Results for "Diego+et+Balboa+|+3+>+99"
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23 jours aux Etats-Unis: itinéraire de New York à San Francisco English translation pending
Bonjour!!
Alors voilà ça y'est les billets seront pris ce soir on se lance pour notre "grand" voyage.
Je sais que le thème road trip a été abordé mainte fois mais si certains voulaient tout de même donner des idée d'itinéraire ca serait plus que bienvenue :)
On vit à amsterdam et le vendredi 9 mai commence le voyage
Vendredi 9/05 : Vol direct Amsterdam - NY, arrivés N-Y en début d'après midi.
On pense rester vendredi aprem, samedi, dimanche et lundi sur N-Y (j'y ai ma cousine qui nous heberge, gros point positif pour en profiter quelques jours!)
Ensuite on souhaite donc louer une voiture pour traverser le pays.
Pas de grandes idées d'itinéraires tout tracée.. je sais juste que vers l'arrivée on veut faire: Grand Canyon Las Vegas Tijuana San Diego L-A San Francisco
Notre vol retour est le dimanche 30/05 San Francisco-Amsterdam (avec escale d'1h20 à N-Y)
Tijuana et San diego représentant tout de même un bon eptit détour on est pas encore fixé à 100% sur cette idée.
Alors, pensez-vous que cela soit réalisable en 23jours? On aimerais faires des poses de 2-3-4 jours dans les villes (ça dépend des villes biensûr)
Si vous avez des endroits qui vous semble inratable à visiter merci de les partager :)
Alors voilà ça y'est les billets seront pris ce soir on se lance pour notre "grand" voyage.
Je sais que le thème road trip a été abordé mainte fois mais si certains voulaient tout de même donner des idée d'itinéraire ca serait plus que bienvenue :)
On vit à amsterdam et le vendredi 9 mai commence le voyage
Vendredi 9/05 : Vol direct Amsterdam - NY, arrivés N-Y en début d'après midi.
On pense rester vendredi aprem, samedi, dimanche et lundi sur N-Y (j'y ai ma cousine qui nous heberge, gros point positif pour en profiter quelques jours!)
Ensuite on souhaite donc louer une voiture pour traverser le pays.
Pas de grandes idées d'itinéraires tout tracée.. je sais juste que vers l'arrivée on veut faire: Grand Canyon Las Vegas Tijuana San Diego L-A San Francisco
Notre vol retour est le dimanche 30/05 San Francisco-Amsterdam (avec escale d'1h20 à N-Y)
Tijuana et San diego représentant tout de même un bon eptit détour on est pas encore fixé à 100% sur cette idée.
Alors, pensez-vous que cela soit réalisable en 23jours? On aimerais faires des poses de 2-3-4 jours dans les villes (ça dépend des villes biensûr)
Si vous avez des endroits qui vous semble inratable à visiter merci de les partager :)
Visiter le Grand Canyon le 4 juillet? English translation pending
Bonsoir
Je pars cet été sur la cote ouest americaine. Je serai le 4 juillet au grand canyon. Ma question est la suivante: Est ce que le parc est ouvert sachant que le 4 juillet est jour férié.
De plus pensez vous que ce voyage est coherent pour 3 jeunes adultes. Nous sommes plûtot citadins et fêtards mais je pense que certains endroits sont
23juin-26juin: san francisco puis depart pour Merced. Nuit à Mercerd 27 juin: Yosemite puis nuit à Bishop 28 Juin: Death Valley puis nuit à Las vegas 29-30-1 juillet: Las Vegas 2 juillet: Zion et nuit vers Page 3 juillet: Monumment Valley et nuit vers Kayenta 4 juillet: Grand Canyon et nuit vers Flagstaff 5 juillet: Flagstaff - San Diego 6 juillet: Tijuana et soir à San Diego 7 juillet: Los angeles du 7 au 13 juillet: Fin du sejour sur Los Angeles
Merci de vos reponses
Je pars cet été sur la cote ouest americaine. Je serai le 4 juillet au grand canyon. Ma question est la suivante: Est ce que le parc est ouvert sachant que le 4 juillet est jour férié.
De plus pensez vous que ce voyage est coherent pour 3 jeunes adultes. Nous sommes plûtot citadins et fêtards mais je pense que certains endroits sont
23juin-26juin: san francisco puis depart pour Merced. Nuit à Mercerd 27 juin: Yosemite puis nuit à Bishop 28 Juin: Death Valley puis nuit à Las vegas 29-30-1 juillet: Las Vegas 2 juillet: Zion et nuit vers Page 3 juillet: Monumment Valley et nuit vers Kayenta 4 juillet: Grand Canyon et nuit vers Flagstaff 5 juillet: Flagstaff - San Diego 6 juillet: Tijuana et soir à San Diego 7 juillet: Los angeles du 7 au 13 juillet: Fin du sejour sur Los Angeles
Merci de vos reponses
Voyage en camping-car au Mexique avec deux enfants en mai English translation pending
Je planifie un voyage au Mexique en camping-car (Classe B) avec mes deux enfants (6 et 7 ans). Nous planifions partir au début mai et pensons rester au Mexique de 1 à 3 mois selon comment se déroule le voyage. J'ai déjà passé 8 mois au Mexique il y a 10 ans en Classe B. J'étais seul à ce moment. Ce fut un voyage magnifique dans lequel je me suis attardé pas mal longtemps dans le secteur de Tulum (véritable coup de coeur).
Cette fois-ci, avec les enfants, je me demande ce qui serait le mieux comme destination. Je pense qu'avec les années je suis devenu un peu peureux, surtout avec les enfants. Je suis donc un peu inquiet quant aux abus des policiers et autres risques mexicains. Lors de mon premier voyage, je m'étais fait effectivement arrêter, sous de faux prétextes, à quelques reprises, mais sans véritable conséquence.
Je sais que les mois de mai, juin, juillet ne sont probablement pas les meilleurs mois pour le Mexique mais c'est le seul moment où nous pouvons envisager ce voyage. J'avais pensé possiblement me contenter de Bahia California, mais je ne connais pas cette région. C'est clair aussi que j'ai toujours une nostalgie de Tulum mais c'est tellement loin...
J'ai déjà le Lonely Planet sur le Mexique. Je suis expérimenté pour voyager en VR et avec les enfants. Je me débrouille en espagnole. Et ma compagnie d'assurance pourra s'occuper de l'assurance mexicaine.
J'aimerais avoir toutes sortes d'informations concernant mon voyage (endroits où aller notamment avec les enfants, conseils, recommandations, avertissement, prix, température en mai, juin, juillet), etc. etc.
Merci à l'avance
Cette fois-ci, avec les enfants, je me demande ce qui serait le mieux comme destination. Je pense qu'avec les années je suis devenu un peu peureux, surtout avec les enfants. Je suis donc un peu inquiet quant aux abus des policiers et autres risques mexicains. Lors de mon premier voyage, je m'étais fait effectivement arrêter, sous de faux prétextes, à quelques reprises, mais sans véritable conséquence.
Je sais que les mois de mai, juin, juillet ne sont probablement pas les meilleurs mois pour le Mexique mais c'est le seul moment où nous pouvons envisager ce voyage. J'avais pensé possiblement me contenter de Bahia California, mais je ne connais pas cette région. C'est clair aussi que j'ai toujours une nostalgie de Tulum mais c'est tellement loin...
J'ai déjà le Lonely Planet sur le Mexique. Je suis expérimenté pour voyager en VR et avec les enfants. Je me débrouille en espagnole. Et ma compagnie d'assurance pourra s'occuper de l'assurance mexicaine.
J'aimerais avoir toutes sortes d'informations concernant mon voyage (endroits où aller notamment avec les enfants, conseils, recommandations, avertissement, prix, température en mai, juin, juillet), etc. etc.
Merci à l'avance
Visite des villes sur la côte californienne English translation pending
Salut à tous :)
Je vous explique le topo. Je suis actuellement à San Francisco, avec ma dulcinée. On a pas de moyens de louer une voiture et donc on se déplace depuis un moment grâce aux transports publics. Pour cette partie, j'osais demander votre aide parce que je connais pas forcément bien la Californie. Donc, les questions sont les suivantes : Quelles villes sur la côte sont à voir ? Lesquelles ont un vrai charme bien à elles ? On passera forcément par San Diego et Los Angeles (ville de laquelle on va repartir) mais avant ça ? Des bons petits tuyaux ? On va surement faire un tour par Santa Cruz aussi qui a, parait-il, un charme particulier !
Je sais que le 99% des gens ici iraient dans les parcs, en Californie. Malheureusement, je doute que ça soit possible en transports publics... à moins que je me trompe et dans ce cas là, je veux bien des infos ?
En gros, je suis ouvert à toute information ou discussion pouvant me donner des pistes sur les coins à visiter!
Je vous explique le topo. Je suis actuellement à San Francisco, avec ma dulcinée. On a pas de moyens de louer une voiture et donc on se déplace depuis un moment grâce aux transports publics. Pour cette partie, j'osais demander votre aide parce que je connais pas forcément bien la Californie. Donc, les questions sont les suivantes : Quelles villes sur la côte sont à voir ? Lesquelles ont un vrai charme bien à elles ? On passera forcément par San Diego et Los Angeles (ville de laquelle on va repartir) mais avant ça ? Des bons petits tuyaux ? On va surement faire un tour par Santa Cruz aussi qui a, parait-il, un charme particulier !
Je sais que le 99% des gens ici iraient dans les parcs, en Californie. Malheureusement, je doute que ça soit possible en transports publics... à moins que je me trompe et dans ce cas là, je veux bien des infos ?
En gros, je suis ouvert à toute information ou discussion pouvant me donner des pistes sur les coins à visiter!
La RN4 à Madagascar English translation pending
salut dans la presse gasy de ce matin il y a des precisions sur des problemes de structures sur les deux grands pont sur la betsibokoa et son afluent
esperont une reparation d urgence avant les crues
a plus
Voyage à Madagascar avec deux enfants English translation pending
Bonjour
Nous envisageons de partir à madagascar pendant 15 jours au mois d'avril avec nos 2 enfants (7 mois & 4 ans).
Nous nous posons pas mal de questions par rapport aux enfants (securite, transport avec siege auto, nourriture...)
Pouvez vous nous donner votre avis et nous orienter sur un sejour sympa.
Merci de vos commentaires.
Un mois au Nord Madagascar English translation pending
bonjour tout le monde,
Cela fait longtemps que j'économise pou m'offrir la vision de ces paysages grandioses qui ont nourri mon imagination; Madagascar.
Si tout va bien je partirais fin mars, debut avril avec deux amis, je sejournerai 1 mois et mon budget est moyen( 1000 euro)
Je ne pourrais pas visiter toute l'ile, nous avons concentrée notre voyage découverte sur diego et ses alentours, c'est à dire raména, tsingy, montagne d'ambre, et peut etre nosy be, je dis peut etre car nosy bé me parait "sulfureuse", agressions ect
Si vous pouvez et si vous voulez orienter mes recherches ce serait avec plaisir, pour ceux qui ont été à la montagne d'ambre quelles ont été vos impressions?Combien de jours pour visiter? peut on prendre des photos. Pour les photos d'ailleurs, il vaut mieux les faire développer au retour ou c'est possible sur place? Est ce que l'on a le droit de faire des photos des habitants?
Par rapport à un choix personnel, j'aime la nature, j'aimerais loger dans des bungalows en bois, plutot tranquille, en connaissez vous?
D'avance merci pour vos réponses
Retourner deux fois au même endroit dans l'Ouest américain? English translation pending
Bonjour à tous!
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
Je prépare un 2ème voyage dans l'ouest américain et je me pose des questions "métaphysiques" après un premier voyage qui nous avait enthousiasmés au point d'avoir peur d'être déçus par le 2ème!
Je crains en retournant dans des coins découverts avec émerveillement la première fois que le charme n'opère plus de la même façon : bref, j'ai peur d'être déçue. Il n'y aura plus le sel de la découverte, le piment de l'inconnu, la satisfaction d'avoir trouvé le coin un peu perdu.
Mais en même temps, il y a des endroits qui m'ont tellement plu que j'ai envie d'y retourner.
C'est compliqué..... je sais....
J'aimerais que vous me fassiez partager vos expériences.
Merci!
Marie
acheter un van au mexique? English translation pending
voila je part au Mexique début janvier pour 6 mois
je voudrai acheter un van et faire la cote pacifique jusqu'au au Costa Rica
j aimerai savoir combien coute un van, si ça ne craint pas trop dormir dans le van, et si ça ne pose pas de problème de paperasse de vendre au Costa Rica un van acheté au Mexique
merci
Avis sur itinéraire (quasi définitif) dans l'ouest des Etats-Unis English translation pending
Bonjour à tous!
Voici mon circuit, après maintes heures de reflexion, et grâce à tous vos conseils! Merci à tous ceux qui se reconnaitront!!!😉
ITINERAIRE OUEST USA JUIN JUILLET 2009
Jour 1 : samedi 20 juin, arrivée à Los Angeles à 15h45 : récupérer voiture et Walmart pour courses. (Embassy Suites 300USD, ou Hacienda Hotel 202€) Jour 2 : L.A. Jour 3 : L.A.-DEATH VALLEY (5 h) (StonepipewellsVillage 115USD) Jour 4 : DEATH VALLEY- Las Vegas (3h)( Excalibur 60USD / nuit) Jour 5 : L.V. Jour 6 : L.V. Jour 7 : L.V.- GRAND CANYON (4h30) Tusayan, (Holiday Inn Express 160USD) Jour 8: Grand canyon (hélico le matin cause chaleur)- BLUFF (en passant par Monument Valley l’après-midi) ( Mokee Hotel 60USD, ou Recapture Lodge 65USD). Jour 9 : BLUFF-MOAB en passant par The Needles Canyonlands South le matin, arrivée soirée (Big Horne Lodge 90USD). Jour 10 : MOAB- visite Canyonlands et Arches, (Big Horne Lodge 90). Jour 11 : MOAB- BRYCE en passant par Capitol Reef, arrivée coucher de soleil (Bryce Canyon Lodge dans le parc 160USD). Jour 12 : BRYCE le matin, puis route vers ZION, ( Zion Lodge, dans le parc 175USD). Jour 13 : ZION le matin, puis route vers SALT LAKE CITY (5 h), (Skyharbour Suites 80USD, ou Carlton Hotel 80USD). Jour 14 : S.L.C., visite, -Jackson Hole (3h), (Teton Gables Motel 85USD). Jour 15 : Jackson Hole- visite de GRAND TETON (1h 30 pour le traverser), arrivée à YELLOWSTONE, à Old Faithful, (Old Faithful Inn 200USD). Jour 16 : YELLOWSTONE, boucle de Old Faithful, Lake Village, Canyon, West Yellowstone. (Alpine Motel 75USD). Jour 17: YELLOWSTONE, boucle de West Yellowstone, Canyon, Tower Roosevelt, Gardiner et retour. (Alpine Motel 75USD, ou Stage Coach Inn 140USD). Jour 18: WEST YELLOSTONE-ELKO (8h), (Shilo Inn). Jour 19: ELKO- RENO (Motel 6, 50USD). Jour 20: RENO- YOSEMITE, Lee Vining? Jour 21 : Lee Vining- visite Yosémite, arrivée soirée au Yosémite Lodge of the Falls, à Yosémite Village, dans le parc, 115USD Jour 22 :YOSEMITE- SAN FRANCISCO, ( Holiday Inn Fisherman’s Wharl 110€, petit déj. Ou Sofitel, Ou Holiday Inn Express Airport 220€ (2 nuits)) Jour 23: S.F. (1 jour de plus ?) Jour 24 : Retour France, avion à 15h30. Jour 25 : Arrivée Paris à 11 h. OUF !!!
