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Villages dogons au Burkina Faso? English translation pending
by YRatelier · 2007-11-01 · 23 replies
Nous avons tous connaisance des villages Dogons du Mali ( vers Bandiagara) mais des villages qui regroupent cette ethnie existent au Burkina, si quelqu'un connait quelques uns de ces villages ou a des infos, je suis preneur ! apparement entre Koudougou et Tougan ( ou dans les environs ) .....

en vous remerciant

Yves
Sénégal-Mali pour 4 mois English translation pending
by Peterluck · 2007-04-20 · 23 replies
Bonjour, je pars de mai a août au Sénégal et je compte bien passer un peu de temps aussi au Mali. Le hic c'est que je n'arrive pas a trouver des endroits abordables ou dormir. Si quelqu'un connais des campements ou guess-house etc.. j'aimerais bien avoir un peu d'info sur ces endroits abordables. De plus, j'aimerais savoir si je dois tout apporter avec moi dans mon pacs-sac ou si c'est facile de trouver le nécessaire une fois laba. merci de prendre le temps de me répondre :)

ps:Je pars seul avec mon packsac, alors si queulqu'un aimerait se joindre a moi, rien n'est impossible :)

Pierre-Luc, 23 ans, Québec (montréal)
Achat d'une maison à Saly au Sénégal English translation pending
by Cance · 2007-03-19 · 21 replies
bonjour Je voudrais acheter une maison dans une residence a saly, je voudrais avoir des tuyaux sur les prix, les arnaques etc... merci
Ce qu'il faut savoir sur le Bénin! English translation pending
by Coolno · 2006-03-20 · 11 replies
Bonjour!

Voilà quelques infos pour vous! la ville de Parakou, le nom Parakou vient d'un mot Dendi qui signifie " La Ville de tout le Monde ". Parakou est à coup sûr la ville la plus diverse du Bénin, avec un grand mélange de plusieurs ethnies du pays : Bariba, Dendi, Somba, Fon, Goun, Mina, Dita Mari, Berba, Zarma, Ibo, Yoruba, Nagot, Haoussa, Kabrais, Warma, Peulh et Touareg. Cette diversité d'ethnies est agrémentée par les nombreuses variétés d'excellents repas qui sont préparés ici.Une ville environnée de beautés naturelles et touristiques telles que les chutes de koudou, Nikki et les villages de Tourou et de Gnou, renommés pour leurs poteries. C'est une ville cosmopolite et un centre touristique avec ses larges rues ombragées et la place Tabera.Elle est dotée d'une piste d'atterrissage, des hôtels et des restaurants.On y rencontrre fréquemment les fameux cavaliers Baribas, célèbres par leurs fantasias endiablées, annoncées par de longues trompettes.

Parakou est un centre d'excursions pittoresques dans une zone giboyeuse : Nikki, Tchaourou, Béttérou, Ouari Maro.Partout il est possible de complèter la randonnée automobile par une promenade à cheval.

Les Attractions Le Musée de Plein Air

C'est un intéressant musée, quoique petit, de l'histoire Bariba et Peulh. La visite guidée est intéressante et recommandée. Le Palais KOBURU du Roi Akpaki Dagbara de Parakou

La demeure de l'aimable roi Bariba de la localité est située en descendant la pente à partir du musée, à portée de vue du Grand Marché (cherchez là où se trouvent deux grands baobabs dehors). Le Centre Culturel Français

Le Centre Culturel Français est une bonne source d'informations touristiques qui organise souvent des cours, des séances de projections cinématographiques et d'exposés. On y trouve également des terrains de tennis et de basket de plein air. Le Centre Songhaï

Cette ferme organique expérimentale est un lieu intéressant pour ceux qui s'intéressent à l'écologie ou à l'agriculture. Situé à quelques kilomètres de Parakou, il offre une variété de produits végétaux pour la vente (tels que le lait de soja) et tire également une légitime fierté des services de télé-centre qu'il organise à l'intention de ceux qui veulent envoyer et recevoir du courrier électronique.

Informations d'ordre général Coût de transport à partir de Cotonou :

Il y a deux principaux moyens de transport pour se rendre à Parakou : les taxis de brousse et le bus. Le taxi-brousse coûte environ 7 000 F CFA. Vous pouvez également y aller par le moyen sûr du bus Africa Lines qui ne coûte que 6 500 F CFA. Par taxi, le voyage dure environ 5 heures. Par bus, il dure environ 7 heures, s'il s'arrête en cours de route. Il y a également le train qui quitte Cotonou et dont le billet de deuxième classe coûte 4 500 F CFA. Ce moyen de transport est le meilleur si vous n'êtes pas pressé, car le voyage Cotonou-Parakou peut prendre jusqu'à 11 heures. Toutefois, quoique long et quelque peu inconfortable (ce n'est pas climatisé) le train offre aux touristes une expérience inoubliable. Vous verrez des images vivantes de la campagne, et à chaque arrêt de train, il y a des vendeuses qui viennent dans le train vous vendre diverses choses et qui sont très amusantes. La première classe est plus confortable et il y a également des trains-couchettes la nuit. Si vous avez assez de temps et d'intéressants compagnons de voyages, le train constitue une expérience unique et tout à fait recommandée.

Meilleure période pour la visite L'harmattan de décembre en février, est le temps le plus confortable qui permette d'éviter les températures extrêmes. Lorsque l'on veut prendre part aux festivités locales, la Tabaski, fête musulmane célébrée avec des sacrifices rituels consistant à égorger des moutons et à faire cuire leur viande a généralement lieu en mars. Il y a également une fête du vodoun au printemps, mais la date n'est pas du tout régulière.

Les Marchés de la Place Parakou compte trois grands marchés. Le tout premier est le grand marché ARZEKE, situé juste au centre de la ville non loin de l'auto gare, de l'ECOBANK et de l'Hôtel de Ville. Il compte entre 500 et 1 000 vendeurs et vendeuses qui vendent tout ce que vous pouvez imaginer. Des pagnes, des articles en coton, des cassettes et des CD d'artistes locaux et étrangers, des ustensiles de cuisine, des épices locales des fruits et du " wagashi " (le fromage obtenu à partir du lait de vache et considéré comme une spécialité du Nord Bénin). Le marché DEPOT, situé près de la gare ferroviaire. On y trouve souvent des produits alimentaires y compris presque tous les fruits et légumes et un excellent " wagashi " sans oublier que vous pouvez acheter également des calebasses et des paniers.

Le marché GUEMA, plus petit que les deux précédents est situé près de l'Eglise de Guema sur la route de Malanville. Les résidents font ici leur choix de viande de bœuf. On y trouve également beaucoup d'articles fabriqués par les Peulh tels que les chapeaux à large bord, etc. Si vous avez envie de déguster les produits de brasserie locale, dirigez-vous vers le marché Kilombo connu pour son " Chouk. " Ce petit marché créé par les Somba de l'Atacora a lieu tous les dimanches à partir de 10 heures. Il est situé dans un quartier idyllique appelé Albarika. Le marché un assemblage de cabanes, offre deux produits : divers types de bière locale fabriquée à partir du mil appelée " Choukoutou ", les visiteurs la désignent par " Chouk " et de la viande de porc. La plupart des autochtones qui viennent à ce marché consomment de grande quantité de ces deux produits. Vous pouvez vous retrouver dans une cabane, sans parler cette langue, ce qui rend la conversation très intéressante et très joyeuse.

Itinéraire: Cotonou, Abomey, Dassa-Zoumè, Savè, Kandi et enfin Parakou...

Une fois à Cotonou, je vous conseillerai de visiter le Centre Artisanal, le Marché Dantokpa, les Plages de Cotonou, la Vie Nocturne - Les Divertissements et les restos etc... Abomey: Le Musée historique royal d'Abomey, La visite de la cité " La Route du Danhomè, La Place Goho, Les courses commerciales, Marché local etc... Dassa-Zoumè: Les Attractions - " Les collines ", Formations rocheuses, La Grotte, La Visite au Roi de Dassa et le marché local etc... Savè on y trouve : Le ''Oké/OYI-Amon'' : colline produisant du beurre à vertu thérapeutique, Le ''Oké/Adjabgo'' : lieu sacré, siège des divinités Tchabè, Les mamelles : Colline ayant la forme des mamelles d'une jeune fille, La danse Guèlèdè, genre oral récemment inscrit au patrimoine mondial intangible. Dans le cadre du ayonnement de ce genre oral, une maison de ''Guèlèdè'' sera construite à Savè pour la recherche, la documentation l'information, la formation et l'animation, Le Palais royal (qui sera bientôt rénové). Kandi :Les Eléphants de Alfakouara, Les Chutes de la Sota et les Marchés etc... Parakou :Le Musée de Plein Air, Le Palais KOBURU du Roi Akpaki Dagbara de Parakou, Le Centre Culturel Français, Le Centre Songhaï et enfin les Marchés de la place..

Vive le Bénin nouveau!
Kenya ou Tanzanie pour l'aventure? English translation pending
by Cilaosa · 2005-10-26 · 19 replies
Salut à tous,

Je souhaite m'offrir un séjour aventure au Kenya ou en Tanzanie et je n'ai pas beaucoup d'informations. Mon but et de faire un safari photo en petit groupe (un ou deux 4X4 max) en traversant le pays et en campant (j'aimerais éviter les hôtels), est-ce possible? et quel TO? a quel prix? Je souhaite particulièrement voir le Kilimandjaro et pourquoi pas tenter une ascension mais je ne connais pas la difficulté. Bien sûr j'aimerais aussi connaitre la meilleure periode, le tout pour un voyage d'une dizaine de jours.

Alors à vos claviers et merci d'avance.🙂 Je suis aussi preneur de carnet de voyage de personne l'ayant déja fait.
Namibie: ce que vous n'auriez pas voulu manquer! English translation pending
by Senmout · 2005-08-11 · 19 replies
nous préparons notre voyage en Naminie/botswana l'étè prochain en camping-car. (donc pas d'Epupa falls)

Pour nous aider dans l'itineraire, qu'est ce que vous n'auriez pas voulu manquer? Keetmanshoop, Aus et ses chevaux sauvages, Naukluft, Fish river canyon? Tsodillo, Chobe, les vic falls? La bande de caprivi? Mudumu?

Toutes les propositions sont les bienvenues! merci
Namibie-Botswana juillet 2005 avec carte et photos English translation pending
by Mlefevre · 2005-07-27 · 14 replies
Pour voir le carnet avec plein de photos, cliquez ici : sibellelaterre

Voyage en Namibie du 04 au 22 juillet 2005

Après un voyage en Afrique du sud en 2000, en louant un camping car à Cape Town, nous avions envie de retourner en Afrique Australe. La situation en Afrique du Sud s’étant fortement dégradée ces dernières années, la Namibie et ses paysages de désert nous a paru adaptée à un voyage en famille avec nos enfants maintenant âgés de 9, 10 et 12 ans. Les informations trouvées sur internet et en particulier sur Voyage Forum nous ont beaucoup aidés dans la préparation du voyage. Nous renvoyons maintenant l’ascenseur en faisant à notre tour partager notre expérience et nos impressions. Ce récit comporte donc un mélange d’informations pratiques et de perceptions subjectives.

Carte du trajet tirée de Google Earth :admirez les dunes de Sossusvlei(entre 12 et 13), le Pan d'Etosha (entre 3 et 4) et le Delta de l'Okavango (au-dessus du 8).



LEGENDE : 1-Windhoek 2-Dan Vijoen NP 3-Etosha Okaukuejo 4-Etosha Namutoni 5-N'Kwazi Lodge 6-Mahango 7-Tsodillo Hills 8-Maun 9-Ghanzi 10-Solitaire 11-Naukluft 12-Sossusvlei 13-Walvis Bay 14-Swakopmund 15-Cape Cross 16-Brandberg 17-Spitzkoppe

Dimanche 03/07 Départ de Francfort (20h45) pour Joburg puis Windhoek (12h le 04/07) Adulte 865euro, enfant 482 euro, taxes d’aéroport comprises, billets achetés sur internet en janvier auprès de la Lufthansa. Vol de South Africa Airways.

Lundi 04/07 Le loueur du C car vient nous chercher à l’aéroport, très pro et nous conduit au dépôt de Bobocamper à mi-chemin de Windhoek. 1h après nous voilà au volant (à droite) pour rouler (à gauche) vers Windhoek. Circulation fluide, courses au « super »marché puis nous filons vers le Dan Viljoen Park au NO de Windhoek non sans nous perdre auparavant dans la banlieue pas du tout résidentielle du nord de W, qu’on ne peut toutefois pas qualifier de township. 5h après être descendus de l’avion, nous voyons nos premiers animaux « sauvages » en arrivant dans cette petite réserve aux portes de la ville : gnous, damans, antilopes diverses, hérons, canards, ibis, cormorans, perdrix et autres oiseaux moins familiers.



On est tout de suite dans le bain après 15 h d’avion et 1h de route. Déjà la nuit tombe, c’est l’hiver et il fait nuit à 17h30. Il va falloir se caler sur le soleil pour profiter au maximum de nos journées. Le camping est bien aménagé près d’un petit lac (chose rare en Namibie) : eau, électricité, barbecue.

Mardi 05/07 Au matin, tout excités, nous nous réveillons frigorifiés (5°C DANS le camping car) avant que le soleil ne se lève. A 6h30, nous sommes sur le pied de guerre pour une randonnée de 8 km dans les collines de la réserve. La température devient très agréable en quelques dizaines de minutes. Nous voilà bientôt en T-shirt faisant du canyoning (sans eau), pistant les gazelles (qui sont ici très craintives) et les damans.



La végétation est hivernale avec beaucoup d’arbres à feuilles caduques, l’herbe est jaune, la terre ocre, les nids de tisserins jaunes, le ciel tout bleu : ce seront les couleurs dominantes de notre voyage. Camping site : 150 dollars N, entrée parc 10DN pour le véhicule, 40DN/adulte, gratuit –de 16 ans. Nous n’avions pas réservé. Pas mal de monde sur le terrain de camping, quasi pas de randonneurs. Nous déjeunons rapidement puis filons sur Etosha (Okaukuejo, à l’Ouest). La route, toute droite, goudronnée, file entre les termitières et les arbres « pique-nique » (sous les quelques arbres de taille suffisante est aménagée une aire de pique-nique). Nous arrivons juste avant la tombée de la nuit (heure à laquelle l’entrée du parc ferme) et rencontrons tout de suite notre premier éléphant. Le camping est très grand avec eau, électricité mais manque un peu de charme. Il y a- nous semble-t-il- beaucoup de monde mais nous trouvons de la place sans avoir réservé. Camping site avec electricité 240ND, entrée du parc adulte 80ND, véhicule 10ND, gratuit avant 16 ans. Nous dînons rapidement puis filons au point d’eau éclairé la nuit. L’ambiance est d’abord un peu agitée avec les jeunes enfants qui courent dans tous les sens. Il leur faut bien se défouler après avoir passé toute la journée confinés dans les voitures (il est interdit de descendre de sa voiture sauf dans les camps, pour des raisons de sécurité et aussi sûrement pour la tranquillité des animaux). Cette agitation ne gêne d’ailleurs en rien les éléphants, rhinocéros, girafes, gemsboks, chacals et autres springboks qui se succèdent au point d’eau. Puis les plus jeunes vont au lit et l’ambiance devient presque religieuse. On ose à peine murmurer, on guette à la jumelle les girafes qui apparaissent au loin et attendent le départ des rhinos pour approcher. On ose à peine éternuer quand un vent frisquet se lève : les anoraks et bonnets ne sont effectivement pas un luxe, même si les gants et écharpes que j’avais emportés n’ont finalement pas servis (et pourtant, je suis une frileuse de première !) Est-ce la température nocturne, la clim de l’avion ou l’air très sec ? Les enfants ont tous les 3 eu les lèvres super gercées (un tube de crème à lèvre peut être utile). Finalement, à contre-cœur, nous abandonnons le spectacle pour prendre des forces pour le lendemain car nous ne passerons qu’une deuxième nuit à Etosha (à Namutoni).

Mercredi 06/07 A l’aube, nous quittons Okaukuejo vers l’est et sillonnons le parc au gré des quelques pistes transversales qui permettent de faire des « boucles ». Très rapidement, nous sommes seuls et ne croisons que d’épisodiques voitures.

Les zèbres échappent à une attaque de lionnes.



Les animaux sont nombreux et très peu craintifs, les voitures font « partie » de leur paysage.



La zone immédiatement au bord du pan présente une végétation clairsemée, puis à mesure que l’on s’éloigne du pan vers le sud, les buissons deviennent plus denses pour finir par donner un bush impénétrable au sein duquel l’observation des animaux relève de la loterie.



Le seuil relief est celui de la colline de Halali faite de blocs rocheux noirâtres, parsemés de baobabs. Le paysage d’Etosha est assez monotone et la lumière du soleil au zénith écrase encore les reliefs.



L’aube et le couchant sont donc les moments privilégiés pour se rincer l’œil, mais sous ces latitudes tropicales, ces moments sont éphémères. C’est donc in extremis que nous arrivons à Namutoni avant la fermeture. Ici aussi, nous trouvons de la place avec électricité (mais ce doit être la dernière). A Namutoni, le point d’eau reste désespérément désert (est-ce habituel ?).

Jeudi 07/07 Aujourd’hui nous décidons de partir sur la piste qui monte vers le nord vers la sortie d’Andoni car nous devons quitter Etosha vers midi pour dormir à Rundu ce soir. Cette partie de la réserve présente un paysage plus varié, légèrement vallonné, avec une alternance de pans, de forêts, de savanes ponctuées de beaux arbres. Ca doit être magnifique quand il y a de l’eau. Il y a ici aussi beaucoup d’animaux et très très peu de monde. C’est la partie du parc d’Etosha que nous avons préférée. Vers midi, comme prévu, nous filons plein NE vers Rundu et franchissons la barrière vétérinaire environ 120 km avant Rundu. Il s’agit d’une frontière à la fois sanitaire (fièvre aphteuse au nord) mais aussi sociale et ethnique. Au sud, il s’agit d’une Afrique occidentalisée. Au Nord, 100 mètres après cette « frontière », se succèdent d’innombrables petits villages que les enfants qualifient de « village de KIRIKOU » : qq huttes de bois et de terre séchée, au toit de chaume, toutes de la même taille (définie par la longueur des gerbes qui font le toit), entourées d’une palissade de branches, ombragées par quelques arbres.



Et il n’y a pas d’autre type d’habitat. La route file, toute droite, ponctuée de place en place de citernes d’eau et l’on voit les femmes porter l’eau et le bois, les garçons essayer des maîtriser des ânes ou des bœufs récalcitrants qui tirent des traîneaux chargés de bidons d’eau ou de bois. Rares sont ceux qui ont des roues ! On n’en revient pas. Finalement, au culot et au pif, on décide de s’arrêter dans un de ces villages. Tout au long de la route sont disposés de petits tas de bois soigneusement empilés que les gens vendent pour qq dollars. C’est l’occasion d’entrer en contact. Nous demandons à visiter le village du marchand de bois. Il accepte volontiers : dans ce village qui est en fait une maison vivent 7 personnes : le marchand, son frère Serengui qui parle un peu anglais, leur deux épouses, deux petites jumelles de 6 ans et un petit garçon de 2 ans.



Serengui est appelé à la rescousse à travers la savane.



Bien sûr nous faisons quelques photos en « essayant de ne pas abuser » : nous sommes tous un peu gênés, la situation étant nouvelle tant pour ces villageois que pour nous.



Nous apprenons que les deux petites filles vont à l’école juste à côté : Serengui nous la fait visiter et la maîtresse arrive alors. Elle nous explique qu’elle a 25 élèves auxquels elle fait la classe 6h par jour. Les plus grands sont à l’école primaire à 20 km où ils restent toute la semaine. L’école est une case de 8 m sur 4 en bois et torchis comme les huttes, sans autre porte qu’un buisson épineux pour empêcher les animaux d’y entrer. On y trouve en tout et pour tout 5 ou 6 troncs d’arbre alignés en face d’un tableau noir. Au fond trônent 2 casiers métalliques qui contiennent les trésors de l’école et dont la maîtresse détient la clé. En remerciement nous laissons 2 bidons d’eau que j’avais emportés en prévision (lors d’un précédent voyage au Maroc, nous avions remarqué l’importance des récipients pour le transport de l’eau). A la maîtresse, les enfants abandonnent les quelques feutres et crayons qu’ils avaient emportés. Quelle expérience, d’autant plus marquante qu’inattendue ! Nulle part dans les guides ou sur le net, je n’avais rien lu sur ces villages ! Finalement, nous arrivons à Rundu alors qu’il fait déjà nuit noire (la lune, à l’envers, est réduite à un mince croissant). Nous arrivons péniblement par une piste sablonneuse au camping du N’KWAZI Lodge, à l’est de Rundu, sur la rive sud de l’Okavango. Nous trouvons encore une fois la dernière place du camping (eau, douches chaudes, électricité jusqu’à 1h du matin) Camping 175ND pour nous 5. Le camping ressemble à un jardin avec une végétation tropicale luxuriante, toutefois seuls les lodges ont la vue sur le fleuve.

Vendredi 08/07 Au petit matin nous longeons à pied la rive en aval sur quelques centaines de mètres. Il fait très frais ici aussi. Sur la rive opposée, des huttes rondes comme partout ici, un maigre feu autour duquel se presse une famille et le tam tam qui résonne dans l’aube naissante… Puis c’est la corvée d’eau avec les bœufs qui tirent leur traîneau lourdement chargé. Nous voyons nos premiers mokoros, ces pirogues taillées dans un tronc d’arbre. Notre prochaine étape est la petite réserve de Mahango à l’entrée de la bande de Caprivi, juste avant la frontière avec le Botswana. Nous faisons le plein de diesel à Divundu, dernière station avant le Botswana. Sur notre route nous faisons une pause à Popa Falls :



petits rapides entourés d’une végétation tropicale assez dense avec quelques plages de sable fin (entrée 46 ND pour nous 5). 1h30 à 2h00 suffisent largement pour en faire le tour. Nous arrivons à Mahango vers midi (entrée 90 ND) : la garde, très gentille, nous énumère tous les animaux dangereux de l’endroit et nous indique que contrairement à ce qui est indiqué dans les guides, on ne peut descendre de voiture qu’en deux endroits. La route Est qui longe l’Okavango est accessible sans 4X4 : singes, antilopes, oiseaux, zèbres. Pas un « chat »… Nous pique-niquons seuls au bord du fleuve près des baobabs géants,



farniente au soleil en observant les oiseaux, photos « rapprochées » d’oiseaux. Soudain je vois un crocodile de bonne taille filer dans l’eau à l’endroit même où je me trouvais 10 mn avant pour immortaliser un bel oiseau vert. Glups ! Au dessert, nous percevons tous distinctement un grognement derrière les buissons situés à une dizaine de mètres : reGlups !! Nous finissons le repas en vitesse en jetant des coups d’œil inquiets par-dessus nos épaules… Sensation inédite…Finalement nous ne verrons aucun fauve dans ce parc. Plus tard, nous décidons d’aller au point d’eau que l’on atteint en prenant la première piste à droite en entrant par le nord dans le parc. Déception, rien. Nous continuons donc la piste qui bien que réservée aux 4X4 au-delà du point d’eau nous paraît carrossable. 500 m plus loin, nous voilà ensablés ! Je sors alors triomphalement les plaques de désensablement en plastique souple et la pelle que j’avais placés dans nos bagages malgré le sourire narquois de Fred mon mari. On ne rigole quand même pas vraiment car l’heure tourne et nous devons avoir quitté la réserve avant la nuit. Finalement, on s’en sort, très poussiéreux, mais soulagés. Demi-tour. Arrivés au point d’eau, un troupeau d’éléphants nous barre la route.



Super ! Nous restons à bonne distance d’autant plus qu’il y a des jeunes. Au bout d’une demi-heure, ils cèdent le terrain et nous filons vers la sortie sud, en route pour le Botswana. Nous aurions aimé consacrer un peu plus de temps à cette charmante petite réserve qui permet de profiter un peu du fleuve qui sinon reste relativement inaccessible car loin de la route ou entouré d’un rideau de roseaux et de papyrus impénétrable. Mais nous avons réservé au Naukluft puis à Sessriem donc c’est un peu la course car initialement nous n’avions pas prévu cette petite virée vers l’Okavango. 16h59 : nous arrivons au poste frontière : panique à bord, ça ferme dans 1 minute !! Nous ne le savions pas. Après un accueil un peu frais : « la prochaine fois, vous dormirez entre les deux postes frontières ! » (ouiiii, j’aimerais bien qu’il y ait une prochaine fois), quand les douanières botswanaises comprennent que nous ne sommes pas des sudafs (notre c car est immatriculé en afrique du sud) mais des français, tout s’arrange, elles font des risettes aux enfants, nous leur faisons visiter le camping car… Ouf, nous sommes passés in extremis. Il fait nuit à présent mais nous roulons jusqu’au camping du Shakawe Lodge (10 km au sud de Shakawe)au bord de l’Okawango que jpw de VF nous avait recommandé.



