Search VoyageForum
FR
Agence Vietnam English translation pending
by Altra00 · 2015-02-06 · 40 replies
Bonjour Nous souhaitons faire un voyage de 20 jours et Vietnam et l'agence local Vietnam Evasion a retenu notre attention. Des personnes qui seraient déjà parti avec eux pourraient-ils nous donner leur avis ? Merci d'avance
Cuba en famille English translation pending
by Bluequark · 2013-10-31 · 92 replies
De retour de Cuba

Cuba, l’idée ne me serait jamais venue d’y aller sans le carnet de Jemaflor et ses superbes photos (merci à lui, donc). Ce carnet m’a permis de réaliser que Cuba ne se résumait pas à des plages avec des « all inclusive » mais était aussi une île qui regorgeait de trésors. Du coup, j’avais très envie de humer l’air local avant que ce pays ne se transforme radicalement, ce qui arrivera bien un jour. Alors pourquoi ne pas y faire un tour ? Surtout que la présence des plages en faisait une destination adaptée à nos ados.

Quelques appréhensions quand même…

D’abord, la chaleur. Je craignais qu’en juillet-août, elle soit insupportable. Quelques posts à des familles ayant voyagé à cette période m’ont en partie rassurée.

Ensuite les jineteros. Si de nombreux retours sur des vacances à Cuba étaient très positifs, d’autres se plaignaient du « harcèlement » de certains pour soutirer un CUC par-ci, un CUC par-là et des arnaques en tout genre… Je craignais d’atteindre la saturation au bout d’un certain temps et d’en voir notre plaisir gâché. En fait rien de bien terrible et les Cubains sont très accueillants. J’y reviendrai.

Une fois la décision prise, restait à décider du parcours. Trois semaines, c’est à la fois long et court. L’Oriente me faisait de l’œil et je n’arrivais pas complètement à me résoudre à le sacrifier quand, finalement, nous avons décidé, pour diverses raisons, de ne partir « que » deux grosses semaines. Ce sera donc une boucle classique à l’ouest : la Havane – Viñales – Las Terrazas – La Baie des Cochons – Trinidad – Remedios – Cayo Santa Maria – Santa Clara – Jibacoa pour un peu de plage avec snorkeling – La Havane. En chemin nous avons abandonné Cayo Santa Maria et donc Remedios.

Voici le détail au jour le jour tel qu’il s’est déroulé en réalité :

J1 : Départ de Paris – Arrivée en fin d’après-midi à la Havane J2 : La Havane J3 : En route pour Viñales J4 : Viñales – Balade dans les mogotes à cheval J5 : Cayo Juitas J6 : Las Terrazas J7 : En route pour la baie de cochons – Punta Perdriz J8 : Musée de Playa Girón – Ferme de crocodiles – Cueva de los peces J9 : Parc de Zapata – Caleta Buena J10 : Cienfuegos-Tinidad J11: Tinidad – Playa Ancón J12 : Trinidad – Balade à cheval J13 : Vallée de Los Ingenios – Playa Ancón J14 : En route pour Santa Clara par le massif de l’Escambray. J15 : Santa Clara – Jibacoa J16 : Jibacoa J17 : La Havane J18 : La Havane – Départ pour Paris le soir.

Le Royaumes-Unis en famille English translation pending
by Gordrash · 2013-04-01 · 26 replies
Bonjour tout le monde, je vais tenter ici de vous retranscrire nos vacances de 2011. Ceci est notre premier grand voyage hors de France et nous ne parlons pas du tout couramment l'Anglais. Nous voyageons en voiture (la notre) et avons opter pour un circuit perso qui a duré environ trois semaines.
Guadeloupe: relâche dans l'Île Papillon English translation pending
by Santéa · 2013-01-23 · 15 replies
Voici un compte-rendu de notre voyage d'une semaine en Guadeloupe effectué au printemps 2012. Merci par avance pour vos lectures et retrouvez plus de photos sur mon modeste blog :

Mes carnets de voyages

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Au printemps 2011, nous cherchions une destination soleil pour échapper à l’hiver hexagonal. Après plusieurs recherches du côté de l’île Maurice et de l’Océan Indien, c’est grâce à un billet d’avion au prix défiant toute concurrence que nous avons finalement jeté notre dévolu sur la Guadeloupe et les Antilles.

Personnellement, je suis déjà allé en Guadeloupe lors de mon adolescence, pour ma moitié, c’est une découverte totale et c’est pour elle la première fois qu’elle prend l’avion pour une destination si lointaine. La Guadeloupe n’est en fait pas une île mais un archipel composé de plusieurs îles : Grande-Terre, Basse-Terre, Marie-Galante, La Désirade, Les Saintes, Petite-Terre et de nombreux îlots disséminés ça et là. Les îles plus septentrionales de Saint-Martin et Saint-Barthélémy sont également rattachées au département de la Guadeloupe même si elles en sont éloignées. Ce petit morceau de France aux Amériques est située à plus de 8000 km de la Métropole. Découverte par Christophe Colomb qui la nomma « Virgen de Guadalupe » en référence à la vierge du monastère royal de Santa Maria de Guadalupe en Estramadure. La Guadeloupe s’appelait précédemment « Karukéra », l’île aux belles eaux, d’après le nom donné par ses premiers habitants, les indiens Arawak. Il faut attendre 1635 pour que la Guadeloupe devienne une terre française. Très vite cette colonie outremer prospère grâce à la traite des Noirs. L’île exporte la canne à sucre, et le tabac. L’esclavage est aboli une première fois pendant la Révolution mais l’île change de souveraineté à plusieurs reprises entre 1789 et 1815. Tantôt française, tantôt anglaise et même suédoise, l’île n’est récupérée par la France qu’après l’épisode napoléonien.

La Bataille des Saintes, 12 avril 1782 : victoire anglaise sur la flotte française du comte de Grasse. Dernière bataille navale de la guerre d’indépendance américaine.

Il faut attendre la 2ème République et 1848 pour que l’esclavage y soit définitivement aboli. La Guadeloupe quitte son statut de colonie et devient un département français au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Aujourd’hui, le tourisme est le principal secteur économique de l’archipel. Ses plages de sables blond et son eau turquoise, sa barrière de corail, sa jungle impénétrable et ses nombreuses cascades lui donnent un petit goût de paradis perdu agréable à découvrir.

Très vite, le choix de notre lieu de villégiature c’est porté sur la commune de Sainte-Anne au sud de la Grande-Terre. Cette petite ville à l’avantage de se trouver au bord du lagon et est réputée pour avoir parmi les plus belles plages de l’archipel. Nous avons choisi pour plus de commodité (et pour un prix très raisonnable) une location située juste au bord de la plage du bourg, un excellent choix les pieds dans l’eau.

L’île est assez petite pour être arpentée dans la journée, et il n’y a donc pas besoin de changer de lieu de séjour pendant la semaine. La petite twingo que nous avions loué nous à permis de découvrir l’île en toute tranquillité.

- 12 avril 2011 : 1. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes, 2. Sainte-Anne - 13 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Chutes du Carbet, 3. Trois-Rivières, 4. Allée Dumanoir, 5. Pointe-à-Pitre - 14 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Cascade aux Ecrevisses, 3. Morne-à-Louis, 4. Plage de Bouillante, 5. Musée du cacao à Pointe-Noire, 6. Deshaies, 7. Jardin Botanique de Deshaies, 8. Plage de Grande Anse à Deshaies - 15 avril 2011 : 1. Sainte-Anne - 16 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Pointe des Châteaux, 3. Saint-François, 4. Plage de Bois Jolan, 5. Le Moule, 6. Distillerie Damoiseau - 17 avril 2011 : Sainte-Anne - 18 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Sainte-Rose, 3. Mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, 4. Îlet Blanc, 5. Grande Rivière à Goyave, 6. Îlet Fajou, 7. Barrière de corail, 8. Îlet Caret - 19 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Plage de Viard, 3. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes

Une semaine pendant laquelle nous avons essayé d’alterner le farniente sur la plage avec la nature tropicale de l’intérieur de l’île. Une semaine pour voir les incontournables de l’île sans trop se presser. Mais il faudra bien reconnaître à la fin du séjour qu’une semaine pour la Guadeloupe c’est bien trop peu !
Itinéraire de vingt-six jours sur la côte est des États-Unis English translation pending
by Aventa · 2012-09-20 · 49 replies
Bonjour,

Après deux voyages dans l’Ouest des Etats-Unis, nous voudrions découvrir la côte Est l’année prochaine.🙂

Après avoir lu mes guides papier et parcouru le forum, je vous soumets l’ébauche de notre itinéraire. Nous partirons fin juin pour 26 jours (24 jours sur place).

J 1 : vol Francfort - New York J 2 : New York J 3 : New York J 4 : New York J 5 : matin route vers Philadelphie (bus ou train), apm Philadelphie J 6 : Philadelphie J 7 : matin route vers Washington (bus ou train), apm Washington J 8 : Washington J 9 : Washington J 10 : Washington J 11 : Washington J 12 : prise en charge de la voiture, Mount Vernon, Annapolis – nuit à Annapolis J 13 : Gettysburg, pays Amish – nuit dans le pays Amish J 14 : pays Amish – nuit dans le pays Amish J 15 : Brandywine Valley, outlets près de Philadelphie – nuit ?? J 16 : Route vers New Haven (Yale) – nuit à Mystic J 17 : Mystic Seaport, Newport – nuit à Newport J 18 : fin de la visite de Newport, Cape Cod – nuit à Cape Cod J 19 : Cape Cod J 20 : Cape Cod J 21 : Nantucket ou Martha’s Vineyard – nuit à Cape Cod J 22 : Plymouth plantation, Salem – nuit à Gloucester (Cape Ann) J 23 : tour en bateau (baleines) – nuit à Boston J 24 : Boston J 25 : Boston, vol retour dans la soirée J 26 : arrivée à Francfort

Quelques remarques et questions : – Nous ne restons que 3 jours à New York parce que nous y sommes déjà allés.

– Que pensez-vous du rythme en général ?

– J13-14 : un peu plus d’une journée dans le pays Amish, est-ce que c’est trop ou suffisant ?

– J 16-17 : j’ai prévu la visite de Mystic Seaport en J 17 parce que la veille avec la route et Yale, je me dis que ce sera un peu juste. Qu’en pensez-vous ?

– Enfin, je me demande si un peu plus de 2 jours à Cape Cod et 1 journée sur une des deux îles, ce n’est pas trop. D’un côté, on pourrait se reposer un peu et visiter tranquillement, mais j’ai peur que la côte ne soit pas très dépaysante. Ou alors j’enlève une ou deux journées pour les rajouter ailleurs.

Voilà ! Merci de m’avoir lu.

Toutes vos critiques et suggestions en vue d'améliorer cet itinéraire sont les bienvenues.
Madagascar: côté mer et... côté terre English translation pending
by Krikri6792 · 2012-09-02 · 67 replies
Au large des côtes africaines et au cœur de l'océan Indien, Madagascar… une île à part !

Mélange d'Afrique dont elle a gardé la terre rouge et d'Asie dont elle a hérité les rizières, elle se démarque par la diversité de sa population, la beauté de ses paysages et surtout par l'originalité de sa faune et de sa flore dont 80% des espèces sont endémiques. Quant à ses fonds sous-marins riches et bien préservés, ils recèlent une grande variété de poissons et de coraux et sont régulièrement le lieu de passage de grands mammifères marins.

Une destination offrant autant de richesses naturelles côté mer et côté terre allait forcément nous attirer.

Côté mer, un séjour de 7 jours à Nosy Sakatia, une île au large de Nosy Be). Côté terre, un parcours de 9 jours sur la Nationale 7 en self-drive.

La version illustrée du récit avec photos, cartes et (quelques) vidéos est ici :

sites.google.com/...xvoyagesmadagascar2/



D'ailleurs, notre attirance pour l'île Rouge ne date pas d'hier puisque notre premier voyage remonte à 1984, un séjour à Nosy Be et une croisière-plongée avec bivouac dans les îles alentours : Nosy Iranja, Tanikely, Komba et Mitsio à une époque où aucune d'entre elles ne possédait de structures d'hébergement. Retour à Nosy Be, Nosy Iranja et l'archipel des Radama en 2001. En 2003 le sud de la Grande terre à Tulear et Ifaty.

Depuis plusieurs années, l'idée de retourner à Madagascar nous titillait. Mais la récente crise politique de 2009 et les échos d'instabilité et d'insécurité nous ont incités à repousser le projet. La situation était-elle plus favorable en 2012 ?

Malgré certains propos alarmistes tenus sur les forums, le retour enthousiaste de la plupart des voyageurs nous persuade que la destination n'est pas plus risquée que d'autres si on prend les précautions d'usage.

Alors c'est décidé ! Trente ans après notre premier voyage et dix ans après le dernier, nous y retournerons avec comme objectifs de vérifier si les fonds sous-marins autour de Nosy Be étaient toujours aussi exceptionnels et de découvrir enfin les Hautes-Terres malgaches.

Challenge supplémentaire : pour des raisons familiales, il était impératif de limiter notre projet à une quinzaine de jours, 18 en réalité dont 16 sur place.

Malgré sa courte durée, nous choisissons de scinder le voyage en deux : 7 jours consacrés à la mer et 9 jours consacrées à la terre. Côté mer, nous retenons la petite île de Nosy Sakatia au nord-ouest de Nosy Be. Côté terre, nous optons pour un aller-retour sur la route nationale 7 entre la capitale et la vallée de Tsaranoro, à 500 kilomètres.

Restait à déterminer le mode de déplacement sur la RN7. Le taxi-brousse étant totalement exclu, seule la location de voiture pouvait être envisagée. Mais avec ou sans chauffeur ? Sans chauffeur : impossible, prétendent les uns, imprudent et inconscient, affirment les autres ! Pourtant, en cherchant bien, quelques témoignages discrets démontrent que c'est tout à fait faisable. Merci à Chipolata et Tictacbtz pour leurs avis qui vont renforcer notre idée première : nous louerons sans chauffeur. Comme l'itinéraire compte une cinquantaine de kilomètres de pistes difficilement négociables par une berline, nous optons pour un véhicule tout-terrain. Nous faisons affaire avec N7.

Comme lors de nos voyages précédents, notre GPS Garmin de randonnée est mis à contribution y compris pour nous guider sur la route. Comme d'habitude, nous repérons le parcours puis téléchargeons les coordonnées GPS des principaux points stratégiques mais contrairement à beaucoup d'autres destinations, pour Madagascar, il n'existe aucune carte topographique pour cet appareil. Ne figure sur l'écran qu'une ligne approximative représentant la route nationale 7. Il va falloir s'en contenter !

Voilà… les grandes lignes du voyage sont tracées, place au vécu à présent !

Paris - Tana - Nosy Be - Nosy Sakatia : premières impressions d'un long voyage

J1 : Dimanche 27 mai 2012

Première surprise en arrivant à l'aéroport de Roissy : l'horaire du vol a été repoussé de deux heures sans que nous en ayons été avertis. Reconnaissons que nous avions omis de vérifier nos réservations sur le site de la compagnie ! Nous profitons de la connexion Internet d'un quart d'heure offerte dans l'aérogare pour le faire immédiatement. Deuxième surprise : les horaires de nos quatre vols, internationaux et intérieurs, ont tous été modifiés. Avec Air Madagascar, il faudra s'y faire.

Départ à 17 h 15 (en réalité, il sera 18 heures quand nous décollerons). Un Airbus A340-300, impeccable, manifestement un appareil Air France avec un équipage à 90% Air France, lui aussi. Ecrans individuels, repas excellents, espace personnel confortable : bref, rien à redire ! Précisons qu'en 2011, deux anciens appareils d'Air Mada, des Boeing 767, avaient été interdits d'exploitation sur le sol européen et figuraient sur la liste noire.

J2 : Lundi 28 mai 2012

Vol sans histoire et arrivée à l'heure à Tananarive. Température extérieure : 15 ° C à 5 h 15 du matin. Hé, oui, nous sommes sur les hauts plateaux à 1200 mètres d'altitude et c'est le début de l'hiver. Nous prenons tout notre temps pour quitter l'avion car nous avons 5 heures d'attente (la faute à la modification d'horaires) avant notre vol suivant pour Nosy Be. Mais le passage à l'immigration est plutôt rapide, nous avons déjà nos visas que nous avions fait établir à l'ambassade de Madagascar à Paris et qui sont gratuits pour un séjour de moins de 30 jours. Nous devons tout de même récupérer nos bagages avant de les réenregistrer pour le vol suivant.

Une nuée de porteurs - en fait, des pousseurs de chariots - se jettent sur nous en passant la porte de l'aérogare et trois d'entre eux s'imposent à nous pour nous conduire jusqu'au terminal des vols intérieurs, immédiatement voisin. Il faut bien qu'ils gagnent leur pain et Mada, c'est aussi ça !

Une longue attente commence alors. Il est 6 heures et notre vol suivant est prévu à 10 h 10 (en réalité, il décollera vers 11 heures). Un petit dodo sur les banquettes de la salle d'embarquement, un peu de lecture, un thé à la pomme et à la cannelle (mmm !) pour nous réchauffer, on ronge notre frein et il fait diablement froid… l'attente est interminable.

Quand enfin l'heure du départ arrive, nous apprenons que le vol n'est pas direct : deux heures au lieu d'une initialement prévue, avec une escale à Majunga au bout de quarante minutes.

Premières images de l'île Rouge en survolant le delta du fleuve Betsiboka, peu avant Majunga.

Ce surnom prend ici tout son sens. Mis à nu par l’intense déforestation, puis lessivés par les pluies tropicales, les sols rouges de Madagascar se déversent dans le lit des rivières.

Quarante minutes plus tard, nous atterrissons à Nosy Be mais nous ne sommes pas tout à fait à destination. Reste une petite heure de trajet en taxi jusqu'à l'embarcadère vers Nosy Sakatia, pendant laquelle défilent champs de manioc, plantations d'ylang-ylang et habitations le long de la route principale de l'île. Nous reconnaissons parfaitement les lieux que nous avons déjà parcourus deux fois lors de nos précédents voyages. Rien n'a vraiment changé. Ah ! Si, nous apprenons la fermeture de l'usine de production de sucre de canne, jadis la plus importante de Madagascar. Seuls les vestiges de la voie ferrée dédiée à son transport subsistent près de Dzamandzar, témoins d'une époque faste et révolue.

Plus qu'une dizaine de minutes de traversée en bateau à moteur pour rejoindre notre destination finale : Nosy Sakatia, une île de 6,5 km de long sur 3 km de large, peuplée d'un peu plus de 400 habitants. Aucune route sur l'île, uniquement quelques sentiers et à quelques centaines de mètres du rivage, la barrière de corail !

Nous accostons sur la plage du Sakatia Lodge. Il est 14 heures passées, cela fait presque 24 heures que nous avons quitté Paris. Il fait 28 ° C… les vacances peuvent commencer !

Survol du delta du Betsiboka

Nosy Sakatia : l'hôtel Sakatia Lodge - présentation

J2 à J8 : du lundi 28 mai au dimanche 3 juin 2012

L'hôtel Sakatia Lodge est un petit hôtel tenu par Isabella et José Vieira (elle d'origine italienne, lui d'origine angolaise/sud-africaine) et leur fils Jacques. L'ambiance y est familiale et conviviale, et l'accueil multilingue : français, italien, portugais, anglais, afrikaans, malgache. Une collaboratrice d'origine suisse parle également l'allemand.

L'hôtel peut accueillir jusqu'à 30 hôtes, mais durant notre séjour, nous ne serons jamais plus d'une dizaine de clients.

Les onze villas et bungalows se déclinent de la façon suivante : - deux villas sur la plage, l'une composée de deux chambres, l'autre de trois. - un bungalow familial de deux chambres, donnant sur la plage à proximité de la mangrove - quatre bungalows "nature", les plus simples, au fond du jardin - quatre bungalows "océan", confortables et spacieux, en surplomb du jardin et de la plage.

C'est dans un de ces derniers que nous nous installons et il est tout simplement parfait.

Une grande chambre, bien ventilée (pas de climatisation) et joliment décorée dans le style local Vous remarquerez notamment les lampes et autres décorations en fer forgé ainsi que les rideaux brodés typiquement malgaches.