BUDGET : Hôtels : 2000€ Hélico : 700€ pour 4 TOTAL10000€ Voiture Essence : 1500 € Spectacle L.V. : 700€ Nourriture : 2800€ ( 150 x 23) Faux frais : ? Avion : 2000€ Prévoir rallonge …..2000€
ITINERAIRE OUEST USA JUIN JUILLET 2009
Jour 1 : samedi 20 juin, arrivée à Los Angeles à 15h45 : récupérer voiture et Walmart pour courses. (Embassy Suites 300USD, ou Hacienda Hotel 202€) Jour 2 : L.A. Jour 3 : L.A.-DEATH VALLEY (5 h) (StonepipewellsVillage 115USD) Jour 4 : DEATH VALLEY- Las Vegas (3h)( Excalibur 60USD / nuit) Jour 5 : L.V. Jour 6 : L.V. Jour 7 : L.V.- GRAND CANYON (4h30) Tusayan, (Holiday Inn Express 160USD) Jour 8: Grand canyon (hélico le matin cause chaleur)- BLUFF (en passant par Monument Valley l’après-midi) ( Mokee Hotel 60USD, ou Recapture Lodge 65USD). Jour 9 : BLUFF-MOAB en passant par The Needles Canyonlands South le matin, arrivée soirée (Big Horne Lodge 90USD). Jour 10 : MOAB- visite Canyonlands et Arches, (Big Horne Lodge 90). Jour 11 : MOAB- BRYCE en passant par Capitol Reef, arrivée coucher de soleil (Bryce Canyon Lodge dans le parc 160USD). Jour 12 : BRYCE le matin, puis route vers ZION, ( Zion Lodge, dans le parc 175USD). Jour 13 : ZION le matin, puis route vers SALT LAKE CITY (5 h), (Skyharbour Suites 80USD, ou Carlton Hotel 80USD). Jour 14 : S.L.C., visite, -Jackson Hole (3h), (Teton Gables Motel 85USD). Jour 15 : Jackson Hole- visite de GRAND TETON (1h 30 pour le traverser), arrivée à YELLOWSTONE, à Old Faithful, (Old Faithful Inn 200USD). Jour 16 : YELLOWSTONE, boucle de Old Faithful, Lake Village, Canyon, West Yellowstone. (Alpine Motel 75USD). Jour 17: YELLOWSTONE, boucle de West Yellowstone, Canyon, Tower Roosevelt, Gardiner et retour. (Alpine Motel 75USD, ou Stage Coach Inn 140USD). Jour 18: WEST YELLOSTONE-ELKO (8h), (Shilo Inn). Jour 19: ELKO- RENO (Motel 6, 50USD). Jour 20: RENO- YOSEMITE, Lee Vining? Jour 21 : Lee Vining- visite Yosémite, arrivée soirée au Yosémite Lodge of the Falls, à Yosémite Village, dans le parc, 115USD Jour 22 :YOSEMITE- SAN FRANCISCO, ( Holiday Inn Fisherman’s Wharl 110€, petit déj. Ou Sofitel, Ou Holiday Inn Express Airport 220€ (2 nuits)) Jour 23: S.F. (1 jour de plus ?) Jour 24 : Retour France, avion à 15h30. Jour 25 : Arrivée Paris à 11 h. OUF !!!
BUDGET : Hôtels : 2000€ Hélico : 700€ pour 4 TOTAL10000€ Voiture Essence : 1500 € Spectacle L.V. : 700€ Nourriture : 2800€ ( 150 x 23) Faux frais : ? Avion : 2000€ Prévoir rallonge …..2000€
Cinq à sept jours pour visiter le nord-ouest de Madagascar English translation pending
nous avons 5 à 7 jours pour visiter le nord ouest de madagascar debut décembre apres un séjour de plongée à Nosy Be
avez vous des idées de ce qui peut être fait : itinéraire, guide avec 4x4, hébergement, budget etc ??
nous sommes un petit groupe de 5 ou 6
l'idée serait de rallier Nosy Be à Diego suarez ou de faire un circuit dans les environs de Nosy Be
merci de vos remarques
Voyage de quatre semaines sur la côte ouest des États-Unis (24 juin - 21 juillet 2009) English translation pending
Bien chers tous,
nous sommes 2 familles a partir pour l'ouest des US en juin prochain, je souhaiterai savoir ce que vous pensez de notre circuit: sfo sfo achat SFO SFO Yosemite yosemite yosemite -bodie tuttle creek campground las vegas zion zion Zion "Bryce Bryce capital reef Arches arches dead horse point" Canyonlands canyonlands et autres visites canyonlands et autres visites canyonland mexican hat monument valley monument valley page page bateau page anteloppe page anteloppe Grand canyon Grand canyon descente Plateau point Grand canyon ???? ca fait trop peut etre Grand canyon tucson tucson san diego san diego san diego lax visite lax visite universal LAX depart Voila, j'aimerai avoir votre avis sur ce circuit, et peut etre passer plus de temps dans les villes comme Tucson ou autres.
merci de votre aide precieuse. Le point Noir de ce circuit c'est Yosemite, car nous pensons faire pas mal de camping et en sachant que nous partons le 24/06/2009 retour le 21/07 (4 semaines).
Serge
nous sommes 2 familles a partir pour l'ouest des US en juin prochain, je souhaiterai savoir ce que vous pensez de notre circuit: sfo sfo achat SFO SFO Yosemite yosemite yosemite -bodie tuttle creek campground las vegas zion zion Zion "Bryce Bryce capital reef Arches arches dead horse point" Canyonlands canyonlands et autres visites canyonlands et autres visites canyonland mexican hat monument valley monument valley page page bateau page anteloppe page anteloppe Grand canyon Grand canyon descente Plateau point Grand canyon ???? ca fait trop peut etre Grand canyon tucson tucson san diego san diego san diego lax visite lax visite universal LAX depart Voila, j'aimerai avoir votre avis sur ce circuit, et peut etre passer plus de temps dans les villes comme Tucson ou autres.
merci de votre aide precieuse. Le point Noir de ce circuit c'est Yosemite, car nous pensons faire pas mal de camping et en sachant que nous partons le 24/06/2009 retour le 21/07 (4 semaines).
Serge
Hôtel Clair de Lune à Ambatoloaka (Nosy Be)? (Madagascar) English translation pending
Bonjour,
Du 18/10/2008 au 27/10 je n'arrive pas à me décider sur un lieu de résidence à Nosy Bé. Nous sommes 2, ma femme et moi, un couple de 60 ans.
Lorsque je lis les avis de clients il y a beaucoup de critiques négatives sur la majorité des hôtels...
Néanmoins j'ai repéré l' hotel clair de lune à Amboloaka... Un prix correct 46 euros + PDJ...
Ceux qui connaissent peuvent ils m'en dire plus???
Merci
Merci
Itinéraire de trois semaines à Madagascar? English translation pending
Bonjour à tous,
Je part trois semaines en octobre en solo à Mada. Je n'y ai jamais été donc je fait appel a vos connaissances.
Je cherche à établir un petit itinéraire (grossier, car j'aime pas trop prévoir à l'avance). Je sais que ce pays est grand et regorge de plein de merveilles et qu'il me faudra donc faire des choix. De toute façon, j'aime prendre mon temps quand je voyage et ne pas courir en permanence d'un endroit à l'autre.
Que me conseillez vous ? N'hésitez pas à me faire partager vos coup de coeurs, même les plus insolites (genre petit village paumé à l'écartd es circuits habituels...)
Je part trois semaines en octobre en solo à Mada. Je n'y ai jamais été donc je fait appel a vos connaissances.
Je cherche à établir un petit itinéraire (grossier, car j'aime pas trop prévoir à l'avance). Je sais que ce pays est grand et regorge de plein de merveilles et qu'il me faudra donc faire des choix. De toute façon, j'aime prendre mon temps quand je voyage et ne pas courir en permanence d'un endroit à l'autre.
Que me conseillez vous ? N'hésitez pas à me faire partager vos coup de coeurs, même les plus insolites (genre petit village paumé à l'écartd es circuits habituels...)
Circuit de vingt-quatre jours dans l'ouest des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Après un séjour mémorable dans l'Ouest des US en mai 2007, nous avons décidé d'y retourner en mai-juin 2009. Si la 1ère fois nous étions 3, cette fois ci nous serons 4. Nous allonc donc voyager avec des enfants en bas âge (5 ans et 1 ans 1/2).
Notre premier "périple" nous avait conduit en 24 jours de San Francisco à Las Vegas (via Big Sur - Los Angeles - San Diego - Anaheim - Las Vegas et la traditionnelle boucle des parcs nationaux (Grand Canyon, Monument Valley, Lake Powell, Bryce Canyon et Zion)).
En conservant notre format de 24 jours (en fait 3 semaine de location de voiture), cette fois-ci nous désirons capitaliser notre expérience sur la gestion du kilométrage (on se laisse vite aspirer par les grands espaces) et compléter notre premier voyage en privilégiant d'autres sites. Je vous soumet donc mon road-book. Vos avis seront évidement les bienvenues.
jour 1 (jeudi) : Arrivée à Albuquerque jour 2 (vendredi) : Albuquerque - Santa Fé, 102 KM, 1 h 02 ; Journée à Santa Fé jour 3 (samedi) : Santa Fé - Chimayo - Taos - Espanola, 196 km, 3 h 14 ; matinée à Chimayo, après-midi à Taos jour 4 (dimanche) : Espanola - Los Alamos - Albuquerque, 184 km, 3 h 11 ; journée à Bandelier NM jour 5 (lundi) : Albuquerque - Gallup, 244 km, 2 h 12 ; matin à Albuquerque (Petroglyph NM), après midi à Acoma Sky City jour 6 (mardi) : Gallup - Chinle - Shiprock, 283 km, 4 h 20 ; journée au canyon de Chelly NP jour 7 (mercredi) : Shiprock - Cortez - Durango, 140 km, 1 h 45 ; journée à Mesa Verde jour 8 (jeudi) : Durango - Monticello, 166 km, 1 h 57 ; journée à Silverton jour 9 (vendredi) : Monticello - Moab, 86 km ; journée à Canyonland - Logement dans un ranch jour 10 (samedi) : Moab = journée repos (cheval, canyonning) - Logement dans un ranch jour 11 (dimanche) : Moab, 40 km ; journée à Arches NP - Logement dans un ranch jour 12 (lundi) : Moab - Torrey, 249 km, 2 h 46 ; après midi à Capitol Reef jour 13 (mardi) : Torrey - Bolder - Bryce Canyon, 185 km, 2 h 51 ; route nationale 12, fin d'après midi à Bryce Canyon jour 14 (mercredi) : Bryce Canyon - Las Vegas, 420 km, 4 h 15 ; après midi farniente à Las Vegas jour 15 (jeudi) : Las Vegas ; journée shopping dans les outlets (croyez-moi ça vaut vraiment le coup). jour 16 (vendredi) : Las Vegas - Lone Pine, 384 km, 3 h 20 ; traversée de la vallée de la mort (avec des enfants on ne souhaite pas vraiment s'y attarder trop longtemps) jour 17 (samedi) : Lone Pine - South lake Tahoe, 376 km, 4 h 37 ; visite de Bodie (ville Fantôme) - Mono Lake jour 18 (dimanche) : South Lake Tahoe - South Lake Tahoe, 80 km, 1 h 00 ; journée au Lake Tahoe jour 19 (lundi) : South Lake Tahoe - Sacramento, 160 km, 2 h 00, journée à Sacramento jour 20 (mardi) : Sacramento - Napa - San Fransisco, 150 km, 1 h 45, Napa Valley jour 21 (mercredi) : San Fransisco ; Marin county, plage, Golden Gate (si le temps le permet of course) jour 22 (jeudi) : San Fransisco jour 23 (vendredi) : San Fransisco jour 24 (samedi) Départ de San Fransisco.
A vos plumes :-)
Après un séjour mémorable dans l'Ouest des US en mai 2007, nous avons décidé d'y retourner en mai-juin 2009. Si la 1ère fois nous étions 3, cette fois ci nous serons 4. Nous allonc donc voyager avec des enfants en bas âge (5 ans et 1 ans 1/2).
Notre premier "périple" nous avait conduit en 24 jours de San Francisco à Las Vegas (via Big Sur - Los Angeles - San Diego - Anaheim - Las Vegas et la traditionnelle boucle des parcs nationaux (Grand Canyon, Monument Valley, Lake Powell, Bryce Canyon et Zion)).
En conservant notre format de 24 jours (en fait 3 semaine de location de voiture), cette fois-ci nous désirons capitaliser notre expérience sur la gestion du kilométrage (on se laisse vite aspirer par les grands espaces) et compléter notre premier voyage en privilégiant d'autres sites. Je vous soumet donc mon road-book. Vos avis seront évidement les bienvenues.
jour 1 (jeudi) : Arrivée à Albuquerque jour 2 (vendredi) : Albuquerque - Santa Fé, 102 KM, 1 h 02 ; Journée à Santa Fé jour 3 (samedi) : Santa Fé - Chimayo - Taos - Espanola, 196 km, 3 h 14 ; matinée à Chimayo, après-midi à Taos jour 4 (dimanche) : Espanola - Los Alamos - Albuquerque, 184 km, 3 h 11 ; journée à Bandelier NM jour 5 (lundi) : Albuquerque - Gallup, 244 km, 2 h 12 ; matin à Albuquerque (Petroglyph NM), après midi à Acoma Sky City jour 6 (mardi) : Gallup - Chinle - Shiprock, 283 km, 4 h 20 ; journée au canyon de Chelly NP jour 7 (mercredi) : Shiprock - Cortez - Durango, 140 km, 1 h 45 ; journée à Mesa Verde jour 8 (jeudi) : Durango - Monticello, 166 km, 1 h 57 ; journée à Silverton jour 9 (vendredi) : Monticello - Moab, 86 km ; journée à Canyonland - Logement dans un ranch jour 10 (samedi) : Moab = journée repos (cheval, canyonning) - Logement dans un ranch jour 11 (dimanche) : Moab, 40 km ; journée à Arches NP - Logement dans un ranch jour 12 (lundi) : Moab - Torrey, 249 km, 2 h 46 ; après midi à Capitol Reef jour 13 (mardi) : Torrey - Bolder - Bryce Canyon, 185 km, 2 h 51 ; route nationale 12, fin d'après midi à Bryce Canyon jour 14 (mercredi) : Bryce Canyon - Las Vegas, 420 km, 4 h 15 ; après midi farniente à Las Vegas jour 15 (jeudi) : Las Vegas ; journée shopping dans les outlets (croyez-moi ça vaut vraiment le coup). jour 16 (vendredi) : Las Vegas - Lone Pine, 384 km, 3 h 20 ; traversée de la vallée de la mort (avec des enfants on ne souhaite pas vraiment s'y attarder trop longtemps) jour 17 (samedi) : Lone Pine - South lake Tahoe, 376 km, 4 h 37 ; visite de Bodie (ville Fantôme) - Mono Lake jour 18 (dimanche) : South Lake Tahoe - South Lake Tahoe, 80 km, 1 h 00 ; journée au Lake Tahoe jour 19 (lundi) : South Lake Tahoe - Sacramento, 160 km, 2 h 00, journée à Sacramento jour 20 (mardi) : Sacramento - Napa - San Fransisco, 150 km, 1 h 45, Napa Valley jour 21 (mercredi) : San Fransisco ; Marin county, plage, Golden Gate (si le temps le permet of course) jour 22 (jeudi) : San Fransisco jour 23 (vendredi) : San Fransisco jour 24 (samedi) Départ de San Fransisco.
A vos plumes :-)
Notre voyage de trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour
Nous partons le 29 août pour un voyage à traver les États-unis en direction de la Californie. Nous partons avec nos 4 enfants, Benjamin 10 ans, Mathieu 8 ans et Mika et Gaêl presque 4 ans. Nous partons de la rive-sud de Montréal.
Nous prévoyons arriver au Grand Canyon le 1er septembre pour une brève visite, ensuite direction Las Vegas pour 2 nuits avec visite du Hoover Dam en passant.
Ensuite direction San Diego pour une visite du zoo et des plages de Mission (3 nuits). Direction Anaheim pour une visite de Disneyland et des environs (4 nuits).
On remonte tranquillement la côte vers San Francisco pour 3 jours. Ensuite on va à Yosemite, visite des sequoia géants.
Retour en passant par Salt Lake City et Provo Utah et retour vers la maison.
Les enfants ont très hâte... pour nous c'est un warm-up avant un voyage en backpack en europe en famille.
Ca vous semble raisonnable... j'ai du réserver mes hotels d'avance parce qu'a 6 personnes, c'est plus difficile à loger à bon prix. C'est pas tellement mon habitude de tout régler d'avance mais bon... j'ai pas envie de passer mes vacances à trouver où rester non plus...
Martine qui compte les jours....
