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Sept nuits à placer du nord-ouest de la Floride jusqu'à New-Orleans English translation pending
😉Bonsoir,
J'aimerai avoir quelques idées sur des etapes . :
Apres Orlando, j'ai 7 nuits à répartir jusqu'à l'etape de la New Orleans ... Je recherche de belles plages, des lieux sympas et originales ... dans le panhadle ...
J'ai pensé en vrac à Fort de Soto Beach (bien ou pas ? (logement rare) ou une autre plage vers St Pete ..., clearwater, crystal river, talahassee, panama city beach, pensacola, mobile .... et NO ...
Partant en juin, et connaissant les prix sur place, internet peut permettre de réserver ces nuités à moins cher ... au lieu de me contenter pour quasiment le meme prix de simple Motel 6 ou autre ...
Sinon free style sur place mais les prix des hotels corrects bien placé risque d'etre hors de prix ...
Merci pour vos avis 😊
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Merci pour vos avis 😊
Lhassa au Tibet dans un bain de sang (mars 2008) English translation pending
Agence France-Presse
Pékin
Des violences opposant des manifestants tibétains hostiles à la présence chinoise aux forces de l'ordre ont fait des morts et de nombreux blessés vendredi dans le centre historique de Lhassa, la capitale du Tibet.



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A cinq mois des Jeux Olympiques de Pékin, alors que la campagne de contestation tibétaine va grandissant contre le pouvoir chinois, il s'agit des plus importantes manifestations depuis un soulèvement de Tibétains en mars 1989.
Ces violences ont embrasé la vieille ville de Lhassa, en particulier autour du célèbre monastère du Jokhang, un haut-lieu touristique, après plusieurs jours de manifestations de moines bouddhistes. Elles ont suscité de nombreux appels à la retenue des capitales étrangères, tout comme du dalaï lama, le chef religieux en exil des bouddhistes tibétains, qui a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force» au Tibet.
«Bien sûr qu'il y a des morts», a déclaré à l'AFP une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. «Nous sommes très occupés avec les blessés, il y a en beaucoup ici», a-t-elle ajouté, sans préciser si les victimes étaient des moines.
Radio Free Asia (RFA), citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts. Les manifestants «ont saccagé les magasins chinois et la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant», a indiqué une source tibétaine à la radio basée aux États-Unis.
Citant des témoignages directs de citoyens américains, l'ambassade des États-Unis à Pékin a aussi fait état de coups de feu. Une information confirmée par une touriste étrangère contactée par l'AFP. «Nous avons entendu des coups de feu», a dit cette femme, en précisant qu'elle demeurait dans un hôtel assez central.
Selon une infirmière d'un hôpital de Lhassa, jointe par l'AFP, au moins une douzaine de personnes ont été blessées et hospitalisées.
«Il y a des patients, au moins une douzaine, qui sont soignés par les médecins et certains ont été hospitalisés», a-t-elle indiqué.
L'agence officielle Chine Nouvelle, uniquement dans son service en anglais, a confirmé que des incendies volontaires avaient été provoqués par des violences vendredi à Lhassa, faisant des blessés. Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les régions avoisinantes, où vivent des minorités tibétaines, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï lama.
Vendredi, les violences ont surtout éclaté dans le quartier du Barkhor près du monastère du Jokhang, selon des témoins. Des magasins ont été incendiés.
«On était sur la place vers 13H00 (1 h HAE), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer», a expliqué un touriste français, joint par téléphone.
D'autres touristes étrangers ont décrit par téléphone à l'AFP une ville bouclée par les militaires et les forces de l'ordre. Eux-mêmes restaient calfeutrés dans leurs hôtels.
«Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa (...) On nous a dit de rester à l'hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre», a témoigné un touriste allemand. Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.
«Nous n'avons plus d'électricité», a indiqué une Tibétaine jointe dans un petit hôtel près du Jokhang. Une manifestation a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.
Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville de la province du Gansu, a constaté un photographe de l'AFP.
Ces incidents interviennent à la veille d'un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao. Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.
Jeudi, Pékin a accusé le dalaï lama d'organiser ces manifestations.
La campagne de contestation tibétaine contre le pouvoir chinois va grandissant à mesure qu'approchent les Jeux Olympiques de Pékin en août.
Lundi, devant ses partisans réunis dans son lieu d'exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde, le dalaï lama avait violemment dénoncé la répression chinoise au Tibet, dans une déclaration inhabituellement sévère exprimée pour le 49e anniversaire de son exil en Inde.
Vendredi soir, il a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force», tandis que tour à tour la Grande-Bretagne, les États-Unis et les dirigeants européens faisaient aussi part de leur préoccupation, appelant la Chine à la retenue et au respect de la culture tibétaine.
Ces violences ont embrasé la vieille ville de Lhassa, en particulier autour du célèbre monastère du Jokhang, un haut-lieu touristique, après plusieurs jours de manifestations de moines bouddhistes. Elles ont suscité de nombreux appels à la retenue des capitales étrangères, tout comme du dalaï lama, le chef religieux en exil des bouddhistes tibétains, qui a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force» au Tibet.
«Bien sûr qu'il y a des morts», a déclaré à l'AFP une employée au centre des urgences médicales, jointe par téléphone. «Nous sommes très occupés avec les blessés, il y a en beaucoup ici», a-t-elle ajouté, sans préciser si les victimes étaient des moines.
Radio Free Asia (RFA), citant des témoins à Lhassa, a fait état d'au moins deux morts. Les manifestants «ont saccagé les magasins chinois et la police a tiré à balles réelles sur la foule. Personne n'a le droit de se déplacer dans Lhassa maintenant», a indiqué une source tibétaine à la radio basée aux États-Unis.
Citant des témoignages directs de citoyens américains, l'ambassade des États-Unis à Pékin a aussi fait état de coups de feu. Une information confirmée par une touriste étrangère contactée par l'AFP. «Nous avons entendu des coups de feu», a dit cette femme, en précisant qu'elle demeurait dans un hôtel assez central.
Selon une infirmière d'un hôpital de Lhassa, jointe par l'AFP, au moins une douzaine de personnes ont été blessées et hospitalisées.
«Il y a des patients, au moins une douzaine, qui sont soignés par les médecins et certains ont été hospitalisés», a-t-elle indiqué.
L'agence officielle Chine Nouvelle, uniquement dans son service en anglais, a confirmé que des incendies volontaires avaient été provoqués par des violences vendredi à Lhassa, faisant des blessés. Depuis lundi, des moines bouddhistes manifestent au Tibet et dans les régions avoisinantes, où vivent des minorités tibétaines, à l'occasion du 49e anniversaire du soulèvement de Lhassa qui avait abouti à l'exil du dalaï lama.
Vendredi, les violences ont surtout éclaté dans le quartier du Barkhor près du monastère du Jokhang, selon des témoins. Des magasins ont été incendiés.
«On était sur la place vers 13H00 (1 h HAE), on voyait des drapeaux blancs de manifestants dans la foule, quand les policiers sont arrivés en force et ont fait évacuer», a expliqué un touriste français, joint par téléphone.
D'autres touristes étrangers ont décrit par téléphone à l'AFP une ville bouclée par les militaires et les forces de l'ordre. Eux-mêmes restaient calfeutrés dans leurs hôtels.
«Il y a beaucoup de soldats et de policiers dans le centre de Lhassa (...) On nous a dit de rester à l'hôtel, car il y avait des problèmes dans le centre», a témoigné un touriste allemand. Tous les restaurants et les bars ont été fermés, a-t-il ajouté.
«Nous n'avons plus d'électricité», a indiqué une Tibétaine jointe dans un petit hôtel près du Jokhang. Une manifestation a également eu lieu vendredi dans une région avoisinante, où vit une minorité tibétaine, dans la ville de Xiahe (nord-ouest de la Chine), siège du plus grand monastère du bouddhisme tibétain en dehors du Tibet.
Environ 200 personnes emmenées par des moines bouddhistes ont protesté dans cette ville de la province du Gansu, a constaté un photographe de l'AFP.
Ces incidents interviennent à la veille d'un important rendez-vous politique à Pékin, où le Parlement doit confirmer un nouveau mandat de président pour Hu Jintao. Ce dernier était à la tête du Tibet en 1989, lors des précédentes grandes manifestations.
Jeudi, Pékin a accusé le dalaï lama d'organiser ces manifestations.
La campagne de contestation tibétaine contre le pouvoir chinois va grandissant à mesure qu'approchent les Jeux Olympiques de Pékin en août.
Lundi, devant ses partisans réunis dans son lieu d'exil à Dharamsala dans le nord de l'Inde, le dalaï lama avait violemment dénoncé la répression chinoise au Tibet, dans une déclaration inhabituellement sévère exprimée pour le 49e anniversaire de son exil en Inde.
Vendredi soir, il a demandé à la Chine de «renoncer à l'usage de la force», tandis que tour à tour la Grande-Bretagne, les États-Unis et les dirigeants européens faisaient aussi part de leur préoccupation, appelant la Chine à la retenue et au respect de la culture tibétaine.
Etats-Unis: hésitation sur le type de véhicule à louer English translation pending
Bien, je vais vous mettre encore un peu à contribution. Le trajet est finalisé, le choix de l'hotel à l'arrivée est fixé, l'avion est réservé, l'agence de location voiture est fixée aussi (pour info: Hertz). Maintenant, le type de véhicule à louer...
Je m'étais dit à la base, prend classique: Intermédiaire ou compacte et puis on a discuté ce jour pour se faire peut etre plaisir avec un 4x4. Mais est ce raisonnable comme choix???
Il faut savoir que nous ne sommes que deux, avec sûrement deux bonnes grosses valises (pour 19jours) et deux petits bagages hors soutes. Voici mes premières réflexions sur le sujet:
L'avantage de l'intérmédiaire (type chevrolet Malibu): Conso inférieure. Prix de loc inférieur de 87€
Désavantage: Voiture 'classique' malgré tout, difficile si nous voulons sortir des sentiers battus sur le trajet
L'avantage d'un 4x4 type trailblazer (que propose hertz): Etre plus haut sur la route (ce dont jai l'habitude en monospace), et peut etre plus confortable sur longue duree de route. (à moins que je ne me trompe) et se faire plaisir avec un big véhicule sur les routes US.
Désavantage du 4x4: Conso supérieure, conduite et se garer lorsqu'on se trouve sur San Francisco et Los Angeles, et 87€ de plus!
Peut etre certains ici ont fait un parcours avec les deux véhicules, qu'en pensez vous d'après vos expériences (pour ma part j'étais déjà parti mais avec une Pontiac GrandAM, que j'ai eu deux fois d'ailleurs: aux US et au Canada) Merci à tous
Peut etre certains ici ont fait un parcours avec les deux véhicules, qu'en pensez vous d'après vos expériences (pour ma part j'étais déjà parti mais avec une Pontiac GrandAM, que j'ai eu deux fois d'ailleurs: aux US et au Canada) Merci à tous
Voyage romancé à Hué (Vietnam) English translation pending
Bonjour,
En 2004, je suis allée au Vietnam. A mon retour, j’ai écrit ce texte qui reprend la partie du voyage qui s’est déroulée à Hué pendant le Festival franco-vietnamien. J’y reprends mon vécu mais de façon romancée, c’est-à-dire que l’histoire est complètement fictive mais basée sur l’existant : les lieux, les personnes (dont j’ai changé les noms …), du ressenti. Le texte s’intitule « My », un prénom qui signifie beauté. Il raconte l’histoire d’une femme, Clélia Rivière qui se trouve à Hué pour écrire un guide touristique sur la ville. Comme c’est l’époque du festival franco-vietnamien de Hué, elle rencontre deux artistes, l’un Français, l’autre vietnamien qui rivalisent à tous les niveaux (art, civilisation, amour). Le récit est entrelardé d’extraits du guide touristique que la femme est en train d’écrire, ce qui permet au lecteur d’apprendre en même temps l’Histoire du lieu dans lequel se situe l’action.
Voici dans son intégralité ce texte que j'ai voulu être une approche originale du Vietnam d'aujourd'hui.
Elle s'appelle Clélia Rivière. Rivière, c'est son nom de jeune fille qu'elle a repris après son divorce. Divorcée sans enfants, voilà ce qu'elle est selon l'Etat Civil français. Sans enfant vivant. Leur fils aurait eu vingt-deux ans. Elle en a quarante-huit et elle est encore belle. La chambre qui est autour d'elle est une chambre d'hôtel du premier étage de l'Hué Majestic Hotel. Clélia Rivière est à Hué, au Vietnam, dans le centre de ce pays qui s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoi et la baie d'Halong. Au Sud, Saigon et les mangroves du Mékong. Elle est à Hué pour écrire un livre sur la ville. Un coopérant de l'Alliance française de Hanoi lui a conseillé de s'adresser à Buu Y, le traducteur attitré de Sartre et de Camus, historien et grand érudit de la ville.
Elle est à Hué depuis six semaines et elle s'y plaît. Elle aime la ville, la rencontre avec Buu Y et l'écriture qui en découle. Buu Y est un homme charmant, cultivé, raffiné. Ils se voient trois fois par semaine. Clélia enregistre l'interview, la réécoute et agence les informations en un texte cohérent.
A sa table de travail, le nez contre le mur, la femme travaille sur l'une des premières interviews de l’historien, celui où il décrit la ville. Elle s'en est imprégnée et a rendu un texte qu'elle relit à voix haute dans le ronronnement domestique de la climatisation et du ventilateur fixé au plafond. Dehors, la température atteint 40°C. Le taux d'humidité s'approche de 90%. Il pleut. Il y a trois jours, un terrible typhon s'est abattu sur la mer de Chine, s'y rattachant en un nombril dont le cordon ombilical serait une colonne d'eau reliant la terre et le ciel.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La Citadelle. La ville de Hué fut bâtie sur le modèle du Pékin de l'empire Ming, c'est-à-dire dans une période comprise entre 1368 et 1644. Elle comportait trois villes gigognes : la ville capitale (Khin Thàn), la ville impériale (Hoàng Than) et la Cité pourpre interdite (Tu-Câm-Thânh). Conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale a été inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires, par exemple la Dame céleste, dont la pagode se dresse sur un tertre à deux kilomètres de la ville. Ce tertre est la Montagne magique qui abrite les dieux protecteurs du sol. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient plutôt un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. La ville capitale était la citadelle, le siège du Pouvoir, un Pouvoir héréditaire mais mâtiné de méritocratie. C'était le siège de la pensée et de la culture. La cité impériale était le siège de la famille régnante, des commis de l'Etat et des médecins. La Cité pourpre interdite abritait le souverain et sa maison, au sens féodal du terme, ainsi que les eunuques. Toujours selon la tradition chinoise, la citadelle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. C'était un lieu dont la conception fut dès le départ magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel.
Clélia Rivière maudit cette pluie assommante qui tabasse de l'autre côté de la vitre et l'empêche à la fois de travailler et de sortir. Toutes les eaux du ciel dévalent en cascades des toits sur le balcon, sur la fontaine en bas dans la cour de l'hôtel. Eaux chaudes et touffues, chevelure liquide tombant sur les épaules nues de la ville. Pour se consoler, elle appelle le bar, commande un jus de fruit. Un vrai jus de fruit, fait avec des fruits frais et qui glisse dans la gorge avec le coulé glacé d'un reptile. Le plaisir lui chavire les yeux. Elle allume le téléviseur. Des images défilent en boucle. Des images de Hué et de son festival dont c'est aujourd'hui l'ouverture. Des cérémonies doivent se dérouler à la Citadelle et Buu Y doit monter à la tribune pour faire un exposé. Les images télévisées montrent que le festival est au point mort. En ville, c'est la désolation. Les fragiles décors de papier et de bambou qui habillaient l'esplanade pendouillent tristement. Les calligraphes et les peintres ont plié boutique. Le kiosque est désert et aussi la terrasse du Paradise Garden. Repliés au dessus des tables, les parasols ressemblent à des flamants roses dormant sur une patte. La fresque murale des étudiants des Beaux-Arts de Hué parade devant les bancs vides. C'est un désastre. Et à la Citadelle, c'est l'attente. Certains pontes ne sont pas encore arrivés car l'activité de Phu Bai, l'aéroport de Hué, a été suspendue en raison des conditions météorologiques. Les voitures policières attendent en bout de piste tous gyrophares éteints.
Attendre, c'est tout ce qu'il y a à faire. Attendre que l'inspiration vienne ou que la pluie cesse permettant une sortie. Les dieux asiatiques choisissent de faire une éclaircie. Ils relèvent leurs bras gonflés de pluie et s'ébrouent. Quelques gouttes attardées restent pendues à l'arrondi des tuiles puis se détachent une à une pour tomber avec un bruit mat sur le béton et le bois. Clélia s'habille en hâte. Un pantalon, un tee shirt, des sandalettes. Pas très protocolaire mais tant pis. En dernière couche, elle se chape d'un imperméable bleu à capuche qui couvre tout son corps comme une toile de tente. Pour les Vietnamiens, c'est même un abri familial sous lequel les cyclistes ou les motobykers abritent leur femme et leurs enfants embarqués avec eux. Dehors, Clélia aspire goulûment les senteurs concentrées par la pluie. Odeurs des végétaux : arbres, mousses, pelouses, bambous, plantes de toutes sortes, amalgamées dans un magma olfactif indistinct. Les sucs en pleine effervescence ont une épaisseur de miel. Ils débordent et ruissellent. Le ruissellement est la quintessence du Vietnam, sa substance. Ruissellement des pluies, des fleuves, de la mer, de l'eau des rizières. Ruissellement des hommes qui évoluent comme des bancs de poissons. Dans les rues, les gens se pressent, confluent vers le centre de la ville où il doit se passer quelque chose, enfin. Il fait sombre. Le Vietnam étant situé presque sur l'Equateur, le soir tombe tôt en cette saison. Le pylône de la radio qui fait face à l'Hué Majestic Hôtel a déjà allumé ses lampes. On dirait un sapin de Noël. La femme a troqué les taxis et xe om (moto-taxis) contre une bicyclette de location. Pour écrire la ville, elle a besoin de la lire. Elle la lit à vélo, traçant des sillons qui sont comme les pliures d'une lettre d'amour cent et cent fois relues. Son vélo se trouve à l'abri sous l'auvent de l'hôtel. Elle l'enfourche. Roule. L'embiellage fiévreux de ses jambes l'enfonce comme une racine dans le ventre bouillant de la ville. Elle rejoint la foule en route vers la cité impériale où les cérémonies d'ouverture doivent se dérouler. Elle suit la rue Lé Loî qui longe la Rivière des Parfums, passe devant le QG français du Festival, franchit le pont vers la Citadelle. Les bannières de la Tour du Drapeau claquent au vent. Dans les douves qui cernent la forteresse, les lotus ont refermé sur leur coeur jaune leur ventre rose pastel acidulé.
La cérémonie d'ouverture a bien lieu mais elle est écourtée. Sans quitter sa chaise longue sous son parasol devenu parapluie, le gardien du parking fait signe à la femme de continuer sa route car il n'y a plus de place sur l'emplacement qui est de son ressort. Une Petite Bleue lui désigne les arbres qui jalonnent la route vers le parc Thin Tam. Elle adosse son vélo au tronc d'un arbre et l'attache avec une chaîne cadenassée. Les Petits Bleus sont des jeunes, filles ou garçons, employés par la ville pendant toute la durée du Festival. Nombre d'entre eux sont étudiants. Certains fréquentent le Cercle francophone ou le Centre français. Clélia trouve qu'ils font jolis dans le paysage. Elle les appelle tendrement «mes Libellules bleues». A la tribune, les discours se succèdent. C'est long et ennuyeux comme toutes les interventions officielles du monde. Bruyant aussi. Les haut-parleurs, la musique, la circulation, les gens ... Et à nouveau la pluie.
C'est la débandade. Les gens courent de partout en poussant des cris d'enfants. Avec leurs imperméables, ils ressemblent à des fantômes de couleurs vives. Ce bain d'eau et de foule est terriblement excitant. De nouveau, c'est la course folle. A nouveau, Clélia Rivière intègre et s'agglomère à la foule qui coule comme une lave en fusion vers le centre de la ville. Elle dépasse les jeunes filles du défilé en Ao Dai blanc qui courent à la marge de la rue. Il fait nuit noire. Leur silhouette se découpe dans le faisceau lumineux des phares. La robe relevée jusqu'aux genoux, le non-la (chapeau conique en feuilles de latanier) baissé jusqu'au nez, elles ont perdu de leur superbe. On dirait des Cendrillon transformées en citrouilles. La circulation enfle au fur et à mesure que s'agglutine le flot humain, à pied, en vélo, en motocyclette, en pousse-pousse, en automobile. Elle file, file, emportant chacun dans son flux.
Aveuglée par les éclats de lumière que jettent les phares, Clélia ne voit plus rien, elle ne sait plus où elle est. C'est comme si elle avait changé de dimension, comme si elle avait été lancée sur orbite, façon E.T. dans le film de Spielberg. Une sensation de plénitude l'envahit. La masse en mouvement arrive à pleine vitesse au pont Tran Tien, ce superbe mécano de l'école Eiffel, avec ses arches tendues comme des arcs. La pluie redouble. La femme file. L'eau ruisselle sur son dos de tortue bleue, ses chaussures sont gorgées d'eau. Si ce mauvais temps persiste, bientôt viendra la moisissure et son lent processus de digestion, de dissolution, qui travaille comme un levain les tissus et les chairs. Le pont est là. D'abord passer dans l'entonnoir du rétrécissement de la route, négocier le passage, en douceur, suivant le rythme de la vague. C'est comme une plongée en apnée. Dans un vrombissement de sang battant dans les tempes, la foule franchit le pont. Des projecteurs et des lasers inondent de couleurs fluo le squelette métallique. L'acier des poutrelles étincelle de mille étoiles acérées. Le temps est comme suspendu au-dessus de la rivière. Il y a quelques années, il y a eu de terribles inondations et, au niveau du pont, on a repêché une dizaine de noyés. Au moment où Clélia pense à ces gens, le pont l'éjecte. Elle prend une grande goulée d'air. Dans l'élargissement de la route retrouvée, elle récupère sa respiration. L'allure de la vague ralentit car elle se rapproche du centre de la ville et la grande route se divise en de multiples rues. Clélia ne veut pas rentrer à l'Hué Majestic Hôtel par la grande artère et son rond-point centrifugeur alors elle prend la rue qui offre dans sa perspective le pylône lumineux dressé près de l'hôtel. En avant toute vers ce phare qui brille dans la nuit.
Les véhicules se sont raréfiés. La femme est pratiquement seule à défiler entre les vitrines aveugles des échoppes qui flanquent les deux côtés de la rue. La vie s'arrête tôt au Vietnam, sauf dans quelques lieux nocturnes où se retrouvent les classes privilégiées et les adolescentes qui vendent la Tiger Beer. Il ne pleut plus. Le ciel est d'une profondeur océane. La femme rentre en musardant le nez en l'air. Elle a quitté la ville et roule entre des rangées d'arbres. Dans l'obscurité, elle voit trop tard la branche qui empiète sur la voie. L'écart qu'elle fait pour l'éviter la désarçonne et la flanque par terre complètement sonnée. - «Tu t'es fait mal ? »
Elle lève les yeux, les dirige vers l'endroit d'où est venue la voix. Ses yeux voient l'homme. Les pieds de l'homme chaussés de bottines orthopédiques. Ses yeux remontent les jambes torses jusqu'au visage. L'homme a des cheveux noir corbeau, reliés en queue de cheval dans la nuque. Il a les dents jaunes des fumeurs. Il est assis sur l'un de ces tabourets de couleurs criardes qui s'épanouissent sur les trottoirs des pays du Sud. Derrière lui, appuyées contre le mur, des béquilles. Il dit son nom : Long.
* ** Le magnétophone mange le disque comme s'il en avait faim. La voix de Buu Y se déroule dans la chambre, enroule ses spirales dans les tentures que la femme a fermées pour que reste dehors les rumeurs de la ville. Buu Y raconte Hué, Hué la Française, belle comme une buée sur du verre, dont le nom dérivé de Hoa signifie harmonie. Il raconte la Rivière des Parfums, cette rivière qui porte la ville sur sa hanche comme une femme son enfant :
«La légende dit que la rivière s'appelle la Rivière des Parfums parce que les princesses de Hué se baignaient dans ses eaux avec des huiles parfumées mais je crois qu'on lui a donné ce nom à cause de la plante odorante que l'on trouve à sa source. C'est une plante médicinale mais j'ai oublié son nom. »
Le magnétophone crachouille. Feuillettement de papiers, murmures, pas qui s'éloignent emmenant la voix dans leur sillage. La femme entend à peine : «Excusez-moi, je reviens». Au-dessus de sa tête, Buu Y foule le plancher. Il cherche dans ses livres le nom de la plante qui a baptisé la Rivière des Parfums. Elle l'entend chantonner. Pendant tout ce temps que Buu Y cherche le nom de la plante dans ses livres, Clélia passe en revue la pièce dans laquelle elle se trouve. C'est une grande pièce, confortable et bien éclairée. La bibliothèque est copieusement garnie. On y trouve des livres de Marguerite Yourcenar, Michel Tournier, Marguerite Duras, Jacques Lacarrière, Pierre Loti. Tous les auteurs qu'elle aime. Buu Y apprécie que la femme apprécie. Il n'a pas trouvé le nom de la plante mais elle doit pouvoir trouver dans les documents qu'il lui prête. C'est à ce moment-là que Clélia Rivière décide de connaître la ville en creux, en visitant les lieux qui la cernent et donc la dessinent. La ligne claire se trace en remontant par bateau le cours de la rivière vers les Tombeaux des Rois et la Pagode de la Dame céleste.
L'embarcadère se trouve au-delà du Pont Tran Tien. Les bateaux touristiques sont à quai, tout près du guichet où l'on achète les billets. Les visites de groupe se font sur des bateaux genre Bateaux Mouche. Ils sont familiers dans le paysage, avec leur proue cannelée en forme de dragon et l'oeil peint sur chaque côté de l'étrave qui leur donne l'air de loucher. Ils portent les couleurs du Vietnam qui sont le jaune et le bleu.
Clélia Rivière veut être seule alors elle négocie une excursion individuelle sur une petite embarcation, visiblement un sampan reconverti. Une femme la fait monter à bord en la tirant par la main. Il faut se déchausser puis s'asseoir à même le fond du sampan. Un homme s'active aux machines. Le bruit du moteur et le glissement de l'eau contre la coque emplissent le corps de Clélia. Le sampan longe la berge. Des petits sentiers de terre remontent du fleuve vers l'arrière des maisons. Dans la pénombre des patios, la femme devine une table, quelques poteries, du linge. Plantées dans l'eau, des femmes épluchent des légumes. Les détritus vont directement dans la rivière. Quelques poules, quelques canards, des enfants qui jouent, qui font signe au bateau qui passe, qui s'en va. C'est une vie grouillante, humide et chaude qui s'épanouit au derrière de la ville, au bout de ses boyaux. La femme laisse sa main glisser dans l'eau, les doigts écartés en éventail. Le vent qui tourbillonne dans l'habitacle ouvert est agréable même si par moment il rabat les odeurs grasses du moteur. La batelière entre dans sa deuxième phase de travail : vendre à la touriste les articles qu'elle transporte dans son panier. Des cartes postales, des calligraphies, des porte-clés. Ostensiblement, Clélia détourne les yeux, les laisse flotter sur le paysage qui défile. Elle refuse de se laisser divertir, de se gaspiller en relations mercantiles. L'embarcation dépasse des sampans à l'ancre au milieu du fleuve pour remonter du sable et des graviers. La femme constate qu'il y a seulement quelques semaines, les villages sampaniers étaient plus proches de la ville. Elle se dit qu'ils ont du être refoulés à cause du festival et que les gens du Peuple de l'eau, plus encore que les ethnies des montagnes, sont les Manouches du Vietnam.
La Rivière des Parfums va vers le Sud de la ville où se trouvent les Tombeaux des Rois. Il y en a sept, éparpillés dans les campagnes, tous bâtis selon les même plans et comprenant cinq éléments : une cours peuplée de statues, un pavillon abritant une stèle sur laquelle un panégyrique du défunt a été gravé par son fils héritier, un temple, un pavillon des plaisirs et enfin la tombe proprement dite. Le site a été choisi dans la stricte observance de la géomancie chinoise : parce qu'il est baigné par un cours d'eau et barré à l'horizon par un massif montagneux. Plusieurs tombeaux sont des copies d'édifices chinois mais certains témoignent d'une influence européenne. Tous ont été construits du vivant de leur futurs occupants, mandarins, rois ou empereurs. Le document de Buu Y égrenne la litanie des noms : Gia Long, Minh Mang, Tu Duc, Duc Duc, Dong Khanh, Thieu Tri et Khai Dinh.
L'accostage à l'embarcadère de la Pagode de la Dame céleste est assez sportif. Le sampan accosté dérive et s'écarte de la rive avant que la femme ait sauté à quai. Les bateliers rient. Ils se vengent gentiment de la touriste qui a refusé d'entrer dans leur dialectique. La pagode a été construite en 1601 par le Seigneur Nguyen Hoang, en hommage au héro d'une légende dans lequel il s'identifiait. Cette légende dit qu'une fée en habits rouges et verts a prédit qu'un roi érigerait une pagode en cet endroit.
Un sentier grimpe du débarcadère aux marches qui mènent à la tour. La configuration des lieux fait penser à une tortue. Au Vietnam, la tortue est un animal sacré au même titre que la licorne, le dragon et le phénix. Le dragon représente le masculin et le phénix, le féminin. La tortue est symbole de longévité et la licorne, symbole de bonté et gage de paix. Des animaux secondaires les rejoignent dans la mythologie comme la grue, le lion, la chauve-souris et le poisson. Erigée sur la colline, la tour compte sept étages. Comme dans tous les édifices religieux, on trouve des autels, une cloche et des statues. Les matériaux utilisés sont la pierre, la brique et le bois. Le site est un chantier de l'Unesco. Des ouvriers s'activent à restaurer les tomettes et les balustrades. Parmi eux, plusieurs femmes. Il y en a beaucoup sur les chantiers. Elles sont en charge du mortier, qu'elles gâchent dans des brouettes et montent dans des seaux à l'aide de poulies. L'activité prosaïque et profane ne fait pas oublier qu'il s'agit d'un monastère. Par la porte discrète qu'a emprunté un jardinier, la femme sort de l'enceinte de la pagode et, marchant entre le mur et le champ qui le longe, elle se dirige vers la tête du domaine. Des voix lui parviennent. Celles de bonzes en prière qu'elle ne verra pas. Dans un Vietnam reconverti au stalinisme, les persécutions religieuses s'amplifient. Des prêtres et des bonzes disparaissent. Dans un passage de la pagode, deux statues se font face. L'une est le général rouge qui personnifie la colère.
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Clélia Rivière revoit régulièrement Long. Comme un vieux cheval retourne à son étable, elle retrouve pratiquement chaque soir la galerie d'art que tient l'infirme dans le quartier artistique de Hué. Il expose quelques jeunes élèves de l'école des Beaux-Arts qu'il a pris sous son aile. Le métier d'artiste est difficile partout mais dans ce pays qui louvoie entre le dollar et l'art officiel, l'artiste devient carrément schizophrène. A moins de s'abîmer dans la peau de l'artiste maudit, beaucoup d'entre eux font naufrage et disparaissent corps et âme dans des professions de subsistance. Pratiquant la maïeutique comme M Jourdain faisait de la prose, Long aide les jeunes artistes à maintenir le cap en mettant à leur disposition un atelier et un espace d'exposition. Il y a bien quelques rivalités - les artistes ont un ego sur-gonflé et les décisions cristallisent les jalousies - mais dans l'ensemble ça se passe bien. On voit même se dessiner de véritables mouvements artistiques autour de techniques ancestrales comme l'estampe, la laque ou la calligraphie. Les puristes et les nostalgiques crient au scandale mais les artistes persistent et signent. Long tient sa galerie de main de maître et, du haut de ses jambes torses, règne sur la vie artistique de Hué.
La femme le voit le soir, quand la galerie baigne dans la clarté électrique et que les toiles reflètent une lumière magique, mystérieuse, comme venue d'ailleurs, de l'envers de la vie, là où les choses changent de visage et de sens. Clélia et Long s'asseyent sur les tabourets colorés placés sur le trottoir et ils parlent. Long est francophone. Ca devient rare au Vietnam où l'Anglais taille des croupières au Français depuis des décennies. Les personnes d'un certain âge comme Long le parle encore mais les jeunes, de moins en moins. Ils ont adopté l'Anglais, la langue des affaires. Surtout les garçons. Les jeunes filles sont restées fidèles au Français, la langue du coeur, du romantisme, du Prince Charmant. En fait, les Vietnamiens apprécient à son juste prix leur indépendance mais ils constatent qu'ils préfèrent les Français aux Américains. Comme disent nombre d'entre eux : « Les Américains, ils viennent, ils prennent et ils partent. Les Français, ils construisent des hôpitaux et des écoles.» Long est francophone et aussi francophile. Il aime la littérature française. Il fait l'éducation - culturelle et sentimentale - de ses jeunes avec des romans. Des romans d'amour, surtout mais dont le sexe est absent. On ne parle pas de sexe au Vietnam. Il aime surtout la chanson française, Ferré, Brel et Brassens. Ecouter "gare au gorille" dans la nuit vietnamienne en sirotant un verre d'alcool de riz et en dégustant une poignée de riz gluant acheté à une échoppe ambulante …
Quand ses amis sont là, il y a toujours quelqu’un qui propose de jouer au petit train. Le jeu consiste à boire de l'alcool de riz dans un verre commun à toute la tablée. Lorsqu'un participant met trop de temps à vider le verre qui lui a été rempli, les autres le pressent de faire passer le train. A ce petit jeu, il n'y a rien à gagner, seulement à perdre. Son temps, ses moyens, son quant-à-soi, sa réputation. Les Vietnamiens aiment saouler le Blanc. Comme le rire, l'ivresse destitue le dominant. Lorsque la femme commence à chavirer sur son tabouret, ils rient, avec tendresse, sans méchanceté. Ca lui fait plaisir à la femme de leur donner ce qu'ils attendent : la proximité avec une femme, qui plus est européenne et qui leur est totalement exotique.
Un soir, un de ces soirs de grandes agitations où l'on refait le monde à ras de terre dans les effluves de l'alcool et du fleuve, un jeune homme débarque à la galerie. Long fait les présentations. Clélia, Olivier. C'est une sorte de scène biblique où le Christ fait les présentations entre Jean et sa mère, les offrant l'un à l'autre. Olivier est grand, brun, séduisant. Il porte la barbe soigneusement négligée des baroudeurs. Les premiers mots qu’elle entend de lui : - «Il n'est pas là Tao ?»
Long lui répond qu'il ne l'a pas vu de la journée. En repartant, Olivier jette :
- «Tu diras à Tao que je suis passé et que je suis au Phuong Nam.»
Long répond mais le jeune homme est déjà trop loin pour entendre : - « Je ne pense pas qu'il repasse à la galerie aujourd'hui mais demain il sera à la citadelle.»
A la femme, il dit : «Il prépare le Festival. Tao et Olivier, c’est comme deux frères. Ils se connaissent depuis longtemps. Nicolas était étudiant à Lyon. Il est venu à Hué pour étudier la peinture monumentale communiste mais il a découvert la BD vietnamienne. Tao est peintre, graphiste, laqueur et, calligraphe. Ils se sont rencontrés et ils travaillent ensemble à une BD franco-vietnamienne ou vietnamo-française, je ne sais pas. L’écrivain français dit : ils ne feront plus qu’un, oui, mais lequel ?»
C'est ainsi que Clélia rencontre Olivier. Ce n'est pas encore vraiment une rencontre, plutôt la chevelure d'une comète qui passe dans la lumière cendrée de la lune. Une improbable rencontre entre, d’une part, un jeune artiste qui crèche dans une modeste pension de famille, bouffe le pho (soupe), dans les restaurants de poussière ainsi appelé parce qu'on y mange quasiment par terre et côtoie les Vietnamiens les moins installés. Et d’autre part, une femme d’âge mûre qui loge dans un hôtel de luxe, mange dans les restaurants français et qui dans la solitude de l'écrivain, ne rencontrant qu'un membre de l'élite vietnamienne. D'habitude, Clélia mange à la Carambole, un restaurant où l’on sert de la cuisine française. La carambole, c’est cette plante contre poison de la laque, une substance extraite du laquier et qui a la particularité d'être allergisante. Ce soir-là, la femme choisit de manger dans l'un de ces restaurants vietnamiens où l'on sert des mets typiques comme les fruits de mer, les rouleaux de printemps et le potage au nid d'hirondelle. La cuisine vietnamienne amalgame différentes influences culinaires : française, chinoise, cambodgienne, laotienne, thaïlandaise ... Elle utilise le Nuoc Nam, qui est la sauce traditionnelle faite à partir d'anchois frais mais aussi les piments et les fines herbes, l'aneth, le coriandre, la menthe et le basilic. La femme connaît cette spécialité chinoise qu'est le potage de nid d'hirondelle. Elle sait que c'est une soupe concoctée à partir des nids minuscules de la salangane, un martinet encore appelé hirondelle de mer. Ces nids sont constitués par les filaments de salive des oiseaux et, lorsqu'ils sont dans un bouillon, ils se dissolvent en fines nouilles. Elle connaît mais elle n'a jamais goûté.
A partir de ce moment où elle a rencontré Olivier et goûté au potage de nid d'hirondelles, son esprit s'ouvre comme une mangue mûre pour accueillir les ingrédients de la vie vietnamienne et les amalgamer à son esprit occidental. Finis les rendez-vous alignés sur les aiguilles d'une montre. Elle y va à l'instinct quand elle sent que c'est le moment, que la personne qu'elle veut voir sera là à son arrivée, que les évènements n'auront pas lieu sans elle, que les choses se feront naturellement, inéluctablement, comme un enfant se fait dans le sein de sa mère et vient à la lumière.
Lorsque elle entre dans la Cité pourpre interdite, Olivier est là, arpentant à grands pas la cour qui s'étend entre les bâtiments. Ici aussi, c'est le règne du bois, de la tomette et de la brique, des couleurs rouges et or, matériaux chauds de l'intimité. La Cité pourpre est la partie de la citadelle qui était réservée aux mandarins et à leur famille. Pendant toute la durée du Festival, elle abrite deux expositions, une de photographies et une de Bande Dessinée.
L'expo de photographies s'appelle "Avoir vingt ans au Vietnam." C'est une exposition collective qui présente les oeuvres réalisées par les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts et de la Culture d'Ho Chi Minh Ville dans le cadre d'une collaboration avec l'Ecole Supérieure de la Photographie d'Arles. Les photos sont suspendues sous l'auvent du palais comme des oriflammes. La femme les regarde, une à une, aspirée par elles. L'expression est riche, il y a de l'idée, du talent. L'une d'elle retient particulièrement son attention. Un portrait de vieille femme vietnamienne. Derrière elle, il y a un trou dans le mur de briques. Au-delà d'elle, on voit la campagne, un pré planté d'un arbre. Clélia Rivière se dit que chaque être humain est une brique d'un mur qui enclôt un ravissant jardin. La vieille femme sourit de toute sa bouche édentée. Un delta de rides se dessine autour de ses yeux. Les yeux rivés vers l'horizon, elle semble incarner tous les espoirs d'un Peuple tendu vers l'avenir. L'exposition de BD s'intitule "Kémoï". Elle est le fruit d'une master class avec des auteurs français autour d'une démarche artistique qui consiste à utiliser les techniques traditionnelles asiatiques pour raconter des histoires. Le Vietnam connaît peu la BD, à part les mangas japonais et quelques Comics américains que les jeunes lisent, assis devant les librairies ambulantes. Les bulles vietnamiennes n'en sont donc encore qu'à leurs premiers balbutiements. L'expo présente les oeuvres d'une trentaine d'étudiants, dont celles de Tao, l'ami de Olivier, le protégé de Long. Il expose un superbe dessin représentant des petits personnages qui marchent sur la ligne d'horizon. Il y a coulé le Vietnam quotidien : un porteur de paniers à balancier, un cyclopousse, un chien qui suit un gamin qui court le nez levé vers un nuage d'où tombe la pluie. Le sol est noir, comme courbé sous le ciel qui occupe presque tout le tableau, un ciel jaune, gorgé de toutes ces eaux de l'Asie, de ces ruissellements qui font les Peuples si fertiles, si drus. Et si dangereux lorsque viennent les crues.
Clélia rejoint Olivier sur les escaliers de pierre de la cour intérieure. Il a déballé ses cartons à dessins et étalés les dessins sur le sol. Des sanguines, des fusains, des pastels, aussi des caricatures et des croquis de toutes sortes. Sur une planche, il a croqué les jardiniers du parc : une femme arrosant les parterres, son foulard remonté jusqu'aux yeux. Deux hommes accroupis, repiquant des touffes d'herbe dans les lacunes des pelouses, avec des gestes qui sont les mêmes que ceux du repiquage du riz dans les rizières. En quelques coups de crayon nerveux, Olivier a cueilli les corps en mouvement dans un ballet virevoltant d'une rapidité folle. Il voudrait en faire un dessin animé.
- «Il te plaît celui-là? Garde-le, je te le donne», dit-il à Clélia en lui tendant un dessin de buffle.
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Le magasin n'est pas une échoppe classique mais une supérette qui fait penser à ces drugstores-garages qui jalonnent la Route Sixty Six aux Etats-Unis. Comme les bateaux qui sillonnent la Rivière des Parfums, elle est peinte en bleu et en jaune. Son étrave arrondie s'avance à l'intersection de deux artères importantes. Il y a une ouverture de chaque côté mais c'est encore fermé. Il n'est pas sept heures. Assis sur le trottoir, les marchands de journaux sont encore en train de se répartir les journaux à distribuer par secteur. Clélia Rivière aurait voulu de l'eau en bouteille. Question de sécurité alimentaire. Dans la rue Lé Loï, le QG du festival ne propose qu'une cuve en inox avec un seul gobelet pour tous. Attaché à la cuve par une ficelle, le gobelet ressemble à un appât. La supérette est peut-être le Tati ou la Samaritaine de demain. On y trouve de tout et les produits achetés par les Occidentaux ont des prix fixes et étiquetés, ce qui est appréciable pour ceux comme Clélia qui ne savent pas marchander.
Le marché où elle se rend si tôt matin se trouve de l'autre côté du pont, sur les rives du fleuve. Il est déjà bondé et la femme doit fendre la foule comme un coin fend une bûche pour y pénétrer. Chargés de caisses et d'objets hétéroclites, les cyclopousses se fraient un chemin dans les allées. Les hommes prennent garde de ne pas bousculer les étals aménagés à même le sol. Sinon les imprécations des femmes jaillissent et les suivent comme des malédictions.
Dans des hamacs suspendus au-dessus des étals dorment des enfants nus. L'arrière du marché, sa partie cachée est un lieu de vie. Des familles entières y vivent, installées sur des lits de fer comme sur des radeaux. Tout au fond, relié à la rivière par une plage sale, c'est le marché aux poissons. Une barque vient d'y accoster. Le poisson est débarqué en vrac et conditionné dans des caisses en polystyrène sur un lit de glace. La glace est vendue à un étal proche. Elle provient d'une petite unité de fabrication sous la forme d’un bloc oblong que le vendeur débite et concasse à la demande. Le poisson est d'une appétissante fraîcheur. Une eau rosâtre suinte des corps vif-argent et se distille goutte-à-goutte dans la rigole qui longe le trottoir, baignant d'innombrables pieds nus. Les odeurs sautent à la gorge, vives et coupantes comme la lame des couteaux qui écaille, éviscère. L'oeil de Clélia cueille au vol les éclats luisants des écailles, des couteaux et de la glace aux multiples facettes de diamant.
On trouve aussi des crevettes, des crustacés, des poulpes. Encore vivants, les poulpes. L'un d'eux tente de s'évader en escaladant la paroi de la caisse, arc-bouté sur ses tentacules. Quand il est sur le sol, il s'échappe en se traînant. C'est peine perdue. La petite fille qui tient l'étal le récupère et le remet dans sa caisse, sous les rires des spectateurs. Devant cette scène de cruauté tranquille, Clélia a le coeur qui se serre. Elle est pourtant venue au devant de cette cruauté, enfin prête à mettre en danger ses sentiments et son bel agencement du monde. Elle savait en pénétrant sur le marché qu'elle risquait la rencontre avec des images qui la brusqueraient. C'est pour cela qu'elle s'est amenée là, cherchant en détournant les yeux le marché à la viande. Et sur ce marché, les chiens de race à viande. Le marché à la viande se trouve un peu plus loin. Têtes de porcs, charpies de chairs sanguinolentes, ossements de nacre bleue s'épanouissent sur les étals ou à même le sol. C'est toute la beauté de la mort au travail avec ses outils de prédilection : le temps, la chaleur et les mouches. Le système de réfrigération par glace utilisé pour le poisson n'est pas utilisé pour la viande. Clélia Rivière voit les échoppes du marché se mettre à tourner devant elle. Son estomac retourné la rappelle à l'ordre. Elle ne doit pas aller plus loin dans l'insupportable. A coups de talon nerveux, elle remonte à la surface du marché, reprend pied devant les étals qui flottent sur ses rives. En vrac, des chapeaux coniques, du tissu, des ustensiles ménagers, des plantes médicinales, des légumes et des fruits.
Tous les fruits du jardin d'Eden vietnamien. Ceux que la femme connaît : les mangues, les bananes, les noix de coco, les oranges, les ananas, les papayes ... Ceux qu'elle a découvert et qui viennent grossir ses connaissances sensorielles et botaniques. La pomme cannelle, encore appelée anone ou carossol, gros fruit de la famille des ananas, recouvert d'une peau verte à écailles et dont la chair est onctueuse et sucrée. Le ramboutan, fruit à l'écorce rouge et à la chair un peu caoutchouteuse qui rappelle celle du litchi. On l’appelle d'ailleurs le litchi chevelu à cause des longs filaments que présente son écorce. Le salak, petit fruit en forme de poire dont l'écorce est épaisse et écailleuse et la chair, pâle et croquante. Le tamarin, aussi nommé datte indienne, fruit à forte teneur en acide tartrique, ce qui en fait un produit domestique à double usage : pour cuisiner et pour astiquer les cuivres. Les Anglais en raffolent sous forme de confiture, de gelée et de chutney tandis qu'ils sont très appréciés sous forme de boulettes par … les éléphants. Et toute cette macédoine : le salk, le logan, le mangoustan, petit fruit violet recouvert d'une écorce dure et dont la chair blanche et douce est légèrement acidulée et délicieusement parfumée. Et le durian, fruit à chair jaune très apprécié sous forme de chewing-gum, de glace, de crème ou de confiture mais dont l'odeur est si nauséabonde qu'à Singapour il est interdit de séjour dans les transports en commun. Un peu semblable mais avec moins d'épines : le jaque. Et semblable au pamplemousse mais en moins acide : le pomelo.
Le riz aussi est d'une diversité infinie. En quelques années, le Vietnam est devenu l'un des plus importants producteurs et exportateurs de riz au monde. Les problématiques liées à l'utilisation des pesticides ont d'ailleurs fait leur apparition. Ironie de l'Histoire : on parle à nouveau de dioxine, ce composant de l'agent orange, utilisé comme défoliant par les Américains pendant la guerre.
Tous sens en éveil, Clélia se laisse griser par la luxuriance du marché de Hué. Elle s'assied à une échoppe ambulante de boissons. Elle sait qu'elle n'aime pas le jus de canne pressé à la grande roue manuelle mais comment choisir parmi toutes les boissons possibles à base de fruits et de lait de coco, parfois coulé sur des haricots ou un triangle de fromage "La vache qui rit" ? Des boissons colorées qui font de l’œil mais dont le goût n’est pas toujours bon. La femme choisit au hasard et le hasard lui fait une fleur. Elle sirote à petits coups satisfaits le jus laiteux filandreux de téguments vert menthe. Elle n'a pas vu arriver la petite fille. Elle ne l’a pas vu venir mais elle est là, devant elle, les cuisses appuyées contre la table basse. Elle comprend que l'enfant veut lui vendre quelque chose. Une babiole, un colifichet, une verroterie quelconque. Elle se dit qu'elle ne prend aucun risque à traiter avec la petite. Pas comme avec cette marchande du Col des Nuages, passage obligé sur la route vers la cité balnéaire de Hoi Han et Da-Nang, qui a littéralement dépecé son pécule. Elle sort quelques dongs de sa poche. Le visage de la fillette se fend d'un grand sourire puis disparaît sous la table. Comme un diable sortant d'une boîte, l'enfant ressurgit, déployant devant elle un éventail mauve et rose. Clélia a vu l'éventail mais surtout les mains qui le tenaient. Ou plutôt l'absence de mains pour le tenir. Les bras de la petite fille ne sont que des moignons. Ils s'arrêtent un peu après le coude. D'où vient cette mutilation ? D'une malformation de naissance, d'un accident, de la guerre, de l'agriculture intensive ? Clélia Rivière achète l'éventail à la petite. Pas par pitié mais parce que l'objet est beau et qu'il lui parle.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La colonisation. La Cité s'appela Phu Xuan . Il fallut la défendre, d'abord dans des guerres contre les Chams, les Khmers et le clan Thrin. Puis vinrent des jacqueries menées par les paysans pauvres, les Chams, les minorités ethniques et les marchands chinois. Ce qu'on appela la révolte des Tây-Son. Le tout jeune prince Nguyen Anh en appela au Siam et à la France. Il obtint l'appui de Monseigneur Pigneau de Behaine qui engagea des mercenaires français. Hué entrait dans la stratégie prosélyte de l'Eglise et dans la stratégie coloniale de la France. En gages, il envoya Canh, son fils de quatre ans à la cours de France. La dynastie des Nguyen récupéra son fief qui devint la capitale du Vietnam sous le nom de Hué. En France, c'était la Révolution. On oublia de renvoyer le petit Prince Canh dans sa famille. Il mourut en exil à la cours, de langueur ou de maladie Occidentale.
Les festivaliers ont établi leurs quartiers au Phuong Nam, un restaurant populaire qui fait aussi location de cycles. Les vélos s'alignent devant l'établissement comme des chevaux à l'attache devant un saloon. Clélia, Olivier et Tao dînent ensemble en refaisant le monde. Olivier s'abstient de pancakes à la banane car il a fait une jolie allergie. Il avait des boutons partout. Cette allergie lui vaut d'être interdit de séjour dans l'atelier que Long met à la disposition des artistes dans le sous-sol de la galerie. Car, s'il est allergique à la banane, sans doute l'est-il aussi à la laque. Autour d'eux, les autres attablés font partie du décor, simples silhouettes d'un théâtre d'ombre qui se joue dans les coulisses du festival. Les conversations barattent les sujets actuels : la mode, la musique, l'art, les éternelles guerres américaines. Chacun fait son beurre des dialectiques qui s'établissent entre vainqueurs et perdants des guerres, colonisés et colonisateurs, autochtones et étrangers. My sert à table. My est la jeune serveuse du Phuong Nam. Elle parle Anglais et Français. Tous les étrangers qui ont convergé vers Hué pour le Festival viennent à elle, phalènes aux ailes blanches éperdus de lumière. My signifie belle. Et elle est belle, My, comme une eau vive, une vouivre.
Désignant Olivier, My demande à Clélia : - «C'est ton fils ? »
La table est secouée de rires. Tao lance la boutade : - «Oui, c'est sa mère, sa maman du Vietnam.»
Le surnom lui reste : la maman du Vietnam. Elle ramène son "fils" à l'Hué Majestic Hôtel. Pour qu'il mette ses vêtements au pressing, prenne un bain dans la baignoire étincelante et pique une tête dans la piscine. La piscine est sur le toit, ouverte, offerte sur le ciel. La femme y va la nuit pour habiter ses insomnies. Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter sous le ciel étoilé qui courbe vers elle ses larges épaules de nègre en amour. Par l'esprit, elle plane sur la ville endormie. Elle sait les gens dormant dans les maisons, dans les monastères et sur les sampans amarrés aux rives de la Rivière des Parfums, cerfs volants aquatiques. En bas, dans le hall d'accueil, le gardien dort en pointillé sur sa natte, la tête posée sur son oreiller en osier, une moustiquaire tombant en pluie sur son dos nu. Les bruits des trains montent jusqu'à elle, venus de la gare toute proche. La ville est longée par la grande ligne Hanoi-Ho-Chi-Minh-Ville. Depuis quelques années, le train de la Réunification recoud inlassablement les deux Vietnam déchirés par la paix qui a suivi la guerre. Les bruits lui parviennent assourdis par l'éloignement et par l'eau qui emplit ses oreilles.
Au fils du temps, Clélia et Olivier nourrissent une relation étrange, en marge de tous liens naturels. Ils échangent leurs histoires, leurs goûts, leurs lieux. La Carambole s'acoquine avec le Phuong Nam, les nids d'hirondelle, avec le pho. Clélia devient une habituée de l'hôtel Loan où loge Olivier. Dès qu'elle quitte Buu Y, elle s'y rend. La maison est au fond d'une impasse. Pour l'atteindre, il faut d'abord passer devant la femme qui habite dans un renfoncement du mur, sorte de guetteur embusqué dans sa guérite et qui réclame un droit de passage. Clélia l'appelle "ma pirate de la mer de Chine". Elle met longtemps à comprendre pourquoi la clocharde est tolérée dans l'impasse. En fait, elle fait office de signal d'alarme. Elle prévient les familles qui habitent l'impasse que l'ogresse arrive et qu'il faut récupérer les enfants. L'hôtel Loan est une pension de famille à la Française. Sa clientèle est constituée de couples français venus pour adopter un enfant de l'orphelinat tout proche. Les mères de l'impasse fantasment sur l'enlèvement de leurs enfants.
Une fois dans l'hôtel, Clélia rejoint la salle commune. Elle s'assied dans le fauteuil qui tourne le dos à la télévision et fait face à l'aquarium. Elle pose ses rêves sur le dos des poissons et se laisse porter. A pas glissés, l'hôtesse dépose sur un coin de la table basse la théière de l'accueil, remplie d'un thé parfumé et fumant. La femme se sert, boit à petites gorgées comme l'on marche à petits pas dans une allée fleurie. D'une main distraite, elle feuillette le Courrier du Vietnam. Le journal francophone de Hanoi parle du festival, des spectacles, du dîner impérial balayé par la pluie. Olivier vient ou ne vient pas. C'est sans importance. Ils n'ont pas vraiment besoin de se voir. Les liens qui les unissent se tissent sans eux, à leur insu.
Qui a décidé d'aller faire un tour à la mer ? Clélia a beau retourner la question en tous sens dans sa mémoire, elle ne se souvient plus. Est-ce Olivier ? Est-ce Tao ? Et si c'était My ? Ce n'est pas elle en tous, cas, de cela elle est sûre. Elle n'aime pas la mer. Ils y vont en motocyclettes. Olivier prend My en croupe. Clélia monte derrière Tao. Il faut sortir de la ville pour atteindre la plage. Les deux motos filent sur la route. Des camions les dépassent en klaxonnant. Les deux passagères font de grands signes aux chauffeurs qui éclatent de rire. My porte l'équipement que portent les Vietnamiennes pour se protéger du soleil : un masque en tissus et des gants qui montent jusqu'aux coudes. Le temps est superbe. Avec la vitesse qui sèche les aisselles, une agréable sensation de froid s'insinue sous les chemises. Le vent effiloche les cheveux. C'est pur plaisir que cette course en équilibre sur la force libérée d'une moto. My se cramponne des deux mains au porte-bagages, le corps rejeté loin en arrière pour ne pas toucher le dos de l'homme qui conduit. Clélia a noué ses bras autour de la taille de Tao. Elle la serre comme si elle voulait se souder à l'homme, ne plus faire qu'un avec lui. L'intérieur transpirant de ses cuisses collent à l'étoffe de son jean et la brûle. Sous un pont, un vieil homme les salue, leur indique le chemin avec son bâton. Il sait que tous les gens à peau blanche cherchent la mer, le soleil à l'aplomb de la mer comme un ballon de lave.
La plage est presque à l'embouchure de la Rivière des Parfums, rivière qui en fait est un fleuve puisqu'elle se jette dans la mer. La mer est la mer de Chine méridionale. Une paillote accueille les baigneurs. Les deux couples s'avancent, longent la mer, passent devant des barques retournées coques au ciel devant lesquelles des pêcheurs recousent leurs filets. Un enfant joue avec un cerf volant. Clélia sort sa caméra, s'attarde près des hommes. Gros plan sur les crabes et les coquillages qui affleurent à la surface grisée du sable. Olivier, Tao et My sont déjà loin, glissant tous les trois vers la mer. D'autres jeunes hommes nagent déjà au large, atteignant presque une barque de pêcheurs. Olivier et Tao se mettent à courir en larguant derrière eux leurs vêtements. My s'est assise sur le sable, à quelques mètres d'une maison coloniale désaffectée. Elle ne se baigne pas. Elle ne sait pas si elle aime ou si elle n'aime pas. Elle ne l'a jamais fait. Au Vietnam, les femmes ne se baignent pas. Clélia rejoint My sur le sable. Elles sont ensemble, seules. Deux femmes devant une maison rose, attendant le retour des hommes et des enfants. Elles parlent.
My commence : - «Je viens d'un tout petit village. Mon père est pêcheur. On n'a pas beaucoup d'argent à la maison alors je travaille au Phuong Nam. Mais ce n’est pas pour toujours. Je voudrais être guide. Je voudrais aller à l'Université du Tourisme de Hué.»
Elle n'exige rien, My, elle demande gentiment, comme en s'excusant. Elle ne veut pas, elle voudrait. S'il vous plaît. Elle fait des politesses à la vie qui en fait rarement.
Clélia continue : - «J'écris des livres touristiques. Ca me fait voyager, voir des gens. Mais parfois, je me demande où je suis. Les aéroports, les villes, tout se ressemble. J'ai parfois l'impression d'être un somnambule en équilibre sur un toit. J'ai peur de me réveiller et de tomber.»
My : - «Tu vis seule ?»
Clélia raconte les années qui sédimentent dans sa mémoire, avec son compagnon et l'enfant qui est venu, qui est reparti. La vie qui sépare ce que la mort n'a pas séparé. Les deux femmes versent l'une contre l'autre, leur tête se touchant. On dirait qu'un voile les recouvre, les isole du monde extérieur, de la plage, de Tao et d’Olivier qui leur font des grands signes, loin, loin dans la mer, voyant la maison si petite.
My : - «Moi aussi, je veux me marier, avoir des enfants, une maison.» Clélia, riant : - «Tu attends le Prince Charmant, ma belle.»
Tout bas, elle ajoute : - «Et si c'est un étranger, tu partiras avec lui ? »
My ne répond pas.
Les deux femmes se taisent. Elles regardent les deux hommes qui s'ébattent dans la mer comme des enfants. Derrière eux, marchant en équilibre sur la ligne de l'horizon, un paquebot découpe sur le ciel sa silhouette sombre. Clélia s'est avancée dans l'eau et filme. Olivier et Tao viennent vers elle en s'éclaboussant. Leurs piaillements cristallins ensemencent la mer.
- «Elle est bonne, tu aurais du venir», lui lance Olivier.
Ils sortent de l'eau. La baignade est finie. Clélia filme Olivier, Tao et My qui prennent le chemin du retour. Ils dansent, virevoltent. Clélia a l'impression de tenir entre ces doigts une fragile bougie. Instants magiques. Ecrivaine, elle tente de distiller, d'extraire le suc de ce temps d'éternité fugace mais elle se dit qu'il faudrait le talent d'un Rimbaud pour en rendre toute l'incandescence.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Champa. Au IIIème siècle de l'ère chrétienne, le Vietnam était le fief du Royaume de Champa et du Peuple Cham qui s'était formé à partir de populations austroasiatiques et d'Austronésiens indianisés. Les villes principales du Royaume étaient Shinapura, Indrapura, Vijaya et Kandarpupura. Le Royaume était en effet sous influence indienne pour la vie spirituelle et sous influence chinoise pour la vie matérielle. Son principal rival était l'empire Khmer. Le Champa connut son apogée au Xème siècle. A ce moment-là, l'ethnie Viet qui se libérait du joug chinois millénaire se tourna vers la péninsule indochinoise qu'elle entreprit de conquérir au détriment des Chams. Vivant sur une économie d'invasions et de pillages, les Chams n'avaient développé ni agriculture ni d'Etat intérieur, c'est en partie à cause de cela qu'ils n'ont pas pu à résister aux menées vietnamiennes. En 1306, le roi Jaya Shimhavraman III tenta d'instaurer une alliance avec les Viets en épousant une princesse vietnamienne. Dans la corbeille de mariage, il mit deux districts, dont celui de Kandarpupura. La paix obtenue par cette alliance ne tint pas mais la cité resta aux mains des Vietnamiens. Elle devint Hué. Le dernier roi fut tué en 1692 et le Champa fut vassalisé. En 1822, le pouvoir honorifique des derniers rois fut aboli et ce fut la fin du Royaume de Champa. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques milliers de Chams. Ils sont complètement métissés et aculturés.
Appuyé sur ses béquilles, Long donne des charges de buffle dans les meubles de la galerie. D'un coup de béquille, il balaye à travers la pièce la théière de l'accueil posée sur la table. L'infirme est furieux. Il invective un homme qui s'éloigne à grands pas, la tête rentrée dans les épaules, les poings serrés au fond de ses poches. Aux premiers mots de la dispute, les jeunes peintres se sont réfugiés au fond de l'atelier, en bas de l'escalier. Habitués aux éclats du maître, ils n'ont pas eu peur. Ils se sont simplement retirés comme on se met à l'abri de la pluie en attendant qu'elle cesse. Clélia les a suivis, maudissant le hasard qui l'a fait passer chez Long à ce moment-là. Elle passait juste pour récupérer son éventail qu'elle avait oublié et maintenant, elle est bloquée dans l'atelier, sans oser traverser la galerie pour se retrouver dehors.
Les peintres sont des étudiants de l'Ecole des Beaux-Arts de Hué. Tao est leur professeur à l'école et leur donne des cours particuliers dans son atelier privé. Ca lui permet de vivre et de continuer son travail de Bande dessinée et de laque artistique. La laque, c'est allergisant mais c'est aussi salissant, façon huile de vidange, se dit la femme en voyant les taches sur les chiffons qui traînent autour des bacs posés par terre le long des murs.
Elle a débarqué en pleine séance de dessin avec un modèle qui pose devant les chevalets. Le modèle est un adolescent. Il pose assis sur un tabouret de bar, seulement vêtu d'un short, c'est-à-dire aussi nu que le permet la morale vietnamienne. Seul Tao a franchi le tabou, avec sa « masseuse aux seins nus », un tableau en laque qui n'est encore jamais sorti de l'atelier et qui semble puni, le nez contre le mur. Les tableaux des étudiants sont encore à l'état d'esquisse. On voit les grands traits au crayon qui déterminent la masse des corps, la rattachent à la ligne du squelette. Tao et les élèves discutent âprement. Clélia ne comprend pas mais elle devine que c'est en rapport avec la dispute qui s'est déroulée en haut entre Long et l'homme qui est parti.
Dans la galerie, Long grommelle encore des gouttelettes d’injures mais le gros de la tempête est passé. Clélia remonte à la surface de la galerie.
- «Tu es encore là, toi ?», dit-il en la voyant émerger. - « Ben oui, j'attendais que tu te calmes avant de sortir.»
Elle ramasse les éclats de la théière explosée sur le carrelage. - «Qu'est-ce qui s'est passé ?»
Long explique : - «Cet homme, un Anglais ou un Allemand, je ne sais pas, c'est tous pareils, voulait acheter des tableaux. Il donnait de l'argent mais pour encore d'autres tableaux, faits très vite parce qu'il part bientôt. J'ai dit : les peintres de ma galerie, c'est pas des machines. C'est des artistes. Le business c'est pas ici.»
Clélia approuve l'esprit de Long mais elle comprend que cet esprit ne soit pas partagé par tous. Ce devait être le sujet de la dispute dont elle a été témoin dans l'atelier. Peut-être les cyniques ont-ils raison : il faut vendre son âme au diable tant qu'il est preneur sinon après, on ne la vend plus, on la donne.
Dans cette bataille qui oppose les purs et les opportunistes, elle ne sait pas qui a raison. Ce qu'elle sait, c'est qu'il lui a fait peur, ce Long pur, coulé dans l'or incorruptible de l'idéal le plus haut et qui a pris le pas sur le Long ivrogne, pétri de faiblesse et d'indulgence. Elle se dit qu'il y a des enjeux qu'elle ignore. Ce qu'elle sait aussi, c'est qu'elle n'est pas allergique à la laque. La substance l'imprègne avec une telle force qu'elle en tomberait évanouie.
Attablé au Paradise Garden, Tao raconte à Olivier la colère de Long. Le jeune Français rit mais pas Tao : - «Il trouve qu'on travaille trop ensemble. Pour le concours, il voudrait qu'on fasse chacun notre dessin, pas un dessin ensemble.»
Le concours de peinture sur le sol se déroule le long de la Rivière des Parfums, dans la rue qui longe la rivière jusqu'au Paradise Garden. Ouvert à tous, il fait partie des animations gratuites proposées à la population huéenne dont une grande partie est trop pauvre pour s'offrir le dîner impérial ou les spectacles qui se déroulent dans la Citadelle. Il y a des animations intéressantes comme le concours de cerf-volant, les concerts en plein air, le défilé de mode de Minh Hanh, les joutes nautiques, le Tour Vert en cyclopousse et la fête de Nam Giao. C'est presque un festival off. Olivier et Tao participent au concours de peinture sur le sol.
Olivier ne rit plus. Il interroge : - «Qu'est-ce que ça veut dire, ça, qu'on travaille trop ensemble. Qu'est-ce qui lui prend à Long ? C'est lui-même qui nous a inscrits tous les deux. Ca fait des semaines qu'on travaille sur ce projet. Parle. Tu veux quoi, toi ? Dessiner seul ou faire notre projet ?»
Olivier et Tao dessinent ensemble. Ils n'ont pas vraiment de modèle mais ils disposent de quelques ébauches étalées devant eux, au pied des gens qui les regardent. Plusieurs peintres sont à l'ouvrage, chacun occupant l'espace qui lui a été dévolu lors de son inscription. Ils se passent les pots de peinture et s'échangent les pinceaux. L'ambiance est bonne. Il fait beau. Les parasols du Paradise Garden sont déployés au dessus des tables, toutes occupées. Sous le regard des badeaux, la route se couvre de couleurs et de formes. Clélia est venue se poster devant les deux jeunes gens mais ils l'ont chassée, la menaçant de leurs pinceaux comme d'une tapette à mouche. Va-t-en, la mouche du coche. Elle est partie, poussée dans le dos par les rires comme une barque qui a pris le vent dans sa voile.
- «Je reviendrai tout à l'heure», lance-t-elle par dessus son épaule. - «C'est ça, maman du Vietnam, reviens tout à l'heure».
La femme se sent légère, libre comme une sauvagine sur les bords d'un chemin ou dans une jachère. Elle en a terminé avec Buu Y. Toutes les interviews sont en boîte et la rédaction de son livre est bien avancée. Pour se récompenser, ils se sont offerts le repas impérial. Pendant toute la nuit, ils ont goûté en cascade aux mets qui étaient servis autrefois à la cours de l’empereur. Des jeunes filles en Ao daï faisaient le service et le repas était ponctué de spectacles pyrotechniques. C'était il y a trois jours. A l'heure où elle s'éloigne de Olivier et de Tao peignant sur le sol, Clélia se sent comme une mère de famille dont les enfants sont à l'école et qui peut disposer de sa journée à sa guise, avec un temps que ne canalise aucun horaire et qui s'étend en nappe jusque aux plages de la nuit.
Comme un oiseau de passage, elle se pose à une table de la terrasse du Paradise Garden. Musardant dans la carte, elle commande une bière de Hué. Le breuvage ambré dévale dans sa gorge. La bière de Hué est sa bière préférée mais c'est surtout l'instant qu'elle sirote, cet instant qui est encore une disponibilité mais qui bientôt sera une attente. Le cyclo qui pose sur l'affiche du Tour Vert vient de lui faire de l'oeil. Elle a décidé de le suivre. Le Tour Vert est une animation gratuite mise sur pied par une association d'étudiants et la Région Nord Pas-de-Calais, très impliquée au Vietnam. Il propose aux festivaliers de visiter la Citadelle en cyclo-pousse. Le départ se fait juste là, devant le café, en prenant d'abord un bateau touristique.
Clélia embarque avec une dizaine de passagers, Français pour la plupart. Les chaussures s'accouplent sur le pont. Ici aussi l'ambiance est bonne. La journée du Tour Vert et la journée de la peinture sur le sol devraient se dérouler en parallèle avant de converger vers le point des retrouvailles : le dessin terminé. Le bateau s'est mis dans le fil du fleuve et glisse lentement. Les passagers font connaissance. Le voyage sur cette arche de Noé vietnamienne n'est pas très long. Bientôt, le bateau rejoint les cyclopousses qui attendent. Il y a plusieurs corporations de cyclo-pousses, chacune affectée à la désserte d'un lieu donné : la gare, le marché ... et portant ses propres couleurs. Les chauffeurs ne sont pas propriétaires de leur véhicule mais ils le louent à la corporation à laquelle ils sont affiliés. En cas d'arrêt de travail, leur corporation leur verse une indemnité mais une indemnité toujours moins élevée que ce qu'ils toucheraient en travaillant. Rude sagesse qui donne des leçons à l'Etat Providence. Les cyclos ont chargé leur touriste dans la nacelle qu'ils vont pousser devant eux en pédalant pendant plusieurs kilomètres. Ils se sont mis en route en file indienne, menés par les coups de klaxons du cyclo de tête. Clélia a un peu honte de se laisser porter ainsi comme un paquet, un cadavre par un homme qu'elle trouve frêle. Dans les côtes, les hommes pédalent en danseuse. La femme voit leur dos s'incurver, la sueur assombrir leur tee-shirt entre les omoplates. Le long du trajet, les enfants saluent les équipages par des hello tonitruants. Saluts sincères ou relevant d'une consigne nationale, comment savoir ?
La procession des cyclos du Tour Vert longe les remparts de la Citadelle, faisant haltes à des points touristiques où les cyclistes peuvent se reposer pendant que leur passager se dégourdit les jambes en se mirant dans le visage souriant du Vietnam : l'étang où l'on peut regarder les pêcheurs et pêcher soi-même, le lac Thin Tam où les empereurs venaient se reposer et où se donne le spectacle des marionnettes sur l'eau, les remparts épineux de tours, le potager qui s'épanouit au pied de l'une d'elles. Dans ce potager, tous les légumes des repas quotidiens : oignons, coriandre, bettes ... Des hommes et des femmes y évoluent, tout à leur tâches : récolter des légumes frais, en remplir un panier, semer, sarcler, désherber ... Un vieil homme est debout, appuyé sur le manche de sa pioche, mâchonnant un brin d'herbe. C'est un paysan comme il en pousse partout sur la Terre. Au centre du potager se trouve une citerne. On peut y puiser au seau mais elle est équipée d'un système à pédales pour remonter l'eau dans une gouttière aqueduc qui l'achemine dans les rigoles d'irrigation. Dans la pénombre de la citerne, on voit un serpent qui ondule à la surface de l'eau. Instants de paix, de sérénité, d'harmonie. L'harmonie de Hué la belle. C'est là, en cet instant, que Clélia Rivière trouve le titre de son livre : Hué la belle.
* **
Le soir tombe sur la Rivière des Parfums. Sur la route, les artistes ont fini leurs oeuvres, sauf Tao et Olivier qui sont toujours penchés sur leur fresque. Les mouvements qu'ils font enroulent leurs membres autour de leur tronc en une chorégraphie élégante et tonique. On dirait des danseurs de tango, dont les corps tour à tour s'épousent et se repoussent. Gestes larges, amoureux. My les regarde en souriant, les yeux brillant dans la lumière mourante. Derrière eux, dans le flou de l'éloignement, des vieux et des vieilles font leur Taï chi, semblables à des arbres qui se balancent dans la brise du soir. Clélia s'est mêlée à eux qui ont élargi leur cercle pour la recevoir. C'est dans cette clairière humaine qu'elle se prépare à voir le tableau que les deux jeunes hommes ont peint pendant qu'elle faisait le Tour Vert.
My et Clélia ont convergé vers le tableau. Courbées vers le sol, les deux femmes ont poussé un cri d'étonnement et d'admiration. Le tableau représente une tour de verre et d'acier dressée vers un ciel flambant de soleil. La lumière argentée qui tombe sur les vitrages donne une impression de noblesse et de force. L'effet est obtenu par le jeu de la lumière qui tombe d'un lampadaire sur la peinture qui contient des paillettes argentées. La tour émerge d'une colline de terre brute complètement noire et mate qui semble vouloir l'absorber, la résorber dans sa masse. L'artiste vietnamien et l'artiste français ont marié des matériaux et des effets contraires : le brillant et le mat, le plein et le vide, l'horizontal et le vertical, l'apparu à la lumière et le disparu dans l'ombre. Ils ont incarné la dialectique entre le primitif et le moderne, le féminin et le masculin. Ces deux parties sont contraires mais aussi complémentaires. Elles agissent à la manière des ogives dans les cathédrales gothiques : c'est leur antagonisme même qui, créant l'équilibre des forces, permet à l'édifice d'exister. Planté dans la terre noire, un lotus pousse sa tige à l'intérieur de la tour transparente jusqu'en son sommet d'où elle émerge par une fenêtre ouverte. La fleur éclose laisse voir son coeur blanc et jaune, fragile comme un oeuf, symbole de naissance et de renouveau. Le tableau est d'une grande beauté et les avis sont unanimes : il a ses chances pour le concours.
La bande prolonge la magie à la galerie de Long. Long a installé sa natte derrière son bureau et somnole. Tao et Olivier font une bataille d'experts autour des concepts de modernité et de tradition. La conversation se fait en français et en anglais, pour arriver à dire en substance :
- Olivier : «Je ne dis pas qu'on copie, je dis qu'on a des influences, qu'on s'enracine dans les arts passés et dans l'époque à laquelle on vit. On est des passants, des passeurs.»
- Tao : «Ce n'est pas vrai, la création est jaillissement, spontanéité. Elle vient d'ailleurs. Il ne faut pas rester prisonnier des anciennes techniques, des anciennes façon de penser.»
- Olivier : «C’est ça : du passé faisons table rase. Mais, vous n’en avez pas marre de la révolution, vous n’avez pas assez donné ? Tu n’as pas compris que les révolutionnaires sont des fous qui poussent les gens dans le mur.» - Clélia : «Foi, feu, folie, ils ont tout compris, ces petits.» My ne dit rien.
- Tao : «Le communisme, ce n'est pas fou. C'est le progrès. Les choses bougent au Vietnam. L'art et la culture sont très vivants.»
- Olivier : «Mais de quoi tu parles, il n'y a plus que l'argent qui compte. Tu as vu, il y a des magasins, on n' y vend que des coffres-forts. Et dans les rues, il y a de plus en plus de 4X4.»
- Tao : «Oh, shit, Olivier. On veut pas rester pauvres. On veut vivre, être heureux, écouter de la musique. On est jeune.»
S'adressant à My : «Toi aussi, My, tu veux une autre vie. Etre riche. Etre libre.»
My nage entre deux eaux : - «Je veux tout ça mais pour ma famille, mon village. Le plus important, c'est l'amour. Je voudrais un homme que j'aime et qui m'aime. Beau et gentil. Comme vous deux.»
Tao fait le geste de jouer de violon. Clélia l'arrête. Elle ne veut pas que l'on abîme les rêves de My. Ce ne sont pas des rêves superficiels, ce sont les sentiments les plus profonds et les plus universels, le noyau dur de l'Humanité. Et elle est l'éternel féminin : entre les deux son coeur balance.
- Tao s'enflammant : «On ne parle pas de politique et de sentiments, on parle d'art, d'architecture, de construction, de techniques, de matières. Moi, j'aime le béton, le verre, le métal. Le pont Tran Tien, la gare de Dalat, c'est magnifique. J'aime les buildings comme on a dessiné sur la route. La transparence, la lumière. On vient d'inventer le béton translucide, on va pouvoir faire beaucoup de choses.»
- Olivier : «Je n'aime pas ces matériaux de la transparence, la transparence, c’est totalitaire. Je préfère les matériaux de l'intimité. La pierre et le bois. C'est des matières naturelles, primitives. Quand tu les travailles, que tu les tailles, que tu les sculptes, tu as du vivant devant toi. Tu dois en tenir compte. Si tu donnes un mauvais coup de ciseau dans la pierre ou le bois, la matière éclate. Le fer, le béton, le verre sont des matériaux qui se coulent. Tu imposes la forme et si elle ne te plaît pas, tu refonds la matière et tu la recoules à nouveau. C'est de l'abus de pouvoir, de la dictature. Tu fais ça avec la matière et tu fais ça avec les gens.» - My : « Je pense comme toi Olivier. Le bois et la pierre, c'est plus joli. On est plus heureux dedans.»
Olivier se penche vers la jeune fille, prend sa tête entre ses mains et dépose sur son front un baiser très tendre. Dans la salle d'exposition, Long tousse et se retourne sur sa natte. D'une voix ensommeillée, il fredonne une chansonnette. Une chansonnette française que Clélia connaît mais ne reconnaît pas tout de suite. Prenant l'air au vol, elle rappelle les mots de sa mémoire à sa bouche. Ca lui revient. Elle chantonne à son tour : «On s'était connu, on s'est reconnu ...» La chanson de Jules et Jim.
* **
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La DMZ (Demilitarized Zone). La zone démilitarisée s'étend le long de la rivière Ben Hai et du 17ème parallèle. Elle a été créée en 1954 par les accords de Genève et divise le pays en deux zones d'influence : au Nord, la zone communiste et au Sud, la zone capitaliste américaine, occidentale. C'est un peu ce qui a été fait en Allemagne après la guerre 40-45 avec le camp Occidental et le camp soviétique séparé par le mur de Berlin. Mais contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne, cette stratégie n'a pas favorisé la paix. Le camp communiste s'est trouvé conforté et il y a eu la guerre. Deux armées étaient en présence : l'ARVN (Armée de la République du Vietnam) pour le Sud allié aux Américains et l'APVN (Armée Populaire du Vietnam) pour le Nord communiste gouverné par le Viet-Minh encore appelé Viet Cong. A partir de 1967, les Nord-Vietnamiens ont mis en place toute une logistique pour approvisionner les maquis du Sud Vietnam en matériel de guerre. Pour ne pas être repérés par les armées du Sud et leurs alliés américains, ils évoluaient sur un itinéraire parfaitement invisible : la piste Ho-Chi Minh. Dans la plus grande discrétion, ils ont acheminé munitions, explosifs, armes ... Pendant plusieurs mois, les bombardements américains furent impuissants à couper le cordon ombilical constitué entre le Nord et le Sud par la colonne de fourmis humaines. Situé au centre du Vietnam, Hué fut une pièce importante du dispositif. Au nord de la ville, Khé San en était même le centre. C'est là que les Américains et leurs alliés Sud-Vietnamien, voulant éviter leur Diên Biên Phu, précipitèrent leur fin. C'était en février 1968, lors de l'offensive du Têt.
Clélia veut prendre quelques photos du Festival pour illustrer le chapitre de son livre sur l'Hué actuel. Il lui faudrait des vues des joutes nautiques et du jeu d'échecs humain. Pour savoir lequel de ces spectacles elle va voir en premier, elle sacrifie à la passion des Vietnamiens pour les jeux de hasard : elle joue à pile ou face. Le jeu d'échecs rafle la mise. Le spectacle a lieu dans la Citadelle. Il fait très chaud. Une fois de plus, la femme regrette de ne pas avoir son éventail qui est toujours chez Long.
L'échiquier est disposé sur la place, un homme-pièce dressé sur chaque case. Le jeu d'échecs vietnamien est différent du jeu occidental. Il y a par exemple moins de cases. Les deux joueurs se font face, perchés au sommet de chaises en bambou hautes comme des sièges de maître-nageur. Les hommes-pièces portent les couleurs de leur joueur respectif. A leur ordre, ils se déplacent sur l'échiquier, chacun interprétant un pas selon la pièce qu'il représente : la tour, le pion, le cavalier ... Traçant son cercle autour du carré, Clélia photographie le jeu des hommes dans la lumière compacte. C'est très spectaculaire mais, les deux joueurs étant de force égale, la partie est très longue, si longue que l'un des hommes-pièces finit par s'évanouir au milieu de sa danse des sabres. Clélia suit le groupe qui emmène l'homme inerte à l'ombre d'un bosquet d'arbres, là où un poste de secours a été installé. L'endroit est frais, sombre, vif. Des rochers gris se dressent, retombant en rocaille hérissée d'épineux. La tente du poste de secours partage les lieux avec l'échoppe d'un marchand d'oiseaux. Dans les cages alignées, des dizaines d'oiseaux qui pépient, confiants. Ont-ils conscience qu'ils sont des oiseaux à souhaits et qu'en tant que tels ils ne sont pas vraiment prisonniers? Celui qui les achète les relâche en effet après les avoir investis d'un voeu, d'une prière. En fait, ces oiseaux sont des messagers qui font la navette entre la terre et le ciel, simple retour aux origines des anges. Le marchand est entrain de prendre un oiseau dans une cage et de le placer dans une cage plus petite, tenue par une main de femme. C'est en zoomant pour saisir la scène que Clélia reconnaît My.
D'instinct, elle se jette en arrière, se dissimule sous l'auvent de la tente. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pense que la rencontre qui s'amorce entre elle et My ne doit pas avoir lieu, que la scène n'est pas écrite. Elle laisse My s'éloigner, portant dans une main la cage avec l'oiseau et dans l'autre, un éventail déployé qu'elle reconnaît être le sien. Pourquoi Long a-t-il donné son éventail à My. Il savait bien que c'était à elle. Elle se dit qu'elle tirera cette affaire au clair plus tard. Pour remplir ses mains vides, elle achète au marchand un Non bai ton, un de ces chapeaux coniques en bambou et en feuilles de palmier, ornés de poèmes d'amour, de chansons, de proverbes ou de dessins seulement visibles de l'intérieur quand on regarde le chapeau à contre-jour.
Direction les berges de la Rivière des Parfums où se déroulent les joutes nautiques. Douze équipes sont en lice, toutes sponsorisées par le plus bel hôtel de la ville. Chaque pirogue compte un barreur et sept rameurs. A l'ombre des grands arbres, l'eau est moins jaune, plus orangée, safranée, plutôt, comme la robe des bonzes. Une course va commencer. Les embarcations piaffent sur la ligne ondulante du départ. Le départ va être donné par un agent de police, commissaire de course avec quelques-uns de ses collègues. Le départ est donné. Les pirogues s'élancent. Sous les encouragements de la foule, les rameurs se désarticulent autour de leurs rames. Les frêles embarcations filent, étirant le peloton. Les hurlements de la foule les soulèvent comme une houle. Tous les coups semblent permis : se percuter, s'agripper aux bouées pour gagner du temps dans les virages, même changer de rameur en cours de route. Un jeune homme s'est jeté à l'eau. Il nage comme un forcené vers une embarcation, la rejoint, monte à bord et prend la place d'un rameur épuisé. Peine perdue. L'embarcation se laisse distancer. L'issue de la course commence à se dessiner. Trois pirogues sont en tête et se battent pour la victoire. Le spectacle est époustouflant. Lorsque la première pirogue atteint la bouée d'arrivée, la foule explose. C'était une première manche. Pour conserver les faveurs divines, les gagnants retournent au milieu de la rivière où ils larguent des offrandes aux dieux.
A l'intérieur des terres, la liesse populaire est à son comble. Debout sur un banc, des vieux tapent de leurs pieds nus en cadence, arrimés l'un à l'autre par leurs bras. Un peu plus loin, des adolescents perchés sur un arbre hèlent les rameurs en riant. Clélia pense immédiatement au Bandar Log, le Peuple Singe du Livre de la Jungle, si gais, si jeunes. Et qui font des proies si faciles pour le prédateur hypnotique. La vase des berges de la rivière a laissé place à une prairie d'herbe courte sous laquelle la terre, broyée par d'innombrables pieds nus, affleure par plaques. Deux fillettes conversent sur un rocher. L'autre moitié du monde, l'autre moitié du ciel. Elles ne regardent pas les joutes. Qu'en verraient-elles d'ailleurs avec le mur d'adultes qui leur bouche la vue ? Leurs regards sont tournés de l'autre côté, vers la colline qui s'éloigne par vague vers la ville. Elles regardent les deux garçons qui viennent vers elles. Deux petits Mowgli qui évoluent loin de la fête, au rythme de leur temps propre. D'un pas glissé, ils avancent vers les fillettes, ralentissent quand ils arrivent à leur hauteur et accélèrent le pas quand ils les ont dépassées. Il n'y a eu aucunes paroles échangées, aucuns regards. C'est si comme les filles et les garçons s'étaient reconnus à des substances chimiques invisibles, sortes de phéromones qui régiraient les relations enfantines. Les deux garçons portent une casquette et un short rouge gansé d'un galon blanc qui galbe l'arrondi des hanches. Ils marchent côte à côte en se tenant par la main. L'un des deux est très jeune, six ans, peut-être. L'autre est déjà un pré adolescent. Clélia leur emboîte le pas et les suit sur un chemin bordé de flamboyants. Le chemin mène à une fontaine. La fontaine est une de ces pompes à bras qu'il faut actionner pour faire s'écouler l'eau. Les deux enfants s'y arrêtent. Le plus grand des garçons empoigne le bras de la pompe et fait couler un flot d'eau bulleuse. Le petit y glisse les jambes et se met à les frotter. Maladroit, trop petit, il ne parvient pas à nettoyer la crasse qui séchait en cuirasse sur ses cuisses et que l'eau draine en de magnifiques lettres calligraphiées. Le plus grand tente de l'aider mais il est handicapé par la nécessité de pomper. Clélia a posé les mains à côté des mains de l'enfant. Pendant un instant, ils sont un couple de rameurs unis dans un même effort. Le garçon lâche le bras de la pompe et va rejoindre l'autre garçon dans le fil de l'eau qui coule sans discontinuer. Avec des gestes qui sont de vraies caresses, le grand frotte les jambes du petit, doucement, tendrement. Sont-ils frères ou simples camarades de jeux, futurs amis, amants, peut-être ? La grâce évanescente qui émane des corps mouillés nimbe Clélia d'un bonheur tremblant. Elle se dit que ces deux elfes feux follets qui s'ébattent à quelques pas de la Rivière des Parfums ramènent au paganisme le plus échevelé.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Caodaïsme. La religion caodaïe ou Caodaisme est née en 1919 sur l'île de Phu Quoc lorsque l'être suprême nommé Cao Daï est apparu à Ngô Van Chieû, un fonctionnaire de l'Administration française. Elle s'est propagée dans le Sud du Vietnam à partir de 1920 autour d'une pensée syncrétique du Bouddhisme, du Christianisme, du Taoïsme, du Confucianisme et de l'Islam. Symbolisé par un oeil géant, le dieu est secondé par des Saints étonnants parmi lesquels Jeanne d'Arc, Victor Hugo, Winston Churchill, Sun Yat Se, Moïse et Brahma. Elle est assise sur cinq commandements : tu ne tueras aucune créature vivante, tu ne convoiteras pas, tu ne vivras pas dans le luxe, tu ne succomberas pas à la tentation et tu ne prononceras pas de calomnie. Dès ses origines, la religion caodaïe s'adressa aux pauvres, surtout les paysans dépossédés et devint un mouvement nationaliste, anticolonialiste et subversif. Elle évolua dans les conflits en faisant des alliances opportunistes : avec les Japonais contre les Français, avec les Américains contre le Viet Minh, avec le Viet-Minh, contre le Vietnam du Sud. Après la réunification en 1975, la Religion fut déconsidérée. Les dirigeants, les fidèles et les prêtres furent persécutés. Les terres des paysans caodaïstes furent confisquées. Aujourd'hui, la religion caodaïe compte deux millions d'adeptes et un million de temples. Elle est surtout implantée dans le delta du Mékong, dans le Sud du Vietnam. La cathédrale ou grand temple se trouve à Tay Ninh.
L'aube est à peine levée sur la colline de Nam Giao. Une légère brume s'évapore du sol comme l'haleine d'un dragon endormi. L'aube est à peine levée et pourtant, la foule est déjà dense, tassée sur les trottoirs par les policiers en chemises vertes. Personne ne voudrait rater l'évènement qui se prépare : la procession de Nam Giao. C'est un évènement pour les touristes mais surtout pour le peuple vietnamien. C'est en effet la première fois que la procession a lieu depuis sa suppression en 1945, date à laquelle Ho Chi Minh a jeté à bas de l’Histoire la monarchie des Nguyen que les Français d'Indochine avait conservé pour préserver la cohésion nationale. Clélia Rivière connaît l'histoire. Buu Y lui a expliqué. Lui-même est descendant des Nguyen. La procession se déroulait une fois par an entre la Cité pourpre interdite et la colline de Nam Giao. C'était une procession comme toutes les processions : rituelle et sensée attirer les bénédictions du ciel sur la ville. L'empereur se rendait en grande pompe sur la colline de Nam Giao. A cette occasion, les concubines du souverain, vêtues de robes bleues, dansaient sur des chants traditionnels et toute l'armée défilait : les fantassins, les archers, la cavalerie. Des combats de tigres et d'éléphants étaient organisés. Symbole de puissance, le pachyderme représentait le roi. Il ne perdait donc jamais. Au besoin, on attachait le tigre à un poteau enfoncé dans le sol. Massée sur le passage de la procession, la foule rendait un culte à l'empereur.
Aujourd'hui, après des années sans procession, la foule de Hué est toujours là, fidèle au rendez-vous. Avec raison car la procession est magnifique même si ce n’est plus un rite mais une simple parade. Plus de cent cinquante figurants défilent en costume, accompagnés d'une dizaine de chevaux et de cinq éléphants. Le régime communiste veut reprendre toute cette symbolique de la puissance à son compte et pour le pays en pleine expansion mais il ne veut pas que soient attisés les tisons mal éteints de la royauté sur lequel souffle déjà le vent de la démocratie. La procession doit se garder d’ouvrir la voie à une sorte de restauration de l'ancien régime. Elle est et doit rester une simple fête folklorique. Pour bien marquer la procession au sceau du communisme, en tête du cortège défilent des jeunes porteurs de drapeaux portant le drapeau rouge à étoile jaune de la République Socialiste. Pour éviter l'apologie de la royauté, la procession ne suit que le trajet du retour de la colline de Nam Gio vers la Cité interdite. Il est de notoriété en effet que parfois le souverain ne retournait pas à la Cité interdite avec la procession mais qu'il restait quelques jours sur ses terres. Ce tour de passe-passe permet de faire l'impasse sur l'empereur qui n'est même pas incarné par un comédien et dont la chaise à porteur rouge et or défile vide.
Clélia Rivière a suivi la parade depuis la colline jusque la cité interdite en prenant beaucoup de photos. La parade s'est terminée sur la place de la Tour du Drapeau, sous le regard de l'oncle Ho dont l'affiche trône au-dessus de la porte monumentale. Sitôt le cortège disloqué, la foule s'est décomprimée, distendue, élargie comme un fleuve quand un barrage cède. Dans les tourbillons de la fête, Clélia se retrouve seule devant la chaise à porteurs. Elle la regarde, fixement, longuement. Il lui semble que la chaise vide a les bras ballants d'une mère quand l'enfant est parti. Elle ressent un curieux malaise. Des images se bousculent devant ses yeux. Le dernier roi Nguyen, la chaise vide, le petit prince Canh, son enfant à elle, mort depuis si longtemps. Peu à peu, ces visages s'effacent derrière un autre visage, flou, comme flottant sur un miroir d'eau. Le visage d’Olivier.
Hué Majestic Hotel, la nuit. Clélia est étendue sur son lit, les yeux grands ouverts fixés sur le ventilateur de plafond dont la rotation des pales l'hypnotisent. D'un mouvement lent, régulier, lancinant comme l'écoulement du sable dans un sablier, les pales du ventilateur brassent la pâte molle d'un air alourdi de produit insecticide. Des sensations bizarres se diffusent dans le corps de la femme comme un poison mortel. Bien qu’elle ne soit pas malade, ses chairs sont chevillées au lit par la fièvre. Si elle était superstitieuse, elle dirait qu'on lui a jeté un sort. Un gecko de delirium tremens asiatique s'incruste près de l'interrupteur, juste derrière sa tête, immobile comme une idée fixe. La femme le regarde, le salue familièrement. La vie reflue en elle et tout son corps s'ébranle pour accueillir la superbe vision. C'est ainsi que son oeil accroche les images qui défilent dans le téléviseur dont elle a comme d'habitude coupé le son.
Le téléviseur montre en rediffusion des images du Festival de Hué. Des images de la peinture sur la route près du Paradise Garden. Gros plan sur le tableau d’Olivier et de Tao. Le spectateur reçoit comme un coup de poing la tour vitrée, éblouissante, avec son lotus qui vrille à l'intérieur, cherchant la lumière. Le tableau a remporté le premier prix du concours. Dans la citadelle, c'est la remise des prix. Le prix est remis par Buu Y. Les images montrent Tao s'avançant vers Buu Y, recevant un objet que la femme ne prend pas la peine d'identifier tant elle est sidérée. Tao est seul. Olivier n'est pas là. Elle se dit que peut-être il n'était pas libre à ce moment-là, qu'il était appelé ailleurs. En même temps qu'elle énonce ces mots, sa conscience la plus profonde lui crie que ce n'est pas possible. Le téléviseur vient régler son conflit intérieur : en bas de l'écran s'est inscrit le nom du vainqueur : Tao Ngô Quâc.
Voir My. Elle doit voir My. La jeune fille doit savoir ce qui s'est passé pendant qu'elle était sur la colline de Nam Giao. My est au Phuong Nam, attablée avec des festivaliers qui l'ont invitée à dîner. L'ambiance n'est pas à la fête. Les convives sont abattus, les mines sont défaites. - «Je peux te parler, My ?», dit Clélia.
La femme prend la jeune fille par les épaules et l'entraîne dehors marcher sous les grands arbres. My raconte : - «Le jury a donné le prix à Tao. Pas à Olivier. Le président du jury a dit que c'est seulement Tao qui était inscrit pour participer. Olivier n'est pas inscrit. Le prix c'est seulement pour Tao. Ce n'est pas juste. J'ai dit à Tao. Il a dit qu'il est pas sa faute. C'est Long qui a inscrit. Olivier n'était pas content. Je disais la consolation mais il était grande colère. Tao et Olivier ont disputé dans la citadelle près les expositions. Ils criaient. Olivier a cassé la belle Bande Dessinée de Tao.»
- «Celle avec le petit bonhomme et le chien qui courent sous la pluie ?»
- «Oui, celle-là. J'avais peur qu'ils cassent d'autres aussi mais des gens les ont chassés. On a couru, c'était la folie. On est venu sur l'esplanade du symposium, tu sais les sculptures des artistes internationaux. Tao et Oliviers se sont battus.»
- «Ils se sont battus !»
- «Des coups de poings, des coups de pied. Ils ont roulé par terre. Les visages étaient pleins de sang. Je ne savais pas faire quoi. J'étais toute seule. Je me suis sauvée.»
My pleure. Clélia la console : - «Tu as bien fait, My, on ne peut rien faire quand les hommes se battent. Il faut attendre qu'ils soient fatigués et qu'ils s'arrêtent tout seuls. C'est comme ça.»
Tout en marchant, My et Clélia sont arrivées devant l'arbre qui, à l'intersection de ses branches maîtresse, abrite un autel bouddhique. Une bougie se consume lentement devant la divinité, allumée par quelque pieuse âme. Les deux femmes se font face et se tiennent enlacées.
My : - «Maman du Vietnam, je suis tellement désolée. J'avais lâché un oiseau pour un voeu. Mon voeu c'était...»
Clélia a mis la main sur la bouche de My : - «Chuut, on ne dit pas un voeu ...»
Elle essuie le visage mouillé de la jeune fille qui glisse dans un sourire : - «Long m'a donné ton éventail, je l'ai donné à Olivier pour qu'il te le rende.»
- «C'est gentil, ma belle. Je lui demanderai quand je le verrai. Maintenant, tu vas retourner chez toi, te reposer. Moi, je vais m'occuper de nos deux lascars. Si déjà je les retrouve parce que va savoir où ils sont.»
- «Tao est parti chez Long mais Olivier, je ne sais pas.»
Tao est chez Long, en effet. Ils sont assis face à face à la table basse du petit train des jours heureux. Long a les mains posées à plat sur la table. Appuyé contre le mur, le dos bien redressé, il a ramené sous lui ses jambes torses. Dans cette stature, son handicap s'efface. On ne s'étonnerait pas de le voir se lever et s'en aller. Tao, au contraire, est tassé, recroquevillé sur son siège. On dirait que son corps s'est vidé de ses os. Clélia s'approche des deux hommes qui se poussent pour lui faire de la place. Pendant un long moment, ils se regardent sans mots dire. C'est la femme qui rompt le silence :
- «Te voilà bien arrangé, Tao !»
Tao a le nez tuméfié, une croûte de sang séché s'accroche à son sourcil gauche. Il tente un sourire prudent mais Long le foudroie du regard. Clélia comprend que Tao n'est pas le maître du jeu, qu'il n'a pas voix au chapitre. Elle se tourne alors franchement vers Long : - «Olivier et Tao ont travaillé ensemble. Tu le sais bien. Pourquoi il n'y a que Tao qui a eu le prix ?»
Long répond : - «Je ne sais pas. C'est une erreur. C'est la vie. Il ne faut pas se disputer pour cela. Il y a toujours des moyens de s'arranger. Tu diras à Olivier que Tao n'a rien fait, qu'il peut s'en aller tranquille.»
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : L'offensive du Têt. En février 1968, pendant la fête du Têt, le nouvel an vietnamien, des milliers de communistes menés par un éminent stratège, le général Giap, attaquent simultanément des cibles dans cent cinq centres urbains. Ils infiltrent Saigon où ils prennent l'ambassade et le QG américains. Les troupes sud-vietnamiennes sont surprises car elles pensaient que la bataille allait avoir lieu à Khé Sanh, près de Hué. Une bataille s'y déroule en effet et aussi à Hué. Les Nord-vietnamiens ont pris la ville et se sont retranchés dans la citadelle. Pendant vingt cinq jours, sous les bombardements assidus des B 52, ils maintiennent leurs positions. Ils en profitent aussi pour régler quelques comptes. Ils abattent, décapitent et brûlent vives trois mille personnes dont des fonctionnaires, des policiers et toute personne soupçonnée d'avoir des sympathies pour le gouvernement de Saigon ou leur allié américain. Ces atrocités n'émeuvent pas l'opinion publique car à ce moment-là les regards sont braqués sur les massacres de My Shon (My Lai), au Sud de Da-Nang. Le 16 mars, des unités de l’armée américaine ont débarqué à My Lai pour une expédition punitive suite à la morts de GI’s. Ils ont massacré tout le village, jusqu'aux animaux dont ils ont jeté les corps dans les puits pour empoisonner l'eau. Des soldats se sont interposés comme Thomson, Colburn et Andreotta qui ont posé leur hélicoptère entre les soldats et les villageois. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont reconnu qu'il n'y avait pas d'ennemis ce jour-là à My Lai et qu'en fait de bataille c'était bel et bien un massacre. Thomson et Colburn ont reçu la plus haute médaille militaire du courage pour un acte commis hors affrontement avec l'ennemi. Andreotta est mort au combat. L'offensive du Têt fut le début de la fin pour le camp du Sud. Si les Sud-Vietnamiens gagnèrent de toute évidence la guerre sur le terrain en écrasant le Nord communiste, ils la perdirent sur le terrain politique. L'offensive du Têt avait en effet révélé que sans les Américains le Sud ne pouvait sortir vainqueur de la guerre civile. Cette révélation démobilisatrice renforcée par le retournement de l'opinion publique mondiale amena le retrait des troupes américaines. Ces faits viennent comme en écho des massacres qui eurent lieu en 1883 lors de la prise de Hué par les troupes de la colonisation française. Dénoncés dans la presse par Pierre Loti, écrivain et journaliste, ces massacres ont induit la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie.
" Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. " " Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. "
Les mots de Long résonnent dans la tête de Clélia, ses pensées se bousculent tandis qu'elle traverse à grands coups de pédales la ville assoupie. Olivier peut s'en aller tranquille ... Ainsi donc Olivier veut partir. Peu à peu la question se formule : Olivier veut-il partir ? Puis se décline en plusieurs autres questions : pourquoi Olivier voudrait-il partir ? Pourquoi Olivier devrait-il partir ? Sans s'en rendre compte, Clélia a pris le chemin qui mène à la pension Loan. La route lui parait si longue et elle a si mal au genou qu'elle finit par larguer son vélo pour héler un taxi. L'homme qui baragouine un anglais approximatif ne comprend pas sa demande. Elle la reformule dans tous les sens mais rien n'y fait. En désespoir de cause, elle fait ce par quoi elle aurait dû commencer : noter l'adresse sur un bout de papier et le mettre sous les yeux de l'homme. L'anglais écrit met généralement tout le monde d'accord. En effet, l'homme comprend, aquièse et démarre. Il roule mais pas longtemps. Au rond-point extérieur de la ville, une ambulance bloque la circulation. Des véhicules immobiles, un attroupement, des policiers ... Les décors et les acteurs de l'urgence sont en scène. Pour quel drame, quelle tragédie ??? En tous cas, Clélia ne sera pas au rang des spectateurs. Apercevant un motobyker, elle demande au chauffeur du taxi de la déposer. Le chauffeur tente de la retenir mais elle jette sur son siège un billet de cinq euros et sort de la voiture. Le motobyker l'emmène. Se faufilant dans les encombrements, il va à une allure raisonnable mais il lui prend de faire un détour à travers la ville. La femme a beau lui tirer la manche pour le diriger ainsi qu'elle le ferait avec la bride d'un cheval, il continue, arguant :
- " Hué, by night, it's beautiful".
C'est vrai que c'est beau Hué la nuit mais Clélia a un but et elle est pressée de l'atteindre. Elle pense que le motobyker veut seulement rallonger la course pour se faire plus de money. C'est de bonne guerre, OK, bénies soient les leçons de marchandage prises avec Olivier sur le petit marché des bords de la rivière. C'est ce qu'elle se dit tandis que la moto mène son interminable digression. A l'arrivée devant l'hôtel Loan, le motobyker passe à l'offensive, réclamant pour sa divagation une somme extravagante que Claire refuse de payer. Elle sort de sa poche une liasse de billets de dongs qu’elle tend à l’homme. L'homme repousse sa main et mouline sa colère avec ses bras de cuir. Se surprenant elle-même, la femme ne se laisse pas impressionner. Elle invective l'homme en anglais et menace d'appeler la police. Instantanément, l'homme se calme, prend la liasse de billets qui flotte à sa portée. L'affaire conclue, chacun va son chemin. Clélia se dirige vers la pension de famille qu'elle voit au bout de l'impasse. Son pas se fait ample, apaisé, comme la respiration dans le sommeil. L'entrée se rapproche. Marchant sur un nuage, Clélia est presque joyeuse.
Soudain, la femme est là, devant elle, allongeant son ombre sur elle. La pirate de la mer de Chine. Comme une pieuvre, elle prend Clélia dans les tentacules de ses bras et l'entraîne au fond de son antre. C'est une sorte d’appentis, avec une paillasse nue au-dessus de laquelle pend une de ces lanternes de papier que fabriquent les handicapés de Ho Ian, le village balnéaire très fréquenté des environs de Da-Nang. Des bruits montent d'une caisse rangée tout au fond du réduit. La femme fait signe à l'autre femme d'aller voir. Clélia s'avance, courbée en deux pour ne pas se cogner la tête au plafond. Elle se méfie autant de la caisse qui est devant elle que de la pirate qui la suit. Si c'est traquenard, elle est perdue car qui va savoir qu'elle est là. Parvenue à la caisse, la surplombant, elle voit. Il y a un chien. Pas un de ces petits chiens asiatiques qui vivent au Vietnam, totalement libres, sans laisse, sans autre niche que la maison de leurs maîtres. Non, un chien de grande race, de ceux qui sont élevés comme animaux à viande. Il dort. A son cou, un collier en ficelle et une médaille marquée au nom de "babi". La pirate est radieuse. Elle dit des mots que Clélia ne comprend pas mais qui contiennent toute la joie, toute la fierté de d’une mère. Car babi est bien son enfant, adopté dans la solitude et la marginalité de l'impasse. C'est pour Clélia un moment de terrible acuité que ce moment où elle prend conscience qu'il faut traverser le miroir des apparences pour se retrouver soi. Elle s'incline devant la femme et lui tend la photo de son fils qui, depuis des années l'accompagne partout. Elle lui tend la photo « à la vietnamienne », c'est-à-dire en la tenant à deux mains, signe de révérence envers une personne respectable.
Les deux femmes sont assises l’une à côté de l’autre sur le bord du trottoir lorsque arrive l'ambulance. C'est l'ambulance rattachée au QG du festival. Ensemble, elles suivent des yeux le véhicule jusqu'à l'endroit où il s'arrête. Juste devant elles. D'un bond, elles sont debout. Les infirmiers passent devant elles en trombe, poussant une civière. Ils vont jusqu'au bout de l'impasse, s'engouffrent dans l'hôtel, reviennent avec la civière chargée d'un corps. Dès qu'elle a identifié Olivier, Clélia Rivière se met à la remorque de l'équipage. Une angoisse sourde lui ligote les membres. A l'ambulancier qui lui demande si elle est de la famille, elle dit : - «Oui, je suis sa mère.»
Elle embarque dans l'ambulance. Olivier gît sur la civière. Il a le visage rouge, gonflé. La femme se précipite : - «Mon pauvre petit, il t'a massacré, Tao, le petit fumier. Le salaud». L'infirmier : - «Mais, qu'est-ce que vous dites, vous êtes folle ? Ce ne sont pas des traces de coups, il fait une allergie. Sûrement une allergie à la laque : regardez les cloques et les vésicules qui sont en train de se former. Et ses mains, elles sont couvertes d’eczéma ».
Se penchant sur lui : - «Tiens … qu’est-ce qu’il a dans la main ?»
L’infirmier desserre les doigts du garçon et voit : un objet racorni, comme rongé … un bout de carambole.
Comme Clélia lui prend les mains, Olivier ouvre les yeux, la reconnaît, lui dit en hachant ses mots comme une radio qui perd son signal par intermittence : - «Maman ... çà brûle ... ton éventail, My me l'a donné.»
L'infirmier, lui mettant le masque à oxygène : - « Je trouve qu'il respire mal. Je ne sais pas comment il a fait son compte mais il s'en est pris jusque dans les poumons.»
Dans la salle d'attente de l'hôpital, Clélia feuillette le document que lui a laissé l'infirmier pour la faire patienter utile - pour lui comme pour elle car il la sent investie, investigatrice. Le document est une brochure technique.
Dans la collection « Les techniques traditionnelles asiatiques » : « La laque ». Le terme laque provient du sanscrit "Lakh" qui signifie brillant, lumineux. Il a donné le mot arabe Lakk qui est devenu laque en Occident quand les premiers objets laqués y sont arrivés au retour des croisades. Le terme sanscrit définit une certaine qualité de lumière, donc de clarté. Les initiés disent qu’un laque - le mot laque est féminin quand il désigne la matière mais il est masculin quant il désigne l’objet laqué - Les initiés disent qu’un laque est comme le ciel durant la nuit, qu’il peut être de couleur très sombre mais cependant très clair dans son éclat, comme s’il avait une lumière intérieure. Ils emploient des expressions telles que « confus comme l’eau boueuse », « mêlé comme un étang boueux », « sans plus de transparence que l’opacité même », « obscurs comme l’eau trouble ». La technique traditionnelle de la laque est donc presque une mystique, une initiation qui demande minutie et patience, vertus existentielles de la culture asiatique. Elle se fait à partir de la laque. La laque est un suc laiteux qui provient du laquier, un arbre de la famille des toxidendrons qui ressemble au figuier. Ce lait est l'équivalent du latex pour le caoutchouc. Avec l'ajout de quelques autres produits, il devient une résine que l'on utilise crue ou cuite dans la technique de la laque. Cette technique se fait au départ d’un support de bois, soit une plaque, soit un objet et comprend une opération plusieurs fois répétée. Cette opération consiste à apposer une couche de laque sur le support, à la polir pour obtenir un lissé parfait et à le mettre sécher dans une sorte de chaudière à vapeur. Une laque de bonne qualité peut compter une trentaine de couches. La dernière est constituée d’une laque très fine soigneusement poncée pour recevoir le décor final. Les décorations principales sont les feuilles d’or et d’argent, les pierres taillées semi-précieuses, la nacre, la coquille d’oeuf ou les écailles de tortues (aujourd’hui interdites car la tortue est une espèce protégée). Mise en garde : la laque contient de l'urushiol, une substance allergisante qui provoque démangeaisons, dermatites, eczéma, érythème, cloques et vésicules, avec risques d'infections secondaires par grattage. Il arrive aussi parfois que les poumons soient touchés lorsqu'il y a inhalation mais c'est rare, le plus souvent la contamination se fait par contact. La substance étant très prégnante, sa toxicité est persistante, c'est pourquoi il est impératif de laver les objets contaminés.
Olivier a des lésions aux poumons. Il doit être rapatrié. Clélia lui a ramené ses affaires qu'elle a ramassées dans tous les lieux qui jalonnaient sa vie vietnamienne: la pension Loan, le Phuong Nam, la galerie de Long, le QG du festival ... Ils se reverront en France, ils se le sont promis. En attendant, la femme se sent seule, vide. Elle a perdu le fil de sa présence à Hué. Qu'est-ce qu'elle fait là, en pleine nuit, sur les gradins du parc Thin Tam, à regarder un spectacle de marionnettes sur l'eau. Un homme vient s'asseoir à côté d'elle. Un vieil homme, petit, osseux, sec comme un bout de bois. Il ramasse ses jambes sous lui, s'entoure de ses bras, s'y amenuise, se réduit tellement qu'il finit par n'être pas plus grand qu'un enfant. Le spectacle se déroule, racontant des histoires de paysans vivant dans les marécages et les rizières, des histoires peuplées de dragons et de buffles, de pêcheurs et de musiciens. Des histoires universelles. Clélia ne voit rien, n'entend rien. Elle se dit qu'elle va partir aussi. Rassembler ses affaires, son ordinateur, ses livres ... Déjà, elle a récupéré son éventail. Il est dans sa main, déployé. Il n'est plus très propre. A passer ainsi de main en main, il s'est sali. Une traînée noirâtre, un peu grasse, court le long d'une pliure. Ce sera difficile à ravoir, se dit-elle, et si je le lave, il perdra les souvenirs qui s’y rattachent ... My qui le tient devant le marchand d’oiseau, qui le donne à Olivier, comme un gage qui les lient tous les trois … Des images tombent dans ses yeux ... des objets qui flottent sur l'eau, des hommes troncs dont les jambes disparaissent dans l'eau, des hommes qui manipulent des marionnettes. FIN Cette histoire a été écrite à partir de mon voyage au Vietnam avec l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne. Elle est librement inspirée de personnes et de lieux existants qui ont été utilisés comme support de mon imaginaire. Les prénoms ont été choisis en fonction de leur signification :
Tao signifie Création Long Dragon My Belle Clélia la femme du silence Olivier l’homme inquiet
Voici dans son intégralité ce texte que j'ai voulu être une approche originale du Vietnam d'aujourd'hui.
Elle s'appelle Clélia Rivière. Rivière, c'est son nom de jeune fille qu'elle a repris après son divorce. Divorcée sans enfants, voilà ce qu'elle est selon l'Etat Civil français. Sans enfant vivant. Leur fils aurait eu vingt-deux ans. Elle en a quarante-huit et elle est encore belle. La chambre qui est autour d'elle est une chambre d'hôtel du premier étage de l'Hué Majestic Hotel. Clélia Rivière est à Hué, au Vietnam, dans le centre de ce pays qui s'étire le long de la Mer de Chine méridionale comme une échine de dragon. Au Nord, Hanoi et la baie d'Halong. Au Sud, Saigon et les mangroves du Mékong. Elle est à Hué pour écrire un livre sur la ville. Un coopérant de l'Alliance française de Hanoi lui a conseillé de s'adresser à Buu Y, le traducteur attitré de Sartre et de Camus, historien et grand érudit de la ville.
Elle est à Hué depuis six semaines et elle s'y plaît. Elle aime la ville, la rencontre avec Buu Y et l'écriture qui en découle. Buu Y est un homme charmant, cultivé, raffiné. Ils se voient trois fois par semaine. Clélia enregistre l'interview, la réécoute et agence les informations en un texte cohérent.
A sa table de travail, le nez contre le mur, la femme travaille sur l'une des premières interviews de l’historien, celui où il décrit la ville. Elle s'en est imprégnée et a rendu un texte qu'elle relit à voix haute dans le ronronnement domestique de la climatisation et du ventilateur fixé au plafond. Dehors, la température atteint 40°C. Le taux d'humidité s'approche de 90%. Il pleut. Il y a trois jours, un terrible typhon s'est abattu sur la mer de Chine, s'y rattachant en un nombril dont le cordon ombilical serait une colonne d'eau reliant la terre et le ciel.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La Citadelle. La ville de Hué fut bâtie sur le modèle du Pékin de l'empire Ming, c'est-à-dire dans une période comprise entre 1368 et 1644. Elle comportait trois villes gigognes : la ville capitale (Khin Thàn), la ville impériale (Hoàng Than) et la Cité pourpre interdite (Tu-Câm-Thânh). Conformément à la géomancie et à la cosmogonie chinoise, l'entité architecturale a été inscrite dans un espace protégé par de multiples sites et divinités propitiatoires, par exemple la Dame céleste, dont la pagode se dresse sur un tertre à deux kilomètres de la ville. Ce tertre est la Montagne magique qui abrite les dieux protecteurs du sol. A deux kilomètres au Sud, le tertre du district méridional (Nam Giao) est le tertre du sacrifice du Ciel. Il est calqué sur le modèle de l'esplanade du temple du Ciel à Pékin, avec ses quatre terrasses symbolisant le monde souterrain, la Terre et le Ciel. A trois kilomètres au Sud-Ouest, la colline Ngu-Binh (Ecran du roi) et ses cinq terrasses concentriques seraient plutôt un paravent naturel et cosmologique protégeant le palais contre les forces et les courants néfastes. La ville capitale était la citadelle, le siège du Pouvoir, un Pouvoir héréditaire mais mâtiné de méritocratie. C'était le siège de la pensée et de la culture. La cité impériale était le siège de la famille régnante, des commis de l'Etat et des médecins. La Cité pourpre interdite abritait le souverain et sa maison, au sens féodal du terme, ainsi que les eunuques. Toujours selon la tradition chinoise, la citadelle était traversée par un axe Nord-Sud symbolique. La partie Est, aînée, supérieure, masculine et civile, regroupait les activités culturelles avec les bibliothèques, les jardins, le théâtre et le mandarinat civil. La partie Ouest, cadette, inférieure, féminine et militaire, abritait les princesses et les concubines ainsi que le mandarinat militaire. C'était un lieu dont la conception fut dès le départ magique et mystique, flottant entre la terre et le ciel, comme le lotus qui s'enracine dans la vase et se dresse vers le ciel.
Clélia Rivière maudit cette pluie assommante qui tabasse de l'autre côté de la vitre et l'empêche à la fois de travailler et de sortir. Toutes les eaux du ciel dévalent en cascades des toits sur le balcon, sur la fontaine en bas dans la cour de l'hôtel. Eaux chaudes et touffues, chevelure liquide tombant sur les épaules nues de la ville. Pour se consoler, elle appelle le bar, commande un jus de fruit. Un vrai jus de fruit, fait avec des fruits frais et qui glisse dans la gorge avec le coulé glacé d'un reptile. Le plaisir lui chavire les yeux. Elle allume le téléviseur. Des images défilent en boucle. Des images de Hué et de son festival dont c'est aujourd'hui l'ouverture. Des cérémonies doivent se dérouler à la Citadelle et Buu Y doit monter à la tribune pour faire un exposé. Les images télévisées montrent que le festival est au point mort. En ville, c'est la désolation. Les fragiles décors de papier et de bambou qui habillaient l'esplanade pendouillent tristement. Les calligraphes et les peintres ont plié boutique. Le kiosque est désert et aussi la terrasse du Paradise Garden. Repliés au dessus des tables, les parasols ressemblent à des flamants roses dormant sur une patte. La fresque murale des étudiants des Beaux-Arts de Hué parade devant les bancs vides. C'est un désastre. Et à la Citadelle, c'est l'attente. Certains pontes ne sont pas encore arrivés car l'activité de Phu Bai, l'aéroport de Hué, a été suspendue en raison des conditions météorologiques. Les voitures policières attendent en bout de piste tous gyrophares éteints.
Attendre, c'est tout ce qu'il y a à faire. Attendre que l'inspiration vienne ou que la pluie cesse permettant une sortie. Les dieux asiatiques choisissent de faire une éclaircie. Ils relèvent leurs bras gonflés de pluie et s'ébrouent. Quelques gouttes attardées restent pendues à l'arrondi des tuiles puis se détachent une à une pour tomber avec un bruit mat sur le béton et le bois. Clélia s'habille en hâte. Un pantalon, un tee shirt, des sandalettes. Pas très protocolaire mais tant pis. En dernière couche, elle se chape d'un imperméable bleu à capuche qui couvre tout son corps comme une toile de tente. Pour les Vietnamiens, c'est même un abri familial sous lequel les cyclistes ou les motobykers abritent leur femme et leurs enfants embarqués avec eux. Dehors, Clélia aspire goulûment les senteurs concentrées par la pluie. Odeurs des végétaux : arbres, mousses, pelouses, bambous, plantes de toutes sortes, amalgamées dans un magma olfactif indistinct. Les sucs en pleine effervescence ont une épaisseur de miel. Ils débordent et ruissellent. Le ruissellement est la quintessence du Vietnam, sa substance. Ruissellement des pluies, des fleuves, de la mer, de l'eau des rizières. Ruissellement des hommes qui évoluent comme des bancs de poissons. Dans les rues, les gens se pressent, confluent vers le centre de la ville où il doit se passer quelque chose, enfin. Il fait sombre. Le Vietnam étant situé presque sur l'Equateur, le soir tombe tôt en cette saison. Le pylône de la radio qui fait face à l'Hué Majestic Hôtel a déjà allumé ses lampes. On dirait un sapin de Noël. La femme a troqué les taxis et xe om (moto-taxis) contre une bicyclette de location. Pour écrire la ville, elle a besoin de la lire. Elle la lit à vélo, traçant des sillons qui sont comme les pliures d'une lettre d'amour cent et cent fois relues. Son vélo se trouve à l'abri sous l'auvent de l'hôtel. Elle l'enfourche. Roule. L'embiellage fiévreux de ses jambes l'enfonce comme une racine dans le ventre bouillant de la ville. Elle rejoint la foule en route vers la cité impériale où les cérémonies d'ouverture doivent se dérouler. Elle suit la rue Lé Loî qui longe la Rivière des Parfums, passe devant le QG français du Festival, franchit le pont vers la Citadelle. Les bannières de la Tour du Drapeau claquent au vent. Dans les douves qui cernent la forteresse, les lotus ont refermé sur leur coeur jaune leur ventre rose pastel acidulé.
La cérémonie d'ouverture a bien lieu mais elle est écourtée. Sans quitter sa chaise longue sous son parasol devenu parapluie, le gardien du parking fait signe à la femme de continuer sa route car il n'y a plus de place sur l'emplacement qui est de son ressort. Une Petite Bleue lui désigne les arbres qui jalonnent la route vers le parc Thin Tam. Elle adosse son vélo au tronc d'un arbre et l'attache avec une chaîne cadenassée. Les Petits Bleus sont des jeunes, filles ou garçons, employés par la ville pendant toute la durée du Festival. Nombre d'entre eux sont étudiants. Certains fréquentent le Cercle francophone ou le Centre français. Clélia trouve qu'ils font jolis dans le paysage. Elle les appelle tendrement «mes Libellules bleues». A la tribune, les discours se succèdent. C'est long et ennuyeux comme toutes les interventions officielles du monde. Bruyant aussi. Les haut-parleurs, la musique, la circulation, les gens ... Et à nouveau la pluie.
C'est la débandade. Les gens courent de partout en poussant des cris d'enfants. Avec leurs imperméables, ils ressemblent à des fantômes de couleurs vives. Ce bain d'eau et de foule est terriblement excitant. De nouveau, c'est la course folle. A nouveau, Clélia Rivière intègre et s'agglomère à la foule qui coule comme une lave en fusion vers le centre de la ville. Elle dépasse les jeunes filles du défilé en Ao Dai blanc qui courent à la marge de la rue. Il fait nuit noire. Leur silhouette se découpe dans le faisceau lumineux des phares. La robe relevée jusqu'aux genoux, le non-la (chapeau conique en feuilles de latanier) baissé jusqu'au nez, elles ont perdu de leur superbe. On dirait des Cendrillon transformées en citrouilles. La circulation enfle au fur et à mesure que s'agglutine le flot humain, à pied, en vélo, en motocyclette, en pousse-pousse, en automobile. Elle file, file, emportant chacun dans son flux.
Aveuglée par les éclats de lumière que jettent les phares, Clélia ne voit plus rien, elle ne sait plus où elle est. C'est comme si elle avait changé de dimension, comme si elle avait été lancée sur orbite, façon E.T. dans le film de Spielberg. Une sensation de plénitude l'envahit. La masse en mouvement arrive à pleine vitesse au pont Tran Tien, ce superbe mécano de l'école Eiffel, avec ses arches tendues comme des arcs. La pluie redouble. La femme file. L'eau ruisselle sur son dos de tortue bleue, ses chaussures sont gorgées d'eau. Si ce mauvais temps persiste, bientôt viendra la moisissure et son lent processus de digestion, de dissolution, qui travaille comme un levain les tissus et les chairs. Le pont est là. D'abord passer dans l'entonnoir du rétrécissement de la route, négocier le passage, en douceur, suivant le rythme de la vague. C'est comme une plongée en apnée. Dans un vrombissement de sang battant dans les tempes, la foule franchit le pont. Des projecteurs et des lasers inondent de couleurs fluo le squelette métallique. L'acier des poutrelles étincelle de mille étoiles acérées. Le temps est comme suspendu au-dessus de la rivière. Il y a quelques années, il y a eu de terribles inondations et, au niveau du pont, on a repêché une dizaine de noyés. Au moment où Clélia pense à ces gens, le pont l'éjecte. Elle prend une grande goulée d'air. Dans l'élargissement de la route retrouvée, elle récupère sa respiration. L'allure de la vague ralentit car elle se rapproche du centre de la ville et la grande route se divise en de multiples rues. Clélia ne veut pas rentrer à l'Hué Majestic Hôtel par la grande artère et son rond-point centrifugeur alors elle prend la rue qui offre dans sa perspective le pylône lumineux dressé près de l'hôtel. En avant toute vers ce phare qui brille dans la nuit.
Les véhicules se sont raréfiés. La femme est pratiquement seule à défiler entre les vitrines aveugles des échoppes qui flanquent les deux côtés de la rue. La vie s'arrête tôt au Vietnam, sauf dans quelques lieux nocturnes où se retrouvent les classes privilégiées et les adolescentes qui vendent la Tiger Beer. Il ne pleut plus. Le ciel est d'une profondeur océane. La femme rentre en musardant le nez en l'air. Elle a quitté la ville et roule entre des rangées d'arbres. Dans l'obscurité, elle voit trop tard la branche qui empiète sur la voie. L'écart qu'elle fait pour l'éviter la désarçonne et la flanque par terre complètement sonnée. - «Tu t'es fait mal ? »
Elle lève les yeux, les dirige vers l'endroit d'où est venue la voix. Ses yeux voient l'homme. Les pieds de l'homme chaussés de bottines orthopédiques. Ses yeux remontent les jambes torses jusqu'au visage. L'homme a des cheveux noir corbeau, reliés en queue de cheval dans la nuque. Il a les dents jaunes des fumeurs. Il est assis sur l'un de ces tabourets de couleurs criardes qui s'épanouissent sur les trottoirs des pays du Sud. Derrière lui, appuyées contre le mur, des béquilles. Il dit son nom : Long.
* ** Le magnétophone mange le disque comme s'il en avait faim. La voix de Buu Y se déroule dans la chambre, enroule ses spirales dans les tentures que la femme a fermées pour que reste dehors les rumeurs de la ville. Buu Y raconte Hué, Hué la Française, belle comme une buée sur du verre, dont le nom dérivé de Hoa signifie harmonie. Il raconte la Rivière des Parfums, cette rivière qui porte la ville sur sa hanche comme une femme son enfant :
«La légende dit que la rivière s'appelle la Rivière des Parfums parce que les princesses de Hué se baignaient dans ses eaux avec des huiles parfumées mais je crois qu'on lui a donné ce nom à cause de la plante odorante que l'on trouve à sa source. C'est une plante médicinale mais j'ai oublié son nom. »
Le magnétophone crachouille. Feuillettement de papiers, murmures, pas qui s'éloignent emmenant la voix dans leur sillage. La femme entend à peine : «Excusez-moi, je reviens». Au-dessus de sa tête, Buu Y foule le plancher. Il cherche dans ses livres le nom de la plante qui a baptisé la Rivière des Parfums. Elle l'entend chantonner. Pendant tout ce temps que Buu Y cherche le nom de la plante dans ses livres, Clélia passe en revue la pièce dans laquelle elle se trouve. C'est une grande pièce, confortable et bien éclairée. La bibliothèque est copieusement garnie. On y trouve des livres de Marguerite Yourcenar, Michel Tournier, Marguerite Duras, Jacques Lacarrière, Pierre Loti. Tous les auteurs qu'elle aime. Buu Y apprécie que la femme apprécie. Il n'a pas trouvé le nom de la plante mais elle doit pouvoir trouver dans les documents qu'il lui prête. C'est à ce moment-là que Clélia Rivière décide de connaître la ville en creux, en visitant les lieux qui la cernent et donc la dessinent. La ligne claire se trace en remontant par bateau le cours de la rivière vers les Tombeaux des Rois et la Pagode de la Dame céleste.
L'embarcadère se trouve au-delà du Pont Tran Tien. Les bateaux touristiques sont à quai, tout près du guichet où l'on achète les billets. Les visites de groupe se font sur des bateaux genre Bateaux Mouche. Ils sont familiers dans le paysage, avec leur proue cannelée en forme de dragon et l'oeil peint sur chaque côté de l'étrave qui leur donne l'air de loucher. Ils portent les couleurs du Vietnam qui sont le jaune et le bleu.
Clélia Rivière veut être seule alors elle négocie une excursion individuelle sur une petite embarcation, visiblement un sampan reconverti. Une femme la fait monter à bord en la tirant par la main. Il faut se déchausser puis s'asseoir à même le fond du sampan. Un homme s'active aux machines. Le bruit du moteur et le glissement de l'eau contre la coque emplissent le corps de Clélia. Le sampan longe la berge. Des petits sentiers de terre remontent du fleuve vers l'arrière des maisons. Dans la pénombre des patios, la femme devine une table, quelques poteries, du linge. Plantées dans l'eau, des femmes épluchent des légumes. Les détritus vont directement dans la rivière. Quelques poules, quelques canards, des enfants qui jouent, qui font signe au bateau qui passe, qui s'en va. C'est une vie grouillante, humide et chaude qui s'épanouit au derrière de la ville, au bout de ses boyaux. La femme laisse sa main glisser dans l'eau, les doigts écartés en éventail. Le vent qui tourbillonne dans l'habitacle ouvert est agréable même si par moment il rabat les odeurs grasses du moteur. La batelière entre dans sa deuxième phase de travail : vendre à la touriste les articles qu'elle transporte dans son panier. Des cartes postales, des calligraphies, des porte-clés. Ostensiblement, Clélia détourne les yeux, les laisse flotter sur le paysage qui défile. Elle refuse de se laisser divertir, de se gaspiller en relations mercantiles. L'embarcation dépasse des sampans à l'ancre au milieu du fleuve pour remonter du sable et des graviers. La femme constate qu'il y a seulement quelques semaines, les villages sampaniers étaient plus proches de la ville. Elle se dit qu'ils ont du être refoulés à cause du festival et que les gens du Peuple de l'eau, plus encore que les ethnies des montagnes, sont les Manouches du Vietnam.
La Rivière des Parfums va vers le Sud de la ville où se trouvent les Tombeaux des Rois. Il y en a sept, éparpillés dans les campagnes, tous bâtis selon les même plans et comprenant cinq éléments : une cours peuplée de statues, un pavillon abritant une stèle sur laquelle un panégyrique du défunt a été gravé par son fils héritier, un temple, un pavillon des plaisirs et enfin la tombe proprement dite. Le site a été choisi dans la stricte observance de la géomancie chinoise : parce qu'il est baigné par un cours d'eau et barré à l'horizon par un massif montagneux. Plusieurs tombeaux sont des copies d'édifices chinois mais certains témoignent d'une influence européenne. Tous ont été construits du vivant de leur futurs occupants, mandarins, rois ou empereurs. Le document de Buu Y égrenne la litanie des noms : Gia Long, Minh Mang, Tu Duc, Duc Duc, Dong Khanh, Thieu Tri et Khai Dinh.
L'accostage à l'embarcadère de la Pagode de la Dame céleste est assez sportif. Le sampan accosté dérive et s'écarte de la rive avant que la femme ait sauté à quai. Les bateliers rient. Ils se vengent gentiment de la touriste qui a refusé d'entrer dans leur dialectique. La pagode a été construite en 1601 par le Seigneur Nguyen Hoang, en hommage au héro d'une légende dans lequel il s'identifiait. Cette légende dit qu'une fée en habits rouges et verts a prédit qu'un roi érigerait une pagode en cet endroit.
Un sentier grimpe du débarcadère aux marches qui mènent à la tour. La configuration des lieux fait penser à une tortue. Au Vietnam, la tortue est un animal sacré au même titre que la licorne, le dragon et le phénix. Le dragon représente le masculin et le phénix, le féminin. La tortue est symbole de longévité et la licorne, symbole de bonté et gage de paix. Des animaux secondaires les rejoignent dans la mythologie comme la grue, le lion, la chauve-souris et le poisson. Erigée sur la colline, la tour compte sept étages. Comme dans tous les édifices religieux, on trouve des autels, une cloche et des statues. Les matériaux utilisés sont la pierre, la brique et le bois. Le site est un chantier de l'Unesco. Des ouvriers s'activent à restaurer les tomettes et les balustrades. Parmi eux, plusieurs femmes. Il y en a beaucoup sur les chantiers. Elles sont en charge du mortier, qu'elles gâchent dans des brouettes et montent dans des seaux à l'aide de poulies. L'activité prosaïque et profane ne fait pas oublier qu'il s'agit d'un monastère. Par la porte discrète qu'a emprunté un jardinier, la femme sort de l'enceinte de la pagode et, marchant entre le mur et le champ qui le longe, elle se dirige vers la tête du domaine. Des voix lui parviennent. Celles de bonzes en prière qu'elle ne verra pas. Dans un Vietnam reconverti au stalinisme, les persécutions religieuses s'amplifient. Des prêtres et des bonzes disparaissent. Dans un passage de la pagode, deux statues se font face. L'une est le général rouge qui personnifie la colère.
* **
Clélia Rivière revoit régulièrement Long. Comme un vieux cheval retourne à son étable, elle retrouve pratiquement chaque soir la galerie d'art que tient l'infirme dans le quartier artistique de Hué. Il expose quelques jeunes élèves de l'école des Beaux-Arts qu'il a pris sous son aile. Le métier d'artiste est difficile partout mais dans ce pays qui louvoie entre le dollar et l'art officiel, l'artiste devient carrément schizophrène. A moins de s'abîmer dans la peau de l'artiste maudit, beaucoup d'entre eux font naufrage et disparaissent corps et âme dans des professions de subsistance. Pratiquant la maïeutique comme M Jourdain faisait de la prose, Long aide les jeunes artistes à maintenir le cap en mettant à leur disposition un atelier et un espace d'exposition. Il y a bien quelques rivalités - les artistes ont un ego sur-gonflé et les décisions cristallisent les jalousies - mais dans l'ensemble ça se passe bien. On voit même se dessiner de véritables mouvements artistiques autour de techniques ancestrales comme l'estampe, la laque ou la calligraphie. Les puristes et les nostalgiques crient au scandale mais les artistes persistent et signent. Long tient sa galerie de main de maître et, du haut de ses jambes torses, règne sur la vie artistique de Hué.
La femme le voit le soir, quand la galerie baigne dans la clarté électrique et que les toiles reflètent une lumière magique, mystérieuse, comme venue d'ailleurs, de l'envers de la vie, là où les choses changent de visage et de sens. Clélia et Long s'asseyent sur les tabourets colorés placés sur le trottoir et ils parlent. Long est francophone. Ca devient rare au Vietnam où l'Anglais taille des croupières au Français depuis des décennies. Les personnes d'un certain âge comme Long le parle encore mais les jeunes, de moins en moins. Ils ont adopté l'Anglais, la langue des affaires. Surtout les garçons. Les jeunes filles sont restées fidèles au Français, la langue du coeur, du romantisme, du Prince Charmant. En fait, les Vietnamiens apprécient à son juste prix leur indépendance mais ils constatent qu'ils préfèrent les Français aux Américains. Comme disent nombre d'entre eux : « Les Américains, ils viennent, ils prennent et ils partent. Les Français, ils construisent des hôpitaux et des écoles.» Long est francophone et aussi francophile. Il aime la littérature française. Il fait l'éducation - culturelle et sentimentale - de ses jeunes avec des romans. Des romans d'amour, surtout mais dont le sexe est absent. On ne parle pas de sexe au Vietnam. Il aime surtout la chanson française, Ferré, Brel et Brassens. Ecouter "gare au gorille" dans la nuit vietnamienne en sirotant un verre d'alcool de riz et en dégustant une poignée de riz gluant acheté à une échoppe ambulante …
Quand ses amis sont là, il y a toujours quelqu’un qui propose de jouer au petit train. Le jeu consiste à boire de l'alcool de riz dans un verre commun à toute la tablée. Lorsqu'un participant met trop de temps à vider le verre qui lui a été rempli, les autres le pressent de faire passer le train. A ce petit jeu, il n'y a rien à gagner, seulement à perdre. Son temps, ses moyens, son quant-à-soi, sa réputation. Les Vietnamiens aiment saouler le Blanc. Comme le rire, l'ivresse destitue le dominant. Lorsque la femme commence à chavirer sur son tabouret, ils rient, avec tendresse, sans méchanceté. Ca lui fait plaisir à la femme de leur donner ce qu'ils attendent : la proximité avec une femme, qui plus est européenne et qui leur est totalement exotique.
Un soir, un de ces soirs de grandes agitations où l'on refait le monde à ras de terre dans les effluves de l'alcool et du fleuve, un jeune homme débarque à la galerie. Long fait les présentations. Clélia, Olivier. C'est une sorte de scène biblique où le Christ fait les présentations entre Jean et sa mère, les offrant l'un à l'autre. Olivier est grand, brun, séduisant. Il porte la barbe soigneusement négligée des baroudeurs. Les premiers mots qu’elle entend de lui : - «Il n'est pas là Tao ?»
Long lui répond qu'il ne l'a pas vu de la journée. En repartant, Olivier jette :
- «Tu diras à Tao que je suis passé et que je suis au Phuong Nam.»
Long répond mais le jeune homme est déjà trop loin pour entendre : - « Je ne pense pas qu'il repasse à la galerie aujourd'hui mais demain il sera à la citadelle.»
A la femme, il dit : «Il prépare le Festival. Tao et Olivier, c’est comme deux frères. Ils se connaissent depuis longtemps. Nicolas était étudiant à Lyon. Il est venu à Hué pour étudier la peinture monumentale communiste mais il a découvert la BD vietnamienne. Tao est peintre, graphiste, laqueur et, calligraphe. Ils se sont rencontrés et ils travaillent ensemble à une BD franco-vietnamienne ou vietnamo-française, je ne sais pas. L’écrivain français dit : ils ne feront plus qu’un, oui, mais lequel ?»
