Results for "Fort+Queyras+|+127"
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Qui fait la transatlantique sur le Costa Magica du 10 ou 11 avril 2015? English translation pending
Nous avons réservé cette transatlantique vol inclus pour nous au départ de Paris arrivée à
Fort de France Martinique départ à 21h puis
Point à Pitre Guadeloupe de 8h à 21h
SAINT Martin , Antilles 14h à 14h
Roseau, Dominique 9 à 21h
Castries, Sainte Lucie 7 à 14h
Bridgetown , Barbade 7 à 14h
Puis 6 j en mer
Santa Cruz de Tėnerife
Funchal, Madère
en mer
Gibraltar
En mer
Palamos, Espagne
Marseille
Y aurait il d 'autres participants?
Nous attendons vos conseils et bons plans pour les escales en évitant les excursions du bateau . merci par avance, j'ai commencé à fouiner mais certaines escales ne sont pas souvent faites et je n'ai pas trouvé de bons plans! Bon weekend
Y aurait il d 'autres participants?
Nous attendons vos conseils et bons plans pour les escales en évitant les excursions du bateau . merci par avance, j'ai commencé à fouiner mais certaines escales ne sont pas souvent faites et je n'ai pas trouvé de bons plans! Bon weekend
Remboursement chez Cubana de Aviación English translation pending
Hola !
je suis très embêtée. j'ai acheté sur internet un billet Fort-de France Cuba et me suis rendue compte ensuite que ce n'était pas les dates que je souhaitais. J'ai donc contacté la compagnie par mail (aucun des numéros de téléphone affiché ne répond) Ils ont mis un certain temps à répondre (quand enfin, j'ai trouvé quelqu'un pour écrire en espagnol parce que de mon côté, bof bof...) ils m'ont dit qu'ils me rembourseraient avec une pénalité de 100 euros quand j'aurai confirmé... J'ai confirmé et depuis, plus rien... Je ne cesse de les relancer par mail. Et toujours personne qui décroche le téléphone chez Cubana de aviacion que ce soit à Paris, à Montréal, à Cuba ou à Madrid...
Quelqu'un aurait une solution ??
je suis très embêtée. j'ai acheté sur internet un billet Fort-de France Cuba et me suis rendue compte ensuite que ce n'était pas les dates que je souhaitais. J'ai donc contacté la compagnie par mail (aucun des numéros de téléphone affiché ne répond) Ils ont mis un certain temps à répondre (quand enfin, j'ai trouvé quelqu'un pour écrire en espagnol parce que de mon côté, bof bof...) ils m'ont dit qu'ils me rembourseraient avec une pénalité de 100 euros quand j'aurai confirmé... J'ai confirmé et depuis, plus rien... Je ne cesse de les relancer par mail. Et toujours personne qui décroche le téléphone chez Cubana de aviacion que ce soit à Paris, à Montréal, à Cuba ou à Madrid...
Quelqu'un aurait une solution ??
Buon Ma Thuot ou Hoi An? (Janvier) English translation pending
Bonjour à tous,
Dans un autre post, j'affirmais haut et fort que je visiterai la région de Buon Ma Thuot puis le Delta du Mekong pour finir par ne rien faire à Phu Quoc. Mais là, je cherche, je furète, je questionne mes connaissances qui sont allés au Vietnam, Google et Voyageforum sont mes meilleurs amis, j'y pense nuit et jour: Buon Ma Thuot ou Hoi An?????????????? 😕 Je suis seulement 15 jours, la première moitié de janvier, au Vietnam, je dois faire des choix et "choisir c'est renoncer" 🏴☠️
Donc, j'ai l'impression que les Hauts plateaux, ça sera + typique *C'est quoi typique pour vous ma bonne dame? *Bah mon brave monsieur, typique, c'est quand la vie ne tourne pas que par les touristes, que les gens s'en foutent que tu sois là ou pas..... *sauf que voilà, si ils s'en foutent, ou que le coin n'a pas d'attrait ou d'infrastructures, c'est comme d'aller en vacances dans la Creuse, la barrière de la langue en +
J'ai l'impression que Hoi An, c'est tout ce qu'on attend de l'Asie, les lampions, les restos, les guesthouses *Donc vous voulez faire les autoroutes touristiques ma brave dame? *Non 🙁 sauf que si autant de gens vont à certains endroits, c'est qu'il y a un certain attrait *sauf que voilà, si y a trop de monde, on ne perçoit qu'une devanture de la vie des gens, celle acceptable pour les touristes, c'est comme d'aller à Paris et croire que tout le monde boit des coups en terrasse, sauf que c'est cool de boire des coups en terrasse (et que quand même on passe beaucoup de temps en terrasse!)
Ce post n'est pas très clair, un peu décalé, les comparatifs avec la France forcément tirés par les cheveux, mais c'est ce qui est dans ma tête, c'est emmêlé 🤪
Merci pour votre éclairage potentiel! sinon, je le tirerai à pile ou face 😛
Dans un autre post, j'affirmais haut et fort que je visiterai la région de Buon Ma Thuot puis le Delta du Mekong pour finir par ne rien faire à Phu Quoc. Mais là, je cherche, je furète, je questionne mes connaissances qui sont allés au Vietnam, Google et Voyageforum sont mes meilleurs amis, j'y pense nuit et jour: Buon Ma Thuot ou Hoi An?????????????? 😕 Je suis seulement 15 jours, la première moitié de janvier, au Vietnam, je dois faire des choix et "choisir c'est renoncer" 🏴☠️
Donc, j'ai l'impression que les Hauts plateaux, ça sera + typique *C'est quoi typique pour vous ma bonne dame? *Bah mon brave monsieur, typique, c'est quand la vie ne tourne pas que par les touristes, que les gens s'en foutent que tu sois là ou pas..... *sauf que voilà, si ils s'en foutent, ou que le coin n'a pas d'attrait ou d'infrastructures, c'est comme d'aller en vacances dans la Creuse, la barrière de la langue en +
J'ai l'impression que Hoi An, c'est tout ce qu'on attend de l'Asie, les lampions, les restos, les guesthouses *Donc vous voulez faire les autoroutes touristiques ma brave dame? *Non 🙁 sauf que si autant de gens vont à certains endroits, c'est qu'il y a un certain attrait *sauf que voilà, si y a trop de monde, on ne perçoit qu'une devanture de la vie des gens, celle acceptable pour les touristes, c'est comme d'aller à Paris et croire que tout le monde boit des coups en terrasse, sauf que c'est cool de boire des coups en terrasse (et que quand même on passe beaucoup de temps en terrasse!)
Ce post n'est pas très clair, un peu décalé, les comparatifs avec la France forcément tirés par les cheveux, mais c'est ce qui est dans ma tête, c'est emmêlé 🤪
Merci pour votre éclairage potentiel! sinon, je le tirerai à pile ou face 😛
Retour sur 3 semaines Sulawesi - Raja Ampat English translation pending
Voici un résumé (rapide) de notre second voyage en Indonésie.
J1: Arrivée à Makassar : fort Rotterdam, infos bus... et piscine pour se remettre du voyage :-) Bus de nuit pour Rantepao
J2-3-4: Arrivée à Rantepao: petite galère pour trouver une chambre (Full partout!), c'est le seul moment où on aurait peut-être dû appeler avant. 3 jours en pays Toraja: funérailles, ballades en moto (villages, sites, ...). Pas besoin de guide (sauf si éventuellement on veut faire un trek)
j5: Bus pour Tentena (13h 🤪 )
j6: Tentena : (moto) plage lac Poso, chutes d'eau, orga trek Lore Lindu
j7-8: Départ pour Lore Lindu (gros sacs envoyés à Palu par bus): Voiture avec chauffeur et guide jusqu'à Tuare (visite des mégalithes de la vallée de Bada), nuit à Tuare, départ trek (avec seulement un porteur) pour Mowa.
Petite galère: on avait prévu de faire les 25km Moa-Gimpu en Ojek (moto taxi), d'y passer la nuit et de prendre le bus pour Palu le lendemain. Sauf qu'à Mowa, on a voulu nous plumer comme des pigeons et qu'on a pris un coup de sang, on s'est barrés pour faire le trajet à pied (8h de marche -4 de nuit- sans guide, nuit à la belle étoile sans matos ni nourriture): grosse aventure (mais fallait pas nous prendre pour des c... )🙂
j9: "Bus" (Kijang) pour Palu (repos dans un hôtel un peu classe) et vol le lendemain pour Manado (c'était jouable le jour même mais le vol était complet)
j10: Vol Palu-Manado, bus Manado-Tomohon
j11-12: Tomohon: Marché pittoresque (python, chien, rats, chauves-souris), Volcan mahawu, lac Linow (tout fait en bemo + marche). Lendemain, cratère du Lokon (pas besoin de guide - je peux vous donner les indications du chemin) et Batu-Putih via Manado (possible via Tondano).
j13: Batu-Putih: Trek réserve Tangkoko (tarsiers, macaques, calaos, paresseux, ...). Guide exceptionnelle: Reney! (départ à 4h30, retour... 13h30). Pour le prix classique évidemment! Nous avons ses coordonnées, une vraie perle!
j14: Plongée à Lembeh avec Reney et Lea (sa fille, divemaster). Là encore, super plan. 90€ pour 3 plongées, tout compris (matos, bouffe délicieuse, transport BatuPutih - plongée - gare routière de Bitung). Départ le soir pour Manado.
j15: Plongée sur Bunaken depuis Manado (pas facile de trouver une structure sans hébergement... Minahasa divers)
j16 : "Papouasie": Vol Manado - Sorong, Ferry Sorong - Waisaï, trajet jusqu'à Kordiris.
j17-18-19:Plage- plongée -snorkeling paradisiaques.😎😎😎
j20: ferry pour Sorong (nuit sur place)
j21-22 retour sur Paris via Jakarta, Bangkok, Le Caire (merci Egyptair)
Quelques conseils-remarques: Pas de souci, les gens sont souriants, adorables et serviables, sauf s'ils sont de près ou de loin en relation avec les transports: le prix annoncé aéroport/gare routière - centre ville est souvent le double voire le triple. De même, apprenez vite le prix des bemos, courses en ojek (demander discrètement aux autres passagers). Pour ça, si vous pouvez, quelques rudiments d'indonésien vous seront d'une grande aide. L'anglais n'est pas super répandu et en plus, c'est chouette de pouvoir échanger quelques mots "inutiles".
Je vous ai fait grâce de vous donner à la roupie près tous les prix des hôtels/visites/droits d'entrée mais n’hésitez pas à demander, je répondrai avec grand plaisir 😇
En tout cas, si vous y allez, ce sera assurément un super voyage!!!
J1: Arrivée à Makassar : fort Rotterdam, infos bus... et piscine pour se remettre du voyage :-) Bus de nuit pour Rantepao
J2-3-4: Arrivée à Rantepao: petite galère pour trouver une chambre (Full partout!), c'est le seul moment où on aurait peut-être dû appeler avant. 3 jours en pays Toraja: funérailles, ballades en moto (villages, sites, ...). Pas besoin de guide (sauf si éventuellement on veut faire un trek)
j5: Bus pour Tentena (13h 🤪 )
j6: Tentena : (moto) plage lac Poso, chutes d'eau, orga trek Lore Lindu
j7-8: Départ pour Lore Lindu (gros sacs envoyés à Palu par bus): Voiture avec chauffeur et guide jusqu'à Tuare (visite des mégalithes de la vallée de Bada), nuit à Tuare, départ trek (avec seulement un porteur) pour Mowa.
