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Itinéraire 5 jours depuis Agadir en voiture ou scooter et agence English translation pending
Bonjour, nous partons avec mon copain la semaine prochaine au Maroc pour 4 jours et demi sur place exactement. On atterit à Agadir et en repart du même endroit
Que peut on faire comme itinéraire sachant qu'on veut découvrir et non lézarder sur la plage toute la journée ^^
La première nuit sera obligatoirement sur Agadir car on atterit à 23h30 😅
La voiture est elle indispensable ? Ou pouvons nous louer des scooters entre chaque grande ville ?
Comment est l'état des route ? La conduite des Marocains ?
Une agence à recommander pour la voiture ou scooter ?
Je vous remercie !!
Je vous remercie !!
Kirghizistan juillet 2019 English translation pending

C'est à mon tour, enfin, mais il n'est jamais trop tard, de vous narrer notre voyage au Kirghizstan, à l'été 2019. Trois semaines à deux, en autonomie. Le texte n'est à l'origine pas fait pour lire seul, mais pour étoffer les photos. Vous trouverez la version originale ici: https://sites.google.com/site/kirghizstan2019/

Préambule par Gilles “Le kirzistan vous connaissez ? » ai-je demandé à mes compagnons de plongée lors d’un W.E ensoleillé de septembre suite au coup de fil de Grisemote. «J’ai l’impression que ce sera ma future destination de vacances dont je ne connais même pas le nom ni où ça se trouve ». « Le Kurdistan ? Ce doit être près de la Turquie ». Une petite visite de Maps m’en apprend plus, à commencer par son orthographe alambiquée. Coincé entre la Chine, le Tadjikistan et le Kazakhstan, c’est la destination idéale pour être loin de tout, en pleine montagne, à des hauteurs impressionnantes … Mes craintes se sont révélées exactes dès le lendemain, sur un autre appel téléphonique codé « Les billets sont pris, je répète, les billets sont pris ». Au moins, comme cela, il n’y aura pas débat sur la destination. Mais que diable vais-je donc faire dans cette galère …? Qu'est-ce qui a bien pu nous donner l'envie? Et bien tout d'abord le carnet de voyage de Marie (mlefevre sur Voyage Forum) et ses superbes photos: https://sites.google.com/site/kirghistan201801/home puis aidée par les intervenants de Voyage Forum, je cite entre autre (mlefevre, Perju, Max68, laurence49b , Changgulu, Squeed38 ) merci à eux, le blog "voyager au Kirghizstan sur facebook, le superbe livre de Cécile et Laurent, véritable bible du Off Road, une carte, indispensable pour la préparation des étapes
et puis après avoir téléchargé multiples applications diverses et variées, nous avons utilisé Off Line Maps + qui nous a permis de télécharger les cartes au préalable et de pouvoir les utiliser sans connexion. Nous avions aussi les cartes vendues par Cécile et Laurent, très pratique et tout prémâché. Maps-me pour les stations services, banques etc.... Mais pas toujours à jour et "ioverlander" pour d'éventuels points de bivouac. Bref, une sacré préparation quand même. Comme toujours, pour que ça se passe au mieux sur place, le travail en amont est colossal. Nous partons à l'aventure certes, mais l'aventure ça se prépare!!!!
Le Kirghizstan est donc un pays d'Asie Centrale, qui faisait partie autrefois de l'URSS, et qui en garde quelques attaches, et dont la religion majoritaire est l'Islam, mais souple et entachée de chamanisme, chez les nomades et dans les villages de campagne. Pas de voile pour les femmes, et la vodka est la boisson dominante dans les supermarchés. On y parle russe (et vraiment peu ou pas anglais). Les Kirghizes sont un peuple nomade qui transportent leur campement, les yourtes, pendant les mois d'été, de juin à août, car ensuite les routes sont impraticables, et le climat extrêmement froid. Les nomades sont particulièrement accueillants. Il n'est pas rare, voire très fréquent, qu'ils établissent leur campement à plus de 3000 mètres.
Au Kirghizstan, il y a tellement, mais tellement de fleurs , que j'ai choisi de commencer chaque chapitre par une présentation florale.
Début juillet, c’est le départ. Nous partons de la capitale des Gaules, Lyon et son terminal d’aéroport flambant neuf, en plein rodage (un espace gigantesque et un goulet d’étranglement incompréhensible au niveau de la douane qui bloque tous les passagers au pied d’un ascenseur – le bordel quoi !).
Vu le poids des bagages avec la tente et de quoi s’habiller chaud et froid, nous avons à nouveau opté pour Turkish airlines et ses 30 kgs par passager. L’avion à Lyon a pris du retard au décollage, du coup, c’est au pas de course que nous traversons de part en part le tout nouvel aéroport de Istanbul.Encore un peu plus de cinq heures de vol et nous atterrissons à Bishkek, capitale du Kirghizstan. Avant de rejoindre notre loueur de voiture, nous récupérons nos bagages, et là surprise, un de nos sacs a disparu, remplacé par un autre qui lui ressemble fort, mais qui n’est pas le nôtre. Inédit comme contrariété ! C’est le sac avec notre tente et nous avons prévu de bivouaquer la presque totalité du voyage. Nous cherchons désespérément celui qui a subtilisé notre sac par erreur, mais rien n’y fait! Gilles part faire une déclaration de perte, pendant que l’employé de la location de voiture patiente avec les bagages et que je vais au comptoir de Megacom, nous acheter deux cartes SIM, téléphone et accès internet pour 2,50€ par semaine. Inutile de s’en priver, et très utile pour google maps (quand il y a du service, car la majeure partie des lieux où nous avons évolué sont en pleine nature, et sans réseau). Alors que je patiente au comptoir, je vois un papa et ses trois enfants avec un sac qui ressemble beaucoup au nôtre. Après vérification, c’est bien lui, et l’homme ne s’était pas rendu compte de sa méprise. Quelle chance de retrouver notre bagage, c’est inespéré ! Il faut ensuite monter au second annuler la déclaration, et récupérer enfin la voiture. Beaucoup de temps perdu! Notre loueur c’est TRAVELAND, trouvé sur internet avec des voitures qui semblent tenir la route, pour un prix dans la norme de ce que l’on peut trouver. Nous lui avons loué aussi table, chaises et réchaud. La fatigue, peut-être un excès de confiance, nous notons quelques points, et ne prenons pas de photos du véhicule. Grosse erreur ! Presque un mois après notre retour, nous recevons une facture de toutes les rayures ou craquelures ou je ne sais quoi qui nous sont imputées, et seront prélevées sur la caution laissée. Autant dire qu’ils vont refaire la carrosserie à nos frais et sans possibilité de recours. TRAVELAND SURTOUT PAS, à éviter absolument! Bref, nous ne savons pas encore que ce sont des voleurs, mais j’avais quelques méfiances quand même, dues au fait que Marie Lefèvre était passée par eux également, et sans avoir autant d’ennuis , ils n’avaient pas été très fair play. Nous avions réservé un NISSAN Patrol, et c’est en fait un MITSUBISHI Pajero. Les pneus, comme pour Marie, sont des pneus de SUV et non de 4X4. Ils feront l’affaire ainsi que la voiture maniable et suffisamment puissante à la fois car nous n’avons pas rencontré de terrain mou ou boueux. Par contre, pas très grande, nous devons replier les sièges arrières pour y caser la table pliante de grande taille, ainsi que notre malle que nous emportons dans tous nos voyages en camping, pratique mais encombrante. Nous rejoignons l’Aurum hotel où j’ai réservé la nuit de l’arrivée et celle du départ. Rien d'extraordinaire, mais a fait le job. Organisation du coffre, courses, repos et nous voilà partis pour une petite visite dans le centre ville. Pas trop de charme, architecture type années soviétiques, pas de temps à perdre dans l’esthétisme y compris pour les statues, comme nous le verrons maintes fois au cours du voyage.
Petit tour au bazar de Osh qui est gigantesque. Nous sommes d'ailleurs pris dans des embouteillages inextricables. Petite mise en bouche de conduite pour Gilles!
Nous dînons dans un restaurant pour l’équivalent de 7 euros à deux, et dodo.
Nous devons rejoindre aujourd'hui Kochkor où nous avons réservé deux jours de randonnée à cheval, pour monter au lac de Kol Ukok, par l’intermédiaire de JAILOO TOURISM. C’est un gros challenge, Gilles ne connait pas trop le cheval, quant à moi, je ne suis pas remontée depuis ma jeunesse, mais c’est un rêve. Alors, quoi de mieux qu’au Kirghizstan, pays du cheval par excellence, pour le réaliser.Nous nous arrêtons à la Tour Burana, vestiges d'un minaret du 9ème siècle. L'environnement est beau, sous un ciel plombé, nous prenons nos premiers clichés avec délectation.
A côté de la tour, nous déambulons dans un champ de balbals, statues monolithiques de guerriers, datés semble-t-il, du 6ème au 10ème siècle. Ils ornaient les tombes des nomades turcs.
Nous reprenons donc la route pour atteindre Kochkor, but de la journée. L'arrivée sur le réservoir de Orto-Tokoy par une route qui le domine est sublime.
Kochkor est une petite ville assez sympathique au regard de celles, rares cela dit, que nous avons croisées. Nous arpentons notre premier cimetière niché au coeur des montagnes qui entourent la bourgade. Nous le trouvons plutôt attrayant, mais c'est notre premier jour, et nous découvrirons au fil du temps, l'importance des cimetières omniprésents, parfois presque des cités.
Par l’intermédiaire de Jailoo Tourism, nous passons la nuit dans une chambre «royale», dans la Guesthouse de Saïkal. Elle nous concocte un fort bon dîner et petit déjeuner . Nous goûtons nos premiers boortsoghs, des beignets que l’on nous offrira souvent lorsque nous serons reçus. Ce qui est amusant aussi, c’est le sucre candy qui est proposé sous forme de gros blocs, comme d’énormes minéraux de gypse ou de cristal de roche.
Nous partons dès le matin rejoindre nos chevaux, avec Kalys, notre guide anglophone pendant deux jours. Le reste du temps, il est étudiant en chirurgie dentaire à Bishkek. Nous avons prévu pour l’occasion des pantalons de cheval à prix modique, trouvés chez Décath, et des guêtres pour les mollets. Ça ne prend pas beaucoup de place dans les bagages et nous ne l’avons pas regretté. (ça soulage quand même pas les courbatures, faut pas rêver)!
Les selles sont sommaires et mes rênes sont en sisal, mais le chemin est superbe. Pour conduire un cheval Kirghize il faut juste connaître les trois mots magiques : « tchou » (en avant), « drrrrrrr », (doucement) et « tak » (stop). Les chevaux sont quand même très à l’écoute et nous avons l’impression de conduire une Rolls Royce (même si le mien semble être un papy et me fait quand même mal au cœur).
Nous nous arrêtons dans un premier jailoo pour déjeuner. (Les jailoos, ce sont les campements des nomades pendant l’été, qui installent leurs yourtes et leurs troupeaux dans les pâturages parfois même à 3000 mètres ou plus.) Une hôtesse nous attend et nous propose un repas très copieux. Toutes les tables des hôtes que nous avons rencontrés sont toujours garnies de gâteaux secs, bonbons, souvent de crème et de confiture. D’ailleurs dans les épiceries une partie très conséquente est dédiée à la vodka et à la bière, une autre ENORME aux gâteaux et aux bonbons, le reste étant de moindre importance semble-t-il.
Nous goûtons, une boisson kirghize, sorte de bière au goût de levure et remplie de céréales fermentées. C’est très nourrissant et nous avons bien aimé, c’est le jarma.
Nous reprenons nos montures pour rejoindre notre jailoo du soir au lac de Kol Ukok. Le temps se gâte, les Kways sont de sortie et les doigts commencent à être glacés. Le jailoo se trouve à 3100 mètres d’altitude. Toute la partie qui longe le lac est très abrupte, et le chemin étroit et caillouteux, il faut être vigilant pour essayer de guider son cheval au mieux.
Le coin est superbe, mais le temps peu propice et nous sommes gelés. Un bon tchaï (thé) de notre hôtesse, dans la yourte « restauration » et une bonne dose d’arnica en ce qui me concerne et nous entamons une sieste car il fait très mauvais, et la rando équestre de la journée complète nous a quand même éprouvés. Ce sera notre première expérience sous la yourte (que nous partageons avec notre guide Kalys). Il y a des matelas chauds et moelleux et de grosses couvertures, mais malgré tout cela, j’ai du mal à me réchauffer tant j’ai eu froid. Notre hôtesse vient alimenter le poêle qui se trouve dans la yourte, et dont le tuyau traverse le haut pour évacuer la fumée dehors. Dans les alpages, pas de bois, on utilise donc le carburant que l’on trouve à profusion, la bouse de vache séchée.
Au bout d’un certain temps, Gilles se lève pour alerter nos hôtes, de la fumée a envahi la yourte. C’est vrai que j’avais mal à la tête, mais n’y avait pas prêté attention. Le poêle est mal conçu. Kalys et moi rejoignons Gilles dehors, pendant qu’on répare la tuyauterie du foyer. Notre hôtesse s’excuse auprès de nous, nous avons quand même été à la limite de l’intoxication.
Le temps est vraiment pourri, froid et dans un brouillard total nous rejoignons tous les membres du jailoo dans leurs imperméables qui s’amusent beaucoup à faire des photos avec nous.
Repas du soir, poisson du lac pour Gilles qui a adoré et « plov » pour moi qui ne mange pas de poisson, espèce de riz (qui pourrait ressembler à des lentilles corail trop cuites), avec des morceaux de mouton. Ce n’est pas mon plat Kirghize préféré, un peu trop sec. Pain, crème, gâteaux, bonbons, thé à profusion.
On se couche avec les poules même s’il n’y en a pas, mais après la chevauchée de la journée nous sombrons rapidement dans les bras de morphée.
Kalys est très en retard au petit déjeuner. Il n’a pas attaché nos trois chevaux et ceux-ci ont ressenti un besoin de liberté, qui les a emmenés bien loin de nos yourtes. Et chouette, le soleil est là!
Ce matin nous devons aller jusqu’à un lac plus haut (le lac Testor ) avant d’entamer le chemin du retour. Une fois nos montures récupérées, Kalys nous propose d’aller jusqu’au lac à pied si nous le voulons bien, car il a plu toute la nuit et le chemin est dangereux pour les chevaux, nous dit-il. Nous voilà donc partis. Kalys avait juste omis de nous dire que la balade était loin d’être de tout repos, et le lac pas tout près. Nous débutons à 3100 mètres, mais sommes beaucoup moins alertes que lui, enfant du pays qui sautille de rocher en rocher.
Très rapidement, je suis « au bout de ma vie ». De surcroît, nous sommes partis sans eau, Kalys n’y ayant pas pensé, et on ne nous en a pas fourni. Suante, haletante, je progresse difficilement dans le terrain accidenté et Gilles est à peine plus à l’aise. Au bout d’une heure et demi peut-être de crapahutage pas aisé, notre cabri de Kalys, fait une chute dans les blocs de rochers et se tord de douleur. Nous craignons qu’il ne se soit cassé le bras. Nous le soignons avec notre trousse de secours, et lui mettons le bras en écharpe. Nous ne pouvons pas le laisser là, seul et souffrant visiblement le martyre, donc demi-tour, nous ne verrons pas le fameux lac malgré tous nos efforts pour y parvenir ! GRRRRRRR !!!!!! Je pense que Kalys, dans la jeunesse de l’âge (19 ans) a surestimé et le temps et la difficulté de la rando .Nous sommes un peu inquiets tout de même car la route est longue pour retourner vers Kochkor, et nous ne voyons pas comment il va pouvoir repartir à cheval. (Parvenir jusque-là n’est possible qu’à pied ou à cheval). Mais arrivés près des yourtes, Kalys retire son bras en écharpe, par fierté, et nous rentrons donc, comme si de rien n’était ! La descente à cheval est plus fatigante que la montée, et nous sommes contents d’arriver enfin au bercail que nous regagnons du coup assez tard après toutes ces péripéties. Nous récupérons notre voiture laissée à la guesthouse, faisons le plein d’essence et les courses à Kochkor et nous avançons sur le chemin qui mène au lac Issyk Kul, vers le Fairytale canyon que nous devons aller voir le lendemain. Le coucher du soleil nous force à nous arrêter avant, et nous choisissons un point de bivouac sur le lac, repéré grâce à l’application « IOVERLANDER ». Nous campons tout près de l’eau, c’est notre première nuit sous les étoiles et le coin est calme et splendide. Seule une nuée de moustiques nous accompagne, gâchant le plaisir des lieux. Beaucoup d’aventures à la clé, pour ce trip à cheval, mais qu’est-ce que c’était bien!!!!!!
C’est près du lac Issyk-Kul, d'un bleu profond et entouré de hauts sommets de part et d’autre, que avons posé notre premier campement. Il est gigantesque et sa profondeur est de 280 mètres!
C’est le lac alpin (1600 mètres d’altitude) le plus grand au monde après Titicaca. Il a la particularité d’être salé, et de ne jamais geler malgré les températures extrêmes en hiver.
Sur l'autre rive, à l'opposé, après une bande de Kirghizstan, nous pouvons apercevoir le Kazakhstan.Nous mettons un peu de temps à décoller pour nous organiser, et nous n’arrivons au canyon de Skazka (appelé aussi fairytale canyon) que vers midi. Il est tout près de la route, et nulle marche pour y accéder, donc très fréquenté (enfin, relativisons, comme cela peut l'être au Kirghizstan!). Cela étant dit, nous arrivons quand même à nous éloigner des quelques personnes présentes qui elles ne s’éloignent guère du chemin. C’est une palette de couleurs vraiment chouette.
Nous parcourons environ 80 kilomètres jusqu’à l’intersection de la route qui va nous mener à Jeti-Öguz (les sept taureaux), très populaire ici. Nous passons devant le lieu-dit « le cœur brisé ». La lumière est bien orientée, ce qui n’est pas le cas pour les splendides roches rouges. Nous repasserons aux sept taureaux le jour suivant puisque nous devons camper plus loin et que le chemin est un cul-de-sac.
Nous nous dirigeons vers le canyon en face des structures, les gorges du dragon. Elles sont aussi dans l’ombre. Nous nous enfonçons peu dans le goulet sans soleil et entamons la suite du périple jusqu’à la vallée des fleurs.
L’endroit est très fréquenté et de nombreux camps de yourtes jalonnent le chemin. Sûrement un haut lieu de villégiature pour les Kirghizes. Nous poussons jusqu’au bout du bout de la piste. Là, il n’y a plus personne hormis quelques yourtes et bien entendu des troupeaux, des chevaux. Il y a vingt kilomètres de piste, mais comme son nom l'indique, c'est de la piste, et le chemin est long.....Nous trouvons un très joli coin de bivouac, proche du torrent, un vrai petit jardin japonais. Oui, mais le soir tombe, nous sommes à 2200 mètres d'altitude, et le soleil est caché par les montagnes environnantes, ça caille sévère. Nous profitons du cours d’eau glaciale pour nous mettre deux bières au frais. Doudoune, bonnet et vite dans le duvet 0° après le dîner. La nuit est claire, et le ciel constellé d'étoiles.
Nous profitons de l’endroit sous le soleil. C’est très beau, et de nombreuses fleurs telles que nous aimerions en avoir dans notre jardin (lupins, pieds d’alouettes etc...) nous entourent.
Nous avons d’abord la visite de chevaux curieux, puis plus tard d’un jeune garçon qui vient nous saluer (en russe naturellement). Peu de personnes parlent anglais, y compris les jeunes. Par contre, à chaque bivouac nous aurons des visites qu’elles soient de natures animales diverses, ou humaines. Il se passe toujours quelque chose.
Le garçon est sympathique et s’installe à côté de nous. Je lui offre alors un « truc pour faire des bulles » (pas très élégant, mais je ne sais pas comment le dire autrement...), que j’ai amené de France, et nous regardons les bulles s’élever dans le soleil avec des reflets iridescents. Il est super heureux et repart ravi avec son cheval. J’avais prévu d’en amener plusieurs pour les offrir aux enfants, mais j’ai eu peur que cela ne finisse en déchet dans la nature, du coup seuls deux exemplaires ont voyagé avec nous. Par contre, nous avons amené des gâteaux français de toutes sortes, et nous les avons offerts à droite à gauche, au fil des rencontres, et cela a toujours été très apprécié. Les Kirghizes sont gourmands….
Nous reprenons tranquillement la route de retour, sur les traces de la veille. On ne va pas se mentir, le jeu n’en valait pas la chandelle. Beaucoup de temps de route de piste, et la vallée même si elle est belle n’a rien de plus que tant d’autres parcourues, y compris les fleurs que nous trouvons à foison partout, partout.
Par contre, très fortuitement nous tombons sur un groupe de personnes en costume. C’est une mise en scène de photographies pour un guide touristique. Nous passons un petit moment à profiter de l’aubaine, et retournons ensuite aux formations rocheuses de Jeti-Öguz .
Nous grimpons sur les falaises qui leurs font face de l’autre côté de la route et entamons une rando en longeant les gorges du dragon, mais cette-fois-ci en les surplombant. Ça aurait été un superbe coin de bivouac.
De nombreuses ruches jalonnent les bords des routes, nous achetons plusieurs pots de miel à une vendeuse. Miel qui fut très apprécié de nos enfants, connaisseurs en la matière.
Nous avions ensuite décidé d’aller dans la vallée de Altyn Arashan, point de départ pour le trek « Alakul ». Pas de trek pour nous, cependant on disait la vallée très belle, mais difficilement accessible. En fait, le loueur nous interdit trois endroits: celui-ci, le lac Kel Suu après le jailoo où nous devons aller, et la vallée près de Enilchek où nous devions aller également avant un changement de programme.(mais aussi les passages de rivière, donc quand on fait de la piste, difficile de les éviter la plupart du temps). Comme dit précédemment, nous nous méfions du loueur (et pour cause), donc nous décidons d’abandonner cette vallée et de nous diriger pour vagabonder vers Karakol et sa région, puisque notre prochaine étape sera Jyrgalan, plus au nord.
Nous faisons un nouveau plein d’essence et de victuailles à Karakol, ville plus attractive que celles traversées précédemment sans toutefois nous laisser un souvenir impérissable. En fait, il y a un effort de couleur sur les maisons. Nous visitons la mosquée chinoise, rigolote, mais en travaux et c’est vendredi, donc on ne peut pas visiter l’intérieur et l’église orthodoxe, dont tout le charme à mon sens est dans l’architecture extérieure, l’intérieur étant très bling bling (jugement personnel).Puis nous décidons d’arpenter les pistes jusqu’à la vallée de Karkara, où nous devrons rebrousser chemin au check point, faute d’avoir un permis. La balade n’est pas désagréable et nous permet de croiser chevaux, vaches, moutons, en pleine liberté et assister à certains instants de vie que nous prenons plaisir à observer. Ici, il n'y a pas de touristes, et nous sommes vraiment en tête à tête avec la nature. C'est vendredi, et dans un des villages que nous traversons, ils pratiquent un des hobbys nationaux, des joutes équestres. Ce sont ces jeux là entre autre auxquels nous assisterons en fin de voyage, lors des jeux nationaux au lac Son Kul. Deux équipes se disputent une carcasse de chèvre et doivent aller la mettre dans le but adverse. Des ruches, partout des ruches, des fleurs, partout des fleurs...Très alpin, très champêtre, très cultivé, pas désagréable à arpenter. Le soleil baisse et nous devons trouver un coin de bivouac. Pas toujours facile. Celui-ci nous prend du temps, nous faisons gare aux moustiques potentiels et une fois tous les critères validés nous trouvons enfin, un endroit sous un arbre, assez loin de la route. Nous ne sommes pas à une altitude trop élevée, 2000 mètres et la chaleur est douce. Au matin, ce sont les vaches qui traversent notre campement, entre la table, la voiture et la tente, de multiples cornes et sabots passent tranquillement pour rejoindre leurs pâturages. Puis, peu de temps après un homme à moto (assez rare pour le souligner) vient nous saluer. Il nous fait comprendre qu’il possède tous les pâturages alentours y compris celui sur lequel nous campons, mais pas de souci. Puis ce sont les abeilles ! Pourtant pas de ruches dans les environs proches ! Nous avons craint les moustiques et bien ce sont les abeilles qui nous importunent jusqu’à nous faire fuir très rapidement à l’issue du petit déj pris sur le pouce. On colle tout dans la voiture vite fait bien fait, pour le restructurer ailleurs. Entre-temps nous avons aussi eu la visite de cette petite famille, à trois sur le cheval. La femme parle parfaitement anglais, et nous explique qu’ici c’est la maison des abeilles. C’était donc ça !!!!! Une restructuration plus tard, nous rejoignons Jyrgalan, où nous avons réservé notre deuxième trip à cheval. Journée tranquille dans la guesthouse Alakol, siège de « destination Jyrgalan » . C’est avec eux que nous avons réservé notre trek de deux jours à cheval avec nuit en yourte à Eki Chat. La description qu’ils en donnent sur leur site est fameuse, nuit sous la yourte avec accueil d’hôtes extrêmement sympathiques, Danik et Yryskul qui vont nous concocter un repas traditionnel digne de ce nom. C’est la première prestation que nous réservons, et l’offre est alléchante. Nous payons une somme considérable 300$ pour la totalité, pour deux, énorme pour ce pays, mais on se dit que le jeu en vaut la chandelle! La journée de détente à la guesthouse est très plaisante. Repos pour certain, crapahutage pour d'autre, notamment dans le cimetière tout blanc, qui de loin semble entouré de neige! Des marguerites, ce sont des marguerites.... Nous profitons de l’endroit pour faire une lessive et Gilles, pour une somme modique, décide de tester une prestation proposée : des massages . Le masseur ne parle que russe, mais grâce à leurs téléphones qui traduisent tout avec reconnaissance vocale, ils arrivent à échanger. C’est ainsi que Gilles apprend, que la spécialité de son masseur, pourtant très doué, ce ne sont pas les massages mais l’api thérapie. Happy thérapie ? comprend Gilles. Non, non, «api thérapie», je peux vous faire essayer… C'est ainsi, que Gilles se voit appliquer une abeille à l'aide d'une pince à épiler sur la peau, qui la malheureuse finira écrasée, mais aura le temps de se défendre dans un virulent coup de dard. C'est bon pour les articulations, lui dit-il! Mais comme nous devons faire beaucoup de route, il ne conseille pas d'utiliser tout l'essaim, ouf!!!! Bon, pour une prochaine "apithérapie", on se contentera d'utiliser les produits de la ruche, efficaces sans porter préjudice à quiconque. A mon tour, je teste les bienfaits des massages, mais uniquement avec les mains ! Si vous passez par là, à essayer, je les recommande.... Force est de constater, ça aura été la journée des abeilles! Le repas du soir à la guesthouse est très bien. L'ambiance y est familiale. Puis nous plongeons dans un sommeil réparateur, dans notre chambre sommaire mais confortable, dans l'attente de notre périple équestre.
Après un bon petit déjeuner à la guesthouse, nous rencontrons notre guide et son comparse qui lui, nous rejoindra plus tard pour apporter nos bagages directement aux alentours de la yourte où nous devons dormir le soir.
Les selles sont confortables, les chevaux semblent être en bonne santé, mais celui de Gilles a quand même une vilaine blessure à la patte, et au fil de la rando, il traîne de plus en plus, et ne veut pas poser le sabot par terre.
Notre guide, Ourmat, parle un peu anglais, légèrement, mais semble plus à l’écoute de son téléphone sur lequel il passe le plus clair de son temps. Heureusement, nous sommes deux et pouvons échanger ensemble. La rando nous mène à un petit lac, pas terrible, où nous pique-niquons, puis à Tulpar Tash, rocher célèbre du coin. La balade est belle, dans des alpages remplis de fleurs sauvages que les chevaux prennent plaisir à grignoter dès qu’ils en ont l’occasion.Le second guide nous rejoint à cet endroit, avec un cheval qui porte tous les sacs, et nous continuons notre chemin à quatre, jusqu’à Eki Chat, où nous devons rencontrer nos hôtes sous la yourte. J’avais préparé Gilles, cette rencontre devait être un des moments forts du voyage.
Quelle ne fut pas notre surprise, ou plutôt notre désappointement : la yourte n’est pas habitée, c’est une tente fermée par un cadenas, et il se trouve que nos guides en ont oublié la clé ! Il faut donc retourner la chercher à Jyrgalan, et cela prendra deux heures et demi. Pendant ce temps, notre guide monte rapidement une petite tente d’appoint où nous nous réfugions illico, car il pleut à seaux. A trois là-dedans c’est vraiment pas confortable, et la discussion est plus que limitée.La clé enfin arrivée avec mon cheval qui du coup le pauvre a fait trois fois le chemin, nous prenons nos quartiers. La yourte possède des matelas, mais pas de couvertures confortables, nous avons dû prendre nos duvets, et pas de poêle, donc pas de chauffage. Nous sommes encore à plus de 3000 mètres. Nous profitons d’une éclaircie pour nous promener dans le coin, peuplé de troupeaux. Nous assistons au retour des moutons, remise en place des vaches qui s’éloignent par les chiens de berger, véritables terreurs, la traite des vaches etc… Le soir, c’est intéressant d’assister à toute cette vie. Une yourte côtoie la nôtre, mais nous n’arrivons pas à lier connaissance avec les habitants qui répondent tout juste à notre bonjour. Dans ce coin, ils sont plus préoccupés par leurs troupeaux de moutons, très conséquents d’ailleurs, et n’ont pas de temps à perdre avec des touristes, c'est ce qui m'a été expliqué à Jyrgalan. Ourmat, peu loquace, nous a concocté un petit repas sur son réchaud, bien loin des plats traditionnels kirghizes, ça ne nous change pas du camping… Les deux guides se couchent avec les poules (même s’il n’y en a pas), et après le coucher du soleil, nous les rejoignons, car il n’y a pas grand-chose à faire d’autre. C’est alors, que nous croyant endormis certainement, ils se relèvent pour partir dans la yourte voisine, partager une soirée vodka très certainement. Sympa !!!! Vous l’aurez compris la déception est immense et la moutarde nous monte au nez petit à petit. D’autant plus que nous avons un point de comparaison avec notre précédente virée à cheval. Ce matin, ce sont les moutons qui traversent le camp, à grands coups de bêlements. Nuit correcte, petit dej succinct comme tout le reste, et nous reprenons nos montures pour monter plus haut dans la montagne. Ah oui, mais visiblement notre guide n’est pas au courant du programme prévu par Gulmira, responsable de la prestation, et compte nous redescendre directement à Jyrgalan. Ah non, nous avons une deuxième journée de cheval de prévue ! Alors, il fait un effort et on monte doucement. Au bout de vingt minutes il nous demande si cela suffit ! Et bien non ! Dix minutes plus tard, même question! Nous montons encore, et là heureusement, nous allons rencontrer l’événement qui va nous faire retrouver le sourire et sauver la prestation, bien que ce ne fut en rien prévu. Ourmat, soupirant visiblement intérieurement, continue à monter, la mort dans l’âme. Bien entendu, il n’avait pas prévu non plus le pique nique de midi, puisqu’il n’avait pas prévu de faire une seconde journée de cheval. Cela-dit, il nous conduit à un jailoo. Il se trouve que c’est sa famille qui y habite, à peut-être 3500 mètres. Et là, nous allons faire une des plus belles rencontres de notre voyage, non grâce à Ourmat que visiblement on fait suer, non grâce à Gulmira de «Destination Jyrgalan» qui ne sait pas gérer son personnel et tout cela pour une somme exorbitante, mais grâce à cette famille qui nous a accueillis les bras ouverts. Farida, la grand-mère nous offre des boortsoghs, ces fameux beignets cités précédemment, et notre premier koumis. C’est du lait de jument fermenté, donc un peu alcoolisé que les nomades kirghizes affectionnent. Très aigre et très riche en lactose il est peu supporté par nos estomacs. C’est un honneur que l’on nous fait, et nous y répondons en buvant tout le bol. Le lait est recueilli pendant la période d’été, saison des poulains et stocké dans une outre ou une baratte, il est battu au fil de la journée. Nazdanat, est une petite fille très conviviale, voire délurée. Elle s’empare du téléphone de Gilles et très à l’aise multiplie les selfies et portraits. C’est très amusant, et nous repartons donc avec une collection inestimable de souvenirs de la famille. La maman, qui est la tante de notre guide, nous conduit auprès des poulains, c’est l’heure de la traite des juments. Comme pour les veaux, il faut tenir le petit à côté de sa mère qui du coup se laisse faire. Le petit peut ensuite téter à son tour. S’ensuit une partie endiablée de foot transgénérationnelle. Nous sommes bien tristes de repartir pour regagner Jyrgalan. Nous n’aurons bien sûr pas fait le trajet prévu, mais cette rencontre nous a comblés, et nous revenons malgré tout assez fourbus. A l’arrivée, Ourmat, nous fournit un sac pique-nique. Nous ne sommes pas dupes, il est improvisé et ne contient même pas un sandwich, mais des barres chocolatées. Nous en parlons quand même à Gulmira, mais elle n’arrive pas à mesurer ce qui s’est réellement passé derrière son dos. Je lui enverrai de nouveau un mail à notre retour, trouvant la prestation très chère, et la publicité somme toute mensongère. A savoir qu’elle figure toujours sur leur site https://jyrgalan.com/where-to-stay/eki-chat-yurt-camp/ Mais bien entendu, aucun gain de cause, dommage ! Nous reprenons notre route pour rejoindre de nouveau le lac Issyk Kul, pour le bivouac du soir. Arrêt eau, essence et courses à Karakol, nous achetons un seau d'abricots aux petits vendeurs le long de la route, et nous trouvons encore un endroit sympathique pour dormir, bien qu’assez proche de la route.
Nous avons dormi tout près de l’embranchement qui mène aux chutes de Barksoon. La route qui nous attend va être longue, sans croiser de stations services, donc par sécurité nous refaisons le plein d’essence et d’eau à la ville de Barksoon.
Nous devons rejoindre en deux jours les environs de Naryn. Plusieurs routes s’offrent à nous et notre choix s’est porté sur le col d’Arabel. Piste qui peut s’avérer difficile par temps de pluie, avec deux gués qui pourraient poser problème. Heureusement, le temps est sec, et nous constaterons qu’effectivement ça peut devenir impraticable quand c’est boueux. Il y a parfois des ornières énormes, une pente raide et peu d’espace sur certains tronçons.
Bref, en ce qui nous concerne, ce n’est pas là que nous allons trouver le problème, mais nous découvrirons cela un peu plus tard.....
Nous passons rapidement aux chutes, sans grand intérêt, mais qui sont accessibles rapidement de la route, alors pourquoi s’en priver. Par contre, c’est bête, mais nous sommes heureux de voir le buste de Youri Gagarine, héros de notre enfance. Pendant l’ère soviétique, les cosmonautes venaient souvent dans la région pour se détendre, notamment dans les bains chauds (dont nous n’avons pas profité), fierté Kirghize.
Nous décidons, avant d’entamer le col d’Arabel, de faire le gros détour par la mine de Kumtor, car nous avons pris de la marge pour ces deux jours.C’est une mine d’or, dont l’accès est très bien entretenu pour faciliter le passage des camions. D’ailleurs, lorsque nous arrivons à l’entrée de la zone, un convoi, assez impressionnant est en train de gravir la montagne. Les camions sont obligés de faire des pauses régulières, par contre ils grimpent très vite, et lorsque nous faisons des photos, c’est au pas de course, car les doubler est quand même fastidieux.
Nous passons notre premier col de la journée, Barksoon Ashuu à 3819 mètres!
La région est un haut plateau désertique, à plus de 3000 mètres une fois de plus, et où à part les camions, nous sommes les seuls. Malgré tout, nous croisons là encore des troupeaux et leurs bergers, ainsi qu’un ou deux jailoos au milieu de rien. C’est ainsi qu’en passant devant une famille près d’une yourte, un homme s’est mis à courir derrière notre voiture, en nous faisant de grands signes. Nous stoppons, et il nous fait comprendre qu’il a besoin de médicaments pour les yeux. Ça m’embête d’ouvrir tout le coffre, là, au milieu de rien, mais je le fais quand même et lui dégote des doses de sérum physiologique. C’est peu, mais l’homme repart en courant et en criant vers sa famille, et visiblement tout particulièrement ses enfants. Ça fait de la peine, et je crains que nous n’ayons pas été fort utiles.
Nous atteignons ensuite les abords de la mine (située à 4000 mètres), et bifurquons pour terminer la boucle avant de passer le col d’Arabel. La belle route goudronnée laisse place à la piste.Une erreur de suivi de traces GPS, et nous voilà au milieu d’un gué plus que conséquent, sur la rivière Taragay que nous longeons un bon moment. Nous devons du coup le traverser deux fois, pas fiers du tout, ni l’un, ni l’autre. Nous serons plus vigilants quant au GPS!Nous atteignons notre deuxième col, Söök Ashuu, à 4025 mètres cette fois-ci! Ça caille, mais l'endroit est superbe.Et puis nous bifurquons tout de suite après vers le col d’Arabel, qui lui est à 3840 mètres!!!! On n’avait jamais franchi des hauteurs pareilles auparavant et voilà que nous passons trois cols fabuleux dans la même journée! Whaouh!!! D’ailleurs à ce propos, je me rends compte assez rapidement que quand je descends faire une photo, il faut que j’évite de le faire en courant.
Revenons à nos moutons, que nous croisons d’ailleurs. Nous sommes arrêtés sur un pont étroit par une voiture qui fait le plein d’eau potable. Ils sont trois et remplissent des citernes entières. Du coup ça prend un peu de temps. C’est alors qu’arrive un berger et son troupeau gigantesque, sur fond de montagnes somptueuses, c’est magnifique. Je lui offre quelques gâteaux, et il semble me demander un couteau. Je lui abandonne un petit opinel, qui j’espère lui sera utile. Quelques clichés et nous continuons notre piste, au milieu des nombreux lacs, spécialité du coin. Nous croiserons dans la journée une unique voiture, une sorte d’estafette, qui mettra beaucoup de temps à monter, mais tout comme la tortue, finira par nous doubler quand nous poserons notre tente. La piste est superbe, minérale, mais fastidieuse et cassante. Cela prend beaucoup de temps, nous avançons difficilement ( peut-être 10 kilomètres en 1 heure de temps) et nous savons que deux gués qui peuvent se révéler périlleux nous attendent, il faut absolument que nous les traversions avant la nuit. Lorsqu’enfin ils se présentent, notre inquiétude tombe, après une étude du terrain, la traversée ne s’avère pas si compliquée, ouf! Ici, vous allez avoir deux narrations, la mienne et celle de Gilles, vous allez découvrir pourquoi!
Version Gilles Après un repas bercé par le gazouillis proche du torrent et une petit vodka réparatrice histoire de réchauffer nos os en vrac suite à l’état de la piste, nous admirons le ciel étoilé qui peine à s’exprimer avec la lueur blanchâtre de la pleine lune. Du coup, nous distinguons les grandes lignes cassées des monts alentours. C’est beau, mais il caille sévèrement et ce dès que le soleil quitte l’horizon. Nous devons tangenter le 0 °C. Ici, difficile de discuter avec nos voisins de tente vu que nous sommes seuls au monde. Donc rapidement, nous filons dans nos duvets sans demander notre reste. Endormis profondément, nous sommes tirés de notre sommeil par des bruits de pas et des voix d’homme autour de la tente, qui nous appellent. Minuit ! Une coutume locale ? Vu qu’ils parlent russe, nous ne pipons pas un traitre mot de ce qui se passe. Bandits de grand chemin, locaux à la recherche de vodka, voyageurs ??? Ça tourne vite dans nos cerveaux encore embrumés. « Bon, je vais sortir, mais je vais peut-être me faire attaquer … » Gloups ! Au premier regard, ils n’ont pas l’air patibulaire, mais bien costauds quand même. Ils m’expliquent en russe qu’ils sont plantés dans la rivière au niveau du gué et que ce serait un geste apprécié de les aider à en sortir, avec notre 4X4. Je parle russe maintenant ? Certaines scènes ont été mimées avec réalisme, ça aide. Je démarre le 4x4 avec mes deux nouveaux potes kirghizes et j’essaie de rejoindre la piste, ce qui n’est pas si simple en terrain « miné ». Constat au torrent. Oui, ils sont bien plantés, avec une sorte de J9 . On sent ces gens bien préparés à cette piste. Bref, on sort la sangle du loueur et j’essaie de les tracter. Rien à faire. Après quatre ou cinq essais, ils coupent la sangle (bien joué !) et m’expliquent que ce serait vraiment sympa de les amener chez eux à dix km de là en aval. Le 4x4 de nuit, jamais fait encore mais ça se tente. Par contre, nous sommes super justes en essence. Dix kilomètres fois deux pour le retour sur piste, c’est risqué. Ils m’annoncent que ce n’est pas un problème, ils pourront me donner dix litres d’essence là-bas. Un petit détour pour prévenir Grisemote et me voilà parti sur une piste défoncée, à la lueur des phares avec mes deux acolytes. Cinq puis dix kilomètres et déjà plus d’une heure de route. « Alors, elle est où cette maison (en langage des signes) ? Tout droit, pas de problème ». Mouai, je commence à trouver ça louche, d’autant que je pressens qu’il n’y a quasiment aucune activité humaine ici, mais pas facile à jauger dans le noir. Quinze kilomètres. Je m’arrête. « M’enfin, elle est où cette maison » (le « m’enfin » est compliqué à mimer) ? Tout droit , pas de problème ». Gros dilemme. Le réservoir descend et je pense qu’ils me mènent en bateau. Il n’y a rien ici, je ne vais pas avoir l’essence qu’ils m’ont promis. Il devient impossible de continuer sans me mettre aussi en difficulté, ce que je parviens à leur faire comprendre. Ils me font un grand sourire, me remercient chaleureusement, me proposent de me payer la sangle et l’essence, un coup de pogne et les voilà partis en pleine nuit sur la piste à pied. Prochain croisement avec une autre piste trente à quarante kilomètres (ce qui nous prendra le lendemain une demi-journée bien tassée). Je me fiche d’avoir des billets à la place de l’essence, d’autant qu’ici ce n’est pas cher. Ils ont tout simplement profité de la situation ou au mieux on ne s’est pas bien compris mais … une heure et demi plus tard, j’arrive à nouveau à la tente après avoir galéré pour la retrouver hors-piste (et pourtant j’avais un point GPS). Il est 3h30 Grrrrr ! (petit regret quand même : à posteriori, je me suis dit que j’aurais dû essayer de les tracter avec mon 4x4 non pas pour les faire avancer, car ils étaient plantés, mais pour les faire reculer …) Version Sylvie Nous décidons de bivouaquer juste après, dans les hauteurs qui dominent la superbe rivière Burkhan que nous allons suivre pendant une bonne partie de notre chemin. Le coin est encore couvert de fleurs multicolores. La pleine lune nous accompagne pendant le repas du soir. Bonnet, doudoune etc... sont de sortie. J’ai attrapé une sorte de bronchite et à cette altitude, c’est beaucoup plus compliqué. Cette nuit, à plus de 3000 mètres, il fait vraiment très froid et pas question de sortir ne serait-ce que le bout du nez du duvet! Et pourtant...... Aux alentours de minuit deux voix d’hommes appellent de façon virulente, en russe bien sûr à côté de la tente. Nous sommes loin d’être rassurés, car seuls au monde, et on ne sait pas ce qu’ils veulent. Gilles doit s’habiller et sortir dans le froid de canard. Ils lui demandent de les accompagner, il ne les sent pas vindicatifs. Je reste seule, hyper anxieuse. Une heure après, ils sont de retour, et Gilles me rassure. Ce sont des Kirghizes, de la capitale peut-être, car si nous nous avons pris bien des précautions pour les gués, ce ne fut pas leur cas, et ces couillons là (oui, on peut le dire), ont planté, non pas leur 4X4, mais leur camionnette, dans le gué, et cela en pleine nuit. Comme hélas, c’est la pleine lune, c’est à notre tente, toute proche, et surtout la seule qu’ils sont venus demander de l’aide. Nous avons une sangle, mais elle a cassé, bref, Gilles débarque notre barda du véhicule, pour, à leur demande les emmener vers une habitation, à dix kilomètres selon leurs dires, où ils pourront trouver de l’aide. Il fait tellement froid, et il n’y a personne d’autre, on ne peut pas les laisser. Je me rendors rassurée. C’est alors que j’ouvre de nouveau l’oeil, et je m’aperçois qu’il est 3H 1/2 du matin et toujours pas de Gilles! Alors là, inquiétude maximum, que lui est-il arrivé, et puis je suis seule, sans véhicule et sans réseau. Vers quatre heures, j’apprends le fin mot de l’histoire. Gilles revient. En fait leur maison n’était pas à dix kilomètres, mais toujours un peu plus loin, toujours un peu plus loin. Piste de nuit en plus, et nous savions que nous serions juste en essence pour finir le trajet jusqu’à Naryn. Nous étions en train de nous mettre nous même dans une sale situation, et à force de s’inquiéter pour le carburant, Gilles, pour éviter le suraccident a décidé de les laisser quand même sur le bord de la route. La lune est pleine, et il y a une bonne lumière. La mort dans l’âme il a refait la piste en sens inverse. Il a certainement fait plus de trente kilomètres pour les emmener, et voilà comment il est désormais quatre heures du matin! On reprend le fil Nous décidons que le lendemain (ou plutôt tout à l'heure!), lorsque nous croiserons la bifurcation du col de Tosor que nous avions laissé de côté pour celui d’Arabel, et qui plus est, qui nous ramènerait du mauvais côté de la montagne, nous prendrons la décision, suivant la jauge de carburant, de continuer notre route comme nous l’avions prévu ou alors de shunter vers Tosor, route encore très difficile, mais plus courte, et qui permettrait de trouver de l’essence plus rapidement. Dodo sous la couette, un peu inquiets pour ce qui va suivre, mais paradoxalement rassurés.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible, que nous devons poursuivre notre chemin et que nous avons un vrai souci d’essence. C’est déchirant et nous savons, comme eux, que vraiment peu de monde passe ici, mais on ne peut plus faire grand chose si ce n’est prévenir quelqu’un. Là où nous sommes, il n'y a ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.De nuit, il ne s’était pas rendu compte que c’était une famille entière, et certains, dont des femmes, dorment comme ils peuvent couchés par terre. Les deux gars ne sont pas revenus. Ils nous donnent une compensation pour pouvoir garder la sangle du loueur qu’il faudra que nous retrouvions.
Gilles essaye d’expliquer (pour rappel ils ne parlent que russe et nous pas!) qu’il a déposé les deux autres au plus loin possible et que nous devons poursuivre notre chemin, et que nous avons un souci d’essence. C’est déchirant, ils nous supplient, ils savent que vraiment peu de monde passe ici, mais là, on ne peut plus si ce n’est prévenir quelqu’un. Il faut savoir que là où nous sommes, il n'y ni village, ni poste à essence, ni quoique ce soit avant notre point final.
Nous reprenons donc la piste, que Gilles emprunte lui pour la troisième fois, mais de jour, c’est différent. Nous suivons la rivière pendant une soixantaine de kilomètres. Elle est superbe. De multiples marmottes ont transformé la montagne en gruyère. Par contre, elles sont beaucoup plus farouches que celles de chez nous. Elles commencent à courir dès qu’elles nous voient à cent mètres, elles attendent courageuses au bord du trou, et plongent avant que nous puissions les apercevoir autrement qu’au téléobjectif. Bref, un exploit d’en prendre une correcte en photo. Par contre, c’est assez amusant de les voir courir de partout. Nous ne recroisons pas les deux gars, et personne d’autre d’ailleurs. Un orage se profile dans le rétroviseur. Il nous poursuit pendant un long moment, sans nous rattraper avant la bifurcation de Tosor. La décision collégiale est prise, il faut changer les plans initialement prévus, la jauge d'essence ne nous encourage pas à continuer, il faut prendre la route du col de Tosor. C'est ici, à l'embranchement, que nous croisons le plus de monde, cette route est nettement plus fréquentée que celle d'où nous venons (où les deux hommes sont-ils allés?)
Petite «discussion» avec un berger très très amateur de sablés français, et son chien en apprentissage, et en route pour le col de Tosor. C’est noir derrière, sur les côtés, nous allons vers l’unique petit coin de ciel bleu. Au moins, c’est le côté positif de l’affaire
Nous avons quitté la rivière Burkhan pour celle de Jiluu Suu, plutôt tumultueuse. Cette piste est très différente de celle du col d’Arabel, mais tout aussi compliquée, voire plus.
Nous enchaînons les gués dont les ponts ont été détruits, et parfois nous devons franchir des marches de près d’un mètre. Notre arrivée tardive sur la piste ne joue pas en notre faveur. Au fil de la journée, les glaciers fondent, et le débit de l’eau, donc des gués augmente.
Le mauvais temps a fini par nous rattraper, la température est descendue à 6°C, et la grêle s’annonce de la partie. C’est alors que nous nous retrouvons face à un gué «de la mort qui tue».
Déjà, il faut être courageux pour descendre l’étudier ce gué, Gilles l’est, moi pas. J’ai juste les choquottes, mais au chaud. Ensuite malgré l’étude du terrain, c’est un torrent qu’il faut traverser, et bien que Gilles semble savoir où passer, se lancer est une autre paire de manches. C’est là, que la chance nous sourit. Deux 4X4 de tours operators se présentent sur l’autre rive. Les conducteurs descendent eux aussi. Discussion inter-rives entre les pilotes, et les gars du coin se lancent. Nous pouvons donc étudier le passage de manière plus efficace. On leur demande d’attendre notre tour pour partir, c’est ainsi que nous l’avons passé!
Au fur et à mesure que nous continuons à monter vers le col de Tosor à 3893 mètres, le temps devient de plus en plus compliqué, tout comme la route et notre moral au vu de la jauge qui descend, qui descend. Gilles prend beaucoup de plaisir sur cette piste, moi beaucoup moins, car nous ne pouvons pas traîner. A ce propos, c’est en haut du col que l'indicateur de fuel s’allume. Ouf, nous n’avons plus qu’à descendre. Mais arriverons-nous à atteindre la station service?
Tout en haut, les glaciers lèchent la route, mais la lumière descend à vive allure, et le froid est très présent. Si nous ne voulons pas finir de nuit, nous ne pouvons guère nous attarder. Du coup, on n’a pas trop le temps de profiter de cette route exceptionnelle. Les paysages sur l’autre versant sont superbes, bien que la lumière ne soit plus présente. Nous arrivons à atteindre Issyk-Kul et faire encore dix kilomètres pour atteindre la station (je ne vous raconte pas l'ambiance dans la voiture!). Nous avons fait grosso modo 180 kilomètres depuis le gué. Nous rejoignons Tosor pour la nuit, mais un vent terrible souffle et où que porte le regard, le ciel est terriblement noir. La journée nous a quand même bien fatigués, et le temps peu engageant nous oriente vers un camping de yourtes, Tonia yurt camp. Nous dormons confortablement pour l’équivalent de 20 euros avec petit déjeuner, peut-être un peu cher pour le pays, mais peu importe, on l’a bien mérité. Nous arrivons hélas trop tard pour le repas du soir, mais nous pouvons utiliser la salle de restauration pour notre repas. C’est là que nous rencontrons cette famille suisse de cinq personnes qui eux ont grimpé notre col, mais en vélo! Et bien chapeau la petite famille!!!!!
En tous cas, c’était bien sympa ce petit camping coquet, je le recommande.
Du coup, nous devons rejoindre les environs de Naryn comme prévu, mais refranchir les montagnes, et pour cela, repasser par Kochkor, et son réservoir que nous avons déjà découvert à deux reprises. C’est une grosse route, sans beaucoup de charme mais un ciel plombé l’agrémente de façon superbe, et chose imprévue, nous prenons plaisir au trajet. Les événements précédents nous obligent à changer notre programme, et nous décidons d’emprunter le col de Ulan Ashuu pour rejoindre Baetov en passant par Uchkun. Imprévu, mais un vrai bonheur! La piste est correcte, mais n'avance pas plus que les autres pistes: ornières, dévers, mais ça n'est pas boueux heureusement. C’est magnifique, il nous manque malheureusement une demi-heure de plus pour profiter pleinement de la vue au sommet, car l'ombre progresse et la lumière n'est plus là! Il nous faut trouver un coin de bivouac, mais le col est encore a plus de 3000 mètres et on n'est pas très chauds, c'est le cas de le dire pour dormir à cette altitude, on aimerait bien prendre quelques degrés en descendant un poil. Nous trouvons notre bonheur quelques centaines de mètres plus bas, avec une très belle vue dont nous profiterons au réveil....
Nous profitons de l'endroit, et décidons de remonter un peu pour la vue que nous n'avons pas eue hier.
Nous croisons sur le chemin notre petit gars de la veille, avec qui nous avions partagé quelques gâteaux, celui qui emmenait ses frères et soeurs faire de la luge. Il conduit des "yacks" au pâturage. Ce sont en fait des dzos qui sont un croisement entre le yack et la vache.
Ils sont un peu loin, mais nous aurons l'occasion d'en rencontrer de plus près.
Il nous reconnaît et nous fait signe de le suivre. Il descend de son cheval, et accompagné de son chien, nous conduit à un espèce de trou, de grotte, bien caché, que nous atteignons après une petite marche d'approche. Pas exceptionnel, mais alors quelle vue! Notre petit gars est très fier de nous montrer la cachette secrète. Il ne parle pas du tout, est-il muet???? Alors que nous rejoignons notre véhicule, lui, court après son cheval qu'il n'avait pas attaché, et celui-ci a pris la poudre d'escampette. Le pauvre a vraiment du mal à le récupérer, car l'animal n'a pas décidé de se faire attraper. Nous attendons pour ne pas le laisser dans l'embarras, mais il finit par avoir raison de la bête.
En poursuivant notre chemin, nous passons près d'une yourte, et on nous interpelle. Nous sommes conviés à l'intérieur. Pourquoi pas! Nous sommes donc accueillis par cette famille qui pour l'été se retrouve à 3000 mètres, avec leurs chevaux. C'est une grande famille. Autour du grand-père et de la grand-mère, les enfants, petits-enfants tous réunis. Ceux qui nous ont invité parlent très bien anglais, et pour cause, elle est juriste, et lui avocat. Ils ont également leurs frères et soeurs et toute une ribambelle d'enfants. Nous sommes dans une yourte, qui ne reçoit pas de touristes, telle qu'ils peuvent l'habiter en famille. On nous offre tout d'abord le traditionnel koumis, le lait de jument fermenté, un gros bol chacun! Accompagné des boorsoghs (beignets) et pour finir, on nous apporte un sac de friandise énorme, pour emporter avec nous. C'est comme du chocolat nous dit-on! En fait, ce sont des kourous, des petits fromages fermentés, très durs. C'est une recette ancestrale du temps de la route de Chine, où il fallait pouvoir conserver les aliments longtemps. Les kirghizes en sont friands, et dans les lieux touristiques, on en voit vendus le long des routes par paquets entiers. Il y a une certaine acidité à ces fromages. En ce qui me concerne, j'aime bien avec une tomate, un ou deux par ci par là, c'est pas désagréable.
Du coup, le sac nous a accompagné pendant tout le voyage. Quelle belle rencontre cette famille....
Nous leur offrons pour les remercier des biscuits de Reims, que les enfants n'ont pas mis longtemps à apprécier. Echange de nos adresses mail, et nous poursuivons notre route.
La route est superbe où que l'on regarde. Nous croisons pas mal de tombeaux.Et nous rejoignons la route principale qui va nous emmener vers Baetov. Nous cheminons au milieu des badlands.Une fois de plus, nous ne savons plus où donner de la tête. Nous grimpons vers le col de Börülü Ashuu, plus communément appelé dans le coin MELS Ashuu (c'est à dire col de "Marx - Engels - Lénine - Staline ). Alors là, c'est un feu d'artifice de paysages de toute beauté. Il est difficile de ne pas s'arrêter à chaque virage. Là encore, il y a des fleurs à foison. Nous croisons à maintes reprises une voiture, une lada, avec quatre occupants à bord. Ils n'ont pas la chance d'avoir un 4X4, et ça grimpe sec! Ils doivent rejoindre un jailoo juste après le col. Nous leur proposons de l'aide, mais ils ont adopté une technique bien propre à eux: ils montent et quand le voiture chauffe, on ouvre le capot, on la laisse reposer, de l'eau et en route pour deux virages plus loin où on recommence la même opération. D'ailleurs, c'est très kirghize, la voiture sur le bas-côté avec le capot ouvert! Entre la voiture qui refroidit, et nous qui prenons des photos à presque chaque virage, nous cheminons ensemble jusqu'au sommet....
Ils sont tellement contents de venir nous faire un coucou. Leur peau est brûlée par le soleil, nous sommes à plus de 3000 mètres, et la protection solaire n'a pas l'air une priorité, semble-t-il. Quelques gâteaux partagés nous ont valu un beau sourire. La descente sur l'autre versant du Börülü est tout aussi attrayante que la montée, bien que très différente. Nous atteignons la vallée de la Terek, et progressons d'un côté, puis de l'autre de la rivière. L'heure qui commence à être tardive donne une couleur mordorée à ce paysage bucolique. Ici, une unique mais énorme ferme, vaches et moutons en quantité. C'est d'ailleurs l'heure pour eux de rentrer. Nous avions dans l'idée d'aller crapahuter dans une petite gorge découverte par Marie. Mais ce n'est pas du tout la bonne lumière et elle est plus que sombre, nous n'en verrons que l'entrée. De toutes façons, il est temps de se mettre en quête d'un campement pour être en place avant la nuit. Nous faisons le plein d'eau à la source captée juste aux abords de la grotte et décidons, malgré le froid qui commence à tomber, d'établir notre bivouac dans les hauteurs. Nous craignons toujours un peu les moustiques en campant près de l'eau. Nous n'avons pas regretté notre choix, la vue est belle, et nous assistons à un spectacle de galopades de chevaux sauvages. Comme nous sommes encore à plus de 3000 mètres, il ne fait pas bien chaud. D'ailleurs, le temps est à l'orage, et pour cette nuit, nous allons en subir un sévère.
La tente est trempée ce matin, et nous prenons notre petit-déjeûner sur fond d'arc-en-ciel. Le séchage est malgré tout relativement rapide et nous pouvons donc prendre la route vers notre destination, les kulak teepees, pour y faire une rando. Hier, en fait, nous aurions du rejoindre Laurence49b et sa covoyageuse, Stéphanie. Et oui, cela fait un bon moment avec Laurence que nous nous connaissons virtuellement, par l'intermédiaire de VF, où nous avons fréquenté un peu les mêmes discussions. Et l'occasion faisant le larron, nous nous retrouvons sous les mêmes latitudes, et nous réussissons à nous goupiller trois jours en commun pour aller jusqu'au lac Kel Suu. Mais notre nuit très aventureuse du col d'Arabel, et l'obligation de changer notre itinéraire nous a fait perdre une journée, et nous avons donc été dans l'impossibilité de retrouver les filles. Nous avons toutes les coordonnées pour pouvoir se joindre, mais faute de réseau la majorité du temps, pas moyen de les prévenir. Nous espérons donc les retrouver à Tash Rabat, après la rando, d'où nous devions partir ensemble pour le lac.
Nous approchons les teepees. Là encore, pour la rando, nous avons suivi les traces de Marie, trouvées sur Wikiloc.
C'est amusant de voir les troupeaux de chevaux sauvages, en tous cas qui ne sont pas entravés, et qui se promènent, vadrouillent, parfois se baignent. Il y a toujours un chef, qui observe, en avant-coureur, et là, s'il estime que la tribu peut y aller, là et seulement là, le reste de la troupe ose avancer. C'est toujours le même rituel!
Je ne vais pas accompagner Gilles jusqu'au bout, car mon ventre se tord dans tous les sens de façon douloureuse, et le coeur n'y est pas. Début de troubles qui s'annoncent.
Je me pose un peu pour patienter, en regardant les fleurs, et là, oh joie, voilà que s'avance une de ces fameuses tribus évoquées juste avant, avec son chef. On doit se croiser, alors de multiples précautions sont prises des deux côtés. Eux aussi ont pour objectif de faire la même rando, le but étant peut-être différent. Est-ce que cela a un rapport avec le névé tout au bout, au fond du canyon? Ce sont-ils dit "Tiens si on allait se faire une petite glace aujourd'hui?" Beau moment pour moi en tous cas, qui les trouve si majestueux.Encore un petit col, le Kulak Ashuu à 3390 mètres et nous rejoignons ensuite l'embranchement pour aller à Tash Rabat. C'est un caravansérail, c'est à dire une espèce d'hôtel, de lieu d'accueil pour les marchands, à l'époque de la route de la Soie. Très bien conservé, il est un des hauts lieux touristiques du Kirghizstan. Donc, il y a peut-être une vingtaine de personnes. Nous en faisons la visite, dedans, dessus, autour, tout en guettant deux voyageuses françaises. Echec, elles ne sont pas là. Nous décidons alors d'aller chercher de l'essence en direction de Naryn, donc de refaire la piste en sens inverse. Il doit y avoir une nouvelle station service à la frontière avec la Chine, mais si jamais elle était fermée, nous ne pourrions pas faire la route jusqu'à Kel Suu. Alors par mesure de précaution, nous faisons une presque cinquantaine de kilomètres dans le sens inverse de notre itinéraire, jusqu'à une station que j'avais rentrée sur Maps-Me. Hélas, trois fois hélas, elle est désaffectée. Nous interrogeons quelques habitants, mais si nous ne voulons pas faire cent kilomètres (aller), il va falloir s'adresser à un gars du crû et son essence avec moins d'octanes que celle que nous prenons habituellement. Un homme, plus que gentil, va jusqu'à prendre sa voiture pour nous guider chez quelqu'un qui va faire office de pompiste avec un bidon. Nous osons même lui demander où nous pouvons nous débarrasser de nos poubelles que nous trimbalons depuis trois jours et qui commencent vraiment à être un problème. Et oui, hormis dans les grandes villes, il n'y a rien pour les détritus, c'est quelque chose à prendre en compte, au même titre que refaire le plein, ou remplir les bidons d'eau! Notre gentil pompiste, va les prendre chez lui, décidément, ils sont bien sympathiques.
Nous reprenons la piste pour Tash Rabat, pour être vers 15 heures là-bas, heure prévue pour notre départ vers Kel Suu avec Laurence. J'espère qu'elles auront eu la même idée! C'est la troisième fois que nous reprenons cette piste! En chemin, ous croisons un haut lieu d'école de vol pour les vautours, que nous prenons plaisir à regarder prendre leurs ascendances. Les filles ne sont pas là! Nous montons un peu pour avoir une vue d'ensemble mais rien! On va prendre la route, car il est déjà tard et nous espérons pouvoir planter le bivouac juste avant un gué qui peut s'avérer périlleux, et qu'il vaut mieux franchir le matin, avant la fonte des glaces. Le but du jeu serait de dormir juste à côté pour l'attaquer au plus tôt le lendemain. Piste quatrième! Finalement nous n'avons pas regretté ce second pélerinage au caravansérail, beaucoup de kilomètres inutiles, certes, mais la rencontre avec les vautours et le retour sous un ciel plombé en valaient la chandelle. Nous rejoignons la route principale, que nous suivons plein sud. Elle est goudronnée et parfaitement entretenue, car elle mène au col de Torugart (3752 mètres) , passage frontière avec la Chine. Comme nous la longeons pour aller à Kel Suu, il faut demander un permis spécial à l'avance qui nous permettra de passer les checkpoints. Il y a quelques endroits au Kirghizistan qui nécessitent ce permis, pour la même raison. J'avais un peu poussé Laurence à suivre cette route à l'aller, pour ne pas faire la même route aller- retour pour le lac. Cet itinéraire longe la vallée de l'Ak Say, jusqu'à l'embranchement pour Kel Suu. Nous passons pas loin du lac Chatyr Kul, sans nous en approcher car c'est très marécageux, la route que nous devons parcourir est longue et il faut s'avancer au plus loin avant la nuit. Le passage du checkpoint est un peu tendu, ils épluchent tout, mais nous le franchissons sans heurts. Une file de camions gigantesque est à l'arrêt, certainement en lice pour franchir la frontière dès l'aube. La station service, clinquante, est bien opérationnelle et ravitaillée. Nous refaisons donc le plein, et c'est parti pour environ 60 kilomètres de piste jusqu'au gué. Nous suivons le no man's land qui longe la frontière chinoise. Pour être tout à fait honnête, si ce n'est le ciel d'orage superbe et les quelques miradors qui nous distraient, les kilomètres se suivent de manière ennuyeuse. C'est plat, c'est droit, et le paysage n'a rien d'exceptionnel. Nous n'atteindrons pas le gué avant la nuit. Il nous faut trouver un emplacement plat, non caillouteux, et ce n'est pas si simple. Ici ce sont les mottes d'herbe qui dominent. Nous finissons par trouver l'ENDROIT! Pas terrible, mais on désespérait de dormir sous la tente ce soir. D'ailleurs nous inaugurons le dîner sous l'avancée, car l'orage qui nous tombe dessus est sans pitié.
Il fait beau au réveil. Par contre on s'est sacrément caillés cette nuit, malgré nos duvets 0°C!
La montée sur la petite colline voisine à notre bivouac nous offre une jolie vue sur la vallée.
Nous n'étions pas très loin du gué. Pas de filles en vue, et le gué que Marie et Fred ont eu beaucoup de mal à franchir au mois de mai est quasi à sec! Il est vrai que les ramifications de l'Ak Say sont gigantesques. Il faut trouver le bon passage à chaque fois, et trouver ensuite la bonne sortie, car les rives ont une allure de falaises. Comme avons peu d'eau, ça ne sera pas difficile, mais effectivement avec de l'eau ça doit être une autre paire de manches.Nous croisons un papa et son fils qui vont chercher de l'eau, mais il n'y a quand même pas beaucoup de jailoos dans ce coin là. La partie de la route après le gué est plus attractive, nous longeons toujours l'Ak Say, ça doit être très beau quand la rivière est tumultueuse. 80 kilomètres plus loin, nous trouvons la bifurcation pour Kel Suu. C'est verdoyant, et le paysage pour y parvenir très beau, mais le temps est gris et sous un ciel blanc, les couleurs ne sont pas au rendez-vous.
Nous arrivons au jailoo de Kel Suu. Nous cherchons à droite, à gauche, toujours pas de trace des filles. Et puis finalement c'est grand ici, avec plein de campements aménagés, moi qui pensait être au bout du monde dans un endroit confidentiel! Ça ne l'est visiblement pas tant que ça pour les tours operators. Il se met à pleuvoir des cordes. Nous pique niquons dans la voiture et faute de beau temps y faisons un petit somme. Une chienne adorable, que je surnommerai Fidèle, nous adopte et se couche près de notre roue. Un 4X4 s' avance sur la route pas loin. Il est midi, et il n'y a pas grand monde. Il y a deux filles dedans, et ce sont les bonnes! Ouhais!!!! Je monte dans le véhicule (Gilles roupille toujours) et nous échangeons avec bonheur le récit de nos aventures.
Quand le soleil daigne enfin pointer son nez, c'est magnifique! Alors Kel Suu, quel est ce joyau qui nous prend quasi 2 jours aller, idem pour le retour. Ce Kel Suu qui a généré tant de conversations sur certains posts de Voyage Forum? Tout d'abord, c'est un lac d'un exceptionnel bleu, cerné de montagnes, il a juste l'inconvénient de se vider d'un coup de manière impromptue, sans que l'on sache vraiment trop pourquoi! Alors imaginez, le trajet pour y accéder, le permis etc... et il se trouve que le lac s'est vidé avant notre venue, au mois de mai me semble-t-il, BINGO! Il n'y a plus qu'à croiser les doigts pour qu'il se remplisse entre temps, car il est un peu "magique", on ne sait jamais.... SUSPENSE! Autre chose, les débats sont vifs sur la façon d'y parvenir, depuis le jailoo où nous sommes actuellement, qui est à au moins 1H30 du lac proprement dit, à pied. Déjà, dans nos conditions imposées par le loueur de voiture, on n'a pas le droit d'aller au-delà du jailoo. Il y a une piste, mais alors plus que périlleuse. D'ailleurs ont y a vu un 4X4 de russes, embourbé dans un dévers monumental, en fin d'après-midi, et nous ne les avons revus que le lendemain matin! Et puis il y a ceux, tous les tours operators qui traversent direct, par l'herbe marécageuse. Si cela ne me semblait pas une hérésie, de faire une trace, force a été de constater que c'était l'horreur! Ils ne passent pas dans UNE trace, mais ils ont complètement ravagé l'écosystème de partout. VRAIMENT A NE PAS FAIRE, c'est un massacre. Nous avions l'idée de dormir au bord du lac car nous avions vu avec Laurence de très jolies photos. Mais la difficulté de transporter le matériel, fait qu'au final nous choisissons le bivouac aux alentours du jailoo.
Les filles finissent leur pique nique et nous entamons la rando, guidés par notre chienne d'adoption. Incroyable, quand elle n'allait pas chasser la marmotte (je crois qu'elle croit encore au Père Noël!), elle nous indiquait les passages quand nous ne savions pas lesquels choisir. Le début de la balade est très plaisant. Pendant que nous nous évertuons à passer plusieurs gués, les nuages s'amoncellent. Le lac Kel Suu est à 3500 mètres d'altitude, et chaque fois que nous traversons l'eau nous avons de plus en plus froid. C'est alors que nous subissons une déferlante de pluie et de grêle. Ma gore tex était tout à fait obsolète, trempée jusqu'aux os et avec le mal de ventre qui continue à me tordre les boyaux, personnellement j'ai vécu un enfer. Nous arrivons enfin (il y a le retour tout de même), mais je n'apprécie pas le paysage, hélas, transie de froid. Par contre, vous l'aurez constaté l'eau est au rendez-vous même si le mauvais temps lui enlève sa jolie couleur bleue. Il y a des scientifiques sur place qui campent. Et bien moi, je suis contente au final de ne pas dormir ici, il fait un froid de canard, bien plus que de canard d'ailleurs!
Il nous faut ensuite repartir. Et là, deux écoles s'affrontent. Les trois filles ne souhaitent pas prendre le même chemin qu'à l'aller, car il y avait des passages difficiles, et avec le mauvais temps, la fatigue, nous ne nous sentons pas. Nous préférons prendre la rive droite, marécageuse, et franchir devant le village le gué important de cette rivière à ramifications impressionnantes, en espérant pouvoir trouver de l'aide si besoin. Quant à lui, Gilles, estime que nous aurons de l'eau jusqu'à la taille, et préfère franchir la rivière avant, pour rejoindre l'autre rive. Il ne pleut plus, mais le retour est long et fastidieux, dans un milieu bourbeux, spongieux, où nous progressons à force de plocs, plocs. Notre chienne gambade à nos côtés. Nous arrivons à hauteur de jailoo où deux garçons nous guettaient. Ils savaient qu'il y avait deux 4X4 dont les occupants n'étaient pas rentrés. Nous sommes rapatriés à cheval, derrière eux. Les montures ont de l'eau jusqu'au flanc. Notre petite chienne, hésite longuement avant de traverser, et a du mal à lutter dans le courant. Mais tout le monde regagne la rive sain et sauf. Il n'a pas fallut longtemps, pour nous mettre d'accord: ce soir nous dormirons dans une yourte, chauffée, avec un bon repas pour nous remettre. C'est dans la famille d'un des deux garçons que nous partageons tous les quatre notre nuit autour du poêle, à 3300 mètres, après un dîner plus que royal.
Nous nous réveillons avec le soleil, chouette! Nous avions décidé avec Laurence de consacrer deux jours à Kel Suu pour en profiter à fond. Décision est prise, nous y retournons à cheval. Notre jeune sauveur de la veille, Ursun, doit regrouper les chevaux nécessaires à notre expédition et nous prenons la route en milieu de matinée, accompagnés par notre chienne Fidèle et un de ses deux compagnons canins du jailoo.
C'est fabuleux, nous chevauchons dans les plaines marécageuses. Nous avons un sentiment de liberté, d'immensité extraordinaire. Stéphanie qui voyage avec Laurence est courageuse, elle a très peur de monter à cheval, son guide lui tient le sien. Nous atteignons, après une petite chute de Gilles, sans bobos, notre destination. Nous nous attendons les uns, les autres, pour découvrir ensemble le lac sous le soleil. Et là, c'est grandiose!
Nous nous contenterons de la vue de cette rive, les abords étant inaccessibles, sauf en bateau, mais que nous n'avons pas fait l'effort de prendre sur notre dos! Celui des scientifiques lui est toujours là.Après avoir bien profité de notre rayon de soleil sur notre fameux lac, nous reprenons la route. La pluie se mêle de la partie, mais nous avons tous pris des dispositions à cet effet, et c'est beaucoup plus acceptable. J'ose demander à Ursun, si je peux galoper un peu. J'avais décidé de ne pas monter à cheval j'avais fait une croix dessus, en rapport avec les séquelles de mon cancer, et mon bras qui ne doit subir aucun traumatisme. C'est râté! Du coup, je m'étais interdit le galop. Encore râté! J'en rêvais!!!! Me voilà à galoper d'abord légèrement, puis à sabots déployés au milieu des grandes étendues sauvages, rapidement suivie par Gilles et Laurence. Notre guide, prend plaisir à voir notre joie. Nous n'avons pas eu les mêmes rapports avec lui que lors de nos randonnées équestres précédentes. Lui, c'est simple, bon enfant, génial. Quel bonheur, mais quel bonheur! Et c'est la fin! Nous rejoignons notre petite famille d'accueil.
Avec Gilles nous décidons de prendre la route plus tôt que prévu, pour nous avancer sur le trajet énorme qui nous attend le lendemain. Nous abandonnons donc les filles à leur "triste sort" pour parcourir autant de kilomètres que nous pourrons avant la nuit, sur la route devant nous conduire à la perle du Kirghizstan, le lac Son Kul, en passant par Naryn. Nous passons sans encombre le col de Kindi et son checkpoint, à 3400 mètres. Si le début du trajet était plutôt morne et ennuyeux, la fin est de toute beauté. Nous longeons la rivière At-Bashi. Ne réussissant pas à atteindre Naryn, nous trouvons un bivouac au milieu de champs de fleurs, dominant la vallée peuplée de nombreux jailoos.
18 days of bliss in Morocco!
And there you have it—promise made, promise kept. Here I go! I’m going to try and share our adventure under the Moroccan sun. I’ll do my best to capture how we felt during this trip. And I hope you’ll be kind to a newbie at this!
We planned this trip with the tips we got from this forum, so thank you to everyone who helped us prepare. Thanks to you, we had unforgettable moments.
Here’s our itinerary, which let us see the Atlas Mountains, the oases of the South, the sandy desert, and the Atlantic coast. We landed in Marrakech early in the morning, and our rental car agent was waiting for us at the airport. After sorting out the formalities, we left Marrakech heading toward Ouarzazate.