Nous partons le 29 août pour un voyage à traver les États-unis en direction de la Californie. Nous partons avec nos 4 enfants, Benjamin 10 ans, Mathieu 8 ans et Mika et Gaêl presque 4 ans. Nous partons de la rive-sud de Montréal.
Nous prévoyons arriver au Grand Canyon le 1er septembre pour une brève visite, ensuite direction Las Vegas pour 2 nuits avec visite du Hoover Dam en passant.
Ensuite direction San Diego pour une visite du zoo et des plages de Mission (3 nuits). Direction Anaheim pour une visite de Disneyland et des environs (4 nuits).
On remonte tranquillement la côte vers San Francisco pour 3 jours. Ensuite on va à Yosemite, visite des sequoia géants.
Retour en passant par Salt Lake City et Provo Utah et retour vers la maison.
Les enfants ont très hâte... pour nous c'est un warm-up avant un voyage en backpack en europe en famille.
Ca vous semble raisonnable... j'ai du réserver mes hotels d'avance parce qu'a 6 personnes, c'est plus difficile à loger à bon prix. C'est pas tellement mon habitude de tout régler d'avance mais bon... j'ai pas envie de passer mes vacances à trouver où rester non plus...
Martine qui compte les jours....
Voyage d'une semaine à Madagascar au départ de la capitale English translation pending
salut,
J'ai une semaine pour visiter un petit bout dans le Nord de Mada (je vais au Sud Ouest plus tard). Je pensais à l'ile Ste Marie avec les baleines. Ai je assez de temps? Que me conseillez vous? OU alors Diego??? JE suis ouverte à tout conseil. NB: j'ai prévu de voayger toute seule sauf si qq1 se retrouve dans le meme cas que moi aux memes dates (20-28 sept) Merci d'avance Celine
J'ai une semaine pour visiter un petit bout dans le Nord de Mada (je vais au Sud Ouest plus tard). Je pensais à l'ile Ste Marie avec les baleines. Ai je assez de temps? Que me conseillez vous? OU alors Diego??? JE suis ouverte à tout conseil. NB: j'ai prévu de voayger toute seule sauf si qq1 se retrouve dans le meme cas que moi aux memes dates (20-28 sept) Merci d'avance Celine
Détour à Las Vegas? English translation pending
Bonjour à tous,
Pour faire court à notre demande, nous souhaitons partir le 4 ou 5 août pour 17 jours moitié côte Ouest (5/8/08 au 14/08/08) et moitié côte Est (15/08/08 au 22/08/08). (Pou info, suite à un problème de dernière minutes hélàs nous étions incertains de pouvoir partir nous avons dû arrêté nos recherches d'ou notre resollication tardive).
Malgrès la hausse des billets depuis biensur on garde espoir on a trouvé en moins chère nous sommes à 1300e (avec Continental conseillé par des amis de ce forum) pour notre itinéraire.
5/08 au 8/08 Nous pensions attérir à SAN DIEGO rester 3 nuits (dot celle de notre arrivé à 20h) et 2 jours pour sea world, Zoo, coronado, island beach Ensuite direction LA via la côte environ 200 km donc tranquillement en une journée le temps de s'arrêter admirer le paysage quitte à prendre une chambre à Laguna(d'ailleurs on se demandait mais à partir d'ou nous pourrions nous baigner à température correct car d'après ce que nous avons lu l'eau est assez froide🙂). donc du 8/08 au 14/08 nous pensions prendre un hôtel excentré de LA avec une piscine découvrir de Santa monica, barbara à bervelly ills, hollywood etc.. jusqu"à santa Universale et autre parc, outlets, nous sommes en train de reagarder tout ça et viendrons vous consulter pour peaufiner ça😉
Mais notre problème est celui-ci le 14/08 au soir normalement il était prévu de voyager de nuit vers l'Est gains de temps oblige mais nous hésitons à faire un LA-NY ou allez deux jours plus tôt à Las vegas en avion interne (40e) ou en voiture (pour lequel nous attendons vos avis 😎) arriver en fin d'après midi le 13/08 par exemple profiter de la soirée de LV et le lendemain piscine et visite de quelques hotels et repartir de LAS VEGAS le soir vers 21h et arrivé le lendemain matin à New york pour lequel nous aavons réservé un appartement.
Le plus importants sont les billets sont à prendre rapidement le reste nous pourrons en reparler ici sur vos conseils Merci pour votre aide Hub
Pour faire court à notre demande, nous souhaitons partir le 4 ou 5 août pour 17 jours moitié côte Ouest (5/8/08 au 14/08/08) et moitié côte Est (15/08/08 au 22/08/08). (Pou info, suite à un problème de dernière minutes hélàs nous étions incertains de pouvoir partir nous avons dû arrêté nos recherches d'ou notre resollication tardive).
Malgrès la hausse des billets depuis biensur on garde espoir on a trouvé en moins chère nous sommes à 1300e (avec Continental conseillé par des amis de ce forum) pour notre itinéraire.
5/08 au 8/08 Nous pensions attérir à SAN DIEGO rester 3 nuits (dot celle de notre arrivé à 20h) et 2 jours pour sea world, Zoo, coronado, island beach Ensuite direction LA via la côte environ 200 km donc tranquillement en une journée le temps de s'arrêter admirer le paysage quitte à prendre une chambre à Laguna(d'ailleurs on se demandait mais à partir d'ou nous pourrions nous baigner à température correct car d'après ce que nous avons lu l'eau est assez froide🙂). donc du 8/08 au 14/08 nous pensions prendre un hôtel excentré de LA avec une piscine découvrir de Santa monica, barbara à bervelly ills, hollywood etc.. jusqu"à santa Universale et autre parc, outlets, nous sommes en train de reagarder tout ça et viendrons vous consulter pour peaufiner ça😉
Mais notre problème est celui-ci le 14/08 au soir normalement il était prévu de voyager de nuit vers l'Est gains de temps oblige mais nous hésitons à faire un LA-NY ou allez deux jours plus tôt à Las vegas en avion interne (40e) ou en voiture (pour lequel nous attendons vos avis 😎) arriver en fin d'après midi le 13/08 par exemple profiter de la soirée de LV et le lendemain piscine et visite de quelques hotels et repartir de LAS VEGAS le soir vers 21h et arrivé le lendemain matin à New york pour lequel nous aavons réservé un appartement.
Le plus importants sont les billets sont à prendre rapidement le reste nous pourrons en reparler ici sur vos conseils Merci pour votre aide Hub
Escales aux Etats-Unis English translation pending
Bonsoir,
Je suis actuellement à la recherche de vols pour Honolulu au départ de Paris, mais avec mon budget limité et après avoir éliminé certaines compagnies aérienne et certains aéroports comme Heathrow.
J'ai trouvé 2 choix de vols avec continental Airlines :
Option n° 1 : Billet sur le site de Go voyage à 1005 euros : Depart le 25/10/08 de Paris avec une escale à Newark arrivée à 12h05 (terminal C) pour repartir à 13h35 (du même terminal C) pour Honolulu.
Comme vous pouvez le voir le temps de correspondance est plus que court et ne me permettra pas d'attraper le vol pour Hnl.
Je me demande ( sans trop y croire...) si la compagnie Continental sera tenue de nous remettre sur le vol suivant à leurs frais ou serais-je tenue pour responsable de ne pas avoir acheté un billet avec une escale suffisamment longue ?
Il y-en aurait -il parmi vous qui prendrais ce risque avec tout le stress que cela impliquerait ???
Option n°2 : Billet sur le site de continental Airlines à 1446 euros : Arrivée le 25/10/08 à 16h30 sur Houston avec une correspondance le lendemain à 11h20.
Aurais-je le droit de quitter le terminal afin de prendre une chambre d'hôtel ?
Serais-je autoriser à récupérer mes bagages à Houston pour les enregistrer le 26 octobre (en sachant que les deux vols sont sur le même billet et que ce n'est pas un stop-over) Mais je suppose que les bagages seront étiquetés pour aller directement à Honolulu et que j'aurais la carte d'embarquement du second vol ( Newark-Honolulu) sur moi depuis Paris. Dans ce cas quelles seraient mes options?
Je suis perdue et ces recherches sont un vrai casse-tête !!!
Je n'ai jamais eu ces cas de figures.
La première fois que je suis allée aux usa j'ai pris un stop -over à Los Angeles pour reprendre un autre vol trois jours après.
La seconde fois, j'ai eu une escale de 3 heures à Lax et j'ai raté mon second vol (avec Delta) car le vol AF depuis Paris avait un peu de retard cumulé à plus 1h30 d'attente à l'immigration et pour finir une fouille complète de mes bagages par un douanier.
On m'a remis sur un vol AA qui partait 3h plus tard avec en prime des remarques de l'agent au comptoir d'Air France du type " Comment se fait-il que vous avez raté votre vol ?" " je ne comprends pas..." etc.
Je lui ai pourtant dit pour la longue file à l'immigration + la fouille... je lui assure que "je n'ai pas tapé un roupillon dans un coin du terminal"... J'ai eu le sentiment qu'il ne sentait pas obligé de me remettre sur un autre vol et m'a fait comprendre qu'il me rendait service. A la fin il m'a donné la prise en charge de mon nouveau vol avec un air hautain et moralisateur en me disant : " Ne le rater pas celui-ci ... hein !!!! " .
Je sais que mon message et plutôt long et complexe, mais tous vos témoignages et avis m'aideraient énormément. Merci beaucoup.
Je suis actuellement à la recherche de vols pour Honolulu au départ de Paris, mais avec mon budget limité et après avoir éliminé certaines compagnies aérienne et certains aéroports comme Heathrow.
J'ai trouvé 2 choix de vols avec continental Airlines :
Option n° 1 : Billet sur le site de Go voyage à 1005 euros : Depart le 25/10/08 de Paris avec une escale à Newark arrivée à 12h05 (terminal C) pour repartir à 13h35 (du même terminal C) pour Honolulu.
Comme vous pouvez le voir le temps de correspondance est plus que court et ne me permettra pas d'attraper le vol pour Hnl.
Je me demande ( sans trop y croire...) si la compagnie Continental sera tenue de nous remettre sur le vol suivant à leurs frais ou serais-je tenue pour responsable de ne pas avoir acheté un billet avec une escale suffisamment longue ?
Il y-en aurait -il parmi vous qui prendrais ce risque avec tout le stress que cela impliquerait ???
Option n°2 : Billet sur le site de continental Airlines à 1446 euros : Arrivée le 25/10/08 à 16h30 sur Houston avec une correspondance le lendemain à 11h20.
Aurais-je le droit de quitter le terminal afin de prendre une chambre d'hôtel ?
Serais-je autoriser à récupérer mes bagages à Houston pour les enregistrer le 26 octobre (en sachant que les deux vols sont sur le même billet et que ce n'est pas un stop-over) Mais je suppose que les bagages seront étiquetés pour aller directement à Honolulu et que j'aurais la carte d'embarquement du second vol ( Newark-Honolulu) sur moi depuis Paris. Dans ce cas quelles seraient mes options?
Je suis perdue et ces recherches sont un vrai casse-tête !!!
Je n'ai jamais eu ces cas de figures.
La première fois que je suis allée aux usa j'ai pris un stop -over à Los Angeles pour reprendre un autre vol trois jours après.
La seconde fois, j'ai eu une escale de 3 heures à Lax et j'ai raté mon second vol (avec Delta) car le vol AF depuis Paris avait un peu de retard cumulé à plus 1h30 d'attente à l'immigration et pour finir une fouille complète de mes bagages par un douanier.
On m'a remis sur un vol AA qui partait 3h plus tard avec en prime des remarques de l'agent au comptoir d'Air France du type " Comment se fait-il que vous avez raté votre vol ?" " je ne comprends pas..." etc.
Je lui ai pourtant dit pour la longue file à l'immigration + la fouille... je lui assure que "je n'ai pas tapé un roupillon dans un coin du terminal"... J'ai eu le sentiment qu'il ne sentait pas obligé de me remettre sur un autre vol et m'a fait comprendre qu'il me rendait service. A la fin il m'a donné la prise en charge de mon nouveau vol avec un air hautain et moralisateur en me disant : " Ne le rater pas celui-ci ... hein !!!! " .
Je sais que mon message et plutôt long et complexe, mais tous vos témoignages et avis m'aideraient énormément. Merci beaucoup.
Acheter un billet d'avion au Mexique avec un départ de la France? English translation pending
Bonjour à tous, j'ai vu qu'il y avait beaucoup d'informations sur ce site et je me suis inscrit en esperant que quelqu'un puisse m'aider:
Voila ma situation: Ma copine est Mexicaine et moi Français, je pars lui rendre visite du 8 Août 2008 au 25 Août 2008 en Basse Californie à La Paz au départ de Lyon (France)🙂
Ma question est: Est-ce possible que ma copine m'achète mon billet d'avion aller-retour au Mexique, sachant que le départ se fait à Lyon en France?
Si Oui, puis-je retirer mes billet electroniques à l'aéroport de Lyon et avec quel Papiers?
J'ai entendu dire que pour retirer des billet electroniques il fallait présenter la carte bleue avec laquelle on a acheter les billets au comptoir d'enregistrement des baggages de l'aéroport??est-ce vrai??
En Esperant avoir de l'aide, toutes les infos sont les bienvenues, vos expériences personnelles, tout ce qui peut m'aider dans ma démarche, Merci d'avance, cordialement.
GeoJ...
Voila ma situation: Ma copine est Mexicaine et moi Français, je pars lui rendre visite du 8 Août 2008 au 25 Août 2008 en Basse Californie à La Paz au départ de Lyon (France)🙂
Ma question est: Est-ce possible que ma copine m'achète mon billet d'avion aller-retour au Mexique, sachant que le départ se fait à Lyon en France?
Si Oui, puis-je retirer mes billet electroniques à l'aéroport de Lyon et avec quel Papiers?
J'ai entendu dire que pour retirer des billet electroniques il fallait présenter la carte bleue avec laquelle on a acheter les billets au comptoir d'enregistrement des baggages de l'aéroport??est-ce vrai??
En Esperant avoir de l'aide, toutes les infos sont les bienvenues, vos expériences personnelles, tout ce qui peut m'aider dans ma démarche, Merci d'avance, cordialement.
GeoJ...
Madagascar: hébergement à Ramena? English translation pending
Je recherche des infos sur Ramena.
Est ce la destination super touristique ou peut on être un peu tranquille.
Connaissez vous des plans hébergement à Ramena plutot petit budget?
Quel est l'ordre de prix?
Comment rejoindre Ramena de Diego
Juste pour rire: qui va à l'ouest des Etats-Unis en septembre? English translation pending
Parce que j'ai quand même l'impression qu'on va être beaucoup ...
Donc moi ça fait 1
Donc moi ça fait 1
Expérience touristique dans l'Ouest américain English translation pending
Arrivée depuis peu sur ce forum, je dévore carnets de voyages et discussions, étanchant une soif dont j'ignorais jusqu'alors l'intensité.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)
Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages
Les racines d'un sequoia déraciné


