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Goa, Hampi, Badami, impressions English translation pending
Et avant tout, je voudrais remercier tous les internautes qui m'ont très bien renseignée sur la question avant mon départ (Franciscor, Gotham, Marcopolo, Fatboy et ceux que j'oublie, pardon!), car grâce à leurs conseils avisés, j'ai passé un merveilleux séjour.
Quelques impressions:
J'ai beaucoup aimé Goa; nous étions principalement basés dans le sud de Goa, et j'ai suivi le conseil de Franciscor, je crois (mille excuses si ce n'est pas lui!) en réservant dans une guest près de l'aéroport, dans la baie de Bogmalo, à Silk Cotton (passer par le site agoda.com car il y a des réductions), parce que nous ne voulions pas faire encore 50 bornes après avoir fait 9h d'avion, d'autant plus que nous arrivions à 3h30 du matin!!! Comme nous ne restions que peu de temps, visant Hampi, nous avons préféré rester là et bien nous en a pris, car on s'est sentis bien à Silk Cotton: chambres sympas , très beau jardin avec bougainvillées et paillote pour petit -déjeuner très copieux. Et les plages du sud sont sublimes! Nous sommes partis fin avril, début mai, il a fait hyper chaud (40 ° ), les Indiens ont dit qu'il faisait anormalement chaud, ils souffraient aussi. A cette époque, il y a beaucoup moins de touristes, c'est le côté positif de la chose. Nous avons vu la belle plage de Vagator, j'ai moins aimé Anjuna, parce qu'on s'est fait harceler par des vendeuses; le Flea Market m'a d'abord déplu, vaste marché sans charme de prime abord avec une atmosphère très mercantile, des vendeurs trop pressants, mais en persistant, et surtout en allant vers la plage , on a fini par trouver un endroit plus calme avec des vendeurs plus calmes eux aussi et là, nous avons trouvé notre bonheur! 🙂 Old Goa et ses belles églises portugaises, Panjim et son vieux quartier colonial , nous avons aimé!
Hampi: un site extraordinaire!!! Nous y avons passé 5 jours et vraiment, nous n'avons pas regretté notre destination. des temples de toute beauté, un paysage remarquable, des ambiances incroyables (ah, les restaus: le Mango treecôté Hampi Bazar à ne pas rater de l'autre côté de la rivière: Funkie monkey et Mowgli.) Du bel artisanat, et surtout, surtout, un masseur aux mains d'ange; j'avais déjà eu des massages ayurvédiques en France ou en Inde (Kérala), mais là, j'ai vécu une expérience inoubliable avec un grand professionnel, une personne qui a vraiment un don, il n'y a qu'à voir les témoignages de toutes les personnes qui sont passées entre les mains de cette personne. Je vous donne son nom et son site web, c'est vraiment une expérience à vivre: yoganandtalvar@yahoo.com Je lui ai promis de le faire connaître en France! Mon premier massage a duré 1h40!!!! Je suis revenue 2 jours après et là, j'ai eu droit à un massage avec des pierres chaudes. Je suis repartie avec des médicaments ayurvédiques et des exercices de yoga à faire.
Badami: bon, autant vous prévenir: la route entre Hampi et Badami est affreuse, horrible , le trajet est infernal (3h30 dans chaque sens), j'ai cru mourir. Mais les grottes sculptées sont superbes. Les gens, super gentils. Mais le trajet était trop pénible pour moi.
retour à Goa pour se reposer des visites, et nous sommes retournés à Silk cotton , car nous aimions beaucoup la baie de Bogmalo.
Voilà, voilà pour mes premières impressions.
Ah oui, j'ai adoré le trajet en train entre Goa et Hampi. Par contre, il faut s'attendre à ne pas partir le jour où on l'a décidé, car les places sont prises d'assaut. Au départ, on visait la première classe, mais finalement, on est allé dans la classe normale et franchement, on n'a pas regretté: on avait de l'air, les ventilos marchaient à fond (nous ne prendrons plus de 1ère car la clim est à fond et on risque la mort), les portes étaient ouvertes sur de superbes panoramas et surtout, on fait des rencontres, avec des Indiens, d'autres voyageurs; et les marchands ambulants qui circulent , et c'est bon ! On s'est offert du biryani, des pakoras, on a bu des chaï! C'est tellement vivant, le train indien! J'ai adoré!
Bien, donc, encore merci à tous et à bientôt pour d'autres rv indiens, car je n'ai qu'une envie, repartir en Inde!🙂
Quelques impressions:
J'ai beaucoup aimé Goa; nous étions principalement basés dans le sud de Goa, et j'ai suivi le conseil de Franciscor, je crois (mille excuses si ce n'est pas lui!) en réservant dans une guest près de l'aéroport, dans la baie de Bogmalo, à Silk Cotton (passer par le site agoda.com car il y a des réductions), parce que nous ne voulions pas faire encore 50 bornes après avoir fait 9h d'avion, d'autant plus que nous arrivions à 3h30 du matin!!! Comme nous ne restions que peu de temps, visant Hampi, nous avons préféré rester là et bien nous en a pris, car on s'est sentis bien à Silk Cotton: chambres sympas , très beau jardin avec bougainvillées et paillote pour petit -déjeuner très copieux. Et les plages du sud sont sublimes! Nous sommes partis fin avril, début mai, il a fait hyper chaud (40 ° ), les Indiens ont dit qu'il faisait anormalement chaud, ils souffraient aussi. A cette époque, il y a beaucoup moins de touristes, c'est le côté positif de la chose. Nous avons vu la belle plage de Vagator, j'ai moins aimé Anjuna, parce qu'on s'est fait harceler par des vendeuses; le Flea Market m'a d'abord déplu, vaste marché sans charme de prime abord avec une atmosphère très mercantile, des vendeurs trop pressants, mais en persistant, et surtout en allant vers la plage , on a fini par trouver un endroit plus calme avec des vendeurs plus calmes eux aussi et là, nous avons trouvé notre bonheur! 🙂 Old Goa et ses belles églises portugaises, Panjim et son vieux quartier colonial , nous avons aimé!
Hampi: un site extraordinaire!!! Nous y avons passé 5 jours et vraiment, nous n'avons pas regretté notre destination. des temples de toute beauté, un paysage remarquable, des ambiances incroyables (ah, les restaus: le Mango treecôté Hampi Bazar à ne pas rater de l'autre côté de la rivière: Funkie monkey et Mowgli.) Du bel artisanat, et surtout, surtout, un masseur aux mains d'ange; j'avais déjà eu des massages ayurvédiques en France ou en Inde (Kérala), mais là, j'ai vécu une expérience inoubliable avec un grand professionnel, une personne qui a vraiment un don, il n'y a qu'à voir les témoignages de toutes les personnes qui sont passées entre les mains de cette personne. Je vous donne son nom et son site web, c'est vraiment une expérience à vivre: yoganandtalvar@yahoo.com Je lui ai promis de le faire connaître en France! Mon premier massage a duré 1h40!!!! Je suis revenue 2 jours après et là, j'ai eu droit à un massage avec des pierres chaudes. Je suis repartie avec des médicaments ayurvédiques et des exercices de yoga à faire.
Badami: bon, autant vous prévenir: la route entre Hampi et Badami est affreuse, horrible , le trajet est infernal (3h30 dans chaque sens), j'ai cru mourir. Mais les grottes sculptées sont superbes. Les gens, super gentils. Mais le trajet était trop pénible pour moi.
retour à Goa pour se reposer des visites, et nous sommes retournés à Silk cotton , car nous aimions beaucoup la baie de Bogmalo.
Voilà, voilà pour mes premières impressions.
Ah oui, j'ai adoré le trajet en train entre Goa et Hampi. Par contre, il faut s'attendre à ne pas partir le jour où on l'a décidé, car les places sont prises d'assaut. Au départ, on visait la première classe, mais finalement, on est allé dans la classe normale et franchement, on n'a pas regretté: on avait de l'air, les ventilos marchaient à fond (nous ne prendrons plus de 1ère car la clim est à fond et on risque la mort), les portes étaient ouvertes sur de superbes panoramas et surtout, on fait des rencontres, avec des Indiens, d'autres voyageurs; et les marchands ambulants qui circulent , et c'est bon ! On s'est offert du biryani, des pakoras, on a bu des chaï! C'est tellement vivant, le train indien! J'ai adoré!
Bien, donc, encore merci à tous et à bientôt pour d'autres rv indiens, car je n'ai qu'une envie, repartir en Inde!🙂
Préparation pour trois semaines dans l'Ouest américain English translation pending
bonjour, je suis nouvelle sur ce forum, et je prépare un voyage de env 3 semaines dans les parcs américains
mon parcours est un peu atypique :
j 1 arrivée à jackson hole nuit sur place
j2 et 3 yellowstone au grant village
j 4 et 5 yellowstone toujours avec nuit au mammoth hot spring
j6 route jusqu'à salt lake city au howard johnson express
j 7 route jusqu'à zion, rando jusqu'à angel's landing , puis nuit à kanab au shilo inn (oui je sais la journée va etre dure, mais faisable ??????)
j8 route pour bryce canyon, journée sur place, et nuit au best western ruby's inn
j9, 10 11 route vers moab pour 3 nuits au moab valley inn de la : archeland, canyonland départ pour page
j12 , 13 page pour 2 nuits au lake powell resort de la, : anteloppe canyon, lac powell... puis route jusqu'à monument valley
j14 et 15 grand canyon 2 nuits au gw canyon plaza resort puis départ pour végas
j 16 17 18 19 las végas pour 4 nuits au circus circus
mes questions sont : est ce que ce trjet vous semble faisable ? des infos sur les hôtels? J'ai fait réserver par mon agence la voiture, les hotels, et l'avion, nous voyagerons à 4 moi et mon mari, et mes enfants de 17 et20 ans, mais à part un anglais scolaire (et non pratiqué par l'ainé depuis 2 ans...pour les jeunes et un anglais trés oublié pour nous, notre connaissance de la langue est trés limitée pensez vous que nous pourrons nous débrouiller ???? ( c'est cela que j'appréhende le plus...)c'est la première fois que nous partons à l'aventure en pays etranger
avez vous des suggestions, des astuces, pour les visites courses etc, (nous comptons plutot pique niquer le midi en rando, et manger au resto le soir) moi et mon mari ne sommes pas trés sprotifs, et même si nous commençons un petit entrainement, pensez vous que nous pourrons faire des randos sympats, car je ne souhaite pas découvrir l'amérique qu'à bord de notre véhicule .... à propos de véhicule, j'ai loué une intermédiaire (style laguna) est ce suffisant, ou nous faut il absolument un 4x4 ? depuis quelque jours, je lis vos cr , et découvre vos experiences, ce qui m'aide à préparer mon voyage et mes étapes, je lis aussi le guide du routard j'ai lu diner croisière sur le lac powell, quelqu'un a t'il déjà essayé ?? merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez m'apporter !
mes questions sont : est ce que ce trjet vous semble faisable ? des infos sur les hôtels? J'ai fait réserver par mon agence la voiture, les hotels, et l'avion, nous voyagerons à 4 moi et mon mari, et mes enfants de 17 et20 ans, mais à part un anglais scolaire (et non pratiqué par l'ainé depuis 2 ans...pour les jeunes et un anglais trés oublié pour nous, notre connaissance de la langue est trés limitée pensez vous que nous pourrons nous débrouiller ???? ( c'est cela que j'appréhende le plus...)c'est la première fois que nous partons à l'aventure en pays etranger
avez vous des suggestions, des astuces, pour les visites courses etc, (nous comptons plutot pique niquer le midi en rando, et manger au resto le soir) moi et mon mari ne sommes pas trés sprotifs, et même si nous commençons un petit entrainement, pensez vous que nous pourrons faire des randos sympats, car je ne souhaite pas découvrir l'amérique qu'à bord de notre véhicule .... à propos de véhicule, j'ai loué une intermédiaire (style laguna) est ce suffisant, ou nous faut il absolument un 4x4 ? depuis quelque jours, je lis vos cr , et découvre vos experiences, ce qui m'aide à préparer mon voyage et mes étapes, je lis aussi le guide du routard j'ai lu diner croisière sur le lac powell, quelqu'un a t'il déjà essayé ?? merci d'avance pour tous les renseignements que vous pourrez m'apporter !
Compte-rendu de croisière Perles des Antilles sur le Costa Méditerranea English translation pending
Salut à tous,
De retour de la croisière Perles des Antilles effectuée sur le Costa Méditéranéa !
Un un mot MAGNIFIQUE !!
Je ferais mon contre rendu ici dès que j'ai un moment !! ( j'ai déjà repris le boulot donc pas trop de temps lol )
Les Québécois, des racistes anti-français? English translation pending
Bonjour à tous!
Je suis consciente que ce sujet à déjà été traité, mais je me pose des questions sur des points précis, et le point de vue de tout le monde (québécois, immigré français, touriste français, ...) m'intéresse. Donc, on peut lire sur immigrer-contact des bilans de personnes ayant vécues au Québec, positifs comme négatifs. En laissant complètement de côté tout ce qui a attrait aux services publics québécois (je suis trop jeune et trop française pour pouvoir polémiquer là-dessus), le point qui ressort souvent dans les bilans négatifs est le racisme anti-français (je ne savais même pas que ça pouvait exister avant aujourd'hui).
Donc, j'envisage vraiment de faire des études au Québec (à l'UQAM) et d'essayer d'y immigrer par la suite. Ce n'est pas un espèce de rêve de gamine, je n'ai pas d'attentes précises vis-à-vis de la vie au Canada, je ne cherche pas à vivre le rêve américain (quoique), je ne fantasme pas sur une " cabane au Canada ", je me sens juste étouffée dans un village de 200 habitants, j'ai l'impression de voir ma vie défiler sous mes yeux sans pouvoir la vivre, j'ai envie de faire des trucs insensés d'insouciants, et imaginer rester toute ma vie au même endroit me fait peur. Peut-être que c'est une envie sur un coup-de-tête, mais un coup-de-tête réfléchi. (J'arrête ici le discours pseudo-mélodramatique, c'était pour essayer de me faire comprendre, même si je sais que je serais toujours une éternelle incomprise.)
Bref, ce qui me fait peur, d'abord, ce sont surtout les québécois. D'un côté leurs préjugés ont quelque chose de rassurant, catégoriser les français comme des personnes râleuses et souffrant d'un complexe de supériorité voudrait dire que les québécois ne le sont pas (enfin des gens NORMAUX?), mais c'est la catégorisation qui fait peur. J'ai lu sur IC des français qui dès qu'ils ouvrent leur bouche se font insulter de tous les côtés, leurs enfants souffrant de rejet à l'école de par leur origine, etc. Et surtout : une discrimination à l'embauche. Est-ce qu'être français est réellement mal vu au Québec, plus particulièrement à Montréal?
Autre point : j'ai aussi lu que les québécois pouvaient faire de bons potes mais rarement de vrais amis. Avis des français?
Pour finir, si j'ai la chance de pouvoir faire mes études à Montréal, est-ce que le fait que je suis une fille souriante, pas raciste, pas homophobe, pas féministe, dotée d'un humour foireux (" Qu'est-ce qui est carré et rouge? un carré rouge! "), que je ne suis ni râleuse, ni hautaine, dépassera le fait que je serais toujours une maudite française?
J'espère avoir réussi à me faire comprendre et ne pas avoir trop parlé de moi, des témoignages d'étudiants ou d'anciens étudiants français au Québec seront vraiment les bienvenus. Et j'ai peut-être laissé penser le contraire mais, québécois, je vous idolâtre, et je trouve que vous avez l'un des plus bel accent au monde. (Ouais je sais, je vis au monde des Bisounours, ou Calinours comme on dit chez vous.) 🙂 (Je précise que ça n'a absolument rien d'ironique.)
Audrey xx
Je suis consciente que ce sujet à déjà été traité, mais je me pose des questions sur des points précis, et le point de vue de tout le monde (québécois, immigré français, touriste français, ...) m'intéresse. Donc, on peut lire sur immigrer-contact des bilans de personnes ayant vécues au Québec, positifs comme négatifs. En laissant complètement de côté tout ce qui a attrait aux services publics québécois (je suis trop jeune et trop française pour pouvoir polémiquer là-dessus), le point qui ressort souvent dans les bilans négatifs est le racisme anti-français (je ne savais même pas que ça pouvait exister avant aujourd'hui).
Donc, j'envisage vraiment de faire des études au Québec (à l'UQAM) et d'essayer d'y immigrer par la suite. Ce n'est pas un espèce de rêve de gamine, je n'ai pas d'attentes précises vis-à-vis de la vie au Canada, je ne cherche pas à vivre le rêve américain (quoique), je ne fantasme pas sur une " cabane au Canada ", je me sens juste étouffée dans un village de 200 habitants, j'ai l'impression de voir ma vie défiler sous mes yeux sans pouvoir la vivre, j'ai envie de faire des trucs insensés d'insouciants, et imaginer rester toute ma vie au même endroit me fait peur. Peut-être que c'est une envie sur un coup-de-tête, mais un coup-de-tête réfléchi. (J'arrête ici le discours pseudo-mélodramatique, c'était pour essayer de me faire comprendre, même si je sais que je serais toujours une éternelle incomprise.)
Bref, ce qui me fait peur, d'abord, ce sont surtout les québécois. D'un côté leurs préjugés ont quelque chose de rassurant, catégoriser les français comme des personnes râleuses et souffrant d'un complexe de supériorité voudrait dire que les québécois ne le sont pas (enfin des gens NORMAUX?), mais c'est la catégorisation qui fait peur. J'ai lu sur IC des français qui dès qu'ils ouvrent leur bouche se font insulter de tous les côtés, leurs enfants souffrant de rejet à l'école de par leur origine, etc. Et surtout : une discrimination à l'embauche. Est-ce qu'être français est réellement mal vu au Québec, plus particulièrement à Montréal?
Autre point : j'ai aussi lu que les québécois pouvaient faire de bons potes mais rarement de vrais amis. Avis des français?
Pour finir, si j'ai la chance de pouvoir faire mes études à Montréal, est-ce que le fait que je suis une fille souriante, pas raciste, pas homophobe, pas féministe, dotée d'un humour foireux (" Qu'est-ce qui est carré et rouge? un carré rouge! "), que je ne suis ni râleuse, ni hautaine, dépassera le fait que je serais toujours une maudite française?
J'espère avoir réussi à me faire comprendre et ne pas avoir trop parlé de moi, des témoignages d'étudiants ou d'anciens étudiants français au Québec seront vraiment les bienvenus. Et j'ai peut-être laissé penser le contraire mais, québécois, je vous idolâtre, et je trouve que vous avez l'un des plus bel accent au monde. (Ouais je sais, je vis au monde des Bisounours, ou Calinours comme on dit chez vous.) 🙂 (Je précise que ça n'a absolument rien d'ironique.)
Audrey xx
Retour de Birmanie (7-27 janvier 2011) English translation pending
Bonjour, nous avons voyagé en Birmanie en janvier 2011, ayant largement puise dans le forum pour l'organiser je voulais vous faire part de notre expérience.
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan
Voyage en Birmanie du 7 au 27 janvier 2011.
Nous sommes 7 amis à avoir effectué ce voyage que nous avons tous beaucoup aimé. Circuit : Yangon, Mandalay, Bagan, Kalaw, Inle et Kentung;
8/01.Arrivée a Yangon, le taxi commandé via l hôtel Beautyland2 nous attend, coût 4 $ que nous paierons en arrivant a l hôtel, avec la 1ère nuit. Hôtel : Beautyland2, très bon accueil, on y parle français. Hôtel simple mais propre, calme, bien situé au centre de Yangon, la double 18 $ en aveugle et 22 $ avec fenêtre. Restaurant : Nous n’avons pas trouvé de restaurants à recommander particulièrement. Nous avons mange à Sule Paya street sur le trottoir dans un bâtiment en verre, a Nan Yu (chinois) sur Pansadon street, Lion restaurant (chinois) sur Mahabandoola street, dans des restos musulmans vers le 22eme street. Change : Aller au marche Bogyoke (plutôt les bijoutiers). Au début de l’allée centrale un grand type à lunettes propose un taux correct. Pendant notre séjour le dollar se négociait entre 770 et 840 K (on prononce tchek) et l’euro bien apprécie entre 900 et 1040 k. Rappel les billets doivent être quasi neufs non plies non froisses, privilégier les grosses coupures (100$ 50€). Ne pas répondre aux sollicitations dans la rue. Compte tenu de la baisse du dollar beaucoup de Birmans préfèrent être règlés en K sur la base de 1k= 1$. A voir : la Paya Shwedagon ( 5500k), les ateliers de couture au dessus du marché Bogyoke, le port avec les impressionnantes rondes des coolies chargeant et déchargeant les bateaux, en face du temple chinois Kheng Hoch Keong, 18eme street. Agence : Nous sommes passés par l’agence Gulliver pour réserver les billets d’avions et le guide a Kentung, Mr Paul. Très bonne agence, sérieuse.
9/01 Yangon/Mandalay vol par Air Bagan 95$ Taxi de l’aéroport au centre ville 25 000 k (l’aéroport se situe a 45km du centre) Hôtel : A défaut de Peacok (complet) nous descendons au Silver Star 25$ la double. Hôtel sans âme, très propre, à 5mn a pied du marché Zeigyo et a 10mn des douves du palais. Restau : Min-Min, tout près de l hôtel, tenu par un Muslim Change possible au marché Zeigyo chez un bijoutier Au marche à l’étage, magasin avec de belles antiquités, en provenance de l’ethnie Naga (vraies ou fausses ?) nous n’en verrons pas d’aussi belles ailleurs. Le billet combiné (taxe) de 10$ : nous ne le prenons pas.
10/01 : Visite classique autour de Mandalay. Taxi pour la journée : 30 000 k. Le chauffeur connaît le tour et sait où nous amener sachant que nous n’avons pas payé la fameuse taxe. Amarapura (repas des moines bof !) Inwa (passeur 1000k /personne, calèche 5 000k pour 2, environ 2 h de visite), Sagaing et retour par le pont U Bein, on le traverse a pied et on revient en bateau a rame avec le sunset. Très belle journée. .
11/01 Mandalay. Attention le bateau dit rapide pour Bagan « le Melika » ne part que le mercredi et le samedi. Nous sommes donc obligés de rester une journée supplémentaire à Mandalay. En soirée spectacle de marionnettes (un peu cher, 10 $/personne).
12/01 Mandalay/ Bagan par bateau prix 36 $ réservation par l’hôtel. Départ 6h du matin, que des touristes sur le bateau, pas grand-chose à voir. Le voyage dure 10 h, l’Irrawaddy étant au plus bas on slalome entre les bancs de sable. A l’arrivée le taxi que l’hôtel nous a envoyé nous réclame nos passeports et 10 $ pour payer la taxe (pas moyen d’y échapper a Bagan). Hôtel : May Kha Lar guest house à Nyaung U, 18$ la double, pas très propre ( salle de bains, draps…) un peu bruyant notamment pour les chambres du 1er contiguës à la salle de restau ou certains font la fête le soir. Restau : à Nyang U Le Black Bambou dans restaurant row, joli cadre agréable. Tenu par une française, qui a son propre potager et cuisine à l’eau minérale, on peut donc y manger sans crainte des salades, par ailleurs les plats sont très bons et l’accueil sympa. Au vieux Bagan, Moon restaurant, près de la porte nord d’Ananda. Restaurant végétarien, le cadre est enchanteur, belle musique, bon service…et on y mange très très bien. Change : demander à un serveur de Moon restaurant de vous conduire a un magasin d’antiquités, tout proche, taux de change correct et souvenirs intéressants à acheter.
13/01 :Visite du site en calèche, 12 000 k pour 2, bon tour proposé par May Kha Lar. Notre guide s’appelait Mr ZOZO (ils doivent tous s’appeler Zozo…)
14/01 Bagan à vélo loué à l hôtel 1 500 k la journée. Aller vers le vieux Bagan, par les chemins et les routes. Vient compléter le tour de calèche, c’est sympa, facile.
15/01 Bagan/Kalaw via Thazi : Journée transport en commun. 1/ On prend un bus Bagan/ Meiktila, billet acheté par l hôtel, départ soit 7h soit 9h, durée du trajet 5/6 h. Un bus relie directement Kalaw mais départ a 4h du matin pour 11h de voyage ! 2/ A Meiktila le bus nous arrête près de « bus station » et nous négocions « tres mal » un pick- up à 5 $/personne, durée du transport, très secoué, 45mn. 3/ A Thazi, nous dormons à la Moon Light Guest House 16 $ la double, chambre très spartiate, pas d’eau chaude, configuration style vieille prison, bruyante, cloisons très fines etc…Ceci dit l’accueil est plutôt sympathique, le patron nous a accompagné à la gare pour l’achat des billets de train, le repas qui y est servi est correct. Cette guest house qui est sur le LP est à éviter, il en existe une autre, juste a cote, plus moderne. Nous étions les seuls clients.
16/01 Thazi/ Kalaw : Départ du train 5h, des calèches sont venues nous chercher à la Guest house, prix du billet 5 $ en 1ere classe, arrivée 12h30. C’est plus qu’un omnibus il ne roule qu’à15 km/h, mais il est plutôt confortable, contrairement à ce que l’on peut lire sur certains forums (pas crasseux, pas de rat…). On traverse de beaux paysages et il y a du spectacle à l’intérieur comme a l’extérieur. A Kalaw, on emprunte les calèches pour se rendre à Hôtel : l’Eastern Paradise, 15 $ la double. Très propre, tranquille, belle chambre, bon petit dej. La propriétaire cherche à placer ses produits (restau, guide etc…) mais on n’est pas obligé de céder. Restau : Le Sam’s family est bien tenu, on se croirait dans un restau du massif central ! Très pro pour le trek, bonnes explications avec le choix de plusieurs circuits (selon la difficulté, la fréquentation etc…). Ils ont l’exclusivité dans certains points de couchage, ce qui évite de se retrouver à plusieurs groupes dans le même monastère par exemple. Coût du trek : 10 000 k par personne comprenant le guide, les assistants, la nourriture pour 3 jours et les 2 nuitées + 2 500 k par bagage pour les transporter à Inle + 12 000 k pour le bateau, quelque soit le nombre de passagers pour la traversée du lac Inle (1h10) + éventuellement 3$ de taxe que l’on ne nous a pas réclamés à Inle. Kalaw est une petite ville agréable, l’air y est pur, marché sympathique.
17/01 Départ du trek avec notre guide Kyi (on prononce Tchi), 1 assistant et 1 cuisinier. Nous avions demandé un parcours sans touristes, nous n’en rencontrerons pratiquement pas pendant 3 jours. Le midi on déjeune chez l’habitant, c’est l’occasion d’échanges, le soir on dort dans une maison dans un village. Apres un excellent dîner (bananes flambées en dessert) on s’est réuni autour du feu, Kyi a sorti d’on ne sait où une guitare…soirée magique, on a eu du mal a coucher les filles…
18/01 2ème jour de trek. Tout au long du parcours le guide nous explique les travaux des champs, la vie rurale, les plantations, la végétation etc et ceci dans un bon anglais. Nous passons la 2eme nuit dans un beau monastère en bois (dans la salle de prière) nous sommes le seul groupe alors que dans le monastère d’un village voisin plusieurs groupes s’entassent. A 6h, les villageois viennent apporter leurs offrandes. Souvenirs inoubliables.
19/01 dernière étape, nous traînerons un peu et n’atteindrons le lac Inle que vers 15h. Jusqu’au bout nous aurons l’impression d’être seuls à faire ce trek qui se termine dans un village ou il n’y a qu’un bateau qui nous attend. Le trek fut un des moments forts de notre voyage. Les paysages sont beaux, on découvre la vie des Birmans, on y fait des rencontres, on traverse les villages d’ethnies Pa O, Danu etc…. Cerise sur le gâteau, nous avions un guide que nous avons tous trouvé exceptionnel. Le trek est réalisable par toute personne capable de marcher 20 km, il n’y a pas de difficulté, le terrain n’est pas très accidenté. Prévoir des chaussures légères de marche, minimum tennis,1 polaire légère + 1 plus épaisse + 1 vêtement de pluie, 1 sac à viande. Nous avions aussi pris des sous vêtements chauds car il peut faire 0° ! S’il pleut beaucoup, le trek peut devenir plus difficile.
20/01 Nyaungshwe, Hôtel : Gold star Hotel a 15$ la double. Accueil un peu timide par un personnel jeune, peu expérimenté mais qui s’est avéré sympathique. L’hôtel est propre, pas de bruit, chambre correcte même s’il faut laisser l’eau couler pendant 15mn pour qu’elle soit chaude. Se situe dans la rue en face du débarcadère, faire environ 500 m (un peu avant Aquarius) Restau : Nyaungshwe restaurant, sur le lac, rustique mais bon Mr Cook, dans la rue de l hôtel, fait de bonnes pizzas (ça change…)
Tour du lac en bateau. Par l’intermédiaire de l’hôtel nous avons réservé un bateau avec un « captain » sachant parler anglais, 16 000k pour 7 personnes, départ 9h retour vers 18h. Journée un peu toutou, visitons divers artisans qui attendent que nous sortions notre porte monnaie mais journée agréable. Nous avons refusé d’aller voir les femmes girafe et les chats sauteurs. Le lac est paisible, on s’arrête voir les pêcheurs, les jardins flottants, on navigue dans les canaux (Venise orientale).
21/01 Visite du grand marché. Dans la même rue que le marché en allant vers le lac il y a un point Internet ou on peut changer de l’argent. L’après-midi, on poste nos cartes postales qui arriveront bien 15 jours/3 semaines plus tard (prix du timbre 0,50k et en achetant des cartes postales on fait vivre quelques petits vendeurs) Et ensuite balade à vélos, sur la route de Nampan, on ira voir les beaux resorts qui sont installes sur le lac, et en passant arrêt dans des petites distilleries de canne à sucre.
22/01 Inle /Kentung Nyaungshwe/ Heho en taxi 16 000 k pour 45 mn Heho/Kentung 90 $, l’avion se posera d’abord à Mandalay puis à Thachileik avant de nous laisser à Kentung. Hotel le Sam Yweat Hotel (l’hôtel recommandé par Christophe n’existe plus). C’est un hôtel excentré sur la route de l’aéroport près d’un petit lac. La double 20 $. Vaste complexe inauguré en 1996 quand la junte, pour se refaire une santé financière avait décidé d’attirer ½ million de touristes (ce fut un échec). L’hôtel, peu fréquenté (nous étions 6 + 5 moines !), tombe en décrépitude. Du bruit le soir avec les restaus qui sont autour mais tout s’arrête a 23 h. Un peu de moustiques. Nous n’avons pas trouvé mieux. Princess nous réclamait 40 $ et ne voulait pas baisser à moins de 38 $ malgré un faible taux de fréquentation. Restau : Plusieurs restaus autour du lac et 1 restau thai, sympa, a environ 1 km dans la direction de l’aéroport. Change : Grâce a notre guide, Mr Paul, on a pu changer sur le marché à un taux correct 1$= 800k. Taxi un minibus Toyota pour 6 personnes, pour les 4 jours + retour a Thachileik 286 000 k. Guide : C’est obligatoire dans ce secteur. Avions réservé Mr Paul via l’agence Gulliver pour 4 jours soit 120$ + 20$ pour nous accompagner à Thachileik (4h de route) d’où repartait notre avion pour Yangon. Mr Paul qui nous attendait à l’aéroport s’avérera être un guide exceptionnel. Age de 60 ans, il connaît bien les populations locales, et personnellement les chefs des villages et beaucoup des habitants, parle leurs langues, il les respecte et cherche à les aider. Il monte des projets de développement (gestion de l’eau, créations de latrines, éducation etc…). Mr Paul connaît aussi très bien l’environnement, il n’est pas avare de renseignements. Deux de ses fils sont également guides et travaillent dans le même esprit. Partout où nous sommes passés nous avons été bien accueillis, invités à rentrer dans les maisons, à boire du thé, de l’alcool de riz, à manger des bananes, des peanuts, voire un repas !
23/01, 24/01 et 25/01 Tous les matins Mr Paul et le mini bus venaient nous chercher, à 8h 30. On passait ensuite au marché acheter notre pique nique du midi et du paracétamol, du baume du tigre, des crayons, des cahiers etc…et on quittait Kentung par un check point. Selon les journées on marchait 2h ou 3 h ou 4h, pour rencontrer les Akkhas, les Engs, les Palaungs, les Whoua etc…On allait dans les écoles, un orphelinat, on chantait avec les enfants…3 jours que nous ne sommes pas prêts d’oublier ! Et pourtant ces villages sont laisses à l’abandon. Beaucoup d’enfants ou de jeunes mamans sont malades, on les entend tousser, ils sont fiévreux. Les écoles sont éloignées, démunies. Les forêts ont été rasées par des militaires présents partout. Il faut aller les voir et les aider.
26/01 Kentung/Thachileik/ Yangon Le bus nous ramène sur Thachileik (5 check points à franchir) 4 h de route. Vol Thachileik/Yangon 135 $ Hotel Beautyland 2 ou nous sommes accueillis comme de vieilles connaissances.
27/01 Yangon/ Roissy
Conclusion : Ce pays est merveilleux. Il faut y aller pour témoigner de la situation, de la pauvreté, de l’état de délabrement, de la population laissée à l’abandon. En y allant on les aide. Les Birmans veulent échanger, on peut faire des dons aux écoles, aux orphelinats, aux chefs de villages mais aussi directement aux plus pauvres, car là bas il n’y a pas d’ONG. Il faut aller à Kentung. Comme tout le monde on ne peut que souligner la gentillesse des Birmans. Nous avons trouve les Birmans très professionnels, avec peu de moyens il font bien leur boulot. Nous ne nous sommes jamais sentis en insécurité, pas de vol. Pas de présence policière visible sauf sur Kentung, ou là ça s’apparente à une armée d’occupation avec des camps partout. Pratiquement pas de coupures d’électricité. Il faut quand même emmener avec soi une lampe de poche, ne serait que pour éclairer l’intérieur de certains temples. Des points Internet, un peu partout, il faut une adresse Google pour envoyer des mails. Budget : Hors trajets d’avion nous avons dépensé 29$ par jour. Un plat coûte entre 1500 k et 3000 k. Compte tenu de la baisse du dollar les prix ont augmenté. A la période où nous avons voyagé nous n’avons pas eu de difficultés à trouver un logement, il y avait peu de touristes.
J’ai bien aimé : - Les Birmans et les Birmanes - Bagan - Le trek Kalaw/Inle - Kentung avec Mr Paul - La journée autour de Mandalay - L’ambiance de la rue à Yangon
J’ai moins aimé - Le bateau Mandalay/Bagan - La Guest House de Thazy
Et il y a encore tant à découvrir dans ce pays….
Je tiens a remercier Christophe, c’est en lisant son blog que nous avons décidé d’aller à Kentung et Jean Breiz pour ses renseignements très précis, même si depuis son voyage, les prix ont un évolué.
Bon séjour en Birmanie Kerbihan
Mutation en Nouvelle-Calédonie étant femme militaire? English translation pending
bonjours il y a 3 jours je viens d'apprendre que nous partons en juillet vivre en nouvelle Calédonie j'aimerais avoir le maximum d'infos pratique sur la vie la bas ( mutuelle, sécu, caf, école, quartier militaire ect..) et d bon plan pourquoi pas merci a tous ...😉