Super en effet, vue sur le fleuve, électricité, douches chaudes, accueil chaleureux, vraiment pas grand-monde (175ND la nuit). Nous convenons avec le mari de Kate d’une balade sur l’Okavango le lendemain après-midi (500 pula. 1 pula=environ 0, 15 euro)

Samedi 09/07 De très bonne heure, nous partons pour les Tsodillo Hills à 1h30 de piste. Nous arrivons vers 8h et choisissons de prendre un guide - pas obligatoire - (6 euros, nous n’avons pas de pulas) mais à notre avis indispensable à moins de passer des jours à inspecter chaque pan de rocher. Les peintures rupestres sont très bien conservées, très contrastées pour la plupart, très variées. Nous faisons avec notre guide une balade tranquille de 2heures. Du haut de Female Hill, nous surplombons le Kalahari qui s’étend vers l’ouest à perte de vue (ici il ne s’agit pas du désert comme dans le Kalahari Gemsbok Park mais du bush). De retour à Shakawe mous essayons en vain de nous procurer des pulas. Trois commerces offrent des taux d’usuriers : 50 à 60 pulas pour 100 ND quand le taux est plutôt à 80, nous renonçons. L’après-midi, le mari de Kate nous embarque sur un bateau en alu à fond plat



pour une virée jusqu’au coucher du soleil sur l’Okavango : il connaît le coin comme sa poche et nous fait découvrir des myriades d’oiseaux de toutes sortes. On ne sait plus où donner de la tête, crocodiles, hippos (à bonne distance pour ces derniers).



Nous croisons des pêcheurs sur leurs frêles mokoros. Finalement, après cet aperçu détaillé de la faune du fleuve, nous nous félicitons du franc-bord qu’offre notre barcasse en alu, certes moins romantique. Les bords du fleuve sont bordés de papyrus et de palmiers, la végétation par endroits est luxuriante.



Que de vert, que d’eau…C’est un sacré contraste avec le reste de notre voyage placé sous le signe de la sécheresse. C’est une parenthèse vraiment rafraîchissante que nous aurions bien aimé prolonger un peu. Nous passons donc une deuxième nuit au camping du Shakawe Lodge.

Dimanche 10/07 Heureusement, le Shakawe Lodge accepte les euros et nous vend aussi des pulas à un taux de change moins défavorable (5, 5 pula pour 1 euro, bon….) De toute façon, il n’y a pas de banque avant Maun et ce que nous n’allons pas tarder à découvrir, c’est qu’il n’y a pas non plus de diesel avant Maun, la station de Gumare n’ayant pas été approvisionnée. Quand le sera-t-elle ? Peut-être cet après-midi ou demain. Nous faisons donc un détour de 200 km pour aller faire le plein à Maun avant de repartir sur Ghanzi. Malheureusement, c’est Dimanche et nous ne pourrons donc pas découvrir l’artisanat bushmen vanté par les guides. Toute cette route depuis la frontière namibienne au nord jusqu’à la frontière namibienne à l’ouest (poste de Mamuno) est goudronnée et en parfait état, elle est cependant très monotone et ne laisse jamais apercevoir le fleuve. Dans la portion Shakawe-Tsau, il y a toutefois quelques villages, qui ressemblent beaucoup à ceux du nord de la Namibie avec beaucoup plus d’ânes, extrêmement peu de voitures si l’on exclue les 4X4 des touristes, quelques taxis collectifs. Plus au sud et à l’ouest, c’est plat, très très plat et très vide, aucun village - sur la route principale du moins. En Namibie et au Botswana les routes sont bordées de chaque côté d’une zone dégagée qui permet aux piétons, charrettes et autre bétail de circuler et aux conducteurs de les voir longtemps à l’avance : ces routes ne sont donc pas dangereuses à condition de ralentir suffisamment. Elles sont de place en place ponctuées de totem fait de matériaux vraiment mais alors vraiment pas recyclables : pneu éclatés, bidons crevées, cartons éventrés, qui servent à signaler les sentiers qui mènent aux villages en retrait de la route : les gens peuvent ainsi indiquer au chauffeur du taxi collectif l’arrêt correspondant à leur village. C’est un vrai plaisir d’ailleurs de croiser tous ces gens qui vous saluent avec un sourire ultrabright en agitant la main un peu comme des enfants. En Namibie comme au Botswana, nous avons été agréablement surpris par la courtoisie, la gentillesse et la disponibilité des gens. Les bouquins d’Alexander Mac Call Smith (par ex Vague à l’Ame au Botswana) rendent très bien compte de cette atmosphère bon enfant et bien élevée. Jamais - du moins dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons été « sollicités ». Les gens sont disponibles si vous allez vers eux mais sont très respectueux de votre tranquillité. Un régal. Par ailleurs, bien que la Namibie ait également souffert de l’apartheid et même s’il est vrai que les tâches subalternes sont exclusivement dévolues aux noirs, on ne ressent pas cette défiance des noirs vis-à-vis des blancs telle que celle qui nous avait mis mal à l’aise en Afrique du sud.

Nous fonçons vers le poste frontière de Mamuno car nous craignons que lui aussi ne ferme à 17 heures. En fait, étant situé sur la Transkalahari Highway, il ne ferme qu’à minuit…Il y a même un poste de change côté namibien juste avant la frontière, ce qui fait cruellement défaut à la frontière près de Shakawe). On y trouve aussi du carburant (côté Botswana, la station de Charles Hill n’avait plus de diesel …) C’est une longue journée de transition, alors nous bouffons du km. Nous nous arrêtons vers 20 heures 100 km avant Windhoek et dormons sur une aire de pique-nique un peu à l’écart de la route. Aucune difficulté pour faire cette route de nuit, il y a très peu de villages, les ânes sont tous restés au Botswana et la route est bien dégagée.

Lundi 11/07 Nous repassons à Windhoek faire un ravitaillement avant d’attaquer le Naukluft et Sessriem où nous ne trouverons pas grand-chose. Le supermarché qui nous avait paru minuscule lors de notre premier ravitaillement nous parait maintenant opulent après les petites épiceries du Botswana. Ca a d’ailleurs été un vrai choc cette pauvreté au Botswana. Nous ne la soupçonnions pas vu les prix pratiqués en matière de prestations touristiques. Dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons pas vu de « vieux ». Au Botswana, l’espérance de vie est de 42 ans !!! (les vieux, c’était nous !!) et 56 ans en Namibie (mais avec une population blanche plus importante). Nous quittons Windhoek par la C26 puis le Gamsberg Pass, la route serpente à 2000 m d’altitude. Paysage tourmenté magnifique, animaux du désert (gemsboks, autruches, springboks, suricates, aigle serpentaire). L’étape est cependant bien longue : 270 km jusqu’à Solitaire puis encore 80 km jusqu’au Naukluft Camp site soit en camping car 6h30 de piste. C’est long mais c’est beau ! Nous arrivons à la nuit tombante à l’entrée du camping du Naukluft (entré autorisée seulement entre le lever et le coucher du soleil) entrée adulte 80ND, véhicule 10DN, moins de 16 ans gratuit. Camping environ 175ND. C’est vraiment le bout du monde. Le camping est très bien aménagé, ombragé, douches chaudes, pas d’électricité, emplacement perso très cosy. Une quinzaine de places seulement environ dont seule la moitié est occupée.

Mardi 12/07 En route pour le Waterkloof trail, balade de 17 km, après 2 jours de route ça va nous dégourdir les jambes. 9h plus tard, ah ça oui, elles sont drôlement dégourdies les gambettes.



La balade commence tranquillement dans le lit d’une rivière jonché de gros galets instables de la taille de ballons de foot, hand, basket, rugby, bref de toute taille et les ¾ des 17 km continuent sur ce type de terrain. La dénivelée n’est pas importante du tout mais on n’avance pas d’autant plus qu’il y a plein de choses à voir et qu’il faut aussi regarder où l’on met les pieds. En vrac : canyons, cuvettes, pools, bassins glougloutants, roseaux, cactus, ficus géants qui s’incrustent dans la montagne, grimpette sur un petit sommet, vue panoramique sur les montagnes du Naukluft.



Une bonne douche chaude à l’arrivée suivie d’un bon feu de bois mais aussi d’un peu de bricolage les « baboons » ayant profité de notre absence pour tordre les capots de toit du camping car et passer la main à travers les moustiquaires. Ils ne sont heureusement pas parvenus à entrer. Quand nous les avons croisés à la fin de la balade, ils m’avaient bien semblés fuir un peu notre regard. En attendant quelle force pour tordre ainsi du bout des doigts des capots métalliques qui étaient pourtant fermés. Donc gare !! Dorénavant, nous éviterons de nous garer sous un arbre et prendrons soin de replier les rétroviseurs pour ne pas leur fournir d’escabeau trop pratique. 2ème nuit au Naukluft

Mercredi 13/07 Aujourd’hui nous jetons nos dernières forces dans l’Olive Trail, 11 km seulement, sur le même type de terrain avec un relief de canyon plus marqué et une végétation « de rocailles » superbe.



Pas mal non plus mais un peu moins varié que le Waterkloof Trail (car beaucoup de pools à sec), doit être plus beau encore avec de l’eau. L’après-midi, départ pour Sessriem, 120km de bonne piste, 2h. Le camping de Sessriem est super pour qui a réservé et vraiment pas terrible sinon. Dans le premier cas, emplacement avec vue sur la dune Elim, sous un immense arbre solitaire, avec point d‘eau et barbecue (douches à 300m, chaudes, pas d’électricité).



L’imprévoyant est relégué sur un parking de sable en plein soleil, sans eau, loin de tout, (mais il aura toujours de la place à mon avis). Nous ne regrettons pas le marathon que nous a imposé notre réservation à Sessriem. Nous profitons des dernières heures de jour pour filer jusqu’à la dune Elim à 2 km du camp qui nous offre un avant-goût du désert de sable, le vrai de vrai.



Le vent souffle assez fort depuis plusieurs jours si bien que les dunes sont quasiment vierges et nous prenons d’autant plus de plaisir à y laisser nos empreintes.



Nous regagnons ensuite notre royal emplacement et comme tout le monde nous endormons bien vite bercé par les cris de bestioles mystérieuses : on dirait des crapauds, mais dans le désert, on a du mal à y croire.

Jeudi 14/07 A l’aube, c’est la ruée vers l’or des dunes. A 100 à l’heure sur une piste mal goudronnée pleine de nid de poules, comme les autres, je roule trop vite. Il faut arriver avant que le soleil ne soit trop haut. Mais même si le parc ouvre ses portes à 5h45, le soleil se levant vers 6h30, les 60 km qui nous séparent de l’eldorado nous paraissent bien longs. Pourtant au fil des minutes, l‘aube rougit les dunes dont le pied est parfois baigné de brume. C’est beau mais on fonce, comme tout le monde. Les 5 derniers km sont à faire en 4X4 : ils sont là, fins prêts et nous sautons dans l’un d’eux. Il fait encore froid, les deux petits se calent à l’intérieur à côté du chauffeur qui conduit avec une jambe dans le plâtre. Ca serait trop facile sinon… C’est une piste de sable profond certainement réservée aux vrais 4X4. (180 ND A/R pour nous 5) Nous demandons au chauffeur de nous déposer entre Dead Vlei et Sossusvlei pour nous choisir notre dune perso et de fait, il n’y a personne.

Cherchez les enfants sur la photo



La lumière est superbe, rasante, chaude, on fait des photos 13 à la douzaine et il n’y a rien à jeter. On repère d’autres vlei que Dead Vlei où il n’y a personne.



Le GPS n’est pas inutile pour éviter de trop se perdre. Nous marchons dans les dunes quelques heures puis retournons au parking 2X4 à pied, belle balade, un peu chaude (32°C à l’ombre). L’après-midi, les enfants jettent l’éponge et restent jouer près du camping-car pendant que nous allons jusqu’à Hidden Vlei que l’on atteint à partir du parking 2X4, pas mal non plus mais quasiment que dans du sable mou, dur, dur… Au retour, arrêt à la Dune 45, les enfants ont recouvré des forces et vont poser en haut de la dune. Photo…encore et encore…

Cherchez nos traces sur la photo



2ème nuit à Sessriem, toujours au son des « crapauds ???? ».

Vendredi 15/07 Départ pour Walvis Bay. Nous avions d’abord pensé « shunter » la côte pour aller plein nord vers Spitzkoppe, Brandberg puis Twyfelfontein. Mais Twyfelfontein nous a semblé (peut-être à tort) faire double-emploi avec les Tsodillo Hills qui étaient vraiment magnifiques. Donc en route pour les flamands roses puis les otaries de Cape-Cross. Mais d’abord un peu de mécanique car nous éclatons un pneu (arrière heureusement) 100 km avant Walvis Bay. Nos pneus qui nous paraissaient en bon état en prenant le C car à Windhoek ont pris en 4000 km un sacré coup de vieux. Prix du pneu 1170 ND : pneu d’utilitaire que le garagiste a du commander et qu’il a reçu dès le lendemain matin. On se dit qu’on a crevé au bon endroit au bon moment : en semaine, dans un coin « civilisé ». Un WE dans le Naukluft, ça doit être beaucoup moins drôle, surtout quand on a besoin d’un pneu un peu spécial. Si c’était à refaire, nous demanderions une deuxième roue de secours. Nous avions pris une assurance maxi et le loueur nous a donc remboursé le pneu sans problème.



Nous passons donc l’après-midi à Walvis Bay à admirer les très nombreux flamands roses. Ils sont vraiment très près et il est difficile de les effrayer pour les faire décoller (ils savent bien que l’eau est fraîche). La baie est en partie bordée d’une Esplanade, zone résidentielle où se côtoient de belles maisons. Tous les styles architecturaux sont représentés : la législation doit être bien moins contraignante que chez nous mais l’ensemble est harmonieux. Dans cette ville, pas ou très peu de barbelés autour des villas, pas de hauts murs hérissés de piquants. C’est cool… Pourquoi ici et pas à Windhoek ? En plus, il fait un temps magnifique. Ce n’est pas toujours le cas : quelques jours auparavant, il y a eu une tempête de sable terrible, parait-il. Le lendemain, brouillard, qui persistera toute la journée, du moins sur la frange littorale. Il pénètre au plus à quelques km à l’intérieur des terres mais peut être très épais. Il nous empêche de profiter de la vue sur les dunes qui bordent la route à l’est. A Swakopmund, nous faisons quelques achats souvenirs (pas donnés d’ailleurs, c’est beaucoup moins cher à Windhoek par ex). Nous croisons notre 2ème et dernier camping car (l’autre était à Sessriem). NB : en cherchant une piste pour pique-niquer au bord de l’Océan, nous arrivons près du camping de mile 4 : horrible, à éviter absolument, on dirait un camp de concentration. Puis nous montons jusqu’à Cape Cros (160 km depuis Walvis Bay) sur une bonne route goudronnée : à part la route nous ne verrons pas grand-chose si ce n’est de drôles de crustacés motorisés avec de longues antennes (il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ici que d’aller à la pêche avec son 4X4 décoré de grandes cannes à pêche fixées verticalement à l’avant du capot.) Cape Cross, c’est le bout du monde. Il n’y a rien sauf les otaries. Quel vacarme, on dirait des bêlements. L’odeur ce jour-là n’était pas si terrible, c’est vraiment le bruit qui est saoûlant. Il y a effectivement des milliers d’otaries dont on n’est séparé que part un muret de 50 cm contre lequel elles s’adossent !



Nous tentons une petite promenade en longeant la mer plus loin mais nous effrayons les bestioles qui ont l’habitude de voir les humains au parking et pas au-delà. Nous sommes obligés de nous éloigner de l’océan. Quelques chacals rôdent entre leurs victimes : de jeunes otaries. On rencontre pas mal d’os, de squelettes, une dépouille de chacal. Avec la brume, c’est spécial…. NB : éviter de faire le plein d’eau potable à Cape cross (au bureau de l’entrée du parc) ; elle sent fort la citerne en plastique. Nous quittons finalement la côte et 2 ou 3 km plus loin retrouvons le soleil. Route goudronnée jusqu’à Henties Bay (juste avant, township vraiment lugubre dans le brouillard humide et glauque) puis bonne piste jusqu’au Brandberg où nous arrivons à la nuit. Le camping est interdit au Brandberg mais il est tard et puis… nous stationnons, c’est tout. Le matin à l’aube, la montagne s’embrase en effet pendant 10 mn puis le soleil monte et la température aussi, très vite. Nous sommes à l’entrée de Tsibab Ravine qui mène à la fameuse White lady : ce ravin est orienté plein est donc ça chauffe très très vite. Un panneau indique que la présence d’un guide est obligatoire. A 8 heures, toujours personne. Tant pis, nous ferons sans guide. Le chemin est d’ailleurs parfaitement tracé et mène en 40 mn au site de la White lady qui est très aménagé avec « salle d’attente »… Dommage à notre avis, mais ça doit être pour son bien… Le graphisme de ces peintures est d’ailleurs magnifique, très fin et -c’est vrai- fait penser à une origine méditerranéenne. C’est assez troublant dans cette région si australe de l’Afrique. Les guides mentionnant plus de 8000 peintures dans le Brandberg, nous décidons de monter plus haut dans le ravin dans l’espoir d’en découvrir d’autres, en vain. C’est un dédale de blocs de la taille de maisons voire d’immeubles de plusieurs étages, sans sentier identifiable. Impossible sans un guide de trouver quelque chose : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Au bout de 5h de crapahut, nous n’en pouvons plus (il fait 32°C). Nous regagnons donc le parking et payons 65 ND à la cabane des guides pour l’accès au site. Les guides nous confient arriver à des heures très variables, parfois seulement vers 9h ! Nous sommes un peu déçu par le massif qui n’est vraiment pas facilement « randonnable », mais pas par les peintures qui sont vraiment magnifiques (bien que le site de la White Lady soit limité à un pan de rocher). Au hit parade de la peinture rupestre, nous placerions les Tsodillo Hills loin devant (mais nous ne connaissons pas Twyfelfontein) : très nombreuses peintures, massif accessible aussi sans guide, facile à randonner, même si un guide est utile pour ne pas passer à 5m de certaines peintures sans les voir). L’après-midi nous nous requinquons au bord de la piscine de l’Ugab Wilderness Camp (1ère piste à gauche en quittant Tsibab ravine) : petite nappe d’eau turquoise (un peu laiteuse c’est vrai), ceinte d’une couronne d’herbe verte fluo, au milieu de la caillasse ocre, avec un beau jardin japonisant : un régal.



Il y a plein de suisses (enfin plein, tout est relatif, peut-être 3 groupes) : le camp doit être dans un guide … suisse. Le camping est très grand, ombragé, douche chaude (l’employé allume un feu de bois sous le réservoir vers 16 h et à 18 h c’est prêt !). Vraiment une bonne adresse, 110ND la nuit.

Lundi 18/07 Nous partons pour Spitzkoppe où nous arrivons de bonne heure après quelques courses à UIS (« super »market sommaire, pompe ouverte de 5h à 21h). Le massif –orange- se détache sur l’horizon des dizaines de km à l’avance. Il gardera cette couleur chaude tout au long de la journée. Au Spitzkoppe, il n’y a pas d’eau. Ils sont approvisionnés par un camion citerne. L’eau est donc rare et … chère : 0, 50 ND/litre. Avant d’arriver à l’entrée du parc, pour la première fois, nous nous sentons mal à l’aise. La route est bordée de huttes misérables, des bushmens nous tendent quelques objets d’artisanat avec insistance, des enfants en guenilles dans les bras, nous faisant signe qu’ils ont faim. Que faut-il en penser ? Il nous semble avoir pourtant parcouru des régions au moins aussi pauvres…Difficile de faire la part des choses. Au cours de nos balades dans le massif, nous croisons des écoliers qui aimeraient aussi nous vendre leurs amulettes, mais sans trop insister. La géologie du coin est vraiment très amusante, toute en rondeurs, avec des blocs posés en équilibre, des tobogans, des pools, des arches.



C’est un régal de s’y perdre. C’est une végétation de désert : quiver tree, cactus, plein de « trucs qui piquent ». Nous verrons peu d’animaux : des « chamois locaux », antilopes que nous n’avions pas vues ailleurs, des damans, quelques oiseaux ressemblant à des hirondelles et quelques petits rapaces. Ici aussi on trouve des peintures rupestres : le site le plus amusant (on « s’y croirait ») est Bushman Paradise dans les Pondoks.

Cherchez le camping car sur la photo



Les « montagnes » s’étendent sur quelques km seulement mais sont sillonnées de pistes en bon état qui permettent de se choisir un coin (vraiment) tranquille pour la nuit. Les emplacements font parfois plusieurs hectares, il n’y a pas grand monde. On peut comme partout y faire son petit feu.



Vraiment un bel endroit, que nous avons préféré au Brandberg.

Mardi 19/07 Départ pour Tsaobis au sud de Karibib : 50 km de bonne piste, puis 11km d’une piste vraiment pas faite pour un camping-car qui nous prendront 40 mn ! C’est une petite « réserve » dont la vocation serait la conservation d’espèces en voie de disparition comme le léopard et le guépard. Elle semble toutefois un peu sur le déclin, nous n’y avons vu que de rares antilopes et quelques damans. Les propriétaires plus tout jeunes, fort sympathiques au demeurant, nourrissent leurs félins avec de la pâtée pour chat agrémentée du produit de la chasse dans leur réserve (zèbre, cheval ou oryx). Et la chasse semble de + en + difficile…

A Tsaobis, on caresse CP (c'est son nom, dire sipi) APRES la "pâtée"



Les enfants se sont beaucoup plus dans ce petit camp où ils ont pu observer à loisir de jeunes singes, caresser un guépard, se rafraichir dans la piscine.

Mercredi 20/07 A la demande unanime des enfants, nous avons passé une deuxième nuit dans ce parc. Il existe 3 balades très bien balisées de 4 à 9 km environ qui permettent d’apprécier un paysage vallonné mais la faune est vraiment discrète.

Jeudi 21/07 Décidemment, il fait beaucoup plus chaud qu’au début de notre séjour et les enfants ont pris goût aux piscines. Nous reprenons l’avion demain. Il faut nous rapprocher de Windhoek. Nous décidons d’aller à Gross Barmen, au sud d’Okahandja. Il s’agit d’un complexe touristique créé autour d’une source d’eau chaude. Il parait surdimensionné en cette saison. Nous sommes seuls dans la piscine, survolée par des pélicans. L’endroit n’a pas beaucoup de charme, mais c’est une halte commode près de Windhoek (à 60 km). 110ND tout compris. Eau, électricité.

Vendredi 22/07 Après un bon nettoyage du camping car, nous le rendons vers midi et nous faisons raccompagner à l’aéroport. South African Airways est en grève. Nous prendrons donc un vol direct de Air Namibia vers Francfort qui partira avec 6h30 de retard. Nous patientons donc 12 heures à l’aéroport sans être sûrs d’avoir de la place sur ce vol. Finalement, on embarque. Vol sans histoire, personnel de bord souriant. Je crois que les billets sur ce vol sont moins chers que par South Africa Airways qui en plus fait transiter par Joburg. A voir…

ET LA PROCHAINE FOIS ?

Nous aimerions retourner en Namibie ET au Botswana en dehors de la saison sèche. On se la jouerait « aventuriers » en louant un 4X4 avec 2 tentes de toit. On aimerait voir de beaux ciels d’orage, de gros cumulus, de l’eau dans les rivières et les pans, des feuilles aux arbres, des fleurs et de l’herbe tendre et verte. On combinerait peut-être Moremi et Chobe au Botswana et le Kaokoland en Namibie

LES BONNES SURPRISES DE NOTRE VOYAGE La découverte du nord de la Namibie et du NO du Botswana. La bonne humeur et la gentillesse de la population. La quiétude de ces 2 pays, aucun sentiment d’insécurité. L’affluence qui reste très raisonnable même dans les lieux qui font partie des incontournables en Namibie comme Sessriem ou Etosha. Pas de moustique dans les zones impaludées (NE) donc arrêt de la prophylaxie au bout de 2 jours. Très peu d’insectes : beaucoup moins que chez nous en été, sauf plein de moustiques à Walvis Bay. Pas vu de scorpions ni de serpents malgré nombreuses ballades (mais vu une mue de belle taille, 5cm de diamètre, 1, 50 m de long, donc…)

UN SEUL REGRET Le fait de voyager en camping-car offre certainement moins d’opportunités de contact avec la population blanche. En fréquentant les lodges, il est certainement plus facile d’appréhender son mode de vie et ses préoccupations. Le camping-car permet toutefois de voyager l’esprit libre, au feeling, sans souci de l’étape du soir et de dormir dans des sites uniques comme Sessriem ou Spitzkoppe. Une bonne formule doit être de combiner tente et lodge de temps en temps.