L'intérieur d'un arbre mort


Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.
Le golden Gate Bridge, évidemment
Contraste...

Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Je suis une grande voyageuse… quasi uniquement via les livres, internet et les rêves. Dans la vraie vie, je suis un peu clouée au sol de mon patelin pour de nombreuses raisons qui, je l'espère, ne résisteront pas à ma volonté de faire changer les choses.
Je n'ai pas beaucoup voyagé (même si tout est relatif) et je ne crois pas avoir grand-chose d'intéressant à raconter, mais je voudrais quand même ajouter ma pierre à l'édifice, apporter ma petite contribution à ce site si riche. Du coup je viens y narrer mon dernier voyage : un circuit organisé - des plus touristiques - dans l'ouest américain. Apparemment, à ce que j'ai pu lire, ce genre de voyage n'a guère la cote auprès des habitués de ce forum, férus d'aventure et mettant très fort l'accent sur la différence entre le "touriste" et le "voyageur". Pour ma part, j'y ai trouvé des intérêts divers, ce fut une expérience enrichissante, même si je ne pense pas la renouveler de sitôt.
Donc voilà : J'avais en projet depuis longtemps de partir à la découverte de l'ouest américain. Je pensais que c'était un des coins les plus beaux de la Terre (alors que je ne savais pas grand-chose dessus finalement), je suis fascinée par les indiens depuis toujours, j'aime les grands espaces et j'aspirais à trouver là-bas un panel de paysages suffisamment variés et grandioses pour me rassasier d'horizon, de beauté et de nature pour longtemps, au moins le temps de patienter avant de pouvoir repartir ailleurs…
Donc me voilà avec mon idée, une occasion à célébrer : nos dix ans de mariage, et, par chance, un peu d'argent en poche (3000 euros) : des droits d'auteurs gagnés en marge de nos ressources habituelles et donc non comptés dans le budget familial d'ordinaire assez serré. Mon désir premier était de louer une voiture et d'arpenter les parcs nationaux sac au dos, en campant. Mais l'organisation m'est apparue après recherches assez délicate : nous avons des enfants à faire garder (4), mon mari a peu de congés et il aurait fallu, pour voir tout ce que je voulais, partir au moins 3 semaines/un mois, et encore… Bref. Donc grosse frustration de ma part. Je suis assez inapte aux concessions et déteste faire des choix par défaut... Et puis au milieu de mes tergiversations, arrive dans la boîte aux lettres une pub Voyages Carrefour que j'entrevois à la seconde où je balance tout à la poubelle, avec une promotion sur un circuit de 10 jours "découverte de l'ouest américain" à 1500 euros par personne, tout compris. Je fais souvent confiance aux petits signes de la vie, alors d'emblée je me dis : "Ma foi, pourquoi pas ?!" et je fonce… Je paye les arrhes, fais refaire mon passeport, mon mari fait faire le sien, on s'organise, et fin octobre 2007 : on part.
Me voilà donc, moi la solitaire, la sociophobe, amoureuse du silence et de la liberté (dans le sens : pouvoir faire mes propres choix et suivre mes impulsions, mon mari n'étant jamais un obstacle à mes désidératas), immergée dans un groupe de 37 personnes de tous genres, tous styles, opiniâtrement accrochées à leur place dans le bus et soucieuses du respect scrupuleux du programme du voyage, qu'ils transportent avec eux en permanence, bien à l'abri sous une pochette plastique.
Le départ
Nous partons à Paris la veille du départ. Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : bouillonnant d'enthousiasme et d'impatience. On n'est pas partis tous les deux depuis tellement longtemps ! On n'est jamais partis plus loin que la Norvège ensemble, et ça remonte à 1994, au temps du lycée... Ce voyage est une première. On se regarde souvent et on rigole comme des gosses.
Comme il est pressé de se mettre dans l'ambiance US, mon mari me propose de faire un détour à EuroDisney. Je ne raffole pas de l'idée : je n'aime par particulièrement cet endroit, et si je vais aux US, il est clair pour moi que ce n'est pas pour l'ambiance et les us et coutumes locales auxquelles j'ai déjà eu l'occasion de goûter et qui m'indiffèrent plus qu'autre chose. J'y vais pour les paysages.
Mais je ne veux pas gâcher notre bonne humeur en faisant la difficile, alors on se retrouve au milieu de groupes de touristes enjoués (comme nous !), des lumières multicolores et d'une ritournelle guillerette qui me file d'emblée mal au crâne, à chercher un endroit où grignoter quelque chose. Il jette son dévolu sur un restau de style country, celui-là même où on avait bu une bière la dernière fois qu'on est venus ici, il y a quoi… 12 ans ? Le menu me rebute d'emblée. Du gras, du sucré… J'aurais préféré du poulet tandoori. Mais bon, allons, je penche pour du chili et un bon vieux coca. Allons-y pour se mettre dans l'ambiance sans rechigner !! J'espérais au moins un fond musical en rapport avec le thème du restau, des petits airs country dansants, mais non, j'ai droit à un "Show" sur le thème d'Halloween, avec ricanements de sorcières et numéros de cirque sur fond de toiles d'araignées. Je prends le parti d'en rire même si, au fond, j'ai envie de prendre mes jambes à mon cou pour goûter au calme cet exquis temps d'attente qui précède le départ…
J'arrive adroitement à abréger la soirée, plaidant le fait qu'on doit se lever à 5 h, qu'il est tard, blablabla. On roule jusqu'à l'hôtel. On se gare, on monte à la réception et on attend des plombes : un bus a dû arriver avant nous et c'est blindé de mecs qui attendent leur clé en scotchant devant un match de foot (ou de rugby) en buvant de la bière. Et puis finalement c'est à nous. La nana nous cherche dans l'ordi, et nous trouve pas… On se mare : on s'est plantés d'hôtel… Le notre, de la même chaine, est une dizaine de bornes plus loin. Ca, j'aime. Donc on repart, et on finit par trouver notre lit.
Le lendemain, à l'aéroport, autre anecdote: la machine qui valide notre enregistrement (aucun être humain à l'horizon, mais vu le prix de notre voyage, pourrais-je m'en plaindre ?) refuse d'accréditer mon billet. De nombreuses femmes sont dans mon cas. On doit être du même groupe. Ca râle, ça vocifère, ça s'agite. Moi je me mare intérieurement. J'attends. Les choses vont forcément s'arranger, et même si on rate notre avion, il y en aura bien un autre… et si celui-ci se scratche on sera bien content d'avoir été retardés. Bref.
Un être humain, finalement, arrive, une hôtesse très jolie et sophistiquée, mais guère souriante. Elle ouvre le dos de la machine pour lui imposer sa volonté. Il parait qu'un incompétent de l'agence de voyage a fait une balourdise avec les noms de jeunes filles des femmes mariées, et que c'est à cause de ça que ça coince. On nous réenregistre donc manuellement, et ça prend des plombes. Comme les bonnes femmes n'en peuvent plus d'indignation et s'étouffent d'impatience, je les laisse passer devant moi en leur adressant mon plus beau sourire. Mieux, j'essaie d'orienter le sujet sur ce qu'on va voir, là-bas… Mais curieusement ça ne semble pas les passionner.
Finalement, tout s'enchaine bien : j'obtiens mon billet, et nous attendons tranquillement le départ : je fais le plein de bouquins et de thé avant le décollage. J'aime les aéroports : on y croise tellement de gens différents ! Je tape la discute avec un jeune type qui doit avoir mon âge et m'apostrophe en me voyant feuilleter un bouquin d'Amélie Nothomb (il est fan, moi aussi…). Il me raconte qu'il part pour Shanghai… Il est plutôt beau garçon et a l'air très gentil. Je croise des femmes en saris, des groupes de japonais, des hommes seuls à la barbe hirsute, avec des marques de bronzage aux bras et sur les mollets, portant un sac à dos crasseux. Voilà à quoi j'aimerais ressembler… si j'étais un homme célibataire !… J'imagine leur histoire, leur périple. N'est-ce pas extraordinaire, tous ces gens qui se croisent, arrivent et partent dans tous les coins du monde ?…
Nous discutons un peu avec un couple assez atypique : ils sont très grands tous les deux, ont l'air jeune (ils ont quarante ans), un peu "out" mais souriant. Lui plutôt dégarni, elle avec une masse de cheveux… naturellement et étrangement... totalement blancs. Comme moi, elle n'a pas réussi à enregistrer son billet, et une hôtesse le lui a carrément déchiré en lui disant que comme ça il était certain qu'on lui en referait un. C'est d'un prosaïsme !! Ils sont un peu inquiets mais prennent ça avec bonne humeur. Ils s'appellent Gilles et Nathalie, et vont faire le même circuit que nous…
Le voyage en avion est une attraction. Le moment du décollage est toujours un moment fort : nous quittons le sol français… Le retrouvera-t-on ?
Je prends sur moi pour me forcer à respirer le plus calmement possible. Je suis claustrophobe à mes heures et il me faut une dose phénoménale de volonté pour ne pas céder à l'angoisse : je donnerais cher pour qu'on puisse ne serait-ce qu'ouvrir une fenêtre… Etre enfermée dans cette boîte en fer, si haut, avec la perspective d'y rester coincée onze heures n'est pas pour me réjouir. J'essaie de penser à autre chose, imagine les enfants qui, de la terre, la tête renversée en arrière, montrent du doigt cet étrange oiseau blanc qui étincelle, là-haut dans le ciel, en disant à leur mère, comme le ferait mon petit dernier " Oh !! Un n'ayon… !!"
Correspondance à Londres. Nous avons une heure pour changer d'avion, cause retard du premier. Alors, avec mon mari, on ne cherche pas à comprendre : on court. On dépasse des membres du groupe qui rigolent en disant que "ils seront bien obligés de nous attendre". Moi, dans ma petite tête de voyageuse inexpérimentée, je ne suis pas certaine qu'on retarde un Boeing 747 pour trois clampins en retard, alors on continue de courir comme des fous. J'étouffe à moitié de rire en galopant… C'est super grisant. Lorsque je suis partie à Lillehammer, il y a 14 ans maintenant, le train qui m'amenait à Paris s'est arrêté deux heures sur la voie et je suis arrivée à l'aéroport à l'heure pile du décollage théorique : je cavalais exactement de la même façon, sur les tapis roulants, trainant ma valise jusqu'à la porte d'embarquement, sans m'enregistrer ni montrer mon passeport ni rien (suis surprise, en y repensant, que la sécurité ne m'aie pas sauté dessus d'ailleurs…).
Dans l'avion, je cherche des yeux les cheveux blancs de Nathalie : Ni Gilles ni elle ne sont là… J'espère qu'ils nous rejoindront sans encombre.
Décollage. J'ai hérité d'une place au centre de l'avion, loin des hublots. Frustration intense : moi je ne vois rien et les trois quarts de ceux qui ont un hublot ont fermé leur volet pour pouvoir dormir ou regarder un film à l'aise !… La rage !! Du coup je quitte ma place et squatte le hublot près des toilettes, avec un autre couple de jeunes, dont le mec a un énorme appareil photo. On profite de la vue chacun son tour, en se souriant. On s'extasie. Il fait un temps superbe. Nous survolons le Groenland… C'est une grande émotion pour moi.

Le reste du temps, j'écoute les gens parler. On dirait qu'ils ne se rendent pas compte qu'ils sont à 10 km du sol, qu'ils se fichent de l'endroit qu'ils survolent. Peut-être ont-ils l'habitude ? Moi je raffole de cette sensation d'être perdue dans le ciel, quelque part au-dessus d'un endroit de la Terre que je ne connais pas et que je ne pourrais même pas situer précisément sur une carte : j'ignore où je suis, j'ignore quelle heure il est… Plus de repères spatio-temporels : c'est grisant, jubilatoire !!
Mon mari n'est pas à côté de moi (faute au problème d'enregistrement), il est entre deux dames qui lui font la conversation. Je préfère que ce soit lui que moi ! Pour me ré imprégner un peu de l'anglais, je regarde "Brokeback Mountain" en vo.
Arrive l'Amérique. Le temps toujours magnifique nous permet de profiter amplement de la vue : nous survolons le plateau du Colorado, des Canyons, Las Vegas… Ces couleurs !! C'est magnifique ! La terre est rouge et ridée comme une peau de vieille femme indienne !
Arrivée à Los Angeles
Nous atterrissons à Los Angeles. Le soleil me parait étrange, nimbé d'un halo indéfinissable. Il est 16h et pourtant l'ambiance est crépusculaire : ce sont les incendies qui font rage depuis plusieurs jours déjà. La fumée obstrue l'horizon et ternit le ciel.
Notre guide nous attend. Drôle de gars !! Un grand type extrêmement maigre, avec des cheveux longs et gris, qui a l'air de fumer beaucoup trop. Il mâchouille un chewing-gum en tenant nonchalamment son écriteau… Celui-là, je sens qu'il va me plaire, et ce d'autant plus que mes collègues touristes le regardent d'emblée d'un œil suspicieux.
Certains de nos comparses du groupe (qu'on a commencé à repérer à l'enregistrement et dans l'avion) n'ont pas leurs bagages, qui arriveront avec de la chance lors du prochain vol. Ca râle un max, ça panique ("Mais comment je vais faire sans mon pyjama et ma trousse de toilette ?"). On attend qu'un maximum de monde retrouve sa valise, en s'observant les uns les autres. Certaines affinités apparentes (comme l'âge, tout bêtement) ont créé des petits groupes au milieu de notre troupeau. Mon homme est un animal particulièrement sociable, qui discute avec tous ceux qui croisent son regard. De temps en temps, il revient vers moi pour me prouver qu'il n'oublie pas que je suis là, à l'écart, droite comme un piquet, à observer avec attention la diversité des gens qui passent près de nous… Il me montre, hilare, le gobelet d'un demi-litre de café clair qu'il vient d'acheter, et me décrit avec enthousiasme les aliments qu'il a aperçu derrière la vitrine. L'aéroport entier sent le graillon.
Notre guide – de son prénom : Robert - nous sort de l'aéroport : la chaleur nous tombe dessus. C'est un choc délicieux. Elle est loin, la grisaille d'octobre !! Soudain Robert est pris d'un coup de sang brutal : il bondit et se met à courir comme un dératé derrière un minibus. Ce dernier finit par s'arrêter et on grimpe tous dedans en entassant les valises. On roule à travers la ville. C'est… une ville… américaine… Pas grand-chose à en dire. J'aime pas les villes en général, celle-là ne n'inspire pas plus que les autres. La végétation, seule, m'enthousiasme : des palmiers immenses, des bougainvilliers magnifiques, des lantanas énormes…
Notre hôtel est des plus banals. Robert fait l'appel et nous distribue les clés. Lorsque nous entrons dans notre chambre, nous trouvons tout sans dessus dessous : on dirait qu'un ouragan est passé par là. Les draps du lit sont en vrac, tout traîne par terre… J'imagine fugacement avec quel entrain un couple a dû s'envoyer en l'air pour mettre un tel bazar…
Bref. Donc notre chambre a été nettoyée par une femme de type mexicain, en tablier, qui nous a fait de charmants sourires.
Et puis notre guide nous a conseillé de rester à l'hôtel et d'aller nous coucher tard, cause décalage horaire. Pincez-moi je rêve. Rester à l'hôtel ? Il est fou lui ou quoi ? Apparemment pas tant que ça, vu que c'est ce que tous les membres du groupe ont décidé de faire… sauf nous. Pourtant on n'est pas les plus jeunes.
On saute dans un taxi qui attend devant le Mac Do du coin. On ne sait pas trop où aller, alors on lui dit simplement "We wanna go to the beach, please" et on s'en remet à lui. Au moment de quitter la rue, on a un sursaut d'angoisse : on n'a aucun papier sur nous qui nous aurait permis de retrouver l'hôtel… Pas malin… Heureusement, le chauffeur a repéré l'endroit et nous donne l'adresse.
Le taxi nous dépose à Manhattan Beach. Le soleil a un drôle d'air, perdu dans la fumée lointaine. Cet endroit est bizarre, indéfinissable : le bord de plage est inhabituel, des maisons petites et collées les unes contre les autres, très moches, emmêlées dans les câbles électriques, font face au front de mer. Tout semble construit à la va-vite. Ca ne paye vraiment pas de mine.