Présentez vos éléments de bagagerie English translation pending
A la manière de "Présentez vos tentes", voici le sujet concernant les sacoches, les portes sacoches, remorques, tout ce qui concerne la bagagerie pour les voyages à vélo. Sacoches étanches ? Sacoches imperméables avec couverture de protection en cas de pluie ? Seulement sur l'arrière, à l'avant, plutôt une remorque. Quels sont les avantages de vos modèles, les inconvénients...
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong English translation pending
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
~
« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
~
TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
~
Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou
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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).
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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.
La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.
Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.
Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.
Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.
Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
De retour d'une magnifique croisière sur le Costa Luminosa English translation pending
Voilà, nous sommes rentrés, et depuis hier soir je consulte le catalogue Costa pour choisir notre prochaine destination. Nous avions peur de partir sur un "gros" bateau ayant commencé par des bateaux de 300 à 400 passagers, mais tout a été parfait
Ayant lu les forums nous sommes arrivés à l'aéroport vers 11h, la navette nous dépose à 30 mètres du premier panneau Costa, et 2 minutes plus tard nous sommes accueuillis par 2 charmants agents Costa qui nous précisent que le car pour le Luminosa arrive (il y a également un départ pour le Deliziosa), dès que le car arrive je monte rapidement pendant que mon mari s'occupe des bagages (toujours les conseils des forums). Nous arrivons à 13h30 à Savone, c'est vrai que c'est impressionnant car la salle est comble, sur les panneaux lumineux ils appellent le N° 11 nous avons le N° 26, après avoir rempli le questionnaire de santé comme nous avons une mini-suite je me dirige vers les comptoirs, une hotesse vient à ma rencontre me parle français et échange mon N° 26 contre un N° 1. 1/4 d'heure plus tard nous étions dans notre cabine. Vraiment super
Nous avons visité le bateau, choisi nos forfaits boissons, (beaucoup plus souples qu'il n'y parait au premier abord)
Notre seul "problème" était celui des repas premier service trop tôt, deuxième service trop tardif, nous avons donc choisi de prendre un forfait Samsara dream qui donne un accès illimité au spa 2 soins plus des cours de yoga et de pilate ainsi que l'acces au restaurant Samsara matin, midi et soir sans horaire fixe, avec la possibilité de choisir entre les 2 menus Taurus et Samsara, par contre nous n'avons pas eu les animations du grand restaurant..... Nous avons très peu déjeuné au snack uniquement quand les horaires des excursions nous y obligeaient.
Les excursions étaient très bien, nous avons même pu faire du trekking à Lanzarote sur un volcan au bord du parc de de Timinfaya, nous étions avec un groupe d'italiens (nous étions les seuls français) le guide parlait à moitié espagnol à moitié italien et un peu d'anglais c'était super. Nous avons souvent eu des excursions en 2 langues, (il y avait assez peu de francophones sur le bateau) mais avec un peu de discipline cela se gère bien.
Je ne peux pas vous parler des soirées, nous nous sommes reposés, mais le programme était attrayant et diversifié et il y avait tous les soirs une animation vers minuit avec des dégustations (glaces, crèpes, etc).
En résumé quasiment pas de points négatifs, un réel effort du personnel pour parler français, les menus sont en français, le today et les nouvelles tous les jours en français, les excursions en français donc un gros effort pour satisfaire la cliente française.
Je pense que ce genre de croisière peut convenir à tout le monde, aussi bien ceux qui ont envie de faire la fête, que ceux qui souhaite le calme, nous ne sommes pas souvent passé au LIDO DORADO, bruyant, avec des fumeurs même quand le toit est fermé, mais pour ceux qui aiment il y a des animations en permanence...Par contre nous avons passé beaucoup de temps au spa, fait des soins qui ne sont pas plus chers que sur les autres bateaux...Par contre il faut reconnaitre que c'est pénible de devoir en permanence décliner aimablement les propositions de vente de produits Autre précision, après avoir lu les forums, nous pensions avoir une note finale majorée de 15% en fait les 15% ne portent que sur les boissons. Cerise sur le gateau nous avons essuyé une belle tempête en méditerranée au retour.... Voilà, si vous voulez des renseignements n'hésitez pas
En résumé quasiment pas de points négatifs, un réel effort du personnel pour parler français, les menus sont en français, le today et les nouvelles tous les jours en français, les excursions en français donc un gros effort pour satisfaire la cliente française.
Je pense que ce genre de croisière peut convenir à tout le monde, aussi bien ceux qui ont envie de faire la fête, que ceux qui souhaite le calme, nous ne sommes pas souvent passé au LIDO DORADO, bruyant, avec des fumeurs même quand le toit est fermé, mais pour ceux qui aiment il y a des animations en permanence...Par contre nous avons passé beaucoup de temps au spa, fait des soins qui ne sont pas plus chers que sur les autres bateaux...Par contre il faut reconnaitre que c'est pénible de devoir en permanence décliner aimablement les propositions de vente de produits Autre précision, après avoir lu les forums, nous pensions avoir une note finale majorée de 15% en fait les 15% ne portent que sur les boissons. Cerise sur le gateau nous avons essuyé une belle tempête en méditerranée au retour.... Voilà, si vous voulez des renseignements n'hésitez pas
Retour de quatre semaines en Chine avec nos cinq enfants English translation pending
Nous rentrons de 4 semaines en Chine avec nos 5 enfants (4 à 19 ans) :
Shanghai, Suzhou, Hangzhou, Tunxi, Luoyang, Pekin.
Tout s'est déroulé au mieux, de belles découvertes, un dépaysement total,
en somme une très belle aventure familiale dans l'empire du milieu.
Si d'autres "aventuriers" sont interessés par des infos concernant : budget, visites, transports, logements, la Chine quand on a 4 ans et qu'on est européen, que sais je encore...Je peux donner quelques infos et partage d'expériences !
Rencontres ethniques au Vietnam English translation pending
Description du sejour :premier pays asiatique a visiter, pour moi, une evidence. ado j'avais lu toute la nuit indochinoise, cette meme adolescence s'est deroulée sur fond de guerre du vietnam puis de boat people. bref vietnam lu, entendu, relu, reentendu, je ne pouvais commencer l'asie que par ce pays.
il m'a longtemps trotté dans la tete sans que je trouve vraiment le voyage que je voulais; puis un jour, il s'est trouvé sur le catalogue. c'est decidé nous allons partir.
helas nous attendrons 6 mois de trop, ce voyage nous l'avons fait (le meme) a 6 mois d'interval avec casot. ce sera mon regret que nous ne l'ayons pas fait ensemble.
pays millenaire, il a ete longtemps sous dominance etrangere. des siecles de domination chinoise, puis la colonisation francaise n'ont pas entammé sa volonté d'independance. ensuite des decennis de guerre puis d'embargo ont suivis; ce pays qui a enormement souffert des tonnes de defoliants et d'agent orange deversé ainsi que de l'embargo economique est un pays jeune et dynamique en plein essort, la premiere impression lorsque l'on traverse le vietnam c'est un vaste chantier.
ce pays avec le cambodge et le laos formait l'indochine francaise;, nous n'y avons pas senti de rancune, certains disent que les francais ont au moin laissé des infrastructures (routes café heveas). sans tout de meme faire de la colonisation une periode rose.
trois secteurs composent la pays. la cochinchine autour du delta du mekong, l'anam, le tonkin autour du delta du fleuve rouge.
l'ancienne capitale imperiale hué a laissé la place a la nouvelle, ha noi mais sai gon (ho chi mihn ville maintenant mais tout le monde continue de dire sai gon) reste le centre economique du pays.
de multiples ethnies, religions formennt ce pays dont le ciment est le culte des ancetres.
l'artisanat vietnamien est de qualité outre la soie, on trouve des laques, des poteries, des tissages sans parler de l'artisanat des montagnards et tout est de qualité
la nouriture, un vrai delice, sans doute l'une des plus saine au monde, diferentes selon les regions, plus epicee au sud plus rafinee a hué et partout des marchandes de pho
pour preparer ce voyage je me suis beaucoup appuyée sur le forum vietnam voyage et monde (voir lien dans ma signature), en effet bien qu'etant en groupe je prepare chaques voyage comme si je devais partir seule. avant le depart j'avais soumis le circuit a doc (webmaster du forum) qui m'avait dit: "jamais un tour operateur ne t'ememnera ou tu vas!"et pourtant...... ce sera bien la cas!
VOYAGE jour 1 vol paris ha noi via singapour. nous sommes 18 ce qui est beaucoup par rapport a d'habitude. en fait lors de l'escale a singapour nous nous sommes dejas presque tous trouvés. surprenant dans un si grand aeroport de trouver des gens dont on a aucune iddee.
jour 2 a l'aeroport, hai nous attend, ce sera notre guide pour le nord. nous partons de suite pour la baie d'along. un premier arret pres de gens recoltant le riz, je m'essaie a en couper, les tiges sont tres resistantes. nouvel arret dans un centre pour handicapé (victime entre autre de l'agent orange et de l'ambargo sur les vaccins) un artsanat realisé par eux y est vendu arrivé a ha long dommage de n'avoir pas embarquer le soir pour une nuit dans la baie
jour 3 croisiere dans la baie d'ha long avec repas a bord. j'avais peur d'etre déçue, on l'a tellement vue en photo, en film... et bien non! elle est encore plus belle que cela! realiser ou l'on se trouve alors qu'on en a tellement rever.... nous arrivons a ha noi a la tombee de la nuit (il faut dire qu'elle tombe tot) un petit tour dans la ville avant de retrouver le groupe pour le spectacle de marionnettes sur l'eau je n'ai pas besoin d'aller bien loin pour que les choses se gatent pour moi. en passant sous un echafaudage un sceau de platre me tombe dessus! me voila crepie! de plus nous avons trié nos sac pour n'emener que le minimum dans les montagnes (le reste de nos affaire restant a ha noi), et quand on me dit minimum, c'est minimum, je n'ai en tout et pour tout qu'un pantalon de rechange pour 5 jours et nous ne l'avons meme pas avec nous. bref c'est crepie que je continue la soiree! spectacle de marionnettes sur l'eau sympa mais bon je travaille toute l'anne avec les enfants alors... par contre la musique....je me retrouve scotché par le son de cet instrument a une corde, le dan bao restau toujours crepie avant de rejoindre le train de nuit pour lao cai. les compartiments sont pour quatre, nous y sommes bien plus a l'aise que dans nos compartiments pour 6 je peux enfin le changer! ouf je me sent mieux! par contre.... c'est la fermeture du sac qui lache!decidement, tout vas bien!il va falloire en trouver un avant dien bien phu ou nous reprenons l'avion
jour 3 arrivée a lao cai a la frontiere chinoise au petit matin je m'essaie au pho pour le petit dejeuné a la facon veitnamienne mais je ne suis pas convaincue juste sur la frontiere se trouve un petit temple tres prisé pour les pelerinages, sur le pont entre les deux pays un vas et vien incessant de marchandises. la, une vielle dame en costume traditionelle et aux dents laquee qui vient de loin pour ce temple (une des rares que nous verrons en costume), charmante vielle dame qui sera ravie de repartir avec des polaroids. je l'ai dejas dit je suis tres mauvaise eleve, je suis incapable de suivre le guide, je vais de mon coté, j'essaie de sentir les choses a ma facon (avant le depart j'ai beaucoup lu et j'ai besoin de peu d'explications)du coup certaines rencontres sont possibles. depart pour sa pa et nous admirons nos premieres rizieres en terrasse nous avons la chance de nous trouver a sa pa pratiquement sans touriste. je me regale, ses h'mong, ses daos rouges, son marché.... en fait je me retrouve tellement occupee a acheter colliers, tissus et chemises h'mong que tres vite je n'ai plus de temps pour les photos. apres le marché, petit tour a pied dans les villages des environs de sa pa, les paysages sont superbes c'est arrivés dans les villages que les polaroids facilietent vraiment la comunication surtout quand on ne parle pas la meme langue. quelques boucles d'oreilles plus tard, nous reprenons la descente. au bout du chemin des motos taxis nous proposent de nous remonter "moto madame?" certains en profitent pour remonter sans effort, pour ma part je prefere marcher. le tout escortés de 'moto madame" certains les prendrons a mi pente.une vrai partie de rigolade. certains trouvent harcelant l'insitance des vendeurs (ce qui se comprend) pour nous c'est a chaques fois une franche partie de rigolade et cette fois ne fera pas exception avec ces gens qui rient d'un rien demain, un nouveau tour dans les rizieres avec pique nique, programme allechant!
jour 4 nous voici repartis a travers les rizieres, cela commence tres fort des le matin avec des paysages splendides, encore plus que la veille, comment est ce possible? dans un village nous croisons des enfants avec le cartable de l'uncicef, je fait des photos pour les copines du groupe, de quoi remotiver celles qui en aurait besoin. avec les enfants bien evidement la question est "vas tu a l'ecole?" hai nous a dit comment cela se disait. ce qui les fait beaucoup rire la prononciation ne devait pas etre top! le vietnamien est une langue monosylabique ou les intonations peuvent changer le sens d'une phrase. nous revoila sous bonne escorte pour continuer notre chemin. une petite fille me prend la main, elle ne me quitera plus jusque la fin de la ballade. elle parle francais qu'elle a appris aupres des touristes et oui, elle a un cartable de l'unicef. elle me noue un bracelet de tissus au poignet en disant cadeau.elle me fait des bouquets de feuilles tressées. elle m'explique ici c'est un village h'mong, la bas c'est dao, la c'est ma maison, voici ma grand mere, la bas c'est ma famille qui recolte.... avant de quitter ma nouvelle amie je lui acheterai quelques babioles. retour a sa pa ou un nouveau tour de marché s'impose des fois que des babioles m'aient echapees
a sa pa excelent massage traditionel dao
jour 5 nous repartons et jusque lai chau ne croiserons olus un seul touriste ( apres nonplus d'ailleur jusque ha noi) le passage du col se fait avec pas mal de brume mais le paysage est splendide. plusieurs arrets dans les villages ou je passe beaucoup de temp a faire des polaroids un repas delicieux dans un bouiboui, un petit tour de marché avant de reprendre la route a chaque arret tout le monde est pret a repartir alors que je distribue toujours des photos. cette route est l'une des plus belles que nous ayons fait au vietnam nous arivons a lai chau dans un hotel un peu desuet (parait il le seul restant encore, la vallée va etre inondee par un barrage et les gens reloges, du coup l'hotel n'est plus entretenu) il reste plein de charme. nous y rencontrons un couple faisant la boucle en sens inverse en moto, la fille n'avait jamais conduit de moto avant. nous leur garantissons une route superbe pour le lendemain
jour 6 nous abordons le pays thai, attention rien n'est autant tranché on y trouve aussi des villages h'mong ou autre les maisons thai sont sur pilotis les villages se succedent, rien de monotonne chaque arret est unique, les blagues differentes meme si tout est gestuel. je raffole de ces villages arrivee a dien bien phu visites des sites historiques, pas bien d'interet pour moi, cette histoire on la connait, on l'a dejas lu et revu et le cote "on a gagné " un peu lassant. seul interet pour moi la maquette de la bataille permettant de visualiser ce que je savais.
jour 7 heureusement a dien bien phu il y a un marché tres sympa, nous y trouverons un sac pour reprendre l'avion. nous ne serons pas les seuls a en acheter un, beaucoup commencent dejas a avoir les bagages qui debordent, heureusement j'aime voyager leger et nous avons de la place. retour a ha noi d'un saut de puce ou plustot de vietnam airline ou nous retrouvons le gros de nos affaires. visite du musé ethnographique (assez rapide vu que notre voyage est axé la dessus et que nous voyons tout cela sur place) visite du temple de la literature et en rentrant a l'hotel, devinez???? mes sandales lachent! cela devient vraiment comique!
jour 8 nous laissons hai a ha noi et tot le matin nous envolons pour hué ou truoc nous attend, il sera notre guide pour la deuxieme partie du voyage en attendant il me faut trouver des sandales mes pieds commencent a bouillir dans les chaussures fermees. nous embarquons sur la riviere des parfums direction la pagode thien mu puis le tombeau ming mang enfin des sandales, mais je tombe sur le seul endroit au vietnam ou il n'y a pas une pointure en dessous du 40! apres midi visite de la cité imperiale bilan de la journee tre spositif mais j'ai toujours les pieds enfermés
jour 9 nous commencons la journee par une echoppe fabriquant de l'encans et des chapeaux coniques (casot tu as vu la meme vue nos photos) et la, miracle, des sandales et a ma pointure. jolies, bon elles n'ont pas l'air tres solide mais si je ne veux pas de grosses fleures de platique rose je n'ai pas trop le choix!esperons qu'elle tienne jusque sai gon - mes pieds sont ravis!!! visite du tombeau thu duc, puis le marché de la ville n, les marchés au vietnam c'est un regal nous rejoignons danang par le col des nuages a danang j'ai rendez vous. juste avant notre depart un typhon a frappé la ville. la diabetologue de mon fils a adopté son enfant dans un orpheminat de cette ville, j'ai rendez vous la bas pour porter des medicaments couteux a une religieuse et des vetements que j'ai recolté pour les sinistrés. la veille truoc a eu la gentillesse de telephoner pour avertir de notre arrivée (contact par mail avait dejas été pris) notre chauffeur vihn fera un detour pour nous y deposer. ce sont ces religieuse qui avant le typhon ont fait le tour des villages alentour pour inciter les gens a se refugier dans les murs de l'orphelinat. soeur gemma nous y accueille et est desolee que nous ne puissions pas rester polus longtemsp mais le reste du groupe nous attend arrivee en fin d'apres midi a hoi an ou nous visitons une fabrique de soie. beaucoup se font faire des vetement sur mesure, impossible pour moi montraitement pour la thyroide est en train de me faire gonfler alors le sur mesure... ce n'est pas vraiment le moment! j'achete des sac en soie pour mes nieces a noel puis attend les autres devant un bon thé offert si facilement partout au vietnam nous sommes le 28, c'est mon anniversaire, j'avais vu avec truoc pour offri a boire a tout le monde le soir mais surpirse truoc a aussi commenadé un gateau! et tout le monde se leve pour feter mon anniversaire, une grosse boule d'emotion monte.
jour 10 hoi an est un tres jolie ville ( ma preférée au vietnam) avec des echoppes toutes plus interessantes les unes que les autres. nous passons la matinée a visiter puis apres le repas pendant que certains restent en ville, nous sommes quelques uns a retourner a l'hotel indochine un peu en dehors de la ville (voir l'album de casot) en prenant une barque, excelente iddee etant bas sur l'eau nous voyons les choses autrement. l'hotel n'est pas loin de la plage ou nous finissons la journee au mileu des femmes qui nettoyent la plage apres le passage du typhon, pas de baignade une nouvelle tempete est annoncee. le soir toutes les commandes sont pretes, tout est impecable, un travai rapide, soigné et peu cher.
jour 11 cette fois nous partons vers les plateaux du centre par la piste ho chi mihn, la route est tres belle bordee de forets luxuriantes ( sauf aux endroits ou il y a encore des traces des defoliants deversés sur le pays). par moment la route est plutot cahotique sans parler de certains ponts a kontun, un guide local nous prend en charge. devant lui truoc sera muet, nous comprenons que nous devons faire attention a ce que nous disons. ce secteur est ouvert depuis peu et parfois des probleme occasionent une nouvelle fermture de la zone. ces ethnies ne sont pas dans les petits papiers du regime. visite d'un village bahnar. des gens m'invitent a monter chez eux et partagent un fruit avec moii, , j'hesite mais je ne veux pas les vexer, bon , j'ai tout ce au'il faut dans ma pharmacie, inch allah! ils se disent tres honores et me remercie, c'est le monde a l'enver!ce serait plutot a moi d'etre honoree et de remercier! tres vite le guide reviens me chercher comme s'il s'inquietait de ce que nous pourrions dire alors que nous ne parlons pas la meme langue!nous ne risquons pas d'aborder des sujets tabou! je quitte donc mes hote et en descendant..... ma sandale casse!!!!!!je savais qu'elle n'etaient pas solide , il ne me reste plus qu'a rentrer a l'hotel pieds nus! je ne sais plus quoi inventer pour me faire remarquer!
jour 12 mes pieds une fois de plus enfermés nous allons visiter la superbe eglise en bois de kontun puis l'orphelinat pour les ethnies montagnardes. au vietnam la politique c'est deux enfants par familles, sauf pour les ethnies minoritaire ou ils peuvent avoir autant d'enfants qu'ils veulent, il semble qu'il y ai beaucoup de mortalité lors des naissances et les peres ne peuvent pas toujours assumer les enfants. un nouveau village ou le chef nous dit avoir combattus au coté des francais et etre ravi de parler avec nous. nous finissons au marche ou..... je trouve une echoppe remplie de sandales! des sandales en pneu pour un euro! et la au moin c'est du solide! (je les ai toujours et compte bien les emener au laos) nous prenons le repas de midi a pleiku en route nous voyons les poivriers, cafeies et heveas nuit a ban me tuot
jour 13 au lac lake nous faisons une ballade a dos d'elephants (un vrai regal et quelle rigolade lorsque nous tracversons le lac) notre cornac n'arrette pas de regarder mes pieds! ah non! on ne touche pas a mes sandales!!!! apres l'effort, le reconfort des jares d'alcool de riz nous attendent avec plusieurs palles. ces jarres sont superbe et l'alcol le mailleur que nous ayons gouté dommage qu'elles soient si lourde pour les ramener. heureusement que nous n'avons pas abusé de la jarre avant d'aller sur les ponts suspendus des chutes de dray sap le guide nous dit de faire attention la roche est glissante, pas de probleme mes pneus ont une super aderance! le soir c'est l'anniversaire de truoc et c'est a notre tour de le faire craquer en lui souhaitant, chacun son tour!
jour 14 route pour sai gon et coup dur pour vihn vihn c'ets notre chauffeur, il a un aide chauffeur lake et avec truoc c'est une equipe tres attentionnee qui nous accompagne. la route coutera un trou dans le permis de vihn. au vietnam au lieu de points sur le permis lors d'infraction on fait un trou, au bout de trois trous, plus de permis et c'est definitif! pour vihn c'est son deuxieme trou. vraiment un mauvais moment, le bakchich plié dans le permis n'a pas été accepté, sans doute parce que nous etiosn en train de rerader (erreure) je crois que longtemps nous reverrons le visage decomposé de vihn lorsuqe son billet lui a été rendu, j'espere que cela n'aura pas de consequences pour lui pour de futurs contrats. nous nous sommes (presque) tous cotisé pour payer le pv lui rendant le sourire enfin sai gon, heureusement je n'ai presque plus de pellicules nous en sommes a notre troisieme hotel indochine, quelle imagination! un petit tour dans la ville
jour 15 un dernier marché et bien sur encore des achats il y a tellemnt de choses a raporter pour certains un dernier massage, je vous recommande l'institut des aveugles envol pour paris via singapour
nous n'avons pas vu le delta du mekong, nous reviendrons! en tout cas le pays nous en a donné l'envie.
les photos sont des argentiques scannées
diaporamas en musique du voyage
boucle du nord http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4445.php
boucle du centre http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4459.php
pays millenaire, il a ete longtemps sous dominance etrangere. des siecles de domination chinoise, puis la colonisation francaise n'ont pas entammé sa volonté d'independance. ensuite des decennis de guerre puis d'embargo ont suivis; ce pays qui a enormement souffert des tonnes de defoliants et d'agent orange deversé ainsi que de l'embargo economique est un pays jeune et dynamique en plein essort, la premiere impression lorsque l'on traverse le vietnam c'est un vaste chantier.
ce pays avec le cambodge et le laos formait l'indochine francaise;, nous n'y avons pas senti de rancune, certains disent que les francais ont au moin laissé des infrastructures (routes café heveas). sans tout de meme faire de la colonisation une periode rose.
trois secteurs composent la pays. la cochinchine autour du delta du mekong, l'anam, le tonkin autour du delta du fleuve rouge.
l'ancienne capitale imperiale hué a laissé la place a la nouvelle, ha noi mais sai gon (ho chi mihn ville maintenant mais tout le monde continue de dire sai gon) reste le centre economique du pays.
de multiples ethnies, religions formennt ce pays dont le ciment est le culte des ancetres.
l'artisanat vietnamien est de qualité outre la soie, on trouve des laques, des poteries, des tissages sans parler de l'artisanat des montagnards et tout est de qualité
la nouriture, un vrai delice, sans doute l'une des plus saine au monde, diferentes selon les regions, plus epicee au sud plus rafinee a hué et partout des marchandes de pho
pour preparer ce voyage je me suis beaucoup appuyée sur le forum vietnam voyage et monde (voir lien dans ma signature), en effet bien qu'etant en groupe je prepare chaques voyage comme si je devais partir seule. avant le depart j'avais soumis le circuit a doc (webmaster du forum) qui m'avait dit: "jamais un tour operateur ne t'ememnera ou tu vas!"et pourtant...... ce sera bien la cas!
VOYAGE jour 1 vol paris ha noi via singapour. nous sommes 18 ce qui est beaucoup par rapport a d'habitude. en fait lors de l'escale a singapour nous nous sommes dejas presque tous trouvés. surprenant dans un si grand aeroport de trouver des gens dont on a aucune iddee.
jour 2 a l'aeroport, hai nous attend, ce sera notre guide pour le nord. nous partons de suite pour la baie d'along. un premier arret pres de gens recoltant le riz, je m'essaie a en couper, les tiges sont tres resistantes. nouvel arret dans un centre pour handicapé (victime entre autre de l'agent orange et de l'ambargo sur les vaccins) un artsanat realisé par eux y est vendu arrivé a ha long dommage de n'avoir pas embarquer le soir pour une nuit dans la baie
jour 3 croisiere dans la baie d'ha long avec repas a bord. j'avais peur d'etre déçue, on l'a tellement vue en photo, en film... et bien non! elle est encore plus belle que cela! realiser ou l'on se trouve alors qu'on en a tellement rever.... nous arrivons a ha noi a la tombee de la nuit (il faut dire qu'elle tombe tot) un petit tour dans la ville avant de retrouver le groupe pour le spectacle de marionnettes sur l'eau je n'ai pas besoin d'aller bien loin pour que les choses se gatent pour moi. en passant sous un echafaudage un sceau de platre me tombe dessus! me voila crepie! de plus nous avons trié nos sac pour n'emener que le minimum dans les montagnes (le reste de nos affaire restant a ha noi), et quand on me dit minimum, c'est minimum, je n'ai en tout et pour tout qu'un pantalon de rechange pour 5 jours et nous ne l'avons meme pas avec nous. bref c'est crepie que je continue la soiree! spectacle de marionnettes sur l'eau sympa mais bon je travaille toute l'anne avec les enfants alors... par contre la musique....je me retrouve scotché par le son de cet instrument a une corde, le dan bao restau toujours crepie avant de rejoindre le train de nuit pour lao cai. les compartiments sont pour quatre, nous y sommes bien plus a l'aise que dans nos compartiments pour 6 je peux enfin le changer! ouf je me sent mieux! par contre.... c'est la fermeture du sac qui lache!decidement, tout vas bien!il va falloire en trouver un avant dien bien phu ou nous reprenons l'avion
jour 3 arrivée a lao cai a la frontiere chinoise au petit matin je m'essaie au pho pour le petit dejeuné a la facon veitnamienne mais je ne suis pas convaincue juste sur la frontiere se trouve un petit temple tres prisé pour les pelerinages, sur le pont entre les deux pays un vas et vien incessant de marchandises. la, une vielle dame en costume traditionelle et aux dents laquee qui vient de loin pour ce temple (une des rares que nous verrons en costume), charmante vielle dame qui sera ravie de repartir avec des polaroids. je l'ai dejas dit je suis tres mauvaise eleve, je suis incapable de suivre le guide, je vais de mon coté, j'essaie de sentir les choses a ma facon (avant le depart j'ai beaucoup lu et j'ai besoin de peu d'explications)du coup certaines rencontres sont possibles. depart pour sa pa et nous admirons nos premieres rizieres en terrasse nous avons la chance de nous trouver a sa pa pratiquement sans touriste. je me regale, ses h'mong, ses daos rouges, son marché.... en fait je me retrouve tellement occupee a acheter colliers, tissus et chemises h'mong que tres vite je n'ai plus de temps pour les photos. apres le marché, petit tour a pied dans les villages des environs de sa pa, les paysages sont superbes c'est arrivés dans les villages que les polaroids facilietent vraiment la comunication surtout quand on ne parle pas la meme langue. quelques boucles d'oreilles plus tard, nous reprenons la descente. au bout du chemin des motos taxis nous proposent de nous remonter "moto madame?" certains en profitent pour remonter sans effort, pour ma part je prefere marcher. le tout escortés de 'moto madame" certains les prendrons a mi pente.une vrai partie de rigolade. certains trouvent harcelant l'insitance des vendeurs (ce qui se comprend) pour nous c'est a chaques fois une franche partie de rigolade et cette fois ne fera pas exception avec ces gens qui rient d'un rien demain, un nouveau tour dans les rizieres avec pique nique, programme allechant!
jour 4 nous voici repartis a travers les rizieres, cela commence tres fort des le matin avec des paysages splendides, encore plus que la veille, comment est ce possible? dans un village nous croisons des enfants avec le cartable de l'uncicef, je fait des photos pour les copines du groupe, de quoi remotiver celles qui en aurait besoin. avec les enfants bien evidement la question est "vas tu a l'ecole?" hai nous a dit comment cela se disait. ce qui les fait beaucoup rire la prononciation ne devait pas etre top! le vietnamien est une langue monosylabique ou les intonations peuvent changer le sens d'une phrase. nous revoila sous bonne escorte pour continuer notre chemin. une petite fille me prend la main, elle ne me quitera plus jusque la fin de la ballade. elle parle francais qu'elle a appris aupres des touristes et oui, elle a un cartable de l'unicef. elle me noue un bracelet de tissus au poignet en disant cadeau.elle me fait des bouquets de feuilles tressées. elle m'explique ici c'est un village h'mong, la bas c'est dao, la c'est ma maison, voici ma grand mere, la bas c'est ma famille qui recolte.... avant de quitter ma nouvelle amie je lui acheterai quelques babioles. retour a sa pa ou un nouveau tour de marché s'impose des fois que des babioles m'aient echapees
a sa pa excelent massage traditionel dao
jour 5 nous repartons et jusque lai chau ne croiserons olus un seul touriste ( apres nonplus d'ailleur jusque ha noi) le passage du col se fait avec pas mal de brume mais le paysage est splendide. plusieurs arrets dans les villages ou je passe beaucoup de temp a faire des polaroids un repas delicieux dans un bouiboui, un petit tour de marché avant de reprendre la route a chaque arret tout le monde est pret a repartir alors que je distribue toujours des photos. cette route est l'une des plus belles que nous ayons fait au vietnam nous arivons a lai chau dans un hotel un peu desuet (parait il le seul restant encore, la vallée va etre inondee par un barrage et les gens reloges, du coup l'hotel n'est plus entretenu) il reste plein de charme. nous y rencontrons un couple faisant la boucle en sens inverse en moto, la fille n'avait jamais conduit de moto avant. nous leur garantissons une route superbe pour le lendemain
jour 6 nous abordons le pays thai, attention rien n'est autant tranché on y trouve aussi des villages h'mong ou autre les maisons thai sont sur pilotis les villages se succedent, rien de monotonne chaque arret est unique, les blagues differentes meme si tout est gestuel. je raffole de ces villages arrivee a dien bien phu visites des sites historiques, pas bien d'interet pour moi, cette histoire on la connait, on l'a dejas lu et revu et le cote "on a gagné " un peu lassant. seul interet pour moi la maquette de la bataille permettant de visualiser ce que je savais.
jour 7 heureusement a dien bien phu il y a un marché tres sympa, nous y trouverons un sac pour reprendre l'avion. nous ne serons pas les seuls a en acheter un, beaucoup commencent dejas a avoir les bagages qui debordent, heureusement j'aime voyager leger et nous avons de la place. retour a ha noi d'un saut de puce ou plustot de vietnam airline ou nous retrouvons le gros de nos affaires. visite du musé ethnographique (assez rapide vu que notre voyage est axé la dessus et que nous voyons tout cela sur place) visite du temple de la literature et en rentrant a l'hotel, devinez???? mes sandales lachent! cela devient vraiment comique!
jour 8 nous laissons hai a ha noi et tot le matin nous envolons pour hué ou truoc nous attend, il sera notre guide pour la deuxieme partie du voyage en attendant il me faut trouver des sandales mes pieds commencent a bouillir dans les chaussures fermees. nous embarquons sur la riviere des parfums direction la pagode thien mu puis le tombeau ming mang enfin des sandales, mais je tombe sur le seul endroit au vietnam ou il n'y a pas une pointure en dessous du 40! apres midi visite de la cité imperiale bilan de la journee tre spositif mais j'ai toujours les pieds enfermés
jour 9 nous commencons la journee par une echoppe fabriquant de l'encans et des chapeaux coniques (casot tu as vu la meme vue nos photos) et la, miracle, des sandales et a ma pointure. jolies, bon elles n'ont pas l'air tres solide mais si je ne veux pas de grosses fleures de platique rose je n'ai pas trop le choix!esperons qu'elle tienne jusque sai gon - mes pieds sont ravis!!! visite du tombeau thu duc, puis le marché de la ville n, les marchés au vietnam c'est un regal nous rejoignons danang par le col des nuages a danang j'ai rendez vous. juste avant notre depart un typhon a frappé la ville. la diabetologue de mon fils a adopté son enfant dans un orpheminat de cette ville, j'ai rendez vous la bas pour porter des medicaments couteux a une religieuse et des vetements que j'ai recolté pour les sinistrés. la veille truoc a eu la gentillesse de telephoner pour avertir de notre arrivée (contact par mail avait dejas été pris) notre chauffeur vihn fera un detour pour nous y deposer. ce sont ces religieuse qui avant le typhon ont fait le tour des villages alentour pour inciter les gens a se refugier dans les murs de l'orphelinat. soeur gemma nous y accueille et est desolee que nous ne puissions pas rester polus longtemsp mais le reste du groupe nous attend arrivee en fin d'apres midi a hoi an ou nous visitons une fabrique de soie. beaucoup se font faire des vetement sur mesure, impossible pour moi montraitement pour la thyroide est en train de me faire gonfler alors le sur mesure... ce n'est pas vraiment le moment! j'achete des sac en soie pour mes nieces a noel puis attend les autres devant un bon thé offert si facilement partout au vietnam nous sommes le 28, c'est mon anniversaire, j'avais vu avec truoc pour offri a boire a tout le monde le soir mais surpirse truoc a aussi commenadé un gateau! et tout le monde se leve pour feter mon anniversaire, une grosse boule d'emotion monte.
jour 10 hoi an est un tres jolie ville ( ma preférée au vietnam) avec des echoppes toutes plus interessantes les unes que les autres. nous passons la matinée a visiter puis apres le repas pendant que certains restent en ville, nous sommes quelques uns a retourner a l'hotel indochine un peu en dehors de la ville (voir l'album de casot) en prenant une barque, excelente iddee etant bas sur l'eau nous voyons les choses autrement. l'hotel n'est pas loin de la plage ou nous finissons la journee au mileu des femmes qui nettoyent la plage apres le passage du typhon, pas de baignade une nouvelle tempete est annoncee. le soir toutes les commandes sont pretes, tout est impecable, un travai rapide, soigné et peu cher.
jour 11 cette fois nous partons vers les plateaux du centre par la piste ho chi mihn, la route est tres belle bordee de forets luxuriantes ( sauf aux endroits ou il y a encore des traces des defoliants deversés sur le pays). par moment la route est plutot cahotique sans parler de certains ponts a kontun, un guide local nous prend en charge. devant lui truoc sera muet, nous comprenons que nous devons faire attention a ce que nous disons. ce secteur est ouvert depuis peu et parfois des probleme occasionent une nouvelle fermture de la zone. ces ethnies ne sont pas dans les petits papiers du regime. visite d'un village bahnar. des gens m'invitent a monter chez eux et partagent un fruit avec moii, , j'hesite mais je ne veux pas les vexer, bon , j'ai tout ce au'il faut dans ma pharmacie, inch allah! ils se disent tres honores et me remercie, c'est le monde a l'enver!ce serait plutot a moi d'etre honoree et de remercier! tres vite le guide reviens me chercher comme s'il s'inquietait de ce que nous pourrions dire alors que nous ne parlons pas la meme langue!nous ne risquons pas d'aborder des sujets tabou! je quitte donc mes hote et en descendant..... ma sandale casse!!!!!!je savais qu'elle n'etaient pas solide , il ne me reste plus qu'a rentrer a l'hotel pieds nus! je ne sais plus quoi inventer pour me faire remarquer!
jour 12 mes pieds une fois de plus enfermés nous allons visiter la superbe eglise en bois de kontun puis l'orphelinat pour les ethnies montagnardes. au vietnam la politique c'est deux enfants par familles, sauf pour les ethnies minoritaire ou ils peuvent avoir autant d'enfants qu'ils veulent, il semble qu'il y ai beaucoup de mortalité lors des naissances et les peres ne peuvent pas toujours assumer les enfants. un nouveau village ou le chef nous dit avoir combattus au coté des francais et etre ravi de parler avec nous. nous finissons au marche ou..... je trouve une echoppe remplie de sandales! des sandales en pneu pour un euro! et la au moin c'est du solide! (je les ai toujours et compte bien les emener au laos) nous prenons le repas de midi a pleiku en route nous voyons les poivriers, cafeies et heveas nuit a ban me tuot
jour 13 au lac lake nous faisons une ballade a dos d'elephants (un vrai regal et quelle rigolade lorsque nous tracversons le lac) notre cornac n'arrette pas de regarder mes pieds! ah non! on ne touche pas a mes sandales!!!! apres l'effort, le reconfort des jares d'alcool de riz nous attendent avec plusieurs palles. ces jarres sont superbe et l'alcol le mailleur que nous ayons gouté dommage qu'elles soient si lourde pour les ramener. heureusement que nous n'avons pas abusé de la jarre avant d'aller sur les ponts suspendus des chutes de dray sap le guide nous dit de faire attention la roche est glissante, pas de probleme mes pneus ont une super aderance! le soir c'est l'anniversaire de truoc et c'est a notre tour de le faire craquer en lui souhaitant, chacun son tour!
jour 14 route pour sai gon et coup dur pour vihn vihn c'ets notre chauffeur, il a un aide chauffeur lake et avec truoc c'est une equipe tres attentionnee qui nous accompagne. la route coutera un trou dans le permis de vihn. au vietnam au lieu de points sur le permis lors d'infraction on fait un trou, au bout de trois trous, plus de permis et c'est definitif! pour vihn c'est son deuxieme trou. vraiment un mauvais moment, le bakchich plié dans le permis n'a pas été accepté, sans doute parce que nous etiosn en train de rerader (erreure) je crois que longtemps nous reverrons le visage decomposé de vihn lorsuqe son billet lui a été rendu, j'espere que cela n'aura pas de consequences pour lui pour de futurs contrats. nous nous sommes (presque) tous cotisé pour payer le pv lui rendant le sourire enfin sai gon, heureusement je n'ai presque plus de pellicules nous en sommes a notre troisieme hotel indochine, quelle imagination! un petit tour dans la ville
jour 15 un dernier marché et bien sur encore des achats il y a tellemnt de choses a raporter pour certains un dernier massage, je vous recommande l'institut des aveugles envol pour paris via singapour
nous n'avons pas vu le delta du mekong, nous reviendrons! en tout cas le pays nous en a donné l'envie.
les photos sont des argentiques scannées
diaporamas en musique du voyage
boucle du nord http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4445.php
boucle du centre http://www.vacanceo.com/videos/voir-vid_4459.php
Les porteurs au Népal English translation pending
Bonjour!
J'ai pensé rassembler quelques renseignements sur la situation des porteurs/porteuses au Népal. Il s'agit en quelque sorte d'un projet collectif qui nécessite la collaboration de tous ceux et celles qui aiment ce pays, et ses habitants. Prenez connaissance de cette ébauche, mettez-y votre grain de sel, produisons un consensus, et affichons-le sur ce site!
Vous pouvez communiquez avec moi par l'intermédiaire d'un message public sur ce site.
Marc Lamarre, Montréal
N'ayant pas été en mesure de télécharger un fichier Word, je mets donc l'ébauche de texte mentionné plus haut à la suite de ce message initial, juste en dessous de la suite de petites croix.
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INTRODUCTION (ne fait pas partie du texte proprement dit, ne sert qu'à introduire le projet)
Les porteurs au Népal
Salutations!
J’ai pensé écrire un court texte descriptif sur le Népal, ainsi qu’un autre sur le rôle et l’apport vital des porteurs et porteuses dans la vie de ce pays, une façon de leur démontrer toute mon admiration, et mon affection…
Accessoirement, de nombreux touristes sont susceptibles d’utiliser les services de porteurs, et ce texte pourrait les aider à trouver réponses à leurs questions puisque les guides touristiques n’effleurent que le sujet…
Ce texte n’est qu’une ébauche. N’hésitez pas à m’envoyer vos photographies, pas uniquement celles mettant en scène des porteurs/porteuses, mais aussi celles illustrant des paysages népalais. Vos expériences personnelles, renseignements, réflexions, poèmes et pensées sur le sujet sauront enrichir ce texte.
Si vous relevez des erreurs/imprécisions dans les différentes ébauches, SVP, m’en informer. Dans la mesure du possible, essayez de documenter vos assertions.
Un texte final accompagné de photographies sera présenté dans la section « Népal » de VoyageForum.
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COEUR DU TEXTE (texte proprement dit)
La population actuelle du Népal serait d’environ 28.5 millions d’habitants. (juillet 2009) (Cia World Factbook/2009/Nepal). Fait troublant et primordial à garder à l’esprit: le revenu annuel par capita ne serait que de 470$ us Oui, vous avez bien lu : quatre cent soixante-dix !!!, statistique de 2008, même source.
Ce qui classerait le Népal au 145ième rang des pays les plus pauvres sur les 192 pays de la planète…
On médite T-R-È-S très l-o-n-g-u-e-m-e-n-t là-dessus avant de promouvoir ou d’endosser la resquille, ou de chipoter ad nauseam sur quelques roupies manquantes…
Une autre triste donnée: l’espérance de vie des hommes (64 ans) et des femmes (66 ans) est en baisse depuis 2 décennies… (Rough Guide Nepal, 6ième éd, 2009, page 5 et www.wikipedia.org et CIA World Factbook, www.cia.gov
La géographie est un élément incontournable pour débuter cette réflexion. Le Népal peut être vu comme un petit pays, coincé entre 2 géants (la Chine au nord et l’Inde au sud) ayant + ou – la forme d’un rectangle qui fait environ 147, 000 kilomètres carrés.
Le pays est divisé en 3 zones, Du nord vers le sud: La chaîne himalayenne constituée de sommets allant de 6000 à 8800 mètres communément appelée himal (sommets perpétuellement enneigés, pour l’instant) et qui forme une frontière naturelle avec la Chine (Tibet)
La deuxième zone, appelée pahar (région montagneuse du centre du pays) contient à la fois des alpages et des cultures en terrasses.
La troisième zone dite Terai est relativement plate, tropicale durant l’été et tempérée (présence de fortes nappes de brouillard) pendant l’hiver.
Les autoroutes et routes asphaltées sont peu nombreuses au Népal. Quand la population et le relief s’y prêtent, on trouve des chemins + ou – larges permettant le passage de véhicules moteurs, mais ils sont très susceptibles de s’effondrer à cause de l’érosion provoquée par l’accumulation d’eau durant la mousson ou par des glissements de terrain, fréquents dans ce pays.
Ce qui étonne le visiteur, c’est la présence, souvent millénaire d’un important réseau de sentiers pédestres.
Avancer l’idée (sans jeux de mots) que les népalais et les népalaises «marchent beaucoup» au cours de leur vie est un euphémisme.
Les tâches quotidiennes sont presque toujours le lot des femmes, mais très tôt les enfants apportent une aide appréciable, et souvent primordiale. On pense surtout à la nourriture de la maisonnée, le fourrage et les grains pour les bêtes, bois de chauffage, matériaux de construction etc…
L’objet fétiche du porteur est un panier en osier appelé doku souvent fabriqué au Terai mais aussi dans d’autres régions du pays, doté d’une sangle (besoin du mot népalais, chers collaborateurs) reliant le panier au front du porteur.
Si le transport local est assuré par les femmes, les hommes et des enfants, le transport longue distance (rémunéré) est surtout affaire des hommes, mais depuis une décennie, les népalaises commencent à faire leurs marques. (www.3sistersadventure.com)
Le transport longue distance (rémunéré) concerne les marchandises en tout genre et surtout en tout poids, ainsi que le transport de bagages en tout genre pour la clientèle touristique. Le transport des bagages des touristes semble plus payant pour les porteurs que le transport de marchandises (CQFD) Bien que le Népal soit rural à près de 73% (CIA World Bookfact/Nepal), l’exode vers les villes est en nette augmentation depuis le début/fin de la guerre civile (1996-2006), et ne cesse de s’accélérer (hausse annuelle de 4.9% par année).
Sous-alphabétisés, peu éduqués, et confronté à une paupérisation à la hausse, les népalais essaient de s’en sortir en partant travailler à l’étranger. Pour ceux qui ne peuvent le faire, une des seules alternatives reste de travailler dans le secteur touristique.
Ils commencent la plupart du temps comme «kitchen boy» puis grimpent la hiérarchie: porteur, guide-porteur, guide, guides seniors lors d’expéditions d’importance ou de longue haleine, associé dans une agence de voyage puis proprio d’une telle agence. Plusieurs ne sont que porteurs occasionnels, et retournent au village dès les saisons touristiques terminées.
Puisque tous népalais est un porteur en puissance, il n’est pas bien difficile d’en trouver. Ils offrent souvent, à la sauvette, leurs services aux touristes, n’ont strictement aucune couverture médicale/vie, ne sont que rarement instruits aux réalités de la haute montagne : force décuplée des UV (http://www.basecampmd.com/...uide/snowblind.shtml et son cortège de problèmes : cataractes/mélanomes/formation accélérée de rides), mal aigu des montagnes, présence du froid à mesure que l’on monte en altitude (engelures, problèmes respiratoire exacerbés, etc…
Chaque année, plusieurs cadavres de porteurs sont retrouvés au printemps (http://www.high-altitude-medicine.com/DeadMenWalking.html et http://www.nepalitimes.com.np/issue/33/Nation/8423 et http://www.ippg.net/...death_rolwaling.html
Il existe 2 types de porteurs : ceux et celles qui portent des marchandises commerciales, souvent exploité à l’os, sous-payés, mal équipé et mal habillé pour affronter le froid en altitude, pas assuré, et ne parlant pas un mot d’une langue étrangère…
Et ceux et celles qui portent les bagages et équipements des touristes en visite au Népal. Tristement, il s‘agit souvent des mêmes porteurs, soyez-en avertis… S’il y a une chose que vous devez retenir sur les porteur népalais, c’est celle-ci : ces gens-là ne se plaignent JAMAIS! Comprenez-vous vraiment la portée de ce que vous venez de lire?
Vous serez fourbu à n’en plus sentir vos jambes, votre tête vous emblera légère, légère (beaucoup trop, en fait), vous sentirez le vent vous mordre le corps malgré votre beau Gortex à 400 euros, Vos belles bottes Lowa, modèle Terrano à 200 euros vous feront souffrir le martyre après la descente du Thorung La, et pourtant vous ne portez qu’un sac à dos de jour pesant moins de 5 kilos…
Lui, cependant, sera toujours dans les parages, dans son pantalon de coton, sans lunette, souliers ouverts, pas de gant ni bonnet, sourire aux lèvres malgré les 2 énormes sacs (50, 60 ou 70 kilos?) au nom estampillé de votre agence, qu’il transporte sur son dos voûté que vous ne voyez plus depuis longtemps…
Ses 2 dal bhats (riz blanc et lentilles en soupe) journaliers (et très souvent rien d’autre), le fait qu’il couche sur les planchers des lodges, alors que vous vous plaindrez amèrement pendant des jours de la dureté du matelas de votre chambre privée…
Si vous avez acheté à l’extérieur du Népal, une prestation de trek (formule «tout inclus»), il est certain que votre agence impartira, en tout ou en partie, cette prestation à une agence népalaise… Vous payez? Alors vous avez VOTRE mot à dire, car après tout, vous êtes plus qu’un porte-monnaie sur 2 jambes, non?
Demandez donc si les porteurs engagés auront droits à des équipements et des habits appropriés? (lunette de soleil, bonnet de laine, pantalon /chaussettes/veste, chaussures fermées? Et sans doute LA question: Y a-il une charge maximale qu’ils porteront?
Puisque vous être maintenant propriétaire d’un magnifique forfait «tout inclus», eh! bien ça veux dire que vous n’aurez pas à négocier le salaire et les conditions de travail des porteurs. Cependant, cette situation ne vous donne pas carte blanche pour tourner vos yeux dans l’autre direction, et de porter des ornières pendant votre séjour au Népal…
Si vous êtes témoin de choses franchement inadmissibles concernant les porteurs engagés pour votre trek: traitements inhumains, vêtements et équipements nettement déficients, et surtout charge exagérée, rapportez le tout aux différents intervenants: sidhar, dirigeants de l’agence népalaise à Kat, et surtout, SURTOUT à l’agence qui vous a vendu directement ce forfait.
Même s’il y a fort à parier que les sous-traitants népalais ne donneront pas suite à vos plaintes, vos récriminations auront plus de poids (et sans doute plus de chance d’aboutir) si elles sont relayées directement des agences européennes vers les agences népalaise.
Si, par contre, vous voyagez au Népal, en autonomie, et que vous prévoyez engager des porteurs népalais, vous avez un rôle encore plus important à jouer… Vous serez réputé «responsable» de vos porteurs. A ce titre, vous avez des responsabilités inaliénables.
Sont-ils bien habillés, et bien équipés? Vous ne marcheriez pas sur un glacier sans crampons? Pourquoi le ferait-ils? Vous ayez bonnet, lunette, gants, foulard, et souliers fermés? Encore une fois : pourquoi pas eux aussi?
Laissez de côté les déclarations du genre: Ah! mais qu’est-ce qu’ils sont endurcis, ces mecs! Ils sont dans doute à l’aise habillés et équipés comme ils le sont… Ils ne disent rien, leurs conditions doivent leur convenir, non? Toutes ces remarques, c’est de la bouillie pour les chats! Gardez à l’esprit que : Homo homani lupus
Mémento :
Renseignez vous! Consultez des sites comme :
www.careporternepal.org
www.ippg.net
www.portersprogress.org/PPUK/Home.html
Cherchez à engager des porteurs suffisamment habillés et équipés. Laissez de côté les porteurs de marchandises trop peu habillés et équipés. Il faut demander i-m-p-l-i-c-i-t-e-m-e-n-t aux porteurs s’ils possèdent vêtements et équipements de base.
N’engagez pas de porteur à la sauvette, sur le coin d’une rue ou dans un village, car il y a gros à parier qu’il ne possèdera ni vêtements et équipements adéquats, ni assurance, ni médicaments sans compter son incompréhension d’une langue étrangère.
Les agences de Kat peuvent assurément vous suggérer des porteurs, ce qui ne devrait pas vous décharger de vos responsabilités de poser les questions pointues déjà mentionnées…
1 - Vêtement chauds? (bonnet, gants, foulard, chaussettes). Souliers fermés, lunette soleil?
2 – Soyez attentif aux signes du mal aigu des montagnes chez vous-même AINSI que chez vos porteurs.
3 – Si vous faîtes porter votre propre sac à dos, enseignez au porteur comment régler les différentes sangles et ceintures du sac.
4 – Ne laissez jamais un porteur souffrant, seul. Ne l’abandonnez pas à son triste sort, ni le laissez pas rebrousser chemin seul. Soyez avec lui en tout temps si la situation l’exige.
5 - Jetez votre dévolu sur un adulte, et laissez de côté les adolescents ou jeunes adultes âgés de moins de 20 ans.
6 - Pensez à transporter quelques médicaments supplémentaires spécifiquement pour les porteurs en situation d’urgence médicale: Diamox, Cipro, azythromycine, codéine
J’attends vos suggestions concernant les gages à payer sur une base journalière ou hebdomadaire, ainsi qu’un commentaire sur le pourboire à verser lors de la fin du trek
Même chose pour la charge maximale recommandée. Après délibérations et consensus, une grille sera soumise dans le document final.
Mesdames, messieurs à vos claviers!
Marc Lamarre Montréal Canada
J'ai pensé rassembler quelques renseignements sur la situation des porteurs/porteuses au Népal. Il s'agit en quelque sorte d'un projet collectif qui nécessite la collaboration de tous ceux et celles qui aiment ce pays, et ses habitants. Prenez connaissance de cette ébauche, mettez-y votre grain de sel, produisons un consensus, et affichons-le sur ce site!
Vous pouvez communiquez avec moi par l'intermédiaire d'un message public sur ce site.
Marc Lamarre, Montréal
N'ayant pas été en mesure de télécharger un fichier Word, je mets donc l'ébauche de texte mentionné plus haut à la suite de ce message initial, juste en dessous de la suite de petites croix.
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INTRODUCTION (ne fait pas partie du texte proprement dit, ne sert qu'à introduire le projet)
Les porteurs au Népal
Salutations!
J’ai pensé écrire un court texte descriptif sur le Népal, ainsi qu’un autre sur le rôle et l’apport vital des porteurs et porteuses dans la vie de ce pays, une façon de leur démontrer toute mon admiration, et mon affection…
Accessoirement, de nombreux touristes sont susceptibles d’utiliser les services de porteurs, et ce texte pourrait les aider à trouver réponses à leurs questions puisque les guides touristiques n’effleurent que le sujet…
Ce texte n’est qu’une ébauche. N’hésitez pas à m’envoyer vos photographies, pas uniquement celles mettant en scène des porteurs/porteuses, mais aussi celles illustrant des paysages népalais. Vos expériences personnelles, renseignements, réflexions, poèmes et pensées sur le sujet sauront enrichir ce texte.
Si vous relevez des erreurs/imprécisions dans les différentes ébauches, SVP, m’en informer. Dans la mesure du possible, essayez de documenter vos assertions.
Un texte final accompagné de photographies sera présenté dans la section « Népal » de VoyageForum.
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COEUR DU TEXTE (texte proprement dit)
La population actuelle du Népal serait d’environ 28.5 millions d’habitants. (juillet 2009) (Cia World Factbook/2009/Nepal). Fait troublant et primordial à garder à l’esprit: le revenu annuel par capita ne serait que de 470$ us Oui, vous avez bien lu : quatre cent soixante-dix !!!, statistique de 2008, même source.
Ce qui classerait le Népal au 145ième rang des pays les plus pauvres sur les 192 pays de la planète…
On médite T-R-È-S très l-o-n-g-u-e-m-e-n-t là-dessus avant de promouvoir ou d’endosser la resquille, ou de chipoter ad nauseam sur quelques roupies manquantes…
Une autre triste donnée: l’espérance de vie des hommes (64 ans) et des femmes (66 ans) est en baisse depuis 2 décennies… (Rough Guide Nepal, 6ième éd, 2009, page 5 et www.wikipedia.org et CIA World Factbook, www.cia.gov
La géographie est un élément incontournable pour débuter cette réflexion. Le Népal peut être vu comme un petit pays, coincé entre 2 géants (la Chine au nord et l’Inde au sud) ayant + ou – la forme d’un rectangle qui fait environ 147, 000 kilomètres carrés.
Le pays est divisé en 3 zones, Du nord vers le sud: La chaîne himalayenne constituée de sommets allant de 6000 à 8800 mètres communément appelée himal (sommets perpétuellement enneigés, pour l’instant) et qui forme une frontière naturelle avec la Chine (Tibet)
La deuxième zone, appelée pahar (région montagneuse du centre du pays) contient à la fois des alpages et des cultures en terrasses.
La troisième zone dite Terai est relativement plate, tropicale durant l’été et tempérée (présence de fortes nappes de brouillard) pendant l’hiver.
Les autoroutes et routes asphaltées sont peu nombreuses au Népal. Quand la population et le relief s’y prêtent, on trouve des chemins + ou – larges permettant le passage de véhicules moteurs, mais ils sont très susceptibles de s’effondrer à cause de l’érosion provoquée par l’accumulation d’eau durant la mousson ou par des glissements de terrain, fréquents dans ce pays.
Ce qui étonne le visiteur, c’est la présence, souvent millénaire d’un important réseau de sentiers pédestres.
Avancer l’idée (sans jeux de mots) que les népalais et les népalaises «marchent beaucoup» au cours de leur vie est un euphémisme.
Les tâches quotidiennes sont presque toujours le lot des femmes, mais très tôt les enfants apportent une aide appréciable, et souvent primordiale. On pense surtout à la nourriture de la maisonnée, le fourrage et les grains pour les bêtes, bois de chauffage, matériaux de construction etc…
L’objet fétiche du porteur est un panier en osier appelé doku souvent fabriqué au Terai mais aussi dans d’autres régions du pays, doté d’une sangle (besoin du mot népalais, chers collaborateurs) reliant le panier au front du porteur.
Si le transport local est assuré par les femmes, les hommes et des enfants, le transport longue distance (rémunéré) est surtout affaire des hommes, mais depuis une décennie, les népalaises commencent à faire leurs marques. (www.3sistersadventure.com)
Le transport longue distance (rémunéré) concerne les marchandises en tout genre et surtout en tout poids, ainsi que le transport de bagages en tout genre pour la clientèle touristique. Le transport des bagages des touristes semble plus payant pour les porteurs que le transport de marchandises (CQFD) Bien que le Népal soit rural à près de 73% (CIA World Bookfact/Nepal), l’exode vers les villes est en nette augmentation depuis le début/fin de la guerre civile (1996-2006), et ne cesse de s’accélérer (hausse annuelle de 4.9% par année).
Sous-alphabétisés, peu éduqués, et confronté à une paupérisation à la hausse, les népalais essaient de s’en sortir en partant travailler à l’étranger. Pour ceux qui ne peuvent le faire, une des seules alternatives reste de travailler dans le secteur touristique.
Ils commencent la plupart du temps comme «kitchen boy» puis grimpent la hiérarchie: porteur, guide-porteur, guide, guides seniors lors d’expéditions d’importance ou de longue haleine, associé dans une agence de voyage puis proprio d’une telle agence. Plusieurs ne sont que porteurs occasionnels, et retournent au village dès les saisons touristiques terminées.
Puisque tous népalais est un porteur en puissance, il n’est pas bien difficile d’en trouver. Ils offrent souvent, à la sauvette, leurs services aux touristes, n’ont strictement aucune couverture médicale/vie, ne sont que rarement instruits aux réalités de la haute montagne : force décuplée des UV (http://www.basecampmd.com/...uide/snowblind.shtml et son cortège de problèmes : cataractes/mélanomes/formation accélérée de rides), mal aigu des montagnes, présence du froid à mesure que l’on monte en altitude (engelures, problèmes respiratoire exacerbés, etc…
Chaque année, plusieurs cadavres de porteurs sont retrouvés au printemps (http://www.high-altitude-medicine.com/DeadMenWalking.html et http://www.nepalitimes.com.np/issue/33/Nation/8423 et http://www.ippg.net/...death_rolwaling.html
Il existe 2 types de porteurs : ceux et celles qui portent des marchandises commerciales, souvent exploité à l’os, sous-payés, mal équipé et mal habillé pour affronter le froid en altitude, pas assuré, et ne parlant pas un mot d’une langue étrangère…
Et ceux et celles qui portent les bagages et équipements des touristes en visite au Népal. Tristement, il s‘agit souvent des mêmes porteurs, soyez-en avertis… S’il y a une chose que vous devez retenir sur les porteur népalais, c’est celle-ci : ces gens-là ne se plaignent JAMAIS! Comprenez-vous vraiment la portée de ce que vous venez de lire?
Vous serez fourbu à n’en plus sentir vos jambes, votre tête vous emblera légère, légère (beaucoup trop, en fait), vous sentirez le vent vous mordre le corps malgré votre beau Gortex à 400 euros, Vos belles bottes Lowa, modèle Terrano à 200 euros vous feront souffrir le martyre après la descente du Thorung La, et pourtant vous ne portez qu’un sac à dos de jour pesant moins de 5 kilos…
Lui, cependant, sera toujours dans les parages, dans son pantalon de coton, sans lunette, souliers ouverts, pas de gant ni bonnet, sourire aux lèvres malgré les 2 énormes sacs (50, 60 ou 70 kilos?) au nom estampillé de votre agence, qu’il transporte sur son dos voûté que vous ne voyez plus depuis longtemps…
Ses 2 dal bhats (riz blanc et lentilles en soupe) journaliers (et très souvent rien d’autre), le fait qu’il couche sur les planchers des lodges, alors que vous vous plaindrez amèrement pendant des jours de la dureté du matelas de votre chambre privée…
Si vous avez acheté à l’extérieur du Népal, une prestation de trek (formule «tout inclus»), il est certain que votre agence impartira, en tout ou en partie, cette prestation à une agence népalaise… Vous payez? Alors vous avez VOTRE mot à dire, car après tout, vous êtes plus qu’un porte-monnaie sur 2 jambes, non?
Demandez donc si les porteurs engagés auront droits à des équipements et des habits appropriés? (lunette de soleil, bonnet de laine, pantalon /chaussettes/veste, chaussures fermées? Et sans doute LA question: Y a-il une charge maximale qu’ils porteront?
Puisque vous être maintenant propriétaire d’un magnifique forfait «tout inclus», eh! bien ça veux dire que vous n’aurez pas à négocier le salaire et les conditions de travail des porteurs. Cependant, cette situation ne vous donne pas carte blanche pour tourner vos yeux dans l’autre direction, et de porter des ornières pendant votre séjour au Népal…
Si vous êtes témoin de choses franchement inadmissibles concernant les porteurs engagés pour votre trek: traitements inhumains, vêtements et équipements nettement déficients, et surtout charge exagérée, rapportez le tout aux différents intervenants: sidhar, dirigeants de l’agence népalaise à Kat, et surtout, SURTOUT à l’agence qui vous a vendu directement ce forfait.
Même s’il y a fort à parier que les sous-traitants népalais ne donneront pas suite à vos plaintes, vos récriminations auront plus de poids (et sans doute plus de chance d’aboutir) si elles sont relayées directement des agences européennes vers les agences népalaise.
Si, par contre, vous voyagez au Népal, en autonomie, et que vous prévoyez engager des porteurs népalais, vous avez un rôle encore plus important à jouer… Vous serez réputé «responsable» de vos porteurs. A ce titre, vous avez des responsabilités inaliénables.
Sont-ils bien habillés, et bien équipés? Vous ne marcheriez pas sur un glacier sans crampons? Pourquoi le ferait-ils? Vous ayez bonnet, lunette, gants, foulard, et souliers fermés? Encore une fois : pourquoi pas eux aussi?
Laissez de côté les déclarations du genre: Ah! mais qu’est-ce qu’ils sont endurcis, ces mecs! Ils sont dans doute à l’aise habillés et équipés comme ils le sont… Ils ne disent rien, leurs conditions doivent leur convenir, non? Toutes ces remarques, c’est de la bouillie pour les chats! Gardez à l’esprit que : Homo homani lupus
Mémento :
Renseignez vous! Consultez des sites comme :
www.careporternepal.org
www.ippg.net
www.portersprogress.org/PPUK/Home.html
Cherchez à engager des porteurs suffisamment habillés et équipés. Laissez de côté les porteurs de marchandises trop peu habillés et équipés. Il faut demander i-m-p-l-i-c-i-t-e-m-e-n-t aux porteurs s’ils possèdent vêtements et équipements de base.
N’engagez pas de porteur à la sauvette, sur le coin d’une rue ou dans un village, car il y a gros à parier qu’il ne possèdera ni vêtements et équipements adéquats, ni assurance, ni médicaments sans compter son incompréhension d’une langue étrangère.
Les agences de Kat peuvent assurément vous suggérer des porteurs, ce qui ne devrait pas vous décharger de vos responsabilités de poser les questions pointues déjà mentionnées…
1 - Vêtement chauds? (bonnet, gants, foulard, chaussettes). Souliers fermés, lunette soleil?
2 – Soyez attentif aux signes du mal aigu des montagnes chez vous-même AINSI que chez vos porteurs.
3 – Si vous faîtes porter votre propre sac à dos, enseignez au porteur comment régler les différentes sangles et ceintures du sac.
4 – Ne laissez jamais un porteur souffrant, seul. Ne l’abandonnez pas à son triste sort, ni le laissez pas rebrousser chemin seul. Soyez avec lui en tout temps si la situation l’exige.
5 - Jetez votre dévolu sur un adulte, et laissez de côté les adolescents ou jeunes adultes âgés de moins de 20 ans.
6 - Pensez à transporter quelques médicaments supplémentaires spécifiquement pour les porteurs en situation d’urgence médicale: Diamox, Cipro, azythromycine, codéine
J’attends vos suggestions concernant les gages à payer sur une base journalière ou hebdomadaire, ainsi qu’un commentaire sur le pourboire à verser lors de la fin du trek
Même chose pour la charge maximale recommandée. Après délibérations et consensus, une grille sera soumise dans le document final.
Mesdames, messieurs à vos claviers!
Marc Lamarre Montréal Canada
Voyage à vélo rêves et cauchemards English translation pending
Voici le récit de mon voyage à vélo de 3 mois. Je suis rentré depuis le mois de Septembre, du coup je pense qu’il est grand temps de conter mon aventure.
Donc c’est plutôt long, à lire quand on a un peu de temps libre !
Le but est de partager mon expérience afin qu’elle puisse servir à d’autres (voir novice), donc j’essayerai de développer surtout les points positifs et négatifs, tant sur le matériel, la logistique…plutôt que le voyage, les paysages, rencontres…donc désolé mais je garde pour moi toute la partie sympa du voyage.
Des rêves de voyages insolites plein la tête depuis la vingtaine, mais bientôt la trentaine et pas grand chose de réalisé, voir même très peu voyagé…j’ai l’impression de passer à côté de la vie, car moi ce qui m’intéresse c’est l’Aventure ! l’inconnu, les rencontres, paysages, galères… Quand j’avais encore un boulot (intérim), je rêvais de tour du Monde, mais je sais que si je pars, je mettrai une croix définitive sur mes perspectives de trouver un emploi intéressant (diplômé mais sans expérience dans mon domaine).
Après des mois de recherche d’emploi n’aboutissant à rien (crise ?!), je décide donc de réaliser une partie de mon rêve et de partir pour un tour d’Europe de 6 mois de voyage à vélo (mais ne voyagerai que durant 3 mois)
LE MATERIEL :
Vélo Giant crs2 (450 euros) : vélo dont je suis très satisfait !!! Aucune panne ! Uniquement 1 cable du levier de vitesse du plateau et 1 seule crevaison, mais c’est en regonflant j’ai du forcer sur la valve et ça l’a crevé. C’est tout ! (pas mal nan ?) Vélo robuste, léger, fiable, et pas « trop chère ». Parfait pour un voyage lointain, tant qu’on reste sur des routes correctes ! Les points négatifs (selon moi) : largeur du guidon insuffisante, levier des vitesse du plateau dure à actionner (notamment quand on a les doigt gelés, ça devient vraiment pénible…mais peut être est ce un cas isolé…ou alors il faut que je me muscle les doigts). Il y a aussi le fait que l’on ne peut pas mouliner assez dans les longues montées, c’est fatiguant ! C’est sûre sans bagages, ça passe, mais une fois chargé, on regrette de pas pouvoir mouliner autant que sur son vtt. Enfin, le fait que ça soit du 28 pouce et non du 26…
Selle brooks B17 : très agréable, fini les sensations d’échauffement du derrière ! Je n’imagine même pas partir sans (sur un voyage test de 4 jours, douleur et échauffement du derrière avec celle d’origine). Inconvénient : la selle est je trouve un peu trop large, je l’aurai préféré plus fine, pour éviter tout frottement avec la partie intérieur de la cuisse.
Porte bagage avant (Tara) et arrière (Cargo) de marque Tubus. Du costaud !
Sacoches Ortlieb, avant Roller et arrière Classique. Sacoches solides et étanches. Même si j’ai eu la surprise de trouver une de mes sacoches arrière avec les affaires trempés, dès la première pluie…je pense que l’eau devait rentrer par l’arrière de la sacoche (au niveau des fixations)…problèmes réglé en mettant une bâche plastique sur le dessus pour le reste du voyage…pas très pratique mais bon (tiens d’ailleurs ça me rappel qu’il faut que je vérifie ça). Attention aussi, aux bagues en plastiques (fournies avec) que l’on mets pour adapter les fixations selon le diamètre du porte bagage, elles ont tendance à s’enlever et se perdre quand on enlève les sacoches !
Je précise que j’ai investis dans du matériel de « qualité » pour les sacoches et porte bagage, car au début je pensais partir pour un voyage « plus lointain » et que rien ne vous oblige à prendre du Ortlieb, Tubus…on peut voyager avec 3 fois rien, c’est ensuite juste une question de confort (rencontré un grand voyageur au camping en Danemark, qui voyage avec un vieux vélo, des cabas (sacs), un caddie à main…)
Un « boudin » étanche (taille M) dans lequel je mettais le tapis de sol, le duvet, et la tente. C’est de tout mon matériel, celui que j’ai le plus préféré, car pour le prix (moins de 20 euros), il vous permets de ranger bien plus de choses que dans les sacoches ! Parfaitement étanche ! Je le posais en long sur les sacoches arrières, maintenus par 2 tendeurs élastiques.
J’ai aussi récupéré une « tige » souple et robuste (ce qui permet de fermer les rideaux). Posée en long sur les sacoches, ça faisait un écarteur de voiture très efficace, sur route on le fait dépasser plus à gauche (avec du scotch rouge au bout pour être vu !). Accroché sous la selle, ça me permettait d’y suspendre mon linge pour le laisser séché tout en roulant. Et enfin, ça peut toujours servir pour repousser un animale qui veut vous manger (un ours ?) car c’est aussi « vif » qu’un fouet…Objet fort utile que je regretterai d’avoir perdu au Nord de la Suède en passant par une route en travaux, véritable piste de cailloux et poussière de 30 km !
Sacoche frontale : une espèce de grande banane (destinée à être porté sur soi), acheté 5 euros à carrefour ! Fixé par des sangles maison (donc détachable). Très spacieuse et efficace ! J’y rangeais mes choses précieuses, stockés dans une grande boite alimentaire étanche (pas la meilleure idée la boite, car vide ou pleine, elle prends autant de place). Il n’y a pas dire, une sacoche frontale, c’est hyper agréable pour avoir à portée de main des choses, poser dessus une carte…plutôt que de s’arrêter pour fouiller dans la sacoche. J’ai aussi utilisé des boites de chewing gum (celle où y’a plein de dragées), car on peut y mettre à grignoter (céréales, amandes …), et l’utiliser pour manger d’une seule main, tout en roulant !
Réchaud : j’ai utilisé un réchaud à alcool que j’ai fabriqué grâce au site : randonné léger : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=p3rs (site internet que je recommande à tous ce qui veulent apprendre à voyager léger !). C’est un réchaud très simple à fabriquer (essayez, vous épaterez vos amis, voire l’utiliserai lors de vos pic nique) à partir d’une cannette. + : réchaud pas chère, tout petit et léger, utilisable partout. - : non utilisable par grand froid, nécessite de trouver de l’alcool à bruler (surtout pas d’essence !), non utilisable dans un endroit non aéré (gaz), puissance non réglable. Au départ je pensais acheter un réchaud multi fuel, mais l’idée de prendre un appareil qui allait me prendre et de la place et « couteux », sans parler du faite qu’il faut ou non prendre un kit d’entretien (fiabilité ?) donc je me suis tourné vers cette solution simple et efficace pour mon utilisation (cuissons de courte durée et pas trop puissante). Seul « défaut », trouver ensuite de l’alcool, pas toujours évident à l’étranger. Je suis parti avec 2 litres de la maison, qui m’ont permis de tenir jusqu’en Norvège (au début repas chaud midi et soir, puis que soir). Seulement, le prix de la bouteille d’alcool étant hors de prix, j’ai ensuite cuisiné au bois (j’ai récupéré une vieille grille de barbecue que j’ai plié en forme de U, dessous on met du bois, dessus la gamelle. + : pas chère, puissance de cuisson supérieur, c’est beau un feu qui brûle. - : prends bien plus de temps, nécessite du bois sec, donc avec la pluie, on est obligé de se faire un stock, quand il pleut on peut pas cuisiner, consomme énormément de petits bois, ça fume !
Lampe : une frontale (très peu utilisé) et une petite lampe solaire à led (Nature et Découverte), produit que je vous recommande (héhé non non je n’ai pas de partenariat) j’en suis super satisfait ! Petite, légère, se recharge facilement (posé sur la sacoche). Dommage qu’il n’y ai pas d’interrupteur (j’utilisais un élastique et un bout de papier). Bien mieux je pense qu’une lampe à dynamo (bruit, autonomie limité). Défaut : quand il fait toujours gris, ben comment c’est qu’on la recharge ?! En tout cas c’est un produit que j’utilise au quotidien, même chez moi.
Sandales : des Décathlon…au départ j’étais un peu réticent à leur achat (c’est moche). Mais 3 jours après mon départ je les ai enfilé (peur de mouiller mes baskets avec la pluie), pour finalement les garder par tous les temps ! Surtout si il pleut ! Car les baskets ça résiste un peu et une fois que c’est trempés tu as encore plus froid. En plus, ça fait moins de chaussettes à laver. Du coup, c’est les baskets que j’ai eu envie de jeter…mais elle me servait surtout le soir lorsque je me faisait attaquer par les moustiques (piquent à travers les chaussettes).
Sur chaussures « étanches » : alors ça en ce qui me concerne, je l’ai acheté express pour ce voyage (30 euros). Garantie étanche mais pas contre le froid m’avais dit le vendeur. Essayé 1 fois avant de partir, un doute, car les pieds étaient mouillées. Utilisés 2 fois par pluie glaciale en Suède, puis jeté à la poubelle (mes baskets en cuir résiste mieux à elle-même)…du coup on ressort les sandales, plus des sacs plastiques dans ces situations « d’urgence » (berk sac plastique ça respire pas). Je regrette de ne pas avoir tout simplement pris des chaussettes en néoprène que j’aurai mis avec mes sandales (bien sûre ça peut sembler louche quand on est chez soi, mais quand on est seul sur la route, trempé, glacé, on en rêve). En plus ça prends pas de place dans le sac.
LES PREPARATIFS
Malgré que je sois quelqu’un d’organisé dans la vie, le voyage pour moi, c’est d’ouvrir la porte et seulement ensuite de se poser les questions (où je vais manger, quel chemin je prends…) donc je me suis juste promis que j’irai vers les pays du Nord d’abord, puis je redescendrai jusqu’à la Turquie, ensuite…on verra !
Donc je ne vais pas m’étaler sur la préparation, car hormis l’achat du matériel, et un surentrainement pour être sûre d’avoir la forme (débile du coup j’ai attrapé froid et le jour de mon départ c’est malade et épuisé que je suis parti !), il n’y a eu aucune préparation, si ce n’est beaucoup de lecture sur ce forum sur des voyages similaires. Au fur et à mesure, j’ai tout simplement mis de côté tout ce que j’avais l’intention d’emmener. Et la veille j’ai tout regroupé…et réalisé qu’il fallait faire du tri ! Donc hormis l’abondance de nourriture, j’ai fais attention sur la quantité de vêtement et autres affaires…globalement je suis plutôt satisfait des affaires que j’ai pris, j’ai tout utilisé régulièrement, sauf un polaire que je n’ai mis que sur le site du Cap Nord ! Une fois mes provisions diminués, je me retrouvais d’ailleurs avec les sacoches vides ! Seulement dès que je tombais sur un magasin, horrible…à chaque fois le même scénario, j’achetais beaucoup trop de chose et je me retrouvais à nouveau à stocker (haha heureusement avec le temps j’ai appris à me limiter, mais pas facile !)
Seul, un doute subsiste…pourquoi ce voyage ?! pourquoi ??? voilà une question que je me poserai avant, pendant et après ce voyage !
Deux jours avant mon départ, un message a faillit tout faire basculer, mon ancienne agence d’intérim qui me demande de la rappeler pour me proposer une mission…gloups ! Je m’étais promis que la priorité c’était de décrocher un boulot, mais…arghhh tant je me dis que je pourrai repartir un autre jour (de toute façon maintenant que je suis équipé). Donc je rappel…ouf sauvé ! C’est juste pour me proposer une mission qui n’a absolument rien à voir avec mes attentes (préparation de commande), donc je peux partir tranquille.
Bon allez, je vais en effrayer certain, mais bon le but c’est aussi de partager mon expérience (et mes erreurs) pour permettre à d’autres de mieux se préparer, donc…je suis parti surchargé de poids de la maison : 1 kg pates, 1kg riz, 1 kg semoule, 750 g céréales, 2 L alcool à bruler, abricots secs, pruneaux secs, amandes, 4 boites thons…mais aussi 48 petites boites de conserves de haricots à la Louisiane !!! Oui, je sais c’est énorme et lourds, mais voilà, j’ai découvert ces boites de haricots rouges et blancs avec de l’ananas et des épices juste avant de partir et je les ai trouvé génial car c’est délicieux, énergique, et on peut soit les manger froid (quand on est pressé ou qu’on peut pas cuisiner), soit chaud, mélangé à du riz, semoule…et croyez moi que lorsque j’ai fini mes dernières boites (au Cap Nord), et bien il m’a été difficile de leurs trouver un remplaçant ! Mais d’un autre côté en partant de la maison, j’avoue que ma famille et moi-même, on a été surpris de voir que je n’arrivais pas à démarrer, car le vélo à cause du poids faisait que de zigzaguer ! Ma petite sœur me lance « t’es sure que tu pars en voyage « et là on se sent pas fier en poussant le vélo dans la légère pente de la rue (dans ces cas le plus important héhé c’est de s’esquiver avant de tomber sur quelqu’un, ou que la Maman finalement réalise que vous êtes encore plus fou qu’elle ne le craignait et décide de vous rattraper…ce qui ne serait guère difficile).
LE VOYAGE
J1, début Juin, me voilà parti direction le Nord. 3 jours pour rejoindre la Belgique et la fameuse voie cyclable LF1B. Il est pénible de se retrouver avec leurs fléchage et on est souvent dans le doute, voire perdue. L’itinéraire emprunté est sympa, on longe beaucoup l’océan (même si on ne le voit pas toujours)…les paysages sont somptueux, mais kit à refaire un voyage vers les pays du Nord, je n’emprunterai que partiellement cette voie cyclable.
J5, entré au Pays bas, beaux paysages, mais gens moins chaleureux que les Belges ou Français.
J7, alors que je viens de faire 140 km dans la journée pour dormir à Amsterdam, je suis déçue de l’ambiance « sexe, alcool, drogue » et reprends ma route dès le lendemain.
J15, 1er repos avec enfin 2 jours dans le même camping (Allemagne) ! Ah je me dis que je vais pouvoir souffler…mais je perds énormément de temps le 1er jour à laver mes vêtements (forcément une fois mis à sécher il se met à pleuvoir) du coup ce n’est que le lendemain que j’irai me promener au centre ville où je passerai mon temps à…manger et faire les courses ! En effet, ce n’est que le début, car plus j’avance et plus je mange !!! Impensable de manger autant (une bouteille de nutela ou confiture, finie en 3 à 5 jours en me contrôlant ! D’ailleurs, ce n’est ni les km, ni la fatigue, ni…c’est surtout les indigestions qui auront été le plus difficile pour mon corps tout au long de ce voyage (surtout à la fin ! Mon corps n’en pouvait plus de sur-manger-pédaler).
J16, Dodo dans une camping luxueux (bien chère) au Danemark. Mais une fois de plus pas le temps de profiter des loisirs mis à disposition, car comme souvent, je m’arrête vers la tombée de la nuit, fait un peu de lessive, à manger et dodo !
Du coup je me pose de plus en plus de question sur le sens de ce voyage ?! J’espérais faire des rencontres, voir des paysages somptueux, différents de ce qu’on a l’habitude de voir, mais…tout n’est que champs, campagne, route, bord de mer…pas franchement dépaysant. Et le comble c’est que je n’arrive pas à calmer ma frénésie kilométrique, car je roule du matin au soir…et ne m’arrête que pour mettre mon K-way, pause pipi ; manger, prendre une photo…j’ai du mal à profiter de ce voyage qui ressemble plus à une course à finir au plus vite !
J21, me voilà en Suède ! Je fais à nouveau le plein de courses au 1er centre commercial trouvé en me disant qu’ensuite, tout ne sera que forêt et ours sauvage…surprise ! finalement des magasins partout (et donc de la civilisation), du coup je pédale encore et toujours pour…fuir. Pire, impossible de trouver de camping ou autre, et que des propriétés privé partout, heureusement je découvre enfin ces « fameuses » aires de repos (pour les autoroutes normalement). Et fin de l’effet kisscool, eh bien je réalise à quel point j’ai un peu trop idéaliser ces pays du Nord (Suède, Norvège) comme des eldorado pour le camping sauvage. Car d’après la lecture de certains récits, c’est des pays géniaux où on peut camper partout ! Je me permets juste de rappeler (d’apprendre) que ces fameuses aires de repos sont juste destinés à faire en théorie une petite pause pic nique avec son véhicule…mais bon il est vrai que c’est pas comme chez nous, les gens sont polis, sympas et soit vous ignore, soit au contraire vienne vers vous (peu, voire pas d’insécurité). Du coup j’ai fait beaucoup de camping sauvage, en variant tantôt par une aire de repos, tantôt chemin en bord de forêt (mais jamais en forêt même)…le plus pénible, c’est quand t’es crevé, que tu trouves un coin sympa, mais qu’il n’est encore que 17, 18 heures, alors tu te dis « allez encore un peu, de toute façon sinon qu’est ce que je vais faire en attendant, seul » et au final tu te retrouves à pédaler dans le noir parce qu’il n’y a aucun coin où tu puisse camper !
25 Juillet, 19h, je franchis la frontière vers la Norvège. Quel bonheur de voir ces reliefs au loin et fini les interminables lignes droites traversant une interminable forêt de Suède. La Norvège c’est vraiment un pays magnifique (mais pfff vallonné). En prime, j’ai enfin le droit à un magnifique beau temps, qui nous accompagnera jusqu’au Cap Nord. Pour la première fois, je croise régulièrement d’autres cyclotouristes. Je ferai d’ailleurs un bout de route jusqu’au Cap Nord avec un bien sympathique Français, passionnée de Nature.
Malheureusement, le froid, la grisaille et la pluie ont pris place à partir des Iles Lofoten (pendant ma redescente vers le Sud de la Norvège) et là, on ne profite plus de rie, on serre les dents, on baisse la tête et on avance (si seulement j’avais pris des chaussettes néoprènes…). Petite précision, plus on descends au Sud, plus il devient difficile de trouver un endroit pour camper et plus il y a de circulation et plus il est difficile de rester sur la route (souvent transformé en route pour automobiles).
05 Septembre, ça y’est je suis arrivé hier soir par bateau en Allemagne ! Je suis crevé ! Après avoir pédalé dès 6 heures du matin (comme souvent), je prends la direction vers la Pologne où j’espère arriver le lendemain. Ah fini la Suède et son temps capricieux…mais hélas il pleut ici aussi ! Ajoutez à cela, des traversés de ville, où comme souvent on y entre mais on en trouve pas la sortie (à vélo), puis une piste cyclable « obligatoire » de 25 km de pavé !!! (arghhh quel idée de mettre des pavés). Vers 13h, j’arrive à une grande ville et là, surprise, je décide que cette fois ci (j’avais déjà envisagé de rentrer au début en Suède, après avoir subi la colère de méga orages depuis 3 jours, horribles, mais à 50 km de Stockholm, j’avais refusé d’abandonner), ça en était trop de lutter contre les éléments, et j’en avais marre de pédaler pour pédaler et du coup je prends le train pour Berlin où je resterai 4 jours, puis retour à la maison par train.
BILAN
Cet aventure, vélo, a été mon premier voyage de ce type. Donc je pense qu’il n’est pas étonnant que je sois surpris du déroulement de ce voyage. Outre le fait de partir seul, le plus difficile pour moi aura été de comprendre ce qui me poussait tant à partir. Car je dois avouer, que même si il n’y a pas eu un jour où je sois heureux de faire ce voyage, il n’y a aussi pas eu un seul jour où je ne me sois pas demandé ce que je faisais là notamment, de culpabiliser d’être là à rêvasser au lieu de faire comme tous le monde et chercher du boulot (mais j’ai pas envie d’être comme tous le monde…).
Je savais par avance que j’aurai quelques difficulté à gérer « ma soif kilométrique » (jamais moins de 100 km par jour, et souvent entre 120 et 130 km, quoique en Norvège…). Pourtant je pensais qu’avec la fatigue je me calmerai, je changerai, mais rien à y faire, je roulais tant que je pouvais. Inconvénient de partir seul, dès que tu t’arrêtes, tu t’ennuies, alors je roule !
Voyager à vélo me plaît pourtant, malgré l’effort ! C’est une invitation au changement, à la rencontre, à la découverte de soi et des autres. Mais voyager en vélo en Europe, je ne le referai peut être pas…à moins de finir mon voyage (aller jusqu’en Turquie ?!)…mais bon…
Entre le vent (allez savoir pourquoi il n’est jamais de votre côté ?), la pluie…mais surtout toutes ces routes qui allez comprendre pourquoi deviennent des routes pour automobiles, vous obligeant à changer de direction, voir faire demi-tour (haha combien de fois j’ai pu tourner en rond !), ou même ces routes où passent des camions, tractant des remorques et vous sur le bas côté, trempé, à vous demander ce que vous faites là, alors que c’est limité à 110 km/h ! Il y a aussi toutes ces fois où tu ne sais pas du tout où tu vas pouvoir dormir. Où encore ces changement si soudain de temps qu’on ne peut imaginer (il commence à pleuvioter, tu continues et te dis que ça va passer, ça s’accélère, tu sais que ça va passer alors tu continue, finalement, tu t’arrêtes, mets ton k-way, 10 minutes après ça s’arrête, mais tu le garde, car tu sais que ça va retomber, mais ça grimpe, tu as chaud, dans la descente tu as froid, puis…ça recommence haha)….bref tant de point à prendre en considération…mais attention, je précise que j’ai énormément fait de camping sauvage donc ça y joue !
Finalement, c’est surtout par fierté (hors de question que j’abandonne !) que je suis allé jusqu’au bout (enfin au moins jusqu’au Cap Nord) puis je me suis dis qu’il serait plus facile de retrouver un travail après 3 mois d’absence que 6…car si j’entrais en Pologne, je savais bien que j’irai au bout (fierté oblige). Aujourd’hui, depuis mon retour, le marché de l’emploi a bien repris, j’ai même eu des entretiens, mais toujours pas de boulot ! Du coup forcément, j’ai les boules, je me dis que j’aurai pu continué…mais bon, ce qui me tue le plus c’est cette attente stupide ! Je me fais chi…alors que je veux bosser ! Enfin bon…en attendant reste plus qu’à rêver derrière l’écran (de voyage et d’un boulot héhé). Je ne sais pas quand est ce que j’aurai l’occasion de repartir, mais du coup je me pose des questions quand à un autre voyage à vélo ?! Eventuellement, en Amérique du Sud…mais à vélo ?!
Une chose est sûre, c’est qu’au-delà de mes attentes de rencontres et dépaysement, j’ai surtout appris à me découvrir, me surpasser, me respecter. Mais aussi à apprécier toutes ces choses simples. Appris à recevoir (quel bonheur de se voir offrir de l’eau, un café, un sourire). Quel plaisir de voir tant de gens chaleureux, souriant à votre passage, vous faisant un petit signe. Combien de fois j’ai pu être pris en photo ?! (haha un jour alors que j’entends une voiture qui s’apprête à me doubler, elle reste juste derrière moi, du coup je sers au max le bas côté ne quittant pas les yeux de la route, de peur de dévier de ma trajectoire et finit par m’arrêter sur le bas côté…haha ils étaient en train de me photographier !)
MOMENTS FORTS
Tous ces gens, toutes ces rencontres ! Cette chaleur humaine que j’ai habituellement tendance à fuir ! Ces gens qui t’offrent un café, un ptit déjeuner, des fraises… Me laver dans un cours d’eau rapide en Norvège ! Fraicheur et plaisir garantie ! Le camping sauvage : être libre ! Avoir un truc sympa de plus à me souvenir pour mes vieux jours ! D’être fier de soi…….
MOMENTS PAS COOL
Se retrouver en plein cœur d’un orage, terrible !!! Trouver des tiques sur ma jambe en camping en Allemagne, et une autre fois d’en voir un qui remonte le long de ma main en Suède (je venais de ramasser un bâton dans les hautes herbes) Casser ma béquille pour le vélo dès le 1er jour (ce n’est qu’en Suède que j’ai utilisé un bâton pour le maintenir…très efficace, que je garderai jusqu’au bout). En Suède, plus on va au Nord, plus les villes sont espacés, plus il est difficile de trouver à boire, plus les magasins sont rares. La Norvège c’est magique, mais pfff difficile à vélo, et surtout par mauvais temps. Ce papy louche qui m’a donné de l’eau propre dans ma bouteille transparente, mais de sale (du jardin ?) dans ma gourde…soyez vigilant !
Bilan, ce genre de voyage vous rends plus humble de ce que vous êtes, des autres et de la vie, plus de gens devraient pédaler.
Merci d’avoir lu jusque là héhé au plaisir de vous raconter d’autres Aventures !
Le but est de partager mon expérience afin qu’elle puisse servir à d’autres (voir novice), donc j’essayerai de développer surtout les points positifs et négatifs, tant sur le matériel, la logistique…plutôt que le voyage, les paysages, rencontres…donc désolé mais je garde pour moi toute la partie sympa du voyage.
Des rêves de voyages insolites plein la tête depuis la vingtaine, mais bientôt la trentaine et pas grand chose de réalisé, voir même très peu voyagé…j’ai l’impression de passer à côté de la vie, car moi ce qui m’intéresse c’est l’Aventure ! l’inconnu, les rencontres, paysages, galères… Quand j’avais encore un boulot (intérim), je rêvais de tour du Monde, mais je sais que si je pars, je mettrai une croix définitive sur mes perspectives de trouver un emploi intéressant (diplômé mais sans expérience dans mon domaine).
Après des mois de recherche d’emploi n’aboutissant à rien (crise ?!), je décide donc de réaliser une partie de mon rêve et de partir pour un tour d’Europe de 6 mois de voyage à vélo (mais ne voyagerai que durant 3 mois)
LE MATERIEL :
Vélo Giant crs2 (450 euros) : vélo dont je suis très satisfait !!! Aucune panne ! Uniquement 1 cable du levier de vitesse du plateau et 1 seule crevaison, mais c’est en regonflant j’ai du forcer sur la valve et ça l’a crevé. C’est tout ! (pas mal nan ?) Vélo robuste, léger, fiable, et pas « trop chère ». Parfait pour un voyage lointain, tant qu’on reste sur des routes correctes ! Les points négatifs (selon moi) : largeur du guidon insuffisante, levier des vitesse du plateau dure à actionner (notamment quand on a les doigt gelés, ça devient vraiment pénible…mais peut être est ce un cas isolé…ou alors il faut que je me muscle les doigts). Il y a aussi le fait que l’on ne peut pas mouliner assez dans les longues montées, c’est fatiguant ! C’est sûre sans bagages, ça passe, mais une fois chargé, on regrette de pas pouvoir mouliner autant que sur son vtt. Enfin, le fait que ça soit du 28 pouce et non du 26…
Selle brooks B17 : très agréable, fini les sensations d’échauffement du derrière ! Je n’imagine même pas partir sans (sur un voyage test de 4 jours, douleur et échauffement du derrière avec celle d’origine). Inconvénient : la selle est je trouve un peu trop large, je l’aurai préféré plus fine, pour éviter tout frottement avec la partie intérieur de la cuisse.
Porte bagage avant (Tara) et arrière (Cargo) de marque Tubus. Du costaud !
Sacoches Ortlieb, avant Roller et arrière Classique. Sacoches solides et étanches. Même si j’ai eu la surprise de trouver une de mes sacoches arrière avec les affaires trempés, dès la première pluie…je pense que l’eau devait rentrer par l’arrière de la sacoche (au niveau des fixations)…problèmes réglé en mettant une bâche plastique sur le dessus pour le reste du voyage…pas très pratique mais bon (tiens d’ailleurs ça me rappel qu’il faut que je vérifie ça). Attention aussi, aux bagues en plastiques (fournies avec) que l’on mets pour adapter les fixations selon le diamètre du porte bagage, elles ont tendance à s’enlever et se perdre quand on enlève les sacoches !
Je précise que j’ai investis dans du matériel de « qualité » pour les sacoches et porte bagage, car au début je pensais partir pour un voyage « plus lointain » et que rien ne vous oblige à prendre du Ortlieb, Tubus…on peut voyager avec 3 fois rien, c’est ensuite juste une question de confort (rencontré un grand voyageur au camping en Danemark, qui voyage avec un vieux vélo, des cabas (sacs), un caddie à main…)
Un « boudin » étanche (taille M) dans lequel je mettais le tapis de sol, le duvet, et la tente. C’est de tout mon matériel, celui que j’ai le plus préféré, car pour le prix (moins de 20 euros), il vous permets de ranger bien plus de choses que dans les sacoches ! Parfaitement étanche ! Je le posais en long sur les sacoches arrières, maintenus par 2 tendeurs élastiques.
J’ai aussi récupéré une « tige » souple et robuste (ce qui permet de fermer les rideaux). Posée en long sur les sacoches, ça faisait un écarteur de voiture très efficace, sur route on le fait dépasser plus à gauche (avec du scotch rouge au bout pour être vu !). Accroché sous la selle, ça me permettait d’y suspendre mon linge pour le laisser séché tout en roulant. Et enfin, ça peut toujours servir pour repousser un animale qui veut vous manger (un ours ?) car c’est aussi « vif » qu’un fouet…Objet fort utile que je regretterai d’avoir perdu au Nord de la Suède en passant par une route en travaux, véritable piste de cailloux et poussière de 30 km !
Sacoche frontale : une espèce de grande banane (destinée à être porté sur soi), acheté 5 euros à carrefour ! Fixé par des sangles maison (donc détachable). Très spacieuse et efficace ! J’y rangeais mes choses précieuses, stockés dans une grande boite alimentaire étanche (pas la meilleure idée la boite, car vide ou pleine, elle prends autant de place). Il n’y a pas dire, une sacoche frontale, c’est hyper agréable pour avoir à portée de main des choses, poser dessus une carte…plutôt que de s’arrêter pour fouiller dans la sacoche. J’ai aussi utilisé des boites de chewing gum (celle où y’a plein de dragées), car on peut y mettre à grignoter (céréales, amandes …), et l’utiliser pour manger d’une seule main, tout en roulant !
Réchaud : j’ai utilisé un réchaud à alcool que j’ai fabriqué grâce au site : randonné léger : http://www.randonner-leger.org/wiki/doku.php?id=p3rs (site internet que je recommande à tous ce qui veulent apprendre à voyager léger !). C’est un réchaud très simple à fabriquer (essayez, vous épaterez vos amis, voire l’utiliserai lors de vos pic nique) à partir d’une cannette. + : réchaud pas chère, tout petit et léger, utilisable partout. - : non utilisable par grand froid, nécessite de trouver de l’alcool à bruler (surtout pas d’essence !), non utilisable dans un endroit non aéré (gaz), puissance non réglable. Au départ je pensais acheter un réchaud multi fuel, mais l’idée de prendre un appareil qui allait me prendre et de la place et « couteux », sans parler du faite qu’il faut ou non prendre un kit d’entretien (fiabilité ?) donc je me suis tourné vers cette solution simple et efficace pour mon utilisation (cuissons de courte durée et pas trop puissante). Seul « défaut », trouver ensuite de l’alcool, pas toujours évident à l’étranger. Je suis parti avec 2 litres de la maison, qui m’ont permis de tenir jusqu’en Norvège (au début repas chaud midi et soir, puis que soir). Seulement, le prix de la bouteille d’alcool étant hors de prix, j’ai ensuite cuisiné au bois (j’ai récupéré une vieille grille de barbecue que j’ai plié en forme de U, dessous on met du bois, dessus la gamelle. + : pas chère, puissance de cuisson supérieur, c’est beau un feu qui brûle. - : prends bien plus de temps, nécessite du bois sec, donc avec la pluie, on est obligé de se faire un stock, quand il pleut on peut pas cuisiner, consomme énormément de petits bois, ça fume !
Lampe : une frontale (très peu utilisé) et une petite lampe solaire à led (Nature et Découverte), produit que je vous recommande (héhé non non je n’ai pas de partenariat) j’en suis super satisfait ! Petite, légère, se recharge facilement (posé sur la sacoche). Dommage qu’il n’y ai pas d’interrupteur (j’utilisais un élastique et un bout de papier). Bien mieux je pense qu’une lampe à dynamo (bruit, autonomie limité). Défaut : quand il fait toujours gris, ben comment c’est qu’on la recharge ?! En tout cas c’est un produit que j’utilise au quotidien, même chez moi.
Sandales : des Décathlon…au départ j’étais un peu réticent à leur achat (c’est moche). Mais 3 jours après mon départ je les ai enfilé (peur de mouiller mes baskets avec la pluie), pour finalement les garder par tous les temps ! Surtout si il pleut ! Car les baskets ça résiste un peu et une fois que c’est trempés tu as encore plus froid. En plus, ça fait moins de chaussettes à laver. Du coup, c’est les baskets que j’ai eu envie de jeter…mais elle me servait surtout le soir lorsque je me faisait attaquer par les moustiques (piquent à travers les chaussettes).
Sur chaussures « étanches » : alors ça en ce qui me concerne, je l’ai acheté express pour ce voyage (30 euros). Garantie étanche mais pas contre le froid m’avais dit le vendeur. Essayé 1 fois avant de partir, un doute, car les pieds étaient mouillées. Utilisés 2 fois par pluie glaciale en Suède, puis jeté à la poubelle (mes baskets en cuir résiste mieux à elle-même)…du coup on ressort les sandales, plus des sacs plastiques dans ces situations « d’urgence » (berk sac plastique ça respire pas). Je regrette de ne pas avoir tout simplement pris des chaussettes en néoprène que j’aurai mis avec mes sandales (bien sûre ça peut sembler louche quand on est chez soi, mais quand on est seul sur la route, trempé, glacé, on en rêve). En plus ça prends pas de place dans le sac.
LES PREPARATIFS
Malgré que je sois quelqu’un d’organisé dans la vie, le voyage pour moi, c’est d’ouvrir la porte et seulement ensuite de se poser les questions (où je vais manger, quel chemin je prends…) donc je me suis juste promis que j’irai vers les pays du Nord d’abord, puis je redescendrai jusqu’à la Turquie, ensuite…on verra !
Donc je ne vais pas m’étaler sur la préparation, car hormis l’achat du matériel, et un surentrainement pour être sûre d’avoir la forme (débile du coup j’ai attrapé froid et le jour de mon départ c’est malade et épuisé que je suis parti !), il n’y a eu aucune préparation, si ce n’est beaucoup de lecture sur ce forum sur des voyages similaires. Au fur et à mesure, j’ai tout simplement mis de côté tout ce que j’avais l’intention d’emmener. Et la veille j’ai tout regroupé…et réalisé qu’il fallait faire du tri ! Donc hormis l’abondance de nourriture, j’ai fais attention sur la quantité de vêtement et autres affaires…globalement je suis plutôt satisfait des affaires que j’ai pris, j’ai tout utilisé régulièrement, sauf un polaire que je n’ai mis que sur le site du Cap Nord ! Une fois mes provisions diminués, je me retrouvais d’ailleurs avec les sacoches vides ! Seulement dès que je tombais sur un magasin, horrible…à chaque fois le même scénario, j’achetais beaucoup trop de chose et je me retrouvais à nouveau à stocker (haha heureusement avec le temps j’ai appris à me limiter, mais pas facile !)
Seul, un doute subsiste…pourquoi ce voyage ?! pourquoi ??? voilà une question que je me poserai avant, pendant et après ce voyage !
Deux jours avant mon départ, un message a faillit tout faire basculer, mon ancienne agence d’intérim qui me demande de la rappeler pour me proposer une mission…gloups ! Je m’étais promis que la priorité c’était de décrocher un boulot, mais…arghhh tant je me dis que je pourrai repartir un autre jour (de toute façon maintenant que je suis équipé). Donc je rappel…ouf sauvé ! C’est juste pour me proposer une mission qui n’a absolument rien à voir avec mes attentes (préparation de commande), donc je peux partir tranquille.
Bon allez, je vais en effrayer certain, mais bon le but c’est aussi de partager mon expérience (et mes erreurs) pour permettre à d’autres de mieux se préparer, donc…je suis parti surchargé de poids de la maison : 1 kg pates, 1kg riz, 1 kg semoule, 750 g céréales, 2 L alcool à bruler, abricots secs, pruneaux secs, amandes, 4 boites thons…mais aussi 48 petites boites de conserves de haricots à la Louisiane !!! Oui, je sais c’est énorme et lourds, mais voilà, j’ai découvert ces boites de haricots rouges et blancs avec de l’ananas et des épices juste avant de partir et je les ai trouvé génial car c’est délicieux, énergique, et on peut soit les manger froid (quand on est pressé ou qu’on peut pas cuisiner), soit chaud, mélangé à du riz, semoule…et croyez moi que lorsque j’ai fini mes dernières boites (au Cap Nord), et bien il m’a été difficile de leurs trouver un remplaçant ! Mais d’un autre côté en partant de la maison, j’avoue que ma famille et moi-même, on a été surpris de voir que je n’arrivais pas à démarrer, car le vélo à cause du poids faisait que de zigzaguer ! Ma petite sœur me lance « t’es sure que tu pars en voyage « et là on se sent pas fier en poussant le vélo dans la légère pente de la rue (dans ces cas le plus important héhé c’est de s’esquiver avant de tomber sur quelqu’un, ou que la Maman finalement réalise que vous êtes encore plus fou qu’elle ne le craignait et décide de vous rattraper…ce qui ne serait guère difficile).
LE VOYAGE
J1, début Juin, me voilà parti direction le Nord. 3 jours pour rejoindre la Belgique et la fameuse voie cyclable LF1B. Il est pénible de se retrouver avec leurs fléchage et on est souvent dans le doute, voire perdue. L’itinéraire emprunté est sympa, on longe beaucoup l’océan (même si on ne le voit pas toujours)…les paysages sont somptueux, mais kit à refaire un voyage vers les pays du Nord, je n’emprunterai que partiellement cette voie cyclable.
J5, entré au Pays bas, beaux paysages, mais gens moins chaleureux que les Belges ou Français.
J7, alors que je viens de faire 140 km dans la journée pour dormir à Amsterdam, je suis déçue de l’ambiance « sexe, alcool, drogue » et reprends ma route dès le lendemain.
J15, 1er repos avec enfin 2 jours dans le même camping (Allemagne) ! Ah je me dis que je vais pouvoir souffler…mais je perds énormément de temps le 1er jour à laver mes vêtements (forcément une fois mis à sécher il se met à pleuvoir) du coup ce n’est que le lendemain que j’irai me promener au centre ville où je passerai mon temps à…manger et faire les courses ! En effet, ce n’est que le début, car plus j’avance et plus je mange !!! Impensable de manger autant (une bouteille de nutela ou confiture, finie en 3 à 5 jours en me contrôlant ! D’ailleurs, ce n’est ni les km, ni la fatigue, ni…c’est surtout les indigestions qui auront été le plus difficile pour mon corps tout au long de ce voyage (surtout à la fin ! Mon corps n’en pouvait plus de sur-manger-pédaler).
J16, Dodo dans une camping luxueux (bien chère) au Danemark. Mais une fois de plus pas le temps de profiter des loisirs mis à disposition, car comme souvent, je m’arrête vers la tombée de la nuit, fait un peu de lessive, à manger et dodo !
Du coup je me pose de plus en plus de question sur le sens de ce voyage ?! J’espérais faire des rencontres, voir des paysages somptueux, différents de ce qu’on a l’habitude de voir, mais…tout n’est que champs, campagne, route, bord de mer…pas franchement dépaysant. Et le comble c’est que je n’arrive pas à calmer ma frénésie kilométrique, car je roule du matin au soir…et ne m’arrête que pour mettre mon K-way, pause pipi ; manger, prendre une photo…j’ai du mal à profiter de ce voyage qui ressemble plus à une course à finir au plus vite !
J21, me voilà en Suède ! Je fais à nouveau le plein de courses au 1er centre commercial trouvé en me disant qu’ensuite, tout ne sera que forêt et ours sauvage…surprise ! finalement des magasins partout (et donc de la civilisation), du coup je pédale encore et toujours pour…fuir. Pire, impossible de trouver de camping ou autre, et que des propriétés privé partout, heureusement je découvre enfin ces « fameuses » aires de repos (pour les autoroutes normalement). Et fin de l’effet kisscool, eh bien je réalise à quel point j’ai un peu trop idéaliser ces pays du Nord (Suède, Norvège) comme des eldorado pour le camping sauvage. Car d’après la lecture de certains récits, c’est des pays géniaux où on peut camper partout ! Je me permets juste de rappeler (d’apprendre) que ces fameuses aires de repos sont juste destinés à faire en théorie une petite pause pic nique avec son véhicule…mais bon il est vrai que c’est pas comme chez nous, les gens sont polis, sympas et soit vous ignore, soit au contraire vienne vers vous (peu, voire pas d’insécurité). Du coup j’ai fait beaucoup de camping sauvage, en variant tantôt par une aire de repos, tantôt chemin en bord de forêt (mais jamais en forêt même)…le plus pénible, c’est quand t’es crevé, que tu trouves un coin sympa, mais qu’il n’est encore que 17, 18 heures, alors tu te dis « allez encore un peu, de toute façon sinon qu’est ce que je vais faire en attendant, seul » et au final tu te retrouves à pédaler dans le noir parce qu’il n’y a aucun coin où tu puisse camper !
25 Juillet, 19h, je franchis la frontière vers la Norvège. Quel bonheur de voir ces reliefs au loin et fini les interminables lignes droites traversant une interminable forêt de Suède. La Norvège c’est vraiment un pays magnifique (mais pfff vallonné). En prime, j’ai enfin le droit à un magnifique beau temps, qui nous accompagnera jusqu’au Cap Nord. Pour la première fois, je croise régulièrement d’autres cyclotouristes. Je ferai d’ailleurs un bout de route jusqu’au Cap Nord avec un bien sympathique Français, passionnée de Nature.
Malheureusement, le froid, la grisaille et la pluie ont pris place à partir des Iles Lofoten (pendant ma redescente vers le Sud de la Norvège) et là, on ne profite plus de rie, on serre les dents, on baisse la tête et on avance (si seulement j’avais pris des chaussettes néoprènes…). Petite précision, plus on descends au Sud, plus il devient difficile de trouver un endroit pour camper et plus il y a de circulation et plus il est difficile de rester sur la route (souvent transformé en route pour automobiles).
05 Septembre, ça y’est je suis arrivé hier soir par bateau en Allemagne ! Je suis crevé ! Après avoir pédalé dès 6 heures du matin (comme souvent), je prends la direction vers la Pologne où j’espère arriver le lendemain. Ah fini la Suède et son temps capricieux…mais hélas il pleut ici aussi ! Ajoutez à cela, des traversés de ville, où comme souvent on y entre mais on en trouve pas la sortie (à vélo), puis une piste cyclable « obligatoire » de 25 km de pavé !!! (arghhh quel idée de mettre des pavés). Vers 13h, j’arrive à une grande ville et là, surprise, je décide que cette fois ci (j’avais déjà envisagé de rentrer au début en Suède, après avoir subi la colère de méga orages depuis 3 jours, horribles, mais à 50 km de Stockholm, j’avais refusé d’abandonner), ça en était trop de lutter contre les éléments, et j’en avais marre de pédaler pour pédaler et du coup je prends le train pour Berlin où je resterai 4 jours, puis retour à la maison par train.
BILAN
Cet aventure, vélo, a été mon premier voyage de ce type. Donc je pense qu’il n’est pas étonnant que je sois surpris du déroulement de ce voyage. Outre le fait de partir seul, le plus difficile pour moi aura été de comprendre ce qui me poussait tant à partir. Car je dois avouer, que même si il n’y a pas eu un jour où je sois heureux de faire ce voyage, il n’y a aussi pas eu un seul jour où je ne me sois pas demandé ce que je faisais là notamment, de culpabiliser d’être là à rêvasser au lieu de faire comme tous le monde et chercher du boulot (mais j’ai pas envie d’être comme tous le monde…).
Je savais par avance que j’aurai quelques difficulté à gérer « ma soif kilométrique » (jamais moins de 100 km par jour, et souvent entre 120 et 130 km, quoique en Norvège…). Pourtant je pensais qu’avec la fatigue je me calmerai, je changerai, mais rien à y faire, je roulais tant que je pouvais. Inconvénient de partir seul, dès que tu t’arrêtes, tu t’ennuies, alors je roule !
Voyager à vélo me plaît pourtant, malgré l’effort ! C’est une invitation au changement, à la rencontre, à la découverte de soi et des autres. Mais voyager en vélo en Europe, je ne le referai peut être pas…à moins de finir mon voyage (aller jusqu’en Turquie ?!)…mais bon…
Entre le vent (allez savoir pourquoi il n’est jamais de votre côté ?), la pluie…mais surtout toutes ces routes qui allez comprendre pourquoi deviennent des routes pour automobiles, vous obligeant à changer de direction, voir faire demi-tour (haha combien de fois j’ai pu tourner en rond !), ou même ces routes où passent des camions, tractant des remorques et vous sur le bas côté, trempé, à vous demander ce que vous faites là, alors que c’est limité à 110 km/h ! Il y a aussi toutes ces fois où tu ne sais pas du tout où tu vas pouvoir dormir. Où encore ces changement si soudain de temps qu’on ne peut imaginer (il commence à pleuvioter, tu continues et te dis que ça va passer, ça s’accélère, tu sais que ça va passer alors tu continue, finalement, tu t’arrêtes, mets ton k-way, 10 minutes après ça s’arrête, mais tu le garde, car tu sais que ça va retomber, mais ça grimpe, tu as chaud, dans la descente tu as froid, puis…ça recommence haha)….bref tant de point à prendre en considération…mais attention, je précise que j’ai énormément fait de camping sauvage donc ça y joue !
Finalement, c’est surtout par fierté (hors de question que j’abandonne !) que je suis allé jusqu’au bout (enfin au moins jusqu’au Cap Nord) puis je me suis dis qu’il serait plus facile de retrouver un travail après 3 mois d’absence que 6…car si j’entrais en Pologne, je savais bien que j’irai au bout (fierté oblige). Aujourd’hui, depuis mon retour, le marché de l’emploi a bien repris, j’ai même eu des entretiens, mais toujours pas de boulot ! Du coup forcément, j’ai les boules, je me dis que j’aurai pu continué…mais bon, ce qui me tue le plus c’est cette attente stupide ! Je me fais chi…alors que je veux bosser ! Enfin bon…en attendant reste plus qu’à rêver derrière l’écran (de voyage et d’un boulot héhé). Je ne sais pas quand est ce que j’aurai l’occasion de repartir, mais du coup je me pose des questions quand à un autre voyage à vélo ?! Eventuellement, en Amérique du Sud…mais à vélo ?!
Une chose est sûre, c’est qu’au-delà de mes attentes de rencontres et dépaysement, j’ai surtout appris à me découvrir, me surpasser, me respecter. Mais aussi à apprécier toutes ces choses simples. Appris à recevoir (quel bonheur de se voir offrir de l’eau, un café, un sourire). Quel plaisir de voir tant de gens chaleureux, souriant à votre passage, vous faisant un petit signe. Combien de fois j’ai pu être pris en photo ?! (haha un jour alors que j’entends une voiture qui s’apprête à me doubler, elle reste juste derrière moi, du coup je sers au max le bas côté ne quittant pas les yeux de la route, de peur de dévier de ma trajectoire et finit par m’arrêter sur le bas côté…haha ils étaient en train de me photographier !)
MOMENTS FORTS
Tous ces gens, toutes ces rencontres ! Cette chaleur humaine que j’ai habituellement tendance à fuir ! Ces gens qui t’offrent un café, un ptit déjeuner, des fraises… Me laver dans un cours d’eau rapide en Norvège ! Fraicheur et plaisir garantie ! Le camping sauvage : être libre ! Avoir un truc sympa de plus à me souvenir pour mes vieux jours ! D’être fier de soi…….
MOMENTS PAS COOL
Se retrouver en plein cœur d’un orage, terrible !!! Trouver des tiques sur ma jambe en camping en Allemagne, et une autre fois d’en voir un qui remonte le long de ma main en Suède (je venais de ramasser un bâton dans les hautes herbes) Casser ma béquille pour le vélo dès le 1er jour (ce n’est qu’en Suède que j’ai utilisé un bâton pour le maintenir…très efficace, que je garderai jusqu’au bout). En Suède, plus on va au Nord, plus les villes sont espacés, plus il est difficile de trouver à boire, plus les magasins sont rares. La Norvège c’est magique, mais pfff difficile à vélo, et surtout par mauvais temps. Ce papy louche qui m’a donné de l’eau propre dans ma bouteille transparente, mais de sale (du jardin ?) dans ma gourde…soyez vigilant !
Bilan, ce genre de voyage vous rends plus humble de ce que vous êtes, des autres et de la vie, plus de gens devraient pédaler.
Merci d’avoir lu jusque là héhé au plaisir de vous raconter d’autres Aventures !
1000 dollars pour le shopping à New York City? English translation pending
bonjour
J'aimerais savoir si c'est suffisant 1000 dollars pour acheter des vetements + des souvenirs à NY ??
Les magasins que je vais faire sont les suivants :
abercrombie and fitch nike store gap nba store banana republic H&M american eagle outfitters aeropostale macy's dave's tj maxx american apparel new era old navy century 21 levis urban outfitters
ET AUSSI le jersey garden
Merci de me repondre
J'aimerais savoir si c'est suffisant 1000 dollars pour acheter des vetements + des souvenirs à NY ??
Les magasins que je vais faire sont les suivants :
abercrombie and fitch nike store gap nba store banana republic H&M american eagle outfitters aeropostale macy's dave's tj maxx american apparel new era old navy century 21 levis urban outfitters
ET AUSSI le jersey garden
Merci de me repondre
Budget pour un séjour de deux/trois semaines au Japon? English translation pending
Bonjour,
j'aimerais partir au japon avant la fin de l'année. J'ai envie de découvrir ce pays que je ne connais pas du tout, mais ce que je souhaiterai c'est alterner entre grandes villes et les paysages plus naturelles pour avoir un bon panorama de la diversité culturelle japonaise.
Le gros problème est le budget, je pense partir avec 1500 euros tout compris (avion, transport, nourriture, visite, logement...) en sachant que nous serons deux.
combien prévoir par jour ? et avec 1500 cb de temps je peux rester la bas ?
je ne souhaite pas courir comme un dérater, mais plus prendre du bon temps et me reposer, tout en profitant des visites et des sorties. l'idéal serait de partir 3 semaines mais j'ai peur que cela me revienne trop chère.
quelle est la meilleur période pour partir au japon, et qu'elles sont les endroit à ne pas manquer lorsque l'on dispose d'un timing assez short. (il y a de grandes chance que je parte entre 2 et 3 semaines, tout dépendra des sou sous)
Enfin cb je dois prévoir pour un billet d'avion au max et mini et sur quelle site je suis susceptible de trouver des billets d'avion pas chère ?
merci à vous !
j'aimerais partir au japon avant la fin de l'année. J'ai envie de découvrir ce pays que je ne connais pas du tout, mais ce que je souhaiterai c'est alterner entre grandes villes et les paysages plus naturelles pour avoir un bon panorama de la diversité culturelle japonaise.
Le gros problème est le budget, je pense partir avec 1500 euros tout compris (avion, transport, nourriture, visite, logement...) en sachant que nous serons deux.
combien prévoir par jour ? et avec 1500 cb de temps je peux rester la bas ?
je ne souhaite pas courir comme un dérater, mais plus prendre du bon temps et me reposer, tout en profitant des visites et des sorties. l'idéal serait de partir 3 semaines mais j'ai peur que cela me revienne trop chère.
quelle est la meilleur période pour partir au japon, et qu'elles sont les endroit à ne pas manquer lorsque l'on dispose d'un timing assez short. (il y a de grandes chance que je parte entre 2 et 3 semaines, tout dépendra des sou sous)
Enfin cb je dois prévoir pour un billet d'avion au max et mini et sur quelle site je suis susceptible de trouver des billets d'avion pas chère ?
merci à vous !
Retour de l'hôtel Melia Benoa et d'une excursion de quatre jours à Bali English translation pending
Nous sommes partis 16 jours (du 5 au 21 août 2009) à 7 personnes à l’hôtel Mélia Bénoa à Bali. (5 adultes un ado et un enfant dont deux adultes pour la quatrième fois à Bali).
Nous avons décollé avec l’A380 de la Singapore Airline de Paris Roissy CDG. Les 12h30 passées à bord de ce palace volant ne nous ont pas parues si longues que cela car une multitude d’activités sur l’écran placé en face de vous, vous permettent de vous occuper une bonne partie du vol. Les hôtesses et Stewards sont charmants et le service à bord est irréprochable . Nous sommes accueillis avec de petites serviettes chaudes, la nourriture y est de qualité et un cocktail Singapore sling vous est servi. Après 2h40 d’escale à Singapour, nous reprenons un avion pendant 2h30 pour Bali.
L’hôtel Melia bénoa all in est situé à une quinzaine de kilomètres de l’aéroport. Ce charmant hôtel, composé d’environ 200 chambres n’a rien à envier d’un grand hôtel luxueux. Une multitude d’activités sont proposées par des animateurs gentils et souriants. L’hôtel dans son ensemble est très propre et l’architecture est de style Balinaise. Les chambres sont spacieuses et très confortables le service est très correct. Attention aux chambres situées dans l’aile droite de l’hôtel et proposées avec une vue sur le jardin. En fait il s’agit d’une vue sur une petite rue commerçante non bruyante. En ce qui nous concerne, nous avons demandé à la réception de nous changer la chambre pour avoir une vue sur le jardin situé face à la piscine, ce qui à été fait sans problème et de façon très courtoise comme le font avec beaucoup de tact les Balinais.
Le petit jardin typique est splendide. La piscine toujours chaude est composée d’un bar qui propose des cocktails, bières, longs drinks et boissons sans alcool à volonté.
La plage est de sable relativement fin. Il faut savoir qu’il y a des marées et que la mer se retire à plusieurs centaines de mètres donc impossible de se baigner à ce moment là. Le matin, il est facile de trouver des bains de soleil à la plage et à la piscine jusque 9h. Contrairement à beaucoup d’autres hôtels, les touristes essentiellement Australiens, Russes et Français ne se les disputent pas dès 6h du Matin !
Le petit déjeuner pris en dessous de la réception est composé de menus sucrés mais aussi salés. Les jus d’ananas et de pastèques sont frais et il y a aussi du jus d’orange, goyave etc…
Le repas du midi se fait dans la paillotte à proximité de la plage sous forme de buffet. J’ai juste une remarque à faire qui n’engage que moi, dommage qu’il n’y ait pas plus de plats proposés au niveau des entrées et légumes sinon chacun y trouve son compte et nous n’avons quasiment jamais mangé la même chose.
Le repas du soir se fait soit à la paillotte de la plage soit sur le sable quand il y a un spectacle (4X par semaine) , au programme : danse Balinaise, Barong, cabaret … le tout de qualité. Dans le cas contraire, ils se font dans une salle prévue à cet effet. Il y a aussi la possibilité de manger au resto Italien (sans interêt) et à la carte (repas amélioré).
Nous avions réservé en même temps que notre voyage pour le début de notre séjour, une excursion de 4 jours dans l’ile avec un guide francophone qui nous a laissés à la fin du deuxième jour pour un groupe plus grand ! dommage, il a été remplacé par un autre qui parlait à peine le Français, ce qui n’était pas prévu dans notre contrat. Heureusement que nous comprenons un peu l’Anglais car les explications n’avaient pas le même sens qu’avec le premier.
Le premier jour nous avons visité la région magnifique pleine de rizières puis le temple de Batuan, nous avons mangé dans un restaurant typique pour 70000 roupies Balinaises ce qui représente environ 5 euros, boissons comprises. Le soir nous avons visité la forêt des singes à UBUD , mangé dans un restaurant où nous avons fait un repas pantagruélique excellent pour 10 euros par personnes. Nous avons passé la nuit au Camplung Sari qui est un hôtel typiquement Balinais avec des chambres toutes simples mais très agréables en compagnie des singes qui venaient nous chercher des fruits. Attention aux lunettes et à tout ce qui traine, ils vont vite à vous saisir tout ce qui dépasse !
Le second jour, direction Candidasa en passant par des paysages somptueux ainsi que de nombreuses visites dans les villages et une petite école dans laquelle nous avons apporté du matériel scolaire. Sur notre chemin nous avons assisté à une crémation. Les Balinais considèrent cet évènement comme une fête contrairement à nous les Européens. Le soir, arrêt à l’hôtel Rama Candidasa qui est certainement le plus bel hôtel de notre excursion. Belles chambres, lits avec moustiquaire, beau jardin, belle piscine.... Il y avait une plage publique sur le côté de l’hôtel.
Troisième jour, la montagne, les volcans, encore une fois plein de visites. Nous sommes arrivés le soir à l’hôtel Aneka Lovina. Cet hôtel nous a paru douteux, l’eau de la piscine était trouble et de la mousse se formait sur le côté des murs. Mise à part l’allée principale qui était fleurie, l’hôtel ne présentait pas beaucoup d’intérêt ni les chambres d’ailleurs. Attention à la ballade en mer dès 6 heures du mat pour aller voir les dauphins, c’est une arnaque ! vous payez dix euros pour parcourir 6 km en mer en pirogue à balancier pour aller rejoindre une horde d’une centaine de bateaux qui font comme vous ! c'est-à-dire attendre les dauphins, qui , si vous avez de la chance passent à côté de vous.
Le quatrième jour , visite des monastères, des temples, source d’eau chaude ainsi que les lacs en altitude puis retour à l’hôtel avec plein de souvenirs de magnifiques paysages, des Balinais toujours souriant et gentils, des montées et routes infranchissables que nous avons gravies en première vitesse… le rêve !!!!!!!
Tous les repas que nous avons pris nous ont coûté entre 5 et 10 euros par personne suivant le menu ou le buffet proposé. Il y a possibilité de manger beaucoup moins cher, à vous de voir !
Nous sommes revenus ensuite à l’hôtel Mélia Bénoa dans lequel nous avons prolongé notre séjour de 12 jours. Celui -ci est idéalement bien placé car il permet de nous déplacer dans les villes Denpasar, Kuta, Nusa Dua etc.. Il suffit de prendre le taxi pas cher (Mélia Bénoa – Kuta 15 km, 70000 RB, environ 5 €).
Possibilité aussi de faire des massages (full body) pour 110000 RB, 10 € pour 1 h devant et sur la droite en sortant de l’hôtel (très bonne hygiène).
Si vous aimez les tatouages, Il existe un tatoueur à Kuta (studio Komang à kuta devant Matahari Square) qui pratique son art avec beaucoup de professionnalisme et de sérieux. Le matériel est stérile et la qualité du tatouage est sans reproche.
Le Mélia Bénoa est un hôtel dans lequel nous nous sommes sentis à l’aise et que nous recommandons sans aucun problème.
Si vous avez des questions n’hésitez pas, c’est avec plaisir que je vous répondrai.😉
Deux mois à Cuba English translation pending
Bonjour ! Je m'en vais pour 2 mois à Cuba en mars/avril l'année prochaine. J'aimerais bien avoir quelques conseils et savoir si certains ont des casas particular à me recommender. J'ai l'intention d'aller à la Havana, Cienfuegos, peut-être Trinidad... Peut importe l'information que vous avez à me donner, je prends tout !! Merci à l'avance !
Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2) English translation pending
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.
N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛
Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
Turquie du 31 mai au 13 juin 2009 en autocar English translation pending
😉31/05 : Ingwiller/Ancone (Italie)/en mer
1 heure du matin l'autocar de la Sté Mugler, basée à Ingwiller (67), est là. Mickael est notre chauffeur jusqu'à Lugano. En cours de route nous prenons des passagers, ainsi que notre conducteur pour tout le circuit soient 19 passagers et François. La traversée de la Suisse est sans problème, tout le monde dort. Les couvertures douillettes fournies par Mugler sont les bienvenues, il fait un peu frais. A Lugano, Mickael part pour l'Alsace en train et François prend le volant. Nous longeons le lac de Lugano puis passage en Italie. Arrêt petit déj dans un resto d'autoroute. La pluie est du voyage, rien de bien agréable avec une circulation très dense sur l'autoroute qui contourne Milan, Parme, Modène, Bologne. Nous arrivons le long de l'Adriatique. Mais l'horizon se confond avec la mer et la pluie redouble. A chaque villes importantes, François nous fait un commentaire bref mais intéressant
50 kms avant Ancone, STOP. Arrêt déjeuner dans un resto route. Le repas est compris dans le prix du voyage. Il faut donc prendre garde à ce qu'aucune autre personne s'intercalle dans notre groupe. François à la caisse et devinez Capucine qui fait la "police" à l'arrière car ils ne vont pas vite pour choisir leur repas nos alsaciens ! et les italiens commencent à s'énerver. Tout celà me rappelle de bons moments! Bon, tout le monde à table. Le repas est rapide car nous avons hate d'être en vue d'Ancone et de notre ferry. La pluie redouble, les derniers kilomètres se font prudemment car il y a beaucoup de circulation : campings cars, caravanes, camions, etc...qui se dirigent comme nous vers le port.
"ANCONE - porto - ferries", c'est pour nous. Il est là l' EUROPA PALACE de la MINOAN LINE.
Nous attendons sagement François qui est parti chercher les documents de passage. Rapides les formalités ! Il nous distribue nos boarding pass avec le n° de cabine. Le bateau est assez imposant : 214 m de long, 22 m de large. Nous embarquons avec un petit bagage. Le gros des valises reste en soutes. Dans un bruit assourdissant, les véhicules s'engouffrent dans les entrailles du bateau. Nous sommes le seul car français.
Après un bref contrôle des tickets, nous allons à la réception où l'on nous remets nos cartes de cabines. Un employé nous dirige vers nos cabine au pont 7, en extérieure. Celle-ci est assez spacieuse et est composé de 4 lits dont 2 supperposés, d'une table et d'un fauteuil, la cabine de douche n'est pas très grande : douche, lavabo et wc, climatisation, grandement suffisant pour une nuit ! Une douche et me voilà partie explorer le bateau. Il peut transporter 1922 passagers et il y a 732 lits. Les routards sont assez nombreux ainsi que les chauffeurs routiers. Ils couchent soit en cabine soit dans une salle aménagée de fauteuils inclinables. Les aménagements sont les mêmes que sur les bateaux de croisières mais en plus petit : une très belle réception avec au moins 2 personnes parlant français, 2 bars/salons, 2 boutiques, un casino, une discothèque, un écran géant TV, un self service et un restaurant "A la Carte". Le ferry a été construit en 2002 à Gêne. Je prends quelques photos, je retourne à la cabine. Bernard, malgré l'étroitesse de la douche ( le "Monsieur" 1, 90 m / 120 kgs) est propre comme un sou neuf . Nous décidons d'aller boire un verre avant le dîner à 19 h 30. Attention ! changement d'heure nous sommes en Grèce donc + 1 heure. A 18 h le bateau lève l'ancre et vogue la galère.
Le dîner au restaurant se déroule très bien, le menu est correct. Le personnel ne parle pas un mot de français mais nous sommes habitués et nous avons l'eau et le vin, d'ailleurs bien bon, sans soucis. Le restaurant est très bien, très lumineux et nous admirons la mer en dînant. Le repas terminé nous partons tous nous coucher, demain réveil à 7 H et depuis ce matin 1 h c'est long ! Bonne nuit. Capucine 18
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
1 Le Lac de Lugano 2 l'embarquement à Ancone 3 4 5 6 notre cabine au pont 7 7 la réception 8 Déco de la réception 9 10 : bars / salons 11 Notre cocktail 12 l'entrée du resto 13 14 le restaurant "A la Carte" 15 la piscine 16 le port d'Ancone vue du bateau sous la pluie
Voyage en Colombie à deux début mai English translation pending
Salut les routards,
mon ami et moi devons partir en sac à dos en Colombie, Venezuela pour ensuite rejoindre ma soeur qui habite St Barthelemy en bateau stop, en gros par nos propres moyens.
J'aurais plusieurs questions au sujet de ce voyage:
3000 euros pour 2, est ce suffisant pour plus de 2 mois la-bas, en vivant comme les locaux modestes, bien sur?Quelle est la chose primordiale à ne pas oublier dans son sac pour partir?Sachant que nous partons d'avril à je ne sais quand, quel type de fringue est vraiment recommandé pour cette periode?Pour l'argent, qu'est ce qui est conseillé pour ne pas avoir à garder tout sur soi?Le bateau stop est il facile?Pour les papiers d'identité, passeport et permis de conduire suffisent-ils? J'ai vu que le passeport peut faire office de visa, vaut il mieux un visa direct?Les vaccins? (meme si cette decision reste personnelle)
Ensuite pour les connaisseurs de la Colombie et Venezuela, avez vous des endroits à conseillés sans trop de touristes à la ronde!!!
Je remercie d'avance les personnes qui voudront bien m'aider à préparer ce bout de vie en sachant que je m'y prends pas trop à l'avance, je sais!!!! Mais c ça qui est bon...
Sandra et Toy
Ensuite pour les connaisseurs de la Colombie et Venezuela, avez vous des endroits à conseillés sans trop de touristes à la ronde!!!
Je remercie d'avance les personnes qui voudront bien m'aider à préparer ce bout de vie en sachant que je m'y prends pas trop à l'avance, je sais!!!! Mais c ça qui est bon...
Sandra et Toy
Inde: trois semaines au Rajasthan en août 2007 English translation pending
Voici un résumé du carnet de route de notre voyage de 3 semaines en INDE au mois D'août 2007
L'itinéraire prévu au départ était le suivant : Delhi > Jaisalmer > Jodhpur > Mont Abu > Udaïpur > Jaïpur > Shekawati > Jaïpur > Fathepur Sikri > Agra > Delhi Il est évident que se tenir à un itinéraire donné est irréalisable et c'est tant mieux...
L'itinéraire final était celui-ci : Delhi> Jaisalmer > Jodhpur > Udaïpur > journée à Ranakpur - Kumbalgarh > Chittogarh - Bundi > Jaïpur > Agra - Fathepur Sikri > Delhi
DELHI > JAISALMER
Atterissage vers 00h00. Chaleur étouffante des l’arrivée (+ de 30 degrés) et humidité à 99, 999%… Après récuperation de nos bagages, nous allons changer un peu de roupies au guichet de la banque Nationale qui est ouvert toute la nuit dans l’aéroport ( pensez à demander un reçu : ils ne le donne pas automatiquement et ça pourra vous être utile plus tard), nous finissons par trouver, parmi les centaines de gens équipés de panneaux le taxi venu nous chercher, et nous voila parti pour un rodeo urbain entre camions, scooters, motos, vaches et klaxonsssss sans fin…Crazy Delhi. (Nous avions réservé l'hôtel par internet ainsi que le transfert vers l'hôtel : ce qui n'était pas plus mal étant donné l'heure tardive de notre arrivée.)
Arrivés 30 min apres a l’hotel Smyle Inn dans le quartier de Pahar Ganj (quartier bien routard, voir roots). Malgres l’obscurité, on peut apercevoir des vaches, des poubelles, des flaques d’eau, des gens qui dorment par terre, et une odeur indescriptible nous monte au nez… Petite nuit et réveil difficile dans cette chambre un peu miteuse (un peu comme une cellule : petite et sans fenêtre) de Main Bazar, et après un petit déjeuner assez dégeux au restaurant sur le toit, c’est parti pour une visite du quartier de Pahar Ganj… Quartier encore plus roots de jour avec toujours cette odeur constituée d’un mélange d’épices, de poubelles, d’excrements, de pisse et de vieux trucs croupis, mais ambiance sympa quand meme…le quartier ce réveil doucement.