Chaque bungalow est prolongé par une terrasse où l'on profite du cadre luxuriant du jardin.

A l'origine, la vue portait jusqu'à l'océan (d'où Ocean Bungalow) mais depuis, palmiers et arbres du voyageur se sont tellement développés qu'ils dépassent à présent les toits des habitations.

La plage est juste en contrebas. On s'y relaxe volontiers dans une confortable chaise longue. En face, la côte de Nosy Be.

Pour une petite soif, le bar – qui fait aussi restaurant - n'est pas loin. Ici la vue côté bar.

Le chef concocte tous les soirs un menu-surprise, essentiellement avec les produits de la mer et ceux du potager de la propriété. Quelques exemples de menus pour vous faire saliver ;-) * Crêpe de brèdes (ressemble un peu aux feuilles d'épinards), brochettes de zébu (bœuf local) et croquettes de manioc, gâteau au chocolat malgache. * Carpaccio d'espadon, beignets de crevettes et spaghettis de légumes, banane flambée. * Calamars sur lit d'aubergines, poisson grillé (capitaine) et salade de crudités, cheesecake au citron

Pour vous donner une idée plus concrète de l'hôtel, voici quelques vues panoramiques à 360 °… comme si vous y étiez !

Le restaurant du Sakatia Lodge

Nosy Sakatia : Sakatia Lodge - l'environnement proche

Nos journées sur l'île se passent toujours de la même façon.

Réveil avant 7 heures : oui, oui, même si ce sont les vacances, il faut en profiter un maximum, surtout qu'ici le soleil se couche très tôt, vers 17 h 30.

7 heures : petit-déjeuner… très copieux. Boissons chaudes (café, thé, chocolat, lait) et céréales variées à volonté. Servis à table : du jus de fruits frais (différent tous les jours), des fruits (mandarines, bananes, papayes, goyaves, ananas), du pain/beurre/confiture, un gâteau ou crêpe (différents selon les jours) et des œufs, accommodés à notre convenance. Vu la richesse du petit-déjeuner et du dîner, le midi, nous faisons régime ;-)

8 heures : pour Hervé, départ en bateau pour la première plongée. Retour en cours de matinée avec une petite heure de battement avant un nouveau départ pour une deuxième plongée. Pendant ce temps, moi, je fais du snorkeling jusqu'à un petit récif de corail, je bouquine, je me baigne, je flâne, bref je prends du bon temps.

Entre 13 h 30 et 14 h 30, Hervé revient de sa deuxième plongée et nous avons tout l'après-midi pour découvrir l'île. Pendant les deux premiers jours, nous sommes restés dans les environs immédiats.

Balade vers la mangrove La première balade va nous conduire du jardin de l'hôtel jusqu'à la mangrove. En traversant le jardin, un gecko aux couleurs fluorescentes ne manque pas d'attirer notre attention.

Une fois les limites de la propriété franchies, nous suivons un petit sentier vers quelques habitations de pêcheurs. Le ravenala (ou arbre de voyageur) sert de matériau de construction aux cases locales. Les pétioles fendus, appelés falafa, servent à confectionner les panneaux muraux. Les feuilles une fois séchées sont utilisées pour la réalisation de la couverture et du tronc, on tire des planches souples avec lesquelles on fabrique le plancher.

Nous ne tardons pas à atteindre une zone de mangrove, hérissée de souches de palétuviers à perte de vue.

En face la montagne sacrée, recouverte de forêt primaire, un espace sauvage et impénétrable peuplé de chauves-souris géantes et de quelques lémuriens.

Cette colline est considérée comme fady par la population et ainsi d'autant plus facile à respecter en tant que réserve naturelle. Un fady est un tabou, un interdit transmis de génération en génération. Sur l'île de Sakatia, les chiens sont également fady.

Du coup, ce sont les canards qui font office d'animaux domestiques. Pour preuve, la scène à laquelle nous assistons au bord de la mangrove. Arrive une habitante, avec un canard sous le bras auquel elle avait passé une laisse (ficelle) autour du cou. Au premier abord, je pensais qu'elle amenait le volatile au bord de l'eau pour le "passer à la casserole". Pas du tout, elle le conduit manifestement ici pour lui faire prendre un petit bain ou lui faire faire sa sortie journalière ;-)

En s'approchant, on voit qu'avec son pied, elle dirige l'animal pour ne pas qu'il s'écarte de la trajectoire prévue.

Balade le long de la plage La deuxième balade va nous faire longer la grande plage, à l'est du Sakatia Lodge.

Immédiatement voisins, on trouve les bungalows rustiques de Delphino Villa. Ils sont la propriété de Richard et de son épouse Anne-Christine, d'origine suisse, tombée amoureuse en 1994 de l'île de Sakatia où elle s'installe peu après et où elle s'investit dans la création de l'école primaire de l'île qu'elle gère toujours aujourd'hui. Anne-Christine a partagé quelques plongées avec Hervé.

En poursuivant le long de la plage, nous arrivons à l'entrée d'Antanabe, le plus grand village de l'île (il y en a trois en tout). Ici, après l'école, les enfants s'amusent avec les moyens du bord.

Les plus petits improvisent des instruments de percussion et des danses.

Les plus grands organisent des concours de sauts périlleux. Hervé immortalise leurs exploits avant de leur montrer les clichés pour leur plus grand plaisir.

Grands et petits s'unissent pour une petite virée en pirogue tout en nous adressant le traditionnel "Salut, vazaha !" Le terme vazaha désigne le Blanc étranger.

Nous progressons toujours plus avant sur la plage, jusqu'à trouver des marches bien taillées conduisant sur les hauteurs. Aucun panneau n'en interdit l'accès alors, bien qu'intrigués, nous montons. Là nous arrivons sur un terre-plein partiellement couvert d'une dalle en béton. De jeunes plants récemment mis en terre ornent les abords. Indiscutablement, on y jouit d'une vue incomparable !

Mais à quoi sert exactement cet endroit ? Je pense à un belvédère aménagé pour les touristes. Hervé suggère un lieu de repli en cas de tsunami ou encore un terrain de jeux ou de réunion pour la communauté villageoise. Pour en avoir le cœur net, il interroge les deux gars en train de balayer la dalle mais comme ils n'ont pas l'air de comprendre le français, ils se contentent d'opiner du chef quand Hervé leur demande si c'est un terrain de sport.

En fait, ce n'est absolument pas ce qu'on pensait. Il s'agit d'un terrain privé que vient d'acquérir, dans le cadre d'un bail emphytéotique, un couple de Savoyards. Ils sont arrivés le même jour que nous au Sakatia Lodge où ils vont loger provisoirement quelques jours, puis iront habiter sous la tente sur leur terrain en attendant de faire construire leur maison et de s'installer définitivement. Nous leur souhaitons bonne continuation.

La balade s'achève peu avant le coucher du soleil par une image de carte postale : Pirogue sur fond de coucher de soleil !

Enfants de Sakatia

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Ocean Beach Hotel

Les jours suivants, nous poursuivons notre découverte de Sakatia. Nous hésitons à prendre un guide, les sentiers sont nombreux et ne sont ni indiqués ni balisés. Il n'existe pas non plus de carte topo de l'île. Finalement nous nous lançons tout seuls après avoir pris quelques renseignements succincts auprès de l'hôtel, sans oublier notre GPS pour enregistrer notre trace et ainsi revenir plus aisément à notre point de départ.

Depuis le bateau de plongée, Hervé avait repéré un hôtel sur la côte sud-ouest. Ce sera le but de cette balade. Le départ se fait derrière notre lodge, comme pour aller à la mangrove. Après, il suffit paraît-il de suivre le sentier plus ou moins tracé.

Pas de difficulté au début, nous dépassons les habitations de pêcheurs comme la veille mais là, hum, premier doute : le sentier a l'air de s'arrêter au pied de la dernière maison. Nous interrogeons une fillette en train de récurer des gamelles sur le pas de la porte, elle nous indique timidement une vague sente grimpant vers les hauteurs.

L'île de Sakatia est en effet très vallonnée et une bonne grimpette nous conduit sur le haut d'une colline. De la musique à plein tube nous parvient d'une des cases coiffant le sommet. Pas d'humain en vue, seuls trois poissons séchant au soleil !

Et déjà la vue sur la baie de l'Ocean Beach Hotel. Plus qu'à descendre un petit raidillon et nous y voilà. Huit bungalows (+ cinq en cours de construction) en palissandre et matériaux traditionnels sur un grand jardin arboré ! Climatisation en option. Energie solaire !

Un grand restaurant et une piscine en cours de construction.

Mais l'hôtel est vide (et semble-t-il à vendre).

Le fils du propriétaire, belge, nous accueille et nous fait part de ses difficultés. Le tourisme est moribond à Madagascar et les tour-opérateurs internationaux sont frileux en raison de l'instabilité politique du pays. Les chiffres officiels le prouvent : au premier semestre 2011, 100 000 entrées de visiteurs non résidents contre plus 150 000 pour la même période en 2008, avant la crise politique de 2009. 100 000 visiteurs, c'est à peine un peu plus que la capacité du stade de France, une goutte d'eau pour un pays grand comme 1 fois ½ la France.

Sur ces réflexions, nous poursuivons la balade après avoir jeté un œil sur les tortues étoilées (ou rayonnées), endémiques de Madagascar, une espèce classée "vulnérable". Astrochelys radiata… Astro = astre, chelys = carapace et radiata = rayons... le tout fait référence a sa carapace qui a des dessins en forme de rayons de soleil.

Encore une colline à franchir où s'accrochent désespérément quelques habitations de guingois avant d'atteindre une petite plage déserte et sauvage.

Des traces témoignent du récent passage de tortues, venues y pondre.

Pour le retour, on se fait indiquer une variante démarrant au fond de la propriété de l'Ocean Beach et traversant la forêt, l'occasion d'admirer une étonnante fleur bleue à la forme suggestive, Clitoria ternatea, plus communément dénommée pois bleu. Les fruits sont des gousses évoquant un haricot. Les feuilles sont utilisées à Madagascar pour calmer les douleurs articulaires.

En se retournant, on domine l'hôtel que l'on vient de quitter.

De vallée en colline, nous finissons par prendre un peu de hauteur et ainsi balayer du regard tout le sud de l'île.

Tout en haut, sur la crête, le belvédère où nous nous attarderons quelques jours plus tard.

Plus loin, sur notre droite, la vue de la montagne sacrée confirme que nous sommes bien sur le bon chemin. Les petites cases dans le fond du vallon ont l'air de sortir tout droit d'un jeu de construction en bois.

Mais d'où nous arrive ce délicieux parfum qui remplit l'air à ce moment précis. Mais bien sûr… de la plantation d'ylang-ylang que nous sommes en train de traverser.

L'ylang-ylang est un arbre de la famille des Annonacées, originaire d'Asie du Sud-Est. On le cultive pour ses fleurs dont on extrait par distillation une huile essentielle très utilisée en parfumerie. L'arbre peut atteindre 25 à 30 mètres dans son milieu naturel mais on le taille pour ne pas qu'il dépasse 2 à 3 mètres, afin de faciliter la récolte des fleurs.

Le village n'est maintenant plus très loin. Alors que nous approchons, nous apercevons un jeune homme, apparemment en train de chercher quelque chose dans les fourrés. Des escargots ? "Non, dit-il, je cherche les caméléons. - Des caméléons, ça tombe bien, nous aussi nous en cherchons désespérément depuis quelques jours. - Vous voulez que je vous trouve un caméléon, nous propose notre homme. Attendez, nous dit-il !" Ni une, ni deux, et il nous en déniche un… magnifique caméléon panthère mâle = Furcifer pardalis (à déterminer)

Après la traversée du village, fin de la balade une nouvelle fois sur la plage, peu avant le coucher du soleil. Une variante de la pirogue au coucher du soleil alors que les derniers rayons de soleil inondent la côte de Nosy Be, en face.



Nosy Sakatia : balade dans l'île vers Sakatia Passions Hôtel

Aujourd'hui, c'est l'hôtel Sakatia Passions qui servira de prétexte à notre promenade journalière. En théorie, il suffit de suivre le bord de mer jusqu'au village d'Ampasimena, le deuxième village de l'île, puis de rallier l'hôtel en coupant par l'intérieur des terres.

Dans la pratique, rien de compliqué jusqu'à Ampasimena : nous suivons la plage, puis la zone rocheuse où le passage incessant des villageois a littéralement usé la roche, créant ainsi un réel cheminement.

En suivant le bord de mer, nous dépassons le premier village… où un bateau de pêche est à l'ancre dans la baie.

Puis, à près le passage à gué d'une rivière, nous traversons la plage d'Ampasimena. Mais au bout de la plage, premières interrogations : où va-t-on maintenant ? Heureusement, un piroguier bien serviable s'empresse de nous servir de guide pendant quelques centaines de mètres, histoire de nous remettre sur la voie. Une petite sente passant devant sa maison va nous faire gagner un peu d'altitude.

Entre les ananas, les palmiers et les arbres du voyageur, nous apercevons Nosy Be.

Après l'avoir remercié de quelques milliers d'ariarys, l'homme nous quitte alors que nous débouchons sur une large allée pavée – à l'échelle de cette île, presque une autoroute - qui monte depuis le bord de mer et qui se poursuit… Dieu sait où ? Allons voir !

L'allée, par endroit couverte d'une sorte de tonnelle, aboutit à un ensemble de bâtiments entourant une terrasse et une piscine à l'eau complètement croupie. Et sous un abri, un quad…

Un hôtel abandonné ? D'après nos sources, il s'agirait d'une multipropriété acquise par plusieurs amis : "les Copains d'abord". Mais ils ne doivent pas ou plus y venir souvent, les copains.

Pourtant, la vue y est magnifique… on devine au loin (à droite) l'îlot de Nosy Tanga.

Le Sakatia Passions, nous le trouvons un peu plus bas, au bord de mer. Ouvert depuis 1996 et spécialisé pour la pêche au gros, il est le plus ancien hôtel de Sakatia et aussi le plus proche de la côte de Nosy Be.

Quelques clients se relaxent sur la plage mais les lieux sont loin de nous plaire. Il n'y a pas mieux que notre lodge où nous nous empressons de retourner par le même chemin… pour avoir tout juste le temps de voir le ciel rosir au coucher du soleil.

Arbre du voyageur

Nosy Sakatia : balade dans l'île vers la plage ouest

Cette fois-ci, pas d'hôtel en ligne de mire mais une plage : celle d'Ampasindava, au nord-ouest de l'île. Comme l'itinéraire a l'air d'être un peu compliqué à suivre, nous optons pour un guide. Nous avons donc rendez-vous à 14 h 30 au village voisin, au kiosque faisant office de maison des guides. Une jeune fille parlant un français très correct nous accueille, c'est son père – jardinier au Sakatia Lodge et guide à ses heures – qui nous accompagnera pour cette balade. Au retour, il est prévu d'assister au coucher du soleil au belvédère que nous avions déjà aperçu pendant une de nos promenades précédentes.

A peine sortis du village, notre homme nous trouve, pour notre plus grand plaisir, un caméléon… encore un Furcifer pardalis… fabuleux !

La balade démarre en terrain connu, en direction de la montagne sacrée, en passant au pied de ces deux petites cases que nous avions aperçues de loin la veille.

Elle aboutit à la mangrove mais aujourd'hui, avec ces cocotiers les pieds dans l'eau, nous la voyons sous un jour nouveau... à marée haute.

Nous sommes dimanche et dans une case voisine, toute la famille est réunie. Une vieille dame nous vend une petite fiole d'essence d'ylang-ylang.

Commence alors la traversée de l'île. Heureusement que nous sommes accompagnés car effectivement les sentiers se croisent et se décroisent, nous aurions eu du mal à trouver. De plus, par la même occasion, nous en apprenons sur les fruits, baies et plantes locales : jacks, poivre, papayes, manioc, teck.

Mais gare à celui qui touchera cette gousse couverte de poils urticants, le pois Mascate ou Mucuna pruriens, il lui infligera de sérieuses démangeaisons. La légumineuse bénéficie pourtant d'un profil biochimique fascinant et contient une multitude de principes actifs intéressants utilisés dans la médecine ayurvédique pour traiter notamment la maladie de Parkinson.

Bientôt une grande plage est en vue. Ce n'est pas tout à fait celle qu'on visait, on espérait arriver plus au nord, à Ampasindava, une plage classée par le gouvernement malgache en réserve foncière touristique et où l'on pourrait voir fleurir à terme un grand complexe hôtelier. Nous nous contenterons de celle-ci, très belle, sauvage et déserte.

Il fait chaud et un repos bien mérité sous cet arbre aux racines tentaculaires est bienvenu.

Mais il faut penser au retour et nous voilà à nouveau en route vers les hauteurs de l'île. Mine de rien… 120 mètres de dénivelé nous indique notre GPS qui intéresse d'ailleurs aussi beaucoup notre guide.

Bulbuls et souimangas survolent nos têtes mais ces oiseaux très vifs ne se laissent pas facilement mettre dans la boîte. Le pigeon vert de Madagascar en revanche pose carrément. Treron australis

Quant aux araignées, elles ne se laissent pas déranger ! Nephila inaurata madagascariensis

Tout en suivant la crête jusqu'au belvédère, notre guide nous montre des orchidées mais elles ne sont pas en fleur, ce n'est pas la saison. En revanche, celles-ci nous intriguent...

Bientôt se déploie devant nous un panorama à 360 ° de la côte Nord de Nosy Be jusqu'au sud de Sakatia.

Et voici le moment tant attendu : il est 17 h 26, place coucher de soleil.

Nous nous dépêchons ensuite de rejoindre le village où notre guide s'arrête devant sa maison, en ressort avec un cahier d'écolier sur lequel il note très consciencieusement que le circuit vers la plage Nord fait exactement 5 km (que nous avons parcourus tranquillement en 3 heures) et que le point culminant du parcours se situe à 120 mètres d'altitude.

Il fait déjà nuit quand nous atteignons l'hôtel. Une très chouette balade (8000 Ar par personne = moins de 3 €)

Coucher de soleil !

Nosy Sakatia : et la plongée ?

Compte-rendu fait par Hervé. L'île de Nosy Sakatia est idéale pour la pratique de la plongée. Aucune pollution industrielle ne vient détériorer la vie sous-marine qui foisonne dans une eau riche en plancton mais qui reste suffisamment claire pour le photographe. Les plongées au Sakatia Lodge se font à partir d'un confortable bateau à moteur équipé récemment d'un sondeur GPS qui permet d'arriver pile sur les sites de plongée et même d'en découvrir de nouveaux, totalement vierges, en fonction des hauts-fonds repérés.

J'ai eu la chance de plonger avec des moniteurs (père et fils) passionnés et très cool. Munissez-vous d'une loupe pour apprécier les myriades de petits animaux qui vous surprendront par leur diversité. Jacques, le fils, a des yeux de lynx et vous fait profiter de sa grande expérience pour dénicher des animalcules improbables.

Bref, les plongées sont d'une richesse surprenante et d'une grande diversité et cela concerne à la fois le "petit" et le gros.

La mer est calme, 28 ° C. Les plongées se font entre 15 et 25 mètres et les temps de plongée ne sont pas limités. En fonction de notre consommation et de la profondeur, nous sommes parfois restés 110 minutes avec notre bouteille de 12 litres. Les plus gourmands peuvent s'équiper de 15 litres et pour plus de confort, le Nitrox est également disponible. Les sites sont proches, de 5 à 20 minutes de l'hôtel. Départ vers 8 heures, retour à l'hôtel après la première plongée et une heure de détente avant la seconde. Nous n'avons jamais été plus de cinq plongeurs et le plus souvent nous étions deux. Nous n'avons rencontré aucun autre bateau de plongée durant la semaine. Espaces vierges et protégés également du fait du faible nombre de touristes.

Deux images m'ont tout particulièrement marqué : une espèce d'araignée d'un centimètre de long dont le corps est aussi fin que ses 8 pattes qui doivent faire moins d'un mm d'épaisseur (Phoxichilidium femoratum) et un banc de perroquets à bosse d'une quarantaine d'individus, absolument magique. A certaines saisons, il est possible d'assister à la migration des baleines, nous avons d'ailleurs vu un souffle tout près du bateau.