COMBIEN CA COUTE AVION pour 5 : 3851 euro Location camping car avec assurance maxi (CDW3) : 3050 euro Sur place (parcs, camps, nourriture, souvenirs, divers) : 1165 euro TOTAL : 8065 euro pour 3 semaines à 5.
Feedback on a 7-day itinerary in Senegal
by Christ0phe · 2025-01-29 · 8 replies
Hi there, We’re heading to Senegal for the first time at the end of February as a group of four, and we’re eager to make the most of our 7 days. So, not much (if any) downtime—just a heads-up! ;) For such a short trip, we’ve had to make some tough choices. We’ve decided to skip Lompoul due to the 24/7 noise and light pollution from the mine. Casamance is too far for this time around. We love animals and birds (and it seems late February/early March is still a good time to spot migratory birds). We’re planning to rent a car. Putting all these factors together, here’s the rough itinerary we’ve come up with: - Day 1: Dakar, Gorée - Day 2: Kayar, Saint-Louis, Lac de Barbarie - Day 3: Makhana, Djoudj Bird Sanctuary, Lac de Barbarie - Day 4: Drive to Somone - Day 5: Bandia, Somone - Day 6: Saloum Delta - Day 7: Saloum Delta - Day 8: Return to Dakar Airport

What do you think? How much extra does it cost, roughly, to hire a guide compared to just renting a car on our own? Thanks so much for your insights—we really appreciate it! Christophe
Nouvelles fraîches sur le Khaudum National Park (Namibie) English translation pending
by Girardinpho · 2019-10-21 · 26 replies
Bonjour à tous,

Je cherche des nouvelles fraîches au sujet du Khaudum National Park (surtout la partie sud du parc) :

1. l’état de la piste pour rejoindre le parc depuis Tsumkwe ?

2. où peut-on dormir dans la partie sud du parc (il paraît que le Sikereti Camp n’est plus fonctionnel) ?

3. peut-on faire le parc avec un seul 4x4 ? Où serons-nous refoulés à la gate ?

4. etc.....
Récit de notre semaine au Sénégal English translation pending
by Fandestropic · 2010-05-04 · 7 replies
Dans l'avion, survol de la France, de l'Espagne, du Maroc sous un soleil de plomb donc super visibilité, ça donne vraiment envie de visiter le Maroc, ça a l'air magnifique! Puis survol de la Mauritanie, rien pendant des centaines de kilomètres, du sable, du sable et encore du sable! Survol du nord du Sénégal avec de splendides plages, avant le coucher du soleil. Il pleut et un dernier rayon de soleil nous offre le plus bel arc-en-ciel que nous avions jamais vu, qui dessine un arc complet entre le ciel et la mer... Atterrissage... Arrivée à Dakar, on sort de l'avion, on arrive dans l'aéroport non climatisé, donc fatalement fenêtres ouvertes, et à peine 5 minutes après avoir débarqué, me voilà déjà avec une énorme espèce de mouche fine et longue avec de grandes ailes qui me poursuit! Ca annonce la suite. 1ère crise de rire avec ma cops 😄 Après d'interminables formalités, nous sortons enfin de l'aéroport, et là 1er contact avec la misère: on s'y attendait, mais en vrai c'est autrement plus poignant que dans les guides touristiques... Des enfants, des hommes, des femmes se jettent sur nous, en demandant une pièce, un stylo, un foulard, un sac... Nous montons enfin dans le bus qui nous mènera à l'hôtel, bus rempli de français, de râleurs donc... Dakar est dans le noir, comme tout le Sénégal, qui souffre de coupures de courant chroniques... Nous traversons donc la capitale, en apercevant sous la lueur de la lune et des phares de voitures la pauvreté qui nous entoure... Vraiment très choquant, les gens assis au milieu des ordures et des gravats, les gens qui marchent dans le noir, toutes ces baraques et cette route innondée, tous ces gosses qui mendient, vraiment, on fond en larmes toutes les deux dans le bus! 🙁 Arrivée à l'hôtel bien sûr changement de décor, très bel hôtel, belle architecture (africaine dis-t-on, mais en Afrique seuls les hôtels ont cette architecture "Africaine", les gens vivent dans les parpaings et la terre...) On arrive enfin à notre chambre vers 2h du matin, effarées par l'attitude des touristes, on a presque honte d'être françaises! 😊 On s'endort direct, complètement crevées par le voyage... Le matin quand on ose mettre le nez en dehors de notre chambre où la clim est réglée sur 22°c, ma cops, qui n'a jamais voyagé en pays chaud, suffoque! Il est 7h et il fait déjà 32°c... Après le petit déj, et un petit tour d'horizon dans l'hôtel, baignade dans la piscine. Rapidement soulées par l'animation, nous fuyons vers la plage, splendide. A peine instalée sur les transats, me voilà déjà avec mes 1ers problèmes d'intestin, à faire des allers-retours entre mon transat et la chambre, sous l'oeil amusé de la masseuse qui officie sur la plage, pas dupe, elle a bien grillé mon manège 😊 Donc dès le 1er jour de vacances, je prends la décision d'arrêter la malarone, tant pis je prends le risque d'attraper le palu, plutôt que celui d'être malade toute la semaine 🤪 Le soir venu, une énorme araignée s'est invitée dans notre chambre. Nous voilà à hurler, à mi-chemin entre la crise d'hystérie et la crise de fou rire! C'est là qu'on regrette de ne pas être venues avec nos hommes 😛 Limite prêtes à appeler la réception pour qu'un homme vienne nous aider 😊 L'araignée finit par se faufiler on ne sait où, on ne la reverra plus de toutes les vacances... Mais où est-elle passée? Mystère et boule de gomme! Peut-être morte de froid avec la clim, peut-être venue sur nos lits la nuit... On ne saura jamais! Le lendemain lundi on part dès le matin en excursion avec l'hôtel, on monte dans le 6x6, sorte de camion 4x4, pas de fenêtre, les bâches ont pris l'eau, ça mouille un peu (ça devait être un signe pour la suite...). En route vers la campagne Sénégalaise en plein jour, on découvre les 1ers villages Sérères, quelques huttes traditionnelles qui nous émerveillent. On photographie nos 1ers baobabs, arbre emblématique du Sénégal. En route, nous visitons le marché de Thiès. Les locaux nous réservent plutôt un mauvais accueil, bras d'honneur et quelques "poules mouillées" lancés à notre attention. On comprend vite que les Africains préfèreraient nous voir partir à l'aventure en petits groupes plutôt qu'en car de touristes... On commence à s'habituer à la misère environnante et à la saleté, qui est partout. Nous continuons la route vers le lac rose, on s'arrête dans un village Sérère. Les enfants se jettent sur nous, mais cette fois-ci ils ne demandent pas d'argent, ils sont juste contents de voir des "toubabs", des blancs. Tous veulent être pris en photo, tous sont hilares quand ils voient leur tête sur l'écran de nos numériques. Grand moment d'émotion avec ces enfants. Le chef du village nous fait visiter, nous montre le puits, nous fait même essayer la remontée du seau, dur dur au quotidien... La visite s'achève inévitablement par le passage à la hutte artisanale, où les prix sont un peu exhorbitants, mais au moins içi le marchandage n'est pas de rigueur, c'est le même prix pour tous les touristes, tête de nigaud ou pas 😉 Les enfants du village dégonflent les pneus du 6x6 pour... une super virée dans les dunes de l'arrivée du Paris-Dakar, on grimpe et on redescent les dunes en camion à une vitesse vertigineuse, comme dans un manège, supers sensations et grosses crises de rire dans tous le camion! Arrivés en haut des dunes, nous découvrons une magnifique plage immaculée et déserte, une dernière montée et une dernière descente, nous voilà sur la plage en camion, nous roulons comme des dingues dans le sable, le chauffeur s'éclate à faire quelques dérapages, le vent souffle, des kilomètres de sable désert, l'océan à perte de vue... On s'arrête pour regonfler les pneus. A peine descendus du 6x6, des vendeurs à la sauvette sortis d'on ne sait où derrière les dunes arrivent en courant vers nous. Ma cops fait la meilleure affaire de tout le camion, le vendeur lui jette ses achats pendant que le chauffeur démarre en trombe, les billets s'envolent vers le vendeur... Le ciel est monstrueusement couvert, il commence à pleuvoir légèrement, un immense nuage noir menace... Nous nous arrêtons dans un petit resto pour manger un riz au poulet traditionnel, délicieux. L'orage éclate, terrible, nous sommes à l'abri à l'air libre sous des paillotes qui fuient tout de même par endroits, nous déplaçons 2 tables innondées. Quand nous repartons, les sièges du camion sont trempés, nous nous asseyons à contre coeur le cul dans la flotte, puis nous achevons de perdre le sourire quand le 6x6 démarre, et que la flotte accumulée sur le toit de l'engin tombe par les grilles d'aération, direct sur les passagers. Finalement ça se termine en crise de fou rire général, tout le monde est trempé! Nous arrivons au lac rose, bien content(e)s d'être escortés par notre guide, qui nous protège des vendeurs trop insistants et un peu agressifs... Courte baignade- très courte- dans le lac rose. La rive est faite de coquillages, je me lamente d'avoir oublié mes sandales de plastique à l'hôtel, les pieds dérouillent! Puis plus loin, plus de coquillages, mais une vase absolument gluante, pouah beurkkkk. Le lac rose, lac Retba, a une teneur en sel 10 fois plus élevé que la mer, on flotte comme dans la mer Noire, on a du mal à nager tellement on flotte, le cul ressort de l'eau! 😏 Et le lac doit son nom à sa couleur, dûe aux crevettes microscopiques qui le peuplent, seuls êtres vivants de ce lac, bien trop salé pour tout autre poisson ou crustacé... Ca rassure Emilie qui a peur des bébêtes, et moi je pousse des cris dès que je pose un pied par terre, gluant... Le rinceur de la source nous débarrasse du sel qui bouffe la peau en nous arrosant de quelques seaux d'eau fraîche. Le retour est raide, nous sommes trempées, il pleut à torrent, on est gelées dans le 6x6. La seule douche chaude que j'ai prise des vacances, trop contente de me réchauffer en rentrant à l'hôtel. Le mardi, contentes de notre excursion de la veille, nous avons pourtant envie de découvrir le Sénégal en partant un peu à l'aventure toutes les 2. Nous passons la journée à discuter avec les employés de l'hôtel, les vendeurs sur la lagune ou la plage, à essayer de connaître le prix d'une course en taxi, dans un pays où le marchandage est de rigueur. Une journée entière à essayer de trouver quelqu'un qui connaît quelqu'un qui pourrait nous amener à Gorée, une île près de Dakar, et au fil de la journée, on se dit que si le chauffeur pouvait aussi nous escorter, ce serait une bonne idée, vu les vendeurs ambulants et les dragueurs, "collants comme des mouches de Kayar". On fait un tour en bateau sur la lagune, des milliers d'oiseaux, des pélicans, des milliers de crabes, des coups de soleil monstrueux... Le petit jeune qui mène la barque nous semble "bien", on conclue de se revoir à 15h pour discuter du prix de la course vers Gorée. A 15h on (re)tombe de haut, le petit jeune bien nous propose un prix plus cher que l'excursion de l'hôtel, et devant notre réaction, nous dit que c'est pas grave si on ne fait pas affaire pour le taxi, mais qu'on peut faire la sieste ensembles... Mdr! Arrive la fin de la journée, bilan on a passé la journée à refuser les sollicitations diverses, drague ou vente de paréos, casquettes, bibelots etc... mais on ne connaît toujours pas le prix d'un taxi! Un peu désespérées et à se demander si finalement on ne va pas tout simplement continuer la découverte du pays avec les excursions de l'hôtel, on finit par tomber sur des Belges, qui connaissent un guide avec qui elles partent en excursion à 3 couples, et en se partageant les frais, ça ne coûte plus que 15 à 20€ par personne au lieu des 50 à 60 demandés par l'hôtel! Rendez-vous est donc pris pour le lendemain, mercredi. Le mercredi, départ à 7h30 (arf les vacances). En route en 4x4 vers l'immense marché aux poissons de M'Bour, magnifique, coloré, les pirogues peintes en couleurs vives, les Africaines en boubous colorés, le poisson qui pue le poisson, l'agitation, le sourire et l'accueil de la population, complètement à l'opposé de ce qu'on a vécu en "groupe constitué". Guide super, un 2ème guide super nous mène dans les méandres du marché, les épices, les tissus, la ferronnerie, waouh, on en prend plein les yeux, plein le nez, nos 2 guides marchandent avec nous, pour éviter l'arnaque. Il fait chaud, une chaleur abominable, on dégouline tous des pieds à la tête, je porte un pantalon et une écharpe pour protéger ma peau meurtrie des coups de soleil de la veille, je vais mourir de chaud. L'inscription de mon bracelet "Decameron resorts" qui donne droit à la formule "tout inclus" de l'hôtel fond littéralement, je ressort du marché avec un bracelet vierge de toute inscription, le "Decameron resorts" a fondu dans ma transpiration, Emilie est pétée de rire. 😎 On reprend le 4x4 vers l'île de Fadiouth. Arrivés à Joal-Fadiouth, on déjeune dans un petit resto sympa, un pélican se ballade dans les allées et terrorise la plupart des femmes 😛. Le serveur nous propose de manger à l'intérieur, à cause des mouches, nous refusons bravement, prêts à affronter les mouches. Dès le repas commencé, nous sommes effectivement envahis, mais bien trop honteux à l'idée de demander à être placés à l'intérieur. On mange donc avec les mouches, il y en a presque autant qu'au marché aux poissons! 😮 Est-ce les mouches ou le repas? Emilie a mal à l'estomac tout l'après-midi. On prend la pirogue pour traverser la lagune vers Fadiouth. Pirogues qui semblent si douces quand elles voguent sur l'eau... Mon dieu quel peur! Que de hurlements poussés dans cette pirogue à fleur d'eau, qui tangue dangereusement, jusqu'à nous faire toucher le niveau de l'eau... Pas de problème, c'est pas profond et je nage comme un poisson dans l'eau, mais je me vois déjà expliquer à Seb "ton appareil photo a pris la flotte..." 😠 Les hurlements reprennent de plus belle, sous le regard amusé du piroguier, mais aussi celui de Raymond, ce petit farceur se balance exprès pour nous faire tanguer et nous écouter hurler! On débarque enfin dans l'île, on visite, sous une chaleur écrasante, qui gâche un peu la visite d'ailleurs, on est tous crevés. Quand on traverse le pont qui relie Fadiouth à Joal, en plein soleil, je n'articule même plus un mot, tellement j'ai chaud, toujours emmitouflée dans mon écharpe... On conclue avec Nogaye, notre guide, de se revoir demain, départ à 6h30 (arf les vacances bis) Jeudi, 6h40, trop dur le réveil, on arrive à la bourre avec Emilie, le groupe allait partir sans nous oups! Pis finalement on attend après Nogaye presque jusqu'à 7h lol, on est en Afrique 😉 Départ en 4x4, 2h bonnes heures de route jusqu'au Sine Saloum. On s'arrête en chemin pour acheter du riz pour distribuer dans des villages de brousse. On se rapproche du Saloum, peu de kilomètres, mais une piste waouh, la vraie piste pleine de trous! Ca serait pas si mouvementé je m'endormirais à l'arrière du 4x4, je suis naze. 9h, on s'arrête dans un village Sérère, au trou du cul du monde, une atmosphère de dingue. 5 huttes, des habitants qui nous accueillent à bras ouverts. Des gens complètement isolés du monde moderne, ni eau ni électricité, pas une once de perversion dans leur regard et leur sourire, un bébé qui vient de naître... Ils nous invitent à découvrir leurs huttes, chacune a une fonction: cuisine au feu de bois à même le sol, chambre avec des sacs de riz en guise de matelas. Ces quelques minutes me réveillent! J'ai oublié mon écharpe dans la voiture, je tire la gueule sur les photos, je ne pense qu'à mes coups de soleil exposés au soleil déjà brûlant à 9h du matin 🤪 Je cours chercher mon écharpe pour terminer la visite, le soleil m'agresse bien plus que tous les vendeurs ambulants du Sénégal réunis! Nous continuons la route vers le Sine Saloum, sur cette piste cahoteuse, des enfants sur la route bouchent les trous avec du sable, pour quelques pièces. Nous prenons la pirogue, beaucoup plus "haute" que celles de Joal-Fadiouth, beaucoup plus "sécurisante"! Moment magique d'un calme absolu au milieu des mangroves et des oiseaux, quelques poissons sautent dans la lagune. Je finis par m'endormir, epuisée, me croyant à l'abri derrière mes lunettes de soleil... Emilie me grille en train de pioncer dans la pirogue, la bouche ouverte 😏. Nous débarquons et visitons un village de 3000 habitants à une heure de pirogue de la terre ferme. Il fait chaud, trop chaud, on souffre grave là, on dégouline encore. Les mouches m'agressent sans arrêt, attirées par la couche de crème solaire que j'ai étalé sur tout ce qui dépassait style geisha. Je ne me sens pas bien, trop chaud, trop soif, trop de mouches, trop chaud, vraiment trop chaud... Quand je comprend, il est déjà trop tard: crise d'hypoglycémie en plein Sine Saloum! Le guide et Emilie me gavent de sucre et de bonbons pour que je reprenne consistance, devant les gosses qui ne comprennent pas ce qui se passe, d'habitude les touristes sortent des bonbons du sac pour les enfants... Le guide file à l'épicerie du village m'acheter une bouteille d'eau et des gâteaux, il revient et me ventile avec le repousse-mouches qui sert aussi très bien comme éventail. Je reprends consistance après quelques minutes, Emilie s'en veut de n'avoir rien vu arriver, je la rassure en lui disant qu'elle n'y est pour rien, même moi je n'ai rien vu venir, j'ai cru que c'était la chaleur. Elle flippe jusquà ce qu'on se remplisse le bide au resto, à quelques minutes de là en pirogue. On mange au bord de l'eau, super! Le retour en pirogue est chaud encore, très chaud. On cuit. Et moi toujours avec mon écharpe... pfff On arrive le soir à l'hôtel complètement nazes, on décide de se reposer pour notre dernier vrai jour de vacances... Vendredi donc, transat, baignade dans l'océan, en tee shirt, parasol + crème en couche épaisse pour moi. Parasol simplement pour Emilie, qui se retrouve avec un gros coup de soleil sur le cul la veille du départ en avion 😕 Retour le samedi dans l'après-midi, avec des images, des sourires, des sourires d'enfants surtout, et des odeurs plein la tête, ca sent bon l'Afrique. L'argent n'a pas d'odeur paraît-il, et pourtant nos billets sentent l'Afrique, on décide d'en garder un pour le plaisir de sentir l'Afrique à notre retour, mais finalement on dépense tout... Dur dur le retour, c'est court une semaine, mais nos chéris nous attendent et rien que pour le plaisir des retrouvailles ça valait le coup de partir 😛
Zimbabwe (Matusadona) ou Botswana (Central Kalahari) début juin? English translation pending
by Sitaelle · 2010-01-03 · 17 replies
Bonjour à tous,

Nous partons 15 jours au Zimbabwe deuxième quinzaine de mai. Nous souhaitons rester une semaine supplémentaire en Afrique Australe (point de départ : Victoria Falls, 4x4 selfdrive et camping) mais nous avons du mal à faire notre choix.

Nous hésitons entre :

- > Rejoindre le Central Kalahari GR au Botswana (pays que nous connaissons déjà). Mais nous nous demandons si la période est idéale -ou au moins un peu :)- pour l'observation de la faune ? Et pensez-vous que ce soit faisable (sans que ce soit la course) en 1 semaine en prenant un 4x4 à Kasane (puis Nata - Rakops) ?

- > Poursuivre au Zimbabwe vers le parc de Matusadona. Mais est-il possible de louer facilement un 4x4 à VicFalls ? Le ravitaillement en essence et en nourriture peut-il être problématique ? La période est-elle aussi favorable à l'observation des animaux dans cette zone ?

Bref, on est preneur de tous vos arguments et retours d'expérience pour nous aider à trancher entre ces deux options !

Merci !!
Parcs plus ou moins incontournables pour un safari Keyna-Tanzanie? English translation pending
by Faab · 2009-03-17 · 5 replies
Bonjour,

Nous partons à 3, pour environ 20 jours au mois d'août, en safari combiné Kenya-Tanzanie, et composons nous mêmes notre itinéraire.

Sachant que nous recherchons avant tout des parcs sauvages et atypiques, et la beauté des paysages, parmi la liste de parcs, de lacs, et de réserves suivante, lesquels valent 1, 2 ou 3 étoiles?

Parc Néru, Réserve Samburu et Shaba, Lacs Baringo et Bogoria, Mont Keyna, Parc des Aberdares, Lac Nakuru, Lac Naïvasha, Maisai Mara, Vallée du Rift, Amboseli, Tsavo, Arusha, Tarangire, Manyara, N gorongoro, Serengeti.

Merci de votre aide,

Fabien.
Kenya: lodge à Masai Mara ou Tsavo qui accepte des enfants de 4 et 6 ans? English translation pending
by Higins · 2009-01-16 · 12 replies
Bonjour,

Je recherche un lodge, camp... susceptible d'accueillir pour 2 nuits nos deux enfants de 4 et 6 ans au Masai Mara ou Tsavo. Merci d'avance pour vos adresses si cela existe.
Retour de trois semaines à Madagascar: RN7 de Tananarive à Tuléar et Nosy Be English translation pending
by Jckiller · 2008-10-19 · 14 replies
De retour après 3 semaines à Madagascar...

Pour info, nous sommes un jeune couple de 26 et 28 ans, c'était notre 3ème gros voyage "en sac à dos" (après le Mexique et l'Inde). Nous ne sommes pas spécialement des "routards purs et durs", nous aimons bien avoir un minimum de confort et évitons, dans la mesure du possible, les excursions trop "roots"...

Voici notre parcours et quelques impressions qui pourraient etre utiles pour les prochains voyageurs... Impressions générales : superbe voyage tout le long ! Après moultes réflexions, nous n'avons finalement pas pris de chauffeur/guide privé pour des raisons budgétaires, et nous ne regrettons pas ! Nous avons fait la RN7 de Tana à Tuléar sur 2 semaines, 2/3 jours de repos sur Ifaty, une journée de vol de Tuléar à Nosy Bé où nous sommes restés 4 jours complets pour profiter de la plage. Nous n'avons senti AUCUNE insécurité durant tout notre périple. Nous n'avons pas fait l'objet de quelque "grosse arnaque" que ce soit (ne pas trop se fier aux propos alarmistes du GDR), tout en prenant un minimum de précautions... (juste se "méfier" des pratiques des pousses-pousses d'Antsirabe) La population a toujours été très accueillante et charmante... où que ce soit ! Les paysages et la nature sont vraiment exceptionnels ! Nos seuls "regrets" concernent l'absence de sites vraiment "historiques/culturels" à visiter... mais on ne vient pas à Madagascar pour ca !

Question budget: concernant les guides, nous avions le GDR 2008 et le guide Hachette évasion. Manque pas mal d'infos pratiques dans ces guides (notamment sur les temps de visite et parcours) ! concernant les vols, nous avons pris la compagnie Corsair (jamais vu aussi peu de place pour les jambes !) de Paris à Tana, puis le retour depuis Nosy Bé pour 935€ A/R, et un vol intérieur Tuléar/Tana/Nosy Bé (2 vols le même jour) pour 220€, soit ~1150€ d'avion par personne. Nous avons dépensé environ 900€ par personne pour tout le reste (visas, médocs, et tout le reste sur place : hotels, restos, déplacements, excursions, qq cadeaux) : concernant les hotels, nous sommes toujours allés dans les "bons" hotels (catégorie moyenne du guide, entre 15 et 30€ la nuit, et même un "de luxe" à 130€ sur Nosy Bé pour 2 nuits). Il y a surement de bons hotels moins chers, mais nous préférions mettre qq euros de plus et avoir un peu plus de confort et de charme... concernant les restos, nous sommes toujours allés dans les "bons" restos (catégorie moyenne du guide, environ 7€ par repas par pers). Là aussi, vous pouvez manger pour 1€ dans les nombreuses gargottes... Mais les bons plats bien cuisinés et bien présentés sont dans les restos "touristiques", plus chers forcément... concernant les déplacements, nous avons pas mal pris les bus de tourisme Madabus (Madasmiles ou Gasy Car Bus selon les appellations), plus cher que les taxi brousses mais plus spacieux, plus fiables et à horaires fixes (à recommander donc !). Avons aussi pris quelques taxi brousses sur certains trajets (à vivre au moins 1 fois pour l'expérience !), et 2/3 fois des "taxi spécial" (notamment pour Tuléar/Ifaty et pour 1 journée sur Nosy Bé). ===> Ces 3 semaines nous ont donc coutées ~2100€ par personne TOUT compris.

