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Avis sur itinéraire au Japon English translation pending
Après reflexion, voici l'itinéraire que j'aimerai faire en Février/mars 2008 au Japon, vous semble t-il "crédible" en terme de timing? Est ce que je rate des incontournables dans les régions par lesquelles je passe?? Tout conseil, suggestions sont les bienvenues😉, merci bcp par avance,
DATE TRAJET VILLE 31-janv SHANGHAI-OSAKA OSAKA 01-févr OSAKA 02-févr OSAKA 03-févr OSAKA-KOBE KOBE 04-févr KOBE 05-févr KOBE-HIMEJI-HIROSHIMA HIMEJI/HIROSHIMA 06-févr HIROSHIMA 07-févr HIROSHIMA-MIYAJIMA MIYAJIMA 08-févr MIYAJIMA-FUKUOKA FUKUOKA 09-févr FUKUOKA 10-févr FUKUOKA-BEPPU BEPPU 11-févr BEPPU-HAKATA-KAGOSHIMA KAGOSHIMA 12-févr KAGOSHIMA 13-févr KAGOSHIMA-EBINO KOGEN EBINO KOGEN 14-févr EBINO KOGEN 15-févr EBINO KOGEN-KAGOSHIMA-KYOTO KYOTO 16-févr KYOTO 17-févr KYOTO-NARA NARA 18-févr NARA-KYOTO KYOTO 19-févr KYOTO-TOKYO TOKYO 20-févr TOKYO 21-févr TOKYO 22-févr TOKYO 23-févr TOKYO 24-févr TOKYO 25-févr TOKYO-KAMAMURA KAMAKURA 26-févr KAMAMURE-TOKYO KAMAKURA 27-févr TOKYO 28-févr TOKYO-NIKKO NIKKO 01-mars TOKYO 02-mars TOKYO-YOKOHAMA-TOKYO YOKOHAMA 03-mars TOKYO 04-mars TOKYO 05-mars TOKYO VANCOUVER TOKYO
DATE TRAJET VILLE 31-janv SHANGHAI-OSAKA OSAKA 01-févr OSAKA 02-févr OSAKA 03-févr OSAKA-KOBE KOBE 04-févr KOBE 05-févr KOBE-HIMEJI-HIROSHIMA HIMEJI/HIROSHIMA 06-févr HIROSHIMA 07-févr HIROSHIMA-MIYAJIMA MIYAJIMA 08-févr MIYAJIMA-FUKUOKA FUKUOKA 09-févr FUKUOKA 10-févr FUKUOKA-BEPPU BEPPU 11-févr BEPPU-HAKATA-KAGOSHIMA KAGOSHIMA 12-févr KAGOSHIMA 13-févr KAGOSHIMA-EBINO KOGEN EBINO KOGEN 14-févr EBINO KOGEN 15-févr EBINO KOGEN-KAGOSHIMA-KYOTO KYOTO 16-févr KYOTO 17-févr KYOTO-NARA NARA 18-févr NARA-KYOTO KYOTO 19-févr KYOTO-TOKYO TOKYO 20-févr TOKYO 21-févr TOKYO 22-févr TOKYO 23-févr TOKYO 24-févr TOKYO 25-févr TOKYO-KAMAMURA KAMAKURA 26-févr KAMAMURE-TOKYO KAMAKURA 27-févr TOKYO 28-févr TOKYO-NIKKO NIKKO 01-mars TOKYO 02-mars TOKYO-YOKOHAMA-TOKYO YOKOHAMA 03-mars TOKYO 04-mars TOKYO 05-mars TOKYO VANCOUVER TOKYO
Demande de conseils pour un voyage en Thaïlande English translation pending
Bonjour à tous,
Organisant prochainement un voyage en Thaïlande, j'ai assez vite trouvé ce forum où les informations m'ont paru nombreuses et utiles. Après avoir commencé à élaborer un programme, je viens maintenant vers vous demander quelques conseils. Je vous expose tout d'abord le contexte. Ma femme et moi avons une amie qui est en Thaïlande cette année avec Enfants du Mekong, et, aidés par un beau cadeau de mariage, nous avons décidé d'en profiter pour visiter ce pays en allant la voir. Ma femme étant prof, nous partons sur des vacances scolaires, et le meilleur moment rapport climat/tarif nous a paru être les vacances de Février. Nous arriverons donc à Bangkok le 16 Février au soir, et repartirons le 02 Mars au matin. J'ai réussi à convaincre ma femme qu'il serait vraiment plus intéressant de partir par nous-mêmes plutôt que de suivre un voyage organisé ou même de prendre des séjours en agence, mais elle souhaite être rassurée en ayant un programme détaillé et des points de chute, donc je réserve à peu près tout à l'avance (au moins les hôtels et les avions). Ma femme est avant tout intéressé par la découverte de villages et d'artisanat typique, en particulier les ethnies du nord, ainsi que par les belles plages. Elle s'intéresse peu à la ville, préfère les paysages côtiers aux paysages intérieurs, et veut éviter les lieux trop bétonnés et trop touristiques (style tourisme de masse). Elle est très sensible au cadre en général. De mon côté, je suis attiré par la ville aussi bien que tous types de paysages naturels (voire urbains). J'aime aussi faire des choses dont j'ai l'impression que je ne pourrais les faire que là, et pas à côté de chez moi (même si parfois c'est un peu le piège à touriste). J'aime ressentir la vie locale. Je précise aussi que ma femme connait des problèmes de hanches qui la gêne assez rapidement en cas d'effort physique ou de mauvaise position prolongés. Cela signifie que nous serons amenés à utiliser les transports locaux au maximum, en évitant ceux qui sont trop inconfortables. Je résumerais en disant que, tout en restant dans un cadre assez bien maitrisé (nous ne sommes pas des routards purs et durs) nous souhaitons découvrir une Thaïlande assez authentique, nous permettant de découvrir la vie locale plutôt que de simplement aligner des paysages, surtout si ce sont des attire-touristes. Néanmoins, nous ne voulons pas négliger pour autant des lieux incontournables. Dernière chose, nous voulons limiter notre budget donc nous faisons attention à trouver des prix raisonnables.
Petit résumé du voyage envisagé. Visite rapide de Bangkok (2-3 jours) : Temples, Klongs, Marchés, Chinatown, Chao Praya. Eventuellement petites excursions par le train de Mae Klong et le bateau pour Ayutthaya. Départ pour Chiang Maï par le train de nuit. Balades dans le Nord (2-3 jours) : Découverte de villages, artisanat, descente de rivière. Retour en avion depuis Chiang Raï ou Chiang Maï, et départ pour Kanchanaburi. Région de Kanchanaburi (1-2 jours) : Train de Nam Tok et Ganesha Natural Park ? Retour à Bangkok et départ en avion pour le Sud. Repos sur les plages du Sud (2-3 jours) Retour en France via Bangkok.
Après ce long exposé (désolé, vous découvrirez que j'ai tendance à écrirer le longs messages très détaillés), voici les quelques conseils que je souhaiterais demander.
1. Nous cherchons une guesthouse sympa sur Bangkok, c'est à dire calme, propre, et confortable. J'ai particulièrement retenu le quartier de Thewet qui semble à la fois calme et proche de l'essentiel de ce qui nous intéresse (l'ouest de la ville, avec les temples et les klongs). Au niveau confort, nous souhaitons pouvoir trouver AC et sanitaires privés avec eau chaude, tout en restant dans un prix raisonnable (500/1000 bahts). Connaissez-vous des guesthouse remplissant tout ces critères ? J'ai repéré le Shanti Lodge et la Taewez qui me semble correspondre, qu'en pensez-vous ? Est-il possible d'y avoir des chambres correspondant aux critères sans que ce soit des chambres borgnes de rez de chaussée ? J'ai aussi repéré l'auberge de jeunesse HI Baan Dinso près de Khaosan Road, mais c'est un peu plus cher et je ne trouve aucun avis sur celle-ci. Je suis preneur de tout autre suggestion, y compris dans un autre quartier intéressant (calme et proximité).
2. Ma femme tient tout particulièrement au séjour dans le Nord (moi aussi, mais pour elle c'est le plus important). Je tiens donc tout particulièrement à ne pas louper ce moment, d'autant plus que c'est celui sur lequel j'ai le plus de mal à trouver des renseignements précis. L'idéal serait de pouvoir rencontrer des tribus à la fois pas trop connues ou fréquentées des touristes, donc relativement authentiques (je ne me fais pas d'illusions, il y a aura forcément un côté touriste) mais qui restent accessibles autrement que par des heures de trekking (je rappelle que ma femme souffre des hanches). Et là je ne sais pas si c'est possible. Le truc habituel semble être de descendre la rivière Kok ou la rivière Ping et de s'arrêter dans les tribus, mais j'imagine que celles-si sont ultra-touristiques pour la peine. Idéalement nous resterions dans la région de Chiang Maï pour minimiser le transport, mais s'il le faut nous pouvons aller jusqu'à la région de Chiang Raï. Nous aimerions aussi beaucoup descendre une rivière en bateau. Que pouvez-vous nous conseiller pour concilier ethnies et paysages authentiques, tout en restant dans des lieux accessibles ?
3. Ma femme adore les éléphants, et je les aime bien aussi. Je souhaite lui faire rencontrer ceux-ci de vraiment près, et pas forcément uniquement dans une balade sur leur dos. Et je suis évidemment attaché au respect de leur bien-être (les numéros de jonglage, c'est pas forcément ce qu'on attend). J'ai bien sûr entendu parler de François en cherchant des renseignements, et son projet de Ganesha Natural Park me tente beaucoup. Le problème est que ne suis pas certain de l'ouverture du parc pour Février étant donné qu'il semble rencontrer des problèmes administratifs. Comme il fréquente ce forum, peut-être pourra-t-il me donner lui-même quelques informations. Sachant que c'est la principale raison de notre séjour sur Kanchanaburi, et que sinon nous sacrifirions probablement cette partie du voyage même si la région est parait-il très belle, je voulais savoir s'il existe d'autre centres proches de cette esprit (vraie proximité des éléphants sur la journée, et pas juste centre montrant des numéros et proposant des balades pour touristes en masse) dans la région de Chiang Maï ?
4. Hormis les éléphants de François, est-ce que le détour vers Kanchanaburi vaut vraiment le coup justement ?
5. Nous souhaitons découvrir un marché flottant. Celui de Damnoen Saduak est très réputé, mais aussi très touristique désormais. Vaut-il la peine d'aller jusque là, ou est ce qu'aller au marché de Thonburi près de Bangkok est aussi intéressant ?
6. Recherchant ce qui est typique et ayant envie de voir une ambiance Thaï particulière, je souhaiterais assister à une soirée de Boxe Thaï pour découvrir une atmosphère vraiment spéciale. Cela ne semble pas manquer, que ce soit à Bangkok ou à Chiang Maï. En plus le Ratchadamnoen stadium est proche du quartier Thewet. Par contre, d'après ce que je lis dans les guides, les soirées semblent tourner autour de 1000/2000 baths par personne. Je trouve cela assez cher comparé au niveau de vie Thaï, il n'y a que les riches qui y vont ? Nous ne cherchons pas forcément une longue soirée, ni les plus beaux combats, le plus important c'est l'ambiance qu'on verra dans la salle. Est-ce qu'il y a moyen de trouver des soirées de combat pas trop longues ni trop chères, mais bien typiques ? A Bangkok ou même à Chiang Maï. Dans le même ordre d'idée, quelqu'un a-t-il des tuyaux pour assister à un match de haut-niveau de Sepak Takraw (avec filet), je ne trouve aucune information détaillée sur le sujet ?
7. Nous hésitons encore sur notre destination dans le Sud. Nous souhaiterions trouver un lieu à la fois assez tranquille et superbe, mais pas non plus trop isolé afin de pouvoir le joindre sans passer par des heures de route et/ou de bateau. Idéalement sur une île. Je sais que ça va être difficile de concilier tout cela, mais l'espoir fait vivre. Nous regardons pas mal du côté de Ko Phi Phi et Ko Lanta, et plus généralement dans la région de Krabi. Nous ne demandons pas un lieu désert, mais on voudrait vraiment éviter le gros bétonnage et la surpopulation des plages, tout en ayant un paysage idyllique (sable blanc, mer turquoise...). Et pas trop cher aussi histoire d'en rajouter !
8. Nous avons aussi envie de faire une remontée de fleuve en bateau en s'imprégnant des paysages et de la vie sur les berges. J'ai vu qu'il était possible de remonter le Chao Praya jusqu'à Ayutthaya. Est-ce que ça vaut le coup ? Et passer la nuit dans le bateau pour découvrir les berges au petit matin ? D'autres endroits où nous pourrions faire cela ?
9. J'ai entendu parler du train de Mae Klong, et j'envisage d'en faire une excursion d'une journée depuis Bangkok. Est-ce que cela vaut vraiment le coup sur un voyage aussi court, cela nous apportera-t-il quelquechose de plus ? De plus, cette excursion ne risque pas d'être trop fatiguante ?
