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Itinéraire au Vietnam avec deux enfants (4 et 8 ans) English translation pending
Bonjour,
Nous partons au Vietnam 3 semaines en juillet-août avec deux enfants de 4 et 8 ans. Voici l'itinéraire que nous envisageons.
Mercredi 27 juillet : arrivée à Hanoï le matin J'ai lu que l'hôtel Especen sembait très correct avec des de grandes chambres au centre, est-ce toujours conseillé ? Avez-vous d'autres recommandations d'hôtels avec les contacts pour réserver à l'avance ? Nous restons seulement 2 jours car nous reviendrons à la fin de notre séjour. Que nous conseillez vous de visiter à Hanoï ?
Vendredi 29 juillet : départ en bus pour la baie d'Along terrestre Nous allons rester jusqu'au dimanche pour nous laisser le temps de visiter Tam Coc, Hang Mua et Van long et pourquoi pas la forêt de singes. Je ne sais pas où il est idéal de loger dans le coin ni s'il est nécessaire de louer une voiture pour naviguer entre ces sites. Auriez-vous de conseils et suggestions ? Vaut-il mieux être à Ninh Bin ou Tam Coc ?
Dimanche 31 juillet : train de nuit de Ninh Binh vers Hue Comment réserver ce voyage ? Devons-nous le faire avant d'arriver au Vietnam ?
Lundi 1er août au mercredi 3 août : 3 jours à Hue Nous n'avons pas encore repéré d'hébergement idéal à Hue ni programmé de visite encore, nous sommes preneurs de vos tuyaux ! Est-ce intéressant de passer 3 jours dans cette ville ?
Jeudi 4 août au samedi 6 août : Hoi An Nous partirons pour Hoi An mais vu l'âge des enfants, je cherche me moyen au meilleur rapport coût/rapidité ? Avez-vous une idée du tarif de location d'une voiture avec chauffeur pour faire le trajet en passant par le col des nuages et éventuellement faire une halte à Lang Co à d'autres points éventuellement intéressants ? Si cela n'est pas bon marché, quel est le moyen le plus approprié ? Le bus, le train ? A Hoi An, avez-vous des conseils d'hébergement ? Est-il possible louer des vélos dont 1 avec un siège enfant pour porter le petit ? Des ballades intéressantes à vélo ?
Ensuite, nous voulons orienter notre voyage pour des destinations balnéaire en particulier pour plonger en alternance pour garder les enfants (comme nous l'avons fait à Oh Tao lors de notre dernier voyage) voire initier le plus grand si un club le propose dans de bonnes conditions. Il nous restera 9 jours pour rejoindre Nah Trang où nous avons un avion pour repartir vers Hanoï le 15 août. Nous envisageons seulement 2 étapes entre les deux pour pouvoir profiter et nous reposer.
Cu Lao Cham a l'air super pour la plongée ! Mais est-il possible d'y loger 3 jours avec les enfants ? Comment aller là bas ? Merci d'avance pour vos conseils....
Doc Let et Jungle Beach ont l'air très chouettes aussi, mais je ne vois pas comment y aller le plus simplement avec les enfants ? Ni où dormir sur ces sites ? Avez-vous là aussi des clubs de plongée recommandables ?
Est-ce que Nah Trang mérite d'y passer quelques jours sachant que nous recherchons plutôt des petits coins de paradis plutôt que des spots touristiques...
Merci d'avance pour vos conseils... Cordialement
Nous partons au Vietnam 3 semaines en juillet-août avec deux enfants de 4 et 8 ans. Voici l'itinéraire que nous envisageons.
Mercredi 27 juillet : arrivée à Hanoï le matin J'ai lu que l'hôtel Especen sembait très correct avec des de grandes chambres au centre, est-ce toujours conseillé ? Avez-vous d'autres recommandations d'hôtels avec les contacts pour réserver à l'avance ? Nous restons seulement 2 jours car nous reviendrons à la fin de notre séjour. Que nous conseillez vous de visiter à Hanoï ?
Vendredi 29 juillet : départ en bus pour la baie d'Along terrestre Nous allons rester jusqu'au dimanche pour nous laisser le temps de visiter Tam Coc, Hang Mua et Van long et pourquoi pas la forêt de singes. Je ne sais pas où il est idéal de loger dans le coin ni s'il est nécessaire de louer une voiture pour naviguer entre ces sites. Auriez-vous de conseils et suggestions ? Vaut-il mieux être à Ninh Bin ou Tam Coc ?
Dimanche 31 juillet : train de nuit de Ninh Binh vers Hue Comment réserver ce voyage ? Devons-nous le faire avant d'arriver au Vietnam ?
Lundi 1er août au mercredi 3 août : 3 jours à Hue Nous n'avons pas encore repéré d'hébergement idéal à Hue ni programmé de visite encore, nous sommes preneurs de vos tuyaux ! Est-ce intéressant de passer 3 jours dans cette ville ?
Jeudi 4 août au samedi 6 août : Hoi An Nous partirons pour Hoi An mais vu l'âge des enfants, je cherche me moyen au meilleur rapport coût/rapidité ? Avez-vous une idée du tarif de location d'une voiture avec chauffeur pour faire le trajet en passant par le col des nuages et éventuellement faire une halte à Lang Co à d'autres points éventuellement intéressants ? Si cela n'est pas bon marché, quel est le moyen le plus approprié ? Le bus, le train ? A Hoi An, avez-vous des conseils d'hébergement ? Est-il possible louer des vélos dont 1 avec un siège enfant pour porter le petit ? Des ballades intéressantes à vélo ?
Ensuite, nous voulons orienter notre voyage pour des destinations balnéaire en particulier pour plonger en alternance pour garder les enfants (comme nous l'avons fait à Oh Tao lors de notre dernier voyage) voire initier le plus grand si un club le propose dans de bonnes conditions. Il nous restera 9 jours pour rejoindre Nah Trang où nous avons un avion pour repartir vers Hanoï le 15 août. Nous envisageons seulement 2 étapes entre les deux pour pouvoir profiter et nous reposer.
Cu Lao Cham a l'air super pour la plongée ! Mais est-il possible d'y loger 3 jours avec les enfants ? Comment aller là bas ? Merci d'avance pour vos conseils....
Doc Let et Jungle Beach ont l'air très chouettes aussi, mais je ne vois pas comment y aller le plus simplement avec les enfants ? Ni où dormir sur ces sites ? Avez-vous là aussi des clubs de plongée recommandables ?
Est-ce que Nah Trang mérite d'y passer quelques jours sachant que nous recherchons plutôt des petits coins de paradis plutôt que des spots touristiques...
Merci d'avance pour vos conseils... Cordialement
Hôtel longue durée à Hanoi? English translation pending
Bonjour tout le monde,
J’ai vu plusieurs petites annonces et questionnements sur les hôtels pas chers de Hanoi, mais cela n’a pas vraiment répondu a mon interrogation. Mon problème est que je désire rester 4 mois a Hanoi et l’hôtel dans lequel je suis est… déprimant, je souhaiterais me rapprocher du vieux centre Hoan Kiem Ba Dinh ou autre, sachant qu’en ce moment je suis du cote de Tay Ho (a l’ouest du Lac de l’Ouest). Mon budget est de 6 millions de dôngs maximum pour au moins le couvert, la douche et Internet pour un mois, ce qui représente en gros 200 euros (sachant que 29 000 dôngs font 1 euros, avril 2011).
Merci de répondre a cette question !
Kureem
J’ai vu plusieurs petites annonces et questionnements sur les hôtels pas chers de Hanoi, mais cela n’a pas vraiment répondu a mon interrogation. Mon problème est que je désire rester 4 mois a Hanoi et l’hôtel dans lequel je suis est… déprimant, je souhaiterais me rapprocher du vieux centre Hoan Kiem Ba Dinh ou autre, sachant qu’en ce moment je suis du cote de Tay Ho (a l’ouest du Lac de l’Ouest). Mon budget est de 6 millions de dôngs maximum pour au moins le couvert, la douche et Internet pour un mois, ce qui représente en gros 200 euros (sachant que 29 000 dôngs font 1 euros, avril 2011).
Merci de répondre a cette question !
Kureem
Trouver de la peinture sur soie au Vietnam? English translation pending
bjr
je vais bientot repartir au vietnam et une amie m'a demandé si je pouvais lui trouver de la peinture sur soie , (elle fait de l'encadrement en loisir et elle aimerai encadrer de la soie peinte)
je ne me rapelle pas avoir vu cela au vietnam mais peut etre que les connaisseurs pourront me guider dans cette recherche
merci
cordialement
Kaoua
Qui peut me traduire ce proverbe vietnamien English translation pending
nha giau di xe hoi, uong bia om
nha ngheo di xe om, uong bia hoi
Circuit de dix jours au nord Vietnam: quelle agence? English translation pending
Bonjour,
Nous partons fin juin pour 6 semaines : 4 semaines au Vietnam, une au Cambodge et une au Laos.
Pour le début de notre voyage, nous avons fait appel à des agences. Nous nous sommes adressés à un tas d’agences et en avons retenu trois. Leurs prestations sont relativement semblables vu que nous leur avions proposé notre itinéraire.
Nous voudrions savoir si vous trouvez des erreurs, des lacunes ou autres dans cet itinéraire. Et aussi nous aimerions avoir votre avis au sujet de ces agences si vous avez déjà voyagé avec elles, etc…
En fait, c’est très difficile de choisir, elles semblent toutes les trois très sérieuses, elles sont super sympas, et nous, on tourne et retourne ça dans tous les sens sans arriver à se décider, donc help….
Merci à vous tous.
Jasmine
1. agence « adventure indochina travel » 10 jours – 715 $ par personne - pt déj et lunch ou dîner - En circuit privé à partir du 2ème jour à midi
Jour 1 : hanoi – baie d’halong (départ en minibus – groupe) nuit sur la jonque marguerite ou aclasscruise – on doit encorse choisir
Jour 2 : baie d’halong –( voyage privé commence ici au retour de la jonque) – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan
Jour 3 : tam coc – promenade en barque durant 2 heures (si on a le temps : en voiture aller à Hang Mua) puis après le repas route pour Mai chau (promenade sur la rivière Ma pour visiter le village Ban En – ou bien le lendemain matin) – repas et nuit chez l’habitant + spectacle de danses locales.
Jour 4 : tam coc – promenade ou excursion rivière puis départ pour Son la. En route visite d’une plantation de thé et d’une fabrique de soie. Rencontre avec les populations etc… visite du pénitencier – nuit à l’hôtel Cong doan
Jour 5 : son la – départ pour lai chau avec arrêt au marché thuan chau et visite des hameaux, des tribus de la région, etc… nuit à l’hôtel Muong thanh
Jour 6 : lai chau départ pour sapa avec différents arrêts sur la route (tam duong, marchés des h’mong, yao, ha nhi, u nhi, yao tuyen lu, … à tam duong et binh lu. Nuit à l’hôtel royalsapahotel
Jour 7 : sapa – visite de la ville et randonnée à cat cat et environs – 2ème nuit au royalsapahotel
Jour 8 : sapa – can cau pour voir le marché puis visite d’un village de la fleur h mong ensuite direction bac ha pour flâner – nuit au congfuhotel
Jour 9 : marché de bac ha puis visite de village : banpho, village de la fleur h’mong et visiter de la maison du roi hoang a tuong. Après midi direction lao cai et retour à hanoi en train de nuit couchette soft en compartiment à 4.
Jour 10 – arrivée à Hanoi
2. Agence « Paradise travel and trading co » 10 jours – 750 $ par personne – pt déj et lunch ou dîner – complètement en circuit privé Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque héritage Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – promenade en barque durant 2 heures (si on a le temps : en voiture aller à Hang Mua) puis après le repas route pour Mai chau– repas et nuit chez l’habitant + spectacle de danses locales. Jour 4 : visite de mai chau et environ et promenade sur la rivière Ma pour visiter le village Ban – après midi départ pour son la. Visite de l’ancienne prison de son la – nuit à l’hôtel cong doan hotel Jour 5 : visite des hameaux des tay noir, meo, muong et tay blanc le col vanlong, ban nam na et autres villages aux alentours puis départ à destination de laichau – arret en route pour voir le marché de thuan chau – nuit au lan anh hotel Jour 6 : départ pour sapa via tam duong et visites de plusieurs ethnies résidant sur les colines. Arret à binh lu pour voir le marché. Si on a le temps on ira voir la vallée muong hoa. nuit à l’hotel : holiday sapa hotel Jour 7 : randonnée à cat cat et à la cascade et l’après midi éventuellement ta phin (si c’est pas trop dur….. 12 km……)ou visite et promenade dans sapa et le marché. 2ème nuit au holiday sapa hotel. Jour 8 : sapa – cancau pour voir le marché puis visite du village ta van chu puis randonnée de 12 km en direction bac ha (je ne vais jamais y arriver) – nuit chez l’habitant – minorité très accueillante Jour 9 : marché de bac ha puis visite du village de la fleur h’mong et visiter de la maison du roi hoang a tuong. Après midi direction lao cai et retour à hanoi en train de nuit couchette soft en compartiment à 4.
3. Agence « GP travel vietnam » 10 jours – 776 $ par personne – pt déj, lunch et dîner sauf 3 repas (sapa et bac ha) – complètement en circuit privé. Au sujet de cette agence, j’ai déjà lu de bonnes critiques sur le forum mais l’offre qu’ils m’ont envoyée n’est vraiment pas détaillée… et malgré mes demandes cela reste vague Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque Hai long Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – mai chau – a l’arrivée promenade au village de lac – par contre ils ne proposent pas la promenade sur la rivière Ma (je ne sais pas ce que cela vaut la peine ???). dîner et nuit chez l’habitant Jour 4 : mai chau – son la en passant le plateau de moc chau et avec haltes en route pour la visite des villages ethniques – diner et nuit à l’hotel cong doan Jour 5 : son la – lai chau : halte à than chau pour la visite du marché puis route vers lai chau via tua chua – repas et nuit à l’hotel muong thanh Jour 6 : lai chau – sapa : arret à binh lu ainsi que des visites de villages. A l’arrivée à sapa visite de la vallée Muong Hoa et visite du village ta van et des dzay lao chai. nuit à l’hotel fansipanviewhotel. Jour 7 : randonée au village de ta phin – 2ème nuit au fansipanview Jour 8 : sapa – can cau : visite du marché de can cau puis retour à bac ha l’après midi visite du village de ban pho – nuit à l’hotel confu ou similaire Jour 9 : bac ha – visite du marché puis en route pour lao cai avec des arrêts en route. Train de nuit pour hanoi Jour 10 – arrivée à Hanoi. Voilà, c’est fini !!!!!!
2. Agence « Paradise travel and trading co » 10 jours – 750 $ par personne – pt déj et lunch ou dîner – complètement en circuit privé Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque héritage Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – promenade en barque durant 2 heures (si on a le temps : en voiture aller à Hang Mua) puis après le repas route pour Mai chau– repas et nuit chez l’habitant + spectacle de danses locales. Jour 4 : visite de mai chau et environ et promenade sur la rivière Ma pour visiter le village Ban – après midi départ pour son la. Visite de l’ancienne prison de son la – nuit à l’hôtel cong doan hotel Jour 5 : visite des hameaux des tay noir, meo, muong et tay blanc le col vanlong, ban nam na et autres villages aux alentours puis départ à destination de laichau – arret en route pour voir le marché de thuan chau – nuit au lan anh hotel Jour 6 : départ pour sapa via tam duong et visites de plusieurs ethnies résidant sur les colines. Arret à binh lu pour voir le marché. Si on a le temps on ira voir la vallée muong hoa. nuit à l’hotel : holiday sapa hotel Jour 7 : randonnée à cat cat et à la cascade et l’après midi éventuellement ta phin (si c’est pas trop dur….. 12 km……)ou visite et promenade dans sapa et le marché. 2ème nuit au holiday sapa hotel. Jour 8 : sapa – cancau pour voir le marché puis visite du village ta van chu puis randonnée de 12 km en direction bac ha (je ne vais jamais y arriver) – nuit chez l’habitant – minorité très accueillante Jour 9 : marché de bac ha puis visite du village de la fleur h’mong et visiter de la maison du roi hoang a tuong. Après midi direction lao cai et retour à hanoi en train de nuit couchette soft en compartiment à 4.
3. Agence « GP travel vietnam » 10 jours – 776 $ par personne – pt déj, lunch et dîner sauf 3 repas (sapa et bac ha) – complètement en circuit privé. Au sujet de cette agence, j’ai déjà lu de bonnes critiques sur le forum mais l’offre qu’ils m’ont envoyée n’est vraiment pas détaillée… et malgré mes demandes cela reste vague Jour 1 : hanoi – baie d’halong – nuit sur la jonque Hai long Jour 2 : baie d’halong – tam coc – visite des pagodes thai vi et bich dong – repas et nuit chez loan Jour 3 : tam coc – mai chau – a l’arrivée promenade au village de lac – par contre ils ne proposent pas la promenade sur la rivière Ma (je ne sais pas ce que cela vaut la peine ???). dîner et nuit chez l’habitant Jour 4 : mai chau – son la en passant le plateau de moc chau et avec haltes en route pour la visite des villages ethniques – diner et nuit à l’hotel cong doan Jour 5 : son la – lai chau : halte à than chau pour la visite du marché puis route vers lai chau via tua chua – repas et nuit à l’hotel muong thanh Jour 6 : lai chau – sapa : arret à binh lu ainsi que des visites de villages. A l’arrivée à sapa visite de la vallée Muong Hoa et visite du village ta van et des dzay lao chai. nuit à l’hotel fansipanviewhotel. Jour 7 : randonée au village de ta phin – 2ème nuit au fansipanview Jour 8 : sapa – can cau : visite du marché de can cau puis retour à bac ha l’après midi visite du village de ban pho – nuit à l’hotel confu ou similaire Jour 9 : bac ha – visite du marché puis en route pour lao cai avec des arrêts en route. Train de nuit pour hanoi Jour 10 – arrivée à Hanoi. Voilà, c’est fini !!!!!!
Activités pour voir des orchidées et de l'artisanat à Chiang Mai? English translation pending
bonsoir,
je compte bien voir de jolies orchidees et du bel artisanat à chiang mai. compte tenu de mon court séjour (2 jours et demi avec dèjà une journée de prise pour la ville elle même et une demi pour doi sudeph) je veux aller droit où c'est le mieux et ne pas perdre de temps.
où faut il aller? comment faut il y aller? faut il passer par une agence ? un taxi est ce adapté ? vers où le diriger ? (il doit y avoir de nombreuses des fermes à orchidées et non moins de villages ou echoppes artisanales).
merci de vos conseils, adresses et indications.
benji
Avis sur circuit nord sud du Vietnam + Angkor Vat? English translation pending
Toujours en préparation de mon voyage au Vietnam j'aimerai soumettre une idée de circuit, pouvez-vous me donner votre avis :
Période : novembre combiné avec Cambodge :
Au nord :
Hanoi avec croisière sur la baie d'Halong + baie d'halong terrestre (je sais c'est touristique mais ça m'a l'air tellement beau) Ba-be (cascade) + nuit maison sur piloti Tays à Pac Ngui Ho Lu/ Ninh Binh Grottes des fées en bateau Temple du roi Dinh Tien Hoang
J'aimerai faire Mai-chau aussi mais je ne sais pas si c'est possible pour mon mari qui a des difficultés à marcher (est-ce possible ?)