Petite galère: on avait prévu de faire les 25km Moa-Gimpu en Ojek (moto taxi), d'y passer la nuit et de prendre le bus pour Palu le lendemain. Sauf qu'à Mowa, on a voulu nous plumer comme des pigeons et qu'on a pris un coup de sang, on s'est barrés pour faire le trajet à pied (8h de marche -4 de nuit- sans guide, nuit à la belle étoile sans matos ni nourriture): grosse aventure (mais fallait pas nous prendre pour des c... )🙂
j9: "Bus" (Kijang) pour Palu (repos dans un hôtel un peu classe) et vol le lendemain pour Manado (c'était jouable le jour même mais le vol était complet)
j10: Vol Palu-Manado, bus Manado-Tomohon
j11-12: Tomohon: Marché pittoresque (python, chien, rats, chauves-souris), Volcan mahawu, lac Linow (tout fait en bemo + marche). Lendemain, cratère du Lokon (pas besoin de guide - je peux vous donner les indications du chemin) et Batu-Putih via Manado (possible via Tondano).
j13: Batu-Putih: Trek réserve Tangkoko (tarsiers, macaques, calaos, paresseux, ...). Guide exceptionnelle: Reney! (départ à 4h30, retour... 13h30). Pour le prix classique évidemment! Nous avons ses coordonnées, une vraie perle!
j14: Plongée à Lembeh avec Reney et Lea (sa fille, divemaster). Là encore, super plan. 90€ pour 3 plongées, tout compris (matos, bouffe délicieuse, transport BatuPutih - plongée - gare routière de Bitung). Départ le soir pour Manado.
j15: Plongée sur Bunaken depuis Manado (pas facile de trouver une structure sans hébergement... Minahasa divers)
j16 : "Papouasie": Vol Manado - Sorong, Ferry Sorong - Waisaï, trajet jusqu'à Kordiris.
j17-18-19:Plage- plongée -snorkeling paradisiaques.😎😎😎
j20: ferry pour Sorong (nuit sur place)
j21-22 retour sur Paris via Jakarta, Bangkok, Le Caire (merci Egyptair)
Quelques conseils-remarques: Pas de souci, les gens sont souriants, adorables et serviables, sauf s'ils sont de près ou de loin en relation avec les transports: le prix annoncé aéroport/gare routière - centre ville est souvent le double voire le triple. De même, apprenez vite le prix des bemos, courses en ojek (demander discrètement aux autres passagers). Pour ça, si vous pouvez, quelques rudiments d'indonésien vous seront d'une grande aide. L'anglais n'est pas super répandu et en plus, c'est chouette de pouvoir échanger quelques mots "inutiles".
Je vous ai fait grâce de vous donner à la roupie près tous les prix des hôtels/visites/droits d'entrée mais n’hésitez pas à demander, je répondrai avec grand plaisir 😇
En tout cas, si vous y allez, ce sera assurément un super voyage!!!
Premières traces atlastiques English translation pending
C'était lors de mes premiers pas dans l'Atlas marocain ... il y a fort longtemps.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivi��re blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
VALLEE D'ANERGUI- Douar Ayt Khoya
Dix jours se sont écoulés depuis mon départ belfortain.
A Ouaouizerth le vieux bus s’est garé à même le coté de ce qui semblait être la rue principale. Il n’y a pas de gare routière. En quelques minutes les quelques vingt voyageurs qui occupaient les sièges défoncés et inconfortables du Berliet sans âge ont récupéré leurs bagages et s’en sont allés chacun vers leur destinée. La rue qui me faisait face s’ouvrait à moins de vingt mètres sur une esplanade qui semblait concentrer l’animation ordinaire et locale d’un milieu de matinée ensoleillée. Je m’y suis dirigé. A en juger par les détritus qui jonchaient le sol et une tente de marchand de fruits et légumes, posée là, seule, presque incongrue, à peine à l’écart des vieilles Mercedes, Peugeot 504 et autres R12 break empestant l’atmosphère des fumées de gas-oil de leurs interminables préchauffages, le lieu s’avérait être, d’un coté parc des taxis interurbains, de l’autre, place de souk le jour venu.
A ma vue, le courtier a lancé haut et fort l’annonce des destinations des taxis restants à compléter. Par un geste négatif de la tête et mon meilleur langage des signes, je lui ai fait comprendre que j’étais arrivé au terme de mon voyage et, profitant de ce premier rapport établi, lui ai montré les quelques lignes écrites en arabe par Lahcen Fouzal avant mon départ belfortain.
Après lecture, le courtier confiait le papier à un gamin en le chargeant d’une commission que je supposai être la recherche du premier fils Fouzal. Il me fît signe de patienter à l’ombre, à coté de la cabane en tôle et cartons où un vieux monsieur vendait au détail quelques friandises, cigarettes, feuilles à rouler, stylos bille et diverses petites fournitures courantes. J’en ai profité pour faire fonctionner un peu le commerce local en achetant trois Malboro, une boite d’allumettes en cire, un rasoir jetable et un paquet de chewing-gum. En guise de bienvenue, je me suis vu offrir un verre de thé à la menthe sorti de sous le comptoir du petit kiosque où je n’avais pas encore remarqué la présence du camping gaz et du petit nécessaire à la préparation du breuvage.
Le peu d’ombre dont je jouissais sur le coté du cabanon avait disparu depuis longtemps. J’avais fumé mes trois cigarettes, bu une théière avec le papy vendeur, partagé une orange et son sibsi, goûtant ainsi pour la première fois à ce cocktail détonnant fait de tabac spécial et de fleurs de chanvre finement hachés et savamment mélangés, quand est arrivé un petit monsieur moustachu, à l’air pâle et malingre, licencié en lettres et philosophie, chômeur de son état et connu dans cette bourgade sous le nom de Mohamed Ou Haddou. C'est le frère de Lahcen auprès de qui ce dernier m'a recommandé quand je lui ai fais part de mon projet de randonnée dans l'Atlas marocain.
Tu passes par Anergui? m'avait-il demandé. J'y suis né! C'est chez moi! Et si c'est chez moi, c'est aussi chez toi!.. Hospitalité bebère ! Mohamed habite avec sa maman dans une petite maison en pisé perchée sur une colline à la sortie de Ouaouizerth par la route de Tillouguitte. Le petit tagine familial attendait notre retour et fût partagé en même temps les nouvelles demandées par la maman sur l’état de santé du fiston éloigné Le lendemain après avoir dégusté un excellent tagine au brochet chez sa sœur, nous nous sommes postés à l’ombre d’un eucalyptus sur le bord de la route. Une Land Rover ou un camion à destination de Tillouguitte disposerait bien, selon Mohamed, de 2 places libres. Nous devions faire étape dans ce village avant de continuer à pied sur Anergui, la vallée d'origine de la famille Fouzal. Après deux heures d'attente et quatre heures de tape-cul dans une vieille Land Rover surchargée -oui je dis bien quatre heures pour s’acquitter de quarante kilomètres de piste défoncée et du Tizi (col) n'Ayt Aïssa- nous sommes arrivés à destination.
Nous avons trouvé le gîte pour la nuit dans l'arrière salle d'une petite gargote et sommes repartis alors que le jour pointait à peine pour profiter d'une benne de camion qui pouvait nous déposer à Tamga. Je n'ai pas regretté le lever très matinal qui nous a évité une demie douzaine de kilomètres de marche sur une piste sans intérêt... c'est qu'il nous restait derrière sept heures de autres heures de marche pour franchir Tizi n'Ouanergui et plonger sur la vallée.
Nous y avons retrouvé son père et le reste de la famille, oncle, tante cousins qui partagent la maison familiale.
Maison de la famille Fouzal.
La nuit est douce, sans lune. Si j’en crois les ronflements qui s’élèvent jusqu’à la terrasse, mes hôtes sont déjà dans les bras de Morphée. Du petit lait, du pain, du thé, des amandes offerts avant leur coucher, une lanterne pour éclairer la suite des traces écrites de ce périple atlastique, le décor est planté.
Anergui, un endroit où l'on va... et non un endroit où l'on passe ! Depuis Ouaouizerth, la vallée est uniquement accessible à pied ou à dos de mulet. Un isolement qui préserve ce petit havre de quiétude et de fraîcheur, tapi au pied d’une falaise en forme parfaite de fer à cheval, dominée par les 3243 mètres du djebel Mourik. On y vit à l’écart des grandes voies de passage, dans la terre, de la terre, adaptant ses besoins à ses maigres richesses, et laissant couler lentement les jours gais ou tristes que verse la volonté divine.
Quelques très rares passes dans des éboulis en pans inclinés, boisés sommairement de chênes verts, permettent de franchir ce rempart continu, formé par un colossal mouvement orogénique. L’itinéraire d’accès le plus court passe par Tillouguitte, Tamga et Tizi n’Ouanergui. C’est celui que nous avons emprunté avant hier avec Mohammed. Une belle dizaine d’heures de marche étaient prévues au départ de Tillouguitte. En nous faisant déposer par un camion avant le pont de Tamga nous avons évité la piste poussiéreuse, gagné trois heures et entamé une marche d’approche du col bien agréable le long de la rivière Ahensal, à l’ombre des pins d’Alep.
Cinq petits hameaux, quelques maisons individuelles éparses et igherman, les “greniers fortifiés familiaux “, toujours construit sur les pentes pour une protection indispensable contre les crues, mais aussi par besoin vital de réserver à la culture la plus petite parcelle disponible, forment l'habitat des Ayt Anergui.
Tout au fond du creuset une manne permanente en provenance d'Imilchil et du plateau des lacs arrose par séguias interposées les cultures de la vallée. L’Assif Melloul, la “rivi��re blanche”, serpente dans le relief, trouve la faille à l’ouest et évite l’obstacle Mourik. Nous sommes à 1500 mètres. L’altitude n’autorise pas les palmiers, mais une agriculture de subsistance et, les bonnes années, le minimum alimentaire: blé, orge, maïs et aussi des noyers, des amandiers, pêchers, pommiers et quelques légumes.
Le final en beauté de mon errance atlastique était vaguement prévu dans les gorges du Dades ou du Thodra. Depuis Thinerir ou Boulmane n’Dades, la fascinante place Djmâa el Fna et les souks de Marrakech, à peine entrevus lors de mon arrivée, ne sont plus qu’à une journée de bus ! Mais il me faut d’abord atteindre le versant sud du massif. Depuis Anergui il y a de nombreux itinéraires pour rejoindre Boulmane. Toutefois, pour un étranger à ce milieu, le plus sûr et plus court chemin pour atteindre les versants sud – 3 jours au rythme d’un roumi porteur de sac à dos – est la grande piste muletière foulée régulièrement par les commerçants qui se rendent du souk es Sebt de M’semrir au souk el Khemis d’Anergui, et inversement. J’y trouverais toujours du monde et de l’aide en cas de besoin.
C’était l’option retenue à mon arrivée dans cette vallée. Mais au « thé-apéritif » de midi, j’ai vite deviné que le roumi, moi en l’occurrence, devenait sujet de délibération entre Mohammed, son père et son oncle.
Pendant le tagine la discussion a marqué une pause. C’est qu’ici on parle peu en mangeant. Le plat étant commun à tous les convives, celui qui parle trop … mange moins.
Au « thé-digestif », entre deux claquements de langue marquant son approbation sur la qualité du breuvage, Mohammed m’a proposé de m’accompagner sur une partie du trajet. Le mulet de son cousin porterait les bagages. J’ai bien sûr accepté. On ne fait pas la fine bouche devant une proposition qui dispense du portage de dix sept kilos de sac à dos. Et puis, après réflexion, vu qu’en plus du mulet je pouvais bénéficier aussi des services d’un fonctionnaire près à se dégourdir les jambes dans les montagnes de son enfance, pourquoi ne pas se lancer sur des sentiers moins "battus" ?