C'est ainsi que Clélia rencontre Olivier. Ce n'est pas encore vraiment une rencontre, plutôt la chevelure d'une comète qui passe dans la lumière cendrée de la lune. Une improbable rencontre entre, d’une part, un jeune artiste qui crèche dans une modeste pension de famille, bouffe le pho (soupe), dans les restaurants de poussière ainsi appelé parce qu'on y mange quasiment par terre et côtoie les Vietnamiens les moins installés. Et d’autre part, une femme d’âge mûre qui loge dans un hôtel de luxe, mange dans les restaurants français et qui dans la solitude de l'écrivain, ne rencontrant qu'un membre de l'élite vietnamienne. D'habitude, Clélia mange à la Carambole, un restaurant où l’on sert de la cuisine française. La carambole, c’est cette plante contre poison de la laque, une substance extraite du laquier et qui a la particularité d'être allergisante. Ce soir-là, la femme choisit de manger dans l'un de ces restaurants vietnamiens où l'on sert des mets typiques comme les fruits de mer, les rouleaux de printemps et le potage au nid d'hirondelle. La cuisine vietnamienne amalgame différentes influences culinaires : française, chinoise, cambodgienne, laotienne, thaïlandaise ... Elle utilise le Nuoc Nam, qui est la sauce traditionnelle faite à partir d'anchois frais mais aussi les piments et les fines herbes, l'aneth, le coriandre, la menthe et le basilic. La femme connaît cette spécialité chinoise qu'est le potage de nid d'hirondelle. Elle sait que c'est une soupe concoctée à partir des nids minuscules de la salangane, un martinet encore appelé hirondelle de mer. Ces nids sont constitués par les filaments de salive des oiseaux et, lorsqu'ils sont dans un bouillon, ils se dissolvent en fines nouilles. Elle connaît mais elle n'a jamais goûté.
A partir de ce moment où elle a rencontré Olivier et goûté au potage de nid d'hirondelles, son esprit s'ouvre comme une mangue mûre pour accueillir les ingrédients de la vie vietnamienne et les amalgamer à son esprit occidental. Finis les rendez-vous alignés sur les aiguilles d'une montre. Elle y va à l'instinct quand elle sent que c'est le moment, que la personne qu'elle veut voir sera là à son arrivée, que les évènements n'auront pas lieu sans elle, que les choses se feront naturellement, inéluctablement, comme un enfant se fait dans le sein de sa mère et vient à la lumière.
Lorsque elle entre dans la Cité pourpre interdite, Olivier est là, arpentant à grands pas la cour qui s'étend entre les bâtiments. Ici aussi, c'est le règne du bois, de la tomette et de la brique, des couleurs rouges et or, matériaux chauds de l'intimité. La Cité pourpre est la partie de la citadelle qui était réservée aux mandarins et à leur famille. Pendant toute la durée du Festival, elle abrite deux expositions, une de photographies et une de Bande Dessinée.
L'expo de photographies s'appelle "Avoir vingt ans au Vietnam." C'est une exposition collective qui présente les oeuvres réalisées par les étudiants de l'Ecole Supérieure des Arts et de la Culture d'Ho Chi Minh Ville dans le cadre d'une collaboration avec l'Ecole Supérieure de la Photographie d'Arles. Les photos sont suspendues sous l'auvent du palais comme des oriflammes. La femme les regarde, une à une, aspirée par elles. L'expression est riche, il y a de l'idée, du talent. L'une d'elle retient particulièrement son attention. Un portrait de vieille femme vietnamienne. Derrière elle, il y a un trou dans le mur de briques. Au-delà d'elle, on voit la campagne, un pré planté d'un arbre. Clélia Rivière se dit que chaque être humain est une brique d'un mur qui enclôt un ravissant jardin. La vieille femme sourit de toute sa bouche édentée. Un delta de rides se dessine autour de ses yeux. Les yeux rivés vers l'horizon, elle semble incarner tous les espoirs d'un Peuple tendu vers l'avenir. L'exposition de BD s'intitule "Kémoï". Elle est le fruit d'une master class avec des auteurs français autour d'une démarche artistique qui consiste à utiliser les techniques traditionnelles asiatiques pour raconter des histoires. Le Vietnam connaît peu la BD, à part les mangas japonais et quelques Comics américains que les jeunes lisent, assis devant les librairies ambulantes. Les bulles vietnamiennes n'en sont donc encore qu'à leurs premiers balbutiements. L'expo présente les oeuvres d'une trentaine d'étudiants, dont celles de Tao, l'ami de Olivier, le protégé de Long. Il expose un superbe dessin représentant des petits personnages qui marchent sur la ligne d'horizon. Il y a coulé le Vietnam quotidien : un porteur de paniers à balancier, un cyclopousse, un chien qui suit un gamin qui court le nez levé vers un nuage d'où tombe la pluie. Le sol est noir, comme courbé sous le ciel qui occupe presque tout le tableau, un ciel jaune, gorgé de toutes ces eaux de l'Asie, de ces ruissellements qui font les Peuples si fertiles, si drus. Et si dangereux lorsque viennent les crues.
Clélia rejoint Olivier sur les escaliers de pierre de la cour intérieure. Il a déballé ses cartons à dessins et étalés les dessins sur le sol. Des sanguines, des fusains, des pastels, aussi des caricatures et des croquis de toutes sortes. Sur une planche, il a croqué les jardiniers du parc : une femme arrosant les parterres, son foulard remonté jusqu'aux yeux. Deux hommes accroupis, repiquant des touffes d'herbe dans les lacunes des pelouses, avec des gestes qui sont les mêmes que ceux du repiquage du riz dans les rizières. En quelques coups de crayon nerveux, Olivier a cueilli les corps en mouvement dans un ballet virevoltant d'une rapidité folle. Il voudrait en faire un dessin animé.
- «Il te plaît celui-là? Garde-le, je te le donne», dit-il à Clélia en lui tendant un dessin de buffle.
* **
Le magasin n'est pas une échoppe classique mais une supérette qui fait penser à ces drugstores-garages qui jalonnent la Route Sixty Six aux Etats-Unis. Comme les bateaux qui sillonnent la Rivière des Parfums, elle est peinte en bleu et en jaune. Son étrave arrondie s'avance à l'intersection de deux artères importantes. Il y a une ouverture de chaque côté mais c'est encore fermé. Il n'est pas sept heures. Assis sur le trottoir, les marchands de journaux sont encore en train de se répartir les journaux à distribuer par secteur. Clélia Rivière aurait voulu de l'eau en bouteille. Question de sécurité alimentaire. Dans la rue Lé Loï, le QG du festival ne propose qu'une cuve en inox avec un seul gobelet pour tous. Attaché à la cuve par une ficelle, le gobelet ressemble à un appât. La supérette est peut-être le Tati ou la Samaritaine de demain. On y trouve de tout et les produits achetés par les Occidentaux ont des prix fixes et étiquetés, ce qui est appréciable pour ceux comme Clélia qui ne savent pas marchander.
Le marché où elle se rend si tôt matin se trouve de l'autre côté du pont, sur les rives du fleuve. Il est déjà bondé et la femme doit fendre la foule comme un coin fend une bûche pour y pénétrer. Chargés de caisses et d'objets hétéroclites, les cyclopousses se fraient un chemin dans les allées. Les hommes prennent garde de ne pas bousculer les étals aménagés à même le sol. Sinon les imprécations des femmes jaillissent et les suivent comme des malédictions.
Dans des hamacs suspendus au-dessus des étals dorment des enfants nus. L'arrière du marché, sa partie cachée est un lieu de vie. Des familles entières y vivent, installées sur des lits de fer comme sur des radeaux. Tout au fond, relié à la rivière par une plage sale, c'est le marché aux poissons. Une barque vient d'y accoster. Le poisson est débarqué en vrac et conditionné dans des caisses en polystyrène sur un lit de glace. La glace est vendue à un étal proche. Elle provient d'une petite unité de fabrication sous la forme d’un bloc oblong que le vendeur débite et concasse à la demande. Le poisson est d'une appétissante fraîcheur. Une eau rosâtre suinte des corps vif-argent et se distille goutte-à-goutte dans la rigole qui longe le trottoir, baignant d'innombrables pieds nus. Les odeurs sautent à la gorge, vives et coupantes comme la lame des couteaux qui écaille, éviscère. L'oeil de Clélia cueille au vol les éclats luisants des écailles, des couteaux et de la glace aux multiples facettes de diamant.
On trouve aussi des crevettes, des crustacés, des poulpes. Encore vivants, les poulpes. L'un d'eux tente de s'évader en escaladant la paroi de la caisse, arc-bouté sur ses tentacules. Quand il est sur le sol, il s'échappe en se traînant. C'est peine perdue. La petite fille qui tient l'étal le récupère et le remet dans sa caisse, sous les rires des spectateurs. Devant cette scène de cruauté tranquille, Clélia a le coeur qui se serre. Elle est pourtant venue au devant de cette cruauté, enfin prête à mettre en danger ses sentiments et son bel agencement du monde. Elle savait en pénétrant sur le marché qu'elle risquait la rencontre avec des images qui la brusqueraient. C'est pour cela qu'elle s'est amenée là, cherchant en détournant les yeux le marché à la viande. Et sur ce marché, les chiens de race à viande. Le marché à la viande se trouve un peu plus loin. Têtes de porcs, charpies de chairs sanguinolentes, ossements de nacre bleue s'épanouissent sur les étals ou à même le sol. C'est toute la beauté de la mort au travail avec ses outils de prédilection : le temps, la chaleur et les mouches. Le système de réfrigération par glace utilisé pour le poisson n'est pas utilisé pour la viande. Clélia Rivière voit les échoppes du marché se mettre à tourner devant elle. Son estomac retourné la rappelle à l'ordre. Elle ne doit pas aller plus loin dans l'insupportable. A coups de talon nerveux, elle remonte à la surface du marché, reprend pied devant les étals qui flottent sur ses rives. En vrac, des chapeaux coniques, du tissu, des ustensiles ménagers, des plantes médicinales, des légumes et des fruits.
Tous les fruits du jardin d'Eden vietnamien. Ceux que la femme connaît : les mangues, les bananes, les noix de coco, les oranges, les ananas, les papayes ... Ceux qu'elle a découvert et qui viennent grossir ses connaissances sensorielles et botaniques. La pomme cannelle, encore appelée anone ou carossol, gros fruit de la famille des ananas, recouvert d'une peau verte à écailles et dont la chair est onctueuse et sucrée. Le ramboutan, fruit à l'écorce rouge et à la chair un peu caoutchouteuse qui rappelle celle du litchi. On l’appelle d'ailleurs le litchi chevelu à cause des longs filaments que présente son écorce. Le salak, petit fruit en forme de poire dont l'écorce est épaisse et écailleuse et la chair, pâle et croquante. Le tamarin, aussi nommé datte indienne, fruit à forte teneur en acide tartrique, ce qui en fait un produit domestique à double usage : pour cuisiner et pour astiquer les cuivres. Les Anglais en raffolent sous forme de confiture, de gelée et de chutney tandis qu'ils sont très appréciés sous forme de boulettes par … les éléphants. Et toute cette macédoine : le salk, le logan, le mangoustan, petit fruit violet recouvert d'une écorce dure et dont la chair blanche et douce est légèrement acidulée et délicieusement parfumée. Et le durian, fruit à chair jaune très apprécié sous forme de chewing-gum, de glace, de crème ou de confiture mais dont l'odeur est si nauséabonde qu'à Singapour il est interdit de séjour dans les transports en commun. Un peu semblable mais avec moins d'épines : le jaque. Et semblable au pamplemousse mais en moins acide : le pomelo.
Le riz aussi est d'une diversité infinie. En quelques années, le Vietnam est devenu l'un des plus importants producteurs et exportateurs de riz au monde. Les problématiques liées à l'utilisation des pesticides ont d'ailleurs fait leur apparition. Ironie de l'Histoire : on parle à nouveau de dioxine, ce composant de l'agent orange, utilisé comme défoliant par les Américains pendant la guerre.
Tous sens en éveil, Clélia se laisse griser par la luxuriance du marché de Hué. Elle s'assied à une échoppe ambulante de boissons. Elle sait qu'elle n'aime pas le jus de canne pressé à la grande roue manuelle mais comment choisir parmi toutes les boissons possibles à base de fruits et de lait de coco, parfois coulé sur des haricots ou un triangle de fromage "La vache qui rit" ? Des boissons colorées qui font de l’œil mais dont le goût n’est pas toujours bon. La femme choisit au hasard et le hasard lui fait une fleur. Elle sirote à petits coups satisfaits le jus laiteux filandreux de téguments vert menthe. Elle n'a pas vu arriver la petite fille. Elle ne l’a pas vu venir mais elle est là, devant elle, les cuisses appuyées contre la table basse. Elle comprend que l'enfant veut lui vendre quelque chose. Une babiole, un colifichet, une verroterie quelconque. Elle se dit qu'elle ne prend aucun risque à traiter avec la petite. Pas comme avec cette marchande du Col des Nuages, passage obligé sur la route vers la cité balnéaire de Hoi Han et Da-Nang, qui a littéralement dépecé son pécule. Elle sort quelques dongs de sa poche. Le visage de la fillette se fend d'un grand sourire puis disparaît sous la table. Comme un diable sortant d'une boîte, l'enfant ressurgit, déployant devant elle un éventail mauve et rose. Clélia a vu l'éventail mais surtout les mains qui le tenaient. Ou plutôt l'absence de mains pour le tenir. Les bras de la petite fille ne sont que des moignons. Ils s'arrêtent un peu après le coude. D'où vient cette mutilation ? D'une malformation de naissance, d'un accident, de la guerre, de l'agriculture intensive ? Clélia Rivière achète l'éventail à la petite. Pas par pitié mais parce que l'objet est beau et qu'il lui parle.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La colonisation. La Cité s'appela Phu Xuan . Il fallut la défendre, d'abord dans des guerres contre les Chams, les Khmers et le clan Thrin. Puis vinrent des jacqueries menées par les paysans pauvres, les Chams, les minorités ethniques et les marchands chinois. Ce qu'on appela la révolte des Tây-Son. Le tout jeune prince Nguyen Anh en appela au Siam et à la France. Il obtint l'appui de Monseigneur Pigneau de Behaine qui engagea des mercenaires français. Hué entrait dans la stratégie prosélyte de l'Eglise et dans la stratégie coloniale de la France. En gages, il envoya Canh, son fils de quatre ans à la cours de France. La dynastie des Nguyen récupéra son fief qui devint la capitale du Vietnam sous le nom de Hué. En France, c'était la Révolution. On oublia de renvoyer le petit Prince Canh dans sa famille. Il mourut en exil à la cours, de langueur ou de maladie Occidentale.
Les festivaliers ont établi leurs quartiers au Phuong Nam, un restaurant populaire qui fait aussi location de cycles. Les vélos s'alignent devant l'établissement comme des chevaux à l'attache devant un saloon. Clélia, Olivier et Tao dînent ensemble en refaisant le monde. Olivier s'abstient de pancakes à la banane car il a fait une jolie allergie. Il avait des boutons partout. Cette allergie lui vaut d'être interdit de séjour dans l'atelier que Long met à la disposition des artistes dans le sous-sol de la galerie. Car, s'il est allergique à la banane, sans doute l'est-il aussi à la laque. Autour d'eux, les autres attablés font partie du décor, simples silhouettes d'un théâtre d'ombre qui se joue dans les coulisses du festival. Les conversations barattent les sujets actuels : la mode, la musique, l'art, les éternelles guerres américaines. Chacun fait son beurre des dialectiques qui s'établissent entre vainqueurs et perdants des guerres, colonisés et colonisateurs, autochtones et étrangers. My sert à table. My est la jeune serveuse du Phuong Nam. Elle parle Anglais et Français. Tous les étrangers qui ont convergé vers Hué pour le Festival viennent à elle, phalènes aux ailes blanches éperdus de lumière. My signifie belle. Et elle est belle, My, comme une eau vive, une vouivre.
Désignant Olivier, My demande à Clélia : - «C'est ton fils ? »
La table est secouée de rires. Tao lance la boutade : - «Oui, c'est sa mère, sa maman du Vietnam.»
Le surnom lui reste : la maman du Vietnam. Elle ramène son "fils" à l'Hué Majestic Hôtel. Pour qu'il mette ses vêtements au pressing, prenne un bain dans la baignoire étincelante et pique une tête dans la piscine. La piscine est sur le toit, ouverte, offerte sur le ciel. La femme y va la nuit pour habiter ses insomnies. Elle s'allonge sur le dos, se laisse flotter sous le ciel étoilé qui courbe vers elle ses larges épaules de nègre en amour. Par l'esprit, elle plane sur la ville endormie. Elle sait les gens dormant dans les maisons, dans les monastères et sur les sampans amarrés aux rives de la Rivière des Parfums, cerfs volants aquatiques. En bas, dans le hall d'accueil, le gardien dort en pointillé sur sa natte, la tête posée sur son oreiller en osier, une moustiquaire tombant en pluie sur son dos nu. Les bruits des trains montent jusqu'à elle, venus de la gare toute proche. La ville est longée par la grande ligne Hanoi-Ho-Chi-Minh-Ville. Depuis quelques années, le train de la Réunification recoud inlassablement les deux Vietnam déchirés par la paix qui a suivi la guerre. Les bruits lui parviennent assourdis par l'éloignement et par l'eau qui emplit ses oreilles.
Au fils du temps, Clélia et Olivier nourrissent une relation étrange, en marge de tous liens naturels. Ils échangent leurs histoires, leurs goûts, leurs lieux. La Carambole s'acoquine avec le Phuong Nam, les nids d'hirondelle, avec le pho. Clélia devient une habituée de l'hôtel Loan où loge Olivier. Dès qu'elle quitte Buu Y, elle s'y rend. La maison est au fond d'une impasse. Pour l'atteindre, il faut d'abord passer devant la femme qui habite dans un renfoncement du mur, sorte de guetteur embusqué dans sa guérite et qui réclame un droit de passage. Clélia l'appelle "ma pirate de la mer de Chine". Elle met longtemps à comprendre pourquoi la clocharde est tolérée dans l'impasse. En fait, elle fait office de signal d'alarme. Elle prévient les familles qui habitent l'impasse que l'ogresse arrive et qu'il faut récupérer les enfants. L'hôtel Loan est une pension de famille à la Française. Sa clientèle est constituée de couples français venus pour adopter un enfant de l'orphelinat tout proche. Les mères de l'impasse fantasment sur l'enlèvement de leurs enfants.
Une fois dans l'hôtel, Clélia rejoint la salle commune. Elle s'assied dans le fauteuil qui tourne le dos à la télévision et fait face à l'aquarium. Elle pose ses rêves sur le dos des poissons et se laisse porter. A pas glissés, l'hôtesse dépose sur un coin de la table basse la théière de l'accueil, remplie d'un thé parfumé et fumant. La femme se sert, boit à petites gorgées comme l'on marche à petits pas dans une allée fleurie. D'une main distraite, elle feuillette le Courrier du Vietnam. Le journal francophone de Hanoi parle du festival, des spectacles, du dîner impérial balayé par la pluie. Olivier vient ou ne vient pas. C'est sans importance. Ils n'ont pas vraiment besoin de se voir. Les liens qui les unissent se tissent sans eux, à leur insu.
Qui a décidé d'aller faire un tour à la mer ? Clélia a beau retourner la question en tous sens dans sa mémoire, elle ne se souvient plus. Est-ce Olivier ? Est-ce Tao ? Et si c'était My ? Ce n'est pas elle en tous, cas, de cela elle est sûre. Elle n'aime pas la mer. Ils y vont en motocyclettes. Olivier prend My en croupe. Clélia monte derrière Tao. Il faut sortir de la ville pour atteindre la plage. Les deux motos filent sur la route. Des camions les dépassent en klaxonnant. Les deux passagères font de grands signes aux chauffeurs qui éclatent de rire. My porte l'équipement que portent les Vietnamiennes pour se protéger du soleil : un masque en tissus et des gants qui montent jusqu'aux coudes. Le temps est superbe. Avec la vitesse qui sèche les aisselles, une agréable sensation de froid s'insinue sous les chemises. Le vent effiloche les cheveux. C'est pur plaisir que cette course en équilibre sur la force libérée d'une moto. My se cramponne des deux mains au porte-bagages, le corps rejeté loin en arrière pour ne pas toucher le dos de l'homme qui conduit. Clélia a noué ses bras autour de la taille de Tao. Elle la serre comme si elle voulait se souder à l'homme, ne plus faire qu'un avec lui. L'intérieur transpirant de ses cuisses collent à l'étoffe de son jean et la brûle. Sous un pont, un vieil homme les salue, leur indique le chemin avec son bâton. Il sait que tous les gens à peau blanche cherchent la mer, le soleil à l'aplomb de la mer comme un ballon de lave.
La plage est presque à l'embouchure de la Rivière des Parfums, rivière qui en fait est un fleuve puisqu'elle se jette dans la mer. La mer est la mer de Chine méridionale. Une paillote accueille les baigneurs. Les deux couples s'avancent, longent la mer, passent devant des barques retournées coques au ciel devant lesquelles des pêcheurs recousent leurs filets. Un enfant joue avec un cerf volant. Clélia sort sa caméra, s'attarde près des hommes. Gros plan sur les crabes et les coquillages qui affleurent à la surface grisée du sable. Olivier, Tao et My sont déjà loin, glissant tous les trois vers la mer. D'autres jeunes hommes nagent déjà au large, atteignant presque une barque de pêcheurs. Olivier et Tao se mettent à courir en larguant derrière eux leurs vêtements. My s'est assise sur le sable, à quelques mètres d'une maison coloniale désaffectée. Elle ne se baigne pas. Elle ne sait pas si elle aime ou si elle n'aime pas. Elle ne l'a jamais fait. Au Vietnam, les femmes ne se baignent pas. Clélia rejoint My sur le sable. Elles sont ensemble, seules. Deux femmes devant une maison rose, attendant le retour des hommes et des enfants. Elles parlent.
My commence : - «Je viens d'un tout petit village. Mon père est pêcheur. On n'a pas beaucoup d'argent à la maison alors je travaille au Phuong Nam. Mais ce n’est pas pour toujours. Je voudrais être guide. Je voudrais aller à l'Université du Tourisme de Hué.»
Elle n'exige rien, My, elle demande gentiment, comme en s'excusant. Elle ne veut pas, elle voudrait. S'il vous plaît. Elle fait des politesses à la vie qui en fait rarement.
Clélia continue : - «J'écris des livres touristiques. Ca me fait voyager, voir des gens. Mais parfois, je me demande où je suis. Les aéroports, les villes, tout se ressemble. J'ai parfois l'impression d'être un somnambule en équilibre sur un toit. J'ai peur de me réveiller et de tomber.»
My : - «Tu vis seule ?»
Clélia raconte les années qui sédimentent dans sa mémoire, avec son compagnon et l'enfant qui est venu, qui est reparti. La vie qui sépare ce que la mort n'a pas séparé. Les deux femmes versent l'une contre l'autre, leur tête se touchant. On dirait qu'un voile les recouvre, les isole du monde extérieur, de la plage, de Tao et d’Olivier qui leur font des grands signes, loin, loin dans la mer, voyant la maison si petite.
My : - «Moi aussi, je veux me marier, avoir des enfants, une maison.» Clélia, riant : - «Tu attends le Prince Charmant, ma belle.»
Tout bas, elle ajoute : - «Et si c'est un étranger, tu partiras avec lui ? »
My ne répond pas.
Les deux femmes se taisent. Elles regardent les deux hommes qui s'ébattent dans la mer comme des enfants. Derrière eux, marchant en équilibre sur la ligne de l'horizon, un paquebot découpe sur le ciel sa silhouette sombre. Clélia s'est avancée dans l'eau et filme. Olivier et Tao viennent vers elle en s'éclaboussant. Leurs piaillements cristallins ensemencent la mer.
- «Elle est bonne, tu aurais du venir», lui lance Olivier.
Ils sortent de l'eau. La baignade est finie. Clélia filme Olivier, Tao et My qui prennent le chemin du retour. Ils dansent, virevoltent. Clélia a l'impression de tenir entre ces doigts une fragile bougie. Instants magiques. Ecrivaine, elle tente de distiller, d'extraire le suc de ce temps d'éternité fugace mais elle se dit qu'il faudrait le talent d'un Rimbaud pour en rendre toute l'incandescence.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Champa. Au IIIème siècle de l'ère chrétienne, le Vietnam était le fief du Royaume de Champa et du Peuple Cham qui s'était formé à partir de populations austroasiatiques et d'Austronésiens indianisés. Les villes principales du Royaume étaient Shinapura, Indrapura, Vijaya et Kandarpupura. Le Royaume était en effet sous influence indienne pour la vie spirituelle et sous influence chinoise pour la vie matérielle. Son principal rival était l'empire Khmer. Le Champa connut son apogée au Xème siècle. A ce moment-là, l'ethnie Viet qui se libérait du joug chinois millénaire se tourna vers la péninsule indochinoise qu'elle entreprit de conquérir au détriment des Chams. Vivant sur une économie d'invasions et de pillages, les Chams n'avaient développé ni agriculture ni d'Etat intérieur, c'est en partie à cause de cela qu'ils n'ont pas pu à résister aux menées vietnamiennes. En 1306, le roi Jaya Shimhavraman III tenta d'instaurer une alliance avec les Viets en épousant une princesse vietnamienne. Dans la corbeille de mariage, il mit deux districts, dont celui de Kandarpupura. La paix obtenue par cette alliance ne tint pas mais la cité resta aux mains des Vietnamiens. Elle devint Hué. Le dernier roi fut tué en 1692 et le Champa fut vassalisé. En 1822, le pouvoir honorifique des derniers rois fut aboli et ce fut la fin du Royaume de Champa. Aujourd'hui, il ne reste plus que quelques milliers de Chams. Ils sont complètement métissés et aculturés.
Appuyé sur ses béquilles, Long donne des charges de buffle dans les meubles de la galerie. D'un coup de béquille, il balaye à travers la pièce la théière de l'accueil posée sur la table. L'infirme est furieux. Il invective un homme qui s'éloigne à grands pas, la tête rentrée dans les épaules, les poings serrés au fond de ses poches. Aux premiers mots de la dispute, les jeunes peintres se sont réfugiés au fond de l'atelier, en bas de l'escalier. Habitués aux éclats du maître, ils n'ont pas eu peur. Ils se sont simplement retirés comme on se met à l'abri de la pluie en attendant qu'elle cesse. Clélia les a suivis, maudissant le hasard qui l'a fait passer chez Long à ce moment-là. Elle passait juste pour récupérer son éventail qu'elle avait oublié et maintenant, elle est bloquée dans l'atelier, sans oser traverser la galerie pour se retrouver dehors.
Les peintres sont des étudiants de l'Ecole des Beaux-Arts de Hué. Tao est leur professeur à l'école et leur donne des cours particuliers dans son atelier privé. Ca lui permet de vivre et de continuer son travail de Bande dessinée et de laque artistique. La laque, c'est allergisant mais c'est aussi salissant, façon huile de vidange, se dit la femme en voyant les taches sur les chiffons qui traînent autour des bacs posés par terre le long des murs.
Elle a débarqué en pleine séance de dessin avec un modèle qui pose devant les chevalets. Le modèle est un adolescent. Il pose assis sur un tabouret de bar, seulement vêtu d'un short, c'est-à-dire aussi nu que le permet la morale vietnamienne. Seul Tao a franchi le tabou, avec sa « masseuse aux seins nus », un tableau en laque qui n'est encore jamais sorti de l'atelier et qui semble puni, le nez contre le mur. Les tableaux des étudiants sont encore à l'état d'esquisse. On voit les grands traits au crayon qui déterminent la masse des corps, la rattachent à la ligne du squelette. Tao et les élèves discutent âprement. Clélia ne comprend pas mais elle devine que c'est en rapport avec la dispute qui s'est déroulée en haut entre Long et l'homme qui est parti.
Dans la galerie, Long grommelle encore des gouttelettes d’injures mais le gros de la tempête est passé. Clélia remonte à la surface de la galerie.
- «Tu es encore là, toi ?», dit-il en la voyant émerger. - « Ben oui, j'attendais que tu te calmes avant de sortir.»
Elle ramasse les éclats de la théière explosée sur le carrelage. - «Qu'est-ce qui s'est passé ?»
Long explique : - «Cet homme, un Anglais ou un Allemand, je ne sais pas, c'est tous pareils, voulait acheter des tableaux. Il donnait de l'argent mais pour encore d'autres tableaux, faits très vite parce qu'il part bientôt. J'ai dit : les peintres de ma galerie, c'est pas des machines. C'est des artistes. Le business c'est pas ici.»
Clélia approuve l'esprit de Long mais elle comprend que cet esprit ne soit pas partagé par tous. Ce devait être le sujet de la dispute dont elle a été témoin dans l'atelier. Peut-être les cyniques ont-ils raison : il faut vendre son âme au diable tant qu'il est preneur sinon après, on ne la vend plus, on la donne.
Dans cette bataille qui oppose les purs et les opportunistes, elle ne sait pas qui a raison. Ce qu'elle sait, c'est qu'il lui a fait peur, ce Long pur, coulé dans l'or incorruptible de l'idéal le plus haut et qui a pris le pas sur le Long ivrogne, pétri de faiblesse et d'indulgence. Elle se dit qu'il y a des enjeux qu'elle ignore. Ce qu'elle sait aussi, c'est qu'elle n'est pas allergique à la laque. La substance l'imprègne avec une telle force qu'elle en tomberait évanouie.
Attablé au Paradise Garden, Tao raconte à Olivier la colère de Long. Le jeune Français rit mais pas Tao : - «Il trouve qu'on travaille trop ensemble. Pour le concours, il voudrait qu'on fasse chacun notre dessin, pas un dessin ensemble.»
Le concours de peinture sur le sol se déroule le long de la Rivière des Parfums, dans la rue qui longe la rivière jusqu'au Paradise Garden. Ouvert à tous, il fait partie des animations gratuites proposées à la population huéenne dont une grande partie est trop pauvre pour s'offrir le dîner impérial ou les spectacles qui se déroulent dans la Citadelle. Il y a des animations intéressantes comme le concours de cerf-volant, les concerts en plein air, le défilé de mode de Minh Hanh, les joutes nautiques, le Tour Vert en cyclopousse et la fête de Nam Giao. C'est presque un festival off. Olivier et Tao participent au concours de peinture sur le sol.
Olivier ne rit plus. Il interroge : - «Qu'est-ce que ça veut dire, ça, qu'on travaille trop ensemble. Qu'est-ce qui lui prend à Long ? C'est lui-même qui nous a inscrits tous les deux. Ca fait des semaines qu'on travaille sur ce projet. Parle. Tu veux quoi, toi ? Dessiner seul ou faire notre projet ?»
Olivier et Tao dessinent ensemble. Ils n'ont pas vraiment de modèle mais ils disposent de quelques ébauches étalées devant eux, au pied des gens qui les regardent. Plusieurs peintres sont à l'ouvrage, chacun occupant l'espace qui lui a été dévolu lors de son inscription. Ils se passent les pots de peinture et s'échangent les pinceaux. L'ambiance est bonne. Il fait beau. Les parasols du Paradise Garden sont déployés au dessus des tables, toutes occupées. Sous le regard des badeaux, la route se couvre de couleurs et de formes. Clélia est venue se poster devant les deux jeunes gens mais ils l'ont chassée, la menaçant de leurs pinceaux comme d'une tapette à mouche. Va-t-en, la mouche du coche. Elle est partie, poussée dans le dos par les rires comme une barque qui a pris le vent dans sa voile.
- «Je reviendrai tout à l'heure», lance-t-elle par dessus son épaule. - «C'est ça, maman du Vietnam, reviens tout à l'heure».
La femme se sent légère, libre comme une sauvagine sur les bords d'un chemin ou dans une jachère. Elle en a terminé avec Buu Y. Toutes les interviews sont en boîte et la rédaction de son livre est bien avancée. Pour se récompenser, ils se sont offerts le repas impérial. Pendant toute la nuit, ils ont goûté en cascade aux mets qui étaient servis autrefois à la cours de l’empereur. Des jeunes filles en Ao daï faisaient le service et le repas était ponctué de spectacles pyrotechniques. C'était il y a trois jours. A l'heure où elle s'éloigne de Olivier et de Tao peignant sur le sol, Clélia se sent comme une mère de famille dont les enfants sont à l'école et qui peut disposer de sa journée à sa guise, avec un temps que ne canalise aucun horaire et qui s'étend en nappe jusque aux plages de la nuit.
Comme un oiseau de passage, elle se pose à une table de la terrasse du Paradise Garden. Musardant dans la carte, elle commande une bière de Hué. Le breuvage ambré dévale dans sa gorge. La bière de Hué est sa bière préférée mais c'est surtout l'instant qu'elle sirote, cet instant qui est encore une disponibilité mais qui bientôt sera une attente. Le cyclo qui pose sur l'affiche du Tour Vert vient de lui faire de l'oeil. Elle a décidé de le suivre. Le Tour Vert est une animation gratuite mise sur pied par une association d'étudiants et la Région Nord Pas-de-Calais, très impliquée au Vietnam. Il propose aux festivaliers de visiter la Citadelle en cyclo-pousse. Le départ se fait juste là, devant le café, en prenant d'abord un bateau touristique.
Clélia embarque avec une dizaine de passagers, Français pour la plupart. Les chaussures s'accouplent sur le pont. Ici aussi l'ambiance est bonne. La journée du Tour Vert et la journée de la peinture sur le sol devraient se dérouler en parallèle avant de converger vers le point des retrouvailles : le dessin terminé. Le bateau s'est mis dans le fil du fleuve et glisse lentement. Les passagers font connaissance. Le voyage sur cette arche de Noé vietnamienne n'est pas très long. Bientôt, le bateau rejoint les cyclopousses qui attendent. Il y a plusieurs corporations de cyclo-pousses, chacune affectée à la désserte d'un lieu donné : la gare, le marché ... et portant ses propres couleurs. Les chauffeurs ne sont pas propriétaires de leur véhicule mais ils le louent à la corporation à laquelle ils sont affiliés. En cas d'arrêt de travail, leur corporation leur verse une indemnité mais une indemnité toujours moins élevée que ce qu'ils toucheraient en travaillant. Rude sagesse qui donne des leçons à l'Etat Providence. Les cyclos ont chargé leur touriste dans la nacelle qu'ils vont pousser devant eux en pédalant pendant plusieurs kilomètres. Ils se sont mis en route en file indienne, menés par les coups de klaxons du cyclo de tête. Clélia a un peu honte de se laisser porter ainsi comme un paquet, un cadavre par un homme qu'elle trouve frêle. Dans les côtes, les hommes pédalent en danseuse. La femme voit leur dos s'incurver, la sueur assombrir leur tee-shirt entre les omoplates. Le long du trajet, les enfants saluent les équipages par des hello tonitruants. Saluts sincères ou relevant d'une consigne nationale, comment savoir ?
La procession des cyclos du Tour Vert longe les remparts de la Citadelle, faisant haltes à des points touristiques où les cyclistes peuvent se reposer pendant que leur passager se dégourdit les jambes en se mirant dans le visage souriant du Vietnam : l'étang où l'on peut regarder les pêcheurs et pêcher soi-même, le lac Thin Tam où les empereurs venaient se reposer et où se donne le spectacle des marionnettes sur l'eau, les remparts épineux de tours, le potager qui s'épanouit au pied de l'une d'elles. Dans ce potager, tous les légumes des repas quotidiens : oignons, coriandre, bettes ... Des hommes et des femmes y évoluent, tout à leur tâches : récolter des légumes frais, en remplir un panier, semer, sarcler, désherber ... Un vieil homme est debout, appuyé sur le manche de sa pioche, mâchonnant un brin d'herbe. C'est un paysan comme il en pousse partout sur la Terre. Au centre du potager se trouve une citerne. On peut y puiser au seau mais elle est équipée d'un système à pédales pour remonter l'eau dans une gouttière aqueduc qui l'achemine dans les rigoles d'irrigation. Dans la pénombre de la citerne, on voit un serpent qui ondule à la surface de l'eau. Instants de paix, de sérénité, d'harmonie. L'harmonie de Hué la belle. C'est là, en cet instant, que Clélia Rivière trouve le titre de son livre : Hué la belle.
* **
Le soir tombe sur la Rivière des Parfums. Sur la route, les artistes ont fini leurs oeuvres, sauf Tao et Olivier qui sont toujours penchés sur leur fresque. Les mouvements qu'ils font enroulent leurs membres autour de leur tronc en une chorégraphie élégante et tonique. On dirait des danseurs de tango, dont les corps tour à tour s'épousent et se repoussent. Gestes larges, amoureux. My les regarde en souriant, les yeux brillant dans la lumière mourante. Derrière eux, dans le flou de l'éloignement, des vieux et des vieilles font leur Taï chi, semblables à des arbres qui se balancent dans la brise du soir. Clélia s'est mêlée à eux qui ont élargi leur cercle pour la recevoir. C'est dans cette clairière humaine qu'elle se prépare à voir le tableau que les deux jeunes hommes ont peint pendant qu'elle faisait le Tour Vert.
My et Clélia ont convergé vers le tableau. Courbées vers le sol, les deux femmes ont poussé un cri d'étonnement et d'admiration. Le tableau représente une tour de verre et d'acier dressée vers un ciel flambant de soleil. La lumière argentée qui tombe sur les vitrages donne une impression de noblesse et de force. L'effet est obtenu par le jeu de la lumière qui tombe d'un lampadaire sur la peinture qui contient des paillettes argentées. La tour émerge d'une colline de terre brute complètement noire et mate qui semble vouloir l'absorber, la résorber dans sa masse. L'artiste vietnamien et l'artiste français ont marié des matériaux et des effets contraires : le brillant et le mat, le plein et le vide, l'horizontal et le vertical, l'apparu à la lumière et le disparu dans l'ombre. Ils ont incarné la dialectique entre le primitif et le moderne, le féminin et le masculin. Ces deux parties sont contraires mais aussi complémentaires. Elles agissent à la manière des ogives dans les cathédrales gothiques : c'est leur antagonisme même qui, créant l'équilibre des forces, permet à l'édifice d'exister. Planté dans la terre noire, un lotus pousse sa tige à l'intérieur de la tour transparente jusqu'en son sommet d'où elle émerge par une fenêtre ouverte. La fleur éclose laisse voir son coeur blanc et jaune, fragile comme un oeuf, symbole de naissance et de renouveau. Le tableau est d'une grande beauté et les avis sont unanimes : il a ses chances pour le concours.
La bande prolonge la magie à la galerie de Long. Long a installé sa natte derrière son bureau et somnole. Tao et Olivier font une bataille d'experts autour des concepts de modernité et de tradition. La conversation se fait en français et en anglais, pour arriver à dire en substance :
- Olivier : «Je ne dis pas qu'on copie, je dis qu'on a des influences, qu'on s'enracine dans les arts passés et dans l'époque à laquelle on vit. On est des passants, des passeurs.»
- Tao : «Ce n'est pas vrai, la création est jaillissement, spontanéité. Elle vient d'ailleurs. Il ne faut pas rester prisonnier des anciennes techniques, des anciennes façon de penser.»
- Olivier : «C’est ça : du passé faisons table rase. Mais, vous n’en avez pas marre de la révolution, vous n’avez pas assez donné ? Tu n’as pas compris que les révolutionnaires sont des fous qui poussent les gens dans le mur.» - Clélia : «Foi, feu, folie, ils ont tout compris, ces petits.» My ne dit rien.
- Tao : «Le communisme, ce n'est pas fou. C'est le progrès. Les choses bougent au Vietnam. L'art et la culture sont très vivants.»
- Olivier : «Mais de quoi tu parles, il n'y a plus que l'argent qui compte. Tu as vu, il y a des magasins, on n' y vend que des coffres-forts. Et dans les rues, il y a de plus en plus de 4X4.»
- Tao : «Oh, shit, Olivier. On veut pas rester pauvres. On veut vivre, être heureux, écouter de la musique. On est jeune.»
S'adressant à My : «Toi aussi, My, tu veux une autre vie. Etre riche. Etre libre.»
My nage entre deux eaux : - «Je veux tout ça mais pour ma famille, mon village. Le plus important, c'est l'amour. Je voudrais un homme que j'aime et qui m'aime. Beau et gentil. Comme vous deux.»
Tao fait le geste de jouer de violon. Clélia l'arrête. Elle ne veut pas que l'on abîme les rêves de My. Ce ne sont pas des rêves superficiels, ce sont les sentiments les plus profonds et les plus universels, le noyau dur de l'Humanité. Et elle est l'éternel féminin : entre les deux son coeur balance.
- Tao s'enflammant : «On ne parle pas de politique et de sentiments, on parle d'art, d'architecture, de construction, de techniques, de matières. Moi, j'aime le béton, le verre, le métal. Le pont Tran Tien, la gare de Dalat, c'est magnifique. J'aime les buildings comme on a dessiné sur la route. La transparence, la lumière. On vient d'inventer le béton translucide, on va pouvoir faire beaucoup de choses.»
- Olivier : «Je n'aime pas ces matériaux de la transparence, la transparence, c’est totalitaire. Je préfère les matériaux de l'intimité. La pierre et le bois. C'est des matières naturelles, primitives. Quand tu les travailles, que tu les tailles, que tu les sculptes, tu as du vivant devant toi. Tu dois en tenir compte. Si tu donnes un mauvais coup de ciseau dans la pierre ou le bois, la matière éclate. Le fer, le béton, le verre sont des matériaux qui se coulent. Tu imposes la forme et si elle ne te plaît pas, tu refonds la matière et tu la recoules à nouveau. C'est de l'abus de pouvoir, de la dictature. Tu fais ça avec la matière et tu fais ça avec les gens.» - My : « Je pense comme toi Olivier. Le bois et la pierre, c'est plus joli. On est plus heureux dedans.»
Olivier se penche vers la jeune fille, prend sa tête entre ses mains et dépose sur son front un baiser très tendre. Dans la salle d'exposition, Long tousse et se retourne sur sa natte. D'une voix ensommeillée, il fredonne une chansonnette. Une chansonnette française que Clélia connaît mais ne reconnaît pas tout de suite. Prenant l'air au vol, elle rappelle les mots de sa mémoire à sa bouche. Ca lui revient. Elle chantonne à son tour : «On s'était connu, on s'est reconnu ...» La chanson de Jules et Jim.
* **
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : La DMZ (Demilitarized Zone). La zone démilitarisée s'étend le long de la rivière Ben Hai et du 17ème parallèle. Elle a été créée en 1954 par les accords de Genève et divise le pays en deux zones d'influence : au Nord, la zone communiste et au Sud, la zone capitaliste américaine, occidentale. C'est un peu ce qui a été fait en Allemagne après la guerre 40-45 avec le camp Occidental et le camp soviétique séparé par le mur de Berlin. Mais contrairement à ce qui s’est passé en Allemagne, cette stratégie n'a pas favorisé la paix. Le camp communiste s'est trouvé conforté et il y a eu la guerre. Deux armées étaient en présence : l'ARVN (Armée de la République du Vietnam) pour le Sud allié aux Américains et l'APVN (Armée Populaire du Vietnam) pour le Nord communiste gouverné par le Viet-Minh encore appelé Viet Cong. A partir de 1967, les Nord-Vietnamiens ont mis en place toute une logistique pour approvisionner les maquis du Sud Vietnam en matériel de guerre. Pour ne pas être repérés par les armées du Sud et leurs alliés américains, ils évoluaient sur un itinéraire parfaitement invisible : la piste Ho-Chi Minh. Dans la plus grande discrétion, ils ont acheminé munitions, explosifs, armes ... Pendant plusieurs mois, les bombardements américains furent impuissants à couper le cordon ombilical constitué entre le Nord et le Sud par la colonne de fourmis humaines. Situé au centre du Vietnam, Hué fut une pièce importante du dispositif. Au nord de la ville, Khé San en était même le centre. C'est là que les Américains et leurs alliés Sud-Vietnamien, voulant éviter leur Diên Biên Phu, précipitèrent leur fin. C'était en février 1968, lors de l'offensive du Têt.
Clélia veut prendre quelques photos du Festival pour illustrer le chapitre de son livre sur l'Hué actuel. Il lui faudrait des vues des joutes nautiques et du jeu d'échecs humain. Pour savoir lequel de ces spectacles elle va voir en premier, elle sacrifie à la passion des Vietnamiens pour les jeux de hasard : elle joue à pile ou face. Le jeu d'échecs rafle la mise. Le spectacle a lieu dans la Citadelle. Il fait très chaud. Une fois de plus, la femme regrette de ne pas avoir son éventail qui est toujours chez Long.
L'échiquier est disposé sur la place, un homme-pièce dressé sur chaque case. Le jeu d'échecs vietnamien est différent du jeu occidental. Il y a par exemple moins de cases. Les deux joueurs se font face, perchés au sommet de chaises en bambou hautes comme des sièges de maître-nageur. Les hommes-pièces portent les couleurs de leur joueur respectif. A leur ordre, ils se déplacent sur l'échiquier, chacun interprétant un pas selon la pièce qu'il représente : la tour, le pion, le cavalier ... Traçant son cercle autour du carré, Clélia photographie le jeu des hommes dans la lumière compacte. C'est très spectaculaire mais, les deux joueurs étant de force égale, la partie est très longue, si longue que l'un des hommes-pièces finit par s'évanouir au milieu de sa danse des sabres. Clélia suit le groupe qui emmène l'homme inerte à l'ombre d'un bosquet d'arbres, là où un poste de secours a été installé. L'endroit est frais, sombre, vif. Des rochers gris se dressent, retombant en rocaille hérissée d'épineux. La tente du poste de secours partage les lieux avec l'échoppe d'un marchand d'oiseaux. Dans les cages alignées, des dizaines d'oiseaux qui pépient, confiants. Ont-ils conscience qu'ils sont des oiseaux à souhaits et qu'en tant que tels ils ne sont pas vraiment prisonniers? Celui qui les achète les relâche en effet après les avoir investis d'un voeu, d'une prière. En fait, ces oiseaux sont des messagers qui font la navette entre la terre et le ciel, simple retour aux origines des anges. Le marchand est entrain de prendre un oiseau dans une cage et de le placer dans une cage plus petite, tenue par une main de femme. C'est en zoomant pour saisir la scène que Clélia reconnaît My.
D'instinct, elle se jette en arrière, se dissimule sous l'auvent de la tente. Elle ne sait pas pourquoi, mais elle pense que la rencontre qui s'amorce entre elle et My ne doit pas avoir lieu, que la scène n'est pas écrite. Elle laisse My s'éloigner, portant dans une main la cage avec l'oiseau et dans l'autre, un éventail déployé qu'elle reconnaît être le sien. Pourquoi Long a-t-il donné son éventail à My. Il savait bien que c'était à elle. Elle se dit qu'elle tirera cette affaire au clair plus tard. Pour remplir ses mains vides, elle achète au marchand un Non bai ton, un de ces chapeaux coniques en bambou et en feuilles de palmier, ornés de poèmes d'amour, de chansons, de proverbes ou de dessins seulement visibles de l'intérieur quand on regarde le chapeau à contre-jour.
Direction les berges de la Rivière des Parfums où se déroulent les joutes nautiques. Douze équipes sont en lice, toutes sponsorisées par le plus bel hôtel de la ville. Chaque pirogue compte un barreur et sept rameurs. A l'ombre des grands arbres, l'eau est moins jaune, plus orangée, safranée, plutôt, comme la robe des bonzes. Une course va commencer. Les embarcations piaffent sur la ligne ondulante du départ. Le départ va être donné par un agent de police, commissaire de course avec quelques-uns de ses collègues. Le départ est donné. Les pirogues s'élancent. Sous les encouragements de la foule, les rameurs se désarticulent autour de leurs rames. Les frêles embarcations filent, étirant le peloton. Les hurlements de la foule les soulèvent comme une houle. Tous les coups semblent permis : se percuter, s'agripper aux bouées pour gagner du temps dans les virages, même changer de rameur en cours de route. Un jeune homme s'est jeté à l'eau. Il nage comme un forcené vers une embarcation, la rejoint, monte à bord et prend la place d'un rameur épuisé. Peine perdue. L'embarcation se laisse distancer. L'issue de la course commence à se dessiner. Trois pirogues sont en tête et se battent pour la victoire. Le spectacle est époustouflant. Lorsque la première pirogue atteint la bouée d'arrivée, la foule explose. C'était une première manche. Pour conserver les faveurs divines, les gagnants retournent au milieu de la rivière où ils larguent des offrandes aux dieux.
A l'intérieur des terres, la liesse populaire est à son comble. Debout sur un banc, des vieux tapent de leurs pieds nus en cadence, arrimés l'un à l'autre par leurs bras. Un peu plus loin, des adolescents perchés sur un arbre hèlent les rameurs en riant. Clélia pense immédiatement au Bandar Log, le Peuple Singe du Livre de la Jungle, si gais, si jeunes. Et qui font des proies si faciles pour le prédateur hypnotique. La vase des berges de la rivière a laissé place à une prairie d'herbe courte sous laquelle la terre, broyée par d'innombrables pieds nus, affleure par plaques. Deux fillettes conversent sur un rocher. L'autre moitié du monde, l'autre moitié du ciel. Elles ne regardent pas les joutes. Qu'en verraient-elles d'ailleurs avec le mur d'adultes qui leur bouche la vue ? Leurs regards sont tournés de l'autre côté, vers la colline qui s'éloigne par vague vers la ville. Elles regardent les deux garçons qui viennent vers elles. Deux petits Mowgli qui évoluent loin de la fête, au rythme de leur temps propre. D'un pas glissé, ils avancent vers les fillettes, ralentissent quand ils arrivent à leur hauteur et accélèrent le pas quand ils les ont dépassées. Il n'y a eu aucunes paroles échangées, aucuns regards. C'est si comme les filles et les garçons s'étaient reconnus à des substances chimiques invisibles, sortes de phéromones qui régiraient les relations enfantines. Les deux garçons portent une casquette et un short rouge gansé d'un galon blanc qui galbe l'arrondi des hanches. Ils marchent côte à côte en se tenant par la main. L'un des deux est très jeune, six ans, peut-être. L'autre est déjà un pré adolescent. Clélia leur emboîte le pas et les suit sur un chemin bordé de flamboyants. Le chemin mène à une fontaine. La fontaine est une de ces pompes à bras qu'il faut actionner pour faire s'écouler l'eau. Les deux enfants s'y arrêtent. Le plus grand des garçons empoigne le bras de la pompe et fait couler un flot d'eau bulleuse. Le petit y glisse les jambes et se met à les frotter. Maladroit, trop petit, il ne parvient pas à nettoyer la crasse qui séchait en cuirasse sur ses cuisses et que l'eau draine en de magnifiques lettres calligraphiées. Le plus grand tente de l'aider mais il est handicapé par la nécessité de pomper. Clélia a posé les mains à côté des mains de l'enfant. Pendant un instant, ils sont un couple de rameurs unis dans un même effort. Le garçon lâche le bras de la pompe et va rejoindre l'autre garçon dans le fil de l'eau qui coule sans discontinuer. Avec des gestes qui sont de vraies caresses, le grand frotte les jambes du petit, doucement, tendrement. Sont-ils frères ou simples camarades de jeux, futurs amis, amants, peut-être ? La grâce évanescente qui émane des corps mouillés nimbe Clélia d'un bonheur tremblant. Elle se dit que ces deux elfes feux follets qui s'ébattent à quelques pas de la Rivière des Parfums ramènent au paganisme le plus échevelé.
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : Le Caodaïsme. La religion caodaïe ou Caodaisme est née en 1919 sur l'île de Phu Quoc lorsque l'être suprême nommé Cao Daï est apparu à Ngô Van Chieû, un fonctionnaire de l'Administration française. Elle s'est propagée dans le Sud du Vietnam à partir de 1920 autour d'une pensée syncrétique du Bouddhisme, du Christianisme, du Taoïsme, du Confucianisme et de l'Islam. Symbolisé par un oeil géant, le dieu est secondé par des Saints étonnants parmi lesquels Jeanne d'Arc, Victor Hugo, Winston Churchill, Sun Yat Se, Moïse et Brahma. Elle est assise sur cinq commandements : tu ne tueras aucune créature vivante, tu ne convoiteras pas, tu ne vivras pas dans le luxe, tu ne succomberas pas à la tentation et tu ne prononceras pas de calomnie. Dès ses origines, la religion caodaïe s'adressa aux pauvres, surtout les paysans dépossédés et devint un mouvement nationaliste, anticolonialiste et subversif. Elle évolua dans les conflits en faisant des alliances opportunistes : avec les Japonais contre les Français, avec les Américains contre le Viet Minh, avec le Viet-Minh, contre le Vietnam du Sud. Après la réunification en 1975, la Religion fut déconsidérée. Les dirigeants, les fidèles et les prêtres furent persécutés. Les terres des paysans caodaïstes furent confisquées. Aujourd'hui, la religion caodaïe compte deux millions d'adeptes et un million de temples. Elle est surtout implantée dans le delta du Mékong, dans le Sud du Vietnam. La cathédrale ou grand temple se trouve à Tay Ninh.
L'aube est à peine levée sur la colline de Nam Giao. Une légère brume s'évapore du sol comme l'haleine d'un dragon endormi. L'aube est à peine levée et pourtant, la foule est déjà dense, tassée sur les trottoirs par les policiers en chemises vertes. Personne ne voudrait rater l'évènement qui se prépare : la procession de Nam Giao. C'est un évènement pour les touristes mais surtout pour le peuple vietnamien. C'est en effet la première fois que la procession a lieu depuis sa suppression en 1945, date à laquelle Ho Chi Minh a jeté à bas de l’Histoire la monarchie des Nguyen que les Français d'Indochine avait conservé pour préserver la cohésion nationale. Clélia Rivière connaît l'histoire. Buu Y lui a expliqué. Lui-même est descendant des Nguyen. La procession se déroulait une fois par an entre la Cité pourpre interdite et la colline de Nam Giao. C'était une procession comme toutes les processions : rituelle et sensée attirer les bénédictions du ciel sur la ville. L'empereur se rendait en grande pompe sur la colline de Nam Giao. A cette occasion, les concubines du souverain, vêtues de robes bleues, dansaient sur des chants traditionnels et toute l'armée défilait : les fantassins, les archers, la cavalerie. Des combats de tigres et d'éléphants étaient organisés. Symbole de puissance, le pachyderme représentait le roi. Il ne perdait donc jamais. Au besoin, on attachait le tigre à un poteau enfoncé dans le sol. Massée sur le passage de la procession, la foule rendait un culte à l'empereur.
Aujourd'hui, après des années sans procession, la foule de Hué est toujours là, fidèle au rendez-vous. Avec raison car la procession est magnifique même si ce n’est plus un rite mais une simple parade. Plus de cent cinquante figurants défilent en costume, accompagnés d'une dizaine de chevaux et de cinq éléphants. Le régime communiste veut reprendre toute cette symbolique de la puissance à son compte et pour le pays en pleine expansion mais il ne veut pas que soient attisés les tisons mal éteints de la royauté sur lequel souffle déjà le vent de la démocratie. La procession doit se garder d’ouvrir la voie à une sorte de restauration de l'ancien régime. Elle est et doit rester une simple fête folklorique. Pour bien marquer la procession au sceau du communisme, en tête du cortège défilent des jeunes porteurs de drapeaux portant le drapeau rouge à étoile jaune de la République Socialiste. Pour éviter l'apologie de la royauté, la procession ne suit que le trajet du retour de la colline de Nam Gio vers la Cité interdite. Il est de notoriété en effet que parfois le souverain ne retournait pas à la Cité interdite avec la procession mais qu'il restait quelques jours sur ses terres. Ce tour de passe-passe permet de faire l'impasse sur l'empereur qui n'est même pas incarné par un comédien et dont la chaise à porteur rouge et or défile vide.
Clélia Rivière a suivi la parade depuis la colline jusque la cité interdite en prenant beaucoup de photos. La parade s'est terminée sur la place de la Tour du Drapeau, sous le regard de l'oncle Ho dont l'affiche trône au-dessus de la porte monumentale. Sitôt le cortège disloqué, la foule s'est décomprimée, distendue, élargie comme un fleuve quand un barrage cède. Dans les tourbillons de la fête, Clélia se retrouve seule devant la chaise à porteurs. Elle la regarde, fixement, longuement. Il lui semble que la chaise vide a les bras ballants d'une mère quand l'enfant est parti. Elle ressent un curieux malaise. Des images se bousculent devant ses yeux. Le dernier roi Nguyen, la chaise vide, le petit prince Canh, son enfant à elle, mort depuis si longtemps. Peu à peu, ces visages s'effacent derrière un autre visage, flou, comme flottant sur un miroir d'eau. Le visage d’Olivier.
Hué Majestic Hotel, la nuit. Clélia est étendue sur son lit, les yeux grands ouverts fixés sur le ventilateur de plafond dont la rotation des pales l'hypnotisent. D'un mouvement lent, régulier, lancinant comme l'écoulement du sable dans un sablier, les pales du ventilateur brassent la pâte molle d'un air alourdi de produit insecticide. Des sensations bizarres se diffusent dans le corps de la femme comme un poison mortel. Bien qu’elle ne soit pas malade, ses chairs sont chevillées au lit par la fièvre. Si elle était superstitieuse, elle dirait qu'on lui a jeté un sort. Un gecko de delirium tremens asiatique s'incruste près de l'interrupteur, juste derrière sa tête, immobile comme une idée fixe. La femme le regarde, le salue familièrement. La vie reflue en elle et tout son corps s'ébranle pour accueillir la superbe vision. C'est ainsi que son oeil accroche les images qui défilent dans le téléviseur dont elle a comme d'habitude coupé le son.
Le téléviseur montre en rediffusion des images du Festival de Hué. Des images de la peinture sur la route près du Paradise Garden. Gros plan sur le tableau d’Olivier et de Tao. Le spectateur reçoit comme un coup de poing la tour vitrée, éblouissante, avec son lotus qui vrille à l'intérieur, cherchant la lumière. Le tableau a remporté le premier prix du concours. Dans la citadelle, c'est la remise des prix. Le prix est remis par Buu Y. Les images montrent Tao s'avançant vers Buu Y, recevant un objet que la femme ne prend pas la peine d'identifier tant elle est sidérée. Tao est seul. Olivier n'est pas là. Elle se dit que peut-être il n'était pas libre à ce moment-là, qu'il était appelé ailleurs. En même temps qu'elle énonce ces mots, sa conscience la plus profonde lui crie que ce n'est pas possible. Le téléviseur vient régler son conflit intérieur : en bas de l'écran s'est inscrit le nom du vainqueur : Tao Ngô Quâc.
Voir My. Elle doit voir My. La jeune fille doit savoir ce qui s'est passé pendant qu'elle était sur la colline de Nam Giao. My est au Phuong Nam, attablée avec des festivaliers qui l'ont invitée à dîner. L'ambiance n'est pas à la fête. Les convives sont abattus, les mines sont défaites. - «Je peux te parler, My ?», dit Clélia.
La femme prend la jeune fille par les épaules et l'entraîne dehors marcher sous les grands arbres. My raconte : - «Le jury a donné le prix à Tao. Pas à Olivier. Le président du jury a dit que c'est seulement Tao qui était inscrit pour participer. Olivier n'est pas inscrit. Le prix c'est seulement pour Tao. Ce n'est pas juste. J'ai dit à Tao. Il a dit qu'il est pas sa faute. C'est Long qui a inscrit. Olivier n'était pas content. Je disais la consolation mais il était grande colère. Tao et Olivier ont disputé dans la citadelle près les expositions. Ils criaient. Olivier a cassé la belle Bande Dessinée de Tao.»
- «Celle avec le petit bonhomme et le chien qui courent sous la pluie ?»
- «Oui, celle-là. J'avais peur qu'ils cassent d'autres aussi mais des gens les ont chassés. On a couru, c'était la folie. On est venu sur l'esplanade du symposium, tu sais les sculptures des artistes internationaux. Tao et Oliviers se sont battus.»
- «Ils se sont battus !»
- «Des coups de poings, des coups de pied. Ils ont roulé par terre. Les visages étaient pleins de sang. Je ne savais pas faire quoi. J'étais toute seule. Je me suis sauvée.»
My pleure. Clélia la console : - «Tu as bien fait, My, on ne peut rien faire quand les hommes se battent. Il faut attendre qu'ils soient fatigués et qu'ils s'arrêtent tout seuls. C'est comme ça.»
Tout en marchant, My et Clélia sont arrivées devant l'arbre qui, à l'intersection de ses branches maîtresse, abrite un autel bouddhique. Une bougie se consume lentement devant la divinité, allumée par quelque pieuse âme. Les deux femmes se font face et se tiennent enlacées.
My : - «Maman du Vietnam, je suis tellement désolée. J'avais lâché un oiseau pour un voeu. Mon voeu c'était...»
Clélia a mis la main sur la bouche de My : - «Chuut, on ne dit pas un voeu ...»
Elle essuie le visage mouillé de la jeune fille qui glisse dans un sourire : - «Long m'a donné ton éventail, je l'ai donné à Olivier pour qu'il te le rende.»
- «C'est gentil, ma belle. Je lui demanderai quand je le verrai. Maintenant, tu vas retourner chez toi, te reposer. Moi, je vais m'occuper de nos deux lascars. Si déjà je les retrouve parce que va savoir où ils sont.»
- «Tao est parti chez Long mais Olivier, je ne sais pas.»
Tao est chez Long, en effet. Ils sont assis face à face à la table basse du petit train des jours heureux. Long a les mains posées à plat sur la table. Appuyé contre le mur, le dos bien redressé, il a ramené sous lui ses jambes torses. Dans cette stature, son handicap s'efface. On ne s'étonnerait pas de le voir se lever et s'en aller. Tao, au contraire, est tassé, recroquevillé sur son siège. On dirait que son corps s'est vidé de ses os. Clélia s'approche des deux hommes qui se poussent pour lui faire de la place. Pendant un long moment, ils se regardent sans mots dire. C'est la femme qui rompt le silence :
- «Te voilà bien arrangé, Tao !»
Tao a le nez tuméfié, une croûte de sang séché s'accroche à son sourcil gauche. Il tente un sourire prudent mais Long le foudroie du regard. Clélia comprend que Tao n'est pas le maître du jeu, qu'il n'a pas voix au chapitre. Elle se tourne alors franchement vers Long : - «Olivier et Tao ont travaillé ensemble. Tu le sais bien. Pourquoi il n'y a que Tao qui a eu le prix ?»
Long répond : - «Je ne sais pas. C'est une erreur. C'est la vie. Il ne faut pas se disputer pour cela. Il y a toujours des moyens de s'arranger. Tu diras à Olivier que Tao n'a rien fait, qu'il peut s'en aller tranquille.»
Extrait de "Hué la belle", de Clélia Rivière, chapitre : L'offensive du Têt. En février 1968, pendant la fête du Têt, le nouvel an vietnamien, des milliers de communistes menés par un éminent stratège, le général Giap, attaquent simultanément des cibles dans cent cinq centres urbains. Ils infiltrent Saigon où ils prennent l'ambassade et le QG américains. Les troupes sud-vietnamiennes sont surprises car elles pensaient que la bataille allait avoir lieu à Khé Sanh, près de Hué. Une bataille s'y déroule en effet et aussi à Hué. Les Nord-vietnamiens ont pris la ville et se sont retranchés dans la citadelle. Pendant vingt cinq jours, sous les bombardements assidus des B 52, ils maintiennent leurs positions. Ils en profitent aussi pour régler quelques comptes. Ils abattent, décapitent et brûlent vives trois mille personnes dont des fonctionnaires, des policiers et toute personne soupçonnée d'avoir des sympathies pour le gouvernement de Saigon ou leur allié américain. Ces atrocités n'émeuvent pas l'opinion publique car à ce moment-là les regards sont braqués sur les massacres de My Shon (My Lai), au Sud de Da-Nang. Le 16 mars, des unités de l’armée américaine ont débarqué à My Lai pour une expédition punitive suite à la morts de GI’s. Ils ont massacré tout le village, jusqu'aux animaux dont ils ont jeté les corps dans les puits pour empoisonner l'eau. Des soldats se sont interposés comme Thomson, Colburn et Andreotta qui ont posé leur hélicoptère entre les soldats et les villageois. Aujourd'hui, les Etats-Unis ont reconnu qu'il n'y avait pas d'ennemis ce jour-là à My Lai et qu'en fait de bataille c'était bel et bien un massacre. Thomson et Colburn ont reçu la plus haute médaille militaire du courage pour un acte commis hors affrontement avec l'ennemi. Andreotta est mort au combat. L'offensive du Têt fut le début de la fin pour le camp du Sud. Si les Sud-Vietnamiens gagnèrent de toute évidence la guerre sur le terrain en écrasant le Nord communiste, ils la perdirent sur le terrain politique. L'offensive du Têt avait en effet révélé que sans les Américains le Sud ne pouvait sortir vainqueur de la guerre civile. Cette révélation démobilisatrice renforcée par le retournement de l'opinion publique mondiale amena le retrait des troupes américaines. Ces faits viennent comme en écho des massacres qui eurent lieu en 1883 lors de la prise de Hué par les troupes de la colonisation française. Dénoncés dans la presse par Pierre Loti, écrivain et journaliste, ces massacres ont induit la décolonisation de l’Indochine et de l’Algérie.
" Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. " " Tu diras à Olivier qu'il peut s'en aller tranquille. "
Les mots de Long résonnent dans la tête de Clélia, ses pensées se bousculent tandis qu'elle traverse à grands coups de pédales la ville assoupie. Olivier peut s'en aller tranquille ... Ainsi donc Olivier veut partir. Peu à peu la question se formule : Olivier veut-il partir ? Puis se décline en plusieurs autres questions : pourquoi Olivier voudrait-il partir ? Pourquoi Olivier devrait-il partir ? Sans s'en rendre compte, Clélia a pris le chemin qui mène à la pension Loan. La route lui parait si longue et elle a si mal au genou qu'elle finit par larguer son vélo pour héler un taxi. L'homme qui baragouine un anglais approximatif ne comprend pas sa demande. Elle la reformule dans tous les sens mais rien n'y fait. En désespoir de cause, elle fait ce par quoi elle aurait dû commencer : noter l'adresse sur un bout de papier et le mettre sous les yeux de l'homme. L'anglais écrit met généralement tout le monde d'accord. En effet, l'homme comprend, aquièse et démarre. Il roule mais pas longtemps. Au rond-point extérieur de la ville, une ambulance bloque la circulation. Des véhicules immobiles, un attroupement, des policiers ... Les décors et les acteurs de l'urgence sont en scène. Pour quel drame, quelle tragédie ??? En tous cas, Clélia ne sera pas au rang des spectateurs. Apercevant un motobyker, elle demande au chauffeur du taxi de la déposer. Le chauffeur tente de la retenir mais elle jette sur son siège un billet de cinq euros et sort de la voiture. Le motobyker l'emmène. Se faufilant dans les encombrements, il va à une allure raisonnable mais il lui prend de faire un détour à travers la ville. La femme a beau lui tirer la manche pour le diriger ainsi qu'elle le ferait avec la bride d'un cheval, il continue, arguant :
- " Hué, by night, it's beautiful".
C'est vrai que c'est beau Hué la nuit mais Clélia a un but et elle est pressée de l'atteindre. Elle pense que le motobyker veut seulement rallonger la course pour se faire plus de money. C'est de bonne guerre, OK, bénies soient les leçons de marchandage prises avec Olivier sur le petit marché des bords de la rivière. C'est ce qu'elle se dit tandis que la moto mène son interminable digression. A l'arrivée devant l'hôtel Loan, le motobyker passe à l'offensive, réclamant pour sa divagation une somme extravagante que Claire refuse de payer. Elle sort de sa poche une liasse de billets de dongs qu’elle tend à l’homme. L'homme repousse sa main et mouline sa colère avec ses bras de cuir. Se surprenant elle-même, la femme ne se laisse pas impressionner. Elle invective l'homme en anglais et menace d'appeler la police. Instantanément, l'homme se calme, prend la liasse de billets qui flotte à sa portée. L'affaire conclue, chacun va son chemin. Clélia se dirige vers la pension de famille qu'elle voit au bout de l'impasse. Son pas se fait ample, apaisé, comme la respiration dans le sommeil. L'entrée se rapproche. Marchant sur un nuage, Clélia est presque joyeuse.
Soudain, la femme est là, devant elle, allongeant son ombre sur elle. La pirate de la mer de Chine. Comme une pieuvre, elle prend Clélia dans les tentacules de ses bras et l'entraîne au fond de son antre. C'est une sorte d’appentis, avec une paillasse nue au-dessus de laquelle pend une de ces lanternes de papier que fabriquent les handicapés de Ho Ian, le village balnéaire très fréquenté des environs de Da-Nang. Des bruits montent d'une caisse rangée tout au fond du réduit. La femme fait signe à l'autre femme d'aller voir. Clélia s'avance, courbée en deux pour ne pas se cogner la tête au plafond. Elle se méfie autant de la caisse qui est devant elle que de la pirate qui la suit. Si c'est traquenard, elle est perdue car qui va savoir qu'elle est là. Parvenue à la caisse, la surplombant, elle voit. Il y a un chien. Pas un de ces petits chiens asiatiques qui vivent au Vietnam, totalement libres, sans laisse, sans autre niche que la maison de leurs maîtres. Non, un chien de grande race, de ceux qui sont élevés comme animaux à viande. Il dort. A son cou, un collier en ficelle et une médaille marquée au nom de "babi". La pirate est radieuse. Elle dit des mots que Clélia ne comprend pas mais qui contiennent toute la joie, toute la fierté de d’une mère. Car babi est bien son enfant, adopté dans la solitude et la marginalité de l'impasse. C'est pour Clélia un moment de terrible acuité que ce moment où elle prend conscience qu'il faut traverser le miroir des apparences pour se retrouver soi. Elle s'incline devant la femme et lui tend la photo de son fils qui, depuis des années l'accompagne partout. Elle lui tend la photo « à la vietnamienne », c'est-à-dire en la tenant à deux mains, signe de révérence envers une personne respectable.
Les deux femmes sont assises l’une à côté de l’autre sur le bord du trottoir lorsque arrive l'ambulance. C'est l'ambulance rattachée au QG du festival. Ensemble, elles suivent des yeux le véhicule jusqu'à l'endroit où il s'arrête. Juste devant elles. D'un bond, elles sont debout. Les infirmiers passent devant elles en trombe, poussant une civière. Ils vont jusqu'au bout de l'impasse, s'engouffrent dans l'hôtel, reviennent avec la civière chargée d'un corps. Dès qu'elle a identifié Olivier, Clélia Rivière se met à la remorque de l'équipage. Une angoisse sourde lui ligote les membres. A l'ambulancier qui lui demande si elle est de la famille, elle dit : - «Oui, je suis sa mère.»
Elle embarque dans l'ambulance. Olivier gît sur la civière. Il a le visage rouge, gonflé. La femme se précipite : - «Mon pauvre petit, il t'a massacré, Tao, le petit fumier. Le salaud». L'infirmier : - «Mais, qu'est-ce que vous dites, vous êtes folle ? Ce ne sont pas des traces de coups, il fait une allergie. Sûrement une allergie à la laque : regardez les cloques et les vésicules qui sont en train de se former. Et ses mains, elles sont couvertes d’eczéma ».
Se penchant sur lui : - «Tiens … qu’est-ce qu’il a dans la main ?»
L’infirmier desserre les doigts du garçon et voit : un objet racorni, comme rongé … un bout de carambole.
Comme Clélia lui prend les mains, Olivier ouvre les yeux, la reconnaît, lui dit en hachant ses mots comme une radio qui perd son signal par intermittence : - «Maman ... çà brûle ... ton éventail, My me l'a donné.»
L'infirmier, lui mettant le masque à oxygène : - « Je trouve qu'il respire mal. Je ne sais pas comment il a fait son compte mais il s'en est pris jusque dans les poumons.»
Dans la salle d'attente de l'hôpital, Clélia feuillette le document que lui a laissé l'infirmier pour la faire patienter utile - pour lui comme pour elle car il la sent investie, investigatrice. Le document est une brochure technique.
Dans la collection « Les techniques traditionnelles asiatiques » : « La laque ». Le terme laque provient du sanscrit "Lakh" qui signifie brillant, lumineux. Il a donné le mot arabe Lakk qui est devenu laque en Occident quand les premiers objets laqués y sont arrivés au retour des croisades. Le terme sanscrit définit une certaine qualité de lumière, donc de clarté. Les initiés disent qu’un laque - le mot laque est féminin quand il désigne la matière mais il est masculin quant il désigne l’objet laqué - Les initiés disent qu’un laque est comme le ciel durant la nuit, qu’il peut être de couleur très sombre mais cependant très clair dans son éclat, comme s’il avait une lumière intérieure. Ils emploient des expressions telles que « confus comme l’eau boueuse », « mêlé comme un étang boueux », « sans plus de transparence que l’opacité même », « obscurs comme l’eau trouble ». La technique traditionnelle de la laque est donc presque une mystique, une initiation qui demande minutie et patience, vertus existentielles de la culture asiatique. Elle se fait à partir de la laque. La laque est un suc laiteux qui provient du laquier, un arbre de la famille des toxidendrons qui ressemble au figuier. Ce lait est l'équivalent du latex pour le caoutchouc. Avec l'ajout de quelques autres produits, il devient une résine que l'on utilise crue ou cuite dans la technique de la laque. Cette technique se fait au départ d’un support de bois, soit une plaque, soit un objet et comprend une opération plusieurs fois répétée. Cette opération consiste à apposer une couche de laque sur le support, à la polir pour obtenir un lissé parfait et à le mettre sécher dans une sorte de chaudière à vapeur. Une laque de bonne qualité peut compter une trentaine de couches. La dernière est constituée d’une laque très fine soigneusement poncée pour recevoir le décor final. Les décorations principales sont les feuilles d’or et d’argent, les pierres taillées semi-précieuses, la nacre, la coquille d’oeuf ou les écailles de tortues (aujourd’hui interdites car la tortue est une espèce protégée). Mise en garde : la laque contient de l'urushiol, une substance allergisante qui provoque démangeaisons, dermatites, eczéma, érythème, cloques et vésicules, avec risques d'infections secondaires par grattage. Il arrive aussi parfois que les poumons soient touchés lorsqu'il y a inhalation mais c'est rare, le plus souvent la contamination se fait par contact. La substance étant très prégnante, sa toxicité est persistante, c'est pourquoi il est impératif de laver les objets contaminés.
Olivier a des lésions aux poumons. Il doit être rapatrié. Clélia lui a ramené ses affaires qu'elle a ramassées dans tous les lieux qui jalonnaient sa vie vietnamienne: la pension Loan, le Phuong Nam, la galerie de Long, le QG du festival ... Ils se reverront en France, ils se le sont promis. En attendant, la femme se sent seule, vide. Elle a perdu le fil de sa présence à Hué. Qu'est-ce qu'elle fait là, en pleine nuit, sur les gradins du parc Thin Tam, à regarder un spectacle de marionnettes sur l'eau. Un homme vient s'asseoir à côté d'elle. Un vieil homme, petit, osseux, sec comme un bout de bois. Il ramasse ses jambes sous lui, s'entoure de ses bras, s'y amenuise, se réduit tellement qu'il finit par n'être pas plus grand qu'un enfant. Le spectacle se déroule, racontant des histoires de paysans vivant dans les marécages et les rizières, des histoires peuplées de dragons et de buffles, de pêcheurs et de musiciens. Des histoires universelles. Clélia ne voit rien, n'entend rien. Elle se dit qu'elle va partir aussi. Rassembler ses affaires, son ordinateur, ses livres ... Déjà, elle a récupéré son éventail. Il est dans sa main, déployé. Il n'est plus très propre. A passer ainsi de main en main, il s'est sali. Une traînée noirâtre, un peu grasse, court le long d'une pliure. Ce sera difficile à ravoir, se dit-elle, et si je le lave, il perdra les souvenirs qui s’y rattachent ... My qui le tient devant le marchand d’oiseau, qui le donne à Olivier, comme un gage qui les lient tous les trois … Des images tombent dans ses yeux ... des objets qui flottent sur l'eau, des hommes troncs dont les jambes disparaissent dans l'eau, des hommes qui manipulent des marionnettes. FIN Cette histoire a été écrite à partir de mon voyage au Vietnam avec l’association « La rencontre de l’autre », de Donzy-le-National, en Bourgogne. Elle est librement inspirée de personnes et de lieux existants qui ont été utilisés comme support de mon imaginaire. Les prénoms ont été choisis en fonction de leur signification :
Tao signifie Création Long Dragon My Belle Clélia la femme du silence Olivier l’homme inquiet
Quelques explications sur la nomenclature des pneus de vélo et conseils? English translation pending
Bonjour à tous,
Mes pneus ont des craquelures à la base des dessins, mais ces derniers sont toujours bien présents. Néanmoins, comme mes pneus datent de plusieurs années, je compte les changer.
Je n'y connais presque rien en mécanique, mais je m'informe ;-) j'ai déjà appris pas mal de trucs en lisant un bouquin sur la réparation/entretien du vélo. Bref je pensais avoir des roues de 26" et cela se confirme (je pense lol) avec ce que j'ai lu sur mes pneus actuels : Pneu avant : 26x1.75 Pneu arrière : 26x1.9 (50-559)
Je présume que 26, c'est pour 26 pouces et que le 1.75 c'est l'épaisseur ?! Par contre, que représente les (50-559) ?
Est-ce normal d'avoir 2 pneus différents à l'avant et à l'arrière ?
J'ai vu que la pression des pneus de VTT étaient entre 4 & 5. Par contre les pneus routes montaient beaucoup plus. Ne dit on pas qu'il faut avoir les pneus très gonflés quand on voyage ?
J'ai vu aussi que les pneus schwalbe marathon supportait +- 120 kg. Je présume qu'il faut calculer : mon poids + poids du vélo + poids des bagages ... ou bien on s'en fiche et ca doit tenir ?
Dernière question, je vois aussi des pneus 700x35 ??? à quoi cela correspond ?
Un tout grand merci pour vos réponses !
Thierry
Mes pneus ont des craquelures à la base des dessins, mais ces derniers sont toujours bien présents. Néanmoins, comme mes pneus datent de plusieurs années, je compte les changer.
Je n'y connais presque rien en mécanique, mais je m'informe ;-) j'ai déjà appris pas mal de trucs en lisant un bouquin sur la réparation/entretien du vélo. Bref je pensais avoir des roues de 26" et cela se confirme (je pense lol) avec ce que j'ai lu sur mes pneus actuels : Pneu avant : 26x1.75 Pneu arrière : 26x1.9 (50-559)
Je présume que 26, c'est pour 26 pouces et que le 1.75 c'est l'épaisseur ?! Par contre, que représente les (50-559) ?
Est-ce normal d'avoir 2 pneus différents à l'avant et à l'arrière ?
J'ai vu que la pression des pneus de VTT étaient entre 4 & 5. Par contre les pneus routes montaient beaucoup plus. Ne dit on pas qu'il faut avoir les pneus très gonflés quand on voyage ?
J'ai vu aussi que les pneus schwalbe marathon supportait +- 120 kg. Je présume qu'il faut calculer : mon poids + poids du vélo + poids des bagages ... ou bien on s'en fiche et ca doit tenir ?
Dernière question, je vois aussi des pneus 700x35 ??? à quoi cela correspond ?
Un tout grand merci pour vos réponses !
Thierry
Bali et Sulawesi (juillet 2007) English translation pending
Genève, le 7 juillet 2007
"24 heures chrono avant le départ" Hahaha!!!! Mon sac est presque prêt..je suis trop chargé comme d'hab... Pourtant deux t-shirt, deux shorts et deux chemises, c'ets pas beaucoup pour presque un mois .... mais bon on verra... no panic... ce qui m'emmerde c'est de ne pas pouvoir ramener de choses mais bon....on verra!!!!! Le plan de vol; Départ de Genève pour Zurich à 0755. Puis Zh -Doha au Qatar à 1155 pour une durée de 6heures. Arrivée à 1855 Départ de Doha pour Denpassar à Bali à 2320. Durée 12 heures. Arrivée à 1605 sur palce. Attention, décallage de 8 heures si je ne me trompe pas... Trois jours plus tard, soit le jeudi 12 juillet je quitte Denpassar en avion pour Ujung Pandang à Sulawesi. Je compte remonter jusqu'à Rantepao et visiter le pays Toraja. Puis de remonter vers le norddirection Poso et les ìles Togian...Cett région n'étant pas trop sûre je dois vérifier encore auprès du DFAE ( l'ami à Marie...celui qu'elle connait bien...le chef du DFAE!!!!!) et bien sûr me renseigner auprès d'autres voyageurs... c'est l'objectif de ces trois premiers jours que je vais passer à Kuta.J'ai reservé une chambre au Bendesa accomodation...et comble du luxe, ils viennent me chercher à l'aéroport!!!!!! 15 jours plus tard ce sera le retour sur Bali puis une semaine de vadrouille en moto à travaers l'île. Je veux aller à Ubud et qui sait prendre peut-être un cours de cuisine indonésienne.... Allez tous à vos commentaires!!! Besos!!! Vous me manquez déjà.... ah oui pour ceux pour qui la géo est du chinois, j'ai mis une carte ou deux..... ah pis ça a rien à voir mais j'ai rajouté quelques photos de moi jeune comme ça vous m'oubliez pô!!!!
Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!
Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????
Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde
Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!
Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...
Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!
PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!
Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...
Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!
Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...
Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!
Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!
Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..
Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..
Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...
Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!
Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...
Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos
Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...
Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...
A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...
A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..
Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
Doha- Qatar, le 8 juillet 1830 a Geneve. Une heure de plus a Doha au Qatar. Apres six heures de vol, je viens de debarquer pour une courte escale de trois heures avant de reprendre le periple direction Bali et ses 12 heures de vol... Il fait 28 degres..... je vais me balader un peu dans cet aeroport qui ma tout l air d etre un temple de la consommation.... Pour l-heure tout va bien mais vous me manquez.....Bien fait pour moi.... Kuta le 10 juillet 2007 Eh ben j vous raconte pas la big nuit de sommeil que je me suis faite...Bestiale et indispensable..Le Bendesa accomodation est a reccomander absolument..je donne les coordonnees a qui les veut. Les gens sont absolument adorabls et pas chiants...Pourtant je pense que je suis dans un des endroits les plus touristiques de Bali: Kuta et ses australiens, Kuta et ses surfeurs, Kuta et ses contrefacons...mais bon pour ces deux premiers jours ca me fait vraiment vacances a la cool, piscine, plage, petits achats et plongee dans la nouritture locale. Hier soir j ai mange un bapi kecap. C est du porc avec du riz et des epices.. j en ai eu pour 6 francs suisses...c est vous dire... Ce matin apres le ptit dej' jai file a la plage ou je me suis ramasse un magnifique Ku (ta) de soleil...hahaha... bien fait me direz vous, vous qui geley dans vos lointaines contrees... J ai loue un matelas en esperant bouquiner tranquillement mais tu parles...c est un vendeur apres la utre mais c est marrant quand meme... une mangue plus tard et un tour a l hotel je me suis rendu compte que j avais oublie d aller manger... decalage sans doute... alors ce soir c est le japonais du Routard qui m appelle... Par contre ce soir au couche de soleil c etait magnifique. non pas le soleil mais la foule, nos amis les surfeurs encore eux mais surtout les familles balinaises au grand complet... je me suis regale de photos de gens.... va falloir que je change de bureau, y aura bientot plus de place... Finalment les doutes que j avais au depart sr quoi faire pendant ce voyage se dissipent peu a peu.. tout a l air extremement simple. Il suffit de laisser faire les choses et lles s imbriquent entre elles. Demain je me refait un programme a la tranquille-emile et jeudi matin, depart pour l aventure a sulawesi. je vise un hotel du routard a ujung padang pour la premiere nuit pui de prendre le bus de nuit pour Rantepao, la capitale du pays toraja. Messag por mes soeurs su elles me lisent: ce n est pas la qu ils coupent les tetes... Allez, j ai la dalle... lachez vos comm ca me fait plaisir de les lire.. Eh Marie, j t ai reconnu!!!!! Par contre, pas de nouvelles de Sacha...je trouve ca un peu dur...mais bon... Bisou a tous!!!!
Kuta, le 11 juillet 2007 ben ca alors...ca me fait presque drole de parler ou plutot ecrire en francais... ici il y en a pas...et non les chapions du monde ne viennent pas jusqu ici...hehe... alors je pratique mon anglais...faut dire que le matin je le parle super bien, apres la plage et les coups de soleil, c est plus difficile mais le soir en plaine digestion c est carrement du chinois...mais bon ils me comprennent c est l essentiel et sinon ils font semblant et ils se marrent... ..hier j ai mange des sushis, .... c etait tellement bon que jy suis retourne ce soir... a midi je me suis dcouvert une gargotte toute paumee ou l ons ervait un nasi goreng d enfer...genial.... Bon faut que je me calme, y a un surfer blond decolore qui s est installe sur l ordi a cote de moi... il a pas l air doue...pourtant surfer c est sa specialite... j suis mechant mais faut les voir le soir quand ils sont bourres...bon c est comme partout.... C est ca aussi Kuta et je suis content de partir demain parce que c etait cool pour demarrer mais la j ai envie de passer a autre chose. Donc je me leve a 0630 et depart pour laeroport a0730...une heure de vol et j arrive a Macassar ou je vise l hotel des routards du guide...moche mais une mine d or de renseignements... on verra. je compte passer une journee la bas et prendre le bus de nuit pour le pays toraja et sa capitale Rantepao.... C est super cool pour moi de vous lire... et hop....le surfeur vient de sauter une page... hahaha, , , , zy va s noyer le con et gloups et gloups.... koi moi....jalux.... d une blondasse decoloree.... plutot faire la planche oui... Besos a tout le monde...Marie merci pour les news de papa... Pour Sacha, je ne sais pas...????
Makassar- Sulawesi, le 12 juillet 2007 Dur dur le reveil ce matin... j ai pas reussi a dormir presque de la nuit... alors ce matin...le vol, court mais agite... Je suis donc sur l ile de Sulawesi... Sur la carte c est ce gros morceau en forme de K!!! A l arrivee, un chauffeur de taxi qui ne parle que la langue locale et nous voila parti pour presque une heure de delire sur route jusqu a la mythique Makassar, ville de pirates et d epices... L hotel est super cool...6 francs pour la chambre...ok, ok j entends les ronchons, t as pas de fenetres, les chiottes et la douche sont a l etage...et alors...c est cool quand meme et les gens sont super gentils.... pour tout vous dire, j ai l impression d etre le seule blanc de toute la ville... pas vu un seul gringo...ca change de Kuta... mais c est hard quand meme...c est vraiment la ville portuaire, canaille...ou t as envie de rester pour ecrire un bouquin...noir.... J ai fait mon premier tour en Becak... C est en fait une fragile cabine fixee a l avant d un tricycle...oui oui j ai bien dit a l avant... ca te donne l impression d une mort imminente a chaque approche d un fou du volant ce qui est une race en pleine expansion ici... par contre c est bestial pour se promener, faire des photos... Je suis alle visiter d abord le Fort Rotterdam...vestige de la colonisation hollandaise. A chier, moche et nul...mais par contre j y ai fait de droles de rencontres.. d abord un prof-guide local-guide spirituel musulman aussi. On a discute un long moment et c etait tres interessant... ici c est les gens qui t offrent a boire...incroyable non... Il parlait un anglais parfait... Il m a file plein de tuyaux pour la suite de mon voyage...des adresses...gratos... Puis j ai fait la connaiassance d Udin, un guide qui lui, parlait italien...presque parfaitement, puis est arrive un pote a eux qu on aurait dit un peruvien et qui parlait parfaitement mais absolument genialement l espagnol et un peu le catalan! Ca c etait Beso... a mourir... je n arrivais plus a decoller tellement que c etait drole.... Finalement un vieux pedaleur m a conduit au vieux port marchand ou le pauvre a du envier les tapettes qui font le Tour de France parce que me pousser moi c est pas de la tarte... et c etait long...mais les photos sont cool... Finalement je suis alle sur la Croisette locale voir se coucher le soleil et me perdre dans des ruelles sans lumieres pour trouver la perle des restaurants de poissons grilles... le Turi. J ai mange, niam niam, un Poisson noimme MILK FISH ou poisson sans arete... bestial... super copieux j ai pas pu finir pour un prix encore un fois miserable... Finalement ce qui m etonne le plus c est le sourire et la gentillesse des gens... tout le monde le dit mais c est vrai... tu marches dans la rue tout le monde t appelle: MisterMister!!!! et te disent bonjour... Meme les flics ils passent en voiture et klaxonnent avec le sourire pour te saluer... Bon peut etre j ai une arete de poisson collee au dos et c est la fete.... hahaha Demain a 2200 je prends le Bus pour Rantepao. Le voyage se fait de nuit donc j espere...dormir dans le bus...tu parles on verra... Merci pour vos comm qui me font toujours plaisir... J ai pense a mon retour continuer a ecrire comme si j etais encore en Indonesie...je suis devenu accro...Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii Besitos... Non Marie...pas de news....J sms... Makassar-Sulawesi, vendredi 13 juillet Nom de Dieu...moi qui voulais dormir ce matin... a 0630 les gens commencaient a dejeuner...et a cote de ma porte... bon pas grave... je me suis rendormi un peu et traine dans ma cellulle jusqu a 0900.. Ce matin en discutant avec la patronne du l hotel et son ami, j ai palnifie un peu mon sejour a sulawesi....en commencant par la fin... Je passerai les4 derniers jours sur les iles Toggian, au black Marlin...cherhce sur Google si vous voulez voir...c est magique...le luxe total pour moins de 30 chf par jour...bon j arrete de oparler fric parce qu ici ca na aucune mesure avec ce qu on connait et donc ca frise l indecence parfois... Bref apres ces trois jours aux Toggian je reprends le bateau de ligne pour Gorontalo au nord puis le lendemain l avion pour Makassar et enfin le meme jour mon vol pour Bali... Compris ? Non? Ben vous avez que relire, non? Je vais pas vous l explqiuer a nouveau... cest a la minute le net... non mais... Drole de journee aujourd hui. Il y a l hotel un jeune, Henrik, qui est ami avec les patrons. Il fait un stage dans le tourisme et je l ai pris avec moi pour visiter les chutes de Bantimurung... Je ne vous parle pas du lieu parce que bon c eatit pas trop spectaculaire.. par contre on a mis 2 heures trente pour aller et la meme chose pour revenir... Ca, c etait long mais drole...on l a fait en Bemo, ces miniscules minibus locaux.. Les gens sont hilares quand ils me voient.. deja que je parle pas le Bahasa, qui est la langue commune a toute l Indonesie, alors le Sulawesien, j te dis pas... alors pour les faire rire je repete apres eux... et eux ils se pissent aux culottes... je n ai pas de peine a imaginer ce qu ils me font dire... Dans deux heures, je prends le bus de nuit pour Rantepao dans le pays Toraja. J ai une adresse la bas... et j espere pouvoir me poser trois ou quatre jours et louer un scooter.. je me rends compte qu avec mon sac a dos ca va etre dur de me deplacer en scoot. alors vaut mieux que je sois localise quelque part et bouger depuis la... je me suis renseigne sur la region de Poso, celle qui m inquietait un peu...Il semblerait que les troubles font partie du passe... Je vais quand meme prendre toutes mes precautions et me renseigner a Rantepao encore... J espere pouvoir vous ecrire encore des demain... Vous arrivez a lire parce qu ici je ne trouve pas les accents ni d autres signes.... Merci pour vos chouettes comm, c est trop genial de vous lire... en tout cas j ai de bonnes adresses pour qui veut venir... la gentillesse des gens vaut a elle seule le deplacement... Besitos.... Marie, c est bon on s est sms avec Fiston... Rantepao-Pays Toraja, samedi 14 juillet 2007 Hier soir, quand j ai pris le Bemo de l hotel a la gare routiere je me suis dit que ce ne serait pas simple...J ai eu le nez fin... Deja, certines personnes quand elles me voyaient dans le bemo refusaient de monter... c est deja ariive l apres midi... elles avaient peur.... Du coup le soir ce chauffeur m a laisse a une autre station de bus que celle a laquelle je devais me rendre... c est la premeire fois depuis mon arrivee que j ai mentalement injurie quelqu un... pa grave une moto ma pris et charge comme un mulet je suis arrive a l heure... Premiere surprise, ils ont sorti tout le cablage et sont en train de reparer.. Bon un peu plus tard nous partons quand meme et ... a lheure... Donc je confirme, la compagnie de bus Bintang Prima, comme la Litha offre des bus climatise ou il y a des sieges-lits... encre faut il pouvoir y dormir... Mais bon c est super confortable quand meme.. Toutes les deux heures, les six autocars s arretent pour faire une pause..premiere suprise: je suis le seul blanc.... Mais bon pas grave... de toutes manieres je conseille le voyage de nuit parce que voir le danger en face de jour....non merci!!!! C est vriament des malades du volant...j ai jamais vu cela...vaut mieux fermer les yeux et prier....ou dormir... Bref, nous sommes arrives vers 0600. C etait completement brumeux... Je descends du bus en ayant choisi un hebergement 5 minutes avant dans mon routard... Un gars chevelu m aborde en me demandant ou je vais...je me mefie... Il me dit: tu es Antonio, t es suisse? Je suis surtout surpris.... En fait le patron de l hotel de hier soir, le Legend l a appelle. C est un copain et lui a dit que j arrivais ...si je cherchais un guide il pouvait etre celui la... Ca tombe bien... On va a l hotel....Genial!!!! Je suis raide je vais juste faire un petite sieste.....de deux heures trente.... Onboit un cafe avec Youssouf, mon guide et on negocie le prix.... Correct: cent balles pour trois jours... On demarre tout de suite, il y a un mariage assez surprenant auquel il aimerait m amener... Effectivement, c est un suisse qui epouse traditionnellement une fille du pays, une Toraja. On monte dans un bemo puis dans un deuxieme.... Ca grimpe de village en village, au travers de rizieres et de forets de bambous...les maisons Torajas avec leurs toits incurves vers le haut...Cela signifie selon la tradition: tu viens du ciel et tu retourneras au ciel... c est aussi pour que les enfants se rappellent de leurs ancetres qui eux naviguaient.... J avoue que j etais un peu gene d etre la sans y etre invite...mais c est comme ca, tout le village etait present, des centaines de personnes, enfants viellards, dignitaires.... C etait bizarre de parler francais... Une partie des familles suisses, francaises etaient presente...en habits traditionnels Torajas, sil vous plait.... Bref, une belle ceremonie, faite de danses, de chansons...et oui mon guide a chante Aline et Guantanamera...( on croit rever!!!!) Puis apres le repas, tous les villageois sont partis rapidement... J ai aussi ete surpris du fait que les gens n applaudissent pas apres une prestation...c est comme ca... On en a profite aussi avec Youssouff... Bon la descente on l a fait a pied en chantant a travers les rizieres ces chansons preferees, c est a dire ABBA.... et oui...les rizieres, les maisons Torajas au toit incurve vers le haut, les bambous...et deux couillons en train de chanter: Money, Money, Money.....ou Fernando... Bref on s est bien marre.... On a bu un jus de Terung Belanda (tamarillo) au bistrot et la je rentre me doucher et rejoindre Youssouf pour un papiong ( porc cuit au bambou)... Je reserve ce soir mes trois jours sur les iles Toggian... ca va etrre bestial... tout colle: le bateau qui me ramene apres sur Gorontalo ou je reprends l avion pour Makassar le jeudi 26... tout est en ordre...c est incroyable.... Demain c est tour dans les villages alentours et marches..combats de coq... Lundi on va a une ceremonie funeraire.... je vous raconte tout ca demain..... Merci pour vos comm! Special thanks to Maflo qui est en Thailande!!!! Besitos a tout le monde
Rantepao- Pays Toraja, le dimanche 15 juillet 2007 Bon ben hier soir j ai pas retrouve le bistrot ou on avait rendez vous avec Youssouf.. Il faisaitt tellement noir que je me suis mis a tourner en rond dans le bled... Finalement je me suis pose dans en desespoir de cause dans un petit warung (resto familial) pour un Bakhso babi, soit des boulettes de porc avec des nouilles et du riz dans cuit dans du lait de coco enroule dans une feuille de.. de de....... je sais plus...banane sans doute... delicieux...j allais commencer a manger quand est apparu mon guide...il me cherchait et etait inquet! On a mange ensemble en regardant la demie finale de la coupe d asie opposant l indonesie a l arabie saoudite... a la fin du repas on est quand meme alle au bistrot dont j avais pas note le nom( pas bien!!!) pour un dernier the au gingembre...hummmm delicieux... En rentrant j ai regarde la fin du match avec des indo du coin...a la 92 eme les arabes ont marque....ils ont du penser que je leur portait malheur...Les indo pas les arabes qui m invitent d ors et deja l an prochain pour les vacances!!!
Ce matin depart a 0900. Nous nous arretons d abord au petit marche local qui borde la chemin de mon warung ( sorte d hotel). J adore les marches locaux!!! Puis depart pour Lemo. Nous visitons un des endroits ou les tombes dans les roches sont les mieux conservees... Vous verrez les photos... Des trous sont creuses profondemment dans la paroi...On y place les membres d une meme famille. Puis une petite porte en bois sculpte clos l endroit. Parfois, des personnes malintentionnees volent ces portes pour les vendre a des antiquaires ou dans les marches... Puis des Tau Tau sont fabriques. Ce sont des statues de bois represantant le defunt. Ces statues sont placees a meme la falaise et regardent les visiteurs depuis leur balcon... Puis nous avons repris notre bal de bemos...direction Kambira et les tombes des enfants. Il reste peu d endroit comme celui ci aussi bien conserve. Les enfants morts de moins de trois mois sont confies au tronc de l arbre. Ainsi places dans son tronc, ils vont continuer a grandir avec celui ci... Cet arbre etait place dans un magnifique petite foret de bambous......geants!! Nous avons continue notre longue marche a travers les rizieres vers un endroit ignore du tourisme car eloigne de tout. Tapamgalo et sa grotte cimetiere aux cranes et aux Pau Pau...Impressionnant et finalement cette balade etait tres apaisante. En traversant un village dont j ai oublie le nom, notre bemo s est trouve coince par la foule. Des combats de buffles etaient organuses en l honneur d un celebre defunt. Bon c est un peu comme les combats de reine en un peu plus gore.. Ils avait deja decoupe une bete et vendaient les morceaux...Les tripes etait ouvertes dans l herbe et les mouches se regalaient...Je confirme, les buffles sont herbivores... Tant mieux ca pue moins!!! Ce qui etait le plus drole dans tout cela c est les rires en forme de moquerie quand les betes refusaient le combat.. Finalement apres deux trois echaufourees, l une d elle a finalement pris la fuite poursuivie par son adversaire..Cela au milieu des spectateurs, des voitures et a vive allure..J etais content d etre un peu plus loin et pouvoir faire le brave en riant de tout ca... Au retour, nous etions 14 dans le meme vehicule!!! Les bemos ici sont des 4|4...14 c est pas mal croyez moi mais ca fait rire tout le monde, tout le monde est content alors...... Demain, buffles egorges aux funerailles, puis marche de Bolu qui a lieu les lundis. On y vend justement des cochons, des buffles ( encore vivants), etc...je dois me racheter un petit sac a dos, le mien a rendu l ame...egroge lui aussi... Apres, nous irons parier aux combats de coqs... Vous n entendez pas mais j ai le muezzin qui hurle a cote et moi je tape de plus en plus fort comme si vous me lisiez mieux...
Hier j etais super optimiste quand a la suite du voyage mais ca s est complique durant la soiree... En effet, il n y a pas de bateau qui puisse me conduire a Gorontalo pour reprendre mon avion le jour J. J ai du changer mes plans et vraiment ils sont super demmerdes et ne te laissent pas tomber. Ils ont pu me changer mon billet pour un autre aeroport de maniere a ce que je puisse quand meme faire mes trois jours de plage sur les iles Toggian.. Cela m a coute la coquette somme de 40 francs quand meme.... Je vais me taper de longues distances en bus local mais c est cool quand meme...Le seul hic c est qu ils ne parlent pratiquement pas l anglais et mon bahasa se limite a trois mots et demi alors on verra bien.... En tout cas, ils se sont plies en quatre pour me faire arriver a bon port. On a envoye par le bus de nuit, les sous, une copie de mon passeport et mon billet d avion desormais inutile a l hotel Legend a Macassar. Ceux ci me renvoie demain matin par le bus de jour mon nouveau billet d avion... Alors ce soir, je vais enfin manger mon Papiong au restaurant Rimiko ( client d oeil a Cathy qui adore cet endroit)!!! Voila, je suis raide mais c est toujours aussi cool... Bisoux a tout le monde!!!!
PS: merci Sacha pour ton petit mot... Bon voyage a vous et bonne suite...Moi aussi JT. Et oui, les sms fonctionnent puisque je t en ai envoye...hehehe.... Besos!!! Fais un bisou a nostra terra!!!! Visca Daimus!!!!
Rantepao-Pays toraja, le 16 juillet 2007 Ahhhhh...j ai dormi comme un roi.... Ce matin apres le ptit dej, depart a huit heures pour une ceremonie funeraire... En fait nous n allons pas assister a toute la ceremonie qui se deroule sur plusieurs jours...Aujourd hui c est le jour du sacrifice des buffles... Ceux ci sont sacres... Ils sont les facilitateurs pour le passage de l ame du defunt vers sa nouvelle vie. Tout Toraja n economise que pour les funerailles. Les montants engages a ce moment la sont enormes. Un buffle peut couter jusqu a plusieurs dizaines de millions de roupies soit plusieurs milliers de nos francs... a cela il faut ajouter les musiciens, les pretres, etc.... Quand nous arrivons nous sommes accueillis par la famille qui nous installe sous un couvert...Nous rentrons mon guide et moi pieds nus et on nous sert du cafe et des gateaux deliceiux tels que des Toris, des batonnets de riz frit avec du sucre de palomo, le cake national a base de poudre de tapioca ainsi que des Sagon cake ou bagiak fait des troncs des palmiers. Enfin, c est ce que j ai cru comprendre...en tout cas c etait fameux... J ai remis comme convenu mon present au representant de la famille: une cartouche de Kretek, les cigarettes locales a base de clous de girofles. Puis nous avons fait la connaissance d une equipe de la television andalouse, Telesur, qui tournait un reportage sur l Indonesie... Enfin, apres avoir presente les 15 betes et decide d en epargner une qui sera donnee vivante aux oeuvres de bienfaisance, les autres sont amenees sur l esplanade. Elles sont enormes et super impressionnantes. Certaines agressives et on le comprend. Elles sont tenues par une corde. Soudain s approche un homme muni de son couteau de sacrifice, il saisit la bete par les naseaux, l obligeant a relever la tete puis d un coup sec, lui tranche la gorge. Le sang jaillit a gros bouillon et si tout se passe bien, l animal s affaisse immediatement. Seulement d apres les gens du village, quelqu un avait pratique la magie noire de facon a compliquer la ceremonie. Les betes resistent longtemps, debout, le coup tranche, le sang ne cessant de couler en poussant de beuglements desesperes et s agitant si fort qu elles en augmentent l ouverture de leur blessure. Un peu gore tout de meme... L etre humain est ainsi fait que j ai filme tout cela avec mon portable. Je n ai pas encore revu les images mais elles ne seront pas faciles a voir... Une fois mortes, les peaux des buffles sont retires comme une chaussette puis la viande decoupee et distribuee... Voila pour cette premier partie de matinee...Puisse l ame du defunt voyager en paix apres cela! Nous avons profite du vehicule des deux reporteuses pour aller aux marche. C est le lundi que sont vendus les buffles et les cochons egalement. Je pense que les photos sont sublimes car ce sont des animaux majestueux. Nul doute que les Torajas les venerent meme si leur mise a mort peut etre impressionnante pour nous occidentaux. Par contre les tits cochonnets attaches en ligne, ficeles tels des saucissons qu ils vont devenir....c est salaud...j mangerais plus jamais du citterio de a meme maniere!!Ils couinaient les gorets tels des betes... surtout quand ils etaient vendus et qu ils etaient transportes a dos d homme sur leur bambous...Ils criaient: On veut pas, on veut pas, dev'nir des cipolattas, c est fini, c est fini, le bon temps des salamis!!!! La manf des gorets a ete dissoute par les forces l ordre et ils ont ete sommes de redevenir de bons jambonnots... Le marche local etait geant aussi. J en ai profite pour faire une affaire et acheter un nouveau petit sac a dos car le mien a rendu l ame...5 francs le sac... super affaire qui a dure l apres midi et que j ai du amener recoudre vers un cordonnier car il lachait deja...hahaha...bien fait pour moi...p'tain.... le muezzin a nouveau!!!!! Allez je tape plus fort sur mon clavier. Nous sommes alle manger a midi dans un village ou etaient organises des combats de coqs. C est vrai que c est violent mais ce qu il y a de plus impressionnant c est l etat d excitation des parieurs et des......parieuses!!!! Ca hurle de partout en agitant le pognon... et pas des petites sommes, des liasses entieres pouvant aller jusqu au million! Le Toraja est tres parieur!!! Au cri de: Beke ou de Songko designant l un ou l autre des combattants emplumes.... J avoue que je me suis laisse prendre au jeu...Faut dire que Youssouf est un malade qui pendant le combat, parle en faisant certainement des incantations pour ne pas perdre sa fortune. Pas de bol, Tonin, le gallo primero est passe par la! J ai parie...plusieurs fois...et j ai GAGNEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEE !!!!!!!! 200'000 roupies...Une fortune! 28 balles mais bon ca ma paye la difference du billet d avion....J y serais bien reste un peu mais je ne sais pas pourquoi mais mon guide commencait a trouver cela ennuyeux... hehehe.... Nous avons fini la journee dans un village qui a conserve son habitat traditionnel. C est vrai que beaucoup de touristes y vont mais c etait beau de voir les artisans travailler le bois... ce sont vraiment des artistes... Nous avons revu des cerceuils suspendus a la falaise puis j ai pu visiter une maison Toraja. Il y avait un vieux monsieur de 86 ans qui buvait son cafe et fumait ses cigarettes... Les habitations sont composees de trois pieces et dirigees du nord au sud. La Sali est la piece du milieu. Elle sert de cuisine et peut servir de chambre a coucher des enfants et de la famille. La Tangdok est sur la partie frontale de la maison, dirigee vers le nord. C est la piece des invites ou des enfants. La Sumbung est au sud. C est la chambre des parents ou des personnes malades. Elle sert aussi pour les personnes decedees avant leur transfert aux funerailles ou leur lieu d attente avant celle ci. Les personnes mortes sont egalement appellees sleeping persons ( personnes qui dorment). Il faut savoir que la maison Toraja ne sert que pour dormir. Les gens sont soit dans les rizieres soit simplement a l exterieur la journee. Voila, ce soir c est le dernier soir ici. C etait cool. Vraiment. J ai rencontre des gens super gentils pret a tout pour me permettre de bien continuer le voyage. J ai deja des points de chute pour la suite... J ai mon billet de bus, deux nouveaux t shirts...j ai du jeter mon pantalon qui etait tout tache de sang... J ai achete un sarong et une epee rituelle au cas ou il y aurait un buffle a tuer du cote de Meyrin... Demain le bus m amene apres 10 heures de voyage a Tentena ou je passe la nuit. Puis le lendemain encore quelques heures jusqu a Ampana avant de prendre le bateau le lendemain pour l ile de Bomba dans les Toggian et la playa quelques jours. Sinon je serais plus blanc que vous au retour... Je ne sais pas quand je trouverais a nouveau internet sur ma route...Aussi laisseez moi des comm tout plein pour que je vous lise a ma prochane connection...
Sampai jumpa!!!!! A plus tard!!!
Besos Rantepao, le 16 juillet: Derniere soiree au Mambo Cafe. Repas, guitare, djembe et chansons. On se croirait dans un chalet des guides en Valais. Youssouf, Atché et les autres guides sont là à la table ronde... Petite fête pour mon depart...c est cool... Y a comme un air de nostalgie ce soir. J'en suis a mon 4ème thé au gingembre( thé Jahé)...vais pas dormir...
Rantepao, le 17 juillet 2007 Adieu definitif a mon ami Youssouf. Si vous voulez un guide, c est lui qu il vous faut...Je vais voyager avec mes nouveaux compagnons de route:un couple de grecs: Elisa et Kostas et un couple de jeunes français établis a la Reunion, Géralgine et Julien:Gé et Ju!Depart donc pour le centre de Sulawesi par Tentena d abord, Ampana puis les iles Toggian.Le voyage est peu confrortable dans unbus super vieux aux sieges exigus et tout casses. Il doit durer 10 heures. Nous commencons par une seance de keliling ce qui signifie tourner pendant deux heures dans la ville pour chercher des nouveaux clients. Nous etions peu au depart et meme si les conditions semblaient rudimentaires, ca va vite devenir infernaL. tout ce monde, ces sacs de riz, ecrans d ordis... Bref, un peu bonde...Personne ne parle un mot d anglais et mes potes sont loin devant...Mes voisins s affalent sur moi...c est la coutume...Il fait chaud, j ai mal au cul et mes jambes touchent le siege de devant... on dirai qu elles poussent au fur et a mesure du voyage! Montagnes, routes etroites, villages, la côte, des ponts hasardeux tout s enchaine sur ce voyage qui durera finalement 14 heures!!! A notre arrivee, on nous jette devant le village. Heureusement un pick up nous charge et nous amene a l hotel distant de...rien du tout...distance indo bien sur... Les mesures et le temps n ont pas la meme valeur ici. en tout cas le lendemain, nous decidons de "charteriser" un bemo rien que pour nous 5!!!
Tentena, centre Sulawesi, le 18 juillet 2007 Nouvelle journee de voyage apres une courte promenade au marche de Tentena. Ils vendent des chauves souris grillees..Euhhhhh, j y ai pas goute... beurkkkkk!!!! On embraque dans notre mini bus..Ouf! Mon cul est sauf! est plus cher mais ca vaut le cul! Oh pardon, le coup! A notre arivee a Ampana nous nous repartisssons dans nos differents hotels.. Le mien est glauque...J y suis parce que je dois discuter avec la patronne des bungalows sur l' ile de Bomba. Je rejoins juste Elisa et Kostas pour le repas du soir...Ils ont tiré le gros lot...Super leur hotel! Et pour le meme prix que le mien..La patronne, Untche, une chinoise va parfois rendre visite a sa soeur en Suisse. Elle sort ses photos, puis nous invite a manger avec eux....Bref comme c est egalement la patronne du Kadidiri Paradise sur l ile du meme nom, c est finalement la bas que nous irons tous... On s etait deja dit au revoir mes potes et moi et on repart pour une semaine...Cool parce-que je les apprécie vraiment!
Kadidiri Toggian19 juillet 2007 Nous embarquons le matin sur un bateau tout rouille bonde de monde...tiens ca me rappelle quelquechose... Les gens roupillent sur des matelas, certains vomissent deja...une chevre tremble et se fait parmis...la pôvre biquette....Le voyage doit durer 4 heures et au bout de 3h 30............la panne!!!!!!! On est coince u milieu de l ocean pendant trois heures...jusqu a l arrivee des secours...1 heure 30 de rab' et nous arrivons au Paradise. On mange et on se couche... on est vannes..
Kadidiri Paradise. 20 juillet 2007 C est magnifique!Mon bungalow est pose sur une roche au bord de l eau. Mon balcon surplombe la mer. La nuit on se croirait sur un bateau... Vous me direz j ai l habitude maintenant... Malheureusement le temps est souvent couvert et il va pleuvoir tout l apres midi. Bon...l eau est a 28 degres aussi... Pas grave, j ai decidé, convaincu par Julien de passer mon open water. 4 jours de stages de plongée...on verra, à demain. Ah oui j oubliais..la terre a tremble a 1030 ce matin...J étais en train de bouquiner sur la plage..ca fait bizarre..
Kadidiri Paradise. le 21 juillet 2007 Tout à l heure pour la premiere fois je me suis retrouve poisson au milieu des poissons. Cette etrange sensation de se sentir en apensanteur au milieu de l immensite. Les poissons ne me fuyaient pas..ils etaient chez eux et je faisais partie de cet environnement. J ai franchement hesite au debut...L equipement, le gilet, la bouteille, les poids...c est lourd... Puis il faut se balancer a l eau... ha au fait vous savez pourquoi les plongeurs se jettent en arriere du bateau? hahaha!!!!! Puis on flotte dans l eau et il faut se laisser descendre.....premieres respirations sous l eau... c est un nouveau monde qui s'ouvre, un nouvel espace..nouveau stress aussi..finalement le rythme respiratoire s' apaise et nous avons voyage sous la mer pendant plus d' une heure... Magique. Merci Julien de m'avoir convaincu...
Kadidiri Paradise. 22 juillet 2007 Aujourd hui je confirmais les apprentissages d hier et continuais ma progression... C etait dur..nous avons ploge a Coral Garden et il y avait beaucoup de courant... difficile de se stabiliser. J ai vu un bebe raie. Demian c est Una Una...le site de plongee bestial!!!
Kadidiri Paradise. le 24(?) juillet 2007 Voila j'ai mon brevet...!!!! Et pas un brevet de plonge au bistrot!!!! Par contre ca a failli tourner au drame aujour dhui. Un bateau special a ete affrete pour nous conduire sur le site. Nous etions huit plongeurs avec l instructeur, Harold. 3 heures de bateau a l aller...Les plongees n ont pas ete terribles selon les plongeures confirmés. On ne nous avait pas lâchés sur le bon site.. Moi j ai quand même bien aimé!!! Nous somme repartis vers 1600. Le temps s est rapidement degrade. Grosse pluie diluvienne, grosses vagues sur notre coque de noix, secousses, eclairs!!!! Nous ne voyions plus rien et le capitaine ne savait pas e servir de un compas...ici ils naviguet a vue...La nuit est tombee. Il faut dire que "culturellement" ici ils ne savant pas dire: "je ne sais pas.... " Au bout de 4 heures, force est de constater que nous sommes perdus au milieu de l ocean, sans radio, sans bouffe et avec un peu d eau et du rab de petrole, heureusement... J avoue que je n etais pas rassuré.. et que j ai pensé à vous tous...l'un apres l'autre....J ai crains pour notre survie...Les esprits se sont échauffes un peu quand il a fallu prendre des decisons. Fallait il continuer et tenter de trouver une ile ou passer la nuit ou s arreter et attendre le lever du jour... Nous optons pour la deuxiee solutiom Tout le monde s entasse sous le couvert ou s engouffre les gaz d echappement... Nous gonflons nos gilets de plongee au cas ou nous viendrions a heurter quelquechose. Nous organisons de quarts pour surveiller les alentours...Tout le monde s entasse par terre, les uns sur les autres et nous essayons de dormir un peu. Le jour venu, nous pouvons enfin nous positionner et rentrer au paradis. Il est 6 heures du mat' et nous venons de passer 14 heures sur ce bateau. Nous refusons de payer qui que ce soit pour le deplacement et pour la nuit aux bungalows. Ouf...moi je dois repartir a 0900 ( en bateau!!!), donc je devrais pouvoir prendre mes vols...et aller a Bali...
Ampana.Le 25 juillet 2007 J ai rendez vous a 1700 a Ampana pour prendre le vehicule qui m emmene a Palu, d ou je prends un vol pour Makassar puis quelques heures apres pour Denpassar a Bali...!!! Les delais sont serrés...Si j etais resté coincé en mer je perdais tout mes vols et mes connexions... Ca y est j y suis...et c est reparti pour 10 heures de bus. Mais comme d habitude........................ ahhhhhhhh!!!!!!!!! je vois que vous attendez l annonce d un nouveau pépin.... ???? et oui!!!!! vers 3 heures du matin, apres une route épouvantable dû aux éboulements suite à la pluie...un pneu eclate.... Le chauffeur decide de continuer mais à 10 km à l heure... et moi qui dois être à 6heures du mat à l'aéroport pour ne pas louper l'avion et ma connexion...evidemment a part une jeune homme de 17 ans personne ne parle l'anglais... Bref excédé, je decide d arrêter le bus parce que je connais les: " on arrive dans une demie heure...c est juste là au coin de la rue..." Je demande un taxi et fini ma route à l aéroport a 0530 !!!! JE NE LOUPERAIS PAS MON AVION!!!!!!! L indonésie et les transports.... c est à chier... Là, je vous écris d Ubud, au centre de Bali. Je me suis payé le taxi depuis l aéroport en arrivant!!! c est excessivement cher mais j'en ai rien à battre!Na! Fais c'que j'veux! C est super beau...je suis vivant... et je vous raconte la suite demain!!! Besitos
Ubud- Bali, le 27 juillet 2007 Ouah...l arrivee a Ubud!!! Tout d abord mon Home stay: Le Jati 1. Magnifique maison balinaise. Chaque piece est en bambou. Le contour du lit est en bambou, les murs: du bambou. Le matelas: du bambou....meuh non! Et le balcon avec vue sur les rizieres! Vraiment tres beau. Je me suis promene hier soir sur la rue marchande....beaucoup de touristes!!! C est cool, les magas' sont tres "artistiques". Tout est beau! Seul inconvenient, ca semble loin l'Indonesie.. tout le monde parle anglais ( ingriss), mais bon l ambiance est tres cool, zen, courtoise..beaux restos! Juste le temps de manger, de vous raconter mes histoires dans les iles et ce fut un dodo merite. Ce matin je n'en revenais pas du repos que j ai pris et en regardant en l air, ce plafond a 6 metres de haut, tout en.................................................................BAMBOU!!! Ce matin j ai loue un scooter! C est geant. Bon faut etre super vigilant mais quelle liberte de partir et de revenir quand on veut. Pis pour moins de 5 francs par jour c est vraiment un moyen ideal de visiter les alentours! J'ai taille la route vers l est, direction Ganyar. En allant au marche, je me suis regale de brochettes satay. Bon les miennes ne sont pas mal non plus mais la, dans le contexte c est autre chose... Le stand s est rempli de curieux voir la "chose" manger les mini brochettes. Ils etaient mort de rire quand je me suis irremediablement tache de sauce cacahuete sur ma belle chemise claire. Il ne me restais plus qu'a m'en trouver une autre au marche. C est un lieu impresionnant. Tout se passe dans une enorme batisse. Quelques vendeurs sont aux alentours, notamment les echoppes de riz, pates et autres brochettes que j eviterais cette fois ci, des fois qu elles se reconnaisent dans les taches precedentes et qu elles me sautent a la gueule!!!!!! Les etages du batiment sont reserves aux habits, tissus, chaussures. En dessous ce sont les epices, les petales de fleurs pour les offandes. Au rez, les racines tels que gingembre et autres reparations bizarres ainsi que les petits poissons grilles. Ce sont de vieilles dames qui tiennent ces stands. Visiblement, je ne suis pas le bien venu et elles ne se laissent pas photographier. Dommage. C etaient des "gueules" comme je les aime... En sortant, je me suis pose boire ma boisson favorite; un N"u. C est un soda de the vert. Le pere travaillait avec sa fille et parlaient parfaitement bien l anglais. Il m a appris a nouer mon sarong a la facon balinaise. Je suis reparti direction Klungkung ou j ai visite le Kerta Gosa et le Bale Kambang qui sont le Palais de justice et son pavillon flottant. Ce sont des vestiges du 18 eme de la dynastie Gelgel dont vous avez bien evidemment entendu parler... Je continue la route jusqu a Sidemen en longeant les rizieres. C est simplement feerique, superbe, reposant.... Arrive au village je me suis ballade dans les ruelles jusqu a entrer dans une maison ou les enfants semblaient trouver tres drole de voir ma bobine. On a fait plein de photos et on a rit...en poussant des cris a chaque fois qu ils voyaient leur tete sur le petit ecran. J ai pu voir les tisserandes a l oeuvre.. qu'elle patience! Ca m a rappelle Essaouira... T es prete Chris? Et c est reparti par une route qui remonte le long des rizieres a travers la foret... De belles photos en tout cas. Finalement en rentrant sur Ubud je riais tout seul sur mon scoot du bonheur de voir de si belles choses. C est la que reside le danger...car t es sans arret sollicite par des paysages, des scenes cocasses et si tu te deconcentres, tu oublies que tu dois rouler a gauche et paf le chien!!!! Ce soir, j ai suivi les conseils du Routard et je me suis regale chez Ibu Rai. J ai remange des brochettes Satay. Ben vous me croirez pas mais j ai pas fait de taches... Besitos... Faites des commentaires et faites en faire autour de vous.... Ubud-Bali, le 28 juillet 2007 Aujourd hui diane a 0730. Je vais faire des kilometres et veux croiser le moins de monde possible.. Je pars pour le mother temple de Besakih. Le Pura Besakih, qui est le plus grand temple de l'ile. Les routes sont vertigineuses par moment, elles montent et descendent au milieu de forets, de palmiers, longeant des rizieres. Tantot traversant des petites villes ou des villages. J en prends plein la vue et ai de la peine a rouler vite mais c est tant mieux....je ne suis pas attendu et encore moins au paradis ou en enfer plutot.... En chemin je croise une sorte de caisse a savon bricolee servant de char a foin avec son pilote hilare de me voir halluciner... J ai pas eu le temps de m arreter qu il avait deja disparu... C est etonnant de voir de tout jeunes garcons de meme pas dix ans, rouler a scooter...sans casque bien sur....Et puis au detour d un champ un groupe d enfants tout surpris de voir une pelle mecanique flambant neuve, remuer la terre..Une veritable attraction... J arrive enfin au village de Besakih. Il faut dire que tout est tres bien indique je trouve et les balinais m orientent facilement contrairement a ce qui est ecrit dans les guides. Je gare mon scoot, noue mon sarong et me dirige vrs le bureau d accueil. Le responsabe me donne quelques informations et me dit qu il y a une ceremonie aujourd hui... C est le deuxieme qui me dit ca...quel veinard vraiment. En fait c est pour me fourguer les services d un guide Absolument Obligatoire en ce jour beni.... Je lui explique que je connais les leiux, que j y suis deja venu et que je peux me balader seul.... C est monumental!!!!!!!!!!! Je ne vais pas trouver de mots pour vous decrire ce que je vois, ce que je ressens a ce moment la. J'ai bien fait de partir tot. Je suis un des premiers sur place et l approche de l entree me donne des frissons... Je gravis les nombreuses marches avec un sentiment de serenite qui ne me quittera plus jusqu'au moment du depart. Ce n est pas beau. Ce n est pas joli. C'est vivant. Empli de paix. Peacefull comme ils disent et ce mot se prete a merveille pour l energie qui se degage, passant d'un temple a l'autre. Ceux-ci se suivent en gravissant chaque fois un longue serie de marches. Comme si la serenite ou la paix interieure se meritait. Huit temples, je crois, se suivent. J'ai parle avec un pretre qui me disait que l ile degageait cette Paix...puis il est parti prier. Plus haut, le son d'un leggong, orchestre traditionnel de cuivres et de perscussions, joue des airs au sonorites aigues... C est un bien etrange musique dont je ne compreds pas la suite logique des melodies... ils m'invitent a m'asseoir aupres d 'eux et c'est encore plus prenant... Finalement je vais rester un moment dans le dernier temple aupres de quelques personnes qui s y receuillent. En partant je me laisse guider par des cris aigus d'un cochon...A mon avis, il a compris ce qui va lui arriver. Je m'approche et c'est effectivement ses derniers minutes dans ce bas monde... Je bois encore un the indo en compagnie d'un local rencontre plus haut puis je refourche ma moto pour tracer jusqu'a Sanur... Ouf......encore maintenant je ne me suis pas remis de ce long moment passe au Pura Besakih. J arrive a Sanur en debut d apres midi apres m'etre arrete en route pour manger un Ayam Goreng. C est du poulet frit avec du riz et des legumes et une ptite sauce...hummmm je m'en leche encore les doigts... J adore manger avec les balinais..ils sont super contents de voir un blanc tenter de manger comme eux... et oui, faire des boulettes de riz et se les mettre dans la bouche ca parait easy mais ca l'est pas croyez-moi...mais c'etait delicieux... Par contre Sanur....bof.....tout ces gens etales au soleil style troisieme age germanique version rouge crevette et full of beer... J'ai regrette le deplacement qui m'a emble bien long. Finalement au retour la route semblait vraiment plus courte donc il n'est pas exclu que j'essie a nouveau Sanur mais un peu plus au sud de la Germanie... En remontant le long de la route par le village de Tegallalang, c'est tout les produits que l'on trouve a Maison du Monde, la Casa, etc..qui s'etalent devant moi, a des prix defiant toute concurrence et me faisant un pied de nez car je ne pourrais pas ramener la moitie du quart de ce qui me plait ici... Allez, un petit repas au Biah Biah, un petit warung tout pres de mon homestay, un delicieux Nasi Champur (riz, poulet, porc et legumes...) suivi de deux minis sate lilit babai ( brochette de porc aux epices balinaises) et d'un klepon en dessert qui est un gateau de riz avec du sirop de sucre de palme dedans.... De-li-cieux!!! Allez, je vous embrasse..continuez a commenter...c'est cool!!!! He Jo, ici ils jouent aux boules avec des noix de coco. Je t'en ramene? T'auras pt'etre une chance de viser le cochonnet comme ca...hahaha! Besos!!!! Ubud-Bali, le 29 juillet 2007 Lever aux aurores...il etait 0030 chez vous... certains n etaient pas encore au lit...je le sais...Il etait 0630 ici. Petit dej tout les jours differents et toujours ambiance zen. J ai des kils a faire aujourd hui. Je vais au lac Batur au pied du volcan du meme nom. La route est super agreable. Il fait presque froid, heureusement j'ai mis une veste... J arrive trop tot pour que les gardes me fassent payer l entree comme c'est de coutume mais trop tard pour eviter la vendeuse d'offrandes indispensables a proteger la moto et son conducteur des mauvais esprits... C'est cool quand meme et joli! Le paysage est splendide... Le lac a diffeentes couleurs de bleu et de vert... Des roches volcaniques formanet la rive entre le mont et l'eau. C'est tres vallone. Je prends quelques photos puis descend vers les villages de pecheurs et/ou cultivateurs du bord de l'eau... Nous sommes ici au coeur de Bali. Ce sont des balinais purs et durs, loin de l influence de l hindouisme. Bien....quelques photos, une longue balade digne d'un moto-cross de village en village puis on the road again!!!!! Je repars en sens inverse direction Tampaksiring. Non il ne s'agit pas d'une specialite locale consistant a vendre aux touristes des tampons hygieniques comme boucles d'oreilles...!!!!! C'est un village avec un tres joli petit temple et des Bains sacres. J'ai la peau super irritee sinon je me serais bien baigne aussi. Il faut voir cela. Pour acceder aux bains, il faut franchir une petite porte concue pour deux personnes.. Ce sont plusieurs dizaines de personnes qui vont essayer de passer en forcant un peu. Tout le monde a le sourire. Personne ne dit rien, ne tire la gueule. Et ce n'est pas juste de la politesse, c'est culturel... C'est vrai, tout semble plus simple comme ca. Meme moi je me surprends a ne pas m'enerver. Il n'y a qu'en scoot que je jure un peu mais juste un peu bordel de merde... Les gens ont le sourire en permanence..Personne mais personne n'est stresse. et tout fonctionne... C'est super facile ici et le sentiment d'apaisement est permanent. Du matin au soir...et meme la nuit! Je reviens a mes bains... les gens descendent dans l'eau avec leurs sarongs et se mettent la tete sous des jets representant chacun des divinites. C'est impressionant...mais qu'est-ce qui n'est pas impressionant ici??? Je repars sur la route Gianyar. Il y a deux jours je vous avait raconte le marche ou j'etias le seul blanc, ou les gens semblaient pas trop enthousiastes de me voir... et bien aujourd'hui j'ai pris la rue principale et c'est super moderne....il y a meme un Bata.... l'envers de la piece en somme... Aujourd'hui a Gianyar, il y avait une course de motos ou plutot de scooter et une presentation des modeles Honda... Plusieurs rues etaient fermees et ca petaradait de tout les cotes. Il y avait meme un concours de miss...Ils leur posaient des questions et je suppose que c'etaient les memes conneries que chez nous.J'ai pris des photos des scoot pour toi Sacha...tuning et tout....c'est une epidemie ma parole!!!! Puis la route m'a mene a la plage pres de Sukawati. Il y avait un festivasl de cerfs-volants. Euh....ici les cerfs-volants c'est du serieux.... Ils sont facilement une vingtaine a le porter avant qu'il ne s'envole... c'est donc un concours. L'intervilles local avec son guy Lux qui commente depuis une tourelle la competition. Il n'arrete pas une seconde..Je ne comprends rien mais les gens se marrent bien... Dans la tourelle se trouve aussi une autre personne qui psalmodie ou chante a la facon d'un muezzin...C'est incroyable je pensais qu'il s'agissait d'un disque mais non....c'est du live... C'est tres spectaculaire. D'abord les cerfs-volants sont beaux. Puis ils sont un nombre incroyable a tirer sur la corde pour que leur vol dure le plus longtemps possible. Chaque equipe a son gamelan, rappellez-vous le petit orchestre local. Et ca rit partout des que le vent tourne un peu ou que le cerf-volant descend...Bon Guy Lux fait monter la mayonnaise avec ses gags a deux roupies ce qui ne fait pas cher en francs je vous le rappelle... Bref, j'ai bien cru qu'il y allait avoir des vachettes ou des bufflettes mais que nenni. Une fois le cerf-volant presque au niveau du sol, il faut le rattraper avant qu'il ne touche terre. Ben c'est complique parce-que plus il est bas plus il tangue de gauche a droite et l'equipe qui court essayant d'anticiper au son du gamelan, rappellez vous le petit orchestre....., et des cris des spectateurs.... En partant j'ai refait un saut a Sanur, histoire de voir si j, y allais ou pas pour mon dernier jour. Ce sera non. Objectivement c'est joli comme une petite plage de la cote mediterraneene mais ca ne me dis rien. J'irais a Kuta, j'ai mon ptit hotel, mon ptit japonais et quelques boutiques ou claquer mes dernieres roupies qui roupillent au font de mes poches.... Voila pour aujourd'hui...
Besitos Ubud-Bali, le 30 juillet 2007 he ben je suis au cyber en face du terrain de foot et y'a un match qui se terminait maintenant... les cris des spectateurs!!!!! Ca a finit aux penaltys.... De toute maniere tout le monde rit donc impossible de savoir si Ubud a gagne ou perdu...Je crois que tout le monde s'en fout!!! Le gardien etait trop avance sur sa ligne...l'arbitre lui a fait signe de reculer en riant... le public s'esclaffait!!! C'est incroyable...Il ne doit pas y avoir de traduction pour le mot hooligan... Voila, c'est le dernier jour a Ubud. Je n'ai pas de regrets de partir parce-que je me rejouis de vous retrouver. Mais je preferais nettement vous prendre avec moi ici dans ce lieu de paix.... Mais comment font-ils pour etre si "en paix"??? Aujourd'hui je me la suis joue tranquille.. Je suis reste dans les alentours, faire quelques derniers achats bien que je ne puisse plus rien mettre dans mon sac... J'ai croise un transport scolaire: c'est un bache avec 50 gamins en uniforme dessus.... Les plus grands sont tous a scooter, des dizains et des dizaines en meme temps, habilles pareil et allant dans la meme direction... Et puis dans une petite rue, un vieux monsieur tout courbe, avec une enorme charge sur le dos...il souffrait et son dos etait irremediablement penche vers le sol... Je n'ai pas eu le coeur de sortir mon appareil... Faut dire qu'on me prend pour un journaliste! J'ai fait mille portraits..Je me suis arrete un long moment dans un hangar ou des femmes confectionnaient des offrandes pour les ceremonies funeraires. C'etait tres interessant! Ca papotait, ca riait et j'etais un peu la curiosite du jour... Je suis quand meme alle a la Monkey Forrest voir nos freres les singes... Certainement les plus agressifs habitants de l ile!!!! Ils ont failloi m'arracher le sac. Comme quoi on est en securite nulle part... Demain je serais a Kuta pour deux jours..Kuta ce n'est pas Bali, c'est BillabongBeach ...va savoir si je verrais un kangourou...
A demain... Kuta-Bali, le 31 juillet 2007 Et ben voila je suis de retour ou tout a commence pour moi a Bali. Meme hotel, meme plage, memes casse-couilles: "transport Boss?You want sunglasses, Boss?" mais finalement c'est bien de finir comme ca. J'ai quitte le paradis et je retourne au purgatoire avant de revenir en enfer.... Heureusement que vous mes petits anges etes-la pour me tenir conpagnie... Je vais gentimment aller claquer mes Roupiahs... Il faut dire que le pays est tellement bon marche qu'il m'en reste bien plus que ce que je pensais... Ca c'est aussi une bonne nouvelle... Mais surtout ce qu'il me restera grave c'est la gentillesse des gens. Et meme quand vous ne faites pas affaire avec eux, ils vous lachent avec un sourire...c'est comme ca et j'ai l'impression d'avoir baigne dans un sourire permanent pendant presque un mois... A refaire absolument et pour ceux qui seraient tentes par l experience, j'ai une bonne dose d'adresses sympas...Des pas sympas j'en ai pas trouve. La seule chose d'un peu complique vous l'aurez compris, c'est les transports... mais bon on se fait a tout a condition d'en echapper... J'ai prepare mon sac a dos ce matin....il etait super lourd... et mon ptit sac a dos, le nouveau pas celui a 5.- qui a dure deux jours est plein a craquer...j'ai encore un sac en plastique..j'espere que je pourrais le ramener dans l'avion... J'ai pese le sac en arrivant a l hotel a Kuta...22kg... Merde!!! Bon j'ai recommence, sorti les chaussures de marche...bref comme par miracle, la ca devrait aller...bon on verra, c'est des soucis mineurs.... on vera la tete au guichet a l'aeroport...
A demain...besitos a tous!!!! Doha-Qatar, le 2 août 2007 pas d'internet hier...c'etait le premier aout donc j'ai pris conge moi aussi... Sur nos monts quand le soleil, annonce un brillant reveil! Pis j'avais pas grand chose a dire.... Ce n'est pas que je n'ai pas aime Kuta, je serais faux cul de dire cela. Mais j'ai fait le calcul: en moyenne on est sollicite environ deux cents (200!!!) fois par jour pour un taxi, des t/shirts, un massage, etc... 200 fois a dire non merci ( tidak, teri makhasi). Au bout d'un moment on ne repond plus. Les gens n'attendent pas de reponse non plus... Mais bon ca fait partie du jeu. Ca me fait penser a l Espagne avec ses boutiques, ses bars, sa plage.... et j'aime bien ca aussi mais c'est quand meme loin de l'Indonesie que j'ai aime... Et puis, toute cet harmonie que j'ai ressenti pendant ce mois a brusquement disparue, effacee par le bruit des discotheques alentours... C'etait le moment de repartir.... Je suis au Qatar. La plus grande partie du voyage, onze heures(!), est passee...Il me reste a glander dans cet aeroport pourri 7 heures puis six heures jusqu'a Unique Zurich Rosti puis Genf.... hehehe...c'est les fetes de Geneve non??? Qu'est-ce que j'en est retenu de ce voyage seul? C'est vrai que c'est avant tout une image, constante et vecue en permanence: le sourire des Indonesiens. Leur gentillesse. Leur capacite a prendre une chose apres l'autre sans apprehension et sans jugement. Peut-etre je me fais une idee trop ideale mais je l'ai reellement vecu comme cela... Hier soir, je prenais quelques dernieres photos dont le mausolee en souvenir des victimes de l'attentat de novembre 2005. En partant j'ai demande a mon chauffeur ou avait explose la bombe? "C'est ici". Nous passions devant un grillage bordant un tas de gravats ou etaient epingles quelques photos souvenirs de victimes... J'etais passe plusieurs fois devant sans m'en rendre compte... Et je crois que c'est comme cela qu'ils prennent les evenements durs de leur vie.... C'est arrive. Il faut continuer... Une chose apres l'autre. Sans show bizz. Avec de la pudeur. Voila...J'arrive.... Besitos... Meyrin, le 3 août 2007 Héhé..moins sexy Meyrin comme nom.... et pourtant c'est chez moi...et puis les lettres sur le clavier sont à la bonne place, elles y sont toutes.... comme tout mon chez moi et les miens... Merci ti-coeur de t'être occupé de mon Tigré. Tu lui as sauvé la vie... Aujourd'hui, je mettrais les photos... Dernière aventure en date.... Il est dix heures vendredi matin et ma valise n'est pas arrivée... Elle est toujours à Zürich.... comme quoi tu peux voyager au bout du monde et ça va mais chez nous..... c'est quand même Unique.... Y'en a point comme nous... Besitos..
Les photos et d'autres voyages; www.gatitoperezdetudela.spaces.live.com
Itinéraire... II: l'Albanie English translation pending
II. L'Albanie
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !
J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.
On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.
On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
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On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !

Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️
Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Après la traversée de l'Italie et le petit séjour à Rome (que vous n'avez pas lu car je ne l'ai pas encore écrit ! 😛), nous nous dirigeâmes vers la porte ou plutôt le port de l'Orient : Bari.
Ancienne ville romaine, occupée par les Byzantins, les Sarrasins (Musulmans de Tunisie), les Normands, j'en passe et des pires. Mouais, de toutes façons, j'en parlerai dans le chapitre I. Commençons plutôt le recit dans le ferry. Ou plutôt à l'entrée de celui-ci. Nommé ''Athens'', de la Compagnie Greco-chypriote Ventouris, celui-ci était devait appareiller vers 23h. Au volant de mon magnifique Scénic I RXT etc. sans sièges arrières (cf Itinéraire : Présentation, dont je recommande vivement la lecture et les commentaires), je faisais la queue pour pénétrer dans l'antre du vaisseau lorsque ce fut mon tour. Ayant mon permis B depuis moins de 2 ans (sur ma lunette arrière, mon gros ''A'' bouscule la belle disposition des autocollants des pays que j'ai visité), j'étais un peu impresionné : faire l'ascension d'une rampe métallique ayant un angle d'au moins 50° (si, c'est vrai
!) et qui hurlait lorsque mes pneus en caressaient la surface, et surtout, quelle mauvaise surprise m'attendais là-haut ?
Je n'y ai pas manqué. Un matelot albano-greco-chyprio-uluberlu, gesticulait dans tous les sens et criait afin d'ordonner l'agencement des automobiles à son étage. Me voyant, il me fait des signes. J'attends
qu'il m'indique où je dois me ranger, je sais faire cela, quand même! Mais non ! Il préfère me faire des signes de tourner le volant dans tous les sens. Eviedemment, ça ne marche pas ! Il s'énerve et, de dépit, m'abandonne, s'occupant des nouveaux arrivants. Il revient à la rescousse peu après, procédant de la même manière. J'essaie de m'exécuter mais il veut que je me range entre un énorme poteau et un plafond bien bas.
Mon antenne commence à faire du bruit, je sens même mon toit frôler le plafond en amiante (ou un truc comme ça). Le type s'en aperçoit et me dit enfin de me ranger dans un coin tranquille, sans risque. Ouf, pas une rayure sur ma carosserie, non mais !
En tous cas, avec ce système, vous comprendrez pourquoi le ferry a eu 1h30 de retard !J'arrive sur le pont, où nous comptons dormir, avec matelas conflables, duvets, etc. (il n'y avait plus de cabines de libres). Je me dis que je vais devoir trouver de la place entre tous les Albanais immigrés qui rentrent au pays et qui dormiront également ici (comme les Turcs sur les ferries qui partent vers Igoumenistsa). Tu parles, Charles ! On était les seuls à dormir sur le pont, les Albanais étaient tous dans les cabines ! Albanais qui vivent en Italie ou en Allemagne, et qui avaient tous une voiture plus grosse que la mienne 😕! En tous cas, malgré le bruit du navire et la fraicheur, on a dormi un peu quand même.
On se réveille vers 7h. Il fait déjà beau. On voit peu de monde sur le pont. La côte albanaise apparait vers 8h30. On aperçoit Durres (ancienne Dyrrachium), le plus grand port albanais, une station touristique albanaise et une ancienne cité stratégique pendant l'antiquité et au Moyen Age. C'est le point de départ de la Via Egnatia (cf Itinéraire : Présentation). Première vision de l'Albanie : deux digues, un port de pêche, des grandes grues, des immeubles des 4/5 étages sur le front de mer, pas tres original, quoi ! Les particularités locales ne vont pourtant pas tarder à se faire sentir...🤪
Ce samedi 22 juillet 2006, je pose donc enfin mon pied sur ce sol albanais longtemps interdit et objet de tous les fantasmes occidentaux...😎 que j'avais espéré et frôlé en 1986, étant gosse...
En tous, j'ai subi 4 contrôles. A peine débarqué, on me renvoie dans le ferry ! En effet, les non albanais doivent payer une taxe (20€ pour deux, j'ai réclamé le reçu), hors, le douanier préposé (le chef) était parti siroter un verre en compagnie de sa ''secrétaire'' dans le bar du ferry. Je paye vite, donc ça va vite.
Je redescends pour faire la queue en automobile devant le poste officiel de douane (controle des passeports). 30 minutes sous le soleil alors qu'il n'y a que deux voitures devant moi. Entre temps, on a affronté nos premiers nids de poule (je vais les appeler les NDP, car on en reparlera souvent), entre le ferry et la douane, soit sur les 30 premiers mètres du sol albanais !
Le douanier est plutôt sympa. On passe, on est officiellement en Albanie ! On se dirige tout de suite vers le centre historique de Durres. Je m'aide du plan du Petit futé (j'en ai trouvé aucun autre, même sur Internet). Je me repère bien car je suis un garçon 😎. Euh PARDON ! parceque j'ai étudié un peu la question (Petit futé, Internet pour les photos des monuments...)
.On longe la Promenade puis on se dirige vers une rue animée, afin de trouver une banque : je n'ai pas un lek en poche et mes rares Euros sont trop précieux !
Ensuite, on décide d'aller directement à l'hôtel que j'avais réservé depuis la france sur Internet. Je sais qu'il est au Sud de la ville, sur une plage. Je traverse une partie de Durres, la grande avenue (direction tirana) est large et plutot bonne, sauf qu'en plein milieu, sur sa largeur, se trouve une petite tranchée, qui sert sans doute de ralentisseur (à moins qu'ils n'aient pas reboucher des travaux !). Aucun avertissement, bien sûr ! Je comprends vite qu'il faut être attentif au comportement des voitures qui me devancent et relentir ou faire un écart à leur suite même si la route, de loin, parait bonne.
On arrive à l'hotel, le long d'une plage (Golem) qu'on ne voit pas ! Une ligne infinie d'immeubles plus ou moins achevés cache la vue. Hum...l'endroit parait un peu touristique. Et ce n'est encore rien !
On s'installe dans une superbe chambre avec AC, marbres, balcon et Jacuzzi qui fonctionne ! On devait prendre une chambre à 38€, mais ma compagne préfère le ''grand luxe'' à 60 €. Je ne dis pas non 🙂 ! Faut bien tout essayer !
On se rend ensuite sur la plage. Y accéder n'est pas facile. Il faut d'abord traverser la nationale Durres/Sud de l'albanie ou la circulation est dense (et on a encore rien vu !). Premier obstacle franchi. On traverse ensuite la ligne d'immeubles : ils reposent sur une couche de détritus laissés par des baigneurs peu scrupuleux (euphémisme). Puis...mais où est la plage ? Je ne vois qu'une marée...humaine ! c'est la Cote d'Azur aux pires moments : pas un mètre carré de libre. Toute l'Albanie est en train de se faire bronzer ! Pourtant la plage de Golem est tres longue, le sable a l'air d'être fin. L'eau est bonne. Mais pas très propre 😕.
On décide de revenir le soir, c'est le moment que je préfère pour aller à la plage : plage vide, mer la plus chaude (elle a chauffée tout la journée) et pas de coup de soleil dévastateurs !
On déjeune à l'hôtel. Cuisine italienne. Comme trop souvent au centre de l'Albanie (au moins), on le découvrira par la suite.
On reprend ma voiture garée dans le parking de l'hôtel (je ne suis pas fou !) et on se rend à Durres our visiter la ville.
Le Musée archéologique se trouve près du front de mer. C'est un gros bâtiment un béton, entouré d'immeubles. Dans sa cour se trouve un amas de colonnes et d'éléments d'architecture gréco-romains. La dame de l'acceuil a travaillé dans la banlieue parisienne, elle parle tres bien français, quelle veine ! évidemment, entrée gratuite pour nous ! Elle me demande de lui lire ce que le Petit futé a dit du musée, elle en est flatée. Seul le rez de chaussée est accessible, malheureusement. La collection archeologique y est tout de même riche : objets grecs archaiques (650-500 BC), classiques (500-350), hellénistiques (350 - période romaine) et romains. Apprenez par coeur ces dates, ça peut servir lors de vos visites dans l'Est méditerranéen notamment...😉 Outre les amphores peintes, les monnaies, les bijoux, les armes, on trouve de belles stèles funéraires, un trésor de monnaies d'or et quelques statues décapitées.
On demande à la dame si on peut laisser notre voiture sur le trotoire, elle nous dit que le garde du musée la surveillera (il était encore là à notre retour).
Le coeur serein, on part visiter le reste de la vieille ville de Durres. Le matin, on avait déjà emprunté la rue y menant. En conduisant, jai regardé le sol : horreur ! une bouche d'égout sans couvercle en plein milieu de la chaussée ! quel danger pour les piétons comme pour les vehicules ! On en verra 2 autres pendant notres séjour en albanie. Sans couvercle provisoire et surtout sans aucun panneaux pour prévenir, même pas un baton avec un drapeau comme pour les mines. je suppose que les couvercles sont volés et fondus. Mais quel danger ! Que fait la DDE albanaise (je vais me le dire 36 fois au cours de mon séjour) !
Les fortifications qui subsistent sont un mélange d'architecture byzantin, vénitien et ottoman. Pas très impressionante.
Derrière se trouve l'amphithéâtre romain, assez bien conservé, découvert vers 1970 seulement. Une partie est encore sous des maisons. Il a l'air fermé. Un pépé (le gardien ?) me fait rentrer. Les sous-terrains sont biens conservés. On y voit des panneaux d'informations, une eglise byzantine avec quelques mozaiques bien conservées. De ce lieu, j'aperçoit un couple de touristes occidentaux, à l'extérieur, les premiers vus en albanie (en tout, en albanie, je ne vais voir que 3 couples d'occidentaux, pas un individu de plus). Je les vois regarder l'amphitheatre où je suis. Les bétassous ! ils ne trouvent pas l'entrée et partent ! C'est le monument le plus intéressant de Durres et ils le ratent ! 🤪 Tant pis pour eux...
On retourne vers l'enceinte qu'on longe vers une énorme tour. Un bar branché a été installé au somment, on y prend un verre. Les jeunes albanais présents sont habillés à l'occidental. La musique l'est aussi.
On se dirige vers la promenade du Front de mer. On est en fin de journée, tous les albanais y sont, bien habillés, il y règne un air de fête foraine.
L'endroit est propre, agréable. On peut comtempler les immeubles du Front de mer, modernes pour certains, en construction pour d'autres.
On passe devant le monument de la lutte contre le fascisme, un combattant brandissant un fusil au ciel. Premier souvenir du passé communiste (et de la résistance contre les italiens et les nazis). On cherche un resto, mais soit il y a trop de monde, soit les poissons n'ont pas l'air frais. On décide de rentrer à l'hôtel.
La nuit tombe, on voit mal la chaussée, je m'aperçoit que les NDP sont parfois tres méchants, cela fonctionne par section. Je commence également à comprendre comment beaucoup d'albanais conduisent, en doublant d'importe où, prennant beaucoup de risque et nous faisant prendre des risques. J'ai dû m'arreter pour laisser passer un imbecile qui a commencé à doubler en face de moi à 50m. Pleins phares et klaxonnes sont de rigueur.
On dîne à l'hotel. On commande des poissons, bien sûr !
Voilà ma première journée en Albanie. Elle fut longue. J'ai commencé à entrevoir certains aspects de l'Albanie. A ce moment, je suis étonné, curieux, enthousiaste mais méfiant.
Deuxième jour en Albanie
Après un petit déjeuner ''international'', on part pour kruje, capitale médiévale de l'Albanie, au pied des montagnes, vers l'intérieur.
Nous sommes dimanche. Sur la route, on crois de très nombreux albanais qui se rendenr en masse sur la plage de Golem. Nous sommes dans le bon sens de la route ! Et ce soir, pour le retour, ils iront dans l'autre sens !
De Durres, nous essayons de prendre la fameuse autoroute Durres/Tirana, la seule du pays. En sortant de la ville, deux panneaux, de la même couleur, identiques, indiquent ''Tirana'', notre direction. Je prends à droite, il fallait prendre à gauche ! On se perd dans la banlieue Nord de Durres, ce qui nous permet de voir à quoi elle ressemble : maisons basses, quelques immeubles, voitures et camions Mercedes, plein d'hommes dans la rue, certains arrosent la chaussée, quelques NDP, pas mal de poussière. Mon parre-brise est déjà sal.
On fait demi-tour et prennons la première direction ''Tirana'', la bonne. On arrive rapidement sur l'autoroute qui, ma fois, est de belle facture. Deux fois deux voies, chaussée en très bon état, paneaux indicatifs, bleus, comme chez nous ! précisons que cette autoroute est récente, elle a moins de 10 ans. On verra déjà dans 5 ans 😕. elle est gratuite et limitée à 90 km/h, limite de vitesse plutôt respectée (il faut préciser que les Albanais ne sont pas habitués à rouler vite, vu l'état des routes !). Nombreux paneaux ''Radar'', mais je n'en ai pas vu réellement un seul !
Nous quittons l'autoroute pour prendre la route nationale du nord, en direction de l'aéroport et de Skhodra, plus grosse ville du Nord. Je suis inquiet. Comment cette route est-elle ? Quelle belle surprise, les premiers km sont bons, ouf ! Puis, soudain, la route est coupée ! ou plutôt, elle continue, mais différemment. Plus d'asphalte, mais une piste, composée de gros cailloux, blancs. Pas un panneau aux alentours prévenant du danger ou indiquant des travaux. Je me dis que cela va durer 1 km au maximum. Je me suis dis la même chose 10 ou 15 fois 🙁😕. Cet amas de cailloux n'a même pas été aplani ! La chaussée à droite est telle qu'on est obligé de rouler régulièrement à gauche. Je mène la colonne, les Albanais n'osent même pas me doubler, dans un premier temps. J'entends plusieurs cailloux heurter ma carosserie et mon parre-brise. Je rappelle que je roule avec une voiture de tourisme ! A un moment donné, sans avertissmeent, comme d'hba, la chaussée se réduit à une largeur de 2 mètres, au niveau d'un ''pont''. On passe chacun à son tour. Heureusement, il n'y a pas trop de circulation. Et dire que c'est l'axe Durres/Shkodra, l'axe Nord/Sud de l'Albanie ! J'en suis venu à me demander si je n'allais pas faire demi-tour et renoncer à mon excursion.
Finalement, la piste de s'arrêtera qu'à Fesher Kruje, petite ville traversée par la route Tirana/Skhodra. Je me dis tout de suite que je vais prendre cette route au retour, quitte à faire un détour par Tirana.
Le calvaire de mes amortisseurs et de mes pneus ne s'arrête pas là. Dans la localité cité, la route qui la traverse est en partie défoncée, les ornière sont profondes de 20 à 30 cm, voire plus. Je fais du 5km/h. A la sortie de la ville, cela s'améliore et, miracle, la route est plutot bonne jusqu'à Kruje ! Alors qu'il s'agit d'une route secondaire, bien qu'assez touristique (touristes albanais, vous verrez pourquoi).
Cette route est même sympa, elle serpente dans un paysage qui commence à devenir montagneux, dans une végétation méditérannéenne (invisible à Durres et à Golem). Pas de NDP, il faut le signaler. Mais. Oui, en Albanie, il y a toujours un mais...
Au bout d'un virage, en montée, je m'aperçois que le pont que je dois prendre est étroit. Je me concentre sur son entrée, en mauvaise état, lorsque je vois débouler un énorme camion qui arrive en sens inverse. A ce moment, je commençais à m'engager sur le pont. Bien sûr, aucun panneau sur la priorité pour ce pont étroit. Bien qu'il me voit engagé, le camion ne ralentit absolument pas ! Résultat, je freine brusquemment à l'entrée du pont et m'arrête, engagé d'un mètre sur ce damné pont. Le camion passe à tout allure sur ma gauche et son arrière me frôle. OUf ! le moindre choc et, avec sa vitesse, il m'envoyait dans le décor. Yeux sensibles, ne lisez pas les quelques mots qui suivent : ce chauffard était un timbré doublé d'un connard et triplé d'un kamikaze
!
Malheureusement, j'en ai croisé pas mal, en Albanie, des chauffards. Beaucoup trop. La majorité des Albanais conduit quand même convenablement. Heureusement. Mais je plains les bons conducteurs.On arrive tout de même à Kruje. Il faut d'abord traverser la route moderne, la route serpente toujours, il n'y a pas de panneaux indiquant la citadelle, mais on la voit, il faut donc essayer de trouver la bonne route à l'instinct, car il y a plusieurs bifurcations.
Dans un virage sec et en forte pente, qu'est-ce que j'aperçoit au beau milieu de la chaussée, sans aucun avertissmenent ? Un trou, non, un gouffre ! je réussis à faire passer mes deux rous de part et d'autre. Il s'agissait bien sûr d'une bouche d'égout sans couvercle et dont le diamètre était particulièrement large. Que ce serait-il passé si j'avais été distrait et si ma roue était tombée dedant, même à 20 km/h ? Il y a de l'inconscience ches certains Albanais. De la folie, même.
Je trouve finalement une sorte d'entrée. Je suppose que c'est celle de la vieille ville et c'est le cas ! Des policiers en faction m'autorisent à me garer le long de la route (en forte pente). Je suis rassuré sur le moment, mais à mon retour de la visite ils ne sont plus là ! Heureusmeent, je vais le signaler ici, je n'ai pas été témoin ou victime du moindre vol en Albanie. J'ai pris mes précautions tout de même. En tous cas, pas de groupes de voleurs organisés s'attaquant aux touristes occidentaux, il faut dire qu'il y en a tellement peu, ce ne serait pas rentable !
Ma voiture est donc garée, je pénètre dans la vieille ville, passant devant une mosquée. Les maison typiques du ''souk'' sont tapissées de souvenirs : vêtements traditionnels, panniers en bois d'olivier (sculpté dans une seule pièce), pour lequel on a craqué !, monnaies albanaises et médailles de la période communiste, tapis, cendriers en albâtre en forme de bunkers albanais (j'en reparlerai)...
On parvient à l'entrée de la citadelle. Elle est libre.
Cette citadelle de Kruje était célèbre dans toute l'europe (cultivée) au XVe siècle. En effet, le héros national Skenderberg, grand résistant à l'invasion ottomane, y a résisté victorieusement à plusieurs sièges dans les années 1450/1470. Il défit d'immenses armées turques qui ailleurs battaient tout le monde. Le pape de l'époque loua Skenderberg, l'athlète du christ. Ce Skenderberg a des rues et des statues partout en albanie.
Je voulais donc absolument voir ce endroit historique !
L'enceinte a été en partit démentelée, elle est peu spectaculaire. Au sein de la citadelle, on trouve quand même la Tour de l'horloge, une base de grosse tour carrée, quelques pans de murs, le musée Skenderberg, des petites boutiques de souvenirs, un musée ethnographique et quelques restos...
On commence pr le musée Skenderberg. A l'entrée, miracle, j'entends parler français ! je saute sur l'occasion et demande prosaiquement à mon interlocuteur quelle route il a emprunté pour parvenir ici. ET je critique la routepiste que j'ai prise. Pour mon malheur !Monsieur est un immigré albanais en France qui est très vexé de mes remarques sur les routes albanaises ! Et il défend les responsable locaux ! Je le salue et je rentre dans le musée, inutile de s'éterniser dans ce type de conversation.
Ce musée est récent (1988), il a été édifié peu avant la fin du régime communiste en albanie. Il est propre, bien entretenu. On y trouve des statues de skenderberg, des fresques (qui font très art socialiste)représentants ses exploits, des armes, des documents d'époque, des cartes, etc. Les explications ne sont pas toujours en anglais. A l'étage, une terrasse permet d'avoir une tres belle vue sur la citadelle, la ville et la région (forcément, le site est stratégique). Je me suis imaginé au milieu du XVe siècle, contemplant une armée de 100 000 Turcs campant tout autour et s'aprétant à donner l'assaut : les tentes, les oriflammes, le vacarme de la musique des janissaires...je n'ai même pas eu peur car je connais l'histoire, ce sont les défenseurs qui ont gagné 😉 !
Après la visite, on se rend dans un resto, un peu plus haut dans la citadelle, c'est que ça creuse, les efforts intellectuels 😎! Je choisi le resto qui a une terrasse qui donne sur le vide, surplombant une falaise. Quelle vue ! de nouveau, repas italien, mais bon et pas cher. Le gérant nous offre même le melon et la pastèque. (cf L'Albanie pratique). Après, pour digérer, en plein soleil, je remonte jusqu'en haut de la citadelle, au pied de la tour de l'horloge (restaurée vers 1980). c'est ici que les vestiges de fortification sont les moins mal préservés. Au dejà se trouve une falaise. En fait, la citadelle est séparée de la montagne par une autre falaise. On comprend pourquoi les Turcs ont échoué lors de leurs sièges, même si c'ets la combativité des albanais qui a fait la différence.
Nous redescendons vers le souk, afin de ''faire'' les boutiques. je n'ai malheureusement plus beaucoup de lek sur moi. Quel dommage. On a quandmême eu le temps de marchander un peu.
Avant de retrouver la voiture, je vois un panneau ''Couter Strike''. Quoi ? Une salle de jeux en réseau ici ? Finalement, à l'entrée de la ville moderne, il y a beaucoup de boutiques, vêtements, robes de mariées, etc. Pourtant le centre paraissait tout petit. Cette ville toute en pente et en rues en lacets est décidément bien particulière.
On repart pour Fesher Krje. Objectif : retourner à Durres en passant par le sud de tirana mais sans entrer dans Tirana. Comme cela, ça parait simple.
De Fesher, la route vers Tirana est bonne. Si seulement j'avais su ! Pourquoi n'y a t-il pas eu de panneaux de déviation à l'aller, en quittant l'autoroute ! Cela coûte quoi, une pancarte en boie et 3 coups de pinceaux ! saloperie de DDE albanaise
.On arrive dans une petite localité. je vois un panneau (enfin !!!) indiquant limitation de vitesse à...5 km/h ! Je n'avais jamais vu ça! Je ralentit et en effet, c'était justifié. La route est pulverisée sur quelques mètres (c'est souvent le cas dans les agglomérations, moins sur les routes). Après, elle redevient normale. Je scrute l'horizon pour chercher un panneau de direction indiquant Durres. Rien. Naturellement, j'arrive dans la banlieue de Tirana (aucun panneau ''Tirana''). j'atteris sur le grand boulevard qui permet de se rendre au coeur de la ville. Puisque on y est, on va visiter Tirana aujourd'hui ! Il faut s'adapter. Sur ma carte, c'est simple, le boulevard mène à la grande place carrée qui est le coeur ''historique'' de Tirana. En réalité, un grand rond-point marque la fin du boulevard.
Un rond-point frappé par au moins 3 missiles US. C'est ce que je déduis lorsque je vois l'état de la chaussée, pulverisée. Quel massacre ! Et des bouchons là dessus, par surctoît ! Comment faire, aucune déviation n'est indiquée ? Je traverse le chaos qui sert de rond-point et d'instinct, je pars à droite. je vérifie avec le plan du petit futé, peu précis, ça a l'air de coller. Finalement, on arrive à destination, la place Skenderberg.
Symbole de Tirana, elle est entourée par un grand hotel international, l'opéra (période communiste), le palais de la culture (construit par les soviétiques puis par les chinois), une statue de skenderberg et la grande mosquée de tirana.
On se gare à côté d'un ministère, à 20m de la place. En sortant, j'entends un bruit de frein strident. Puis une froissement de tôle. Puis, me retournant, je vois un nuage de poussière. C'est notre direction, nous allons sur place. Une mercedes venait de s'écraser contre un mur, à 10 m de la mosquée (à 20m de moi). Des débrits partout. La voiture est sur le trotoire. s'il y avait eu des passants à ce moment, ils étaient morts. Vu l'état de la voiture et du parre-brise, j'ai tres peur pour le chauffeur. Et pourtant on le voit surgir 2 minutes après, il n'avait rien !
On se rend alors dans la mosquée, pour la visiter. En entrant, en pose nos chaussures, je donne un foulard à mon amie. trois albanais prient. je vois un type genre islamiste radical : grand, costaud, crane rasé, grosse barbe. Je lui demande discrètement si je peux photographier l'intérieur de la mosquée sans flache. Non problem ! Comme quoi il ne faut pas se fier aux apparences !
La mosquée date de 1800, environ, l'intérieur est entièrement décoré, de manière originale. La salle de prière est petite. l'accès est gratuit.
En sortant, le musulman sympa se fait apostropher par un vieux con de vrai islamiste qui montre du regard mon amie. J'ignore ce qu'il a pu nous reprocher !
On file au centre de la place, voir la statue de skenderberg et la façade du palais de la culture (grandes mosaiques ''socialistes'' de type chinois). je vois la mercedes évacuée sur un camion, à peine 10 min après l'accident. Et l'alarme de la mercedes de sonner à chaque secousse du camion qui roule sur les NDP...quel spectacle ! Après l'angoisse causée par l'état du conducteur et celle de l'islamiste, cela ma fait rire 🤪...
Pour le retour, j'essaie de retrouver la route de Durres au feeling, puisque le grand boulevard est inaccessible du fait des ''travaux''
On passe par des ruelles dans un état moyen puis on retombe sur le boulevard, de l'autre côté du ''rond-point'' ! je suis mon, tout de même, pour l'orientation 😎
Sur l'autoroute, arrivent une surprise et une confirmation. Tout d'abord, la surprise. J'ai dit que l'autoroute Durres/Tirana était tres bonne. C'est vrai mais pas partout quand même ! A deux endroits, il manque une plaque d'asphalte ! imaginez-vous roulant à 120 et tout d'un coup, votre voiture se retrouve 10 cm plus bas, sans aucun avertissement, bien sur (Juste avant, une voiture avait fait un écart, j'ai oublié la règle, j'aurais dû la suivre !) Le pire, c'est quand vous retrouvez 100m plus loin la vrai hauteur de la chaussée ! même en ayant freiné entre temps, ça fait un petit choc ! pauvres pneus... La deuxième fois, j'ai anticipé, j'ai contourné l'obstacle, de nouveau non signalé.
La confirmation, c'est la dangerosité de la conduite des albanais. Je suis passé devant deux voitures qui s'étaient rentrées dedant. cela vennait de se faire . Il y avait peu de circulation, temps parfait, chaussée tres bonne, pas d'intersection...comment avaient-elles pu ???
Cela fait tout de même 2 accidents en moins de 2 heures. Oui, beaucoup d'albanais conduisent tres mal, et qu l'on ne me dise pas ''ils ont l'habitude'', ''il n'y a pas plus d'accident qu'en france'', etc. Ils prennent des risques absurdes pour gagner quelques secondes. Il y a des chauffards partout, mais en europe, qui bat les albanais ? et ce n'est pas fini...
Seuls ceux qui ont des tacos roulent prudemment, ils n'ont pas le choix ! les pires ce sont les gros 4x4 noirs au vitre fumés des mafiosis locaux. Et ceux-là ne sont pas à pleindre comme ceux de naps dans les Pamirs. Sur la route, ce sont les maitres. Ils ont tous les droits. Vous le verrez bientot vous-mêmes.
On arrive sur la route qui mène à notre hotel, au sud de Durres. comme je l'avais prévu, les albanais quittent tous la plage. Nous sommes en fin de journée. Ce que je n'avais pas prévu, c'est que la deux voies étaient transformées en 3 voies ! la file du retour devenait double en empiétant sur la rive (où marchaient les nombreux piétons !) et surtout sur la voie d'en face ! J'avais donc en face de moi une double colonne de vehicule avec bien sur des abrutis de service, spécialemment ceux qui ont des 4x4, qui doublaient la double file. Soit 3 file de voitures en face de moi, sur une nationale normale ! J'ai pris mes précautions et finalement j'arrive en face de l'hotel. Comment passer de l'autre coté en coupant la route ? j'ai dû forcer un peu, fais quelques signes amicaux aux conducteurs d'en face pour qu'ils me laissent passer (il y a toujours des gens sympas), puis, finalement, j'arrive dans mon hotel de ''luxe''. Sauvé !!! Je monte sur mon balcon et observe le spectacle. Je préfère être là qu'en bas ! je vois des dizaines de policiers, un tous les 100 mètres, qui agitent frénétiquement leur bras pour dire aux voitures de la file bouchonée...d'avancer ! ils sont au milieu de la chaussée (les pauvres !), mais à quoi servent-ils ? Ils ne réglent aucune circulation, c'est le chaos, certains dépassent sur la ligne continue devant ces policiers !
je redescends pour aller acheter à manger dans un market. je traverse, je ne sais plus comment, cette fameuse route ultra embouteillée. Sur le retour, je passe par la plage, toujours bondée.
Puis je franchis de nouveau cette route maudite. je suis sur la rive droite, à 1 mètre de la chaussée. Dos à la circulation, car je rentre à l'hotel. Soudain, un coup de klaxonne monstrueux, puis, 10 cm à gauche de mon épaule, je vois un gigantesque retro de bus, puis le bus en question me longer sur mon côté gauche. Quelle frayeur ! Un albanais à coté de moi insulte le bus en question, qui n'a pas freiné le moindre du monde. Avec leur système à la con de deux files sur une voie, ils empiêtent sur la rive droite sableuse où marchent les pietons : ce bus a empiété d'au moins 40 cm de mon côté, il roulait vite, n'a pas ou peu ralentit et m'a averti au dernier moment !


