Océan Indien.
Vol : réservé sur le site internet de Lufthansa début juillet. Lyon- Francfort- Le Cap à l’aller, Le Cap-Johannesburg-Francfort Lyon au retour, 1000 euros par personne tout compris. Les correspondances et horaires étaient plus pratique que British et Ibéria pour des prix similaires. Aucun problème si ce n’est que les bagages nous ont été livrés avec un jour de retard au retour.
Voiture : réservée depuis la France par internet via aroundaboutacar 🙁🙁🙁. 199 ZAR (100 Zar ou $ namibiens = a peu près 10 euros) par jour pour une bonne Toyota Corolla avec air con (sans regret de ce coté là), grand coffre, direction assistées, radio CD, km illimités et super covered : …. Sur le papier tout était top à un bon prix, mais au moment de récupérer la voiture à l’aéroport chez National Alamo🙁🙁🙁🙁, rien n’était prêt (après e-mails de confirmation 2 jours à l’avance pourtant…), pareil au retour, dossier perdu, 2H de discussions…Heureusement que nous avions de la marge pour le vol ! En plus ils m’ont réalisé un prélèvement carte qui ne correspondait à rien en plein milieu du voyage (j’ai cru que ma carte avait été copiée), au retour ils m'ont prélevé 70€ de plus que prévu... Bref je ne vous les conseille vraiment pas😠😠😠😠. Cerise sur le capot, leur contrat indique qu’ils peuvent changer les clauses unilatéralement à tout moment (!), que nous ne sommes pas couverts sur les gravels roads (en Namibie elles sont vraiment difficiles à éviter), et surtout qu’en cas de pb en Namibie, il faut rapatrier à nos frais la voiture à la frontière sud africaine ! Heureusement que tout s’est bien passé à part 3 crevaisons, car vu leur peu de professionnalisme, je n’ose pas imaginer ce qu’il se serait passé en cas d’accident grave en Namibie…
Guide de voyage : sur les conseils de certains d'entre vous, j'ai acheté la 2e édition du Bradt guide Namibie en anglais 🙂(28 euros sur internet). Les prix ne sont pas très actualisés mais ce guide est Top pour les cartes, plans des villes et adresses --> je vous le conseille ! Sinon j'avais mon vieux Lonely planet Afrique du sud de 2000 (bien aussi)...et le routard Afrique du sud : nul pour le parcours que nous avons fait (il parlent très peu du nord du cap).
Monnaie : 1 zar (monnaie sud africaine) = 1 $ namibien = 0.10 euros à peu près
2/11-Arrivée au Cap, nous arrivons en milieu de journée et n’avons pas réservé d’hotel. Nous avions gardé un très bon souvenir du Monkey valley resort à Nordhoek et décidons d’y tenter notre chance malgré les prix prohibitifs qui apparaissent sur leur site internet… Ce sont les mêmes lorsque nous arrivons mais heureusement, on peut discuter en Afrique du Sud, la gérante, très sympa, nous fait un bon prix pour une jolie chambre sans vue sur la mer mais très chouette. 500 Zar sans petit déj. Après vérifications à l’office de tourisme de Ccamps bay, difficile de trouver moins cher en ce moment… Nous sommes surpris car le Zar a bien baissé face à l’euro depuis 2000…mais les prix ont bien grimpé... et ce ne sera pas mieux en Namibie ! Notre moyenne habituelle de 400-450 zar la double avec petit déj deviendra plutôt un mini cette année…Merci les tour operators ! Bref, une arrivée un peu en demie teinte, nous avions un si bon souvenir de ce coin du monde il faut dire : la sécurité autour des habitations semblent s’être renforcée, les gens ont l’air moins optimistes et en plus il fait gris… Nous décidons de repartir des le lendemain sur Hermanus.
3/11-Hermanus. Nous partons par la RN2…Horreur ! Un immense township la longe sur des km…Bien pire qu’il y a 6 ans. L’ANC qui n’a pas encore la région du Cap dans son giron promet monts et merveilles à de pauvres bougres du Transkei et d’ailleurs en vue des prochaines élections, cela rajouté à l’immigration clandestine …et voilà le travail ! C’est triste : il y a 6 ans on avait l’impression que les gens avait de l’espoir, ils sont beaucoup plus circonspects aujourd’hui…A suivre 😐 A Hermanus par contre, nous retrouvons (sous la pluie) l’ambiance de la première fois et ouiiiiiiiiiiiiii !!! Elles sont là !!! Un vrai festival de baleine pour nous ragaillardir, il n’en fallait pas plus ! 🙂Nous retrouvons aussi le très sympathique windsor hotel (504 zar avec superbe petit dej) et le toujours aussi délicieux restaurant Burgundy : l’un des meilleurs du voyage, à ne pas rater si vous allez dans le coin !
4/11- Nous repartons en direction de l’Atlantique, en longeant la cote cette fois pour une étape à Langebaan, au nord du cap. Petite ville qui jouxte l’agréable West coast national park (pas mal d’oiseaux). Nuit chez Sandra’s b&b (sympa-500 zar cash only !).
5/11-Nous remontons toujours et nous arrêtons à Strandfontein. Self catering Sol y mar 350 zar. A noter : toutes les chambres pratiquement, que ce soit en AFS ou namibie sont équipées au moins d’une bouilloire et de ce qu’il faut pour un thé ou un café, et très souvent d’un petit frigo. La mer est belle mais le vent souffle, nous ne verrons aucune baleine (le lonely disait qu’on pouvait en voir à cette saison), il y aurait des dauphins régulièrement ??? à vérifier en tous cas rien pour nous aujourd’hui… Et c’est dimanche et pratiquement tout est fermé… Nous cassons la croûte dans un pub à quelques km de là Doring bay, la patronne est peu avenante mais le repas finalement excellent ! pour ceux qui vont dans le coin, il y a beaucoup plus de choix d’hébergement à Strandfontein, et si vous avez le temps, le crochet pour monter et redescendre le Van Rhynspass en direction de Niewoudtville vaut la peine (+100km a/r)
6/11-Nous voilà à Springbok à l’excellent Old Inn (450 zar b&b). Visite du Goegap national park qui vaut la peine (même si ce n’était pas la saison des fleurs). Nous avons fait la « petite » balade à pied qui nous a bien suffit : ça grimpe et il fait chaud. Mais ne nous plaignons pas, enfin, nous retrouvons tee shirt et bermuda et voyons nos premières bestioles ! (antilopes, zèbres). A éviter : la cuisine du springbok lodge. Nous trouvons pleins de renseignements et de docs y compris sur la Namibie à l’office du tourisme car nous traversons la frontière demain.
7/11-Comme prévu, nous passons la frontière sans pb à Noordoewer (taxe de 140 zar à payer cash). Nous avions prévu suffisamment de liquide pour « tenir » qq jours et nous garderons aussi des zar pour le retour en AFS (je ne savais pas si l’usage de la carte était possible ou non au kgalagadi transfrontier park, il s’avèrera que oui, mais gardez quand même un minimum pour 2 jours au retour en AFS (les dollars namibiens ne sont pas acceptés en dehors de la Namibie alors que les zar fonctionnent en 1 pour 1 des 2 cotés). Nous commençons par aller voir Ais Ais, tout est quasi désert (c’est le cas de le dire) et le site ne nous inspire pas plus que ça, nous remontons donc jusqu’à l’entrée nord du fish river nat park. Bing 170 $ 😕 ! Les prix des parcs ont bien progressé aussi depuis 2005… (la plupart du temps ce sera 80$ par pers +10 pour la voiture). Et pour un entretien…déplorable : la piste qui conduit aux 3 points de vue soit disant accessibles en 2x4 est pleine de cailloux pointus, nous n’iront pas au 3e point du vue (sur la gauche lorsque l’on regarde le canyon), c’est encore pire et je pense que nous avons bien fait : nous croiserons plus tard de nombreux touristes qui ont crevé à cet endroit, y compris en 4x4. 😠 La Namibie a voulu s’adapter au niveau de tarif des parcs des pays voisins, mais elle pourrait peut être aussi s’adapter au niveau d’infrastructure ! Bref, alors que nous nous disions « ça commence bien ! », nous rencontrons deux allemands sur le point de vue principal qui nous indiquent qu’après 15 jours de voyage, cette route du parc pour eux la pire qu’ils aient vu… Ils n’ont pas l’air emballés de leur voyage et nous annoncent des tarifs d’hôtels prohibitifs…Nous ressortons du parc en nous disant que si c’est ça, le retour en AFS sera plus rapide que prévu…Effectivement, autour du parc, les b&b ont l’air hors de prix (y compris le canyon roadhouse qui semblait l’un des moins chers du coin : 680$ b&b, et pas moyen de négocier)… Il n’est pas trop tard, nous décidons donc de continuer à remonter. La piste est moyenne et nous semble interminable. Nous ne croisons pratiquement personne (on s’habituera vite) mais doublons un vélo ! (sous un soleil de plomb), un mec tout seul avec grosses sacoches et tout le barda qui roule dans les cailloux… Et dire qu’à nous avec la clim et la voiture qui avance toute seule, ça nous paraît long ! Nous poussons jusqu’à Seeheim (de toutes façons il n’y a absolument rien avant). Seeheim, Seeheim…Nous n’avons pas encore l’habitude et nous attendons à voir un village, non juste une pancarte au bord de la route qui indique un hotel à 2km : il commence à être tard (le soleil se couche vers 19h30 et il faut éviter de rouler de nuit), bon, on se dit on va voir, au pire on tire jusqu’à keetmanshop (qui semble un peu plus grand sur la carte et surtout avec plusieurs motels indiqués sur le Namibia’s welcome guide 2006 glané à springbok). On va donc voir… la route se corse (grosses pierres dans une descente) juste avant d’arriver vers l’hotel (ze one : hotel, pub, station service, restaurant : bref ze village indiqué sur la carte !). Franck me dit "c’est un vrai coupe gorge ce truc, on se barre !" J’insiste pour aller voir (il conduit, je négocie les chambres). On a quand même pas fait tout ça pour rien…et surtout on en a marre de rouler ! On arrive dans une grande cour (qui sert en fait aux poids lourds pour manœuvrer lorsqu’ils viennent faire le plein), 3 marches et me voilà au pub : c'est finalement une sympathique gérante qui me montre la chambre (très clean), et accepte de me la brader un peu (en fait nous en aurons pour 693 $ incluant un excellent diner avec steak de springbok + b&b). Il n’y a pas de clim mais la petite piscine est bienvenue et le schwepse dry lemon bien rafraîchissant ! nous avons l’impression d’être au bagdad café. Le soleil se couche, les étoiles pointes, le repas va bientôt être servi…et voilakivoilatypa ??? Je vous le donne en mille : notre cycliste ! Stupeur ! Nous étions persuadés qu’il camperait en route ! Lui aussi à l’air d’apprécier le dry lemon (c’est bon-comme le gini- mais je ne sais pas pourquoi, les canettes sont plus petites que la moyenne) ! Il nous apprendra un peu plus tard qu’il est de Berlin, et que régulièrement, vu qu’il ne peut pas prendre le temps de faire un très grand voyage en vélo comme il en aurait envie, il en fait de « petits » : cette fois c’est Port Elisabeth AFS – whindoek en 7 semaines… La journée se termine mieux qu’elle n’avait commencé : on continue en Namibie demain !
8/11- En route pour Luderitz … Belle route goudronnée (b4). Il est trop tôt pour faire escale à Klein aus vista, en plus ça n’avait pas l’air donné. Nous continuons donc, nous arrêtons pour prendre le petit chemin à droite pour aller voir les chevaux du désert au « garub pan » : ils sont là, une bonne trentaine à coté de « l’observatoire ». Nous restons un bon moment à les regarder, il fait toujours très chaud. Nous repartons vers Luderitz, les paysages sont chouettes, le seul hic, ce sont les « moineaux » suicidaires qui volent au dessus du bitume en rase motte, même en roulant lentement, c’est difficile de tous les éviter, nous essayons avec le klaxon, ça marche un peu mieux et c’est sur que nous ne dérangeons personne ici ! Une dizaine de km avant Luderitz, nous nous arrêtons à la ville fantôme de Kolmanskop, la visite en vaut la peine. L’air s’est rafraîchi de façon spectaculaire : le thermomètre de la voiture passe de 40 à 25 degrés en ¼ d’heure à peine. Nous avons d’abord cru qu’il ne fonctionnait pas bien mais non, le phénomène se reproduira plus au nord à chaque fois que nous nous rapprochons de l’Atlantique. Arrivée à Luderitz en plein après midi : c’est le brouillard alors que nous étions sous un soleil de plomb à 100 km de là ! Nous avons le temps, j’essaie de commencer par l’hotel le plus classe de la ville, les nest : ils acceptent de négocier mais c’est encore trop cher (environ 900 $), un autre, le protéa me donne un prix, je leur demande s’ils n’en ont pas un meilleur, Si si ! et ils descendent de 50 $ sans plus de formalités avec un grand sourire ! Nous nous retrouverons finalement au Bayview, sympa (780$ avec dîner b&b et connexion internet). Nous n’utiliserons pas la piscine, sakaîiii ! La route pour visiter la péninsule est fermée, nous allons donc faire un tour sur la plage d’agathe beach au nord de la ville. Une bonne partie des alentours est délimitée par des barbelés avec interdiction d’y pénétrer pour cause de recherche diamantifère, et un garde, sans doute tout seul toute la journée sur cette plage nous observe de loin, la kalach à l’épaule, drôle d’ambiance… de retour en ville nous faisons un tour sur le port où un dauphin barbotte ! Pas de coucher de soleil ce soir, toujours du brouillard, nous avons ressorti les polaires, on a vraiment l’impression de se retrouver dans un cul de sac du bout du monde ici, il y a très peu de blancs (nous ne l’avions pas remarqué tout de suite), et la nuit sera bruyante : rodéo en voiture et auto radio à fond dans la rue principale jusqu’au petit matin. Nous sommes pourtant en semaine…
9/11. Nous ne sommes pas mécontents de quitter le brouillard et cette ambiance bizarre, retour sur la B4 et ses moineaux jusqu’à AUS, plein d’essence, avant de bifurquer sur la magnifique C13 + D707 en route vers Sessriem. C’est l’une des plus belle route du voyage (ou était ce parce que c’était le début ?), les paysages sont magnifiques et la piste plutôt bonne. Nous faisons un petit aller retour pour aller voir le Duwisib castle de l’extérieur (+40km), tout en pierre rouge, c’est sympa. C’est pas tout ça mais nous ne savons pas où nous allons dormir ce soir, et je redoute les prix pratiqués autour de sessriem. Nous avions repéré le désert homestead sur les guides : ce sera ici ! 2 nuits dans un bungalow super mignon pour 1150$ diner+b&b la double, le petit déj est en fait constitué d’un bon pack pic nic vu que tout le monde part très tôt en excursion). L’accueil de Robin et de toute l’équipe est parfait, la petite piscine revigorante, les dîners délicieux, les étoiles filantes… Tout pour plaire🙂🙂🙂! Trop tard pour une excursion aujourd’hui, l’olive trail sera pour demain et sossusvei le surlendemain…Nous n’irons pas voir non plus le coucher de soleil sur les dunes : à 170$ c’est un peu cher pour si peu de temps !
10/11 – Naukluft et Olive trail : nous partons de très bonne heure. Malgré les indications de Robin, nous nous demandons si nous ne nous sommes pas trompés, mais non, l’entrée du parc est bien à droite en partant de sessriem sur la d854, mais les panneaux ne sont pas nombreux ! Personne au bureau du parc lorsque nous arrivons : nous partons donc seuls sur l’Olive trail (se garer le plus loin possible du chemin principal, ça passe même si le début de la bifurcation semble plutôt fait pour les 4x4 : ça ne dure pas longtemps). On commence par monter gentiment…Il commence aussi à faire chaud, un plateau, puis la redescente et marche au fonds du canyon. Le début nous a paru sympa, la suite un peu longuette, peut être aussi en attendais-je trop suite à certains post s’extasiant sur cette ballade ? bref, des cailloux, des cailloux, encore des cailloux, 3H plus tard, on s’en lasse un peu. Les fameuses chaînes arrivent, on tente sur la droite, ça passe (et je suis loin d’une alpiniste croyez moi)…heureusement que nous n’avons pas pris à gauche : 10 mn plus tard, nous croisons des rangers qui viennent réparer la fin de la chaîne de gauche, qui, il est vrai, avait l’air de pendouiller un peu ! Bon là on se dit que c’est bientôt la fin…Que nenni ! encore une bonne heure dans les gadins avant de retrouver le parking ! Robin nous avait conseiller de nous rafraîchir un peu au camp avant de faire une partie du waterkloof trail, jusqu’aux pools, mais là on en a marre : on paye le parc (90$) et on s’en va ! Au retour nous passons par Sesriem pour acheter notre droit d’entrée pour le lendemain (170$). De retour au Desert homestead nous rencontrons 2 français qui ont craché leur voiture dans un virage un peu avant d’arriver. Heureusement, rien de grave à part pour leur toyota 2x4, bien foutue (ils avaient la ceinture tous les 2) ! Il paraît que 10% du parc de voitures de location disparaît ainsi tous les ans. Ce n’était pas leur jour de chance : 1 pneu haché menu à Fish river, carte avalée un dimanche à Luderitz, l’accident et Avis qui leur fait croire pendant toute la journée que la voiture de remplacement vient de partir de whindoek - est en route – est en train de faire changer son pare brise, tout ça pour finir par leur avouer dans la soirée qu’elle n’arrivera que le lendemain (les escorteurs préfèrent rouler de nuit pour toucher un bonus)… chapeau Avis 😠 ! (ils n’ont pas l’air mieux que aroundaboutacar /alamo). Heureusement que Robin est là pour décommander l’hotel qu’ils avait prévu à solitaire et qu’il leur avait gardé une chambre au cas où (alors que tout est pratiquement complet, il faut le souligner). Le professionnalisme des uns compense la nullité des autres !
11/11- Nous partons à l’aube : à nous les dunes ! Nous nous retrouvons devant les grilles à attendre l’ouverture au lever de soleil, vers 6h15 (ceux du camping sont partis une heure plus tôt)… et là petit instant jubilatoire… nous filons tout droit puisque nous avons pris l’entrée la veille, et les petits filous qui essayaient de nous suivre se sont vite fait renvoyer faire la queue au bureau pour payer leur obole ! L’important n’est pas tellement d’être les premiers, mais plutôt de ne pas avoir à attendre alors que le soleil est en train de se lever, et surtout d’être en décalage avec les autres pour avoir « sa » dune à soi ! Le soleil est déjà bien levé lorsque nous arrivons sur la dune 45, nous sommes seuls pour l’escalader : je ne vous la conseille pas : allez plutôt directement vous faire déposer à sossusvlei ou mieux, big daddy (en face) . les 4x4 sont toujours à 90$ par personne aller retour mais vous dépose à votre gré sur tous les coins du site du moment qu’ils ont de la place. Des 9h30 il commence à faire très chaud et nous n’avons pas regretté de ne pas faire les 5 derniers km en navette plutôt qu’à pied. C’est vraiment un très beau site, incontournable ! En fin de matinée, nous voilà de nouveau à sessriem, direction Solitaire et Walvis bay. En résumé sur ce coin, si c’était à refaire, je ferais une impasse sur le Naukluft (je sais que je vais en faire hurler plus d’un mais c’est mon avis)… Je pense que ça dépend aussi des autres voyages et ballades déjà faits auparavant, ou peut être aussi de la saison-il n’y avait pas d’eau dans notre cas ???
Bon, nous revoilà dans les cailloux, une petite halte à Solitaire où nous retrouvons nos 2 cascadeurs à qui Avis a fini par livrer la voiture de remplacement… pas le temps de discuter longtemps, la route est encore longue !
Longue…et peu peuplée : à l’un des rares croisements, nous faisons comme à notre habitude un petit signe au conducteur qui nous laisse passer (nous avions découvert cette mode en Afrique du sud et en Patagonie : c’est vrai que c’est sympa lorsque l’on croise un véhicule tous les 200 km !). Nous continuons tout droit et le voyons tout d’un coup débouler, nous doubler, et s’arrêter au bord de la route juste devant nous… Moment de doute … En fait il s’agissait que d’un pauvre banquier angolais venu tout seul en vacances en Namibie : le loueur de voiture à l’aéroport de Whindoek lui avait dit que Sesriem était à 3 heures de route, il était donc parti la fleur au fusil, sans eau, cool, et a cru se tromper en voyant le temps passer…et personne auprès de qui se renseigner (l’Angola, pourtant frontalier, n’a pas l’air du tout comme cela !). Il était tellement content de nous voir que finalement, il décide de changer son programme et de nous suivre jusqu’à Walvis bay ! 🤪
Nous avions vu que le Lagoon lodge était tenu par un français, en plus il donne sur le lagon : nous commençons donc par celui ci. Les très sympathiques patrons sont lyonnais et les chambres ravissantes et originales, le petit déjeuner royal 🙂🙂🙂: nous y resterons 2 jours pour profiter de l’excursion à Sandwich harbour.
12/11 – Nous sommes arrivés un dimanche à walvis bay : et bien sur tout était fermé, le lundi matin, il est trop tard pour partir en bateau avec Mola mola dans la baie. Qu’à cela ne tienne, nous discutons un peu et finissons par avoir pour 800$ par personne un tour commenté du lagon en jeep, pic nic de l’autre coté (pas accessible aux 2x4), et Sandwich harbour l’après midi. Nous voilà donc à attendre l’arrivée du bateau (un 3e touriste doit nous rejoindre pour le déjeuner et l’excursion de l’après midi)… Et voilakivoilatypa ??? Notre angolais accourant vers nous un grand sourire jusqu'aux oreilles, à l'autre bout du ponton 😏! Le reste de la journée fut enchanteur : aller par le rivage, retour par les dunes (un vrai rodéo, c’est plus facile à escalader comme ça qu’à pied), et Herman de Mola Mola a été un excellent guide- conducteur… Beau gosse avec ça, ce qui ne gâche rien 😉!
13/11- Swakopmund : beaucoup d’hôtels pleins, chers, ou moches avant de tomber sur l’intermezzo (490$ b&b). Nous achetons le permis (90$) pour faire le welwitchia drive (3-4h, tranquilou). C’est une ballade très sympa (paysages, welwitchias). Tout est fermé lorsque nous revenons en ville (tout ferme vers 17h – 17h 30 en général) mais nous profiterons des ribs du lighthouse...et retrouvons encore "notre" Angolais !
14-15/11 – Nous décidons de partir sur le Spitzkope : depuis swakop ça se fait vite finalement, et nous avons terminé la balade classique en milieu d’après midi. Ca vaut vraiment la peine, c’est magnifique et je pense que pour ceux qui ont l’équipement, le camping doit être super aussi ! Pour nous par contre, après avoir vu les pauvres cahutes tout autour du parc (ceci dit, les enfants sont très sympas et vraiment pas insistants), nous ne nous sentons pas trop de rester là dans un bungalow à attendre la nuit (il n’y a absolument aucun autre touriste et nous n’avons pas de quoi manger). Nous décidons donc finalement de poursuivre jusqu’à Henties bay. Le De Duine ne m’inspire pas (les chambres sont vieillotes), le Fisherman lodge est plein, nous atterrissons à Gambsberg accomodation : 250$ en self catering : c’est tout neuf, cuisine équipée, vue sur la mer : la super affaire 🙂🙂🙂 ! et ce n’est pas fini !!! Estelle et Hennie nous invitent à boire le café, nous discutons, sympathisons, et vu que nous n’avons pas de programme vraiment figé, ils nous proposent de les accompagner le lendemain pour « tester » un de leur nouveaux tours dans le Brandberg !!! Génial, nous commençons par cape cross (c’est sur le chemin), puis Hennie nous conduit sur des pistes 4x4 dans des coins que nous n’aurions jamais vu tous seuls, même avec un 4x4 ! En fin d’après midi, nous approchons du White lady brandberg restcamp, et là coup de bol ! nous tombons sur un petit troupeau d’éléphants du désert… coup de bol, coup de bol… à part qu’ils sont bien plus farouches que ceux du kruger ou d’étosha, et qu’ils n’ont pas du tout envie de bouger du milieu de la piste. Après une pause goûter et 2 allers retours infructueux pour essayer de passer, Hennie décide finalement de faire demi tour et de rejoindre le camp par l’autre coté : nous traversons des marécages, tout est très vert d’un coup, beaucoup d’oiseaux, c’est magnifique ! Nous y voilà ! nous nous disons bon, allez, va falloir monter la tente et tout le barda (vous l’aurez compris, nous ne sommes pas campeurs pour un sou !)…et ben non ! Le camp propose des tentes toutes montées avec des vrais lits à l’intérieur, toilettes et douche privée sous les acacias à l’arrière de la tente…Le bonheur ! Nous finissons cette journée magique autour d’un bon brai avec Estelle et Hennie, à nous régaler en discutant, en rigolant, en regardant la croix du sud… 🙂 Pour ceux que ça intéresse, hormis l’accommodation à ne pas rater, ils proposent aussi des excursions où vous les suivez avec votre propre 4x4 (angola, kalahari-namib, brandberg…), vous ne le regretterez pas ! Contacts et site : http://www.gamsberg-safaris.com/ Vous pouvez les contacter de la part de Laurence et Franck, de Lyon !
16/11- Petit déj au joli resto du camping avec un petit suricate apprivoisé à nos pieds. Nous repartons tranquillement en visitant le site de la white lady, puis en poursuivant sur Uis (pas grand chose a voir en ville), puis sur henties bay. C’est l’anniversaire d’Hennie : tout le monde au resto ce soir ! Nous irons au De Duine : c’est bon et copieux, mais décidément, ils ne sont pas très doués pour les desserts dans ce pays…
17/11- Il faut bien nous résoudre à partir (snif), nous décidons de rejoindre Twyfelfontein en longeant la cote par la Skeleton coast, puisque nous avons déjà pris la route qui remonte vers Uis. Nous découvrons un peu plus haut que la route est payante (170 $ biiiing 🤪!) : c’est le parc en fait. Sur le moment, nous regrettons, mais finalement c’était chouette : le temps était gris, les couleurs étranges et tout d’un coup, dès que nous tournons en direction de khorixas tout change : du vert, du rouge, du bleu, cette portion est magnifique et contraste beaucoup avec Skeleton. Il commence à être tard : pas de place en bungalow au l'Aba Huab Campsite, le Twyfelfontein lodge est hors de prix…un petit tour aux Organ pipes et a la montagne brulée puisque nous ne sommes pas loin… Là nous aidons 2 allemandes qui se sont ensablées, puis direction Khorixas, la route est magnifique (la petite qui part sur la droite en quittant twyfelf., pas la principale qui vient de palmwag), un serpentaire s’envole juste devant la voiture en nous montrant ses serres … Mais le temps presse ! Il fait quasiment nuit lorsque nous atteignons khorixas, la journée a été longue, nous arrivons au Khorixas restcamp : pas un chat, piscine vide, mais ils ont des bungalows, propres sans plus : négocié 400$ avec petit déj. Nous ne sommes pas mécontents de partir d’ici ! (en fait il s’avèrera que ce sera le moins bon hôtel de tout le voyage, et c’était quand même loin d’être un taudis !)