Question organisations, nous avions réservé les vols (internationaux et internes) environ 2 mois avant. Nous avions préalablement calculé, en gros, le temps qu'il nous faudrait pour chaque étape de la RN7 (afin de réserver le vol intérieur). 15 jours de Tana à Tuléar (avec le crochet à Manakara) donnent un bon timing. Depuis la France, nous avions réservé notre premier hotel à Tana, celui de Sahambavy (le Lac Hotel), et notre "hotel de luxe" à Nosy Komba. Pour le reste, nous avons cherché sur place. Sur tout notre séjour (fin septembre à mi octobre), il restait des places dans quasiment tous les hotels que nous voulions (c'est vite complet par contre dans les très bons hotels). Concernant le téléphone, petit conseil pratique : dès le début, achetez une carte sim sur place (seulement 15000 A avec 1 téléphone !) pour pouvoir téléphoner moins cher et partout ! (il y a des boutiques orange un peu partout)

Voici notre parcours (les prix sont par chambre, les transports par personne, et les restos pour 2, arrondis à 5000A près) : 1er jour : Tana Visite de la ville basse et haute à pied. Sympa pour une première approche de l'environnement malgache. Vue de la ville haute et marché (avec les petites maisons) à ne pas manquer. Restos : Grill Rova (très bien, 30000 A), Saka Manga (très bien, 35000 A) Hotel : Merina Lodge (très bien, au calme, un peu cher, 70000 A)

2ème jour : Tana/Antsirabe Route de Tana à Antsirabe avec Madasmiles (32000 A) Visite de la ville (lac, marchés) et du marché aux zébus très pittoresque. Avons assisté à une cérémonie de "retournement des morts", à voir si vous pouvez ! (il faut payer un petit peu pour qq offrandes et cie, mais ca va...) Attention, seule "arnaque" désagréable qu'on a eu, définissez TOUJOURS le prix de la course des pousses-pousses AVANT de partir !!! (définir le prix total, et non par personne, et si aller/retour). Ne pas leur faire confiance (concernant les tarifs) dans cette ville pour les trajets un peu plus longs qu'une simple course dans la ville. (aucun autre problème dans les autres villes avec pousses-pousses et taxis !) Meme en définissant avec précision le prix avant la course, certains ont vraiment des pratiques inacceptables ! A part ces petits désagréments, la ville est sympa à visiter ! ;o) Restos : les Agapes (excellent, à ne pas manquer, 35000 A) Hotel : Résidence Camélias (joli, calme, un peu cher, 50000 A)

3ème jour : Betafo (25km d'Antsirabe) Petit village très typique, très agréable. Après avoir vu le marché, faire 1 tour jusqu'en haut et retour par le lac. Route rapide en taxi brousse. Mais attention pour visiter les thermes (visite "inutile" pour nous, sans grand interet) car très difficile pour repartir si vous n'avez pas votre taxi ! (on a eu la chance de pouvoir repartir avec une famille malgache qui visitait le coin aussi, sinon il faut faire les 6km à pied ou attendre un hypothetique taxi brousse dans l'autre sens) Resto : Résidence Camélias (bien, 40000 A) Hotel : Résidence Camélias (joli, calme, un peu cher, 50000 A)

4ème jour : Antsirabe/Ambositra Route d'Antsirabe à Ambositra avec Madasmiles (17000 A) Visite de la ville, sympa. Visite du rova en taxi, très belle vue sur la ville. Le GDR est nul pour cette ville, pas de plan et très vague pour comment visiter le rova (longue route à pied ou ~30min en taxi). Resto : Oasis (bien, 25000 A), Motel Violette (bien, 30000 A) Hotel : Motel Violette (sympa, très calme, mais un peu trop excentré du centre ville, 40000 A)

5ème jour : Ambositra/Fianar/Sahambavy Route d'Ambositra à Fianar avec Madasmiles (12000 A), puis taxi brousse jusqu'au Lac Hotel à Sahambavy. Resto : Lac Hotel (très bien, 50000 A) Hotel : Lac Hotel (excellent, et surtout très utile si le train FCE part le lendemain matin car la gare est juste à coté, sinon trop excentré de Fianar, 50000 A)

6ème jour : Fianar/Manakara Route de Fianar à Manakara avec Maza Bus (équivalent de Madasmiles sur ce trajet, voir avec l'office des guides de Fianar, 55000 A) On pensait partir en train du Lac hotel, mais ca ne tombait pas bien avec les dates du train... Resto : Délices (très bien, 25000 A) Hotel : Délices (bon rapport qualité/prix, 20000 A)

7ème jour : Manakara Journée en pirogue sur le canal (avec l'équipe de "Riri" le piroguier) : on part le matin faire un bout du canal, puis on s'arrete qq heures le midi dans un village de pecheurs, puis on repart pour aller visiter une plantation de vanille, avec des plantes carnivores autour. => Sympa mais sans plus, le canal n'est pas spécialement intéressant, et on attend pas mal le midi sur la plage du village de pecheurs. Resto : Délices (très bien, 25000 A) Hotel : Délices (bon rapport qualité/prix, 20000 A)

8ème jour : Manakara/Fianar Train de Manakara à Fianar. => vraiment très intéressant et pittoresque ! Nous avons eu la chance d'avoir aucun souci de train (2 jours après, les gens ont du dormir dedans !) Pensez à réserver votre billet la veille en gare. Coté gauche pour Fianar/Manakara, coté droit dans l'autre sens... Arrivés à Fianar, nous avons visité brièvement la ville haute, très agréable et belle vue ! Resto : Tsara Guest House (excellent, prix en conséquence, 55000 A) Hotel : Tsara Guest House (excellent, prix en conséquence, 80000 A)

9ème jour : Fianar/Ambalavao Taxi brousse de Fianar à Ambalavao. Arrivés à Ambalavao, nous avons loué une voiture à la journée (30000 A) à partir de notre hotel pour aller visiter le parc de l'Anja et les différents artisans locaux. Parc de l'Anja : petit parc très sympa, bien moins cher que ceux de l'Angap. Nous avons prix la ballade de 2h (12000 A/p) (il faut crapahuter un peu dans la foret et sur des rochers, mais convient parfaitement à des petits marcheurs, on ne marche pas énormément en fait), et avons pu voir nos premiers lémuriens et caméléons. Evitez la ballade plus courte (1h) car il s'agit seulement du sentier pour voir 1 groupe de lémuriens. La ballade de 4/5h doit etre sympa aussi (on monte tout en haut du rocher). => je recommande donc ce parc, très sympa ! Concernant les artisans, nous avons visité (avec notre chauffeur) le vignoble (vin pas terrible du tout !), la fabrique de papiers, et le tissage de la soie. => Les visites se font très rapidement, mais c sympa quand meme... En fait, nous hésitions entre le parc de Ranomafana et une journée sur Ambalavao (avec ce parc de l'Anja), nous n'avons pas regretté du tout, le village et le parc sont très intéressants (surement moins "nature" que Ranomafana, mais les avis des autres touristes qui ont fait ce parc étaient souvent mitigés). Resto : Tsienimparihy (bien, 15000 A) Hotel : Tsienimparihy (bon rapport qualité/prix, 25000 A)

10ème jour : Ambalavao/Ranohira (Isalo) Petite visite de la ville d'Ambalavao, très sympa ! A recommander (1 bonne journée suffit pour la ville et le parc) ! Route jusqu'à Ranohira avec Madasmiles (40000 A). Rien à voir dans le ville de Ranohira. ATTENTION : pensez à prendre de l'argent à Fianar ou à Ambalavao, car il n'y a AUNCUNE banque à Ranohira et aux alentours !!! => ce n'est pas vraiment indiqué dans le GDR, et comme les excursions dans l'Isalo sont chères, on a failli devoir repartir faute d'argent dispo sur place ! (on avait finalement juste de quoi payer nos 2 nuits à l'hotel et 1 journée dans le parc, mais meme pas assez pour pouvoir payer le bus de retour !) Resto : Chez Berni (bien, 30000 A) Hotel : Chez Berni (chambres défraichies mais convenable pour le prix, 35000 A, il y a aussi des chambres supérieures bien plus récentes, mais on n'avait plus de sous ! ;-/ ) => le patron de l'hotel est un phénomène, très sympa !

11ème jour : Parc de l'Isalo Ballade la journée dans le parc de l'Isalo. Contrairement aux indications du GDR, les prix (chers) sont finalement bien indiqués sur place. Il faut payer l'entrée du parc (25000 A/p pour 1 journée), le guide à la journée (~35000 A), et les entrées pour chaque site visité (~35000 A pour notre circuit). Ainsi que la voiture si vous en avez pas (30000 A) ! Pour la voiture, on peut donc trouver facilement sur place des chauffeurs (à voir avec le guide) qui font payer environ 30000 A pour vous déposer au début du parc le matin, et qui viennent vous rechercher l'après midi. => Cela revient donc vite cher ! (surtout si on veut refaire 1/2 journée par exemple, il faut repayer des entrées, le guide, les sites, et encore la voiture...) Avons fait 1 circuit de ~6h : cascades et piscines naturelles (le circuit "classique", très "touristique", environ 4h) et le sentier des cretes (2h le long). => Le circuit des cascades et des piscines sont très agréables et jolis, mais très encombré par les nombreux autres touristes... => Nous n'avons pas regretté d'avoir prix le sentier des crètes en plus, bien plus tranquille et très belle vue ! => Un circuit de 6h sur 1 journée comme nous avons fait convient à des "petits" marcheurs finalement (attention aux guides qui ont un bon rythme !) => prévoyez au moins 2 litres d'eau par personne pour la journée, il fait très chaud ! Resto : Chez Berni (bien, 30000 A) Hotel : Chez Berni (bien, 35000 A)

12ème jour : Ranohira/Tuléar Route de Ranohira à Tuléar avec Madasmiles (pas de taxi brousse direct depuis Ranohira), 40000 A. Resto : Sax Aphone (excellent, 45000 A, mais le dessert à la crème nous a surement rendu malade le lendemain => indigestion => vomissements ma copine & moi le lendemain...) Hotel : Sax Aphone (excellent, bungalows et resto très sympa, 45000 A)

13ème jour : Tuléar Malgrés notre indigestion de la veille, visite tranquille et rapide de la ville (pas grand chose à voir). Resto : Maison (bien, 25000 A), Sax Aphone (très bien, 20000 A) Hotel : Sax Aphone (excellent, bungalows et resto très sympa, 45000 A)

14ème jour : Tuléar/Ifaty Avons trouvé un chauffeur pas trop cher (50000 A) pour aller jusqu'à Ifaty (1h de voiture au lieu de 2 à 5h en taxi brousse). Resto : à coté de Freddy Plage (très bien, 30000 A) Hotel : Chez Freddy plage (beaux bungalows, très bien mais eau chaude au seau, 40000 A)

15ème jour : Ifaty Repos à la plage (jolie plage bordée de cocotiers), excursion en pirogue pour faire 1 plongée sur le récif de corail, très bien et pas trop cher (15000 A/p). Excursion en charette à zébu dans la foret de baobabs avec un "guide local" (travaille à l'hotel). Ballade sympa et agréable ! (15000 A/p) Hotel : Chez Freddy plage (beaux bungalows, très bien mais eau chaude au seau, 40000 A)

16ème jour : Ifaty/Tuléar/Nosy Bé Plage et retour sur l'aéroport de Tuléar avec le meme chauffeur (70000 A). Avion pour Tana puis Nosy Bé (il y a un seul jour par semaine où l'on peut faire un Tuléar/Tana/Nosy Bé dans la même journée, ~220€) Resto : chez Alain à Tuléar (très bien, 25000 A) Hotel : Diamant 10 à Hell Ville (clim, propre mais aucun charme et bruyant, 60000 A) => Préférez sans hésiter les bungalows d'? (Hell Ville) pour seulement 15000 A de plus

17ème jour : Nosy Bé Journée avec un chauffeur (100000 A) pour faire le tour de l'ile et de ses particularités : distillerie d'ylang ylang, arbre sacré, marché, plage, et coucher du soleil sur le mont Passot. => un peu cher (prix officiel), mais très bien pour s'impregner de l'atmosphère de l'ile La plage d'Andilana est vraiment paradisiaque. Resto : ? donnant sur la plage d'Andilana (très cher mais très bien et emplacement de reve, buffet, 80000 A) Hotel : Diamant 10 (60000 A)

18ème jour : Nosy Komba Traversée en bateau taxi collectif rapide (20000 A/p) pour notre "hotel de luxe" que nous avions réservé de France. => le tarif officiel de la traversée est de 10000 A/p, ne pas se faire avoir par les rabatteurs du port qui proposent des prix 10 fois plus elevés au départ ! Resto : Jardin Vanille (excellent, 30000 A) Hotel : Jardin Vanille (excellent, mais forcément plus cher que la normale, 65€/p en demi pension) => nous avions choisi cet excellent hotel pour passer 2 nuits de reve pour finir le voyage : cadre paradisiaque, jardin tropical avec lémuriens, bungalows superbes, cuisine parfaite, plage avec recif de corail à 100m où j'ai pu voir 1 tortue, bref, le reve !

19ème jour : Nosy Komba/Nosy Tanikely Excursion en bateau à la journée (100000 A pour 2 avec repas) pour aller faire de la plongée sur l'ile de Nosy Tanikely. Ile paradisiaque, plongée extraordinaire (vu 2 tortues) sur superbe récif de corail... le reve ! => à faire ! magnifique ! Nous avons trouvé un propriétaire de bateau sur la plage de notre hotel pour avoir un prix correct (au moins 2 fois plus cher sinon). Resto : Jardin Vanille (excellent) Hotel : Jardin Vanille (excellent, 65€/p en demi pension)

20ème jour : Nosy Komba/Nosy Bé Dernier jour de plage sur Nosy Komba dans notre hotel. Retour sur Nosy Be avec taxi collectif (prix normal cette fois, 10000 A/p). Derniers achats sur l'ile... (le marché n'est plus en centre ville pour cause de travaux) Resto : Bungalows d'? à Hell ville (très bien, 45000 A) Hotel : Bungalows d'? à Hell Ville (très bien, 75000 A, superbe cadre, très jolis bungalows, exceptionnel par rapport à l'hotel Diamant 10)

21ème jour : Nosy Bé/Paris Taxi pour l'aéroport (20000 A). Partir à 6h30 pour le vol de 8h30 suffit très largement, pas la peine de partir à 5h45 ! Avion pour Paris...

Voili voila... j'espère que ces qq infos pourront etre utiles à certains d'entre vous... Les photos de notre périple sont en cours de tri... je reposterai quand ca sera en ligne sur mon site web ! ;o) @+ JC
Botswana à partir de Johanesbourg en 10 jours? English translation pending
by Ted976 · 2008-02-01 · 5 replies
Bonjour,

J’envisage de faire une petite escapade de 10 jours en famille au Botswana en mars 2008 (vacances scolaires). J'habite Mayotte et le seul trajet possible est une arrivée à Johannesburg via Nairobi.

Mes questions:

Peut-on faire quelque chose de sympa en 10 jours sur place (étant bien conscient qu'on ne pourra pas tout faire) ? si oui quels endroits privilégier ? La météo est-elle ok à cette période ? 4x4+ tente ou 4x2+ hôtel/lodge ?.......et plein d’autres questions encore

Ah oui ! le budget est limité.😕

merci
Vos coups de coeur au Burkina Faso English translation pending
by Kouette · 2006-06-21 · 24 replies
Bonjour ! Ce message s'adresse à ceux qui sont déjà allés au Burkina Faso et ceux qui y vivent...

Voilà, je pars 7 semaines au Burkina cet été, pendant 4 semaines je fais un stage dans un centre de rééducation et ensuite pendant 3 semaines je pense me ballader au gré des rencontres...

Ma demande concerne ces 3 semaines de "vadrouille", j'ai déjà des petites idées de lieux où aller, mais vous qui connaissez le Burkina vous avez surement eu des coups de coeur et donc des idées, des lieux "incontournables", "inoubliables", ect... à me proposer... ?

Merci d'avance pour vos témoignages (et pourquoi pas "trucs et astuces")

Mélanie
Restaurants à Saly (Sénégal) English translation pending
by Mklambert · 2006-01-21 · 26 replies
Nous allons (en amoureux) à l'hôtel Neptune 1 semaine 😎 à saly fin février et avons pris la 1/2 pension, histoire d'aller voir ailleurs pour quelques excursions.

Certains diront oh 🤪 encore Saly c'est pas le vrai sénégal ... et tout et tout ... 😠 que je lis depuis quelques semaines sur les forum. Mais, nous avons choisi une semaine de vacances là bas pour notre premier voyage au Sénégal (c'est fait, c'est payé et on ne changera pas!!) ET 1 semaine c'est court!

Cependant comme nous ne pensons pas rester tout le temps dans l'hôtel et qu'il faut bien "grailler" le midi notemment, quelqu'un pourrait il nous renseigner sur les restos dans le coin (nourriture, accueil, proximité de l'hôtel...) et sur quelques taxis-guides (sûrs et pro et pas chers😛!!).

PS: Si quelqu'un a déjà séjourné en 1/2 pension au Neptune, comment a t il fait pour les boissons (l'eau ...) dans l'hôtel?

D'avance merci à ceux qui répondront.
Louer un jeep en Tanzanie English translation pending
by Emeric1 · 2004-01-09 · 15 replies
Bonjour,

Je prévois de partir en voyage de noces 10 jours en Tanzanie fin octobre 2004. J'aimerais découvrir le pays individuellement en louant une jeep équipé d'une tente sur le toit. Me confirmez vous que cela est possible? Combien faut il compter pour ce genre de location? Auriez vous des contacts?

D'avance merci pour vos réponses.

Emeric
Meilleure période pour visiter le delta de l'Okavango English translation pending
by Philou12 · 2016-07-08 · 6 replies
nous envisageons de visiter la Namibie (partie désert du Namib uniquement en une semaine, auto-tour) puis de visiter Okavango, Chobe pour finir aux victoria Falls (10 jours environ) le but principal de ce voyage (partie Botswana) est le delta que nous souhaitons visiter au moins en partie en bateau mokoro. nous avons déjà fait dix jours de safari en Tanzanie (Serentigi, Tarangire) donc nous souhaitons voir aussi autrement qu'en 4x4

mes questions : pour profiter au mieux du delta en "version aquatique", quelle est la meilleure période de l'année (nous n'avons pas de contraintes) ? et quel serait plutôt le meilleur rapport qualité / prix ?

nous envisageons un voyage privé organisé ; quel est le meilleur moyen de transport :4x4 ou avions entre les camps/ lodges ?

combien de jours séjourner dans le delta ? deux endroits différents ? lesquels ?

vaut-il mieux séjourner à Kasane ou à l'intérieur du parc de Chobe ?

merci
Namibie-Botswana en passant par Messum Crater, Numas Ravin, vallées de Marienflus et Hartman English translation pending
by Sirde · 2014-09-01 · 32 replies
Un petit message pour participer au forum dans lequel j’ai puisé éhontément moultes infos pour la préparation de mes différents voyages. Ce post a pour but de donner une idée d’itinéraire, et éventuellement d’apporter quelques réponses à des questions que nous nous posions avant notre départ : type de véhicule, faisabilité du trajet pour des néophytes du 4X4, problème de timing, barrières vétérinaires, approvisionnement en essence, quelle consommation attendre ?… En 2012, notre premier voyage en Namibie nous fit parcourir ce pays du sud (Orange River) au nord (Kunene River), en passant par les grands sites bien connus : Brukkeros crater, Fish river canyon, Lüderitz, Sesriem, Twyfelfontein, Cap cross, Purros, Epupa Falls, Etosha… Difficile de ne pas tomber amoureux de ce pays. Après un voyage en Equateur nous avons donc décidé de récidiver. En août 2014 nous sommes donc repartis, la préparation de ce second voyage a pris plusieurs mois. L’ensemble des réservations : billets d’avion, véhicule, entrées dans les parcs, camping, Lodges, était bouclé en décembre 2013 ; restait à fignoler les détails. Là, un grand merci à tous : Mammanu pour ses cartes de Messum Crater, Krikri6792 pour ses conseils d’alternative de piste à la C14, Bastinj pour ses fichiers, Max68, ericacole, Francky, Bernicotti pour leurs compte rendus et carnets de voyage, un merci particulier à Pierre77N que j’ai honteusement harcelé de messages privés auxquels il répondait avec patience et célérité. Les points clés de ce second voyage étaient : -Messum crater -Numas ravine (bivouac + randonnée à la recherche des peintures rupestres) -Rejoindre la vallée de Marienfluss puis visiter la vallée de Hartmann, via Purros, Hoarusib river, Khumib river et la Roidroom pass -Bande de Caprivi avec visite du parc de Mahango -Chobe river front -Chutes victoria -Savuti , Moremi puis retour Bien entendu nous avons revu et ré escaladé Big Dady à Sesriem, fait une seconde fois une visite à Etosha.

Le véhicule : n’étant pas des cadors du 4X4, ayant des pistes réputées pas simples à parcourir, quel véhicule ? Nous avons opté pour un Toyota Hillus T+ (Asco car Hire) 3L Turbo diesel avec boite automatique, double réservoir 140litres. Véhicule impeccable, 4000km au compteur, on le rendra à 9400 ! Pneus neufs. Deux roues de secours une neuve, l’autre ayant déjà roulée mais en bon état. Pour un néophyte du 4X4, un vrai régal, pas compliqué à utiliser, ça passe « partout » si on conduit avec prudence (dans le sens large du terme), manque le pilote automatique. Aucun problème dans le sable de Sesriem, dans l’Hoarusib et khumib river, pas de souci dans les vallées de Hartman et de Marienflus….Savuti et Moremi… Au risque de faire hurler les puristes (qu’ils me pardonnent car ils m’ont apporté de précieux conseils): durant tout le trajet pas de dégonflage de pneu : pression 1.9 durant l’ensemble du périple (sauf à Sesriem , pour voir et utiliser le compresseur), un seul petit ensablement ridicule (erreur de pilotage) dans l’Hoarusib river .