Pour moi, l'intérêt de la balade est que nous voilà tous les deux au bord de l'océan Pacifique, pour la première fois. Je fais un zoom arrière mental sur la Terre pour bien visualiser où nous sommes. J'essaie de visualiser la distance qui me sépare de mes enfants, qui doivent dormir profondément à l'instant où j'y pense. Je suis si loin d'eux, et pourtant à l'échelle rien que du système solaire, nous sommes quasi au même endroit… Le temps, l'espace, sont vraiment de drôles de notions, tellement relatives…
Nous marchons sur une jetée au bout de laquelle des hommes de type asiatique pêchent en buvant des cannettes de soda. Il y a des surfeurs dans l'eau, en combinaisons, des mecs musclés et de jolies blondes en lycra qui courent ou qui font du roller. On se croirait dans une série télé, c'est trop bizarre.

Je ne suis pas à l'aise. J'ai mal au ventre, et je réalise avec stupéfaction que j'ai peur. Je ne sais pas pourquoi. J'ai peur et je déteste ça. Néanmoins je ne veux pas céder à cet état d'âme, et on prend le temps de se balader. On s'envoie même une énorme glace (qu'elles sont bonnes, les glaces américaines !) pleine de tout un tas de friandises. Une bombe calorique j'imagine, ça doit être l'enfer ici pour les californiennes qui veulent garder la ligne !!
Retour à l'hôtel par un chemin deux fois plus long qu'à l'aller : le chauffeur du taxi a voulu faire son beurre. Du coup je fais la grosse naïve (je fais ça très bien) et ne paye que ce qui est marqué sur le compteur, sans ajouter de pourboire. Il s'énerve un peu. "Quoi ? Moi pas comprendre… Désolée…" Et on file.
Mon mari veut prendre un café, on ne tient plus debout, on est saoulés de fatigue. On s'est levés à 5 h, on a pris 9 heures de décalage horaire dans la tête : pour nous il est 6h du mat, cela fait pratiquement 24 heures qu'on n'a pas fermé l'œil. On passe au Mac Do à côté de l'hôtel pour y acheter un café : damned ! Tous les membres du groupe sont là, attablés devant des menus maxi best of et des cocas. Il ne manquait que nous! Nous... et Gilles et Nathalie qui sont restés je ne sais où…
Premier jour : Los Angeles
Le lendemain matin, nous faisons la queue au buffet pour déjeuner. Des drôles de trucs, tous très gras et très sucrés. On goûte à tout en rigolant et en suçant soigneusement nos doigts poisseux. Nous retrouvons avec soulagement Gilles et Nathalie : ils ont eu des soucis à cause du billet déchiré et sont arrivés à 3h dans la nuit par le vol d'après le nôtre. Qui plus est, il leur manque une valise, celle de Gilles. Ils prennent cela en souriant, sans râler. Je sens qu'ils vont me plaire, eux aussi !!
Notre bus arrive. Robert nous explique que le chauffeur est arménien. Il ajoute que les arméniens sont des bourreaux de travail et qu'ici, en Californie, ils sont pratiquement plus nombreux que dans leur pays. Beaucoup vivent entre eux au point que certains ne parlent pas anglais alors qu'ils sont nés sur le sol américain. Leaven est attachant. Il amuse la galerie en déblatérant les chapelets d'injures françaises que lui a appris Robert… Toujours souriant, gentil et prévenant, il est aussi calme et pondéré que Robert est speed et nerveux : tous les deux forment un drôle de tandem. Un soir, Leaven nous a offert un coup à boire et, quelque peu éméché, nous a longuement parlé de sa femme et de son fils, morts tous les deux, de sa souffrance et sa solitude qui le rendent " krrrazy !!". Robert écoute, mais ne dit rien. J'aimerais bien en savoir un peu plus sur lui, mais je n'ose rien demander.
Nous quittons donc l'hôtel : nous montons dans le bus et nous installons au fond, comme de vrais "jeunes", devant Gilles et Nathalie. On ignorait, en prenant place, que ces sièges nous seraient, de fait, tacitement attribués jusqu'à la fin du voyage… Robert ironise là-dessus, en nous disant qu'il a déjà eu des petits pépés qui se sont cognés dessus pour une histoire de places. Peut-être, sous couvert de nous raconter une anecdote, anticipe-t-il ce genre de dérapage en mettant le groupe au parfum d'emblée. Il ajoute, la voix tremblante "En plus, ils ont fait ça à Monument Valley… c'est complètement insensé… sur la terre sacrée des indiens… ".
Nous sommes sensés aller visiter la ville. Tout le monde a l'air de bonne humeur et est pressé de commencer à s'en mettre plein la vue. Or, au bout de quelques kilomètres, se met à flotter dans l'air une drôle d'odeurs de caoutchouc brûlé… Et on commence à trouver louche la fumée qui sort du bus, juste sous nos pieds. On s'arrête. Leaven descend et va verser une bouteille d'eau là où ça fume… On repart… On s'arrête à nouveau… il va remplir un seau dans un cours d'eau vaseux et le verse à nouveau sur la fumée. Ca fait un gros "Pchhhh" plein de vapeur… on re-re-roule… on fait du 2 à l'heure. Robert explique qu'il y a un soucis mais qu'il voudrait arriver au moins au bord de la mer pour qu'on puisse faire quelque chose pendant la réparation. On avance à coups de dizaines de mètres, en s'arrêtant tout le temps (je suis sûre qu'on aurait été plus vite à pieds…) et finalement le bus s'arrête près de Venice beach. Robert s'énerve au téléphone, il a des mouvements nerveux, il tire comme un forcené sur un truc qui ressemble fort à un pétard.
Il nous explique que le bus va être réparé sur place (par des collègues de Leaven, arméniens eux aussi) et nous emmène sur la plage. Ca ne ressemble pas aux plages de chez nous. Bon, il y a le sable, les palmiers, mais aussi une vue sur une usine hideuse, tout près, et puis tout semble crasseux. Il y a des graffitis sur les troncs d'arbres, sur les murs, par terre. Les petites boutiques de souvenirs, de tee-shirts, de casquettes, s'alignent en enfilade face à la plage. Elles ressemblent à des stands de kermesse. Un jeune noir avec des rastas et des fringues aux couleurs de la Jamaïque se promène en haranguant les passants. J'aimerais bien savoir de quoi il parle mais je ne comprends pas grand-chose à ce qu'il dit, on dirait un mélange de plusieurs langues, et il parle à toute allure... Il a l'air un peu frappé, mais sympathique. En tout cas il en a, des choses à dire ! Il ne tarit pas une seconde…
Nous avons attendu plus de trois heures et demie que le bus soit prêt à repartir : on a donc eu le temps d'arpenter les lieux. Gilles et Nathalie en ont profité pour acheter quelques fringues pour que Gilles puisse se changer si sa valise met du temps à nous retrouver.
Les meilleures choses sont souvent les plus simples. Je marche dans l'eau du pacifique au milieu de petits oiseaux blancs très vifs qui picorent je ne sais quoi dans le sable. Je leur fais peur parfois pour qu'ils se sauvent et ris comme une gamine. Comme quand j'étais petite, j'écris mon prénom dans le sable en attendant qu'une vague vienne l'effacer, en pensant que c'est comme ça, la vie : on existe, et puis très vite notre nom est oublié…
On découvre un poste de secours : on se croirait vraiment dans "Alerte à Malibu", on s'attendrait presque à voir débouler Pamela Anderson ! L'attraction a d'ailleurs un succès certain et des filles du groupe se font prendre en photo pendues au bras d'un charmant sauveteur imberbe aussi musclé que bronzé.

Les collègues de Leaven mettront trois heures à nous trouver, et 20 minutes à réparer le bus. Certains membres du groupe ne cachent pas leur agacement.
Finalement on aura quand même le temps d'aller marcher sur la "fame avenue", au milieu des étoiles imprimées sur le trottoir. Je mettrais même mes mains dans l'empreinte de celles de Meryl Streep, avec une pensée émue pour "Sur la route de Madison"…
Mis à part le théâtre, cette rue n'a rien d'exceptionnel, et ressemble à n'importe quelle rue d'ailleurs… Je commence à comprendre pourquoi les étrangers aiment tellement Paris : quelle classe, à côté de ce que je vois ici !…
Las Vegas
Direction La Vegas. Le paysage défile. J'aime ce temps de voyage : je passerai des heures dans ce bus à ne rien faire d'autre que me remplir les yeux de la vue, presque sans penser. Juste regarder, et apprécier le temps qui s'écoule si lentement, pour une fois !… Cela m'avait fait cet effet-là au Maroc, dans la vallée du Draa. Je regrettais juste qu'il y ait la clim, car j'aurais aimé être écrasée par la chaleur qui rayonnait du paysage… Rouler, rouler, et me remplir de l'instant, jusqu'à en être saoule.
Robert est un très bon guide, il aime ce qu'il fait et le fait bien. Il est dithyrambique et passionnant. Il nous parle de son pays d'adoption (il est ici depuis 23 ans) avec beaucoup de chaleur et d'enthousiasme. De temps en temps il s'arrête et se grille un pétard. Les gens du groupe gloussent en voyant ça, et se chuchotent des trucs avec des airs de conspirateurs. C'est dingue… Il vient souvent au fond du bus pour parler avec nous. Il nous explique, au passage, qu'il se fait prescrire son herbe en traitement de son hyperactivité. Ca m'étonne pas !… J'aime bien l'odeur, et puis ça me rappelle des souvenirs…
Nous arrivons à Las Vegas de nuit. Ca brille de partout. On loge au "four queens", un hôtel immense à la façade couverte de petites lampes colorées et clignotantes comme celles des fêtes foraines, avec des milliers de chambres (je ne me souviens plus combien). On traverse les salles de jeux pour accéder aux ascenseurs. Il y en a des dizaines, ainsi que des couloirs à n'en plus finir. C'est ahurissant. Des gens de tous les styles sont pendus aux machines à sous : des jeunes, des vieux, des bien fringués, des "craspouilles". Tous ont l'air fasciné, parfois blasé. Certains ont l'air de franchement s'ennuyer. Je les comprends. Je m'ennuierais à mourir si on me demandait de tirer le levier d'un de ces trucs. Il faudrait me payer cher pour que je perde ne serait-ce qu'une minute à ce genre de chose. Même pas envie de m'y frotter "juste pour dire que je l'ai fait".
Robert nous fait visiter la ville. On se promène dans des hôtels : le Bellagio, avec un jardin intérieur superbe, créé par un artiste dont j'ai oublié le nom, le Venezian avec sa place Saint Marc miniature, ses gondoles naviguant sur une eau bleu turquoise empestant le chlore, menés par des gondoliers poussant la chansonnette pour des couples de touristes hilares. Le plafond est un grand ciel bleu peint très réaliste, la lumière reproduit celle du jour. C'est complètement… irréel... Qui plus est je perçois tout à travers un voile opaque de fatigue et un mal de crane lancinant. Ca ressemble à un rêve, c'est fantasmagorique… Les boutiques de luxe se succèdent. Des touristes du monde entier se promènent là, qui la tête en l'air, qui se prenant en photo sur le pont des soupirs, sur fond sonore du "fantôme de l'opéra". C'est trop pour moi. Je suis littéralement épuisée et complètement hermétique à tout ça. Il y a trop de bruit, trop de monde, trop d'attractions, trop de clinquant. Ma tête cogne abominablement. L'attraction du volcan-fontaine cracheur de feu est le comble du kitsch. Je m'endors même, assise sur le bord du trottoir, la tête appuyée contre un tronc d'eucalyptus, pendant que tout le monde s'exclame et filme l'événement. Robert fume, un peu en retrait. Je parle un peu avec lui de ses peintures : pendant la saison morte, il est artiste peintre et expose dans des galeries. Il me fait beaucoup penser à mon grand-père, qui peignait lui aussi, en plus loufoque. J'aime ses réactions vives, la façon dont il joue la provoc en apostrophant les membres du groupe, mi figue-mi raison, avant de s'éclaffer. C'est un artiste, un passionné… Il me plait bien, ce type !!

Ultime attraction : à minuit, toutes les lumières de la rue de notre hôtel s'éteignent brusquement et l'écran géant de plusieurs centaines de mètres qui la couvre sur toute sa longueur diffuse un spot vidéo bruyant et laid d'une vingtaine de minutes. Mon mari est épaté. Moi très lasse, complètement vidée.
Dans cet hôtel immense, perdue au milieu des couloirs qui n'en finissent pas, en cherchant le numéro de ma chambre sur des dizaines de portes semblables, je sens la claustrophobie m'oppresser. Je suis montée me coucher seule : mon mari n'a pas résisté à l'appel du jeu, et n'imagine pas quitter Las Vegas sans avoir tenté sa chance. Il passera une bonne heure à jouer 20 $ en pièces d'1 ct… Il reviendra bredouille, mais content (il est toujours content !). Moi, entre temps, j'ai ouvert grand la fenêtre, ai "plongé dans la vue" pendant un moment, puis suis tombée dans les bras de Morphée sans demander mon reste… Les lits, aux US, sont merveilleusement confortables…
Vallée de feu
De jour, Las Vegas perd le peu de charme qu'on pourrait lui trouver de nuit. De la fenêtre de l'hôtel, nous voyons des dizaines de chantiers d'Hôtels, tous plus énormes les uns que les autres. Il parait que l'un deux va comporter 12 000 chambres… Un record. Pour moi, tout cela dépasse l'entendement…

Nous repartons. La ville s'arrête d'un coup, et on se retrouve enfin, brutalement, seuls en plein désert. La terre et les roches sont grises, à perte de vue. Et puis tout à coup, au détour d'un virage s'amorce une ligne rouge. Nous passons dans la vallée de feu, avec ses rochers si particuliers : rouges aux formes rondes. Les strates de la roche ondulent. C'est magnifique. Je respire à grands traits, j'escalade, je cours, je grimpe, je prends quelques photos. Je me régale. Ici, le regard peut porter tellement loin... Il y a de l'air, du vent, du silence, des couleurs chaudes mais sobres. Ca repose l'esprit… Me voilà dans mon élément. Leaven s'inquiète de me voir grimper partout, puis sourit lorsque Robert lui montre que j'ai les chaussures de rando aux pieds. Le petit groupe de jeunes se marrent lorsque l'un d'entre eux lance dans ma direction : "Eh, regardez, c'est Lara Croft !…"

Zion
Zion est en option dans le programme. Robert nous explique que c'est une ineptie et qu'il faut absolument que nous y passions. Pour cela, tout le monde doit payer 10$. Si l'un d'entre nous refuse, personne n'ira. Il sait y faire : tout le monde paye sans broncher.
On traverse un paysage montagneux magnifique. Les roches sont de toutes les couleurs, les aspen arborent un feuillage jaune flamboyant. Les érables sont rouges, la lumière qui tombe du ciel est superbe, diaphane, presque irréelle. Les rivières et les montagnes se succèdent. Pour moi, c'est un paradis, l'extase complète. J'ouvre les yeux de toutes mes forces, et mon cerveau n'est même plus capable de penser autre chose que "que c'est beau, que c'est beau, QUE C'EST BEAU !!!!"…


Arrêt photo. Je rêve… Je n'avais jamais vu paysage si coloré, à la fois sauvage et accueillant. L'idée de ne faire que traverser sans même prendre le temps d'une petite balade sur un sentier me tord l'estomac. J'imagine même fuguer, m'évaporer quelques heures dans le paysage : ils seraient bien obligés de m'attendre, là, non ?
Pour le coup, au moment du départ, mon mari a, lui, bel et bien disparu. Grincements de dents des autres membres du groupe : "Si ça commence comme ça, qu'il faut tout le temps attendre quelqu'un…" blablabla. Je cours et fonce aux toilettes d'où j'extrais mon homme. On galope vers le bus, on arrive essoufflés.



