Après de long mois j'ai (enfin) reussi à mettre, non pas sur le papier, mais sur le net, le récit et les photos de ces 3 semaines en Thailande en été 2006. Comme d'hab pour ne pas vous saouler, je vais le poster ici progressivement ...
Un bon début...
Oui, c'est vrai que ça coûte cher d'aller à Angkor, mais en février 2007 c'est décidé, on y va ! On en profite car on ne sera qu'à 2, sans nos enfants.
Je ne pense pas à ce que j'aurais pu faire en Thailande avec la même somme.
Angkor, c'est unique et aux dires de tous ceux qui y sont allés, ça vaut vraiment le coup.
Je te ferai part de cette expérience si tu veux, Patrick.
Et on attend le reste du récit.....!
Florence - Le monde est un village... - Vivre simplement pour que d'autres, simplement, puissent vivre-Gandhi
Carnets de voyage sur le site de VF : "Deux semaines dans le sud du Laos", "Laos 2009 : Vientiane, Luang Prabang et Vang Vieng" et "2 semaines de Yangon à Mawlamyine en novembre 2015".
bonjour le tigre, 😉
je suis deja alle sur ton site pour voir les nouvelles photos que tu as mis pour thailande le retour, et j avais oublie d'aller sur le forum chercher l ecrit qui va avec. Je constate que tu n a pas perdu ta plume et nous attendons la suite avec impatience.
personnellement, je t ai precede car j'etais avec Pat et Alban du 6 au 10 juillet pour aller en plus a la Green Leaf house ensuite pour kao yai.😇 😛
pour répondre a lau88, effectivement je crois que c est sur le forum lp que je l avais trouvé. Pour ce qui est de Pat et Alban, ce sont des passionnés passionnants. Nous avons commencé par eux dans notre périple d'un mois et cela nous a permis pour un premier voyage de nous acclimater et de comprendre un peu le fonctionnement à la "thai" pour les pauvres farangs que nous sommes. hebergement idéal à recommander.
vas y le tigre .... la suite😉
Comme d'habitude ce récit est long. Encore plus long que les autres ce qui est logique puisque nous sommes partis encore plus longtemps, mais j'ai mis des images ( ! ) et je pense (toujours) que quitte à raconter quelque chose dans l'idée que ça puisse servir à d'autres, autant le faire en détails. Alors prenez votre temps et lisez le tranquillement ... L'ELABORATION DU TRIP
Pour nos vacances d'été 2006, la question de la destination ne s'est pas vraiment posée car après avoir passé 2 semaines en Thailande fin décembre 2005, il y avait encore tant de choses que nous avions envie de voir qu'il était évident que nous devions y retourner !
Certains de nos copains, étonnés, levèrent un sourcil sur le mode : « Encore ! Mais pourquoi donc ? » Et ne nous plaignons pas, voyageant en famille, on a évité le regard soupçonneux des abrutis sur le mode : "S'il retourne en Thailande c'est forcément pour les bordels..." Mais que les étonnés se rappellent que ce pays d'Asie du Sud Est est à peu près de la superficie de la France. Penseraient-ils visiter toute la France en 15 jours ?
Pour un séjour du 11 juillet au 3 août, on a acheté les billets d'avion sur Thai Airways dés février afin de bénéficier des meilleurs tarifs et je me suis ensuite atellé à établir le programme de ces 3 semaines. Nous avons caressé un moment l'idée de faire un saut à Angkor mais les tarifs prohibitifs de tout ce qui tourne autour de ce site nous firent reculer : pour 4 jours là-bas, nous pouvions en passer 10 en Thailande ! Sans parler du fait que malgré les masses d'argent qu'Angkor génère depuis des années, je n'ai pas vraiment l'impression que les populations cambodgiennes en profitent ... Une fois Angkor Wat abandonné il restait le plus difficile : trier dans tous ce qui nous faisaient envie en Thaïlande ! A ce stade j'ai souvent pensé à ceux qui croient que la Thailande n'est QUE bars à filles et plages, c'est si éloigné de la réalité !
Finalement, on décida d'aller en Issan, une province généralement présentée comme encore authentique, (bien que ce mot n'ai pas vraiment de sens) de retourner au Green Leaf pour se rendre compte de la différence entre le trip dans la jungle en saison sèche que nous avions fait en décembre et le même trip fait en saison des pluies, de rendre visite à Serge à Nakhon Pathom, de passer caresser les tigres près de Kanchanaburi, d'aller voir les chutes d'eau d'Erawan et de finir le séjour dans ces endroits qui, de l'avis général, ressemblent au paradis : Phuket, Kho Phi Phi, Krabi et la baie de Phang Nga. Tout ça devant tenir en 22 jours !!
Bien sur, c'était trop de choses. Bien sur, il aurait fallu enlever une partie de ce programme pour privilégier le reste. Mais mon pessimisme/réalisme habituel me soufflant que peut être, nous ne reviendrions jamais en Thailande, nous avons gardé la totalité du programme et c'est avec l'aide de « mon » fidèle agent de voyage de Phuket, Arnaud, que nous avons élaboré un trip itinérant dont le premier pas sera ... ... LE VOL VERS BANGKOK le MARDI 11 JUILLET ...
Où nous avons (surtout moi !) un petit coup de stress à l'enregistrement car la demoiselle s'est mise en tête de peser nos bagages cabines, ce qui n'est pas franchement une bonne idée car avec mon matos photo je dépasse joyeusement les 7 kg autorisés … Alors, dans ce cas là « comment qu'on fait » ?? Et bien, dans le monde merveilleux et éminemment logique de l'aviation civile, il faut enlever des choses du sac afin qu'il ne pèse plus que le poids autorisé. Je mets donc l'appareil photo autour du cou, les jumelles en bandoulière et un objectif dans la poche, ainsi mon bagage perd les kilos en trop … Bien sur, ensuite je remets tout dans le sac mais à l'enregistrement il pesait moins de 7 kg et tout était en règle … De toutes façons on passe ensuite au milieu des boutiques détaxées où nous pourrions acheter 15 kilos de marchandises sans problèmes … Décollage quasiment à l'heure prévue et dorlotage habituel sur la ThaiAW avec bons repas, boissons à volontés et cognacs. Dans l'idéal je devrais dormir mais je suis toujours réglé sur l'heure française et le fait qu'il fasse nuit n'est pas un critère suffisant pour que je dorme ! Je passe donc le vol, une fois de plus, à lire, regarder les films et... manger !
JOUR I - MERCREDI 12 JUILLET
On atterrit à 5h25 locale, nous avons mis pour atteindre Bangkok encore moins longtemps que lors du premier voyage : 10h20 « seulement ». Le temps de passer les services d'immigration et de récupérer les bagages on arrive dans le hall de l'aéroport une petite heure plus tard où comme prévu, le gars de chez Budget nous receptionne. Nous pensions qu'il allait nous emmener jusqu'à l'agence pour récupérer le pick-up reservé mais en fait, notre voiture est déjà garée dans le parking souterrain de l'aéroport. Les néons blafards ne sont pas l'idéal pour constater l'état du véhicule mais on a fait avec quand même… Enfin si on peut dire car on ne s'aperçoit pas que nous sommes en train d'accepter un modèle à moteur essence de 2, 7 litres alors que nous avions réservés un diesel de 3.0 litres. Ca paraît anodin mais à l'usage on se rendra compte que le modèle essence est moins puissant, la boite automatique moins agréable et qu'il consomme plus. Sur les 4500 km que nous parcourrons ça représentera un surcoût d'une centaine d'euros. (Renseignements pris, il paraît que Budget ne loue plus le modèle diesel )
Les départs des aéroports sont toujours difficiles car on est fatigué par le voyage, on conduit une voiture qu'on ne connaît pas et les routes qui partent des aéroports sont souvent des voies rapides où la circulation est chargée. Cette fois ne déroge pas à la règle et bien que j'ai préparé le trip de façons à ce que nous partions directement vers l'Est sans devoir traverser Bangkok, comme en Thailande il n'y a pas de rond-point mais des U-turn à l'américaine, il nous faut d'abord aller vers la mégapole avant de pouvoir faire demi-tour et partir dans le bon sens. La circulation est chargée mais à ma grande surprise, je retrouve rapidement les automatismes de conduite Thai « Take it easy and slowly ! » (Vas-y doucement !) Accessoirement, malgré sa taille imposante ce 4x4 est toujours aussi agréable à conduire …
On enroule les km en s'arrêtant de temps en temps histoire de s'aérer, même si aérer est un bien grand mot car on a fait connaissance avec le climat chaud et humide habituel de la Thailande en cette saison et je pressens que la clim' de la voiture va être appréciée et utilisée !
Dés qu'on quitte la voie rapide, on croise quelques troupeaux de vaches broutant sur le bord de la route. Ca c'est pour le coté « traditionnel », le coté « modernité » est qu'on se retrouve quelquefois sur 3 files même si d'après le marquage au sol il n'y en a que 2, mais quand deux véhicules arrivent côte à côte en face de vous parce qu'ils sont en train de se doubler, il n'y a pas beaucoup d'autres solutions que de se pousser et de faire une 3° file ! Ici les routes sont larges et on ne s'occupe pas trop des trucs inutiles comme les lignes blanches ou les panneaux de signalisations !
On arrive à Prasat en tout début d'après midi et comme prévu, on téléphone à Alban et Pat pour qu'ils viennent nous récupérer et nous emmène à leur guest house (GH), le Baan Naa Cottage, qui comme son nom l'indique est caché au milieu des rizières. (Baan Naa signifie : maison au milieu des rizières) Alban est Français, il vit en Thailande depuis des années et Pat est Thaie, originaire des environs de Prasat. Leur GH est constituée de mignons petits bungalows tous neufs avec tout le confort et bien au calme. Quant à savoir où nous avons trouvé cet adresse … le forum de discussions Voyage Forum bien sur !
On passe tranquillement une partie de l'après midi à discuter de l'Issan et de la Thailande puis on va se balader sur les routes et les chemins qui relient les différents villages entres eux. Ces pistes passent au milieu des rizières et Pat & Alban nous apprennent un tas de choses sur la culture du riz. Je vous donne en vrac tout ce dont je me souviens : l'unité locale de mesure de surface n'est bien sur pas l'hectare mais le "Raï"/ Un raï mesure 1600m² / Il y a différentes qualités de riz et le meilleur est le Hom Mali / En 2005 le prix officiel du kilo de Hom Mali était de 7, 60 Baths le kilo (15 centimes d'€) / Vu la pénibilité de la chose et le fait que ce ne soit pas indispensable, il y a une certaine tendance à ne plus repiquer systématiquement le riz. Ce travail permet de sélectionner les meilleurs plants d'une rizière et de ne repiquer que les plus beaux dans une autre pour n'avoir ainsi dans cette seconde rizière QUE des plants produisant bien. Par exemple, une parcelle d'un rai de Hom Mali NON repiqué produira 700kg de riz contre 1 tonne si la même parcelle a été repiqué. Il faut aussi savoir que le repiquage est principalement fait par les femmes du fait de sa pénibilité ( no comment !) et que le tarif officiel pour une journée de repiquage est de 130 Baths soit 2, 5 euros … Inutile de vous dire que les jeunes préfèrent aller faire n'importe quoi d'autre et de préférence dans les villes plutôt que de repiquer le riz ! Ici aussi, le monde change, plus lentement qu'ailleurs mais indubitablement il change …
Allez j'ai mis tellement longtemps à pondre ce récit que je peux mettre 2 épisodes le même jour ...
JOUR 2 - JEUDI 13 JUILLET
Une bonne nuit de sommeil dans le calme de l'Issan, un bon petit déj' préparé par Pat et nous sommes opérationnels pour une journée de visite sur Surin et les « petits » temples khmers de la région, moins réputés que ceux que nous avions visités en décembre.
Comme nous avons une voiture et que de ce fait nous pourrions faire les visites seuls, Alban nous propose un deal sympa que je m'empresse d'accepter : on se déplace tous ensemble avec leur pick-up, on paye le carburant consommé ( que nous payerions de toutes façons avec notre 4x4) et ils nous font la visite guidée de la région avec chauffeur (Alban) et interprète franco-thai (Pat). Notre première visite est pour Surin et son grand Bouddha Blanc, immense statue construite en haut d'une montagne qui ne présente pas vraiment d'autre intérêt qu'être .. une grande statue en haut d'une montagne ! Elle fut bâtie en 1977 grâce aux dons des habitants de Surin sur la colline nommée Phanom Sawai ( Panom = colline / Sawaï = manguier)
( Photo : Le grand Bouddha de Surin )
Dans le temple situé à coté, Pat et Alban connaissent un des moines et on discute un peu avec lui. Nous apprenons ainsi que nous avons manqué de quelques heures Tony Jaa… Comment ça qui c'est ? Vous ne connaissez pas Tony Jaa ? Mais c'est le héros du film Ong Bak, enfin ! Il habite dans les environs et est venu prier dans ce temple juste la veille au soir ! Epoustouflant non ?!! Juste au-dessus du moine il y a des photos du récent Jubilée du Roi Rama IX et en un seul regard on embrasse les deux piliers de la Thailande : la religion et la royauté !
Après avoir fait une petite promenade autour du temple pour voir les différentes statues illustrant la vie de Bouddha nous nous apprêtons a repartir lorsqu' un Thaï, tout surpris de voir tant de farangs ici, (nous sommes 4 !) arrête son gros 4x4 flambant neuf à notre hauteur. Il nous dit être de Surin et faire le mécène pour ce site où les dernières découvertes archéologiques accréditeraient l'idée qu'il y ait eu, à la fin du IX ème siècle/début du X ème - c'est à dire AVANT la construction d'Angkor - un énorme « Prasat Hin » (château de pierre) sur le modèle de Phanom Rung. Pour nous prouver ses dires, il nous propose un petit tour des environs et bien sur on lui emboîte le pas. Enfoui sous les racines des arbres il nous montre plusieurs amoncellements de pierres qui, il faut bien le reconnaître, ont manifestement été taillées et empilées par des mains humaines… Et vu les distances entre chacunes des « preuves », si ce que ce gars nous montre sont réellement les traces d'un Prasat, il était immense !!
Le Thai nous photographie plusieurs fois pour bien montrer aux autorités de Surin que ça vaut le coup de lancer un projet de dégagement des ruines puisque déjà une foule ( ! ) de farangs se pressent pour les voir ! Si un jour un parc archéologique voit le jour à Surin ce sera un peu grâce à nous !!!
Nous filons manger à Kanta Kao dans des petites paillotes au bord d'un grand lac, plus authentiquement Thai ça n'est pas possible ! On commence le repas en goûtant des sauterelles grillées, c'est farineux, ça n'a rien d'extraordinaire et il faut bien admettre que le plus dérangeant c'est l'aspect psychologique du truc … Mais en France on mange bien des crevettes et ça a autant de pattes et d'antennes que les sauterelles ! On continue par un assortiment de plats Issan parmi lesquels Pat réussi (avec difficulté !) à en avoir certains Mai Pet (pas épicé) ce qui permet à Krys de manger. En effet, une des caractéristiques de la cuisine Issan est qu'elle est encore plus épicée qu'ailleurs en Thailande, ce qui n'est déjà pas rien !
Après cet excellent repas on visite les petits temples khmers situés à la frontière cambodgienne. Ils datent du XII ème siècle et étaient situés sur la route mythique qui aurait relié Phimaï à Angkor au temps de l'empire khmer. Le premier d'entre eux se nomme Tamuen et on pense qu'il servait de chapelle pour les voyageurs, son sanctuaire a été dégagé de la jungle et restauré. Les pierres volcaniques rouges grenat (latérite) se détachent superbement sur le vert foncé de la jungle.
( Ta Muen )
Le second, Tamuen Thot est plus étendu, on suppose qu'il servait d'hôpital et il a conservé son sanctuaire, quelques pans de murs et un des baraïs. Pour les Khmers ces baraïs (des étangs rectangulaires) avaient une double importance : dans la religion hindouiste ils représentent l'océan cosmique mais plus pratiquement ils servaient aussi (surtout ?) de réserve d'eau.
Le dernier, Tamuen Thom, situé sur la frontière, à seulement quelques mètres du Cambodge fut pendant presque un millénaire le plus grand et le plus majestueux de ces trois temples. Il le reste, malgré les dégâts occasionnés par les Khmers Rouges, qui y établirent une base lors de la deuxième moitié du XX ème siècle et qui le dégradèrent de bon cœur en arrachant à la manière forte (à l'explosif !) de nombreuses pièces d'Art Khmers, ensuite revendues à des collectionneurs peu scrupuleux ... De l'avis général c'est d'ailleurs toujours ce qui ce passe actuellement dans les petits temples isolés dans la jungle Cambodgienne … Il y a encore quelques années il n'était pas possible de visiter Tamuen Thom car le secteur étaient un fief Khmer Rouge. Il y a encore quelques mois, la visite se faisait sous l'escorte des militaires Thaïs avec armes de guerre à l'épaule « au cas où » Maintenant il suffit de donner sa nationalité à l'entrée ( Quand il y a quelqu'un !) pour pouvoir se balader sur le site sans problèmes…
Est-il besoin de préciser que nous n'avons pas vu un touriste depuis le début de la journée ? C'est le miracle de l'Issan, pendant que certains s'entassent dans des coins de Thailande très surfait nous visitons seuls de jolis temples khmers… Et le must, la cerise sur le gâteau, c'est que dans ce coin, tout est (encore) gratuit …
Super Patrick pour ce début de voyage et belles photos comme à tes habitudes, tu parles presque autant que Arnaud .😉 Ont attends la suite avec impatience .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Super Patrick pour ce début de voyage et belles photos comme à tes habitudes, tu parles presque autant que Arnaud .😉 Ont attends la suite avec impatience .
JOUR 3 - VENDREDI 14 JUILLET
La journée aurait du commencer par la visite d'un village où, depuis des siècles, on teint la soie avec des pigments naturels. Mais à part les outils qui n'ont effectivement pas l'air d'avoir changé depuis bien longtemps, nous n'avons pas vu grand chose car c'est la saison du riz et toutes les ouvrières étaient dans les rizières pour repiquer. Du coup, on arrive assez tôt au resto prévu par Alban et Pat. Si vous arrivez dans un resto à 11h en France on vous explique gentiment (si vous êtes chanceux) que c'est beaucoup trop tôt, mais en Thaïlande, on peut manger quand on veut, et on s'installe sans soucis dans de petits bungalows situés sur de grandes pièces d'eau recouvertes de lotus, et rempli d'énormes silures (poissons chats) Une fois de plus, l'avantage d'avoir une Thaie avec nous est indéniable puisque grâce à Pat, la table se retrouve rapidement couverte d'une multitude d'excellents plats Thaïs plus ou moins épicés et on fait un véritable festin ! Vraiment, si vous passez à Surin, débrouillez-vous pour aller au « Souane Ahane Chai Nam Mini Resort » (Oui, je sais qu'écrit comme ça, ça ressemble plus à de l'Arabe qu'a du Thai mais c'est parce que c'est retranscrit phonétiquement !)
Un trajet de quelques dizaines de km et nous arrivons au Prasat Si Khorapum. Comme d'habitude en Thailande ce petit temple Khmer est bien mis en valeur et super entretenu. En ce début d'après midi, il est en plein soleil et dés qu'on ouvre les portes du pick-up la chaleur moite nous « tombe » dessus car il en va du climat comme de l'absence de farangs, je n'en parle pas à chaque page mais ça ne varie pas : il n'y a personne, il fait chaud et il fait très moite !Quand je pense que ceux qui vivent en Thailande admettent tout juste qu'il fait tiède, je n'ose imaginer ce que ce doit être en avril, lorsque même eux avouent avoir chaud ! On paie l'entrée (Ici c'est déjà plus connu et donc payant !) et on fait une visite de ce temple qui fut construit au XII ème siècle pour servir de temple hindouiste puis rénové et converti au bouddhisme au XVI ème . Je «craque » sur les magnifiques bas reliefs des piliers.
Juste le temps de prendre un peu le frais dans la voiture et une quarantaine de kilomètres plus loin nous atteignons Kamphang Kai où, ce qui restait de l'ancien temple khmer à été englobé dans l'enceinte du temple bouddhiste. A peine arrivé, on se rend compte que la visite va être bien différente des précédentes car il y a ici une fête en l'honneur du Luang Po (le Vénérable = le « moine-chef » ) et du coup, il y a foule autour du temple, notamment une flopée de gamins dans leurs uniformes d'écoliers. Quelle ambiance ! Inutile de vous dire que le spectacle que nous leurs offrons (4 farangs dont une blondinette) déclenche chez eux des crises d'hilarité ! Après un petit moment, les jeunes filles, plus téméraires que les garçons «osent » nous approcher et tentent d'entamer la conversation avec Alex. Elles reviendront un peu plus tard nous offrir gentiment des bouteilles d'eau … Pour une fois, je fais beaucoup plus de photos de gamins que des vieilles pierres, qui n'ont ici, de toutes façons, rien d'exceptionnelles !
Le défilé qui arrive ensuite est composé de quelques camions décorés sur lesquels sont juchés des moinillons, des moines et le Vénérable. Suivent en portant des portraits du Roi, une trentaine de jolies jeunes femmes en costumes traditionnels Thai, puis un groupe de jeunes hommes également en costumes traditionnels. Derrière il y a les groupes scolaires en uniforme et la procession se termine par un gros groupe de gens du village qui se trémoussent sur de la musique techno thaïe endiablée !!
Sur la route du retour on passe encore voir le Prasat Chang Pi dont il ne reste plus grand chose mais qui dégage malgré tout un certain charme de par son isolmement et un peu plus loin, les trois petites tours qui sont les seuls vestiges du Prasat Muang Thi édifié au XII ème sous le règne de Jayavarman VII.
JOUR 4 - SAMEDI 15 JUILLET
On se lève tôt, on petit déjeuner rapidement et on quitte Pat & Alban à 7h15 pour continuer notre trip vers l'Est. La raison de ce départ matinal est que je ne veux pas arriver trop tard au Preah Vihear qui sera notre « grosse » visite du jour. L'endroit est connu et fréquenté (Moins que Phimaï bien sur mais plus que les Tamuen) et en Thailande, dés qu'un endroit attire le touriste et est donc susceptible de générer du fric, tout le secteur est classé Parc National (PN) et il faut payer 200Baths/personne (tarif de Juillet 06)
Une fois cette dime acquitée et la voiture garée, on s'aperçoit que contrairement à d'habitude il n'y a ici ni panneaux ni indications pour aller aux points d‘intérêts qui sont ici multiples : panoramas, sculptures à flancs de falaises et temple Khmer. On emprunte donc un petit chemin en espérant qu'il nous mènera jusqu'aux grandes sculptures à flanc de falaise dont on a vu la photo dans plusieurs bouquins et qui sont représentées sur un immense panneau devant le « visitor center » du site. On admire au passage un somptueux panorama sur le Cambodge
On descend un long escalier qui, après avoir longé la falaise sur une dizaine de mètres, nous amène devant une porte grillagée et cadenassée. On a beau scruter attentivement la paroi dominant le chemin que nous venons de suivre: pas de sculptures ! Pourtant vu leurs tailles elles devraient se voir … On remonte l'escalier, on tourne, on vire, je m'énerve mais il n'y a pas d'autres chemins ni d'autres falaises… En plus, en nous voyant chercher, les locaux nous désigne le grand escalier qu'on vient de prendre … C'est une histoire de fou, mais où sont ces foutues sculptures ?! Je redescends en redoublant d'attention mais rien… Et c'est LE dernier coup d'œil à travers la porte grillagée qui me révèle l'arnaque : les photos laissent penser que les sculptures sont grandes alors qu'en réalité elles ne mesurent qu'une trentaine de centimètres et qu'on ne peut les voir QUE par l'ouverture amenagée au milieu de la porte grillagée ! Les spécialistes pensent que ces sculptures auraient 1500 ans et qu'elles représenteraient les 3 Dieux principaux de la religion hindouiste … Admirez l'emploi sur-fréquent du conditionnel qui indique qu'en réalité ils ne savent pas grand chose !
Vous les auriez vu, vous ?
Maintenant, à nous Preah Vihear ! Cet ensemble de temple fut construit avant Angkor, entre les IX ème et XII ème siècles, au sommet d'un des monts de la chaîne des Dangreks. Bien que situé sur la frontière, il appartient légalement au Cambodge depuis que le jugement de la cour internationale de justice de La Haye décida le 15 juin 1962 que d'après une cartographie de 1907, Preah Vihear était Cambodgiens. Ce qui explique qu'en Thaïlande ces temples soient quelquefois (souvent !) appellés par leurs noms Thaï de Khao Phra Wihan !
Ce qui est savoureux dans l'histoire et qui fait tout le piquant de cette décision technique c'est que l'accès est beaucoup plus facile par le coté Thaï que par le coté cambodgien ! Ce qui est moins drôle, c'est que du coup, les deux pays utilisent Preah Vihear pour soutirer de l'argent aux touristes. En effet, après avoir payé les 200Baths pour pénétrer dans le PN il faut encore payer 5Baths (soi disant pour payer la photocopie de votre passeport que vous devez présenter aux militaires. Sauf que cette photocopie n'est jamais faite !) On entre alors au Cambodge où il faut à nouveau payer 200B/personne cette fois bien sur … aux Cambodgiens !