18/11 – Retour à Twyfelfontein pour visiter la foret pétrifiée (sympa, mais elle ne vaut pas celle de Patagonie l’an passé ! cf http://voyageforum.com/v.f?post=392736; ), et le site de Twyfelfontein : s’il y a site de peinture rupestre à choisir, pour moi c’est celui là en Namibie. En plus nous nous retrouvons à suivre notre super bushgirl guide (germane) avec deux autres fort sympathiques touristes…français. Pas vraiment des touristes d’ailleurs, ils vivent à Whindoek. Coincidence : nous aurons croisé très peu de compatriotes lors de ce voyage, et lorsqu’on jette un œil sur les livres de réception des b&b, c’est 90% d’Allemands ! Devant les nombreux posts qui vantait les mérites de la ferme à guépards de kamanjab, nous les avons appelés la veille pour savoir si nous pourrions y dormir ce soir. Ils nous ont dit qu’ils attendaient des confirmation mais que nous ne devrions pas avoir de problème. C’est donc assez confiants que nous partons vers Kamanjab en prenant la route de palmwag : nous ne nous y arrêtons pas, car nous n’avons pas bien le temps et la route est très poussiéreuse, bref nous sommes pressés d’arriver… Si nous avions su…nous n’serions pas v’nus : 2 bus de touristes sont là, à caresser un pauvre guépard les uns après les autres, à la chaine, pour une photo minable (pour ma part je n’en prendrai pas, ça me dégoutte). Les proprios ne sont pas du tout accueillants et en plus ils nous annoncent qu’ils n’ont finalement pas de place 😠 ! Adresse à éviter en ce qui nous concerne : si nous avions su, nous serions passés par le bambatsi holiday ranch vers khorixas ou nous aurions fait une étape à Palmwag. Ca conforte en tous les cas bien notre façon de voyager en réservant le moins possible à l’avance, on est décidément plus libres ! Bref nous laissons ces gros nuls sans remords pour arriver tard et couverts de poussière à Namatubis guestfarm (977$ dîner et b&b), vers outjo, la chambre sur le jardin est très chouette, la piscine aussi, mais nous n’en profiterons pas : nous avons crevé (nous en sommes à peu près à 5000km depuis le Cap)…Hennie nous avait pourtant bien prévenus que la route vers palmwag et au-dessus n’est pas terrible pour une 2x4, c’est d’ailleurs finalement pour cela que nous faisons l’impasse sur Warmquelle, le pays Himba et les Epupa falls (ce n’est que partie remise)…La douche en tous cas, est providentielle, le repas délicieux, et le personnel super.🙂 Au fait, concernant la poussière, vous n’y échapperez pas : prévoyez de grands sacs poubelles costauds et des élastiques pour y envelopper vos bagage : c’est très efficace ! Emportez les de France : les sacs vendus sur place sont fins et fragiles…
19/11-Le lendemain (un dimanche…) nous trouvons sans difficulté à faire réparer notre roue à la station Total de Outjo…Nous n’y sommes pas passés par hasard ! Nous voilà donc repartis un peu tard sur la belle route goudronnée qui mènent à Etosha (il n’y a pas d’entrée plus à l’ouest que celle d’Okakauejo). Nous sommes frais et dispos, n’avons pas pu réservé par téléphone, et nous disons qu’au pire, nous prendrons une place de camping et dormirons dans la voiture. Nous arrivons en fin de matinée, demandons un bungalow et miracle, il y en a un ! Pas grand luxe mais propre (400$ + 170$ par jour pour le parc, sauf le dernier jour, gratuit). Nous devons avoir de la chance : une bonne partie d’Etosha (dans les camps) est en cours de réhabilitation pour préparer le centenaire en 2007. Ce n’est pas la bonne heure mais c’est notre premier jour de parc : nous achetons la carte du parc à l’épicerie et décidons d’aller quand même tenter notre chance plutôt que de profiter de la piscine… Effectivement, il fait chaud et nous verrons plutôt des oiseaux mais pour une première fois depuis longtemps, on est vite ébahis par les antilopes et les zèbres ! Nous repartons vers 16h00 et nous arrêtons à oliphantsbad…Alors là, c’est l’arche de Noé 🙂: antilopes, zèbres, girafes, autruche et éléphants !!! Nous avions vu une carte postale qui ressemblait à cela mais pensions que c’était exceptionnel, voire un montage : magnifique ! Les 4 ou 5 voitures qui sont là ont coupé le moteur et tout le monde s’émerveille en silence. Tout d’un coup l’autruche lève la tête et fonce sur nous…bizarre ! ben non pas si bizarre : un guépard arrive tout doucement et s’approche de l’eau pour boire, nous sommes épatés, ça au moins c’est de l’émotion – et pas du pauvre fauve d’opérette si vous voyez c’que j’veux dire !!! Nous n’en avions vu qu’un lors de notre premier voyage en Afrique du sud et très furtivement…Là il prend son temps, après l’autruche c’est l’émeute chez les antilopes et les zèbres. Ils ne s’enfuient pas mais restent à distance, les éléphants eux, se regroupent et entourent les petits, on se croirait dans un doc de François et maryse de la Grange… Le plus drôle, c’est que les antilopes semblent oublier la présence du guépard et recommencent à vaquer à leurs occupations 10mn plus tard comme si de rien n’était. Le guépard, lui reste tapis tranquillement à l’ombre au bord de l’eau…L’heure commence à tourner, et il faut être de retour au camp au coucher du soleil, nous repartons donc…Et là, 500m plus loin, 2 lionnes et leurs lionceaux à 10 mètres de la route ! Un coup de vent, et tout d’un coup elles se lèvent, passent de part et d’autre de la voiture en nous ignorant superbement, pour aller traquer une girafe qui se trouve de l’autre coté et qu’elles viennent de sentir : la girafe les as vu et s’en ira sans demander son reste…et nous nous repartons vers okakauejo comblés…et ce n’est pas fini ! Avant le repas, nous allons faire un tour au point d’eau du camp : éclairé la nuit et bien aménagé. Il n’y a rien, nous pensons y voir au moins le coucher du soleil, quand quelques silhouettes se découpent sur l’horizon : un groupe de girafe vient doucement boire avant la nuit, un vrai ballet, c’est magnifique ! Après toutes ces émotions nous allons nous aussi nous sustenter au resto du camp : le buffet n’est pas mauvais mais c’est vraiment l’usine. Dans les autres camps, nous achèterons du biltong, du pain et des fruits pour trinquer et pic niquer aux points d’eau : c’est beaucoup plus sympa ! je suis morte, un petit retour au point d’eau après le repas : il n’y a rien, je vais me coucher, Franck reste un peu : il verra 2 rhinos (les seuls de tout le voyage d’ailleurs), il paraît que le cérémonial de la buvette est très très très lent chez eux… 😐
20/11- Direction Halali, je joue les facteurs entre les 2 camps. Nous n’avons pas pu réserver non plus : même à Okakauejo l’informatique ne marche pas avec les autres camps. Bref rebelote, mais là non plus, pas de pb pour un bungalow (500$) vu que j’ai été une postgirl sympa ! Le camp semble un peu moins « busy » que l’autre. Le matin, pas grand chose en vue…Tous les points d’eau sont déserts, nous allions faire demi tour à celui de Salvatori quand tout à coup, un beau lion male nous toise de toute sa splendeur juste à coté de la borne…il est là, la crinière au vent, tranquille… et la femelle n’est pas loin : juste derrière un buisson à coté duquel nous aurions pu passer sans nous douter de rien. Le « stay in your car » apposé sur toutes les bornes prend définitivement tout son sens pour nous ici 😮 ! Cette fois, nous profiterons de la piscine en milieu de journée. Un petit tour au point d’eau du camp et cette fois, le spectacle est donné par des centaines de waxbills (petits oiseaux) qui vont boire en nuées compactes et bruyantes, en effrayant les koudous. L’un d’entre eux y laissera plus que des plumes : on a l’impression qu’il se noie, il n’arrive pas à remonter sur la berge. A la jumelle, nous finissons par voir qu’il est en train de se faire manger par…une tortue ! (si si, je vous jure !) Ballade de fin de journée : il y a eu un gros orage (c’est le début de la saison des pluies), pas grand chose en vue, les animaux n’ont pas soif et font les fous : les antilopes cabriolent dans tous les sens, les gnous font la toupie... Bref c’est la fête au village ! Avec un peu d’espoir nous retournons à Salvatori : rien. Franck allait jeter l’éponge qaund je lui dis d’aller quand même faire un tour au dernier point d’eau avant le camp (ça fait souvent un petit détour, et quand on en a fait plusieurs sans rien voir, on finit par se décourager). Il y va pour me faire plaisir : et là, notre lionne du matin (si, si j’en suis sure, c’est la même ;-), avachie de tout son long, dormant d’un œil (en remuant les oreilles quand même), et, clou du spectacle, sa grosse patte posée sur la borne « Stay in your car » ! Clic-clac, fallait pas la rater celle là ! Le soir apéro pic nic au point d’eau c’est beau mais la soirée sera moins productive qu’hier… faut quand même pas trop en demander !
21/11- Encore un bungalow sans problème à Namutoni (500$. Ouf, nous n’avions pas envie de dormir dans la voiture) mais il a replu : ce n’est pas la bonne journée pour voir les animaux. Nous tomberons quand même sur 21 girafes d’un coup, et sur 2 beaux éléphants en train de prendre leur bain dans la gadoue. Nous quitterons Etosha ravis et comblés, et dire que nous n’étions pas sensés être à la meilleur période pour les animaux… Je me demande ce que ce doit être à la saison sèche !
22/11- Nous partons en fin de matinée après un dernier petit game drive, direction Rundu ! C’est goudronné, tout va bien. Nous faisons halte au lac Otjikoto (moyen mais ça fait un break, si vous avez des enfants, ils apprécieront le jardin, le paon, le croco et autres bestioles). Par contre ne faites pas le détour pour le lac Guinas : le site est complètement abandonné et on ne peut rien voir sans descendre de voiture : pas très rassurant de laisser là tous les bagages. Un petit arrêt dans la sympathique bourgade de Tsumeb : grand supermarché bien achalandé et super cyber café, presque rapide (Ne vous attendez pas à trouver du haut débit en Namibie !). Un autre crochet pour aller voir la plus grande météorite du monde à Hoba : sympa…Elle nous enverra même une –petite- décharge électrique ! Nous passons sans nous arrêter à Grootfontein (le Bradt indique que les touristes y sont souvent la cibles de vols rapides dans les voitures, même lors de courts arrêts ou avec quelqu’un dans la voiture, nous ne tenterons donc pas le diable), et nous voilà un peu plus tard au Roy’s Camp sur les conseils de Hennie. C’est marrant : des bungalows très rustiques mais charmants, une jolie véranda, un bar en plein air, dommage que la piscine soit vide, nous l’aurions bien appréciée. Nous nous rabattons sur une petite ballade à proximité. Le dîner sera superbe, à la bougie et les autres guests sont bien sympas : 2 couples d’allemands (inévitables mais sympas) et un australien qui nous donne des conseils pour la conduite sur piste avec sa copine du Botswana et son collègue (ils font dans la géologie). Nous apprécions la soirée et allons retrouver les bras de Morphée…Pas pour très longtemps ! La botswanaise s’est engueulée avec son Jule et vient tambouiner à notre porte nous raconter ses malheurs à 4h du mat (soupir…). 😕 Nb : si vous voulez aller au Roy’s camp, ne faites pas comme nous : lorsque vous voyez le panneau Roy’s camp 1km, ne prenez pas tout de suite le petit chemin sur la gauche en pensant que c’est là : c’est 1 km plus loin sur la rte goudronnée (l’entrée est ensuite bien signalée, encore fallait t’il le savoir !)
23/11- Encore une petite étape aujourd’hui : nous remontons, le paysage change complètement après la barrière vétérinaire, on se sent encore plus en Afrique avec des villages de cases, des gens qui vendent leurs produits au bord de la route, le bétail qui se promè, e un peu de partout… Nous nous arrêtons à une 15zaine de km à l’ouest de Rundu pour profiter du magnifique Akusembe lodge 🙂(1140$ avec dîner et b&b). La chambre est superbe, la piscine divine, le jardin splendide : tou pour plaire ! L’Okavango s’écoule devant nous et l’Angola est juste de l’autre coté. Nous faisons une sunset cruise : biltong et apéro sur le bateau : nous ne sommes que tous les 2 avec le guide, nous verrons un croco et quelques oiseaux, mais pas d’hippo. A choisir, après coup, nous l’aurions plutôt faite un peu plus à l’ouest, où les hippos sont plus nombreux, mais c’était bien sympa quand même. Dîner aux chandelles, gros coup de vent et coupure d’électricité oblige… (c’est apparemment souvent dans le coin, elle ne sera rétablie que le lendemain). Veillée à la lumière de la lampe à pétrole…de toutes façons, la télé ne nous manque pas !
24/11 – Et c’est reparti pour une deuxième crevaison ! Nous trouvons la roue à plat au moment de nous en aller : nous mettons ça au départ sur le compte des acacias sous lesquels nous étions garés mais finalement non, c’était un beau clou ! (ce sera ça à chaque fois : la roue avant soulève le clou qui vient se planter tout droit dans celle de derrière, nous avons eu du bol, à chaque fois la roue s’est dégonflée tout doucement). Réparation à Rundu (autour de 50$ en général), et poursuite sur Divundu, à coté de Mahango et des Popa falls. Nous arrivons un peu au hasard et sous une pluie battante au Ndhovu lodge 🙂🙂🙂, l’accueil de Mister Horst est chaleureux, nous resterons 2 nuits (1200$ avec dîner et b&b par nuit) : les chambres sont constituée de belles tentes plantée à 2 pas de l’Okavango, avec lits à l’intérieur chevets, armoire et salle de bain privée à l’arrière. Les délicieux repas et petits déj se prennent dans la salle à manger sur pilotis (vue sur l’Okavango bien sur…et les hippos !), Horst est aux petits soins et nous explique des tas de choses sur la vie en Namibie (il est aussi fermier). Il nous expliquera par exemple pourquoi il ne faut pas donner de bonbons aux enfants : les enfants gardent le bétail, si tous les touristes leur donnent quelque chose, ils restent au bord des route à les attendre, le bétail n’est plus gardé et s’échappe ou va détruire les cultures des voisins…et c’est le début de la fin ! (nous ne lui dirons pas que nous en avions acheté un énorme paquet…). Il nous conseille plutôt de donner des cahiers ou stylos aux écoles des villages : à bon entendeur ! Les autres guests –allemands le 1er jour et namibiens le 2e- sont très sympas aussi, nous prenons du bon temps. Sur les conseils de Horst, nous allons voir les popas falls depuis la rive en face : il faut simplement repartir au village de Divundu, traverser le pont et suivre le petit chemin sur la droite qui longe la prison, après c’est bien indiqué : on arrive ainsi vraiment à coté des chutes alors que sur l’autre rive elles sont bien moins visibles. La 1ére nuit est un peu mouvementée : nous avons laissé les « volets» ouverts mais les hippos s’en donnent à coeur joie juste en contrebas…et la discrétion, c’est pas leur truc ! Un peu plus tard voilà un espèce gecko qui se coince dans la moustiquaire en poursuivant une libellule…😕 Mais le lever de soleil sur okavango depuis notre « cabane » est merveilleux et nous fait bien vite oublier tout ça! 🙂
25/11- C’est parti pour Mahango parc, à quelques km : nous irons le matin, y retournerons l’après midi mais ne verrons pratiquement rien d’intéressant à part des antilopes des sables que nous n’avions pas encore vu jusqu’ici. Il pleut pratiquement tous les après midis depuis quelques jours et les bestioles n’ont rien à faire des points d’eau. Tan pis ! Nous ne regrettons pas d’être venus jusqu’ici, mais nous n’irons pas plus loin : l’aller retour sur la bande de caprivi + les chutes victoris nous prendrait trop de temps, il faut penser à redescendre. La 2e nuit est bien plus calme (nous devons nous habituer, mais les hippos sont partis un peu plus loin aussi il faut dire !)
26/11- Ca sent la fin … Il faut redescendre : on fait tirer sur la belle route goudronnée jusqu’à Otjiwarongo. Attention tout de même, en partant ce matin nous croisons une voiture complètement défoncée sur le bas coté et 4 vaches mortes en plein milieu de la route : on a facilement tendance à relâcher l’attention sur ces belles routes qui changent des pistes… Trop tard pour aller voir la fondation Africat, nous dormons dans un petit hôtel sympa « out of africa » (450$ b&b).
27/11- 8000km plus loin…Nous voilà au Waterberg : pas de pb pour avoir un bungalow (500$). La piscine est dans un très beau cadre (avec colonie de suricates pour nous distraire un moment), et de petites ballades à pied bien balisées sont sympas à faire dans la journée. Vers 16h00, départ pour le game drive du soir (520$ pour 2). Nous partons sur le plateau en 4x4 avec 5 ou 6 autres touristes dans une jeep surelevée (je ne crois pas qu’on puisse y aller seul, même en 4x4). Tous les animaux sont « parqués » là haut, nous verrons buffles, girafes et antilopes … et un pangolin que notre guide s’est précipité d’attraper ! C’est seulement le 4e qu’il voyait de toute sa vie : drôle de bestiole qui se roule en boule dans ses écailles et repart bien vite sans demander son reste. Au retour, le soleil se couche en rougeoyant de tous ses feux, et nous dans la jeep, on se croirait presque dans out of africa (le film cette fois)!!!
28/11- En route pour la capitale ! Mais non, nous avons encore re-re-crevé ! Réparation à Okahandja qui nous permet aussi finalement de faire le plein de petits cadeaux à l’immense marché artisanal du coin (et nous vérifierons après que c’est moins cher qu’à Whindoek). La capitale nous étonne un peu : c’est un gros bourg, avec une grande avenue Mugabe 🙁(c’est pratiquement la 1ere chose qui saute aux yeux…) Quelle idée ont ils eu de donner à une si grande avenue le nom d’un personnage aussi détestable ??? Heureusement, l’avenue Mandela remonte le niveau, mais elle est nettement plus petite ! Après avoir tâtonné un peu et être conseillés par le sympathique gérant de la pension Uhland (complète), nous arrivons chez Nathalie et Alexander – Londiningi guesthouse 🙂🙂🙂– Top ! Allez y, l’accueil est parfait, les muffins du matin délicieux, la piscine rafraîchissante et les chambres très joliment décorées et bien agencées. Tout ça pour 400$ b&b. En plus Nathalie vous expliquera des tas de choses sur la Namibie : du fait qu’elle a les mêmes références culturelles que nous, c’est très complémentaire avec ce que les namibiens vous raconteront. Nous rencontreront aussi un expat qui essaie difficilement de donner des conseils aux équipes TV (c’est vrai que leurs programmes ne sont pas terribles du tout…), et nous iront faire un tour au Daan viljoen park : à éviter ! (pas grand chose à voir, rangers qui s’en foutent et route intérieure mal entretenue). Le soir, ambiance sympa et bon repas au Joe’s beerhouse.
29/11 – Un petit tour en ville (c’est vite fait) et nous repartons vers le sud. Nous n’irons pas au Amani lodge (600$ la nuit PAR PERSONNE !…Ils ont doublé leurs prix en 2 ans apparemment !), ni à Okontjima lodge avec peut être par contre un petit regret pour celui ci ??? Nous voilà vers Mariental, la ville elle même ne nous inspire pas plus que ça, nous téléphonons donc au Anib lodge : ils ont de la place…Nous y voilà donc ½ heure plus tard. Nous pensions trouver un petit lodge perdu, c’est bien perdu mais c’est une véritable usine à touristes –allemands évidemment- ! Au 1er regard nous sommes déçus, mais l’accueil est à la fois pro et chaleureux, et le site est suffisamment vaste pour que l’on ne se marche pas tous sur les pieds. Farniente dans les 2 piscines (je vous conseille l’extrémité de la plus grande : le massage du dos vous fera oublier les heures de voiture). L’apéro dans le bar ouvert sur le jardin avec feu de bois et musique joliment choisie est un délice et lors du repas nous nous retrouvons à une jolie table pour deux à coté de…français (!) qui ont bien voyagé eux aussi. La discussion est passionnante, le repas délicieux (en plus, surprise, ce n’est pas un buffet comme le nombre de convives aurait pu le laisser supposer). Et clou de la soirée, la brigade de serveurs et cuistots vient nous chanter quelques chansons locales (clacs de langues à l’appui)… et l’un des allemands, pour faire bonne mesure, entonnera un air d’opéra avec sa grosse voix de baryton au grand étonnement de toute la troupe… Là, moi je dis chapeau 🙂! (1070 dîner et b&b). A noter : les 2 autres français sont allés au hardap dam : ça vaut le détour nous ont ils dit- Pour notre part, nous n’en avons malheureusement eu qu’un petit aperçu grâce au ranger qui a accepté de nous laisser entrer 10 mn gratos pour une ou 2 photos depuis le mur de retenue…
30/11 – Nous voici à Keetmanshop pour notre dernière nuit en Namibie. Nous nous retrouvons sans difficultés au Quivertree forest camp 🙂(805$ b&b + dîner+ droit d’accès aux sites). Nous nous plongeons avec délices dans la petite et jolie piscine puis allons découvrir la fameuse kokerboom forest : c’est magnifique, vraiment insolite et à ne pas rater si vous passez dans le coin. Nous allons aussi au giant’s playground un peu plus loin, et déambulons à travers des espèces de grosses billes rocheuses sur fonds d’éclairs et de tonnerre…surréaliste ! Il était moins une…une bonne radée se met à tombée dès notre retour à la voiture. Le proprio nous propose d’assister au repas de ses deux guépards : nous sommes 4, (rien à voir avec les autres nuls de kamanjab vraiment). L’enclos est immense, nous entrons et les 2 guépards arrivent de l’autre coté à bride abattue ! Impressionnant tout de même de les voir de si près, ils dévorent leur viande en quelques minutes à 2 mètres de nous puis s’en retournent tranquillement… 😮Un peu plus tard nous retournerons à la « foret », le coucher de soleil y sera magique pour notre dernière soirée namibienne. (snif).
01/12 – Aucun pb (ni d’autres taxes) pour repasser la frontière à Rietfontein. Par contre, à peine arrivés en Afrique du Sud, la piste est déplorable en direction de 2 rivierens, nous pensons nous être trompés, mais non ! Heureusement, nous retrouvons une piste entrecoupée de portions goudronnées environ une heure plus tard et l’accès au Kgalagadi transfrontier park est beaucoup plus facile. L’accueil est aussi beaucoup plus pro que dons les parcs namibiens : nous réservons 2 nuits : une à Twee rivieren, l’autre à Nossob. Je sais, c’est court, mais il faut bien penser au retour ! (1036$ les 2 nuits +entrées : promo à –20% jusqu’aux vacances scolaires en plus top !). Le camp de 2 rivierens est plus haut de gamme et propose plus de prestations que celui de nossob (types de bungalows et resto). Le premier jour, là encore il a plut régulièrement et nous ne voyons que des herbivores et des oiseaux, c’est chouette quand même.
02/12- Départ pour Nossob, là encore, surtout des herbivores mais un peu plus loin un couple nous fais signe et nous montre à 50 m de là un… léopard (nous n’étions jamais arrivés à en voir jusqu’ici), c’est vrai qu’il se camoufle bien : on le voit bien à la jumelle mais sans ce couple, il nous aurait été impossible de nous rendre compte de sa présence, même en roulant doucement… En plus, dans ce parc ce n’est pas toujours top pour les 2x4 car la piste est assez souvent en contrebas de talus qui rendent l’observation difficile. En arrivant, un anglais, voisin de bungalow nous dit qu’il a vu des lions pas très loin du camp, mais ce ne sera pas pour nous cette fois !
03/12-Le lendemain, on pense paresser un peu au lit quand notre anglais vient frapper à la porte pour nous annoncer que les lions sont de retour au point d’eau de la veille ! (comme quoi il y a aussi des anglais sympas !). Nous faisons donc ficelle pour prendre notre douche et tout plier ! En route pour le point d’eau en question…rien…mais un peu plus loin, un belle lionne à 10 m de nous, qui finit par s’en aller nonchalemment. Enfin, nous aurons vu notre lion du kalahari ! Puis de retour vers 2 rivierens c’est le calme plat : quelques oryx tout au plus, la piste nous paraît longue ! Un peu avant la sortie du parc, un troupeau de gnous semble s’agiter en contrebas (pour une fois)…bizarre… ben non, pas bizarre du tout ! Ze léopard est là ! et cette fois il longe la voiture, traverse la piste devant nous…je le mitraille en me disant que ça ne va pas durer longtemps, mais il prend son temps, va se poser à coté d’un petit buisson à 5 m de la piste, puis va se coucher sous un arbre 10 m plus loin (toujours au bord de la piste) en regardant les tisserins au dessus de sa tête comme un chat le ferait avec un jouet agité devant lui : j’attrape, j’attrape pas ?(avec des grosses dents et des grosses pattes, le chat quand même…). Splendide, nous n’en revenons pas, c’est bien 10mn plus tard qu’il décidera finalement de remonter le long de la colline et d’aller se cacher dans les buissons. Un très beau souvenir à quelques km de la sortie !!! 🙂
04/12- Nous en sommes à peu près à 10 000 km et nous voici à Upington. C’est dimanche et beaucoup de b&b où nous sonnons sont fermés. Nous nous retrouvons finalement au "Must", le long de la rivière orange : nous sommes à l’annexe la moins chère (3 stars : la chambre n’est pas grande mais très jolie – 360$ sans petit déj), la maison et le jardin sont pour nous, nous allons de l’autre coté, dans une sorte de maison coloniale pour profiter de la piscine. Et le soir, nous allons dîner au resto du même nom : c’est joliment décoré et très bon.
05/12 – Direction augrabies falls. J’ai repéré sur le « where to stay » une auberge sur la route : Vergelegen, vers kakamas. Le site est chouette, et les chambres très agréables (826$ dîner + b&b)🙂. Puis direction augrabies. 🙂🙂🙂Je me disais que bon ce serait vite fait, une cascade et hop, et après avoir vu Iguazu, les cascades, on est un peu blasé (je sais, je sais, je fais ma franckette dubosc, j’aime bien !). Eh ben non : ce site est à voir absolument si vous passez dans les parages (en plus c’est –20% du 01/11 au 13/12). A choisir, en arrivant en milieu de journée, c’est même peut être mieux de dormir sur place : vous pouvez ainsi faire une belle ballade à pied le lendemain matin, avant qu’il ne fasse trop chaud, et le parc est très bien aménagé (chambres, piscine, resto…), les rangers sont très pros et les infrastructures super (ici on ne se dit que le droit d’entrée sert à quelque chose !). La ballade à proximité des chutes est chouette, mais après, il y a aussi tout un parcours à faire en voiture avec toutes sortes de points de vues le long de la rivière orange : splendide ! Petite baignade en revenant et délicieux dîner aux chandelles dans le jardin.
06/12 – Nous redescendons par la R27 vers Clanwilliams. Une petite escale à Calvinia (ne ratez pas le Hantam Huis café si vous y passez). La route est chouette, la ville sympa. Nous dormons à l’hotel Clanwilliam (460$ b&b) : les chambres sont spacieuses sans grand charme mais la grande piscine est très agréable et le resto délicieux (+très bonne musique jazzy). La aussi, le ranger (c’est une fille mais rangette ou rangeuse n’est pas très chouette) nous laisse faire un petit tour du lac de retenue : ce doit être très agréable d’y camper. Puis en route vers le sud à travers pistes, cols et forêts cette route jusqu’à citrusdal, puis Ceres est très chouette, mais il ne nous reste que 3 nuits et nous décidons de les passer au Cap. Cette fois ci (contrairement à l’aller) nous ne ratons pas la Table view : mieux que le cap, la vue sur le cap et la table montain ! En voiture, nous sommes à moins d’une demie heure du cap et nous décidons donc de rester dans ce coin splendide. Après quelques tergiversations et pas mal de « complet », nous passerons finalement 2 nuits à bloubergstrand dans un petit self catering sympa sur les hauteurs : 300$ sans petit déjeuner mais avec tout le nécessaire : petit frigo, bouilloire, lait, café, thé et biscuits…et vue sur la table mountain en se mettant sur la pointe des pieds sur la terrasse (entre 4 fils électrifiés, il faut bien le dire…et oui, nous avons aussi retrouvé l’omniprésence des équipements pour la sécurité ici…). Diner au très sympa Doodle’s avec coucher de soleil sur table mountain.
07/12 – Le crachin crachote, un comble ! On se croirait à Londres !… Nous ne sommes encore jamais arrivés à trouver un temps parfait pour aller au sommet de la table mountain, et ce ne sera encore pas pour aujourd’hui ! Vagabondage au waterfront au programme et petit tour en voiture. Diner au Johnny’s killer prawns, très sympa aussi, non loin du Doodle’s.
08/12 – Nous décidons, pour notre dernière nuit de nous faire un petit plaisir et nous nous retrouvons, toujours à bloubergstrand chez le fort sympathique Henry, au Stone’s throw : la chambre est magnifique🙂🙂🙂, l’hôte bavard et pas avare d’infos, le petit déj aux petits oignons… Allez y ! (600$ b&b selon la chambre choisie). Dans le coin, vous avez aussi le Blue Peter motel à 550-700$ la nuit selon si view ou pas view (et bien d’autres b&b dont je n’ai pas les prix). Cette fois, on n’y coupera pas : Cap sur la table mountain (cable car 120$ par personne aller retour). Mais le temps n’est toujours pas au beau fixe et là haut c’est beau mais ça se couvre vite, et nos sweats ne suffisent pas pour aller très loin : un conseil, quel que soit le temps en bas, prévoyez des vêtements chaud pour monter, quitte à les laisser dans le sac à dos ! Ca valait le coup quand même, la vue est splendide et le téléphérique panoramique (qui tourne sur lui même) est super ! L’après midi, Chapman’s drive (elle était fermée lorsque nous sommes arrivés début novembre) et pèlerinage au cap de bonne espérance… Retour le cœur serré en fin de journée !
09/12 – Encore un petit tour sur la plage de bloubergstrand, un petit café au blouberg’s café et direction l’aéroport (11 500km au compteur quand même !)… Bye bye South Africa, Cape town and Namibia…Mais on reviendra, c’est sûr !!!
Petits détails en vrac : Musique : Ray Charles à Angelina, say no more… Super dans le désert ! Henri Salvador n’est pas mal non plus… Les sacs poubelle anti poussière : pensez y avant de partir.Les cartes postales mettent bien 3 semaines à arriver (depuis Namibie), ne les envoyez pas trop tard ! L’essence se paie en cash de partout (ou cartes locales, mais pas étrangères)Ne retirez jamais de l’argent un dimanche ou jour férié et faites le dans un distributeur adossé à une banque (c’est bien plus facile en cas d’avalage de carte !)Payez plutôt par carte qu’en cash, les com sont moins importantes (attention toutefois dans la région du cap, recrudescence d’escroqueries à la cartes bancaires, même les radios locales en parlaient lorsque nous y étions…). Lecture : je me suis régalée d’Africa Trek 🙂🙂🙂🙂🙂 pendant ce voyage (de Sonia et Alexandre Poussin). Ils ont parcouru l’Afrique à pied pendant 3 ans du Cap à Jérusalem et nous font part de leur diverses rencontres : vous n’en apprendrez pas autant en dix voyages « touristiques ». On n’a pas envie de terminer leur 2e tome tellement c’est bien et que l’on aimerait faire durer le plaisir : vous comprendrez bien mieux les problèmes en Afrique du Sud…et vous apercevrez que le racisme n’est pas seulement une question de couleur de peau, et que le colonialisme n’a pas été la seule tare de ce continent, vous apprendrez qu’une petite fleur en tisane, l’armoise amère, pourrait sauver des milliers de vie du palu, mais que l’OMS n’en a cure (c’est la cas de le dire), vous découvrirez comment nos impôts financent de façon immonde de pseudos tribunaux au Rwanda et paie les gras salaires de toute une floppée d’expats plutôt que de servir à reconstruire le pays, vous verrez comment les dollars saoudiens financent dans de nombreux pays des mosquées et un islam rétrograde et replié sur lui même, pour diviser les populations et imposer un point de vue unique… Bref, c’est à lire absolument ! Bravo aux Poussin, merci à eux d’exister !!! Film : mon nom est tsotsi, de Gavin Hood. On est loin des grands espaces, mais c'est un très joli film sur les petits voyous des townships et sur la face cachée que les touristes n'aperçoivent qu'à peine.
