Results for "coutume+ou+tradition+|+11+>+287"
10505 results found.
Thaïlande avec enfants: réserver pendant le Songkran? English translation pending
Bonjour à tous,
Nous partons le 01 avril pour une durée de 4 semaines en Thailande. Nous serons 5, trois adultes et 2 enfants ( 4 ans et 20 mois) Ce sera notre 4ème en ASE et notre 2ème voyage en Thailande...mais le premier avec nos petits bouts! 🙂
Lors de nos précédents voyage, nous n'avons jamais réservé sauf notre 1ère nuit d'hotel. Jamais eu de soucis pour trouver des chambres d'hotel libres. Cette fois-ci encore nous avons loué notre 1ère nuit à BKK. Et j'ai aussi réservé les billets pr Chiang Mai. Après on verra au feeling! Je n'aime surtout pas l'idée de savoir que le 15 je serai là et le 25 là! Je sais que j'arrive le 01/04 à BKK 😎 et que je pars le 30/04 de BKK 🙁!
Cependant au fur et à mesure de mes lectures, je me rends compte que l'on conseille souvent de réserver durant le Songkran. Mais je ne sais pas où l'on sera! Certainement du coté de Krabi...et encore...pas sur!!!!
Sans les petites, je n'aurai pas stressé...mais là...se retrouver sans hotel et devoir trimballer les petites pr trouver une chambre...
Alors??? Stress ou pas stress??? Folie ou pas???🤪
Merci de vos feed-back!
Nous partons le 01 avril pour une durée de 4 semaines en Thailande. Nous serons 5, trois adultes et 2 enfants ( 4 ans et 20 mois) Ce sera notre 4ème en ASE et notre 2ème voyage en Thailande...mais le premier avec nos petits bouts! 🙂
Lors de nos précédents voyage, nous n'avons jamais réservé sauf notre 1ère nuit d'hotel. Jamais eu de soucis pour trouver des chambres d'hotel libres. Cette fois-ci encore nous avons loué notre 1ère nuit à BKK. Et j'ai aussi réservé les billets pr Chiang Mai. Après on verra au feeling! Je n'aime surtout pas l'idée de savoir que le 15 je serai là et le 25 là! Je sais que j'arrive le 01/04 à BKK 😎 et que je pars le 30/04 de BKK 🙁!
Cependant au fur et à mesure de mes lectures, je me rends compte que l'on conseille souvent de réserver durant le Songkran. Mais je ne sais pas où l'on sera! Certainement du coté de Krabi...et encore...pas sur!!!!
Sans les petites, je n'aurai pas stressé...mais là...se retrouver sans hotel et devoir trimballer les petites pr trouver une chambre...
Alors??? Stress ou pas stress??? Folie ou pas???🤪
Merci de vos feed-back!
Budget en Egypte à 4 personnes English translation pending
Bonjour,
nous aimerions savoir avec ma femme si vous pensez que notre envie du moment est réalisable ou pas... Nous aimerions partir en Egypte afin de passer une journée au Caire puis 5/6 jours à Louxor Nous partirions à 4 avec nos enfants adolescent.
Voici comment nous aimerions organiser notre voyage : Jour 1 Départ de Paris en soirée pour une arrivée le matin du jour 2 au Caire Jour 2 Visite du plateau de Gizeh et départ le soir pour Louxor, le soir hotel Louxor Jour 3 Visite de la vallée des rois, le soir hotel Louxor Jour 4 Visite Karnak et temples de Louxor puis direction Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 5 Journée baignade et plongée à Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 6 Départ de Hurghada vers le Caire puis vol vers Paris.
Voila bon si j'en reste là vous aller me répondre que oui c'est tout à fait possible mais il reste la question du budget....2500€....ça vous semble réalisable ?
D'après mes renseignements, le vol Paris / La Caire en AR pour 4 on devrait pouvoir trouver vers les 1600€ Il reste donc 900€ pour les visites, les transport et les 2 hotels.
Je vais appel à vos connaissance du terrain pour nous aider.
Pour infos si cela peut être utile, nous ferions notre voyage durant la semaine du 26 Avril au 3 Mai
Merci
nous aimerions savoir avec ma femme si vous pensez que notre envie du moment est réalisable ou pas... Nous aimerions partir en Egypte afin de passer une journée au Caire puis 5/6 jours à Louxor Nous partirions à 4 avec nos enfants adolescent.
Voici comment nous aimerions organiser notre voyage : Jour 1 Départ de Paris en soirée pour une arrivée le matin du jour 2 au Caire Jour 2 Visite du plateau de Gizeh et départ le soir pour Louxor, le soir hotel Louxor Jour 3 Visite de la vallée des rois, le soir hotel Louxor Jour 4 Visite Karnak et temples de Louxor puis direction Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 5 Journée baignade et plongée à Hurghada, le soir hotel Hurghada Jour 6 Départ de Hurghada vers le Caire puis vol vers Paris.
Voila bon si j'en reste là vous aller me répondre que oui c'est tout à fait possible mais il reste la question du budget....2500€....ça vous semble réalisable ?
D'après mes renseignements, le vol Paris / La Caire en AR pour 4 on devrait pouvoir trouver vers les 1600€ Il reste donc 900€ pour les visites, les transport et les 2 hotels.
Je vais appel à vos connaissance du terrain pour nous aider.
Pour infos si cela peut être utile, nous ferions notre voyage durant la semaine du 26 Avril au 3 Mai
Merci
France - Asie à vélo: quel est votre budget? English translation pending
Bonsoir amis voyageur 🙂
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Voila en vue d'un grand tour de vélo en 2015 France --> Asie ( surement la Chine ou la Mongolie ) en 1 ans ou peut être plus ( cela dépend si woofing or not )
Je demande aux personnes l'ayant deja fait A combien s'élève leur budget total ?
Achat du vélo , vaccin , administratif etc ...+ dépenses quotidienne
Je précise je compte faire en partie que du bivouac ou camping sauvage ..Le reste seront mes dépenses pour les vives
Cordialement Nicolas
Why do we always think that "ELSEWHERE" is better than our own country?
As soon as I return to France, I catch myself thinking, "it’s better elsewhere."
Wherever we’ve been, I feel this lightness of living—less restriction, less pressure, less sadness—and I start dreaming of somewhere else, of living somewhere else, a simpler life, more authentic, with colors everywhere: markets, clothes, homes...!!! Meeting kindred spirits, genuine people, gentle and kind, and letting go of all this modernism, this technological rat race, the indifference toward others, the confinement, the racism against the elderly in France, against the poor, the weak, the beautiful... fleeing the news, politics, jealousy, meanness, stupidity, greed... And in my moments of clarity, I tell myself that every country, every city has its pros and cons, and that maybe the best of all worlds isn’t down here. But I also remind myself that you have to know how to COME BACK in order to LEAVE again... yet still...!!! IS IT REALLY BETTER ELSEWHERE?😏😏😏
Premier voyage à Tiaret en Algérie English translation pending
J'aimerais savoir si une femme seule peux aller passer deux semaines ( héberger) chez un mec algérien sans avoir de problèmes. Est ce permis en Algérie ?
Merci.
Nouveauté: frais de séjour à bord pour les enfants chez Costa English translation pending
Petite nouveauté du catalogue 2013 de Costa : les fris de séjour à bord sont maintenant payant pour les enfants.
Les nouvelles règles sont :
- Gratuit pour les moins de4 ans
- 1/2 tarif pour les 4 - 14 ans
- plein tarif au delà de 14 ans
Pour mémoire, avant c'était gratuit pour les moins de 14 ans et 1/2 tarif pour les 14 - 18 ans ...
Costa semble rattrapper ainsi les promos ...
Pour mémoire, avant c'était gratuit pour les moins de 14 ans et 1/2 tarif pour les 14 - 18 ans ...
Costa semble rattrapper ainsi les promos ...
Concours photos du 1er au 16 décembre 2011 English translation pending
Thème Les fêtes
"Fêtes à travers le monde : Qu’elles soient religieuses, culturelles ou familiales, les fêtes rythment la vie des habitants des pays du monde entier. Elles marquent les saisons, les âges de la vie, les temps forts religieux et les dieux. Elles sont hautes en couleurs, en musiques et en costumes."
Dates du concours 1er décembre au 16 décembre 2011 :
- Les photos devront être publiées jusqu’au 16 décembre 12H00.
- Les votes seront ouverts, du 16 décembre au 31 décembre.
- Les résultats seront publiés le 2 janvier 2012.
Règles du concours :
Elles ont pour but de rendre lisible le concours et de SIMPLIFIER le comptage final:
- Deux photos par candidat uniquement liées au thème ci-dessus.
- Une photo par message.
- Les deux photos devront être impérativement être mises dans deux messages successifs et non à deux moments différents du topic.
- Chaque photo doit obligatoirement être accompagnée : du nom du photographe, un numéro, d’un titre et. Merci de donner ces infos dans cet ordre précis.
ex : Yannickg - photo N°1 – Noël
- vous pouvez éventuellement rajouter un texte présentant le contexte, ou l’aspect technique de la prise de vue.
- L’image des personnes visibles sur les photos ne devra pas être dégradante pour ces dernières afin d’être en cohérence avec le droit à l’image.
Délibération du gagnant
La photo gagnante sera celle qui aura obtenue le plus de votes. En cas d’égalité entre deux photos, le photographe qui aura le plus de votes sur ses deux photos cumulées sera déclaré vainqueur.
Le système de vote reste le même :
- Chaque personne peut sélectionner 3 photos.
- Vous devrez dans votre message énoncer clairement en début de message les 3 photos de la façon suivante :
- PHOTO N°1 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- Dans une seconde partie du message, et seulement dans une seconde partie du message ^^, vous pouvez justifier votre choix.
- La photo positionnée en 1ere position gagne 3 POINTS, la seconde 2 POINTS et la troisième 1 POINT. (il n’est pas nécessaire de rappeler le nombre de points en face de votre sélection)
- Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre.
. Manu 78 et Yannick G
"Fêtes à travers le monde : Qu’elles soient religieuses, culturelles ou familiales, les fêtes rythment la vie des habitants des pays du monde entier. Elles marquent les saisons, les âges de la vie, les temps forts religieux et les dieux. Elles sont hautes en couleurs, en musiques et en costumes."
Dates du concours 1er décembre au 16 décembre 2011 :
- Les photos devront être publiées jusqu’au 16 décembre 12H00.
- Les votes seront ouverts, du 16 décembre au 31 décembre.
- Les résultats seront publiés le 2 janvier 2012.
Règles du concours :
Elles ont pour but de rendre lisible le concours et de SIMPLIFIER le comptage final:
- Deux photos par candidat uniquement liées au thème ci-dessus.
- Une photo par message.
- Les deux photos devront être impérativement être mises dans deux messages successifs et non à deux moments différents du topic.
- Chaque photo doit obligatoirement être accompagnée : du nom du photographe, un numéro, d’un titre et. Merci de donner ces infos dans cet ordre précis.
ex : Yannickg - photo N°1 – Noël
- vous pouvez éventuellement rajouter un texte présentant le contexte, ou l’aspect technique de la prise de vue.
- L’image des personnes visibles sur les photos ne devra pas être dégradante pour ces dernières afin d’être en cohérence avec le droit à l’image.
Délibération du gagnant
La photo gagnante sera celle qui aura obtenue le plus de votes. En cas d’égalité entre deux photos, le photographe qui aura le plus de votes sur ses deux photos cumulées sera déclaré vainqueur.
Le système de vote reste le même :
- Chaque personne peut sélectionner 3 photos.
- Vous devrez dans votre message énoncer clairement en début de message les 3 photos de la façon suivante :
- PHOTO N°1 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- PHOTO N°2 : Auteur – numéro de la photo – son titre
- Dans une seconde partie du message, et seulement dans une seconde partie du message ^^, vous pouvez justifier votre choix.
- La photo positionnée en 1ere position gagne 3 POINTS, la seconde 2 POINTS et la troisième 1 POINT. (il n’est pas nécessaire de rappeler le nombre de points en face de votre sélection)
- Le vainqueur gagnera l'immense privilège d'organiser le concours du mois de décembre.
. Manu 78 et Yannick G
Le Missouri: que peut-on faire? (États-Unis) English translation pending
Pour l'an prochain je vais partir en semestre aux États Unis , j ai le choix entre Riverside en Californie (soleil et fac sympa mais apparemment c est pas très safe ) et l'université du Missouri situé a 1h20 de Kansas city .
Quelqu'un connait il bien cet Etat , est ce sympa a vivre , y' a t il beaucoup de choses à faire (sortir, rencontrer des gens , avoir des petites amies etc....) y'a t il des choses intéressantes à visiter ?
Merci de me donner toutes les infos/avis/expérience que vous avez , car sur la Californie j ai beaucoup d info mais pour le Missouri pas grand chose .... je veux en savoir plus sur le lieu ou je vivrais éventuellement avant d y passer 6 mois
Quelqu'un connait il bien cet Etat , est ce sympa a vivre , y' a t il beaucoup de choses à faire (sortir, rencontrer des gens , avoir des petites amies etc....) y'a t il des choses intéressantes à visiter ?
Merci de me donner toutes les infos/avis/expérience que vous avez , car sur la Californie j ai beaucoup d info mais pour le Missouri pas grand chose .... je veux en savoir plus sur le lieu ou je vivrais éventuellement avant d y passer 6 mois
Insécurité en Nouvelle-Calédonie? English translation pending
Bonjour
Je voudrais savoir si les personnes vivant en Nouvelle Calédonie perçoivent de l'insécurité.
Merci
Je voudrais savoir si les personnes vivant en Nouvelle Calédonie perçoivent de l'insécurité.
Merci
Prix du passeport et mariage au Cameroun English translation pending
bonjours, bonsoir
on me propose pour mon mariage a yaoundé, pour 100personnes,
une salle a 230euros vins 230 nourriture 380 robe marié 270
enfin un total de plus de 1500euros, pour les connaisseurs du cameroum, es ce raisonnable, et si vous connaissez le prix d'un passeport camerounais
a l'avance merci
on me propose pour mon mariage a yaoundé, pour 100personnes,
une salle a 230euros vins 230 nourriture 380 robe marié 270
enfin un total de plus de 1500euros, pour les connaisseurs du cameroum, es ce raisonnable, et si vous connaissez le prix d'un passeport camerounais
a l'avance merci
La culture québécoise? English translation pending
Bonjour,
Je suis actuellement en centre de formation pour passer un diplome en tant qu'assistante de gestion PME-PMI. Et ma prof de Français nous a demandé de faire un exposer sur un pays ou une province. J'ai donc choisi le Quebec, vu que c'est une province qui m'attire particulièrement, vu que j'aimerais y habiter dans environ 2 ans.
Je me suis dis pourquoi pas demander au Quebecois pour avoir des informations supplémentaires.
J'espère que vous-pourriez m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses
Sindy
Je suis actuellement en centre de formation pour passer un diplome en tant qu'assistante de gestion PME-PMI. Et ma prof de Français nous a demandé de faire un exposer sur un pays ou une province. J'ai donc choisi le Quebec, vu que c'est une province qui m'attire particulièrement, vu que j'aimerais y habiter dans environ 2 ans.
Je me suis dis pourquoi pas demander au Quebecois pour avoir des informations supplémentaires.
J'espère que vous-pourriez m'aider?
Merci d'avance pour vos réponses
Sindy
Nouvelles interdictions en Italie... una buffonata... mais légale English translation pending
Interdiction de mendier couché, de s'asseoir à plus de trois sur un banc public ou encore de manger dans la rue: les maires italiens rivalisent d'imagination et frisent souvent le ridicule depuis le récent décret qui a accru leur pouvoir en matière de sécurité.
Photographe : Dominique Faget AFP/Archives :: Le maire italien de l'Intérieur Roberto Maroni, le 24 juillet 2008 à Bruxelles photo : Dominique Faget, AFP
Le décret signé le 5 août par le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni - qui a conduit la presse italienne à parler de "maires-shérifs" - s'inscrit dans un ensemble de mesures décidé par le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi qui joue à fond la carte sécuritaire.
Mercredi, la commune de San Remo (nord-ouest) a pris un arrêté interdisant de mendier assis ou couché dans les lieux publics en compagnie d'animaux ou d'enfants mineurs.
Un second arrêté interdit d'entrer en contact et de demander des informations aux personnes qui "exercent l'activité de prostituées dans la rue" ou "dont l'attitude, l'habillement ou le comportement manifestent l'intention de se livrer à des prestations sexuelles". Lire aussi
Toujours mercredi, la municipalité de Qualiano près de Naples (sud) a décidé de bannir à partir du 29 août la vente d'alcool dès 22H les vendredis, samedis et dimanches, et d'interdire pour l'ensemble des jours de la semaine "de se promener sur le territoire de la commune ou de stationner dans des lieux publics en consommant de l'alcool".
Ces deux dernières semaines, les arrêtés les plus saugrenus se sont multipliés: à Voghera dans le nord, pour soit-disant lutter contre le trafic de drogue et le tapage nocturne, plus possible à partir de 23H locales de s'asseoir à plus de trois sur un banc public.
La ville de Florence (centre) a décidé pour sa part de tolérer la mendicité en position assise ou debout mais l'a interdite, sous peine d'amende, en position allongée ou en compagnie d'un chien.
Florence, qui est une municipalité de gauche, a aussi interdit d'étendre son linge dans la rue ou de laver les vitrines en-dehors de certains horaires. Elle a aussi prévu des amendes frappant les prostituées qui exercent leur métier "près des maisons avec des comportements et des vêtements ne correspondant pas aux normes de la décence publique".
Se promener à Gênes (nord) avec une bouteille de vin ou une canette de bière à la main est désormais passible d'une amende de 25 à 500 euros.
La ville de Vérone (nord), dirigée par le parti anti-immigrés de la Ligue du nord, prévoit la même amende pour ceux qui salissent les murs et les monuments, et une amende de 100 euros pour qui se livrent à la mendicité, tandis que Vicenza (nord) punit de 500 euros les clients des prostituées.
Avant même le décret de Roberto Maroni, le maire de Rome Gianni Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les marches, les places ou près des monuments du centre historique de la capitale.
Outre les pique-niques, le premier citoyen de Venise, philosophe et personnalité de gauche, Massimo Cacciari, avait lui décidé d'interdire de lancer du pain aux pigeons.
Côté cigarette, Naples et Vérone, devançant le décret gouvernemental, ont également banni le tabac dans les jardins publics.
Championne toute catégorie des interdictions, l'île des VIP, Capri, où depuis 1960 il est interdit de marcher avec des sabots en bois ou d'écouter la radio dans un lieu public (depuis 1963).
Le vélo y est banni depuis 1977, et depuis 1999, durant le mois d'août, l'emploi des marteaux piqueurs, perceuses et scies électriques.
Photographe : Dominique Faget AFP/Archives :: Le maire italien de l'Intérieur Roberto Maroni, le 24 juillet 2008 à Bruxelles photo : Dominique Faget, AFP
Le décret signé le 5 août par le ministre de l'Intérieur Roberto Maroni - qui a conduit la presse italienne à parler de "maires-shérifs" - s'inscrit dans un ensemble de mesures décidé par le gouvernement de droite de Silvio Berlusconi qui joue à fond la carte sécuritaire.
Mercredi, la commune de San Remo (nord-ouest) a pris un arrêté interdisant de mendier assis ou couché dans les lieux publics en compagnie d'animaux ou d'enfants mineurs.
Un second arrêté interdit d'entrer en contact et de demander des informations aux personnes qui "exercent l'activité de prostituées dans la rue" ou "dont l'attitude, l'habillement ou le comportement manifestent l'intention de se livrer à des prestations sexuelles". Lire aussi
Toujours mercredi, la municipalité de Qualiano près de Naples (sud) a décidé de bannir à partir du 29 août la vente d'alcool dès 22H les vendredis, samedis et dimanches, et d'interdire pour l'ensemble des jours de la semaine "de se promener sur le territoire de la commune ou de stationner dans des lieux publics en consommant de l'alcool".
Ces deux dernières semaines, les arrêtés les plus saugrenus se sont multipliés: à Voghera dans le nord, pour soit-disant lutter contre le trafic de drogue et le tapage nocturne, plus possible à partir de 23H locales de s'asseoir à plus de trois sur un banc public.
La ville de Florence (centre) a décidé pour sa part de tolérer la mendicité en position assise ou debout mais l'a interdite, sous peine d'amende, en position allongée ou en compagnie d'un chien.
Florence, qui est une municipalité de gauche, a aussi interdit d'étendre son linge dans la rue ou de laver les vitrines en-dehors de certains horaires. Elle a aussi prévu des amendes frappant les prostituées qui exercent leur métier "près des maisons avec des comportements et des vêtements ne correspondant pas aux normes de la décence publique".
Se promener à Gênes (nord) avec une bouteille de vin ou une canette de bière à la main est désormais passible d'une amende de 25 à 500 euros.
La ville de Vérone (nord), dirigée par le parti anti-immigrés de la Ligue du nord, prévoit la même amende pour ceux qui salissent les murs et les monuments, et une amende de 100 euros pour qui se livrent à la mendicité, tandis que Vicenza (nord) punit de 500 euros les clients des prostituées.
Avant même le décret de Roberto Maroni, le maire de Rome Gianni Alemanno (droite) avait prohibé les pique-niques sur les marches, les places ou près des monuments du centre historique de la capitale.
Outre les pique-niques, le premier citoyen de Venise, philosophe et personnalité de gauche, Massimo Cacciari, avait lui décidé d'interdire de lancer du pain aux pigeons.
Côté cigarette, Naples et Vérone, devançant le décret gouvernemental, ont également banni le tabac dans les jardins publics.
Championne toute catégorie des interdictions, l'île des VIP, Capri, où depuis 1960 il est interdit de marcher avec des sabots en bois ou d'écouter la radio dans un lieu public (depuis 1963).
Le vélo y est banni depuis 1977, et depuis 1999, durant le mois d'août, l'emploi des marteaux piqueurs, perceuses et scies électriques.Algérie du Sud: imprudent en voiture? English translation pending
Je suis mal renseignée à propos de l'algérie.
La distance entre la côte et le sud, région saharienne, a l'air démesurée pour un court séjour de 10 jours. Et-ce que je me trompe?
L'Algérie ma l'air un peu moins sûre, étant donné qu'elle a obtenu l'indépendance que récemment, et des tensions subsistent. Est-ce que je me trompe?
La nourriture et l'hébergement me semble moins accessible, salubre et varié que le maroc ou la tunisie . Est-ce que je me trompe?
Louer une voiture, seuls, relève-t-il de l'imprudence ?
J'ai des doutes, malgré la généreuse beauté de ce pays.
J'ai besoin d'éclaircissement !
merci!
La distance entre la côte et le sud, région saharienne, a l'air démesurée pour un court séjour de 10 jours. Et-ce que je me trompe?
L'Algérie ma l'air un peu moins sûre, étant donné qu'elle a obtenu l'indépendance que récemment, et des tensions subsistent. Est-ce que je me trompe?
La nourriture et l'hébergement me semble moins accessible, salubre et varié que le maroc ou la tunisie . Est-ce que je me trompe?
Louer une voiture, seuls, relève-t-il de l'imprudence ?
J'ai des doutes, malgré la généreuse beauté de ce pays.
J'ai besoin d'éclaircissement !
merci!
Tourisme et ingérence, compatibles? English translation pending
Beaucoup de voyageurs ne s'intéressent qu'à l'aspect touristique du pays visité alors qu'un petit nombre d'entre eux vont plus loin en s'attachant à connaître, voir à juger la façon dont ce pays est géré et dirigé .
Pensez-vous que les seconds dépassent leurs droits au voyage et qu'une forme même passagère d'ingérence n'est pas acceptable ou au contraire que ce sont pour vous les seuls vrais voyageurs ?
"Hello Mister Loïc": Photos et vidéos de Lombok, Indonésie English translation pending
"Hello Mister Loïc" (photos et vidéos de Lombok)
(merci aux modérateurs de laisser mon titre original: "Hello Mister" est à Lombok ce que "Mabuhay" est aux Philippines et "Hello Mister Loïc" c'est justement toute la symbolique de ce carnet)
Préambule Après la
L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours

Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Préambule Après la

L’après midi passe entre rires, retrouvailles et distribution de cadeaux. Rumaji n’en revient pas de toutes ces photos, il faut dire que c’était le but recherché. Il me montre également les changements dans sa maison : un nouveau lit (chouette !), et surtout une cuisine et une salle de bains qu’il vient juste de terminer juste avant que j’arrive. Plus besoin de traverser tout le village pour aller se laver chez papa-maman ou chez leur voisine Ida.
Le soir arrive. On entend de la musique chez le voisin, la télé gueule à tout va alors on s’invite. Nous ne sommes pas les seuls…

Première nuit chez Rumaji. Toujours aussi difficile de dormir, les chiens errants ayant décidé de se battre juste devant la maison. On a beau les chasser avec des pierres, ils reviennent. Ils se calment au lever du jour pour laisser la place au coq qui prend le relai… Bah, dans quelques jours, je pense que je serai tellement crevé que je dormirai mieux….
Allons faire un tour à l’école du village. Rumawe, le frère de Rumaji, a repris des études à la fac pour être instit, pour l’instant il est stagiaire.
Mon « ndai cambai cambai », trouvé sur internet, et qui veut dire « no problem » en Sasak a marqué les enfants et ils le répètent sans cesse :

Rumaji me prend en photo dans la salle des profs

A côté de l’école, le gouvernement a décidé de construire un lycée. Pour cela, le gouvernement n’emploie pas d’ouvriers, n’a pas recours à la sous-traitance, il embauche tout simplement les gens du village, et pour être sûr qu’il y ait du travail pour tous, chacun travaille sur le chantier à tour de rôle et est rémunéré à la semaine.

La météo n’est pas extraordinaire, le ciel est assez gris, le temps est peu propice à la photo. Il pleut, il pleut, il pleut ! Nous sommes bloqués par la pluie, ou plutôt par la boue ! Les chemins sont impraticables…

Mais ce n’est pas grave, je m’y attendais de toutes façons. Alors je vis mes journées au rythme de la population locale… c'est-à-dire profiter tranquillement du temps qui passe:
Ici l’éternel sujet de la peau blanche, chacun étant en admiration devant la peau de l’autre…

Là, c’est une petite distribution de photos dans le village voisin.

Ou bien séance photos chez Rumaji

Ou dehors avec les gamins

Ou encore à faire les cons sur la bruga (abri sous lequel les Sasak passent la majeure partie de leur temps)

Je ne suis jamais seul Vous remarquerez 1/ que les Sasak sont très démonstratifs quand ils apprécient quelqu'un, ici je suis avec le voisin de Rumaji 2/ que Rumaji a accroché au mur les photos et planisphère que je lui avais envoyés par la poste l'année dernière 🙂


La pluie se calme. Avec mon p'tit frère, nous décidons d’aller voir ses langoustes. Délicieux moment, Rumaji est un vrai comédien. (Si quelqu'un arrive à remettre les vidéos dans le bon sens, sans avoir de décalage entre le son et l'image, je suis preneur... Désolé pour le torticolis sur certains passages...🤪)

Un autre délicieux moment : la préparation des langoustes, et une discussion sur les ressources mondiales en énergie !

Ce soir il y a un festival de musique locale. Un groupe est venu de Lombok-Est.


Il y a aussi un concours de danse mené par des danseuses qui désignent de jeunes volontaires pour tenter de les séduire par des danses qui font oublier que nous sommes dans le pays le plus musulman du monde !


Les jours passent... Aujourd’hui il y a un mariage chez des voisins. Tout le monde a reçu son petit carton d’invitation, y compris le mien, personnalisé à mon nom. Les mariages, c’est aussi l’occasion de pratiquer les traditions ancestrales, telles que la circoncision. Rumaji a tout filmé mais je vous épargnerai de la vidéo…
Et puis bien entendu on nous invite à manger – aie aie aie, toujours aussi pimentée, la cuisine à Lombok !

Voila les mariés

On se demande si c’est moi ou si ce sont les mariés qui sont le plus remarqués… En tout cas le marié fait tout pour se retenir de se marrer. Vous remarquerez que les invités n’ont pas besoin de se prendre la tête avec le paraître : ici pas de costard-cravate…

Et puis en fin de mariage, c’est une longue série de poignées de mains

Tiens, et si je me mariais moi aussi ?