Le fait que Preah Vihear ait servi de base aux Khmers Rouge et que ses alentours aient été truffés de mines anti-personnelles à rendu tardive son ouverture au public puisque si officiellement celle-ci date de 1998, la visite SANS présence militaire n'est possible que depuis fin 2003. Quant à la dernière campagne de déminage menée en coopération entre les gouvernements Cambodgiens et Français elle date seulement de novembre 2004 comme l'indique un panneau à gauche du premier escalier [...]
Le premier escalier de Preah Vihear
JOUR 4 - SAMEDI 15 JUILLET (suite)
[...] Sur le site on voit immédiatement les différence entre le Cambodge et la Thailande. Dans l'un les alentours des monuments sont dégagés, propres et entretenus. Dans l'autre il y a des stands recouverts de bâches multicolores dans tous les sens. Et dès qu'on passe devant on entend la petite musique : «Hello Mister, you want to buy cigarettes ? You want to buy Angkor Beer ? You want to buy tee shirt, postcards ? » L'ascension du premier escalier et la vue à son sommet mettent dans l'ambiance : l'ensemble des temples sera majestueux, Preah Vihear s'étend sur quatre niveaux, mais il faudra les conquérir les uns après les autres car le chemin est long et éreintant ! On constate aussi que les Cambodgiens ont installé des stands sur le moindre endroits dégagés, y compris entre les temples ...
A un moment, je me fais « harponner » par 2 gamines d'une douzaine d'années qui proposent des cartes postales. Evidemment je décline cette 882 ème offre sans m'arrêter de marcher mais elles contre attaquent en répondant « May be later ? » (peut être plus tard ?) et sans faire plus attention j'acquiesce pensant au « plus tard » qui dans notre société remplace souvent le « Jamais » . Mais les gamines m'emboîtent aussitôt le pas et je souris en comprenant que je viens de refermer moi-même le petit piège qu'Alban nous à décrit ce matin : elles vont m'accompagner jusqu'en haut, sans me reproposer quoi que ce soit, juste me suivre et forcément, à un moment je craquerais d'avoir ces deux gamines à mes basques et je leurs achéteraient leurs cartes !
L'ascension est épuisante et pourtant il ne fait pas trop chaud, il y a même un peu de vent alors j'imagine qu'en pleine chaleur ce doit être purement et simplement tuant ! Ceci écrit, il faut bien admettre que la récompense est à la hauteur de la peine car chaque volées de marches dévoilent des ruines impressionnantes. Est-ce un tremblement de terre qui a secoué les temples et disloqué ainsi les énormes blocs de pierres taillées ou bien est ce les architectes qui avaient sous estimés le poids des édifices et le sol s'est-il tout simplement affaissé ? Mystère …
Au fur et à mesure qu'on avance, le temple semble sans fin… encore des temples, des murs, des portes, des linteaux sculptés… C'est sans conteste le plus bel et le plus grand ensemble khmer que j'ai jamais vu ( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) Dans le dernier temple le sanctuaire est presque complètement écroulé mais on peut emprunter les allées couvertes qui faisaient le tour de la cour centrale à la manière des cloîtres des monastères. Même ici ils ont monté des stands : « Angkor beer, cigarettes ?? »
Encore quelques dizaines de mètres pour atteindre le bout de la falaise et c'est cette fois la nature qui offre un spectacle à couper le souffle : un panorama de toute beauté sur la jungle Cambodgienne. A ce propos, certains disent venir à Preah Vihear depuis le Cambodge mais de ce coté là, la paroi présente un à pic vertical de plusieurs centaine de mètres et à moins de s'appeler Patrick Edlinger ou Spiderman je vois mal comment ça peut être possible !
Comme je suis monté d'un bon pas, je me retrouve en haut en compagnie d'un groupe de moine un peu surpris de voir un farang tout seul. Certains viennent se faire prendre en photo à côté de moi, c'est assez marrant d'être le centre d'intérêt général ! Bien évidemment je profite de l'occasion pour les photographier moi aussi puis, je reste de longs instants à contempler le paysage … Le calme, la paix, la sérénité … Tout ce que j'aime … Mais bientôt le temps reprend sa marche car quelques moinillons aux crânes rasés arrivent avec une radio achetée sur un des stands, le son crachotant est à fond, ça fait un max du bruit et ça les fait marrer !
Les moines en haut de Preah Vihear
Lorsque Krys et Alex me rejoignent, j'achète à chacune des deux gamines (Et oui, tout ce temps elles étaient toujours là !) ) un jeu de cartes postales, je ne pouvais de toutes façons le faire plus tôt, c'est Krys qui a les sous ! Puis, après un petit moment nous redescendons tranquillement en admirant une dernière fois ces ruines qui dégagent une atmosphère bien spéciale. S'il était restauré Preah Vihear serait indéniablement splendide mais en l'état il est émouvant … Mais de toutes façons, comme les Cambodgiens disent qu'ils ne commenceront la restauration ici que lorsque celle d'Angkor sera terminé, c'est à dire probablement jamais, les temples garderont encore longtemps leur atmosphère !
On mange vite fait dans une des cantines à coté du parking puis on part plein Est en direction de Kong Chiam par la petite route qui longe la frontière laotienne en traversant des paysages de rizières et de jungles où ne reste que quelques très grands arbres, rares survivants de la déforestation. On passe aussi devant des plantations d'hévéas, faciles à repérer grâce au gobelet fixé à chaque tronc pour recueillir la sève de l'arbre qui s'écoule par les incisions faites quotidiennement dans l'écorce de l'arbre. Ce latex 100% végétal est ensuite mélangé avec un autre composant puis pressé afin de former des plaques qu'on laisse sécher au soleil.
Le Tohsang Kong Chiam Resort, où nous allons passer deux nuits, est un superbe Resort situé juste devant le Mékong, au milieu de somptueux jardins tropicaux . Comme prévu, les fenêtres de notre chambre donnent sur le fleuve et tout va pour le mieux … ou presque, car comme nous le constaterons dans presque tous les Resort où nous irons en Thailande, il y a toujours un petit truc qui vient casser le niveau de standing que voudrait se donner l'hôtel. Ici c'est la très-très faible pression d'eau à la douche ! Surprenant alors qu'on est en pleine saison des pluies …
Nous dînons ce soir là au resto de l'hôtel mais comme ici la clientèle est essentiellement Thaïe on y mange une VRAIE cuisine Asiatique et pas un ersatz comme ça arrive dans les Resort pour farangs ! … Bonne surprise, bien que dînant dehors nous ne sommes pas assaillis par des nuées de moustiques comme on le redoutait, il y a bien quelques insectes mais vraiment rien de terrible. Autre surprise, mais moins bonne, j'apprends en discutant avec un serveur ce qu'aucun de ces damnés guide de voyages n'est foutu d'écrire, à savoir que le phénomène naturel nommé «Bi- coloured river » qui se produit à l'endroit où les eaux vertes de la rivière Moon se jettent dans les eaux rouges du Mékong n'est absolument pas visible en cette saison, car les violentes pluies tropicales colorent toutes les rivières en brun ! Pour profiter du spectacle il faut venir pendant la saison sèche ! Enfin c'est ce que le gars m'a dit mais Serge est venu pendant la saison sèche et n'a rien vu non plus ce qui me laisse penser que ce phénomène ne se produit qu'en certaines - rares - circonstances.
Coucher de soleil sur le Mékong
JOUR 5 - DIMANCHE 16 JUILLET
Les premières visites de la journée sont pour le Parc National de Pha Taem, tarif habituel, 200Baths/p. On y voit les champignons rocheux de Sao Saliang, formés par le même phénomène géologique que ceux de Cappadoce : une couche de roche "tendre " recouverte quelques millions d'années plus tard lors déruption volcanique par une couche de roche plus dure. La couche dure finit par se fissurer, l'eau s'infiltre et vient eroder la couche tendre du dessous formant un "pied" fin sur lequel repose un "chapeau " plus large en roche dure.
Mais l'interet majeur du site est la falaise de Pha Taem où, comme en Dordogne, les hommes peignirent sur la paroi rocheuse plusieurs séries de dessins repésentant des animaux et les activités à la mode à l'époque : la chasse et la pêche. D'après tous les panneaux du site ces peintures auraient 3500 ans ce qui me paraît bien peu quand on pense que celles de Lascaux ont 15 000 ans mais bon … La promenade est sympa, le chemin est à l'ombre, des plates-formes en bois ont été aménagées pour que les visiteurs puissent se reposer, et par endroit le chemin passe sous des filets d'eau qui permettent de se rafraîchir ! Du haut de la falaise on a un super point de vue sur le Mékong et le Laos et si on est la haut lorsque le soleil se lève, on peut profiter des premiers rayons du soleil sur la Thailande car c'est le point le plus à l'Est du pays.
On poursuit avec diverses visites aux alentours, notamment à la cascade de Soi Sawan où nous essuyons notre première pluie tropicale. Heureusement qu'il y a un abri car il est tombé de véritables cordes pendant 10 minutes. Le pire c'est que nous nous apercevons que les orages ne rafraîchissent même pas car la chaleur du sol fait évaporer l'eau et augmente l'hygrométrie que je soupçonne d'être au moins à 100% ! Le reste de la journée ce passe en promenade dans les environs et après un arrêt dans une échoppe le long de la route où ils vendent de magnifique gong, (mon copain Serge m'avait prévenu qu'il fallait s'y arrêter ! ) on rentre tranquillement a l'hôtel. De toute façon on ne peut plus faire grand chose d'autre car il s'est mis à tomber des cordes à tel point que par moment on ne voit pas à 5m !!!
JOUR 6 / LUNDI 17 JUILLET
Après un dernier breakfast face au mythique Mékong, on entame les presque 600 kms qui doivent nous ramener au parc de Khao Yai. Cette fois on prend la route directe et on traverse des rizières, des rizières et encore des rizières ! Il semble qu'ici, à l'Est de l'Issan la question du repiquage ne se pose pas (encore ?) car tout le monde semble être occuppé à repiquer le riz, les pieds dans la boue et le corps cassé en deux . Ce que nous avait appris Pat & Alban me revient d'ailleurs à l'esprit : le tarif officiel est de 130 Baths pour une journée de travail dans les rizières … C'est si peu, quand on pense qu'une fille « de tabouret » à Patong peut gagner 5000 Baths en une soirée, soit près de 40 fois plus … Soit le même différentiel qu'entre un salaire mensuel de 1000€ ou bien de … 38 000€ !!! Ca laisse pensif, non ?
Ceux qui ont lu le récit de notre première arrivée au Green Leaf se souviennent peut être de la galère pour trouver cette GH, cette fois tout est différent puisque je connais les lieux et qu'en plus j'ai le point GPS, ce qui change la vie ! Nous sommes accueillis la bas avec de grands sourires, c'est sympa on a l'impression d'arriver chez des copains, et ils nous ont reservé leur plus belle chambre ! Alors qu'on dîne, ceux qui ont fait le trip dans la jungle reviennent et vu l'état dans lequel ils sont, il semble bien que nous ayons eu raison d'amener les 10 kgs de chaussures de marche ! [...]
Je me régale de lire ton parcours, j'ai noté une phrase de ta part """( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) """ Là je peux te dire que tu seras presque obliger d'y aller car là-bas c'est monumental majestueux tu peux y aller par la route de Thaïlande sans problème moins cher que l'avion et en plus tu vois du pays sur le terrain . Sans pour autant dénigrer loin de là les temples Khemrs sur le territoire Thaïlandais qui sont magnifiques à voir, mais c'est comme un feu d'artifice Angkor c'est le bouquet final .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
🙂 ..... je viens de recevoir un téléphone du Ministère du tourisme cambodgien Marco, et tu es définitivement engagé pour promouvoir le tourisme au Cambodge ..... 😉
🙂 ..... je viens de recevoir un téléphone du Ministère du tourisme cambodgien Marco, et tu es définitivement engagé pour promouvoir le tourisme au Cambodge ..... 😉
On va faire du sacré boulot tout les deux alors 😉
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Je me régale de lire ton parcours, j'ai noté une phrase de ta part """( Je ne parle donc pas d'Angkor puisque je n'y suis pas allé) """ Là je peux te dire que tu seras presque obliger d'y aller car là-bas c'est monumental majestueux tu peux y aller par la route de Thaïlande sans problème moins cher que l'avion et en plus tu vois du pays sur le terrain . Sans pour autant dénigrer loin de là les temples Khemrs sur le territoire Thaïlandais qui sont magnifiques à voir, mais c'est comme un feu d'artifice Angkor c'est le bouquet final .
oui, mais le Preah Vihear a gardé cette part de magie......parce que c'est pas trop fréquenté......Angkor il y a quand même beaucoup de monde..........
.......oui, mais le Preah Vihear a gardé cette part de magie......parce que c'est pas trop fréquenté......Angkor il y a quand même beaucoup de monde..........
Salut Dennis,
C'est exact ce que tu dis, il y a quelques années j'ai eu de la chance d'y aller à Siem Reap lorsque j'ai visiter les Temples d'Angkor j'étais tout seul dans le Wat Pot d'ailleurs sur le VF j'ai mis des photos .
Mais maintenant tout cela à changer des gros hôtels ont pousser comme des champignons à des prix très élever .
Mais on peut encore visiter sans voir cette foule qui sont programmés comme des horloges à des heures précise des cars remplis de touristes arrivent, faut faire complètement le contraire d'eux (les horaires) qui sont en voyage organisé et on peu éviter cette foule dont la majorité asiatique beaucoup d'entre eux n'apprécient pas comme ils se doit ces lieux magiques .
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Merci Marco.
En ce qui concerne Angkor, ... on a déja parlé de tout ça : Angkor est maintenant totalement envahi par le tourisme intensif, hors je n'ai pas le pouvoir de dissocier le lieu et l'atmosphère du lieu et dans l'endroit le plus merveilleux du monde si autour de moi c'est la cohue ca me cache le truc ...
A ce jour on ne peut sortir de Thailande avecune voiture de location et puis il est clair que la conduite Cambodgienne est très beaucoup plus pire que la Thaie !
Je ne sais plus si je l'ai laissé ou pas tellement j'ai remanié ce texte mais à un moment j'ai écrit qu'il fallait visiter Preah Vihear en dernier pour ne pas que les autres temple paraissent fade ... En dernier avant Angkor bien sur !
JOUR 7 - MARDI 18 JUILLET
Je me suis réveillé tôt, comme toujours lorsque nous sommes en voyage et attablé sous la véranda du Green Leaf je regarde avec inquiétude le ciel menaçant. Si les quatre premiers jours nous n'avons pas eu de pluie, il semble bien que la saison humide nous a rattrapée… En voyant arriver nos compagnons du jour je constate que le Green Leaf marche bien car si nous n'étions que 6 cet hiver nous serons aujourd'hui 15 personnes : 6 Français, 2 Espagnols, 4 Autrichiennes et nous 3. On manœuvre pour éviter le groupe de Français qui parle un peu fort à notre goût et on se retrouve avec les Autrichiennes.
Cette fois il n'y a rien à voir avant l'entrée du parc de Kao Yaï, (pour nous c'est donc le 3 ème PN du trip) les oiseaux ne sont pas au rendez vous et le premier animal visible est notre vieux pote le varan arboricole qui semblait habiter à l'année dans son arbre ! Le ciel devient de plus en plus menaçant et les premières gouttes tombent alors que nous mettons les guêtre destinées à empêcher les sangsues de venir nous coller de trop près ! On a le temps d'apercevoir quelques jeunes calaos au bec encore blanc et deux ou trois gibbons avant que la pluie ne se mette à tomber pour de bon, nous obligeant à enfiler les imperméables.
Sous le déluge tropical les feuilles des arbres nous donnent quelques minutes de répit mais ensuite on prend autant d'eau que si nous étions en terrain découvert … Bien évidement tous ceux qui ont déjà mit un ciré ou un K-way le savent, à cause de la transpiration (et dans la jungle on transpire ferme !) on finit par être aussi trempés en dessous qu'au-dessus et comme l'eau qui coule sur l'imperméable tombe sur le pantalon, on se retrouve de toutes façons au bout d'un moment trempé de la tête aux pieds !
Nine a beau scruter les arbres pour tenter de voir des animaux, eux n'étant pas "Ting Tong " (fou en Thai) ils restent abrités et invisibles. Nous profitons des arrêts pour arracher les petites sangsues sur nos chaussures, nos guêtres et nos capes. Une des filles en chope même une sur le menton, Nine lui enlève grâce a un petit stick hyper efficace mais c'est charmant quand même … Et ce nest pas le seul piège, il faut également faire très attention en marchant car les chemins sont extrêmement glissants et la perspective de s'étaler de tout son long dans la boue n'est guère tentante… Cette partie de plaisir dure une heure, peut être deux, je ne saurais dire, au bout d'un moment on ne consulte plus sa montre, on se contente d'avancer, de faire attention à ne pas tomber et d'enlever les sangsues qui inlassablement tentent de trouver la viande …
Le fond de l'air est légèrement humide
On finit par sortir de la jungle et je sais que de là, il ne reste plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver à la tour d'observation où nous avions déjeuné la dernière fois. Mais la pluie semblait nous attendre « à la sortie » et redouble encore d'intensité. Nous parcourons les dernières centaines de mètre sous de véritables hallebardes tout en marchant dans un torrent créé par l'eau qui dévale le chemin en pente … On atteint enfin la tour mais avant de manger, il faut encore procéder à une séance approfondie d'enlèvement de sangsues car malgré nos efforts ces petites saloperies se sont fixées un peu partout ! Moi qui avais voulu voir la différence entre un trip sec et un trip humide … Et bien je la vois bien la différence, l'un est agréable et l'autre chiant !
Après le repas, on profite d'une accalmie pour rejoindre les voitures et aller jusqu'à ce qui était cet hiver la jolie chute d'eau de Haew Suwat. Mais elle s'est transformé en monstre rugissant qu'on ne peut même pas approcher ! On boit un petit café avant de remonter dans le pick-up pour parcourir la jungle, mais « quand ça veut pas, ça veut pas » et il n'y pas moyen de voir le moindre mammifère…
Heureusement qu'il reste les reptiles ! Le jour précédent Nine a repéré deux vipères vertes qui sont encore au même endroit, semblant dormir, lovés sur une branche à 2 mètres du sol. Et ce que j'avais constaté en décembre se reproduit. Dans un premier temps les occidentaux respectent une prudente distance de sécurité mais en voyant Nine et Lek s'approcher comme si c'était des lézards inoffensifs il y a une « perte de la notion de dangerosité » et bientôt tout le monde photographie les serpents de près … Pourtant ils sont venimeux, mortels, et vu leurs positions si l'un d'eux attaquait, il mordrait au visage …
Le trip continue mais l'ambiance est morne, il tombe à nouveau des cordes, il n'y a rien à voir et même les éléphants ne daignent pas se montrer ! On finit par rentrer au GLeaf à 20h30, boueux et trempés. Le pire pour les filles avec qui on était, c'est que comme elles voyagent avec leur sac sur le dos, elles n'ont qu'une paire de chaussures qu'il leur faudra remettre le lendemain quelquesoit leur état ! Quelque fois il est bien agréable de trimballer des sacs bien remplis dans un gros pick-up !
JOUR 8 - MERCREDI 19 JUILLET
En apprenant que nous étions allés à Pha Taem, un des gars du Gleaf, Jo, nous dit qu'il y a également des peintures rupestres dans les environs, il nous explique où elles sont et nous indique que dans le même secteur il y a également un des plus vieux Bouddha allongé de Thailande et les ruines d'une ancienne cité. Ce sera notre excursion de la matinée.
En route, nous nous arrêtons aux échoppes des tailleurs de pierre situés le long de la route. La plupart de leurs réalisations sont superbes et j'en aurais bien ramené une mais j'aurais probablement été "légèrement" en surcharge dans l'avion !
On trouve ensuite assez facilement l'ancienne ville de Muang Senna qui aurait été occupée du VII ème au XII ème siècle. Il n'en reste que quelques bases d'édifices, rien de vraiment captivant et on file rapidement vers le Rectiling Buddha (Bouddha allongé) On galère un peu pour trouver le temple, d'où l'intérêt d'avoir un bouquin ou les noms sont marqués aussi en Thai, ça permet de simplement montrer le nom et de se faire indiquer la direction par les locaux. Le nom du temple ? Mais bien sur, c'est le Wat Dhammachraksemaram à Ban Klong Khawng, simple, non ?
Ce Bouddha est caractérisé par le fait qu'il fut simplement taillé dans la roche sans être ni recouvert de stuc ni peint. Il date du VIII ème siècle, est de style Dvaravati et mesure une quinzaine de mètres de long. Un toit a été construit au-dessus afin de le protéger et un petit musée à coté montre différents objets de la même période retrouvé aux alentours. Comme aucun farang ne viens ici et que tout est dans l'enceinte d'un temple l'accès est gratuit.
Sur la route du retour on fait un crochet pour aller voir les peintures rupestres de Khao Chan Ngam. Un panneau indique qu'elles furent découvertes en 1938 et qu'elles dateraient, elles aussi, d'il y a environ 3500 ans, c'est bizarre cette histoire … Encore plus étonnant, ici, certaines peintures paraissent vraiment reluisantes…
En arrivant à la GH on constate, guère surpris, qu'aucun de ceux qui étaient là hier n'est resté pour faire le « Bat trip » Krys et moi nous étions déjà fait la réflexion cet hiver, alors qu'on pourrait croire que les backpackers prennent le temps de voyager, la plupart d'entre eux passe vite, très vite, trop vite. Certains repartent même directement le soir après le « jungle trip » … En fait ceux qui vont voir les chauves-souris avec Jo sont ceux qui arrivent en matinée, trop tard pour partir dans la jungle et qui ne peuvent pas faire autre chose. Si tous les trains arrivaient tôt le matin et repartaient tard le soir j'ai le sentiment que bien peu resteraient au Green Leaf, la plupart ne voyant que le coté « pas cher », pas celui «ambiance Thaie », dommage pour eux ...A nouveau il pleut.
On passe devant la source où nous nous étions baignés en décembre, pour constater que ce n'est plus qu'une immonde marre boueuse et je susi sur que les autres passagers du pick-up ne comprennent pas pourquoi on s'arrête pour regarder ca !
Après un petit tour dans la grotte où dorment les chauves souris, on va sur la colline pour voir les chiroptères s'envoler. La terre rouge est détrempée, glissante et collante à souhait, nous avions prévu le coup et remis nos affaires de la veille mais ceux fraîchement débarqués qui sont en sandales ne sont pas déçus !!
Batman, Batgirl et Batboy !
En attendant que les bestioles se réveillent, Jo, avisant quelques énormes milles pattes d'au moins 20 cm, les rammasse et propose de les placer sur les mains et les bras des farangs ! Bien que les arthropodes soient impressionnants (et renseignements pris, d'une espèce totalement inoffensive : Trigoniulus corallinus ) presque tout le monde accepte d'avoir un gros mille patte sur les bras ! Je vous le dis, ici, les gens changent !
Quand les 2 millions de chauves-souris prennent leur essor dans le ciel, tel un long serpent se tortillant, il ne pleut plus depuis un petit quart d'heure ce qui me permet de photographier sans avoir à tenir le parapluie avec les dents, c'est tout de même plus pratique ! Un peu plus tard Krys me fait remarquer que même côté business, le Green Leaf manifeste plus d'égards envers ses« guests » c'est à dire les clients, que d'autres Resorts du coin puisque nous n'avons jamais été plus de 8 par pick-up alors que nous avons croisé à la bat-cave un groupe du Kao Yaï Garden Loge où ils étaient 12 dans le pick-up !
......j'ai été dans le même hotel à Kong Chiam, il ya avait de la pression à la douche........un bel hotel avec une vue imprenable.............c'est un coin plutôt pas mal là bas............
OUi, c'est splendide. Pour la presion ça dépend probablement/peut être de l'étage ou tu est ?
Bon, ce n'est pas grave mais ça me fais toujours sourire ces resort " pouet-pouet" ou y'a presque toujours un truc qui part en quenouille ! 😮
.......ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie.........
..........ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie.........
Oui mais à condition de pas attraper le courant en prenant sa douche .😏😏😏😏
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
Decidement le tigre, tu me fais voyager ... je n'ai pas encore tout lu, pas trop le temps du fait que je suis aussi en voyage, mais pour sur, je vais le faire ¡ et te remercie d'avance des reves qui ne manqueront pas de suivre 🙂
[...]JOUR 9 - JEUDI 20 JUILLET
Cette fois, il n'est pas question de partir du Green Leaf en catimini. On charge nos affaires (qui sont encore trempés, heureusement que nous avons des sacs plastiques) dans la voiture avant d'aller déjeuner et on regarde un petit moment la pluie qui s'est remise à tomber avec la violence habituelle dans cette partie du monde. Il faut bien avouer qu'on tire également une certaine joie sadique à mater du coin de l'œil les mines déconfites de ceux qui vont partir en jungle … Je sais c'est pas gentil mais c'est marrant, chacun son tour d'en baver ! Une dernière photo de la Green Leaf's Team devant leur Toyota modèle Tiger (Nine hilare me glisse que je pourrais ainsi dire que j'ai vu un tigre à Khao Yaï) et nous les quittons.