Cela fait quand même beaucoup ! franchement j'ai eu peur, car même si le bus m'avais seulement frôlé, à cette vitesse et avec son poids..🏴☠️Je crois que cela faisait un chauffard de trop. Un con de trop. Allais-je rester aussi longtemps que prévu en Albanie ? je commençais à me poser des questions. 2 accidents vus + deux situation tres dangereuses pour moi en une seule journée, sans parler des routes souvent pourries, cela commençait à faire beaucoup !!!
On se baigne dans la piscine de l'hotel. Peut-être est-ce là que j'ai attrapé quelque chose, car je vais être plus ou moins malade pendant 10 jours, mon amie aussi...en tous cas, apres les situations de stress répétées, quelle bonheur, cette piscine. c'est bien, un bon hotel, tout de même !
On dîne sur le balcon. Quelques moustiques attaquent, on rentre. Il fait nuit. Auparavant, j'ai observé de nouveau l'impressionnant défilé de voitures des albanais quittant les plages. il continuait de plus belle. des heures et des heures. C'est alors que j'ai vu un spectacle irrationnel et inoubliable. La double file de la voie de droite était toujours aussi dense, des centaines de voitures entassées, tous feux alumés. Et un 4x4 noir se met à dépasser le troupeau klaxonant comme un fou, suivi à 2 m par un deuxième 4x4 faisant de même, suivi lui-même par au moins 5 ou 6 voitures ! Il y avait désormais 3 files, toutes allant du même côté !!!!!! inconcevable ! Bien sur, une voiture arriva en face. Elle dut tres probablement piler voire s'arreter pour laisser passer la colonne folle. Et en un clain d'oeil cette colonne s'inséra ! comment ? toutes les voitures étaient collées, parre-choc contre parre-choc !!
Tous des fous !!!!!!!!!! j'en ai assez ! 😕🏴☠️
Je rentre regarder la TV, le satellite na ! Même pas de chaine française... Mais un film italien parlant des soldats italiens engagés sur le front russe en 1942, ouais, super intéressant 😄 !
On décide de ne pas rester à Durres. mais je veux me baigner dans la mer avant de partir. la circulation se calme un peu vers 20h, on y va !
la plage est déserte. malheureusment, beaucoup de détritus sur le sable. cela doit être pareil sur la cote d'azur. peut-être.
je pénètre dans l'eau, qui est bonne. Et un premier sac plastique, puis un autre, et un autre. je plonge...beurk 🤪 impossible de nager. Mais bon, je me suis baigné...
On rentre à l'hotel et on se couche !
demain, on traverse l'albanie jusqu'en macedoine, on verra bien si on s'arrete quelque part...
Troisième jour en Albanie
On quitte l'hotel Belvedere. Le personnel était tres bien, souriant, professionnel. Je paye la note (2 nuits + 2 restos) en carte visa. Le gérant, un vieu monsieur, ne sait pas utliser l'appareil à carte. Il me demande de le faire moi-même ! j'essaie. c'est en albanais ! on demande un code PIN. je mets le mien. Mince ! c'était celui de l'hotel qu'il fallait mettre ! heureusement, le gérant, dépassé par la technologie, n'a rien capté, car il avait sous les yeus le code secret de ma carte visa !!! Finalement, il appelle quelqu'un qui sait utiliser cette machine. Cet hôtel aura été une satisfaction, en tous points, excepté sur le fait qu'il n'avait pas d'accès protégé à la plage.
Nous partons pour Durres, de là nous prennons l'autoroute vers Tirana. Arrivés dans la capitale, avant le rond-point chaotique de la veille, je vois un panneau Elbassan, c'est notre direction ! On le suit, et c'est le seul qu'on verra de toute la traversée de la capitale. j'en suis réduit à me diriger à la boussole, en m'aidant du plan peu précis du petit futé (souvent utile, mais ses cartes et plans sont ridiculeusement peu précis). Je longe la rivière Lana puis je tombe sur la Rruga e Elbasanit, qui n'est pas indiquée en tant que telle, bien sûr, mais sa courbe ressemble à celle du plan !
je traverse le Sud de la ville et je me retrouve sur une petite route, du type des départementales en france. c'est l'axe important Tirana/Elbassan, la route de l'Est, des balkans ! elle est étroite, le revêtement est tout juste correct. ce qui n'est pas si mal que ça !
je m'arrête peu après pour prendre de l'essence. Je n'ai plus beaucoup de lek, je paye donc en €, le type accepte. Pour 30 €, il me met 25 litres de ''unleaded'' (essence sans plomb). Oulà, cela fais cher le litre ! heureusement, je ne lui ai pas encore donné les 30 €, je lui réclame alors 4 litres de plus (l'essence est à 1.05 €/L). Il palabre avec son chef puis me les met.
C'est l'occasion de parler des stations service albanaises : elles pullulent, elles sont omniprésentes, elles sont presque toutes neuves, même sur les routes ''pourries''! c'est, semble t-il, un signe de modernité !
On repart. La route devient montagneuse, les virages sont nombreux, la chaussée reste étroite. Dans plusieurs localités, la chaussée est en tres mauvais état. Des albanais se mettent à doubler sans visibilité. Cela m'énerve car ils mettent ma sécurité en danger.
La route atteint un col, puis elle suit une ligne de crêtes. Le paysage, sauvage, montagneux, est magnifique. A gauche, on a le vide. A droite on l'a également. presque aucun parapet. On continue ainsi sur peut être 15 km impressionnants. j'ai passé le volant, mon amie conduit prudemment et a raison.
Puis vient la descente, vers la plaine d'Elbasan. Le paysage est grandiose; On domine une gigantesque plaine. La route, en lacets serrés, offre de superbes points de vue. On s'arrête plusieurs fois.
On aperçoit toute la ville d'elbasan et surout son vaste complexe industriel qui a été construit par les Chinois. On remonte plusieurs décennies en arrière, au coeur de la période communiste, en voyant ces cheminées et ces usines noires qui s'étendent sur des km.
c'est la deuxième fois que je parle des chinois, mais que faisaient-ils en Albanie ??? l'albanie communiste était alliée à l'URSS, qui l'a aidé. Mais l'URSS s'est déstalinisée dans les années 1950. La Chine de mao, stalinienne, a été vexée et s'est détachée de l'URSS (ils se sont même fait la guerre en 1962, fait presque inconnu), entrainant l'albanie dans son sillage. Chine et albanie, aux régimes pro-staliniens, sont devenues amies. La chine avait même une base navale en albanie !!! d'ailleurs si l'albanie du dictareur Enver Hoxha s'est fortifiée, c'est pour éviter une attaque de...l'URSS !
Bref, on contourne la ville, qui était aussi une station sur la voie romaine Egnatia. Les immeubles paraissent délabrés. On croise une vieille mosquée elle aussi peu entretenue, pourtant je la date, à vue d'oeil, du XVI e siècle. je ne l'ai pas retrouvé dans le guide petit futé, à moins que cela ne soit la mosquée Nazireshte (mal localisée dans le PF).
A la sortie de la ville, on mange dans un petit resto tout neuf. mais les cotelettes d'agneaux sont partiellement carbonisées ! On demande une assiette, ils en amènent deux; je précise que j'en ai commandé qu'une et que je n'en payerai qu'une. Bien sûr, au moment de la note (qu'ils ont mis 10 minutes à écrire !), ils m'en facturent deux ! je négocie et je n'en paye qu'une, mais je laisse un petit pourboire au garçon. Il faut être en forme, pour ne pas se faire avoir...
Nous repartons. Précisons que dans notre trajet vers l'Est, à aucun moment nous n'avons vu le moindre panneau ''Macedonia''. Par contre, j'ai vu plusieurs fois une direction ''Qafe Thane'', bled inconnu, que j'ai deviné être le poste frontière (faut dire que j'ai étudié les passeports de mes parents des voyages que l'on fît en 1985-1988 dans la région), je sais un peu comment cela marche.
cela me rappelle la route Coimbra/Salamanque. du portugal, à aucun moment on indique ''Espana'' sur la route excepté quelques km avant la frontière. alors qu'il s'agit d'un axe de niveau européen, transfrontalier ! quelle bétise, ce type de fierté nationaliste !
D'Elbasan, la route pénètre dans un petit défilé que je devine être la direction de la macédoine. La route est assez bonne. Plutôt large. On traverse très peu de zones peuplées. Nous suivons le cours d'une rivière. On aperçoit quelques bunkers construits dans les années 1970, ils sont tous du même modèle (petite coupole avec une large meurtrière horizontale). Le paysage est assez sauvage, des petites montagnes nous entourent. Malheureusement, de gros camions très lents nous obligent à tenter des dépassements pas évidents. dès qu'un créneau se libère, avant même que je mette mon clignotant, 2 ou 3 albanais sont en train de me doubler (sans clignotant mais avec klaxonne. Qui double doit klaxonner, c'est la règle !). Après, c'est trop tard. je dois patienter pour trouver une ligne droite sans personne en face, et il y en a peu. je double un lourd camion dans un virage intérieur avec une tres bonne visibilité. Au moment où je suis à son niveau, la route se rétrecie, on est au coeur du virage, ouf ! pas de NDP, je peux le dépasser ! 100m plus loin se trouvait une magnifique ligne droite sans circulation ! j'enrage, j'ai pris des risques pour rien ! faut dire que je le suivait depuis 15 minutes, ce camion, sans aucune possibilité de le doubler ! Il faut être encore plus patient !
La route se met à grimper, les bunkers apparaissent par paquets, entourés de tranchées, la frontière se rapproche ! Il y a moins d'arbres. la route est vide. je vois une bifurcation avec à gauche ''qafe thane'' : même à 2 km, ils n'ont pas indiqué ''Macedonia'' !!
la route longe une crête. A droite, on aperçoit le vaste lac d'Orhid, côté albanais. arrive la frontière.
Il y a peu de voitures. On prend un pot dans un bar côté albanais pour épuiser les derniers lek (j'en garde quand même en souvenir !). côté albanais, le passage est rapide, je paye une taxe de sortie et je passe. Côté macédonien, on attend parce que la personne devant nous a un problème avec ses papiers. je vois une plaque française, la première depuis l'italie, et du 92, comme moi ! je vais la voir mais le conducteur ne parle pas un mot de française ! serait-ce un type de l'ambassade albanaise à paris (sa plaque est rouge) ?
Nous passons enfin, nous voici en Macédoine. Quels changements nous allons y vivre ! (A suivre dans Itinéraire III La macédoine - à écrire !!!)
Conclusion sur l'Albanie :
3 jours en albanie, c'est suffisant pour se faire une idée, même tronquée, mais c'est insuffisant pour bien connaitre le pays. Je n'ai que trop constaté les côtés négatifs du pays (état des routes, conduite dangereuse, absence de signalisation de direction et de danger, pollution...). Je n'ai malheureusement pas assez vus ses points positifs. En tous cas, en dehors des routes, le pays semble sûr et la religion n'est pas agressive du tout. Le sud de l'Albanie est certainement magnifique (Berat, Butrint, Gjirokastro, des cotes rocheuses et sableuses splendides...). cela sera pour une prochaine fois (en 4x4 ou à pieds) ? La région centrale que j'ai visité est censée être la plus moderne, la plus développée, pour le meilleur comme pour le pire. Et pourtant !
Durres (centre historique), kruje et Tirana valent le coup. Mais est-il nécessaire d'y rester plus longtemps que je ne l'ai fait ? le Sud du pays, lui, méritterait sans doute une semaine de plus. Quant au Nord de l'albanie, il n'a rien d'attirant, surtout en direcction du kosovo.
Je ne regrette pas d'être allé en Albanie, mais je pensais tout de même qu'en 2006, la situation du pays serait meilleure. Certes, on a des portables partout, les strings sont de rigueur sur la plage, on trouve régulièrement des stations service neuves, des panneaux publicitaires pour heineken et vodaphone longent routes et autoroute, des gros 4x4 mercedes ou BMW dominent la route...mais est-ce cela la modernité ? N'en serait-ce pas pratiquemment le pire ?
J'aurais préféré voir des routes correctes, une conduite correcte (à l'italienne au moins), un environnement plus respecté, des services d'entretien urbain d'un niveau minimum au moins...et l'existence d'une DDE, même mauvaise ! Les Albanais sont fières de leur pays mais ils ne le respectent pas assez ! L'Albanie est un pays de contradictions. La preuve, dans ce pays musulman à 95 %, son plus grand héros, skenderberg, était un chrétien champion de la lutte contre les turcs musulmans ! Certes, l'isolement voulu par le dictateur Hoxha a figé le temps, accumulant retard sur retard. Et c'est bien pour les touristes que nous sommes car aller en albanie en 2006 c'est comme aller dans un pays communiste en 1970. On peux ainsi voyager dans le temps ! néanmoins Hoxha est mort en 1985, le régime communiste a disparu en 1992. Cela fait tout de même 16 ans. je n'ai pas senti cette volonté d'aller de l'avant que j'ai trouvé en slovenie, en croatie, en turquie d'europe ou macédoine. J'ai connu la yougoslavie de 1985-1988, je l'avais aimé. L'albanie actuelle y ressemble, souvent pour le pire ! En 1987, en camping-car, avec mes parents, on était venu jusqu'à cette frontière entre la macédoine (YU à l'époque) et l'albanie, au nord du lac d'ohrid. sans visa, ils avaient refusé de nous laisser entrer. L'albanie, c'était un fantasme, un pays fermé, presque terra incognita . En albanie, j'ai souvent pensé à ce moment. le paysage avait-il changé en 20 ans ? et les routes, et les gens ? Souvent, je suis certain qu'il n'y avait eu aucun changement, ou bien des détériorations !
Finalement, en Albanie, j'étais un peu en 1987, j'ai pu poursuivre ce fameux voyage qui a émerveillé ma jeunesse, je suis allé au bout, j'ai passé cette satanée frontière ! l'Albanie m'a fait rajeunir de 20 ans !!! 🙂🙂🙂
L'Albanie pratique Pour s'y rendre en ferry, Bari/Durres, compagnie Ventouris, en pleine saison; 92€/voiture, 59€/personne sur le pont ; 4€ de taxe portuaire (port de bari)/personne/vehicule. total, j'ai payé 222€ l'aller simple, pas de carte bleue, en cash seulement Retour : je vous conseille de passer par des pays voisins, histoire de découvrir un peu les Balkans, quitte à reprendre le ferry en grèce ou en croatie Taxe port de Durres (pour entrer en albanie) : 10€/personne Taux de convertion: 1€ = 124 lek environ Hotel Belvedere (plage de Golem) : 38€ la chambre double standard, 60€ la tres belle chambre double (minibar, jacuzzi, balcon, satellite...) Resto de l'hotel belvedere, déjeuner complet : 1500 lek (12€) pour deux ! Bar Torra (à Durres) : bar branché, 300 lek les deux boissons (2.4 €) Resto hotel belvedere, dîner complet (poissons) : 2550 lek = 20€ pour 2 Musée Skenderberg (à Kruje) : 200 lek le ticket (=1.6 €) Resto Kala Kruje (dans la citadelle, pres du musée), déjeuner complet : 1050 lek = 8.4e à deux !!! 1 pannier en bois d'olivier (à kruje, souk), environ 10 € apres marchandage Hotel belvedere, mini-bar, 1.5€ la boisson ! Essence SP 95 (appelé ''Unleaded'', c'est pas compliqué): entre 1 et 1.3 € (d'après mondi, qui est albanais). j'ai le plus souvent vu 128/130 lek/litre, soit moins de 1.1 €/litre Diesel : 115 lek/L (0.9€/L) ; Diesel Euro 125 lek/ L (1€/L) Le diesel Euro peu donc etre au même prix que l'essence SP. On peut payer en €, avec gros risques de se faire avoir ! Diner resto à Elbassan : 1000 lek pour 2 (8€) Taxe sortie Albanie (frontière macédonienne) : 4€ pour deux personnes et un vehicule (j'ignore ce qui compte), payés dans une banque allemande installée dans le poste frontière ! Hotel belvedere, facture totale, 2 nuits chambre ''luxe'' + 1 diner + 1 déjeuner = 19500 lek, soit 155€, payés en carte Visa, la banque albanaise a pris 4€ de commission, ma banque rien du tout.
CONCLUSION : les restos ne sont pas chers (sauf dans les hotels de standings, où ils restent tout de même abordables) ; l'essence est un peu moins chère qu'en France, si l'on cherche bien ; les tickets des visites sont bon marché ; les vêtements de marque sont aussi chers qu'en france (comme partout, prix universels) ; les tres bons hotel restent assez chers...
Pour toute question pratique, rectification ou complément d'information, n'hésitez pas à me contacter, je modifierai cette partie !
Passons en Macédoine ! 🙂
Ben
Partir au Cambodge et en Malaisie avec un bébé de 9 mois English translation pending
bonjour,
on me deconseille de partir avec mon bebe de 9 mois au Cambodge et en Malaisie...
si quelqu'un peut me faire partager son experience s'il est parti avec un bebe..
merci!
on me deconseille de partir avec mon bebe de 9 mois au Cambodge et en Malaisie...
si quelqu'un peut me faire partager son experience s'il est parti avec un bebe..
merci!
Qui connait les Açores? English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerai discuter "Açores" avec vous si vous connaissez un peu l'endroit! 😎
J'avoue, je n'en suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage, ça n'est même pas encore décidé (peut-être au printemps 2004?), mais je SAIS que je vais y aller un jour! 😉 Alors de toute façon, si vous avez des conseils, ça me servira, je les note et rien ne sera perdu! A vos bonnes volontés Msieur Dame!
Alors voila, comme il existe assez peu de guides de voyage sur ces ïles (mis à part le Petit Futé que j'ai déjà acheté), je voudrais savoir : quelles îles avez-vous visité? combien de temps? avez-vous visité Corvo et Flores, les îles les plus éloignées? quels moyens de transport inter-îles avez-vous pris : avion? bateau? vous souvenez-vous du budget correspondant? avez-vous testé le camping : sauvage, pas sauvage, j'ai lu qu'il y avait assez peu de terrains aménagés et que sur plusieurs îles c'était sauvage ou bien négocier un bout de terrain chez l'habitant. avez-vous logé chez l'habitant, à l'hotel ? Les prix vous ont ils paru très "touristiques" ou non? avez-vous été en voiture, en bus, en stop, ou bien à pied? et enfin : quelles îles, villes, endroits, randos, ont été vos coups de coeur ? ah oui une petite dernière question pratique : je comptais acheter en ligne le guide de voyage "Bradt" (en anglais) car je n'ai rien trouvé d'autre d'intéressant sur les Açores (notamment pour les itinéraires de rando). Avez-vous un avis sur les guides existants? (celui-là ou un autre que vous me conseilleriez?)
Merci d'avance pour vos réponses, il est tellement difficile de se faire une idée à travers des guides de voyage, que vos expériences peuvent vraiment m'aider à faire le tri ! 😉
J'aimerai discuter "Açores" avec vous si vous connaissez un peu l'endroit! 😎
J'avoue, je n'en suis qu'au tout début de la préparation de mon voyage, ça n'est même pas encore décidé (peut-être au printemps 2004?), mais je SAIS que je vais y aller un jour! 😉 Alors de toute façon, si vous avez des conseils, ça me servira, je les note et rien ne sera perdu! A vos bonnes volontés Msieur Dame!
Alors voila, comme il existe assez peu de guides de voyage sur ces ïles (mis à part le Petit Futé que j'ai déjà acheté), je voudrais savoir : quelles îles avez-vous visité? combien de temps? avez-vous visité Corvo et Flores, les îles les plus éloignées? quels moyens de transport inter-îles avez-vous pris : avion? bateau? vous souvenez-vous du budget correspondant? avez-vous testé le camping : sauvage, pas sauvage, j'ai lu qu'il y avait assez peu de terrains aménagés et que sur plusieurs îles c'était sauvage ou bien négocier un bout de terrain chez l'habitant. avez-vous logé chez l'habitant, à l'hotel ? Les prix vous ont ils paru très "touristiques" ou non? avez-vous été en voiture, en bus, en stop, ou bien à pied? et enfin : quelles îles, villes, endroits, randos, ont été vos coups de coeur ? ah oui une petite dernière question pratique : je comptais acheter en ligne le guide de voyage "Bradt" (en anglais) car je n'ai rien trouvé d'autre d'intéressant sur les Açores (notamment pour les itinéraires de rando). Avez-vous un avis sur les guides existants? (celui-là ou un autre que vous me conseilleriez?)
Merci d'avance pour vos réponses, il est tellement difficile de se faire une idée à travers des guides de voyage, que vos expériences peuvent vraiment m'aider à faire le tri ! 😉
Brelan d'as dans les Stans: Kirghizistan, Tadjikistan et Ouzbekistan English translation pending
Hello tous,
C'est avec plaisir que je vous fait partager notre voyage de l'été 2019 dans les pays en stan.🙂
La version complète est ici, elle se construit au même rythme que je fais paraitre mes posts
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)
GENESE Mais quelle idée d’aller dans les stan ! En fait, à l’origine cela devait être le Ladakh (joliment raconté par Diamina et Ticapi que je salue). Mais la crainte de ne pas arriver à tenir sur des treks de longues durées et le fait de ne pas pouvoir conduire moi-même m’ont incité à chercher une alternative. C’est là que Marie(Mlefevre) a eu le bon goût de publier un carnet sur le Kirghizistan et Perju de relater son voyage dans les stans, les deux en self drive …. C’est bon on tient notre destination 2019 ! Au niveau pays, ambiance, c’est d‘abord le corridor de Wakham et le Pamir qui m’ont séduit et ce sera le « centre » du voyage. En revanche je n’ai pas trouvé grand-chose au niveau véhicule de location au Tadjikistan. Comme ce voyage se faisait avec des amis de longues dates (avec qui on a déjà sillonné la Bolivie et le nord-ouest de la Namibie) j’ai trouvé intéressant d’y adjoindre un petit bout de Kirghizistan qui leur permettait de voir un autre type de paysage et en plus il est beaucoup plus facile de louer un véhicule à Bishkek. Lorsque ma chère et tendre a vu que nous n’étions pas loin de Samarcande (qu’on avait admiré en 2007) elle a souhaité y retourner. Du coup cela nous a fait un voyage avec 3 ambiances différentes, ce qui est génial pour nous. Niveau durée il a fallu rajouter un petit bout aux 3 semaines initialement prévues pour arriver à tout faire tenir.