The heavy traffic in Marrakech quickly gave way to smooth driving. As soon as we left the city, it was calm. And right outside the city, we came across shepherds grazing their sheep by the roadside... It’s definitely a surprise at first! But yes... We’re in Morocco... No doubt about it... We’re in the thick of it! As we started gaining altitude, vendors waved at us, offering dried morels. At first, we weren’t sure what they were selling, but we stopped for tea on a terrace to admire the mountain scenery, and they offered us those famous morels again.


We continued our climb toward Tizi N Tichka... Gigantic valleys stretched out before us. With every turn, we discovered breathtaking landscapes.


Villages built into the hillsides blended into the earth. It was strikingly simple yet harmonious.

At the top of the pass, 2200m up, we stopped to soak in the moment, the fresh air, and the view.
And we carried on toward Ouarzazate. The road was under construction. Mechanical giants were tackling the mountain. But the mountain was enormous. We were impressed by the scale of the work.


Then, we left the main road to head left toward Telouet... It was stunning. The colors changed. Maybe we felt less overwhelmed by the imposing Atlas. Just a personal impression!


Right after passing through Telouet (maybe we’ll shock history buffs—we didn’t visit the kasbah), we went to see the salt mine. It was unexpected. Salt was everywhere. The stream water wound its way between salt crystals and waterfalls. It was really pretty. And then there was the cave. We had a guide for the visit. Stalactites and stalagmites crisscrossed here and there. At the back of the cave, we saw a small lake surrounded by crystals. It was beautiful.



We hit the road again. We drove through stunning landscapes: vast plains for grazing herds, rivers nestled deep in the valleys.

We proudly drove past the ksar Ait Benhaddou without stopping—just long enough to snap a quick photo and keep going so we’d arrive before nightfall.

We made a few small purchases in Ouarzazate and headed straight for the Skoura palm grove, where we’d booked three nights at the guesthouse Kasbah La Palmeraie. Mohamed, the owner, welcomed us warmly, and we shared tea with the family. We felt right at home. We were made to feel welcome.

Dinner was a hit—a real Moroccan meal, a sweet-and-savory dish with steamed vermicelli and chicken. Delicious! A great surprise for us—we’d never tried it before.

After such a long day that started so early, we were happy to crawl into bed. But we felt like the trip was off to the best possible start.
Until tomorrow, if you’d like!
We planned this trip with the tips we got from this forum, so thank you to everyone who helped us prepare. Thanks to you, we had unforgettable moments.
Here’s our itinerary, which let us see the Atlas Mountains, the oases of the South, the sandy desert, and the Atlantic coast. We landed in Marrakech early in the morning, and our rental car agent was waiting for us at the airport. After sorting out the formalities, we left Marrakech heading toward Ouarzazate.

The heavy traffic in Marrakech quickly gave way to smooth driving. As soon as we left the city, it was calm. And right outside the city, we came across shepherds grazing their sheep by the roadside... It’s definitely a surprise at first! But yes... We’re in Morocco... No doubt about it... We’re in the thick of it! As we started gaining altitude, vendors waved at us, offering dried morels. At first, we weren’t sure what they were selling, but we stopped for tea on a terrace to admire the mountain scenery, and they offered us those famous morels again.


We continued our climb toward Tizi N Tichka... Gigantic valleys stretched out before us. With every turn, we discovered breathtaking landscapes.


Villages built into the hillsides blended into the earth. It was strikingly simple yet harmonious.

At the top of the pass, 2200m up, we stopped to soak in the moment, the fresh air, and the view.

And we carried on toward Ouarzazate. The road was under construction. Mechanical giants were tackling the mountain. But the mountain was enormous. We were impressed by the scale of the work.


Then, we left the main road to head left toward Telouet... It was stunning. The colors changed. Maybe we felt less overwhelmed by the imposing Atlas. Just a personal impression!


Right after passing through Telouet (maybe we’ll shock history buffs—we didn’t visit the kasbah), we went to see the salt mine. It was unexpected. Salt was everywhere. The stream water wound its way between salt crystals and waterfalls. It was really pretty. And then there was the cave. We had a guide for the visit. Stalactites and stalagmites crisscrossed here and there. At the back of the cave, we saw a small lake surrounded by crystals. It was beautiful.



We hit the road again. We drove through stunning landscapes: vast plains for grazing herds, rivers nestled deep in the valleys.

We proudly drove past the ksar Ait Benhaddou without stopping—just long enough to snap a quick photo and keep going so we’d arrive before nightfall.

We made a few small purchases in Ouarzazate and headed straight for the Skoura palm grove, where we’d booked three nights at the guesthouse Kasbah La Palmeraie. Mohamed, the owner, welcomed us warmly, and we shared tea with the family. We felt right at home. We were made to feel welcome.

Dinner was a hit—a real Moroccan meal, a sweet-and-savory dish with steamed vermicelli and chicken. Delicious! A great surprise for us—we’d never tried it before.