On traverse Kanchanaburi en milieu d'après midi et on se rend directement au Tiger Temple, situé une quarantaine de km après la ville sur la route 323. Le prix de l'entrée a récemment augmenté à 300 Baths (6€) mais ici on sait à quoi servira cet argent : à clôturer une grande parcelle de jungle pour accueillir les tigres. Avant de voir les animaux, on croise nos premiers touristes- farangs du séjour, beaucoup sont habillés correctement mais pour une partie d'entre eux le fait qu'ils soient dans l'enceinte d'un temple ne les empêchent pas de porter mini-short, mini-jupe et autres brassières ultra fine… Première recnontre de ceux que nous allons de plus en plus voir au fur et à mesure que nous irons vers le Sud … Ouais, génial …On se dirige vers le fameux « canyon des tigres », que nous avions vu dans les documentaires à la télé et qui, pour être franc nous fait bien baver, en effet, à ma connaissance cet endroit est le seul au monde ou l'on peut caresser des tigres en liberté. Et les félins sont effectivement là, en pleine sieste, sous le regard bienveillant du moine qui les a recueilli il y a quelques années. La seule chose qui change par rapport à l'image que nous avions des lieux est la dizaine de jeunes Thaïs en T-shirt bleus visiblement là pour canaliser les touristes. Pour se faire prendre en photos avec les tigres, il suffit d'arriver, de passer son appareil photo à un des jeunes Thaïs et de suivre tranquillement celui qui vous prend par la main. Il vous emmène poser à côté des tigres (qui ne vous accordent aucun intérêt, totalement absorbé par leur sieste !) pendant que celui qui a votre appareil photo vous mitraille joyeusement ! Voyant que deux tigres sont en train de jouer dans la marre au fond de la carrière, je les désigne avec un sourire et celui qui a mon appareil va gentiment faire une série de clichés qui seront plus que satisfaisant, révélant même une recherche artistique avec de très gros plan de l'œil d'un des félins… Nous restons une bonne heure à admirer les tigres et à voir les gens arriver en groupe au rythme des songthéos (taxi collectif), se faire prendre en photos et repartir au bout d'une dizaine de minutes … Imperceptiblement le soleil s'est caché derrière de gros nuages et une soudaine rafale de vent vient tirer les gros chats de leur torpeur. Devinant que la pluie arrive, le moine décide d'arrêter les photos et de remmener les tigres dans leur cage mais avant qu'il n'en ait eut le temps l'orage éclate. Tandis que les humains tentent de s'abriter sous les parasols, (ou, pour certains de protéger leur matériel photo !) les tigres, bien réveillés maintenant, s'amusent joyeusement dans les flaques d'eau . De notre coté c'est la troisième journée consécutive on se retrouve trempés !! Quand la pluie se calme, le moine accompagné d'un des gars en bleu part en tenant un tigre en laisse. Au moment où il passe devant nous, le jeune nous fait signe de suivre. Je ne me pose pas de questions, je dis à Alex de me suivre et on fonce pendant que les autres se demandent encore ce qu'ils doivent faire. Le moine se retourne et me file la laisse dans les mains tout en me disant « Promène le comme tu le ferais avec un chiot ! » et je me retrouve en train de promener un tigre adulte en laisse avec Alex marchant de l'autre coté ! Ce sont ensuite les jeunes en bleu qui remontent les autres félins, le moine revenant lui-même chercher le dernier tigre ainsi que la vingtaine de personnes qui s'était fait coincer comme nous par l'orage. Essayez d'imaginer la scène, un petit moine tenant vaguement un gros tigre par le collier, tandis qu'autour, sans craintes, marche tranquillement un groupe de gens … Vraiment ce pays est étonnant … Si vous n'aviez jamais entendu parler de ce temple auparavant ou que, encore pire « on » vous a dit des horreurs sur ce lieu, laissez moi vous racontez comment ce qui était, il y a encore quelques années, un temple tout ce qu'il y a de plus classique est devenu le Tiger Temple. Tout à commencé le jour où des habitants du village voisin amenèrent deux bébés tigres dont les parents avaient été tués par les braconniers. La philosophie Bouddhiste étant altruiste, les moines décidèrent d'élever ces tigres. Ils le firent avec beaucoup de bon sens : jamais de viande rouge, seulement de la viande blanche, saignée et bouillie, pour enlever au maximum l'odeur de sang et le plus important, arriver à TOUJOURS faire croire à l'animal que l'homme est plus fort que lui... Pour arriver à nourrir les tigres et mener à bien leur projet de clôturer un morceau de jungle afin que les félins soient plus à l'aise, les moines eurent l'idée de faire payer le fait de pouvoir caresser les tigres. Encore une fois avec un sacré bon sens car le public n'a accès aux tigres QUE l'après midi, quand les félins ont bien mangé et ne pensent qu'a faire la sieste ! Malgré tout il arrive que les meilleures intentions soient mal comprises, surtout par ceux qui ne veulent pas comprendre, qui se font leur avis en passant 4 minutes 30 sur le site ou qui n'existent que par le dénigrement mais peu importe, cette après midi là, ce que NOUS avons vu entre le moine et "ses" tigres est de l'amour et rien d'autre
Le moine et un des tigres
On parcourt rapidement la quarantaine de km qui nous séparent encore du River Kwai Village Hotel où Arnaud nous avait réservé un bungalow flottant sur la rivière : un raftel. Aménagés de façon traditionnelle thaïe, avec du bois de teck partout, une terrasse qui donne directement sur la rivière Kwai, récemment rénovés, ils sont superbes, aussi bien extérieurement qu'intérieurement… Vraiment magnifique. Et quitte à devenir redondant j'ecrirais une fois encore que j'adore ce pays ou on peut passer une nuit dans une guest house à 300 Baths et la nuit suivante dans un raftel à plus de 3000 Baths …
Depuis le début de ce séjour nous avions réussi un sans faute, mais ce soir là nous faisons notre premier faux pas, un peu lassé de la voiture nous décidons naïvement d'aller manger au buffet du Resort. On se rend compte que notre erreur lorsqu'on se retrouve face aux plats de frites, de spaghettis bolognaise et de poulet rôti : « Damned de la bouffe pour farangs !!! » Les plats bien sur totalement insipide, je tente d'avoir de la sauce pimentée et je ne vous dit pas la tête des serveurs, le farang classique « pleure » parce que c'est trop épicé et d'un seul coup il y en avait un qui pleurait parce que ça ne l'était pas assez … Farang ting tong !!
En mangeant j'observe tous ces farangs qui veulent manger comme chez eux, boire comme chez eux et j'essaye désespérément de comprendre pourquoi ils ont parcouru 12 000 kms pour tenter de retrouver les mêmes choses que chez eux…
JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET
Après le breakfast, où il est bien plus facile de trouver des saucisses que du riz, nous filons directement a la Lava Cave, une grotte avec des concrétions calcaires.
On paye les 200B/p pour rentrer dans notre 4 ème parc national et on visite les grottes dans des conditions dont je n'oserais même pas rêver en France : nous sommes seuls et je peux photographier ce que je veux comme je veux !
Pendant que je peaufine mes prises de vues, un groupe de 4/5 farangs emmené par un guide Thaï nous dépasse au pas de charge … A peine le temps de prendre 4/5 clichés qu'ils reviennent déjà et quittent la grotte … Ca c'est de la visite expéditive ! Vu le faible échange gazeux avec l'extérieur, l'air de la grotte est pas mal chargé en gaz carbonique et au bout d'un (bon) moment Krys et Alex ressentent de légères difficultés à respirer et préfèrent ressortir.
Je reste seul et "écoute le silence"… Quelle incroyable expérience … On perçoit d'abord un profond silence puis peu à peu l'oreille s'affûte et on distingue des bruits de plus en plus infimes, une goutte d'eau qui tombe, le cri d'une chauve-souris… Après un loooooong moment je fini par me résoudre à ressortir … JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET
[...] Pour l'après midi j'ai prévu d'aller au parc d'Erawan voir les célèbres cascades qui, à cette époque, sont censées être superbe grâce à l'important débit d'eau. Evidement, la plus belle chute d'eau est la dernière, la 7 ème, celle qui est tout en haut, celle qui demande une bonne heure de crapahutage avant de se dévoiler !
Comme Krys a toujours ses problèmes d'asthme et que de l'avis général la montée est fatigante je propose aux filles de m'attendre en bas ce qu'elles acceptent … avec un certain soulagement ! Dans ces conditons je décide de monter directement à la 7 ème cascade, de ne photographier les autres chutes d'eau qu'en redescendant et j'attaque la montée avec les 10 kg du sac photos sur le dos, mon chapeau et mes godasses de marche. Je récolte de nombreux regards ébahis de la part de la plupart des gens que je croise, il faut dire qu'eux sont en maillot de bain et en tongs ! Je dépasse les cascades les une après les autres, je suis trempé par la transpiration qui ruissèle allègrement par tous les pores de ma peau lorsqu'un varan d'au moins 1mètre déguerpit juste devant moi ! Je marque un temps d'arrêt, singulièrement refroidit, qui dit varan dit reptiles et me rappel que malgré les maillots de bains croisés, je suis dans une jungle du Sud Est Asiatique et que je pourrais croiser d'autres reptiles, avec moins de pattes que les varans ceux là !
Si les 5 premières chutes sont faciles à atteindre, le parcours entre les 6 ème et 7 ème comporte des passages de quasi-escalade, des traversés de torrents et des montées sur des échelles de bambous. J'hallucine en pensant que des touristes passent ici en sandalettes, déjà que je trouve ça casse gueule avec l'équipement qui va bien, alors sauf si on est Thaï, passer là en tong… me semble limite sucidaire …
J'atteins la dernière cascade un poil trop tard, un groupe de jeunes Allemandes vennant de se mettre à l'eau au pied de la chute d'eau ( On se calme les garçons, par « jeunes » j'entends des gamines d'une douzaine d'années ! ) et n'ayant pas l'intention de photographier les frauleins j'attends patiemment qu'elles sortent de l'eau. Seulement, apparemment, quelqu'un, quelque part, a décidé que je finirais encore cette journée trempé car tandis que les Allemandes batifolent dans l'eau, les premières gouttes d'un orage commencent à tomber. Et là haut, pas de parasol ni de toit pour s'abriter … juste quelques arbres qui ne protègent rien du tout … Je réussis à mettre mon sac photo dans l'anfractuosité d'un rocher et j'attends stoïquement, planté sous l'eau, que l'orage passe… Si vraiment on cherchait à positiver on pourrait dire que la pluie est tiède mais comme je n'ai même pas de gel douche avec moi ça n'est d'aucun intérêt !
Coté matériel photo je commence à être mal à l'aise vu tout ce qu'il subit depuis quelques jours. Entre l'atmosphère très humide, les fréquents passages de la voiture climatisée à l'extérieur chaud ce qui est fortement déconseillé à cause de la formation de buée que ça provoque et les orages qu'on ramasse quotidiennement ce n'est vraiment pas l'idéal si on pense à la quantité d'électronique que les boîtiers numériques comportent et au fait qu'électronique et forte humidité fassent rarement bon ménage. Les filles repartent mais comme il pleut encore je ne peut toujours pas sortir l'appareil du sac… Je déplie le trépied pour être prêt en cas de courte accalmie et je continue à attendre… Mais ce sont maintenant 5 anglais qui débarquent et se mettent à grimper partout sur les rochers, du coup, lorsque la pluie s'arrête, je dois continuer à attendre car ces zozos prennent un malin plaisir à rester dans le champs tout en se foutant ouvertement de moi … Sanouk, Patrick, Sanouk … Je profite de leur passage derrière un gros rocher pour faire rapidement quelques photos puis je remballe le matos et commence à redescendre pour pouvoir photographier les 6 premières cascades avant qu'il ne leur prenne l'idée d'aller faire plouf-plouf dans les cascades inférieures et de me pourrir toutes les photos !LA 7ème cascade !
Je reussi à peu près à faire ce que je veux jusqu'à la première chute, la plus basse, où une dame avec les cheveux rouges flamboyant me rejoue le sketch du haut, elle se plante dans l'eau juste devant moi et se met à nettoyer ses sandalettes. Evidement, elle m'a vu mais s'en fout complètement. Je préfère ne rien dire et attendre encore une fois un loooooong quart d'heure qu'elle daigne finir son petit nettoyage… Quand je rejoins Krys et Alex à la voiture, il est 17h et je suis fourbu, trempé et inquiet pour ce qu'a subi le matos photo. Je me rappellerais longtemps des chutes d'eau d'Erawan ! Pour ce dernier soir sur la rivière Kwai, pas question de manger à nouveau à l'hôtel et nous prenons la voiture pour aller dans un petit resto à quelques kilomètres. On y mange Thai à un prix Thai, mais le retour est pénible car autant conduire le jour ne pose pas de gros problèmes autant la nuit c'est une autre histoire, entre les voitures aux phares qui éclairent n'importe ou, les mobylettes, les chiens et la pluie violente qui tombe à nouveau c'est carrément stressant …[...]
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JOUR 11 - SAMEDI 22 JUILLET
En repartant, on fait un stop à Sai Yok Noï pour voir la chute d'eau. C'est facile puisqu'elle est juste à côté de la route, à peine cachée par quelques stands qui vendent à manger. Evidement, je m'aperçois vite que le point de vue parfait pour faire LA photo n'est pas sur le chemin mais au beau milieu du torrent et comme je ne peux résister à une bonne photo j'y vais joyeusement … Aujourd'hui je serais resté sec 18 min !!
On ne pouvait pas passer dans la région et ne pas aller voir le Prasat Muang Singh [ Singh = lion ] Cet avant poste à l'extrémité Ouest de l'empire khmer fut bâti au début du XIII ème siècle et a conservé une partie de l'épais mur d'enceinte qui protégeait autrefois une cité dont seul un temple pût être rénové. On ne peut s'empêcher de noter, une fois encore, que le monument est extrêmement bien mis en valeur et que la couleur rouge latérite ressort toujours aussi superbement sur le vert de la jungle qui semble lui servir d'écrin. A l'intérieur du Prang ( la tour principale ) et dans le petit musée attenant au temple, on peut voir des " Bodhisattva Avalokitasvara " ( statues à bras multiples ) indiquant que ce lieu était autrefois un temple Bouddhiste Mahayana ( un courant du Bouddhisme ) et grâce à une maquette en plein air on peut appréhender facilement la disposition de l'ancienne cité .
Nous nous arrêtons ensuite à Kanchanaburi histoire de jeter un œil à ce fameux pont sur la rivière Kwaï. C'est la seule chose en rapport avec la guerre que nous irons voir, pour le reste, musée de la guerre, cimetière militaire et Hell's Pass, nous sommes suffisamment persuadés que la guerre est une chose terrible sans avoir besoin d'en voir les cicatrices. En ce qui concerne ce pont, ce sont les "méchants" Nippons qui le firent construire par leurs prisonniers lors de la seconde guerre mondiale, exactement comme dans le film, mais la ressemblance s'arrête là car si la ligne de chemin de fer, à l'époque vitale pour les Japonais, fut bien construite en un temps record et dans des conditions inhumaines qui coûtèrent plusieurs centaines de milliers de morts, le pont n'explosa jamais ! D'ailleurs j'irais même jusqu'à dire que CE pont est une GROSSE IMPOSTURE car le vrai, en bois, fut gentiment démonté à la fin de la guerre et remplacé par celui ci en béton et acier ...
On déjeune dans une « cantine » le long de la route. Comme d'hab quand on n'a pas de langage commun avec les Thaïs, Krys fait un tour dans les gamelles pour voir les différents plats et montrer ce qu'on veut, et comme d'hab on se gave pour rien ( 160 Baths = 3, 30 € y comprit le dessert, les cocas et la bière !!).
Nous arrivons à Nakhon Pathom, chez Serge, en milieu d'après midi, nous discutons un peu, puis nous allons nous promener au Phra Pathom Chedi, qui est LE plus grand chedi de Thailande. Il est extrêmement vénéré parce qu'il est admis que c'est le premier monument bouddhiste construit en Thaïlande et parce qu'il contiendrait des reliques de Bouddha. Lorsqu'il fut érigé au III ème siècle AVANT JC il ne mesurait que 40 mètres, il garda cette taille jusqu'a ce qu'en 1853 le roi Montkut (Rama IV) ordonna qu'il soit restauré. Depuis il fut plusieurs fois rénové, agrandi et rehaussé jusqu'à atteindre les 127m. actuel qui en font le plus haut monument bouddhiste du MONDE !!!
Nous mangeons sur le marché du soir de Nakhon Pathom et c'est à nouveau la belle vie puisque Pong, la femme de Serge, est avec nous pour commander les plats thaïs ! J'ai beau regarder, je ne vois pas l'ombre d'un autre farang mais par contre je croise un Thai avec un maillot de foot « Zidane » ce qui fait toujours sourire ! Tout comme le fait qu'il y ait deux jours ont s'ennuyaient ferme au milieu des farangs qui sirotaient leurs Heineken et qu'aujourd'hui au milieu d'un marché grouillant de vie tout baigne !! Je ne me souviens plus du prix du repas, mais c'était de toute façon dérisoire.
On termine en prenant une glace chez le glacier volant, un type complètement allumé, branché sur le 380 qui envoi les boules de glaces à plusieurs mètres de hauteur avant de les rattraper directement dans la coupe ! En voyant que je le photographie, il se met à en faire des tonnes, allant jusqu'à aller chercher son pote d'à côté pour mimer un combat d'arts martiaux en plein milieu du marché !
JOUR 12 - DIMANCHE 23 JUILLET
Serge et Pong nous emmènent visiter le palais Sanam Chandra situé au milieu d'un agréable parc. C'est un petit palais construit en 1902 par celui qui n'était pas encore Rama VI. Il s'inspira des différents styles en vogue à l'époque en Europe tout en gardant une partie traditionnelle Thaïe ce qui donne un ensemble assez hétéroclite mais charmant. Une fois roi, Rama VI continua à utiliser ce petit palais comme résidence lorsqu'il venait en pèlerinage au grand chedi de Nakhon Pathom mais il lui servit aussi de place forte lorsque des mouvements insurrectionnels tentèrent de le renverser. L'armée lui étant restée fidèle, le palais fût bien défendu, et la dynastie Chakri resta sur le trône !
On termine cette partie de notre voyage en allant dîner dans un resto au bord d'un plan d'eau. Cela fait plusieurs fois qu'on mange à la tombée de la nuit à côté de l'eau et à ma grande surprise, nous ne sommes pas attaqués par les moustiques. Peut être est ce dû à ce que Serge m'a dit un peu plus tôt dans la journée, à savoir que l'équivalent local de la DDE, passait partout - y compris chez les particuliers - afin de détruire le maximum de larves de moustiques. Comme d'habitude Pong commande tout un assortiment de plats aux saveurs différentes et ce dernier repas avec nos amis est une fois de plus un véritable festin !JOUR 13 - LUNDI 24 JUILLET
Pendant des siècles, les marchés flottant en Thaïlande furent quelque chose d'aussi banal que les marchés classiques en France à la seule différence que les rues étaient des canaux, les étals des petits bateaux et que les gens y allaient en barque. Depuis une trentaine d'années, pas mal de canaux furent comblés et peu à peu le nombre de marchés flottant s'amenuisa. Ceux qui restent se sont profondément transformés devenant pour la plupart des attractions touristiques.
Bien que n'ayant pas de doutes sur ce qu'était le plus “fameux” des marchés flottants, celui de Damnoen Saduak, comme il était sur notre route, on allait tout de même passer voir à quoi il ressemblait. J'avais prévu d'y être vers 8h mais comme nous avions trainés, guèrent pressés de quitter Serge et sa famille il est 9h30 lorsqu'on y arrive.
A peine garé, on se fait sauter dessus par des Thaïs qui nous proposent le tour en bateau. Je suis de mauvaise humeur, le fait de se faire alpaguer de la sorte n'arrange rien et je refuse l'offre du gars… Qui du coup, croit que je marchande et baisse son prix ! Trois fois de suite je réponds « no boat, just walking » et trois fois de suite le type me fait une nouvelle offre ! Il a démarré à 1000 et ca ce termine à 300 Baths pour nous 3 ! A ce prix là, même ronchon j'y vais !!
Nous voilà donc partis dans une petite embarcation à fond plat, ca commence bien, les canaux sont dégueulasses et puants !! Lorsque nous atteignons le « marché » en lui-même, je me rends compte que même en ayant imaginé le pire j'étais en dessous de la réalité ! D'ailleurs la seule solution que je trouve pour voir les choses d'un point de vue sanouk est de prendre ce cirque au 72 ème degré et de me dire qu'on est au spectacle ! Car hormis quelques petit vieux qui vendent encore des fruits, tout le reste est dédié à la vente de «souvenirs ».
Le conducteur du bateau ralenti complaisamment devant les échoppes, pour nous, ça ce borne à « Sawadeekhap, no, Kop koun kap ! » (Bonjour, Non merci) Ce qui est marrant même ici, la majorité des commerçants nous répond avec le sourire. On note que les hommes ont systématiquement les bateaux à moteurs et les femmes ceux ... à rames !! Dans le canal principal on a droit à un embouteillage de bateaux à cause d'une dame farang qui a laissé tomber son appareil photo dans l'eau ! Et malgré l'état immonde de l'eau, il se trouve un Thaï pour sauter dans l'eau et tenter de le retrouver !
Nous continuons la promenade en passant devant quelques maisons traditionnelles en teck. Gentiment, le conducteur du bateau ralentit pour que je puisse photographier, on file quelques boulettes aux énormes poissons chats qui infestent les canaux puis on rejoint notre point de départ et notre voiture. Je cherche des yeux le type qui nous a vendu la promenade pour le payer (en Thailande on paie à la fin) et je l'aperçois là bas, à l'autre bout du parking, tranquillement assis à l'ombre. Il me fait un grand signe, je le rejoins et comme il fait chaud, il m'offre 3 petites bouteilles d'eau. Je lui règle le prix convenu, discute quelques minutes avec lui et quand nous quittons le parking, il nous fait de grands signes … J'aime ce pays pour ça aussi, cette attitude qui fait que même dans les lieux hypra touristique comme celui-ci, si on sort 3 mots en Thai on a en retour un petit geste de sympathie …
On entame cette fois réellement notre descente plein Sud. La route à 2x2 voies, bien que roulante, aurait bien besoin qu'on refasse son revêtement qui est par endroit pas mal dégradé. Pour le resto du midi, on applique la méthode habituelle, qui fonctionne « all over the world » : s'il y a plein de locaux d'arrétés c'est que c'est bon ! Une fois assis, Krys me fait remarquer que la fille de la cuisinière viens de foncer au garage d'à côtè. Amusés on regarde et on voit la tête du garagiste se tourner dans notre direction ! Je me doute que la dernière fois que les gens d'ici ont vu une blondinette de près doit remonter à loin !
La route se déroule sans rien de notable jusqu'à Chumphon où on passe la nuit dans l'hôtel que m'a indiqué Marco sur VF. Pour le dîner, il y a un petit resto de seafood juste de l'autre coté de la rue, sur la plage, ça va bien, on n'est pas malheureux !
JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET
A 7h30, après un petit déjeuner simple et rapide, on rattrape la grande route et on file toujours plein Sud. Sur cette belle route je retrouve le plaisir de conduire que j'ai perdu depuis longtemps en France, ici on peut rouler à son rythme sans avoir en permanence les yeux rivés sur le compteur kilométrique pour tenter d'éviter le radar-piégeur qui vous attend sur la portion de ligne droite dégagée où vous vous serez laisser allez, tel un dangereux criminel, à rouler à 95 km/h … Bien sur il faut rester vigilant car une mobylette peut surgir de n'importe où mais au moins on surveille la route, pas le compteur !
En fin de matinée on laisse la voie rapide pour partir plein Ouest jusqu'a Bang Ta Kun puis en direction du lac de Rajjaprabah. On passe le poste de contrôle du parc national et un peu plus loin, alors que je me suis arrêté pour faire une photo du barrage, on se fait harponner par une mémé boulotte qui arrive sur sa mobylette ( elle avait du nous repérer à l'entrée du parc et se doutait bien qu'on allait s'arréter à un moment ou un autre ! ) : Hello, You want a boat ? Yes ! I have a boat ! Ah !?
Après une rapide négociation où je fais descendre le prix de 1500 Baths à 1200 (Arnaud m'avait briefé sur le prix à payer, ça aide !) elle dégaine son GSM, prononce quelques phrases rapides (on comprendra ensuite qu'elle appelle le pilote du bateau pour qui vienne à l'embarcadère) et nous fait signe de la suivre. On paye les 200B/p de droits d'entrée dans le Parc National ( c'est le 5 ème ), on descend sur la plate forme du ponton et nous embarquons sur un long tail (longue queue). Le lac offre de magnifiques paysages composés de roches karstiques jaillissant de l'eau. Après une grosses ½ heure de navigation on fait un arrêt aux Raftel House, de simple cabane flottante au ras de l'eau. J'ignore le prix de la nuit, mais il faut vraiment aimer l'hébergement rustique pour y dormir … Et ceux qui ont l'habitude de se lever la nuit feront bien de se souvenir d'où ils sont sous peine de se retrouver dans le lac !