PREPARATION
A partir de là j’ai commencé à construire notre parcours. En parallèle j’ai fait des recherches (et demandes) pour le véhicule. Au final, j’ai retenu une agence Ouzbek francophone qui a tout de suite compris nos problématiques d’Européens (véhicule récent, avec matériel de camping, avec les différents transferts et qui prend en charge les quelques réservations d’hôtels, guides, etc, ..). Le véhicule sera donc un Toyota Prado de 2012. La compagnie aérienne sera Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul) Visas: pour le Kirghizistan il est délivré directement à l'aéroport, en revanche pour le Tadjikistan il faut le demander à l'avance. ATTENTION, le Pamir nécessite un permis particulier (comme c'est une région semi-autonome), il faut le demander en même temps que le visa en cochant la case permit GBAO (région autonome duHaut-Badakhchan).
OUTILS Comme c'est une destination encore peu couru en self drive je vais développer un peu plus que d'hab. Au niveau guide papier: Je n'ai pas mis de "S" car il n’y en a eu quasiment qu’un, mais qui pour le coup est parfait pour qui veut voyager comme nous : le nouveau guide de Cecile Miramont et Laurent Bendel : KIRGHIZISTAN TADJIKISTAN, qui a été écrit à destination des self-drivers et qui propose différents itinéraires commentés. Mon conseil, après le voyage : le guide n’enjolive pas les choses et s’adresse plutôt aux personnes ayant déjà des notions de « off road » ou de voyage « solitaire », donc quand ils écrivent "difficile" ça l’est vraiment, même "moyen" c’est déjà costaud. Par forcément au niveau difficulté de la piste elle-même mais par la dangerosité liée à la solitude, le peu de traces et le risque de croiser des gués plus ou moins remplis. Au niveau carte: il y en a une très belle et complète pour le Pamir, il s'agit de celle de Markus Hauser édité par Gekco Maps.
Comme je suis très GPS j'ai fait pas mal de recherches. Pour Garmin je n'ai pas été plus séduit que ça. Du coup je me suis penché sur les applications Android. Je connaissais déjà MAPS.ME qui est très bien mais sans courbe de niveaux, j'ai donc aussi testé GAIA, OSMAND, TERRA MAP et SOVIET MILITARY MAPS. Cette dernière est celle qui offre le plus de possibilités de cartographie plus ou moins détaillée, dont les fameuses cartes militaires Russes ultra détaillées. Mais au final c'est OSMAND que j'ai utilisé le plus pendant le voyage, je pense même que cette application remplacera GARMIN dans mon véhicule. MAPS.ME est très bien, mais au niveau topographie elle est un cran en dessous et je l'ai trouvé moins pratique pour gérer les itinéraires. Ce qui est dommage, c'est que toutes ces applications n'ont pas leur pendant sur PC, ce qui aurait été pratique pour préparer le voyage. Du coup je fais tout sur Mapsource et je transfers ensuite les waypoints sur les applications. J'ai aussi utilisé une application où les voyageurs indiquent les lieux de bivouac (ou autre) qui leur ont plu. Il s'agit de IOVERLANDER, très bonne application également. Dernier outil et non des moindres: les CBT, ce sont les offices de tourisme version Kirghize, il y en a dans les principales villes touristiques. Ils sont du grande aide et ont bien souvent un site internet, par exemple sur celui de Nryn on peut acheter, à l'avance, les permis pour la zone frontalière. Ils peuvent aussi vous indiquer des randonnées, en organiser avec des guides, gérer les hébergements, ... Pour le Pamir vous avez l'équivalent qui se nomme PECTA, nous y achèterons les permis pour circuler dans le parc de Zorgul. Il y a aussi le site visitpamirs.com qui regroupe un certain nombre d'informations.
RAVITAILLEMENT et EQUIPEMENT : au Kirghizistan aucun problème, en revanche au Tadjikistan c’est une autre histoire, sur les hauts plateaux très peu de choses disponibles, mais comme on s’y attendait on avait amené des « sachets de graines ». Au niveau vestimentaire il faut de quoi résister au froid (polaire, doudoune, bonnet) mais sans que ce soit extrême non plus (je crois que nous n'avons jamais eu des températures négatives). EN revanche pour la nuit vaut mieux avoir de bon duvets, il a fait entre 0° et 15° suivant l'altitude et la localisation.
Compagnie Turkish Airline qui dessert très bien les pays en Stan (même un vol Samarcande - Istanbul)