After such a long day that started so early, we were happy to crawl into bed. But we felt like the trip was off to the best possible start.
Until tomorrow, if you’d like!
Two weeks with a friend in southern Kazakhstan
Hello everyone!
I’m back from two weeks in southern Kazakhstan. I went with a friend, and we organized everything ourselves. We came back enchanted by this trip: stunning landscapes, lots of animals seen in the parks, and above all, top-notch hospitality and welcome... All of this makes me really want to go back and explore the other countries in the region. In the meantime, I’m sharing the story of these two weeks of travel... Don’t hesitate if you have any questions. And if you want more practical info and/or see more photos, you can check out my blog: https://smilingaroundtheworld.com/category/kazakhstan/
Day 1: First Kazakh steps in Shymkent
So here we are in Kazakhstan for two weeks. We had an excellent flight with Air Astana, which instantly made it into my top 3 best airlines! From the airport, the service was top-notch, with very friendly staff who went out of their way to ensure we both got vegetarian meals (my order hadn’t been taken into account when booking the tickets online). The flight to Nur-Sultan (the new name for the capital, formerly Astana, renamed last month in honor of the resigning president) was three-quarters empty, and we each got to stretch out over three seats. We were given an incredible travel kit, including a reversible sleep mask with phosphorescent writing: “Do not disturb” or “Wake me for meals.” Awesome! As for the lighting in the plane, I think the interior cycled through every color to simulate evening, early night, pitch-black night, and then dawn. It was even a bit surreal—those lights and everyone’s glowing masks ^^ The flight was a bit early and too short for us to sleep well, but it was still pleasant :-)
Upon arriving in Nur-Sultan, the atmosphere was a bit colder. There was staff everywhere, and we were under heavy surveillance. A camera even filmed us as we entered the terminal. We got our passports stamped and settled in to wait for our second flight. We eventually realized we were waiting in the wrong place... We were still in the international terminal, while our next flight was domestic. We finally found the right spot—saved! We started our trip in Shymkent, in the south of the country. We dropped our bags at the City Hostel, a super modern youth hostel offering double rooms. The decor is industrial-style, with very high ceilings—we loved it. When we arrived, it was too early for check-in, so we just left our luggage and went for a walk around the neighborhood. There was quite a bit of traffic, and the avenues were very wide. Despite that, there was also a lot of greenery and green spaces, which lightened things up a bit.
We had lunch (pizza + smoothie) on the top floor of a shopping mall, then headed to the pre-Russian quarter, a much quieter area with its little streets and individual houses.
Back at the hostel, after checking in, we treated ourselves to a two-hour nap—it felt great! In the late afternoon, we set out to find the Salman Bazaar. It wasn’t easy to organize—we realized Shymkent isn’t a very touristy destination—but we eventually managed with the help of the hostel receptionist, who called us a taxi. This bazaar is huge and has everything you could need for daily life: clothes, food, household products, toys... We did some shopping for dinner, then took another taxi to Independence Park, inaugurated in 2011 for the 20th anniversary of Kazakhstan’s independence. We really liked this park—it’s very wooded, and the late afternoon light was, as always, beautiful and pleasant... In the center, a large monument resembles the center of a yurt.
We then walked back to the hostel via Independence Square and several parks. We wanted to grab a drink along the way but didn’t find anything inspiring—oh well. We had dinner at the hostel and went straight to bed. Tomorrow, we’re getting up early... We’re heading out for two days to explore Aksou-Jabagly National Park. This park is famous for its landscapes at this time of year—it should be in full bloom, especially with tulips. We’ll see!
Days 2 & 3: Canyon, tulips, and wildlife in Aksou-Jabagly Park
Located two hours from Shymkent, Aksou-Jabagly Park is reputed to be one of the most beautiful in the region. We took a taxi from Shymkent, and upon arrival, we were warmly welcomed by Ruslan and his mother. They live at the entrance to the reserve, at the foot of the mountains, in a house surrounded by poplars. The setting is exceptional, and we immediately fell in love with the place. For our first day, we set off to explore the Aksou Canyon. Ruslan arranged a 4x4 with a driver and a ranger. The ranger speaks a few words of English, and with Coralie’s few words of Russian, we should manage! After a “viewpoint” stop, the road turns into a dirt track. It’s rained a lot lately, and the track is sometimes very muddy—at one point, we even had to cross a river. Four-wheel drive was definitely needed! The ranger pointed out some marmots by the side of the path—they were adorable.
We finally arrived at “Inspector’s House No. 1,” which overlooks the canyon. The view is magnificent, with high cliffs, wildflowers, conifers, and the Aksou River winding far below. While the driver chatted with the inspector, we descended to the bottom of the canyon with the ranger. The tulips I’d been hoping for were there—I was so happy! There were red, yellow, and even bicolor ones...
At the bottom of the canyon, we took a little break by the river. “Aksou” means “white waters” in Kazakh—the water does indeed have a very special color, a blue that’s both very light and very intense, like some South American lagoons. It bubbles around the rocks. The climb back up was easier than we feared. Once at the top, we continued along the canyon. The perspective changed as we progressed, and we never got tired of the view... Eagles circled above us.
After about 2 km, the driver picked us up, and we continued to a small kiosk at the foot of the mountains, where we had a picnic. Ruslan’s mother had prepared vegetarian “lunch boxes”—it was delicious and felt good to eat. However, it had gotten noticeably colder, so we put our jackets and scarves back on! After the meal, the driver walked off with a bucket—we figured he was going mushroom picking with Inspector No. 2, who had a house nearby.
We enjoyed the spot a bit longer while the driver gathered mushrooms, and then we headed back toward Ruslan’s place. Or so we thought... The return trip turned out to be quite long—the park wasn’t as deserted as it seemed, and the driver stopped every five minutes to chat with people we passed. At one point, we ran into Inspector No. 2 on horseback—it looked like there was a problem with a car further ahead... The driver and ranger bolted out of the car, headed toward the other vehicle, and we heard raised voices... When they came back, we tried to figure out what had happened, but no luck. We stopped again at Inspector No. 1’s house (are you following?), and they made us get out, telling us Inspector No. 2 needed the car for a few minutes... They left us stranded with Inspector No. 1, who went home, leaving us in the garden :-D We kept busy with the puppies, and I even took a little nap in the sun... Three-quarters of an hour later, we finally left—we didn’t fully understand what happened and never found out!
We got back (almost) without stopping to Ruslan’s house. Our room was ready, and we settled in quickly before dinner. It was already 6:30 PM, even though we were supposed to be back by 4 PM. Mushroom picking really slows things down ^^ Ruslan’s mother had prepared a delicious meal: vegetable soup, raw vegetable salad, and a mushroom, carrot, and potato stew. We loved it!
We spent the rest of the evening planning the rest of our trip while sipping tea. At one point, Ruslan and his mother signaled that there were wild boars right across from us—we could see them clearly! There were three adults and three piglets. We also took a little walk in the garden, watched the sunset, I did some blogging, and Coralie read... A lovely evening, and an equally lovely ten-hour night! The next morning, after a good breakfast, we set off on foot into the park. The trail starts right next to Ruslan’s house—so convenient! Today, we were with another ranger, two Germans (brother and sister), and their English-speaking guide (who didn’t guide much). We walked on a dirt road—there were even more tulips than yesterday, and the snow-capped mountains in the distance were stunning. After 5 km, we reached a small cabin, then continued another kilometer to Kishy Kaindy, a viewpoint overlooking the Jabagly River waterfalls (Jabagly means “year-old foal”). It was spectacular! We stayed a good while admiring this natural wonder. Like yesterday, the ranger didn’t rush us at all—it was really nice. We also saw eagles and an ibex perched on a ridge.
We had a picnic at the cabin before heading back the same way we came. This time, the snow-capped peaks were facing us—so beautiful! We picked up our bags and said goodbye to Ruslan’s mother. She was really happy today because her granddaughter was there. She told us she was a “babushka”—I understood that! Ruslan then drove us to Turar Ryskulov, where we took a shared taxi back to Shymkent.
In Shymkent, we struggled a bit with our Airbnb. We waited half an hour for the person who was supposed to let us in, then discovered the Wi-Fi wasn’t working—but we had a lot of bookings to make that evening. The lady finally lent us a Kazakh SIM card with data, which Coralie put in her phone in “hotspot” mode so I could get some internet too. All of that took nearly two hours. Phew! We then rushed to do some shopping at the supermarket. On the way back, some lights caught my eye—it was a pedestrian street all decorated with a funfair next to it. It was very lively, and we spent a good while strolling and people-watching! The rest of our evening was studious, between preparing dinner and booking our next stops.
Day 4: Turkestan, Yasawi Mausoleum, and Sauran ruins
This morning, after one last stroll in Shymkent, we headed to Turkestan. When we arrived at the bus station, we were told the next bus was in nearly three hours, but there were minibuses leaving when full. The system was well-oiled, and in just fifteen minutes, our minibus was ready to go. We each had a seat (and one for our luggage since there’s no trunk!), and the minibus was quite new—nothing like Madagascar ;-)
The trip went well despite a few driving scares—the driver was going a bit fast for my liking! Along the road, the fields were full of poppies—so pretty. When we arrived, we headed straight to the Edem hotel, where we wouldn’t be staying (we had a train to Almaty at midnight) but where we wanted to leave our luggage for the day. They agreed easily—great! Once we’d dropped off our bags and suitcases, we started our visits.
We began with the architectural gem and largest pilgrimage site in Kazakhstan: the mausoleum of Khodja Ahmad Yasawi, a great Sufi sage. Yasawi’s original tomb was already a pilgrimage site when Tamerlane ordered the construction of a larger mausoleum in 1390. It’s decorated with white and blue tiles and has a turquoise dome (currently under renovation). The main facade, unfinished at Tamerlane’s death, was left in earth with visible scaffolding. Impressive! The site is UNESCO-listed. Inside, the main hall displays a large cauldron, and other small rooms showcase plates, ancient coins, belts... Yasawi’s tomb is visible via two adjacent corridors.
We then strolled through the park, which includes many other mausoleums and tombs. We visited the old baths, the Friday Mosque, and then the history museum. The underground mosque, where Yasawi’s cell is located (where he retreated at the end of his life), was unfortunately closed for renovations.
We then went back to the Edem hotel to have them call us a taxi, and we set off to visit the ancient fortress of Sauran. This Silk Road city, once prosperous, is now reduced to ruins, with thousands of poppies blooming between them. High walls once surrounded a bustling and pleasant city. Many foundations remain visible. The place is vast, quiet, almost deserted, and imbued with a certain melancholy... The deep red poppies swayed in the wind, between the remnants of this city, reminding us how fleeting things are.
Back in Turkestan, we had dinner at the Edem hotel’s restaurant (we had to thank them somehow ;-)) and then rushed to the station to catch our train... 18 hours of travel awaited us to Almaty!
Day 5: From Turkestan to Almaty, 18 hours by train across the Kazakh steppe
We traveled from Turkestan to Almaty by train. We booked our tickets the day before departure, and only six seats were left: three in second class, not together at all, and three in first class, also not together but in the same carriage. We opted for first class! It was more expensive, but for such a long trip, a little comfort wouldn’t hurt... We wondered if we’d manage to switch cabins to be together, but it resolved itself: when we boarded, the conductor/carriage chief immediately noticed we weren’t together. He literally kicked a young man out of his berth so we could travel in the same cabin. We felt bad for the young man, even though he seemed to take it well... we thanked him with dried fruit (and I can confirm he took it well—the next day, he came to chat with us). In any case, we were really happy to have our own little cabin for this long journey, especially since we were the only foreigners and the only women in the carriage.
Eighteen hours by train might seem long, but these long trips while traveling aren’t wasted time—they’re the breathing space of the journey. They’re the essential moments for digesting what we’ve already experienced and preparing for future discoveries. They’re also privileged moments for reflection. Traveling slowly, to the rhythm of the train, means falling asleep in Turkestan’s outskirts, lulled by the train’s rocking and creaking, and waking up in the steppe. It’s feeling the train slow down and stop, stepping onto the platform for a moment, and watching the women sell food to passengers. It’s taking the time to write, read, think. It’s chatting with our neighbors and, despite the language barrier, managing to communicate a little. It’s picnicking at the little table in our cabin, with the landscape rolling by outside, and listening to music. It’s feeling privileged, imagining ourselves on the Orient Express or the Trans-Siberian. Reminding ourselves that one day, one day for real, we’ll take that Trans-Siberian. And smiling, thinking that in the meantime, in a few months, there’ll be the Trans-Canadian...
Days 6 & 7: Almaty, the “little apple”
The former capital of Kazakhstan, Almaty is known as the most Western and lively city in the country. At first, we had a bit of trouble identifying the city center—it’s more spread out and less dense than what we’re used to in Europe—but once we got our bearings, we really enjoyed strolling along the wide avenues lined with cafés and in the few pedestrian streets. The city’s emblem is the apple, which you’ll find in various forms around the city, from benches to statues to fountains. The original apple, from which all the apples we know today descend, is said to come from the mountains of Kazakhstan.
For nature, Almaty is a pretty green city. It has large parks, like Panfilov Park, which houses the Zenkov Cathedral. Some streets are also very tree-lined, so much so that they almost look like gardens. Often, high mountains peek out from behind the streets...
For shopping, traditional boutiques sit alongside big international brands. We really liked the Green Bazaar, a large market that sells everything. The food section was great, with stalls of pickled vegetables, dried fruits, and beautifully stacked fresh fruits... A feast for the eyes and lots of temptations for me!
For culture, Almaty has several museums. We visited two: the Fine Arts Museum and the National Museum. Both are housed in very Soviet-looking buildings on the outside, but the Fine Arts Museum turned out to be quite modern inside, with a pleasant museography. The National Museum, on the other hand, has stayed true to its roots ^^ Just walking through it was an experience in itself. And we did quite a bit of shopping there... The hall is a giant shop with lots of handicrafts—we treated ourselves.
The Arasan Baths are a must in Almaty. They’re said to be among the most beautiful baths in Central Asia... Architecturally, I didn’t find them amazing (nothing like Budapest’s, for example), but wow, did it feel good to relax there after a day of sightseeing! I happily moved between the sauna, hammam, and Russian sauna, with a preference for the latter—less dry than a traditional sauna and less humid than the hammam. You can buy bundles of leaves to slap yourself (or get slapped) with to boost circulation. The prices are very affordable too... On a weekday evening, we paid 1,800 tenge, or 4.5 euros, for an hour. Note that they add 20 minutes for changing, so you really get a full hour in the baths.
For restaurants, we didn’t try many because we preferred to limit our food budget by cooking ourselves. However, we did try and highly recommend Daredzhani, a great Georgian restaurant where we feasted. We didn’t know Georgian cuisine before, but we really liked it—vegetables cooked in various ways, cheese-filled breads, potato and/or egg-filled breads, and very thin fruit pastes made from grapes. We actually ate there twice because it was so good! We also loved Coffee Delia, where you can enjoy delicious pastries in a very cozy setting.
Besides being a pleasant place to live, Almaty is also a great base for exploring the surrounding area, and we were happy to stay eight days to discover more of the region!
Days 7, 8 & 9: Getting green around Almaty: Kok Tobe, Shymbulak, Medeo, and Big Almaty Lake
During our stay in Almaty, we used a rather unusual means of transport several times: the cable car! Here, it’s called a "gondola," and it allowed us to gain some altitude and breathe in the fresh mountain air surrounding Almaty ;-)
First cable car ride: Kok Tobe. The cable car starts in the city center and takes you to the top of a hill overlooking Almaty. At the top, it’s fairground vibes with an upside-down house, a Ferris wheel, rides, and the inevitable eagle trainer... There’s even a little corner dedicated to the Beatles, complete with music and a statue!
Second ride: Shymbulak. This time, you take a bus to Medeo, then three cable cars to the top of the mountain, at 3,200 meters altitude. Shymbulak is the largest ski resort in Central Asia. We went there to hike, but there was still snow and skiers, so we settled for admiring the view... With the blue sky and sun we had, it was gorgeous! We then treated ourselves to tea on the terrace—chalet vibes... At Paul’s, we weren’t completely out of place ;-)
Before taking the bus back, we stopped by Medeo, where there’s a large ice rink. With 10,000 m², it can host a thousand skaters in winter! This season, it’s closed; part of it is used as a go-kart track, and the other as a landing strip for paragliders.
Located an hour’s drive from the city center, Big Almaty Lake reveals itself at the last moment, around a bend, nestled in a setting of mountains and greenery. With the recent cold snap, it’s frozen, and the edges are snowy—a beautiful winter atmosphere! The ice was starting to melt, though—we could hear the water moving underneath, and when Coralie tried to walk on the ice, it collapsed under her feet. Unfortunately, it’s impossible to walk around it—a ranger keeps an eye out and blocks the adventurous (including us ;-)).
Days 10 & 11: Excursions around Almaty: Charyn Canyon, Issyk, and Turgen
Almaty’s tourism office is very active and organizes outings on weekends and holidays. We went to Charyn Canyon and then to Issyk and Turgen. A great way to discover the Almaty area at a modest cost (the outing costs about 6,000 tenge, or 15 euros per person).
Formed over millennia by erosion and wind, Charyn Canyon is reminiscent of the Colorado and the Grand Canyon. The most touristy part we visited is called the Valley of Castles, referring to the rock formations that resemble towers. We first walked along the ridge, where there are many viewpoints, then descended into the canyon. A three-kilometer walk leads to the banks of the Charyn River. The place seems to be a favorite relaxation spot for Kazakh families, who picnic, play ball, sunbathe... There’s also a hotel, bungalows, yurts, and a restaurant. Issyk is famous for its burial mounds and its Golden Man—maybe even a Golden Woman—found there. A small museum displays some artifacts. A little further on is Issyk Lake, once dried up but now reappearing... Whether naturally or not isn’t very clear!
As for Turgen, it’s a natural park known for its gorges and waterfalls. We didn’t have time to explore it in detail, but the bus drove through some beautiful landscapes, and we still walked to Bear Waterfall. It’s not incredible, but it’s still a nice little hike.
Besides the practical side of these organized excursions from Almaty, we appreciated being able to do an activity that Kazakhs do on weekends. During the Issyk/Turgen excursion, we really hit it off with Karina, a young student dragged there on vacation by her mother. She’s currently studying computer science at the best university in Astana and hopes to go to Europe eventually... A brilliant young woman, and a chance for us to chat in English ;-)
Days 12 & 13: The spectacular landscapes of Altyn-Emel Park
The last stop on our Kazakhstan trip was Altyn-Emel Park. This park is quite hard to access, so we opted for a car with a driver for two days—pure luxury!
Our driver’s name is Andrei. We met him at 7 AM outside our apartment on Wednesday morning. He doesn’t speak English, but a young man from the agency we booked through was also there, and we went over the itinerary together before leaving with Andrei.
Our first stop was Tamgaly Tas, two hours from Almaty. It’s a site where you can see 16th-century petroglyphs depicting Buddha. The place is also known for climbing—there were lots of young people harnessed up and/or climbing. It’s right in the middle of the Kazakh countryside, and we had a bit of trouble finding it!
Even with the language barrier, Andrei turned out to be very friendly. He suggested photo stops from time to time, didn’t rush us, and pointed out animals he saw... We even backed up on the road to see and help a tortoise cross!
It took another two and a half hours to reach Bashi, the “gateway” village to Altyn-Emel Park. After a quick stop at the rangers’, we arrived at the hotel. Our guidebook mentioned modest guesthouses, but things are changing... The hotel is large, brand new, and still being expanded. It reminded me of some Chinese hotels in Laos.
We had a quick lunch with Andrei—he explained that he’s a truck driver normally, delivering clothes and fabrics between Kazakhstan, Afghanistan, and Russia. He also showed us photos of his wife and son and told us he’s recently become a grandfather! We then headed to the park, grabbing a ranger on the way. Like in Aksou-Jabagly, he was dressed in full military gear. We first headed toward the Katutau Mountains. The rocks are reddish, sculpted by wind and erosion—the place reminded us a bit of Charyn Canyon. We had some “free time” to explore—we didn’t need to be told twice... Meanwhile, Andrei and the ranger chatted nonstop—it looked like they’d hit it off!
We got back in the car and continued along the track to the Aktau Mountains. Change of scenery! The mountains weren’t red anymore but white... Or so they appeared from afar. When we got closer, we realized they were actually multicolored, striped with yellow, pink, and ochre veins... It was magnificent, even more so with the late afternoon light. We had time to explore on our own again, and we walked with delight in this almost dreamlike landscape. We thought we’d made the right choice coming here ;-) We made one last stop before heading back to see a 700-year-old willow. It’s in an oasis where other tourists were camping—very tempting... I got the coordinates of their guide for next time ;-) The way back was in beautiful light, between sunset and a distant storm. Nature even treated us to a gorgeous sunset!
It was past 8 PM when we got back to the hotel, but our dinner was still waiting for us. We ate with Andrei, chatted a bit with a Polish woman who spoke both Russian and French (we put her to work chatting with Andrei ;-)), and then had a quiet evening with Wi-Fi, a shower, and reading in our room.
The next day, after breakfast, we met up with the same ranger and headed toward the singing dunes. These dunes are supposed to make a sound when you slide down their slopes. I was more than skeptical, but okay! When we arrived, we discovered a beautiful landscape—the main dune is gigantic, and when we reached the top, the view was extraordinary: it was the first time I’d seen a dune in the desert, snow-capped mountains, and a river all in one glance! A group of Chinese tourists was ahead of us on the dune, but they turned back quickly, and we were alone. After studying the terrain, I chose a slope that seemed good, and I started sliding down on my bottom... Quickly, I heard and felt a strong vibration, which turned into a hum. The dune really sings! It’s completely crazy... We did several tests—the most effective was sliding down side by side. But it works as long as there aren’t too many tourists doing it and the dune has time to rebuild between slides... There are about thirty singing dunes in the world. This phenomenon, already described by Marco Polo, comes from the synchronous movement of sand grains, which must be very round and covered with a varnish called “desert glaze”...
Covered in sand but delighted, we headed back to Bashi. The ranger stopped at a small spring so we could wash up, but it was almost dry. Along the way, we also saw the “Oshaktas,” a place where Genghis Khan’s expedition is said to have camped in 1219 during his conquest of Central Asia. The stones were apparently used to support the cauldron where food was prepared. A little further on, the ranger made us stop: there were antelopes!!! We saw one up close and a herd further away.
When we got back to the hotel, I took a quick shower to get rid of the sand—I felt like I had it everywhere! We had a quick lunch and then hit the road back to Almaty. Andrei drove very well, had a nice playlist, and I let myself be lulled while watching the landscape roll by outside...
For our last night in Kazakhstan, we booked a yurt in the hills above Almaty, not far from Medeo. For one night, we pretended to be nomads... The bed was a bit hard, and the air was a bit chilly, but we loved it! And the welcome was kind, the meal very good—only downside: the horse milk and camel milk, still warm... I almost threw up. Well, it was an experience, and all of this beautifully concluded our Kazakh stay!
I’m back from two weeks in southern Kazakhstan. I went with a friend, and we organized everything ourselves. We came back enchanted by this trip: stunning landscapes, lots of animals seen in the parks, and above all, top-notch hospitality and welcome... All of this makes me really want to go back and explore the other countries in the region. In the meantime, I’m sharing the story of these two weeks of travel... Don’t hesitate if you have any questions. And if you want more practical info and/or see more photos, you can check out my blog: https://smilingaroundtheworld.com/category/kazakhstan/
Day 1: First Kazakh steps in Shymkent
So here we are in Kazakhstan for two weeks. We had an excellent flight with Air Astana, which instantly made it into my top 3 best airlines! From the airport, the service was top-notch, with very friendly staff who went out of their way to ensure we both got vegetarian meals (my order hadn’t been taken into account when booking the tickets online). The flight to Nur-Sultan (the new name for the capital, formerly Astana, renamed last month in honor of the resigning president) was three-quarters empty, and we each got to stretch out over three seats. We were given an incredible travel kit, including a reversible sleep mask with phosphorescent writing: “Do not disturb” or “Wake me for meals.” Awesome! As for the lighting in the plane, I think the interior cycled through every color to simulate evening, early night, pitch-black night, and then dawn. It was even a bit surreal—those lights and everyone’s glowing masks ^^ The flight was a bit early and too short for us to sleep well, but it was still pleasant :-)
Upon arriving in Nur-Sultan, the atmosphere was a bit colder. There was staff everywhere, and we were under heavy surveillance. A camera even filmed us as we entered the terminal. We got our passports stamped and settled in to wait for our second flight. We eventually realized we were waiting in the wrong place... We were still in the international terminal, while our next flight was domestic. We finally found the right spot—saved! We started our trip in Shymkent, in the south of the country. We dropped our bags at the City Hostel, a super modern youth hostel offering double rooms. The decor is industrial-style, with very high ceilings—we loved it. When we arrived, it was too early for check-in, so we just left our luggage and went for a walk around the neighborhood. There was quite a bit of traffic, and the avenues were very wide. Despite that, there was also a lot of greenery and green spaces, which lightened things up a bit.
We had lunch (pizza + smoothie) on the top floor of a shopping mall, then headed to the pre-Russian quarter, a much quieter area with its little streets and individual houses.
Back at the hostel, after checking in, we treated ourselves to a two-hour nap—it felt great! In the late afternoon, we set out to find the Salman Bazaar. It wasn’t easy to organize—we realized Shymkent isn’t a very touristy destination—but we eventually managed with the help of the hostel receptionist, who called us a taxi. This bazaar is huge and has everything you could need for daily life: clothes, food, household products, toys... We did some shopping for dinner, then took another taxi to Independence Park, inaugurated in 2011 for the 20th anniversary of Kazakhstan’s independence. We really liked this park—it’s very wooded, and the late afternoon light was, as always, beautiful and pleasant... In the center, a large monument resembles the center of a yurt.
We then walked back to the hostel via Independence Square and several parks. We wanted to grab a drink along the way but didn’t find anything inspiring—oh well. We had dinner at the hostel and went straight to bed. Tomorrow, we’re getting up early... We’re heading out for two days to explore Aksou-Jabagly National Park. This park is famous for its landscapes at this time of year—it should be in full bloom, especially with tulips. We’ll see!
Days 2 & 3: Canyon, tulips, and wildlife in Aksou-Jabagly Park
Located two hours from Shymkent, Aksou-Jabagly Park is reputed to be one of the most beautiful in the region. We took a taxi from Shymkent, and upon arrival, we were warmly welcomed by Ruslan and his mother. They live at the entrance to the reserve, at the foot of the mountains, in a house surrounded by poplars. The setting is exceptional, and we immediately fell in love with the place. For our first day, we set off to explore the Aksou Canyon. Ruslan arranged a 4x4 with a driver and a ranger. The ranger speaks a few words of English, and with Coralie’s few words of Russian, we should manage! After a “viewpoint” stop, the road turns into a dirt track. It’s rained a lot lately, and the track is sometimes very muddy—at one point, we even had to cross a river. Four-wheel drive was definitely needed! The ranger pointed out some marmots by the side of the path—they were adorable.
We finally arrived at “Inspector’s House No. 1,” which overlooks the canyon. The view is magnificent, with high cliffs, wildflowers, conifers, and the Aksou River winding far below. While the driver chatted with the inspector, we descended to the bottom of the canyon with the ranger. The tulips I’d been hoping for were there—I was so happy! There were red, yellow, and even bicolor ones...
At the bottom of the canyon, we took a little break by the river. “Aksou” means “white waters” in Kazakh—the water does indeed have a very special color, a blue that’s both very light and very intense, like some South American lagoons. It bubbles around the rocks. The climb back up was easier than we feared. Once at the top, we continued along the canyon. The perspective changed as we progressed, and we never got tired of the view... Eagles circled above us.
After about 2 km, the driver picked us up, and we continued to a small kiosk at the foot of the mountains, where we had a picnic. Ruslan’s mother had prepared vegetarian “lunch boxes”—it was delicious and felt good to eat. However, it had gotten noticeably colder, so we put our jackets and scarves back on! After the meal, the driver walked off with a bucket—we figured he was going mushroom picking with Inspector No. 2, who had a house nearby.
We enjoyed the spot a bit longer while the driver gathered mushrooms, and then we headed back toward Ruslan’s place. Or so we thought... The return trip turned out to be quite long—the park wasn’t as deserted as it seemed, and the driver stopped every five minutes to chat with people we passed. At one point, we ran into Inspector No. 2 on horseback—it looked like there was a problem with a car further ahead... The driver and ranger bolted out of the car, headed toward the other vehicle, and we heard raised voices... When they came back, we tried to figure out what had happened, but no luck. We stopped again at Inspector No. 1’s house (are you following?), and they made us get out, telling us Inspector No. 2 needed the car for a few minutes... They left us stranded with Inspector No. 1, who went home, leaving us in the garden :-D We kept busy with the puppies, and I even took a little nap in the sun... Three-quarters of an hour later, we finally left—we didn’t fully understand what happened and never found out!
We got back (almost) without stopping to Ruslan’s house. Our room was ready, and we settled in quickly before dinner. It was already 6:30 PM, even though we were supposed to be back by 4 PM. Mushroom picking really slows things down ^^ Ruslan’s mother had prepared a delicious meal: vegetable soup, raw vegetable salad, and a mushroom, carrot, and potato stew. We loved it!
We spent the rest of the evening planning the rest of our trip while sipping tea. At one point, Ruslan and his mother signaled that there were wild boars right across from us—we could see them clearly! There were three adults and three piglets. We also took a little walk in the garden, watched the sunset, I did some blogging, and Coralie read... A lovely evening, and an equally lovely ten-hour night! The next morning, after a good breakfast, we set off on foot into the park. The trail starts right next to Ruslan’s house—so convenient! Today, we were with another ranger, two Germans (brother and sister), and their English-speaking guide (who didn’t guide much). We walked on a dirt road—there were even more tulips than yesterday, and the snow-capped mountains in the distance were stunning. After 5 km, we reached a small cabin, then continued another kilometer to Kishy Kaindy, a viewpoint overlooking the Jabagly River waterfalls (Jabagly means “year-old foal”). It was spectacular! We stayed a good while admiring this natural wonder. Like yesterday, the ranger didn’t rush us at all—it was really nice. We also saw eagles and an ibex perched on a ridge.
We had a picnic at the cabin before heading back the same way we came. This time, the snow-capped peaks were facing us—so beautiful! We picked up our bags and said goodbye to Ruslan’s mother. She was really happy today because her granddaughter was there. She told us she was a “babushka”—I understood that! Ruslan then drove us to Turar Ryskulov, where we took a shared taxi back to Shymkent.
In Shymkent, we struggled a bit with our Airbnb. We waited half an hour for the person who was supposed to let us in, then discovered the Wi-Fi wasn’t working—but we had a lot of bookings to make that evening. The lady finally lent us a Kazakh SIM card with data, which Coralie put in her phone in “hotspot” mode so I could get some internet too. All of that took nearly two hours. Phew! We then rushed to do some shopping at the supermarket. On the way back, some lights caught my eye—it was a pedestrian street all decorated with a funfair next to it. It was very lively, and we spent a good while strolling and people-watching! The rest of our evening was studious, between preparing dinner and booking our next stops.
Day 4: Turkestan, Yasawi Mausoleum, and Sauran ruins
This morning, after one last stroll in Shymkent, we headed to Turkestan. When we arrived at the bus station, we were told the next bus was in nearly three hours, but there were minibuses leaving when full. The system was well-oiled, and in just fifteen minutes, our minibus was ready to go. We each had a seat (and one for our luggage since there’s no trunk!), and the minibus was quite new—nothing like Madagascar ;-)
The trip went well despite a few driving scares—the driver was going a bit fast for my liking! Along the road, the fields were full of poppies—so pretty. When we arrived, we headed straight to the Edem hotel, where we wouldn’t be staying (we had a train to Almaty at midnight) but where we wanted to leave our luggage for the day. They agreed easily—great! Once we’d dropped off our bags and suitcases, we started our visits.
We began with the architectural gem and largest pilgrimage site in Kazakhstan: the mausoleum of Khodja Ahmad Yasawi, a great Sufi sage. Yasawi’s original tomb was already a pilgrimage site when Tamerlane ordered the construction of a larger mausoleum in 1390. It’s decorated with white and blue tiles and has a turquoise dome (currently under renovation). The main facade, unfinished at Tamerlane’s death, was left in earth with visible scaffolding. Impressive! The site is UNESCO-listed. Inside, the main hall displays a large cauldron, and other small rooms showcase plates, ancient coins, belts... Yasawi’s tomb is visible via two adjacent corridors.
We then strolled through the park, which includes many other mausoleums and tombs. We visited the old baths, the Friday Mosque, and then the history museum. The underground mosque, where Yasawi’s cell is located (where he retreated at the end of his life), was unfortunately closed for renovations.
We then went back to the Edem hotel to have them call us a taxi, and we set off to visit the ancient fortress of Sauran. This Silk Road city, once prosperous, is now reduced to ruins, with thousands of poppies blooming between them. High walls once surrounded a bustling and pleasant city. Many foundations remain visible. The place is vast, quiet, almost deserted, and imbued with a certain melancholy... The deep red poppies swayed in the wind, between the remnants of this city, reminding us how fleeting things are.
Back in Turkestan, we had dinner at the Edem hotel’s restaurant (we had to thank them somehow ;-)) and then rushed to the station to catch our train... 18 hours of travel awaited us to Almaty!
Day 5: From Turkestan to Almaty, 18 hours by train across the Kazakh steppe
We traveled from Turkestan to Almaty by train. We booked our tickets the day before departure, and only six seats were left: three in second class, not together at all, and three in first class, also not together but in the same carriage. We opted for first class! It was more expensive, but for such a long trip, a little comfort wouldn’t hurt... We wondered if we’d manage to switch cabins to be together, but it resolved itself: when we boarded, the conductor/carriage chief immediately noticed we weren’t together. He literally kicked a young man out of his berth so we could travel in the same cabin. We felt bad for the young man, even though he seemed to take it well... we thanked him with dried fruit (and I can confirm he took it well—the next day, he came to chat with us). In any case, we were really happy to have our own little cabin for this long journey, especially since we were the only foreigners and the only women in the carriage.
Eighteen hours by train might seem long, but these long trips while traveling aren’t wasted time—they’re the breathing space of the journey. They’re the essential moments for digesting what we’ve already experienced and preparing for future discoveries. They’re also privileged moments for reflection. Traveling slowly, to the rhythm of the train, means falling asleep in Turkestan’s outskirts, lulled by the train’s rocking and creaking, and waking up in the steppe. It’s feeling the train slow down and stop, stepping onto the platform for a moment, and watching the women sell food to passengers. It’s taking the time to write, read, think. It’s chatting with our neighbors and, despite the language barrier, managing to communicate a little. It’s picnicking at the little table in our cabin, with the landscape rolling by outside, and listening to music. It’s feeling privileged, imagining ourselves on the Orient Express or the Trans-Siberian. Reminding ourselves that one day, one day for real, we’ll take that Trans-Siberian. And smiling, thinking that in the meantime, in a few months, there’ll be the Trans-Canadian...
Days 6 & 7: Almaty, the “little apple”
The former capital of Kazakhstan, Almaty is known as the most Western and lively city in the country. At first, we had a bit of trouble identifying the city center—it’s more spread out and less dense than what we’re used to in Europe—but once we got our bearings, we really enjoyed strolling along the wide avenues lined with cafés and in the few pedestrian streets. The city’s emblem is the apple, which you’ll find in various forms around the city, from benches to statues to fountains. The original apple, from which all the apples we know today descend, is said to come from the mountains of Kazakhstan.
For nature, Almaty is a pretty green city. It has large parks, like Panfilov Park, which houses the Zenkov Cathedral. Some streets are also very tree-lined, so much so that they almost look like gardens. Often, high mountains peek out from behind the streets...
For shopping, traditional boutiques sit alongside big international brands. We really liked the Green Bazaar, a large market that sells everything. The food section was great, with stalls of pickled vegetables, dried fruits, and beautifully stacked fresh fruits... A feast for the eyes and lots of temptations for me!
For culture, Almaty has several museums. We visited two: the Fine Arts Museum and the National Museum. Both are housed in very Soviet-looking buildings on the outside, but the Fine Arts Museum turned out to be quite modern inside, with a pleasant museography. The National Museum, on the other hand, has stayed true to its roots ^^ Just walking through it was an experience in itself. And we did quite a bit of shopping there... The hall is a giant shop with lots of handicrafts—we treated ourselves.
The Arasan Baths are a must in Almaty. They’re said to be among the most beautiful baths in Central Asia... Architecturally, I didn’t find them amazing (nothing like Budapest’s, for example), but wow, did it feel good to relax there after a day of sightseeing! I happily moved between the sauna, hammam, and Russian sauna, with a preference for the latter—less dry than a traditional sauna and less humid than the hammam. You can buy bundles of leaves to slap yourself (or get slapped) with to boost circulation. The prices are very affordable too... On a weekday evening, we paid 1,800 tenge, or 4.5 euros, for an hour. Note that they add 20 minutes for changing, so you really get a full hour in the baths.
For restaurants, we didn’t try many because we preferred to limit our food budget by cooking ourselves. However, we did try and highly recommend Daredzhani, a great Georgian restaurant where we feasted. We didn’t know Georgian cuisine before, but we really liked it—vegetables cooked in various ways, cheese-filled breads, potato and/or egg-filled breads, and very thin fruit pastes made from grapes. We actually ate there twice because it was so good! We also loved Coffee Delia, where you can enjoy delicious pastries in a very cozy setting.
Besides being a pleasant place to live, Almaty is also a great base for exploring the surrounding area, and we were happy to stay eight days to discover more of the region!
Days 7, 8 & 9: Getting green around Almaty: Kok Tobe, Shymbulak, Medeo, and Big Almaty Lake
During our stay in Almaty, we used a rather unusual means of transport several times: the cable car! Here, it’s called a "gondola," and it allowed us to gain some altitude and breathe in the fresh mountain air surrounding Almaty ;-)
First cable car ride: Kok Tobe. The cable car starts in the city center and takes you to the top of a hill overlooking Almaty. At the top, it’s fairground vibes with an upside-down house, a Ferris wheel, rides, and the inevitable eagle trainer... There’s even a little corner dedicated to the Beatles, complete with music and a statue!
Second ride: Shymbulak. This time, you take a bus to Medeo, then three cable cars to the top of the mountain, at 3,200 meters altitude. Shymbulak is the largest ski resort in Central Asia. We went there to hike, but there was still snow and skiers, so we settled for admiring the view... With the blue sky and sun we had, it was gorgeous! We then treated ourselves to tea on the terrace—chalet vibes... At Paul’s, we weren’t completely out of place ;-)
Before taking the bus back, we stopped by Medeo, where there’s a large ice rink. With 10,000 m², it can host a thousand skaters in winter! This season, it’s closed; part of it is used as a go-kart track, and the other as a landing strip for paragliders.
Located an hour’s drive from the city center, Big Almaty Lake reveals itself at the last moment, around a bend, nestled in a setting of mountains and greenery. With the recent cold snap, it’s frozen, and the edges are snowy—a beautiful winter atmosphere! The ice was starting to melt, though—we could hear the water moving underneath, and when Coralie tried to walk on the ice, it collapsed under her feet. Unfortunately, it’s impossible to walk around it—a ranger keeps an eye out and blocks the adventurous (including us ;-)).
Days 10 & 11: Excursions around Almaty: Charyn Canyon, Issyk, and Turgen
Almaty’s tourism office is very active and organizes outings on weekends and holidays. We went to Charyn Canyon and then to Issyk and Turgen. A great way to discover the Almaty area at a modest cost (the outing costs about 6,000 tenge, or 15 euros per person).
Formed over millennia by erosion and wind, Charyn Canyon is reminiscent of the Colorado and the Grand Canyon. The most touristy part we visited is called the Valley of Castles, referring to the rock formations that resemble towers. We first walked along the ridge, where there are many viewpoints, then descended into the canyon. A three-kilometer walk leads to the banks of the Charyn River. The place seems to be a favorite relaxation spot for Kazakh families, who picnic, play ball, sunbathe... There’s also a hotel, bungalows, yurts, and a restaurant. Issyk is famous for its burial mounds and its Golden Man—maybe even a Golden Woman—found there. A small museum displays some artifacts. A little further on is Issyk Lake, once dried up but now reappearing... Whether naturally or not isn’t very clear!
As for Turgen, it’s a natural park known for its gorges and waterfalls. We didn’t have time to explore it in detail, but the bus drove through some beautiful landscapes, and we still walked to Bear Waterfall. It’s not incredible, but it’s still a nice little hike.
Besides the practical side of these organized excursions from Almaty, we appreciated being able to do an activity that Kazakhs do on weekends. During the Issyk/Turgen excursion, we really hit it off with Karina, a young student dragged there on vacation by her mother. She’s currently studying computer science at the best university in Astana and hopes to go to Europe eventually... A brilliant young woman, and a chance for us to chat in English ;-)
Days 12 & 13: The spectacular landscapes of Altyn-Emel Park
The last stop on our Kazakhstan trip was Altyn-Emel Park. This park is quite hard to access, so we opted for a car with a driver for two days—pure luxury!
Our driver’s name is Andrei. We met him at 7 AM outside our apartment on Wednesday morning. He doesn’t speak English, but a young man from the agency we booked through was also there, and we went over the itinerary together before leaving with Andrei.
Our first stop was Tamgaly Tas, two hours from Almaty. It’s a site where you can see 16th-century petroglyphs depicting Buddha. The place is also known for climbing—there were lots of young people harnessed up and/or climbing. It’s right in the middle of the Kazakh countryside, and we had a bit of trouble finding it!
Even with the language barrier, Andrei turned out to be very friendly. He suggested photo stops from time to time, didn’t rush us, and pointed out animals he saw... We even backed up on the road to see and help a tortoise cross!
It took another two and a half hours to reach Bashi, the “gateway” village to Altyn-Emel Park. After a quick stop at the rangers’, we arrived at the hotel. Our guidebook mentioned modest guesthouses, but things are changing... The hotel is large, brand new, and still being expanded. It reminded me of some Chinese hotels in Laos.
We had a quick lunch with Andrei—he explained that he’s a truck driver normally, delivering clothes and fabrics between Kazakhstan, Afghanistan, and Russia. He also showed us photos of his wife and son and told us he’s recently become a grandfather! We then headed to the park, grabbing a ranger on the way. Like in Aksou-Jabagly, he was dressed in full military gear. We first headed toward the Katutau Mountains. The rocks are reddish, sculpted by wind and erosion—the place reminded us a bit of Charyn Canyon. We had some “free time” to explore—we didn’t need to be told twice... Meanwhile, Andrei and the ranger chatted nonstop—it looked like they’d hit it off!
We got back in the car and continued along the track to the Aktau Mountains. Change of scenery! The mountains weren’t red anymore but white... Or so they appeared from afar. When we got closer, we realized they were actually multicolored, striped with yellow, pink, and ochre veins... It was magnificent, even more so with the late afternoon light. We had time to explore on our own again, and we walked with delight in this almost dreamlike landscape. We thought we’d made the right choice coming here ;-) We made one last stop before heading back to see a 700-year-old willow. It’s in an oasis where other tourists were camping—very tempting... I got the coordinates of their guide for next time ;-) The way back was in beautiful light, between sunset and a distant storm. Nature even treated us to a gorgeous sunset!
It was past 8 PM when we got back to the hotel, but our dinner was still waiting for us. We ate with Andrei, chatted a bit with a Polish woman who spoke both Russian and French (we put her to work chatting with Andrei ;-)), and then had a quiet evening with Wi-Fi, a shower, and reading in our room.
The next day, after breakfast, we met up with the same ranger and headed toward the singing dunes. These dunes are supposed to make a sound when you slide down their slopes. I was more than skeptical, but okay! When we arrived, we discovered a beautiful landscape—the main dune is gigantic, and when we reached the top, the view was extraordinary: it was the first time I’d seen a dune in the desert, snow-capped mountains, and a river all in one glance! A group of Chinese tourists was ahead of us on the dune, but they turned back quickly, and we were alone. After studying the terrain, I chose a slope that seemed good, and I started sliding down on my bottom... Quickly, I heard and felt a strong vibration, which turned into a hum. The dune really sings! It’s completely crazy... We did several tests—the most effective was sliding down side by side. But it works as long as there aren’t too many tourists doing it and the dune has time to rebuild between slides... There are about thirty singing dunes in the world. This phenomenon, already described by Marco Polo, comes from the synchronous movement of sand grains, which must be very round and covered with a varnish called “desert glaze”...
Covered in sand but delighted, we headed back to Bashi. The ranger stopped at a small spring so we could wash up, but it was almost dry. Along the way, we also saw the “Oshaktas,” a place where Genghis Khan’s expedition is said to have camped in 1219 during his conquest of Central Asia. The stones were apparently used to support the cauldron where food was prepared. A little further on, the ranger made us stop: there were antelopes!!! We saw one up close and a herd further away.
When we got back to the hotel, I took a quick shower to get rid of the sand—I felt like I had it everywhere! We had a quick lunch and then hit the road back to Almaty. Andrei drove very well, had a nice playlist, and I let myself be lulled while watching the landscape roll by outside...
For our last night in Kazakhstan, we booked a yurt in the hills above Almaty, not far from Medeo. For one night, we pretended to be nomads... The bed was a bit hard, and the air was a bit chilly, but we loved it! And the welcome was kind, the meal very good—only downside: the horse milk and camel milk, still warm... I almost threw up. Well, it was an experience, and all of this beautifully concluded our Kazakh stay!
Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc) English translation pending
Bonjour,
L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….
Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?