Les sites web de quelques uns de mes coups de cœur : www.mola-namibia.com www.ndhovu.com www.lagoonlodge.com.na www.brandbegwllodge.com www.stonesthrow.co.za www.londiningi.com www.gamsberg-safaris.com www.monkeyvalleyresort.com http://www.deserthomestead-namibia.com/ Budget total : 3900 euros tout compris par personne
Bon vent !
Liens utiles : AFRIQUE DU SUD : http://www.sanparks.org/ NAMIBIE : http://www.natron.net/etour.htm http://www.hannamibia.com/...Members.php?mainid=3 Devises : http://www.xe.com/ucc/ http://fxtop.com/en/historates.php3 Contact Namibia Wildlife Resorts : reservations@nwr.com.na http://www.nwr.com.na/bookonline.htm Swakopmund Office : +264 61 402172; Fax: ++264 64 403 023; Private Bag 5018, Swakopmund, Namibia Central Reservations Office : ++264 61 285 7200; Fax: ++264 61 224 900; Private Bag 13378, Windhoek, Namibia
Voyage au Sénégal English translation pending
Nous aimerions partir fin janvier pour 2 semaines environ au Sénégal. Nous ne connaissons pas.Vos conseils seraient précieux : Vol - endroit où nous pourrions loger.
Est-il exact que le traitement antipaludéen n'est pas indispensable à cette époque ? Merci d'avance.
Est-il exact que le traitement antipaludéen n'est pas indispensable à cette époque ? Merci d'avance.
Tranporter son vélo en avion English translation pending
BONJOUR
JE PART EN AVION EN AOUT 07 EN TURQUIE EN VACANCE
MAIS CETTE FOIX CI JE PREND MON VELO, QUI FAIT PARTIE DES VALISES.
J'AI FAIT UN ACHAT D'UNE VALISE SPECIALE POUR TRANSPORT DE VELO, PART AVION.
JE PART DE BRUXELLES ZAVENTEM.
EST CE QUE IL Y AURAI DES PERSONNES, QUI POURRAI ME DIRE SI ILS ONT EU DES PROBLEMES,
GENRES:BAGUAGE MAL TRAITER OU RAYONS PLIER OU CASSER OU AUTRE CASSES OU D'AUTRES PROBLEMES DURANT LE TRANSPORT.
MERCI POUR VOS BONS CONSEILS QUE JE SUIVRAI.
En Islande il y a treize Pères Noël... et le premier arrive cette nuit! English translation pending
Noël en Islande ("Jól"), c'est vraiment particulier : il n'y a pas un Père Noël, comme chez nous, mais treize ! Et ils sont tous plus bizarres les uns que les autres ...
A partir du treizième jour avant Noël, ils descendent chacun à leur tour des Bláfjöll (les Montagnes Bleues, non loin de Reykjavík) où ils habitent, et viennent visiter les gens. Le premier va donc venir cette nuit, et c'est pour ça que je vous préviens !
Pendant les treize nuits qui nous séparent de la nuit de Noël, chacun d'eux dépose un petit cadeau dans la chaussure des enfants sages ... ou bien une vieille pomme de terre ridée dans celle des enfants qui n'ont pas été sages. Il parait que parfois ça marche même pour les adultes ! ( ... oui ... la vieille pomme de terre aussi ... )
Ces Pères Noël islandais (Jólasveinar) ont des petits noms qui évoquent leurs facéties : Le premier s'appelle Stekkjarstaur (Jambes raides). Il tente par tous les moyens de traire les brebis pour boire leur lait. Mais les brebis n'ont pas de lait en hiver, ou très peu, alors il met la pagaille dans les bergeries ! C'est lui qui va passer cette nuit. Si vous n'avez pas de bergerie attenante à votre studio ou à votre appartement, pas de souci, donc ! Le second, Giljagaur (Voleur de ruisseau) a plutôt une addiction pour la crème du lait des vaches. Par conséquent, demain soir, planquez la Noiraude ! Le troisième, Stúfur (Court sur pattes) gratte soigneusement ce qui reste dans les poëles à frire. Soyez sympas après-demain, ne vous servez pas de la Tefal ... Le quatrième, Thvörusleikir (Lècheur de cuillère en bois) porte bien son nom : si on laisse une cuillère sale dans la cuisine, on est sûr de la retrouver parfaitement "nettoyée" le lendemain matin ! Bon, on le pardonne car il est très maigre ! Le cinquième, Pottasleikir (Lècheur de casserole) fait de même avec les casseroles et marmites en tous genres. Pas besoin de programmer le lave-vaisselle le soir où il passe ! Le sixième, Askasleikir (Lècheur de gamelles) se cache sous un meuble et va manger le contenu de la gamelle du chat ou du chien pendant qu'ils dorment. Le septième, Hurðaskellir (Claqueur de portes) s'introduit dans les maisons et s'amuse à faire du bruit pour empêcher les gens de dormir. Le huitième, Skyrgámur (Goinfre de skyr) avale tout le skyr (fromage blanc maigre) qu'il peut trouver. Le neuvième, Bjúgnakrækir (Voleur de saucisses), vole toutes les saucisses qu'il peut dénicher dans le réfrigérateur. Le dixième, Gluggagægir (Curieux voyeur) espionne par les fenêtres, entre dans les maisons, va dans les chambres des enfants et vole les jouets qui lui plaisent. Le onzième, Gáttaþefur (Renifleur aux portes) a un gros nez, il renifle l'odeur des gâteaux et vole ceux qui sentent bon. Le douzième, Ketkrókur (Crocheteur de viandes) essaie de voler toute la viande qu'il peut attraper avec son crochet. Enfin le dernier, Kertasníkir (Souffleur de bougies) vient la nuit de Noël. Il joue à souffler les bougies pour plonger les maisons dans le noir (les parents peuvent mettre à profit son passage pour disposer les cadeaux autour du sapin ... mais chuttt ... ! ça, il ne faut pas le dire !) Les noms des treize Pères Noël sont issus d'un recueil de contes populaires publié en 1862 par Jón Árnason, mais ces dernières années, d'autres Pères Noël viennent parfois augmenter la petite troupe ...
Ainsi, Mesdames, méfiez vous en traversant les passages ventés des rues de Reykjavík : Faldafeykir (le souleveur de jupes) n'attend que ça pour dévoiler vos dessous ... Et quand vous faites vos achats de Noël, si vous dépassez les limites du raisonnable, vous risquez de devoir affronter le plus moderne de tous, peut-être le plus redoutable : Kortaklettar ... le coupeur de carte bancaire !
Dans la tradition islandaise, ces étranges Pères Noël sont issus d'une drôle de famille : leur mère est une ogresse extrêmement méchante qui s'appelle Grýla et leur père est un gros paresseux bon à rien nommé Leppalúði. Autrefois, on faisait tellement peur aux enfants en les menaçant de Grýla que le Parlement islandais a du voter une loi pour interdire de le faire !
Le chat de la famille de Grýla (Jólaköttur) est aussi une terreur : la nuit de Noël, il peut venir voler des enfants pour les manger. Mais il connait ses limites : il ne peut voler que les enfants qui ne portent pas un habit neuf. C'est la raison pour laquelle les enfants reçoivent toujours un vêtement neuf pour Noël !
Le repas traditionnel des islandais pour Noël se compose le plus souvent d'une soupe à la viande ("Kjötsúpa"), d'agneau fumé (hangikjöt), d'une perdrix des neiges (rjúpa) ou d'une oie rotie, le tout accompagné de pommes de terre au caramel ...
Gleðileg Jól ! Joyeux Noël ... et bon appétit !
Chris.
A partir du treizième jour avant Noël, ils descendent chacun à leur tour des Bláfjöll (les Montagnes Bleues, non loin de Reykjavík) où ils habitent, et viennent visiter les gens. Le premier va donc venir cette nuit, et c'est pour ça que je vous préviens !
Pendant les treize nuits qui nous séparent de la nuit de Noël, chacun d'eux dépose un petit cadeau dans la chaussure des enfants sages ... ou bien une vieille pomme de terre ridée dans celle des enfants qui n'ont pas été sages. Il parait que parfois ça marche même pour les adultes ! ( ... oui ... la vieille pomme de terre aussi ... )
Ces Pères Noël islandais (Jólasveinar) ont des petits noms qui évoquent leurs facéties : Le premier s'appelle Stekkjarstaur (Jambes raides). Il tente par tous les moyens de traire les brebis pour boire leur lait. Mais les brebis n'ont pas de lait en hiver, ou très peu, alors il met la pagaille dans les bergeries ! C'est lui qui va passer cette nuit. Si vous n'avez pas de bergerie attenante à votre studio ou à votre appartement, pas de souci, donc ! Le second, Giljagaur (Voleur de ruisseau) a plutôt une addiction pour la crème du lait des vaches. Par conséquent, demain soir, planquez la Noiraude ! Le troisième, Stúfur (Court sur pattes) gratte soigneusement ce qui reste dans les poëles à frire. Soyez sympas après-demain, ne vous servez pas de la Tefal ... Le quatrième, Thvörusleikir (Lècheur de cuillère en bois) porte bien son nom : si on laisse une cuillère sale dans la cuisine, on est sûr de la retrouver parfaitement "nettoyée" le lendemain matin ! Bon, on le pardonne car il est très maigre ! Le cinquième, Pottasleikir (Lècheur de casserole) fait de même avec les casseroles et marmites en tous genres. Pas besoin de programmer le lave-vaisselle le soir où il passe ! Le sixième, Askasleikir (Lècheur de gamelles) se cache sous un meuble et va manger le contenu de la gamelle du chat ou du chien pendant qu'ils dorment. Le septième, Hurðaskellir (Claqueur de portes) s'introduit dans les maisons et s'amuse à faire du bruit pour empêcher les gens de dormir. Le huitième, Skyrgámur (Goinfre de skyr) avale tout le skyr (fromage blanc maigre) qu'il peut trouver. Le neuvième, Bjúgnakrækir (Voleur de saucisses), vole toutes les saucisses qu'il peut dénicher dans le réfrigérateur. Le dixième, Gluggagægir (Curieux voyeur) espionne par les fenêtres, entre dans les maisons, va dans les chambres des enfants et vole les jouets qui lui plaisent. Le onzième, Gáttaþefur (Renifleur aux portes) a un gros nez, il renifle l'odeur des gâteaux et vole ceux qui sentent bon. Le douzième, Ketkrókur (Crocheteur de viandes) essaie de voler toute la viande qu'il peut attraper avec son crochet. Enfin le dernier, Kertasníkir (Souffleur de bougies) vient la nuit de Noël. Il joue à souffler les bougies pour plonger les maisons dans le noir (les parents peuvent mettre à profit son passage pour disposer les cadeaux autour du sapin ... mais chuttt ... ! ça, il ne faut pas le dire !) Les noms des treize Pères Noël sont issus d'un recueil de contes populaires publié en 1862 par Jón Árnason, mais ces dernières années, d'autres Pères Noël viennent parfois augmenter la petite troupe ...
Ainsi, Mesdames, méfiez vous en traversant les passages ventés des rues de Reykjavík : Faldafeykir (le souleveur de jupes) n'attend que ça pour dévoiler vos dessous ... Et quand vous faites vos achats de Noël, si vous dépassez les limites du raisonnable, vous risquez de devoir affronter le plus moderne de tous, peut-être le plus redoutable : Kortaklettar ... le coupeur de carte bancaire !
Dans la tradition islandaise, ces étranges Pères Noël sont issus d'une drôle de famille : leur mère est une ogresse extrêmement méchante qui s'appelle Grýla et leur père est un gros paresseux bon à rien nommé Leppalúði. Autrefois, on faisait tellement peur aux enfants en les menaçant de Grýla que le Parlement islandais a du voter une loi pour interdire de le faire !
Le chat de la famille de Grýla (Jólaköttur) est aussi une terreur : la nuit de Noël, il peut venir voler des enfants pour les manger. Mais il connait ses limites : il ne peut voler que les enfants qui ne portent pas un habit neuf. C'est la raison pour laquelle les enfants reçoivent toujours un vêtement neuf pour Noël !
Le repas traditionnel des islandais pour Noël se compose le plus souvent d'une soupe à la viande ("Kjötsúpa"), d'agneau fumé (hangikjöt), d'une perdrix des neiges (rjúpa) ou d'une oie rotie, le tout accompagné de pommes de terre au caramel ...
Gleðileg Jól ! Joyeux Noël ... et bon appétit !
Chris.
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied English translation pending
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue
~
« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
~
Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
~
TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell
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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.
J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.
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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
Moto idéale? English translation pending
Salut,
Je suis déconecté du monde de la moto depuis quelques années et j'aimerais m'y remettre, notamment pour voyager au long cours. Qu'existe-t-il comme moto, de fiable, mécaniquement simple, pas trop lourde, pas trop gourmande en carburant, bonne autonomie, qui puisse rouler sur piste sans pour autant faire du moto-cross, > à 125 cm3.
Voilà !!! Je ne crois pas être trop exigeant......
Ah ! J'oubliais ! Marque et look indifférent.
Merci de vos suggestions à venir.
Voir des tigres en août en Inde English translation pending
salut à tous..
j'ai beau potasser le LP et le GDR, il semble que tous les parcs où l'on puisse voir des tigres sont fermés en aout.
(et malheureusement nous ne pouvons partir qu'à cette date précise pour nos vacances)..
Est-ce que quelqu'un d'entre vous connait un parc ouvert en aout, et où on pourrait apercevoir quelques bebetes ? (Khana, Bandargarh, ranthambore sont fermés!)
(c'est mon copain qui tient absolument à en voir!)
merci à tous!
j'ai beau potasser le LP et le GDR, il semble que tous les parcs où l'on puisse voir des tigres sont fermés en aout.
(et malheureusement nous ne pouvons partir qu'à cette date précise pour nos vacances)..
Est-ce que quelqu'un d'entre vous connait un parc ouvert en aout, et où on pourrait apercevoir quelques bebetes ? (Khana, Bandargarh, ranthambore sont fermés!)
(c'est mon copain qui tient absolument à en voir!)
merci à tous!
Avantages et inconvénients du camping-car English translation pending
je suis nouveau bonjour a tous nous allons acheter un camping car avec capucine quelles sont les avantages et inconvenient
Mes trois premiers jours au VietNam English translation pending
Bonjour, heu bonsoir d'ici🙂 ca fait 3 jours qu'il fait grand beau soleil. Un temps extrememt agreable. Premier jour d'arrivee, depart immediatement pour Vung Tau pour la dolce vita, en aeroglisseur qui m'a amene en 1 H 10 pour 125 km de distance. Apres une bonne sieste, me voila a la plage pour deguster les fameux crabes bleues et j'en ai profite pour acheter un album d'anciens billets de banque d'avant guerre pour le bon et respectable Kun ami qui va se rendre lui a Phuket🙂 Le soir diner dans un super restaurant Gianh Hao sur la corniche. Tous les plats sont excellents: les seiches sont fraiches et croquantes et le poisson au barbecue avec une chair ferme, sans nul doute, c'est du frais et non du congele Deuxieme jour, location d'une moto et balade dans toute la ville et toute la corniche et vers 4 heures, diner dans un excellent restaurant Banh Cay, toujours sur la corniche. Vers 6 heures, catastrophe, en traversant la rue, j'ai ete souleve par une moto et vram! j'ai fait quelques roulades, quelques ecorchures au coude D et a la jambe gauche et un traumatisme sur une cote qui m'a coupe le souffle pendant quelques secondes. Mon appareil de photo numerique que je venais d'acheter pour ce voyage est hors d'usage. Mais je ne suis pas trop gravement blesse, et c'est essentiel. J'ai quand meme pu mitrailler plein de photos de toilette au Vienam et je vous assure que la France elle meme est moins bien equipee qu'au VietNam. Je vous montrerai a mon retour une toilette ou l'on ne sent pas l'odeur de la pisse et pour cause la methode est geniale et l'on devrait la breveter: on a mis des blocs de glace dans le bidet dont la fonte continue et progressive contribue a nettoyer silencieusement ce que la chasse n'a pas reussi au premier coup d'essai.🙂 Le soir, j'ai ete danser chez Hollywood East et surprise, j'ai danse avec un groupe de Thailandais et Thailandaises dont je venais de faire connaissance en arrivant au dancing. Et puis, vous y croyez pas, une jolie et jeune Thailandaise a flashe sur moi et je me souviens de quelques conseils de HoangNam49 sur les discussions a propos des filles thailandaises, ce qui m'a rendu extrement prudent et puis les vietnamiennes sont quand mene plus jolies et plus classes🙂 Ce soir, retour a HoChiMinhVille pour prendre mes billets d'avion et la reservation de 3 nuits a Saigon Con Dao Resort. Grace a des relations, je n'ai pas eu besoin de payer le moindre centime d'avance chez SaigonTourist, alors les billets d'avion sont achetes et payes, ni echanges ni rembourses: la confiance regne quand meme au VietNam. J'en ai profite pour racheter un nouvel appareil de photo numerique pour continuer a prendre des photos de toilettes🙂 du VietNam. Ce soir, diner sur le bateau de croisiere sur le bateau SaigonTourist et au menu un cochon de lait cuit au four en argile cuite. Un vrai regal, arrose de Vodka et de jus d'orange frais presse, accompagne d'un vrai orchestre avec une chanteuse en chair et en os! Le bateau est plein a craquer sur 3 etages et un orchestre pour chaque etage. Demain, lever de bonne heure et depart en avion pour Con Dao. Bonne soiree a vous tous et soyez sage🙂
Visa indien touristique à Paris en urgence English translation pending
Bonjour
Je vais partir rejoindre mon mari et nous allons partir en vacances en Inde de Dubai ou d'Abi Dhabi, vers le début Novembre. J'ai regardé sur le site de l'Ambassade d'Inde aux UAE qu'il faut être résident (on ne l'est pas) et ca prend 7 jours et en plus il faut un billet de retour :ce qui est impossible à savoir pour le moment, il faudrait déjà savoir les dates dispos sur place pour partir et revenir.😇
Je précise qu'il sera de passage à Paris en réunion professionnelle pour 24 heures et qu'il ne lui est pas possible de faire cela par correspondance ou de laisser son passeport vu qu'il repart en mission.
J'envisage donc d'aller découvir les quartiers de l'Ambassade Indienne à Paris toute la journée 🤪 et faire sa demande pendant ses réunions, pour qu'il puisse repartir avec son visa.
Peut-on déposer une demande de visa à l'ambassade pour son conjoint sans qu'il ne soit là et faut-il un document spécial en dehors des frais, passeport, et papiers divers demandés.
Et j'ai lu ceci : • Toute demande de visa urgente (le matin pour l'après-midi uniquement entre 16:00 et 17:00) vous coûtera 43 € en plus des frais habituels par demande. Ce montant figurera sur votre reçu.
Est-ce que cela marche aussi d'avoir le visa de Paris en arrivant de Dubai ? ou faut-il demander un visa spécial.
Merci beaucoup et bonne soirée
Jane
Je vais partir rejoindre mon mari et nous allons partir en vacances en Inde de Dubai ou d'Abi Dhabi, vers le début Novembre. J'ai regardé sur le site de l'Ambassade d'Inde aux UAE qu'il faut être résident (on ne l'est pas) et ca prend 7 jours et en plus il faut un billet de retour :ce qui est impossible à savoir pour le moment, il faudrait déjà savoir les dates dispos sur place pour partir et revenir.😇
Je précise qu'il sera de passage à Paris en réunion professionnelle pour 24 heures et qu'il ne lui est pas possible de faire cela par correspondance ou de laisser son passeport vu qu'il repart en mission.
J'envisage donc d'aller découvir les quartiers de l'Ambassade Indienne à Paris toute la journée 🤪 et faire sa demande pendant ses réunions, pour qu'il puisse repartir avec son visa.
Peut-on déposer une demande de visa à l'ambassade pour son conjoint sans qu'il ne soit là et faut-il un document spécial en dehors des frais, passeport, et papiers divers demandés.
Et j'ai lu ceci : • Toute demande de visa urgente (le matin pour l'après-midi uniquement entre 16:00 et 17:00) vous coûtera 43 € en plus des frais habituels par demande. Ce montant figurera sur votre reçu.
Est-ce que cela marche aussi d'avoir le visa de Paris en arrivant de Dubai ? ou faut-il demander un visa spécial.
Merci beaucoup et bonne soirée
Jane
Remorque Extra Wheel pour vélo English translation pending
bjr
une question sur la remorque extrawheel, c'est une remorque mono roue de 26 ou 700 avec filets sur les cotés de la roue.J'ai vu le test sur le site mais est ce que quelqu'un d'entre vous l'a deja acheté et a fait quelques voyages avec par tout les temps.Merci de communiquer vos impressions
Cambodge: "Ce soir, j'irais dormir chez vous d'Antoine de Maximy" English translation pending
Salut a tous.
Hier soir, sur France 5, j'ai regardé l'excellent reportage sur le Cambodge.
Je trouve que ce mec est génial.
Dites moi vos impressions sur cette émission.
Les Pimilan et autres Honky devraient en prendre de la graine 😉
Par contre, en louant une mobylette au Cambodge pour une durée de 24 heures, il s'est fait rouler car il a dut déboursé 7 dollars 🏴☠️ plus cher que la Thaïlande.
http://riton.sportblog.fr
http://riton.sportblog.fr
Climat au Sénégal en août English translation pending
Bonjour à tous,
Je souhaiterai savoir si quelqu'un parmi vous est allé au Sénégal en août : fait-il trop chaud ou pas? Est-ce une bonne saison pour y aller ou bien quelle est la pariode conseillée?
Je ne connais pas du tout ce pays, peut-être pourrez-vous m'indiquer quelle est la région la plus attrayante...
Merci à tous par avance pour vous conseils. A très bientôt,
Bisous
Gwena
Je souhaiterai savoir si quelqu'un parmi vous est allé au Sénégal en août : fait-il trop chaud ou pas? Est-ce une bonne saison pour y aller ou bien quelle est la pariode conseillée?
Je ne connais pas du tout ce pays, peut-être pourrez-vous m'indiquer quelle est la région la plus attrayante...
Merci à tous par avance pour vous conseils. A très bientôt,
Bisous
Gwena
Préparer son voyage à moto aux Etats-Unis English translation pending
On the Road Again pour 16 Bikers Lyonnais
L’idée de partir aux Etats Unis en 2006 avaient germé entre nous au début de l’hiver 2004, un soir au coin du feu, dans un gîte lors d’une sortie entre amis avec notre chapter préféré. Personnellement j’étais déjà allé 2 fois aux « States » - La 1ere fois en moto avec un agent de voyage spécialisé bien connu. - Une autre fois en 4x4, en compagnie de ma moitié et mon fiston, ou nous avions placé la barre un peu plus haut : 4 semaines avec la Route 66 de bout en bout, plus quelques divagations dans l’Ouest profond… D’autres connaissaient aussi le pays ou parlaient anglais couramment, d’autres encore n’avait tout simplement peur de rien, ou nous faisaient confiance. Alors rapidement il a été question de se faire « notre voyage » et de ne pas passer par une solution clé en main.
Avec mon équipier Turtle, nous avons porté la plus grosse part de cette préparation pendant près d’un an, après coup, voilà les points important qu’il nous à fallu gérer . Que cela serve à la communauté de ceux qui partagent avec nous cette passion pour l’autre coté. La constitution du groupe Par chance nous avons l’habitude de rouler ensemble depuis longtemps, des motards même expérimentés mais ayant une vision différente de la pratique de la moto auraient forcement été plus difficile à intégrés. Le groupe n’étant pas chaperonné par un guide professionnel il est vital de pouvoir encore compter sur sa cohésion après 10 jours de route . Tout le monde à pris conscience que les organisateurs serai la bas également en vacances (ils payent le meme prix) et qu’ils ne devraient pas se retrouver aussi à organiser l’intendance des douches bouchées des timbres ou des brosses à dents…. Chacun à bien compris ces divers point dès le début. Nous avons également décidés de nous réunir chaque mois chez l’un ou chez l’autre et de répartir au maximum le travail en fonction des compétences de chacun. Cela a été l’occasion de mieux nous connaître et permis de suivre la préparation. Notre groupe se compose de 16 personnes, (plus serai plus délicat)
Il est important de préciser également que notre projet reste celui d’un groupe de proches amis, et non pas celui d’un club qui serai ouvert à tous les membres… Le circuit il est facile de trouver dans les brochures des tours opérateurs les divers circuits possibles, en particulier ceux qui proposent des « Auto Tours « non accompagnés, formule très prisés par la clientèle européenne. Voir donc les voyagistes spécialisés dans ce genre de prestation, nous n’avons pas eu de problème pour en trouver plusieurs très professionnels sur le sujet.
Le comptoir des Amériques à Paris Destination Amériques à Lyon Etc
Ajoutez quelques bouquins et il vous sera facile de préparer votre itinéraire .
Vous vous apercevrez que les produits les plus vendus chez les uns ou les autres tournent autour de 3 à 5 grands thèmes, du moins pour la partie Ouest des USA Soit - Une boucle « grand ouest américain » (à quelques variantes près : Los Angeles, Grand Canyon, Las Vegas, Vallée de la Mort, San Francisco, Los Angeles )
- Une boucle « Rocheuses -Centre Ouest -Sauvage », Denver, Nord du Colorado, Salt Lake City, Yelowstone, Black hill/Sturgis, Denver
- Un Allé Simple route 66 (Chicago Los Angeles)
- Un allé simple Cote Ouest du Nord au Sud (
De toute manière les distances étant importantes, une logique s’impose dans la construction d’un itinéraire. Il ne serait pas concevable pour faire plaisir à tous de visiter . San Francisco, Sturgis, La route 66 et Miami…. Au 5eme voyage vous aurez sans doute plus besoin de personne pour vous préparer des plans exotiques, mais pour commencer rester sur les standards.
La période Nous avons évité la période la plus chère entre le 15 juillet et le15 août, et donc choisi de partir du 12 au 28 août . Il faut savoir aussi que pendant la période de Sturgis les locations de motos sont majorées de environ 35 à 50 euros par jour . Quel agence pour quelle prestation ? Tout les agents de voyage spécialisés sur USA, semble savoir de quoi il parlent, et savent parfaitement vous conseiller et répondre sur des circuits à la carte . Une fois votre parcours établi, vous pouvez entreprendre les demandes de prix . Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas d’intérêt financier à réserver soit même les hôtels, les professionnels négocient avec des réseaux de centrales de réservation. Vous pouvez cependant laisser en blanc quelques étapes pour plus de souplesse, les hôtels ne manquent pas. Si vous viser l’aventure complète « un billet, une moto et rien d’autre » faite le en petit groupe de très bons copains (pas plus de 3 motos) et de préférence hors saison . C’est le vrai bon plan pour la Route 66 .(septembre-octobre)
Il est impératif d’avoir fait ces choix 9 mois avant le départ. Location des motos Plusieurs solutions Système « Fly en Ride » réservé aux membres du HOG Grand Loueurs Nationaux : Moturis, Eagle Rider (voir sites Internet ) Il semble que la prestation de Eagle Rider soit d’une meilleure qualité que celle de Moturis. L’agent de voyage que nous avons choisi à même accepté de négocié pour nous avec Eagle Rider.
Il existe également d’autres loueurs locaux moins connus, mais il est difficile d’évaluer à distance leurs niveaux de prestation .