Le sud :
Ho-chi-Minh Delta du Mékong Ha Tien le temple de Thach Dong, l’étang Ao Sen, le temple de Mac Cuu ou le splendide lac Dong Ho. À 4 km à l’ouest de la ville, se trouve la plage de Mui Nai. Les monts Dai Tang, Van. On y trouve également la pagode de Bach Van. Ha Tien déploie encore plusieurs belles plages comme la plage de Bai No, la plage de Duong. La plage de Hon Trem et la plage de Duong sont les plus célèbres, bordées de cocotiers. En longeant la côte encore 25 km, on arrive au mont Ho Lo où on peut découvrir plusieurs grottes magnifiques. À 30 km de Ha Tien, se trouve la presqu’île de Hon Chong qui est un des sites les plus méconnus et envoûtants du littoral ouest du delta du Mékong. On y a construit un port de pêche et une plantation de poivrier. La pagode Hang, nichée dans un recoin de la plage de Cai Ban est connue pour ses deux statues géantes de Bouddha en pierre. À voir: Site de Thach Dong Site de Dong Ho Site de Nam Pho Les rochers du père et du fils Ensuite je voudrais rejoindre la Cambodge par le Mékong j'ai lu que c'était possible.
Merci de me donner vos avis ou de me suggérer autre chose a savoir que mon mari ne sais pas bien marcher et que cela limite un peu la visite, je veux dire pas question de faire un trek dans la jungle mais pas de problème pour les endroits +/- accessibles.
Merci aux VFistes pour vos réponses
Période : novembre combiné avec Cambodge :
Au nord :
Hanoi avec croisière sur la baie d'Halong + baie d'halong terrestre (je sais c'est touristique mais ça m'a l'air tellement beau) Ba-be (cascade) + nuit maison sur piloti Tays à Pac Ngui Ho Lu/ Ninh Binh Grottes des fées en bateau Temple du roi Dinh Tien Hoang
J'aimerai faire Mai-chau aussi mais je ne sais pas si c'est possible pour mon mari qui a des difficultés à marcher (est-ce possible ?)
Le sud :
Ho-chi-Minh Delta du Mékong Ha Tien le temple de Thach Dong, l’étang Ao Sen, le temple de Mac Cuu ou le splendide lac Dong Ho. À 4 km à l’ouest de la ville, se trouve la plage de Mui Nai. Les monts Dai Tang, Van. On y trouve également la pagode de Bach Van. Ha Tien déploie encore plusieurs belles plages comme la plage de Bai No, la plage de Duong. La plage de Hon Trem et la plage de Duong sont les plus célèbres, bordées de cocotiers. En longeant la côte encore 25 km, on arrive au mont Ho Lo où on peut découvrir plusieurs grottes magnifiques. À 30 km de Ha Tien, se trouve la presqu’île de Hon Chong qui est un des sites les plus méconnus et envoûtants du littoral ouest du delta du Mékong. On y a construit un port de pêche et une plantation de poivrier. La pagode Hang, nichée dans un recoin de la plage de Cai Ban est connue pour ses deux statues géantes de Bouddha en pierre. À voir: Site de Thach Dong Site de Dong Ho Site de Nam Pho Les rochers du père et du fils Ensuite je voudrais rejoindre la Cambodge par le Mékong j'ai lu que c'était possible.
Merci de me donner vos avis ou de me suggérer autre chose a savoir que mon mari ne sais pas bien marcher et que cela limite un peu la visite, je veux dire pas question de faire un trek dans la jungle mais pas de problème pour les endroits +/- accessibles.
Merci aux VFistes pour vos réponses
Vietnam: faire le change euros-dongs dans les bijouteries? English translation pending
bonjour, d'aprés vos message il est mieux de faire le change euros/dongs dans les bijouteries ?
pouvez- vous me dire si le taux de change est affiché et si on nous donne bien un reçu .
merci .
merci .
Itinéraire au Vietnam du Nord: Hanoï - Bac Ha - parc Ba Be - baie d'Halong - île Cat Ba English translation pending
Bonjour à tous,
Grâce aux précieux conseils recueillis sur Voyage forum 😉 (merci abalone, ottlnpac, kimtwo, trashpam, etc...) je me suis donc décidée pour le Vietnam du Nord. Durée : 11 jours. (Ah oui, et j'emmène mon père aussi, qui n'a pas voyagé depuis longtemps mais est en pleine forme! 😉) Nous sommes donc 2.
Après avoir consulté guides et cartes, et moyens de transports....je me rend compte de la réelle difficulté à joindre certains lieux dans le nord.
J'ai imaginé cet itinéraire, je vous note des détails, et les adresses qui m'ont paru intéressantes, comme ça vous me direz si cela vous paraît pratique, et si vous connaissez, vous pourrez me donner votre avis.
J1 : Arrivée à Hanoï
Bus depuis l'aéroport pour l'hôtel (visite de la ville selon l'heure d'arrivée...) Nuit à Hanoï au North Hotel I
J2 : Visite d'Hanoï
Lac hoan kiem, mausolée ho chi minh, pagode au piler unique, temple de la littérature, KOTO, vieille ville... Nuit en train : Départ vers 21h30 pour Lao Caï dans un train couchette. Durée 8h.
J3 : Bac Ha
Arrivée à Lao Caï à l'aube. Départ pour Bac Ha à 10h (Durée 2h30). Dépôt des sacs à l'Hoang Vu Hotel. Après midi randonnée vers villages Hmong (Bam Phô ou Trieu Caï :8km aller/retour).
Prendre conseil auprès de Mr Nghe du Huong Hotel... Nuit à l'hôtel.
J4/5 : Trekking 2 jours/1 nuit (moto + rando OU jeep + rando) avec guide.
A organiser avec l'hôtel. Soit : Itinéraire via Ha Giang et Meo Vac pour finir sur le parc national de Ba be (nuit 5 au parc de Ba be)
Soit : Trek dans les environs de Bac Ha et retour à l'hôtel.
J6 : Parc National de Ba be.
Difficulté de trouver un transport depuis Bac Ha si le circuit de la veille ne comprend pas un transfert au lac Ba be....Donc :
Si déjà sur place depuis la veille 🙂: Excursion en bateau sur le lac (grotte de Puong, village Thay de Cam Ha, lagune d'Ao tien). Nuit chez l'habitant. Prendre contact avec le personnel du parc pour cela.
Sinon : Retour sur Hanoï pour ensuite rejoindre le parc national de Ba be via : bus et moto (environ 8h) résultat : 1 journée dans les transports......🤪
J 7 : Parc National de Ba be.
Rando vers les cascades de Thac Dau Dang Nuit chez l'habitant. A voir avec le personnel du parc.
J 8 : Transfert sur Haiphong via Hanoï (?)
Moto + bus pour Cao Bang + Train Cao Bang->Hanoï + Bus Hanoï->Haiphong (environ 10h) OU Moto + bus pour Cao Bang + Bus pour Hanoï via Phu luong et Thai Nguyen (non direct). (environ 8h)
J 9 : Baie d'Along / Ile de Cat Ba
Croisière dans la baie d'Along avec arrivée sur Cat Ba. Départ de Haïphong à 6h30. (durée 8 à 10h). Nuits aux bungalows whisper nature.
J10 : Ile de Cat Ba
Détente, Kayak et trek avec Slo pony adventures.
J 11 : Hanoï + Départ
Bateau + bus pour Hanoï (5h). A Hanoï : Cours de cuisine ou massage, marchés, souvenirs... Bus pour l'aéroport. Vol départ pour Paris en soirée.
Mes questions :
1- Casse tête depuis Bac Ha pour aller sur le parc Ba be ....Need help!
2- Quel est le plus simple depuis le parc Ba be pour rejoindre Haiphong ou Along ?

Désolée pour la piètre qualité de mon explication en image 😊 mais c'est + parlant que des mots souvent....
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, exclamations, etc.....
Grâce aux précieux conseils recueillis sur Voyage forum 😉 (merci abalone, ottlnpac, kimtwo, trashpam, etc...) je me suis donc décidée pour le Vietnam du Nord. Durée : 11 jours. (Ah oui, et j'emmène mon père aussi, qui n'a pas voyagé depuis longtemps mais est en pleine forme! 😉) Nous sommes donc 2.
Après avoir consulté guides et cartes, et moyens de transports....je me rend compte de la réelle difficulté à joindre certains lieux dans le nord.
J'ai imaginé cet itinéraire, je vous note des détails, et les adresses qui m'ont paru intéressantes, comme ça vous me direz si cela vous paraît pratique, et si vous connaissez, vous pourrez me donner votre avis.
J1 : Arrivée à Hanoï
Bus depuis l'aéroport pour l'hôtel (visite de la ville selon l'heure d'arrivée...) Nuit à Hanoï au North Hotel I
J2 : Visite d'Hanoï
Lac hoan kiem, mausolée ho chi minh, pagode au piler unique, temple de la littérature, KOTO, vieille ville... Nuit en train : Départ vers 21h30 pour Lao Caï dans un train couchette. Durée 8h.
J3 : Bac Ha
Arrivée à Lao Caï à l'aube. Départ pour Bac Ha à 10h (Durée 2h30). Dépôt des sacs à l'Hoang Vu Hotel. Après midi randonnée vers villages Hmong (Bam Phô ou Trieu Caï :8km aller/retour).
Prendre conseil auprès de Mr Nghe du Huong Hotel... Nuit à l'hôtel.
J4/5 : Trekking 2 jours/1 nuit (moto + rando OU jeep + rando) avec guide.
A organiser avec l'hôtel. Soit : Itinéraire via Ha Giang et Meo Vac pour finir sur le parc national de Ba be (nuit 5 au parc de Ba be)
Soit : Trek dans les environs de Bac Ha et retour à l'hôtel.
J6 : Parc National de Ba be.
Difficulté de trouver un transport depuis Bac Ha si le circuit de la veille ne comprend pas un transfert au lac Ba be....Donc :
Si déjà sur place depuis la veille 🙂: Excursion en bateau sur le lac (grotte de Puong, village Thay de Cam Ha, lagune d'Ao tien). Nuit chez l'habitant. Prendre contact avec le personnel du parc pour cela.
Sinon : Retour sur Hanoï pour ensuite rejoindre le parc national de Ba be via : bus et moto (environ 8h) résultat : 1 journée dans les transports......🤪
J 7 : Parc National de Ba be.
Rando vers les cascades de Thac Dau Dang Nuit chez l'habitant. A voir avec le personnel du parc.
J 8 : Transfert sur Haiphong via Hanoï (?)
Moto + bus pour Cao Bang + Train Cao Bang->Hanoï + Bus Hanoï->Haiphong (environ 10h) OU Moto + bus pour Cao Bang + Bus pour Hanoï via Phu luong et Thai Nguyen (non direct). (environ 8h)
J 9 : Baie d'Along / Ile de Cat Ba
Croisière dans la baie d'Along avec arrivée sur Cat Ba. Départ de Haïphong à 6h30. (durée 8 à 10h). Nuits aux bungalows whisper nature.
J10 : Ile de Cat Ba
Détente, Kayak et trek avec Slo pony adventures.
J 11 : Hanoï + Départ
Bateau + bus pour Hanoï (5h). A Hanoï : Cours de cuisine ou massage, marchés, souvenirs... Bus pour l'aéroport. Vol départ pour Paris en soirée.
Mes questions :
1- Casse tête depuis Bac Ha pour aller sur le parc Ba be ....Need help!
2- Quel est le plus simple depuis le parc Ba be pour rejoindre Haiphong ou Along ?

Désolée pour la piètre qualité de mon explication en image 😊 mais c'est + parlant que des mots souvent....
Merci d'avance pour vos remarques, suggestions, exclamations, etc.....
Ha Giang Sapa - Sapa - Hagiang English translation pending
Bonjour,
Les temps de déplacement au VN étant ce qu'elles sont avec en plus la fatigue qui s'installe, je me pose une question par rapport à mon itinéraire initial . En effet, initialement, j'avais l'intention de faire (je parle pour une partie du Nord VN s'entend):cao bang–ha Giangha Giang –dong vandong van-khau vai-meo vac-ha Giangha Giang- hoang su phihoang su phi - bac habac ha- sapasapa - lao cai – Hanoï Ma question est simple : Ne vaut il pas mieux se poser à Ha Giang pendant 5 jours et rayonner autour puis rejoindre Lao Cai uniquement pour prendre le train en direction d’Hanoï? 5 ou 6 jours à Ha Giang pour faire :la boucle dong van-khau vai-meo vac-ha Giang, puis Hoang su phi et bac ha puis Sapa enfin une journée ou deux de trek Merci pour votre sentiment et bonnes fêtes à tous.
Les temps de déplacement au VN étant ce qu'elles sont avec en plus la fatigue qui s'installe, je me pose une question par rapport à mon itinéraire initial . En effet, initialement, j'avais l'intention de faire (je parle pour une partie du Nord VN s'entend):cao bang–ha Giangha Giang –dong vandong van-khau vai-meo vac-ha Giangha Giang- hoang su phihoang su phi - bac habac ha- sapasapa - lao cai – Hanoï Ma question est simple : Ne vaut il pas mieux se poser à Ha Giang pendant 5 jours et rayonner autour puis rejoindre Lao Cai uniquement pour prendre le train en direction d’Hanoï? 5 ou 6 jours à Ha Giang pour faire :la boucle dong van-khau vai-meo vac-ha Giang, puis Hoang su phi et bac ha puis Sapa enfin une journée ou deux de trek Merci pour votre sentiment et bonnes fêtes à tous.
Volontaire deux mois au nord ouest de la Thaïlande English translation pending
VERS CHIANG MAI
C'est le Bankok Express , un vieux train des anne'e 30, je suppose, qui m'a deposé un apres midi a' Chiang Mai apres 16 heures de choo choo choo choo apathiques alternants avec des coups de freins intempestifs a' chaque fois qu'une vache decide de traverser les rails ou le conducteur s'est assoupi dans sa locomotive.
Pas de vitres mais des persiennes metalliques pour se proteger de la pluie ou du soleil, un ventilateur a' vous decoller le toupet, une banquette en simili vert sapin pour mes fesses, des draps propres, une couverture et un coussin pour la nuit. Les toilettes turques en acier sont a' peu pres propres mais il faut sutout etre acrobate pour pouvoir garder la porte close avec une main et avec l'autre se tenir a' un barreau de la fenetre pour ne pas tomber dans la cuvette lors d'un brusque coup de frein inopine' et s'essuyer les fesses avec...rien! Mon doigt peut-etre mais la question existentielle que je me pose a' ce moment: lacher quelle main? la main droite ou la main gauche?
Je m' installe pour la nuit sur la couchette superieur que je prefere car plus intime.
Lorsque je me reveille, au fond de mon champs de vision, la silhouette des montagnes enturbanne'e par une brume matinale defilent imperceptiblement.
Dans l'accordeon qui relie 2 wagons, je fume une cigarette, moment bruyant mais exaltant de sentir l'air frais du matin. Je vois defiler devant moi des carre's soyeux de rizieres, qq temples en bois plutot rustiques, des maisons sur pilotis au milieu d'un champ, des zebus qui broutent paisiblement. Les rails sillonnent une foret dense, a' la vegetation diverse: par-ci par-la' des palmiers hautains et majestueux, les feuilles grasses de bananiers en bouquet, des parasols de papayers, des bambous denses, des acacias gracieux, des grimpants opportunistes a' fleurs mauve (appele'es "gloire du matin" ) qui ne s'ouvrent que pour qq heures, des lotus erige's vers le soleil baignent dans une mare.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
ARRIVEE A MAE HUNG SON6 heures entasse'e a' l'arriere d' un minibus comme une sardine portugaise entre un gros thai ( ce qui est peu commun ) et une femme de la tribue Hmong. J'ai subi les 1684 virages, sur une route sinuante de 240km (6 heures) a' travers une region montagneuse, qui relie Chiang Mai a' cette petite ville du nord de la Thailande situe'e a' 30 km, a' vol d'oiseau, de la frontiee birmane. Une nause'e permanente m'accompagnait tout le long. Qelle joie j'ai resenti lorsque le premier panneau indiquant Mae Hung Son m' est apparut et puis plus loin, une jolie avenue borde'e d'arbres et des parterres fleuris. Je suis depose' par Tong a' mon auberge (guesthouse) . Un jeune homme effemine'e mais plein de sourires se precipite a' ma rencontre pour me montrer ma chambre. 2 matelas comfortables a' mm le sol, un ventilateur silencieux et 1 salle de douche avec eau chaude. C'est le confort. Je deballe mes qq habits, prends une douche et je m'etends pour calmer le haut le coeur qui ne se dissipe pas. MHS est bien loin de la capitale de par sa distance et par sa population. Seulement une petite partie de la population est thai. La majorite' est Shan. Ayant fui leur pays, les Shans sont de fait devenus apatrides, car ils ne sont plus Birmans et la Thailande ne leur accorde pas des papiers d'identite' thailandais. Ils ne peuvent donc pas quitter la province sans permission. En venant ici, nous avons ete' stoppe's 2 fois par l'arme'e qui verifiait s'il y avait des personnes d'une tribue parmi nous dans notre bus. Du fait de leur illegalite' , ils ne peuvent pas acheter un lopin de terre pour y faire de la culture. Mais vite, ils trouvent un bosquet en bordure d'un champ de riz, d'une riviere dans lequel ils montent un abri de fortune pour se proteger de la pluie, du soleil, pour y dormir et caser leur maigres possessions. Et mener discretement leur vie, sans peur de dangers qu'ils ont fui mais la pauvrete' restera colle' a' leur peau. Malgre' les difficulte's a' surmonter, ils choisissent de ne pas vivre dans les camps de refugie'es et preferent s'installer dans des villages autour de MHS et de pourvoir a' leur besoin sans l'aide des organisations internationales. Il existe un reseau d'entre-aide entre les nouveaux refugie's et les anciens qui sont arrive's il y a 20 ans comme mon ami Tong. Les Shans proprietaires de qq petites guesthouses et cafe's engagent d'autres Shans dans leur petit commerce. Outre les Shans, des fonctionnaires gouvernementaux et soldats de la force frontaliere thais, mise en place pour surveiller les routes ( immigrants illegaux et drogue) reliant MHS a' d'autres villes, des commercants chinois et qq touristes aventureux donnent vie a' MHS, appele'e "Ville aux 3 brumes". Depuis que je suis arrive' a' MHS, j'ai comme le sentiment d'avoir quitte'e la Thailande. Je ne retrouve pas ici les elements que j'identifie avec la culture thai que j'ai connu dans l'est du pays comme par example: - la petite maison des esprits des ancetres au devant de chaque habitation - le port du sarong de soie - le calendrier a' l'effigie du roi au dessus de la tv - le wai respectueux a' tout un chacun - la nourriture est plus birmane que thai avec ses curry epais et piquants - le drapeau Thai au-devant de chaque maison - l'hymne national lache' par des haut-parleurs au son gresillant a' travers la ville a' 8 heures du matin et 6 heures du soir - le port de la chemise jaune ( la couleur du roi ) le lundi ( il est ne' un lundi ) - la langue thai n'est pas la langue commune des habitants d'ici - meme les chats ne sont plus siamois mais ....birmans
LE MATIN Le matin, je suis reveille' par le crepitement de grains de riz verse's dans une casserole en alu qui provient de la maison adjacente a' ma chambre, un doux murmure d'une voix d'enfant, un chien aboie et un coq lui repond, des roucoulements de pigeons, une gorge seche racle, une porte claque et le bruit aggressif d'un tuyeau d'echappement et par Kin, le ladyboy qui chante de sa voix d'eunuque le refrain d'une chanson pop thai qui braille de son telephone portable en balaillant allegrement la terrasse. Un apres-midi je l'ai surpris adosse' au petit muret de ma terasse en train de s'epiler les 3 poils qui pendaient de son menton. Il est adorable, gracieux et perpetuellement souriant. En faisant un brin de causette, on observait des missionaires d'une secte obscure ( peut-etre mormons) qui logeaient chez nous. 3 femmes en robes longues, un fichu sur la tete et dans leurs bras des bebe's d’ici. Je trouvais cela' curieux surtout que les bebe's n'etaient evidement pas les leurs d'une part et d' autre part, que les trois femmes addressaient un jeune homme blanc present "daddy ". J'en avais alors deduit qu'il etait polygame et les enfants avaient du etre adopte's ou' emprunte' a' des familles karens pauvres. C'est alors que Kin me raconte avec un rictus que ces “gens” vont dans les villages pauvres, construisent de grandes batisses (eglises) et incitent les meres Hmong ou Karens a' leur laisser leur bebe's en leur promettant de les nourrir, de les soigner etc...Ces familles pauvres recoivent de l'argent si elles viennent a' l'eglise et subissent (mes mots) la conversion vers un christianisme austere et oppose' aux croyances animistes qui persistent a' exister sur les flancs des montagnes ou' je me trouve. Je voyais bien que le timide Kin n'approuve pas ses methodes et la facon dont l'eglise chretienne achete une conversion avec de l'argent ( appele'e ici "rice conversion"). Dans un anglais moins que rudimentaire et avec une grimace qui en disait long, il m'explique que ces chretiens n'ont que le mot "good" pour ce qui est propre a' leur religion et "bad" pour tout ce qui compose les traditions de ces peuples: le culte des ancetres, la croyance aux esprits bienviellants et autres, les rites de la fertilite' et de la mort, les superstitions, l'usage des plantes guerrisseuses sont les elements animistes dont les missionaires protestants veulent faire table rase. Seule la Bible doit servir de reference. Je prends une douche et je traverse la rue encore tranquille pour prendre un petit-dejeuner en face chez Nang qui tient un cafe' ou' je passe souvent faire un brin de causette et embrasser son adorable fille d'1 an Poy avec sa petite bouche en coeur, An la jeune fille Shan qui me sert le petit dejeuner et me confie que Tong est mignon ( lui aussi la trouve adorable), ses 2 chiens biens nourris m'acueillent et je fais un calin au gros matou qui se prelasse sur son coussin prefere'. Je commande mes 2 tartines fait maison et une tasse de the' au jasmin que je deguste tranquillement en discutant avec la proprietaire. Je fais un bisou a' son bebe' endormi dans son hamac et je file retrouver Tong.