Trois semaines Singapour et Malaisie English translation pending
Bonjour à toutes et à tous. Peut être m'avez-vous déjà lu dans de précédents carnets, je vais essayer de vous raconter ce que nous avons vu, entendu, ressenti durant ce voyage. Maladroitement, ce récit ne représentera que peu ce que nous avons vécu. Les mots glissent et s'échappent avec les souvenirs non piégés par les photos, mais une bonne partie sera là.
Nous voyageons comme les années précédents, en famille. Romane, notre fille (qui nous sert maintenant d'interprète en anglais), ma femme Magali et moi, Thomas. Depuis cet hiver nous préparons ce voyage. Petit à petit. Magali est très forte pour trouver les lieux des étapes et les choses à voir autour. Les quelques jours avant le départ, nous avons fait nos sacs. Pas trop chargés pour l'aller, s'il nous manque des choses nous pourrons les acheter sur place, mais l’essentiel tout de même.
Pour le reste, je vous laisse lire.
Nous voyageons comme les années précédents, en famille. Romane, notre fille (qui nous sert maintenant d'interprète en anglais), ma femme Magali et moi, Thomas. Depuis cet hiver nous préparons ce voyage. Petit à petit. Magali est très forte pour trouver les lieux des étapes et les choses à voir autour. Les quelques jours avant le départ, nous avons fait nos sacs. Pas trop chargés pour l'aller, s'il nous manque des choses nous pourrons les acheter sur place, mais l’essentiel tout de même.
Pour le reste, je vous laisse lire.
Discussion autour du thème du mois de juin 2018: "Murs murs du monde" English translation pending
Je vous donne rendez-vous ici pour vos photos hors concours, pour discuter, échanger, conseiller, apprendre car... pas de murs entre nous !! 😛
Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758
Les précédents concours c'est par là: herikles.free.fr/.VF/VFconcours.html
Le concours est ici : voyageforum.com/...post=9045758#9045758
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Colombie... dépaysement et enchantement English translation pending
Bonjour à tous,
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
4 mois que nous sommes rentrés de notre tour d'amérique latine.... c'est pas tous les jours facile et un carnet finalement ça permettra de revivre et de temporiser l'envie de repartir ... (ou pas ?).
Nous avons donc passé 1 mois et demi en Colombie en juillet-août 2017 (après Cuba et avant le Pérou). Nous = couple d'une trentaine d'année. Mode de voyage : bus, transport locaux, occasionnellement l'avion. Nous n'avons pas choisi de voiture pour plusieurs raisons : - budgétaire (on est sur un voyage de 6 mois donc forcément...) - fatigue/timing (on a souvent pris des bus de nuit pour les grandes distances et on était toujours assez frais pour attaquer les visites ou chercher un logement après le bus... pas sûr que ça aurait été pareil si on conduisait) - sécurité : pour nous la conduite à Bogota nous a paru FOLLE donc on se sentait pas trop (bon après sur les routes de campagne c'était plus simple).
Après il est vrai que certains trajets sont beaucoup plus court en voiture (on en a parlé avec une famille qui voyageait comme ça) et surtout tu peux aller un peu ou tu veux quand tu veux. Bref un autre style de voyage qui n'était pas le nôtre sur ces 6 mois d'Amérique latine.
La Colombie, on nous en avait beaucoup parlé avant le départ mais peu d'info sur le net et peu de carnet. On a donc navigué à vue (mais j'avais la chance d'avoir un ami d'enfance qui s'y connait TRES bien sur la Colombie et qui se met à organiser des voyages durables et hors des sentiers battus donc je l'ai un peu sollicité pour les endroits qu'il connait bien).
Pour essayer de faire un "bilan" je dirais que c'est un pays qui nous a BEAUCOUP plu. Il est simple et sécurisé de voyager en Colombie. Le pays est un des plus varié que nous ayons vu au cours de nos 6 mois de voyage. Et c'est sans conteste celui où les gens ont été le plus adorable (mais bon on a rencontré que des gens adorable pendant 6 mois alors...) mais le smile et l'échange avec les Colombiens a été exceptionnel.
On a fait le choix de faire BEAUCOUP de choses en Colombie car c'est un pays encore peu visité et on s'est dit que c'était l'occasion d'en profité pour découvrir des choses AUTHENTIQUES. Et on n'a pas regretté.
Itinéraire à la grosse pour vous situer : - Amazonie Colombienne pendant quelques jours (avion et contact local trouvé sur ce forum ou celui du routard je me souviens plus) - Centre de la Colombie : les villages du Boyaca et du Santander - Caraibes : Parc de Tayrona / Guarija / Carthagène - Nord Ouest : Medellin / Guatapé / Jardin - Région du café : autour de Salento - Cali : salsa et excursion sur la côte pacifique - Centre Sud : Popayan / San Augustin / Désert de Tatacoa - Bogota
Je ne vais probablement pas mettre BEAUCOUP de photos parce que ça met du temps à charger. Mais je ferai au mieux pour vous donner l'eau à la bouche ! Quelques astuces : - Airbnb marche très bien dans les grandes villes et nous avons toujours rencontré des colombiens extraordinaires, ouverts à la discussion et disponibles ! Ideal pour manger local et se fondre dans la foule - Ne pas retirer à l'aéroport de Bogota (frais au distributeur) - Uber marche du tonnerre en Colombie ! Et c'est assez sûr et moins cher pour bouger. Comme il y a pas mal de wifi partout (étonnant mais c'est le pays où on a eu le plus de free wifi dans les zones publiques et même aéroport) donc ... - les colombiens ont tous whatsapp : idéal pour communiquer avec eux en amont (guide à Taganga, à Mongui, à la Guarija, ...) - maps.me : application essentielle de tout voyageur pour se repérer en ville et dans les rando ! Nous l'avons utilisé tous les jours (bon j'exagère mais à peine)
Allez hop je commence le récit !
5 jours en Amazonie Colombienne Avion pour Bogota depuis la Havane vers 16h. Arrivée à 19h (1h de décalage en plus, il y a donc 7h de moins qu'en France). Première impression... IL FAIT FROID! Bon tout est relatif mais après Cuba... à 2600m d'altitude on a à peine 20°C donc on le sent! Deuxième impression : ici le code de la route c'est la jungle!! C'est à celui qui s'imposera le plus!
Ce soir on va vite car on reprend l'avion demain a 11h pour Leticia en Amazonie. Du coup on a choisi un bon airbnb pas trop loin de l'aéroport. Bien nous en a pris, Cesar notre hôte est au petit soin : premiers arepas (plats typiques Colombiens) et premières bières!
A Leticia le lendemain on renoue avec la chaleur l'humidité et cette fois BEAUCOUP de moustiques. Nous arrivons vers 13h et nous nous installons dans un hôtel pour la nuit. Ici petite particularité, j'avais contacté depuis la France une française installée en Amazonie depuis 7 ans pour organiser nos 5 jours sur place au plus proche des locaux. On va donc se laisser guider sans considérations logistiques.
Pour les premiers jours nous sommes seulement tous les 2 avec Marine. On commence tranquilou par une découverte de Leticia (la plus grande Ville du département Amazonas de Colombie, au bord du fleuve Amazone). On découvre l'histoire du lieu et de ses indigènes (16 ethnies tout de même) et quelques unes de leur tradition (le petit musée est très bien fait et Marine nous explique tout bien). Puis on découvre les saveurs de l'Amazonie en se balladant dans la ville : de nouveaux fruits (guama mmmm, aguaré bof, d'autres dont j'ai oublié le nom mais qui sont pas mal non plus).
Puis on va faire un tour.... au Brésil ! Car Leticia c'est vraiment une ville frontière : on est en Colombie mais en 10 min de bateau on est au Pérou et en 10 min de tuk tuk (si si ils ont des tuk tuk comme en asie) tu es au Brésil ! L'ambiance est un peu différente (plus musicale et plus le bordel) mais bien sympa. On se fait notre premier coucher de soleil amazonien côté brésilien et on déguste le traditionnel Açaï. Puis Marine nous laisse et on mange en ville avant de rentrer à l'hostel.
Le lendemain on part tôt pour une communauté indigène au Nord de la ville. On va y passer la nuit et observer ainsi leur quotidien et leur environnement. Belle journée avec marche en forêt amazonienne primaire ( José nous montre comment fabriquer des pièges, explique les remèdes, nous montre les arbres à larves blanches comme dans koh lanta berkķkk) visite du village et des potagers qui nourrissent la famille où nous logeons (petite anecdote : au retour de la ballade on s'arrête à la nuit tombée dans un des potagers qui est aussi le terrain d'énormes tarentules qui sortent à cette heure ci. Même avec le guide et nos frontales on n'était pas très serein...), observation de la préparation du pain traditionnel et du mambé (mélange de feuilles de coca et de tabac). Le soir participation à la discussion journalière des hommes durant laquelle on testera aussi le mambé. Moment hors du temps. Nuit en hamac sous moustiquaire, on est réveillé par le froid matinal mais surtout les coqs qui ici hurlent une heure AVANT le lever du soleil ! Vilains!
Le troisième jour nous rentrons sur Leticia pour prendre un bateau taxi rapide qui en 2h sur la rivière Amazone nous emmène dans la deuxième ville du département : Puerto Nariño ! En chemin nous voyons quelques oiseaux et surtout.... nos premiers dauphins de l'Amazone, des roses et des gris!!!!! Trop bon! La ville est très chou et a comme d'habitude un grand terrain de foot. Après avoir déposé nos bagages dans un petit coin de paradis appelé Alto Aguila (lieu de réinsertion de singes et de perroquets) puis déjeuner et visite de la ville et de la fondation Natutama qui explique les écosystèmes spécifiques de la région.
Puis on retrouve au bateau les deux couples français qui vont nous accompagner pendant les derniers jours. On ne perd pas de temps et Obsimar (le guide) nous emmène sur son peque peque voir les dauphins roses et gris par dizaine, moment magique avec l'harmonica d'Obsimar pour les appeler (on se croirait dans Sauvez Willy). Puis direction les lacs de Tarapoto. Baignade bien appréciée par cette chaleur! On ne pense pas aux piranhas et autres bébêtes qu'il peut y avoir la dessous. Tant mieux on en profite. Puis on s'installe pour pêcher à la ligne. Piranha pour moi ! yes ! Magnifique coucher de soleil sur les lacs. La lumière ici est superbe.
De retour à Puerto Nariño nous passons 1h avec une conteuse qui nous raconte des légendes Ticuna (ethnie majoritaire ici). Puis il est l'heure de rentrer à l'hôtel car nous devons passer par l'école des bonnes soeurs qui lâchent des chiens méchants à 21h!! On est limite donc Marine nous dit de nous armer de bouts de bois pour les tenir à distance le cas échéant.... pas très rassurant... et on n'a pas l'air fin comme ça tous les 7! Au final on est dans les temps et on arrive sans encombre. On est tous épuisés donc on part se coucher!
Le 4ème jour le réveil se fait tôt vu le coucher à 22h... ça nous laisse bien le temps de profiter des petits singes qui viennent ici dormir le soir et déjeuner le matin avant de repartir en forêt. Ce sont d'anciens animaux domestiqués. Ils sont ADORABLES mais je doute qu'ils puissent un jour revenir complètement à l'état sauvage.... ici c'est la maison des animaux.... 2 chats, 2 chiens, 2 dindons et 4 perroquets ... le rouge a été maltraité par son ancienne propriétaire et du coup attaque les filles.... on a bien ri (et un peu flippé aussi) de son obstination à nous chasser. Par contre mon homme a kiffé qu'elle lui grimpe dessus dès qu'il le lui demandait! Vers 9h on prend le bateau pour s'enfoncer un peu plus sur la rivière du Loretoyacu afin de rejoindre une famille indigène Ticuna à San Juan del Zoco. En chemin on s'arrête dans la communauté de San Francisco (ticuna aussi). Et croyez le ou pas mais ce San Francisco là aussi a son propre pont! Là on va rencontrer un monsieur qui a son jardin médicinal et nous explique tout ça mais il a surtout des caimans blancs et noirs qu'il fait se reproduire pour repeupler le fleuve et les rivières car leur nombre avait trop baissé. Impressionnant de les voir d'aussi près et de les entendre! Ils peuvent faire jusque 8 mètres ! La vache!!
Malgré la chaleur et le soleil qui tape à fond les garçons ne résistent pas à l'envie de rejoindre les enfants qui tapent la balle sur le terrain de foot du village! Ils sont trempés!!!
Puis marche dans la forêt pendant 2h 3h. On revoit certains arbres du jour 2 et on détaille l'histoire du caoutchouc et des indigènes en chemin. On voit aussi de nouvelles choses comme les arbres dont ils se servaient pour leur vêtements et aujourd'hui comme toile pour peindre le plus souvent. Sur le chemin.... incroyable... on tombe sur un cèpe! Même odeur en plus!!!rhalala ça nous rappelle que cette année on va rater la saison !
Avant la nuit on reprend le bateau pour aller tenter d'observer les caimans dans leur milieu naturel. L'ambiance de nuit est differente et le ciel est MAGNIFIQUE! On les voit de loin (et seulement leurs yeux) donc on ne s'attarde pas trop). Sur le retour on arrête le moteur du bateau, les hommes rament et Eduardo notre guide depuis ce matin nous raconte des contes ticuna. Ambiance amazonienne!
Le lendemain c'est le retour a Leticia.... réveil 5h, on arrive tout juste à Puerto Nariño pour le bateau de 7h30. A 10h nous sommes arrivés et avons récupéré nos affaires... il est temps de se séparer des français. Marine (et son fils) nous accompagne à l'aquarium puis on file déjeuner.... au PEROU!!! En 10 min de bateau nous sommes à Santa Rosa. Déjeuner aux couleurs péruviennes donc, un bon avant goût de notre prochaine destination après la Colombie : bière et surtout Pisco Sour!
Cette fois c'est l'heure! Nous reprenons l'avion pour Bogota. Bye bye l'Amazonie! On se reverra en Bolivie !
(photos à venir) On a beaucoup aimé ces 5 jours avec Marine et son point de vue est très intéressant à partager. Par contre c'était un peu speed. On a beaucoup couru et peut-être que finalement il n'était pas nécessaire d'aller si loin. Passer 2 nuits un peu posés à Puerto Narino aurait aussi été une bonne option et moins contrainte niveau transport bateau. Il y a apparemment à faire dans le coin niveau rando mais on ne regrette vraiment pas la rencontre d'Eduardo et sa famille donc...
Retour de Patagonie avril 2017 English translation pending
Hello tous,
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Cette fois c'est tout au bout de l'Amérique du sud que nous vous amenons 🙂
Qui n'a pas rêvé à la Patagonie ... pas nous en tout cas ! Cette année nous aurons 55 et 50 ans, ça se fête non ? Le hic avec la Patagonie c'est que c'est loin ... mais alors loinnnn ... et qu'en plus la bonne saison est à l'inverse de nous, donc impossible d'y aller en juillet août.
Il ne reste plus que des "petites" vacances, nous ferons donc beaucoup d'heures en avion pour une durée assez courte sur place, mais quand on aime ...
Lors de la préparation, j'en ai parlé à Val et Guy avec qui nous étions en Islande et ils sont partants ... GENIAL !!!!.
J'ai opté pour les vacances de Pâques, pourquoi plutôt que février: il y a moins de vent que les mois précédents et il y a beaucoup moins de touristes début avril qu'au beau milieu du mois de février (période de vacances au Chili et en Argentine)....
L'HEURE DES CHOIX J'ai sillonné "virtuellement" tout le sud du continent pour voir ce qui "m'inspirait" le plus.
Péninsule de Valdès: trop au nord et pas la bonne saison pour les baleines. La région des lacs, m'attire moins ... en fait ce sont les glaciers et les montagnes mythiques qui correspondaient le mieux à ce que je cherchais. Comme je l'ai dit la période sera courte, donc il va falloir faire des choix, le sacrifié sera Ushuaia, dommage, pour une prochaine fois peut-être ...
Les lauréats sont donc le Fitz Roy, le Perito Moreno et Torres Del Paine ... que du lourd. Et ... et ... oui il y a un ET ... je vous ai dit que j'aurais 50 ans, je nous ai donc rajouté une petite folie: une croisière / expédition avec Whale Sound pendant 3 jours pour compter les baleines !!!.
En revanche cela nous oblige à faire un "one way" et non une boucle. Nous arriverons à El Calafate, en Argentine, pour repartir de Punta Arenas (Chili). Cela complique pas mal l'organisation puisqu'il faut trouver une compagnie de location de voiture qui accepte cette configuration et ça n'est pas simple pour les vols...
LES VOLS Je n'ai pas trouvé une compagnie qui gère l'ensemble avec des délais d'escale raisonnable ou un "e-booker" qui me propose une configuration sympa. Quand c'est Lufthansa / Aerolineas qui est "maître", ils veulent te ramener en Argentine depuis Punta Arenas et ça fait d'énormes escales et quand c'est la Latam c'est l'inverse. Du coup j'ai regardé chaque vol indépendamment pour trouver l'idéal et je suis allé voir une agence de voyage pour qu'elle "m'attache" tout ça ensemble.
Du coup escale à Buenos Aires à l'aller, Santiago de Chile et Rio au retour. Nos amis nous avaient prévenus qu'il fallait être prudent à Buenos Aires et prévoir quasiment une journée de battement entre les vols internationaux et internes à cause des modification d'horaires et les annulations. J'avoue ne pas les avoir écouté et choisi une escale de 4 heures mais dans le même aéroport ... ERREUR ! ... après de multiples changement d'horaires on finit avec une escale de deux heures ! ... trop juste. Je contacte l'agence de voyage pour qu'elle nous décale d'une journée notre vol international afin d'arriver la veille du vol BA - El Calafate. Et hop !, un jour de vacances en plus et une visite de la ville en prime !!!!. Conclusion: prévoyez une journée à BA, cela vous évitera de jouer avec vos nerfs..
AGENCE ... OR NOT Dans un premier temps j'ai voulu travailler avec un prestataire à qui j'avais donné nos désidératas et notre budget (6,000 € pour nous deux). Il nous a fait une proposition à 8.500 €, alors qu'initialement il avait écrit que ça devrait être jouable avec notre budget. J'étais très déçu, j'ai donc demandé des explications ça a rapidement "tourné vinaigre". Manifestement ils préfèrent des clients plus fortunés n'ayant pas envie de s'occuper de leur voyage. bref je leur ai fait perdre leur temps !!!!. Il s'agit de ARGENTINA EXCEPCION pour ne pas les citer..
BUDGET Comme j'en suis au stade budget, nous avons dépensé: 2.550 € pour les vols 2.510 € pour l'hébergement et la location de la voiture Ces deux postes sont à rapprocher des 6.000 € donnés à l'agence, on a donc même été en dessous du prévisionnel. Là dessus se rajoutent 1.440 € sur place pour les repas, l'essence, les cadeaux, etc, ... et 2.800 € pour la croisière de 3 jours Soit 9.300 € en tout pour nous deux.
C'est la première fois que je parle d'argent dans un de mes blogs, mais la réputation de la Patagonie étant ce qu'elle est, je pensais que ça vous intéresserait que je vous fournisse ces informations.
Bref au final j'ai tout organisé moi-même et ça valait le coup ... et je dois avouer que j'aime organiser !.
DANS LE DETAIL
Location de voiture: ADEL RENT A CAR Nous avons payé 897 € avec livraison à l'aéroport de El Calafate et pour le retour ils sont venus chercher la voiture à notre hôtel à Punta Arenas ... que demander de mieux. Nous ne pouvons que recommander cette agence, qui répondu rapidement et avec laquelle nous n'avons eu aucun problème. Ils ont acceptés sans histoire (mais moyennant finance) de "drop off" à El Calafate. Lors de mes recherches je me suis rendu compte qu'il était moins cher de louer au Chili et de se faire apporter la voiture en Argentine que l'inverse. En plus les locations y sont moins cher et les agences mieux "structurées" qu'en Argentine.
Hébergement:
A Buenos Aires: La Querencia, un B&B tenu par Yann, un Français où nous avons été très bien reçu. A recommander (80 € pour 4 avec petit déjeuner)
El Chalten: Nothofagus B&B - très bien, propre, bien situé, répond rapidement, on ne peut que recommander (env. 70 € pour deux avec petit déjeuner)
El Calafate: Solares Del Sur - vieillot, accueil très aimable, excentré, nous non ne recommandons pas. ( env. 94 € pour 4 avec petit déjeuner)
Pour Torres Del Paine c'est un peu compliqué, il y a deux compagnies qui se partagent les hébergements dans le parc, principalement des refuges ou des campings.
Nous dormirons à Torre Central géré par Fantastico Sur, il est récent, très propre, on y mange bien, ils ont une bière locale excellente, atmosphère de bout du monde agréable, en revanche dortoir de 6 ou dortoir de 6 personnes, faut l'accepter, nous recommandons fortement. (500 $ / nuit pour 4 avec lits faits, petit déjeuner et dîner)
Puis une nuit à Paine Grande, accessible uniquement avec un catamaran à partir de Pudeto Jetty. Egalement un refuge, là nous pourrons avoir un dortoir pour 4. En revanche il est plus ancien, on y mange moins bien, après que l'on recommande ou pas il n'y a pas d'alternative et ce serait dommage de ne pas loger dans ce secteur. Géré par Vertice Patagonia. (280 $ pour 4 avec lits faits)
Pour finir à Torres Del Paine nous nous gâterons en logeant au Lago Grey. Magnifique, superbe chambre, repas excellent, bref tout bien, à recommander ... si on est prêt à casser sa tirelire (300 € pour 2 avec petit déjeuner) De façon générale il faut savoir que à Torres Del Paine tout est cher, voire très cher, voire encore plus que ça.
Puerto Natales: El Muelle Hôtel Boutique, typique de la région, façon construction du bout du monde, très bien. On recommande (89 € pour 2 avec petit déjeuner).
Punta Arenas: Iliai hôtel, pareil, typique, on mange bien avec un petit déjeuner maison, très bon accueil. Nous recommandons vivement (140 $/ nuit pour 2 avec petit déjeuner).
Santiago De Chile: B&B Abracadabra. Belles chambres dans une maison typique, correct. Nous recommandons ( env. 30 € pour 2 avec petit déjeuner)..
Au fait ! pour qui aime les photos c'est par ici 😎
C'est parti pour Buenos Aires
Iran, société matérialiste et superficielle English translation pending
Bonjour
Qu'est ce qui vous a le plus choqué dans un pays ?
Ça peut être les us et coutumes, l'attitude de la population, la culture....
Moi je suis choquée par la société matérialiste qu'est l' Iran.
Je suis venue ici pour apprendre le persan, les paysages sont magnifiques, le climat est super, les gens sont chaleureux avec les touristes... etc....maisssss c'est la société la plus matérialiste et superficielle que j'ai connu de toute ma vie.
Ici, la plupart des femmes se font des rhinoplasties, j'ai demandé POURQUOI, tout le monde m'a répondu la même phrase ''parce que la beauté physique donne accès au mariage, si une femme n'est pas très belle elle ne se mariera jamais ''
Cette phrase m'a choquée. On dit qu'en occident la femme est 'chosifiée', mais avec le recul je ne trouve pas du tout . En France les femmes sont très naturelles physiquement, à peine maquillées et pourtant elles plaisent aux hommes.
Certes ici le port du voile est obligatoire donc étant donné que les femmes doivent cacher leurs corps, elles misent tout sur le visage. Mais c'est devenu limite caricatural......sourcils épais dessinés , lèvres gonflées au botox, 5 kilos de maquillage, coloration blonde platine et bien entendu rhinoplastie.... 🤪
Les iraniennes se ressemblent toutes c'est affolant.😮
Ça fait limite de la peine à voir tellement cest grotesque.
J'avais aussi été effarée par la société libanaise ( chirurgie, 5 kg de maquillage ...) mais je trouve qu'en Iran c'est encore plus exacerbé....et très mal fait.
Ça me met limite mal à l'aise.
J'aime le maquillage et les jolis vêtements mais je déteste cette réification de la Femme.
Les hommes iraniens ne jurent que par la beauté physique. Les femmes qui n'ont pas les moyens de se colorer en blonde platine et de faire une rhinoplastie sont laissées de côté.
J'ai encore 2 mois et demi à passer ici et je ne sais pas si je vais tenir !!!
Je ne suis pas féministe mais je suis très sensible à la représentation de la Femme.
Pour moi une femme ce nest pas qu'un physique . C'est aussi un coeur, une âme, une personnalité, une intelligence.....
Qu'est ce qui vous a le plus choqué dans un pays ?
Ça peut être les us et coutumes, l'attitude de la population, la culture....
Moi je suis choquée par la société matérialiste qu'est l' Iran.
Je suis venue ici pour apprendre le persan, les paysages sont magnifiques, le climat est super, les gens sont chaleureux avec les touristes... etc....maisssss c'est la société la plus matérialiste et superficielle que j'ai connu de toute ma vie.
Ici, la plupart des femmes se font des rhinoplasties, j'ai demandé POURQUOI, tout le monde m'a répondu la même phrase ''parce que la beauté physique donne accès au mariage, si une femme n'est pas très belle elle ne se mariera jamais ''
Cette phrase m'a choquée. On dit qu'en occident la femme est 'chosifiée', mais avec le recul je ne trouve pas du tout . En France les femmes sont très naturelles physiquement, à peine maquillées et pourtant elles plaisent aux hommes.
Certes ici le port du voile est obligatoire donc étant donné que les femmes doivent cacher leurs corps, elles misent tout sur le visage. Mais c'est devenu limite caricatural......sourcils épais dessinés , lèvres gonflées au botox, 5 kilos de maquillage, coloration blonde platine et bien entendu rhinoplastie.... 🤪
Les iraniennes se ressemblent toutes c'est affolant.😮
Ça fait limite de la peine à voir tellement cest grotesque.
J'avais aussi été effarée par la société libanaise ( chirurgie, 5 kg de maquillage ...) mais je trouve qu'en Iran c'est encore plus exacerbé....et très mal fait.
Ça me met limite mal à l'aise.
J'aime le maquillage et les jolis vêtements mais je déteste cette réification de la Femme.
Les hommes iraniens ne jurent que par la beauté physique. Les femmes qui n'ont pas les moyens de se colorer en blonde platine et de faire une rhinoplastie sont laissées de côté.
J'ai encore 2 mois et demi à passer ici et je ne sais pas si je vais tenir !!!
Je ne suis pas féministe mais je suis très sensible à la représentation de la Femme.
Pour moi une femme ce nest pas qu'un physique . C'est aussi un coeur, une âme, une personnalité, une intelligence.....
Wild Eastern and Western Cape, 3 Weeks in South Africa, September 2017
Hi everyone...
Must be around 5,000 photos to sort through!
Makes sense after 3 intense weeks in SA.
Anyway, to set the mood, here are a few photos... Well, yeah, they’re not amazing!
Suspense, suspense...



Must be around 5,000 photos to sort through!
Makes sense after 3 intense weeks in SA.
Anyway, to set the mood, here are a few photos... Well, yeah, they’re not amazing!
Suspense, suspense...



Une semaine en Égypte English translation pending
Bonjour à tous !
Me revoilà pour mon 7ème carnet de voyage que je débute aujourd'hui. Comme à mon habitude, je vais prendre le temps de vous raconter l'Egypte comme nous l'avons vécus à trois (mon mari, ma sœur et moi), sans tour opérateur, et malgré les "mais c'est pas dangereux comme destination" ou les "oh... moi je n'irais pas là-bas". Je tiens à remercier Brigitte et Katty pour leur aide précieuse qui m'a permis de préparer un voyage à notre image et qui a contenté tout le monde. Je vous laisse découvrir...
J1 - Arrivée au Caire
Nous y sommes allés début mai (à mon avis, la limite pour profiter de l’Egypte… il faisait déjà très très chaud à cette période) à trois : nous deux et ma sœur. Cette nouvelle aventure débute à 8h du matin, le 1er mai (pas de transports en commun) avec une heure de marche pour rejoindre la gare. Il fait plutôt frais en France. Arrivés à l’aéroport de Roissy, nous déjeunons rapidement avant d’embarquer.

Le vol se passe très bien. Après un bon repas, nous survolons Le Caire à travers un épais manteau de pollution et une luminosité toute particulière..

A l’arrivée, nous achetons nos visas et échangeons nos euros contre un matelas de livres égyptiennes ! Le passage de la douane est rapide (il nous manque des photos d’identité pour notre visa mais ça ne semble pas poser de souci particulier… « il y a de quoi faire des photos de l’autre côté »… mouais… !). Lors de la réservation de notre logement, j’avais réservé un chauffeur pour faire le trajet de l’aéroport à l’hôtel. Celui-ci nous attend comme prévu à la sortie de l’aéroport. Il est vraiment très aimable et insiste pour porter mon sac ! Nous embarquons vers 19h30 dans son minibus qui est… comment dire… pas au top de sa forme ! Les sièges bougent, il n’y a pas de ceinture de sécurité à l’arrière…
Bon, soyons honnêtes, le trajet était… horrible, absolument horrible !!!! Nous avons bien failli mourir une dizaine de fois, avons sûrement pris 10 ans d’âge en 1h de trajet… la circulation en Egypte est affreuse, et nous avons sûrement dû tomber sur LE pilote du Caire. En début de trajet, nous demandons à notre chauffeur combien de temps il faut pour rejoindre l’hôtel. Il nous répond « normalement 45min-1h mais si vous voulez on peut mettre une demi-heure »…. « non non, on est en vacances, on n’est pas pressés ». Et nous avons bien fait de lui dire que nous avions le temps… on se demande comment ça aurait été s’il n’avait mis qu’une demi-heure… Pour faire court, il faut s’imaginer sur une 2 x 3 voies (donc une voie rapide), avec des voitures qui doublent à gauche, mais aussi à droite, qui roulent sans limitation de vitesse (du moins c’est l’impression que ça laisse) et qui klaxonnent absolument pour tout : « attention je te double », « attention je vais débouler juste devant toi », « attention tu me gênes bouge de là », « ATTEEEENNNNTIOOONNNNN »… bref le klaxon fait office de klaxon (jusque là normal), de clignotant, de « j’ai pas envie de freiner, bouge »…. Pour rajouter un peu à cette impression de chaos, des dizaines de piétons sont amassés sur la « bande d’arrêt d’urgence » (= la voie la plus à droite quoi !) en attendant qu’un taxi ou qu’un ami vienne les chercher (ou bien discuter sur le bord de la route…!), sans oublier les charrettes tirées par des ânes qui remontent parfois à contre-sens sur cette même « bande d’arrêt d’urgence », ou bien encore les cagettes et autres objets qui tombent de temps en temps du camion surchargé juste devant toi et manquent de finir sur ton pare-brise… En sortant de cette voie rapide, on tombe presque immédiatement sur une « route » secondaire (si on peut appeler ça comme ça) en terre, complètement défoncée et saturée. Bizarrement, on « apprécie » un peu plus cette route qui force notre chauffeur à lever le pied. On découvre la vie nocturne égyptienne : beaucoup de gens sont dehors, les échoppes sont encore ouvertes. On se rend compte également rapidement que la ville est très sale… des déchets, du plastique partout par terre, sur la route, sur les trottoirs, partout, c’est triste. Bref c’est, au sens figuré, un vrai choc qu’on s’est pris en pleine figure que ce premier trajet dans la capitale égyptienne !!! Nous arrivons finalement avec beaucoup de plaisir et de soulagement (!!) à destination après cette affreuse heure de route. Heureusement, ce sera notre seule mauvaise expérience sur les routes égyptiennes, nous aurons des chauffeurs plus calmes les jours suivants. Notre hôte, Thomas, nous accueille chaleureusement avec un thé servi sur la superbe terrasse rooftop… avec vue sur les pyramides !!! Un rêve se réalise ! Elles sont là, juste à nos pieds, majestueuses et magnifiques !

Thomas nous commande à manger et nous installe dans notre appartement avec deux chambres, une cuisine et une salle de bain. En attendant le repas, on observe les animaux qui sont en bas de notre hôtel : des chevaux, des chameaux, des chèvres… On profite un peu du son et lumières qui a lieu tous les soirs aux Pyramides… on est sous le charme ! Nous nous couchons finalement vers minuit, exténués par cette première journée, mais aussi à la fois ravis et étonnés de nous retrouver enfin ici dans ce lieu imaginé tant de fois ! A bientôt pour la suite avec une première journée de visites bien chargée !
Plus de photos et d'infos sur mon blog : Egypte 2017 - J1 : Arrivée au Caire
Me revoilà pour mon 7ème carnet de voyage que je débute aujourd'hui. Comme à mon habitude, je vais prendre le temps de vous raconter l'Egypte comme nous l'avons vécus à trois (mon mari, ma sœur et moi), sans tour opérateur, et malgré les "mais c'est pas dangereux comme destination" ou les "oh... moi je n'irais pas là-bas". Je tiens à remercier Brigitte et Katty pour leur aide précieuse qui m'a permis de préparer un voyage à notre image et qui a contenté tout le monde. Je vous laisse découvrir...
J1 - Arrivée au Caire
Nous y sommes allés début mai (à mon avis, la limite pour profiter de l’Egypte… il faisait déjà très très chaud à cette période) à trois : nous deux et ma sœur. Cette nouvelle aventure débute à 8h du matin, le 1er mai (pas de transports en commun) avec une heure de marche pour rejoindre la gare. Il fait plutôt frais en France. Arrivés à l’aéroport de Roissy, nous déjeunons rapidement avant d’embarquer.

Le vol se passe très bien. Après un bon repas, nous survolons Le Caire à travers un épais manteau de pollution et une luminosité toute particulière..

A l’arrivée, nous achetons nos visas et échangeons nos euros contre un matelas de livres égyptiennes ! Le passage de la douane est rapide (il nous manque des photos d’identité pour notre visa mais ça ne semble pas poser de souci particulier… « il y a de quoi faire des photos de l’autre côté »… mouais… !). Lors de la réservation de notre logement, j’avais réservé un chauffeur pour faire le trajet de l’aéroport à l’hôtel. Celui-ci nous attend comme prévu à la sortie de l’aéroport. Il est vraiment très aimable et insiste pour porter mon sac ! Nous embarquons vers 19h30 dans son minibus qui est… comment dire… pas au top de sa forme ! Les sièges bougent, il n’y a pas de ceinture de sécurité à l’arrière…
Bon, soyons honnêtes, le trajet était… horrible, absolument horrible !!!! Nous avons bien failli mourir une dizaine de fois, avons sûrement pris 10 ans d’âge en 1h de trajet… la circulation en Egypte est affreuse, et nous avons sûrement dû tomber sur LE pilote du Caire. En début de trajet, nous demandons à notre chauffeur combien de temps il faut pour rejoindre l’hôtel. Il nous répond « normalement 45min-1h mais si vous voulez on peut mettre une demi-heure »…. « non non, on est en vacances, on n’est pas pressés ». Et nous avons bien fait de lui dire que nous avions le temps… on se demande comment ça aurait été s’il n’avait mis qu’une demi-heure… Pour faire court, il faut s’imaginer sur une 2 x 3 voies (donc une voie rapide), avec des voitures qui doublent à gauche, mais aussi à droite, qui roulent sans limitation de vitesse (du moins c’est l’impression que ça laisse) et qui klaxonnent absolument pour tout : « attention je te double », « attention je vais débouler juste devant toi », « attention tu me gênes bouge de là », « ATTEEEENNNNTIOOONNNNN »… bref le klaxon fait office de klaxon (jusque là normal), de clignotant, de « j’ai pas envie de freiner, bouge »…. Pour rajouter un peu à cette impression de chaos, des dizaines de piétons sont amassés sur la « bande d’arrêt d’urgence » (= la voie la plus à droite quoi !) en attendant qu’un taxi ou qu’un ami vienne les chercher (ou bien discuter sur le bord de la route…!), sans oublier les charrettes tirées par des ânes qui remontent parfois à contre-sens sur cette même « bande d’arrêt d’urgence », ou bien encore les cagettes et autres objets qui tombent de temps en temps du camion surchargé juste devant toi et manquent de finir sur ton pare-brise… En sortant de cette voie rapide, on tombe presque immédiatement sur une « route » secondaire (si on peut appeler ça comme ça) en terre, complètement défoncée et saturée. Bizarrement, on « apprécie » un peu plus cette route qui force notre chauffeur à lever le pied. On découvre la vie nocturne égyptienne : beaucoup de gens sont dehors, les échoppes sont encore ouvertes. On se rend compte également rapidement que la ville est très sale… des déchets, du plastique partout par terre, sur la route, sur les trottoirs, partout, c’est triste. Bref c’est, au sens figuré, un vrai choc qu’on s’est pris en pleine figure que ce premier trajet dans la capitale égyptienne !!! Nous arrivons finalement avec beaucoup de plaisir et de soulagement (!!) à destination après cette affreuse heure de route. Heureusement, ce sera notre seule mauvaise expérience sur les routes égyptiennes, nous aurons des chauffeurs plus calmes les jours suivants. Notre hôte, Thomas, nous accueille chaleureusement avec un thé servi sur la superbe terrasse rooftop… avec vue sur les pyramides !!! Un rêve se réalise ! Elles sont là, juste à nos pieds, majestueuses et magnifiques !

Thomas nous commande à manger et nous installe dans notre appartement avec deux chambres, une cuisine et une salle de bain. En attendant le repas, on observe les animaux qui sont en bas de notre hôtel : des chevaux, des chameaux, des chèvres… On profite un peu du son et lumières qui a lieu tous les soirs aux Pyramides… on est sous le charme ! Nous nous couchons finalement vers minuit, exténués par cette première journée, mais aussi à la fois ravis et étonnés de nous retrouver enfin ici dans ce lieu imaginé tant de fois ! A bientôt pour la suite avec une première journée de visites bien chargée !
Plus de photos et d'infos sur mon blog : Egypte 2017 - J1 : Arrivée au Caire
Retour sur 3 semaines en Thaïlande et au Cambodge English translation pending
Bonjour,
Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à faire ce merveilleux voyage, je vais donc essayer de faire un résumé de notre séjour avec les adresses et les prix.
Voyage avec notre fille de 9 ans du 8 fév au 2 mars : Thailande/Cambodge/Thailande
1er Jour:
Départ à 20h45 de Genève avec Emirat (1500 euros pour 3) Rien à dire sauf le manque de masque et bouchons pour dormir et surtout 10kg de bagages en soute de moins que Qatar Airway. C'est pas négligeable ! 20kg au lieu de 30 kg... Escale à Dubaï de 3h. L'aéroport est tellement grand que l'on ne voit pas le temps passer. Arrivés à Bangkok à 18h00
City Line jusqu'à Makkasan 45 bth/pers Ensuite métro, 1 station jusqu'à Asok 16 bth/pers
Nous dormirons 3 nuits au Clover Asoke Hotel pour 202 euros Chambre sympa, c'est propre, le personnel sympa, petit dèj copieux et varié. Petite piscine mais nous avons toujours eu 2 transats sur 4. Il y a un 7/11 à coté.
2ème jour : (vendredi)
Bts jusqu'à MO CHIT c'est le terminus 126 bth pour les 3
Découverte du parc et de son jardin à papillons. Je m'attendais à mieux mais c'est à voir. A noter que c'est gratuit, il faut juste s'inscrire sur un registre. Bien se repérer avec une carte avant car c'est pas évident à trouver. Merci Google Earth ^^

Dans le parc, il n'y à que des Thaïs qui pratiquent du sport, vélo, muscu (en plein air) et sieste. On peut louer des nattes pour se reposer.


Il y a beaucoup d'écureuils, on peut leur acheter à manger et leur donner à la main. Nous croiserons aussi quelques varans.


Ensuite visite du marché Chatuchak, c'est immense !!! Tous les stands ne sont pas encore ouvert. Ca doit être de la folie le soir. Retour à l'hotel pour récupérer du décalage et profiter de la piscine.
A 17h, nous reprenons le métro pour la station du city Line et prenons le bateau sur les Klongs juste après la sortie. C'est indiqué dans le métro Exit 2. 8 bth/pers. C'est folklorique comme transport. Comme d'habitude, ils bombardent sur l'eau avec leurs embarcations. Il faut lever des bâches en plastique pour ne pas recevoir d'éclaboussures des bateaux que l'on croise. Nous passons devant la maison de Jim Thomson que nous avions visité lors d'un précédent voyage. Je voulais voir un temple au terminus mais je me suis un peu loupé sur le plan, du coup, on promène dans le quartier, peu de farangs, on profite...
3ème jour : Départ pour le marché de Bang namphung Bts jusqu'à Bang Wa 126 bth pour les 3 A la sortie, il faut alpaguer une moto taxi pour se rendre au Pier. Le 1er essaie de nous "arnaquer" 200 bth / per. Sourire et refus poli. Le 2ème prendra 20 bth/pers.
Nous prenons le ferry 10 bth pour les 3

et louons un vélo en arrivant, il faut se dépêcher car il y a du monde. 50 bht pour la journée/vélo
Au marché, il y a peu d'embarcations mais le folklore est là et c'est ce que nous recherchons. Pas vu beaucoup de touristes.



Nous allons ensuite au parc de Bang Kachao Beaucoup de jeunes Thaïs à vélo qui promènent, c'est reposant. Nous ferons un petit tour au Terminal 21 juste par curiosité.
Une belle journée
4ème jour :
Départ pour Siem Reap
Nous quittons l'hôtel pour l'aéroport de Don Mueang. Je demande au réceptionniste un taxi meter mais une fois partis, il me sort sa tablette avec les prix. 500 bth péage inclus. Pffff pas envie de lutter. C'est le seul reproche que je ferai sur l'hôtel.
Vol avec Air Asia 52 euros / pers. Juste le temps de monter qu'il amorce déjà la descente ^^ Visa 30 $/ pers. Pensez à prendre des photos d'identité.
On sort de l'aéroport et Tula, le chauffeur de tuk tuk qui devait venir nous chercher n'est pas là. Nous prenons un taxi 7$ pour le Bopha Pollen Hotel : 99 pour 4 nuit. Personnel très gentil, grande chambre sympa sans vue, pas grave, c'est juste pour dormir. Agréable piscine surtout après les temples
J'arrive à joindre Tula par téléphone et il me confirme qu'il sera là demain matin. Nous prenons un tuk tuk pour le Night Market 2$.

Petite balade, on trouve une cantine au bord de la rivière et rentrons doucement.

5ème jour :
Notre chauffeur est là mais ce n'est pas Tula mais son frère Loeu. Il parle un peu le français, l'anglais, le japonais... Je lui montre mon itinéraire et il accepte sans problème. Il nous dépose pour acheter nos pass pour 3 jours 62 $
Nous commencerons par Ta Phrom et Pré rup.

Nous mangeons à l'intérieur du parc, c'est plus cher forcément mais on le savait.
Je demande à Loeu de nous faire visiter un peu la campagne, il nous mènera chez lui, nous présentera sa femme et sa fille et nous faisons une balade autour de sa maison.


Sur le retour, nous passons devant des manèges. Je demande à Loeu nous y amener le soir même. Nous avons passé une soirée magnifique. Il y avait un monde fou, ma fille a fait des voitures tamponneuses et d'autres manèges. Je n'ai pas osé la grande roue, elle tournait trop vite !

Loeu nous mène ensuite à l'inauguration d'un temple. L'ambiance est magique. Nous sommes les seuls touristes alors que le Night market est à moins de 2km....

Nous mangeons ensuite avec Loeu et ses amis, la bière coule à flots.
6ème jour : Saint valentin
Des roses nous sont offertes au petit dèj. Nous ferons la visite de Preah khan par la porte Est comme indiqué par le livre que Jacques m'a conseillé. J'organise une petite "chasse aux trésors" avec ma fille pour ne pas qu'elle s'ennuie. Pour nous c'est grandiose mais pour elle, c'est des pierres... Elle se prend au jeu et le temps lui parait moins long surtout que ce temple est aussi beau que Ta phrom. Après nous être restaurés, nous ferons Neak Pean, Ta Som et finirons par Banteay Samré.
Sur le chemin du retour, je demande à Loeu de nous mener à Angkor vat pour les photos du coucher de soleil. Pas de souci il accepte volontiers.

A l'hotel, on prend un bain dans une piscine recouverte de pétales de roses.
7ème jour :
Visite d'Angkor Vat par la porte Est, il n'a pratiquement personne et la luminosité est très belle. Arrivés au 2ème étage, il y a un monde fou et une file d'attente d'au moins 1h pour accéder au 3ème. Je laisse tomber... De plus, les enfants de moins de 12 ans sont interdits. Les escaliers sont vraiment raides. Nous ferons ensuite les terrasses et Bayon.

Nous finirons la journée par la visite de la campagne de Phrom Krom. Nous grimpons au sommet de la "montagne" et admirons le paysage avec des couleurs juste magnifiques.


Je voulais remercier toutes les personnes qui m'ont aidé à faire ce merveilleux voyage, je vais donc essayer de faire un résumé de notre séjour avec les adresses et les prix.
Voyage avec notre fille de 9 ans du 8 fév au 2 mars : Thailande/Cambodge/Thailande
1er Jour:
Départ à 20h45 de Genève avec Emirat (1500 euros pour 3) Rien à dire sauf le manque de masque et bouchons pour dormir et surtout 10kg de bagages en soute de moins que Qatar Airway. C'est pas négligeable ! 20kg au lieu de 30 kg... Escale à Dubaï de 3h. L'aéroport est tellement grand que l'on ne voit pas le temps passer. Arrivés à Bangkok à 18h00
City Line jusqu'à Makkasan 45 bth/pers Ensuite métro, 1 station jusqu'à Asok 16 bth/pers
Nous dormirons 3 nuits au Clover Asoke Hotel pour 202 euros Chambre sympa, c'est propre, le personnel sympa, petit dèj copieux et varié. Petite piscine mais nous avons toujours eu 2 transats sur 4. Il y a un 7/11 à coté.
2ème jour : (vendredi)
Bts jusqu'à MO CHIT c'est le terminus 126 bth pour les 3
Découverte du parc et de son jardin à papillons. Je m'attendais à mieux mais c'est à voir. A noter que c'est gratuit, il faut juste s'inscrire sur un registre. Bien se repérer avec une carte avant car c'est pas évident à trouver. Merci Google Earth ^^

Dans le parc, il n'y à que des Thaïs qui pratiquent du sport, vélo, muscu (en plein air) et sieste. On peut louer des nattes pour se reposer.


Il y a beaucoup d'écureuils, on peut leur acheter à manger et leur donner à la main. Nous croiserons aussi quelques varans.


Ensuite visite du marché Chatuchak, c'est immense !!! Tous les stands ne sont pas encore ouvert. Ca doit être de la folie le soir. Retour à l'hotel pour récupérer du décalage et profiter de la piscine.
A 17h, nous reprenons le métro pour la station du city Line et prenons le bateau sur les Klongs juste après la sortie. C'est indiqué dans le métro Exit 2. 8 bth/pers. C'est folklorique comme transport. Comme d'habitude, ils bombardent sur l'eau avec leurs embarcations. Il faut lever des bâches en plastique pour ne pas recevoir d'éclaboussures des bateaux que l'on croise. Nous passons devant la maison de Jim Thomson que nous avions visité lors d'un précédent voyage. Je voulais voir un temple au terminus mais je me suis un peu loupé sur le plan, du coup, on promène dans le quartier, peu de farangs, on profite...
3ème jour : Départ pour le marché de Bang namphung Bts jusqu'à Bang Wa 126 bth pour les 3 A la sortie, il faut alpaguer une moto taxi pour se rendre au Pier. Le 1er essaie de nous "arnaquer" 200 bth / per. Sourire et refus poli. Le 2ème prendra 20 bth/pers.
Nous prenons le ferry 10 bth pour les 3

et louons un vélo en arrivant, il faut se dépêcher car il y a du monde. 50 bht pour la journée/vélo
Au marché, il y a peu d'embarcations mais le folklore est là et c'est ce que nous recherchons. Pas vu beaucoup de touristes.



Nous allons ensuite au parc de Bang Kachao Beaucoup de jeunes Thaïs à vélo qui promènent, c'est reposant. Nous ferons un petit tour au Terminal 21 juste par curiosité.
Une belle journée
4ème jour :
Départ pour Siem Reap
Nous quittons l'hôtel pour l'aéroport de Don Mueang. Je demande au réceptionniste un taxi meter mais une fois partis, il me sort sa tablette avec les prix. 500 bth péage inclus. Pffff pas envie de lutter. C'est le seul reproche que je ferai sur l'hôtel.
Vol avec Air Asia 52 euros / pers. Juste le temps de monter qu'il amorce déjà la descente ^^ Visa 30 $/ pers. Pensez à prendre des photos d'identité.
On sort de l'aéroport et Tula, le chauffeur de tuk tuk qui devait venir nous chercher n'est pas là. Nous prenons un taxi 7$ pour le Bopha Pollen Hotel : 99 pour 4 nuit. Personnel très gentil, grande chambre sympa sans vue, pas grave, c'est juste pour dormir. Agréable piscine surtout après les temples
J'arrive à joindre Tula par téléphone et il me confirme qu'il sera là demain matin. Nous prenons un tuk tuk pour le Night Market 2$.

Petite balade, on trouve une cantine au bord de la rivière et rentrons doucement.

5ème jour :
Notre chauffeur est là mais ce n'est pas Tula mais son frère Loeu. Il parle un peu le français, l'anglais, le japonais... Je lui montre mon itinéraire et il accepte sans problème. Il nous dépose pour acheter nos pass pour 3 jours 62 $
Nous commencerons par Ta Phrom et Pré rup.

Nous mangeons à l'intérieur du parc, c'est plus cher forcément mais on le savait.
Je demande à Loeu de nous faire visiter un peu la campagne, il nous mènera chez lui, nous présentera sa femme et sa fille et nous faisons une balade autour de sa maison.


Sur le retour, nous passons devant des manèges. Je demande à Loeu nous y amener le soir même. Nous avons passé une soirée magnifique. Il y avait un monde fou, ma fille a fait des voitures tamponneuses et d'autres manèges. Je n'ai pas osé la grande roue, elle tournait trop vite !

Loeu nous mène ensuite à l'inauguration d'un temple. L'ambiance est magique. Nous sommes les seuls touristes alors que le Night market est à moins de 2km....

Nous mangeons ensuite avec Loeu et ses amis, la bière coule à flots.
6ème jour : Saint valentin
Des roses nous sont offertes au petit dèj. Nous ferons la visite de Preah khan par la porte Est comme indiqué par le livre que Jacques m'a conseillé. J'organise une petite "chasse aux trésors" avec ma fille pour ne pas qu'elle s'ennuie. Pour nous c'est grandiose mais pour elle, c'est des pierres... Elle se prend au jeu et le temps lui parait moins long surtout que ce temple est aussi beau que Ta phrom. Après nous être restaurés, nous ferons Neak Pean, Ta Som et finirons par Banteay Samré.
Sur le chemin du retour, je demande à Loeu de nous mener à Angkor vat pour les photos du coucher de soleil. Pas de souci il accepte volontiers.

A l'hotel, on prend un bain dans une piscine recouverte de pétales de roses.
7ème jour :
Visite d'Angkor Vat par la porte Est, il n'a pratiquement personne et la luminosité est très belle. Arrivés au 2ème étage, il y a un monde fou et une file d'attente d'au moins 1h pour accéder au 3ème. Je laisse tomber... De plus, les enfants de moins de 12 ans sont interdits. Les escaliers sont vraiment raides. Nous ferons ensuite les terrasses et Bayon.

Nous finirons la journée par la visite de la campagne de Phrom Krom. Nous grimpons au sommet de la "montagne" et admirons le paysage avec des couleurs juste magnifiques.


