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Escapade dans les îles du Dodécanèse: Rhodes, Symi et Kastellorizo English translation pending
by Vaikeaiti · 2019-07-21 · 16 replies
INTRO

Nous n' étions pas retournés en Grèce depuis 1979 et avions alors visité la Grèce continentale, en commençant par Athènes, puis, au volant d'une voiture ( Fiat 850, assez inconfortable surtout sur les pistes caillouteuses de montagne ) étions allés dans les Météores et à Corfou. La Grèce de cette époque n' a plus rien à voir avec celle de 2019, quarante ans plus tard. Elle était déjà touristique mais sans les infrastructures hôtelières d'aujourd'hui, ce qui rendait le voyage difficile à organiser au jour le jour, les hôtels et pensions étant tous pleins ou presque. Nous n' avions pas apprécié notre séjour comme nous avons pu le faire cette fois-ci, en choisissant d'aller dans les îles et en commençant par Rhodes, seconde plus grande île grecque après la Crête. Tout avait commencé par un entretien télévisé de feu notre grand académicien Jean d'Ormesson, helléniste et érudit, et grand amoureux de la Grèce où il allait chaque année. Il avait confié au journaliste qui l'interrogeait qu'il y avait une île en particulier, Symi, proche de Rhodes, qui le fascinait toujours autant après tant d'années, pour sa beauté particulière, un concentré, selon lui, de toutes les beautés de la Grèce. J' étais alors allé chercher Symi sur une carte de Grèce, et m'étais dit que les îles de la mer Egée valaient un voyage à elles seules. Il ne restait plus qu'à faire un choix : Rhodes d'abord, puis Symi, toute proche en bateau ( ferry à l' aller et express au retour ) et puis Kastellorizo, plus au sud, plus secrète, plus grecque, moins touristique, éloignée du tourisme de masse, si proche - trop proche selon les Grecs - de la Turquie, la ville de Kas étant à 2km et demie seulement de Kastellorizo dont la Turquie actuelle et son président Erdogan, nouveau sultan, revendique la propriété en permanence, prétextant qu'elle n' est habitée que par 200 personnes l' hiver ! Du coup, le gouvernement grec maintient en permanence 400 soldats dans des tours de guet en haut des sommets qui scrutent la côte d'en face. Et puis dès 6 heures du matin, des drones ronronnent au dessus du port et des rivages de l' île, à la recherche de bateaux suspects ou malveillants, à la recherche aussi de migrants en bateau pneumatique, échappés de la côte turque et à qui l' on dit qu' Athènes se trouve de l' autre côté de l' îlot où ils accostent si la marine grecque ne les empêche pas avant. A Symi comme à Kastelorizo, les migrants résident temporairement au commissariat de police avant d'être renvoyés vers Rhodes, puis Athènes. Ils n' ont pas le droit de se déplacer dans l'île ou même aux abords du port, mais n'ont l' air ni maltraités ni malheureux.

Départ aux îles donc pour ne pas changer... Nous sommes très îliens, résidant en Polynésie. Il y a vraiment de quoi se régaler en Grèce entre les Cyclades et le Dodécanèse. nous sommes tombés amoureux de la Grèce, des Grecs, si charmants et chaleureux, des paysages splendides, de la lumière, de la nourriture. Bref, un feu d'artifice et un cocktail délicieux à partager !

UN PEU DE GEOGRAPHIE ET D'HISTOIRE Le terme ' Dodécanèse ' veut dire ' Douze îles ' en grec, et c'est vrai qu'il y a douze îles principales mais en fait presque 160 îles en tout, si l'on compte dans le lot tous les îlots inhabités. On commence par Rhodes, la plus grande, et, dans un axe sud-nord, on pourra, si on a beaucoup de temps, faire escale à Karpathos, Kassos, Symi, Tilos, Nissiros, Astypalaia, Kos, Kalymnos. Plein sud, Kastellorizo, éloignée des précédentes. Toutes ces îles à la position stratégique sont proches des côtes d'Asie Mineure et ont constitué, dès l' Antiquité, un carrefour de civilisations, l'apogée de cet âge d'or se situant au 3ème siècle avant JC. Puis ce fut l' arrivée du Christianisme au 1er siècle de notre ère, et l' on notera le passage de Saint Paul à Rhodes et Kos, et celui de Saint Jean l' Evangéliste à Patmos où il rédigea l' Apocalypse. Ensuite, c' est un peu la tourmente avec les invasions successives des Perses, des Arabes, des Vénitiens, des Croisés, et, en 1522, des Turcs qui feront régner l' ordre ottoman sur la grande région pendant quasiment quatre siècles sans interruption, jusqu'à l' arrivée des Italiens en 1912 ! L' occupation turque et son cortège d'atrocités ( 1 million de Grecs décimés au début du 20ème siècle pour ne citer qu'un épisode tragique ) a laissé de mauvais souvenirs ici, et l' on se méfie toujours du grand voisin qui a tenté d'annihiler la culture et l' âme grecques. Les touristes turcs aiment venir en Grèce, on les y tolère... En revanche, le président Erdogan fait l' objet d'une intense détestation ! L' Etat grec nait officiellement en 1821 après une guerre d'indépendance, mais le Dodécanèse demeure sous le joug turc. L' ensemble de l' archipel sera rattaché à la Grèce en 1948 à la fin de la Seconde Guerre Mondiale.

UN PEU DE MYTHOLOGIE Rhodes était dédiée au dieu solaire Hélios. Selon le mythe, Hélios tomba amoureux fou de la nymphe Rhodes. S'approchant d'elle, il la réchauffa de ses rayons, et elle devint une île. Hélios et Rhodes eurent huit enfants, sept fils et une fille. Le second fils nommé Kerkafos devint à son tour père de trois garçons, Kamiros, Ialissos et Lindos qui sont aujourd'hui les trois plus importantes villes de Rhodes. le terme Rhodes signifie ' la rose ' en hommage à l'une des îles les plus fleuries de la région, et connue comme telle depuis l'Antiquité.

UN PEU... OU BEAUCOUP DE SISMICITE ? La Grèce a de tout temps été sujette aux tremblements de terre, plus ou moins violents, plus ou moins destructeurs. L 'un des plus importants fut celui de 226 avant JC qui fit s'effondrer sur lui-même le fameux Colosse de Rhodes, pourtant fait de bronze, quelques années après son érection à l' entrée du port de la cité ancienne. En 1481, un autre séisme détruisit la plus grande partie de la ville en quelques instants. Deux autres séismes sont dans les annales : l'un qui survint en 1926 et le dernier en juillet 2008, heureusement de magnitude plus faible que les autres et qui ne fit que des dégâts mineurs sur des bâtiments anciens de la ville médiévale.

RHODES : DES CHEVALIERS AU TOURISME MODERNE Le terme 'Rhodes ' désigne à la fois l' île et sa capitale. L' île, avec son patrimoine exceptionnel, est un concentré de cette histoire millénaire si riche et variée et un mélange d'Orient et d'Occident tout à fait étonnant et fascinant. En arrivant à Rhodes -Ville, on est tout de suite plongé dans l' ambiance médiévale des Chevaliers de l' Ordre de St Jean qui construisirent le bourg médiéval en 1309 et l' entourèrent de murailles fortifiées impressionnantes. Celles-ci protègent des palais, des mosquées, des églises. La ville fut originellement fondée en 408 avant JC, construite d'après les plans et selon le tracé quasi parfait d'un célèbre urbaniste de l' époque, Hippodamos de Milet. Elle acquit rapidement une importance géostratégique en favorisant les communications en Méditerranée et en combattant impitoyablement les pirates qui infestaient la région depuis toujours. Ce qu'on retiendra de l' histoire de Rhodes, c'est son rayonnement artistique, philosophique et culturel, magnifié par deux oeuvres uniques : le Colosse, statue en bronze de plus de 30 m de haut qui honorait Hélios, le dieu-soleil et qui se trouvait à l' entrée du port ( elle n' y est hélas plus ! ) et la Victoire de Samothrace que l'on peut admirer au Louvre à Paris. Ce rayonnement était tel qu'il attira en son temps des personnages illustres tels Jules César ou Lucrèce, mais aussi des moins recommandables tels Gaius Cassius, l' assassin de César qui pilla la ville et emporta tous les chefs d'oeuvre qu'il put dérober à Rome. Rhodes perd de son influence, devient une simple préfecture de l' empire romain, puis est rattachée à l' empire byzantin, et ensuite traverse une période de troubles et de pillages incessants pendant dix siècles, passe sous contrôle de Gênes et des Croisés, est vendue aux Chevaliers en 1309, est assiégée puis vaincue par les Turcs qui occuperont l' île pendant presque quatre siècles. Colonie italienne en 1912, Rhodes redevient enfin grecque après la Seconde Guerre Mondiale. La vieille ville médiévale est classée au patrimoine mondial de l' Unesco depuis 1988. Les remparts, agrémentés de tours ornées et de bastions, et cernés d'anciennes douves, sont dans un état exceptionnel, percés de onze grandes portes, dont celle d'Amboise ( du nom du frère du cardinal d'Ambroise, ministre de Louis XIII ), tout près du Palais des Grands Maîtres. On évitera, si possible, les deux rues hyper touristiques du centre. Elles sont bondées de touristes attirés par des échoppes sans grand interêt et vendant des produits made in China. Bref, ce que le tourisme de masse peut générer de plus laid et de plus toxique ! Ceci étant dit, on peut rapidement trouver des placettes et venelles tranquilles et apprécier la vieille ville autrement. On visitera donc la vieille ville, le port de Mandraki, et la ville neuve qui ne manque pas d'interêt si l' on veut voir et savoir comment vivent les Grecs : rues commerçantes, petits hôtels, tavernes où l' on mange divinement pour le tiers du prix demandé en ville, quartiers résidentiels, bâtiments officiels plus récents d'architecture néo-classique dite fasciste et puis, quand même, le théâtre antique ainsi que le stade et ses gradins en parfait état, et les temples dédiés à Zeus et à Hera.

DETAILS PRATIQUES

Vols Air France de Montpellier à Athènes via Paris CDG, puis Olympic Air / Aegean jusqu'à Rhodes. Une heure de vol. Nous n' avons que des compliments à faire à la compagnie nationale grecque qui assure son service avec professionnalisme et à l' heure. Bien sur, il y a beaucoup d'autres compagnies qui desservent Athènes ou Rhodes directement. L' aéroport est vite à saturation en pleine saison touristique ( ce n' était pas le cas en juin ) avec une centaine de vols quotidiens, dont neuf dixièmes sont des low-costs. Beaucoup de touristes russes, scandinaves, britanniques ( ces derniers envahissent et dénaturent Kos ) et chinois également ( plus branchés sur Santorin que Rhodes, semble-t-il ). Séjour à Rhodes ( en centre -ville pour des raisons pratiques ), puis à Symi - où il faut impérativement loger au moins une nuit pour profiter du port avant l' arrivée en bateau des touristes à la journée et après leur départ en fin d'après-midi ) puis à Rhodes de nouveau ( une nuit d'escale ), puis Kastellorizo, et enfin Rhodes à loisir, hors capitale, sur ses deux côtes, avec base à Gennadi dans le sud est. Pour ce dernier séjour, nous avons loué une voiture à l' aéroport, à l' agence HERTZ. Service impeccable. Ils sont même venus - sans facturer le déplacement - chercher la voiture à l' hôtel le dernier jour comme je l' avais souhaité, pour éviter les tracas de retour du véhicule à l' aéroport.

Carte routière d'origine allemande Reise de qualité impeccable. HERTZ a aussi fourni une carte indiquant les emplacements stratégiques des stations-service. Très utile surtout en fin de séjour. Attention, le carburant est cher, plus cher qu'en France. Compter de 1euro 70 à 1euro 90 par litre.

Guides du Routard et du Petit Futé.

Prévoir suffisamment d' argent liquide, en tout cas plus qu'en France, si on ne veut pas avoir des problèmes d'utilisation de cartes de crédit. De toute façon, les Grecs se méfient plutôt de leurs banques... Contrairement à des idées reçues, les îles se sont plutôt bien sorties de la crise économique, d'abord parce qu'elles sont une destination de choix et que la Grèce est belle et attirante partout, mais surtout dans les îles, également parce que la TVA y était quasi inexistante jusqu'en 2016. Bruxelles a imposé au gouvernement grec de faire payer aussi les îliens comme les continentaux, ce qui n' était sans doute que justice. Résultat : les Grecs ont privilégié le bas de laine rempli de grosses coupures en euros, celles-ci refaisant progressivement surface maintenant que la situation économique s 'est bien améliorée. On ne sera donc pas surpris de voir que les gens vivent souvent dans une certaine aisance et que les jolies maisons anciennes de port ( Symi ou Kastellorizo et ailleurs... ) sont rénovées avec goût et rachetées les unes après les autres. Prix d'une belle maison de port à Kastelorizo ( dont on peut penser que c'est une île perdue et loin de tout ) : 300.000 euros . Pas de clichés en tête donc, la Grèce îlienne vit plutôt bien, et le tourisme est une manne recherchée par tous, au risque parfois d'abîmer nature et sites côtiers où pullulent les hôtels. SI l'on veut éviter une partie de la côte est ( en particulier entre Rhodes-Ville et Archangelos ) et résider plus au calme et à la simplicité, on choisira la partie de côte entre Archangelos et Gennadi. On y trouve de beaux hôtels bien situés. Lindos est une petite ville adorable au pied de son Acropole, et y résider peut être une bonne solution. La côte est est plus chaude, la côte ouest est plus sauvage et ventée. Encore question de choix !

1er jour : 17 juin Départ de Montpellier pour CDG. Nuit à l' aéroport à l' IBIS. Très décevant et cher pour la prestation offerte. D'ailleurs les hôtels d'aéroport parisiens deviennent de plus en plus chers. C' était donc une fausse bonne idée ! A oublier à l' avenir. Si l' on vient de province avec Air France, soit l' on voyage toute la journée pour arriver à Rhodes en fin d'après-midi-midi, soit on voyage en soirée jusqu'à Athènes, on dort à l' aéroport pour deux à trois fois moins cher qu' à Paris et on prend le premier avion pour Rhodes le lendemain matin. A noter des vols directs saisonniers vers Rhodes au départ de Paris avec EasyJet, Transavia au départ d'Orly, Aegean au départ de Marseille ( une fois par semaine, le mardi actuellement ).

2ème jour : 18 juin Premier vol AF du matin CDG-ATH. Escale d'environ 1 heure 30 puis vol AEGEAN vers Rhodes. A l' aéroport d'arrivée, on peut louer une voiture ( à déconseiller si l'on commence ses vacances par Rhodes-Ville où il est impossible de se garer ), ou prendre un taxi ( uniquement des Mercedes) pour 25 euros, ou bien on attend sagement le bus qui vous dépose au centre près du port. On ne paiera que 5 euros par personne. Bus climatisé. Compter 20 mn de trajet. Installation dans notre petite pension confortable ( maison ancienne rénovée ), chambres agréables et bien climatisées, petit déjeuner exceptionnel avec confitures maison, et miel délicieux de l' île ( je conseille le miel de thym sauvage, le meilleur ). Nous avons vu de jeunes touristes chinois très branchés repartir chez eux avec 50 kgs de miel dans leurs valises !!! Puis nous faisons un premier tour de la vieille ville médiévale en fuyant les rues du centre où défile de long en large une foule compacte et sans imagination... Surtout, quand à 5 mn à pied, il y a tant de merveilles et cette belle et douce lumière qui glisse sur la pierre blanche des monuments.



Dans la vieille ville commençons par Chora, que l' on appelle aussi Hora, à savoir le quartier ottoman, là où l' architecture ottomane se développa pendant quatre siècles, en particulier les maisons à balcons de bois très typiques de cette période. A l' époque, les églises sont transformées en mosquées, la population grecque s'exile hors murs. On verra en particulier, de l' extérieur uniquement car elle n' est pas ouverte au public, la mosquée de Soliman, érigée en 1522 initialement mais détruite et reconstruite au 19ème siècle. Idem pour la bibliothèque musulmane édifiée en 1794 et abritant des manuscrits et Corans enluminés, mais fermée au public également.

3ème jour : 19 juin

Visite organisée des monuments et sites iconiques de la vieille ville. Nous nous sommes renseignés la veille : l' idéal est de commencer par la visite du Palais des Grands Maîtres. A la billetterie d'entrée, on peut acheter un billet tournant permettant de visiter trois monuments : le Palais bien sur, mais aussi le Musée des Arts Décoratifs sur la place Moussiou ainsi que l' Eglise Panaghia Tou Kastrou, place Moussiou également. On rajoutera pour 8 euros de plus - tous monuments dans un mouchoir de poche - le Musée Archéologique.

Nous quittons notre hôtel pour remonter immédiatement la fameuse Rue ( 'Odos' en grec ) Ipoton ou Rue des Chevaliers, qui était l' artère principale de la cité et du pouvoir au temps des Chevaliers. Cette rue est bordée des différentes auberges de l' Ordre, dont les membres étaient originaires des grands pays européens catholiques, et divisés en groupes linguistiques, de Provence, d'Auvergne , de France, d'Italie, d' Allemagne, d'Angleterre et d'Espagne. La langue écrite pratiquée par tous était le latin, la langue orale était le français, une langue dominante et majoritaire qui permit à 14 Grands Maîtres français sur 19 de diriger l' Ordre. Le Palais, situé en haut de la rue, était le siège du pouvoir et de l' autorité suprême. Les différentes auberges - de belles maisons patriciennes en fait- étaient souvent reliées par des arcades ou ponts. L' auberge de France, la plus belle, abrite actuellement le Consulat de France. En cas de problème, il ne faut pas hésiter à faire appel au Consul directement, ou à l' ambassade de France ( dans la capitale grecque ) qui dispose d'un médecin militaire. J' ai du demander aide et conseils à Madame la Consule ( par Email disponible sur le site Internet ) pendant ce séjour et elle s'est montrée réactive , charmante et attentionnée.

Ensuite direction le Palais des Grands Maîtres. Le Palais domine la ville et le port. il fait partie intégrante de la forteresse et des murailles. Au rez-de-chaussée, co-existent deux expositions permanentes sur la Rhodes ancienne depuis sa fondation. Au premier étage, salles de réception grandioses et appartements immenses dont les sols sont agrémentés de mosaïques des périodes hellénistique et romaine, et même chrétienne en son tout début. Voir en particulier la salle des Muses et celle de la gorgone Méduse. Le palais a été rénové par les Italiens de façon un peu fantasque; ils y ont laissé par exemple un buste de Mussolini que l' on verra à la billetterie !

Puis l' Eglise Panaghia Tou Kastrou ( ou Notre-Dame-du-Château ) Cet édifice est le plus ancien de Rhodes, construit au 11ème siècle par les Byzantins, transformé en chapelle gothique par les Chevaliers, puis en mosquée par les Ottomans. Belle exposition d'icônes byzantines et fresques pariétales datent du 14ème siècle.

Ensuite le Musée des Arts Décoratifs ( Place Argyrokastrou ) Celui-ci s'abrite dans l' ancien arsenal médiéval de la cité. Bel ensemble de salles composant une maison rhodienne datant de la période ottomane. Artisanat typique des îles du Dodécanèse, costumes traditionnels, exposition d'assiettes de Rhodes.

Il est temps de finir les visites par le Musée Archéologique ( pour 8 euros de plus, billet à acheter au Palais comme précédemment indiqué ). Compter 18 euros en tout par personne pour 4 monuments, ce qui n' est pas cher. Billets enfant et Senior disponibles. Ce monument gothique - agrémenté d' éléments Renaissance ici et là - et magnifique dans sa simplicité et sa majesté, était initialement l' hôpital des Chevaliers. La cour intérieure est cernée d'une galerie complète à deux étages où se trouve les différentes salles du musée. Celui-ci recèle de grands trésors archéologiques : sculptures en marbre, mosaïques datant de l'ère chrétienne, sculptures tombales, sarcophages, stèles funéraires, collections antiques diverses provenant de fouilles effectuées par les Italiens lors de l'occupation mussolinienne.

Entre les visites et en jonglant avec l' heure, il reste à faire un tour des remparts ( de midi à 15 heures uniquement à partir du Palais des Grands Maîtres ). Ces murailles sont énormes, atteignant jusqu'à 12 m d' épaisseur et 8 à 10 mètres de haut. Il reste des tours de garde frappées d'armoiries de chacune des auberges linguistiques. Les vues sur la ville médiévale et sur la mer sont superbes.

L' après-midi est juste entamée. Nous allons donc - après un déjeuner léger - nous en aller tranquillement visiter un coin de la nouvelle ville au dessus de l' ancienne, quartiers plutôt résidentiels, ombragés et fleuris jusqu'à ce que nous parvenions au site archéologique du temple de Zeus tout en haut en bord de corniche, ainsi qu' au stade antique et ses gradins. Peu de touristes se risquent à marcher jusque là car il fait chaud, mais on y voit malgré tout des bus de tourisme de temps en temps qui arrivent au site directement par la route haute de corniche. Il reste peu de vestiges, hélas, à part quelques colonnes cachées par des échafaudages, et seul le stade antique a vraiment de l' allure. De toute évidence, il manque de l' argent pour continuer les fouilles - commencées en 1912 par les archéologues italiens- et rebâtir le temple. Les pierres sont là, éparpillées au sol. Il manque la décision officielle de redonner du lustre à ce site laissé à l' abandon.

En fin d'après-midi et soirée, ce sera le port, et une balade sur les quais pour prendre le frais et apprécier le style architectural qu'y ont imposé les Italiens dans les années 30 : ce style mélange un peu tous les genres en fait : antique, byzantin, gothique, oriental à l' ottomane, Renaissance, avec en plus la touche néo-classique grandiose fasciste ( comme sur le Palais de Justice par exemple ou le Casino-Hôtel, ancien Grand Hôtel des Roses, ou encore l' Aquarium en style Art Déco ). Le maître d'oeuvre de tout ce renouveau urbanistique fut l' Italien Di Fausto.

Le carnet se poursuit en réponse à cette première partie... en photos.









D'Aswan à Khartoum, janvier 2019 English translation pending
by Desandre · 2019-03-26 · 30 replies
Pour éviter de faire 2 fois la route et pour voir Philae que nous n'avions pas visité lors de notre 1ère venue à Aswan en 2011 où nous avions pris une felouque pour descendre le Nil jusque Edfou( génial ) j'ai décidé de remonter le Nil depuis l'Egypte . Ma canne anglaise ayant franchi les contrôles sans trop de Pb nous voici à Asw à l'hôtel Keylani , modeste mais propre . Petit dej modeste également , puis discussion avec un voyagiste local convoqué à ma demande pour organiser notre voyage jusqu'à Wadi-Halfa porte d'entrée au Soudan . J'avais passé un temps fou pour l'organiser depuis la France : en vain. Là en trois coups de cuillère à pot c'était réglé . Le car pour les touristes part à 4h du mat.!!!J'ai jamais été foutu de me lever si tôt sauf urgence ; en fait le car part en convoi militaire . je discute dur et j'apprends qu'il y a un bus local qui part à 8h30 à moitié prix sans convoi adopté ! Puis nous partons à Philae avec Geffrey , un Ecossais rencontré à l_' hôtel . Première surprise une présence policière incroyable avec cabanons de béton tous les 500m et automitrailleuses à l'abri du soleil à côté . Le taxi nous fait passer par la grande digue sans intérêt mais payante . Enfin arrivée au débarcadère (pas un touriste ) où Geffrey marchande comme un fou la traversée et où nous récupérons un espagnol muy sympatico . Philae pour nous seuls ou presque vraiment chouette . Retour à Asw où Geffrey nous propose d'aller en felouque visiter les îles . O.K. remarchandage forcené . La felouque se traine et finit par s'arrêter faute de vent vers l'autre côté du Nil . Pas vu les îles mais nous assistons à un coucher de soleil splendide . Un collègue de nos marins d'eau douce , motorisé , nous remorque jusqu'à la rive . Je hèle un taxi collectif qui nous amène au " Salah ed Din " , repéré dans le petit Fûté , pour nous remettre de nos émotions : excellent et mérité . Retour à l'hôtel tout proche par le souk où en passant j'achète un superbe jean , égyptien garanti .
Circuit de 2 semaines au Pérou English translation pending
by Lebmarie · 2019-01-27 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons en couple / voyage sac à dos du 19 avril au 5 mai 2019 au Pérou.

Pour ces 2 semaines, nous avons lu plusieurs retours de voyageurs et infos sur les transports et avons choisi de faire cet itinéraire :

- 19 avril : Arrivée à Lima en soirée - nuit à l'hôtel - 20 avril : Lima - 21 avril : Bus 4h du matin pour Ica (arrivée 9h environ) - Journée + Nuit Ica - 22 avril : Ica / Huacachina - Bus 19h pour Arequipa - 23 avril : Arrivée Arequipa à 8h du matin - visite de la ville (escale) / bus à 22h pour Puno - 24 avril : Arrivée Puno à 5h du matin. Direction les îles Amantani (2 nuits chez l'habitant) - 25 avril : Visite de l'île, temple etc + retour Juliaca dans la journée + vol pour Cuzco / ville - 26 avril : Cuzco dans la journée - Maras et Moray - 27 avril : Machu Pichu - 28 avril : Randonnée de la Rainbow Mountain - 29 avril : Départ de Cuzco pour Tarapoto (avion) + 2h de van vers Yurimaguas + 6h de bateau pour Laguna - 3 nuits dans la Pacaya Samiria - 3 mai : Départ Lagunas pour Iquitos + vol pour Lima - 4 mai : Lima - 5 mai : Vol retour

- Que pensez-vous de cet itinéraire ? - Est-il possibile de faire la randonnée du Machu Pichu + nuit sur place hors du circuit de l'Inca ? - Au niveau des bus; est-ce que nos informations sont correctes ? - 3 nuits dans l'Amazonie sont-ils suffisants / trop ? - Doit-on sauter ou ajouter des étapes importantes ?

Comme pour beaucoup, notre intérêt se porte sur les randonnées; les rencontres, les expériences dépaysantes et voir l'Amazonie de manière hors des sentiers battus...

Merci pour vos retours d'informations.
Mes balades en Thaïlande English translation pending
by Jodelavega · 2019-01-21 · 181 replies
Bonjour,

Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt , un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en pickup ; principalement dans le nord et le Nord-Est ou Issan . C'est d'ailleurs dans cette très grande région que j'habite, l'Issan, dans province de Sakon Nakhon.

On va faire comme je le sens, c'est à dire en désordre...😛 , en espérant que les photos vous donneront envie de découvrir des régions peu ou pas touristiques; on y voit rarement des occidentaux mais les thaïlandais se déplacent énormément et visitent en nombre leur pays.

Je vais commencer avec la province de Nong Khai où j’étais en fin de semaine dernière . La ville de Nong Khai se trouve au bord du Mékong et à 22 km de Vientiane la capitale du Laos; c'est en tous cas ce qui est écrit sur un panneau routier à quelques centaines de mètres du poste frontière .