Crevettes-mantes

Une journée d'excursion à Nosy Komba et Nosy Tanikely

Nosy Komba, une petite île volcanique à mi-chemin entre Nosy Be et la Grande terre, connue pour son village de pêcheurs aujourd'hui reconvertis en vendeurs d'artisanat.

A 10 km à l'ouest de la précédente, Nosy Tanikely, petit îlot inhabité, récemment classé en parc marin et terrestre, réputé pour sa belle plage et surtout pour ses fonds marins exceptionnels.

Nous les avions déjà visitées lors de nos précédents voyages mais tenions à les revoir absolument. Les deux îles se visitent facilement dans le cadre d'une excursion d'une journée. Prévoir palmes, masque et tuba, bien sûr !

C'est donc ce circuit que nous avons réservé auprès de notre hôtel, sans véritablement nous soucier de la façon dont il allait se dérouler. Et ce sera la surprise !

Nous imaginons d'abord que c'est le bateau de l'hôtel qui nous y mènerait dans le cadre d'une excursion privée. Le départ est fixé à 7 h 45… houlà, encore plus tôt que les autres matins. C'est bien sur l'embarcation de l'hôtel que nous montons mais en direction de Nosy Be. Nous pensons alors que c'est à l'embarcadère de Nosy Be qu'un bateau nous attendrait. Même pas… là c'est un taxi qui prend le relais pour nous conduire à Ambatoloaka (prononcez Ambatoulouk) et quand nous arrivons sur la plage, nous comprenons finalement que c'est en groupe que nous passerons la journée.

Ambatoloaka ! Nous connaissons bien cette station balnéaire puisque nous y avons séjourné en 2001 et puisque nous avons un peu en avance, nous en profitons pour jeter un œil à l'hôtel où nous avions logé.

Déjà à l'époque, l'Ylang-Ylang n'était pas de première jeunesse mais là, il est complètement décrépi et fait peine à voir. Ah ! Comme nous sommes bien à Sakatia !

En attendant le départ de notre excursion, nous patientons à l'ombre d'un arbre qui ne manque pas d'attirer notre attention : en malgache Fotatra, le Bonnet d'évêque ou Barringtonia racemosa.

C'est un arbre imposant, aux fruits à quatre côtes saillantes qui ressemblent à un bonnet d’évêque. Toujours vert et avec ses grandes feuilles, il revêt un caractère sacré auprès de certaines ethnies. La graine oléagineuse contient des principes toxiques utilisés pour la pêche. Le bois imputrescible sert à la confection des pirogues. La fleur est vraiment très délicate.

Ça y est, tout le monde est prêt : nous sommes finalement 9 touristes + un skipper, une cuisinière, un homme à tout faire et un guide, 13 personnes (gloups !) sur une embarcation sans doute prévue pour 10, skipper compris. Heureusement la mer est calme !

Après une traversée d'une petite heure, nous accostons à Tanikely où nous laissons descendre une partie des excursionnistes ayant choisi de limiter la sortie à cet îlot. Nous sommes les seuls avec un couple belge à poursuivre jusqu'à Komba. La cuisinière est aussi du voyage car le feu est interdit sur Tanikely, elle préparera le repas à Komba puis le ramènera sur l'ilôt où tout le monde se retrouvera pour le déjeuner.

Une quinzaine de minutes plus tard, nous approchons de Nosy Komba.

Nous nous dirigeons immédiatement vers une colline au-dessus du village, dans un coin où l'on peut observer des lémuriens, des makis macaco, en toute liberté (tout de même plus ou moins apprivoisés car nourris). C'est amusant de les voir dégringoler des arbres pour sauter sur notre dos… enfin, pour attraper les bananes qu'on leur propose. Les mâles sont noirs, les femelles rousses.

En dehors des lémuriens, les villageois ont aussi rassemblé là, dans quelques "enclos", des tortues, des caméléons et des serpents.

Hervé fait le fier avec ce boa de Madagascar (brrr !). Moi, je préfère nettement les câlins du maki. Acrantophis madagascariensis, une espèce endémique !

Un lézard endémique, Zonosaurus madagascariensis, partage le territoire avec les tortues rayonnées.

Sans oublier les caméléons-panthère, Furcifer pardalis… la femelle de couleur rouge-brun et le mâle aux couleurs chatoyantes.

Nous traversons ensuite le village qui s'est bien agrandi et qui est passé d'un simple village de pêcheurs en 1984 et même encore en 2001 à un village tourné vers la vente d'artisanat. Pourtant, il subsiste encore quelques activités traditionnelles, notamment le travail de la vanille et surtout le remarquable travail artistique des brodeuses.

Toutes ces nappes brodées flottant au vent donnent tout son charme au village.

Retour à Nosy Tanikely pour le pique-nique : salade de pommes de terre, brochettes de zébu et de crevettes, poisson grillé et riz coco, crabe en sauce, fruits en dessert. Le tout, excellent, avec un seul petit bémol… dommage que les plats chauds qui avaient été cuisinés sur l'île voisine aient été tièdes, voire froids, au moment de les déguster. Mora mora.

Mais le clou de la journée et l'objectif principal de cette sortie, c'est de revoir les fonds marins. Alors dès la dernière bouchée avalée, nous nous dépêchons d'enfiler palmes, masque et tuba… sans oublier un tee-shirt car le soleil, à cette heure de la journée, est redoutable. Et hop… dans l'eau ! Voici quelques scènes à laquelle nous avons assisté (je rappelle que ces photos ont été faites en apnée).

Toujours aussi fabuleux, les fonds autour de Tanikely: deux tortues, des langoustes, des poissons à foison, des coraux en excellente santé… une heure trente de découverte intense de sorte qu'on en arrive à faire abstraction du plancton urticant (rien à voir avec les grosses méduses néanmoins !) qui nous picotent les membres.

Mais toutes les bonnes choses ont une faim. A 15 heures, le bateau sonne le rappel des troupes. En fin d'après-midi, la mer est susceptible de pouvoir se former, il ne faut donc pas attendre pour rentrer. Déjà, la surface de l'eau est plus agitée que ce matin. Retour à Ambatoloaka vers 16 heures et après un nouveau transfert en taxi puis en bateau, nous sommes de retour à Sakatia vers 16 h 30.

Excellente journée ! Nous avons été ravis d'avoir pu revoir ces deux îles.

Nosy Komba

Retour sur la Grande Terre : de Tana à Antsirabe par la N7

J9 : Lundi 4 juin 2012

Notre séjour à Nosy Sakatia tire sur sa fin et c'est le moment de faire un premier point sur cette semaine écoulée. Le temps a été chaud et ensoleillé : près de 30 ° C à la fois dans l'air et dans l'eau ! Température idéale !

Que ce soit l'hôtel ou l'île de Sakatia en général, ils ont tous les deux parfaitement répondu à nos attentes. Sans être luxueux, le Sakatia Lodge offre un confort très appréciable. Quant à l'île, elle n'est pour l'instant pas touchée par les effets délétères du tourisme. En effet, on peut s'y promener en toute liberté et en toute sécurité sans être jamais ni harcelé ni même sollicité par les habitants. Un petit mot dans les chambres de l'hôtel recommande d'ailleurs aux touristes de ne rien distribuer directement à la population (ni habits, ni argent, ni bonbons aux enfants) mais éventuellement de faire des dons à l'école et/ou au dispensaire.

Quant à la plongée, les sites autour de Sakatia et plus largement autour de Nosy Be sont restés tout aussi exceptionnels qu'il y a trente ans, les coquillages en moins.

Nous profitons de nos dernières heures sur l'île et puisque notre vol a subi une nième modification d'horaire (prévu à 13 h 45, il vient d'être déplacé à 15 h 10), rien de mieux qu'une dernière baignade avec snorkeling au jardin de corail, juste devant la plage.

Départ de l'hôtel à 12 h 15 pour le transfert à Nosy Be où un taxi nous attend. Comme nous avions pris la route du sud à l'aller, nous avons demandé à emprunter la variante par le nord pour retourner à l'aéroport. Cet itinéraire, très peu fréquenté mais plus scénique, n'a pas la faveur des taximen car en cas de problème, il n'y passe pas grand monde. Du coup, notre chauffeur s'y croyant tout seul s'arroge le droit de couper systématiquement tous les virages. Nous lui faisons gentiment remarquer que nous souhaiterions arriver à destination en un seul morceau. Cette route compte également des montées et des descentes incessantes et vu le peu de reprise du véhicule, on comprend que notre homme n'aime pas cet itinéraire.

Arrivée à l'aéroport à 13 h 30 et vol à l'heure. Il est plus de 16 heures quand nous atterrissons à Tana. Température au sol : 20 ° C, il fait bon mais sans plus… par rapport à Nosy Be.

L'activité dans l'aérogare est bien moins intense à l'arrivée d'un vol intérieur que d'un vol international : il n'y a même pas un porteur pour prendre nos valises !

Le chauffeur envoyé par notre hôtel nous attend. Premières impressions en traversant Ivato (la ville de l'aéroport) : une multitude d'échoppes colorées le long de la route, des rizières jusque dans la ville, la digue qu'arpentent une foule de travailleurs, des vendeurs de briques, les arrêts imprévisibles des taxis-brousse… mais aussi un centre commercial et des enseignes qui ne nous sont pas inconnues. Des affiches publicitaires pour le dernier smartphone côtoient les stands misérables des marchés. Tout le paradoxe de Tana !

Les collines de la capitale et le palais de la Reine sont bientôt en vue. La circulation s'intensifie quand le taxi entre dans les rues pavées en pente après le lac Anosy. L'odeur des gaz d'échappement devient prégnante.

Nous arrivons à destination à l'hôtel Sakamanga, en plein centre. Les petits vendeurs nous assaillent à la sortie du taxi… nous nous engouffrons dans l'hôtel, un véritable havre de paix, loin de l'agitation de la rue.

Dans un labyrinthe de couloirs colorés, agrémenté de verdure mais surtout d'objets typiques et de sculptures du pays, l'hôtel a un cachet tout particulier : c'est un véritable musée !

Au deuxième niveau de cette élégante maison, nous apprécions la décoration soignée, le parquet en bois rouge et la terrasse de notre suite.

Pour le dîner, il nous suffit de descendre d'un étage, le restaurant du Sakamanga bénéficie d'une belle réputation et le repas sera à la hauteur.

Escalope de foie gras poêlée et magret de canard au poivre vert pour Hervé, verrine de tomates confites, feta, basilic et méli mélo (foie gras poêlé, salade verte et gésiers, magret de canard fumé) pour moi. En dessert, à l'unisson, des bananes flambées. Un repas digne d'une grande table parisienne pour une addition malgache.

Précisons que le canard y est élevé partout et que par conséquent on y produit d'excellents magrets, confits et foie gras locaux.

Le timing aura été serré aujourd'hui. Nous n'aurons pas eu le temps de faire un saut dans le quartier mais nous avions déjà visité Tana lors de nos précédents voyages alors ce n'était pas une priorité.

Demain nous prenons possession de notre véhicule et alors, à nous la Nationale 7 !

J10 : Mardi 10 juin 2012

En nous rendant au petit déjeuner ce matin, nous finissons la découverte de notre hôtel en déambulant, d'un couloir à l'autre, jusqu'au patio. Chaque recoin nous dévoile de nouveaux objets : collections d'instruments de musique, de billets de banque, de détails de balustres, d'affiches publicitaires d'époque… Etonnant et très instructif !

Le buffet du petit déjeuner est un régal !

Nous espérions profiter encore un peu du cadre jusqu'à 9 heures mais voilà que notre loueur se présente dès 8 heures. Nous fermons nos valises dans une certaine précipitation, n'échappons pas à quelques vendeurs de pacotille devant l'hôtel et sautons aussitôt dans notre 4 x 4. Bon, pour l'instant, c'est Rodolphe qui prend le volant, le temps de sortir du centre et de nous donner quelques indications sur la voiture.

Nous avions été en contact par Internet avec Andry de N7 mais le propriétaire de ce véhicule en particulier, c'est Rodolphe et c'est bien lui qui nous le "cède" pour 8 jours, nous n'aurons plus aucun contact avec l'agence.

Il s'agit d'un Toyota Land Cruiser HDJ80, première mise en circulation 1999. Il affiche 12000 km au compteur depuis un récent changement de moteur mais précédemment, le véhicule avait sans doute déjà parcouru plusieurs centaines de milliers de kilomètres. Un autocollant sur la vitre arrière relatif à "Bel Africa" laisse à penser qu'il avait sans doute déjà servi en Afrique (Bel Africa = tour opérateur spécialisé dans l'organisation de safaris en Afrique). Quoiqu'il en soit, ce type d'engin a en général une durée de vie très longue et nous avions déjà loué précédemment en Australie et en Bolivie des 4 x 4 avec un kilométrage avoisinant les 150 000-170 000 km. Il est dans un très bon état avec des pneus néanmoins un peu usés. Il devrait être parfaitement adapté au parcours envisagé, essentiellement de la route en plus ou moins bon état et à peine une cinquantaine de kilomètres de piste.

A la sortie de Tana, Rodolphe nous quitte. Nous voici sur les rails sur la Nationale 7, en direction d'Antsirabe à 180 km au sud, un parcours estimé à 3 à 4 heures. Le temps gris pour l'instant laissera plus tard la place au soleil.

Nous mettons notre GPS Garmin de randonnée à contribution mais à part une ligne fictive symbolisant la fameuse nationale et quelques points stratégiques enregistrés, aucun autre repère n'est disponible. Mais après tout, sans doute suffit-il tout simplement de suivre la Nationale à l'aide de quelques panneaux. Mais à Mada rien n'est simple et les panneaux, il ne faut pas trop y compter.

Bon, après une hésitation au premier rond-point, nous suivons grosso modo la ligne fictive du GPS et commençons la descente vers le Sud. Après la cohue de Tana, la nature reprend rapidement ses droits : collines, gros blocs de rochers ronds, villages traditionnels, maisons de brique ocre coiffées de chaume et… les rizières transformées en briqueteries à ciel ouvert après les moissons. Le dépaysement est total !

Certes la conduite demande beaucoup d'attention car ici les voitures bien que peu nombreuses partagent la route avec les vélos, les piétons, les charrettes à zébu et toutes sortes de chariots tout droit sortis de la débrouillardise malgache. Voici un exemple de chariot appelé varamba… composé d'une plateforme type palette montée sur un système ingénieux de roues en bois recouvertes de caoutchouc de pneus récupérés et cloutés sur la circonférence. Le tout sur des roulements à bille eux aussi d'occasion !

Il faut l'imaginer chargé à bloc et poussé dans les montées parfois par plusieurs personnes (hommes, femmes et enfants) puis transformé en skateboard dans les descentes.

La route est sinueuse. Nous passerons de 1200 mètres à Tana à 1500 mètres à Antsirabe au fil de montées et de descentes incessantes sans aucune ligne droite quasiment. A ce rythme, on ne roule pas vite, en moyenne 40 km/heure. "Mora mora" = doucement, doucement comme aiment à le répéter les Malgaches.

Les activités qui caractérisent les différentes régions changent au fur et à mesure de notre avancée. Après les rizières, place aux champs de légumes et aux monticules de carottes au bord de la route. Puis c'est au tour des pépinières et des expositions de plantes à fleur, puis le travail du raphia avec ses stands d'articles de vannerie. Un peu plus loin encore, ce sont les miniatures en bois qui ornent les étalages.

On traverse Behenjy, la ville qui ravitaille les restaurants de Tana en foie gras, puis Ambatolampy, celle où l'on fabrique toutes les marmites de Madagascar.

En cours de route, nous achetons cinq gros avocats et un panier de nèfles pour notre pique-nique. Vers midi nous atteignons Antsirabe, 200 000 habitants et pas loin de 10 000 pousse-pousse. Ancienne ville thermale au temps de la colonie, la ville reste aujourd'hui l'un des tout premiers centres industriels du pays grâce notamment à la bière produite localement par la brasserie Star, la THB (Three Horses Beer). Située à près de 1500 mètres d'altitude, c'est le point le plus froid de Madagascar.

Nous avons réservé une chambre d'hôte chez Couleur Café. J'avais repéré que c'était près de la gare et j'espérais qu'un panneau nous indiquerait au moins cet édifice. Que nenni, pas un seul indice !

Avec comme seul repère le point GPS de la propriété, nous tentons d'approcher par tâtonnements successifs, en tournant tantôt à droite, tantôt à gauche, tout en nous frayant un passage entre les piétons, les vélos et les pousse-pousse. Finalement notre stratégie paie… nous tombons pile dessus.

Couleur Café : autour d'un bel espace gazonné et fleuri, cinq petits bungalows en brique avec cheminée mêlant le style malgache à une décoration contemporaine. Nous sommes séduits !

Après un petit repos dans le jardin, il est temps de découvrir les alentours de la ville, notamment les deux lacs Andraikiba et Tritiva accessibles depuis la route allant à Morondava.

Au premier lac, nous ne faisons qu'une courte halte, histoire de…

Le deuxième lac se trouve à 11 km de piste du précédent. La progression est lente, il nous faut presque une heure pour parcourir la distance sur une mauvaise piste.

Un véritable patchwork de cultures maraîchères à perte de vue couvre la campagne au pied du lac !

Sur place, nous sommes accueillis par une nuée de vendeuses nous proposant chapeaux de paille et pierres semi-précieuses ainsi que par Jeannot qui s'improvise guide et qui nous réclame 20 000 ariarys (8 €) pour la visite. Le guide du Routard indiquait 3000 Ar par personne alors soit le fameux ouvrage n'est pas à jour, soit c'est l'inflation qui gagne du terrain, soit Jeannot a profité de notre générosité mais peu importe… c'est notre B.A du jour !

Quant aux vendeuses, nous leur promettons de leur acheter une bricole à notre retour. C'est sans doute pour être sûr de ne pas perdre leurs clients que tout ce petit monde ne nous lâche pas d'une semelle et c'est donc en procession que nous commençons le tour du lac.

Le lac Tritiva : un très beau lac d'origine volcanique, d'un bleu saisissant. Si profond et sans doute si fascinant que, d'après la légende, deux amants qui s'étaient vus refuser le mariage s'y seraient précipités et noyés.

La baignade est fady pour les locaux mais est néanmoins tolérée pour les étrangers. C'est ainsi que le commandant Cousteau a pu en explorer les profondeurs pour tenter de percer le mystère qui fait que curieusement le niveau d'eau baisse pendant la saison des pluies et remonte à la saison sèche.

Les bords du lacs sont couverts de pins, notamment des pins du Mexique introduits au début du XXème siècle. En février dernier, le cyclone Giovanna a d'ailleurs eu raison d'un certain nombre de ces arbres à la grande satisfaction des travailleurs du bois à qui cette opportunité offre un peu de travail.

Egalement, sur la rive, des lys sauvages… au port très délicat = Lilium formosanum

Et alors que nous poursuivons notre tour du lac, nous trouvons une chauve-souris prise dans les fils hyper solides d'une énorme toile d'araignée. Nous la libérons mais elle a déjà été sérieusement blessée par son agresseur, sans doute une néphile de Madagascar, une araignée inoffensive pour l'homme mais redoutable pour ses proies.

Au terme de la balade, un dernier coup d'œil au lac nous permet de constater que sa forme reproduit les contours de l'Afrique. Bluffant !

Alors que nous approchons de la voiture, les vendeuses reviennent à la charge. Littéralement assaillis, nous avons bien du mal à faire notre choix tellement elles sont pressantes.

Nous ferons deux heureuses : Bénéfice (un nom prédestiné !) à qui j'achète un chapeau de paille et une autre dame à qui Hervé achète deux petites ammonites et… malheureusement beaucoup de déçu(es) aussi car nous ne pouvons tout acheter. Une nouvelle fois, les villageois nous confirment que les touristes sont rares, nous avons été les premiers de la journée et… vu l'heure seront sans doute les seuls.

Avant de les quitter, une dernière photo en souvenir de ce groupe bien sympathique avec qui nous avons partagé un bon moment !

Nous retournons ensuite à Antsirabe par la même route en croisant beaucoup d'écoliers et de collégiens parcourant des kilomètres pour rentrer à leur domicile à la sortie des classes.