Depuis quelques jours, Rumaji est couvert de boutons. « C’est mon allergie qui revient » « Et ça revient souvent ? » « Non, la dernière fois c’était en août, quand tu étais là » « Ah, ben alors tu dois être allergique à moi ! » « Non, je suis allergique comme mon père. C’est lorsque je mange certains trucs. L’année dernière, le médecin a dit à mon père que pour se soigner, il fallait qu’il mange du poulpe tous les jours. Comme il est allergique au poulpe, il en a mangé, mangé, mangé, l’allergie est montée à son maximum puis elle a disparu tout d’un coup. Depuis il est guéri. Il faudrait que je fasse pareil mais j’ai un peu peur… » « Je n’ai rien contre la médecine traditionnelle mais en attendant, on va aller en ville acheter des médicaments, ce sera déjà pas mal » Et hop, en scooter. Le dispensaire est à une vingtaine de kilomètres. En route, nous nous arrêtons à ce qu’on pourrait appeler chez nous une sous-préfecture. Avant de venir à Lombok, j’avais téléphoné à Rumaji pour lui dire de préparer les documents pour qu’il se fasse une carte d’identité, en prévision de notre grand voyage de juin prochain sur les îles de Sumbawa, Florès et peut-être Sumba, car j’en ai marre de payer une amende (ou plutôt un bakchich) à chaque contrôle de police parce qu'il est "sans-papiers"... Pas de file d’attente, Rumaji ressort au bout de quelques minutes avec une belle carte d’identité plastifiée avec son prénom, son statut matrimonial, son métier (pêcheur) et sa religion… mais je ne vois nulle part un nom de famille ! ça ne doit pas être trop important ici…
Nous arrivons donc au dispensaire. Beaucoup de monde, et bien sûr tous les yeux sont braqués sur le touriste. Je demande au médecin s’il y a beaucoup de cas de malaria. « Oui, plein » « Gloups… Heu, Rumaji, tu es vraiment sûr que dans ton village il n’y a aucun cas de malaria ? » « Zéro » « J’espère bien car je n’ai pas pris mon traitement ! » Le médecin nous remet une ordonnance et nous voici à la pharmacie. 2-3 minutes de conversation et mon Rumaji repart avec le n° de téléphone de la pharmacienne… trop facile !
Bon allez, on rentre à la maison. Je ressors la caméra, qui, après cette prise de vue, tombera en panne pendant plusieurs jours


Aujourd’hui vendredi, jour de prière. Tous les hommes du village se rendent à la mosquée. Pendant ce temps je reste avec les femmes et les enfants.



Pourtant, peu après, je suis rejoint par Mohammed, tandis que d’autres courent vers la mosquée car ils sont à la bourre. « Qu’est ce que tu fais là ? La prière a commencé ! » « santi, santi… je vais y aller, tout à l’heure… » « tu as l’air d’avoir vachement envie » Il finit enfin par y aller… 2 minutes avant la fin. Une fois la prière terminée, je raconte l’épisode Mohammed à Rumaji « Pas de problème. La prière n’est pas obligatoire » « Et si on ne fait pas la prière, on n’a pas de problème avec ses voisins et le qu’en-dira-t’on ? » « Non, pas avec les voisins, juste avec Dieu ! C’est comme chez vous en Europe, des touristes m’ont dit que vous étiez nombreux à ne pas aller à l’Eglise. Chez nous c’est pareil, on prie quand on en a envie »
C’est donc eux les musulmans intégristes de Lombok dont parlent tout le temps les Balinais…

Les habitants retournent tout naturellement à leurs occupations, comme ici la culture des algues.

Ou la préparation des filets de pêche

La météo s’améliore chaque jour. Nous allons pouvoir rejouer un peu aux touristes comme l’an dernier. Je veux retourner à Kuta pour rencontrer Pierre, un Français qui vit là-bas, afin de rencontrer l’auteur de ce blog que je dévore assidûment chaque jour lorsque je suis en France. Grâce à lui, j’ai ma dose quotidienne de Lombok, même si parfois la piqûre est un peu douloureuse lorsqu’on a droit au bulletin météo ou à quelques photos prises au bord de plages désertes, surtout lorsqu’on est soi-même au boulot… Bref très sympa, il nous invite au resto Rumaji et moi, puis nous passons l’après-midi à discuter de ce choix de vie, au milieu du chantier que sera sa future maison, une magnifique demeure avec une vue hollywoodienne sur toute la baie de Kuta. Je repars de chez Pierre en me disant que mon propre rêve n’est pas si irréaliste que cela. Merci Pierre.
Nous voici au marché de Kuta. Jaloux des photos du blog de MisterThib, il fallait que je prenne ma revanche ;-)


Bien pratique ce marché, on peut même se faire ausculter par un « médecin » qui essaye ensuite de vous refourguer n’importe quoi, comme par exemple des pilules ayant les mêmes propriétés que le viagra...

« Djigidgidgidjik bagus ! » me dit-elle sans aucune retenue
Décidément ces Sasak n'ont pas tant d'interdits religieux on dirait !
Petit arrêt miam avec un nouvel ami rencontré la veille au soir et qui va nous emmener voir des chutes d’eau chez lui.

Heureusement que j’ai dit « zéro chili » car j’ai encore une fois la langue en feu… Rumaji adore se moquer de moi lorsque je commence à faire le loup de Tex Avery...
Je suis curieux de voir ces chutes d’eau, d’autant que d’après la patronne de notre hôtel, il n’y a jamais eu de chutes d’eau à Kuta.
En route ! J’adopte la coutume locale qui consiste à monter à 3 sur un scooter. Ah que j’aime ces moments où je me sens si loin de notre France ultra-sécuritaire ! Désormais je n’ai plus un Sasak à dos mais bel et bien une paire de Sasak-oches ! 😏
Nous voici arrivés mais il faut encore faire 1km à pieds à travers les champs

Puis remonter la rivière

Mais qu’est-ce qu’elle m’a raconté, l’hôtelière, y’a bien une cascade ici ! En fait, en raison des pluies abondantes de ces derniers jours, la chute d’eau s’est formée. Mais en fait elle se forme rarement, certaines années elle est à peine visible.

Et que ça saute !

Rumaji découvre la thalasso. Il faut dire que par chez lui, c’est bien trop sec pour qu’il y ait des chutes d’eau.

Notre nouvel ami (j’ai oublié son nom) nous propose d’aller prendre le café chez lui. Nous rebroussons donc chemin et arrivons dans une petite maison au toit de paille. Il m’explique qu’il vient de commencer un travail de serveur dans le restaurant où nous l’avons rencontré, et qu’il est payé... 6€ par mois, en attendant de faire ses preuves. Ensuite, son salaire devrait doubler chaque mois. Mais en juin prochain, il a décidé de s’expatrier 2 ans au Brunei, afin de mieux gagner sa vie.
Pendant que nous sirotons ce « kopi-Lombok », un jeune Sasak arrive, essouflé et transpirant. Il s’appelle Yeks. « On m’a dit qu’il y a avait un touriste ici alors je me suis dépêché pour venir. Je veux devenir guide alors je souhaite pratiquer mon anglais avec toi ». « Ndai Cambai Cambai » (no problem), lui dis-je en Sasak. Ce Ndai Cambai Cambai, il fait mouche à tous les coups : un touriste qui parle Indonésien c’est déjà rare, alors un qui parle le Sasak ! « J’habite en haut de cette colline. Si tu veux on monte, tu auras une belle vue sur Kuta » J’accepte, ça me permettra de comparer avec la vue dont bénéficie ce chanceux de Pierre à quelques kilomètres de là.
Nous voici arrivés. Il est très fier d’avoir réussi à faire monter un touriste jusque là (le tout premier) et me présente à sa maman, admirative de voir son fiston discuter naturellement en anglais avec moi. Et puis comme il n'y a jamais un touriste dans le coin (nous ne sommes pourtant qu'à 2 km de Kuta...) ça lui permet de pratiquer un peu son anglais sans avoir besoin de se rendre sur la plage de Kuta.

Bon, la vue depuis la terrasse de Pierre est nettement mieux. Pour se consoler, il y a plein de cocotiers alors Yeks va m’en chercher une.

Yeks veut aller à l’Université mais il m’explique qu’il faut qu’il attende que son buffle soit suffisamment gros pour pouvoir en tirer un bon prix. Ses parents misent tout ce qu’ils possèdent dans l’avenir de leur fils. Avant de se quitter, Yeks veut absolument mon n° de téléphone pour m’appeler le jour où il sera guide. En attendant, j’ai pris le sien : si vous êtes sur Kuta, et souhaiter vous écarter des sentiers battus où vous ne croiserez aucun touriste, et tout ça à 2-3 kms de Kuta, pourquoi ne pas faire appel à notre apprenti guide ? (tel 087865092881)
Il nous reste un peu de temps alors je propose à Rumaji de retourner sur la belle plage de Tanjung Ann, histoire de compléter les photos de mon site car la lumière est bonne. Bien qu'ayant déjà été sur cette plage, il accepte bien volontiers d'y retourner car tout comme moi, il adore les plages désertes.

Quelle différence avec août dernier, tout est blanc, bleu et vert


De retour à Kuta Lombok, nous assistons à un spectacle de combat Sasak au bâton


A Kuta, nous croisons enfin quelques touristes, ça fait une semaine que je n’en avais pas vu un ! Comme l’année dernière, Rumaji se précipite sur eux et leur pose plein de questions, comme à ce Vincent (Rumaji n’arrive pas à prononcer son prénom: "Baaasooo Baaasoooo"... "non, VIN-CENT... VINCENT" 😎) qui, comme moi l'année dernière, a fui cette horreur de Kuta Bali.
Comme je suis parti pratiquement sans aucun vêtement de rechange, j’en profite pour en acheter quelques-uns. Je négocie un pantalon, un T-shirt Lombok pour moi et un T-shirt Bintang pour mon petit frère. J’aime pas trop faire la pub pour de la bière, je trouve que ça fait lourdingue (genre supporter de football…) mais le rouge va super-bien à Rumaji, et il faut qu'il soit tout beau pour le Bau Nyale... Tout ça pour 8 euros. Vous comprendrez pourquoi il est donc judicieux de partir en formule ultra light lorsqu’on part en Indonésie !
Oui, le Bau Nyale vient de commencer. Le Bau Nyale c’est le plus grand festival Sasak de l’année. C’est une longue tradition, voici les explications de Rumaji : un jour, la déesse Putri Mandalika, tellement triste de ne pouvoir choisir l’un ou l’autre de ses prétendants qui se battaient pour elle, s’est jetée à la mer du haut d’une falaise. Depuis, chaque année, pendant 2 jours que les Sasak déterminent grâce à la position des astres, ses cheveux réapparaissent dans l’océan, sous forme de vers marin. C’est un phénomène naturel très curieux, pendant ces 2 jours, et juste pendant 2 heures, très tôt le matin, la mer se remplit de ces vers marins, puis ils disparaissent aussi vite qu’ils sont arrivés. Pendant ces 2 heures, les Sasak les ramassent avec des épuisettes pour… les manger ! C’est assez immonde comme bestiole, et franchement rien que la vue de ces horreurs vertes me donne la nausée… beurk, je ne pourrai jamais être candidat à Fear Factor !
Il y a 2 Bau Nyale : un à Kuta, mentionné dans les guides, et un autre, beaucoup plus important, un peu plus à l’Est. Rumaji ne veut rater sous aucun prétexte le Bau Nyale et nous quittons donc Kuta pour rejoindre Lombok Est. Le temps est splendide, et, enfin, alors que je ne l’ai jamais aussi bien vu, même en saison sèche, le Volcan Rinjani est libéré de sa gangue habituelle de nuages.

Pour se rendre au Bau Nyale, c’est plutôt folklo (ma caméra a décidé de fonctionner à nouveau, alors pour une fois je laisse le guidon à mon petit frère… caméra embarquée ! Avec les pluies de ces derniers jours, les chemins sont particulièrement défoncés…)

Et pourtant, des milliers et des milliers de Sasak se rendent au Bau Nyale et la circulation est dense, ça me change de l’été où nous ne croisons absolument personne dans le coin.

En chemin, nous en profitons pour nous arrêter dans un charmant petit village que je ne connaissais pas.




Je demande à Rumaji s’il peut se renseigner, plus tard, s’il y a encore des terrains à vendre dans le coin. Je dis encore car Lombok est actuellement le théâtre de toutes les spéculations. L’aéroport international devrait être achevé d’ici 2010 (selon les rumeurs, confirmées par internet), et il devrait avoir 2 fois la capacité de celui de Bali… Je ne sais pas ce que deviendra ce petit coin isolé, loin de tout, mais une chose est sûre, c’est que si j’achète un terrain maintenant, il y a peu de risques que je me prenne un bouillon. Et puis j’aime tellement cet endroit… l’aimerais-je autant après 2010 ??
Sous une bruga, j’aperçois un Sasak avec une sorte de guitare. Allons-y ! La prise de vue est difficile en raison du contraste entre la lumière très forte et l’ombre de la bruga et leur peau très sombre…

Nous voici arrivés au Bau Nyale. Rumaji me dit qu’il n’y a pas grand monde pour l’instant (heu... moi ça me suffit), ce soir la plage sera complètement remplie.

Quel contraste avec l’été dernier !

Je suis un peu déçu du Bau Nyale. Les traditions se perdent… Certes, les Sasak continuent à ramasser le Nyale

Et on peut prendre quelques clichés marrants… à défaut d’être réussis !

Mais le Bau Nyale est désormais devenu avant toute chose un immense champ de drague pour les jeunes Sasak. Pendant les 4 jours de festivités, les interdits religieux tombent un peu et les relations filles-garçons sont plus faciles. Je comprends maintenant pourquoi mon Rumaji aime tant le Bau Nyale…. (Au passage, notre séducteur Sasak cherche une petite copine française, alors pour lui rendre service, et bien que ce soit contraire à mes principes, il m'a demandé de diffuser ses coordonnées à toute jeune demoiselle souhaitant visiter sa belle région... et + si affinités 😉)

Avec ma peau blanche, je n’ai pas beaucoup d’efforts à faire pour trouver une volontaire…

Mais je vous rassure, ce sont justes quelques gamineries, histoire de discuter un peu et de prendre quelques photos…
Par contre, pas un seul touriste. Je n’étais pas forcément très à l’aise, seul touriste parmi ces milliers de Sasak (si, j’en ai aperçu 2 du haut d’une falaise, c’est tout)… alors je ne lâche pas Rumaji d’une semelle…
Rentrons à la maison. J’adore ce petit village. Je suis presque un habitant maintenant, je peux photographier et filmer librement, et, sachant que je reviens en juin, on n’arrête pas de me demander des photos. Je suis obligé parfois de dire « photos finies ! » Mais qu'il est agréable de voyager dans des contrées ou les habitants vous demandent une photo et non un euro...