Nous prenons ensuite un rickshaw pour la gare d’Old Delhi afin de poser nos sacs bien trop lourds (cloack room sur la droite de la gare : pour pouvoir l'utiliser il faut une réservation de train), puis visite du fort rouge (moins beau que celui d'Agra) nous sommes fouillés 2 fois avant de pouvoir y entrer. Après cette visite, nous partons pour Jaisalmer en train vers 17h45 : 921 kms…..arrivée prévue vers 13 heures le lendemain. Nous avions déjà reservé le train par internet lorsque nous étions en France : un peu compliqué et long mais sûrment moins que de faire la queue dans une foule d'Indiens aglutinés les uns aux autres. Nous achetons quand même à la gare de Delhi le "Train at the Glance" (32 roupies) : ce qui nous sera très utile pour nos futur trajets (d'ailleurs ça a l'air d'être une vrai bible : toutes les agence de voyages en ont un.)
Nous rencontrons sur le quai de la gare, deux Espagnols (Laura & Nestor de Murcia) en route pour la meme destination : Jaisalmer, Golden City. Le train part avec quand meme 1h30 de retard, et voici que défile sous nos yeux les banlieues de Delhi… Le spectacle est hallucinant pour nos yeux européens………………Petite nuit malgrès les 22 Heures de trajet…..!!!! Le sac à viande est bien utile dans le train ainsi que les boules quies et le bandeau pour les yeux. Prévoir également des lingettes ça peut être utile lorsque le trajet est long. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les toilettes sont plutôt propres dans les train et ne sentent pas trop mauvais : choisir plutôt les toilettes western. Nous avions choisi la classe 2A (ou 2 AC) : très bien avec 4 couchettes et un rideau pour protéger un peu de la lumière du couloir. Attention par contre prévoir une veste car il fait un peu froid à cause de la clim qui est à fond. Prévoir quand même de quoi attacher vos sacs (certains vont détourner votre attention : "where are you from", pendant qu'un autre se faufile pour récupérer vos affaires).
JAISALMER
Nous avions décidé d'essayer le couchsurfing en Inde, et après avoir échangé quelques e-mails de France avec des Indiens, nous nous retrouvons avec quelques contacts en poche.
Des notre arrivée à Jaisalmer, notre premier hôte nous attend. Il nous conduit dans la forteresse, pour nous loger dans une guest house (pas prévu, nous devions loger chez lui…) Apres quelques explications, il nous apprend que sa maison est en travaux et qu’il paiera l’hôtel pour nous…….well we’ll see… (ce qui est bien vrai) Ensuite rendez vous avec son Oncle, responsable des travaux du Fort et son ami… Finalement ses personnes sont formidables, nous offrent les repas, le Chai (thé indien), nous emenent voir le couché de soleil dans le désert, et nous font visiter des endroits incroyables inaccessibles aux autres touristes….Incredible! A ne pas manquer : le Palais du Rajmahal, le temple Jain à l'intérieur du fort et Patawah-Khi-Havelis à l'exterieur.
Nous vous conseillons de trouver une guest house ou un hôtel à l'intérieur du fort : on à l'impression d'être dans un petit village où tout le monde se connaît et vous verrez qu'au bout de 2 jours sur place les gens vont vous reconnaitre également: c'est plutôt sympa surtout quand on arrive d'une grosse ville avant. Nous quittons avec regrets cette ville calme et fantastique (que nous conseillons vivement à tout ceux qui vont au Rajasthan) pour Jodhpur la Bleue. Nous allons voyager un peu avec Laura et Nestor, nos spanish friends jusqu’a Udaipur. Nous voilà parti avec le train de nuit pour Jodpur qui part a 23h15. Nous passons une petite nuit dans un wagon 3A (c’est a dire 3 couchettes : haut, milieu, bas + 2 sur le cote…) l’ organisation dans ce genre de wagon relève de l’exploit, ça resemble un peu a un tétris grandeur nature ou les sacs se déplacent pour laisser passer le gars qui apportent les draps douteux, qui laissent passer le controlleur, etc…. Nous ne conseillons pas cet horraire de train car il arrive trop tôt le matin et ne permet pas de se reposer : un autre départ est situé aux alentours des 16h.
JODHPUR
Arrivée très matinale (5h35) à Jodhpur et réveil en fanfare dans le wagon : même chose mais à l’envers… Nous sortons de la gare tout embrumés et sautons dans un rickshaw (re-tétris : 4 personnes + 4 gros sacs a dos + 4 petits sacs…….mais ça rentre en tassant bien.) Arrivés à l’hotel (pas le bon evidement) puis arrivée au bon hotel (Devi Bhawan), nous attendons que nos chambres se liberent jusqu’a 11h30….Nous somnolons près de la piscine (pas le courrage de se baigner) Pendant ce temps la nourriture indienne commence a faire son effet sur nos pauvres organismes, et les allez retour au toilettes se font + pressants…..merci le PQ… Le soir dinner au "On the Rock", le resto branché du coin, décor vraiment sympa, et bouffe de bonne qualité...puis dodo réparateur.
Lendemain : Apres avoir prié Ganesh toute la nuit, tout est réparé, full power après un petit dej, Visite du magnifique fort de Jodhpur (Visite trés bien faite avec un audio guide) et de la vieille ville.
Nous repartons vers 15.00 pour Udaipur en bus “Deluxe” (normes indiennes) “pourris” (normes francaises). Apres 5 - 6H de route (quand il y en a) Nous arrivons à Udaïpur, au beau millieu des montagnes Indienne. Rickshaw vers l’hotel puis dodo… UDAIPUR Réveil apres une bonne nuit de repos dans notre Guest house (Jheel Guest house) un peu crade mais avec une belle vue sur le Lac. Le temps est couvert. Petit dejeuner sur le terasse au son des lavandieres qui lavent leur linge dans le lac juste en dessous…
Ensuite visite du City Palace d’Udaïpur : exterieur joli mais interieur un peu chiant (prenez un guide sous peine de ne rien comprendre), nous sommes crevés… Apres la visite nous rencontrons un guide qui apprend le français, nous discutons un peu puis il nous invite a boire le thé chez lui le soir, nous acceptons. Spectacle de danses traditionelles et marionettes dans un bel Havelli : Bagore Ki Haveli (grosse et vieille baraque bourgeoise super bien decorée…). : c'est assez sympa. A la fin du spectacle, le guide nous attend sur sa moto… nos amis espagnols vont se promener, et nous montons à 3 (possible aussi a 4, norme indienne) sur sa moto en route vers sa maison. Là nous attend sa femme, sa fille, sa cousine….nous passons une soirée très agréable à discuter, On apprend à faire le Chai (thé indien) et nous repartons, après de tristes au-revoirs, vers notre hôtel à trois sur sa moto. Le temple de Jadish est un temple très animé : il y a des femmes qui chantent toute la journée : nous vous conseillons de vous y rendre le soir : c'est très conviviale.
RANAKPUR / KUMBALGAHR
(nous vous conseillons cette excursion d'une journée au départ d'Udaipur)
Nous avons, avec nos amigos espagnoles, réservé une voiture avec chauffeur pour la journée. (TRAVEL PLANET à droite du JAGDISH TEMPLE professionel et prix corrects : 1000 rps à diviser en 4) Départ à 9h pour le fort gigantesque de Kumbalgahr perdu en pleine montagne, route defoncée et traversée de villages de montagne sur un musique techno Indienne. Visite du fort vers 11H00, nous montons au sommet pour decouvrir un paysage magnifique… tous les touristes presents sont indiens, et se groupent autour de nous pour qu’on les prenne en photo, ils adorent ça… le fils, la fille…tous le monde y passe...dans la bonne humeur... Vive le numerique…
Départ pour 3 heures de routes de montagne pour les temples de Ranakpur… déjeuner rapide puis arrivée au temple vers 16h00. Visite des plus beaux temples Jains du Rajasthan au milieu d’un parc naturel ou se cotoient les paons, les buffles, les vaches bien sur, les chacals, les singes, les cobras et les hommes…superbe…
On en à pris plein les yeux lors de cette journée.
Retour vers Udaipur sur une route encore + defoncée que les autres, voir pas de route, ou chemin de terre….notre chauffeur est champion du monde… et on se rends compte que la conduite en Inde pour un européen est completement impossible, tant les règles nous sont étranges (mort assurée sans klaxon)…. Nous changeons d'hôtel pour le BABA Palace, un peu plus cher (500 rps), mais surtout super clean, (C'est l'un des meilleurs que nous ayons fait) et avec un super roof top restaurant, juste en face Jadish Temple. Lendemain journée détente près du lac d’Udaipur…Le tour en bateau sur le lac est un peu cher (enfin tout est relatif : 300 rps) et la halte sur le Jag Mandir n'est pas indispensable. Demain depart vers 9h00 pour BUNDI avec un arret à Chittogarh, avec notre chauffeur préféré…. BUNDI / CHITTOGARH 8h30 : petit dej. avec Laura et Nestor sur le toit du BABA hotel, puis nous liberons nos chambre. Notre chauffeur nous attend dans le hall de l’hotel, il est grand, sec, pas très bavard, mais très sympa et surtout il pilote comme un chef entre les trous et les bosses. Nous partons d’Udaipur sous une fine pluie de mousson. Après environs 2h00 de route nous arrivons à Chittogath, ville sans grand interêt mais surplombée par un impressionant fort qui domine la ville, un peu en ruine à certains endroits, ou singes et cochons vivent en toute liberté. Notre chauffeur nous promène sur ce site gigantesque entre les différent lieux a voir : temples, ruines, temples, ruines… (plûtôt utile d'avoir un chauffeur pour cette visite car les monument sont éparpillés un peu partout ). La visite du site est vraiment sympa, on peut presque y passer une journée...
3 heures plus tard, nous reprenons la route vers Bundi, ou devrais-je dire le chemin… car l’autoroute est en construction ; La progression est alors plus compliquée, nous sommes secoués comme des vieux slips dans le tambour d’une machine à laver pendant 3h00. Arrivés a Bundi, nous trouvons une Guest house Haveli KATKOUN (patron très sympa mais hôtel en travaux), dinner sur toit du shivam guesthouse puis DODO… Lendemain : Nous faisons un petit tours d’exploration de la ville et arrivons au niveau du bazar. Le soir visite du palace (joli, mais un peu vide) de Bundi, puis nous commencons l’ascension vers le fort : une pente raide et glissante qui nous mène tout en haut de la montagne qui surplomble la ville. En haut, un fort immense, abandonné aux vaches et au singes, les décors de ce lieux nous rappelles le Livre de la jungle… Deux espèces de singes vivent a cet endroit : les Macaques reconnaissables à leurs derrières en “choux fleur” de couleur rouge (pas tres fins) et les Langours a têtes noires, moins agressifs mais voleurs, il ne faut rien laisser trainer…
Nous traversons lentement un endroit remplis de singes puis montons dans un batiment en ruines remplis de chauves-souris pour admirer le magnifique panorama sur la ville. Nous redescendons à la tombée de la nuit et dinnons dans une guesthouse près du lac (Uma Magh Haveli). C’est notre dernier jour avec nos compagnons de route, demain, ils partent vers le nord, et nous vers Jaipur… Tristes au revoirs puis DODO… JAÏPUR Après un petit dej au bord du lac de Bundi (Uma Magh Haveli, très sympa), nous nous rendons à la gare routière pour trouver un bus en direction de Jaipur… Un bus part justement quand nous arrivons, nous sautons à l’interieur et nous voila partis pour + de 5h de trajet.
La route est longue et la fatigue bien présente. Dès notre arrivée à Jaipur nous nous rendons compte de l’immensité de la ville… polution, surpopoulation, mendicité… Nous appellons ensuite notre deuxième couchsurfing, chez qui nous devons dormir ce soir… La comprehension n’est pas facile au téléphone et nous attendons sa venue à la gare. 1 heure plus tard, nous le rappelons, nous devons en fait nous rendre chez lui. Je prends son adresse comme je peux, puis, dès la sortie de la gare routiere, nous voila assaillis par une horde de chauffeur de Rickshaw en folie… 2 heures plus tard, après plusieurs detours, nous arrivons enfin a bon port… Notre hôte et ses grand parents nous accueillent, nous offrent un dinner végétarien, à base de riz, curd (genre creme fraiche), Dal (no spicy), puis mangue en dessert et patisseries indiennes. Ils nous mettent a l’aise et nous disent de faire comme chez nous… Nous prenons possession de sa chambre et lui dort sur le canapé…sympa Lendemain : Nous tentons quelques visites dans la ville, mais nous sommes trop fatigué, et Jaipur vraiment trop stressante, nous restons plus tranquilles. Le soir dinner au Peakcock restaurant (très sympa) avec notre hôte et 2 de ses amis… Lendemain : La forme étant revenue, nous sautons dans le premier bus (Numero 201), en direction du fort d’Amber… à 15 km de la. Le site est magnifique, la vue sur les montagnes environantes formidable…
Nous changeons ensuite de bus pour le Monkey Temple (Galta) à la sortie de jaipur…. nous rentrons finalement assez tot (trop fatigues). Apres une petite sieste réparatrice, re-dinner au Peakcock restaurant, puis nous partons avec notre hote vers le plus grand cinema du Rajasthan (Raj Mandir) pour voir un film en Indi de 3 heures…. “CHAK DE India”… avec entracte… Excelent, le spectacle est autant sur l’ecran que dans la salle, c’est un joyeux bordel…( nous le conseillons à tout le monde)
Lendemain : Triste au revoir de notre nouvel amis indien et de ces grands-parents vraiment très atachants Nous sautons dans notre bus en direction d’Agra… AGRA Après 5h30 de trajet difficile pour nos fesses nous voila arrivés dans la banlieu d’Agra…
La ville n’est pas très propre, mais parait moins turbulente que Jaipur… Premier arret : “Agra Center” crit quelqu’un pour nous insiter à descendre. c’est certaintenement un chauffeur de rickshaw qui espère ralonger le trajet de certains… notre voisin, un indien, nous conseille de descendre au prochain arrêt… Après négociations avec un rickshaw, nous voila parti vers le Kamal Hotel (300 Rs la nuit), que nous avions réservé la veille par téléphone (heureusement car il était complet)… Les chambres sont assez sobres mais pas trop crades. Après avoir essayé de prendre une douche (froide + jet completement anarchique), nous nous rendons sur le roof top restaurant pour decouvrir une vue imprenable sur le Taj Mahal… Repas sympa, non spicy, en compagnie de 2 voyageuses françaises… dodo Lendemain : Après une nuit très courte (lever 5h30), nous arrivons sur ce site exceptionel qu’est le Taj Mahal (750 Rps quand même), avec un beau lever de soleil et les yeux boursouflés… il mérite bien son statut de merveille du monde…
Il est vraiment conseillé de le faire tôt le matin ou le soir, car il y a moins de monde et surtout la lumière est plus sympa même si c'est un peu fatigant ça vaut le coup.
Nous restons 3 heures à le contempler, puis retour à notre hotel pour un bon petit dej, puis sieste… Nous repartons vers 12h00 pour le Fort Rouge d’Agra (250 Rps par personne). Nous faisons la visite avec un guide très interessant (150 Rps pour le guide après négociations…) Dans cette ville les Marchands sont plus insistants, tout comme les rickshaws, avec qui il faut marchander, et discuter ferme pour qu’ils vous emmenent au bon endroit et surtout sans arrêt shopping…(commissions). Ensuite, visite du très joli Baby Taj, sur l’autre rive de l’Yamuna, puis retour à l’hotel pour un bonne douche… Nous dégustons un très bon poulet grillé au citron (vivement conseillé fried chicken with limon : pas épicé) avec nos copines francaises au KAMAL Hotel… puis dodo de bonne heure. Demain, nous tenterons de prendre le bus en direction de Fathepur Sikri, a environ une heure de route d’Agra… Après une bonne nuit de repos, et un bon petit dej, nous voila parti vers la gare routière d’Agra pour trouver un bus en direction de Fathepur Sikri. FATEPUR-SIKRI Arrivés à la gare, nous trouvons très facilement un bus Express (les gens nous aident) et le trajet ne coute que 22 Rps (0.50 euros) par personne. En inde, malgrès les apparences les bus sont assez bien organisés et faciles à utiliser, il suffit de demander à n’importe qui, seul le confort est aléatoire. Les bus Deluxe sont plus confortables, on peut baisser les sièges, mais les bus étant tres vieux, les sièges sont pourris… Les bus express sont difficiles à décrire…….. (Normes Indiennes : pourris / Normes francaises : Inexistant) Les petits bus : plus courrants dans les villes, ne possedent qu’une banquette tout autour, et tout le monde debout au millieu entasse comme des sardines (Tetris). Le chauffeur fume des beedies, klaxonne comme un tarré, son compère, à qui l’on paie les billets, gueule (en Indi) le nom de la destination, et le nom de l’arrêt par la porte toujours ouverte… Pendant le trajet nous faisons connaissance avec 3 français, avec qui nous passerons la journée. Arrivés a Fathepur Sikri, plusieurs personnes essayent de nous attirer vers la partie gratuite du site, qui pululle de vendeurs collants en tout genre, nous suivons les conseils du “routard” en nous dirigeant vers l’entrée payante. Nous y trouvons un guide qui parle un francais approximatif, nous partageons les frais avec les autres français (100 Rps = 2 euros pour 2 heures d’explications….pourquoi s’en priver).
Le site est superbe, la visite intéressante… déjeuner dans un restos du coin (tres bon) puis retour à notre hotel pour une petite douche (utile) Nous partons demain vers delhi en train… la fin est proche… DELHI Apres un petit dej à notre hotel d’Agra, nous liberons notre chambre puis nous prenons un rickshaw en direction de la gare d’Agra Cantonement… Nous galerons un peu pour trouver le bon quai car il n’y a pas beaucoup d’indication, mais après quelques recherches, nous apprenons que notre train à une heure de retard. Finalement nous metrons 5 heures au lieu de 3 pour arriver à la gare de New Delhi. Le voyage nous parait un peu long, nous avons reservé en classe sleeper, pas trop confortable… et pour couronner le tout nos sièges sont pris, le controleur nous en donne d’autres également pris….bref, on s’assoie au hazard, on change plusieurs fois de place, pour finalement squater au milieu d’une famille bien gentille.
Arrivés dans la folie de la gare de Delhi, nous tournons un peu en rond pour trouver la sortie… Les gens courrent dans tous sens et les panneaux sont tous ecrits en Indi…Nous finissons par nous retrouver et nous dirigeons à pied vers notre hotel (Namaskar) en slalomant à travers les rickshaws, les vélos, les voitures, et les mendiants…sympa Delhi. Le quartier de Pahar Ganj, et surtout Main Bazar, grouille de vie, mais nous trouvons ça plus sympa qu’a notre arrivée (l’habitude surement), Il fait chaud et nous arrivons à l’hotel en 10 minutes environs. Le patron nous accueil d’un air blasé tout en regardant son feuilleton à la telé…Un garcon nous montre une chambre a 300 Rps (6 euros) : une vraie cellule de 9 m² sans fenêtres…nous changeons pour une autre avec clim et un petit bout de fenêtre….pour 480Rps (9 euros). Nous réservons un taxi vers l’aéroport pour le lendemain (200 Rps). Apres quelques emplètes dans cette rue commercante, nous quittons notre cher quartier et décidons d’essayer le metro de Delhi (un des rares transport que nous n’avons pas encore pris en Inde), et la Grande SURPRISE….. les couloirs sont presques deserts, nickels, climatisés… personne ne jette ses dechets par terre, personne ne crache, personne ne pisse sur les murs…c’est un autre monde… Après une fouille au corps nous entrons vers les quais. Le prix du ticket (jetons) est tres bon marché (6 Rps = 0.12 euros négociation non possible) et le transport très rapide et pratique. Nous arrivons 5 minutes plus tard a Counaught Place, le champs Elysée de Delhi, et la, devant nos yeux ébahis, se dévoile le Delhi moderne que nous ne connaissions pas encore… les boutiques chics succedent aux grandes chaines de restos et nous craquons lamentablement… devant…. le Mc Donalds…. et oui, mais il fallait bien tester le Mac Maharadjah…. nous ressortons avec une boule au ventre (meme concepte qu’en france mais a la place du boeuf, on a droit a une boullie de poulet reconstituée…le sundae est le même). Pour digérer un peu, nous nous asseyons sur l’herbe dans le parc au milieu de la place…ambiance tres décontractée….mais il est temps de rentrer dans notre quartier de oufs. Demain, quelques visites de monuments, quelques emplètes, un peu d’escens et quelques offrandes au pieds de ganesh, Shiva, Vishnu, 2 ou 3 gourous et nous attendrons notre avions…bien sagement. Lendemain et dernier jour
Notre dernier jour en Inde commence, nous nous reveillons dans notre chambre de Main Bazard, tout sec a cause de la clim (premiere chambre avec clim…), dehors les enfants jouent dans la cours de l’école… il est 9h00.
Nous nous baladons à la recherche d’un endroit pour prendre un petit dej… très rare dans le quartier, finalement nous trouvons un cafe / restaurant un peu plus haut dans la rue : le Club India, endroit tres propre, nous prenons, un chai, un Darjeeling, des oeufs et un jus de mangues fraiches… nous voila remplis et en forme pour notre dernier jour (de shopping). Après quelques emplètes dans main bazar, nous prenons le métro en direction d’Old Delhi pour visiter la grande Mosquée, Jama Masjid. L’entrée est gratuite et 200 Rps pour un appareil photo + 50 Rps pour monter en haut du minaret + 5 Rps pour le gamin qui garde nos chaussures…..pffff. La vue de la haut est sympa, on apercoit l’étendue de cette ville immense, mais il ne faut pas être claustrophobe pour y monter car on se croise très difficilement, dans le minuscule escalier en collimacon. Nous prenons ensuite un cycle rickshaw en direction du temple Sikh à deux pas d’ici, nous traversons les quartiers d’Old Delhi, ces rues minuscules, ou un boeuf a du mal a croiser un vélo et, 10 min plus tard, nous arrivons devans le temple…
Nous laissons nos chaussures à la consigne et passons dans l’eau sacrée du petit bassin “lave-pieds” devant l’entrée. Les fideles s’en aspergent les cheveux et en boivent une gorgée avant de rentrer, nous ne les imitons pas… herk A l’interieur la prière se termine et nous pouvons rentrer, M. Singh (il s’appellent tous comme ça) nous accueille et nous fait la visite. il nous explique les principes de la religion Sikh (monotheiste, prone le partage, refuse le système des castes…..) le tout dans un anglais trop rapide pour nous… Il nous montre les cuisines et la cantine ou tous le monde est bénévole, et chacun peut manger gratuitement…mais ça ne nous dit rien…. Nous reprenons le métro en direction de connaught place et nous nous laissons tenter par un resto chinois un peu trop chic… allegés de 1000 Rps (20 euros) nous repartons le ventre plein vers Main bazar pour encore un peu de shopping........ Nous confirmons notre vol directement sur internet, ou nous pouvons choisir nos places (avec hublot), une derniere douche dans notre superbe salle de bain**** (lol), et le taxi viendra nous chercher pour nous conduire a l’aeroport international Indira Gandhi, d’ou nous nous envolerons, a 1h00, vers Paris… Quelques Bonnes adresses :
DELHI : Les hôtels où nous sommes descendu à delhi sont cher, moche et le personnel est en général très peu aimable, mais on peux reserver une chambre et un taxi de france via leur site web...donc pratique quand on arrive à Delhi au millieu de la nuit. SMYLE INN et NAMASKAR (entre 300 et 500 Rps la double et 200-250 Rps le taxi vers l'aéroport) : ce ne sont pas de bonnes adresses mais c'est plutôt pratique ( pas loin de Main Bazar et de la gare de New delhi) Club India un des rares endroits à pahar ganj ou l'on peut prendre un petit déj, endroit sympa, très propre sur la petite place, moitié de Main Bazar
JAISALMER : Beaucoup d'hôtel sympa dans cette superbe citadelle à choisir plutôt à l'intérieur du fort. Sister Guest House Guest house sympa, chambres sobres et à plutôt propres (200 Rps la double, On fort Dhundha) Hotel GARH Jaisal (91-2992-253836)un peu plus cher, 900-1000 Rps la double mais vraiment très classe roof avec une super vue sur le fort Ristorante Little ITALY à l'entrée de la ville fortifié, sympa mais pas trop rapide Little Tibet et free Tibet roof top restaurant sympa et pas cher 100-250 Rps le repas Desert boy's Restaurant à l'extérieur de la ville, mais nourriture excellente au son de la musique traditionelle ( à ne pas manquer)
JODHPUR DEVI BHAWAN (0291-2511067) hôtel vraiment sympa avec piscine dans un cadre de verdure et de calme assez incroyable...mais prenez la clim, car à Jodhpur, il fait chaud... ON THE ROCK Restau branché de la ville, ambiance sympa et bouffe excellente.
UDAIPUR Jheel Guesthouse vue sur le lac, mais chambres crades et chères (500 -1000 Rps) BABA Palace (0294-2427126) en face Jagdish Temple, hôtel super propre, les chambres entre 500 et 1500 pour les suites. Restaurant excellent (le poulet tandoori est terrible) Maxim's Cafe très bon restau, pas trop cher Travel planet (0294-5131429)agence de voyage à droite du Jagdish Temple, personnel sympa, prix dans la moyenne organise des voyages à la carte pour une journée ou plus. ça peut être interessant à quatre pour aller voir Ranakpur, chittogarh, Koumbalgarh....
JAÏPUR Peakcock Restaurant Très bon resto, très fréquenté des Français, pratique pour faire des rencontres sympas et pour trouver des plats non épicés...
AGRA KAMAL Hotel (0562-2330126) Sans prétention, chambres assez moyennes, mais pas très cher (150 - 400 Rps), très bon retaurant (et surtout très lent) et très belle vue sur le TAJ de la terasse. Nous vous vonseillons le fried chiken with limon (pas épicé).
Quelques PRIX
Delhi > Jaisalmer en train : 1200 Rps en 2A
Jodhpur > Udaipur en Bus Deluxe : 142 Rps
Udaïpur > Bundi en voiture avec arret à Kumbalgarh : 2 200 Rps pour la voiture de mémoire
Jaipur > Agra en Bus Deluxe : 159 Rps
Taj Mahal : 500 Rps...
Quelques Conseils Après 3 semaines passées à voyager dans la Rajasthan, avec juste un itinéraire vaguement prévu, un sac à dos, un guide du routard, voici quelques conseils utiles
A prendre dans votre sac : Quelques vêtements légers, style pantalon longs en toile légère, chemises manches courtes et longues pour le soir, ne vous charger pas inutilement...quelques vetements suffisent et puis on trouve de tout sur place... Produits anti-moustiques + truc qui brule anti-moustiques + vetement imprégnés anti-moustiques histoire de ne pas ramener le palu ou la Dengue… La moustiquaire est déconseillée car au dessus de chaque lit indiens il y a un ventillateur....donc impossible de l'accrocher. il vaut mieux acheter sur place les prises anti-moustiques...et se protéger Lampe frontale pour les coupures de courant tres frequentes Sacs à viande pour dormir dans un truc propre : il n'y a jamais de drat ou alors un drat housse pas toujours propre capes de pluie (en cas de mousson) Tongs pour les douches vraiment trop crades du PQ, mais on peut en trouver facilement sur place même s'il gratte un peu Gel antibactérien (très pratique pour se laver les mains sans eau) : baccide Couteau suisse Lessive en tube + corde + pince à linge (le lige sèche très vite sous le ventillateur) Cadenas à fil d’acier pour attacher les sacs dans le train Casquette + lunettes de soleil (fait chaud) Gourdasse + AquaTabs vraiment pas obligés, on trouve de l'eau à tous les coins de rue, juste bien vérifier la capsule Boulles Quies pour dormir dans les trains ou dans les bus et certains hotels Tres utile aussi le masque pour se protéger de la lumière dans les train et même dans certains hôtels Bonde (pour boucher les lavabosss en cas de lessive car les eviers indiens n'en on pas) et un bon guide (lonely planet bien mieux que routard, mais plus lourd et les 2 sont à la rue sur plein de points, surtout sur les tarifs...le petit futé est pas trop mal pour les descriptifs des sites mais peu d'adresses d'hôtels et de restaurants...)
Les déplacements
En arrivant achetez donc le "Train at a Glance" très pratique car tous les train y sont répertoriés
En train, les déplacements sont finalement assez simples, le plus dur est de réserver un billet de train dans les grandes villes car il faut jouer des coudes dans la file d'attente et les indiens n'hésitent pas une seconde à vous passer devant...donc plus simple demandez à votre guest house ou a une petite agence de voyage c'est moins galère et ça ne coute que quelques roupies de plus : pourquoi s'en priver... Pensez juste à surveiller vos sacs à dos, attachez les avec un cadenas car les vols sont très courrant dans les trains...
Pour les bus c'est + simple, on se pointe à la gare routière pour demander les horaires, quand un bus va ou vous voulez, soit vous remplissez une fiche que vous donnez au guichet pour qu'il vous fasse votre billet, soit vous demander aux gens où est le bus pour votre destination, vous montez dedans et quelqu'un passera vous vendre un ticket....on ne peut faire plus simple.
Un conseil quand même, gardez vos sacs à dos avec vous dans le bus, ne les mettez pas dans la soute arrière comme on vous conseille, car la porte arrière est très facilement ouvrable et les arrets nombreux....
Sinon la voiture reste un moyen très sympa pour se déplacer à son rythme...mais valable qu'a partir de 4....ou 2 pour les + riches. On peut en reserver un peu partout dans les agences de n'importe quelle ville...négociez quand même les tarifs, et surtout les frais divers avant (parking, essence, taxes diverses...) et ne payez que la moitié de la course à l'agence....l'autre moitié quand vous êtes arrivé....on ne sait jamais.
La Nourriture Mieux vaut aimer la nourriture bien épicée et avoir un estomac en béton pour manger en Inde... Si vous aimez la bouffe indienne ou épicée, vous allez alors vous jeter dessus...mais au bout de quelques jours, votre organisme d'européen vous rappelle à l'odre, ou plutôt au désordre... : ) Comme les cartes des restaurants sont incompréhensibles la plupart du temps...il faut tester...Les plats à base de riz sont un bon refuge pour les intestins fragiles, mais pensez à demander : "no spicy" si vous êtes sensibles, mais sachez qu'ils en mettent quand même....donc.
Les bananes sont un bon compléments pour les longs trajets. Pensez surtout à bien vous lavez les mains avant de manger, très important
Chapati : galette plate Naan : galette moelleuse plain rice : riz nature Biryani : Riz + légumes ( pas trop épicé) Pulao : épicé Dhal : Lentilles Alu : pomme de terre Palak : Epinard Curd : fromage caillé Lassi : lait caillé parfumé paneer : fromage Kachmiry Biryani > Légumes, fruits, rit = très bon
La mousson / Les moustiques / le Palu
Pour vous rassurer nous n'avons pas eu de souci avec la mousson : quasiment rien. Il a fait beau et surtout chaud tous les jours. Un peu couvert à Udaïpur, mais la région est très montagneuse et plus humide. Nous sommes partis 3 semaines pendant la mousson au mois d'août et nous n'avons croiser que quelques moustiques... Il faut quand même ce proteger et encore plus quand la nuit tombe car les moustiques porteur du palu n'attaquent qu'a partir de la tombé de la nuit, donc couvrez vous les bras et les jambes et aspergez vous de spray.
Prendre un traitement anti-palu n'est pas obligatoire, mais conseillé, faites des recherches sur ce forum pour vous faire votre idée... Si vous devez en prendre allez l'acheter dans une grosse pharmacie...beaucoup moins cher et attendez vous, selon les personnes a avoir des effets secondaires.... crise d'urticaire pour ma copine, trouble intestinaux....etc...
Le palu n'est pas présent dans les grandes villes à cause de la pollution...
Voilà, bon voyage si vous partez bientôt, et quelques souvenirs de ce pays merveilleux pour ceux qui sont déjà partis, et qui comme nous y retournerons certainement un jour...
Blog de notre voyage http://www.opositif.com/blog/
L'itinéraire prévu au départ était le suivant : Delhi > Jaisalmer > Jodhpur > Mont Abu > Udaïpur > Jaïpur > Shekawati > Jaïpur > Fathepur Sikri > Agra > Delhi Il est évident que se tenir à un itinéraire donné est irréalisable et c'est tant mieux...
L'itinéraire final était celui-ci : Delhi> Jaisalmer > Jodhpur > Udaïpur > journée à Ranakpur - Kumbalgarh > Chittogarh - Bundi > Jaïpur > Agra - Fathepur Sikri > Delhi
DELHI > JAISALMER
Atterissage vers 00h00. Chaleur étouffante des l’arrivée (+ de 30 degrés) et humidité à 99, 999%… Après récuperation de nos bagages, nous allons changer un peu de roupies au guichet de la banque Nationale qui est ouvert toute la nuit dans l’aéroport ( pensez à demander un reçu : ils ne le donne pas automatiquement et ça pourra vous être utile plus tard), nous finissons par trouver, parmi les centaines de gens équipés de panneaux le taxi venu nous chercher, et nous voila parti pour un rodeo urbain entre camions, scooters, motos, vaches et klaxonsssss sans fin…Crazy Delhi. (Nous avions réservé l'hôtel par internet ainsi que le transfert vers l'hôtel : ce qui n'était pas plus mal étant donné l'heure tardive de notre arrivée.)
Arrivés 30 min apres a l’hotel Smyle Inn dans le quartier de Pahar Ganj (quartier bien routard, voir roots). Malgres l’obscurité, on peut apercevoir des vaches, des poubelles, des flaques d’eau, des gens qui dorment par terre, et une odeur indescriptible nous monte au nez… Petite nuit et réveil difficile dans cette chambre un peu miteuse (un peu comme une cellule : petite et sans fenêtre) de Main Bazar, et après un petit déjeuner assez dégeux au restaurant sur le toit, c’est parti pour une visite du quartier de Pahar Ganj… Quartier encore plus roots de jour avec toujours cette odeur constituée d’un mélange d’épices, de poubelles, d’excrements, de pisse et de vieux trucs croupis, mais ambiance sympa quand meme…le quartier ce réveil doucement.