Perche sur la montagne qui surplomb la petite ville et son petit lac recouvert de fleurs de lotus, un temple a' la stupa dore'e m'offre la presence reconfortante du Buddha. Le matin, il est a' peine visible, cache' par une brume fine que le soleil dissipera bientot. L”ECOLE DU TEMPLE KAW KAW Pendant 6 semaines je serais la prof d'anglais dans une ecole d'un temple bouddhiste. Je suis un peu anxieuse car il faut que je respecte qq regles: ne pas toucher un moine mm s'il n'a que 10 ans ( lorsque je dois lui donner qq chose, je place l'objet sur la table qu'il reprend ), je dois les saluer respectueusement en faisant le "wai" (mains jointes, doigts touchant le bout du nez et tete baisse), et pas de chansons. A 13 heures, lorsque j'arrive, le son grave d'un gong resonne dans l'espace du temple. Il appelle les bonzes a' la salaa pour chanter en pali les louanges du Buddha en la presence d'un vieil abbe' austere. Les sons graves et peu melodieux dans un rythme monotonique presque hypnotique s'evade de la salaa. Ils resortent a' la queue leu-leu et se dirigent vers les classes. Bon, je me sens prete. Des moinillons boutonneux me regardent les yeux ronds de curiosite' lorsque je rentre dans la classe pour la premiere fois. Ils m'avaient deja' apercu du haut du balcon assis sur la balusrade. Ils n'ont pas l'habitude d'etre en presence de femmes et moins encore d'une "farang" ( une blanche) car peu de volontaires viennent enseigner au temple. Dans les ecoles laiques thais, les eleves se levent des que le prof fait son entre'e mais pas ici. Les moines et mm les novices restent bien assis ou plutot en tailleur sur leur chaises etroites. Je fais mon plus respectueux "wai", me presente en articulant bien. Le prof Karen se tient pres de moi en se tortillant les mains. Il se demande comment cela' va se passer. Il est timide et a peur de faire des fautes en anglais lorsqu'il me parle, souvent a' voix basse. Je dois presque lire sur ses levres ce qu'il me communique. Il enseigne strictement les regles de grammaire mais moi je prefere leur inculquer des mots de vocabulaire en leur faisant la conversation. Il a toujours pose' sur le bureau un verre d'eau fraiche pour mon gosier desseche' apres avoir repete' les mm mots avec lesquels ils ont des difficulte's comme: rice, novice, province, science, river, lips...en fait les sons S et L, R qu'ils invertissent pour une raison mysterieuse. Ils sont tous en robe orange, ceintre' par un sash jaune, une epaule denudée qui souvent laisse apercevoir un petit teton. Sur leurs epaules et leurs bras, d'une encre verte, des mantras bouddhistes et d'amulettes protectrices contre la maladie, la mauvaise fortune sont tatoue's. Les petits bonzes novices sont pour la plupart shans dont les familles ont fui la Birmanie pour se refugier ici a' MHS pour raisons economiques et les persecutions. Les plus demunis sont accueillis dans les temples de la ville et recoivent un habit orange, sont nourris, loge's et scholarise's: une education auquel ils n'ont pas eu acces lorsqu'ils habitaient de l'autre cote'. La-bas, il faut debourser pour apprendre a' lire et a' compter. Les instituteurs mal remunere's exigent de l'argent pour l'usage de l'electricite', de la chaise et de la table, des livres et les cahiers, les feuilles d'examens (et plus si on veut aussi les reponses) qui s'ajoutent aux frais d'inscription (eleve's pour la majorite' des birmans).
J'appercois souvent des bouts de tissus saffran qui depassent d'un mur ou derriere une porte entrebaille'e comme tire' par un fil transparent. Ce sont les petits moinillions qui discretement s'isolent pour reajuster les 3 metres de tissus qui doivent couvrir leur corps comme prescrit. Sans boutons ni epingles c'est un art qui s'acquiert avec les anne'es. Ils deroulent leur robe jusqu'a' la limite de l'exposition et s'enroulent a' nouveau en s'appliquant a' faire 3 jolis plis devant et derriere. Le tout tenu en place avec un bout de tissus jaune canarie ceintre' autour de leur corps fluets. Petites anecdotes: un des moines de 16 ans dit que je suis jolie en thai au prof. un autre, pour me provoquer me dit lorsque je lui demande ce qu'il a dans son sac:"une cigarette" suivi d'un sourir malicieuxils ont adore' lorsque je leur ai demande' qu'elle etait leur equipe de foot prefere'. Ils ont tous crie' en mm temps "Manchester United". La lecon d'anglais n'est pas toujours suivi avec autant d'enthousiasme. Cette exuberance me surprend un peu. entre 2 lessons, j'entends des sons aigus d'une chanteuse thai d'un portable d'un petit bonze , cache' par un petit mur ils recoivent qq fois des sous s'ils se levent tot pour la quete matinale a' 5h du matin ou lors de ceremonies funeraires auxquels ils sont qq fois invite's.Ils aiment les depenser chez un marchand ambulant qui vient tous les apres-midi vers 2h vendre des fruits, des boissons, des gateaux aux couleurs des plus artificiels que les enfants thai adorent. Je les ai surpris qq fois, sous pretexte d'aller faire pipi, devaler les escaliers pour aller acheter une friandise. Ils sont tres malicieux ces petits.Le temple exige des moines novice de suivre 130 et quelques regles qui seront plus nombreuses une fois consacre' moine (227). Une fois, leur education termine', vers l'age de 18 ans, bien souvent ils retournent a' la vie civile. Quelques regles: - ne pas voler - ne pas tuer un etre vivant (mm les moustiques) - ne pas mentir - ne pas dormir sur un matelas comfortable ni s'assoir sur une chaise eleve'e - ne pas avoir de rapports sexuels - ne pas accepter de grosses sommes d'argent - ne pas manger apres midi - ne pas porter de montre, de chapeau ni de chaussures - ne pas se parfumer ni porter des accessoirs pour s'embellir - ne pas boire de boissons alcoolise'es ni de consommer des produits intoxiquants - ne pas chanter, danser ou jouer un instrument de musique
"Cours de conduite pour les novices-moines un peu trop "pink" est le titre d'un article que j'ai lu dans le Bankok Times. La conduite jugée inappropriée de certains moines novices a motivé un moine à mettre en place des cours de bonne conduite. Ce dernier s’inquiète de voir certains moines utiliser des produits cosmétiques, porter des sacs à main rose, réajuster leur robe pour être "à la mode", ou même d’avoir des relations sexuelles dans les dortoirs, ce qui peut leur valoir d’être défroqués. Ce cours devrait enseigner aux novices les comportements adéquats, et pourrait même "prévenir certaines expressions de l’homosexualité". Si ce cours est un succès, il sera introduit dans d’autres temples à travers le royaume.
Apres ma premiere lecon d'anglais, je vais m'assoir sur un banc, face au lac parseme' de fleurs de lotus. J'etais remplie de douces reveries. Le crepuscule couvrait d'or la pagode de style birman de l'autre cote' du lac. Une fine voix melodieuse me parvint. Une certaine tristesse dans les sons d'un instrument que j'entendais pour la premiere fois. Un trio Karen chantait des ballades melancoliques qui rappellent leur terre dont ils sont exile's. Silencieusement, 4 jeunes moines passent derriere moi. Leurs robes saffran gracieusement enroule'es autour de leur corps, les epaules couvertes, le pas regulier, le regard vers le bas, ils se dirigent vers le temple du lac. Malheureusement, ce moment de poesie fut entache' par le bruit d'un monstre aerien qui survole la frontiere comme tous les fins d'apres-midi.
LES REFUGIES Le vrombissement d'un helicoptere de l'armee'e thai me sort de la lethargie d'un apres-midi indolent. Ils surveillent leurs alle'es et venues des milices nationalistes Shans et Karens qui viennent se refugier dans le no-man's land entre les 2 pays lorsque les combats avec l'arme'e birmanaise s'intensifient. Depuis les années 80, ils ont bénéficié d’une politique conciliante de la Thaïlande qui ont laisse’ les rébellions installer leurs bases arrière sur son territoire, fermant les yeux sur leur approvisionnement en armes contre bois de tek, métaux et pierres précieuses. L'économie Karen repose essentiellement sur l'exportation de bois rares (teck, antimoine, étain, jade et rubis). L'exploitation des forêts karens s’est toujours faite dans le souci de préserver le patrimoine écologique: pour chaque arbre coupé, un arbre soit planté. Cette gestion mesurée des ressources forestières a préservé jusqu'alors les montagnes karens de la déforestation. Ces forêts de tecks sont d'ailleurs l'enjeu de combats, les birmans n'hésitant pas à lancer des expéditions qui détruisent les jeunes pousses et pillent les réserves pour asphyxier l'économie Karen. Les insurgés Shan, eux, tirent leurs ressources du trafic de l'opium situé dans le Triangle d'or. Plusieurs milices shans se battent pour proteger cette region du nord qu'ils considerent la leur ( promise par la Grande Bretagne pour leur aide dans les combats contre les Japonais ). A la différence des ethnies du « triangle d’or », les Karens ne tirent aucun profit de la drogue, qu’ils ont toujours refusé de produire, et dont ils punissent très sévèrement la détention. Avec beaucoup de courage, les Karens traversent la foret vierge dense qui recouvre ces massifs montagneux bordant les 2 pays. Hommes, femmes et enfants affrontent la peur pour fuire les moyens repressifs et sanguinaires tels que la birmanisation, l 'emprisonnement arbitraire, la prostitution force'e, les mines dans les champs de riz que les militaires posent pour empêcher les paysans de s'y installer, le viol de leur femmes, la mise a' feu des villages. Ils veulent faire disparaitre ou evacuer de force ces tribues de leur territoire. La junte militaire impose aussi le travail force' et non paye' dans des chantiers de construction telle que la pipe-line Total qui va du nord de la Birmanie jusqu'au sud. On les oblige à construire des routes sans être payés, on leur fait porter des cargaisons de munitions et d’armes et, parfois, on les tue. On ne tente même pas de cacher les massacres au reste de la population : c’est une tactique pour forcer ce peuple à se soumettre ou à courir se réfugier en Thaïlande. Ils sont les victimes d'un nettoyage ethnique en bonne et due forme qui derriere ses hautes montagnes, loin des yeux du monde est en vigueur depuis qq anne'es. Les refugie's civils, qui sont aujourd’hui plus de 1.7 millions vivent le long de la frontière thaïlandaise, distribue’s en 9 camps discrets eparpille's sur les plateaux entre les 2 pays sous les auspices de plusieurs organisations internationales autour de MHS et de Mae Sot, plus au sud. Certains camps se distinguent par leur isolement et par la difficulte' d’accès pour les travailleurs de l’aide humanitaire. Les conditions de vie y sont absolument déplorables car certains sont extrêmement surpeuplés. Les habitations des réfugiés sont construites à flanc de collines escarpées où il existe un véritable danger de glissement de terrain. Le manque d’installations sanitaires et de canalisations d’eau donne lieu à une situation où les risques pour la santé publique sont endémiques. Le HCR a accepté que des réfugiés soient déplacés de ces camps vers le Canada. Parmi les autres pays qui ont répondu à l’appel du HCR de réinstaller des réfugiés birmans, on compte les États-Unis, l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Finlande, le Danemark, la Norvège, la Suède, le Royaume-Uni et les Pays-Bas. Les refugie's qui ont acquis des competences dans le medical, l'administratif ou dans l'education et parlent bien l'anglais sont les premiers a quitter les camps et reconstruire leur vie dans ces pays d'accueil, s'ils le souhaitent. Malheureusement, les camps se voient ainsi drainer de personnes qualifie'es qui contribuent a' sa bonne administration dans divers secteurs. J'ai discute' avec une australienne qui a passe' 6 mois illegalement en sautant une cloture pour atterir dans un camp pres de Mae Sot. . Elle m'a dit que le risque d'epidemies plane dans l'athmosphere des camps. La tuberculose est souvent evoque'e et bien sur le SIDA. Il y a les problemes de la promiscuite' qui est effrayante et l'oisivete’ qui mene beaucoup de jeunes a' commettre des petits crimes et s'adonner a' la drogue. Pourvue par qui? je ne sais pas. Probablement avec l'aide de la police des camps. Elle m'a aussi dit qu'il y a des cas de viol de la part de cette police infame qu'aucune authorite' semble surveiller.Une ecole sur une petite montagne l'a heberge'e ou' elle a enseigne' l'anglais a' des petits karens. La police des camps ne l'a jamais soupconne' d'etre entre'e sans permission. Mais elle a ajoute' qu'elle ne s'aventurait pas beaucoup vers le coeur du camp qu'une police speciale des camps, surveille. Beacoup de refugie's sortent illegalement soit pour travailler dans la petite ville et gagner qq bahts ou pour se distraire sur une console video ou chatter sur internet .En sortant du camp, un chemin terreux vers la droite mene a' un autre camp un peu plus loin tandis que celui sur la gauche mene vers la petite ville.Avec un billet de 500 bahts dans la main d'un garde, un refugie' peut passer "inappercu" devant cette police corrompue jusqu'aux os pour sortir du camp, ce qui est defendu. Le gouvernement thai veut empecher que ces refugie's se deversent dans les environs. Il ne tient pas a' faciliter l'integration de cette masse de main d'oeuvre bon marche' et souvent mieux eduque'e que les habitants thais de la ville proche des camps . En fait, depuis qq temps, le gouvernement thai encourage les refugie's a' rentrer dans leur pays en les assurant (faussement) que les regions d'ou' ils viennent a ete' securise'es et demine'es. Ce qui a ete' dementi par les Karens encore en Birmanie. J’ai aussi appris que depuis 5 ans, la Thailande ne veut plus d'etrangers - volontaires ou pas- dans ces camps car elle a peur des allegations de mauvaise gerance et de corruption qui pourraient se rependre. J'ai ressentie cela' en parlant avec des personnes implique'es directement dans des actions d'aide pour les refugie's. Prudentes de trop devoiler, elles parlent peu et ne donnent jamais leur avis personnel. Le risque est de subir les reprisailles du gouvernement thai qui l'inflige a' ceux qui en disent trop. Comme la jeune volontaire hollandaise qui un jour avait raconte' ce qui se passait dans les camps et fut deporte' illico presto le lendemain vers son pays d'origine. Mais je me pose la question: que savent les institutions internationales qui s'occupent du bien-etre et du respect de chaque refugie' tel que UNHCR, IRS, CICR, IOM etc... Ne remarquent-ils rien ou ont -ils un baillon sur la bouche impose' par le gouvernement thai? Je parcours le net pour en savoir plus sur les ONG qui administrent ces camps mais rien ne transparait. Que des documents officiels qui parlent plus de leurs objectifs que ce qui s'accomplit vraiment.Tout cela' montre bien que tout n'est pas parfait dans ce bas monde et encore moins dans les camps et que les ONG preferent fermer les yeux sur ce qui se passent dans ces camps. J'ai rencontre' une autre australienne Vanessa qui elle aussi enseigne l'anglais mais dans un village tout pres du camp de NaiSoi. Elle etait tres reticente de reveler ou' elle enseignait. En peu de mots, elle me fait comprendre qu'elle avait ete' instruite de ne rien dire. Au fil des rencontres, j'ai appris qu'elle enseignait dans une ecole rudimentaire d' un village a' proximite d'un camp ou' des jeunes de 20 ans sortent illegalement qq heures pour apprendre l'anglais. Mais au fur et a' mesure de nos conversations, j'ai fini par comprendre que son travail comportait aussi la transcriptions en anglais de karens qui retournent clandestinement en Birmanie et rapportent leurs observations a' l'ONG qui les emploie. Je l'ai entendu mentioner discretement le nom de Thai-Burma Border Consortium (TBBC) . A l'origine de ce consortium ( 1985) est un adventiste et aujourd'hui ce sont, pour la plupart des organisations caritatives chretiennes de plusieurs pays europeens et les USA.