Tout les loueurs appliquent un supplément important pendant la période de Sturgis (env 40 à 50 euros ) n’étant pas tous fans des grandes foules nous avons optés de partir après . Emmener sa moto La formule est complexe à organiser, on se prive de sa brelle un mois avant les vacances et un mois après, A réserver pour les voyages les plus longs, et à l’est des USA (ex Daytona). Si vous y tenez absolument, la formule semble un peu plus à la mode en Allemagne…. Navette Il nous paru intéressant de prévoir un van pour nos bagages. Ainsi chacun pourra faire tout le shoping qu’il souhaite, et avoir sa bière fraîche à l’étape . C’est pourquoi deux amies non motardes on acceptées d’en assurer la conduite et participent à 50% aux frais de location. (la location du Van n’est guère plus chère que celle d’une moto). La préparation du road book C’est le travail le plus important Meme si votre voyagiste vous en fourni un, il sera insuffisant pour circuler et bien visiter. Le cadre des étapes étant établi (300 à 400 km/j et pas plus) nous avons décidés de préparer un road book précis, comme nous avons l’habitude d’utiliser dans nos balade en France. Tout les offices de tourisme d’Etat envoient gratuitement des cartes relativement précises avec les principaux sites touristiques et scenic-roads (la densité de route au USA étant très faible il n’est pas nécessaire de se procurer l’équivalent de nos carte Michelin) Il est possible aussi de commander des cartes par internet ( site de vente en ligne ex www.amazone.com ) mais aussi les logiciels style Autoroute Express . Nous avons largement utiliser Map Point de chez Microsoft (le clone pour les USA de Autoroute Express)
Il a également été nécessaire « d’habiller les étapes «, Pour cela Internet à été d’un aide absolument géniale, aux USA le moindre Musée, Resto ou Pub a son site, De ce fait nous avons une liste d’endroits sympas ou nous nous arrêterons en fonction du temps et si le cœur nous en dit. Lors de mon dernier voyage j’avais trouvé comme cela des petites merveilles, qui ne sont absolument pas dans les guides touristiques en vente chez nous…
Quelques sites incontournables Parcs nationaux : www.nps.gov Route 66 : www.theroadwanderer.net Routes Touristiques : www.byways.org
Timing de la préparation - Printemps 2005 : « conception du bébé » - Eté 2005 : Vacances studieuses : préparation de 2 itinéraires (constitution et exploitation de la documentation) - Rentrée 2005 : Validation de l’itinéraire choisi avec les partants - Automne 2005 : Consultations de 3 agences - Décembre 2005 : Choix du prestataire et de la formule (on paye….) - Printemps 2006 : Rédaction du road book - Fin Août 2006 : Voyage
Budget pour deux personnes, une moto, pour 15 J de location, 16 nuits sur place
Billet d’avion Paris/Denver 1000 Euros 2000 Euros Hotel (catégorie ***) 115 Euros moyenne la Nuit 1800 Euros Location Moto 130 Euros par jour (P creuse) 2000 Euros Carburant 6000 km 0, 6 E/l 200 Euros Entrées Parcs Golden Eagle Pass 50 Euros Repas 15 Euros env (64 repas) 1000 Euros
Ce qui nous fait un total de 6000 Euros pour un équipage, sans les repas . - Les hotels selectionnés sont plutot haut de gamme - Les locations de moto peuvent atteindre 150 Euros par jour - Pour les repas vous dépenserez de 5 Euros (pic nique ou Mac Do) à 20 Euros (pour un bon steak house) - Chambre d’hotel de 75 Euros à 150 euros Conclusion Si vous etes un groupe motivé, de pilotes expérimentés, soudé (enfin des motards quoi !), que plusieurs d’entre vous, qui se débrouillent un peu en Anglais, sont près à passer du temps à fouiner sur le net, à bouquiner et à considerer la préparation d’un tel projet comme un loisir allez y foncez ! Vous pouvez aussi tenter le plan « un billet d’avion, une moto » et laisser faire le hasard, (j’en reve aussi, mais ce sera juste en amoureux, avec beaucoup de temps, et quand meme un peu d’expérience ….)
Sinon il vous reste la solution de faire d’abord un gros cheque à un spécialiste De bien faire sonner le reveil le jour du départ pour ne pas rater l’avion. Entre temps vous pouvez continuer de faire le tour du paté de maison avec votre meule.
Voilà le trajet prévu:
- J01 – Arrivée à Denver CO Visite de la ville
- J02 – Denver CO-Gunison CO Prise en charge des motos, Route Touristique à travers les Rocheuses
- J03 –Gunison CO -Moab UT
- J04 –Moab UT Moab UT. Visites de Arches NP et Canyonland NP
- J05- Moab UT Salt Lake UT
- J06- Salt Lake UT-Jackson Hole WY - J07 Jackson Hole WY- Parc de Yellowstone WY Parcs Grand Teton, et Yellowstone
- J08 Yellowstone-Yellowstone WY Parc de Yellowstone
- J09 Yellowstone WY- Cody WY Parc de Yellowstone, Beartooth Pass
- J10 Cody WY-Cody WY Chief Joseph Road, visite Musées à Cody, Shopping. Soirée Rodeo
- J11 Cody WY Buffalo WY Shell Canyon Road, Ten Sleep
- J12 Buffalo WY Deadwood SD Devil Tower, Spearfish Canyon,
- J13 Deadwood SD –Keystone SD Mont Rushmore, Sturgis
- J14 Keystone SD- Keystone SD Ballade dans le Badlands NP
- J15 Keystone SD Cheyenne WY Traversée du Custer Park, Fort Laramie
- J16 Cheyenne WY Denver CO Rocky Mountain NP
Route66
L’idée de partir aux Etats Unis en 2006 avaient germé entre nous au début de l’hiver 2004, un soir au coin du feu, dans un gîte lors d’une sortie entre amis avec notre chapter préféré. Personnellement j’étais déjà allé 2 fois aux « States » - La 1ere fois en moto avec un agent de voyage spécialisé bien connu. - Une autre fois en 4x4, en compagnie de ma moitié et mon fiston, ou nous avions placé la barre un peu plus haut : 4 semaines avec la Route 66 de bout en bout, plus quelques divagations dans l’Ouest profond… D’autres connaissaient aussi le pays ou parlaient anglais couramment, d’autres encore n’avait tout simplement peur de rien, ou nous faisaient confiance. Alors rapidement il a été question de se faire « notre voyage » et de ne pas passer par une solution clé en main.
Avec mon équipier Turtle, nous avons porté la plus grosse part de cette préparation pendant près d’un an, après coup, voilà les points important qu’il nous à fallu gérer . Que cela serve à la communauté de ceux qui partagent avec nous cette passion pour l’autre coté. La constitution du groupe Par chance nous avons l’habitude de rouler ensemble depuis longtemps, des motards même expérimentés mais ayant une vision différente de la pratique de la moto auraient forcement été plus difficile à intégrés. Le groupe n’étant pas chaperonné par un guide professionnel il est vital de pouvoir encore compter sur sa cohésion après 10 jours de route . Tout le monde à pris conscience que les organisateurs serai la bas également en vacances (ils payent le meme prix) et qu’ils ne devraient pas se retrouver aussi à organiser l’intendance des douches bouchées des timbres ou des brosses à dents…. Chacun à bien compris ces divers point dès le début. Nous avons également décidés de nous réunir chaque mois chez l’un ou chez l’autre et de répartir au maximum le travail en fonction des compétences de chacun. Cela a été l’occasion de mieux nous connaître et permis de suivre la préparation. Notre groupe se compose de 16 personnes, (plus serai plus délicat)
Il est important de préciser également que notre projet reste celui d’un groupe de proches amis, et non pas celui d’un club qui serai ouvert à tous les membres… Le circuit il est facile de trouver dans les brochures des tours opérateurs les divers circuits possibles, en particulier ceux qui proposent des « Auto Tours « non accompagnés, formule très prisés par la clientèle européenne. Voir donc les voyagistes spécialisés dans ce genre de prestation, nous n’avons pas eu de problème pour en trouver plusieurs très professionnels sur le sujet.
Le comptoir des Amériques à Paris Destination Amériques à Lyon Etc
Ajoutez quelques bouquins et il vous sera facile de préparer votre itinéraire .
Vous vous apercevrez que les produits les plus vendus chez les uns ou les autres tournent autour de 3 à 5 grands thèmes, du moins pour la partie Ouest des USA Soit - Une boucle « grand ouest américain » (à quelques variantes près : Los Angeles, Grand Canyon, Las Vegas, Vallée de la Mort, San Francisco, Los Angeles )
- Une boucle « Rocheuses -Centre Ouest -Sauvage », Denver, Nord du Colorado, Salt Lake City, Yelowstone, Black hill/Sturgis, Denver
- Un Allé Simple route 66 (Chicago Los Angeles)
- Un allé simple Cote Ouest du Nord au Sud (
De toute manière les distances étant importantes, une logique s’impose dans la construction d’un itinéraire. Il ne serait pas concevable pour faire plaisir à tous de visiter . San Francisco, Sturgis, La route 66 et Miami…. Au 5eme voyage vous aurez sans doute plus besoin de personne pour vous préparer des plans exotiques, mais pour commencer rester sur les standards.
La période Nous avons évité la période la plus chère entre le 15 juillet et le15 août, et donc choisi de partir du 12 au 28 août . Il faut savoir aussi que pendant la période de Sturgis les locations de motos sont majorées de environ 35 à 50 euros par jour . Quel agence pour quelle prestation ? Tout les agents de voyage spécialisés sur USA, semble savoir de quoi il parlent, et savent parfaitement vous conseiller et répondre sur des circuits à la carte . Une fois votre parcours établi, vous pouvez entreprendre les demandes de prix . Nous nous sommes aperçus qu’il n’y avait pas d’intérêt financier à réserver soit même les hôtels, les professionnels négocient avec des réseaux de centrales de réservation. Vous pouvez cependant laisser en blanc quelques étapes pour plus de souplesse, les hôtels ne manquent pas. Si vous viser l’aventure complète « un billet, une moto et rien d’autre » faite le en petit groupe de très bons copains (pas plus de 3 motos) et de préférence hors saison . C’est le vrai bon plan pour la Route 66 .(septembre-octobre)
Il est impératif d’avoir fait ces choix 9 mois avant le départ. Location des motos Plusieurs solutions Système « Fly en Ride » réservé aux membres du HOG Grand Loueurs Nationaux : Moturis, Eagle Rider (voir sites Internet ) Il semble que la prestation de Eagle Rider soit d’une meilleure qualité que celle de Moturis. L’agent de voyage que nous avons choisi à même accepté de négocié pour nous avec Eagle Rider.
Il existe également d’autres loueurs locaux moins connus, mais il est difficile d’évaluer à distance leurs niveaux de prestation .
Tout les loueurs appliquent un supplément important pendant la période de Sturgis (env 40 à 50 euros ) n’étant pas tous fans des grandes foules nous avons optés de partir après . Emmener sa moto La formule est complexe à organiser, on se prive de sa brelle un mois avant les vacances et un mois après, A réserver pour les voyages les plus longs, et à l’est des USA (ex Daytona). Si vous y tenez absolument, la formule semble un peu plus à la mode en Allemagne…. Navette Il nous paru intéressant de prévoir un van pour nos bagages. Ainsi chacun pourra faire tout le shoping qu’il souhaite, et avoir sa bière fraîche à l’étape . C’est pourquoi deux amies non motardes on acceptées d’en assurer la conduite et participent à 50% aux frais de location. (la location du Van n’est guère plus chère que celle d’une moto). La préparation du road book C’est le travail le plus important Meme si votre voyagiste vous en fourni un, il sera insuffisant pour circuler et bien visiter. Le cadre des étapes étant établi (300 à 400 km/j et pas plus) nous avons décidés de préparer un road book précis, comme nous avons l’habitude d’utiliser dans nos balade en France. Tout les offices de tourisme d’Etat envoient gratuitement des cartes relativement précises avec les principaux sites touristiques et scenic-roads (la densité de route au USA étant très faible il n’est pas nécessaire de se procurer l’équivalent de nos carte Michelin) Il est possible aussi de commander des cartes par internet ( site de vente en ligne ex www.amazone.com ) mais aussi les logiciels style Autoroute Express . Nous avons largement utiliser Map Point de chez Microsoft (le clone pour les USA de Autoroute Express)
Il a également été nécessaire « d’habiller les étapes «, Pour cela Internet à été d’un aide absolument géniale, aux USA le moindre Musée, Resto ou Pub a son site, De ce fait nous avons une liste d’endroits sympas ou nous nous arrêterons en fonction du temps et si le cœur nous en dit. Lors de mon dernier voyage j’avais trouvé comme cela des petites merveilles, qui ne sont absolument pas dans les guides touristiques en vente chez nous…
Quelques sites incontournables Parcs nationaux : www.nps.gov Route 66 : www.theroadwanderer.net Routes Touristiques : www.byways.org
Timing de la préparation - Printemps 2005 : « conception du bébé » - Eté 2005 : Vacances studieuses : préparation de 2 itinéraires (constitution et exploitation de la documentation) - Rentrée 2005 : Validation de l’itinéraire choisi avec les partants - Automne 2005 : Consultations de 3 agences - Décembre 2005 : Choix du prestataire et de la formule (on paye….) - Printemps 2006 : Rédaction du road book - Fin Août 2006 : Voyage
Budget pour deux personnes, une moto, pour 15 J de location, 16 nuits sur place
Billet d’avion Paris/Denver 1000 Euros 2000 Euros Hotel (catégorie ***) 115 Euros moyenne la Nuit 1800 Euros Location Moto 130 Euros par jour (P creuse) 2000 Euros Carburant 6000 km 0, 6 E/l 200 Euros Entrées Parcs Golden Eagle Pass 50 Euros Repas 15 Euros env (64 repas) 1000 Euros
Ce qui nous fait un total de 6000 Euros pour un équipage, sans les repas . - Les hotels selectionnés sont plutot haut de gamme - Les locations de moto peuvent atteindre 150 Euros par jour - Pour les repas vous dépenserez de 5 Euros (pic nique ou Mac Do) à 20 Euros (pour un bon steak house) - Chambre d’hotel de 75 Euros à 150 euros Conclusion Si vous etes un groupe motivé, de pilotes expérimentés, soudé (enfin des motards quoi !), que plusieurs d’entre vous, qui se débrouillent un peu en Anglais, sont près à passer du temps à fouiner sur le net, à bouquiner et à considerer la préparation d’un tel projet comme un loisir allez y foncez ! Vous pouvez aussi tenter le plan « un billet d’avion, une moto » et laisser faire le hasard, (j’en reve aussi, mais ce sera juste en amoureux, avec beaucoup de temps, et quand meme un peu d’expérience ….)
Sinon il vous reste la solution de faire d’abord un gros cheque à un spécialiste De bien faire sonner le reveil le jour du départ pour ne pas rater l’avion. Entre temps vous pouvez continuer de faire le tour du paté de maison avec votre meule.
Voilà le trajet prévu:
- J01 – Arrivée à Denver CO Visite de la ville
- J02 – Denver CO-Gunison CO Prise en charge des motos, Route Touristique à travers les Rocheuses
- J03 –Gunison CO -Moab UT
- J04 –Moab UT Moab UT. Visites de Arches NP et Canyonland NP
- J05- Moab UT Salt Lake UT
- J06- Salt Lake UT-Jackson Hole WY - J07 Jackson Hole WY- Parc de Yellowstone WY Parcs Grand Teton, et Yellowstone
- J08 Yellowstone-Yellowstone WY Parc de Yellowstone
- J09 Yellowstone WY- Cody WY Parc de Yellowstone, Beartooth Pass
- J10 Cody WY-Cody WY Chief Joseph Road, visite Musées à Cody, Shopping. Soirée Rodeo
- J11 Cody WY Buffalo WY Shell Canyon Road, Ten Sleep
- J12 Buffalo WY Deadwood SD Devil Tower, Spearfish Canyon,
- J13 Deadwood SD –Keystone SD Mont Rushmore, Sturgis
- J14 Keystone SD- Keystone SD Ballade dans le Badlands NP
- J15 Keystone SD Cheyenne WY Traversée du Custer Park, Fort Laramie
- J16 Cheyenne WY Denver CO Rocky Mountain NP
Route66
Poids des bagages, objets autorisés ou interdits quand on va aux Etats-Unis English translation pending
Pendant que je suis dans ma phase interrogative, voici une autre question bête :
Que peut-on mettre dans ses valises quand on s'apprête à séjourner 4 semaines aux USA ? je ne parle pas du côté pratique des vêtements, mais du poids autorisé, des objets interdits, etc...
Y a-t-il des choses à éviter absolument ? Je crois savoir par exemple qu'il ne faut pas avoir de "casse-croûte" dans ses affaires, les contrôles sanitaires étant très stricts sur le sujet. Je sais aussi que le montant total des cadeaux qu'on apporte avec soi (je vais en séjour linguistique, et donc je veux donner un cadeau "français" à ma famille d'accueil) est limité à $100...mais y a-t-il d'autres détails à connaître ?
Dans le même style, peut-on garder un sac avec soi dans l'avion ? Genre sac à dos, pour y glisser un roman ou quelque chose de ce type ?
Merci d'avance ! 😉
Que peut-on mettre dans ses valises quand on s'apprête à séjourner 4 semaines aux USA ? je ne parle pas du côté pratique des vêtements, mais du poids autorisé, des objets interdits, etc...
Y a-t-il des choses à éviter absolument ? Je crois savoir par exemple qu'il ne faut pas avoir de "casse-croûte" dans ses affaires, les contrôles sanitaires étant très stricts sur le sujet. Je sais aussi que le montant total des cadeaux qu'on apporte avec soi (je vais en séjour linguistique, et donc je veux donner un cadeau "français" à ma famille d'accueil) est limité à $100...mais y a-t-il d'autres détails à connaître ?
Dans le même style, peut-on garder un sac avec soi dans l'avion ? Genre sac à dos, pour y glisser un roman ou quelque chose de ce type ?
Merci d'avance ! 😉
Saint-Jacques de Compostelle et VTT English translation pending
Bonjour les gens.
Voilà en mai 2007, on a prévu (mon meilleur ami, sa femme et moi) de faire un bout du chemin de Saint-Jacques côté Espagne. (De Pampelune à Saint-Jacques - Pour le chemin, on a pas encore choisi). Ce sera notre premier périple au long court. (environ 800km sur 10 jours). Donc, j'ai plein de questions. Les réponses que j'ai déjà trouver avec le mode "recherche" n'y ont pas totalement répondu.
Tout d'abord, nos montures seront des VTT. Le mien est un Décathlon Rockrider 5.3 de 2001 environ. Il a 5000 km au compteur et il est intact et entretenu. Je pense qu'il peut faire le parcours sans soucis. Et vous qu'en pensez-vous ?
Pour la bagagerie, j'avais un temps pensé aux sacoches, mais je vais certainement opté pour la remorque. Ce changement est en partie du à la lecture du forum et que chez le vélociste du coin, cela revient au même prix. Par contre, le choix du modéle n'est pas évident. Mon vélociste fait les Bob Yak et Bob Ibex, et également la Weber Monoporter. J'aimerai avoir vos avis, et surtout si possible, vos retours d'expérience. Je sais que la Bob est la plus répandu. C'est pourquoi, j'aimerai avoir un retour d'expérience sur la Monoporter !
Enfin, je vais terminer par le plus important à mes yeux. Je suis myope et j'ai donc besoin de lunettes de vue pour rouler. Sinon, c'est l'accident assuré, tellement je ne vois pas grand chose de clair sans mes lunettes. Par conséquent, pensez-vous que je doive me faire faire des lunettes de cycliste à ma vue ? Si oui, avec des verres solaires ou qui se teintent au soleil ?
Merci d'avance pour vos réponses et votre aide.
@+
PS : Les réponses du style "utilises la fonction recherche" seront modéremment appréciées, vu que j'ai déjà utiliser cette fonctionnalité et que j'ai eu le courage de parcourir les 15 premiers pages de discussion du forum. Et ce que j'ai lu n'a pas totalement répondu à mes questions. Cordialement ;)
Voilà en mai 2007, on a prévu (mon meilleur ami, sa femme et moi) de faire un bout du chemin de Saint-Jacques côté Espagne. (De Pampelune à Saint-Jacques - Pour le chemin, on a pas encore choisi). Ce sera notre premier périple au long court. (environ 800km sur 10 jours). Donc, j'ai plein de questions. Les réponses que j'ai déjà trouver avec le mode "recherche" n'y ont pas totalement répondu.
Tout d'abord, nos montures seront des VTT. Le mien est un Décathlon Rockrider 5.3 de 2001 environ. Il a 5000 km au compteur et il est intact et entretenu. Je pense qu'il peut faire le parcours sans soucis. Et vous qu'en pensez-vous ?
Pour la bagagerie, j'avais un temps pensé aux sacoches, mais je vais certainement opté pour la remorque. Ce changement est en partie du à la lecture du forum et que chez le vélociste du coin, cela revient au même prix. Par contre, le choix du modéle n'est pas évident. Mon vélociste fait les Bob Yak et Bob Ibex, et également la Weber Monoporter. J'aimerai avoir vos avis, et surtout si possible, vos retours d'expérience. Je sais que la Bob est la plus répandu. C'est pourquoi, j'aimerai avoir un retour d'expérience sur la Monoporter !
Enfin, je vais terminer par le plus important à mes yeux. Je suis myope et j'ai donc besoin de lunettes de vue pour rouler. Sinon, c'est l'accident assuré, tellement je ne vois pas grand chose de clair sans mes lunettes. Par conséquent, pensez-vous que je doive me faire faire des lunettes de cycliste à ma vue ? Si oui, avec des verres solaires ou qui se teintent au soleil ?
Merci d'avance pour vos réponses et votre aide.
@+
PS : Les réponses du style "utilises la fonction recherche" seront modéremment appréciées, vu que j'ai déjà utiliser cette fonctionnalité et que j'ai eu le courage de parcourir les 15 premiers pages de discussion du forum. Et ce que j'ai lu n'a pas totalement répondu à mes questions. Cordialement ;)
Itinéraire bord de mer en Corse pour une semaine English translation pending
bonjour,
Cette été je voudrai partir avec un ami en corse, étudiante, le budjet est trés restrain alors on a décider de resté a pied durant ce voyage et de loger en camping ou gîte. Seul probléme on i connait vraiment rien alors qu'elle parcour suivre ? sachant que nous préférons la mer a la montagne, ou se loger ? nous voudrions aussi découvrir du pay sans resté toujour au même endroit, enfin voila tt ce que vous pourrez me donné comme info serras bon a prendre !!!
Cette été je voudrai partir avec un ami en corse, étudiante, le budjet est trés restrain alors on a décider de resté a pied durant ce voyage et de loger en camping ou gîte. Seul probléme on i connait vraiment rien alors qu'elle parcour suivre ? sachant que nous préférons la mer a la montagne, ou se loger ? nous voudrions aussi découvrir du pay sans resté toujour au même endroit, enfin voila tt ce que vous pourrez me donné comme info serras bon a prendre !!!
22000 kms de vélo en Thaïlande English translation pending
Ouf, j'ai réussi a rajouter pas mal de belles photo sur mon blog, c'est a partir de la page 10.
http://riton.sportblog.fr/
Vos commentaires sont les bienvenues.
😎
Réflexions de Français qui ne savaient pas que vous étiez...français English translation pending
voici _un sujet qui va vous faire beaucoup rire !!
vous avez tous un moment ou a un autres été témoins de réflexions de francais qui ne se doutais pas qu'ils avais des compatriotes juste a coté.voici 3 exemples qui me viennent en mémoire:
acropole d'athenes, je suis avec mon pote nasser entrain de manger un sandwich sur le parvis lorsque cette discution nous parviens aux oreilles:
alors raymond tu l'as fais cette photo ?
NON !Y A 2 COUILLONS QUI SONT ENTRAIN DE MANGER JUSTE DEVANT !!!! eclat de rire de notre part.
eglise de la nativité a bethlem
nous nous sommes collé a un groupe de touristes francais pour profiter des explications du guide, une fois son exposé terminé les touristes regagne la surface et la les 2 derniers on cette réflexion que j'entend encore dans mes oreilles :
AU FAIT T'A ECOUTE ? C'EST QUI LE MEC QUI EST NE ICI, ?
dans une supérette en turquie
2 filles sont devant moi dans la queue, bien qu'elle parle en francais, je n'entend pas et ne cherche pas specialement a ecouté la conversation mais tout a coup j'entend tres distinctement :
MAIS SI CA TE PLAI PAS QUAND IL T'en....., tu n'as qu'a lui dire
je ne peux que me marrer un grand coup !!nous sommes visiblement génés tous les 3 et regardons nos tong en priant que la caisssiere finisse au plus vite !!
Indien vaut mieux que deux tu l'auras... English translation pending
1 an autour de la planete, et nous basculons des montagnes nepalaises dans l'envoutante spiritualite indienne...
(pour les photos http://www.lespiedssurterre.org)
Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une
Mais que fait la police ?ambiance complètement irréaliste. Bon ben la, on est en plein dedans. Cela inspire Sophie qui "croque" le profil de Christophe (assez ressemblant d'ailleurs). A peine arrivés que nous sommes déjà sous le charme de cette ville. C'est aussi l'heure ou les routards de la guest rentrent au bercail. Nous faisons ainsi la connaissance d'Aurélien, Fred, Aurélie et Jihane.
Si la "Vishnou" est plutôt bonne enfant, le confort des chambres y est très sommaire. Deux énormes lézards, des geckos, la partagent avec nous tout comme les chiens qui hurleront sous nos fenêtres une bonne partie de la nuit.
Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler
Lessive collectivedans une ville moyenâgeuse, Villon se serait régalé de ce spectacle. Les hommes ont souvent une écharpe autour de la tête à la manière d'une rage de dent ou les cheveux (et même barbe et moustaches) teint au henné…orange !
Au détour d'une ruelle, nous arrivons au Golden temple, le temple le plus sacré de la ville suppose contenir le lingam de Shiva (le symbole de Shiva étant un lingam, le principe mâle enfonce dans un yoni représentant le principe féminin). Aucun profane n'est autorisé à y pénétrer. A l'entrée de la ruelle d'accès au temple, chacun, indien comme touriste, est fouillé obligatoirement par des militaires armés. Comment dans de telles conditions, Sophie a-t-elle réussi à y entrer et ressortir avec la tika sur le front et une cordelette de longue vie autour du poignet? Un vieillard gardant les chaussures à l'entrée lui a juste demande de les ôter, et c'est seulement au moment de ressortir qu'on lui a fait remarquer le panneau d'interdiction "temple exclusivement réservé aux hindous". Personne n'a eu l'air surpris de sa présence a l'intérieur, la suite du voyage nous confirmera que les indiens sont d'une extrême tolérance a ce niveau-là.
Nous terminons la ballade par les bords du Gange ou se trouvent les ghats, les marches d'accès au fleuve sacré. Le plus important est le Manikarnika Ghat. C'est en suivant un cortège funéraire que nous y sommes arrivés. Sur une plate-forme bordée sur trois cotés par le Gange, brûlent une dizaine de bûchers. Le voeu le plus cher de tout hindou est que son âme monte au ciel par la grâce du feu. Il espère ainsi échapper au cercle sans fin des renaissances pour accéder directement au stade suprême: le nirvana. Des barques chargées de tonnes de bois sont amarrées et des hommes déchargent les bûches toute la journée. Un corps met trois heures à brûler et nécessite 350 kg de bois. Non loin de là, des stèles de sati évoquent le sacrifice des veuves qui s'immolaient vives (de façon plus ou moins consentie) en même temps que leur défunt mari. Bien que cette tradition fût interdite par les britanniques, elle a perduré jusqu'à très récemment.
Les cadavres drapés de blanc pour les hommes, de rouge pour les femmes et de jaune doré pour les vieillards sont d'abord immergés dans le Gange avant d'être brûlés, les cendres seront ensuite jetées dans les eaux sacrées du Gange. Lorsque la famille, trop pauvre, ne peut acheter suffisamment de bois, il arrive que le corps a demi consumé soit jeté dans le fleuve ou les charognards achèveront le travail.
Nous montons dans une tour qui domine la scène. Le tableau qui s'offre à nous est constitué de deux jambes calcinées qui dépassent du bûcher. Nous arrivons juste a temps pour voir le maître d'oeuvre les casser pour les poser sur le dessus à l'aide d'un bambou. Dans le bûcher voisin, nous apercevons la tête d'un autre encore attachée à sa cage thoracique, le "spectacle" est hallucinant pour nous occidentaux. Nous sommes fascinés par cette ferveur et ce mysticisme dans ce décor semi réel. La mort en Europe est cloisonnée derrière des portes, des hospices, ou le silence est de rigueur. Ici au contraire la vie côtoie la mort: des chèvres viennent manger les fleurs mortuaires, les cris des enfants jouant autour se font entendre, une dame se lave dans le fleuve a quelques mètres des bûchers.
La mort n'a pas cet aspect tabou qui existe chez nous, elle n'est pas niée et Varanasi nous apparaît ainsi comme un carrefour entre les mondes spirituel et physique.
Les bâtiments a proximité sont des mouroirs ou les gens attendent leur tour. Il est
bien évidemment interdit de filmer ou de photographier mais certains n'hésitent pas à nous réclamer une participation aux frais de crémation (qui coûte très cher) en contrepartie.
A la guest, c'est l'heure du "Hare Krishna" et du "banana lassi time". Un deuxième Fred et Paul, un anglais se joignent a nous. Demain nous partagerons à sept une barque pour le lever du soleil sur le Gange. Rendez-vous fixe a 6h00.
Les guest de Vishnou
Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord.
1, 5 millions de bacteries pour 100 ml !
Ghats reserves aux femmes C'est un "spectacle" hallucinant que cette vie grouillante au bord du fleuve. On se rend vraiment compte de la puissance de la religion sur les mentalités et…de la pollution du Gange. "Aucun microbe qui se respecte ne sauraient vivre dans une eau pareille.", écrivait Mark Twain, et pourtant 1, 5 millions de bactéries cohabitent dans 100 ml d'eau (le maximum toléré au-delà duquel un bain peut être nocif est de 500!) Cela n'empêchent pas les indiens de laver leur linge avant de le mettre a sécher sur le sable et dans la poussière, de se laver (même les dents) et le pire, les enfants de plonger et les pèlerins de boire de son eau. Les buffles de leur coté n'éprouvent pas le moindre problème non plus à faire trempette. A ce propos, il est important de préciser qu'à Varanasi se trouve un des plus beaux goshalas de l'Inde, une maison de retraite pour vaches. Si l'on respecte autant les vaches en Inde c'est parce qu'elles incarnent l'ashima, l'absence de volonté de tuer et symbolisent la maternité, la charité et la pitié. Durant la crise de la vache folle, l'Inde a proposé à la France et au Royaume Uni de leur racheter les vaches destinées à l'abattage pour 12 millions d'euros!!! Cette anecdote illustre bien le culte voué a la vache.