Sans aller jusqu'à l'engagement « total » qui consisterait à aller dans ces raftel, si vous passez dans le coin, allez faire un tour sur ce magnifique et immense lac, il serait étonnant que vous soyez déçus ! Mais ne le cherchez pas dans vos guides, il n'est dans aucun bouquin, probablement trop éloignés des autoroutes touristiques pour intéresser les « enquêteurs » ! Pour la petite histoire, Rajjaprabah est un lac artificiel fermé par un barrage hydroélectrique de presque 800 mètres de long sur 95 mètres de haut qui fut inauguré par le Roi Bhumibol en 1987.
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On reprend le trajet vers le Morning Myst Resort, et on comprend pourquoi beaucoup disent que cette route est la plus belle de Thailande : les montagnes qui jaillissent de la jungle forment un décor totalement splendide. On s'arrête à l' Elephant Trekking, je discute les prix, obtenant l'éléphant à 1000B au lieu de 1200 et on part en promenade sur deux éléphants comme il y a 7 mois à Chang Mai, mais c'est bien là le seul point commun entre les deux ballades ! Ici le parcours est intéressant, empruntant le lit d'une rivière, traversant la jungle et une plantation d'hévéa jusqu'à une petite cascade. Ici les cornacs dirigent leurs éléphants complètement à la voix et ils nous font monter à leur place, sur le cou de l'éléphant. En plus du fait qu'on y soit bien plus confortable que sur le siège, le contact direct avec le pachyderme permet de mieux ressentir sa puissance.
Nous finissons notre trajet au Morning Myst Resort, situé à une centaine de mètres de l'entrée du parc, où nous prenons possession de notre bungalow, situé comme nous l'avions voulu tout au fond du jardin tropical, au bord de la rivière. Ici il y a l'eau chaude, pas de clim' mais le point fort de la guest house … oui je sais, je dis « guest house » alors que ça s'appel Morning Myst RESORT mais il ne faut pas se laissez impressionner par l'appellation, dans le coin, toutes les guest houses se nomme pompeusement « Resort » ! Serait-ce le fait que nous nous approchions des plages touristiques qui motive cette folie des grandeurs ? … Bref, le point fort du lieu, disais-je donc, est qu'il est vraiment au milieu de la nature, à tel point qu'on passe une partie de la soirée à regarder les singes jouer dans les grands arbres à quelques dizaines de mètre de notre balcon. Malgré la proximité ils ne sont absolument pas apprivoisé et ces macaques à longue queue ( Macaca fascicularis ) restent sur leurs gardes, nous observant en permanence et s'enfuyant dans les arbres à la moindre inquiétude.
Ce qu'on ne savait pas mais qui est une agréable surprise, c'est que le restaurant du Resort est excellent et vu le nombre de gens qui viennent des autres guest pour manger ici, je pense même que c'est un des meilleurs du coin !
JOUR 15 - MERCREDI 26 JUILLET Aujourd'hui rien de bien précis au programme, ça change ! Après le petit déj' on jette un œil aux activités proposées par la GH et on constate qu'on a le choix entre la promenade sur le lac Rajjaprabah que nous avons fait hier, le trekking en éléphant également fait hier ou la randonnée en jungle, mais ça on a donné au Green Leaf et personne n'a envie de se retrouver trempé, boueux, et couvert de sangsues ! Quant à moi, la seule raison qui aurait pu me pousser à braver tout ça aurait été de voir/photographier la plus grande fleur du monde, la Rafflesia arnoldi qui mesure 1 m de diamètre, et qui est présente à Kao Sok mais on est loin d'être à l'époque de floraison. Une fois ça dégagé, il restait le canoë ou le tubbing dans la rivière … (Si « tubbing » ne vous dit rien c'est normal, mais c'est tout bêtement le fait de descendre la rivière assis dans une grosse chambre à air de camion.) mais ça ne nous occupperais pas toute la journée, on décide alors d'aller jusqu'à la mer Andaman, ce n'est pas très loin puisqu'il suffit d'aller plein Ouest et de descendre des montagnes où nous sommes pour y être. La route passe par la ville de Takuapa et à l'entrée de la ville on croise nos premières femmes avec les cheveux couverts, premier signe qui montre que vers le sud la minorité musulmane est nettement plus présente que dans le reste du pays. Ce n'est qu'en atteignant la côte et en voyant les panneaux indiquant quelle route prendre en cas de Tsunami que je percute et comprends pourquoi le nom de Kao Lak, où nous sommes maintenant, m'évoque quelque chose. Ce fut une des zones les plus sinistrées lors du Tsunami du 26/12/ 2004 et on a entendu de très nombreuses fois ce nom dans les médias. D'ailleurs ici les cicatrices sont encore très visibles, tout est encore en reconstruction (Juillet 2006) Le plus surprenant/dérangeant est probablement de voir qu'en front de mer, juste à coté des constructions ravagées par la Vague et restés en l'état, « on » construit de nouveaux bâtiments, en tous points semblable aux anciens. Ce qui veut dire que si un raz de marée frappe encore ici les dégâts seront à nouveau gravissime … A croire que l'Homme n'apprendra jamais rien … Mis à part ce coté post-tsunami, l'autre chose qui nous frappe est que nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu'à la plage, en effet toute cette partie de la côte est « verrouillé » par les Resorts et on doit se faufiler au milieu des chantiers pour arriver tout de même à mettre les pieds sur le sable… Mais à cette saison la mer Andaman fait plus penser à l'océan Atlantique sur les plages des Landes tellement il y a de déferlantes qu'à autre chose! On a longe la côte sur une cinquantaine de kilomètre avant de remonter vers l'arrière pays, ses fôrets tropicales et ses pitons rocheux, plus en accords avec nos attentes que les Resorts construit les uns à la suite des autres … En milieu d'après midi, on se laisse finalement tenter par ce fameux tubbing… Et on ne le regrette pas ! C'est marrant comme tout et pas fatiguant ! Nos « guides » sont deux gars d'une quinzaine d'années qui ne parlent pas un mot d'anglais ( ce qui ne nous empêche pas de nous marrer ensembles ) mais qui connaissent bien la rivière, et savent ou il faut se positionner pour avoir la meilleure trajectoire… Le paysage est sauvage, on longe des rochers qui abritent de nombreux singes, on voit les cabanes dans les arbres qui ont ouvert la région au tourisme il y une quinzaine d'années et on se chope un petit coup de stress lorsqu'on passe (trop) doucement sous les branches d'un arbres où deux serpents sont lovés … Le tubbing se finit sous un orage mais cette fois on s'en moque eperdument !
JOUR 16 - JEUDI 27 JUILLET
C'est un violent orage tropical qui nous réveille un peu avant 7h. Au-dessus des arbres, le spectacle des pitons rocheux entourés de brumes épaisses justifient pleinement le nom « Morning Myst Resort » de la GH. Mais tout le secteur offre de splendides panoramas du même genre, comme nous le voyons lorsque après le breakfast nous parcourons à nouveau la route jusqu'à Ban Ta Kun. Si cette route est belle en journée, elle est à couper le souffle au matin !
Sur les conseils d'Arnaud on s'arrête à Ao Luk pour aller voir les chutes d'eau de Bokkarani, située au milieu d'un jardin tropical. Certes le cours d'eau qui sort d'une anfractuosité de la falaise crée de jolis torrents et potentiellement quelques belles photos mais on en a fait le tour en une petite demi-heure et comme (bien sur) l'endroit est classé « parc naturel » ( et de 6 !) nous avons du payer 200B/p, ce qui commence à me fatiguer…
Cascade à Ao Luk
En arrivant à Krabi on ne peut manquer la mosquée sur le bord dela route et on croise à nouveau des femmes voilées... C'est encore une fois surprenant et si différent du reste du pays.
On tourne un peu au hasard dans Krabi, il est évident qu'en une centaine de km nous avons radicalement changé de monde. Khao Sok était encore la "Thailande nature" que nous aimons et nous sommes maintenant dans la "Thailande balnéaire". En élaborant ce voyage je savais qu'il y avait un risque que cette Thailande ne nous plaise pas. Ce que nous voyons semble le confirmer un Mc Do est rarement synonyme de bonnes choses ...
Je commence à me demander comment nous allons faire pour éviter les restos à touriste, quand coup de chance, la petite route que nous suivons se termine dans un cul de sac… entouré de cantines Thai ! Vu l'état des baraques et leur excentration on peut être sur que c'est du local ce qui nous permet de manger 2 énormes homards avec un plat de riz plus je ne sais combien de bière, quelques cocas et une bouteille d'eau pour seulement 650Baths (13€)
On longe la plage de Krabi, mais le temps couvert et la pluie ne la mette pas spécialement en valeur et on rejoint notre Resort, le Srisuksant. Un Resort qui se veut de catégorie "supérieure" sur la plage (sensé être ) calme, de Nopparat thara.
Le temps maussade ne se dissipant pas et inhibant tous projets de tour en bateau, on va « traîner » le long de l'autre plage, celle ouvertement animée d'Ao Nang. On y trouve des restos « spécial touristes », des magasins de souvenirs en tous genres, des magasin de CD/DVD, et bien sur les inévitables « agences de voyage » qui proposent toutes les mêmes excursions au même prix ! En négociant un peu, c'est encore à notre hôtel que j'obtiens le meilleur tarif pour la balade en longue queue aux 4 îlots : 1000 Baths pour 3. Si demain la météo est clémente on saura ainsi où s'adresser … JOUR 17 - VENDREDI 28 JUILLET
Quel souvenir ! Cette nuit fut la pire depuis notre arrivée en Thailande ! Nopparat Thara calme ? Quand on sait que les paillottes-bars juste en face de l'hôtel balancent de la musique tonitruante jusqu'à 3/4h du mat ça relativise ce calme ! Ca nous a méchamment changé des nuits précédentes ! Et en plus, lorsqu'on se réveille, on n'a même pas besoin de regarder dehors pour savoir qu'il tombe des cordes…
Je me lève et je vais gueuler à la réception (Ca met en forme dès le matin et permet d'évacuer la mauvaise humeur de la nuit ! ) a propos du bordel de la nuit ( en réalité j'étais déjà descendu à la réception la nuit mais il n'y avait qu'un pauvre gardien de nuit ) et ils nous change de chambre pour la nuit prochaine.
Coté météo on a un bref espoir vers 7 h car les nuages semblent se disperser mais après le breakfast ( bien évidement infect, probablement pour ne pas risquer de nous donner une once de bon souvenir ! ) il se remet à pleuvoir abondamment. C'est visiblement fichu pour la journée de bateau. On se retrouve alors confrontés au problème des stations balnéaires : quand la mer n'est pas disponible il ni a rien d'autre à faire.
Et puis d'un coup ça me prend la tête, cette ville qui ne nous plait pas et où on a déjà trainé hier après midi, la météo, le cirque de cette nuit, cet hôtel … J'appel « Super Arnaud » pour voir s'il ne peut pas arranger le coup pour que nous partions d'ici tout de suite et arrivions une journée plus tôt à Phuket. J'en profite pour lui raconté le cirque de cette nuit et il est atterré ! Comme d'habitude Lee arrange tout ça en quelques coups de téléphone, on récupère rapidement nos affaires et on quitte Krabi, sans regrets, pour rejoindre notre dernière étape : Phuket .
Après avoir passé le pont Sarazin qui a transformé la longue île de Phuket ( 110 km de long ) en presqu'île on continue à filer plein sud pour se rendre directement chez Arnaud et Lee, et enfin les rencontrer ! Sans réelle surprise le contact réel passe aussi bien que le virtuel. Arnaud est intarissable sur la Thailande en général, et sur Phuket en particulier ou il vit depuis plus de 15 ans. On déjeune tous ensemble dans un petit resto de Phuket Town le « Nature Restaurant », la déco y est plutôt spéciale : les anciennes machines à coudre Singer sont reconverties en tables, et les écrans d'ordinateur en aquarium, puis ils nous emmènent au Resort prévu : le Vighit Resort. Arnaud m'avait promis un chouette truc, il est de parole car c'est un réel havre de paix et de sérénité sur Phuket. Les bungalows sont situés au milieu d'un jardin tropical qui donne sur la baie de Chalong avec une superbe vue sur Kho Lone. Pour la petite histoire il à du mal à le vendre ( ce qui explique le rapport qualité/prix super intéressant) car on ne peut pas se baigner sur la plage à cause des marées, hors les gens veulent se baigner et du coup ils s'entassent de l'autre côté de l'île, sur la cote Ouest, où on trouve de belles plages mais aussi … la foule et le bruit!
Nous terminons la journée en allant voir le soleil se coucher à Prom Thap Cape, la pointe tout au sud de Phuket. Là bas, les vagues viennent se fracasser sur les rochers donnant à la presqu'île un presque air de Bretagne sauvage, inattendu ici ! Phrom Tep Laem = Cap du Dieu Brahma
Une fois la nuit tombée, on a la flemme de ressortir chercher un resto et nous mangeons au Resort. La carte est bien fournie et la qualité de la cuisine thaïe est au rendez-vous. Je ne parle bien sur pas des tarifs qui sont des prix de Resort et n'ont rien à voir avec les prix des cantines Thaie.
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JOUR 18 - SAMEDI 29 JUILLET
C'est ce samedi que nous allons passer la journée sur une jonque à naviguer sur la baie de Phang Nga et après une bonne nuit calme nous nous levons pour être près à 7h15, heure à laquelle le chauffeur doit venir nous chercher pour nous emmener jusqu'au Nord de Phuket, à la Marina située près du pont de Sarazin. La-bas, on embarque sur la « June Bahtra », d'après notre guide du jour, elle fut utilisée dans le James Bond « Demain Ne Meurt Jamais ». Nous ne sommes que 14 sur cette grande jonque : 6 Espagnols, 5 Dubayotte ( Des habitants de Dubaï quoi ! ) et nous 3.
Après une petite heure de navigation, on atteint la baie de Phang Nga (classé Parc National ce qui en fait notre 7 ème PN, le prix de l'entrée étant évidement répercuté sur le prix de la journée en Jonque !) De partout d'énormes rochers karstiques sortent de l'eau et nous glissons en admirant le travail de sape des vagues qui ont érodé la base des îlots donnant l'impression qu'ils flottent sur l'eau. Nous naviguons à la voile, la June Bahtra est splendide …
En milieu de matinée, nous changeons de bateau en pleine mer pour passer sur un longue queue, car là où nous allons, la profondeur d'eau n'est pas suffisante pour que la lourde jonque puisse passer. On visite d'abord le village des soit disant « gitans de la mer » même si, d'après notre guide qui a l'air de bien connaître le sujet, ce ne sont pas des Mokens ( les « vrais » gitans de la mer) mais des Indonésiens qui auraient d'abord accosté à Phuket au XIV ème siècle puis, qui s'étant fait repousser à la mer lors d'une invasion birmane, seraient venus coloniser des îlots de la baie, construisant au fur et à mesure lors de leur expansion des demeures sur pilotis.
Quelque soit les origines des habitants du village, pour moi cette visite est sans intérêts, je pense surtout qu'elle résulte d'un deal entre les « gitans de la mer » et les TO, le supposé point d'orgue de la journée, le fameux rocher de « James Bond » étant sur leur territoire j'imagine que l'autorisation de visite à ce haut lieu du tourisme Thai a été liée à l'obligation de passer par ce village musulman, donnant ainsi aux habitants l'occasion de vendre quelques T-shirts et autres coquillages…Ou des photos avec de pauvres gibbons captifs mis quasiment d'autorité dans les bras des touristes.
On repart avec le longue queue en direction de ce fameux rocher de James Bond nommé en réalité Kho Tapu (« le rocher clou » en thaï) qu'on voit dans « L'homme au pistolet d'Or »tourné en 1974. Dans le film, l'îlot désert sert de repère au méchant du film, Scaramanga. Mais depuis que le film à été tourné, le rocher fait partie des lieux les plus visités de Thailande et il est TOTALEMENT submergé de touristes, du coup on y retrouve tout le tourisme craignos qu'on a évité depuis 3 semaines … Vous devinez que nous nous serions aisément passés de cette étape surtout que l'îlot étant minuscule une vue depuis le bateau aurait été amplement suffisante …
La plage de Kho tapu et le rocher de Scaramanga
Retour à la Jonque, repas très correct concocté par l'équipage, un peu de navigation jusqu'à une crique où le courant n'est pas trop fort, la jonque jette l'ancre et « plouf », Alex et moi sautont dans la baie de Phang Nga ! On se rend compte que même si en apparence l'eau ne bouge pas, il faut nager fort pour rejoindre l'échelle a cause des courants … Mais on ne pouvait laisser passer un plongeon dans les eaux chaudes de la baie de Phang Nga ! Et puis c'est le retour, somnolant, car tout le monde comate à l'ombre du toit de la jonque !
Après une bonne douche au Vighit on est cette fois d'attaque pour trouver une gargote sur la plage de Rawai, au Sud del'ile, à quelques km du Resort. On croise quelques farangs sur des motorbikes mais ils continuent vers les plages de la cote Ouest apparemment plus en adéquation avec leurs attentes que ces cantines. Krys inspecte les étalages de poissons en devanture et son choix est (comme d'hab') le bon puisqu'on mange bien pour pas cher en rigolant avec les femmes qui font à manger !JOUR 19 - DIMANCHE 30 JUILLET
Encore un jour où il faut se lever tôt et comme la veille le GSM sonne à 6h15, mais aujourd'hui le premier coup d'œil dehors nous montre que le beau temps est parti et qu'il pleut ... A 7h15 précise, le minibus arrive, nous sommes les premiers à être ramassés et on se dirige sur Phuket Town pour prendre d'autres passagers. A l'hôtel « économique » où on s'arrête, les 2 américains ne sont pas foutus d'être à l'heure et font poireauter tout le monde pendant 20 minutes … Bien sur en montant dans le bus, ni un « Hello » ni un « Sorry »… Blaireaux va ! Au second hôtel, on récupère 5 francophones. La première chose que j'entends est « J'espère qu'il va rouler doucement car y'a la pizza d'hier soir qui passe pas ! » … Waouh !! Entre les « presqu'apoilistes » croisés sur Kho Tapu hier et les blaireaux d'aujourd'hui, cela nous révèle tout un aspect touristique qui semble inévitable ici ...
Au port on embarque sur le Sea Angel Cruise, qui est déjà pas mal rempli de « clients » du même acabit que ceux que nous avons ramassés. On appareille pour Kho Phi Phi sous des trombes d'eau et dés qu'on sort du port on comprend que la traversée ne va être une partie de plaisir, le bateau est bien secoué par la houle tandis des paquets de mer passent par-dessus le premier étage du navire. Une bonne partie des passagers se met rapidement à « évacuer » leur précédent repas dans les sacs distribués par l'équipage.
Enfin, après un temps qui paraît bien long mais qui tourne en réalité autour de 1h45 on atteint l'île. Phi Phi « le paradis » est aujourd'hui, bien humide, tous les bateaux longues queues sont amarrés sur la plage et il tombe des cordes.
Nous rejoignons le Arayaburi Resort à pieds, par le chemin qui longe la plage et c'est ensuite une voiturette de golf qui nous emmène jusqu'à notre bungalow (plutôt étonnant, pour une île supposée sans AUCUNE voiture). La vue depuis la terrasse donne sur l'île inhabitée de Phi Phi Ley, on la distingue vaguement, derrière le rideau de pluie. Le bungalow est assez joli mais la surprise sera pour tout à l'heure quand nous nous apercevrons qu'il faut 15 min pour chauffer la vingtaine de litre d'eau chaude. Et que cette eau (chaude ou froide) est de l'eau de mer, donc salée ! Ce qui n'est pas franchement l'idéal pour se rincer. Vu le prix de la chambre (plus de 3000 Baths) c'est carrément se moquer du monde, surtout quand on sait qu'à cette saison c'est moitié prix ce qui signifie que ce bungalow se loue joyeusement 120€/nuit lors de la haute saison ! Je ne parle même pas du fait qu'avec la pluie qui tombe en cette saison, il suffirait d'installer une petite citerne reliée aux gouttières pour recueillir sans problème des centaines de litres d'eau douce …
De toute façon tout le reste du séjour sur cette île est à l'avenant et autant prévenir que si vous aimez Phi Phi il vaut mieux arrêter de lire ici, la suite risquant fort de vous déplaire. Nous n'avons pas du tout aimé l'ambiance totalement superficielle de l'île.
Ce récit est déjà long et il ne servirait pas à grand chose d'en coller des pages supplémentaires pour expliquer en long en large et en travers tout ce qui nous a déplu. On dira que nous sommes probablement trop vieux (36 et 39 ans en juillet 06) et trop éloigné du trip «Peu importe ou je suis dans le monde, tout ce que je veux est de la Sea du Sex et du Sun» pour faire parti des fans de l'île.
Le fait qu'aucune des activités nautiques n'étant faisable, nous ayons tourné tout l'après midi dans Tonsaï (le village de l'île), et que de ce fait, eu tout le temps de voir d'une part l'état de non-reconstruction de tout ce qu'il y a derrière la rue principale et d'autre part les masses des touristes vautrés dans les bars et occupés à boire des bières et à regarder des films américains sur les grands écrans n'est probablement pas pour rien dans ce rejet. Mais même si, dans ce récit, je tempère notre réaction de rejet totale envers cette ile, des mois après, j'ai toujours autant de mal à comprendre qu'autant de gens puisse passer dans un endroit aussi petit en étant exclusivement intéréssé par la plongée, les bars, les discos et les fast food …
JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
00h30 : Je rêve. Ou plutôt je cauchemarde : je viens d'être réveillé par des "Boums-Boums" de musique Techno !!! Pas ici, pas dans ce Resort, ce n'est pas possible … Et pourtant il me suffit de sortir sur le balcon pour constater, consterné, qu'il y a une effectivement une Rave Party un peu plus loin vers le village … C'est hallucinant de constater que de plus en plus de plages touristiques Thaïe sont gangrenées par ces foutues Moon Party ! Au départ, ce n'était que sur une île (Kho Phangan ) et juste les nuits de pleine lune que ça avaient lieu, ce qui permettaient d'y échapper si on n'était pas amateur du truc. Mais il semble bien qu'Ils se mettent à faire ça n'importe où et tout le temps, imposant sans vergogne leurs bruits à tout le monde … Hors de moi, surtout quand je pense au prix que je paie, je vais faire un scandale à l'accueil mais comme ici aussi il n'y a que deux veilleurs de nuits qui ne savent dire que « Yes, Yes » ça ne me même pas loin ! A par subir et tenter de se rendormir, il n'y a rien d'autre à faire, mais demain, il est hors de question qu'on reste une nuit de plus (suivant la météo, on aurait été susceptible de rester la journée pour aller sur Phi Phi Ley, et donc passer la nuit suivante à l'Arayaburi ) et quel que soit le temps on partira pour retourner à Phuket et au havre de paix qu'est le Vighit …
5h45 : le GSM sonne comme prévu avant l'aube afin que j'ai le temps de monter au View Point de l'île et d'en redescendre à temps pour qu'on puisse attraper le bateau de 9h00. Cette île me sort définitivement des yeux.
Sur la plage une partie de ceux qui ce se sont défoncés toute la nuit à la bière, aux joints et aux décibels sont encore en train de zoner. Je passe devant eux sans faire le malin et quand l'un d'entre eux m'interpelle « Hey, where are you goin' ? » je continue à marcher sans répondre, sans même le regarder tout en repensant à une discussion de VF sur l'insécurité de la Thailande. Pour moi elle est LA l'insécurité de la Thailande, avec ces occidentaux shootés et complètement déjantés … En traversant le village une affichette attire mon attention, c'est de la pub pour la « Half Moon Party » du Hippies bar qui m'a pourri la nuit en déversant sur toute la plage du bruit techno, j'arrache l'affiche, rageur
J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué !
LE panorama sur Phi Phi Don
J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir… J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué ! J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour … Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager … Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir…
Je redescends vers Tonsaï par les escaliers abruptes tout en hésitant encore sur le choix à prendre …
[...] Au bungalow, on décide avec Krys de tenter d'aller à Phi Phi Ley ce matin. Je passe dire clairement le fond de ma pensée au réceptionniste de ce supposé Resort de luxe, on petit déjeune, et on loue, sur la plage juste en face de l'Arayaburi, un long tail qui nous fera faire le tour de PP Ley puis nous laissera au village de Tonsai pour un prix forfaitaire de 1000baths (C'est le prix pour le bateau qu'on soit 1 ou 5 dedans )
La navigation jusqu'à l'îlot inhabité et tout le long du flanc Ouest de l'île est franchement sportive, il y a encore du vent, rien ne nous en protège et la petite embarcation plonge dans les creux des vagues comme une coquille de noix ! Même pas possible de sortir l'appareil photo tellement on ramasse d'embruns ! On ne trouve le calme que lorsqu'on pénètre dans Maya bay, plage devenue aussi célèbre que Kho Tapu, cette fois à cause/grâce au Film « The Beach » en 2000. On y est seul car nous sommes le premier bateau à être parti et le marin à bien joué le coup en allant dans le sens inverse des autres. Il me propose d'aller sur la plage mais je ne vois pas trop l'intérêt de claquer 3x 200Baths ( Et oui depuis que tous les touristes veulent aller sur cette plage ça a été classé Parc National et il faut payer pour y accoster ) juste pour pouvoir marcher sur une bête plage. De toutes façons, depuis la plage la vue réelle n'est pas identique à celle qu'on a dans le film puisqu'un îlot à été rajouté par trucage pour donner l'impression que la baie est cachée depuis la mer...