VIREE EN MOTO VERS LE CAMP DE REFUGIES DE NAI SOI On decide donc d’aller voir de plus pres ce camp. On me previent que je ne pourrais pas entrer sans la permission d’un organe du gouvernement thai qui s’occupe dela gerance des camps. ( qu’ils appellent “shelter” ce qui veut dire abri dans le sens de protection). Je convainc Tong de nous accompagner mais je sens une petite reticence. Il a peur des check points de l’arme’e qui arretent les vehicules pour verifier les papiers des non-thais comme Tong. Il nous accompagne quand mm car il a peur pour notre securite’. Depuis MHS une route asphalte’ nous mene a’ travers une valle’e verdoyante: beaucoup de bananiers, de palmiers et des petits champs de riz sur les qq m2 de terre au fond des valle'es. Une jungle epaisse sur les flancs des montagnes bordent notre route. On depasse 2 bonzes errants en robes moutarde ( couleur prefere' des bonzes de la foret et ceux qui errent jusqu'a' la saison des pluies), leur crane au crane burine' par le soleil portant pour seule possession au bout de leur bras leur bols et une ombrelle pour se proteger du soleil et de la pluie peinait sur la monte'e. On arrive au village karen de Nai Soi qui est a 5km de la frontiere thai-birmane. Des maisons en bois de teck noircies par le temps bordent la route. On s’arrete pour demander le chemin vers le camps a’ des enfants en velo. Ils ne comprennent pas le thai, ni le shan mais on decide de suivre la route et puis on verra. Sur un monticule, une batisse en dure, peinte en blanc avec sa croix qui perce le ciel nous tombe presque dessus. Elle domine le petit village. Je me sens mal a’ l’aise quand je vois la determination avec laquelle les missions protestantes convertissent ces peuples animistes et bouddhistes ( qui sont plus recalcitrants a' la conversion ). Les missions et certaines sectes comme les mormons et les adventistes sont tres actives dans ces villages pauvres et recule's. A la sortie du village, la route asphalte’ se transforme en poussiere et rocaille. J’ai un peu de mal sur ce terrain poussiereux et pentu car il faut eviter de freiner alors je m’engage prudement sur le versant de la colline que nous devons franchir. Au fond de la valle’e, une clairiere, une barriere et un panneau en travers “no entry” nous accueille. On est arrive’ dans un cul de sac: un poste de garde flanque’ de 2 drapeaux thais et surveille’ par 2 jeunes militaires, une grande pancarte avec le nom du camp et une buvette, tenue par une femme karen. Elle nous vend une bouteille d’eau pour lubrifier nos gosiers desseche’s. Aucune activite’ autour de ce poste si ce n’est un couple de jeunes hommes dont un a la bouche ensanglante’ par le betel qui s’approche du garde en tenue militaire. Il discute et puis fait signe a’ son copain et passe la barriere.Au dela’ de cette barriere 15 000 refugie’s essaient de reconstruire leur vie dans ce camp entoure’ de montagnes et cache’ par la jungle envahissante. A gauche de cette barriere, et faisant partie du camp d'a' cote', s'etend un village de femmes "girafes" que nous refusont de visiter. Les Padaungs Karens dont les femmes sont appele'es femmes "girafes" a' cause de leur tradition qui consiste à allonger le cou des petites filles progressivement avec des anneaux posés chaque année. La raison reste mystérieuse. Pour certains, cela aurait initialement protégé les jeunes filles et les femmes, restées à la maison pendant que les hommes étaient partis à la chasse, contre les attaques des tigres qui s’en prennent en premier lieu au cou de leurs victimes. Pour d’autres, cela aurait été un moyen employé par les Padaungs pour protéger leur or qui, posé sur le cou des femmes, ne pouvait ainsi être volé. Elle pourrait également ecouler d’une superstition et constituerait une protection contre la mauvaise fortune Au fil des ans, de moins en moins de femmes choisissent de subir cette tradition barbare. Cette coutume a été interdite par décret en Birmanie, mais elle est parfaitement tolérée en Thaïlande. Je dirais mm encourage'e. Les femmes "girafes" ont ete' acueillis avec plus d'enthousiasme sur le territoire thailandais que leurs cousines karens car elles representent une manne financiere issue du tourisme pour le gouvernement thai et le KNPP (milice nationaliste karen qui se bat pour l'independance du pays Karen en Birmanie). La Thailande leur a occtroye' des terres pour y installer leur villages. Elles passent leur journe'es assises dans des huttes a' tisser et se faire photographier par les touristes. Elles ne sortent que rarement de leur villages. Les 250 bahts qu'ils percoivent des touristes servent a' payer leur salaire et a' financer le mouvement KNPP.A l'entre'e du village, est affiche'e une carte detaille'e de la Birmanie dont la partie thailandaise est en blanc, vide , comme si elle n'existait pas. Je suis surprise car apres tout ces camps sont bien sur territoire thai! On est un peu penaud car on pensait pouvoir observer des alle’es et venues de l’exterieur. On reprend nos velomoteurs et nous rentrons. Le soleil entre-temps a rougi les champs, une fine brise qui nous depoussette s’est leve’e.
BALADES A MOTO DANS LES ENVIRONS Hmong, Liseu, Karen, Lahu sont les tribues des montagnes que l’on peut rencontrer lors des balades a’ moto ou trecks. Ils ne connaissent pas les fronieres impose'es par les gouvernements.Ils sont semi-nomades et vivent dans des villages eparpille's sur les flancs des massifs montagneux qui s'etendent du Laos jusqu'en Birmanie en passant par la Thailande et le long des rivieres. Ils y cultivent le riz sur ces petits lopins de terre.Lorsque leurs terres peu fertiles ne donnent plus assez pour nourrir la communaute, ils s'installent sur un autre flanc de montagne.Ils cultivent aussi le pavot qui fait partie de leur pharmacope'e traditionnelle. Ils vivent dans des huttes sur pilotis construites en teck et bamboo, des feuilles seche'es forment la toiture, excercice qui doit etre renouvele' tous les ans.Ils ne viennent en ville que pour vendre leur recoltes et leur artisanat ( tissage traditionel sur metier et broderies sur vetements ) que je vois etale' au marche' lors de ma balade nocturne. Un matin, nous sommes partis a' la decouverte de ce qui se cachait derriere la brume matinale en direction de la frontiere thai-birmane. QQ km de routes asphalte'es et puis une route en terre rougeatre et pentu, parseme' de virages nous amenent vers un village Karen pauvre, cache' dans une petite valle'e etroite. Je vois un mahout sur son elephant qui avance lentement le long du flanc de la colline oppose’e. Il se dirige vers l'interieur de la foret. On s’arrete devant une bicoque en bois ou' une femme se laisse bercer dans son hamac. Elle sursaute lorsqu'elle nous appercoit et ne veut pas se laisser photographier car elle ne se trouve pas belle. Elle eclate de rire. Je m'eloigne un peu du groupe qui s'est assemble'e autour de la "star" du village. Un peu plus loin, un chien pose son museau dans une marmite en fonte qui fumait. Il se fait chasser. Du linge suspendu sur un fil entre 2 cocotiers, une machine a' laver sous un toit de canisse. Un fil electrique tendu d'arbres en arbres, une parabole, une antenne et une boite d'emballage LG revele l'existence d'une tele'qui doit surement troner a l'interieure de la structure en bois. Des enfants nous devisagent, etonne's et des vieilles femmes habille’es en pagne tisse’et brode’s s’arretent pour observer les 4 motards sur leur engins bruyants et puants. Elles n’ont pas un regard indulgent envers nos cameras bien que nous leur demandons la permission. On continue notre chemin sous un ciel bleu vif et une chaleur seche qui monte. Personne sur la route qui longe la riviere Pai. On traverse un autre village. D’un petit monastere shan en bois, 3 jeunes bonzes, torses nus (chose rare) me saluent avec un joli sourire. Tristement un vieil homme dont le pied droit n’est qu’un moignon traine sa jambe. Un cas de polio comme on en voit encore par ici. Il fait au moins 30 * mais il porte un bonnet de laine. On traverse a' pieds un long pont etroit en bamboo tremblotant sous nos poids au-dessus de la riviere Pai. Le chemin s'engouffre dans la jungle plein de serpents. Je rebrousse chemin et j'attends mes companions assise a' l'ombre d'un acacia. 3 cerberes pales sortent des buissons mais n'osent pas m'approcher. Ils m'observent, la queue leve', en etat d'alerte. Ils n'ont pas l'habitude de "farangs" ( hommes blancs ) par ici. Je sursaute. A la sortie du virage d'un chemin poussiereux qui serpente vers le bas de la colline, un paysan en habits de camouflage vert m'apparait. Je confond sa scie dans son dos pour un fusil. je suis un peu sur mes nerfs, si pres de la frontiere et seule. On reprend la route pour finir dans un cul de sac. Une clairiere avec des echoppes de nourriture et de boissons. 2 petits garcon et une fille tenant dans la main une lampe torche nous demandent de leur petite voix si on voudrait visiter la grotte un peu plus haut. A' la queue leu leu, on les suit et on monte vers la colline. On arrive a' un petit temple en bois fonce' niche' dans le feuillage de la jungle. C’est un lieu propice pour une retraite ou’ les heures coulent dans la meditation et la reflexion. Ici pas de musique ni de distractions visuelles. Cet endroit plait a’ Tong qui voudrait faire une retraite d’un mois dans un monastere de la foret comme celui-ci. Un jeune bonze solitaire ramasse des feuilles mortes autour du temple ou il vit seul. Il avait le dos et les avant bras tatoue's de signes protecteurs et ecritures bouddhistes, mantras qui est une tradition chez beaucoup de bonzes shans. Tatouages porte’s comme des amulettes ( pour se proteger de la mauvaise fortune, de la maladie et des animaux sauvages) que j'ai aussi appercu sur des villageois shans qui ont traverse’ la jungle pour arriver sain et sauf en Thailande . On salue le bonze et on continue notre monte’e qui mene vers la grotte. A l'entre'e, un ermite en platre de style hindou, occupe les lieux, des bougies, des fleurs, un paquet de cigarette et une bouteille d’eau lui sont offert par les habitants du village. Les enfants penetrent dans la cavite' sombre et humide et nous illuminent le plafond calcaire et une statue de Buddha dans une niche tout au fond. Pour y acceder on doit ramper a' genoux.On redescend vers le village et la clairiere. Je vois une caserne ou plutot une hutte militaire surplombant la place, a’ partir duquel qq soldats surveillent les alle’e et venues des villageois car nous sommes a’ qq metres de la frontiere. Un soldat assis sur la colline m'observe. Son oeil de lynx appercoit ma camera pourtant miniscule et me fait signe de le ranger. Une autre vire'e nous a mene'e vers le nord pour visiter un village chinois. Une route asphalte’e serpente le long des flancs de la montagnes. L’ombre des arbres nous procure de la fraicheur. QQ rizieres desseche’es brunies par le soleil et peu d’habitations. Nos motos ont du mal a’ grimper la cote. Je prends mon temps, je savoure la sensations d’etre loin, tres loin de tout, au bout du monde. Je hume l’air qui m’apporte des odeurs de terre brule’e, une senteur doucatre de frangipani tout le long de notre balade au nord de la Thailande. Vers la descente d’un col, des terrasses parseme’es de buissons ronds recouvrent les flancs des collines. A’ la sortie d’un virage, au fond de la petite valle’e, un joli lac indigo, des maisons en torchis ocre, des lampions rouges suspendues aux tuiles des toits nous apparaissent. On evite de justesse des chevaux libres de circuler dans le village, des chiens dormant sur la chausse’e et on se dirige vers le centre pour deguster le the’. Ban Rak Thai est un village d’immigrants du Younan qui aujourd’hui vit de la culture de the’. Elle a remplace’ celle du pavot. Dans le passe’, ce petit village fut le refuge d’anciens soldats Kuomintang qui se sont battus contre l’Arme’e Rouge de Mao. Je souris a’ une grand-mere chinoise qui porte son petit-fils sur son dos et on file pour voir le paysage par dessus la barriere du poste frontalier thai. Un chemin de terre a' travers une foret de bambous nous mene sur la colline qui surplomb la Birmanie. Un drapeau thai, un panneau en bois "Myamar", des sacs de sables encerclant une hutte d'observation vide, une barriere fait de bambous. On est un peu decu mais excite's quand mm, de se trouver dans un coin perdu au nord de la Thailande. Nous sommes a' la lisiere des 2 pays dans une zone tampon entre plusieurs factions militaires qui se disputent ces terres. A ma droite, vers l’ouest l'arme'e birmane et a' ma gauche l'arme'e UWASA (Chinois) protege son territoire de l’arme’e birmane et des invasions d'autres milices ethniques Shans. Depuis le poste frontalier, mon regard s'etend a' perte de vue sur plusieurs massifs montagneux sous un ciel bleu d'acier. Aucune habitation, aucun village, aucune route, aucune tour de tele'communications, rien que de la vegetation dense dans laquelle qq tigres solitaires trouvent encore un refuge. On pose dans la hutte pour se faire photographier avant qu'un soldat nous deloge de la'. Mais on a ete' repere' du haut d'un autre colline. Un jeune soldat en habits camouflage vert descend et nous sourit. On est soulage'. Il nous invite a' visiter le camp tout en haut de la colline mais nous demande de ne pas prendre de photos. Un jeune chiot nous accueille en fretillant la queue. 1 drapeau thai bien haut pour delimiter le territoire de celui du voisin, 4 huttes en bambous et feuilles seche'es, un rempart de sacs de sable face a' la Birmanie, une radio, un velomoteur, qq utensils de cuisine et c'est tout. Pas de commandos arme'e de AK47, en etat d'alerte permanente, a' l'affut de chaque mouvements dans la jungle sous mes yeux. Pas tout a' fait ce que je m'imaginais comme poste frontalier d’une region ou' les escarmouches entre les differentes factions etaient si frequentes. RENCONTRES Ce que j'apprecie le plus lorsque je depose ma petite valise pour qq semaines dans une ville est ce temps precieux que j'ai pour creer des contacts, nouer des liens avec ceux que je rencontre qui ne sont pas que de passage et les personnes que je cotoie presque tous les jours avec un “sawadee Ka” ou hochement de tete et un sourire: la proprietaire de ma guest house a' qui je dis bonsoir dans mon meilleur thai lorsque je la vois repasser le linge des clients. Je lui fais un clin d’oeil et jette un regarde vers son homme bien installe' devant la tele' - elle rigole car on s’est compris, la dame qui tient une buvette ou' je deguste un the' vert glace' delicieux en fin d'apres-midi qui me dit “reviens demain”, la vendeuse du tissu brode' que j'ai achete' l'autre jour me reconnait et me sourit lorsque je pase devant son magazin pour aller ecrire mes e-mails, la vendeuse de brochettes de poulet a' la sauce de cacahouetes et riz gluant qui m’a reconnu au marche’ et moi pas (J’etais embarasse’e) , la dame qui m’accueille avec bonne humeur et me prepare une delicieuse salade de papaye verte – elle se rappelle de ne pas y mettre de piment, les bonzes au temple qui m’observent du coin de l’oeil et lorsque je leur souris, sont embarrasse’s mais flatte’s et les moinillions qui disparaissent en rigolant quand ils me voient. Je suis comble'e par ce contact humain dans la simplicite' mais avec un coeur sincere. Il y a surtout Tong le coordinateur Shan de 25 ans qui s'occupe de nous: un visage harmonieux, un sourire a' faire fondre tous les glaciers du Groenland, des yeux qui laissent deviner une intelligence pleine de sensibilite' et sa facon d'exprimer des pense'es pures et profondes. Un etre cher dans un bel emballage, un don precieux pour tous ceux qui l'entourent. Il apprecie ma companie et moi la sienne. On se retrouve souvent pour discuter sur ce qui se passe a' cote': la question des mouvements nationalistes des ethnies en Birmanie. Son oncle, avec qui il avait traverse' les montagnes qui bordent les 2 pays, avait ete' enrolle' de force dans la milice du fameux Khun Sa lorsqu'il etait enfant. Cette milice d'enfants avait fait couler beaucoup d'encre a' l'epoque. Khun Sa faisait des razzias dans les villages Shan et "volait" les enfants et sur son parcours, laissait des meres en larmes car elles savaient qu'elles ne reverraient plus leurs fils. Effectivement, ces enfants mourraient lors des combats contre l'arme'e birmane ou succombaient a' la tentation de l'opium que leur procurait Khun Sa. A lui seul, il gerait la production d'heroine dans son fief cache' dans la jungle du triangle d'or ( 3/4 de la production mondiale) et son ecoulement qui finissait dans les veines des GI americains qui venaient se resourcer en Thailande. L'oncle de Tong, jeune combattant de la milice de Khun Sa a fini par mourir du Sida car lui aussi etait devenu accro a' l'heroine. Mon ami Tong avait pris la route de l'exil a' travers ces montagnes hostiles il y a 19 ans, avec son oncle et sa mere pour retrouver son pere. Mais il me dit, si c'etait a' refaire il suivrait un groupe de Shans et aurait ete' pris en charge par une ONG dans un des camps qui borde la frontiere. Il aurait recu alors une education et une preparation plus complete pour pouvoir faire face a' la vie hors du camp dans un pays comme l'Australie, la Nouvelle Zelande, le Canada ou les USA. 500 a' 700 refugie's quittent les camps pour ces pays pour refaire leur vie, loin du climat de guerre dans lequel ils ont vecu. Il pense qq fois de prendre le risque et retourner en Birmanie pour revenir en Thailande en tant que refugie' officiel parce que sa situation de personne sans papiers lui pese. C'est le dilemme de presque tous les réfugiés comme Tong. Apatride, il se heurte à la politique de non intégration du royaumes. Le choix de travail est limite' et lorsqu'il en trouve, il se confond dans la masse d'une main d'oeuvre sous-paye's employe' par des employeurs thais cupides. La plupart travaillent donc clandestinement dans l’agriculture, l’industrie du poisson, le bâtiment, les usines de textiles et les emplois domestiques. Il ne peut ni acquerir un petit commerce ni ouvrir un compte en banque. Ce mois n'a pas ete' un mois tres agreable a' vivre pour Tong. Sa petite amie lui a annonce' que ses parents (chinois) voyaient d'un mauvais oeil cette relation. Ils pensent que Tong n'est pas assez "bon" pour elle pour considerer une liaison de longue dure'e et le mariage. Tong n'etant pas thai et sans papiers, ne pourra donc jamais trouver un travail assez bien paye' pour entretenir leur fille bien-aime'e. Elle est plus age'e que Tong et le temps presse pour elle. Il etait triste certains soirs. Son collegue et ami Ton Yee avec lequel il aimait travailler a soudainement decide' de quitter l'orphelinat et de partir pour Chiang Mai apres une violente dispute avec le pere de Tong. Et puis, il y avait il y a eu la crise du riz.Tong, un matin, nous fait part de son anxiete' et nous demande si nous pouvons l'aider en achetant 3 sacs de riz pour les 50 enfants de l'orphelinat que son pere gere. Ce matin-la', les enfants n'etaient pas alle's a' l'ecole car ils avaient le ventre vide. Plus d'argent pour acheter du riz. On interroge Tong. Mais comment cela? Qu'a-t-il