Les ablutions se font au soleil levant, les pèlerins doivent se baigner en cinq endroits différents. L'hindou religieux doit suivre ce rite chaque matin: prononcer le mantra sacré (prière), s'immerger complètement trois fois de suite, et boire une gorgée d'eau du Gange dans sa main; quand on voit ce qui flotte a la surface… Beurk!
Raison de plus pour être surpris d'apercevoir les fameux dauphins du Gange, même les spécialistes s'interrogent sur le fait qu'ils n'aient pas encore totalement disparus. A plusieurs reprises nous en verrons sortir de l'eau, leur aileron et leur nez allongé bien visible.
La soie est l'étoffe sacrée par excellence et Varanasi en est la capitale. Cet après-midi, Sophie visite donc les fabriques de soie du quartier musulman en compagnie de Fred le Suisse. Ce sera l'occasion de distinguer la soie "sauvage" de la "naturelle", et la "mousseline" du "brocard". Les marchands de soie sont près a tout pour faire acheter; dans la même journée, Sophie a rencontré les fournisseurs de Sonia Rikel, Pierre Cardin et Hermès, rien que ça! Varanasi est à la fois musulmane et hindoue; il n'est donc pas rare de croiser des femmes complètement voilées de noir. L'Inde est en effet le deuxième pays musulman après l'Indonésie en termes de population.
La petite troupe est au complet à 15h30, la barque nous attend cette fois-ci pour assister à la Puja, la cérémonie du culte au Gange. Elle a lieu à la tombée de la nuit sur le Dasashwamedh Ghat. Plusieurs prêtres accompagnés de musiciens officient tournés vers le Gange tandis que les chants sacrés s'élèvent et que des dizaines de bougies sont déposées sur l'eau. C'est assez mystique mais ça devient barbant au bout d'une demi-heure. C'est aussi à la nuit tombée que les crémations sont les plus impressionnantes.
On assiste a un triste spectacle à la descente du bateau: deux chiens collés dévalent une pente. En regardant d'un peu plus près, on s'aperçoit qu'ils sont restés "enfiles" durant le coït. On ne peut malheureusement rien faire pour eux a part leur mettre le doigt dans le dernier orifice disponible mais personne ne s'est dévoué. Pas d'inquiétude à avoir, ils s'en sont sortis tous seuls.
Aucun resto proche de notre guest n'est mentionné dans les guides, on y va donc au pif, et la mauvaise pioche, même Christophe n'a pas fini ses assiettes! La soirée se termine à l'Internet café ou les pannes de courant s'enchaînent à nous arracher les cheveux; il semble que ce soit assez "courant" dans le pays!
Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.
Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur h��site entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et
A multiplier par 10 !!dépasses par la situation, nous nous résignons a passer les prochaines 8 heures debout agglutines a nos sacs. Pour 10 places assises 30 personnes sont entassées la. Le brésilien est plus combatif et nous motive à retraverser les deux wagons. L'expédition prendra une demi heure, au prix de quelques attouchements à l' encontre de Sophie. Mais voici qu'au milieu de ce bordel, nous devinons nos numéros de couchettes. Yiipaaaa! Nous sommes quatre et au final nous arrivons à nous imposer. Nos deux compagnons, habitues des trains indiens, nous expliquent que c'est bien la première fois qu'ils voyagent dans de telles conditions. Pour notre première expérience ferroviaire ici, nous voila baptises! On ne fermera pas beaucoup l'oeil cette nuit la, dévisages par tous et adosses sur nos gros sacs a dos cadenasses. La nuit s'annonce looonnnnnngue.
Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.
Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.
Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même
Grosminetson magnifique regard couleur ocre. Difficile d'imaginer que ce gros matou tranquille est surnommé le Mangeur d'hommes. Nous repartons émerveillés d'avoir approché de près ce magnifique animal en voie de disparition (ne l'oublions pas). En tous cas, ces quelques minutes justifiaient à elles seules le déplacement.
Après-midi lecture à la cool dans un hôtel classe. Il nous a suffi de commander un jus d'orange et un coca sans bulle (tourista oblige) pour profiter seuls de l'agréable jardin (les touristes ne se bousculent pas). Nous étions absorbés par notre livre lorsqu'un singe d'un mètre (queue d'un mètre non comprise) nous a surpris en bondissant sur notre terrasse à deux mètres de nous. Apres avoir constaté notre présence, autant surpris que nous, il est reparti en sautant sur le toit. Décidemment l'Inde est un pays magique.
Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit!
Equipe franco-catalane
Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez
Cosmique ou orgasmique ?un jour en Inde, ne sortez jamais sans votre lampe de poche, ). En tout cas, c'est tout de même moins dangereux que les bouches d'égoût ouvertes à Ulan Bator.
Aparté de Christophe : " Marre de jouer les Donald ! A quand le tour de Sophie ? "
Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs
Le plus beau jour de ma vie !pendant qu'on pose notre main sur la tête des "heureux" mariés (qui n'ont d'ailleurs pas du tout l'air de l'être, n'oublions pas qu'ici les mariages sont pour la plupart du temps arrangés). Nous sommes très gênés avec cette sensation de leur voler la vedette. Discrètement le père nous demande si l'on veut boire un whisky. Bourde de Sophie qui a oublié qu'en Inde on ne boit pas d'alcool en place publique, même dans un mariage. Trop tard pour faire marche arrière, il n'attendait que ça pour " s'en jeter un ". Le voici avec sa bouteille dans un sac près à monter dans notre chambre pour faire "ça" à l'abri des regards. Le tonnelier de l'hôtel n'est pas dupe et refuse catégoriquement que nous allions dans notre chambre en sa compagnie; il devient limite agressif et nous interdit tout bonnement de retourner à la fête comme des enfants qu'on punit. On s'en fout, nous on fait qu'est-ce qu'on veut et si on veut aller au mariage on y va, non mais!? Ce serait contre toutes les lois de l'hospitalité que de refuser une telle invitation. Donc, fi de ses menaces nous nous y rendons et profitons du buffet gargantuesque. La soirée touchant à sa fin, nous ne tarderons pas à aller nous coucher dans notre hôtel minable (ou nous serons réveillés à 4h par le générateur).
Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain.
Orchha
Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif...
A vendre
Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de
V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée.
Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste.
Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).
Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.
Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !
Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe?
Cliché
Pose Ca y est, nous y voilà, c'est le symbole de cet immense pays et il est là à portée de main: le Taj Mahal. Caché jusqu'au dernier moment derrière une immense porte qu'il nous faut franchir avant de le découvrir brusquement. Et c'est le but, créer un choc, l'apercevoir d'un bloc dans sa majesté au bout d'une allée bordée d'arbres et son double se reflétant dans les bassins à ses pieds. On peut dire que l'architecte a réussi son coup. Commande pour recevoir le corps de sa femme, ce magnifique tombeau de marbre blanc est aussi le symbole de l'amour. Pour qu'il soit à la hauteur de son amour perdu, il dut faire assassiner l'épouse de l'architecte afin que l'oeuvre de ce dernier soit aussi belle que sa douleur intense.
La deuxième attraction de cet endroit fabuleux est la pose photo. Ca n'en finit pas de se bousculer la queue pour figurer au bon endroit devant le Taj et c'est assez drôle à observer (même si nous en avons fait partie).
Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.
Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille.
Kssss...
Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.
Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf!
Noël avant l'heure
Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…
Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves.
Öm Kandhavpuhri dont le suffixe est a l´image du temple n´a qu´un un intérêt limité si ce n'est la vue qu'il offre sur les sommets himalayens qu'Olivier attendait avec impatience. De toute façon l´intérêt d'une ballade ne réside pas dans la destination en soi mais dans le chemin pour y parvenir. " Tout dépend du degré de la pente " rajoute Sophie en sueur… Nous rentrons en bus. Les lacets sont serrés, le précipice abrupt et la route étroite. Ajoutez à cela une conduite sportive et vous aurez une Sophie terrorisée prête a laisser sa signature sur les flancs du car déjà flanqué de moult dégoulinures séchées. Elle n'avait pas besoin de ça, une tourista la travaille depuis ce matin.
Nous terminons sur les ghats de Triveni pour le coucher du soleil. Comme à Varanasi, les fidèles déposent leurs offrandes de fleurs et de lumières sur l'eau emportées par le courant. Nous ne sommes pas loin des sources du Gange et il est difficile d'imaginer que cette eau presque claire va devenir quelques 800 Km plus loin cette culture de microbes. Nous assistons ensuite à la Puja, la cérémonie qui se tient tous les jours au crépuscule sur les bords du fleuve.
De retour a la guest, on découvre les autres clients de l'endroit : marchant pour la plupart sur les traces des Beatles, ils ne sont pas habillés de blousons chauds comme nous mais à la mode indienne, c'est-à-dire enroulés dans une couverture. Certains poussent l'originalité jusqu'a se raser la tête ou juste la moitié de la tête ! Bref un mélange du " Nom de la rose " pour les vêtements et de " Tigre et dragon " pour la coupe. Peut-être faut-il passer par là pour ouvrir ses chakras et se concentrer sur ses capacités spirituelles intrinsèques. Sauf qu´à part certains touristes, nous n´avons vu aucun indien accoutré de cette façon.
Pour rester dans le domaine de la mode, nous faisons nos excuses à tous les allemands venus passer leurs vacances sur la côte et victimes de nos moqueries sur leur look dit de " l'allemand en short-chaussettes-sandalettes ". Ils étaient pourtant précurseurs dans leur domaine mais nous français ne réaliseront ça que plus tard. Il faut voyager pour que ça vous saute a l'oeil ! Une vilaine ampoule causée la veille oblige Oliv à porter ses tongues, avec une bonne paire de chaussette pour le froid. Quant à Christophe, tel un vieux couple se laissant aller, le voyage l'éloigne de plus en plus des efforts vestimentaires, à moins que ce ne soit le côté pratique, toujours est-il qu'il a rejoint la tendance en Mongolie et au Népal notamment. Rendons donc ses lettres de noblesse à cette mode germanique injustement décriée.
Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance
Reporter sans frontières qu´occupe ce fleuve dans la vie des hindous, il faut rester des heures au bord du fleuve dans des villes comnme Varanasi, Haridwar ou Rishikech. C'est d'ailleurs ici que se tient la Kumb Mela, plus important festival religieux rassemblant plusieurs centaines de milliers de personnes une fois tous les 12 ans.
Nous mettons donc le cap sur les ghâts qui ressemblent davantage à Varanasi que ceux de la veille. On se retrouve en pleine cour des miracles: aveugles, éclopés, manchot, unijambistes, homme-tronc, miséreux souffrant de difformité et lépreux qui nous tendent leur moignons sont rassemblés a l'entrée des ghâts et font l'aumône auprès des fidèles notamment dans les lieux saints. C'est parfois difficile de soutenir le regard devant cette misère et, même si on n'y peut rien, on ne peut pas s'empêcher de culpabiliser. En donnant quelques roupies, les hindous améliorent leur karma qui déterminera ainsi leur enveloppe future dans leur prochain cycle de
réincarnation. Pour nous occidentaux, le don est une démarche personnelle plus que spirituelle. Chacun agit selon sa conscience, ses principes et son état d'esprit de l'instant. La mendicité comme l'infirmité en Inde n'ont pas du tout cette image négative qu'on trouve en Europe. La misère tient place publique et n'est pas cachée sous les ponts. Elle est même parfois un choix comme ces sâdhus qui décident de vivre de l'aumône pour consacrer leur temps à la méditation. Pour ces derniers, elle n'est pas subie mais voulue, en ce sens que couplée à une vie de renoncement, elle leur permet d'être délivré du cycle infernal des renaissances. Ce n'est pas le cas de ces enfants qui ne vont pas à l'école et ramènent plus d'argent que leurs parents en prenant une mine abattue auprès des touristes. Nous en avons même vu un qui s'est arrêté de boîter après nous avoir croises.
L'hôtel ou nous passons la nuit ce soir est le moins cher que nous ayons dégoté en Inde (1, 5 euros) et on sait pourquoi: y'a pas d'eau chaude dans la salle de bain crasseuse, les draps sont tellement degueux qu'on dormira dans nos duvets et cerise sur le gâteau, les murs sont peints en vert du moins là ou le plâtre n'est pas tombé (et ça c'est pas feng shui !). C'est super glauque. Dis, qu'en est-ce qu'on rentre à la maison?
Des singes et des hommes
Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.
Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE!
Aux voleurs Le repas de ce soir est à marquer d'une pierre blanche: devant les estomacs fragiles d'Olivier et Sophie, Christophe consent à faire une entorse à ses principes et à manger au Mac Do. Le décor est le même mais les sandwichs diffèrent quelque peu: pas de burger de vache sacrée bien évidemment mais des Mac Maharadjah épices a souhait (obligés de prendre une glace pour éteindre le feu).
Ce soir c'est cinéma, et pas n'importe lequel, le célèbre Raj Mandir autrefois la plus belle salle d'Inde. Devant l'entrée, il y a deux files: une pour les femmes et unes pour les hommes. Et oui ici comme dans les gares, pour éviter de se coller entre garçons et filles, on fait file a part! Une fois le splendide rideau levé, au lieu de voir débarquer Jean Mineur sur son ticket (mediavision 01.47.20 zero-zero-zero-un), nous assistons à une séance de pubs qui nous paraissent bien éloignées de la réalité des indiens, en tous cas de ce que nous avons pu voir jusqu'alors. Puis le film commence, il s'agit de "Neat and Nikkie"(ça sonne pas très hindi ça non plus). Résumé: Neat beau gosse et bien né souhaite voir du pays avant de se marier avec la promise de ses parents. Le voila parti pour Vancouver où une jeune indienne fraîchement plaquée par un frenchy (quelle réputation !) lui fera tomber a l'eau tous ses plans drague. Gags et coïncidences s'enchaînent entre deux scènes chantées et dansées style comédie musicale jusqu'au dénouement final où l'amour surgit entre nos deux protagonistes. Pas besoin de sous-titrage pour suivre l'intrigue, hormis sa simplicité, le langage est un mélange d'hindi et d'anglais. Le sujet est surtout prétexte à un beau défilé de nymphettes en tenue sexy
La premiere séance (chose paradoxale au regard du comportement pudibond à l'entrée du ciné!), les cinéphiles auraient pu y reconnaître la patte de Russ Meyer, ce réalisateur génialissime des années 70. Une fois de plus on est bien loin de la réalité et il suffit de sortir du ciné pour s'en apercevoir. Question décor: ni villas, ni belles voitures, ni top model; cote scénario: Praveem notre chauffeur refuse les filles qu'on lui destine et a bien du mal à épouser la femme qu'il aime compte tenu de son métier qualifié de trop dangereux.
Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).
Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).
Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules.
Viens plus près Souphie… Le trajet fut nourri aux classiques des BO de Bollywood. Les musiques de film représentent ici l'essentiel de la variété musicale. Et ce n'est pas mal du tout, varié, savant mélange de sonorités modernes et traditionnelles. Et puis, pour éviter que Praveem ne s'endorme au volant, nous avons ponctué le trajet d'une belle engueulade. Il a été très surpris et gêné de cet intermède, en Inde le rôle de la femme n'est pas des plus enviable et surtout, il est inimaginable qu'elle puisse tenir tête à son mari. Avec Sophie, il a été servi et a pu se rendre compte que les rapports hommes/femmes sont très différents ailleurs.
Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.
La banlieue de Jaisalmer
Haveli (détail) En levant les yeux, la citadelle nous apparaît majestueuse perchée sur son promontoire. C'est un des derniers forts encore habité, on y retrouve la vie foisonnante enserrée a l'intérieur des remparts qui caractérisait celle du Moyen-âge. Nous filons aux temples Jaïns, et là encore, on reste bouche bée. Cette fois les sculptures s'étendent du sol au plafond : frises, coupoles, bas-relief représentants des danseuses, des dieux et déesses aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur n'en finissent de nous émerveiller.
Le Jaïnisme, cette religion que nous avons découverte en Inde est très intéressante et ses représentants inspirent le plus grand respect aux habitants de ce pays. Suivant le principe de non-violence et du respect de tous les êtres vivants, les jains refusent les armes, sont strictement végétariens et balaient avec frénésie leur lieu de cultes pour éviter qu'on ne marche malencontreusement sur une fourmi. Les plus " extrémistes " portentun masque sur la bouche pour ne pas avaler d'insectes et ne mangent pas de tubercules (oignons, patates …) pour les mêmes raisons. Ils préfèrent aussi marcher plutôt que prendre un véhicule dont le pare-brise est couvert de cadavres d'insectes.
Après la visite du palace dont la richesse réside finalement sur ses façades extérieures, nous nous rendons dans le Nord de la ville afin de voir le coucher de soleil sans Olivier qui, fiévreux, préfère aller se coucher. Comme dans la plupart des villes, c'est à sa lisière que sont regroupées les demeures des tranches les plus pauvres vivant pour certains de la fabrication de marionnettes en bois. Nous passons au milieu de petites maisons de terre parfois décorées de peinture au toit de tôle pour atteindre le haut de la colline panoramique. Les enfants nous " donnent " de nouveaux surnoms : " Roupie " et " school pen ". Deux mamans entourées de leurs bambins nous invitent à boire le chai, le fameux thé sucré infuse dans du lait. Elles sont mortes de rires de se voir en vidéo, ça fait plaisir.
Pour le coucher de soleil nous nous rendons aux cénotaphes royaux, qui nous offrent une superbe vue sur la citadelle imposante sur son rocher.
Nous étions tombés sous le charme de Varanasi, notre deuxième coup de foudre sera pour Jaisalmer, ce bijou planté au milieu du désert que les femmes colorent de leurs saris chatoyants, leurs bijoux faisant rayonner leur peau ambrée au soleil.
Aprés une sieste de deux heures et une bonne suée, Olivier a récupéré et profitera du dîner dans un bon restaurant, le " Saffron " installé sur la terrasse d'un haveli dont le poulet tandoori est un vrai régal. Ce sera pour lui l'occasion de nous faire quelques remarques tout à fait à propos. Depuis son arrivée on a été un peu speed et le rythme plutôt soutenu. A notre corps défendant, nous voulions lui montrer un max de choses en un minimum de temps et les longues distances ne nous ont pas laissé trop de temps pour se poser. Nous avons pris également quelques mauvais travers. A côtoyer des furieux du cliches et Ulrik, cette jeune réalisatrice allemande, nous sommes devenus accro à la photo et à la vidéo. Dorénavant on essaiera de mettre nos objectifs de côté. Il est aussi étonné du peu de contacts que nous avons avec les indiens en dehors de la sphère touristique. Il a raison, mais à trois c'est beaucoup plus difficile, surtout en sautant d'un site à l'autre dans une voiture de location. Au fur et à mesure que les mois défilent, nous avons été amenés à nous poser pas mal de questions sur notre manière de voyager : la décision est prise d'aborder l'Amérique du sud différemment...en prenant notre temps.
Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles.
On fait des pâtés ?
Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage…
Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps…
Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.
Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais...
A dada
Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la!
C'est une maison bleue…
Happy birthday Praveem ! C'est aujourd'hui l'anniversaire de Praveem, on voulait l'inviter mais ce soir c'est lui qui régale. S'il avait su ce qui l'attendait... La soirée avait pourtant bien commencé, apéro, confidences (ne le répétez pas mais il est encore vierge, l'Inde n'est pas le pays du libertinage), cadeaux (2 cassettes de musiques bollywoodiennes)... jusqu'au moment ou le ton est monté entre lui et Christophe. Depuis le début, il essaie de nous driver aussi bien au niveau du choix de notre itinéraire que des hôtels et restos dans lesquels il perçoit une commission si nous restons. Christophe lui sortira donc ses quatre vérités sur un ton un peu ferme d'autant plus que Praveem lui a fait comprendre qu'il attendait de nous un gros pourboire. Sympa l'ambiance de fin de voyage...
Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés !
Temple jaïn
Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort !
Ahhh chiche
Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment.
Noria Alors que nous contemplions un couple de pic-vert, deux femmes de la soixantaine viennent nous faire l'aumône. L'une d'elles se met a enchaîner roulades et poirier sur la tête pour quelques roupies. Choqués par ce spectacle pitoyable (dans le sens propre du terme), nous leur donnons brosses a dents, dentifrices et savonnettes que nous destinions aux paysans. L'autre s'est baissée pour nous baiser les pieds (signe de profond respect chez les hindous mais attitude humiliante pour nous), ce qui nous mit très mal a l'aise. Bizarrement, voir ces personnes plus âgées que nos mères se donner en spectacle nous bouleverse plus encore que les infirmes que nous avons déjà eu l'occasion de voir à plusieurs reprises.
Un peu plus loin, nous croisons trois jeunes filles dont l'une est très jolie. Nous nous apercevons que la main de l'une d'elles présente tous les symptômes de la lèpre. La bonne humeur de la ballade en prend un coup. C'est ce moment-là que nous " choisissons " pour nous égarer, incapables de retrouver le chemin qui menait au village prévu pour passer la nuit. Des paysans nous déconseillent de nous y rendre à cause des bêtes sauvages (ours, léopards, loups et… gazelles) et nous offrent l'hospitalité dans l'école du village désertée pour les vacances. La salle de classe est vide car les élèves étudient sur des nattes à même le sol. Nous installons notre lit de fortune devant une foule de curieux, surtout des jeunes pendant qu'on nous apporte du bois et des couvertures. Des jeunes nous font visiter le coin et goûter à la canne a sucre. Sur le chemin du retour, nous sommes invites à boire le thé dans la maison de l'instituteur, fils d'institutrice et marie à une instit aussi. Comme des VIP, nous sommes ensuite présentés au médecin (le gratin du village quoi) chez qui nous dégustons un délicieux lait chaud. Tout le monde est aux petits soins ; lorsque nous revenons a l'école, le feu est déjà allumé dans la cour et cela fait un bon moment qu'ils essaient de mettre au point un montage électrique pour nous éclairer. Nous mangeons le riz pulao commandé ce matin à l'hôtel, réchauffé sur le feu en compagnie de l'instit qui a du mal à nous abandonner et nous donne rendez-vous pour le lendemain matin.
Chez l'instit
Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi!
Namaste !
Cherchez l'intrus A notre réveil, un comité d'accueil nous attend autour du feu pour le petit déjeuner. Contrairement aux autres pays traversés, les indiens, mêmes pas bien épais, refusent presque systématiquement la nourriture qu'on leur propose. Sans doute une question de culture ou d'éducation (les enfants attendent l'approbation de l'adulte avant d'accepter).
L'instit ainsi que les deux jeunes de la veille décident de nous accompagner au village voisin de Koltra. Adorable hameau dont l'unique ruelle se faufile entre les maisons de terre. Les habitants, surpris de recevoir des visiteurs nous sourient tandis que les enfants crasseux au cheveu hirsute nous suivent partout pieds nus en nous lançant des "tatas" à tout bout de champs. Brebis et chevreaux, chats et buffles complètent le tableau pittoresque de ce village perdu. Ici aussi, telles des musulmanes avec leur tchador, les femmes se cachent le visage devant les hommes, leur père ou mari leur interdisant de le montrer. Nous prenons le thé dans la maison du guérisseur, spécialiste des plantes médicinales avant de reprendre la route toujours escortés.
La route est caillouteuse mais offre un superbe panorama sur le vallée et la forteresse de Kumbhalgarh. Du haut des crêtes, nous apercevons en surplomb d'autres minuscules villages autour desquels des champs verdoyants contrastent avec ce paysage sec aux tons chauds. Cela fait un moment maintenant que nous marchons et nos ôtes décident de faire demi-tour après être grimpés au temple de Shiva isolé dans une grotte. Sophie préfère attendre au pied de la montée. Christophe reviendra baptisé avec une cordelette rouge et jaune autour du poignet, une tikka sur le front et une boisson miracle dans le gosier.
De retour à Kelwara, nous récupérons nos affaires et montons dans le bus direction Udaipur. Nous voyageons à l'avant dans la vaste cabine du conducteur où cinq places assises sont disponibles quand le car est plein. Les paysages sont superbes et nous voyons plusieurs dromadaires; alors que nous sommes habitués à les voir affublés de manière ridicule pour promener les touristes, ils servent ici de bête de somme pour les travaux des champs.
Nous arrivons de nuit a Udaipur et montons dans le rickshaw le plus lent de la ville, même les vélos réussissent a nous doubler. Nous allons nous poser quelques jours à la Lake View paying guesthhouse.
Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!
Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.
Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.
Ces drôles de machines !
Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.
Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.
Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.
Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé.
Bidon-plage
Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles !
Le Taj Mahal hôtel
Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier
Taxiplan.
Puis, une australienne embauchée comme nous à la dernière minute arrive et remplace Sophie qui à son tour se retrouve devant un beignet. Cela n'a duré que deux heures pour 10 euros chacun, (ça représente une somme ici) mais l'expérience est très sympa, et ils ont promis de nous envoyer les photos par mail (on espère).
En tant qu'Européens, nous avons eu un certain succès puisque Christophe s'est vu proposer de faire des photos de mode et Sophie de donner la réplique le surlendemain. Le français Pascal of Bollywood, célèbre ici pour ses chansons hindi teintées d'accent gaulois a dû débuter comme ça !
Cela fait un moment qu'on n'a pas fait de sport, on commence a prendre du gras et surtout on n'a pas la patate. Un petite séance à la salle de sport locale ne nous fera pas de mal. Sophie est la seule fille et bizarrement cela ne pose aucun problème qu'elle soit en short, alors que Christophe devra revenir en pantalon la fois prochaine!
Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.
Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.
Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc…
Criquet
Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…
Visages d'Inde
Mardi 22 Novembre: "Hare Krishna" Devant le comptoir de l'immigration, nous faisons la rencontre d'un groupe de touristes retraites réussissant l'exploit de visiter le Rajasthan, Varanasi et la vallée de Kathmandou en 14 jours dont 4 réservés aux transports, bravo Jet tour! Intrigués par le nombre de visas figurant sur nos passeports, ils sont très curieux d'un tel voyage. Etrangement ce qui les impressionne le plus c'est de ne pas savoir où l'on va dormir le soir sans réservation. Dans le lot, il y a bien évidemment le vieux bougon désagréable qui nous lance indirectement des " Pauvre France … … A notre époque on pensait d'abord a la carrière, aujourd'hui ils pensent aux loisirs!" Réponse du berger à la bergère, Sophie lança : "En attendant nous on n'aura peut-être pas de retraites pour s'offrir des voyages quand on sera vieux! c'est ça et bientôt c'est les retraites qui paieront votre retraite! de toute façon y'en a toujours un comme ça dans les voyages organisés" clôtura Sophie en faisant rire l'assemblée. A la sortie de l'aéroport de Varanasi, nous sommes harcelés par les taxis. Les prix sont bien sur revus à la hausse et certains n'hésitent pas à rajouter des suppléments pour les bagages, pour la personne supplémentaire, pour la clim et encore plus fort parce que la voiture est neuve et confortable! (Et pourquoi pas parce que le chauffeur s'est rasé ce matin tant qu'on y est ?!) Finalement, nous sortons de l'aéroport pour en prendre un directement dans la rue. Des types s'immiscent comme intermédiaires et il faut batailler pour imposer notre prix. Il faut reconnaître que ces taxis blancs à l'allure de vieilles voitures coloniales ont de la gueule, ce sont des Ambassador. Pour atteindre le bord du Gange ou se trouvent les guest, nous devons ensuite prendre un rickshaw et la, ça commence a ressembler a l'image qu'on avait de l'Inde, le bruit et la poussière sont la. Entasses comme deux sacs a patates a l'arrière avec nos énormes sacs a dos sur les genoux, nous devons nous tenir mutuellement pour ne pas tomber a chaque nid de poule. En haut des maisons, des singes bondissent et nous croisons quelques vaches au milieu de cette circulation anarchique que l'agent gesticulant sur son rond-point serait bien incapable de déloger. Leur fâcheuse tendance a se mettre au milieu de la route s'expliquerait par leur goût prononce pour les courants d'air provoques par les véhicules…ça chasse les mouches ! Cela pose tellement de problèmes de circulation que l'Assemblée a vote une loi en 2004 autorisant les policiers à les chasser avec de légers coups de bâtons. Nous arrivons au coucher du soleil à la Vishnou resthouse. Il y avait peu de chance de trouver une chambre mais la dernière vient de se libérer, cool. La terrasse, pourvu d'un petit temple (sans doute dédié à Vishnou) est très agréable et donne sur le Gange. Des cerfs volants se partagent l'horizon et des chants sacrés commencent à s'élever dans les airs. Ajouté a cela un "Hare Krishna" psalmodié en boucle pendant 40 mn et vous obtiendrez une
Mercredi 23 Novembre: Le Nirvana Nous sommes réveillés vers les 04h30 par l'imam du coin, puis a 5h30 par des tintements de cloches et enfin, pour que l'orchestre soit complet, a 06h00 par ce qui pourrait ressembler a une partie de tennis engagée. Pourtant y'a pas de terrain dans le coin...nous découvrons en ouvrant les fenêtres qu'il s'agit des lavandières en train de battre leur linge dans le Gange. Nous les regarderons le temps de prendre notre petit dej' sur la terrasse. Nous commençons par visiter le Chowk, le vieux quartier qui longe le Gange. Il est facile de se perdre dans ce labyrinthe de ruelles tortueuses. Elles sont si étroites que voitures et charrettes ne peuvent circuler, ce qui n'enlève rien a l'animation qui y règne. Petits commerces, mangoustes et singes, souris et vaches sacrées mangeant les détritus jetés a même le sol, gargotes, buffles gênant notre passage, odeurs nauséabondes succédant a de divines effluves de masala et d'encens puis surtout chiens galeux a tous les coins de rues, sans oublier les bouses et autres déchets (étant donne qu'il n'y a pas de ramassage d'ordures, ce sont les animaux qui s'en chargent). Tout y est ! Le plus saisissant reste de tomber nez à nez avec le corps d'un défunt que sa famille conduit en cortège au lieu de crémation... On a comme le sentiment de déambuler
Jeudi 24 Novembre: Ganja euh non Ganga ! Nous décollons plus tard que prévu mais juste a temps pour voir le soleil se lever…et nous ne sommes pas les seuls: des dizaines de barques longent elles aussi les ghats avec de nombreux touristes a leur bord.