Alaska et Yukon 2018: récit, impressions et conseils English translation pending
Encore une fois, c’est devenu une habitude, j’ai mis beaucoup de temps à venir à bout de mon carnet de voyage… Mais voici, finalement, le récit du périple que j’ai effectué en Alaska avec ma copine de la fin mai à la mi-juin 2018. Au menu : les forêts, montagnes et glaciers de la péninsule de Kenai, la pluvieuse Valdez, une incursion du côté du Yukon et du nord de la Panhandle (Haines), le bled de Chicken (pourquoi pas?), l’incontournable Denali National Park, la région de Palmer et des animaux sauvages à la pelle. J’espère que le tout s’avèrera utile pour celles et ceux qui envisagent d’aller faire un tour dans ces contrées lointaines!
Avion : Vol Montréal / Anchorage réservé via Expedia. Escales à Vancouver à l’aller, à Chicago au retour.
Voiture : 659$ US (865$ CAN / 579 euros). Prise de possession et retour à l’aéroport international d’Anchorage. Réservée chez Enterprise via Costco Voyages. Excellent service. Ayant opté pour un véhicule de catégorie SUV intermédiaire, j’ai eu droit à un Subaru 4x4 Forester spacieux et… énergivore. À bien y penser, un tel véhicule est trop grand pour 2 personnes et coûte cher à la pompe. La fonction 4x4 s’avère quant à elle superflue, considérant l’interdiction d’emprunter les gravel roads. Si vous restez sur les principaux axes routiers une berline bien normale, voire compacte, suffit amplement.
Objectif du voyage : Randonnée pédestre (principalement), photographie et observation de la faune (si la chance nous sourit, et ce sera le cas !).
JOUR 1 : Montréal / Anchorage
Nous avons décidé de dormir à Anchorage, ville qui présente à première vue peu d’intérêt, simplement pour récupérer du voyage, faire le plein de victuailles et acheter quelques trucs à bon prix (glacière, blocs réfrigérants, chasse-moustiques, etc.).
Dodo (1 nuit): My Place Hotel, situé dans un quartier assez glauque de la ville (nombreux itinérants dans le parking). Chambre à la propreté irréprochable cependant, avec cuisinette sans ustensile… Pas très pratique…
https://www.myplacehotels.com/my-place-hotel-anchorage-ak
JOUR 2 : Anchorage / Hope (143 km)
Direction Hope par la Seward Highway. Dès la sortie d’Anchorage, la route longe les montagnes et le Turnagain Arm et, à chaque détour, les points de vue se révèlent époustouflants.


Arrivée en après-midi à Hope, un bled quasi-fantôme de moins de 200 habitants ayant connu de meilleurs jours à l’époque de la ruée vers l’or. L’ensemble possède néanmoins un côté pionnier fort sympathique.

Il y a quelques possibilités de randos aux alentours du village et les gens du coin nous avisent d’être vigilants sur les sentiers : les ours noirs et les grizzlys sont nombreux. Nous optons, non sans quelques appréhensions, pour le sentier menant à Hope Point, qui offre un panorama superbe sur les deux rives du Turnagain Arm. Une belle entrée en matière !




Dodo (1 nuit) : Black Bear B n’ B. Confortable petite maison, très bien équipée. Décor sur le thème de l’ours. La propriétaire, Maggie, est une hôtesse formidable qui connaît bien la région. Elle nous a gracieusement offert une bombonne de bear spray(répulsif anti-ours) ! Je recommande vivement.
http://www.alaskablackbearbnb.com/
JOUR 3 : Hope / Homer (269 km)
Il n’y a pas beaucoup à dire sur la Sterling Highway qui mène à Homer sinon qu’elle est nettement moins spectaculaire que les autres highways d’Alaska, à l’exception peut-être de la descente finale vers Homer.
Petite virée en fin de journée sur le Homer Spit, cette langue de terre bordée de commerces qui s’avance dans la Kachemak Bay et qui fait également office de port. Certes, l’endroit est touristique, mais le décor est époustouflant.

C’est également là que vous trouverez les différents bateaux-taxi (onéreux) qui vous permettront de partir à l’exploration de la baie et du Kachemak Bay State Park. C’est justement le plan pour le lendemain.
Dodo (2 nuits) : Tiny House(location dispo via Booking, VRBO, HomeAway ou AirBnB). Petite maison (comme son nom l’indique) située dans les hauteurs de Homer. Assez bien équipée, patio très agréable avec BBQ et vue les montagnes. Le proprio est très sympa, il nous a même offert une bouteille de vin en guise de bienvenue ! L’étroite « chambre » située dans les combles, accessible via une échelle mobile, ne sera pas au goût de tous…
JOUR 4 : Homer
Direction le Homer Spit pour y prendre un bateau taxi qui nous amènera de l’autre côté de la Kachemak Bay. Objectif : le sentier de Glacier Lake jusqu’au glacier Grewingk, avec retour via la Saddle Trail (et détour via le Alpine Ridge). Le bateau nous dépose au début du sentier Glacier et nous reprendra en fin de journée à la fin de la Saddle Trail. Très pratique, car ça évite de randonner en aller-retour. Quel sentiment étrange (et grisant !) que de se retrouver en pleine nature, au milieu de la forêt et des montagnes, sans possibilité de retour avant plusieurs heures!
Les sentiers qui mènent au glacier (tant le Glacier Lake que la Saddle), ne sont pas des plus spectaculaires. Le lac glaciaire dans lequel se déverse le glacier Grewingk, par contre, vaut à lui seul la randonnée et les dollars investis pour le bateau-taxi. Pour ce qui est du Alpine Ridge, nous avons manqué de temps pour le compléter. Le sentier, assez rustique, était assez boueux en cette fin de printemps. Boue qui nous a toutefois permis de constater des traces fraîches d’ours ! Gloups…


JOUR 5 : Homer / Seward (270 km)
Journée de route tranquille vers Seward. La Seward Highway est nettement plus spectaculaire que la Sterling et la « ville » de Seward en tant que telle, à défaut d’être jolie, est nichée dans un décor magnifique au creux de la Resurrection Bay et des montagnes qui l’enserrent.
Nous nous rendons vers les bureaux de Major Marine et de Kenai Fjords Tours pour obtenir des renseignements sur les excursions en bateau dans le Kenai National Park. Comme ça a l’air un peu l’usine (gros bateaux de 200 passagers), nous décidons de nous payer un luxe : une excursion avec le Alaska Saltwater Lodge, dont les bateaux accueillent une douzaine de passagers, que nous réserverons par téléphone pour le lendemain.
Petit détour en fin de journée vers le Exit Glacier. Le retrait de ce dernier au cours des dernières décennies est impressionnant… et inquiétant… et déprimant… En fait, il n’y a presque plus rien à voir à partir du sentier officiel, à moins d’emprunter celui, plus abrupt, qui mène au Harding Icefield. Mais ça, ça sera pour le surlendemain !

Dodo (3 nuits) : Abode Well Cabins. Cabine correcte, sans plus, située sur la route menant au Exit Glacier et au Harding Icefield (donc un peu excentrée). Légèrement défraîchie et peu équipée (micro-ondes, petit frigo, cafetière). Prix correct. Laveuse-sécheuse dispo pour pas cher.
https://ididaride.com/cabins/
JOUR 6 : Seward
Réveil au petit matin pour l’excursion en bateau. Arrivés au point de rendez-vous, nous donnons nos noms au capitaine et propriétaire du bateau. À son visage ahuri alors qu’il consulte son calepin, nous constatons qu’il y a un problème. Et de fait, sa femme à qui nous avons parlé la veille a pris la réservation sans réaliser que le bateau était déjà plein ! Un gros bravo. Le capitaine ne nous propose rien de plus que de plates excuses, jusqu’à ce que l’un de ses employés suggère d’aller voir si Northern Latitude Adventure aurait de place pour nous. La démarche s’avère positive et nous avons finalement droit à un tour plus dispendieux, sur un petit bateau pouvant accueillir un maximum de 6 personnes (nous serons 4) ! Je conseille vivement.
https://northernlatitudeadventures.com
Le capitaine-propriétaire est fort sympathique et, comme c’était sa première sortie de la saison, ils nous propose l’approche des glaciers Alalik et Holgate (normalement c’est seulement un des deux). La journée est magnifiquement ensoleillée et le reflet des montagnes dans la baie est hypnotique. Durant l’excursion d’une durée de plus de 8 heures, nous verrons des baleines à bosses, des orques, des loutres de mers, un ours noir et des mouflons de Dall accrochés aux parois rocheuses. Bref, la totale.




Avis à celles et ceux qui ont le mal de mer : le golfe d’Alaska, ça brasse pas mal ! J’en ai fait les frais…
Avion : Vol Montréal / Anchorage réservé via Expedia. Escales à Vancouver à l’aller, à Chicago au retour.
Voiture : 659$ US (865$ CAN / 579 euros). Prise de possession et retour à l’aéroport international d’Anchorage. Réservée chez Enterprise via Costco Voyages. Excellent service. Ayant opté pour un véhicule de catégorie SUV intermédiaire, j’ai eu droit à un Subaru 4x4 Forester spacieux et… énergivore. À bien y penser, un tel véhicule est trop grand pour 2 personnes et coûte cher à la pompe. La fonction 4x4 s’avère quant à elle superflue, considérant l’interdiction d’emprunter les gravel roads. Si vous restez sur les principaux axes routiers une berline bien normale, voire compacte, suffit amplement.
Objectif du voyage : Randonnée pédestre (principalement), photographie et observation de la faune (si la chance nous sourit, et ce sera le cas !).
JOUR 1 : Montréal / Anchorage
Nous avons décidé de dormir à Anchorage, ville qui présente à première vue peu d’intérêt, simplement pour récupérer du voyage, faire le plein de victuailles et acheter quelques trucs à bon prix (glacière, blocs réfrigérants, chasse-moustiques, etc.).
Dodo (1 nuit): My Place Hotel, situé dans un quartier assez glauque de la ville (nombreux itinérants dans le parking). Chambre à la propreté irréprochable cependant, avec cuisinette sans ustensile… Pas très pratique…
https://www.myplacehotels.com/my-place-hotel-anchorage-ak
JOUR 2 : Anchorage / Hope (143 km)
Direction Hope par la Seward Highway. Dès la sortie d’Anchorage, la route longe les montagnes et le Turnagain Arm et, à chaque détour, les points de vue se révèlent époustouflants.


Arrivée en après-midi à Hope, un bled quasi-fantôme de moins de 200 habitants ayant connu de meilleurs jours à l’époque de la ruée vers l’or. L’ensemble possède néanmoins un côté pionnier fort sympathique.

Il y a quelques possibilités de randos aux alentours du village et les gens du coin nous avisent d’être vigilants sur les sentiers : les ours noirs et les grizzlys sont nombreux. Nous optons, non sans quelques appréhensions, pour le sentier menant à Hope Point, qui offre un panorama superbe sur les deux rives du Turnagain Arm. Une belle entrée en matière !




Dodo (1 nuit) : Black Bear B n’ B. Confortable petite maison, très bien équipée. Décor sur le thème de l’ours. La propriétaire, Maggie, est une hôtesse formidable qui connaît bien la région. Elle nous a gracieusement offert une bombonne de bear spray(répulsif anti-ours) ! Je recommande vivement.
http://www.alaskablackbearbnb.com/
JOUR 3 : Hope / Homer (269 km)
Il n’y a pas beaucoup à dire sur la Sterling Highway qui mène à Homer sinon qu’elle est nettement moins spectaculaire que les autres highways d’Alaska, à l’exception peut-être de la descente finale vers Homer.
Petite virée en fin de journée sur le Homer Spit, cette langue de terre bordée de commerces qui s’avance dans la Kachemak Bay et qui fait également office de port. Certes, l’endroit est touristique, mais le décor est époustouflant.

C’est également là que vous trouverez les différents bateaux-taxi (onéreux) qui vous permettront de partir à l’exploration de la baie et du Kachemak Bay State Park. C’est justement le plan pour le lendemain.
Dodo (2 nuits) : Tiny House(location dispo via Booking, VRBO, HomeAway ou AirBnB). Petite maison (comme son nom l’indique) située dans les hauteurs de Homer. Assez bien équipée, patio très agréable avec BBQ et vue les montagnes. Le proprio est très sympa, il nous a même offert une bouteille de vin en guise de bienvenue ! L’étroite « chambre » située dans les combles, accessible via une échelle mobile, ne sera pas au goût de tous…
JOUR 4 : Homer
Direction le Homer Spit pour y prendre un bateau taxi qui nous amènera de l’autre côté de la Kachemak Bay. Objectif : le sentier de Glacier Lake jusqu’au glacier Grewingk, avec retour via la Saddle Trail (et détour via le Alpine Ridge). Le bateau nous dépose au début du sentier Glacier et nous reprendra en fin de journée à la fin de la Saddle Trail. Très pratique, car ça évite de randonner en aller-retour. Quel sentiment étrange (et grisant !) que de se retrouver en pleine nature, au milieu de la forêt et des montagnes, sans possibilité de retour avant plusieurs heures!
Les sentiers qui mènent au glacier (tant le Glacier Lake que la Saddle), ne sont pas des plus spectaculaires. Le lac glaciaire dans lequel se déverse le glacier Grewingk, par contre, vaut à lui seul la randonnée et les dollars investis pour le bateau-taxi. Pour ce qui est du Alpine Ridge, nous avons manqué de temps pour le compléter. Le sentier, assez rustique, était assez boueux en cette fin de printemps. Boue qui nous a toutefois permis de constater des traces fraîches d’ours ! Gloups…


JOUR 5 : Homer / Seward (270 km)
Journée de route tranquille vers Seward. La Seward Highway est nettement plus spectaculaire que la Sterling et la « ville » de Seward en tant que telle, à défaut d’être jolie, est nichée dans un décor magnifique au creux de la Resurrection Bay et des montagnes qui l’enserrent.
Nous nous rendons vers les bureaux de Major Marine et de Kenai Fjords Tours pour obtenir des renseignements sur les excursions en bateau dans le Kenai National Park. Comme ça a l’air un peu l’usine (gros bateaux de 200 passagers), nous décidons de nous payer un luxe : une excursion avec le Alaska Saltwater Lodge, dont les bateaux accueillent une douzaine de passagers, que nous réserverons par téléphone pour le lendemain.
Petit détour en fin de journée vers le Exit Glacier. Le retrait de ce dernier au cours des dernières décennies est impressionnant… et inquiétant… et déprimant… En fait, il n’y a presque plus rien à voir à partir du sentier officiel, à moins d’emprunter celui, plus abrupt, qui mène au Harding Icefield. Mais ça, ça sera pour le surlendemain !

Dodo (3 nuits) : Abode Well Cabins. Cabine correcte, sans plus, située sur la route menant au Exit Glacier et au Harding Icefield (donc un peu excentrée). Légèrement défraîchie et peu équipée (micro-ondes, petit frigo, cafetière). Prix correct. Laveuse-sécheuse dispo pour pas cher.
https://ididaride.com/cabins/
JOUR 6 : Seward
Réveil au petit matin pour l’excursion en bateau. Arrivés au point de rendez-vous, nous donnons nos noms au capitaine et propriétaire du bateau. À son visage ahuri alors qu’il consulte son calepin, nous constatons qu’il y a un problème. Et de fait, sa femme à qui nous avons parlé la veille a pris la réservation sans réaliser que le bateau était déjà plein ! Un gros bravo. Le capitaine ne nous propose rien de plus que de plates excuses, jusqu’à ce que l’un de ses employés suggère d’aller voir si Northern Latitude Adventure aurait de place pour nous. La démarche s’avère positive et nous avons finalement droit à un tour plus dispendieux, sur un petit bateau pouvant accueillir un maximum de 6 personnes (nous serons 4) ! Je conseille vivement.
https://northernlatitudeadventures.com
Le capitaine-propriétaire est fort sympathique et, comme c’était sa première sortie de la saison, ils nous propose l’approche des glaciers Alalik et Holgate (normalement c’est seulement un des deux). La journée est magnifiquement ensoleillée et le reflet des montagnes dans la baie est hypnotique. Durant l’excursion d’une durée de plus de 8 heures, nous verrons des baleines à bosses, des orques, des loutres de mers, un ours noir et des mouflons de Dall accrochés aux parois rocheuses. Bref, la totale.




Avis à celles et ceux qui ont le mal de mer : le golfe d’Alaska, ça brasse pas mal ! J’en ai fait les frais…
Amandiers en fleurs en Andalousie début mars (?) et questions sur l'Andalousie English translation pending
Bonjour à tous!
Malgré quelques recherches, je n'ai pas trouvé mon bonheur: les amandiers sont-ils en fleur en ce moment autour de Sedella/Archez? J'y serai juste 1 journée, le 1er mars exactement.
Je partirai de Malaga, direction les Alpujarras où je dormirai 2 jours, avant de partir pour Granada. Donc si dans ce triangle, un endroit est plus propice à l'observation des amandiers en fleur, je suis preneur 🙂
Questions subsidiaires pour d'éventuels connaisseurs qui me liraient:
- des incontournables sur cette route Malaga - Alpujarras (Orgiva/Bubion etc.) - Granada?
- et sur la route Granada - Jerez de la Frontera? La Lagune de Fuente de Piedra, notamment, mérite-elle de faire un petit arrêt?
- autour de Jerez de la Frontera (j'y passe 1 semaine)?
- le 28 février à Malaga (jour de l'Andalousie): tout est fermé? Le fameux marché central également?
Priorité: nature, animaux, gastronomie. Contrainte: enfant en (très) bas âge.
Merci à tous!
Malgré quelques recherches, je n'ai pas trouvé mon bonheur: les amandiers sont-ils en fleur en ce moment autour de Sedella/Archez? J'y serai juste 1 journée, le 1er mars exactement.
Je partirai de Malaga, direction les Alpujarras où je dormirai 2 jours, avant de partir pour Granada. Donc si dans ce triangle, un endroit est plus propice à l'observation des amandiers en fleur, je suis preneur 🙂
Questions subsidiaires pour d'éventuels connaisseurs qui me liraient:
- des incontournables sur cette route Malaga - Alpujarras (Orgiva/Bubion etc.) - Granada?
- et sur la route Granada - Jerez de la Frontera? La Lagune de Fuente de Piedra, notamment, mérite-elle de faire un petit arrêt?
- autour de Jerez de la Frontera (j'y passe 1 semaine)?
- le 28 février à Malaga (jour de l'Andalousie): tout est fermé? Le fameux marché central également?
Priorité: nature, animaux, gastronomie. Contrainte: enfant en (très) bas âge.
Merci à tous!
Deux semaines à Sao Miguel juillet 2017 English translation pending
En famille, avec 2 ados , voyage cool et sympa, ile vraiment intéressante. En train de se développer au tourisme, avec des vols pour Boston et Toronto. Peu d’hôtels, hébergements à trouver sur Airbnb.
Un mois avant, on ne sait toujours pas où aller en vacances . Je me suis rappelée de personnes rencontrées en Dominique qui nous avaient parlé des Açores. Je me lance donc rapidement dans quelques recherches, et en 2 jours les billets d’avion sont réservés. Reste à trouver les logements, ce qui ne sera pas une moindre affaire, car il y en a peu, et beaucoup sont déjà complets ! Il y a 9 iles, mais on décide de ne faire que la plus grande et plus touristique en prenant notre temps, on fera les autres une autre fois si cela nous a plu. Ce sera donc Sao Miguel pour 2 semaines, du 12 au 26 juillet
Mardi 12 juillet, on termine le boulot, on rentre vite à la maison et direction l’aéroport. Un peu la course ! 18h30, direction Lisbonne avec la TAP. 2h de vol, un sandwich, un biscuit et une boisson, rien à dire. Le 2eme vol est à 21h55, mais en arrivant à l’embarquement, on nous dit qu’il y a un surbooking et on nous propose 250 euros par personne, logé et nourri pour rester à Lisbonne et prendre le vol du lendemain. On ne réfléchit pas longtemps, on est trop excités ! On nous donne une carte prépayée chargée avec nos 1000 euros, 10 euros chacun pour manger à l’aéroport, et on prend le taxi pour l’hôtel. On a 2 chambres, hôtel Vila Galé.
Mercredi 13 juillet Buffet petit dej très bien, on reprend le taxi direction l’aéroport, un peu de stress car il y a des bouchons. Vol à 10h55 pour Ponta Delgada, où on arrive à 12h20 (1h de décalage horaire) Nuno, le propriétaire du airbnb nous attend. Il nous amène à l’appartement, 2 chambres, bien aménagé, très bien. On s’installe, puis on part visiter Ponta Delgada à pieds, environ 15 mn du centre. Jolies rues pavées, nombreuses églises noires et blanches. On va jusqu’au fort qui est maintenant un musée militaire, bien présenté. On va au terrain de basket, les garçons trouvent des jeunes pour jouer. On revient manger vers l’appartement, correct. Au lit (décalage horaire de 2 heures par rapport à chez nous)
Jeudi 14 Nuno nous loue une voiture (25euros par jour), il nous l’amène à 9h. On se prépare, on fait 2 courses pour le pique-nique et direction Sete Cidades. La route qui monte est superbe avec les hortensias.

Il y a des nuages du mirador mais les 2 lacs dans le cratère sont très beaux. On joue un moment dans l’hôtel abandonné, on va sur le toit, on fait des photos, … c’est original et sympa !

On redescend vers les lacs, et on va du côté du lac bleu. Belle aire de pique-nique, pas de soleil et air vivifiant, on mange avec la veste ! Mais les gars trouvent que l’eau a l’air bonne et ils se baignent ! On va ensuite vers l’aire de loisirs et on loue des vélos pour faire les autres routes, on ne peut pas faire le tour des lacs, mais c’est bien sympa. On rentre par le bord de mer, arrêt sur la plage de Mosteiros, jolie plage de sable noir. On passe par le centre de Ponta Delgada, arrêt au terrain de basket, mais il est déjà occupé par des footeux ! On mange au yacht club, assez quelconque. Les garçons vont au basket, et on se prend des pastels de nata pour le dessert
Vendredi 15 On part par le bord de mer côté Ouest, quelques arrêts aux points de vue. On prend la direction Lagoa do Fogo. Arrêt au 1er mirador, on monte jusqu’aux antennes, il fait beau, on a une belle vue.
Puis au 2eme mirador, on attend un peu pour avoir une place de parking, puis on prend le piquenique et on descend au fond du cratère. La descente pour la plage est d’environ 30 mn. Il fait beau, les couleurs sont magnifiques. Belle plage en bas, on mange, on se baigne, et on prend des coups de soleil ! Lionel va marcher un peu, mais le tour du lac est trop long (10km).

On remonte (40mn) et on s’achète de l’eau (nos 3l étaient trop justes…). On va ensuite à Caldeira Velha : maison du parc et sources chaudes, 2 euros par personne, très bien aménagé. C’est très beau, un bassin à 26°avec une petite cascade, et un à 36°. Retour du bon côté de l’ile, on s’arrête manger une pizza à Lagoa, quelques courses à Continente pour demain.
Samedi 16 Direction Ponta de Ferreira pour se baigner dans l’eau chaude. La marée basse est à 11h20, nous voulons donc y être à 10h30. Il n’y a presque personnes quand on arrive. Le bassin est très bien aménagé (cordes, échelles) et gratuit ! On reste dans l’eau un grand moment, chacun règle sa température en se mettant plus ou moins proche de la sortie d’eau chaude ! C’est vraiment super sympa.

Puis on veut se faire un bbq, on remonte vers le Lagoa verde et c’est parti : côte de bœuf et bananes, super endroit et très bon repas. Lionel et Jolan font une heure de SUP sur le lac, pendant qu’avec Flavien on lit tranquille au bord du lac. On rentre en prenant la route de Pico de Carvao, arrêt aux points de vue Lagoa de Canario, belle vue, pleins d’autres petits cratères sur la route. Retour à Ponta Delgada, restau
Dimanche 17 On va réserver pour faire la sortie dauphin et le canyoning, les dates sont déjà bien prises, mais heureusement, on trouve une solution. On fait les sacs et on essaie de tout mettre dans la voiture car on change de logement aujourd’hui. On part par le tour ouest de l’ile. On s’arrête à Mosteiros, aux piscines naturelles. C’est vraiment sympa, des bassins naturelles pour nager, sauter, … un peu moins froid que l’océan.

Un bon pique-nique termine bien cette matinée. On continue la route avec des arrêts aux différents points de vue, dommage que le soleil est caché. On arrive à notre logement à côté de Ribeira Grande : petit appart, 2 chambres, belle terrasse, dans un complexe avec piscine, terrain de basket….
Lundi Direction la plage de santa Barbara. Les gars hésitent et se décident pour la location de boggy board avec combinaison complète (sauf Flavien qui reste en maillot) Ils font 2h dans les vagues. On piquenique ensuite vers la voiture (seul endroit où on ne trouve pas de table de piquenique). On fait ensuite un tour sur la cote, les points de vue. Sur le retour on s’arrête à l’usine de thé plantations de thé de Gorreana. On peut se promener dans les champs, ici ils ramassent à la machine. On fait ensuite un tour dans l’usine, et on a le droit à une dégustation de thé. Visite sympa.

Mardi Bien gris ce matin. On prend notre temps. Avec Lionel on va visiter Ribeira Grande. Retour à la chambre manger rapidement (pates au pesto) car on a rv à 13h pour aller faire la nage avec les dauphins. On part à 2 zodiacs (on est que nous sur l’un d’eux). On recherche les dauphins, et quand on en voit, le bateau se met sur leur trajectoire, et on se jette à l’eau à 2 avec notre masque. On ne peut pas dire que l’on nage avec eux, mais plutôt qu’on les voit rapidement sous l’eau, car ils plongent vite ! Il y a de gros groupes avec des bébés, et c’est sympa de les voir nager. Retour au port rapide, moteur 250cc, ça va ! On se douche, les gars ont faim, direction le mc do. On va ensuite visiter le Décathlon, mais mêmes produits, même prix que chez nous. Mercredi Direction Furnas. On arrive vers le lac. On commence par voir les fumeroles et les casseroles de Cozido qui cuisent.

On marche un peu le tour du lac, puis piquenique, entouré de chat et de canards ! On va ensuite aux bains chauds Poca Da Dona Beija, très sympa (douches et casiers en supplément)
Jeudi Changement de chambre aujourd’hui. On profite de la chambre encore le matin. Puis on charge la voiture et on prend la route de la côte Est. On s’arrête au mirador de Ponta formosa. Piquenique puis on part faire la balade de la cascade, mais il n’y a pas d’eau, dommage, pas très intéressant. On rentre par la route, ça évite de faire la grosse grimpette du retour. On traverse la route direction sud, on est dans les nuages, pas de point de vue. On trouve la route pour « casa Maria de Deus ». On a une chambre chez Maria. Elle parle très bien anglais (elle a la double nationalité Portugaise Américaine). Il y a 5 chambres, des Hollandais, des Espagnols/portugais, et des Croates/Slovènes. Après la visite de la maison et l’installation, on va à Provoacao, Restau conseillé par Maria, bof, puis groupes folkloriques.
Vendredi Petit dej pancakes, on discute bien. On va ensuite faire le tour conseillé par Maria en prenant la « virgin highway », puis un tour au mirador du village, très beau.

On va ensuite à Faial de Terra et on fait la balade jusqu’à la cascade, magnifique cascade de Salto do Prego, perdue au milieu d’une petite jungle jolie promenade, pas mal de monde. Flavien et Lionel tentent une baignade, mais c’est frais !

Retour pique-nique à la voiture. On prend ensuite la route pour Nordeste, mais le temps nous arrête( pluie et brouillard)! On revient à Provoacao et on va à la plage, il fait presque beau ! Retour à la chambre, ce soir bbq en groupe avec les slovènes/Croates, soirée très sympa.
Samedi Petit dej tranquille, le temps de se préparer, on part direction Vila de Franco. On fait quelques courses pour le piquenique et on prend le bateau de 13h pour ilheu de Vila franco. (Très bel îlot protégé classé réserve naturelle, le site est limité à 400 personnes par jour pour préserver sa nature sauvage), le cratère forme une piscine naturelle de forme circulaire presque parfaite avec plein de poissons, vaut le coup d’avoir les masques, mais l’eau est fraiche. Retour avec le bateau de 16h. On va à Furnas, on retourne aux bains chauds, ça fait du bien. On va ensuite manger un cozido (pot au feu local cuit dans les vapeurs volcaniques) Copieux, pas mauvais.
Dimanche Le temps est un peu mieux aujourd’hui. On retente la route de Nordeste. De beaux miradors avec bbq. Des familles en profite malgré le temps moyen. Nordeste est une petite ville, rien de spéciale. On trouve un petit restau sympa. On continue la route, arrêt au parque dos caldeiras, parc aménagé avec cascade fabriquée, moulins rénovés…très beau, mais il pleut ! C’est là que l’on fait le canyoning demain, j’espère qu’il fera meilleur ! Retour à la chambre, gros bbq pour tous les occupants, 15 personnes, 9 nationalités ! Dommage qu’il pleuve.
Lundi Soulagement ce matin, il fait grand beau ! On s’est trompé dans l’heure du réveil, on a donc bien le temps de e préparer ! Rv 10h au parque dos caldeiras pour le canyoning, on a pris la journée complète. 2 guides, dont Tiago qui parle français. On fait d’abord la partie inférieure avec rappel Piquenique prévu par les guides, sympa, puis on part pour la 2eme partie, rappel et sauts, le dernier étant de 6m. 1er canyon pour Jolan(12 ans), il a bien aimé, il a tout fait, même le dernier saut. Une bonne sortie familiale. Retour chez Maria récupérer nos affaires, puis on va pour la dernière nuit à l’hôtel à ponta Delgada. On vide toute la voiture, on va se baigner un peu, piscine pour les garons et jacuzzi pour nous. Les gars restent ensuite à la chambre, et nous on va se promener et manger au resto.
Mardi Bon buffet de petit déjeuner. Il faut ensuite charger la voiture, et direction l’aéroport. On a rv à 12h avec Nuno qui vient chercher la voiture. On prend ensuite nos 2 vols pour rentrer à la maison… Retour sans soucis, rien à dire sur la TAP qui n'a pas toujours de tres bons avis.
Un mois avant, on ne sait toujours pas où aller en vacances . Je me suis rappelée de personnes rencontrées en Dominique qui nous avaient parlé des Açores. Je me lance donc rapidement dans quelques recherches, et en 2 jours les billets d’avion sont réservés. Reste à trouver les logements, ce qui ne sera pas une moindre affaire, car il y en a peu, et beaucoup sont déjà complets ! Il y a 9 iles, mais on décide de ne faire que la plus grande et plus touristique en prenant notre temps, on fera les autres une autre fois si cela nous a plu. Ce sera donc Sao Miguel pour 2 semaines, du 12 au 26 juillet
Mardi 12 juillet, on termine le boulot, on rentre vite à la maison et direction l’aéroport. Un peu la course ! 18h30, direction Lisbonne avec la TAP. 2h de vol, un sandwich, un biscuit et une boisson, rien à dire. Le 2eme vol est à 21h55, mais en arrivant à l’embarquement, on nous dit qu’il y a un surbooking et on nous propose 250 euros par personne, logé et nourri pour rester à Lisbonne et prendre le vol du lendemain. On ne réfléchit pas longtemps, on est trop excités ! On nous donne une carte prépayée chargée avec nos 1000 euros, 10 euros chacun pour manger à l’aéroport, et on prend le taxi pour l’hôtel. On a 2 chambres, hôtel Vila Galé.
Mercredi 13 juillet Buffet petit dej très bien, on reprend le taxi direction l’aéroport, un peu de stress car il y a des bouchons. Vol à 10h55 pour Ponta Delgada, où on arrive à 12h20 (1h de décalage horaire) Nuno, le propriétaire du airbnb nous attend. Il nous amène à l’appartement, 2 chambres, bien aménagé, très bien. On s’installe, puis on part visiter Ponta Delgada à pieds, environ 15 mn du centre. Jolies rues pavées, nombreuses églises noires et blanches. On va jusqu’au fort qui est maintenant un musée militaire, bien présenté. On va au terrain de basket, les garçons trouvent des jeunes pour jouer. On revient manger vers l’appartement, correct. Au lit (décalage horaire de 2 heures par rapport à chez nous)
Jeudi 14 Nuno nous loue une voiture (25euros par jour), il nous l’amène à 9h. On se prépare, on fait 2 courses pour le pique-nique et direction Sete Cidades. La route qui monte est superbe avec les hortensias.

Il y a des nuages du mirador mais les 2 lacs dans le cratère sont très beaux. On joue un moment dans l’hôtel abandonné, on va sur le toit, on fait des photos, … c’est original et sympa !

On redescend vers les lacs, et on va du côté du lac bleu. Belle aire de pique-nique, pas de soleil et air vivifiant, on mange avec la veste ! Mais les gars trouvent que l’eau a l’air bonne et ils se baignent ! On va ensuite vers l’aire de loisirs et on loue des vélos pour faire les autres routes, on ne peut pas faire le tour des lacs, mais c’est bien sympa. On rentre par le bord de mer, arrêt sur la plage de Mosteiros, jolie plage de sable noir. On passe par le centre de Ponta Delgada, arrêt au terrain de basket, mais il est déjà occupé par des footeux ! On mange au yacht club, assez quelconque. Les garçons vont au basket, et on se prend des pastels de nata pour le dessert
Vendredi 15 On part par le bord de mer côté Ouest, quelques arrêts aux points de vue. On prend la direction Lagoa do Fogo. Arrêt au 1er mirador, on monte jusqu’aux antennes, il fait beau, on a une belle vue.
Puis au 2eme mirador, on attend un peu pour avoir une place de parking, puis on prend le piquenique et on descend au fond du cratère. La descente pour la plage est d’environ 30 mn. Il fait beau, les couleurs sont magnifiques. Belle plage en bas, on mange, on se baigne, et on prend des coups de soleil ! Lionel va marcher un peu, mais le tour du lac est trop long (10km).
On remonte (40mn) et on s’achète de l’eau (nos 3l étaient trop justes…). On va ensuite à Caldeira Velha : maison du parc et sources chaudes, 2 euros par personne, très bien aménagé. C’est très beau, un bassin à 26°avec une petite cascade, et un à 36°. Retour du bon côté de l’ile, on s’arrête manger une pizza à Lagoa, quelques courses à Continente pour demain.
Samedi 16 Direction Ponta de Ferreira pour se baigner dans l’eau chaude. La marée basse est à 11h20, nous voulons donc y être à 10h30. Il n’y a presque personnes quand on arrive. Le bassin est très bien aménagé (cordes, échelles) et gratuit ! On reste dans l’eau un grand moment, chacun règle sa température en se mettant plus ou moins proche de la sortie d’eau chaude ! C’est vraiment super sympa.

Puis on veut se faire un bbq, on remonte vers le Lagoa verde et c’est parti : côte de bœuf et bananes, super endroit et très bon repas. Lionel et Jolan font une heure de SUP sur le lac, pendant qu’avec Flavien on lit tranquille au bord du lac. On rentre en prenant la route de Pico de Carvao, arrêt aux points de vue Lagoa de Canario, belle vue, pleins d’autres petits cratères sur la route. Retour à Ponta Delgada, restau
Dimanche 17 On va réserver pour faire la sortie dauphin et le canyoning, les dates sont déjà bien prises, mais heureusement, on trouve une solution. On fait les sacs et on essaie de tout mettre dans la voiture car on change de logement aujourd’hui. On part par le tour ouest de l’ile. On s’arrête à Mosteiros, aux piscines naturelles. C’est vraiment sympa, des bassins naturelles pour nager, sauter, … un peu moins froid que l’océan.

Un bon pique-nique termine bien cette matinée. On continue la route avec des arrêts aux différents points de vue, dommage que le soleil est caché. On arrive à notre logement à côté de Ribeira Grande : petit appart, 2 chambres, belle terrasse, dans un complexe avec piscine, terrain de basket….
Lundi Direction la plage de santa Barbara. Les gars hésitent et se décident pour la location de boggy board avec combinaison complète (sauf Flavien qui reste en maillot) Ils font 2h dans les vagues. On piquenique ensuite vers la voiture (seul endroit où on ne trouve pas de table de piquenique). On fait ensuite un tour sur la cote, les points de vue. Sur le retour on s’arrête à l’usine de thé plantations de thé de Gorreana. On peut se promener dans les champs, ici ils ramassent à la machine. On fait ensuite un tour dans l’usine, et on a le droit à une dégustation de thé. Visite sympa.

Mardi Bien gris ce matin. On prend notre temps. Avec Lionel on va visiter Ribeira Grande. Retour à la chambre manger rapidement (pates au pesto) car on a rv à 13h pour aller faire la nage avec les dauphins. On part à 2 zodiacs (on est que nous sur l’un d’eux). On recherche les dauphins, et quand on en voit, le bateau se met sur leur trajectoire, et on se jette à l’eau à 2 avec notre masque. On ne peut pas dire que l’on nage avec eux, mais plutôt qu’on les voit rapidement sous l’eau, car ils plongent vite ! Il y a de gros groupes avec des bébés, et c’est sympa de les voir nager. Retour au port rapide, moteur 250cc, ça va ! On se douche, les gars ont faim, direction le mc do. On va ensuite visiter le Décathlon, mais mêmes produits, même prix que chez nous. Mercredi Direction Furnas. On arrive vers le lac. On commence par voir les fumeroles et les casseroles de Cozido qui cuisent.

On marche un peu le tour du lac, puis piquenique, entouré de chat et de canards ! On va ensuite aux bains chauds Poca Da Dona Beija, très sympa (douches et casiers en supplément)
Jeudi Changement de chambre aujourd’hui. On profite de la chambre encore le matin. Puis on charge la voiture et on prend la route de la côte Est. On s’arrête au mirador de Ponta formosa. Piquenique puis on part faire la balade de la cascade, mais il n’y a pas d’eau, dommage, pas très intéressant. On rentre par la route, ça évite de faire la grosse grimpette du retour. On traverse la route direction sud, on est dans les nuages, pas de point de vue. On trouve la route pour « casa Maria de Deus ». On a une chambre chez Maria. Elle parle très bien anglais (elle a la double nationalité Portugaise Américaine). Il y a 5 chambres, des Hollandais, des Espagnols/portugais, et des Croates/Slovènes. Après la visite de la maison et l’installation, on va à Provoacao, Restau conseillé par Maria, bof, puis groupes folkloriques.
Vendredi Petit dej pancakes, on discute bien. On va ensuite faire le tour conseillé par Maria en prenant la « virgin highway », puis un tour au mirador du village, très beau.

On va ensuite à Faial de Terra et on fait la balade jusqu’à la cascade, magnifique cascade de Salto do Prego, perdue au milieu d’une petite jungle jolie promenade, pas mal de monde. Flavien et Lionel tentent une baignade, mais c’est frais !