Le trajet : Quelques détails pour d’éventuels volontaires. J1 : arrivée à Windhoek, avec 3 heures de retard, nous décidons de sacrifier notre nuit au lodge de Barchan dune pour ne pas rouler de nuit. Aucun regret de cette décision guidée par la prudence. J2 : Windhoek >>Sesriem : via la Kupferberg pass et la Spreetshoogte pass J3 : Sesriem : « grimpette » au sommet deBig daddy, nous faisons chanter la dune en redescendant du sommet sur deavlei. J4 : Sesriem>> Swakopmund : Nous avons opté pour les pistes partant plein Nord après la Kuiseb pass, pistes reliant la C14 à la C28.Pour les emprunter elles nécessitent un permis que nous avions pris à l’accueil du parc de Sesriem. Très belles pistes, aucune comparaison avec la monotone C14 que nous avions emprunté en 2012, 1 guépard observé (+ girafes, Oryx …), puis nous avons enchainé la boucle de la Tinkas river (permis) suivi de la Welwischia road (permis , celui-là on ne l’avait pas, honte++)avant d’atteindre à la nuit Swakopmund. J5 : De Swakopmund à Numas ravine via Messum crater : Aucun problème d’orientation, nous avons quitté la C34 au niveau de cap cross pour entrer par le sud dans Messum crater, aucun problème. Cependant, bien étudier la sortie par le nord- est via la Messum river, cette sortie n’est pas forcément évidente à localiser, étudier le parcours sur T4A+google n’a pas été inutile. Sinon piste sans aucune difficulté. Bivouac dans Numas Ravine. J6 : De Numas ravine à Mowani mountain camp : J’ai trouvé très peu de renseignement sur cette ravine que je voulais explorer (en fait aucun, l’idée a été trouvée dans le lonely planet).Numas ravine se situe sur le versant ouest du Brandberg (à l’opposé de White Lady), superbe, pas compliqué d’accès. Nous y avons bivouaqué, pour y randonner J6 au matin à la recherche de peintures rupestres. Nous les avons trouvées, une bonne dizaine au total, il y en a surement plus, il faut chercher ! Numas ravine est une bonne alternative quand on a déjà visité White Lady et quand on désir contourner le Brandberg par le Nord. Le trajet de Numas ravine à Mowani mountain campfait une bonne trotte, surtout après une randonnée, nous sommes arrivés à la nuit. Mowani mountain campest un camping superbe. Troupeau d’éléphants du désert le lendemain matin au lever, à 400m de notre campement. Petite anecdote : nous avons assisté à une charge du troupeau (15 éléphants) qui se sont mis à barrir et courir après des chiens errants : impressionnant++ J7: Mowani mountain camp >>Grootberg Lodge J8: Grootberg Lodge >>Purros Plein de gasoil à Palmwag, à la station juste après la barrière vétérinaire. A la barrière vétérinaire, comme prévu, pas de problème dans le sens Sud- Nord, mais on sait jamais, nous avions camouflé nos provisions et effet, nous partions pour 6 jours en autonomie, ça fait de la bidoche dans le frigo ! Nous quittons Palmwag vers 9h30 et atteignons Sesfontein vers 12h (arrêts photo et déjeuner inclus) Complément de plein à la station de Sesfontein près du Fort, nous ne comptions pas sur cet approvionnement, en effet, la station ne semble pas approvisionnée régulièrement , et possède des heures de distributions limitées, on a tout bon + 13 litres de gasoil toujours bon à prendre quand on vise la vallée de Hartmann. Arrivée à Purros vers 16h J9 : Purros >>Marble Mine, via l’Hoarusib river, mont Himba sphinx, Khumib river, Orupembe. Avant de quitter Purros, je demande, sans y croire, au responsable du camp communautaire, s’il y a une possibilité de compléter le plein du véhicule (obsédé du gasoil le bonhomme). Il nous cédera une vingtaine de litres, pour cela il nous amène chez lui au village de Purros. Nous quittons Purros, r��servoirs pleins, aux alentours de 10h30 arrivons à Marble mine vers 17h15 en prenant volontairement notre temps : photos, observations, déjeuner. La piste n’est pas compliquée, un « peu » cassante lors du passage d’un lit de rivière à l’autre via le mont Himba, de bons pneus sont recommandés. Là encore, on a bon, nos pneus sont neufs, taillés pour la caillasse. Marble mine : camp communautaire sympa++ sur le bord de la Khumib river. Nous n’avions pas de réservation, mais nous étions que trois dans le camp, donc un Sud-africain qui nous fait une description de notre trajet de demain très peu engageante ? J10 : Marble Mine>>Nord de la vallée de Marienflus via la rooidrom pass : Nous quittons Marble mine aux alentours de 9h.Après une visite des mines de marbres, nous passons la rooidrom pass. Je pense qu’on peut la qualifier de … « rugueuse » avec un passage plus rugueux sur 2 km environ. Là l’aide du copilote devant le véhicule pour guider le conducteur n’est pas du luxe, surtout pour des néophytes comme nous. J’applique les conseils de Pierre77 (merci Pierre) : doucement, pépère, en réfléchissant, ça passe. En fait la problématique est de ne pas abîmer la voiture. Nous déjeunons sous l’arbre en face de bidon «rouge »puis reprenons la piste pour atteindre l’extrême nord de la vallée de Marienflus. Sur le trajet nous observons 3 guépards. Nuit au camp Syncro, nous sommes seuls. L’emplacement est superbe au bord de la Kunene river, dont la couleur vert émeraude nous donne envie de faire une baignette, malheureusement la Kunene est encombrée de quelques « troncs d’arbre » rendant la baignade problématique. J11 : de la vallée de Marienflus à la vallée de Hartmann : Petit hic les nouveaux propriétaires du camp syncro, des européens (suisses), bien éduqués, viennent nous réclamer le règlement le lendemain matin au milieu de notre petit déjeuner. Je n’ai pas l’habitude de partir sans payer, cela aurait pu attendre la fin de notre repas ! Pour rejoindre la vallée de Hartmann nous repassons par Roidroom puis Oranjdrom. Bivouac dans la vallée de Hartmann….pas de commentaire, un petit quand même : ……… ! J12 : visite de la vallée de Hartmann puis retour vers Opuvo : Bien entendu, il est hors de question de faire ce trajet retour en une étape surtout que nous désirons visiter la vallée avant de partir (c’est un minimum !). Cette vallée est superbe, je l’ai préféré à la vallée de Marienflus qui elle-même est magnifique….question de goût car elles sont vraiment différentes. Pas de difficulté particulière au niveau conduite , un peu plus compliqué dans la partie nord- est, où la piste monte à l’assaut des dunes donc : piste de sable relativement profond + pente. La piste suit ensuite une ligne de crête avec une vue magnifique. Nous rejoindrons Orupembe via la piste partant plein sud à partir de Bloudrom (on emprunte un petit raccourci pour rejoindre cette piste à partir de Oranjedrom). La piste reliant Bloudrom à Orupembe, est un faux plat descendant, certains la trouvent monotone, personnellement je l’ai trouvée très belle, pas fatigante, d’autant plus que ..C’était pas moi qui conduisais ! Nous avons passé Orupembé rejoint la D3707, puis bivouac dans un site très sympa à l’écart de la piste. J13: Bivouac >>Opuwo: Nuit au Opuwo country Lodge (bof). Pour info jauge réservoir principal : ½ ; plein de gasoil à Opuwo (donc consommation de J9 à J13) = 119litres. J14 à J16 : nous ferons passer par Dolomite camp, puis Okaukuejo et Manutoni Il semble que Galton gate soit ouvert à tous (auparavant réservé aux tours opérateur et à ceux ayant une nuitée à dolomite camp) des travaux d’agrandissement de la gate sont en cours. J17: Manutoni>>Rundu via la piste D3001 puis D3016 pour rejoindre la B8, arrêt déjeuner à Giant Baobab Tree. J18 : Rundu >>Nunda safari lodge avec petit game drive dans la Mahango game réserve : nos premiers hippopotames, pas beaucoup d’animaux, mais très belle balade le long du fleuve. J19 : Rundu >>Salambala community camp Salambala community camp, pas de réservation, nous étions seul, camp très sympa, en plein milieu du bush, petit pan à 200 mètres pour observer les animaux. J20 : Salambala>>passage de la frontière (Ngoma bridge) puis chobe river front pour arriver à 15h derrière leSpar de Kasane où nous avons RDV avec Charles pour le Boat cruise (à ne pas manquer). Diner à Kasane arrivée de nuit 20h30 à Senyati safari camp.Ouf…je craignais cette arrivée de nuit mais pas de problème, la piste est sablonneuse ++++ mais en pente vers la rivière. Le point d’eau du camping est très intéressant pour observer les relations entre les différents groupes d’éléphants venant s’y abreuver. J21 : visite des chutes victoria toujours par l’intermédiaire de Charles qui vient nous prendre le matin au camp. Superbe, dire que j’ai faillis zapper les chutes par « commoditefainiantise »! Nuit n°2 au Senyati. J22 : Game drive sur Chobe river front puis nuit à Hihaha campsite. Fantastique, éléphants, buffles, hippopotames, mammouths par centaines ! Les ranger nous demande de faire un grand feu car un lion rode dans le coin, nos réserves de bois y passent. J23 : un peu de chobe river front avant de rejoindre Savuti Campsite. Bon faut avouer qu’il y a du sable, nous évitons un raccourci en ligne droite réputé difficile (cf carnet et discussion sur le VF) Nous secourons un véhicule de tour opérateur, ensablé depuis 2h30, ils n’en pouvaient plus, en fait il s’agissait d’une françaises avec deux aides Botswanais qui convoyaient du matériel pour un tour opérateur. Véhicule surchargé et remorque pleine à craquer !!En dix minutes le problème est réglé avec nos plaques de désensablement et dégonflage de pneus ! Nous les retrouverons à Ghoha gate en train de répartir le matériel dans deux véhicules, les touristes qui attendaient (depuis 2h30 !) dans le second véhicule, n’étant pas très ravis de voir le matériel s’accumuler dans l’allée centrale de leur « camion ». Nous arrivons pépère à Savuti avec nos pneus à 1.9bar, douche dans les « sanitaire fortifiés » du camp. J24 : Savuti>>North gate campsite, via la Marsh road : on a failli rouler sur un lion endormi ! Deux lions sont repérés au pied d’un arbre, nous contournons sournoisement le dit arbre pour mieux les observer, coup de frein, on aller gentiment rouler sur un troisième pépère en train de faire la sieste. Quand je dis rouler, c’est le pneu avant à moins d’un mètre du dit lion hypersomniaque ! Un camion est planté au niveau du gai avant North gate; la nuit commence à tomber lorsque nous arrivons au camp. Soirée barbecue, je chasse en la menaçant avec notre pelle, une hyène tachetée qui fouine dans le coffre du 4X4 resté ouvert. Cela ne l’empêchera pas de faire la vaisselle dans la nuit : nettoyage de la marmite laissée à l’extérieure! J25: North Gate>>Xakanaxa campsite Emplacement très sympa MAIS, Camp nullissime par ses commodités, franchement, sans être exigeant, ils pourraient faire un effort : trois douches et un WC pour une dizaine d’emplacements c’est léger, sachant que chaque emplacement reçoit environ huit à dix personnes…. J26 : Xakanaxa campsite Game drive dans tous les sens, sur toutes les pistes non inondées, à la recherche de félins ; on voit de tout sauf les félins …pas grave ! Là sincèrement, contre l’avis de certains, si on veut explorer les pistes latérales dans Moremi, un GPS est conseillé. Il nous aidait régulièrement à retrouver nos traces. En effet, régulièrement pendant nos Games drives, on sort de la piste principale, emprunte une secondaire, puis une petite à droite puis tiens un peu celle de gauche, un morceau de celle-là, oh de l’eau ! on franchit, puis cela ne passe plus demi-tour ; le retour sur ses pas n’est pas si évident malgré un bon sens de l’orientation, DONC GPS conseillé. J27: Xakanaxa campsite>>Third bridge campsite REgame drive dans tous les sens, RE à la recherche de félins ; RE on voit de tout sauf les félins …RE pas grave ! Campsite de Third bridge beaucoup mieux et de loin que Xakanaxa. Dans le nuit, girafe , hyènes, hippopotame s’invitent à notre emplacement. J28 : Third bridge campsite>>Crocodile camp à Maun: équipe très sympa J29: Maun>>Zelda game&guest farm: the king of the kitsch!! Notre seul léopard du voyage …mais pas en liberté. J30: Zelda game&guest farm>>Windhoek>>Franckfort>>Paris >>Brest FIN
Voyager en autonomie en Tanzanie English translation pending
by Mimi67 · 2010-02-28 · 49 replies
Bonjour, Nous cherchons à finaliser un projet de voyage pour cet été en Juillet 2010. Nous prévoyons d'arriver au Kenya, y louer un 4x4 équipé camping avec tente sur le toit et partir à la découverte de la Tanzanie. Après de nombreuses recherches sur internet, il n'apparaît pas clairement que ce type de voyage soit possible, notamment le voyage "sans guide" et "sans ranger" dans les parcs nationaux.

Merci de vos conseils avisés, Michèle
Touristes tués en Mauritanie (24 décembre 2007) English translation pending
by Guelta · 2007-12-24 · 118 replies
Suite a l assassinat des touristes francais ce lundi ds la région de Aleg, pensez- vous qu il y aura des conséquences pour passage à la frontière ou autres?
Stage de six mois à Majunga (Madagascar) English translation pending
by Mifigue · 2007-11-21 · 16 replies
Bonjour à tous ! 😊

Je suis Géraldine, j'ai 23 ans, j'habite actuellement à Grenoble où je suis étudiante... Je vais m'envoler pour Madagascar de février à juillet prochain, pour faire un stage à l'Alliance française de Majunga. Et Madagascar, je ne connais pas du tout ! C'est pour cela que j'écris ce post, afin de recueillir des renseignements d'initiés et d'amoureux de l'île... des infos pratiques (Comment obtenir un visa pour 6 mois ? Me conseillez-vous d'ouvrir un compte bancaire là-bas ? Qu'emporter que je risque d'avoir du mal à trouver à Mada ? Au niveau des vêtements, des médicaments, des produits de la vie quotidienne ?)... et puis tout autre conseil que vos expériences vous a apporté ! Je ne suis pas très vaccin, mais mon médecin m'a dit que l'immunisation contre l'hépatite A, l'hépatite B étaient vraiment conseillés... ainsi que le traitement pour le paludisme (je vais prendre doxypalu)... en voyez-vous d'autres nécessaires pour un séjour de 6 mois ? Pourriez-vous aussi me parler de la météo à Majunga : quel temps peut-il faire ? Enfin, pour rejoindre Majunga via Tanarive, le taxi-brousse ou bien l'avion ? Je suis partante pour le taxi-brousse, mais j'ai également entendu parlé de bus, et puis d'autres m'ont conseillé l'avion... je ne sais plus trop ! 😮

Désolée si mon message est un peu naïf... mais je pars un peu à l'aventure 😛

Merci ! Gé
Festival de l'Essakane au Mali English translation pending
by Bazinette · 2005-10-07 · 43 replies
Bonjour, je souhaite me rendre au festival de l'Essakane. J'aimerai connaître, grosso modo, le budget nécessaire (trajet depuis Tombouctou, tarif d'entrée...), sans tenir compte du billet d'avion pour aller au Mali. Merci beaucoup. Bonne journée 😉
5 semaines en Namibie - Botswana, retour d'expérience English translation pending
by Corina25 · 2014-09-10 · 3 replies
Voilà déjà 10 jours que nous sommes rentrés d'Afrique Australe. Le carnet de voyage suivra, mais je tenais déjà de faire un topo pratique à toutes fins utiles pour ceux qui préparent un voyage similaire.

Nous avons voyagé à 4, avec nos enfants de 8 et 10 ans, en camping-car de location.

Vols - avec Air Namibia depuis Francfort, 3200 euros pour nous 4, appareils neufs avec écran individuel, service de qualité, pas de retards. Attention les duty-free à l'aéroport de Windhoek pratiquent des prix élevés! Pour les belges, il y a des trains directs ICE de l'aéroport de Francfort à Bruxelles, très pratique!

Véhicule - nous avons loué un camping-car de Bobo Campers via l'agence Campingcar-online, qui nous a proposé de meilleurs prix et meilleures conditions que Bobo en direct. Nous avons payé 3100 euros pour 34 jours de location. Bobo Campers Windhoek sont complétement dépendants de Bobo Afrique du Sud, tout problème sérieux potentiel devra être réglé avec Jahannesbourg. Nous n'avons pas prix le rachat de franchise, qui revenait à environ 800 euros pour 5 semaines. Nous avons eu ce qui nous a semblé le véhicule le plus ancien de leur flotte, chose qu'on a eu du mal à comptendre pour une location aussi longue, et en état assez moyen.Nous avons eu des petits problèmes moteur et cellule pas immobilisants, que nous avons su gérer, étant des camping-caristes assez expérimentés. En compensation pour ces désagréments, nous avons négocié de ne pas payer pour les petits dommages qui nous étaient imputables (casse du couvercle de la plaque de cuisson et un impacte sur le pare-brise). Du coup nous avons certainement bien fait de ne pas prendre le rachat de franchise :) Les camping-cars de Bobo ne sont certainement pas idéaux pour découvrir la Namibie et le Botswana pour un couple ou un groupe d'adultes. les véhicules ne sont pas du tout équipés pour des conditions plus rudes, rien n'est renforcé...Par contre ils sont bien pratiques lorsqu'on voyage avec des enfants: nous et nos enfants n'avons jamais souffert ni du froid ni de la chaleur, les enfants pouvaient dormir plus tard le matin, alors que nous les adultes nous levions parfois à l'aube pour rouler avant le petit-déj, ils pouvaient s'occuper en dessinant etc pendant les trajets, nous pouvions cuisiner et manger à l'intérieur, nous n'avions pas à sortir er ranger des affaires sans arrêt... Pour nos enfants de 8 et 10 and le voyage en 4x4 tente de toit aurait été je pense trop rude, et pour cela nous n'avons pas regretté le ccar. Mais si on retournera à 2 en Afrique Australe, ce sera en 4x4 pour ne pas être limités de nos mouvements. La tôle ondulée en ccar était TRES pénible, parfois à 20km/h, et nous avons dû modifier notre itinéraire pour faire moins de piste que prévu. Pour les parcs du Botswana nous avons pris des excursions, véhicule de safari avec chauffeur pour nous seuls, et c'était très bien comme ça! Nous avons parcouru 5000 km, conso moyenne 10,5 - 11litres/100km (très économique!), prix du diesel env. 85 centimes d'euros/litre. Total carburant moins de 500 euros. Attention il n'y a pas de carburant tout le temps à toutes les stations! Ceci dit, en étant un minimum prévoyants, nous n'avons jamais été bloqués.

GPS: j'ai pris gratuitement les cartes GPS pour Garmin de la Namibie et du Botswana du site garmin.openstreetmap.nl et notre GPS Garmin qui nous accompagne partout où nous allons. On en a été très contents, pour nous c'est vraiment un très bon plan de voyageurs!

Campings & réservations - ayant un vrai toit avec notre ccar, avec chauffage et clim dès qu'on était branchés sur le 220V, nous n'avons pas eu besoin de chambres d'hôtel ou lodge. Nous avons bivouaqué une seule fois, et je crois que c'était un peu illégal, dans le Namib-Naukluft sur le parking du départ de l'Olive trail. Il faut dire que les campings en Afrique Australe sont excellents, vraiment confortables, souvent le charme en plus. Camper est vraiment une excellente manière de découvrir ces pays à des prix doux. Nous avons payé entre 20 et 40 euros/nuit pour 2 adultes et 2 enfants, le enfant ont presque toujours payé la moitié du tarif adulte. Budget camping pour 5 semaines - 1000EUR environ pour nous. Nos endroits préférés ont été le White Lady Lodge en Namibie et le Shakawe Lodge au Botswana. Beaucoup sur ce forum s'opposeront sans doute avec véhémence à ce que je vais dire maintenant, mais je voudrais vraiment mettre fin à la dictature des réservations des campings à l'avance en Namibie et au Botswana, en dehors des parcs nationaux. Il est préconisé ici qu'il faut tout réserver à l'avance en haute saison, alors qu'il n'en est rien et même dans le cas peu probable où l'on ne trouve pas de place dans notre premier choix de camping (si on arrive tard...), il y a toujours une solution de repli. Nous avons croisé des voyageurs venus en vols secs - et c'est tout - et eux aussi ont passé d'excellentes vacances! Nous avions réservé dès le mois de février quatre nuits, deux à Sesriem et deux à Etosha, et c'est tout. Pour Sesriem cela s'est justifié, car c'était au tout début du périple, donc le manque de flexibilité ne posait pas problème, et le camping NWR dans le PN était effectivement complet, donc nous étions bien contents d'avoir notre emplacement. Ceci dit il y avait de la place à l'Oasis pas loin, mais qui est moins bien. Les deux autres nuits réservées étaient dans Etosha, Halali et Namutoni. nous aurions bien voulu modifier certaines étapes avant ces nuits, mais vu l'impératif d'être à Halali et Namutoni à ces dates nos possibilités ont été limitées. Donc nous avons regretté un peu ces résas, surtout que même à Etosha on peut se débrouiller sans, comme vous allez voir. Même six mois à l'avance, nous n'avons pas trouvé de place à Okaukuejo, le camp le plus recherché d'Etosha. Qu'à cela ne tienne, nous avons prévu d'y passer 2 nuits. En arrivant sur place les dames peu aimables de la NWR n'ont rien voulu savoir, mais elles ont été d'accord qu'on partage un emplacement avec quelqu'un si les gens sont d'accord. Nous avons abordé un couple de sudafricains en 4x4 aménagé, qui ont tout de suite accepté de partager avec nous ce qu'on a découvert après qu'était le plus bel emplacement du camp d'Okaukuejo! Ce qui plus ést, ils avaient réservé une nuit de plus, mais partaient le lendemain, donc pour la deuxième nuit nous avons eu l'emplacement pour nous seuls. Bien sûr nous les avons remboursés, alors que la NWR ne l'aurait pas fait.

Avis sur les campings et bons plans par jour (ou nuit) de voyage:

NAMIBIE Lake Oanob Resort - excellent accueil, très confortable, peu fréquenté, sanitaires privés, douche excellente, peu d'intérêt touristique mais environnement agréable et pratique pour faire étape. Piscine vide hors-saison. Le Speetshogte Pass peut être emprunté en ccar et n'importe quel véhicule léger sans problème - la partie raide est très bien aménagée, en excellent état. La vue de la-haut vaut le coup! Sesriem Campsite - beaux emplacements, sanitaires très fréquentés donc propreté moyenne, piscine glaciale mais appréciée quand même par nos enfants. Offre l'avantage de pouvoir rentrer dans le parc quand il fait encore nuit, et de voir le lever du soleil depuis une dune (dune 45 en général). Le dîner au Sossusvlei Lodge à côté est un must absolu! Olive Trail - nous avons fait la rando dans les temps impartis (4-5 heures) avec les enfants. Très chouette. Swakopmund Alte Brucke Resort - emplacements impeccables comme je n'en avais jamais vu, salle d'eau privée royale...MAIS il y a eu de la casse et des vols dans les 4x4 des emplacements juste à côté du nôtre la nuit où l'on était, donc malgré le gardien, les barbelés, etc., ça craint! Eh oui on est en ville, il n'y a rien à faire...Resto Kücki's en centre-ville excellent à prix doux. Si jamais vous voulez voir les plantes de Welwitschia à côté de Swakopmund, sachez que vous pouvez les voir sans permis et sans emprunter la piste vraiment pourrie qui est la Welwitschia Drive, tout simplement en empruntant la C28 asphaltée. Il y en a sur le bord de la route vers là où la C28 croise la Welwitschia Drive pour la deuxième fois. Spitzkoppe - aucune commodité pour ce camping communautaire mais que c'est beau...un endroit magique. White Lady Lodge - Le camping est sablonneux et un peu éloigné du lodge, mais bien entretenu (douches chaudes avec donkey). On peut profiter des espaces publics du lodge (piscine, jardin) qui sont magnifiques, une vraie oasis de verdure au pied du Brandberg, avec des couchers de soleil incroyables. Ugab Terraces - un peu en dehors des sentiers battus, la vallée de l'Ugab offre ici des paysages incroyables de roches sculptées par le vent, qui rappellent les westerns. Le camping de ce lodge est au pied de la colline (donc pas de vue depuis l'emplacement), il faut une petite marche sportive pour monter sur les "terasses" (le lodge proprement dit) pour une vue à couper le souffle sur le Vingerklip & co et piquer une tête dans la piscine paysagée (glaciale). Sinon emplacements comfortables avec douche privée, on était seuls dans tout le camping. Accès délicat en ccar à cause des branches des nombreux arbres à épines. Etosha Okaukuejo - c'est l'usine, enorme mais comfortable. Le camping le mieux placé du parc, trou d'eau où le ballet des animaux est permanent. Piscines agréables, sanitaires en nombre insuffisant, on fait la queue à la douche aux heures de pointe (pas nous, on avait la douche dans le ccar! ;) ). Etosha Halali - le moins beau des trois campings d'Etosha, aussi le moins fréquenté. Pas d'emplacements délimités. Sanitaires corrects. Personne ne contrôle rien sur le camping, on aurait probablement pu se poser même sans réservation...et sans payer! Trou d'eau bien fréquenté, un lion est venu boire à la nuit tombée. Etosha Namutoni - camping agréable avec pelouse, pas bondé, santaires bien. Namutoni est en travaux. Trou d'eau désert Sachsenheim Guest Farm à l'est d'Etosha - camping à la ferme très comfortable et bien tenu, il n'y a pas foule. Roy's Rest Camp - les parties communes ont un charme fou! très bien tenu, bon accueil, on a beaucoup aimé. Wifi au milieu de nulle part, impressionnant! Kaisosi River Lodge, Rundu - Rundu est une ville poussiéreuse qui ne donne pas du tout envie de s'y attarder. A quelques kilomètres de la ville, en bord de rivière, Kaisosi est un havre de paix. Terrain avec pelouse, sanitaires privés (moyens), terasse et piscine du lodge au-dessus de la rivière. La sortie en bateau sur la rivière ne présente pas beaucoup d'intérêt. Nunda Lodge, Bagani. Beaux emplacements, superbe jardin paysagé et piscine, très beau bloc d'ablutions fleuri. Excellent accueil. On a beaucoup aimé. Nous avons beaucoup aimé le petit Parc National Mahango à la frontière avec le Botswana, beaucoup d'animaux, beaux baobabs. SVP si vous y allez, arrêtez-vous au bureau du parc pour payer l'entrée, car il n'y a pas de contrôle, donc on peut aussi ne pas payer, mais ce serait dommage qu'ils ne puissent plus assurer l'entretien de ce beau parc. Camp Kwando dans le Caprivi - accueil très moyen, assez cher, installations mal entretenues, piscine sale... nous n'avons pas aimé. Nous nous sommes plaints et du coup on nous a fait cadeau du prix de la nuit, mais ce n'est pas pour cela qu'on va dire qu'on a aimé! Zelda's Guest Farm - très beau camping, très bien tenu, emplacements avec pelouse, sanitaires impeccables, très bon accueil, très bien pour faire étape sur la B6

BOTSWANA Attention beaucoup de contrôles sanitaires aux frontières mais aussi sur les routes à l'intérieur du pays entre Kasane et Nata, Maun et Nata, Maun et Ghanzi...viande, lait et laitages, fruits et légumes interdits, voir objets d'artisanat en bois... Shakawe Lodge, près de Shakawe - magnifique lodge tout neuf au bord du Panhandle de l'Okawango; managers belges et cuisinier italien; un havre de paix très classe. Camping au bord de l'eau bien tenu; vaut la peine de s'y attarder plus d'une nuit. On a aimé l'excursion en bateau sur le Panhandle, qui offre un paysage différent de celui du delta. Kasane - Pour nous le meilleur camping est celui du Chobe Safari Lodge (cadre, belle piscine, restaurant, proximité supermarché), 75 BWP/adulte/jr; le camping est assez petit, souvent bondé. Excursions avec Charles de Chobe Charlin Charters (près de la station Shell) Tour en bateau de 15h à 18h sur la rivière Chobe - 700 BWP négocié bateau privatif pour nous 4, park fee non inclus; exceptionnel, à ne rater sous aucun prétexte! Excursion à Victoria Falls à la journée en minibus, négocié 400 BWP/adulte, enfants 50%; Senyati facture 500 BWP/adulte la même excursion (même agence).visa 30 USD ou 25 EUR/pers, entée Vic Falls 30 USD/adulte, enfants 50%. Après la visite des Chutes, ça vaut la peine de faire un tour sur le pont - frontière entre le Zimbabwe et la Zambie. Safari PN de Chobe (section riverfront) 1800 BWP pour la journée (voiture, chauffeur, essence), park fee et lunch non inclus. Senyati Lodge - un lieu tout à fait à part, à 20 km de Kasane, dans le Parc National. Accès sans 4x4 possible, et même en camping-car! depuis la route asphaltée sortir au panneau Lesoma (le village près de Senyati) et non pas au panneau Senyati (!), puis suivre le fléchage vers le lodge voisin Tilodi. Senyati est à 1,7 km de Tilodi, tout droit. C'est une piste large pas trop sablonneuse...Le camping de Senyati est cher mais très comfortable, avec sanitaires privés. Et surtout il y a un trou d'eau fréquenté tout l'après-midi et la soirée par de gros troupeaux d'éléphants, et il y a une cachette tout près de l'eau pour observer les animaux et les photographier de très près. Inoubliable. Pour Senyati nous avons réservé deux jours avant à travers une agence de Kasane. Nata Lodge - agréable pour faire étape entre Kasane et Maun, c'est la petite soeur de Chobe Safari Lodge. Emplacements sablonneux pas fameux, sanitaires très corrects. Maun - Le camping du Island Safari Lodge est de loin le meilleur choix. au bord de l'eau, grande piscine...sanitaires moyens. Nous avons réservé toutes les excursions (journée 4x4 dans Moremi, excursion à Chief's Island en bateau, tour d'hélicoptère au-dessus du delta de l'Okawango) auprès du lodge, qui pratique des prix assez compétitifs que nous avons pu négocier pour les enfants. L'entrée sud de Moremi est à 2h de route de Maun, donc les temps d'approche sont longs pour les excursions à la journée. Pour être au plus près de l'entrée de Moremi, il convient de passer la nuit au camping Kaziikini, accessible à tout véhicule (mais la piste est pénible), qui se trouve au nord du Buffalo Fence. Ghanzi Thakadu Camp - piste d'accès pourrie mais accesible à tous véhicules, emplacements grands et espacés, sanitaires corrects sans plus, jolie piscine mais glacée, trou d'eau. Des familles san vivent sur la propriété, possibilité de participer à un bush walk.