Une promenade pietons et velos, malheureusement empruntee par trop de motocyclettes a ete construite le long du Mekong ;



Tout au bout de celle-ci, en allant vers l'aval du fleuve se trouve un joli petit Wat qui fait pendant à un autre qui se trouve dans le Mékong; on ne voit plus qu'un tout petit bout de son sommet car il s'est effondré.



Sur la promenade deux grands Nagas qui se font face



Et un marche de nuit qui, si j'ai bien compris , ne fonctionne que les samedi et dimanche ; il ne faisait pas encore nuit 😉 et ils etaient en train de finir son installation.



A l'oppose , tout au bout de la promenade en allant dans le sens amont du Mékong , vue sur le Pont de l’Amitié, un bateau sur lequel on peut boire un coup et même manger si on le désire, vous emmènera vers le pont de l’Amitié pour admirer un magnifique coucher de soleil sur le Mékong; l'horaire de départ n'est pas fixe, il dépend de l'heure du coucher, il y a deux jours c’était départ à 17h ; et pas de bol il y avait des nuages à l'endroit du " couchage " ... Descendre les marches pour accéder au bateau





Salta à San Antonio de los Cobres à vélo par N 9, 52 et 40 English translation pending
by Lucbertrand · 2018-12-11 · 24 replies
L’Amérique du Sud m’a toujours fait rêver, et me fera toujours rêver, tout particulièrement sa zone de grands déserts qui s’étend sur 4 pays, Pérou, Bolivie, Chili et Argentine, vaste zone que l’on dénomme Atacama.

Pour la troisième fois je pars dans cette région, armé de mon vélo, accompagné de deux compagnons. Je vais vous relater la première partie de ce voyage de Salta à San Antonio de los Cobres, qui s’est déroulé sur une dizaine de jours.

Nous n’avons pas emprunté la route directe, mais nous sommes d’abord partis vers le nord par la route N°9 jusqu’à l’embranchement vers Purmamarca, puis la 52 jusqu’à Susques, et enfin la mythique Ruta 40 jusqu’à San Antonio de los Cobres. Nous avons parcouru 450 kilomètres et escaladé un volcan le Tuzgle à 5530 m d’altitude.

Notre itinéraire

27 septembre arrivée à Salta

Arrivée très matinale à l’aéroport de Salta, le douanier nous demande d’ouvrir l’un de nos cartons contenant les vélos, car il ne passait pas dans le scanner. En bons Français ça râle, en effet un carton ouvert cela risque d’être difficile à transporter. Mais ce n’est que pour la forme qu’on râle, car nous avons un rouleau de scotch de déménageur, et le refermer est facile. Le douanier ne se laisse pas impressionner et répond : si je vais en France et qu’on me demande d’ouvrir mes bagages je les ouvre !

Eh oui sa remarque est imparable, les Français ça se remarque souvent rapidement.

Une fois sortis de l’aéroport à 4 heures du matin, la difficulté, outre le fait que tous les taxis classiques sont partis, c’est de trouver le véhicule adéquat pour nos trois gros emballages. Juste en face de la porte de sortie, un pick-up blanc qui ferait bien l’affaire. Je demande au propriétaire s’il peut nous rendre ce service. Il s’agit d’un guide de montagne argentin, qui va charger, outre nos trois vélos, tout notre matériel et cela gratuitement, il refuse tout argent.

Une fois arrivés devant notre hostal, il nous prodigue de nombreux conseils pour notre balade à vélo de deux mois à travers les Andes argentines et chiliennes. Mais nos projets de vélos-montagne il les trouve par trop osés, et nous traite de fous. En effet, il nous explique que les conditions parfois extrêmes de ces régions sont à prendre en compte et tout particulièrement lors d’un voyage à vélo. Ce qu’il nous dit je m’en doute, car c’est la troisième fois que je viens dans ces parages à vélo. La dernière fois, j’avais effectué une traversée de d’Atacama de Arica à Santiago du Chili via Bolivie et Argentine. Mais les mises en garde d’un professionnel sont toujours à écouter avec attention. En tout cas grand merci pour tout à ce guide de montagne. Enfin les vélos à l'hôtel

Nous restons deux nuits à Salta afin de bien assimiler le changement d’horaire. Ne jamais se précipiter pour partir lors d’un long voyage à vélo, le corps et son rythme commandent, c’est le meilleur moyen de gagner du temps et de rentrer dans l’effort au long cours. Outre ce guide, nous avons discuté avec un couple de Français qui étaient dans le même avion. Ils comptent aussi grimper sur le Tuzgle, volcan que nous avons décidé d’escalader. Et par un hasard incroyable nous allons les croiser dans 10 jours au pied de cette montagne.

Nous passons deux jours à Salta à préparer notre matériel et à acheter ce qu’il nous manque, en particulier les cartouches de gaz que nous n’avons pu amener avec nous dans l’avion, le transport de matériel inflammable étant interdit.

Salta, de façon étonnante durant ces deux jours je n’y ai pas trouvé un cachet particulier, alors qu’à la fin de notre voyage dans deux mois nous allons y séjourner 5 jours et mon impression sera toute autre. Je vais beaucoup apprécier m’y promener dans ses rues très fréquentées le soir. Mon Saint préféré San Pedro de Atacama

En particulier, outre quelques restaurants très agréables aux vins rouges magnifiques, particulièrement le cépage Malbec, celui du Cahors, je vais beaucoup aimer ses librairies. Je vais m’alourdir au retour de 7 livres dont plusieurs de dimensions respectables. Il est toujours très intéressant lorsqu’on se trouve dans un pays d’acheter des livres écrits par des gens du cru sur des grands problèmes internationaux dans lesquels leur pays a été au premier plan. Pour l’Argentine deux grandes questions historiques me passionnent, la protection des nazis après la deuxième guerre mondiale et la guerre des Malouines.

Concernant cette dernière question j’avais déjà lu ce que les Britanniques avaient écrit sur les opérations militaires. De même lors de mon passage à Mendoza il y a cinq ans, j’avais acheté un livre relatant la version argentine des opérations militaires de cette guerre. Les deux visions sont très différentes et passionnantes à lire, bien qu’il s’agisse d’un terrible drame humain, où comme souvent la jeunesse paie le tribut le plus lourd dans ces confrontations armées.

Là encore je vais trouver deux livres traitant de cette guerre. Mais, non seulement les opérations de guerre y sont abordées, mais tous les aspects politiques. Les différentes tractations avec les USA, le Royaume-Uni et aussi tous les soubresauts internes à la junte militaire argentine.

Puis je vais me laisser tenter par un gros livre sur la vie d’Eichmann en Argentine. Comme l’écrit l’auteur dans la préface, il a voulu écrire ce livre, car il avait honte que son pays ait pu protéger les grands assassins nazis organisateurs du plus grand génocide de tous les temps.

D’où l’importance de parler et si possible bien, les langues étrangères afin de pouvoir par la lecture plonger dans l’âme des habitants dans leur langue, car une traduction si bonne soit-elle, ne permet pas de pénétrer aussi profondément la pensée de l’auteur.

D’ailleurs, pour moi le voyage commence entre autres au cours des longues séances au cours desquelles j’essaie d’apprendre au mieux les langues étrangères, afin de lire les livres en version originale. J’y suis arrivé assez bien avec l’anglais, l’allemand, l’espagnol et l’albanais, pays dans lequel j’ai vécu. Par contre avec des langues plus exotiques, le mongol, le thaï ou le laotien, mes premières tentatives ont vite été douchées. Peut-être aurait-il fallu que je prenne un professeur ? Mais les journées ne font que 24 heures et il n’est pas facile de dégager des plages de temps importantes, nécessaires pour maîtriser des langues très éloignées de la nôtre. Pour les langues européennes, j'ai eu la chance de travailler fréquemment avec des Anglais et des Allemands, ça aide. D'ailleurs l'anglais je n'appelle plus cela une langue étrangère, mais un outil de travail dans de nombreux domaines indispensable.

Salta, alors que je ne suis pas un adepte des musées, j’y ai été subjugué par le musée des momies du Llulaillaco, trois enfants sacrifiés et enterrés au sommet de cette montagne à 6700 m d’altitude, il y a maintenant 5 siècles, absolument époustouflant. Les explications sont en anglais et en espagnol, impératif de tout lire. Et si l’on veut approfondir, il est possible de se procurer un magnifique livre écrit par l’archéologue qui a conduit les travaux en 1999.

« « En mars 1999, on découvrit près de son sommet un cimetière dont on dégagea trois momies, les « momies du Llullaillaco ». Il s'agit des corps d'enfants que les Quechuas ont sacrifiés à ce qu'ils considéraient comme leurs déités, près de 500 ans avant leur découverte et peu de temps avant l'arrivée des premiers conquistadors1. Ils ont été momifiés par congélation. Les momies sont aujourd'hui exposées dans le Museo de Arqueología de Alta Montaña (musée archéologique de haute montagne), à Salta. » » www.argentina-excepcion.com/...thnologie/maam-s...

Niña del Rayo 29 septembre Salta El Carmen 76 km Dénivelé 637 m Temps Parcours 4h36

Aujourd'hui, enfin nous partons, mais pas très tôt, à 8 h, avec des derniers petits réglages de dernière minute.

mon vélo prêt La sortie de Salta ce samedi matin ne pose pas de problème, de plus après deux kilomètres une piste cyclable nous conduit dans la campagne, nous la suivons sur une quinzaine de kilomètres, puis elle cède la place à une étroite chaussée toute en virage au goudron excellent et à la circulation faible.

Cette route est appelée la "Corniche". Elle est en encorbellement à flanc de montagne. On pourrait se croire sur des bosses de Haute-Provence. Cependant, certains végétaux sont très différents de ce que l'on trouve chez nous, comme ces grandes herbes qui pendent, ou ces touffes qui décorent certains arbres.

Nous rencontrons notre premier voyageur à vélo. Bien évidemment, nous ne coupons pas au rite de l'arrêt et de la discussion enflammée. Il est argentin, originaire d'une ville éloignée sur la côte atlantique. Il termine un périple de 225 jours à travers la Puna argentine. Mais cela nous fait un peu mal de le regarder, car il roule torse nu, alors que le soleil dans ces régions pas très éloignées de l’équateur est particulièrement agressif. Pour ma part je roule pratiquement toujours entièrement couvert, bras et jambes, et pourtant ma peau est adaptée au soleil avec mes origines maltaises. Peu de circulation sur cette route, mais nombreux parmi les véhicules rencontrés, sont les conducteurs qui nous adressent des signes d'encouragement. Souvent des vaches et des chevaux occupent avec nonchalance l'asphalte. Une étrange statuette nous intrigue au détour d'un virage.



La chaleur est conséquente, vers midi, 33 degrés. Après un repas dans un restaurant sympathique au milieu de nulle part, la petite ville de El Carmen se dévoile, et un sympathique hostal nous ouvre ses portes, dont le nom nous avait été donné par la restauratrice. Toujours laisser le hasard faire son œuvre et ne pas trop planifier son voyage, meilleur moyen d’aller de surprise en surprise, certes bonnes ou mauvaises. Mais le voyage c’est justement être dépaysé voire décoiffé ! J’aime bien la formule de Nicolas Bouvier : on ne fait pas un voyage, c’est le voyage qui vous fait ou vous défait.

Nous montons doucement en puissance, les promesses de grosses difficultés se dessinent en arrière-plan, sous forme de gigantesques volcans qui se dressent toujours plus proches, accaparant de plus en plus le ciel, presque menaçants au-dessus des plaines. Ces immenses montagnes aux dimensions difficiles à évaluer, chargées de promesses de difficultés et de menaces de souffrances à venir, sont le moteur de notre motivation à venir nous confronter à ces coins des Andes.

30 septembre el Carmen à Tumbaya 77km 1120 m de dénivelé temps de parcours 6h10

Après une nuit récupératrice, et un repas du soir dans un restaurant un peu glauque, mais au patron agréable, nous reprenons la route. Ce ne sera pas comme la veille, mais la grosse route dure, les camions et surtout les bus qui frôlent. La route dans toute son hostilité, comme le voyageur à vélo a pris l’habitude de temps en temps de composer avec. Un œil rivé sur le rétroviseur à regarder le danger arriver pour être prêt à « gicler ».

Sur notre gauche les sommets des Andes sont éclairés par le soleil, alors que la route reste à l'ombre. Ces crêtes sont la promesse de ces beaux combats à venir, car derrière se cache la fameuse "ruta 40".

Grand axe de fond de vallon sans caractéristique particulière, mais toujours quelque chose d'intéressant, comme par exemple ces fresques sur un mur d'école ou ces gros galets retraçant le combat des Indiens pour leur liberté.



Un peu avant la ville de San Salvador de Jujuy, un jeune cycliste roule avec nous, et il va nous amener à l'entrée de la ville par une piste cyclable qui évite l'autoroute assez passante.

Nous traversons la petite ville de Jujuy le long de sa rivière presque à sec à cette époque. Nous roulons quelques kilomètres sur une piste cyclable au goudron rouge. Le long de cette piste un homme s'entraîne au flamenco. Jean-Paul s'arrête et à son tour se met à taper du talon sur la mini-piste en rythme, pas mal du tout.

Puis surprise, il faut se rendre à l'évidence notre seule et unique route, la 9 est une autoroute. Avec quelques appréhensions nous nous y engageons en montant sur un immense pont. Mais du fait de la large bande d'arrêt d'urgence, nous réalisons que nous y sommes plus en sécurité que sur les routes ordinaires, doublés par des bolides qui nous frôlent de trop près. paradoxe on est en sécurité sur une autoroute

En Argentine, à l’instar d’autres immense pays comme la Mongolie, la population y est très dispersée. Une fois hors d’une agglomération, la suivante peut être à 100 kilomètres et sur plusieurs dizaines de kilomètres on ne verra pas la moindre maison.

L'eau commence à manquer. Nous nous arrêtons devant une maison, et l'Indien qui y habite nous offre deux litres, qui sont les bienvenus.

Pendant que nous cassons la croûte un couple d'Allemands à vélo vient en sens inverse. Bien évidemment ils s'arrêtent, et nous discutons comme toujours avec passion quand on se croise au bout du monde entre cyclos épris d’efforts et d’inconfort. Ils ont démarré à Quito il y a plusieurs mois. Dommage que la fille n'ait pas un vélo plus adapté pour les pistes. Je pense qu'ils ont été obligés d'éviter les grands déserts comme le Sud Lipez. Il faudra qu'ils y reviennent. Je ne peux pas imaginer une traversée de l’Amérique du Sud sans emprunter ces pistes horribles de sable, de scories volcaniques et de cailloux parfois de belle taille, où le vent souffle en maître tyrannique, et où l’amplitude thermique journalière dépasse les quarante degrés. Mais, ces combats face à cette nature hostile, même s’ils nous font peur avant et pendant, nous laissent de tels souvenirs qu’il ne faut surtout pas les éviter.

Revenons en Argentine. Apr��s le repas une côte très raide nous fait passer à plus de 2000 m, mais ce n’est qu’une bosse et une descente effrénée va nous faire perdre 300 m. Deux jours de route, j'ai encore mon petit bedon, mais bientôt je vais être aussi svelte qu’un jeune sportif au régime draconien. Nous nous arrêtons au village de Tumbaya. Nous demandons l'autorisation de dormir devant l'église. Elle nous ait accordée. L’épicerie est au coin d’une rue à proximité, la bière locale est fort bonne et peu alcoolisée, 3 degrés. Mais ce sera souvent une longue négociation pour acheter une bouteille de verre d’un litre, car il y a la consigne, donc la bouteille est à rapporter. Généralement, on nous fera confiance, mais pas toujours.

Nous passons une nuit fort agréable.

1er octobre Tumbaya à Purmamarca 17 km 222 m de dénivelé arrivée 2288 m d'altitude

Aujourd'hui l'étape va être très courte, à 9 heures du matin nous sommes arrivés. Nous allons nous arrêter dans ce petit village universellement connu pour ses couleurs de roches extraordinaires. Nous pouvons constater que nous prenons de l'altitude, car les premiers cactus, plutôt candélabres, apparaissent.

Seule anecdote de cette courte étape, un chien nous a suivis tout au long de la route. Il nous a fait peur, non qu'il soit agressif plutôt très affectueux, mais il effectuait des traversées de route parfois pas très loin des voitures. Demain on rentre dans le dur, on part à l'assaut du premier col à plus de 4000 m. Nous allons rester au-dessus de 3700 m une semaine de jours, et essayer de monter sur le Tuzgle à 5530 mètres.

La suite plus tard
Itinéraire 3 semaines au Maroc: randonnée désert et balnéaire English translation pending
by Nath2107 · 2018-11-25 · 93 replies
Bonjour,

J'ai récemment opté pour le Maroc comme prochaine destination (Avril 2019). Je glane beaucoup d'informations sur le site mais je coince sur 2 aspects donc je fais appel à vous ! Tout d'abord, quelques informations de base :

j'arriverai du Canada donc arrivée et départ de Casablanca. j'ai 3 semaines de vacances environ. location de voiture prévue (après tous les posts lus ici !). Je ne suis pas une amatrice de villes; ayant lu que Fes était LA ville incontournable. Je me suis concentrée sur elle. Je ne souhaite pas ajouter de ville ... J'ai "éliminé" les secteurs de Taliouine/Taroudant/Agadir et Chefchaouen, un peu trop excentrés (j'ai peur de passer trop de temps sur la route)

Dans les aspects certains de mon voyage (peu importe si c'est au début ou pas, ou dans le sens inverse) : J1 - Casablanca - Marrakech J2 - Cascades Ouzoud J3 - Marrakech - Skoura (via Ounila) J4 - Skoura (Sidi Flah) J5 - Skoura (palmeraie, environs) J6 - Vallée du Dades et Gorges du Dades J7 - Gorges de Todgha et Tineghir J8 - Tineghir - Merzouga (nuit dunes Erg Chebbi) J9 - Merzouga - Midelt J10 - Midelt - Fes J11 - Fes J12 - Fes (Merkes - Volubilis) J13 - Fes - Casablanca + 7/8 jours à caser 😎

Alors les questions :

Des changements ou suggestions dans cet itinéraire ? Je souhaite faire une rando/trek à pieds de quelques jours. Même après avoir lus beaucoup de commentaires, j'hésite entre passer plusieurs jours à Merzouga (et alentours) ou plutôt aller du côté de l'erg Chegaga ? Mais cette option fait faire beaucoup plus de kilomètres. Est-ce que descendre la vallée du Draa est intéressant ? Est-ce différent de la route aux mille kasbahs ? j'ai aussi vu des possibilités de trek du côté de Tazzarine/Foum Tizza. Bref, si quelqu'un a des suggestions de trek qui s'insère relativement bien dans mon itinéraire, ce serait super (si vous avez des coordonnées de locaux qui organisent ces treks, ce serait encore mieux !). J'aimerai "terminer" mon itinéraire par 2 ou 3 jours relax au bord de la mer. J'hésite entre Essaouira (si je fais la boucle en sens inverse) ou Al Hoceima (mais ça rallonge pas mal !). Votre avis ? D'autres suggestions plus proches de Casablanca ?

Merci à tous par avance ! Nathalie
À la poursuite d’Indiana Jones en Jordanie English translation pending
by Rouquine38 · 2018-11-07 · 130 replies
Ah! Oui, les films classiques qui nous appellent vers la Jordanie. Après Lawrence d’Arabie dans le désert, Indiana Jones a fait parler de lui à Petra. Mon mari rêve d’y aller depuis et voilà nous y sommes...🙂

Lorsque nous avons réservé nos vacances en Jordanie, mon mari était très fatigué. Donc pour éviter un stress supplémentaire, une fois n’est pas coutume, nous n’avons pas louer de voiture pour réaliser notre circuit mais avons utilisé les services d’un chauffeur. Pour cela, nous sommes passés par l’agence locale Enjoy Jordan. Cette agence a un très bon commentaire dans le guide PF. Hossam, avec qui j’étais en contact lors de la préparation, parle très bien français, ce qui est un véritable plus. Nous avons donc établi le circuit suivant, du 100% classique pour une première fois dans ce beau pays.

Jour 1: Vols Lyon/Francfort/Amman Jour 2: Amman - Châteaux du désert Jour 3: Jerash - Ajlun Jour 4: Madaba - Route des rois - Kerak Jour 5: Petra Jour 6: Petra - Little Petra Jour 7: Wadi Rum Jour 8: Mer morte - Amman Jour 9: Vols Amman/Francfort/Lyon

Lorsque mon mari a émis l’idée de la Jordanie comme destination de voyage, je suis tombée sur le carnet de Pboulard qui m’a définitivement conquis. D’autres carnets comme celui de Grisemote, Citronate, ... n’ont fait que de me conforter dans l’idée que ce pays a beaucoup à offrir. Pour moi, la Jordanie se résumait à Petra, eh bien non, il nous a même manqué de jour pour réaliser tout ce que je souhaitais voir. Tant pis, nous reviendrons...😉

Pour vous donner un peu envie de nous suivre, je ne résiste pas à vous montrer nos deux coups de cœur de ce voyage : Petra et le Wadi Rum





Samedi 27 Octobre : Lyon - Amman

Ce jour de départ, il fait gris et il pleut sur Grenoble, un vrai temps d’automne mais cela ne nous mine pas le moral car nous finissons de boucler les valises et partons de la maison à 10h30 pour l’aéroport de Lyon Saint Exupéry. Le parking de l’aéroport de Lyon est très pratique car il est possible de réserver jusqu’à 3 mois avant le départ sa place à un tarif réduit. L’entrée est très facile, il suffit d'indiquer sa plaque d’immatriculation lors de la réservation et hop ! lorsqu’on arrive les barrières s’ouvrent devant nous. De plus, une place disponible est garantie même lorsque le parking est complet comme lors des vacances d’été 😎.

A midi trente, nous avons déjà passé la sécurité et prenons un petit repas dans le nouveau terminal 1 de l’aéroport. Aucun vol direct de Lyon pour Amman, nous prenons la compagnie Lufthansa et avons donc un stop à Francfort. L’avion part avec 20 minutes de retard, pas de stress car nous avons 5h d’attente à Francfort.

Il est tout juste 16h que la longue attente à Frankfort pour Amman débute. Nous trouvons, au terminal 1B, un endroit calme et sympa avec des fauteuils où on peut s’allonger. Mon mari en profite pour travailler car accès wifi gratuit et il peut recharger son PC.

Décollage pour Amman à 21h arrivée à 1h30, c’est cool, il n’y a pas de décalage horaire. A l’aéroport nous sommes attendu par un agent de l’agence Enjoy Jordan, il s’occupe des formalités pour le visa. Nous retirons de l’argent et achetons un carte SIM car mon mari a besoin de se connecter en journée pour son travail. Pour 16 dinar, on a 10 Go de data avec l’opérateur @zaïn.

Les formalités ont été très rapides et il est 2h lorsque nous sortons de l’aéroport et rejoignons notre voiture et monsieur Logan, notre chauffeur qui nous promènera toute la semaine.

Nous somnolons dans la voiture qui nous amène au Larsa Hôtel où nous resterons pour 3 nuits. Il est situé à 45 km au nord de l’aéroport dans la périphérie de Amman.

Nous arrivons donc bien fatigué et posons nos valises pour nous retrouver aussitôt dans les bras de Morphée 😉.

Le Larsa Hôtel est tout à fait correct, les chambres sont spacieuses, mais les sanitaires manquent un peu de nettoyage. Par contre, le cadre de l’hôtel est vraiment sympa et les repas buffet que ce soit petit déjeuner ou dîner sont très bons.





Sinon au niveau de la situation, ce n’est pas le top, pas de restaurant à côté, il est situé dans une zone d’habitation, rien à visiter aux alentours. Chaque matin à 4h, l’appel à la prière de la mosquée, sert de réveil.

Pour ne pas avoir à lire toutes les discussions... La suite ici
Compte rendu retour du MSC Lirica Venise - Bari - Mykonos - Héraklion - Corfou - Dubrovnik - Venise English translation pending
by Naxa · 2018-10-17 · 16 replies
Bonsoir Tout d'abord le navire Lirica : Navire sans fioritures déco sobre Taille humaine propre personnel agréable (cabine 9004 : avantage plus spacieuse vue imprenable hublot sur le coté du lit donc vue du lit ; inconvénient: plus de tangage et amarrage bruyant) Le restaurant La Bussola plus calme apparemment que Hyppocampo , nourriture toutà fait correcte et très belles portions. Lors de la journée en mer le navire est devenu un peu bruyant surtout aux alentours des piscines vu la météo clémente ; cependant dans les bars intérieurs il est toujours possible de trouver un coin tranquille. Les escales Venise nous y sommes arrivés de Paris par le Thello Paris-Venise avec plus d'une heure de retard mais de ce fait nous nous sommes rendus directement à pieds jusqu'au terminal (possibilité de prendre le people moover qui va du port jusqu'à la Gare Santa Lucia et inversement trajet - 1.50€) Au terminal accueil et embarquement MSC de suite donc nous voilà sur le navire vers 13h. Nous devions attendre normalement 14h30 afin de prendre nos cabines mais notre tentative a été couronnée de succès cabine et carte nous attendaient ; nous avons donc pu nous rendre au buffet et profiter de notre forfait brindiamo de suite. Bari centre ville situé à environ 30 minutes du port en une demie journée facile et agréable de déambuler sous le soleil petite ville fortifiée. En mer toujours de quoi s'occuper animations etc.. Mykonos nous avons pris le bateau navette 1.50€ (beaucoup moins cher que la proposition MSC...) qui nous a amené directement au même endroit ; visite classique les moulins les ruelles la petite Venise et nous avons poussé jusqu'à une plage assez éloignée puisque le compteur affichait 17.4km à pieds à notre retour Nous sommes revenus sans prendre la navette mais il est vrai que à un certain moment la route est assez dangereuse pour des marcheurs. Héraklion : nous avons pris le bus touristique pour 15€/personne et nous l'avons regretté pas grand chose à voir la plus belle vue reste celle du fort situé près du port. Si nous y retournons nous ferons le palais de Cnossos facile d'accès grâce à un bus qui y amène directement mais cette fois ci par manque de temps nous n'avons pas osé y aller. Corfou très belle escale qui m'a un peu fait pensé à Malte nous sommes allés vers les infos touristiques en gare maritime avec un plan nous voilà partis en prenant 2 bus pour Kanoni (magnifique) et avons pris le petit bateau pour visiter la toute petite île Au retour à la sortie du premier bus nous avons visité le centre ville de Corfou et repris ensuite le 2ème bus pour le port (coût du trajet A/R 5€/pers) Dubrovnik prendre un ticket de bus dans la boutique à la gare maritime (possible en €: 4€ A/R) pour se rendre à la vielle ville qui se suffit à elle-même; nous avons regretté de ne pas avoir choisi l'option de prendre un bateau pour faire le tour par la mer 12€ (entre 40 et 50mns) ce sera pour une prochaine fois.... Reste l'option funiculaire (22€) ou le kayak de mer .... Venise nous avons déambuler une grande partie de la journée à pieds dans la ville avant de reprendre le Thello vers Paris à 20H17 arrivée Paris 9h55 Bilan environ 80kms à pieds 140 étages montés(nous ne prenons pas l'ascenseur sur le bateau pour éliminer les calories .... Prochain départ le 23 novembre sur le costa Magica pour du tout compris exceptionnel classique en Méditerranée avec le petit plus des 5 terres avec l'escale à la Spézia et 3 excursions pour 49€/PERS Bonne soirée Quelques photos suivent
Bus Cruz del Sur à Lima: station Javier del Prado ou Plaza Norte pour passer quelques heures English translation pending
by Artefakt · 2018-08-26 · 22 replies
Bonjour à tous,

J'envisage de prendre un bus vers Huaraz à mon arrivée au Perou. (j'ai prévu une journée de repos complet à Huaraz pour me remettre du trajet vol et car+ autres journées acclimations)

Mon vol de Paris arrive à Lima vers 16H30 et je compte directement me diriger vers une des deux stations CRUZ DEL SUR de Lima. J'ai largement le temps d'aller à l'une des deux stations. Par contre, celle de Plaza norte est beaucoup plus proche de l'aéroport mais semble moins sure selon les commentaires.