Retour pique-nique à la voiture. On prend ensuite la route pour Nordeste, mais le temps nous arrête( pluie et brouillard)! On revient à Provoacao et on va à la plage, il fait presque beau ! Retour à la chambre, ce soir bbq en groupe avec les slovènes/Croates, soirée très sympa.
Samedi Petit dej tranquille, le temps de se préparer, on part direction Vila de Franco. On fait quelques courses pour le piquenique et on prend le bateau de 13h pour ilheu de Vila franco. (Très bel îlot protégé classé réserve naturelle, le site est limité à 400 personnes par jour pour préserver sa nature sauvage), le cratère forme une piscine naturelle de forme circulaire presque parfaite avec plein de poissons, vaut le coup d’avoir les masques, mais l’eau est fraiche. Retour avec le bateau de 16h. On va à Furnas, on retourne aux bains chauds, ça fait du bien. On va ensuite manger un cozido (pot au feu local cuit dans les vapeurs volcaniques) Copieux, pas mauvais.
Dimanche Le temps est un peu mieux aujourd’hui. On retente la route de Nordeste. De beaux miradors avec bbq. Des familles en profite malgré le temps moyen. Nordeste est une petite ville, rien de spéciale. On trouve un petit restau sympa. On continue la route, arrêt au parque dos caldeiras, parc aménagé avec cascade fabriquée, moulins rénovés…très beau, mais il pleut ! C’est là que l’on fait le canyoning demain, j’espère qu’il fera meilleur ! Retour à la chambre, gros bbq pour tous les occupants, 15 personnes, 9 nationalités ! Dommage qu’il pleuve.
Lundi Soulagement ce matin, il fait grand beau ! On s’est trompé dans l’heure du réveil, on a donc bien le temps de e préparer ! Rv 10h au parque dos caldeiras pour le canyoning, on a pris la journée complète. 2 guides, dont Tiago qui parle français. On fait d’abord la partie inférieure avec rappel Piquenique prévu par les guides, sympa, puis on part pour la 2eme partie, rappel et sauts, le dernier étant de 6m. 1er canyon pour Jolan(12 ans), il a bien aimé, il a tout fait, même le dernier saut. Une bonne sortie familiale. Retour chez Maria récupérer nos affaires, puis on va pour la dernière nuit à l’hôtel à ponta Delgada. On vide toute la voiture, on va se baigner un peu, piscine pour les garons et jacuzzi pour nous. Les gars restent ensuite à la chambre, et nous on va se promener et manger au resto.
Mardi Bon buffet de petit déjeuner. Il faut ensuite charger la voiture, et direction l’aéroport. On a rv à 12h avec Nuno qui vient chercher la voiture. On prend ensuite nos 2 vols pour rentrer à la maison… Retour sans soucis, rien à dire sur la TAP qui n'a pas toujours de tres bons avis.
Passer une semaine à Sao Miguel et voir les baleines (Açores) English translation pending
Bonjour
Nous réfléchissons à passer une semaine aux acores pendant les vacances de pâques, fin avril 2017. Pour profiter du Whale-watching et de la randonnée, j'aurais aimé aller sur l'ile de Pico qui semble avoir le plus de potentiel.
Le problème étant que les vols ne permettent pas de faire un aller retour du dimanche au dimanche, je pense à la possibilité de faire une semaine sur Sao Miguel.
Des avis ?
Merci
L'avenir du tourisme en Angleterre English translation pending
Depuis 2002, l'Euro est devenue la monnaie européenne. C'est un atout pour les pays qui l'ont adopté, car cela favorise le tourisme chez eux et facilite la tâche aux voyageurs qui n'ont pas besoin de changer leurs devises à l'aller et au retour. En revanche, le Royaume Uni, qui a refusé de l'adopter, condamne le tourisme à un déclin lent mais certain sur son territoire. En effet, voici, en exclusivité pour vous ...
L'Histoire du Futur du Tourisme dans les îles Britanniques ...
2017 : l'Ecosse organise un référendum pour son indépendance. Contrairement au référendum du 18 septembre 2014, les Ecossais votent pour l'indépendance à 52 %
2018 : le Brexit entre en application. Conformément à l'article 50 de la Constitution européenne, le Royaume Uni quitte l'UE, conséquence du référendum du 23 juin 2016. Les Anglais qui tiennent des gîtes ruraux en Aquitaine ou en Bretagne ont désormais besoin d'un visa, d'un permis de séjour et d'un permis de travail, pour ne pas être considérés comme des immigrés clandestins. Idem pour les Européens qui vivent au Royaume Uni. C'est une catastrophe économique pour ce pays. La £ passe en-dessous de la barre symbolique de 1 € ... Les touristes ont besoin d'un VISA ou d'un PASSEPORT coûteux pour séjourner en Angleterre, ce qui incite les familles à envoyer leurs enfants en séjour linguistique en Irlande.
2019 : l'Ecosse obtient son indépendance, le Royaume Uni doit changer de drapeau, car l'Union Jack est la fusion des drapeaux de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.
2020 : l'Ecosse devient membre de l'Union Européenne, et dans la foulée, adopte l'Euro. Sur le côté face des pièces, on y grave le Chardon, symbole de l'Ecosse. La zone Euro s'enrichit de 5 295 000 habitants. Les touristes qui boudaient l'Angleterre se tournent à présent vers l'Ecosse.
2021 : l'Irlande du Nord (les 6 comtés de l'Ulster occupés par le Royaume Uni) organise un référendum pour son indépendance, le peuple vote pour l'indépendance à 53 %. En effet, l'évolution démographique a fait que les Catholiques sont devenus majoritaires par rapport aux Orangistes.
2022 : l'Irlande du Nord obtient son indépendance, le Royaume Uni est réduit à l'Angleterre et au Pays de Galles, il doit à nouveau changer de drapeau, sa superficie n'est plus que de 151 156 km², soit un peu plus que la Bulgarie (110 994 km²), seulement 63 % de la Roumanie (238 391 km²) et … 27 % de la France métropolitaine ! (551 500 km²)
2023 : l'Irlande du Nord rejoint l'Union Européenne, et, dans la foulée, la zone Euro, qui s'enrichit de 1 811 000 habitants. Le nombre de touristes en Irlande du Nord augmente de manière exponentielle.
2024 : l'Irlande du Nord demande son rattachement à l'EIRE (République d'Irlande). L'île d'émeraude retrouve enfin son unité, ce qui inspire confiance aux voyageurs.
L'Histoire du Futur du Tourisme dans les îles Britanniques ...
2017 : l'Ecosse organise un référendum pour son indépendance. Contrairement au référendum du 18 septembre 2014, les Ecossais votent pour l'indépendance à 52 %
2018 : le Brexit entre en application. Conformément à l'article 50 de la Constitution européenne, le Royaume Uni quitte l'UE, conséquence du référendum du 23 juin 2016. Les Anglais qui tiennent des gîtes ruraux en Aquitaine ou en Bretagne ont désormais besoin d'un visa, d'un permis de séjour et d'un permis de travail, pour ne pas être considérés comme des immigrés clandestins. Idem pour les Européens qui vivent au Royaume Uni. C'est une catastrophe économique pour ce pays. La £ passe en-dessous de la barre symbolique de 1 € ... Les touristes ont besoin d'un VISA ou d'un PASSEPORT coûteux pour séjourner en Angleterre, ce qui incite les familles à envoyer leurs enfants en séjour linguistique en Irlande.
2019 : l'Ecosse obtient son indépendance, le Royaume Uni doit changer de drapeau, car l'Union Jack est la fusion des drapeaux de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.
2020 : l'Ecosse devient membre de l'Union Européenne, et dans la foulée, adopte l'Euro. Sur le côté face des pièces, on y grave le Chardon, symbole de l'Ecosse. La zone Euro s'enrichit de 5 295 000 habitants. Les touristes qui boudaient l'Angleterre se tournent à présent vers l'Ecosse.
2021 : l'Irlande du Nord (les 6 comtés de l'Ulster occupés par le Royaume Uni) organise un référendum pour son indépendance, le peuple vote pour l'indépendance à 53 %. En effet, l'évolution démographique a fait que les Catholiques sont devenus majoritaires par rapport aux Orangistes.
2022 : l'Irlande du Nord obtient son indépendance, le Royaume Uni est réduit à l'Angleterre et au Pays de Galles, il doit à nouveau changer de drapeau, sa superficie n'est plus que de 151 156 km², soit un peu plus que la Bulgarie (110 994 km²), seulement 63 % de la Roumanie (238 391 km²) et … 27 % de la France métropolitaine ! (551 500 km²)
2023 : l'Irlande du Nord rejoint l'Union Européenne, et, dans la foulée, la zone Euro, qui s'enrichit de 1 811 000 habitants. Le nombre de touristes en Irlande du Nord augmente de manière exponentielle.
2024 : l'Irlande du Nord demande son rattachement à l'EIRE (République d'Irlande). L'île d'émeraude retrouve enfin son unité, ce qui inspire confiance aux voyageurs.
Ménage à la ménagerie: saisie au Temple des tigres de Kanchanaburi English translation pending
BANGKOK-NYT-31/05-Ce mardi, les autorités de la faune ont saisi 33 tigres d'un temple bouddhiste dans l'ouest de la Thaïlande, dans le but de mettre fin dès cette semaine à cette attraction touristique populaire mais controversée.
Teunchai Noochdumrong, le directeur du Bureau de la conservation de la faune de la Thaïlande, a dit qu'elle était optimiste que tous les tigres du temple, au total estimé de 137, seraient retirés d'ici vendredi, mettant fin à un différend de longue date entre le temple et le gouvernement.
Le temple, le Wat Pha Luang Ta Bua, communément appelé le Tiger Temple, a commencé l'élevage des tigres il y a 15 ans et s'est lui-même promu comme un sanctuaire spirituel où les animaux sauvages et les humains peuvent coexister pacifiquement. Pendant des années, il a été accusé d'inconduite et de commerce des animaux en voie de disparition. ll a gagné par année près de 6 millions de $ par la vente des billets, ont indiqué des responsables.
Le Bureau de la conservation de la faune avait ordonné au temple l'arrêt d'élevage des tigres, la vente de billets et l'alimentation des animaux à la main par les touristes mais le temple a ignoré ces ordres. Mme Teunchai a qualifié l'abbé du temple de " criminel" et a dit que les moines ont agi comme s'ils se considéraient au-dessus de la loi.
Le temple est également sous enquête pour des soupçons de commerce illicite de tigres après que trois des animaux ont disparu du temple.
Le gouvernement avait saisi 10 tigres plus tôt cette année, ainsi que six ours noirs asiatiques et huit calaos, avant que le temple obtienne en février une ordonnance du tribunal temporaire interdisant la saisie de plus de tigres. Il est d'ailleurs arrivé que les moines et leurs partisans ont bloqué la porte du centre en empêchant les fonctionnaires de prendre les animaux.
Cette semaine, après que l'agence a obtenu une ordonnance du tribunal enjoignant au temple de lui remettre les tigres, les autorités en ont saisi 7 lundi et 33 mardi. Reuters-01/06-Au moins 40 bébés tigres morts, un ours mort et diverses cornes d'animaux ont été découverts par les responsables de la faune sur le terrain du Tiger Temple de Thaïlande, à l'ouest de Bangkok, annoncent les responsables thaïlandais.
Les corps des petits et des ours ont été retrouvés stockés dans le congélateur où le temple conserve la nourriture pour les tigres, a déclaré mercredi Adisorn Nuchdamrong, directeur général adjoint du département de la faune.
"Le temple n'a jamais enregistré ces décès, ils sont illégaux, " a-t-il précisé.
Le Wat Pa Luangta Bua Yanasampanno, également connu sous le nom de Tiger Temple, est une attraction touristique populaire dans la province de Kanchanaburi, à l'ouest de Bangkok.

Teunchai Noochdumrong, le directeur du Bureau de la conservation de la faune de la Thaïlande, a dit qu'elle était optimiste que tous les tigres du temple, au total estimé de 137, seraient retirés d'ici vendredi, mettant fin à un différend de longue date entre le temple et le gouvernement.
Le temple, le Wat Pha Luang Ta Bua, communément appelé le Tiger Temple, a commencé l'élevage des tigres il y a 15 ans et s'est lui-même promu comme un sanctuaire spirituel où les animaux sauvages et les humains peuvent coexister pacifiquement. Pendant des années, il a été accusé d'inconduite et de commerce des animaux en voie de disparition. ll a gagné par année près de 6 millions de $ par la vente des billets, ont indiqué des responsables.
Le Bureau de la conservation de la faune avait ordonné au temple l'arrêt d'élevage des tigres, la vente de billets et l'alimentation des animaux à la main par les touristes mais le temple a ignoré ces ordres. Mme Teunchai a qualifié l'abbé du temple de " criminel" et a dit que les moines ont agi comme s'ils se considéraient au-dessus de la loi.
Le temple est également sous enquête pour des soupçons de commerce illicite de tigres après que trois des animaux ont disparu du temple.
Le gouvernement avait saisi 10 tigres plus tôt cette année, ainsi que six ours noirs asiatiques et huit calaos, avant que le temple obtienne en février une ordonnance du tribunal temporaire interdisant la saisie de plus de tigres. Il est d'ailleurs arrivé que les moines et leurs partisans ont bloqué la porte du centre en empêchant les fonctionnaires de prendre les animaux.
Cette semaine, après que l'agence a obtenu une ordonnance du tribunal enjoignant au temple de lui remettre les tigres, les autorités en ont saisi 7 lundi et 33 mardi. Reuters-01/06-Au moins 40 bébés tigres morts, un ours mort et diverses cornes d'animaux ont été découverts par les responsables de la faune sur le terrain du Tiger Temple de Thaïlande, à l'ouest de Bangkok, annoncent les responsables thaïlandais.
Les corps des petits et des ours ont été retrouvés stockés dans le congélateur où le temple conserve la nourriture pour les tigres, a déclaré mercredi Adisorn Nuchdamrong, directeur général adjoint du département de la faune.
"Le temple n'a jamais enregistré ces décès, ils sont illégaux, " a-t-il précisé.
Le Wat Pa Luangta Bua Yanasampanno, également connu sous le nom de Tiger Temple, est une attraction touristique populaire dans la province de Kanchanaburi, à l'ouest de Bangkok.

35 jours dans l'Ouest (best of) English translation pending
Bonjour à tous,
Voilà, je vais démarrer un compte-rendu de nos vacances en remerciement à tous ces internautes qui au travers de leurs blogs, messages et carnets m'ont inspiré pour préparer notre voyage. Par contre, au lieu de détailler tout au jour le jour ( non vous n'aurez pas de photos de burgers-frites 😉), je parlerai seulement de lieux peu ou pas évoqués sur ce forum ou bien qui nous ont bien plu. La version intégrale du voyage avec cartes et descriptif à l'appui se trouve là : http://jeveuxcamperauxusa3.blogspot.fr/
Le voyage a eu lieu cet été du 13 juillet au 17 août. Nous avons voyagé avec la compagnie aérienne Icelandair pour un AR Paris-Denver. J'en parle car nous avons fait une longue escale volontaire en Islande. Cela nous diminuait un peu le prix mais surtout nous en avons profité pour aller nous baigner au Blue Lagoon tout proche. Expérience extra entre 2 avions ... http://coloradohanginglake.blogspot.fr/
Pour démarrer, la partie Colorado :
Nous avons en une journée fait les randonnées Hanging Lake et Crystal Mill et ce fut une très belle journée. Ces deux randonnées très différentes l'une de l'autre sont remarquables et très dépaysantes. Bon à la première, on y voit du monde c'est sûr mais sur le site, tout est aménagé pour qu'aucune personne ne soit placée devant vous afin d'admirer le lac. Pour Crystal Mill, on a dû croisé moins d'une dizaine de personnes:
Hanging Lake:


Crystal Mill:

Une demi-journée à Rattlesnake Canyon: J'avais vu un article là-dessus sur le PTS (Photographing the Southwest) mais rien de plus. Sur le papier, la piste avait l'air accessible et un ranger du BLM me l'a confirmé par échange de courriel. N'ayant pas programmé d'arches cette année au programme, le lieu nous intéressait tout particulièrement. Et des arches, il y en a plusieurs sur un espace limité. Autre avantage, on randonne seuls ici. On a juste croisé un couple d'Américains au retour. On peut combiner aisément cette visite avec une découverte du Colorado National Monument adjacent.





Pour plus de détails, c'est là: http://rattlesnakecanyoncol.blogspot.fr/ à suivre ...
Voilà, je vais démarrer un compte-rendu de nos vacances en remerciement à tous ces internautes qui au travers de leurs blogs, messages et carnets m'ont inspiré pour préparer notre voyage. Par contre, au lieu de détailler tout au jour le jour ( non vous n'aurez pas de photos de burgers-frites 😉), je parlerai seulement de lieux peu ou pas évoqués sur ce forum ou bien qui nous ont bien plu. La version intégrale du voyage avec cartes et descriptif à l'appui se trouve là : http://jeveuxcamperauxusa3.blogspot.fr/
Le voyage a eu lieu cet été du 13 juillet au 17 août. Nous avons voyagé avec la compagnie aérienne Icelandair pour un AR Paris-Denver. J'en parle car nous avons fait une longue escale volontaire en Islande. Cela nous diminuait un peu le prix mais surtout nous en avons profité pour aller nous baigner au Blue Lagoon tout proche. Expérience extra entre 2 avions ... http://coloradohanginglake.blogspot.fr/
Pour démarrer, la partie Colorado :
Nous avons en une journée fait les randonnées Hanging Lake et Crystal Mill et ce fut une très belle journée. Ces deux randonnées très différentes l'une de l'autre sont remarquables et très dépaysantes. Bon à la première, on y voit du monde c'est sûr mais sur le site, tout est aménagé pour qu'aucune personne ne soit placée devant vous afin d'admirer le lac. Pour Crystal Mill, on a dû croisé moins d'une dizaine de personnes:
Hanging Lake:


Crystal Mill:

Une demi-journée à Rattlesnake Canyon: J'avais vu un article là-dessus sur le PTS (Photographing the Southwest) mais rien de plus. Sur le papier, la piste avait l'air accessible et un ranger du BLM me l'a confirmé par échange de courriel. N'ayant pas programmé d'arches cette année au programme, le lieu nous intéressait tout particulièrement. Et des arches, il y en a plusieurs sur un espace limité. Autre avantage, on randonne seuls ici. On a juste croisé un couple d'Américains au retour. On peut combiner aisément cette visite avec une découverte du Colorado National Monument adjacent.





Pour plus de détails, c'est là: http://rattlesnakecanyoncol.blogspot.fr/ à suivre ...
Du KTP au Kaokoland English translation pending

Du KTP au Kaokoland, notre troisième séjour en Afrique Australe avec 4 enfants.
1) Trajet partie Afrique du Sud
2) Trajet partie NamibieQuand nous avons préparé ce voyage, nous avions deux objectifs : visiter le Kgalagadi transfontier park et aller dans le Kaokoland. Notre principal problème, certains s'en souviennent ici, était de trouver un véhicule adapté à notre famille... et trouver le mode d'hébergement idéal. Nous avons fini par nous décider pour deux 4x4 avec tentes de toit et alternance de camping et de logements en dur. En effet, avec 4 enfants, il nous fallait trois tentes, nous avons vite exclu la remorque pour cause de difficultés de conduite, il n'y a pas de camping-car 4x4 pour 6, les rares voitures 4x4 pour 6 personnes ne permettaient pas de ranger toutes nos affaires et surtout obligeaient à avoir une tente au sol... formellement refusé par les enfants et moi-même ! Pour nous sentir à l'aise dans le sable, nous avons effectué un stage 4x4 en région parisienne au mois de juin.
Nous avons construit notre circuit avec départ de Johannesburg, pour lequel nous avons un vol direct depuis Saint Denis deux fois par semaine, et dépôt de la voiture à Windhoek au retour.
Le 25 septembre, A 6h, le taxi est là. Notre avion survole la Réunion cette fois ci.
3) Vue de la RéunionA Johannesburg, nous patientons très longtemps à la douane... puis nous trouvons notre taxi, prenons un peu d'argent au distributeur, une carte de téléphone et nous voilà partis pour le nord de la ville, chez notre joueur Bushtrackers où nous avons loué un Hilux et un Land Cruiser.
4) Le land-cruiser de Raf
5)Mon hiluxNous recevons un accueil chaleureux avec boissons et biscuits et pendant deux heures, nous remplissons les papiers et découvrons les véhicules, leur contenu, le montage des tentes, etc...
Frigos, table, chaises, tout pour cuisiner et caisses vides pour ranger les aliments, draps, serviettes, oreillers, couvertures, couettes dans les gros sacs verts, tout est là.
6)L'intérieur d'un coffre
7) L'autre coffreNous quittons le loueur avant 14h en direction de l'ouest. Je ne suis pas très rassurée au volant de cette grosse Toyota, avec la conduite à gauche. Heureusement, nous ne nous aventurons pas en centre ville et de quatre voies en quatre voies, nous trouvons facilement la route N14. Nous décidons de nous arrêter à Ventersdorp, pour avoir le temps de faire quelques courses et également parce que les loueurs étaient assez pessimistes concernant la qualité des hébergements au delà de cette ville.
La première guest house où nous nous rendons est complète, le personnel nous conseille Mosaïc, un BandB dans une ferme en dehors de la ville.
8) La piscine du B n' BNous y sommes seuls et vraiment bien, nous profitons de la grande piscine. On mange en ville au resto nommé Pompéï qui a brûlé il y a quelques années et en a gardé des traces.
Le 26 septembre, après le petit déjeuner et une discussion avec notre hôte, ancien pharmacien, nous prenons la route à 8h30 pour Witsand, un lieu de dunes de sable blanc au milieu du Kalahari. Dans la région de la mine de fer de Khumani, un énorme nuage rouge envahit tout, même les glissières de sécurité sont rouges de poussière. La route n'est pas folichonne, le paysage est moyen et les villes pas terribles. Heureusement, les 70 derniers km de piste sont plus jolis. A 16h30, nous arrivons à Witsand Kalahari Nature Reserve où nous prenons possession d'un beau chalet en pierre.
9)Le chalet n°5 à WitsandNous allons nous promener dans les dunes blondes.
10) Les dunes de Witsand
11) Les dunes de WitsandPuis nous faisons 5km de voiture et escaladons les roaring sands, des dunes qui "rugissent" dans certaines conditions climatiques (que nous n'aurons pas).
12)roaring sandsNous profitons d'un magnifique coucher de soleil depuis les dunes.
13) roaring sands
14) roaring sands
15)Le paysage alentour
16) roaring sands
17) roaring sandsAu retour, nous croisons une quantité incroyable de lapins dans la lumière des phares.
Nous mangeons dans le chalet qui est très bien équipé.
18)Bonne nuit...3 semaines en Afrique du Sud - Compte rendu d'une boucle classique English translation pending
Bonjour à tous,
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Ci-dessous un petit compte rendu de notre périple Africain au cœur de l’hiver Austral. Nous sommes partis en famille (2 adultes et 3 ados de 18, 16 et 14 ans) pour un premier séjour en Afrique du Sud et un parcours très très très classique : Cape Town puis Durban / Santa Lucia / Swaziland / Kruger / Blyde et Joburg.
Merci à ceux qui nous ont aidé à préparer ce voyage. Pour l’anecdote, on a souvent relu au cours de nos étapes, le carnet d’Eric B afin de comparer avec nos impressions du moment. C'est même devenu un classique à chaque étape : "et qu'est ce qui dit le fameux Eric B sur Santa Lucia ?..."


Le trajet, les logements, le programme…
Nuit 1 : Paris 20h50 / Dubai / Cape Town 16h15 Vols Emirates : A380 jusque Dubai (super !) puis A340 (moyen)

Nuits 2 à 6 : 5 nuits à Cape Town Nous avons loué un (superbe) appartement (Star Holiday Apartments via Booking.com) : Cuisine équipée où nous avons dîné les 5 premiers soirs, 3 chambres, 200 m², garage, ménage fait tous les 2 jours, belle vue sur le port, quartier résidentiel et bien placé. Budget un peu élevé mais justifié (10 450 zar pour 5 nuits).
http://www.starapartments.co.za/
Coté voiture, on a loué un Xtrail chez Thrifty. J’ai bien cru que la transmission allait me rester sur les bras tellement il était poussif. En plus c’est assez inconfortable pour le passager central arrière. Petite sueur froide à la fin à cause de la transmission…
Notre programme sur Cape Town :
Premier jour pour aller à Hermanus voir les baleines.
Le temps est maussade. Nous sommes passés par la très belle route de Gordon’s Bay où les baleines se baignaient en bordure de plage, puis Betty’s Bay et sa colonie de pingouins et enfin Hernanus où le resto du routard était très sympa (Zebra crossing) mais où on s’est pris une pluie lourde et tropicale…Bref, on a vite plié les gaules même si les baleines étaient bien là dans la baie (bien qu’un peu lointaines).


Deuxième journée autour de Hout Bay et de Cape Town. A 10h00 nous étions sur le port de Hout Bay pour aller voir les « seal » vers Duiker Island (attention le dernier départ de la journée en cette saison est vers 11h15). Très sympa à faire. Puis nous sommes allés chercher le King Protea aux jardins de Kirstenbosch avant de filer sur Cape Town. Déjeuner vers 15h00 sur le Water front dans une franchise pas terrible (Santa Ana Spur) puis ballade en bordure de mer. On ne s’est pas attardé car nous nous étions fixés comme règle d’être rentrés chez nous avant le coucher de soleil (vers 18h15 en cette saison). Par ailleurs on avait proposé aux enfants de visiter le Township de Langa mais l’idée n’a pas été retenue : « ça fait un peu zoo quand même ! ».












A suivre...
Où loger à Cape Town et alentours? English translation pending
Bonjour à tous,
je prévois d'aller à Cape Town en novembre 2014 avec ma femme pour une dizaine de jours. Après avoir cherché un peu sur internet, nous aimerions visiter la ville, Table mountain, faire un tour au Cap de bonne espérance. On m'a aussi parlé de la route des jardins, la route des vins, Robben island et du parc Kruger.
Il me semble que nous n'ayons pas besoin de voiture pour visiter la ville en elle-même, mais nous en auront besoin pour aller un peu plus loin.
Quel serait le quartier idéal d'un point de vue pratique pour y passer les nuits ? Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider quant à l'ordre des visites, histoire de ne pas perdre trop de temps ?
Merci pour votre aide,
David.
je prévois d'aller à Cape Town en novembre 2014 avec ma femme pour une dizaine de jours. Après avoir cherché un peu sur internet, nous aimerions visiter la ville, Table mountain, faire un tour au Cap de bonne espérance. On m'a aussi parlé de la route des jardins, la route des vins, Robben island et du parc Kruger.
Il me semble que nous n'ayons pas besoin de voiture pour visiter la ville en elle-même, mais nous en auront besoin pour aller un peu plus loin.
Quel serait le quartier idéal d'un point de vue pratique pour y passer les nuits ? Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider quant à l'ordre des visites, histoire de ne pas perdre trop de temps ?
Merci pour votre aide,
David.
Sur terre comme au ciel, récit d'un GR20 English translation pending
Après avoir livré sur ce forum mon carnet d’un stage infirmier au Cambodge, je récidive pour partager avec vous mes notes prises sur le GR20, ce sentier qui coupe la Corse d’un trait de crayon et qui s’est acquis la réputation d’une des randonnées les plus rudes d’Europe. Classé au top 20 des meilleurs treks au monde selon le National Geographic et numéro un des 10 plus belles randonnées pour le Lonely Planet, il me tardait de me frotter moi aussi à ce trail et d’aller vérifier de mes yeux de quoi était faite la légende. C'est ce que j'ai fait en juin 2013.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Sur cette piste qui escalade et dégringole la montagne sur près de 180 kilomètres et plus de 13000 mètres de dénivelé positif, j’ai vécu des moments de grâce et d’autres où j’aurais voulu me coucher par terre et mourir. Partis à trois amis pour terminer ce trail, nous avons connu des hauts et des bas et… oh ! après tout, vous saurez bien assez tôt si nous sommes allés ou non au bout de l’aventure…
L’affaire n’est pas neuve et bien d’autres voyageurs ont livré le récit de leur GR20. Pourtant, chacune de ces histoires est unique et vaut la peine d’être vécue et racontée. Je vous propose donc de vous narrer la mienne, sans prétention, comme si nous avions le cul posé sur le banc d’un refuge ou sur la pierre dure d’une plaine chauffée au soleil méditerranéen. On y parlera vertus du nomadisme, esthétique de la randonnée, ascétisme de la marche, écologie sauvage, philosophie de bord de chemin et marche ultra-légère, entre autres choses…
Vous en êtes ? Alors pardonnez d'avance mes coquilles et chaussez vos chaussures de rando, nous partons sur ce chemin qui s’étire entre Conca et Vizzavona, en oscillant entre terre et ciel.
Aujourd'hui : l'introduction.
Avis sur itinéraire en Namibie: Fish River Canyon ou pas? English translation pending
Hello à tous.
Nous partons faire un circuit de 14 nuits en autotour en Namibie début septembre et nous aurions besoin de vos conseils concernant notre itinéraire.
Pour l'instant, l'itinéraire prévu est le suivant :
Windhoek (1 nuit) Marienthal (Kalahari anib lodge : 1 nuit) Fish River Canyon (2 nuits) Helmeringhausen (1 nuit) pour couper la route Sesriem (2 nuits au Desert homestead & horsetrails) avec visite de Sossusvlei Swakopmund (2 nuits) avec passage par walvis bay et cap cross Twyfelfontein (1 nuit) Etosha ouest (1 nuit au Dolomite Camp) Etosha Okaukuejo (1 nuit) Otjiwarongo (1 nuit) Windhoek (1 nuit)
Questions : - -> devons-nous maintenir le Fish River Canyon qui nous oblige à descendre très au sud et à faire pas mal de route? Ou alors, pensez-vous qu'il vaut mieux squizzer le fish river (et donc la nuit de helmeringhausen) et reporter les nuits sur la région d'Opuwo par exemple? ou autre?
J'avais pensé à la Skeleton coast vers Torra Bay (pour voir les épaves de navire) mais apparemment ça ne vaut pas le coup
- -> devrions-nous ajouter une 3ème nuit dans le parc d'Etosha? Quitte à enlever une nuit à Swakopmund?
D'autres conseils?
Merci beaucoup
Nous partons faire un circuit de 14 nuits en autotour en Namibie début septembre et nous aurions besoin de vos conseils concernant notre itinéraire.
Pour l'instant, l'itinéraire prévu est le suivant :
Windhoek (1 nuit) Marienthal (Kalahari anib lodge : 1 nuit) Fish River Canyon (2 nuits) Helmeringhausen (1 nuit) pour couper la route Sesriem (2 nuits au Desert homestead & horsetrails) avec visite de Sossusvlei Swakopmund (2 nuits) avec passage par walvis bay et cap cross Twyfelfontein (1 nuit) Etosha ouest (1 nuit au Dolomite Camp) Etosha Okaukuejo (1 nuit) Otjiwarongo (1 nuit) Windhoek (1 nuit)
Questions : - -> devons-nous maintenir le Fish River Canyon qui nous oblige à descendre très au sud et à faire pas mal de route? Ou alors, pensez-vous qu'il vaut mieux squizzer le fish river (et donc la nuit de helmeringhausen) et reporter les nuits sur la région d'Opuwo par exemple? ou autre?
J'avais pensé à la Skeleton coast vers Torra Bay (pour voir les épaves de navire) mais apparemment ça ne vaut pas le coup
- -> devrions-nous ajouter une 3ème nuit dans le parc d'Etosha? Quitte à enlever une nuit à Swakopmund?
D'autres conseils?
Merci beaucoup
Cinque Terre et Toscane en environ quinze jours English translation pending
nous avons fait l'an passé un superbe voyage dans l'ouest américain grâce à vos conseils.
nous demandons conseils cette année pour les cinque terre et toscane fin septembre.
1- arrivé aéroport pise, location auto, visite lucca et pise, coucher dans les environs ?? 2- direction castelnuevo berardengo ou autre pour une semaine afin de rayonner 3- retourner l'auto à pise et prendre train pour cinque terre, levento ou ?? 4- environ 4 nuits cinque terre 5- retour cinque terre vers florence en train ? 6- 2 nuits florence, avons déjà passé une journée à florence lors d'une croisière. 7- départ aéroport florence. navette de florence à l'aéroport ??
Serait-il préférable de louer l'auto pour tout le voyage, (voiture automatique dispendieuse)? ou bien seulement pour la région de sienne et chianti..
des idées pour petit appartement avec cuisinette abordable.? Aussi auriez vous un itinéraire plus approprié pour cette destination.
Merci de vos réponses
nous demandons conseils cette année pour les cinque terre et toscane fin septembre.
1- arrivé aéroport pise, location auto, visite lucca et pise, coucher dans les environs ?? 2- direction castelnuevo berardengo ou autre pour une semaine afin de rayonner 3- retourner l'auto à pise et prendre train pour cinque terre, levento ou ?? 4- environ 4 nuits cinque terre 5- retour cinque terre vers florence en train ? 6- 2 nuits florence, avons déjà passé une journée à florence lors d'une croisière. 7- départ aéroport florence. navette de florence à l'aéroport ??
Serait-il préférable de louer l'auto pour tout le voyage, (voiture automatique dispendieuse)? ou bien seulement pour la région de sienne et chianti..
des idées pour petit appartement avec cuisinette abordable.? Aussi auriez vous un itinéraire plus approprié pour cette destination.
Merci de vos réponses
L'Ouest américain c'est effectivement vraiment bien English translation pending
Pour ceux qu'une version plus photogénique intéresserait j'ai créé un blog en parallèle initialement destiné à la famille et aux amis, vous y êtes donc les bienvenus: "http://retourdelouest.blogspot.com/"
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !
A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.
Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)


puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)
nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voitures
Diner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.
Et ça grimpe !!!
On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)

et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beau
Ensuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...
J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.
En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...
Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.
Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.
Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.
Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.
Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°


Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petite
Là je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.

Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.
Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.
Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…

Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...
Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !
Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.
Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.

Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.
Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...
Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Ca y est on est de retour Finalement 3 semaines passent vite, voir très vite.
Tout c’est parfaitement déroulé. Il faut savoir que c’est notre premier grand voyage, organisé par nos soins, et nous ne sommes ni Indiana Jones (pour le côté aventurier), ni Sherlock Holmes (pour aimer chercher), ni Lespartiate (pour le côté physique) et je ne vous parle pas de nos qualités de linguistes…
Il y a juste madame météo qui n’avait pas compris que ce n’était pas grave s’il ne pleuvait pas…bien qu’il faut admettre qu’on a eu une certaine dose de chance, au moment où on était présent la pluie était allée voir ailleurs si j’y étais. On a été mouillé qu’à White Pocket, sur le trajet Boulder – Torrey et à Phoenix la veille de notre départ. En revanche qu’est-ce qu’il a fait froid à San Francisco.
Cela a tout même modifié nos plans puisque aucune piste n’était considérée comme praticable par les Rangers, exit Cottonwood Canyon rd, House Valley Rd (par conséquent Wire Pass), Burr Trail suivi de Notom rd et naturellement Cathedral Valley. Nous n’avons même pas fait la partie macadamisée de la Burr Trail ; sous la pluie cela n’avait pas un charme fou.
Sinon merci à tous pour votre contribution qui a permis que notre voyage soit une réussite, je ne détaillerais pas de peur d’oublier quelqu’un mais tout de même un clin d’œil à Arnho, Lespartiate, Cendryon, Papj59, Gnou75 et naturellement Sedonax qui nous incite tous à « sortir des sentiers battus ».
Pour l’avion, nous avions pris un vol direct à l’aller (FRA – SF)et juste une escale à Chicago au retour (PHX-ORD-FRA), c’est vrai qu’un vol direct est plus cher mais tellement plus reposant et sécurisant (peu de risque de rater une correspondance ou de perdre des bagages).
Pour la voiture le même besoin de sécurité nous a motivé. Nous avions pris Hertz, donc pas de harcèlement au guichet pour nous vendre des options, pas de surcoût inopiné, un check in très rapide grâce au pré-enregistement, une voiture impeccable (révision ok, pneus neuf, nettoyé, 2 jeux de clés, etc..). Donc tout c’est bien passé, enfin pas tout à fait, effectivement ça va vite pour l'enregistrement mais la voiture met 3/4 d'heure à venir et ça n'est pas la bonne!. Bon 2 solution, la diplomatique (s'il vous plait, si vous voulez bien) ou à la Française (je ne veux pas de cette voiture, donnez-moi ce que j’ai réservé ! cela dit d’un ton péremptoire) la conclusion; la deuxième est plus efficace. Nous aurons la voiture que nous voulions ( Nissan Xterra donc un vrai 4x4 rapport long et court bref tout ce qu’il faut pour nous rassurer) mais 1 heure plus tard. Et cette heure m’a a coûté cher...il y avait beaucoup de magasins à proximité. Check out pas de problème. Conclusion c’est plus cher mais bien.
Notre famille Nous sommes 4 dont un ado de 13 ans (sportif, casquette à l’envers et très ado !) et une fille de 16 ans (cheval, magasins et prince charmant sont ses activités favorites). Nous-même sommes d’un tempérament disons actif (les rares tentatives de flânerie n’ont pas durées), éclectiques, pas trop mouton (donc la foule bof).
Petite parenthèse on dit qu’il y a beaucoup de monde en cette saison, cela me posait un problème de savoir par rapport à quoi. J’avais même posé plusieurs fois la question de savoir si cela s’apparentait plutôt à la côte d’Azur ou à la Creuse. Conclusion : la Creuse, parce qu’on y croise plus de français qu’à la cote d’azur (Death Valley je dirais 70%, Bryce presque autant) et qu’à l’exception de quelques grands sites on a pas croisé beaucoup de monde, je dirais même que les hôtels semblait loin d’être complets et les routes peu fréquentées (sauf Yosemite, Zion à cause des travaux et grand canyon).
Pour la préparation j’ai tout fais moi-même grâce à VF et ses généreux membres. Internet est un merveilleux outil. Madame et les enfants se sont peu impliqués ils ont préférés découvrir et se laisser porter. Cela me convenait, j’aime bien organiser, en revanche par avance toutes les critiques étaient interdites (il ne faut tout de même pas exagérer)
Petite parenthèse concernant les langues, cela inquiète beaucoup de personnes. Pour tout les besoins quotidiens un anglais approximatif est suffisant. Cela se complique s’il faut parler par téléphone, la gestuelle n’étant plus là pour nous aider. En revanche notre faible niveau d’Anglais nous a empêché de pouvoir dialoguer avec les autochtones, c’est vraiment dommage, d’autant plus que les Américains sont ouverts, agréables et curieux.
Le budget, à mes yeux très élevé, je ne m’étendrais pas sur ce point sauf si quelqu’un le souhaite.
Le parcours : un classique VF : San Francisco – Monterey et Big Sur – Yosemite – Mono Lake – Bodie – Alabama Hills – Death Valley – Las Vegas – Valley of Fire – Zion (express) – CBS et White Pocket – Bryce Canyon – Torrey et Capitol Reef – Moab – Monument Valley – Page – Grand Canyon – Sedona – Tucson – Phoenix 5.900 kms parcourus. ela va faire rire Arnho: une moyenne journalière de 5 heures en voiture et 5 heures de visite, ballade et rando. Si si j’ai fait les statistiques.
Photos: 4.500 du coup je me retrouve au pied d’une montagne et je ne sais pas comment m’y prendre. Je viens de télécharger Picassa et je vais voir si on peut s’entendre…
Les autres renseignements je les distillerais au fur et à mesure du récit.
Voici le début du récit (j’espère arriver à tenir jusqu’au bout des 3 semaines…)
A Frankfurt nous sommes tombé sur un agent de sécurité fort peu accorte, il ne faisait aucun effort et refusait de parler plus doucement ou en Allemand. Il nous a fait inscrire sur une liste à part. Du coup j'ai stressé pendant tout le trajet, qui était d'ailleurs très long (loin des hublots). Mais une fois sur le sol Américain tout c'est bien passé, l'agent des douanes parlait doucement et je le comprenais mieux, en 1/4 heure c'était réglé nous étions dehors avec nos bagages à la recherche de la navette qui nous déposerait à l'hôtel. Il fait gris et froid (12°). La aussi pas de problème. Nous arrivons à l'hôtel, très bien également avec une grande chambre. CA Y EST ON EST EN AMERIQUE!!! Un peu tour avant de dormir (cela fait nous fait une journée de 32 heures). Une petite douche, qui a fait son effet…et oui il faut d’abord deviner comment ça marche… à chacun d’en faire la découverte, Après au dodo, ici il est 22h00mn. Nous logeons au Sheraton de Fishermann’s, nous l’avions choisi car il y avait un piscine (elle doit être pratique pour refroidir les boissons !) et pour pouvoir se promener le soir sur Fishermann’s. Nous avons été content de cet hôtel, bonnes prestations, bien placé (à 50 m du câble car) pour nous même s'il est assez cher et que nous avons pas pu utiliser la piscine.
Le lendemain réveillé de bonne heure (6 heures locale) nous partons à la découverte de la ville (découverte oui, mais avec plans, guides, parcours et tout ce qu'il faut). Petit arrêt pour le petit déjeuner dans un café, Mon fils et moi commandons ce que nous croyons être un chocolat chaud et ma fille un jus de fruit, et bien non; nous recevons deux chocolat glacés (avec des glaçons pilés) et ma fille la même chose avec de la banane !, il y a encore des progrès à faire...d'autant plus qu'on a plutôt froid on ne pensait tout de même pas qu'il ne faisait que 12°. Nous embarquons dans une des attractions locales: le câble car (tramway à chaines prévu pour gravir les collines très raides de la ville), nous sommes 5 dans le wagon, 2 heures plus tard il y aura 100 mètres de queue au même endroit!!. C'est bien de visiter tôt mais tout les magasins sont fermé ma fille est déçue!). Nous commençons par le quartier chinois, très dépaysant, c'est effectivement très asiatique.
Même les noms de rues sont sous-titrés
Non ce n'est pas la fête de l'oignon à Truchtersheim !A la sortie du quartier nous nous arrêtons au "café de la presse", Français d'inspiration pour prendre un Thé. les petits déjeuners y ont l'air très bien, nous y reviendrons demain. Après un petit tour au milieu des Buildings avec visite d'un petit musée de la Well's Fargo (anciennes diligences) c'est sympa que je ne le pensais pas, avec des immeubles tous différents et des halls d’entrées impressionnantes.

Suivront le quartier d'Union Square, ça vous dit rien, et bien c'est le quartier des magasins!!! (Ma fille apprécie et nous y repasserons demain, on n'avait pas assez dépensé...). Nous y mangerons dans un restaurant à la mode, ce qui signifie beaucoup de monde (Cheesecake Factory). A San Francisco c'est facile de trouver un endroit "à la mode" c'est là où il y a 100 mètres de queue devant. Mon fils s'est trouvé des racines américaines (dans une autre vie) il adore des voitures plus impressionnante les unes que les autres, des hamburgers et des vêtements "A la mode".
Après nous prenons le métro pour le quartier de Mission (Latino) et celui de Castro (Gay)



puis nous avons marché, puis marché, puis marché. Là on sent le décalage horaire, l'après midi il faut que nous marchions, si on s'arrête on s'endort. Suive le Quartier Haight (Hippies) où il y a de très belles maisons Victoriennes,
Mes préférées en haut de Masonic
Version remasterisé (Arnho est passé par là avec un pot de peinture)nous prenons ensuite le bus pour nous rendre en haut de Lombard Street, la rue la plus sinueuse au monde (nous sommes en Amérique cela ne peut pas être moins!), et comme d'hab. si c'est à la mode … une file de voiture qui attendent de descendre longue de 3 kilomètres. C'est effectivement impressionnant. Ensuite nous rentrons à l'hôtel.
Si, si, Lombard St c’est de l’autre côté il suffit de suivre la file de voituresDiner au port, nous ne sommes plus très frais, heureusement que les Américains mangent tôt. A 9h03 on s’effondre... Nous avons décidé d’annuler le tour en vélo vers Sausalito le froid a eu raison de notre volonté (et le peu d’enthousiasme des filles). Le lendemain direction chez « Mama’s » réputé pour les petits déjeuners, mais comme d’hab.…une demi heure avant 40 personnes qui attendent pour une capacité du restaurant de 30 places !. Alors petit tour sur une colline (Coït Tower) avec une belle vue, enfin s'il avait fait beau.

Et ça grimpe !!!On longe un parc où il y pleins d'asiatiques qui font du ThaÏ-Chi. On traverse à nouveau le quartier chinois (c'est la 3ème fois en 2 jours qu'on prend la même rue...Petit déjeuner et en route pour louer la voiture. Petite parenthèse, ça n'est pas un vain mot que de dire que les américains sont bienveillants, impossible d'ouvrir une carte ou montrer un signe d'hésitation sans que quelqu'un vous interpelle pour vous venir en aide. Cela en devient gênant, j'aime bien regarder ma carte!.
A la place du vélo nous irons au Golden Gates Park : Japan Tea Garden (sympa mais très fréquenté et pas d’indication sur le nom des plantes)


et un petit tour au jardin (de plusieurs hectares) botanique. Mention spéciale pour ce dernier, il est magnifique, la végétation (beaucoup d’arbres) de tous les continents y sont représentés, on pourrait s’y perdre des heures (d’ailleurs assez facilement car pas beaucoup d’indications). Il y a même un bosquet de Redwood avec un sentier recouvert d’écorces, super agréable. Et au moins ils ne sont pas brulés comme à Yosemite.
Non ce n'est pas un Redwood mais il est très beauEnsuite Golden Gate Bridge puis Sausalito. C'est fou, il suffit de traverser le pont pour qu’il fasse beau. A sausalito (petit Saint Tropez local) la curiosité ce sont des maisons flottantes à la fois décalées et élégantes.
Non ce n'est pas une navette spaciale
Beau visage, non ...., le nez, la bouche, ...
Venez, venez, petits canards que le dragon vous mange...J'arrête là car j'en ai tout plein comme ça, ces maisons sont vraiment un régal...j'en rappelle l'adresse Waldo Point au Nord de Sausalito
Retour à l'hôtel, ravitaillement, on n'est pas peu fier de notre 4x4. Repas dans un restaurant Italien et initiation au tarot pour les enfants, il ne faut pas s'endormir trop tôt. Cette fois on tiendra jusqu'à 22 heures, ce sera l’occasion d’initier les enfants au tarot.
Dimanche matin il y a messe (Gospel). On ne peut pas dire que les enfants sont enthousiastes !. Mais une fois la messe commencer c’est à la fois prenant, magique et décalé par rapport à ce que nous connaissons. Après nous quittons la ville pour la côte et Monterey. Le coup de cœur des parents : la messe, les maisons Victoriennes, les maisons flottantes, les enfants : le Golden Gates Bridge, les voitures (pour mon fils), les maisons flottantes
01 Août. Ce qui était prévu : Messe Gospel – Outlet à Gilroy – Big Sur (Julia Pfeiffer Burns – Pfeiffer Beach – Point Lobos ). La messe à durée plus longtemps, j’ai bien réussi à négocier : exit l’arrêt à l’Outlet, nous ne arrêterons pas nous plus à Point Lobos, en contre partie nous arriverons plus tôt à Monterey et pourrons y passer un peu de temps
Dès que nous avons quitté SF il fait beau et de plus en plus chaud. On aura la chance de faire la One avec soit du soleil soit un ciel légèrement brumeux. Nous sommes descendu jusqu’à Julia Pfeiffer Beach, oui une cascade sur une plage il faut le voir. La photo est paradisiaque pour le reste c’est juste un petit aller-retour.

En remontant on s’arrête à Pfeiffer Beach, histoire de pouvoir mettre les pieds dans l’eau (mais pas plus, elle est froide).

Je ne vous dit pas pour aller chercher la baguette le matin...Nous passons devant Point Lobos, mais plus de courage, il est tout de même déjà 17 heures, direction le Travelodge, un motel près du centre qui fait très « américain ». Ce côté motel typique nous a bien plu, il est bien placé et relativement bon marché pour Monterey.

Le soir sur les conseils de d'Aurelien (GNOU75) nous dînons au Hulan’s bar, un peu excentré mais ambiance surfeur (mon fils est aux anges) et s’est très bon, un petit tour le long de la plage pour voir les lions de mer (c’est plus sympa qu’à SF) et un tour dans l’attrape touristes qu’est le Fishermann’s. Nous avons aussi jeté un coup d’œil aux « monuments historiques » rien de renversant. Petite parenthèse les forêts et bosquets sont très beau avec des essences d’arbres peu courantes chez nous (je pense notamment à l’Eucalyptus et au Redwood, mais il y aussi de très beaux pins).
02 Août. Ce qui était prévu : Trajet jusqu’à Fish Camp, Yosemite Valley (Tunnel View et Bridalveil) , Glacier Point et Sentinel Dome (notre 1ère rando) Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Départ pour Yosemite, une demi journée de route dans la plaine californienne à longer des vergers immenses et une grande retenue d'eau.

Nous arrivons à l’hôtel (nous logeons à Fish Camp), le Narrows Gauge, encore une fois merci VF, l’adresse est super, c’est mignon, on a un balcon qui donne sur la forêt. Ce sera l'hôtel préféré de mon épouse, de tout ce que j'ai vu il n'y a pas aussi bien sur Yosemite et le prix est raisonnable, à recommander sans restriction
Heureusement que j’ai pu annuler au Tenaya pour venir ici, on n’y est passé plus tard c’est l’usine.
Casse croûte tiré du sac sur le balcon.Pour l’après midi : Yosemite ou repos, ce sera Yosemite. Passage à la guitoune et nous voila munis de notre précieux Annual Pass.
Arnho m’avait prévenu pour les travaux, alors ce n’est pas la peine de se demander où ils sont, c’est toute la route qu’ils sont en train de refaire, entre l’entrée et Tunnel View. Entre les passages alternés derrière une voiture pilote, les Bump, les graviers et les novices c’est long, voir très long (1h30 de Fish Camp et Tunnel View). Nous ferons Bridalveil, belle cascade et il y encore de l’eau, mais beaucoup trop de monde pour nous. Mais cela valait la peine de venir la vallée est impressionnante, magnifique.

Direction Glacier Point, re-travaux, re-novices. Point de vue superbe et nous ne sommes pas les seuls à l’apprécier. Au retour on s’arrête à Sentinel Dome, il est 17 heures. La petite ballade, il faut compter 25 minutes aller et 20 minutes retour (ça descend). Le point de vue est magnifique, l’immensité du parc est époustouflante, et nous sommes presque seuls. Il vraiment le faire et cela ne prend qu’un peu plus d’une heure avec le temps de contempler. Les enfants d’abord réticents sont redescendus enthousiastes.
Belle vue non
Bon, plus haut je ne peux pas monter. Du haut de Sentinel Dome on a une vue à 360°

Retour à l’hôtel, madame s’est fait plaisir, plus de travaux, personne sur la route, c’est le p… Et oui, chez nous c’est madame qui conduit, soit disant elle est malade en voiture si elle ne tient pas le volant !!!. Malheureusement c’est le jour de repos à l’hôtel nous devrons donc aller au Tenaya pour manger, Pizza rien de mémorable.
Notre coup de cœur : Sentinel Dome à l’unanimité
03 Août. Ce qui était prévu : Mariposa Grove – Traversée de Yosemite (Olmsted pt, Tenaya Lake, Tuolumne Meadows) – Mono Lake – Bodie – Nuit à Bridgeport Nous avons fait tout ce qui était prévu.
Le lendemain nous partons visiter Mariposa Grove. Départ 6h30, les enfants préfèrent rester dormir. Nous sommes aux pieds des arbres un peu avant 7 heures, seuls, enfin presque, on ne croisera qu’un seul couple pendant toute la ballade (2h30 tout de même). Les Séquoia sont impressionnants, mais c’est injuste de ne parler que d’eux car il y a beaucoup de pins et quelques Douglas magnifiques.
Pin ou RedWood ?....ah, ah, je reconnais les spécialistes c'est une pomme de pin, celle du Redwood est très petiteLà je tiens à prévenir les âmes sensibles (comme nous) il y beaucoup d’arbres brûlés…c’est assez tristes, de plus des séquoia il y en a de moins en moins, peu de zone de ré-générescence, et les gros se meurent (lentement je vous l’accorde). Il faut privilégier la partie haute (vers « Télescope ») quitte à monter en « camion », la forêt y est moins abîmée et la concentration de Séquoia supérieure.


Les solitaires les plus impressionnants sont près du parking (cela convient à beaucoup de touristes mais la plus belle forêt est en haut. En redescendant on verra les files se former aux pieds de arbres, chacun voulant être pris en photo devant l’un ou l’autre de ces ancêtres.

Après retour à l’hôtel où les enfants se sont enfin levés (ils se sont vite adaptés au changement d’horaire). Petit déjeuner et en route pour la Tioga Pass. On aura le temps de la voir venir, il nous à fallut 1h à 1h30 de trajet EN PLUS pour faire Fish Camp Yosemite valley. Le Yosemite park nous laisse tout de même un sentiment mitigé, tous ces arbres brulés…C’est déjà à l’origine une forêt peu dense. J’espère que la forêt arrivera à reprendre le dessus et que cela ne se transformera pas en « peau de Leopard » ave une végétation faible et plus que des broussailles ou petits arbres (type méditerranéen). A partir d’Olmsted Point le paysage change, c’est blanc (les roches) et verts (les arbres). C’est une pause sympa et on y voit Half Dome de l’autre côté.


Ensuite la zone de Meadows (petits lacs de montagne herbacé). C’est bucolique tout plein. Petite pause déjeuner au Tenaya Lake. On aura guetté tout le long de la route pour voir un ours, mais rien, à part les panneaux BEAR KILLING.
Si, si, c'est la route qu'il faut emprunter pour descendre de Tioga Pass vers Lee Vining, et les barrières de sécurité sont en option 😉
ils sont fâchés avec les rambardes de sécurité nous en verront peu au cours de notre voyage.Comme nous avons pris du retard cela fait juste pour aller à Mono Lake mais on tente tout de même, si on a plus le temps de faire Bodie, on le fera demain. Lorsqu’on débouche de la route de Yosemite en arrive en plein dans les paysages américains tel qu’on les imagine, immense avec des routes toutes droites et rien…


Petit crochet aux Tufas de Mono Lake bien que ce soit au bord du lac, je dirais plutôt au milieu de nul part. On se gare et qui voit-on arriver ... le shérif, présence improbable mais bien réelle puisqu’on le croisera à nouveau au retour le long de la petite route qui nous ramène à la highway.
Ce qui est appréciable chez les américains c’est le respect de la nature (ils arrivent parfaitement à concilier exploitation touristique et préservation de la nature) et l’organisation (il y a toujours des indications, explications, et même souvent des Rangers et naturellement une guitoune pour prélever l’obole). Cela doit coûter une fortune, l’entretien, la préservation et tout ce personnel. Le prix que l’on paye est sans aucune commune mesure avec les frais engagés… alors resquiller c’est indécent.
Ensuite nous nous rendons à Bodie. Si cela ne tenait qu’à moi ils augmenteraient le prix de la visite (le national pass ne marche pas) et ils mettraient du macadam sur la route, car la « tôle ondulée » c’est que bof (surtout si on prendre la route qui remonte du nord de Mono lake).

Le voyant de réserve s’est allumé au bout de 320 miles, très petit le réservoir et il nous reste à aller à Bodie et retourner jusqu’à Bridgeport, petit coup de stress. Dorénavant nous ferons le plein plus souvent pour ne pas avoir à surveiller l’aiguille de trop près. Ce sera l’occasion de voir une petite, voir très petite ville américaine au milieu de nul part. Très peu pour moi, cela me donnerait plutôt le cafard.
Nous arrivons au Virginia Creek, très typique, les chambres en rondins de bois et tout et tout. C’est un petit établissement très attachant et les portions énormes (prendre les versions small). Ils font des pizzas jusqu’à 60 cm de diamètre. Très bonne adresse notre meilleur petit déjeuner et le repas du soir était excellent (j'avais une escalope de veau avec une sauce citronnée) et ils sont sympathiques (et bon marché mais ils ne faut pas leurs répéter)

A cette étape nous avons rencontré PAT124 et sa famille c’était très sympathique.
Nuit correcte, je sens toujours le décalage, nous tombons de sommeil entre 21 et 22 heures et réveil pour moi vers 4h (et mon épouse 5h) puis somnolence jusqu’au matin, les enfants eux se sont habitué instantanément, si on les laissent faire ils dorment jusqu’à 9 h du matin. Ce rythme de sommeil restera jusqu’à la fin.
04 Août. Ce qui était prévu : Bridgeport – Alabama Hills et Lone Pine – Death Valley avec Mosaic Canyon, Sand Dunes, Badwater, Devil’s Golf Course, Artiste Drive avec Artist Palette Nous ferons en plus Mammoth Lake (rapidement) et en moins Badwater (n’apporte pas grand par rapport à Devil’s Golf)
Super petit déjeuner avec un demi pancakes (tout de même 30 cm de diamètre et 1 cm d’épaisseur, ce sera le meilleur que nous aurons mangé avec celui du café de la presse de SF. Un petit coucou à PAT (nous devrions nous retrouver ce soir au Furnace Creek). En route pour le Sud.
Petit crochet pour voir Mammoth Lake, nous allons jusqu’au pieds des pistes pour voir si elles sont comme les nôtres, mon fils cherche le Bike Park. Cet une belle station avec des habitations bien intégrées dans le paysage, ce doit être très agréable de venir skier ici.
J’avais prévu d’emprunter la Movie Flat Rd avant Lone Pine, seulement c’est une piste et très peu fréquenter, on a plutôt l’impression de rentrer dans un ranch, on laissera tomber et irons dans les Alabama Hills à partir de Lone Pine. On trouvera sans problème la piste puis le trail (court) qui nous mène jusqu’à la Mobius Arch. Paysage lunaire avec ces rochers arrondis et en forme de boule de glace empilées. L’arche est toute petite mais jolie. C’est une bonne entrée en matière. Comme souvent les trails ne sont pas toujours facile à trouver mais une fois sur place il y a panneau explicatif, indications, et balisage (cairns ou piquets).


Au retour arrêt sous un arbre (et il n’y en a pas beaucoup), cours d’eau à côté, parfait pour notre premier pique nique. Composition standard : pain de mie, bacon, cheese, tomate, yaourt (vendu à la pièce et cher), fruit. Information pour d’autres Alsacien, ils ont des Bretzels mais écrit Pretzel en Américain, ils sont très bon (nous en auront en permanence dans la voiture). Pour l’eau, ne jamais prendre de l’eau PURE (en fait trafiquée, elle est pas bonne. Il y a de la CRYSTAL et ARROWHEAD qui sont tout à fait correctes). Le coca a aussi un autre goût, bof les enfants lui préfèreront le Pepsi ou le Sprite (ou Canada Dry, cela me rappelle des souvenirs de jeunesse). Pour conserver le tout nous avons acheté une glacière souple que nous ramènerons avec nous (cela nous fait trop bizarre d’acheter et d’abandonner sur place à la fin). Nous ferons aussi l’acquisition d’un pare soleil circulaire, très pratique, que nous ramènerons également.
Ensuite petit tour à Lone Pine, cela ne prend pas beaucoup de temps (c’est minuscule) et comme dans beaucoup de petites villes John Wayne y ai le héros local, donc Saloon où allait JW, hôtel où dormait JW, etc, ..magasins western.

Concernant l’essence, ils ont 3 niveaux d’octanes 87, 89, 91, je nourrirais donc notre monture avec du 89 pour tout le trajet. Pour le paiement, avec la carte il me réclame un code Zip, je me souvient avoir lu une discussion à ce sujet sur le forum mais je ne me rappelle pas la solution, c’est pas grave nous utiliserons le cash (il y aura d’autant moins de frais). Souvent ils veulent un prépaiement (on leurs déposent 60 dollars, on va se servir et ils rendent la monnaie), pour faire simple je le ferais systématiquement. De façon générale les américains ne sont pas des gens compliqués et d’un naturel bienveillant. Ils font confiance et on peut leur rendre la pareil, il n’y a pas de système de sécurité dans les magasins et beaucoup de choses sont en libre service.
Ensuite direction la vallée de la mort, stressant, déjà rien que le nom, surtout pour de grand aventuriers comme nous. Ces longues routes au milieu de paysages lunaires avec du rien. Prudent nous économiserons la clim pour éviter de trop solliciter le moteur. A ce sujet sur une carte tout est plat, et bien dans la réalité ça monte et descend, même beaucoup. Il faut mieux faire la vallée de la mort d’ouest en est puisque le plateau de la sierra Nevada est beaucoup plus haut que celui de Las Vegas.
Un cactus pour nous montrer la route...Sur tout notre parcours nous verrons surtout des déserts (certes différents), toutes ces surfaces inexploitables, c’est impressionnant, on comprend (sans approuver) pourquoi ils font de l’agriculture intensive là où ils peuvent. Ça y est nous arrivons dans la vallée de la mort, et bien non, c’est celle de Panama Springs il faut remonter les collines et descendre de l’autre côté, c’est impressionnant. Grandes montées et surtout grandes descente, pour la vue c’est top.
Et oui ce n'est que la vallée de Panama Springs, la vallée de la mort c'est de l'autre côté !Avis aux passagers au cœur fragile, d’autant plus que nous aurons notre dose de précipices, falaises et autres vues plongeantes. Madame qui a le vertige et est malade en voiture conduira presque tout le temps !.
Enfin la descente sur la vallée de la mort, il n’y a peut-être rien mais les roches sont de toutes les couleurs. Arrêts à quelques points de vue, les enfants ont peur d’user prématurément leurs chaussures et sont inquiet de savoir si ce sera long et si c’est « indispensable », ces interrogations ne les quitterons pas de tout le séjour.

Nous avons deux adolescents (13 et 16 ans), quand je lisais sur VF les carnets apparemment tous les jeunes participaient joyeusement et participait avec entrain aux marches, et bien nous nous devons avoir des exceptions. Pour eux des vacances idéales (même à l’autre bout du monde) commence par un réveil pas avant 9 h (no stress comme ils disent), une bonne dose de magasins (motivation principale), et arrivée à l’hôtel au plus tard à 17 h pour profiter de la piscine. De plus leurs premières questions sont : »il y aura beaucoup de marche aujourd’hui ? », « sont-elles longues ? » et n’y a-t-il pas moyen d’y déroger. Nous adopterons dès que possible le rythme suivant : levé 6h30, rando matinale sans les enfants, retour à l’hôtel pour le petit déjeuner des enfants, faire les valises. La route, avec des ballades dans l’ensemble courtes et arrivée à l’hôtel autour de 17h, piscine, repas et à nouveau un petit tour en fin de journée. Partie de tarot, qui deviendra un rituel, puis dodo un peu avant 22 heures. Pour motiver mon fils ont lui a promis de le laisser conduire un peu dès qu’il y aura des pistes désertes sans risque (il avait lu dans le carnet de Virginath que son fils avait eu ce privilège et trouvait donc naturel d’y avoir aussi droit). Pour ma fille se c’est beaucoup plus compliqué, son prince charmant est loin, elle n’a pas du tout le tempérament aventureux (rapidement inquiète) et bizarrement de se savoir si loin de la maison fait qu’elle ne se sent pas bien, il faudra presque 2 semaines pour que cela aille mieux, et encore heureusement qu’il y a le wifi dans presque tous les hôtels. Ils l’utiliseront beaucoup tous les deux. Dans la voiture mon fils qui est un grand bavard et d’un naturel joyeux (si on le contredit pas) nous a inventé plein de jeux pour passer le temps : il faut deviner un animal, baccalauréat oral, devinette avec indice, suite de nom commun avec une lettre défini au hasard, et naturellement la variante avec noms de marques ou de modèle de voiture, théâtre improvisée, interview, … Je trouve que de façon générale tout ce temps en vase clos avec nos enfants nous a permis de nous redécouvrir, et pour ma part la vision que j’avais d’eux a légèrement changée.
Pour notre part nous avions emmené un peu de lecture mais nous n'aurons jamais le temps de lire.
Bon je reprend le fil de notre histoire : 1er arrêt Mosaic Canyon. Attention on la joue prudent ; chapeau, crème vaporisateur, eau en quantité. C’est une très belle petite ballade, sans difficulté avec un peu d’ombre. Le canyon est en marbre et en punding (roche agglomérée) c’est très beau et assez court. De plus comme elle est en arrivant côté Stovepipe le sèche cheveux n’est réglé que sur 1 !.