COÛT du voyage tout compris pour 2 adultes et 2 enfants, 5 semaines - il a été entre 10000 et 11000 euros, les excursions et activités au Botswana pesant assez lourd sur le budget (seul le tour d'hélico de 22 minutes a coûté 390 dollars). Il faut dire que nous avons toujours cherché le meilleur rapport qualité-prix mais nous ne sommes pas du tout du tout privés, donc par exemple si on avait eu un budget strictement limité à 10000 euros on aurait pu s'y tenir aussi... Taux de change environ 14,20 NAD et environ 12 BWP pour un EUR.

Voilà, désolée d'avoir été si longue, j'espère que ça vous sera utile!

Corina pour les Géonautes
Élection du meilleur cliché du mois de mai 2010 sur le thème "Transport collectif et public du monde" English translation pending
by Lahaut · 2010-05-13 · 163 replies
🙂chers photographes , Voilà je lance le premier concours entre véfistes (Attention ce concours n'est pas officiel juste un petit concours d'amateurs de photos que nous sommes ) pour élire entre nous le meilleur cliché du mois sur un thème de voyage choisi préalablement. Ce concours est gratuit et ouvert à tous les véfistes !

Le gagnant sera déclaré meilleur photographe VF du mois de mai 2010😇 (titre honorifique) Le gagnant pourra choisir le thème du prochain concours Vf 🤪 (en juin ou juillet) Le gagnant recevra un Pépito au chocolat noir comme lot gagnant du concours lors de la prochaine rencontre Vf organisée par Lahaut (si le vainqueur ne peut venir à cette rencontre le lot sera mangé par Lahaut avec une pensée pour le vainqueur et lui enverra aussi la photo du Pépito !)

LIRE LE REGLEMENT DU CONCOURS AVANT TOUTE PARTICIPATION

1 C'est le participant qui réalisé lui même le cliché (couleur, noir et blanc, grand ou petit format , etc..) à poster sur ce post en pièce jointe ou directement dans le message .(1 seul message par participant)

2 Le cliché doit correspondre au thème imposé. (indiquer aussi le lieu où a été prise la photo!)

3 Le participant pourra posté un seul et uniquement un seul cliché (sinon les clichés suivant seront déclarés hors concours !)

4 Les participants devront poster leur cliché dans les dates du 13 au 25 mai minuit (tout cliché posté après la fermeture du concours qui est le 25 mai minuit ne sera pas accepté )

5 Seuls les participants du concours ont un seul et unique droit de vote et pourront commencer à voter à la clôture du concours 25 mai 2010 minuit (ils ne pourront pas voter pour leur propre cliché!) jusqu' à la clôture du vote (30 mai 2010 minuit ;tout vote émis après la fermeture du bureau de vote (30 mai minuit) ne sera pas comptabilisé)

6 On s'abstient de faire des commentaires des clichés durant la période du concours pour ne pas engluer le post de message sans photo Seulement à partir de la date de l'ouverture du bureau de vote au 26 mai 2010 zéro heure, on pourra voter et commenter les photos des participants . Le vote de chacun sera public sur le post comme cela pas de tricherie !! 😛

7 Le vainqueur sera celui ou celle qui aura obtenu le plus de voix (en cas d'égalité un nouveau vote sera effectué par les participants entre les clichés qui auront obtenus le plus de voix)

8 Les participants devront voter pour la meilleure photo (sauf la leur) en leur âme et conscience au point de vue qualité de l'image , cadrage , originalité , luminosité , sujet correspondant bien au thème , etc ...

Pour lancer ce premier concours j'ai choisi le thème ; "Transport public et collectif du monde "

Pour vous aider cela peut aller du TGV français en passant par le bus africain, de la pirogue amazonienne ou de l'avion à hélice népalais du moment que cela soit collectif et public

Donc vous avez jusqu'au 25 mai minuit pour poster votre cliché !😉

Alors bonne chance à tous et à toutes !😉
Carnet d'une boucle en Afrique Australe (A.F.S, Namibie, Botswana et 1 zeste de Zambie): 2ème partie English translation pending
by Ericarole · 2008-09-25 · 33 replies
Comme promis, voilà la seconde partie de notre voyage en Août 2008. J'ai vainement tenté l'insertion d'image selon la recette à la mode Grisemote mais cela n'a pas marché. Comme il est tard, je poste le texte, et j'essayerai une autre fois.

La première partie était là :
http://voyageforum.com/...ere_partie_D2003883/

Voilà la suite :

Jeudi 14 Août Nous quittons la ferme des Guépards. Ayant fait nos courses la veille à Kamanjab, nous décidons de prendre un raccourci et de ne pas descendre jusqu'à Outjo pour rejoindre Etosha. Selon nos hôtes, la piste est belle et on met sensiblement le même temps que par la route. Nous empruntons donc la D2671 puis la D2695 et passons donc par Mondesir. Effectivement, la gravel road est très bonne et je suis sûr d’avoir gagné du temps. On rattrape la grande route et direction plein Nord : Etosha. On entre enfin dans le sanctuaire. Nous nous rendons d’abord à Okaukuejo afin de s’assurer de notre camping. L’accueil à la réception est vraiment très froid, je me retiens de ne pas recommander à la réceptionniste une bonne cure de carottes. Les places sont attribuées. Les emplacements sont côtes à côtes, avec point d’eau et prise de courant. Les blocs sanitaires sont en très bon état (Etosha a été rénové pour son centenaire en 2007). Nous jetons un coup d’œil sur le grand livre où les touristes inscrivent les lieux où des animaux ont été vus. Apres avoir acheté une brochure incluant le bestiaire (très utiles pour les oiseaux) et la carte détaillée, nous partons pour notre premier safari.

Les jumelles sont à portée de mains, les lunettes nettoyées et les yeux grands ouverts. Un voyage en Afrique est immanquablement le temps de LA rencontre avec ces animaux sauvages qui nous ont tous fait rêver un moment où à un autre. Nous expliquons à Junior la règle du Big Five. A l’instar de la famille Grisemote, nous instaurons un joyeux concours de repérage des seigneurs dont le prix est une glace. Tout comme « l’école des fans », tout le monde aura son trophée….. Cette première journée s’annonce prometteuse : outre les nombreux troupeaux et hardes de zèbres, impalas, autruches, springboks, girafes, oryx, Kudus (et j’en passe) nous frissonnons à nos premiers éléphants et lions (5 lionnes postées au point de Okondeka). Nous arpentons les points d’eau et l’appareil de ma douce chauffe : clic clac kodak...

Le soir, après nos grillades, nous allons au point d’eau nocturne. Celui ci dégage une odeur très forte : mélange de ménagerie et de purin !!!. Toutefois, une belle surprise nous attend : une petite famille d’éléphants le partage avec un rhino qui doit être rémunéré par le Parc car il reste vraiment longtemps et prend la pose. Puis, pour notre plus grand plaisir, une maman rhino survient avec son rejeton vraiment petit et qui reste bien à l’abri dans ses pattes. Quelques girafes arrivent et s’abreuvent prudemment. On admire le spectacle jusqu’au départ des artistes.

De retour au camp, il est l’heure d’aller se coucher. Des chacals rodent un peu partout. Ils ont la technique pour ouvrir les couvercles des poubelles pourtant suspendues. On se pose assis en hauteur, au bord de la tente et observons un peu le manège de ces maraudeurs, avant de se glisser dans nos duvets. Pas de groupe à proximité : tranquillité assurée !!

Vendredi 15 août. Nouvelle journée Safari direction l’Est. Encore des belles rencontres (Eléphants, grands troupeaux, premiers gnous..) certaines rencontres sont plus notables : nous suivons de loin un éléphant qui traverse la savane et, en estimant sa direction, le rejoignons à un point d’eau. Après s’être abreuvé, le pachyderme s’arrose copieusempent de boue et de poussière à une dizaine de mètres de nous. Puis, facétieux, il asperge d’eau quelques petits échassiers blancs qui osent fouiller dans son crotin. Plus tard, nous admirons un gros rhino posté à l’orée de buissons. On sent que l’animal est moins tranquille, plus sur ses gardes que l’éléphant. Son attitude un peu fébrile nous impose une certaine prudence : je n’ai pas envie de jouter avec la bête, le 4x4 n’apprécierait pas. Durant l’après midi, nous avons également la chance de voir un beau léopard venant boire (point de Goas). Nous sommes arrivés juste à temps car, contrairement aux stars d’hier soir, il ne traîne pas. Cet animal a vraiment une belle démarche, il dégage une impression de puissance et d’assurance. On observe également pas mal d’oiseaux : des très colorés « Lilac-Breasted roller » aux imposants « secretary Bird » et « Kori Bustard »

Nous bivouaquons au camp d’Halali. Les emplacements sont petits et serrés. On se croirait dans un camping sur la côte française. Nous n’avons pas envie de traîner là. Nous décidons alors de nous adonner à une pratique courante, instaurée depuis longtemps dans nos us et coutumes : l’apéro insolite. Le principe simple et immuable de ce rite secret est de boire l’apéro en famille dans des lieux plus ou moins insolite. Nous préparons notre sac à dos glacière et en route pour le point d’eau. Celui là n’a pas d’odeur. Comme il est de bonne heure, il y a peu de spectateurs. Nous choisissons un banc bien situé, juste devant le parapet. Discrètement et le plus en silence possible par égard au voisinage, nous commençons notre rituel à la santé de mère nature et de ses enfants.

Nous avons dû plaire aux dieux africains car ils nous ont adressé un signe. Un léopard est venu d’abord s’abreuver. Peu de temps après qu’il ait disparu dans la nuit, quelques craquements ont annoncé l’arrivée d’une harde d’éléphants (11 pachydermes ) dont des éléphanteaux ont pris place autour de la grande mare pour notre plus grand plaisir. Après un bon moment, l’animal qui semblait mener le groupea regardé en direction de la pénombre et lançé un bref barrissement. Sans doute inspiré par les esprits conjugués de Nicolas Hulot et John Ballantines, je suggére à ma douce et à Junior : « Il prévient un autre groupe qui attend son tour. ». Quelques minutes après, les éléphants ont quitté tranquillement le point d’eau. Le silence qui suivit leur départ fut très vite brisé par l’arrivée d’un autre groupe de 19 babars pour une nouvelle longue séance de libations. Moment de triomphe intérieur quand ma douce et Junior se sont tournés vers moi dans un regard unanimement admiratif. La représentation de ce soir là a duré bien plus longtemps que prévu et nous quittons les lieux ravis, après que le point d’eau soit devenu complètement désert. La douceur du début de soirée a fait place à la fraîcheur et nous regrettons de ne pas avoir emporté nos polaires (erreur d’amateurs). Sur le retour, nous croisons des gens qui se rendent au point d’eau...s’ils savaient ce qu’ils viennent de rater.

Pas le temps de faire de feu : ce soir, ce sera Biltong et chips. Nous dégustons le biltong acheté en filet, bien plus savoureux que celui déjà coupé en lamelles. Tout comme la nuit précédente, celle-ci sera sereine. La température nocturne s’est rafraîchie depuis hier, mais nous n’avons toujours pas froid.

Samedi 16 août. Dernière journée à Etosha, nous l’espérons riche. Les nombreux troupeaux de ruminants sont toujours aux rendez vous. Nous sommes gâtés par une famille de lions qui a pris ses quartiers au pied d’arbustes avoisinants un petit point d’eau (Nuamses). Nous prenons le temps d’admirer le seigneur à grosse crinière entouré de 3 lionnes. Deux lionceaux sont également présents et l’un d’entre eux a la bonne idée de s’éloigner des hautes herbes le temps de quelques photos. Un peu plus tard, nous surprendrons un jeune mâle solitaire venu se rafraîchir sur un autre point, troublant la quiétude des girafes qui s’étaient retirés derrière des buissons. Leurs longs cous dépassaient de loin les arbustes et on pouvait les voir surveiller le lion sans jamais le perdre de vue. La Panthera Leo ne leur a même pas jeté un regard...

Nous avons failli manger de l’Impala ce jour là : alors que nous circulions sur la voie principale qui traverse le parc, nous longeâmes (hou, quel style !!) un troupeau d’Impalas sagement posté sur le bord. Soudain un jeune Impala traversa la route en courant devant nous, poursuivi par un mâle .. Jusque là, la distance entre eux et le 4x4 était suffisante. Mais le premier eut la mauvais idée de faire demi tour subitement et retraversa la piste juste devant la voiture. Bien qu’ayant pilé, c’était trop juste pour pouvoir s’arrêter. L’écervelé passa de justesse, manquant d’être percutée par l’arrière. Mais ce n’était pas fini, dans la fraction de seconde qui suivit, le mâle était dans ses traces. Alors qu’il allait percuter la voiture au niveau de la roue avant, il fit un bond prodigieux, presque à la verticale par dessus le capot. Son sabot arrière a pris un ultime appui sur le haut du pare buffle, comme pour assurer le bond. Il a atterri sans dommage, de l’autre côté, pour poursuivre sa course. Nous sommes restés bouche bée devant une telle acrobatie. Certes, nous avions déjà admiré les sauts les springboks et autres gazelles, mais pas d’aussi près et pas devant un tel obstacle...

Nous prenons nos quartiers au camp de Namutoni. C’est celui qui présente un Fort blanc et ancien . Les alentours furent le théâtre de violents combats entre les Hereros et les Allemands comme en témoignent des mémoriaux. C’est de loin le plus sympa. L’accueil est nettement plus souriant, les places de camping sont aux choix et plus espacées que dans les autres camps. Il y a de la pelouse et non de la terre. Chaque emplacement a son bloc électrique. Les points d’eau sont en communauté. Les blocs sanitaires sont récents, certains encore en travaux : c’est la première fois que j’ai dû faire la queue pour prendre ma douche. Un phacochère se promène dans l’enceinte du fort pour la grande joie de tous. De même, de très nombreuses mangoustes déambulent dans le campsite. Il est difficile de ne pas résister à leur donner un petit quelque chose à grignoter pour pouvoir les admirer de très très près. Fort de notre belle expérience de la veille, nous décidons de renouveler l’opération « Apéro insolite » en y ajoutant le Pique Nique magique. A la nuit tombée, nous nous rendons au point d’eau éclairé. Cette fois les dieux de la savane nous ont un peu oublié : pendant la première heure, seul un chacal est venu rôder autour de la mare. 5 gentilles girafes ont finalement eu pitié de nous et ont daigné montrer le bout de leur nez. Après trois jours passés à Etosha, ce spectacle n’a pas eu la même magie que s’il s’était produit quelques jours avant.

De retour à notre emplacement, nous nous souvenons qu’il reste une tranche de viande rouge dans le frigo. Demain nous franchirons des barrières sanitaires qui ne la laisseront pas passer. Comme les chacals sont là, fouinant d’une place à l’autre, je découpe des petits morceaux de viande et leur lance. Rapidement, le plus téméraire d’entre eux vient à mes pieds et, dans une attitude canine, joue le jeu avec moi. Morceaux après morceaux, il se cale sur le son de ma voix et de mes injonctions, sachant quand approcher pour recevoir, et quand attendre. J’aurais presque envie de le caresser mais je sais que c’est un animal sauvage et je ne franchirai pas la limite. On se couche en rêvant à tous les hôtes de ce grand parc.

Dimanche 17 août Le réveil se fait de bonne heure car aujourd’hui la route est longue : prochaine arrêt Divundu-Bagani aux portes de la bande de Caprivi. Nous avons décidé de ne pas prendre la route goudronnée qui passe par Tsumbed et Grootfontein : nous coupons par la piste D3001 puis D3016. Bien nous en prend car la chaussée est bonne et les grande lignes droites nous permettent de rouler à bonne allure. Nous ne croisons quasiment personne. Une girafe et plus loin un chacal tenteront de faire la course avec nous : 1.la course de la girafe est gracieuse. 2 Je ne pensais pas qu’un chacal pouvait courir aussi vite et aussi longtemps.

Des palmiers assez hauts apparaissent de part et d’autre, annonçant un léger changement de végétation. Nous apercevons les premiers nuages depuis notre arrivée en Afrique, nous avons même le droit à un début de temps gris. Cela ne durera pas et nous n’en reverrons plus. Nous mettons à peine deux heures depuis le départ de Namutoni pour rejoindre la D8. Sur cette piste quasi deserte, nous laissons Junior tenir le volant sur quelques centaines de mètres. Concentré, il s'en sort fort bien.

Arrêt technique à Rundu : ravitaillement en tout genre (carburant, courses, argent). Aux abords de Rundu, la route est bordée de nombreuses huttes en terre et aux toits de paille. Elles sont regroupées par grappes, le plus souvent dans une enceinte faite de bouts de bois. Ici la modernité n’a presque pas de prise. Ceux qui vivent là le font de la même manière que leurs ancêtres. Nous en voyons de façon concentrée sur des kilomètres. De très nombreuses personnes marchent le long de la route, accompagnant des troupeaux, portant des bidons, ou simplement voyageant d’un point à un autre. Parfois en circulant, nous sommes étonnés de croiser des marcheurs alors qu’à des kilomètres en amont et en aval il n’y rien d’autre que la savane ou le bush.

Nous arrivons à Divundu. Les explications concernant l’emplacement de notre camp n’étaient pas très claires : il était indiqué de tourner à droite avant le pont mais sur google, le camp était à droite après le pont. Nous avons manqué le petit panneau la première fois. Notre camp, le Goabacca est un camping communautaire. Nous l’avons choisit plutôt que le Neisip car il est beaucoup plus proche de la route (4 kms) Je ne savais pas trop à quelle heure on arriverait et je ne voulais pas me perdre dans les pistes la nuit. Finalement nous arrivons à 15H30. Une petite piste en sable mou part sur la droite APRES le pont enjambant l’Okavango. Elle longe un centre de redressement (une prison...). Les locataires forcés des lieux nous regardent passer le long du grillage et certains nous saluent. Nous leur faisons un petit signe de la main. Tous nous rendront notre salut et nous souriront.

Le Goabacca camp est une très agréable surprise. L’arrivée se fait au bout de la piste un peu défoncée et passant à travers le bush. Une petite cahute en guise de réception nous rappelle l’anecdote de Ugab. Un petit bonhomme souriant surgit, il cumule les emplois ici : réceptionniste, caissier, intendant, gardien..... Il y a 4 emplacements : deux possèdent des pontons en bois offrant une large et belle vue sur l’Okavango. Les popa falls sont quasiment à nos pieds et le bruit qu’elles dégagent est bien présent. Nous héritons du camp N°02. Ce petit camp est plein de charme : une hutte ouverte abrite le coin cuisine avec évier. Plus loin, une seconde hutte abrite d’un côté les WC et de l’autre la douche. C’est propre et il y a encore de la braise sous le chauffe-eau de brousse. Nous nous baladons un peu le long de l’Okavango. Non loin du camp, une petite plage de sable fait face aux rapides (les Popas falls sont des rapides formant des toutes petites cascades et non une chute d’eau). Nous sommes quand même fatigués de notre route et nous ne traînons pas. Surgissant de nulle part, un groupe de gamins remonte le chemin, à la queue leu leu. Nous tentons un dialogue mais manifestement, ils ont autre chose à faire. Nous dînons sur le ponton, face à l’Okavango. L’emplacement N° 03 tout comme le 4 est plus dédié aux groupes. Un petit groupe de français occupent le N°3. Ils seront discrets : Merci. Le repas sera l’objet d’un mini drame : la saucisse de boeuf est vraiment beurk et le Shiraz bouchonné !!! En guise de consolation, nous admirons la nuit, la clarté de la lune et ses reflets sur le fleuve. Le bruissement de l’eau, les murmures nocturnes nous bercent. Une grande quiétude nous entoure. Nuit d’Afrique rime avec nuit magique. Nous conseillons vivement le Goabacca camp et l’emplacement N°02.

Lundi 18 août Alors que nous nous extrayons des tentes et commençons nos rituels matinaux, un superbe lever de soleil au dessus du fleuve s’annonce. J’ameute la troupe et toutes activités cessantes nous nous postons sur notre ponton. L’espace d’un moment, le temps suspend son vol : le soleil, légèrement zébré, joue avec le rouge, le jaune et le rose. L’Okavango se fait miroir...que c’est beau. Après cet instant d’intense émotion, nous retournons à nos premières intentions. Le petit déjeuner sur le ponton sera calme et détendu. A 07H30 il nous faut partir pour notre prochaine destination : les Victoria Falls.

La traversée de la Bande Caprivi se fait sans encombre. Il n’y a rien de particulier à signaler : la route est goudronnée et bonne, le paysage est monotone. Beaucoup de parcelles longeant la route sont noircies, sans doute par écobuage. Il y a moins de densité de petites huttes qu’aux abords de Rundu. A 50 kilomètres de Katima Mutilo, un 4x4 Blanc tirant une remorque bâchée est arrêté en warning. Nous nous arrêtons. C’est une famille de hollandais. Ils sont en panne d’essence. Nous proposons notre aide mais ils voyagent à deux familles et l’autre 4x4 est déjà parti pour Katima Mutilo chercher de l’essence. Ils avaient prévu de faire le plein à Kongola mais la station était à sec. Après être rassuré sur leur sort nous reprenons la route.