Nous prenons ensuite un rickshaw pour la gare d’Old Delhi afin de poser nos sacs bien trop lourds (cloack room sur la droite de la gare : pour pouvoir l'utiliser il faut une réservation de train), puis visite du fort rouge (moins beau que celui d'Agra) nous sommes fouillés 2 fois avant de pouvoir y entrer. Après cette visite, nous partons pour Jaisalmer en train vers 17h45 : 921 kms…..arrivée prévue vers 13 heures le lendemain. Nous avions déjà reservé le train par internet lorsque nous étions en France : un peu compliqué et long mais sûrment moins que de faire la queue dans une foule d'Indiens aglutinés les uns aux autres. Nous achetons quand même à la gare de Delhi le "Train at the Glance" (32 roupies) : ce qui nous sera très utile pour nos futur trajets (d'ailleurs ça a l'air d'être une vrai bible : toutes les agence de voyages en ont un.)
Nous rencontrons sur le quai de la gare, deux Espagnols (Laura & Nestor de Murcia) en route pour la meme destination : Jaisalmer, Golden City. Le train part avec quand meme 1h30 de retard, et voici que défile sous nos yeux les banlieues de Delhi… Le spectacle est hallucinant pour nos yeux européens………………Petite nuit malgrès les 22 Heures de trajet…..!!!! Le sac à viande est bien utile dans le train ainsi que les boules quies et le bandeau pour les yeux. Prévoir également des lingettes ça peut être utile lorsque le trajet est long. Contrairement à ce que l'on pourrait penser les toilettes sont plutôt propres dans les train et ne sentent pas trop mauvais : choisir plutôt les toilettes western. Nous avions choisi la classe 2A (ou 2 AC) : très bien avec 4 couchettes et un rideau pour protéger un peu de la lumière du couloir. Attention par contre prévoir une veste car il fait un peu froid à cause de la clim qui est à fond. Prévoir quand même de quoi attacher vos sacs (certains vont détourner votre attention : "where are you from", pendant qu'un autre se faufile pour récupérer vos affaires).
JAISALMER
Nous avions décidé d'essayer le couchsurfing en Inde, et après avoir échangé quelques e-mails de France avec des Indiens, nous nous retrouvons avec quelques contacts en poche.
Des notre arrivée à Jaisalmer, notre premier hôte nous attend. Il nous conduit dans la forteresse, pour nous loger dans une guest house (pas prévu, nous devions loger chez lui…) Apres quelques explications, il nous apprend que sa maison est en travaux et qu’il paiera l’hôtel pour nous…….well we’ll see… (ce qui est bien vrai) Ensuite rendez vous avec son Oncle, responsable des travaux du Fort et son ami… Finalement ses personnes sont formidables, nous offrent les repas, le Chai (thé indien), nous emenent voir le couché de soleil dans le désert, et nous font visiter des endroits incroyables inaccessibles aux autres touristes….Incredible! A ne pas manquer : le Palais du Rajmahal, le temple Jain à l'intérieur du fort et Patawah-Khi-Havelis à l'exterieur.

Nous vous conseillons de trouver une guest house ou un hôtel à l'intérieur du fort : on à l'impression d'être dans un petit village où tout le monde se connaît et vous verrez qu'au bout de 2 jours sur place les gens vont vous reconnaitre également: c'est plutôt sympa surtout quand on arrive d'une grosse ville avant. Nous quittons avec regrets cette ville calme et fantastique (que nous conseillons vivement à tout ceux qui vont au Rajasthan) pour Jodhpur la Bleue. Nous allons voyager un peu avec Laura et Nestor, nos spanish friends jusqu’a Udaipur. Nous voilà parti avec le train de nuit pour Jodpur qui part a 23h15. Nous passons une petite nuit dans un wagon 3A (c’est a dire 3 couchettes : haut, milieu, bas + 2 sur le cote…) l’ organisation dans ce genre de wagon relève de l’exploit, ça resemble un peu a un tétris grandeur nature ou les sacs se déplacent pour laisser passer le gars qui apportent les draps douteux, qui laissent passer le controlleur, etc…. Nous ne conseillons pas cet horraire de train car il arrive trop tôt le matin et ne permet pas de se reposer : un autre départ est situé aux alentours des 16h.
JODHPUR
Arrivée très matinale (5h35) à Jodhpur et réveil en fanfare dans le wagon : même chose mais à l’envers… Nous sortons de la gare tout embrumés et sautons dans un rickshaw (re-tétris : 4 personnes + 4 gros sacs a dos + 4 petits sacs…….mais ça rentre en tassant bien.) Arrivés à l’hotel (pas le bon evidement) puis arrivée au bon hotel (Devi Bhawan), nous attendons que nos chambres se liberent jusqu’a 11h30….Nous somnolons près de la piscine (pas le courrage de se baigner) Pendant ce temps la nourriture indienne commence a faire son effet sur nos pauvres organismes, et les allez retour au toilettes se font + pressants…..merci le PQ… Le soir dinner au "On the Rock", le resto branché du coin, décor vraiment sympa, et bouffe de bonne qualité...puis dodo réparateur.
Lendemain : Apres avoir prié Ganesh toute la nuit, tout est réparé, full power après un petit dej, Visite du magnifique fort de Jodhpur (Visite trés bien faite avec un audio guide) et de la vieille ville.

Nous repartons vers 15.00 pour Udaipur en bus “Deluxe” (normes indiennes) “pourris” (normes francaises). Apres 5 - 6H de route (quand il y en a) Nous arrivons à Udaïpur, au beau millieu des montagnes Indienne. Rickshaw vers l’hotel puis dodo… UDAIPUR Réveil apres une bonne nuit de repos dans notre Guest house (Jheel Guest house) un peu crade mais avec une belle vue sur le Lac. Le temps est couvert. Petit dejeuner sur le terasse au son des lavandieres qui lavent leur linge dans le lac juste en dessous…

Ensuite visite du City Palace d’Udaïpur : exterieur joli mais interieur un peu chiant (prenez un guide sous peine de ne rien comprendre), nous sommes crevés… Apres la visite nous rencontrons un guide qui apprend le français, nous discutons un peu puis il nous invite a boire le thé chez lui le soir, nous acceptons. Spectacle de danses traditionelles et marionettes dans un bel Havelli : Bagore Ki Haveli (grosse et vieille baraque bourgeoise super bien decorée…). : c'est assez sympa. A la fin du spectacle, le guide nous attend sur sa moto… nos amis espagnols vont se promener, et nous montons à 3 (possible aussi a 4, norme indienne) sur sa moto en route vers sa maison. Là nous attend sa femme, sa fille, sa cousine….nous passons une soirée très agréable à discuter, On apprend à faire le Chai (thé indien) et nous repartons, après de tristes au-revoirs, vers notre hôtel à trois sur sa moto. Le temple de Jadish est un temple très animé : il y a des femmes qui chantent toute la journée : nous vous conseillons de vous y rendre le soir : c'est très conviviale.
RANAKPUR / KUMBALGAHR
(nous vous conseillons cette excursion d'une journée au départ d'Udaipur)Nous avons, avec nos amigos espagnoles, réservé une voiture avec chauffeur pour la journée. (TRAVEL PLANET à droite du JAGDISH TEMPLE professionel et prix corrects : 1000 rps à diviser en 4) Départ à 9h pour le fort gigantesque de Kumbalgahr perdu en pleine montagne, route defoncée et traversée de villages de montagne sur un musique techno Indienne. Visite du fort vers 11H00, nous montons au sommet pour decouvrir un paysage magnifique… tous les touristes presents sont indiens, et se groupent autour de nous pour qu’on les prenne en photo, ils adorent ça… le fils, la fille…tous le monde y passe...dans la bonne humeur... Vive le numerique…

Départ pour 3 heures de routes de montagne pour les temples de Ranakpur… déjeuner rapide puis arrivée au temple vers 16h00. Visite des plus beaux temples Jains du Rajasthan au milieu d’un parc naturel ou se cotoient les paons, les buffles, les vaches bien sur, les chacals, les singes, les cobras et les hommes…superbe…

On en à pris plein les yeux lors de cette journée.
Retour vers Udaipur sur une route encore + defoncée que les autres, voir pas de route, ou chemin de terre….notre chauffeur est champion du monde… et on se rends compte que la conduite en Inde pour un européen est completement impossible, tant les règles nous sont étranges (mort assurée sans klaxon)…. Nous changeons d'hôtel pour le BABA Palace, un peu plus cher (500 rps), mais surtout super clean, (C'est l'un des meilleurs que nous ayons fait) et avec un super roof top restaurant, juste en face Jadish Temple. Lendemain journée détente près du lac d’Udaipur…Le tour en bateau sur le lac est un peu cher (enfin tout est relatif : 300 rps) et la halte sur le Jag Mandir n'est pas indispensable. Demain depart vers 9h00 pour BUNDI avec un arret à Chittogarh, avec notre chauffeur préféré…. BUNDI / CHITTOGARH 8h30 : petit dej. avec Laura et Nestor sur le toit du BABA hotel, puis nous liberons nos chambre. Notre chauffeur nous attend dans le hall de l’hotel, il est grand, sec, pas très bavard, mais très sympa et surtout il pilote comme un chef entre les trous et les bosses. Nous partons d’Udaipur sous une fine pluie de mousson. Après environs 2h00 de route nous arrivons à Chittogath, ville sans grand interêt mais surplombée par un impressionant fort qui domine la ville, un peu en ruine à certains endroits, ou singes et cochons vivent en toute liberté. Notre chauffeur nous promène sur ce site gigantesque entre les différent lieux a voir : temples, ruines, temples, ruines… (plûtôt utile d'avoir un chauffeur pour cette visite car les monument sont éparpillés un peu partout ). La visite du site est vraiment sympa, on peut presque y passer une journée...