fait avec l'argent du riz qu'un riche anglais lui envoie tous les ans? En entendant cette histoire, on se regarde, les 2 volontaires et moi et decidons d'agir.Le lendemain, on court au marche' pour trouver 45kg x 3 de riz au meilleur prix. Difficile! On rentre dans un magazin tenu par une chinoisse dans la cinquantaine, des cheveux courts brosse’s comme un herisson. Nous demandons le prix d’un sac de 45 kg.. Plusieurs prix et qualite's de riz nous est propose'es. Du cher a' 40 euros qui baisse jusqu’ a' 18 euros les 45 kgs. On negocie vers le bas pour le riz le moins cher. On explique que c'est pour des enfants orphelins ou pauvres de refugie's dans la region. La vieille chinoise nous regarde, un petit sourire hypocrite sur les levres, et nous dit qu'elle ne peut baisser le prix que de 5%. Elle ne peut pas faire plus. Elle le regrette mais ne semble pas sincere. On recommence avec nos supplications mais rien a' faire. La radine reste insensible aux besoins des orphelins. On est degoute'. Entre-temps, je vais vite faire un tour dans le ventre du marche'. Au cas ou' j'en trouverai moins cher. Je me perds dans les dedales sombres du marche' ou' sont entasse's des fruits, des legumes, des sucreries, des biscuits secs, des produits de beaute's, du savon et produits de nettoyage, des piles de toutes les grandeurs, des ventilateurs, des bassines et autres recipients en plastic, des sandales, des t shirts. J’apercois une “femme girafe” qui se faufile entre les etales, habille’e en habit traditionel de pagne tisse’ et ses colliers en laitons qui lui serrent la gorge. Elle s’est peint les levres en rose qui detonne un peu avec le foulard jaune canarie qu’elle porte autour des cheveux releve’s. Je la suis pour pouvoir mieux la regarder mais avec distance et discretion. Elles sont rares celles qui sortent de leur village. Elles sont trop souvent devisage’es par les touristes comme si elles etaient des animaux de zoo. De grosses gouttes de sueur perlent mon front lorsque je tombe sur une vendeuse de riz mais qui s'avere encore plus cher. Penaude, je rebrousse chemin a' travers les couloirs etroits et sombres pour revenir chez la vieille chinoise. On decide d'acheter ces 3 sacs et on appelle le chauffeur du camion qui amene les enfants a' l'ecole. On arrive a' un cul de sac, au bord d'un champ de riz desseche' ou' les plus age's des orphelins nous attendent. On decharge les sacs qu'ils ont mis dans une charrette en metal. On les suit en traversant des champs de culture diverses et un bosquet a travers lequel j'appercois des habitations en bambou et bois mont'es sur pilotis que la pluie de la mousson et le vent auront vite fait de detruire. Tong m'explique que ce sont des refugie's Shan, infiltre's illegalement et qui se sont installe's et vivent ici discretement. Des chiens aboient lorsque notre caravane passe mais ne nous suivent pas. On arrive dans l'enceinte de l'orphelinat ou' nous sommes accueillis par 50 enfants qui nous attendaient. Ils pourront enfin manger un bol de riz et demain aller a' l'ecole jusqu'a' ce que le bienfaiteur anglais de l'orphelinat remplit a' nouveau la tire-lire en janvier, comme tous les ans. CAFE SALWEEN Cafe' convivial, tenue par Nang, une femme shan tres accueillante qui nous prepare des petits-dejeuners copieux et concocte des repas delicieux que ce soit shans, thailandais ou europeens. Son cafe' accueille beaucoup de voyageurs et qq d'employe's dans les ONG qui "travaillent" dans la region. J'y ai rencontre' des jeunes et des moins jeunes aux parcours de vie, convictions et aspirations diverses comme : - Holly, la jeune australienne qui parcourt le Cambodge et la Thailande pour trouver des orphelinats qu’elle voudrait aider en organisant une expo de photos a’ Melbourne. La vente de ces photos est reverse’e integralement aux orphelinats participants a’ ce projet. Elle a un bienfaiteur qui lui a donne’ 500 $, somme qu’elle a utilise’ pour acheter des petits appareils photo et le development des photos faites dans le village par les orphelins. J’ai achete’ une photo noir et blanc prise par Vibol, un jeune cambodgien de 14 ans: orphelin de parents morts du SIDA et lui aussi atteint de cette maladie qui n’en finit pas de faire des ravages parmi les plus demunis. - Un petit bout de femme dans la soixantaine, voyageuse et courageuse. Annick ne parle pas l'anglais et pourtant elle voyage a' travers l'Asie pendant plusieurs mois dans l'anne'e avec sa petite valise dans laquelle elle transporte tout ce qu'elle possede. Elle ne retourne en France qu'en ete' pour visiter ses enfants et ses amis. Elle prefere voyager que payer un loyer et rester en France. Sa petite pension ne lui permet pas les deux. - Un idealiste suedois qui vient plusieurs fois par ans et traverse la frontiere pour aider l'arme'e de liberation shan. Il parle le shan couramment. Ses bras sont tapisse's de tatouages lie's aux mouvements independantistes shan : le drapeau shan et " Union Democratic Front" qui est le nom d'une des milices shans qui se bat contre l'arme'e birmane pour etablir un etat independant shan don’t l'extreme partie a' l'est = le fameux triangle d'or. Il loue un gros tout-terrain pour transporter ce dont la milice a besoin en medicaments, nourriture, materiaux de construction mais doit justifier la raison pour laquelle il veut passer de l'autre cote' et doit demander prealablement la permission a' la prefecture de MHS car n'importe qui ne peut pas traverser la frontiere et entrer dans la zone de combat qui sevit a’ la frontier du nord de la Thailande. - Des curieux comme l'espagnol qui me raconte qu'il est ici pour prospecter la possibilite' de faire un documentaire dans un de ces camps de refugie's. Il est decu car c'est impossible sans la permission d'une agence gouvernementale a' Bankok. Il est evident qu'on ne rentre pas dans un camp de refugie's comme dans un moulin. Il decide alors de prendre sa moto et d'aller localiser par lui-mm ces camps discretement cache's pres de MHS mais loin de la route nationale. Un chemin terreux se presente a' lui et il l'emprunte pour qq km. A la sortie d'un virage, un poste frontalier se dresse devant lui et au loin une pancarte "Thai-Myamar" Border". 2 militaires au regard hargneux, qui de leur main font un geste qui veut dire, sans equivoque "rebroussez chemin, vous n'avez rien a' faire ici". Mon aventurier surpris fait marche arriere et retourne sur la route nationale en laissant un nuage de poussiere derriere lui. - Un couple d’aventureux qui traverse l'Asie en velo depuis la Nouvelle Zelande en passant par l'Australie, l'Indonesie, la Malaisie etc...pour arriver a' Londres a' temps pour les Jeux Olylpiques en 2012 - Un vieux hippy americain aux longs cheveux blancs, ancien veteran de la guerre du Vietnam. Il a decouvert la Thailande lors de ses permissions et est revenu qq anne'es plus tard pour s'y installer. Il semble avoir fume' un peu trop d'opium car il divague souvent, repete les mm histoires lors de ses visites dans notre cafe'. Il aime dispenser des conseils et nous faire savoir qu'il a des contacts importants dans cette ville qui l'aident pour ce qui concerne le renouvellement de ses visas. Il m'explique qu'avec qq milliers de baht tout est possible ici. Il aime raconter, qu'un beau jour il a decide' de quitter la US airforce parcequ'il ne supportait plus de pilonner des villages vietnamiens du haut de son F4 (?).Il nous a dit cela', froidement et sans etat-d'ame evidente. - Un misogyne norvegien marie' a' une thailandaise qui raconte a’ tous ceux qui veulent bien l’ecouter que les thailandaises sont sans vergognes.Avec une forte voix pour que toute l'assistance puisse l'entendre, il disait aussi qu’il n’etait pas dupe des manigances des "thai ladies" des bars de Pattaya experte dans l'art de se faire entretenir. Il ricanait lorsqu'il dit que ces belles prennent les les "hommes blancs" pour des portefeuilles sur pattes. Il se sentait fier d'avoir compris leur jeu de seduction et de flatteries qui vont droit au coeur de ces messieurs en manque d’amour. Elles sont aussi voleuses . Il nous dit avec une certain fierte’ que tous les soirs, il teste sa femme en mettant son porte-feuille bien en evidence sur la commode après avoir compte’ les billets et qu’il verifie des son reveil. D’apres lui, ells sont aussi menteuses et pour illustrer ce point, il nous raconte une anecdote. Un jour, il a entendu une femme, sur le palier de son parloir de massage, dire a’ son interlocuteur au telephone, : “ Hello darling, oui je vais bien, je suis chez ma mere au village, je pense a’ toi , oui je t’aime. Il ricanait. - un illumine' chretien qui cherche a' convertir les jeunes voyageurs dans une secte obscure appele’e Eckankar.
LE TEMPLE DU LAC
Un apres-midi, je me promenais dans le temple Shan qui domine le petit lac de la ville. C'est une batisse toute en bois dont le toit est decore' par de la dentelle en etain argente' qui scintille lorsque le soleil est au zenith. Je me dechausse et monte les marches pour me recueillir devant le Buddha. Un beau plancher de bois de teck fonce' et burine' par les milliers de genoux qui se sont prosterne's, s'etale devant moi. Un moine un peu grassouillet m'acueille avec un sourire edente'. Il se presente : mon nom est Akhram" et me demande le mien. Ma visite au temple lui procure un plaisir evident. Il me montre comment saluer le Buddha. On se met a' genoux tous les deux. On salue le Bouddha avec nos mains jointes en form de lotus. On se prosterne la tete touchant le plancher 3 fois et on se releve. Il me demande si je suis marie'e et je lui reponds que non. Un autre sourire edente' et d'une voix plutot aigue me dit que je devrais devenir nonne. Il me decrit dans son anglais moins que basic la robe que je devrais porter et avec un petit rire malicieux, me dit que je devrais aussi me raser la tete. Pour couronner le tout, il me dit que nous serons alors "frere et soeur". Il me fait visiter le reste du temple et me montre les belles images peintes sur verre qui raconte les moments symboliques de la vie du Buddha. Elles proviennent de la Birmanie. Elles sont arrive'es dans ce temple au debut du siecle passe'. Du coin de l'oeil, etandu sur un tapis bleu, a' gauche du Buddha, j'appercois un chat tigre'. Il dormait paisiblement, a' l'aise au frais comme chez lui…. Les véritables possessions du moine sont très réduites, et il doit considérer tout autre objet comme un prêt que lui fait l’Ordre. Il n’a que huit biens indispensables : - une toge du dessus à double épaisseur, pour la saison froide ou porté lors d’occasions formelles - un vêtement du dessus à simple épaisseur - un vêtement monastique utilisé comme sous-vêtement, enroulé autour de la taille - une ceinture pour le vêtement de dessous - un bol pour recueillir la nourriture - un rasoir - une aiguille (nécessaire à couture) pour réparer ses vêtements - un filtre à eau pour ôter les êtres vivants de son eau afin que ni lui ni eux ne soient blessés. Vers la fin de ma visite, il me passe autour de la poigne'e un bracelet orange tout en ce faisant murmure quelque benediction et me souhaite bonne sante' et bonheur. Je le salue avec un "wai" et un sourire et je me dirige vers le ficus ou' je dois retrouver Tong pour savourer les dernieres minutes dore'es d'un soleil couchant. Tong voudrait faire une retraite solitaire d'un mois dans la foret. Il se nourrira de ce qu'il trouvera ( plantes, racines, fruits, et qq fois de riz que des villageois genereux auraient depose's discretement a' ses pieds. Il n'aura qu'un bol pour mendier (mais qu'il fera rarement car il vivra en solitaire), un drap pour se coucher, un rasoir, une aiguille pour rapecier sa robe et une ombrelle pour la pluie et le soleil. Il devra faire face a' la faim et a' la soif, a' ses peurs des esprits malveillants, des animaux tels que le cobra et l'ours, les tigres ( il en existe encore qq uns ), des moustiques, des scorpions, des araigne'es etc.Il n'aura pas de maitres car il aura deja' acquis par une etude personelle des notions approfondies. Les heures seront consacre'es au recueillement dans le silence et dans la meditation afin d'acquerir une force interieure, developper la patience et travailler sur l'abolition de ses desirs.Il me parle de son desir de retraite en solitaire avant de se marier pour acquerir des merites pour sa mere qu'il aime profondement et qu'il veut heureuse car elle avait beaucoup souffert lors de sa vie commune avec le tyrannique pere de Tong. Maintenant elle vit a' Chiang Mai, marie'e a' un Thai qui la traite avec respect et qui l'aime. A l'occasion de l'anniversaire du roi, une cinquantaine de thailandaises venues specialement de BKK, lui ont dedie' 3 jours de vie monastique dans notre temple. Des banderoles jaunes canari ( la couleur royale ), ainsi que des fanions, des lampions, des pompons et des fleurs de la mm couleur decorent le temple pour l'occasion. Le portrait du roi plus grand que nature trone a' l'entre'e du temple. 4h du matin, un son de cloche, des chiens qui aboient dont un qui hurle. Je sors de ma chambre en robe de nuit, une couverture sur le dos et me dirige vers le lac. Les feux du temple m'offrent une vision feerique a' travers la brume cotonneuse qui l'enveloppe durant la saison fraiche. Une voix grave offre des benedictions, dispense des conseils, rassure, conseille et puis un chant devotionel, une melope'e aux sons repetitifs, presque lugubres en pali vient jusqu'a' moi. 6h du matin. Les prieres, la recitations des mantras, le sermon s'arretent comme par enchantement. Un silence pure s'etale sur l'eau du lac. Les femmes, tout en blanc se tiennent debout devant l'enceinte du temple comme des fantomes. Certains choisissent de se prosterner. Elles se courbent a' l'approche de la file silencieuse des bonzes. Leurs mains tendues font don de leurs offrandes. Les bonzes avancent, lentement, les yeux baisse's et tendent leur bols.
LOY KRATHONG Le premier dimanche que j'ai passe' a' MHS etait la fete de Loy Kaprong, fete d'origine hindoue, dedie'e a' la deese de l'eau durant laquelle les bouddhistes (et moi) allument des nacelles faites avec une rondelle de tronc de bananiers qui flotte, recouvert de ses feuilles et harmonieusement decore'e de fleurs, une bougie et 3 batons d'encens qu'ils lachent sur l'eau en faisant des voeux de bonheur, de bonne sante' et de richesse pour tous ceux qu'ils aiment et souhaitant que tout ce qui est negatif dans leur vie soit emporte' par l'eau. Cela' se passe des que la nuit est tombe'e et tres vite le lac scintille de mille feux. Dans la ferveur du moment, ils ont aussi lache' des lanternes blanches vers une lune perle'e bien pleine, au-dessus du temple. Des petards et un feu d'artifice recouvraient une musique gresillante d'influence chinoise alternant avec des chansons sentimentales thai qui peinait a' se faire entendre.
LE MARCHE DU SOIR Le soir, un fine brise raffraichit l'air. Comme tous les soirs, je jette un regard vers le haut de la montagne, et comme tous les soirs, je suis emerveille'e par les lumieres scintillante de la pagode qui semble suspendue a' la lune par un fil de plomb transparent. Autour du lac, assises en tailleur, a' mm le sol, des femmes Hmung au visage de lune et teint perle' etalent leurs sacs fabrique's a' partir de tissus tisse's sur des metiers en bois traditionels et brode's de fils rouges, jaunes, oranges et pompons pour la touche feminine. J'en voie quelquefois, sous la lumiere blafarde d'un lampadaire enfiler des perles swarowsky ou broder des graines d'un acacia sous lequel elles sont assise avec des doigts de fe'es pour qq bahts. Peu cher paye' ce travail manuel qui fait courber l'echine et rend presque aveugles ces femmes laborieuses et resigne'es. Elles ont souvent leurs enfants avec elles, un be'be' endormi au creux de leurs jambes croise'es ou porte' au sein. Elles sont habille'es traditionellement en pantalon en toile de coton fonce', a' bordure brode'es, franges perle'es et decorations de pieces metalliques sur la jaquette (tribue Hmong) ou un scapulaire de velours bleu fonce' sur une chemise colore'e et pantalon noir aussi en velours (tribue Liseu). Des femmes Karens sont en sarong et haut tisse' blanc pour les jeunes filles et fonce's pour les femmes marie'es. Elles sourient a' mon passage. Elle me reconaissent car je m'arrete souvent pour regarder leurs jolis sacs qui me tentent. Mais que faire? Je ne peux quand mm pas acheter un sac de chaque tribue. J'essaie les qq mots de thai que je connais. Je leur dit que je n'ai pas d'argent sur moi. Avec un sourire charmeur, elles pointent la banque de l'autre cote' de la rue. Je rigole et elles aussi. Des vendeurs de breloques, de Buddhas, de chaussettes, de jouets en plastic, de boites lacque'es de Birmanie, de friandises, de T shirts sont aussi installe's autour du lac. Des jeunes filles de Bankok, par groupes de 4, jean serre' et escarpins fins, deambulent langoureusement en sirotant un cafe' glace'. QQ touristes europeens charme'es par la vue des petites lumieres sur le lac et les lampions dans un ciel d'encre sourient. J'ai un petit creux. Je retrouve Tong, mon ami pour un repas du soir et on se dirige vers le parc ou' sont installe's des marchands ambulants qui concoctent des plats savoureux et surtout pas chers. Entre 30 cts et 2 frs, je me regale de: de soupe aux nouilles, emince's de porc et raviolesdes petits carre's de gateau de riz gluant caramelise's fondantdes crepes fines a' la creme de coco et lait evapore' delicieusesdes curry birmans tres piquants et riz gluant servi dans une feuille de bananierde la salade de papaye et cacahouetes, assaisonne'e de citron vert, sucre et dsauce de poisson que je connais biendu poisson et des cuisses de poulets fritsdes brochettes de bout de poulet a' la sauce de cacahouetesdes friandises a' la graine de sesame et carameldes fruits pele's, finement coupe'e et soigneusement emballe's dans une pochette en ( malheureusement ) plasticde pieds de cochons a' 5 parfums que mes papilles n'ont pas encore teste'.J’appercois un un jeune ladyboy en jeans serre’, taille basse et T shirt avec un coeur en paillettes qui recouvre ses seins a’ peine prononce’s. Il faisait des pirouettes devant son stand de beignets, un eventail a’ la main, ses longs cheveux qui lui couvraient les fesses tournoyaient autour de ses hanches. Il lancait des clins d’oeil coquins a’ un male europeen qui passait. Son spectacle de seducteur termine’, j’ai commande’ mon souper. Ne trouvant plus de place libre a' une petite table sur le gazon, je demande a' Apres mon repas, discretement, je ramasse ce que les autres ont laisse' dans leurs assiettes et je remplis mon sac en plastic d'os de poulet, de restes de poisson, de bout de gras de porc et du riz que je distribue aux chiens couche's sur mon chemin vers ma guesthouse.
Quel est cet hôtel à Ho Chi Minh dans l'émission de Koh Lanta du 26 novembre? English translation pending
Salut à tous spécialistes du Viet-nam,
hier soir 26 novembre, dans l'émission Koh Lanta, 2 participantes ont logé dans un hôtel de luxe qui était je crois au bord d'un fleuve. C'est un hôtel type colonial de couleur blanche dont j'ignore le nom.