Road trip de 3 semaines en Namibie, juillet 2016 English translation pending
Bonjour à tous.
Plus de 6 mois après notre voyage, je me décide enfin à venir partager avec les membres du forum notre magnifique expérience de vie et aventure dans ce formidable pays qu'est la Namibie. Pour nous il s'agît clairement de notre plus beau voyage, à tel point que nous envisageons sérieusement y retourner cet été... Comme beaucoup d'autres l'ont écrit, il s'agît d'un voyage qui touche au plus profond de nous même. Le sentiment de liberté pendant ces trois semaines était total.
Pourquoi la Namibie? Tout d'abord en tant qu'enfant des années 1990, nous avons grandi avec le film « le roi lion » et toutes les chansons qui l’accompagnent (que nous n'avons pas arrêté de chanter pendant les longues heures de pistes)... Alors pouvoir circuler librement au milieu de Simba, Nala, Rafiki et Pumba (pas de traces de Timon pour nous malheureusement) était pour nous un rêve de gamin. Ensuite il y a quelques années le reportage : Rendez vous en terre inconnue avec Murielle Robin en territoire Himba m'avait beaucoup touché et intrigué, et j'avais très envie de rencontrer ces hommes et femmes aux coutumes si différentes des nôtres.
Préparation du voyage Suite aux recommandations et avis de nombreux voyageurs, nous avons opté pour le Tour Opérateur « Tourmaline Safari » pour nous aider à organiser notre voyage, et nous sommes entièrement satisfaits de leurs services. Aussi bien pour l'organisation du voyage, que pour les petits soucis sur place, ils se sont toujours montrés réactifs et conciliants. De plus le Road book qu'ils remettent à l'arrivée est complet et très bien détaillé. Après plusieurs dizaines de mails échangés, nos validons le programme qui sera le suivant : J 1 Windhoek J 2 Weaver's Rock - Otjiwarongo J 3 Grootfontein J 4 Grootfontein J 5 Etosha - Namutoni J 6 Etosha Halali J 7 Etosha - Okaukuejo J 8 Etosha - Okaukuejo J 9 Etosha - Olifantsrus camp J10 Epupa falls - Omarunga camp J11 Epupa Falls - Omarunga camp J12 Camp aussicht J13 Palmwag Lodge J14 Twyfelfontein J15 Brandberg J17 Swakopmund J18 Swakopmund J18 Swakopmund J20 Sesriem camp J21 Sesriem Camp J22 kalahari J23 Windhoek
Globalement nous avons apprécié l'ensemble de nos campings, et avons été agréablement surpris par le confort de la tente sur le toit. Nous avons rarement aussi bien dormi même si les nuits étaient souvent très courtes et fraiches. La tente est très facile à plier et déplier une fois qu’on a le coup de main
Voiture Concernant le loueur de voiture, nous avons fait affaire avec africa 4x4 rentals et là encore rien à dire, tout était très bien. La voiture était un Toyota 4x4 Hilux avec 105000km au compteur. Le nécessaire était fourni dans la caisse de vaisselle, et nous n'avons manqué de rien.
Maintenant place au récit en lui même.
J0 : 12 juillet 2016 - En route pour l'aventure.
Pour le transport aérien nous avons voyagé avec Air France. Départ vers 16h de Marseille pour rejoindre Paris, puis direction Johannesburg et enfin Windhoek. La totalité du transport aura duré environ 20h. Rien de particulier à signaler, vols très calmes, mais nous arrivons à Windhoek avec une heure de retard. J1 : 13 juillet 2016 - Arrivée à Windhoek.
Enfin nous posons le pied sur le sol Namibien. L'aéroport est vraiment tout petit et les formalités se font très rapidement. A peine arrivés nous rencontrons Joshua, le chauffeur de Tourmaline qui nous attend pour nous conduire chez le loueur de 4x4. C'est un homme sympathique et très attentionné avec nous, il nous aidera à choisir notre carte de téléphone. Une fois cette étape effectuée, nous quittons l'aéroport en direction de la ville. Sur la route nous apercevons déjà les premiers animaux : babouins, calaos, phacochères... Chez le loueur, le représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le nom nous remet le fameux carnet de route, et fait le briefing du fonctionnement de l'auto et du matériel de camping. Les explications sont un peu accélérées car il est déjà tard, et nous ne voulons pas commencer notre première expérience de conduite à gauche par une route de nuit. Avant de nous laisser partir, il remarque qu'une roue est très usée et demande au loueur de la changer avant qu'on parte. On apprécie car selon lui, cette roue n'aurait pas tenue une semaine sur les pistes...
Une fois dans la voiture on réalise vraiment que ça y est, après tous préparatifs, l'aventure commence enfin!! Sur la route pour rejoindre notre Guest House nous voyons plusieurs groupes de babouins, mais pas le temps de s'arrêter pour l'instant, il fait presque nuit et on se dit qu'on en reverra beaucoup. Finalement nous arrivons en même temps que la tombée de la nuit à la Londiningi Guest house. Les deux français qui gèrent l'endroit sont très sympas et nous fournirons de bons conseils pour la suite du séjour.
A peine le temps de prendre une douche que nous filons au Joe's Beerhouse pour notre premier repas. On avait lu beaucoup de bons commentaires sur ce restaurant et ils sont amplement mérités. Le lieu est immense mais très bien tenu et le service très rapide. Nous optons pour les brochette du bushmen, au menu ce soir : oryx, Springbok, Koudou, Zèbre et Crocodile... Tout est très bon excepté le crocodile qui est très cartilagineux et immangeable pour nous... Le ventre plein, nous retournons à notre chambre. La nuit sera très fraiche...
J2 : 14 juillet – Plateau du Waterberg
Le programme est chargé aujourd’hui, nous devons aller faire les courses en ville, puis faire route vers le plateau du Waterberg. Nous nous levons tôt, profitons rapidement du petit déjeuner. Avant de partir, j’achète un livre que je comptais prendre dans une librairie de Windhoek, mais qui par chance est vendu à la Guest House, il s’agît de « Compagnon de Safari », le seul guide en français qui détaille tous les animaux que l’on peut voir en Namibie. Il s’avéra très pratique tout au long du séjour. Direction le SPAR, on y trouve de tout, nous faisons le pleins de fruits, légumes, mais surtout de viandes : steak de Koudou et de Springbok sous vide… on ne mourra pas de faim. Une fois cette étape passée nous reprenons la route direction le plateau du Waterberg. Il s’agît d’une route goudronnée plutôt en bon état, idéale pour se familiariser avec le véhicule et la conduite à gauche. Après 3 heures, nous quittons la route C22 pour prendre notre première piste jusqu’à l’entrée du parc. Tout le long du chemin nous croisons de nombreux animaux : Rollier à longs brins, calao à bec jaune, phacochère, pintades et de nombreux autres oiseaux.
Francolin à bec rouge.
Calao à bec jaune.
Pintade de Numidie.
Gonolek rouge et noir. 
A l’entrée du parc, nous réglons les frais (170NAD pour nous deux avec la voiture), puis direction le Mountain Trail. Un petit treck d’environ une heure qui nous permet de grimper en haut du plateau. Sur le chemin, un Dik-dik nous ouvre la route pendant plusieurs dizaines de mètres avant de filer dans la végétation.
Dik Dik de Damara. 

Daman des rochers.
On apprécie marcher un peu après toutes ces heures de transports, et surtout nous sommes seuls, aucun touriste dans les parages. Nous verrons aussi de nombreux damans des rochers et quelques babouins. Une fois en haut, la vue est superbe.
Sur le retour on tombe nez à nez avec un groupe de phacochères qui broute l’herbe aux bords de la route.
Touraco Concolore.
Nous reprenons la piste pour nous diriger vers notre camping situé à 40km de là. On arrive peu avant la nuit au Weaver’s Rock, nous avons le choix de l’emplacement car nous sommes les seuls campeurs. Premier dépliage de tente, tout ce fait très bien, c’est vraiment plus facile que ce que nous pensions. Au menu ce soir, saucisses de Koudous et légumes grillés sur le BBQ, un vrai délice. On se couche tôt car nous avons rendez vous au Cheetah Conservation Fund à 7h30 le lendemain matin… On a hâte.
J3 : 15 juillet - Cheetah Conservation Fund et Grootfontein
Réveille à 4h30, la nuit a été très bonne, nous avons très bien dormi et il n’a pas fait trop froid. On se met rapidement en route, on passe par la ville d’Otjiwarongo qui dort encore et ne présente donc aucun intérêt pour nous, puis on quitte la B1 pour 40km de piste direction le CFF. La piste est vraiment belle et on profite des premiers rayons de soleil car nous sommes en avance. Le CFF est un organisme chargé de la protection et de la conservation des guépards, il recueille les animaux blessés ou orphelins afin de les soigner et remettre en liberté si possible. Seul une partie du centre est ouverte au public, celle dont les animaux ont été recueillis trop jeune, et qui ne pourrons donc pas être relâchés car trop habitués à l’homme. Nous craignions d’être avec un gros groupe de touristes, mais seulement deux familles à l’horizon, on est rassuré. Après un rapide briefing du guide qui nous explique le fonctionnement du centre, nous allons pouvoir observer les Guépards. Nous entrons dans l’enclot, le guide nous demande de rester groupés afin de paraître plus imposant pour les guépards qui pourraient être tentés de gouter un cuissot de français. Les exercices consistent à tracter une sorte de chiffon avec une poulie afin de faire courir les guépards. Tout le monde sait que le guépard est le plus rapide des félins, mais les voir courir comme ça devant nous est juste hallucinant. Pas moins de quatre guépards sont présents dans l’enclôt. Pendant une heure on en profite pour prendre le plus de photos possibles.
Avant de partir petit arrêt au musée du Guépard qui nous aide à réaliser à quel point cet animal est en danger et sa survie menacée.
Plus de 6 mois après notre voyage, je me décide enfin à venir partager avec les membres du forum notre magnifique expérience de vie et aventure dans ce formidable pays qu'est la Namibie. Pour nous il s'agît clairement de notre plus beau voyage, à tel point que nous envisageons sérieusement y retourner cet été... Comme beaucoup d'autres l'ont écrit, il s'agît d'un voyage qui touche au plus profond de nous même. Le sentiment de liberté pendant ces trois semaines était total.
Pourquoi la Namibie? Tout d'abord en tant qu'enfant des années 1990, nous avons grandi avec le film « le roi lion » et toutes les chansons qui l’accompagnent (que nous n'avons pas arrêté de chanter pendant les longues heures de pistes)... Alors pouvoir circuler librement au milieu de Simba, Nala, Rafiki et Pumba (pas de traces de Timon pour nous malheureusement) était pour nous un rêve de gamin. Ensuite il y a quelques années le reportage : Rendez vous en terre inconnue avec Murielle Robin en territoire Himba m'avait beaucoup touché et intrigué, et j'avais très envie de rencontrer ces hommes et femmes aux coutumes si différentes des nôtres.
Préparation du voyage Suite aux recommandations et avis de nombreux voyageurs, nous avons opté pour le Tour Opérateur « Tourmaline Safari » pour nous aider à organiser notre voyage, et nous sommes entièrement satisfaits de leurs services. Aussi bien pour l'organisation du voyage, que pour les petits soucis sur place, ils se sont toujours montrés réactifs et conciliants. De plus le Road book qu'ils remettent à l'arrivée est complet et très bien détaillé. Après plusieurs dizaines de mails échangés, nos validons le programme qui sera le suivant : J 1 Windhoek J 2 Weaver's Rock - Otjiwarongo J 3 Grootfontein J 4 Grootfontein J 5 Etosha - Namutoni J 6 Etosha Halali J 7 Etosha - Okaukuejo J 8 Etosha - Okaukuejo J 9 Etosha - Olifantsrus camp J10 Epupa falls - Omarunga camp J11 Epupa Falls - Omarunga camp J12 Camp aussicht J13 Palmwag Lodge J14 Twyfelfontein J15 Brandberg J17 Swakopmund J18 Swakopmund J18 Swakopmund J20 Sesriem camp J21 Sesriem Camp J22 kalahari J23 Windhoek
Globalement nous avons apprécié l'ensemble de nos campings, et avons été agréablement surpris par le confort de la tente sur le toit. Nous avons rarement aussi bien dormi même si les nuits étaient souvent très courtes et fraiches. La tente est très facile à plier et déplier une fois qu’on a le coup de main
Voiture Concernant le loueur de voiture, nous avons fait affaire avec africa 4x4 rentals et là encore rien à dire, tout était très bien. La voiture était un Toyota 4x4 Hilux avec 105000km au compteur. Le nécessaire était fourni dans la caisse de vaisselle, et nous n'avons manqué de rien.
Maintenant place au récit en lui même.
J0 : 12 juillet 2016 - En route pour l'aventure.
Pour le transport aérien nous avons voyagé avec Air France. Départ vers 16h de Marseille pour rejoindre Paris, puis direction Johannesburg et enfin Windhoek. La totalité du transport aura duré environ 20h. Rien de particulier à signaler, vols très calmes, mais nous arrivons à Windhoek avec une heure de retard. J1 : 13 juillet 2016 - Arrivée à Windhoek.
Enfin nous posons le pied sur le sol Namibien. L'aéroport est vraiment tout petit et les formalités se font très rapidement. A peine arrivés nous rencontrons Joshua, le chauffeur de Tourmaline qui nous attend pour nous conduire chez le loueur de 4x4. C'est un homme sympathique et très attentionné avec nous, il nous aidera à choisir notre carte de téléphone. Une fois cette étape effectuée, nous quittons l'aéroport en direction de la ville. Sur la route nous apercevons déjà les premiers animaux : babouins, calaos, phacochères... Chez le loueur, le représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le nom nous remet le fameux carnet de route, et fait le briefing du fonctionnement de l'auto et du matériel de camping. Les explications sont un peu accélérées car il est déjà tard, et nous ne voulons pas commencer notre première expérience de conduite à gauche par une route de nuit. Avant de nous laisser partir, il remarque qu'une roue est très usée et demande au loueur de la changer avant qu'on parte. On apprécie car selon lui, cette roue n'aurait pas tenue une semaine sur les pistes...
Une fois dans la voiture on réalise vraiment que ça y est, après tous préparatifs, l'aventure commence enfin!! Sur la route pour rejoindre notre Guest House nous voyons plusieurs groupes de babouins, mais pas le temps de s'arrêter pour l'instant, il fait presque nuit et on se dit qu'on en reverra beaucoup. Finalement nous arrivons en même temps que la tombée de la nuit à la Londiningi Guest house. Les deux français qui gèrent l'endroit sont très sympas et nous fournirons de bons conseils pour la suite du séjour.
A peine le temps de prendre une douche que nous filons au Joe's Beerhouse pour notre premier repas. On avait lu beaucoup de bons commentaires sur ce restaurant et ils sont amplement mérités. Le lieu est immense mais très bien tenu et le service très rapide. Nous optons pour les brochette du bushmen, au menu ce soir : oryx, Springbok, Koudou, Zèbre et Crocodile... Tout est très bon excepté le crocodile qui est très cartilagineux et immangeable pour nous... Le ventre plein, nous retournons à notre chambre. La nuit sera très fraiche...
J2 : 14 juillet – Plateau du Waterberg
Le programme est chargé aujourd’hui, nous devons aller faire les courses en ville, puis faire route vers le plateau du Waterberg. Nous nous levons tôt, profitons rapidement du petit déjeuner. Avant de partir, j’achète un livre que je comptais prendre dans une librairie de Windhoek, mais qui par chance est vendu à la Guest House, il s’agît de « Compagnon de Safari », le seul guide en français qui détaille tous les animaux que l’on peut voir en Namibie. Il s’avéra très pratique tout au long du séjour. Direction le SPAR, on y trouve de tout, nous faisons le pleins de fruits, légumes, mais surtout de viandes : steak de Koudou et de Springbok sous vide… on ne mourra pas de faim. Une fois cette étape passée nous reprenons la route direction le plateau du Waterberg. Il s’agît d’une route goudronnée plutôt en bon état, idéale pour se familiariser avec le véhicule et la conduite à gauche. Après 3 heures, nous quittons la route C22 pour prendre notre première piste jusqu’à l’entrée du parc. Tout le long du chemin nous croisons de nombreux animaux : Rollier à longs brins, calao à bec jaune, phacochère, pintades et de nombreux autres oiseaux.
Francolin à bec rouge.
Calao à bec jaune.
Pintade de Numidie.
Gonolek rouge et noir. 
A l’entrée du parc, nous réglons les frais (170NAD pour nous deux avec la voiture), puis direction le Mountain Trail. Un petit treck d’environ une heure qui nous permet de grimper en haut du plateau. Sur le chemin, un Dik-dik nous ouvre la route pendant plusieurs dizaines de mètres avant de filer dans la végétation.
Dik Dik de Damara. 

Daman des rochers. On apprécie marcher un peu après toutes ces heures de transports, et surtout nous sommes seuls, aucun touriste dans les parages. Nous verrons aussi de nombreux damans des rochers et quelques babouins. Une fois en haut, la vue est superbe.