10. Nous devrons nécessairement réserver le train sur place, dans la Khao San Road certainement. Avez-vous une bonne agence sérieuse à conseiller ?
Merci d'avance pour toute votre aide, et encore désolé de ce monstrueux pavé 😛
Organisant prochainement un voyage en Thaïlande, j'ai assez vite trouvé ce forum où les informations m'ont paru nombreuses et utiles. Après avoir commencé à élaborer un programme, je viens maintenant vers vous demander quelques conseils. Je vous expose tout d'abord le contexte. Ma femme et moi avons une amie qui est en Thaïlande cette année avec Enfants du Mekong, et, aidés par un beau cadeau de mariage, nous avons décidé d'en profiter pour visiter ce pays en allant la voir. Ma femme étant prof, nous partons sur des vacances scolaires, et le meilleur moment rapport climat/tarif nous a paru être les vacances de Février. Nous arriverons donc à Bangkok le 16 Février au soir, et repartirons le 02 Mars au matin. J'ai réussi à convaincre ma femme qu'il serait vraiment plus intéressant de partir par nous-mêmes plutôt que de suivre un voyage organisé ou même de prendre des séjours en agence, mais elle souhaite être rassurée en ayant un programme détaillé et des points de chute, donc je réserve à peu près tout à l'avance (au moins les hôtels et les avions). Ma femme est avant tout intéressé par la découverte de villages et d'artisanat typique, en particulier les ethnies du nord, ainsi que par les belles plages. Elle s'intéresse peu à la ville, préfère les paysages côtiers aux paysages intérieurs, et veut éviter les lieux trop bétonnés et trop touristiques (style tourisme de masse). Elle est très sensible au cadre en général. De mon côté, je suis attiré par la ville aussi bien que tous types de paysages naturels (voire urbains). J'aime aussi faire des choses dont j'ai l'impression que je ne pourrais les faire que là, et pas à côté de chez moi (même si parfois c'est un peu le piège à touriste). J'aime ressentir la vie locale. Je précise aussi que ma femme connait des problèmes de hanches qui la gêne assez rapidement en cas d'effort physique ou de mauvaise position prolongés. Cela signifie que nous serons amenés à utiliser les transports locaux au maximum, en évitant ceux qui sont trop inconfortables. Je résumerais en disant que, tout en restant dans un cadre assez bien maitrisé (nous ne sommes pas des routards purs et durs) nous souhaitons découvrir une Thaïlande assez authentique, nous permettant de découvrir la vie locale plutôt que de simplement aligner des paysages, surtout si ce sont des attire-touristes. Néanmoins, nous ne voulons pas négliger pour autant des lieux incontournables. Dernière chose, nous voulons limiter notre budget donc nous faisons attention à trouver des prix raisonnables.
Petit résumé du voyage envisagé. Visite rapide de Bangkok (2-3 jours) : Temples, Klongs, Marchés, Chinatown, Chao Praya. Eventuellement petites excursions par le train de Mae Klong et le bateau pour Ayutthaya. Départ pour Chiang Maï par le train de nuit. Balades dans le Nord (2-3 jours) : Découverte de villages, artisanat, descente de rivière. Retour en avion depuis Chiang Raï ou Chiang Maï, et départ pour Kanchanaburi. Région de Kanchanaburi (1-2 jours) : Train de Nam Tok et Ganesha Natural Park ? Retour à Bangkok et départ en avion pour le Sud. Repos sur les plages du Sud (2-3 jours) Retour en France via Bangkok.
Après ce long exposé (désolé, vous découvrirez que j'ai tendance à écrirer le longs messages très détaillés), voici les quelques conseils que je souhaiterais demander.
1. Nous cherchons une guesthouse sympa sur Bangkok, c'est à dire calme, propre, et confortable. J'ai particulièrement retenu le quartier de Thewet qui semble à la fois calme et proche de l'essentiel de ce qui nous intéresse (l'ouest de la ville, avec les temples et les klongs). Au niveau confort, nous souhaitons pouvoir trouver AC et sanitaires privés avec eau chaude, tout en restant dans un prix raisonnable (500/1000 bahts). Connaissez-vous des guesthouse remplissant tout ces critères ? J'ai repéré le Shanti Lodge et la Taewez qui me semble correspondre, qu'en pensez-vous ? Est-il possible d'y avoir des chambres correspondant aux critères sans que ce soit des chambres borgnes de rez de chaussée ? J'ai aussi repéré l'auberge de jeunesse HI Baan Dinso près de Khaosan Road, mais c'est un peu plus cher et je ne trouve aucun avis sur celle-ci. Je suis preneur de tout autre suggestion, y compris dans un autre quartier intéressant (calme et proximité).
2. Ma femme tient tout particulièrement au séjour dans le Nord (moi aussi, mais pour elle c'est le plus important). Je tiens donc tout particulièrement à ne pas louper ce moment, d'autant plus que c'est celui sur lequel j'ai le plus de mal à trouver des renseignements précis. L'idéal serait de pouvoir rencontrer des tribus à la fois pas trop connues ou fréquentées des touristes, donc relativement authentiques (je ne me fais pas d'illusions, il y a aura forcément un côté touriste) mais qui restent accessibles autrement que par des heures de trekking (je rappelle que ma femme souffre des hanches). Et là je ne sais pas si c'est possible. Le truc habituel semble être de descendre la rivière Kok ou la rivière Ping et de s'arrêter dans les tribus, mais j'imagine que celles-si sont ultra-touristiques pour la peine. Idéalement nous resterions dans la région de Chiang Maï pour minimiser le transport, mais s'il le faut nous pouvons aller jusqu'à la région de Chiang Raï. Nous aimerions aussi beaucoup descendre une rivière en bateau. Que pouvez-vous nous conseiller pour concilier ethnies et paysages authentiques, tout en restant dans des lieux accessibles ?
3. Ma femme adore les éléphants, et je les aime bien aussi. Je souhaite lui faire rencontrer ceux-ci de vraiment près, et pas forcément uniquement dans une balade sur leur dos. Et je suis évidemment attaché au respect de leur bien-être (les numéros de jonglage, c'est pas forcément ce qu'on attend). J'ai bien sûr entendu parler de François en cherchant des renseignements, et son projet de Ganesha Natural Park me tente beaucoup. Le problème est que ne suis pas certain de l'ouverture du parc pour Février étant donné qu'il semble rencontrer des problèmes administratifs. Comme il fréquente ce forum, peut-être pourra-t-il me donner lui-même quelques informations. Sachant que c'est la principale raison de notre séjour sur Kanchanaburi, et que sinon nous sacrifirions probablement cette partie du voyage même si la région est parait-il très belle, je voulais savoir s'il existe d'autre centres proches de cette esprit (vraie proximité des éléphants sur la journée, et pas juste centre montrant des numéros et proposant des balades pour touristes en masse) dans la région de Chiang Maï ?
4. Hormis les éléphants de François, est-ce que le détour vers Kanchanaburi vaut vraiment le coup justement ?
5. Nous souhaitons découvrir un marché flottant. Celui de Damnoen Saduak est très réputé, mais aussi très touristique désormais. Vaut-il la peine d'aller jusque là, ou est ce qu'aller au marché de Thonburi près de Bangkok est aussi intéressant ?
6. Recherchant ce qui est typique et ayant envie de voir une ambiance Thaï particulière, je souhaiterais assister à une soirée de Boxe Thaï pour découvrir une atmosphère vraiment spéciale. Cela ne semble pas manquer, que ce soit à Bangkok ou à Chiang Maï. En plus le Ratchadamnoen stadium est proche du quartier Thewet. Par contre, d'après ce que je lis dans les guides, les soirées semblent tourner autour de 1000/2000 baths par personne. Je trouve cela assez cher comparé au niveau de vie Thaï, il n'y a que les riches qui y vont ? Nous ne cherchons pas forcément une longue soirée, ni les plus beaux combats, le plus important c'est l'ambiance qu'on verra dans la salle. Est-ce qu'il y a moyen de trouver des soirées de combat pas trop longues ni trop chères, mais bien typiques ? A Bangkok ou même à Chiang Maï. Dans le même ordre d'idée, quelqu'un a-t-il des tuyaux pour assister à un match de haut-niveau de Sepak Takraw (avec filet), je ne trouve aucune information détaillée sur le sujet ?
7. Nous hésitons encore sur notre destination dans le Sud. Nous souhaiterions trouver un lieu à la fois assez tranquille et superbe, mais pas non plus trop isolé afin de pouvoir le joindre sans passer par des heures de route et/ou de bateau. Idéalement sur une île. Je sais que ça va être difficile de concilier tout cela, mais l'espoir fait vivre. Nous regardons pas mal du côté de Ko Phi Phi et Ko Lanta, et plus généralement dans la région de Krabi. Nous ne demandons pas un lieu désert, mais on voudrait vraiment éviter le gros bétonnage et la surpopulation des plages, tout en ayant un paysage idyllique (sable blanc, mer turquoise...). Et pas trop cher aussi histoire d'en rajouter !
8. Nous avons aussi envie de faire une remontée de fleuve en bateau en s'imprégnant des paysages et de la vie sur les berges. J'ai vu qu'il était possible de remonter le Chao Praya jusqu'à Ayutthaya. Est-ce que ça vaut le coup ? Et passer la nuit dans le bateau pour découvrir les berges au petit matin ? D'autres endroits où nous pourrions faire cela ?
9. J'ai entendu parler du train de Mae Klong, et j'envisage d'en faire une excursion d'une journée depuis Bangkok. Est-ce que cela vaut vraiment le coup sur un voyage aussi court, cela nous apportera-t-il quelquechose de plus ? De plus, cette excursion ne risque pas d'être trop fatiguante ?
10. Nous devrons nécessairement réserver le train sur place, dans la Khao San Road certainement. Avez-vous une bonne agence sérieuse à conseiller ?
Merci d'avance pour toute votre aide, et encore désolé de ce monstrueux pavé 😛
Seule en Russie sur le Transsibérien English translation pending
bonsoir à tous!
voilà, comme l'indique le titre j'aimerais beaucoup partir en Russie, prendre le transsibérien... je prévois de partir 3semaines/1mois vers février/mars 2008.
je ne suis pas encore sûre mais je partirai probablement seule, ça me fait un petit peu peur (à force que l'on me dise 'c'est dangereux ne le fais pas seule') mais je commence à m'habituer à l'idée et je suis persuadée que partir en voyage organisé gâcherait pas mal le plaisir !! (et triplerait le prix aussi!)
je vous écris donc pour me rassurer un peu (c'est un peu bête mais en parler ça aide), et glâner des infos à ceux qui ont déjà fait le voyage car je sais qu'ils sont nombreux !
d'ailleurs j'ai deux amis qui vivent en sibérie, à krasnoïarsk, ça me fait déjà un endroit où m'arrêter en étant accueillie chaleureusement :)
ce que je voudrais savoir, c'est si vous avez (des encouragements:) des conseils, des endroits où ça vaut le coup de s'arrêter sur le trajet etc.. j'hésite encore entre vladivostock ou pékin, passer par saint pétersbourg avant ou pas etc...
j'ai commandé le lonely planet et devrais le recevoir d'ici quelques jours, j'en saurai plus quand je l'aurais lu de long en large..
ah oui aussi, je pense apprendre au moins les bases du russe avant de partir (j'ai déjà appris des langues slaves auparavant, donc ça devrait être possible rapidement) car j'aime pouvoir baragouiner un peu la langue quand je voyage... c'est pour ça, ce serait dommage de partir en groupe sans avoir à acheter mes billets sur place à la gare en parlant (essayant de parler) russe, non ?
bon je m'arrête là, merci d'avance pour vos éventuelles réponses, je reviendrai poser des questions plus précises au fur et à mesure, et je pars fouiller un peu le forum à la recherche de discussions similaires !
sophie
Où loger à Kanchanaburi? English translation pending
Encore une question pour la préparation de mon voyage... Je cherche un logement dans cette région, et je ne sais pas quel est l'idéal! Vaut-il mieux se baser dans la ville même de Kanchanaburi ou pas? Les endroits à voir ont l'air assez éloignés les uns des autres, je suis un peu perdue!!!
Sachant que, principalement, nous voudrions voir le parc d'Erawan, le temple des tigres (que je n'arrive d'ailleurs pas à situer...), et pourquoi pas, faire une ballade à dos d'éléphant, que me conseillez vous?
J'avais fait une demande de résa à la Ploy GH, mais après 3 mails, je n'ai aucune réponse. Le Ganesha Park à l'air sympa, mais je ne le situe pas géographiquement... Voilà, c'est tout!
Merci d'avance de vos réponses🙂
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Découverte du Kerala English translation pending
Bonjour.