Mon « no problem » en langue Sasak a toujours autant de succès chez les enfants

J’en profite pour trinquer avec Papa Rumaji, qui me propose d’acheter le bout de terrain à côté de chez lui afin d’y construire ma future maison.

1000€ le terrain et 10000€ pour construire une maison très correcte… pourquoi pas ? Mais j’aurai peut-être du mal à la louer car elle est un peu trop entourée de voisins et beaucoup de touristes sont aussi demandeurs de calme… A voir ! Mais en tout cas l’investissement n’est pas insurmontable, et, même si c’est risqué (l’acte de propriété sera à son nom, comme la loi Indonésienne le préconise), en définitive je risque quoi ? Le prix d’une voiture…
Ce soir, je pars à la pêche au filet avec mon frère Rumawe (ben oui, c’est le frère de Rumaji, donc c’est mon frère et je suis « Uncle Loïc » pour ses deux filles Paulina et Paulini… vous saisissez ?)

Le lendemain matin, Rumawe retourne chercher les filets qu’il a posés la veille. Bonne pioche ! Il ramène plein de poissons. Pas besoin d’aller au marché, la vente se fait directement au bateau.

Et le Mont Rinjani qui offre encore le même spectacle !


Nous allons pouvoir nous régaler, pour le petit déjeuner, d’un festin de poissons. Mais avant, il faut aussi régaler les langoustes ! Rumaji découpe donc des poissons en petits dés.

Et nous partons ensemble les distribuer à ses langoustes (Petite pause Rumaji-Rinjani en passant. « Lolo surtout n’oublies pas de me ramener mes photos en juin ! »)


Au passage il vérifie leur état de santé. N’oublions pas que c’est son gagne-pain !

Et nous croisons Papa qui revient de sa récolte d’algues

Qu’il faut ensuite décharger pour les faire sécher au soleil

Comme la belle-sœur de Rumaji vient d’accoucher, Air (la femme de Rumaji) est à la maternité et donc, pour une fois, c’est Rumaji qui cuisine, encouragé par Herna, la fille du voisin, qui m’aime beaucoup !

Il y a trop à manger… « Tu sais, Rumaji, depuis que je te connais, je mange chez moi en France du poisson et du riz presque tous les jours » « Et moi, depuis que je te connais, je mange davantage de légumes ! »
Pendant que je fais une petite grasse matinée, Rumaji en profite pour faire les photos de famille. Voici ses 2 nièces jumelles, Paulina et Paulini, ses progrès en photo sont largement visibles.


La météo étant toujours de la partie, je décide de faire le programme que j’avais promis à Rumaji (comme tout Capricorne qui se respecte, il a une immense soif de dévouvertes!): il s'agit d'aller explorer ces petites îles au Nord Est de Lombok. Elles sont au pied du Rinjani, donc le risque de pluie est important, mais au pire, nous ferons demi-tour…

En route pour Gili Sulat ! Vous remarquerez que Rumaji a mon appareil autour du cou car il aime de plus en plus son nouveau hobby de photographe… J’essaye de lui apprendre à cadrer mieux, à ne pas bouger… déjà il a bien pigé qu’il fallait toujours avoir le soleil dans le dos pour avoir de plus belles couleurs.

Gili Sulat n’a rien d’extraordinaire mais bon, l’excursion est sympa quand même. Elle me permet en outre de tester mon appareil photo de plongée, mais la photographie sous-marine, c’est tout un art… Et comme celle que j’avais prises à Socotra, elles sont plutôt nulles, surtout au niveau des couleurs qui, sauf peut-être 2-3 photos, ne rendent vraiment rien du tout. Ça vient de moi ou de l’appareil ? Plus tard, lorsque je le montrerai à un vendeur à Hong-Kong, il me dira que c’est juste un jouet pour enfants… et d’essayer de me refourguer un nouvel appareil à 800€ tout de même ! J’ai un doute, tout de même, mon Sealife n’a pas l’air d’être si mal mais bon…


Rumaji veut avoir une photo de lui sous l'eau (bien, chef!)

Retour à la maison (encore !). Nous passons par des petites routes qui traversent d’innombrables villages Sasak. C’est Ubud, le trafic et les boutiques à souvenir en moins (dommage que le temps soit couvert)

C’est fou ce que 20 petits kms peuvent changer la météo du tout au tout. Alors qu’il pleut 20km au Nord, ici grand soleil. Je croise le voisin de Rumaji (j’ai oublié son prénom), le papa de Herna … Il part « jarring » (pêcher au filet)

Nous avons encore les photos des jeunes mariés à distribuer. Nous les avions croisés par hasard l’année dernière. Ils sont dans le village voisin, nous partons à pieds à leur recherche car ce village n'est accessible qu'à pieds.

Les jeunes mariés ne sont pas là, probablement partis travailler, alors on remet les photos à la voisine

Il faut dire qu’il y a beaucoup de travail en ce moment dans les champs, car la saison des pluies (très marquée cette année) rend les terres fertiles

Au retour, nous traversons quelques jolis terrains, malheureusement déjà vendus… tant pis pour moi !

Pour me consoler, j’admire la vue sur les pêcheurs au travail

La veille de mon départ, le soleil a bien entendu décidé de me narguer, alors Rumaji et moi, toujours avides de découvertes, décidons de partir encore explorer des endroits proches de chez lui, que ni lui ni moi ne connaissons, et qui bien entendu ne sont traités dans aucun guide.
En route, nous rattrapons ses voisins. On raconte des conneries, mais même sans parler indonésien, je pense que vous comprendrez le thème général de la conversation…

Nous arrivons encore dans un charmant village bordé d’une plage de sable blanc. Dommage qu’on soit déjà en fin d’après-midi, la lumière n’est pas excellente.


Laissez vous bercer par le mouvement des vagues….

Je laisse à mon Capricorne-rêveur de petit frère le soin de terminer ce carnet de voyage...

Lolo le Capricorne
Coup de gueule contre "l'authentique" English translation pending
J’ai du mal avec tous ses voyageurs qui recherchent de l’authentique, à savoir des endroits où ils seraient les seuls touristes, eux les vrais touristes qui bien évidemment voyagent intelligemment, et qui d’ailleurs réfutent le terme de touristes. Mais que sont-ils donc ? Quand j’étais au collège, il y avaient des copains qui étaient tout fiers de connaître tel groupe de rock avant tout le monde, et quand le dit groupe devenait célèbre, leur réaction était que, eux, ça faisait des mois et des mois qu’ils le connaissaient et certains poussaient le snobisme ( oops, le mot est lâché) à ne plus aimer ce groupe une fois connu. Le parallèle, je vous l’accorde, n’est pas terrible mais reflète bien pour moi le coté « ado » à vouloir de « l’authentique ».
Voilà, j’ai poussé mon coup-de-gueule, je continuerai à m’étouffer devant ces gens qui recherchent de l’authentique et qui pour ça, d’ailleurs, n’hésitent pas à demander leur avis aux autres. Tant qu’à faire, qu’ils prennent simplement un AR, qu’ils y aillent et l’authentique est là partout!
Cheerio et joyeux Noël à tous.
Cordialement
isa
La loi homme-femme au Maroc English translation pending
BONJOUR
je m interroge sur les relations hommes femmes au maroc.. à savoir si un homme français a une amie franco marocaine( celle ci ayant un passeport français)née de pere français et de mére marocaine....
que risque ce couple si ils doivent se rendre dans un hotel sans etre mariés......??
LA LOI pénale marocaine s applique t elledans ce cas..meme si la cette femme française est de religion musulmane ..(non pratiquante.........)
merci de votre collaboration
Trek en Birmanie sans guide English translation pending
Bonjour à tous!
je recherche un treck en birmanie pour 3/4jours, je ne sais pas encore où.(d'ailleurs si vous avez des itinéraires à me proposer...)
Mais nous aimerions partir à 2 sans guide. Est ce que c'est faisable en birmanie? niveau sécurité, balisage des sentiers, niveau légal aussi...
merci pour votre aide!
Thaïlande: une autre histoire de culture... le thé English translation pending
Et oui, encore moi pour le petit "post du jour" ...😉😛
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
depuis toutes ces années, je n'arrive pas à comprendre.... mes questions restent sans (vrai) réponse... alors, peut etre que vous allez pouvoir m'éclairer un peu, à savoir: pourquoi est ce que la Thailande ne consomme t'elle pas plus de thé et qu'il est si difficile d'en trouver ? (je parle de "vrai" thé, pas du Lipton !!!!)
ou encore: pourquoi, la Thailande est le seul pays asiatique à consommer aussi peu de thé ??
c'est qui qu'y s'y colle ? 😏
Installation en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous!
je m'appelle émilie, j'ai 23 ans, je termine au mois de juin mes études (diplôme d'illustration médicale et scientifique dans une école d'arts appliqués à Paris) Pour tout vous dire, je ne suis pas particulièrement attachée à la France et mon rêve absolu et de vivre et de travailler loin de Paris que je ne supporte plus vraiment au bout de 5 ans! J'ai peut être une opportunité de travail en Nouvelle calédonie, et je partirai certainement vers le mois de novembre 2006, au plus tard début 2007 ; et j'aimerai discuter avec des gens qui, comme moi, sont des métropolitains partis s'installer là bas, pour y vivre et y travailler.J'aimerai avoir des renseignements sur le coût de la vie, les modalités à remplir, la vie là-bas, la culture, les différences avec la métropole... Si vous avez un peu de temps à me consacrer pour me rensigner, ce serait vraiment sympa!
à bientôt! émilie
je m'appelle émilie, j'ai 23 ans, je termine au mois de juin mes études (diplôme d'illustration médicale et scientifique dans une école d'arts appliqués à Paris) Pour tout vous dire, je ne suis pas particulièrement attachée à la France et mon rêve absolu et de vivre et de travailler loin de Paris que je ne supporte plus vraiment au bout de 5 ans! J'ai peut être une opportunité de travail en Nouvelle calédonie, et je partirai certainement vers le mois de novembre 2006, au plus tard début 2007 ; et j'aimerai discuter avec des gens qui, comme moi, sont des métropolitains partis s'installer là bas, pour y vivre et y travailler.J'aimerai avoir des renseignements sur le coût de la vie, les modalités à remplir, la vie là-bas, la culture, les différences avec la métropole... Si vous avez un peu de temps à me consacrer pour me rensigner, ce serait vraiment sympa!
à bientôt! émilie
Haschich en Turquie English translation pending
bonjour, quelles sont les realités face au haschich en turquie, outre la legislation ("a la midnight express") je cherche a savoir si les risques sont minim ou pas à cet égard, si lon est constement solicité en tant que tourist à en acheter (comme dans moult pays : nepal inde, france...), est ce que la population local en consomme egalement, si istambul est une ville dangereuse à ce niveau et enfin si le haschich de fabrication turc est de bonne qualité!! j'insiste pour ma decharge que je ne vais pas la bas pour ça mais que le mirage de l'orient m'invite à me nouer avec ça. 😉😉
Vous pouvez tout me dire, jaccepte toute sorte de commentaire mais en echange jaurai le droit de me defendre parce quau vu des autres discutions concernant de pres ou de loin a la consommation de hash, jai pu entrevoir le malaise decertain forumers, apres tout nous sommes en democratie et libre a moi si je veux planer un peu, mais jaimerai qd même avoir des avis pragmatiques et objectifs sur la question...merci
Méharee de 2 jours en Tunisie English translation pending
Bonjour a vous tous! Je part pour la Tunisie le 1er octobre jusquau 26 octobre et je voudrais faire une meharee de 2 jours ...(pas plus). Etant donee que je ne sais pas a quelle date je serais a Douz, je ne peux pas reserver d'avance... Puis-je simplement arriver a Douz et organiser ma meharee avec les agences ou un guide a partir de la ?
Merci de votre reponse;)
Merci de votre reponse;)
coutumes d'argentine English translation pending
SAlut a tous, j'ai une recherche sur l'argentine et j'aimerais qu'on m'aide a trouver des coutumes de l'argentine
merci🤪
merci🤪
L'instant d'un Stan English translation pending
Les carnets sur le Turkménistan n’étant pas très nombreux sur VF, je propose celui-ci, qui résume un très court séjour dans ce pays plutôt particulier mais loin d’être inintéressant pour autant.
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Faisant partie de cette étrange catégorie de voyageurs qui aiment cocher les cases (je sais, une pratique un peu ridicule mais… incontrôlable… et qui ne tue pas !), faire un petit crochet par le Turkménistan avant de nous rendre en Ouzbékistan me semblait plus qu’une excellente idée.
L’un des avantages de faire régulièrement le trajet Australie-Europe est de pouvoir faire des stop-over (en général à Dubaï) et de là, explorer la région en utilisant les Frequent Flyer points accumulés au fil des allers-retours. Cette fois, ce sera donc une paire de ‘Stans’ en Asie Centrale.
Une fois n’est pas coutume, nous passons par l’intermédiaire d’une agence de voyages, essentiellement pour nous faciliter l’obtention du visa car il semblerait que celui-ci soit délivré par les autorités au petit bonheur la chance.
Quelques agences proposent plusieurs formules et circuits à effectuer en groupe (donc à des prix plus avantageux) mais pas de chance, les dates proposées ne correspondant pas aux nôtres, nous aurons donc notre propre tour ! Pour cela, il nous aura suffi d’établir un petit itinéraire et d’attendre quatre-cinq semaines pour les formalités. Nous serons entièrement pris en charge et accompagnés d’un guide et d’un chauffeur pendant toute la durée de notre court séjour au Turkménistan. Une fois passée la frontière avec l’Ouzbékistan nous nous débrouillerons très bien seuls.
Donc tout commence à Dubaï un jour de mai cette année.
5:20. Le jour se lève à peine quand nous atterrissons sur les pistes de cet aéroport qui ne cesse de s’étendre. Nous rejoignons la longue queue devant les guichets des douanes.
Il fait carrément jour et déjà chaud quand nous sortons de l’aéroport pour prendre un taxi. Superbe organisation, zéro attente, le jeune Népalais nous indique une voiture nickel conduite par une jeune Somalienne couverte d’un foulard aux couleurs de la compagnie, deux de ses collègues s’occupent de mettre nos bagages dans le coffre.
En ce premier vendredi de Ramadan, le trajet jusqu’à notre hôtel, situé à proximité de l’aéroport, n’aura duré qu’une dizaine de minutes, la circulation étant pratiquement inexistante.
Le buffet du petit déjeuner, que nous découvrons un peu plus tard, est tout simplement dément puisque l’on y trouve autant de spécialités arabes (tabouleh, hummus…) qu’indiennes (currys multicolores, beignets variés…) et même des petits pains au chocolat et des croissants pour les gourmands. Il ne nous reste plus qu’à nous reposer jusqu’à ce soir car nous n’avons aucune intention de sortir. Nous connaissons suffisamment Dubaï, en plus il fait très chaud et de toute manière tout est fermé jusqu’à ce soir.
23:00. Direction le Terminal 2, celui réservé à la compagnie FlyDubai, l’équivalent low cost d’Emirates Airlines et qui désert les destinations les plus improbables et les plus obscures comme par exemple… Achgabat !
Inutile de connaitre la porte d’embarquement pour savoir laquelle est la nôtre. Il suffit de regarder les passagers ou plutôt les passagères car les femmes turkmènes se repèrent de loin, toutes sont vêtues de leur très élégant costume national : longue robe étroite colorée et coiffe haute cachant leurs cheveux et tout aussi colorée. Nous repérons aussi un petit groupe d’étrangers aux cheveux gris et un couple de Chinois.
Vol plutôt inconfortable et sans chichi. Nous nous sommes amusés à regarder comment les passagers turkmènes se sont débrouillés pour caser leurs volumineux et encombrants bagages dans les moindres recoins encore disponibles. Leur expédition shopping est à l’évidence une réussite. Heureusement le vol n’est pas long (trois heures) mais avec le décalage horaire, il est bientôt 04:00 quand nous survolons Achgabat qui se révèle être (vu d’en haut) une incroyable oasis de lumières au beau milieu d’un immense désert complètement noir. Plus fort que Las Vegas !
Achgabat Mai 2019
Nos premiers pas se font le long d’immenses couloirs déserts tout en marbre et surveillés par quelques jeunes soldats en uniforme et casquette de style soviétique. Nous retrouvons le petit groupe d’étrangers aux guichets des douanes, réservés justement aux étrangers. Il s’avère que tous sont… Australiens !!!