Sur le retour on tombe nez à nez avec un groupe de phacochères qui broute l’herbe aux bords de la route.
Touraco Concolore.Nous reprenons la piste pour nous diriger vers notre camping situé à 40km de là. On arrive peu avant la nuit au Weaver’s Rock, nous avons le choix de l’emplacement car nous sommes les seuls campeurs. Premier dépliage de tente, tout ce fait très bien, c’est vraiment plus facile que ce que nous pensions. Au menu ce soir, saucisses de Koudous et légumes grillés sur le BBQ, un vrai délice. On se couche tôt car nous avons rendez vous au Cheetah Conservation Fund à 7h30 le lendemain matin… On a hâte.
J3 : 15 juillet - Cheetah Conservation Fund et Grootfontein
Réveille à 4h30, la nuit a été très bonne, nous avons très bien dormi et il n’a pas fait trop froid. On se met rapidement en route, on passe par la ville d’Otjiwarongo qui dort encore et ne présente donc aucun intérêt pour nous, puis on quitte la B1 pour 40km de piste direction le CFF. La piste est vraiment belle et on profite des premiers rayons de soleil car nous sommes en avance. Le CFF est un organisme chargé de la protection et de la conservation des guépards, il recueille les animaux blessés ou orphelins afin de les soigner et remettre en liberté si possible. Seul une partie du centre est ouverte au public, celle dont les animaux ont été recueillis trop jeune, et qui ne pourrons donc pas être relâchés car trop habitués à l’homme. Nous craignions d’être avec un gros groupe de touristes, mais seulement deux familles à l’horizon, on est rassuré. Après un rapide briefing du guide qui nous explique le fonctionnement du centre, nous allons pouvoir observer les Guépards. Nous entrons dans l’enclot, le guide nous demande de rester groupés afin de paraître plus imposant pour les guépards qui pourraient être tentés de gouter un cuissot de français. Les exercices consistent à tracter une sorte de chiffon avec une poulie afin de faire courir les guépards. Tout le monde sait que le guépard est le plus rapide des félins, mais les voir courir comme ça devant nous est juste hallucinant. Pas moins de quatre guépards sont présents dans l’enclôt. Pendant une heure on en profite pour prendre le plus de photos possibles.
Avant de partir petit arrêt au musée du Guépard qui nous aide à réaliser à quel point cet animal est en danger et sa survie menacée.34 jours d'Adélaïde à Sydney en passant par Melbourne (en camping-car) English translation pending
Quels sont les meilleurs endroits à visiter villes parques zoo plages plongées rando crocodiles.
Ou passer le réveillon du 31 decembre 2016 à Adelaïdes ou environs
Ou danser le tango Argentin ou Rock West Coast
Les meilleurs terrains de camping d Adelaïde à Sydney petits prix
Le Maroc en 4L English translation pending
https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
Faire le Maroc en 4L, c'est bien possible et c'est le challenge que nous nous étions donnés Rémi et moi-même en février dernier. Nous sommes partis accompagnés d'autres équipages, tous participants du 4L Trophy, à travers le Maroc pour une durée de 12 jours.
Après avoir quitté Marseille pour rejoindre le village départ de Biarritz, nous avons descendu toute l'Espagne pendant 2 jours, et plus exactement 721km ! Et c'est alors une boucle de 6000kms qui nous attendait au Maroc avec comme mission principale, acheminer des fournitures scolaires aux enfants défavorisés Marocains.
Pour en savoir plus et suivre notre périple au plus proche, vue de notre 4L, suivez nos aventures au jour le jour par ici ... https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
En espérant qu'elles vous plaisent :D Bonne journée à tous !
R&M
Faire le Maroc en 4L, c'est bien possible et c'est le challenge que nous nous étions donnés Rémi et moi-même en février dernier. Nous sommes partis accompagnés d'autres équipages, tous participants du 4L Trophy, à travers le Maroc pour une durée de 12 jours.
Après avoir quitté Marseille pour rejoindre le village départ de Biarritz, nous avons descendu toute l'Espagne pendant 2 jours, et plus exactement 721km ! Et c'est alors une boucle de 6000kms qui nous attendait au Maroc avec comme mission principale, acheminer des fournitures scolaires aux enfants défavorisés Marocains.
Pour en savoir plus et suivre notre périple au plus proche, vue de notre 4L, suivez nos aventures au jour le jour par ici ... https://www.youtube.com/channel/UCFa3y4Xv8Mxm8Jg9qNao36A
En espérant qu'elles vous plaisent :D Bonne journée à tous !
R&M
Marrakech, c’est le souk! English translation pending
Tout juste rentré d’une semaine à Marrakech, je viens par ce post vous livrer mes impressions sur cette escapade marocaine. Je tiens à préciser, me concernant, qu’il s’agissait de ma toute première expérience en terre africaine.
Préparation
Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».
Vols
Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)
Logement
Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.
Voici le lien vers l’annonce : https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765
Transports
Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.
Monnaie et change
J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).
Cuisine
Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :
CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com
LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz
Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.
La ville
Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.
Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.
Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…
Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.
Contact avec les Marrakchis
On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.
Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…
Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.
Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.
Déroulement du séjour
Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...
Quelques exemples de tarifs
Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.
Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !
Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.
Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.
Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.
Conclusion et conseils
La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.
Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.
Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.
Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.
Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».
Stef
PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Préparation
Je me suis procuré très rapidement mon duo fétiche « Un grand week-end à » et le « Cartoville ».
Vols
Aller et retour avec Ryanair. Réservés mi-novembre, 682€ pour 4 (2 adultes et 2 marmots)
Logement
Au début j’avais en tête de dénicher un riad, mais finalement mon choix s’est porté sur la location d’un appartement. Un T1 de 60m² situé dans le Gueliz, quartier moderne « à l’européenne », idéalement situé dans la ville pour rallier facilement la Médina, la Place Jemaa el Fna et l’aéroport de Ménara, bref le top ! Déniché au feeling (comme d’habitude) sur Homelidays. 40€ la nuitée, proche d’une supérette et d’un bureau de change, c’est ce que j’appelle un bon plan.
Voici le lien vers l’annonce : https://www.homelidays.com/hebergement/p6189765
Transports
Sur les bons conseils d’un collègue de travail, habitué des escapades marrakchies, nous avons fait appel, pour les trajets entre l’aéroport et notre logement, à une compagnie de transport. Très appréciable le mini-van, surtout pour le retour (vol à 6h45 pour regagner Marseille…), avec 2 enfants tirés du sommeil à 2h du mat et de multiples bagages encombrants. 15€ à l’aller, idem pour le retour. Les taxis, nous les avons utilisés par simple confort, quand nous en avions marre de parcourir à pieds le trajet Gueliz-Jemaa el Fna, c’est-à-dire assez rapidement. Au tarif de 20 à 30 MAD la course, on ne s’est guère privés des voitures couleur moutarde. Enfin, nous n’avons pas manqué de nous offrir, à deux reprises, une balade de 45 minutes en calèche dans le dédale de la Medina. 200 MAD la première fois et 180 la seconde, on aurait sûrement plus marchander davantage, mais niveau tarif ça restait raisonnable.
Monnaie et change
J’avais troqué 50 € contre 500 MAD avant le départ, histoire de ne pas débarquer au Maroc les poches vides. Sur place, nous avons trouvé un bureau de change très intéressant, 10.83 MAD pour 1 €. Voici l’adresse : TAHA CHANGE, Résidence Salma, rue Ouadi Naffis (Gueliz).
Cuisine
Niveau nourriture, je suis de base très difficile, et lorsque je voyage je ne m’aventure que trop rarement à manger « local ». Une fois n’est pas coutume, je me suis vite laissé déborder par la tentation « couscous ». Ce ne fut pas une réussite à chaque fois, mais voici les deux restaurants dans lesquels je me suis régalé :
CAFE ROUGE, 38 rue El Ksour : http://www.rougecafemarrakech.com
LA TERRASSE BEN YOUSSEF, 89 rue Sidi Abdellaziz
Nous avons aussi testé un soir le stand « Chez Aïcha » qui est semble-t-il le plus réputé de Jamaa. C’est bon et pas cher, mais sans plus. Par contre au niveau du service, c’est l’usine. On ne vous chasse pas mais dès que vous quittez vos fesses du banc on replace immédiatement de nouveaux estomacs à satisfaire.
La ville
Habitués des grandes métropoles (ou capitales) européennes, je m’attendais à être dépaysé, et je l’ai été. Dans certains quartiers, on a l’impression que le temps s’est arrêté.
Par ailleurs, j’ai été sidéré par la circulation, totalement désorganisée. On prend peur lorsque l’on assiste au défilé des taxis, mobylettes, vélos, autobus et calèches qui se côtoient dangereusement sur le bitume. Un chauffeur de taxi nous a dit que pour conduire à Marrakech, il ne fallait pas avoir du sang froid, mais du sang congelé ! Etre un piéton à Marrakech est un enfer, les clous et les panneaux de signalisation n’étant là que pour la déco.
Autre difficulté, se repérer dans la Medina. Même le plus précis des GPS ne nous aurait été d’aucune utilité, alors nous avec notre modeste Cartoville en main, vous pensez bien. Se programmer un itinéraire de visite dans la Medina est peine perdue, et nous l’avons finalement compris. On ne se balade pas dans le dédale des innombrables rues et passages, on s’y perd. Même les locaux avaient du mal à nous expliquer comment aller d’un point à un autre…
Enfin, déambuler en toute sécurité dans les souks, avec une poussette et deux enfants en bas âge est une horreur ! Car le piéton, ici non plus, n’est pas à la fête. Ici règne la terreur du deux-roues, surtout lorsqu’il est motorisé et qu’il ne se prive pas de faire résonner son klaxon dans l’étroit passage pour se frayer un chemin dans la foule. Ce fut pour nous un stress permanent.
Contact avec les Marrakchis
On a souvent eu du mal avec les petites attentions, ne sachant pas si elles étaient « gratuites » ou intéressées. Personnellement cela m’a souvent gêné.
Par ailleurs, dans les souks et sur Jamma El Fna, je fus vite échaudé par les vendeurs qui, à tour de rôle, tentaient de m’alpaguer et de m’attirer dans leurs échoppes. Je n’osais même plus regarder quoi que ce soit sur les devantures de peur de me faire attraper au passage. Moi qui d’ordinaire ne supporte pas d’être « pisté » par un vendeur dans un magasin…
Le marchandage, bien qu’il soit pratique courante à Marrakech, me mettait aussi parfois mal à l’aise. Quand tu ne connais pas les tarifs pratiqués, tu ne sais jamais si tu te fais arnaquer ou si tu as usé de ton « pouvoir » pour obtenir le prix le plus bas et ainsi obligé le vendeur à brader sa marchandise ou son service. J’avais lu le témoignage sur VF d’une personne qui avait acheté un tapis pour 20 euros. L’objet lui avait tapé dans l’œil et elle trouvait le prix correct, elle ne s’était donc pas posé plus de questions que ça. C’est ce que j’ai essayé de garder en tête une fois sur place.
Enfin, les photos ! Sujet intéressant. Là aussi, averti par VF sur la question, j’avais pris mes précautions et je demandais au préalable l’autorisation, généralement accordée. On ne m’a jamais réclamé d’argent contre un cliché, excepté sur Jamaa El Fna lorsque je voulu shooter les serpents.
Déroulement du séjour
Les visites étaient, comme je le fais souvent, programmées géographiquement par mes guides papier. Bon, c’était une fausse bonne idée. Pour les raisons citées plus haut, il faut errer dans la Medina, et non partir absolument en quête de tel ou tel monument. Sur les 6 jours pleins sur place, nous avions prévu 5 jours à Marrakech et une journée d’excursion dans la vallée de l’Ourika. Une fois arrivés, nous avons modifié ce planning, car la pluie était prévue pour le lendemain et nous pensions d’ores et déjà avoir perdu une journée. Ce qui ne fut pas le cas puisque malgré un ciel menaçant et quelques rares averses, nous avons pu explorer le Jardin Majorelle. Finalement, à trop « chercher » dans la Medina, nous avons perdu du temps et de la patience. Certes, on aurait pu se réserver l’excursion pour le dimanche, veille de notre départ, mais c’était trop risqué au niveau du timing, car il aurait fallu boucler les bagages et se taper le ménage de l’appartement le soir en rentrant d’Ourika...
Quelques exemples de tarifs
Pour une course en taxi entre Gueliz et Jamaa El Fna, comptez en journée 20 à 30 MAD, 40 grand max. Dans les 50 à la nuit tombée.
Pour déguster un couscous en terrasse panoramique, ça peut aller de 40 MAD au double, mais ce n’est pas forcément le plus cher qui est le meilleur !
Siroter un jus de fruit ou un soda en terrasse, 10 à 15 MAD.
Pour la calèche, cela dépend de la durée de la promenade. Je dirais qu’il faut compter 150 MAD pour 20 à 30 minutes, selon vos talents de négociateur. Faire jouer la concurrence, parfois féroce entre les prestataires. Les tarifs sont normalement affichés dans la calèche, mais ils ne mentionnent pas la durée de la balade.
Tarifs pour les sites : Palais Bahia 10 MAD, Palais Badi 10 MAD, Tombeaux Saadiens 10 MAD, Jardin Majorelle 70 MAD. Gratuit pour les enfants mais aucune réduction pour les personnes handicapées.
Conclusion et conseils
La ville m’a plu, sans plus. Traffic routier totalement anarchique, atmosphère poussiéreuse et circulation intempestive dans les souks, Marrakech n’est pas une ville que je conseillerais pour une escapade familiale, en particulier avec des enfants en bas âge.
Dans la Medina, il faut errer, se laisser guider par son intuition, faire preuve de curiosité, et ne pas chercher forcément à suivre un parcours préalablement tracé qui, au final, ne vous sera d’aucune utilité dans le labyrinthe des rues, souvent dépourvues de noms et de numérotation.
Avec les vendeurs ou rabatteurs, qui peuvent être un peu oppressants (voire un peu lourds), il faut savoir alterner entre patience et fermeté.
Ce n’est pas une ville où j’aurais envie de revenir, sinon comme point de départ d’excursions en étoile dans la région. Mon petit regret est de n’avoir pas respecté le programme initialement prévu et d’avoir renoncé à la journée dédiée à la vallée de l’Ourika.
Je tiens à remercier celles et ceux qui ont répondu à mes questions sur le forum et donné des infos pour la préparation de mon séjour. En espérant que mon petit compte-rendu puisse être utile aux futurs visiteurs de la « ville ocre ».
Stef
PS : Je posterai mes plus jolis clichés ultérieurement 🙂
Récit de 24 jours en Alaska (juillet 2015) English translation pending
Cet été 2015, nous avons passé 24 jours en Alaska.
Il s’agissait d’un itinéraire classique nous permettant d’aborder cet immense pays.
Nous étions 4, mon mari et moi accompagnés de nos deux ados de 14 et 16 ans.
Notre voyage s’est déroulé comme suit :
•Anchorage
•Katmai
•Péninsule de Kenai (Seward/Homer)
•Portage/Whittier
•Denali National Park
•Denali Highway
•Valdez
•Retour vers Anchorage par la Matsu Valley.
Le trajet fut long, 18h15 de vol, 6 heures de transit. Partis de Bruxelles, passage par New York et Seattle pour arriver à Anchorage vers 1h30 du matin. C’est incroyable car il fait juste … un peu sombre.
Dans le hall de l’aéroport d’Anchorage, nous sommes accueillis par un immense moose empaillé, il est énorme. Notre fatigue disparaît instantanément.
Retour de 15 jours en Crète English translation pending
Bonsoir,
Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).
Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.
Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !
Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.
Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).
Location de voitures http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).
Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)
Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618
Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)
Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040
Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)
CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000
Ouest de l’île Curiosités et plages
- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)
Restaurants
Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567
Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206
MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144
Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589
Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110
To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880
Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795
Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035
Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575
Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212
Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737
Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440
Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494
Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312
Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653
Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212
Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068
Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714
Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707
Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529
Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010
Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée
Est de l’île Curiosités et plages
- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)
Restaurants
Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817
The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515
Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150
Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237
Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230
Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538
Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082
Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336
The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150
Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120
Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173
Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284
Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801
Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530
Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705
Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281
Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129
Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542
Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311
Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos
Centre de l’île Curiosités et plages
- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage
Restaurants
Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240
Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887
Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779
Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320
Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475
Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233
Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247
El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080
Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070
The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia
Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489
Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019
G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566
Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han
NOTRE PROGRAMME :
JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).
JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna
JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)
JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos
JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel
JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi
JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas
JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos
JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma
JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach
JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos
JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi
Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Déjà avant toute chose, ce n'est pas Athènes, vous n'aurez pas de manifestation (j'ai lu que c'était dangereux d'aller en Grèce). La seule chose que vous pouvez voir c'est la queue dans certaines banques (surtout dans les grandes villes et encore...). Donc aucun risque pour les touristes (pas de limitation d'argent pour les touristes).
Après Santorin, l'an dernier, à l'automne dernier Athènes, je suis parti avec ma compagne en Crète au départ de Marseille - Heraklion (vol direct : 2h45) pour environ 300 euros aller / retour pour 2 du 28 juin au 12 juillet 2015.
Pour la Crète, on a ADORE !! A part les russes 😉 (c'est l'île aux russes). Non sans rire, c'est magnifique, les gens là-bas sont très gentil. Les plages, les sites touristiques (les palais, les églises, les monastères...) sont extras. Bref, j'ai mis beaucoup de suggestions (visites et restaurants, JE N'AI BIEN ÉVIDEMMENT PAS PU TOUT FAIRE ET TOUT TESTE (j'y ai droit à chaque fois en commentaire...des ab..tis qui ne savent pas quoi mettre comme commentaire alors ils critiquent 🤪)...forcement en 15 jours, mais ça me donnera l'occasion d'y retourner très certainement) et à la fin, j'ai mis mon programme par jour et le principal ...les photos (des images valent parfois mieux qu'un discours). J'ai logé 7 nuits dans un hotel à l'ouest (Agia Marina), 3 nuits à l'Est entre Agios Nikolaos et Sitia et 4 nuit au centre proche d'Heraklion. Le tout en voiture de location !
Décalage horaire Il y a un décalage horaire d’une heure entre la France et la Grèce. Quand il est 13 h 00 en France, il est 14 h 00 en Grèce.
Téléphone - Pour téléphoner en Grèce depuis la France, il faut composer le 00 30 suivi du numéro du correspondant. - Pour téléphoner depuis la Grèce vers la France, il faut composer le 00 33 suivi du numéro du correspondant (sans le premier chiffre 0).
Location de voitures http://www.europeocars.com/ http://www.autoway.gr/ http://www.rentalcars.com http://www.gorentacar.gr/en/ http://www.justrentals.gr http://www.economycarrentals.com (retenu). 400 euros pour Toyota Yaris 14 jours (assurance et franchise comprise).
Hôtels Ouest : du 28 juin au 5 juillet 2015 (7 nuits)
Iolida Star (Amoma) Agia Marina Chania 73014 Tél : +30 2821 083618
Est : du 5 juillet au 8 juillet 2015 (3 nuits)
Cressa Ghitonia Village (voyages privés) Sfaka, Sfáka, 72057 Tél : +30 2843 029040
Centre : du 8 juillet au 12 juillet 2015 (4 nuits)
CHC Sea Side Resort & Spa (voyages-sncf) en all inclusive Mononaftis Area Agia Pelagia Malevizi 71500 Tél : +30 281 081 1000
Ouest de l’île Curiosités et plages
- Ville et plage de Rethymnon : Citadelle Fortetza (payant : 4 euros par adulte, ouvert l’été jusqu’à 20h), Port vénitien, Place et église des 4 martyrs, Fontaine Rimondi, Lotzia (Au coin des rues d'Arkadiou et de Palaiologou), Église San Fransisco, Mosquée Neratze, Mosquée Kara Moussa Passa (Au bout de la rue d'Arkadiou), Mosquée Veli Passa, Porta Guora (Grande Porte Au début de la rue d’ Ethnikis Antistaseos), le jardin municipal (rue de Kountourioti), la loggia. - Plage de Skinaria Beach à Plakias (Cordonnées GPS : 35.188628 / 24.398178) - Moni Piso Preveli (monastère) (Cordonnées GPS : 35.158078 / 24.456966). Entrée : 2,50 euros (robe prêtée à l’entrée pour les femmes). Attention aux horaires (on est arrivé à 13 h, le monastère réouvrait à 15 h). - Plage de Palm beach et la forêt de palmiers entrée gratuite mais parking payant (Cordonnées GPS : 35.154007 / 24.470354) - Lac naturel deKournas (Cordonnées GPS : 35.332923 / 24.280402) - Plage de Georgioupolis et l’église St Nicolas (Cordonnées GPS : 35.364156 / 24.261664) - Plage Sweetwater (sauvage : 20 minutes à pied) (Cordonnées GPS : 35.201869 / 24.117533) - Plage de Marathi et baie de Souda (Cordonnées GPS : 35.505741 / 24.175753) - Plage de Seitan Limania (Cordonnées GPS : 35.551336 / 24.192442) - La ville de Chania (se prononce « Hania » La Canée) : le port et phare vénitiens, fortifications vénitiennes, arsenaux vénitiens, casa Delphino, Basilique San Fracisco, Eglise vénitienne Saint-Marc, fontaines, parc municipal, tombes minoennes. Pour info : gare routière à l’angle de la rue Kidonias et la rue Kelaidi http://bus-service-crete.com/ et les cartes http://bus-service-crete.com/maps3han.html#HAN1 - Gorges de Samaria (entrée du parc de 13 km : 5 euros) : départ à partir d’Omalos : Agia Roumeli - Sougia en bâteau 8,50 euros tarif groupe) et Sougia - Chania en bus Ferries : http://www.anendyk.gr/pages/en/company.php?lang=EN 13 km de parc et 3 km de la fin du parc au bâteau Agia Roumeli (possibilité de prendre une navette à 1,5 euros pour les 3 km restants) Récupéré à l’hôtel le matin à 5 h 45 et reposé à l’hotel le soir 19 h 30 : http://www.viator.com/tours/Heraklion/Full-Day-Tour-to-Samaria-Gorge/d961-2462SAMA - Arbre de Vouves et son musée à 6 km de Kamisiana (Cordonnées GPS : 35.486812 / 23.786799) dit arbre olympique, olivier de 3000 ans - Village et port de Kissamos - Plage de Phalasarna (Falassarna) (Cordonnées GPS : 35.495032 / 23.582019) - Lagon de Balos (7 km de piste et 2,2 km à pied ou à dos d’âne). 2 euros pour une voiture et deux personnes. (Cordonnées GPS : 35.586183 / 23.598668) et l’île de Gramvoussa depuis Kissamos avec la compagnie « Balos Cruises ». - Elafonissi (très belle plage type caribéenne) en bateau à partir de Paleochora (Cordonnées GPS : 35.272022 / 23.542339)
Restaurants
Castelo, Rethymno 27, Arabatzoglou str., Rethymnon Tel : +30 28310 50567
Zefyros Family Fish Taverna (poissons), Nearchou 41 (Old Harbour), Réthymnon Tel : +30 2831 028206
MeNou & Krasi, Akti Papanikoli Haou, La Canée Tel : +30 2821 090144
Tavern Strata, ortou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To Stachi, 5 Defkalionos St | 73134, La Canée Tel : +30 2821 042589
Akrogiali Taverna, Akti Papanikoli 19, La Canée Tel : +30 2821 073110
To Maridaki (poissons), Daskaloyannis 33 & Kallinikou Sarpaki | Splantzia, La Canée Tel : +30 2821 008880
Tavern Strata (moussaka), Portou 54 | Old Venetian Harbor, La Canée Tel : +30 2821 093830
To XANI, Parodos Kondilaki Street | Old Venetian Port, La Canée Tel : +30 2821 075795
Chrisostomos, Defkalionos & Ikarou, La Canée Tel : +30 2821 057035
Christianna Estiatorio, Akti Miaouli 14 | Koum-Kapi, La Canée Tel : +30 697 598 3575
Raeti Taverna Restaurant, Agia Marina 127, Agia Marina Tel : +30 2821 068212
Manolis Taverna-Restaurant, Upper Agia Marina, Old Village Square, Agia Marina Tel : +30 697 481 4737
Ear Restaurant Caffee, PEO Kissamou Chanion, Agia Marina Tel : +30 2821 060440
Mitsos Restaurant, Agia Marina, Chania | Crete, Agia Marina Tel : +30 2821 068494
Nymfi Restaurant, Agia marina, Agia Marina Tel : +30 694 498 1312
Horiatiko, Agia Marina, Chania | Chania, Agia Marina Tel : +30 2821 068653
Lottos Restaurant (pizza), Agia Marina Tel : +30 28210 60212
Nostos Restaurant, Agia Marina, Agia Marina Tel : +30 694 635 4068
Agia Marina Restaurant, The Center, Agia Marina Tel : +30 2821 060714
Stelios & Katina, Mavros Molos Beach | Agamemnonos 47, Kissamos Tel : +30 2822 023166 En route pour Balos : Gramboussa, Gramboussa Kissamou, Kaliviani, Kissamos Tel : +30 2822 022707
Plage de Phalasarna : Vassilis Taverna - Cafe Bar, Akti Platanou, Falassarna Tel : +30 28220 41529
Tavern Spilios, Falassarna Tel : +30 2822 041010
Desserts - Giaourti Greek Frozen Yogurt Bar, 2 Karaoli & Dimitriou St., La Canée - Delizia Gelato Italiano, Chalidon 13, La Canée - A La Crepe Chania, 14 Old Port | Eleftheriou Venizelou Square 14, La Canée - Frozen Yogurt To Pagotaki, Sarpidonos 10, La Canée - Yogurtlandia Chania, Daskalogianni 35 & Sarpaki | Old Town Chania, La Canée - Pasteleria de Dana, Isodion st. Old harbour, La Canée - Kormoranos Bakery Cafe, Theotokopoulou 46, La Canée
Est de l’île Curiosités et plages
- Site archéologique : Palais de Malia (Cordonnées GPS : 35.293402 / 25.491945) - Ile de Spinalonga et sa forteresse Entrée : 2 euros. En bâteau depuis Plaka (8 euros aller / retour, le moins cher et le plus proche. Rotation toutes les 30 minutes), Elounda ou Agions Nikolaos (Cordonnées GPS : 35.297894 / 25.737727) - Agios Nikolaos - Eglise byzantine de Panagia Kera (Cordonnées GPS : 35.156772 / 25.655162). Entrée : 2 euros. Attention elle ferme à 15 h et après faudra revenir le jour suivant ! - Plateau du Lassithi (La vallée des 1000 moulins) avec les villes Pinakiano, Tzermiado, Marmaketo, Konstantinos, AG. Georgios, Avrakontes, Kainaki, Ag. Charalampos. Moulins du musée homo sapiens (Cordonnées GPS : 35.215551 / 25.460714) - Grotte de Psychro où naquit Zeus (Cordonnées GPS : 35.16495 / 25.450881) - Plage de Paralia Voulisma à proximité d’Istro (Cordonnées GPS : 35.125314 / 25.742759) - Ile de Chrissi (sud-est de la Crète) avec la golden beach (coquillages roses) ou en cas de vent, des petites criques vers l’est de Ierapetra. Départ en bateau depuis la ville de Ierapetra Le capitaine Kostas Tel : 003069 4279 1474 (45 euros par adulte la journée, boisson et nourriture comprise) http://bateaucrete.canalblog.com/archives/2008/03/17/10329747.html - Ville de Sitia et son port - Monastère de Toplou (Cordonnées GPS : 35.221542 / 26.215969). Entrée : 3 euros (pour les femmes, une robe ou serviette est prêtée pour couvrir les jambes) - Village de Palékastro - Plage de Vaï (bordée d’une palmeraie). Parking : 2,5 euros. 2 Transats + parasol à 9 euros. Moins cher après 16 h. Possibilité de prendre des transats sans parasol et se mettre à l’ombre de palmiers (Cordonnées GPS : 35.252887 / 26.264832) - Gorges de Hohlakiès (proche de Kamara) et plage de Karoumes au bout. - Palais de Zakros (Cordonnées GPS : 35.097896 / 26.262925) - Plage d’Ambelos (une des plus belle plage) (Cordonnées GPS : 35.036443 / 26.219395)
Restaurants
Eva Taverna, Emm. Tsagkaraki St. | Malia Port Area, Malia Tel : +30 28970 31817
The House - Steak House Restaurant, Mathaiou Zaxariadi 53 | Malia Tel : +30 697 271 4515
Milos, G. Lapidis 9 | Old Town, Malia Tel : +30 28970 33150
Taverna Cafe Kronio, Tzermadio Tel : +30 2844 02237
Ferryman Taverna, Akti, Elounda Tel : + 30 28410 41230
Lotus Eaters, Seafront | 250meters From Main Square, Keeping the Sea to Your Left, Elounda Tel : +30 28410 41538
Ergospasio restaurant, 5, Oloundos street, Elounda Tel : +30 2841 042082
Babel, Akti Vritomartidos, Elounda Tel : +30 2841 042336
The Hope, 72053 Elounda Tel : +30 697 229 5150
Taverna Paliria, Main Road-Plaka, Plaka, Elounda, Tel : +30 28410 42120
Piato (poissons), Minoos 5 - Ammoudi Beach (At the End of ''Akti Koundourou''), Agios Nikolaos Tel : +30 2841 023173
Patriko (poissons), Minoos 11 Anoudi Beach | Anoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 2841 021284
Amalthea Restaurant, Akti Pagalou 17, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 21801
Avra Restaurant, Ammoudi Beach, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22530
Chrisofyllis (poissons scropion fish), Akti Pagalou, Kitroplatia, Agios Nikolaos Tel : +30 28410 22705
Cafe Dimitris, Bord de Mer, Mochlos Tel : +30 3069 45367035 The Balcony, 19, Fountalidou St., Siteia Tel : +30 697 300 2281
Vai Restaurant Palm Beach, Vai Crete Tel : +30 2843 061129
Zorbas, Markopoulou 55, Ierapetra Tel : +30 2842 028542
Restaurant Giorgos Fish Tavern, Kriti, Kalamaki, Ierapetra Tel : +30 2892 045311
Desserts - Gelato.It, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos - To kafedaki (donuts), Konstantinou Karamanli 43, Agios Nikolaos - O Krepas - The Crepe Man, 20 Akti Stilianoy Koundourou, Agios Nikolaos
Centre de l’île Curiosités et plages
- Heraklion : le port et la forteresse (en travaux actuellement) et les remparts vénitiens, arsenaux, la Plateia Venizelou et sa fontaine Morosini (fontaine des lions), la fontaine Bembo en travaux actuellement (Plateia Kornarou), les 4 portes : Malus dans le port, Porte St Georges, Pantocrator et Jésus, le musée archéologique avec son entrée à 6 euros (possibilité de combiner le ticket avec le palais Knossos), l’hôtel de ville : la loggia, église Saint-Marc, Platia Eleftherias, cathédrale Agios Minas) - Site archéologique Palais de Knossos (Cordonnées GPS : 35.298267 / 25.161317). Entrée : 6 euros et guide en français : 10 euros (par personne) que l'on a pris pour les explications (très intéressantes). Possibilité d’un guide privé pour la modique somme de 80 euros 😛 - Monastère Moni Savvathianon (Cordonnées GPS : 35.374175 / 25.003852). Entrée gratuite (une vieille dame qui tenait la boutique nous a offert des loukoums) - Plage Ligaria (Cordonnées GPS : 35.399248 / 25.026088) - Eglise de Panagia (église byzantine) (Cordonnées GPS : 35.385779 / 24.951914). Entrée gratuite malgré la présence d’une personne à l’entrée (demandez-lui comment était l’église quand on l’a découvert, elle a des photos d’époque). - Monastère médiéval d’Agarathos (le plus ancien de Crète : Moni Agarathou) (Cordonnées GPS : 35.227256 / 25.249664) - 2 petits ports Panormos et Bali - Plage de Karavostasi (proche de Bali) (Cordonnées GPS : 35.417045 / 24.785078) - Monastère d’Arkadi (moni Arkadiou) Entrée à 2,50 euros (Cordonnées GPS : 35.310214 / 24.629095) - Grotte de l’Ida (Ideon Antron) (Cordonnées GPS : 35.205630 / 24.824574) - Site archéologique Palais de Festos (disque de Phaïstos). Entrée à 6 euros (Cordonnées GPS : 35.051704 / 24.811925) - Ville de Matala et la plage (grottes à 3 euros) et Red Beach - Kommos (site antique non accessible au public, ses œufs de tortues sur la plage) (Cordonnées GPS : 35.013461 / 24.760756) - Village de Lentas - Plage d'Agios Pavlos (Cordonnées GPS : 35.103128 / 24.563649) - Gorges d'Agio Farango, pour déboucher sur une belle plage
Restaurants
Ippokambos, Sofokli Venizelou 3, Héraklion Tel : +30 2810 280240
Peskesi, Kapetan Haralampi 6-8, Héraklion Tel : +30 2810 288887
Kastella, Sofokli Venizelou 7 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 300779
Hovoli, Platia Daskalogianni 3, Héraklion Tel : +30 2810 220320
Paralia Seaside, Sofokli Venizelou 5 | Venetian Harbor, Héraklion Tel : +30 2810 282475
Kritiki Spiti (moussaka), Andrea Papandreou, Amoudara Tel : +30 2810 314233
Taverna Edem (poissons), Agia Pelagia Beach, Agia Pelagia Tel : +30 281 081 1247
El Greco, Agia Pelagia Tel : +30 2810 812080
Mouragio Restaurant, Agias Pelagias, Agia Pelagia Tel : +30 2810 811070
The Home Agia Pelagia, The Beach, Agia Pelagia
Scala Fish Tavern, End of the cove of Matala, Matala Tel : +30 2892 45489
Taverna Sunset Matala, Matala Tel : +30 694 003 3019
G & G Corner (crêperie / fast food), Matala Tel : +30 2892 045566
Hakuna Matata, Malala Beach | Cove of Matala, Matala Desserts - Chill Box Frozen Yogurt, Agias Paraskevis 21, Chersonisos - Crepe4u, Beach Road | Agiou Ioannou 103, Stalis - Veranda All Day Cafe & Restaurant, Plateia Liontarion, Héraklion - Spyridon Patisserie, Town Center, Kokkini Han
NOTRE PROGRAMME :
JOUR 1 : - Visite de Rethymnon - Repas à NYN à Rethymnon (mix de nourriture traditionnelle grecque, pas mauvais pour 15 euros pour 2 mais rien d'extra).
JOUR 2 : - Lagon de Balos (voiture + à pied) - Repas à Kissamos à Stelios & Katina (parking juste en face de la taverne), Agamemnonos 47, Kissamos. Cuisine familiale très bonne. Dessert et Raki offert. - Plage de Falassarna
JOUR 3 : - Gorges de Samaria (sandwichs achetés la veille / durant la randonnée, de nombreuses sources pour remplir sa bouteille)
JOUR 4 : - Plage de Elafonissi - Repas à Aqua café bar à Kissamos
JOUR 5 : - Visite de Chania - Repas à Tamam, Zampeliou 49, Chania (dessert et raki offert) - Piscine de l'hôtel
JOUR 6 : - Olivier de Vouves et le musée - Crique de Seitan-Limania - Repas à Veranda, Marathi beach (bon restau mais sans plus) - Plage de Marathi
JOUR 7 : - Georgioupolis et l’église St Nicolas - Palm Beach et la forêt de palmiers - Monastère Kato Preveli - Repas à Gefyra taverna cafe-Preveli (pas loin de Moni Kato Preveli). Cuisine familiale très bonne. Dessert et raki offert. Bonne adresse. - Moni Piso Preveli - Lac naturelle de Kournas
JOUR 8 : - Palais de Knossos - Eglise byzantine Panagia Kera - Repas à La Casa (autour du lac), 28th October 31, Agios Nikolaos - Agios Nikolaos - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 9 : - Moni Toplou - Port de Sitia - Plage de Palmiers à Vaï (sandwichs achetés sur place) - Plage d'Ambelos
JOUR 10 : - A Plaka, embarquement pour l'île et la forteresse de Spinalonga - Plage de Vulisma - Repas au snack de la plage Vulisma
JOUR 11 : - Excursion en bateau à 10 h jusqu'à 17 h au départ d’Ierapetra (vers l'Est à 20 km environ) dans des criques, avec repas dans une crique et masque à l'argile. - Agios Nikolaos, le port - Yaourt glacé Gelato, Akti Stilianou Koundourou 12, Agios Nikolaos
JOUR 12 : - Visite d'Heraklion, du musée archéologique - Plage de Ligaria - Repas au Blue Café Restaurant, Ligarias Beach
JOUR 13 : - Palais de Festos - Matala visite de la ville et des grottes - Repas à Hakuna Matata, Malala Beach (poisson très frais et serveur qui parle français puisqu'il a vécu 18 ans en Belgique). Très bonne adresse. - Plage de Komos
JOUR 14 : - Monastère Moni Savathianon - Eglise de Panagia - Monastère d'Arkadi - Visite de Bali et de son port - Repas sur le port de Bali à Panorama Taverna (vue superbe sur le port et plages de Bali / un serveur parle français) - Plage de Karavostasi
Les photos : https://plus.google.com/photos/114309247784934720795/albums/6173846645286908961?authkey=CKOy7r78oPLiVg
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014 English translation pending
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
From Cuba, with rhum…
La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.
On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!
Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!
Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.
Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!
Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.
Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…
Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.
En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.
Vinales – 10 novembre
La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.
L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…
Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.
Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!
La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!
Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).
Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!
Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.
Cienfuegos – 14 novembre
Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!
Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.
Trinidad – 15 novembre
Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!
L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!
Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!
Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!
On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.
Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!
Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).
Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)
Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).
La Havane – 20 novembre
Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!
Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!
On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!
Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Intéressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…
Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!
Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.
Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
Algérie, terre d'accueil English translation pending
VOYAGE de 17 jours, avril 2014
Ce que j’ai aimé : les rencontres. Tous les « anciens » parlent français. Ils entament très facilement la conversation pour savoir si vous allez bien etc…. Si comme moi, tu es curieux de les questionner sur le passé, d’essayer de comprendre l’Algérie actuelle, tu es comblé. Tu t’arrêtes pour faire moudre du café, pour téléphoner, pour acheter du pain, à la recherche d’un lieu etc….. Et des fois, 2 h après, tu es toujours entrain de discuter. Et j’ai trouvé la parole libre. J’ai questionné, sans retenues et j’ai eu beaucoup de réponses. Les personnes s’engageaient, me donnaient leur ressenti sur ce qu’ils avaient vécu, sur ce qu’ils vivent, sur la façon dont le pays fonctionnent, ses avantages, inconvénients. Des échangent riches en émotion, riches culturellement. Jamais je n’ai ressenti, de leur part, un intérêt quelconque dans ses échanges. Tout le monde est toujours prêt à t’aider. J’ai toujours payé le juste prix, jamais eu à négocier. (Bon, je ne suis pas aller dans les boutiques à souvenir, je parle du quotidien).
C’est un pays où je me suis sentie en sécurité. J’y suis venue avec beaucoup d’appréhension car j’avais eu des mises en garde sur l’insécurité dans les villes, dans les campagnes, sur les multitudes de contrôle qui feraient que je ne pourrais certainement pas faire le circuit que je voulais, où sous escorte pour aller à certains endroits. Certes, les choses peuvent vite changer, j’étais peut-être là dans une « bonne période ».
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
Quelques petits trucs à savoir :
CHANGE Il y a 2 changes : Change : taux officiel : 1 euro = 110 Change parallèle 1 euro = 153 1000 Dinars = 6.66 Euros 100 Dinars = 66 centimes Tu demandes dans la rue, dans les boutiques, tu trouves toujours quelqu’un pour t’indiquer où aller où te le proposer lui-même
HÔTELS Attention si vous êtes en couple, amenez une photocopie de votre livret de famille sinon vous ne pourrez pas dormir dans la même chambre. Si vous n’êtes pas marié…….. Pas partout, mais souvent, surtout dans les hôtels les moins chers. Les guides ne sont pas à jour. Il y a beaucoup de rénovation. De plus, de nouveaux hôtels sont en construction et on commence à trouver des gîtes où maison d’hôtes. Tous les prix sont PD compris, c’est automatique
LOCATION DE VOITURE Sauf Hertz, on te demande de laisser une pièce d’identité, paiement en espèces, carte bleue souvent pas possible donc pas de fonctionnement de l’assurance carte bleue. Location sans carte bleue 245 euros (mais franchise 400 euros si accident où ?? ce qui est arrivé !) Avec carte bleue 430 euros pour 15 jours. Circuit de 17 jours avec une voiture de location 1. TIPAZA 1ère nuit Route par la côte d’Alger à Tipaza. STAOUELI Beau village mais c’’est un vendredi et tout est fermé SIDI FREDJ Port où ont débarqué les français. Il reste quelques beaux bâtiments. Pleins de monde le vendredi. Pas indispensable ZERALDA Station balnéaire avec du charme mais décrépit et plage terriblement sale. Bien pour voir une « station balnéaire » TIPAZA Visite du site à l’est de la ville, Bof. Le site à l’ouest est beau même si les vieilles pierres ne vous intéressent pas. ouverture : 9 H à 18 H à cette époque C’est un vendredi, super ambiance sur le port et pleins de restaurants de poissons frais (1200 dinars le plat). Mais l’entrée dans la ville est terrible : du cul à cul, une heure pour accéder au centre. Départ des pêcheurs vers 19 h, retour le matin à 5 h 30 On a aimé. Peut-être parce que c’est un vendredi et que c’est notre première étape.
HOTEL LA TURQUOISE rue du port. Juste à côté du port, très placé. Chambre propre, confortable, déco traditionnelle, wifi, TB pour une nuit. 5000 avec le PD. Du début du siècle, rénové 024 47 76 98 I y a un autre hôtel dans la ville mais moins bien situé et un à l’extérieur de la ville mais un complexe hôtelier
2. ORAN 2ième et 3ième nuit
On pensait à aller à Oran par la côte, on a renoncé. On a fait Tipiza / Cherchell par la corniche (20 km, 45 mn) puis par la nationale. C’est long. Impossible de doubler, des camions et voitures qui roulent lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Départ Tipiza 10 h, arrivée Oran 16 h 30 Tipiza / Cherchell par la corniche. 20 km, 45 mn, puis N …. Pour Cherchell. Et là, c’est long. Impossible de doubler, des camions et voiture qui roule lentement et à chaque village, une multitude de ralentisseurs. C’est l’horreur. Et arriver à Cherchell, du cul à cul pour traverser la ville. Une vraie galère. On a fait demi tour et on est retourné pour prendre l’autoroute (1 h pour y arriver) puis 330 km jusqu’à Oran. Il y a pas mal d’infos sur Oran dans les guides pour ce qu’il y a à voir donc je ne m’attarde pas. On a rien découvert de plus. Côte Oran Est : village de pêcheurs de kristel. 1 h pour y aller. On longe côte par la nouvelle ville d’Oran. Puis montagne, paysage de pinède, on se croirait à Giens. Petit port de pêche dans une petite baie bordée de maisons à flan de montagnes. Mais elles sont en bien mauvais état. Belles vues sur la côte (falaises déchiquetées). Corniche et côte oranaise jusque la plage des andalouses (ouest). La route est bonne. Passage par mers el kébir. Impossible de s’arrêter sur les bas côté où port, tout est barricadé : armée Village Aïn el turk. Ville en pente. On arrive parfois à accéder aux plages mais c’est sale et toutes les maisons sont dans un état lamentable. Puis on prend une grande et bonne route pour aller vers la plage des andalouses. On passe par une belle plage qui longe la route avec vue sympa. Plage des andalouses : oui, longue mais bon, 30 km. Pour l’avoir vu, on peut y aller mais on peut aussi s’en passer !!!
Fin AP, montée à notre Dame de santa cruz, 1850. Eglise construite a coté du fort construit par les espagnols 1630. Y aller l’après midi mais avant 17 h car sinon plus de soleil sur le site. Site super. Au dessus du fort, le marabout (la koubba) de sidi abdelkader.
HOTELS Les hôtels des guides, on n’a pas aimé. On a logé au continental. Notre chambre était sympa mais ce n’est pas le cas de toutes. Si on avait vu le Majestic avant, on l’aurait choisi
Hôtel CONTINENTAL, en face de l’ambassade de France. Bâtiment des années 1930, rénové en 2012. Chambre pour 2, 4000 avec PD. Wifi. Déco de certaines chambres qui manquent de couleurs à mon goût mais très propre et super accueil. Visiter plusieurs chambres. Nous on préféré une chambre au 3ième étage, lit en 90 mais déco sympa. Voiture gardée. Quartier très sécurisé car prêt de l’ambassade. Très bien placé. 16 bd de la soumamm. 041 29 55 30
HOTEL LE MAJESTIC Nouvel hôtel, quartier plus populaire, arrêt tramway devant, garage voiture. Hôtel avec déco très contemporaine, construit il y 2 ans. Chambre à 3500 et 4000 pour 2 avec PD. On a adoré la chambre 40. Grande salle de bain avec baignoire. Wifi mais dans l’accueil (lieu très agréable) 23 rue Mohamed Boudiaf. 041 33 31 16
Nouveau tramway dans toute la ville
3. SIDI BEL ABBES 4 ième nuit Ville moderne, construite en 1900 par la légion étrangère. Je n’y ai trouvé aucun intérêt. Certes, quelques maisons « châteaux » perdu au milieu de la ville mais pas de quoi en faire une étape. HOTEL METROPOLE www.hotelsmetropole-dz.com +213(0)48 54 65 35 En fait, nous avions la meilleure chambre : grande, avec un lit pour 2 personnes. Chambre 106. Les autres sont plus petites et 2 lits d’une personne. Salle de bain moyenne. Chambre lumineuse. Wifi. Chambre lumineuse. Frigo 3800 dinars Hôtel construit en 1920, rénové il y a 4 ans. La salle du petit déjeuner est superbe. Hôtel très bien placé. Parking à côté pour 150 dinars
4. TLEMCEN 5 ième nuit Ville vivante, quelques beaux bâtiments mais j’ai eu l’impression qu’une journée suffisait largement.
HOTEL STAMBOULI 5500 mais prix avec réduction. Sinon, 6500. wifi. Hôtel construit il y a 2 ans et demi. Parking de 20h à 8 h. On peut trouver moins cher. Chambre très agréable, lumineuse. Salle de bain petite. Frigo www.hotel-stambouli
5. El ABIODH SIDI CHEIH 6 ième nuit Départ 8 h de Tlemcen, arrivée midi à Ain Sefra où nous pensions dormir. Bonne route droite. Paysage sans intérêt. Tour de Ain Séfra. A midi, personne dans les rues. Pas envie de trainer. A ain Sefra, le seul hôtel n’est vraiment pas entretenu. Chambre sombre, sdb bof bof. 1900 dinars Route pour Tiout. Vieux Ksar assez bien rénové au milieu de la palmeraie. Chambre de l’auberge de jeunesse à 200 par personne : Bof bof bof….. Route pour AIN OUARKA pour voir un lac entourée de montagnes avec de superbes couleurs. Bien De Ain Ouarka, route qui rejoint directement BOUSSEMGHOUN sans revenir sur la N47. 30 KM par une bonne route dans de beaux paysages. Vieux ksar bien rénové. 2 boutiques dedans, gardien à l’entrée. Hôtel Sid Cheikh 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. 049.73.79.39 2000 avec PD. Le seul hôtel de la ville. Simple mais propre. Bon accueil. Correct pour une nuit.
6. TAGHIT (750 km au sud d’Oran) 7,8 et 9 ième nuit Départ 7 h 30, arrivée 11 h 30 à l’intersection pour Taghit. Très bonne route, personne. Direction Béchar, aucun intérêt. Beaucoup de temps perdu et arrivée à Taghit à 16 h. A Béchar, visite dans les environs des ksars du Nord (inutile) et Kénadsa (pas la peine). Taghit, c’est le village principal sur les 5 villages qui longent la Palmeraie. Celui où il faut loger. Ce qui est superbe pour ces villages, c’est que d’un côté de la route qui longe les villages, il y a de magnifiques dunes, de l’autre, la palmeraie, et de l’autre côté de la palmeraie, des falaises. De superbes paysages. Si pas de véhicule, des bus locaux desservent les différents villages. Dans le village de Taghit, seul, on peut escalader de magnifiques dunes, allé au vieux fort, visiter le ksar qui est magnifique et qui peu à peu est rénové. Ensuite, on sort de Taghit et on peut aller marcher sur le plateau, aller découvrir les peintures rupestres (pour moi, une excuse pour passer près de dunes magnifiques), découvrir les marabouts, les vieux cimetières, vieux ksars, les jardins de la palmeraie. Et là, je dois dire que seul, on passe à côté de beaucoup de choses. Mohamed saura, si vous le souhaitez, vous mettre « dans les mains » d’un guide pour visiter. ET puis, il est possible, sans aller très loin puisque les dunes sont là, d’aller bivouaquer. LOGEMENT Mon coup de cœur, pas pour le confort mais pour l’authenticité du lieu, pour l’accueil, pour la localisation (dans le vieux ksar). On est dans une vieille maison du ksar dans laquelle Mohamed a vécu pendant 35 ans. Il habite maintenant une maison dans la ville moderne mais a décidé de rénover la maison pour en faire un gite. Une chambre de 3 personnes au rez de chaussée qui donne sur la pièce principale (donc sans fenêtre) où des chambres à l’étage et qui donne sur la terrace (de 2 à 4 personnes) Des matelas sur le sol, des sanitaires communs. IL y à une grande pièce qui était la pièce de vie commune et où l’on se retrouve pour échanger, une terrace pour se reposer où prendre le soleil. N’hésitez pas à me contacter en privé pour avoir ses coordonnées où infos complémentaires. Il est aussi possible de louer une maison récente dans la ville (2 chambres)
7. TIMIMOUNE 10 et 11 ième nuit
Taghit/timimoune avec arrêt de 2 H 30 à Béni Abbès, Départ 7 h 30, Arrivée 16 h.
Béni Abbès : grosse déception. La ville : des arcades qui longent la rue principale. Ok……. En dehors de cela, aucune intérêt dans l’architecture. Le marché, bof. On a vite fait le tour de la ville. Les dunes sont là, on les voit, mais entre la ville et les dunes, se construisent des tas de lotissements. C’est anarchique et cela gâche le paysage. Le vieux ksar, à part la porte d’entrée, peu de rénovation, aucune vie. Traversée de la palmeraie pour aller voir la fameuse piscine du petit futé et LP. Bon, assez récente, elle est belle, oui. Mais se déplacer pour cela ?
Timimoune : Architecture très intéressante sur le boulevard principal. Animation le matin avec le marché. Il faut absolument une journée pour aller faire la route des vieux ksars et aller sur la sebkha (ancien lac asséché). Nous avions une voiture, nous avons essayé de partir à la découverte seule le premier jour. C’est vraiment difficile car on n’a pas d’’est vraiment difficile car on n’a pas d’infos (celle du petit futé sont très insuffisantes, idem lonely) et l’on est vite conscient que l’on va rater pleins de choses. Je vous conseille donc de faire une excursion à la journée avec un guide et un 4/4. Le 4/4 avec le guide = 8000 à la journée pour 4 personnes. Je vous conseille de contacter JAMAL SELKA qui vous emmènera avec son 4/4 : journée très diversifié, il emprunte les pistes et pas les routes et passent dans de très beaux paysages. Et l’on part à la découverte des vieux châteaux, des roses de sables, du sel dans le sol, du système d’irrigation etc. il a un français parfait. Il est très attentif et n’a pas du tout une attitude commerciale. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail. facebook : jamal selka. Dites que vous venez de ma part. Il y a matière à faire 2 autres journées dont une que Jamal appelle « le petit tassili », avec des paysages du Hoggar. Vous pouvez aussi partir 2 jours et aller bivouaquer dans les dunes. Donc il y a matières à passer 4/5 jours sans problèmes.
LOGEMENT Nous sommes arrivés dans la ville sans rien avoir prévu. Ce ne fut pas facile de trouver les quelques adresses données par les 2 guides (celles qi n’existent plus, les hôtels en rénovation, les nouveaux… plus d’office de tourisme et peu de personnes dans la rue qui ont des infos. Nous avons logé à « Rose des sables » TB, au bord de la sebkha. Chambre très propre et agréable. (visiter, pas toutes exactement pareilles) accueil très sympa. PD très bien. La seule chose, assez loin du centre. Si vous n’êtes pas motorisé, demander de venir vous chercher. 4000 pour 2. A choisir, j’y retourne. Sinon 3 autres hôtels : IGHZER, en plein centre sur rue pricipale, 2OO, mais vraiment pas soigné le GOURARA au bord palmeraie, en cours de rénovation pour devenir un 5 étoiles. Sur la route des ksars, après la rose des sables, un hôtel par des tunisiens, 9OOO pour 2, piscine et chaises longues. Chambre correctes, sombres. Il y a des maisons d’hôtes et gites dans Timimoun. Le problème pour les trouver, c’est que rien n’est indiqué dans la ville pas de panneau « publicitaire » et rien sur les portes des maisons. Il faut venir avec le numéro de téléphone, avoir prit contact la veille et les appeler en arrivant dans la ville pour qu’ils viennent vous chercher. Sinon, c’est un long jeu de piste. Contacté Jamal si vous souhaiter qu’il s’en occupe.
8. GARDIAIA 12 et 13 ième nuit
Nous voulions faire Timimoune / Ghardaïa. Mais nous ne voulions pas prendre la route par El Goléa qui n’est pas réputé pour être jolie. On décide de prendre une route qui n’est pas encore répertorié, qui est encore en construction sur certains tronçons et qui traverse le grand erg occidental. 4 h de route, 410 km entre Timimoune (par mertoutek) jusque l’intersection de la route qui va de Laghouat à Béchar ou taghit. Il n’y a personne où presque puisque la route n’est pas encore indiquée. Excellente route, on passe au milieu des dunes, on croise des troupeaux de chameaux. Ce n’est pas plat donc on a de superbes vues. Un bijou. L e problème, ce fut la suite. Les cartes ne sont pas du tout à jour. Nous espérions donc trouver une route qui nous évite de remonter sur LAGHOUAT et qui coupe vers Ghardaïa. Déjà, il faut trouver de l’essence. C’est dans le village de Benoud qu’un monsieur à sorti un bidon de 20 litres (de bonne guerre, nous avons payé le double du prix). Puis direction une ville 100 km plus loin brézina, . pour faire le plein pour effectivement prendre une route qui coupe. La seule que nous aurons eu en mauvais état dans le pays. Mais de beaux paysages. Elle arrive en dessous de Ghardaïa, à METLILI. Au total, 10 h de voiture et 950 km mais pas de regret d’avoir choisit cette route pour remonter. (700 par El Goléa).
VISITES Gardaia, c’est 5 villes, 5 ksars
Visite de Mélika. Visite du cimetière avec tombe de Cheikh Ba-Abderrahmane. Bien si jamais vu de tombeaux mozabites et de tombes à Iduden. On n’est pas rentré dans le ksar. Visite de Ghardaïa. 8 h 30, rien n’est ouvert. On se balade seul pendant 1 h 30. On est arrêté plusieurs fois en nous demandant ce que l’on fait, nous indiquant de prendre un guide. 2 hommes rencontrés nous ont demandé de sortir ou prendre un guide. Nous avons dit que nous sortions. Ils nous ont suivi jusque la porte du Puis nous sommes allés au bureau des guides p. 200 dinars par personne. Bof bof comme guide. ¾ d’heures. Mais un complément à notre balade. En fait, un mois plus tôt, des tas de boutiques avaient été brulé et il avait eu des morts Visite de EL ATTEUF. Sur chemin, belle vue sur Mélika mais surtout sur le ksar de BOUNOURA EL Atteuf, belle photo du ksar à l’arrivée. Mausolée de Chekh Amni Brahim. Pour les photos. Idem pour le cimentière en haut au dessus du mausolée. Sinon ……….. Visite de BENI-ISGUEN super, à ne pas manquer. Guide obligatoire. Je vous recommande vraiment un monsieur de 67 ans, Mankih Bakir. il a passé beaucoup de temps pour nous faire découvrir les règles de vie des Mozabites qui sont des musulmans sunnites. Nous avons pu poser toutes nos questions et y avoir des réponses claires et très complètes. Pas d’interdit pour nous répondre. Nous sommes ressortis du ksar riche de la connaissance de leur culture. Un beau moment de partage. Une visite normalement de ¾ d’heures qui s’est transformé en 2H. (bakit ?) Skype bakuss47 213 77 23 74 56. n'hésitez pas à me contacter pour avoir son mail A faire avec lui, c’est important
9. ALGER 14, 15, 16 ième nuit Je suis allée à Alger avec un a priori. En effet, j’avais lu sur le forum le post suivant de LILI : « Quand on doit se rendre à Alger pour raisons administratives, on a hâte d'en ressortir à cause de la pollution, du bruit, la saleté, etc. Les espaces publics sont assez rares, beaucoup de chantiers en ville qui durent des mois, voir des années.... Elle a du mal à absorber des dizaines de milliers de voitures chaque jour !!! Les autorités algéroises laissent cette ville dans un état qu'elle ne mérite pas ! C'est dommage d'autant plus que le front de mer tout en blanc est très jolie de loin, mais une fois sur place, tout est délaissé... » Hé bien, je ne suis pas du tout de cet avis. En tant que touriste, et non pas résidente, j’ai trouvé justement la ville très agréable, avec des quartiers très diversifiés, des parcs et espaces publics très agréables et toujours cet accueil !
visite de la kasbah. On peut visiter une partie de la casbah seule. Elle est traversée par une rue propre, pour les touristes.....Mais je pense qu’il y a bien d’autres choses intéressantes à voir et surtout à savoir. Pour cela, il me semble important d’avoir un guide. Sur le forum, j’avais contacté khalifa alla 05.49.19.29.68. Il intervient dans le cadre d un club éco touristique. Son objectif principal : faire vivre la casbah. Ils sont une centaine de personnes à œuvrer pour cela. Khakifa à un 2ième objectif : agir auprès de jeunes. Nous avons passé 5 heures avec lui. Ce fut un moment riche. me contacter pour avoir son mail La veille, alors que nous nous promenions sur le haut du quartier de Bab el Oued, nous avons rencontré un groupe de femmes qui allaient à la Kasba. 2 heures avec elles dans la kasba. Une autre découverte, d'autres lieux, un autre regard !
LOGEMENT
Réserver son hôtel à Alger, pas mal étaient complet. · Hôtel ALBERT PREMIER chambre 520 au 5ième étage. 7800 + taxe donc 8280 dinars. Très bien situé. Meubles vieillots mais balcon avec vue sur mer. Juste à côté grande poste. Bouche métro à 3OO mètres. 213.21.73.80.34 · Même quartier, moins cher et bien hôtel REGINA 48OO D · HOTEL ST, plus vers Didouche, neuf, TB 8200 D www.tourisme-hotel. dz +213 0 21 638 065 · HOTEL ABC 11500 D super, neuf, pas loin hôtel ST, bien placé. · Hôtel SUISSE, recommandée par certains sur le forum mais aussi cher que Albert premier, sombre, petite chambre, pas de vue. On a essayé de trouver moins cher mais un peu lugubre et pas nikel
Conclusion. je n'ai rien découvert d'extraordinaire, En dehors de Taghit et Timimoun, les paysages ne sont pas particulièrement jolies. J'étais déjà allée 3 fois dans le désert algérien et j'ai beaucoup voyagé. Mais ce pays m'a touché pour les rencontres que j'ai faites, pour l’accueil que j'ai eu. Et j'y retournerais !!!!
PS, j'avais mis pleins de mail, cela ne passe pas sur le forum ???
Patagonie sans agence English translation pending
J'aimerais connaître l'expérience de voyageurs ayant voyagé en Patagonie. Est-ce possible de partir sans agence, sans encadrement.
Boucle de quatorze jours au Maroc en février 2013 English translation pending
Bonjour tout le monde!
On s’organise (famille Bulgare) pour une visite de 14 jours au Maroc en fevrier 2013 (4-19 fevr.) et on a besoin de vos conseils.
Voila les endroits qu’on voudrait visiter utilisant les transports en commun et les taxis pour nous deplacer:
J1-2 Marrakech
J3 Marrakech – Ait Ben Haddou en bus (est-ce toujours le gare routiere Doukkala a Marrakech ?).
J4 Ait Ben Haddou – Skoura en passant par Ourzazate. Dormir a Skoura
J5 Skoura – Boumalne Dades. Dormir a l’hotel Berbère de la Montagne ou autre
J6 Boumalne – Tineghir. Dormir …
J7 Tineghir – Merzouga. Passer la nuit a Merzouga
J8 Merzouga – Rissani – Alnif ou Nkob, ou Agdz – ca dependra du transport.
J9 Alnif ou Agdz – Taliouine (est-ce qu’il y a un transport sauf taxi direct ou faudra t’il passer par Ourzazate pour continuer vers Taliouine)
J10 Taliouine – Taroudant
J11 Taroudant
J12-13 Agadir
J14 Agadir – Marrakech.
J15 Depart
Est-ce qu’en generale le plan est realistique? Est-ce que la meteo en fevrier nous permettra des deplacements et des randos sans problemes? Idees hebergement? On cherche pas de luxe mais on est bien pour un confort minima…
Merci d’avance, a vous lire!
Rositsa et Emile
On s’organise (famille Bulgare) pour une visite de 14 jours au Maroc en fevrier 2013 (4-19 fevr.) et on a besoin de vos conseils.
Voila les endroits qu’on voudrait visiter utilisant les transports en commun et les taxis pour nous deplacer:
J1-2 Marrakech
J3 Marrakech – Ait Ben Haddou en bus (est-ce toujours le gare routiere Doukkala a Marrakech ?).
J4 Ait Ben Haddou – Skoura en passant par Ourzazate. Dormir a Skoura
J5 Skoura – Boumalne Dades. Dormir a l’hotel Berbère de la Montagne ou autre
J6 Boumalne – Tineghir. Dormir …
J7 Tineghir – Merzouga. Passer la nuit a Merzouga
J8 Merzouga – Rissani – Alnif ou Nkob, ou Agdz – ca dependra du transport.
J9 Alnif ou Agdz – Taliouine (est-ce qu’il y a un transport sauf taxi direct ou faudra t’il passer par Ourzazate pour continuer vers Taliouine)
J10 Taliouine – Taroudant
J11 Taroudant
J12-13 Agadir
J14 Agadir – Marrakech.
J15 Depart
Est-ce qu’en generale le plan est realistique? Est-ce que la meteo en fevrier nous permettra des deplacements et des randos sans problemes? Idees hebergement? On cherche pas de luxe mais on est bien pour un confort minima…
Merci d’avance, a vous lire!
Rositsa et Emile
Ici c'est le Nooooord! Résumé de 3 semaines entre Washington, Oregon, Montana et Yellowstone English translation pending
Oui résumé et pas carnet !!! Je vais essayer de faire court, car un carnet prend énormément de temps et beaucoup de gens font beaucoup mieux que moi ici. Pour ceux qui s’intéressent à mon blog qui a juste un côté informatif, j’essaierai de le compléter dans les prochains mois sur le même modèle que ce qui existe déjà à savoir pour les parcs visités, une explication sommaire des balades faites (comment y accéder, la difficulté, la durée etc…). Allez c’est parti et merci à tous de me lire !
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Il faut savoir que le voyage prévu à l’origine cette année était pour le Colorado et South Dakota pour juin 2012. Pour causes professionnelles ce voyage n’a pu se faire et je ne souhaitais pas aller en plein mois de juillet dans ces contrées plus chaudes. J’ai donc un voyage tout près sous le coude car beaucoup de forumeurs m’avaient aidé à faire quelque chose de super.
Celui là s’est décidé donc au mois de mars, déjà bien tard pour les réservations dans certains parcs, notamment Glacier où j’ai bien galéré pour me loger dans des endroits logiques. Finalement je ne serai pas vraiment satisfait de ce que j’ai réussi à dénicher mais on y reviendra plus tard !
Mardi 10 Juillet
Départ de Paris CDG sur Delta Airlines à 11h, pas de retard. L’avion ne comporte pas d’écran individuel, pas grave on s’occupera autrement. La plupart des zones survolées sont sous les nuages. On arrive avec 30 bonnes minutes d’avance sur l’horaire prévu.
Première vision du Mount Rainier et de sa région du ciel, gloups il y a beaucoup de neige, petite inquiétude pour les sentiers, après on rentre dans la purée de pois de Seattle.

Passage de l’immigration assez long, il y a du monde, il n’y a que deux files d’ouvertes. Pour la première fois l’officier me demande une preuve de mon retour (l’imprimé du mémo voyages suffira, donc ne pas oublier de l’avoir sur soi) et me posera plein de questions, pas très souriant mais il tamponne mon passeport, c’est le principal !
Les valises sont déjà là, normal après tout le temps passé à l’immigration, la douane, 5 minutes chrono et hop c’est parti, première étape la voiture de location.
Premièrement, trouver l’agence, déjà il faut prendre un train automatique, ensuite c’est du classique : bus aux couleurs d’Alamo qui nous dépose devant l’agence. On passe de suite mais on ressortira dans plus longtemps. Pour cause, la femme à qui on a à faire insiste lourdement pour que l’on prenne une voiture plus grosse car soit disant, avec le SUV Midsize qu’on a réservé pour deux on sera trop étroits.
Voyant que cela ne fait pas effet, elle me sort un autre argument de derrière les fagots : la voiture ne montera pas les très grosses côtes que je trouverai sur le parcours en mimant les gestes. Bon, faudrait pas prendre les gens pour des andouilles quand même… Bref, non non et non. Elle passe à autre chose, l’assurance Roadside Plus, là aussi devant mon refus elle me regarde avec de gros yeux, « si vous perdez les clés ça vous coûtera 250$, si vous tombez en panne d’essence personne ne sera là pour vous aider, si vous crevez, pareil, vous aurez à vous débrouiller tout seuls ». Oui, oui no problem…
Encore des gros yeux en soulevant les sourcils, sans doute pour essayer de me faire passer pour un abruti inconscient…
Dernier essai : le GPS. Là ça sera plus court, désolé j’en ai déjà un ! Voyant qu’elle ne pourra pas avoir sa commission avec moi elle lâche finalement l’affaire.
Sur le parking, plus sympas, j’ai le droit de choisir ma voiture parmi toute une rangée, beaucoup de Jeep et une Ford qui me semble particulièrement neuve. Bingo, elle me tape dans l’œil, à peine plus de 1000 miles au compteur. Elle s’avèrera parfaite durant tout le séjour et bien sûr n’aura aucune difficulté pour grimper les côtes. Ses sièges chauffants nous seront très utiles à Glacier NP dans quelques jours mais nous ne le savons pas encore.

Quoi d’autre aujourd’hui ? Rien de particulier, rejoindre l’hôtel dans la banlieue de Seattle, un bon Best Western du côté de Kent.

Quelques courses pour les prochains jours et repos. Je n’ai absolument pas prévu de visiter Seattle, demain c’est le départ pour le Mount Rainier. Oui sacrilège vont sans doute crier certains, mais n’étant pas fana des villes… ça se vérifiera d’ailleurs quelques jours plus tard à Portland malgré une tentative.
Bon, quand même un aperçu de la banlieue de Seattle : c’est vert, c’est humide, au premier abord ça surprend autant de verdure autour d’une aussi grande ville. Niveau météo le soleil perce de temps en temps la couche de nuages bas, ça me rappelle le temps de San Francisco mais ici pas de vent. Il fait quand même assez frais, la petite veste est déjà de sortie.
Mercredi 11 Juillet
A: Kent B: Paradise C: Longmire D: Ashford

Comme d’habitude, réveil très tôt à cause du décalage horaire, 3h30. Heureusement le petit déjeuner est servi dès 5h. On partira de l’hôtel direction Mount Rainier où on loge pour deux nuits à Ashford. Bonne nouvelle il fait beau !
La banlieue de Seattle est longue à quitter, puis bientôt le Mount Rainier à l’horizon dans la brume, des forêts… Et l’entrée du Parc. Une forêt dense qui laisse à peine passer le jour, ça surprend ! Puis après une longue route dans cette forêt on s’élève en altitude et les premiers points de vue sur le Mount Rainier, somptueux, s’offrent à nous. Une route à sens unique permet de s’arrêter tranquillement à des points de vue aménagés.

Puis direction le secteur Paradise, la neige commence à faire son apparition sur les bas côtés, puis partout ! Arrivée à Paradise, pas grand monde encore sur le parking, il faut dire qu’il est encore tôt, c’est calme, c’est magnifique ! Mais de la neige partout, les randonnées prévues vont en prendre un coup.
D’abord on fait un petit tour sur Skyline Trail jusqu’à Myrtle Falls, entièrement enneigé on avance péniblement mais sûrement, on n’ira pas plus loin que les chutes d’eau difficiles à prendre en photo étant donnée la neige présente. Mais au moins les vues sur le Mount Rainier sont sublimes et marcher dans la neige est pour le moment encore ludique, plus tard on râlera un peu de rater à cause de ça quelques randonnées prévues. Et pour les wildflowers on repassera !


Ensuite direction le Nisqually Vista Trail, tout aussi enneigé. D’un sentier d’habitude facile lorsqu’il est déneigé, la balade deviendra éprouvante mais on arrive finalement à faire totalement la boucle. Là aussi de superbes vues sur Rainier et plus particulièrement sur Nisqually Glacier.

Retour sur le parking du Visitor Center qui s’est bien rempli

Ensuite direction le point de vue de Reflection Lake qui ne reflète rien du tout car bien trop enneigé mais c’est joli quand même.

Ensuite route vers l’hôtel par la même route prise ce matin à l’aller, assez longue et tortueuse et une grande partie dans cette forêt si dense. On s’arrêtera du côté de Longmire pour visiter le petit musée, très intéressant.