La fin de soirée est paisible mais fraîche, un bon feu crépite dans la cheminée de notre bungalow et pour le dîner, nous décidons de rester sur place. Couleur Café propose une restauration uniquement à ses hôtes (pas de restaurant ouvert à la clientèle extérieure). Nous goûtons un excellent filet de zébu, le service et la cuisine sont top. Nous sommes vraiment contents de notre choix !

Lac Tritiva

Ambaladingana, sous le soleil de Mada

J11 : Mercredi 6 juin 2012 Dès 8 heures, nous quittons Couleur Café après y avoir laissé notre sac de plongée que nous récupérerons à notre retour.

Le repérage dans Antsirabe est toujours empirique mais avec un peu d'aide locale, nous finissons par sortir de la ville… en même temps que les convois de zébus.

Notre randonnée initiale aux cascades de Fred est tombée à l'eau. En raison d'un changement de date, le guide n'était plus disponible et nous n'avons pas vraiment cherché ailleurs.

Notre étape du soir se fera à l'écolodge "sous le soleil de Mada" à Ambaladingana, distant de 115 km. En cours de route nous envisageons un éventuel arrêt à Ambositra (à 90 km) pour grimper au Mt Antety (1864 mètres d'altitude).

De fait, après les rizières aux abords d'Antsirabe, le paysage devient plus minéral et plus montagneux à l'approche d'Ambositra (prononcez Ambouchtr). Le ciel lui aussi devient changeant, de plus en plus nuageux jusqu'à donner de la pluie. Etonnant cet épisode dépressionnaire en pleine saison sèche… sans doute l'influence de la tempête tropicale Kuena stationnée à 1000 km au large des côtes nord-est de l'île entre le 5 et le 7 juin.

Dans ces conditions, inutile de nous attarder dans cette ville, les sommets sont dans la brume. Continuons plutôt jusqu'à notre étape finale où nous aviserons.

La traversée de la ville d'Ambositra n'est pas une mince affaire : tout le centre est congestionné. On se croirait un jour de foire ou de braderie en France. Serait-ce le jour du marché ? Même pas, c'est sans doute ainsi tous les jours. Nous espérons être enfin plus tranquilles quand nous aurons pris la piste à Ivato, à15 km au sud d'Ambositra vers la maison d'hôtes "sous le soleil de Mada".

Mais sur la piste aussi, il faut faire attention aux piétons…très nombreux. Ils ont souvent la mauvaise habitude de marcher sur les deux côtés de la voie, nous obligeant à quasiment nous arrêter à chaque fois qu'il faut les doubler ou les croiser. La progression est lente et prudente !

Au bout de 12 km, la pancarte du lodge indique que nous sommes arrivés et une fois de plus le point GPS extrapolé à partir des indications reçues est d'une extrême précision.

"Sous le soleil de Mada" : une dizaine de bungalows rustiques mais équipés de sanitaires privés, en bois d'eucalyptus, d'inspiration zafimaniry (les Zafimaniry font partie d'une ethnie malgache réfugiée dans la forêt et passée maître dans l'art du travail du bois).

Nous nous installons dans la case numéro 12. Il est tout juste midi.

La maison d'hôtes est celle de Marc et Brigitte. Partis de France pour un tour du monde, ils se sont arrêtés à Madagascar, leur première étape. Tombés amoureux de cette région, ils n'en ont plus bougé depuis.

Le lodge porte particulièrement bien son nom puisque, après la grisaille de la matinée, le soleil se montre dès notre arrivée. Une bonne occasion pour aller immédiatement découvrir les alentours avec Johnny qui nous sert de guide accompagné d'un des chiens de la maison.

Tout en suivant le toutou… Nous passons à proximité d'un tombeau Longeons des rizières à perte de vue Rencontrons des écoliers studieux installés dans une église depuis que leur école a été endommagée par le dernier cyclone. Puis après avoir traversé la rivière sur un petit pont de bois, croisons de jeunes orpailleuses, retournant laborieusement la terre en espérant y trouver quelques pépites, que dis-je, un peu de poudre d'or tout au plus !

En tout, deux heures de balade dans la campagne environnante avant de finir l'après-midi sur la terrasse du lodge… … à profiter tout simplement de la vue… … et à observer les allées et venues d'un corbeau-pie et d'un souimanga malgache .

Au coucher du soleil, la fraîcheur se confirme et c'est avec plaisir que nous nous retrouvons autour de la cheminée à bavarder avec Marc le patron, très sympathique et d'une extrême gentillesse.

A la nuit tombée, trois nouveaux hôtes nous rejoignent. Deux d'entre eux sont liés à l'hôtel Tsara Komba, "l'hôtel au luxe bienveillant" et à l'ONG "Des Villages et des Hommes" à l'initiative, en novembre 2011 à Paris, d'une vente aux enchères d'œuvres d'artistes malgaches destinée à financer un village sur l'île de Nosy Komba.

Le troisième est l'auteur, entre autres, du très bel ouvrage "Zafimaniry intime".

Tous ensemble, nous passons une excellente soirée autour du repas concocté par les jeunes employées du lodge : beignets d'aubergines, truffade + haricots verts et brochettes de zébu, fruits flambés. Sans oublier les rhums arrangés du patron !

Après un tel repas, il n'y a plus qu'à faire dodo. Dans notre cabanon rustique, pas de chauffage mais sous la couette, nous n'aurons pas froid.

Demain, nous avons prévu de découvrir un peu plus ce mystérieux pays Zafimaniry… en espérant qu'il fasse beau !

Chercheuses d'or

Antoetra - Ifasina : randonnée en pays Zafimaniry

J12 : Jeudi 7 juin 2012 En poussant le petit volet de notre cabanon ce matin, je m'aperçois qu'un épais brouillard enveloppe toute la vallée. Notre randonnée va-t-elle pouvoir être maintenue dans ces conditions ?

En tout cas, nous nous préparons comme prévu en espérant que le temps se lève. Vers 8 heures, nous sommes prêts à démarrer avec Johnny, notre petit guide d'hier. Une demi-heure de 4 x 4 nous conduit à Antoetra et il n'en faut pas davantage pour voir le soleil apparaître.

Le village d’Antoetra est le point de départ d’un vaste réseau de sentiers qui relient les villages Zafimaniry entre eux. Aujourd’hui, quelques 25 000 Zafimaniry vivent dans une centaine de villages et hameaux dispersés dans les montagnes de la région. Ils se sont établis là au dix-huitième siècle pour échapper à la circonscription militaire sous le règne de la reine Ranavola I et ont appris l'art du travail du bois. Leur savoir-faire est inscrit depuis 2008 au patrimoine culturel immatériel de l'UNESCO.

Outre l'aspect culturel, la randonnée jusqu'à ces villages uniquement accessibles à pied est déjà un but en soi. Vu notre timing, c'est Ifasina à deux heures de marche qui s'y prête le mieux.

Notre arrivée à Antoetra ne passe bien sûr pas inaperçue. Quelques jeunes gens se déclarent d'emblée gardiens de voiture, d'autres nous proposent des articles en bois. C'est encore une fois en cortège que nous commençons notre balade. Mais à la sortie du village, tout ce petit monde se dégonfle et nous voilà seuls avec Johnny.

Laissant derrière nous les rizières entourant le village, nous attaquons rapidement une grosse montée. Alors quand arrive le premier replat, nous sommes contents de souffler un peu pour apprécier le paysage.

Un peu partout, nous verrons ces pierres dressées en hommage aux ancêtres.

Johnny 19 ans, chaussé de tongs, caracole devant nous !

Mais il a l'œil et ne manque pas de débusquer un caméléon, Furcifer latéralis, le caméléon le plus commun de l'île, reconnaissable à sa bande latérale claire et surtout à ses trois ocelles aux contours sombres situées sur ses flancs.

Un peu plus loin, il nous montre ce superbe criquet, un Pyrgomorphe (Phymateus saxosus) aux couleurs flamboyantes mais attention il est toxique !

Après avoir vaincu une deuxième colline, nous arrivons sur de grandes dalles granitiques (qui nous rappellent un peu les glacis des Seychelles) recouvertes de lichens et plantes grasses, notamment ces Kalanchoe pubescens.

Jolie vue dégagée vers les sommets plus au nord.

Le parcours s'enfonce ensuite dans des paysages plus montagneux…

Arrivés à un col, on distingue le village d'Ifasina au loin.

Une descente de 200 mètres de dénivelé assez raide et glissante par endroits nous conduit vers notre destination.

A l'orée du hameau, ce petit garçon attendant son père parti en forêt couper du bois nous regarde passer avec curiosité.

Plus loin, c'est une nuée d'enfants qui nous accueillent. Ils ne sont pas en classe, les instituteurs sont en grève dans tout le pays depuis plusieurs semaines pour dénoncer leur niveau de salaire. Les adultes, quant à eux, sont tous occupés à niveler un terrain pour construire un nouveau bâtiment scolaire.

Enfin voici le village, quelques dizaines de maisons en bois serrées les unes contre les autres, construites en bois précieux (palissandre) et assemblées sans clou ni vis, sur le principe de la mortaise.

Les portes et les volets sont entièrement couverts de motifs géométriques traditionnels : toiles d'araignée symbolisant les liens familiaux ou rayons de la ruche (alvéoles, losanges) représentant la vie communautaire.

Nous sommes introduits chez le doyen du village (89 ans) qui est aussi considéré comme le chef coutumier et à qui notre guide verse le droit d'entrée.

Johnny nous explique que l'agencement intérieur de la case répond à un code bien spécifique : un coin pour les ancêtres, un coin pour les ustensiles de cuisine et les provisions…

Ces maisons, comme toutes celles rencontrées sur les hauts-plateaux malgaches, n'ont pas de cheminée. L'intérieur est complètement enfumé, le plafond et les cloisons couverts de suie et l'air y est difficilement respirable. Dire qu'il y a 13 personnes qui vivent ici sur 6 mètres carrés au sol plus mezzanine.

Pendant que nous discutons, les trois petits enfants (ou arrières petits-enfants) du vieil homme nous rejoignent alors qu'au coin de la fenêtre, une autre petite fille nous guette timidement.

Ainsi va la vie dans un village Zafimaniry… dans un grand dénuement mais sans doute aussi dans un grand élan d'entraide… un monde totalement à part dans lequel nous ne nous sentons pas très à l'aise.

Alors c'est avec bonheur que nous retrouvons l'air frais de la montagne sur le chemin du retour. A 14 heures, nous sommes de retour à l'écolodge et une demi-heure plus tard, déjà sur le départ.

Direction la réserve privée de Ialatsara, à 82 km et deux heures de route environ.

Mais à peine parti, Hervé me passe le volant… il ne sent pas très bien. Sur la piste entre le lodge et la Nationale, tous les locaux que nous croisons me regardent avec étonnement. Dans ce pays, voir un vazaha conduire n'est pas commun, mais une vazaha, encore moins ! Je remarque un petit regard particulièrement complice de la part des femmes, une forme de solidarité féminine sans doute !

Bon, bref, je roulotte tant bien que mal sur cette piste en étant particulièrement vigilante en cas de doublement de piétons, ce qui veut dire, en permanence. Une fois sur la route Nationale, c'est un peu plus cool mais la concentration reste maximale. Attention aux croisements des poids lourds. Il faut, dans ce cas, bien ralentir ou parfois presque s'arrêter car la voie bien que nationale n'est pas très large. Attention aux semi-remorques qu'il faut doubler mais qui heureusement sont coopératifs et signalent quand la voie est libre. Attention aux taxis-brousse hyper chargés qui s'arrêtent sans prévenir. Attention aux poules, aux coqs, aux canards qui traversent la chaussée et même à la récolte de café qui sèche sur l'asphalte !

Enfin, attention aux nids-de-poule… d'autant que je transporte un malade. Mora… mora !

A ce rythme, nous arrivons à destination à 17 heures et prenons nos quartiers au Lémur Forest Camp tout juste avant la tombée de la nuit.

Chez les Zafimaniry

Réserve privée de Ialatsana : une étape dans la forêt

J12 (07/06/12)… suite

Le Lemur Forest Camp est un site écotouristique situé entre Ambositra (85 km) et Fianarantsoa (65 km), quelques kilomètres avant le village d'Ambohimahasoa. Il se tient à l'intérieur de la réserve d'Ialatsara où se trouve une des dernières forêts humides d'altitude (1000 à 1500 mètres) de la région sur une étendue de 2500 hectares, dont 1000 ha de forêt primaire. Créée en 2002, la réserve (auparavant rattachée au parc national de Ranomafana) est gérée par un couple franco-malgache, Bérénice et Daniel Rajaona, en partenariat avec le Ministère des Eaux et Forêts de Madagascar. Leur action vise à préserver les derniers lambeaux de forêt primaire présents à Ialatsara et la biodiversité du site avec 6 espèces de lémuriens, 7 espèces de caméléons et une grande variété d'oiseaux, de reptiles, et d'orchidées. L'hébergement rustique, très rustique se fait soit dans des tentes fixes en toile et bois avec sanitaires partagés ou depuis peu dans de petits bungalows en bois avec sanitaires privés mais non pourvus d'eau courante pour l'instant (eau au broc et douche au seau). Pas d'électricité sauf dans la salle commune en soirée.

C'est dans un de ces bungalows de dernière génération que nous nous installons. Nous serons les seuls hôtes du camp ce soir-là.

Hervé se sent un peu mieux, cela tombe bien car à 18 heures, Daniel nous attend pour une visite nocturne dont l'objectif principal est l'observation d'un petit lémurien nocturne, le microcèbe roux. D'ailleurs, en voici un, attiré par un peu de banane écrasée. L'apparition est furtive ! Microcebus rufus

La promenade de nuit se poursuit… et voilà un caméléon en train de dormir : un Calumna gastrotaenia ! 909

Gastro… quoi ? En tout cas, le mal dont souffre Hervé le reprend subitement, il est obligé de regagner la chambre dont il ne ressortira pas avant le lendemain matin. Je finis la balade toute seule et verrai encore d'autres animaux endormis : caméléons, criquet et oiseau.

Je commande ensuite deux seaux d'eau chaude pour la douche. Hervé est mal en point. Spontanément, Daniel lui fait préparer une thermos de tisane, une décoction de feuilles de Harungana madagascariensis, censée stimuler les fonctions digestives, apaiser les douleurs intestinales et gastriques. Espérons qu'elle puisse le soulager !

Dans ces conditions, je dîne en tête à tête avec Daniel, l'occasion d'échanger sur mes premières impressions malgaches autour d'un délicieux repas préparé à base de produits du jardin et de la ferme (car le camp assure pratiquement son autosubsistance). Au dessert, un crumble à l'ananas dont je raffole tout particulièrement.

Pour demain matin, je prévois une randonnée dans la réserve à la rencontre des lémuriens… du moins si le malade est rétabli.

J 13 : Vendredi 8 juin 2012

Réveil avec le chant du coq et le braiement d'un âne (oui, le camp compte également une ferme) et par le ruissellement de l'eau sur le toit du bungalow. Il ne pleut pas mais nous sommes au cœur d'une forêt tropicale humide… très humide !

Grâce à la décoction de Harungana, notre malade se sent beaucoup mieux. Ouf, nous pouvons confirmer la balade de ce matin en souhaitant être de retour à 11 heures car une longue route nous attend.

Daniel envoie immédiatement ses pisteurs dans la forêt, ils sont chargés de repérer pour nous les groupes de lémuriens. Après le petit déjeuner agrémenté de jus et de confitures maison (quel délice !), nous explorons un peu les alentours du camp en attendant notre guide.

Un petit coup d'œil au jardin où cette Poinsettia ou Euphorbia pulcherrima(en rouge) fait bon ménage avec cette Astéracée, Ageratum conyzoïdes, en mauve.

Un autre coup d'œil sur les arbustes et là, coup de chance, pour la première fois depuis notre arrivée à Mada, Hervé tombe lui-même sur un caméléon, probablement un Calumna brevicorne, reconnaissable à ses larges lobes occipitaux en forme d'oreilles d'éléphant.

Moi aussi je me mets à balayer du regard les fourrés et comble de chance trouve un deuxième caméléon. C'est un Calumna nasutum, facilement reconnaissable à son appendice nasal. Qu'il est mignon !

Enfin, jamais deux sans trois… voilà que nous en trouvons encore un troisième, sans doute Calumna gastrotaenia (comme celui vu hier soir en train de dormir).

Côté caméléons, nous n'avons pas perdu notre matinée. Espérons autant de chance avec les lémuriens. Les pisteurs sont en place, on peut y aller ! C'est Massane qui nous accompagne et nous sert de guide.

Nous traversons d'abord une forêt artificielle composée essentiellement d'eucalyptus, de pins d'Argentine et du Mexique, plantés dans la première moitié du vingtième siècle suite à la destruction de la forêt originelle puis arrivons dans un lambeau de forêt primaire, beaucoup plus dense.

Le guide qui connaît le moindre recoin de la réserve nous déniche une nième espèce de caméléons, un couple de Brookesia thieli. Les Brookesia sont les plus petits caméléons du monde, ils mesurent de 6 à 9 centimètres. Lents de nature, ils se déplacent peu, ce qui explique sans doute la facilité pour notre guide à les trouver. Ils vivent au sol ou sur des branches basses.

Un peu plus loin, Massane commence à appeler ses collègues et se dirige au son de leurs réponses. Rapidement, nous quittons tout sentier pour nous diriger vers le fond de la vallée. A coup de machette, les pisteurs nous fraient un passage dans la végétation. Ils ont repéré deux groupes de lémuriens, quatre individus d'un côté et deux de l'autre.

Nous approchons doucement et les découvrons d'abord très haut dans la canopée. Ce sont des propithèques diadème de Milne-Edwards (Propitechus edwardsi), reconnaissables à leur pelage brun foncé et à la tache claire en forme de papillon qu'ils arborent sur le dos.

En quelques bonds très aériens, l'un d'eux plus téméraire descend progressivement de plusieurs étages pour poser pour la photo. Nous sommes aux anges !

Nous ne nous lassons pas du spectacle mais l'heure tourne et si nous voulons tenir notre horaire, il est temps de penser au retour. Afin de rentrer plus rapidement, nous nous dirigeons avec notre GPS vers la route Nationale que nous remontons jusqu'au camp.

En cours de route et alors qu'à cette saison (hiver), la végétation florale est en dormance, nous avons la chance (aujourd'hui c'est jour de chance !) de voir cette orchidée au labelle quadrilobé d'un blanc éclatant avec une base légèrement rosée… Oeonia rosea.

Ainsi que cette autre… à déterminer !

11 heures : nous sommes pile dans les temps et quittons le Lemur Forest Camp pour le Catta Camp dans la vallée du Tsaranoro, soit 156 km de Nationale suivis de 20 km de piste. Un parcours estimé à 5 heures au minimum.

Alors en route !

Je ne vous ai pas encore parlé des contrôles de police. Les gendarmes ou les policiers sont postés presque à chaque entrée ou sortie de localité sur l'ensemble de la Nationale. Ils traquent particulièrement les taxis-brousse surchargés mais aussi les voitures particulières, à la recherche de la moindre faille. Le litige se règle en général non pas par une amende mais par le versement d'un bakchich. Interrogé à ce sujet, Rodolphe notre loueur nous avait dit que nous pourrions être confrontés à ce type de pratique.

Mais curieusement, depuis notre départ de Tana, à l'approche de chaque point de contrôle, les policiers nous faisaient aimablement signe de passer. Nous pensions qu'en tant que touristes nous étions privilégiés. Mais d'autres touristes véhiculés par des chauffeurs nous ont raconté avoir été arrêtés et le chauffeur obligé de glisser un petit billet aux policiers. Alors sans doute nous prenait-on pour des résidents français à Mada (les résidents ne s'arrêtent pas aux contrôles, paraît-il). Bref, pour l'instant, nous étions chanceux et espérions continuer à passer au travers.