3 heures plus tard, nous reprenons la route vers Bundi, ou devrais-je dire le chemin… car l’autoroute est en construction ; La progression est alors plus compliquée, nous sommes secoués comme des vieux slips dans le tambour d’une machine à laver pendant 3h00. Arrivés a Bundi, nous trouvons une Guest house Haveli KATKOUN (patron très sympa mais hôtel en travaux), dinner sur toit du shivam guesthouse puis DODO… Lendemain : Nous faisons un petit tours d’exploration de la ville et arrivons au niveau du bazar. Le soir visite du palace (joli, mais un peu vide) de Bundi, puis nous commencons l’ascension vers le fort : une pente raide et glissante qui nous mène tout en haut de la montagne qui surplomble la ville. En haut, un fort immense, abandonné aux vaches et au singes, les décors de ce lieux nous rappelles le Livre de la jungle… Deux espèces de singes vivent a cet endroit : les Macaques reconnaissables à leurs derrières en “choux fleur” de couleur rouge (pas tres fins) et les Langours a têtes noires, moins agressifs mais voleurs, il ne faut rien laisser trainer…

Nous traversons lentement un endroit remplis de singes puis montons dans un batiment en ruines remplis de chauves-souris pour admirer le magnifique panorama sur la ville. Nous redescendons à la tombée de la nuit et dinnons dans une guesthouse près du lac (Uma Magh Haveli). C’est notre dernier jour avec nos compagnons de route, demain, ils partent vers le nord, et nous vers Jaipur… Tristes au revoirs puis DODO… JAÏPUR Après un petit dej au bord du lac de Bundi (Uma Magh Haveli, très sympa), nous nous rendons à la gare routière pour trouver un bus en direction de Jaipur… Un bus part justement quand nous arrivons, nous sautons à l’interieur et nous voila partis pour + de 5h de trajet.
La route est longue et la fatigue bien présente. Dès notre arrivée à Jaipur nous nous rendons compte de l’immensité de la ville… polution, surpopoulation, mendicité… Nous appellons ensuite notre deuxième couchsurfing, chez qui nous devons dormir ce soir… La comprehension n’est pas facile au téléphone et nous attendons sa venue à la gare. 1 heure plus tard, nous le rappelons, nous devons en fait nous rendre chez lui. Je prends son adresse comme je peux, puis, dès la sortie de la gare routiere, nous voila assaillis par une horde de chauffeur de Rickshaw en folie… 2 heures plus tard, après plusieurs detours, nous arrivons enfin a bon port… Notre hôte et ses grand parents nous accueillent, nous offrent un dinner végétarien, à base de riz, curd (genre creme fraiche), Dal (no spicy), puis mangue en dessert et patisseries indiennes. Ils nous mettent a l’aise et nous disent de faire comme chez nous… Nous prenons possession de sa chambre et lui dort sur le canapé…sympa Lendemain : Nous tentons quelques visites dans la ville, mais nous sommes trop fatigué, et Jaipur vraiment trop stressante, nous restons plus tranquilles. Le soir dinner au Peakcock restaurant (très sympa) avec notre hôte et 2 de ses amis… Lendemain : La forme étant revenue, nous sautons dans le premier bus (Numero 201), en direction du fort d’Amber… à 15 km de la. Le site est magnifique, la vue sur les montagnes environantes formidable…

Nous changeons ensuite de bus pour le Monkey Temple (Galta) à la sortie de jaipur…. nous rentrons finalement assez tot (trop fatigues). Apres une petite sieste réparatrice, re-dinner au Peakcock restaurant, puis nous partons avec notre hote vers le plus grand cinema du Rajasthan (Raj Mandir) pour voir un film en Indi de 3 heures…. “CHAK DE India”… avec entracte… Excelent, le spectacle est autant sur l’ecran que dans la salle, c’est un joyeux bordel…( nous le conseillons à tout le monde)
Lendemain : Triste au revoir de notre nouvel amis indien et de ces grands-parents vraiment très atachants Nous sautons dans notre bus en direction d’Agra… AGRA Après 5h30 de trajet difficile pour nos fesses nous voila arrivés dans la banlieu d’Agra…
La ville n’est pas très propre, mais parait moins turbulente que Jaipur… Premier arret : “Agra Center” crit quelqu’un pour nous insiter à descendre. c’est certaintenement un chauffeur de rickshaw qui espère ralonger le trajet de certains… notre voisin, un indien, nous conseille de descendre au prochain arrêt… Après négociations avec un rickshaw, nous voila parti vers le Kamal Hotel (300 Rs la nuit), que nous avions réservé la veille par téléphone (heureusement car il était complet)… Les chambres sont assez sobres mais pas trop crades. Après avoir essayé de prendre une douche (froide + jet completement anarchique), nous nous rendons sur le roof top restaurant pour decouvrir une vue imprenable sur le Taj Mahal… Repas sympa, non spicy, en compagnie de 2 voyageuses françaises… dodo Lendemain : Après une nuit très courte (lever 5h30), nous arrivons sur ce site exceptionel qu’est le Taj Mahal (750 Rps quand même), avec un beau lever de soleil et les yeux boursouflés… il mérite bien son statut de merveille du monde…

Il est vraiment conseillé de le faire tôt le matin ou le soir, car il y a moins de monde et surtout la lumière est plus sympa même si c'est un peu fatigant ça vaut le coup.
Nous restons 3 heures à le contempler, puis retour à notre hotel pour un bon petit dej, puis sieste… Nous repartons vers 12h00 pour le Fort Rouge d’Agra (250 Rps par personne). Nous faisons la visite avec un guide très interessant (150 Rps pour le guide après négociations…) Dans cette ville les Marchands sont plus insistants, tout comme les rickshaws, avec qui il faut marchander, et discuter ferme pour qu’ils vous emmenent au bon endroit et surtout sans arrêt shopping…(commissions). Ensuite, visite du très joli Baby Taj, sur l’autre rive de l’Yamuna, puis retour à l’hotel pour un bonne douche… Nous dégustons un très bon poulet grillé au citron (vivement conseillé fried chicken with limon : pas épicé) avec nos copines francaises au KAMAL Hotel… puis dodo de bonne heure. Demain, nous tenterons de prendre le bus en direction de Fathepur Sikri, a environ une heure de route d’Agra… Après une bonne nuit de repos, et un bon petit dej, nous voila parti vers la gare routière d’Agra pour trouver un bus en direction de Fathepur Sikri. FATEPUR-SIKRI Arrivés à la gare, nous trouvons très facilement un bus Express (les gens nous aident) et le trajet ne coute que 22 Rps (0.50 euros) par personne. En inde, malgrès les apparences les bus sont assez bien organisés et faciles à utiliser, il suffit de demander à n’importe qui, seul le confort est aléatoire. Les bus Deluxe sont plus confortables, on peut baisser les sièges, mais les bus étant tres vieux, les sièges sont pourris… Les bus express sont difficiles à décrire…….. (Normes Indiennes : pourris / Normes francaises : Inexistant) Les petits bus : plus courrants dans les villes, ne possedent qu’une banquette tout autour, et tout le monde debout au millieu entasse comme des sardines (Tetris). Le chauffeur fume des beedies, klaxonne comme un tarré, son compère, à qui l’on paie les billets, gueule (en Indi) le nom de la destination, et le nom de l’arrêt par la porte toujours ouverte… Pendant le trajet nous faisons connaissance avec 3 français, avec qui nous passerons la journée. Arrivés a Fathepur Sikri, plusieurs personnes essayent de nous attirer vers la partie gratuite du site, qui pululle de vendeurs collants en tout genre, nous suivons les conseils du “routard” en nous dirigeant vers l’entrée payante. Nous y trouvons un guide qui parle un francais approximatif, nous partageons les frais avec les autres français (100 Rps = 2 euros pour 2 heures d’explications….pourquoi s’en priver).

Le site est superbe, la visite intéressante… déjeuner dans un restos du coin (tres bon) puis retour à notre hotel pour une petite douche (utile) Nous partons demain vers delhi en train… la fin est proche… DELHI Apres un petit dej à notre hotel d’Agra, nous liberons notre chambre puis nous prenons un rickshaw en direction de la gare d’Agra Cantonement… Nous galerons un peu pour trouver le bon quai car il n’y a pas beaucoup d’indication, mais après quelques recherches, nous apprenons que notre train à une heure de retard. Finalement nous metrons 5 heures au lieu de 3 pour arriver à la gare de New Delhi. Le voyage nous parait un peu long, nous avons reservé en classe sleeper, pas trop confortable… et pour couronner le tout nos sièges sont pris, le controleur nous en donne d’autres également pris….bref, on s’assoie au hazard, on change plusieurs fois de place, pour finalement squater au milieu d’une famille bien gentille.

Arrivés dans la folie de la gare de Delhi, nous tournons un peu en rond pour trouver la sortie… Les gens courrent dans tous sens et les panneaux sont tous ecrits en Indi…Nous finissons par nous retrouver et nous dirigeons à pied vers notre hotel (Namaskar) en slalomant à travers les rickshaws, les vélos, les voitures, et les mendiants…sympa Delhi. Le quartier de Pahar Ganj, et surtout Main Bazar, grouille de vie, mais nous trouvons ça plus sympa qu’a notre arrivée (l’habitude surement), Il fait chaud et nous arrivons à l’hotel en 10 minutes environs. Le patron nous accueil d’un air blasé tout en regardant son feuilleton à la telé…Un garcon nous montre une chambre a 300 Rps (6 euros) : une vraie cellule de 9 m² sans fenêtres…nous changeons pour une autre avec clim et un petit bout de fenêtre….pour 480Rps (9 euros). Nous réservons un taxi vers l’aéroport pour le lendemain (200 Rps). Apres quelques emplètes dans cette rue commercante, nous quittons notre cher quartier et décidons d’essayer le metro de Delhi (un des rares transport que nous n’avons pas encore pris en Inde), et la Grande SURPRISE….. les couloirs sont presques deserts, nickels, climatisés… personne ne jette ses dechets par terre, personne ne crache, personne ne pisse sur les murs…c’est un autre monde… Après une fouille au corps nous entrons vers les quais. Le prix du ticket (jetons) est tres bon marché (6 Rps = 0.12 euros négociation non possible) et le transport très rapide et pratique. Nous arrivons 5 minutes plus tard a Counaught Place, le champs Elysée de Delhi, et la, devant nos yeux ébahis, se dévoile le Delhi moderne que nous ne connaissions pas encore… les boutiques chics succedent aux grandes chaines de restos et nous craquons lamentablement… devant…. le Mc Donalds…. et oui, mais il fallait bien tester le Mac Maharadjah…. nous ressortons avec une boule au ventre (meme concepte qu’en france mais a la place du boeuf, on a droit a une boullie de poulet reconstituée…le sundae est le même). Pour digérer un peu, nous nous asseyons sur l’herbe dans le parc au milieu de la place…ambiance tres décontractée….mais il est temps de rentrer dans notre quartier de oufs. Demain, quelques visites de monuments, quelques emplètes, un peu d’escens et quelques offrandes au pieds de ganesh, Shiva, Vishnu, 2 ou 3 gourous et nous attendrons notre avions…bien sagement. Lendemain et dernier jour
Notre dernier jour en Inde commence, nous nous reveillons dans notre chambre de Main Bazard, tout sec a cause de la clim (premiere chambre avec clim…), dehors les enfants jouent dans la cours de l’école… il est 9h00.
Nous nous baladons à la recherche d’un endroit pour prendre un petit dej… très rare dans le quartier, finalement nous trouvons un cafe / restaurant un peu plus haut dans la rue : le Club India, endroit tres propre, nous prenons, un chai, un Darjeeling, des oeufs et un jus de mangues fraiches… nous voila remplis et en forme pour notre dernier jour (de shopping). Après quelques emplètes dans main bazar, nous prenons le métro en direction d’Old Delhi pour visiter la grande Mosquée, Jama Masjid. L’entrée est gratuite et 200 Rps pour un appareil photo + 50 Rps pour monter en haut du minaret + 5 Rps pour le gamin qui garde nos chaussures…..pffff. La vue de la haut est sympa, on apercoit l’étendue de cette ville immense, mais il ne faut pas être claustrophobe pour y monter car on se croise très difficilement, dans le minuscule escalier en collimacon. Nous prenons ensuite un cycle rickshaw en direction du temple Sikh à deux pas d’ici, nous traversons les quartiers d’Old Delhi, ces rues minuscules, ou un boeuf a du mal a croiser un vélo et, 10 min plus tard, nous arrivons devans le temple…