Vendredi 25 Novembre: Yoga Ce matin, nous testons l'activité phare de Varanasi après les crémations: le yoga. Les cours ont lieu dans le petit temple sur la terrasse de notre guest de 8 à 10 heures et il faut être à jeun. Aurélien, Jihane, Aurélie ainsi qu'un autre couple participent aussi. La séance commence par un travail de respiration puis des exercices "exutoires" qui permettent sans doute de libérer les tensions. Dans notre cas ça a surtout libère un énorme fou rire collectif notamment quand on a du faire "le lion" à tour de rôle! La séance se termine par de la méditation où il est possible de ressentir une sorte d'énergie entre les mains et ça marche! Christophe était complètement absorbé dans sa bulle "magnétique". On est resté un bon moment sur la terrasse: Sophie a pris les choses en mains en testant la coupe de cheveux aux ciseaux, Christophe commençait vraiment a ressembler à un lion "grisonnant", le processus de "blanchiment" s'étant emballé depuis notre départ de France. Le résultat est plutôt satisfaisant compte tenu de l'outillage. La fin de journée fut un peu plus stressante. Pour se rendre au Ramnagar palace, la demeure du maharadjah de Varanasi, nous prenons un autorickshaw, sans doute un des plus intrépides de la ville. On se serait cru dans un jeu vidéo où il faut conduire une voiture lancée à toute berzingue qui doit éviter tout un tas d'embûches sur la route. Sauf que la c'est "pour de vrai", il faut éviter vaches, chiens, voitures, vélos, écoliers et autres piétons et c'est même pas nous qui étions aux commandes. Sophie a cru mourir à plusieurs reprises alors que Christophe s'en amusait, le chauffeur maniait son engin comme s'il faisait corps avec, virant à droite, esquivant une moto qui déboulait à gauche, frôlant les camions puis se faufilant comme Speedy Gonzales dans une circulation totalement anarchique. Le trajet a semblé durer des heures pour Sophie qui hurlait a chaque fois qu'on s'approchait un peu trop vite ou un peu trop près des "embûches", un enfer! Sans oublier qu'au passage on se prend de la poussière plein les yeux et le nez. Il lui a fallu un peu de temps pour s'en remettre. Christophe, quant à lui, a apprécié la ballade et l'agilité de notre chauffeur.
Samedi 26 Novembre: "bouge de la" (Mc Solar) Nous partons ce soir en train de nuit pour Satna. Nous nous balladons une dernière fois sur les ghât pour observer son animation de plus près. De grands parasols abritent toutes sortes de petits métiers: masseurs, vendeurs de fleurs, barbiers et astrologues qui veulent a tous prix nous lire les lignes de la main. On voit aussi des "gourous" autour desquels sont rassemblés de nombreux fidèles qui les écoutent interpréter les textes sacrés pendant des heures ou répéter leurs chants. Un peu plus loin, un homme fait du yoga; il se cambre en arrière puis se contorsionne pour finir debout sur un pied comme Shiva le fit une longue période de sa vie. Nous avons également croisé un sâdhu, le plus célèbre de la ville, celui qu'on aperçoit lorsque l'on est dans la barque, celui qui est assis sous son arbre, celui qui arbore un crâne humain plante sur un pieu et qui s'extasie sur les Nike de Sophie "super tes chaussures…". Un phénomène le gars, peut-être un peu trop mégalomane pour un ascète! Départ pour la gare vers 22h00, la mauvaise heure. Nous revivons la même expérience en rickshaw que la veille version night background: il fait nuit noire, les vaches n'ont pas de feux stop, des piétons traversent a l'improviste et le chauffeur h��site entre conduite a droite ou conduite a gauche. Notre train prévu pour 23h30 n'arrivera en gare qu'a 1h15! Sophie a réussi l'exploit de s'endormir assise sur son sac a dos, la tête posée sur ses genoux alors qu'il n'y a pas si longtemps elle avait du mal a trouver le sommeil ailleurs que dans sa chambre. A l'arrivée du train, la première image qui nous est venue a l'esprit, aussi déplacée soit-elle, est celle de ces wagons de déportes pendant la Deuxième guerre mondiale. Les fenêtres sont flanquées de barreaux ou plusieurs têtes se collent et les wagons bondées, de véritables bétaillères. Monter dans le train relève du défi, mais avec l'aide de deux autres touristes, un français et un brésilien, nous nous entassons dans le wagon 4. L'étape suivante consiste a atteindre nos couchettes en enjambant des familles entières assises ou allongées par terre au milieu de valises et sacs en tous genres, en bousculant a droite a gauche voir en forçant le passage, nos sac a dos ne nous permettant pas de jouer en finesse. Bien évidemment nos couchettes comme toutes les autres sont occupées. Nous présentons nos billets "pour faire valoir ce que de droit". Ces messieurs nous expliquent alors qu'il y a eu erreur sur la numérotation du train et que nous nous trouvons dans le wagon 5. Info ou intox, nous n'avons pas d'autres options que de les croire puisque, hormis le chauffeur, aucun contrôleur ou employé des chemins de fer ne s'aventurent dans cette jungle. Nous voici tous les quatre a nouveau sur le quai quand tout a coup le train se met à bouger sans préavis. Ni une ni deux nous sautons dans le wagon le plus proche, le numéro 6. Grrrrr… Serres de tous cotes et
Dimanche 27 Novembre: Le parc de Bandhavgarh L'absence de toute indication, visuelle dans les gares ou orales dans le train, ne nous ayant pas permis d'anticiper notre descente, c'est à 06h00 du matin dans la précipitation que nous saisissons notre barda pour quitter la bétaillère. Belle erreur de débutant de Christophe qui, pour éviter les mains baladeuses de la veille, garde un oeil sur Sophie et se fait ainsi distancer (quelques mètres) par le précédent pour sortir. Aussitôt une dizaine d'indiens s'engouffrent dans l'espace libre, nous voila bloqués et le train qui va repartir d'une minute à l'autre. Une seule solution, chercher l'intervalle et percer. Râfuts a droite a gauche, coups d'épaules et nous atteignons la sortie plus surpris nous même par notre bourrinage que les locaux accoutumés au fait. Faute de bus pour se rendre au parc de Bandhavgarh, nous louons un taxi. La route est asphaltée en partie, l'autre est en cours d'asphaltage ce qui signifie cahoteuse. Les ouvriers qui transportent des paniers de gravier sur leur tête sont des femmes et on se demande finalement quels types de travaux sont réserves aux hommes… Le trajet de quatre heures est pénible et il est impossible de dormir pour récupérer le manque de sommeil de la nuit dernière, ni même de lire au risque de faire une grosse gerboulade. Arrivés au parc, il nous reste a choisir un hôtel et c'est le moins cher qui a gagne. Le confort est proportionnel et on se contentera de l'eau ferreuse froide et des draps poussiéreux. Le personnel, par contre, est charmant et fera tout pour nous satisfaire: nous apporter des thés au lait au lieu du café commande ou une bougie de gâteau d'anniversaire pour nous éclairer lors des fréquentes coupures d'électricité! Nos voisins de chambrée est un surprenant couple anglo-écossais avec qui nous décidons d'oublier nos rancoeurs olympiques pour partager une jeep le lendemain.
Lundi 28 Novembre: Mon cher Khan, … Nous partons à l'aube afin de mettre toutes les chances de notre coté pour dénicher le fameux Shere Khan, le tigre du Livre de la jungle, ça vous dit quelque chose? Kipling, qui passa sa jeunesse en Inde, se serait inspiré de cette région pour créer le décor de son célèbre roman. Nous avons le décor, il ne nous reste plus qu'à retrouver les personnages. Christophe s'est mis bille en tête de voir un tigre, ça le titille depuis le parc de Chitwan au Népal. Une soixantaine de spécimens vivent dans ce parc, la plus grande concentration d'Inde. Dans la famille Walt Disney, nous piochons d'abord Bambi et nous réussissons à former toute la famille, ensuite des langurs ces sympathiques singes blancs à la longue queue et des macaques puis un chacal, un groupe de perroquets, des paons, des poules sauvages, des vautours, des sangliers et des sambars mais… pas de tigre. On garde bon espoir puisqu'on y retourne en fin d'après-midi après la sieste. On est venus, on l'a pas vu on est repartis la queue entre les jambes! Même si le parc est vraiment beau et la faune très dense, Christophe est tellement déçu qu'il somatise et nous refait une tourista, la quatrième. Pourtant on y a cru. A plusieurs reprises on s'est arrêté, l'oreille alerte au moindre bruit (cris d'alarme des animaux indiquant la présence d'un tigre en chasse) et l'oeil attentif scrutant les fourrés. Des empreintes nous ont aussi mis sur la voie (mais pas la bonne). Que se passe-t-il? Notre bonne étoile nous aurait-elle abandonnés? Nous décidons de forcer la chance le lendemain en faisant un tour d'éléphant, il y a 90% de chance d'en voir un.
Mardi 29 Novembre: Miaou On se lève a nouveau à 5h30 pour être les premiers sur la liste puis parcourons a nouveau le parc pleins d'espoir. Nous croisons des jeeps qui ont aperçu un tigre et nous toujours rien, la poisse! Ca fait partie du jeu (sinon autant aller au zoo) mais on persiste. Notre dernier espoir: l'éléphant. Les guides du parc sont très organisés: à dos de pachyderme ils repèrent un tigre puis avertissent les autres par talkie-walkie afin qu'ils apprêtent un éléphant pour les touristes. C'est un service qui se paie cher mais maintenant qu'on est là tant pis pour le supplément, on fonce. Bon d'accord c'est pas très glorieux mais on se retrouve à cinq mètres d'un fauve au repos, peu dérangé apparemment par les allers-retours incessants des éléphants. C'est à peine s'il lève la tête à notre arrivée mais nous verrons tout de même
Mercredi 30 Novembre: De que color es tu pelo? Nous avons fait la rencontre de deux espagnols de Gérone, Fiona et Michael qui comme nous voulaient se rendre a Khajuraho. Nous partageons donc le taxi, ce qui nous donne l'occasion de pratiquer un peu notre espagnol pendant les sept heures de route. Ils sont très sympa et les sujets abordés seront divers et variés. Michael, catalan jusqu'au bout des ongles reste pourtant partisan d'une construction européenne (à condition que ceux qui décident de s'installer dans la patrie de Dali se mettent au catalan, y tiene razon). Quant a Fiona, elle collectionne les crânes d'animaux qu'elle trouve dans la nature (ou qu'on lui offre), ce qui ne l'empêche pas d'être contre la tauromachie). Christophe sera très fier de leur chantonner l'Estaca en catalan (" l'avi sise tem parlaba, de bon mati al portal …") Nous les quittons à leur hôtel, notre budget ne nous permettant pas de les suivre. Nous trouvons un hôtel simple mais propre avec eau chaude, après 3 jours de douche au baquet c'est du luxe pour 2 euros la nuit!
Jeudi 1er Decembre: Kama-sutra a Khajuraho Le site archéologique, constitué de temples datant du IX au XIIe siècle, est célèbre pour ses sculptures érotiques. Nous passons donc une bonne partie de la journée à rechercher avec la curiosité de l'adolescent pour le film porno du samedi soir les scènes coquines qui se dissimulent au milieu d'autres représentations de la vie de l'époque (guerre, rois, reines, divinités, etc…). Les scientifiques n'ont toujours pas élucidé les significations de telles représentations, mais la culture tantrique donnent quelques informations : les scènes d'amour incarnent l'oubli de soi-même et l'abolition du temps, ce qui représente le meilleur moyen de méditer! Mouais, à cette explication cosmique d'autres préféreront une autre plutôt orgasmique! Etant donné que c'est le spot le plus " excitant " euh…important de la ville, il n'est pas étonnant d'y rencontrer nos catalans Michael et Fiona. L'après-midi se passera au lit pour Christophe et Tourista, sa nouvelle copine tandis que Sophie flânera dans les boutiques de patchwork. Nous avons droit à la coupure d'électricité habituelle au moment du dîner et nous choisissons le seul resto éclairé, celui qui a un générateur (l'intensité de l'ampoule étant inversement proportionnelle au bruit du moteur!!!). Le problème c'est que dans la rue, il fait noir noir, raison pour laquelle Christophe n'a pu éviter la bouse bien fraîche qui se trouvait sur son chemin (si vous venez
Vendredi 2 Décembre: Un chien dans un jeu de quille Christophe s'est réveillé brutalement en pleine nuit à cause d'un cauchemar où une bestiole se promenait sur son bras sauf que ce n'était pas un rêve et qu'il y avait bel et bien une grosse souris sur son bras! La pauvre a fait un vol plané a travers la chambre. Nous terminons la visite du site par celui du vieux village ou se trouvent quelques temples jains. Cette fois pas question d'espérer y voir des sculptures érotiques, les Jains les ont fait "sauter" pour y mettre les leurs beaucoup plus puribondes! Le bus pour Jhansi part a 16h et arrive a 21h, on a oublié que c'est la période la plus dangereuse pour circuler, surtout lorsque la "highway" n'a qu'une voie, que les vélos n'ont pas de phare, et les buffles non plus! Pas glop de voir un véhicule de plusieurs tonnes nous fonçant droit dessus sur la même voie, bus et camion klaxonnant dans une sorte de ballet d'intimidation. C'est à celui qui craquera le premier et qui s'écartera sur le bas-côté pour laisser la route a l'autre...La hiérarchie est souvent respectée: le piéton s'écarte systématiquement puis le vélo, la voiture, la jeep, le bus et le camion au sommet de la pyramide. Seule exception, la vache, qui têtue comme une mule, campe parfois sur le bitume et oblige les chauffards à ralentir ou s'arrêter. Les chiens, par contre ne sont pas sacrés, bien au contraire, ils souffrent d'une mauvaise image (pour les hindous ils sont la réincarnation des voleurs) et s'ils ne s'écartent pas rapidement, se retrouvent a l'état de chapati. Nous arrivons à Jhansi, une ville sans touristes puisqu'il n'y a rien à y voir ou à y faire. Pas facile donc de trouver un hôtel. D'abord trop cher puis ensuite interdit aux étrangers, nous avons finalement choisi l'hôtel le plus bruyant du quartier, avec vue plongeante sur une salle des fêtes en plein air où a lieu un mariage (tant pis, on est crevés et de toute façon on a des boules Quies!). Devant l'insistance du père de la mariée, nous n'avons pu refuser son invitation et puis les murs de notre hôtel étant épais comme du papier à cigarette autant avoir l'image et le son. On se retrouve dans une soirée ou plusieurs centaines de personnes ont été conviées. Il est malgré tout impossible de passer inaperçus et nous sommes accueillis telles des stars. Comme Johnny au Parc des Princes nous sommes dépassés par les évènements et entourés d'une foule de curieux nous assommant de questions, nous serrant la main et nous prenant en photos. Christophe aura même le privilège de se faire invité à danser par des hommes qui n'hésitent pas à le tenir longuement par la main. On a beau savoir que c'est une démonstration d'amitié courante ici, ça fait bizarre! Même endimanchés, les indiens ont un look très rétro : jean moulant en haut, pat'd'eph en bas, veste en sky sur laquelle sont rabattus des cols dits " pelle à tarte " ou encore smoking au veston croisé et boutons dorés. Question coiffure, la mode est à la frange longue gominée sur le côté et la raie au milieu. Les mariés sont installés sur une sorte de trône ou les invités défilent pour leur donner la bénédiction et être photographiés en leur compagnie. A notre tour donc d'être sous les projecteurs
Samedi 3 Décembre: Orchha On décide d'aller directement à Orchha sans passer par les cases Datia et Sonagiri, c'est trop galère pour s'y rendre. C'est en recherchant une guest que nous sommes tombés une fois de plus sur les catalans installés dans celle d'en face. Orchha, surnommée "le joyau du Madhya Pradesh" est une petite bourgade médiévale au milieu de la campagne sur les bords de la rivière Betwa. De nombreux palais, temples et mausolées en pierre témoignent de la puissance de cette minuscule cité jadis capitale au XVIIe siècle. Nous grimpons au quatrième étage du Chaturbhuj temple d'ou l'on peut observer les nombreux vautours et perroquets verts qui ont élu domicile sur les hauteurs de tous les édifices. Cela nous offre aussi un très beau panorama sur le village, la rivière et tous les autres palais qui nous attendent demain.
Dimanche 4 Décembre: Leçon de français C'est en visitant les mausolées le long de la rivière que nous croisons une fois encore Fiona et Michael. Nous les suivons pour une ballade à travers champs qui nous mène au Laksmi Narayan temple. Après quoi un bon déjeuner où le temps de préparation fut fidèle à ses 60 minutes habituelles; désormais nous passons commande puis profitons de l'attente pour aller dans un Internet café ou faire de "l'administratif" style réservation (même en vacances on ne perd pas de temps). Cette fois nous leur disons adieu puisqu'ils retournent a Delhi. Adios amigos... L'après-midi nous visitons le Raja Mahal et le Jahangir Mahal, les deux palais les plus célèbres. Massifs et imposants nous imaginons quelle splendeur cela devait être lorsqu'ils étaient encore recouverts de faïence turquoise et émeraude. Sur la place du marché où de nombreux stands à touristes sont installés, un jeune nous demande quelques tuyaux en " franchis " pour être plus "compétitif". Nous lui faisons cadeau de La phrase, celle qui fera la différence, celle qui a déjà fait le tour de Birmanie: "c'est joli, c'est pas cher, c'est local", et là, le cours de franchis se transforme rapidement en cours collectif...
Lundi 5 Décembre: Une journée a l'Orchha Resort Comme hier matin, nous prenons le petit dej' sur la terrasse de notre guest. La ville s'éveille en même temps que les singes en face de nous sur le toit voisin. Les petits s'accrochent sous leur mère, tètent et jouent entre eux, les mâles essaient de faire la loi et les plus malins descendent sur notre terrasse pour boire dans la réserve d'eau de l'hôtel. Les tenanciers les chassent tout en s'en amusant mais des qu'ils ont le dos tourné, les singes en profitent pour refaire un petit tour dans la barrique, c'est un vrai spectacle comique ; Sophie pourrait rester des heures à les regarder. On réussit enfin à contacter l'indien que nous avions croisé a Katmandou. Il nous attend a l'Orchha resort, l'hôtel le plus luxueux du coin. Il est ici chez lui puisqu'il appartient à son meilleur ami et nous sommes ses invités. Bien que le complexe soit descendu en flèche par "Le Routard" compte tenu de son non-respect de l'environnement (il se trouve au pied des cénotaphes royaux), la piscine, le buffet et la chambre aux frais de la princesse ont eu raison de notre bonne conscience. Le soir nous dînons en compagnie de ses amis: un cinéaste de Bollywood appartenant a la caste des " guerriers ", et un brahmane journaliste a l'Indian Today. Nous apprendrons ce soir que le système des castes est en voie de disparition. Ils nous expliquent qu'aujourd'hui en Inde, on peut être au plus bas de l'échelle comme ces hors-classes appelés " intouchables " qui exercent des métiers " impurs " (abattage des animaux, travail en rapport avec la mort d'une manière générale) et faire fortune, ou appartenir à la plus haute des castes, celle des " brahmanes ", prêtres a l'origine vivant selon des règles strictes (interdiction de
V.I.P.manger de la nourriture préparée par quelqu'un issu d'une autre classe et de boire de l'alcool) et crever de faim. De la même façon, il existe maintenant des mariages " mixtes " c'est-à-dire entre classes différentes. La réussite sociale semble en effet avoir pris le dessus sur les traditions (mais est-ce vraiment un mal ?) et l'argent a tout pouvoir même celui de se permettre de boire de l'alcool quand on est brahmane. D'ailleurs ça y va le whisky et la vodka. Cela nous arrange, on se tape à deux la bouteille de Saint-Estèphe que Marc nous a laissée.
Ils ont "l'occidentale way of life", en Inde ils appartiennent à la " haute ". Il faut cependant relativiser car leur regard sur la société indienne semble en décalage par rapport aux réalités de l'Inde profonde. Les échanges que nous avons eus antérieurement nous ont montré le contraire. Même si l'accord des jeunes gens concernés est pris en compte, dans la majorité des cas les mariages sont toujours arrangés a l'intérieur d'une même caste.
Nous terminons la soirée avec Rajdan à qui nous faisons une petite démonstration de salsa. Il nous parlera un peu de sa vie personnelle, de son divorce et de sa maîtresse rencontrée à Katmandou. Puis, contre toute attente, il sera fier de nous montrer un film porno sur son ordinateur portable! A ce propos, la sexualité est un sujet tabou en Inde (pourtant c'est bien eux le Kama-Sutra !). Les jeunes qui peuvent avoir accès a Internet découvrent le sexe par ce moyen et certains plus indiscrets que d'autres n'hésitent pas a nous questionner sur le sujet (dans ce domaine, les occidentaux représentent la liberté).Mardi 6 Décembre: D'Orchha à Agra en passant par Gwalior Le petit dej' du palace est décevant, même pas un jus de fruit frais et le café est imbuvable. Moralité: quand on va dans une guest pour routards, on paie pas cher mais on sait pourquoi! Nous remercions Rajdan qui veut nous rejoindre à Goa pour le nouvel an. Un des chauffeurs de l'hôtel nous dépose à la gare de Jhansi. Nous passons tout le trajet à discuter avec des indiens très curieux de nous et de notre avis sur leur pays : " Que pensez-vous de l'Inde ? " vient souvent après " Where do you come from? ". Une heure et demi plus tard nous descendons a Gwalior pour quelques heures, le temps de visiter la citadelle, "une de ces citadelles de Titans comme on en construisait dans ces pays aux ages héroïques", écrivait Pierre Loti.
Sur la route qui nous mène sur les hauteurs de la ville, nous croisons les engins les plus étranges qu'il nous ait été donné de voir depuis le début de notre voyage, des véhicules noirs pétaradants à trois roues, croisement d'une voitures des années 30 avec un tuk-tuk! Ses façades ont conservé des vestiges de faïences, en email bleu, verte et or de ce qui dut être une éblouissante frise représentant canards, paons, éléphants, crocodiles, etc... Quelques mots sur les normes de sécurité en Inde: il n'y en a pas! Ce n'est pas la première fois que l'on constate cet état de fait en Inde, mais la sécurité n'est pas la priorité numéro un du pays: en longeant la muraille, nous remarquons que certains créneaux sont effondrés ce qui nous laisse au bord d'un précipice a 90 degrés sans aucune barrière de protection; un pied qui butte sur une dalle qui dépasse et hop le saut de l'ange...Pareille sur les routes ; les fils barbelés qui la bordent achèveront à coup sûr tous les motards ou cyclistes qui auront la malchance de se faire projeter sur le bas-côté ! Bon, c'est pas tout mais ce soir on a rencard. Nicolas qui vient de passer deux semaines en Inde avec sa guitare sur le dos rentre en France demain et nous nous sommes donnés rendez-vous ce soir à Agra. Nous l'apercevons venant en sens inverse en rickshaw. On a du mal à se croiser en France mais on arrive à se donner rendez-vous a Agra, c'est fort !
Mercredi 7 Décembre: "Cette larme sur la joue du temps" (Rabindranath Tagore, poète) Nico ne disposant que de deux semaines pour visiter le Rajasthan s'est offert le luxe de louer une voiture avec chauffeur, luxe dont nous profiterons ce matin. Direction le Fort Rouge. Cette très belle forteresse qui donne un avant-goût du Taj Mahal avec ses bâtiments en marbre, abritait un harem de 5000 femmes (un paradis sur Terre pour la gente masculine), mais servit aussi de prison a l'empereur Shah Jahan qui fut emprisonné par Aurangzeb, son propre fils. De sa cage dorée il put contempler à loisir le tombeau de sa femme tant aimée, le Taj Mahal ou il l'a rejointe. Nous quittons Nico à la sortie comme on se quitte après une soirée en regrettant que ce ne fut pas plus long. Rendez-vous a Mexico, on s'fait une bouffe?
Jeudi 8 Décembre: Fathepur Sikri Nous prenons le bus pour Fathepur Sikri, une bourgade située a 40 Km d'Agra. Christophe n'a toujours pas integré la façon qu'ont les indiens (comme les népalais) de dire "oui" par un hochement de tête sur le côté (qui pour nous s'apparente à un "oui-non"), et c'est très drôle de l'entendre poser trois fois la même question au chauffeur qui répond toujours de cette manière (ça pourrait durer longtemps...). L'empereur Akbar, connu pour sa politique de tolérance qui permit de faire cohabiter hindous et musulmans, est à l'origine de l'art Moghol en Inde. Nous visitons la citadelle où il installa sa cour. Ses magnifiques palais de grès rouge ont résisté à l'usure du temps; l'Unesco envisage de lui conférer le statut de Patrimoine Mondial. Un peu plus en contrebas se trouve le caravansérail puis nous poussons jusqu'au vieux village à quelques minutes de marche. Nous sommes accueillis par une colonie de gamins qui nous indiquent le chemin tout en nous réclamant roupies, chocolat et school pen. Au passage de Christophe, les femmes se voilent le visage, ce qui n'était encore jamais arrivé. Nous traversons une ville où des enfants crasseux jouent au milieu des ordures, et où les rues sont remplacées par des caniveaux ou pourrissent toutes sortes de détritus. Les enfants s'amusent de peu de choses : faire rouler un pneu avec une baguette, tirer sur les singes avec des lance-pierres ou ramasser de la bouse avec les mains pour en faire des galettes (qui serviront une fois séchées a alimenter le feu). Ici comme partout en Inde, les animaux vivent au plus près des hommes. Chiens, vaches, cochons, singes et humains cohabitent le plus naturellement du monde. Le hasard nous amène à une superbe devanture en dentelle de pierre ignorée des guides touristiques et pourtant la plus belle que nous ayons vue jusqu'à présent. Les gamins ne nous lâchent pas d'une semelle et ils nous accompagneront jusqu'à la sortie du village. Nous terminons la visite du site par la mosquée et sa Porte Sublime, " sublime " dans le coucher du soleil. A ses pieds, un camion citerne a attiré les habitants du voisinage venus se ravitailler en eau, ça gesticule à tout va. Pour certains, l'eau du robinet est un luxe inabordable et l'absence de puits rend le camion-citerne indispensable.
Vendredi 9 Décembre: La réserve d'oiseaux de Bharatpur Sur la route qui nous mène au parc de Keoladeo, de nombreux montreurs d'ours qui font lever leurs balibars attendent que les touristes s'arrêtent pour prendre quelques clichés et donner la pièce. Bien que cette tradition existe depuis longtemps dans le coin, les animaux subissent de mauvais traitements. Nous nous passerons de la photo à sensation espérant être de plus en plus nombreux à ne pas cautionner cette activité. La réserve d'oiseaux fut jadis le terrain de chasse du maharadjah. De grosses colonies d'oiseaux représentant des centaines d'espèces et en font aujourd'hui une des toutes premières réserves au monde, un paradis sauvage. Nous le parcourons à vélo avec les services d'un guide. Arbres et étangs sont couverts de milliers d'oiseaux peu craintifs et d'une variété immense: hérons, aigrettes, marabouts, ibis, martin-pêcheur, hibou, rapaces et échassiers en tous genres se partagent le ciel et les branches. Bien que les marabouts soient particulièrement bruyants, nous apprécions le calme et la nature reposante de ce parc. Ni jeep ni barrière ; nous sommes au coeur d'un lieu enchanteur. Contre toute attente, il est aussi réputé pour ses pythons. Nous nous aventurons donc à pieds à la recherche de ces reptiles en suivant de près notre guide. Il a repéré des traces et, connaissant bien le parc, nous mène directement à leur nid. La bestiole se repose au soleil, elle est énorme et ne semble pas dérangée par notre présence, on pourrait la toucher sans difficulté (faut juste oser le faire!). C'est ce qu'a fait notre guide lorsqu'elle s'est mise à onduler sur le sable pour rentrer dans son trou. Il lui a choppé la queue avant qu'elle ne s'engouffre a l'intérieur. Impressionnant. Sur ce, il nous à amèné à un autre repère ou cette fois, quatre spécimens tout aussi gros paressaient tranquillement. Même pas peur! Christophe était comme un fou, il en voulait encore et s'est mis en tête de les dénicher tout seul. Il est revenu bredouille.