Voici ce que me propose de découvrir une agence indienne pour 13 jours passés dans la région du KERALA:
"SVP dit moi d'aborde si vous pensez attiserez a COCHIN et repartire de TRIVANDRUM pour faire un traject comme un boucle sans faire la meme route 2 fois.Par example COCHIN/ALEPPY/PERIYAR/MUNNAR/MADURAI/CAPECOMORIN/PADMANABAPURAM PALACE/ISOLO DI COCO o ESTUARY ISLAND et DEPARRT de TRIVANDRUM.
Est il avantageux de repartir de l'aéroport de TRIVANDRUM? Celui ci est il bien desservi...? Le circuit vous parait il intéressant...?
Merci.
Voici ce que me propose de découvrir une agence indienne pour 13 jours passés dans la région du KERALA:
"SVP dit moi d'aborde si vous pensez attiserez a COCHIN et repartire de TRIVANDRUM pour faire un traject comme un boucle sans faire la meme route 2 fois.Par example COCHIN/ALEPPY/PERIYAR/MUNNAR/MADURAI/CAPECOMORIN/PADMANABAPURAM PALACE/ISOLO DI COCO o ESTUARY ISLAND et DEPARRT de TRIVANDRUM.
Est il avantageux de repartir de l'aéroport de TRIVANDRUM? Celui ci est il bien desservi...? Le circuit vous parait il intéressant...?
Merci.
Six jours à Gwalior, ou l'hospitalité sikh...et hindoue (Inde) English translation pending
Les habitues de VF crieront au plagiat quand ils liront le titre de mon message, mais c'est un plagiat assume et revendique ! A travers ce titre, je souhaite en effet adresser un clin d'oeil a Phil64, qui m'a donne envie de passer a Gwalior. Ce sont ses croquis et ses ecrits, ainsi que le superbe recit de Fabricia, qui ont guide mes pas. Daniyavaad a tous les deux ! 🙂
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Au matin du 21 fevrier, je prends donc le train direction Gwalior, a 4 heures de la. Le billet qui m'a ete vendu fait parti du quota pour touristes, et je me retrouve donc dans un compartiment international : un espagnol, une taiwanaise, deux japonaises, un autre francais et moi-meme. Je vais passer tout le trajet a discuter avec Matthieu, un type fascinant age de 25 ans, qui a quitte l'ecole a l'age de 16 ans parce qu'il ne voulait pas de cette vie, et qui en est a son septieme voyage en Inde. Il bosse quatre mois par an comme un ane, et voyage ici le reste du temps. Comme beaucoup de voyageurs ici, il profite d'un complement de revenu en envoyant par la Poste des kilos et des kilos de marchandises en France (encens, bijoux, sacs, safran, bibelots, tentures, etc), qu'il revend sur les plages ou les marches une fois rentre. Il a une perspective sur la vie et les voyages tres interessante, tres riche, tres sage. On dit que les voyages forment la jeunesse, et dans son cas, je peux vous dire qu'ils l'ont tres bien forme. Un super routard pur jus, avec ca. Il fallait s'y attendre, j'arrive a Gwalior avec deux heures de retard, mais le trajet est passe tres vite, grace a nos passionnantes conversations. Apres plusieurs tentatives infructueuses dans des hotels de riches recommandes par le Lonely Planet (quoi ? 5 euros la chambre ?! C'est pas mon budget, man !), je range mon guide et me degotte un peu plus tard un placard a 100 roupies la nuit, soit un peu moins de deux euros. Deux metres de large, 3, 50 m de long, un lit de camp simple et une porte : c'est fonctionnel, y'a pas a dire. Au bout du couloir, un trou pour ses petits besoins et un robinet d'eau froide. Ben voila, suffit de chercher un peu, et on trouve a se loger, bon sang ! Apres une douche, je file diner a l'Indian Coffee House, pres de la gare. Le lieu est sobre, presque depouille, ce qui tranche un peu avec l'uniforme delirant des serveurs, une espece de tenue de l'epoque des maharadjas, toute blanche, avec une large ceinture verte aux bords dores et une coiffe blanche surmontee d'un espece d'eventail...Mieux vaut se concentrer sur son assiette, histoire de ne pas postillonner son vegetable pulao dans un eclat de rire. Les choses serieuses commencent le lendemain. Je traverse ce que le Lonely Planet decrit comme la vieille ville. Il s'agit en fait d'un quartier residentiel, dont j'apprecie l'ambiance, le calme. C'est plutot propre ici, on sent qu'il y a plus d'argent qu'ailleurs, et les gens sont tres accueillants, polis, pas collants ou interesses. A nouveau, je ressens ce frisson, cette excitation, ce bonheur de decouvrir une nouvelle ville, de nouvelles rue, une nouvelle ambiance. Apres 8 jours a Delhi, la decouverte et la stimulation sont un delice, surtout avec une atmosphere pareille. Meme les larges avenues, pourtant plus animees, restent plaisantes. On me dit bonjour, on me souhaite la bienvenue, et a chaque fois, qu'il s'agisse d'un habitant ou d'un commercant, c'est un vrai accueil, desinteresse. Je repense alors avec nostalgie a Chittor, a Bundi ! Je suis presque anonyme, invisible, un vrai luxe en Inde ! En debut d'apres-midi, je debute l'ascension du raide chemin pave qui mene a la porte principale du fort. Celle-ci atteinte, je decouvre la facade du Man Singh Palace, elegamment ornee de faience de couleur, frises ou representations d'animaux (elephants, canards, paons). Le mariage avec la pierre ocre et le ciel bleu est du plus bel effet, d'autant que l'ensemble est en excellent etat. L'interieur recele deux cours dont les coursives sont delicatement sculptees (frises et rosaces). Dans cette partie nord du fort, je visiterai egalement quelques palais en ruines, un spectacle a la fois tragique et sublime, comparable a celui que j'ai pu voir a Bundi ou Chittor. Visite des Sahbasu Temples, qui datent des 9e et 11e siecles, et sont dedies a Shiva et Vishnu. Une ressemblance frappante avec le style jain. Edifies le long des remparts, ils offrent des vues magnifiques sur la ville et le reste du site, dont les falaises abruptes renforcent l'aspect massif (toutefois tempere par la delicatesse du palais). Je passe ensuite au Teli Ka Mandir, etrange et imposant temple du 9e siecle, au style hybride dixit mon guide. Tout en hauteur, il est aussi richement sculpte a l'exterieur que son unique salle est austere et depouillee. Parfaitement restaure, il trone en bordure de la Scindia School et son campus a l'anglaise. Outre une education haut-de-gamme, les fils et filles de bonne famille qui frequentent ce prestigieux etablissement se divertissent en pratiquant equitation ou cricket sur des pelouses vertes (un luxe !), tandis que de nombreux gardes veillent sur eux. Je visite ensuite le Gurdwara, temple sikh tout proche. Apres avoir depose mes chaussures a la consigne, je me dirige vers l'entree. Un vieil homme aux yeux souriants m'explique que je dois me laver les mains, et me coiffe d'un foulard safran. Facades et coupoles de marbre blanc, fleches dorees et portes et fenetres pleines en argent, le tout etincellant sous la lumiere rasante de cette fin d'apres-midi. Impressionnant ! Un peu plus loin, je tombe sur le refectoire, et decide de pousser un peu plus loin, histoire de decouvrir cette hospitalite sikh legendaire. Je m'avance timidement, un peu gene par ma demarche, mais pousse par la curiosite. Rapidement, on m'accueille, on me fait me laver les mains et on m'invite a m'asseoir dans une grande salle, en tailleur sur une longue et etroite natte. Nous sommes une dizaine environ. Rapidement, on me sert du dhal (lentilles cuisinees) et des chapatis, que je dois recevoir en joignant les deux mains. Je discute avec le jeune homme qui me recoit et veille sur moi. Age de 23 ans, Devender Singh (nom de famille sikh par excellence, signifiant "lion"), dirige cette cantine, ainsi que les dortoirs et chambres, qui accueillent les visiteurs pour la nuit, gratuitement, sans distinction, comme dans tout temple sikh. Il arbore la barbe et le turban traditionnel, ce dernier cachant sa longue chevelure, qu'il ne doit pas couper. Au poignet, un bracelet d'argent symbole de courage, et une jolie dague courbe qui pend a sa ceinture. Je suis resservi immediatemment mon plat termine, tout en discutant avec mon hote. Ses yeux sont rieurs, pleins de vie et penetrants a la fois. Ma collation terminee, je suis invite a prendre le chai. On me fait visiter la cuisine, une piece sombre aux murs noirs, illuminee par le sourire du chef et son habit immacule. Dans la piece d'a cote, un groupe de femmes prepare des montagnes de chapatis. Chaque jour, ce sont entre 200 et 300 personnes qui sont nourries ! Dans une piece adjacente ou est installe un autel, nous degustons un excellentissime chai, assis sur un vieux tapis. Apres un passage sur le toit pour prendre quelques photos, Devender me remet une brochure expliquant certains preceptes developpes par Guru Nanak, fondateur du mouvement. Je quitte mes hotes emerveille, dans ma tete resonnant encore une phrase plusieurs fois repetee par Devender, tout sourire : "I like you very much". Je redescends doucement vers la ville, arpente depuis moins de 10 minutes l'artere qui me ramene a mon hotel, quand un jeune m'aborde et engage la conversation. Cinq cent metres plus loin, il m'explique qu'il tourne la pour rentrer chez lui...et m'y invite. Apres tout, pourquoi pas ?! Pradeep me fait penetrer dans une piece modeste mais propre, aux murs roses ornes de posters de Ganesh, images de Sai Nath ou autres elements decoratifs religieux. Il a 18 ans, etudie la biologie. Nous buvons un chai en degustant des biscuits, servis par la soeur cadette, de deux ans plus jeune. Bientot, nous sommes rejoints par des amis ou d'autres freres, dont le plus vieux. Ce dernier s'appelle Ravishankar, est age de 23 ans, et bosse comme pigiste pour un grand journal en langue hindi. Installe a Bhopal, il est de passage ici car il suit egalement des cours de droit et a un examen samedi. Comme de nombreux indiens, il suit de nombreux cursus universitaires, sans jamais reussir a decrocher un emploi a temps plein ou remunerateur. A ma demande, il me presente certains de ses articles, axes sur la vie locale, mais pouvant etre lies a des sujets plus larges, comme les relations indo-pakistanaises. Il aime egalement ecrire des poemes, que je l'invite a me lire. Il y parle de la vie, y developpe un message touchant de purete, de bonte, d'optimisme, de verite. Il y celebre les liens familiaux, la simplicite, l'importance d'etre heureux, de croquer la vie a pleines dents en gardant toujours a l'esprit ce qui est vraiment essentiel. L'entrain, la joie qu'il deploie, son sourire, ses yeux petillants ne font que renforcer son propos. Comme a chaque fois dans ce type de rencontres, je realise a quel point cette culture, ces hommes et ces femmes, sont une immense claque a l'austerite, a la rigidite mortifere des cultures judeo-chretiennes, a ces tronches de 10 kilometres que nous europeens arborons tous en societe, a nos problemes de riches enfants pourris-gates par la vie, a la durete, a la froideur et l'absence d'amour et de generosite de nos rapports humains, a l'obsession que nous avons pour l'argent, la carriere et la possession de biens materiels. Comme lors de mon voyage a Cuba, je ressens la deshumanisation de nos societes. Nous abordons de nombreux sujets, apprenons beaucoup l'un sur l'autre. Il n'en croient evidemment pas leurs oreilles quand je leur repond que non, je ne suis pas marie, et que non, je ne souhaite pour rien au monde l'etre. On me demande combien je gagne. Pour ne pas trop leur "en mettre plein la vue", je reponds que je gagne 1 300 euros. Tout le monde hallucine...Je suis un peu gene lorsque Ravishankar m'explique que son ami Sadik, egalement present, en gagne 110 en travaillant a mi-temps. A l'aide d'exemples concrets et parlants pour eux (un loyer, un kilo de riz, un the, un soda, ...), j'essaie egalement de leur faire prendre conscience du cout de la vie en France, qui les sidere tout autant. Au cours de la soiree (je suis reste 3 heures !), on aura evidemment insiste pour que je dine : dhal, riz, chapatis et un assortiment de sucreries achetees pour l'occasion. Un traitement royal, un accueil digne d'un chef d'etat, et une soiree ou je ne me serai pas ennuye une seule seconde ! Quelle journee ! Tant de belles images, tant de beaux souvenirs, tant de belles rencontres ! Vers 13 heures le lendemain, je passe voir mes genereux hotes de la vieille, comme convenu. Je souhaite en effet les remercier, et a cet effet passe chez le confiseur acheter une belle boite d'un kilo de douceurs locales, ainsi que quelques namkins, amuse-gueules sales dont Ravishankar est visiblement tres friand. Je fais la connaissance avec les parents, qui m'accueillent a bras ouverts. Nous partageons un chai, faisons les presentations. Je me sens a l'aise, grace a la simplicite et a la bonhommie de mes hotes. A bout d'une heure, je m'apprete a les laisser, d'autant que Ravishankar doit reviser pour son examen. Je suis devance par une invitation a dejeuner, que je ne peux decemment refuser. En attendant, le pere me montre les photos du mariage de la soeur ainee. C'est fascinant, sublime, etincellant meme, a commencer par la mariee, resplendissante dans son sari et ses incroyables parures de bijoux. Au travers des differentes photos, j'apprends des tas de choses sur cette ceremonie extremement couteuse. Le pere m'annonce fierement avoir depense 4 lakhs, soit pres de 8 000 euros. Les cadeaux au marie sont impressionnants, comme par exemple une de ces jolies motos 125 cm3 tres populaires ici, offerte a l'occasion des fiancailles. Sur l'une des photos, on voit le pere et quelques autres membres de la famille poser devant un parterre de tissus pour saris encore emballes et autres presents offerts a la famille du marie. Sur une autre photo, une liasse de billets, pour un montant de 200 euros environ. J'apprends aussi que la famille du marie a recu des meubles, un frigo, et je ne sais quoi d'autre encore. Photos du somptueux buffet, photos de la mariee (qui tire souvent la tronche), photos du defile des convives presentant leurs voeux et remettant leurs cadeaux. Si j'ai bien compris, ce sont 2 500 personnes qui ont ete invitees ! Quand je leur explique que chez moi un mariage rassemble entre 80 et 120 personnes en moyenne, ils hallucinent un peu. Outre les innombrables photos, les parents ont fait realiser chez le photographe des compositions par ordinateur, sortes d'assemblages de portraits et de decors assez kitsch, comportant des