La description de Kousser et des conditions de vie des éleveurs sur ces terres ingrates rapportées hier par Mohammed, m’avait déjà mis l’eau à la bouche … et la carte sous les yeux. J’ai ainsi pu observer que la traversée de ce plateau pouvait, en deux jours, mener à Zawiat Ahensal. De là il est encore possible, par un petit crochet de deux jours suplémentaires, de rejoindre M’semrir. Rien d’insurmontable somme toute car je me sens en jambes. Cependant mon manque de connaissance du milieu, et cette grande (! ! !) sagesse qui m’habite m’interdisaient de me lancer seul sur cet itinéraire incertain. Mais après la proposition de Mohammed, la donne était différente. S’il voulait bien m’accompagner jusqu’à Zawiat Ahensal au lieu de la vallée d’Imdrhas, l’occasion était à saisir !
Au « thé-apéritif » du soir, je leur ai fait ma nouvelle proposition d'itinéraire. Pendant que nos doigts prenaient peu à peu la délicate teinte rouge safranée de la sauce tagine la discussion a cessé, comme il se doit, mais quatre verres de « thé-digestif » doivent aider à la réflexion car au dernier la décision était prise .
« Mohammed t’accompagnera jusqu’à Zawia, et au-delà si tu veux ».
Le père avait parlé, l’oncle approuvait et Mohammed traduisait. La sécurité d’un étranger sur les terres de la tribu est aussi affaire de son hôte.
Ce qui était dit devait être fait.
Il est plus de minuit, Mohammed m'a annoncé le réveil pour cinq heures...
TAGHIA
Mon intention de passer ce hameau et de poser bivouac dans Bou Ighaln après avoir franchi le Jbel Timghazine, était-elle trop matinale ? En tous cas elle n’a pas su résister à l’appel de la petite plate-forme herbeuse qui domine la rivière à l’entrée des gorges. Me voilà à l’abri d’une éventuelle crue. Ce serait con de me retrouver à l’entrée de Zawia à trois heures du matin flottant sur mon karimat.
C’était le dernier conseil de Mohammed avant de nous séparer ce matin. Ne pas se fier à une météo, aussi clémente soit-elle au moment d’installer un bivouac. Un orage arrive vite, et la crue qui s’en suit peut-être dévastatrice, surtout à la sortie de telles gorges.
Mohammed a rebroussé chemin ce matin après que nous ayons passé la nuit à Zawia Ahensal chez un ami de son père. Il compte refaire en une journée la montée à Kousser et sa traversée. Un trajet qui nous a demandé deux belles journées de marche à l’aller. Il faut dire que lui montera sur le mulet sur la quasi totalité de l’itinéraire, ce qu’il n’a sans doute pas osé faire quand nous étions ensemble et que je tenais absolument à marcher.
C’est donc la reprise de mon aventure solitaire dans ces montagnes. Avec des provisions pour trois jours, un ravitaillement possible à Oussikis, des semelles en bon état et un moral à toute épreuve, c’est plus qu’il n’en faut pour atteindre Boulmane n’Dades.
J’ai bien aimé la ballade de ce matin depuis la Zawia . Trois heures de promenade bucolique le long de la petite rivière qui se jette plus bas dans l’assif Ahensal à travers vergers et parcelles cultivées d’orge ou peut-être de blé, je ne sais pas comment les différencier, ont suffit pour rejoindre les maisons de terre rouge de Taghia. Et puis il y a eu les falaises vertigineuses qui font face au village, et dans lesquelles je me vois déjà accroché avec mes potes grimpeurs, la transparence de l’eau, la proximité des vergers le vert profond des petites terrasses étagées sur les pentes soulignées de coquelicots et puis cette petite place herbeuse, là entre le village et les gorges, et loin la-bas le col que je devais franchir. Cela vaut bien l’octroi d’une demi-journée de contemplation.
Sieste, promenade dans les gorges et toilette complète dans la rivière, ont donc remplacé avantageusement la programmation du départ. La rivière charrie beaucoup de bois et le plaisir de la veillée autour du feu de bivouac, non encore éprouvé dans ces montagnes, est si grand que je laisse filer sereinement les heures habituellement dédiées au sommeil réparateur.
Qu’il est doux de pouvoir gérer son temps et son rythme ! On en a si peu l’occasion dans notre vie "speedée" de citadin européen qu’il ne faut pas négliger l’opportunité. Je ne m’accorderai cependant de fantaisies qu’avec l’emploi du temps. L’itinéraire conseillé par mon hôte de la veille sera suivi à la lettre. Du moins en ai-je l’intention au moment où j’écris. Sans guide ni topo, les points de passage principaux que m’a indiqué notre hôte d’hier soir ne seront peut-être pas si évidents à trouver. Surtout si comme cela semble être le cas, au-delà du col je retrouve un terrain similaire à Kousser, sans points de repères et des traces multiples de déplacements de troupeaux qui partent dans tous les sens. Quel contraste entre les vallées comme Anergui et Zawia Ahensal où les dépôts alluvionnaires et la volonté des hommes à travailler la terre en font de fertiles oasis de montagne, et la désolation minérale de Kousser !
Ce plateau d’altitude présente des signes inquiétants de déboisement. Vaincue par le climat et les pasteurs acharnés à sa perte pour la survie de leurs troupeaux, la végétation est poussée dans ses derniers retranchements.
Au milieu des pierres, des buissons épineux et des squelettes difformes de leurs congénères, il ne résiste plus que quelques genévriers thuryfères centenaires. Pas d’eau autre que celle un peu croupie de deux sources misérables. Si elles m’ont inquiété au point d’y diluer quelques cachets d’hydroclonazone, elles doivent pourtant faire le bonheur des hommes et du bétail habitant cette austère contrée,
Pour un Franc-comtois, même d’adoption, qui n’a connu que les forêts vosgiennes et les verts pâturages alpins, le premier contact physique avec cette désolation minérale est impressionnant. Néanmoins ce milieu a pour moi quelque chose d’attirant. Je sais déjà que j’y reviendrai.
D’ici là il me reste à rejoindre Oussikis et Boulmane. Il est donc temps de trouver le sommeil.
Jbel Timghazine
Le soleil avait déjà franchi la crête quand j’ai ouvert la tente. La surprise n’est apparue que lorsque mes yeux se sont habituées à la belle luminosité matinale. Posés sur une pierre à coté du foyer, deux œufs frais et une petite galette d’orge attendaient patiemment mon réveil. Je doute que beaucoup de ²sans-abri² aient souvent fait la même trouvaille, en sortant de leurs cartons après une nuit sous les ponts de la Seine.
Après un petit déjeuner copieux, la cuisson des œufs pour la route et une toilette vivifiante dans l’eau glacée, j’ai entamé le sentier raide et sinueux dans les pentes du Jbel Timghazine sans avoir pu remercier mon mystérieux et généreux donateur.
Trois heures plus tard, dépouillé d’une grande partie de ma bonne forme matinale, je pose mon sac au pied d’un genévrier squelettique et centenaire. La vue quasi aérienne sur le village de Taghia explique les deux litres de sueur que je viens de laisser dans la pente. Plus au loin, en suivant les méandres de la rivière et les cultures en terrasses, apparaissent les silhouettes des magnifiques ksours des chorfas de Zawiat Ahensal déjà prisonnières de la brume de chaleur. De l’autre coté … premier aperçu sur les grandes pentes délavées des contreforts sud de cet Atlas oriental. La traversée de Kousser n’aurait-elle été qu’une misérable mise en jambes avant l’exil de pierres, terre et poussière qui se présente en contrebas ?
J’ai vidé une gourde mais l’autre est presque pleine. C’est suffisant pour une petite soupe ce soir et un café demain matin, mais tiendra-t-elle jusqu’au bivouac si je ne trouve rien d’autre à boire cet après-midi ? Par mesure de précaution, je commence à mettre en pratique la technique du moissonneur en période de ramadan : le petit cailloux dans la bouche qui aide à saliver. Tant qu’il reste de la salive !
J’ai admiré une dernière fois l’imposant massif du Jbel Aroudane qui domine Zawiat Ahensal, en me promettant d’en faire le tour lors d’une prochaine virée. Après avoir bien ajusté le sac à dos sur les épaules et serré la ceinture ventrale, je me suis lancé dans la pente en courant. Bien imprudent quand j’y pense maintenant !
En perpétuelle recherche de l’équilibre perdu sur les pierres qui roulaient sous les semelles, j’ai dévalé, les quatre cents mètres de dénivelé. Quand j’ai repris pied sur la terre ferme j’ai eu l’impression d’être encore poussé par mon élan. Pendant longtemps encore la foulée est restée longue et alerte. Curieusement, la petite angoisse que j’avais eue en voyant ce qui m’attendait depuis le col avait totalement disparue. J’éprouvais au contraire une très agréable sensation de liberté qui semblait stimuler mes capacités physiques mises à mal dans la sévère ascension matinale. Pourtant Oussikis était encore bien loin, quelque part là-bas vers le sud-est, au bout de cette trace qui semblait ne mener nulle part ailleurs que dans les cailloux et la poussière,
Rappel que la demi-douzaine de figues sèches et la barre énergétique avalées au col manquent de sucres lents, le rythme a faibli vers le milieu de l’après-midi. Dans le même temps mes épaules me faisaient savoir qu’elles auraient plaisir à être soulagées quelques minutes. Il était temps d’alléger mon sac à dos d’une boite de sardines et une ou deux tartines de « Vache qui rit », le seul fromage -mais est-ce bien du fromage ?- trouvé au souk d’Anergui.
J’étais plongé dans ces pensées sans grande teneur philosophique, quand j’ai eu la frousse de la décennie !
Ils couraient dans ma direction et m’ont cloué sur place. Le palpitant à cent quarante, les poils au garde à vous et la sueur gelée sur le front, j’ai ramassé deux parpaings pour le premier qui dépasserait le périmètre de sécurité … si j’en avais le temps !
Les deux chiens galeux se sont arrêtés à quatre ou cinq mètres de moi en grognant et aboyant tous crocs dehors. En une fraction de seconde j’ai revu toute cette scène du film ²La guerre du feu², quand les trois héros pourchassés par des lions passent la nuit sur un arbre avec les fauves à leurs pieds.
Certes je n’avais pas à faire à des lions, mais je n’avais pas non plus de genévrier sous la main. Le dernier tronc contre lequel je m’étais appuyé était là-haut sur le col !
Il m’a semblé un peu puéril d’essayer de les amadouer en leur racontant cette histoire drôle, et j’ai opté pour la fermeté. Je m’apprêtais à casser les dents du premier quand …
Zorro est arrivé éhéééé ! ! ! ! ! !
Non, je délire. C’est l’émotion du souvenir ! Ou le soleil et l’altitude. Je ne sais pas.
D’abord sur ma gauche, deux claquements coup sur coup, secs et très brefs ont retenti. Puis il y a eu les sifflements et la poussière soulevée par les impacts entre moi et les chiens. La hausse était ajustée. Deux autres cailloux sont tombés. L’un entre les deux horreurs, l’autre a atteint sa cible. Kaïkaïkaï, faisait celle qui courait en boitant, tandis que l’autre reculait, mais toujours en aboyant.
Mes mollets devaient leur salut à la descendance berbère de Thierry La Fronde !
Deux jeunes garçons m’ont rejoint. Ils m’ont dévisagé avec la curiosité que je pourrai montrer le jour de ma rencontre avec un petit homme vert.
- Salamaleikoum.
- Salamaleikoum ... (Silence) Mani abrid n’Oussikis ?
Tilla taghbalout ? »
Comme j’ai longuement travaillé la prononciation de cette formule -la première que j’ai apprise dans ces montagnes pour éviter que l’on retrouve un jour un petit tas d’os de roumi à coté de son sac à dos- ils ont compris tout de suite.