Nous voilà à Katima Mutilo. Nous prenons le temps d’y faire une étape shopping. Un petit craft center situé près du marché propose des belles statuettes. Cette ville est animée, bien achalandée : on y trouve plus que l’essentiel. Nous faisons le plein de gas oil. On nous l’a conseillé, car l’essence est bien plus chère en Zambie parait- il. On prend même le temps de trouver le gros baobab dont le tronc creux servait de toilettes publiques. Il reste bien un bout de céramique mais ce n’est plus fonctionnel bien que l’odeur qui en dégage rappelle Cape Cross... Nous prenons la direction de la Zambie. Adieu la Namibie et un grand merci pour tout.

Nous traversons le pont qui enjambe le Zambèze pour atteindre la ville de Sesheke. Une fois le pont franchi, rien ne nous apparaît comme un poste frontière. Nous prenons la direction de Livingstone. Cela doit être comme à Nakop : le poste Zambien doit être plus loin. Après plusieurs kilomètres, cela ne colle pas : Il y a des maisons et un village. On passe devant un poste de police et je m’arrête. Je vais voir le sévère sergent qui est debout derrière son pupitre de bois. J’explique que je viens de Namibie et que je cherche le poste frontière. Il se déride et m’indique qu’il était juste après le pont. Nous faisons demi-tour. Nous voilà présentement clandestin !!!. Je me dis qu’on aurait pu se faire prendre en chasse en ne s’arrêtant pas...

Arrivés au pont, nous constatons qu’il y a effectivement des baraquements sur la gauche. Le petit bâtiment est un peu (beaucoup même) défraîchi. Une fois stationné, on enclenche le chrono histoire de pouvoir vous dire combien de temps cela nous prend : il est 14H00, top chrono ! Commence alors le racket organisé. On passe successivement 4 étapes à chaque fois soldées par un délestage de US dollars : Premièrement, les visas : on remplit la paperasse habituelle, plus un registre où on réécrit quasiment la même chose. J’ai envie de mettre Mickey Mouse en guise de nom car ils ne vérifient rien. Mais bon, je m’abstiens, l’humour a des limites. Le visas coûte 50 $ par personne. Pour junior c’est gratuit ! Deuxièmement, la taxe véhicule : on passe dans le bureau d’à côté où nous attendent deux agents en uniforme : une femme affalée sur un fauteuil, les pieds posés sur le bureau, la casquette de travers et occupée à siroter un Coca. Je regarde ma douce : « n’y pense même pas » lui dis-je mentalement, devinant son irrésistible envie de prendre une photo. Son collègue masculin est derrière un ordinateur antédiluvien. Vérification des papiers du véhicule et savant calcul : pour notre fidèle Rodéo, ce sera 44 $. Je tends un billet de 50 et à l’attitude de mon interlocuteur qui fait mine de chercher, je comprends bien qu’il va me falloir faire le deuil de la monnaie. Avant qu’il ne tente de me l’expliquer, grand seigneur, je lui fais un signe en disant : « it’s ok ! ». Cela fait sortir de son apathie sa collègue qui nous décroche un grand sourire. Avant de quitter le bureau, on nous explique qu’il faut s’acquitter de l’assurance obligatoire. Troisièmement, l’assurance auto : nous sortons du bâtiment pour entrer dans un petit chalet de bois, pareil à ceux vendus pour mettre dans le fond du jardin afin de ranger la tondeuse. Notre interlocuteur réussit le tour de force de remplir le contrat tout en nous l’expliquant vaguement et en poursuivant une conversation téléphonique animée : cet homme est un artiste. Au final l’assurance nous coûte 40 $ ou 115000 Kwatchas pour un mois, durée minimum du contrat. Avant de sortir, l’assureur nous indique à son tour qu’il reste une étape : la County tax, « just next door ». Quatrièmement, la taxe locale : le « next door » est en fait une vieille caravane insalubre. Cela doit faire bien longtemps qu’elle a parcouru son dernier voyage. Elle connait une seconde vie après sa mort, en servant de bureau de recette locale. A l’intérieur nous attend un couple sans âge, en parfaite harmonie avec le décor. Ces deux personnes, , au demeurant très souriantes nous expliquent dans un anglais chaotique le pourquoi de cette taxe. Pour officialiser leur propos, le gentil grand- père nous désigne une photocopie jaunie, écornée et tachetée par je ne sais quoi, apposée sur la paroi intérieure de la roulotte. Je regarde le parchemin, cela parle de la Sesheke county tax avec des tarifs listés. Une faible empreinte de tampon termine solennellement le document. Renonçant à toute protestation du style « on ne reste pas ici on ne fait que passer », on s’acquitte des 10 $ pour le plus grand bonheur du couple, non sans s’être auparavant soumis au rituel du remplissage du registre. Durant la transaction, il a été galamment proposé à ma douce de s’asseoir sur la banquette en moumoute de la caravane. Je ne sais pas si c’est la couleur indescriptible de la moumoute, probablement d’époque, ou la forte probabilité que des minuscules habitants s’y soient installés durablement, mais ma chère et tendre a poliment décliné l’invitation.

On sort de cette ultime repaire de gabelous. Des hommes attendent pour faire du change. Pas trop sûr du taux, je change 50$ contre 150.000 kwatchas, histoire d’avoir un peu d’argent local au cas où. Nous regagnons notre véhicule où junior joue sagement à la D.S. Top chrono il est 14H33 (moins 200 $). Nous roulons maintenant sur la M10 en direction de Livingstone. La route est moins bonne que la « Caprivi strip » : peu ou pas de bas côté, chaussée moins large et nids de poule. On traverse plusieurs villages et il y a pas mal de piétons. Peu avant Livingstone, on s’arrête à deux « check point ». Au premier, on nous demande d’ouvrir le coffre arrière et on nous pose quelques questions. Au second, nous ne sommes pas contrôlés. Un gros Babouin traverse la route nonchalamment sous l’oeil enamouré de sa femelle. Nous ne verrons pas d’autres animaux. Arrivés à Livingstone, nous prenons la route principale. Nous faisons un arrêt au Super Spar bien achalandé.

Nous arrivons au Zambeizi Waterfront, situé presque en sortie en ville en direction des chutes. Ce complexe comprend des chambres, des tentes à louer et des places de camping. Il a un bar-restaurant sympa avec une grande terrasse surplombant le Zambèze. Il y a une piscine dans laquelle junior osera se baigner même si l’eau est froide. Nous choisissons notre emplacement. Il en reste peu de libre. Ce n’est pas très grand mais ombragé. Nous avons un point d’eau, un évier, un braii et un point d’électricité. Je déconseille les tentes car elles sont situées tout au bord des chemins qui mènent des campings au centre du complexe : tout le monde passe juste devant vous : aucune intimité. Une fois notre camp matérialisé nous nous empressons d’aller aux chutes.

L’entrée du parc est située à 4 km. En approchant, on distingue soudain la brume qui s’élève : premiers frissons dans la voiture. L’entrée du parc est gardée par un militaire armé d’une kalachnikov. Il nous précise bien de payer le parking et de garder le ticket pour sortir.... Nous stationnons sur le parking du parc qui est bordé par un marché aux souvenirs. L’entrée du parc est de 20 $US par adulte et 10 par enfant. Le billet n’est valable que pour une entrée contrairement à ce qu’on nous dit au Lodge. On emprunte le chemin qui mène aux points de vue. J’entends les battements de coeur de ma douce... soudain ça y est : on est face à la faille qui s’étend sur la gauche. De nombreux filets et petites cascades en tombent. Le débit est petit car c’est la saison mais la faille est immense : 1, 7 km de long et 103 mètres au plus haut. Je regarde ma douce, ses yeux sont embués et ce n’est pas par la brume. Un rêve de gamine vient de se réaliser et l’émotion est grande. Nous parcourons le chemin qui longe les chutes. Au loin, elles sont plus denses. La vapeur qui s’en élève est bien visible et monte à plusieurs dizaines de mètres comme un épais nuage de fumée. Nous allons tranquillement jusqu’au bout du chemin qui se termine à flanc de falaise. C’est vraiment une belle réalisation de la nature, majestueuse et hors normes. De l’autre côté de la faille, c’est le Zimbabwe. Nous nous postons là et admirons. Il n’y a pas de bruit assourdissant, le débit y est pour quelque chose et peut être que le bruit reste au fond de la gorge. Le soleil décline, nous restons jusqu’à son coucher. Encore une belle façon de terminer la journée, en contemplant messire soleil se cacher derrière la brume puis disparaître derrière la faille des chutes, quelque part par delà le Zimbabwe. Nous regagnons notre voiture et jetons un oeil aux souvenirs. D’un coup, tous les vendeurs sont nos amis. Ils se présentent à nous par leur prénom et demandent le notre. Chacun veut qu’on regarde ses trésors. Il y a quelques belles choses mais nous voulons prendre le temps. Je dis que je reviendrai demain. Je comprends dans leur regard que c’est une phrase qu’ils entendent souvent. Je leur assure que je n’ai qu’une parole.

Retour au Waterfront, direction la douche. De nombreux moustiques sont postés le long de la faïence des cabines de douche, en embuscade pour une attaque en piqué. A grandes claques, nous nous transformons en serial killer. Autant vous dire qu’on se badigeonne de répulsifs. En tout cas l’ensemble du dispositif anti moustique mis en oeuvre est efficace car nous ne constatons aucune piqûre. Nous dînons le soir au restaurant du lodge. Une erreur de décalage horaire et un apéro prolongé nous font dépasser l’heure du service : le buffet d’entrées et les desserts sont terminés. Nous nous ferons quand même servir le plat principal. La cuisine est simple (un seul plat du jour) mais c’est bon. Un groupe de jeunes anglo-saxons attablés au bar chahutent et 3 d’entre eux terminent dans la piscine. Quelques protestations fusent des autres résidents. Moi je souris : faut bien que jeunesse se passe, Sont-ce les chutes qui me rendent moins ours ?

Mardi 19 août A 05H00, nous sommes réveillés par le moteur diesel d’un camion transportant un groupe. Le chauffeur le laisse tourner 10 minutes avant de partir. Y a des coups de pied au cul qui se perdent.... Aujourd’hui, retour à Mosi-Oa-Tunya (nom africain des chutes) mais cette fois ci côté Zimbabwe. La solution nous a été soufflée en entrant en Zambie, en discutant avec un officier d’immigration : nous irons à pied. On gare le 4x4 devant le poste frontière de la Zambie, juste après l’entrée du Parc des chutes. De suite, un homme nous propose de garder notre véhicule. Je lui fais remarquer que nous sommes devant un bâtiment officiel avec des hommes en armes, y aurait il des voleurs ? Non m’assure-t-il mais des méchants babouins qui dégradent tout. Appuyant ses dires, un gros babouins se ballade sur une remorque d’un camion stationné un peu plus loin. Serait-il de mèche avec notre démarcheur ? Mais bon, l’argument est imparable, j’accepte le gardiennage. Nous nous rendons à l’immigration et suivons les conseils reçus : nous demandons un « Gate pass » pour se rendre sur le pont qui enjambe la faille entre les deux pays. Ce laisser passer est gratuit. Il s’agit en fait d’un simple petit bout de papier avec un tampon et sur le lequel figure le chiffre 3 : le nombre de personne que nous sommes. En théorie ce papier permet juste d’aller sur le pont et donc de ne pas se faire tamponner le passeport en sortant de la Zambie. Sinon, au retour, il nous faudrait repayer un visa. Il ne faut surtout pas le perdre, car il est exigé au retour. Bien sûr, il ne faut pas dire que c’est pour aller au Zimbabwe mais juste sur le pont. Notre première étape franchie, nous allons sur pont. Là, nous sommes parmi de nombreux piétons locaux qui font des allers et retours entre les deux pays. Nous sommes les seuls étrangers. Rapidement nous sommes sollicités : guides, hôtel, taxi, marchandises, saut à l’élastique... Tout ce fait amicalement, et nos refus souriants ne froissent personne. La vue du pont est belle mais on ne devine qu’un petit bout des chutes, le reste est masqué par le relief. Au milieu du pont, un petit panneau indique qu’on entre au Zimbabwe. Arrivé au poste frontière, nous allons à l’immigration. Le visa coûte 30$ par personne, Junior aussi. Nous palabrons avec l’officier car le but est de pas avoir de tampon sur le passeport : car en cas de contrôle au retour en Zambie, il nous faudra re-payer le visa. Après l’avoir assuré que nous n’allons qu’aux chutes et que nous revenons dans quelques heures, il consent à nous laisser passer. Il nous donne un reçu pour les 90$, qu’il ne faut pas mettre dans le passeport (en cas de contrôle au retour). Pour sortir du Zimbabwe, il nous dit qu’il faudra demander un « gate pass ». Voilà, le tour est joué, nous entrons au Zimbabwe. On parcourt le petit kilomètre qui sépare la frontière de l’entrée du parc des chutes. Parmi les diverses personnes nous accostant, un homme utilisant un vélo de musée nous propose de monter dans sa remorque bricolée maison. Je suis sûr que la chose ne résistera pas à nos trois masses conjuguées. Il use de tous les arguments possibles et ses tarifs fondent au fur et à mesure. Je lui dis que peut être au retour.... sans conviction. Arrivés au parc, nous devons débourser encore 50$ pour payer nos 3 entrées (même prix qu’en Zambie).

Nous empruntons le chemin et commençons la visite. De Devil cataract à l’extrême gauche, au Danger Point qui borde la faille et fait face à la Zambie, nous ferons deux fois le chemin. C’est magnifique, splendide et inoubliable. Les chutes : Devil Cataract, Main Falls, Horse Shoe sont juste en face de nous et bien plus puissantes que côté zambien. La brume qui s’élève est vraiment palpable face à Main Falls. Nos K way ont été oubliés dans le 4x4. Qu’importe, nous prenons plusieurs douches, reçues comme des bouffées de fraîcheur car il fait chaud et le soleil tape. D’ailleurs nous sommes très vite secs. Parfois nous croisons d’autres visiteurs drôlement emmitouflés dans des vêtements de pluie aux couleurs criardes : mais de quelle planète viennent-ils ? Ils ne connaitront pas les sensations de ces bains de bruines. Au risque de me répéter : il faut ABSOLUMENT voir les chutes côté Zimbabwe. Repus des splendeurs de ce lieu mythique, nous quittons quand même avec regret le parc et prenons le chemin du retour. Le Poulidor à remorque est là. Dès qu’il nous voit, il nous accoste de nouveau. Junior s’est tordu la cheville et boitille : nous ferons deux heureux d’un coup. Notre retour à la frontière se fera en bavardant avec le cyclo-taxi. Comme prévu nous obtenons sans problème le « gate pass » pour sortir du Zimbabwe et entrons en Zambie en montrant le « Gate pass » obtenu le matin en y sortant. Nos passeports ne seront pas contrôlés. Nous récupérons le 4x4 intact de toute attaque de babouin félon. Notre gardien est toujours là et nous nous acquittons des « frais de gardes ». Nous retournons au parking des chutes pour y acheter des souvenirs. Les vendeurs nous reconnaissent et se souviennent de nos prénoms. J’ai également mémorisé ceux de nos interlocuteurs de la veille, ce qui leur fait plaisir. Il s’en suit de longs palabres. Chacun veut qu’on visite son échoppe. Nos objets choisis, on marchande un peu car ils annoncent des prix pour américains (ce sont eux qui me l’ont dit). Les français ont manifestement la réputation d’être dur en affaire. On s’accorde sur des prix qui sont tout à fait acceptables pour nous et grandement profitables pour eux. Quelques dollars de plus sont bien plus importants pour eux que quelques dollars de moins pour nous.

Retour au Zambeizi Waterfront. Nous prenons l’apéro sur la terrasse en bois qui surplombe le fleuve. Nous assistons à un magnifique coucher de soleil par delà les flots. Le soleil vire en une grosse boule rouge qui disparaît derrière les arbres en distordant les couleurs. De temps en temps un vol de gros oiseaux en formation serrée passant au- dessus des flots vient compléter le tableau. Dîner également au restaurant du lodge, même remarque qu’hier : peu de choix mais bonne cuisine.

Mercredi 20 août Après une bonne nuit, réveil de bonne heure. Nous avons un rendez vous spécial : la veille, nous avons réservé 3 vols en ULM au dessus des chutes. Nous avons rendez-vous à 07H00 au Lodge. Coup d’oeil sur la montre il est 06H55 ! argh encore le décalage horaire. Vite, nous nous dépêchons. On nous conduit au terrain d’aviation qui est en fait très proche du lodge. Nous sommes les premiers à décoller. On enfile chacun une combinaison, ce sont des tailles uniques : ma douce et Junior nagent dedans et moi je suis un peu serré. On ressemble au bibendum Michelin. A la queue leu leu nous décollons de la piste. Mon pilote est un allemand qui parle bien français. Il est sympa et son commentaire le long du vol sera très instructif. Au retour, il me laissera même les commandes. Je suis sur l’ULM de tête, par derrière mon épaule et le temps d’un virage, je distingue ma petite famille également en vol, curieuse impression... La vue et les sensations que procure ce vol sont intenses. D’abord on survole la rive du Zambèze pour arriver aux chutes, l’appareil décrit ensuite deux grandes boucles au dessus de celles-ci, avec une large incursion au Zimbabwe. Puis, il regagne l’aérodrome en survolant le Zambèze en son milieu, laissant découvrir plein d’îlots et de bancs de sable. La faible altitude au retour permet de bien admirer éléphants, hippopotames et même des crocodiles. Que vous dire sur le survol des chutes mêmes ? Ce qu’en a dit David Livingstone : « Scenes so lovely must have been gazed upon by angels in their flight » qu’on peut traduire par « de telles magnifiques scenes doivent avoir été contemplées par les anges en vol » Le seul regret est qu’on ne puisse embarquer d’appareil photo, sécurité oblige. Les images resteront seulement dans nos têtes. Le vol coûte 115$ US, même prix que l’hélico, mais à mon sens avec plus de sensations. De retour sur le plancher des buffles, nous devons sortir du rêve et revenir à la réalité : il nous faut plier bagages et partir pour le Botswana. Il ne faut pas trop tarder car nous attend l’épreuve de la traversée en bac : véritable roulette russe qui peut parait-il, durer des heures. Bye bye la « fumée qui tonne ».

En sortant de Livingstone, nous subissons deux barrages routiers. Le premier est fait par la Police. Les papiers sont contrôlés et surtout l’assurance Zambienne. On est en règle, tout va bien. Le second barrage est pour l’entrée dans le comté de Kazungula où il nous faut payer la « local tax ». Un peu plus loin, un énorme serpent jaune et noir gît sur la route, il mesure presque trois mètres. C’est le seul serpent que nous verrons durant notre voyage.

Nous voilà à Kazungula. Une longue file de camion est arrêtée le long de la route en direction de l’embarcadère. Il y a plein de monde. Me souvenant des expériences lues, nous doublons les camions et nous arrêtons devant la grille, il est 09H55. A peine sortis de la voiture, nous sommes assaillis par des hommes qui nous proposent différents services : change, souvenirs et bien sûr une aide aux formalités. L’un d’eux parait très débrouillard et convaincant, il s’appelle Olifantsfontein, comme la ville précise-t-il. Nous nous accordons d’abord sur le tarif. Je lui dis qu’il ne me reste plus que 20000 kwatchas, rien de plus. Cela lui convient. Au pas de charge, il nous fait rapidement passer de guichet en guichet et de bâtiment en bâtiment. Il est efficace le garçon, prenant des raccourcis et passant devant les files. Un peu honteux, on se laisse mener. Après les formalités de sortie du territoire (pour nous et pour la voiture) et l’achat du billet du bac (20$ US), nous remontons dans le 4x4 à 10H15 !! Olifantsfontein reste à nos côtés, fait ouvrir la grille et nous dirige jusqu’au bout de la jetée, doublant tous les camions. Au final nous stoppons devant le fleuve, derrière 3 autres véhicules en attente de franchissement. Notre passeur a bien mérité son salaire. Alors que nous attendons sagement, un homme en chemise blanche tenant une espèce de cahier vient vers nous, pas content du tout. Il parle un très mauvais anglais et comme il est énervé, cela n’arrange rien. Il semble nous reprocher d’avoir eu recours à un passeur malhonnête car on aurait dû également passer par lui et payer une taxe. Il me demande où est le passeur, je lui assure qu’il est parti. Il note le numéro d’immatriculation du 4x4 et repart en fulminant. Je me dis que le malicieux Olifantsfontein l’a esquivé sachant que comme je n’avais plus que 20000 Kwatchas, son salaire aurait été amputé... Puis je remets dans l’ordre tout ce que le questeur local m’a dit et je réalise qu’il réclamait la county tax. Ici le county c’est Kazungula. Nous avons déjà été racketté et nous en avons gardé la preuve : un reçu. L’homme revient toujours gesticulant : je vais à sa rencontre et lui demande s’il réclame bien la Kazungula county tax. Il me le confirme. Petit moment de bonheur, je sors le reçu ainsi que mon meilleur sourire et lui démontre que nous l’avons déjà payé ce matin. Désarmé mais beau joueur, il repart en quête de nouveaux contribuables.

L’incident clos, nous observons le petit monde autour de nous. Apparemment, un seul bac fonctionne. Il se trouve de l’autre côte du fleuve. Le temps de décharger son contenu et de charger une nouvelle cargaison, le voilà qui revient. Après avoir largué ses passagers, il embarque les 3 véhicules devant nous, un camion, une centaine de piétons et il repart. On sera du prochain voyage. Olifantsfontein réapparaît, nous demandant si tout va bien. Il a changé de couleur de tee shirt, sans doute pour échapper au percepteur en colère...petit malin va !!! Une demi heure après c’est notre tour. Cette fois-ci, il prend deux 4x4 et deux camions. On serre au maximum ! Les roues avant du 4x4 sont presque hors limite du bac et le camion qui suit s’arrête à 15 cm de mon pare choc !!! On débarque au Botswana à 11H15 : belle performance. De l’autre côté, il y a plus de véhicules pour le passage dans l’autre sens. L’attente va être plus longue pour eux.

Les formalités d’entrée à la douane sont vites expédiées et nous payons seulement 50 pulas. Nous avions suivi le conseil donné par un Zambien : changer quelques pulas avant de quitter la Zambie pour en avoir à la douane en arrivant au Botswana. Nous faisons nos courses à Kasane, à l’incontournable Spar. Puis nous prenons la direction de Chobe pour trois jours et deux nuits en immersion complète dans le parc.

Chobe est véritable sanctuaire. Je me souviens d’une discussion avec un Namibien à Walvis Bay qui me disait que Etosha était très bien mais que Chobe était....il cherchait ses mots..et a finalement lâché un « piouuu » accompagné d’un grand geste d’impuissance à trouver le bon adjectif pouvant le décrire.

Nous entrons dans le parc : circulation en 4x4 uniquement. L’axe central est rapidement constitué de sable mou. Les pistes qui en partent pour longer le lit de la rivière le sont encore plus. Le camp d’Ihaha est situé à 24 km de l’entrée. Il faut une heure pour y arriver, sans traîner. Nous traînons, car rapidement, ayant pris le plus au près de la rivière, nous sommes bouche bée devant ces grands troupeaux d’éléphants. 20, 30, 40 voire plus, d’individus dans le même troupeau. Des gros et des tout petits, pataugeant dans la boue à quelques dizaines de mètres. Puis ce sera les hippos, puis les puissants buffles. Au premier buffle, Junior s’écrie « Big Five !! ». Et oui nous avons vu : Eléphants, Rhinos, Lions, Léopards et maintenant Buffles. Le fameux big five est réalisé et Junior en est ravi. Nous arrivons au camp et nous nous enregistrons auprès des Rangers. Nous avons l’emplacement N°3. Nous leur demandons ce qu’il y a comme animaux et ils nous rassurent de suite : ce matin ils ont remarqué des traces de lions au niveau de notre emplacement. Juste dans les buissons derrière le camp, un grand troupeau de buffles a élu domicile. Sinon la routine : passage d’éléphants et bande de babouins dont ils précisent qu’il faut se méfier car ils sont « naughty ». Bon ben nous voilà dans le bain !!!

Notre emplacement est bien situé : non loin des bâtiments sanitaires, avec une belle vue sur la rivière. Chaque place est invisible de l’autre, assez distante et séparée par des hautes et épaisses haies. De l’autre côté de la rivière, c’est la Namibie. On distingue des parfois des petites embarcations en bois : des pêcheurs. La nuit des feux de camps sont visibles dans le lointain, preuve d’une présence humaine. A ce propos, je me suis aussi renseigné sur place quant à l’existence d’éventuels voleurs pouvant s’introduire dans le camp : c’est malheureusement confirmé, et par les rangers, et par un guide rencontré sur place. Ils viennent de la rive d’en face et peuvent voler dans la journée dans les remorques ou dans les voitures la nuit. J’ai prévu quelques contre-mesures (bombe lacry, gros gourdin, corne de brume et sifflet) mais nous n’aurons aucun désagrément d’origine humaine.