En ressortant de la baie la partie de tape cul recommence jusqu'à ce qu'on soit passé de l'autre coté de l'île. Sur cette face Est, nous découvrons une autre baie celle de "Phi Ley Cove" et si elle est moins célèbre que Maya Bay nous la trouvons plus jolie ! Nous hésitons à nous baigner mais la perspective de devoir passer le reste de la journée avec la peau qui tire à cause de l'eau salée nous en dissuade ( Oui, je sais, c'est ballot mais nous ne sommes pas de grands copains de la mer et je l'assume ) et on se contente d'admirer les paysages et les fonds marins au travers de l'eau translucide. Le paradis ? Oui, ça pourrait l'être sans les speed boat, ces hors bords rapides et bruyants qui arrivent à fond pour déverser leurs cargaisons de plongeurs... C'est symptomatique de Phi Phi, qui POURRAIT être génial avec un tourisme intelligent et responsable mais on en est très, très, très loin et du coup la masse de pignoufs rend l'île insupportable... Enfin du moins NOUS la rend insupportable !!!
Toujours sur la cote Est de Phi Phi Ley nous arrivons maintenant au niveau de la "Grotte des Vikings " dont le nom Thaï est Tham Pya Nak ce qui signifie à peu près "grotte du Naga" elle se nomme ainsi à cause d'un rocher qui, sous un certain angle, ressemblerait au serpent légendaire. On peut facilement imaginer que ce nom ait été interprété comme "grotte du Dragon" ou " Repère du Dragon" vu la ressemblance physique entre ces deux créatures mythiques. De là, il est facile d'arriver à "Grotte des Vikings" si on se rappelle effigies de proue des drakkars, les navires vikings. Elle est réputée ici car des locaux viennent y risquer leur vie en grimpant sur des perches en bambous afin d'aller décrocher les nids d'hirondelles accrochés au plafond. Ces nids sont ensuite vendus à prix d'or aux Chinois qui les considèrent comme un met de choix. Et si vous vous interrogez, oui le nid d'hirondelle qu'ils mangent désigne bien le nid de l'oiseau construit en boue et en bave..
Comme nous ne nous baignons pas, le tour de PhiPhi Ley ne nous prend qu'une heure et je négocie avec le marin pour longer un peu la cote Est : 300baths de plus pour une heure de navigation. Cette partie de la côte se révèle superbe et sauvage … mais pourquoi s'entasse t'on autour du foutu village de Tonsaï alors qu'il y a tant d'espace ici ?
En attendant de repartir vers Phuket on déjeune (fort bien) au Restaurant le Grand Bleu, dans la rue principale, la nourriture Thaie est bonne et les prix corrects étant donnés l'emplacement du resto. A 14h00 on embarque sur le Sea Angel Cruise pour un voyage retour nettement plus calme qu'à l'aller.
Le reste des passagers est à 90% des Japonais qui sont arrivés sur l'île avec le bateau du matin, ils sont encore mouillés et passent la traversé à bouger, aller, venir, passer, repasser, revenir, repartir, une vraie fourmilière, je vous jure que certains sont passés devant moi au moins 15 fois en 1H45 !
Et nous voici de retour à Phuket pour nos dernières 48heures
JOUR 21 – MARDI 1 er AOUT
Pour l'avant dernier jour à Phuket la météo est une nouvelles fois couverte et pluvieuse. Nous longeons les plages de la côte Ouest : Naï Harn, Kata, Karon, Patong, Kamala… Ce sont de belles et larges plages sableuses et sous ce ciel, mis à part les palmiers, on pourrait, encore une fois, se croire sur les plages de l'Atlantique... Surtout que la mer projette de grosses defelantes, que même de loin on sent dangereuses. Il faudrait me payer très, très ... très cher pour que j'aille me baigner la dedans plus loin que les genoux ! Et ce n'est pas qu'une impression, à cette époque de l'année, les plages sont dangereuses et le drapeau rouge flotte, bien visible sur les postes de surveillances. On en parle pas trop mais chaque année une vingtaine de personnes se noient sur ces plages à cause des vagues et des puissants courants qui replongent le malheureux baigneur qui s'est fait "attrappé" par les vagues, sous l'eau encore et encore …
Les plages de la cote Ouest de phuket
Une fois vu l'aspect esthétique, il faut savoir que se sont les plages où la plus grosse partie des touristes de Phuket viennent s'entasser et les villes qui les jouxtent sont celles où je ne tiens pas à passer mes vacances. Le point " culminant" de la côte Est est bien sur Patong, ses bars et ses bordels. Nous n'avons fait que longer la plage, ce que j'en ai vu, ce que j'ai pu deviner de son ambiance m'a suffit. La seule chose que j'ai à en dire est «quel dommage d'aller dans un pays aussi beau que la Thailande pour aller à Patong. »
Le déjeuner à l'embarcadère de Laem In Sing, sur la cote Est, nous plaît bien même si devoir choisir au milieu de la carte qui propose des dizaines de plats de seafood (avec photos) tous plus appétissants les uns que les autres n'est pas facile !
Un tour rapide dans les centres commerciaux que sont Central Festival et Tesco Lotus sans rien y trouver de spécial et on finit la journée chez Arnaud & Lee.
JOUR 22 – MERCREDI 2 AOUT
Nous avons gardé pour ce dernier jour la visite au centre de réintroduction des Gibbons dans le secteur Nord Est de l'île. Ici, des Thaïs salariés et des bénévoles étrangers tentent de relâcher dans la jungle après un bilan de santé poussé et une ré-acclimatation progressive des Gibbons mis en cage. Une fois de plus, c'est le touriste-pignouf qui est la cause du malheur des singes. En acceptant de se faire photographier avec un « mignon petit singe » dans les bras puis d'acheter la photo celui-ci fait perdurer la pratique. Si tout le monde refusait la chose il y a fort à parier que personne ne verrait plus d'intérêt à avoir un singe en cage. Attention, cet endroit n'est pas un zoo, il n'y a quasiment rien à voir, juste à lire atterré, les fiches décrivant les sévices infligés par les humains aux singes et les raisons pour lesquelles ceux qui sont dans les cages les plus proches ne pourront jamais être relâchés, trop profondément marqués pour avoir la moindre chance de se réadapter à la vie sauvage. Tel celui-ci à qui on a coupé une main et un pied ou cet autre à qui on « désapprit » à chanter/hurler/s'exprimer en le cognant car il était trop bruyant.
Spéciale dédicace pour les cakes qui veulent savoir ou acheter des singes 😠 :
Le truc qui est franchement déplaisant est qu'il faut payer 200Baths/personnes au gouvernement Thaï pour pouvoir aller au centre de réintroduction car ils ont classé les alentours en Parc National (et de 8 !!) et bien qu'il n'y ai que 100 mètre à parcourir, il FAUT payer ( Pourtant pas 1Bath ne revient au centre qui est non gouvernemental alors allez-y malgré tout et lâchez leur un peu de sous, vous ferez une bonne action ) Je ne vous cache pas qu'au bout de 3 semaines ça devient fatiguant de donner 600Baths à chaque fois qu'on met un pied dans la jungle ou sur une plage vue dans un film ou dans une partie de mer classée parc national.. (NB : les prix d'entrée dans les parcs Nationaux doubleront un 1er novembre 2007)
En plus c'est ici qu'on subit la seule vraie tentative d'arnaque du séjour car après avoir pris nos 600Baths, le Ranger allait « oublier » de nous remettre les tickets ! Hors, pas de tickets manquant dans le carnet à souches = pas de paiements officiels = le paiement va directement dans la poche du gars ... Ce qui explique que quand j'ai réclamé les tickets le gars n'avaient pas l'air spécialement heureux !
Et alors, ce voyage ?
Une chose est sur, après 22 jours et 4500 km à travers la Thailande j'étais « full », empli d'impressions, d'émotions, de paysages, de rencontres, d'émerveillement et … de quelques sérieuses déceptions.
D'un point de vue général, j'avais longtemps pensé qu'il fallait voyager aux périodes optimum et éviter les saisons les moins favorables.Le problème en Thailande est que les régions balnéaires sont tellement surchargées lors de la saison sèche ( de novembre à mars ) que la seule période pour y aller dans des conditions qui me paraissent acceptables, était l'été, c'est à dire pendant la saison des pluies. J'ai donc fait une entorse à ma règle, mais le climat est difficile à supporter, il faut accepter d'être au mieux moite du matin au soir et au pire trempés des pieds à la tête. Même s'il semble que ça ne soit pas LA règle il faut savoir que les pluies peuvent être quotidiennes et que pour nous, elles ont souvent été gênantes. Juillet 2005 fut sec, juillet 2006 à été pluvieux, on a tenté le coup, le résultat fut mitigé, à l'avenir on repassera sur le mode « seulement en saison optimum »
En ce qui concerne les régions visitées, comme prévu l'Issan est brute et pas colonisée par le tourisme, ceux qui détestent le bruit et la foule s'y plairont tandis que ceux qui en ont besoin de se retrouver en groupe avec leurs congénères s'y ennuieront à mourir. Grâce à Pat & Alban, nos journées là-bas furent supers. La région au Nord de Kanchanaburi fut une agréable surprise et aurait mérité qu'on y passe une semaine pour pouvoir l'explorer un peu plus. Quand à la région de Phuket (au sens large puisque Phuket - île est encore ce qui nous a le moins déçu) je me doutais que ça ne nous plaîrait pas mais comment en être sur autrement qu'en y allant voir ? Les lieux en eux-mêmes ne sont pas en cause, j'imagine que par beau temps et sans la foule des touristes ils doivent être enchanteurs, mais je ne peux personnellement pas dissocier un lieu de son ambiance et cette ambiance est trop touristico – superficielle pour nous …
Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Voila vous savez tout sur nos 3 semaines en Thailande en juillet 2006 ...
Je viens de finir de lire ton carnet de voyage, très bien écrit .
Le seul truc qui est regrettable c'est que tu n'as pas bien réussi avec le temps dans le Sud c'est dommage mais bon c'est la saison des moussons ça passe ou ça casse .
Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " ( sous entendu " de la Thailande" ) je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais … plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés …
Jamais deux sans trois va falloir que tu retournes en Thaïlande .😉
@+ , Marco .
On aura jamais assez de temps pour tout ce qu'on veut découvrir et comprendre dans nos voyages qu'on se le dise , Amis voyageurs .
salut j' arrive normalement a Bangkok le 26 octobre(12.00) et mon avion pars le 27 pour Yangoon (8.00)
Qu est ce qui est inr=téressant à faire dabs la capitale en une petite journée (sachant que quetion achat on ne veut pas se charger mais plus visiter ou voir, observer tout simplement.
Secondo nous devon revenir nous poser pres des plages. Krabi et Kho pipi semble etre nos projets.
Ya t il d' autres endroits a me suggérer plage +visite..
Salut Patrick!
Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet!
Je pars en Thailande dans 10 jours. ce sera la 2ème fois, avec au programme : Chiang Mai-Mae Hong Son-Soppong-Ayutthaya-Ko Tao-Bangkok
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
Salut Patrick, juste pour dire que c'est un plaisir de te revoir, ca faisait longtemps... ca m'a aussi fait plaisir de voir tes posts remonter, j'avais pas tout vu ni lu 😉 Amicalement.
Arrêtes je vais pleurer, c'est comme Angkor (que je n'ai pas encore visité 🤪) faut le voir au moins une fois 😉 Tant pis pour la mal bouffe hamburger-frites, en plus tu peux bien manger tex-mex ou asiatique si tu le veux bien 😛
Arrêtes je vais pleurer, c'est comme Angkor (que je n'ai pas encore visité 🤪) faut le voir au moins une fois 😉 Tant pis pour la mal bouffe hamburger-frites, en plus tu peux bien manger tex-mex ou asiatique si tu le veux bien 😛
C'est vrai, je l'ai vu avant la "folie sécuritaire", en plus grâce à ma femme j'ai sympathisé avec les Navajos ...
NB: Ma femme "a le look navajo", dixit une mémé qui vendait des souvenirs sur une route !
Si vous avez compris tout ce que je viens de vous dire, c'est que j'ai dû faire une erreur quelque part. - Alan Greenspan
Science sans conscience n'est que ruine de l'âme - Rabelais
Je viens de lire le carnet de voyage et de voir les photos de Patrick ... et je suis assez consternée: mon homme et moi, on a envie de retourner en Thailande cet été, côté Phuket, Krabi et Koh Phi Phi (juste pour un coup d'oeil), mais ce qu'il a vécu flanque un peu la trouille! Tu as l'air de connaître le coin, et d'avoir eu quand-même un temps moins pourri ...
En juillet dernier (2008), on a visité de BKK à Chiang Mai (pluvieux mais ça allait quand-même), puis 10 jours de soleil sur Koh Samui et Koh Tao qu'on a adoré!
Peux-tu me donner tes impressions sur "l'autre côté" de la Thailande balnéaire?
Tu as expérimenté cette partie-là en juillet?
Comme je l'écrivais à Marco, ton récit (+ photos) flanque un peu la trouille, en ce qui concerne ton incursion dans les îles... Mon homme et moi, on était à Koh Samui et Koh Tao (après un trip de BKK à Chiang Mai, pluvieux mais ça allait quand-même) en juillet dernier (2008) et on a eu 10 jours de soleil! Cet été, on a envie de découvrir le côté Phuket, Krabi + un coup d'oeil à Koh Phi Phi, mais les avis sont assez mitigés d'un point de vue climat (pour ce qui est beau ou pas beau, sympa ou dégueux, je pense que ça dépend du point de vue de chacun)... Aurais-tu la gentillesse de me communiquer l'adresse mail de tes amis sur Phuket, Arnaud et Lee, si bien sûr tu penses que ça ne les dérange pas? Comme tu y étais en 2006, j'aimerais leur demander comment c'était là-bas l'année passée... et aussi leur demander des infos pour le logement. Je ne me souviens plus: c'est chez eux que tu logeais ou c'est grâce à eux que vous aviez trouvé les endroits sympas?
En tout cas, la partie sur le temple aux tigres m'a beaucoup touchée: j'avais lu sur un forum que les tigres ne bougeaient pas car ils étaient probablement drogués pour être "sages"... tu me rassures!
Sinon, je vais aller jeter un coup d'oeil sur ton carnet de voyage au Kenya: on a fait Amboseli et Tsavo Est (puis plage à Mombassa Sud): sans doute nos plus beaux souvenirs (avec la Thailande)!
Je prends enfin le temps de faire un petit retour sur notre voyage en Thaïlande en Juillet 2017.Mieux vaut tard que jamais... Ce n’est pas un carnet, juste un…
Ce récit de voyage est notre second sur voyageforum après celui de l'an dernier où nous avions relaté nos quatre semaines passées au Vietnam. Le but est le…
I hope this travel journal might interest some people, but since we were completely self-sufficient (tent, sleeping bag, pot, cooking over a wood fire…) almost every day, I don’t have many hotel addresses or great restaurant tips to share! Sorry!
We used the Maio map at 1:50,000 scale. It’s part of the Boa Vista/Sal/Maio map. Bought on Amazon, but currently unavailable as of the latest news.
The people of Maio are extremely welcoming and warm, and we were always more than well received in the villages where we pitched our tent!
We’re usually big hikers, but since Maio is a beach island (gorgeous ones, at that!), we alternated a few hours of walking in the morning with some relaxation in the afternoon: beach, reading, fishing, resting…
1 euro = 110 escudos
Day 1 (Friday) Transfers by plane: Fogo-Praia-Maio
We opted for the plane to save some time on transfers, as the boat connections between Fogo and Praia take a while, and those between Praia and Maio are almost nonexistent.
You should budget around 40-50 euros per flight per person.
There are 2 flights per week between Praia and Maio—on Tuesdays and Fridays when we were there (January 2016), but currently on Mondays and Fridays.
A bit of a delay leaving Praia, but we arrived on Maio without any problems around 4 PM.
We took an *aluguer* (shared transport, 200 escudos per person) to the center of Vila do Maio, but it’s totally doable on foot with a backpack.
Since it was already a bit late, for this first night, we dropped our bags at Big Game Maio. A standard European-style hotel run by a very nice Italian family. It’s a bit pricey for us (5500 escudos for 2 people with breakfast), but after our 2 weeks in a tent on Fogo, we were happy to find a little comfort. And the breakfast is ultra-generous, with fresh products (cured ham, fruit, cheese, bread) and top quality. The hotel restaurant offers dishes that are a clever mix of Italian and Cape Verdean cuisine. Excellent!
Little tip: We didn’t try it, but Big Game Maio offers big-game fishing trips, diving, and quad rentals.
The hotel is 2 minutes from Vila’s beautiful beach, and we went for a dip at sunset and took a stroll around town. They’re redeveloping the waterfront with pretty sidewalks and light stone walls.
Vila beach
Sunset behind Santiago
Day 2 (Saturday): rest day + fishing
After 2 weeks of hiking and since Vila is such a peaceful place where it’s nice to take your time, we decided to spend an extra day there. We took the path heading south along the coast to reach Ponta Preta beach in 20 minutes. The path isn’t very pretty because there’s quite a bit of construction going on, which prevents you from really walking along the shore. Lots of real estate agencies, especially Italian ones, have taken over the land. But Ponta Preta beach is a stunning black-sand beach where we had the whole place to ourselves. We decided to go fishing from the rocks.
At 1 PM, the sun was blazing, so we headed back to Vila and dried the fish for the following days.
At 6 PM, we went fishing again, but this time at night from the rocks at the end of Vila beach.
8:30 PM: back to shower and eat at the restaurant.
The rocks and sea at Ponta Preta
Day 3 (Sunday): from Vila do Maio to Calheta de Baixo, via Monte Batalha (path 101) Hiking time: 5h
Since there aren’t many “summits” on Maio, we decided to head to Calheta de Baixo but via Monte Batalha. We left at 8:20 AM and somehow made it to Monte Batalha by 11 AM (2h40 of hiking). But the path is really hard to find in the middle of the dry grass and acacia trees. We kind of cut through randomly, aiming for the summit. Even though it’s not very high (around 300 m), the view is amazing—you can see all of Maio at 360°!
Short 30-minute break. The descent through the “forest” of acacias is even worse for finding your way. We oriented ourselves a bit by the sun to find the road connecting Vila to Calheta. We arrived around 1:30 PM at Calheta de Baixo. A very pretty little seaside village with colorful houses. An idyllic beach, a newly renovated square, and super-friendly people. We pitched our tent facing the sea on the terrace of an abandoned house (after asking the locals for permission).
We cooked some of the dried fish we’d caught the day before, along with fresh beans we’d brought from Fogo (and were still carrying!).
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
Day 4 (Monday): From Calheta de Baixo to Morrinho on foot. Hiking time: 3h. Then hitching a bus to Cascabulho, and a car to Pedro Vaz.
We left around 9:30 AM heading north (path 201), following the coastline where the beaches just keep coming—each one wilder and more beautiful than the last: Praia de Soca, Calheta Braca, Ponta de Pau Seco, Calhetina. We reached the dunes of Baia de Santana. There’s no real path, so you have to follow the coast, then go around the dunes, and when you spot the 3 coconut trees, head east toward them to find the track leading to Morrinho. Again, we discovered a village with a Wild West vibe, with colorful houses lined up on either side of a paved road. Just enough time to accept a drink offered by a local before jumping onto the passing school bus that took us to Cascabulho. There, we waited for a ride. A political delegation of 10 cars drove right past us without stopping. Luckily, one of the cars had a flat tire and came by 30 minutes later—and that one, thankfully, gave us a lift! They were heading to the inauguration of a water pump in Pedro Vaz. So that’s where we stopped too. After getting permission from the school principal, we pitched our tent in front of the village school… and became the attraction for all the kids who kept us company until nightfall! A woman gave us 2 jugs of water, but with all that company, it was tough to take a peaceful shower!!
Dinner: pasta with beans.
We were woken up by rain during the night and had to rush to bring all our stuff inside the tent!
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Day 5 (Tuesday): Rest day and fishing at Boca da Ribeira beach
We packed up at 8 AM because the kids had school. We filled the 2 water jugs that the woman lent us and headed down to camp at Boca da Ribeira beach, which is a bit further east of Pedro Vaz. It took less than an hour to get there. This time, we really were alone in the world! We pitched the tent and spent the day fishing, reading, playing, and swimming regularly because the sun was beating down hard!!! We caught a nice fish that we grilled over the fire in the evening. With the crabs and shellfish we gathered, we made a seafood rice! Yum! What a feast!
That night, once the tent was zipped up, we felt something like rain on the tent fabric. I decided to go out and gather our things, and then—shock!!! It wasn’t raindrops we were feeling and hearing, but bugs attracted by the light!! Not just a few bugs—a huge swarm of them!!! Thousands of bugs covering the whole tent, the ropes, slipping into the seams and hems! Everywhere! The blue tent had turned green!!! After that, it was a real struggle to get back inside without letting any in! A real challenge, and there were always 3 or 4 that managed to sneak in anyway. Total war!!!
Boca da Ribeira beach
Day 6 (Wednesday): From Boca da Ribeira to Ribeira Dom João. Hiking time: 3h30
We woke up leisurely and waited for the sun to dry our things, damp from the dew. A man passed by, and we gave him the water jugs we’d borrowed, which saved us a trip back to Pedro Vaz to return them to the woman.
We left around 10 AM. We followed the sea to Alcatraz, then headed toward Pilão Cão. The path runs alongside the small hills on our right, and we passed above Lagoa Cimidor. The terrain is arid, and the path is hard to find among the many goat tracks.
After 3h30 of hiking, we reached Ribeira Dom João with 2 young people we’d met along the way.
Since it was a public holiday in Cape Verde, the kids didn’t have school, and with the principal’s permission, we pitched our tent in the kindergarten. She even kindly opened the school toilets for us. The neighbor gave us the water we needed to wash up and cook. We cooked beef steaks on charcoal. A nice change from fish!! Charcoal is a widespread artisanal product on the island. People almost never cook directly over wood but always with these big chunks of charcoal.
The hills on our right
Ribeira Dom João
Day 7 (Thursday): From Ribeira Dom João to Vila do Maio. Hiking time: 3h30
We woke up at 6:30 AM to clear out of the school by 8 AM. The neighbor made us coffee to save time. It took us 2 hours to reach Barreiro, another Wild West-style town! Since we didn’t want to walk on the road, we took the old track and reached Vila do Maio in 1h30.
Last night before taking the plane back to Praia the next day.
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio
That’s where this trip ends!
Maio is truly a magical island! A remote, isolated place with incredible, wild beaches and villages with a Wild West feel—colorful houses on either side of well-paved, well-maintained, and decorated streets. And the locals are so warm and welcoming.
Even for hikers like us, it was a great discovery, and we were able to alternate hiking and relaxation with great pleasure! Too bad the area around Vila do Maio is being overrun by real estate construction—ongoing, unfinished, abandoned…
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!
--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima
4- From Cariquima to Putre
5 - From Putre to Arica
Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Hi everyone, I’m Patrick, 67 years old, a seasoned traveler (already 22 trips outside Europe).
In autumn 2025, I took my first 3-week trip to Japan, with stops in Tokyo, Kamakura, Matsumoto, Kamikochi, Takayama, Kanazawa, Kyoto, Nara, Osaka, Koyasan, Tokyo again, and Nikko.
I wanted to go back in May 2026 and explore some lesser-known places to complement my first trip.
Last year, there were four of us traveling together to discover Japan (a fairly classic itinerary). This time, I’ll be traveling solo for part of the trip and with a couple of French friends for the rest.
The weather was gorgeous in May, averaging around 25°C, with two very hot days in Kyoto and only two rainy days.
As usual, I organized everything myself, gathering plenty of information from various sites, including this one.
Transportation:
An ICOCA card is essential.
I got a 5-day Kansai-Hiroshima pass because I took the shinkansen between Hiroshima and Osaka three times, and it paid for itself quickly.
Accommodations:
Mostly through Booking. No issues at all. Average cost was 46 € per night.
Meals:
For breakfast, I alternated between buying food at a konbini to eat in my room or on the train and grabbing something at local cafés.
For lunch and dinner, I tried to vary my meals as much as possible—lots of sashimi, sushi, and ramen.
Okonomiyaki in Osaka and Hiroshima.
Oysters in every form (raw, grilled, fried) in Onomichi and Hiroshima.
A variety of seafood (shrimp, shellfish) in Hiroshima and Matsumoto.
Fish whose names often escaped me, but notably mackerel and eel (unagi).
Tempura and gyoza.
Chicken skewers (yakitori) and one teppanyaki meal.
One omakase meal (9 different dishes).
In the end, not much meat aside from a few yakitori skewers. No splurges on super expensive wagyu or Kobe beef.
Average dinner cost: 4,800 yen, drinks included.
The Itinerary:
Day 1: Departure from Brussels
Day 2: Arrival in Osaka
Day 3: To Himeji, then Kurashiki
Day 4: To Fukuyama, then Tomo no Ura, then Onomichi
Day 5: Cycling the Shimanami Kaido
Day 6: To Takahara, then Hiroshima
Day 7: To Kyoto to attend the Aoi Matsuri parade
Day 8: To Miyajima
Day 9: Hiroshima, then Kyoto
Day 10: Southern Kyoto
Day 11: Northern Kyoto
Day 12: Final day in Kyoto, then to Nagatsugawa
Day 13: Start of the Nakasendo Trail (Magome to Tsumago)
Day 14: Second day of the trail (Kiso Fukushima)
Day 15: Third day of the trail (Narai), then Matsumoto
Day 16: To Mt. Fuji (Kawaguchiko)
Day 17: To Tokyo
Day 18: Excursion to Enoshima and Kamakura
Day 19: Flight home, with a 10-hour layover in Hong Kong
Day 20: Arrival in Brussels
"So, my little wanderers, back at the decks? What’s this mystery destination you’ve got in store for us at the start of the year?"