Etant donné que je vais avoir plusieurs heures à tuer avant le départ du bus à 21H30, quelle station (et quelle quartier) est mieux pour se ballader ou passer le temps pendant cette pause?

Le coût du trajet en taxi de l'aéroport et la station de JAVIER PRADO en heures de pointe répond peut être à la question?

En vous remerciant par avance pour vos retours, conseils...

Stéphane
Excursion à Louxor, Assouan et Abu Simbel depuis Marsa Alam English translation pending
by ZdeSuisse · 2018-07-12 · 8 replies
Bonjour a tous,

Nous allons passer en famille une douzaine de jours a Marsa Alam pour des vacances snorkling/plongee et j'aimerais en profiter pour faire une excursion de 3 jours couvrant Louxor, Assouan et Abu Simbel.

Ne connaissant aucun de ces sites et etant bien conscient que nous passeront un temps tres court sur chacun de ces sites, quelles sont vos recommendations en terme de monuments a visiter ?

Merci de votre aide
8 jours en Calabre entre mer et montagne English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-06-17 · 11 replies
Pourquoi la Calabre qui est un peu le parent pauvre d'un point de vue touristique comparé à d'autres régions d'Italie comme la Toscane ou les Pouilles plus riches en monuments et célébrées pour leur beauté ou leur gastronomie ou leur richesse culturelle en général ? Justement pour toutes ces raisons. Nous avions envie de découvrir cette partie de la botte italienne à loisir et en voiture de location, sachant que nous y trouverions notre compte d'un point de vue naturel ( les parcs nationaux et certaines parties côtières ) et même monumental même si les Pouilles par exemple sont plus attractives dans ce domaine. La Calabre est tout de même une région pauvre et un peu oubliée par le gouvernement central, les monuments anciens sont souvent en mauvais état ou carrément en ruine ( certains palais de Tropéa par exemple ), les villages de montagne sont austères et peu animés, les routes sont souvent en mauvais état... Mais je recommanderais vivement de visiter cette région, étonnante et magnifique. Les Calabrais sont adorables, souriants et serviables, beaucoup plus que dans d'autres régions plus touristiques.Le contact est facile. Voilà déjà un point très positif.

Nous avons préparé notre itinéraire de voyage avec une carte italienne de Calabre ainsi que le guide de Calabre dans la Collection Petit Futé. En fait nous en avions deux, dont un plus ancien ( 2008 ) qui, paradoxalement, était plus complet et plus détaillé. Itinéraire d'une longueur d'environ 950 kms. Voyage effectué du 7 au 14 juin 2018. Nous voyageons sans bagages en soute. Plus simple, plus flexible et très pratique en fait. Vols au départ de Montpellier vers CDG et Rome Fiumicino et enfin Lamezia Terme, second plus important aéroport après Reggio. Nous ne sommes pas allés à Reggio, c'était un choix pré-établi. Nous voulions passer les deux premiers jours sur la côte de la Basilicate ( petite fenêtre d'environ 30 kms de long ) que nous n'avions pas eu le temps de connaître lors d'un précédent séjour dans les Pouilles et en Basilicate également ( mais uniquement à Matera ). Vol sur Air France, puis Joon ( entre Paris et Rome ) puis Alitalia, tous en continuation et sans problème. Bonne ponctualité. Arrivée à Lamezia Terme en milieu de journée, voiture à récupérer chez Hertz et, c'est parti pour une semaine calabraise...

1er et 2ème jours : Voyage aérien entre Montpellier et Lamezia terme en Calabre. Une fois la voiture récupérée, nous optons pour l' autoroute ( en fait 4 voies rapide ) pour rejoindre Maratea ( environ 220 kms ) sur la côte de la Basilicate. Trajet plus court par la côte, mais plus lent également. Et puis, il ne fait pas beau, le vent souffle. Nous voulons une fin d'après-midi tranquille, et le temps doit s'améliorer grandement au fil de notre remontée vers le nord-ouest. Bien joué : il fait beau à Maratea, le vent est tombé. Nous nous installons dans un B&B réservé à l' avance ( vraiment exceptionnel , je pourrai donner des infos en MP ). Nous partons tout de suite en balade dans l' arrière-pays immédiat, d'abord vers Maratea ( bourg perché sur les hauteurs comme toujours dans la région et dans cette partie de l'Italie car ces villages ou bourgades regardent vers la montagne d'abord, étaient peuplés de montagnards qui se soucient peu du bord de mer, la partie purement côtière et balnéaire étant une création plutôt récente ). Puis ce sont les villages de Trecchina et surtout Rivello où l'on voit les traces de la conquête et lombarde et byzantine. La bourgade a deux centres distincts, l'un autour de l' église Santa Maria Maggiore, de rite latin, et l' autre autour de l' église San Nicola Dei Greci, de rite grec. On est tout de suite dans le Parc National du Pollino dans les Apennins ( et bien sur en Calabre nord ) dont l'un des endroits le plus intéressant est le Mont Alpi. Déplacements rapides en alternant les routes secondaires pittoresques et de courts tronçons d'autoroute. Retour vers la côte via Sapri, pour passer d'un village à l' autre, Acquafredda, puis Cersuta ( où nous logeons ), Fiumicello dont on peut recommander la plage et le site, Oliastro, Sanvenere et pour terminer le port de Maratea en contrebas de la ville perchée. La route en corniche est magnifique, la couleur de la mer au pied des falaises à pic est polynésienne. Maratea est une station balnéaire réputée mais discrète. On y trouve aussi de magnifiques hôtels surplombant la mer ou les pieds dans l'eau.

3ème jour L' étape en soirée sera Rossano. Nous quittons Maratea par la route côtière ( en corniche ) en direction de Scalea au sud, puis on pique vers l'intérieur vers San Domenica, puis le petit village perché de Papasidero qui ressemble étrangement à un village cévenol. On alterne comme le jour précédent petites routes et bouts d'autoroute. La montagne est toute jaune des genêts en fleur, vues impressionnantes sur d' immenses vallées, et souvent un aperçu de la mer au loin, mais qui n' est jamais très loin... On passe par Mormanno , court arrêt pour déguster une granita au cappuccino sur la place centrale, puis c'est Marano Calabro et puis Frascinetto, une bourgade d'influence albanaise ( que l'on reconnait à la couleur ocre des façades des maisons ) et encore Civita, charmante petite ville aux origines albanaises également. Près de Civita, les gorges de Raganello ( ou Gola del Diabolo ) où l'on peut partir en randonnée ( assez sportif car on y va à pied ou bien en voiture tout terrain ) ou que l'on peut admirer d'un belvédère si l'on n' a pas suffisamment de temps. Retour vers la côte à Villaprana Scala et Sibari. Cap au sud jusqu'à Corigliano Calabro où il faut s'arrêter un moment, ne serait-ce que pour voir le château du 15ème siècle ( mais plusieurs fois restauré ) aux couleurs pastel sur les hauteurs du village. Il faut comprendre une chose importante : en raison des tremblements de terre violents qui ont secoué cette partie de l' Italie, beaucoup de monuments ont disparu ou ont du être restaurés, parfois avec lourdeur et maladresse. Retour vers la N 106 pour rejoindre Rossano, notre ville d'étape, en début d'après-midi, suffisamment tôt pour prendre le temps de flâner dans cette superbe ville méconnue et hors circuits touristiques, dédiée à Saint Nil, l'un des trésors architecturaux et culturels ( important centre religieux byzantin ) de la région.Il fait bon flâner dans ses ruelles étroites et admirer autant de palais aristocratiques . Un incontournable est la visite du Musée Diocésain et de son fameux Codex Purpureus, manuscrit très ancien qui permet de mieux comprendre la Bible et la liturgie. Fin de journée dans un B&B au sommet de la vieille ville, mais proche du centre, et dîner dans une trattoria recommandée par nos hôtes, et servant des plats typiquement calabrais.

4ème jour Notre étape du soir sera Serra San Bruno dans les montagnes. Au départ de Rossano, nous reprenons en contrebas la route côtière vers Crotone, que nous choisissons de ne pas visiter ( rien d'extraordinaire ) pour consacrer un peu plus de temps au site archéologique ( côte Ionienne, donc site grec ) de Capo Colonna. Celui-ci est immense, à l'intérieur d'une muraille écroulée dite de Téménos. L' édifice A est le temple d'Héra, dont il ne subsiste qu'une unique colonne, très photographiée et apparaissant dans tous les guides touristiques de la région. Ensuite nous prenons la route de Capo Rizutto qui, en fait, n' est qu'une banlieue de Crotone et ne vaut pas le détour. On file donc très vite vers Le Castella et sa superbe forteresse aragonaise bâtie sur une île reliée à la petite ville. Celle-ci , à l' architecture déstructurée, ressemble au Grau-Du Roi dans les années 60-70. Elle est assez touristique même si, en ce début juin, les touristes se font rares. Nous nous sommes retrouvés pendant ce séjour dans beaucoup d'endroits où nous étions les seuls marcheurs, flâneurs ou visiteurs. La Calabre n'est, de toute évidence, pas Florence, Lecce, Vérone ou Gênes ! Puis la route continue vers Lido de Squillace, puis le village de Squillace même où nous nous arrêtons un moment pour visiter les ruines d'un château normand reconstruit et rénové entre les 15ème et 18ème siècles. Jolie promenade dans les rues du village où nous sommes seuls également. Nous n'aurons jamais fait du tourisme aussi tranquillement... Nous poursuivons vers Centrache, puis Torre de Ruggiero et Spadola pour arriver à Serra San Bruno en début d'après-midi sous ciel gris. Température en chute libre par rapport à la côte, de 26° à 16°. Nous aurons eu beau temps et temps médiocre, voire pluvieux en passant d'une côte à l' autre par la montagne. Seule la côte ionienne est préservée des intempéries qui affectent le nord de l' Italie et maintenant le grand sud également. Et puis, on réalise une chose : il peut faire froid en Calabre au mois de juin, c'est une région rude et sans concession. SSB est une ville plutôt austère, d'atmosphère très montagnarde , qui ne mérite une visite que par la présence toute proche de l'une des plus belles chartreuses d'Italie fondée par Saint Bruno en 1091. Détruite par un tremblement de terre en 1783, elle sera reconstruite. La chartreuse est de taille impressionnante avec ses énormes murailles et ses tours angulaires fortifiées. Le problème ( évoqué nulle part ) est qu'elle ne se visite pas ou plus !!! il semblerait que les moines n' aient pas envie de rencontrer fidèles ou touristes au détour d'un couloir ou d'une chapelle.Les chartreuses françaises se visitent sans problème, mais là, on n' a donc droit qu'au musée qui, à mon avis, est moyen. Conclusion : plutôt que de loger une nuit dans cette ville, on peut l'inclure dans un itinéraire à la journée et faire étape sur l'une des côtes. Nous avons fait contre mauvaise fortune bon coeur et randonné longuement dans les bois et forêts attenant à la chartreuse. Comble de malchance : la ville organisait ce soir-là sa fête de la Musique tout près de l' hôtel central que nous avions réservé ( et où nous étions les seuls clients et âmes en peine dans un hôtel désert ce dimanche-là ). Vu le bruit assourdissant, nous avons négocié avec le gérant de l' hôtel un déménagement à ses frais vers un établissement Agriturismo en sortie de ville, très sympathique et agréable. Côté gastronomie, rien de bien folichon à SSB, même la pizza n' était pas réussie ! 5ème jour Nous quittons SSB sans regrets sous le soleil enfin... Direction Stilo, à une quarantaine de kilomètres le long d'une très belle route forestière sur les pentes du Mont Pecoraro. C' est un ancien centre d'ermites byzantins et l'on s'arrête dans cette ville de taille modeste et assez austère pour la Cattolica, située sur les hauteurs de la ville près du château, l'une des plus belles églises byzantines d'Italie du Sud. Elle est petite mais de taille parfaite, dotée de cinq petites coupoles.Elle est tournée vers l' Orient, est faite de brique rouge et date du 10ème siècle. On peut voir sur ses absides des traces polychromes de fresques byzantines où domine un Christ pantocrator. De Stilo, nous faisons cap au sud vers la côte ( Monasterace Marina ) pour atteindre Locri et son site archéologique grec, Locri Epizefiri, du nom ancien de la ville elle-même, dans l' Antiquité une ville prospère fondée par des colonies grecques entre les 7ème et 8ème siècles avant JC. il ne reste plus grand chose des monuments mais le petit musée vaut le détour et son approche pédagogique est plutôt une réussite. De Locri, on rejoint Gerace, à mon avis, le plus beau village médiéval de Calabre, superbement restauré grâce aux fonds européens ( qui profitent de manière générale beaucoup à la Calabre, en particulier en ce qui concerne les infrastructures routières ). Dans une région ravagée par les tremblements de terre, Gerace a toujours été miraculeusement épargnée et conserve donc un riche patrimoine architectural superbement mis en valeur, en particulier la cathédrale. Sous un soleil généreux, la pierre claire utilisée localement pour la construction de ces édifices donne un cachet unique à ce bourg. Attention aux horaires de visite des monuments tels la cathédrale qui sont fermés, sauf exception, entre 12h 30 et 15h 30-16 heures. Et ceci, pas seulement à Gerace.... De Gerace, on prend la route de Antoninina, village perché à l'entrée duquel il ne faut pas louper la minuscule, abrupte et sinueuse route de Zomaro qui monte vers les cimes et le Parc National de l' Aspromonte. Vue époustouflante du col à 180 ° vers les monts environnants et la mer de chaque côté. La petite route traverse une forêt dense où l'on admire tous les verts de la création, et qui sent l' humus, la terre mouillée, les plantes, les arbres, la vie, le printemps... Sauvage et superbe ! Cette partie de l'itinéraire est, à mon avis, incontournable. On peut profiter de la beauté naturelle des lieux et du grand air pur pour randonner sur les sentiers de découverte. Une fois de plus, nous étions seuls, à part un ou deux cueilleurs de cèpes et bolets, champignons que l'on utilise beaucoup dans la cuisine locale. je conseille les pâtes aux cèpes, tomates séchées et origan, un régal ) Redescente des sommets vers Citanova, puis Rizziconi et Trapeto Bambino, et enfin Rosarno qui nous mène directement vers San Ferdinando sur la côte tyrhénienne. petite ville balnéaire modeste, mais idéale pour une étape en soirée. Nous allons nous baigner dans une mer claire, limpide à 23° et avons la chance de découvrir le soir ( réserver, seulement 12 couverts ) un petit restaurant tenu par un couple épatant ( lui est aux fourneaux, elle en salle avec ses deux jeunes fils ) et fana de cuisine. nom du restaurant : Pane e Parole. La carte change tous les jours en fonction de l' arrivée de poissons et crustacés, pas de menu, vin calabrais blanc et rouge compris, compter 30 euros pp, ce qui n' est pas cher pour goûter une cuisine sublimée par des experts.



6ème jour: Départ de San Ferdinando vers Nicotera, village perché à l'entrée de la plaine du Fiume Mesima, puis on atteint la plus belle partie maritime, à mon avis, de Calabre, entre Capo Vaticano et Tropéa qui joue à être le St Tropez calabrais. Les sites sont magnifiques, la mer a des couleurs bleu turquoise sous le soleil ardent, les plages sont magnifiques. Attention : certaines ont été privatisées d'office par des ensembles de résidences balnéaires et il faut donc trouver l'accès aux plages également publiques. Les plus belles : Tono et Riaci. Tropea aussi vaut la visite. De beaux palais privés et restaurés ou transformés en hôtels, ou bien en ruine et bardés d'étais. La ville a beaucoup de charme et on y mange bien et pour pas trop cher. On ne se prend pas au sérieux comme à St Tropez... c'était le premier endroit où l'on rencontrait des touristes, britanniques, allemands et hollandais principalement. La route côtière ( souvent deux routes en corniche dont une très en hauteur ) est exceptionnelle, on l' appelle la Côte des Dieux ( ou Costa dei Dei ). En début d'après-midi, nous arrivons à Vibo Valencia, notre avant-dernière étape. B&B au niveau supérieur, que j' ai noté 10/10. Je donnerai volontiers les infos en MP. La ville est séduisante et animée, on y verra des églises et des palais construits après le tremblement de terre de 1783. Elle fut capitale de la Calabre sous Murat. A voir en priorité : la ville haute et ses jolies rues bordées de villas patriciennes, et puis le château qui date de l' époque de Roger le Normand ( 1070 ), joliment restauré et accueillant actuellement le Musée Archéologique . A voir bien sur. Vases corinthiens, armures et casques, mobilier funéraire, statuettes votives de l' époque grecque et plus encore... Un excellent restaurant pour terminer la journée, à prix doux. Personnel chaleureux et dynamique : Enoteca Fabbrica Di Aversano, via Fiorentino. Adresse fournie par notre hôte quarantenaire, chirurgien à d'autres moments du mois et circulant et opérant entre Calabre et Sicile.Son B&B est une réussite à tous points de vue.

Dernier jour. Nous prenons la route un peu tardivement vers Pizzo, localité proche de VV, connue surtout pour son château ou fut fusillé Murat. Ensuite, direction le parc de la Sila et un petit village proche de Taverna où nous avons réservé une chambre dans un hôtel montagnard. Après-midi balade sur les sentiers de randonnée et détente. il fait très beau mais très frais aussi. Ce sont des contrastes de température assez extrêmes que nous avons eu en permanence en ce début juin, où l' été n' est pas encore installé. Contrairement aux Pouilles, la Calabre est verte et sauvage, et assez arrosée également, comme nos Cévennes françaises. Printemps fleuri partout ( lauriers-roses, hibiscus... ). C'est une Italie méridionale que l'on n'imagine pas du tout. et la nuit, dans la Sila, on entend hurler les loups... Ambiance !

8ème jour. Retour à l' aéroport de Lamezia Terme distant de 60 kms pour notre retour sur Rome, Paris et Montpellier.
Macédoine, Kosovo, Albanie en transports locaux English translation pending
by Portobelo · 2018-06-03 · 20 replies
Voici le résumé de mon séjour dans ces 3 pays. Le but principal était l'Albanie mais les vols étaient chers. J'ai finalement pris un vol aller vers Skopje en Macédoine et un retour depuis Corfou, ce qui était moins cher. J'aurais voulu louer une voiture en Albanie en partant du nord et en la laissant à Saranda au sud mais je n'ai pas trouvé de loueur qui acceptait ça. Je suis partie pendant l'été 2016.

J1 : arrivée à Skopje. Un bus fait la navette vers la gare de trains et la gare routière puis l’hôtel Holiday Inn dans le centre (175MKD = 2.8€). J’ai acheté mon ticket au stand dans le hall de l’aéroport et payé avec une carte bancaire. Pas trop de bus, j’attends 45 min. En 30 min, on atteint le centre. J’ai réservé un appart, tout proche de l’Holiday Inn, j’y vais à pied.

La ville n’est pas immense et se visite aisément à pied. Mémorial Mère Térésa (née ici). Place principale, old bazar, forteresse, balade nocturne le long du Vardar (la rivière mais aussi le nom du club de foot). Très agréable. Repas ds un des nombreux restos au bord de l’eau : 490MKD (8€) pour un cocktail et une salade copieuse.



J2 : rando au Matka Canyon, 45 min de bus depuis la gare routière (35 MKD 0.57€). Pas de touristes ds le bus mais quelques papys armés de cannes prêts à attaquer le canyon. La construction d’un barrage a provoqué l’inondation de grottes en amont, un paradis pour les spéléologues. Un chemin longe le lac, au bord de la paroi. Si j’ai bien compris, il y a 9 km jusqu’au bout puis il faut revenir par le même chemin. La 2e partie est un peu plus difficile.

Je fais une partie du sentier puis reviens sur mes pas pour faire la balade en bateau. Entretemps, il y a beaucoup de monde ! Le bateau s’arrête en chemin pour qu’on puisse visiter un lac souterrain puis voir l’entrée de la grotte inondée. Ca dure +- 50 min (400MKD 6.5€). Attention pour les chiroptophobes, il y en a dans la grotte. Pour les gens avec des poussettes, le chemin est accessible jusqu’au resto, à la chapelle et au départ des bateaux mais pas le long de la rando dans le canyon.

C’est vraiment très beau. A ne pas manquer si vous êtes à Skopje. Je me suis fait donner les horaires de bus par le chauffeur à l’aller mais finalement, le bus a 30 min de retard.



Périple estival en Croatie English translation pending
by Lhorizon · 2018-06-03 · 23 replies


Nous avons passé deux semaines en famille dans l'une des destinations européennes en vogue : la Croatie. Certes, cela fait plus d'un an et demi maintenant que nous y sommes allés mais il y a tellement de belles choses à voir et à faire dans ce pays que j'ai enfin fini par me décider à partager notre vécu là-bas. Et nous ne sommes pas les seuls à nous y être régalés puisque les 12 millions de touristes qui la visitent chaque année représentent quand même le triple de la population (4 millions d'habitants) ! L'été notamment, ce pays dix fois plus petit que la France est noir de monde.

Nous avons donc emprunté pour une fois les chemins touristiques les plus fréquentés et finalement, nous ne l'avons pas regretté.

Voici le sommaire de notre périple :

Les chutes de Plitvice, petite merveille de la nature nichée dans la Croatie intérieure. La ville d'Omis, agréable station balnéaire méconnue qui s'est révélée l'un de nos coups de cœur. Dubrovnik, la perle de l'Adriatique. Vis, la plus authentique des petites îles croates. Split, étonnante cité ouverte sur la mer, à la fois chargée d'histoire et tellement contemporaine.

Ce voyage sera l'occasion pour nous (ma femme Marie, Victor et Arthur nos deux pré-ados, et donc moi) de rompre un peu avec nos habitudes de voyages : pour une fois, nous allons louer une voiture au lieu d'utiliser les moyens de transports locaux, nous allons également louer appartements et chambres chez l'habitant plutôt que de dormir à la roots, et nous allons visiter quelques-uns des sites les plus touristiques du pays au lieu de sortir des sentiers battus !

LES CHUTES ET LES LACS DE PLITVICE

Après l'atterrissage à Split, nous prenons possession de notre voiture de location, une modeste Ford Fiesta. Nous comprimons comme nous pouvons nos quatre sacs à dos dans son petit coffre et partons aussitôt pour le village de Plitvice, situé à trois bonnes heures de route. Si le temps est beau sur la côte dalmate que nous quittons, il change radicalement quand nous traversons les montagnes, pour virer carrément à la bruine peu avant l'arrivée.

La route principale qui traverse le village est bordée de chaque côté par des dizaines de maisons transformées en chambres à louer : la proximité des fameux lacs et chutes de Plitvice a permis à la plupart des habitants de trouver, grâce au tourisme, des ressources financières importantes. Mais vu le nombre de maisons qui reçoivent des voyageurs, cela signifie aussi que demain, lorsque nous visiterons le site, nous serons loin d'être tout seuls... En attendant, les maisons d'ici sont toutes plus fleuries les unes que les autres et ça met un peu de couleurs dans la grisaille ambiante.

La nôtre est située tout au bout du village, un peu à l'écart. Tant mieux, cet isolement très relatif ne nous fera pas de mal.

Nous sommes accueillis par la propriétaire des lieux, Lidija, qui nous présente sa famille. Une fois nos affaires installées dans nos deux chambres doubles et pendant que Victor et Arthur s'amusent à une balançoire sous une bruine incessante, nous faisons connaissance avec Lidija. Nous discutons un peu du site naturel tout proche qui attire tant de visiteurs.



Mais la conversation bascule rapidement sur les guerres de Yougoslavie, et notamment celle qui s'est déroulée ici dans les années 90. Nous avons évidemment vérifié au préalable que ça ne la dérangeait pas d'en parler. Mais nous nous rendons finalement compte que cette femme, discrète et peu bavarde au premier abord, se laisse vite aller à un quasi monologue ô combien édifiant sur l'horreur que la population locale a vécu ici il n'y a pas si longtemps. Elle nous explique que le village a été rasé, dont la maison , reconstruite depuis, dans laquelle nous allons dormir ; que tout le monde ici a perdu un ou plusieurs membres de sa famille ou de ses amis ; que certains ont été amputés d'un membre (nous en croiserons en effet quelques-uns un peu partout dans le pays). Bref, l'horreur à deux pas de chez nous.

Mais heureusement, la vie a depuis longtemps repris ses droits, et les jeunes d'aujourd'hui n'ont pas vraiment connu cette époque tragique. Les villes et les villages ont été reconstruits petit à petit, et le tourisme est d'ailleurs l'un des atouts qui ont aidé le pays à se relever.

Après cette discussion douloureuse, c'est sur les conseils de Lidija que nous allons dîner dans le petit resto local situé juste en face de sa maison. Avant d'aller nous coucher, cette cuisine typique et copieuse nous aide à oublier le temps maussade qui nous harcèle depuis notre arrivée.

Le lendemain matin, nous nous levons tôt pour pénétrer dans l'enceinte du site dès l'ouverture ou presque. Car Lidija nous a bien prévenus que dès le milieu de la matinée, il y avait de longues files d'attente à l'entrée du parc. Quand nous y arrivons, ce n'est pas la grande foule. Pas encore du moins. Pour nous défendre contre la pluie, nous avons acheté la veille des protections qui se situent à mi-chemin entre des espèces de K-Ways légers et des sacs poubelles contenant quelques trous pour passer la tête et les bras.



C'est donc ainsi accoutrés que nous pénétrons dans l'enceinte du Parc National des lacs de Plitvice, qui est classé par l'Unesco au patrimoine de l'humanité. Il est situé dans un joli cadre de montagnes verdoyantes.