Bryce Canyon
Après ça, je ne me souviens plus bien de l'ordre dans lequel on a fait les visites, et j'ai la flemme de prendre une carte. Peu importe, de toutes façons.
Nous avons passé la nuit d'avant Bryce Canyon à Saint George. C'est une ville peuplée de mormons. J'ai une de leur bible à la maison et on en avait invité deux à manger chez nous, à l'époque où on est était étudiants. On avait pas mal discuté pour essayer de comprendre leurs idées, leurs croyances. On était allés à leur église voir une bande vidéo raconter leur histoire. Ils étaient très gentils et faisaient des cookies excellents. Ils avaient été ravis de manger de la bonne cuisine (en toute modestie). Ca m'a fait drôle de me retrouver sur leur terrain…
Nous avons dormi dans des petits cabanons en bois aux lits toujours aussi confortables, mais dans lesquels nous avons eu froid. Il fait frisquet, dans ce coin. L'air sent la montagne, l'altitude. Au matin, nous assistons au lever du soleil : il émerge d'une lointaine montagne, au bout de l'interminable route. Tout est silencieux… moment d'éternité…

En arrivant sur le parking, près d' "Inspiration point", Robert nous suggère, afin de nous ménager le plus grand effet de surprise possible, de quitter le bus et de le suivre sur une centaine de mètres en s'empêchant de regarder autre chose que le sol. Je ne savais pas du tout ce que nous allions trouver (c'est vrai, je n'ai fait volontairement aucune recherche sur les sites que nous allions voir, pour ne rien attendre de précis). J'ai donc fait ce qu'il suggérait, amusée et suffisamment motivée pour ne pas tricher. Les mains en œillères, j'ai scruté le bitume jusqu'à-ce qu'il nous dise "Allez-y" et alors là… Ca a été un vrai choc !!
Mon cœur s'est serré dans ma poitrine. J'étais littéralement pétrifiée. Mon mari, lui, avait les larmes aux yeux. On était incapable de dire quoi que ce soit. Autour de nous, les gens s'exclamaient "Whoua !! Ma-gni-fi-que !!"
Jamais je n'aurais cru qu'un paysage pareil puisse exister.
Quel paysage… incroyable !!... Quelle beauté, quelle immensité, quelle profondeur, quelle étrangeté ! Quelles couleurs ! Quelle lumière se dégage de cet endroit ! J'étais subjuguée, fascinée. Que n'aurais-je donné pour pouvoir passer plusieurs jours à arpenter les sentiers que l'on apercevait de loin slalomer entre les rochers et les sapins immenses, dormir à la belle étoile à même le sable et s'éveiller au matin alors que s'enfuit l'ombre de ce cirque extraordinaire…


Lake Powell
Nous avons vu peu de chose du Lake Powell. Le survol en avion était cher, ce n'était pas prévu dans notre budget, donc nous sommes restés au sol. Le temps était maussade, il parait que la vue de l'avion était sympa… Comme il n'y avait rien d'autre à faire, nous avons passé le temps en visitant un supermarché… Marrant, de voir ce que consomment les américains : les galettes pour fajitas vendues par paquets de 100, les sauces pour glaces, les gâteaux flashy version Halloween...
Monument Valley
Monument Valley reste mon plus grand souvenir, tout comme le voyage à travers la réserve indienne. Ce lieu semble avoir une âme et il en émane une ambiance très particulière. J'ai eu l'impression d'y toucher du doigt la notion de "la terre" : terre habitée, terre d'appartenance.
En traversant les territoires indiens, ces steppes vert de gris parsemées de cactées, ces prés immenses où paissent des chevaux en liberté, encadrés de roches sombres, j'étais un peu frappée de stupeur. Le front collé à la vitre, je ne décollais pas du paysage. J'aurais aimé que tout le monde se taise … Ne réalisaient-ils pas où nous étions ?

Sans cesse, je voyais des images de la vie qui avait dû s'écouler ici, il y a seulement quelques siècles. J'allais marcher dans leurs pas, je découvrais leurs terres. Combien étaient passés ici, chassant, vivant, simplement, avant que l'homme blanc vienne les décimer ?… J'avais du mal à respirer, j'avais envie de pleurer, sans tout à fait comprendre pourquoi.
Et puis nous sommes arrivés sur le site par la route où Forest Gump s'est arrêté de courir, un beau jour. Je comprends mieux pourquoi les photos de Monument Valley sont si connues et servent à illustrer tant de CD et de livres. Une ambiance très "spirituelle" de dégage d'ici. J'ai du mal à trouver les mots pour en parler.
Juste avant de descendre, Robert nous annonce que nous avons tous droit à une visite du site en 4 x 4 conduits par des indiens, et un barbecue au pied des roches. Il ajoute "Sauf pour un couple, mais ça va sûrement s'arranger…" et v'là-t-y pas que le couple en question, c’était nous !… Les seuls à pas avoir la carte fidélité carrefour qui donne droit gratuitement à l'excursion et à pas avoir lu le paragraphe détaillant ce point dans le fascicule ! Damned !! … Tout le monde compatit "Oh, c'est ballot !!"
Enfin, tout s'achète, et 40 dollars plus tard on grimpe nous aussi dans les camionnettes 4 x 4 qui nous emmènent au milieu du paysage.
Ce dernier est d'une beauté pénétrante et d'une luminosité incroyable. D'après Robert, les indiens pensaient (et pensent peut-être toujours) que l'humanité a émergé au cœur de cet endroit. Je ne sais pas si c'est vrai, mais l'ambiance qui se dégage de ces lieux est vraiment particulière.

J'ai, une fois encore, l'estomac qui se retourne à l'idée de repartir. Je me jure intérieurement de revenir, un jour, et de rester là le temps au moins de pouvoir y assister à un lever ou coucher de soleil…
Le pique-nique offert par les indiens est bien rodé : on fait la queue pour aller chercher notre plateau repas qui comprend un steak, des haricots, un peu de salade iceberg (comme celle des hamburgers) et une galette de blé. C'est plutôt bon. Pendant que tout le monde s'attarde sur les tables en tapant la causette, je m'éclipse, seule avec mon appareil photo. Je ne sais pas si j'ai le droit de m'éloigner : dans un bouquin j'avais lu que les indiens n'appréciaient pas du tout qu'on sorte des sentiers balisés. Mais je prends le risque. Ils ne vont pas me scalper pour me punir, et vu comme ils sont obèses, je cours sûrement bien plus vite qu'eux !… Je contourne un monolithe immense. Le paysage s'étend, magnifique, éclairé par un soleil radieux. Quelles couleurs !!... Le rouge ocre de la terre se marie à merveille avec le vert de gris des quelques arbustes, le gris clair du tronc des arbres (je ne me souviens plus du nom de la variété : ce sont des troncs très ridés qui se torsadent en poussant). Dans le sable rouge, parfois, il y a des empruntes d'animaux.
J'ai d'ailleurs l'occasion d'apercevoir un chipmunk. Sûrement a-t-il l'habitude des touristes, car il ne semble pas très apeuré. Clic ! Une jolie photo dans la boîte… Je me lance dans l'ascension d'un terre-plein, à quatre pattes, et admire la vue d'en haut. Je vois arriver un camping-car… Ca alors ! Il est français !! Il s'arrête et le conducteur descend pour grimper juste à côté de moi. On se sourit. Sa femme sort et gueule que c'est dangereux, et que "chériiii redescend s'il te plait… allez arrête tes conneries…" Il soupire et reste là, la main en visière, pour regarder autour de lui. Dépitée, sa femme remonte dans le camping car.
Je finis par retrouver le groupe qui n'a pas bougé, alors que plus d'une heure s'est écoulée depuis que je les ai quittés. On remonte dans les 4x4, direction : la boutique de souvenirs…
Je HAIS les boutiques de souvenirs. Je les hais parce que c'est une arnaque totale : tout est fabriqué en Chine, et puis parce qu'on y passe des heures précieuses que j'aimerais cent mille fois mieux passer à profiter du site, en marchant simplement… Ce gâchis de temps et d'argent m'horripile. Alors je reste à l'extérieur, j'attends en discutant avec Robert ou en observant les symptômes de mes acolytes touristes pris de fièvre acheteuse galopante.
Ce fut un arrachement douloureux, pour moi, de quitter cet endroit.
Un terme me vient, en anglais, qui me semble convenir parfaitement pour le qualifier : "Peacefull"… Maintenant, lorsque j'ai les nerfs en pelote pour une raison ou une autre, que j'ai peur ou que je me sens mal, je replonge mentalement dans la quiétude quasi mystique que j'ai ressentie là-bas. Je me visualise, en haut de ma butte de terre ocre, baignée de soleil et bercée par un vent léger, le regard embrassant ces merveilles de la nature…



Grand Canyon
Sur la route :

Ce que j'ai préféré, lors de notre découverte de Grand Canyon, c'est la découverte, justement. Du parking, nous avons emprunté un petit chemin goudronné à travers bois, où on pouvait admirer quantités de ces arbres fascinant, torsadés aux troncs gris dont j'ai oublié le nom. Et puis d'un seul coup d'un seul, à travers les branches, j'ai commencé à entre-apercevoir de la couleur, de la brume… Encore quelques pas, et VLAN ! D'un seul coup la vue m'a giflée avec une formidable intensité.
J'ai déjà dit que j'aime les grands espaces, je crois. Là-bas, je m'en suis gavée, remplie jusqu'à la lie. A force de respirer tout cet air à grands traits, j'avais la tête qui tournait. J'étais ivre. Ivre d'immensité, ivre de grandeur, ivre d'étonnement… Où que mon regard se pose, j'étais fascinée… émerveillée…

Dans mon euphorie, j'avançais très près du bord du précipice. Je m'imaginais plonger, tête la première, dans cette faille grandiose. Je pense à "Telma et Louise" : chouette endroit, pour se suicider !... J'ai toujours été sensible à l'appel du vide, et l'envie d'oser un vol plané me hantais tellement violemment, perchée sur mon rocher, que je me suis prise calmement par la main pour, raisonnablement, fuir la tentation d'un acte somme toute assez déraisonnable…

La balade fut vraiment agréable, mais elle a duré quoi ? Une heure, une heure trente ? Vraiment pas assez, ça c'est certain. Comme j'aurais aimé prendre le temps de descendre au fond du canyon, d'arpenter le site pendant des jours et des jours, m'en imprégner… Mais non, il fallait se dépêcher car deux gars du groupe ont pris l'option "survol en hélicoptère" et nous avons du les emmener à l'héliport. Pendant ce temps, Robert nous a emmenés voir un film sur grand écran, racontant la découverte du canyon et nous permettant de plonger virtuellement au fond des failles… C'est beau, c'est sûr, mais je me suis sentie complètement ridicule d'être là, devant cet écran, à quelques pas du site réel. Non de non, pourquoi n'y a-t-il aucune option "randonnée" dans ce circuit ? Pas assez cher ? Ah, ça, on ne m'y reprendra plus !…
A la sortie du film, nous nous retrouvons comme par hasard dans une boutique de souvenirs. Je maudits les voyages organisés de toute ma frustration et sors, seule, ruminer mon impuissance.


Calico
Sur la route : Désert Mojave (et un train de 2 km de long tiré par 4 locomotives...)

Robert nous a mis de suite au parfum "Ceux qui trouvent que Calico est un attrape-touriste sont de petits snobinards". Et bien soit, alors j'en suis, sans complexes. Je n'ai pas compris… Calico est sensée être une ville fantôme… Or de la ville d'origine, il ne reste pratiquement rien. Tout est bidon, ou presque. On a droit à la totale : enfilade de boutiques décorées monstrueusement pour Halloween, à l'entrée de laquelle trôle une énorme citrouille gonflable. Entre la petite école en bois style "petite maison dans la prairie" et le petit train de la mine, je ne sais pas ce qui fait le plus kitsch...

Ce qui m'agace, en fait, n'est pas tant cette gabegie d'amusements gentillets, ce toc, ces flonflons… C'est plutôt qu'à cause de tout ça on passe si facilement à côté de l'essentiel !… Comment se plonger dans le passé, essayer d'imaginer ce qu'était réellement la vie, ici, du temps des chercheurs d'or, au milieu de ce tintouin de fête foraine ? Des gens ont vécu ici, ont souffert peut-être. Personnellement, j'aurais mis l'endroit en valeur autrement. Chacun son truc.

Enfin, de toutes façons, je n'ai pas eu beaucoup le temps de me poser des questions : nous avions pour consigne de nous dépêcher afin d'arriver au restaurant avant un car de coréens, sous peine de ne plus rien avoir à manger (!!). Donc à midi tapante tout le monde est dans le bus… Ah, mais non, manquent deux dames à l'appel !! On les attendra 20 minutes : le groupe ne cache pas son animosité, les pauvres sont grillées jusqu'à la fin du séjour ! Et tout ça pour des babioles chinoises à acheter, encore…
Nous arrivons malgré tout au restau avant les coréens. Mais l'ambiance est tendue : une escarmouche éclate entre les deux dames retardataires et un couple genre "je sais tout, j'ai tout vu" (tous les ans ils font un voyage carrefour, depuis 20 ans !), ils se prennent la tête avec virulence pour une histoire de places. Ah, qu'est-ce qu'on se marre !!
Sequoia national park
Nous partons pour la Sierra Nevada : la route se met à grimper au milieu d'une forêt splendide éclairée par les magnifiques couleurs de l'automne. Soudain, nous émergeons en plein soleil : devant nous s'étale, à perte de vue, un mer blanche de nuages. C'est féérique. Du coup on a droit à un arrêt photo non prévu !
Le parc national des séquoias géants mériterait bien sûr qu'on y marche, qu'on y dorme, qu'on y vive, qu'on y passe du temps. Je m'y suis bien plu, pendant les trois heures sur place : 1 heure de balade dans les sentiers balisés, et deux heures de pique-nique pendant lesquelles je me suis sauvée. Partie droit devant moi, j'ai marché silencieusement quelques temps dans la forêt et suis restée longtemps sans bouger, à me faire oublier pour pouvoir observer les chipmunks tout à mon aise.
J'ai pu, à ma manière, profiter de la beauté et de la tranquillité du lieu. C'était tellement… comme j'aime !! Et ce silence peuplé par les seuls bruits de la nature… Il était si bienfaisant qu'il m'a fallu du temps pour réaliser que je n'entendais plus aucun bruit humain : aucun moteur, aucun rire. J'ai compris soudain que je m'étais vraiment beaucoup éloignée, et que je ne savais pas du tout où j'étais. En voulant revenir sur mes pas, je n'ai même pas été fichue, compte tenu de mon pitoyable sens de l'orientation, de savoir dans quelle direction aller… Et puis m'est revenue brusquement la mise en garde que Robert nous avait fait concernant la présence d'ours, par ailleurs spécifiée sur chaque poubelle de l'aire de pique nique. Croiser un animal de cette taille doit être intéressant… mais je n'étais pas tellement rassurée. A vouloir jouer les exploratrices solitaires, je me suis tout bonnement et simplement perdue... Bref. Donc j'ai couru un peu dans tous les sens, au hasard, en essayant de retrouver un chemin. Et puis, après quelques longues minutes, j'ai entendu, venant de très loin, le son du sifflet de Robert qui battait le rappel de son troupeau…
Lorsque je suis arrivée au bus, très en retard, essoufflée, en nage et rouge comme une pivoine, je m'attendais à des remarques acerbes, et j'ai eu la surprise de constater que tout le monde - ou presque - me souriait d'un air attendri : mon mari leur avait expliqué, pendant le repas, avec le regard humide d'affection dont il a le secret (je le connais !), à quel point j'étais sauvage et avais besoin de mon quota de silence et de solitude.
La mer de nuages

Les racines d'un sequoia déraciné



L'intérieur d'un arbre mort



Golden Hills
Ce paysage est fabuleux. Je n'aurais jamais imaginé ça : des collines toutes rondes, à perte de vue, désertes et couvertes d'herbe dorée !! De temps en temps, au creux de ce giron étonnant, surgit un arbre à l'allure fantomatique sur fond de ciel gris. Magnifique.