Mais 6 km après notre départ, à la sortie de la petite ville de Ambohimahasoa, cette fois-ci, pas de chance, on nous arrête. Contrôle des papiers d'identité et des papiers du véhicule. Le flic nous dit qu'il manque la carte violette et que nous sommes donc en infraction. Hervé se dit prêt à payer une amende officielle avec un reçu (qu'on se ferait ensuite rembourser par le loueur) mais notre homme n'a aucune véritable intention de dresser un PV. Après ½ heure de tergiversation ou il nous menace de nous confisquer les papiers du véhicule, il nous fait comprendre que l'affaire peut être close avec 20000 ariarys. L'équivalent de huit euros, qui, pour lui représente un juteux bakchich quand on sait que le salaire moyen de base est de 40 euros.

Le loueur nous dira plus tard que cette carte a été remplacée récemment par un autre document qui était bien en notre possession.

Cette expérience nous refroidit un peu et nous laisse perplexe quant au degré de corruption à tous les échelons. Heureusement que les paysages nous font vite oublier cette désagréable sensation.

A Fianarantsoa (Fianar pour raccourcir), nous faisons le plein de carburant et quelques petites courses (gâteaux secs, fromage à tartiner...). Nous sommes très agréablement surpris par la consommation du 4 x 4 : 11 à 12 litres au 100, ce qui est très peu pour un véhicule de ce type. C'est vrai aussi que nous roulons mora, mora.

Après Fianar, on commence à voir les contreforts du massif de l'Andringitra et quelques dizaines de km plus loin, dans une grande descente, la vallée d'Ambalavao s'ouvre soudainement comme un décor de western… magique !

Ambalavao : nichée au fond d'un cirque montagneux, la petite ville vit sous l'influence du Sud qui commence ici. Il y fait déjà plus chaud, les alentours sont désertiques et rugueux. Nous sommes passés de 1300 à 1000 mètres d'altitude.

La région est aussi la plaque tournante du commerce du zébu. Tous les mercredis a lieu ici un grand marché aux zébus. Les troupeaux, nous ne tardons pas à les croiser, ils se suivent sur des kilomètres… avec des dizaines et des dizaines de bêtes qui vont d'ailleurs nous ralentir un peu.

Il est 16 heures, nous quittons la route principale à 37 km au sud d'Ambalavao. Il nous reste une bonne vingtaine de km de piste jusqu'à notre destination finale.

Après avoir payé un petit droit de passage dans deux villages successifs, les choses sérieuses commencent. Hervé passe en mode 4 x 4 et se fait plaisir avec du franchissement. La piste est mauvaise avec des passages délicats mais notre tacot assure largement.

La vallée est très belle, ponctuée ça et là de petites maisons aux toits de chaume.

Comme à chaque fois, les coordonnées GPS sont parfaitement exactes. Il est 17 heures quand nous arrivons à destination, tout juste avant le coucher du soleil. Ouf, quelle journée !

Caméléons Brookesia

Vallée du Tsaranoro, à l'assaut du Caméléon

J13 (08/06/12)… fin de journée

Dans cette vallée du Tsaranoro, au pied de la falaise du même nom, le Camp Catta propose plusieurs types d'hébergements pour tout budget : camping autonome, tentes équipées, bungalows "village" (pour 2) avec sanitaires privés ou partagés et bungalows "confort" avec sanitaires privés (jusqu'à 6 personnes).

Comme nous y passons trois nuits autant nous installer confortablement dans un bungalow… spacieux ! Nous adorons !

La structure est idéale pour les amoureux de la nature, du sport et de l'aventure. Nous on se contentera de l'option nature car en dehors des randonnées, ici on peut faire de l'escalade, du parapente et du base jump.

A ce compte-là, on s'attendait à y trouver une clientèle jeune et sportive. Or ce soir, sur 6 clients, nous sommes les plus jeunes !

Avant le dîner, nous organisons la journée de demain en prévoyant une randonnée de 6 heures A/R avec 600 mètres de dénivelé vers ce drôle de sommet dominant le village… de son nom malgache "Langera" (= pelle) mais rebaptisé par les vazahas "Caméléon" du fait de sa ressemblance, vu depuis le Camp.

C'est Jean Paul, le chef des guides qui est chargé de nous accompagner.

Mais pour l'instant, passons à table. Un repas à trois plats très, (trop ?) copieux et qui n'a pas la saveur et la finesse des dîners précédents. Pour moi, tout particulièrement, bien qu'ayant à peine picoré, ce dîner ne passe pas. Hervé m'aurait-il transmis son virus ?

Je suis malade toute la nuit.

J14 : Samedi 9 juin 2012

Ce matin il m'est impossible de mettre un pied devant l'autre. Hervé va prendre le petit déjeuner tout seul. Décidément, pendant ce voyage, nous aurons eu chacun notre moment de solitude !

J'apprécierais bien une tisane de Harungana mais Hervé a déjà bien du mal à obtenir une tasse de thé. Je l'avale avec difficulté puis me traîne du lit à la salle de bains et de la salle de bains au lit.

Mais impossible de résister davantage à ce franc soleil. Alors je décide de sortir malgré tout. Bon, atteindre le Caméléon avec ses 600 mètres de dénivelé me semble utopique mais peut-être pourrions nous aller jusqu'à la piscine naturelle.

En passant devant la réception, nous annulons la sortie prévue (JP, le guide, fait la tête). Pour aller tout simplement jusqu'à la piscine, un guide nous semble superflu. Hors parc national, le guidage n'est pas obligatoire.

J'avance un peu au radar mais au bout d'une demi-heure, nous voilà déjà à la piscine.

Je trempe mes mains dans l'eau puis recharge les batteries à l'ombre d'un rocher. Nous sommes bientôt rejoints par deux filles et leur guide qui, au gré de nos arrêts respectifs, nous suivront ou nous devanceront selon le cas.

La montée commence alors… d'abord en douceur. En nous retournant, nous apercevons la paroi de granit du Tsaranoro comme repeinte en jaune et vert…

L'œuvre d'un géant peut-être ?

En tout cas, ces paysages majestueux me donnent des ailes et puisque je ne vais pas trop mal, continuons encore un peu… en direction du Caméléon.

Le sentier suit de petits canaux d'irrigation qui sont à l'origine des effondrements de terrain, formant des sortes de crevasses appelées ici lavaka.

De fil en aiguille, je finis pas atteindre 250 mètres de dénivelé (pour une malade ce n'est pas si mal) mais plus on progresse, plus je suis obligée de me reposer souvent.

Là, je mets mes dernière forces dans la bataille puis je capitule !

250 mètres de dénivelé, ce sera mon record du jour ! Après, je laisse Hervé poursuivre tout seul car il a trop envie d'atteindre le sommet. Il part sans eau (c'est moi qui garde la bouteille, je suis malade !). Tranquillement, je rebrousse chemin jusqu'au camp que j'atteins à 13 heures.

Pendant ce temps, mon homme suit le sentier où je l'ai laissé mais curieusement, celui-ci descend. Il atteint presque la rivière quand il réalise que ce n'est vraiment pas normal. Il revient alors sur ses pas, décidé à abandonner toute idée d'achever la randonnée. Mais finalement en revenant un peu sur ses pas, il finit par découvrir une petite sente à peine tracée qui lui avait échappé… et cette fois-ci, il commence à véritablement prendre de l'altitude.

Ça grimpe dur, c'est bon signe, la crête n'est pas loin. Tiens Obélix serait-il passé par ici ;)

Les filles (celles qui nous suivaient et qui ensuite nous ont dépassé) et leur guide sont déjà en bonne place. Pour les rejoindre, il reste à Hervé à vaincre son vertige pour passer sur l'arête finale qui correspond au "dos du caméléon", un passage aérien à la façon d'Angel's Landing (pour les connaisseurs de Zion UT)

Au bout du bout, c'est la récompense avec une vue à couper le souffle et à vous donner le tournis… sur les prestigieux sommets environnants, le massif du Tsaranoro, la Porte du Sud, la Pyramide, le Dondy, le parc national de l'Andringitra et le pic Boby.

Auprès des filles, notre héros du jour trouve de l'eau (ouf, car il est presque déshydraté). Elles lui proposent aussi de partager leur pique-nique mais la salade de pâtes, non merci, ce n'est pas son truc !

Mais une petite photo lui ferait bien plaisir.

Pendant ce temps, revenue à bon port, je m'installe devant notre bungalow, scrute le sommet du Caméléon et semble distinguer des formes aller et venir là-haut. Peut-être à ce moment-là était-ce Hervé que j'ai vu faire cette photo au téléobjectif ! En tout cas, on aperçoit parfaitement notre petite maisonnette ainsi que notre 4 x 4.

Bien ragaillardi, le courageux randonneur commence à présent la descente. Cette randonnée telle qu'elle est préconisée par les documents du Camp est une boucle. La descente se fait par le côté opposé et le retour par le village de Morarano. Hervé préfère, quant à lui, revenir par le même chemin qu'à l'aller car il se demande si je ne l'attends pas quelque part sur le parcours.

Progressivement, en perdant de l'altitude, les formes gagnent en rondeur et en douceur !

Pendant le trajet du retour, flore et faune endémiques n'échappent pas au photographe. Euphorbia milii Aloes capitata Pachypodium

Puis en traversant la forêt, il se donne du mal à repérer ces lémuriens, bien cachés dans les arbres.

A ce moment-là, il ne sait pas encore qu'il n'est pas nécessaire de s'enfoncer dans la forêt pour en apercevoir. Quelle ne fut sa surprise d'en trouver un, gardien de notre bungalow (le n° 11) à son arrivée.

Et il n'a pas encore vu tous les autres, tous ceux installés sur le toit de notre maison ainsi que dans les arbres aux alentours. Le Camp Catta ne s'appelle pas ainsi pour rien, il abrite une colonie de cette espèce qui vivait sans doute déjà là avant la construction de la structure.

Observer les lémuriens et profiter du paysage de la vallée en face de nous seront les deux occupations de cette fin d'après-midi… jusqu'au coucher du soleil !

Je commence à aller mieux ce soir. Certes je fais encore attention à mon régime mais j'apprécie davantage le dîner. Pour demain, nous planifions une nouvelle randonnée vers l'Envers du Tsaranoro. Randonnée estimée à 6 à 8 heures avec un peu moins de 1000 mètres de dénivelé.

C'est Doris qui est désigné pour nous accompagner, ça nous convient bien car avec JP, nous n'accrochons pas vraiment.

Avec l'arrivée des deux jeunes filles croisées au Caméléon et celle d'un jeune couple anglais, la moyenne d'âge est plus basse. Nous voilà les plus vieux ce soir ;-) mais toujours pas plus de six clients.

J'espère vraiment pouvoir mener la randonnée au bout demain.

Vers le sommet du Caméléon

L'envers du Tsaranoro

J15 : Dimanche 10 juin 2012

En tirant les rideaux ce matin, j'assiste, attendrie, au difficile réveil de deux makis catta blottis l'un contre l'autre dans le pin devant notre fenêtre.

Moi, je me sens en forme. Ne perdons pas de temps. Dès la fin du petit déjeuner, nous nous mettons en marche, accompagné du jeune guide-stagiaire Doris. Il nous explique être en plein apprentissage de sa fonction, nous priant d'être indulgents avec ses connaissances. Pas de problème, il nous paraît sérieux, modeste et sympa, c'est l'essentiel.

Altitude de départ : 930 mètres au Camp Catta.

Comme hier, nous traversons d'abord la forêt d'où dépasse l'imposante paroi du Tsaranoro !

L'appellation du massif proviendrait des prénoms des deux filles du roi Bara, Tsara et Noro, exécutées dans la forêt au pied des falaises où elles s'étaient cachées pour échapper aux soldats du roi de Tana. Une triste histoire !

La montée commence alors à travers des prairies herbeuses sur lesquelles le soleil tape déjà fort alors qu'il n'est pas 9 heures.

Une très légère brise fait onduler les plumeaux carmin des herbes entre lesquelles se cachent pudiquement les bourgeons floraux des aloès.

Bientôt, le pied de la falaise est atteint. Les 800 mètres qui séparent le pied du sommet nous donnent le vertige. Il est 9 heures : première pause à l'ombre bienfaisante d'un arbre à 1157 mètres d'altitude. Gain : 230 mètres depuis le départ.

Et premier point de vue sur le Dôme noir (au premier plan), le Dondy et la chaine montagneuse de l'Andringitra (en face)… jusqu'à la vallée.

Nous contournons ensuite le pied de la falaise par le sud, nous dirigeant vers une forêt de palmiers et de fougères située dans un couloir entre deux dômes granitiques. La fente dans la montagne est un lieu de sépulture.

Etonnante, cette forêt de palmiers… sans doute ce qu'on appelle un forêt tropicale d'altitude. L'avantage est qu'il y fait plus frais, ça fait du bien.

C'est l'occasion d'une deuxième pause. Il est 10 heures, nous sommes à 1406 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 470 mètres.

Ça grimpe plus fort à présent… Le paysage devient plus minéral. Le cheminement se fait sur de grandes dalles granitiques couvertes de plantes grasses, aloès, pachypodiums et notamment ces kalanchoes toutes velues, une pilosité qui leur permet de stocker l'humidité de la rosée matinale… Kalanchoe tomentosa

11 heures : je réclame une troisième pause. Nous sommes à 1673 mètres d'altitude. Gain depuis le départ : 750 mètres.

Dernier effort sur des dalles particulièrement raides, d'autant qu'en levant la tête, on avait l'impression que le sommet était tout proche.

En fait, il y a un étage de plus… et encore autant de gouttes de sueur pour enfin atteindre le sommet. Il est 11 h 26, altitude 1822 mètres. Gain depuis le départ : 892 mètres.

D'ici la vue s'ouvre à l'ouest sur la vallée de Bedita et la montagne du Bonnet de l'évêque sur le trajet de la Nationale 7 vers le sud. Au nord, on aperçoit la Porte du Sud et Vohitsoaka, le village que nous avions traversé en quittant la N 7. A l'est, le Tsaranoro Be (ou grand Tsaranoro) et le Tsaranoro Atsimo (ou Tsaranoro Sud).

Devant cette vue panoramique, un lézard s'invite à notre pique-nique… il y a des miettes à récupérer…Oplurus quadrimaculus, une espèce commune dans l'Andringitra, reconnaissable à ses 4 ocelles noirs sur chaque flanc.

Pour nous, il est prévu de rentrer par le même chemin. Néanmoins, il existe une autre alternative. C'est celle que vont tenter les deux filles que nous avons rencontrées hier au Caméléon. Accompagnées d'un guide et de deux porteurs, elles quitteront Camp Catta en fin de matinée pour monter ici à l'envers du Tsaranoro où elles passeront la nuit. Le lendemain matin, elles feront la descente via le grand tour du Tsaranoro et la descente avec cordes fixes et rappel de la falaise du Karambony. Avis aux amateurs… plus aventureux !

Alors avant de redescendre, Doris nous emmène explorer le plateau et nous montrer le passage que vont emprunter nos aventurières.

Un plateau riche en boulders et blocs granitiques variés, titillant notre imagination ! Alors ici un petit coup de main à Obélix pour soutenir ce menhir ! Là, une prairie dans lequel on verrait bien surgir quelques dinosaures… un petit air de Devil's Lane Utah! A moins que ce ne soit le lieu de prédilection de quelque Martien nous envoyant de drôles de messages à travers ces herbes enroulées ! Ou encore un endroit un peu magique où les arbres doivent percer la pierre pour pouvoir croître !

En tout cas, une végétation très particulière avec ces euphorbes coralliformes, aux rameaux en chapelets de saucisse… Euphorbia alluaudi

Et avec cette autre curiosité botanique appelée par les locaux "pattes de poule" (nom scientifique non trouvé)

Décidément, l'envers du Tsaranoro nous aura réservé bien des surprises et ce n'est pas fini. Côté bêbêtes, nous découvrons un scarabée et deux criquets dont l'un déjà observé du côté du pays Zaf' mais je ne peux m'empêcher de vous le montrer à nouveau : il est tellement beau !

La descente nous prendra deux heures. A mi-chemin, nous ne manquons pas de rencontrer d'abord les deux porteurs lourdement chargés, chacun portant un barda de 70 kg sur le dos… puis les deux filles accompagnées du guide.

Après un brin de causette avec elles, nous sommes de retour au camp vers 15 heures… enchantés de notre journée.

La fin de soirée est à nouveau contemplative, on ne se lasse pas de la superbe vue sur la vallée et surtout des cabrioles des lémuriens.

C'est bientôt la fin de notre voyage. Demain il faut entamer le trajet retour. La vallée du Tsaranoro aura été le point de notre parcours, le plus au sud. Ces deux journées au Camp Catta resteront nos coups de cœur "côté terre".

Vallée du Tsaranoro

Retour à Tananarive

J16 : Lundi 11 juin 2012 Notre vol retour est prévu dans moins de 48 heures à présent. Le trajet vers la capitale s'effectuera en deux étapes : Camp Catta à Antsirabe aujourd'hui et Antsirabe à Tana demain.

370 kilomètres dont 20 de piste nous séparent de notre destination de ce soir. Dans l'absolu, pas grand chose mais à Mada, nous avons estimé le trajet à 8/10 heures.

Alors petit déjeuner dès 6 heures et départ dans la foulée à 7 heures en commençant par la vingtaine de kilomètres de piste jusqu'à la Nationale.

Les locaux sont déjà en route un peu partout dans la campagne.

A peine partis, nous apercevons une jeune femme qui se met à courir sur une piste perpendiculaire à celle que nous empruntons. Visiblement, elle apprécierait d'être véhiculée. Nous stoppons… d'autant qu'elle me paraît enceinte. Alors qu'elle grimpe, complètement essoufflée mais soulagée, dans le véhicule, nous découvrons que c'est un nourrisson qu'elle abrite sous ses effets. Nous déposons la jeune maman et son bébé dans le premier village sur notre trajet, à Vohitsaoka. Cela lui aura fait gagner une dizaine de kilomètres, soit 3 bonnes heures de marche.

8 heures : ça y est, nous sommes sur la N 7 avec son flot de poids lourds, de taxis brousse, de piétons, de vélos, de poules et de canards mais bien plus que le trafic (ce à quoi nous commençons à être habitués), ce sont les contrôles de police que nous redoutons après le désagréable racket que nous avons subi à l'aller.

Ça ne loupe pas. Dans la première localité traversée, un policier nous fait signe de nous arrêter. Avec une bonne dose de culot, Hervé affirme qu'il vient d'être contrôlé peu de temps avant et que tout est en règle. "Très bien, Monsieur, alors circulez !" nous répond-il. Ouf !

Après Ambalavao, sur le fameux plateau du zébu, la route couverte de bouses laisse bientôt apparaître le cortège des troupeaux. Mais ils sont moins nombreux qu'à notre précédent passage.

10 heures : nous atteignons Fianar après 3 heures de route (depuis le départ) et 110 km, soit une moyenne de moins de 40 km/heure. Mais entre Camp Catta et Fianar nous avons mis aujourd'hui une heure de moins que lors de notre trajet aller. Une bonne nouvelle !

60 kilomètres plus loin, nous sommes particulièrement tendus à l'approche d'Ambohimahasoa, le village où on s'était fait contrôler à l'aller. Au point de contrôle, le flic (pas le même que le fois précédente) nous fait signe de nous arrêter puis aussitôt signe de circuler. Ouf, ouf, et re-ouf. Aux contrôles suivants, nous adoptons un air détaché et passons notre chemin.

Nous nous accordons un petit arrêt pour manger un morceau rapidement, debout, derrière notre véhicule et partageons un gros ananas avec des locaux surpris. Nous repartons aussitôt. Je dis "nous" mais en réalité, c'est Hervé qui est au volant depuis six heures d'affilée et alors qu'il est plus 13 heures, il a besoin d'une bonne dose de caféine… alors un expresso, s'il vous plaît !

Heureusement, dans la ville d'Ambositra, assez touristique, un tel breuvage devrait être disponible. A la sortie de l'agglomération, le Motel Violette tombe à point. Alors que nous sirotons un bon expresso servi avec un petit chocolat Robert sur la terrasse, nous assistons à une scène d'un autre temps… à l'étage inférieur, une employée en train de faire du repassage avec un fer comme celui utilisé non par nos grands-mères, mais par nos arrière-grands-mères, un fer chargé de braises !