Si quelqu'un parmi vous l'a reconnu, pourriez-vous svp m'indiquer le nom ?
ça a l'air sympa comme endroit.
Bye et merci.
hier soir 26 novembre, dans l'émission Koh Lanta, 2 participantes ont logé dans un hôtel de luxe qui était je crois au bord d'un fleuve. C'est un hôtel type colonial de couleur blanche dont j'ignore le nom.
Si quelqu'un parmi vous l'a reconnu, pourriez-vous svp m'indiquer le nom ?
ça a l'air sympa comme endroit.
Bye et merci.
Guest house superbe à petit prix sur Kuala Lumpur English translation pending
Hello tout le monde!!!
Chapeau bas a cette charmante guest house qui nous a autant agreablement surpris pour son cote chaleureux, son confort, son accueil, et ses petits prix!!!
Palmmers guest house a ete reprise il y a seulement trois mois par une famille charmante, qui ne cesse de se soucier de votre confort! Le menage est fait plusieurs fois par jour ( ce qui est un luxe dans cette ville) Le rapport qualite prix est imbatable, entre 50 et 60 MYR une chambre double, si vous restez quelques jours, les prix sont negociables!!! Elle se situe a deux pas des annimations de Chinatown et du metro Pascar Seni, au numero 40 jalan hang kasturi !!!
Enjoy!!!🙂
Chapeau bas a cette charmante guest house qui nous a autant agreablement surpris pour son cote chaleureux, son confort, son accueil, et ses petits prix!!!
Palmmers guest house a ete reprise il y a seulement trois mois par une famille charmante, qui ne cesse de se soucier de votre confort! Le menage est fait plusieurs fois par jour ( ce qui est un luxe dans cette ville) Le rapport qualite prix est imbatable, entre 50 et 60 MYR une chambre double, si vous restez quelques jours, les prix sont negociables!!! Elle se situe a deux pas des annimations de Chinatown et du metro Pascar Seni, au numero 40 jalan hang kasturi !!!
Enjoy!!!🙂
Que faire pendant quelques heures à Hô-Chi-Minh-Ville? (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
Nous arrivons à HCM un vendredi matin à 10h05 avec le vol venant de Hué et repartons vers Bangkok le jour-même à 17h50. Ne sachant pas où est situé l'aéroport par rapport au centre ville, et vu la circulation, je me demandais si nous avions le temps d'aller en ville faire quelques visites ou non. Peut-être avez-vous un quartier ou un endroit en particulier à me conseiller. Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Nous arrivons à HCM un vendredi matin à 10h05 avec le vol venant de Hué et repartons vers Bangkok le jour-même à 17h50. Ne sachant pas où est situé l'aéroport par rapport au centre ville, et vu la circulation, je me demandais si nous avions le temps d'aller en ville faire quelques visites ou non. Peut-être avez-vous un quartier ou un endroit en particulier à me conseiller. Merci à ceux qui prendront le temps de me répondre.
Retour de neuf jours dans le nord Vietnam English translation pending
Après avoir largement profité des conseils du forum (merci à Larsay et Abalone entre autres), je vous propose mon retour d’expérience avec 9 jours dans le Nord Vietnam.
Connaissant la Thaïlande et les Philippines, j’arrivais déjà avec une certaine vision de l’Asie et je savais à lire les forums et en discutant avec d’ex voyageurs au Vietnam, qu’ici, ca risquait d’être assez différent. Il suffit de parcourir les messages aux titres polémiques tels « décus du Vietnam » pour voir le tollé que cela provoque chez les inconditionnels de ce Pays, aussitôt contredits par un voyageur qui a expérimenté telle ou telle arnaque. N’étant pas en général excessive, ni dans un sens ni dans l’autre, voici ma vision « compromis » du Vietnam au bout de 9 petits jours seulement…
Cat Ba et la Baie : (3j) Nous avons eu une première partie du séjour assez décevante à Cat Ba avec nuit en jonque dans la baie. Un temps assez brumeux n’a sans doute pas trop arrangé les choses.
Les points positifs : il est finalement bien plus aisé de se débrouiller par soi-même que je ne le pensais. Il est tout à fait facile d’aller à Cat Ba (Hoang Long bus) et de négocier soi-même la balade en jonque. Cat Ba ayant pas mal d’infrastructures, on trouve des chambres très sympas pas chères, on peut aussi louer un scooter bon marché et se balader sur l’ile (très peu de circulation).
Les points négatifs : Cat Ba reste quand même une usine à touristes, cela se ressent sur l’accueil très impersonnel, voire assez ennuyé de toutes les personnes croisées. Nous avons aussi eu une bonne embrouille avec la jonque louée 2 fois (et aux voiles très détériorée), un capitaine qui ne pensait qu’à nous débarquer pour pouvoir tranquillement faire de la mécanique sur son bateau etc…Paradoxalement vu le flux touristique, très peu de personnes parlent anglais. Bref, j’ai eu le sentiment d’avoir tous les inconvénients d’un lieu hyper touristique sans en avoir les avantages.
Hanoi : (1,5 j) C’est vraiment une ville très dépaysante et pleine de charme, rien à voir avec des mégalopoles comme Bangkok ou Manille. Tout peut se faire à pied aisément. D’ailleurs après être tombés sur un taxi au compteur trafiqué, nous avons préféré marcher ! Nous avons trouvé les Vietnamiens plus sympas que dans la baie. A faire absolument, tous les marchés et les rue du vieux Hanoi.
Sapa et Bac Ha (4 j) La meilleure partie sans hésitation de notre séjour. Nous n’avons eu qu’un bref aperçu de Sapa (très développée en restos, hôtels et boutiques et pour autant nous ne nous sommes pas vraiment sentis harcelés), entourée d’une telle brume que nous avons migré sur Bac Ha dès le lendemain. A partir de Bac Ha, nous avons eu un grand soleil et des températures plus clémentes. Le jeudi et le vendredi, Bac Ha était très très tranquille, pas la peine d’y venir pour faire la fête ! Par contre, louer un scooter et parcourir les alentours s’est avéré être un véritable enchantement. Nous avons aussi marché jusqu'au village de Ban Pho, idéal pour observer la vie quotidienne dans les montagnes. Les adultes vaquent à leurs occupations, les enfants vous saluent en rigolant avec des « Bye Bye ». L’apothéose a été le marché de Can Cau. Nous nous y sommes rendus en scooter, idéal pour les arrêts photos, nous n’avons pas regretté un seul instant de ne pas avoir pris un minibus noyé dans la colonie de minibus qui se succèdent sur la petite route qui mène à Can Cau. Le marché est vraiment authentique, dans un cadre sublime et nous avons prolongé la balade jusqu’au village de Si Ma Cai. Les femmes Hmongs fleuries sont vraiment très belles dans leurs costumes chamarrés. Le lendemain, nous avons « rempilé » avec le marché de Bac Ha, également très chouette mais dans une ville, plus organisé, moins charmant à mon avis. Tout au long de notre séjour dans les montagnes, les vietnamiens auxquels nous avons eu affaire étaient chaleureux et souriants.
Au final, j’ai le sentiment que le Vietnam se mérite plus que d’autres pays, qu’il faut vraiment s’éloigner (un peu) des sentiers battus pour l’apprécier. C’est vrai que lors d’un court séjour alors que tant de sites connus présents dans les guides vous tendent les bras, ce n’est pas forcément facile de peut être « rater » la Baie d’Halong, mais c’est sans doute le prix à payer pour revenir enchanté de son séjour.
Si vous souhaitez vivre nos aventures en détail et en couleurs, c’est ici : http://www.voyages-pascale.fr/category/asie/vietnam_2010/
Pascale
Connaissant la Thaïlande et les Philippines, j’arrivais déjà avec une certaine vision de l’Asie et je savais à lire les forums et en discutant avec d’ex voyageurs au Vietnam, qu’ici, ca risquait d’être assez différent. Il suffit de parcourir les messages aux titres polémiques tels « décus du Vietnam » pour voir le tollé que cela provoque chez les inconditionnels de ce Pays, aussitôt contredits par un voyageur qui a expérimenté telle ou telle arnaque. N’étant pas en général excessive, ni dans un sens ni dans l’autre, voici ma vision « compromis » du Vietnam au bout de 9 petits jours seulement…
Cat Ba et la Baie : (3j) Nous avons eu une première partie du séjour assez décevante à Cat Ba avec nuit en jonque dans la baie. Un temps assez brumeux n’a sans doute pas trop arrangé les choses.
Les points positifs : il est finalement bien plus aisé de se débrouiller par soi-même que je ne le pensais. Il est tout à fait facile d’aller à Cat Ba (Hoang Long bus) et de négocier soi-même la balade en jonque. Cat Ba ayant pas mal d’infrastructures, on trouve des chambres très sympas pas chères, on peut aussi louer un scooter bon marché et se balader sur l’ile (très peu de circulation).
Les points négatifs : Cat Ba reste quand même une usine à touristes, cela se ressent sur l’accueil très impersonnel, voire assez ennuyé de toutes les personnes croisées. Nous avons aussi eu une bonne embrouille avec la jonque louée 2 fois (et aux voiles très détériorée), un capitaine qui ne pensait qu’à nous débarquer pour pouvoir tranquillement faire de la mécanique sur son bateau etc…Paradoxalement vu le flux touristique, très peu de personnes parlent anglais. Bref, j’ai eu le sentiment d’avoir tous les inconvénients d’un lieu hyper touristique sans en avoir les avantages.
Hanoi : (1,5 j) C’est vraiment une ville très dépaysante et pleine de charme, rien à voir avec des mégalopoles comme Bangkok ou Manille. Tout peut se faire à pied aisément. D’ailleurs après être tombés sur un taxi au compteur trafiqué, nous avons préféré marcher ! Nous avons trouvé les Vietnamiens plus sympas que dans la baie. A faire absolument, tous les marchés et les rue du vieux Hanoi.
Sapa et Bac Ha (4 j) La meilleure partie sans hésitation de notre séjour. Nous n’avons eu qu’un bref aperçu de Sapa (très développée en restos, hôtels et boutiques et pour autant nous ne nous sommes pas vraiment sentis harcelés), entourée d’une telle brume que nous avons migré sur Bac Ha dès le lendemain. A partir de Bac Ha, nous avons eu un grand soleil et des températures plus clémentes. Le jeudi et le vendredi, Bac Ha était très très tranquille, pas la peine d’y venir pour faire la fête ! Par contre, louer un scooter et parcourir les alentours s’est avéré être un véritable enchantement. Nous avons aussi marché jusqu'au village de Ban Pho, idéal pour observer la vie quotidienne dans les montagnes. Les adultes vaquent à leurs occupations, les enfants vous saluent en rigolant avec des « Bye Bye ». L’apothéose a été le marché de Can Cau. Nous nous y sommes rendus en scooter, idéal pour les arrêts photos, nous n’avons pas regretté un seul instant de ne pas avoir pris un minibus noyé dans la colonie de minibus qui se succèdent sur la petite route qui mène à Can Cau. Le marché est vraiment authentique, dans un cadre sublime et nous avons prolongé la balade jusqu’au village de Si Ma Cai. Les femmes Hmongs fleuries sont vraiment très belles dans leurs costumes chamarrés. Le lendemain, nous avons « rempilé » avec le marché de Bac Ha, également très chouette mais dans une ville, plus organisé, moins charmant à mon avis. Tout au long de notre séjour dans les montagnes, les vietnamiens auxquels nous avons eu affaire étaient chaleureux et souriants.
Au final, j’ai le sentiment que le Vietnam se mérite plus que d’autres pays, qu’il faut vraiment s’éloigner (un peu) des sentiers battus pour l’apprécier. C’est vrai que lors d’un court séjour alors que tant de sites connus présents dans les guides vous tendent les bras, ce n’est pas forcément facile de peut être « rater » la Baie d’Halong, mais c’est sans doute le prix à payer pour revenir enchanté de son séjour.
Si vous souhaitez vivre nos aventures en détail et en couleurs, c’est ici : http://www.voyages-pascale.fr/category/asie/vietnam_2010/
Pascale
Temps nécessaire pour faire ces visites dans Hanoï? English translation pending
bonjour
je voudrais savoir si je peux combiner en une journée, et en se déplaçant en vélo, la visite du musée d'ethnologie avec le mausolée d'Ho Chi Minh, ses jardins, sa pagode au pilier unique et le temple de la littérature
nous sommes des lève tot donc nous pouvons etre a l'heure d'ouverture devant le musée
je n'ai pas idée en fait du temps qu'il faut pour bien visiter tous ces sites
merci aux connaisseurs
bonne soirée
Murielle
La cuisine vietnamienne English translation pending
La cuisine vietnamienne se distingue par sa finesse et sa légèreté. L'utilisation abondante de légumes et d'épices divers en fait un art culinaire aux saveurs uniques.
C'est très intéresant
Com (Riz grillé)
Le riz grillé, ou com, est un plat automnal très élaboré. Après avoir enlevé le riz de son enveloppe, il faut l'enrouler dans des feuilles de lotus pour lui donner du goût. Le riz grillé est populaire dans tout le Vietnam mais c'est la spécialité du village Vong, situé à 5km du centre de Hanoi. Les villageois utilisent encore la recette traditionnelle qui est le secret des cuisiniers de l'endroit; les amateurs de com n'en trouveront pas de pareil ailleurs. Ce mets se mange avec des bananes mûres et des sapotiers. Le riz grillé s'offre bien en cadeau.
La Pho
Le pho est un mets traditionnel que les Vietnamiens cuisinent depuis plus de cent ans et de plus de dix-sept façons différentes. Ce mets est originaire de Hanoi, où on trouve encore les meilleurs pho. Il est fait à base de b½uf mais c'est possible de l'apprêter avec d'autres viandes. Les Vietnamiens en mangent toute leur vie et à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. La croyance populaire veut qu'il y aura de la pho aussi longtemps qu'il y aura des Vietnamiens.
Banh cuon
Le banh cuon est très populaire au petit déjeuner. Il est fait de farine de riz dont les grains sont choisis minutieusement et trempent dans l'eau pendant toute une nuit. Il faut ensuite les moudre avec un mortier en pierre et ajouter des agents de préservation. Le banh cuon est filtré à l'aide d'un écran de tissu qui repose sur un chaudron d'eau bouillante et qui est couvert d'une pièce mobile. Après quelques minutes, une baguette en bambou sert à enlever la couche de farine qui s'est formée sur l'écran. Il faut ensuite enrouler et garnir le tout d'oignons frits.
Un petit village en banlieue de Hanoi doit sa célébrité à son banh cuon. Les gens de l'endroit servent ce mets accompagné de viande maigre, de crevettes, de champignons, d'oignons, de sauce du poisson et de poivre. Tous les ingrédients sont frits et enroulés dans la feuille de riz.
Le banh cuon est à son meilleur lorsqu'il est mince, blanc et collant. Une petite sauce aigre-douce lui donne encore plus de saveur.
Cha Ca
Le cha ca, ou hachis frit, de poisson a une tradition de plus de cent ans au Vietnam. C'est une création de la famille Doan de la rue Cha Ca à Hanoi.
Plusieurs espèces de poissons peuvent servir à la préparation du cha ca. Par exemple, le thon est faible en gras, a peu d'arêtes et a un goût exquis. Les cuisiniers séparent la chair des arêtes qui vont dans une sauce; la chair est marinée dans le sel avant d'être grillée.
Plusieurs épices rehaussent aussi la saveur du poisson telles que la coriandre, la menthe et l'aneth.
Selon la légende, le prince Lang Lieu de la dynastie des rois Hung, aurait préparé ce gâteau pour l'offrir en cadeau à son père. Le banh chung aurait gagné la faveur du roi qui lui aurait légué son trône.
La préparation est délicate. Le riz doit reposer dans l'eau pendant toute une journée et la viande de porc doit conserver sa peau et son gras. Les fèves vertes doivent être de la même taille et les feuilles de bambou doivent être fraîches. Il faut aussi des mains habiles pour nouer les cordes de bambou qui servent à couper les morceaux de gâteau.
Ce mets délicieux est disponible en tout temps mais pendant le Têt, les Vietnamiens en mangent avec du gio lua, un pâté à la viande et avec du hanh muoi, des oignons salés.
Nem ou Cha Gio Met fameux que les Occidentaux dénomment "pâtés impériaux". Ce sont de petits rouleaux de crêpes de riz frits contenant une garniture composée de vermicelles, de crabe, de porc, d'oignons, d'herbes et de champignons parfumés. Frits dans l'huile, ils se dégustent chauds et croustillants.
C'est très intéresant
Com (Riz grillé)

Le riz grillé, ou com, est un plat automnal très élaboré. Après avoir enlevé le riz de son enveloppe, il faut l'enrouler dans des feuilles de lotus pour lui donner du goût. Le riz grillé est populaire dans tout le Vietnam mais c'est la spécialité du village Vong, situé à 5km du centre de Hanoi. Les villageois utilisent encore la recette traditionnelle qui est le secret des cuisiniers de l'endroit; les amateurs de com n'en trouveront pas de pareil ailleurs. Ce mets se mange avec des bananes mûres et des sapotiers. Le riz grillé s'offre bien en cadeau.
La Pho

Le pho est un mets traditionnel que les Vietnamiens cuisinent depuis plus de cent ans et de plus de dix-sept façons différentes. Ce mets est originaire de Hanoi, où on trouve encore les meilleurs pho. Il est fait à base de b½uf mais c'est possible de l'apprêter avec d'autres viandes. Les Vietnamiens en mangent toute leur vie et à n'importe quelle heure du jour et de la nuit. La croyance populaire veut qu'il y aura de la pho aussi longtemps qu'il y aura des Vietnamiens.
Banh cuon
Le banh cuon est très populaire au petit déjeuner. Il est fait de farine de riz dont les grains sont choisis minutieusement et trempent dans l'eau pendant toute une nuit. Il faut ensuite les moudre avec un mortier en pierre et ajouter des agents de préservation. Le banh cuon est filtré à l'aide d'un écran de tissu qui repose sur un chaudron d'eau bouillante et qui est couvert d'une pièce mobile. Après quelques minutes, une baguette en bambou sert à enlever la couche de farine qui s'est formée sur l'écran. Il faut ensuite enrouler et garnir le tout d'oignons frits.Un petit village en banlieue de Hanoi doit sa célébrité à son banh cuon. Les gens de l'endroit servent ce mets accompagné de viande maigre, de crevettes, de champignons, d'oignons, de sauce du poisson et de poivre. Tous les ingrédients sont frits et enroulés dans la feuille de riz.
Le banh cuon est à son meilleur lorsqu'il est mince, blanc et collant. Une petite sauce aigre-douce lui donne encore plus de saveur.
Cha Ca
Le cha ca, ou hachis frit, de poisson a une tradition de plus de cent ans au Vietnam. C'est une création de la famille Doan de la rue Cha Ca à Hanoi.Plusieurs espèces de poissons peuvent servir à la préparation du cha ca. Par exemple, le thon est faible en gras, a peu d'arêtes et a un goût exquis. Les cuisiniers séparent la chair des arêtes qui vont dans une sauce; la chair est marinée dans le sel avant d'être grillée.
Plusieurs épices rehaussent aussi la saveur du poisson telles que la coriandre, la menthe et l'aneth.