Ensuite arrêt à Sand Dunes, magique même si les filles ne s’attarderont pas. A partir d’ici le sèche cheveux sera régler sur 3 (voir 4 si c’était possible).

Arrivé au Furnace Creek, alors ce qui imaginait une petite gargote en serons pour leur frais, c’est une grande installation dans une oasis avec piscine, Gilft Shop, plusieurs restaurants et tout plein de Français, mais vraiment tout plein (plus que de Hollandais en Dordogne, c’est dire !). La piscine, nous n'y irons pas, cela paraît paradoxal mais il faisait trop chaud. Pour l'hôtel il n'y a pas le choix, ceci dit c'est très bien, les chambres sont grandes et il y a tous les services, même 2 machines à laver le linge en libre service (malheureusement prises d'assaut).
Nous nous sommes reposé, avons mangé dans un des restaurants, j'avais pris un Wrap, c’était très correct, ils étaient aimables et le service rapide (comme souvent aux US).
Nous sommes repartis vers 18h – 18h30 direction Devil’s Golf, immense, irréel, le site dégage une ambiance toute particulière d’autant plus que le coucher de soleil approche à grands pas.

Ensuite directions Artist Drive et Artist Palette où nous resterons jusqu’à ce que le soleil soit définitivement couché. Le nom n’est pas usurpé, que de couleurs, de la roche rouge, verte, jaune, blanche, …magique. Si vous vous rendez à Death Valley il faut absolument y venir en fin de journée. Au début lorsque je lisais Photographing Southwest qui indiquait le meilleur moment pour venir, je me disais : « je ne suis pas photographe averti ce genre de considération n’est pas pour moi, c’est déjà bien d’y aller ! ». Et bien non, dans ce cas la montagne regarde vers le soleil couchant donc le matin c’est à l’ombre et en milieu de journée (si vous arriver à y aller sans que vos pneus fondent) c’est écrasé par le soleil, aucune couleur !.
Et ne j'ai fait que "contraste auto" sous picasa...Petite parenthèse, pour moi c’est aussi une initiation à la photo (nouvel appareil et tout et tout). De plus tout le monde parle tellement de lever et de coucher de soleil que je veux aussi les découvrir. Conclusion : les couchers sont beaucoup plus beau, le soleil dégage une chaleur dans les couleurs qu’on ne retrouve pas le matin où la lumière est beaucoup plus blanche. Ensuite un arrêt à Golden Canyon mais impossible, plus de soleil, plus de magie…De plus la roche rend sans retenue toute la chaleur accumulée pendant la journée, c’est intenable on se croirait dans le four d’un ogre qui a décidé de nous mangé à l’étouffé.
Ensuite retour à l’hôtel après une journée bien rempli, on en a plein les yeux et la vallée de la mort dégage une ambiance vraiment particulière, prenante, presque angoissante, immense, irréelle.
Nos coup de cœur : on a du mal à dire tout était hors du temps pour nous
Si vous avez des questions n'hésitez pas, suite au prochain épisode...
Jean-François
la suite: http://voyageforum.com/v.f?post=3635210#3635210
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman) English translation pending
Le raisin est plus vert à Muscat (Sultanat d'Oman)(1)
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Lyon, le 29 janvier, 5 cm de givre et de neige mêlés couvrent les pare-brises des véhicules du parking longue durée de l'aéroport de Lyon-Saint-Exupéry.
Dans dix heures, après six mille kilomètres et deux escales, Ulysse donnera un coup de climatiseur pour rafraîchir sa chambre de sultan à l'hôtel Marina de Muscat ou Mascate(in french) (capitale du sultanat d'Oman)
Mais, au fait, pourquoi cette destination?
aux côtés des Émirats Unis, (ils sont sept), alors que les médias bombardent l'Occident des horreurs d'AL kAIDA dans la Corne de l'Afrique, alors que les grands voyagistes boudent encore le détroit d'ormuz, sans doute trop encombrant et trop encombré de dépêches d'Agence, et d'histoire récente...
Ulysse avait lu récemment que des dizaines de tankers, goinfrés de pétrole, patientaient dans le Golfe d'Oman, en attendant la remontée des cours du baril (74 dollars le baril)..
Toute cette actualité, bonne ou moins bonne, la découverte récente (I992) de cités enfouies du deuxième millénaire, par repérage satellite, dans le désert du Dofar au sud du Sultanat, les folies de DUBAI et d'Abu-Dhabi, explosion de délires architecturaux et goinfrerie de certains émirats sous la manne du pétrole, tout cela avait titillé la curiosité d'Ulysse qui n'attendait qu'une promotion alléchante d'Air-France -KLM... pour mettre ses désirs et ses rêves au niveau des réalités...
Le voyage serait burlesque et baroque, l'Airbus patinerait au décollage sur le tarmac de Saint-Exupéry, les contrôleurs aériens imposerait une escale technique à Abu-Dhabi, Ulysse en profiterait pour découvrir l'architecture "dunaire" de l'aéroport psychédélique et le peuple des migrants indo-pakistanais...
Dans 10 ans, la Thaïlande, vous la voyez comment? English translation pending
Ceux qui decouvrent la Thailande aujourd'hui en reviennent emerveilles..Ceux qui l'ont connus dans les annees 80 et 90 a l'epoque ou le portable et internet n'existaient pas ou presque, pourraient temoigner que c'etait quel que soit l'endroit ou on se trouvait un "vrai paradis"..Il est donc naturel que la nostalgie grandisse quand on voit dans quel sens et a quelle vitesse les choses evoluent.😕
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Deja 2010🙁, et depuis les choses ont bien changes, que se soit dans les ghettos a touristes ou meme dans la Thailande profonde, celle que certains appellent a tord ou a raison la thailande authentique...
Mais dans 10 ou 20 ans, comment voyez vous la Thailande ??? comment sera t-elle ? ceux qui la decouvriront voudront-ils y retourner ?
Rencontre VF à deux mille mètres d'altitude, dans un refuge des Alpes, près de Grenoble les 19 et 20 septembre 2009 English translation pending
bonjour VF
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?
photo http://www.altituderando.com
Ce refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
--
AU PROGRAMME
Montée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30
Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)
Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).
NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes
Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)
Que diriez vous d'une rencontre de VF-istes à 2100m d'altitude, au refuge de la Pra, les 19 et 20 septembre?

photo http://www.altituderando.comCe refuge a de multiples avantages pour une rencontre: on peut soit camper, soit dormir au refuge il est facile d'accès, proche de Grenoble 2h30 de montée depuis Freydière, refuge facile à trouver donc on n'est pas obligés d'y aller en "troupeau", les retardataires peuvent nous rejoindre...
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AU PROGRAMMEMontée au refuge le samedi, ceux qui seront montés au refuge le matin auront tout l'après-midi pour causer voyages ou profiter d'être "à la montagne" pour aller voir les lacs autour, y'en a un paquet: http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/30

Repas du samedi soir tous ensemble au refuge (qu'on soit sous tente ou en refuge) - ATTENTION TOUT LE MONDE DOIT ETRE ARRIVE POUR 18h30 MAXI - dans un refuge les repas sont servis tôt, ce n'est pas un resto !!
Idem dimanche, avec pour ceux qui veulent montée à la Grande Lance de Domène (alt. 2800m)
2 FORMULES DE PARTICIPATION - TENTE OU REFUGE
Soit vous venez avec votre tente, l'aire de camping étant dans une prairie en contrebas du refuge. Prévoir 15€ pour le repas du soir au refuge. Soit vous préférez un hébergement dans le refuge, ça coûte 41, 30€ (comprenant nuitée + repas du soir + petit déjeuner), auquel cas il faut réserver auprès des gardiens du refuge 04 76 89 94 60 / 06 16 59 33 86 (il faudra alors keur envoyer un acompte de 10€ par personne - coordonnées http://www.refuge-pra.com/taxonomy/term/22)
Dans les 2 cas, prévoir des pique-nique pour le midi (+ petit dej pour les campeurs).
POUR S'INSCRIRE
Les personnes en formule hébergement refuge s'inscrivent aussi dans le discussion, mais après avoir réservé AU NOM DU GROUPE VOYAGEFORUM auprès des gardiens. Il est bien entendu conseillé de ne pas s'y prendre à la dernière minute. (La réservation du refuge est à faire vous-même, je ne veux plus m'occuper des réservations de groupe comme par le passé, afin d'éviter d'avoir à gérer les désistements, c'est pas bon pour mes p'tits nerfs
)Les campeurs s'inscrivent en répondant tout simplement dans le fil de la discussion, date limite 10 septembre, ce qui me permettra de communiquer au gardien le nombre de repas à préparer (sachant que les ingrédients sont montés quelques jours avant à dos d'homme par le gardien, là aussi les désistements de dernière minute ça fout les boules
).NB: pour faciliter les covoiturages, bien me préciser (quand vous le saurez) à combien vous venez, votre moyen de locomotion (si vous avez des places à proposer ou si au contraire vous recherchez un moyen de locomotion), et d'où vous venez.
Réservez votre week end... et vos billets de train... 19-20 septembre prochains !
PS: et le restant de l'année ça se passe sur Randos-Alpes

Le lac Claret devant le refuge de La Pra et La Grande Lauzière (http://montagne.plisson.org)Cherche à savoir tout sur l'Éthiopie English translation pending
Bonjour j'ai récemment appris que l'Ethiopie était un pays passionnant sur de nombreux tant culturel qu'environnemental!
Et sincérement je serais vraiment interessé pour visiter ce pays. Biensûr c'est qu'à l'Etat de projet mais j'aimerais des renseignements: Est-il possible de louer une voiture (un 4x4 et quel est le prix moyen) et quel est l'etat des routes dans le pays?Y'a t'ils des hotels valables (propres surtt) et des bushcamps dans les parcs nationaux?Il n'y aurait aucunes tensions raciales dans le pays (je suis allé en Afrique du Sud donc...), qqun peu confirmer?L'Est est à eviter à cause des tensions en Somalie qqun peut confirmer?J'aimerais visiter les montagnes avec les geladas, la Dépression danakil en particulier, le centre, le Nord et le Sud ne sont pas trop déconseillés, qqun peut confirmer?Combien coûte un vol dans ce pays en moyenne (en partance de Nice ou de Paris à la rigueur) et y'a t'il des compagnie fiable?
Si qqun à fait un blog sur ce pays, ça m'intéresserait bien aussi...😉
Merci
+++
Et sincérement je serais vraiment interessé pour visiter ce pays. Biensûr c'est qu'à l'Etat de projet mais j'aimerais des renseignements: Est-il possible de louer une voiture (un 4x4 et quel est le prix moyen) et quel est l'etat des routes dans le pays?Y'a t'ils des hotels valables (propres surtt) et des bushcamps dans les parcs nationaux?Il n'y aurait aucunes tensions raciales dans le pays (je suis allé en Afrique du Sud donc...), qqun peu confirmer?L'Est est à eviter à cause des tensions en Somalie qqun peut confirmer?J'aimerais visiter les montagnes avec les geladas, la Dépression danakil en particulier, le centre, le Nord et le Sud ne sont pas trop déconseillés, qqun peut confirmer?Combien coûte un vol dans ce pays en moyenne (en partance de Nice ou de Paris à la rigueur) et y'a t'il des compagnie fiable?
Si qqun à fait un blog sur ce pays, ça m'intéresserait bien aussi...😉
Merci
+++
Visites et activités pour quatre jours à Amsterdam en novembre? English translation pending
Bonjour,
je vais passer 4 jours à Amsterdam avec ma copine du 8 au 11 novembre. Je ne sais pas du tout où aller que voir et surtout où dormir??? Auriez vous une bonne adresse, une chambre hôte à 40 euros la nuitée à nous conseiller ? Des lieux sympa à nous faire découvrir ? Des resto ou visites à ne pas louper ?
Un grand merci d'avance!
je vais passer 4 jours à Amsterdam avec ma copine du 8 au 11 novembre. Je ne sais pas du tout où aller que voir et surtout où dormir??? Auriez vous une bonne adresse, une chambre hôte à 40 euros la nuitée à nous conseiller ? Des lieux sympa à nous faire découvrir ? Des resto ou visites à ne pas louper ?
Un grand merci d'avance!
Ouest américain, entre geysers, forêts et canyons (1) English translation pending
Été 2008 : 40 jours à travers le Wyoming, le Colorado, l'Utah et l'Arizona.... quelques sites classiques et d'autres plus confidentiels !
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"
Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton
Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay
Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner
De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock
Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus
Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace
Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook
De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire
De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods
Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley
La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI
Le récit ci-dessous est accompagné d'une petite sélection de photos.
Pour une version avec plus de photos, allez directement là :
sites.google.com/.../fabuleuxvoyagesusa/

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Présentation Après un premier voyage dans l’ouest américain en 2007 dont nous sommes revenus conquis, il nous tardait d’y retourner. Ce fut chose faite à partir du 2 juin 2008 : nous avons opté pour une boucle à partir de Salt Lake City qui en 39 jours nous mènera à travers
- Yellowstone - Grand Teton - Flaming Gorge - Dinosaur - Colorado NM - Arches - Canyonlands (Island in the Sky & Needles) - Natural Bridges - Grand Gulch - Cedar Mesa - Monument Valley - Valley of the Gods - Canyon de Chelly - Page - Coyote Buttes South - Kodachrome Basin - Escalante/Grand Staircase - Capitol Reef - Horseshoe Canyon
avant de nous ramener dans les Wasatch Mountains au dessus de Salt Lake City le 9 juillet après un parcours résolument nature, ponctué de nombreuses randonnées car comme le disait si bien Edward Abbey « D'abord vous ne pouvez rien voir d'une voiture ; vous devez sortir de votre fourbi et marcher (......)sur le grès et dans les buissons épineux et les cactus. ». Toujours dans le même esprit, nous avons par endroits planté la tente pour être au plus près du wilderness!
Avant de vous conter notre voyage en détails, je voudrais remercier les membres de ce forum qui m’ont aidée, par leurs conseils, à optimiser ce parcours.
Yellowstone : geysers et compagnie
J1 (02/06) : Paris- Salt Lake City
Voilà, c’est le jour J : départ de Paris/Charles de Gaulle à destination de Salt Lake City, mais le vol DL171/AF8990 de ce 2 juin 2008 est un évènement à lui-seul puisqu’il s’agit du vol inaugural. Bien sûr, ça se fête au départ : viennoiseries, café, jus de fruits ….discours, photos….ruban coupé…remise de carton-souvenir à chaque passager…
Ça se fête aussi à l’arrivée : avion baptisé, c.à.d. arrosé par les pompiers….photographes sur les estrades….interviews dans l’aérogare….petits cadeaux (mug, tee-shirt, pin’s dans un sac en tissu).
Mais le vol inaugural ne signifie pas pour autant formalités douanières allégées : c’est long, très long …1H30 pour passer la douane.
Encore une petite demi-heure d’attente au guichet d’Alamo et nous voilà prêts à prendre la route : un Nissan XTerra nous est attribué, nous sommes satisfaits. (un vrai bon 4X4 !)
Il est 15H30 ici et il n’est pas question de dormir, alors en route pour le Grand Lac Salé et Antelope Island (9$/voiture, c’est un State Park). Nous entreprenons notre première petite randonnée autour de Buffalo Point.
Nous sommes saisis : lac-miroir dans lequel se reflètent les sommets enneigés des montagnes environnantes, une grande impression de paix…
Il est maintenant temps de trouver un hébergement (rien n’est réservé d’avance sauf les deux prochaines nuits à West Yellowstone) : ce sera le Comfort Inn à Ogden. Pour le dîner, l’hôtesse d’accueil nous conseille le steakhouse « Ruby River ». Parfait !
J2 (03/06) : Ogden – West Yellowstone
Réveil aux aurores, décalage horaire oblige : à 7h, nous quittons l’hôtel pour 290 miles jusqu’à West Yellowstone via Idaho Falls et son Wallmart pour les premières courses. Pique-nique dans la foulée dans la voiture : il fait 10° à peine et le temps hésite entre grisaille et timides éclaircies.
En tout début d’après-midi nous prenons nos quartiers au Stage Coach Inn à West Yellowstone : charme Old West loué par le Routard…mais chambre toute petite.. un peu décevante !
Bah, nous ne sommes pas là pour la chambre mais pour découvrir les beautés de Yellowstone. Sans tarder nous entrons dans le parc et le temps s’éclaircit un peu. Dès les premiers miles, les bisons sont là, près de Madison River. Impressionnants !
Au programme de cet après-midi, le bassin de Norris Geyser : Porcelain & Back Basins Loop ! Balade tranquille sur les « planches » au milieu des fumerolles !
Tous les sens sont en éveil : des odeurs de souffre chatouillent nos narines, des bruits de tambour de lave-linge titillent nos oreilles et les couleurs ravissent nos yeux !
Notre imagination est en effervescence ! Nous baptisons cette source « Monkey Face Spring ».
Nous n’irons pas voir « Artists Painpots », le secteur étant fermé (inondation ?).
Alors retour vers West Yellowstone. Sur la route, les bisons créent encore l’attraction, au grand plaisir des touristes.
Ce soir formule « all you can eat soup and salad » au Three Bear Restaurant, dans un cadre Grand Nord très chaleureux et au lit de bonne heure !
J3 (04/06) : West Yellowstone- Gardiner
Il pleut des cordes au réveil et bien qu’ayant réservé deux nuits, nous décidons de plier bagages au vu de cette météo si incertaine sans vraiment programmer de destination pour ce soir, nous improviserons en fonction d’une amélioration ou non dans la journée.
Toujours aussi matinaux, nous faisons route vers Old Faithful : il est 8h et le temps est d’une tristesse désespérante. Nous n’avons même pas le courage de faire le tour du plus grand des geysers ! De toute façon ce n’est pas son heure et le côté artificiel de la ballade nous coupe les jambes !
Nous reprenons la voiture jusqu’à Midway Geyser en attendant des heures meilleures ! A force de patience, voilà que nous voyons poindre deux heures plus tard quelques timides rayons, peut-être de quoi nous dévoiler les beautés de Grand Prismatic Spring ! Déception ! En raison du froid la présence d’une grande quantité de vapeurs d’eau empêche d’admirer les couleurs de la plus grande source d’eau chaude du parc.
Comme le temps a l’air de se maintenir, nous progressons un peu plus vers le nord jusqu’au trailhead vers Monument Geyser. Allons nous dégourdir les jambes !
La randonnée est courte (3miles, 1H30) mais raide (200m de dénivelé) dans une belle forêt de jeunes pins, le chemin couvert ça et là de nombreux névés et la vue magnifique sur les prairies de Gibbon et la forêt de Yellowstone.
Là-haut, à distance des hordes de touristes, la cheminée de Monument Geyser crache sa vapeur ! Enfin un geyser non « clôturé », non « domestiqué ». Nous apprécions !
Nous arrivons à la voiture in extrémis avant une grosse averse de grêle, heureusement passagère qui ne nous dissuade pas de poursuivre vers Mammoth Hot Springs. Là, les terrasses en travertin se révèlent sous un ciel de fin d’orage.
Nous finissons la journée à Gardiner, à l’entrée nord du parc où nous optons pour le BW by Mammoth Hot Springs : chambre avec vue sur la montagne et sur l’énorme torrent mugissant.
J4 (05/06/08) : Gardiner-Cooke City
Grand soleil ce matin, pourvu que ça dure ! Nous décidons tout de même de refaire les valises pour progresser, si le temps le permet, vers l’entrée nord-est du parc.
Mais d’abord une halte à Mammoth afin de passer la matinée sur le Beaver Ponds Trail (5, 5miles/3h), une boucle très agréable traversant des parcelles de forêts, des bosquets de bouleaux, des prairies et du maquis.
Nous rencontrons quelques randonneurs qui, tous, nous demandent si nous n’avons pas vu d’ours. Non, pas d’ours mais un castor sortant de son barrage et nageant dans le petit lac !
Après un pique-nique à Lava Creek (ah ! qu’il fait bon au soleil), nous rejoignons une autre aire de pique-nique, celle de Yellowstone River, début de la randonnée qui porte le même nom.
Le chemin monte sur la crête et longe la falaise surplombant la rivière Yellowstone.
Puis s’écarte de la rivière et traverse des prairies où nous observons oiseaux bleus, pics, antilopes, chiens de prairie et bisons.
De retour à la voiture, c’est décidé : allons jusqu’à Cooke City ! Au début de la route menant vers Lamar Valley, notre premier ours !
Dans la Lamar Valley, désertique et sauvage, partout, des troupeaux de bisons paissent tranquillement. Peut-être demain pourrons nous y faire une halte plus conséquente ?
Maintenant rejoignons Cooke City, une drôle de cité au bout de nulle part : une rue, quelques maisons, deux restos, une station service….et un Super8 Motel ! Super ! Chambre impeccable avec un petit bout de vue sur la montagne. A côté le Beartooth Cafe, même s’il ne paie pas de mine de l’extérieur, est une excellente adresse !
"Monkey Face Spring"

Grand Teton : c'est encore l'hiver
J5 (06/06/08) : Gardiner-Grand Teton
Il pleut, il neige, il grêle ce matin et le ciel bouché ne nous donne pas vraiment d’espoir d’amélioration : adieu randonnée dans la Lamar Valley ! C’est un temps à rouler, à avancer jusqu’à trouver des cieux plus cléments. Il faut définitivement revoir notre programme !
Bon, la seule chose qui reste à faire, c’est rouler vers le sud : Tower, Canyon, Lake…au mieux rester dans les environs du lac pour la nuit suivante et au pire, quitter Yellowstone pour Grand Teton.
A 8h nous quittons donc Cooke City en direction de Tower. Au bord de la falaise surplombant Yellowstone River, un attroupement de paparazzis ….deux petits chevreaux jouent les acrobates sur les escarpements rocheux !
Près de Tower Falls, notre première « tuile » : la route entre Tower et Canyon est fermée en raison des chutes de neige de la nuit sans qu’aucune information nous ait été donnée à l’entrée du parc ni à l’entrée de la route ! Duraven Pass est impraticable !
Nous voilà obligés de faire demi-tour et de passer par Mammoth : avec 50 miles de rallonge, il devient impératif de compléter le réservoir d’essence….vu le prix du gallon à l’intérieur du parc (½ gallon au prix d’un), cela ne nous réjouit pas vraiment !
La pluie ne cesse pas jusqu’à Canyon Village et c’est sous un ciel maussade et un vent glacial que nous allons jeter un coup d’œil aux Upper Falls.
Après un pique-nique sur un coin de table à Chitenden Bridge (les doigts nous en tombent tellement il fait froid !!!) direction Lower Falls.
Mais sur le parking d’Artist Point, nous n’avons pas le temps de sortir de la voiture. Une tempête de grêle, puis de neige, accompagnée d’un vent à décorner les bisons s’abat sur le coin. Nous espérons encore qu’elle sera passagère mais au bout d’une heure, la tempête ne faiblit pas…pas la peine d’attendre, nous continuons notre périple sous la neige jusqu’à Yellowstone Lake.
Notre Nissan à l’arrivée au lac !
Si pendant un court instant nous pouvions espérer une éclaircie près du lac, celle-ci est vite annihilée par la tempête qui nous poursuit et nous rattrape régulièrement.
Quel temps de chien ou plutôt… de loup ! A l’orée de la forêt, un loup rôde…un peu plus loin un jeune coyote erre sur le bord de la route !
Bon, puisque le temps se dégrade toujours, quittons Yellowstone et poursuivons vers Grand Teton.
Là enfin, du soleil !!!
Nous prenons possession d’une petite cabine au Signal Mountain Lodge au bord du Jackson Lake.
Après avoir pris les renseignements pour la traversée du Jenny Lake et fait quelques courses à l’épicerie de Moose, nous passons la soirée au coin du feu dans notre cabine de trappeur !
J6 (07/06) : Grand Teton-Flaming Gorge
Au petit matin, les abords de notre cabine sont recouverts d’une fine couche de neige et nous apprenons qu’à Yellowstone, 3 routes sur 5 sont fermées, les autres ne sont accessibles qu’avec équipement. On a bien fait de partir !
Ici ce n’est pas le grand beau temps et il est hors de question de faire la randonnée vers le lac Solitude !
Seule une randonnée courte (la matinée maximum) semble possible afin de pouvoir rebrousser chemin rapidement en cas de mauvais temps. Les lacs Taggart et Bradley semblent un bon choix.
Très belle randonnée (8milesA/R, 4h) jusqu’au lac Taggart, puis Bradley, puis nous poursuivons jusqu’à la jonction vers Surprise et Amphitheater Lakes.
Personne à l’horizon, si quelques marmottes !
Et surtout au retour….entre la jonction et le lac Bradley, alors qu’il commence à neiger, je crois deviner une forme avec de grands bois. Assurément pas un ours.
Je grimpe sur le bas-côté pour mieux pouvoir la distinguer, j’appelle Hervé qui ne voit rien. Je regrimpe sur le bas-côté et, oui, oui, il est bien là, allongé tranquille derrière les rochers.. à ruminer. C’est un orignal (moose) ! (Les petits points sur la photo, c’est la neige).
Il neige de plus en plus au retour de la randonnée mais cela ne décourage pas bon nombre de randonneurs et il y a maintenant foule sur le chemin des 2 lacs.
Nous, on quitte la région après un petit arrêt à Jackson Hole, petite ville sympathique et animée en espérant enfin trouver définitivement plus au sud un temps chaud et ensoleillé. Nous avons deux jours d’avance sur notre programme initial !
300 miles et 5 heures plus tard…nous voilà à Flaming Gorge et le temps ne s’est pas vraiment réchauffé : nous avions prévu notre première nuit de camping à Red Canyon. Brrr ! l’alternative de l’hôtel s’impose.
Mais le Red Canyon Lodge est complet (nous sommes samedi), nous nous rabattons alors sur le Flaming Gorge Resort : pas autant de charme que le précédent, à vrai dire pas de charme du tout, mais nous optons pour un appartement qui s’avérera grand, bien équipé et fonctionnel ! Parfait ! D’ailleurs, puisque nous avons de l’avance autant se poser un peu et rester deux nuits !
De la neige à Grand Teton

Flaming Gorge et Red Canyon
J7 (08/06) : Flaming Gorge
Grand soleil ce matin même s’il fait toujours frais. Allons découvrir toute cette belle région autour de Flaming Gorge !
- Les couleurs flamboyantes de Sheep Creek Bay
- Le vert tendre des bouleaux dans Sheep Creek Canyon
- Les vues époustouflantes depuis le promontoire de Red Canyon
Nous sommes conquis ! Quelle belle matinée !
D’ailleurs cela nous ouvre l’appétit ! Hervé a envie de viande, qu’à cela ne tienne, nous sommes tout près de notre hôtel, essayons son restaurant. Au vu de la carte, nous comprenons qu’en fait, c’est un fast-food !
Hervé commande un hamburger, moi ce qui me semble être un steak . Je fais alors la plus horrible expérience gastronomique de mon existence. On me sert un steak haché pané frit (eh !oui, « mountain-fried steak « ) accompagné d’une purée, le tout recouvert d’une bonne couche de sauce jaune dégoulinante.
J’essaie vainement de racler la sauce et la panure…je ne peux pas manger ça, même pas le voir. Nous expliquons notre problème à la patronne qui gentiment se propose de changer le plat mais je préfère me passer de manger, totalement dégoûtée. Finalement elle ne nous fait pas payer mon plat et je me rabats, une fois arrivée dans notre appartement, sur un reste de spaghettis à la sauce tomate : miam !
Après un petit repos (mérité, après une telle expérience), nous partons pour l’après-midi. Après avoir passé le barrage, nous suivons l’indication « River Access » pour une balade très agréable le long de la Green River.
Nous flânons au bord de la rivière, surpris par la transparence de l’eau dans laquelle se faufilent de nombreuses grosses truites, amusés par le spectacle des pêcheurs sur leurs drôles d’embarcations.
Le sentier (Little Hole Trail) suit ainsi la rivière pendant 7 miles mais nous, on fait demi-tour au bout de 2 miles pour revenir à notre point de départ.
Notre dernier coup d’œil de la journée est pour Mustang Ridge, mais ce côté de la baie est beaucoup moins exceptionnel !
Sheep Creek Bay

Dinosaur National Monument
J8 (09/06) : Flaming Gorge-Vernal
Aujourd’hui nous découvrons une première partie de Dinosaur et c’est par l’Island Park Road que nous entrons dans le Monument.
Notre premier arrêt (au bout de 11 miles) nous permet d’admirer les très beaux pétroglyphes de McKee Springs.
3 miles plus loin l’Island Park Overlook nous laisse sans voix !
Il nous faudrait ensuite rebrousser chemin quasiment jusqu’à Vernal pour attraper la Jones Hole Road. Nous décidons de couper à travers le plateau de Diamond Mountain.
Une fois sur la route, c’est rapide, car elle est bitumée et elle s’arrête en cul de sac au départ de notre rando : Jones Hole Trail qui nous mène à travers un large canyon très vert et fleuri.
Jusqu’à la Green River (encore elle !) où accostent de nombreux groupes de rafting.
Au retour nous faisons un petit détour sur un sentier qui croise le nôtre pour voir la jolie cascade d’Ely Creek. Ce chemin est encore plus sauvage et on l’aurait bien exploré davantage. A retenir !
Mais il est déjà 18h quand nous retrouvons la voiture et il faut retourner à Vernal, trouver un hôtel, faire le plein de courses et la lessive car demain soir, le camping devrait enfin être possible.
Pour l’hôtel, ce sera le BW Dinosaur Inn (correct mais cher), pour les courses Smith’s et pendant que nous dégustons, dans notre chambre, poulet chaud et petits pois réchauffés au micro-ondes, le lave-linge de l’hôtel fait le reste !
J9 (10/06) : Vernal-Echo Park
Ça y est, la chaleur est bien au rendez-vous : nous avons enfin troqué pantalon et polaire contre short et débardeur ! Et le camping se confirme pour ce soir !
Mais d’abord, suite de la découverte de Dinosaur NM.
Cette fois-ci nous entrons dans le Monument par Jensen afin d’explorer la partie située dans l’Utah. Nous enchaînons dans la matinée les deux randonnées de « Sound of Silence » et « Desert Voices » qui nous valent quelques très beaux paysages.
Nous photographions beaucoup, beaucoup de fleurs dans cette rando, par ex celle-ci :
Nous pique-niquons près de la Green River (encore et toujours elle!) et continuons la Cub Creek Road jusqu’à Josie’s Cabin (idéale pour pique-niquer au frais, tant pis c’est fait !) puis revenons à Jensen et la Hwy 40 afin de prendre la direction de Dinosaur (la ville !) et entrer dans la partie Colorado du Monument.
Nous parcourons la Harper’s Corner Road jusqu’au bout.
Nous nous attardons à Echo Park Overlook afin de jeter un œil sur l’endroit où nous allons passer la nuit : c’est là en bas que se trouve notre camping, il est caché par les arbres mais on aperçoit la résidence du ranger ! Génial, l’emplacement !
D’abord un petit tour sur le Harper’s Corner Trail, randonnée facile qui mène à un fabuleux point de vue (le plus fabuleux du Southwest, paraît-il !).
A ce moment-là, rien ne laissait prévoir que le temps allait changer. Pourtant, au retour de la rando, le ciel s’est couvert…avec quelques coups de vent ! Cela ne nous décourage pas, ce sera certainement passager !
Nous descendons dans Echo Park (4x4 obligatoire !) en passant à côté de Whispering Cave : un courant d’air glacial s’échappe de la grotte.
Au camping nous avons l’embarras du choix, seuls trois autres emplacements (sur 22) sont occupés. Nous choisissons un emplacement à découvert afin de nous prémunir des dangers d’un orage éventuel. Pas superstitieux pour un brin, nous réalisons après-coup que nous avons choisi le numéro13.
Installation de la tente…il fait bon malgré un ciel couvert… jusqu’au milieu du repas. A partir de ce moment-là, nous commençons à rajouter une puis deux couches de vêtements.
Un petit feu, pour l’ambiance..et pour nous réchauffer est bienvenu ! C’est l’heure du coucher, on garde nos chaussettes et on appréhende un peu la fraîcheur de la nuit!
Vue depuis Harper's Corner

De Dinosaur à Colorado National Monument
J10 (11/06) : Echo Park - Fruita
Il a plu toute la nuit et on n’a pas vraiment fermé l’œil, guettant le moment où elle allait s’arrêter. Elle s’est arrêtée au lever du jour, vers 5h et on s’est levé peu après. Sur les hauteurs, c’est de la neige qui est tombée : il fait à peine un peu plus de zéro degré.
Pour nous réchauffer, 1) tout ranger sauf la tente qu’on laisse sécher : ok 2) prendre un petit déjeuner : pas vraiment le meilleur choix car le lait est froid… 3) partir en randonnée, bien couverts en espérant que le soleil finisse par revenir : ok, choix retenu.
C’est ainsi qu’on s’est retrouvé à 6h du matin sur le sentier de Mitten Park Trail qui longe la rim et le fameux Steamboat Rock pour redescendre ensuite au bord ….de la Green River (encore elle !).
Sur les hauteurs…de la neige, mais quelques rayons de soleil à la fin de la rando !
Au retour de notre balade, nous rencontrons le ranger, nous lui demandons si, d’après lui, la piste de Yampa Bench est praticable. Il nous conseille d’attendre deux heures afin de laisser sécher la piste, puis cela devrait passer.
Très bien, cela nous laisse le temps de grimper sur la mesa pour admirer Steamboat Rock. Remarquable !
Deux heures plus tard, nous empruntons Yampa Bench Road en nous arrêtant pour profiter de ses points de vue extraordinaires sur la Yampa River (tiens, on a changé de rivière)
Castle Park Overlook
Hervé est tellement impressionné qu’il préfère rester allongé !
Au bout de 40 miles, nous rejoignons la Hwy 40 près d’Elk Springs.
Notre point de chute devait être Rangely, une petite ville pas touristique pour un sou mais qui l’eût cru où il n’y a pas une seule disponibilité dans aucun des 3 ou 4 motels de la ville. En effet, en raison de la forte activité pétrolière, tout est complet, occupé par les ouvriers des exploitations pétrolières ! Il faut alors poursuivre notre route en direction de Grand Junction (Colorado).
Et cette route passant par un col à plus de 2500m nous livre un paysage auquel on ne s’attendait pas : un air de Jura dans cette contrée de canyons !
Finalement nous nous arrêtons à Fruita dans un Super8 Motel ! Parfait puisque demain nous voulons explorer Colorado National Monument qui se trouve tout près. En revanche pour trouver un steak house, il faut aller jusqu’à Grand Junction !
J11 (12/06) : Fruita – Moab
Chic ! pas de route à faire pour visiter notre prochain parc. L’entrée de Colorado National Monument n’est qu’à quelques miles de notre hôtel. Il fait beau mais frais, l’altitude maximale frôle les 2000m !
Afin de ne rien louper du Monument, nous empruntons la Rim Rock Drive (23 miles) qui, de Fruita à Grand Junction, permet de s’arrêter à de nombreux points de vue.
Ici Fruita Canyon View (à droite, « Balanced Rock »….tiens, tiens, le jumeau de celui d'Arches !)
Monument Canyon View
L’approche du parc ne serait complète sans …quelques randonnées : alors d’abord Canyon Rim Trail : un aller/retour entre genévriers et pins avec vue sur le Wedding Canyon.
Puis Ottos’ Trail qui permet d’admirer de plus près le monolithe préféré de John Otto, le premier à avoir œuvré pour la promotion du site.
Et enfin Devil’s Kitchen Trail (1, 5 miles - 1h30) qui mène à ces très amusants pitons rocheux !
Le diable a même prévu une belle aire de pique-nique couverte : c’est là que nous déjeunons avant de rejoindre Grand Junction vers 16h.
Il nous faudra plus de deux heures pour aller à Moab où nous n’avons pas prévu d’hébergement, mais attendons une réponse pour la cabine que nous avions occupée l’été dernier.
Sans nouvelle de la part du loueur, il faut prendre une décision. L’envie de renouveler le camping rudimentaire nous titille. Si nous envisagions le camping d’Arches ? La ranger, à l’entrée du parc, nous indique qu’il est complet tous les jours parfois dès 7h30 du matin car dès 5h, les premiers postulants font la queue !!! Quelle folie !
Sans aller jusqu’à Fisher Towers, nous optons alors pour l’un des campings le long de la 128 : on se dépêche de planter la tente (8$ dans une enveloppe) car il reste peu de places et en avant pour le plein de courses à Moab !
Il est tard, je meurs de faim…encore un peu de patience, les braises rougissent. Au menu viande grillée et patates douces entre Colorado et Drinks Canyon !
Steamboat Rock

Canyonlands : Island in the Sky
J12 (13/06) : Moab - Canyonlands/Island in the Sky.
C’est un temps idéal aujourd’hui : ciel bleu, soleil, 23° prévus ! A 7h30 tout est rangé, direction White Rim Road via Mineral Bottom Road jusqu’à Fort Bottom, puis Taylor Canyon…. sans avoir prévu d’hébergement ! Improvisation ! Afin de faire face à toute possibilité, nous faisons le plein d’eau à Matrimony Spring (près de la Colorado River Bridge).
Un clochard nous croise sur sa bicyclette, puis brusquement, quand nous démarrons, nous le voyons faire demi-tour avec précipitation pour nous suivre ! Bizarre !
Quelques miles plus loin, nous trouvons la clé de l’énigme : nous avons démarré coffre ouvert ! Et le gars s’est dépêché, espérant ramasser ce que nous perdrions. Un rapide coup d’œil à notre coffre nous rassure : seul un bidon d’eau est tombé à terre ! Tant mieux pour nous et tant pis pour le clochard !
Mineral Bottom Road, « well-maintened road » se négocie sans difficulté. Elle file quasiment tout droit de la 313 jusqu’aux abords de la Green River (eh ! oui on la retrouve) qu’on atteint après quelques lacets dignes de Shafer Trail !
Elle se dégrade un peu à l’entrée dans Canyonlands avec quelques passages de sable mou et s’accroche à la rive !
Vue panoramique sur la rivière depuis la piste.
Nous poursuivons le White Rim Trail jusqu’à Fort Bottom d’où démarre notre première randonnée de la journée (4, 2miles-3h)
Le sentier, perché par moments sur une crête, est très étroit !
Il mène d’une part à une « tour » Anasazi au sommet d’une mesa (que nous n’avons pas pu atteindre en raison de l’effondrement de l’accès final) d’autre part, à une cabine de cow-boy au bord de la rivière.
Mark Walker’s Cabin
Sur le chemin du retour, nous rencontrons un ranger qui nous salue chaleureusement puis au trailhead sur White Rim Road un groupe de VTtistes en train de finir leur parcours de 3 jours sur cette piste. Certains semblent épuisés, d’autres ont toujours la pêche ! C’est une piste somme toute très fréquentée !
Il est l’heure du casse-croûte et j’ai repéré le seul endroit ombragé à des miles à la ronde : c’est un « primitive campsite » sur la piste de White Rim et s’il n’y avait pas tous ces moustiques nous nous y serions bien attardés davantage !
Nous fuyons dans Taylor Canyon en espérant qu’à distance de la Green River, les bestioles seraient moins voraces. Elles sont effectivement un peu moins nombreuses quand nous arrivons au pied de « Moses & Zeus ».
C’est là que nous décidons de passer la nuit mais pour l’heure une petite sieste à l’ombre de la voiture est de rigueur en attendant des heures moins chaudes pour s’engager dans la montée vers Moses & Zeus (2miles, 1H30)
Le sentier raide et un peu scabreux nous amène au pied des deux monolithes, longe leur base puis fait une boucle après avoir atteint la base du dernier monolithe baptisé « Aphrodite »
En soirée, les moucherons redoublent d’activité au point d’être obligés de finir notre dîner dans la voiture. Ce n’est qu’une fois le soleil couché que nous pouvons profiter de ce décor unique, observer oiseaux et lapins, guetter les premières étoiles…
Bref nous nous croyons seuls au monde jusqu’à ce que …….une lumière au loin, puis une autre nous intriguent. Les yeux d’un chat sauvage…non impossible ! Un vers luisant, non plus !
Maintenant un flash ….Hervé pointe ses jumelles en direction des mystérieuses lumières, mais il fait presque nuit et il distingue difficilement une forme sombre faisant des allers-retours devant une autre forme sombre : un animal ? Le flash nous fait penser que non…
Sans en être absolument sûr, il devient de plus en plus évident que cela doit être un randonneur solitaire descendu par Alcove Spring Trail avec l’intention de camper à Taylor et qui, nous ayant vus seuls, n’ait pas voulu nous déranger mais voulu nous prévenir en activant un flash.
Bon, sur ces déductions, nous allons nous coucher, pas rassurés à 100% tout de même. Finalement nous nous endormons les yeux rivés sur la voie lactée et les étoiles filantes.
J13 (14/06) : Taylor Canyon – Moab – Canyonlands – Moab.
Contrairement à ce qu’on pourrait croire, nous avons très, très bien dormi : il a fait frais dans la nuit et au petit matin, il ne fait pas plus de 10°.
Bien sûr, nous avons voulu avant tout vérifier nos hypothèses d’hier soir : eh ! oui, il y a bien une tente plantée au pied du sentier d’Alcove Spring et notre randonneur solitaire n’est pas encore levé quand nous quittons les lieux.
Après deux nuits en camping « sauvage », le choix d’un hôtel pour les deux nuits suivantes s’impose. Nous sommes samedi : par conséquent il faut se rendre à Moab très tôt pour espérer trouver une place.
OK, à 8h, nous nous garons devant les premiers hôtels à l’entrée nord de la ville : après plusieurs tentatives (hôtels complets ou hors de prix), c’est au Motel6 que nous trouvons ce qui nous convient : hôtel correct, prix raisonnable pour un weekend.
Mais à cette heure matinale il n’est pas possible de nous installer dans notre chambre. Alors profitons-en pour faire les courses, puis le plus judicieux est de choisir une balade à Moab-même, de faire le check-in à 15h, puis de revenir à Canyonlands dans la soirée afin de découvrir False Kiva. Aujourd’hui en effet 35° prévus, à l’ombre !
Pourquoi pas une balade vers une destination rafraîchissante ? Ce sera Mill Creek. Nous sommes loin d’être seuls. En ce samedi chaud beaucoup de familles de Moab ont la même idée.
L’eau est glaciale dans la vasque principale. Il n’est pas question de se baigner, néanmoins nous en profitons pour nous asperger et nous rafraîchir !
Un pique-nique au Rotary Park de Moab, un moment au café internet du Mondo Cafe, un petit repos à l’hôtel…..Il fait maintenant un peu moins chaud quand on revient à Canyonlands vers 17H.
L’objectif : trouver False Kiva, au bout d’un sentier certes cairné mais non référencé dans la documentation du parc. Par conséquent son point de départ n’est pas indiqué.
Ce trail nous a donné beaucoup de fil à retordre, nous a fait courir et suer.
En effet, après un faux départ, nous retrouvons difficilement la trace grâce, non pas aux coordonnées GPS de Thierry (car elles ne correspondent pas à celles de notre GPS) mais grâce au tracé de l’itinéraire que nous avons, à force de tâtonnements, fini par reconnaître. Les difficultés ne s’arrêtent pas là : une fois arrivés tout près, des cairns mal placés nous dévient vers le bas. C’est à force d’observer les lieux qu’Hervé a l’idée de remonter sous la paroi. Je repère alors ce qui me semble être le promontoire final. Arrivée là-haut, je crie enfin victoire !
Après 8 kms à tourner en rond (seuls 2kms seront nécessaires au retour), la False Kiva s’offre à nous.
Conclusion : randonnée et vue exceptionnelles qui se méritent !!!!
Et on mérite bien ce soir un resto exceptionnel : le Sunset Grill l’est par sa situation sur les hauteurs dominant Moab mais, même si le service est aux petits oignons, le saumon/crabe à la sauce à la mangue est un peu insipide.
Moses & Zeus

Arches : Fiery Furnace et autres arches
J14 (15/06) : Moab - Arches – Moab
Aujourd’hui randonnée accompagnée par un ranger dans Fierry Furnace à Arches. Rendez-vous à 9h sur le parking du même nom. Inutile de préciser que nous ne sommes pas seuls pour cette sortie déjà bookée deux jours plus tôt : 25 personnes sont là (ça nous change !!!), essentiellement des Américains, les seuls Européens étant un couple hollandais, un luxembourgeois et nous.
La balade dans ce labyrinthe se fait à pas lents (3h pour 2 miles). Notre guide Michael s’arrête régulièrement pour nous donner plein d’explications sur la géologie, la faune et la flore, l’histoire…toutes très instructives et finalement la progression même lente se révèle agréable.
Il y a certes quelques passages un peu acrobatiques, quelques sauts… mais tout se passe au mieux après la démonstration du ranger. Nous marchons la plupart du temps à l’ombre du canyon ce qui est un avantage par cette chaude journée.
La chaleur nous suffoque en revenant à la voiture. Mieux vaut retourner à l’hôtel pour repas et repos au frais et revenir en soirée pour Arches suite.
Bien revigorés par une après-midi à la clim’, retour dans le parc pour découvrir des arches que nous n’avions pas vues l’an passé. Nous sommes dimanche et pensions trouver foule à Arches. Mais personne sur la boucle entre Sand Dune Arch, Broken Arch et le camping de Devil’s Garden. Sont-ils tous à Delicate Arch ?
Sand Arch
Broken Arch
Encore d’autres arches…sur le parcours !
C’est notre dernière journée à Arches alors il faut en profiter et poursuivre jusqu’aux Klondike Bluffs par la piste de Salt Valley pour une nouvelle rando (3, 4 miles/3h) : difficile, mais très gratifiante, elle permet d’admirer Tower arch et les Marching Men
L’arche, à distance.
Vue depuis l’arche.
Les Marching Men
Le soleil, sur le point de se coucher, inonde Arches de ses couleurs chaudes.
Ici la Salt Valley
Là coucher de soleil sur Fiery Furnace (la lune s’est naturellement installée entre deux spires!)
Captivés par le décor, nous ne voyons pas l’heure passer et il fait nuit quand nous arrivons chez Eddie McStiff’s à Moab.
Le dîner est à la hauteur du coucher de soleil précédent : inoubliable ! Steak et crabe pour Hervé, penne Portobello pour moi et un dessert pour deux : un Brownie Woonie à vous faire damner ! Le meilleur repas de notre séjour !
Coucher de soleil sur Fiery Furnace

Canyonlands : the Needles
J15 (16/06) : Moab – Needles Notre destination du jour est le secteur de Canyonlands, the Needles et son camping « premier arrivé, premier servi ». Craignant que les places disponibles soient comme à Arches prises d’assaut très tôt le matin, nous faisons sonner le réveil encore plus tôt, ce qui fait qu’à 8h, nous sommes sur place, presque trop en avance puisque les places sont à peine en train de se libérer !
Nous plantons la tente, retournons au Visitor Center pour payer (n’avons pas de monnaie) et nous voilà prêts pour explorer ce secteur de Canyonlands qui nous avait tant fascinés l’année dernière.
Pour commencer, essayons une piste, celle vers le Colorado Overlook ! La ranger du Visitor Center nous prévient : au début, c’est facile, puis c’est de la roche nécessitant attention et prudence et enfin de gros rochers impossibles à passer. C’est tout-à-fait ça, il faut finir à pied le dernier mile ! Et le point de vue sur le Colorado n’est pas exceptionnel ! A ne pas retenir !
Là c’est quand ça devient impossible à passer !
La chaleur est torride : + 40 ° à l’ombre. Sieste obligatoire ! Dans les arbres au dessus de nos têtes, les écureuils débordent d’activité et de gloutonnerie : ils passent leur temps à grignoter les pignons de pin et à envoyer sur nous les graines de genévriers évidées.
En fin d’après-midi, il est temps d’émerger de notre torpeur. Ma proposition : revoir les aiguilles de Chesler Park, le must des Needles, en allant jusqu’à Chesler Park Overlook, ce qui fait tout de même 5, 6 miles et 3h.
Nous sommes toujours aussi enthousiastes !
Chesler Park overlook
Chesler Park au coucher du soleil !
Nous finissons notre dîner juste avant la nuit que nous appréhendons un peu en raison de la chaleur.
J16 (17/06) : Needles (suite).
Nous avions raison d’appréhender, la nuit a été très moyenne et nous n’avons mieux dormi qu’au petit matin quand il a fait un peu meilleur. Pourtant une grande randonnée nous attend aujourd’hui que nous espérions commencer très tôt : raté, il est déjà 8H 30 quand nous démarrons notre parcours au parking de Big Spring Canyon .
En avant pour le Confluence Overlook : 10, 4 miles et 6h.
La randonnée est difficile car elle descend puis remonte dans plusieurs canyons successifs.
Elle croise ensuite la diabolique Devil’s Lane (que nous avons pratiquée l’an dernier) et offre quelques vues sur les aiguilles de Chesler.
L’arrivée se fait à la confluence du Colorado et de notre rivière préférée, la Green. On distingue le mélange des deux eaux.
Le retour est chaud en plein midi mais grâce à plusieurs arrêts-rafraîchissement (merci au brumisateur !), la montée est supportable ! Une autre randonnée exceptionnelle à notre actif !
Devinez ce qu’on a fait le restant de l’après-midi ! Rien, bien sûr ! Ah, si, nous avons attendu Marie Caroline (mcd8) mais dommage, on s’est loupé probablement de peu ! Alors nous avons fini tout seuls le jus de fruit et les chips prévus pour l’apéro !
Pas le courage d’une promenade vespérale, tout juste une petite grimpette sur les rochers dominant notre campement pour voir le soleil se coucher en compagnie des lapins. La chaleur est extrême, même à la nuit tombée.
En chemin vers Confluence Overlook

De Monticello à Natural Bridges
J17 (18/06) : Needles – Blanding
Nous avons souffert +++ cette nuit et ne pensons qu’à une seule chose ce matin : trouver des températures plus clémentes et/ou faire une petite pause dans nos projets de camping. En tout cas, nous renonçons à Druid Arch, ce sera pour une prochaine fois !
Allez, malgré tout, une petite dernière aux Needles : Cave Spring, un parcours amusant qui nous fait découvrir des peintures rupestres et un ancien camp cow-boy, tout cela au frais sous une falaise.
En quittant le parc, un panneau, tout juste à la sortie retient notre attention « Mowers on the road » et le ranger, à la guérite, nous salue d’un « Be safe ! ». Nous voilà songeurs : qu’est-ce-que c’est encore que ces bêtes-là ?
Nous sommes prudents, nous attendant à tout moment à l’apparition d’un troupeau de « mowers » sur la route . Mais rien de particulier pendant des kilomètres. Google nous apprendra par la suite que « mowers » signifie « tondeuses ». Nous voilà un peu plus instruits !
Un arrêt au Newspaper Rock est incontournable : quel beau témoignage !
Maintenant à nous la fraîcheur et la verdure le long de la Jackson Spring Road vers Monticello. Nous respirons enfin : 20°, un délice ! Des lacs et des paysages bucoliques à souhait où nous pique-niquons avec bonheur !
Après cet intermède montagneux, retour vers le désert : arrêt à Monticello pour un café glacé en compagnie d’un couple d’Allemands avec qui nous échangeons quelques bons plans et adresses.
En début d’après-midi, nous posons nos valises au Super8 de Blanding. Après deux nuits rustiques, un peu de confort n’est pas de refus. D’ailleurs nous prévoyons d’y rester deux nuits, pas de camping dans les prochains jours.
En soirée, une petite sortie culturelle s’improvise : Edge of Cedars State Park & Museum (5$/pers) recèle d’intéressantes collections sur l’histoire des Indiens Pueblos et le musée est climatisé, chic !
Pour le dîner, pas la peine de faire des kilomètres : Old Tymer Restaurant, juste à côté du motel, est très correct.
J18 (19/06) : Blanding – Natural Bridges – Blanding
Aujourd’hui au programme : la Scenic Road 95, ruines indiennes dans Mule Canyon et ponts naturels à Natural Bridges NM!
Butler Wash ! En fait il ne s’agit que d’un overlook : les ruines ne sont visibles que de très, très loin !
Mule Canyon qui renferme la très jolie ruine de « House on Fire »
Natural Bridges National Monument et ses ponts naturels.
Nous découvrons les deux premiers ponts au cours de la randonnée « Sipapu to Kachina Bridge ».
Sipapu depuis le point de vue sur la route. C’est au pied de la Bridge que nous allons descendre.
J’y suis !
En levant les yeux sous la Bridge !
Nous suivons le fond du canyon pendant plus de deux miles, parfois noyés dans la végétation !
Après Kachina Bridge il faut remonter et retourner à notre point de départ en passant par la mesa dans une végétation plus méditerranéenne.
Le monument comporte un troisième pont remarquable : Owachomo Bridge que nous voyons après avoir repris la voiture. Au bout d’un court sentier, le voilà !
Encore plus impressionnant d’en dessous !
Retour à Blanding par la même route.
Ce soir nous essayons un autre resto, repéré dans un journal : Homestead Steakhouse dans le centre. Au menu, soupe et salade, patate douce, steak et légumes, petits pains chauds et confiture maison. Avec tout ça impossible de prendre un dessert ! Nous sommes repus !
House on Fire

De Cedar Mesa à Valley of the Gods J19 (20/06) : Blanding – Bluff
Nous savions que la randonnée d’aujourd’hui (Owl Creek to Nevilles Arch) serait longue et qu’il ferait très chaud, c’est pourquoi nous sommes à pied d’œuvre à 7h30. Très vite nous comprenons que nos 3 litres d’eau (chacun) risquent d’être justes. C’est pourquoi nous limitons notre consommation à l’aller.
Première difficulté : atteindre le fond du canyon, ici pas de sentier, quelques cairns qu’il ne faut pas perdre de vue nous font progresser de rocher en rocher, prudemment, parfois sur les fesses quand la pente devient trop raide ! Trois quarts d’heure de descente parfois vertigineuse !
La marche dans le canyon est longue, longue malgré quelques « attractions » : ruines indiennes, bassin avec jardin suspendu, cascades (à sec !)…
Au bout de plus de 3 heures, il nous tarde de voir l’arche. Quand j’aperçois ce qui me semble être ses gardiens, je devine qu’elle n’est plus très loin.
La voilà enfin !
Le plus dur reste à faire : le retour . Et vu ce qu’on a descendu, ça ne va pas être facile. Avec la poche à eau qui commence à se vider, dur, dur ! Nous avançons tout même vaillamment jusqu’à la première montée et là ce qui risquait d’arriver arrive….nous perdons très vite la trace des cairns…Panique à bord, car devant nous se dressent les parois du canyon et il n’est pas question de monter n’importe où ! Heureusement le GPS nous indique que nous sommes montés beaucoup trop haut ! En redescendant, ouf, revoilà les cairns et la corniche qu’on avait loupé. Maintenant nous redoublons d’attention !
Tout se passe ensuite le mieux possible malgré le rationnement d’eau. Enfin au pied de la montée finale, on boit tout notre soûl, on se dope à l’orange de Californie (Mumm !). Et hop ! finalement la grimpette est plus facile que la descente : un quart d’heure plus tard, on est en haut ! Une dernière succion : il n’y a plus une goutte dans notre poche à eau ! Heureusement la voiture est en vue !
Quelle aventure ! 9 miles et 7h pour cette randonnée d’exception !
Après une telle journée, du repos s’imposerait. Non, Hervé veut absolument voir les ruines indiennes de Moon House, pas très loin d’ici.
Une fois arrivée en voiture au bord de la rim, ce n’est pas tout près : encore 3, 7 miles A/R, soit descendre dans le canyon et remonter en face et vice versa…avec les miles qu’on a déjà dans les jambes….mais Moon House est vraiment un lieu envoûtant ! Et on est toujours tout seuls !
L’heure tourne ! Il faut rentrer, alors c’est parti par monts et par vaux sur le chemin des premiers Mormons jusqu’à Bluff!
Il est 20h30 quand nous poussons la porte du Desert Rose Inn (réservé la veille, w-e oblige !). Nous n’avons pas le temps de faire le check-in, le Twin Rocks Cafe, recommandé par notre hôtesse ferme dans un ½ heure. Nous arrivons de justesse pour un très bon dîner : prime ribs pour Hervé, lemon chicken pour moi et pour nous deux, un délicieux « pie » fruits des bois à la mode !
Journée mémorable !
J20 (21/06) : Bluff (suite)
Notre hôtel nous convient si bien (chambre confortable, chaleureuse et très bien décorée, sans doute la plus belle chambre du voyage) que nous décidons d’y rester trois nuits, ce qui va nous permettre d’explorer largement la région tout en laissant nos affaires sur place !
D’abord ce matin : Road Canyon qui recèle une autre ruine indienne appelée « Fallen Roof Ruin », très belle aussi, avec son plafond façon coquille d’œuf.
Pour atteindre le canyon, nous sommes passés par Moki Dugway mais sans nous arrêter. Alors au retour c’est l’occasion de faire plusieurs haltes en cours de route.
- Muley Point Overlook
- Vue sur Moki Dugway
Avant de rejoindre Bluff, nous empruntons la piste traversant Valley of the Gods, un « Monument Valley » en miniature disent certains. Nous, on a adoré ces espaces, cette terre ocre et ces monolithes !
En soirée, nous tentons Cottonwood Steakhouse que nous avait recommandé le couple d’Allemands rencontré à Monticello. Ambiance western : on dîne, soit dans la cour sur des tables en bois soit à l’intérieur tout aussi pittoresque. Nous optons pour l’intérieur, il fait chaud ! On vous offre les bandanas qui servent de serviettes : sympa ! Côté gastronomique, c’est un peu moins goûteux qu’au Twin Rocks Café d’hier soir !
Valley of the Gods

Monument Valley
J21 (22/06) : Bluff – Monument Valley – Bluff
Dans la région, il nous reste Monument Valley à visiter, mais on ne va pas y passer la journée. Un coup d’œil à notre guide « Photographing… » et j’ai trouvé.
Dans le chapitre « Bluff Area », deux panels de pétroglyphes intéressants sur Butler Wash Road. La destination est retenue pour ce matin.
Déception en arrivant à l’entrée de la piste sur la route reliant Bluf à Mexican Hat : l’accès est fermé par un grand portail ! Heureusement en s’approchant, la chaîne n’est pas cadenassée, le portail peut être ouvert !
Le premier panel est vite localisé : il s’agit du Wolfman Panel !
Le deuxième va nous donner un peu plus de mal. Le démarrage est dur à trouver (estimé être environ à 5 miles du trailhead précédent) mais entre 4, 8 et 5, 5 miles plusieurs traces sont visibles. Nous en essayons plusieurs, sans succès, impasse !
Sur le point d’abandonner, nous continuons un peu plus loin et là, une voiture garée. Ah, peut-être bien un amateur de pétroglyphes ! Nous voilà un peu plus optimistes et à la sortie du wash, nous trouvons les cairns et les traces de pas (fraîches) de notre cow-boy ! Nous les suivons ….jusqu’au sommet du Comb Ridge
Nous repérons maintenant une paroi mais elle est tellement haute que même avec les jumelles, impossible de trouver. D’ailleurs sommes nous bien au bon endroit ? Quand apparaît celui dont on suivait la trace ! C’est bien un cow-boy, amateur de flèches indiennes ! Il nous donne les infos qui nous manquaient et…enfin, nous touchons au but !
Ils portent bien leur nom : Procession Panel !
L’homme aux doigts et orteils !
L’homme au serpent !
Après le repas dans notre chambre et un brin de repos, direction Monument Valley en milieu d’après-midi.
Ce lieu mythique est un incontournable de l’Ouest. La vue depuis Artist Point est belle mais de là à dire que c’est le must, non, loin de là. Nous allons certainement en faire hurler beaucoup mais, non, pour nous Monument Valley est loin d’être notre favori !
En raison du monde, de la poussière (bonjour les touristes en pick-up ouvert), de l’état de la piste…ça ressemble aussi à ça !
Nous ne nous y attardons pas et n’attendons pas le coucher de soleil (c’est peut-être un tort !). Nous rentrons à Bluff pour un nouveau dîner au Twin Rocks Cafe, notre préféré dans cette ville.
Nous sommes maintenant à un peu plus de la moitié de notre aventure, mais la pensée du retour est encore loin ! En effet, il reste 17 jours et encore beaucoup de randonnées vers des destinations exceptionnelles.
Monument Valley

La suite (Canyon de Chelly, Page et ses environs, Coyotes Buttes South, Kodachrome, Escalante et le Grand Staircase, Burr Trail, Capitol Reef et Cathedral Valley, Horseshoe Canyon, Wasatch Mountains et Salt Lake City) se trouve... ICI