14 heures. Après cet intermède divertissant, je prends le volant pour les 90 derniers kilomètres, il manque environ deux heures jusqu'à notre destination finale.

J'ai maintenant le véhicule bien en main. A force, on s'habitue aux gens qui marchent sur la route, à la conduite des taxis-brousse qui font des écarts pour éviter les nids-de-poule, à la conduite malgache qui veut que le premier qui arrive sur un obstacle double (l'autre s'adapte). Mais il n'y a aucune agitation, aucune frénésie, tout se passe mora mora (doucement).

Alors c'est parfaitement détendus, en écoutant la seule cassette disponible dans la voiture, celle de Francis Cabrel, que nous abordons la grouillante Antsirabe, comme de vieux briscards que la circulation n'impressionne plus.

Après un dernier crochet par la Chocolatière (pour faire le plein de chocolats Robert !), nous passons le portail de Couleur Café vers 16 heures après 9 heures de route soit une moyenne de 40 km/heure. Nous avons très, très bien roulé !

Ayant hésité à dîner en ville (le restaurant Pousse-Pousse nous disait bien), nous ne pouvons finalement résister au calme de la maison d'hôtes et surtout à son menu particulièrement alléchant ce soir : foie gras, cuisse de canard sauce vanille, ananas caramélisé et glace. Divin !

J 17 : Mardi 12 juin 2012

Notre vol est prévu à 21 h 30 à Tananarive. 180 kilomètres nous séparent de la capitale, soit 3 à 4 heures de route. Nous avons par conséquent de la marge mais sait-on jamais, il vaut mieux ne pas s'attarder à Antsirabe et prendre directement la route vers Tana.

Jouets en bois, objets en raphia, gamelles en aluminium, fleurs en pots, monticules de légumes… comme à l'aller, nous voyons défiler sur les étalages au bord de la route ce que chaque région produit de mieux.

Vers midi, nous atteignons déjà la capitale. L'activité est à son comble mais la traversée de la ville ne pose pas de problème majeur. Néanmoins, en raison de tout ce qu'on avait pu lire sur le degré d'insécurité dans la capitale, nous prenons le soin de verrouiller les portières.

C'est l'heure du déjeuner alors pourquoi ne pas retourner au restaurant du Sakamanga. Trouver à se garer dans ce quartier du centre-ville n'est pas évident mais on a fini par y arriver. L'ambiance détendue du Sakamanga, le service efficace et le repas excellent font oublier le tumulte extérieur. Une pause agréable !

Il nous reste tout l'après-midi à occuper et comme nous n'avions pas envie de nous promener en ville, j'avais repéré, pas très loin de l'aéroport, le parc zoologique de Croc Farm.

Autant retrouver l'hotel Sakamanga n'a pas posé de problème, autant sortir du centre et nous diriger vers l'aéroport n'a pas été simple. La tactique a été de nous arrêter dans chaque rue auprès d'un taxi pour nous faire confirmer le trajet.

Heureusement rapidement nous arrivons en terrain connu (des repères pris à l'aller) et alors tout droit jusqu'à l'aéroport.

Pour atteindre Croc farm, il faut prendre une piste à gauche un peu avant l'aéroport mais il faut être très attentif pour ne pas la louper.

La vocation première de Croc Farm est l'élevage des crocodiles du Nil. Faisant deux pierres d'un coup, le parc abrite également quelques lémuriens en liberté et dans des vivariums, quelques spécimens de la faune malgache : caméléons, grenouilles, serpents…

L'attraction principale : les crocodiles du Nil. Dans un vivarium, un caméléon de Parson, le plus grand caméléon de Madagascar. L'adulte mâle peut atteindre 60 cm.

Et en liberté une colonie de propithèques (ou sifaka) de Verreaux... adorables !

Une façon sympa de tuer le temps en attendant notre avion !

Rodolphe vient réceptionner le véhicule à l'aéroport, rien à redire. Le vol direct pour Paris s'est transformé en vol avec escale à Marseille, deux heures d'attente sans pouvoir sortir de l'appareil… dommage, on aurait bien aimé se dégourdir les jambes après une nuit dans l'avion pendant laquelle nous avons d'ailleurs bien dormi.

C'est en forme et avec des images de lémuriens et de caméléons plein les yeux que nous atterrissons à Paris vers 11 heures du matin.

Sur la Nationale 7

En conclusion...

Impressions générales

Un voyage court, trop court sans doute, pour vraiment prendre la mesure de toute l'originalité de ce pays. Alors nous espérons y retourner un jour pour explorer d'autres points d'intérêt : le massif de l'Isalo ou Colorado malgache, les étendues de baobabs du Sud-Ouest, les flèches élancées des Tsingy de Bemaraha et pourquoi pas la baie de Diego, l'île de Ste Marie… bref, il reste de quoi programmer plusieurs voyages !

Néanmoins, ces deux parties très différentes, l'une côté mer et l'autre côté terre, ont été très complémentaires. C'est comme si on avait fait deux voyages en un.

Côté mer, nous ne pouvions pas mieux tomber en choisissant la petite île de Sakatia. Son emplacement, son calme, la qualité des prestations et des plongées du Sakatia Lodge ont répondu en tout point à nos attentes. Nous avons pu constater que les fonds sous-marins sont restés exceptionnels, ce qui est plutôt rare quand on retourne sur un site qu'on a connu plusieurs dizaines d'années auparavant. Un bon point !

Côté terre, notre coup de cœur va à la vallée de Tsaranoro avec deux belles randonnées dans un environnement exceptionnel. Mais nous avons également apprécié nos autres points de chute, tous situés en pleine nature et prétextes à beaucoup de découvertes naturalistes, côté faune et côté flore.

Mais plus que les paysages et bien davantage que lors de nos précédents voyages, ce sont les scènes de vie qui nous ont le plus marqués. Nous pensons souvent à toutes ces femmes portant de lourdes charges sur leur tête, ces jeunes filles et ces fillettes en train de remuer la terre pour y trouver un peu de poudre d'or, ces paysans courbés dans les rizières ou labourant leurs champs à la charrue, ces enfants s'amusant avec un bidon en plastique ou un vieux pneu et… en général à tous ces gens marchant toute la journée sur le bord des routes. En tout cas un peuple attachant, travailleur, qui force le respect !

Car Madagascar, c'est aussi une réalité sociale et économique avec une pauvreté omniprésente (60% des habitants vit avec moins d'un euro par jour), une démographie galopante (45 % de la population a moins de 14 ans) entraînant une accélération de la déforestation, le tout sur fond de crises politiques successives.

Dans ce contexte, le touriste est très sollicité - mais pas harcelé - pour l'achat de souvenirs ou la proposition de services. Une des seules manières pour beaucoup de Malgaches de gagner leur vie.

Espérons qu'un jour le pays puisse s'en sortir car il le mérite !

Le véhicule loué, la conduite, la sécurité !

Louer un véhicule sans chauffeur n'est pas une pratique courante à Madagascar et coûte d'ailleurs plus cher que la location avec chauffeur! Mais cela est néanmoins possible puisque nous l'avons fait. C'est une solution envisageable si, comme nous, vous aimez être actif au volant plutôt que de subir le voyage à l'arrière d'un véhicule.

La conduite sur les routes malgaches demande de la concentration et de l'anticipation mais ne pose pas de difficulté insurmontable. On s'habitue rapidement à partager la voie avec quantité d'autres usagers et contrairement à d'autres pays (Sri Lanka, Egypte…) où cela se fait dans la frénésie et la nervosité, ici tout le monde fait ce qu'il faut pour laisser de la place aux autres… avec beaucoup de calme.

Il convient en revanche de bien préparer son parcours (coordonnées GPS de points stratégiques). Penser également à relever quelques points GPS pour faciliter la traversée des villes car il ne faut pas compter trouver beaucoup d'indications routières ni de carte fiable.

Le véhicule que nous avions loué était parfaitement adapté à nos besoins et aurait pu faire face à des conditions de piste bien plus difficiles. Plusieurs chauffeurs (nous prenant pour des résidents) nous ont d'ailleurs fait des propositions d'achat ;-) Nous l'avions réservé par l'intermédiaire du loueur en ligne N7 mais c'était bien un véhicule privé. Son propriétaire Rodolphe peut aussi le louer directement ou se proposer comme chauffeur. Nous pouvons transmettre ses coordonnées à toute personne intéressée (nous laisser un mot sur le livre d'or).

Nous avons parcouru environ 1000 kilomètres en 8 jours, ce qui fait une moyenne de 125 kilomètres par jour ce qui paraît peu mais, à Madagascar, il vaut mieux calculer en temps de trajet qu'en nombre de kilomètres. Nous avions bien estimé notre timing.

Côté sécurité, pas de problème particulier en dépit de tout ce que nous avions pu entendre et lire un peu partout sur le net. Néanmoins nous n'avons jamais circulé de nuit, ne sommes pas sortis en ville ni de nuit ni même de jour. A la campagne aucun problème mais nous avons toujours pris soin de ne jamais laisser nos bagages seuls dans voiture. Pour la traversée de la capitale seulement, nous avions verrouillé nos portières par pure précaution sans jamais ressentir nulle part de danger. Alors avons-nous eu de la chance ou les propos faisant état d'une insécurité généralisée sont-ils exagérés ? De notre point de vue, le touriste ne risque à Mada pas plus que dans n'importe quelle autre destination à faible niveau de vie. Il suffit de prendre des précautions élémentaires. Probablement le risque est-il le plus élevé dans la capitale.

La seule expérience désagréable que nous ayons faite est celle d'un racket par un policier lors d'un contrôle.

Les hébergements

Ils étaient tous excellents, en général très confortables et dans les deux plus rustiques, la qualité de l'accueil, particulièrement chaleureux, a largement compensé le déficit de confort. Partout les réservations ont été honorées. Vu la période, nous aurions pu ne pas retenir nos hébergements mais pour un voyage court, nous avons préféré assurer. Aucun n'était complet, loin de là, et avons même été une fois seuls. Madagascar attend les touristes et en a besoin ! Récapitulatif (dans l'ordre du voyage) : Sakatia Lodge à Nosy Sakatia, Sakamanga à Tananarive, Couleur Café à Antsirabe, Sous le soleil de Mada à Ambaladingana, Lemur Forest Camp à Ialatsara, Camp Catta dans la vallée de Tsaranoro.

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages : Lonely Planet Madagascar (édition 2010) Guide du Routard Madagascar 2012

Les sites Internet Sur Voyage Forum, deux carnets de voyage, celui de Chris06 et celui de Boz51

"Voyage en terre malgache", le blog de deux naturalistes Steph et Cyril en voyage à Madagascar. Très intéressant pour qui prépare un parcours sur la Nationale 7. Egalement très instructif pour tout qui concerne observations et identifications naturalistes. Une mine d'informations ! En grande partie grâce à ce blog, j'ai pu identifier la plupart de la faune et de la flore photographiées au cours de notre voyage. Il reste malgré tout quelques points d'interrogation. Alors si vous avez des connaissances en botanique…

En compagnie de ce caméléon Furcifer, je vous dis Velòma (au revoir !) et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. 😉



FIN
Changer de destination une fois sur place (République Dominicaine au lieu de Cuba) English translation pending
by Greenwood80 · 2012-06-07 · 18 replies
Bonjour,

Nous partons pour Cuba le 15 juin prochain. Notre fournisseur est Sunwing. Nous avons acheté notre billet sur internet il y a environ trois semaines. Notre agence ne peut annuler le voyage et nous n'avons pas d'assurance annulation. Je voulais savoir s'il est possible rendu sur place de changer de destination en discutant avec un représentant. Connaissez-vous des gens à qui cette situation est arrivé ? Est-il possible de le faire ?
Récit de mon voyage au Kerala, Inde du Sud du 5 février au 11 mars 2012 English translation pending
by Jordanscam · 2012-03-14 · 15 replies
5 février 2012 : prochaine destination, pour les vacances d'hiver, je pars avec mon fils dans le Kerala. Un peu d'organisation s'impose, Yanis n'a que 8 ans. Voici l'ébauche de notre périple : trajet : 25 février Cochin : nuits du 25 et du 26 février - journée du 26 février trajet : 27 février Munnar : nuits du 27, 28 et 29 février - journées du 28 et 29 février trajet : 1er mars Peruyar-Kumily : nuits du 1er mars et du 2 mars - journée du 2 mars trajet : 3 mars - bus kumily - Kottayam - Kumarakom Kumarakom - Allepey - Quilon : backwaters : nuits du 3, 4 mars - journées du 3, 4 et 5 mars - départ à 11:30am le 3 mars Varkala : nuits du 5, 6, 7 mars - journées du 6, 7 mars trajet : 8 mars Trivandrum - Kovalam: nuits du 8, 9 et du 10 mars - journées du 9 et 10 mars trajet : 11 mars
Votre classement des "top destinations" avec bébé? English translation pending
by Mariedauchot · 2012-02-16 · 29 replies
Bonjour à tous!

Nous sommes un couple avec un bébé de 8 mois maintenant. Nous sommes tout comme vous fous de voyage itinérant. Pour vous donner une petite idée de notre expérience, nous avons fait plusieurs voyages sac au dos de quelques semaines : Mexique, Guatemala, Guyane, Canaries, Maroc, Jordanie, Afrique du Sud/Swaziland, Birmanie, ... Et un de 15 mois : Australie et NZ et Asie du Sud-Est (Thaïlande, Laos, Cambodge, Singapoure, Indonésie (Sumatra, Bali et Lombok).

Voilà, maintenant que notre poulette est arrivée, certes, l'envie de voyager est bel et bien là, mais beaucoup de questions se posent : logistiques, sécurité, ... et mon gros problème à moi, c'est que je suis infirmière pédiatrique, que je vois dans mon boulot des situations qui me font psychoter et j'ai donc un peu peur qu'il n'arrive quoi que ce soit à notre chérie...

Alors voilà, vous qui avez voyagé avec votre marmaille, pouvez-vous me faire une petite liste des destinations que vous me conseillez, par ordre de préférence... J'essayerai de faire un récapitulatif et le publierai sur le forum, ça pourrait servir à d'autres!

Merci!!!!
Voie verte du littoral en Gironde et dans les Landes à vélo English translation pending
by Loulou55 · 2011-06-14 · 11 replies
bonjour

avec ma femme nous voulons randonner sur cette voie verte du 23/07 au 13/08 pour aller jusqua Bayonne on aimerai avoir quelques renseignements , fréqentation à cette période , hébergement(campings)

par avance merci
Climat au Vietnam en septembre? English translation pending
by Alvent · 2011-03-09 · 17 replies
Bonjour à tous les voyageurs,

je viens vers vous car j’envisage un premier voyage au Vietnam en septembre 2011.

Selon les multiples messages dans VF, sur le climat dans ce pays, il me semble qu’il ne s’agit pas de la meilleure période, mais selon certains guides de voyages et sites météo, il n’y aurait pas vraiment de « meilleure période » pour ce pays, vu les différences possibles entre régions.

Il y aurait même, un été indien en sept !?

Question pour vous les voyageurs qui l’avez fait en septembre : Qu’en est-il réellement ?

Amicalement

Jean
Avis sur itinéraire de deux semaines au Sri lanka en février 2010? English translation pending
by Mimile99 · 2010-12-15 · 49 replies
Bonjour, nouvelle sur le forum... je suis vraiment heureuse de lire toutes ces informations à propos du Sri Lanka. Nous préparons actuellement (nous sommes 2) un voyage de deux semaines au Sri Lanka... Après avoir cherché pas mal d'infos regarder un peu partout ce que nous avions vraiment envie de voir dans ce pays... j'aimerais que vous me donniez votre avis sur l'inéraire que nous envisageons.. c'est bien agréable d'éêtre conseillé par des personnes qui connaissent !!

Nous voulons voyager essentiellement avec les bus/train (petit budget!! et envie de passer du temps avec les habitants...) j'espère que ce trajet sera possible... nous ne voulons pas trop courir non plus....

J1 arrivée à l'aéroport à 4 heures... départ vers Sygiria (j'aimerais prendre un bus à l'aéroport directement pour Kandy pour éviter Colombo et Negombo...puis aller à Sygiria ) après tout ça repos... à Sygiria

J2 et J3 visites des sites du triangle culturel, selon le temps... Anuradhapura, Polanwura, Sygiria, Minhitale... peut être que nous n'aurons pas le temps pour tout ( retour à Sigiria pour les nuits.)

J4 départ vers Kandy (arrêt à Dambulla) J4, J5, J6 : nuits à Kandy : temple de la dent, Knuckles, Elephants de Pinnawella, Jardin bontanique (selon le temps disponible)

J7 départ pour Dalhousie J8 Adam's Peak puis train pour Ella (depuis Hatton) J8, J9 nuits à Ella avec " randonnées pépère " !!! (pour récupérer de l'Adam's Peak...)

J10, J11, J12 : vers la côte... nous opterions pour Tangalle et Mirissa, d'après ce que nous avons pu lire (endroit moins touristiques...) même si j'ai peur qu'à force que ces lieux soient conseillés... il y ait de plus en plus de monde !!! et retour vers l'aéroport...

Voilà, ce programme n'est pas arrêté, j'espère qu'il n'est pas trop chargé, nous voulions aussi faire le World's End... mais je crois qu'il faut faire des choix...De la même façon nous avons retiré aussi le parc de Yala J'ai un peu peur que cet itinéraire soit très "commun"... je ne me rends pas biencompte... je n'ai pas envie de voir uniquement des occidentaux... !!

J'espère recevoir quelques petits conseils... même sur des lieux oubliés.. merci d'avance !!

Emilie
Itinéraire de trois semaines Montréal - Washington, DC English translation pending
by Diddy11 · 2010-10-22 · 8 replies
Bonjour,

Je prépare actuellement mon itinéraire pour un circuit de environ 3 semaines de montreal à montreal en descendant la cote jusqu'à washington et en remontant vers montreal en passant par le comté de lancaster, niagara falls et toronto...

Je voudrais avoir votre avis sur la partie Washington --> Montreal. Commen organiser les nuits ? sachant que nous voulons dormir en camping (moins cher aprés les villes...).

Je pensais dormir une nuit dans le pays amish (où ?) Une autre nuit à Niagara Falls ou à côté. Et aprés, des nuits à Montréal.

Pensez-vous que je devrais ajouter une nuit entre Niagara Falls et montréal ? Ou alors faire une nuit dans le comté de lancaster, puis une nuit au canada vers toronto, aprés un bref passage à niagara falls ?

Au niveau des visites, je ne sais pas non plus combien de temps consacrer à chaque lieu... Quelques heures à niagara falls est-ce suffisant, ou tout un aprés midi ?