titres hilarants ("Golden Times Begin's" -sic- avec pas mal de fautes d'anglais, bien comprehensibles au demeurant). Une natte est etalee sur le sol et les hommes prennent place, assis en tailleur. Mes hotes ne sont pas a une delicate attention pres, puisqu'ils me servent un superbe thali, plat dont j'avais vante les merites la veille. Les femmes, elles, s'affairent, nous servant eau, chapatis, veillant toujours a ce que nos plats soient pleins. Riz, dhal, "aloo mutter" bien epice, chapatis a gogo : nous mangeons goulument et bruyamment, entre deux eclats de rire et echanges sur nos cultures respectives, dont nous apprenons tant lors de ces instants de partage. Approchant la cinquantaine, le pere est un homme jovial et tres accueillant. A la fin du repas, nous partageons quelques unes des confiseries que j'avais apportees, heureusement delicieuses. Le prochain mariage, celui de Ravishankar, est prevu pour 2008, et le pere insiste sur ma presence, ce qui m'honore. Les heures passent, chai et conversations s'enchainent, tant de sujets abordes que je ne saurais en dresser la liste. Le pere m'explique que pour esperer rentrer dans n'importe quelle administration, il faut imperativement graisser des pattes. Meme pour rentrer dans la Police. Et les sommes a verser sont importantes ! Au minimum, c'est 2 000 euros ! Pareil pour les crimes et delits, il suffit d'allonger la monnaie pour ne pas avoir trop d'ennuis, voire ne pas aller en prison. Tout est question de montant, tout est monneyable. En fin d'apres-midi, apres quelques photos devant la maison familiale, je remercie chaleureusement les parents et file avec Ravishankar chez Sadik, qui tient a me recevoir. Il occupe gracieusement une chambre dans la maison de son frere et sa belle-soeur. A peine arrive, on me sert du chai et un succulent Miti Seevaiya (dessert a base de lait, de fines nouilles sucrees, de noix de coco et de fruits secs). Sadik a beau etre musulman, et la famille de Ravishankar soutenir le BJP, parti nationaliste hindou, il est accueilli comme un frere, et reste le meilleur ami de Ravishankar. Faut dire, quel type adorable, tout timide, humble et discret. Il me montre ses diplomes : licence d'eco, maitrise de droit. Un type qui en veut, mais qui occupe un job a la con, qui lui rapporte 110 euros par mois. Ca me creve le coeur de lui parler de la fermeture de l'Europe et des lois Sarkozy quand il me parle de visa pour la France... Je terminerai la journee en ville, avec Ravishankar et Sadik, dans un parc abritant le tombeau d'un saint musulman et celui de Tansen, considere comme le pere de la musique indienne. Le cadre bucolique et tranquille se pretant aux discussions "entre hommes", j'aurai droit aux questions classiques sur le sexe et les rapports hommes-femmes, auxquelles je m'attendais un peu ! Je quitterai mes amis peu apres, en esperant pouvoir les revoir pour le mariage de Ravishankar. Fin d'un superbe episode... Le lendemain sera beaucoup moins passionnant : il pleut, il fait froid, je suis malade. Huit heures trente passees au cyber cafe permettront de m'occuper et de m'echapper de ma cellule de 6 metres carres sans fenetre. Visite de la vieille ville le jour suivant. Des ruelles paisibles, quelques arteres plus animees, pas un seul touriste dans cette ville qui en compte deja peu. De partout, j'entends venir des "Angrezi ! Angrezi !", pour me saluer et propager la nouvelle. De l'animation en ville ! Angrezi, qui se prononce Angresh/Angrish, signifie "etranger", et derive de "English". Un peu a l'image de "Farang" en Thailande, qui vient de "Francais". Voila pour la parenthese linguistico...loniale ! Un peu plus tard, je monte au fort voir Devender, et accepte son invitation. C'est decide, je passerai la nuit au temple ! Ma sac boucle et ma note reglee, j'y reviens en fin de journee. A l'entree, j'achete un foulard orne du khanda, le symbole sikh. On me conduit a ma chambre, dans un batiment flambant neuf. Je m'attendais a une cellule spartiate, me voila dans une jolie chambre, tres spacieuse et lumineuse, propre, avec de bons matelas, de grosses couettes et de l'eau chaude ! Incroyable...Un peu plus tard, j'assiste a l'office. Au centre de la piece, derriere des portes vitrees, un homme est assis face a une sorte de tombeau couvert d'un drap bleu cousu d'or. L'ensemble est chapeaute par un petit dome en or massif. Sur un ton monotone et hypnotique, l'homme lit des prieres, pendant de longues minutes. Soudain, tout le monde se leve, et repond a certaines phrases du precheur. A plusieurs reprises, nous alternerons positions assises et debout. Un autre homme arrive, penetre dans la petite enceinte doree, et prononce quelques mots en agitant un plumeau de crin blanc similaire a celui que j'avais vu - et utilise - dans les temples jains de Palitana. Vers la fin de la ceremonie, cet homme saisit un coussin (lui aussi bleu et dore), qu'il maintient au dessus de sa tete et amene au 2eme etage, ou nous le suivons tous. De nouveau un cube central aux portes vitrees, cache par des rideaux, dans lequel trone un lit, ou sera depose le coussin. Sous la couverture, une forme...humaine. Une fois de retour en bas, on nous distribue une poignee (une VRAIE poignee, avec les mains !) de parshaad, une sorte d'entremet sucre et huileux. Pas mauvais ! Je descends au refectoire, ou je dine en compagnie d'une trentaine d'hommes, des paysans pauvres pour la plupart, et quelques hindous. Je me joins ensuite a un groupe assis sur des tapis qui font face aux portraits de six gourous. Legerement a l'ecart, une femme repete deux fois "Satheee...Naam Wahe Guru, Satheee...Naam Wahe Guru", auquel l'assemblee repond par...la meme chose. Le rythme est lent, hypnotique. Pendant une heure, nous allons nous livrer a une sorte de transe collective, repetant dix fois, cent fois, mille fois ces quelques mots. Finalement, un homme se leve, saisit deux maillets, et frappe puissamment un enorme tambour installe dans un coin. Tout le monde se leve et s'installe pour diner. Faut croire que j'avais pas fait les choses dans le bon ordre ! Je passerai le reste de la soiree avec mes hotes, dans les dependances de la cuisine, a boire du chai, a faire la connaissance de tout le monde et a apprendre un peu plus sur le sikhisme. Le tambour, par exemple, avait autrefois marque le debut de combats feroces contre les musulmans, mais marquait aujourd'hui le debut du repas, auquel les musulmans etaient plus que les bienvenus. On m'apprend une phrase, "Wahe Guru Ji Ka Khalsa, Wahe Guru Ji Ki Fateh". Mes hotes sont hilares et heureux de m'entendre la repeter. Tout excites, en me trainant par le bras, ils me meneront a je ne sais combien de personnes dans le complexe pour que je la repete, en m'y invitant d'un clin d'oeil entendu. On y repond en m'offrant une poignee de main franche et virile. Une soiree magique, simple, incroyablement enrichissante ! La nuit le sera beaucoup moins, marquee par la fievre, les tremblements, les suees froides, des maux de ventre importants et 6 ou 7 passages aux toilettes des plus violents et desagreables. Une nuit cauchemardesque ! On m'avait servi de l'eau lors du repas, dont j'avais bu quelques petites gorgees pour etre poli...A quatre heures du matin, aneanti par mon intoxication, j'etais sur le point de profiter d'un court repit, quand les haut-parleurs du temple se sont mis a hurler pour diffuser la priere. Dur, dur ! Dans la matinee, mon ami Devender passera me voir en compagnie d'un vieil homme d'une gentillesse inouie, pour s'enquerir de ma sante et me proposer de l'aide. Sa voix, ses mots, son regard : tout faisait immediatemment comprendre qu'il n'y avait que du bon chez cet homme a l'anglais chatie. Je ne sortirai de ma chambre que vers 17h30, plutot faiblard, pour rejoindre Devender. Discussions dans son bureau, chai, visite guidee du temple, presentation a differentes personnes, et franches rigolades avec les differents attroupemments qui, immanquablement, se formaient autour de nous. Je poursuis ma decouverte du sikhisme et de la vie au temple. Ce soir, entre 200 et 300 personnes dormiront ici. Les quelques enfants qui vivent ici sont en fait des orphelins, mais ils ont trouve ici une famille et un logis. Tous les jours les memes vetements, tous les jours la meme tambouille, mais un toit et beaucoup d'amour. La securite est assuree par deux hommes, armes. Je fais la connaissance de Narain, qui, comme Devender, est un saint-soldat qui vit ici. Ce qui me frappe, c'est son telephone, un Sony Ericsson dernier cri paye pres de 300 euros...Je me demande d'ou vient cet argent, mais comme on me l'a rappelle la veille, la communaute sikh est riche. Guru Nanak, fondateur du sikhisme au 18e siecle, croyait en la valeur du dur labeur, et c'est pourquoi les sikhs sont aujourd'hui si nombreux a etre ingenieurs, medecins, avocats, hommes d'affaires ou proprietaires terriens prosperes. Le lendemain, je retrouve Devender un peu soucieux et assez occupe. Ce soir, 500 a 600 personnes sont attendues au temple ! En outre, une invitee de marque est presente. Une femme a la peau claire, toute de blanc vetue, armee d'une longue epee. Comme elle, la petite escouade d'hommes qui l'accompagne est en blanc, turban inclus. On sent que tout le monde est dans ses petits souliers, et Devender lui adresse un salut des plus respectueux, presque craintif. Oh ? C'est Princesse Leia ou quoi ? Je discute quelques instants avec des etudiants en droit et consulte quelques pages du droit indien du mariage. Instructif. Bien que rarissime dans la realite, le divorce est legal. Je lis, entre autres, qu'une femme peut demander le divorce si son mari est violent ou "impose une activite sexuelle excessive". A l'inverse, un mari peut demander le divorce si sa femme "ne permet pas d'avoir des rapports sexuels assez frequents" (j'ai reformule, mais c'est l'idee). Dans cette societe machiste, on devine aisement quelle portee est donnee aux notions juridiquement floues de "trop souvent" ou "pas assez"... Apres une apres-midi en ville, je passerai la soiree dans le bureau de mon ami. Devender me montre quelques documents portant sur des gourous sikhs. Dans la biographie de l'un deux, on peut lire : "Date de naissance", et plus loin "Date de fusion avec l'Ame Supreme". Sacre programme ! Les relations avec les musulmans n'ont pas toujours ete tres pacifiques, comme je peux le decouvrir dans un ouvrage illustre (histoire ou propagande ?), qui montre notamment avec quelle barbarie les musulmans ont pu torturer et supplicier les sikhs a Delhi il y a de cela 200 ou 300 ans. Des illustrations abominables, une grande creativite dans la cruaute ! Bouillis vivants, tronconnes en deux dans le sens de la longueur, passes entre deux enormes roues de bois herissees de pointes en fer, etc. D'autres ouvrages evoquent l'attaque par les forces gouvernementales du Temple d'Or d'Amritsar, plus haut lieu saint du sikhisme, en 1984. Y etaient retranches des separatistes sikhs, qu'Indira Ghandi souhaitait deloger par la force. Pour avoir ose profaner ce lieu saint, elle perira aux mains de ses deux gardes du corps...sikhs. Le sikhisme s'articule autour de cinq piliers, definis en 1699 par le 10e gourou, Guru Gobind Singh Ji : kasharha (calecon), kahra (bracelet d'acier), kanga (peigne maintenant les cheveux sous le turban), kase (cheveux), kirpan (dague ou epee). Ces cinq piliers, reunis, s'appellent khalsa. Dieu est khalsa, il est ces cinq piliers. Les saints-soldats comme Devender sont khalsa, mais on peut etre sikh sans respecter chacun de ces piliers. Devender me montre comment, pour se laver, il attache la longue laniere de cuir de son kirpan autour ed la tete, de sorte a ne jamais s'en separer. De toute facon, ils en possedent d'autres exemplaires, caches sous leur tunique creme (un mini-peigne, une mini-dague, etc). Dans une piece speciale aux abords du temple, le livre saint, appelle Guru Granth Sahib, est lu a voix haute sans discontinuer 24h/24. Le lecteur ne s'interrompt que lorsque celui qui le relaye a commence sa lecture. Tous les jours, Devender, comme tous les autres, se livre a un bien etrange exercice : il repete "Wahe Guru" a toute vitesse pendant 2h30...Faut sacrement bien maitriser sa respiration ! Il se mariera en 2008, avec une femme elle-aussi khalsa. D'ailleurs, il n'aime pas du tout les femmes non khalsa, surtout si elles ne se couvrent pas la tete. Je decouvre que l'on peut s'engager de differentes facons. Narain a fait un autre choix, plus radical. Jamais il ne rentrera chez lui en permission periodique pour voir sa famille, jamais il ne se mariera ou ne touchera une femme, jamais il ne franchira les limites du temple, ou il mourra. Tous les jours, il se leve a 3h du matin pour son service. Pas mieux pour Devender, d'astreinte 24h/24, 365 jours par an. Son univers, c'est son petit bureau a la porte grillagee toujours ouverte, et un petit lit simple, dur et spartiate. Outre de vastes dortoirs, une petite infirmerie, un immense refectoire et une cuisine, le temple dispose d'une quinzaine de vehicules : 4x4 flambants neufs, mini-bus, gros camions Tata, tracteur, voitures. A quelques kilometres de la, des terres fournissent les lentilles et le ble qui sera broye sur place afin de confectionner les centaines de chapatis engloutis quotidiennement. C'etait ma derniere soiree au temple, la plus riche et instructive. A 3h40, les hauts-parleurs...Venant du temple, j'entends une assemblee qui etonne un air desormais familier : "Satheeee...Naam Wahe Guru !!!", que tout le monde repete longuement. Je m'explose de rire. Faut etre sacrement frappe pour aller dans un temple au milieu de la nuit et repeter la meme chose pendant des heures ! Je m'endors finalement, berce par ma melodie sikh preferee ! C'est le jour du depart. Je me leve tot et boucle mon sac vite fait, pour passer un peu de temps avec Devender. Je le sens tristounet, moins enjoue que d'habitude. Adorable, il me demandera une derniere fois : "un jour de plus, mon ami ?". Il est 10h30, je prends la navette gratuite affretee par le temple, et qui rallie trois fois par jour la gare ferroviaire. Fin d'un sejour absolument inattendu et magique a de nombreux egards !
Cherche chansons gitanes de Negrita English translation pending
bonjour a tous je suis a la recherche de personnes (voyageur gents du voyage etc...) pour pouvoir avoir des chanson de negrita et autres que je recherche depuis tres longtemp seulement le probleme est que c chanson sont introuvable sauf par des voyageur gitan voila merci de m'aider
Parcs en Thaïlande: choisir entre Khao Yai et Khao Sok English translation pending
Bonjour à tous,
Entre Angkor et le Sud, je souhaite passer 3 j de rando et "safari" nature.
J'aimerai faire les 2 mais je manquerai de temps alors il faut "trancher". 2 possibilités : la halte (forcée) à BKK pour la visite de Khao Yai, avant de redescendre sur BKK et la cote Est (Kao Tao / Ang thong). ou bien faire le détour sur Khao Sok mais là je pense plutot le faire depuis la cote Ouest (Kao Lakh et les Similan).
Les 2 parcs ont l'air sublimes tous les 2. Quelqu'un qui a connu les parcs Khao Yai et Khao Sok pourrait t'il me conseiller ? 3 jours c'a parait trop ? trop peu ? Comment s'organisent les visites : du trek, du bateau, ou du "safari" en 4x4 ? Est ce qu'on trouve des Guest House dans le parc même, ou à des km de la foret ?
Enfin, ou aurais je a votre avis le plus de chance de réaliser un vieux reve : voir le tigre ?
Entre Angkor et le Sud, je souhaite passer 3 j de rando et "safari" nature.
J'aimerai faire les 2 mais je manquerai de temps alors il faut "trancher". 2 possibilités : la halte (forcée) à BKK pour la visite de Khao Yai, avant de redescendre sur BKK et la cote Est (Kao Tao / Ang thong). ou bien faire le détour sur Khao Sok mais là je pense plutot le faire depuis la cote Ouest (Kao Lakh et les Similan).
Les 2 parcs ont l'air sublimes tous les 2. Quelqu'un qui a connu les parcs Khao Yai et Khao Sok pourrait t'il me conseiller ? 3 jours c'a parait trop ? trop peu ? Comment s'organisent les visites : du trek, du bateau, ou du "safari" en 4x4 ? Est ce qu'on trouve des Guest House dans le parc même, ou à des km de la foret ?
Enfin, ou aurais je a votre avis le plus de chance de réaliser un vieux reve : voir le tigre ?
Erawan waterfalls et hôtel à Bangkok English translation pending
Bonjour à tous!
J'essaie de préparer un peu mon voyage et souhaiterais savoir comment aller de bangkok au parc national d'Erawan pour faire l'ascension des 7 cascades. Faut-il dormir le soir à Kanchanaburi ou est-t'il de possible de retourner le soir même à Bangkok?
Dans la rubrique "forfait et hotel" de VF, j'ai essayé d'obtenir des infos sur le bossotel à Bangkok mais n'ai eu aucune réponse. Avez-vous des infos sur cet hotel situé à côté de l'Oriental hotel? J'hésite entre réserver cet hotel ou aller au Royal hotel (beaucoup d'entre vous se sont déjà exprimé sur le royal et semblent apprécier en particulier sa situation). Ces deux hotels ont une piscine et coûtent moins de 25 euros la nuit.
merci pour vos réponses!
merci pour vos réponses!
Déçue par l'Inde? English translation pending
Bonsoir !
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Je vois que tout le monde est enchanté par l'Inde, notamment le nord, le rajahstan ... Moi je rentre tout juste d'1 mois en inde du nord ( delhi, Bénares, Agra, Bundi, Udaipour, Jodhpur, Jaisalmer, Jaipur ) en routarde et en fait j'ai pas vraiment accroché. J'ai pas détesté mais pas de coup de coeur. j'ai pas trouvé ce pays magique ... c'est un sentiment assez bizarre. Autant le Vietnam, le Maroc m'ont séduit, enchanté .. mais là, rien. On était 3 et aucun n'a été envouté par ce pays ... Donc je voulais savoir si d'autre sont auusi resté assez fermé à ce pays ... merci meline
Safari individuel au Kenya English translation pending
Bonjour à tous, je vous livre le récit de mon récent safari de 10 jours au Kenya, j'espère qu'il vous plaira ...
Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Préambule : Si vous avez moins de 40 ans, ce premier chapitre va vous sembler de l’Hébreux puisqu’il fait référence à des émissions et séries de télé diffusées dans les années 70 … ce qui ne nous rajeunit pas !)
Gosse j’étais fan de Daktari. Au point de faire une grosse colère lorsque le jour de congé hebdomadaire de l’école est passé du jeudi où mercredi, ce qui a eu comme résultat de me faire louper mon feuilleton qui continuait à être diffusé le jeudi alors que moi j’étais à l’école ! Il y avait aussi les émissions de Frédéric Rossif ( La vie des animaux), les reportages de Christian Zuber (Caméra au poing ), la série « Vivre Libre » tirée de la vie de George et Joy Adamson et ce Kilimanjaro en couverture d’un bouquin reçu pour « bon travail » à l’école primaire et qui me coûta des heures de réflexions sur le thème : « Mais comment peut-il y avoir de la neige et qui plus est, éternelle, en Afrique, ce pays où il fait si chaud ??? »
Les années passant cette Afrique d’enfance s’est progressivement effacée derrière les famines, les guerres, les génocides et les diverses atrocités qui s’y déroulent régulièrement, néanmoins elle était toujours là, enfouie quelque part car à pas loin de 40 ans, quand mon épouse m’a proposé de faire un trip que nous ne pourrions pas faire tous ensemble pour la simple raison qu’il est parfois impossible de concilier mon centre d’intérêt principal: la photographie avec la confortabilité pour les autres ( il est vite lassant d’attendre un long moment que l’autre ait réuni, la bonne lumière, le bon angle, le bon sujet et le bon endroit) la première et seule destination qui me soit venu à l’esprit était l’Afrique. J’ai un peu hésité entre l’Afrique Australe (Namibie, Botswana) et l’Afrique de l’Est ( Kenya, Tanzanie) mais j’ai finalement opté pour mon Afrique de gosse, le Kenya.
Une nouvelle fois j’ai pu, grâce à ce formidable outil qu’est Internet et ses forums de discussion ( VF et Colors of Wildlife pour citer mes préférés) trouver un prestataire local qui pouvait me monter un safari entièrement selon MES désirs, j’ai nommé : ZedAway (Oui je sais c’est bizarre comme nom, y’a une explication mais ça serait un peu long ici !)
Quitte à partir seul, autant y aller « à fond » et éviter au maximum les refuges pour occidentaux, là où je me demande toujours pourquoi les gens traversent la moitié du monde pour se retrouver dans des hôtels ou presque tout sera semblable à leur environnement habituel. Alors pas de lodge pour moi mais des camps de tentes qui permettent de vivre le trip 24heures sur 24. Et puisque les meilleurs guides sont anglophones (le Kenya est une ancienne colonie britannique) et que je dis souvent que je n’ai pas assez souvent l’occasion de parler anglais, autant ne PAS prendre un guide parlant français comme ça j’aurais aussi un stage linguistique !
Une fois ça décidé j’ai acheté mes billets d’avion afin d’avoir des dates de voyages sures. Pour un Paris-Nairobi le meilleur rapport « Date/Horaires/Escales/Prix » était la compagnie belge SNBA. Puis en discutant à droite à gauche, toujours sur le net, j’ai trouvé des idées à droite à gauche. Je profite d’ailleurs de ce récit pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à monter ce voyage !
Mon idée originelle était de passer 10 jours dans la Réserve Nationale du Massaï Mara car je trouve que le défaut de la plupart des safaris « tout fait » est qu’ils font « butiner » les gens de parcs en parcs et surtout passer beaucoup de temps sur les routes ce qui n’est pas la partie la plus agréable du voyage. Je sais que souvent ce sont les gens qui veulent « faire » tous les parcs en 8 jours mais moi je voulais y aller pour voir des animaux, pas des routes !
Finalement je me suis tout de même laissé détourner par ces fameuses neiges du Kilimanjaro pendant qu’il y en avait encore un petit peu. Et une fois au Parc National d’Amboseli, (c’est de la qu’on voit le mieux le Kili), comme pour aller à Mara il fallait repasser par Nairobi autant s’arrêter au Lac de Naïvasha et au Parc National de Hell’s Gate, situé juste à coté puis au P.N de Nakuru qui était « sur la route » avant d’aller finir le trip à Mara
(NB : Au Kenya un Parc National est géré par le « Kenya Wildlife Service », est exclusivement dédié à la conservation de la faune et la flore et les populations locales ne sont pas autorisées à faire paître leurs troupeaux à l’intérieur alors qu’une Réserve Nationale est gérée par un conseil local et que les locaux sont autorisés à y amener leurs troupeaux et à tirer sur les animaux sauvages s’ils sont attaqués … Ce qui fait une sacré différence !)
Je voulais « tourner » dans cet ordre, Massaï Mara étant le parc qui est généralement reconnu comme « le mieux » je ne tenais pas à commencer par lui et risquer de trouver le reste moyen mais au contraire, y aller crescendo pour finir en beauté. Touche finale, une fois à Mara cela eut été un péché de ne pas faire LE tour en montgolfière qui permet de survoler la savane … Et moi, bien sur, je ne voulais pas pécher, j’ai donc rajouté ce vol au programme !
Côté santé, le principal problème en Afrique, est le paludisme, transmis par la piqûre du moustique Anophèle femelle. Il faut être conscient qu’on peut en mourir et que non seulement il n’existe pas de vaccin contre ce virus mais qu’aucun moyen médicamenteux ne peut assurer à lui seul de protection totale. Le médicament le plus souvent prescrit est le Lariam mais en prenant connaissance de ses effets secondaires vraiment incapacitant (maux de ventre, de tête, nausées, diarrhées, trouble de la vue, délires paranos, cauchemars nocturnes …) j’avais flippé et décidé de ne rien prendre, d’utiliser uniquement la méthode préventive qui consiste à tout faire pour ne pas être piqué : vêtements à manches longues imprégnés au répulsif à insectes, produit répulsif efficace pour la peau exposée et moustiquaire la nuit. Je me suis ravisé en apprenant qu’il existait un médicament aussi efficace, plus récent et bien moins dévastateur du coté des effets secondaires puisqu’ils sont inexistant dans la plupart des cas : la Malarone. Le seul inconvénient de ce traitement est son prix élevé (dans les pharmacies les moins chères on peut la trouver à 34€ la boite de 12 cachets) mais comparé au prix du safari c’est négligeable et j’estime ma peau à un peu plus que quelques dizaines d’euros !
Mais le seul vrai GROS souci d’avant voyage fut le poids de mes bagages cabines ou pour être plus précis, le poids de mon sac photo. Les objectifs de qualité ne sont pas légers et j’en ai plusieurs pas trop mauvais qui, ajoutés à 2 boîtiers, un videur de carte mémoire, un PC ultra portable ainsi qu’a plusieurs jeux d’accus pour que tout ça soit autonome pendant ces dix jours loin de toutes prises électrique m’emmenait quasiment au double des 6kg autorisés ! Et bien sur pas question de mettre quoi que ce soit de ce matériel en soute ! Après de nombreux conseil de guerre avec Seezzer, également mordu de photo et qui avait réussi à passer son matos en cabine, j’ai finalement réussi à ruser et à passer moi aussi la totalité du matériel en cabine mais je dois admettre que le véritable problème est simplement que le sac est trop lourd !
Vendredi 15/ Jour 0
Un embarquement matinal sans soucis au Terminal 1 de Roissy, un décollage quasi à l’heure, 40 minutes de vol jusqu'à Bruxelles, une petite attente de 2 heures puis un vol de 8h10 me permettent de parcourir les 6600 km jusqu'à Nairobi. Il est 20h00 locale lorsque l’avion se pose ce qui fait 19h00 en France.
Plutôt que d’écrire au Consulat du Kenya en France pour avoir un visa (obligatoire ) j’avais décidé de l’acheter à l’arrivée à Nairobi. J’ai eu raison car ça ne prend pas plus de temps de passer les services d’immigrations en achetant son visa que de passer avec le visa précédemment acquis. Pour appeler les choses par leurs noms, en fait ce n’est qu’une taxe d’entrée de 50$, rien d’autre !
Une fois passé les « Services d’Immigrations » je me dirige vers la sortie, et dans le hall je scrute les petits panneaux brandis par un tas de gars chargés d’accueillir les arrivants. J’avise mon nom, écrit sans faute et je fais un petit signe au type qui, après un tonitruant «Djambo ! Karibou !» (Bonjour ! Bienvenue !) m’emmène jusqu'aux locaux de l’agence qui a organisé mon trip. Là après un « Djambo Mister Patrick, Karibou » le responsable m’annonce que je ne paierais le solde de mon safari que le lendemain au bureau principal, en ville et qu’au lieu de passer la nuit à l’hôtel Comfort Inn j’étais surclassé au Méridien. Pour le règlement il faut savoir que le paiement par carte de crédit n’existe (quasiment ?) pas au Kenya et que pour minimiser les frais bancaires on avait décidé avec ZA (ZedAway) de simplement verser préalablement 20% par virement pour bloquer le trip et de régler le solde à mon arrivée en dollars US. J’avais la possibilité de tirer de l’argent aux distributeurs de billets de l’aéroport mais pour « assurer le coup » j’avais préféré amener du cash au cas ou les distributeurs/ ma carte ne soient pas opérationnels. L’impression d’être un coffre fort ambulant est un peu ennuyeuse mais on l’oublie vite.
Après ce petit détour, celui qui m’avais accueilli m’emmène en voiture jusqu'a mon hôtel. Ce trajet est celui que je redoutais le plus vu la réputation nocturne de Nairobi et ce que je trimballe sur moi en matériel et en fric. Même si je ne vois rien de spécial à un moment j’entends distinctement le chauffeur bloquer les portes de la voiture, signe clair que le quartier qu’on traverse n’est pas un havre de paix !
L’hôtel est sur le modèle des autres Méridien, de grandes chambres/appartements autour d’un patio central. Je prends possession de la chambre et vu qu’il est déjà 21h30 je commence à avoir sérieusement faim, Au moment de descendre au resto une affiche sur la porte de la chambre me rappelle qu’il ne faut rien laisser « de valeur » dans la chambre. Comme ce qui est de valeur est très relatif j’enfourne donc mon sac dans le filet antivol que j’ai amené à cet usage, j’attache le câble au WC et je descends manger avec mon sac photo sur le dos. Au resto je prends un classique Poulet-Riz arrosé d’une bière locale, la Tusker. Je regarde autour de moi et je me marre ! Il y a deux mois, on était les seuls Farangs (Blancs) au milieu des Thaïs, ce soir je suis le seul Muzungu [= blanc] au milieu des Kenyans ! Par contre autant en Asie j’étais largué coté musique autant ici je connais puisque c’est Kool and the Gang, Earth, Wind & Fire, Lionel Ritchie et Michael Jackson (quand il était Noir !) qui passent, que des tubes Funk des années 80, c’est cool !
La chambre et la vue sur la rue :


Samedi 16 septembre 2006 / Jour 1
C’est mon premier matin kenyan et après mon breakfast j’attends dans le hall de l’hôtel qu’on vienne me chercher. Beaucoup m’ont mis en garde sur le fait qu’ici la notion des horaires est sacrément relative mais non, à 9h00, l’heure prévue la veille, un gars entre se dirige droit sur moi et me dit « Tu dois être Patrick, je suis Sammy, ton guide ! » Le bonhomme à l’air sympa, il est de ma taille, habillé d’un pantalon et d’une chemisette beige et ce qui me saute aux yeux est qu’il porte les chaussures de la marque Bata dont j’ai vu plusieurs immenses affiches de pub sur les murs de Nairobi hier soir, on jurerait les Clarck à la mode dans les années 70’s mais ici elles se nomment « Safari ! » !
Je mets mes affaires dans le minibus Toyota et on va à l’agence qui est juste à 2 rues de l’hôtel. Là, je donne le solde du paiement à Rebecca et devant une tasse de café nous vérifions que nous avons bien le même programme pour mon trip, ce qui est le cas. Par contre, j’ai bien fait d’emmener mon sac de couchage car il semble que j’en aurais besoin lorsqu’on sera dans des camps « basics » à Amboseli et à Mara et même s’ils me proposent de m’en prêter un, je suis tout de même heureux de dormir dans MON sleeping bag ! Je rencontre celui qui sera notre cuisinier, Jonas. Plus petit, plus maigre et semblant un peu plus âgé que Sammy, il ne part pas avec nous mais nous rejoindra ce soir.
Le temps d’acheter quelques bouteilles d’eau minérale et quelques rouleaux de papier toilette au mini market du coin, de changer des euros en Shillings Kenyans et Sammy et moi partons pour Amboseli, il m’ouvre la porte latérale, machinalement je monte et on démarre. Aussitôt je me rends compte du ridicule de la situation : lui, seul à l’avant, moi, seul à l’arrière et je lui demande si ça pose un problème que je vienne devant, comme il me répond par la négative je passe à l’avant, ça me paraît déjà mieux !
En route, je discute avec Sammy, j’apprends qu’il est de l’ethnie Kikouyou, (comme dans « Out of Africa !) alors que Jonas est de l’ethnie Kamba. Sammy a 41 ans et est guide depuis 4 ans, ce qui me semble une bonne chose car la réussite d’un safari dépend presque essentiellement de la qualité et des connaissances du guide. Il m’apprend aussi que « safari » est en fait un mot Swahili (une des 42 ethnies présentes au Kenya et aussi la langue officielle du pays) qui signifie simplement « voyager » Sammy me raconte qu’avant il travaillait pour une entreprise de transport qui couvrait toute l’Afrique de l’Est, il conduisait une camionnette de dépannage qui « volait au secours » des conducteurs en panne et il a plusieurs dizaines de milliers de km derrière lui ce qui est une quasi garantie qu’il sera bon chauffeur ! Et ça tombe bien parce que je me rend rapidement compte que très peu d’occidentaux seraient capables de conduire la-bas … en restant vivant !
On s’arrête une vingtaine de km après la sortie de Nairobi pour que Sammy achète de l’eau. Comme par hasard la boutique à coté est un « curio shop» un magasin de souvenirs et une bonne femme vient à ma hauteur pour me convaincre d’acheter quelque chose, ce que je refuse avec le sourire. Quand on repart je crois nécessaire une mise au point avec Sammy : « Je ne suis là QUE pour les animaux, l’aspect artisanat local ne m’intéresse pas et je n’achèterais rien puisque mes souvenirs seront mes photos. J’ai justement voulu un trip seul pour ne pas avoir à supporter Mme Machin qui voudrait faire du shopping à chaque souvenir shop qu’elle verrait donc moins on s’arrêtera dans ce genre de boutique et mieux ça sera. » Il me répond parfaitement comprendre ce que je veux et être persuadé que « ça va le faire » et sans trop savoir pourquoi je sens confusément qu’il a raison …
La route défile, relativement bonne et comme, pour une fois, je n’ai pas à conduire, je peux vraiment regarder le paysage… Je suis d’ailleurs surpris de l’aspect de pauvreté poussiéreuse des villages qu’on traverse, je pensais le Kenya plus moderne, là ça me rappelle les oasis égyptiennes de l’année dernière …
On s’arrête déjeuner à Namanga, le dernier village kenyan avant la frontière avec la Tanzanie. Au resto on croise un couple de Français qui termine leur trip avec Amicabre et qui croie bon de me prévenir que leur guide a tenté de raccourcir, voir de supprimer quelques-uns uns des game-drive qu’ils avaient à leur programme et qu’il faut que je sois sur mes gardes. C’est possible mais d’un autre coté lorsqu’ils me demandent mon programme et que je leur dis terminer par 4 jours complets à Mara, ils m’affirment que je vais m’ennuyer et qu’en 2 jours « on en a fait le tour » Je me retiens pour ne rien dire tellement ça me paraît stupide ! Comment peut-on prétendre faire de tour d’un parc de 1700km² avec des dizaines d’espèces d’animaux différentes en 2 jours ? Moi j’ai surtout l’impression qu’on pourrait y passer un mois sans avoir la certitude d’avoir aperçu un exemplaire de chaque espèce ! Ces gens sont encore des collectionneurs de parcs qui « font » 10 parcs en 5 jours … Et pour aggraver leur cas ils me branchent ensuite sur le prix que je paie, le prix qu’eux paient et celui que d’autres leurs ont dit avoir payé. Pour moi un prix seul ne veut rien dire car un safari « tout pourri » même pas cher du tout sera encore beaucoup trop coûteux alors que s’il est génial un prix élevé ne sera pas forcément « trop cher » Heureusement ils repartent vers Nairobi avec leur guide me laissant avec Sammy, jubilant de ne pas avoir ce genre de personne à supporter !
Je laisse Sammy commander pour deux un menu classique : riz, chiapatis, légumes vert et viande que j’arrose d’une Tusker et que je pousse par un café. Je fais la grimace car moi qui croyais boire du bon café Kenyan, puisque le pays en produits, je m’aperçoit que la norme semble être ici aussi ce maudit café soluble type Nescafé…
Après Namanga, on a droit à deux bonne heures de tape cul pour parcourir les 87km de la … euh … « route » qui rejoint la porte principale du parc. Sammy me confie qu’autrefois c’était une piste en terre relativement roulante et qu’un jour quelqu’un à décidé qu’il fallait étaler par dessus un ciment maigre, qui s’est déformé pour donné la piste en « tôle ondulé » qu’il y a maintenant. Evidement il suffirait de passer un tracto-pelle avec une lame à l’avant de temps en temps pour niveler tout ça mais … jamais rien n’est fait et les chauffeurs doivent tenter de trouver la moins mauvaise trajectoire quitte même aussi souvent que possible à rouler a coté de la piste, sur la terre !
Signe que la conduite sur ce revêtement est réellement dangereuse on passe un 4x4 sur le toit, les roues en l’air ! Mon chauffeur m’explique que si on va trop vite, avec les vibrations le véhicule devient vite incontrôlable. Petite précision, c'était un blanc qui conduisait ...