Oui, c’était bien le chemin d’Oussikis mais au geste de la main, j’ai compris que je n’étais pas encore rendu ! Oui, il y avait bien une source dans les parages et ils se proposaient de m’y emmener. Le plus âgé m’a fait signe de le suivre tandis que son petit compère s’en allait retrouver le troupeau, accompagné par les chiens qui ne semblaient pas très rancuniers.
Etonnant ! A cinq minutes de l’endroit de notre rencontre, derrière un monticule sur lequel quelques petites chèvres noires et trois dromadaires broutaient des cailloux, deux tentes et une belle combe verdoyante signalaient la présence de l’eau. Me voilà prévenu, inutile de sucer des petits cailloux avant de m’être assuré qu’il n’y a pas de crottes de biques dans un rayon de cinq kilomètres. Qui dit biquette, dit forcément taghbalout.
Mon jeune sauveur m’a prié de m’asseoir sous la première tente. Il a allumé les branches sèches d’un buisson, et posé dans les flammes une bouilloire noire de suie. Pendant que l’eau chauffait, il est allé jusqu’à l’autre tente. Quelques instants plus tard, il en revenait avec une fille portant baluchon sur le dos. Un baluchon braillard dérangé dans sa sieste par la visite d’un fâcheux.
Une fois de plus, j’ai pu mesurer le sacré de l’hospitalité de ces montagnards. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih. Leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces et de repos pour continuer leur chemin ; alors on se doit de partager sa pitance, fusse-t-elle maigre, et son toit.
Mon ventre était vide, en effet, mais pas mon sac à dos !
Je me serais contenté d’une petite halte à la source, le temps d’avaler mes deux œufs durs et une boite de sardines à la tomate, mais dehors, la fille s’activait déjà. Quand j’ai réalisé, il était trop tard. L’eau tiède coulait dans le puits de farine. Une pierre plate avait remplacé la bouilloire sur les braises et attendait la pâte que malaxaient déjà des mains expertes.
Le garçon a fini la préparation du thé et a servi un verre de thé. Un seul.
Soudain je me suis rappelé. Que faire ? Que dire ? Envahi d’une gêne terrible je regardais le verre posé devant moi. Je n’y avais encore pas touché que déjà la fille tendait la galette brûlante au garçon.
Eux qui n’avaient pas mangé depuis l’aube et suceraient leur soif jusqu’au soleil disparu, m’offraient du thé et me cuisaient du pain alors que c’était le ramadan !
Il a coupé la galette en quatre. Il a posé les morceaux à coté du verre sur le papier bleu qui ici emballe les pains de sucre et m’a invité à manger. Bismillah, baraka Allah illik. Dans ces circonstances je ne sais rien dire d’autre. J’ai bu et j’ai mangé pendant qu’ils me regardaient en souriant.
Qu’Allah, puisque vous y croyez, vous le rende au centuple.
Au moment de les quitter, il m’a encore prié de prendre le pain qui restait. J’ai sorti un des deux œufs, une boite de sardines, une poignée d’amandes et deux portions de ²Vache qui rit². J’ai laissé le tout sur une pierre à coté du foyer et je suis parti.
Je n’avais pas encore rejoint la trace où nous nous étions rencontrés, quand le garçon m’a rattrapé. De son propos je n’ai compris que Taghbalout, mais c’était suffisant, je partais sans refaire le plein de ma gourde ! Nous sommes revenus vers le campement. A ma surprise, au lieu d’aller à la source nous nous sommes dirigés vers l’autre tente où il m’a une fois encore, invité à m’asseoir.
La fille et le bébé emmailloté étaient là. Elle, un beau sein à l’air, mais qui ne m’était pas destiné, lui visiblement affamé s’y accrochait avidement. Devant ma réticence à m’asseoir de nouveau, mon sauveur à la fronde me montre quelque chose à l’extrémité de la dépression. Une silhouette féminine en amazone sur un baudet s’éloignait dans les reliefs du terrain. J’ai compris qu’il avait envoyé une autre femme chercher de l’eau à la source et … qu’il était inutile d’insister ! Je n’avais plus qu’à partager leur natte en attendant qu’elle revienne, et à laisser filer mes pensées en direction de cette jolie et souriante jeune mère qui, sans aucune gêne devant moi, allaitait son enfant.
Qui prétend que les femmes berbères sont farouches face aux étrangers ?
L’heure tournait et j’attendais avec impatience le retour de ma chercheuse d’eau pour reprendre la route. J’ai prétexté une cigarette que je ne voulais pas fumer en leur présence et je suis sorti de la tente pour regarder dans la direction où je l’avais vu s’éloigner. Il n’y avait personne sur le chemin. Avisant que la source était peut-être plus éloignée que je ne croyais, je me suis avancé un peu sur la trace.
J’ai repensé à ce marchand de Marrakech qui me disait il y a quelques jours : « Roumi, quand tu arrives au Maroc jette ta magana. ». Un fonctionnaire d’Anergui m’a bien reconfirmé plus tard que, dans ce milieu, il est bon de « savoir se patienter », mais que voulez vous, il est des vieux démons dont on a du mal à se débarrasser !
Le jeune m’a rejoint et entraîné à l’écart du chemin. Je ne comprenais plus rien car il insistait pour monter sur un petit promontoire à l’écart du chemin. Depuis le sommet de la bosse, j’avais une belle vue rétrospective sur le chemin parcouru depuis le col et surtout, après que le garçon m’ait montré au loin, très loin, la petite chaîne que je devais encore franchir, j’ai mieux apprécié le chemin qu’il me restait à couvrir ! C’est pour cela qu’il m’a entraîné là-haut. Gestes et petits dessins dans la terre à l’appui, j’ai fini par comprendre que les bergers de ce secteur atteignent Oussikis en une journée et que, chargé comme j’étais, ce serait une grosse bavante. Alors il m’invitait à passer la nuit chez lui.
Derrière le petit massif, après le Tizi n’Idikel, il y a selon le garçon des sources et d’autres campements. Mais d’ici là …
Voilà pourquoi je vais passer ma première nuit sous une tente de nomades et que j’ai eu largement le temps de faire ce résumé de la journée.
AQQA N’WAROUGHOULT
Hier, comme pour m’aider à soigner mon impatience, la femme, l’âne et les bidons ne sont revenus qu’en fin d’après midi. Trois heures pour le plein d’eau et l’aller-retour.
Et quel plein ! Un jerrycan de 25 litres dans un panier du chouari, cinq anciens bidons d’huile Lesieur dans l’autre panier pour équilibrer, quatre autres bidons, plus petits pendus de chaque coté et, trois dans un drap savamment enroulé sur les épaules de la p’tite dame ! Soit quelques soixante dix litres d’eau. Visiblement elle ne doit pas avoir envie d’y retourner tous les jours...
Quatre heures de l’après-midi. Le corps est enfin au repos.
Ce matin, avant de prendre congé de mes hôtes, j’ai mis ma montre hors de portée dans une boite au fond du sac. Promis madame, je ne la ressortirai que la veille du départ. J’ai bien retenu la leçon, mais comprenez moi aussi… j’ai un avion à prendre !
Au-delà des difficultés gastriques de la nuit passée, je réalise finalement la chance que j’ai eu hier en croisant deux molosses galeux intéressés par mes dodus mollets. Il m’eût fallu sucer beaucoup de petits cailloux pour parvenir à préserver l’eau nécessaire au bivouac du soir. Certes ils sont légion dans les parages, mais pour la soif, j’avoue préférer quelque chose de moins solide !
Au départ de ce matin, mes jambes étaient plus lourdes à traîner que le sac à dos. Il m’a fallu les ménager en adoptant le rythme lent d’un arthrosé de la hanche (avec tout le respect que je porte pour les malheureux qui souffrent de ce mal). Malgré le manque de point d’ombre pour une petite sieste réparatrice, j’ai atteint sans trop de dommage les campements de l’aqqa n’ waroughoult.
Heureusement, je n’ai pas eu de difficultés de ²navigation². La trace à suivre était simple : Trois heures plein sud jusqu’au pied de la petite barrière repérée la veille avec Mustapha et qui paraissait ne jamais se rapprocher, une heure et demi de montée sur un chemin inconfortable et heureusement pas trop abrupt, autant de descente pour franchir l’obstacle et laisser définitivement derrière moi, du moins je l’espère, cet immense champ de cailloux.
J’ai installé ma tente à distance respectable du campement, rencontré les femmes à la source, et refusé poliment aux maris alertés du passage d’un étranger, l’invitation à manger et dormir sous leur takhamt. Il faut dire que je ne tiens pas plus que cela à repartager une nuit de ramadan dans les mêmes conditions que la précédente !
Malgré les chants et les rythmes des taadlount, j’ai trouvé un peu longue la moitié de la nuit passée à manger de la bouillie d’orge au beurre rance, à tremper du pain dans l’huile d’olive et à boire des litres de thé sucré à en achever un diabétique. Interminable aussi l’autre moitié de la nuit dédiée à renvoyer, par différents orifices opposés, ce que mon organisme refusait obstinément de garder ; c’est à dire la totalité de ce que j’avais avalé.
A qui la faute ? La fatigue ? Non. Hier, j’étais très loin d’un tel épuisement. Un coup de soleil ? Je n’en ai jamais attrapé de ma vie et j’ai connu des expositions plus dures que ce printemps berbère. L’huile d’olive ? J’ai déjà eu souvent l’occasion les jours précédents d’y tremper le pain et les doigts et j’aime bien. L’eau ? Ah …peut-être. Que reste-t-il ? Le beurre rance !
Le beurre … l’eau ? L’eau ou ce putain de beurre rance ? Je ne pose pas longtemps la question et désigne coupable ce dernier. En total accord avec moi même, je vote unanimement sa suppression de mon régime des jours à venir. Il doit certainement être délicieux pour un palais averti et assimilable par un organisme entraîné à ce type d’agression, mais cela ne m’ emballe plus que ça. Surtout, je pourrai m’en passer plus facilement que d’une eau, même croupie, dans laquelle il est toujours possible de tremper quelques cachets d’hydroclonazone en cas de doute.
Voilà pourquoi, sans pouvoir l’expliquer, j’ai tout à l’heure refusé, avec le sourire, l’hospitalité berbère. Ils ont dû me prendre pour un sauvage ingrat.
OUSSIKIS
Le dos bien calé contre un tronc de peuplier au bord de la rivière, le verre de thé à porté de main, la gamelle sur le feu et les doigts de pied en bouquet de violettes, je me demande finalement si ce que j’aime dans la randonnée ce n’est pas surtout l’après randonnée…
Je repense à ma divine surprise au réveil après la longue nuit réparatrice dans les pâturages de l’aqqa n’ waroughoult.
Deux petits sourires timides ont accueilli la tête hirsute qui venait de quitter les bras de Morphée. Assises sagement non loin de ma tente, deux gamines attendaient patiemment mon réveil pour m’offrir l’éternelle et excellente galette d’orge cuite à la pierre. Les parents visiblement ne m’ont pas tenu rigueur du refus de leur hospitalité hier après-midi.
La forme retrouvée, du pain encore tiède pour mon petit déjeuner, et la perspective d’être à M’semrir ce soir, la journée commençait mieux que la veille. Les deux barres de céréales énergétiques que je leur ai tendues et ma dernière orange ont prestement disparu dans le fichu en laine que l’une d’elles portait sur son dos. A voir leurs mines réjouies, les mômes n’ont pas semblé mécontentes de l’échange. Les petits cabris malingres dont elles ont la garde non plus tant ils mordaient à belles dents les derniers morceaux du premier des trois pains que je porte depuis la Zawia.