Merci par avance si vous pouvez m'éclairer ;)

Bon weekend !
Saly: vols et cambriolage (Sénégal) English translation pending
by Wamdiego · 2010-09-07 · 57 replies
Je reviens d'un séjour de 15 jours à saly, cela aurait dû être des vacances, mais cela a été un véritable purgatoire. Le meilleur moment du séjour, cela a été lorsque nous sommes arrivés à Roissy. Tout d'abord nous nous sommes fait arnaqué par le propriétaire de la villa qui nous a loué une villa et qui 3 jours avant le décollage nous apprend qu'elle n'est pas disponible en nous obligeant à aller dans une autre moin bien. Soit, ensuite nous avons eu à faire au personnel de la villa et aux vendeurs, des gens hypocrites et prêt à tout dans un unique but, vous presser comme une orange pour extraire tous l'argent que vous avez. Le pire C qu'ils ne sont pas aussi sympatiques qu'on le dit, ils sont agressifs si vous refusez d'acheter leur babioles ou leur poisson. il rentre dans la villa que vous avez louer alors que vous dormez encore, s'installe dans le salon, et quand vous vous réveillez, il faut déjà passer à la caisse : du poisson ce jour là. Bien sûr tous ces gens sont tous de la même famille comme ils le prétendent.! ille comme ils disent, un prétexte pour faire de ce que vous avez louer 700€ la semaine un moulins. Cela est dérangeant bien sûr de voir défilé des inconnus chez vous sans même qu'ils sonnent. Surtout que pour les faires sortir, si vous n'haussez pas le ton vous pouvez réver, parfois dans la rue il n'hésitent pas à tanter de vous intimider, c'est vraiment la jungle et si vous ne leur montrer pas qu'ils ne vous font pas peur, ils vous lacheront pas, je me croyais revenu dans ma jeunesse au lycée avec les coups de pression en tout genre. Malgré çà cela aurait pû être des bonnes vacances si seulement la femme de ménage, complices des cambrioleurs et le propriétaire de la villa, lui même complice de la femme de ménage ne nous avaient trahis. Car oui vous ne révez pas nous nous sommes fait cambriolés et la femme de ménage qui s'est fait passé pour une pauvre petite femme nous a bien trahis et la propriétaire est son complice puisqu'il l'a protégée. seuls nos affaires personnels ont disparues et les voleurs avaient les clés de la villa ! Aucune éffraction pour rentrer. Nous étions pourtant dans une résidence gardée avec des gardiens présents jour et nuit, mais ils étaient probablement dans le coup. Des murs avec des barbelés. Inutile de compter sur la police à laquelle il a fallu deux jours complets pour nous remettre une déposition, ils sont bien trop occupés à astiquer leur flingues et à draguer les filles. (véridiques, on s'est cru dans 2 flics à miami). Bien sûr dans cette affaire la population est certes responsable mais que dire des propriétaires occidentaux qui ont cautionnés tout çà ? Bref si vous voulez partir à saly, allez dans un hotel tout compris sans objets de valeur et mettez tout dans le coffre fort. Ne sortez pas en ville. Méfiez vous des propriétaires. Quant à la ville de saly, il n'y a pas grd chose à faire à part se faire harcelé sans cesse par des vendeurs ou passants sans aucune genes et sans respect pour vous.Je n'ai pas ressenti la chaleur africaine pour ces gens n'est en fait qu'un élan intéressé à l'encontre des touristes qui ne sont que des vaches à lait. Je vous fait grâce d'une autre anecdote qui me fait dire çà. (méfi! ez vous aussi des chauffeurs). J'ai fait avant saly, la république dominicaine, agadir ou la tunisie, j'avais passé de bonnes vacances. Répondre à ce message Répondre à ce message en le citant Retirer cette discussion de ma liste de discussions suivies
Compte rendu de la croisière "Magie des Caraïbes" avec Costa English translation pending
by Francine2203 · 2010-01-26 · 33 replies
Bonjour,

Je suis rentrée hier de la croisière, trop dur de rentrer!!! lol

Je vous joins un compte rendu mais j'ai sans doute oublié des trucs... posez moi vos questions.

LE BATEAU

Très haut de gamme. Grand luxe. Propreté irréprochable. Personnel impeccable.

On peut manger de 7H du mat à 1H du matin sans problème en changeant de restaurant et surtout en ne payant pas un € de plus (contrairement à ce qu’on peut lire sur ce forum).

Pour les boissons, prendre ABSOLUMENT les packs. Je recommande pour ceux qui ne boivent pas d’alcool le pack « girls & boys » qui donne droit à 10 softs & drinks pour 30$ soit 3$ la boisson. Moi, j’ai bu à chaque fois un cocktail non alcoolisé qui est facturé sinon 4.75$. Je crois que vous avez de suite compris l’utilité de ce pack.

Nous avons aussi pris le pack 4 bouteilles de vin + 7 eaux (75$). Très intéressant aussi car la bouteille de vin la moins cher est sinon vendue 27$. Les comptes sont vite faits !

Les spectacles sont de grandes qualités avec des costumes magnifiques.

Malgré la grande capacité du bateau, j’ai souvent eu l’impression d’être « seule » tant le bateau est grand et il y a aussi beaucoup d’endroit différent pour se poser.

Visitez le bateau à fond ! Vous découvrirez des salons aussi différents les uns des autres avec un cadre qui lui est particulier. Et profitez de ce qui vous est proposé surtout avec 2 jours en mer (hammam, jacuzzi etc…)

Excursions Costa beaucoup trop chères. Vous pouvez faire la même chose avec des taxis… mais il est vraiment préférable de parler anglais.

LES ESCALES

Miami

Si vous aimez le shopping, éclatez-vous ! Toutes les grandes marques y sont représentées. Comptez 48$ pour un lewis par exemple. Je vous conseille Collins Avenue ou le centre Bayside market place. Le quartier Art Déco est à voir. C’est superbe !

Nassau

Assez déçue par cette ile. Je n’ai pas vraiment vu de belle plage comme on peut l’imaginer. En tout cas aux alentours du bateau.

Nous sommes allés à Atlantis en prenant un taxi (20$/personne). Complexe impressionnant, aquarium gigantesque.

Puis nous avons fait le tour de la ville avec le taxi ce qui permet de voir un peu où et comment vit la population.

Rien d’extraordinaire à acheter en souvenirs hormis les bijoux.

Ocho Rios

Nous sommes allés en taxi (25$/personne) voir les Dunn’s River Falls (10$ l’entrée). Absolument MERVEILLEUX ! Je vous conseille de remonter les chutes (louer des chaussures antidérapantes 7$). Je l’ai fais et me suis bien régalée même si parfois ça fait peur de voir ces chutes d’eau vous arriver dessus. Quand on est en haut, on est très fière de l’avoir fait. Attention, l’eau est vraiment très froide et faite le en maillot de bain.

Puis shopping mais une fois encore rien de super à acheter hormis quelques tee-shirts.

Grand Cayman

Débarquement en chaloupe (donc très belle vue du bateau).

Nous avons pris un taxi puis un bateau (35$) pour aller nager avec les raies à Stingray city. Eau turquoise, pas si chaude que ça…lol

Le bateau s’arrête au milieu de l’eau (plein de bateau sont également là avec des groupes) et vous descendez parmi les raies. Vous pouvez les toucher, les embrasser etc… A FAIRE ! Puis le bateau vous arrête à un autre endroit pour plonger avec masque et tuba si vous le désirez.

Et bien sûr, shopping !

Les bijouteries se touchent, plus belles les unes que les autres et les diamants brillent de mille feux (merci chéri !!!! lol).

Cozumel

Nous avons pris l’excursion Tulum et Xel-at avec Costa (la seule) car très risquée de la faire tout seul faute de temps.

A la descente du bateau, vous reprenez un bateau rapide (45mn) qui vous emmène sur le continent à Play del Carmen. Là, des cars vous attendent pour vous emmener à Tulum (45 mn). Vous avez environ 1 heure sur place (donc trop peu) mais ça vaut le détour. Les vestiges mayas avec en fond la mer… MAGNIFIQUE !!! Puis vous repartez vers Xel-at (15mn) où là vous arrivez au paradis…lol. Décor extraordinaire, couleur de l’eau magnifique, etc… Un immense restaurant vous attendez avec repas et boissons à volonté (la Corona coule à flot…). Vous pouvez vous baigner, plonger, promener… Quelques boutiques. Nous avons eu un peu moins de 2 heures sur place, encore une fois beaucoup trop court, ce site mérite au moins d’y passer la journée.

Nous sommes tombés amoureux du Mexique avec mon mari et comptons bien y retourner 8 jours…lol

CONCLUSION :

Voyage sans nom. Merveilleux, fabuleux, paradisiaques…

Faire les excursions par soi même pour des raisons de cout mais aussi de monde (courir vers le car, faire la queue pour attendre tout le monde, se calquer aux horaires de tous, etc…).

Prendre les packs boissons sur le bateau.

REVER, REVER et encore REVER !!!

Je répondrai avec grand plaisir à toutes vos questions et bon voyage à tous ceux qui vont vivre cette semaine de rêve !
Escale de croisière à Labadee (Haïti) avec Royal Caribbean English translation pending
by Nickbonin · 2010-01-14 · 32 replies
Bonjour à tous.. Notre navire(le liberty of the seas) de RCI doit faire escale à Labadee (Nord d'Haiti) en février.. Premièrement, je ne sais pas si l'escale va avoir lieu (pas de nouvelle encore à ce sujet sur le site) Je n'aimerais pas tellement y aller vu les circonstances affreuses et douloureuses survenues à la population en Haiti..Pour moi se serait comme faire un affront à cette misère..Un autre port (escale) ferait tout autant..Mais y aura t'il un autre port de prévu ou l'escale sera tout simplement annulée.???

Un de vous à t'il vécu une annulation d'escale et est'elle remplacée par une autre ??? du moins chez Royal Caribbean..

Nick..
Retour de croisière sur le Bleu de France (6 au 13 juillet) English translation pending
by Ggalle · 2008-07-13 · 100 replies
comme promis mes impressions suite à la croisiére sur le BDF du 6 au 13 juillet tout d'abord, c'était notre 1ére croisiére et nous en sommes revenus ravis en effet, veaux souvenirs, belle prestations point négatif: nos toilettes ne fonctionnaient pas à notre arrivée et ce pendant 2 jours, un peu génant quand même mauvaise odeur au pont 9 au niveau du zanzibar malheureusement, n'tant pas habituée à la mer, 1ére nuit passée dans les toilettes à être malade mais la réception m'a fourni des cachets tous les autres soirs et aprés j'ai dormi comme un bébé le reste que du positif: le personnel est à vos petits soins pendant toute la semaine équipement bébé super, lit, baignoire, chaise haute, rien à redire restauration de qualité au restaurant le flamboyant, variée, également au buffet panorama buffet du petit déjeuner pour tous les gouts avons testé le casino, bon moment le all inclusive est complet, cocktails à gogo, bcp de choix l'eu de la piscine était un peu froide mais de quoi en profiter et nous n'étions pas montés les uns sur les autres notre cabine au pont 8, nickel, bcp de place et une cabiniére super sympa ( mais qui ne parle pas français) les excursions sont parfois honéreuses mais pratiques, pas besoin de chercher un taxi ou un bus pour aller en ville surtout que les centres ne sont pas tout prés des ports contrairement à l'avis d'une personne ayant navigué en même temps que nous, à l'olive bistrot, nous avons rencontrés 2 serveurs de nationalités étrangéres et franchement super sympa et ils choyés ma fille à chaque fois le personnel se veut rassurant, ca m'a beaucoup aidé. On m'a conseillé le pont 9, pont de promenade, le soir, pour calmer mes angoisses et regarder à l'horizon, ca a marché à chaque fois mon mari a testé le millésime cigars, tous les soirs il en fumé un, les prix sont raisonnables un conseil, ne partez pas chargé de serviettes de toilettes, shampooing et gel douche, tout est fourni et changé 2 fois par jour prévoyez de bonnes batteries pour les photos, il y a des choses à ne pas rater les couchers de soleil au pont 9 sont magnifiques pas d'informations sur les soirées auxquelles nous n'avons pu assister car bébé ne tenait pas le coup nous étions au service de 19h15, trés bien car quand on rentre d'excursion, il fait faim voili voilou pour les 1éres impressions qui me viennent à l'esprit je reste à votre disposition en tous cas, en 2 mot, ravis et de beaux moments à savourer
Meilleur circuit pour seize jours à Madagascar English translation pending
by Herbie1 · 2008-06-02 · 9 replies
Bonjour à tous, Nous envisageons de partir à 2 (avec ma copine) pour 16 jours à Madagascar au mois d'octobre 2008. Comme c'est notre première venue dans ce pays et que nous n'avons malheureusement que 16 jours à y passer (je sais 1 mois serait le top mais pas le choix!!), nous voudrions profiter au mieux des différentes facettes de ce pays. Comme nous savons bien evidemment qu'on ne pourra pas faire le pays en entier, nous faissons appel à vos très bons conseils afin de nous conseiller sur le secteur dans lequel il est préférable de passer du tps pour découvrir au mieux ce pays et ses habitants. Sachant qu'on a que 16 jours sur place et qu'on arrive par avion à Anta et qu'on voudrait finir par 3 jours de farniente les pieds dans l'eau et en plongée masque/tuba et tout ça sans passer notre temps dans les transports!!! (équation compliquée à résoudre je sais!!). Voilà les infos de départ qu'on a. Après on est complétement open si vous avez des suggestions de circuits car on est un peu perdu dans tous les messages qu'on a pu voir jusqu'à maintenant sur le forum. Merci d'avance à ceux qui pourront nous donner le petit coup de pouce et qui fera que ce voyage nous restera inoubliable...
Acheter un appartement au Maroc English translation pending
by Bridom · 2007-06-22 · 39 replies
LES JARDINS DE TAMESNA Qui connait cet ambitieux projet? www.marinador.com Entre Casa et Rabat, une ville nouvelle va se construire. Des investisseurs Marocains et étrangers, de la construction espagnole... du haut standing de 100 m2 à 80 000 E. Ca semble interressant, mais j'ai peur que cette "ville nouvelle" ne concentre trop de vacanciers! Dominique
Voyage de noce et découverte de l'Afrique Australe English translation pending
by Carm42 · 2007-04-24 · 6 replies
Bonjour,

Ma future et moi-même avons décidé de partir en voyage de noce en afrique australe. Je me suis pas mal documenté sur la namibie et le botswana, un peu moins sur le zimbabwe (sans doute à éviter en ce moment), le mozambique (peut-être pas encore suffisamment sûr), la zambie, et l'afrique du sud (qui me fait moins réver, peut-être à tord). J'ai une passion pour les paysages de savanes et toute la faune et la flore de ces régions. J'ai une légère préférence pour la savane arborée.

Je sollicite votre aide pour nous permettre de découvrir ces régions du monde en alliant : L'ambiance d'un voyage de noce (quelques jours de repos au cours du voyage, des coins romantiques, etc.) L'immersion dans ce monde (tant terrestre qu'aquatique) en évitant les tour opérateurs "charter" (safari à 15) L'immersion dans les cultures (la Namibie principalement au niveau préhistorique, la culture san ailleurs, si je ne m'abuse)

D'autre part, je ne suis pas complêtement arrêté sur la destination (Namibie, Botswana ou autre). J'attends également dans ce domaine des informations qui me permettraient de faire un choix définitif sur la destination.

Nous partirions 15 jours à partir de la deuxième semaine d'octobre 2007. Notre budget n'est pas vraiment limité, mais j'ai du mal à voir ce que ça peut donner au final. Je recherche également des contacts locaux et en france. Je suis prêt à passer beaucoup de temps à préparer ce voyage, mais je voudrais offrir à ma fiancée un voyage vraiment personnel.

Merci pour toutes les infos que vous pourrez me donner.
Itinéraire pour quatre semaines au Vietnam en juillet English translation pending
by Lolomiss31 · 2007-03-03 · 32 replies
Apres quelques semaines d'études du guide, de VF, et d'autres sites je commence a penser a notre itinéraire à l'arrivée et au départ de saigon du 4 au 30 juillet. journée a saigon nuit transfert en train pour Quy Nhonjournée a QNtransfert a Kon tumbalade dans les villages aux allentours (3 jours)Transfert a hoian visite de la villetrain de nuit pour Ninh Binhvilles des allentours, vers Along(3 jours)excursion dans la baie(2 jiours)Visite d'hanoi(2 jours)vol hanoi saigondelta du mékong( le temps qu'il reste)

Voila juste une idée afin de faire des approximations.On ne reservera pas je pense le vol interne a l'avance afin de pouvoir s'adapter, essentielement au temps qui pourrait modifier notre circuit!! Qu'en pensez vous???
Rencontre le 9 et 10 septembre 2006 sur Marseille English translation pending
by Yann · 2006-07-18 · 329 replies
Salut à tous,

Histoire de recentraliser toutes les discussions, je résume :

Rencontre programmée sur 2 jours à Marseille : Le 9 septembre Rendez vous à partir de 16 heures 30 pour des boissons raffraîchissantes.🙂 Un pic nic en soirée sur les esplanades des plages du prado près du David.

Le 10 Septembre Pour ceux qui veulent...petite balade dans les calanques, Sugiton ou En vau suivant la motivation des participants. Casse croûte au dessus de la grande bleue.😇

Présence confirmée : Arvie, Alan et France, Marseil, la pirogue, Laffargee, hawkman, Laura 13, Fufute, Naky13, Darkette, Cati13, talassa13 (x2), Nush, Josse1312, Natakwet, Nangadelf, Patou, lolanomade, Titecel, Merylou, Carole13, Janine253 et yann's family soit 27 personnes. A confirmer Fluffy, martine 1021 et Panda06...

Hébergement : Alan et France chez Yann's family.

Besoin d'un hébergement : Pas d'autre demande pour l'instant.

Yann
Conseils pour itinéraire de 15 jours en Thaïlande English translation pending
by Ellexa · 2004-12-15 · 103 replies
Bonjour à tous!

Je pars 15 jours en Thaïlande mi Janvier. Pendant cette période je souhaite visiter Bangkok et ses environs (Kanchanaburi, Ayutthaya) les environs de Khon Kaen (passage obligé pour y voir mon beau-père!!), et les plages du Sud... Mais j'ai besoin d'aide sur les points suivants, sachant que mon budget est léger!!🤪

Dans quel ordre je dois effectuer mon voyage?

Durée à passer dans chaque endroit?

Quels moyens de transport et pour quels prix (exemple Bangkok - Kho Samui en avion?)

Meilleur endroit dans le Sud pour trouver les plus belles plages 😎 (eaux transparentes, sables ultra fin blanc, soleil à gogo, calme, pas de buildings, pas trop de touristes...!!)?J'hésite entre Kho Samui et Kho Phi Phi?!!Mais toute proposition est la bienvenue!!

Choses à voir aux alentours de Khon Kaen sachant que je disposerai d'une moto et que j'adore les circuits!!?

Merci, merci sincèrement de votre réponse... Je suis un peu perdue!!

A bientôt.
Carnet de route Oman février 2019 English translation pending
by Ellobo · 2019-02-23 · 48 replies
Bonjour à tous, je suis toujours à Oman, mais comme les liaisons sont bonnes, je vais essayer de faire mon carnet au fur et à mesure. Pas de photos, elles sont sur mon site ICI (euh en fait cela sera un peu plus tard ….. et mieux rédigé surement) Comme d'habitude dans mes voyages, et comme beaucoup j'adore m'occuper de tout, donc Madame ne sait pas trop, d'ailleurs c'est son cadeau de Noël. Les hôtels (pas de camping, pas trop notre truc) sont réservés depuis la France, le 4*4 aussi. J'ai eu la chance d'avoir pu acheter un OOR en France dans le bon coin, de quelqu'un qui rentrait juste. Pratiquement neuf, le pied ! Bon je commence :

Dimanche 17 C’est le départ ! 3h45 on ferme la maison et direction aéroport. Un arrêt au parking extérieur et c’est à 4h45que l’on arrive pour l’embarquement pour un vol à 7h. On pense être cool, mais quelle surprise de voir une queue énorme pour les choses administratives. KLM/Air France sont vraiment spécialistes. Personne ailleurs, ah si en fait beaucoup plus de guichets ouverts ailleurs. Vol Lyon Amsterdam sans soucis avec des prestations low-cost, mais bon on est à l’heure. Deux heures d’attente à Shipol et décollage vers Damman en Arabie Saoudite. Le plan de vol annoncé sur les écrans change ! Au lieu de survoler le Liban, la Syrie et l’Irak, on passe au sud vers l’Egypte puis l’Arabie Saoudite. Curieux, j'aurai tant aimé survolé ces pays accueillants en ce moment !! Une belle vue sur le désert donne envie de voir du désert…. Patience Escale technique à Damman, où les seuls à descendre sont des hommes venant travailler en AS et une famille que j’imagine être saoudienne. Ensuite petit vol vers Mascate, arrivée à l’heure. Après le train train habituel, l’immigration, avec le visa pris par internet, on gagne du temps, récupération des bagages, puis la voiture. Chez Europcar, pas d’attente, on nous propose donc un toyota fortuner. C’est un 4*4, donc l’essentiel. Je branche le GPS et hop c’est parti, euh non pas vraiment car il ne trouve pas mon adresse. Petit moment de panique, je décide d’y aller au nez (j’avais en tête un peu le plan de la ville). Après un arrêt et un reboostage du bébé, hop, il fonctionne et on se trouve à 5 min de l’hôtel. Accueil sympa, douche et dodo car depuis 3h00 ce matin même s’il n’est que 21h en France, ça fait beaucoup !