Yes, the schoolyard bell’s ringing again! We’re hitting the road... or rather, the skies! At first glance, our destination might surprise more than a few. First off, simply because I was here exactly twenty years ago, and I don’t usually like retracing my own footsteps. Secondly, because the name of this place screams mass tourism—basically the opposite of what Flo and I look for.
Despite that, in this land of backsheesh, I’d promised myself I’d come back one day to experience it my way. And since Flo told me, during our wanderer chats, that this destination straddling Africa and the Middle East was in her top 2 travel dreams, the stars aligned for this roots-style trip to quickly make it onto our pharaonic festivities program! Unless you’re totally clueless in general knowledge, you’ve probably guessed by now—we’re off to Egypt! Of course, a few classics will be on our itinerary, but above all, we want to soak up a culture that can’t be appreciated in four-star resorts or on a Nile cruise boat. And let’s be clear, these next two weeks won’t be a walk in the park—neither for our two daughters who are joining us, nor for our bodies!
And that’s clear from the get-go: after our first flight, eight hours of trying (and failing) to sleep on Milan airport’s metal seats, our second flight, landing, passport stamps, our Uber ride, and our first Cairo kilometers, we finally drop our exhaustion at the little guesthouse we booked in Giza. Doesn’t all that energy deserve a little reward?
Oh, absolutely! And here it is: a full-on slap in the face for everyone! But just look at this view from our hotel terrace? For 20 € a night for four, even with this incredible view, I figured the room must be pretty shabby, right? Nope... Is the staff rude, then? Nope... Okay, so what’s the catch? You’re gonna tell me breakfast is included too? Well, yes! Honestly, this Egypt trip is off to a great start.
And the rest of the afternoon, spent rubbing shoulders with locals, only confirmed this vibe. After digesting our pyramid view, we dove into the hustle and bustle of our neighborhood with the goal of exchanging money, eating at street stalls, and testing the hospitality of the locals. Ten out of ten!
Eight little sun breads with baba ganoush and falafel? 80 pounds, or 1.5 €. A dozen Middle Eastern pastries? Same! 80 pounds! Two hawawshis, those little pita breads stuffed with meat and spices? 10 pounds each, or about twenty cents! Not to mention all those smiles and free "welcomes" left and right!!!
What a welcome! We end this first day with a sunset over the three sisters of Giza—where we’ll obviously be gawking tomorrow...
After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...
Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses?
Uzbekistan!!!
So, a new year has begun. It’s time to reconnect with the VF buddies and wish you all my best for 2026—a year I hope is obviously full of travel, since, as I just made up:
"If travel’s good, everything’s good" 😄.
To celebrate, I’m inviting you into my new "travel journal," the one from our latest trip in November 2025, a little two-week adventure.
This time, we headed to The Gambia, a tiny country tucked right in the middle of Senegal, before making our way to Casamance.
The Gambia is English-speaking, Senegal is French-speaking, but the locals? They couldn’t care less—because in this part of the world, they mostly speak Wolof, Fula, Jola, or Mandinka.
Hence the title: Senegambia 😉.
As usual, I’m sharing the live updates I sent to friends and family—super casual, of course.
I know this isn’t the kind of destination that draws crowds, but if you love adventure, laughter, and emotion, it might just be your thing 😊.
Hi everyone, we're back from a DIY USA road trip we organized from July 31, 2026, to August 26, 2026.
The destination: The Southwest USA, including Texas, Arizona, and New Mexico. Roughly 7,000 kilometers covered.
The car: A Chevrolet Equinox for two, rented through BSP Auto and Avis. Inside, we had 2 suitcases, a travel bag, two carry-on bags, a Walmart cooler, photo gear, and water bottles (a 40-pack).
The route: Dallas DFW, Fort Worth, Houston, Austin, San Antonio, Alpine, El Paso, Tucson, Sedona, Albuquerque, Amarillo, and back to Dallas to finish with a departure from DFW.
The travelers: Two seniors well advanced in years (73 and 75) but still active (nothing too physically demanding—to stay alive and fund our trips), fully independent physically, though a bit less so mentally. Big USA fans, a country where anything is possible. More walkers than hikers, preferring 3-star hotels over roadside motels, Italian restaurants over US food, frequent stops for photos, museums over nothing, naps over forced marches. Not too whiny, just enough to stay French in the land of the "great Satan," as they say.
Not great with languages—street English (but handy), and my Spanish is non-existent except for: "Hola! Una cerveza por favor!" That’s about it. My wife understands everything but refuses to speak.
The cost of the road trip: Around 12,000 €, including AF flights, the car, gas, gifts, visits, and everything else. Well managed, since we’d budgeted 13,500 € initially.
The positive side: A delight, with those endless open roads. Museums to discover. The realization of the Hispanic presence and its important history in this part of America. Lovely locals. Tourists who were more or less friendly. A terrible Texan accent that was hard to understand. Gas stations that were like real stores, with prepared food, alcohol sold in Arizona and New Mexico, and employees who were always up for a laugh!
The negative side: The heat throughout the trip... 43°C in Dallas at the end. Impossible to walk the streets. Lots of homeless people in downtown Dallas. Hotel breakfasts that were always the same. You get used to it.
So, it was positive overall, but the concept is starting to wear us out. We might rethink the DIY road trip model for next time. If the man upstairs grants us more time.
Next up, we’ll wait for the first batch of sorted photos to go through the wringer.
I’m sharing a little recap of this new 4-week trip to China—nothing fancy, just my experience.
We’re taking advantage of the extended visa exemption to return to China for the 4th time. I loved last summer’s trip so much that I’m a bit worried about being disappointed this year. Plus, I’ve had a few hiccups before this departure: my WeChat account got blocked, and I couldn’t recover it (luckily, Alipay still works fine); I couldn’t verify my 12306 account for weeks; Trip.com failed to book our second train; and I’ve got an injury that’ll slow me down during the trip... Ugh, I hate starting a trip with these kinds of issues. Then, oh surprise! Just before leaving, my 12306 account got verified! Super easy to use from that point on—I could book a few train tickets without fees.
We’re sticking with Free’s e-SIMs, which work great in China.
August 2–3
Anyway, on the morning of August 2nd, we took the RER to CDG. As usual, we couldn’t check in online. It’s always a bit frustrating, especially since we didn’t have any checked luggage. We flew with Air China. We arrived at the check-in counter at 9:50 AM, 2 hours and 40 minutes before the flight. The line for our check-in stretched 300 meters across the airport in both directions. What a joke!! We spent 1 hour and 45 minutes in that line just to reach the counter and get our boarding passes. By then, it was 11:35 AM, and boarding had already started at 11:20 AM. The screens showed a 25-minute walk to our gate—on the other side of the airport, of course—plus we had to go through passport control and security... Long story short, the plane didn’t leave without us 🙂 We boarded among the last passengers, and we took off at 12:30 PM. We’d flown Air China four times before, but this time, it felt *really* low-cost. The check-in chaos, the cramped seats (12 seats per row), no music by artists known outside China, mediocre food, and a boarding area at Beijing Airport with only 10 seats—worthy of Ryanair or EasyJet. And yet, the price was sky-high. Again, D.’s vacation requests were denied outside of July and August, so we’re traveling from August 2nd to 30th. We couldn’t have picked a worse time for inflated prices, and with the situation in Iran, we got hit with a 390 € fuel surcharge. I’ve never paid so much for flights—I felt like I’d bought business class, but nope, far from it!!
We landed in Beijing around 4:15 AM. It was 28°C with thick fog. We drove and drove and drove for 20 minutes, as usual in Beijing. Then we went through a first check, a second check, a third check, and waited for our connecting flight at 6:40 AM. A small Airbus A320, but way more space than in the Boeing 777 from the first flight. We landed in Kunming, Yunnan, around 10:15 AM in the rain.
We headed to the subway. You can’t pay at the machines with Alipay here either, so we set up the transport QR code directly in Alipay to scan at the subway gates. The process is a bit long the first time if you haven’t entered your info before, but once it’s done, it’s *so* much easier! We took Line 6 to the terminus for 6 yuan each.
We’d booked a hotel nearby, on the 16th floor. It’s actually studios on different floors of a huge residential building. The view’s pretty nice from here. We settled in quickly—back to those wooden beds, or rather, mattresses as hard as wood, which we *hadn’t* missed...
Then we went out for our first bowl of noodles of the trip and wandered through the shopping streets of the old town.
It was crowded, and the weather was cool—around 19–20°C. We tried a local specialty: milk skin, thick, dried, then grilled with rose jam. Yeah... we won’t be having that again. The taste and texture of the milk skin... no thanks.
We saw a lot of wild mushroom hotpot too. It’s on our list for later. We also passed through the Jinma and Biji gates, where I played with reflections in puddles. I *love* doing that 🙂
At the end of the day, we headed to a temple advertised as open 24/7 on Amap. Of course, when we got there, it was closed. We’ll go back tomorrow. That was the first of many disappointments with Amap this trip—I hadn’t had that issue on previous visits.
We were exhausted after that sleepless flight. Night was falling, and we decided to grab a quick bite without much appetite. We shared a delicious vegetable fried rice for 12 yuan—we even left half of it. The portions are *huge*.
After a couple of small purchases, we headed back at 9 PM, wiped out, after walking 17 km between the airports and these first steps in Kunming. I expected to see quite a few Western travelers here, but we didn’t spot a single one. Instead, we met lots of curious Chinese people, many of them super friendly and helpful—almost *too* eager, like when they’d run to serve us as fast as possible. It’s a bit much, but it’s great to be back!
It was winter, a winter with beautiful weather,
A season that only exists in the southwest of America,
I remember very well what I told you that morning
A month ago... A century ago, an eternity ago...
We’ll go... wherever you want, whenever you want...
Well, yeah, back from our adventure in our enchanting American West just a month ago, we’re already taking a bite out of one of its lesser-known competitors. "Flo, if you had to pick just one reason to justify your love for the U.S., what would it be?" The greasy, dripping burgers? No, I don’t think I’m going out on a limb by saying it’d be the wide-open spaces... And that’s exactly what our new quest is taking us to—a land on the other side of the globe where the horizon also seems endless, where silence tastes like salty wind and sand, where freedom is measured in kilometers of desert tracks, where the GPS is mostly there to confirm you’re lost in the middle of nowhere... Add to that magic formula the fact that you’ll see more zebras, giraffes, wildebeest, and elephants than people per square kilometer, and you can imagine us setting foot in Southern Africa for the first time, more precisely at the small airport in Windhoek, capital of... of...? Brush up on your geography, damn it! We’re landing in Namibia!!!
To be honest, Namibian landscapes have been flirting with me for ages. So how did I resist this island of temptation for so long? First, the budget. Let’s just say that for the same amount of effort (and kidneys), the bank lets you choose two other adventures almost anywhere else on the planet. Then there were my girls. Yeah, back then, they were too little to dose up on Malarone, the only malaria remedy at the time... Long story short, ten years later, all the planets have aligned. First, I won the Euromillions! Well, almost... Let’s just say my girls are now old enough... not to take Malarone, but to stop following me on all my adventures! Jackpot! "Flo, how about a little two-person caprice, just the two of us, tackling the Namibian tracks?"
As we landed on the runway, first wow effect: The horizon is immense. It’s flat as can be, incredibly flat... So much flat space! Did I mention it was flat?... Looking into the distance, it feels like your gaze could circle the Earth without hitting a single obstacle—until you end up staring at your own backside. "Oh, what a nice view!" Well, it’s the first time I’ve seen my butt from this angle! Touching moment... Sorry, I’m rambling—must be the exhaustion from the three-flight marathon we just powered through via Ethiopia and South Africa... And yet, no time to philosophize about my anatomy. As usual, we want to rack up our first kilometers to be front and center at dawn tomorrow. After wrapping up the tedious Namibian immigration formalities and meeting the 4x4 that’ll be our companion day and night for the next fifteen days, we’re off! We’re not exactly fresh, but we’re ready to tackle the next five hundred kilometers in night mode, cruise control set due south! Just outside Windhoek, the local wildlife—a jackal—welcomes us with a smile: "Welcome to Namibia!" That’s what it said! Honest... Okay, first endless straight road, first flaming sunset, first corrugated dirt track, first Milky Way with zero light pollution... You get it—it’s definitely the day of firsts... First night camping, too, in the big trunk of our Toyota Fortuner parked by the side of the track... The real adventure, the kind that smells under the arms, can finally begin...
Traveling with just one spare pair of underwear, considering a hot shower a miracle, never staying in the same place too long by sleeping wherever night catches us, taking whatever local, improbable, and rickety transport we can find—this is the DNA of us wanderers. Except this time, the script for our movie is going to be a whole different genre. On paper, the destination doesn’t exactly scream epic adventure: Réunion! And what’s more... we won’t be two, or four, or even ten. We’ll be a solid thirty. All from the same family. Yes, thirty. At this point, it’s not just a trip—it’s a summer camp on the move! Why inflict this on such a peaceful island? Because my brother decided to get married there with his lovely bride. A great idea, you might say... especially when it involves relocating the equivalent of a small Ardennes village 10,000 kilometers from home for three weeks! So who’s stepping up to be the guide and wave the little flag?
So, for an exceptional trip, exceptional stories! Don’t worry, the debates at the supermarket over whether to choose plain chips or roast chicken chips, the beach picnics washed down with ti’ punch, and other rougail sausages to digest by the pool will only make it into the family archives. Here, I’ll stick to the tales of our beautiful escapes, the ones where we explore the wild corners of this little volcanic rock planted in the middle of the Indian Ocean. So where exactly are we headed?
For the first week—the subject of this first installment—we’re taking it easy. We’ll start by rediscovering the coastline, from the Souffleur in Saint-Leu to the Hermitage lagoon, before a little trip to the Cirque de Cilaos and its legendary road with 400 turns, just to get our legs warmed up.
"How about a Christmas market this year, huh? A little romantic weekend getaway...
- Yes! That’d be cool! Strasbourg? Colmar?
- Feels a bit déjà vu, doesn’t it? Plus, slim chance of snow there... And I’d love something a bit more exotic with a touch of originality..."
"Okay, Google, give me the list of the five most beautiful Christmas markets in Europe.
- In fifth place, the Christmas market in Vilnius, the capital of Lithuania.
- Save your breath! Lithuania, here we come!"
We wanted cold, and cold is exactly what we got the moment we set foot in this new, unknown land. As for landscapes, forests and lakes stretch as far as the eye can see across this vast plain, its vegetation scorched by the frost of a winter that’s clearly already well underway here.
Lakes, in fact, set the scene for our first visit to Trakai Castle, whose brick-red towers and walls rise proudly against the azure sky of our first day. Lakes, because this castle was built on an island and is only accessible on foot via a series of walkways spanning half-frozen lake offshoots. I couldn’t have picked a better spot to build my castle! Translation: We’re totally sold! Proof is we spend two hours hiking around the area, alternating between forests, reeds, and cozy houses tastefully decorated for Christmas.
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of three years at most in Thailand, and I’m not a big expert on the country.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to piece together a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who miss it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guards for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big property, be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t really made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though, are much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been broken for years.
You’ll often see dogs sleeping on the side of the road, sometimes right on the road. When you arrive, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, which reminds visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. Seeing a small pack roaming freely in the countryside, you might think it’s best not to cross paths with them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at temples on the brink of death, enduring terrible suffering. No one did anything about it. The image (and the smell) of one of them, dying and emitting the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The well-fed animal quickly became a happy, enormous beast with its own garden. Yet, it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water in them for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not a gimmick—it’s just that these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
When we started looking for a summer destination a few months ago, our first criterion was to avoid extreme heat and heatwaves. We had already been to Norway two years ago and are considering going back in the future for other occasions. So, we had some fun asking ChatGPT which destinations enjoyed a mild climate during the summer without going too far. Among the list provided by the AI were the Canary Islands... The idea of a place we wouldn’t have thought of first, both not too far away and exotic enough, appealed to us: “Hmm, why not?”
This destination had never really attracted me, though Magali was a bit more interested. Five years earlier, COVID had caused a short break in my professional activity, and I had planned a trip because the flight price was attractive, and I was looking for a destination different from what usually appeals to me, more than out of deep interest. From a distance and with a social judgment I acknowledge (it’s not great, but it’s not completely wrong), I had the image of a destination for party-goers enjoying the sun without the slightest interest in local culture, with concrete coastlines and denatured landscapes—everything I detest the most. Still, I had done some quick research on the different islands and spotted Lanzarote for its beautiful volcanic landscapes, hiking trails, beaches, and the impression of a good balance between activity and fewer crowds than Tenerife or Gran Canaria. Then I dropped the idea of going, without ever reconsidering traveling to the Canaries...
Until now! Because we started researching the different islands of the archipelago to see which ones might appeal to us the most. It was La Gomera, the third smallest island of the archipelago, more praised for its hiking trails and preserved nature than for its beaches, away from mass tourism (fifty times fewer tourists than Tenerife) but still a bit more developed than its wild neighbor El Hierro, that caught our attention. Contrary to what might be suggested later, I’m not at all addicted to AI, but I use it from time to time to synthesize quick research or simply for experimentation. Since ChatGPT had started anticipating my tastes lately as if it had become my buddy (often successfully, sometimes off the mark), I asked which Canary Island would suit me best for a trip with my family. The tool answered first with... La Gomera. So, I tested it and teased it a bit to see if this suggestion was well-founded, as the method sometimes makes it contradict itself. But no luck: “You’d appreciate the wild nature of El Hierro, but with family, you’ll find little activity for the kids. You won’t like the touristy vibe of the big islands like Tenerife, Gran Canaria, Lanzarote, and Fuerteventura. You could consider La Palma, but it’s really La Gomera that will suit you best, based on your interests and the criteria given.” So, we dug deeper into our research and were convinced without a shadow of a doubt that this island was the one waiting for us.
Without knowing it, we had Canarians in our circle who revealed their origins when they heard about our travel plans. One from Tenerife insisted we’d be better off choosing Tenerife (obviously...) because it also has preserved spots and that La Gomera, “you can explore it in two or three days, you’ll get bored quickly...” The other, a colleague from Gran Canaria who had never visited La Gomera, still recommended it without hesitation because it turned out her parents had just gone there on vacation: they loved it and had encountered few tourists. She also tended to think this destination was usually the subject of short stays, but according to what her parents told her, taking your time there was also a great idea. However, in our research, the idea that La Gomera is an island you can explore in three or four days max kept coming up. So, we considered combining its visit with La Palma or El Hierro, the other two that caught our eye. But hopping between islands by ferry represents a significant budget for non-Canarians, even more so for a family of four. Then, scrutinizing Google Maps, it seemed obvious that two weeks were too short to discover two islands as they deserve, and that there seemed to be plenty to see in La Gomera, given its very unique culture. After all, we read that some people spend several months a year there, others never even leave... Finally, these landscapes and this atmosphere, which seemed to us a mix of Europe, North Africa, and Latin America, tempted us. So, it would be two weeks in La Gomera, deal!
La Gomera is therefore the second... well, the third smallest island of the Canaries since La Graciosa was recently recognized as a fully inhabited island. It has the shape of a rough circle about 20 to 25 kilometers in diameter and has just over 20,000 inhabitants, half of them in its capital, San Sebastián de la Gomera, the only real town. Like its Canarian sisters, La Gomera is a volcanic formation that rose about 10 million years ago. The island is very mountainous and rugged, covered with red and black rocky landscapes. Geological activity has shaped, between the sprawling massifs that end in steep cliffs in the ocean, six coastal valleys with tropical vegetation that have favored human settlement. They divide the island like slices of a cake; from the north clockwise: the agricultural Vallehermoso, the rustic Agulo, the green, humid, and fertile Hermigua, the sunny capital San Sebastián de la Gomera, the southern and isolated Alajeró-Santiago, and the seaside Valle Gran Rey. They constitute the six municipalities (more like cantons to our French understanding) of the territory.
The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.
La Gomera was populated late. As with the rest of the Canaries, human presence is thought to have begun about 2,000 years ago. Groups of animist Berbers, probably fleeing persecution, gradually populated the archipelago, especially the western islands and La Gomera, becoming its small aboriginal population: the Guanches (or later Gomeros). The animist and pastoral civilization of the Guanches thrived until the Spanish takeover in the 15th century, which, after a short period of harmony and mixing with the indigenous people, suddenly ended in bloodshed... La Gomera later became the “Columbus Island” after Christopher Columbus’s stopover, increasing the blending of populations. In the 20th century, many Gomeros emigrated to Cuba and other Latin American countries in search of a better life, bringing back a mix of cultures and traits quite palpable in today’s Gomeran culture. It is, however, in La Gomera that the vestiges of Guanche culture seem to have left the most traces, in the language, gastronomy, social practices... Moreover, most Gomeros, especially in remote villages, have a particular identifiable type and proudly claim their ancestral roots, even making La Gomera a bit exotic in the eyes of other Canarians.
Perhaps that’s why it has never really wanted to develop its tourist infrastructure too much. If we set aside the tourists who visit for the day by bus or boat from Tenerife on a marked itinerary (and whom we ultimately rarely encounter), La Gomera has remained a hidden gem, a destination focused on nature discovery that attracts hikers, nature-loving divers, and scientists for its fauna and flora, and to a lesser extent, beachgoers who don’t seek overly developed coastlines. Tourist activity is therefore limited. Roughly speaking, you’ll find a majority of Spaniards, including a substantial number of residents from other Canary Islands, many Germans who have a particular fondness for La Gomera and spend long stays there or own second homes, to the point that the German cultural footprint is clearly noticeable in some places (it’s said to be Angela Merkel’s favorite holiday spot), and still quite a few French. The presence of other nationalities seemed negligible to us. Most travelers come mainly for hiking, but it’s also a prime spot for whale watching. Additionally, the seaside resorts of La Gomera—San Sebastián, Santiago, and especially Valle Gran Rey—are well-known destinations for hippies, especially German ones, ranging from chic boho hippies to old-school hippies who’ve been there for decades, quite similar to those you’d meet in India in Goa, Rishikesh, or Paharganj. Thus, practices like naturism, vegetarianism, and local organic production are quite well established in some areas.
Some practical info:
- The round-trip flight from Paris to Tenerife cost us 365 € per person (outbound with Transavia, return with EasyJet), including checked luggage and three seats reserved side by side.
- We chose two bases to explore the island: one week in Valle Gran Rey, reputed to be the most pleasant of the three seaside resorts, and one week in Hermigua, more mountainous and close to the natural park. We booked two houses with balconies and views: the first at 120 € per night, the second at 99 €.
- The round-trip ferry between Tenerife and La Gomera cost us 270 € with the company Baleària Canarias, including discounts for children aged 4 and 12, but I don’t have the exact details. It was a bit cheaper than with the other company, Fred Olsen.
- Finally, we rented a car through the agency Cicar for 360 € for 16 days, which comes to 22.50 € per day.
- Apart from that, we didn’t plan anything and decided the day before or even the morning of what we wanted to do. We didn’t invest in any paper guide on the Canaries, as information on La Gomera was scarce, but we used the very comprehensive site La Gomera Travel, a travel guide published by the Canary Islands Tourism Council, a real goldmine of almost exhaustive information on the island.
Alright, off we go for 16 days of adventure discovering La Gomera!
If I close my eyes and think of the Sultanate of Oman, I first smell a light scent of incense, feel the warmth of a sunbeam on my skin, before sand slips through my fingers. I taste the sweetness of a date, a real candy, then the flavor of coffee with a hint of cardamom and rosewater... I hear the desert wind whistling in my ears, the distant call of a muezzin, then the murmur of water. I open my eyes to see smiles, welcoming gestures, a turquoise sea, rocks ranging from ochre to purple, deep wadis where torrents burst forth, orange dunes, white sandy beaches where tiny crabs scurry at full speed. I see incredible oases emerging between arid mountains. I see abandoned villages that I’d dream were full of life, imposing fortresses overlooking valleys, and lively souks where offers are delicate and negotiation is a mutual courtesy.
All that, and so much more.
This is what I tried to capture in my illustrated travel journal, which I’ll fill in here and there with photos.
I drew this journal “cold,” after my return (actually, I made it this summer, while our trip was last winter). It’s a pretty special format—I bought it in Japan without really knowing what I’d do with it. Well, it found its purpose! Below is a photo of this accordion-style journal: here, it’s only partially open, because when fully unfolded, it’s 5 meters long!
For drawing enthusiasts: The accordion format is both a constraint (each sheet is 9 cm x 27 cm) and a freedom (you can create a fresco). The paper is also a bit special: it doesn’t allow for fine lines, but it takes ink well (liner pen). However, everything has to be done almost in one go (with a very light pencil sketch) because it erases poorly. It absorbs too much water for coloring with markers or watercolors (unless you avoid soaking it), but it works well with oil pastels and their use with a brush and solvent. Since it’s yellowish, it allowed me to create contrasts even with white pastel.
On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Oman is one of the world’s largest producers of frankincense resin. Incense burners are everywhere, from the simplest clay ones to the most precious handcrafted silver ones...