Les fillettes sont restées là jusqu’à mon départ. Redevenues espiègles, ne ratant pas un de mes gestes, elles les commentaient en sourdine comme si elles craignaient que je comprenne leurs propos. Elles m’ont ensuite suivi pendant un moment, poussant les cabris devant elles en leur jetant des cailloux et force petits cris, certainement du langage caprin que je serais bien incapable d’imiter
Comme la plupart des traces utilisées par les bergers dans ces montagnes, celle qui à usé les semelles de mes chaussures aujourd’hui n’est pas indiquée sur la carte ; aussi, après un rapide coup d’œil pour estimer le temps et le chemin qu’il restait à parcourir, n’ai-je pas jugé utile ce matin de la garder à portée de main. Devant mon quart en fer blanc, l’itinéraire était évident : suivre la déclinaison de l’aqqa n’ waroughoult jusqu’à son ouverture sur le plateau d’Oussikis.
Le pas était allègre ; et délectable la sensation d’être beaucoup plus gaillard que la veille. Une bonne nuit sans beurre rance, du pain frais, quelques tapis herbeux, une belle source suivie d’un petit, mais bien sympathique ru, et les sourires féminins croisés dans cet agréable vallon ont suffi à rendre débordante l’énergie nécessaire à ce début de journée : je serais à Oussikis au pire dans le milieu de l’après-midi.
De l’optimisme il en faut, bien sûr, mais point trop. Avec lui s’installe l’insouciance. La suite m’a démontré que je péchais par excès.
Il était plus de midi et, au rythme suivi, le paysage aurait déjà du changer. Or je naviguais encore dans de grands méandres, entre des bosses caillouteuses piquées ça et là de tirlist, et zébrées de centaines de traces. Mais de troupeau woualou et de bergers non plus, qui pouvaient m’en dire un peu plus sur ma situation géographique. En pensant à ce petit filet d’eau qui disparaissait de temps en temps dans les accidents du terrain pour resurgir plusieurs centaines de mètres plus loin, j’ai gravi un de ces promontoires pour avoir une vue plus dominante et réconfortante, du moins je l’espérais, de la suite des événements. J’aurais du m’inquiéter quand il n’a plus refait surface. La disparition des marques de fer à mulet, dans les dizaines de traces de nos amis caprins aurait du m’alarmer également. J’aurais pu aussi me soucier des petites variations observées sur la nature du terrain, mais que j’avais mises sur le compte d’une lecture matinale et (trop ?) rapide de la carte.
Si j’avais …
Mais avec des "si" il paraît qu’on peut mettre Lutèce en amphore. Je me suis dit que j’essaierais une autre fois. Ce n’était pas mon souci du moment. J’ai remplacé les lamentations par une boite de sardines à la tomate et au piment, les deux dernières portions de « vache qui rit », une barre énergétique et deux belles gorgées d’eau presque fraîche.
Les pensées sont plus claires quand on a le ventre plein et la vue s’améliore, c’est chose bien connue ! Oussikis était là. Je devrais dire là-bas. Il n’y avait pas d’erreur, M’semrir était derrière. Le seul problème étant que ma boussole me faisait gentiment remarquer que je regardais vers l’Ouest.
Je l’ai cru sur parole, elle n’a jamais menti. Cela voulait dire que j’avais largement dérivé vers l’Est ! Il ne restait plus alors à répondre à une question. Allais-je faire demi-tour jusqu’à retomber sur l’endroit où j’avais quitté le vallon principal, ou rectifier le cap depuis ma salle à manger et filer droit par monts et par vaux ? L’expression prenant là tout son sens.
Toujours prêt pour de nouvelles aventures, j’ai été tenté par les vaux et les monts. Mais combien de ces derniers aurais-je eu à franchir jusqu’à retrouver la piste muletière invisible au fond des premiers? J’ai donc opté pour une "retraite positive" et à l’heure où j’écris je me félicite de la sagesse du choix.
Une heure plus tard, je retrouvais des traces de mulet et mon filet d’eau cabotin. Au loin, deux formes vagues fréquentaient la même trace que j’avais suivie le matin. Dans sa progression, l’une d’elles s’est dédoublé, un peu comme la très fameuse histoire des petits pains il y a une vingtaine de siècles. Rapidement les trois formes prenaient l’apparence d’un tri pattes et deux quadrupèdes. C’était finalement deux baudets menés au bâton, et sans ménagement, par un monsieur sans âge ... et sans dents ; du moins sur le devant. Je n’ai pas eu l’occasion d’approfondir l’inspection. L’état du burnous témoignait de la difficulté des conditions de vie du propriétaire. La peau de son visage était plus tannée et craquelée que celle qui dépassait du chouari d’un des petits ânes et il était aussi sec qu’un Justin Bridou. Pardon, la comparaison pouvant paraître mal placée pour un musulman, sec comme son bâton de berger, me semble une comparaison plus appropriée. Il était chaussé de deux morceaux de pneu, Good Year peut-être, mais je le jurerais pas. Entre les lanières de cuir qui maintenaient cette originale, mais certainement très efficace protection, débordaient de robustes appendices, noirs, tordus et crevassés. Ils devaient, à une autre époque, ressembler à des orteils.
A en juger par la vitesse à laquelle je me suis fait rejoindre, la forme physique de l’ensemble ne semble toutefois pas souffrir des apparences !
« B’jou M’ssiou ». Il ne s’est pas mis au garde à vous, mais la main portée rapidement à hauteur de son turban révélait la récente "pacification" effectuée dans ces montagnes par les militaires français. De la phrase qui a suivi son salut, je n’ai compris que barda et arioul. Mais ce fut suffisant pour que j’accepte l’invitation à soulager mes frêles épaules. Sans demander aux baudets, déjà passablement chargés, lequel acceptait de porter le sac à dos, mon énergique papy a chargé le plus petit, certainement le plus robuste. En matière de baudet j’ai pensé que je pouvais lui faire confiance et ne me suis pas opposé au choix. Comme quoi, encore une fois, il ne faut jamais se fier aux apparences !
Finalement, même si je traînais encore sur les sentiers à l’heure où je devais faire la sieste au bord de la rivière, je ne m’en suis pas trop mal sorti sur ce coup là. Trois heures, malheureusement sans beaucoup d’échanges possibles, ont suffit pour rejoindre Oussikis.
Marrakech
J'ai pris mon petit déjeuner dans le patio calme et lumineux du Gallia, un hôtel bien sympa à deux pas de la place Djemaa El Fna. Après avoir préparé et laissé mon sac à dos en consigne à la réception, je suis sorti pour ma dernière promenade marocaine... de cette année. Je viens de vivre deux nuits de ramadan sur cette place et ce matin j'ai l'impression de ne pas être au même endroit. Devant moi Djemaa El Fna est pratiquement déserte. Seuls quelques vendeurs à la sauvette traînent leur sommeil et leurs souvenirs de pacotille vers un petit groupe de touristes égarés d'un club voisin dont je tairai le nom. Quel contraste avec l'effervescence des nuits passées ! Et quelle pouvait bien être l'ambiance de cet endroit quand pendus et suppliciés côtoyaient les halqas ?
Avant-hier le bus ne s'est arrêté que deux fois entre Boulmane et la capitale du sud. Sans couper le moteur, juste le temps nécessaire pour faire monter un couple de fonctionnaires et leur progéniture braillarde à Skoura, et trois dames âgées à El Kellea. Les voyageurs se font rares en ces temps de ramadan et les gares routières perdent leur agitation habituelle. A Ouarzazate par contre, la pause a duré le temps de la sieste, réparatrice pour le chauffeur et rassurante pour les passagers, tant la conduite des derniers kilomètres traduisait la fatigue de l'homme à la blouse bleue. Peu de passagers ont osé affronter le soleil au zénith. Sans ombre disponible sous les canisses, et dans l'impossibilité de boire, les voyageurs amollis par plus d'une semaine de jeûne préféraient sommeiller et cuire à feu doux dans le four vitré et ambulant, censé nous mener sans encombre à Marrakech. J'ai risqué une sortie à découvert pour me dégourdir les jambes et fumer une cigarette loin de toute narine pouvant se sentir frustrée. J'ai vite compris qu'à cette heure la lutte contre tafouït serait inégale. J'ai donc regagné mon siège, imitant mes compagnons d'infortune dans la seule chose qu'il y avait à faire, somnoler et attendre en mijotant. Mais je dois manquer d'entraînement pour un tel exercice dans ces conditions extrêmes. Chaleur, réguliers coups de klaxon des bus voisins prévenant un départ imminent, bruits de moteurs tressaillant dans d'interminables préchauffages, faux départs et derniers avertissements sonores à d'hypothétiques retardataires, m'ont privé le temps de cet arrêt de la même douce torpeur dans laquelle étaient plongés mes imperturbables voisins.
Libérée par un voyageur sur le départ, j'ai avisé une place à l'ombre près du cireur de chaussures. Après avoir rendu mon salut il a longuement examiné mes pieds nus dans des sandales poussiéreuses. Par timidité, ou par expérience il n'a pas proposé ses services, mais le gamin n'a pas su cacher son contentement quand je lui ai tendu les objets à dépoussiérer et fourbir. Seul le fabriquant local doit connaître la proportion exacte de cire, savon, graisse et huile de vidange qui marque encore mes pieds trois jours après l'application du mélange douteux. Mais comment lui en vouloir ? Je n'ai qu'à porter chaussures et chaussettes comme tous ses clients. Non ?
Le paysage à défilé, un peu morne sous la canicule. Plaine désolée après des moissons précoces, quelques arbres ça et là, des haies infranchissables de figuiers de barbarie, curieusement baptisés en berbère figuiers des roumis , entourant les petites propriétés des agriculteurs, marchands d'oignons, melons, abricots ou pastèques attendant patiemment l'automobiliste client, moutons pelés, ânes, vaches rachitiques semblant se délecter des résidus piteux d'une récolte avancée pour cause d'année de sécheresse, petits gardiens et gardiennes de ces maigres troupeaux, en mal de distraction grimaçant aux occupants des voitures de passage, riant aux éclats devant leur réaction, gens assoupis à l'ombre des eucalyptus qui remplacent ici les platanes des bords de nos routes.
Dans la descente de Tizi n'Tichka, malgré la frayeur produite par l'embardée du bus et deux violents coups de frein et klaxon simultanés, je me suis senti rassuré. Le conducteur semblait attentif, et l'ensemble mécanique malgré un déséquilibre évident dans la répartition du freinage répondait à ses sollicitations. De l'avant de notre engin arrêté en travers de la route, les insultes ont fusé contre ces gamins qui pensent plus à s'amuser qu'à surveiller leurs bêtes et empêcher l'une d'elles de vouloir améliorer son menu de l'autre coté de la chaussée quand arrive un véhicule.
A l'approche de Marrakech, presque la totalité des passagers somnolait encore dans la chaleur décroissante. Le conducteur, souhaitant certainement un peu plus d'énergie pour que ne traîne pas la récupération des bagages, s'est chargé d'un réveil peu banal : les violons d'un orchestre arabo-andalou à fond dans les hauts-parleurs de l'allée ! Un groupe de femmes et d'enfants sur le bord de la route fût même ignoré au passage malgré les signes insistants. Ils auront attendu un taxi, ou un prochain transport en espérant un chauffeur moins pressé de finir sa journée, ou plutôt moins soucieux de manquer la rupture du jeûne.