Selon la légende, le prince Lang Lieu de la dynastie des rois Hung, aurait préparé ce gâteau pour l'offrir en cadeau à son père. Le banh chung aurait gagné la faveur du roi qui lui aurait légué son trône.
La préparation est délicate. Le riz doit reposer dans l'eau pendant toute une journée et la viande de porc doit conserver sa peau et son gras. Les fèves vertes doivent être de la même taille et les feuilles de bambou doivent être fraîches. Il faut aussi des mains habiles pour nouer les cordes de bambou qui servent à couper les morceaux de gâteau.
Ce mets délicieux est disponible en tout temps mais pendant le Têt, les Vietnamiens en mangent avec du gio lua, un pâté à la viande et avec du hanh muoi, des oignons salés.
Nem ou Cha Gio Met fameux que les Occidentaux dénomment "pâtés impériaux". Ce sont de petits rouleaux de crêpes de riz frits contenant une garniture composée de vermicelles, de crabe, de porc, d'oignons, d'herbes et de champignons parfumés. Frits dans l'huile, ils se dégustent chauds et croustillants.
Bon plan pour deux/trois jours sur Singapour cet hiver? English translation pending
Bonjour,
J'organise un petit voyage sur Singapour cet hivers et je suis à la recherche de bon plan à jour :
- Quel itinéraire me conseillez vous pour une visite de Singapour sur 2/3 jours ? - Avez vous de bonnes adresses : restaurants et hôtels
Y a t il un restaurant/bar style sirroco ou vertigo (comme à Bangkok) mis à part la tour avec une barque (marinabaysands)
Selon vous quel quartier privilégier à Singapour pour dormir ?
Je prends tout bon conseil !
J'organise un petit voyage sur Singapour cet hivers et je suis à la recherche de bon plan à jour :
- Quel itinéraire me conseillez vous pour une visite de Singapour sur 2/3 jours ? - Avez vous de bonnes adresses : restaurants et hôtels
Y a t il un restaurant/bar style sirroco ou vertigo (comme à Bangkok) mis à part la tour avec une barque (marinabaysands)
Selon vous quel quartier privilégier à Singapour pour dormir ?
Je prends tout bon conseil !
Hôtel pas trop cher à l'aéroport d'Hanoï? English translation pending
Bonjour,
Le vol que j'ai repéré arrivant à 22h à Hanoi, et nous comptons repartir le lendemain matin à 7h pour Danang, y a-t-il un hôtel pas trop cher juste à côté de l'aéroport?
Sylvie
Changer ses euros en dongs (monnaie du Vietnam) dans une bijouterie? English translation pending
je viens de lire ds le forum qu'il était + interessant de changer ses euros en dongs ds une bijouterie.qu'en est-il du change dans l'aéroport?
Merci pr vos réponses.
Hôtels pas chers au Vietnam fin août? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons à 2 au Vietnam fin Aout
Nous aimerions avoir tous les bons plans que vous puissiez avoir concernant les hôtels pas trop chers à Hanoi, Saigon ou autres comme des chambres d'hôtes....
Si vous avez également des bons plans sur les transports, les marchés et même des recommandations; ils seront les bienvenus !!!
Merci à tous pour votre aide
Mimi
Nous partons à 2 au Vietnam fin Aout
Nous aimerions avoir tous les bons plans que vous puissiez avoir concernant les hôtels pas trop chers à Hanoi, Saigon ou autres comme des chambres d'hôtes....
Si vous avez également des bons plans sur les transports, les marchés et même des recommandations; ils seront les bienvenus !!!
Merci à tous pour votre aide
Mimi
Traduction d'une phrase thaïlandaise English translation pending
Bonjour ! 🙂
J'aurais besoin de votre aide ..
Un ami m'a dit cette phrase :
Khun srouy mak ching .
Et j'arrive absolument pas à la traduire ..
Merci beaucoup
Khun srouy mak ching .
Et j'arrive absolument pas à la traduire ..
Merci beaucoup
Troisième et quatrième semaines au Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
J'ai enfin accès à internet ce matin après presque 8 jours. Ce soir je pars pour 2 nuits chez l'habitant au lac Babe. D'après plusieurs touristes croisés, c'est parait-il une experience inoubliable.
Mais revenons sur mon sejour à Quan Lan et la baie d'Along. Je confirme que l'ile est magnifique, et je n'ai vu que des touristes vietnamiens. Il a plu une matinee (ce qui m'a fait du bien vu la chaleur des 2 premières semaines). Visite de l'ile à moto, baignades sur la plage de Mai Chau (à quelle etait bonne!). Je logeais chez l'habitant, avec une cuisine encore une fois delicieuse. Apres 2 jours et 2 nuits, depart pour la baie d'along. Tout a deja ete dit, c'est magnifique.
Vendredi matin a débuté mon périple de 6 jours dans la région de Ha Giang, Meo Vac. C'est magique! Bon je dois partir, j'en dirai plus dans quelques jours.
Bonne journée
Chine: tours organisés en français au départ des grandes villes? English translation pending
Bonjour @ tou(te)s,
En recherchant des mini-tours (1 journée) au départ des grandes villes, je ne trouve qu'une grande majorité de tours avec guide anglophone. Auriez-vous des bon plans pour des tours guidés en français?
Par exemple pour: - La grande Muraille au départ de Pékin - Datong au départ de Pékin - Suzhou au départ de Shanghai - Les essentiels de Pékin, Shanghai, Xi'an et Hang-Kong en 1 journée.
Ceci dans le but d'avoir un maximum d'infos et de perdre le moins de temps possible à organiser les transports.
Merci pour vos conseils...
En recherchant des mini-tours (1 journée) au départ des grandes villes, je ne trouve qu'une grande majorité de tours avec guide anglophone. Auriez-vous des bon plans pour des tours guidés en français?
Par exemple pour: - La grande Muraille au départ de Pékin - Datong au départ de Pékin - Suzhou au départ de Shanghai - Les essentiels de Pékin, Shanghai, Xi'an et Hang-Kong en 1 journée.
Ceci dans le but d'avoir un maximum d'infos et de perdre le moins de temps possible à organiser les transports.
Merci pour vos conseils...
Voyages de huit mois au Vietnam, Laos, Thaïlande et Cambodge English translation pending
Mesdames, Messieurs bonjour,
Je me permets de solliciter votre aide quant à un post déjà maintes fois utilisés mais ne regroupant pas tous les pays que je vais visiter ... En effet, je pars pour 8 mois, soit 2 mois par pays (thailande, laos, cambodge et vietnam) et je souhaiterais connaitre quels itinéraires prendre et aussi ou dormir pour pas chers. Je souhaite réellement vivre auprès des locaux et non pas squatter le gh remplies de touriste... de plus nous avons prévu un budget de 800.-- suisse soit plus ou mois 550euros par mois cela est-il gérable?
merci à tous et désolé si je me rabache... 😉
Je me permets de solliciter votre aide quant à un post déjà maintes fois utilisés mais ne regroupant pas tous les pays que je vais visiter ... En effet, je pars pour 8 mois, soit 2 mois par pays (thailande, laos, cambodge et vietnam) et je souhaiterais connaitre quels itinéraires prendre et aussi ou dormir pour pas chers. Je souhaite réellement vivre auprès des locaux et non pas squatter le gh remplies de touriste... de plus nous avons prévu un budget de 800.-- suisse soit plus ou mois 550euros par mois cela est-il gérable?
merci à tous et désolé si je me rabache... 😉
Six jours supers Lang Son - Cao Bang - Bao Lac - Dong Van (Vietnam) English translation pending
Après une super ballade de 6 jours, voilà les petites dernières :
LANGSON
Une curiosité en arrivant à Lang Son : sur la gauche au milieu des rizières, un petit mont calcaire truffé de grottes ; c’est le siège de la culture de l’âge du bronze Ma Pha.
Je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Pour ceux qui n’ont pas lu mon petit topo sur les évènements d’octobre 1950, revoilà ! J’y ai rajouté le dernier chapitre sur l’opération Hirondelle.
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; 2000 morts du côté français, et 3000 prisonniers, quiou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; d’ailleurs, plus de 2000 y ont péri ! Seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où ils ont accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Salan, le meilleur stratège français avec Juin et de Lattre, est commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire. Grand spécialiste du coup de poker militaire, il décide d’une opération aéroportée tellement parfaite dans son exécution qu’elle fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
J’ai couché au Van Xuan Hotel, au bord du lac, très bien à 250 000 dong – vanxuanhotel@hn.vnn.vn 0912 190 369 et dîné au célèbre New Century, juste à côté de l’hôtel, où l’invraisemblable carte propose même des abeilles frites et du steak de chameau chinois.
DHONG KHÉ
Il ne reste rien des forts français à part un petit blockhausen moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. La très belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, arrive dans un petit village où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
CAO BANG, LES CHUTES DE BAN GIOC ET LE LAC THANG HEN
Les locaux sont toujours aussi désagréables ! Même les touristes viets s’en plaignent. A noter que le restaurant Men Quyen, derrière le marché, a changé, et pas en mieux : au lieu de la vieille maison sympa en bois avec terrasse, vous aurez droit à une horreur en béton et verre fumé, mais on y mange toujours très bien : d’ailleurs, vous n’avez pas le choix, c’est lui ou celui de l’hôtel Houang Sen (par contre, si vous aimez les karaoke, il n’y a que l’embarras du choix ; j’en conclue que les locaux préfèrent chanter que bien manger !).
Les chutes sont toujours aussi belles ! Toute la région étant zone militaire, il faut acheter un permis au poste de police de Cao Bang ($10 par véhicule –et non par personne comme à Ha Giang), plus 15 000 dong d’entrée aux chutes. La route est vraiment magnifique et on peut maintenant manger dans un excellent petit restau à côté du parking des chutes. Chose curieuse :depuis la dernière fois que jy étais, il y a 4 ans, grâce à la merveilleuse amitié sino-vietnamienne -ben voyons ! les chinois traversent la rivière pour faire un petit tour au Vietnam sans AK 47.
A noter qu’il y a maintenant un superbe hôtel de maisons thaïes au bord du lac Thang Hen, un détour à faire au retour de Ban Gioc -très grand panneau "khu du lich sinh thai ho thang hen" sur la route principale- avec même un terrain de badmington et une de tennis, apparemment très populaire chez les richards de Cao Bang. 200 000 dong la chambre et un excellent restau. 09 86 53 58 74.
CAO BANG – BAO LAC
Route toujours aussi belle. Et là, j’ai eu une chance inouïe. Le lendemain matin, le chauffeur m’a emmené au marché de Bao Lac ; aussi époustouflant que celui de Bac Ha ! Deux tribus majoritaires : des centaines de Lolo, les femmes avec leur beau costume noir et une très curieuse coiffe faite d’un turban blanc à motifs noirs dont un des bouts est soutenu à gauche de la tête par une baguette en bois, et des femmes H’mongs Fleurs, mais pas avec le même costume qu’à Bac Ha ; le leur est fait de tissus très chatoyants avec des rayures verticales - celles des H’mongs de Bac Ha sont horizontales- et une curieuse coiffe faite d’un bonnet plat rond autour duquel pendent de multiples pendeloques de perles de verre multicolores. Comme à Bac Ha, la plupart des hommes ont de sérieuses têtes d’alcooliques : il faut dire que le ruou local est délicieux. Le tout est fascinant. Le marché est tous les 5 jours et j’y étais le jeudi 13 mai, donc je vous laisse compter sur vos doigts !
MEO VAC (KHAU VAI)
Après ça, Bao Lac – Méo Vac, avec un détour sur Khau Vai, la route est splendide mais en arrivant, l’horreur ! Figurez-vous que Khau Vai était célèbre pour son « marché de l’amour » interdit aux touristes. Vous pouvez oublier !!!! La route est en réfection et, comme ce marché est de mi-avril à mi-mai, il restait encore d’immenses banderoles Warm Welcome all Tourists to the Love Market of Khau Vai. Donc, le prochain marché est voué à être un autre Disneyworld pour troupeaux de touristes étrangers et leur grand nez fouineur.
LANGSON
Une curiosité en arrivant à Lang Son : sur la gauche au milieu des rizières, un petit mont calcaire truffé de grottes ; c’est le siège de la culture de l’âge du bronze Ma Pha.
Je savais par mes nombreuses lectures que, du temps des français, Lang Son était imprenable –d’où la honte de son évacuation après le désastre de Dong Khé en octobre 1950- à cause des formidables fortifications dominant la ville. Après de multiples bunker phap o dau ? (« où sont les bunkers français ? »), j’ai fini par trouver, et c’est époustouflant. En plus de la vue magnifique de toute la vallée, même concassés –par les chinois en 1979- les restes sont impressionnants de puissance, avec de gigantesques morceaux de parois de blockhaus de 2-3 mètres d’épaisseur et ses casemates sous-terraines bétonnées. Il faut « admirer » la puissance des explosifs modernes pour projeter en l’air de gigantesques blocs pareils ! Donc, à faire si vous traînez dans le coin… Pour y aller, trouvez la grande rue Trang Hang dans la banlieue ouest de Lang Son puis tourner à gauche sur la petite rue Duong Déo Giang ; elle serpente dans les montagnes (vous en aurez une sur votre gauche avec 2 grandes tours radio) et contourne celle où il y avait le fort, invisible à distance ; à un moment, la route monte et, en plein milieu à droite d’un virage gauche avant un grand panneau indicateur bleu foncé dont les indications sont illisibles, vous avez un petit chemin de terre menant à une aire de parking ; vous marchez en haut du mont, contournez les vestiges du fort pour passer par derrière et grimpez entre des blocs monstrueux jusqu’à la plateforme supérieure.
Pour ceux qui n’ont pas lu mon petit topo sur les évènements d’octobre 1950, revoilà ! J’y ai rajouté le dernier chapitre sur l’opération Hirondelle.
Beaucoup de touristes font la route de Langson à Cao Bang sans trop savoir –ou pas du tout- ce qui s’y est passé en 1950. Et pourtant, le 7 octobre 1950 devrait être une date capitale dans l’histoire du monde moderne : en effet, pour la première fois, un peuple colonisé en rébellion a fait subir à une armée de colonisateurs une défaite sanglante qui, en ce qui concerne la France, a annoncé la conclusion inéluctable, reculée de 4 ans par la bêtise des gouvernements de l’époque : Dien Bien Phu. En fait, la Guerre d’Indochine a été perdue le 7 octobre 1950.
LES ACTEURS:
Du coté asiatique: Ho Chi Minh et Giap, qui sont enfouis dans les calcaires du Nord Est, des bandes Vietminh sans rien, et Mao qui est en train de repousser les troupes de Chang Kai Check sur la frontière sino-vietnamienne.
Du coté français, un gouvernement ignorant tout de l’Indochine, mais aimant beaucoup les milliards qu’elle rapporte, des gros capitalistes installés en Indochine (Banque d’Indochine, Brasseries et Glacières d’Indochine, Michelin -les plantations de caoutchouc- etc.), bien pourris, qui bloquent toutes réformes pour continuer à se remplir les poches, et un Corps Expéditionnaire, les meilleures troupes du monde de l’époque -45% d’anciens SS dans la Légion, tous les Seigneurs de la Guerre qui deviendront célèbres: Bigeard, Jean-Pierre, Faulques, Elie de Saint Marc, Ponchardier (ben oui, le future auteur des romans de la Série Noire “Le Gorille”), Vandenberg, “Le Seigneur du delta”, etc. , anciens résistants ou troupes de la 2e DB de Leclerc et de la 1ère Armée de de Lattre, sans oublier les redoutables guerriers qu’étaient les Tabors marocains. Malheureusement pour eux, ce merveilleux outil militaire est commandé par un crétin complet, mais très doué pour magouiller au Ministère de la Guerre, le Général Carpentier, que de Lattre avait viré pour incompétence en 1944. Cet énergumène considère qu’il n’a à connaître ni le terrain, pourtant capital dans une guerre comme celle-là, ni la troupe : c’est l’affaire des subalternes. Lui, il doit rester dans son bureau climatisé de Saigon et faire des synthèses, superbes rapports bien léchés expliquant au gouvernement que tout allait de mieux en mieux (curieux comme l’histoire se répète ; ce sont les mêmes mensonges perpétrés par les généraux US pendant la Guerre du Vietnam, avec les mêmes résultats). En fait, juste avant le désastre, ce crétin affirmait au gouvernement qu’il “avait la situation bien en main et pourrait vraisemblablement renvoyer des troupes en France sous peu”. Le résultat de cette nullité : en 1950, il n’avait encore jamais mis les pieds au Tonkin, sauf pour une rapide visite de Hanoï.
LE CADRE
Le Nord-Est, qui, à partir de Dong Khé, est un capharnaüm de pics calcaires couverts de jungles et truffés de grottes, sillonnées de petites routes et de pistes qui ne sont que d’immenses coupe-gorges. L’artère principale, c’est la fameuse Route Coloniale No. 4 (RC4) qui longe toute la frontière de Chine de Monkai, au nord de la Baie d’Along, jusqu’à Cao Bang. C’est une route super-stratégique car elle contrôle les 3 seules portes de la Chine au nord du Tonkin: Mon Cai près du Golfe du Tonkin, Lang Son au centre, et Cao Bang au nord-est. Qui la contrôle bloque tout le trafic routier entre la Chine et le Tonkin. De Langson à Dong Khé, à mi-chemin entre Langson et Cao Bang, la route sillonne une vallée bordées de collines cultivées, et ne présente pas de points particulièrement dangereux. A partir de Dong Khé, c’est le coupe-gorge intégral : la route longe la rivière avec, à plomb sur la route à gauche, les pics calcaires couverts de jungle, et à droite, idem sur la rivière. Toute manoeuvre y est impossible. Un petit canon de montagne dans une grotte dominant la route –et il y en a des centaines- détruisant les camions de tête et de queue d’un convoi, et BOOM, plus de convoi. C’est ce que Giap savait bien, et Carpentier pas du tout, vu qu’il n’y avait jamais mis les pieds et, de toute façon, refusait d’écouter les nombreux officiers, eux bien au courant de la situation, qui prédisaient une catastrophe et préconisaient l’évacuation.
LES PREMICES
Début 1950, les troupes de Mao arrivent à la frontière du Vietnam, repoussant les troupes nationalistes au Nord Tonkin, que les français parviennent à désarmer, et en Thaïlande du Nord, où elles s’installent dans le Triangle d’or, et en plus des plantations de thé, organisent le trafic d’opium, dont elles contrôleront 80% de la production mondiale dans les années 60-80. Mao a maintenant récupéré les gigantesques dépôts d’armement américains et les camps du Yunnan, où il invite Giap à former des divisions entières, entraînées et surarmées par ses généraux. Les services secrets français, pas plus nuls que les autres, sont parfaitement au courant de la situation et en informent l’Etat Major, qui ne fait rien à part envoyer la Légion à Cao Bang (le célèbre 2e BEP sous les ordres d’un célèbre guerrier, le Colonel Charton) et dans les postes le long de la RC4, que le Vietminh ne cesse de harceler. Certains convois de ravitaillement perdent jusqu’à 80% de leurs camions entre Dong Khé et Cao Bang.