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!
My buddy Christian and I (Patrick) are off for 28 days in Argentina in March.
We’ve already shared several trips as a duo (Bolivia Peru, Namibia, Laos, Costa Rica).
Since we’re starting from the idea that at our age (65) we won’t be coming back here—there are just too many other corners of the world to discover—we did the "grand tour" of Argentina, with 6 domestic flights to make the most of our 28 days.
Here are our stops:
1) Departure from Brussels to Buenos Aires via Madrid
2) Arrival and first contact with Buenos Aires
3) Early morning flight to Ushuaia. Boat trip on the Beagle Channel
4) Ushuaia: hikes in Tierra del Fuego National Park
5) Ushuaia: last hike and flight to El Calafate
6) El Calafate to El Chaltén by bus. First hike
7) El Chaltén: hike
8) El Chaltén: hike
9) El Chaltén: hike and bus back to El Calafate
10) El Calafate: Perito Moreno Glacier
11) Flight to Bariloche. Car rental and surrounding areas
12) Seven Lakes Region
13) Nahuel Huapi National Park region
14) Flight to Salta. Car rental
15) To Tilcara
16) To Humahuaca
17) To Purmamarca
18) To Jujuy via the salt flats
19) To Cafayate
20) Around Cafayate
21) To Cachi
22) Back to Salta
23) Flight to Iguazu
24) Waterfalls on the Argentine side
25) Waterfalls on the Brazilian side and flight to Buenos Aires
26) Buenos Aires
27) Return flight
28) Morning arrival
Happy reading!..
We landed in Victoria Falls, Zimbabwe, and headed straight to Kasane in Botswana to pick up our car.
Our vehicle is a 4x4 because in Zambia, it's practically impossible to use anything else, especially in the national parks. I’ve already had the pleasure of visiting South Luangwa National Park—it’s one of the reasons for this trip, the main one being to travel in Africa with one of my sons.
First stop: Livingstone on the banks of the Zambezi River. Along the way, we discovered a lovely restaurant at Socrates with a super-friendly owner (we’ll actually stop there again on our way back). We spent our first night in the rooftop tent after a stunning sunset, accompanied by the grunting of hippos in the river.
The next day, we set off early, heading to Kafue NP. In fact, we’ll always leave early—waking up between 5:00 and 5:30 AM and hitting the road an hour later. Kafue is a lesser-known park, mostly forested, and the animals are skittish because they’re not used to human presence. We crossed the park from south to north and came across various antelopes. Near Lake Itezhi-Tezhi, there are plains where wildlife is easier to spot.
After Kafue, we headed to South Luangwa. This journey requires stops in Mumbwa and Petauke. Two pleasant stops where we found lodges (a nice change from the rooftop tent) at affordable prices and met welcoming people.
For me, South Luangwa is Zambia’s most beautiful park—the river is stunning, the landscapes are gorgeous, and there’s a wide variety of wildlife, including, of course, big cats. A tip for those, like us, who aren’t with a guide: if you’re staying near the park for several days, don’t hesitate to do a "game drive" to scout out where the animals are so you can return the next day with your own vehicle. Of course, in the dry season, you’ll want to focus on waterholes to see the animals—and you’ll need a bit of luck too. The elephant population is growing, and we were lucky enough to see around sixty elephants crossing the Luangwa at dawn, spread across several groups. South Luangwa is the westernmost point of our trip, and we’re now heading east to Lower Zambezi.
Lower Zambezi is Zambia’s side of Mana Pools on the Zimbabwe side. We took a boat ride on the Zambezi to see elephants, hippos, crocodiles, and a multitude of birds living along the water and on the river’s islands. The sunset there is also magnificent.
To explore the park, we followed the waterways parallel to the Zambezi, mostly on the western side (see our route). Lower Zambezi is the last park we visit, and the final leg of our trip will be Victoria Falls.
Victoria Falls—or Mosi-Oa-Tunya ("The Smoke That Thunders")—are truly impressive, even during the dry season. We saw the falls from both countries: in Zambia for the overall view and the bridge that serves as the border, and in Zimbabwe to get as close as possible to the most spectacular parts of the falls.
This marks the end of our trip, which, despite a blown tire on the road, went off without any major issues. Zambia is a beautiful country that immerses you in wild, still-preserved nature.
The latest travel journal about Turkmenistan dates back to 2019. Here’s a quick update on this vast desert country, which is now a bit easier to visit than before.
This is my first travel journal. If you have any questions, don’t hesitate to ask. The country is slowly opening up, but it’s still possible to visit sites where you’ll be completely alone. In five days, I saw two Hongkongers, a few Germans, and a Chilean at the crater, ten Chinese people in a capital bazaar, and that’s it!
It’s possible to visit Turkmenistan from Uzbekistan. The easiest and most economical way is to take a taxi to the border from Bukhara. The trip takes a little over an hour.
Crossing the border takes quite a while because many Turkmen bring back items bought in Uzbekistan to resell in Turkmenistan. For example, diapers, baby products, or beauty products.
It took me over 2.5 hours to cross the border. To visit Turkmenistan, it’s mandatory to have a guide and go through a travel agency. British agencies often offer three-, five-, or seven-day trips for over 1,500 or 2,000 €.
But if your budget is more limited, you can contact a few Turkmen agencies directly by email, and they’ll make you an offer between 700 and 1,300 € for three to seven days. I took a five-day trip from Turkmenabat in the northeast of the country to Dashoguz in the north. The goal was to visit the main UNESCO-listed sites, including Merv, and archaeological sites like Nisa or Gonur Tepe.
Your guide will also be your driver. They’ll pick you up at the border. The formalities are very long because customs officers have to stamp multiple documents, and obtaining the visa you previously requested from your travel agency requires several checks. But the process goes relatively smoothly, even if each step takes a while.
Once on the other side, the first surprise is the brand-new highway all the way to Turkmenabat. A very long line of trucks stretches for several kilometers on the Turkmen side to cross the border into Uzbekistan. According to my guide, Turkmen trucks transport gas and cotton (though not this season, since the harvest is in September), but they mainly fill up their tanks because fuel is much cheaper in Turkmenistan. A full tank for a car costs about 3 €, which is unbeatable.
From the Farap border post, the goal is to reach the city of Mary, which is home to the UNESCO-listed site of Merv in its suburbs, about thirty kilometers away. This city is known as a foundation by Alexander the Great in the 4th century BC under the name Alexandria of Margiana. Several fortresses are visible.
After more than three hours on the road, we have lunch at a Turkish restaurant called Aladdin. Several quotes from the president are visible along the highway, but the road is in good condition, and we move along easily. This will be by far the best road in the country—things will get much worse later.
Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.
This time, I landed in Monastir on a direct flight from Nice, again with Tunisair. We left about ten minutes late, and the flight lasted around 1 hour 30 minutes. A meal was served on board (cucumber salad with Edam-like cheese, carrots, and two small portions of dishes I couldn’t identify—semolina with peppers, olives, and parsley, two small rolls, a square of processed cheese, and a chocolate cake). It’s worth noting because it’s not common on flights this short.
In February, France and Tunisia were in the same time zone, but now Tunisia is one hour behind. This time difference and the flight duration work perfectly for a short 15-day trip since it takes me a few days to adjust to jet lag.
Luckily, I’d asked my hotel about the taxi fare from the airport because the drivers (there were several around me) didn’t hesitate to quote outrageous prices. The actual fare is 20 dinars, but one asked for 120 dinars. I refused, and another offered 60 dinars. I replied, "That’s too expensive—I’ll take the metro!" (Having tried the Tunis metro, I had no desire to repeat the experience in Monastir with a suitcase!). I started walking toward the metro, and one of the drivers caught up with me, saying, "20 dinars is fine!" I’ll skip the details, but the negotiation took a little while.
When I arrived at the hotel, I told the receptionist someone had asked for 120 dinars. He put his hands to his head and said, "They’re awful!" He remembered our phone call two days earlier when I’d booked (he’s the one who told me I could take the metro).
The Mezri Hotel isn’t expensive. I got a sea-view room for 75 dinars (22 €). (I’d booked a balcony room for 90 dinars but wouldn’t have had time to enjoy it.) It’s well-located but noisy because there’s no double glazing.
The receptionist is a very kind older gentleman. He called a friend whose wife is from Tozeur to find out if I should take a bus or a *louage* tomorrow and what time.
I arrived at the hotel around 7:00 PM and had time to stroll along the corniche to the ribat. Despite some run-down buildings, the seaside seemed livelier and cheerier than Sousse’s.
Monastir is the hometown of former president Bourguiba. I passed his mausoleum by taxi. There are Tunisian flags along the avenue by the sea because every year on April 6—the anniversary of Habib Bourguiba’s death—the president of the Republic visits the Bourguiba Mausoleum in Monastir to pay respects.
The taxi driver mentioned other Tunisian presidents. He complained about rising prices and insecurity, blaming President Kaïs Saïed (I’d already heard that security was better under Ben Ali).
At the end of my stay, I’ll take time to explore Monastir, but tomorrow morning, I’m off to Tozeur—a long bus ride awaits me.
Here we go!!!
I left home at 4 AM on October 31st and headed to Barcelona. Driving through Barcelona on the ring road stresses me out a bit, but at 6 AM the traffic is smooth, and I arrive at the airport without any issues. I call the valet, who quickly comes to pick up my car. He takes photos of it from all angles before letting me go.
Baggage check-in hasn’t started yet, and there are already several of us waiting.
Once free, everything happens very quickly. The flight to Abu Dhabi is on time and goes smoothly. I’ve never had any problems with this airline, which I’ve been using for several years.
The flight to Bangkok arrives at 7 AM as scheduled. This is my first time in Thailand and Bangkok. I’m used to traveling in India, and I notice that everything here is well organized—the customs process is quick, and the luggage is already on the carousel.
I booked a taxi on Booking. All I have to do is find the right exit and door based on the agency’s instructions. A large sign with the names of people who booked is posted on a wall. A hostess greets me and calls the taxi, which arrives 5 minutes later. I booked one night at the Lost Inn BKK hotel in the Phra Nakhon district, and we arrive at 9 AM. The welcome isn’t warm, and I have to wait until noon, sitting on a chair, before I can check into my room. I’m exhausted, and sleeping sitting up isn’t ideal. Noon finally arrives—the room is small but clean, which is fine for one night. I quickly take a shower to wake up because I plan to spend the afternoon visiting the Grand Palace. First, I need to exchange some money, and the banks are all close together on the same street, which is very convenient. When I enter one, a hostess gives me a ticket and invites me to sit down. There are about twenty counters, and I wait quietly until my number is called. The exchange is quick, so I can head out to find the Royal Palace. It’s actually very easy, and the walk is pleasant.
Entry to the Royal Palace (500 baht).
It’s magnificent and grand, and there are quite a few of us visiting. The sky is gray, it’s very humid, and a shower interrupts the visit. It’s a vast complex of temples and palaces. The buildings are colorful and sparkling, with a great sense of serenity (without the tourists, of course). I quietly enjoy the place and try to take photos without tourists, which isn’t easy.
Very close to the Grand Palace is Wat Pho, one of the oldest Buddhist temples in the capital.
It’s very famous for its 46-meter-long reclining Buddha statue.
Walking around the temple, you can see different representations of Buddha, all covered in gold leaf.
Inside the temple, on one side, monks recite their prayers, while the other side is reserved for tourists who come to meditate in silence.
Before returning to the hotel, I have dinner at an Indian restaurant. I go to bed early because tomorrow’s wake-up call will be very early again.
Saturday, November 2nd
Wake-up at 4 AM, departure from the hotel at 4:30 AM. The taxi I booked via Booking is waiting for me and takes me to the airport. The trip is fairly quick—he takes small roads, and at this hour, there’s no traffic.
The flight to Phnom Penh is on time. Before boarding, I realize I left my fleece jacket on the carousel, but it’s too late to go back for it.
The flight goes well, and customs is quick.
At the exit, I take a tuk-tuk to Julieka’s GH near the museum. The welcome is friendly. I won’t be able to check into my room until noon, so I take the opportunity to exchange some euros on the market street. The street is lined with restaurants, and I’ll have my first meal there.
The museum is right across the street, so I don’t waste any time visiting it.
The representations of Hindu deities are very different from those in India, and I don’t recognize them. Many beautiful Buddhas are on display.
The museum is very pleasant, and there aren’t too many people, which is a plus.
At the exit, I return to the GH, settle into my room—which is decent and clean.
The Royal Palace is 1 km away. I walk along a garden, and at the end of the street is the Tonlé Sap, but I turn right. I arrive at a large esplanade and see the buildings with tiered roofs and glazed tiles. The entrance to the palace is a little further away.
At the entrance, I notice there isn’t the same crowd as at the one in BKK.
Khmer architecture is magnificent. The complex consists of gardens, palaces, pagodas with golden roofs, and slender spires.
The Silver Pagoda houses the small Emerald Buddha, which is actually made of jade. The silver flooring is covered with carpets. Photos are not allowed.
The walls surrounding the pagoda are covered with frescoes depicting scenes from the Ramayana.
My partner and I traveled from Sunday, July 5, 2026, to Wednesday, July 22, 2026.
We spent a long time debating whether to rent a car or use public transportation. In the end, after reading so many posts about travelers getting scammed by police or rental companies—even those recommended by blogs and reviews—we decided to stick with public transport. It worked out really well. Sure, we had a little less freedom to go where we wanted, but it was way less stressful for us.
Sunday, July 5:
Arrived at Cancun Airport. Withdrew cash from the ATM in the terminal just before exiting. The ADO bus counter (they pronounce it "A-Jee-O") is right behind you when you're facing the ATM. Bus to downtown Cancun cost 145 pesos per person.
Stayed at "Rose 5," booked on Booking. The studio was super clean and perfect for one night. The owner’s instructions for accessing the place were very precise, with photos included. Check-in was self-service with a code. The ADO bus terminal isn’t far, and there are shops and restaurants nearby. We really appreciated that the AC was already on when we arrived. By the way, I’d recommend always booking places with AC—it’s *really* hot in Mexico.
Monday, July 6:
Bought a SIM card with data from a TELCEL store. My partner, who’s on Free Mobile, was able to use her regular plan. Just so you know, I found the network pretty unstable. As soon as we left the cities, neither of us—me with TELCEL or her with Free—had any signal.
Another thing to watch out for: roaming charges. I had to turn my SIM back on for less than 30 seconds to get a bank SMS code, and my phone apparently connected to the internet—resulting in an 8-euro roaming fee.
Left on an ADO bus to Chiquila for 278 pesos per person. During our trip, ADO buses were always on time, comfortable, and clean. The AC is *cranked* though, so bring something to cover up with—it gets cold. Some routes were fully booked even in the low season, so try to reserve 1 or 2 days in advance either via the app (when it works) or at the counter.
When we arrived at the ADO terminal in Chiquila, the ferry company counters were right next to it. Ferries leave every 30 minutes, alternating between companies, so no need to book ahead. Just take whichever one is leaving next (330 pesos per person).
When we got to Holbox (pronounced "Hol-bosh"), we’d booked a place via Booking called "Casa de Nana." It was a huge studio with a fridge, cooking plate, and utensils. The best part? The *location*. It was 100 meters from the beach and 200 meters from a Chedraui supermarket. They provided bath towels and beach towels, and the AC worked perfectly. There’s a key box so you can leave your keys inside when you go out. The only downside was that no one was there to let us in when we arrived, so we had to wait a while. The Wi-Fi was good, which was lucky because during our 4-day stay in Holbox, the phone network *never* worked. According to locals, that’s pretty common in Holbox, along with water outages.
Luckily, I’d had the good idea to download an offline map, which helped us find our way back to the place more easily. You can walk there from the dock.
The restaurant next to our place (La Barracuda) was great if you like seafood—I’d recommend their octopus dishes.
Tuesday, July 7:
We did a kayak tour in Holbox’s mangroves at 6 AM. We were looking for a sunrise kayak tour with a French-speaking guide. That’s exactly what we got with "Kayaking Holbox," where Diego, the owner, speaks English and French. He was joined by Gustavo, another guide.
We’d booked for a group tour, but we were the only ones. Diego still went ahead with it instead of canceling due to lack of participants, so we got a private tour at the group rate—really professional of him. They showed us this amazing ecosystem for over 3 hours. We saw all kinds of birds: pink flamingos, pelicans, egrets, frigatebirds... rays, a horseshoe crab, and a little crocodile that was *so* well hidden. Diego and Gustavo have a real eye for spotting animals—I could’ve passed by the crocodile 100 times and never seen it, it blended in so well. Their explanations about the flora and fauna were super interesting. We also got a little break where we tasted mangoes and bananas that taste *nothing* like the ones in France. A real treat—those little Mexican yellow mangoes! I’d definitely recommend Diego and his agency for a French-language kayak tour (1000 pesos per person).
In the evening, we walked to Punta Coco to see the bioluminescence. No need for a guided tour—if you really don’t want to walk, you can take a taxi. At Punta Coco, you have to pass the beach bar/restaurant and then go left into a kind of inlet that forms a lagoon. You have to wiggle your feet or move your hands in the water to create movement, which makes the light appear. Just don’t expect the kind of photos you’ve seen online—they’re all edited! It’s fun to see, but you won’t be dazzled by the light...
Wednesday, July 8:
Whale shark tour with "My Holbox Tours." Why recommend this agency over others for swimming with whale sharks? Simply because Valérie surrounds herself with top professionals to make your experience unforgettable. We were with Captain Fernando, who does everything to position the boat perfectly and make your swim easier. In the water, we were with Humberto, who also goes above and beyond to make sure you have an incredible time. He doesn’t just "supervise" like some guides from other companies who leave you on your own. No, Humberto reads the whale shark’s trajectory and guides you—all you have to do is follow him. He really puts in the effort, even holding your hand to guide you through this quick but intense encounter. Humberto also films the moment and will offer to show you the videos and sell them to you. His footage is really high quality.
Fernando and Humberto also prepared food for us. Special mention for their guacamole! Valérie is there to make sure everything goes smoothly on the boat and to answer your questions in French, English, or Spanish about these animals. If you choose My Holbox Tours, you can be sure you’ll get a top-notch experience.
About the tour itself: before you go, you should know that the sharks can be *really* far away. The day we went, it took 3.5 hours by boat to reach them. The boats are small, and let me tell you—on the way there, when we weren’t going with the waves, it was *rough*. Out of 9 passengers, 4 got seasick. But once you’re face-to-face with the shark, you forget all about that. Even if swimming with a whale shark isn’t exactly a walk in the park—they swim pretty fast, so you need some endurance to keep up. You’ll usually get 2 turns. Our first swim lasted a little over 4 minutes, and the second about 2 minutes because the shark was moving fast and we were still tired from the first swim. It might seem short, but when you’re swimming, it feels *long*. Either way, it’s an experience you *have* to do—but choose your company wisely. On the way back, there’s a stop at Cabo Catoche. Honestly, the snorkeling is pretty disappointing if you’ve done it elsewhere in the world. But the lunch stop at Cabo Catoche is really nice for relaxing (white sand and hammocks).
Thursday, July 9:
Short morning walk to Punta Mosquito at 6 AM. Really nice.
Ferry to Chiquila (330 pesos per person) + ADO bus to Valladolid (300 pesos per person).
In Valladolid, we booked "Casa Lucia" via Booking. The hotel is gorgeous, with a colonial style, and very close to the ADO bus terminal and downtown. It’s super quiet and clean. There’s a shared kitchen you can use with a fridge, microwave, and water dispenser, plus a big table by the pool and a nice indoor terrace. Breakfast was simple but included. The only small downsides were the tiny room and bathroom, no mirror in the room, and a noisy fan.
Friday, July 10:
Not far from the ADO bus terminal is the colectivo station for Chichen Itza. They offer a round-trip to Chichen Itza with an option to stop at Ik Kil cenote on the way back and then drop you off in Valladolid for 370 pesos per person (Ik Kil entrance included).
For the Chichen Itza visit, we’d booked a tour with a guide often mentioned in groups—his name is Juan Pat. He’s a Maya who lives near the site and speaks excellent French. He reserves spots in advance for you and queues up to be the first on-site. It cost 500 pesos per person + entrance fees. His tour lasts 2 hours and focuses mainly on the main pyramid and the ball court. He’s passionate and fascinating, even if some of his claims, as a Maya, might be a little biased. I think it’s *really* important to have a guide—otherwise, you’ll miss so much. You can contact Juan Pat on WhatsApp at +52 985 121 2381.
Afterward, we went to Ik Kil cenote (showers and life jackets mandatory, lockers available). It’s *very* crowded, but still really beautiful with its lush vegetation.
Saturday, July 11:
Since we didn’t have a car but still wanted to visit other cenotes that seemed hard to reach by public transport, we decided to book a taxi for the day. We agreed on 1200 pesos to take us to 3 different cenotes and wait for us at each one. (To find taxis, just look where they park near the ADO bus station.)
He picked us up at Zaci cenote, which we’d walked to. We got there at opening time and were the first ones there—had the place to ourselves for a while! 150 pesos per person. A pretty cenote in the city center with lush vegetation. It’s a bit like Ik Kil but without the deep cylindrical effect.
Cenote Xcanahaltun: the most beautiful cenote we visited. Entry 250 pesos per person. It’s a closed cenote with a hole that lets light in—a cave-like setting. You can kayak inside. There are little fish at the edge that nibble dead skin off your feet. Since it’s closed, the water is *freezing*!
Cenote Palomitas: entry 250 pesos per person. Another stunning closed cenote, even more enclosed than Xcanahaltun. The hole in the ceiling is smaller, so it was pretty dark when we arrived—kind of an eerie vibe. But when the staff turned on the lights, it looked like a "Gothic cathedral" full of bright stalactites.
Cenote Sac Aua: entry 290 pesos per person. The ticket includes a guided cave tour (tip-based). This cenote is really unique with its central island and way less crowded than Suytun. Just so you know, the water is *really* cold in cenotes. In these three, in July, we had the place to ourselves for a while and never saw more than 2 families at once—so peaceful!
Sunday, July 12:
ADO bus to Bacalar (536 pesos per person).
In Bacalar, we stayed via Airbnb with a host named Luli, who offers several rooms with shared bathroom and kitchen.
The room is nicely decorated in a pleasant setting. It’s ideally located near the lagoon and downtown. The shared kitchen is handy. The mosquito net over the bed is useful because there are *a lot* of mosquitoes in Bacalar. Luli provides a water jug, which is really nice. The only big downside is the lack of water pressure in the shower—we had to rinse off by filling a bucket. Also, there’s no real door separating the room from the bathroom. We never met Luli in person, but she was very responsive via messages. The terrace in the middle of the vegetation is lovely.
From the ADO terminal to the place, we took a taxi for 40 pesos. Since this driver was honest about the price (we’d checked beforehand), we decided to use him every time we needed a taxi in Bacalar. Here’s his WhatsApp: +52 983 184 3585.
Monday, July 13:
We did a boat tour on the lagoon with "Bacalar Francophone Activities." Since we were just the two of us, it cost 3500 pesos. If we’d managed to be 4 people, it would’ve been 1000 pesos per person.
We had a private 4-hour tour on the lagoon with Steeve and his very comfortable boat. He’s from Quebec, so his French is perfect. During those 4 hours, Steeve showed us the lagoon’s iconic spots *and* places other boats don’t go. He told us about the lagoon’s history and gave great tips on where to go and where to eat. As a little bonus, he gave us a video taken with his drone during our swimming break.
Tuesday, July 14:
We went to Los Rapidos by taxi (400 pesos round trip) and entry was 225 pesos per person. It’s *very* touristy but really beautiful. You can eat there (expensive), relax, and go down the "rapids" as many times as you want. It’s worth it if you spend a few hours there. You can’t bring in food or drinks—you leave them at the entrance and pick them up on the way out.
Wednesday, July 15:
On Wednesdays, navigation is banned on Bacalar Lagoon, so we’d planned another excursion.
Visit to Calakmul from Bacalar with ABCtours (WhatsApp +52 983 319 8359).
This agency organized a trip from Bacalar to Calakmul with a French-speaking guide. Communication beforehand via WhatsApp was smooth. Mr. Checo, the driver, and Fernando, the guide (who spoke great French), picked us up on the day. Mr. Checo drove very carefully on the long road and always made sure we were comfortable. Fernando is passionate about flora and fauna—he’s a biologist with a degree in ornithology, so he knows *everything* about animals. The slightest sound or song, and he knows what it is. He’s got an eye for spotting them, from the biggest to the smallest.
During the trip, we stopped at km 27 for a short forest walk, then went to see the two main pyramids on the site. On the way back, we stopped at the bat cave for the magical spectacle of millions of bats flying out at dusk. In the end, we saw or glimpsed (some briefly) spider monkeys, howler monkeys, a toucan, 2 tapirs, turkeys, 2 deer, and lots of birds. If, like us, you’re more into flora and fauna than archaeology, I’d *highly* recommend this agency and tour with Fernando.
It’s not cheap, but the road between Bacalar and the site is *long* (3.5 hours). Price: 3900 pesos per person for 2 (3500 for 3, 3200 for 4).
Thursday, July 16:
ADO bus to Playa del Carmen (614 pesos per person).
In Playa del Carmen, we stayed in an Airbnb. The building is on the town hall square, next to the casino.