Dans les faubourgs de la ville ce n'était pas la déferlante humaine que j'ai connu à mon arrivée lors des fins d'après-midi ordinaires. C'était un calme étrange. A quelques minutes de la prière, seuls les retardataires hâtaient le pas pour la mosquée, leur domicile ou pour trouver encore une place dans l'une des innombrables gargotes de la ville proposant harira, le traditionnel premier plat de rupture du jeûne… et pour beaucoup, certainement le dernier. Serré entre une djellaba en laine brune, rayée de noir et un survêtement vert prairie en acrylique surmonté d'un bonnet bleu-gris-rouge estampillé d'un coq fameux, j'ai pris le temps de déguster trois bols d'une divine soupe à la farine de fèves et aux pois chiches, savamment épicée, enrichie de petites boulettes de viande et accompagnée de dattes, avant de voir les environs de la gare routière s'animer à nouveau.
Pour la modique somme de cinq dirhams le chauffeur du taxi a tenu à me démontrer l'excellent état de fonctionnement de l'avertisseur sonore de sa R12 sur tout le trajet menant au Gallia. Nous y sommes arrivés sans encombre.
J'ai de nouveau ma montre au poignet. Il me faut recommencer à matérialiser le temps qui passe. Fini l'errance, l'insouciance des minutes qui s'égrènent. Je dois être à dix-huit heures à l'aéroport pour un retour vers les contraintes et les normes de notre société oubliées dans les montagnes.
C'est la fin de ce premier voyage en terre berbère. Je sais déjà que j’y reviendrai.
Grèce/Crète fin octobre? English translation pending
Bonjour à tous!
Tout d'abord, merci pour toutes vos contributions fort utiles :)
Avec un ami, nous avons prévu de nous rendre en Grèce la 1ère semaine des vacances de la Toussaint (18-24 octobre). Après quelques recherches rapides, on a commencé à douter en lisant que beaucoup de choses fermaient mi-octobre... Avez-vous l'expérience de cette période ?
Nous avons la possibilité de prendre un vol sur Athènes ou Heraklion (si Heraklion, le retour devrait quand même se faire sur Athènes car pas de vol le 24 > d'où la question des transports sur place pour rejoindre Athènes...)
Bien sûr à cette période, nous n'y allons pas pour passer notre temps à la plage. On est plutôt du genre à bouger, que ce soit pour des visites ou des balades + "nature", même si on n'est pas contre un peu de farniente non plus... Que nous conseillez-vous ? Plutôt Athènes ou Heraklion ? Pour le moment, rien n'est encore organisé donc tout est possible, que ce soit pour l'hébergement ou les déplacements, sachant que notre budget n'est quand même pas très large...
En résumé merci pour vos conseils ! :) Au plaisir de vous lire. Emilie
Avec un ami, nous avons prévu de nous rendre en Grèce la 1ère semaine des vacances de la Toussaint (18-24 octobre). Après quelques recherches rapides, on a commencé à douter en lisant que beaucoup de choses fermaient mi-octobre... Avez-vous l'expérience de cette période ?
Nous avons la possibilité de prendre un vol sur Athènes ou Heraklion (si Heraklion, le retour devrait quand même se faire sur Athènes car pas de vol le 24 > d'où la question des transports sur place pour rejoindre Athènes...)
Bien sûr à cette période, nous n'y allons pas pour passer notre temps à la plage. On est plutôt du genre à bouger, que ce soit pour des visites ou des balades + "nature", même si on n'est pas contre un peu de farniente non plus... Que nous conseillez-vous ? Plutôt Athènes ou Heraklion ? Pour le moment, rien n'est encore organisé donc tout est possible, que ce soit pour l'hébergement ou les déplacements, sachant que notre budget n'est quand même pas très large...
En résumé merci pour vos conseils ! :) Au plaisir de vous lire. Emilie
Croisière à la découverte des Antilles, départ le 28 décembre 2014 de La Romana English translation pending
Bonjour à tous, Finalement, nous ne partirons pas le 31 décembre 2014 de Fort de France mais bien le 28 décembre 2014 au départ de la Romana. Nous pourrons ainsi profiter de l'acheminement de Belgique à l'aéroport de Paris Orly.
Nous ne savons pas ce que nous aurons le temps de voir au retour à La Romana, nous n'aurons que quelques heures l'après-midi.
Pouvez-vous me dire ce que vous avez vu lors de cette escale s'il vous plaît ?
Qui part à la même date ?
Cordialement.
Mon blog voyage a déménagé! English translation pending
Bonjour,
Je m'étais déjà présenté à vous... il y a fort longtemps ! Mon blog voyage a déménagé alors je vous en fait part, même si vous ne m'avez pas aidé à bouger les cartons, je vous invite à la crémaillère !!!
Pour ceux qui ne me connaissent pas (et il en reste encore quelques uns !), j'ai voyagé quelques mois en Amérique Latine (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine), passé beaucoup de temps dans la Cordillère Blanche, puis j'ai pris le goût aux voyages et j'ai continué... J'ai pu partir en Indonésie, sur l'île de Java et Bali, puis à Cuba et au Mexique, aux États-Unis et Canada, en Islande, en Turquie, et j'en oublie plein d'autres, ce n'est pas très important, je ne fais pas une collection. J'espère que vous viendrez me rendre une visite, et n'hésitez pas aussi si vous avez des remarques sur le site ou des suggestions.
A très bientôt, j'espère,
Alexandra http://www.planete-monde.com/
Je m'étais déjà présenté à vous... il y a fort longtemps ! Mon blog voyage a déménagé alors je vous en fait part, même si vous ne m'avez pas aidé à bouger les cartons, je vous invite à la crémaillère !!!
Pour ceux qui ne me connaissent pas (et il en reste encore quelques uns !), j'ai voyagé quelques mois en Amérique Latine (Pérou, Bolivie, Chili, Argentine), passé beaucoup de temps dans la Cordillère Blanche, puis j'ai pris le goût aux voyages et j'ai continué... J'ai pu partir en Indonésie, sur l'île de Java et Bali, puis à Cuba et au Mexique, aux États-Unis et Canada, en Islande, en Turquie, et j'en oublie plein d'autres, ce n'est pas très important, je ne fais pas une collection. J'espère que vous viendrez me rendre une visite, et n'hésitez pas aussi si vous avez des remarques sur le site ou des suggestions.
A très bientôt, j'espère,
Alexandra http://www.planete-monde.com/
Croisière de France Caraïbes 8 mars 2014 astuces excursions English translation pending
AVIS AUX PERSONNES AYANT DEJA FAIT LA CROISIERE : LA ROMANA/STE LUCIE/BARDADE/FORT DE FRANCE/BASSETERRE/TORTOLLA AVEC CROISIERE DE FRANCE!Bonjour à tous, le 8mars 2014, nous partons, mon mari, mes 2 enfants, à bord de l 'Horizon .
Nous connaissons déja la compagnie, pour être déjà parti 2 fois avec eux! Nous en sommes très satisfait (repas, propreté et surtout gentillesse du personnel)! Par expérience, nous savons qu'une journée de visite c'est très court , nous évitons de prendre les excursions proposées par le bateau car elles sont onéreuses! J'aimerai planifier à l avance nos futures excursions! l'objectif : plages, plongée, visites, nages avec les dauphins et les tortues!
Auriez vous des idées de bons plans pour nos futures excursions
MERCI PAR AVANCE
Croisière MSC Musica le 10 décembre English translation pending
nous venons de nous inscrire pour la croisière aux Antilles au départ de Fort de France le 10 décembre
Activités et visites avec des ados en Martinique English translation pending
Bon, voilà, les billets d'avion sont pris, arrivée le 27 Avril à Fort de France et retour le 9 Mai,
donc ça nous donne 12 jours pour visiter la Martinique !
Quelqu'un aurait-il des bons plans à nous donner, visites, randos, activités, avec des ados.
Est-ce que quelqu'un pourrait me dire s'il a fait Le BDD à Bassepointe (Bicycle de descente) ? Est-ce que ça vaut le coup ?
Et quelle sortie serait le mieux entre l'aquascope aux Trois Ilets et l'aquabulle au marin ? Quelle sortie en Kayak recommanderiez-vous ? J'aimerais aussi avoir des bonnes adresses de restos de cuisine locale.
Mais j'avais une dernière question : j'ai entendu parler que la pêche côtière était interdite en Martinique, mais alors d'où viennent les poissons, langoustes et autres crustacés qui sont servis dans les restaurants ??
Et quelle sortie serait le mieux entre l'aquascope aux Trois Ilets et l'aquabulle au marin ? Quelle sortie en Kayak recommanderiez-vous ? J'aimerais aussi avoir des bonnes adresses de restos de cuisine locale.
Mais j'avais une dernière question : j'ai entendu parler que la pêche côtière était interdite en Martinique, mais alors d'où viennent les poissons, langoustes et autres crustacés qui sont servis dans les restaurants ??
Mariage franco-algérien, CCAM et conversion à l'islam English translation pending
bonjour
apres une longue galère qui a duré 2 ans un amour fort mais dur pour le vivre pleinement , mon futur conjoint français a décidé de ce rendre en algerie pour faire le ccam et se convertir a l'islam et se marier en algerie
pour ça je cherche dans ce forum quii m aide bcp dans toute les demarche , je cherche de hommes français de souche qui on passé par cette démarche et comment ils ont fait leur convertion a l'islam et est ce que (pardon c est un peut genant) est ce que il faut que qu il fait la circoncision , ??
merci de me porter vos témoignages et votre experience , je stresse bcp et ça me parait dure dure toute ces demarches
Tremblement de terre aux Philippines (15 octobre 2013) English translation pending
Aujourd'hui,15 Octobre a 8h a Mactan isl.nous avons ressenti un fort séisme !
Je m'apprètais a prendre un pti déj au 6ème étage de mon hotel(Ace Penzione),
quand l'hotel s'est mis a trembler...ni une ni deux, le personnel et moi, on s'est
précipité dans les escaliers(vaut mieux éviter les ascenseurs dans ce cas), j'avais l'impression qu'on marchait dans de la guimauve...des fissures apparaissaient
sur les parois, des fragments de béton et de peinture tombaient sur les escaliers
je croyais ma dernière heure venue...enfin je débouchais a l'extérieur du batiment accompagnés d'autres personnes, dont des touristes en slip!Tout le monde était hagard, la route principale était pleine de monde, des conduites d'eaux des hotels environnants dégoulinaient d'eau par leurs tuyaux percés...
Ce fut la panique générale! Finalement ca s'est arrèté, je suis incapable de vous dire combien de secondes ou minutes ca a duré...Le magasin Gaisano n'ouvrira
pas aujourd'hui car pleins de fissures sont apparues! Mon hotel a beaucoup
de fissures aussi, les gravats ont été balayés...2 heures après j'ai regagné ma chambre(fissurée aussi)!Le cable TV ne fonctionne plus.On m'a dit que
l'épicentre fut la région des Chocolates Hills sur Bohol...Sur Camiguin aussi
ca a été fortement ressenti...Parait qu'il y a beaucoup de dégats a Cébu-city
et Bohol...Le SM de Cébu est fermé! Je vais essayer d'aller au Ayala-Center
tout a l'heure...Le ballet des ambulances, pompiers, police s'est calmé a l'heure
ou j'écris ces lignes.Il y a 5 mn, j'ai ressenti a nouveau des mouvements
dans la structure de l'hotel...mes affaires sont prètes en cas d'urgence!
Ce fut le plus dur séisme ressenti par moi dans ma vie et j'en ai connus
une 12zaine aux Philippines et 3-4 en Alsace! That's Life!
Repas payants sur Air France English translation pending
😕Bonjour ,
Je souhaite opter pour un repas amélioré pour mon vol Paris / Fort de France , qui peut me dire si çà vaut la peine de payer pour un tel menu ( Océan , Tradition etc ...) , avez vous essayer , qu'en pensez vous ?
Merci.
Je souhaite opter pour un repas amélioré pour mon vol Paris / Fort de France , qui peut me dire si çà vaut la peine de payer pour un tel menu ( Océan , Tradition etc ...) , avez vous essayer , qu'en pensez vous ?