Nous sortons notre invitation reçue et imprimée quelques jours auparavant et regardons le douanier remplir quelques formulaires, il nous indique ensuite un autre guichet. Là, c’est une douanière qui encaisse les billets de US$100 (par personne !) correspondant au prix du visa et aux diverses taxes. Petite consolation puisqu’elle nous rend quand même un billet d’un US$. Retour au premier guichet, pour cette fois se voir attribuer un beau visa autocollant.
Ici, on semble aimer les complications car les formalités sont loin d’être terminées. Il faut maintenant passer devant un guichet entièrement automatisé qui scanne le passeport, qui s’ajuste selon la hauteur du visage et qu’il faut gentiment caresser de l’extrémité des doigts. C’est en fait relativement simple et rapide. La lumière verte nous indique que nous pouvons poursuivre notre chemin… jusqu’au prochain guichet où nous attendent deux douaniers qui, à leur tour, scannent le passeport, vérifient le visa et le tamponne avec vigueur.
Reste à récupérer nos valises puis à rejoindre l’immense queue qui s’est formée devant les guichets d’inspection des bagages. Et là, nous ne nous sommes pas prêts de sortir car non seulement les locaux ramènent des charriots remplis de paquets mais surtout ils n’hésitent pas à se bousculer pour sauter la queue et cela sous les yeux mêmes des soldats complétement indifférents… pourtant censés mettre un peu d’ordre dans ce bordel général.
Heureusement, au bout d’un moment nous repérons une file réservée aux étrangers. Une fois les bagages passés aux rayons nous pouvons enfin rejoindre le hall des arrivées. Voir la pancarte avec nos noms est un grand soulagement. Nous faisons ainsi connaissance avec Arty, le jeune guide qui va nous accompagner pendant la durée de notre séjour.
Dehors, nous avons la surprise de constater qu’il fait très doux et pendant que nous attendons notre taxi, nous avons le temps d’admirer l’étrange architecture de l’aéroport en forme d’oiseau aux ailes déployées. Larges avenues désertes bordées de fontaines et de bâtiments éclairés par des effets lumineux, ici on ne lésine pas sur l’électricité, c’est vrai que ce pays de cinq millions d’habitants regorge de gaz et autres ressources en énergie !

Nous arrivons rapidement à notre hôtel et après de rapides formalités nous prenons possession de notre chambre… surchauffée et bien moins luxueuse que le hall de réception. Arty nous explique le programme des festivités et se propose de changer pour nous un billet de US$100 à un taux très avantageux : 800 Manats au lieu de 300 selon le taux officiel, ce qui devrait largement couvrir nos dépenses (repas) pendant la durée de notre séjour au Turkménistan.
Nous nous donnons rendez-vous plus tard dans la matinée. Après une bonne douche, quelques heures de repos seront bienvenues. Juste le temps de jeter un coup d’œil par la fenêtre pour voir à quoi ressemble la ville qui se réveille doucement. Juste en face se trouve un édifice rond qui est en fait le cirque, au fond sur la gauche, l’oiseau de l’aéroport et à droite quelques petits immeubles d’habitation à la soviétique et au-delà d’autres immeubles blancs plus récents. Sur les écrans géants dispersés ici et là, je distingue vaguement une succession de paysages, des chevaux en train de galoper et ce qui parait être des portraits du président pris lors de ses nombreuses et différentes activités. Je remarque aussi cet énorme bâtiment blanc-crème qui ressemble à un immense silo à grains (?!). Plus tard, Arty nous apprendra qu’il s’agit bien d’un ancien silo et qu’il est l’un des très rares bâtiments ayant résistés au tremblement de terre de 1948.

En bas, sur le parking pratiquement inoccupé, deux soldats font les cent pas en bavardant. Le jour se lève et le temps s’annonce nuageux, à l’horizon une chaine de montagnes apparait dans la brume.
Malgré la fatigue, le sommeil ne vient pas. L’Internet est capricieux et de nombreux sites restent inaccessibles mais nous pouvons envoyer quelques emails à CTN confirmant notre arrivée.
Autant aller prendre le petit déjeuner dans le restaurant, près de la réception. La salle ronde est vide et le buffet dressé n’a plus rien à voir avec celui de Dubaï ! Rien de vraiment très appétissant mais le thé est excellent ! Au-dessus des baies vitrées des fresques peintes représentant des chevaux la crinière au vent, différents édifices de la capitale et quelques paysages de steppes apportent un peu de couleurs. Derrière les rideaux, on aperçoit une piscine vide, des jardins où l’herbe attend patiemment d’être tondue et quelques bosquets fleuris où des oiseaux jouent à cache-cache.
Arty fait une brève apparition pour nous remettre nos Manats et nous confirmer le programme de la journée qui se résume en fait à une petite balade en ville avant de prendre la route pour aller au centre du pays pour aller voir un trou, mais attention pas n’importe lequel !
En attendant nous allons faire une petite balade digestive pour aller voir ce curieux cirque en dur et ses fioritures en béton. Sur l’esplanade au bas des marches une paire de femmes en robe longue et coiffure allongée poussent leur landau, trois gamins se poursuivent à vélo. Les rues environnantes sont bordées d’arbres et de rangées de petits immeubles de trois ou quatre étages que l’on retrouve dans toutes les ex-républiques soviétiques à part que ceux-ci sont fraichement peints et sont décorés de motifs géométriques. Quant aux trottoirs ils sont absolument nickel… et déserts.
Derrière le cirque, se trouve un petit parc que nous explorons en compagnie d’une chienne qui ne veut plus nous quitter. Les allées sont remplies de flaques d’eau datant des dernières averses. Quelques gamins sont en grande discussion pour choisir le prochain jeu et plus loin deux femmes, râteau et balai à la main, s’affairent à rendre le jardin plus agréable. La promenade s’achève plus vite que prévu car quelques gouttes commencent à tomber.
Problèmes d’interrupteur dans la salle de bain. Un réparateur finit par arriver mais impossible de le réparer. Nous changeons donc de chambre et d’étage. Réinstallation mais celle-ci n’est guère mieux puisqu’ici c’est l’air conditionné qui ne fonctionne pas. La troisième sera la bonne mais nous n’avons plus le temps pour nous assoupir une paire d’heures.
En début d’après-midi, Arty revient nous chercher pour aller prendre le déjeuner dans un petit restaurant qu’il connait bien et qui sert de la cuisine traditionnelle. Situé sur l’une des grandes avenues de la capitale, nous ne l’aurions jamais repéré car rien n’indique la présence d’un restaurant ni d’aucun commerce à vrai dire. A l’intérieur, joliment décoré d’objets d’artisanat et d’anciens outils agricoles, quelques familles terminent leur repas. Les serveuses parées de magnifiques costumes traditionnels, nous installent près des cuisines situées derrière une baie vitrée où s’affairent le personnel de cuisine. Nous nous régalons de soupes (sorte de chorbas) et de plovs (plat de riz et légumes plus viande) accompagnés de thé fort et parfumé.
Repus, nous retrouvons le 4x4 et son chauffeur, un authentique Turkmène affichant un grand sourire. Alors que nous circulons sur les larges artères fleuries et pratiquement vides de circulation, Arty commence son rôle de guide en nous expliquant l’histoire du pays, celle de ses deux présidents depuis l’indépendance, la fonction de certains bâtiments pompeux et toute une série d’anecdotes sur la vie au Turkménistan et à Achgabat où, sur un ordre présidentiel, toutes les voitures circulant dans la capitale doivent être blanches… pour être assorties aux bâtiments blancs ?! Eh oui, les façades des bâtiments sont pratiquement toutes en marbre et le blanc étant la couleur préférée du Président Gurbanguly Berdymukhamedov, pas question de lui déplaire !!!
Nous quittons l’autoroute pour nous retrouver dans un petit quartier de la banlieue semi-urbaine où aucun étranger ne viendrait se perdre. Mais c’est ici que le chauffeur doit récupérer notre piquenique de ce soir. Ici, la route en terre est criblée de nombreux nids-de-poule, les trottoirs sont défoncés ou inexistants et les maisons plus ou moins bien rafistolées. Pendant que le poulet finit de rôtir, nous découvrons l’envers du décor et comprenons que le Turkménistan n’est finalement pas différent des autres pays.
C’est la sortie des écoles et les écoliers en uniforme amènent un peu d’animation et de couleurs, enfin uniquement du vert et du blanc pour les filles et du blanc et noir pour les garçons. Toutes portent une longue robe verte et un tablier blanc et ont toutes des tresses, et tous portent une chemise blanche avec une cravate noire et des pantalons longs noirs. Toutes et tous ont sur la tête couverte d’une petite calotte colorée.

Nous retrouvons la grand-route bordée cette fois de banlieues en construction ou fraichement terminées. Les grosses bâtisses en brique, d’un étage et flanquées d’un garage-préau, sont toutes identiques. Construites autour d’un rectangle, qui sera peut-être un jour un espace vert, elles abritent plusieurs familles souvent de fonctionnaires. Arty nous apprend que les toits verts sont réservés à tel ou tel ministères, idem pour les toits bleus, rouges…
Bientôt nous quittons la belle autoroute pour nous retrouver sur une espèce de large nationale pleine de bosses qui longe ce qui semble être l’ancienne route encore plus abimée. La circulation se réduit au strict minimum, c’est-à-dire quelques semi-remorques et parfois quelques minibus.
Quant au paysage, le désert du Karakoum, il me fait diablement penser au bush australien. Même vaste étendue plate couverte d’une végétation parsemée et presque similaire et parfois quelques ondulations sablonneuses. Le temps reste couvert pendant pratiquement toute la durée du voyage. Les récentes et anormalement abondantes pluies ont donné un regain de vitalité et de couleurs à la végétation. A part les alignements des poteaux électriques au loin, on ne voit que le bush à perte de vue. Régulièrement, nous croisons des quelques chameaux indifférents et immobiles sur les bords de la route.


Nous arrivons enfin à Erbent, un patelin perdu dans les dunes de sable jaune et gris, pas très reluisant avec ses maisons bricolées mais au commissariat et à l’école flambant neufs. La station essence est le point de rendez-vous des camionneurs qui traversent le pays. Le temps de faire le plein et nous repartons. Quelques kilomètres plus loin, alors qu’approchent les premiers reliefs, le chauffeur prend une piste à droite qui grimpe vers un léger promontoire dominant l’immense plaine. Arrêt pour se dégourdir les jambes et admirer le paysage. Il fait agréablement doux, les grosses chaleurs sont passées et les rayons du soleil traversent enfin les nuages. Dans le sable, quelques curieux scarabées filent se cacher dans les touffes de hautes herbes sans imaginer que l’on peut les suivre à la trace.

La piste sablonneuse descend doucement, serpente autour de quelques buttes rocheuses puis débouche sur une vaste étendue grise. Un dernier virage pour atteindre un endroit légèrement surélevé et nous voilà enfin arrivés à Darvaza. Juste quelques centaines de mètres plus bas, nous découvrons le fameux cratère gazier. Au milieu de cette immensité, il nous parait bien petit mais ce n’est qu’une impression car dès que nous nous en approchons nous réalisons ses dimensions et surtout sa profondeur (près de soixante-dix mètres de diamètre et une vingtaine de mètres de profondeur).
Puis viennent le brut sourd et continu de la combustion et les bouffées de chaleur sur le visage. Quelle étonnante vision et quelle surprenante sensation ! Voici donc la Porte de l’Enfer.