LE DRAME
Le 17 septembre 1950, c’est le coup de semonce : les viets s’emparent de Dong Khé et coupent la RC4 en deux. Carpentier décide donc de l’évacuer jusqu’à Langson, ce qui était fort possible par pont aérien, mais, toujours aussi futé, il décide que cela se fera….par la route. Son plan est qu’une colonne dirigée par Lepage, un colonel d’artillerie (!!!!) remontera la route à partir de Langson, reprendra Dong Khé, et rencontrera ensuite la colonne de Cao Bang. Donc, tout ce beau plan repose sur le fait que Dong Khé sera repris.
Charton quitte donc Cao Bang en emmenant tous les civils –ce qui explique en grande partie l’échec de l’évacuation, et il le savait mais avait refusé de les abandonner à un sort certain. Bien entendu, rien ne passe comme prévu : Lepage ne peut pas reprendre Dong Khé, malgré l’héroïsme des parachutistes du 3e BPC, et la route reste donc coupée ; de plus, Lepage se fait tronçonner par des Vietminh super-entraînés et, au lieu de secourir Charton, c’est maintenant lui qui lui demande de venir à son secours. Charton quitte la RC4 pour prendre une piste contournant Dong Khé avec ses 2000 civils, dont pas un seul ne réchappera, le rendez-vous des deux colonnes devant se faire dans la petite vallée de Coc Xa. C’est le rendez-vous de la mort. Cerné par le Vietminh, les 2 colonnes y sont anéanties le 7 octobre 1950 -d’où le terme militaire bien connu « se faire coxé ». Une dizaine d’hommes parviendront à rejoindre Langson après avoir erré des semaines dans la jungle ; 2000 morts du côté français, et 3000 prisonniers, quiou connaîtront les terribles camps vietminh dont de Saint Marc, qui a connu les deux, dira qu’ils étaient pires que les camps de concentration nazis; d’ailleurs, plus de 2000 y ont péri ! Seuls quelques officiers et hommes de troupe squelettiques -surtout nord-africains, maintenant bien endoctrinés à la guerre anti-coloniale- seront libérés en 1951 à l’arrivée de Lattre, nommé Commandant en Chef et Gouverneur de l’Indochine, où lui et son fils Bernard laisseront l’un sa santé, et l’autre sa vie sur le piton de No Nuoc à Ninh Binh.
LA HONTE
Après le drame, la honte intégrale, la panique noire des français. Alors que Langson était imprenable, Carpentier décide de l’abandonner « par surprise », donc en ne faisant sauter ni les énormes forts ceinturant la ville, ni les dépôts de tout, qui sont tellement gigantesques qu’ils suffiront à alimenter les troupes de Giap pendant 1 an. De Lattre sauvera la situation en 2 batailles sanglantes : Vin Yenh à l’ouest de Hanoï et Mao Khé au nord, mais, dès le 7 octobre, la guerre est perdue, Giap contrôlant maintenant toute la zone nord-est d’où hommes -y compris de nombreux techniciens chinois et même, de l’avis de beaucoup, des troupes- et surtout convois de ravitaillement passeront sans problème jusqu’à Dien Bien Phu.
UNE PETITE REVANCHE : L’OPÉRATION HIRONDELLE (17 juillet 1953)
Donc, le Vietminh est, depuis 1950, bien retranché dans les formidables fortifications de Lang Son, où ils ont accumulé tout le matériel chinois qu’il faut. En 1953, le général Salan, le meilleur stratège français avec Juin et de Lattre, est commandant-en-chef du Corps Expéditionnaire. Grand spécialiste du coup de poker militaire, il décide d’une opération aéroportée tellement parfaite dans son exécution qu’elle fait encore le sujet d’un enseignement dans les écoles de guerre du monde entier. Le 17 juillet à 8h, 2 bataillons de parachutistes, le 6e BPC de Bigeard et le 8e Choc de Tourret, sautent par surprise sur la ville, foncent sur les grottes où est entassé le matériel vietminh, et en détruisent plus de 5000 tonnes. A 16 heures, tout est terminé et les parachutistes rentrent à Hanoi par la route, accompagnés de centaines de civils Viets pas plus heureux que ça du Paradis Communiste. Fou de rage, le général Giap rappelle ses divisions d’élite pour leur couper la route, mais il est trop tard.
J’ai couché au Van Xuan Hotel, au bord du lac, très bien à 250 000 dong – vanxuanhotel@hn.vnn.vn 0912 190 369 et dîné au célèbre New Century, juste à côté de l’hôtel, où l’invraisemblable carte propose même des abeilles frites et du steak de chameau chinois.
DHONG KHÉ
Il ne reste rien des forts français à part un petit blockhausen moëllons (il faut dire que les chinois ont tout fait sauter tout le long de la frontière quand ils ont évacué la région –moins 50 000 hommes- en 1979). Par contre, à 17 km au nord du bourg, j’ai visité un endroit très intéressant, le QG de Ho Chi Minh et Giap pendant la bataille de la RC4. La très belle route (très bien indiquée par un immense panneau au milieu de Dong Khé), qui sillonne entre les pitons calcaires de la région, arrive dans un petit village où se trouve un beau musée des évènements, avec photos d’époque ; dans la montagne à gauche, couverte de jungle, un immense complexe de grottes abritait le QG ; indétectable par avion ! Un joli détour si vous faites Lang Son – Cao Bang en 1 jour.
CAO BANG, LES CHUTES DE BAN GIOC ET LE LAC THANG HEN
Les locaux sont toujours aussi désagréables ! Même les touristes viets s’en plaignent. A noter que le restaurant Men Quyen, derrière le marché, a changé, et pas en mieux : au lieu de la vieille maison sympa en bois avec terrasse, vous aurez droit à une horreur en béton et verre fumé, mais on y mange toujours très bien : d’ailleurs, vous n’avez pas le choix, c’est lui ou celui de l’hôtel Houang Sen (par contre, si vous aimez les karaoke, il n’y a que l’embarras du choix ; j’en conclue que les locaux préfèrent chanter que bien manger !).
Les chutes sont toujours aussi belles ! Toute la région étant zone militaire, il faut acheter un permis au poste de police de Cao Bang ($10 par véhicule –et non par personne comme à Ha Giang), plus 15 000 dong d’entrée aux chutes. La route est vraiment magnifique et on peut maintenant manger dans un excellent petit restau à côté du parking des chutes. Chose curieuse :depuis la dernière fois que jy étais, il y a 4 ans, grâce à la merveilleuse amitié sino-vietnamienne -ben voyons ! les chinois traversent la rivière pour faire un petit tour au Vietnam sans AK 47.
A noter qu’il y a maintenant un superbe hôtel de maisons thaïes au bord du lac Thang Hen, un détour à faire au retour de Ban Gioc -très grand panneau "khu du lich sinh thai ho thang hen" sur la route principale- avec même un terrain de badmington et une de tennis, apparemment très populaire chez les richards de Cao Bang. 200 000 dong la chambre et un excellent restau. 09 86 53 58 74.
CAO BANG – BAO LAC
Route toujours aussi belle. Et là, j’ai eu une chance inouïe. Le lendemain matin, le chauffeur m’a emmené au marché de Bao Lac ; aussi époustouflant que celui de Bac Ha ! Deux tribus majoritaires : des centaines de Lolo, les femmes avec leur beau costume noir et une très curieuse coiffe faite d’un turban blanc à motifs noirs dont un des bouts est soutenu à gauche de la tête par une baguette en bois, et des femmes H’mongs Fleurs, mais pas avec le même costume qu’à Bac Ha ; le leur est fait de tissus très chatoyants avec des rayures verticales - celles des H’mongs de Bac Ha sont horizontales- et une curieuse coiffe faite d’un bonnet plat rond autour duquel pendent de multiples pendeloques de perles de verre multicolores. Comme à Bac Ha, la plupart des hommes ont de sérieuses têtes d’alcooliques : il faut dire que le ruou local est délicieux. Le tout est fascinant. Le marché est tous les 5 jours et j’y étais le jeudi 13 mai, donc je vous laisse compter sur vos doigts !
MEO VAC (KHAU VAI)
Après ça, Bao Lac – Méo Vac, avec un détour sur Khau Vai, la route est splendide mais en arrivant, l’horreur ! Figurez-vous que Khau Vai était célèbre pour son « marché de l’amour » interdit aux touristes. Vous pouvez oublier !!!! La route est en réfection et, comme ce marché est de mi-avril à mi-mai, il restait encore d’immenses banderoles Warm Welcome all Tourists to the Love Market of Khau Vai. Donc, le prochain marché est voué à être un autre Disneyworld pour troupeaux de touristes étrangers et leur grand nez fouineur.
Comment aller d'Hanoï à Mai Chau? English translation pending
Pour notre voyage en juillet au Vietnam nous avons prévu en partant Hanoi de passer par Mai Chau avant d'aller à Ninh Binh puis Hué. Nous nous posons des questions:
1- Comment aller à Mai Chau? Bus ou voiture avec chauffeur?
2- Mai Chau et ses environs valent ils le détour? une ou deux nuits la bas?
3-Il parait que la route entre Mai Chau et Ninh Binh est belle, si on prend un chauffeur d'Hanoi peut il rester avec nous plusieurs jours jusqu'à Ninh Binh et quel prix faut-il prévoir ou autre possibilité, peut on trouver un chauffeur à Mai Chau qui nous enmenera la bas?
Merci pour votre aide
De retour de trois semaines du Vietnam English translation pending
Bonjour à tous,
Nous avons passé 3 semaines au Vietnam, plus 3 jours supplémentaires à Saïgon, à cause de l'éruption volcanique en Islande. C'était la 1ère fois que nous allions en Asie et ce ne sera pas la dernière, tellement ce pays nous a plu. Les paysages sont superbes et les Vietnamiens très accueillants. Quant à la cuisine vietnamienne, nous n'avons pu goûter qu'une petite partie de leur nourriture, tellement la cuisine est variée. Nous avons fait une cure de thé vert, sans oublier la bière et l'alcool de riz ou de maïs.
Je remercie toutes les personnes du forum qui m'ont conseillé pour organiser ce séjour et je remercie vivement l'agence Amica Travel pour son professionnalisme, son personnel sympathique et toujours à l'écoute. Les guides locaux étaient également super sympa, avec une pensée plus forte pour le guide qui nous a accompagnés pendant les 12 jours passés au Nord du Vietnam.😉
Je vous communique le programme de notre séjour qui est un séjour de découverte du pays (tous les repas étaient libres, sauf le 1er jour à Hanoï et le repas gastronomique de (Hué) :
jour 1 : arrivée à Hanoï à 6h20 ; repos toute la journée (décalage horaire) jour 2 : promenade en sampan sur la rivière Hoang Long puis transfert à Tam Coc : visite en sampan des 3 grottes jour 3 : route vers la baie d'Along (nuit à bord) jour 4 : retour Hanoï et soir train de nuit à Lao Cai jour 5 : Lao Cai - Sapa : visite de 3 villages d'ethnies minoritaires : Lao Chai - Ta Van - Giang Ta Chai jour 6 : Sapa - Bac Ha (nuit chez l'habitant), en passant par Bao Nhai : promenade en bateau sur la rivière Chay jusqu'au village Trung Do (visite du village) jour 7 : visite de Bac Ha - marché de Can Cau - visite village de Ban Pho jour 8 : marché de Bac Ha puis départ vers Thac Ba (nuit chez l'habitant) : excursion en bateau sur lac de Thac Ba et visite chez habitants vivant de la pêche - journée et soirée inoubliables🙂 jour 9 : Thac Ba - Ba Be (nuit chez l'habitant) jour 10 : journée pour la visite de Ba Be en bateau (nuit chez l'habitant) ; cascades de Dau Dang, grotte de Poung, village de Pac Ngoi jour 11 : Ba Be - Hanoï jour 12 : visite de Hanoï: mausolée Ho Chi Minh, temple de la littérature, musée d'ethnologie, tour de cyclo-pousse... transfert à l'aéroport pour le vol vers Hué ;le soir, dîner royal avec spectacle de musique traditionnel (soirée inoubliable 🙂 jour 13 : visite de la cité Impériale de Hué, promenade en sampan sur la rivière des parfums, visite du tombeau de Khai Dinh, visite marché Dong Ba, route vers Hoi An jour 14 : visite de Hoi An : sanctuaire de Fujian, temple Phuc Kien, marché de Hoi An, spectacle de danses traditionnelles, visite fabrique d'objets à base de bois de sental, visite fabrique de vêtements en soie ; am libre : tour de vélo dans Hoï An jour 15 : transport à Danang pour vol vers Saïgon ; visite de la ville marché, pagode chinoise, quartier de Cholon ; am libre où nous avons continué la visite de Saïgon : hôtel de ville, palais de la réconciliation, jardin culturel... jour 16 : Route pour Can Tho ; excursion en bateau à My Tho jours 17 et 18 : 1 jour 1/2 en moto (avec chauffeurs) ; (visite d'un marché flottant) Can Tho - Chau Doc , puis Chau Doc - Rach Gia ; bateau rapide à Rach Gia à 13h pour arriver à Phu Quoc jours 19 - 20 : journées libres à Phu Quoc jours 21 : avion Phu Quoc - Saïgon dans l'après-midi et en théorie vol retour Saïgon-Paris
bonus (merci l'Islande) jours 22 - 23 - 24 : visite de Saïgon, tout en allant régulièrement aux infos dans les agences de Vietnam Airlines : musée des vestiges de la guerre, marché de nuit, temple hindou de Mariammam, spectacle de marionnettes sur l'eau, promenade au bord du Mékong, les grandes avenues, pagode de l'empereur de Jade.
Pour terminer, nos impressions "à chaud" sur l'organisation de ce séjour : si c'était à refaire, nous irions davantage chez l'habitant, car c'est plus sympa que dans un hôtel. les hôtels avaient 2 ou 3 étoiles, mais nous nous sommes dits qu'un 3 étoiles n'est pas nécessaire, surtout quand on n'y passe qu'une nuit (on ne vit pas dans l'hôtel) rien à dire sur le programme, nous avons fait confiance à l'agence ; nos seules demandes étaient de voir la baie d'Along, le lac Ba Be, le dîner gastronomique de Hué et un petit séjour à Phu Quoc.
à votre disposition si vous avez des questions 🙂
Je vous communique le programme de notre séjour qui est un séjour de découverte du pays (tous les repas étaient libres, sauf le 1er jour à Hanoï et le repas gastronomique de (Hué) :
jour 1 : arrivée à Hanoï à 6h20 ; repos toute la journée (décalage horaire) jour 2 : promenade en sampan sur la rivière Hoang Long puis transfert à Tam Coc : visite en sampan des 3 grottes jour 3 : route vers la baie d'Along (nuit à bord) jour 4 : retour Hanoï et soir train de nuit à Lao Cai jour 5 : Lao Cai - Sapa : visite de 3 villages d'ethnies minoritaires : Lao Chai - Ta Van - Giang Ta Chai jour 6 : Sapa - Bac Ha (nuit chez l'habitant), en passant par Bao Nhai : promenade en bateau sur la rivière Chay jusqu'au village Trung Do (visite du village) jour 7 : visite de Bac Ha - marché de Can Cau - visite village de Ban Pho jour 8 : marché de Bac Ha puis départ vers Thac Ba (nuit chez l'habitant) : excursion en bateau sur lac de Thac Ba et visite chez habitants vivant de la pêche - journée et soirée inoubliables🙂 jour 9 : Thac Ba - Ba Be (nuit chez l'habitant) jour 10 : journée pour la visite de Ba Be en bateau (nuit chez l'habitant) ; cascades de Dau Dang, grotte de Poung, village de Pac Ngoi jour 11 : Ba Be - Hanoï jour 12 : visite de Hanoï: mausolée Ho Chi Minh, temple de la littérature, musée d'ethnologie, tour de cyclo-pousse... transfert à l'aéroport pour le vol vers Hué ;le soir, dîner royal avec spectacle de musique traditionnel (soirée inoubliable 🙂 jour 13 : visite de la cité Impériale de Hué, promenade en sampan sur la rivière des parfums, visite du tombeau de Khai Dinh, visite marché Dong Ba, route vers Hoi An jour 14 : visite de Hoi An : sanctuaire de Fujian, temple Phuc Kien, marché de Hoi An, spectacle de danses traditionnelles, visite fabrique d'objets à base de bois de sental, visite fabrique de vêtements en soie ; am libre : tour de vélo dans Hoï An jour 15 : transport à Danang pour vol vers Saïgon ; visite de la ville marché, pagode chinoise, quartier de Cholon ; am libre où nous avons continué la visite de Saïgon : hôtel de ville, palais de la réconciliation, jardin culturel... jour 16 : Route pour Can Tho ; excursion en bateau à My Tho jours 17 et 18 : 1 jour 1/2 en moto (avec chauffeurs) ; (visite d'un marché flottant) Can Tho - Chau Doc , puis Chau Doc - Rach Gia ; bateau rapide à Rach Gia à 13h pour arriver à Phu Quoc jours 19 - 20 : journées libres à Phu Quoc jours 21 : avion Phu Quoc - Saïgon dans l'après-midi et en théorie vol retour Saïgon-Paris
bonus (merci l'Islande) jours 22 - 23 - 24 : visite de Saïgon, tout en allant régulièrement aux infos dans les agences de Vietnam Airlines : musée des vestiges de la guerre, marché de nuit, temple hindou de Mariammam, spectacle de marionnettes sur l'eau, promenade au bord du Mékong, les grandes avenues, pagode de l'empereur de Jade.
Pour terminer, nos impressions "à chaud" sur l'organisation de ce séjour : si c'était à refaire, nous irions davantage chez l'habitant, car c'est plus sympa que dans un hôtel. les hôtels avaient 2 ou 3 étoiles, mais nous nous sommes dits qu'un 3 étoiles n'est pas nécessaire, surtout quand on n'y passe qu'une nuit (on ne vit pas dans l'hôtel) rien à dire sur le programme, nous avons fait confiance à l'agence ; nos seules demandes étaient de voir la baie d'Along, le lac Ba Be, le dîner gastronomique de Hué et un petit séjour à Phu Quoc.
à votre disposition si vous avez des questions 🙂
Séjour de quatre semaines au Vietnam: les incontournables? English translation pending
Bonsoir,
voila, nous souhaiterions partir du 25 Septembre au 23 octobre. nous voulons faire les incontournables et également du repos au bord de plage.
Pouvez vous nous conseiller au mieux à etablir botre circuit?
Faire que le nord ou le nord et le sud?
Merci d'avance pour vos retours 🙂
voila, nous souhaiterions partir du 25 Septembre au 23 octobre. nous voulons faire les incontournables et également du repos au bord de plage.
Pouvez vous nous conseiller au mieux à etablir botre circuit?
Faire que le nord ou le nord et le sud?
Merci d'avance pour vos retours 🙂
Aéroport de Guanzhou vers Hong Kong? English translation pending
Bonjour
Je me reds sur HK bientot et j'atteris à l'aéroport de Guanzhou. Que dois je faire pour me rendre sur l'ile de HK, Pourriez vous m'expliquer la marche à suivre Merci d'avance
Je me reds sur HK bientot et j'atteris à l'aéroport de Guanzhou. Que dois je faire pour me rendre sur l'ile de HK, Pourriez vous m'expliquer la marche à suivre Merci d'avance