Nous laissons nos chaussures à la consigne et passons dans l’eau sacrée du petit bassin “lave-pieds” devant l’entrée. Les fideles s’en aspergent les cheveux et en boivent une gorgée avant de rentrer, nous ne les imitons pas… herk A l’interieur la prière se termine et nous pouvons rentrer, M. Singh (il s’appellent tous comme ça) nous accueille et nous fait la visite. il nous explique les principes de la religion Sikh (monotheiste, prone le partage, refuse le système des castes…..) le tout dans un anglais trop rapide pour nous… Il nous montre les cuisines et la cantine ou tous le monde est bénévole, et chacun peut manger gratuitement…mais ça ne nous dit rien…. Nous reprenons le métro en direction de connaught place et nous nous laissons tenter par un resto chinois un peu trop chic… allegés de 1000 Rps (20 euros) nous repartons le ventre plein vers Main bazar pour encore un peu de shopping........ Nous confirmons notre vol directement sur internet, ou nous pouvons choisir nos places (avec hublot), une derniere douche dans notre superbe salle de bain**** (lol), et le taxi viendra nous chercher pour nous conduire a l’aeroport international Indira Gandhi, d’ou nous nous envolerons, a 1h00, vers Paris… Quelques Bonnes adresses :
DELHI : Les hôtels où nous sommes descendu à delhi sont cher, moche et le personnel est en général très peu aimable, mais on peux reserver une chambre et un taxi de france via leur site web...donc pratique quand on arrive à Delhi au millieu de la nuit. SMYLE INN et NAMASKAR (entre 300 et 500 Rps la double et 200-250 Rps le taxi vers l'aéroport) : ce ne sont pas de bonnes adresses mais c'est plutôt pratique ( pas loin de Main Bazar et de la gare de New delhi) Club India un des rares endroits à pahar ganj ou l'on peut prendre un petit déj, endroit sympa, très propre sur la petite place, moitié de Main Bazar
JAISALMER : Beaucoup d'hôtel sympa dans cette superbe citadelle à choisir plutôt à l'intérieur du fort. Sister Guest House Guest house sympa, chambres sobres et à plutôt propres (200 Rps la double, On fort Dhundha) Hotel GARH Jaisal (91-2992-253836)un peu plus cher, 900-1000 Rps la double mais vraiment très classe roof avec une super vue sur le fort Ristorante Little ITALY à l'entrée de la ville fortifié, sympa mais pas trop rapide Little Tibet et free Tibet roof top restaurant sympa et pas cher 100-250 Rps le repas Desert boy's Restaurant à l'extérieur de la ville, mais nourriture excellente au son de la musique traditionelle ( à ne pas manquer)
JODHPUR DEVI BHAWAN (0291-2511067) hôtel vraiment sympa avec piscine dans un cadre de verdure et de calme assez incroyable...mais prenez la clim, car à Jodhpur, il fait chaud... ON THE ROCK Restau branché de la ville, ambiance sympa et bouffe excellente.
UDAIPUR Jheel Guesthouse vue sur le lac, mais chambres crades et chères (500 -1000 Rps) BABA Palace (0294-2427126) en face Jagdish Temple, hôtel super propre, les chambres entre 500 et 1500 pour les suites. Restaurant excellent (le poulet tandoori est terrible) Maxim's Cafe très bon restau, pas trop cher Travel planet (0294-5131429)agence de voyage à droite du Jagdish Temple, personnel sympa, prix dans la moyenne organise des voyages à la carte pour une journée ou plus. ça peut être interessant à quatre pour aller voir Ranakpur, chittogarh, Koumbalgarh....
JAÏPUR Peakcock Restaurant Très bon resto, très fréquenté des Français, pratique pour faire des rencontres sympas et pour trouver des plats non épicés...
AGRA KAMAL Hotel (0562-2330126) Sans prétention, chambres assez moyennes, mais pas très cher (150 - 400 Rps), très bon retaurant (et surtout très lent) et très belle vue sur le TAJ de la terasse. Nous vous vonseillons le fried chiken with limon (pas épicé).
Quelques PRIX
Delhi > Jaisalmer en train : 1200 Rps en 2A
Jodhpur > Udaipur en Bus Deluxe : 142 Rps
Udaïpur > Bundi en voiture avec arret à Kumbalgarh : 2 200 Rps pour la voiture de mémoire
Jaipur > Agra en Bus Deluxe : 159 Rps
Taj Mahal : 500 Rps...
Quelques Conseils Après 3 semaines passées à voyager dans la Rajasthan, avec juste un itinéraire vaguement prévu, un sac à dos, un guide du routard, voici quelques conseils utiles
A prendre dans votre sac : Quelques vêtements légers, style pantalon longs en toile légère, chemises manches courtes et longues pour le soir, ne vous charger pas inutilement...quelques vetements suffisent et puis on trouve de tout sur place... Produits anti-moustiques + truc qui brule anti-moustiques + vetement imprégnés anti-moustiques histoire de ne pas ramener le palu ou la Dengue… La moustiquaire est déconseillée car au dessus de chaque lit indiens il y a un ventillateur....donc impossible de l'accrocher. il vaut mieux acheter sur place les prises anti-moustiques...et se protéger Lampe frontale pour les coupures de courant tres frequentes Sacs à viande pour dormir dans un truc propre : il n'y a jamais de drat ou alors un drat housse pas toujours propre capes de pluie (en cas de mousson) Tongs pour les douches vraiment trop crades du PQ, mais on peut en trouver facilement sur place même s'il gratte un peu Gel antibactérien (très pratique pour se laver les mains sans eau) : baccide Couteau suisse Lessive en tube + corde + pince à linge (le lige sèche très vite sous le ventillateur) Cadenas à fil d’acier pour attacher les sacs dans le train Casquette + lunettes de soleil (fait chaud) Gourdasse + AquaTabs vraiment pas obligés, on trouve de l'eau à tous les coins de rue, juste bien vérifier la capsule Boulles Quies pour dormir dans les trains ou dans les bus et certains hotels Tres utile aussi le masque pour se protéger de la lumière dans les train et même dans certains hôtels Bonde (pour boucher les lavabosss en cas de lessive car les eviers indiens n'en on pas) et un bon guide (lonely planet bien mieux que routard, mais plus lourd et les 2 sont à la rue sur plein de points, surtout sur les tarifs...le petit futé est pas trop mal pour les descriptifs des sites mais peu d'adresses d'hôtels et de restaurants...)
Les déplacements
En arrivant achetez donc le "Train at a Glance" très pratique car tous les train y sont répertoriés
En train, les déplacements sont finalement assez simples, le plus dur est de réserver un billet de train dans les grandes villes car il faut jouer des coudes dans la file d'attente et les indiens n'hésitent pas une seconde à vous passer devant...donc plus simple demandez à votre guest house ou a une petite agence de voyage c'est moins galère et ça ne coute que quelques roupies de plus : pourquoi s'en priver... Pensez juste à surveiller vos sacs à dos, attachez les avec un cadenas car les vols sont très courrant dans les trains...
Pour les bus c'est + simple, on se pointe à la gare routière pour demander les horaires, quand un bus va ou vous voulez, soit vous remplissez une fiche que vous donnez au guichet pour qu'il vous fasse votre billet, soit vous demander aux gens où est le bus pour votre destination, vous montez dedans et quelqu'un passera vous vendre un ticket....on ne peut faire plus simple.
Un conseil quand même, gardez vos sacs à dos avec vous dans le bus, ne les mettez pas dans la soute arrière comme on vous conseille, car la porte arrière est très facilement ouvrable et les arrets nombreux....
Sinon la voiture reste un moyen très sympa pour se déplacer à son rythme...mais valable qu'a partir de 4....ou 2 pour les + riches. On peut en reserver un peu partout dans les agences de n'importe quelle ville...négociez quand même les tarifs, et surtout les frais divers avant (parking, essence, taxes diverses...) et ne payez que la moitié de la course à l'agence....l'autre moitié quand vous êtes arrivé....on ne sait jamais.
La Nourriture Mieux vaut aimer la nourriture bien épicée et avoir un estomac en béton pour manger en Inde... Si vous aimez la bouffe indienne ou épicée, vous allez alors vous jeter dessus...mais au bout de quelques jours, votre organisme d'européen vous rappelle à l'odre, ou plutôt au désordre... : ) Comme les cartes des restaurants sont incompréhensibles la plupart du temps...il faut tester...Les plats à base de riz sont un bon refuge pour les intestins fragiles, mais pensez à demander : "no spicy" si vous êtes sensibles, mais sachez qu'ils en mettent quand même....donc.
Les bananes sont un bon compléments pour les longs trajets. Pensez surtout à bien vous lavez les mains avant de manger, très important
Chapati : galette plate Naan : galette moelleuse plain rice : riz nature Biryani : Riz + légumes ( pas trop épicé) Pulao : épicé Dhal : Lentilles Alu : pomme de terre Palak : Epinard Curd : fromage caillé Lassi : lait caillé parfumé paneer : fromage Kachmiry Biryani > Légumes, fruits, rit = très bon
La mousson / Les moustiques / le Palu
Pour vous rassurer nous n'avons pas eu de souci avec la mousson : quasiment rien. Il a fait beau et surtout chaud tous les jours. Un peu couvert à Udaïpur, mais la région est très montagneuse et plus humide. Nous sommes partis 3 semaines pendant la mousson au mois d'août et nous n'avons croiser que quelques moustiques... Il faut quand même ce proteger et encore plus quand la nuit tombe car les moustiques porteur du palu n'attaquent qu'a partir de la tombé de la nuit, donc couvrez vous les bras et les jambes et aspergez vous de spray.
Prendre un traitement anti-palu n'est pas obligatoire, mais conseillé, faites des recherches sur ce forum pour vous faire votre idée... Si vous devez en prendre allez l'acheter dans une grosse pharmacie...beaucoup moins cher et attendez vous, selon les personnes a avoir des effets secondaires.... crise d'urticaire pour ma copine, trouble intestinaux....etc...
Le palu n'est pas présent dans les grandes villes à cause de la pollution...
Voilà, bon voyage si vous partez bientôt, et quelques souvenirs de ce pays merveilleux pour ceux qui sont déjà partis, et qui comme nous y retournerons certainement un jour...
Blog de notre voyage http://www.opositif.com/blog/
Déplacements et hébergement en Namibie English translation pending
Bonjour à tous.
Je n'ai pas retrouvé ma première tentative de message dans le forum : erreur technique de ma part, probablement.
Je la réitère donc :
Nous sommes deux personnes, heureuses détentrices de billets d'avions pour la Namibie. Nous partons la dernière quinzaine d'août, qui est une bonne saison, je crois. La question que nous nous posons (désolé si elle a peut être déjà été traitée) est celle du mode de déplacement et d'hébergement. A priori, nous souhaitons louer une voiture, une berline, plutôt qu'un 4x4, nettement plus cher, et ne prévoyons pas de faire de camping. Est-ce raisonnable, d'un point de vue pratique? Que perdons nous à ne pas utiliser de 4x4? Est-il indispensable de faire du camping? Si non, faut-il se préoccuper de réserver dès maintenant? Merci à tous ceux qui nous apporterons même des bouts de réponse.
A toutes fins utiles, j'ai voyagé ces dernières années, notamment en Asie (Inde du sud, Thaïlande, Cambodge, Bali), aux USA (parcs de l'Ouest et Chicago), en Amérique du sud (Vénézuela et Equateur) mais aussi en Islande et dans les Cyclades. Si je peux donner quelques infos à montour...
Je la réitère donc :
Nous sommes deux personnes, heureuses détentrices de billets d'avions pour la Namibie. Nous partons la dernière quinzaine d'août, qui est une bonne saison, je crois. La question que nous nous posons (désolé si elle a peut être déjà été traitée) est celle du mode de déplacement et d'hébergement. A priori, nous souhaitons louer une voiture, une berline, plutôt qu'un 4x4, nettement plus cher, et ne prévoyons pas de faire de camping. Est-ce raisonnable, d'un point de vue pratique? Que perdons nous à ne pas utiliser de 4x4? Est-il indispensable de faire du camping? Si non, faut-il se préoccuper de réserver dès maintenant? Merci à tous ceux qui nous apporterons même des bouts de réponse.
A toutes fins utiles, j'ai voyagé ces dernières années, notamment en Asie (Inde du sud, Thaïlande, Cambodge, Bali), aux USA (parcs de l'Ouest et Chicago), en Amérique du sud (Vénézuela et Equateur) mais aussi en Islande et dans les Cyclades. Si je peux donner quelques infos à montour...
Préparation d'un voyage à Mayotte English translation pending
Bonjour à tous,
nous avons appris il y a 2 jours que mon mari est muté à Mayotte. Il doit partir cet été (date à définir), et nous avons décidé que je le rejoindrai dans qlq mois avec mon fils de 18 mois. Nous réalisons notre rêve de quitter la France (métropolitaine, j'entends..) pour découvrir l'ailleurs.
J'ai beaucoup de questions pratiques concernant Mayotte, et j'ai du mal à trouver des réponses claires sur les sites internet officiels : je dois démissionner pour suivre mon mari : je travaille dans les ressources humaines, pensez-vous que j'ai des chances de retrouver un job ? et sinon, ai-je droit à une indemnisation chômage ? nous hésitons à venir avec nos meubles, car j'entends sur bcp de forums qu'il y a des pbles de vols, pourriez-vous me donner votre avis ? nous n'avons pas vraiment des meubles de prix, mais une TV plasma + home cinema. faut-il prévoir des choses particulières pour venir avec un petit de 18 mois ? nous pensons aussi à terme avoir un autre bébé, les accouchements se font-ils làbas sans pble ? l'ile est-elle équipée d'internet ? haut débit ? canal + ? j'ai lu dans d'autres forums qu'il vaut mieux venir avec sa voiture car les occas locales sont très chères, certains l'ont-ils fait ? enfin, à la vue des différentes discussions j'envisage de mettre dans le container pas mal de "réserves" de gel douche, shampoing, ... et venir avec une yaourtière. Qu'en pensez-vous ? les différences de prix sont-elles vraiment importantes ?
Merci de votre aide !!!!
Merci de votre aide !!!!
Vêtements sur mesure à Hanoi? English translation pending
Bonjour,
Auriez vous des bonnes adresses pour se faire faire des costumes sur mesure a Hanoi ?
Combien de temps et d argent cela necessite t il en general ?
Par avance, merci pour vos reponses
Visites en Martinique? English translation pending
nous partons prochainement en martinique et nous aimerions connaitre les endroits a visiter, merci pour vos reponses
Retour de l'hôtel Iberostar Hacienda Dominicus à Bayahibe du 11 au 18 décembre 2006 English translation pending
SÉJOUR DU 11 AU 18 DÉCEMBRE 2006
Tout d’abord disons que ce voyage est pour mon conjoint et moi un voyage de noce, en retard, puisqu’il y a 6 ans nous n’avons pas eu le loisir d’en faire un à notre goût. C'est pourquoi j'utiliserai le NOUS comme forme et non pas le JE.
De plus, je rapporterai certaines informations provenant de notre expérience à cet endroit, d’autres qui nous ont été fournies par soit notre représentante de voyage lors de la réunion d’information à notre hôtel soit d’autres personnes rencontrées durant le voyage.
Commençons parce que nous avons aimé :
HOTEL IBÉROSTAR HACIENDA DOMINICUS : Arrivée à 16H00, enfin! Et là…la magie s’est produite… Tout ce que vous avez lu de positif sur cet hôtel nous avons pu en constater la véracité. Quels lieux paradisiaques…Quel luxe, quel environnement féerique bien mérité après les moments pénibles que nous venions de passer.
LA CHAMBRE : Décor chaud, ton de jaune et bleu de l’hôtel s’harmonisant avec les tuiles comme on en voit en Espagne. Bel arrangement de serviettes et de fleurs qui ne seront jamais les mêmes de jours en jours. Il faut dire que j’ai pensé offrir des dollars américains (1$/jour) accompagnés de petits cahiers, stylos, gomme à effacer pour Sus niños (leurs enfants), pour démontrer que j’ai pratiqué, un peu, mon espagnol! Je leur ai laissé aussi des vêtements et une paire de soulier afin d’alléger mes bagages. Il paraît que plusieurs font cela, alors pensé à apporter des vêtements pas cher au cas ou vous devriez les laisser, sinon voyage léger…si vous le pouvez? Il y a beaucoup de mobilier : un lit King, avec un sofa, un bureau/coiffeuse, une table à bagage, une petite table d’écriture, un fauteuil, en somme s’était une petite suite. Il y a un grand balcon qui donnait d’un côté sur une des piscines, il y en a 2 en plus d’une autre à remous, de l’autre il y avait la mer tout près.
En passant, les chambres les mieux situées sont dans les blocs 3 et 4, au 2e étage, devant la piscine. Les autres sont aussi très bien mais on a pu constater qu’on peu y entendre le bruit provenant des hôtels environnants, dépendant de leur clientèle. Par moment la musique, par exemple, peu durer tard dans la nuit, on nous a dit que s’était tout de même rare et le personnel de notre hôtel paraissait dérangé par ces inconvénients passagés.
LA SALLE DE BAIN : Assez grand pour deux personnes, un grand bain avec une douche. Fait cocasse, la toilette a coulé par terre, il y avait ½ cm d’eau et la chasse a brisé durant tout notre séjour. Ils sont venus réparer, à notre insistance, mais on pourrait dire davantage qu’ils ont rafistolé le tout…Ils ne changent pas les morceaux, mais ça ne m’a pas étonné…On a pris ça pour une aventure en pays étranger!!!!
LA NOURRITURE : Alors là, c’était excellent sauf pour le restaurant japonais, difficile de compétionner avec ceux de Montréal, mais plusieurs l’on aimé quand-même. En générale tout était très frais, les cuisiniers et les aides cuisinaient devant nous. Même le buffet était très bien et varié, il y avait un thème différent à tous les soirs.
LE SERVICE : Excellent! Le personnel est très intentionné, dynamique, amusant, ils chantent, dansent et on a l’impression qu’il n’y a pas de problème dans ce pays. D’ailleurs ils disent souvent « No Problem! ». Et si vous leur laissez un pourboire en argent américain, ne serait-ce qu’un dollar, ils se souviennent de vous et de ce que vous consommez. Un autre exemple, la préposée à la réception nous a accordé une attention particulière au moment de notre prise de chambre (car nous avions téléphoné à la réception avant de venir afin de s’assurer que nous ayons une bonne chambre) malgré qu’elle ne nous avait jamais rencontré auparavant, elle nous a fourni la chambre que l’on désirait, dans le bloc que nous voulions et avec une gentillesse... Nous lui avons évidemment donné un bon pourboire comme il en va de soit, elle a continué à nous donner un merveilleux service et nous nous plaisions à converser avec elle ainsi qu’avec tout le personnel d’ailleurs qui nous rendent bien notre amabilité. Même les balayeurs de trottoir nous saluaient au passage en disant : « Hola »!
LA PLAGE : Nous avons adoré la plage surtout les activités. Comme nous ne sommes pas des personnes qui s’exposent longtemps au soleil, nous avons aimé faire du catamaran, de l’aérobie dans la mer et bien sûr parler avec des européens français, belges, allemands ainsi que quelques américains. Il y a plusieurs personnes qui viennent des pays de l’Est, vous les reconnaîtrez au fait qu’ils consomment énormément de fruits, peut-être par manque dans leur pays qui-sait? Quelques femmes se font bronzer « topless », comme c’est la coutume en Europe, cette pratique semble acceptée bien que certaines se sont fait juger par d’autres femmes, m’a-t-on dit? On peut boire des cocktails au bar de la plage (qui a la forme d’un phare) et le meilleur est constitué de rhum blanc, lime, jus de lime et glaçons. Les autres sont des daiquiri et des pina-colada qui sont composé de lait de coco. Et qui dit lait de coco, dit laxatif naturel!!!!! Il y a aussi les margaritas mais ils sont trop sucrés. Il y a aussi d’autres activités sur la plage comme des compétitions de mini-golf, les séances de photos avec des perroquets, un petit singe ou un iguane. Sans oublier les merveilleux couchers du soleil où nous avons pris d’inoubliables photos de nous et des environs, certains couples utilisent les services du photographe professionnel de l’hôtel pour la circonstance, celui-ci les reproduit sur photoshop leur créant des environnements imaginaires de magazine tel que Vogue etc. et ça fait un très beau souvenir.
Il y a des boutiques sur la plage et un super market accessible par la plage où l’on peut marchander les objets que l’on veut acheter mais méfiez-vous, les marchands exagère leur prix de départ. Je vous conseille de conserver que quelques dollars dans votre portefeuille pour marchander ainsi vous pourrez obtenir vos achats à meilleurs prix. Les marchants sont assez rusés, un de ceux-là nous a dit s’appeler Jean Coutu pour nous attirer, on l’a trouvé bien drôle!
LES JARDINS :
Il n’y a pas plus beaux jardins que ceux de cet hôtel, si je compare avec les autres hôtels que j’ai visitées auparavant. Ils comprennent de petits étangs avec des cygnes, des flamands roses, des canards, des poules d’eau qui caquettent sur notre passage. La végétation est impressionnante et rafraîchissante le jour. Le soir les arbres s’illuminer de toutes les mini lumières qu’ils leur ont installées créant une atmosphère romantique à faire rêver. Nous pouvons nous promener par de petits sentiers au travers cet environnement de végétations tropical, de palmiers de toutes sortes, de fleurs, d’étang, bref c’est le paradis terrestre.
HABITANTS DU PAYS :
Nous sommes à Bayahibe et les habitants y sont très sympathiques. Ils ne m’ont pas semblé malheureux de leur condition, et bien qu’ils ne soient pas très riches nous les avons perçus comme très bien adaptés et organisés. Ils aiment les gens, la musique, s’amuser, boire du rhum. Par contre faite attention à leur conduite automobile car il n’y a pas longtemps que l’alcool au volant est réglementé et notre représentante nous a dit qu’il n’est pas rare de voir des dominicains ayant une bouteille de rhum dans leur coffre à gants. En fait leur relation avec l’alcool au volant rappèle cette époque où nous roulions avec la petite bière entre les cuisses, vous vous souvenez? Il n’est pas recommandé de louer des voitures ou autres car les Dominicains ne respectent pas beaucoup les règles de la circulation et si vous avez un accident vous devrez passer 48 heures en prison, passer ensuite devant un juge qui généralement à un parti pris pour les Dominicains, selon notre représentante Air Transat. Il n’est donc pas rare de voir des GuaGua et des taxis avec de gros pare-chocs.
Par contre, vous pourrez facilement vous regrouper et prendre un taxi, je vous suggère de prendre celui de l’hôtel, bien que certains se sont aventurés en s’organisant avec les amis de certains employés de l’hôtel pour pas cher, mais là c’est à vos risques. Parlant de risque, notre représentante nous a informé que certains Dominicains vous offre des tours sur la mer, elle nous a dit de faire attention car certain non pas les permis nécessaires pour naviguer et leurs bateaux sont dangereux.
Ce qu’il nous semble c’est que malgré l’approche facile qu’affiche les Dominicains, il est préférable de conserver un doute quand à leur réel intention à l’égard du tourisme, nous croyons qu’il faut demeurer prudent.
ACTIVITÉS DE L’HOTEL ET SPECTACLES
Vous aurez un programme bien chargé d’activités et de spectacles auxquelles vous n’êtes pas forcé d’assister. Les GO sont formidables et plusieurs parlent plus d’une langue. Il y en avait même un, excellent, qui parlait plusieurs langues il s’agit d’Elvis!!! Pour les enfants, c’est très agréable les animatrices sont très attentionnées, ont dit que les Dominicains adorent les enfants et j’en ai eu la preuve plus d’une fois durant mon séjour. Une préposée m’a dit que pour les Dominicains les enfants c’est une grande richesse. Les spectacles sont un peu amateur et se sont les GO qui en sont les artistes, qui se marient bien avec les quelques professionnelles de danse ou musiciens embauchés. Les GO travaillent donc plusieurs heures par jour, on m’a dit que ça pouvait être du matin au soir voir même terminer à minuit en ayant que quelques heures par jour d’arrêt. En passant, notre représentante nous a dit qu’une femme de chambre gagne 150$/mois pour 8 heures de travaille par jour. Revenons aux spectacles, nous avons assisté à toute une représentation de meringué au bord de la piscine vers 16h00 un après-midi, de merveilleuses danseuses et danseurs professionnelles nous ont offert toute une performance qui n’avait pas été annoncée, avec des costumes magnifiques, à ce propos ils ont tous beaucoup de talents pour différente confection. Entre-autre cet après-midi là ils nous ont démontré leur savoir-faire dans la confection de sculpture sur fruits exotique par les chefs de l’hôtel, la confection de différentes sculptures en serviettes ornées de fleurs par les femmes de chambres et on nous a aussi dit qu’ils confectionnaient leurs propres costumes pour les spectacles. En tout cas, ce peuple nous a bien impressionné par leur débrouillardise, leur créativité et leur joie de vivre.
CE QU’ON A DÉTESTÉ :
Le seul inconvénient qui nous soit arrivé ce fût toutes les procédures concernant les aéroports en ce moment et concernant les transporteurs, en voici la description :
11 DÉCEMBRE 2006 DEPART DE L’AÉROPORT MONTRÉAL-TRUDEAU :
À 9H00 (levé 4H00), interminable attente enregistrement des bagages, petit déjeuner à 10, 00$ tout en ayant de la difficulté à se faire servir, file d’attente interminable et contrôle des bagages, transporteur Air Transat comprenant de minuscules sièges et air climatisé froid et inconfortable d’ailleurs on y a attrapé le rhume. Bref, l’enfer!
En passant vous aurez droit à 20 kg de vêtement dans votre valise et 10 kg dans votre bagage à main. Ma valise pèse 6 kg, alors j’ai payé un surplus de 30, 00$ de supplément soit 10$ /kg de supplément. Et comme j’avais droit d’apporter certains liquides dans des petits contenants de 100 ml et inséré dans des petits sacs de plastique de grandeur moyenne, que j’ai préalablement mesuré avant le départ, j’ai pu les placer dans mon bagage à main. Curieusement ils n’ont jamais pesé mes bagages à main. Le plus curieux dans cette histoire c’est que personne ne peut apporter de bouteille d’eau avant le contrôle mais peu en acheté après pour l’apporter dans l’avion, alors!
ARRIVÉE À L’ARÉOPORT LA ROMANA : À 14h00 (4 heures de vol plus 1 heure de décalage horaire) Du côté dominicain nous avons passé à la douane à 14H30, nous avons quitté l’aéroport à 15H00. Nous avons attendu encore pour prendre l’autocar en direction de notre hôtel (30 minutes de trajet, ils se sont arrêtés à un autre hôtel pour déposer des passagers).
Nous avons passé le ¾ de notre temps dans les procédures, l’inconfort et la frustration!
RETOUR LE 18 DÉCEMBRE DE L’AÉROPORT LA ROMANA : À 19H00 toujours par Air Transat, mais cette fois le transporteur était plus spacieux et la température mieux contrôlée, dieux merci! Mais il nous a fallu quitter l’hôtel à 15h00, ce qui coupe encore une journée de vacance.
Après ce qui précède voici la meilleure partie de notre voyage :
CONCLUSION
Malgré tous les inconvénients dans les aéroports, nous avons adoré notre séjour et nous pouvons dire que si c’est votre première expérience en République dominicaine choisissez Bayahibe et l’Iberostar Hacienda Dominicus, vous ne le regrettez pas, nous, nous aimerions y retourner!En passant, la température à Montréal à notre retour était de 2 C, ce qui est à la fois rare et fantastique.
Tout d’abord disons que ce voyage est pour mon conjoint et moi un voyage de noce, en retard, puisqu’il y a 6 ans nous n’avons pas eu le loisir d’en faire un à notre goût. C'est pourquoi j'utiliserai le NOUS comme forme et non pas le JE.
De plus, je rapporterai certaines informations provenant de notre expérience à cet endroit, d’autres qui nous ont été fournies par soit notre représentante de voyage lors de la réunion d’information à notre hôtel soit d’autres personnes rencontrées durant le voyage.
Commençons parce que nous avons aimé :
HOTEL IBÉROSTAR HACIENDA DOMINICUS : Arrivée à 16H00, enfin! Et là…la magie s’est produite… Tout ce que vous avez lu de positif sur cet hôtel nous avons pu en constater la véracité. Quels lieux paradisiaques…Quel luxe, quel environnement féerique bien mérité après les moments pénibles que nous venions de passer.
LA CHAMBRE : Décor chaud, ton de jaune et bleu de l’hôtel s’harmonisant avec les tuiles comme on en voit en Espagne. Bel arrangement de serviettes et de fleurs qui ne seront jamais les mêmes de jours en jours. Il faut dire que j’ai pensé offrir des dollars américains (1$/jour) accompagnés de petits cahiers, stylos, gomme à effacer pour Sus niños (leurs enfants), pour démontrer que j’ai pratiqué, un peu, mon espagnol! Je leur ai laissé aussi des vêtements et une paire de soulier afin d’alléger mes bagages. Il paraît que plusieurs font cela, alors pensé à apporter des vêtements pas cher au cas ou vous devriez les laisser, sinon voyage léger…si vous le pouvez? Il y a beaucoup de mobilier : un lit King, avec un sofa, un bureau/coiffeuse, une table à bagage, une petite table d’écriture, un fauteuil, en somme s’était une petite suite. Il y a un grand balcon qui donnait d’un côté sur une des piscines, il y en a 2 en plus d’une autre à remous, de l’autre il y avait la mer tout près.
En passant, les chambres les mieux situées sont dans les blocs 3 et 4, au 2e étage, devant la piscine. Les autres sont aussi très bien mais on a pu constater qu’on peu y entendre le bruit provenant des hôtels environnants, dépendant de leur clientèle. Par moment la musique, par exemple, peu durer tard dans la nuit, on nous a dit que s’était tout de même rare et le personnel de notre hôtel paraissait dérangé par ces inconvénients passagés.
LA SALLE DE BAIN : Assez grand pour deux personnes, un grand bain avec une douche. Fait cocasse, la toilette a coulé par terre, il y avait ½ cm d’eau et la chasse a brisé durant tout notre séjour. Ils sont venus réparer, à notre insistance, mais on pourrait dire davantage qu’ils ont rafistolé le tout…Ils ne changent pas les morceaux, mais ça ne m’a pas étonné…On a pris ça pour une aventure en pays étranger!!!!
LA NOURRITURE : Alors là, c’était excellent sauf pour le restaurant japonais, difficile de compétionner avec ceux de Montréal, mais plusieurs l’on aimé quand-même. En générale tout était très frais, les cuisiniers et les aides cuisinaient devant nous. Même le buffet était très bien et varié, il y avait un thème différent à tous les soirs.
LE SERVICE : Excellent! Le personnel est très intentionné, dynamique, amusant, ils chantent, dansent et on a l’impression qu’il n’y a pas de problème dans ce pays. D’ailleurs ils disent souvent « No Problem! ». Et si vous leur laissez un pourboire en argent américain, ne serait-ce qu’un dollar, ils se souviennent de vous et de ce que vous consommez. Un autre exemple, la préposée à la réception nous a accordé une attention particulière au moment de notre prise de chambre (car nous avions téléphoné à la réception avant de venir afin de s’assurer que nous ayons une bonne chambre) malgré qu’elle ne nous avait jamais rencontré auparavant, elle nous a fourni la chambre que l’on désirait, dans le bloc que nous voulions et avec une gentillesse... Nous lui avons évidemment donné un bon pourboire comme il en va de soit, elle a continué à nous donner un merveilleux service et nous nous plaisions à converser avec elle ainsi qu’avec tout le personnel d’ailleurs qui nous rendent bien notre amabilité. Même les balayeurs de trottoir nous saluaient au passage en disant : « Hola »!
LA PLAGE : Nous avons adoré la plage surtout les activités. Comme nous ne sommes pas des personnes qui s’exposent longtemps au soleil, nous avons aimé faire du catamaran, de l’aérobie dans la mer et bien sûr parler avec des européens français, belges, allemands ainsi que quelques américains. Il y a plusieurs personnes qui viennent des pays de l’Est, vous les reconnaîtrez au fait qu’ils consomment énormément de fruits, peut-être par manque dans leur pays qui-sait? Quelques femmes se font bronzer « topless », comme c’est la coutume en Europe, cette pratique semble acceptée bien que certaines se sont fait juger par d’autres femmes, m’a-t-on dit? On peut boire des cocktails au bar de la plage (qui a la forme d’un phare) et le meilleur est constitué de rhum blanc, lime, jus de lime et glaçons. Les autres sont des daiquiri et des pina-colada qui sont composé de lait de coco. Et qui dit lait de coco, dit laxatif naturel!!!!! Il y a aussi les margaritas mais ils sont trop sucrés. Il y a aussi d’autres activités sur la plage comme des compétitions de mini-golf, les séances de photos avec des perroquets, un petit singe ou un iguane. Sans oublier les merveilleux couchers du soleil où nous avons pris d’inoubliables photos de nous et des environs, certains couples utilisent les services du photographe professionnel de l’hôtel pour la circonstance, celui-ci les reproduit sur photoshop leur créant des environnements imaginaires de magazine tel que Vogue etc. et ça fait un très beau souvenir.
Il y a des boutiques sur la plage et un super market accessible par la plage où l’on peut marchander les objets que l’on veut acheter mais méfiez-vous, les marchands exagère leur prix de départ. Je vous conseille de conserver que quelques dollars dans votre portefeuille pour marchander ainsi vous pourrez obtenir vos achats à meilleurs prix. Les marchants sont assez rusés, un de ceux-là nous a dit s’appeler Jean Coutu pour nous attirer, on l’a trouvé bien drôle!
LES JARDINS :
Il n’y a pas plus beaux jardins que ceux de cet hôtel, si je compare avec les autres hôtels que j’ai visitées auparavant. Ils comprennent de petits étangs avec des cygnes, des flamands roses, des canards, des poules d’eau qui caquettent sur notre passage. La végétation est impressionnante et rafraîchissante le jour. Le soir les arbres s’illuminer de toutes les mini lumières qu’ils leur ont installées créant une atmosphère romantique à faire rêver. Nous pouvons nous promener par de petits sentiers au travers cet environnement de végétations tropical, de palmiers de toutes sortes, de fleurs, d’étang, bref c’est le paradis terrestre.
HABITANTS DU PAYS :
Nous sommes à Bayahibe et les habitants y sont très sympathiques. Ils ne m’ont pas semblé malheureux de leur condition, et bien qu’ils ne soient pas très riches nous les avons perçus comme très bien adaptés et organisés. Ils aiment les gens, la musique, s’amuser, boire du rhum. Par contre faite attention à leur conduite automobile car il n’y a pas longtemps que l’alcool au volant est réglementé et notre représentante nous a dit qu’il n’est pas rare de voir des dominicains ayant une bouteille de rhum dans leur coffre à gants. En fait leur relation avec l’alcool au volant rappèle cette époque où nous roulions avec la petite bière entre les cuisses, vous vous souvenez? Il n’est pas recommandé de louer des voitures ou autres car les Dominicains ne respectent pas beaucoup les règles de la circulation et si vous avez un accident vous devrez passer 48 heures en prison, passer ensuite devant un juge qui généralement à un parti pris pour les Dominicains, selon notre représentante Air Transat. Il n’est donc pas rare de voir des GuaGua et des taxis avec de gros pare-chocs.
Par contre, vous pourrez facilement vous regrouper et prendre un taxi, je vous suggère de prendre celui de l’hôtel, bien que certains se sont aventurés en s’organisant avec les amis de certains employés de l’hôtel pour pas cher, mais là c’est à vos risques. Parlant de risque, notre représentante nous a informé que certains Dominicains vous offre des tours sur la mer, elle nous a dit de faire attention car certain non pas les permis nécessaires pour naviguer et leurs bateaux sont dangereux.
Ce qu’il nous semble c’est que malgré l’approche facile qu’affiche les Dominicains, il est préférable de conserver un doute quand à leur réel intention à l’égard du tourisme, nous croyons qu’il faut demeurer prudent.
ACTIVITÉS DE L’HOTEL ET SPECTACLES
Vous aurez un programme bien chargé d’activités et de spectacles auxquelles vous n’êtes pas forcé d’assister. Les GO sont formidables et plusieurs parlent plus d’une langue. Il y en avait même un, excellent, qui parlait plusieurs langues il s’agit d’Elvis!!! Pour les enfants, c’est très agréable les animatrices sont très attentionnées, ont dit que les Dominicains adorent les enfants et j’en ai eu la preuve plus d’une fois durant mon séjour. Une préposée m’a dit que pour les Dominicains les enfants c’est une grande richesse. Les spectacles sont un peu amateur et se sont les GO qui en sont les artistes, qui se marient bien avec les quelques professionnelles de danse ou musiciens embauchés. Les GO travaillent donc plusieurs heures par jour, on m’a dit que ça pouvait être du matin au soir voir même terminer à minuit en ayant que quelques heures par jour d’arrêt. En passant, notre représentante nous a dit qu’une femme de chambre gagne 150$/mois pour 8 heures de travaille par jour. Revenons aux spectacles, nous avons assisté à toute une représentation de meringué au bord de la piscine vers 16h00 un après-midi, de merveilleuses danseuses et danseurs professionnelles nous ont offert toute une performance qui n’avait pas été annoncée, avec des costumes magnifiques, à ce propos ils ont tous beaucoup de talents pour différente confection. Entre-autre cet après-midi là ils nous ont démontré leur savoir-faire dans la confection de sculpture sur fruits exotique par les chefs de l’hôtel, la confection de différentes sculptures en serviettes ornées de fleurs par les femmes de chambres et on nous a aussi dit qu’ils confectionnaient leurs propres costumes pour les spectacles. En tout cas, ce peuple nous a bien impressionné par leur débrouillardise, leur créativité et leur joie de vivre.
CE QU’ON A DÉTESTÉ :
Le seul inconvénient qui nous soit arrivé ce fût toutes les procédures concernant les aéroports en ce moment et concernant les transporteurs, en voici la description :
11 DÉCEMBRE 2006 DEPART DE L’AÉROPORT MONTRÉAL-TRUDEAU :
À 9H00 (levé 4H00), interminable attente enregistrement des bagages, petit déjeuner à 10, 00$ tout en ayant de la difficulté à se faire servir, file d’attente interminable et contrôle des bagages, transporteur Air Transat comprenant de minuscules sièges et air climatisé froid et inconfortable d’ailleurs on y a attrapé le rhume. Bref, l’enfer!
En passant vous aurez droit à 20 kg de vêtement dans votre valise et 10 kg dans votre bagage à main. Ma valise pèse 6 kg, alors j’ai payé un surplus de 30, 00$ de supplément soit 10$ /kg de supplément. Et comme j’avais droit d’apporter certains liquides dans des petits contenants de 100 ml et inséré dans des petits sacs de plastique de grandeur moyenne, que j’ai préalablement mesuré avant le départ, j’ai pu les placer dans mon bagage à main. Curieusement ils n’ont jamais pesé mes bagages à main. Le plus curieux dans cette histoire c’est que personne ne peut apporter de bouteille d’eau avant le contrôle mais peu en acheté après pour l’apporter dans l’avion, alors!
ARRIVÉE À L’ARÉOPORT LA ROMANA : À 14h00 (4 heures de vol plus 1 heure de décalage horaire) Du côté dominicain nous avons passé à la douane à 14H30, nous avons quitté l’aéroport à 15H00. Nous avons attendu encore pour prendre l’autocar en direction de notre hôtel (30 minutes de trajet, ils se sont arrêtés à un autre hôtel pour déposer des passagers).
Nous avons passé le ¾ de notre temps dans les procédures, l’inconfort et la frustration!
RETOUR LE 18 DÉCEMBRE DE L’AÉROPORT LA ROMANA : À 19H00 toujours par Air Transat, mais cette fois le transporteur était plus spacieux et la température mieux contrôlée, dieux merci! Mais il nous a fallu quitter l’hôtel à 15h00, ce qui coupe encore une journée de vacance.
Après ce qui précède voici la meilleure partie de notre voyage :
CONCLUSION
Malgré tous les inconvénients dans les aéroports, nous avons adoré notre séjour et nous pouvons dire que si c’est votre première expérience en République dominicaine choisissez Bayahibe et l’Iberostar Hacienda Dominicus, vous ne le regrettez pas, nous, nous aimerions y retourner!En passant, la température à Montréal à notre retour était de 2 C, ce qui est à la fois rare et fantastique.
Retour de l'hôtel Grand Sirenis Riviera Maya English translation pending
NOUS SOMMES DE REVENU DU GRAND SIRENIS LE 27 NOVEMBRE DERNIER
Bref résumé: très belle et très grande hotel il y a beaucoup de marche à faire pour se déplacer dans l'hotel tout est nouveau et ils sont besoin encore de s'ajuster avec l'ouverture.
plage très belle NB: absolument à apporter soulier de plage pour entrer dans l'eau, à cause de la barrière de corail il y a beaucoup de coquillage et coraux qui blesse les pieds.
pas beaucoup d'animation très relax
si vous avez des questions il me fera plaisir de vous répondre
merci j'attend vos questions bonne journée
Calinda
Bref résumé: très belle et très grande hotel il y a beaucoup de marche à faire pour se déplacer dans l'hotel tout est nouveau et ils sont besoin encore de s'ajuster avec l'ouverture.
plage très belle NB: absolument à apporter soulier de plage pour entrer dans l'eau, à cause de la barrière de corail il y a beaucoup de coquillage et coraux qui blesse les pieds.
pas beaucoup d'animation très relax
si vous avez des questions il me fera plaisir de vous répondre
merci j'attend vos questions bonne journée
Calinda
Birmanie 2006: en différé du pays du sourire et pagodes English translation pending
Comme je le pressentais, j’ai eu quelques problèmes pour vous faire vivre mon voyage en direct, Internet n’est pas encore évident à utiliser dans ce pays…
Alors à défaut, voici mon voyage en différé. Je ne vais pas vous refaire le récit journalier car je l’ai déjà écrit dans mon carnet, mais je vais tenter de vous résumer tout ça.
Un peu à la manière de Nancy (ses carnets sont un modèle du genre sur VF). Mon itinéraire reprend à peu près le sien mais le budget n’est pas le même et puis le mien est un voyage en solitaire.
En 3 semaines, plutôt que de courir pour voir le maximum de choses, j’ai préféré prendre un peu le temps pour faire l’itinéraire classique. La Birmanie recèle des lieux incontournables et pour un premier voyage il serait dommage de ne pas s’y rendre. D’autant qu’en été, pendant la mousson, ce n’est pas la saison touristique, nous n’étions pas bien nombreux.
Arrivé à Yangon par le vol Malaysia Airlines, Paris – Kuala Lumpur.- Yangon. Les vols par Bangkok sont meilleur marché mais disposant de peu de temps, je préférais ne pas perdre de jours à Bangkok. En vol direct, la Malaysia était le moins cher depuis paris (880 euros).
Voyage du 31 juin au 22 juillet.
Ven 31 Vol Paris – KL - Yangon Sam1Yangon Dim2Yangon : Shwedagon Lun3Yangon : Paya Chauktagyi & Ngatatagyi Mar4Mandalay Mer 5 Mandalay : Mingun Jeu6Hpo Win Daung Ven 7Mandalay Sam8Mandalay : Inwa & Amarapura Dim9Bateau Mandalay-Bagan Lun10Bagan Mar11Bagan Mer12Mont Popa Jeu 13Bagan Ven14 Bagan Sam15Bus vers Kalaw Dim16Trek Kalaw Lun17Trek Kalaw Mar18Inle Mer19Inle Jeu20Inle Ven21retour sur Yangon Sam 22retour sur Paris
IMPRESSIONS GENERALES : 3 semaines, c’est toujours un peu court pour connaître un pays, s’en imprégner.. Mais je pense toutefois avoir réussi mon voyage, je pense avoir capté l’essentiel du pays. Ce que je retiens le plus de ce voyage, c’est le sourire des birmans, plus particulièrement des birmanes avec leur joli sourire encadré de leurs joue poudrées au tanaka. J’avais beaucoup lu sur la gentillesse des birmans mais il n’y a qu’en allant là-bas que l’on mesure combien leur compagnie est agréable. Le pays est resté très traditionnel, le longyi (le sarong birman) est porté par 100% des hommes et femmes (excepté la capitale où l’on voit quelques jeans…), c’est d’ailleurs le premier pays où j’adopte le costume local. On est vraiment bien en longyi, et les gens aiment bien vous voir avec. Qu’en est-il de la dictature ? des difficultés que rencontre la population, qu’en ai-je vu ? A vrai dire, quasiment rien. En 3 semaines je n’ai croisé qu’un convoi de 3 camions militaires comme on peut en voir sur nos routes française en somme… Pas un militaire dans les rues ou ailleurs, pas plus de policiers qu’ailleurs. Ici, pas de culte de la personnalité avec statues mégalomanes, pas non plus de propagande omniprésente… Le malaise se ressent toutefois en réfléchissant un peu, en constatant l’état de délabrement et de sous-développement du pays alors que ce pays devrait être riche. Je n’ai pas vu de misère, hormis un peu sur les trottoirs de la capitale, mais comme partout, c’est là où elle est le plus visible. Le plus saisissant reste la vision de ces pauvres gens au bord de la route, à trier les cailloux, à faire les routes, cm par cm… des personnes souvent trop vieilles ou trop jeunes pour travailler ! Evidemment, je ne suis pas allé dans les zones interdites car le gouvernement nous cache une grande partie du pays, pour toutes sortes de raison malsaines (traffic en tout genre : pierres, drogue.. zone de conflit avec les minorités ethniques..). Alors fallait-il y aller ? Oui, je ne regrette pas d’avoir finalement opté pour l’affirmative, car je suis convaincu que le changement viendra de l’ouverture vers le monde. Je ne pense pas avoir personnellement donné beaucoup d’argent à ce gouvernement.
CHANGE : Au marché noir : 1 euro = 1600 k / 1 $ = 1200 à 1250 k Les euros ne se changent qu’à Yangon. Prévoir des dollars pour le change si possible en grosses coupures, mais les billets doivent être nickels, sans tâches ni abîmés. Prévoir aussi des dollars en petites coupures pour payer les hotels, l’entrée des sites, le bateau ou le train. Pour ces 3 semaines, j’avais prévu : 400 $ + 130 euros J’ai tout dépensé en ramenant pas mal de souvenirs (dont par exemple une écharpe en tige de lotus à 53 $)
TRANSPORTS : YANGON : Trishaw : astucieux rickshaw birman qui tel un side-car propose les 2 sièges passagers dos-à-dos, sur le coté.Taxi, efficace et pas trop cher.Bus pour se rendre à la gare routière (se faire écrire le n° en birman avant !)et puis un lift à mon actif, car il faut le savoir : quand il fait nuit et quand il pleut averse, les taxis sont rares !!! A savoir…
YANGON – MANDALAY : Bus (New Malakar express) (12000 k) départ 18h00, arrivée à 8h00. Impeccable, confortable, un peu bruyant avec le karaoke en dvd. Lors des arrêts pour se restaurer, je sympathise avec un gars qui m’invitera le lendemain dans sa famille pour diner.
MANDALAY : 2 jours avec un Trishaw, un bon moyen pour découvrir la ville. Mingun : bateau pour s’y rendre 3$, réservé aux touristes. Si c’était à refaire, je m’y rendrais par la route depuis Sagaing, car avec le bateau le temps est limité sur place. Trop court. Les cités impériales : la majorité des touristes prennent un taxi ou un blue taxi (petit Mazda) pour faire les 3 dans la journée. Ne voulant pas courir, je décide de zapper Sagaing, et me rends à Inwa et Amarapura en transport en commun. Pick-up pour Inwa, chouette de se retrouver sur le toit de ce pick-up surchargé, aux cotés de moines et de paniers surchargés de légumes et fruits. La barre métallique de la galerie me scie un peu le dessous des genoux…mais ceci est largement compensé par le fait de vivre le trajet de ce perchoir ! De la route à Inwa : trishaw Inwa : bateau pour se rendre sur l’ile, puis horse car obligatoire. Agréable. Inwa – Amarapura : je trouve une charmante Japonaise seule avec un blue taxi, et hop un lift ! Amarapura – Mandalay : le retour sur Mandalay après le coucher du soleil se devait problématique car les pick-up sont rares à cette heure et puis il faut se rendre déjà à la route principale… je compte sur ma bonne étoile, et hop la seule et unique voiture qui part du pont, veux bien me prendre et insiste même pour me déposer jusqu’à la porte de la guest house !
HPO WIN DAUNG: Taxi (45$) pour une journée complète aller-retour. A Monywa : bac pour traverser la Chindwin (1500 K) puis Jeep (8000 K) pour aller aux grottes (45 mn)
MANDALAY – BAGAN : bateau lent le dimanche et mercredi : 10$. J’ai organisé mon itinéraire en fonction de cet impératif, car je ne voulais prendre le speed boat (16$ et touristes exclusivement). Je ne regrette pas ! Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais c’est la vie à bord qui est intéressante, les arrêts dans la campagne où les gens viennent avec leurs chars à bœufs charger ou décharger le bateau. Et puis, une copine avait pris ce même bateau lent 3 mois auparavant, avait eu une belle rencontre avec la cuisinière, elle m’avait donné les photos au cas où… et bien, j’ai bien retrouvé la même femme ravie d’avoir les photos et du coup un très bon contact avec le capitaine !
BAGAN : 4 1/2 jours à Vélo, le meilleur moyen pour se balader entre les pagodes à son rythme. Choisir toutefois un bon vélo, style VTT recommandé pour les chemins ensablés ! (entre 500 et 1000 K/jour la location) Bateau agréable pour une ballade en fin de journée pour voir le coucher du soleil sur l’Irrawaddy.
MONT POPA : Mini-bus, quelques arrêts intéressants en campagne. Mais je ne suis pas fan de ce genre de transport où l’on ne rencontre pas la population.
BAGAN - KALAW : Bus, pas très grand, peu confortable, route assez chaotique, surtout quand le bus doit laisser passer les camions chargés de Teck et « descendre » de la chaussée peu large ! Mais on m’en avait tellement dit sur ce trajet que je m’attendais à pire !
KALAW : Les pieds bien sûr !! C’est d’ailleurs le moment de troquer les sandales pour des tennis (pour ma part des Columbia : excellent compromis entre les tennis et les chaussures de trek)
KALAW - INLE : Pick-up entre Kalaw et Shwenyaung, encore sur le toit ! Belle sensation en descendant cette route de montagne, euh, coup de bol car il n’a pas plu…(car s��il s’était mis à pleuvoir, l’arrière couvert s’étant remplit entre temps, le repli n’aurait pas été faisable…) De Shenyaung à Nyaungshwe : taxi, un peu tard pour les pick-up.
INLE – YANGON : Taxi Nyaunshwe - Heho (aéroport) : carton rouge !! prix excessif 14000 k, surtout quand on ne peut le partager… ! Heho – Yangon : Vol avec Air bagan : 75$
GUETS-HOUSES ET HOTELS : (tous les prix sont pour une single et comprennent le petit déjeuner )
YANGON : Golden Smile Inn : 5$ (3 nuits) Air conditionné, grande chambre sanss fenêtre, bains/wc communs Bien placé. (près de la Paya Sule). Un accueil super chaleureux. Quand je suis revenu à la fin de mon séjour, après avoir vu tant de visages je ne me rappelai plus comment ils étaient, juste un souvenir agréable, allaient-ils me reconnaître ? ils voient tellement de monde…. Et bien dès la porte franchie, j’ai eu l’impression de ne jamais les avoir quitté ! Par contre je suis allé voir la White House, non loin, pas du tout le même accueil… brrr… J’aurais aimé jouer un peu plus de guitare avec les gars…
MANDALAY : Royal Guet House : 3$ (5 nuits) Ventilo, petite chambre, bains/wc communs Très sympa, également, toujours des jeunes. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de jouer au Chinlon avec eux…
NYAUNG-U (BAGAN) : Maykalar Guest House : 4$ (6 nuits) Air conditionné, ventilo, grande chambre, parquet, bains/wc communs, standing au-dessus des autres. Accueil sympa, moins fraternel que les deux autres toutefois. Location de vélos : négocié 800 k /jour pour 5 jours.
KALAW : Golden Kalaw ( ?) : 4$ (1 nuit) Ventilo, petite chambre avec bains/wc et eau chaude (appréciable ici alors qu’ailleurs l’eau froide ne l’était pas assez !) Sympa, ambiance refuge de montagne. Pas eu toutefois l’occasion d’en profiter beaucoup.
TREK : 1 nuit chez l’habitant dans un village de montagne, compris dans le trek.
NYAUNGSHWE Queen Inn : 5$ (4 nuits) Dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) mais au vu de la qualité du repas, il serait dommage de s’en priver ! Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre, tout le confort quoi ! Préférez ceux le plus éloigné du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation au bord du canal. Accueil admirable, très chaleureux, se plient en 4 pour vous aider, il n’y qu’à lire leur livre d’or, tout est dit. D’ailleurs c’est le seul que j’ai vu là-bas…
LA MOUSSON ? Comme prévu en ce début de mousson j’ai eu beaucoup de pluie à Yangon. De la pluie tout le long du trajet Yangon - Mandalay, 1 jour de pluie à Mandalay, 1 nuit à Bagan et quelques heures de pluie plutôt bienvenue pour rafraîchir l’atmosphère en journée. A Kalaw, de la pluie le 2eme jour du trek. A Inle, pas mal de pluie aussi mais quelques éclaircies tout de même. En résumé, la pluie n’était pas vraiment un problème, mais il paraît qu’après mon départ la mousson était bien plus forte. Je n’ai pas vu de rues inondées…. Pas la peine d’amener son parapluie, vous en trouverez sans soucis !
LES PHOTOS NUMERIQUES Un régal, tellement de choses à photographier ! Les gens aiment se faire photographier, surtout s’ils se voient sur l’écran digital par la suite. Aucun soucis pour transférer les photos sur CD, du moins dans les coins touristiques. J’ai gravé 2 CD, sans problèmes. (1500 K le CD, 1000 K si vous avez votre CD)
ALLONS-Y !
YANGON : J’ai aimé cette capitale qui ressemble à une grosse ville de province, malgré ces 7 millions d’âmes. Trottoirs défoncés encombrés de tea-shops ou étalage divers, façades décrépites, certaines avec de belles couleurs, héritage d’une époque coloniale révolue. Marchés improvisés dans des ruelles. Évidemment beaucoup de trafic à toute heure, tout cela est un peu fatiguant. Ajouter à cela, la pluie qui fait se déplier les parapluies rendant la circulation sur les trottoirs plus hasardeuse, remplissant peu à peu la chaussée…
SHWEDAGON PAGODA : évidemment LA chose à voir dans la capitale. J’ai passé quasiment une journée complète sur le site pour m’imprégner de l’ambiance. Et en ce dimanche il y en avait du monde ! La pagode dorée (60 tonnes d’or) et ses multiples pavillons, son esplanade de marbre, auxquels on accède par des escaliers majestueux est un véritable havre de paix, de sérénité, à dix mille lieux du capharnaüm de la ville, à l’image de la Grande mosquée de Delhi. L’avantage d’y rester un long moment c’est de la voir sous un beau soleil, puis sous un déluge de mousson ! Réfugié sous un des multiples pavillons à discuter et dessiner, je m’amuse à voir de véritables cascades se former le long de la montagne d’or…
PAYA CHAUKTAGYI : Enorme bouddha couché, un peu trop kitsch à mon goût, et surtout la vision est gâché par la structure métallique de l’énorme hangar qui l’héberge, dont il est impossible de faire abstraction !
PAYA NGATHAGYI : J’ai bien aimé ce lieu peu visité. Entrée majestueuse gardée par 2 énormes Chinthes (lions-dragons), monastère et puis un énorme bouddha assis, semblant regarder ses fidèles prosternés à ses pieds.
PAYA BOTATAUNG : trop kitsch, étonnant toutefois ces murs recouverts de fragments de miroirs, on passe d’un pièce à l’autre et on se retrouve au point de départ, sans avoir l’impression de tourner en rond, astucieux !
PAYA SULE : son originalité vient du fait qu’elle sert de rond-point, étonnant pour un édifice de 2500 ans ! Attention, le carrelage mouillé ça glisse !!
MANDALAY : A priori, pas évident de se repérer dans cette ville où toutes les rues orthonormées semblent être identiques ! Heureusement, il y a la tour de l’horloge et la numérotation des rues. De nombreux rickshaws, motos et vélos. La concentration de pagodes au pied de la colline vaut le coup d’œil.
PAYA KUTODAW : étonnant avec ces 729 pavillons blancs, identiques, renfermant chacun une stèle de marbre écrite en pali (vieux birman), l’ensemble constituant un livre. Je vous avoue, j’ai pas tout lu ! Et encore, celle d’en face
MONASTERE SHWENANDAW : Super monastère tout en teck, de belles sculptures.
MANDALAY HILL : le nombre de marche est impressionnant ! heureusement à mi-hauteur, je m’attarde devant les œuvres d’un peintre, ce qui permet de se reposer, car avec cette chaleur, l’ascension est assez hard. Déception au sommet de ne pas voir les centaines de pavillons des paya Kuthodaw et autres.
MONASTERE SHWE INN BIN : superbe ce monastère, plus tranquille que Shwenandaw et pourtant les bas-reliefs en teck sont magnifiques.
PAYA MAHAMUNI : J’ai bien aimé l’atmosphère de fête avec les nombreux croyants prosternés devant le bouddha boursouflé tellement il a reçu de feuilles d’or. Dommage je suis arrivé après la fermeture de l’accès au bouddha. Musique sympa. Et puis j’y suis retourné un soir, grâce à un thaï rencontré à la guest house, sus un petit abri circulaire, assister à une exhibition de Chinlon. 10 jours durant, les meilleurs de la spécialité s’offraient en spectacle à l’assemblé, majoritairement constitué de moine quand j’y suis allé. (Le Chilon, j’en parle plus loin…) Derrière la pagode, j’ai aimé me balader parmi les étals des tailleurs de pierre où de jeunes gens sculptent et polissent de nouveaux bouddhas.
INWA : La ballade en horse-car est agréable, dans cette campagne parsemée de sites anciens, vieux stupas et monastères, un avant-goût de Bagan, en plus vert. Magnifique monastère soutenu par ses 163 piliers de teck, en plus je tombe au moment de la classe dispensée aux jeunes moines et aux enfants pauvres du coin. Intéressant. Je rencontre un jeune couple de Mandalay qui m’invite à boire un jus de sucre de canne, vraiment sympa. Si je ne partais pas le lendemain, ils m’invitaient chez eux.
AMARAPURA : PONT U-BEIN : évidemment l’attraction du coin, et c’est vrai qu’il en jette. Ce pont qui est en fait une passerelle ! La passerelle en teck la plus longue du monde. 1, 2 km. En cette période de mousson, je pensais voir le niveau de l’eau bien plus haut ! En fait, la passerelle surplombe l’eau sur la moitié du parcours environ. Beaucoup de monde s’y ballade, beaucoup de moines qui rejoignent leur monastère sur les 2 rives. Au bout du pont, je passe un long moment à jouer avec un guitariste (Hotel California en birman, ça déchire !), du coup je zappe les monastères, belle ballade au pied du pont parmi les arbres morts au bord de l’eau.
HPO WIN DAUNG : L’accès n’est pas évident (voir ci-dessus) mais la visite vaut la chandelle. Imaginez, près de 500 grottes creusées dans des falaises, au milieu de la verdure. Chaque sanctuaire recelant des bouddhas et des fresques superbes aux couleurs extrêmement bien conservées (du XIV au XVIIIe). De nombreux singes ont investi le site, peu respectueux des bouddhas qui sont leur terrain de jeu. Quelques fresques vraiment magnifiques et on peut en profiter grâce à l’éclairage naturel. Même si je m’attendais à un site moins aménagé, plus noyé dans la végétation, l’ensemble est superbe. Je regrette de ne pas avoir exploré les grottes moins visitées mais notre jeune guide, très charmante, nous a évidemment montré les plus remarquables. Non loin de là, dans la campagne, des milliers de bouddhas, dont un debout en construction de 167 m, juste derrière un couché de 90 m ! Et une pagode kitshissime, mais qui vaut le coup d’œil : la paya Thanboday avec ses quelques 600.000 bouddhas !
BAGAN Comment vous en parler en si peu de lignes… ? Bagan, c’est avant tout une ambiance, pédaler au milieu de toutes ces pagodes qui émergent de l’horizon partout où on regarde… j’ai réellement adoré ce lieu magique. Je ne vais pas vous citer toutes les pagodes visitées, juste un coup de cœur pour la Buledi, j’y suis revenu pour le lever et le coucher du soleil, j’y étais seul contrairement aux autres pagodes. Il faut un peu de temps pour profiter de cette ambiance particulière, pour moi ce sera 5 jours passés dans ce musée à ciel ouvert avec des petits plaisirs comme : Observer le gars labourer son champ avec les bœufs au pied de ces géants de brique, pédaler dans ces chemins ensablés, s’arrêter regarder les jeunes travaillant la laque, en inviter une partie à boire un coup à la sortie de leur boulot, observer d’autres jeunes peindre habilement sur le sable collé sur du tissus, jouer à mon tour à l’artiste, s’amuser à repérer de chaque plateforme atteinte les pagodes visitées et celles à visiter, terminer la journée là où elle avait commencée : au sommet d’une de ces pagodes pour voir peu à peu ce décor prendre vie ou disparaître…et puis bien sûr, rencontrer ces birmans ou birmanes toujours souriants, honorer leurs invitations si appréciables…. Que du bonheur quoi !
MONT POPA : Le site est remarquable et avec le peu de visiteurs à cette saison, la visite valait la peine. Même si j’ai eu quelque peu du mal à monter les quelque 800 marches sur une patte ! (Faute à une douleur sous le pied gauche…) Rencontre sympa avec 2 moines sur place, visite en compagnie des amis rencontrés sur le bateau, agréable donc. Et puis les arrêts en route, étaient sympas : nous croisons des jeunes paysannes dans un champ d’arachide, des ramasseurs de sucre de palme, qui grimpent aux palmiers, un zébu fait la noria pour presser les cacahuètes et en tirer l’huile, nous découvrons une petite école dans un des villages traversés.
KALAW Agréable petite ville de montagne, je n’en ai pas vu grand chose en fait car je suis parti en Trek, juste une petite ballade au monastère qui surplombe la ville, l’occasion de soulager sur quelques mètres une jeune porteuse d’eau (quel poids énorme !), de voir de jeunes footeux jouer au milieu des pins… Trek de 2 jours génial, seul avec une jeune guide de 23 ans, Khan-ew. Du coup tous les repas et les moments dans les villages se font en famille. Beaux paysages de collines, de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé, et puis bien sûr de nombreuses rizières. Quelques terrasses légères mais le plus souvent les rizières sont au fond des vallées. Ethnies Pa-laung, Danu et Pao découvertes lors des arrêts dans les villages pour manger et dormir, de beaux moments d’échange. Chouette moment aussi parmi les gamins du village baignant leurs buffles en soirée, belles crises de rires. Un regret de ne pas être parti plus de 2 jours…
INLE Site incontournable avec une ambiance vraiment particulière bien agréable en fin de séjour. J’ai passé 3 jours au total sur le site. Tour du lac en bateau sur une journée, incontournable. En compagnie d’une charmante chinoise et sa maman et leur ami moine rencontré l’été dernier. Pour nous ce fut une journée pluvieuse, qui enlève un peu de magie au site, mais nous avons passé pas mal de temps à croquer tous en choeur, chacun concentré sur son carnet, comme dans cet atelier de tissage. Cela a créé des beaux liens avec les ouvrières. Coup de cœur pour INDEIN, surtout en cette fin de journée, nous étions les seuls sur le site. Vraiment intéressant de visiter des lieux religieux avec un ami moine. A cause des croquis nous sommes rentrés à la nuit tombée, nous n’étions pas très fier de retraverser le lac dans le noir, sans éclairage aucun ! A faire absolument : une balade en canoë, j’avais lu qu’il était plus intéressant de le faire en dehors de NYAUNGSHWE, j’ai donc pris un motor boat jusqu’à un village du lac puis de là on est parti en canoë. Naviguer ainsi au raz de l’eau, parmi les jardins de tomates flottants, les maisons de bambou sur pilotis, croiser les autres pirogues, sans bruit, cela change tout ! Ce fut une super journée, le conducteur est passé prendre sa femme et son bébé qu’on a laissé chez des amis dans une petite fabrique familiale de cheroot, puis on est parti en pirogue, à la rame. Un des gars ramait de temps en temps avec le pied, c’est leur spécificité à ces Inthas. Pour faire un croquis d’une maison de bambou, j’ai demandé à ce qu’on accoste dans une de ces maisons perdues au milieu du lac. Evidement, super accueil, le bouche à oreille aidant, la maison s’est remplie de curieux de plus en plus nombreux… génial ! encore une fois, vive le dessin…. Le 3eme jour fut bien chouette aussi, juste un allez retour le matin pour voir le marché de KYAUK DAING, où nous sommes restés un long moment. Sur le chemin du retour, nous avons aidé les femmes à porter leur balancier jusqu’à leur pirogue, pas léger ! L’après-midi, visite de Nyangshwe, le monastère aux fenêtres ovales où encore grâce au croquis j’aurais un bon contact avec les moines. Et il y avait de quoi passer encore de nombreux jours atour du lac… plein de balades à faire.
ENTRÉE DES SITES :
YANGON Paya Swedagon : 5 $ J’ai rencontré des voyageurs qui ont réussi à ne pas les payer, en passant par les escaliers encombrés de livres sur la gauche de l’escalier sud. A condition de s’y rendre avant de passer devant le guichet ! J’y suis retourné le dernier soir et essayé de ne pas payer avec une Italienne, résultat, on s’est fait repérer. J’ai essayé de négocier vu l’heure tardive, le fait que j’avais déjà visité… rien à faire ils ne sont pas là pour discuter, faut payer c’est tout ! L’italienne m’a gentiment donné 4 $ pour que je puisse y aller, (j’avais déjà écumer mes derniers deniers !) et quand le gars m’as vu plus tard sur la plateforme il pensait que j’avais resquillé et s’apprêtais à me faire passer un mauvais quart d’heure. Là j’ai senti que ça pouvait ne pas etre rigolo…
MANDALAY : J’en ai croisé aussi qui n’avait pas payé le billet de 10 $, pourtant il est demandé à toutes les pagodes ! Idem pour BAGAN, je ne vois pas comment on peut l’inviter pourtant.
Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas seulement de resquiller pour économiser quelques $, c’est surtout pour éviter de les donner au Gouvernement. Bon, j’ai pas été tres efficace sur ce coup là moi… mais apparemment il y a moyen !
CUISINE La cuisine Birmane sans être exceptionnelle, n’est pas mauvaise. On peut lui reprocher d’être souvent grasse. Les currys baignent dans l’huile. On commande un curry et on se retrouve avec une dizaine de plats, soupe comprise. Le pays étant au carrefour entre les 3 gros pays que sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande, on trouve quasiment partout la cuisine de l’un ou l’autre et souvent les trois. Et j’avoue qu’il est tentant de le la préférer à la cuisine bamar. La cuisine SHAN est la meilleure cuisine Birmane que j’ai mangé. Les mangues sont excellentes et j’ai même apprécié la papaye pour la 1ere fois !
Mes meilleurs repas : le repas cuisiné par la femme de Kausyama à Mandalay. le dinner dans le village Danu lors du trek « menu Shan » au FLOWER à Kalaw les bons petits plats chez QUENN INN à NYANGSHWE le Thali vég à l’AROMA à Bagan (Super adresse, super resto indien, accueil sympa !) un « fish green curry » au resto thaï à Yangon les bons petits plats de la femme de Gérard à Yangon.
LA LANGUE Le birman est pas évident à proncer, c'est une langue tonale où il faut être précis sur l'intonation, l'accent. Même les noms de lieux pourtant connus, sont à proncer correctement pour etre compris. Comme d'habitude, les gens sont ravi d'entendre votre birman même approximatif. Une phrase bien apprécié en dehors des clasiques thchezoutinbade et mingalaba : "twe yada wanta bade" (à dire avec l'accent bien sûr) signifie : content de vous rencontrer. L'écriture est superbe, toute ronde. I est utile aussi d'apprendre à lire les chiffres, pour le bus par exemple !
J’AI AIMÉ : les GENS : toujours souriants, prêts à discuter, vraiment très agréables. Les BIRMANES, très mignonnes et charmantes. Elles m’ont semblé bien mieux loties que leurs voisines indiennes, elles partagent beaucoup de choses avec les hommes, la mixité est importante dans le pays. Le LUNGYI : agréable de voir quasiment tous les hommes et femmes porter ce vêtement traditionnel, en ville ou en campagne, celui des femmes est souvent très beau, celui des hommes est à carreaux, de couleurs variées. La plus fréquente étant le mauve. Très agréable à porter, c’est le 1er pays où j’adopte le costume local. Le TANAKA : ce bois qui une fois trempé donne cette poudre jaune avec laquelle les Birmanes et les enfants se badigeonnent le visage, autant de motifs possibles. Le CHINLON, (variante du Takraw thaï), se joue principalement en équipe de 6, en cercle, il s’agit de se faire passer la balle en jonglant, sans qu’elle touche par terre. Le Chinlon est une balle de bambou tressé, bien plus petite qu’un ballon de foot. Il faut voir avec quelle agilité ils jonglent avec pieds, talon, genoux, tête, enchaînant des sauts… Joli spectacle ! En fin d’après-midi les groupes se forment et les parties de Chinlon s’improvisent dans les rues. J’ai aimé me joindre à eux, pieds nus, relevant le lungyi entre les jambes pour en faire un short, comme eux… Pas si ridicule que ça le Phil, grâce à mes années foot dans ma jeunesse et mes nombreuses heures à jongler avec un ballon. Le BARBIER : après le rasage, hop une petite démonstration de Chinlon dans le salon ! puis en duo avec le père… épatant ! Les MARCHÉS : très animés, colorés, surtout vers Kalaw et Inle avec les femmes Pao et leur costume traditionnel. Les PAGODES : il vaut mieux aimer ça en venant ici, car des pagodes, on en voit !!! L’ECRITURE Birmane, si esthétique, toute en rondeur, mon carnet en est rempli ! La GUITARE : on trouve partout des jeunes qui gratouillent, particulièrement le soir, sur le bord des rues, on pourrait passer son temps à jouer avec eux. Comme ce jeune barbier rock’n Roll qui jouait avec ses potes (du Scorpions… en birman !), qui m’a invité spontanément et aussitôt tendu un verre de whisky. Les MOINES : rien à voir avec chez nous, puisque chaque Birman se doit d’être moine un jour pour un temps plus ou moins long, donc grand respect pour ces hommes. Belle allure avec leur robe aux couleurs chatoyantes, leur bol à aumône en laque noir. Les RENCONTRES : qui enrichissent toujours le voyage, locaux ou voyageurs. Le TOIT des PICK-UP surchargés ! Funny ! Tellement de choses en fait …
J’AI PAS AIMÉ : les MILITAIRES ET LE GOUVERNEMENT : Même je ne les ai pas vu, on sent leur influence en voyant l’état de délabrement et de sous-développement du pays. VOIR les TRAVAILLEURS sur les routes, casser les cailloux à la main, une vision d’un autre temps. Savoir l’impossibilité de dormir chez l’habitant, je trouve ça dingue tout de même ! La TOUR de béton, construite à Bagan par la fille d’un militaire pour mieux observer le site. Le KITSH : de certaines pagodes, des Nats au Mont Popa… Le « CLONAGE » de Bouddha : quand il est reproduit à l’identique en centaines, voire milliers d’exemplaires, alignés côte à côte, je trouve qu’il perd tout son sens. On es loin de l’hermite solitaire méditant contre l’arbre….plus proche de l’ « Attaque des clones » !
LE CARNET Mission accomplie, avec 9 carnets de 16 pages remplis sur place. Grande première : je les ai fait relier la veille de mon départ dans une toute petite échoppe de Yangon. Pas toujours facile de trouver le temps de le remplir, écrire malgré la fatigue et le sommeil après ces journées si remplies… Encore de nombreux témoignages, la plupart en birman. Et puis de nombreux dessins : croquis Noir & Blanc et aquarelles, un joli portrait de moi-même réalisé par Xaowei mon amie chinoise. Le regret de ne pas avoir dessiné certaines choses, j’ai exceptionnellement laissé quelques pages vides pour les dessiner à mon retour (même si j’aime pas trop ça). Si tout se passe bien on le publiera l’an prochain. ….si Bouddha le veut bien !
Voilà je voulais faire court, mais….🤪
En espérant que ça vous donnera envie d’y aller, ou bien que vous revivrez un peu de votre voyage pour ceux qui y sont déjà allé !
Ce même résumé sera illustré de photos, croquis et film sur mon blog…et puis sur mon site bien sûr !
En attendant : voici quelques portraits, illustration du sourire des birmanes...
En 3 semaines, plutôt que de courir pour voir le maximum de choses, j’ai préféré prendre un peu le temps pour faire l’itinéraire classique. La Birmanie recèle des lieux incontournables et pour un premier voyage il serait dommage de ne pas s’y rendre. D’autant qu’en été, pendant la mousson, ce n’est pas la saison touristique, nous n’étions pas bien nombreux.
Arrivé à Yangon par le vol Malaysia Airlines, Paris – Kuala Lumpur.- Yangon. Les vols par Bangkok sont meilleur marché mais disposant de peu de temps, je préférais ne pas perdre de jours à Bangkok. En vol direct, la Malaysia était le moins cher depuis paris (880 euros).
Voyage du 31 juin au 22 juillet.
Ven 31 Vol Paris – KL - Yangon Sam1Yangon Dim2Yangon : Shwedagon Lun3Yangon : Paya Chauktagyi & Ngatatagyi Mar4Mandalay Mer 5 Mandalay : Mingun Jeu6Hpo Win Daung Ven 7Mandalay Sam8Mandalay : Inwa & Amarapura Dim9Bateau Mandalay-Bagan Lun10Bagan Mar11Bagan Mer12Mont Popa Jeu 13Bagan Ven14 Bagan Sam15Bus vers Kalaw Dim16Trek Kalaw Lun17Trek Kalaw Mar18Inle Mer19Inle Jeu20Inle Ven21retour sur Yangon Sam 22retour sur Paris
IMPRESSIONS GENERALES : 3 semaines, c’est toujours un peu court pour connaître un pays, s’en imprégner.. Mais je pense toutefois avoir réussi mon voyage, je pense avoir capté l’essentiel du pays. Ce que je retiens le plus de ce voyage, c’est le sourire des birmans, plus particulièrement des birmanes avec leur joli sourire encadré de leurs joue poudrées au tanaka. J’avais beaucoup lu sur la gentillesse des birmans mais il n’y a qu’en allant là-bas que l’on mesure combien leur compagnie est agréable. Le pays est resté très traditionnel, le longyi (le sarong birman) est porté par 100% des hommes et femmes (excepté la capitale où l’on voit quelques jeans…), c’est d’ailleurs le premier pays où j’adopte le costume local. On est vraiment bien en longyi, et les gens aiment bien vous voir avec. Qu’en est-il de la dictature ? des difficultés que rencontre la population, qu’en ai-je vu ? A vrai dire, quasiment rien. En 3 semaines je n’ai croisé qu’un convoi de 3 camions militaires comme on peut en voir sur nos routes française en somme… Pas un militaire dans les rues ou ailleurs, pas plus de policiers qu’ailleurs. Ici, pas de culte de la personnalité avec statues mégalomanes, pas non plus de propagande omniprésente… Le malaise se ressent toutefois en réfléchissant un peu, en constatant l’état de délabrement et de sous-développement du pays alors que ce pays devrait être riche. Je n’ai pas vu de misère, hormis un peu sur les trottoirs de la capitale, mais comme partout, c’est là où elle est le plus visible. Le plus saisissant reste la vision de ces pauvres gens au bord de la route, à trier les cailloux, à faire les routes, cm par cm… des personnes souvent trop vieilles ou trop jeunes pour travailler ! Evidemment, je ne suis pas allé dans les zones interdites car le gouvernement nous cache une grande partie du pays, pour toutes sortes de raison malsaines (traffic en tout genre : pierres, drogue.. zone de conflit avec les minorités ethniques..). Alors fallait-il y aller ? Oui, je ne regrette pas d’avoir finalement opté pour l’affirmative, car je suis convaincu que le changement viendra de l’ouverture vers le monde. Je ne pense pas avoir personnellement donné beaucoup d’argent à ce gouvernement.
CHANGE : Au marché noir : 1 euro = 1600 k / 1 $ = 1200 à 1250 k Les euros ne se changent qu’à Yangon. Prévoir des dollars pour le change si possible en grosses coupures, mais les billets doivent être nickels, sans tâches ni abîmés. Prévoir aussi des dollars en petites coupures pour payer les hotels, l’entrée des sites, le bateau ou le train. Pour ces 3 semaines, j’avais prévu : 400 $ + 130 euros J’ai tout dépensé en ramenant pas mal de souvenirs (dont par exemple une écharpe en tige de lotus à 53 $)
TRANSPORTS : YANGON : Trishaw : astucieux rickshaw birman qui tel un side-car propose les 2 sièges passagers dos-à-dos, sur le coté.Taxi, efficace et pas trop cher.Bus pour se rendre à la gare routière (se faire écrire le n° en birman avant !)et puis un lift à mon actif, car il faut le savoir : quand il fait nuit et quand il pleut averse, les taxis sont rares !!! A savoir…
YANGON – MANDALAY : Bus (New Malakar express) (12000 k) départ 18h00, arrivée à 8h00. Impeccable, confortable, un peu bruyant avec le karaoke en dvd. Lors des arrêts pour se restaurer, je sympathise avec un gars qui m’invitera le lendemain dans sa famille pour diner.
MANDALAY : 2 jours avec un Trishaw, un bon moyen pour découvrir la ville. Mingun : bateau pour s’y rendre 3$, réservé aux touristes. Si c’était à refaire, je m’y rendrais par la route depuis Sagaing, car avec le bateau le temps est limité sur place. Trop court. Les cités impériales : la majorité des touristes prennent un taxi ou un blue taxi (petit Mazda) pour faire les 3 dans la journée. Ne voulant pas courir, je décide de zapper Sagaing, et me rends à Inwa et Amarapura en transport en commun. Pick-up pour Inwa, chouette de se retrouver sur le toit de ce pick-up surchargé, aux cotés de moines et de paniers surchargés de légumes et fruits. La barre métallique de la galerie me scie un peu le dessous des genoux…mais ceci est largement compensé par le fait de vivre le trajet de ce perchoir ! De la route à Inwa : trishaw Inwa : bateau pour se rendre sur l’ile, puis horse car obligatoire. Agréable. Inwa – Amarapura : je trouve une charmante Japonaise seule avec un blue taxi, et hop un lift ! Amarapura – Mandalay : le retour sur Mandalay après le coucher du soleil se devait problématique car les pick-up sont rares à cette heure et puis il faut se rendre déjà à la route principale… je compte sur ma bonne étoile, et hop la seule et unique voiture qui part du pont, veux bien me prendre et insiste même pour me déposer jusqu’à la porte de la guest house !
HPO WIN DAUNG: Taxi (45$) pour une journée complète aller-retour. A Monywa : bac pour traverser la Chindwin (1500 K) puis Jeep (8000 K) pour aller aux grottes (45 mn)
MANDALAY – BAGAN : bateau lent le dimanche et mercredi : 10$. J’ai organisé mon itinéraire en fonction de cet impératif, car je ne voulais prendre le speed boat (16$ et touristes exclusivement). Je ne regrette pas ! Les paysages ne sont pas extraordinaires, mais c’est la vie à bord qui est intéressante, les arrêts dans la campagne où les gens viennent avec leurs chars à bœufs charger ou décharger le bateau. Et puis, une copine avait pris ce même bateau lent 3 mois auparavant, avait eu une belle rencontre avec la cuisinière, elle m’avait donné les photos au cas où… et bien, j’ai bien retrouvé la même femme ravie d’avoir les photos et du coup un très bon contact avec le capitaine !
BAGAN : 4 1/2 jours à Vélo, le meilleur moyen pour se balader entre les pagodes à son rythme. Choisir toutefois un bon vélo, style VTT recommandé pour les chemins ensablés ! (entre 500 et 1000 K/jour la location) Bateau agréable pour une ballade en fin de journée pour voir le coucher du soleil sur l’Irrawaddy.
MONT POPA : Mini-bus, quelques arrêts intéressants en campagne. Mais je ne suis pas fan de ce genre de transport où l’on ne rencontre pas la population.
BAGAN - KALAW : Bus, pas très grand, peu confortable, route assez chaotique, surtout quand le bus doit laisser passer les camions chargés de Teck et « descendre » de la chaussée peu large ! Mais on m’en avait tellement dit sur ce trajet que je m’attendais à pire !
KALAW : Les pieds bien sûr !! C’est d’ailleurs le moment de troquer les sandales pour des tennis (pour ma part des Columbia : excellent compromis entre les tennis et les chaussures de trek)
KALAW - INLE : Pick-up entre Kalaw et Shwenyaung, encore sur le toit ! Belle sensation en descendant cette route de montagne, euh, coup de bol car il n’a pas plu…(car s��il s’était mis à pleuvoir, l’arrière couvert s’étant remplit entre temps, le repli n’aurait pas été faisable…) De Shenyaung à Nyaungshwe : taxi, un peu tard pour les pick-up.
INLE – YANGON : Taxi Nyaunshwe - Heho (aéroport) : carton rouge !! prix excessif 14000 k, surtout quand on ne peut le partager… ! Heho – Yangon : Vol avec Air bagan : 75$
GUETS-HOUSES ET HOTELS : (tous les prix sont pour une single et comprennent le petit déjeuner )
YANGON : Golden Smile Inn : 5$ (3 nuits) Air conditionné, grande chambre sanss fenêtre, bains/wc communs Bien placé. (près de la Paya Sule). Un accueil super chaleureux. Quand je suis revenu à la fin de mon séjour, après avoir vu tant de visages je ne me rappelai plus comment ils étaient, juste un souvenir agréable, allaient-ils me reconnaître ? ils voient tellement de monde…. Et bien dès la porte franchie, j’ai eu l’impression de ne jamais les avoir quitté ! Par contre je suis allé voir la White House, non loin, pas du tout le même accueil… brrr… J’aurais aimé jouer un peu plus de guitare avec les gars…
MANDALAY : Royal Guet House : 3$ (5 nuits) Ventilo, petite chambre, bains/wc communs Très sympa, également, toujours des jeunes. Je regrette de ne pas avoir eu le temps de jouer au Chinlon avec eux…
NYAUNG-U (BAGAN) : Maykalar Guest House : 4$ (6 nuits) Air conditionné, ventilo, grande chambre, parquet, bains/wc communs, standing au-dessus des autres. Accueil sympa, moins fraternel que les deux autres toutefois. Location de vélos : négocié 800 k /jour pour 5 jours.
KALAW : Golden Kalaw ( ?) : 4$ (1 nuit) Ventilo, petite chambre avec bains/wc et eau chaude (appréciable ici alors qu’ailleurs l’eau froide ne l’était pas assez !) Sympa, ambiance refuge de montagne. Pas eu toutefois l’occasion d’en profiter beaucoup.
TREK : 1 nuit chez l’habitant dans un village de montagne, compris dans le trek.
NYAUNGSHWE Queen Inn : 5$ (4 nuits) Dîner compris. Pas obligatoire (dans ce cas 4$) mais au vu de la qualité du repas, il serait dommage de s’en priver ! Bungalow avec grande chambre, bains/wc, fenêtre, tout le confort quoi ! Préférez ceux le plus éloigné du canal, car évidemment ce n’est pas du double vitrage et les moteurs des pirogues à 5h du mat ça décoiffe !! Agréable de par sa situation au bord du canal. Accueil admirable, très chaleureux, se plient en 4 pour vous aider, il n’y qu’à lire leur livre d’or, tout est dit. D’ailleurs c’est le seul que j’ai vu là-bas…
LA MOUSSON ? Comme prévu en ce début de mousson j’ai eu beaucoup de pluie à Yangon. De la pluie tout le long du trajet Yangon - Mandalay, 1 jour de pluie à Mandalay, 1 nuit à Bagan et quelques heures de pluie plutôt bienvenue pour rafraîchir l’atmosphère en journée. A Kalaw, de la pluie le 2eme jour du trek. A Inle, pas mal de pluie aussi mais quelques éclaircies tout de même. En résumé, la pluie n’était pas vraiment un problème, mais il paraît qu’après mon départ la mousson était bien plus forte. Je n’ai pas vu de rues inondées…. Pas la peine d’amener son parapluie, vous en trouverez sans soucis !
LES PHOTOS NUMERIQUES Un régal, tellement de choses à photographier ! Les gens aiment se faire photographier, surtout s’ils se voient sur l’écran digital par la suite. Aucun soucis pour transférer les photos sur CD, du moins dans les coins touristiques. J’ai gravé 2 CD, sans problèmes. (1500 K le CD, 1000 K si vous avez votre CD)
ALLONS-Y !
YANGON : J’ai aimé cette capitale qui ressemble à une grosse ville de province, malgré ces 7 millions d’âmes. Trottoirs défoncés encombrés de tea-shops ou étalage divers, façades décrépites, certaines avec de belles couleurs, héritage d’une époque coloniale révolue. Marchés improvisés dans des ruelles. Évidemment beaucoup de trafic à toute heure, tout cela est un peu fatiguant. Ajouter à cela, la pluie qui fait se déplier les parapluies rendant la circulation sur les trottoirs plus hasardeuse, remplissant peu à peu la chaussée…
SHWEDAGON PAGODA : évidemment LA chose à voir dans la capitale. J’ai passé quasiment une journée complète sur le site pour m’imprégner de l’ambiance. Et en ce dimanche il y en avait du monde ! La pagode dorée (60 tonnes d’or) et ses multiples pavillons, son esplanade de marbre, auxquels on accède par des escaliers majestueux est un véritable havre de paix, de sérénité, à dix mille lieux du capharnaüm de la ville, à l’image de la Grande mosquée de Delhi. L’avantage d’y rester un long moment c’est de la voir sous un beau soleil, puis sous un déluge de mousson ! Réfugié sous un des multiples pavillons à discuter et dessiner, je m’amuse à voir de véritables cascades se former le long de la montagne d’or…
PAYA CHAUKTAGYI : Enorme bouddha couché, un peu trop kitsch à mon goût, et surtout la vision est gâché par la structure métallique de l’énorme hangar qui l’héberge, dont il est impossible de faire abstraction !
PAYA NGATHAGYI : J’ai bien aimé ce lieu peu visité. Entrée majestueuse gardée par 2 énormes Chinthes (lions-dragons), monastère et puis un énorme bouddha assis, semblant regarder ses fidèles prosternés à ses pieds.
PAYA BOTATAUNG : trop kitsch, étonnant toutefois ces murs recouverts de fragments de miroirs, on passe d’un pièce à l’autre et on se retrouve au point de départ, sans avoir l’impression de tourner en rond, astucieux !
PAYA SULE : son originalité vient du fait qu’elle sert de rond-point, étonnant pour un édifice de 2500 ans ! Attention, le carrelage mouillé ça glisse !!
MANDALAY : A priori, pas évident de se repérer dans cette ville où toutes les rues orthonormées semblent être identiques ! Heureusement, il y a la tour de l’horloge et la numérotation des rues. De nombreux rickshaws, motos et vélos. La concentration de pagodes au pied de la colline vaut le coup d’œil.
PAYA KUTODAW : étonnant avec ces 729 pavillons blancs, identiques, renfermant chacun une stèle de marbre écrite en pali (vieux birman), l’ensemble constituant un livre. Je vous avoue, j’ai pas tout lu ! Et encore, celle d’en face
MONASTERE SHWENANDAW : Super monastère tout en teck, de belles sculptures.
MANDALAY HILL : le nombre de marche est impressionnant ! heureusement à mi-hauteur, je m’attarde devant les œuvres d’un peintre, ce qui permet de se reposer, car avec cette chaleur, l’ascension est assez hard. Déception au sommet de ne pas voir les centaines de pavillons des paya Kuthodaw et autres.
MONASTERE SHWE INN BIN : superbe ce monastère, plus tranquille que Shwenandaw et pourtant les bas-reliefs en teck sont magnifiques.
PAYA MAHAMUNI : J’ai bien aimé l’atmosphère de fête avec les nombreux croyants prosternés devant le bouddha boursouflé tellement il a reçu de feuilles d’or. Dommage je suis arrivé après la fermeture de l’accès au bouddha. Musique sympa. Et puis j’y suis retourné un soir, grâce à un thaï rencontré à la guest house, sus un petit abri circulaire, assister à une exhibition de Chinlon. 10 jours durant, les meilleurs de la spécialité s’offraient en spectacle à l’assemblé, majoritairement constitué de moine quand j’y suis allé. (Le Chilon, j’en parle plus loin…) Derrière la pagode, j’ai aimé me balader parmi les étals des tailleurs de pierre où de jeunes gens sculptent et polissent de nouveaux bouddhas.
INWA : La ballade en horse-car est agréable, dans cette campagne parsemée de sites anciens, vieux stupas et monastères, un avant-goût de Bagan, en plus vert. Magnifique monastère soutenu par ses 163 piliers de teck, en plus je tombe au moment de la classe dispensée aux jeunes moines et aux enfants pauvres du coin. Intéressant. Je rencontre un jeune couple de Mandalay qui m’invite à boire un jus de sucre de canne, vraiment sympa. Si je ne partais pas le lendemain, ils m’invitaient chez eux.
AMARAPURA : PONT U-BEIN : évidemment l’attraction du coin, et c’est vrai qu’il en jette. Ce pont qui est en fait une passerelle ! La passerelle en teck la plus longue du monde. 1, 2 km. En cette période de mousson, je pensais voir le niveau de l’eau bien plus haut ! En fait, la passerelle surplombe l’eau sur la moitié du parcours environ. Beaucoup de monde s’y ballade, beaucoup de moines qui rejoignent leur monastère sur les 2 rives. Au bout du pont, je passe un long moment à jouer avec un guitariste (Hotel California en birman, ça déchire !), du coup je zappe les monastères, belle ballade au pied du pont parmi les arbres morts au bord de l’eau.
HPO WIN DAUNG : L’accès n’est pas évident (voir ci-dessus) mais la visite vaut la chandelle. Imaginez, près de 500 grottes creusées dans des falaises, au milieu de la verdure. Chaque sanctuaire recelant des bouddhas et des fresques superbes aux couleurs extrêmement bien conservées (du XIV au XVIIIe). De nombreux singes ont investi le site, peu respectueux des bouddhas qui sont leur terrain de jeu. Quelques fresques vraiment magnifiques et on peut en profiter grâce à l’éclairage naturel. Même si je m’attendais à un site moins aménagé, plus noyé dans la végétation, l’ensemble est superbe. Je regrette de ne pas avoir exploré les grottes moins visitées mais notre jeune guide, très charmante, nous a évidemment montré les plus remarquables. Non loin de là, dans la campagne, des milliers de bouddhas, dont un debout en construction de 167 m, juste derrière un couché de 90 m ! Et une pagode kitshissime, mais qui vaut le coup d’œil : la paya Thanboday avec ses quelques 600.000 bouddhas !
BAGAN Comment vous en parler en si peu de lignes… ? Bagan, c’est avant tout une ambiance, pédaler au milieu de toutes ces pagodes qui émergent de l’horizon partout où on regarde… j’ai réellement adoré ce lieu magique. Je ne vais pas vous citer toutes les pagodes visitées, juste un coup de cœur pour la Buledi, j’y suis revenu pour le lever et le coucher du soleil, j’y étais seul contrairement aux autres pagodes. Il faut un peu de temps pour profiter de cette ambiance particulière, pour moi ce sera 5 jours passés dans ce musée à ciel ouvert avec des petits plaisirs comme : Observer le gars labourer son champ avec les bœufs au pied de ces géants de brique, pédaler dans ces chemins ensablés, s’arrêter regarder les jeunes travaillant la laque, en inviter une partie à boire un coup à la sortie de leur boulot, observer d’autres jeunes peindre habilement sur le sable collé sur du tissus, jouer à mon tour à l’artiste, s’amuser à repérer de chaque plateforme atteinte les pagodes visitées et celles à visiter, terminer la journée là où elle avait commencée : au sommet d’une de ces pagodes pour voir peu à peu ce décor prendre vie ou disparaître…et puis bien sûr, rencontrer ces birmans ou birmanes toujours souriants, honorer leurs invitations si appréciables…. Que du bonheur quoi !
MONT POPA : Le site est remarquable et avec le peu de visiteurs à cette saison, la visite valait la peine. Même si j’ai eu quelque peu du mal à monter les quelque 800 marches sur une patte ! (Faute à une douleur sous le pied gauche…) Rencontre sympa avec 2 moines sur place, visite en compagnie des amis rencontrés sur le bateau, agréable donc. Et puis les arrêts en route, étaient sympas : nous croisons des jeunes paysannes dans un champ d’arachide, des ramasseurs de sucre de palme, qui grimpent aux palmiers, un zébu fait la noria pour presser les cacahuètes et en tirer l’huile, nous découvrons une petite école dans un des villages traversés.
KALAW Agréable petite ville de montagne, je n’en ai pas vu grand chose en fait car je suis parti en Trek, juste une petite ballade au monastère qui surplombe la ville, l’occasion de soulager sur quelques mètres une jeune porteuse d’eau (quel poids énorme !), de voir de jeunes footeux jouer au milieu des pins… Trek de 2 jours génial, seul avec une jeune guide de 23 ans, Khan-ew. Du coup tous les repas et les moments dans les villages se font en famille. Beaux paysages de collines, de nombreux pins, plantations diverses, beaucoup de thé, et puis bien sûr de nombreuses rizières. Quelques terrasses légères mais le plus souvent les rizières sont au fond des vallées. Ethnies Pa-laung, Danu et Pao découvertes lors des arrêts dans les villages pour manger et dormir, de beaux moments d’échange. Chouette moment aussi parmi les gamins du village baignant leurs buffles en soirée, belles crises de rires. Un regret de ne pas être parti plus de 2 jours…
INLE Site incontournable avec une ambiance vraiment particulière bien agréable en fin de séjour. J’ai passé 3 jours au total sur le site. Tour du lac en bateau sur une journée, incontournable. En compagnie d’une charmante chinoise et sa maman et leur ami moine rencontré l’été dernier. Pour nous ce fut une journée pluvieuse, qui enlève un peu de magie au site, mais nous avons passé pas mal de temps à croquer tous en choeur, chacun concentré sur son carnet, comme dans cet atelier de tissage. Cela a créé des beaux liens avec les ouvrières. Coup de cœur pour INDEIN, surtout en cette fin de journée, nous étions les seuls sur le site. Vraiment intéressant de visiter des lieux religieux avec un ami moine. A cause des croquis nous sommes rentrés à la nuit tombée, nous n’étions pas très fier de retraverser le lac dans le noir, sans éclairage aucun ! A faire absolument : une balade en canoë, j’avais lu qu’il était plus intéressant de le faire en dehors de NYAUNGSHWE, j’ai donc pris un motor boat jusqu’à un village du lac puis de là on est parti en canoë. Naviguer ainsi au raz de l’eau, parmi les jardins de tomates flottants, les maisons de bambou sur pilotis, croiser les autres pirogues, sans bruit, cela change tout ! Ce fut une super journée, le conducteur est passé prendre sa femme et son bébé qu’on a laissé chez des amis dans une petite fabrique familiale de cheroot, puis on est parti en pirogue, à la rame. Un des gars ramait de temps en temps avec le pied, c’est leur spécificité à ces Inthas. Pour faire un croquis d’une maison de bambou, j’ai demandé à ce qu’on accoste dans une de ces maisons perdues au milieu du lac. Evidement, super accueil, le bouche à oreille aidant, la maison s’est remplie de curieux de plus en plus nombreux… génial ! encore une fois, vive le dessin…. Le 3eme jour fut bien chouette aussi, juste un allez retour le matin pour voir le marché de KYAUK DAING, où nous sommes restés un long moment. Sur le chemin du retour, nous avons aidé les femmes à porter leur balancier jusqu’à leur pirogue, pas léger ! L’après-midi, visite de Nyangshwe, le monastère aux fenêtres ovales où encore grâce au croquis j’aurais un bon contact avec les moines. Et il y avait de quoi passer encore de nombreux jours atour du lac… plein de balades à faire.
ENTRÉE DES SITES :
YANGON Paya Swedagon : 5 $ J’ai rencontré des voyageurs qui ont réussi à ne pas les payer, en passant par les escaliers encombrés de livres sur la gauche de l’escalier sud. A condition de s’y rendre avant de passer devant le guichet ! J’y suis retourné le dernier soir et essayé de ne pas payer avec une Italienne, résultat, on s’est fait repérer. J’ai essayé de négocier vu l’heure tardive, le fait que j’avais déjà visité… rien à faire ils ne sont pas là pour discuter, faut payer c’est tout ! L’italienne m’a gentiment donné 4 $ pour que je puisse y aller, (j’avais déjà écumer mes derniers deniers !) et quand le gars m’as vu plus tard sur la plateforme il pensait que j’avais resquillé et s’apprêtais à me faire passer un mauvais quart d’heure. Là j’ai senti que ça pouvait ne pas etre rigolo…
MANDALAY : J’en ai croisé aussi qui n’avait pas payé le billet de 10 $, pourtant il est demandé à toutes les pagodes ! Idem pour BAGAN, je ne vois pas comment on peut l’inviter pourtant.
Vous comprendrez qu’il ne s’agit pas seulement de resquiller pour économiser quelques $, c’est surtout pour éviter de les donner au Gouvernement. Bon, j’ai pas été tres efficace sur ce coup là moi… mais apparemment il y a moyen !
CUISINE La cuisine Birmane sans être exceptionnelle, n’est pas mauvaise. On peut lui reprocher d’être souvent grasse. Les currys baignent dans l’huile. On commande un curry et on se retrouve avec une dizaine de plats, soupe comprise. Le pays étant au carrefour entre les 3 gros pays que sont la Chine, l’Inde et la Thaïlande, on trouve quasiment partout la cuisine de l’un ou l’autre et souvent les trois. Et j’avoue qu’il est tentant de le la préférer à la cuisine bamar. La cuisine SHAN est la meilleure cuisine Birmane que j’ai mangé. Les mangues sont excellentes et j’ai même apprécié la papaye pour la 1ere fois !
Mes meilleurs repas : le repas cuisiné par la femme de Kausyama à Mandalay. le dinner dans le village Danu lors du trek « menu Shan » au FLOWER à Kalaw les bons petits plats chez QUENN INN à NYANGSHWE le Thali vég à l’AROMA à Bagan (Super adresse, super resto indien, accueil sympa !) un « fish green curry » au resto thaï à Yangon les bons petits plats de la femme de Gérard à Yangon.
LA LANGUE Le birman est pas évident à proncer, c'est une langue tonale où il faut être précis sur l'intonation, l'accent. Même les noms de lieux pourtant connus, sont à proncer correctement pour etre compris. Comme d'habitude, les gens sont ravi d'entendre votre birman même approximatif. Une phrase bien apprécié en dehors des clasiques thchezoutinbade et mingalaba : "twe yada wanta bade" (à dire avec l'accent bien sûr) signifie : content de vous rencontrer. L'écriture est superbe, toute ronde. I est utile aussi d'apprendre à lire les chiffres, pour le bus par exemple !
J’AI AIMÉ : les GENS : toujours souriants, prêts à discuter, vraiment très agréables. Les BIRMANES, très mignonnes et charmantes. Elles m’ont semblé bien mieux loties que leurs voisines indiennes, elles partagent beaucoup de choses avec les hommes, la mixité est importante dans le pays. Le LUNGYI : agréable de voir quasiment tous les hommes et femmes porter ce vêtement traditionnel, en ville ou en campagne, celui des femmes est souvent très beau, celui des hommes est à carreaux, de couleurs variées. La plus fréquente étant le mauve. Très agréable à porter, c’est le 1er pays où j’adopte le costume local. Le TANAKA : ce bois qui une fois trempé donne cette poudre jaune avec laquelle les Birmanes et les enfants se badigeonnent le visage, autant de motifs possibles. Le CHINLON, (variante du Takraw thaï), se joue principalement en équipe de 6, en cercle, il s’agit de se faire passer la balle en jonglant, sans qu’elle touche par terre. Le Chinlon est une balle de bambou tressé, bien plus petite qu’un ballon de foot. Il faut voir avec quelle agilité ils jonglent avec pieds, talon, genoux, tête, enchaînant des sauts… Joli spectacle ! En fin d’après-midi les groupes se forment et les parties de Chinlon s’improvisent dans les rues. J’ai aimé me joindre à eux, pieds nus, relevant le lungyi entre les jambes pour en faire un short, comme eux… Pas si ridicule que ça le Phil, grâce à mes années foot dans ma jeunesse et mes nombreuses heures à jongler avec un ballon. Le BARBIER : après le rasage, hop une petite démonstration de Chinlon dans le salon ! puis en duo avec le père… épatant ! Les MARCHÉS : très animés, colorés, surtout vers Kalaw et Inle avec les femmes Pao et leur costume traditionnel. Les PAGODES : il vaut mieux aimer ça en venant ici, car des pagodes, on en voit !!! L’ECRITURE Birmane, si esthétique, toute en rondeur, mon carnet en est rempli ! La GUITARE : on trouve partout des jeunes qui gratouillent, particulièrement le soir, sur le bord des rues, on pourrait passer son temps à jouer avec eux. Comme ce jeune barbier rock’n Roll qui jouait avec ses potes (du Scorpions… en birman !), qui m’a invité spontanément et aussitôt tendu un verre de whisky. Les MOINES : rien à voir avec chez nous, puisque chaque Birman se doit d’être moine un jour pour un temps plus ou moins long, donc grand respect pour ces hommes. Belle allure avec leur robe aux couleurs chatoyantes, leur bol à aumône en laque noir. Les RENCONTRES : qui enrichissent toujours le voyage, locaux ou voyageurs. Le TOIT des PICK-UP surchargés ! Funny ! Tellement de choses en fait …
J’AI PAS AIMÉ : les MILITAIRES ET LE GOUVERNEMENT : Même je ne les ai pas vu, on sent leur influence en voyant l’état de délabrement et de sous-développement du pays. VOIR les TRAVAILLEURS sur les routes, casser les cailloux à la main, une vision d’un autre temps. Savoir l’impossibilité de dormir chez l’habitant, je trouve ça dingue tout de même ! La TOUR de béton, construite à Bagan par la fille d’un militaire pour mieux observer le site. Le KITSH : de certaines pagodes, des Nats au Mont Popa… Le « CLONAGE » de Bouddha : quand il est reproduit à l’identique en centaines, voire milliers d’exemplaires, alignés côte à côte, je trouve qu’il perd tout son sens. On es loin de l’hermite solitaire méditant contre l’arbre….plus proche de l’ « Attaque des clones » !
LE CARNET Mission accomplie, avec 9 carnets de 16 pages remplis sur place. Grande première : je les ai fait relier la veille de mon départ dans une toute petite échoppe de Yangon. Pas toujours facile de trouver le temps de le remplir, écrire malgré la fatigue et le sommeil après ces journées si remplies… Encore de nombreux témoignages, la plupart en birman. Et puis de nombreux dessins : croquis Noir & Blanc et aquarelles, un joli portrait de moi-même réalisé par Xaowei mon amie chinoise. Le regret de ne pas avoir dessiné certaines choses, j’ai exceptionnellement laissé quelques pages vides pour les dessiner à mon retour (même si j’aime pas trop ça). Si tout se passe bien on le publiera l’an prochain. ….si Bouddha le veut bien !
Voilà je voulais faire court, mais….🤪
En espérant que ça vous donnera envie d’y aller, ou bien que vous revivrez un peu de votre voyage pour ceux qui y sont déjà allé !
Ce même résumé sera illustré de photos, croquis et film sur mon blog…et puis sur mon site bien sûr !
En attendant : voici quelques portraits, illustration du sourire des birmanes...
Les pieds au Népal... et la tête dans les étoiles English translation pending
Recit d'1 mois au Nepal par Sophie et Christophe en ballade autour de la planette. Pour les photos qui vont avec:http://www.lespiedssurterre.org. Bonne lecture. Mardi 24 Octobre: arrivée au Népal
Petit bilan après 3 mois sur la route, on est. vivant!!!! Mais encore… Et bien ça n'est pas si facile que ça de jouer les apprentis voyageurs. Pour le moment on a toujours pas eu de coups de blues, on ne ressent pas l'envie de rentrer et ces trois premiers mois déjà une aventure extraordinaire. Cependant, ces vacances un peu plus longues que d'habitude commencent à laisser imperceptiblement quelques traces: on ne s'émerveille plus autant, notre curiosité est un peu moins aiguisée et certaines choses inhérentes à notre quotidien deviennent plus pesantes certains jours: faire et défaire son sac régulièrement, se taper de longs trajets inconfortables, s'adapter à un nouveau pays sans avoir digéré le précédent, visiter, être harcelé par les "pro" du tourisme, etc…En fait le besoin de se poser se fait de plus en plus sentir, l'envie de ne plus bouger.
Jusqu'à présent le physique et le mental n'ont pas été ménagés avec trois pays pas forcement faciles sans farniente puis l'Inde qui pointe le bout de son nez. Allez courage, dans trois mois c'est les Maldives. "Il ne manquerait plus qu'ils se plaignent ces deux là!!!!"
Finalement, ce qui nous fatigue le plus et malheureusement qui nous colle a la peau, c'est notre condition de … touriste! Ca se voit a 10kms et on ne peut pas circuler sans qu'on nous propose du change, des souvenirs, un rickshaw, avec l'impression omniprésente d'être pris pour un porte monnaie ambulant. Certes les premiers temps ça fait parti du dépaysement, mais au bout d'un moment ça devient pénible et on a envie de se fondre dans la masse, de circuler incognito quoi!
Mais ne vous méprenez pas, ne comptez pas nous revoir de sitôt (tant mieux diront certains…), car c'est trop de la baaaaaaaaaaalle!!!!!!!!!!!
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.
Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Marc: plus connu sous le pseudonyme de " l'ours béarnais ", autant pour sa pilosité que pour son caractère. Il animera ces 2 semaines de ses gaudrioles et de son humour légendaire. " Afin d'amuser la galerie, je crache des gauloiseries ...".
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.
Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Beau comme un camion !
Petite présentation de la communauté népalaise qui nous accompagne:
Panta, notre guide, d'un naturel très rieur, il a toujours une petite anecdote, une histoire ou une chanson a nous faire partager. Homme de principe et de valeurs, autodidacte, cultive, nous auront de nombreuses discutions intéressantes sur "les choses de la vie". Et surtout, il sera a nos petits soins pendant ces 17 jours, une véritable croisière de luxe ce trek.
Nos porteurs:
Harry, 19 ans, marie a 13 ans, 1 enfant, le jeune homme s'avérera très porte sur le sexe et nous certifiera palier ces longues périodes d'abstinences par un travail fréquent du poignet (3 fois par jour même a 5000m!). Impressionnant le bougre, pourvu qu'il lui reste assez d'énergie pour passer le col…
Robin, 23 ans, 1 enfant, sera le plus résistant et avec ses quelques mots d'anglais, nous pourrons avoir quelques échanges.
Tapa le patriarche, 49 ans, une tripotée d'enfants à son actif. C'est en fait le plus pauvre des 3, il quitte son métier de charpentier pendant la saison touristique pour faire quelques sous. Le secret de sa forme himalayenne : jamais d'alcool ni cigarettes et quelques expéditions dans l'Everest a l'occasion.
Ils portent autour de 20/25 kgs chacun, aides d'une lanière sur le front (namlo), les sacs étant ficelles entre eux. Déjà lourdement charges, ils me promettent une bouteille de Brandy si je passe le col du Thorong La (5416m) avec mon sac a dos. Quand je vois leur équipement bien moins adapte que le notre et l'age de Tapa, je me promets de faire mon possible.
Coinche et jungle speed animent la soirée et nous nous couchons lamentablement à 21h00. Nous ne savons pas encore que les jours suivants, nous nous coucherons plus tôt encore.
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Maoiste A mesure que l'environnement change, les gens évoluent également. L'influence tibétaine se fait de plus en plus sentir, les visages s'arrondissent, leurs joues rosissent et l'architecture me rappelle quelques souvenirs de Chine. Les tibétains ont fui en masse après l'invasion chinoise et sont très présents sur les grands plateaux himalayens.
Alors que nous sommes en plein débat philosophique sur la dictature de la beauté en occident, nous croisons une étrange patrouille maoïste armée. De jeunes femmes d'a peine vingt ans manient le treillis et la carabine... en tongues, petite touche de coquetterie féminine dans cette ambiance de guérilla!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
Scène de vie Nous arrivons à Kirtipur, village perche sur une colline. Les immeubles en construction aux abords de la ville nous font regretter d'être venus. Mais en arrivant au sommet, nous découvrons de charmantes petites places paisibles ou la vie semble s'écouler tranquillement, cela change de l'ambiance trépidante de Thamel. Il y du riz étalé partout sur des nattes, les femmes le balaient ou le font " sauter " dans des jattes, les hommes bavardent ou font une partie de jeux dont je ne connais pas les règles. Ici pas de touristes et ça fait du bien.
A notre retour, nous rentrons à Thamel en passant par Indra Chowk, le quartier commerçant des népalais. On se croirait dans la rue Rivoli en période de soldes. De nombreux stands vendent des guirlandes lumineuses et des sachets de poudre de toutes les couleurs. C'est demain que commence Tihar, la fête des lumières qui dure jusqu'au 3 novembre. Impossible d'avancer dans les rues étroites au milieu des voitures, vélos, motos, un vrai parcours du combattant. Il faut d'ailleurs préciser qu'au Népal il n'existe pas de code de la route! C'est l'anarchie la plus totale, chauffards étant synonyme de chauffeurs, c'est la loi du plus fort.
Je me rends au rendez-vous prévu avec Naranjan pour régler les derniers détails. Pas de bol, il faut que je retourne a l'autre bout de la ville, la d'ou je viens! Retour difficile, tous les taxis sont pris. Je rencontre Sudeep qui me propose son aide puis me raccompagne a la guest. Il veut se joindre a moi demain et boire un verre ce soir, en tous cas il n'est pas acide a partir et je commence a trouver les népalais un peu collants. Heureusement, Thomas est la et j'en profite pour dire au revoir a mon nouvel "ami".
Puisque Sarah est partie, je prends sa place et partage la chambre de Sylvain. Je m'endors au son du hard rock dont me fait profiter le disquaire au bas de ma fenêtre. Faut absolument que je change de guest!
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Construction de route nous apercevons la chaîne du Manaslu, c'est à partir de cette gorge que partent les expéditions vers ce sommet majestueux. Puis une violente pluie vient nous surprendre nous offrant l'occasion de vérifier l'étanchéité des équipements et de patauger gaiement dans la boue.
Nous finissons épuises dans une auberge. En fait je ne m'attendais pas a tant de confort. Toutes les 2 heures, nous croisons des lodges ou il est possible de dormir ou se restaurer. La nourriture est bonne et variée même si les prix augmentent avec l'altitude, et nous bénéficions souvent de douches chaudes grâce à des capteurs solaires. A intervalles réguliers, nous trouvons des " safe drinking station " qui nous permettent de remplir nos bouteilles d'eau à moindre coût et d'éviter les déchets plastiques. Par ailleurs, notre guide Panta maîtrise parfaitement 3 types de massage, indien, japonais et suédois... Et ce soir on y a droit. " Les Annapurnas, pffft, meme ma semaine au Club med était plus roots! "
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
Fenêtres sur cour J'arrive enfin à Sankhu avec une heure de retard. C'est une ville moyenâgeuse ou rien ne semble avoir change depuis des siècles. Je suis la seule touriste du coin et je dois faire un peu tache avec mon sac a dos. Les gens, surtout les enfants me saluent d'un "namaste" les mains jointes. Littéralement, cela signifie:"Que l'ensemble de vos qualités soient bénies et protéges des dieux". Plus simplement: bonjour, bienvenue, au revoir, etc.…
Je grimpe au temple de Vajra Yogini. Arrive là-haut, je suis accueillie par des singes, c'est la première fois que j'en vois en liberté. Ils me font flipper car ils sont un peu agressifs. Ils suffit de les regarder trop longtemps surtout dans les yeux pour qu'ils chargent. Le pire c'est lorsqu'on a de la nourriture, comment vais-je faire pour manger mon sandwich? Heureusement il y a aussi des chiens qui les chassent. Le revers de la médaille, c'est qu'eux aussi ils en veulent a mon sandwich, sans oublier cette drôle de chèvre au comportement félin qui n'arrête pas de se frotter a moi pour recevoir des caresses…et bouffer mon pantalon!
L'endroit est chouette mais pas autant qu'ils le laissent entendre dans le guide. Ce n'est pas tout mais le temps presse et je dois marcher jusqu'a Changu Narayan un autre village, puis me rendre a Bhaktapur ou je vais passer la nuit.
Jérôme m'avait bien indique de traverser une rivière mais il ne m'avait pas préciser qu'il n'existait pas de pont. Pas d'autre possibilité, faut "chausser". Je remettais mes chaussettes les pieds mouilles lorsque j'aperçois un homme qui traverse en en portant un autre, a 5 mn près j'aurais peut-être pu aussi me faire porter…
Je marche a travers champs et rizières a étages au milieu des paysans qui travaillent et d'enfants qui jouent. C'est la deuxième fois aujourd'hui qu'on me propose de dormir chez l'habitant, cela aurait été une expérience super mais on m'attend ce soir à Bhaktapur, finalement la vraie liberté c'est de n'avoir aucun engagement même si c'est nous qui nous l'imposons.
Une heure et demi plus tard, j'aperçois Changu Narayan sur fond de coucher de soleil. Cette vielle ville aux tons chauds est juchée sur un promontoire au sommet duquel se trouve un magnifique temple. Etant donnée l'heure tardive, tous les touristes sont partis et, mis a part quelques gamins qui me réclament du chocolat, je profite seule de ce lieu. La nuit tombe, il est trop tard pour rejoindre Bhaktapur a pieds, je prends le dernier bus.
Bhaktapur by night c'est plutôt sombre. Un jeune m'indique la direction du centre puis téléphone a Indra. Il ne s'agit pas du dieu de la pluie des hindouistes mais d'un jeune homme de 25 ans qui s'occupe d'une association d'aide scolaire pour enfants indigents. Je l'avais contacte par Internet il y a plusieurs mois. Il me fait passer par un chemin qui m'évite de payer la taxe d'entrée de 10$ pour m'amener à la Khwopa guesthouse. Je visite ensuite son bureau où il m'explique plus en détails son association.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Ravitaillement Les premières neiges font leur apparition, ce n'est pas vraiment de bon augure pour la suite… C'est étrange de dépasser 3000m et d'être toujours entoure d'une riche végétation et de cultures, alors qu'à cette altitude nos fières Pyrénées sont déjà couvertes de pierriers et de neiges. La différence de latitude sans doute.
Les porteurs, ravis que je continuasse à porter mon sac, (depuis le temps que je rêvais de placer un subjonctif!) m'ont affublé du surnom de "tulle" (grand homme, grand frère). Le trek des Annapurnas mérite aujourd'hui celui d'"autoroute du Népal". En effet il y avait plus de monde sur cette étape qu'a la foire aux cochons de Champigny! Nos check points quotidiens auront le mérite de nous apprendre une chose a la vue de leurs registres: Pyrénées, Alpes et volcans auvergnats ne semblent plus satisfaire les fiers représentants de la patrie de Baudelaire et Bernard Menez, les français débarquent en masse sur le Toit du monde.
Finalement les journées sont rythmées par une forme de routine: Dal Bath pour Alexandre comme a tous les repas, Aurélie affairée avec ses pinceaux (très belles aquarelles), Alexandra et son échappée quotidienne sur du plat (bien vite rattrapée a la première grimpette), Poupette derrière son objectif et Marc qui amuse la galerie de ses ronchonneries béarnaises.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Tihar chez Indra
Pour la prospérité... Calme le soir, Bhaktapur est plutôt bruyante le matin, d'autant plus que ma fenêtre donne sur une rue ou s'installent les vendeurs à l'étalage.
La ville révèle toute sa beauté dans la douce lumière du matin. Son aspect médiéval, ses rues pavées et ses superbes maisons de briques avec encadrements de fenêtres en bois sculpte, en font une merveilleuse petite ville. Je loge près de Taumadhi Tole, une ravissante place ou se tient un marché toute la journée y compris le soir. De la terrasse du Sunny restaurant ou je déjeune, je contemple l'animation qui y règne et les temples qui la bordent. Avec ses cinq toits superposés, le temple de Nyatapola est le plus haut du Népal.
Je poursuis avec la visite habituelle du Durbar square, un peu décevante, le fameux palais aux 55 fenêtres étant de plus en rénovation. En tant que touriste, je me fais harceler par des jeunes proposant leur service de guide ou se faisant passer pour des étudiants devant mon refus. J'en deviens désagréable et suis obligée d'en arriver a leur dire :" I don't need any guide, any student, I want to be alone ! " Avant même qu'ils n'aient ouvert la bouche.
Je rencontre le type d'hier soir a la descente du car qui m'emboîte le pas jusqu'à l'Internet café. A ma sortie il est la a m'attendre, il veut a tous prix me faire visiter son école de Thangka painting (peinture sur soie). Décidément les népalais sont coriaces. J'aurais un mal fou a lui faire comprendre après ¾ d'heure de ses explications mystico-religieuses-meditationnelles que je ne suis pas intéressée, ce qu'il savait d'emblée.
Je demande mon chemin à un autre jeune qui finalement va m'accompagner jusqu'à Hanuman Ghât ou se trouve un lieu de crémation et des vaches qui à leur tour ont eu le droit d'être honorée. La ballade se termine dans un rad local ou il me fait goûter à la bière népalaise, la jhad faite a base d'eau et de riz, le tout fermente. J'aurais droit à deux cuvées, celle de la veille et celle du jour, plus douce. C'est pas terrible mais bien moins pire que l'airag ! Je teste aussi le " king's curd ", élu roi des yaourt, fait a l'ancienne et présente dans un pot en terre, une spécialité de Bhaktapur. Excellent.
Au détour de ruelles, je tombe par hasard sur des jeux de rues style kermesse et des gens qui dansent autour de musiciens avant une prière collective. C'est Tihar aujourd'hui et c'est aussi Deepavali la nouvelle année pour les Newars, c'est la fête pour tout le monde. Les gens accrochent des guirlandes de fleurs aux balcons et font leurs derniers achats. Les potiers du quartier de Kumale dont la technique n'a pas changée depuis des siècles sont affaires à leurs tours de pierre. Ils doivent fournir d'énormes quantités de petits récipients qui serviront ce soir de lampes a huile.
Ca y est, la nuit tombe et les locaux commencent à poser des bougies à l'entrée des maisons, à l'encadrure des fenêtres et un peu partout dans les rues transformant les chemins en de magnifiques pistes d'atterrissage. Cela m'inquiète un peu de voir les flammes lécher le bois d'aussi près mais c'est tellement beau.
Les enfants se postent devant les boutiques et les marchands pour quémander des cadeaux, un peu comme pour Halloween. Dans leur grand plateau circulaire où se trouvent des bougies et des fleurs, les gens donnent de l'argent, des fruits ou des bonbons. Des petites filles habillées en rouge et or, maquillées pour l'occasion, réalisent des chorégraphies ou chantent. Les garçons eux emploient la manière forte et crient une rengaine, assez efficace pour que les gens donnent rapidement pour s'en débarrasser.
C'est alors que le festival est interrompu par plusieurs camions de pompiers. Ce qui devait arriver arriva... Plusieurs incendies ont pris dont un qui s'est rapidement propage a tel point que les deux camions de la ville n'ont pas suffit. D'autres sont arrives en renfort de Katmandou, Patan et de l'aéroport. Puis c'est la panne électrique et nous voila bientôt plonges dans l'obscurité.
La soirée se termine au resto avec Indra. Il m'invite a passer Tihar dans sa famille, je vais finalement rester ici pour les fêtes.
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Lac à Manang de Panta qui nous a mis en garde sur l'origine de la viande a cette altitude: elle vient de Pokhara en avion jusqu'a Jomson et n'est plus de toute première fraîcheur quand elle atterrit dans nos assiettes. Marc, solide comme un ours béarnais, se sortira de cette expérience culinaire sans séquelle. Mon estomac par contre, déjà fragilise, me rappellera à l'ordre avec une perfide tourista. Quant aux autres: Alexandra est très fatiguée, Aurélie est rouge comme un pinson (la protection 15 n'est apparemment pas suffisante a ces altitudes), Alexandre saigne du nez et Poupette a perdu l'appétit. Bref, tout est réuni pour aborder sereinement les choses sérieuses.
Nous avons profite de notre après-midi libre pour visiter le lac du coin (sieste interdite si on veut dormir le soir). Plus tard, entre 2 aller-retour aux toilettes, Internet m'offrira l'opportunité d'envoyer des nouvelles à ma douce et tendre restée a la capitale. Inespéré a 3500m!
Manang se révèle un sympathique village traditionnel, niche au fond d'une vallée et juche sur des falaises de terre. Il représente l'ultime halte avant d'aborder la longue ascension vers le col. Dernières recommandations de Panta en matière de mal d'altitude : a partir de maintenant, on mange de l'ail et on boit beaucoup d'eau. La fête Deepavali bat son plein au village, les percussions résonnent, mais pour nous ce sera une claque sur les bourses et au lit...
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Indra et moi Je fais la connaissance de deux fillettes croisées déjà la veille. Contrairement a la plupart des enfants d'ici, elles ne m'ont pas jeté un " hello " impersonnel et encore moins réclame " one roupie ". L'une a 12 ans et l'autre 7, nous réussissons à échanger quelques mots en anglais, 2e langue officielle du pays.
En fin d'après-midi, des danseuses donnent une représentation sur le podium installe sur la place. C'est la première fois que j'assisterai à du théâtre au micro.
Vient alors le dîner dans la famille d'Indra. Nous sommes 10 assis en L déchaussés sur de bas tabourets en bois presque à même le sol. Je prends soin de ne pas étendre mes jambes et de diriger mes pieds vers quelqu'un comme il est de coutume. Je m'assois donc en tailleur, ça me fait mal aux genoux mais bon… Face a chacun, sur le sol tapisse de glaise, est trace le contour d'un cercle en poudre blanche au centre duquel il y a un point rouge recouvert de fleurs, riz, banane, noix, autres petits fruits et d'un morceau de corde. Dans l'angle du L, il y a un peu de tout ça, des bougies et 3 petits bonhommes blancs aux yeux noirs qui ressemblent a Roswell en pâte de riz. Il y a plein d'autres choses puis du yaourt dont une louche sera mélangée aux riz et a la poudre rouge pour compose le pûjâ (offrande).
Commence le rituel : on mange la banane, on se met les fleurs sur la tête, puis on reçoit le tikka sur le front a base du pûjâ, le collier de fleurs, une corde autour du cou. On est ensuite aspergé de pétale de fleurs et on allume la corde qui se trouve au centre du cercle devant nous positionnée d'une certaine façon.
Le Chef découpe un gros fruit rond et distribue des morceaux à tout le monde, c'est doux et légèrement citronne. Puis le balaie est passe a chaque extrémité du L en direction du coin ou y'a plein de trucs. Je ne comprends rien à tout ce tralala.
Les deux soeurs s'occupent du rituel et du service, seule la mère est assise. Le tout dans un silence que je n'ose interrompre alors que j'ai plein de questions a poser. Cela ressemble davantage à des rites superstitieux que religieux, c'est peut-être un mélange des deux !?
Nous passons maintenant au repas. Dans une grande assiette en aluminium sont disposes des aliments; j'ai reconnu du riz sous sa forme séchée style pétales, des pommes de terre, de la viande, des haricots. Pour le reste ce sera la surprise.
Puisque tous mangent avec la main, je m'y essaie avec la main droite ce qui est d'usage. Je prends un peu de ce qui ressemble a du thé humide mélange avec du riz. Ce n'est pas évident, quelques miettes de ce mélange peu goutu tombe par terre. Ils rient non pas parce que je mange comme un goret mais parce que je viens d'avaler la nourriture des dieux ! La viande qui était soi-disant du boeuf se révèle être du mouton et j'aime pas ça, les haricots ont un goût si infecte que j'ai failli vomir. Je pense que je n'aurai plus de problème de dissociation bucco-nasale à la plongée ! Le pire, c'est lorsque j'ai réussi à vider la quasi totalité de mon assiette (mis a part les énormes morceaux de gras) et que l'on m'a servie une seconde fois. L'alcool de riz qu'ils nomment " vin " m'a aide à faire passer tout ça et tant pis si je suis saoule !
Dernière gaffe de la soirée, j'ai traverse la " table " au lieu de la contourner et failli rentrer dans la cuisine, séparée par un minuscule muret. Cette interdiction de rentrer dedans vient du système des castes, quelqu'un n'appartenant pas à la caste est considèré comme impur et peut donc " polluer " la nourriture.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Long is this road... belle performance de la Pologne qui du coup sera beaucoup plus silencieuse le soir venu. Un "Here is the strong girl" lance le lendemain par un guide couronnera ainsi son effort de la veille…
Les buffles laissent maintenant place aux yaks (si vous saviez combien ils m'ont manqué depuis la Mongolie), beaucoup plus dangereux. Conseil: dégager le passage a la vue du premier, armes de leurs longues cornes et complètement apeurés, ils foncent n'importe ou.
Avant de se poser, une dernière petite marche en hauteur pour se fabriquer quelques globules rouges puis redescente au lodge. L'ascension plus difficile que prévue se soldera par une tourista en pleine neige.
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Mes nouvelles copines d'enseignement y est meilleure et l'anglais obligatoire. Les élèves portent tous un uniforme avec cravate, les fillettes ont la jupette, les chaussettes et les couettes.
Ce soir, Tihar prend fin avec la célébration des frères et soeurs. Pour l'occasion, les soeurs qui vivent avec leur maris et enfants chez leur belle-famille sont revenus dans la maison familiale. Une bonne vingtaine de personnes étaient présentes. Les rituels sont a peu près les mêmes qu'hier avec plus de faste, inutiles d'essayer de comprendre quoi que ce soit les népalais eux-mêmes n'en sont pas capables hormis les "anciens". Seule chose remarquable, les colliers de fleurs ne sont plus oranges mais violets et les frères et soeurs s'offrent des cadeaux. Les soeurs pratiquent les rituels du tikka (pour leur souhaiter longue vie) puis leur tendent des fruits et autres nourritures qui n'ont rien a voir avec le repas. Les frères posent leur tête dessus puis en échange leur donne un billet ou un cadeau, généralement un vêtement.
Les hommes sont assis pendant que les soeurs les servent puis les resservent ainsi que les enfants. Elles ne s'asseiront pour dîner que lorsque les hommes auront quasiment termine. Il semble que ce soit une société hyper machiste. Quand a la place de l'invite, elle ne parait pas revêtir une importance particulière, j'ai passe le repas derrière un poteau et on a oublie de me servir a boire, personne n'a remarque que je n'ai pas bu de tout le repas! Cote ambiance, pas de discussions enflammées ni même de chant ou de danse, c'est d'un ennui à mourir même pas une engueulade pour se divertir. Ce n'est pas du tout festif à moins que je ne sois tombée dans une famille morose. Indra me donne l'impression d'être surtout intéressée par la caméra, et c'est moi qui ai le rôle du cameraman, il a d'ailleurs acheté une puissante lampe pour éclairer la pièce étant donne la mauvaise qualité des images de la veille. Bref, je suis déçue!
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Sur la route du Namo Bouddha ou je dois passer la nuit. Puis c'est reparti pour 3-4 heures de marche. J'avais oublie de préciser que j'ai un sac a dos sur le dos d'environ 11 ou 12 kilos.
J'emprunte le mauvais chemin et demande ma route a trois gamins de 7 a 12 ans qui parlent l'anglais. Ils m'escortent un moment le temps de me demander mon nom, mes origines, mon age, les échanges habituels quoi. Puis, très intrigues par l'ipod, ils me demandent ce que c'est. La meilleure réponse fut de leur faire écouter a tour de rôle tout en continuant a marcher. Ils ont eut l'air d'apprécier la tecno mais n'ont pas ose se trémousser sur ces sons endiables.
Je me suis donc rajouter une bonne demi-heure de rab et me voila sur la bonne voie. Le chemin de crête me fait découvrir en surplomb de magnifiques paysages de rizières en escaliers et en plus c'est en descente.
Au bout de deux heures mon sac devient de plus en plus lourd et le frottement se fait sentir au niveau des épaules et des hanches.
A la troisième heure, un homme patibulaire m'interpelle. Il n'est pas très clair voire ivre et me montre le couteau qu'il a fabrique lui-même dans l'espoir de me le vendre. Je n'ai aucune intention de lui acheter mais le bougre insiste et je commence a m'inquiéter car après tout, il n'y a personne aux alentours…je suis a sa mercie. Heureusement, trois types arrivent en sens inverse. Ils réagissent après leur avoir explique mon problème et lui feront rebrousser chemin. Le soleil déclinant et la fatigue achèvent de me faire abandonner à 5 km de la fin avec tout de même la satisfaction d'avoir parcouru 30 km avec mon sac sur le dos, je ne m'en croyais pas capable.
Quelques étirements en attendant le bus et me voici sur son toit, y'a plus de place a l'intérieur. Les autres voyageurs relayes au dessus m'aident a monter le sac. C'est rigolo de rouler les cheveux au vent, c'est même un peu vertigineux car la route domine des rizières.
J'arrive à la Shiva Guesthouse excentrée mais au calme. Je monte sur la terrasse. Enfin, je les aperçois: blancs, acérés ils sont la devant moi, je peux presque les toucher: les sommets de l'Himalaya. Le soleil se couche les éclairant d'une lumière rouge flamboyante.
Il est 18h et pas le courage de retourner en ville. Le tenancier me concocte une bonne soupe, me tape la discute et direction dodo.
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Le lit de la Kali Gandaki a l'horizon Kagbeni marque la frontière avec l'Upper Mustang. A 70$ de droits journaliers, nous préférerons le Dolpo (cf Himalaya le film) pour notre prochaine expédition. Panta nous décrit cette région comme la plus belle du Népal. Ca laisse rêveur...
Ici vivent beaucoup de Takali. Chez cette ethnie, les femmes sont aux commandes et font le business, pendant que les hommes parient et palabrent. Tout comme les paysages, ça en laisse plus d'un rêveur... Plus loin ce sont les brahmanes et les Chetri, de lointains descendants des Aryens qui n'ont plus ni tête blonde ni yeux bleus mais qui conservent de leurs ancêtres une grande silhouette et un visage fin. C'est captivant de voir sur le terrain comment guerres et migrations passées ont influence chaque vallée népalaise. En arrivant à Jomson, nous auront droit à 3 chekpoints successifs, la police, les militaires et le ministère du tourisme. Au moins, si il nous arrive quelque chose, la piste sera facile à suivre. La fin de la journée sera éprouvante. Nous marchons dans le lit de la rivière Kali Gandaki, portes par le chant de nos godillots et le charme des villages tout de blanc vêtus. Le vent se lève et nous ralentit, nos yeux ont quitte les cimes enneigées pour se focaliser sur nos pieds. C'est sur, Jean Pierre Mader est passe par la...
Ce soir on reprend les bonnes habitudes, apero Ricard et cidre, Marpha rivalisant avec Morteaux-Courlibeuf, dans le calvados, pour le titre de capitale mondiale de la pomme… Hic!
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
On est pas arrivé... poussière remontent en chandelle. C'est un enfer de rocailles. Le vent hurle." Je ne vous cache pas que ça été plus calme en ce qui nous concerne, mais peut être qu'il était un peu marseillais le Herzog!!! Nous continuons de suivre le Kali Gandaki qui se transforme bientôt en une des gorges les plus profondes du monde, puisque 6000m séparent le torrent des 2 sommets qui le bordent.
La journée sera marquée a midi par l'attaque sournoise du Swiss Rosty, saute de patates avec ail, oignons et un oeuf pour lier le tout. Marc sera le premier a tomber avant le repas du soir, je le rejoindrais au banc des victimes (c.a.d aux toilettes...) dans la nuit. Un concours de sifflante s'engagera alors sur plusieurs jours, match très serré qui s'achèvera par un score nul et encore quelques kilos en moins.
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Durbar Square a Patan
Interdit aux moins de 16 ans Dernier spot de la vallée a visiter: Patan. Je saute dans un taxi un peu neu-neu. Je n'avais pas prononcé Patan assez bien, il fallait dire Pa-ha-tan! Il m'a donc trimétal je ne sais ou sans réfléchir au fait que, touriste, cela ne pouvait être que la et malgré le plan que je lui avais montré.
Arrivée à bon port, j'ai réussi à esquiver les "péages" pour entrer dans le coeur historique de la ville. Ancienne ville royale, elle a laisse derrière elle un magnifique ensemble architectural. Durbar square est constitue d'une dizaine de temples et du palais royal. Sur la place, des saddhu ou ascètes itinérants se sont ici reconvertis en mannequins-photos pour touristes et réclament 10 roupies pour la pose!
Sinon, en se baladant au hasard des rues, on tombe parfois sur des scènes de vie assez surprenantes comme cette vieille femme se lavant les cheveux torse nu près du puit ou cette séance de toilette collective dans une fontaine.
Rendez-vous avec Sylvain et Thomas pour la soirée. Apres le resto, on termine la soirée au Fullmoon ou l'ambiance est excellente. Un groupe népalais donne un concert acoustique a base de reprises de tubes comme la Bamba, Alabama, Bob Marley etc.…
La température a baissée et il fait frisquet dans ma chambre, dans ces conditions je vais mettre 3 heures à m'endormir comme hier. Je me fais donc une bouillotte avec ma poche plastique " Platipus ", elle est faite pour résister à tous les traitements.
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Jour de fête
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Sèche linge local Sinon voici quelques recommandations pour avoir une bonne étoile sur ce genre de trek: toujours passer a gauche des stupas, ne jamais enjamber les loungtas (drapeaux de prières multicolores disposes en bannière au sommet d'un cairn, d'un stupa etc.…), tourner les moulins a prière de gauche a droite pour que les mantras soient entendus et éviter a tout prix le Yak burger et le Swiss rosty!!!!
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Bodnath agilité incroyables, ils jouent, se bagarrent, plongent et nagent comme des poisons, les bébés sont aussi adorables.
Je me rends ensuite a Bodnath peuplées des nombreux tibétains qui ont fuit le Tibet après l'invasion chinoise. C'est un des sanctuaires du bouddhisme et son stuppa central est sans doute le plus grand du Népal. J'y rencontre un jeune népalais parlant assez bien le français qui s'invite à déjeuner avec moi. J'en profite pour lui expliquer les bonnes manières! Ce jeune homme me fait une étonnante démonstration de gymnastique oculaire. A force de méditation, il réussit à faire osciller ses yeux de manière frénétique, ça fait presque flipper.