Ensuite, repos bien mérité après ces premières marches dans un sol enneigé.
Et au repas une excellente pizza, clin d’œil aux sujets polémiques du moment sur le forum LOL
Ah oui, petit souci dans la journée, je vois que mon petit appareil numérique a du mal à faire les mises au point, problème qui persistera tout le voyage. Faudra que je le change… Mais du coup pas mal de photos ont été ratées grrrrrr…
Bilan de cette journée : Mount Rainier secteur Paradise magnifique mais malheureusement un peu trop enneigé pour faire ce qui était prévu. Les balades faciles deviennent bien sûr éprouvantes dans la neige. Au mois d’août je pense que ça doit le faire un peu plus, surtout mi-août, mais comme l’hiver arrive vite, la saison est très courte par là-bas…
Bon, un petit raté pour moi car j'avais prévu justement pas mal de temps dans ce parc pour pouvoir faire autre chose que seulement y passer et pouvoir randonner, la neige fait que j'aurais pu y rester une nuit de moins sans problème, de nombreuses balades étant écourtées voire annulées, on le verra demain dans le secteur Sunrise du Parc.
La route d’accès par l’entrée Ouest a une longue approche dans la forêt, pas de vues spectaculaires donc mais on y verra tôt le matin quelques animaux sauvages, « elks » notamment. Le secteur forestier autour de Longmire était totalement praticable mais nous n’avons pas randonné en forêt, l’intérêt était à mon avis plus limité que ce pour quoi nous étions venus ici (même si les forêts sont très belles et qu'il y a des chutes d'eau à voir!).
SUITE AU PROCHAIN ÉPISODE 🙂 😉
Travail dans le grand Nord québécois English translation pending
Salut!
J ai un permis vacances travail et je bosse pres de chicoutimi au quebec dans le saguenay depuis un peu plus d un mois. Cependant j ai entendu parler qu il y avait de bonne opportuniter a trouver dans le grand nord quebecois. J ai entendu parler de tres bon salaire, de travailler deux semaines pour une semaines de conges logement payer par l employeur ect...
Je voulais savoir a qui m adressser exactement ormis le site emploi quebec, qu est ce que c est exactement le plan grand nord, quel salaire pouvait on esperer? J ai des diplomes dans l amenagement paysagers, je ne compte pas planter des fleurs dans le grand nord mais pour quels types de metier je pourrais postuler? :-)
Merci pour tout!!!
J ai un permis vacances travail et je bosse pres de chicoutimi au quebec dans le saguenay depuis un peu plus d un mois. Cependant j ai entendu parler qu il y avait de bonne opportuniter a trouver dans le grand nord quebecois. J ai entendu parler de tres bon salaire, de travailler deux semaines pour une semaines de conges logement payer par l employeur ect...
Je voulais savoir a qui m adressser exactement ormis le site emploi quebec, qu est ce que c est exactement le plan grand nord, quel salaire pouvait on esperer? J ai des diplomes dans l amenagement paysagers, je ne compte pas planter des fleurs dans le grand nord mais pour quels types de metier je pourrais postuler? :-)
Merci pour tout!!!
Où aller en France après la Provence? English translation pending
Bonjour,
J'ai déjà visité une bonne partie de la Provence l'an passé. J'ai visité pas mal tout ce qui est au nord de Marseille à hauteur d' Avignon et vers l'ouest jusqu'à la Camargue. Et j'ai adoré mon séjour, les gens , tout. Pour un voyage de deux semaines , fin mars, je pensais aller vers la côte d'Azur. Visiter la région à l'est de Marseille jusqu'à Monaco. Aller aussi à l'intérieur des terres.
Mais j'ai peur que cette région soit trop touristique, que les endroits intéressants ai perdu leur charme. Que les villes , comme St-Tropez , Cannes ou Nice soit trop grosses pour les apprécier en une ou deux journée chacune ? J'aime beaucoup rouler en campagne et découvrir de beaux villages. J'ai trouvé tout ça en Provence l'an passée. Par exemple, j'ai aimé Aix en Provence, pas trop gros et agréable a découvrir. J'aime aussi découvrir les boutiques et les magasins dans une ville. Ça change de la campagne. Je souhaiterais loger en un point central comme je l'ai fait en Provence, un appartement . Mais pas obligatoirement.
Ou je songerais à la région plus à l'ouest, le Languedoc-Roussillon, aussi beau et moins touristiques peut-être ?
J'apprécierais avoir vos avis.
Merci,
Louis
J'ai déjà visité une bonne partie de la Provence l'an passé. J'ai visité pas mal tout ce qui est au nord de Marseille à hauteur d' Avignon et vers l'ouest jusqu'à la Camargue. Et j'ai adoré mon séjour, les gens , tout. Pour un voyage de deux semaines , fin mars, je pensais aller vers la côte d'Azur. Visiter la région à l'est de Marseille jusqu'à Monaco. Aller aussi à l'intérieur des terres.
Mais j'ai peur que cette région soit trop touristique, que les endroits intéressants ai perdu leur charme. Que les villes , comme St-Tropez , Cannes ou Nice soit trop grosses pour les apprécier en une ou deux journée chacune ? J'aime beaucoup rouler en campagne et découvrir de beaux villages. J'ai trouvé tout ça en Provence l'an passée. Par exemple, j'ai aimé Aix en Provence, pas trop gros et agréable a découvrir. J'aime aussi découvrir les boutiques et les magasins dans une ville. Ça change de la campagne. Je souhaiterais loger en un point central comme je l'ai fait en Provence, un appartement . Mais pas obligatoirement.
Ou je songerais à la région plus à l'ouest, le Languedoc-Roussillon, aussi beau et moins touristiques peut-être ?
J'apprécierais avoir vos avis.
Merci,
Louis
Petits coins de paradis au Pérou? English translation pending
Bonjour à tous ^^
Cet été, c'est destination Bolivie-Pérou! Nous partons avec mon ami en direction du sud de l'Amérique pour 50 jours de voyage. Nous avons chacun fait un saut sur le continent mais pas encore le Pérou pour moi, c'est la grande première et là, j'ai besoin de vos bons petits conseils :) La partie Bolivienne est prévue par les amis qui nous reçoivent (mariage du frangin là bas) donc ils connaissent déjà les endroits qui sortent un peu de l'ordinaire train-train touristique, et surtout gros mélange avec la population locale. Pour le Pérou, on se base pour l'instant sur l'expérience de mon ami qui y a été pendant 20 jours, mais dans le circuit bateau et surfait des touristes. Ce coup-ci, on veut sortir un peu des sentiers tous tracés, malgré les immanquables gros spots du pays !!!
Nous sommes des étudiants en archéologie, donc passionnés d'histoire et d'anciennes civilisations. Pour ma part, j'affectionne la photographie et compte bien revenir avec un chouette album photo. Pour cela, avez vous quelques coins à ne pas manquer ? Le petit village qui n'est pas répertorié sur les guides ? Même des petits restos ou chambres d'hôtes qui seraient sympas et relativement typiques ?
On n'a pas vraiment d'itinéraire, mais grosso-modo, on va remonter depuis La Paz jusqu'à Lima, et si on a le temps peut-être faire un peu plus le nord.
L’Amazonie, vous auriez quelques avis? Cela vaut-il le coup d'y consacrer 5-6 jours ?
Voili voilou, on prendra tous vos petits conseils pour faire un beau voyage. Et malgré le manque de précision, si vous êtes dans le pays, en mal de français, on peut toujours se débrouiller pour faire un bout de chemin ou boire un verre :)
Zia & TibO
Cet été, c'est destination Bolivie-Pérou! Nous partons avec mon ami en direction du sud de l'Amérique pour 50 jours de voyage. Nous avons chacun fait un saut sur le continent mais pas encore le Pérou pour moi, c'est la grande première et là, j'ai besoin de vos bons petits conseils :) La partie Bolivienne est prévue par les amis qui nous reçoivent (mariage du frangin là bas) donc ils connaissent déjà les endroits qui sortent un peu de l'ordinaire train-train touristique, et surtout gros mélange avec la population locale. Pour le Pérou, on se base pour l'instant sur l'expérience de mon ami qui y a été pendant 20 jours, mais dans le circuit bateau et surfait des touristes. Ce coup-ci, on veut sortir un peu des sentiers tous tracés, malgré les immanquables gros spots du pays !!!
Nous sommes des étudiants en archéologie, donc passionnés d'histoire et d'anciennes civilisations. Pour ma part, j'affectionne la photographie et compte bien revenir avec un chouette album photo. Pour cela, avez vous quelques coins à ne pas manquer ? Le petit village qui n'est pas répertorié sur les guides ? Même des petits restos ou chambres d'hôtes qui seraient sympas et relativement typiques ?
On n'a pas vraiment d'itinéraire, mais grosso-modo, on va remonter depuis La Paz jusqu'à Lima, et si on a le temps peut-être faire un peu plus le nord.
L’Amazonie, vous auriez quelques avis? Cela vaut-il le coup d'y consacrer 5-6 jours ?
Voili voilou, on prendra tous vos petits conseils pour faire un beau voyage. Et malgré le manque de précision, si vous êtes dans le pays, en mal de français, on peut toujours se débrouiller pour faire un bout de chemin ou boire un verre :)
Zia & TibO
Itinéraire de douze jours au Québec, au départ de Boston English translation pending
Bonjour à tous et à toutes,
Nous comptons visiter le Québec pour la première fois avec nos deux enfants de 6 et 9 ans. Nous partirons et reviendront à Boston. Après quelques renseignements pris sur différents forums, nous nous orientons vers un trajet comme celui là :
Date Départ Arrivée Distance Temps 14 Aout Boston étape ? Montreal 500 km 5h30 15 Aout Montreal 16 Aout Montreal 3Riv Québec 250 km 3h 17 Aout Québec 18 Aout Québec et ses environs 19 Aout Québec étape? Chicoutimi 208 km 3h 20 Aout Chicoutimi et ses environs 21 Aout Chicoutimi étape? Tadoussac 125 km 1h40 22 Aout Tadoussac et ses environs (baleines ?) 23 Aout Tadoussac Forestville 217 km 3h 24 Aout Forestville 25 Aout Forestville Trav. Rimouski 26 Aout Rimouski Woodstock 341 km 4h15 27 Aout Woodstock Boston 600 km 6h
Il s'agit là de notre première idée, et je me tourne donc vers vous pour avoir vos conseils 🙂 :
Que pensez vous de ce trajet en termes de lieux visités et en terme de timing ?
Je dois regarder plus précisément les étapes que je pourrais faire sur la route (par exemple entre Québec et Chicoutimi, ...). Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Si vous avez des adresses de logements (B&B ou chez l'habitant ...) et de restos à ces endroits ou dans les environs proches, je suis preneur :)
Parmi les choses que nous aimerions faire sur tout ce trajet : - Biodôme à Montreal - 1 ou 2 parcs nationaux dans lesquels nous pourrions voir des animaux ... lesquels conseilleriez-vous ? - Les baleines (vers Tadoussac ou aux environs quelque chose de moins touristique ?) - Une visite d'un village autochtone typique avec des informations sur leur histoire ... lequel me conseilleriez-vous sur ce trajet? - Une nuit en cabanes ou camping proche de la nature avec une activité pêche dans l'un des lacs ? - autre que j'aurais oublié ?
En voilà beaucoup de questions :)
Merci encore pour vos conseils avisés ... Pierre
Nous comptons visiter le Québec pour la première fois avec nos deux enfants de 6 et 9 ans. Nous partirons et reviendront à Boston. Après quelques renseignements pris sur différents forums, nous nous orientons vers un trajet comme celui là :
Date Départ Arrivée Distance Temps 14 Aout Boston étape ? Montreal 500 km 5h30 15 Aout Montreal 16 Aout Montreal 3Riv Québec 250 km 3h 17 Aout Québec 18 Aout Québec et ses environs 19 Aout Québec étape? Chicoutimi 208 km 3h 20 Aout Chicoutimi et ses environs 21 Aout Chicoutimi étape? Tadoussac 125 km 1h40 22 Aout Tadoussac et ses environs (baleines ?) 23 Aout Tadoussac Forestville 217 km 3h 24 Aout Forestville 25 Aout Forestville Trav. Rimouski 26 Aout Rimouski Woodstock 341 km 4h15 27 Aout Woodstock Boston 600 km 6h
Il s'agit là de notre première idée, et je me tourne donc vers vous pour avoir vos conseils 🙂 :
Que pensez vous de ce trajet en termes de lieux visités et en terme de timing ?
Je dois regarder plus précisément les étapes que je pourrais faire sur la route (par exemple entre Québec et Chicoutimi, ...). Si vous avez des conseils, je suis preneur.
Si vous avez des adresses de logements (B&B ou chez l'habitant ...) et de restos à ces endroits ou dans les environs proches, je suis preneur :)
Parmi les choses que nous aimerions faire sur tout ce trajet : - Biodôme à Montreal - 1 ou 2 parcs nationaux dans lesquels nous pourrions voir des animaux ... lesquels conseilleriez-vous ? - Les baleines (vers Tadoussac ou aux environs quelque chose de moins touristique ?) - Une visite d'un village autochtone typique avec des informations sur leur histoire ... lequel me conseilleriez-vous sur ce trajet? - Une nuit en cabanes ou camping proche de la nature avec une activité pêche dans l'un des lacs ? - autre que j'aurais oublié ?
En voilà beaucoup de questions :)
Merci encore pour vos conseils avisés ... Pierre
Compte-rendu Croisière dans les Fjords norvégiens Azamara Journey, 18 juin 2010 English translation pending
Je vous présente le long récit de notre dernière croisière!
Durant ma préparation pour cette croisière, je n'ai trouvé que très peu d'information sur les ports d'escale de cet itinéraire dans les fjords de Norvège - alors j'espère que les descriptions détaillées pourront permettre aux voyageurs planifiant une croisière semblable d'avoir une bonne idée de ce qu'ils y trouveront!!!
Bonne lecture,
MissMC
Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010
Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague
Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.
Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!
Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.
C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.
En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.
Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!
Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.
Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.
Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.
On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!
Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...
A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...
A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!
Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57
Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!
Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...
Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.
Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.
N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?
Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.
Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.
Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.
De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...
Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57
Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!
Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...
A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.
L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!
Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.
Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.
Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11
Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.
On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.
Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!
Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!
Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!
Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.
Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!
De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.
Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!
Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!
Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.
L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!
Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.
Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.
Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.
Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).
Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!
Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!
Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!
Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12
Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.
Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!
Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.
La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.
Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!
Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!
Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).
Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!
Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.
Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!
Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15
C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.
Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.
Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!
On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!
Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.
Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!
Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.
Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!
On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.
Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!
Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.
Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...
Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.
Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg
Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.
Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!
Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.
Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!
Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!
Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.
Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!
Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!
La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.
À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!
Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...
Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!
De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!
Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!
Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11
Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.
Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.
Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!
Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!
La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.
Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.
Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.
Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.
Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...
Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!
Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!
Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03
Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.
Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!
De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!
Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d’antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.
Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!
Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!
Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.
Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!
Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.
De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!
De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE
Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!
Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!
Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!
Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30
Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...
Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.
Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.
Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!
Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.
On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!
Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...
De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!
Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??
Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!
Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!
Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!
Demain... dernière journée en mer!
Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57
Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...
La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!
En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...
Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!
A 23h00, nos valises étaient à la porte!
Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil
Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.
Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...
C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!
Appréciation générale de la croisière
Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!
Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.
L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.
Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...
Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine
Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...
Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!
Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
MissMC
Croisière dans les fjords norvégiens - Azamara Journey - 18 au 30 juin 2010
Jour 1 - Départ de Montréal et embarquement à Copenhague
Notre vol sur Lufthansa a été des plus agréables! Chaque siège avait son système de vidéo avec un bon choix de films, émissions de télé et de poste radio. Nous avions une connexion à Munich d'à peine 45 minutes. Mais comme nous avions demandé le service mobilité réduite, on nous attendait à la barrière avec un cart et ainsi, on a pu passer au devant des lignes de sécurité et de douane, et nous sommes arrivés à notre barrière juste à temps pour l'embarquement. Nous avons atterri à Copenhague à 10h40 et encore une fois, on nous attendait avec un cart. La dame en charge du service est même allée chercher les valises et les a apportées jusqu'au taxi. À 11h15 on filait vers le port!!! Le trajet de CPH au port Freeport de Copenhague prend environ 20-30 minutes. Il y a beaucoup de construction dans le centre de la ville causant un peu de congestion.
Arrivées au port à 11h45, nous sommes accueillies par les bagagistes qui prennent nos bagages en charge. Le port a aménagé un grand chapiteau sur le quai. C'est là que nous faisons notre enregistrement. Nous sommes 6 dans cet immense chapiteau - donc en moins de temps qu'il ne faut nous avons notre carte en main et sommes prêts à monter à bord!
Fidèle à la tradition, nous sommes reçues avec un verre de rosé mousseux et avec l'accueil chaleureux habituel d'Azamara.
C'est notre première croisière sur le Journey, mais il est vraiment identique au Quest sur lequel nous avons navigué deux fois l'an dernier, donc nous avons vraiment le 'feeling' de rentrer à la maison!!! Quel bonheur de retrouver ce sentiment familier.
En attendant que les cabines soient prêtes, nous allons prendre une bouche au Windows Café, le buffet. Un des nouveaux avantages d'Azamara est que le vin est inclus au repas. Rapidement, un serveur vient nous offrir la carte des vins et nous propose le rouge ou le blanc du jour! Décidément, ça commence bien! A 13h00 les cabines sont disponibles. Pas de surprise, la cabine est identique à celles que nous avons eu précédemment. Toutefois, la télé à été changée pour un écran plat. De plus, le frigo est rempli avec nos boissons douces préférées et de l'eau - c'est maintenant inclus et gratuit en tout temps!! Notre butler vient se présenter et nous apporte les valises rapidement. On a le temps de tout déballer avant la drill de sécurité.
Même la drill a été simplifiée... plus besoin de trimbaler les gilets, et on se rencontre au point de ralliement, au Cabaret. Après une brève explication sur comment enfiler le gilet, on nous permet de quitter. En 15 minutes, tout est réglé!!
Le départ du port de Copenhague est toujours impressionnant... les éoliennes bien ancrées en mer et qui bordent le port sont comme des petits soldats blancs qui forment une haie d'honneur aux navires qui quittent son port. Le Norwegian Sun nous précède et nous suivons dans son sillon.
Une rencontre de groupe du Forum Cruise Critic a lieu ce soir à 18h00. Nous étions une cinquantaine de personne et comme d'habitude, c'est toujours réjouissant de rencontrer les personnes avec qui nous avons planifié et échangé pendant tous ces mois! Comme je suis la leader du Roll Call, j'ai plusieurs personnes à saluer... Les officiers nous accueillent ainsi que le directeur de croisière, un canadien Eric De Gray. Eric est un être vraiment exceptionnel. Il est canadien, mesure 6''7', a une voix incroyable (tant quand il parle que quand il chante), était vedette de patin artistique pendant 16 ans... et il n'a que 45 ans! Il est directeur de croisière depuis presque 20 ans, et il a travaillé principalement sur les lignes de luxe comme Radisson, Silversea et récemment Seabourn.
Finalement, le capitaine nous rejoint. Capitaine Johannes Tysse est norvégien et est très fier de nous conduire dans son coin de pays! C'est en fait sa première journée avec Azamara! Donc c'est son baptême ce qui rend cette croisière très spéciale pour nous tous! Lui et Eric font toute une paire car le capitaine est plutôt court... ils ont donc un bon deux têtes de différence!! Ils ont une belle complicité car ils ont travaillé ensemble sur Seabourn.
On nous dit que cette croisière sera pratiquement une croisière privée... nous ne serons que 380 à bord (sur une capacité de 704 passagers) - il y aura donc plus de staff (410) que de passagers!!!
Le Jet Lag commence à se faire sentir alors une petite sieste s'impose avant le souper! Le service en salle à manger est un peu désorganisé mais la nourriture est excellente. De plus, les vins offerts sont de très haute qualité - on ne nous sert pas de la piquette. De plus, les vins sont choisis en fonction des plats principaux, et varieront à tous les jours. En plus de l'offre quotidienne, une sélection d'excellente bouteille d'autres cépages sont offertes à rabais - moins de 20$!!! Nous réussissons à rester éveillées jusqu'au spectacle... comble de bonheur!!! Dan Radner, le chef d'orchestre que nous avions eu sur le Quest en février est sur la scène à la tête du band de 7 musiciens. Je jubile car il est EXTRAORDINAIRE... un musicien accompli, sympathique et un jazzman incroyable...
A 22h30, nous sortons du Cabaret et le soleil est encore tout haut perché dans le ciel... bizarre, mais excitant en même temps. Il faudra tirer les rideaux si on veut fermer l'oeil, mais jet lag aidant, je m'écroule aussitôt la tête sur l'oreiller... littéralement...
A 4h30 le soleil se pointe déjà et je ne peux m'empêcher de jeter un oeil dehors. Le ciel est couvert mais on voit une belle bande orangée à l'horizon. Notre arrivée à Oslo est prévue pour 11h00 ce matin, donc on tente de fermer l'oeil à nouveau!!
Jour 2 - Oslo - Alternance de soleil et pluie - 12C Lever du soleil: 4H25 Coucher du soleil: 21H57
Un réveil un peu désorienté ce matin... le décalage horreur nous rentre dedans un peu! Mais on finit par s'extirper de nos lits et aller déjeuner à la salle à manger vers 9h00. Depuis quelques années, nous privilégions la salle à manger pour le petit déjeuner car on est moins bousculé, et on mange chaud!!! On peut avoir tout ce qu'il y a au buffet, mais tout est fait sur commande donc on a toujours des oeufs frais. De plus, on n'a pas à constamment se lever pour aller chercher ceci ou cela... on aime bien ça! Mais ce matin, c'est le désert... nous sommes 3 couples dans la salle à manger. Soit que tout le monde est crevé et dorme encore, ou qu'ils soient tous au buffet!!
Nous nous sommes installées au Looking Glass, un grand salon sur le devant du bateau, tout vitré, d'où on a une vue extraordinaire! De là, nous avions une vue panoramique sur le fjord d'Oslo que nous avons remonté tout doucement jusqu'à notre arrivée vers 10h30. La température était incertaine - tantôt un beau soleil, et quelques minutes plus tard de gros nuages gris menaçant...
Comme nous avions déjà visité Oslo, nous n'avions pas de plan bien précis, bien que je voulais voir le nouvel Opéra à tout prix, et peut-être aussi visiter la forteresse Akershus, juste à côté du quai où est accosté le Journey. Nous sommes descendus pour aller chercher de l'information au kiosque d'info touristique et 2 bus hop-on-hop-off étaient sur le point de partir... on a donc sauté sur l'occasion (faut le dire vite, car c'était super cher - 37$ par personne)! Mais ce qui est bien est qu'ils ont des bus spéciaux les jours de croisières qui fonctionnent pour toute la durée de l'escale. Comme notre navire était à quai jusqu'à 21h00, il y a eu des bus jusqu'à 20h30, contrairement à d'habitude ou les tours se terminent vers 17h00.
Nous avons pu voir le magnifique Opéra d’Oslo, qui n’y était pas à notre dernier passage. Quelle architecture! Modelé d’après un iceberg, cette construction de marbre blanc est un hommage au passé glaciaire de la Norvège. Tout à fait à propos pour un opéra construit tout au fond d’un fjord! Et la ville est en ébullition! On y voit de la construction partout et le résultat est un heureux mélange de modernité aux lignes épurés et de nostalgie de l’époque Viking.
N'ayant pas à faire tous les arrêts requis pour une première visite, comme le parc Vigeland avec toutes ses sculptures magnifiques, et les musées pour voir les bateaux Vikings, nous avons simplement fait le circuit et apprécié de voir la ville dans son ensemble. Nous avons découvert une ville moderne, et plein changement. Dans quelques semaines à peine, un tunnel qui traversera d'un côté à l'autre du fjord, sous la mer, sera ouvert. Une fois le tunnel en fonction, ils vous démolir le boulevard urbain surélevé (un peu comme le Métropolitain à Montréal) afin de reverdir le bord de l'eau de la ville! Génial non?
Une fois le circuit complété, nous sommes allées prendre une bouchée au buffet puis on a tenté d'aller visiter la forteresse Akershus mais on s'est fait prendre par une grosse ondée de pluie et on a dû rebrousser chemin.
Un super yacht est accosté juste à côté du Journey: le Skat. Curieuse de voir ce méga yacht privé, je suis allé 'googler' pour voir à qui il appartenait: Le Skat est un yacht de luxe construit par Lürssen de Brême, en Allemagne. Le projet a débuté en Novembre 1999 et le yacht lancé en 2001. Le propriétaire est Charles Simonyi, un ancien ingénieur logiciel de Microsoft et le 5e touriste de l'espace. Le yacht est le 64e en importance au monde avec une longueur de 71 mètres (233 pieds). Simonyi fois avait une petite amie danoise qui l'appelait «skat», littéralement «trésor» (ou «taxe»), mais un terme commun d'affection similaire à "honey" en anglais.
Un buffet spécial était offert ce soir - spécialités nordiques. Les tables du Windows Café avait été recouverte de belles nappes blanches, chandelles etc. C'était très agréable avec le ciel clair jusque tard! Le chef avait fait provision de poissons à Oslo - saumon, hake, moules, palourdes etc. On nous le faisait cuire sur mesure, selon notre préférence de cuisson. C'était succulent! De plus, on a pu goûter à d'autres spécialités comme le boeuf Strogonoff, le poulet Gorki, salade de betteraves etc.
De retour à notre cabine vers 23h00, nous avons eu droit à un ciel mauve et orangé de toute beauté... Demain sera une journée en mer... on doit prendre des forces car ce sera suivi par 8 jours d'escale consécutifs...
Jour 3 - 20 juin - En mer - 12C - ciel variable Lever du soleil: 3h54 Coucher du soleil: 21h57
Nous avons quitté la protection du fjord d'Oslo et contournons maintenant le sud de la Norvège afin de remonter vers la côte Ouest. Ce matin, la mer est calme, tellement qu'on a l'impression de ne pas bouger... mais nous savons que cette mer d'huile n'est que temporaire car ce soir, nous serons dans la mer du Nord, reconnue pour être tout sauf sereine!
Nous avons un horaire assez chargé pour cette journée qui devrait en être une de repos! Comme l'itinéraire est intensif avec aucune journée en mer pour les 8 prochains jours, nous avons une conférence qui couvrira la majorité des escales, alors on ne veut pas la manquer! Mais notre 'destination lecturer', une dame dans la soixantaine, est loin d'être du niveau auquel on pourrait s'attendre... nous nous ennuyons de Jon Fleming, le conférencier que nous avons eu en Asie sur le Quest, et qui est de retour sur ce navire pour faire la Méditerranée cet été...
A midi, l'hôtesse francophone avait organisé un déjeuner (lunch) pour les passagers francophones. Quelle bonne idée! Nous avons donc lunché avec 2 autres couples de québécois et un couple de belge. À l'autre table, 2 autres québécois, 4 français et 2 belges. Mais l'hôtesse nous dit qu'il y a une trentaine de francophones à bord.
L'après-midi a été ensoleillé donc on a profité de ce moment de répit pour prendre un bon coup de soleil sur le Lido!!
Contrairement aux autres lignes de croisières, Azamara ne fait pas de soirée du capitaine en tant que telle, mais ce soir, c'était le 'toast' du Capitaine. 15 minutes avant le début du spectacle, on nous a servi du champagne et des truffes de chocolat (mmmm), puis le capitaine est venu faire une petit discours fort intéressant. Il a même poussé l'audace à ce baptiser (il a cassé sa coupe de champagne et s'est asperger les chaussures!!!). Le 'toast' a été suivi d'un excellent spectacle d'un artiste de Las Vegas, Tony Pace qui nous a fait plusieurs imitations, chansons, et numéros différents et intéressants.
Le capitaine nous a annoncé que vers 23h00 nous ferions notre entrée dans le Hardangerfjord, une entrée spectaculaire car très étroite. De plus nous allions passé sous un pont avec seulement 4 mètres de dégagement entre le haut du bateau et le pont! Bien qu'il faisait plutôt froid, je suis resté sur le pont 11 jusqu'à 23h45.
Jour 4 - 21 juin - Eidfjord - 19C - soleil Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h11
Je suis debout depuis 5h00... nous longeons les côtes du fjord et le paysage est tellement bucolique. Les collines vertes sont parsemées de petites maisons blanches, rouges ou jaunes, les trois couleurs de maisons de Norvège. On apprendra que les blanches étaient celles des gens les plus fortunés, tandis que la couleur rouge était utilisé par les paysans, les pauvres car elle était fait de restant de cuivre et d'entrailles de poisson. Souvent les bâtiments de ferme étaient rouge tandis que les maisons étaient blanches.
On peut voir sur le côté sud du fjord des fermes aménagées sur les rives plus planes. Tout un contraste avec les pics de granit encore enneigés et les profondes fissures qui dévalent les montagnes comme des rides dans ce paysage si pur! Je me retrouve sur le pont 11 très tôt, avec quelques enthousiastes qui comme moi, se retrouverons matin après matin sur ce pont tout en haut du navire, d'où nous avons une vue spectaculaire.
Nous arrivons à Eidfjord comme prévu à 8h00. Nichée tout au fond du Hardangerfjord, cette petite commune ne compte que 650 habitants. Un magnifique hôtel est installé face au port, avec une vue imprenable sur le fjord - excepté pour ce matin... car notre navire est accosté face à l'hôtel! Les gens qui ont réservé une chambre vue sur fjord auront toute une surprise ce matin de se retrouver face à face avec nous!!!
Notre excursion parcoure la route qui longe ce fjord et notre guide nous parle de la vie de ces petites communautés et des difficultés qu'elles doivent affronter de vivre dans un tel isolement, et des rigueurs du climat plutôt pluvieux. Mais il y a aussi des bénéfices dus au Jet Stream qui créé un micro-climat permettant la culture des arbres fruitiers. Nous avons pris la route 7 qui mène d'Oslo à Bergen. Elle est bien pavée mais très étroite. Il n'est pas rare que les voitures ou nombreux camping cars que nous croisons doivent reculer jusqu'à un point plus large pour laisser passer le bus! La couleur de l'eau du fjord est incroyable... d'un beau vert turquoise due au fait que c'est un mélange d'eau de mer et d'eau douce de la fonte des glaciers!
Notre excursion nous amène à Kinsarvik, un minuscule village de 450 habitants à l'embouchure du Sørfjorden et du Eidfjorden, deux branches du Hardangerfjord. Nous y avons visité l'une des plus vieilles églises en pierre de Norvège qui date de 1160. Ses mûrs intérieurs sont ornés de fresques impressionnantes dont celle de l'archange Gabriel qui pèse les âmes!
Puis nous poursuivons notre route jusqu'à Lofthus, un village réputé pour ses nombreux vergers de pommes, poires, cerises. Une ferme expérimentale y est installée afin de trouver des techniques permettant de maximiser ce potentiel agricole. La vue de tout ces vergers avec les pics enneigés et l'eau turquoise du fjord est assez surprenante. Après un petit trek sur le bord de l'eau nous faisons la visite de l'église de Lofthus où nous avons pu découvrir un magnifique autel. Le ligne d'autel est décoré d'une jolie dentelle. Notre guide nous indique que ce point de dentelle est reconnu pour le point Hardanger partout au monde. Toutefois, il serait d'origine turque et aurait été rapporté ici par les explorations Vikings. Les femmes du fjord aurait adopté et raffiné ce point, ainsi il prit le nom de la région.
Après cette visite, nous sommes reçus sur la terrasse d'un lodge où on nous servit un gâteau aux pommes à la mode avec un caramel chaud... Tout à fait à point après toute cette marche, et absolument délicieux! Nous faisons aussi connaissance avec un autre couple de québécois de Laval! Je dois noter que le café en Norvège est exquis... il est très fort, mais de grande qualité, probablement un mélange fait de cafés sud-américains et africains. On se régale!!!
De retour à Eidfjord, et sous un soleil ardent, je pars à la découverte de ce petit village: quelques écoles, deux églises - une neuve et une vieille, une épicerie, quelques magasins de souvenirs et une banque dont le guichet refuse de me donner quelques kroners... Les maisons sont toutes de bois, avec des toitures en ardoise, en tuile noire ou en gazon. On retrouve aussi beaucoup d'auberges car ce lieu est hautement touristique pour les gens en quête de plein air. J'ai fait un trek de 90 minutes en suivant une belle rivière qui menait à un lac glaciaire. Je retourne au bateau complètement affamée!! Après un super burger au grill du Lido, nous faisons la farniente sous le soleil nordique jusqu'au départ à 18h00.
Comme notre cabine est en avant, et juste en dessous de la timonerie, nous avons notre conversation quotidienne avec le Capitaine alors qu'il se prépare à lâcher les amarres!
Après un excellent souper à la salle à manger, nous préférons aller écouter l'orchestre du Journey au Mosaic Café, le petit lounge de l'atrium qui fait une session de Jazz ce soir!! Quel délice... De retour à la cabine à 23h30, il fait toujours très clair! Mais nous n'avons pas de coucher de soleil ce soir... seulement un magnifique ciel mauve!
Jour 5 - 22 juin - Bergen - 19C - nuageux et pluie Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
Le Capitaine Tysse nous avait promis un temps splendide pour notre journée à Bergen, sa ville natale... mais le temps est plutôt gris et maussade. Pas vraiment surprenant car on dit qu'à Bergen il pleut 360 jours par année! Notre consolation est que lors de notre première visite ici, en 2008, il avait fait un soleil radieux toute la journée.
L'arrivée à Bergen nous a semblé moins spectaculaire que la première fois - je cherchais à revoir certaines maisons et chalet que j'avais vu, mais je crois que nous avons pris une route différente. Nous suivions le Prinsendam de HAL et nous avons trouvé notre place au port à côté du Aida Luna, qui nous surveille de son gros oeil!!! Il y aura donc pas mal de monde en ville avec 3 navires au port!
Nous avions choisi de faire une excursion à l'île de Lysoen pour visiter la villa d'un célèbre musicien norvégien, Ole Bull. Nous n'étions pas familière avec ce personnage. Après avoir lu sur lui, nous avons appris qu'il avait connu la célébrité partout au monde et que c'était grâce à lui que Edvard Grieg avait émergé. De plus, avec sa deuxième femme, une américaine, il a fondé plusieurs colonies en Pennsylvanie USA. Nous étions donc curieuse d'en apprendre un peu plus, mais hier soir, on nous a avisé que notre excursion était annulée, faute de participants. Notre seule option était de faire une visite par nous-même... j'étais vraiment déçue et en rogne... Nous n'étions donc aucunement pressée de sortir.
Nous avions donc décidé de faire l'ascension du mont Fløyen en funiculaire... mais avec le brouillard et la pluie, on a aussi oublié ce projet... Finalement, on a décidé de simplement se promener un peu.
Nous avons revu le quartier de Bryggen, site du patrimoine mondial de l'Unesco. C'est ici que furent construites les premières maisons de Bergen qui furent érigées le long des anciens quais hanséatiques. Pendant 400 ans, les marchands de la Hanse ont dominé Bryggen, qui a été ravagé par les incendies plusieurs fois. Cette fois, nous avons fait des photos des effigies qui ornent la devanture de ces maisons de bois si représentatives de Bergen. La place était animée car on y faisait le tournage d'un film norvégien... surement un thriller car l'acteur, un beau blond était tout en sang!! J'ai trouvé les maisons un peu plus croches que lors de notre dernier passage. En se promenant dans les petites rues, j'ai remarqué que plusieurs installations étaient en cours pour solidifier et redresser plusieurs des maisons.
Puis nous avons flâné un peu dans le fameux marché aux poisson, le Fisketorget. Très touristique, mais quand même très vivant. Les marchands étaient assaillis par les japonais... pourquoi? Pour faire des provisions indécentes de caviar! Plusieurs étals offraient plusieurs types de caviar dont le succulent caviar de saumon - avec ses grosses perles orangées qui éclatent sur la langue. Les japonais repartaient les bras chargés de ces petits pots d'oeufs salés si recherchés... En plus de filet de saumon, de saumon fumé et gravlax, les sandwiches au crevettes et crabe sont aussi très populaires (et très chères...).
Nous avons poursuivi notre marche jusqu'à la rue piétonne pour faire quelques 'commissions'! Nous sommes entrées dans un centre d'achat à la recherche de quelques petits trucs oubliés. On en a profité pour prendre une bouchée dans une petite cafétéria sympathique: 16$ pour un bol de soupe au choux-fleur et 2$ pour aller aux toilettes... welcome to Norway... le coût de la vie est tellement cher ici, pas vraiment la place pour faire du shopping. On laisse faire les commissions... on s'organisera avec ce qu'on a!
Nous sommes donc rentrées au bateau tôt, en passant par le magnifique parc de la Résidence royale, le Hall de Håkon, qui fut construit par le Roi Håkon Håkonsson de 1247 à 1261. Il se situe à côté de la Tour Rosenkrantz, qui date des années 1270. La tour a été agrandie à plusieurs reprises pour servir de fortification et marquer le pouvoir vis-à-vis des puissants marchands hanséatiques. Nous avions fait la visite de la tour et du Hall à notre dernière visite. Alors cette fois, on en a profité pour explorer les jardins où les rhododendrons sont en pleine floraison!
Après toute cette marche, nous faisons une belle sieste... nous avons besoin de récupérer car le capitaine nous a dit que demain matin, à 4h00, nous passerons un passage étroit du Nordfjord à ne pas manquer!! C'est un peu tôt, mais c'est certain que je serai sur le pont. Donc après un excellent souper, nous sommes allées à la conférence sur les fjords - nous n'étions que 6 dans la salle... et hop! on est allé se coucher!
Jour 6 - 23 juin - Nordfjord: Olden - 19C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h10 Coucher du soleil: 23h12
Je vous ai parlé du passage dans le Nordfjord vers 4h00? et bien je ne sais trop si c'était l'anticipation, ou seulement un moment d'insomnie, mais j'étais réveillée à toutes les 30 minutes... Finalement, à 3h30, je suis sortie de mon pyjama et j'ai enfilé mon jeans et manteau chaud et je suis sortie sur le pont. J'aurais pu rester sur le balcon, mais la vue est tellement plus spectaculaire du haut du navire! J'avoue que j'étais la seule vraie crinquée à cette heure, mais j'ai rapidement eu de la compagnie! À 4h00, plusieurs personnes sont apparues, une à une, les yeux endormis et les cheveux ébouriffés! Un petit buffet de café, thé et viennoiseries a été installé au Looking Glass pour combler les creux du petit matin.
Et à 4h00 pile, nous passions à côté du mur de roc le plus haut d'Europe - un mur de plus de 650 m de haut. Passé ce point marquant, le navire a commencer sa navigation sinueuse vers Olden, avec des tournants à 180 degrés. Assez impressionnant! J'avoue que je suis retournée me coucher pour récupérer un peu avant mon excursion du matin au glacier Briksdal!
Le navire devait être à quai à 8h00, mais quand nous sommes arrivés à Olden, le Grand Mistral de Ibero avait pris notre emplacement à quai... le capitaine a donc jeté l'ancre à quelques mètres du port. Le débarquement en navette s'est fait très rapidement, et chaque groupe d'excursion a eu droit à sa propre navette.
La région du Nordfjord, fjord de 106 kilomètres de long, abrite le spectaculaire glacier Briksdal. Le Briksdal est alimenté par les glaciers de fjeld (nom donné aux larges plateaux glaciaires, sur la façade atlantique de la Norvège). Le glacier Briksdal dévale une pente abrupte (1200 mètres), le long d’austères falaises qu’il éclaire de ses couleurs polaires : des touches de turquoise entrecroisées de longue cascade de blanc et de gris. Le glacier Birksdal est au cœur du parc national de Jostedal Glacier.
Pour rejoindre le parc, nous empruntons la route qui longe d'abord la rivière Olden, puis un lac glaciaire du même nom. Le lac est comme un miroir, et on peut apercevoir, tout au fond, l'immensité du glacier Jostedal. La route est parsemée de terrain de camping et de petits chalets. Plusieurs fermes sont aussi installées au creux de cette vallée verdoyante. Le spectacle des montagnes au sommets enneigés se mirant dans le lac est vraiment inoubliable!
Arrivé à Briksdal, on nous donne 2.5 heures pour faire l'ascension et la descente. A notre retour, nous sommes invités à prendre une collation de gâteau et café. Le sentier pour se rendre au glacier est bien aménagé, mais avis aux gens moins en forme... le cardio s'en donne à coeur joie, et les genoux sont mieux d'être bien huilés... l'ascension est assez intense. Toutefois, on a la possibilité de louer des tout-terrrains pour 7 personnes (environ 300$). Je pars donc, en tête de notre peloton et choisis la route la plus difficile, mais la plus belle car elle suit la belle rivière. Le sentier est bordée tantôt de cascades grondantes et scintillantes, tantôt de petits chalets aux toits gazonnés, tantôt de champs remplis de fleurs sauvages. La randonnée est splendide. Arrivés en haut, le spectacle est grandiose. Nous passons sous une grosse roche, et en tournant le coin on arrive nez à nez avec le Glacier Briksdal... wow... on peut même sentir la fraîcheur de cet amas de glace gargantuesque!
Plusieurs morceaux de glace flottent sur le petit lac qui baigne les pieds du glacier. Evidemment, tout le monde se fait photographier... debout, assis, avec des morceaux de glace dans les mains, etc. À peine quelques minutes après mon arrivée, nous sommes envahis par une horde d'Espagnols (du Grand Mistral) et j'avoue que le charme est un peu rompu... mais j'ai eu le temps de bien m'imprégner des turquoises des crevasses et des chutes qui entourent le glacier, comme s'il pleurait à chaudes larmes... C'est donc le moment de prendre la route du retour avant d'à mon tour succomber aux larmes de plaisir qui me montent aux yeux! J'amorce la descente qui est plus difficile... l'ascension est cardio, mais la descente est très musculaire... les cuisses me chauffent tellement certaines des pentes sont raides. De plus, on glisse sur les roches de la morraine. Et en plus, nous faisons face à une marée, que dis-je, un tsunami d'Espagnols qui montent vers le glacier tandis que nous tentons de se frayer un chemin parmi eux... Nous avons été très chanceux car la montée s'est fait sous un couvert nuageux ce qui nous procurait une certaine fraîcheur, mais arrivé en haut, le ciel s'est couvert de gros trous bleus laissant apparaître le soleil. Génial car on a pu prendre des photos du glacier avec et sans soleil (ce qui est mieux pour faire ressortir le bleu des glaces!).