Samedi 10 Décembre: Delhi Levés aux aurores pour se rendre a Delhi, d'abord le bus jusqu'a Agra puis le train. Nous n'avons pas réservé de place et prenons le premier train qui se présente dans le wagon réservé aux placements libres. Ils ont du vendre plus de billets qu'il n'y a de place, c'est encore pire que la première fois, impossible de circuler au milieu des bagages et des voyageurs. On ne va pas pouvoir passer cinq heures dans ces conditions, on monte dans le premier wagon voisin et tant pis pour l'amende! On était confortablement installés dans une couchette première classe à l'abri des regards cachés derrière un rideau lorsque le contrôleur est arrivé. On se met d'accord sur le prix d'un bakchich inférieur au montant du billet. " Honnête ", il est revenu nous rendre de l'argent jugeant qu'il nous avait trop ponctionnés. Des dizaines de tuk-tuk et de rabatteurs d'hôtels n'attendent que nous à la sortie de la gare. Ils annoncent des prix exorbitants pour nous déposer à l'Anoop guesthouse. Nous sommes déjà avertis de leurs pratiques et précisons bien que s'ils cherchent à nous déposer ailleurs (ou ils touchent un bakchich), nous ne paierons pas. Ok, ok, no problem répondit-il sauf qu'en route le prix de la course se met à grimper. Grosse colère de Christophe qui le stoppe net au milieu de la route. Résultat, on ira a pied a l'hôtel! (C'est bon pour les fessiers.) Nous sommes dans Main bazaar, le quartier touristique de Delhi, tout ce qu'il nous faut pour préparer la suite de notre voyage: trouver les vols pour Goa et les Maldives, réserver les billets de train pour aller aux sources du Gange et s'occuper de la visite du Rajasthan. Difficile de dénicher un billet pour se rendre a Goa pour le nouvel an, on abandonne l'idée, on le passera a Bombay. Quand au Rajasthan, étant donné qu'Olivier n'est là que pour 15 jours, on gagnera du temps à louer une voiture avec chauffeur, nous prendrons Praveem, celui qui a trimbalé Nico.
Dimanche 11 Décembre: Olivier est arrivé hé hé, sans s'presser hé hé. La petite ballade au Central market où nous achetons quelques petites bricoles bon marché sera notre seule sortie de Main bazar de la journée. Il nous reste encore des démarches à faire et, à vrai dire, on est un peu fatigués des visites; on se réserve pour le Rajasthan ou le rythme sera soutenu. C'est ce soir qu'Olivier doit arriver; voyageant en Gp, rien n'est moins sûr surtout qu'il semble y avoir quelques problèmes à l'embarquement. C'est plutôt embêtant car on a reservé les billets pour demain. Il arrivera finalement avec trois heures de retard, ouf!
Lundi 12 Décembre: Le ton est donné Pendant que Christophe finalise les réservations de billets, Sophie fait découvrir le quartier de Pahar Ganj à Olivier, c'est-à-dire les magasins. Contrairement à la veille où son arrivée tardive lui avait montré des rues sombres et désertes mis a part quelques vaches endormies, l'animation de la rue et les couleurs du jour lui éclatent à la figure. 15h25, nous sautons dans le train pour Haridwar. On trouve de tout sur les quais de gare : gargotes vendant des plats dans des feuilles (ça c'est écolo), vendeurs ambulants de thé et même vendeurs de jouets. Cinq heures plus tard nous arrivons de nuit et compte tenu de la galère à trouver un bus se rendant a Rishikesh, nous négocions un auto rickshaw pour couvrir les 25 km. Nous sommes plus au nord et il caille, le trajet nous paraît très long emmitouflés dans nos polaires (Olivier regrette déjà d´être venu en vêtements légers sur les recommandations de Christophe). La musique " zen " diffusée a l'entrée de la guest, les affiches proposant cours de yoga ou de méditation et les massages ayurvédiques à tous les coins de rue donnent le ton de la ville, capitale mondiale des sciences méditatives rendue célèbre par les Beatles venus y pratiquer la méditation transcendantale. Strawberry fields forever…
Mardi 13 Décembre: " Öm " Pas le temps de se lancer dans un stage de méditation transcendantale, nous préférons découvrir la campagne environnante en grimpant la colline voisine surplombée du Kandavpuhri temple. Nous sommes invites à prendre le thé dans une ferme où le patriarche de la famille passe une bonne partie de son temps assis sur la terrasse aux côtés de sa carabine. Intrigués de le voir ainsi, nous apprenons que son arme est purement défensive, les animaux sauvages rôderaient dans les parages. Papi, que nous avons surnommé " le chasseur de lion " en aurait déjà aperçus plusieurs rôdant près des cultures, mais les derniers spécimens vivant dans le Gujarat, cela remonte sans doute à Mathusalem. Avant d'arriver au sommet, nous traversons un village. Les enfants qui jouent dans la cour de l'école ont des jeux plutôt déconcertants : ils se tiennent la main par deux en faisant la courte échelle à un troisième qui a sa jambe au-dessus, ce dernier se retrouve a cloche pieds et s'agrippe aux autres puis ils tournent autour d'un pieu. Le but du jeu : aucune idée mais nous profitons de leur curiosité a notre égard pour les imiter et provoquer un fou rire général. Qu´est-ce que c´est bon une pleine volée de rires d´enfants … La classe se passe a l'extérieur sur des nattes sauf l'enseignante qui est assise sur une chaise face à une douzaine d´élèves.
Mercredi 14 Décembre: La cour des miracles Au lever, les mêmes qu'hier, cette fois vêtus d'une sorte de kimono, sont agenouillés et font des exercices pratiques face au soleil levant, à moins que ce ne soit des prières. Sophie qui nous a fait une poussée de fièvre pendant la nuit reste au lit pendant que les deux frangins visitent un ashram, la spécialité du coin. Ces établissements sont des lieux permettant de goûter à la vie ascétique. Il faut s'y déchausser avant d'entrer. A l'intérieur, une succession de temples et les effigies des innombrables avatars de Brahma, Vishnou et Shiva, la Trinité (ou triade cosmique) sans oublier Ganesh, le très populaire fils de Shiva et Parvati a tête d'éléphant. Pour la petite histoire, croyant surprendre sa femme avec un amant à son retour d'une longue absence, Shiva lui trancha la tête puis, s'apercevant de son erreur, la lui remplaça par celle du premier animal croisé. Sur les murs sont inscrites des prières mystiques dont la fameuse formule ésotérique " Om mani padme hum " que l'on entendait en boucle au Népal chez tous les disquaires. Nous filons ensuite à Haridwar ou nous devons reprendre le train le lendemain à 6h25. Direction le temple qui marque le début du pèlerinage des hindous. Dans un sens c'est aussi celui d'Olivier qui découvre ses premiers vautours, écureuils et langurs, ces grands singes blancs à tête noire qui n'hésitent pas à lui tirer le pantalon pour réclamer quelque nourriture. A force, on n'y prête même plus attention; comme les vaches, ils font partis du décor quotidien ici en Inde (on adore). Au-delà du succès de la méditation transcendantale, Rishikesh et Haridwar sont des villes connues pour être le départ des pèlerinages vers les sources du Gange. Des milliers de pèlerins affluent chaque année. Le Gange tient une place extrêmement importante dans la religion hindoue et ceci indépendamment du dieu que l'on prie, c'est en effet plus qu'un fleuve, c'est la déesse Ganga descendue du ciel pour sauver l'humanité... Pour saisir l´importance
Jeudi 15 Décembre: Héros malgré nous Nous arrivons a la gare alors qu'il fait encore nuit. En attendant leur train, les indiens dorment à même le sol enroulés dans des couvertures telles des momies, même une vache fuyant le froid s'est trouvé un abri dans le hall! Il y a un centimètre de jeu entre les vitres et l'air s'engouffre dans le wagon. Olivier n'est pas au mieux et les courants d'air achèvent le travail commencé la veille en tuk-tuk: la fièvre monte. On commence à avoir une image de héros aux yeux d'Olivier qui en trois jours en Inde s'est choppé une ampoule de fort beau gabarit, une tourista de bienvenue et cerise sur le gâteau: un rhume couplé à de la fièvre! Lui qui pensait trouvé chaleur et cocotier pour Noël, c'est raté. Sophie n'étant pas en forme non plus, on laisse tomber la visite du temple sikh de Delhi. Cela nous aurait pourtant permis d'en savoir plus sur ces hommes à la barbe bien taillée et portant ce turban très particulier qui cache leur longs cheveux. Jadis réputes pour être de vaillants guerriers, ils sont devenus des business mans hors pair. Le sikhisme, un mélange d'islam et d'hindouisme, fut fondé en réaction a l'inégalité des classes et du pouvoir abusif des brahmanes. Ils croient en un dieu unique mais aussi en la réincarnation, et s'imposent des règles de conduite strictes (pas d'alcool ni de tabac). Les deux malades trouveront néanmoins la force de se rendre au tibetan market...(no comment). Nous prenons la route pour Jaipur avec Praveem, notre chauffeur de 27 ans. Célibataire, il vit toujours chez ses parents et à la vue de la maison, les affaires ont l'air de bien marcher. Son père est commissaire, ça peut toujours servir : Nicolas qui s'était fait volé sa carte bleue a pu ainsi expédier la déclaration en une demi-heure. Nous arrivons à une heure du matin sans réservation d'hôtel. Comme c'est la pleine saison nous tournons 1h de plus avant de trouver une chambre de fortune dans la quelle nous rajouterons un matelas.
Vendredi 16 Décembre: "Qu'il est loin mon pays, qu'il est loin..." L'orange est à Jaipur ce que le rose est à Toulouse. Pourtant, comme sa consœur française, elle est elle aussi surnommée "la ville rose". Ses bâtiments sont faits de grès rose ou peints dans les mêmes tons. Apres le train et le tuk-tuk, Olivier teste le rickshaw pour se rendre au City Palace, nos drivers respectifs se tapant la bourre au milieu des voitures, des vaches et des ânes. Avant d'entamer la visite, nous passons devant le palais des vents dont la haute et belle façade pyramidale fut édifiée pour les femmes du harem qui pouvaient ainsi observer la rue sans être vue. Le City Palace, toujours habité par le maharadjah de Jaipur est un peu décevant. Ce qu'on retiendra sera une magnifique collection d'armes et de vêtements d'apparat brodés et parfois sertis de pierres précieuses ayant appartenu aux prédécesseurs, et les plus grosses pièces du monde en argent: deux immenses jarres de 345 kg qui servaient a transporter l'eau du Gange pour les ablutions du maharadjah. Enfin les voila, depuis le temps qu'on les attendait ces images d'Epinal indiennes...Le turban sur la tête et la flûte au bec, ils sont assis en tailleur devant deux paniers d'ou sortent trois cobras. Ksssssss.... Après un plantureux repas dans une gargote cent pour cent indienne (malai kofta, matar paneer et eggs biryani Mmmm…), nous nous lançons a l'assaut de l'Amber Palace. Ici encore des langurs espèrent recevoir de la nourriture des passants. Il suffit d'avoir un sachet à la main pour qu'ils arrivent par derrière et vous l'arrachent des mains causant au passage un cri de la victime suivi d'un éclat de rire des spectateurs. Ce n'est pas la première fois qu'on constate que ce sont de véritables voleurs; hier, ils s'y sont mis à plusieurs pour chaparder des chapatis et de la préparation directement dans les gamelles d'une gargote avant de les déguster sur les fils électriques. Les commerçants les chassent mais semblent finalement s'en amuser. En tous cas, nous ça nous fait bien marrer. Ce palace ressemblera aux autres avec les chambres des concubines jamais très loin de celle du maharadjah, des fontaines et un astucieux système de circulation d'air, ancêtre de l'air conditionné en moins polluant. De retour en ville nous passons devant le Lake palace, splendide construction plantée au milieu du lac, décor des plus romantique au coucher de soleil. Il nous reste le temps d'aller flâner dans les magasins de Johar bazar, épuisant. C'est un incroyable raccolage: "How are you? Which country? Have a look? please, madam', excuse me? etc..." INSUPPORTABLE!
Samedi 17 Décembre: Pushkar Visite de la forteresse de Jaigarth qui n'a rien de particulier par rapport aux autres (créneaux et murailles comme d'hab) si ce n'est qu'elle renferme le plus gros canon du monde (50 tonnes) qui nécessitait quatre éléphants pour le déplacer. Tout comme la forteresse, il n'a jamais servi (sauf pour son tir d'essai), le maharadjah étant pote avec le big boss Akbar. On prend la voiture pour Pushkar. Nous aurons le temps de grimper la colline qui mène au temple Savitri pour voir le soleil se coucher et finir l'Ossau Iraty rapporté par Olivier. De là-haut nous avons une vue plongeante sur la ville et les plaines arides environnantes. Le désert du Taar vient ici lécher le bourg qui s'organise autour du lac sacré dans lequel descendent les ghats. Pushkar est une petite ville paisible malgré son caractère saint (la foire aux chameaux qui s'y tenait il y a quelques semaines ne nous aurait pas permis un tel calme). C'est la seule place dédiée à Brahma, le dieu des dieux; il y aurait écrit les Védas, des textes sacrés. Comme Katmandou, ce fut autrefois un repère de hippies, les looks de certains d'jeun's et le hachisch proposé dans la rue en témoignent encore. Nous logeons à la Rajgun guesthouse très basique mais bien tenue par le maître de maison un peu maniaque sur les bords. Sophie a gagné au Yahtzee (elle a absolument voulu l'écrire, désolé !).
Dimanche 18 Décembre: La journée de la vache Sophie et Olivier sont toujours malades avec de grosses douleurs au ventre. " Les mouches ont changé d'âne " glisse Christophe. Raison de plus pour que ce soit une journée "à la cool"; le billet retour d'Olivier nous oblige en effet à planifier et malheureusement à être un peu speed. Donc, aujourd'hui c'est ballade dans la ville qui de toute façon n'offre rien de particulier a visiter et c'est tant mieux! Les maisons bordant les ruelles sont colorées comme les saris des indiennes vêtues de rouges flamboyants, de jaunes francs et de verts éclatants qui sont les couleurs du Rajasthan. Nous terminons la journée sur les ghâts ou il faut se déchausser et de ce fait ... marcher sur les merdes de pigeons qui investissent les lieux! Sophie à la cote avec deux sikhs plutôt entreprenants. Un habitant voyant ça du coin de l'œil nous mettra en garde, outre par leur comportement irrespectueux à notre égard dans ce lieu saint. Les vaches auront bien animé notre journée. Une première a pété les plombs et a chargé en beuglant dans la rue obligeant les passants a s'écarter sur son passage, c'était comique. Ensuite nous avons croisé deux spécimens dignes de figurer au musée des horreurs qui avaient une cinquième patte...sur le dos! Enfin, pendant que nous lisions assis sur les ghâts, une noiraude s'est pointée par derrière et a bouffé quelques pages du carnet où Christophe écrit ses notes avant qu'Olivier ne lui arrache de la bouche. La garce, comment on va faire maintenant pour écrire le journal?....T'as de la chance de jouir de ton impunité de vache sacrée, sinon tu finissais en steak! Une fois de plus Praveem nous propose de l'accompagner à boire du whisky. Il se met ça tous les soirs, heureusement ça ne se ressent pas sur sa conduite. A ce propos, ici comme au Népal, on achète son permis de conduire. Nous dînons sur une très belle terrasse au coin du feu où Olivier nous mettra la pâtée au "baccalauréat" (on fait c'qu'on peut pour s'occuper, y'a pas d'télé).
Lundi 19 Decembre: Ahhh...Jmer Avant d'entamer les 11 heures de voiture qui nous séparent de Jaisalmer, nous faisons une petite halte à Ajmer, voisine de Pushkar. Et quelle halte, on s'en serait voulu de rater ça. Cette ville, abrite le mausolée de Khwaja Moinuddin Chisti qui lui confère le statut de lieu de pèlerinage islamique, ainsi que la mosquée Adhai-din-ka-Jhonpra. Les musulmans achèvent de nous convaincrent de leur talent d'architecte (le Taj Mahal, l'Alhambra etc…); divinement sculptés dans la pierre, caractères et motifs arabes ciselés dans une pierre ocre, les restes de cette mosquée valaient a eux seuls le détour. Pour entrer dans Dargah, sorte de ville dans la ville où se trouve le mausolée, il faut se déchausser et se couvrir la tête. Nous déambulons sur le marbre glacé avec nos coiffes achetées pour 15 roupies au milieu des odeurs de pieds. Tout un microcosme vit ici: marchands de fleurs et d'articles religieux, pèlerins, mendiants et...un français de 49 ans converti a l'islam. Il eut la révélation lors de son premier voyage en Inde il y a 30 ans et connaît bien l'endroit puisqu'il y vit maintenant depuis un an. Il nous fait la visite du lieu et nous présente a "Haji Syed Noor Alam Chishty", haut représentant religieux qui nous invite à boire le thé. C'est en tout cas un chaud-lapin le type. Souphie par-ci, Souphie par-là; un peu plus et il lui proposait de rejoindre son harem! On reprend la route. Plus nous avançons vers Jaisalmer, plus les vaches semblent laisser la place aux chameaux occupés à tirer une charrette ou a paître sur le bord de la route. Apres Jodhpur, le désert s'impose de plus en plus, le sable vient lécher le bord de la route. La nuit tombe et comme d´habitude sur ces longues routes désertes, nous croisons des cadavres d'animaux sauvages attirés par les phares des véhicules.
Mardi 20 Décembre: The "Golden city" Nous sommes arrivés de nuit et c'est seulement à la lumière du jour que nous découvrons Jaisalmer surnommée à juste titre " la ville jaune ". Alors que nous déambulons dans la rue du marché flanquée de boutiques d'artisanat, nous sommes éblouis par la beauté de la vieille ville. Les façades ocres éclatantes au soleil nous dévoilent des balcons, des portes et des fenêtres ciselées d'une extraordinaire finesse; ce sont les havelies, les demeures de riches bourgeois cherchant à rivaliser en taille et en exubérance. Les ruelles sont toujours odorantes, jonchées de poubelles, de bouses et de vaches placides, sauf que l'une d'elles mal lunée a voulu charger Christophe.
Mercredi 21 Décembre: Le chien aboie… Rendez-vous 7h30 pour la virée dans le désert du Thar. Olivier a encore 38, 4 de température mais vaillant comme un Rajput, il nous suivra dans cette trépidante aventure chamelière… Nous montons dans la jeep avec un couple d'anglais et un belge flamand pour qui le français est une langue totalement étrangère même en vivant à 30 kms de Bruxelles.
Nuit a la " pèle " étoile Nos dromadaires sont chargés de jerricanes d'eau, de nourriture et de couvertures car ce soir nous dormons à la belle étoile et le désert n'est pas réputé pour ses nuits chaudes. Nous sommes gênés de voir les chameliers et cuistots marcher à côté de nos montures, cela fait un peu touristes-rois que l'on promène. On fait une halte à l'ombre d'un arbre pour le déjeuner. Les cuistots nous ont préparé un thali un peu épicé mais très bon. La deuxième partie du voyage met à mal nos adducteurs; il faut changer de position régulièrement en croisant les jambes devant la selle et c'est pas évident à tenir. En tout cas, on est tous d'accord pour dire qu´il y a un peu de laisser aller au niveau de l´hygiène bucco-dentaire de nos montures. Les fosses sceptiques de Calcutta par une journée de grosse chaleur dégagent une odeur de brise marine en comparaison de ce qui peut sortir de la bouche d'un chameau. Sophie en fera une expérience toute personnelle en recevant un délicieux filet de bave au visage…
Le désert du Thar n'est pas si monotone, des terres arides alternent avec des bandes de sables et des arbustes éparses jusqu'aux dunes ou nous bivouaquerons cette nuit. Un malin est là à nous attendre avec bières et boissons fraîches ! Apres le coucher de soleil, le froid ne tarde pas à se faire sentir. Olivier qui s'était senti mieux dans la journée repasse dans la zone rouge. Il faut d'ailleurs souligner un bel effort vestimentaire de sa part : chaussures bateaux, chaussettes remontant sur les bas de pantalon, Tshirt moulant de plongée Beuchat et veste tenue sur la tête par un bob surmonte d'une lampe frontale. On n'avait pas vu autant d'originalité chez un jeune couturier depuis bien longtemps…
Nous assistons à la préparation du thali et des chapatis avant de prendre notre repas autour d'un feu. Nous dormons sur de fins matelas tout habillés dans nos duvets avec trois couvertures en plus. Le thème de la veillée sera " observation des étoiles ", même s'il n'est pas aussi étoilé que dans les steppes mongoles, le ciel nous offrira quelques étoiles filantes.Jeudi 22 Décembre: … et la caravane passe Après quelques toasts grillés au feu de bois, un œuf dur et un chai, nous entamons le chemin du retour, cette fois juste tous les trois puisque les autres passent une deuxième nuit dans le désert. Nous croisons gazelles et rapaces sur la route qu'Olivier terminera à pieds, pour cause de " trop mal au cul ". Sur la route nous nous arrêtons a Khuldara, ville fantôme en plein désert. Les 700 maisons en ruines et la taille de cette ville-étape sur la route de la soie témoignent de sa prospérité d'antan. Du haut du temple en son centre, on imagine l'agitation qui devait y régner à l'arrivée des caravanes mais, refusant d'être rackettés par le maharadja, les habitants quittèrent la ville en une nuit. Pour rester dans l'ambiance " caravane ", de retour à Jaisalmer, nous visitons un ancien caravansérail transformé en hôtel de luxe (c'est devenu une véritable obsession chez Christophe qui entame le troisième volet de la trilogie " La longue marche ", Sophie a jugé que le premier lui suffisait!). La vue de la terrasse valait le déplacement, on aurait pu y rester des heures à contempler d'en haut la vie grouillante de la ville sur fond de citadelle. Ce soir, après une nuit pas très confort et deux thalis de suite, on se fait plaisir en dînant dans le resto le plus réputé de Jaisalmer " le trio ". Mouais...
Vendredi 23 décembre: Bon anniversaire Praveem Départ pour Jodhpur au petit matin, il fait encore nuit. Sur la route, des chiens peu chanceux et même un dromadaire sont raides sur la chaussée. Nous entrons en pays vishnois, habitants connus pour être sans doute les plus fervents écolo et plus grands adeptes de la non-violence qui soient. Sur ordre du maharadja, 363 de ces personnes furent tuées enlacées à des arbres pour empêcher qu'ils ne finissent en meuble. Cela explique probablement ces carrières que nous apercevons sur la route dont seuls les arbres au sommet d'un monticule ont été épargnés par les bulldozers. Jodhpur est appelée " la ville bleue " ; appartenant à l'origine à des brahmanes, nombre de ses maisons sont teintées de bleu, la couleur de Krishna (il paraît qu'en plus ça éloigne les moustiques!). Nous franchissons l'enceinte de la vieille ville blottie autour de la forteresse Rajput, l'emblème de la ville. C'est à la célèbre " omlet shop " que nous prenons un casse-croûte avant de monter à l'assaut de la forteresse de Mehrangarh. Pour une fois, nous avons chacun un audio guide et déambulons avec nos écouteurs sur les oreilles et notre baladeur autour du cou. Toute de grès rouge, renfermant plusieurs palais, temples et cours, elle est sans doute l'une des plus belles et des plus imposantes d'Inde. L'après-midi, Olivier et Sophie partent à la recherche de tables basses, la ville étant réputée pour le travail du bois. Ils découvriront du coup les fournisseurs de Pier Import et autres " meubles du monde " basés sur Palace road. Pour rester dans le domaine du shopping, nous sommes le 23 décembre et nous ne réalisons pas que Noël est dans 24 heures. Seuls les mails nous rappellent cette frénésie consommatrice qui tous les ans rythment la fin d'année en Europe. Ici, pas de prospectus vantant les mérites des dernières merveilles technologiques, pas de boutiques noyées sous les guirlandes et les spots, et encore moins de Père Noël. Même si cela nous évite le casse-tête pour le cadeau de dernière minute, Noël reste une période ou l'absence des proches se fait le plus sentir. Heureusement, Olive est la!
Samedi 24 Décembre : Joyeux Noël ! L'ambiance est un peu tendue dans la voiture qui nous mène à Ranakpur. Le paysage étonnamment plat depuis notre départ de Delhi commencent à prendre un peu de relief, nous arrivons dans les monts Arawelli en pays Mewar. Nous nous posons dans un hôtel assez correct où le jardin est agrémenté d'un bassin que se partagent deux canards caractériels. De toute façon on n'a pas trop le choix, Ranakpur n'est même pas un village, c'est un site célèbre pour ses temples jains. Mais quel site ! Le temple de Jaisalmer nous avait déjà ébloui, celui-la nous laisse bouche bée. C'est le plus grand et le plus beau d'Inde dans sa catégorie. Il rivalise avec encore plus de sculptures du sol à la coupole et sur ses 1444 colonnes. La blancheur de la pierre reflète les rayons du soleil à l'intérieur, c'est éblouissant. Nous finissons la journée au sunset point en haut des collines qui dominent un joli lac où il y aurait des crocodiles paraît-il. Pas vu ! Ce soir c'est Noël. Praveem, un pote chauffeur et de son client autrichien déjà allumés au whisky insistent pour qu'on se joigne à eux autour du feu. Praveem qui n'a pas l'alcool mauvais s'excuse pour hier et fait la paix avec Christophe. Son collègue par contre à tendance à devenir agressif et nous coupe un peu trop la parole. Il ne supporte pas le fait que nous n'avalions pas nos rasades de whisky en moins de deux minutes et devient un peu trop machiste avec Sophie. Du coup nous finissons la soirée dans notre chambrée où un lit d'appoint a été installé par terre pour Olivier. Au menu : foie gras sur butter nan, saucisse sèche Justin Bridou, magrets de canards fourres au foie gras, Jurancon Lacabe 1996 et si on a encore de la place Nutella ! Bonne ripaille, tongues en cuir de chameau, chemise et chapeau à la Indiana Jones trop grands, faux tétons en silicone qui se sont avèrés être des tétines, produits miracles du coin, bref le Papa Noël nous a gâtés !
Dimanche 25 Décembre : Au revoir Olivier Olivier est bien content de nous avoir rendu visite mais ne cache pas sa joie de rentrer et de laisser derrière lui tourista, fièvre, transports et douches froides. Dernière épreuve : 12 heures de voiture pour aller a Delhi, 4h d'attente, 10 heures de vol puis une fois en France enchaîner avec une heure de transport et une journée de 8 heures de boulot ! Et le soir venu, faut assurer avec Alexandra. Oups ! On n'a rien dit… De notre côté, fini le luxe de la voiture privée; pour se rendre à Kumbhalgarh, c'est stop, bus et jeep. Une fois de plus, Sophie a cru mourir à l'avant du bus. Le chauffeur roulait un peu vite à son goût sur ces routes de montagnes dont les murets ont disparu dans les virages suite à de malencontreux dérapages fatals. Mais, une fois de plus, nous arriverons à bon port. Les paysages toujours arides prennent plus de relief au fur et à mesure que nous nous enfonçons dans les monts Arawelli. Les travaux des champs, les saluts des paysans et la beauté des paysages traversés nous ont donné envie de nous arrêter sur la route. Le discours d´Olivier raisonnant encore dans nos têtes, nous décidons demain de prendre la tente et de nous perdre dans cette région au gré du vent… D'ailleurs, à bien réfléchir, nos souvenirs les plus marquants sont cette excursion au lac Inle et surtout la semaine passée auprès d'une famille mongole. Kelwara, où nous logeons, est la ville la plus proche de la forteresse de Kumbhalgarh dont la belle muraille de 37 km serait la deuxième après celle de Chine (50000km) !! Le Rajasthan est décidément un paradis pour les amateurs de châteaux et forteresses. Contrairement au sud de l'Inde, le nord fut constamment soumis aux invasions, musulmanes notamment. La géographie du pays et la vallée du Gange forment en effet un axe ouest/est propice aux mouvements des armées. CQFD. Sophie s'est aujourd'hui senti une âme de denfenseuse des animaux en volant au secours de quatre chiots victimes des caprices de gamins, puis en mettant en fuite des ados qui s'amusaient à effrayer les singes en leur balançant des pierres. Ils ont pris la poudre d'escampette lorsqu'ils l'ont vu s'élancer des pierres à la main pour leur infliger le même sort !
Lundi 26 Décembre : promenade dans la campagne indienne Comme prévu, nous laissons une partie des affaires et préparons le nécessaire pour découvrir a pied la campagne indienne notre tente sur le dos. Cela fait longtemps qu'elle n'a pas servi et nous espérons faire du camping sauvage ou chez l'habitant. Le patron de l'hôtel, surpris par notre démarche nous donne le nom de villages pittoresques : Varthada, Kaltana et Baldra. Pendant que nous attendons le bus qui nous ramènera sur nos pas, nous observons les villageois. Les femmes enveloppées dans des saris aux couleurs vives arborent un anneau perlé à la narine qui leur cache presque la lèvre supérieure ; quant aux hommes, les babouches pointues et recourbées aux pieds, le pantalon court et bouffant entre les jambes, parfois des boucles d'oreilles en forme de fleur et les énormes turbans rouges qu'ils ont sur la tête donnent à cette petite ville des allures de Milles et une nuits, il ne manque plus que les tapis volants ! Nous marchons le long de la route. Les femmes toujours coquettes avec leurs breloques éclatantes aux oreilles, autour des bras et des chevilles, transportent sur leur tête de gros fagots de branches pour faire du feu ou de l'eau tirée a la pompe dans des pots dorés. Aux champs comme à la ville, il semble que le travail de force soit réservé aux femmes alors que les hommes ont des activités habituellement destinées aux femmes dans nos pays, comme la cuisine ou la couture, question de culture. Malgré l'aridité de la région, la terre est cultivée notamment avec la canne à sucre grâce a un système d'irrigation rudimentaire, des norias. Des bœufs aux énormes cornes peintes de toutes les couleurs tournent en rond pour actionner un moulin bricolé avec de vieux pots en fer qui remontent l'eau du puits distribuée ensuite par des canaux. Nous nous arrêtons près d'un chantier ou hommes, femmes, enfants et vieillards travaillent à la construction d'un réservoir d'eau. Ils s'arrêtent de travailler pour nous observer d'un peu plus près. On est un peu gêné devant ces spectateurs qui nous dévisagent sans mot dire. Mais la vidéo et les photos font à nouveau leur effet et provoquent rires et curiosité. Tout d'un coup, ils déguerpissent et dévalent la pente à toute berzingue. Loin d'être de notre faute, ils ont en fait aperçu le contremaître qui est arrivé au mauvais moment.