Merci.
Croisière Costa Magica Caraïbes le 17 janvier 2014 English translation pending
Bonjour,
Nous faisons la croisière avec le COSTA MAGICA au départ de Fort de France le 17 janvier 2014 (Martinique, Guadeloupe, St Martin, La Romana, Iles Catalina, Tortola, et Antigua). Nous recherchons des informations sur les excursions possibles à St Martin, îles Catalina Tortola et Antigua. Avez-vous fait cette croisière ? Quelles sont les excursions que nous pouvons faire avec Costa, celles que nous pouvons faire seuls ? Merci d’avance pour vos réponses.
Pierre
Nous faisons la croisière avec le COSTA MAGICA au départ de Fort de France le 17 janvier 2014 (Martinique, Guadeloupe, St Martin, La Romana, Iles Catalina, Tortola, et Antigua). Nous recherchons des informations sur les excursions possibles à St Martin, îles Catalina Tortola et Antigua. Avez-vous fait cette croisière ? Quelles sont les excursions que nous pouvons faire avec Costa, celles que nous pouvons faire seuls ? Merci d’avance pour vos réponses.
Pierre
Hôtel/riad/pension qui accepte les couples mixtes à Marrakech English translation pending
Bonjour,
Bon, je vais essayer de faire court (c'est pas mon fort!)😉, une fois de plus j'ai besoin de vous. Je pars, avec un ami, faire un séjour d'un mois au Maroc. J'ai un passeport français, lui , un passeport marocain. Ce n'est pas notre 1er séjour là-bas (j'adore), et nous avons pour "habitude" de passer une nuit à l'aller, et une, voire deux avant le retour, à Marrakech. Nous sommes de simples amis (donc, pas de certificat de mariage à présenter!😉), et "d'habitude", nous avions deux adresses d'hôtels "pas cher" (très "popus mais très sympas, nostalgie!, à 20E la nuit pour 2) qui acceptaient de nous recevoir (nous connaissons bien sûr les risques encourus par ces hôtels, au regard des contrôles de police). Cette année, ça bloque, ils ne sont plus ok. Je suis donc à la recherche d'un hôtel /pension/riad sur MRK, qui soit prêt à nous "accepter" (chambre twin ou double, on s'en fout, si SDB commune mais propre, ça nous va aussi, on y va pour se laver et dormir). bien sûr j'ai acheté mon lonely (mon routard datait de 2008🤪), consulté moults sites , dont hostelworld.com (je conseille), mais pas possible de contacter les endroits repérés pour savoir si ils acceptent cette "situation", d'autant que je ne maîtrise pas l'arabe. Oui je sais, mon ami pourrait le faire, mais là, il est entrain de faire son sauvage sur place, sur une plage déserte pour pêcher depuis un mois🙂 Bref, je suis donc à la recherche d'un lieu, pas loin de la place Djam el fna (je ne saurais jamais l'écrire😏!), et je vois deux solutions : - soit un hôtel pas cher (20E pour deux) mais propre, quitte à prendre deux chambres (mais c'est moins sympa, on aime bien discuter tt de même!) - soit un endroit, riad par exemple (mais pas forcément, ceci dit une terrasse pour le petit déj ça me dirait bien, à 40E/nuit pour une chambre double/twin).
J'ai repéré, sur le site que j'ai cité, une auberge de jeunesse qui a une chambre double mais aussi des dortoirs (perso, je n'aime pas mais bon, ce serait une solution de repli de réserver une double et de finalement prendre des places en dortoir si ça "ne passe pas" à l'arrivée, il s'agit du "trip and friend" : quelqu'un a-t-il un avis à me donner sur cette adresse ? sinon, j'ai repéré les riad "Dar Tamil" et "la calèche", mais comme je ne peux pas les contacter, je ne peux pas prendre le risque de réserver et de nous faire "refouler" à l'arrivée😕
Avez-vous des suggestions à me soumettre ?
Si vous connaissez une adresse à m'indiquer mais que vous tenez à ne pas mettre les proprios en difficulté en les citant, merci de m'envoyer leurs adresses/coordonnées mai len message privé. Bien sûr, si ça marche, et pour leur éviter les problèmes éventuels, je m'engage à transmettre leurs coordonnées (si ils me donnent leur accord, évidemment) en MP aux personnes qui auraient le même "problème" que nous....
Merci d'avance pour vos suggestions.... Bien cordialement, Laurence
Bon, je vais essayer de faire court (c'est pas mon fort!)😉, une fois de plus j'ai besoin de vous. Je pars, avec un ami, faire un séjour d'un mois au Maroc. J'ai un passeport français, lui , un passeport marocain. Ce n'est pas notre 1er séjour là-bas (j'adore), et nous avons pour "habitude" de passer une nuit à l'aller, et une, voire deux avant le retour, à Marrakech. Nous sommes de simples amis (donc, pas de certificat de mariage à présenter!😉), et "d'habitude", nous avions deux adresses d'hôtels "pas cher" (très "popus mais très sympas, nostalgie!, à 20E la nuit pour 2) qui acceptaient de nous recevoir (nous connaissons bien sûr les risques encourus par ces hôtels, au regard des contrôles de police). Cette année, ça bloque, ils ne sont plus ok. Je suis donc à la recherche d'un hôtel /pension/riad sur MRK, qui soit prêt à nous "accepter" (chambre twin ou double, on s'en fout, si SDB commune mais propre, ça nous va aussi, on y va pour se laver et dormir). bien sûr j'ai acheté mon lonely (mon routard datait de 2008🤪), consulté moults sites , dont hostelworld.com (je conseille), mais pas possible de contacter les endroits repérés pour savoir si ils acceptent cette "situation", d'autant que je ne maîtrise pas l'arabe. Oui je sais, mon ami pourrait le faire, mais là, il est entrain de faire son sauvage sur place, sur une plage déserte pour pêcher depuis un mois🙂 Bref, je suis donc à la recherche d'un lieu, pas loin de la place Djam el fna (je ne saurais jamais l'écrire😏!), et je vois deux solutions : - soit un hôtel pas cher (20E pour deux) mais propre, quitte à prendre deux chambres (mais c'est moins sympa, on aime bien discuter tt de même!) - soit un endroit, riad par exemple (mais pas forcément, ceci dit une terrasse pour le petit déj ça me dirait bien, à 40E/nuit pour une chambre double/twin).
J'ai repéré, sur le site que j'ai cité, une auberge de jeunesse qui a une chambre double mais aussi des dortoirs (perso, je n'aime pas mais bon, ce serait une solution de repli de réserver une double et de finalement prendre des places en dortoir si ça "ne passe pas" à l'arrivée, il s'agit du "trip and friend" : quelqu'un a-t-il un avis à me donner sur cette adresse ? sinon, j'ai repéré les riad "Dar Tamil" et "la calèche", mais comme je ne peux pas les contacter, je ne peux pas prendre le risque de réserver et de nous faire "refouler" à l'arrivée😕
Avez-vous des suggestions à me soumettre ?
Si vous connaissez une adresse à m'indiquer mais que vous tenez à ne pas mettre les proprios en difficulté en les citant, merci de m'envoyer leurs adresses/coordonnées mai len message privé. Bien sûr, si ça marche, et pour leur éviter les problèmes éventuels, je m'engage à transmettre leurs coordonnées (si ils me donnent leur accord, évidemment) en MP aux personnes qui auraient le même "problème" que nous....
Merci d'avance pour vos suggestions.... Bien cordialement, Laurence
Guyane - Caraïbes en voilier English translation pending
Salut la compagnie,
Je suis actuellement en Guyane Française et il est fort probable qu'il faille que je rentre tranquillement en métropole dans les mois a venir! J'aurais bien fais ce voyage en bateau, mais je ne peux pas attendre la "saison des retour" prochaine (cad mai-juin prochain)! Alors je me disais que ça serait chouette de trouver un voilier pour aller au moins jusqu'au Caraïbes, puis de prendre un avions pour Paris depuis Fort de France ou Pointe a Pitre (ou ailleurs d'ailleurs)! Donc j'ai plusieurs questions pour les habitués de la voile (moi je suis plutôt novice, j'ai quelques base de voile et ai passé un peu de temps sur des bateaux, mais n'ai jamais fait de longues traversées) - Est ce que Fin Octobre - Début Novembre (voir décembre) c'est une saison correct pour voyager en voilier de l'Amérique du sud au Caraïbes? - Comme il n'y a que très peu de voileux en guyane (la marina et Degrad de canne n'est vraiment pas très fournie en voilier et j'ai peu de chance de trouver quelqu'un partant pour les caraïbes), vaut il mieux aller chercher un bateau au Brésil? Au Suriname? Au Venezuela? - Est ce que quelqu'un a une place pour moi! Je fais de très bon crumble et de très bonne tartes au citrons!
Sinon, si quelqu'un a des adresses de sites internet ou je peux passer ce genre d'annonces, je suis preneur!
Merci d'avance
Je suis actuellement en Guyane Française et il est fort probable qu'il faille que je rentre tranquillement en métropole dans les mois a venir! J'aurais bien fais ce voyage en bateau, mais je ne peux pas attendre la "saison des retour" prochaine (cad mai-juin prochain)! Alors je me disais que ça serait chouette de trouver un voilier pour aller au moins jusqu'au Caraïbes, puis de prendre un avions pour Paris depuis Fort de France ou Pointe a Pitre (ou ailleurs d'ailleurs)! Donc j'ai plusieurs questions pour les habitués de la voile (moi je suis plutôt novice, j'ai quelques base de voile et ai passé un peu de temps sur des bateaux, mais n'ai jamais fait de longues traversées) - Est ce que Fin Octobre - Début Novembre (voir décembre) c'est une saison correct pour voyager en voilier de l'Amérique du sud au Caraïbes? - Comme il n'y a que très peu de voileux en guyane (la marina et Degrad de canne n'est vraiment pas très fournie en voilier et j'ai peu de chance de trouver quelqu'un partant pour les caraïbes), vaut il mieux aller chercher un bateau au Brésil? Au Suriname? Au Venezuela? - Est ce que quelqu'un a une place pour moi! Je fais de très bon crumble et de très bonne tartes au citrons!
Sinon, si quelqu'un a des adresses de sites internet ou je peux passer ce genre d'annonces, je suis preneur!
Merci d'avance
Nouvelle astuce marketing des loueurs de voiture en Floride English translation pending
Hello,
dimanche soir en prenant une voitur chez Dollar a Fort Lauderdale, le prepose me propose comme d'habitude toutes les formules de supplements possibles : le GPS, le retour reservoir vide, le conducteur additionel, une assurance supplementaire....jusque la OK je connais.
Et apres 5 minutes de propositions diverses, il me sort le super flyer imprime fluo : "Important notice : Many toll roads in Florida DO NOT accept cash", avec toutes les explications et un plan avec les routes en differentes couleurs suivant le type de peage : Toll roads, Cashless toll roads et j'en passe....
Tout ca bien sur afin de fourguer l'option Telepeage (Pass 24 ca s'appelle) a 7.99 $/jour !
En regardant ce doc, je me rends compte qu'il n'y a pas marque Dollar dessus donc je suppose que c'est un truc commun a TOUT les loueurs pour soutirer un peu d'extra money au voyageur fatigue apres un long voyage !
Donc si vous devez louer une voiture en Floride soyez vigilant a la prise de la voiture.....
Donc si vous devez louer une voiture en Floride soyez vigilant a la prise de la voiture.....
Que peut-on faire en Martinique le jour du débarquement? English translation pending
Bonjour
Nous partons pour la croisières Perles des Antilles avec embarquement à Fort de France
Le dernier jour, le bateau arrive à 9h à FDF mais notre avion ne décolle qu'à 20h, on doit être à l'enregistrement à 17h20
On a pensé louer une voiture pour visiter l'ile, mais comment fait on pour le transfert de Costa pour l'aéroport, et est ce que nos valises resteront au terminal maritime?