Second voyage en Thaïlande English translation pending
Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Région D'Udon Thani ou Ubon Ratchatani en Thaïlande? English translation pending
Voulant visiter l est du Pays mais toujours indecise et me perdant dans tous ces posts je voudrai faire mon choix entre ces deux regions (vu qu il y a un vol BKK/UBON ou BKK/UDON ). Je suis sure que ces deux regions sont interressantes mais laquelle a votre avis pour mes premiers pas vers l est est celle que vous me conseillez?
Merci
Koh Chang-Cambodge: location de voiture ou bus pour Phnom Penh English translation pending
Salut
Je sais que la liaison dure 45mn mais en arrivant au Cambodge (si on y va 🤪!!) on pourra y rester 5 ou 6 jours, est t'il possible de louer une voiture du point d'arrivé au Cambodge ou de prendre un bus pour rejoindre Phon Phenm, quoi que je suis pas sur que j'aurais vraiment le temps d'aller jusqu" las bas, y'a t'il de beau sites a voir sur cette route, des endroit routard ou dormir.
PS : rien a voir avec ma précédente demande!! Quand vous partez dans un de ces pays, emmenez vous quelques stylors, crayons, ... de vos neveux nièces pour les donner aux enfants de la bas?
merci
Je sais que la liaison dure 45mn mais en arrivant au Cambodge (si on y va 🤪!!) on pourra y rester 5 ou 6 jours, est t'il possible de louer une voiture du point d'arrivé au Cambodge ou de prendre un bus pour rejoindre Phon Phenm, quoi que je suis pas sur que j'aurais vraiment le temps d'aller jusqu" las bas, y'a t'il de beau sites a voir sur cette route, des endroit routard ou dormir.
PS : rien a voir avec ma précédente demande!! Quand vous partez dans un de ces pays, emmenez vous quelques stylors, crayons, ... de vos neveux nièces pour les donner aux enfants de la bas?
merci
Recevoir des Français au Québec English translation pending
Bonjour!
Je me pose des questions, j'ai dans la famille de ma fille, de gens de la France. Ceux-ci veuillent organiser un genre d'affaire ( non payante) qui ferait que quand des français qu'ils connaissent descenderaient à Québec, ceux-ci vont être héberger par des québecois au lieu de dans des hotels?
Je me demande quand vous êtes en visite chez des québecois vous les français, vous attendez-vous à avoir les petits plats dans les grands plats souvent, que l'on passe son temps à inviter des gens, que l'on vous fasse visiter la ville ect...
Moi, je serais pour agir normalement, non?
Pour ce qui est des repas, je me dis que vous venez dans notre pays c'est pour voir comment on agit non?
Vous voulez manger ce que l, on mange et à l, heure que nous nous mangeons non?
Je remarque que quand la parenté de ma fille dessendent, c'est les soupers à 19 heures, le vin à tous les repas, le fromage à la fin et les raisins .
Nous les québecois, on ne fait pas cela.
On mange ( souper ) à 17.30 heures et on finit à 18 au gros max. On grinotte des chips ( croustille), des toasts ect... dans la soirée.
Vous sentiriez-vous mal reçu si on agiraient comme à notre habitude, vous faire manger les mets que l'on mange ( saucisse, pâté chinois, poutine ect...) . Si on vous laisseraient vous organisez pour les visites sans vous accompagner ( car on travaille ou on a déja vu) ect...
Moi, je ne veux pas insulter le monde mais avant de dire oui, je veux savoir si je me donne tout ce trouble et me faire critiquer quand même par en arrière.
Pour ce qui est du vice-versa, je pense que je risque de plus recevoir que d, être reçu.
Je suis encore indécis .
Don de matériel médical English translation pending
bonjour
J'ai une dizaine de cartons de matériel médical (gants, sondes diverses, champs operatoires, cathéters etc...) Tout est stérile et en parfait état Je précise pour rassurer les septiques que tout le matériel a été récupéré de façon légale dans l hopital où je travaille ! Avant je donnais tout au médecin de l ambassade de Cuba qui se chargeait du transport mais ils ne veulent plus s en occuper J'ai envoyé des mails à diverses associations, je n ai meme pas eu une réponse!!!!(ces memes associations qui écrivent sur leur page d accueil qu ils envoient des dons !!!!!!!!!!!!!!)En fait quand je les appelle la réponse est toujours la meme "ha non le transport est trop cher!!" alors QUI veut mes cartons?????
J'ai une dizaine de cartons de matériel médical (gants, sondes diverses, champs operatoires, cathéters etc...) Tout est stérile et en parfait état Je précise pour rassurer les septiques que tout le matériel a été récupéré de façon légale dans l hopital où je travaille ! Avant je donnais tout au médecin de l ambassade de Cuba qui se chargeait du transport mais ils ne veulent plus s en occuper J'ai envoyé des mails à diverses associations, je n ai meme pas eu une réponse!!!!(ces memes associations qui écrivent sur leur page d accueil qu ils envoient des dons !!!!!!!!!!!!!!)En fait quand je les appelle la réponse est toujours la meme "ha non le transport est trop cher!!" alors QUI veut mes cartons?????
Angkor, Cambodge, derrière la carte postale English translation pending
Salut à tous, j'ai vu hier soir le reportage du même nom sur la chaine Voyage, il ya certaines choses qui ont déja été évoqué ici, notament l'hopital du toubib suisse qui s'occuppe des enfants mais je ne peux que vous incitez a le reagarder, le ton est tout sauf politiquement correct .
Une des phrases prononcé par le médecin et qui résume tout : " ce qui fait mal c'est qu'a quelques centaines de mètre d'ici il ya des hotels ou les touristes paient 340$ pour UNE nuit alors qu'il suffit de 170$ pour sauver la vie d'un enfant ... ( Je ne me souviens plus de quel maladie je crois que c'est de la tuberculose )
Regardez l'émission et vous comprendrez pourquoi aller à Angkor & Siem Reap coute si cher alors que le cambodge est un des pays les plus pauvres du monde et que les gens continue de crever de faim malgré la manne touristque ...
Le reportage parle vrai et on aimerait en voir des comme ça + souvent ...
Une des phrases prononcé par le médecin et qui résume tout : " ce qui fait mal c'est qu'a quelques centaines de mètre d'ici il ya des hotels ou les touristes paient 340$ pour UNE nuit alors qu'il suffit de 170$ pour sauver la vie d'un enfant ... ( Je ne me souviens plus de quel maladie je crois que c'est de la tuberculose )
Regardez l'émission et vous comprendrez pourquoi aller à Angkor & Siem Reap coute si cher alors que le cambodge est un des pays les plus pauvres du monde et que les gens continue de crever de faim malgré la manne touristque ...
Le reportage parle vrai et on aimerait en voir des comme ça + souvent ...
Partir en Inde seule English translation pending
J'aimerais partir en Inde cet été, six semaines de début juillet à mi-août, mais pour le moment je suis seule, donc j'aimerais savoir si ça craint pas trop de partir seule en tant que filles et quels sont les endroits à éviter, genre les villes ou les régions...
A la base, j'aimerais visiter l'Inde du Sud, partir de Bombay, descendre la côte et la remonter vers Madras. Mais en même temps je me dis que vois Agra et sa région ou Bénarès et le gange doivent être des expériences super... Que me conseilleriez vous comme itinéraire pour six semaines: soit pour visiter les trucs importants en Inde. soit pour visiter que l'Inde du Sud.
Et quels sont vos conseils? S'il y a des gens, des filles qui sont motivées pour partir avec moi, n'hésitez pas. Merci.
A la base, j'aimerais visiter l'Inde du Sud, partir de Bombay, descendre la côte et la remonter vers Madras. Mais en même temps je me dis que vois Agra et sa région ou Bénarès et le gange doivent être des expériences super... Que me conseilleriez vous comme itinéraire pour six semaines: soit pour visiter les trucs importants en Inde. soit pour visiter que l'Inde du Sud.
Et quels sont vos conseils? S'il y a des gens, des filles qui sont motivées pour partir avec moi, n'hésitez pas. Merci.
Hôtel Mariott ou Sheraton à Bangkok? English translation pending
🙂🙂 on va en thailande pour les 60 ans donc a la différence de nos voyage a nous on va s offrir un hotel de luxe a bangkok... On a trouver une offre pour soit le mariott ou soit le sheraton qui son les deux sur les berges du chao .... qui connait ces hotels ?
Hôtel pour des amoureux à Phuket English translation pending
salut
j'emmene l'amour de ma vie a phuket debut avril,
desireux d'un moment de grand repos et 'amour(mais oui ca va ensemble!) j'avais selectionné le Twinpalms en lagoondeluxe room
magique, belle chambre qui donne accés direct dans piscine, mais voila, passé par asiarooms.com en reserve le 15/2/06 ceux ci me repondent aujourd hui que ce n'est plus dispo {{
je cherche donc un endroit idilique, de bon standing, voir tres bon, mais pas trop cher ! looooooooooooooool
soit un max de 150€/nuit
que ce soit en hotel ou en location mais avec du calme et si possible jacuzzi ou piscine privée (rien que ca)
merci d'avance de vos conseils😛😎
Informations pratiques pour le Cameroun English translation pending
😎 :soleil: Bonjour à tous,
Je souhaite partir 2 mois et quelques au Cameroun pour cet été et j'ai besoin de plusieurs infos pour bien préparer mon voyage :
Partir avec un enfant de 9 ans dans ce pays, est-ce bien raisonnable. Tout en sachant que nous sommes déjà partis en Amérique Centrale entre autre Guatemala, Asie, Afrique du nord, Moyen-Orient et à Mada et Burkina Faso, Togo, Benin (pour l'Afrique noire). Et qu'il ne s'est rien passé de grave mais bon une fois n'est pas coutume. En espérant en deux mois connaître tout ce pays, je souhaite voyager en stoppant dans quelques endroits à chacun de ces coins : à l'ouest, nord ouest, nord, extrême nord, au sud est et sud de Yaoundé. Peut-être y'a t-il des endroits où il n'y a pas grand chose à découvrir ?
Juillet/août n'est pas une bonne période pour voyager au Cameroun mais je n'ai pas le choix des dates. Peut-on tout de même bouger dans tout le pays avec les moyens qui fonctionnent où cela est-il impossible ex dans le nord. Niveau hôtel, combien coûtent-ils à peu près dans chacune de ces régions, malheureusement je ne pourrais pas dépasser la somme de 10/12€ pour une chambre à deux. A ce prix là qu'elle est leur état (propreté, sécurité, insectes). Où peut-être y'a t-il des solutions d'hébergement chez des missions religieuses ou autre ?
Pour le visa, il faut une invitation que l'on peut obtenir par un hôtel mais celui-ci va obligatoirement me demander le n° de ma carte visa, que je n'ai pas franchement envie de transmettre et de payer une chambre à un prix exorbitant pour obtenir mon invitation. Concernant les pots de vin aux flics est-ce quelques chose de récurant où est-il possible d'y échapper ?
Merci beaucoup à tous ceux qui me répondront Lydie 🙂
Je souhaite partir 2 mois et quelques au Cameroun pour cet été et j'ai besoin de plusieurs infos pour bien préparer mon voyage :
Partir avec un enfant de 9 ans dans ce pays, est-ce bien raisonnable. Tout en sachant que nous sommes déjà partis en Amérique Centrale entre autre Guatemala, Asie, Afrique du nord, Moyen-Orient et à Mada et Burkina Faso, Togo, Benin (pour l'Afrique noire). Et qu'il ne s'est rien passé de grave mais bon une fois n'est pas coutume. En espérant en deux mois connaître tout ce pays, je souhaite voyager en stoppant dans quelques endroits à chacun de ces coins : à l'ouest, nord ouest, nord, extrême nord, au sud est et sud de Yaoundé. Peut-être y'a t-il des endroits où il n'y a pas grand chose à découvrir ?
Juillet/août n'est pas une bonne période pour voyager au Cameroun mais je n'ai pas le choix des dates. Peut-on tout de même bouger dans tout le pays avec les moyens qui fonctionnent où cela est-il impossible ex dans le nord. Niveau hôtel, combien coûtent-ils à peu près dans chacune de ces régions, malheureusement je ne pourrais pas dépasser la somme de 10/12€ pour une chambre à deux. A ce prix là qu'elle est leur état (propreté, sécurité, insectes). Où peut-être y'a t-il des solutions d'hébergement chez des missions religieuses ou autre ?
Pour le visa, il faut une invitation que l'on peut obtenir par un hôtel mais celui-ci va obligatoirement me demander le n° de ma carte visa, que je n'ai pas franchement envie de transmettre et de payer une chambre à un prix exorbitant pour obtenir mon invitation. Concernant les pots de vin aux flics est-ce quelques chose de récurant où est-il possible d'y échapper ?