Le + : On y est !! Le - : KLM/Air France, cela devient du low cost
Retour Costa neoRiviera (croisière du 25 juin au 2 juillet) English translation pending
by Nophombem · 2017-07-08 · 40 replies
Bonjour à tous,

voici un petit CR de notre dernière croisière Costa sur le neo Riviera. les escales étaient les suivantes: Savone, Porto Torres (Sardaigne), Port Mahon (Minorque), Ibiza, Palma, Tarragone, Savone.

Préambules: revenu totalement enchanté de notre dernière Croisière Costa sur le Pacifica en novembre dernier, nous avons décider au début du printemps de remettre ca fin juin😛.. Choix assez dure car nous avions apprécier le calme et l'ambiance du Pacifica (car peu de passager à cette époque de l'année également). J'ai longuement analyser les CR concernant les croisières Néo de Costa, qui me semblait être le meilleures type de croisière pour cette saison, et pour la méditerranée; n'ayant pas envie de me retrouver dans un camping sicilien flottant.😇

Embarquement le 25 juin: arrivé a 9:00 à Savone et depot de la voiture au pied du bateau, aucune attente prise en charge direct des bagages et de la voiture. Attribution du numéro 2, top😇 embarquement vers 12:30 assez rapide. Premier choc...En récupérant la carte Costa, je vois qu'on nous a attribuer une table et une heure de service, alors que lors de la réservation on nous avait dit et il était clairement écrit que sur cette croisière le restaurent était en "open seat". Nous passons donc par le restaurent et nous demandons au maître d'hotel; effectivement, pour nous sa sera le 2ème service à 21:30..dommage on prévoyait déjà de pouvoir allé mangé quand on voulait..

18:00 le navire quitte Savone, premier bilan: Beaucoup de famille, enfants et ados, animation et musique plein tube sur le pont piscine: Piscines et jacuzzi bondé.😕 ... Ai-je embarqué sur le faux navire? 😊.. Sans hésiter nous filons au SPA prendre un abonnement ( proposer 99 euro accès illimité pour 2 au centre thermale du SPA) se qui sera au final notre havre de paix pour la semaine😇.

Cabine: Nous étions en IP ( intérieur prémium) au pont 10, juste en dessous des buffets, ce qui m'inquiétait la moindre😄.. Hé bien rien à réclamer. Le calme pas un bruit..😇qu'on aille au lit tôt ou tard, qu'on se reveille plus tôt ou tard, nous n'avons jamais été dérangé par un bruit, sauf par quelques vibration le matin lorsque le bateau se met à quai.. mais rien de méchant. C'est vrai que la cabine est un peu plus exigu qu'une cabine intérieur d'un autre bateau, la salle de bain également, et aussi impossible de mettre les valises sous le lit, mais du coup on les employaient pour poser nos affaires dessus. Pour les amateurs de café il y a une machine à café dans la cabine, se qui est une bonne surprise.

Repas au restaurent Cetara: premier soir, beaucoup de monde en short et sandale. Il y a du avoir des réclamations car les soirs d'après le maitre d'hotel filtrait les entrée pantalons et chaussure obligatoires ..( a enfin).. J'ai trouvé le restaurent assez oppressant, les tables sont très proches. Coté nourriture belle assiette, et copieux, nous avons par contre été déçu du nouveau menu du chef Bruno Barbieri, l'ancien était bien mieux. et les dessert ( gateau souvent mal dégelé, et chocolat sans saveur), d'ailleurs à force beaucoup de passager commandaient une simple glaces.

Service au buffet (déjeuner): le restaurent est par contre très spacieux (disposition des tables), très agréable et lumineux en général. le service est également très fluide, jamais besoin d'attendre au buffet, avec très large choix. Il y a également un coin grill, avec tous les jours (de 12à 14:30 hamburgers, chees-burger, frites, hot dog, sans supplément, par contre le soir c'est payant.

A suivre... (dans le prochain épisode: le bateau, les excursions Costa tours, les soirées à bord, et conclusion)
Ce qu'on ne doit pas rater au Maroc English translation pending
by Mamycool · 2013-12-27 · 21 replies
partons , vers le 15 fevrier 2014 , a pres mainte discusion ont part en campingcar car il me semble que c'est la maniere de voyage le moins cher, ont restera 1 mois et demi, au maroc le reste sera pour la route , mais ont pourra pas tous faire alors que faut il pas rater des chose a voir au maroc, et pas faire que de la route, pour avoir du reve dans la 😮 en revenant. je sais quec'est pas facile mais quelle est le budjet+- a prevoir vivant normalement 1resto ^par jour et tous les 3jours camping , je suis pensionne et mari musicien
Croisière aux îles britanniques English translation pending
by PJR · 2013-07-05 · 16 replies
Nous faisons une croisière autour des îles britanniques , départ de Southampton le 23 juillet à bord du Caribbean Princess. Je ne vois pas de commentaires spécifiques sur cette croisière. Je cherche des infos sur les possibilités de se rendre à Glasgow en débarquant à Greenock. Si vous avez des infos sur Liverpool, Dublin, Cork et même Edimbourg je suis preneur. Merci
Compte rendu de notre séjour Thaïlandais (1ère partie) English translation pending
by Stivinhoo · 2013-02-28 · 22 replies
Bonjour à toutes et à tous,

Un petit compte rendu de notre séjour dans ce magnifique pays, si cela peut aider quelques personnes. Tout mes écrits n'engagent que moi, et sont donc mon unique point de vue et mon unique expérience.

JE METTRAIS A JOUR LA SECONDE PARTIE DANS LES HEURES/JOURS QUI SUIVENTPréambule (vol, dates ...)Nous sommes partis du jeudi 7 Février au vendredi 22 Février. Nous avions conscience que c'était le minimum pour avoir une bonne première approche du pays, mais nous n'avions pas le choix. Nous avons réservés les billets d'avion 4 mois avant le départ, vols avec la compagnie Etihad et avec escales à Abu Dhabi. 2h30 à l'aller, et 12h au retour, mais c'était fais exprès je souhaitais passer une journée sur Abu Dhabi pour visiter le parc Ferrari. Coût du vol, 590€ par personne. Un bon prix, et une bonne compagnie. Concernant le vol : écrans individuels avec une vingtaine de films en Français, un voir deux repas par personne par vol, boissons à la demande, et deux fois 7h environ pour un aller. Ne pas négliger les vols (escales, compagnies etc...), car c'est des plus fatiguants. EDIT : au passage, la compagnie n'offre pas la nuit d'hôtel (nous avions un vol à 2h du matin), mais nous à donné 2 bons repas chacun sur les restos de l'aéroport. Nous sommes rentrés vers 21h à l'aéroport et avons mangés jusque 1h ! Bangkok (3 jours)Lors de notre arrivée nous avons pris un (soi disant) taxi-meter au bon endroit je précise. Impossible de lui faire mettre le "mètre". Négociations de 15 minutes, "menaces" de "complaints" avec le petit papier que l'on vous donne, rien à faire. J'ai finalement payé le chauffeur 500 bahts pour une course qui en valait 350. Bon je me suis fait enflé de 3-4e, pas un drame non plus, j'étais trop fatigué. Sachez qu'il faut quasiment tout le temps négocier avec le taxi pour qu'il mette son "mètre" c'est fatiguant mais bon, ça fait parti du folklore c'est une habitude à prendre. Soyez avertis du moins. Nous sommes arrivés un soir. Nous avons séjourné à l'hôtel Solo, quartier Sukhumvit près d'une station de métro aérien (Ploenchit). Nous avons payé 1800 bahts, il y à moins cher, il y à plus cher. Bonne alternative pour notre part. 1er jour, nous étions tellement excités que l'on à voulu tout faire, même l'infaisable. Nous avons été au Grand Palais, via le métro aérien puis une navette fluviale. Attention il faut sortir à GAUCHE à l'arrêt du métro Saphan Taksin, nous avons été à droite et avons payé BEAUCOUP plus cher, car bateau quasi privatif (250 bahts, alors que de l'autre côté c'est 10 fois moins). J'ai voulu le faire comme ça du moins, c'était un choix. Nous avons vus et pas visité le Grand Palais car archi-blindé et chaleur de fou, 43°. Cela reste un regret. Nous avons ensuite visité le Wat Pho, je conseille très fortement, quasi désert, très très beau, et beaucoup de coins d'ombre. Nous avons ensuite marché jusque Chinatown, puis pris un taxi pour aller faire un tour au MBK Center. Le soir nous avons pris un verre au Red Sky Bar, Centara Hotel, qui est d'un luxe ! Cocktails à 280 bahts. Je ne recommande pas ce parcours sur une seule journée c'est quasi infaisable. Le lendemain c'était beaucoup plus soft, nous avons été faire un repérage à la gare de Hua Lampong, puis un tour au Parc Lumpini ou nous avons vus d'énormes Varans, très impressionnant. Ils marchent carrément avec vous. Nous avons ensuite été faire un massage des pieds, environ 300 bahts, institut healthlandspa, durée 1h. Et le soir visite du marché de nuit de Patpong et des centres commerciaux alentours.Ayuthaya (1 jour) A ne pas manquer ! J'ai failli faire l'impasse dessus, bien mal m'en aurais pris. Il faut aller à la gare de Hua Lampong très tôt le matin pour profiter à fond de la journée. Nous avons pris un train aux alentours de 8h, un peu moins de 100 bahts pour 2 le trajet, et il faut compter 2h (1h40 initialement). Très simple pour prendre le ticket pas d'angoisse. Attention, il y à TOUJOURS des retards, au retour nous avons prix un train qui avait 1h30 de retard. Nous avons loué un scooter pour 200 bahts directement à la sortie de la gare, une petite ruelle en face. La personne à fait automatiquement photocopie de passeport. Il faut ensuite prendre à droite puis prendre le pont type autoroutier pour entrer dans la ville/île. Il n'y à pas VRAIMENT de règle de conduite, mais cela reste relativement simple. Faire juste un minimum attention et ne pas faire le fou naturellement. Mettre son casque, régler ses rétros et au pire des cas rester bien à gauche et rouler tranquillement. Si cela peut rassurer, vous verrez des mamies âgées, souvent 3 personnes sur un scoot etc... Il y à énormément de temples à voir, pour notre part on à tout fait au feeling ! Les sites les plus connus ne sont pas forcément reconnaissables facilement si ce n'est à la présence de beaucoup d'autocars (joke). Nous avons mangé dans une espèce de hutte, excellent repas pour 350 bahts à 2. Nous sommes arrivés sur les coups de 9h45 et repartis à environ 16h30.
De retour de trois semaines au Vietnam: récit English translation pending
by Anne74 · 2011-08-03 · 36 replies
Et voilà, tout a une fin et comme promis, voici un petit topo de notre séjour.

j'espère pouvoir être concise et pas trop longue tellement de choses à faire partager.

séjour du 4 au 27 juillet à 3 : mon mari, ma fille de 15 ans et moi même, compagnie aérienne aéroflot (prix du billet genève-hanoi 655 euros). Compagnie décriée mais pour nous aucun problème, pas de retard, pas de perte de bagages, hotesses sympas, repas corrects, films sur écrans particuliers de Moscou à hanoi avec grand choix de films (pas en français mais aucun problème pour nous car nous parlons bien tous les 3 l'anglais). A Moscou, nouveaux terminaux superbes, immenses. très bonne organisation pour le transit mais personnel au sol un peu froid mais vraiment, là, on s'en fiche un peu.

Arrivée donc à hanoi sans problème. Visa à l'arrivée avec lettre de l'agence aca. prix du visa : 50 euros pour les 3 (pas de problème pour payer en euros, ne pas s'enquiquiner à changer des dollards avant en France)

2 jours à Hanoi : hotel Holidays , 20$ la nuit (nous dévions être dans un autre hotel réservé par larsay, membre sur ce forum qui nous avais organisé notre tour dans le nord avec chauffeur, mais en arrivant à l'hotel, nous n'avons pas bien compris pourquoi, mais il y avait un problème avec la chambre et du coup, ils nous ont mis dans cet autre hotel pour le même prix). Nous avons visité avec un guide pris à l'hotel, déambulé dans les petites rues de la vieille ville, avons fait connaissance avec ce pays sous une grosse chaleur. Nous avons passé une soirée avec larsay pour finaliser notre tour.

Puis départ pour la Baie d'Halong, croisière organisée par Marc TIBERGHIEN dont j'avais eu les coordonnées et les recommandations sur le forum du GDR et où j'ai d'ailleurs laissé un message pour le recommander à mon tour. Tout a été parfait : jonque privée, excellente nourriture, paysages grandioses, excellent accueil de Marc, grand beau temps, baignade dans la baie : en un mot fabuleux

Retour sur hanoi où nous avons pris le train de nuit pour lao cai et bus local pour bac ha. petite ville très sympa, peu de touristes (il y en aura beaucoup plus le lendemain dimanche pour le marché!!!!), habitants très souriants et vraiment d'une grande gentillesse, aimant parler. Nous avons partagé de très bons moments ce samedi. Hotel Cong Fu réservé par larsay : 38$ une fortune .

petite parenthèse à ce moment de mon récit : nous avions convenu que c'était larsay qui devait nous réserver tous nos hotels dans notre boucle dans le nord car il nous avait affirmé que nous risquions d'avoir de mauvaises surprises si nous le faisions nous même. Il nous avait donc annoncé les prix pour chaque hotel. A part à Bac ha où nous avons payé le prix indiqué que nous avons trouvé très élevé par rapport à la qualité de l'hotel, dans tous les autres hotels, nous avons payé en définitive toujours au moins 10$ par nuit de moins que le prix annoncé par jacques, grâce à différentes circonstances. Mis bout à bout, c'est quand même une économie de 52 euros que nous avons fait. Donc si vous passé par Jacques, je ne peux que vous conseiller de faire quand même vos résas vous même en négociant les prix.

Dimanche tôt le matin avant que d'innombrables minibus se déversent à Bac Ha, marché. Très coloré, très bruyant, très couleur local mais avec des prix pour touristes frisant le ridicule. En fait, on négocie mais très souvent, on se rend compte qu'on négocie pour 50 cts ou 1 euros. Des fois, on est à taquet et on négocie ferme, et quelques fois, on est fatigué de se battre pour 1 euros et on lache très facilement. En fin de compte, les sommes négociées frisent le ridicule et même si on a l'impression d'avoir bien négocié, en fin de compte, ils y sont toujours très gagnants Pour 3 beignets : 100 000 dongs, vendu à l'unité aux locaux 1000 dongs. Nous avons refusé de payer une telle somme et avons en définitive payé le prix local.

Autre parenthèse sur les prix au vietnam : alors oui, il y a bien un prix local et un prix touriste et ceci pour absolument tout : achats, restaurant... La différence de prix s'explique effectivement par notre différence de pouvoir d'achat et il faut bien reconnaitre que manger au restau nous revient, à nous touristes qu'à environ 3 ou 4 euros, boissons comprises ce qui est extrèmement bas pour nous. Donc négocier pour encore plus bas peut sembler mesquin. C'est par contre le 1er pays où nous allons où il y a une si grande différence de prix entre locaux et touristes, surtout au restaurant.

A Hanoi, une petite vendeuse de rue d'ananas c'est fait prendre en photo avec ma fille. Pour la remercier, nous avons voulu lui acheter 2 ananas, achetés précédemment 10 000 dongs l'unité à une autre vendeuse. Et bien pour la photo et les 2 ananas, nous lui avons donné 30 000. ca ne lui a pas suffit et elle m'a arraché des mains un billets de 100 000. Nous lui avons bien évidement réclamé les 30 000 déjà donnés mais elle nous a tourné le dos et est partie en ralant. 130 000 pour 2 ananas et une photo!!!!! C'était le 1er soir à Hanoi, ça commençait bien mais au moins, on a tout de suite été dans le bain et ça nous a appris à nous méfier pour la suite.

Mais revenons à nos moutons, je m'égare. Nous sommes repartis l'après midi pour sapa en minibus de l'agence sapatreck avec qui nous devions faire une rando le lendemain. Arrêt à lao cai à la frontière chinoise et quelques grosse frayeurs sur la route suite à leur façon de conduire

Arrivée à sapa, hotel Friendly où nous devions passer 2 nuits mais suite à une erreur de résa de la part de Jacques, nous n'y passerons qu'une nuit et l'autre à l'hotel d'en face, nettement mieux mais au même prix : 20$ la nuit. Sapa nous fait penser à une station de montagne française (nous sommes de Haute-Savoie) : bourrée de touristes, où magasins d'article de sport s'alignent à côté d'une multitudes de restaus et d'hotels, les restaus se voulant de toutes les cuisines sauf vietnamienne et où les femmes des ethnies environnantes vous solicitent sans cesse pour vous vendre leur artisanat. Mais nous aimons bien quand même et nous nous y plaisons. Le lendemain pluie, ce qui compromet notre rando que nous annulons auprès de l'agence. le temps s'améliorant l'après midi, mon mari et ma fille file avec un guide sur Cat cat pendant que moi, je sors de cette rue si touristique pour aller me promener vers le petit lac de sapa ou je ne rencontre pas un touriste. J'y découvre toute un espace restauration de Hot Pot et y allons le soir : ça nous sort de tous ces restaurants touristiques la ballade à Cat Cat s'avère être une monstre arnaque et mon mari rentre furieux. Le soir, nous faisons la connaissance de Minh, chauffeur qui va être avec nous les 4 prochains jours. Le lendemain, avant de partir, mon mari se lève tôt et part seul se ballader, croisant toutes les femmes qui se rendent à Sapa pour vendre leurs articles, ne paie aucun droit d'entrée car il est encore trop tôt et rentre enchanté de sa ballade. Puis c'est le départ avec Minh en direction de l'ancienne Lai Chau maintenant appelé Muong Lay depuis qu'un barrage a été construit et que l'ancienne ville est peu à peu recouverte par les eaux. La nouvelle ville a été reconstruite plus en hauteur et nous devons y dormir, l'ancien hotel le Lan Anh ayant réouvert suite à sa reconstruction dans la nouvelle ville. Minh possède un 4x4 et s'avère un conducteur très prudent. Il parle un français basique qui nous permet de communiquer un peu

Suite du récit demain
Premier voyage familial en Thaïlande (enfants de 3 et 2 ans) English translation pending
by Seabel · 2011-03-05 · 23 replies
Bonjour à tous,

Nous sommes une famille de 2 adultes + 2 enfants en bas âge ( 3 ans et 2 ans).

Nous avons décidé de partir en famille pour la première fois avec nos enfants, le choix de la Thaïlande s'est fait naturellement, car nous avions trouvé ce pays très accueillant et un peu de recherche sur le net nous a reconforté dans le fait que c'est un pays "facile" pour voyager avec des enfants.

Mais après avoir parcouru les différents post de ce forum en long et en large et je suis toujours autant perdue dans mon organisation pour notre 1er voyage familliale pour la période du 11 juillet au 1er août.😊 Nous avons déjà réservé nos billets PAR/BKK avec Oman Air. ça c'était facile 😛, mais maintenant je sèche un peu pour l'organisation du séjour même 🤪

Pouvez vous m'aider afin d'y voir plus clair ????

Je me permet de vous soumettre notre programmation voyage avec des lieux, attractions qui nous attirent. N'hésitez pas à donner votre avis 🙂 (les dates de voyage sont flexibles)

- (J1-J2) 11-12/07 : PARIS-BANGKOK arrivée J+1 à 19h15 / nuit à Bangkok

- (J3-J6) 13-15/07 : Kanchanaburi (balades river Kwai et alentours, Safari parc open zoo, Tiger Temple ?)/ 3 nuits

- (J6) 16/07 : BKK ? et BKK hua hin (je sèche sur ce trajet là, je ne sais pas si le fait de retourner sur bangkok est + simple pour rejoindre ensuite Hua Hin? quitte à rester 1 nuit sur BKK...)

- (J7-J10) 17-20/07 : Hua Hin et alentours / 3 nuits

- (J10-J17) : Koh Tao (via Chumphon), Koh Phangan ou directement Koh Samui ?/ 6 nuits

- (J18-21) : Retour sur BKK (Parc Siam, Dream World, Khlongs, Siam World...) / 4 nuits

- (J22) : Retour sur Paris

Qu'en pensez vous ??

Merci d'avance pour vos avis et conseils :)

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display