La forêt qui recouvre ce relief tourmenté présente des trouées ça et là : ce sont les fameux lacs de Plitvice, de couleur vert émeraude (du moins par temps ensoleillé !).

Au nombre de seize, ils sont disposés en escaliers. Les chutes d'eau sont le moyen qu'a trouvé la nature pour que chaque lac, en débordant, alimente le suivant situé juste en dessous.



Le jour de notre visite, la nature en question ne se montre pas très clémente avec nous puisqu'elle nous accueille par un véritable déluge. Nous ne pouvons donc pas profiter pleinement de la beauté du site.



Pourtant, malgré la pluie, la balade est particulièrement agréable : on marche sur des passerelles en bois qui semblent posées sur l'eau, dans un cadre éclatant de verdure. Le paysage n'est pas très varié mais les chutes ne sont jamais identiques.



En sortant de l'enceinte du site, nous constatons que Lidija ne s'était pas trompée : des centaines et des centaines de visiteurs font patiemment la queue pour acheter leur ticket d'entrée. Nous ne regrettons pas d'avoir fait l'effort de nous lever tôt.

Après cette demi-journée passée sous la pluie mais à marcher sur l'eau, nous quittons donc le site en sachant que le soleil nous attend enfin sur la côte, dans la petite ville d'Omis, notre prochaine étape.



En attendant la suite, voici une courte vidéo retraçant notre périple croate :

Croatie
Retour de 14 jours en Bulgarie English translation pending
by Cbodeau · 2018-05-21 · 20 replies
Bonjour à tous,

Je mets ca ici plutôt que dans les Carnets, parce que quand j'ai planifié ce voyage, j'ai trouvé peu d'informations précises, et je n'aurais pas forcément eu le réflexe de chercher dans les Carnets.

Préambule: Comme souvent, c'est Ryanair qui nous trouve la destination, les dates, heures de vol nous conviennent et le prix également. Roumanie ou Bulgarie, je me renseigne un peu et je me dis que j'ai envie de quelque chose d'inhabituel => BULGARIE

On lit beaucoup de choses sur la Bulgarie: - Population pas sympathique - Pauvreté - Insécurité - Routes impraticables - ...

A tel point que plus je préparais le voyage, plus je commençais à douter et à être tiraillé entre "pourtant ca a l'air génial, j'ai déjà envie d'y retourner sans y être allé" et "ca va être nul, et en plus 14 jours, mince :/ "

De notre expérience sur ces 14 jours, les gens comme partout dans le sud ont l'air fermés, mais dès qu'on prononce un seul mot dans leur langue, ils sont cool. Pas forcément souriants, mais je repense par exemple à cet homme, en train de remplir comme d'autres ses bidons d'eau à une fontaine publique, qui nous a vus en train d'arriver avec nos deux petites bouteilles vides et sans un mot, ni un sourire, nous a fait un geste de la main et nous a libéré sa place le temps que nous remplissions nos bouteilles. Alors cet homme, au visage fermé, dur, sans dire un mot, s'est finalement montré bien plus serviable et gentil que tous ces autres gens qu'on peut croiser chez nous, qui ont perdu toute civilité. Même exemple, quand on suit un camion sur une route de montagne, qu'on voudrait dépasser sans visibilité, les camionneurs nous ont systématiquement indiqué avec un clignotant que la route était libre. De nouveau le genre de civilité qu'on ne croise pas par ici malheureusement, tous supérieurs que se croient les Européens de l'ouest :/. Dans toutes nos balades/randonnées, nous avons surtout croisé des Bulgares en visite dans leur propre pays, ils disent TOUS bonjour bien sympathique ou répondre à nos "Dobar Den" et sont en général en famille et souriants. Hors villes, et gens du tourisme, peu parlent anglais (et encore moins français). Google Translate a été notre ami, nos gestes, sourires... On a toujours réussi a se faire comprendre. Les gens dans les sites touristiques ou logements étaient tous très sympas et souriants.

Certes, c'est pauvre, les stigmates du communisme sont visibles partout. Mais les gens ne semblent pas pour autant malheureux, pas vu de mendiants, on ne s'est pas fait harceler, il y a la 4G, ils ont pour beaucoup, y compris les enfants, des Smartphones. Dans les campagnes, on vit comme ici il y a bien longtemps. Est-ce que cela rend forcément malheureux? Je n'en suis pas sûr...

Au niveau insécurité, à AUCUN moment on n'a ressenti la moindre insécurité. Bien moins que dans n'importe quelle ville de Belgique, France... Pas de jeunes qui traînent en faisant les malins, du bruit, d'ailleurs les jeunes, les enfants, sont bien élevés, calmes, groupes scolaires relativement silencieux, à se demander de nouveau pourquoi ce n'est pas pareil chez nous.

L'état des routes secondaires n'est pas génial, c'est vrai, mais avec une simple Clio, nous sommes passés partout où nous le souhaitions à de rares exceptions. En évitant des trous, principalement sur les routes menant à un site touristique. Aucun problème sur les routes principales.

J'ai beaucoup lu et entendu des gens qui disaient que ça leur avait tellement fait mal de voir la pauvreté qu'ils n'y retourneraient pas...

Notre Road Trip

Je n'ai jamais passé autant de temps à rechercher des informations sur un voyage que pour celui-ci. Peu d'informations en français, de grosses lacunes dans celles en anglais. Sûrement beaucoup plus en Bulgare mais pas évident de savoir quoi et où malgré l'aide de Google Translate.

Jour 1 : - Vol Ryanair Charleroi - Plovdiv - Prise de la voiture de location (TopRentACar) => Clio Break - Nuit et repas à Assenovgrad (Hotel Old Times) Jour 2 : - Monastère Sveti Kirik i Julita - Forteresse d'Assen - Monastère de Bachkovo - Promenade Slivodolsko Padalo - Chute d'eau Skakaloto et Vodopad Duplevo à Orehovo- Ponts Merveilleux - Nuit et repas à Smolyan (Petko Takov's House Hotel) Jour 3 : - Cathédrale de Smolyan - Randonnée Canyon of the Waterfalls - Grotte et Forteresse Kale - Canyon de Gorlo - Ecotrail de Nevystata et Forteresse de Smolyan - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 4 : - Randonnée Devil's Bridge and Waterfall - Randonnée Orlovo Oko (Eagle's Eye) - Visite de la grotte du Diable - Nuit et repas à Trigrad (Guest House Villa Rossy) Jour 5 : - Slonat - Hastite Ecotrail (Cherven Kamak/Red Stone) - Ecopath Struilitsa - Ustina Waterfall - Red Church - Nuit à Plovdiv (Guest House Fun And Rest) - Repas à Plovdiv (Gastronom Eatery House) Jour 6 : - Visite de Plovdiv - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Chinar) Jour 7 : - Thracian Tumulus Horizont - Thracian Cult Complex Starosel - Eglise de Starosel - Ecopath White River - Monument Hristo Botev à Kalofer - Nuit à Hisarya (Villa Paris) - Repas à Hisarya (Restaurant Loven Dom) Jour 8 : - Visite de Hisarya (sources, Thermes romains, Tombe romaine...) - Suchurum Waterfall (Karlovo) - Monument Arch Of Freedom - Randonnée vers Kozya Stena - Nuit et repas à Berievo (Guest House Lugut) Jour 9 : - Croix d'Apriltsi - Randonnée Vidimsko Praskalo - Monastère de Trojan - Eglise de Trojan - Visite du site de Sostra - Nuit et repas à Lovech (Family Hotel Varosha 2003) Jour 10 : - Visite du centre de Lovech (Deli Hammam, Sveta Nedelya, Forteresse, ...) - Visite grotte Devetaki - Promenade aux chutes de Krushuna - Promenade à la grotte Stalbitsata - Visite de la forteresse d'Hotalich Jour 11 : - Visite de Veliko Tarnovo - Nuit à Veliko Tarnovo (Guest House Diel) - Repas à Veliko Tarnovo (Restaurant Asenevtsi) Jour 12 : - Visite d'Arbanasi - Visite du Monastère Patriarchal de la Sainte Trinité - Visite de Nicopolis ad Istrum - Visite du Monastère de la Transfiguration - Randonnée à Kaya Bunar - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Strannopriemnica) Jour 13 : - Monastère de Dryanovo - Ecopath Via Ferrata - Visite de la grotte de Bacho Kiro - Ecopath de Dryanovo - Visite du centre de Tryavna - Nuit à Gabrovo (Kolyovata Kashta) - Repas à Gabrovo (Restaurant Rest) Jour 14 : - Visite du complexe Etar - Visite du Monastère de Sokolski - Visite du monument Shipka - Visite du monument Buzludzha - Visite de l'église russe du Mémorial Shipka - Visite des tombes thraces Shushmanets, Helvetia et Griffins - Visite de la tombe de Seuthes III - Visite de la tombe Thrace Ostrusha - Randonnée "A Time Trail through the Ages" - Nuit à Kazanlak (Suites Bulgari) - Repas à Kazanlak (Restaurant Magnolya) Jour 15 : - Visite de la tombe Thrace de Kazanlak - Randonnée au Dolmen de Zlatosel - Visite du musée de l'Aviation - Vol retour Plovdiv - Charleroi

Beaucoup de choses au programme donc (on aime pas trop le farniente), pas mal de balade/randonnée, sachant qu'il y a pas mal de dénivelé en Bulgarie, on a parfois eu du mal, d'autant que par manque d'information, certaines rando ont parfois été plus longues que prévu. A refaire, je modifierai sans doutes quelques petites choses, mais dans l'ensemble, on a réussi à s'en tenir +- au parcours prévu).

Ce qui est sûr, c'est que nous ne regrettons pas une seconde de ce voyage (à part un ou l'autre choix de restaurant), qu'on le referait sans hésiter, et que notre prochain voyage pourrait bien être la Bulgarie. Ce pays a tout : Montagnes, Plaines, Culture, de l'eau, des chutes d'eau à profusion, même la mer...

Dans la suite, je détaillerai les étapes avec les informations compilées sur ceux-ci
Escapade à Taïwan, destination très confidentielle English translation pending
by Vaikeaiti · 2018-04-08 · 85 replies
Bonjour,

Pourquoi Taïwan ? D'abord pour sortir des sentiers battus, et cette île un peu oubliée des voyagistes reste une niche d'un point de vue touristique. C'est ce qui en fait le charme. On ne connait pas bien Taïwan et son histoire riche et parfois chaotique, on pense que c'est un appendice chinois de la Chine Continentale. Il est vrai que l'on y parle le mandarin mais aussi le taïwanais, dérivé du chinois mais langue à part tout de même, également l'anglais plus ou moins bien selon l'âge des personnes rencontrées ou interrogées. Ceci dit, les Taïwanais n'ont rien à voir avec le grand voisin dont les visées hégémoniques leur font peur, mais aussi les excédent et les mettent en colère. On parle chinois et / ou taïwanais à Taïwan et l'on est fier d'avoir forgé une identité insulaire unique. La taïwanité n' est pas un vain mot, elle est vécue de l'intérieur avec l'affirmation d'un patriotisme national et culturel, bâti sur des apports venus non seulement de Chine ( le Fujian au tout début, une province du sud-est de la Chine continentale) mais également de Hollande, puis de nouveau de Chine ( dynastie Qing / Han et Hakka ) puis de Mandchourie (les deux entités étant en guerre pour le contrôle stratégique et commercial de l'île ) puis du Japon dont les colons ont façonné et formaté les esprits pendant 50 ans - ne serait-ce que par l'utilisation de la langue japonaise- et modernisé les villes comme par exemple l'ancienne capitale Tainan dotée aujourd'hui de larges avenues et de parcs. C'est étonnant, mais les occupants japonais ont toléré et même protégé les traditions des peuples aborigènes malgré des spoliations voire des violences qui ont contraint les tribus côtières à battre en retraite vers les montagnes. Ils ont au final laissé plutôt un bon souvenir ! Enfin il y a l' arrivée de l' armée en déroute de Tchang Kai Tchek ( et dans son sillage d'une bourgeoisie riche et lettrée ) fuyant l'avancée communiste de Mao Tse Toung et son lot de persécutions et d'exécutions sommaires dont la mort programmée pour le rebelle. TKT établit d'abord un régime autoritaire soutenu par les Etats-Unis puis le régime se démocratise au fil des années et l' économie se développe et devient florissante. TKT a participé à l' émergence d'une identité nationale forte et ombrageuse. On lui voue un culte certain malgré des errements, des excès voire des crimes perpétrés avec cynisme. La visite de l' imposant mémorial un week-end permet - paradoxalement - de ressentir une vraie ferveur populaire dans une atmosphère bon enfant. Notre voyage a été orienté vers culture et nature, modernité et tradition, avec un interêt tout particulier pour les peuples aborigènes, et parmi tous ceux-là ( il y en a 14 en tout avec des sous-groupes ) celui des Rukai. Pourquoi ? Parce que les Rukai sont les ancêtres du peuple polynésien, ils ont un ADN identique, ont donc navigué sur les grandes pirogues royales vers les Marquises actuelles pour s'installer d'abord à Hiva Oa ( et aussi Tahuata et Fatu Iva au sud de l' archipel ). A suivi la colonisation de l' actuelle île de Pâques, puis des îles Hawaii, puis de Tahiti ( 500 ans plus tard environ ), enfin de l' actuelle Nouvelle Zélande ( ou Pays du Long Nuage Blanc ) à partir de l' île de Tubuai dans l' archipel des Australes où vivait l' élite du peuple polynésien, et du ' marae ' de Taputapuatua dans l'île de Raiatea ( Iles sous le Vent ). A noter que ce dernier a été classé au Patrimoine de l'UNESCO l'an passé, même s'il est plus récent que les ' marae ' majeurs de Tubuai. Les Rukai sont actuellement plutôt des montagnards, mais ils ont, de toute évidence, été aussi des navigateurs à une certaine époque. Il faut imaginer les mutations en termes de siècles et non d'années ou de décennies, et garder à l' esprit que les vagues successives de colonisateurs chinois, hollandais et japonais ont repoussé les populations autochtones vers les montagnes et quasiment jusqu'à la côte est. Notre motivation première est que nous avons un fils adoptif polynésien qui nous a orientés vers ce groupe tribal. Cette partie du voyage fut passionnante et émouvante aussi. La technologie moderne appliquée à la génétique fait des miracles et permet des découvertes de ce genre.

Les Taïwanais sont ouverts, sympathiques, aiment vivre, rire et chanter. Les rares touristes sont chaleureusement reçus, avec sourires et petits cadeaux. Un vrai plaisir ! C'est un pays libre et plutôt démocratique, la police est invisible même sur la route. On peut comprendre que ce peuple singulier veuille préserver les acquis de l'indépendance tout en maintenant un difficile statu quo avec le grand et puissant voisin qui considère Taïwan comme une province chinoise destinée, tôt ou tard, à réintégrer le giron originel. Les discours des officiels chinois sont toujours assez menaçants, mais ils sont reçus avec ( une fausse ) indifférence. Pékin a mis en place une politique de suffocation militaire, géographique et diplomatique. Autant dire que les choses ne sont pas simples et qu'elles peuvent se compliquer brutalement. Les rapports avec le Japon proche sont excellents, Okinawa (ou archipel RyuKyu ) gardant un rôle stratégique du fait de la présence d'une importante base militaire américaine.

Détails Pratiques Nous avons voyagé sur KLM de bout en bout au départ de Montpellier, en fin d'après-midi, et en début de soirée à Amsterdam pour un vol direct, d'une durée de 11 h 40 à l' aller et de 12 h 40 au retour. Compagnie sure, ponctuelle, organisée et méthodique et qui permet en ce moment d'éviter Air France, engluée dans des problèmes sociaux sans fin et dans des grèves insupportables. On arrive en milieu d'après-midi à Taipei. Bien sur il y a d'autres compagnies qui desservent Taipei au départ d'Europe. On peut conseiller Eva Air dont les tarifs sont compétitifs, surtout si l'on réserve son billet assez longtemps à l' avance ( autour de 800 euros AR ). Il y a aussi China Airlines, compagnie nationale qui fait partie de SkyTeam. Il y a encore Air France ou Cathay Pacific qui volent jusqu'à Hong Kong. Ensuite il faut prendre une autre compagnie pour rejoindre Taipei, China Southern par exemple. A noter que, si l' on a du temps pour une extension très originale, Taïwan est proche d'Okinawa ( ou Ryukyu ), archipel tropical au sud du Japon, à l'écart des circuits touristiques. C 'est un Japon très surprenant, couleur lagon polynésien. China Airlines dessert cette destination à prix très raisonnables.

Un premier conseil quand on débarque à l' aéroport international de Taipei : Acheter une carte SIM pour la durée du séjour. Environ 25 euros pour 15 jours et un accès large à Internet. Les Taïwanais sont hyper-branchés, avec deux ou trois téléphones dans la poche. C'est assez impressionnant !

Second conseil : retirer un peu d'argent à un distributeur, également dans l' aéroport. par exemple, 10000 NTD ( New Taiwanese Dollar ) pour payer un certain nombre de services cash. Les cartes de crédit sont bien sur acceptées partout mais votre banque risque de prélever à chaque utilisation de la carte, des frais qui peuvent sembler excessifs. Je le savais donc j' ai essayé de parer au problème.

Troisième conseil : Voyager avec des euros en billets pour les changer dans les banques. Pas de problème à la Banque de Taïwan où le taux de change était tout à fait correct. Attention : On ne peut pas échanger les billets de 500, 200 et 20 euros, uniquement les billets de 100, 50, 10 et 5 euros. Pourquoi ? Mystère.... Mais bon à savoir !

Nous étions donc en couple et avions pris contact avec deux agences de voyages locales entre lesquelles j' ai choisi la moins chère et la plus performante. Je donnerai des infos plus complètes en message privé à ceux qui sont intéressés. L' agence, en contact étroit avec moi, a mis au point un circuit de 6 jours avec voiture ( Toyota Prius ) et chauffeur, supposé parler anglais , mais avec qui nous avons surtout communiqué via le traducteur de Google... D'où l'interêt d'acheter une carte SIM pour se connecter fréquemment ! J' avais moi-même réservé les hôtels sur le parcours. Ce n' était pas forcément nécessaire partout. En parallèle, j' ai bénéficié des conseils et des contacts d'une étudiante taïwanaise, actuellement à Paris pour un an, qui nous a organisé la visite de Taipei avec méthode avec un taxi privé loué 8 heures par jour. Cela a un prix, mais on se consacre, sans penser à autre chose, aux visites et découvertes, et puis cette énorme ville est vraiment compliquée à parcourir, et les endroits à visiter sont très dispersés. Prix à la journée : 4000 NTD. Ceci étant, on peut aussi parfaitement visiter Taipei en MRT, le métro local, superbe, propre et climatisé. C'est moins cher, bien sur, mais il faut plus de temps... et puis il faut s'habituer à ne lire que du chinois ( un peu d'anglais quand même ) sur les panneaux. Oublier les déplacements en bus pour les raisons indiquées ci-dessus, sauf si l'on parle chinois.

En ce qui concerne le circuit, je ne le referais pas de la même façon aujourd'hui. Je vais donc vous faire profiter de mes suggestions. Côte ouest, il y a un train rapide, style Shinkansen japonais, qui passe par Taichung, Tainan et va jusqu'à Koshiung. Avec un peu d'organisation sur place ( j' expliquerai plus loin ) on peut partir en solo et faire appel ponctuellement à des guides. il vaut mieux acheter les billets de train à l' avance et réserver ses sièges. Cela peut se faire par Internet, ou alors à l' arrivée si on passe le début du séjour dans la capitale. Côte ouest, la belle côte panoramique se situe entre Taitung et Hualien. Et puis la partie grand sud-est de île vaut aussi le détour pour ses paysages marins appréciés le long d'une route vraiment côtière au plus près de la mer. Je conseillerais donc de prendre soit l' avion ( avec Uni Air ) soit le train ( plus lent ) de Taipei à Taroko, et , sur place, de louer une voiture pour redescendre par l'intérieur jusqu'à la pointe sud de l'île, puis remonter par la côte ( deux routes ) pour les points de vue et les photos. La route est tranquille et vraiment superbe. A Taroko, pour visiter les gorges on peut prendre le bus ( bien organisé dès la gare ) ou louer un scooter, ou un vélo, ou un taxi... Tout est possible. Enfin, on peut aussi prendre l' avion, vraiment pas cher à partir de Taipei. On loue alors la voiture à l' aéroport d'arrivée ( Hualien côte est, Tainan et Koshiung côte ouest ). Encore un conseil : Réserver un hôtel confortable à Taipei pour absorber au mieux la fatigue du voyage et le décalage horaire. Beaucoup d'auberges et de B & B du côté des Gorges de Taroko. Dans l'ordre, on commence par Taipei ( 3-4 jours ) ou on termine par Taipei. Si on circule en avion, on peut - et cela fait gagner du temps- transiter rapidement vers l' aéroport domestique à Taipei ( même endroit ) et prendre un avion en fin d'après-midi ou début de soirée pour Hualien ou Koshiung par exemple. Plusieurs compagnies desservent les villes principales, dont UNI Airways que je conseille pour ses prix et sa ponctualité. Billets à réserver en ligne sur le site de la compagnie. Exemple : vol idéal pour Hualien à 18 h 50. On a donc le temps de transiter. Prévoir taxi ou voiture d'hôtel à l' arrivée de nuit. Enfin, penser à acheter du thé à Taïwan, le meilleur du monde. J' ai des adresses. Vous aurez droit à la cérémonie du thé, très stylée. Nous avons eu la chance d'être dirigés vers une maison de thé fréquentée uniquement par des Taïwanais. Acheter aussi une petite théière en terre, le thé infusé ( 1 mn seulement trois fois de suite pour le Oolong Tea ) Prix assez élevés, comme pour le café ou le whisky haut de gamme.

Déroulement du voyage Départ le 22 mars de Montpellier pour Amsterdam puis vol en continuation pour Taipei. Arrivée le 23 mars à 15 h 30. Retour le 1er avril de Taipei vers Amsterdam. Départ à 23 h 55. Arrivée à 7 h 00 . Vol en continuation à 14 heures pour Montpellier. Taipei : du 23 au 27 mars Puis circuit de 6 jours 1er jour / 27 mars : Taipei-Lukang 2ème jour / 28 mars : Lukang - Tainan 3ème jour / 29 mars : Tainan - Koshiung ( via territoire tribal Rukai / Wulai ) 4ème jour / 30 mars : Koshiung - Kenting - Taitung 5ème jour / 31 mars : Taitung - Côte Est - Gorges de Taroko 6ème jour / 1er avril : Gorges de Taroko - Taipei ( en train - 2 heures 50 de trajet - puis taxi pour aéroport en début de soirée )

Je vous retrouve très vite pour le détail de ce voyage dans une suite à ce carnet

Moana
Trajet Istanbul - Éphèse (via Izmir?) English translation pending
by Milla974 · 2018-02-13 · 14 replies
Bonjour,

J'ai fait plusieurs recherches mais pour le moment je ne trouve pas mon information (peut-être mal cherché ?) : je souhaite connaitre les différentes options pour me rendre d'Istanbul à Ephese (Efes) avec les temps de trajets.

Je sais que je peux prendre au choix : 1- avion : vol vers Izmir puis bus ? 2- bus de nuit depuis Istanbul : où puis-je voir les horaires et les temps de trajet ? (et les prix accessoirement !) 3- train : Istanbul -> Bandirma (en bateau) puis Bandirma -> Izmir ou Selcuk

Sachant qu'en fait ma destination finale est Selcuk ou Efes. J'envisage de prendre l'avion pour l'aller et faire le retour en bus ou train ( à voir le plus rapide). Si vous connaissez des sites avec des cartes des réseaux bus et train je suis preneuse !

Merci d'avance ! 🙂
Optimisation d'un séjour sur la côte ouest de la Sardaigne? English translation pending
by Lmmdn · 2018-01-18 · 11 replies
Bonjour à toutes et à tous,

J'en appelle aux "spécialistes" de la Sardaigne, pour deux questions relativement précises sur la côte ouest de cette île.

Nous (ma soeur et moi, avec nos familles respectives, soit 7 personnes en tout, dont 3 enfants de 12, 8 et 3 ans) partirons en Sardaigne du 6 au 13 avril prochain. Les billets d'avions sont déjà pris (arrivée et départ à Olbia) et les hébergements, réservés (3 nuits à Castelsardo et 4 à Bosa).

J'avais initialement dans l'idée de faire une boucle (Olbia, côte est avec Cala Gonone et le golfe d'Orosei, puis côte ouest avec Torre dei Corsari, Bosa et Castelsaro et enfin retour à Olbia), mais "la masse" s'y est vivement opposée, arguant que passer sept jours en voiture avec trois enfants était une mauvaise idée, susceptible de colères épiques, de nous faire rompre définitivement toute relation (les liens du sang n'y auraient rien changé !) et, accessoirement, de nous faire passer de très vilaines vacances ! 🤪

J'y ai donc renoncé, PAR AMOUR POUR MA FRANGINE 😊 (qui aura au moins la courtoisie de lire ce post et, au vu des concessions faites, de me pardonner d'avance pour la route que l'on sera inévitablement amenés à faire chaque jour pour découvrir un peu du pays ! OUI, tu pourras rester à l'hôtel si tu le souhaites ! 😛).

Bref !

Du côté de Bosa, j'aimerais aller un jour sur la Costa Pardiso (du côté des plages di Tinnari et di Li Cossi) et un autre jour vers Stintino (La Pelosa et capo Falcone).

La journée du 9 avril serait consacrée à rejoindre Bosa et à visiter la ville.

Les jours suivant, j'aimerais rayonner une fois (soit un jour) entre Bosa et Alghero (Compultittu - j'ai parfois lu Compoltitu ; s'agit-il de la même plage ?- Torre del Porticciolo, visite d'Alghero) et une autre fois (soit un autre jour) entre Bosa et Oristano (di Is Arrutas, di Maimoni).

Jusque là, le programme (quel vilain mot ! mais bon, il paraît qu'il faut composer et s'organiser lorsque l'on est plusieurs ... 😇) paraît faisable.

Là où ça se corse, c'est pour la journée du 12 avril ... L'idée était de faire une boucle (afin d'éviter de faire deux jours le même trajet) et de voir la Costa Verde (Cala Domestica, Capo Pecora) ainsi que les quelques sites miniers situés dans les environs (Nebida, Porto Flavia ...), mais cette boucle représenterait 400 km et 6 heures de trajet ..... 🤪 (je vous laisse imaginer la réponse de ma soeur, qui est plutôt casanière, lorsque je lui en ai parlé ... oui, oui, il y avait le mot "hôtel dans sa phrase ! 😉). A la base, j'avais dans l'idée de nous poser deux jours sur la Costa Verde et de rayonner mais "la masse" a refusé plus de deux hébergements différents ..... 😠

Résultat : comment optimiser au mieux cette journée ? (je vous préviens d'emblée : la réponse : "n'y va pas !" n'est même pas envisageable ! 😛)

Y-a-t-il une route qui serait plus ... "roulante" qu'une autre ? ; Des sites sur lesquels je pourrais faire l'impasse ? ; Vaudrait-il mieux pousser jusqu'à la Costa Verde le jour où l'on rayonnerait entre Bosa et Oristano et ne descendre que sur Nebida et Porto Flavia un autre jour ?