Merci pour votre réponse
Retour de croisière sur le Celebrity Equinox English translation pending
Bonjour
Nous arrivons d'une croisière sur l'Equinox
Ce fut une belle croisière
Fort Lauderdale Cozumel Costa Maya Puero Limon Colon Cartagene et Charletown
Je n'ai pas le temps de faire le résumé mais si vous voulez des infos je répondrai
Bonne croisière à ceux qui partiront
Bonne croisière à ceux qui partiront
Croisière dans les Caraïbes sur le MSC Musica en février 2014 English translation pending
Bonjour!
Nous avons donc réservé cette croisière sur le Musica au départ de PARIS direction FORT DE FRANCE, nous serons 3 couples d'amis plus nos enfants et notre petite fille de 4 ans, donc 9.
Un an pour la préparer, escales, on se pose beaucoup de questions, mais je sais que nous aurons des conseils des membres du forum!!!Nous prenons le all inclusive!!
Nous aimerions bien faire l'escursion sur l'île de Saona et manger les langoustes grillées, mais MSC ne propose pas cette escursion tout du moins en 2013 sur le Lirica.
A bientôt, plus que 369 jours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!😮
Merci de vos infos!!
ANNIE
Nous avons donc réservé cette croisière sur le Musica au départ de PARIS direction FORT DE FRANCE, nous serons 3 couples d'amis plus nos enfants et notre petite fille de 4 ans, donc 9.
Un an pour la préparer, escales, on se pose beaucoup de questions, mais je sais que nous aurons des conseils des membres du forum!!!Nous prenons le all inclusive!!
Nous aimerions bien faire l'escursion sur l'île de Saona et manger les langoustes grillées, mais MSC ne propose pas cette escursion tout du moins en 2013 sur le Lirica.
A bientôt, plus que 369 jours!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!😮
Merci de vos infos!!
ANNIE
Croisière sur le Norwegian Gem: ce qui est inclus? English translation pending
Esce que je peux m'attendre a retrouver savon, serviettes, serviettes de plages, coffre fort? Cafetière?
Esce que l'utilisation du coffre est gratuit?
Esce que l'utilisation du coffre est gratuit?
Croisière en catamaran 5D aux îles Grenadines, avril 2013: excursions et connexion internet English translation pending
J'ai choisi cette croisière en Catamaran au départ de Fort de France, je voyage en solo
et je cherche quelques conseils pratiques.
Je n'ai pas du tout l'habitude "du tout organisé" mais là pas trop le choix, je ne suis pas marin !" Si vous avez fait cette croisière "Partir pas Cher", pouvez vous me dire si les excursions proposées sont intéressantes, celles qui sont vraiment à faire. si on a assez de temps pour une escapade moins touristique ... allez jusqu'à un petit village, par exemple, et acheter quelques bons fruits locaux et échanger quelques mots en créoles :)
Je souhaite aussi restée connectée à internet de temps en temps, est-il possible de pendre une carte 3G prépayée qui fonctionne en mer ou lors des mouillages. J'ai vu qu'à l'aéroport de Fort de France il y a un fournisseur téléphonique ''DIGICEL", quelqu'un a-t-il des renseignements prix et réseaux ???
Il a-t-il assez de prises pour recharger les batteries appareils photo et ordinateurs.
Je prends tous les bon conseils, merci à vous. Laura
Je n'ai pas du tout l'habitude "du tout organisé" mais là pas trop le choix, je ne suis pas marin !" Si vous avez fait cette croisière "Partir pas Cher", pouvez vous me dire si les excursions proposées sont intéressantes, celles qui sont vraiment à faire. si on a assez de temps pour une escapade moins touristique ... allez jusqu'à un petit village, par exemple, et acheter quelques bons fruits locaux et échanger quelques mots en créoles :)
Je souhaite aussi restée connectée à internet de temps en temps, est-il possible de pendre une carte 3G prépayée qui fonctionne en mer ou lors des mouillages. J'ai vu qu'à l'aéroport de Fort de France il y a un fournisseur téléphonique ''DIGICEL", quelqu'un a-t-il des renseignements prix et réseaux ???
Il a-t-il assez de prises pour recharger les batteries appareils photo et ordinateurs.
Je prends tous les bon conseils, merci à vous. Laura
Air France: franchise deux bagages autorisés en 2013 English translation pending
Bonjour,
En juin 2012, j'ai réservé un billet AF pour un vol AR Marseille-Fort de France.
Pour l'aller du 08/01/13, j'ai donc pu emporter gratuitement 2 bagages en soute.
Pour le vol retour prévu le 02/02/13, ma réservation stipule : 2 bagages autorisés de 23kg par personne.
Mais en 2013, AF se met en conformité avec la réglementation qui prévoit une franchise de 1 seul bagage.
La semaine dernière, des amis , dans le même cas que le mien, se sont vu refuser au départ de Fort de France la franchise pour leur second bagage, les agents d'AF veulent leur faire payer environ 70€, mes amis refusent de payer, finalement le second bagage sera embarqué gratuitement.
Ma question : Quel recours en cas de refus d'appliquer la franchise du 2éme bagage conformément à la réservation ?
Réservation billets de la LIAT pour les Caraïbes English translation pending
Salut à chacun!!!
Après avoir réservé un open jaw Paris Sainte lucie via Fort de france et retour depuis Fort de france avec Corsair il y a des difficultés pour reserver les billets inter -iles avec la LIAT pour le parcours suivant:Sainte Lucie-Trinidad-Grenade et Fort de France. Les agences en ville (j'habite Saint Etienne) dont NF n'ont pas la possibilité d"émettre les billets et sur le site de la LIAT en ce moment c'est impossible d'aller jusqu'au bout des réservations
Quelqu'un a-t-il une idée? Nous ne voulons pas rester en rade a Sainte Lucie et ce sont les autres îles qui nous attirent, donc il nous faut ces billets avant de partir de la métropole Merci de me répondre si vous avez une idée Carassou
Après avoir réservé un open jaw Paris Sainte lucie via Fort de france et retour depuis Fort de france avec Corsair il y a des difficultés pour reserver les billets inter -iles avec la LIAT pour le parcours suivant:Sainte Lucie-Trinidad-Grenade et Fort de France. Les agences en ville (j'habite Saint Etienne) dont NF n'ont pas la possibilité d"émettre les billets et sur le site de la LIAT en ce moment c'est impossible d'aller jusqu'au bout des réservations
Quelqu'un a-t-il une idée? Nous ne voulons pas rester en rade a Sainte Lucie et ce sont les autres îles qui nous attirent, donc il nous faut ces billets avant de partir de la métropole Merci de me répondre si vous avez une idée Carassou
Quelle croisière faire dans les Caraïbes? English translation pending
bonjour,
nous voulons faire une croisière dans les caraïbes au départ de Fort Lauderdale ou Miami, fin janvier ou début février. nous sommes un couple sans enfants, et avons l’opportunité de nous trouver en Floride à cette date. j'ai toujours eu envie de faire une croisière, et ce sera ma première... mais je suis "noyée" dans les offres, quelle compagnie choisir, comment sélectionner, j'ai vu un navire royal caribbean complètement hallucinant avec près de 6000 passagers, 25 restaurants, une patinoire, et j'en passe !!! nous préférerions éviter les croisières trop familles avec enfants, et les navires usine ou j'aurais peur de me perdre... vos conseils seront les bienvenus, merci d'avance!
nous voulons faire une croisière dans les caraïbes au départ de Fort Lauderdale ou Miami, fin janvier ou début février. nous sommes un couple sans enfants, et avons l’opportunité de nous trouver en Floride à cette date. j'ai toujours eu envie de faire une croisière, et ce sera ma première... mais je suis "noyée" dans les offres, quelle compagnie choisir, comment sélectionner, j'ai vu un navire royal caribbean complètement hallucinant avec près de 6000 passagers, 25 restaurants, une patinoire, et j'en passe !!! nous préférerions éviter les croisières trop familles avec enfants, et les navires usine ou j'aurais peur de me perdre... vos conseils seront les bienvenus, merci d'avance!
Croisière aux Antilles sur le MSC Lirica English translation pending
nous partons le 2 fev 2013 pour une croisiere aux antilles départ paris fort de france pour un embarquement sur le lirica et cherchons des conseils tel que les reservations des excursions , le forfait boissons est-il preferable de les faire avant le départ sur le site de msc croisiere ?
Croisière sur le MSC Lirica début février English translation pending
Bonjour,
Je pars le 2 Février 2013 sur le LIRICA au départ de FORT DE FRANCE, pour une croisière de 8 jours. Je n'ai pas réservé d'excursions, faut il les réserver a l'avance, choisir une fois sur le bateau, ou existe il des agences sur place qui peuvent proposer leurs services? Comme c'est notre première vraie croisière comment s'habiller en février pour ce type de bateau?
Merci pour vos réponses
Cordialement
juanlucas
Je pars le 2 Février 2013 sur le LIRICA au départ de FORT DE FRANCE, pour une croisière de 8 jours. Je n'ai pas réservé d'excursions, faut il les réserver a l'avance, choisir une fois sur le bateau, ou existe il des agences sur place qui peuvent proposer leurs services? Comme c'est notre première vraie croisière comment s'habiller en février pour ce type de bateau?
Merci pour vos réponses
Cordialement
juanlucas
Croisière aux Antilles sur le MSC Lirica le 16 février 2013 English translation pending
nous allons faire une croisiere aux Antilles sur le MSC LIRICA au départ de Fort de France le 16 février 2013.
Nous souhaitons avoirr des infomations sur les horaires de service de restaurant le soir et autres informations sur la vie à bord. il s'agit de notre première croisière sur MSC (16 croisières déjà effectuées sur Costa, Croisières de France etc.)
cordialement hann5402
cordialement hann5402
Croisière aux Caraïbes sur le MSC Poésia mi-février 2013: sécurité? English translation pending
Bonjour!
Nous allons faire une croisière sur le MSC Poesia au départ de Fort Lauderdale février prochain. Escales au Honduras (Roatan), au Mexique (Cozumel), en Jamaïque (Falmouth) et aux Îles Caïmans (Georgetown). Après avoir lu certaines choses sur des pays comme Honduras, j'ai beaucoup d'inquiétudes concernant la sécurité. J'ai lu qu'il ne fallait emmener ni appareil photo, ni portable, ni objets de valeurs ?! Cette croisière c'est le rêve de notre vie... je ne vais tout de même pas laisser mon reflex à la maison et revenir sans aucune photo ????? 🙁 Avez-vous déjà fait ce genre d'excursions ? J'ai vu qu'il y a des coffres forts dans les cabines du bâteau est ce qu'ils sont grands ?
Merci de prendre le temps de me répondre !
Muriel
Nous allons faire une croisière sur le MSC Poesia au départ de Fort Lauderdale février prochain. Escales au Honduras (Roatan), au Mexique (Cozumel), en Jamaïque (Falmouth) et aux Îles Caïmans (Georgetown). Après avoir lu certaines choses sur des pays comme Honduras, j'ai beaucoup d'inquiétudes concernant la sécurité. J'ai lu qu'il ne fallait emmener ni appareil photo, ni portable, ni objets de valeurs ?! Cette croisière c'est le rêve de notre vie... je ne vais tout de même pas laisser mon reflex à la maison et revenir sans aucune photo ????? 🙁 Avez-vous déjà fait ce genre d'excursions ? J'ai vu qu'il y a des coffres forts dans les cabines du bâteau est ce qu'ils sont grands ?
Merci de prendre le temps de me répondre !
Muriel