Incroyable de penser que ce brasier brûlant depuis près d’un demi-siècle fut volontairement allumé afin que le méthane ne s’échappe pas à l’air libre et ne pollue l’atmosphère. D’après certaines sources locales ce trou serait apparu naturellement dans les années soixante et le feu allumé une vingtaine d’années plus tard. D’autres sources relatent que l’origine de ce cratère fait suite aux travaux d’exploration de pétrole et de gaz et au forage d’une poche de gaz, entrepris au début des années soixante-dix par des géologues et ingénieurs soviétiques.
Pensant que la combustion du gaz ne durerait que quelques semaines, il est décidé d’y mettre le feu. Mais voilà, la brèche est plus importante que prévue mais surtout le champ gazier souterrain est l’un des plus vastes au monde !
Plusieurs années plus tard, les habitants du village de Darvaza, situé à proximité, sont évacués et le village pratiquement entièrement rasé. S’il fut un jour question d’éteindre le feu, rien de tangible n’a jamais été entrepris. L’accès à la zone fut pendant de longues années interdit puis après l’indépendance finalement autorisé pour devenir un lieu touristique plutôt particulier.
Situé à près de 260 kilomètres de la capitale, l’endroit est facilement accessible sur la journée et peut faire l’objet d’une simple excursion (ce qui est notre cas). Mais il peut également être une étape où passer la nuit puisqu’il est situé pratiquement à mi-chemin entre Achgabat et la ville de Köneürgench tout au nord du pays. D’ailleurs, on aperçoit, bien à l’écart, quelques chalets et yourtes prévus à cet effet.
Sur le site, nous ne comptons qu’une dizaine de touristes dont trois Japonais installés autour de leur table pliante placée sur les bords du cratère. Nous faisons un premier tour dans le sens opposé des aiguilles d’une montre, hypnotisés par ce spectacle tellement inattendu composé d’une multitude de braises et de flammèches couvrant aussi bien les versants du cratère que le fond. Constant et fascinant jeu d’ombres et de lumières sur les éboulis de pierres grises et noires. Un léger coup de vent et nous sentons immédiatement la chaleur sur notre visage et l’odeur du gaz. En regardant bien, j’aperçois quelques bouts de fer, les restes des équipements miniers ayant sombrés dans le cratère.
Arty, fréquent visiteur des lieux, nous confirme qu’au fil des années, le trou s’est légèrement agrandi à cause des éboulements causés par la chaleur mais que l’intensité du feu tend à diminuer progressivement. Ceci dit, le feu ne semble pas près de s’éteindre de sitôt. Il nous apprend également qu’il y a une paire d’années, une expédition a été organisée pour examiner le fond du cratère et ramener des échantillons du sol. Le but étant d’étudier l’éventuelle survie, dans de pareilles conditions, de divers organismes et peut-être imaginer qu’une forme de vie soit possible sous les mêmes conditions extrêmes quelque part dans l’Univers…
A quelques centaines de mètres du cratère se trouve une paire de buttes permettant d’avoir une meilleure vue d’ensemble. La grimpette est facile et une fois perchés sur les rochers, nous découvrons non seulement la rondeur presque parfaite du trou enflammé mais aussi un beau panorama sur la plaine entourée de légères ondulations. Spectacle magique d’autant plus que la lumière du jour commence à baisser doucement et que les derniers rayons du soleil apparaissent sous la couche de nuages, illuminant ainsi la végétation, la roche et le sable.
L’ambiance sereine est bousillée avec l’arrivée d’un petit groupe d’adolescents russes plus occupé à prendre des selfies et à écouter du rock à fond la caisse.
Je pars à la poursuite du coucher de soleil que j’espère admirer au sommet d’une autre dune un peu plus loin derrière. Il faut faire vite mais ce n’est pas facile de marcher dans le sable et les hautes herbes. Une fois en haut, je comprends qu’il ne s’agit pas d’une dune avec un sommet mais une espèce de plateau sablonneux couvert de végétation. Demi-tour donc, mais là je découvre qu’une magnifique lueur orangée émerge maintenant du cratère, le contraste avec le paysage grisâtre est saisissant.

Pendant que nous admirions le panorama, notre chauffeur a préparé un piquenique pantagruélique et plus qu’excellent. Nous le dégustons avec appétit tout en jetant régulièrement des coups d’œil sur le fourneau un peu plus bas. A mesure que la nuit tombe, le feu devient de plus en plus fascinant à regarder, un peu comme un feu de cheminée géant… sans toutefois devoir y ajouter des bûches !
Il est bientôt 9:00 heures et il faut penser au retour mais avant de partir un dernier tour de cratère s’impose. Cette fois nous le faisons dans l’autre sens. Maintenant que la nuit est tombée, les pierres semblent être plus rouges et les flammes plus jaunes.

Nous reprenons la piste par laquelle nous sommes arrivés puis rejoignons la route principale. Quelques kilomètres plus loin, nous tournons à droite sur une autre piste en direction d’une autre lueur orange perdue dans l’immensité complétement noire.
Cet autre cratère, rarement visité, a lui aussi été formé par l’effondrement d’une cavité souterraine mais cette fois de manière naturelle. Il est beaucoup plus petit mais parait plus profond. Surtout, il a la particularité d’avoir un fond boueux constamment en ébullition. Ici, le bruit des grosses bulles qui explosent s’ajoute à celui de la combustion du gaz.

Cette fois, nous devons partir car la route est encore longue… et les nids-de-poule plus difficiles à repérer la nuit !
Quelques heures plus tard, d’autres lueurs apparaissent à l’horizon, plus nombreuses et plus lumineuses, elles annoncent l’imminence de notre arrivée à Achgabat. Mais nous devons faire un nouvel arrêt sur le bord de la route… En effet, le chauffeur doit laver la voiture avant de pouvoir circuler dans la capitale. Toute trace de boue ou d’insectes écrasés pouvant occasionner une amende voire carrément un retrait de permis !!! Quel bien curieux pays.
(à suivre...)
Bientôt le Têt et ses gourmandises English translation pending
Au Vietnam il n'est pas rare qu'une légende se rattache à un événement de la vie courante, à une situation géographique, un événement historique ou tout simplement à un met.
Le gâteau de riz gluant Banh Chung en vietnamien, est l'une des friandises traditionnelles des vietnamiens lors de la fête du Têt. On le sert souvent avec du porc au caramel.
La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.
Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
La Légende: Le fils du premier roi Van-Lang, le Viêt-Nam d'autrefois, régnait sous le nom de Hùng-Vuong. Il avait trois épouses, chacune d'elles donnant naissance à un garçon. Le fils de la première, Long, épousa Kim, orgueilleuse et jalouse. Le fils de la seconde, Hô`, épousa Ngoc, méchante et acariâtre envers son mari. Le fils de la troisième décédée, Van, vivait avec sa grand'mère maternelle et s'occupait des travaux agricoles. Il pratiquait la culture sur brûlis, cultivait les légumes ou allait pêcher aux heures de loisir. La grand'mère maria Van à Xuân, une demoiselle sage et laborieuse du village. Le couple menait une vie modeste mais heureuse.
Un jour, convoqués par le roi, Van à Xuân devaient vendre leurs deux buffles pour préparer le voyage. A la cour, ils virent leurs aînés et leurs épouses habillés élégamment et parés de bijoux. Van et Xuân se sentaient confus. Tout le monde se moquait d'eux en leur reprochant de se présenter au roi sous une simple apparence. Par contre, le roi se montrait affectueux pour Van, orphelin de mère. Accablé par la vieillesse et en règne de 50 ans, le roi voulait céder le trône à celui qui pouvait préparer les mets les plus savoureux. Les épouses des deux grands , confiantes de leur talent, rivalisaient pour gagner le trône pour leur mari. Seuls, Van et Xuân étaient très inquiets car ils étaient très pauvres.
Une nuit, dans un songe, Van vit sa mère qui lui fit savoir qu'il serait l'élu du trône. Il lui suffisait de faire un gâteau de riz gluant, en forme de carré avec de la viande, de la graisse au milieu pour symboliser le cœur, le Banh Chung. Le gâteau carré représentait la terre car on croyait à cette époque que la terre était carrée. Van se réveilla et raconta le songe à sa femme. Le couple décida de suivre les conseils de leur mère pour confectionner les gâteaux, puis les faire bouillir dans une marmite en terre cuite. Au jour fixé, les deux brus Kim et Ngoc offrirent au roi des plats coûteux. Mais ce dernier n'y trouva rien d'exceptionnel. Quant aux gâteaux offerts par Van et Xuân, il fut ravi par leur délicatesse et par leur signification: "Il fallait gouverner le pays avec sagesse". Il combla Van de louanges et le désigna comme son successeur. Par générosité, Van n’hésita à élever au titre de vicomtes ses frères.
Deux îles capverdiennes sous le vent: No Stress English translation pending
Nous sommes de retour depuis déjà 3 semaines, il est grandement temps de commencer ce carnet.
Cette année afin de trouver un peu de soleil au milieu de l’hiver, nous avons opté pour deux îles sous le vent au Cap Vert. Nous aurions pu choisir, les îles de Sal ou de Boa Vista avec sable blanc et mer turquoise. Notre objectif n’était pas de passer une semaine à nous prélasser sur une plage mais plutôt de découvrir le volcan Fogo et faire l’ascension du Grand Pico.
Voici donc le programme prévu pour notre semaine capverdienne: Île de Santigo: 3 nuits Île de Fogo: 3 nuits Île de Santiago: 2 nuits
Suite aux conseils et avis de forumeurs (Ptitortue, Maud49, Stef2Mars, Rdemonte, Willemspie…) que je remercie chaleureusement, nous avons dû découper notre séjour de cette façon. D’une part, les transports aériens entre les îles n’étant pas très fiables, nous ne pouvions pas finir par Fogo avant de reprendre notre vol international. Et d’autre part, il fallait tenir compte du jour de Noël qui est férié, la population étant en majorité catholique, il n'était pas possible d'avoir un guide sur Fogo ce jour-là, donc impossible de commencer notre séjour par Fogo.
Les trois premiers jours sur Santiago, nous avions réservé une voiture pour être en totale autonomie sur l'île. Par contre, en ce qui concerne Fogo, nous avons utilisé les services d'une agence locale CapVertrando qui s'est occupé des vols intérieurs, des transferts, des hébergements et du guide.
Ça c'est ce qui était prévu... Mais la réalité a été différente. Heureusement, au Cap Vert c'est : No Stress

Cette année afin de trouver un peu de soleil au milieu de l’hiver, nous avons opté pour deux îles sous le vent au Cap Vert. Nous aurions pu choisir, les îles de Sal ou de Boa Vista avec sable blanc et mer turquoise. Notre objectif n’était pas de passer une semaine à nous prélasser sur une plage mais plutôt de découvrir le volcan Fogo et faire l’ascension du Grand Pico.
Voici donc le programme prévu pour notre semaine capverdienne: Île de Santigo: 3 nuits Île de Fogo: 3 nuits Île de Santiago: 2 nuits
Suite aux conseils et avis de forumeurs (Ptitortue, Maud49, Stef2Mars, Rdemonte, Willemspie…) que je remercie chaleureusement, nous avons dû découper notre séjour de cette façon. D’une part, les transports aériens entre les îles n’étant pas très fiables, nous ne pouvions pas finir par Fogo avant de reprendre notre vol international. Et d’autre part, il fallait tenir compte du jour de Noël qui est férié, la population étant en majorité catholique, il n'était pas possible d'avoir un guide sur Fogo ce jour-là, donc impossible de commencer notre séjour par Fogo.
Les trois premiers jours sur Santiago, nous avions réservé une voiture pour être en totale autonomie sur l'île. Par contre, en ce qui concerne Fogo, nous avons utilisé les services d'une agence locale CapVertrando qui s'est occupé des vols intérieurs, des transferts, des hébergements et du guide.
Ça c'est ce qui était prévu... Mais la réalité a été différente. Heureusement, au Cap Vert c'est : No Stress