Après toute cette marche, je ne me suis pas fait prier pour engloutir une quantité impressionnante de petites crêpes fourrées de crème, de gâteau aux pommes et de succulent café... décidément, le café est délicieux ici!!
Nous sommes rentrés à Olden vers 13h00. Ce petit village compte environ 600 habitants pour la plupart fermiers, mais qui combinent aussi des emplois en tourisme. Notre chauffeur d'autobus nous a montré sa ferme en passant! Ce petit coin de paradis est un endroit prisé pour les vacances nature - marche en montagne, pêche au saumon et à la truite, kayak dans les fjords. Au centre du village, il n'y avait guère plus qu'une belle église à visiter, quelques boutiques de souvenirs - toujours les mêmes (trolls ou pull en laine à motif norvégien), et une magnifique chutes d'eau en cascade.
Au menu pour l'après-midi: farniente sur le pont, on se fait chauffer sous le soleil brillant bien installé sur les chaises longues du Lido... on doit reposer tous ces muscles qu'on ne savait même pas posséder!!!
Jour 7 - 24 juin - Storfjord: Geiranger - 16C - soleil et nuages Lever du soleil: 4h11 Coucher du soleil: 23h15
C'est aujourd'hui que nous allons enfin défiler le long du plus célèbre fjord de Norvège inscrit au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 2005, le Geirangerfjord!! C'est une branche d'une quinzaine de kilomètres du Storfjord. Au fond du fjord se trouve le village de Geiranger.
Comme l'entrée dans le fjord se fera vers 6h00, nous pouvons faire la grasse matinée!!! Le capitaine nous a invité à ne pas manquer le passage près des célèbres chutes des 7 sœurs qui seront visibles vers 7h00. Comme nous étions au lit tôt hier soir, je suis fidèle à mon horaire et je suis sur le pont très tôt... ça permet à Mariette de dormir un peu après une nuit un peu houleuse.
Au fil du fjord, les cascades hautes de centaines de mètres défilent sous nos yeux... C'est en fait une des raisons pourquoi ce fjord est si reconnu - il n'est ni le plus étroit, ni le plus long mais parsemés de ces centaines de cascades, il est définitivement le plus joli!
On aperçoit plusieurs filets d'eau qui se jettent du haut de la falaise... ça y est! Nous somme aux 7 Soeurs!! Clic clic clic... les appareils photo se font aller! Puis tout à coup, nous réalisons que se pointent les vraies 7 Soeurs, avec 7 cascades côte à côte bien distinctes! On s'est tous fait prendre. J'ai alors rebaptisé les fausses soeurs du nom des 7 Nains! On a tous bien ri, et je pense que ce nouveau nom pourrait trouver place sur les nouvelles cartes géographiques!!! Cette chute est vraiment impressionnante et la plus haute des sept fait une chute libre de plus de 250 mètres! Juste en face, on peut voir une autre magnifique chute qu'on appelle 'Le prétendant' puisqu'on dit qu'il fait la cours aux 7 soeurs!
Vers 8h00, nous rejoignons le Eurodam de HAL ancré dans la magnifique baie face au village de Geiranger.
Aujourd'hui, nous allons visiter une ferme d'été, nichée dans la vallée de Norddal. Nous ne sommes que 15 personnes dans notre excursion! Super! Et coup de chance, nous réussissons à avoir les premiers sièges au devant du bus! Notre guide est un charmant jeune suédois, qui passe ses hivers à faire du ski ici et là, et l'été, à faire le guide touristique! Ici, il peut combiner ses deux passions car on retrouve les seules stations de ski d'été - comme il y a trop de neige l'hiver, les stations ne sont ouvertes que l'été!!!
Nous empruntons la fameuse route des aigles - Ørneveien, avec ses 11 virages en épingles à cheveux. Le premier virage est impressionnant, le deuxième, sur le bord de la falaise commence à être un peu plus énervant. Au troisième, ma mère n'en peut plus, elle détale et s'installe à quelques bancs derrière moi! Les navires au fond du fjord deviennent de plus en plus petits! Nous atteignons finalement le point le plus haut à 624m/2,047pi... Puis nous empruntons un des fameux tunnels afin de traverser jusque dans la vallée de Eidsdal. Nous traversons cette vallée où défilent lacs et cascades, encadrés de pics enneigés... c'est époustouflant. On ne sait plus comment capturer ces paysages afin de leur rendre justice.
Nous quittons la route pour emprunter un chemin privé, en gravier. C'est la route privé de la ferme Herdal. Cette ferme d'une trentaine de bâtiments semble perdues au creux d'une vallée bordée de grands pics de granit raides et escarpés, couronnés de neiges éternelles. Deux jeunes filles viennent nous accueillir. Elles travaillent et habitent la ferme pour les mois d'été avec 6 autres personnes. Dès les mois chauds arrivés, plusieurs fermiers de la région montent leurs chèvres à cette ferme d'été afin de laisser paître les animaux. C'est une ferme traditionnelle, qui fonctionne comme au temps des Vikings i.e. sans électricité ni eau courante! La seule électricité provient d'une génératrice utilisée pour la traite des 350 chèvres. Les employés utilisent le gaz et le bois pour se chauffer et pour la cuisson, et gardent les aliments au frais dans les ruisseaux d'eau glaciale des montagnes!
On y fabrique plusieurs fromages dont le Brunost, le fameux fromage de chèvre brun. Ce fromage au goût doux et sucré est fabriqué selon la méthode traditionnelle avec le petit lait de chèvre. Il est chauffé pendant 7-8 heures jusqu'à ce l'eau s'évapore et que les sucres du lait caramélise. Quel délice... On a pu goûter à ce fromage et à plusieurs autres, tous fabriqués ici ou dans la région.
Après avoir visité les cabines des employés et avoir fait copains avec les petits agneaux (ils sont très mignons, mais un peu puants...) , nous avons eu droit à un autre goûter de crêpes, de crème sure faite sur place et de confiture. Décidément, les norvégiens ont la dent sucrée... ça tombe bien, nous aussi!
Sur la route de retour, nous avons eu quelques gouttes de pluie, et puis hop, le soleil est de retour. Nous sommes bénis, car la température est vraiment de notre côté! Avant de rentrer à Geiranger, nous faisons un arrêt au haut de la fameuse route des aigles, au point de vue de Ørneveien afin de prendre la traditionnelle photos avec notre navire tout au fond du fjord... inévitable, et quand même très impressionnante.
Le navire a quitté le port vers 18h00 et cette fois, les chutes des 7 soeurs seront de notre côté du navire - donc nous restons bien installés sur notre balcon. Arrivés aux chutes, le capitaine a arrêté le bateau afin que tous puissent admirer ces chutes magnifiques... au bout d'une quinzaine de minutes, il a annoncé qu'il tenterait une petite pirouette! Il allait faire un 360 degrés dans le fjord afin que tout le monde puisse admirer les chutes de part et d'autres du fjord! Excitant!! Le bateau, une fois au travers du fjord bloquait pratiquement le passage! D'ailleurs, le traversier qui nous suivait a du arrêter sa course le temps que nous complétions la pirouette. Tout le staff était sur le bridge, et on a pu échanger avec eux sur la grande beauté de ce paysage! Peu après notre départ des 7 soeurs, un brouillard épais s'est installé dans le fjord...
Ce soir, notre directeur de croisière, Eric De Gray a fait son one-man show... wow... pas d'autres mots. Une voix extraordinaire, un sens de l'humour mordant, il est très talentueux et tellement sympathique.
Pour un aperçu de sa prestation, j'ai trouvé ce petit clip sur You Tube http://www.youtube.com/watch?v=PzcJP1iSYWg
Jour 8 - 25 juin - Molde - 10-12C - pluie et brouillard Lever du soleil: 4h09 Coucher du soleil: 23h13
L'arrivée à Molde se fait sous la brume, des nuages très bas et de la pluie. La journée s'annonce moins prometteuse, mais l'excursion réservée aujourd'hui nous permettra de découvrir une bribe du passé de la Norvège alors que nous visiterons les forteresses et bunkers érigés par les Allemands durant l'occupation de la 2e guerre mondiale.
Contrairement à tous les petits villages et petites communes que nous avons visités jusqu'à maintenant, Molde compte environ 24 000 habitants. Elle est située dans le comté de Møre og Romsdal, en est son centre administratif et est au bord de la mer de Norvège, à l'embouchure du fjord de Romsdal. Elle est reconnue pour ses montagnes magnifiques qu'on surnomme les Alpes de Romsdal. Mais il faudra y retourner pour les voir car le couvert nuageux est tellement bas qu'on ne voit pratiquement rien devant nous, encore moins les pics montagneux!!!
Cette ville n'est reliée au reste de la Norvège que par bateau - le fameux Hurtigruten, le navire postal, y fait escale tous les jours, par ferries, par la route ou par avion. Il n'y a pas de train qui puisse nous y amener.
Bien que le surnom de Molde soit la ville des roses, c'est plutôt les rhododendrons qui égayent les jardins. On nous dit que la végétation a deux semaines de retard... comme au Canada, tout est deux semaines en avance, on se sent presque responsable de ce retard - comme si on leur avait pris ces deux semaines de floraison!!!
Notre premier arrêt est au point de vue du Mont Varden à 407 mètres d'altitude. Plutôt futile comme arrêt quand le brouillard nous empêche de voir à 15 pieds devant nous... mais notre guide nous dit qu'on peut quand même faire l'arrêt pour utiliser les toilettes... ça fait 10 minutes qu'on a quitté le navire, mais bon, on se plie... mais comble de malheur, les toilettes sont fermées! On nous donne alors 15 minutes pour explorer... décidément, la grogne s'installe!
Nous reprenons la route direction nord vers le village de Bud (prononcé bioud). C'est un joli petit village de pêcheur qui a toujours une importance stratégique au fil de l'histoire, d'abord parce que ses habitants ont toujours résisté aux marchands de la ligue hanséatique qui voulaient prendre leur territoire de pêche, puis plus tard comme point stratégique des allemands qui y construisirent des forteresses.
Avant de visiter les bunkers, nous avons été reçus à l'auberge du village pour un goûter de... vous l'avez deviné, crêpes fourrées, gâteau au chocolat et un bon café! Ces crêpes sont vraiment la gâterie préférée des norvégiens, et chaque région les prépare à leur façon, toujours un régal!!
Nous visiterons la forteresse maritime d'Ergan avec la directrice de son musée - Britt, une dame de 65 ans, née en 1945 durant l'occupation. Elle avait une foule d'histoire à nous raconter!
La forteresse a été construite entre 1940-45 et comporte un réseau de bunkers sous-terrains, un poste de commande et les quartiers des soldats et prisonniers de guerre. On y retrouve une foule d'armes, d'équipement militaire de communication et une expo sur les évènements locaux durant la guerre. Des prisonniers de guerre furent utilisés pour creuser les tunnels, et même après la fin de la construction, leur traitement cruel par les allemands leurs attirèrent la sympathie des habitants de Bud qui formèrent un réseau de résistance sans cesse grandissant. Britt nous raconte les témoignages qu'elle a récolté des anciens qui ont vécu durant cette terrible époque... le grand-père qui pisse dans le lait que le soldat allemand lui réclame etc.
À la fin de la guerre, les bunkers ont été condamnés, et plusieurs installations détruites, et les armes allemandes, jetées à la mer. Britt nous raconte que durant son adolescence, ces bunkers abandonnés étaient devenus le terrain de jeu des jeunes du coin... on peut bien s'imaginer!! Les jeunes s'y rendaient à l'insu de leur parents. Ils apportaient des patates dans lesquelles ils plantaient des clous et les jetaient au feu pour les faire cuire! Ils utilisaient le bois des murs, planchers et escaliers pour se chauffer... Si un ou l'autre des parents arrivaient pour les surprendre, ils avaient un système et tous se sauvaient en sautant dans de vieilles poches de plastiques vides, et glissaient tout au fond des tunnels - comme ils avaient brûlé tous les escaliers, c'était leur moyen de descendre! Moins facile pour remonter!! Elle nous a affirmé que bien des habitants de Bud ont eu leur première romance dans ces bunkers!
Après cette visite, nous avons emprunté la Route de l'Atlantique, un autre des points d'attrait de cette région. Cette route zigzague sur un parcours jalonné par 8 ponts qui surplombent la mer, reliant les îles entre Molde et Kristiansund dans les fjords de l'Ouest. Votée comme 'la construction norvégienne du siècle' en 2005, la Route de l’Atlantique saute agilement d’île en île, et est l'hôte d'une faune riche en oiseaux et en phoques, et passe par des excellents lieux de pêche accessibles en bateau ou tout simplement depuis les bords rocheux du littoral ou des passerelles aménagées à côté des ponts. La Route de l’Atlantique fut ouverte en 1989 et est aujourd’hui gratuite. Tout un investissement pour relier quelques villages de pêcheurs de quelques centaines d'habitants. La richesse des infrastructures de ce pays fragmenté et peu peuplé - ils sont moins de 5 millions en Norvège - nous provoque une petite pointe de jalousie...
Bien que la température ait été plutôt moche aujourd'hui, nous sommes ravis d'avoir appris sur ce passé plutôt sombre mais d'avoir aussi découvert un peuple résilient, et fier de sa nation!
De retour à Molde, je pars à la découverte de la ville pour voir les quelques points d'intérêts comme la cathédrale, la place de la dame aux roses et la célèbre statue du Jazzman, soulignant l'important festival de Jazz que cette ville reçoit tous les étés. Je me permets un peu de shopping car cette petite ville a un peu plus que des magasins de souvenirs! Je fais aussi une petite visite à l'épicerie du centre - je trouve toujours intéressant de voir qu'est-ce que les gens mangent et comment sont les étalages!
Ce soir, le chef nous a préparé un buffet norvégien avec des poissons locaux achetés au port aujourd'hui! Saumon, moules, palourdes. Le tout accompagné de la musique céleste de la harpiste! Une autre journée bien remplie... et demain? On recommence!!!
Jour 9 - 26 juin - Ålesund - 13-20C - Nuage et soleil Lever du soleil: 4h12 Coucher du soleil: 23h11
Après un copieux petit-déjeuner à la chambre, notre journée à Ålesund n'augure toujours pas bien... les nuages sont très bas et notre visibilité vraiment limitée... mais notre excursion ne part pas avant 9h00 ce matin.
Ålesund est une ville particulière puisqu'elle a été complètement détruite par le feu en 1904 et a été reconstruite selon un plan bien établi avec comme consigne d'utiliser le style Art Nouveau pour la reconstruction de toutes les maisons. Cette ville de 40 000 habitants est un port important pour le tourisme mais aussi pour la pêche au hareng. Elle est situé à l'embouchure du Storfjord, celui-là même qui abrite le Geirangerfjord! Ålesund est sise sur un archipel de trois îles, reliées par des tunnels.
Nous rejoignons notre guide Britt, une norvégienne pure laine cette région qui nous amène tout d'abord au musée Sunnmøre, un musée en plein air où nous verrons plus de 50 différents types d'habitations traditionnelles et une quarantaine d'embarcations démontrant le style de vie des habitants de cette région jusque dans les années 1900. Chaque type d'habitation avait son utilité - la maison où les gens vivaient, celle où les animaux étaient logés, le garde-manger (celle-ci est comme suspendu dans le vide, les marches d'escalier ne touchent pas à la maison pour éviter que les souris puissent y monter!) et les fameuses boat-houses, où les habitants des fjords gardaient leurs embarcations. Ces boat-houses étaient aussi construites près des villages car lorsqu'ils se rendaient au village pour faire provisions, échanges ou pour aller à l'églises, ils utilisaient la boat-house pour ranger leur bateau mais aussi pour se changer! Pas question d'aller à la messe avec les vêtements requis pour faire la traversée!!! Ainsi, ils laissaient leurs beaux vêtements dans la boat-house du village, car ils n'en avait aucune utilité à la ferme!! Nous avons aussi pu voir l'évolution des embarcations, à partir de grands bateaux vikings! Que d'ingéniosité au sein de ces peuples... Britt nous racontât tellement d'histoire qu'il aurait fallu l'enregistrer pour tout se souvenir!
Après cette visite enrichissante, nous somme montés jusqu'au mont Aksla, une des attractions touristiques majeures de Ålesund. D’ici, le panorama sur la ville, l’archipel magnifique ainsi que les majestueuses alpes de Sunnmøre est formidable. Deux options existent pour rejoindre ce point de vue: on peut monter sur l’Aksla en prenant les 418 marches à partir de Byparken (le parc central) ou bien l'autobus jusqu’au sommet. Devinez quelle option nous avons choisi?? Certainement pas les marches... on garde notre énergie pour découvrir la ville à pied en après-midi! Dans le parc qui se trouve au pied du Mont Aksla il y a une jolie place de jeux pour les enfants ainsi qu’une statue du viking Gange-Rolf qui fonda la Normandie en 911. C’est l’ancêtre de Guillaume le Conquérant qui conquit l’Angleterre en 1066 et par conséquent l’ancêtre de la maison royale anglaise. A écouter les norvégiens, on apprend que les Vikings ont laissé leur trace à bien plus d'endroit qu'on ne le croit!!
La vue du mont Aksla est époustouflante! Heureusement pour nous, le brouillard s'est levé et bien que le soleil ne soit pas encore au rendez-vous, on a une vue spectaculaire sur les trois îles qui composent cette ville si colorée et aux toitures en pignons! Les appareils photo ne dérougissent pas! On peut même voir le Journey accosté en plein coeur de cette jolie ville.
Nous terminons cette excursion par un tour de ville où nous découvrons ces maisons au style si particulier. Les consignes de reconstruction étaient très précises: murs de pierre, toit de plomb, style architectural Art Nouveau qui prend nom de Jugendstil en Norvège.
Voici ce qu'on dit de l'Art nouveau: Il se caractérise par l'inventivité, la présence de rythmes, couleurs, ornementations, inspirés des arbres, des fleurs, des insectes, des animaux, et qui introduisent du sensible dans le décor quotidien. C'est aussi un art total en ce sens qu'il occupe tout l'espace disponible pour mettre en place un univers personnel considéré comme favorable à l’épanouissement de l'homme moderne de ce début du XXe siècle. En France, l'Art nouveau était également appelé par ses détracteurs le style nouille en raison des formes en arabesques caractéristiques, ou encore le style métro, à cause des bouches de métro parisiennes réalisées en 1900 par Hector Guimard.
Le résultat de cette reconstruction est phénoménal! Des centaines de tourelles ornent les toitures et les maisons aux teintes pastelles créent un décor tout droit sorti des contes de fée... L'ensemble est spectaculaire. Ce mini-tour de ville nous a convaincu de revenir se balader dans les rues après un dîner bien mérité! On monte vite au buffet pour se redonner des forces... soupe Thaie aux écrevisses avec un succulent cari de poulet, et hop, nous repartons. Mais nous avons maintenant un nouveau compagnon!! Le soleil est sorti de sa cachette et il nous dévoile toutes les couleurs de cette ville. Le navire est accosté en plein centre, on est donc tout près de tout ce qu'il y a à voir.
Tout en admirant les tourelles, pignons, bas-reliefs en fruits, en fleur et toute les fioritures qui ornent ces bâtisses, nous avons fait un peu de shopping! La mode européenne est tellement différente de la nôtre - beaucoup plus de fibres naturelles, et des vêtements très fluides, souvent déconstruits. On se laisse tenter par quelques morceaux...
Nous sommes revenus à bord pour 15h00 afin de ne pas manquer le spectacle d'une troupe locale qui nous a fait un spectacle de danses et musiques folklorique de Norvège. Comme toujours, on se dit que tous les folklores ont des racines communes... les danses de toutes les nations ont beaucoup de points communs! La troupe est composée de personnes de 5 à 78 ans! C'est génial de voir cet amalgame d'âge perpétuer les traditions... Après le spectacle nous avons vu la troupe au buffet où le directeur de croisière les a invités à prendre une petite collation d'après-midi... les enfants se sont régalés des nombreux gelato!!
Au gré du départ d'Alesund, nous somme allés souper avec des amis de Cruise Critic - encore un souper délicieux et en bonne compagnie. Nous allons nous coucher tôt car demain, une autre journée (notre 7e consécutive...) bien remplie avec une grande excursion de 9 heures!!!
Jour 10 - 27 juin - Flåm - 20C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h03
Enfin, un matin ensoleillé! En fait, de toutes nos escales, celle-ci était la seule où je souhaitais ardemment avoir du soleil. Depuis des mois, j’avais réservé cette excursion qui allait nous mener à Voss avec le fameux train Flamsbana. Je suis donc enchantée de voir ce beau soleil qui éclaire le fameux Sognefjord que nous descendons avant de rejoindre la petite ville de Flåm, niché au creux de l’Aurlandsfjord, un des deux bras du Sognefjord.
Deux départs pour le train étaient offerts : 8h45 et 9h15. Nous avons choisi le premier. Nous sortons du bateau, fébrile d’aller prendre nos places dans le train qui est en gare à quelques mètres d’où est accosté le navire. Flåm est une toute petite commune d’à peine 500 âmes, et tout est près du quai. Mais notre guide nous amène plutôt vers le stationnement des bus en nous expliquant que notre groupe fera l’excursion à l’envers – donc on montera vers Voss en autobus d’où nous prendrons le train pour redescendre vers Flåm. Déception… je ne sais pas pourquoi, mais je suis déçue… j’avais tellement hâte d’embarquer dans le train! Mais tout compte fait, nous avons eu le meilleur trajet car le soleil de l’après-midi était plus étincelant et le petit brouillard du matin s’était levé, donc on a pu prendre de meilleures photos! Nous quittons donc Flåm et à peine quelques minutes plus tard, nous entrons dans un tunnel de 21 km… il nous faudra 20 minutes pour le traverser! Impressionnant quand même! Durant ce temps à la noirceur, notre guide nous raconte toutes sortes d’histoires sur les Trolls et nous lit de la poésie. En fait, la Norvège compte plus de 900 tunnels totalisant 750 km de route ensevelie! Les norvégiens ont développés une technique des plus pointues et sont reconnus partout au monde comme les maîtres-tunneliers. Les ingénieurs qui ont creusé le métro de Laval ont même été faire un stage là bas pour en apprendre un peu plus!
De l’autre côté du tunnel, nous prenons la route de la vallée pour se rendre à l’Hôtel Stalheim. La route est parsemée de cascades, de chutes et de cicatrices causées par les avalanches. Encore des paysages grandioses, à couper le souffle… que de beautés!
Le premier hôtel Stalheim s’est installé en 1885 comme relais postal. Déjà en 1895, il est transformé en hôtel de villégiature et peut recevoir 150 invités. Très vite, la réputation de l’excellent service, mais surtout de la vue stupéfiante sur la vallée Nærøydalen s’étend partout en Europe. La royauté et les nobles de plusieurs pays deviennent des clients réguliers et le plus fidèle est nul autre que l’empereur Wilhelm II qui a visité Stalheim durant 20 étés consécutifs! Bien que l’hôtel actuel soit le 4e construit sur ce site, son style très scandinave et sa riche collection d’objets d’art et d’antiquité lui confèrent un style chaleureux et traditionnel.
Dès notre arrivée, nous prenons d’assaut le jardin de l’hôtel d’où la vue est insaisissable. Après s’être abandonné à l’air pur de ces montagnes et de cette vallée, on nous invite à un goûter dans le salon de l’hôtel. Des danoises (on devrait peut-être les appeler ‘norvégiennes’!!!) aux pacanes et caramel, toutes chaudes, nous attendent avec un (autre) bon café! Vraiment, nous sommes au paradis… on n’entend que des ‘Mmmm’, ‘ahhhhh’, ‘oh my God’… tout le monde se délecte autant avec les yeux, par le paysage, que par l’estomac avec ses gâteries!!
Nous reprenons la route E16 en direction de Voss. Mais avant de rejoindre la route principale, nous devons descendre la route Stalheimskleivi. Cette route avec une quinzaine de virages en tête d’épingle a été construite entre 1842 et 1949, et jusqu’à tout récemment, était une route très étroite à deux sens. Vous pouvez imaginer la tête des vacanciers en camping-car qui devait reculer jusqu’en bas s’il rencontrait un bus? Depuis l’ouverture du grand tunnel, ils ont mis cette route à sens unique, et les bus qui l’empruntent doivent subir une inspection spéciale avant de l’entreprendre! La pente est tellement raide que l’alarme des freins a retenti deux fois durant la descente!
Avant d’arriver à Voss, nous avons fait un arrêt à Tvinde pour y admirer la magnifique chute jumelle (tvinde = twin) de Tvindefossen. Cette chute fait une chute libre de 150 mètres. Un grand camping est aménagé au pied de la chute, un site très populaire des touristes des fjords.
Nous sommes arrivés à Voss à midi. Notre dîner était servi dans la salle à manger principale du célèbre hôtel Fleischer. Construit tout en bois en 1888, il avait complètement brûlé à peine 14 jours après son ouverture. Il a été entièrement reconstruit et a été réouvert l’année suivante. Aujourd’hui, cet hôtel historique est géré par la cinquième génération de Fleischer et attire toujours une foule de touristes tant en hiver qu’en été. L’hôtel et la cathédrale, qui date de 1277, sont les deux seuls bâtiments de Voss qui ait été épargnés durant les bombardements de la 2e Guerre Mondiale!
Le lunch-buffet était très copieux avec toute une panoplie de plats chauds, froids, salades, poissons et desserts. J’ai mangé du saumon à toutes les sauces et sous toutes les formes possibles: saumon cru, poché, fumé, gravlax avec plusieurs salades nordiques et des fromages. Comme le départ de notre train, le fameux Flamsbana, n’était pas avant 13h50, nous avons eu quelques minutes pour marcher un peu dans la ville. Nous aurions bien aimé visité la cathédrale, mais on nous a fermé la porte au nez... fini les visites! C’est dimanche, et on rentre à la maison. Tant pis pour les touristes... Dommage.
De retour à la gare, nous retrouvons nos compagnons de voyage et montons dans le train. Déception... le train est très ordinaire et ressemble au train Amtrak des USA... Notre guide nous explique que nous devons d’abord prendre ce train qui fait la liaison Oslo-Bergen jusqu’à Myrdal et que là, nous monterons à bord du Flamsbana... ouf... soulagement! Le paysage est beau mais nous empruntons tunnels après tunnels. On en profite pour faire une petite sieste! Après 30 minutes, nous arrivons enfin à Myrdal, où nous avons changé de train pour ENFIN monter dans le Flamsbana! Ce train est beaucoup plus charmant! Son extérieur est vert foncé et l’intérieur légèrement vieillot est en bois. De larges fenêtres qui s’ouvrent permettent de bien voir le paysage et de pouvoir prendre de belles photos! Comme le train est presque vide, on peut facilement aller d’un côté à l’autre du train afin de ne rien manquer. Notre guide nous dit à l’avance sur quel côté la vue sera la meilleure!
De Myrdal à Flåm, le chemin de fer fait 20,2 km et dénivellera de 866 à 2 mètres d’altitude, la descente maximale est de 55% , la vitesse moyenne en montée est de 40 km/h et de 30 km/h en descente. Le train possède 5 systèmes de freinage d’urgence, traversera 20 tunnels, 1 pont, 4 tunnels d’eau et fera 8 arrêts! Au quart de la route, nous avons fait un arrêt et sommes sortis du train pour admirer la chute de Kjosfossen qui fait sa descente sur plus de 225 mètres. Un court spectacle de musique et danse nous est offert! Une danseuse, représentant une huldre, un personnage mythique du folklore norvégien ressemblant à un croisement entre la sirène qui charme et attire et un troll qui ne vit que la nuit, fait une danse langoureuse avec une grande robe de prêtresse orangée au son d’une musique New Age... assez flyée merci!!! Voici un petit clip de la performance! http://www.youtube.com/watch?v=IHDq8lboovE
Le paysage, tout au long de la descente vers Flåm, est une succession de monts et vallées, de cascades, de petites fermes, de champs, c’est tout simplement magnifique. Notre guide nous notait tout ce qui était d’intérêt - une vieille ferme de 300 ans, une église, la maison de tel homme ou telle famille! C’était très intéressant et rendait le trajet beaucoup plus vivant. De retour à Flam, nous sommes allés trouver une table sur la terrase du Windows, au pont 9, situé à l’arrière du bateau afin d’avoir une bonne place pour le départ. Le soleil était radieux! La margarita était fraîche... c’était, comme disent les ados, le bonheur accoté!!
Mais pour mettre une cerise sur cette journée assez fabuleuse, le capitaine nous annonce qu’il nous offre un petit cadeau! Il nous amène dans le Nærøyfjord, le deuxième bras du Sognefjord, et le plus étroit de tous les fjords de Norvège (250 mètres de large) jusqu’à Gudvangen. Ce petit détour n’était pas prévu à l’itinéraire, mais comme il nous a dit, on ne peut pas venir jusqu’ici, être juste à côté et ne pas y entrer! J’imagine que d’avoir le CEO de la compagnie à bord a dû faciliter la décision! Ce fjord est à couper le souffle... vraiment... Vers le milieu, au point le plus étroit, ils ont descendu une chaloupe de secours avec le photographe du bateau afin qu’il fasse des photos et vidéos dans ce passage si spectaculaire. Bonne idée capitaine! Envoûtées par ce paysage, nous décidons de souper au buffet afin de ne rien perdre de ce spectacle imprévu! Une fois sortis du fjords, et après un bon repas, arrosé de bon vin, nous allons nous écrouler dans nos lits, repus et satisfaites... quelle journée inoubliable!
Demain, dernière escale... j’avoue qu’on commence à avoir un peu moins d’entrain! Mais chaque ville nous dévoile de nouvelles surprises!!
Jour 11 - 28 juin - Stavanger - 25C - Soleil Lever du soleil: 4h21 Coucher du soleil: 23h30
Notre arrivée à Stavanger est prévue pour 10h00 ce matin - youpi! on peut faire une vraie grasse matinée! Plutôt que déjeuner dans la cabine, nous allons à la salle à manger. À 8h00, nous étions les premières!! On dirait bien que tout le monde est épuisé par toutes ces escales consécutives...
Le paysage de la côte est vraiment différent de tout ce qu'on a vu jusqu'à maintenant. Stavanger est la 4e plus grande ville de Norvège et son agglomération compte environ 300 000 habitants. Depuis la découverte du pétrole dans la mer du Nord, elle est devenue la capitale de l'industrie pétrolière norvégienne. De plus, Stavanger est située plus au sud au début de la région des fjords. Les rives sont beaucoup moins escarpées et beaucoup plus aménagées. On y voit beaucoup d'installations pétrolières. La plus grande compagnie pétrolière de Stavanger, Statoil, est détenue à 62,5% par l'État.
Le Journey accoste en fin en plein centre ville, juste à côté du vieux Stavanger. Ce quartier de maisons de bois est le plus vieux d'Europe car il est un des seuls à n'avoir pas succombé au feu. Ces petites maisons, toutes blanches, datent du 17 et 18e s. De notre balcon, nous avions une vue splendide sur ces petites maisons, toutes accrochées unes aux autres.
Aujourd'hui, nous avons opté pour une excursion en catamaran dans le Lysefjord afin d'aller voir le fameux rocher appelé 'La Chaire' ou Preikestolen. C'est une imposante falaise qui culmine à 604 mètres au-dessus des eaux du Lysefjord et qui de par sa forme plate d'environ 25 mètres sur 25 et légèrement en avant sur le fjord est comparable à une chaire d'église. Des milliers de randonneurs visitent ce rocher chaque année. Il faut compter entre 2 et 4 heures de marche pour atteindre la chaire, à travers bruyères, rochers et lacs. Nul besoin de vous dire que nous avons opté pour l'option 'facile', c'est à dire qu'on le verra d'en bas!!!
Nous ne sommes qu'une cinquantaine de personnes dans un catamaran qui peut en contenir deux cent, on a donc beaucoup d'espace. Le guide local est un bonhomme coloré qui s'obstine à ne pas prendre de micro... il passe donc de section en section pour nous raconter toutes sortes d'histoires sur la vie dans ce fjord! Nous sortons du port tout doucement, passant devant le musée du pétrole. Puis, aussitôt sorti du port, le catamaran prend sa vitesse de croisière de 22 noeuds! Ça déménageait! Nous avons traversé l'archipel de Stavanger, puis sommes entrés dans le Lysefjord, le tout dernier fjord de notre voyage. Avant d'aller plus loin, nous faisons un arrêt au Lysefjord Center pour quoi d'autres qu'un bon café et des gaufres!!! En fait, ces gaufres sont de belles crêpes en dentelle, servies avec de la crème fouettée et de la confiture. Encore une fois, on en profite et on se régale! Nous reprenons le catamaran pour entrer encore plus loin dans le fjord.
On nous amène près d'une grande crevasse dans laquelle on peut voir un homme... de plus près, on s'aperçoit que c'est un mannequin qui est accroché dans le creux des rochers... on nous raconte qu'autrefois, les gens qui ne payaient pas leurs impôts venaient ici pour se cacher... à leur risque et péril! Nous faisons une autre approche pour aller nourrir des chèvres qui vivent à flanc de montagnes... elles sont 4 et bien grasses... nous ne sommes certainement pas le seul bateau à venir leur faire un petit coucou!! Puis finalement, nous arrivons au Preikestolen. Cette formation rocheuse aux angles si carrés semble coupé au couteau! C'est difficile à croire que l'érosion à pu tailler une telle forme! Ce morceau de roche, détaché et protubérant pourrait tomber à tout moment! Le dessus de ce rocher est complètement plane, et il n'est nullement clôturé! Les gens s'y promènent comme si de rien n'était! On nous dit qu'il n'y a jamais eu d'accidents!
Sur le retour, nous passons à travers les îlots de l'archipel où les gens fortunés de Stavanger - et dieu sait qu'il y en a beaucoup dans le pétrole - ont leurs résidences secondaires. La plupart des chalets/maisons sont transmises de générations en générations et rares sont ceux qui viennent en vente. Les prix peuvent facilement atteindre le million d'euros pour un petit chalet...
De retour en ville, nous faisons un petit tour pour aller voir la ville et aller dépenser nos derniers kroners norvégiens - je n'ai pu résister à acheter un petit troll déguisé en Viking tenant un drapeau norvégien... un 3 dans 1!! Nous marchons le long du port, mais la rive est envahie par des courts de beach volleyball car un grand tournoi international se tient toute la semaine. Les courts et toutes les installations du tournoi changent pas mal le décor... mais les messieurs peuvent se régaler de voir toutes ces belles scandinaves blondes, bronzées dans leur petit maillot de beach volleyball!!!
Le vieux Stavanger nous dévoile des jardins de roses aux milles couleurs, des maisonnettes blanches, toutes collées les unes sur les autres et des rues en pavés... ce quartier est maintenant très convoité et est devenu un lieu très branché! En retournant vers le centre nous arrivons au musée de la conserve. En effet, les activités traditionnelles de Stavanger furent le transport maritime, la construction navale et l'industrie de la conserve. Dans les années 1950, on a compté plus de 50 conserveries. La dernière a été fermée en 2002. C'est dans cette dernière que le musée à été aménagée. Saviez-vous que la clé pour ouvrir les boîtes de conserves de sardines a été inventé ici-même à Stavanger??
Nous allons jusqu'à la cathédrale qui date de 1125. Cette cathédrale de style roman et gothique est la plus ancienne de Norvège. Jour de chance - elle est ouverte! En plus, une chorale pratique pour un concert qui aura lieu ce week-end! Nous profitons de ce petit moment d'enchantement pour prendre un répit et faire une petite pause fraîcheur. Le mercure monte, et il fait maintenant plutôt chaud!
Nous rentrons vers 16h45 après avoir exploré les allées commerçantes et fait quelques petits achats!
Nos amis de Cruise Critic nous ont invité pour le 'sail away' sur leur balcon puisqu'ils ont une cabine juste en avant du bateau - en plein centre! En fait, ils sont juste sous la suite du CEO d'Azamara, qu'on voit se prélasser sur son balcon! La vue est intéressante car on voit de chaque côté du bateau, toutefois, on voit aussi tout le nez où se font les manoeuvres - un peu bruyant et distrayant. Mais quel bonheur de quitter cette dernière ville des fjords, champagne à la main! Eric, le directeur de croisière, nous avait dit de ne pas manquer le spectacle de ce soir... c'est un nouveau spectacle qu'il a monté durant la croisière précédente avec la troupe. Une revue des grandes comédies musicales! Il a fait ça en grande... programme imprimé avec la bio de tous les chanteurs et musiciens, programme complet etc. En effet, le spectacle était super! Des costumes, perruques, des arrangements mettant en valeur tous ces talents. Il est même arrivé en patins à roulette déguidé en Drag Queen pour la chanson 'Dancing Queen' de ABBA - Il sait définitivement faire preuve d'autodérision!!! Mais il faut donner à César... il est excellent, a une voix extraordinaire et une présence incroyable. Le Cabaret était bondé... avec des gens debout partout. Tout le staff y était!
Demain... dernière journée en mer!
Jour 12 - 29 juin - En mer - 17C - Brouillard et nuages Lever du soleil: 4h29 Coucher du soleil: 21h57
Ce matin, nous nous levons avec de la purée de pois... impossible de voir si la mer est calme ou agitée, on ne voit même pas l'eau! Mais on s'en fout un peu car aujourd'hui est notre dernière journée à bord, et nous sommes ravies d'avoir eu de la belle température durant nos escales. Toutefois, nous sommes intriguées de ne pas avoir entendu la corne de brume, car vraiment, on n'y voit franchement rien...
La salle à manger est fermée ce matin car on prépare un Brunch Extraordinaire, une nouveauté sur les navires d'Azamara. Nous tentons de planifier notre journée pendant le petit déjeuner, mais nous avons de la difficulté à se faire un horaire... il n'y a pas vraiment d'activités intéressantes, on doit faire nos valises, en fait, la seule chose que je ne veux pas manquer est l'Aurevoir des employés... à quelle heure déjà? 10h00... zut, il est 11h00 et on l'a manqué... bon, on l'écoutera à la télé!! Finalement, la journée s'est déroulée un peu bizarrement. On a fait un peu de valises, puis on est allé au brunch qui était en effet extraordinaire! Ils avaient installé le buffet sur le podium central de la salle à manger - les gens familiers avec les navires R sauront de quoi je parle! On pouvait y trouver de tout allant des gaufres et omelettes aux côtelettes d'agneau en passant par des pâtes sautés, des poissons, les fromages - en fait, c'est comme s'ils vidaient les cuisines avant d'embarquer les nouveaux passagers!!!!
En après-midi, nous avons fait une petite sieste question de reprendre des forces après toutes ces escales! Nous avons été réveillé par sursaut au son d'un hélicoptère qui était juste à côté de notre balcon! Assez épeurant merci... un gros hélico noir avec les vitres teintées... On a su plus tard que c'était l'armée danoise qui faisait une petite visite non-annoncée... bizarre! Même le capitaine a trouvé la manoeuvre plutôt cavalière... A 17h30, nous avions une autre rencontre Cruise Critic d'organisée par Azamara. Une trentaine de personne sont venus, et on nous servi champagne, cocktails et hors d'oeuvres à profusion. Seulement Heike, la Directrice de l'Hotel et Eric, le directeur de croisière étaient là. Ils ont ouvert le plancher à ceux qui avaient des commentaires ou questions et finalement, le capitaine est venu dire un petit bonjour! Il a élucidé le mystère de la corne de brume de ce matin - ou en fait, de l'absence de la corne de brume! Il nous a dit qu'il savait que l'itinéraire exigent avait fatigué plusieurs personnes, et plusieurs profiteraient de cette journée en mer pour dormir un peu... alors il n'a pas voulu nous réveiller avec la corne! Il s'est organisé pour rester à plus de 13 miles nautiques des autres navires afin de ne pas avoir à l'activer... non, mais ce n'est pas gentil ça??? J'ai rarement vu un capitaine aussi prévenant!! J'ai quitté la rencontre avant la fin car les gens devenaient un peu redondant avec les mêmes questions et les mêmes commentaires...
Ce soir, nous avons soupé avec un couple de lavallois avec qui nous avions fait quelques excursions! Une belle façon de terminer cette belle croisière. Puis, nous sommes allés au dernier spectacle qui mettait en vedette une artiste de grande renommée - Dale Kristien - la 'vraie' et première Christine du Phantom of the Opera sur Broadway! Une très grande voix!
A 23h00, nos valises étaient à la porte!
Jour 13 - 30 juin - Copenhague: Débarquement - 20C - Soleil
Comme nous n'avions pas de transfert et que nous avions un vol à midi, nous avions reçu une des premières heures de débarquement - 7h45.
Nous sommes allées déjeuner à la salle à manger vers 6h30, et à 7h00 nous étions de retour à la cabine! Le débarquement a débuté exactement à l'heure prévue et tel que prévu, on appelait une couleur aux 15 minutes. Nous sommes donc sortis à 7h45... pile! Eric et Heike étaient à la porte de sortie pour nous souhaiter bon voyage! En moins de 2 minutes - sans exagération - nous avions nos bagages qu'un porteur a apporté jusqu'au taxi et à 7h51, nous étions en route pour l'aéroport! A 8h15, nous étions en ligne pour enregistrer nos bagages... j'oserais dire que c'était trop rapide!!! On a pas eu le temps de réaliser qu'on partait...
C'est ainsi que notre périple de croisière en Norvège a pris fin... toutefois, pour nous, la vacances n'était pas fini puisque nous avons fait un séjour de 4 nuits à Berlin... mais ça, c'est sur la Terra Ferma que nous l'avons fait!
Appréciation générale de la croisière
Bon... pas besoin de m'éterniser pour vous dire que nous avons fait une excellente croisière!
Nos expériences précédentes avec Azamara nous avaient ravis, et cet itinéraire unique permettant de bien explorer la région de fjords, contrairement à d'autres itinéraires qui s'étendent un peu plus, étaient des plus prometteurs.
L'itinéraire - tel que vous avez pu le constater, a été à la hauteur de nos attentes et même plus! On ne connaissait aucune des escales - à part Oslo et Bergen, et nos recherches ne nous avaient pas retourner beaucoup d'information. Toutefois, cette région hautement touristique s'est révélée remplie de découvertes et de possibilités. De plus, je tiens à dire que pour la plupart des escales, un bureau de tourisme était installé près du port, et que plusieurs activités et tours étaient proposés pour les gens qui voulaient faire quelques choses sur place.
Quant à Azamara, la prestation générale a été à la hauteur. Toutefois, nos attentes étaient peut-être un peu différente depuis qu'Azamara a changé son positionnement le 1 avril 2010. En effet, depuis cette date, la compagnie a changé de nom, Azamara Club Cruises, afin de refléter une expérience plus inclusives: vins gratuits aux repas, eau en bouteille, sodas, pourboires etc. Les prix ont aussi grimpé de façon significative! Donc on s'attendait à voir quelques changements... toutefois, rien n'a changé! Il faut dire que la barre est haute, donc je ne veux pas chialer pour chialer... Mais même au niveau des décors, cabines, recouvrement des chaises, fauteuils etc. tout est resté intact. J'aurais pensé que ce nouveau positionnement de la marque aurait été ponctué de quelques changement physiques pour se démarquer de l'ancien Azamara... Mais comme je l'ai dit, la barre était déjà haute. Ma seule préoccupation est que la hausse de prix devient difficile à justifier...
Les 'plus' d'Azamara: - des navires de petite dimension; les avantages sont que l'atmosphère est plus personnelle, qu'il y a une proximité entre les officiers, le capitaine et les passagers, que le navire peut aller dans des endroits plus exclusifs... - un service toujours courtois et personnalisé; toutefois, le fait que le bateau ait été à mi-capacité, les employés étaient parfois un peu moins 'sur la touche', mais de façon générale, le service est hors pair! - la nourriture, variée et de qualité, et par surcroît accompagnée de vins de grande qualité! - buffets de produits locaux - cafés et thés de spécialité gratuit en tout temps - bouchées disponibles à toute heure du jour et du soir au Mosaic (bouchée brunch le matin, sandwich le midi, bouchées pour le thé en après-midi, tapas et hors-d'oeuvres en soirée) - bar à smoothies et à jus frais pressés au déjeuner - service aux chambres 24h avec un immense choix - Lido grill avec beaucoup plus que des hot dogs et burgers... bar à salade, brochettes de boeuf, poulet, agneau, légumes grillés, etc. - utilisation gratuite des saunas, bain de vapeur et douches du spa - de la musique LIVE avec un band de 7 musiciens EXTRAORDINAIRES - pas d'annonce au PA - des spectacles avec des artistes de qualité - spectacle à saveur locale - buanderie gratuite - nouveaux privilèges de loyauté équivalent à Princess (internet gratuit etc.) - embarquement et débarquement simple et ultra-rapide - robe de chambre, pantoufles, jumelles et parapluie dans la cabine
Les moins d'Azamara ... on doit y penser... ça ne vient pas!!! - ah oui... avec les prix qu'ils affichent maintenant, pas sûr qu'on pourra y retourner...
Voilà donc la conclusion de ce récit! N'hésitez pas à poser vos questions sur l'itinéraire ou encore sur la compagnie de croisière. Un comme l'autre vaut la peine d'être essayé!!!
Pour les photos de la croisière: http://picasaweb.google.com/mcdessureault
MissMC
Itinéraire de vingt jours en Namibie au mois de septembre English translation pending
bonjour,
nous partons 20 jours en Namibie au mois de septembre .vol air berlin direct Munich Windhoek. nous louons un 4x4 à Windhoek
voici notre itineraire: jeudi 16 :arrivée Windhoek vendredi 17 : windoek - waterberg samedi 18 Waterberg - Groofontein ( par la piste D2512)- Tsintsabis. dimanche 19 : Etosha camp Namutoni lundi 20 : Etosha camp Halali mardi 21 : etosha camp Okaukuejo. mercredi 22 :Etosha - kamanjab (par Mon désir soit la D2695, D2671 et d3248° JEUDI 23 :Kamanjab - Opuwo vendredi 24 : Opuwo - Sesfontein samedi 25 : Sesfontein - Palmwag dimanche 26 : Palwag - Twyfelfontein lundi 27 : Twyfelfontein - Terrace Bay mardi 28 : Terrace Bay - Swakopmund mercredi 29 : Swakopmund - Sesriem Jeudi 30 : Sesriem - Sossusvlei Vendredi 1er octobre : Sossusvlei - Aus (par la D 707) Samedi 2 : Aus - Luderitz Dimanche 3 : Luderitz - Hobas Lundi 4 : Hobas - Ai-Ais Mardi 5 : Ai-Ais - Brukkaros Krater Mercredi 6 : Brukkaros - Windoek
que pensez vous de notre itineraire ?
faut il obligatoirement reserver à Etosha et au camp de Sesriem ? reserver pour ces 2 hebergements à notre arrivée à Windhoek est il envisageable ? sur le site du Sossus dune lodge il n'y a plus de des nuits avec pension complete, savez vous s'il est possible de ne prendre que la nuité? nos 2 jours 1/2 à Etosha sont ils suffisant?
merci pour vos reponses et n'hesitez pas pour conseils ou autres...
stef
nous partons 20 jours en Namibie au mois de septembre .vol air berlin direct Munich Windhoek. nous louons un 4x4 à Windhoek
voici notre itineraire: jeudi 16 :arrivée Windhoek vendredi 17 : windoek - waterberg samedi 18 Waterberg - Groofontein ( par la piste D2512)- Tsintsabis. dimanche 19 : Etosha camp Namutoni lundi 20 : Etosha camp Halali mardi 21 : etosha camp Okaukuejo. mercredi 22 :Etosha - kamanjab (par Mon désir soit la D2695, D2671 et d3248° JEUDI 23 :Kamanjab - Opuwo vendredi 24 : Opuwo - Sesfontein samedi 25 : Sesfontein - Palmwag dimanche 26 : Palwag - Twyfelfontein lundi 27 : Twyfelfontein - Terrace Bay mardi 28 : Terrace Bay - Swakopmund mercredi 29 : Swakopmund - Sesriem Jeudi 30 : Sesriem - Sossusvlei Vendredi 1er octobre : Sossusvlei - Aus (par la D 707) Samedi 2 : Aus - Luderitz Dimanche 3 : Luderitz - Hobas Lundi 4 : Hobas - Ai-Ais Mardi 5 : Ai-Ais - Brukkaros Krater Mercredi 6 : Brukkaros - Windoek
que pensez vous de notre itineraire ?
faut il obligatoirement reserver à Etosha et au camp de Sesriem ? reserver pour ces 2 hebergements à notre arrivée à Windhoek est il envisageable ? sur le site du Sossus dune lodge il n'y a plus de des nuits avec pension complete, savez vous s'il est possible de ne prendre que la nuité? nos 2 jours 1/2 à Etosha sont ils suffisant?
merci pour vos reponses et n'hesitez pas pour conseils ou autres...
stef