Je ne sais comment faire au mieux .....

Deuxième question :

Vous paraît-il jouable de faire un détour via Barumini le dernier jour (pour visiter le site de Su Nuraxi) et de regagner Olbia via San Teodoro, étant précisé que notre vol sera à 21h00 ? Cela représenterait un détour de 200 à 250 km et de 2h00. Est-ce que ce "détour" en vaut la peine ? Aurons-nous le temps de profiter du site de Su Nuraxi et que verrons-nous, finalement, des plages de San Teodoro ? Faudrait-il choisir entre l'un et l'autre ?

Enfin (je sais je sais, j'avais écrit deux questions ? 😇), y a-t-il des choses que vous avez vraiment aimé faire sur la côte ouest de la Sardaigne, avec des enfants ?

Je vous remercie, par avance, de votre patience ainsi que de vos conseils et vous souhaite une belle journée.

Nathalie.
Suggestions pour visiter un mois en Andalousie English translation pending
by Frnoid · 2017-12-31 · 44 replies
Bonjour, Mon mari et moi aimerions allez découvrir l’andalouse en début février. Ns avions pensé louer un appart à Marbella 2 semaines et 2 autres semaines ailleurs, pas décidé encore. Ns louerons une voiture et visiterons aux alentours et ferons aussi des randonnées pédestres, ,, Par contre les commentaies que je lis, parle de Marbella comme une cité de béton, ,, Ça m’arrête un peu car on aime bien la mer et les jolis villages typiques. Ns ne serons pas toujours en route mais aimerions passer aussi du temps ds le village ou ville à flâner! Avez vous des suggestions? Merci France
L'aventure en Iran hors des sentiers battus English translation pending
by Lafamililp · 2017-09-17 · 66 replies
Après avoir voyagé plus de 9 fois en Iran depuis 3 ans, je voudrais partager mon expérience et vous faire découvrir des sites de toute beauté, certains accessibles, d'autres un peu moins, ou qui demandent un petit niveau sportif.

Je vais vous présenter Le désert du Lut, les trois plus hauts sommets d'Iran l'Alamkuh (4838m), Le Damavand (5671m), Le Sabalan (4811m), Le lac Gahar et la rivière Niga, Le canyon Rageh, le volcan Taftan et l'ile de Qeshm.

N'hésitez pas à me solliciter si vous avez besoin d'informations.

Désert du Lut / Gandom Beryan (facile) à faire en hiver ! Il est accessible par Kerman puis Shahdad. Dans ce désert, on peut marcher de kalut en kalut, suivre la rivière salée et atteindre le plateau hallucinant de Gandom Beryan, un plateau de 80 km2 constitué de blocs de basalte et sur lequel on a relevé la température la plus extrème de la planète (71°C)



Ascension de l'Alamkuh (4848 m, deuxième sommet de l'Iran) à faire l'été, de préférence en août. Par la mythique route de Chalus on atteint la ville de Kerladasht. Un 4/4 vous conduit en une bonne heure au bout de la piste. La montée au camp de base d'Hesarchal à 3700 m prend environ 2h30. Puis l'ascension se fait en 4h par des chemins plus ou moins vertigineux, mais quelle récompense au sommet !











à suivre !
Trois semaines au nord du Pérou en passant par Iquitos English translation pending
by Cacaouette06 · 2017-07-01 · 34 replies
Bonjour à tous! 🙂

Mon conjoint et moi partons pour 3 semaines au Pérou en août, pour visiter le nord du pays. Régions moins touristiques et parlons très peu l'espagnol, nous devons donc bien planifier notre voyage et sollicitons votre aide.

Nous prévoyons prendre un vol pour Iquitos et ensuite, redescendre le fleuve en bateau local jusqu'à Lagunas, et ensuite Yurimaguas. De là, nous voulons nous rendre à Chachapoyas, Trujillo et finalement Huaraz, où nous aimerions passer 1 semaine.

Voilà notre itinéraire:

13 août: Départ 14 août: Arrivée à Lima à minuit. 15 août: Vol Lima-Iquitos à 15h. 16 août: Marché de Bélen, ferme de papillons Pilpintuasi. Départ en bateau publique le soir. 17 août: Bateau publique Iquitos-Lagunas 18 août: Bateau publique Iquitos-Lagunas 19 août: Bateau publique Iquitos-Lagunas. Arrivée à Lagunas en soirée? 20 août: Trek dans la réserve de Pacaya Samiria. 21 août: Trek. Bateau publique Lagunas-Yurimaguas le soir du 21 et arrivée le 22 AM? 22 août: Arrivée à Yurimaguas et transfert à Tarapoto. 23 août: Bus Tarapoto-Pedro Ruiz, ensuite collectivo jusqu'à Chachapoyas. 24 août: Visite Kuelap. 25 août: Visite sarcophages de Karajia, la grotte de Quiocta, cascade de Gocta. Bus de nuit jusqu'à Trujillo. 26 août: Arrivée AM à Trujillo. Balade dans la ville, collectivo pour aller visiter la Huaca del Sol y de la Luna, site Moche. 27 août: Visite de Chan Chan, site Chimu. Plage à Huanchaco. Bus de nuit jusqu'à Huaraz. 28 août: Arrivée le matin à Huaraz. Marche dans la ville et planifier nos prochains jours. 29 août: Excursion à Chavin de Huantar (avec agence) 30 août: Trek Laguna Wilcacocha (en autonomie) 31 août: Excursion au glacier Pastoruri (avec agence) 1er sept: Trek Laguna Churup (en autonomie) 2 sept: Trek Laguna 69 (avec agence) 3 sept: Bus de retour sur Lima le jour. arrivée en soirée. Prendre taxi pour l'aéroport au plus tard vers 11h30. 4 sept: Vol de retour la nuit à 2h55.

Voilà mes principaux questionnements :

Pour le bateau au départ d'Iquitos, y a-t-il des départs quotidiens? Ok de réserver notre place le jour même? Est-ce que mon estimation pour la durée du bateau Iquitos-Lagunas est réaliste, soit départ d'Iquitos en soirée et arrivée à Lagunas en soirée 72h plus tard? Je trouve difficile de trouver de l'information claire là-dessus, je lis que le trajet peut durer jusqu'à 5 jours selon le niveau de l'eau... Pour le retour sur Yurimaguas en bateau à partir de Lagunas, est-ce que mon estimation est bonne, c'est-à-dire trajet nocturne? Arrivée à Yurimaguas, notre but est de se rendre le plus rapidement à Chachapoyas. Existe-t-il un bus direct ou il faut transférer à Tarapoto et y passer une nuit? Et l'on parle bien ici de petits bus locaux, sans besoin de réserver les billets d'avance? Pour les bus de plus longue liaison (trajet Chachapoyas-Trujillo de nuit, Trujillo-Huaraz de nuit et finalement Huaraz-Lima de jour), est-il possible de réserver sans problème une fois sur place, la veille? Quelle compagnie (fiable et pas trop cher) me conseillez-vous? Je souhaite réserver d'avance le bus Huaraz-Lima puisqu'il est très important (vol international la nuit de notre arrivée à Lima) : quel site me conseillez-vous pour réserver? Pour Huaraz : devrais-je prévoir une journée sans excursion, afin de nous laisser du temps pour se reposer/s'acclimater entre les treks?

Tous les commentaires/suggestions sur notre itinéraire sont les bienvenus!

Un énorme MERCI à tous ceux qui prendront le temps de m'aider!

Maryse
Rome: un itinéraire complet pour une semaine (vidéos) English translation pending
by AventureTv · 2017-05-29 · 5 replies
Tous les chemins mènent à Rome... Nulle part ailleurs 28 siècles d’histoire ne sont aussi présents dans une ville. À Rome, pas de bouleversements dus à l’industrialisation et au modernisme, mais une ville qui conserve toute sa beauté. Dans certains lieux vous pourrez, en étant attentif, déceler diverses strates historiques, en effet, au fil de l’histoire les bâtiments se sont superposés. je vous propose mon itinéraire pour une semaine et mes vidéos perso (je ne vends rien) que vous pourrez voir, ci cela vous intéresse.

Dans le premier épisode vous pourrez visiter le Colisée, à l'origine amphithéâtre Flavien, c’est un immense amphithéâtre ovoïde situé dans le centre de la ville de Rome, entre l'Esquilin et le Cælius, le plus grand jamais construit dans l'empire romain. Il est l'une des plus grandes œuvres de l'architecture et de l'ingénierie romaines. Juste à côté, se dresse l'arc de triomphe de Constantin, qui fut construit par le Sénat romain pour commémorer à la fois la victoire de Constantin au Pont Milvius contre Maxence en 312 ainsi que ses 10 années de pouvoir. Vous découvrirez ensuite, le mont Palatin qui est une des sept collines de Rome. Il occupe une position centrale dans l'ancienne Rome dont c'est une des parties les plus anciennes. Il donne sur le Forum Romain au nord et sur le Circus Maximus au sud. Sous l'Empire, le Palatin est occupé par d'imposantes demeures construites pour les empereurs, ce qui a donné naissance au mot « palais ». Leurs ruines occupent encore aujourd'hui une grande partie de la colline...

https://www.youtube.com/watch?v=fKCXXsNVdDM

Dans le deuxième épisode, vous allez découvrir la cité du Vatican, la basilique Saint Pierre, le siège du pouvoir catholique et les extraordinaires musées qui comptent parmi les plus riches et plus mystérieux du monde... Il s'agit du support territorial du Saint-Siège enclavé dans la ville italienne de Rome. En 2014, il compte 921 habitants ce qui en fait le plus petit État au monde ainsi que le moins peuplé. De nos jours, le Vatican est la représentation temporelle du Saint-Siège et de l'ensemble des institutions de l'Église catholique romaine : l'État de la Cité du Vatican est, lui, créé le 11 février 1929 aux termes des accords du Latran, signés par l'Italie représentée par Mussolini et par le Saint-Siège représenté par le cardinal Gasparri. Le Vatican est une monarchie absolue, de droit divin et élective dirigée par l'Évêque de Rome, c'est-à-dire actuellement le pape François, élu le 13 mars 2013, à la suite de la renonciation de Benoît XVI, le 28 février de la même année. Le Pape y exerce souverainement le triple pouvoir exécutif, législatif et judiciaire. Outre la basilique et la place Saint Pierre, vous aurez accès aux musées du Vatican et à leurs riches collections. L’entrée se fait par un coté (et non par la place Saint Pierre), je vous conseille de faire vos réservations à l’avance et de vous armer de patiences. La visite se fait dans un flux ininterrompu et dense de de touristes qui font des selfis en rafale et n’ont pas toujours ni l’attitude, ni l’intérêt adéquat. Vous y découvrirez les jardins, la pinacothèque, les musées d’antiquités romaines ou égyptiennes. Le clou de la visite reste la traversée de la chapelle Sixtine dans un flot de visiteurs ponctué de « Silencio » hurlé par des gardes Suisses. Je vous conseille de rentrer dans les musées vers 12 h et de garder le trajet de la chambre de Raphael et de la chapelle pour la fin de journée (le flot y est moins important). Après être repassé voir le soleil déclinant sur la basilique Saint Pierre (belle lumière pour les photos), je vous propose de vous diriger vers le château Saint Ange. C'est une vraie surprise, au premier abord, c'est une sorte de château fort, puis on découvre une sorte de labyrinthe à l'intérieur avec notamment son couloir de descente en colimaçon. En haut se trouve un ancien appartement papal avec des fresques murales étonnantes. Vous poursuivrez la visite par les terrasses qui vous donnerons un panorama unique sur Rome et sur le Vatican; Vous observerez une sorte de chemin surélevé (qui ressemble à un aqueduc) et qui relie le château au Vatican, c'était un chemin de fuite du pape.

https://www.youtube.com/watch?v=QPAr3PI2DlE

Notre troisième circuit débutera par la place Navone qui est située en plein cœur historique de la ville, à proximité du Panthéon, C’est l'une des places les plus connues de Rome et la plus grande. Construite à l'emplacement de l'ancien stade Romain de Domitien (81-96 après J.C) elle reprend la forme de la piste. Longtemps laissée à l'abandon, avant de devenir un marché, c'est le Pape Innocent X qui commande la rénovation de la place vers 1650. Il commande au Bernin la Fontaine des Quatre Fleuves pour orner le centre de la place Navone. De même l'église Sant'Agnese in Agone est restructurée et son sens inversé pour que la façade (de Borromini) donne sur la piazza Navona. L'église de Sant Agostino a été construite à la fin du XVe siècle sur un édifice sacré plus ancien. Sa façade est une des plus anciennes de la renaissance. La mère de Saint Augustin, Sainte Monique, y est inhumée. Dans la première chapelle du côté gauche, se trouve la Madonna di Loreto (ou Madonna dei Pellegrini), l'une des plus belles oeuvres du Caravage (1604). Sur le troisième pilier de gauche se trouve une belle fresque de Raphaël. L'autel a été remanié par le Bernin. Nous passerons ensuite par le Panthéon de Rome est un édifice religieux antique situé sur la piazza della Rotonda, bâti sur l'ordre d'Agrippa au Ier siècle av. J.-C., endommagé par plusieurs incendies, et entièrement reconstruit sous Hadrien (début du IIe siècle). À l’origine, le Panthéon était un temple dédié à toutes les divinités de la religion antique. Il fut converti en église chrétienne au VIIe siècle. C’est le plus grand monument romain antique qui nous soit parvenu en état pratiquement intact, du fait de son utilisation ininterrompue jusqu'à nos jours. Le Panthéon supporte la plus grande coupole de toute l’Antiquité avec 150 pieds romains soit 43,30 m de diamètre à l'intérieur, qui reste la plus grande du monde en béton non armé. Regarder les dalles au sol pour y découvrir les minuscules trous d’évacuation des eaux de pluies qui pénètrent par l’opercule. Un peu plus loin, la fontaine de Trevi est un exemple de la perpétuation du style baroque dans la Rome du XVIIIe siècle, de par son mélange des effets , sa monumentalité et sa référence à la fontaine des Quatre-Fleuves de la piazza Navona par Le Bernin. L'ensemble est surmonté du blason du pape Clément XII, ainsi que de quatre statues sous la balustrade représentant les quatre saisons. La niche principale abrite le dieu de l'Océan, Neptune, sculpture de Pietro Bracci ; elle est entourée par l'abondance et la salubrité, œuvres de Filippo della Valle, un sculpteur florentin. C’est un lieu très fréquenté par les touristes et à mon gout pas le plus intéressant. Nous retournons vers la place du Capitole, sur la colline du Capitole. Conçue en grande partie par Michel-Ange, elle est considérée comme l'une des plus belles places de Rome. On trouvait en son milieu une célèbre statue équestre de Marc Aurèle, aujourd'hui remplacée par une copie, l'originale ayant été transférée dans le musée à côté. Le musée est splendide et se trouvent dans les bâtiments qui bordent la place : le « palais Neuf », au nord, et le « palais des Conservateurs », au sud). Il vous faudra un bon sens de l’orientation pour ne rien perdre de cette visite (Les caméras sont interdites, sauf autorisation). À l'est de la place, face à la Cordonata capitolina, se dresse le Palazzo Senatorio, le siège de la Commune de Rome. Juste à côté vous verrez le monument à Victor-Emmanuel II, aussi connu sous le nom de Vittoriano, est un monument de Rome qui se trouve sur la Piazza Venezia à côté du Capitole ou la machine à écrie (vous comprendrez). Au centre du monument se dresse l'Autel de La Patrie et la tombe du soldat inconnu (s’abstenir des selfis), tandis que l'intérieur du bâtiment abrite le musée sur la réunification de l'Italie. Derrière le bâtiment, un ascenseur vous conduira sur la terrasse panoramique.

https://www.youtube.com/watch?v=BbXnT2FAiRU

Pour cette quatrième journée, nous commencerons notre visite par la basilique Santa Maria degli Angeli e dei Martiri, c'est une basilique romaine située place de la République, non loin de la gare centrale de Termini. La basilique est dédiée aux martyrs chrétiens, censés avoir construit les thermes de Dioclétien. L'église actuelle occupe les anciennes salles du caldarium (façade, entrée), du tepidarium et surtout de l'immense frigidarium (ou salle basilicale) des thermes. Elle conserve une ligne méridienne monumentale, ajoutée au XVIIIe siècle, levez la tête pour voir l’étonnant lentille par laquelle rentre le filet de soleil.. Nous visiterons, ensuite les thermes Dioclétien, ce sont des thermes romains, les plus vastes jamais construits dans la Rome antique, situés au nord-est de la Ville, sur le Viminal. Leur construction a débuté en 298 sous l'empereur Maximien Hercule, nommé Augustus de l'Occident par Dioclétien. Ils sont inaugurés en 306, après l'abdication des deux empereurs. Ce monument très bien conservé comprend la basilique Sainte-Marie-des-Anges-et-des-Martyrs, le musée des Thermes de Dioclétien, siège historique du Musée national romain, et quelques autres bâtiments et activités annexes. Nous irons ensuite au Musée national romain (Museo Nazionale Romano), LE musée archéologique de Rome, qui rassemble des objets et sculptures touchant à l'histoire et à la culture de la Ville à l'époque romaine. Depuis 1990, les collections se trouvent réparties entre quatre bâtiments distincts : le musée des Thermes de Dioclétien, le palais Massimo alle Terme, le palais Altemps et la Crypta Balbi. Il sera temps de partir vers la colline du Pinciano, nous promener dans les jardins et surtout aller voir la galerie Borghèse dans le parc de la Villa Borghèse. La collection Borghèse est une collection de sculptures romaines, de tableaux des Vieux Maitres et d'art moderne constituée par la famille Borghese , et notamment par le cardinal Scipione Caffarelli-Borghese, à partir du XVIIe siècle. Elle comprend de grandes collections de Caravage, de Raphaël, de Titien et d'art de la Rome antique. Les Borghese ont aussi acheté de nombreuses œuvres aux principaux peintres et aux sculpteurs de leur époque, et Scipione Borghese a commandé deux bustes-portraits au Bernin. Vous devrez réserver votre billet sur Internet à l’avance et respecter votre heure d’arrivée. Vous aurez 2 heures de visite. Pour éviter le flux de visiteurs commencez par l’étage (et les tableaux) puis terminez par le rez-de-chaussée pour le bouquet final avec les sculptures du Bernin.

https://www.youtube.com/watch?v=qPgnf_rDbL4

Pour cette dernière journée, nous nous concentrerons sur l'Est de la Ville de Rome. Nous quittons l'Ouest que nous avions laissé dans un précédent épisode la piazza delle popolo, nous passons devant l'escalier de la trinité des monts (surchargé en touristes) puis devant le monument Victor Emmanuel II (que nous avons déjà vu). Nous remontons jusqu'à l'église sainte croix de Jérusalem qui renferme des reliques importantes et contestées: un tiers de l'Elogium, c'est-à-dire le panneau pendu à la Croix du Christ, le fragment montre le mot "Nazaréen" écrit en hébreu, en latin et en grec ; deux épines de la Sainte Couronne, un clou incomplet, un grand fragment de la croix du bon larron et trois petites pièces de bois de la Vraie Croix elle-même. Non loin de là, après l'aqueduc, se trouve l'époustouflante Basilique Saint-Jean de Latran, une quasi réplique de la basilique saint pierre du Vatican, en peut être plus impressionnant. Première église à être publiquement consacrée en 324 par le pape Sylvestre Ier, elle prit progressivement le nom de basilique Saint-Jean par association à son important baptistère voisin, dédié à saint Jean-Baptiste, le plus ancien de Rome. Pendant plus de dix siècles, les papes résidèrent dans le palais du Latran voisin. Dans les murs de la basilique se réunirent plus de 250 conciles, dont les cinq conciles œcuméniques du Latran. Le cloitre est payant. Juste en face de la basilique, il est possible de découvrir l'escalier du Christ, la Scala Pilati ( « Escalier de Pilate ») qui fut transporté miraculeusement de Jérusalem à Rome vers 326 par Hélène, mère du premier empereur chrétien, Constantin. Une légende veut que la conversion de Martin Luther ait été favorisée après avoir gravi ces marches à genoux en 1511 alors qu'il désirait sauver du purgatoire l'âme de son grand-père. Nous passerons par le Baptistère que j'évoquais un peu plus haut puis nous passerons par les églises Maria al Foro et Santi Cosma avant d'arriver au forum de Trajan et d'Auguste. Nous partons plus au sud, vers le Théathe Marcellus qui est un théâtre romain situé sur le Champ de Mars. C'est l'un des plus anciens théâtres en pierre de Rome, après le théâtre de Pompée construit entre 61 et 55 av. J.-C. Il est le seul édifice de ce type à Rome conservé en élévation, grâce à sa transformation en forteresse au Moyen-Âge puis en palais. Nous arrivons maintenant sur l'île Tiberine, d'une longueur de 270 sur 67 mètres, elle est située à un emplacement stratégique, permettant de traverser le fleuve aisément grâce à deux ponts L'île est reliée à la rive gauche par le pont Fabricius, le plus ancien pont de Rome (62 av. J.-C.) encore debout et à la rive droite par le pont Cestius, un peu plus récent, mais profondément remanié à la fin du XIXe siècle. Nous continuons vers le sud Est pour arriver vers les thermes de Caracalla, Situées au pied de la colline de l'Aventin, dans le Sud de Rome, non loin du du Circus Maximus, les imposantes ruines vous permettront de découvrir les restes de ce qui fut l'un des plus grands et des plus riches établissements thermaux de l'empire romain, pouvant accueillir 1600 personnes. Prenez absolument l’audio guide, car il est difficile de comprendre à quoi correspondent les vestiges que vous verrez. Nous poursuivrons vers la muraille de Rome ou vous pourrez visiter le petit mais très intéressant et gratuit musée des fortifications et pourrez en parcourir une partie. Nous sortons de Rome et nous dirigeons vers la via Appia qui est probablement la route antique la plus connue de Rome. La via Appia Antica commence à la porte San Sebastino, au Sud-Est de Rome et peut être suivie sur quelques kilomètres au milieu des pins et des cyprès. Nous louerons un vélo pour aller le cirque et le mausolée de Maxence dans la campagne (il faut rouler sur le sentier qui est sur le bas-côté car c’est impossible sur la voie très accidentée). Vous avez quelques loueurs juste avant le début de la via et la location n’est vraiment pas chère. N’hésitez pas à vous éloigner de la via, vous y découvrirez des petit mausolées et ouvrages (bassins) isolés. Enfin, je vous conseille de visiter les catacombes (mais cela vous ne le verrez pas sur la vidéo car je n’ai pas eu l’autorisation de filmer).

https://www.youtube.com/watch?v=kgzLRfJ6RE4

Je suis resté 6 jours à Rome et je suis loin d’avoir tout vu ! J’ai trouvé un logement à 30 euro la nuit avec petit déjeuné (Bed & breakfast). Au total Avion 140 € + hébergement 150 € + navette et transport 60 € + Visite 40 € (mais j’avais beaucoup d’invitations) + repas 160 € soit 550 €
Itinéraire en Slovénie et Croatie en septembre English translation pending
by Veuxtout · 2017-04-24 · 26 replies
Bonjour, J'arriverai sur Venise de Montréal et louerai une voiture pour me rendre jusqu'en Croatie. Mon projet est le suivant, il reste des trous 10 et 11 septembre, le reste j'ai réservé mais tout peut être encore modifié. Est-ce que cela est bien d'après vous? Devrais-je rester plus longtemps en quelque part? Conseils? Suggestions? Endroits où coucher abordables au bord de l'eau ou vue de rêve.... je prends tout! Merci!

3 sept-Arrive à Venise direction Trieste 4 sept-Trieste – Potjona grottes et château ou grotte de Skocjan – Ljublana 5 sept-Ljublana – Zagreb – Plitvice (coucher) 6 sept-Plitvice visite du parc l’avant-midi puis route vers Trogir 7 sept-Trogir – visite de Split en bâteau 8 sept-Togir- Makarsa – Dubrovnik (route le long de l’eau) 9 sept-Dubrovnik et visite Cavtat – Dubrovnik 10 sept- voir si on aime rester plus longtemps... ou retour en coupant route en 3 vers l’Istrie 11 sept- Dubrovnik- Split (si à revoir) ou Primosten ou Sibenik – coucher à Zadar (pour mi-chemin à déterminer) 12 sept- Zadar-Vrsar (coucher pour être au bord de l’eau car rien trouvé abordable à Rovinj) mais de là on rayonnera pour voir Pula, Rovinj, Porec, Motovun, etc. 13 sept-Vrsar 14 sept- Vrsar 15 sept- Piran 16 sept-Coucher près de Venise 17 sept-Venise-Montréal
Discussion autour du thème du mois de février 2017: "Un monde à l'abandon" English translation pending
by Atila · 2017-02-01 · 96 replies
L'espace échanges en tout genre est ouvert !
20 jours dans l'Ouest américain sans "trop" se fatiguer English translation pending
by Brigitte42 · 2017-01-31 · 46 replies
Bonjour tout le monde,

La réponse à la question ... en juin prochain !

J'explique : Depuis des années, j'explore ce forum et y trouve l'inspiration pour de nombreux voyages . Je pose des questions précises qui trouvent une ( ou des ) réponses et l'itinéraire se construit ...Avec l'aide de quelques habitué(e)s qui sont devenues, en peu de temps, des amies, j'ai mis sur pied, pour mai prochain, un voyage de 3 semaines sur place et en "one way", vers l'Ouest : déjà un grand merci à Hiacinthe, à Mimimicha, à Lol64 et à bien d'autres, dont les récits m'ont inspirée et dont j'ai pillé les carnets ... Une pensée toute particulière à Christine qui a suivi sans tanguer mes errements du début !

Vu notre âge, ce sera sans doute le dernier périple qui nous mènera aussi loin ( rassurez - vous , il y a d'autres destinations déjà prévues ... ) et, bien que mes questions bien particulières et nos contraintes bizarres n'intéresseront que peu de monde, je poste cet itinéraire qui est complètement réservé, en "annulable" sauf les avions .

-- Départ début mai 2017, Bruxelles - Albuquerque, escale Atlanta, par Delta Airlines . Arrivée à 21 h ; prise de la voiture ( SUV Midsize chez Alamo ) -- 1 journée récupération, tri valises, achats de 1ère nécessité et découverte ( rapide ... ) de la ville . --3 nuits à Santa Fé ; 1 nuit à Taos . -- 2 nuits à Durango ( le train ! ). -- 3 nuits à Moab. -- 2 nuits à Torrey . --1 nuit à Cannonville et 2 à Bryce City . --1 nuit à Springdale, 1 à Overton et la dernière à Las Vegas . --Retour : Las Vegas - Bruxelles , escale à Atlanta, toujours par Delta . Le départ : un peu tôt dans l'année, sans doute, mais c'était çà ... ou rien !

Rien qu'en l'écrivant, j'imagine que ceux qui ont eu la patience de me lire se disent : houlà, trop vite sur la fin ! C'est que la fin, justement, nous l'avons faite l'an passé, retour de Page ( White Pocket, ... ) ; hélas, éboulement dans le Zion et des balades fermées . Quant à Valley of Fire, nous avons dû courir ( au sens propre ), entre Fire Wave et le parking : la nuit tombait !

Pour le reste, nous avions passé, il y a... longtemps, 3 X 1 mois là bas . J'ai épinglé ce que nous désirions ( re ) voir : le Nouveau Mexique, la région de Moab et Bryce .

Le problème : nous aimons les randos mais, si nous étions de bon randonneurs, nous sommes freinés dans notre envie de découvrir : un ex. tout à fait typique , nous ne descendrons pas dans l'amphithéâtre, au Bryce ... Les balades qui commencent par une grosse descente étant exclues, nous en avons sélectionné qq unes, comme Tent Rocks dans le N M : rebrousser chemin s'il le faut, pourquoi pas ?

J'aurais besoin d'aide et d'idées en plus dans la région de Moab et de Capitol Reef ... : juste de la voiture et des points de vue vont nous laisser un peu sur notre faim ...

Bonne soirée à tous !
40 jours en Polynésie-Française, automne 2016 English translation pending
by Jcpo · 2017-01-31 · 23 replies
CARNET DE VOYAGE Polynésie Automne 2016 (Version avec photos : http://jcpo5blog.wordpress.com)

Voyage de 40 jours passés sur place et organisé 6 mois avant le départ pour 2 personnes, ma compagne (AM) et moi (JC).

Durant le séjour nous allons visiter toutes les iles sous le vent situées entre Tahiti Et Bora-Bora soit : Tahiti, Moorea, Raiatea, Tahaa, Huahine, Bora-Bora

Ensuite direction les Tuamotu pour 3 atolls : Tikehau, Rangiroa, Fakarava.

Retour à Tahiti pour quelques jours avant le retour en France.

Ce voyage pour Septembre à été organisé début Mars, avec dans l’ordre : Achat des billets Avion Aller-Retour, achat du Pass air Tahiti avec les dates pour chaque étape, réservation des hébergements AirB&B pour toutes les iles et pensions de famille pour les atolls

En mars certains vols pour les atolls étaient déjà complets pour les dates souhaitées initialement.

CALENDRIER Automne 2016

AOUT

SAM 27 Dep Bruxelles

DIM 28 Arr Tahiti 05:00

LUN 29

MAR 30

MER 31

SEPTEMBRE

JEU 1

VEN 2 Dep Tahiti arr Mooréa

SAM 3

DIM 4

LUN 5

MAR 6

MER 7 Dep Moorea arr Raitea Raiatea puis Tahaa JEU 8

VEN 9

SAM 10

DIM 11

LUN 12 Dep Raitea arr Huahine

MAR 13

MER 14

JEU 15

VEN 16

SAM 17 Dep Huahine arr Bora-bora

DIM 18

LUN 19

MAR 20

MER 21 Dep Bora-bora arr Tikehau

JEU 22

VEN 23

SAM 24

DIM 25 Dep Tikehau arr Rangiroa

LUN 26

MAR 27 Dep Rangiroa arr Fakarava

MER 28

JEU 29

VEN 30 Dep Fakarava arr Tahiti

OCTOBRE

SAM 1

DIM 2

LUN 3

MAR 4

MER 5 Dep tahiti

JEU 6

VEN 7 Arr Bruxelles 16:10

vendredi 26 aout – 13 h

Nous sommes installés dans le Thalys qui roule maintenant depuis 15 mn. Début du voyage pour Tahiti. Nous avons pris les billets d’avion pour Papeete début mars, puis le Pass Air Tahiti pour le circuit dans les îles. Des vols étaient déjà complets pour certaines dates en septembre. Puis recherche des locations qui se sont étalées sur un mois. Quelques surprises ce matin : en parcourant mes mails je constate que la réservation à notre arrivée à Tahiti a été annulée. Réservation qui avait été faite via le site Agoda.com. Je trouve ça franchement limite 2 jours avant notre arrivée là-bas. Agoda propose une autre pension de famille qui paraît moins bien. Conviviale, mais pas de piscine. Je ne donne pas suite et demande le remboursement. Une recherche sur RB&B propose un logement sympa à proximité. Je réserve immédiatement, heureusement c’est disponible. Nous quittons la maison vers 9 h 45 pour rejoindre la gare de Vaires à pied avec nos valises. Sur le trajet, au franchissement d’une bordure de trottoir, le système d’attache des roulettes de ma valise casse et il devient impossible de la faire rouler. Obligé de la tirer alors qu’un bord frotte sur le trottoir. C’est difficile et ça ralentit pas mal l’allure. De plus, la température monte (temps de canicule !). Nous rejoignons ainsi Gare du Nord. Nous nous mettons en quête d’une boutique de bagages. Nous en trouvons une dans une rue perpendiculaire à la Gare. Je rachète une valise de taille équivalente et transfère mes affaires dedans. L’autre est abandonnée sur le trottoir. Il s’agit d’un modèle à quatre roulettes bien fini, mais que je trouve moins pratique à l’usage. Pause boisson/sandwichs dans le hall de la gare en attendant l’affichage du quai de départ (moins de 20 mn avant !). Beaucoup de monde et les contrôles prennent du temps (là, c’est Vigipirate !). De la gare, nous nous rendons à pied à la location. La température (encore plus caniculaire en Belgique) et les rues parfois montantes nous donnent un coup de chaud. Arrivés à l’adresse nous sonnons une fois, puis deux. Pas de réponse. Une habitante rentre chez elle et nous en profitons pour passer dans le couloir. Il fait un peu moins chaud dans le hall. J’appelle Mariano (notre logeur) au portable. Je tombe sur répondeur et laisse un message. Je rappelle 5 mn plus tard et cette fois il décroche, me dit être sur une autre ligne et qu’il va me rappeler. Le temps passe, je rappelle. Il finit par me dire qu’il a eu un malaise dû à la chaleur (28° à Paris - 33° à Bruxelles) et qu’il s’est rendu aux urgences. Il me dit ensuite qu’il va contacter la voisine qui a les clefs. Le temps passe, déjà plus de 20mn écoulées. Il rappelle enfin et me dit qu’on pourra trouver les clefs dans un sac poubelle près de la porte d’entrée. Dernier avatar : l’ascenseur est en panne et nous sommes contraints de monter nos valises au 3ème par un escalier escarpé aux petites marches. Nous trouvons finalement les clefs et sommes bien contents de rentrer et de prendre enfin une douche. Mariano arrive quelques temps plus tard et se confond en excuses. Il n’a vraiment pas l’air bien.

Une fois douchés, comme il est tôt, nous rejoignons le centre de Bruxelles par le bus pour une ballade sur la Grand Place et les rues avoisinantes : une belle galerie couverte avec beaucoup de magasins de chocolats. Une ruelle avec pléthore de restaurants où les serveurs font l’article pour attirer le client. Ça rappelle le Quartier Latin à Paris. Un coup d’oeil sur Tripadvisor nous indique un bon resto proche : « Le Marmiton ». AM a envie de manger des moules. Le service est sympathique et la cuisine est bonne. Les moules sont belles et mon menu avec une carbonade flamande est bon lui aussi. Après le repas, nous repassons par la Grand Place pour aller reprendre le bus. Il fait moins chaud et beaucoup de monde flâne dans les rues. Retour au studio pour la nuit, un peu fatigués après cette journée.

Samedi 27 août – Dimanche 28 août Il est 14 h. Nous sommes dans le 1er avion qui vient de décoller vers Londres (British Airways). La nuit a été assez bonne malgré la chaleur dans le studio, par ailleurs confortable et bien agencé. Retour à pied à la gare et liaison en train jusqu’à l’aéroport facile et rapide. Beaucoup de contrôles au niveau de l’aéroport de Zaventem qui a tristement fait parler de lui au printemps dernier. Beaucoup de monde aussi, c’est la fin des vacances d’été. Toutes les étapes prennent du temps. Peu d’attente par contre avant de prendre l’avion. Nous devrons récupérer les valises à la 2ème escale (Los Angeles) pour les réenregistrer. A bord, c’est l’heure de la collation : des biscuits et une boisson. Rien à envier à Air France. Aéroport de Londres : j’ai essayé de prendre une boisson au distributeur qui fonctionne en Livres sterling. A priori accepte les euros, mais les pièces ne passent pas. La carte bleue n’est pas acceptée. Puis, installés dans le second avion (Air New Zealand), rangée centrale. Le changement à Londres a été assez long. D’abord un bus pour changer de terminal, puis un nouvel enregistrement et pas mal de marche pour rejoindre la porte d’embarquement. Nous voilà partis pour plus de 10 h destination Los Angeles. Los Angeles 21 h 30 heure française. Un peu dormi dans le vol. Le temps est passé vite avec le repas, un film et un peu de sommeil. En salle d’embarquement pour le vol suivant (Air Tahiti). Nombreux contrôles et formalités avant. Le vol est décalé d’une heure. Je vais essayer de dormir dans le prochain avion. Une chance, le vol n’est pas complet, du coup, nous avons pu occuper chacun une rangée de 4 places et dormir. Arrivée à Tahiti au petit matin avec comité d’accueil en musique tahitienne. Nous retirons de la monnaie locale (francs pacifique) au distributeur et prenons un taxi pour nous rendre à l’adresse de la location RB&B. J’ai un doute sur l’adresse et je n’ai pas pensé à prendre le numéro de tel. Du coup, on tourne avec le taxi, nous allons au bon endroit, mais nous le saurons plus tard. On demande à des personnes, mais nous ne trouvons pas. Le taxi nous dépose à l’Hôtel Méridien tout proche. De là, j’aurai du wifi et pourrai me connecter pour récupérer des infos. Je téléphone au propriétaire mais je tombe sur son répondeur… Maintenant certains de l’adresse nous partons à pied avec les valises. Une charmante dame nous voit depuis sa voiture et nous interpelle. Nous lui racontons notre histoire et elle nous emmène dans son véhicule à l’adresse voulue, se renseigne auprès des voisins et nous finissons par rencontrer le propriétaire qui nous accueille. Nous déposons les bagages chez lui, car nous arrivons un peu tôt après le départ de ses précédents hôtes et nous retournons à la plage de l’hôtel méridien. Premier bain en Polynésie avec Mooréa à l’horizon. Vers midi nous remontons pour essayer de trouver une adresse où déjeuner, mais c’est dimanche et tous les restaurants sont fermés. Fort heureusement, un SuperU local nous permet d’acheter des plats tout préparés. Nous retournons à l’Hôtel Méridien jusqu’à 14 h puis nous revenons au gîte pour s’installer et prendre une bonne douche. Après midi calme, quelques courses pour le repas du soir. Chaise longue au bord de la piscine. Nous réservons une voiture pour les jours suivants. Repas avec nos hôtes et coucher tôt.

Lundi 29 août Après une bonne nuit réparatrice, quelques courses pour le petit déjeuner. Je réserve un safari 4x4 au cœur de l’île pour le lendemain, puis attente de la location voiture à 10 h 30. Avec elle, nous avons fait la route de la côte Ouest jusqu’à son extrémité. Arrêt pour la visite des 3 grottes du Jardin d’Eau à Mara’a, puis arrêt dans un jardin botanique présentant diverses variétés de plantes et d’arbres. Nous reprenons la route pour chercher un endroit sympa pour la pause repas. Les quelques rares restaurants sont fermés, nous apprendrons plus tard qu’ici les gens vont plutôt aux « roulottes » le soir qu’au restaurant le midi, aussi il y en a peu. Nous nous arrêtons dans un centre commercial où une échoppe dans la galerie propose un sashimi de thon délicieux. Nous reprenons la route qui offre de belles vues boisées sur l’intérieur de l’île. Au retour, arrêt au Musée Gauguin qui malheureusement est fermé aussi (en travaux). D’ailleurs nous apprendrons également plus tard qu’à Tahiti, « c’est ouvert ou pas » ! C’est selon…

Mardi 30 août Journée consacrée à la rando 4x4 (organiseteur : Ciao Tahiti) au centre du volcan (l’île est un ancien volcan). A l’heure prévue, 8h45, la Land Rover arrive sur le parking du magasin FoodMart où nous avons rendez vous. Nous faisons connaissance avec Sébastien, notre chauffeur guide et un couple déjà présent dans le 4x4. Nous rejoignons ensuite Papeete où nous attend un autre jeune couple, en voyage de noce. Mariés depuisle WE dernier, ils ont pris l’avion le dimanche… La rando commence. La route se transforme rapidement en piste avec de nombreux trous remplis d’eau car il a plu cette nuit. Il pleut d’ailleurs souvent à Tahiti, en attestent les nuages souvent présents sur les hauteurs. L’eau ne manque pas, mais le beau temps revient rapidement après les averses. Les paysages sont éblouissants, la végétation luxuriante et il y a des cascades un peu partout. Notre guide nous arrête à un point baignade bienvenu car il fait déjà très chaud et l’eau paraît fraîche et agréable. Nous reprenons la piste. Des points de vue remarquables s’offrent à nous. Par endroit, la piste devient technique, avec des passages à gué et des rampes à 20%. Pour la pause midi, nous rejoignons le restaurant « La Maroto ». La terrasse offre un point de vue imprenable sur les hauteurs avoisinantes. Plusieurs choix de plats, un prix un peu élevé, mais le cadre est là. Il est d’ailleurs possible de rester la nuit dans les bungalows de l’hôtel pour admirer le lever du soleil le lendemain. Après le déjeuner, nous reprenons la piste qui monte en direction du tunnel de basalte que nous empruntons. Des gouttes d’eau tombent à l’entrée et à l’intérieur du tunnel, version douche. On débouche sur l’autre versant et sur une piste encore plus défoncée qui descend vers un lac d’altitude en contrebas. Nous nous arrêtons sur une plateforme pour contempler la vue et où nous pouvons faire demi-tour. Nous ne pouvons pas rejoindre la vallée car la route est bloquée depuis quelques années par un propriétaire grincheux (en procès avec les autorités pour le rétablissement de la route). Notre chauffeur nous tresse des couronnes de fougères. Ça va très bien sur la tête de la jeune mariée, un peu moins sur la nôtre. Environ 2 heures pour refaire la piste en sens inverse et revenir à notre point de départ. Une belle journée bien remplie avec une météo idéale, ciel peu nuageux sur des sommets qui restent bien visibles, ce qui n’est pas le cas tous les jours. Le soir, nous sortons pour commander un plat à emporter. Nous nous rendons aux roulottes, véritable institution tahitienne, où les portions sont généralement très copieuses.

mercredi 31 août Après le petit déjeuner et une discussion plaisante avec notre hôte, nous partons vers Papeete pour visiter le marché. On y trouve toute l’étendue des produits polynésiens, mono’i, fleurs, légumes, fruits, poissons, vêtements fleuris. Un balcon à l’étage permet d’apprécier la diversité des stands ainsi que les couleurs locales. Les prix restent toutefois un peu élevés sur ce marché assez touristique. Puis visite du Musée de la Perle (en fait également une boutique Robert Wan) où sont présentées l’histoire et la culture des perles. Une autre partie est consacrée aux costumes et armements de certains dirigeants, bien sûr ornés de perles. Au niveau de l’entrée, l’espace vente propose une grande variété de colliers, pendentifs, boucles d’oreilles à des prix très variés et pouvant s’élever jusqu’à 100.000 euros. Retour au gîte pour le repas. Je ne résiste pas à la pause piscine avant. Nous repartons ensuite direction Papeete. Arrêt à la Pointe Vénus qui offre une belle vue sur Moorea dans la brume. En faisant le tour de la Poine, nous tombons sur un artisan marquisien qui sculpte des objets en bois de rose : raies manta et autres sujets. En repartant, nous nous arrêtons devant une église rose bonbon fluo. Puis nous prenons la route de l’Est jusqu’aux trois cascades. La première est facilement accessible jusqu’au pied de la vasque. Le chemin qui conduit aux 2 et 3 est plus sportif, dans la pierraille et les blocs rocheux. Il est plus simple de passer dans le lit de la rivière. Bref arrêt car des nuées de moustiques attaquent. Nous retournons au gîte pour prendre une bonne douche car ce soir nous retrouvons Martine chez elle pour aller dîner. Nous la trouvons en compagnie de sa fille et de l’ami de celle-ci. Nous discutons un moment avant de nous rendre aux roulottes à la marina. Ici aussi les parts sont hyper copieuses, une seule assiette pour deux nous suffira.

Jeudi 1er septembre Réveillé tôt avec le jour qui se lève ici vers 5 h. Nous nous préparons et partons direction Papeete pour prendre la route de l’Est. Premier arrêt au trou du souffleur où un lavatube dans lequel s’engouffrent les vagues produit un souffle puissant (qui peut renverser une personne d’après le panneau). Au niveau de l’eau cela génère une pression et un souffle d’eau spectaculaire à intervalle régulier. Une petite plage de sable noir volcanique donne une impression de côte vierge. La route qui longe la côte Est est beaucoup plus sauvage et vierge que la côte Ouest. Elle est également plus ventée et l’océan y est plus houleux. Nous arrivons sur l’étroite bande de terre entre les deux parties de l’île (Tahiti Nui, le grand Tahiti et Tahiti Iti le petit Tahiti). De là, une route grimpe sur le plateau. Montée assez pentue et décor qui change complètement et se met à ressembler à la Normandie avec des vaches et des prairies. Le lagon à l’horizon donne un côté étrange. Au sommet du plateau de Taravao un belvédère permet d’admirer une vue magnifique sur les deux côtés de l’île principale entourée du lagon et de l’étroite bande de terre qui sépare la presqu’île. Nous redescendons et depuis la presqu’île nous roulons jusqu’au restaurant « Escale de France » en bordure du lagon. A cet endroit, une passe permettrait au paquebot «France » de rentrer dans le lagon et d’approcher la côte. Retour par la route Ouest. Ce soir, nous dînons avec Martine. Repas préparé par sa fille Géraldine et son copain. Une amie de Géraldine originaire des Marquises, étudiante à Papeete, est également là.

Vendredi 2 septembre Après le petit déjeuner avec Mederick, notre hôte, et échange d’adresses mail, nous quittons cet agréable gîte direction l’aéroport. Nous rendons la voiture au loueur qui nous dépose au terminal. Nous embarquons à l’heure prévue dans un ATR72 direction Moorea. Le vol n’est pas complet ce qui nous permet d’occuper chacun un hublot. Vol rapide : 10 mn, et altitude peu élevée. Arrivé superbe sur Moorea : on découvre toute l’île entourée des dégradés de bleus du lagon. Je contacte Lionel, notre nouvel hébergeur qui vient rapidement nous chercher à l’aéroport. Nous contournons l’île par l’Ouest, car le bungalow est plein Sud. Le bungalow est simple avec un intérieur tout en bois fort sympathique. Nous louons un scooter pour la durée de notre séjour. Il doit être livré vers 18 h. Ici, une seule route fait le tour de l’île, qui est assez grande, et un véhicule s’avère indispensable. Le scooter est livré en temps requis. Le temps de signer les papiers et il est déjà 19 h. Trop tard pour aller faire des courses. Nous nous rendons à pied à la pension la plus proche pour dîner mais tout à l’air fermé. Nous rentrons pour prendre le scooter et aller vers les commerces. A un certain moment, nous apercevons des tables de bois devant une habitation. En s’approchant, nous voyons qu’il s’agit d’une sorte de cantine familiale très couleur locale où il est possible de manger un steack frites (une institution ici, avec beurre-sauce). Les propriétaires nous accueillent gentiment et nous sommes contents de trouver cet endroit. Nous mangeons de bon appétit et retour au bungalow pour la nuit.

Jeudi 3 septembre Réveil vers 6 h et petit déjeuner avec notre hôte qui communique volontiers. Nous prenons ensuite la route vers le côté opposé de l’île. La route, en très bon état, laisse découvrir de très beaux paysages sur l’océan, le lagon et l’intérieur de l’île, montagneuse et verdoyante. Nous arrivons d’abord à la bais d’Opunohu. De là, une route plus étroite monte au Belvédère. A cet endroit, un point de vue magnifique s’offre sur les 2 baies : Opunohu et Cook, avec au centre l’éperon rocheux du mont Rotui. Redescente jusqu’au Lycée Agricole où nous en profitons pour boire un délicieux jus de fruits avant de se balader dans les plantations d’ananas, papayes, avocats et autres. Nous avons du sentier une très belle vue sur les massifs découpés qui nous entourent. La terre rouge contraste avec les différentes nuances de vert de la végétation. Nous redescendons ensuite en direction de la baie de Cook pour la contourner complètement. Arrêt shopping dans des boutiques de paréos et nous nous arrêtons pour la pause repas dans une pension au bord du lagon. Toutefois, il est passé 14 h et ce n’est plus possible. Nous revenons alors sur nos pas et nous arrêtons à une échoppe qui vend des sandwichs. Nous testons le sandwich au chao men, soit viande et nouilles. Pas terrible. Plus tard, nous reprenons la route et faisons arrêt sur une belle plage de sable blanc, la plage publique de Moorea où des arbres font office de parasol naturel en bordure du lagon. Il y a beaucoup de vent et nous n’y resterons pas très longtemps. Le vent souffle fort également sur la route de retour au bungalow. Nous ressortons le soir pour le repas et nous arrêtons à une roulotte où nous commandons le traditionnel plat de poisson cru au lait de coco. Nous ne prenons qu’une part mais ici la quantité est un peu juste pour deux, ce qui fait que nous nous arrêtons sur le retour dans une autre roulotte pour commander deux crêpes dessert. Puis route de retour avec toujours pas mal de vent.

Dimanche 4 septembre Après un petit déjeuner pris dehors au soleil, un peu aveuglant une fois qu’il a franchi les sommets en face du faré, nous prenons la route de l’Ouest qui monte en direction de l’aéroport. Petit arrêt au guichet du Lagoonarium pour prendre des renseignements pour la journée du lendemain. Nous continuons ensuite la route jusqu’au point où hier nous avons fait demi-tour après la baie de Cook et nous nous arrêtons à la grande plage de Temae, sable blanc et cocotiers en bord de plage. L’eau est très bonne à cette heure ci, on y rentre directement. Il y a dans l’eau un important courant et il faut faire attention à ne pas trop dériver. Quelques rochers accueillent des poissons variés et peu farouches. Après cette journée plage, nous retournons au bungalow en fin d’après midi, puis nous repartons pour le repas du soir pour tester la seconde roulotte, celle où nous avions pris les crêpes la veille. Une belle journée détente avec un ciel bien dégagé.

Lundi 5 septembre

Réveillés vers 6 h après une bonne nuit de sommeil qui va nous permettre de partir tôt pour le Lagoonarium et ainsi arriver dans les premiers et disposer d’un faré individuel selon les conseils que l’on nous a donné hier. Depuis la côte, on aperçoit le motu. Trajet en pirogue pour le rejoindre, accompagnés par un piroguier polynésien très sympa (comme pas mal de monde ici), qui prend plaisir à nous parler de son pays. Arrivée sur un motu arrangé façon Robinson Crusoe, très joliment fait. Il y a 7 farés à partager, ce qui donne de la place pour 14 couples. Nous nous mettons rapidement à l’eau. Pour que la découverte soit facilement accessible à tous, différents parcours de cordes sont tendus qui permettent de se déplacer en sécurité car le courant est très fort dans le lagon. Une fois dans l’eau avec les masques et tuba, c’est un festival : de nombreux poissons de toutes tailles et de toutes couleurs, des raies pastenague, et plus loin de petits requins pointe noire. Les fonds et les coraux méritent largement le coup d’œil. Puis vient l’heure du nourrissage. Les poissons se regroupent d’eux même à cet endroit juste avant l’heure. Un régal pour les yeux : nous sommes littéralement entourés de toutes sortes de poissons multicolores, les raies nous frôlent. On peut même les caresser : contact doux et un peu gluant. Il y a possibilité de manger sur place, mais il est conseillé de réserver avant. Repas sympathique accompagné d’eau de noix de coco fraîchement ouverte. Ensuite, après-midi tranquille à l’ombre du faré, position chaise longue. Avant de repartir, j’emprunte un kayak de mer pour m’approcher de la barrière de corail. Retour ensuite sur la côte par la même pirogue. Le jour tombe sur les hauteurs de l’île avec des rayons dorés. Puis retour au bungalow. Fin d’une excellente journée.

Mardi 6 septembre

Réveil plus tardif. Nous partons vers 10 h par la route Ouest. Le ciel est plus incertain qu’hier : peu ou pas de soleil. Le ciel est gris. Une fois passée la baie de Cook, nous nous arrêtons à l’usine de jus de fruits « Rotui » pour découvrir leurs produits dans la boutique et déguster. Prochaine visite de l’usine à 14 h mais comme ce n’est pas la saison des fruits une partie de la production ne tourne pas. Seuls les jus à base de concentré sont embouteillés. Nous reprenons alors la route vers la baie d’Opunohu. A la sortie de celle-ci un chemin monte à « Magic Mountain ». Le chemin est une propriété privée et il nous faut nous acquitter d’un droit d’entrée de 200 XFP. Une longue piste cimentée fini en virage. Nous laissons là la moto pour faire le reste de la montée à pied. Nous montons doucement car il fait très chaud et aussi parce que nous croisons des quads dans les deux sens. La piste est ombragée, ce qui doit être agréable quand le soleil tape. Au bout d’environ 30 mn, nous arrivons sur une plateforme et c’est la récompense : une vue à 360° permet de découvrir la baie d’Opunohu, la passe dans le lagon, toute la côte vers l’Est et l’intérieur de l’île montagneuse et verdoyante. C’est magnifique. Venant du large, nous distinguons des nuages gris et pluvieux qui se rapprochent. Nous redescendons rapidement et une légère pluie se met à tomber. Sur la route du retour, nous nous arrêterons plusieurs fois pour nous abriter. Nous arrivons à l’usine Rotui ¼ d’heure avant la visite. Du coup, celle-ci se fait uniquement sur la passerelle qui surplombe les installations de l’usine. Nous ne voyons que les machines à l’arrêt d’un côté et de l’autre le remplissage des boîtes cartonnées, seule partie qui fonctionne. Un agréable parfum de mangue flotte dans l’air. Des panneaux sur la fabrication des jus et sur l’historique de l’usine sont également intéressants à consulter. Nous repassons par la boutique et goûtons le rhum agricole, excellent. J’en achète une bouteille plus un apéritif local à base de jus alcoolisé, excellent également. Toutefois, les prix de la boutique d’usine se révèlent un peu excessifs. Le retour sera une alternance de pluie et de zones plus sèches. Nous convions notre hôte pour un apéro. Echange plaisant. Je découvre ensuite en relisant mes mails que nous changeons d’île demain et non pas après demain. Pour un peu nous rations l’avion. Nous partons pour Raiatea.

Mercredi 7 septembre Très bonne nuit et réveil vers 6 h. Après le petit déj, une légère averse et des nuages gris se dissipent pour laisser place au soleil et au ciel bleu.

Un petit trajet en scooter pour aller chercher le repas de midi aux magasins proches. Ce matin, on refait les valises pour le départ sur Raiatea à 16 h.

Vol à l’heure. Avant de se poser, l’avion longe la côte de Raiatea et après un virage on découvre l’île de Tahaa sur la droite (Raiatea sont quasi jumelles et partagent le même lagon). A l’aéroport, notre hébergeuse nous attend. Quelques courses pour le soir et le petit déjeuner et direction le gîte. Une allée sur le côté de la route nous y conduit, elle finit en piste. Nous arrivons sur un emplacement superbe d’où l’on découvre la côte, le lagon et huahine à l’horizon. Une belle piscine en surplomb nous attend, avec vue sur Tahaa. La vue est vraiment magnifique. Nous sommes orientés plein Est-ce qui permettra de voir le lever du soleil demain matin. Titaua s’occupe de nous réserver une voiture pour demain. J’irai la chercher avec elle quand elle conduira ses enfants à l’école.

Le gîte est très sympa, bien équipé et décoré avec goût. Un endroit très plaisant.

Jeudi 8 septembre

Je pars à 7 h ce matin avec Titaua et ses enfants. Elle me dépose chez le loueur de voitures. Passer par elle m’offre 50 % de réduction à « Raiatea location ». Sur le chemin de retour j’ai un peu de mal à trouver la voie qui monte au faré et je dois faire demi-tour plusieurs fois. Nous partons ensuite faire le tour de l’île. Très peu de monde sur les routes. Arrêt au Marae de Taputaputea : un lieu important et chargé d’histoire pour la culture polynésienne. Nous continuons par la côte Sud et Ouest avec des arrêts aux points de vue les plus intéressants. Nous cherchons ensuite une ferme perlière qui s’avèrera fermée. Arrêt pour le déjeuner au Raiatea Lodge, un hôtel qui fait également restaurant. Un bâtiment en retrait de la route, situé au bout d’une belle surface gazonnée, avec une piscine et un hall ouvert aménagé en terrasse de restaurant. Joli cadre et cuisine raffinée.

Après le déjeuner, nous nous mettons en recherche de deux autres fermes perlières sur la Côte Est. La première est fermée. La suivante est une construction sur pilotis au dessus du lagon. A l’intérieur, un beau choix de perles nues, en collier, en bracelets, etc… Nous achetons ici la commande de Patricia : 2 perles vertes à monter en boucles d’oreilles, ainsi que plusieurs cadeaux.

Puis, quelques courses pour le repas du soir sur le chemin du retour et direction le Faré Nyimanu, notre gîte.

Vendredi 9 septembre

Après une bonne nuit nous rejoignons la marina pour retrouver le guide avec lequel nous allons faire la ballade en kayak en remontant la rivière Apoamau. Dans le van il y a 2 jeunes gars originaires du Poitou et 3 américains. Nous rejoignons la Baie Faaroa où nous mettons les kayaks à l’eau, puis nous traversons la baie. Le vent souffle fort et m’arrache ma casquette qui restera dans le lagon de Raiatea. Pas moyen de la rattraper. Nous remontons la rivière. Vivien, notre guide, est incollable sur les plantes, les arbres et les coutumes locales. Plusieurs cocotiers surplombent la rivière et il prend bien garde à ce que l’on passe à l’écart pour éviter de se prendre une noix sur la tête. Chaque année, elles provoquent des accidents, mortels ou pas. L’eau limpide laisse entrevoir des anguilles. Le décor est joli avec la végétation luxuriante et la vue sur les sommets alentour. Nous remontons la rivière jusqu’à ce que de hauts fonds pierreux nous empêchent de progresser plus avant. Redescente ensuite du cours d’eau dans l’autre sens, jusqu’à la baie. Nous faisons face à un vent assez fort qui ralentit la progression. Traversée de la baie technique en raison de celui-ci. Ballade très sympathique et fort intéressante avec notre guide.

Retour à la marina et petit tour en ville au marché. Nous remontons ensuite au gîte pour le repas.

Après-midi shopping à Uturoa, achat de quelques cadeaux. Je me rachète une casquette locale. Tahiti et ses îles remplacera Odel Sri Lanka. 3500 XPF tout de même, un peu cher, mais indispensable.

Ensuite, nous rejoignons la route traversière qui part de la baie de Fa’aroa et rejoint la Côte Sud. Sur la route, quelques beaux points de vue sur la montagne. Retour au gîte par la même route en fin d’après-midi.

Samedi 10 septembre

Le réveil sonne à 5 h 45, car il faut rendre la voiture à 7 h 15 pour aller ensuite prendre le bateau pour Tahaa. Notre hôte vient nous dire au revoir et nous offre des colliers de coquillages pour notre départ. Puis nous nous rendons à l’embarcadère. Peu après 8 h, le bateau, un catamaran rapide, part pour Tahaa. L’arrivée le long des côtes de l’île est superbe lorsque nous arrivons à Fa’aha. Je demande au capitaine comment procéder pour avoir un véhicule et il appelle le loueur et me laisse son numéro. Une voiture de la pension vient nous chercher et nous emmène. Nous sommes conduits au bungalow. Celui-ci est situé en hauteur et fort sympathique. Redescendus à la pension, Léo et sa femme nous sautent dessus pour nous proposer une sortie sur un motu dès aujourd’hui. Nous leur signalons ne pas être intéressés car nous souhaitons nous rendre à la vallée de la vanille. Notre véhicule arrive et le loueur nous embarque pour signer le contrat. Bruno est un gars sympa et direct qui nous parle de la France et des problèmes actuels. En repartant de chez lui nous nous arrêtons à la vallée de la vanille. Visite commentée intéressante où l’on circule dans la plantation. Des produits à la boutique sous diverses formes : vanille en gousses, en poudre, en pâte, en extrait, ainsi que de l’huile de tamanu. Nous repartons et prenons une grosse averse. Nous nous rendons à Haamene où Bruno nous avait conseillé un snack sympa. Malheureusement, il est fermé ainsi que le restau tout proche également. Nous finirons par acheter une salade composée à la superette et retournerons la manger au bungalow. Une nouvelle averse tombe. Heureusement que nous ne sommes pas partis sur le motu. Après le repas, nous traversons l’île pour aller sur la Côte Ouest voir une ferme perlière également indiquée par Bruno. Pas de chance, elle est fermée, mais une charmante dame nous invite à y revenir demain matin. Nous redescendons sur la Côte Sud vers une autre ferme également indiquée par Bruno. A l’arrivée, une charmante jeune fille avec une pointe d’accent hollandais nous explique la culture des huitres perlières et les différentes qualités de perles, en illustrant ses propos en nous montrant de perles brutes sorties de casiers stockés au coffre. La boutique présente également des bijoux avec des perles montées. Ici c’est très haut de gamme et par conséquent, très cher.

Nous repartons sur la Côte Ouest et nous arrêtons chez un producteur de vanille et de rhum agricole « PariPari ». Un homme charmant, ancien bordelais installé ici, nous présente ses techniques de culture et de préparation des produits. Ses techniques sont différentes de celles de la vallée de la vanille et semblent plus abouties. Le rhum qu’il produit : 40°, 50° et 55°, dont le dernier très parfumé avec beaucoup d’arômes. Nous lui en achetons une bouteille.

Retour au bungalow et repas du soir à la pension. Un plat de poisson sauce vanille, très bon, ainsi que 3 boules de glace en dessert.

La famille du patron est réunie autour d’une table et fête visiblement son anniversaire. Le fils vient également nous proposer des sorties pour demain, c’est une habitude de la pension !

Dimanche 11 septembre

Nous avons eu chaud cette nuit. Ici, pas de vent comme à Raiatea. La température s’en ressent. Ce matin, nous retournons à la ferme perlière de la Côte Ouest qui était fermée hier. La propriétaire nous accueille chaleureusement et nous explique la technique de production des perles. Nous lui demandons ensuite comment nous pouvons nous rendre au Jardin de Corail. Elle passe un coup de fil et nous indique qu’un bateau va venir nous chercher au village voisin. Ici, il suffit de demander aux autochtones pour régler un problème.

Nous nous y rendons et le bateau arrive : une petite barque avec un charmant polynésien qui nous fait monter sur son embarcation. Environ une dizaine de minutes de trajet et nous accostons sur un motu à l’entrée du Jardin de Corail. Un premier bain avec masque et tuba dans une belle eau limpide. Des poissons partout. Ensuite, le repas nous est servi à l’ombre des arbres. Un grand plat de poisson cru mariné et du poulet avec des pommes de terre + un gâteau au dessert fait avec une farine de type arbre à pain.

Après le repas, nous faisons un petit tour en kayak marin puis je retourne à l’eau. Je remonte à pied au début du Jardin de Corail. Le courant me fait dériver sur toute la longueur du jardin. Les hauteurs d’eau varient peu et il y a toujours autant de poissons.

Vers 16 h nous réembarquons pour le retour en compagnie de la femme du piroguier, qui part faire des courses sur Tahaa. Puis retour au bungalow.

Lundi 12 septembre

Il a encore fait très chaud cette nuit. Je suis allé faire le plein de la voiture très tôt. Puis, petit déjeuner et reconduite de la voiture à la pension Le Passage. Bruno m’a ramené à l’Hibiscus.

Ensuite, nous passons la matinée dans l’espace bar/restaurant donnant sur la baie.

14h45. Nous sommes installés au bar de l’aéroport. Le transit s’est parfaitement déroulé. Nous avons quitté la pension avec un nouveau collier de coquillages. On nous a ramené en voiture jusqu’à l’embarcadère de Haamene. Ensuite, bateau rapide jusqu’au quai de Uturoa à Raiatea, puis taxi jusqu’à l’aéroport : 1000 XPF pour deux avec les bagages.

Nous patientons au bar de l’aéroport en attendant l’enregistrement des bagages. Une grosse averse se met subitement à tomber. La quantité d’eau est impressionnante. Les gouttières de l’aéroport se convertissent en cascades. Le soleil revient ensuite et notre vol est à l’heure. Juste 10 mn de vol pour rejoindre Huahine. Notre hôte, Smith, nous attend à l’arrivée. Excellent accueil. Il nous dépose en premier lieu au SuperU pour que nous puissions faire quelques courses avant la fermeture et part chercher sa femme, Jocelyne, qui est à son cours de Tamouré. Nous faisons sa connaissance en sortant du magasin. Elle est canadienne et anglophone.

Arrivés à la location, nous en faisons le tour avec les propriétaires. Un endroit très spacieux, bien équipé et bien aménagé. Nous ressortons pour le repas au restaurant Yacht Club qui propose un excellent choix de poissons dans un décor chaleureux.

Mardi 13 septembre

Levés à l’heure habituelle vers 6h30 et petit déj. dehors sur la terrasse devant la végétation. Notre hôte s’occupe d’aller nous réserver une voiture et va nous faire bénéficier d’un tarif intéressant. Nous partons à pied vers le centre de Huahine, environ 10mn à pied. Quelques commerces et une atmosphère très paisible.

Nous récupérons la voiture et partons vers le Nord de l’île où nous longeons le grand lac en bord de route. Arrêt à la rivière des anguilles sacrées aux yeux bleus. Ici, on ne les mange pas, elles sont sacrées. Un groupe accompagné d’un Tour Operator descend dans le lit de la rivière. Nous nous joignons à eux. Un guide nourrit les anguilles et elles viennent jusqu’à nos pieds. Des bêtes d’une taille impressionnante. On peut même les toucher.

Retour par la même route et arrêt aux pièges à poissons. Retour au gîte pour le repas après avoir acheté quelques produits locaux.

En début d’après-midi, nous prenons la route vers le Sud pour aller visiter le Jardin Botanique. Pas de chance, il est fermé. En repartant, nous franchissons le pont de Maroe qui relie les deux parties de l’île. Très beau point de vue de chaque côté. Ensuite, nous faisons le tour de Huahine Iti et nous arrêtons à un commerce où l’on trouve des pareos faits sur place avec des motifs inspirés des tatouages.

Le tour de Huahine Iti (la petite partie) offre de très jolis points de vue et la route borde le lagon sur certaines parties.

Retour au gîte avec d’aller avec Smith, notre hôte, au Yacht Club pour l’Happy Hour. La terrasse face à l’Ouest donne sur l’eau et offre une vue magnifique sur le coucher de soleil. Notre cocktail tahitien, le Matai, n’est pas mal non plus.

Mercredi 14 septembre

Ce matin, nous partons faire une randonnée sur l’unique sentier balisé de l’île. Le chemin démarre devant le bâtiment qui raconte l’histoire des marae. Le sentier grimpe agréablement à l’ombre des arbres. Nous surveillons toutefois le passage sous les cocotiers, on ne s’attarde pas dessous. La fin du chemin aboutit sur un marae « Le Mata’ire’a Rahi ». Quelques trouées dans la végétation laissent entrevoir la côte. Retour par le même chemin.

Nous reprenons la voiture et passons devant Faae et ses anguilles sacrées pour monter au belvédère. La route, pentue à 15 % laisse apparaître un sommet aux parois verticales. Une très belle vue sur la Côte Est et sur les motus s’offre à nous.

Demi tour et au retour arrêt à la ferme perlière accessible en pirogue. Cette ferme ci est installée au milieu de l’eau. De très belles perles et bijoux ici aussi.

Au retour, nous pensions prendre notre repas à la pension « chez Guinette », mais c’est fermé le mercredi. Nous retournons donc au Yacht Club. Je prends une papillotte de mahi mahi à la vanille, excellent ! Anne Marie prend du mahi mahi grillé, très bon également.

Nous repartons vers 5 h 30 quand la chaleur devient un peu moins forte et nous dirigeons vers la plage de l’ancien Sofitel. Une très belle plage, sans barrière de corail, donc des vagues assez fortes balaient le rivage. Nous sommes les seuls sur cette plage.

Fin de journée et traditionnel Happy Hour au Yacht Club pour admirer le coucher de soleil qui ce soir est absolument magnifique car il n’y a pas de nuages. Nous admirons le disque solaire qui vient toucher la surface de l’océan avant de disparaître.

Jeudi 15 septembre

Nous sommes réveillés par une forte pluie cette nuit et par des rafales de vent. Pourtant, le matin, tout est déjà sec. Nous retournons au jardin botanique pour essayer d’y entrer malgré tout si personne ne surveille car le site est fermé.

Une fois sur place, nous constatons que malheureusement une voiture est garée à l’intérieur et un polynésien (le gardien ?) nous informe que c’est fermé et qu’il n’est pas possible d’entrer. Nous continuons alors notre route jusqu’à la pointe de l’île et prenons le sentier qui borde la côte. Nous passons devant une petite plage sauvage et ombragée qui donne envie d’y revenir. Le sentier dessert des habitations. Nous faisons demi tour avant la fin. Puis, quelques courses avant de rentrer au gîte pour le repas.

Nous retournons passer l’après midi sur cette plage. Nous y sommes également tout seuls. L’eau est bonne, on y rentre directement. Dans l’eau, des petits poissons rayés noir et blanc dans les coraux violets. Ici, l’eau est un peu plus trouble mais le paysage est originel.

Fin d’après-midi : retour au gîte et traditionnel Happy Hour. Nous testons chaque jour un nouveau cocktail tahitien.

Vendredi 16 septembre

Assez mal dormi cette nuit. C’est la pleine lune, il y a peut être un lien. Réveillé avec la pluie ce matin et un ciel très nuageux, mais comme souvent, une heure après le soleil revient.

Visite du Musée Archéologique sur le site du Marae de Maeva. Un témoignage intéressant de la culture maori. Des pirogues, des armes, et de très belles peintures à la terre sur tapa (tissu fait à partir de l’écorce des arbres).

En sortant, la pluie recommence à tomber légèrement et nous empêche de flâner sur le site.

Arrêt dans le centre de Fare. C’est jour de marché ce matin et il y a de nombreux vendeurs de fruits et de légumes locaux. Anne-Marie cherche un pain local, le « pain coco » que nous ne trouvons nulle part.

L’après-midi, nous retournons à la plage de la veille. Fin d’après-midi avec l’happy hour habituel en compagnie de nos hôtes et un autre jeune couple. Ambiance musicale le vendredi. C’est très sympathique.

Samedi 17 septembre

La nuit a été meilleure que la veille. Une fois la toilette faite, je prends un des vélos de la location pour aller chercher le pain. Le vélo a vécu et je ne ferai pas une longue distance avec… Pas de frein, il faut freiner en rétro-pédalant… une habitude à prendre. Ici, pas mal de vélos sont comme ça.

Changement d’île ce jour en direction de Bora Bora en fin d’après-midi.

Restitution de la voiture pour 9 h 30. En fin de matinée, petite ballade en passant devant le Yacht Club jusqu’à une belle plage toute proche à l’eau limpide. On se dit qu’on pourrait y revenir avant le départ, mais après le repas une bonne averse tombe et le temps reste incertain.

A 16 h, Smith nous emmène et nous montre son autre location en bord de plage où loge un jeune couple rencontré hier pendant l’Happy Hour. Ils partent également pour Bora Bora.

L’avion décolle à l’heure prévue et le vol passe à proximité du lagon de Raiatea et Tahaa, offrant une vue magnifique, ainsi qu’à l’arrivée sur Bora Bora. Une fois descendus de l’avion, le bateau nous emmène. L’aéroport se trouvant sur un atoll autour de l’île. La traversée du lagon de Bora ajoute au dépaysement.

Cécile, notre hôte, nous attend à l’arrivée et nous emmène au studio que nous avons réservé en faisant un crochet pour quelques courses pour demain le petit déj.

Le studio est spacieux, mais équipé de façon sommaire pour le coin cuisine et pour la salle de bain. L’environnement n’est pas formidable non plus et la terrasse est commune avec la pizzeria d’à côté (nous y mangerons le soir). Le gérant est sympa et l’on discute avec lui. Il nous rapportera la bouteille d’eau que nous avons oubliée. L’environnement est bruyant avec les clients, les chiens et la circulation (le studio se trouve en bord de route). Heureusement, il y a la clim, bien que bruyante elle aussi. Ça ne vaut pas Huahine…

Dimanche 18 septembre

Quelques courses au petit commerce situé à 50 m environ, car nous sommes dimanche et le dimanche les restaus sont fermés. Nous avons même acheté une boîte de cassoulet !

Ensuite, ballade à pied jusqu’à la pointe Matira et passant par l’hôtel Maitai où Cécile nous a parlé de kayaks de mer.

Nous nous renseignons également sur les tarifs de location de scooter et de vélos.

La plage publique de Matira est très belle et il n’y a personne à cette heure car une petite averse vient de tomber.

Au retour, en nous arrêtant dans un autre petit commerce, nous trouvons enfin le fameux pain coco. Une fois revenus au bungalow une nouvelle averse tombe. Le temps s’éclaircit l’après midi et la pluie s’arrête. Nous en profitons pour retourner à la plage à côté de l’hôtel intercontinental. Le ciel est voilé et il ne fait pas trop chaud sur la plage, mais l’eau est bonne et la plage descend en pente douce. Nous profiterons du coucher de soleil à cet endroit. Toutefois, des nuages bas sur l’horizon cachent le soleil dans les dernières minutes.

Lundi 19 septembre

Journée excursion sur le lagon avec Lagoon Service. Un petit coup de stress au départ, nous avons eu peur d’être oubliés sur le ponton, mais grâce au coup de fil d’un piroguier d’une autre organisation tout s’arrange. Le bateau de Lagoon Service vient nous chercher et tout de suite une bonne ambiance s’installe dans la pirogue. Le piroguier chante en s’accompagnant d’un yukulélé. Trois arrêts masque et tuba : le premier avec environ 1,60 m d’eau nous permet de voir des raies pastenague, des requins pointe noire et des rémoras.

Le second avec3 à 5 m de profondeur d’eau au dessus du corail regorge de poissons tropicaux. 3ème arrêt après avoir emprunté la passe et après la barrière de corail avec 8 à 15m d’eau. Beaucoup de requins pointe noire et de requins citron, beaucoup plus gros, qui restent au fond de l’eau. Le fond est tapissé de corail et la limpidité de l’eau laisse voir tous les détails sans problème. Ici, le piroguier va nourrir les requins, impressionnant !

Puis arrêt repas sur un motu très bien aménagé et ombragé. Plusieurs plats en libre service nous sont offerts sur une assiette tressée en feuille de cocotier.

Après le repas, nos accompagnateurs nous montrent comment tresser les palmes et comment décortiquer, ouvrir et gratter les noix de coco.

Tout le monde rembarque à bord des pirogues et nous continuons la ballade retour en redéposant les passagers sur leurs divers hôtels.

Une excellente journée à tout point de vue. Super météo et super ambiance. La peau a été un peu rougie par le soleil.

Le soir repas à la roulotte Matira.

Mardi 20 septembre

Ce matin, nous louons des vélos pour faire le tour de Bora Bora. Nous suivons les conseils et faisons la route dans le sens anti horaire. La route longe la côte et laisse apercevoir de jolis points de vue. Sur la route, une seule côte importante et au sommet de celle-ci une très belle vue de part et d’autre sur les deux baies de l’île. Une dame nous aperçoit et nous porte à lire des légendes sur l’île. Comme elle a l’air d’en vivre un peu, nous lui laissons 200XPF pour la peine.

Nous nous arrêtons sur la côte Ouest dans une fabrique artisanale de paréos. De très jolis motifs et là nous voyons la façon de les fabriquer. L’endroit est connu des tour operator visiblement. On continue la route jusqu’à la ville principale où un arrêt repas sera le bienvenu sur une petit place bordée de belles bijouteries proposant des perles. Au fond, un petit café « l’Aloes Café »propose une carte variée et intéressante avec des tables en terrasse, à l’ombre.

Ensuite, nous visitons les abords à pied. Les bijouteries proposent de très belles choses mais les prix sont élevés, nous sommes à Bora Bora.

Nous continuons ensuite la route pour arriver dans le prolongement de la plage de Matira qui présente une anse avec un beau sable blanc et des couleurs de lagon magnifiques. Cela mérite un arrêt. Quelques minutes de route ensuite avant de rejoindre le studio où une bonne douche sera appréciée après ce parcours.

Mercredi 21 septembre

Il est 10 h 15. Nous sommes à la terrasse de l’aéroport face à Bora Bora et son lagon. Les couleurs sont magnifiques à cette heure. Tout s’est bien enchaîné. Cécile est arrivée au studio un peu avant 9 h pour nous emmener à la navette. Une dizaine de minutes d’attente avant son départ. Le trajet en mer jusqu’à l’aéroport est vraiment joli. Le dépaysement est là.

Une fois à l’aéroport et l’enregistrement terminé il reste moins d’une heure d’attente avant le vol qui fera escale à Rangiroa. Pour l’instant, on profite de la vue.

Un vol d’une heure pour rejoindre Rangiroa. Puis on survole d’atoll de Tikehau et une partie de Rangiroa avant de se poser. La vue est superbe et permet de se rendre compte de la taille imposante de ces anneaux de corail. Redécollage 15 mn avant de se poser à Tikahau.

A l’arrivée, Jean-Louis, le gérant de notre pension, nous attend et nous remet deux colliers de fleurs qui embaument. C’est la première fois que nous avons droit à des colliers de tiaré.

Il nous conduit à la pension qui se trouve tout au bout de cette partie d’atoll. La pension, sympathique, est située en bord de lagon et possède sa plage.

Nous empruntons les vélos en libre service pour aller chercher deux repas au snack : 2 hamburgers frites… mais il est tard, presque 15 h. Le reste de l’après midi, nous le passons à la plage près de la pension. Baignade avec masque et tuba. On voit de requins pointe noire en bord de plage, plus une raie.

Soleil couchant orienté Ouest. Puis repas à la pension à 19 h. Sont également ici un jeune couple italien et une française, Sabine. Le couple part demain.

Jeudi 22 septembre

Température cette nuit assez chaude. Petit déjeuner tous ensemble. Le jeune couple italien parle l’anglais mais peu le français.

Ensuite, ballade en vélo jusqu’au petit bureau de poste et au commerce local. Difficile de se perdre ici, une seule route droite centrale va de l’aéroport au village et c’est tout. Un petit arrêt à la boutique pour prendre de l’eau, qui s’évapore vite ici.

Retour plage et masque et palmes jusqu’au petit motu tout proche. J’en fais le tour à pied. Dessus, de la végétation et un cocotier, puis les traces d’une habitation détruite par un cyclone quelques années auparavant.

A midi, Jean-Louis nous sert les restes qui n’ont pas été mangés la veille au soir. Début d’après-midi très chaud et lecture derrière la pension, à l’ombre d’arbustes. Retour à la plage en fin d’après-midi et ballade en canoë jusqu’au petit motu. Malheureusement, le canoë prend l’eau et s’alourdit progressivement durant le parcours.

Repas le soir à la pension, précédé d’un apéro durant lequel nous finissons la bouteille de rhum achetée à Tahaa avec le couple arrivé ce jour.

Vendredi 23 septembre

Journée consacrée à une sortie bateau dans le lagon. Départ vers 9 h. le bateau s’arrête à une ancienne ferme perlière depuis laquelle on pouvait observer des raies manta. Mais il n’y en a pas. Second arrêt pour pêcher le poisson qui fournira le repas de midi. Ensuite, nous nous arrêtons à l’île aux oiseaux qui, comme son nom l’indique, est habitée par une multitude d’oiseaux, des sternes, noirs avec le dessus de la tête blanc, et peu farouches, ils se laissent approcher de très près. On voit également quelques oiseaux tout blancs.

Nous rejoignons ensuite lemotu pour le repas. Une baignade le temps que les poissons pris ce matin soient cuits, puis repas. Tout le monde se retrouve autour d’une grande table ronde. Du poisson cru au lait de coco, du riz au lait de coco, de la salade de bénitiers et un poisson grillé par personne. Je prends un rouget et AM un poisson perroquet.

Après le repas, pause d’une heure environ avant de reprendre le bateau pour visiter une communauté chinoise particulière qui vit en autarcie sur un motu « le Jardin d’Eden ». Ils cultivent légumes et végétaux et élèvent porc, poules et coqs. Leur approche et leur discours fleure bon la secte.

Nous repartons ensuite avec le bateau. Une pause baignade sur un motu aux sables roses avant de repartir au niveau de la ferme perlière où l’on tentait d’apercevoir des raies manta ce matin. Après un moment de recherche sans succès nous nous apprêtons à rentrer quand le capitaine en voit une. Elle reste un moment sur place pour le plaisir de tous et évolue avec grâce dans l’eau.

Retour ensuite au point de départ. Du monde ce soir à la pension avec les nouvelles arrivées. Nous sommes 9 à table.