Cracovie en février English translation pending
Bonsoir à tous,
J'envisage krakow en janvier. je pars avec mon mari. Nous adorons faire du tourisme européen en plein hiver. Les villes sont plus calmes et ont plus de charme. Là, j'ai une petite inquiétude : avec la neige (j'espère tomber dans la période optimale pour cela), les trottoirs sont-ils bien dégagés et les rues bien déneigées ? du 22 au 26 (trois jours pleins en fait) sont-ils suffisants ?
Merci de vos réponses Bien cordialement
J'envisage krakow en janvier. je pars avec mon mari. Nous adorons faire du tourisme européen en plein hiver. Les villes sont plus calmes et ont plus de charme. Là, j'ai une petite inquiétude : avec la neige (j'espère tomber dans la période optimale pour cela), les trottoirs sont-ils bien dégagés et les rues bien déneigées ? du 22 au 26 (trois jours pleins en fait) sont-ils suffisants ?
Merci de vos réponses Bien cordialement
Ech léiere Lëtzebuergesch: niveau débutant à la ramasse English translation pending
Ibrahim est encore absent aujourd'hui. C'est la coqueluche du cours. Quand il n'est pas là, la prof est plus rigide, plus exigeante, moins transportée, si tant est qu'on puisse s'enflammer en enseignant le luxembourgeois...
Ibrahim est sénégalais, employé comme agent de service dans une des plus grosses boîtes d'audit de la capitale. Depuis le jour où il s'est présenté en racontant qu'il vit seul ici au Grand Duché, mais qu'il a deux femmes, l'une étudiante au Maroc, et l'autre employée de banque à Dakar, il se fait chambrer à tour de bras. En proie à de violentes migraines depuis quelques jours, il vient d'appeler pour prévenir qu'il ne viendra pas. Deux de ses potes, Firmin le Camerounais et Wilson l'Ivoirien, ne manquent pas de rappeler que l'abus du péché de chair est nocif pour la condition physique et cérébrale… M'est avis que ce sont plutôt les détergents et autres saloperies phosphatées qu'il manipule du matin au soir qui lui asphyxient la cervelle.
Fidèle à mon habitude, je suis installée tout au fond de la classe, près du radiateur, à côté d'Aziz, qui a fui le premier rang et le voisinage de la Parisienne hystérique. Quand elle ne trouve pas tout pourri, non mais allo ! que ce soit le concept du cours, l'ascenseur en panne ou Tarek qui la rembarre sans complexe, elle s'empiffre (fruits secs, barres chocolatées, chips, galette des rois etc.) Y'a pourtant pas plus myope qu'Aziz, ce qui l'oblige à pomper sur mes notes, d'autant que les hiéroglyphes du tableau sont quasiment indéchiffrables sans lunettes 3D. En échange, il me refile les secrets de cuisine de sa mère. La recette de la soupe Harira est impeccable, de même que celle des croustillants bricks à l'oeuf et d'autres tueries aux aubergines, pois-chiche, cumin, etc.
Qu'avez-vous fait ce weekend ? Question récurrente en début de semaine. A vrai dire, la prof se tamponne pas mal le coquillard de savoir qui est allé à confesses ou pas. L'exercice consiste à employer les temps du passé fraîchement acquis ainsi que les prépositions de lieu, les accords datif en mode position et accusatif en mode déplacement.
Karim, le beau gosse de la classe s'est démonté l'épaule en jouant au rugby. Il arrive avec un peu de retard, le teint pâlichon et le bras en écharpe, s'excuse en prétextant que la côte d'Eich est saturée à l'heure de pointe. Sauf que l'heure de pointe au Grand-Duché, c'est du matin au soir. Il est venu en voiture malgré cette légère indisposition, ce qui exaspère la prof… Mais vous n'avez pas le droit de conduire !
C'est à Séna, la Bosniaque, de commencer : je me suis reposée, sinon j'ai fait le ménage chez moi et j'ai regardé la télé.
Lorsque c'est au tour de Karim, il ouvre son cahier de sa main valide et lit d'un air appliqué les phrases qu'il a préparées chez lui. Samedi, je suis allé dans le quartier de la gare voir une prostituée. Dimanche, je me suis fait masser…
La prof lève les yeux au ciel, d'un air de dire Que d'la gueule, alors que la moitié de la classe (ceux qui ont compris) se gondole.
Svetlana, l'Estonienne qui desserre rarement les dents, a préparé une seule et unique phrase, supposée résumer son weekend, et qui plonge tout le monde dans un océan de perplexité : J'ai regardé la vache devant le tas de foin.
Razvan, le Roumain qui recherche un poste de juriste à la cours européenne de justice a mis le paquet… Il nous sert des phrases interminables sur la politique européenne comme s'il avait passé son weekend à débattre de la législation communautaire, alors qu'en temps normal, il maîtrise à peine la conjugaison des verbes être et avoir. Même la prof baille à s'en décrocher le dentier. Il a sûrement pompé son texte sur le dernier discours de Juncker.
Puis le moment est venu de passer à autre chose. Il s'agit aujourd'hui de déchiffrer les dictons locaux et de les transposer dans nos langues et cultures respectives.
D'Guttheet ass e Stéck vun Der Dommheet, ce qui donne Trop bon, trop con en français. Géint Dommheet ass kee Kraut gewuess équivaut à Il n'y a pas de remède à la bêtise. Et enfin le plus grégaire des adages Mach wéi d'Leit, da geet et der wéi de Leit… Fais comme tout le monde et tu seras comme tous les autres.
On finit cette session par une séance de vocabulaire. Chacun doit s'appliquer à décrire ce que son voisin porte : des pompes rouges (roud Schong), des boucles d'oreilles (Ouerréng), un bonnet (eng Mutz)...
La prof en profite pour faire une de ces digressions dont elle a le secret en embrayant sur une des campagnes de prévention contre le sida dont un des slogans était Eng Mutz fir de Wutz qu'on peut traduire littéralement par Un bonnet pour le petit bout, ou encore... Couvrons-nous !
Les plus décontractés ne prennent pas de notes, il s'approchent du tableau, dégainent leurs téléphones et clic. Il est alors temps de s'enquérir des devoirs à faire pour le lendemain et de plier les affaires
Ibrahim est sénégalais, employé comme agent de service dans une des plus grosses boîtes d'audit de la capitale. Depuis le jour où il s'est présenté en racontant qu'il vit seul ici au Grand Duché, mais qu'il a deux femmes, l'une étudiante au Maroc, et l'autre employée de banque à Dakar, il se fait chambrer à tour de bras. En proie à de violentes migraines depuis quelques jours, il vient d'appeler pour prévenir qu'il ne viendra pas. Deux de ses potes, Firmin le Camerounais et Wilson l'Ivoirien, ne manquent pas de rappeler que l'abus du péché de chair est nocif pour la condition physique et cérébrale… M'est avis que ce sont plutôt les détergents et autres saloperies phosphatées qu'il manipule du matin au soir qui lui asphyxient la cervelle.
Fidèle à mon habitude, je suis installée tout au fond de la classe, près du radiateur, à côté d'Aziz, qui a fui le premier rang et le voisinage de la Parisienne hystérique. Quand elle ne trouve pas tout pourri, non mais allo ! que ce soit le concept du cours, l'ascenseur en panne ou Tarek qui la rembarre sans complexe, elle s'empiffre (fruits secs, barres chocolatées, chips, galette des rois etc.) Y'a pourtant pas plus myope qu'Aziz, ce qui l'oblige à pomper sur mes notes, d'autant que les hiéroglyphes du tableau sont quasiment indéchiffrables sans lunettes 3D. En échange, il me refile les secrets de cuisine de sa mère. La recette de la soupe Harira est impeccable, de même que celle des croustillants bricks à l'oeuf et d'autres tueries aux aubergines, pois-chiche, cumin, etc.
Qu'avez-vous fait ce weekend ? Question récurrente en début de semaine. A vrai dire, la prof se tamponne pas mal le coquillard de savoir qui est allé à confesses ou pas. L'exercice consiste à employer les temps du passé fraîchement acquis ainsi que les prépositions de lieu, les accords datif en mode position et accusatif en mode déplacement.
Karim, le beau gosse de la classe s'est démonté l'épaule en jouant au rugby. Il arrive avec un peu de retard, le teint pâlichon et le bras en écharpe, s'excuse en prétextant que la côte d'Eich est saturée à l'heure de pointe. Sauf que l'heure de pointe au Grand-Duché, c'est du matin au soir. Il est venu en voiture malgré cette légère indisposition, ce qui exaspère la prof… Mais vous n'avez pas le droit de conduire !
C'est à Séna, la Bosniaque, de commencer : je me suis reposée, sinon j'ai fait le ménage chez moi et j'ai regardé la télé.
Lorsque c'est au tour de Karim, il ouvre son cahier de sa main valide et lit d'un air appliqué les phrases qu'il a préparées chez lui. Samedi, je suis allé dans le quartier de la gare voir une prostituée. Dimanche, je me suis fait masser…
La prof lève les yeux au ciel, d'un air de dire Que d'la gueule, alors que la moitié de la classe (ceux qui ont compris) se gondole.
Svetlana, l'Estonienne qui desserre rarement les dents, a préparé une seule et unique phrase, supposée résumer son weekend, et qui plonge tout le monde dans un océan de perplexité : J'ai regardé la vache devant le tas de foin.
Razvan, le Roumain qui recherche un poste de juriste à la cours européenne de justice a mis le paquet… Il nous sert des phrases interminables sur la politique européenne comme s'il avait passé son weekend à débattre de la législation communautaire, alors qu'en temps normal, il maîtrise à peine la conjugaison des verbes être et avoir. Même la prof baille à s'en décrocher le dentier. Il a sûrement pompé son texte sur le dernier discours de Juncker.
Puis le moment est venu de passer à autre chose. Il s'agit aujourd'hui de déchiffrer les dictons locaux et de les transposer dans nos langues et cultures respectives.
D'Guttheet ass e Stéck vun Der Dommheet, ce qui donne Trop bon, trop con en français. Géint Dommheet ass kee Kraut gewuess équivaut à Il n'y a pas de remède à la bêtise. Et enfin le plus grégaire des adages Mach wéi d'Leit, da geet et der wéi de Leit… Fais comme tout le monde et tu seras comme tous les autres.
On finit cette session par une séance de vocabulaire. Chacun doit s'appliquer à décrire ce que son voisin porte : des pompes rouges (roud Schong), des boucles d'oreilles (Ouerréng), un bonnet (eng Mutz)...
La prof en profite pour faire une de ces digressions dont elle a le secret en embrayant sur une des campagnes de prévention contre le sida dont un des slogans était Eng Mutz fir de Wutz qu'on peut traduire littéralement par Un bonnet pour le petit bout, ou encore... Couvrons-nous !
Les plus décontractés ne prennent pas de notes, il s'approchent du tableau, dégainent leurs téléphones et clic. Il est alors temps de s'enquérir des devoirs à faire pour le lendemain et de plier les affaires
Retour "Magie des Caraïbes, Costa Luminosa du 17 au 27 mars 2015 English translation pending
Et nous voilà de retour après notre croisière de 10 jours « magie des caraïbes » sur le Costa Luminosa, et donc voilà un compte rendu qui j’espère pourra servir à d’autres croisiéristes, je vais essayer de mettre des photos également.
Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380
Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.
Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.
Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.
Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.
On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.
A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.
On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.
Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.

En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.

En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.
1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu
Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.
Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.
On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.
C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide �� cette heure, il a visiblement fait beau la journée.
On va se coucher.
Samedi 14 Mars 2015 – Baptême en A380
Pour une fois, notre avion ne décollant pour Miami qu’à 13H50, on ne passe pas la nuit à CDG.
Une fois n’étant pas coutume, pas de grève à la SNCF, notre trajet se passe sans encombres, c’est tellement rare que cela mérite d’être signalé. On arrive 3H avant le vol, et comme on vole en business pour la 1ere fois, on se dirige vers le comptoir Sky Priority pour enregistrer nos bagages.
Très confortable, comparé aux hordes de touristes qui font la queue pour imprimer leurs cartes d’embarquement et pour laisser leur bagages aux comptoirs ECO. Une fois cette étape terminée, on passe la douane et faisons le tour des boutiques, comme à l’habitude pour acheter journaux et autres indispensables au voyage. Puis, nous allons explorer le salon Air France, ben oui, ça va avec la Business, on ne va pas s’en priver.
Le salon est très grand, journaux, douches, et buffet sont à disposition des voyageurs lucky comme nous aujourd’hui.

On va choisir quelques mets au buffet, il est plus de midi et on commence à avoir faim. Je me sers du Pouilly Fuissé bien frais, et c’est parti pour une pause gourmande et reposante.
A l’heure prévue, on embarque sur le mastodonte, l’A380. Il ne me paraît pourtant pas plus gros qu’un 747, sans doute car je ne le vois pas à côté d’un autre coucou plus riquiqui.
On s’installe tranquillement dans nos sièges plus confortables qu’en éco, prenons un petit apéro avant le décollage, et c’est parti pour 9H20 de vol. On a un retard de 40 minutes au décollage qui sera absorbé pendant le vol. On nous remet le menu qui est plus appétissant que le traditionnel « Chicken or pasta » de la classe éco.
Apéro le retour, cette fois-ci une fois en vol, avec une mise en bouche et des feuilletés au fromage. Allez, une dernière coupette et je m’arrête, sinon, ça va me monter à la tête.

En entrée, on déguste des crevettes sautées au piment d’Espelette, un lingot de foie gras aux cranberries, et du taboulé libanais. On enchaîne tous les 2 avec le quasi de veau et la purée, miam miam.

En dessert, on choisit le sorbet, car on est déjà repus. On peut profiter des films à foison et se reposer de façon confortable. Steph se met en position dodo et se repose.
1H30 avant l’arrivée, rebelote, on nous sert une collation, qu’on ne mange pas en entier car on n’a pas trop faim. A l’heure prévue, soit 19H10, on se pose en douceur à Miami, et en 10 minutes nous sommes arrivés à l’immigration. Là, l’expérience aidant, on sait qu’on va devoir prendre notre mal en patience, car en général, ça prend un temps certain. La queue avance à un bon rythme, et à un moment, j’estime que ça prendra environ 1H (contre 2H environ pour nos fois précédentes). Beaucoup de guérites sont ouvertes, le flot est continu
Sauf que je n‘avais pas prévu qu’à 20H, la machine allait se gripper ! Presque toutes les guérites se vident, c’est la fin du service pour les officiers d’immigration, et il n’y a aucune relève à l’horizon !! il ne reste que 4 guérites ouvertes, très peu pour la queue immense… Donc au final, ça a pris 1H30.
Aucun souci pour récupérer les bagages à côté des tapis roulants, évidemment, ça fait un bail qu’ils sont arrivés, eux. On va directement récupérer notre voiture de loc chez Alamo dans le garage, sans passer par le comptoir, ayant fait le check-in online et sélectionné l’option « skip the counter », très utile, je recommande.
On choisit une Nissan Altima déjà approuvée par Steph, et le GPS enclenché, il se remet à l’heure US sans problème après notre escapade mexicaine l’an dernier.
C’est à 21H50 qu’on arrive au Hyatt Place Plantation déjà testé 2 fois, sans problèmes sur la route. Il fait encore chaud et humide �� cette heure, il a visiblement fait beau la journée.
On va se coucher.
Retour de 21 jours entre Laos et Cambodge (Angkor) English translation pending
Bonjour,
Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !
Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.
Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !
J1 Paris - Chiang Rai Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.
J2 Chiang Rai - VIeng Phukha Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.
J3 Vieng Phukha - Ban Nam O Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.
J4 Ban Nam O - Vieng Phukha Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !
J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.
J6 Luang Nam Tha - Muang Khua On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.
J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !
J8 Muang Ngoi Neua On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.
J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.
J10 Luang Prabang Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !
J11 Luang Prabang Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !
J12 Luang Prabang Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.
J13 Luang Prabang - Vang Vieng Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…
J14 Vang Vieng On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.
J15 Vang Vieng - Vientiane 3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.
J16 Vientiane Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !
J17 Vientiane - Siem Reap Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.
J18 Siem Reap Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.
J19 Siem Reap Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !
J20 Siem Reap Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.
J21 Siem Reap - Paris Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…
Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.
Bon voyage !
Vu que je puise pas mal d’informations sur ce forum, je me dis que mon carnet de voyage pourra resservir !
Le voyage s'est déroulé entre février et mars 2013.
Avant de commencer le carnet de voyage à proprement parler, pour résumer, nous (ma femme et moi) avons beaucoup aimé ce voyage. Non pas que les paysages soient impressionnants comme dans certains des pays voisins (je pense notamment au Vietnam), mais nous avons vécu de très belles rencontres humaines. La chaleur, la simplicité et la gentillesse des personnes que nous avons cotoyées ont rendu ce voyage inoubliable. Bonne lecture !
J1 Paris - Chiang Rai Le voyage commence en fait à Bangkok (AR moins cher avec Etihad). Nous changeons d’aéroport en bus pour le national, puis direction Chiang Rai. Sur place, on rate de 10 min le bus qui pouvait nous emmener à Chiang Khong, à la frontière laotienne. Grand bien nous en a pris, puisque nous sommes tombés pendant le Food Festival! La ville était en effervescence durant la soirée, concerts dans les parcs, animations, illuminations, un très bon moment passé sur place ! Nuit au « Tourist Inn », propre et bien situé.
J2 Chiang Rai - VIeng Phukha Bus pour Chiang Khong, puis bateau pour traverser le Mekong vers Huay Xai. Formalités douanières, personne dans le village, un sawngthaew (tuktuk local) nous attend pour nous emmener à la gare routière. Je crois que la plupart des personnes descendent le Mekong, nous préférons remonter vers le nord du pays. Direction Luang Nam Tha. Nous recommandons à un autre couple de descendre en chemin à Vieng Phukha et nous sommes tout seuls à descendre. A la recherche d’une GH, nous sommes rapidement repérés par LE guide du village, Boun, qui nous propose ses services pour le lendemain. L’autre couple n’est pas intéressé, nous serons donc tout seuls pour la rando Akha Trail, chouette ! Boun nous indique la Thonmyxai GH à l’entrée du village. Rustique, mais agréable en bord de rivière.
J3 Vieng Phukha - Ban Nam O Les coqs chantent très tôt ici J. Boun nous emmène au début de la balade vers Ban Nam Ô, point de chute de la rando. Une heure de marche pas très intéressante avant d’entrer dans la ZNP de Nam Ha. Les arbres deviennent beaucoup plus impressionnants, a priori moins de déforestation par ici. Pas d’animaux mais beaucoup d’insectes. Il fait chaud mais les arbres nous couvrent bien ! 4 heures de marche pas très compliquée, pause déjeuner sur des feuilles de bananier, puis arrivée à Ban Nam Ô. Et là, c’est le « choc ». Le village est très isolé, poussiéreux, grouillant d’animaux, très bruyant. Les gamins, dépenaillés, légèrement farouches viennent nous aborder, les parents sont plus en retrait. Les cabanes sont sommaires, nous sommes logés dans une petite cabane un peu à l’écart pour ne pas les déranger. Après un tour rapide du village, arrivée à l’école, les enfants se dérident un peu, nous jouons avec eux à la pétanque, aux billes, ou simplement avec un bout de bois pour ramasser des fourmis, auprès du bétail et des familles qui se lavent ou font leur linge au seul point d’eau boueux. Les traditions des akha sont ancestrales et leur conception de l’enfance, du mariage notamment sont assez étonnantes. Ils ne vivent pas en tenue traditionnelle, mais avec de vieux habits provenant vraisemblablement de la Chine voisine. Une vraie claque en arrivant ici… Les petits parlent akha, peu d’entre eux lao et notre guide tache de se faire comprendre, ils semblent contents d’avoir de la visite. Repas avec les petits dans notre cabane et au lit très tôt.
J4 Ban Nam O - Vieng Phukha Fin de nuit très difficile, la horde de coqs s’est réveillée très tôt…On entend les chants patriotiques de l’école en contrebas. Ambiance un peu surréaliste avec un épais brouillard qui recouvre le village. On quitte le village pour aller marcher sur les crêtes le long d’un joli chemin, puis redescente vers un village akha où l’on ne s’arrête pas, puis khmu où l’on se baigne dans la rivière et où l’on déjeune. La forêt est belle, le village enherbé. Les gens sont plus chaleureux semble-t-il. Nous continuons à descendre, un sawngthaew nous attend pour nous emmener dans une grotte sans grand intérêt. Le chemin est cahoteux jusqu’à Vieng Phukha. On s’arrête dans d’autres villages un peu moins isolés, lahu, hmong. Les traditions ne sont ici pas les mêmes. Retour à la GH, puis traversée de la rivière pour aller à l’école d’en face. On tombe sur une ribambelle de jeunes profs qui font du sport après les cours. De fil en aiguille, on se retrouve à chanter dans un karaoké thaï avec eux…un moment inoubliable !
J5 Vieng Phukha - Luang Nam Tha Départ pour Luang Nam Tha. 2h de décalage (je n’appelle pas ça du retard, tout est tellement zen ici…) et on trouve finalement un petit taxi qui nous emmène là-bas. 1h de route vers LNT, plus touristique (tout est relatif !). On choisit la Zuela GH, belle chambre confortable. On loue des vélos pour sillonner les environs. Chemin caillouteux vers Ban Nam Di, avec ses chutes d’eau presque à sec, dommage. Jolie piste près des rizières et des buffles cherchant le moindre point d’eau. Retour à LNT vers le nouveau stupa notamment. Dîner au sympathique marché de nuit.
J6 Luang Nam Tha - Muang Khua On est tout seuls à partir vers Udomxai. Le bus « local » est chargé de sacs de riz, de poules, ...et est bien rempli ! Nous sommes bien serrés ! 3h de bus jusqu’à destination, ville sans intérêt très chinoise. Le bus pour Muang Khua part aussitôt. Nous sommes encore plus serrés, mais qu’importe, la route est belle et sinueuse. Arrêt repas à Pak Nam Noi. 3 heures de route supplémentaires jusqu’à Muang Khua. On choisit la Nam Ou GH. Visite du village, terrain de badminton dans la rue, célébrations religieuses au temple pleines d’allégresse. Les jeunes moines apprécient de venir parler anglais et partager leur expérience.
J7 Muang Khua - Muang Ngoi Neua Un peu de monde à l’embarcadère, beaucoup de falang (blancs). Le long boat est surchargé de gens et de sacs. Les paysages tout au long du trajet sont très beaux, mais nos fessiers ont bien souffert du voyage sur les planches en bois. Drôle de mélange avec de vieux moines et des petites américaines en mini short et décolleté affriolant. 5 heures de bateau puis arrivée à Muang Ngoi Neua. Ce village isolé nous a bien plu, même si on voit que le tourisme l’a transformé. On part à pied vers les villages voisins avant que la nuit ne tombe. Une route hideuse est en construction et devrait désenclaver ces villages. Nous finissons dans les rizières. Dans le dernier village, on tombe sur une école où jouent des enfants. Nous nous prenons à leurs jeux, rondes, foot, balançoires pour les plus petits. Ils essaient de parler français et partent dans de grands fous rires, ils sont adorables avec nous. Un peu tristes de repartir, ils nous poursuivent avec des fleurs pour nous remercier d’être venus. Un très beau moment !
J8 Muang Ngoi Neua On décide de descendre vers l’aval de la rivière à pied. La balade est très jolie. On croise plusieurs pêcheurs et villages. Dans le dernier, un pêcheur engage la « conversation » avec nous, et nous sommes invités chez lui, nous restons finalement pas loin de 3 heures avec lui et son fils qui arrive ensuite ! Journée reposante.
J9 Muang Ngoi Neua - Luang Prabang Bateau vers Nong Khiaw, 45 min de long boat (3 mis à disposition, mais nous sommes encore bien serrés !). On se serait bien arrêté dans ce village qui avait l’air sympa…mais nous sommes un peu juste en temps. Le niveau d’eau est bien bas. Départ illico vers Luang Prabang – 3h30 de sawngthaew. Nous optons pour la GH Nam Sok 3, bien située. L’ambiance est très détendue dans la ville, mais il y a beaucoup de touristes ! Nous montons au Phu Si bondé pour le coucher du soleil, puis marché de nuit.
J10 Luang Prabang Bus pour l’Elephant Camp, puis pirogue. Nous sommes tout seuls car nous sommes partis tôt. 1 heure très chouette de balade à dos d’éléphant, puis baignade avec eux dans la rivière, inoubliable. A proximité, les chutes de Tad Sae sont à sec, dommage, ce doit être joli. De retour à LP, visite du Palais Royal et des jolis vats environnants. Bon poisson au marché de nuit, il fait encore très chaud !
J11 Luang Prabang Emouvante procession matinale des moines. Certains touristes sont vraiment très irrespectueux de cette procession en collant leur objectif tout près des visages…C’est dommage. Nous filons vers le Vat Xieng Thong, très joli, ainsi que d’autres vats clinquants (dons de l’UNESCO). Il y a également de bien jolies maisons dans la ville qui respire la sérénité, très végétalisée au bord de la Nam Khan et du Mekong. Visite très intéressante du musée TAEC sur les ethnies montagnardes. Départ l’après-midi pour les chutes de Kuang Si où il y a encore beaucoup d’eau ! Passage par le Centre de Protection des Ours. Grimpette glissante jusqu’au sommet des chutes puis redescente vers un bassin où il n’y a pas grand monde pour se baigner ; l’eau est fraîche ! Le site est très beau. De retour à LP, repas au Dyen Sabai, très chouette !
J12 Luang Prabang Location de vélos pour sillonner les environs. On longe le Mekong à travers des villages de tisserandes et de travail du papier. Au bout du chemin, on trouve une gargotte où mangent les locaux, magnifique soupe au menu ! On décide ensuite de partir vers le Sud et le Santi Chedi, monument pour la paix. Dommage le ciel est très « blanc » et ne permet pas de voir la ville. Retour dans les bouchons ( !). Enfin, massage laotien quelque peu vigoureux puis dîner sur les berges du Mekong.
J13 Luang Prabang - Vang Vieng Petit déjeuner avec les traditionnels et inimitables fruit shakes. Départ pour la gare routière où nous patientons plus de 2 heures avant que notre bus ne parte (quelle organisation… ! J ). Le trajet est long et assez pénible, le minivan est vieux et chaud, le chauffeur peu amène et brusque. Quelques arrêts « obligatoires » dans des échoppes. 6 heures après, nous voici arrivés à Vang Vieng. On choisit la Paradise GH, un peu à l’écart mais pas mal. La ville est étrange et ne nous plait pas beaucoup, drôle de mélange que de voir des moines qui se baladent au milieu de cette rue des bars où sont diffusés à grand bruit les Simpson ou encore Friends et où les amateurs de tubing reviennent avec une bouée autour de la taille… Je m’attendais à plus de « déchéance » par rapport à tout ce que j’avais lu mais force est de constater qu’il y a eu du ménage…
J14 Vang Vieng On loue des vélos pour aller voir les environs. On visite une grotte encore sans grand intérêt, où on nous demande de payer 50000 à la sortie… On continue le long d’une piste en plein cagnard et caillouteuse, on aurait peut-être dû prendre une moto, la route n’est vraiment pas agréable. Arrivée au Lagon Bleu, la grotte vaut ici le détour. Baignade agréable dans l’eau bleutée. Retour à VV, baignade dans la rivière (peut-être pas une très bonne idée…) et repos à la GH, où les bars crient à plein tube en face.
J15 Vang Vieng - Vientiane 3h30 de bus vers Vientiane. Route ici sans grand intérêt. La capitale semble très paisible, à l’image de tout le pays. Nous logeons au Dong Deuane 2, qui ressemble un peu à une cellule, sans attrait, mais pas cher. Nous commençons la balade du Lonely jusqu’au Patuxai, sorte d’Arc de Triomphe, la circulation en moins ! Visite d’un vat où il y a une célébration. Les femmes nous convient à participer et nous choient, nous apportent du café notamment…nous passons plus d’une heure et c’est un excellent souvenir de notre voyage. Enfin, visite du marché de la ville au bord du Mekong, plein de locaux en ce samedi soir.
J16 Vientiane Le temps se couvre, une fois n’est pas coutume, il fait gris. On finit la balade du Lonely pour aller au beau Vat Si Saket, puis direction le Buddha Park. Bouchons dus à la frontière thaïe – 1h30 de route. Le parc, rempli de sculptures de bouddhas, est très surprenant ! Un sawngthaew nous ramène au centre-ville. Direction le Pha That Luang, joli temple vietnamien. La pluie arrive, il pleut fort toute la nuit !
J17 Vientiane - Siem Reap Lever 3h pour aller prendre le premier avion vers Siem Reap. Nous sommes bien sûr tout seuls à l’aéroport pour son ouverture, tout petit aéroport où les panneaux sont encore changés à la main. Ambiance et situation assez irréelles ! 1er avion vers Pakse où nous devons descendre pour les formalités douanières, puis 2nd avion vers le Cambodge. Visa ultra-efficace à la douane. Un tuktuk vient nous chercher pour nous emmener à notre GH Prohm Roth, très bien située. Petit tour de la ville bien plus touristique qu’au Laos, beaucoup plus de sollicitations et de mendicité, ça nous fait bizarre. Beaucoup beaucoup de chinois ! La rue centrale est assez déconcertante. Coucher de soleil sur le Phnom Bakheng. De retour à la GH, nous négocions 3 jours de tuktuk pour 50$.
J18 Siem Reap Début du circuit avec Angkor Thom et ses très beaux Bayon et Baphuon. Il fait très chaud ! S’ensuivent Preah Khan, Ta Prohm (très joli !). Notre chauffeur n’est vraiment pas très sympa et peu causant, tant pis. Belle journée sur les principaux sites, qui se termine par le coucher du soleil sur le légendaire Angkor Vat, malheureusement en partie en travaux. De retour à SR, marchés de nuit.
J19 Siem Reap Lever très matinal pour aller voir le lever du soleil sur Angkor Vat. Grande boucle avec comme points forts les 2 anciens : Mebon et Pre Rup. Déjeuner dans un restaurant au bord de Sra Srang. Après-midi consacré aux Roluos. Sur le Bakong, le plus joli des sites, on est envahi par des cars d’étudiants cambodgiens J Retour à SR dîner au Khmer Kitchen, bon et pas cher !
J20 Siem Reap Sites les plus au nord, Banteay Srei est à plus de 50 km. C’est notre site préféré, le cadre est superbe et les statues et gravures très bien conservées. Nous poussons jusqu’à Kbal Spean, rivière aux 1000 lingas, mais il y a très peu d’eau, dommage. Enfin, arrêt au Ta Keo sur le retour.
J21 Siem Reap - Paris Retour à Bangkok, 14 heures d’un voyage en bus épique et interminable où nous avons failli rater notre avion…
Voilà, notre voyage touche à sa fin. Nous avons vraiment beaucoup aimé ce voyage, surtout d’un point de vue humain car nous avons fait de très belles rencontres. L’ambiance sereine tout au long du voyage laotien, la douceur et la tranquillité des villes et villages nous ont fait beaucoup de bien. Les temples d’Angkor, notamment Banteay Srei, font également partie des points forts de ce voyage.
Bon voyage !