De retour a Thamel, je réserve mon billet de bus pour Pokhara et je teste un nouveau resto indique dans le routard. Il ne se sont pas trompes, la pizza au poulet tandoori est vraiment excellente. Abracadabra
Chitre (2350m) Gurundi point of view (3200m) Bathanti (2660m) 5h de marche
Apres une sévère montée dans la foret népalaise, nous atteignons le Gurundi view point ou nous bénéficions d'une vue imprenable sur la face sud de la chaîne des Annapurnas. Pour une fois on arrivera tôt au gîte. Une guitare, et Marco se lance dans une interprétation à 4 cordes de Radio head... Ce sera une soirée magie et logique, et a la vue des tours proposes, Garcimore a du se " retournech pluch d'une foich dans chon chapeau ".
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Intitutrices coup, ils étaient tout chauds et croustillants.
Ce matin, j'ai décidé d'aller visiter une école publique et ça n'a pas été une mince affaire d'en trouver une. Finalement je tombe sur Mongol (car originaire de Mongolie) qui me conduit dans celle ou il a lui-même enseigne. Les élèves sont tous vêtus de la même manière et je remarque que les institutrices aussi ont un uniforme...rose!
Ils sont assis sur des bancs sans dossiers dans une classe dépourvue de tout affichage. Des le plus jeune age ils ont plusieurs professeurs comme au collège et pas d'instituteur attitré. J'assiste à un cours de science dont le thème est " l'eau ". J'admire les élèves pour leur patience et leur indulgence a l'égard de leur prof dont le cours se résume a un expose magistral fait la moitie du temps en anglais ! Cela semble très ennuyeux et sans aucune activité de la part des élèves ; en France ils me l'auraient déjà fait payer!
Le seul plaisir qu'il me reste à Thamel c'est de tester un resto par jour. Ce soir c'est le Third eye, pas mal mais pas super économique.
T'es ou?
Bathanti (2660m) Ghandruk (2000m) 4h de marche
De nombreux langurs (singes a tête blanche) escaladent la falaise voisine et nous saluent de bon matin. Toujours pas de téléphone dans cette vallée, l'armée les a tous réquisitionnés l'an passé. Impossible donc de causer a Sophie, ça commence a me peser sérieusement. Heureusement on double l'étape demain et on sera à Pokhara un jour plus tôt. Nous croisons plusieurs fois les porteurs d'agences telles que "nouvelles frontières". Leurs charges sont très lourdes, l'équipement limite, les repas ne sont pas inclus (ils se font la popotte avec les ingrédients qu'ils portent) et ils sont payés a coups de lance pierre (presque 2x moins que les nôtres dixit Panta). Quand le package n'est pas cher pour le client, la marge reste la même pour la compagnie et c'est les équipes locales qui trinquent…
Nous nous posons en fin d'après midi au Gurung cottage, superbe auberge
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.
Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Batmobile ma direction, la honte. La seule solution pour ne pas asphyxier le car entier fut de mettre mon pied dans un sac plastique.
Au 2/3 du trajet voici que le car s'arrête, c'est la panne. Apres une heure d'attente, je décide avec 6 autres personnes de monter dans le bus local. C'est sale, bonde, je suis coincée au milieu d'énormes sacs de riz et les vitres sont en verre. A chaque nid de poule j'ai l'impression qu'elles vont exploser, et ce n'est pas du "securit"!
La guest est nickel et la chambre chaude. Je fais la rencontre de mon voisin d'Internet, Quentin, un prof de sport qui vient d'inventer le bâton de marche avec amortisseur intégré. Petit resto en sa compagnie et au lit…a 21h00!
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
La troupe au complet
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Un éléphant ça trompe énormement petite plage de sable installés dans des chaises longues pour le coucher du soleil.
Sur le chemin, le cri de Sophie a la vue d'un bout de sac plastique ressemblant vaguement a un serpent et le sursaut arrière d'Alexandra ayant confondu un papillon noir avec une chauve-souris laissent sceptique quant a la suite du safari!
Nous aurons droit ensuite à un diaporama sur la faune du parc, histoire de nous mettre l'eau a la bouche.
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Eléphant safari
Gavial Lever 6h pour un tour en pirogue. La brume matinale a la surface de l'eau et la cote noyée dans ce brouillard nous donne l'impression d'être des explorateurs en pleine jungle sauvage. Que ni! Nous ne sommes pas les seuls, une autre nous suit de près avec à son bord 7 hollandais pas très discrets. L'Homme sera en effet l'animal que nous pourrons observer le plus près dans ce parc!
Nous passons près d'un gavial de bonne taille en pleine sieste, pas d'inquiétudes à avoir, ce crocodile à la longue gueule ne se nourrit que de poissons.
Apres une heure, nous accostons sur la terre ferme pour un retour a pieds. Des touristes nous ont déjà précédé et cela nous donne quelques craintes sur l'éventualité d'apercevoir quelque animal sauvage. Ces doutes seront confirmés par l'arrivée d'autres touristes. Qu'a cela ne tienne, notre guide, en tongue nous fait part des conseils de sécurité : chaussures montantes pour les serpents, pas de couleurs flashi ça énerve les rhino, ne pas tourner le dos a un tigre mais reculer doucement en arrière, en cas de rhino, grimper a un arbre ou, a défaut, prendre ses jambes a son coup tout en effectuant un strip-tease (nous gagnerons de précieuses secondes pendant qu'il reniflera les vêtements), face a un éléphant, l'arbre doit être massif, enfin, pour ce qui est de l'ours, rien a faire, dans tous les cas c'est cuit (il court, nage et grimpe aux arbres). Christophe nous apprendra que si quelqu'un tombe a l'eau dans une rivière infeste de crocos, dans le cas d'une attaque de croco, tout le monde doit se jeter aussi a la baille et faire un maximum de boucan, vas-y Christophe, montre-nous l'exemple...
Les 2h30 de jungle walking seront pitoyables : 3 poules sauvages, deux singes en haut d'un arbre a dix mètres de hauteurs, et une araignée tissant sa toile. Le plus " impressionnant " furent les empreintes de tigres et les crottes de rhino! Nous serons tout de même ravis d'avoir vu un pic-vert!
Tout a coup, un bruit de feuillage nous a alerte, c'est sans doute un éléphant sauvage. Christophe propose de grimper à un arbre pour l'observer. La réponse de notre guide est négative car trop dangereux, c'est un peu paradoxal lorsqu'il s'agit justement du but de " l'expédition ". Nous apprendrons à notre retour que des chanceux ont vu passer un tigre quelques mètres seulement devant nous, et m.... !
L'après-midi se fait a dos d'éléphant. Le " chauffeur " est assis sur sa nuque devant une nacelle destinée à recevoir 4 personnes. L'animal est dressé a la perfection, il effectue virages a gauche, a droite, marche arrière et arrache les lianes ou branches indésirables avec sa trompe sur demande. En plus, on se sent vraiment en sécurité sur cette bête de plusieurs tonnes qui nous trimbale à travers la jungle et entre les arbres. On se prend au passage quelques toiles d'araignées ou des branchages mais c'est assez sympa. Le seul hic sont les deux hollandais qui partagent notre nacelle et qui ont papotte pendant toute la ballade. C'est le moyen idéal pour observer les animaux sauvages dans leur environnement naturel sauf qu'il n'y en a pas, des animaux! Nous sommes 4 ou 5 éléphants à évoluer dans le même périmètre et, à notre retour, d'autres touristes prennent le relais pour une rotation de 2 heures. Cela fait beaucoup d'agitation, pas étonnant que les animaux soient dans les coins plus reculés du parc, pas folles les bêtes! En plus, compte tenu de temps qui nous était imparti, le conducteur n'a pas voulu faire un détour de 10 minutes pour voir de plus près un Marsh crocodile. Nous sommes très déçus, ça ressemble davantage à un Disneyland avec activités a gogo mais rien n'est fait pour réunir les conditions favorables à un safari. C'est de la poudre au yeux et on est bien décide a le faire savoir a l'hôtel! Les activités devraient être plus longues de manière à entrer dans le coeur du parc, loin de l'activité humaine et avec peu de touristes...
Finalement, ils nous proposent demain matin une autre ballade de 3 heures a dos d'éléphant a la place du bird watching qui ne nous intéressait pas. Super!
Apero " happy hour " sur la plage avec free pop-corn et bière pour le coucher de soleil.
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Le premier à l'eau à perdu risquerait de nous foncer dessus pour protéger son bébé. Et oui, ici c'est pas les tigres qui font le plus de morts, mais les rhinos... Sophie passe sur la tête d'un autre éléphant le temps de vérifier la nacelle défectueuse et Christophe se joint aux 2 Alex et Aurelie. Finalement Sophie effectue un dernier passage à 3 mètres du sol en sens inverse pour se retrouver a nouveau sur la nacelle défectueuse mais seule cette fois.
Nous assistons, et participons pour certains, à " l'éléphant bath " qui est en fait l'occasion pour les 2 Alex et Christophe de monter sur ce dernier pendant qu'il est dans son bain. Au commandement de son jeune maître, le pachyderme se secoue, tous les trois auront donc partage sa baignoire!
Apres une petite sieste ou Sophie passera en compagnie du chaton de l'hôtel, nous montons a bord de la jeep pour une dernière excursion dans la jungle. Nous serons assez chanceux, rhino, daims et sangliers (mais toujours pas de tigres, dernière solution: le zoo).
Soirée spectacle de danses et percussions traditionnelles ou les filles auront l'occasion de montrer leur talent de danseuses puis échange de tours de magie avec notre guide.
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Salut, moi c'est Sophie
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Les pieds sur terre tet la tête dans les étoiles...
Samedi 20 Novembre: La Royal Kumari
Visite de Katmandou : Durbar square et Freak street.
On emprunte des chemins de traverse qui nous mène au milieu de places et petites cours intérieures ou se trouvent stuppas et autres chaityas.
On réussit à esquiver l'entrée payante du site en contournant par des petites ruelles, c'est toujours amusant de frauder, comme dans le metro quand on avait 14 ans. La place est très belle mais finalement on en fait vite le tour étant donne qu'on n'a pas le droit de pénétrer dans les temples, notamment la demeure de la Kumari. Cette déesse vivante (la seule au Monde), est choisit à l'age de 5 ans pour la perfection de son corps. Elle incarne la déesse Taleju qui selon la légende fut désirée par le roi Jayaprakash Malla. Pour le punir, il ne pourra désormais la contempler qu'à travers le corps d'une enfant de basse caste. Cette gamine ne doit pas saigner ce qui mettrait fin à sa " pureté " comme le fera d'ailleurs l'arrivée de ses premières règles, date a laquelle elle sera remplacée par une autre. Elle n'a donc pas le droit de bouger, de jouer, de marcher, etc.… et restera vierge toute sa vie durant. Chaque népalais rêve de la voir apparaître a la fenêtre de sa prison dorée mais il est interdit de la photographier. Les rois du Népal lui rendent visite une fois l'an et des cérémonies ont lieu en son honneur.
L'ancien quartier hippy de Freak street juxtapose le Durbar square. Il a perdu de son ambiance d'antan et la rue est bien calme. On se plait a l'imaginer pendant sa grande époque seventies.
Sur le retour nous craquons sur un gong que nous espérons pouvoir "confier" à nos amis de retour sur Paris. En revenant à la guest, Alexandra et Poupette ont elles aussi craquées sur des tables basses et cadre en bois. C'est pas gagne pour l'enregistrement des bagages, on craint le surpoids...
Dernière soirée ensemble a notre cantine habituelle, l'Everest Steack house.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Nous retraversons la ville de Dakha cette fois-ci de jour, le trajet est insupportable et Sophie jure de ne plus jamais y remettre les pieds. C'est la première fois que nous prenons un avion ou le placement est libre et les hôtesses sont aimables comme des portes de prison. Le clou du voyage : des images de la Mecque diffusées sur les écrans avec la prière en fond musical " Allah est grand, Allah vous accompagne, Allah protége votre famille, etc... ", cela peut être une source de réconfort pour les musulmans qui prennent l'avion mais dans notre cas, cela nous rappelle le 11 septembre... Un petit Inch Allah avant le collage et un rassurant " we are about to land in Kathmandou, Inch Allah " finissent de nous mettre dans l'ambiance. Nous voici au Népal, une destination que Christophe attendait avec impatience berce par tous les échos des voyageurs précédents et les récits lies aux expéditions sur ses 11 sommets culminant au dessus de 8000m (sur 17 dans le monde) et bien sur le Toit du monde, l'Everest a 8848m. Sophie est un peu plus anxieuse, l'école qui devait l'accueillir a ferme, elle va être livrée a elle même pendant les 3 semaines du trek, nouvelle expérience… Nous découvrons Katmandou de notre taxi et traversons le quartier touristique de Thamel. Les rues étroites sont bondées de resto et de boutiques. Difficile de se frayer un chemin au milieu des piétons, des vélos, des motos, des rickshaws et des voitures. Ici aussi ça joue du klaxonne, impossible de dire qui est le plus a plaindre dans cette circulation. Nous nous installons à la Tibet peace guesthouse, très agréable avec son jardin au calme. Puis c'est parti pour la découverte du quartier cette fois a pieds. Il faut faire attention aux vélos et motos qui n'hésitent pas à nous frôler de près et à nous klaxonner dans les oreilles. Les boutiques regorgent de fringues colorées dont les modèles n'ont pas du changer depuis les années 70, et de matériel pour trekkeurs, essentiellement des imitations North face. Les resto aussi sont nombreux et c'est pas évident de trouver une adresse indiquée dans le routard tant il y a de pancartes et d'enseignes. En tous cas y'a du choix: népalais, indien, chinois et européen. On va s'en mettre plein la panse! A condition de ne pas trop regarder autour; nous avons croise des rats a plusieurs reprises; l'un se promenait tranquillement sur une poutre au-dessus de nos assiettes...
Mercredi 25 Octobre: Viens boire un p'tit coup a la maison L'après-midi se passera à l'Internet café, "les pieds sur Terre" oblige. C'est en rentrant a notre guest que nous avons la surprise (attendue) de retrouver les deux Alex et Aurélie. Ils ont déjà attaque l'aperto "Ricard" bien de chez nous (mais au fait, c'est ou chez nous?). Nous poursuivrons au Pilgrim's, endroit très hétéroclite, a la fois librairie, bibliothèque, resto et cours de méditation ou yoga. Les "momos" cheese et vegetables (sorte de raviolis vapeur) y sont particulièrement savoureux.
Jeudi 26 Octobre: Tout le monde est la? Cette fois ce sont Marc et Priscillia alias Poupette qui nous ont rejoint pour le petit dej' avec le pot de Nutella commande par Sophie. Ils ont aussi pense aux guides et livres ainsi qu'au sauciflard et pinard. On attend ces ravitaillements un peu comme les caravanes africaines attendent l'oasis en traversant le dessert!!! Bienvenus les poulets. L'après-midi sera consacrée a la préparation du trek avec le guide: permis de trek, itinéraire et logistique. Y'a juste un petit hic: l'hiver semble être arrive plus tôt que d'habitude. La semaine dernière 7 alpinistes français ont été ensevelis par une avalanche, cette semaine des yacks sont morts de froid et la route des Annapurnas est bloquée a mi-chemin par la neige. Le programme reste inchangé, si la route n'est toujours pas accessible d'ici la, ils emprunteront un autre parcours. En tous cas, ça va peler, Sophie ne regrette pas sa décision de rester dans la vallée.
en rouge itinéraire du trek plus ou moins éffectué
Vendredi 27 Octobre: la séparation
Le moment est venu d'analyser un peu notre couple dans le cadre d'un voyage comme celui-ci.
Question intimité, c'est pas l'idéal : pas facile de se séduire quand on est fagotés comme un as de pique tous les jours et privée de sèche-cheveux en ce qui concerne Sophie car il faut reconnaître qu'a ce niveau-la c'est plus dur pour elle. Rajoute a cela la fatigue, parfois le manque d'intimité ou d'intimité dans les " dormitory ", on est loin du Kama Sutra.
Question entente c'est un peu comme " le loft ", l'émission de télé-réalité, une sorte de condense de vie ou les situations s'enchaînent et nous mettent face a l'autre. Comme dans le quotidien, c'est une question de compromis et de tolérance a la différence âpres qu'on ne peut pas fuir, il faut résoudre le problème coûte que coûte car y'a pas de copains ni de boulot pour se réfugier ou encore une salle de sport a proximité. Ce n'est donc pas facile tout le temps malgré la cote idyllique que peut revêtir ce voyage. Le cote positif, c'est qu'en revenant d'un tel " test ", on sait a quoi s'en tenir. On en ressort plus fort et on devrait pouvoir affronter les épreuves suivantes riches d'une belle expérience conjugale.Pour la suite du carnet nous avons acide de mettre en parallèle nos journées plutôt que de les enchaîner
Sniff
Le moment tant redouté est arrivé, il faut se séparer. Ca y est, c'est fait. Prends soin de toi, je serai à Pokkhara dans 18 jours pour vous accueillir… avec pinard et sauciflard! Bon c'n'est pas tout mais maintenant va falloir que j'organise mon temps libre. J'avais pris contact avec un certain Pramod qui répond à tous les mails de voyageurs sur "Voyage forum", il habite à Katmandou et je dois le rencontrer. Une heure plus tard me voila dans son bureau à boire un café. Ce népalais de 37 ans a vécu 15 ans à Paris et vient de s'installer définitivement au Népal ou il envisage de travailler dans le commerce équitable. Il me presente Rabina qui parle aussi français puisqu'elle travaille dans une agence francophone. Habitant à Bakhtapur, elle me propose de la voir sur place quand j'irai. Le hasard veut qu'elle soit de la famille d'Indra, cet étudiant népalais que j'ai contacte par Internet qui s'occupe d'une association scolaire pour enfants défavorises et que je dois aussi rencontrer. Pramod m'apprend que du 1er au 3 novembre, c'est Tihar (ou Deepavali), la fête des lumières et me propose de passer quelques jours dans une famille ou je serai au plus âpres de la fête. Mais c'est une très bonne idée ça, ça marche pour moi. Un coup de téléphone plus tard, Niranjan, son ami débarque pour me rencontrer. Rendez-vous est pris, il m'amante dans sa famille le 2 novembre. Pour l'instant ça s'annonce plutôt bien.
Ce n'est qu'un au revoir... Khandi (840m) Bhubhule (900m), 1h de marche Dernière nuit avec Sophie, ce sera notre première séparation aussi longue. Nicolas Bouvier habitue des longues absences avec sa femme écrivait : " Je crois à la vertu des absences... Dans une vie de couple qui passe toujours par des crises shakespeariennes, il faut d'immenses lucarnes, des bouffées d'air salubre. ". En attendant beaucoup d'inquiétude dans mon baiser d'adieu au petit matin, la voila seule pour 3 semaines, première expérience en solo dans un pays étranger et sans possibilité de se joindre. On a rencontre nombre de voyageuses solitaires depuis le début de ce voyage, et au fond de moi je me dis qu'il n'y a pas de raison que ça se passe mal. En tout cas, ce n'est pas les occupations qui vont lui manquer: visa pour l'Inde, nettoyage des objets birmans, mises a jour du site, achat du billet Maldives-Mexique... Notre bus perso nous attend. Panta, notre guide, nous a conseille de louer un minibus plutôt que prendre la bétaillère locale, la différence n'est que de quelques euros. Par contre on gagne entre 2 et 4h sur le trajet en évitant les check points, pas de risques de vol (en recrudescence en ce moment) et nous sommes sur d'avoir des places pour nous 6, les 3 porteurs et le guide. Nous couvrons en 5h les 200kms qui nous séparent de Pokhara et entre 2 nids de poule nous admirons avec quel soin les népalais décorent leur camion, enchevêtrement de couleurs, guirlandes et effigies religieuses kitchissimes... L'Inde n'est plus très loin et son influence se fait sentir. Are Krishna! Nous marchons ensuite une petite heure entre Khandi et Bhubhule, " qui va piano va sano va lontano ", il ne s'agirait pas de casser la machine des le premier jour. Apero Ricard et petits gâteaux aux poireaux achètes par Alexandra, ne négligeons pas les bonnes manières même en altitude, et pour le dîner ce sera Dal Bath pour tout le monde. Il s'agit du plat national (et probablement le notre pendant 15 jours), légumes au curry, soupe de lentilles et riz. Ca remplit son homme et c'est a volonté. C'est rigolo de voir passer une petite troupe maoïste alors que nous avons traverse un check point militaire il y a une heure. Tiens tiens, il semble que nous ayons change de territoire. Notre guide nous explique que les maoïstes contrôlent la région et de nombreux districts au Népal. En fait, la situation du pays est assez préoccupante, une économie au plus bas, un peuple mécontent et un roi adepte de la monarchie absolue, le très impopulaire Gyanendra. On comprend d'ailleurs pourquoi quand on sait qu'il a fait assassine tous les membres de sa famille ainsi que le souverain en place, le tout sur le dos de l'héritier qui s'est empresse des se suicider. Gyanendra, unique abonne absent du bain de sang, se retrouve " naturellement " au pouvoir. Des méthodes dignes de notre bon vieux Moyen-Âge mais encore d'actualité ici. Et pour " couronner " le tout, il étouffe la liberté de la presse, dissout le parlement et s'octroyer les pleins pouvoir. C'est un terrain fertile pour les maoïstes qui en profitent pour rassembler derrière eux les différents courants politiques et recueillir le soutien du peuple. Après notre repas du soir la même troupe maoïste refait son apparition, ils font le tour des guesthouse et viennent réclamer leurs "dons", qu'ils estiment à 100 roupies/jour/personne. Inutile de vous dire que c'est du racket pur et dur, par contre ils y mettent les formes : ils se pressentent sans arme, expliquent la situation du pays et leur combat, et restent ouverts aux questions, opportunité que nous saisissons avec délectation. Bilan du débat, la liberté qu'ils veulent mettre en place OK mais au sein d'un parti unique, et avec une seule voie possible : le Communisme. " Pas a la chinoise " nous précisent-t-ils, c'est vrai, dans maoïste y'a pas " Mao "… Quant a l'avenir, et bien on exporte la révolution en Inde puis au monde entier et on met fin à l'impérialisme yankee. Et la marmotte... Pauvres népalais, c'est ce qui s'appelle avoir le choix entre la peste et le cholera. Nous payons néanmoins, en trichant sur le nombre de jours, on verra bien. Avant de nous coucher, petit clin d'oeil au Manaslu un des géants du coin dont les neiges éternelles culminent a 8166m, que de beaux rêves en perspective.
Vendredi 28 Octobre:
Spécimens en voie d'extinction
Le matin fut réserve à l'ambassade de l'Inde ou il m'a fallut la matinée pour déposer la demande de visa. Des jeunes sans-gêne ont voulu doubler ce qui a crée une véritable émeute. Je profite de l'après-midi pour bricoler un peu et nettoyer les ornements de portes en bois achète au Myanmar. C'est aussi l'occasion de découvrir l'ambiance qui règne dans la guest. Des clients y ayant élu domicile viennent me voir et observer ce "very nice" objet. On retrouve dans cet endroit un peu de la Katmandou d'il y a 30 ans et … ses représentants. Mais oui, je n'y croyais pas, mais il existe encore des "dinosaures" de cette époque, des rescapes du "peace and love ". En pantalon pat d'eph et velours violet ou jean destroy avec un gilet de mouton retourné psyché sur une chemise bariolée, les cheveux longs ou dread locks, ces deux spécimens de 55/60 ans squattent la guest depuis des mois, on se croirait revenue au temps des hippies. Il faut d'ailleurs préciser que Katmandou a garde un certain style de vie de ces temps recules, on croise pas mal de djeun's style bohême, on nous propose aussi de la drogue a tous les coins de rue et il n'est pas rare de sentir certaines effluves " relaxantes ". C'est en me rendant à une soirée house que je rencontre Sarah dans la rue. Nous l'avions rencontre dans l'avion qui venait de Yangon et nous l'avions perdu de vue a l'arrive, trop occupée qu'elle était a chercher son sac disparu a l'arrive. Elle l'a finalement récupère 3 jours plus tard et partage en ce moment sa chambre avec Sylvain qui fait le tour du monde a velot (encore un). Changement de plan, on part boire un verre tous les trois puis on finit la soirée au "Fullmoon". Soirée vraiment géniale, on trouve une ambiance décontracte, on s'assoit sur des coussins a cote d'autres clients, des japonais en l'occurrence puis les gens dansent et fument des pétards. Ferme vers les 2/3 heures du mat, c'est sans conteste l'endroit le plus noctambule du coin puisqu'il y a une sorte de couvre-feu ici, les népalais n'ont pas le droit de traîner dans les rues après 22 heures, les touristes eux, sont rois.
Cette fois c'est parti Bhulbule (900m) Syange (1135m) 5h de marche Avant de partir, bref descriptif de "la communauté de l'Annapurna":
Aurélie: l'artiste, toujours armée de ses pinceaux elle donnera une touche de couleur a nos soirées en peignant portraits et paysages. Elle aura également l'immense privilège d'être en charge de toute la partie administrative, à savoir pressente les autorisations à chaque check point.
Alexandre: le monsieur muscle du groupe, 1.80m et 95kgs a la pesée, il sera notre seul rempart si le fameux Yeti pointait le bout de son nez. L'abominable hommes neiges aurait été signale âpres du col du Thorong La en train de siroter un glaçon. Pour cela notre Alex s'impose une discipline de fer, pompes 2x par jour et Dal Bath midi et soir! Aurélie en est folle depuis maintenant quelques années.
Priscilla: ou " Poupette " pour les intimes, c'est notre grande blonde a forte poitrine. Les quotas sont respectes... Elle officiera en tant que photographe du groupe, ne négligeant aucune poule ni aucun radis, toute la vallée ne passera sous son objectif. Sa bonne humeur légendaire nous accompagnera tout au long de périple. Récemment acoquinée avec " l'ours béarnais ", les treks a répétition semblent sceller leur union.
Alexandra: dit " le pitbull " ou " la Polak " en raison de son obstination a ne pas lâcher le morceau et son gout immodéré pour les habitants du pays de notre feu pape JP II. Elle marquera ce trek par sa volonté à relever tous les défis et a accroché la première place à la jungle speed où a la marche. Ses facultés se sont néanmoins amenuisées avec l'altitude et le degré de la pente... Nous ferons chambre commune (et lits sépares!) pendant ces 2 semaines.Levés 06h30, ce sera plus ou moins une constante tout au long de ce trek, ce qui nous permet de marcher à la fraîche et de ne pas arriver trop tard pour degoter une guesthouse sympa.
Après un roboratif petit déjeuner, nous attaquons de plein pieds cette ballade prometteuse. Peu de dénivelle aujourd'hui, nous longeons de verdoyants paysages de rizières étages, alternant avec des cultures de millet. De nombreux ponts suspendus nous permettent de naviguer entre les 2 cotes de la rivière Marsyangi ou nous croisons de multiples convois de mules, colorées comme des camions népalais et servant à ravitailler les villages en altitude. Premier conseil de Panta notre guide: ne pas jouer au plus con avec lesmules (malgré le fort potentiel qu'il a décelé dans le groupe) et toujours se mettre cote montagne pour les laisser passer, sinon c'est direct dans le précipice. Il nous parlera également de la condition de porteur pas toujours facile. Sur certains treks réputes durs, il arrive d'en retrouver morts d'épuisement sur le chemin et victime du mal d'altitude, certains touristes charges a vide imposant leur rythme effréné aux porteurs… Euh message reçu, nous prendrons soins des nôtres et je me risque même a porter mon sac a dos, tout du moins sur les premiers jours, la dysenterie et les 3 mois de voyage ayant laissé des traces.
Nos porteurs:
Samedi 29 Octobre:
On s'est connu, on s'est reconnu …
Levée a midi, il ne me reste plus que 5 heures de soleil avant la nuit. Je change d'hôtel pour rejoindre Sylvain et Sarah. Quelle erreur ai-je faite: l'eau sent la rouille et ça n'a pas l'air très clean (a 1 euro la chambre fallait s'en douter). C'est en me baladant dans le quartier que je suis interpellée par un "Sophie?". Cette tête me dit quelque chose, comment oublier Thomas et ces effigies de lui-même. Nous l'avions rencontre a Chengdu et le voici de retour du Tibet. Ce soir c'est la fête à Thamel, des DJ étrangers ont envahis la place. Y'a un monde pas possible et pour une fois les touristes sont largement minoritaires par rapport aux népalais dans cette " transe party " en plein air. Ca piccole sec, ça bouscule et ça profite des bains de foule pour jouer des mains baladeuses. Fallait réfléchir avant de me mettre la main ou je pense, tu vois pas que ça n'avance pas…et paf le chien, dans ta tête! Tous les quatre nous assistons a la sortie des locaux qui une fois l'an ont eux aussi le droit d'investir le quartier et de danser …jusqu'a 20 heures! En effet, a peine commencions nous a nous déhancher sur de la Transe que le couvre-feu était sonne, putain de maoïstes! Bon, direction le Funky Buddha ou la soirée continue…pour les touristes. De retour dans ma nouvelle chambre, je m'aperçois que je ne suis pas seule. Des compagnons indésirables l'ont squatte sans me demander la permission. Le premier a l'entrée, le deuxième, dans les rideaux, le troisième dans la baignoire et le plus culotte dans mon lit. C'est absolument hors de question que je dorme en compagnie de …cafards! Seule solution: Sylvain. J'ai finalement atterrie dans son lit et lui dans le mien, c'est Sarah qui va être surprise lorsqu'elle va rentrer... Maoïste en goguette Syange (1135m) Tal (1600m) 6h de marche Les paysages de rizière laissent place à une gorge aux parois abruptes. L'environnement devient de plus en plus rocailleux. Ce trek nous fait évoluer progressivement entre 800m et 5416m et nous permet d'apprécier toute la richesse et la varies des différents étages de végétation. Nous sommes d'ailleurs actuellement a l'altitude "Pass pass ton oinje..." puisque nous croisons de nombreux plants de Marijuana sur le bas cote. Panta nous promet une omelette maison aromatisée de ces herbes aux vertus reconnues, seulement après le col du Thorong La, pas folle la guêpe... A ce propos, les nouvelles ne sont pas très bonnes. Le col est bouche suite aux récentes chutes de neige (qui ont d'ailleurs coûte la vie la semaine dernière a 7 alpinistes français et leurs porteurs). De nombreux groupes font demi tour. Il nous reste encore quelques jours avant de l'atteindre, inch allah!
Dimanche 30 Octobre:
L'air " pur " de Kirtipur
Je me réveille au son des indien wabes, ce qui aurait été préférable au coucher. Non seulement l'eau de la douche est froide mais en plus elle est orange! Petit dej' en terrasse avec Sylvain puis départ pour une petite ballade a pieds direction Kirtipur à 6 km d'ici. En chemin, on s'arrête pour goûter les spécialités locales de marchands ambulants et de la noix de coco. Les népalais ont une étrange façon de dire oui ou d'accord: ils hochent la tête sur le cote, cela nous a d'abord laisse interloques quand on lui a demande de nous préparer la noix de coco, on ne savait pas si c'était du lard ou du cochon. Des que l'on s'éloigne du quartier touristique de Thamel, on découvre la vraie vie népalaise et malheureusement sa pauvreté. Des gens vivent aux abords de la rivière qui charrie des détritus et de décharges absolument infectes; c'est irrespirable pour mon nez délicat d'européenne. Cela n'empêchent pas les enfants de s'amuser en naviguant sur un morceaux de polystyrène.
1 km a pieds, ça use, ça use... Tal (1600m) Chame (2600m) 8h de marche Départ à l'aube pour une longue journée. Nous traversons des forets de conifères et au détour d'une belle montée nous apercevons une famille de langurs hauts perches sur les arbres. Ce sont de grands singes au poil gris et à la tête blanche. Notre approche "discrète" avec le béarnais les fera fuir. Voila bien une attitude de gougnaffier, notre égoïsme privera les derniers de ce petit plaisir. Heureusement nous en reverrons dans quelques jours. Un peu plus loin, d'assourdissant boom viennent nous chatouiller les oreilles. Le roi a lance la construction d'une route a flanc de montagne a grands coups de dynamite, officiellement pour le développement de la région (ce que les locaux désapprouvent fortement puisque ça signerait la fin du tourisme lie a la marche) et officieusement pour ravitailler l'armée et combattre les maoïstes. La marche se fait chacun suivant son rythme. Au détour d'une courbe,
Lundi 31 Octobre: Première sortie " seule "
Aujourd'hui c'est Tihar, on honore les animaux puis les frères et soeurs. Il semble que ce soit le jour des chiens aujourd'hui, plusieurs de leurs représentants sont affubles de colliers de fleurs et ont droit a leur poudre rouge sur le front. C'est très drôle. Je pars pour Sankhu en transports locaux, d'abord le tuk-tuk, une camionnette a 3 roues, sorte de taxi collectif puis le car. Le trajet s'avère plus long que prévu. Un loto géant est organise dans une des villes traversée ce qui cause un énorme embouteillage. De plus, nous aurons droit à deux vérifications militaires. Un monsieur arme en treillis monte a bord puis regarde derrière et sous les sièges. A chaque entrée des villes il y a un camp militaire avec fils barbelés et trouffions la mitraillette sous le bras.
L'autoroute du soleil Chame (2600m) Pisang (3200m) 6h de marche Journée tranquille aujourd'hui. Toujours pas de tourista ni d'ampoules, tout semble trop parfait. Ce sera l'occasion d'une franche rigolade avec les porteurs. Et oui, même avec notre népalais de cuisine, a peine parles-tu de fesses et te voila aussitôt promulgue " meilleur ami du monde ". Sujet universel s'il en est un, nul besoin de grandes idées pour rapprocher les peuples… " Le cul est la chose au monde la mieux partagée. " disait Antoine Blondin, je confirme... La discutions sera plus sérieuse avec Panta qui nous explique que 13 arbres suffisent a fournir de l'oxygène a un homme. Même si nous passons les 3000m, notre sentier étant noyé dans la foret nous ne commencerons a nous acclimater a l'altitude qu'en atteignant des paysages plus désertiques. De fil en aiguille, et d'odeurs en odeurs, il nous racontera cette comptine népalaise: un jeune homme habitait juste au-dessus d'une jeune femme qui cuisinait divinement bien les plats au curry. Trop pauvre pour pouvoir s'offrir autre chose que du riz blanc, il ne mangeait qu'aux heures ou la dame du bas cuisinait ses plats, et parfumait ainsi son riz des délicieuses odeurs de curry. La jeune femme s'apercevant du manège porta l'affaire devant le juge, qui condamna le pauvre homme a réparation. Celui-ci profondément attriste de l'injustice dont il était victime, promit de payer au regard de la faute commise. Il se présenta donc chez la jeune femme et déversa par terre ses maigres pièces, sonnantes et trébuchantes, "écoute bien, car te voila paye…". Un parfum de Patrick Suskind en plein Népal.
Mardi 1er Novembre:
Un Tihar a Bhaktapur
Les mirettes a 180 degrés Pisang (3200m) Manang (3600m) 5h de marche La neige se fait de plus en plus présente. Le massif des Annapurnas dévoile progressivement ses magnifiques pics enneiges aux noms tous plus originaux les uns que les autres: Annapurna I, Annapurna II, Annapurna III, Annapurna IV… Quelle imagination! Nous avons donc devant nous le II a 7937m, le IV a 7535m et le III a 7575m. L'Annapurna I, le seul à franchir la barrière mythique des 8000m (8091 pour être précis) se laisse encore désirer avant de nous livrer ses charmes… Je vous passe le couplet sur la fragilité de notre existence face a ces monstres, mais quelle majesté tout de même. On les sent à la fois proches et totalement inaccessibles. Et ce ciel bleu qui n'en finit plus depuis notre départ, que demander de plus??? Un bon Yak burger… Chose faite le soir pour Marc et moi-même. Nous outrepassons les consignes
Mercredi 2 Novembre: Bonne année !
Nous sommes aujourd'hui en 1126 dans le calendrier newar. Les Newars 2, 5% de la population sont les plus anciens habitants de la vallée de Kathmandu et sont divises en 84 sous castes. Ce sont surtout des artisans et des artistes tres attaches à leurs traditions et à leurs coutumes religieuses voire meme tres supersticieux. C'est au son des timbales et des damarus (petits tambours) que je suis réveillée. Un immense cortège traverse la ville. Les gens défilent a pieds avec des banderoles en travers du torse, s'ensuivent des camions avec des enfants et des ados dessus, puis un défile de motos. La ville est en pleine effervescence. Cela durera toute la journée.
Ca monte, ça monte Manang (3500m) Upper Yak Karka (4120m) 5h de marche Pas de journée d'acclimatation comme prévue à Manang, le col semble recouvert et il nous faut passer au plus vite avant une nouvelle chute de neige. En quittant le village à 07h30, nous croisons adultes et enfants en tongs. Leurs pieds sont cornes, la peau épaisse et ils ne semblent absolument pas souffrir du froid. Nos orteils d'occidentaux, par contre, font la grimace emmitouflés dans de grosses chaussettes au fond de nos confortables chaussures de marche. On est vraiment des petites natures… Le chemin s'enfonce dans la neige qui se transforme bientôt en boue, Priscilla finira 3 fois sur les fesses et en rira toute la journée l'ivresse de l'altitude aidant. Alexandra, piquée a vif qu'on m'ait attribue le surnom de "tulle" relèvera le défi de porter le sac a dos jusqu'a la fin de la journée. Excepté quelques difficultés sur les fins de montée, elle caracolera avec le groupe de tête malgré ses 12 kilos supplémentaires. Très
Jeudi 3 Novembre: Aujourd'hui c'est cadeau Je déambule une fois de plus dans les rues, je dois revoir les petites de la veille au même endroit ou leur mère vend des bricoles style bazar droguerie. Elles sont très contentes de me revoir. Je leur offre un livre pour apprendre à dessiner avec 2 crayons et une gomme. Difficile de savoir si elle sont dans le besoin et peut-être que d'autres enfants en auraient plus besoin mais un présent doit rester un geste spontané. Leur mère m'offre en échange une petite boite de baume du tigre et un café au lait. Elle aimerait que je parraine ses filles pour aller dans une école privée, cela se fait beaucoup ici. Je leur laisse l'adresse d'Indra. Au Népal, il y a une grande inégalité devant le droit à l'éducation et c'est l'argent qui fait la différence. Les écoles publiques sont très rudimentaires et ont peu de moyens, les instituteurs sont très mal payes. Il y a d'autre part les écoles privées ou la qualité
Gla Gla Gla... Upper Yak Karka (4120m) Thorong La high Camp (4880m) 5h de marche Ce fut notre nuit la plus froide, -5 degrés dans la chambre au réveil. On a tous dormi habilles dans nos duvets -5 confort -15 extrême. Et bien ce n'était pas confort du tout, surtout quand on a bu ses 3 litres d'eau et sa camomille du soir (sur recommandation du guide). Le bilan est sans appel: 4 expéditions toilettes dans la nuit. On attaque a l'aube, talon-plante-pointe, on déroule on déroule. Arrêt Grany dans une bergerie/bistrot/bazard. Un troupeau de bouquetins sur les flancs attire mon attention, c'est moins de temps qu'il n'en faut au bouc de la proprio pour se saisir de ma barre de chocolat encore sous cellophane. Optimiste la bergère m'a dit de repasser le lendemain récupérer ce qu'il restait! Sans façon. A midi nous retrouvons Emmanuelle et Yohan, 2 grenoblois en vadrouille pour 3 semaines, leur fille de 2 ans patientant bien sagement chez les grands-parents. En fait, nous avons plus ou moins tous le même rythme et c'est amusant de recroiser souvent les mêmes têtes aux étapes. On commence a comprendre la signification d'Himalaya en sanscrit : "demeure des neiges". En effet, la suite de l'ascension se fait complètement dans la neige, ce qui nous vaudra quelques descentes sur fesses de la part de notre porteur Harry ou comment améliorer sa technique de bobsleigh. A l'arrivée, nous avons dépasse la hauteur du Mont Blanc et après une classique montée d'acclimatation, nous nous endormons la tête dans les étoiles... et les pieds gelés!
Vendredi 4 Novembre:
La longue marche
Levée 7h, aujourd'hui je pars en randonnée. Le bus me dépose à Panauti. Apres une rapide visite dans un cadre vraiment bucolique, je prends la route direction le Namo Bouddha a deux heures de marche. C'est pas évident de se retrouver et heureusement que les paysans sont la pour confirmer la direction. Sur le sentier, je suis soudain alertée par un bruit dans les fourrés... a un mètre de moi ondule élégamment un serpent marron de bonne taille dans les 1m30 pour une circonférence de 10 cm, impressionnant ! Je déjeune dans le seul resto du coin un délicieux dal bath, plat typique du Népal, compose de riz et de lentilles servi avec un curry de légume, d'un mélange d'ingrédients épices et de la viande. Un couple de hollandais avec leur bébé m'indique une guest à Dhulikhel
Attention petit scarabée, le chemin est long et la pente est glissante High Camp (4880m) Thorong La (5416m) Muktinath (3800m) 8h de marche Levés 04h45 départ 06h30, oui y a un peu d'inertie dans le groupe. Bon tout le monde n'a pas ses heures de sommeil, tant pis, c'est parti pour une montée assez pentue mais pas si difficile que ça, excepte le froid. Aurélie est passée du rouge coups de soleil, au bleu tendance pieds gelés, pas étonnant qu'elle se soit lancée dans la peinture!!! A 10h00 tout le monde est au col, congratulations, photos souvenirs, longs regards admiratifs sur la splendide chaîne des Annapurnas, concours de pompes, bref du classique pour ce genre d'événement. La descente le sera beaucoup moins, 1600m sur des pseudos sentiers complètement verglacés. Un anglais s'est déboîte l'épaule en plein milieu (ça, c'est pour les JO!!!!), et la veille, c'est une française qui s'est casse les poignes et un népalais la jambe.
Voici les différentes techniques de descente testées : La classique : le marche sur glace, avantage : impossible de se perdre, inconvénient : nécessite un très bon sens de l'équilibre. Type d'utilisateur : l'anglais, la française et le népalais... La sportive : dite " a la Harry " : se mettre sur les fesses et se servir des sentiers comme pistes de bobsleigh, avantage : descente rapide sans risque majeure, inconvénient : tape cul, bleus et mal de tête garantis. type d'utilisateur : Alexandra, Aurélie, Alexandre, Marco, Priscilla et.... Harry. La bourrine : se mettre dans la pente et descente en pleine poudreuse, avantage : très rapide et safe, inconvénient : de la neige jusqu'au cuisse et fatigue les quadri. type d'utilisateur : les grenoblois et moi-même Malgré quelques troupeaux de daims sauvages croisés sur la descente, on en a plein les godillots quand on arrive en bas. Coup de chapeau a Marc qui s'est decouvert une âme d'écolo dévoue qu'il fut au ramassage de bouteilles en plastique même au delà de 5000m. Le trek est finalement très bien fait, l'acclimatation à l'altitude est lente et progressive, du coup personne n'est malade. L'hôtel sera à la hauteur de cette journée, douches chaudes et couvertures a gogo, et, ultime délicatesse, sauts a charbon sous les tables pendant le repas. Une vraie croisière de luxe mais la je me répète.
Samedi 5 Novembre: Kitch J'ai du chopper la crève hier sur le toit du bus, j'ai mal dormi réveillée de plus par les courbatures. En quittant l'hôtel, je tombe sur un frère et une soeur en train de faire le rituel quotidien religieux au temple de Shiva. En moins de temps qu'il en faut pour le dire, me voici avec la tikka rouge sur le front et le collier de fleurs autour du cou. Ils m'accompagnent dans un restaurant qui tient aussi lieu d'expo artistique. Le pancake est fameux mais le café imbuvable. Le bus me dépose à Banepa ou il y a d'après "le routard" un temple à ne pas manquer. Je suis nase de la veille mais je ferai tout de après les 40mn de marche aller-retour. Résultat, le temple est en rénovation, circuler y'a rien a voir, contente! Dans le bus qui me ramène à Katmandou, il y a de nouveaux des contrôles de l'armée. En voyant les passagers du précèdent bus en train de faire la queue leu- leu pour vérification des sacs, je me dit que je suis montée dans le bon. De retour à Thamel, je retrouve Sylvain et Thomas. Ce soir on va dîner dans un resto fréquente par les népalais argentes. Ca valait le déplacement: nous assistons a un spectacle sur la scène qui nous fait face. Des hommes et femmes se succèdent en dansant et faisant du play-back, nous aurons même droit a la démonstration d'un couple de nains exhibes comme des bêtes de foire. C'est ringard à souhait et super kitch. Ouahhh que c'est beau... Muktinath (3800m) Marpha (2800m) 8h de marche On pensait qu'on avait fait le plus dur, mal nous en a pris, ce sera 25 bornes aujourd'hui et rebelote demain. Heureusement ce fut notre meilleure nuit et les paysages sont a tomber par terre. On croise d'abord le très photogénique village de Jharkot, puis les massifs enneiges laissent place a une montagne beaucoup plus désertique. La mousson ne parvient pas jusque-la, bloquée par l'immense chaîne montagneuse. La terre est aride et les couleurs marron, vert, rouge et ocre contrastent avec le vert des rizières de nos débuts et la blancheur des paysages enneigés de ces derniers jours. Bienvenue au Mustang semblent nous dire tous ces pics. Marc et Poupette, de retour d'Inde, retrouvent dans ces paysages comme un air de famille avec la région du Ladakh. En bas de cette gorge, des grottes creusées dans la terre sèche abritent encore aujourd'hui des népalais. Au loin, le village de
Dimanche 6 Novembre: On connait la chanson Journée glandouille à l'Alliance française avec Sylvain. Un film français est diffuse tous les dimanches a 14 h, il s'agit aujourd'hui de "on connait la chanson". Des népalais apprenant le français sont venus assister aussi a la projection. Certains abandonneront en cours de route. En tous cas, ça fait plaisir de voir des images de Paris mais cela nous a malheureusement réveille des souvenirs douloureux, nous rappelant au travers des images le vin et les fromages made in France. C'est décide, ce soir on s'achète une bouteille de vin pour l'apero et, a défaut de camembert, des chips au fromage! On a marchandé un petit Merlot 2001, pas de quoi casser trois pattes a un canard mais suffisamment pour faire tourner la tête. Thomas nous rejoint puis nous passons la soirée au New Orleans, un resto très cosy avec des feux de bois a l'extérieur. Ca souffle Marpha (2800m) Ghasa (2100m) 7h de marche Nous nous glissons a nouveau dans le lit de la rivière, le Dhaulagiri (8167m) en ligne de mire. Panta en profite pour chanter quelques chansons patrio-coco-traditionnelles. Elles encensent la majesté des monts environnants, la lutte des classes et fustigent l'aide américaine à l'armée gouvernementale. Avec les 2 Alex, nous tentons un raccourci en traversant le lit de la rivière. Bilan, une bonne heure de perdu et nous voila mouilles jusqu'au genou par plusieurs traverses de cours d'eau. Les 3 autres nous font les grands yeux mais la vue de l'Annapurna I (8091m) remet tout le monde d'accord, même à des kilomètres, quelle majesté! Nous sommes au pieds de la montagne et plus de 5000m de dénivelé nous séparent des sommets qui s'offrent a nous. Une petite pensée patriotique pour Maurice Herzog et son équipe qui en 1950 ont conquis pour la première fois un sommet de plus de 8000. Chapeau bas messieurs, on mesure l'exploit une fois au pieds du monstre de pierre et de ses pentes abruptes. Voici comment il décrit cette vallée dans son livre Annapurna, premier 8000: "Nous débouchons dans une longue plaine caillouteuse travaillée depuis des siècles par le cours impétueux et irréguliers de la Gandaki. La rivière a réussi à tailler à travers la grande chaîne himalayenne un corridor colossal. Des cyclones puissants et désordonnés s'y engouffrent et nous clouent au sol. Ces rafales se déchaînent à longueur d'année et interdisent toute végétation... Des tourbillons de
Lundi 7 Novembre:
Et-Patan!
Joyeux Anniversaire Ghasa (2100m) Tatopani (1200m) 5h de marche Premier cadeaux pour mes 31 ans, une belle tourista et 2 immoniums avant de partir. Ca faisait longtemps... A peine arrives a Tatopani nous nous jetons dans les sources d'eau chaude avec une eau a 50degres, température idéale pour nos pieds meurtris. C'est divin. Panta fera les grands yeux à Priscilla qui affichera ses formes généreuses en bikini, sans aucune pudeur pour les nombreux népalais à la sensibilité aigue... Puis lessive et magnifique présent de Panta qui m'offrira 1 bonne heure de réflexologie, mes pieds lui en rendent grâce... Le soir l'ambiance est festive, musique grâce au lecteur mp3, le brandy fièrement gagne est sur la table et un gâteau surprise viendra couronner le tout. Je tiens à préciser que j'ai été profondément touche par les nombreux cadeaux, notamment par ceux des porteurs, et par le fabuleux paquet de rouleaux de papier toilettes des 6 autres rejetons. Merci les poulets. Couche 21h30, c'était jour de fête!
Mardi 8 Novembre: A l'ambassade Je me réveille sur le coup des 6h00 du mat le cul trempe. Ma " bouillotte " a fui et je baigne dans des draps froids mouilles, fais chier ! Il faut s'occuper des visas. Je fais équipe avec Sylvain qui lui-même fait équipe avec une fille: elle arrive a 6h00 du mat pour avoir la chance de passer car au delà du cinquantième arrive, on peut rebrousser chemin. Ce qu'on avait oublie c'est que l'ambassade était fermée pour les fêtes de Tihar, imaginez le retard! Des gens se sont levés à 3h00 pour inscrire leur nom sur la liste. Résultat, en arrivant a 6h00 elle était déjà numéro 50! Elle s'est incrustée avec un français qui se trouvait plus haut dans la file. Sylvain arrive à 9h00 et s'incruste avec eux à son tour avec son passeport et les nôtres. Evidemment tout le monde s'est énervé et ça s'est mal fini pour nombre d'entre eux sauf nous, Sylvain s'est débrouille comme un chef, il est passé envers et contre tous, on a réussi! C'est moi qui ai pris la relève l'après-midi pour les rechercher, je m'en suis bien sortie! Cela doit être assez pénible à lire et c'est le but, tout ça pour que vous vous rendiez compte que voyager ce n'est pas faciles tous les jours! Ce soir, nous fêtons les départs de Thomas qui part en Thaïlande et de Sylvain qui reprend son vélo en direction de l'Inde. On négocie deux bouteilles de pinard que l'on dégustera dans le jardin en dînant aux chandelles. Un p'tit tour au Tom and Jerry's bar et nous nous séparons chacun de notre cote. Salut les gars! Bonne route. " Je suis athée, Dieu merci. " (Sartre ou Vian, je ne sais plus) Tatopani (1200m) Chitre (2350m) 6h de marche Les journées se suivent…mais ne se ressemblent pas. On marche, on marche on marche... Heureusement quand je veux me changer les idées, je me plonge dans de captivantes lectures, " la longue marche " de Bernard Olivier, récit d'un journaliste a la retraite qui décide de faire la route de la soie.. a pieds. Apres 12 jours, je suis assez surpris par la faible présence d'édifices religieux, étrange pour ce pays qui vit la naissance de Bouddha et ou réside la seule déesse vivante au monde. Claude B. Levensen a écrit "par son histoire et sa position géographique au flanc de l'Himalaya, le Népal s'insère naturellement entre Brahmâ et Bouddha". Légèrement alors, parce qu'a part quelques stupas, moulins a prières et monastères, peu de signes religieux. Contrairement à la Birmanie, la religion ne semble pas être le fil conducteur de la vie des népalais en montagne.
Mercredi 9 Novembre:
Attention ça brûle! Je termine la visite de la vallée de Katmandou par Pashupatinath et Bodhnath. La première est l'un des centres les plus sacres du Népal, une ville de pèlerinage baignée par la rivière Bagmati, le Bénarès et le Gange du pays en quelque sorte. L'accès au Golden temple est interdit aux non hindouistes mais l'ensemble mérite d'être vu. Une atmosphère mystique s'en dégage du notamment aux bûchers de crémation ou l'une a lieu. Il s'agit d'une personne de haut rang car elle se déroule sur une plate-forme qui leur est réservée. On voit juste les pieds qui dépassent et c'est le fils qui s'en occupe. D'autres personnes font des ablutions dans la rivière, il y a même des saddhus couverts de cendres qui vivent ici. Une quarantaine de singes sont venus troubler cette ambiance méditative en déboulant sur le pont au milieu des gens. Cela est très impressionnant, ils ont envahi les lieux puis ont bondit en direction du temple en hauteur. D'autres ont préfère rester au niveau du pont. Les promeneurs les ont observe un bon moment, ils étaient vraiment comiques. Ils sont d'une
Jeudi 10 Novembre : Une école népalaise
Depuis que je suis seule, je me couche assez tôt et forcement je me lève aux aurores. J'ai eu beau essayer de traîner sous la douche, lorsque je sors il n'y a pas grand monde dans la rue. Les boutiques n'ont pas encore ouvertes et les touristes sont couches. Les taxis et rickshaws, bien que moins nombreux qu'en soirée sont déjà la a interpeller les passants : " Hep, taxis ? ", " rickshaw, Madam' ? ", comme si cela allait réveiller en moi une envie subite de monter dedans " tiens, pourquoi pas me faire conduire, j'y pensais justement, le problème c'est que j'en ai pas besoin! ". Je commence a devenir excédée, l'autre soir le même nous l'a propose a deux reprises a 5 mn d'intervalle quand on est repasse devant lui. Bref, me voici donc en terrasse bien emmitouflée dans ma polaire à attendre que les croissants finissent de cuire. Ca valait le
Lodge fleurie avec vue sur les Annapurnas. Bataille d'eau, massages, lectures, glandouille sont au programme de l'après midi. Enfin des vacances.Vendredi 11 Novembre:
C'est la panne
Départ bus a 7h00, il n'est bien évidemment pas aussi classe que celui présenté sur la photo de l'agence Baba travel. Il y a pas mal de trafic et de la fenêtre j'ai tout le temps de regarder la ville s'éveiller. La scène la plus frappante fut lorsque le car s'est arrête en face d'une bicoque devant laquelle deux chèvres étaient attachées. L'homme en a détaché une puis l'a guidée a l'intérieur. Je n'ai d'abord entendu que le bellement puis j'ai vu les pattes bouger un certain temps, la pauvre a eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait. J'en arrive à m'interroger sur ma condition d'Etre carnivore et sur la souffrance qu'il y a derrière; on en arrive facilement à l'oublier dans notre Europe aseptisée ou la mort est cachée. La route de lacets n'est qu'un défile de camions décorés comme pour Noël : guirlandes, décorations en alu et effigies de Shiva sans oublier les fleurs en plastiques qui ornent le pare-brise. Je rencontre une danoise bouddhiste la cinquantaine qui me donne quelques tuyaux sur l'Inde puis je marche dans la merde avant de remonter dans le car. Je ne m'en suis pas aperçu tout de suite seulement quand les gens ont regarde dans
Elephant rose Ghandruk (2000m) Pothana (1600m) 6h de marche Nous retrouvons les rizières de nos débuts mais l'événement marquant de la journée reste la fameuse omelette népalaise transformée en pancake par le patron de la guest. Il y ajoutera quelques " herbes " de sa réserve. Quelques cigarettes de forme étrangement coniques feront également leur apparition, le patron (encore lui) ayant toujours un peu de " Hakik " pour ses amis de passage! Résultat des courses : rires idiots et communicatifs, la Pologne a du mal a garde son équilibre et le Béarn se propose d'offrir une lampe frontale pourvu d'un gaillard serre tête au Prince Charles pour lui rectifier ses protubérances auditives. Je vous passe les détails…
Samedi 12 Novembre :
Retrouvailles
Levée 6h00, gymnastique, douche, petit dej' sur une terrasse ensoleillée. Je fais la rencontre d'Alejandro, 35 ans, mexicain parlant très bien le français et d'Itama un Israélien de 23 ans, sosie de Jésus Christ. Nous décidons de louer des vélos pour aller au lac de Begnas à 15km. A fortiori, je pense que le pire sur la route c'est pour les cyclistes. Les conducteurs sont de vrais chauffards, ils frôlent de très très près… Arrives au lac, c'est le rassemblement de familles et de bandes de jeunes. Les sonos grésillent, les grosses marmites fument et les ados dansent : c'est le dernier jour de vacances. C'est parti pour un tour en barque. Les garçons roulent un pétard puis Alejandro se met à jouer de la flûte indienne, c'est rigolo. Apres un Dal bath, ils font un petit plongeon pendant que je me prélasse au soleil. Le retour fut un peu dur pour les fesses. De retour a Pokhara, je consulte mes mails et oh, surprise, Christophe m'a écrit: il est arrive de trek ce matin, deux jours plus tôt que prévu. Je lui réponds et lui donne rendez-vous dans un bar ou je dois d'ailleurs retrouver Alejandro et Itama. C'est en m'y rendant que je croise Christophe venant en sens inverse. Il m'est passe a cote, presque en me frôlant sans même me voir! Je crois qu'après coup il a été un peu intimide par nos retrouvailles.
La boucle est bouclée Pothana (1600m) Phedi Pokhara Coiffes comme des dessous de bras pour plagier l'Marco, nous attaquons notre ultime descente avec un dernier clin d'œil à l'Annapurna south et au Macchpuchhre/fish tail (6940m). Presque 300kms de marche et plus de 8000m de dénivelé positif cumulés, nos 16 journées de marche ont été bien remplies. Apres 15mns de navette, nous voila dans la 2eme ville du pays, Pokhara. Un petit message de Sophie sur Internet me dit qu'elle a rendez-vous ce soir à 20h00 dans un rade avec 2 potes de fortune, un mexicain et un israélien. Son agenda ne semble pas avoir pris en compte mon retour prématuré!!! En début de soirée en me rendant au resto, 2 mains viennent se poser sur mes yeux, "qui c'est??". Surpris je me retourne et découvre ma Sophie rayonnante, affublée des dernières fringues tendance Kathmandou 70's. On ne m'y reprendra pas, vous laissez votre copine seule pendant 2 semaines avec 3 slips, 2 tshirts et 2 pantalons et elle vous revient avec 4 petits hauts mignons, 2 pantalons tendance et une foule d'affaires dans un grand sac... La prochaine fois, tu m'accompagnes! Nous rejoignons les autres au resto qui, pour la dernière soirée, ont invite les porteurs a manger l'Everest Steak House. Apres presque 3 semaines sans viande rouge, tout le monde s'en met plein la panse et le demi chateaubriand remporte un vif succès (800g de viande tendre, il n'y a pas a hésiter). Nous décidons de partir le 14 au Royal parc de Chitwan faire un safari, Marc et Poupette préfère passer la semaine a Katmandou pour quelques nuits de sensualité torride...
Dimanche 13 Novembre: comme au Bois de Vincennes Déménagement dans l'hôtel Noble Inn de Sophie bien mieux que celui propose par Panta. Apres un petit dej' prolonge, on loue des barques. Marc, Poupette et Alexandra d'un cote, puis Alex et Aurélie ainsi que nous deux de l'autre. Les bras muscles des deux " males " nous ferons faire le tour du lac. Journée tranquille. Alexandre n'ayant pas dormi de la nuit faute d'avoir fait le mauvais choix la veille au restaurant, nous retournons à l'Everest Steak House pour la revanche du Chateaubriand, énorme!!!
Lundi 14 Novembre: The Unique Wild Resort Départ tôt le matin pour le Royal Chitwan Parc réputé pour sa faune sauvage. Il se situe dans la région du Teraï, à 200m d'altitude dans la vallée du gange. C'est loin des 8848m de l'Everest. Ici, Tigres, crocos, rhino, daims, léopards et éléphants se partagent la jungle avec de nombreux oiseaux. Sa population prospère tout comme celle des "humains" vivant a proximité, avides de terres cultivables alors qu'il faudrait au contraire agrandir le territoire de la faune. La cohabitation est parfois tendue, des watch towers pour la nuit sont disséminés sur les cultures environnantes, les rhinos notamment étant très aficionados de piments et légumes en tout genre. Notre guide du "Unique wild resort" où nous résidons nous fait découvrir le mode de vie des habitants du Teraï. Leurs maisons faites de paille et d'argile ont des minuscules ouvertures pour permettre a la fumée du feu de s'échapper en empêchant ainsi les moustiques de rentrer a l'intérieur. Cela n'a plus lieu d'être aujourd'hui car la malaria est quasiment éradiquée et les moustiquaires aux fenêtres ont changé la physionomie des habitations. La ballade se termine aux bords du fleuve sur une sorte de
Mardi 15 Novembre: à dos d'éléphant
Mercredi 16 Novembre: sous le signe du rhino Ce matin, notre " chauffeur " n'a pas respecte le " code de la jungle ", l'inconscient sent l'alcool a plein nez, aurait-il oublier tous ces animaux qui meurent chaque année sur les routes de la jungle et toutes ces carcasses d'éléphants qui finissent a la casse? Nous partons donc dans la jungle embrumée, l'ambiance est magique. Nous apercevons de nombreux oiseaux : des martin-pecheurs, des aigrettes, des hérons et des adjudants, d'énormes échassiers. Tout a coup, deux cuirasses grises s'offrent à nos yeux, ce sont des rhino. Ils prennent la fuite ameutés par notre guide qui avertit les deux autres éléphants en sifflant. Une course-poursuite s'ensuit à travers des herbes hautes de 7 mètres, nous réussissons à les retrouver dans une petite clairière. Il s'agit d'une mère et de son petit. C'est a ce moment-la que notre éléphant tape une crise, s'énerve, refuse d'avancer sous les coups de son maître et s'agite un peu trop, si bien que la sangle de la nacelle craque… Il ne faut surtout pas tomber avec le rhino a 10 mètres qui
Jeudi 17 Novembre: Dumbo Ce matin, Christophe fait la grasse mat' pendant que les autres vont a " l'éléphant breeding ". Un éléphanteau d'un mois et demi se dirige spontanément vers nous; il veut jouer. Il passe de l'un à l'autre et cherche à nous bousculer en nous donnant des coups de cul. Il nous attrape la main avec sa trompe puis l'amène a sa bouche, veut-il nous faire le baise-main? Sophie retrouve son âme d'enfant en jouant au jeu de la corde (ou plutôt de la trompe) a celui qui tire le plus fort. Apres s'être bien amusé, il est reparti en courant rejoindre sa mère comme s'il venait de faire une bêtise. Cette expérience avec les pachydermes nous a convaincu que ces animaux sont très intelligents et peuvent être aussi dociles que des chiens malgré leur dangerosité potentielle. Nous avons aussi beaucoup aime ce village ou l'on croise des buffles, des canards, des éléphants et des poules dans les rues; on s'est cru l'espace d'un instant dans un épisode de "Daktari". Le trajet en bus fut ponctue de check point. Les locaux doivent descendre et sont fouilles dans une guérite pendant que les touristes attendent dans le bus.
La Peace GH est full, nous nous installons donc à la Garden GH voisine. Nous retrouvons Marc et Poupette a la Pilgim's pour le dîner.
Vendredi 18 et samedi 19 Novembre: RAS Achat des billets pour Varanasi, Internet, shopping.
Dimanche 21 Novembre : la pesée Apres avoir passé la moitié de la journée sur l'ordi sans avoir pris le temps de manger, nous rejoignons la bande prête à s'envoler pour Paris. C'est l'heure de vérité : vont-ils être en surpoids? Nous avions prévu de leur laisser " quelques petites affaires " du genre livres, cd et… statue et ornements de bois soit environs 18 kilos! Ce qui n'était pas prévu, c'est que Poupette, Marco et Alexandra auraient eux aussi la fièvre acheteuse. Bref, on n'est pas dans la m….! Grâce aux bagages cabines, on réussi a ne pas dépasser les 100kgs autorisés. Ca a été l'occasion pour certains d'utiliser un pèse personne et s'apercevoir de quelques kilos en moins... ou en plus!
Lundi 22 Novembre: Et de 4 mois... Départ dans le rush comme d'habitude mais nous arriverons a temps pour attraper notre vol Cosmic air. En tout cas, loin d'être comiques, nous avons du subir plusieurs fouilles successives, dont une juste avant d'embarquer. On ne badine pas avec la sécurité chez Cosmic Air, par contre même pas une boisson a bord... Ces nombreuses files d'attente à la douane nous auront permis de faire la connaissance d'un sympathique indien. Il nous invite gentiment dans sa ville près d'Orccha ou se déroule un festival qu'il préside. Il nous promet le 5 étoiles du coin, affaire à suivre...
Rencontre chez Parvat (Belgique) le samedi 26 août 2006 English translation pending
Ca fait vraiment un long bout de temps que j'envie d'une tite fête entre nous chez moi...
J'ai de la place, il devrait faire soleil (inch'allah stp allah...) Pour le moment, 32°c: le pied!!!
Et c'est pas les grosses vaches du pré d'à côté qu'on va déranger... 🙂
J'espère que mes amis vfistes préferés (ils se reconnaitront) seront libres, quand aux futurs amis vfistes, welcome! 🙂
S'il y en a qui veulent dormir ici, (j'habite en pleine campagne) je peux heberger au moins 10 personnes dans des lits. (quand je vous dit que j'ai de la place...) Et le terrain est grand assez pour planter des tentes.
Au programme, au choix je précise 😉
Jardinage: nettoyer les mauvaises herbes du potager, becher le fond du jardin, faire des buches du peuplier tombé ya 2 ans, élaguage, tonde du gazon, etc...
Rejointoillage de murs, de la terrasse...
Siestes dans les 4 hamacs...
Promenade tour du paté de maison (3/4h->?)...
Promenade chez Gaston pour chercher des oeufs frais...
Promenade visite des animaux d'une ferme...
Etc etc etc...
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)
En dégustation... Crèmes glacées faites dans une ferme Fromages de la région (à pâte dure) Quiches et tartes aux légumes faites maison... Salades, poussées et récoltées... maison! Limoncello et alcools de fruits faits maison...
Et si une bonne âme veut bien le faire 'aargh glub'... : Un Flan coco!!!??? :o)))
Participation: (si vraiment vous insistez, pour les mauvaises herbes...😏) sinon : Zéro €!
Ya un hic... J'ai pas de voiture, juste une décapotable style mob' une personne, donc faut vous arranger entre vous et partager des voitures pour venir. Ou si vous dites à quelle heure vous arrivez à la gare la plus proche, "Silly", on trouvera bien un moyen pour venir vous chercher..
C'est à mi chemin entre Lille et Bruxelles, sur l'A8 sortie 28.
Voilà c'est parti! 😎
(sur ce je vais aller repiquer mes 50 poireaux (les tartes!), j'attendais la fraîcheur, mais qd même, j'ai pas envie de faire ca à la lampe de poche...😏)