Mardi 27 Décembre: Koltra et tais-toi!
Mercredi 28 Décembre: "My name is Bond…James Bond." Pour une fois nous avons une belle chambre avec eau chaude et la terrasse de l'hôtel est la plus haute de la ville. De là-haut, nous avons une vue plongeante sur les temples vishnouistes, sur le lac et les palaces plantés au milieu de l'eau. Seul le city palace nous domine du sommet de sa colline. Depuis quelques années, la mousson est insuffisante et le lac régulièrement assèché. Par chance la dernière a été bonne et nous offre ce qui fait la beauté de cette ville. Visite du Jagdish temple dédié à Vishnou sans grand intérêt puis visite de la ville. Ici aussi il y a des animaux partout, des écureuils sur les terrasses qui viennent grignoter sur votre table, des ânes minuscules pas plus haut qu'un Labrador, des vaches tranquilles (sauf celle qui a mis un coup de cornes au cul de Sophie), des chiens parfois dans un sale état à qui il manque une oreille ou une patte, des chiennes aux mamelles touchants le sol, des chiots déjà galleux et des chats, plus rares, la queue ou une patte coupée et à juste titre impossibles a approcher. Nous arpentons les rues de la vieille ville bordées de nombreuses boutiques d'artisanat en tous genres et de miniatures en particuliers. Une boutique attire notre attention… on ressort une heure plus tard des peintures plein les bras. Ils font un travail exceptionnel, en deux temps trois mouvements, ils nous ont peint un portrait et un éléphant sur les ongles! Leurs peintures sont d'une finesse incroyable. Nous terminons dans un institut de massages dits "ayurvédiques". Sophie sera autant satisfaite que Christophe déçu, il n'est pas tombé sur le bon. Ce soir c'est "plateau-télé". Une des originalités d'Udaipur est de diffuser tous les soirs dans les guest "Octopussy", un James Bond qui fut tourné en partie dans cette ville. C'est plein de clichés mais on apprécie vraiment même sans les sous-titrages!
Jeudi 29 décembre: Circus Le city Palace est le plus grand palais du Rajasthan. C'est un entrelacs de couloirs et d'escaliers, de patios et de jardins. En tous cas, il y a de la recherche au niveau de la deco intérieure et pas toujours du meilleur goût d'ailleurs. Chaque Maharana (dénomination du maharadjah d'Udaipur) y a rajouté sa "personal touch", multicolor, multi facette et souvent kitsch a souhait. Régine a dû s'inspirer du lieu pour sa discothèque (à moins que ce ne soit le contraire)! Ce soir, nous assistons a un spectacle traditionnel au Bagore Ki Haveli Museum dont les murs n'arrivent pas à la cheville du plus dépouillé de Jaisalmer, mais avec l'éclairage du soir ça fait son effet. S'enchaînent des danseuses avec toutes sortes d'objets (l'une empilera des pots mesurant au total l'équivalent de sa taille) et marionnettes sur fond de musique jouée par un orchestre. Cela ressemblait finalement davantage à des numéros de cirque mais c'était chouette.
Vendredi 30 décembre: fashion victimes? Nous avons commandé des cadres pour les peintures, acheté deux tables basses en bois, il ne nous reste plus qu'à faire empaqueter tout ça pour l'envoyer en France par cargo (en espérant qu'il arrive). Ce soir nous faisons le passage obligé en bateau sur le lac de Pichola. Le city palace et le Lake palace (hôtel ultra chic d'où est tiré un feu d'artifice tous les soirs) se reflètent dans les eaux du lac. Le spectacle des lavandières et des femmes se lavant sur les ghâts est aussi très beau dans le coucher de soleil. Nous nous arrêtons un moment à Jag mandir, autre palais flottant. Ici, le spectacle n'est plus le magnifique panorama que nous avons sur le lac mais quelques spécimens qui nous entourent: italien aux cheveux longs vêtu d'un short tweed marron, chemisette rayée bleue et blanche et chaussures bateau vertes! Mais la première place revient a ce quinquagénaire au pantalon à pinces et a rayures tombant sur des mocassins léopards. Nous sommes un peu mauvaise langue mais on n'a pas pu s'empêcher! Désolé. Nous reprenons la route ce soir. Le trajet s'annonce long et fatigant: Bus de nuit en couchette a 22h30, arrivée 4h à Ahmenabad puis transfert de 10 km en autorickshaw a l'aéroport, enfin décollage a 7h30 pour arriver a 8h30 a Bombay.
Samedi 31 Décembre: Nouvel an à Colaba A la sortie de l'avion, on enchaîne direct avec la recherche d'une agence de voyage succeptible de nous trouver un hôtel aux Maldives pour dans 10 jours! Bombay désormais Mumbai, premières impressions: où sont passées les vaches? Et les saris multicolores? Et les rickshaws décorés de guirlandes de Noël? Les derniers sont interdits en centre-ville, les seconds sont remplacés par des vêtements occidentaux et les premières restent un mystère. Tout simplement, Bombay est une ville beaucoup plus moderne et riche que celles traversées dans le Nord, Delhi comprise. La circulation est plus ou moins régulée; il y a des feux tricolores (mais toujours pas de passages piétons) et des centaines de taxis noirs et jaunes. Il y a moins de bruit et des trottoirs nous mettent a l'abri des chauffards sans stresser à chaque véhicule qui approche de peur qu'il nous klaxonne dans les oreilles ou nous frôle de près. Mieux, des airs de " lambada " ou de " happy birthday " se font entendre lorsqu'une voiture munie de ce gadget musical recule. Original, non ? C'est ici aussi que la richesse côtoie la pauvreté, les mendiants dorment à même le sol sous les arches des boutiques de luxe ou dans des bidonvilles au pied des demeures bourgeoises. Des femmes musulmanes voilées croisent des couples indiens qui (oh surprise) se tiennent la main. Les indiens de la classe moyenne ou bourgeoise se parlent en anglais entre eux tandis que de nombreux enfants mendient dans les rues. Autre caractéristique de Bombay, les logements sont très mauvais. Non seulement les hôtels sont beaucoup plus chers qu'ailleurs (environ fois 3), mais ils sont médiocres et souvent complets. On ne fait donc pas la fine bouche lorsqu'on arrive au Carlton (rien a voir avec son homonyme 5*) dans une "cellule" avec barreaux aux fenêtres sans WC ni lavabo; pour la toilette, ce sera des baquets d'eau chaude! Comme on a perdu les coordonnées du producteur rencontré a Orccha qui devait nous prendre sous son aile pour la soirée de ce soir et la visite des studios (fuck!), on improvise une soirée dans un resto-bar-disco branchouille, le Leopold. Les routards se retrouvent au milieu de la jeunesse dorée du coin et c'est entre un écossais moine bouddhiste et des jeunes arabes de Dubai venus s'encanailler que nous passons notre réveillon. Il n'y a pas autant de ferveur autour de cette fête qu'en Occident, ni compte à rebours avant les douze coups de minuit; on s'embrasse au milieu d'un bon vieux tube années 80, " Holyday-eh… " . Les rues sont remplies de badauds et une foule s'est rassemblée devant le Taj Mahal, le plus prestigieux hôtel d'Inde. C'est en voulant se mêler à la population qu'on s'est aperçu que la majorité était masculine. Sophie fut en proie à de multiples mains baladeuses qui venaient de tous côtés parfois simultanément profitant de la bousculade jusqu'au moment où, excédée, elle a giflé le premier venu (malheureusement pour lui, il était innocent). Le suivant, par contre, a eu son compte réglé par Christophe qui tel un chevalier servant s'est lancé à sa poursuite au milieu de la foule.
Dimanche 1er Janvier: RAS Internet, voeux, recherches d'hôtel aux Maldives et d'une nouvelle chambre à Bombay.
Lundi 2 janvier: Bon, beh, … Bombay ? C'est d´la bombe he Nous changeons d'hôtel encore plus pourri que le précédent mais cette fois le prix divisé par deux est justifié (aucune fenêtre, odeur d'humidité, draps degueu, patron mal aimable, une vraie caricature). Une chose est sûre, on n'y restera pas plus d'une nuit (va-t-on réussir a se poser a Bombay?) On découvre le quartier de Colaba ou nous résidons, quartier très animé avec resto, hôtels et commerces puis le Bombay néo-gothique hérité des anglais qui côtoie des façades style art-deco. Nous dînons au Bagdadi, p´tit bouboui conseillé par le Routard ou nous mangeons des nan enoooormes dans les deux sens du terme : aussi grands que la pizza giant du pizzaiolo de quartier avec des saveurs de gaufres bretonnes.
Mardi 3 Janvier: Contrastes Rechangement d'hôtel pour l'Apollo Guesthouse dont le patron mielleux nous a fait courir pendant deux jours mais qui dispose de chambres plus agréables bien que minuscules et d'une douche chaude commune. C'est le meilleur rapport qualité-prix que nous ayons trouvé ici. Aujourd'hui c'est plage, C'est la première fois qu'on foule le sable depuis notre départ, on a laissé le froid au nord, il y a comme un parfum de vacances dans l'air… mais vu la couleur de l'eau on oublie les maillots de bain. La large baie qui valut d'ailleurs son nom a la ville (bom bay= bonne baie en portugais), est bordée de tours modernes qui de loin lui donnent un petit air de Rio (sans les strings et la baignade). Les toilettes publiques de la plage y sont investies par des indiennes a moitie nues venues y faire leur toilette et leur lessive ; Sophie devra les enjamber pour y accéder. On poursuit en se rendant au bout de la pointe de Malabar Hill a Banganga tank, vaste réservoir d'eau entouré de ghâts situé dans un quartier très pauvre. A quelques mètres de là, des bidonvilles bordent la côte près de ce qui devait être autrefois une belle petite crique. Désormais c'est une décharge infecte balayée par une mer tout aussi sale où les enfants jouent pieds nus au milieu des immondices et des chats cherchant des restes à se mettre sous la dent. En soirée, nous allons au cinéma Inox voir King Kong. Les effets spéciaux à la :Jurassic park sont hallucinants mais le remake de Peter Jackson manque d'émotion par rapport a la fabuleuse version de Merian C Cooper. Au final : décevant au niveau du scénario mais très divertissant. Le plus étonnant fut de voir toute la salle se lever lorsque le drapeau indien apparut à l'écran sur fond d'hymne national avant la séance. Autre caractéristique déjà remarquée à Jaipur: les indiens partent avant la fin du film au moment de l'épilogue alors que le générique de fin n'a même pas commencé.
Mercredi 4 janvier : Bonnie and Clyde Ca nous démange depuis notre arrivée a Bombay mais aujourd'hui c'est décidé, on passe à l'acte. Avec nos têtes d'européens, ça doit pouvoir se faire sans trop de difficultés, il suffit de jouer les habitués. Première étape : passer la porte d'entrée et déambuler dans la galerie commerciale, ce qui n'est pas un problème puisque tout le monde y a accès ; le plus dur va être de descendre au Spa pour se changer. Sophie laisse le soin à Christophe de se jeter dans la gueule du loup. Que neni, il ressort en short de bain. Deuxième étape : accéder a la piscine. Le groom de surveillance avec qui Christophe a sympathisé au spa nous demande d'inscrire le numéro de notre chambre, de signer puis nous installe deux chaises longues au soleil. Maintenant c'est quitte ou double ; s'il vérifie sur l'ordinateur, il va découvrir qu'il n'y a aucun Lapefet en 318 et on est grillés ; dans le cas contraire on passe la matinée au bord de la piscine du plus prestigieux hôtel d'Inde, le Taj Mahal. Edifie par la famille Tata, brillante dynastie qui détient aujourd'hui plusieurs entreprises en Inde (de l'insecticide au secteur automobile en passant par le robot ménager), ce luxueux hôtel style victorien en bordure de mer a reçu plusieurs célébrités de ce monde dont notre " cher " président Chichi au frais du contribuable évidemment. Finalement c'est passé comme une lettre a la poste et Christophe finira la matinée dans le jacuzzi du spa. Luxure quand tu nous tiens... Pour rester dans " la haute ", on change d'épicerie pour dîner au Bollywood. Ouais, bof, aucune star mais une addition qui rejoint les étoiles !
Jeudi 5 Janvier: Bollywood movie En venant à Bombay, première ville productrice de films au monde devant Hollywood, on espérait bien visiter les studios ou faire de la figuration dans un film pour le fun. Même pas la peine de chercher, on est réveillés à 7h du mat par un chasseur de tête de Bollywood. Nous voila partis sur les chapeaux de roue sans avoir eu le temps de déjeuner, d'abord taxi puis train de banlieue puis tuk-tuk pour se rendre dans le nord de la ville. Il ne s'agit pas d'un tournage mais d'une séance photo pour la promo d'un sitcom genre "Helène et les garçons". Le décor: terrasse de café a l'américaine en bord de mer; nos rôles: Christophe habille en d'jeuns bermuda/tee shirt moulant déguste un beignet attablé pendant que Sophie en serveuse lui sert un verre d'eau; les protagonistes: un jeune couple en premier
Vendredi 6 Janvier: tablars et ghanta Encore une journée dans Colaba et plus spécialement dans un Internet café. Le soir on se prévoit une petite sortie spectacle au théâtre. Au programme: concert de percussions indiennes. En regardant de près le magazine, on s'aperçoit qu'il commence une demi-heure plus tôt qu'on ne pensait, c'était vraiment pas le moment de perdre notre temps avec notre cadenas dont le code a changé à cause d'une erreur de manipulation. Nous avons pris l'habitude d'utiliser un verrou à code c'est plus pratique que d'avoir une clé pour deux. Le problème là, c'est qu'il n'ouvre plus et un code a quatre chiffres ça fait 10000 combinaisons possibles... autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Tant pis pour le verrou, faut couper et à défaut de pince coupante, Christophe aidé de notre tenancier jouera les évadés avec une …lime! Nous arrivons a temps au concert pour voir les grilles du guichet fermées, "sold out". Plus une place. Comme d'autres touristes arrivés bien avant nous et le bec dans l'eau, nous tentons notre chance auprès des spectateurs susceptibles d'avoir des places à revendre. Bingo, en cinq minutes nous voila nos billets en main, plutôt chanceux sur ce coup-ci. A l'affiche Zakir Hussain, virtuose des tablas accompagné d'un maestro du violon et de son frère. Nous ne sommes pas assez connaisseurs ou amateurs pour pouvoir apprécier cette démonstration de performances techniques à sa juste valeur, nous préférons sans conteste les rythmes africains. Heureusement la deuxième partie avec l'entrée en scène de T.H "Vikku" Vinayakran 75 ans et son "ghanta", un gros pot en argile, va donner une autre dimension au concert. Ca bouge, ça vibre et ça tape des mains dans la salle.
Samedi 7 Janvier: la vie à la bombayienne Le Crawford market est le plus célèbre marche de Bombay, marché couvert entouré d'un dédale de ruelles commerçantes. Ici, on trouve de tout de la visse minuscule pour réparer notre disque dur portable au matériel d'aquarelle pour Sophie en passant par les primeurs, l'épicerie et les animaux vivants. Les rues sont bondées et l'animation débordante avec ses boutiques, ses gargotes et ses commerçants. La chaussée est parsemée de cageots et de charrettes. Ca circule dans tous les sens, les porteurs déchargent des caisses ou transportent des paniers sur la tête qui semblent glisser dans les airs. Comme au temps jadis ou les Halles de Paris n'avaient pas fait place au Forum, ce marché couvert aux airs de pavillons Baltard est divisé en sections : fruits et légumes (des fraises au mois de Janvier, si ça c'est pas du luxe !?), épiceries et confiseries, produits d'hygiène, viande et même des animaux vivants (oiseaux, chiens, lapins, souris, etc…). C'est une explosion d'odeurs des plus délicates aux plus insupportables : le parfum des fruits fait place a d'écœurantes effluves provenant du quartier des bouchers. Nous arrivons après la bataille pour découvrir des restes de carcasses entassées que se partagent rats, chiens errants et corbeaux, sans déranger le moins du monde les indiens qui dorment au milieu des déchets sanguinolents. Nous passons la soirée à Chowpatti beach, cette plage peu animée le jour devient fête foraine le soir. Les terrasses des buvettes et resto sont pleines. Familles, enfants, jeunes, vendeurs de ballons, tout le monde s'y retrouve pour manger un morceau, se faire dire l'avenir par une drôle de machine clignotante, se faire masser ou faire un tour de manège. Pas de risque que les manèges se bloquent, ils sont totalement manuels. C'est impressionnant de voir ces jeunes grimper en haut de la roue et l'actionner avec la force des jambes, redescendre en s'accrochant à une nacelle puis remonter a nouveau. Sophie tombera sous le charme d'un jeune sikh de 21 ans qui projette de finir DJ. Christophe: "33 ans bientôt et elle continue de craquer pour ces stars des dance floor!!! " Nous décidons de nous faire masser sous les étoiles allongés sur le sable. Tout aurait été parfait si nous n'étions pas tombes sur des amateurs dont l'un a surtout joué des mains baladeuses a l'égard de Sophie. Du coup, on écourte le "massage/pelotage" a trente minutes c'est bien assez comme ça! En repartant, nous sommes sollicités par des mendiants notamment des femmes leurs bébés sous le bras. C'est une constante ici plus qu'ailleurs et c'est insupportable. Les enfants surtout n'hésitent pas à nous attraper par le bras et à être insistants. Il est très difficile de savoir comment gérer ça. On évite de donner de l'argent mais plutôt des produits de consommation courante ou de la nourriture. Nous resterons très marqués par l'image de cette gamine de huit ans faisant l'aumône près d'une gargote, dont le regard s'est illuminé lorsque nous lui avons donne un kebab. Elle l'a englouti par terre aux pieds d'enfants issus d'un milieu privilégie bien habillés, cheveux gominés et assis. Les parents de ces derniers lui ont aussi donne une assiette mais le contraste reste frappant.
Dimanche 8 Janvier: sur les traces d'Harry Potter Nos ballades en ville nous ont confirmé ce que nous avions déjà remarqué en traversant le pays. D'immenses esplanades pelousées y sont dédiées au sport national: le criquet. C'est dimanche et il y a foule. Nous assistons à des parties endiablées ou des pro tout de blanc vêtus se partagent le stade avec la "populasse" et les supporters. Les parties pouvant durer plusieurs jours, nous n'attendrons pas de connaître le gagnant. Bombay est probablement une des villes d'Inde ou l'empreinte anglaise est la plus marquée. Outre ce sport et ces joueurs à l'allure très british, nous longeons d'impressionnants édifices gothiques, cour de justice et université dans le plus pur style anglais, gris et lugubre dont seuls les palmiers ensoleillés nous rappellent que nous sommes en Inde et non pas au pays magique d'Harry Potter. Et tant que nous abordons le sujet de l'influence anglaise, nous avons été très surpris au cours de nos rencontres avec les indiens d'avoir souvent la réflexion suivante : " Vous aussi en France, vous parlez anglais entre vous ? " et même une fois : " Quand est ce que vous avez obtenu votre indépendance ? (Vis-à-vis de l'Angleterre) ". Il était une fois Jeanne d'Arc…
Lundi 9 Janvier : Ce n'est qu'un au revoir Bon ben ça y est, on fait les sacs a dos et on quitte sans regrets le patron de l'hôtel. Il nous reste la journée avant d'embarquer. Christophe décide de visiter le Musée Gandhi qui retrace sa vie, sa politique de non-violence, ses luttes et…sa fameuse roue à tisser (que l'on voit sur le drapeau indien)! Un tour a la salle de sport et on a encore assez de temps pour aller a Internet (a 30 dollars l'heure aux Maldives, on s'en passera). Faut qu'on prenne notre dose. Depuis le temps qu'on en rêvait de l'Inde, on l'a fait… et on le refera : indien vaut mieux que deux tu l'auras ! Sophie est triste de quitter l'Inde malgré la plage et les cocotiers qui nous tendent les bras. Ca n'a pas été facile tous les jours mais une évidence s'impose, ce pays nous a complètement envoûtes…
Karakorum highway à vélo de Kashgar (Chine) à Islamabad (Pakistan) English translation pending
Je souhaite effectuer la kkh au mois de septembre 2006.à VTT.
Tout d'abord j'aimerai savoir si la situation politique permet d'envisager ce périple.
Ensuite le mois de septembre est il un bon mois pour emprunter cette route.(conditions climatiques?)
Est-il possible de loger pour pas trop cher chez l'habitant?
Ceux qui ont fait ce voyage, pensez-vous qu'un mois sufisse?
Trouve t'on facilement de quoi s'alimenter et de quoi boire sur la partie chinoise de la kkh entre kashgar et kunjerab pass?
Enfin j'arrive en asie à Bichkek(j'obtiendrai là-bas mon visa kirghize et chinois), quelle est la manière la plus simple d'obtenir le visa pakistanais?
Dernière question après promis j'arrête : peut-on effectuer des portions en bus avec les vtt si on est trop à la bourre pour pas trop cher? Quelle partie un peu moins intéressante peut-on sauter?
Zut j'en ai encore une: cette route est-elle trés fréquentées par des véhicules à moteur? Croise-t'on des camions toutes les dix minutes ou est-ce plutôt paisible?
Merci pour vos réponses Tcho dam
Dernière question après promis j'arrête : peut-on effectuer des portions en bus avec les vtt si on est trop à la bourre pour pas trop cher? Quelle partie un peu moins intéressante peut-on sauter?
Zut j'en ai encore une: cette route est-elle trés fréquentées par des véhicules à moteur? Croise-t'on des camions toutes les dix minutes ou est-ce plutôt paisible?
Merci pour vos réponses Tcho dam
Choisir une ville au Sénégal English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars 15 jours au sénégal début juin, c'est une surprise que j'offre à mon compagnon. Je ne veux pas prendre un club ou un hotel, j'ai donc des contacts pour louer des maisons. Pour le moment, je devrai louer une semaine à petit Mbao, et la deuxième à M'Bour mais je n'ai encore rien réserver officiellement. Quelqu'un pourrait il me dire si c'est un bon choix, sachant que c'est aussi une question de budget... J'ai fait ce choix car d'après ce que j'ai compris par le locataire à petit M'bao, ce n'est pas très loin de dakar, et c'est ce que je veux. Pour la deuxième semaine c'est plus la côte qui m'intéresse, et la maison prévue est plus une petite maison de rêve au bord de la mer, et encore une fois d'après le locataire ce n'est pas loin de Saly, ce qui permet une 2ème semaine plus balnéaire. Pourriez vous me dire si ce sont des bons choix, et me renseigner sur les distances des endroits les uns par rapport aux autres? Je vous remercie à tous pour ces premières réponses, car je pense que par la suite j'aurai d'autres questions... Merci à tous!
Je pars 15 jours au sénégal début juin, c'est une surprise que j'offre à mon compagnon. Je ne veux pas prendre un club ou un hotel, j'ai donc des contacts pour louer des maisons. Pour le moment, je devrai louer une semaine à petit Mbao, et la deuxième à M'Bour mais je n'ai encore rien réserver officiellement. Quelqu'un pourrait il me dire si c'est un bon choix, sachant que c'est aussi une question de budget... J'ai fait ce choix car d'après ce que j'ai compris par le locataire à petit M'bao, ce n'est pas très loin de dakar, et c'est ce que je veux. Pour la deuxième semaine c'est plus la côte qui m'intéresse, et la maison prévue est plus une petite maison de rêve au bord de la mer, et encore une fois d'après le locataire ce n'est pas loin de Saly, ce qui permet une 2ème semaine plus balnéaire. Pourriez vous me dire si ce sont des bons choix, et me renseigner sur les distances des endroits les uns par rapport aux autres? Je vous remercie à tous pour ces premières réponses, car je pense que par la suite j'aurai d'autres questions... Merci à tous!
Circuit organisé ou pas en Thaïlande? English translation pending
Bonjour.
Voila je suis reserviste dans la gendarmerie et je vais enfin me faire de l'argent que je vais pouvoir claquer comme je veux 😄. J'ai donc décidé de réaliser une passion, à savoir: les voyages.
Premiere destination envisagé: La thailande
Je me suis donc documenté un peu et je suis tombé par hasard sur ce forum. Je me suis dit que ce seré une bonne idée, afin de bien préparer ce voyage, que de demander des renseignements aux gens les mieux placé pour me répondre. En effet je pense que les gens qui y ont déja été pourrons me donner des infos bien plus utiles et exactes qu'un TO
Je voudrais donc savoir pour l'instant se que vous me conseillé pour l'organisation: dois-je partir seul on avec un TO ? Qu'est-ce qui va me revenir le moin cher possible ? Qu'elle sont les TO auquels on peut avoir confiance ?
Voila Je vous remerci d'avance
PS dsl pour les fautes mais j'écrit en même temps que je fait un devoir de math donc ....
Voila Je vous remerci d'avance
PS dsl pour les fautes mais j'écrit en même temps que je fait un devoir de math donc ....
Hôtel Djembe Beach au Sénégal English translation pending
Bonjour à tous,
est-ce que quelqu'un aurait des infos sur cet hotel (djembe beach)?
on part en séjour en mai prochain là-bas, et pour l'instand, j'en ai pas de bons échos ...
Merci a tous pour vos réponses.
Merci a tous pour vos réponses.
Choix de sac pour la randonnée pédestre English translation pending
Bonjour,
Je compte acheter tres prochainement un de ces deux sacs pour une randonnée pedestre d'environ cinq mois (du 22/23/24 février au 22/23/24 juillet)
Voilà les deux modèles avec lesquels j'hésite...lequel prendriez vous et pourquoi ????
Open Space sac de couchage Carpates II . Modèle trekking dont l'avant s'ouvre entièrement Col thermique spécial épousant la forme du cou pour une isolation maximale. Avec pochette intérieure. Extérieur: nylon résistant à la déchirure. Intérieur: coton. Garnissage: 400 g/m2, double épaisseur. L 230 x Lg 85/50 cm. Température min. d'utilisation -12 °C Poids 2, 5 kg Livré dans une housse de compression. Longue fermeture éclair à 2 curseurs dans le haut, avec fermeture velcro: facilement accessible. Le sac peut être ouvert pour être aéré. Extérieur: nylon ripstop 210 T, waterproof/waterresistant. Garnissage: 2 x 200 g/m2 de fibre creuse de polyester siliconée. Kit de réparation fourni. Couleur: bleu/ocre.
Wilsa sac de couchage Cevennes Intérieur en flanelle Confort optimal et conservation de la chaleur Modèle trekking avec col thermique et housse. Extérieur: nylon résistant à la déchirure. Garnissage: 300 g/m2, double épaisseur. L 230 x Lg 80/55 cm. Température min. d'utilisation -12 °C Poids 1, 8 kg Garnissage: 300 g/m2 de fibre creuse de polyester siliconée. Couleur dominante: bleu.
autre question: quel est l'avantage de la flanelle ?? (ou les inconvénients :) )
J'attends très vite vos réponses.
Julien
Je compte acheter tres prochainement un de ces deux sacs pour une randonnée pedestre d'environ cinq mois (du 22/23/24 février au 22/23/24 juillet)
Voilà les deux modèles avec lesquels j'hésite...lequel prendriez vous et pourquoi ????
Open Space sac de couchage Carpates II . Modèle trekking dont l'avant s'ouvre entièrement Col thermique spécial épousant la forme du cou pour une isolation maximale. Avec pochette intérieure. Extérieur: nylon résistant à la déchirure. Intérieur: coton. Garnissage: 400 g/m2, double épaisseur. L 230 x Lg 85/50 cm. Température min. d'utilisation -12 °C Poids 2, 5 kg Livré dans une housse de compression. Longue fermeture éclair à 2 curseurs dans le haut, avec fermeture velcro: facilement accessible. Le sac peut être ouvert pour être aéré. Extérieur: nylon ripstop 210 T, waterproof/waterresistant. Garnissage: 2 x 200 g/m2 de fibre creuse de polyester siliconée. Kit de réparation fourni. Couleur: bleu/ocre.
Wilsa sac de couchage Cevennes Intérieur en flanelle Confort optimal et conservation de la chaleur Modèle trekking avec col thermique et housse. Extérieur: nylon résistant à la déchirure. Garnissage: 300 g/m2, double épaisseur. L 230 x Lg 80/55 cm. Température min. d'utilisation -12 °C Poids 1, 8 kg Garnissage: 300 g/m2 de fibre creuse de polyester siliconée. Couleur dominante: bleu.
autre question: quel est l'avantage de la flanelle ?? (ou les inconvénients :) )
J'attends très vite vos réponses.
Julien