Samedi 24 septembre

Pas d’activité prévue ce jour, nous prenons les vélos vers 9h30 pour aller jusqu’à l’aéroport. Il fait déjà chaud, environ 30°. Arrêt au retour au club avec lequel nous sommes partis hier pour récupérer la clef USB qui contient les images filmées de la raie manta. Malheureusement, nous faisons chou blanc car ils n’ont pas réussi à récupérer la vidéo. Ça a été possible sur une autre clé, je verrai donc ce soir si le transfert est possible.

Arrêt à la boutique du club de plongée et à l’épicerie pour le ravitaillement en eau. De retour à la pension, une baignade est la bienvenue pour se rafraîchir. Nous passons le reste de la matinée à la plage.

Pas très faim à midi, nous nous contentons de 3 bananes données ce matin et de biscuits avec une bière hinano.

Petite pause en début d’après-midi suivie à nouveau de plage et bain.

Dimanche 25 septembre

Levés tôt pour finir les valises et prendre le petit déjeuner. Ensuite, nous partons pour assister à une messe en polynésien à 8 h. Un office sympathique, touchant, accompagné de chants particulièrement mélodieux et joyeux. Ici, les personnes de confessions différentes peuvent assister ensemble à l’office. Le prêtre nous accueille et le discours est fraternel, avec des gestes propres à l’endroit, comme les embrassades. En sortant de l’église, nous faisons de mini courses, puis le prêtre nous raccompagne à la pension avec son véhicule. Un dernier bain est vraiment le bienvenu par cette chaleur.

Ensuite, nous sommes invités par une des paroissiennes à prendre l’apéritif chez elle sur la plage. Beau moment de partage.

Puis retour à la pension pour boucler les valises et attendre l’heure du départ à 14 h 30.

Notre chambre à Rangiroa surplombe l’océan. Les vagues se brisent sur les rochers juste en bas de la chambre. Nous allons être bercés par le bruit des vagues, pas besoin de musique d’ambiance.

Repas le soir au snack intitulé « Chez Obélix », juste à côté. Le patron lui ressemble un peu. Quelqu’un d’entier et de sympathique. Nous prenons le temps de discuter avec lui.

Lundi 26 septembre

Journée consacrée au Lagon Bleu (un lagon dans le lagon). Environ 1 heure de bateau pour rejoindre l’endroit. La passe d’entrée est étroite et peu profonde. Elle nécessite une bonne connaissance de l’endroit, mais notre capitaine est un expert. Encore quelques dizaines de mètres et le bateau jette l’ancre. Nous rejoignons le motu à pied avec de l’eau jusqu’à la ceinture. Les requins à pointe noire nous accompagnent. Une fois sur l’île, le paysage s’ouvre sur le magnifique lagon bleur. Des langues de sable blanc et de superbes dégradés de bleu. Ballade à pied jusqu’au premier motu, puis jusqu’au second. Le capitaine en profite pour tresser des chapeaux et ouvrir les noix de coco. Le retour est possible en traversant le lagon à la nage. L’eau est belle mais toutefois un peu trouble et ne laisse pas voir beaucoup de poissons.

Ensuite, repas et puis l’on repart. Un arrêt avant de rejoindre la passe dans un endroit où il y a nombre de requins pointe noire plus un requin citron qui avoisine les 3 mètres.

Une fois la passe franchie, le retour est sportif, le vent et la houle se sont levés. Le bateau saute et tape sur les vagues. Heureusement, notre capitaine est un expert et il restera concentré pendant ce trajet bien agité (environ 1 heure).

Une fois arrivés à la passe, le courant sortant est fort, on voit l’eau qui bouillonne. Se mettre à l’eau serait dangereux et nous n’y allons pas.

Retour à la pension et douche bienvenue. Nous retournons Chez Obélix pour le repas du soir et nous retrouvons à table avec un charmant couple. Un bon moment pour terminer cette journée.

Mardi 27 septembre

Aujourd’hui, départ pour Fakarava vers 12. Début de matinée Chez Olga. Le vol est à l’heure. Un bon snack à l’aéroport nous permet de déjeuner avant le départ. Puis vol de 40 mn. Superbe vue au dessus des atolls d’Arubua et d’Apataki.

A l’arrivée, notre hôte de la Pension Marama nous attend. Nous héritons d’un bungalow simple mais sympathique, bien aéré, avec des ouvertures de tous côtés. Il y a également une petite terrasse. Le fond du terrain est orienté face à l’océan.

Les blocs sanitaires sont proches et spacieux. L’ensemble est agréable, avec un grand espace cuisine très bien aménagé.

Des vélos en bon état nous attendent, que nous empruntons l’après-midi. Ils nous permettent de découvrir les environs.

Mardi 28 septembre

Ce matin, visite guidée de Fakarava avec un guide polynésien qui nous délivre des informations riches et variées sur les plantes, les arbres, les fleurs et leurs vertus, ainsi que sur les coutumes. Nous sommes allés jusqu’à la passe de Garuae en passant par une magnifique plage sauvage (pk 19).

De retour à la pension, on nous conseille le « snack Elda » pour le repas et on nous y emmène en voiture. Là, nous dégustons un délicieux carpaccio de viande avec une excellente sauce et ensuite une glace. A la fin du repas, quelqu’un nous ramène à la pension.

Pause durant les heures chaudes de début d’après-midi, puis, en fin d’après-midi nous irons assister à la conférence gratuite organisée par notre guide sur les multiples vertus du cocotier à la pension Havaiki.

Je fais une rencontre assez incroyable à notre pension cet apm : alors que nous étions à l’accueil, Antoine le chanteur vient ici faire voler son drone en compagnie de sa fille Léna et de son gendre. Nous avons discuté drone et je lui ai laissé mes coordonnées.

A partir de 17 h, nous allons à la conférence sur la noix de coco, mais nous n’y apprenons rien de nouveau par rapport aux ballades précédentes.

Repas au resto Havaiki. Joli cadre, mais à part l’entrée, le reste du menu n’a rien de fantastique.

Au retour, Antoine était à la réception de notre pension (il connaît bien Jacques, notre hôte). Il nous montre son sur PC le début de la vidéo qu’il va présenter chez Drucker le 30 octobre.

Jeudi 29 septembre

Quelques courses ce matin pour assurer le repas à la pension ce midi et ce soir. Ensuite nous retournons à la pension Havaiki où notre guide d’hier nous avait montré des requins dormeurs près du ponton. Je m’en approche avec masque et tuba : ils sont allongés sur le fond, au repos et ne se déplacent que lorsqu’on les approche de trop près. L’eau est un peu trouble. J’arrive pourtant à prendre une vidéo et des photos : ils sont totalement inoffensifs car dépourvus de dents.

Retour à notre pension après la pause plage pour terminer notre apéro « Tahiti Drink, l’Original » et prendre notre repas.

Après-midi plage dans le prolongement de notre bungalow, côté océan. De ce côté, la plage est constituée en grande partie de morceaux de corail et les vagues qui se brisent sur le récif forment des rouleaux qui sont déjà impressionnants lorsqu’on s’en approche. Un petit tour en vélo après le coucher du soleil et avant le repas pour terminer la journée.

Vendredi 30 septembre

Dernière nuit à Fakarava et elle a été bonne. Nous avons passé de très bonnes nuits dans ce bungalow ouvert sur 4 côtés, avec la brise qui vient de l’océan.

Le matin, nous retournons à la belle plage de la pension Havaiki et pour le midi nous commandons « Chez Elda » une pizza à emporter que nous consommons finalement sur place, plus simple.

Retour à notre pension pour prendre une bonne douche et libérer le bungalow. Jacques nous reconduit à l’aéroport. Le van est plein, nous sommes 8 à repartir.

L’avion est à l’heure. Il faut 1 h 10 de vol pour rejoindre Tahiti. Nous avons une belle vue sur Fakarava en décollant.

Le retour à Tahiti nous fait bizarre à cause du bruit, de la circulation et de la pollution de Papeete.

Taxi pour rejoindre l’adresse de Martine qui habite dans le Quartier de l’Evêché (2500 XFP). Nous récupérons les clefs de son appartement chez des voisins et nous nous installons. Il fait chaud et la clim est la bienvenue, ainsi qu’une bonne douche.

Le soir, nous nous rendons à la Marina à pied, ce n’est pas très loin du domicile de Martine, pour un repas aux roulottes, nombreuses à cet endroit. L’ex-bateau du Club Med est à quai ainsi qu’un bateau de croisière. Il y a beaucoup de monde à cet endroit, nous ne sommes plus habitués.

Mise en route de la clim dans la chambre, sinon nous ne pourrons pas dormir car il fait vraiment très chaud. Le lit est confortable, mais le sommeil un peu moins bon que les nuits précédentes.

Samedi 1er Octobre

Réveillés dès 6h comme d’habitude. Après le petit déjeuner, nous allons faire quelques courses dans un commerce proche, puis retour à l’appartement pour organiser la journée.

Un petit tour dans le centre ville et le marché couvert où l’on achète des fruits et des légumes, ainsi que du thon préparé. Une très bonne sieste après le repas et après-midi calme en attendant la voiture vers 17 h 45.

Nous nous rendons à l’Hôtel Intercontinental pour 20 h 30 car il paraît qu’il y a un spectacle tahitien. Très joli cadre et environnement luxueux. Nous nous installons dans de confortables fauteuils dans l’espace cocktail, mais malheureusement nous apprenons qu’il n’y a pas de spectacle ce soir contrairement aux infos du site. Nous nous limiterons donc à la consommation du cocktail et d’une ballade dans le parc de l’hôtel.

Dimanche 2 octobre

Il a plu dans la nuit et il continue de pleuvoir ce matin. Le ciel est bas et chargé, heureusement que nous avons la voiture. Nous retournons à Punauia faire un petit coucou à Chantal, avec qui nous avions sympathisé au début de notre séjour. Nous retournons également à la boulangerie dont les viennoiseries sont si bonnes, pour le petit déjeuner de demain et le retour de Martine.

Comme il pleut toujours, nous allons au Musée de la Polynésie et des Iles. Intéressant à visiter pour les aspects géographiques, culturels, civilisation et témoignages du passé. Un espace extérieur offre des variétés de fleurs, de plantes et arbres locaux. Un magnifique manguier donne de délicieux fruits en ce moment.

Nous retournons à l’appartement pour le repas. Le ciel s’éclaircit en ce début d’après midi. Nous nous rendons en voiture à la marina pour une ballade à pied. Le soleil est revenu et il fait chaud. Vers 15 h 30 je pars à l’aéroport pour rendre la voiture et attendre Martine qui revient de Ahe. C’est moi qui l’attend à Papeete, c’est étonnant alors que c’est elle qui vit ici maintenant.

Retour à l’appartement. Nous passerons la fin d’après-midi et la soirée à discuter agréablement avant d’aller se coucher un peu plus tard que d’habitude.

Lundi 3 Octobre

Ce matin Martine est avec nous. Nous rejoignons le centre de Papeete. Martine emmène Anne-Marie dans les magasins de tissus qu’elle connaît. Il ya un très grand choix de tissus tahitiens.

Ballade en ville en passant devant les murs peints qui font l’objet d’un concours annuel international, l’Ono’u, avec de très jolies réalisations. Retour au marché où je m’achète un T-shirt local. Nous en profitons pour boire un jus de fruit frais.

Nous continuons la ballade en passant devant la cathédrale. A l’heure du repas, nous allons dans un snack que connaît Martine, qu’elle fréquente régulièrement à côté de son boulot où nous la raccompagnons ensuite.

C’est le début d’après-midi, il fait chaud et nous rentrons à l’appartement pour nous reposer. Ensuite nous passons un petit moment sur la terrasse piscine de l’immeuble. Martine rentre et repart à son cours de yukulélé où nous la rejoignons vers 18 h 30. Le cours forme un bel ensemble avec des morceaux très mélodieux.

Nous partons dîner ensuite dans un restaurant chinois proche, le « Pitate Mamae ». la cuisine y est très bonne et copieuse. Je prends du sauté de bœuf à l’ananas, excellent, suivi d’un sorbet. Retour à l’appart et couché plus tôt ce soir.

Mardi 4 Octobre

La nuit a été meilleure et nous nous levons un peu plus tard : 7 h 30.

Ce matin, AM a de plus en plus mal aux dents (ça fait quelques jours) et Martine appelle sa collègue pour lui demander une adresse de dentiste. Le RDV est pris pour 11 h chez un dentiste proche. Je pars en même temps qu’elles pour aller au marché et prendre un plat à emporter pour le repas de midi.

Après le repas, nous allons sur la Côte Ouest au PK 18 où se trouve une belle plage avec vue sur Moorea au loin. L’eau est à bonne température. Des arbres à proximité de la plage donnent une ombre agréable. Retour ensuite à l’appartement.

Chantal, que nous avions invitée à venir dîner (coïncidence extraordinaire, elle avait occupé l’appartement actuel de Martine 2 ans plus tôt) arrive vers 19 h. nous buvons l’apéro et repartons ensuite par la Côte Ouest au restaurant « Casa Bianca » à côté de la marina Taina. Une agréable terrasse avec des bateaux à proximité et Moorea à l’horizon. Un espace aéré où la cuisine est bonne. Nous restons jusqu’à la fermeture de l’établissement.

Mercredi 5 Octobre

Le jour du départ à 23 h 59.

Lever vers 7 h. Martine se prépare et part au travail. Nous la rejoindrons pour le repas de midi. Nous sortons dans la matinée pour aller voir une expo photo d’un ami de Médérick (notre premier hébergeur), mais nous ne trouvons pas l’endroit. J’avais vu où ça se situait, mais ce n’était pas assez précis. Nous rejoignons Martine un peu avant midi au snack « Chez Julien ». Puis nous retournons avec l’adresse exacte cette fois pour voir l’expo photo. C’est une adresse qui fait également restaurant et bar. Expo moyenne.

Puis nous retournons à l’appartement pour une bonne sieste avant de boucler nos valises.

Avec Martine, nous allons dîner aux roulottes près de la marina, à celle qu’elle aime bien. Il n’y a plus de brochettes de bœufs, je prends brochette de thon à la place. Il y a moins de monde en semaine que le WE, mais moins de roulottes aussi.

Retour à l’appartement pour prendre les valises et direction l’aéroport de Faa’a. Une fois les valises enregistrées, Martine nous remet les traditionnels colliers de coquillages. Nous allons ensuite boire quelque chose en attendant d’aller en salle d’embarquement. Nous y rencontrons le jeune couple qui était avec nous à Tikahau. Puis vient l’embarquement. Il y a deux vols air Tahiti Nui à 20 mn d’écart et le nôtre n’est pas complet. Une fois tout le monde embarqué, je me déplace vers le fond vers une rangée de 4 places libres où je m’allonge après le décollage. Peu de temps après distribution des repas. Je n’ai pas faim et ne prends qu’une boisson.

Je m’endors rapidement ensuite, juste un réveil après 2 h 50 de vol pour une pause pipi et boire un coup. Je me rendors ensuite jusqu’à l’annonce sonore pour le petit déjeuner, 1 h 30 avant l’atterrissage.

Arrivée à Los Angeles. Les formalités et la correspondance se font facilement. Il est maintenant 13 h et le prochain embarquement est dans 3 h.

J’ai été prévenu par mail et texto que le vol Londres-Bruxelles était annulé et que British Airways va nous proposer un autre vol, à voir à notre arrivée à Londres.

A notre arrivée, après un vol sur Air New Zealand qui nous paraît interminable (peu de place pour bouger), nous nous rendons au comptoir de BA qui nous informe que tous les vols pour Bruxelles sont supprimés, visiblement à cause d’une grève en Belgique. Nous avons la possibilité de changer la destination et nous en profitons pour prendre un vol pour Paris et nous nous retrouvons avec un billet pour CDG et un vol qui part dans 2 heures. J’en profite pour prévenir et annuler la réservation RB&B qui ne rembourse que 10 euros sur les 69, mais nous sommes très contents de revenir à Paris directement et à la maison un jour plus tôt.

Une fois dans l’avion, 40 mn de vol seulement et nous nous retrouvons à CDG avec un ciel gris et bas et seulement 13° C. Ça fait vraiment bizarre. Nous attendons le bus 19 qui nous dépose à Vaires. Une fois à la Gare de Chelles, le bus est envahi par une marée humaine car il n’y a plus de trains sur le ligne de Meaux à cause d’un problème à Lagny… Bienvenue en RP !!! Le bus est bondé et un échange difficile s’instaure entre les personnes tassées comme des sardines dans l’allée centrale et celles qui veulent à tout prix monter alors qu’il n’y a plus de place. Nous ne sommes définitivement plus en Polynésie. 10 mn de marche avec les valises pour retrouver la maison dans laquelle il fait 17°C à l’intérieur. Changement de climat !

LOCATIONS AirB&B Tahiti : Puna'auia « club Med » www.airbnb.fr/rooms/3258064

Moorea : Bungalow cote sud www.airbnb.fr/rooms/11540540

Raiatea : Fare Nyimanu www.airbnb.fr/rooms/11540540

Tahaa : Pension Hibiscus Tripadvisor.com

Huahine : Franky’s fare www.airbnb.fr/rooms/2565411

Borabora : Matira studio www.airbnb.fr/rooms/3200341 Pensions Tikehau : Pension Coconut Beach, Booking.com

Raiatea : Pension Turiroa Village, Agoda.com

Fakarava : Relais Marama, Tripadvisor.com
Tour de la Sardaigne English translation pending
by Borcap · 2017-01-29 · 16 replies
bonjour, nous sommes un couple et envisageons de faire le tour de la Sardaigne en voiture pendant un mois, en juillet. Nous atterrissons à Cagliari et repartirons du même endroit. Quelqu'un peut il nous guider sur le parcours à établir sachant que nous aimons découvrir les villes, les sites historiques mais aussi nous prélasser. Merci d'avance pour vos précisions
Compte rendu d'une croisière de Gênes à Dubaï, décembre 2016 English translation pending
by Frangeor · 2016-12-19 · 92 replies
Bonjour à tous,

De retour de DUBAI, je me colle à un CR, qui pourra être utile à ceux, et ils sont nombreux, qui feront le voyage au retour du FANTASIA au mois de mars 2017. Si vous voulez les escales dans l'ordre, il vous suffira de retourner votre tablette ou de la lire à l'envers. Je répondrai à tous les MP que vous voudrez.

NB: Attention aux Babilleurs et surtout aux Babilleuses avec leurs bavardages de fond d'amphi... Comme Coluche disait, "j'ai pris les noms!!"

Allez, je commence:

Jour 1:Le Fantasia

Pour notre 6° croisière en Y-C, je ne développerai pas les avantages du produit que vous connaissez déjà. Heureuses surprises cette fois-ci: - Conciergerie: Tous les Majordomes sont parfaitement francophones, ce qui évite la fatigue du " parler-anglais".Beaucoup de Personnels sont originaires de Madagascar et sont heureux de converser dans la langue...de Rabelais. - Au Lounge: Zero moutards-geignards, zero ados-accros au smartphone, .. que des grandes personnes, parfois très jolies et élégantes...mais Mme est vigilante!! Quelques sujets de sa Majesté qui arrosent au Prosecco leur Brexit le premier jour, mais pas de débordements. - Population: A la louche, 40% germaniques, 20% Français, 20% Britanniques, 10% Ibériques, le reste sans langue connue... - Au One Pool: beaucoup d'espace, Spas très disponibles, piscine chauffée 72°,5 Farenheit ( je vous laisse faire le calcul). Longs barbotages et sirotages, avec un soleil fidèle pendant les 19 jours de croisière. - A l'espace Auréa: plus de Spa, mais un très agréable Hammam, vaste et peu fréquenté. - Le Commandant Maresca, tout juste venu du Splendida, reprendra sa tradition des entretiens particuliers au Coktail / Yacht-Club, abandonné par ses prédessesseurs. La classe!
Égypte en autonomie English translation pending
by Collindibar · 2016-11-23 · 15 replies
Bonjour,

J’aimerai avoir une aide pour ce trip que l’on est en train de programmé en Egypte du 5 au 22 juillet Conseils, idées d’hébergement. Nous sommes un couple (la cinquantaine) Nous avons l’habitude de voyager en complète autonomie (afrique, asie, amérique…)

Programme

Arrivé au Caire le 5 en fin de journée Nuit au Sara Inn??

Départ le soir du 6 pour Assouan en Train couchette (www.wataniasleepingtrains.com) Impossible de prendre un billet sur ce site (trop tôt??)

Arrivé à Assouan Nuit du 7 au 9 Assouan Idées de visite et hôtel :

Puis bateau dahabeyas pour remonter le nil jusqu’a Louxor nuit du 10 au 12 (3 nuits) www.lesdeessesdunil.com/...ahabeya-l-africaine/ A partir de 390 euros / par personne , la croisière 4 jours / 3 nuits (sur la base d'une cabine pour deux personnes) . C’est bien?? Luxor du 13 au 16 (3 nuits) Hotels :

Visite en ville :

PUIS : Visite de la vallée des rois et des reines (loin des foules??) Comment s’y rendre Que visiter : les incontournables :

le 17 : puis train vers le nord jusqu'à Al-Balyana pour rejoindre Abydos (cela est incontournable ou prendre direct le train de nuit de Luxor à Gizeh??)

Train retour Al balvana à Gizeh 18 au 21 nuit à gizeh ou le caire et visite : la pyramide de Djoser, Dachour pour voir la pyramide rhomboïdale et la pyramide rouge, avant de rejoindre Gizeh et la grande pyramide de Cheops. Comment s’y rendre et les suggestions d’hôtels? :

merci pour votre réponse
Argentine: itinéraire en voiture Purmamarca - Mendoza English translation pending
by Romain7289 · 2016-10-31 · 12 replies
Bonjour!

Je planifie notre voyage pour le Chili et l'Argentine. On va faire, en gros une boucle Santiago, San Pedro de Atacama, Salta, Mendoza, Santiago avec un van. Pour rajouter un peu de contexte, on est un couple, qui aime plus les paysages que les villes, et niveau saison ça sera en Novembre 😛

J'aimerai avoir des avis sur notre itinéraire en Argentine, pour une durée entre 1 et 2 semaines :

Depuis le Chili, on prend la route 52 jusqu'à Pumamarca Pumamarca --> San Salvador de Jujuy San Salvador de Jujuy --> Salta, via la ruta de la comisa (ruta 9) Salta --> Cafayate via les valleées de Calchaquies A Cafayate on remonte un peu la ruta 68 pour voir la quebrada de las conchas Une fois la quebrada vue, on fait demi tour, et on va vers Villa Union via la ruta 40. On ne passe pas San Miguel de Tucuman, on nous a dit que c'était pas grandiose. Par contre, y a d'autres chose à voir de Cafayate à Villa Union ? Est ce que la ruta 40 est la plus recommandée ? Parc de Talampaya Parc de Ischigualasto Route vers Mendoza, mais par quelle route? Mendoza --> Santiago

Merci d'avance pour vos retours 🙂🙂
Retour d'expérience au Machu Picchu English translation pending
by Yolamontagne · 2016-10-27 · 34 replies
voici quelques astuces concernant le MP

Savoir que le MP est une de seules merveilles du monde très peu accessible (engoncée dans les montagnes). Cela dit tout: tout est fait pour que cette MACHINE à FRIC soit plus rentable qu'un casino !!!!!

A savoir:

- le trajet se fait dans ce sens: Cusco-Ollantaytabo-(hydroelectrica)-Aguas Calientes-MP

- l'accès à Aguas calientes (lieu d'étape quasi indispensable pour monter au MP) est accessible qu'EN TRAIN ou presque! la dernière portion de train (d'Ollantaytanbo à AG) est la plus chère au monde: minium 70 euros soit environ 300 soles pour 42 kms l'aller !!! cela grimpe vite à 100 voire 150 euros ! les compagnies de train à savoir Perurail et Incarail ont le monopole donc s'en mettent plein les poches !!! forcément ce sont des entreprises privées!

- l'accès au MP est sujette au contingentement: environ 2500 personnes, au delà on doit obligatoirement prendre un billet combiné MP+ montana ou MP + Wayana Pichu ce qui rajoute facile 10 euros en plus. le billet seul MP = 130 soles. une réservation sur internet ne vaut pas pour billet d'entrée définitif ! et votre réservation devient caduque dans les 3 jours si vous n'avez par confirmé celle ci !

- bien préparer à l'avance donc son arrivée: les tarifs grimpent dès que les places standard sont prises. càd réserver l'accès au site et surtout le transport en train

les astuces pour les sportifs et plus téméraires:

- il existe des billets de bus/taxi co Cusco--hydroelectrica pour 40 soles (10euros environ) disponible dans certaines agences le long de l'allée del sol à Cusco. en comparaison Cusco-ollantaytabo c'est 10 soles pour 100 kms en gros, puis Ollantaytabo-Hydroelectrica 70 soles pour 17 kms, pris séparément. A Hydroelectrica il n'existe plus de moyen de transport: il faut donc marcher sur les rails: environ 15 kms soit 3heures.

- le bus entre AG et le MP coûte 12 dollars l'aller, et 50 minutes-1h sont nécessaires pour y monter soit 500m de dénivelé. il faut rajouter 12 dollars pour le retour. à partir de 4 heures du matin les gens commencent à faire la queue à AG pour prendre le premier bus à 6heures soit minimum 1h d'attente voire 2h avant de pouvoir monter dans le bus.

- au MP attention: à partir du cadran solaire qui domine tout le MP il est IMPOSSIBLE de revenir en arrière, autrement dit vous êtes obligés de sortir du MP, la parcours est bien balisé et surveillé

- à partir de 14h 15h l'affluence devient bien plus réduite, donc vous serez bien plus tranquilles et notamment si vous décidez de prendre le bus pour monter vous pourrez éviter la queue en partant que plus tard. billet du soir dispo à 45 soles.

- exécuter la marche A/R AG-MP + montana ou wayana Picchu + visite du MP est très très très sportive ! encore plus si vous décidez de faire la marche hydroelectrica-AG A/R.

- la montée à la montana est très difficile: 550m de dénivelé de marches mais la vue est absolument formidable!

en résumé:

-si vous vous débrouillez par vous même à grandes suées et à petit budget: 40 (bus) + 45 (entrée tardive) + 40 (bus) = 125 soles soit 34 euros

- si vous êtes à budget illimité: 10 (bus) + 300 (train à billet peu cher) + 40 (bus AG) + 142 (entrée) + 40 (bus AG) + 300 (train retour) + 10 (bus Cusco) = 842 soles = 230 euros

voyez la différence, sans compter sur l'hébergement + alimentation à AG

Enfin, sachez que les termes d'AG sont pitoyables, sales, surpeuplés, inpittoresques et hors de prix (environ 6 euros)

Voilà comment ils ont réussi à faire d'une merveille du monde une formidable mine d'or !! on peut dire merci aux porte monnaie sur pattes alias nous ! bon...cela reste beau quand même

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