San Fransisco
Pas grand chose à dire sur San Fransisco, déjà parce que c'est une ville et que je ne sais pas parler des villes en général. C'est chouette parce que ça monte et ça descend tout le temps, les rues sont toutes penchées, et puis à cause de la mer. Et puis j'ai bien aimé la cathédrale Sainte Marie.
C'est très grand, San Fransisco. On a couru pendant une heure, avec Gilles et Nathalie, rien que pour passer du pier 34 au pier 39, alors qu'à vue de nez, sur la carte, ça avait pourtant l'air d'être très proche…
La baie est jolie, dans la brume, et puis j'aime bien les embruns, les lions de mer et leurs "aboiements", les vols de pélicans …
Sinon dans la ville même, je suis tombée nez à nez avec un mec qui se piquait dans un abri de bus… Ca fait bizarre… Et puis je n'étais pas à l'aise, d'une manière générale. La ville, la foule, le bruit, les monuments, aussi intéressant que ce puisse être sûrement, ça me laisse toujours un peu de glace. Je m'y ennuie plus qu'autre chose. Nous trainons tout l'après midi dans les rues, visitons quelques endroits intéressants comme le musée d'art moderne, et faisons les boutiques avec Gilles et Nathalie qui veulent ramener une paire de Converse à chacun de leurs six enfants…
Le lendemain : dernier repas dans une cafet kitsch à souhait. Nous sommes encore avec Gilles et Nathalie. J'en ai mare du thé infect que je bois depuis le début du séjour, alors en guise de dernier en-cas je m'offre un énorme crumble aux pommes tiède avec glace au lait, cacahuètes grillées et montagne de chantilly, histoire de finir les dollars qui nous restent. Mais cette merveille sucrée est à peine entamée qu'on vient nous arracher de nos sièges : Allez, faut pas traîner, on décolle !! Soit… avant que j'aie eu le temps de dire ouf, ni une, ni deux, la serveuse me verse tout dans un gobelet en polystyrène et me file cuiller et serviettes en papier pour la route, avec un grand sourire. Ils ont l'esprit pratique, ces américains.
Le toit de la cathedral Sainte Marie.

Le golden Gate Bridge, évidemment

Contraste...