Alors que le soir s’annonce doucement, le camp est prêt. Nos réserves de bois sont garnies d’autant qu’il y a pas mal à glaner aux alentours. Junior et moi sommes afférer à préparer la table quand ma douce annonce d’une voix émue : « Venez voir les garçons » : un troupeau d’éléphants surgit du camp inoccupé d’à côté et prend le chemin de la rivière. Nous installons la table en conséquence et buvons l’apéro avec ce spectacle inouï qui se déroule devant nos yeux. Des gros babouins commencent leur ronde. Ils passent devant nous en nous fixant. Je me manifeste bruyamment, tentant une imitation plutôt burlesque du gorille. Ils dévient un peu de leur trajectoire, peut être craignent-ils que je sois contagieux...

Ce soir là, je ne suis pas très rassuré par les buffles. Avant la nuit, on en distingue quelques-uns à l’orée des buissons derrière nous. Au bruits et grognements qui s’en dégagent : ils sont nombreux. Je sais qu’ils sont puissants, sans peur et agressifs. Ma crainte est qu’ils aient la mauvaise idée de traverser subitement notre camp pour aller boire.

Dès la nuit, le feu fournit éclaire notre bivouac et maintient éloigné les buffles. De temps en temps, j’éclaire de ma torche puissante les buissons. Des dizaines de points vert fluo scintillent dans le noirs : les yeux des buffles.

Notre stock de bois épuisé, il est temps de regagner nos perchoirs et de se laisser bercer par les bruits de la nuit. La journée a été longue et riche.

Vers les 23H00, un cri nous réveille : c’est Junior. Il appelle maman car il à mal au ventre.....Misère, si il y a un endroit où je ne souhaitais vraiment pas descendre de la tente la nuit, c’était bien là. Avant de mettre pied à terre, je balaye avec ma torche à droite et à gauche : rien. Les buffles semblent partis. Ma douce aide Junior dans son combat contre la gastro, pendant que je monte la garde à l’écoute des bruits. Tout le monde se recouche à la recherche du sommeil. A 01H00, Junior se fait de nouveau entendre : La gastro demande un deuxième round. Je vérifie de nouveau les alentours et soudain des dizaines de points verts fluo s’illuminent...ouf, se sont des impalas. Rebelote, on se repartit les mêmes rôles. Cette fois, il faut des médicaments car l’affaire est sérieuse. Evidemment ils sont dans une valise au fond du cab. Ma douce se livre à des contorsions empoussiérées dans la cabine pour atteindre les précieuses pilules. Mentalement, j’espère que les lions n’auront pas la bonne idée de venir nous rendre visite. Junior se voit administrer la prescription d’urgence anti-tourista et tout le monde retourne au dodo. Cette fois la gastro est jugulée.

Jeudi 21 août Nous prenons notre petit déjeuner sereinement. Les « naughty Baboons » commencent leur approche. Nous les chassons à grand renfort de cris et de gesticulations diverses. Je travaille mon imitation de gorille en colère, je sens que le rôle rentre. Alors que ma douce est partie au point d’eau, Junior et moi replions les tentes. Nous ne voyons ni n’entendons le gros mâle s’approcher de nous, se glisser à l’arrière du 4x4 et nous voler un pain de mie. Le temps de réagir et le malandrin s’éloigne vite. Je le pourchasse pour la forme, avec mon gourdin. Il s’arrête tout les 15 mètres pour avaler des tranches. Je lui balance des cailloux histoire de troubler son plaisir. Junior est contrarié car il appréciait grandement les tartines de pain de mie au peanut butter. Heureusement, il nous en reste un qui fera l’objet d’une surveillance renforcée. On rigole encore de cette anecdote. Peu après, je discute avec un belge qui occupe également un camp qu’il partage avec un autre couple. Les babouins ont été bien plus indélicats avec eux. Ils ont mis leurs voitures sous un grand arbre feuillus : Les babouins en nombre dans l’arbre ont couvert de déjection véhicules et tentes. Pire, une des femmes s’est fait faire pipi dessus alors qu’elle sortait de sa tente. Conclusion : ne pas mettre la tente sous les arbres.

Avant de sortir du camp et pour rire, je m’adresse à un Ranger en lui disant que je veux porter plainte contre un babouin pour le vol d’un pain de mie et que j’ai son signalement. Nous partons pour une journée entière de safari dans Chobe. Nous nous émerveillons constamment à l’approche des grands troupeaux. Là encore, nous admirons éléphants, hippos, buffles, Sables, phacochères, girafes, grands oiseaux et grandes familles de babouins. Nous décidons de prendre une piste nommée Puku Flats. Selon la carte elle longe une grande boucle de la rivière et revient à son point de départ. Nous sommes seuls sur cette voie et finissons par aboutir dans une cuvette de sable très mou. Nous le traversons prudemment et on s’ensable dans une courbe. Aguerris mais inquiet, on essaye la première manoeuvre de dégagement : Junior et ma douce poussent. Différentiel bloqué, le vaillant rodéo s’extrait centimètre par centimètre et regagne un sable plus ferme. Ouf, c’est passé !!. On poursuit la route pour finalement arriver à un cul de sac : la piste se termine dans une zone marécageuse. Hors de question de continuer. Demi tour et retour à la cuvette. Cette fois, on examine le terrain, un autre passage en ligne droite est possible mais il y a des bosses sableuses et la dernière fait comme une petite dune : il faudra y aller franchement pour ne pas s’ensabler dedans. Je reste seul dans le 4x4 pour l’alléger, après s’être assuré qu’il n’y a pas d’animaux dans le coin. Je m’engage. Je mets la gomme et le Mitsubishi rebondi sur les bosses, ça secoue dur et voilà la dune. J’accélère de plus belle, ça passe ou ça casse me dis-je. Je franchis l’obstacle dans un rugissement de moteur, tout vole dans l’habitacle et dans le cab. Re « Ouf » c’est passé....A ne pas faire tous les jours... Par la suite, les multiples embranchements de pistes sans indication nous perturberont un peu, heureusement que nous avons une boussole, cela évite de tourner en rond.

Après une journée de safari bien remplie, nous retournons au camp. Nous renouvelons notre stock de bois, et préparons le bivouac. Les éléphants reviendront pour l’apéro, un grand merci à eux. Les babouins seront maintenus à distance : Junior est remonté et leur lance des cailloux. Les buffles ne semblent pas être revenus et c’est tant mieux. Notre soirée sera calme et reposante. La nuit sera particulièrement bruyante et inquiétante. Heureusement que la gastro est vaincue. Des cris perçants, rauques et puissants déchireront le silence relatif. C’est tout près de nous. Je n’arrive pas à en identifier les auteurs. Ce qui est sûr, c’est qu’un drame se joue : certains des cris sont emprunts de douleur et de terreur...Cette nuit, le sang a dû couler. La vie n’est pas qu’un long fleuve tranquille.

Vendredi 22 août Alors que nous sommes en plein petit déjeuner, un gros babouin rôdeur s’annonce. D’habitude nous nous manifestions de suite pour les faire fuir. Là, par curiosité, nous décidons de ne pas bouger. Tranquillement, il s’approche et infléchit sa trajectoire vers nous, vers la table. Puis alors qu’il n’est plus qu’à 5-6 mètres, il accélère brutalement. Alors qu’il va manifestement bondir, je me dresse avec mon gourdin et imite, cette fois- ci assez bien, le gorille vraiment en colère. Il stoppe net sa course et recule mais pas trop. Sans doute enhardi par son approche, il sera particulièrement retors à éloigner. Je garde également mes distances tout en maintenant la pression hostile, car je sais qu’il peut être dangereux. Il se réfugie dans les haies et reste à proximité. Suivant un exemple qui nous a été narré la veille, nous remplissons un sac plastique de gros cailloux et le déposons sur la poubelle de fer. Le piège fonctionnera et dans les 10 minutes qui suivront, le gros babouin sera là contre la poubelle, la main sur le sac. Nous ne l’avions pas entendu venir. Nos regards croisent celui de la bête, nous nous dévisageons mais nous ne bougeons pas. Il se saisit du sac qui est bien lourd et le laisse choir à ses pieds. Il fouille dedans et découvre son contenu. Nous éclatons de rire. Au regard qu’il nous a lancé, je suis sûr qu’il a su que nous moquions de lui. Il est parti peu fier et nous ne l’avons pas revu. Nous passons une bonne partie de la journée dans le parc. Nous souhaitions revoir des lions ou des léopards mais nous n’en verrons pas. Par contre nous nous retrouverons plusieurs fois tout proche, à quelques mètres, de troupeaux d’éléphants. Nous devrons nous en éloigner un peu plusieurs fois, devant les injonctions de certains d’entre eux, qui, s’avançant oreilles décollées et trompes battantes nous adressent cet avertissement qui peut se traduire par « pousse toi de mon chemin ou je t’écrase ».

Peu après, sur le chemin de la sortie, nous côtoierons de près un immense troupeau de buffles, plusieurs centaines de têtes en route pour la rivière. Dans l’après midi, nous regagnons le Kubu Lodge situé en sortie de Kasane sur la route menant au bac. Il est discrètement implanté le long de la rivière Chobe. Il est constitué d’un ensemble de chalets en bois surélevés avec petite terrasse en bois. Les chalets sont coquets et décorés avec goût. Le tout est implanté dans un vaste terrain paysagé et ombragé disposant d’une grande pelouse verte (sur laquelle les hippos se baladent la nuit). Le restaurant à l’écart présente une belle terrasse dominant la rivière. Nous dînerons sur place. La nourriture est bonne mais, là aussi, il y a peu de choix (un poisson ou une viande) et il ne vaut pas mieux être dans les derniers à table car il n’y a alors plus guère de choix. Une bonne nuit dans un vrai lit, après 9 jours de suite en tente sur le toit, est appréciée. Je n’ai pas eu le courage de me relever pour guetter les hippos.

Samedi 23 août Après quelques emplettes, nous repartons pour la matinée et le début d’après- midi dans le parc. Nous y voyons nos premiers crocodiles et lézards d’eau. Nous découvrons également un hippopotame allongé à l’ombre d’un buisson, sans aucun doute blessé. Il reste immobile bien que nous soyons à quelques mètres de lui. Nous pique-niquons devant une horde d’éléphants, également en plein casse croûte dans des petits buissons. Pas vu de félins à l’horizon.

Nous revenons à temps au Kubu Lodge pour participer à une « Cruise » sur la Rivière Chobe. Départ de la croisière à 15H00, jusqu’au coucher de soleil. Nous sommes dans une petite embarcation avec un couple de Canadien très sympa et leur fille du même âge que Junior... Notre capitaine connait bien son affaire et, s’il parait un peu austère au début, il se déride au fur et à mesure. Cette croisière est très prisée car nous ne sommes pas les seuls à naviguer. Il y a des bateaux bien plus gros et bondés. L’idéal est d’être dans un petit bateau comme le notre, bien plus rapide, bien plus maniable et surtout bien plus convivial. Son fond plat permet même de s’échouer sur la rive, approchant ainsi de très près les gros crocodiles en pleine sieste. Nous remontons la rivière, allant d’un point à l’autre. Tantôt pour des crocos, tantôt pour des oiseaux, des lézards et bien sûr pour des hippos. Ils sont tout proches, en famille, dans la boue ou dans l’eau. Là encore, quelques belles photos de gueules béantes et de « câlin animal » sont réalisées. La journée touche à sa fin, le soleil décline. Alors que la plupart des bateaux font demi- tour, notre guide nous offrira un fabuleux cadeau qui sera le point d’orgue de notre incursion en contrée sauvage. Il échoue le bateau contre une berge où, en léger surplomb, se prélasse un petit groupe d’éléphants. Lentement, le soleil se glisse entre eux, inondant d’or et de pourpre l’horizon. Bientôt, avant qu’il ne disparaisse, les silhouettes des éléphants se détachent en ombres chinoises devant un paravent de feu. Là, comme aux marquises, le rouge et le noir se s’épousent –ils pas ? Les seuls bruits qui filtrent de notre esquif sont le cliquetis des appareils, le clapotis de l’eau et nos souffles retenus. Le soleil désormais évanoui, sans se concerter, nous applaudissons. Le retour au ponton est rapide, le Capitaine met plein gaz. Nous le remercions chaleureusement et généreusement. Le dîner se fait sur la terrasse du Kubu lodge.

Dimanche 24 août Comme la veille, nous prenons le petit déjeuner en terrasse, de petits oiseaux verts et jaunes viennent quémander des miettes, jusque dans la main. Nous ne nous attardons pas car la route est longue Je devais laisser un petit message sur le livre d’or du Lodge avec un petit clin d’oeil à Francky04 mais le Lodge n’a pas de livre d’or.... Nous quittons Kasane en direction de Nata, Francistown et jusqu’à Palapye. La route goudronnée est bonne. A 70 kilomètres de Kasane, un grand troupeau d’éléphants marche non loin de la route, nous aimons à croire qu’ils sont venus nous saluer. Ils seront les derniers pachydermes de notre périple. A 130 kilomètres de Kasane et sur les 150 suivants, la route présente de très nombreux nids de poule. Certains pourraient être fatal à une berline. Par endroit, on dirait que la route a été bombardée. Quand les lignes droites sont bien dégagées, on slalome d’un côté à l’autre pour les éviter. Parfois, même en 4x4, il nous faut rouler au pas tant la chaussée est dégradée. Nous doublons un camion stationné moitié sur la route, moitié sur le bas côté. Manifestement les nids de poule (où plutôt d’autruche) ont eu raison de ses pneus. Nos franchissons des contrôles sanitaires au cours duquel le frigo est inspecté : pas de viande ou produit animal frais ne peut passer. Nous arrivons à Palapye dans l’après midi. Nous trouvons notre point de chute le camp Itumela qui fait camping et loue des chambres. Nous avons pris une chambre. L’arrivée est folklorique car on doit longer la voie ferrée et traverser une zone de stockage de fret. C’est moche et poussiéreux. Un petit panneau indique avec humour que bientôt la zone moche se termine et le paradis arrive.

Le camp est sympa, grand, fleuri mais assez rustique. Les chambres sont vraiment spartiates et la douche de la salle d’eau n’a rien à envier à celle d’Ihaha. Par contre le camp dispose d’un grand bar, de grands barbecues couverts, d’une cuisine également ouverte avec tous les ustensiles fournis, frigo, micro onde et plaques à gaz. Il n’y a que Junior pour oser faire quelques brasses dans la petite piscine froide. Nous sympathisons avec un couple de Sud Africain avec qui nous bavardons un long moment autour du braii. Dodo tôt, je sombre comme une masse.

Lundi 25 août Le réveil se fait également tôt à cause du train qui passe juste à côté et joue du klaxon. Nous prenons le temps de déjeuner tranquillement. On the road again, direction l’Afrique du Sud via Martin’s Drift. On franchit la frontière du Bostwana en 5 minutes et celle de l’Afrique du Sud en 10 minutes. Peu après la frontière, un panneau averti de la présence de phacochères. 3 mètres après celui ci se trouvent deux spécimens qui traversent la route : ils sont vraiment bien organisés ici !!! Par la suite, nous en verrons de nombreux autres au bord de la route. Nous avons remis le GPS en marche et faisons une étape pour les courses à Marken. C’est un bourg avec deux épiceries, une station service, un ATM et une boucherie. L’atmosphère est un peu tendue. Nous n’avons pas droit aux sourires. Finalement nous serons quand même bien reçus par la bouchère. En quittant Marken, on prend la direction des Waterberg : grandes montagnes plates qui se découpent en falaises et dont certains restes forment des pains de sucre un peu à l’instar de ceux de monument valley, avec plus de verdure. Nous arrivons enfin à l’embranchement de la ferme Mabote où nous avons réservé une hutte. 5 km de piste de sable séparent la ferme de la Gravel road. Nous sommes accueillis à bras ouvert par la maîtresse des lieux, une femme d’un certain âge (et d’un âge certain). Elle nous explique que les huttes sont en réfection et elle nous propose le chalet pour le même prix. Il a été construit en premier et servait au début de point de bivouac pour les réunions sa famille. Elle nous explique le fonctionnement du chalet, nous dit qu’il y a un petit lac non loin et que nous pouvons y faire du canoë : il suffit de se servir. Elle nous précise qu’elle viendra nous voir en fin de journée pour s’assurer que tout va bien. Enchantés, nous prenons la piste qui nous mène à 5 kilomètres de là au pied de la montagne. J’ai des doutes sur la faisabilité de la piste en berline.

Arrivés au « Koko chalet », nous découvrons un petit paradis. Ce sera notre derrière nuit en Afrique Australe et elle sera la synthèse de ce que nous attendions comme atmosphère. Le chalet est grand, bâti en bois et toit de chaume. Il est composé de deux grandes chambres séparées par un grand espace pourvue d’une cuisine américaine avec tous les ustensiles, évier et plaque à gaz. Il y a un frigo, un petit salon avec fauteuils et cheminée.Même le bois est fourni. Cette pièce est grande ouverte sur un ponton de bois surplombant une petite rivière qui serpente entre des rochers. Le tout est dominé par une haute falaise qui nous fait face. L’électricité fonctionne sur batterie et un chauffe eau invisible produit de l’eau chaude pour les deux salles de bains. Un peu en retrait du chalet, un espace est aménagé pour faire un braii géant avec des fauteuils tout autour. Nous regrettons déjà de n’y passer qu’une nuit. Nous allons faire un petit tour en canoë sur le lac. C’est calme. Deux montagnes côte à côte en perspective du lac donnent un tableau de carte postale. Retour au Chalet et Junior a encore le droit de tenir le volant, mode 4x4 enclenché. Il est fier de sa prouesse. A la nuit tombée, notre hôtesse nous rejoint. Elle nous offre des chocolats et s’assure que tout va bien. Elle précise à ma douce de ne pas faire la vaisselle car demain « ses gens » viendront faire le ménage. Nous dégustons notre dernier braii accompagné d’un vin sud africain. Ici nous sommes encore une fois seuls au monde. Tous les trois, nous irons nous blottir dehors dans les fauteuils. Dans la nuit noire, nous admirons une dernière fois et plus longuement que d’habitude, ce formidable ciel étoilé qui a accompagné nos nuits australes. Je suis sûr que vous devinerez quels furent nos voeux au passage des étoiles filantes.

Mardi 26 Août Petit déjeuner avant le grande préparation des valises pour l’avion. Quel bazar ! Puis nous faisons une balade en remontant la rivière. Par endroit elle s’élargit. De gros rochers plats permettent de la traverser sans difficulté. Quelques singes se sauvent dès notre approche. On se pose là, au pied de la montagne et sur une dalle au milieu de la rivière, pour contempler les alentours. Les meilleures choses ayant une fin nous devons quitter Mabote. Sur la table du salon, un livre d’or est posé. Déjà mélancolique je laisse ce petit mot ému, dans un anglais peut être pas très juste : « We have been driving through RSA, Namibia, Zambia and Botswana to discover this wonderful part of the world that is Southern Africa. Now it is our last stop. What a very good guess to end in this very nice, quiet and magic place. We had a very special time here, before being also “Out of Africa”. Thank you for your warm hospitality. Thank you to share your place. Mabote sounds like in French “ Ma beauté” wich means “my beauty.”

Nous traversons une partie du waterberg et arrivons à Naboomspruit. Puis nous rejoignons la N1, autoroute à péage. En approchant Prétoria, la circulation se fait dense. A Johannesburg, on tombe dans des bouchons. Heureusement que le GPS est là pour nous mener à bord, chez notre loueur. Le 4x4 est restitué, ils ne le vérifient même pas. Je montre juste une attache de hublot latérale qui a cédée et explique les rafistolages de la tente. Vers les 17H00 on nous conduit à l’aéroport. Les embouteillages sont denses et notre chauffeur prend la route des écoliers. On y est à 18H00 et l’avion décolle à 22H30...on a le temps. Petit moment de flottement à l’enregistrement : Nos bagages présentent un excès de 16 kilos et c’est 60 euros le kilos....Nous gardons en guise de bagage à amin, un sac à dos. A chaque embarquement, nous prions pour que cela passe car nous avons 3 gros sacs plus le sac à dos. Finalement, tout ira bien. Le reste n’a que peu d’intérêt sauf qu’Emirates est fidèle à elle même. Nous arriverons à Roissy le Mercredi 27 au soir comme prévu, sans encombre, cette fois-ci avec tous nos bagages et le coeur lourd.

EPILOGUE

Depuis notre retour, l’Afrique est dans nos têtes. Ma douce en a rêvé pendant plusieurs nuits d’affilées, se croyant encore dans la tente au réveil. Le tri des 8000 photos, la rédaction du carnet et la lecture du forum nous relient quotidiennement à elle. Je comprends maintenant la nostalgie des Vinnylove, Grisemote, Francky04 et autres voyageurs. L’année prochaine, dans deux ans ou plus tard, nous y retournerons, c’est certain.

En résumé

Nos coups de coeur :😎 Les sites de Fish River Canyon, Sesriem, des chutes Victoria et de Chobe. L’accueil de certains africains australs La faune riche et sauvage Les somptueux couchers de soleil Les nuits étoilées magiques Les camps de Koiimasis, Goabacca et Mabote

Nos coups de gueule :😠 Les grands groupes organisés, bruyants et indélicats L’accueil de certains africains australs La poussière omniprésente Le vent à Walvis bay

Nos regrets :😕 De ne pas y avoir été plus tôt D’en être déjà repartis De ne pas y retourner de si tôt
Voyage Mahajanga - Antsohihy - Analalava English translation pending
by Lepouldu · 2013-06-24 · 3 replies
Mon mari et moi, passerons un mois à Madagascar de mi-octobre à mi-novembre. C'est notre 3e voyage à Mada. Nous démarrons par 4-5 jours à Tana (et alentours) et terminons le voyage à Nosy Be et îles voisines (5-6 jours). Il nous reste 2 semaines et demi pour aller de Tana à Nosy Be. Voici ce que j'envisage : Tana – Majunga en avion 4 ou 5 jours pour découvrir Majunga et les environs (cirque Rouge, Antsanitia, Katsepy) Marovoay Parc national d'Ankarafantsika Antsohihy – Analalava – Nosy Lava Ambanja Ankify – Nosy Be Et voilà mes questions : Quelqu'un a-t-il fait la piste entre Antsohihy et Analalava en taxi brousse ? C'est vraiment très dur ? Peut-on partir du parc d'Ankarafantsika en taxi brousse en direction d'Antsohihy ? Quelqu'un s'est-il arrêté à Boriziny (Port Bergé) ? Un nom d’hôtel peut-être ? Merci de votre aide.
Région de Majunga à Madagascar English translation pending
by 2thierry · 2005-08-21 · 1 reply
salut je compte aller dans la région de Majunga en septembre pouvez vous me dire quels sont les coins interressant de la région parcs, réserve, et autres... merci
Bien préparer un itinéraire d'un mois à Madagascar English translation pending
by Anjuna06 · 2008-11-07 · 16 replies
Bonjour à toutes et tous 🙂

Je suis en train de préparer mon voyage à Mada au mois de juin pour un mois ( 5/06 au 5/07 )

La lecture de beaucoup de sujet ici m'a appris qu'il faut choisir un itinéraire réaliste. J'opte plus pour le sud donc.

J'aime prendre mon temps ( cf ma signature 😉 ) et je fuis les lieux hyper touristiques... Je ne cherche absolument pas à vivre à l'européenne ( sinon, autant rester chez soi... ) donc loger chez l'habitant, en petite " case " ou camping et bivouac ne me pose pas de gros problème... 😛

Ce que j'attend de ce voyage, un vrai contact avec la population, de belles photos ( ce qui est une de mes passions ), voir de près la faune terrestre ( lémuriens, caméléons etc... ), les baobabs ....

Un rêve que j'aimerai réaliser aussi à Mada, aller nager avec des dauphins... Mais j'ignore si c'est possible.... Puis plonger ( apnée ) au milieu des corraux ( d'excellents souvenirs de la Réunion .... )

Donc je m'en remets à vous pour avoir des suggestions d'itinéraire en vous remerciant par avance du temps que vous prendrez pour me répondre 🙂

Autres petites questions : faut-il que j'embarque avec moi mon matériel de camping ( tente, duvet, réchaud etc... ) ou est-ce inutile ?

Par rapport à un itinéraire au sud, faut-il prévoir du " froid " pendant la nuit et au matin ( pour adapter mon duvet et l'habillage en fonction ) ?

A toute fin utile, mon budget sans être excessivement précis, se situe au niveau routard + ( çà c'est de la fourchette hein 😏 ) donc pas du grand luxe mais des petits plus " déraisonnables " sont possibles et j'adapterai en fonction du circuit 😉

Autre précision, j'ai l'habitude de voyager en 4x4 ( Maroc, pyrénées espagnole, Corse ... ) et faire un bout de piste sur Mada me plairais beaucoup 😉

Encore une fois, merci d'avance pour vos suggestions

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