Merci beaucoup à tous ceux qui me répondront Lydie 🙂
Hôtel Tiwi Beach Resort au Kenya English translation pending
Bonjour,
nous partons avec 2 enfants de 11 et 12 ans au tiwi beach resort au mois d'août, départ de Frankfort, avec Neckermann et aimerions quelques renseignements:
quelle est la durée du vol? y a t'il possibilité de faire des safaris d'une journée, à quel tarif, et par quelle agence? quelles sont les sorties recommandées? ou se trouvent les agences à proximité de l'hôtel, et parle t'on le français ou l'allemand? y a t'il des risques de s'aventurer en dehors de l'hôtel, non accompagné? y a t'il l'internet à l'hôtel ou dans les environs? le personnel de l'hôtel parle t'il le français? faut t'il payer une autorisation d'entrée et de sortie de territoire à l'aéroport, si oui, combien?
Merci pour vos réponses, si vous avez d'autres suggestions, elles seront les bienvenues.
Merci pour vos réponses, si vous avez d'autres suggestions, elles seront les bienvenues.
Musique africaine English translation pending
Bonjour
Je trip fort sur Habib Koité.................y a t'il quelqu'un qui pourrait me conseillé un autre chanteur du même style de musique.
Merci
cockrel
Je trip fort sur Habib Koité.................y a t'il quelqu'un qui pourrait me conseillé un autre chanteur du même style de musique.
Merci
cockrel
Bollywood: films indiens English translation pending
bonjour bonjour!
je suis fan de Bollywood, ces films indiens qui durent au minimum 3 heures et qui sont tout en musique, couleurs, danses, chants...
je n'en connais pas beaucoup mais si vous avez quelques bons titres à me proposer pour que je puisse continuer à écarquiller les yeux devant mon poste de télé, ça serait super sympa!
merci a tous (ttes)!
Thaïlande: vos temples insolites English translation pending
comme on touche le debut septembre je suppose que il y a pas mal de personnes qui sont passée dans différents temples .. ( je l'espère ) et qui a l'occasion on sorti leur poket digital
En pensant bien sur aux amis ..🤪
les temples dans le sud est asiatique sont des lieux de vie .. et il y en a des bien curieux ..
étant un peut fana de l'insolite .. je me propose d'ouvrir ce post par le temple des tigres !! du cote de kanchanburi
a vos digitals ..


Formalités pour vendre sa voiture en Mauritanie English translation pending
🙂slt, je compte descendre prochainement sur dakar, via marocco ;mauritanie, mais j'aimerai bien essayer de vendre ma voiture en mauritanie, quelqun a t-il des infos, au sujet des papiers, visas ;prix, lieux de ventes ect ect, voila mercis pour vos infos, et bonne route a vous !😉
Bons plans pour Odessa (Ukraine) et la Pologne English translation pending
bonjour,
mardi prochain on est a odessa en ukraine...quelqu un a t il un plan hotel pas cher ou hebergement.ou meme un site internet avec des infos, un carnet de voyage... pensez vous qu'odessa soit une ville interessante ou qu'il vaut mieux tracer ?
nous prenons ensuite la route de la pologne...si vous avez aussi des infos sur la pologne...budget...
merci.
mardi prochain on est a odessa en ukraine...quelqu un a t il un plan hotel pas cher ou hebergement.ou meme un site internet avec des infos, un carnet de voyage... pensez vous qu'odessa soit une ville interessante ou qu'il vaut mieux tracer ?
nous prenons ensuite la route de la pologne...si vous avez aussi des infos sur la pologne...budget...
merci.
Envie de tout lacher!! English translation pending
ça fait un temps maintenant que je voyage seul.
Et à chaque fois que je suis revenu à la case départ, je n'ai eu qu'une envie, partir pour réaliser mon idée que j'ai en tête depuis maintenant 10 ans.
Vivre juste pour vivre
je suis à la recherche d'un moyen, bon j'en ai déjà essayer plusieurs qui m'ont semblé bonne, mais je pense que j'étais encore un peu trop jeune et ignorant sur le monde et les gens qui font le monde.
ce qui fait que je me suis ramassé déjà plusieurs fois.(à cause des gens qui profites de ma gentillesse)
Mais suite à mon dernier pépin (voir sujet dans mon profil) j'ai encore plus envi de partir et de vivre à l'aventure(bon c'est un grand mot)et vivre de ce que le lendemain me donnera sur mon chemin.
j'ai déjà vecu sur une ile quasi désete, je sais pêcher à la main, etc....ce qui veut dire donc qu'en pleine nature je trouve toujours un moyen de survivre.
là je suis rentré en Aout 2004, on m'a conseiller de me calmer un peu et qu'il était peu etre enfin le temps pour moi de me stabiliser et de construire une vie.
C'est ce que je fais, je me suis pris un appart, un travail . mais j'ai pas trouver la femme...lol
mais je me rend compte à nouveaux que je ne suis pas heureux en restant ici, que je fais ce que l'on me demande car on pense que c'est ce qu'il y a de mieux.
Donc je me suis promis de mettre de l'argent de coté pour repartir, mais cette fois pour de bon.(quitte à y rester dans mon voyage........on sait jamais faut tout prévoir.......lol)
afin de trouver un endroit et un mode de vie qui me plaise sur cette terre.
j'ai l'impression depuis tout petit de ne pas etre né à la bonne époque et au bon endroit.
Vous comprennez ce sentiment.????
Avec le temps, j'ai vu mes erreurs et j'imagine un peu comment procéder pour partir définitivement.
Bon je lance le truc aujourd'hui................départ pas de date encore!!!!!!!
(certain on vu le film la plage....the beach...... avec di caprio?) ben je crois que je suis fait pour vivre de la même manière que ce groupe de gens sur cette ile.
bon le film est pas terrible, mais l'histoire veut dire beaucoup sur le monde.(surtout à le fin quand tout le monde est obligé de revenir à la vie normal.)
j'aimerai bien rassembler un groupe de gens qui désirerait vivre de cette manière et partir tous ensemble le jour opportun venu, pour faire enfin ce que je désire le plus dans ma vie.(mais ce n'est peu etre qu'un rêve????)
Etant un homme qui a l'habitude de voyager seul, de dormir au sommet des montagne seul et sur les plages seul.
je me suis enfin rendu compte que c'était en fait ma nature d'être comme ça et de voyager de cette manière.(à l'aventure)
Certain m'ont traiter de fou, oui c'est vrai, ils m'ont dit que j'étais fou de faire tout ces voyages seul.mais je me suis toujours bien préparer même parfois trop bien.(c'est peut etre pour cela que je suis à chaque fois revenu, j'avais toujours tout prévu en cas de pépins d'avoir besoin d'aide.........merci papa et maman.lol )peut etre que si il n'avaient pas été là, je serai je sais pas où et non pas en train de vous raconter tout cela sur internet.
j'aurais alors été obligé de puiser dans mes dernière réserves afin de survivre seul.
que pensez vous de tout cela?
pure folie?
ou rêve à réaliser?
afin d'être enfin heureux ............................😉
Et à chaque fois que je suis revenu à la case départ, je n'ai eu qu'une envie, partir pour réaliser mon idée que j'ai en tête depuis maintenant 10 ans.
Vivre juste pour vivre
je suis à la recherche d'un moyen, bon j'en ai déjà essayer plusieurs qui m'ont semblé bonne, mais je pense que j'étais encore un peu trop jeune et ignorant sur le monde et les gens qui font le monde.
ce qui fait que je me suis ramassé déjà plusieurs fois.(à cause des gens qui profites de ma gentillesse)
Mais suite à mon dernier pépin (voir sujet dans mon profil) j'ai encore plus envi de partir et de vivre à l'aventure(bon c'est un grand mot)et vivre de ce que le lendemain me donnera sur mon chemin.
j'ai déjà vecu sur une ile quasi désete, je sais pêcher à la main, etc....ce qui veut dire donc qu'en pleine nature je trouve toujours un moyen de survivre.
là je suis rentré en Aout 2004, on m'a conseiller de me calmer un peu et qu'il était peu etre enfin le temps pour moi de me stabiliser et de construire une vie.
C'est ce que je fais, je me suis pris un appart, un travail . mais j'ai pas trouver la femme...lol
mais je me rend compte à nouveaux que je ne suis pas heureux en restant ici, que je fais ce que l'on me demande car on pense que c'est ce qu'il y a de mieux.
Donc je me suis promis de mettre de l'argent de coté pour repartir, mais cette fois pour de bon.(quitte à y rester dans mon voyage........on sait jamais faut tout prévoir.......lol)
afin de trouver un endroit et un mode de vie qui me plaise sur cette terre.
j'ai l'impression depuis tout petit de ne pas etre né à la bonne époque et au bon endroit.
Vous comprennez ce sentiment.????
Avec le temps, j'ai vu mes erreurs et j'imagine un peu comment procéder pour partir définitivement.
Bon je lance le truc aujourd'hui................départ pas de date encore!!!!!!!
(certain on vu le film la plage....the beach...... avec di caprio?) ben je crois que je suis fait pour vivre de la même manière que ce groupe de gens sur cette ile.
bon le film est pas terrible, mais l'histoire veut dire beaucoup sur le monde.(surtout à le fin quand tout le monde est obligé de revenir à la vie normal.)
j'aimerai bien rassembler un groupe de gens qui désirerait vivre de cette manière et partir tous ensemble le jour opportun venu, pour faire enfin ce que je désire le plus dans ma vie.(mais ce n'est peu etre qu'un rêve????)
Etant un homme qui a l'habitude de voyager seul, de dormir au sommet des montagne seul et sur les plages seul.
je me suis enfin rendu compte que c'était en fait ma nature d'être comme ça et de voyager de cette manière.(à l'aventure)
Certain m'ont traiter de fou, oui c'est vrai, ils m'ont dit que j'étais fou de faire tout ces voyages seul.mais je me suis toujours bien préparer même parfois trop bien.(c'est peut etre pour cela que je suis à chaque fois revenu, j'avais toujours tout prévu en cas de pépins d'avoir besoin d'aide.........merci papa et maman.lol )peut etre que si il n'avaient pas été là, je serai je sais pas où et non pas en train de vous raconter tout cela sur internet.
j'aurais alors été obligé de puiser dans mes dernière réserves afin de survivre seul.
que pensez vous de tout cela?
pure folie?
ou rêve à réaliser?
afin d'être enfin heureux ............................😉
Les freres Joubran, virtuoses du Oud venus de Palestine English translation pending
Si jamais les freres Joubran passent par chez vous, surtout ne ratez pas ce concert !!! 🙂
Je les ai vu Samedi et je dois dire que ce fut un grand concert, magique....
et pas seulement parceque je joue du oud, mes amis, connaissant peu la musique arabe ont été charmés..
Comment ne pas etre charmé par leur jeu, une extreme complicité entre ces 2 frères, ils jouent maintenant avec leur plus jeune frere, un trio de oud, du jamais vu, et ils ne cachent pas leur admiration pour le celebre trio John McLaughlin, Paco de Lucia et Aldi Meola.. ce qui se ressent quand ils jouent sur leur oud du flamenco... un superbe medley "Lamma bada & concerto d'arrranruez" proprement halucinant... (après tout comme le dit Samir, le oud est l'ancetre de la guitare, il faut le rappeler)
Virtuosité mais surtout émotion, quand Samir explique que la plus-part des morceaux ont été composés sous couvre-feu à Ramallah chez eux... il se plait à dire que son arme à lui face à l'occupant est son instrument de musique...
humour également quand ils se mettent à jouer à 2 sur un seul oud, Wissam main droite et son frere main gauche...😮 les gratteux comprendront la difficulté, surtout à une telle vitesse...🤪 Et quand on sait que c'est Wissam, luthier diplomé de l'academie de Cremone, qui a fabriqué leurs oud...

Leur album est excellent évidement mais je crois qu'il faut les voir en concert pour l'apprecier d'autant plus...
Comment ne pas etre charmé par leur jeu, une extreme complicité entre ces 2 frères, ils jouent maintenant avec leur plus jeune frere, un trio de oud, du jamais vu, et ils ne cachent pas leur admiration pour le celebre trio John McLaughlin, Paco de Lucia et Aldi Meola.. ce qui se ressent quand ils jouent sur leur oud du flamenco... un superbe medley "Lamma bada & concerto d'arrranruez" proprement halucinant... (après tout comme le dit Samir, le oud est l'ancetre de la guitare, il faut le rappeler)
Virtuosité mais surtout émotion, quand Samir explique que la plus-part des morceaux ont été composés sous couvre-feu à Ramallah chez eux... il se plait à dire que son arme à lui face à l'occupant est son instrument de musique...
humour également quand ils se mettent à jouer à 2 sur un seul oud, Wissam main droite et son frere main gauche...😮 les gratteux comprendront la difficulté, surtout à une telle vitesse...🤪 Et quand on sait que c'est Wissam, luthier diplomé de l'academie de Cremone, qui a fabriqué leurs oud...

Leur album est excellent évidement mais je crois qu'il faut les voir en concert pour l'apprecier d'autant plus...