Robert nous quitte à l'aéroport : nous sommes son dernier groupe de la saison et il s'envole pour Phoenix. Il a les larmes aux yeux. Il ne joue pas la comédie je crois : ce type est un grand sensible, c'est une évidence. Le groupe l'ovationne, et j'applaudis moi aussi avec force : il restera dans ma mémoire. Je lui souhaite une chouette vie…
Pendant le voyage du retour, "Madame je sais tout" est à côté de moi, accaparée pas Madame "Si vous saviez comme j'ai souffert", qui lui raconte sa vie en large et en travers, pendant au moins trois heures. Quoi que je fasse, je ne peux pas ne pas entendre et capte quelques bribes de conversation. L'autre compatit, y va de son petit conseil, flatte et caresse dans le sens du poil, et dès que la malheureuse à tourné le dos, elle se tourne vers moi, et me dit d'un air profondément agacé : "Non mais y'en a vraiment qui pensent qu'on n'a que ça à faire d'écouter leurs petits malheurs… Comme si elle était la seul à avoir des problèmes !... pfff…". Son aveu d'hypocrisie est tellement inattendu, pour moi, que j'en ai la chique coupée… Du coup je ferme les yeux et fais semblant de dormir, des fois qu'elle ait envie de continuer à me parler.
Nous survolons Londres à nouveau : j'ai une pensée pour mes deux petites sœurs qui y sont en vadrouille au même moment : peut-être voient-elles l'avion passer, d'en bas, sans savoir que je suis à l'intérieur ?…
Vol jusqu'en France. Mon mari dort. J'ai, enfin, une place contre un hublot, et lutte pour garder les yeux ouverts. Le soleil filtre entre les nuages, c'est joli, tellement paisible… C'est toujours accueillant, de revoir le sol français : les routes sinueuses, les petits chemins… Rien à voir avec le damier rectiligne qui quadrille le paysage américain. Les champs semblent minuscules, tout y est à échelle humaine, avec un charme désuet. Le contraste est grand.
Tout le monde est fatigué, on se sépare à la va-vite. Mon mari refuse de donner ses coordonnées aux membres du groupe, il joue franc-jeu et leur dit "je sais très bien qu'on ne se recontactera pas". Ils le regardent, un peu gênés… Je me contente de sourire. Nous faisons encore un bout de chemin avec Gilles et Nathalie, avant de les quitter eux aussi. Depuis octobre, on les a revus, deux fois déjà, on partage une amitié basée sur des affinités nombreuses, croisées, et parfois surprenantes… C'est rare ! On a ramené des amis dans nos valises !…
Le temps de rentrer chez nous, nous avons trois heures pour recouvrer nos esprits et réintégrer notre vie quotidienne : les enfants, le travail, la maison… Ca fait tout drôle.
Durant le trajet, on ne parle pas beaucoup. On ne parle pas tellement en général : on se connait par cœur, on n'a guère besoin de mots entre nous. On est tous les deux dans le même état : fatigués, et bien décidés à repartir le plus vite possible.
Avis sur itinéraire de dix-huit jours dans l'Ouest américain English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes en train de planifier notre voyage qui se déroulera du 5 au 22 Juillet. Sachant que nous partons à 2, et qu'un seul de nous deux conduit.
J'aimerai avoir vos avis et conseils sur l'itinéraire que nous avons préparé.
5 Juillet : Départ de CDG, arrivée à 12h30 à SFO. 6 : San Francisco 7 : San Francisco 8 : Yosémite 9 : Sequoia 10 : Death Valley 11 : Las Vegas 12 : Las Vegas 13 : Bryce Canyon 14 : Grand Canyon 15 : Grand Canyon 16 : Phoenix 17 : San Diego 18 : San Diego 19 : Los Angeles 20 : Los Angeles 21 : Los Angeles 22 : Los Angeles, Départ de LAX à 23h15.
Voilà notre itinéraire, nous sommes ouverts à vos suggestions sur les étapes, les lieux de visites, les éléments à ne pas rater... bref à toute votre expérience.
Un grand merci pour aide.
Iris et Laurent
Nous sommes en train de planifier notre voyage qui se déroulera du 5 au 22 Juillet. Sachant que nous partons à 2, et qu'un seul de nous deux conduit.
J'aimerai avoir vos avis et conseils sur l'itinéraire que nous avons préparé.
5 Juillet : Départ de CDG, arrivée à 12h30 à SFO. 6 : San Francisco 7 : San Francisco 8 : Yosémite 9 : Sequoia 10 : Death Valley 11 : Las Vegas 12 : Las Vegas 13 : Bryce Canyon 14 : Grand Canyon 15 : Grand Canyon 16 : Phoenix 17 : San Diego 18 : San Diego 19 : Los Angeles 20 : Los Angeles 21 : Los Angeles 22 : Los Angeles, Départ de LAX à 23h15.
Voilà notre itinéraire, nous sommes ouverts à vos suggestions sur les étapes, les lieux de visites, les éléments à ne pas rater... bref à toute votre expérience.
Un grand merci pour aide.
Iris et Laurent
Budget pour un voyage de cinquante jours dans l'ouest des États-Unis? English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de préparer un budget pour le voyage, ce qui est déjà fait approximativement depuis deux mois par contre j'ai des difficultés avec les détails.
D'après vous combien faut il pour (pouvez-vous préciser si c'est en dollar ou en euros) :
j'ai quelques idées mais je préfère vous le demander pour compléter mes idées, et au cas ou si je me serais trompée comme c'est ma première expérience sur un si long voyage.
- Hôtels, Motel & campings :
j'alternerais entre les 3, plus de jours avec camping et motels, quelques jours avec hôtels un peu classe histoire de faire une petite folie de temps en temps, comme pour San Francisco, j'ai réservé un hôtel de luxe pour 3 jours avec une chambre en étage).
Nourriture & boissons
j'ai prévu de pique niquer dans l'utah, arizona et new mexico. Pour San Francisco, San Diego et Las Vegas, nous mangerons de temps en temps au restaurant (à prix raisonnable et peut-être une à trois fois de luxe à 30/40$ maximum).
- Parc Nationaux
Avec la carte des parcs nationaux environ 100$, mais il y a aussi les visites non comprises dans la carte.
- Essence
Itinéraire : Los angeles, santa barbara, big sur, carmel, santa cruz, san francisco, marin country, yosemite village, yosemite sequoia, mono lake, death valley, las vegas, zion, bryce canyon, escalante, capitol reef, moab, double o arch, sand dunes arch, delicate arch, mesa arch, dead horse point, negro bill canyon, gooseneck state park, mexican hat, monument valley, lake powell, upper antelope canyon, lower antelope canyon, horeshoe bend, grand canyon, sedona, flagstaff, painted desert, gallup, santa fe, taos, great sands dunes, tent rocks, albuquerque, white sand dunes, tucson, tombstone, segaro, sonoran desert, superstition moutains phoenix, joshua tree, anza borrego desert state park, san diego 😛
Mon compagnon me dit que l'essence n'est pas cher et que 1000 € pour 50 jours suffirait, j'ai des doutes... et vous qu'en pensez vous ? Il faut aussi compter les détours à l'intérieur des parcs + villes.
- Stationnement parkings
(pour les hôtels qui n'ont pas de parking, d'après vous c'est combien le prix maximum ? J'ai vu entre 10 et 30$)
- Argent de poche : Autres frais ?
Assurance...
Merci et à bientôt
Je suis en train de préparer un budget pour le voyage, ce qui est déjà fait approximativement depuis deux mois par contre j'ai des difficultés avec les détails.
D'après vous combien faut il pour (pouvez-vous préciser si c'est en dollar ou en euros) :
j'ai quelques idées mais je préfère vous le demander pour compléter mes idées, et au cas ou si je me serais trompée comme c'est ma première expérience sur un si long voyage.
- Hôtels, Motel & campings :
j'alternerais entre les 3, plus de jours avec camping et motels, quelques jours avec hôtels un peu classe histoire de faire une petite folie de temps en temps, comme pour San Francisco, j'ai réservé un hôtel de luxe pour 3 jours avec une chambre en étage).
Nourriture & boissons
j'ai prévu de pique niquer dans l'utah, arizona et new mexico. Pour San Francisco, San Diego et Las Vegas, nous mangerons de temps en temps au restaurant (à prix raisonnable et peut-être une à trois fois de luxe à 30/40$ maximum).
- Parc Nationaux
Avec la carte des parcs nationaux environ 100$, mais il y a aussi les visites non comprises dans la carte.
- Essence
Itinéraire : Los angeles, santa barbara, big sur, carmel, santa cruz, san francisco, marin country, yosemite village, yosemite sequoia, mono lake, death valley, las vegas, zion, bryce canyon, escalante, capitol reef, moab, double o arch, sand dunes arch, delicate arch, mesa arch, dead horse point, negro bill canyon, gooseneck state park, mexican hat, monument valley, lake powell, upper antelope canyon, lower antelope canyon, horeshoe bend, grand canyon, sedona, flagstaff, painted desert, gallup, santa fe, taos, great sands dunes, tent rocks, albuquerque, white sand dunes, tucson, tombstone, segaro, sonoran desert, superstition moutains phoenix, joshua tree, anza borrego desert state park, san diego 😛
Mon compagnon me dit que l'essence n'est pas cher et que 1000 € pour 50 jours suffirait, j'ai des doutes... et vous qu'en pensez vous ? Il faut aussi compter les détours à l'intérieur des parcs + villes.
- Stationnement parkings
(pour les hôtels qui n'ont pas de parking, d'après vous c'est combien le prix maximum ? J'ai vu entre 10 et 30$)
- Argent de poche : Autres frais ?
Assurance...
Merci et à bientôt
A quel endroit partir en juillet avec deux enfants? English translation pending
Bonjour,
Nous avons un projet de voyage pour... 2009 ! Nous avons encore le temps, mais nous n'avons pas encore arrêté l'endroit. Nos enfants auront alors 11 ans et 5 ans. Nous sommes déjà allés en Martinique (location) et en République Dominicaine (Club Tout inclus). Nous envisagions de partir à l'île Maurice, mais ce n'est apparemment pas la bonne saison. Avez-vous des idées à nous soumettre ?
Ce serait pour un séjour de 2 ou 3 semaines (location, hôtel...), au soleil, un combiné farniente et balades.
Ah, j'oubliais : un endroit qui ne nécessite pas de vaccin (contre-indication médicale...).
Vos idées ?
Circuit de cinquante jours en Californie: Nevada, Plateau du Colorado, Arizona, Nouveau-Mexique... English translation pending
Bonjour,
Voici notre trajet (incomplet), 2 personnes, en voiture, pour 50 jours en Californie, Nevada, Colorado, Arizona et New Mexico... (environ 10 000 km)
Je précise que la première semaine, nous sommes obligés de rester à Santa Barbara (conférences)
Je suis sensible au vertige alors pas de rando trop difficiles.
Je ne suis pas intéressée par les musés ormis les musés botaniques.
Nous préférons faire un trajet non stressant avec des longues pauses dans certaines villes.
Que changerez vous ? Que rajouterez vous ? Est ce équilibré ?
Merci et à bientôt 😎
14 juin au 4 aout :
Samedi 14 juin : SANTA BARBARA Dimanche 15 juin : SANTA BARBARA Lundi 16 juin : SANTA BARBARA Mardi 17 juin : SANTA BARBARA Mercredi 18 juin : SANTA BARBARA Jeudi 19 juin : SANTA BARBARA Vendredi 20 juin : SANTA BARBARA(A voir : Casa del Herrero / Lotusland / Motecito / Stearns Wharf / Cabrillo Boulevard / East Beach / Arroyo Burro Beach / Shoreline Park / Observation des baleines bleues et baleines à bosse / Centre ville / Santa Barbara Zoo / Hot Springs Trail / Alice Keck Park Memorial Gardens / the Mission Park Rose Garden / Santa Barbara Mission / Mission Santa Barbara's Huerta Project / the Santa Barbara Botanic Garden)
Samedi 21 juin : NOJOGUI PARK / SLOVANG / BIG SUR Dimanche 22 juin : BIG SUR Lundi 23 juin : BIG SUR Mardi 24 juin : BIG SUR
(A voir : Nojogui Park / Slovang / Andrew Molera State Park / Pfeiffer Beach / restaurant Nepenthe / Pfeiffer Big Sur State Park / Pfeiffer Falls / Julia Pfeiffer Burns State Park / Mac Way Falls, dernier jour : quartier libre)
Mercredi 25 juin : BIXBY CREEK BRIDGE / GARRAPATA BEACH / POINT LOBOS / CARMEL / MONTEREY / SAN FRANCISCO Jeudi 26 juin : SAN FRANCISCO Vendredi 27 juin : SAN FRANCISCO Samedi 28 juin : SAN FRANCISCO Dimanche 29 juin : SAN FRANCISCO Lundi 30 juin : MARIN COUNTRY Mardi 1er juillet : SAN FRANCISCO Mercredi 2 juillet : SAN FRANCISCO (A voir :
Jour : Bixby Creek Bridge / Carrapata State Beach / Point Lobos State Reserve / Carmel / Monterey / North Beach / Columbus avenue / Down inside North Beach /
Fin après midi et nuit : Twin Peaks
Jour : Pacific Heigts / Russian Hill / Lombard Street / Nob Hill / Civic Center / Telegraph Hill / Coit Tower (Ascenseur qui mène au sommet permet d’embrasser une vue spectaculaire sur la ville) / Union Square / European Book Company (pour acheter des livres de poches à lire dans le parc) / Café de la presse (Journaux et librairie française) / Downtown Grace ciel / Transamerica Pyramid / Asian Art Museum / Urban Outfitters (shopping) / Haight-Ashbury / Amoeba Music (CD musique) /
Nuit :Telegraph Hill / North Beach, Columbus avenue / Financial District / Downtown Grace ciel / Restau Equinox (vue fantastique sur San Francisco, la salle tourne en continue sur elle-même) / Noc Noc (bar original avec musique techno)Jour : Mission District (mural artistique) / Parc Dolores / Chinatown - Kee Fung NG Gallery - Old Shanghai (shopping) - Impérial Tea Court (salon de thé) - Washington Bakery (Patisserie) /
Nuit :Japantown Restaurant
Jour : Golden Gate Park - Conservatory of Flowers - Le Japanese Tea Garden - Les Strybing Arboretum & Botanical Gardens - Rose Garden - Stow Lake
Fin d’après midi : Presidio / Golden Gate BridgeDimanche 29 juin : matin : Glide Memorial Church (gospel) Après midi : Castro & Gay Parade Nuit : restaurant Millennium Lundi 30 juin : Marin country - Muir Woods National monuments - Marin Headlands - Muir Beach - Muir Beach overlook Mardi 1er juillet : Jour : shopping & parc Nuit : Marina District (restaurant) / Golden Gate Bridge Mercredi 2 juillet : Jour : Shopping & parc Nuit : Alcatraz, Fisherman’s Wharf et la baie FIN) Jeudi 3 juillet : BODIE / MONO LAKE Vendredi 4 juillet : YOSEMITE Samedi 5 juillet : YOSEMITE Dimanche 6 juillet :YOSEMITE Lundi 7 juillet : SEQUOIA
(A voir : matin : Bodie State Historic Park (ville fantôme) / après midi : Mono Lake Yosemite : Tunnel View - Mist Trail - Mirror Lake - 1 jour repos Sequoia National Park)
Mardi 8 juillet juillet : DEATH VALLEY Mercredi 9 juillet : DEATH VALLEY
(A voir : DEATH VALLEY NORD Matin : Furnace Creek Ranch / Sand Dunes Midi : Scotty’s Castle et Rhyolite (ville fantôme) Après midi : Dante’s View
DEATH VALLEY SUD Matin : Zabriskie point (très tôt le matin) Midi : Furnace Creek Ranch, Si trop chaud rentrer dans le Furnace Creek Ranch. Après midi : Badwater (lac avec fort taux de salinité) / Devil’s Golf Course Fin après midi : Artist’s Palette (Artist Drive) FIN)
Jeudi 10 juillet : LAS VEGAS
(A voir : Matin : Wynn / Treasure Island / The Venetian / Grand Canal Shoppes Midi : Restaurant : Main Street Station Casino Garden Court Buffet ou Canaletto dans le parc Venetian, Après midi : Aladdin / Desert Passage / Complexe Balnéaire Fin après midi vers 18h : Bellagio (spectacle son et lumière, présenté dans les jardins, véritable ballet de jeux d’eau toutes les 30 min de 15h à 19h et toutes les 15 min de 19h à 0h. A partir de 12h le week end). Soir : Restaurant : Luxor-Pharaoh’s Pheast Buffet / Luxor / Pyramide et Sphinx / Paris La Vegas / La tour Eiffel / Le New York-New York / Village Eateries / Le Caesars Palace (au bout de la galerie du Forum Shops, voir Atlantis, un spectacle pyrotechnique (toutes les heures) et un très bel aquarium) / Freemont Street Experience FIN ) Vendredi 11 juillet :ZION (A voir : La Route de Mount Carmel (30min de marche) / Emerald Pool (1h30 pour les 3 cascades : lower Emerald Pool, Middle Emerald Pool, Upper Emerald Pool)
Samedi 12 juillet : BRYCE CANYON / PAGE Dimanche 13 juillet : LAKE POWELL (Bâteau aller retour : Lake Powell - Canyoland - Moab - Arches) Lundi 14 juillet : UPPER ANTELOPE CANYON / LOWER ANTELOPE / HORSESHOE BEND
Mardi 15 juillet : LE GRAND CANYON
Mercredi 16 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Jeudi 17 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Vendredi 18 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Samedi 19 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION
Dimanche 20 juillet : MONUMENT VALLEY / MESA VERDE / CANYON DE CHELLY / GALLUP Lundi 21 juillet : GALLUP
Mardi 22 juillet : INDIAN PUEBLOS / LAS CRUCES Mercredi 23 juillet : LAS CRUCES
Jeudi 24 juillet : TUSCON
Vendredi 25 juillet : PHOENIX / JOSHUA TREE Samedi 26 juillet : JOSHUA TREE
Dimanche 27 juillet : SAN DIEGO Lundi 28 juillet : SAN DIEGO Mardi 29 juillet : SAN DIEGO
Mercredi 30 juillet : TIJUANA / LOS ANGELES Jeudi 31 juillet : LOS ANGELES Vendredi 1er aout : LOS ANGELES Samedi 2 aout : LOS ANGELES Dimanche 3 aout : LOS ANGELES / SANTA BARBARA
Lundi 4 aout : SANTA BARBARA 13h30, RETOUR NICE
Voici notre trajet (incomplet), 2 personnes, en voiture, pour 50 jours en Californie, Nevada, Colorado, Arizona et New Mexico... (environ 10 000 km)
Je précise que la première semaine, nous sommes obligés de rester à Santa Barbara (conférences)
Je suis sensible au vertige alors pas de rando trop difficiles.
Je ne suis pas intéressée par les musés ormis les musés botaniques.
Nous préférons faire un trajet non stressant avec des longues pauses dans certaines villes.
Que changerez vous ? Que rajouterez vous ? Est ce équilibré ?
Merci et à bientôt 😎
14 juin au 4 aout :
Samedi 14 juin : SANTA BARBARA Dimanche 15 juin : SANTA BARBARA Lundi 16 juin : SANTA BARBARA Mardi 17 juin : SANTA BARBARA Mercredi 18 juin : SANTA BARBARA Jeudi 19 juin : SANTA BARBARA Vendredi 20 juin : SANTA BARBARA(A voir : Casa del Herrero / Lotusland / Motecito / Stearns Wharf / Cabrillo Boulevard / East Beach / Arroyo Burro Beach / Shoreline Park / Observation des baleines bleues et baleines à bosse / Centre ville / Santa Barbara Zoo / Hot Springs Trail / Alice Keck Park Memorial Gardens / the Mission Park Rose Garden / Santa Barbara Mission / Mission Santa Barbara's Huerta Project / the Santa Barbara Botanic Garden)
Samedi 21 juin : NOJOGUI PARK / SLOVANG / BIG SUR Dimanche 22 juin : BIG SUR Lundi 23 juin : BIG SUR Mardi 24 juin : BIG SUR
(A voir : Nojogui Park / Slovang / Andrew Molera State Park / Pfeiffer Beach / restaurant Nepenthe / Pfeiffer Big Sur State Park / Pfeiffer Falls / Julia Pfeiffer Burns State Park / Mac Way Falls, dernier jour : quartier libre)
Mercredi 25 juin : BIXBY CREEK BRIDGE / GARRAPATA BEACH / POINT LOBOS / CARMEL / MONTEREY / SAN FRANCISCO Jeudi 26 juin : SAN FRANCISCO Vendredi 27 juin : SAN FRANCISCO Samedi 28 juin : SAN FRANCISCO Dimanche 29 juin : SAN FRANCISCO Lundi 30 juin : MARIN COUNTRY Mardi 1er juillet : SAN FRANCISCO Mercredi 2 juillet : SAN FRANCISCO (A voir :
Jour : Bixby Creek Bridge / Carrapata State Beach / Point Lobos State Reserve / Carmel / Monterey / North Beach / Columbus avenue / Down inside North Beach /
Fin après midi et nuit : Twin Peaks
Jour : Pacific Heigts / Russian Hill / Lombard Street / Nob Hill / Civic Center / Telegraph Hill / Coit Tower (Ascenseur qui mène au sommet permet d’embrasser une vue spectaculaire sur la ville) / Union Square / European Book Company (pour acheter des livres de poches à lire dans le parc) / Café de la presse (Journaux et librairie française) / Downtown Grace ciel / Transamerica Pyramid / Asian Art Museum / Urban Outfitters (shopping) / Haight-Ashbury / Amoeba Music (CD musique) /
Nuit :Telegraph Hill / North Beach, Columbus avenue / Financial District / Downtown Grace ciel / Restau Equinox (vue fantastique sur San Francisco, la salle tourne en continue sur elle-même) / Noc Noc (bar original avec musique techno)Jour : Mission District (mural artistique) / Parc Dolores / Chinatown - Kee Fung NG Gallery - Old Shanghai (shopping) - Impérial Tea Court (salon de thé) - Washington Bakery (Patisserie) /
Nuit :Japantown Restaurant
Jour : Golden Gate Park - Conservatory of Flowers - Le Japanese Tea Garden - Les Strybing Arboretum & Botanical Gardens - Rose Garden - Stow Lake
Fin d’après midi : Presidio / Golden Gate BridgeDimanche 29 juin : matin : Glide Memorial Church (gospel) Après midi : Castro & Gay Parade Nuit : restaurant Millennium Lundi 30 juin : Marin country - Muir Woods National monuments - Marin Headlands - Muir Beach - Muir Beach overlook Mardi 1er juillet : Jour : shopping & parc Nuit : Marina District (restaurant) / Golden Gate Bridge Mercredi 2 juillet : Jour : Shopping & parc Nuit : Alcatraz, Fisherman’s Wharf et la baie FIN) Jeudi 3 juillet : BODIE / MONO LAKE Vendredi 4 juillet : YOSEMITE Samedi 5 juillet : YOSEMITE Dimanche 6 juillet :YOSEMITE Lundi 7 juillet : SEQUOIA
(A voir : matin : Bodie State Historic Park (ville fantôme) / après midi : Mono Lake Yosemite : Tunnel View - Mist Trail - Mirror Lake - 1 jour repos Sequoia National Park)
Mardi 8 juillet juillet : DEATH VALLEY Mercredi 9 juillet : DEATH VALLEY
(A voir : DEATH VALLEY NORD Matin : Furnace Creek Ranch / Sand Dunes Midi : Scotty’s Castle et Rhyolite (ville fantôme) Après midi : Dante’s View
DEATH VALLEY SUD Matin : Zabriskie point (très tôt le matin) Midi : Furnace Creek Ranch, Si trop chaud rentrer dans le Furnace Creek Ranch. Après midi : Badwater (lac avec fort taux de salinité) / Devil’s Golf Course Fin après midi : Artist’s Palette (Artist Drive) FIN)
Jeudi 10 juillet : LAS VEGAS
(A voir : Matin : Wynn / Treasure Island / The Venetian / Grand Canal Shoppes Midi : Restaurant : Main Street Station Casino Garden Court Buffet ou Canaletto dans le parc Venetian, Après midi : Aladdin / Desert Passage / Complexe Balnéaire Fin après midi vers 18h : Bellagio (spectacle son et lumière, présenté dans les jardins, véritable ballet de jeux d’eau toutes les 30 min de 15h à 19h et toutes les 15 min de 19h à 0h. A partir de 12h le week end). Soir : Restaurant : Luxor-Pharaoh’s Pheast Buffet / Luxor / Pyramide et Sphinx / Paris La Vegas / La tour Eiffel / Le New York-New York / Village Eateries / Le Caesars Palace (au bout de la galerie du Forum Shops, voir Atlantis, un spectacle pyrotechnique (toutes les heures) et un très bel aquarium) / Freemont Street Experience FIN ) Vendredi 11 juillet :ZION (A voir : La Route de Mount Carmel (30min de marche) / Emerald Pool (1h30 pour les 3 cascades : lower Emerald Pool, Middle Emerald Pool, Upper Emerald Pool)
Samedi 12 juillet : BRYCE CANYON / PAGE Dimanche 13 juillet : LAKE POWELL (Bâteau aller retour : Lake Powell - Canyoland - Moab - Arches) Lundi 14 juillet : UPPER ANTELOPE CANYON / LOWER ANTELOPE / HORSESHOE BEND
Mardi 15 juillet : LE GRAND CANYON
Mercredi 16 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Jeudi 17 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Vendredi 18 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION Samedi 19 juillet : HAVASUPAI INDIAN RESERVATION
Dimanche 20 juillet : MONUMENT VALLEY / MESA VERDE / CANYON DE CHELLY / GALLUP Lundi 21 juillet : GALLUP
Mardi 22 juillet : INDIAN PUEBLOS / LAS CRUCES Mercredi 23 juillet : LAS CRUCES
Jeudi 24 juillet : TUSCON
Vendredi 25 juillet : PHOENIX / JOSHUA TREE Samedi 26 juillet : JOSHUA TREE
Dimanche 27 juillet : SAN DIEGO Lundi 28 juillet : SAN DIEGO Mardi 29 juillet : SAN DIEGO
Mercredi 30 juillet : TIJUANA / LOS ANGELES Jeudi 31 juillet : LOS ANGELES Vendredi 1er aout : LOS ANGELES Samedi 2 aout : LOS ANGELES Dimanche 3 aout : LOS ANGELES / SANTA BARBARA
Lundi 4 aout : SANTA BARBARA 13h30, RETOUR NICE
Comment réserver ses vols intérieurs pour Madagascar? English translation pending
Bonjour a tous,
je cherche comme reserver mes vols intérieurs. J'ai été sur les sites " AIR MADA" et " GO VOYAGE", pas de souci, là tu trouves, le problème c'est de les reserver.
Ils te proposent d'aller les chercher a Paris, là, impossible, de te les envoyer, oui, mais a quel prix....on peut meme pas leur mettre qu'on n'en veut pas un, mais deux (destination) Y a t il moyen de les recevoir en billet électronique?
Y a t il quelqu'un qui a reservé par le net? es ce fiable? Y a t il des agences où on peut les prendre directement?
merci pour tous les renseignements que vous pourrez m'apporter.
A bientôt 😉
Quelle ville choisir pour quinze jours à Madagascar en août? English translation pending
madagascar quelle ville choisir
__
bonjour a tous avec 3 amis on cherche une destination pour le mois d aout pour 15 jours de vacances
Mais on sait pas quelle ville choisir on a 30 ans on cherche une villes ou il y a pas mal d'animation de boites de nuits de belles plages et de jolies filles ^^
merci de m aiguillais
bonjour a tous avec 3 amis on cherche une destination pour le mois d aout pour 15 jours de vacances
Mais on sait pas quelle ville choisir on a 30 ans on cherche une villes ou il y a pas mal d'animation de boites de nuits de belles plages et de jolies filles ^^
merci de m aiguillais
Camping à Madagascar English translation pending
Bonjour à tous,
Je pars en septembre pour 2x3 mois à Mada (coupure de 3 mois à Maurice entre décembre et mars). J'ai joint l'itinéraire à ce post.
J'ai déjà posé pas mal de question à ce sujet... et je vous remercie encore de vos réponses.
Alors voilà: est-ce utile, d'avoir une tente à disposition tout le temps ou est-il possible de dormir vraiment partout, à n'importe quelle période de l'année??
Jipi m'avait bien préciser que dans le Masoala il faudra une tente. Mais si j'en prends une avec moi, pourrais-je l'utiliser ailleurs aussi?
Ce qui me motive dans l'idée d'avoir une tente, c'est d'être autonome et d'économiser quelques euros sur le logement (alors oui, c'est ça en moins pour l'économie Malgache mais je reste 6 mois en tout et compte bien injecter quelques milliers d'euros quoiqu'il arrive! De plus je suis ric-rac sur le budget au final alors j'essaie de faire au plus économe tout en restant descent bien entendu)
Aussi, est-ce que je prends la Malarone...ou rien, vu le temps que je vais passer la-bas? Merci de vos réponses d'avance.
Je pars en septembre pour 2x3 mois à Mada (coupure de 3 mois à Maurice entre décembre et mars). J'ai joint l'itinéraire à ce post.
J'ai déjà posé pas mal de question à ce sujet... et je vous remercie encore de vos réponses.
Alors voilà: est-ce utile, d'avoir une tente à disposition tout le temps ou est-il possible de dormir vraiment partout, à n'importe quelle période de l'année??
Jipi m'avait bien préciser que dans le Masoala il faudra une tente. Mais si j'en prends une avec moi, pourrais-je l'utiliser ailleurs aussi?
Ce qui me motive dans l'idée d'avoir une tente, c'est d'être autonome et d'économiser quelques euros sur le logement (alors oui, c'est ça en moins pour l'économie Malgache mais je reste 6 mois en tout et compte bien injecter quelques milliers d'euros quoiqu'il arrive! De plus je suis ric-rac sur le budget au final alors j'essaie de faire au plus économe tout en restant descent bien entendu)
Aussi, est-ce que je prends la Malarone...ou rien, vu le temps que je vais passer la-bas? Merci de vos réponses d'avance.