The best thing about this place is the *location*—super close to Fifth Avenue (La Quinta). The kitchen is pretty basic, but the fridge works well. There are supermarkets nearby. The rooftop pool is really nice. The two big downsides, though, are the soundproofing (you can *hear* the neighbor’s alarm and all the events on the square) and the *total* lack of water pressure in the shower. We had to fill a trash can with water to pour over ourselves. When we told the owner, he said it wasn’t normal and someone would come fix it, but we never heard back. Based on previous reviews, this seems to be a known issue that never gets resolved.
Playa del Carmen is *very* touristy on Fifth Avenue, but in a fun, musical vibe—we never felt unsafe. There are *tons* of little souvenir shops for tourists on this street. There’s a beautiful monumental sculpture on the beach (the two figures meeting in the air), next to which you can see the Voladores show (men climbing a pole, tying themselves with ropes, and descending headfirst while "flying" around the pole). The show is tip-based and happens several times a day. In our opinion, Calle 38 is prettier than Fifth Avenue—it’s lush, green, and quieter, with the sea at the end. Great for an early evening stroll. We had really good meals at great prices at "El Tio Noy" tacos, just a few meters from Fifth Avenue in a side street.
For souvenirs, we’d recommend going to Walmart instead of Fifth Avenue—you’ll find skulls, tequila, mezcal, keychains, mugs, glasses... at good, fixed prices.
Friday, July 17:
We did the excursion to Isla Contoy. Isla Contoy is an uninhabited, highly protected island. Only 200 people are allowed to land per day on a rotating basis, so only a few companies have permission to dock there. Most agencies subcontract the day to a third-party company.
We booked through VRM (Viviendo Riviera Maya), but it was Ocean Tours Mexico that handled the tour. Contoy is a little paradise. We were accompanied by multilingual guides, including French speakers, throughout the day. Steffy gave us info about the island during a short walk on the marked trails, and Leño Tlatemoa kept the mood up on the boat rides with music and dancing. Isla Contoy is *truly* stunning, and the lunch was delicious: grilled fish and chicken, guacamole and tortilla chips, rice, fruit, drinks (everything is brought and taken back by the guides). The snorkeling part was pretty disappointing if you’ve done it in Cozumel, though. The stop at Isla Mujeres isn’t very interesting either—it’s too short to explore, and the island is *extremely* touristy. Still, the excursion was very well organized, and we had a great day (2970 pesos per person).
Saturday, July 18:
We wanted to go snorkeling in Cozumel but thought the prices from French-speaking agencies were too high. Plus, for snorkeling, we figured we didn’t *need* a French-speaking guide.
So we found a much cheaper solution by taking the ferry from Playa del Carmen ourselves and choosing an agency in Playa. The round-trip ferry cost 663.50 pesos per person. Then we took a taxi to the snorkeling boat (100 pesos). The agency we chose is called Mystic Snorkel—they don’t have a physical office. The tour cost 1400 pesos per person. It was a small boat, but that day we were the only ones, so we got a private tour at the group rate. We stopped at 4 different sites, all very different and beautiful. We saw all kinds of fish, corals, a nurse shark, and turtles. El Cielo, with its huge starfish, is *exceptional*. If you’re going snorkeling in the Yucatan Peninsula, this is *the* tour to do—the other sites are pretty "poor" in comparison.
Sunday, July 19:
Morning dive with Triton Diving. I chose the Cozumel dive option. Great experience.
Booking via WhatsApp was easy. On the day of the dive, Selene, who speaks French, was our guide. She’s *very* attentive to the group’s safety. The briefings are clear and precise. In Cozumel, we did 2 very different sites: the first was a drift dive with lots of life—beautiful corals and fish. The second was a wreck, the C53, a 56-meter boat you can enter. Not much marine life, but a beautiful wreck intentionally sunk for divers—still in great condition. An unforgettable moment. Selene even took videos during the dive, which the club sends you for free afterward. I’d *highly* recommend this club.
Just so you know, in Playa del Carmen, the beaches were full of sargassum during our stay, despite barriers and daily cleanup. Locals told us the problem is getting worse and the sargassum is arriving earlier in the season. Tourism has taken a *big* hit this summer, and they’re wondering if tourism can even survive the sargassum season anymore. A lot of tourists are heading to the islands—Isla Mujeres and Cozumel—to enjoy the beaches, as the west side of those islands is sargassum-free.
Monday, July 20:
Colectivo to Puerto Morelos. First, a colectivo toward Cancun that drops you off between Puerto Morelos town and Puerto Morelos beach (40 pesos per person), then another from that junction to the beach (10 pesos per person).
In Puerto Morelos, we’d booked a room via Airbnb at "Piedra del Caribe." *Best* place we stayed in Mexico. It’s an aparthotel. Our room was ready before check-in, so they let us in early. The place matched the description—spacious, with a comfortable king-size bed. The shower had *great* pressure, which isn’t a given in Mexico. The staff was super friendly and welcoming. They let us use the pool, restrooms, and rooftop shower after check-out while we waited for our ride to Cancun Airport. They even kept our luggage. I *highly* recommend this place.
In Puerto Morelos, there was *way* less sargassum than in Playa del Carmen—it was actually swimmable.
We did the snorkeling tour with the fishermen’s cooperative for 450 pesos per person for 2 hours. The reef is close to the beach (you’re not allowed to swim there), so the boat ride is short. It’s not as pretty as Cozumel, but it’s nice and affordable. On Puerto Morelos’s page, you can also access a small, not-very-well-preserved reef. There’s also a cenote in the sea where fresh water mixes with saltwater—the water is murky there. We had a great dinner and excellent cocktails at "La Choza del Puerto."
Tuesday, July 21:
Wandered around Puerto Morelos (check out the church and read everything—it’s entertaining!), relaxed by the hotel pool, and left for Cancun Airport by taxi (400 pesos) booked via InDrive to head back to France.
Our highlights:
- Holbox
- The whale shark tour
- The cenotes
- The local flora and fauna (so present!)
- Isla Contoy
- Cabo Catoche (except for the snorkeling)
What we liked least:
- The bioluminescence (barely visible despite good conditions)
- The food—we found it not very diverse in taquerias
- The constant tipping
- The lack of water pressure in showers (fixed, wall-mounted, no hose or showerhead)
Don’t hesitate to ask if you have any questions while it’s still fresh in our minds.
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long.
To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later.
We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.
We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.
This travel journal is our second on VoyageForum, following last year’s where we recounted our four weeks in Vietnam.
The goal remains the same: since some members on this site share tips, experiences, and great deals that help us prepare for our trips, we do the same after returning—both to give back a little and in the hope that our experiences might be useful to others in some way.
Our route was as follows: Bangkok, Siem Reap, Krabi, Suratthani, Koh Phangan, Koh Tao, Chumphon, Bang Saphan, Prachuab Khiri Khan, Sam Roi Yod, Hua Hin, Phetchaburi, Bangkok.
Beyond rediscovering Bangkok, our objectives were the long-held dream of seeing Angkor and exploring southern Thailand, much of which isn’t overly touristy.
A quick big thank-you to Barbot, who took the time to answer several of our questions.
12/07/2013
The cheapest flight we found earlier this year was a Paris-Bangkok route with a layover in Moscow for 1440 €, total for two people.
So, this time we tried Aeroflot. Airbus A318 for the first leg, A330 for the second. Nothing particularly annoying to report—the passengers were very calm, the cabin temperature was comfortable, and we had enough legroom.
That said, the quality of the meal trays was pretty mediocre, and the flight attendants weren’t exactly comedians.
We’d like to remind everyone that it’s best to exchange as little money as possible at the airport upon arrival, since the rate is about 5% worse than at city banks.
Of course, we made sure to take the airport exit where you can catch official taxis to avoid getting scammed. So, we queued up, a little lady gave us the ticket, and off we went with the driver.
Generally, this system works well because these drivers are registered, know their duties, and the risks they face if they break the rules. Except that day, right off the bat, we got the scammer of the day. His first move was to snatch the ticket from my wife’s hands—the one you’re supposed to keep in case of a complaint. My husband saw it, but after a full day of travel, we were a bit out of it, and honestly, there was no reason to be suspicious. But once we started driving, the guy refused to turn on the meter. We insisted more and more firmly, but nothing. So, I used the famous method of opening the door and starting to step out of the car. At 40 km/h, that scares the driver more than the passenger. He finally turned on the meter, but that didn’t calm him down—quite the opposite. For the next half-hour, he ruined the ride by demanding extra fees here and there. Having dealt with several scam attempts last year in Vietnam, this wasn’t exactly new, and we were proud of ourselves for staying pretty zen. Still, this guy was a little scary—he was completely wired and aggressive. Honestly, it was hard not to think he was on something. He’d be perfect for a *Scarface* remake. When we finally arrived at the hotel, he followed us to the entrance. We paid the two tolls (25 and 45 baht), gave him the usual 100 baht extra for the ride, and stayed polite but firm. So, meter: 245 baht + 100 baht + 25 and 45 baht for tolls—we paid the exact amount, no way we were tipping this guy. He left furious, but he was already like that before picking us up... Anyway, avoid Mr. Chartree Chidchen, number 089 826 7308, car E2663!
We were so relieved to finally settle in at Feung Nakorn Balcony hotel in the temple district. 42 € per night, great reception, all the staff is friendly. The AC works fine, the bed seemed hard at first but turned out to be comfortable. The hotel is quiet, away from the nightlife, but at this time of year, many places are less crowded than in high season. Even with a nice fish pond and outdoor breakfast area, it’s a decent hotel, though we felt we could’ve found something better.
After a night on the plane, the first afternoon is always a bit of a slog. We napped for a few hours, and when we woke up—guess what—we were starving. We visited a temple across from the hotel (nothing special) and then decided to take the Chao Phraya Express, the river shuttle that serves many piers along the river. It was a really enjoyable experience. The steel gangway wobbles when you board and disembark, the boat sits low in the water, and sometimes you get splashed. During peak times, you’re packed in like sardines, but most of all, there’s that exotic urban landscape passing by, especially the temple rooftops.
At that exact moment, the boat was packed. We didn’t see a ticket booth at the pier, and we tried in vain to pay the few baht for the ride. The cashier on the boat was too busy, and another employee we called didn’t have time to help us. Oh well, we weren’t going to force the issue. Still, this mode of transport is super practical for avoiding traffic, and at the piers, the lines with station names are clearly marked, with colors matching the flags on the boats. Combined with a map like the *Routard* guide, it’s easy to navigate.
We easily made it to the restaurant *Harmonique*, located near one of these piers. It’s a unanimous favorite on this forum, and let us tell you—it’s well-deserved. What a wonderful experience that evening! We only saw the outdoor gazebo because there was no way we were dining inside. It’s not flashy, so those looking for a luxurious setting should look elsewhere.
That night, the staff was a bit slow, and we had to track them down several times to move things along. But oh, my friends—what a feast on the plate! Start with the appetizer platter for two at 250 baht, featuring four specialties, each more tempting than the last, followed by their famous crab curry for 200 baht. There’s *so much* crab in there! The dish is so delicious and rich that when you finish, you feel—how to put it—like it was almost *too* good, to the point where you’re almost put off eating for days. And also, oh yes, we *will* be back. Their satay chicken is just as amazing, and it would be a crime not to mention their generous dessert with ice cream, warm banana, and chocolate, plus their *excellent* almond milkshake.
Later, we took a taxi to Kao San Road, mainly to book a Ko Tao-Chumphon trip for 600 baht per person at the Lomprayah counter. In hindsight, we should’ve booked all three of our trips there right away.
Kao San Road is *ultra*-touristy—better for younger crowds, but it’s still worth seeing. There’s rock ‘n’ roll, hippies, and crowds everywhere.
We walked back to the hotel, and when we got a little lost near a canal, a really nice older Thai man spontaneously appeared out of the night to kindly point us in the right direction.
Finally, a real long night of sleep ahead—we cranked up the AC. Sweet, the vacation has begun!
Hi there,
I just got back from a trip to Sri Lanka from December 18th to January 1st with 2 adults and 2 kids (12 years old).
If it helps, here’s my itinerary.
We left on December 18th from Madrid with Qatar Airways. No complaints. I booked my tickets back in March for 800 € per person. (I flew from Madrid because I live near the Spanish border and was too worried about strikes in France.)
We arrived on December 19th at 4 PM (local time). Before leaving France, I’d booked a taxi through MyTransfer for 59 € to Sigiriya. A van was waiting for us at the airport exit.
A never-ending 3-hour drive to Sigiriya. We stayed at Samana Guesthouse—very simple, clean, with a pool and an excellent Sri Lankan breakfast. Shower and straight to bed.
Friday, December 20th: Beautiful weather, but very humid and hot. We visited Lion Rock (36 € for adults) and then Pidurangala.
I loved both sites—they’re a must-do in my opinion.
Spent the late afternoon by the pool.
Saturday, December 21st: Another gorgeous day. The guesthouse manager offered us a free 2-hour tuk-tuk tour. We first visited a lake, rice fields, the temple, and the Sigiriya market, plus the usual tourist trap—the botanical garden (no pressure to buy anything at the end).
Then we took a tuk-tuk to Dambulla Temple, the Golden Buddha, and the wholesale market.
Sunday, December 22nd: Still beautiful weather. I’d booked a taxi for 8 AM. We did all the long trips by taxi to save time. I’d ask for prices from 2 or 3 WhatsApp taxi agencies 2 days or the day before—super responsive, always got replies within 5 minutes. We headed to Ella (4-hour drive) for 22,000 LKR.
Arrived in the afternoon at Rest Full Homestay—a small, family-run guesthouse. Clean, cozy, and an amazing Sri Lankan breakfast.
In the afternoon, we went to Nine Arches Bridge. It was a Sunday, a Sri Lankan holiday, so it was *packed*—mostly locals and very few white tourists! Even though it was crowded, it was cool because it was all Sri Lankans. We waited an hour for the train. It’s worth seeing, but honestly, I didn’t think it was that amazing.
Then we headed to the station to check if we needed to book tickets for the train to Haputale—turns out, no.
Monday, December 23rd: Beautiful weather. We hiked Ella Rock—a gorgeous trek. The final stretch is steep but shaded, so it wasn’t as tough as I’d read. The whole hike is stunning from start to finish. We saw the train pass twice (one blue, one red) and lots of women picking tea.
After that, we did Little Adam’s Peak. It’s not hard, but it was *packed* with tourists—meh. Luckily, at the top, you can walk a bit farther (down one side and back up) to get some space to yourself.
What I *didn’t* like was the commercial vibe at the big café/restaurant with a pool at the entrance of Little Adam’s Peak. Loud music, all that money being made right next to little souvenir stands run by Sri Lankans or tea-picking women. Felt off.
Ended the day buying souvenirs at one of the few shops we found during the trip.
Tuesday, December 24th: Beautiful weather. Took the train to Haputale. We got to the station 30 minutes before the 9:30 AM train. We could’ve taken 2nd or 3rd class—I went with 2nd (160 LKR per person).
It was crowded, but we managed to get seats—first 2, then 3. Only a 1-hour ride, but I *loved* it—windows and doors open the whole time.
Arrived in Haputale around 11 AM, and the mist was already rolling in.
We walked to our guesthouse, The Mist Holiday Bungalow. Simple but clean, with a great view of the tea plantations. The owner’s wife is Vietnamese and used to work for French tour operators, so her French is still pretty good—helpful for us since our English is terrible. They booked us a tuk-tuk for 4:45 AM the next day (2,000 LKR) to Lipton’s Seat.
Spent the afternoon wandering around Haputale. Not much charm, but there’s a nice fruit and veggie market and a short walk through the tea plantations.
Wednesday, December 25th: Beautiful weather. The tuk-tuk was on time to take us to Lipton’s Seat. We were the first ones there—the sky was just starting to turn pink. In the end, only about ten of us watched the sunrise. The guesthouse had packed us breakfast, and we walked back down (half on the road, half through the plantations). Didn’t see any tea picking since it was Christmas, but the walk was still incredible. We took detours through villages full of kids.
After that, we visited the tea factory. The tour was really interesting, and we took the bus back down to Haputale. Such a great moment—whole families were heading to mass, dressed up and made up. All so beautiful.
At noon, we left for Udawalawe National Park. Taxi for 14,000 LKR. Stayed at River Inn Safari Cottage. *Warning*: It’s the same place as Eagle Safari Cottage. I don’t recommend it. We’d always stayed with families before, but here it was just staff—totally different vibe. The pool was nice but not very clean (water was murky). The bungalow was big and fine, but it was brand new—so new the asphalt floor wasn’t fully dry. It’s in the middle of nowhere, so we had to eat on-site. Couldn’t leave a review on Booking because they never confirmed we’d stayed, and they canceled our reservation the next day.
Thursday, December 26th: Beautiful weather. I’d booked a safari through the hotel for 5:30–10 AM for 54 USD. Honestly, yes, there are a lot of jeeps, but it was great. The kids loved it—we saw everything there was to see.
Left by taxi at 11:30 AM for Welligama (12,000 LKR).
We didn’t stay in Welligama city but at Coconut Beach, between Welligama and Midigama. *Total crush* on the guesthouse: Sky Mountain Café with View. Such a lovely family. The mom makes amazing meals at reasonable prices. The view from the hill over the sea is unreal.
Spent the afternoon walking along the beach.
Friday, December 27th: Beautiful weather. My kids are surfers. Unfortunately, there weren’t any boards their size to rent at Coconut, so we took a tuk-tuk to Welligama Bay (1,000 LKR). They surfed from 8 AM to 5 PM—rental was 5,000 LKR for the day. Meanwhile, we walked the beach and swam. Water was 29°C.
Saturday, December 28th: Beautiful weather, rain from 4 PM until midnight. Same surf day. They were so well-behaved the whole trip, so this was their reward.
Sunday, December 29th: Beautiful weather. Beach day at Coconut. *Warning*: It’s a reef break. For surfers, there are three spots (Coconut Left, Middle, and Right). The boys bodysurfed (with fins) all morning, and at 1 PM, we took the bus to Hikkaduwa.
Stayed at Hotel Universal Beach. Nothing special—right on the water, but the rooms were dark even though they were clean. The manager was super nice, but the rest was meh, and breakfast was mediocre compared to what we’d had before (2 eggs and 3 slices of toast). Plus, it was late—8 AM.
First impression of Hikkaduwa wasn’t great—way too many Russians for our taste.
Monday, December 30th: Beautiful weather. Spent the whole day exploring. Turtle Beach, then the other side of the beach (toward Galle) near the fishing port. The beach there is much wider, with scattered hotels and super quiet. It’s beautiful—I should’ve booked somewhere in that area. Ended up having a great day away from the crowds.
Tuesday, December 31st: Overcast, then beautiful, rain at 4 PM. Had to end the year (and the trip) with some surf. Rented boards for the kids (3,000 LKR per board for the day). Bad luck—the waves were on a reef break but small. Not great for them, but no big deal. They still got out of the water by 2 PM. Walked the beach (which is gorgeous), had a juice, and went for a swim. Then back to surfing in the rain at 4 PM.
Wednesday, January 1st: Left by taxi at 5 AM (18,000 LKR). Flight at 10 AM. Arrived in Madrid at 8 PM.
I could have titled my travel journal like Carmen: "Some trips are born twice." Indeed, we had considered this destination back in February 2020. However, an honest tour operator advised us against traveling at that time due to the climate. So, we gave up and opted for Guatemala instead (see "On the Mayan Lands" on this site).
So, why this title? When I was in primary school, over 65 years ago, the illustrations in my history books (Machu Picchu) and geography books (Lake Titicaca) made me dream, and those images stayed in my mind. It took until 2026 to finally make this dream come true!
We prepared our trip with Tout Pérou, a French-speaking "agency." Everything was handled via email and WhatsApp exchanges with our contact: Laurent, who was both competent, friendly, and full of good advice.
For 200 €, Tout Pérou provided us with drivers and guides whenever we wanted, helped us buy our domestic flights (cheaper when purchased in Peru), booked shuttles between airports and hotels, and got us a discount on the train ride to Aguas Calientes, as well as on the buses between Chivay and Puno and between Puno and Cusco. In short, Laurent took care of all the logistics and the Machu Picchu tickets. It was up to us to book our hotels. Tout Pérou provided a list, but we weren’t obliged to follow it. Another advantage of the package: we didn’t have to pay in advance; we paid the service providers directly day by day.
We didn’t meet Laurent in person because he was on vacation in Europe. Before his departure, he gave us a briefing, provided a summary table with the entire program, the service providers, their phone numbers, their fees, the schedules, and gave us plenty of advice (money, exchange, safety, etc.). After returning at the end of our stay, he kept checking in on us.
Lastly, we had also gathered information from Arnaud Lagadec, who runs a hotel in Cusco and offers tours of the region. He gave us a lot of useful information. Another contact: Thomas Montaigne, very friendly, who runs an agency in Arequipa (Agence Pérou Exclusif).
Day 1 – Paris to Lima
Foreword
I’ll share our trip without any pretension—I don’t have the talent of some contributors on this forum—and I’ll illustrate it with a few photos (taken with an ordinary smartphone). My comments are personal and only reflect my own views. So, please be kind! Feel free to comment on my story as you like, but let’s avoid pointless debates.
Even though we live in the south of the Paris region, true to our habits when the flight is in the morning, we chose to spend the night before our departure in a hotel near CDG and parked our car in a parking lot in Garches. This way, we avoid the stress that often comes with traveling around Paris (accidents, roadworks, traffic jams, etc.).
Check-in and border control went smoothly on that Sunday morning. Our Air France flight was uneventful. In Lima, border control took a particularly long time, and for the first time, we didn’t get an entry visa stamped in our passports.
As planned, a driver took us to the Miraflores district, where our hotel was located. We were surprised by the numerous signs about possible tsunamis, having forgotten that Peru is prone to such events and regularly experiences earthquakes. We’d see the consequences of these during our journey.
Exhausted from the early wake-up, the 13-hour flight, and the 7-hour time difference, we had dinner at the hotel before a restful night.
Note that this day was Peru’s presidential election day. As a result, we weren’t served beer—the sale of alcohol was banned that Sunday.
We did the Langtang trek (hike) from September 10th to 17th, with the first and last days being the trip from Kathmandu and back—so 6 days of actual walking. It’s a fairly well-known trek but certainly not as famous or crowded as those in the Annapurna or Everest regions, which is why we chose it.
In theory, it’s mandatory to have a guide for this trek. In reality, it seems there are ways to bypass the regulations: we met at least two people hiking without a guide—a South Korean, a New Zealander, and possibly also a couple of English women and an American couple, though we’re not sure if they had a guide.
The agency we booked with had told us it was an affordable trek for relatively older people in good shape—which is our case (I’m 72 myself). I have to say upfront that we found it quite challenging, maybe because we didn’t have good weather—it was the end of the monsoon season. To be clear, no matter your fitness level, I’d say doing this trek in the middle of the monsoon season would be suicidal.
Day 1 – Journey from Kathmandu to Syapru Besi
On Monday, September 8th, there had been violent protests in Kathmandu against the government, which had, among other things, blocked access to social media and been accused of nepotism and corruption. There were 19 deaths. The situation was very tense on the day of our departure, Wednesday the 10th. The agency warned us that public transport was very unreliable. So, we decided to take a jeep, at an additional cost of $100 ($160 minus what was already budgeted for the bus).
We left a little before 7 a.m. and it took us a good hour just to reach the outskirts of Kathmandu. Along the way, we saw several houses and vehicles set on fire by protesters.
The road to Syapru Besi is only 120 km, but it’s frankly awful. It’s always narrow, winds through endless mountains, and the shoulders range from bad to confusing to nonexistent. Several sections are just dirt tracks. We didn’t regret opting for the jeep, as we could stop several times at our convenience—if only to let Y (my Thai partner) throw up everything she had. She’d taken her usual motion sickness medication, but the constant turns, accelerations, and braking eventually made her terribly carsick.
In Nuwakot, we stopped for breakfast at a nice little restaurant, Jimbu. It was around 8:30 a.m., and we’d barely covered 60 km. The restaurant has a lovely garden overlooking the Trishuli Ganga, the river flowing down from Syapru Besi. First photo: the river in the bottom right corner, mist and clouds over the mountain on the other side.
An hour later, my second photo: the hills along the Trishuli Ganga. You can see the different crops—lush green rice paddies in the lower right and corn, already yellowed and likely harvested, in the foreground on the left. And of course, the mist and clouds through which you can glimpse the mountain on the other side of the river.
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads.
Transport: a rented Dacia.
Accommodations: small guesthouses.
Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.
Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.
Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
I hesitated about writing this travel journal...
This summer, we only did the classics (the 3 northern parks and Zanzibar) and let a local agency take care of everything from start to finish.
No craziness, no risks, no sleeping under the stars, no self-drive, no venturing off the beaten path, no incidents, and not even any delays in the pre-planned itinerary...
But don’t think we were disappointed!
The whole family (there were 6 of us) came back with smiles and memories of great moments spent together.
So, if you're looking for a "classic" way to discover Tanzania, this is the place to be.
Our 2-week itinerary:
- Arusha (1 night upon arrival)
- Tarangire (1 night)
- Ngorongoro (2 nights in Karatu then Irmisigiyo)
- Serengeti (3 nights in Robanda, Togoro Plains, and Seronera)
- Zanzibar Stone Town (1 night)
- Zanzibar Matemwe (3 nights)
- Zanzibar Jambiani (3 nights)
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang