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Hôtel à Los Angeles proche du shopping et des visites English translation pending
by Nanou59bis · 2007-03-29 · 14 replies
Bonjour

Je suis à la recherche d'un hotel sympa et surtout bien placé pour les visites et le shopping. J'hésite entre Santa Monica, West hollywood et beverley hills. Nous serons en possession d'une voiture. Quelqu'un connait il une bonne adresse? Merci d'avance

Nous aimerions pouvoir balader à pied près de l'hotel le soir sans trop de risques...
Un an en université à Bangalore en Inde English translation pending
by Margeounette · 2006-02-02 · 29 replies
salut à tous!

Je viens d'apprendre qu'au mois de juillet je vais pouvoir partir à Bangalore pour étudier dans une université, pendant 6 mois à un an. Je suis super contente, mais aussi quelque peu terrorisée. Je lis et j'entends partout que l'Inde est une expérience boulversante et pas forcément facile pour une fille toute seule.

Un de mes amis Indiens essaie de me rassurer en me disant que c'est une ville magnifique et que je vais adorer. Mais ma tête est remplie de questions: quel budget prévoir? comment bien s'intégrer sur place? comment trouver un logement? comment ne pas se faire entuber à tort et à travers? quel vaccins faire avant le départ? enfin bref... à quoi pourra bien ressembler ma vie là-bas? En plus je ne parle que quelques mots de Hindi et pas la langue locale...🤪

Vos conseils me seraient très précieux! merci d'avance
Le Colorado c'est beau, et l'Utah oulala!!! English translation pending
by Ellobo · 2019-08-13 · 99 replies
Bonjour, en direct de Denver, je commence mon carnet en attendant mon avion de ….retour! Mon site ne fonctionnant pas comme je veux, je vais essayer de glisser quelques photos en attendant de voir ce qui ne fonctionne pas.

Préambule : Pour mon 6ème voyage dans l'ouest américain, ayant visité les grands parcs (Zion, Bryce, etc …) chacun trois fois, la dernière fois que je suis venu, je me suis dit que s'il y avait une prochaine fois, cela serait pour aller visiter des lieux moins courus, tout autant splendides (j'espère) et bien sur plus durs d'accès. De plus en mars j'ai rêvé que je pouvais visiter The Wave, donc ça plus ça, plus ça fait que je suis de retour (pas dans le futur) mais dans l'Ouest Américain. Nous partons à deux et je compte faire des vacances un peu sportives en randonnant pas mal puisque les lieux que je veux voir ne sont pas à portée de voiture... J'ai perdu à la loterie du1er mai pour The Wave, mais je reste optimiste pour le tirage au sort sur place.

Jour 1 : Lyon - Denver : Un grand voyage 3h du mat, j'ai des frissons, on ferme la maison à clés (mes différents gardiens sur les trois semaines seront aux aguets ) et direction l'aéroport de St Exupéry ou plutôt un petit parking tout proche. Départ pour Londres avec British Airways qui d'ailleurs me déçoit beaucoup car même pas un petit encas en guise de petit déjeuner. A Londres nous avons un peu moins de 2 h d'escale, suffisant théoriquement pour prendre le temps de breakfaster ( verbe du premier groupe). Que nenni ! La sécurité fait du zèle et fouille de fonds en comble mon bagage cabine. Faut dire que j'apporte tout un tas de matériel vidéo, des câbles à gogo, deux caméras, etc... Du coup point de petit déjeuner, on a donc la fringale quand on embarque pour Chicago avec cette fois-ci American Airlines. Un très bon vol, avec de bonnes prestations. Arrivée à Chicago à l'heure, mais c'est avec une certain appréhension que je foule le territoire américain, car c'est la première fois que je fais une escale aux USA. Ce qui signifie, passage de l'immigration, récupération des bagages, dépose des dits bagages sur un tapis roulant quelques mètres plus loin. J'avais lu différents commentaires et nous n'avions que deux heures pour faire cela, et certains disaient que cela était trop court. 1h10 après avoir atterri nous étions devant la porte d'embarquement du troisième vol Chicago-Denver. Coup de bol ou un sens très pratique des choses de la art des américains, toujours est-il que cela a été parfait à Chicago. Arrivée à Denver à l'heure et là deux petits points négatifs. Tout d'abord chez Alamo, le véhicule que j'avais demandé m'est passé sous le nez et après "sorry" ils en avaient plus (4*4) et donc je suis reparti avec un Nissan Murano, un bon SUV, mais pas ce que je voulais. J'attends de rentrer en France pour essayer d'avoir une compensation financière. Ensuite arrivée à l'hôtel, réservation Booking, "sorry" nous n'avons pas votre réservation. Nous avons des soucis actuellement avec Booking (une dame d'ailleurs avant moi avait le même problème) ; J'essaie de téléphoner à Booking, mais au bout de 5 minutes d'attente on le raccroche au nez. La personne de l'hôtel me propose sa dernière chambre, mais bien sur pas au même prix. Je prends quand même, je m'arrangerai en rentrant (partiellement arrangé par mail). Quelques spaghettis pour combler un petit creux et dodo, car l'orage gronde et la piscine ne nous fait pas forcément de l'œil.

Le + : Nous sommes aux USA Le - : Exceptionnellement, il y en a deux (cela me fait un joker pour la suite), Alamo et Booking
Trois semaines entre Dubrovnik et Split, où aller? English translation pending
by Xanack · 2019-02-10 · 73 replies
Bonjour,

j'ai decouvert la croatie l'an dernier, en famille.... et nous avons adoré ! nous avons fait ce périple : Dubrovnik => mjlet (notre coup de coeur) => korkula => hvar => brac => Dubrovnik.

Les seuls points noirs ont été la foule a Dubrovnik (insupportable) et les prix des resto sur les iles completement aberrant. On a surtout aimé Mjlet pour le coté "nature" et aussi Korcula ou nous avons fait de bien belles ballades.

Cette année je pensais a rester sur le continent pour environ 18 jours... Atterir a Dubrovnik et repartir de split...en louant une voiture. Nous avons de jeunes enfants donc je ne veux pas faire trop de kilometres et faire minimum 3 nuits par étape... pas envie de courir partout et au final de rien voir.

Est ce une bonne idée ? il y t'il des endroits a ne pas manquer dans tout ce secteur ? et surtout il y a t'il autant de monde que sur les iles ? car c'est tout ce que nous detestons... a mjlet c'etait tranquille, et sur les autres iles nous avons soigneusement éviter les endroits les plus peuplés (hvar par ex, nous somme resté du coté de Jelsa et c'etait tres bien).

Je sais que le sud est bien plus prisé que l'intérieur mais avec nos bambins il nous faut la plage.

Merci d'avance pour vos précieux conseils.
Review of a disappointing cruise with Rivages du Monde in Iceland and Greenland
by 4yne · 2018-08-31 · 146 replies


Hello everyone,

The itinerary was tempting, and we decided to take this cruise with friends. It also gave us a chance to discover this company, which offers many river cruises in a French-speaking atmosphere. The boat is only rated 3 stars, so we knew we wouldn’t have the same comfort or services as usual, but we accepted that. After all, the price is half that of a cruise with Ponant in the same area.

From the booking stage, this company was unlike any other. We later learned that Rivages du Monde isn’t a shipowner but just a service provider.

It operates in a somewhat outdated, old-fashioned, or even backward way, depending on how you see it. Information about the cruise, excursions, and the boat comes in the form of a very brief PDF. Documents, quotes, and invoices are sent by mail.

There’s no personal account on the company’s website, no passenger form to fill out, and no online check-in.

Fifteen days before the balance was due, I received the invoice with its share of surprises. I had to send my credit card details by mail (well, why not?), or pay by check.

The bad surprise was a fuel surcharge. The good one was that we were upgraded from category 3 to category 7, moving from deck 6 to deck 4. Since the information was so lacking, I had no idea what the benefits of this upgrade would be. I almost complained and asked to keep the cabin I had chosen, but I read in some comments that cabins on deck 6 were to be avoided due to loud creaking. So I said nothing.

Booking excursions, which had to be paid at the same time as the balance, was strongly recommended before departure. They were reserved by filling out an A4 sheet after reading a 3- or 4-line description in the PDF. The duration of the excursion and the departure time weren’t indicated. No information about disembarkation—would it be at the dock or by tender?

The boat. The MS Astoria is the oldest passenger ship in the world. Built in 1948, it started its career as a transatlantic liner until 1960. Often restored, it has retained an old-fashioned, vintage charm... or so the ads say. In the end, it didn’t look that old, as it had been modified and refurbished so much. Only its original bell remains in a display case. Its vintage look is more visible on the outside than inside. The outdoor decks are spacious, great for sightseeing. There weren’t too many passengers for the size of the ship. Inside, it’s not very modern or beautiful, but it was decent. A pleasant surprise—it handled the sea better than we expected.

The cabin was outdated and small, as we expected—no desk, no sofa, and two portholes that made it very bright. Well-equipped with new storage furniture, it even had a fridge. The bathroom would have been spacious if it didn’t have a bidet. The bed had a board instead of a proper base, but the mattress was good, and we slept well the whole cruise. Don’t look too closely at the finishing details, but overall, it was better than I expected. On deck 4, the cabin creaked a little at night, but it didn’t bother us. The cabins are different sizes on the plan, but in reality, they all have the same surface area.

Note the strange color of the hot water.



The buffet was tiny, with few choices and very basic, ordinary dishes. A few mixed industrial salads, some fresh salad and cold cuts. For the main course, chicken, pork, some kind of minced meat, or fish. Then potatoes, rice, pasta, or steamed vegetables (always the same ones). For dessert, flavorless pastries in various colors or fresh melon and watermelon salad. That was the sad, single menu for the entire cruise at the buffet. Note that the buffet was only open for 2 hours at lunchtime and 1 hour in the afternoon for a snack.

Tea, coffee, and water were available all day.

The restaurant. The table was nicely set and pretty, but the meals weren’t much better than at the buffet. The “beef fillet in pastry” was like boiled beef stew—it fell apart easily (even though we asked for it rare or at least medium-rare). The “asparagus velouté” was actually leek soup with “hay” that crunched under your teeth. The poire belle Hélène or profiteroles were sad, distant relatives of the well-known desserts—very skimpy. And those were just a few examples.

Drinks were included with meals: still or sparkling bottled water, white, red, or rosé wine, coffee, tea, or herbal tea.

The bar. The servers were nice but far from having the class and know-how you find on other cruise lines. We wanted to try the cocktails, but only once. The margarita was warm, with bottled chemical lemon, no ice, and no salt. The caipirinha was brown! And later, we noticed that in the Singapore Sling, they replaced the Champagne with soda!!! What a skill set!!!

The lectures were very popular. Almost all passengers eagerly attended the talks by the two naturalists.

The musical entertainment was French variety—good-natured and friendly most of the time. A little classical music, chamber music so sad it made you sleepy. Nothing like the pianos and violins you find elsewhere... (Princess or HAL).

The shows. With very limited resources, the dancers did their best. The outfits were very revealing in certain strategic areas, and that was the rule for all themes.

The “red vests.” The atmosphere on board was more like a company outing than a cruise. There was a lot of staff to run the excursions desk, assist and supervise passengers during stops, or act as guides during excursions. These “red vests” behaved like they were on a summer camp—they had a great time and gathered as often as possible to laugh and have fun. They didn’t hesitate to roll their eyes behind passengers’ backs. But the “group leaders” became very authoritarian and directive when addressing passengers.

One evening, our friend asked a “red vest” about the excursion time the next day. That was top-secret information, impossible to get (I’ll come back to that). The “red vest” replied that they wouldn’t tell him because, by the next day, he would have forgotten anyway. That shows the level of respect this staff had for the passengers.

Also worth noting: among the passengers was a man in a wheelchair. For the entire cruise, he couldn’t go ashore. No one ever offered to help his wife get him off the ship.

My perception of this cruise is inevitably shaped by my past experiences. Some passengers shared my opinion, but others were completely satisfied with everything and found the food good. They also swallowed all the bad excuses, cooked up with a security sauce, without question—reassured and delighted that “everything” was done for “their safety,” which is the most important thing, isn’t it?

To be continued—the stops and the organization, even more pitiful than the hospitality...
Entre San Francisco et Santa Fe - 4 semaines à l'Ouest English translation pending
by Zazabenji · 2017-09-09 · 144 replies
Comme beaucoup sur ce forum nous avons passé un été "à l'ouest" ! Comme beaucoup je me suis servie des commentaires, avis et conseils des Forumers pour construire un Roadtrip qui nous ressemble. Ce post est l'occasion de remercier tous ceux qui partagent généreusement leurs expériences, bons plans ou galères et permettent à chacun de se concocter un voyage sur-mesure. Je vous livre ici notre carnet de voyage, pour le plaisir du partage, le plaisir du voyage.

Pour planter le décor :

3ème voyage à l'ouest (1993 - 2014) 4 voyageurs : les parents + 2 ados de 15 et 18 ans 32 nuits sur place un goût pour les balades et les visites plus que pour les restos des logements réservés en amont de voyage avec pour critère principal le rapport qualité-prix, parfois au détriment d'une situation centrale, ou d'un hotel "de charme" une formule mixant camping et hotels

Ce carnet de voyage est également disponible sur mon site (cf signature) et sera complété par beaucoup d'autres photos, des fiches pratiques, des liens et infos diverses.

Bonne lecture, bon voyage !

vendredi 30 juin 2017 : Nantes - SFO

Ça y est, c'est le grand jour, ou plus exactement le petit matin. Il est 2h15 quand nous quittons la maison, direction Nantes Aéroport. Le check-in y est particulièrement long et comme toujours, beaucoup de monde dans cet aéroport qui semble sous-dimensionné. Nous embarquons à l'heure et décollons pour Madrid, à l'heure. Bien que les billets aient été achetés chez American Airlines c'est un sur un avion Iberia que nous volons, c'est ce qu'on appelle le "partage de codes". Un petit snack sera proposé sur ce vol, mais comme je m'effondre peu après le décollage, je ne le verrai même pas passer ! 4h de transit à Madrid, nous avons bien le temps de profiter des boutiques de l'aéroport !



Un parfum d'Espagne flotte dans l'air...



Les contrôles de sécurité sont strictes et Thom aura droit à la fouille corporelle complète dans une petite salle en retrait. A midi nous décollons pour Chicago. Ici encore vol Iberia. Le lunch nous est servi après 1h30 de vol. Simple mais bon. Le choix de films en français est tout à fait correct et nous permettra d'occuper ce vol aisément. Une collation nous sera servie peu avant l'arrivée. Nous atterrissons à Chicago à l'heure.

Il est 14h10, heure locale, plus de 21h en France. Nous commençons alors notre long périple pour passer les contrôles d'immigration, récupérer nos bagages et les réenregistrer pour notre dernier vol sur San Francisco. Nous filons ensuite vers le Terminal 3 pour l'embarquement. Ces petites formalités nous auront quand même pris 1h30 ! Notre vol pour San Francisco est annoncé en retard, comme à chaque fois que nous avons pris des vols intérieurs aux Etats-Unis. Il est 16h15 ici mais 23h15 pour nos petits organismes ; la fatigue commence à se faire sentir. L'ambiance espagnole est loin, on retrouve les plaisirs américains...



C'est finalement avec 1h de retard que nous décollons. Encore 4h de vol en vue... mais vue superbe à l'arrivée ! Il est 20h15.



Récupérer les bagages est ici très rapide, nous filons dans le Airtrain pour rejoindre l'agence de location de voitures. Elles sont toutes regroupées au même endroit. Surprise à l'arrivée chez Budget, la file d'attente est immense. On a vraiment hâte de se coucher et là, on se rend compte que ça n'est pas pour tout de suite ! Il s'agit de rester concentré pour éviter de signer un contrat avec un tas d'assurances inutiles ou avec des clauses non prévues dans notre devis. Le gars parle vite et je dois me concentrer pour ne rien manquer. Pas mécontente quand nous quittons le guichet avec la clé de notre carrosse ! Nous récupérons un joli SUV gris Mitsubishi, conforme à notre réservation. Nous passons un peu de temps pour en vérifier l'état, étudions rapidement sa prise en main et c'est parti.

Nous sortons assez facilement de l'aéroport et nous engageons sans erreur sur la bonne route, direction l'est, direction Tracy. Même si le snack offert lors du dernier vol était bien succinct, personne n'a le courage et l'envie de s'arrêter pour diner. Nous arrivons à l'Econo Lodge à 23h30. A cette heure tardive le check-in se fait par un petit guichet, sans accès direct à la réception. Autant dire que tout est très rapide. Je lui donne passeport et carte de crédit, elle me donne 2 cartes d'accès à la chambre. C'est réglé. La chambre est identique à bon nombre de motels, propre et calme. On n'en demandera pas plus pour ce soir. Extinction des feux à 00h30 ; il est déjà 9h30 en France !

Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin English translation pending
by Mimimicha · 2016-04-28 · 88 replies
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
Objectif avril 2017: Arizona et Utah (3e voyage) English translation pending
by PepperPotts · 2016-02-24 · 55 replies
Bonjour;

Sur les conseils (judicieux) de Hiacinthe, voici une nouvelle discussion avec un titre plus parlant.

Le retour de Vegas me plait pour faire une boucle moins cher en billet et en drop off que Phoenix.

08/04: Arrivée Vegas, ballade sur le Strip by Night 09/04: Outlet de Vegas (mon ado me le réclame) puis départ vers Valley of fire et trajet vers Springdale. Nuit à Springdale 10/04: Zion: Angel's landing et Emerald Pool la grande boucle (Zion fait en 2014: la toute petite rando de 30min) , départ vers Capitol Reef. Nuit dans le coin de Capitol reef 11/04: Capitol reef puis route vers Moab, nuit à Moab 12/04: Canyonlands, nuit à Moab 13/04: Arches, nuit à Moab 14/04: Arches suites, départ vers Canyon de Chelly, nuit à Chinle 15/04: Canyon de Chelly, puis route vers Kayenta 16/04: Valley of the Gods, Goosenecks, Muley Point, route vers Page 17/04: Antelope Canyon (page fait en 2014) puis route vers Sedona 18/04: Sedona, Slide Rocks, West Fork, Devils Bridge, Red Rock Crossing, nuit à Sedona 19/04: Sunset Crater, ?? environs de Flagstaff, nuit à Flagstaff 20/04: Retour à Vegas via la 66 (faite en 2014) 21/04: Vegas 22/04: Vol retour?

ou

Sur conseils d'ITAT:

08/04: Arrivée Vegas, ballade sur le Strip by Night 09/04: Outlet de Vegas (mon ado me le réclame) puis départ vers Valley of fire et trajet vers Page 10/04: Antelope Canyon (pas fait en 2014), Valley Of The Gods, nuit à 11/04: Route 95 (Natural Bridges et plein d'autres sites, Grand escalante, route vers Capitol Reef12/04: Capitol reef puis route vers Moab, nuit à Moab 13/04: Canyonlands, nuit à Moab 14/04: Arches, nuit à Moab 15/04: Arches suite, départ vers Canyon de Chelly, nuit à Chinle 16/04: Canyon de Chelly, puis route vers Sedona 17/04: Sedona, Slide Rocks, West Fork, Devils Bridge, Red Rock Crossing, nuit à Sedona 18/04: Sunset Crater, Petrified Forest, environs de Flagstaff, nuit à Flagstaff 19/04: Retour à Vegas via la 66 (faite en 2014) 20/04: Vegas 21/04: Vol retour? 22/04: Vol retour?

De quoi bien réfléchir encore.. Merci déjà à Itat et Hiacinthe pour leur aide. Et aux futurs.
Projet autotour personnel parcs et villes ouest USA English translation pending
by Zemidjan · 2015-10-18 · 152 replies
Ce forum est riche d'enseignement et tirer profit des expériences diverses qui s'y expriment. Notre projet se résume succinctement aux visites suivantes : San Francisco, Yosemite, Sequoia, Death Valley, Las Vegas, Zion, Bryce Canyon, Lac Powel, Monument Valley, Grand Canyon, Joshua, Los Angeles, San Francisco, en 3 semaines. Celà pourrait se passer du 23/3 au 13/4 : certains d'entre vous ont-ils eu l'expérience de cette période et qu'en pensent-ils. Merci d'avance
Vos avis sur le Tennessee et les Smoky Mountains? English translation pending
by Bluesjake · 2015-02-11 · 30 replies
Hello,

Nous partirons à deux aux Etats-Unis du 17 avril au 4 mai 2015.

Les vols sont réservés (United Airlines: Genève-Newark-Nashville) et (Swiss: Miami-Zurich-Genève).

Reste maintenant à peaufiner le trajet et là j'ai besoin de votre aide sur plusieurs étapes.17 au 22 avril: Nashville (Hôtel Best Western Music Row pour les 5 nuits)Durant ces cinq jours, visite de Jack Daniel's, Country Hall Of Fame...22 avril: Smoky Mountains (après-midi)23 avril: Smoky Mountains (matin) puis direction Atlanta24 avril: Atlanta (matin) puis direction St Augustine25 avril: St Augustine (matin / Alligators Farm Zoo Park) puis direction Clearwater)26 avril: Clearwater (Hôtel Hilton Beachfront Resort pour les 2 nuits)27 avril: Clearwater (matin) puis direction Everglades City (Captain Doug)28 et 29 avril: Homestead / Florida City (Shark Valley / Alligators)30 avril: Direction Key West (Hôtel Best Western Hibiscus pour les 3 nuits)1 mai: Key West (virée journalière à Baha Honda Beach State Park)2 mai: Key West3 mai: Key West (matin), puis direction Miami Beach (Hôtel Penguin sur Ocean Drive)4 mai: Miami Beach (matin), puis direction l'aéroport et retour en Suisse.Voici mes questions, merci par avance pour votre aide !Avez-vous d'autres bonnes idées de visites à Nashville ?Pour rejoindre la Floride, on va passer par le Smoky Mountains N.P. Qui peut me parler de ce parc des Smoky Mountains, des visites à faire ?On veut admirer beaucoup de parcs et fermes d'alligators, en connaissez-vous ?Des bonnes adresses à Clearwater, St Augustine, Everglades, Key West ?Enfin, si vous avez de bons plans de bars, restos (style country rock) ou autres, je suis preneur.

Merci pour vos conseils. Au plaisir de vous lire.

A +

RV 😎
Croisière au Groenland et Nunavut, Canada English translation pending
by Lilevis · 2013-12-16 · 102 replies
Bonjour tout le monde

Après pas mal d'hésitation je me lance dans la rédaction d'un carnet concernant notre croisière au Groenland et au Nunavut du 23 Août au 5 Septembre 2013.

Nous avions envie de faire une croisière d'expédition au Groenland, mais à chaque fois que je me décidais il n'y avait plus de place dans le type de cabine qui correspondait à notre budget. En 2012 je prends les devant, je consulte les catalogues de Hurtigruten et de la Compagnie du Ponant dès leur parution. Hurtigruten qui nous correspond le plus, ne fait pas en 2013 de croisière au Groenland avec un Interprète en Français, nous choisissons donc la Compagnie du Ponant, compagnie française que nous connaissons et apprécions également car la destination proposée de Kangerlussuaq à Kangerlussuaq au Groenland en passant par le Nunavut au Canada Arctic, nous plaît bien, nous nous inscrivons.

Vendredi 23 Août

Nous arrivons au T3 de Roissy Charles de Gaulle à 7 h 45 mn, parfait nous sommes à l'heure. La Compagnie du Ponant a affrété un vol Titan Airways, il est direct Paris Kangerlussuaq. L'avion doit partir à 10 h 20 mais partira avec un peu de retard, c'est un Boeing 757-200. En cours de vol on nous offre un apéritif ou boisson au choix, puis un repas chaud.



Nous arrivons vers 11 h 20 à Kangerlussuaq. Il y a 4 heures de décalage horaire avec la France.

Les passagers ayant pris l'excursion pour la Calotte glaciaire sortent en premier de l'avion, des camions tous terrains attendent près de la passerelle, les valises suivront directement au bateau. Des Naturalistes de la Compagnie du Ponant sont là pour nous accompagner durant cette excursion.



La calotte glaciaire est la plus importante étendue de glace de l'hémisphère Nord. Ces dimensions sont impressionnantes : elle s'étale sur 2400 km de long entre 60° N et 84° N. Sa surface relativement plate est de 1 755 657 km2- soit 85% de la surface totale du pays à une altitude moyenne de 2135 m.

Il fait un temps magnifique, pas de vent, les conditions sont idéales pour faire cette excursion, nous sommes chanceux. Nous voilà partis pour 4 heures et 100 km AR de piste. Nous nous arrêtons à différents endroits pour admirer le paysage et/ou faire des photos. Le chauffeur roule doucement sur la piste mais ça saute quand même un peu.

Arrêt sur la piste menant à la calotte glaciaire







Le bus s'arrête à quelques minutes de marche de la Calotte glaciaire, nous prenons le sentier qui y mène. un magnifique paysage s'offre à nous.









Petites fleurs près de la Calotte glaciaire.



Nous ne devons pas aller trop loin car il y a des crevasses mais quel bonheur d'être là ! Je serai bien restée un peu plus longtemps mais il déjà l'heure de repartir.

Sur la route du retour nous nous arrêtons encore pour admirer ce magnifique glacier.



Soudain on aperçoit au loin des bœufs musqués mais nous n'avons pas le temps de descendre, juste celui de prendre quelques photos par la fenêtre du car.



Le Boréal est au mouillage, le car nous dépose sur le quai où nous prenons un tender pour le rejoindre. Le Commandant Marchesseau accueille chaque passager à bord du navire. Nous nous dirigeons ensuite vers le Grand Salon, séance photo et nous voici avec le badge qui servira à ouvrir notre cabine, nous le présenterons aussi à chaque débarquement ou embarquement. Nous laissons nos passeports à la réception, nous les récupérerons lorsque nous quitterons le bateau. Une fois ces formalités faites le cabinier nous emmène à notre cabine.

Nous prenons possession de notre cabine n° 306, nous sommes au pont 3, elle est plus grande que celle que nous avions au pont 4 lors de notre première croisière mais a un sabord au lieu d'un balcon. C'est conforme à notre demande, pas de sur classement comme la première fois. Les valises sont déjà là.

Vers 17 h 00/ 17 h 30 le Boréal appareille pour Ilulissat

A 18 heures nous nous rendons au théâtre pour le mot de bienvenue du Commandant et présentation de la vie à bord du Boréal par la Directrice de Croisière Capucine. Puis c'est l'Exercice Obligatoire d'abandon du Navire, nous sommes obligés d'y assister, nous devons signer la feuille de présence.

A 19 h. présentation des excursions de demain, nous choisissons l'excursion SERMERMUIT ET LE FJORD DE GLACE , petite randonnée d'environ 1 h 30 mn et l'excursion FJORD DE GLACE PAR LA MER de 2 h 30 mn en bateau de pêche et en soirée.

Après dîner nous allons récupérer nos parkas, déchargeons sur le portable les photos que nous avons prises cet après-midi et nous nous couchons car la journée a été longue.

A suivre

Liliane
L'Ouest américain et 1 semaine en Californie, en un mois English translation pending
by Burdi33 · 2013-11-10 · 229 replies
Bonjour à tous,

Nous souhaitons découvrir l'Ouest Américain en juillet ou août 2014, en famille avec nos 2 enfants de 17 et 19 ans.

Avant d'étudier plus en avant le programme, nous désirons savoir si l'on peut raisonnablement envisager d'effectuer un périple de 3 semaines et finir par une semaine de détente au bord du pacifique dans un coin tranquille et sympa avec une eau de baignade supérieur à 22°C.

Nous avez sélectionné ces quelques sites : pour le moment dans le désordre Yellowstone, Las Vegas, Grand Canyon, Vallée de la mort, Monument Vallée, Bryce Canyon, San Francisco, Los Angeles.

Par ailleurs, j'ai lu qu'il était très recommandé de réserver un an à l'avance les places au camping pour Yellowstone, qu'en pensez-vous?

Merci pour vos conseils.
Far West 2013: récit, impressions et suggestions English translation pending
by Lorenzoboy · 2013-10-07 · 35 replies
Bonjour à tous !

Permettez-moi premièrement une pensée à tous ceux qui sont présentement en voyage aux États-Unis et qui sont aux prises avec le damné «shutdown». Quelle tristesse que de préparer un voyage, de l'anticiper et de se retrouver ainsi le bec à l'eau à conconter des plans B, sinon des plans C et D.

Cela dit, le présent texte relate le voyage que j’ai effectué avec ma copine dans l’Ouest américain du 7 au 28 septembre dernier. En fait, il ne s’agit pas véritablement d’un récit, mais plutôt un amalgame d’impressions, d’opinions, de conseils et de suggestions sur les sites visités, les activités à y pratiquer et la qualité des différents hébergements et restos. J’espère que le tout saura servir à ceux qui envisagent de visiter prochainement ces contrées mythiques.

Quelques infos pratiques pour commencer:

- Voyage en boucle: Arrivée et départ de Salt Lake City

- Les parcs et principaux sites visités (dans l’ordre) :

Grand Teton, Yellowstone, Dinosaur National Monument, Moab (Arches, Dead Horse Point, Canyonlands (Island in the Sky et The Needles), Route 128, Fisher Towers), Goosenecks State Park, Monument Valley, Grand Canyon, Page (Horseshoe Bend et Lake Powell), Zion, Bryce Canyon, Route 12 et CapitolReef

Hébergement en dur, dans les parcs lorsque c’était possible. Le plan initial était de faire du camping pour 6 ou 7 nuits. Nous avons laissé tombé cette idée, qui se serait avérée plus économique, puisque le budget le permettait et parce que nous avons trouvé de la place partout. Pas fâché après coup, considérant la fraîcheur des nuits de septembre dans certains parcs (mentions spéciales à Grand Teton, Yellowstone, Grand Canyon et Bryce)!

Location de voiture via HotWire, prise de possession et retour à l’aéroport de SLC. Les prix proposés par ce site se révèlent, et de loin, les moins élevés (dans mon cas 530$ pour 21 jours). Seul hic : vous ne connaîtrez la compagnie de location avec qui vous ferez affaire qu’une fois la réservation, non-remboursable, complétée. Nous sommes tombés sur Hertz. J’ai été un peu choqué du fait que j’avais réservé un modèle «standard» (Toyota Corolla ou équivalent selon HotWire) et qu’on m’a refilé une Nissan Versa (une «compacte» selon HotWire, mais «Standard» aux dires de Hertz). Parlez-vous les amis! Mais bon, la bagnole était pratiquement neuve (une 2014), alors je n’ai pas fait de chichi… Assez pépère comme voiture (accélération nulle), mais elle nous a trimbalé sur 4500 km sans pépin.

Côté bouffe maintenant. Pour le déjeuner : Fruits, yogourt et tartines préparées dans la chambre d’hôtel, sauf lorsque le petit dèj inclus dans le prix. Dîner : Des sandwichs préparés le matin, crudités, hummus. Souper : Resto, sauf à Moab où nous avions une cuisine complète (le paradis!)

Faire des courses pour le déjeuner / dîner permet de sauver temps et argent et, surtout, de manger plus sainement qu’au resto. Pour le souper, tout dépend si vous disposez d’un semblant de cuisine ou non. En terminant, sachez qu'on ne visite pas l'Ouest américain pour sa gastronomie… Dans les bleds, le fast-food est à l'honneur. Nous sommes toutefois tombé sur de bonnes adresses dont je ferai état plus loin.

JOUR 1 : Salt Lake City / Logan

Arrivés à Salt Lake City à 17h, l’objectif de dormir à Logan était seulement d’entamer un peu la route vers Grand Teton (via la route 89 plutôt que par l’autoroute) et de faire quelques courses en prévision des 3 semaines à venir. Aucun activité particulière donc, si ce n’est qu’il y a Logan un WalMartSupercenter. Bon plan pour faire des provisions et s’équiper à bon prix de trucs utiles pour piqueniquer ou camper (glacière, couverts réutilisables, serviettes, etc.).

Logan, nichée aux pieds des montagnes, n’a aucun attrait particulier. Une «ville-étape» respectable, sans plus.

Dodo au Crystal Inn, réservé via Expedia. Belle grande chambre bien tenue à prix raisonnable (lit king, petit salon, clim), petit dèj très copieux inclus.

JOUR 2 et 3: Grand Teton National Park

Avant-midi de voiture, direction Grand Teton par la route 89. Joli parcours via un canyon à la sortie de Logan, quelques forêts et la campagne de l’Idaho et du Wyoming.

Arrêt à Jackson pour une pause bouffe au Silver Dollar Bar & Grill. Nourriture correcte et bonne carte de bières locales. Ambiance «saloon rencontre bar sportif». La ville est charmante avec son look de Far West d’antan, mais l’ensemble m’est apparu quelque peu artificiel et destiné au tourisme de masse.

Ensuite, direction le parc national de Grand Teton. On ne peut que s’émerveiller devant cette rangée serrée de pitons rocheux déchiquetés qui jaillit littéralement de la plaine environnante. Un détour par la Gros Ventre Road s’impose, pour un cliché de la fameuse grange avec les montagnes en arrière plan et pour observer la faune locale. Nous avons eu droit à un troupeau de bisons et à une harde d’antilopes.

Nous empruntons ensuite la spectaculaire Teton Park Road jusqu’à ColterBay Village où nous avons réservé une «cabin». Confort assez sommaire pour le prix (l’hébergement est relativement cher à Grand Teton), mais le tout est rustique, propre et agréable au final. Oubliez l’insonorisation par contre et espérez ne pas tomber sur un voisin ronfleur…

Côté activités, impossible de s’ennuyer à Grand Teton. Les coups de cœur :

- La randonnée en montagne dans Cascade Canyon (au départ de Jenny Lake, à pieds ou en bateau)

- Le panorama au sommet de Signal Mountain (accessible à pieds ou en voiture)

- Le coucher du soleil à Willow Flats Overlook

- La Teton Park Road au grand complet… spectaculaire

Quelques infos utiles sur Grand Teton :

- Le prix de l’essence peur varier considérablement d’un endroit à l’autre dans le parc, alors gardez l’œil ouvert pour payer moins cher

- Pour les emplettes, les épiceries de Dornan et de ColterBay sont les mieux nanties. Mention spéciale aux délicieux sandwichs préparés sur demande à celle de Dornan

JOUR 4, 5, 6, 7 et 8 : Yellowstone National Park

L’arrivée dans le célèbre parc par l’entrée sud n’a rien de bien spectaculaire, surtout après les époustouflants paysages de Grand Teton. N’ayez crainte, la déception n’est que passagère. Yellowstone se révèle être un monde à part, un endroit unique sur Terre.

Puisque beaucoup de choses ont déjà été écrites et dites sur ce qu’il y a à voir et à faire Yellowstone, je me contenterai d’y aller de quelques conseils, opinions et suggestions qui m’apparaissent utiles.

En ce qui concerne l’hébergement dans le parc :

- Il est vrai qu’il est préférable de réserver tôt, tant la demande est forte. Sachez toutefois que les annulations sont fréquentes, car sans frais jusqu’à 2 jours avant la date prévue d’arrivée. En consultant régulièrement le site internet de Xanterra, vous verrez de nombreuses chambres se libérer comme par magie ! À force de persévérance, j’ai ainsi réussi à réserver des nuitées dans chaque «village» du parc (certaines dans la semaine précédant mon arrivée… j'ai vivre dangereusement)

- Le parc est immense et les distances entre les principaux points d’intérêt sont grandes. Si possible, mieux vaut réserver ses nuitées à différents endroits dans le parc, plutôt que d’opter pour le «camp de base»

L’hébergement testé :

- Lake Lodge & Cabins (1 nuit): Très jolie cabine, mais petite (1 lit double). Pas vraiment de points d’intérêts majeurs dans le secteur du lac, si ce n’est le lac lui-même (splendide miroir multicolore au coucher de soleil). Pour une épicerie digne de ce nom, il faut aller à Fishing Bridge, 2 miles plus loin. Celle du lodge offre un bien pauvre choix de victuailles

- Old Faithful Lodge (2 nuits): Une petite cabine, mais légèrement plus grande que celle de Lake. Par chance nous avons eu droit à l’une des seules (la 114) qui permet d’apercevoir Old Faithful par la fenêtre ! La bouffe de la cafétéria du Lodge est d’une tristesse sans nom. Autres options «resto» au Snow Lodge et au Old Faithful Inn (bonne chance toutefois si pas de réservation). Pour un endroit aussi fréquenté, les 2 épiceries n’offrent pas grand chose à se mettre sous la dent

- Mammoth Hotel & Cabins(1 nuit): La plus belle cabine de toutes, spacieuse (lit king) et relativement moderne. Malheureusement, j’en ai réservé une, sans le savoir, sans salle de bain privée… Ceux qui veulent éviter d’avoir à s’habiller en pleine nuit pour aller se soulager aux toilettes communes ont intérêt à bien vérifier la description de la chambre avant de la réserver ! Souper au fast-food adjacent à l’hôtel. Une prestation encore une fois plus qu’ordinaire…

- Canyon Lodge (1 nuit) : Cabines regroupées en îlots de 4. Correct, de type motel, sauf que l’insonorisation est inexistante. Nous avons mangé à la cafétéria, qui se passe encore une fois de commentaires…

Les activités coup de cœur maintenant :

- Upper Geyser Basin : Un site incontournable qui se résume à beaucoup plus que l’Old Faithful, à sillonner à pieds pour faire la course aux éruptions (les heures d’éruption des geysers «prévisibles» sont disponibles au Visitor Center et dans les lobbys des lodges). Allez marcher le soir, après le coucher du soleil. Vous y serez quasiment seul et l’ambiance est fantomatique !

- Grand PrismaticSpring : Le plus spectaculaire bassin multicolore de Yellowstone se trouve au Midway Geyser Basin. Pour avoir une vue d’ensemble, stationnez-vous au parking du sentier de FairyFalls, situé entre Biscuit Basin et Midway. Empruntez le sentier et après 10 - 15 minutes vous apercevrez un sentier forestier à votre droite. En grimpant la montagne parmi les arbres et les souches, on découvre Grand Prismatic dans toute sa splendeur. Continuez ensuite jusqu’à FairyFalls. Joli sentier facile avec une magnifique chute d’eau à la clé (1h – 1h30 aller-retour).

- Norris Geyser Basin : En particulier le Porcelain Basin, où l'on se croirait littéralement sur une autre planète… Nous n'avons pas eu droit à une éruption (rarissime) du Steam Boat Geyser;

- Mammoth Hot Springs: Pour beaucoup, cet endroit n'est pas des plus spectaculaires. En effet, sauf que l'ensemble du site demeure de toute beauté, avec sa végétation tordue et ses terrasses sculptées par l'eau et le carbonate de calcium;

- Lamar Valley : L'endroit où aller pour faire un «safari» nord-américain. Troupeaux de bisons et de cerfs garantis. Nous avons même pu observer un grizzly étalé de tout son long sur une carcasse de bison. Il la protégeait de la meute de loups tapie dans les bois;

- Grand Canyon de Yellowstone : La démesure. Un canyon profond, vertigineux, multicolore et une chute d'eau parmi les plus belles au monde (Lower Falls, 90 m de haut). Nous avons emprunté la Uncle Tom Trail (un escalier qui descend dans le canyon et à un point de vue sur Lower Falls d'en bas) et ensuite la South Rim Trail jusqu'à Artist Point. La pluie nous a empêché de faire la North Rim Trail, mais nous avons fait les points de vue en voiture en soirée. Bon plan, beaucoup moins de gens!

Jour 9 : Yellowstone / Vernal

Journée sur la route essentiellement, en direction de Moab par la route 191. Rien de bien spectaculaire, une route bien droite qui traverse les bleds et les étendues semi-arides du Wyoming. L’Amérique très «profonde», amusant ! Les paysages deviennent un peu plus spectaculaires du côté de l’Utah, où la route prend de la hauteur. Paysages très jolis du côté de Flaming Gorge.

Arrêt dodo à Vernal donc, une ville pas très jolie. Essentiellement une grosse rue principale bordée de motels / hôtels, de fast-foods et de stations-service. Mais bon, comme il s’agit d’une ville-étape nous ne ferons pas les difficiles !

Hébergement. Comme il s’agissait justement d’une ville-étape, j’ai décidé d’y aller pour pas cher. Le Super 8. La grosse gaffe à 60$. Je sais qu’on ne doit pas s’attendre à la lune d’un Super 8, mais il y a quand même des limites ! La chambre était répugnante… Poussière et crasse sur toutes les surfaces, plancher et tapis crottés, pisse colée sur le plancher et derrière la cuvette des toilettes et j’en passe. À éviter, même mal pris. Payez quelques dollars de plus ailleurs, ce n’est pas les choix qui manquent en ville.

Souper au Café Rico, un des restos coups cœur du voyage (il y en a peu!). De la bonne bouffe mexicaine, à bon prix, préparée devant vous avec des ingrédients frais.

Jour 10 : Vernal / Moab, avec détour au Dinosaur National Monument

Arrêt en matinée au Dinosaur National Monument, situé à deux pas de Vernal. Sympathique exposition sur les dinosaures et nombreux fossiles. Il s’agit également de notre premier aperçu du désert qui nous attend pour les prochaines semaines. Je ne vous dirais pas de faire un détour expressément pour faire cette visite, mais si vous êtes dans le coin, pourquoi pas !

Ensuite, direction Moab, toujours par la 191. Rien qui vaut la peine d'être signalé.

Arrivée à Moab en fin de journée. La ville est fort sympathique et se donne des airs «hippie». Épicerie bio, café équitable, microbrasserie et restos qui offrent des mets qui sortent de l'ordinaire. Tout le monde y trouvera son compte.

Hébergement. Nous avons réservé une maisonnette au Kokopelli Inn Towner (146$ la nuit). Fantastique. Il s'agit d'une petite maison de ville toute équipée: salon, chambre avec lit king et 2 lits double et cuisine complète. Petite terrasse extérieure, spa et BBQ. Le grand luxe quoi! Je conseille vivement.

Voilà donc, la suite bientôt!
Avis sur Moulmein et Hpa An? English translation pending
by Sab0214 · 2012-12-27 · 72 replies
Bonjour,

j'ai bien dû mal à finir mon itinéraire... Je quitterai Kinpun le 28/01 en fin de matinée/milieu de journée vers Hpa An ou Moulmein. En fonction de mon heure d'arrivée, je pourrais peut être déjà visiter un lieu sur l'une de ces 2 villes. Le 29 et 30 seront destinés aux visites. Le 30 au soir, je reprends la route vers Yangon (bus de nuit). Je sais que ces lieux méritent plus que le temps que je compte leur consacrer mais je n'ai pas le choix niveau timing.

Alors, est il préférable de choisir soit Moulmein soit Hpa An, et dans ce cas, lequel ???

Ou puis je faire 1 journée à Moulmein et 1 journée à Hpa An, et dans ce cas, pouvez vous me dire ce que vous avez préféré dans ces lieux ? Je lis et relis mon LP dans tous les sens et je n'arrive pas à choisir, alors j'ai décidé de me baser sur vos expériences.

Merci par avance.

Sabrina
Baja California, Mexique, kayak et montagnes English translation pending
by Mlefevre · 2012-12-15 · 18 replies


Bonjour à tous, Voici le récit de notre voyage réalisé en novembre dernier en Basse Californie.

Le récit en images est ici :

Texte seul:

Le projet La Baja California est une péninsule mexicaine située au sud de la Californie américaine. Un peu plus de 1000 km de long et une largeur qui varie de 40 à 200 km environ.

S'il existe quelques zones très touristiques, la plus grande partie de la péninsule est très sauvage, souvent montagneuse ou désertique. Elle est bordée à l'ouest par l'Océan Pacifique et à l'est par la mer de Cortez qui la sépare du Mexique continental.

D'abord attirée par la géologie tourmentée de la Baja, je me suis rendue compte au fil de mes recherches que la mer de Cortez était très propice au kayak de mer. Comme nous n'aurons que 18 jours sur place (durant lesquels nous abandonnons les enfants!), il m'a fallu faire des choix ! Nous nous sommes donc limités au 1/3 sud de la péninsule : atterrissage à San José del Cabo (vols moins chers et/ou plus pratiques que pour La Paz ou Loreto), location d'une voiture à l'aéroport et découverte des côtes et des montagnes jusqu'à la région de Loreto, 400 km plus au nord.

Après quelques contacts avec des agences organisant des randonnées en kayak de mer, j'ai finalement fait le choix de l'autonomie totale en emmenant notre propre kayak (démontable of course!) En effet, à partir de Novembre, période de notre voyage, se lève parfois El Norte, un vent du nord puissant qui complique sérieusement la navigation. Avoir notre propre kayak nous permettrait plus de souplesse dans le choix des créneaux météo.

Pour préparer nos randos en kayak je me suis inspirée de l'excellent livre de Dave Eckardt : « the Guide to Baja Sea Kayaking »

Pour la partie terrestre, les préparatifs ont été plus laborieux car on ne trouve que très peu de récits de voyageurs indépendants et randonneurs.

Il existe grosso modo 2 sortes de tourismes : - balnéaire... - de type road-trip réalisé en 4X4 ou camping-car depuis les US, à un rythme souvent soutenu.

Les guides papiers (partie Baja California du guide Mexico du Lonely Planet et Moon Handbook, tous deux en anglais) sont complètement dépassés. L'état des pistes change très vite compte-tenu des violentes tempêtes qui s'abattent en été sur la région. La crise économique aux USA et la mauvaise réputation du Mexique en terme de sécurité (absolument injustifiée en ce qui concerne la Baja, région frontalière exceptée) handicapent lourdement l'industrie touristique si bien que de nombreux hôtels ont fermé depuis la parution de ces guides. Google Maps lui-même « fait passer » par des pistes parfaitement impraticables et les temps de parcours sur les pistes sont souvent fantaisistes. Les cartes papiers du National Geographic Baja South Adventure Map (et Baja North, non utilisée pour ce voyage) au 1/450000 sont bien pratiques. Bref, mieux vaut être souple et s'adapter sur place. Voyageant hors saison (la haute saison va de décembre à avril, elle correspond à la période de migration des baleines qui font le tour de la péninsule pour aller mettre bas dans la mer de Cortez), je fis le choix de ne rien réserver à part notre 1ère nuit d'hôtel. Nous voyageons avec une tente donc pas de soucis, nous aurons toujours un toit pour la nuit ! J'ai choisi le mois de novembre pour plusieurs raisons : - je déteste le mois de novembre en Lorraine - il fait très chaud en été en Baja - risque de grosses tempêtes en octobre - beaucoup plus de monde de décembre à avril car c'est la saison des baleines (mais ça doit être un spectacle extra-ordinaire)

Le voyage en avion mardi 06/11/12 Voyage avec KLM au départ de Luxembourg , escale à Amsterdam et Mexico. Durée totale du voyage 20h avec des escales de durée correcte, ni trop longues ni trop courtes. Départ le 06/11 à 11h20, arrivée le même jour (eh oui ! 9H de décalage horaire!) à 23h20. Le challenge résidait en fait dans la préparation des bagages, limités à 23 kg/personne en soute et 10 kg en cabine. En effet, le kayak (2 places) un Triton Ladoga 2 advanced, pèse 26 kg, auxquels il faut rajouter pagaies gilets de flottaison sacs et bidons étanches palmes, masques et tubas combinaisons néoprène 3 mm shorty tente couette légère matelas gonflables vêtements quelques médicaments et affaires de toilette matériel photo et vidéo, GPS, téléphone satellite et GSM. filtre à eau (inutile, il n'y a pas d'eau du tout sur les îles où nous sommes allés) bidons d'eau souple (3X15l, 2 auraient suffit mais j'aime bien avoir de la marge car on peut se passer de plein de choses mais...pas d'eau!) réchaud popote

Bref, au prix de quelques sacrifices (dont le super antimoustique rapporté d'Alaska, erreur fatale, nous nous sommes faits bouffer car pas de produit répulsif vraiment efficace sur place ! A bon entendeur...) nous sommes dans les clous !

Le sac du kayak - allégé à 23 kg - dépasse un peu les dimensions autorisées mais nous le déposons aux bagages spéciaux, sans surcoût ni à l'aller ni au retour. Voyage sans histoire (léger cafouillage à Mexico où nous devons récupérer nos sacs contrairement à ce qu'on nous avait annoncé au Luxembourg. Normal - en fait, il faut passer la douane) nous récupèrons nos 2 sacs (ouf!) intacts (re-ouf!) Il est minuit, il fait une drôle de chaleur humide (30°C environ) La voiture louée par l'intermédiaire de Car del Mar chez Europcar, nous attend à quelques pas du terminal. On nous propose une Jeep Wrangler (avec hard top) quasi neuve (avec de bons pneus bien costauds et une boîte courte) et c'est parti pour quelques km jusqu'à l'hôtel Colli, dans le vieux centre de San José del Cabo (pas facile à trouver, merci le GPS du smartphone, sur lequel on a installé Route 66, gratuit et qui nous a bien servi!) Je rassemble mes 3 mots d'espagnol appris dans l'avion et le gardien non anglophone nous conduit à notre chambre. Nous garons la voiture sur le parking, prenons quelques affaires, allumons la clim (en novembre...), avalons 1 Stilnox (il est 10h du mat en France) et c'est parti pour une très bonne nuit de sommeil.

En route vers San Evaristo, mercredi 07/11/12 La météo consultée avant de partir indique un créneau météo favorable pour quelques jours seulement. Ensuite on attend 25 nœuds de vent du Nord, aussi décidons-nous de profiter de suite de ces quelques jours de calme pour découvrir la côte sauvage de l'île de San José, située très au nord de la Paz (et de l'île de Espiritu Santo, beaucoup plus fréquentée), en face du petit village de San Evaristo, où j'espère trouver un pêcheur pour nous faire gagner 1 jour en nous emmenant au nord de l'île. Nous prenons un solide petit déjeuner dans la boulangerie française attenant à l'hôtel (French Riviera), faisons un petit tour dans le vieux centre de San José Del Cabo (l'hôtel est très bien placé), un gros ravitaillement au Walmart de la banlieue sud (où nous trouvons du gaz pour le réchaud, de grosses bouteilles d'eau, de l'antimoustique – nul -, et de la bouffe pour plusieurs jours), et nous prenons la route N°1 plein nord vers la Paz. La route est bonne, belle, montagneuse et traverse quelques tout petits villages. La saison des pluies vient de se terminer et tout est très vert ! Nous contournons La Paz et après avoir repris de l'essence quittons la route N°1 pour longer la côte vers le nord. La route reste bonne sur quelques dizaines de km, car elle dessert une mine (de cuivre ou de fer sans doute vu les couleurs des montagnes) Nous quittons ensuite le goudron pour une piste très correcte jusqu'à Punta Coyote. Le soleil descend sur l'horizon, les couleurs se réchauffent, nous sommes enthousiasmés par le paysage de far-west qui défile sous nos yeux ! Nous traversons plusieurs lits de rivière asséchés qui laissent augurer d'un spectacle dantesque après une grosse pluie d'orage ! Le soleil finit par se coucher (vers 18h, novembre sous les tropiques) et c'est dans la pénombre que nous « escaladons » - le terme est à peine exagéré - la portion de piste qui s'éloigne de la côte pour grimper dans la montagne et contourner la Punta Cabeza Mechuda. Je comprends maintenant pourquoi l'outfitter de La Paz ne voulait pas nous emmener avec des kayaks rigides en remorque ou sur le toit jusqu'à San Evaristo (ils stoppent normalement à Punta Coyote) Mon interlocutrice m'avait d'ailleurs expliqué que pour aller voir sa famille un peu plus loin au nord sur la côte, ils laissent la voiture à Punta Coyote et continuent en bateau. En effet, le relief s'accentuant, la piste serpente et traverse de nombreux arroyos complètement dévastés par le mélange d'eau/roches/arbres entraîné par les pluies. Heureusement notre voiture est parfaitement adaptée et en prenant son temps, ça passe ! Il fait maintenant nuit noire (très peu de lune) quand nous arrivons à San Evaristo, petit village de pêcheurs au bord d'une baie parfaitement protégée. Au pif, nous nous dirigeons vers le sud de la baie et arrivons, bien fatigués, au bord de l'eau qui scintille paisiblement. Terminus ! Nous sommes arrêtés à 3 m d'une maison dont les habitants nous regardent un peu éberlués. Je rassemble mes 4 mots d'espagnol (bah oui j'ai un peu bouquiné dans la voiture en essayant de retenir les mots stratégiques : panga, manana, a que hora, cuantos pesos...) En quelques minutes, nous nous sommes compris (vive les langues latines!) : on peut camper sur la terrasse du voisin absent pour le moment et demain Augustin nous emmène au lever du soleil (7h) pour 600 pesos (36 €) à l'extrême nord de lîle de San José. Nous sommes ravis ! Cerise sur le gâteau, il y a même des douches...chaudes (eh oui, le soleil a bossé toute la journée) Nous rassemblons nos dernières forces pour monter le kayak à la lueur des lampes frontales et préparer le matos en laissant les affaires inutiles dans la voiture. A 21h, extinction des feux, le calme s'installe dans la baie. Ici on vit avec le soleil et les batteries rechargées à l'énergie solaire ne permettent guère plus de 2 ou 3h d'autonomie électrique le soir. Je craignais un peu le bruit au Mexique mais en fait l'absence de raccordement électrique fait qu'on entend très peu de musique, télé et que les gens se couchent presque avec les poules, ce qui me convient très bien !

En panga vers Isla San José et 1er jour de kayak, jeudi 08/11/12 A l'heure dite Augustin et son grand fils sont prêts, le plein d'essence est fait. Le bateau est tout neuf et Augustin en est très fier ! La mer est d'huile et nous filons à plus de 20 nœuds plein nord. L'air est doux et même à cette vitesse il fait très bon. Nous remarquons un groupe de quelques kayaks qui campe sur la côte ouest de l’île. Ils sont accompagnés de 2 bateaux à moteur pour l'intendance. Nous ne reverrons aucun autre kayak, ni ici ni plus tard dans notre voyage. Après une heure de navigation, Augustin et son fils nous déposent à Punta Calabozo à l'extrême nord de Isla San José : à nous de jouer ! Nous chargeons le kayak avec entre autres 55 l d'eau ! Isla San José est totalement dépourvue d'eau et donc quasi déserte. Il y a un seul village de pêcheur devant lequel nous allons passer aujourd'hui, sinon cette île de 30 km de long est vierge. Au cas où nous serions bloqués par El Norte, nous sommes parés pour attendre plusieurs jours que les conditions s'améliorent. Émerveillement dès les premiers coups de pagaie : en plus d'être chaude, l'eau est claire, on voit plein de poissons et la côte est magnifique : succession d'arches et roches colorées. Par moment la surface de l'eau se met à frétiller et des dizaines de petits poissons sautent hors de l'eau comme pour échapper à un prédateur. C'est un spectacle qui se renouvellera plusieurs fois/jour. Nous verrons même quelques poissons volants (et oui ils volent vraiment sur au moins une dizaine de mètres!) En début d'après-midi, le vent se lève, du sud (pas prévu ça!) et nous décidons de nous arrêter vers Punta Colorada après une quinzaine de km. Après une bonne sieste à l'ombre (précieuse) de la falaise, à observer le vol des vautours profitant des ascendances, le ballet des pélicans (quels estomacs!) et le vol virevoltant des nuées de papillons jaunes, nous nous lançons pour notre 1ère séance de snorkelling. L'eau est à 28,4°C et avec les shorties on peut y rester des heures ! Nous sommes émerveillés par la profusion de poissons et chose encore plus formidable ils ne nous craignent pas si bien qu'on peut nager avec eux sans les déranger (ces réflexions peuvent peut-être sembler naïves aux habitués mais je n'avais jamais snorkelé -quel horrible mot!- auparavant, et les animaux terrestres ont un comportement bien différent hélas, sans doute plus habitués à la présence pas toujours bienveillante de l'homme) La journée se termine en beauté alors que nous observons au loin un banc d'une cinquantaine de dauphins navigant parallèlement à notre île, trop vite pour que nous ayons le temps de les rejoindre en kayak hélas... On s'endort en regrettant un peu (beaucoup) de ne pas partager tout ça avec les enfants. Nous changerons d'avis dès demain !

2ème jour de kayak sur Isla San José, vendredi 09/11/12 Afin d'éviter les thermiques qui apparaissent dès le milieu de la journée, nous sommes prêts avant le soleil dont nous assistons au lever sur la Mer de Cortez. La côte rocheuse prend des teintes incroyables, c'est un régal ! Plus au sud et comme indiqué dans le bouquin de Dave Eckardt, la côte devient franchement austère, voire hostile et peu propice à un débarquement en dehors d'un contexte d'urgence. Le vent du sud se lève encore plus tôt qu'hier (dire que j'ai conçu le parcours en comptant sur un vent du nord, bien plus fréquent) et c'est en serrant les dents et les mains crispées sur nos frêles pagaies que nous franchissons, après 16 km dont la moitié face au vent et aux vagues, la pointe sud de l'île. Comme toujours en ces endroits, la mer est tourmentée, hachée, creuse, impossible de lâcher les pagaies pour boire ou manger une bricole (pas de photos donc) On n'en mène pas large et pour le coup on se félicite d'être sans les enfants. Avec ce vent du sud, comme craint, la côte sud de l'île est inabordable et il nous faut continuer. Impossible de rentrer dans la lagune et la mangrove : la mer déferle trop dans le chenal d'accès et je ne me vois pas entrer vent et mer de l'arrière dans ce labyrinthe végétal dont d'ici nous ne voyons pas l'issue. On zappe donc cet éventuel raccourci et...on continue ! Nous finissons pas retrouver des eaux plus calmes, abrités en partie par Isla San Francisco. Encore quelques km pour faire le tour de la pointe SE de Isla San José et nous accostons sur une langue de galets après 25 km de pagaie énergique ! Ouf ! Quel plaisir de se dégourdir les jambes en marchant vers ces belles roches rouges qui surplombent la mangrove ! D'ici on aperçoit le chenal d'accès au lagon, à présent asséché. Toujours autant de gros oiseaux ! Ici un billot sans doute utilisé par les oiseaux (lesquels?) pour briser les coquillages. Allez courage ! Encore 5km vent dans le dos et mer calme jusqu'au bivouac du soir, situé un peu à l'est de Punta San Ysidro, à une distance théoriquement suffisante de la mangrove pour être à l'abri des moustiques. On trouve un coin à l'ombre au fond d'un arroyo. Pas de snorkeling aujourd'hui : fonds sableux, ressac et grosse fatigue (30 km dans les pattes avec un entraînement nul!) On marche un peu à la recherche d'un puits d'eau saumâtre indiqué par Dave Eckardt, sans succès. Dès que l'on s'éloigne de la mer (et que l'on se retrouve à l'abri du vent) on est assailli de petits moustiques très entreprenants et pas du tout impressionnés par le répulsif acheté qq jours plus tôt. On fait un gros feu dont la fumée nous offre un médiocre répit. On dîne rapidement et on se réfugie dans la tente, sales bestioles !

3ème jour de kayak sur Isla San José, samedi 10/11/12 Bilan des opérations au réveil : des centaines de piqûres, même à travers les vêtements ! Heureusement ça ne gratte pas trop, à condition de ne pas y toucher ! On est bien content d'avoir fait cette grosse étape hier, ce qui va nous permettre de regagner San Evaristo aujourd'hui avant l'arrivée du fort vent du Nord. Je n'aurais pas aimé rester bloquée plusieurs jours près de cette mangrove ! On décolle de bonne heure et après quelques coups de pagaie on voit arriver Augustin et ses grands enfants, venus s'assurer qu'on n'avait pas de problème. Sympa ! Toute cette communauté de pêcheurs communique par VHF (sur les bateaux et dans les maisons, pas de réseau GSM ici) ce qui est un facteur de sécurité important pour ces petits bateaux d'environ 6 m à la merci de la moindre panne de moteur. Du coup les quelques pêcheurs du coin que nous avons croisés nous ont toujours salués chaleureusement, sans doute informés de notre présence par Augustin. Comme nous n'avions croisé personne depuis 24h, il s'est peut-être inquiété... Bref, il continue vers la mangrove et nous vers San Evaristo où nous arrivons après une dizaine de km sans problème. Je fais cadeau aux petits garçons du beau ballon trouvé hier sur la plage de galets, offre à la grand-mère nos surplus de nourriture (fruits très appréciés ici, ça doit changer du poisson) Nous replions le kayak, prenons une bonne douche, faisons nos adieux et reprenons la piste. Après qq pistes, une piste file vers l'ouest et la Mission La Pasion mais elle est en très mauvais état et nous faisons demi-tour après 5 km (réalisés en 1h! Il y en a une centaine jusqu'à la route N°1...) Nous parcourons à nouveau avec plaisir la très belle piste qui longe la mer et trouvons un coin pour bivouaquer au bord de l'eau. Opération feu/fumée antimoustiques. Je pense qu'en plein hiver, à distance de la fin de la saison des pluies, quand toutes les lagunes sont vraiment asséchées, ça doit aller mieux.

Vers Loreto via Ciudad Constitution, dimanche 11/11/12 Longue route monotone vers Ciudad Constitution : c'est plat, très plat. Quelques cultures de céréales. Rien de plus palpitant... Ravitaillement à Ciudad Constitution, ville très commerçante, déjeuner pique-nique dans un joli square. Ici la moindre agglomération dispose d'un square très convivial, ombragé, avec plein de bancs pour s'asseoir, causer et profiter du temps qui passe. C'est bien agréable. Il y a aussi presque toujours un espace dédié aux spectacles, en plein air, souvent de dimensions apparemment s par rapport à la taille du village. Ici on vit dehors et on aime faire la fête, ça se voit ! Nous quittons la morne plaine à Ciudad Insurgentes et la route s'élève dans la Sierra La Giganta avant de replonger vers la mer de Cortez. C'est beau ! Comme prévu le vent du Nord s'est levé et ça déménage dans la Baia de Loreto ! Au fond à G Isla Carmen, à droite Isla Danzante et au 1er plan à droite Punta Coyote (encore!) juste au nord de Puerto Escondido. Les îles de cette baie font partie d'une parc national et il faut un permis pour s'y rendre ou y camper. J'ai prévu dans le coin une randonnée en kayak de 3-4 jours (55 km), partant de Ensenada San Juanico et se terminant à Loreto après avoir fait le tour de Isla Coronado. Il nous faut donc récupérer la météo afin de choisir le bon créneau par rapport au vent, faire une grosse lessive, mettre au point une navette pour aller à notre point de départ, trouver où dormir ce soir, où laisser la voiture pendant 3 jours et où aborder à Loreto à la fin de la randonnée. Arrivés à Loreto, nous repérons l'endroit où l'on peut acheter les permis (sur la Marina, facile), passons en coup de vent au Loreto Shores RV park (où j'avais envisagé de dormir, de laisser la voiture et de revenir à la fin de la rando mais l'endroit est glauque et la rive inabordable quand il y a de la houle), cherchons en vain un hôtel mentionné dans le Bradt (fermé), cherchons en vain une lavanderia (lavomatic), constatons en inspectant la marina qu'il est tout-à-fait possible d'y débarquer sur un ponton accessible en kayak et pas trop loin de la voiture, décidons au feeling qu'il ne doit pas être trop risqué de laisser la voiture sur le parking de la marina, tout simplement. Après avoir pas mal tourné, nous tentons notre chance à Las Cabanas de Loreto (76 €/nuit TTC), adresse si prisée selon le guide Moon qu'on ne peut y séjourner moins de 3 jours et qu'il faut réserver des mois à l'avance ! Finalement il y a un studio libre (et une laundry) et ils acceptent que nous n'y restions qu'une seule nuit. L'endroit est très agréable. Grâce au WIFI, nous regardons les prévisions météo et décidons de ne partir qu'après-demain, aussi resterons-nous une 2ème nuit ici (nous serons d'ailleurs les seuls clients, les temps sont durs!), on est bien !

Sierra la Giganta, Mission San Javier, lundi 12/11/12 Notre hôte nous a mis en garde à propos de la Baja 1000, course automobile qui parcourt 1000 miles du nord de la péninsule jusqu'à La Paz du 14 au 17/11, sur les pistes. Ils sont en repérage dans la montagne et il faut être prudent. La route vers la Mission San Javier est très belle, dommage que le temps soit couvert. Tout est très vert et pour cause il a bien plu ! On nous a parlé d'une grosse tempête survenue il y a un mois ! La route -quasi neuve - est à refaire... Nul besoin de 4X4 cependant pour arriver à San Javier, bien calme en cette heure matinale. L'arrivée vrombissante de quelques participants de la Baja 1000, en goguette, ne passe pas inaperçue. Ils se garent subtilement en plein devant l'entrée du monument historique...font un tour dans l'église, vont « pisser un coup » sans rien consommer au resto du coin et repartent en pétaradant... Le calme retombe sur le village. On mange un petit quelque chose sur place (joli toit de palme et étrange mobilier vintage/rustique) avant de tenter notre chance sur la piste qui mène à San José de Comondu dont une jeune fille du village nous a dit qu'elle était très mauvaise. En effet, demi-tour au bout de 200 m, il n'y a plus de pont ! En montant nous avons repéré plusieurs endroits semblant propices à la randonnée. On s'arrête juste après le Rancho Viejo (en redescendant donc) près d'une petite retenue d'eau et on part se balader le nez au vent. La végétation est le plus souvent assez clairsemée pour pouvoir s'y faufiler. On monte jusqu'à des formations rocheuses tarabiscotées, espérant quelque rencontre animalière mais rien en dehors de quelques vaches et vautours. La géologie nous fait souvent penser aux roches rouges de l'Utah mais ici il ne gèle pas (ou très rarement) et l'érosion est moins poussée. En redescendant nous stoppons la voiture au passage d'un petit gué pour aller jeter un œil à une grotte non loin située. Il y a là quelques peintures rupestres « d'époque ». Mais laquelle ? Avec (beaucoup) plus de temps, nous aurions pu visiter quelques uns des sites de peintures rupestres, de renommée mondiale, qui parsèment en particulier la Sierra de San Francisco, plus au nord. Pour (beaucoup) plus d'infos, les fans peuvent se reporter au livre de Harry W. Crosby, The Cave Paintings of Baja California, très complet mais pas très pratique (manque de cartes en particulier) Il faut cependant savoir que peu de sites sont accessibles légalement sans guide...

Nous rejoignons finalement la côte, que nous longeons jusqu'à Puerto Escondido un peu plus au sud. D'évidence, il y a eu ici de grands projets immobiliers puisqu'on parcourt des dizaines d'hectares de terrains viabilisés, avec routes goudronnées, lampadaires et espaces verts arrosés (je rappelle que l'eau est très rare en Baja California, ne parlons pas des golfs...), au milieu de rien, qui semblent attendre des jours meilleurs car tout est au point mort, sans la moindre construction. Etrange impression...Quelques îlots construits drainent une clientèle nord-américaine et canadienne, venue en voiture - ça fait une trotte!- chercher le soleil. Ces lotissements clôturés et gardés (mais toutefois libres d'accès, du moins pour nous autres avec nos têtes de gringos) sont le plus souvent assez réussis de point de vue architectural, mais il y a tout de même des dizaines de maisons à vendre, dont beaucoup semblent se détériorer assez rapidement (rudesse du climat et/ou construction désinvolte) Il est possible de mettre à l'eau un kayak dans la baie de Puerto Escondido (mise à l'eau bien abritée) et de pagayer jusqu'à Isla Danzante ou Isla Carmen (pas fait, permis nécessaire à prendre à Loreto) Nous avons vu quelques beaux voiliers de voyage (pas des péniches/caravanes avec un mât pour faire joli et un gros moteur) taillés pour le long cours. Ici les distances sont telles et les ports si éloignés qu'il faut naviguer pour de vrai, à la voile. Il nous semble avoir aperçu un belge, sinon ce sont majoritairement des américains et canadiens bien sûr. Retour sur Loreto, 2ème nuit à Las Cabanas. Dîner au Best Chicken, qui ne paie vraiment pas de mine mais fait du bon poulet/frites/crudités pour pas cher (moins de 8 € à 2 boissons comprises, apportez votre couteau sinon vous aurez celui du cuistot, 30 cm de long!) On découvre la présence d'une lavanderia quelques maisons plus loin, bon à savoir (dans la rue Salvatierra, celle de la station Pemex mais plus vers la mer et du côté G en allant vers la mer)

En route vers Bahia San Juanico, mardi 13/11/12 Toujours levés de bonne heure (il n'y a que 11h de jour, il faut en profiter) nous faisons un tour dans Loreto en attendant l'ouverture du bureau qui délivre les permis, à 8h. Si elle peut avoir un certain charme pour des nord-américains en mal de vieilles pierres, elle nous laisse assez indifférents. Bof quoi...il n'y a pas vraiment d'unité, tout est fait de bric et de broc et nombreux sont les jardins ou arrières-cours qui ressemblent à des décharges. C'est un laisser-aller que nous retrouverons dans beaucoup d'endroits, à quelques exceptions près (et pas spécialement dans les endroits les plus fréquentés ou aisés) L'achat des permis auprès du bureau du Loreto's Marine Park se fait sans problème : il faut indiquer où l'on souhaite dormir (1er arrivé, 1er servi), ça ne coûte pas cher (de l'ordre de 2 $/jour/personne) et même si le garde ne parle qu'espagnol, on y arrive ! Je pense que la plupart des touristes prennent un tour organisé et n'achètent pas eux-mêmes leurs permis. Il nous donne des bracelets en papier (!) à mettre au poignet. Aucun contrôle finalement, on a gardé nos bracelets papier avec colle qui ne colle pas au chaud dans une pochette étanche. Après quelques courses et une très bonne glace au nord de la Plaza, nous nous mettons d'accord avec un groupe de taxis pour que l'un d'eux soit présent demain à 8h00 à la Marina. Le plan est d'aller tous les 2 avec le matos à Bahia San Juanico, d'y déposer tout ce dont nous avons besoin, d'y passer la nuit avant de ramener la voiture demain matin à Loreto et de revenir à San Juanico en taxi. Il y a 1H30 de route aller, c'est d'accord pour 1200 pesos (72 euros). Nous quittons la route N°1 au niveau du km 48 (ouvrir l’œil pour voir la piste, rien d'indiqué) peu de temps après avoir franchi un military checkpoint (ils cherchent de la drogue parait-il) La piste est facile bien qu'assez sableuse par endroits. Nous découvrons la baie au dernier moment : un bijou ! Il n'y a personne, seulement quelques bateaux mouillés un peu plus loin. On se fabrique un peu d'ombre à l'endroit qui nous semble le mieux ventilé. Déjeuner, sieste, balade à pied puis en kayak dans la baie. Sur cet arbre, les navigateurs laissent une petite trace de leur passage.

Dommage, ces quelques constructions mais pas trop mal intégrées finalement. Ça souffle encore et je crains qu'il y ait encore pas mal de houle résiduelle demain, on verra !

1er jour de kayak, Bahia San Juanico-Punta San Bruno, mercredi 14/11/12 Fred se dévoue pour faire l'aller-retour à Loreto. Après quelques cafouillages (le taxi présent à la marina est là par hasard et n'est au courant de rien, ne redémarre pas après avoir pris de l'essence et appelle son frère, qui lui est au courant et prend le relais...) Fred repasse le checkpoint en taxi puis devant l'inquiétude du taxi face à une montée qui l'impressionne se fait déposer à qq km du terminus, et termine à pied (3/4h de marche). Je ne me suis pas inquiétée puisqu'il m'avait appelée sur le téléphone satellite dès les premiers cafouillages à Loreto alors qu'il avait encore du réseau. Nous décollons vers midi, et après avoir un peu hésité décidons de jouer la prudence et de passer au large des Mercenarios car la houle reste impressionnante. La côte est belle mais moins éclatante qu'à Isla San José. Nous allons bon train avec cette houle de l'arrière et un vent du nord léger. Nous nous arrêtons à Punta San Bruno (16 km) car ensuite la côte offre peu voire pas d'abri. La plage est envahie de souches et branchages séquelles de la fameuse tempête. Nous trouvons juste assez d'espace pour la tente et le kayak. Il s'agit d'un camp de pêcheurs, désert aujourd'hui. Qui dit pêcheur dit basse-cour de pélicans, pas sauvages du tout. Ce sont vraiment des opportunistes gourmands/flemmards quand on voit avec quelle facilité ils pêchent très bien tout seuls ! Au loin on aperçoit Isla Coronado, surmontée d'un volcan (éteint!) où nous irons demain. Pas de feu aujourd'hui de peur d'enflammer toute la plage !

2ème jour de kayak, vers Isla Coronado, jeudi 15/11/12 Incroyable rosée, tout-à-fait inhabituelle ce matin, bizarre ? Le ciel est d'ailleurs assez couvert. Aperçu un dauphin qui a sauté complètement hors de l'eau puis a définitivement disparu. La traversée vers Isla Coronado nous semble interminable car nous sommes à contre-jour et c'est seulement à proximité immédiate que nous distinguons les détails de l'île. 16 km encore aujourd'hui. Nous sommes maintenant dans le Loreto Marine Park : il y a là quelques américains venus passer 1h ou 2 sur l'île. Le tour classique part de Loreto, mène jusqu'à la colonie de lions de mer située au NE de l'île, fait une petite halte picnic/snorkeling sur cette jolie plage avant de rentrer sur Loreto, distante d'une douzaine de km. Un peu sauvageons, nous allons nous promener dans l'île, espérant aller jusqu'au sommet (250 m de dénivelé) On se perd un peu et finalement on n'a plus assez d'eau, il fait trop chaud et la luminosité est médiocre si bien qu'on renonce. On se contente de faire quelques km sur les sentiers aménagés, bien agréables. Vu un serpent (le seul de tout le voyage...) Sitôt les autres touristes partis, nous prenons nos aises et partons pour une longue séance de snorkeling. Ici l'eau est plus fraîche (« seulement » 26°C) et assez trouble (il y a eu pas mal de vent et de houle) mais nous longeons la côte sur plusieurs centaines de mètres avant de rentrer tranquillement. Fred a pu capturer l'image de ce méchant poisson mordeur qui vit au bord du rivage et vient nous mordre (mordiller serait plus juste!) les pieds si on traîne à monter dans le kayak. Ici pas de pélican mais un héron patient qui va pêcher jusqu'à la nuit noire.

3ème jour de kayak autour de Isla Coronado, vendredi 16/11/12 Pas de rosée ce matin d'autant plus que nous avons dormi à l'abri des palapas. Nous embarquons de bonne heure pour pagayer vers la pointe NE de l'île où se trouve une colonie d'otaries. La côte à contre-jour est assez impressionnante, sombre et déchiquetée. On a une grosse houle qui vient de l'arrière et se réfléchit contre la falaise : on se concentre ! Finalement une fois passée la pointe nord, la houle s'atténue, la côte est bien éclairée, et en plus nous parvient déjà le bruit des otaries ! Impossible de les louper : on les entend bien avant de les voir ! Elles se laissent approcher à quelques mètres, le spectacle est d'autant plus beau que la colonie d'otaries est surplombée par des rochers déchiquetés abritant une colonie de...frégates (pas de photos, flûte!) Superbe endroit ! Et pas un « chat » à cette heure matinale ! Il est temps de finir notre tour de l'île avant que le vent ne se lève... Nous avons bien fait de partir tôt car dès 10h du matin nous sommes obligés de naviguer au plus près de la côte afin d'échapper aux rafales du nord. Nous contournons l'extrême pointe SO de l'île et trouvons refuge dans une minuscule crique repérée sur Google Earth (Fred a téléchargé sur son smartphone les images du coin avant de partir et on peut les consulter hors-ligne, hyper-pratique!) 13 km pour ce tour de l'île La marée est très haute ce qui ne semble pas déranger cette végétation particulière. Nous installons la tente puis allons explorer les petites dunes et autres criques des environs. Ça souffle de plus en plus et on se félicite de ne pas avoir tenté la traversée jusqu'à Loreto aujourd'hui. Comme d'habitude nous avons plein d'eau et pas mal de boustifaille aucazou. Nous connaissons à présent mieux notre consommation d'eau : 5l/j à 2 pour boire et faire à manger (toilette et vaisselle à l'eau de mer bien sûr) Il ne fait finalement pas trop chaud quand on est sur l'eau et à terre on ne fait que des petites balades tranquilles. La température n'a jamais dépassé 32°C et 13°C au plus frais la nuit (1 seule fois, sinon plutôt 17°C) Au fil des heures notre crique finit par se vider. Nous avons de la chance d'être arrivés (et de repartir...) à marée haute. Cette crique aussi a son héron , même un couple en fait.

4ème jour de kayak vers Loreto, puis piste vers San Isidro, Samedi 17/11/12 Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour me faire lever d'un bond ! Pétole molle, le retour guère passionnant (à part la rencontre avec une otarie en goguette) se fait en une paire d'heures (10 km) sous un ciel couvert. La mer est si calme que nous débarquons finalement sur la plage immédiatement au nord de la marina de Loreto, juste devant le Ministère de la Marine dont les soldats semblent très intéressés par notre embarcation. Nous remballons tout et allons « pointer » comme prévu au bureau du Loreto Marine's Park pour dire que nous sommes bien rentrés et remplir un formulaire d'appréciation sur notre parcours dans le parc (toilettes sèches immondes sur l'île). J'avais lu quelque part que l'on pouvait prendre une douche au El Moro Campground au centre ville : en effet, c'est rustique mais ça fait du bien ! (40 pesos donné à la femme de ménage) Nous donnons notre linge à la lavanderia (une grosse machine, récupéré 3h plus tard repassé pour 6 €), courses, resto, et c'est reparti vers le nord sur la route N°1, un peu au-delà de la bifurcation vers San Juanico. Nous tournons cette fois vers l'ouest sur la trrrès belle piste qui mène à San Isidro. Consternation ! La Baja 1000 est visiblement passée par là : gros sacs poubelles de 130 l abandonnés aux vautours, gobelets, canettes, banderolles jonchent les 1ers km de la piste. On n'en revient pas ! Ces stigmates ont au moins le mérite de nous rassurer : la piste est passable ! Le ciel est encore couvert (on n'a pas de chance quand on va dans la montagne...) mais quelques rayons de soleil parviennent à se faufiler. Parvenus à mi-chemin, la nuit commence à tomber et nous trouvons un coin pour bivouaquer à une dizaine de mètres de la piste : pas très glamour mais pas grand-choix ! Très peu de passage heureusement.

San Isidro, côte pacifique, Comundu, Ciudad Constitution, Dimanche 18/11/12 Ciel tout gris aujourd'hui... Quel dommage car le paysage est fantastique : une oasis dans un décor de far-west ! Ici il y a de l'eau toute l'année et c'est un vrai luxe dans ce pays ! Nous reprenons de l'essence à San Isidro et tentons (nous sommes têtus!) de rejoindre Comondu par la piste : elle s'évanouit au bout d'une dizaine de km, demi-tour (merci Google Maps encore une fois!) Il y a quelques fermes perdues dans la montagne, infiniment mieux tenues que les maisons de San Isidro, où la vie doit cependant être bien plus facile avec toute cette eau à profusion. Bizarre... Un peu après la Purisima nous retrouvons la route goudronnée et décidons d'aller un peu souffler au bord du Pacifique, à Las Barrancas. L'endroit est encore plus crade que San Isidro mais nous arrivons pile à l'heure du retour de la pêche et c'est passionnant de voir les pêcheurs se faufiler dans le shore-break, à fond et monter tout schuss sur la plage. Dire qu'aujourd'hui la mer est calme, avec du vent et de la grosse houle, ça doit être du sport. Pêche miraculeuse pour ces 2 pêcheurs qui ont rempli pas moins d'une dizaine de ces grosses caisses ! Après ce bon bol d'air, nous tentons l'ultime route vers Comondu. Celle-ci est parfaitement goudronnée, ce qui explique l'abandon des 2 autres pistes. La visite des 2 villages contigus (San José et San Miguel) est décevante (on pourrait dire : tout ça pour ça!) Certes ils sont situés dans une vallée verdoyante mais tout est laissé +/- en friche. Des travaux sont en cours à San Miguel : il ne reste que les façades des maisons au milieu de tas de gravats. Les travaux semblent terminés à San José mais c'est mort, le village semble à moitié vide et de nombreuses bâtisses sont à vendre. Cette vallée a certainement connu des jours meilleurs. Drôle d'atmosphère aujourd'hui... Ces villages ont cependant ce que beaucoup d'autres n'ont pas : de l'eau à volonté et un accès facile. On va dire que notre impression est peut-être biaisée par le fait que nous sommes hors-saison. Mouais.... Ou par tous les efforts que nous avons faits pour rejoindre Comundu par de mauvaises pistes. Peut-être bien... Belle bête (on en a vu une demi-douzaine en tout) sur la route...Je me félicite de toujours bien fermer la tente et les sacs... J'ai envie de dormir sur la côte pacifique et je convaincs Fred d'aller jusqu'à Puerto San Andresino dont le nom sur ma carte est orné d'un élégant parasol. Hum, voilà l'endroit et les alentours sont jonchés de débris et cochonneries. Pas glop ! Demi-tour , direction Ciudad Constitution où nous trouvons facilement un hôtel la Posada Del Ryal où pour 27 € nous avons une chambre fraîchement repeinte avec clim, SDB, WIFI et parking fermé. Moins glamour que la nuit au bord du Pacifique mais propre et confortable. Bons tacos dans un boui boui, excellents même, pour une bouchée de pain.

Bahia Magdalena, Puerto Cancun, La Paz, Lundi 19/11/12 Je suis intriguée par cette Bahia Magdalena coincée entre la côte et des îles montagneuses, réputée pour la migration des baleines qui attire de nombreux touristes en hiver. En route vers Cancun ! Enfin Puerto Cancun, tout au bout d'une interminable piste, en très bon état... Au loin nous distinguons les brumes pacifiques et Isla Santa Margarita. Il y a ici une incroyable rosée dont profite bien la végétation, dense et...piquante ! De grandes dunes apparaissent au loin. Puerto Cancun n'est pas un village mais un camp de pêcheurs. Le cadre est superbe, ça vole dans tous les sens ! Pélicans et pêcheurs semblent faire bon ménage. Il y a tout le confort moderne, mais pas d'eau...livrée par camion. Ambiance cow boy... Quelques pêcheurs parlent un peu anglais : à la saison des baleines ils emmènent les touristes voir celles-ci de tout près ! Tiens un envol de courlis, on n'en avait jamais vu autant à la fois ! Nous empruntons une piste pour le moins chaotique (tiens, la Baja 1000 est passée par là, il y a des rubans de signalisation dans les buissons...) pour nous rapprocher des dunes aperçues plus tôt. Tout petit camp de pêcheurs à Puerto Argudin. On aurait bien aimé explorer en kayak ce milieu original entre dunes et mangroves mais nous n'avons toujours pas trouvé de répulsif vraiment efficace contre ces satanés moustiques et ça vole !! Dommage car le coin est beau ! En route donc pour La Paz où nous arrivons affamés en milieu d'après-midi. Déjeuner cher et quelconque chez Apple Bee (trop faim pour mieux chercher), à la terrasse très agréable avec vue sur la baie de la Paz. Petit tour en ville (bof), sur le malecon (boulevard qui longe la baie, agréable), petite glace et on reprend la route (pas mal d'infrastructures touristiques le long de la côte)vers le nord jusqu'à la plage de Tecolote où le camping sauvage est autorisé. On dépasse un interminable alignement de camping-cars pour aller à l'extrême NO de la plage trouver un coin tranquille. Pas mal de vent encore aujourd'hui : on se demande comment font les outfitters pour tenir leurs plannings lors des randonnées de plusieurs jours en kayak avec des clients. Certes les kayaks ne sont pas chargés de bagages mais tout de même il doit falloir parfois de gros biscotos ! Au pire les bateaux à moteur sont équipés de portes-kayaks, qui doivent sauver bien des situations. Les conditions ne sont pas si faciles que je l'imaginais en Mer de Cortez. Il fait presque toujours beau, l'eau est chaude mais le vent lève très vite une mer courte pas facile à gérer je trouve. Sans doute la faute aux fonds de faible profondeur. D'autre part les côtes sont souvent inhospitalières et il n'est pas rare de devoir parcourir une dizaine de km voire bien plus avant de trouver un abri.

La Paz, Sierra de la Laguna, Santiago, mardi 20/11/12 Après un coup d'oeil rapide à Playa Balandra (rendue célèbre par son hoodoo rafistolé) où nous découvrons quelques ibis (pas encore vus auparavant en Baja), nous repartons vers le sud et La Paz en passant cette fois par El Coyote, dans l'intérieur des terres. Tristounet ce coin, rien à voir avec la façade maritime, limite bidonville. Ici plus souvent qu'ailleurs nous remarquons des gens qui arpentent les bas-côtés de la route à la recherche de canettes pour les revendre pour qq centimes. On a appelé ça l'indice « canette » : il faut se réjouir quand les bords de route sont jonchés de canettes : ça signifie que la vie dans ce coin n'est pas trop misérable. Nous repartons dans 4 jours et je voudrais vérifier les horaires des avions (vu qu'ils ont déjà changé une fois sans que nous soyons prévenus...) en utilisant le WIFI de l'Apple Bee (pas pensé hier...) C'est le bazar en ville, impossible de s'approcher du malecon, il se passe quelque chose. On se gare tant bien que mal et on se dirige à pied vers le centre du malecon. Ambiance festive ! Toutes les écoles se retrouvent là, en musique et en dansant. Dommage que nous soyons si mal garés, nous serions bien restés un peu plus longtemps ! On reprend la route N°1 vers le sud. Elle rejoint la mer à Los Barriles, zone de villégiature nord américaine bon enfant pas trop « organisée ». Il fait faim, direction la plage qui à notre grande surprise émerveillée est impeccable ! Ici c'est gringoland, ça se voit et ça a parfois du bon ! On reprend la route pour qq km et on la quitte au niveau de la bifurcation vers La Ribeira, juste après le pont, pour descendre dans l'arroyo qui va nous mener jusqu'à Santiago. Il y a bien sûr aussi une route mais cet arroyo est percé de falaises dont au moins une abrite des nids d'abeille et plus loin des chauves-souris. Amusante arrivée à Santiago par « les coulisses » Nous dégotons le seul hôtel de la ville (qui fait aussi restaurant), le Palomar où nous prenons une chambre (seuls clients encore une fois) 27 €, simple mais propre avec clim, SDB et beau jardin. En route vers le canyon de la Zorra (accès 6$/personne je crois, pas donné je trouve!) fameux dans la région car il abrite une petite cascade. Pas désagréable. On reprend les pistes (un dédale, GPS indispensable) jusqu'à El Chorro, sources chaudes à l'est de Agua Caliente. Crade, bétonné, moustiques, eau à peine tiède, accès payant environ 1$/pers de mémoire (un gars passe sa journée sur une chaise longue à attendre le client, pas sûre qu'il en aie tous les jours!). Pas d'intérêt... Toute cette région des contreforts de la Sierra La Laguna nous a cependant bien plu : les villages sont souvent plus soignés qu'ailleurs, on croise quelques ruisselets par-ci par-là, il y a plein de jardins et petits champs, chiens, poules, ânes, chevaux, vaches et quelques cochons. C'est mignon... Manque de chats cependant...on n'en a vraiment pas vu beaucoup en Baja... Retour au Palomar où nous dînons (honnête mais pas donné, 27 € pour 2) Un seul cafard cette nuit en me relevant pour un p'tit pipi, correct...

Santiago, Cabo Pulmo, Los Frailes, mercredi 21/11/12 Petit tour matinal dans le village de Santiago, encore bien calme. Puis nous filons vers la côte en direction de Cabo Pulmo, zone protégée en raison de la présence de massifs coralliens et réputée pour la plongée et le snorkelling. La route puis la piste sont correctes et on arrive sans difficulté à Los Frailes, mieux abritée des vents du nord que Cabo Pulmo. On explore un peu les dunes derrière lesquelles on découvre cette jolie lagune. On a la plage pour nous tout seuls, c'est cool ! Derrière la pointe rocheuse se cache une colonie d'otaries, encore une ! On monte le kayak et c'est parti pour une paire d'heures de pagaie vers le nord. Les otaries sont bien au RDV (vraiment pas loin mais trop loin pour y aller à la nage depuis la plage) On continue au-delà car la côte est belle, puis on repasse les voir : toujours aussi cool ! Retour à la plage pour une séance de 2h de snorkelling (eau trouble du fait du ressac mais à 28°C) : moi qui n'aime pas l'eau je me prends au jeu car les conditions sont très agréables. Il y a plein de poissons et (je crois) rien de méchant, ça me va bien ! On arrête finalement quand on a la gorge trop sèche de respirer par le tuba et mal à la tête avec la pression du masque. Même pas froid ! Bonne nuit sur la plage, peu de rosée.

Vers San José par la route routière, traversée de la Sierra la Laguna, Todos Santos, jeudi 22/11/12 Bien que la sachant mauvaise (en effet mais rien de difficile) on décide de continuer la piste le long de la côte. Il y a des centaines d'hectares de terres clôturées et gardées (parfois avec un mirador) sans doute dans un but de spéculation immobilière. Plus au sud, nous découvrons de magnifiques ensembles immobiliers, quasi inaccessibles du fait de l'état de la piste (on a mis 2h30 pour faire 40 km) La côte est encore assez sauvage et les spots de surf alimentés par la houle pacifique qui tourne autour de l'extrémité sud de la péninsule sont nombreux. Petite pause à l'ombre de cet étonnant ficus, qui sert d'abri à une petite troupe d'ânes, assez malins pour creuser le sable et y trouver de l'eau ! A l'approche de San José del Cabo, les constructions souvent très belles, très modernes sont plus nombreuses - et moins vides. Nous passons rapidement San José et repartons sur la route N°1 vers le nord puis tournons vers l'ouest vers Casas Viejas. La 1ère partie de la piste est excellente. C'est après que ça se corse ! Âmes sensibles, passer votre chemin ! Celui-ci se faufile à flanc de falaise en contrebas d'éboulis, sur des km ! Belles vues certes mais ça fait du bien quand ça s'arrête. J'ai même passé le volant à Fred, c'est dire ! On rejoint la côte au sud de Todos Santos et on file voir la mer à Punta Lobos : coup de chance, on arrive encore une fois juste au retour des pêcheurs ! Aujourd'hui il y a de la houle, quel spectacle ! Bon repas de poissons à Todos Santos dans un resto dont j'ai oublié le nom... Puis nuit au bord de la mer sur une plage un peu au nord du village. Plage étonnante, très pentue, hyperdangereuse mais fréquentée par quelques surfeurs.

Playa Las Palmas, Cabo San Luca, Candelaria, Cabo San José, vendredi 23/11/12 Encore un petit tour sur la plage dont le ressac est fascinant, puis nous reprenons la route 19 vers le sud et au niveau des km 56-57, en face d'un gros bâtiment administratif blanc (Campo Experimental) prenons une piste qui part vers la mer. On se gare un peu avant d'arriver à celle-ci, accueillis par 2 ou 3 chiens sympathiques. Une pancarte demande de respecter les lieux et de ne pas camper. Chose incroyable, les lieux sont effectivement respectés (ou régulièrement nettoyés, chépas) On traverse une superbe palmeraie avant d'arriver à une plage vierge et déserte où vient mourir un ruisseau de bon débit. J'adore ce type d'endroit où eau douce et eau salée se marient ! On n'en revient pas qu'un tel lieu puisse encore exister quand partout sur les côtes fleurissent les stigmates de la spéculation immobilière. Cet endroit est un mystère ! Nous reprenons la route 19 vers le sud et décidons d'aller voir à quoi ressemble Cabo San Lucas. L'endroit est hypertouristique et pas mal bétonné mais j'ai déjà vu bien pire. 2-3 photos de la foule d'engins flottants qui se dirigent tous vers la fameuse arche de Cabo San Lucas et on décide de prendre la piste qui mène vers Candelaria (piste facile accessible à tous véhicules et joli village en adobe à l'arrivée, dit le guide Moon) La piste est en fait assez difficile (sable profond entre autres, 4X4 indispensable) à tel point qu'on y croise pas mal de buggies (qui roulent comme des fous. L'un d'eux a eu un accident – matériel uniquement - avec un local...) et le charme du village de La Candelaria nous a totalement échappé. Nous nous sommes consolés au cimetière, assez charmant comme souvent les cimetières de montagne. Fin de journée à San José del Cabo, à l'hôtel Colli, si pratique avec son parking et sa position centrale. Nous reconditionnons les bagages pour l'avion, donnons nos restes de bouffe etc...au personnel de l'hôtel. Nous dînons dans un resto plein de gringos (en même temps on n'a pas trouvé de resto avec des Mexicains à 18h30 forcément!), quelconque et cher et avec orchestre sirupeux qui nous a chanté la sérénade à 2 cm. Quelle horreur !

Retour samedi 24/11/12 On prend tout notre temps ce matin car l'avion est à 15h30. Petit déjeuner au French Riviera juste à côté, petit tour en ville, puis nous quittons l'hôtel vers 11 h et allons faire une dernière fois un tour à la mer à Puerto Los Cabos, très urbanisé mais pas moche du tout. On rend la voiture vers 14h, sans problème. Multiples contrôles à l'aéroport : fouille des bagages, chiens renifleurs... Il faut dire que nous allons prendre un vol du Mexique vers Amsterdam. J'en viendrais presque à plaindre d'éventuels passeurs pour le stress infligé par tous ces contrôles ! En tout nos bagages auront été fouillés 6 ou 7 fois sur tout le voyage ! On doit avoir des têtes de brigands ! Une vingtaine d'heures de voyage encore au retour, des escales sans problème. Rien à voir avec l'horrible voyage de retour d'Argentine avec Iberia, qui est je pense en partie responsable du fait qu'on n'est pas encore retournés en Amérique du sud, tellement j'avais trouvé le voyage pénible !

Conclusion Contents du voyage mais pas émus/émerveillés/exaltés comme nous pouvons l'être en découvrant ...les pays nordiques par exemple. Ravis de notre kayak, de la découverte du snorkeling. A refaire nous aurions passé plus de temps en kayak (weather permitting) mais je ne regrette pas d'avoir un peu exploré l'intérieur des terres. En résumé c'est une destination agréable pour profiter de la mer pendant notre mauvaise saison, les Mexicains sont très très accueillants (surtout là où personne ne va!), il y a une quantité incroyable d'oiseaux et de poissons, la nature est belle (mais pas époustouflante) et surtout grosse différence avec l'Europe du sud en été, il n'y a personne dès qu'on quitte les stations balnéaires (mais aucun intérêt de faire tous ces km pour aller simplement à la plage, en boîte et faire les boutiques, on a ça chez nous)

Budget pour 18 jours sur place à 2 Avion pour 21852 € Jeep Wrangler 4X4 assurances maxi1098 € Essence 2500 km207 € 2 nuits Hôtel Colli San José del Cabo 51X2 =102 € 2 nuits Las Cabanas Loreto 85X2 =170 € Posada Del Ryal Ciudad Constitution27 € Hôtel Palomar Santiago27 € Navette en bateau pour Isla San José36 € Navette en taxi Loreto72 € Bouffe/restos350 €

Total 3941 €

Liens utiles Parque Nacional Bahia de Loreto :
http://islasgc.conanp.gob.mx/loreto/FORMATOS.html Forum sur la Baja California : http://forums.bajanomad.com/index.php Blog Allemand kayak de Loreto à La Paz : http://blog.tapir-store.de/planet-erde-reiseberichte/2827.baja-california-der-traum-eines-jeden-seekajakpaddlers.html Récit kayak : http://veen.com/jeff/Baja/ Cave paintings : http://www.lasecomujeres.org/issi/caves_cowboys.html http://www.mulege.net/latrinidad.htm http://www.bajaquest.com/mulege/sanborjitas.htm http://missywah.blogspot.fr/2010/03/san-borjita-cave-paintings.html http://octopup.org/baja2012/bahia-san-rafael http://www.mulegetours.com/ Nombreux voyages d'un américain en Baja : http://vivabaja.com/ Généralités en Français : http://www.bassecalifornie.org/dp-baja-def.pdf Les bourlingueurs : http://www.bourlingueurs.com/amerique-centrale/page_12.htm Récit en Français : http://terresdame-riques.blogs.nouvelobs.com/mexique/ Moon travel guide : http://www.moon.com/destinations/baja-cabo/discover-baja San Javier Mission : http://allaboutbaja.com/sanjavier.html Summitpost, Sierra de la Laguna : http://www.summitpost.org/sierra-de-la-laguna/563612

Bonne lecture,

Marie
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washington English translation pending
by Bigoodi · 2012-10-14 · 5 replies
Bigoodi chez Dixie et les Yankees – Boucle du sud-est des Etats-Unis depuis Washingtown

Celà faisait longtemps que nous n’étions pas retournés au Etats-Unis… Après un 1er voyage à New York fin 98, puis un gros mois passé dans l’ouest au printemps 99, j’avais un peu boycotté la destination tant que Bush y était encore président… Puis nous avons attendu l’opportunité d’un taux de change intéressant pour nous décider à visiter le grand Sud-est cette fin d’année 2011… Au départ j’étais partie pour aller voir les états du Sud uniquement (Louisiane, Floride, Carolines, Géorgie…), mais le prix des billets d’avion en a décidé autrement : 800 € environ pour Miami et 435 € TTC départ de Lyon pour Washington (par personne)… Nous n’avons pas hésité longtemps ! Type de voyage : Voyage en couple, location de voiture et 2 premières nuits d’hôtels réservées depuis France itinéraire préparé à grosses mailles avant le départ, et ensuite voyage au jour le jour ! Préparatifs : - Billets d’avion pris en direct sur le site de Lufthansa en juin (pour un départ début novembre) - Voiture réservée environ un mois avant le départ sur e-locationdevoiture.fr. C’est la première fois que j’utilisais leurs services : ma fois, bon rapport qualité prix, délais de réponse par mail très corrects, et pas d’obligation d’appeler un n° excessivement surtaxé pour le moindre renseignement (suivez mon regard !). 39 jours, Hyundai accent 5 portes : 792 € soit 20.3 € par jour km illimités et assurances incluses Voiture - Les petits moins : - Le loueur était Alamo : si j’avais su, j’aurais pris sur internet la voiture économique 3 portes : Ils n’en ont pas sur le parc, et nous nous serions retrouvés dans la même gamme pour un peu moins cher. Je craignais d’avoir un coffre trop petit pour nos bagages, mais pour 2 adultes, la Hyundai était parfaite, bien que la vendeuse ait essayé de nous refiler le modèle au-dessus. .La voiture n’était pas très propre à l’intérieur et nous avons du rajouter du liquide pour la direction assistée en cours de route (entretien laissant à désirer de ce point de vue). .Nous étions sensés avoir une assurance dépannage mais la vendeuse à l’accueil voulait nous la vendre quand même en supplément, donc je ne suis pas sure de ce qui se serait passé en cas de panne… (nous ne l’avons pas prise) .Enfin, ils facturent un plein au départ, il faut donc penser à rendre la voiture vide au retour. -Hôtel : Comme il n’y a pas de métro direct entre l’aéroport et le centre de Washington, et vu le prix des navettes pour 2, j’ai finalement opté pour la solution de prendre la voiture dès la sortie de l’aéroport… Se pose alors la question du parking… J’ai donc choisi de passer les 2 premières nuits au Travelodge d’Alexandria : il propose un parking gratuit, n’est pas très loin du centre d’Alexandria et de la station de métro qui vous emmène au centre de Washington en moins de 30 mn…101 USD la nuit TTC petit (très petit) déjeuner inclus. Pas très glamour, un peu vieillot, mais propre et d’un rapport qualité-prix, il me semble, assez correct pour le secteur.

Itinéraire approximatif

1/11 – Washington DC – Alexandria Nous atterrissons à 16h30 comme prévu, mais le temps de récupérer les bagages, chercher un distributeur (tous étaient HS ce jour-là aux arrivées), aller chez Alamo (par une navette gratuite, leurs bureaux sont à 5 mn de l’aéroport), faire les formalités pour récupérer la voiture, nous taper les bouchons de fin de journée (nous n’avons pas pris la route à péage, c’est sans doute une erreur), il est environ 19H quand nous posons enfin nos valises au Travelodge. Pas de folie ce soir ! Nous allons à pied dans le centre d’Alexandria (15 mn environ) et cassons la croute au O’ Donnell : pub sympa et bonne Guiness !

2/11 – Alexandria - Washington DC – centre – Georgetown Alexandria : Nous nous levons de bonne heure et après un petit déj léger, nous voila partis à pied en direction du Potomac. Les berges sont bien aménagées, il fait frais mais beau, la lumière est dorée et la ballade sympathique. Puis nous remontons la rue principale jusqu’à la station de métro : c’est commerçant et le look assez british (beaucoup de maisons en briques). Nous voilà arrivés au métro : il faut prendre son ticket au distributeur, mais heureusement qu’un employé fort sympathique nous aide… Il faut choisir sa destination, le tarif qui correspond à l’heure de pointe ou pas, ne pas se tromper sur le nombre de tickets, et choisir soi même le bon prix… un peu prise de tête la 1ère fois! Washington DC. Nous décidons de commencer par l’est et descendons à eastern market environ 30 mn plus tard. Les stations se ressemblent toutes, sont tristounettes mais propres et fonctionnelles. Je peux vous dire que nous aurons bien marché ce jour là ! Quartier de capitol Hill, résidentiel et sympa avec toutes les décos d’halloween en prime, puis la bibliothèque du congrès, le capitole (extérieur seulement car il y avait une conférence ce jour là ), le mall : nous entrons seulement au museum d’histoire naturelle faute de temps, mais c’est un sacrilège de n’avoir pas visité les autres musées… je sais ! une autre fois surement… La maison blanche, puis sur notre lancée nous partons à Georgetown (sympa aussi, ça ressemble un peu à l’ambiance d’Alexandria), et nous revenons fourbus en longeant le Potomac jusqu’à la station de Foggy botom. Nous n’aurons pas le courage de continuer sur les mémoriaux aujourd’hui… C’est un peu speed, il faut se lever tôt, mais c’est faisable en une journée. Je pense qu’en prenant son temps et en visitant de beaux musées on doit pouvoir passer facilement 3-4 jours à Washington s’en s’ennuyer. A noter : à Alexandria un trolley gratuit vous emmène du métro jusqu’au centre par le rue principale.. Sympa, sauf qu’on n’a pas pris la bonne rue pour redescendre… Mais nous n’en sommes plus à ça près de marche à pied… Soirée à nouveau à Alexandria où nous optons pour le restaurant «la tasca » : buffet de tapas a volonté pour 100 USD pour 2 avec de la bière, bon mais quand même un peu cher pour la qualité…

3/11 – Virginie :Shenandoah NP – Skyline Drive– Charloteville (210 miles -> pour mémoire 1 Mile = 1.6 km, en gras dans les titres, la ville où nous faisons escale pour la nuit) La boucle qui nous attend est longue, aussi nous avons décidé de ne pas passer plus de temps à Washington au départ. Nous voila donc partis ce matin, en voiture cette fois, direction Shenandoah. Aucun problème pour sortir de Washington DC… Les directions sont bien indiquées et la co-pilote est parfaite (c’est moaaaaaaaa) ! Nous nous arrêtons au visitor center de Front Royal pour obtenir des infos sur le parc et la skyline drive parkway. Ils nous donnent une carte, les temps de parcours, les endroits où s’arrêter… Tip top ! A savoir : en règle générale n’hésitez pas à vous rendre dans les visitor centers, la plupart du temps ils seront très accueillants et vous donneront de bons conseils, ils ont parfois internet et PC à disposition (denrée de plus en plus rare dans les hôtels : on ne trouve souvent que l’accès wifi), des coupons pour les hôtels, enfin, vous y trouverez parfois des discounts ou la gratuité sur les parkings. Ils peuvent aussi vous fournir de bonnes cartes routières de leur état (parfois de l’état d’à coté mais c’est plus rare)… Et détail pratique : les toilettes sont quasiment toujours propres ! Bon, nous voilà donc partis sur la mythique skyline drive road : nous avons raté les week ends surchargés d’automne (il parait qu’il y a foule pour voir les forêts colorées), mais c’est encore très joli : beaux panoramas, nombreux points de vues très dégagés sur la forêt, et au moins nous sommes tranquilles (entrée dans le parc 15$ pour la voiture). Nous faisons aussi quelques petites balades à pied conseillées sur la carte (forêt, rivières), puis sortons en fin de journée à Charloteville, 1ère halte parmi les villes ‘historiques’ du secteur s’étant distinguées pendant la guerre de sécession. La ville est étendue et nous trouvons le visitor center in extremis avant la fermeture. Ils nous donnent 2h de parking gratuit et nous conseillent le holiday inn ou le sleep inn. Nous optons pour le Sleep Inn un peu moins cher (93$ : la plupart des prix que j’indiquerai pour les hôtels sont pour 2 avec le parking et 2 petits dej le plus souvent très corrects, sinon je le précise). C’est bien mais si avions su, nous serions allés au nord de la ville sur l’axe où tous les motels se trouvent et sont meilleurs marché, car de toutes façons, même depuis le sleep inn, il faut prendre la voiture pour se rendre dans le centre. Visite à pied de « la » rue commerçante : nous tombons pendant un festival de cinéma et c’est assez animé. Nous dinons au Commonwealth au bout de la rue commerçante, bar resto branchouille, bondé, sympa, bon, mais bruyant et un peu chérot…

4/11 - Fredericksburg – Richmond- Williamsburg (199 M) - Virginie Nous allons faire un tour au must du coin “Monticello” demeure de Jefferson. Le site à l’air sympa mais ça nous parait un peu cher (17$) pour visiter une maison « historique » de 1800 et quelques, et en plus, je ne suis déjà pas fan de vieilles bicoques en général… Nous préférons continuer. Nous voila un peu plus tard au nord est à Fredericksburg : 2h de parking gratuit (système de contrôle ‘bizarre’ par une voiture qui circule et filme les gens qui se gare en enregistrant leur heure d’arrivée). Nous visionnons un petit film sur la ville et le secteur au visitor center et allons faire un tour : petits commerces coquets et centre plutôt résidentiel. Richmond : franchement, la ville nous a paru sinistre et peu rassurante malgré le sympathique accueil du welcome center, et une arrivée pourtant en plein jour. Bref, nous n’avons pas du tout envie de passer la soirée ici même si Spielberg est en train d’y tourner, et nous nous sauvons direction Williamsburg. Là c’est sympa, on ne s’y attendait pas mais c’est un « véritable village historique » avec figurants costumés, reconstitution de scènes de batailles etc… On se croirait dans un décor de film. La visite de la ville est gratuite (si l’on n’entre pas dans les demeures ‘historiques’), nous la parcourons au pas de course car la nuit tombe. Puis nous retournons dans la zone commerciale qui fait office de « vraie » ville et prenons une nuit au Comfort Inn, 52$ petit dej inclus, nous mangeons à coté au Fireside Chophouse (bonne viande, mais accueil assez froid).

5/11- Jamestown - Petersburg – Bedford – Ronaoke – (227M) Le lendemain, nous retournons faire un tour à pied (et à la lumière du jour) dans Williamsburg puis partons jusqu’à Jamestown, un peu plus au sud. Là aussi, c’est historique et reconstitué (coté bateaux), mais payant… Et en dehors du parc d’attraction il n’y a rien à voir, nous repartons donc à l’est en suivant la jolie route 5, le long de la james river, direction Petersburg. Là aussi l’accueil du visitor center (une vieille banque reconvertie) est sympathique, mais le tour du centre est vite fait et on arrive rapidement dans des quartiers plutôt délabrés. C’est franchement bizarre ce secteur du sud de Washington : on dirait un genre d’apartheid (certes le mot est un peu fort…quoique), avec des villes pauvres de noirs, dans certains cas des quartiers plus riches de blancs juste à coté, mais surtout pas de mélange. Et quand on traverse les banlieues en voiture, ça sent franchement la dèche… Tout ça nous laisse une drôle d’impression. Nous continuons la route vers le parc des Great Smoky Mountains. Arrêt rapide à Bedford (mémorial de la 2eme guerre mondiale que nous ne visiterons pas) avant d’arriver à Ronaoke, d’où nous pourrons reprendre la suite de la skyline drive : la blue ridge parkway. Nous allons poser nos bagages au sud de la ville au Quality inn (65$), visitons le centre (market street est sympa), et dinons au Quarter resto cajun, bonne ambiance, repas correct (47$ pour 2 avec la bière).

6/11 – Blue ridge parkway – Blowing rock – Asheville (316M)- Caroline du Nord Ce matin, le pare brise est gelé. Et aujourd’hui nous allons changer de fuseau horaire, d’état (Caroline du Nord) et passer les 1000 1ers miles. Première étape le long de la route au visitor center de rocky knob histoire de récupérer des infos sur les points à voir, puis halte un peu plus au sud à Mabry Mill, joli moulin, l’un des sites les plus photographiés de l’état. Nous continuons direction blowing rock : agréable station touristique de montagne, puis direction Asheville. Pas de chance, la route est coupée… Qui plus est la jauge d’essence commence à entamer dangereusement la réserve et autant vous dire que les stations ne sont pas pléthores dans le coin (dans tous les parcs d’ailleurs, il est fortement conseillé d’entrer avec le plein). Nous faisons donc un détour par le lac tahoma et trouvons une station in extremis, avant de rejoindre Asheville. Nuit au Days’Inn (59$) et repas à la Lexington avenue brewery dans le centre (37$)

7/11 – Great Smoky Mountains – Cheerokee- Knoxville – Tennessee (219M) Nous commençons par un arrêt rapide à Cherokee. Le nom est évocateur mais la ville et ses alignements de boutiques à touristes beaucoup moins… Nous entrons dans le parc par Oconaluftee (gratuit) et c’est parti pour une journée d’exploration dans le parc : jolie ballades à pied notamment au Clingmans Dome d’où la vue est spectaculaire et vaut bien la grimpette, le alum cave trail est sympa aussi. Par contre je ne conseille pas la loop de cades cove, où nous nous sommes retrouvés à faire la queue (en voiture) sur une petite route de terre sans rien d’extraordinaire. Nous sortons du parc vers 16h30 et poursuivons jusqu’à Knoxville. En chemin Sevierville : ville /parc d’attraction inattendue à cet endroit. Le centre ville de Knoxville est animé, nous dormons au red roof Inn ( 62$ sans petit dej), et dinons au Downtown Inn and Brewerie…décidément on s’abonne aux breweries (repas 30$ pour 2, y compris la bière bien sur).

8/11 – Nasheville !!! (208M) Très Sympa : l’arrivée dans Nashville est plutôt impressionnante avec tous ces buildings et le “batman” qui les surplombe (building à Oreilles de chauve souri). On trouve une place à proximité du visitor center sur broadway : encore un accueil tip top, le préposé nous indique toutes les animations gratuites et leurs heures, nous montre sur une carte le parcours touristique à faire à pied et nous dit où se situent les motels bon marché et le parking le moins cher du centre ville (7eme avenue vers la library, nous paierons 8$ pour l’après midi et la soirée). 1ère mission : poser les bagages à l’hôtel, nous partons vers le sud et optons pour le Red Roof lodge 65$. Pas très glamour, dans une zone industrielle en bordure d’autoroute, mais bon rapport qualité prix et à ¼ d’heure du centre ville en voiture… Nous n’en demandons pas plus ! Nous repartons vagabonder dans Nashville : super ambiance, du monde et de la musique de partout, en plus pour un mois de novembre, il fait chaud et nous nous promenons en tee shirt. Un petit tour le long du riverfront, une bière au BB King Bar, déambulation sur Broadway, puis nous nous mettons en quête d’un resto : tout est plein, nous trouvons une jolie place à la fenêtre du Margaritaville : music live (country évidemment), fenêtre ouverte sur Broadway street, tip top ribs… que demande le peuple ? (60$) A noter : nous avions gagné une heure aujourd’hui mais le soleil se couche à 17h15… Désormais les jours sont courts

9/11 Franklin – Leipers fork – Memphis (246M) Nous prenons la Natchez trace parkway vers le sud : 1ere étape à Franklin. C’est joli mais il pleut des cordes ce matin, aussi, nous ne nous attardons pas. Petite Halte à Leipers’ Fork sur la route : jolie maisons et boutiques d’antics, puis nous mettons le cap à l’ouest. L’arrivée à Memphis est moins sympa. Au bord du Mississippi (quand même !), le visitor center est l’un des rares peu accueillants sur lequel nous soyons tombés (surement un mauvais jour…), mais ils nous parlent de l’éconolodge en centre ville, pas très cher avec un coupon. C’est là que nous découvrons les coupons : des magazines, par état généralement, qui vous permettent d’obtenir des réductions dans les hôtels (environ 10 $ par nuit) : la plupart du temps si vous ne réservez pas, et hors vendredis, samedis et jours fériés. Par contre il vaut mieux demander d’abord s’ils ont une chambre disponible, car sinon ils vous disent souvent qu’ils n’ont plus de place quand ils vous voient débouler le coupon à la main… L’éconolodge est bien placé mais la fille qui nous accueille est plutôt désagréable… pas moyen de voir la chambre avant 15 H (elle allait sans doute bientôt arrêter son service)… On se dit qu’on va faire un tour et qu’on verra bien. On trouve à se garer pas loin de Beale street et nous allons faire un tour à pied, mais là aussi c’est plutôt mort et pas franchement accueillant : le blues quoi ! Après notre petit tour nous tentons quelques hôtels, tous chers et retournons à l’éconolodge : miracle, la fille est partie et le nouveau réceptionniste est beaucoup plus sympa, la chambre est correcte : 80 $ avec petit déjeuner (léger) et parking. C’est surtout sympa de se dire qu’on n’aura pas besoin de reprendre la voiture pour une fois. Nous repartons à pied, visitons la ville (pas géniale). Nous nous arrêtons à l’hôtel Peabody vers 17h pour voir la foire aux canards : des canards dressés qui tous les jours à la même heure sortent de la fontaine du lobby du palace sur un tapis rouge pour prendre l’ascendeur et retrouver leurs quartiers, avec tout un cérémonial organisé par le concierge… et des tonnes de curieux qui regardent ! ça vaut le coup d’œil… Encore un petit tour sur Beale street qui commence quand même à s’animer, puis nous allons diner au Charles vergo’s rib’s rendez vous : le roi du cochon. C’est dans une petite rue toute moche derrière le holiday inn et non loin du peabody : C’est sympa pour l’ambiance et le décorum, et le prix est correct, mais ne vous attendez pas à de la haute gastronomie… Ils mettent du cumin dans la sauce barbecue des rib’s, voila tout (enfin je pense)…46$ le repas pour 2. Retour à pied à l’hôtel, la ville nous a paru moins festive que Nashville…c’est sans doute le blues qui veut ça !

10/11 – Mississippi - Claksdale – Vicksburg (314M) En route vers le sud, le long du Mississippi ! Eh bien je ne m’attendais pas à ça… Les champs de coton, c’est sympa au début, mais c’est plat et morne au bout d’un moment quand même… Les villes sont pauvres et peu attrayantes…On comprend pourquoi ils se sont rabattus sur la musique dans un coin pareil ! Clarksdale ne nous emballe pas du tout, nous continuons par la route 1 sur Vicksburg que nous avons par contre bien aimé (magasin, antics, ambiance tranquille, belles demeures …). Nous prenons une chambre à l’éconolodge équipé, miracle, d’internet avec PC (60$) et bon poisson chez Rusty (70$ avec du vin si je me souviens bien…). Pour info, nous avions aussi demandé au casino (bateau à aube sur le fleuve) s’ils avaient des chambres mais elles étaient à 79$.

11/11 – Jackson – Port Gibson – Natchez (188M) Visite de Jackson pour commencer la journée, ne ratez pas le chouette musée des beaux arts, gratuit qui plus est. Les tableaux de Glenray Tutor notamment, très colorés et hyper réalistes m’ont interpellée. Nous quittons Jackson par la fin de la Natchez trace parkway (aujourd’hui, nous franchissons les 2000 miles). Une étape à Port Gibson (multitudes d’églises et de belles maisons), puis nous arrivons dans l’après midi à Natchez : Cette ville là, nous l’aurons bien aimé : visitor center encore tip top et avec du coca gratuit ! Belles demeures « antebellum », jolie ballade « historique » à faire (circuits à pied et en voiture), bon hôtel (best western 70$) face au Mississippi, et bon petit resto : Breaud’s top ribs (53$). Une étape vraiment sympa… A noter, si vous ne trouvez pas d’hôtel à Natchez, il semble y en avoir aussi en face, de l’autre coté du pont…

12/11 – Louisiane - Baton rouge – St Francisville – Breaux Bridge (263 M) Toujours cap au sud. St Francisville pour commencer : Sympa, de jolies maisons. Un peu plus tard, nous voila à Baton rouge…Well well well, c’est une grande ville, morte, aucune ambiance en ce 12/11 férié. Mais c’est quand même bien de pouvoir monter au sommet du capitole et profiter de la vue panoramique (gratuit). Ensuite, nous nous sauvons à l’ouest, cap sur les les bayous ! La route vaut le coup à elle seule : une sorte d’autoroute sur pilotis (2 en fait, 1 par sens de circulation), et d’immenses marécages autour… Nous suivons le panneau du welcome center de l’Atchafalaya et nous faisons bien : un petit film sympa sur le bassin, des expositions chouettes et un accueil sensationnel : nous repartons avec des cartes, des conseils sur les visites, les restos, une tentative de parler français et un CD de musique cajun en prime ! Bref : le tip top de tous les visitor centers que nous ayons vus…et on en a vus ! Il est déjà tard, le visitor center nous a indiqué où aller voir le coucher de soleil : sur le lake Martin, sur la 31 entre Breaud bridge et St Martinsville…tourné vers l’ouest, mousse espagnole et reflet des cyprès dans l’eau… C’est vrai que c’est beau. Nous ne cherchons donc pas longtemps l’hôtel pour ne pas perdre de temps et nous retrouvons au Super 8 de breaux bridge : à éviter ! à bruyant et pas très net. 56$. Nous allons manger à Pont Breaux genre de guinguette cajun dans une grange reconstituée, musique live et bonne ambiance (62$).

13/11 – Henderson – Butte la rose - St Martinsville – Lake fausse pointe – Lafayette (163 M) – pays Cajun Aujourd’hui, nous arpentons les petites routes du pays cajun : j’adooooooore ce coin. Nous allons nous promener au lake fausse point state park entrée 2$ : nous nous promenons à pied, mais il est possible de louer des canoés un jour moins venteux… nous voyons quelques alligators, des tatous, et le paysage est agréable. A Lafayette nous nous posons à la Quinta (62$) Bonne chaine hôtelière, bon rapport qualité prix parmi toutes celles que nous aurons pu tester. Nous retournons diner en bord de bayou chez Pat’s à Henderson (67$) : salle de danse et resto. L’accueil est superbe, Dee, notre serveuse inoubliable, et l’ambiance bon enfant. Ils font hôtel aussi à coté, ça doit être pas mal mais toutes les chambres économiques étaient prises lors de notre passage. (72 à 95$). Dans ce genre de resto avec music live à Lafayette, on nous a aussi conseillé Randols et Préjean mais nous n’avons pas eu l’occasion de tester.

14/11 - Pays cajun toujours – Environs de New Iberia (81M) Nous allons voir le musée Jean Lafitte à vermillon ville, qui raconte l’histoire du pays cajuns, entre Québec et Louisiane, le village reconstitué est fermé le lundi mais le musée est très bien. Nous allons aussi faire un tour de l’autre coté au sud ouest de la ville à l’acadian village, c’est mort et décevant, à mon avis même un jour plus animé…. Nous allons ensuite à New ibéria, visiter la fabrique de Tabasco (très sympa) et les jungle gardens à coté (16$ pour deux, bien aussi : nous verrons de gros alligators mais malheureusement ce n’est pas la saison des oiseaux), les jardins sont très chouettes et la promenade en voiture bien agréable. Nous finissons la journée au magasin de konriko (producteur de riz) : c’est un genre d’épicerie touristique genre celle qu’on voit dans la petite maison dans la prairie, très bon accueil ! Faites-y un tour même si vous n’allez pas visiter la fabrique. Nous dormons au Day inn (77$, la ville est plus agréable mais plus chère que Lafayette) et dinons au Little River inn (80$, bon repas). J’en profite pour faire un petit point non exhaustif sur la gastronomie cajun : étouffée (écrevisses et riz), alligator, poisson chat et Tabasco !

15/11 – Cypress Mort state park – Houma – Cocodries – Thibodeaux (240M) Allez, on va voir jusqu’au bout ce que ça donne ! Direction Cypressmort State park (entrée 2$). La route 319 est sympa, au bout c’est plutôt désert hormis des maisons sur pilotis, quelques pêcheurs, un ponton et une loutre. Après un petit tour à Franklin (sympa), nous repartons sur Houma. La ville n’est pas agréable et le tour vite fait. Nous partons donc sur Cocodries. La route est très chouette mais c’est la fin de saison et nous ne trouvons pas de chambre. Nous remontons donc chercher un gite à Thibodeaux : ce sera finalement le Day’s Inn (78$) et un repas rapide à Foundry on the bayou (35$)…nous sommes claqués !

16/11 – Lac des allemands – lac du bœuf – Grand Isle – la Métairie (banlieue New orleans) (221 M) Je me disais bien que nous trouverions l’occasion de faire un tour en bateau sur les bayous… Eh bien ce sera pour aujourd’hui avec Raplh Zam’s tour, sur le lac du bœuf : très sympa, il parle cajun, prend le temps de nous expliquer, nous montre ses alligators, nous passons 1h30 bien agréable en sa compagnie (50$ pour 2, il n’y a que nous sur le bateau). Sinon j’aurais bien aimé essayer aussi sur le lac Martins avant le coucher du soleil, ça doit valoir le coup (panneau indiquant des tours à coté de la jetée), mais l’occasion ne s’est pas présentée. Nous descendons ensuite jusqu’à grand Isle state park (2$), des petits airs de fin du monde en cette arrière saison : nous ne trouvons pas à nous loger et reprenons la route 1 vers le nord, le long du bayou Lafourche. Il est tard, nous ne trouvons rien à Larose et prenons donc la direction de la Nouvelle Orléans. Nous ne voulons pas chercher en centre ville à cette heure ci et optons pour la Quinta de la Métairie, zone industrielle dans la banlieue ouest de NO (62$). Diner au NO Hamburger non loin de là 25$ (sympa et bon rapport qualité prix).

17/11 - New Orleans (15M) Nous y voilà ! Nous préférons chercher une chambre dans le centre ce début de matinée plutôt qu’hier soir dans la nuit. Après un petit tour au visitor center de basin, nous testons sans succès plusieurs hôtels chers ou n’ayant (soit disant) plus de chambres avec coupons comme le best western par exemple (coupon à 55$, mais pas de chambre en dessous de 149$…). Nous finissons par trouver une très jolie chambre au NO Courtyard, toujours grâce aux coupons (69$) : la chambre n’est pas très grande, mais donne sur un joli patio au calme, nous pouvons garer la voiture gratuitement à 2 pas dans la rue, et le centre est facilement accessible à pied (sinon avec le visitor center il y avait un pkg en centre ville à 10$ , la journée). Nous nous posons rapidement et avons donc toute la journée pour découvrir la ville : c’est chouette, agréable : nous tombons à un moment pas trop bondé mais quand même animé, ça nous va bien ! Beaucoup de galeries, de jolies boutiques, des rues telle qu’on les as dans la tête avant de venir, avec musique (jazz cette fois) et balcons en fer forgé… Nous tombons sous le charme. Un sympathique peintre toulousain qui expose là nous conseille de diner chez Antoine, l’une des institutions de la ville : c’est ce que nous faisons mais nous sommes bien déçus : le service est parfait, le décorum y est, c’est certes très chic, mais l’addition est franchement trop salée pour ce qu’on trouve dans les assiettes, je déconseille vivement … (154$ avec le vin et le pourboire imposé de 15 ou 20%).

18/11 - Plantation Laura – Biloxi (225M) – Mississippi à nouveau L’hôtel est très bien, mais nous avons eu la mauvaise surprise de dormir dans la chambre voisine d’un couple de tarés de l’Alabama (le mot n’est pas trop faible) qui a passé toute la nuit à s’insulter malgré nos quelques coups de gueule… le réveil est un peu dur… Après un dernier petit tour en ville, puis un passage par les quartiers de Trémé, faubourg marigny et garden district, nous partons sur la route des plantations. La R18 n’a rien de très intéressant et nous sommes contents d’atteindre « Laura » (18$ par personne), la visite est intéressante : histoire de la plantation, de la famille, des créoles, vie des esclaves etc… ça vaut le coup d’en voir au moins une. Nous reprenons ensuite la route 10, plus directe vers l’est, et quittons la Louisiane pour faire halte à Biloxi. Bye Bye bayous mais c’est aussi un plaisir de longer la mer à partir de Bay St Louis sur la 90. Très bonne étape : nuit au Quality inn, face à la mer sur la 90 (80$) et bon repas au Back Bay Seafood resto à quelques miles de là sur la 605 (56$).

19/11 – Ocean’s springs –Dauphin island – Mobile (166M) Alabama Visite d’Ocean Springs : très sympa aussi bien coté plage que coté centre (shearwater pottery, et dreampainters : artiste accueillante et très agréable). Juste après la limite avec l’Alabama, nous descendons à Dauphin Island : ballade nature d’une heure environ, entre forêt et rivage, très chouette. Nous arrivons à Mobile en fin de journée. Un tour au visitor center, en centre ville (rapide, pas grand-chose à voir), et nous allons prendre une chambre en banlieue ouest à la Quinta (63$). Retour au centre pour une dégustation d’huitres à toutes les sauces, miam, chez le fameux Wintzell’s (73$). Entre l’hôtel et le resto, nous passons par government road : très belle avenue bordée par de grands chênes et de belles maisons à colonnades.

20/11 – Fairhope – Montrose - Pensacola (149 M) - Floride Cette route cotière est bien agréable (alternative 98), et les petites villes traversées aussi : Fairhope, Point clear, l’eau devient claire, le sable blanc, ça sent la Floride même si nous sommes toujours en Alabama. Gulf shores au sud : grosse station balnéaire A Pensacola (Floride), l’office du tourisme (difficile à trouver : vers le pont direction 98) nous conseille d’aller voir le musée aéronaval. A la base, nous ne sommes pas emballés mais décidons d’aller y faire un tour quand même… Heureusement ! C’est tip top, et, même pour les non passionnés (comme nous) d’histoire militaire ou d’aviation, on se laisse prendre : ce serait vraiment dommage de passer par là sans s’arrêter. Prévoir tout de même un peu de temps car il y a plusieurs grands hagards à parcourir. En sortant il y a aussi un phare et une jolie plage à aller voir un peu plus loin sur la base militaire. Nous ne voulons pas revenir en ville et repayer le toll (1$) et restons donc de ce coté de l’ile de santa rosa : nous faisons bien car nous trouvons un super Days’inn (santa rosa 67$ sans coupons un dimanche soir), nous n’avons pas la vue sur mer mais sommes juste à coté. Nous allons voir le coucher de soleil, il y a aussi une route payante 8$, mais si vous vous garez juste avant, vous avez le même soleil ! (sinon la route vous conduit à l’extrémité ouest de l’ile). Diner au non moins tip top Flounder’s (belle déco genre caraïbes, bonne ambiance et bon repas de poissons, 73$) à Très bonne étape ! Hôtel et resto sont à proximité du pont (un peu à l’est).

21/11 – Grayton – Seaside – Mexico beach – Panama city – Apalachicola (185 M) Nous continuons vers l’est par la très jolie route 399 puis rejoignons la 98 à hauteur de Navarre. C’est trop tentant : petite baignade à Grayton beach (5$ quand même pour l’accès). Nous poursuivons le long de la cote : seaside (genre de ‘Pleasantville’), puis nous suivons la la route 30A jusqu’à Panama city : grandes tours en bord de mer qui ne nous inspirent guère, Mexico beach, Port St Joe… Aucun hôtel ne retient notre attention, nous ferons donc étape à Apalachicola ce soir : la petite ville est jolie, les chambres d’hôtes ‘historiques’ ne sont pas données : Nuit au best western (93$) un peu moins cher mais cher, quand même… Le seul autre motel du coin, plus bas de gamme, ne donne pas franchement envie… Repas au Boss Oyster house (73$), le long de la rivière. Aujourd’hui nous avançons à nouveau les montres d’une heure et franchissons les 4000 miles.

22/11- Talahassee – Wakula springs Edward Ball NP – Crystal river (297 M) Voilà une étape que je ne conseille pas du tout de faire comme ça… 1er arrêt du jour à Talahassee (moyen), mais là aussi le visitor center est mal indiqué, décidément ça se répète Floride ! Autre étape un peu plus au sud au Edward Bell Park (6$) et nos 1ers dugongs ! (vaches marines / lamentins / manatees). L’eau est très claire, une plate forme est aménagée pour qu’on puisse les voir d’en haut, des ballades en bateau sont possibles aussi avec les rangers. Petite promenade dans le parc, et nous reprenons la route vers Crystal river. Cette route 98 est monotone et vraiment trop longue après Wakula springs, et il n’y a pas beaucoup de localités le long et rien à visiter. A la réflexion nous aurions peut être dû continuer vers l’est et faire escale vers Lake city pour voir Okefenokee wildlife refuge ou la forêt du coin, puis une autre étape au sud à Ocala et sa forêt avant de rejoindre Tampa. Il est donc tard quand nous arrivons à Crystal river, et nous nous arrêtons sans trop chercher à l’éconolodge (59$). Diner au Cracker’s (26$, sympa).

23/11 – Ybor - St Petersburg / Tampa – Sarasota (229M) L’éconolodge de Crystal river… Quelle erreur ! Le lendemain matin, ils ont la bonne idée de faire venir les plombiers pour vérifier leur chaudière à 8h00, résultat pas de douche possible, une réceptionniste incompétente, même pas d’excuses ni de discount (bien sûr, le chef n’est pas là, pas joignable, et l’informatique est en panne aussi… pourtant la carte bancaire est bien passée hier soir, elle !). Et il n’y a plus de café après 9H00 car l’heure du petit déj est passée puisque nous avons perdu notre temps à parlementer. Bref nous sommes surement tombés au mauvais moment mais l’adresse est à éviter absolument, ils sont trop nazes ! Nous nous sauvons donc de ce trou sans regrets… Bon, notons qu’il y a sans doute quand même de jolis tours à faire (beaucoup de pubs pour nager avec les dugongs… nous n’avons pas testé) Nous voilà à Ibor, ville sympa à dominance cubaine : cigares, cafés, architecture et ambiance latino St Petersburg et Tampa sont en fait quasiment la même ville, nous n’y ferons qu’un tour en voiture : il pleut. La côte est assez moche dans ce coin : grandes barres d’immeubles- résidences de vacances sans aucun charme. C’est un peu mieux en continuant sur le sud : Anna maria, Longboat key, Lido. Escale du soir au vieux Day’s Inn de Sarasota (50$), centre commerçant... Repas chez Barnacle (61$)

24/11 – Sanibel/Captiva – Naples (216M) Poursuite vers le sud par siesta beach : bien aménagée, surveillée (petite cabines genre alerte à Malibu), grande, mais pas très belle. Casey key est parsemée de belles villas : ça vaut le coup de voir ça mais très peu d’accès à la mer. Puis arrivent Sanibel et Captiva, là ça devient carrément chicos : les 2 iles séparées seulement par un petit pont, sont plus tranquilles que la côte : villas de luxe, plages célèbres pour leurs coquillages, mais les hôtels sont chers… trop chers (130$ mini pour une chambre plutôt médiocre) ! Tout est cher en fait : 6$ pour entrer et on ne peut même pas se garer sans payer (2$ par heure)… ou se faire aligner (nous y avons échappé de justesse mais avons bien repéré les pervenches locales). Allez, on repart, pour finir la journée à Naples, juste à temps pour le coucher de soleil sur la plage, apparemment une institution ! La ville regorge de belles demeures à l’italienne et de boutiques de luxe (un petit air de cote d’azur)… Un peu ‘m’as-tu vu’, mais disons que c’est mon côté ‘mauvaise langue’… Nuit à la Quinta 7 miles plus loin sur la 951, très bon rapport qualité prix à 57$ avec les coupons. Pizza en centre ville pour le diner (50$) .

25/11 – Marco Island – everglades ouest – Homestead – Florida City (214M) Nous continuons notre route par un petit crochet sur Marco Island…Pas la peine : c’est moche ! (parkings payants, plages privées, condos..). Nous ne trainons donc pas plus avant d’arriver à la porte ouest des Everglades (westcoast). En effet, le parc est immense et se compose de plusieurs points d’entrée : l’ouest où nous commençons est plutôt un point d’entrée maritime. J’hésite à prendre le tour en bateau…A l’accueil, un ranger sympa nous indique que même en voiture nous verrons de jolis coins, des oiseaux et des crocos. En plus il y a du vent ce jour là, donc pour les dauphins ça risque d’être rapé… Nous voilà donc repartis en voiture avec la bonne carte des rangers (la blanche) et les points où s’arrêter. Ce coin là est Top ! Magnifique ! Une belle lumière dorée, des alli, des crocos, des oiseaux, des ciprières en veux-tu en voilà ! Prenez les petites routes ‘graveled’ dans ce coin, ça vaut bien la poussière ! Et arrêtez-vous tout au long du chemin dans les visitors centers qui proposent souvent des balades ou aménagements sympas à proximité immédiate. En fin d’après midi nous avions pour idée de dormir dans la banlieue de Miami : 1er hôtel complet, 2eme hôtel, complet…ouuuh ça sent pas bon ! Même à l’aéroport, une des rares chambres qui reste est à 100$. En fait, il y a une gay pride + le black Friday (supers soldes nocturnes), ce jour là… Bref tout est booké… Donc changement de programme ! Nous décidons d’aller voir + tôt que prévu les Everglades est, et Miami attendra ! Il fait donc nuit quand nous prenons la route 1 pour Homestead… Pas grand chose en vue, mais nous aimerions bien nous poser… Nous poursuivons jusqu’à la dernière ville avant la route des Keys : Florida city. C’est finalement là que nous resterons 2 nuits, au comfort Inn (68$ par nuit). Nous sommes trop vannés à direction le wendy’s en face de l’hôtel et fast food ce soir (14$) !

26/11 – Everglades est - Florida City (124M) De ce coté-ci, l’accès au parc est payant (10$ pour 2 avec la voiture), nous nous promenons toute la journée : il faut descendre dans les divers visitors centers (Ernest Coe, flamingo). Il y a souvent des parcs aménagés sympas pour des photos de crocos /alligators de près, des expos ou simplement des infos sur les coins à visiter. Attention ! Dans certains coins, les moustiques sont coriaces, ils nous obligent à rebrousser chemin (on croise au passage 2 pêcheurs emmitouflés jusqu’en haut du crâne, même leurs yeux et leurs dents ne se voient pas !). Dans le visitor center suivant, nous apprendrons que c’est dans cette zone que l’armée teste ses répulsifs à moustiques… Une bonne journée, même si le coin est moins magique que le côté ouest où nous sommes passés hier (pas mal de vent aussi aujourd’hui). Repas chez Sonny’s (44$)

27/11 – Key West ! (141M) Une route mythique nous attend aujourd’hui, mais ça commence mal, après le chek out nous découvrons un pneu complètement à plat au moment de mettre les bagages dans la voiture…Heureusement, super Archie est là : le patron de l’hôtel nous demande les papiers de la voiture, appelle l’assistance d’Alamo (heureusement parce qu’entre le tapez 1, tapez 2, tapez 12 selon tous les cas de figure possibles, avec des termes de mécanique au milieu, je crois qu’on aurait eu du mal…). Il nous laisse la chambre autant qu’on veut tant que le problème n’est pas réglé, c’est sympa car d’habitude, les motels sont plutôt vigilants sur l’heure du check out (heureusement que ce n’est pas arrivé à l’éconolodge d’où vous savez)…L’un de ses employés nous aide à mettre la roue de secours, et Archie nous fait un plan pour nous indiquer où aller faire réparer (selon les accords avec Alamo). Ça n’est pas très loin mais ça prend un temps fou en paperasse. En plus ils nous conseillent de trouver un centre auto pour remettre du liquide pour la direction assistée (qu’ils n’ont pas)… La roue crevée ne nous aura donc rien couter sauf du temps. Sinon si j’ai bien compris, je crois qu’alamo propose aussi de vous envoyer quelqu’un pour réparer là ou vous êtes pour 40$, je ne sais pas s’il faut quand même faire réparer la roue crevée en plus… Avec toutes ses mésaventures il est quasiment midi quand nous finissons par prendre la route. Merci Archie !!!!!!!!!!!!!! Allez au Comfort Inn de Florida city !!!! Les keys : la route est belle. Je m’attendais à une succession de ponts genre viaduc de Millau au-dessus de la mer des caraïbes, mais pas du tout, il s’agit plutôt d’une nationale qui traverse une succession de petites iles et un grand pont à peu près au milieu… Il y a pas mal de vent, c’est foutu pour le snorkeling aujourd’hui, et en plus comme nous sommes partis tard, nous faisons seulement de petites haltes à anne’s beach, Islamorada et Sombrero beach avant d’arriver au bout du bout : Key West. L’ambiance est tout de suite sympa en arrivant (à part le visitor center ‘privé’ plutôt avare en infos, surtout quand il se rend compte qu’on ira voir les chambres par nous-mêmes), il vaut peut être mieux tenter l’officiel sur Duval street. On fait un tour en voiture et essayons de négocier les hôtels/ chambres d’hôtes… glourp c’est cher dans les 130$ (ou très moche à 80$)… J’ai bien quelques coupons…tentons ! Les 1ers ne donnent rien (hôtels miteux) et puis, bonne pioche ! Nous nous retrouvons un peu au nord du centre (qui reste quand même accessible en 20 mn à pied) dans un joli petit hôtel, Harborside motel, sur une marina à 74$ : à ce prix on a juste le café mais il y a un frigo dans la chambre et l’apéro / petit dej sur le ponton est bien sympa, le patron aussi ! Le parking étant gratuit à l’hotel, nous partons à pied nous balader en ville et le long du port… On en a plein les pattes mais c’est cool. Diner chez Mickael’s, sur margaret street, bon mais un peu cher, et trop de moustiques en terrasse. Crabe, canard, chocolate volcano pour 106$, dont pourboire de 18% d’office. Louie’s backyard sur vernon street nous a été recommandé aussi (cher également).

28/11 - Key west – Pigeon key – Coral gables – Miami Downtown (183M) Ce matin, nous repartons flâner sur le vieux port, au bahamian village, puis faisons un petit tour sur la plage (uniquement du sable apporté d’ailleurs, à cause des cyclones), avant de reprendre tranquillement la route dans l’autre sens. Toujours pas mal de vent…tant pis pour le snorkeling du coté de key largo… Nous nous arrêtons à Pigeon key où il est possible de se balader à pied sur un vieux pont désaffecté qui jouxte le nouveau. Puis nous remontons doucement sur Miami. L’arrivée est assez impressionnante : on entre dans le centre aux multiples buildings ultra modernes, bien loin de l’image du quartier art déco qu’on a tous en tête. Toujours en voiture, nous faisons un crochet par le beau quartier de Coral Gables / granada boulevard, puis little havana, avant d’arriver à Miami Beach (le quartier art déco en bord de mer). Toujours avec nos coupons, nous allons au Day’s Inn no 4299 sur collins avenue (80$ sans petit dej) un peu plus au nord : l’accueil est moyen, mais l’hôtel est un peu excentré sur le nord mais bien placé : jolie piscine, balade du front de mer à 2 pas. .. et nous avons la chance de trouver une place de parking dans la rue (gratuit la nuit de 18h à 8h00, ensuite 1$ par heure). Nous nous posons, puis prenons l’apéro sur le front de mer dans le jardin de l’hôtel (nous avons nos réserves de pastis et prenons soin d’acheter régulièrement les cacahuètes, ce qui fait que nous nous retrouvons souvent à trinquer dans des coins bien sympas !). Et c’est parti pour longer la plage jusqu’au quartier art déco. Bon, c’est sûr que ça faisait plus court en voiture, on en aura plein les pattes au retour !.De beaux hôtels se succèdent en bord de mer et le quartier art déco, au sud, est sympa, coloré et animé (beaucoup de restos), par contre aucun resto ne nous inspire vraiment et nous dinons au Friday (37$). Retour à l’hôtel par l’intérieur mais la rue bien que sans à priori danger particulier dans ce coin la nuit, n’est pas très agréable à pied…et longueeeeeeeeee ! (nous nous sommes rencardés au préalable, il vaut mieux être prudent à Miami semble t’il…)

29/11 – Miami – Key Biscane- Coconut grove – Fort Lauderdale (74M) Allez, retour à Miami beach (en voiture cette fois), puis visite des environs : retour par le centre et direction south beach, key biscane et coconut grove, 2 quartiers résidentiels et riches, puis nous remontons la côte en direction du nord. Holywood semble plus décontractée, sympa. Il fait beau et la mer donne envie : nous nous arrêtons de bonne heure à Fort Lauderdale pour profiter un peu de la plage cet après midi. Hôtel moyen, mais sur la rue en bord de mer, on traverse en maillot : Waterfront Inn (78 $ avec un petit dej très réduit et incluant 10$ de parking). A l’hôtel, nous rencontrons un couple du Texas qui a économisé pour partir en croisière du genre âge tendre et tête de bois avec ZZ Top, et d’autres stars dont on se souvenait des tubes mais aux noms qui ne nous disaient rien. Ils semblent assez amers sur l’évolution de l’économie américaine et sur la politique menée par O’Bama et trouvent qu’il y a moins de travail qu’avant, surtout dans les zones touristiques et que la population s’appauvrit au fil des années… Fort Lauderdale est posée sur toute une ramification de canaux bordés par de belles villas avec leur petit ponton et leur petit (ou gros) bateau. Nous partons vers l’intérieur en quête d’un resto et ‘tombons’ sur Chima brazilian steakhouse : beau, chic, cher et très bon ! Menu unique avec viande à volonté (161$ pour 2 avec le vin). Voila le concept : il y a un buffet (légumes, salades, fromage etc…) et les serveurs sont chacun spécialisés dans un type de viande : quand vous voulez les appeler, vous placez un repère à coté de votre assiette et ils accourent avec une brochette géante dans les bras : vous pouvez choisir la cuisson que vous préférez et vous abstenir sur des morceaux dont vous n’avez pas envie, mais reprendre plusieurs fois vos préférés, la viande est délicieuse et le repas gargantuesque, nous ne regretterons pas l’addition cette fois ci !

30/11 – Palm Beach – Pelican Island – Cocoa beach (206M) Nous remontons toujours vers le nord…Riviera beach, Pompano, Boca raton …Ici c’est une succession impressionnantes de magnifiques villas calfeutrées derrière leurs hautes grilles, sur des dizaines de kilomètres, peu d’accès à la mer, c’en est indécent toute cette richesse concentrée ici… Nous faisons un tour dans Palm beach mais ne sommes pas emballés, on trace ! Ensuite la route 1A est assez monotone, arrêt à Pelican island pour voir la plage (pas mal). Nous arrivons à Cocoa Beach en fin d’après midi, nous passons la nuit au days inn (72$), cap canaveral est en face, l’hôtel ne donne pas sur la plage, mais il y a un ‘pier’ à 5 mn à pied où nous cassons la croute (30$) en regardant les surfeurs : étape sympa.

01/12 – Kennedy Space center – Daytona Beach(88 M) Vous l’aurez remarqué, il fallait faire un choix et nous avons donc zappé les parcs d’attraction de Floride. Mais nous sommes quand même à Cap canaveral et c’est mythique ! celui là ne nous échappera pas… (92$ pour 2). Ça nous a plu : visite guidée en bus des différents sites, expositions de nombreuses fusées et équipements divers et variés, simulation de décollage… La journée passe très vite et nous n’avons pas tout vu ! Prévoyez du temps (plus d’une demie journée) ! Nous n’irons donc pas bien loin ce soir : arrêt à Daytona days inn sympa à 55$ près de la plage, un peu au nord du pont où passe la 421, Kitchenette, internet : bon hôtel. La plage est agréable, il est autorisé de rouler dessus dans un périmètre bien défini. Nous retraversons le pont pour diner à Aunt Catfish, sur la rivière (bon rapport qualité prix aussi à 54$).

02/12 - St Augustine – Jacksonville – Fernandina beach (165M) Tout le monde nous parle de St Augustine…eh bien nous sommes déçus : village ‘historique’ à la Disney, beaucoup de monde, ça sent le graillon à tous les coins de rue, tout cela nous semble bien artificiel… on se sauve ! Un tour à Jacksonville (grande plage), puis nous suivons la très jolie 105 / 1A (amelia island), et nous terminons cette journée à Fernandina beach : très sympa, aussi bien dans le centre que coté plage. Nous dormons en bord de plage au Seaside amelia inn (71$), repas dans le centre au mexicain du coin, Pepper (35$)…

03/12 – Jekyll island –Savannah – Brunswick - Tybee island (212M) - Georgie Nous quittons la Floride pour la Georgie. Un petit arrêt au bord de la 95 pour récupérer cartes et coupons au welcome center : ceux situés en bordure de nationale à l’entrée des états sont mieux achalandés à ce niveau là que ceux des centre villes depuis la Floride. 5$ pour aller voir Jekyll island : plutôt chouette, notamment la pointe sud en bord de mer. Nous remontons par Brunswick : joli pont avant d’arriver par la R25, tour rapide par le centre et direction Savannah par la 95 (il devient impossible de longer la cote dans ce secteur). Malheureusement il y a une fête ce soir et nous ne trouvons pas de motel, il est déjà assez tard mais nous nous décidons quand même d’aller un peu plus loin à l’est sur Tybee island : nous avons bien fait, c’est une petite station balnéaire agréable, l’Howard Johnson est très correct pour 70$... et nous nous régalons au ‘crab shak’ le long de la rivière : spicy crabs et autres dégustations aquatiques (59$). Ils ont aménagé une sorte d’étang autour du resto où barbotent 2 gros alligators : à faire si vous êtes dans le secteur !

04/12 – Savannah – Beaufort – Port royal – Charleston (157M) – Caroline du Sud Nous voilà en pleine patrie de Pat Conroy, qui m’a donné depuis longtemps envie de découvrir cette partie du globe à travers ses romans. Nous commençons par une bonne ballade dans les rues de Savannah : belles demeures, petits quartiers un peu à l’anglaise, mousse espagnole, nombreux parcs, Savannah river, la ville a du charme et nous nous laissons séduire. Puis nous poursuivons au nord en longeant plus ou moins la côte, très découpée à ce niveau : Port royal (le tour est vite fait), puis Beaufort. Beaucoup de casernes et de bases militaires dans cette zone : nous arrivons à Beaufort au moment de la parade de Noel : défilé militaire, fanfare, clubs sportifs, commerçants, politique… On dirait que toute la ville s’est donné rendez-vous pour défiler sur les ‘chars’. Beaucoup de monde et circulation bloquée…au début on trouve ça marrant, mais 2 heures plus tard nous avons hâte de voir les pompiers clôturer la marche ! Du coup nous arrivons assez tard à Charleston et en plus l’accès est assez bizarre (Ponts, sens uniques, signalisation pas évidente…). Après avoir fait un tour en voiture et pu récupéré une carte de la ville au visitor center (fermé mais ils en laissent en général à disposition dehors). Nous ressortons du centre et optons pour le Sleep Inn - 58$. Les coupons sont difficiles à trouver dans cette zone : il faut les demander aux offices de tourisme de l’état (sur la nationale à l’entrée dans l’état), les visitor centers de centre ville n’en distribuent pas par ici… retour en ville pour diner au Roogan’s porch (63$ atmosphère et cadre agréable, repas correct).

05/12 – Charleston – Mont Pleasant – Georgetown – North Myrtle beach (160M) Puisque nous n’avons pas vu grand chose hier soir, ce matin nous repartons découvrir Charleston un peu mieux : à pied et de jour. Nous nous garons au visitor center (6$ pour quelques heures). Le bus est gratuit comme souvent dans les villes touristiques, et tout comme Savannah, la ville est très plaisante : bord de rivière, belle maisons et jardins, ruelles à l’européenne, halles : ça change un peu des villes stéréotypées que nous avons vues très –trop- souvent… Et c’est reparti vers le nord par la R17 : Mont pleasant et sullivan’s Island : successions de petites maisons en bord de plage, georgetown, Pawleys Island : entre rivière et Océan, maisons sur pilotis, pontons pour la pêche à la crevette, Surfside beach, myrtle beach…stations balnéaires sans grand charme : immeubles- hotels en bord de mer, boutiques à touristes…. Bof, nous faisons halte sans conviction à Noth myrtle beach désertée à cette époque : Ocean’s Drive resort en bord de mer à la hauteur de Main street. 57$ très bon rapport qualité prix avec balcon sur l’Océan, sans petit dej, mais avec une kitchenette. Hamburger le long de la route principale chez logan’s 28$... On nous avait conseillé Benett’s seafood buffet, mais nous ne l’avons trouvé qu’en repartant le lendemain…

6/12 – Wilmington – Topsail - Atlantic beach (186M) – North Carolina 1er arrêt de la journée au visitor center sur la 17 à hauteur de Shalotte et de la doc sur la Caroline du Nord où nous venons d’entrer. Ensuite, halte rapide à Wilmington : petite ville animée, rues pavé et waterfront agréable. Puis nous faisons un crochet sur la 210 pour voir les jolies plages de Topsail et nous terminons la journée à Atlantic beach en calculant d’être suffisamment proche du ferry demain matin sans avoir à se lever aux aurores. Nuit au Windjammer (57$ sans petit dej mais il y a toujours un frigo et de quoi faire thé ou café) à coté du sheraton : sur la plage, jolie vue, cadre très sympa : nous avons du bol, ils ferment demain pour la saison ! Repas dans un cadre agréable sur l’eau au Channel marker à coté du pont vers Morehead (82$).

7/12 – Outter bank’s – Nag head’s (154M) Nous remontons par Beaufort (sympa) puis prenons la la jolie route 70 pour prendre le ferry à Cedar Island aujourd’hui pour traverser les ‘banks’ (15$, pas besoin de réservation à cette époque de l’année, le visitor center précédent nous a donné les horaires, il y en a 4 par jour). Les banks consistent en une enfilade de petites îles sauvages parsemées de quelques villages qui s’animent sans doute beaucoup plus en été. Les iles sont en longueur : au milieu, une route et du sable de chaque coté, des phares : sauvage et plutôt chouette. Ocracoke isalnd et le phare de cape Hatteras, pea island, bodie Island…Nous terminons la journée à Nags head au blue héron (63$ sans petit dej)… Il y avait beaucoup plus de motel au nord si nous avions poursuivi ¼ d’heure de plus mais tan pis… Nous sommes sur la plage et dinons au Blue Moon dans la petite zone commerciale du surfside plazza, beach road, un peu plus au nord (très bon, 65$).

8/12 ––– Manteo - Back bay -Virginia Beach (191M) - Virginie Visite de Manteo : centre ville et waterfront mignons : une étade sans doute plus agréable que Nags head si nous avions su… Puis nous remettons cap au Nord direction Norfolk qui ne nous inspire pas du tout… Nous repartons donc en direction de la cote à Virginia Beach : grosse station touristique. Nous allons directement au 4 sails sur les conseils du visitor center : c’est sans doute le meilleur rapport qualité prix du voyage : 57$ sans petit dej pour un petit studio avec balcon sur l’atlantique et une chambre séparée donnant sur la ville. Kitchenette, parking, baignoire balnéo… que demander de plus ! Nous partons visiter la réserve de back bay : ce n’est pas vraiment la bonne époque pour les oiseaux mais tant pis, le cadre est joli et très bientôt nous devrons dire au revoir à l’Océan alors profitons-en…. Apéro sur ‘notre’ balcon sur l’océan et repas chez Tautoy’s (62$). Au retour nous prenons par le front de mer (à pied) pour regarder de nombreuses animations en néon sur plusieurs centaines de mètres : un peu plus tôt de nombreuses voitures défilaient au pas pour voir ça. Nous apprenons par la réception de l’hôtel que c’est une institution ici…et que c’est payant normalement…mais nous sommes passés à travers !

9/12- Chincoteage - St Mickaels (254M) - Maryland Ce matin nous prenons le plus long pont tunnel du monde qui traverse la baie de Cheasapeake par la R13… Ce sera l’un des rares péages significatifs lors de ce voyage, mais justifié (19$). Un petit tour sur la très jolie Chincoteage island où nous nous baladons dans la réserve : c’est la saison des oies sauvages. Ca sent le retour… Nous décidons de faire une dernière étape à St Mickael… C’est très joli, mais cher, et en plus il y a la grande parade de Noel demain (encore !). Tan pis, les villes les plus proches sont trop loin, et nous dormons au Best Western pour 108$... repas au Town dock (78$, lui aussi cher pour ce qu’on a)

10/12 Annapolis – Washington Dulles (119M) Allez un petit tour de bonne heure dans St Mickaels avant le début de la parade de peur de nous retrouver encore une fois coincés… (c’est qu’on a un avion à prendre ce soir !). C’est quand même joli, et là aussi, la parade à l’air d’un évènement : de nombreux bus arrivent, tout le monde prépare des chaises sur le trottoir, on commence à voir de vieilles guimbardes décorées se préparer…Ouuuuuh ça sent la route bloquée : nous ne demandons pas notre reste et n’en verrons pas plus… Ah si, quand même, sur la route du retour, une déco de Noêl géniale : imaginez, dans un champ, un avion à réaction grandeur nature qui a éperonné le traineau du père noël... Les rennes et les paquets parsèment les alentours et notre pauvre Père noël assis sur un gros cadeau, se gratte la tête tout abasourdi ! Génial ! Encore une petite visite : Annapolis, sympa : le port, la rue commerçante, le campus militaire… Et c’est la fin : nous prenons par le centre de Washington pour le revoir une dernière fois en voiture, cette fois, et nous retrouvons à l’aéroport sans encombre… Finished !

Impressions générales… Presque 1 an plus tard !

Comment dire ? Notre ressenti est mitigé…

Bien sûr, le pays est magnifique, on trouve des parcs sympas, de beaux paysages encore vierges et le voyage est facile : les visiters centers sont très pros, donnent beaucoup d’infos gratuites et avec une carte bancaire tout est ‘easy going’ : les routes, les hôtels et les repas à n’importe quelle heure… ce n’est vraiment pas une destination ‘prise de tète’… idéal pour un premier voyage individuel !

Au niveau budget nous avons eu de la chance de tomber à une période où l’euro est plutôt fort…

Pour le reste, nous avions eu une meilleure impression générale coté ouest, mais c’est peut être, aussi que nous vieillissons et avons plus de références maintenant… Globalement nous avons été assez déçus par les rencontres : la plupart du temps nous avons trouvé les américains assez fermés, très tournés sur eux mêmes, sûrs d’avoir raison sur tout : pas beaucoup d’autocritique, ni d’humilité, et un rejet assez systématique de ce qui ne leur ressemble pas… Ceci explique peut être cela : on rencontre aussi un patriotisme plutôt poussé, il faut dire que dans ce secteur, on ne peut pas faire 2 pas sans rencontrer une base militaire, un mémorial, un musée militaire, quelqu’un qui a été militaire ou qui nous parle d’un militaire dans sa famille…

Ceci dit, le voyage a tout de même été très sympa, et j’ai adoré la Louisiane et les cajuns !

Si c’était à refaire je passerais peut être plus de temps pour visiter ocala et okanofee forest en Floride, les everglades coté ouest, amelia island, hunting island, cumberland island entre la Caroline du sud et la Georgie…

7280 miles au compteur quand même, mais ça roule très bien et il y a très souvent des choses à voir en cours d’étape.

Les motels : dans notre gamme de prix les Days inn, Comfort inn et la Quinta étaient en général très corrects.

Budget total de 6360 euros pour 2 tout compris, sur la base d’un euro à 1.35$

Lectures pendant le voyage :

Le retour de Jim Lamar, de Lionel Salaun : j’ai bien aimé : une histoire de fraternité dans le Mississippi – très - profond

Famille modèle, d’Eric Puchner : tranches de vie d’une famille ruinée en californie

Le Pont des soupirs, de Richard Russo : Un épicier qui fait la rétrospective de sa vie : là aussi un bouquin qui permet de s’imprégner et de comprendre un peu mieux les mentalités américaine.

Et aussi… (ceux lus avant qui me viennent à l’esprit) - Les superbes Beach Music et Prince des marées de Pat Conroy qui m’ont depuis longtemps donné envie de découvrir Caroline et Géorgie… et plus récemment Charleston sud - le tip top Miraculeux destin d’Edgar Mint de Braddy Udall (il vient d’en ressortir un nouveau ! enfin !) - Les Barbra Kingsolver qui ont souvent une dimension écologique et se lisent tous seuls - Les James Frey et ses galeries de personnages improbables

Films : - La veille du départ nous tombons sur « j’irai dormir à Hollywood » de Antoine de Maximy, j’ai bien aimé… on the road ! - Dans l’avion : la couleur des sentiments (the help). La vie des « maids » dans le Mississippi il n’y a pas de cela si longtemps et qui donne à réfléchir…
Un petit tour en Georgie et en Caroline du Sud English translation pending
by Karibou77 · 2011-09-12 · 44 replies
Bonsoir 🙂

C'est reparti pour un tour, après la Floride en 2010, j'ai eu la chance (totalement inattendue !) de pouvoir repartir aux Etats-Unis en Juin dernier ! Cette fois c'est la Georgie qui nous attendait, mon mari étant convié par son entreprise pour 4 jours de convention à Atlanta. Nous avons très vite décidé de prendre quelques jours avant afin de visiter un peu les environs et, grâce à VF et ses membres, c'est le parcours suivant qui a été retenu :

Arrivée Atlanta -> une nuit Départ Savannah -> deux nuits Départ Charleston (arrêt à Beaufort) -> deux nuits Retour Atlanta -> 3 nuits

Je rêvais depuis longtemps de voir des villes du Sud telles que Savannah et Charleston, c'était l'occasion et pourtant j'étais hésitante par rapport aux distances et au temps qui nous était imparti ! Je remercie donc beaucoup les gens qui m'ont conseillée ici et aidée à organiser au mieux ces quelques jours 😉

22 JUIN - J1 ATLANTA Aaaaah alors là c'est le bonheur, un an après la Floride mon ESTA encore valide va resservir ! Qui l'eût-cru ! Les enfants sont chez Mamie pour 8 jours et nous dans un avion Delta Airlines à destination d'Atlanta 😛 J'ai trouvé le personnel de bord Delta un peu moins souriant que celui d'AF mais bon, dans l'ensemble le vol s'est bien passé tout de même. On peut peut-être déplorer que sur 6 écrans TV (pas d'écran perso) 2 soient en panne, quand même sur des trajets aussi longs ils pourraient faire un effort pour que tout marche... bref ! Bizarrement nous avons été agréablement surpris par le petit-déjeuner qui n'était vraiment pas mauvais, mais bon fallait pas s'emballer vu le repas du retour 😛 Arrivée à Atlanta vers 13h30 heure locale, et là commence la grande aventure "aéroport d'Atlanta" ! C'est quelque chose celui là ! Bon je l'avais lu que c'était le plus grand du pays... mais j'avais oublié ! Passage à la douane, récupération des valises et là on est super content car on n'attend pratiquement pas (et en plus on a toutes les valises, ça ne sera pas le cas de la chef de mon mari quelques jours plus tard 😛). Mais quelques mètres plus loin c'est la surprise, il faut remettre les valises sur un tapis, ah bon ok on s'exécute. Après ça arrivée à l'immigration et contrairement à notre expérience à Miami : c'est le désert total, personne ! (J'ai envie de dire "encore heureux" vu le temps qu'on met à sortir de cet aéroport ! 😎). On prend les multiples serpentins (et ils sont longs) et au tout dernier on craque on passe en dessous ! Ouh là là malheur, qu'est-ce qu'on n'a pas fait là ! Une dame nous sermonne un peu "Imaginez si tout le monde fait pareil..." oui en effet mais là y'a personne... bref on a fait nos Français on n'aurait pas dû ! 😉😛 Passage à l'immigration, le type est très sympa, il essaie de nous sortir des mots en français c'est cool. Et là commence une longue longue traversée, couloirs après couloirs.... Oh tu as vu il y a un métro ! Ah oui tiens c'est drôle ça un métro dans un aéroport ! (oui je sais à Roissy y'a aussi ce style de transport mais bon, on n'est pas nous mêmes là ! 😄 ). Mais nous on marche... on marche... et on marche encore ! Jusqu'à ce que nos cerveaux ramollis par de longues heures dans les airs finissent par réaliser que, peut-être, le métro là sur la droite il n'est pas là par hasard... peut-être que, sait-on jamais, c'est encore loin le baggage claim ! Allez soyons fous, prenons le métro ! En gros : faisons comme tout le monde 😄 Et donc en effet, cette navette est bien destinée à traverser toutes les aérogares pour arriver au baggage claim et accessoirement à la sortie aussi 🙂 Donc avis aux futurs voyageurs : surtout n'hésitez pas à utiliser le métro ! Bonne surprise à l'arrivée, non seulement nos valises nous ont suivis mais en plus elles sont dans les premières à arriver. Direction la sortie et les taxis. Nous on a choisi le taxi parce que ça nous saoule le métro avec des valises, mais il faut savoir qu'Atlanta est assez bien desservie par MARTA. Direction Downtown et l'hôtel Sheraton.

http://www.sheratonatlantahotel.com/

Hôtel impeccable avec un espace piscine couvert très sympa. Resto sur place. La chambre est nickel, salle de bain un peu riquiqui mais bon c'est pas très grave. Nous allons nous poser un peu avant de partir à l'assaut de la ville du Coca Cola ! Il fait chaud, trèèèèèèès chaud ! Et humide, trèèèèèèèès humide ! Nous voilà partis, à gauche, ah tiens l'agence Avis, cool elle n'est pas loin pour récupérer la voiture demain, et une fois de plus on marche. Il est décidément très ramolli le cerveau mais je me rends quand même vite compte que non, on ne va pas du tout du bon côté là ! 😛 Demi-tour, passage à l'hôtel (vu qu'on repasse devant) pour se crémer, et enfin nous voilà dans le bon sens, vers Centennial Olympic Park, autour duquel sont rassemblés le musée Coca, l'Aquarium de Georgie et CNN. Ce jour là nous visiterons Coca Cola, il n'y a pas de queue à l'entrée, pourtant à l'intérieur c'est quand même pas mal fréquenté. La visite en elle-même ne révèle rien d'extraordinaire, c'est un peu une grande vitrine publicitaire quoi ! Mais bon ça reste rigolo, je n'irais pas à Atlanta exprès mais quitte à y être... Pour info on avait acheté le pass de la ville qui permet de visiter un certain nombre de choses comme justement Coca, CNN et l'aquarium. On arrivera à faire la photo avec le grand ours polaire, bah oui quoi on est des touristes ou pas ? 😎 A la fin de la visite il y a un grand espace où l'on peut goûter pas loin de 60 produits de la marque qui existent à travers le monde. Il y a des trucs très très spéciaux !!! Moi je n'en ai goûté que 5 ou 6, mon mari un peu plus, mais ça suffit largement, c'est vite écoeurant (bravo à ceux qui goûtent les 60 !!). Un orage avec des trombes d'eau va se déclencher pendant notre visite, du coup on va un peu traîner (ouais, on est quand même en tongs et bermuda...!). Inévitable passage par la boutique (sinon on ne peut pas sortir de toute façon !) mais ceci dit il y a quelques T-shirts et quelques objets sympas. Nous achèterons un T-shirt chacun + un à chacun de nos deux enfants, deux sets de table, deux ou trois petits cadeaux pour la famille, des portes-clés ours polaire pour les enfants... Bref on a été de bons clients quand même 😉 A notre sortie il ne pleut plus par contre il est trop tard pour enchaîner avec la visite de l'aquarium, nous rentrons donc à notre hôtel pour profiter de la piscine. Nous dînerons au resto de l'hôtel de bons gros hamburgers, serveur aimable et avenant, très bon accueil. Joli cadre aussi, très cosy. On est crevé alors le service nous paraît long, mais en fait il ne l'était pas tant que ça 😉

http://www.sheratonatlantahotel.com/Dining

World of Coca Cola







Espace piscine Sheraton
États-Unis à moto: trouver de l'essence sur le Blue Ridge Parkway et Natchez Trace? English translation pending
by Rocdan · 2011-03-13 · 15 replies
En mai 2011 nous partirons du Québec en moto....pour nous rendre à Lafayette puis direction San Diego et San Francisco pour revenir par le nord des Etats-Unis....

Nous ferons le Blue Ridge Parkway et le Natchez Trace... notre autonomie en gazoline étant très limité soit 225 km max....est-ce qu'il est facile de trouver de la gasoline sur ces deux routes.

Étant une seule moto...est-ce safe sur ces routes ?

Est-ce qu'il y a des points sur ces deux routes qui sont des incontournables ?

Merci de vos commentaires
Las Vegas: idées de divertissements et repas économiques? English translation pending
by Fab78113 · 2011-02-21 · 61 replies
Bonjour à tous,

Je vous ai sollicité il y a quelques jours pour peaufiner mon parcours de juin/juillet 2011. Et vos réponses ont été géniales et je vous en remercie (L.A - LV - Zion - Bryce - Lake Powell - MValley - Grand Canyon - Las Vegas - L.A. Je m'attaque maintenant au côté divertissements et alimentation sur Les Parcs et Las Vegas et là, j'ai de nouveau besoin de votre aide.

Ayant prévu un budget trop juste (6000 euros à 4 pour 15 jours, avion compris), je me retrouve maintenant avec quelques difficultés pour les loisirs et repas ....

Où peut on manger pour pas trop cher à Las Vegas ? (nous y serons 2 fois 3 jours). Car j'ai fait un rapide calcul : 5 euros de petit déj + 10 euros de déjeuner + 15 euros de diner pour 4 personnes pour 16 jours = 2000 euors !!!!!!!!!!!!!!

Aussi, j'écouterai toutes vos suggestions pour tenter de gagner un peu sur ce budget là, sans non plus manger un hamburger à chaque repas !!!! J'ai entendu parler de doonuts pour le petit déj - cela coûte cher ? en trouve t'on à Las Vegas ? Est ce bon ? Idem pour les food courts ? Est ce éconmique et mangeable, varié ? Parlant très peu anglais, il m'est difficile, même avec un traducteur de comprendre ce qu'on y mange dans ces food courts ....

Sur les parcs nommés ci-dessus, est il aussi possible de manger économiquement ? ou presque ?

Pour les divertissements, j'ai eu écho des fontaines du Bellagio mais y a t'il d'autres choses à voir de gratuit ou pas trop cher ? Pour info nous serons les 3 premiers jours au MGM et les 3 d'après à l'Excalibur.

MERCI BEAUCOUP DE ME FAIRE PARTAGER VOTRE EXPERIENCE
Hôtels à Albuquerque et Santa Fe? (États-Unis) English translation pending
by LeTigre · 2010-12-28 · 32 replies
Salut,

avez vous un hotel à me conseiller dans les villes cités en titre ?

Oui, je connais tripadvisor, mais vous je vous connais meux 😉 !
Islande, Terre de Glace et de Feu English translation pending
by Grisemote · 2010-12-15 · 62 replies


Carnet destiné pour un rendu optimum, à être consulté avec les photos l'illustrant ici:
http://sites.google.com/...terredeglaceetdefeu/

Prologue« -Tu vas en Islande ? C’est pas vrai, on t’a obligé ! Il pleut tout le temps et c’est plein de moustiques. Encore ta femme hein … dur dur !!!!! - Tu crois ? Il y a le soleil de minuit et pour les moustiques je pense que l’on t’a mal renseigné. - Partir en Islande c’est une chose, mais t’es pas sûr d’atterrir ni de repartir avec les poussières volcaniques du truc que l’on n’arrive même pas à nommer. - Mouai, c’est pas faux qu’il est imprononçable ce volcan, c’est ça l’exotisme. » Mitigé, voilà comment honnêtement j’ai abordé ce nouveau périple, encouragé par mes collègues de bureau totalement enthousiastes. L’Islande représente bien à sa manière le chaud et le froid entremêlés. Le soleil est là toute la journée, mais tu peux éventuellement ne jamais le voir, blotti entre les nuages. Les volcans crachent du feu, mais ils sont recouverts de glaciers. Ta valise est pleine d’habits chauds, mais éventuellement tu ne t’en serviras pas (ben y parait que c’est arrivé à quelqu’un … si ! Il y a longtemps je crois …. Bon, c’est à confirmer). Tu pars en balade d’été mais tu as l’impression d’aller vers l’hiver. C’est le pays des trolls, mais tu n’en vois pas un. Ils écrivent des panneaux mais tu n’arrives pas à les lire… Bref, seuls ceux qui y sont allés peuvent en parler et sur ce registre on lit de tout allant de l’effroyable au plus enchanteur. Comme nous souhaitons nous aussi raconter notre version, nous tentons notre chance. Conclusion, il faudra prendre les choses comme elles viennent, puisque de toute façon les billets sont encaissés.

9 juillet 2010Doutes et craintes de GrisemoteC’est la canicule sur la France. 36°C à Lyon ! Nous partons à Paris pour prendre l’avion le lendemain. Il fait beau et nous goûtons avec délice et déjà une pointe de nostalgie nos derniers instants d’été, tel des condamnés qui mangent leur dernier steak et boivent leur dernier verre de Beaujolais. Au moment de partir, Grisemote semble douter, ce qui est grave pour le reste de l’équipe déjà un peu sceptique sur la destination. Comment allons-nous gérer la pluie, le vent, voire la tempête ? Quelle idée aussi de partir sous la tente (d’un autre côté, vu les prix du dur, les vacances auraient été courtes) ? Du coup, pour l’occasion, nous avons investi dans une énorme tente (7 mètres de long et 2m10 de haut) capable de résister à des trombes et des trombes d’eau, et dans laquelle on peut jouer au tennis de table. Mais vu le volume, va-t-elle résister au vent furieux d’Islande ? En plus, c’est une marque pas connue achetée sur Ebay et qui s’avère fabriquée en Chine. Va-t-elle être à la hauteur ? Aura-t-on la place à chaque fois de la monter ? Et puis, le poids : 23 kilos avérés ! Bref, une tempête majeure sévie sous le casque Grismotien, qui envisage d’invoquer les dieux nordiques pour qu’ils soient cléments avec nous : par Thor et par Tons. Pour ma part, je retiens que l’Islande se situe à 4° de latitude au sud du cercle polaire, et que dès que l’on parle de « sud », ça réchauffe !



10 juillet : la tête dans les nuagesNous débarquons en voiture à Charles de Gaulle dont on peut dire en plus qu’il est moche et remoche, qu’il est truffé de pièges : aérogare = terminal, parking P3 = aller au terminal 3 pour le trouver, si tu te trompes une fois, tu pars en vrille sans trop savoir comment tu vas rattraper le coup. Oublions ! Au début on se demandait pourquoi tout le monde nous regardait. Pourtant ça ne se voit pas sur notre visage qu’on va en Islande. Si ça se trouve, c’est à cause de nos fourrures polaires, grosses chaussures de rando et anoraks alors que nous sommes en pleine canicule. Les gens sont observateurs quand même. De toute façon on n’avait pas le choix, 20 kg par personne, avec les affaires d’été, d’hiver, contre la pluie, le soleil et le froid, sans parler de la tente en conséquence et de tout le nécessaire qui va avec, il a fallu prendre sur nous, c’est le cas de le dire, pour rentrer dans les clous au niveau du poids. Première épreuve donc, l’enregistrement des bagages. Chaque sac a été pesé, repesé. Exit, le dentifrice et shampooing par personne, out la glacière (une petite souple a été emmenée, mais comble du comble, au pays des glaciers, pas moyen de trouver de la glace). On allège aussi côté médicaments (ça on va le regretter) et on charge au maximum les sacs à main de cabine : les chambres de la tente dans un sac à dos, les tabourets dans un autre, le matériel photo et électronique occuperont les sacs à dos restants (6 kilos par personne sont autorisés dans l’avion). On est rik rak en poids, mais comme c’est dix euros le kilo supplémentaire, l’effort devrait être payant ! Nous regardons avec un certain stress notre hôtesse enregistrer nos bagages. Damned, au premier sac sa balance compte beaucoup plus de kilos que la nôtre … on va s’en tirer pour une fortune ! Et c’est là que les dieux nordiques ont décidé d’intercéder une première fois en notre faveur et cela sur le sol français : par Tonne Air ! Le sac le plus lourd est mal posé sur le tapis et son poids en est allégé. Bingo, on frise les cent kilos, mais du bon côté. C’est donc le cœur léger, et accessoirement les bras aussi, que nous nous dirigeons vers l’embarquement.

Nous quittons le sol français sous un ciel limpide. Du voyage on peut en retenir qu’il est court (trois heures et demie), que l’on ne mange rien - ce qui met tout le monde d’accord sur la qualité de la restauration sur Icelandair - et que plus on allait vers le nord plus il y avait de nuages. A noter les volutes fluviales de la Tamise au-dessus de Londres. L’arrivée à Reykjavik nous plonge tout de suite dans l’ambiance. Disons que pour un mois de novembre, on a vu pire… Des nuages gris épais laissaient quand même une marge avec le sol, ce qui nous a permis de voir notre futur terrain de jeu : sol noir volcanique avec du vert, et ça et là, des fumerolles. Ça a l’air globalement tout vide et minéral. A l’aéroport nous récupérons un peu de liquide (150 krones pour 1€), le gros 4X4 Ford Explorer qui nous a été attribué par Reykjavik Car Rental, notre loueur, et chargeons l’ensemble dans le coffre. Ouf, ça tient, on pourra optimiser plus tard. La voiture a un girafon (la vitre arrière permet à une girafe, lorsque l’on en possède une, de passer sa tête à l’extérieur): super pratique pour réussir à tout caser. Premier acte culturel en terre Viking… aller au super marché : pour comprendre un peuple, il faut savoir ce qu’il mange (je ne sais plus qui a dit cela, mais cela nous a paru cohérent sur le moment). Il faut dire aussi en deuxième rideau que nous avions faim. Pour le coup, les choses ne commencent pas très bien : misère. Comme dans les pays anglo-saxon, les rayons gâteaux et boissons gazeuses sont pleins à ras bord. Pour le reste c’est un peu tristouille. On arrive quand même à trouver du lait UHT ce qui nous enlève une épine du pied pour les petits déjeuner. D’un autre côté, on se demande si un système de froid est nécessaire. Ne suffit-il pas de les laisser dehors ? … Nous ne faisons que passer à Reykjavik et nous filons vers Geysir. Il y eut la première pluie, fine. Puis la deuxième, soutenue. La troisième je ne me souviens plus. Après, on a arrêté de compter car on s’y perd vite. De toute façon c’était intermittent, donc globalement permanent. Rapidement on comprend que l’un des organes les plus importants de la voiture est l’essuie-glace. Toutes les vitesses sont nécessaires pour être en harmonie avec le climat. Même sous la pluie, le paysage est magnifique autour de nous. Le noir de la roche volcanique fait ressortir le vert de l’herbe ou de la mousse. Rien d’étonnant en tout cas dans le fait que ce soit vert ! Les arbres sont rares et ceci sera une constante quasiment partout sur l’île. Nous devions nous arrêter au parc naturel de Thingvellir, pile-poil sur la médiane dorso-océanique qui sépare les plaques tectoniques européenne et américaine. Avec une explication comme celle-là, plus la fatigue de s’être levé tôt, plus la pluie, il nous a semblé opportun de passer notre chemin sachant qu’il serait possible d’y revenir plus tard dans le parcours. Arrivés à Geysir, nous inaugurons nos pantalons de pluie, nos anoraks et bonnets. Certains iront jusqu’à pousser le détail en mettant les gants. Tout à fait saillant en tout cas notre costume de touriste. Les Islandais, eux, sont sous la pluie avec leur pull. Et dire qu’en France il fait 38° à l’ombre. Les pauvres, ils doivent être complètement rétamés par cette chaleur. Petit pensée émue. De notre côté nous restons mobiles pour nous abriter à bon escient. La boutique du site est très attractive, avec notamment les fameux pulls islandais, pur laine de mouton. Bien entendu, Grisemote n’y résiste pas et investit dans un bonnet de laine local, immédiatement utilisé ! Nous profitons d’une accalmie passagère pour voir les fameux geysers. Le moteur est simple, on chauffe de l’eau dans une cavité. Cela finit par faire une bulle qui en remontant brusquement produit un geyser. La colonne d’eau peut monter ici sur trente mètres! L’objectif photo rivé sur la surface de l’eau pour figer la bulle au moment où elle se forme, nous avons une chance toutes les cinq à dix minutes de faire The cliché. Mais attention, la marmite est perfide. Elle fait des simulations, des fausses bulles et des éructations pour nous faire baisser la garde, ou bien nous fait attendre très longtemps puis lance deux jets en trois minutes. Nous en coincerons quelques-unes quand même ! Il n’y a pas que des geysers ici. On trouve également des sources d’eau chaude aux couleurs vives, même avec la lumière terne ambiante. L’odeur est également caractéristique, soufrée, que je ne trouve pas personnellement désagréable. Elle nous accompagnera sur de nombreux sites et bien entendu dans tous nos bains naturels. Nous plantons pour la première fois la tente sur la pelouse molletonnée du camping d’à côté, un large tube spacieux, fortement hydrophobe et qui possède un tapis de sol étanche sur toute la surface. Cela nous change de nos habituelles tentes 3 secondes des années précédentes. Autre nouveauté de l’année, nous avons une table et des tabourets, ainsi qu’une grande malle pour ranger tous les ustensiles (merci les Marie). Certains diront que tout cela permet de passer de longs après-midi pluvieux au sec en jouant aux cartes … mais loin de nous cette pensée. Le silence de la nuit fut fréquemment interrompu par le crépitement des gouttes. Enfin, quand je dis la nuit, je parle de l’heure bien sûr, car le soleil s’éclipse au raz de l’horizon vers onze heures trente, nous laissant un coucher de soleil qui dure deux ou trois heures, avant d’entamer une nouvelle journée.



En route pour le Landmannalaugar : le jeu des trois erreurs Après un pliage de tente plutôt rapide, les premières réjouissances commencent par les chutes de Gulfoss, impressionnantes par leur débit et les embruns qu’elles soulèvent, puis continuent en s’enfonçant vers le centre de l’île.



Le noir et le vert sont encore les couleurs qui dominent. La pluie persistante aussi domine ! La halte suivante programmée est la reconstitution d’une vieille ferme d’antan d’un obscur viking « célèbre » tué par son frère : la ferme Stöng. Bon, c’est vieux et pas très bien mis en valeur, mais on y voit des murs construits en tourbe, caractéristiques du pays. C’est costaud, isolant, mais ça ne passe pas des siècles non plus (donc pas simple de laisser une trace tangible dans l’histoire). Pour y aller, nous traversons notre premier gué, pas très profond et sans histoire. Au retour, un gros galet tape sourdement sur le fond. Costaud le 4X4. C’est en tout cas un avertissement. Il faut choisir sa trajectoire avec soin … L’étape suivante nous transporte dans un petit jardin Japonais fait de petites chutes toutes mignonnes au milieu de la verdure. Nous poursuivons notre journée par la recherche de cascades « qui valent le détour » : Haïfoss . Après quinze kilomètres de piste, sans cascade, nous tombons sur un gué plus rapide que celui de la ferme Stöng mais qui ne parait pas très profond et semble abordable (certainement la rivière Fossa), du moins pour ce que nous en voyons. Première vitesse 4x4 courte, comme il se doit, et nous nous engageons dans la rivière. Si les premiers mètres sont faciles, l’eau devient plus profonde et nous tapons à nouveau le châssis sur de gros galets qui roulent. « Arghhh ! Le marchepied part en miette», me crie-t-on à l’arrière. Tant pis, vu la profondeur, il n’est pas question de s’arrêter au risque de poser notre carcasse entre les galets. Nous devons aller jusqu’au bout. Nous poussons un ouf de soulagement une fois sortis de cette galère, avant qu’une petite voix intérieur nous susurre doucement « Aahh parfait, et maintenant, on fait comment pour le retour ». Gloups, nous verrons bien ! Pour l’heure, elles ont intérêt à valoir le coup ces fichues cascades. Le marchepied est rectifié correctement pour pouvoir passer des obstacles plus hauts (sans être totalement cassé). Espérons que se soit un avantage auquel sera sensible notre loueur ! Les kilomètres s’enchaînent, la tension monte, le terrain aussi, mais toujours pas de cascade. Avec tous ces kilomètres, on ne va pas lâcher l’affaire si près du but … Deuxième erreur, un petit torrent nous barre la route et fait un « V « sur la piste. La raison aurait voulu que l’on cherche à l’éviter. Et bien non, on les aura ces cascades. Résultat, après un plongeon de l’avant sans soucis, le pare-chocs arrière rabote copieusement le sol en remontant. Le pare-chocs fait maintenant beaucoup plus aventure que précédemment. La patine de la piste est d’un charme sans égal par rapport à la laque noire monotone d’origine. Espérons que notre loueur ait le sens artistique… «- Avec tout ce que l’on a fait, on ne va pas abandonner maintenant … » Non, bien sûr, mais l’idée commence à germer dans les têtes des plus lucides d’entre nous. Et la piste continue, toujours plus mauvaise et plus raide. Et le sommet que l’on doit atteindre recule sans cesse à la colline suivante, qui cache la suivante … Le couperet tombe brutalement. STOP ! Assez de bêtise et d’entêtement pour aujourd’hui. De toute façon, vu la lumière blafarde, les photos n’auraient pas été belles, c’est évident. De plus, depuis le début nous sommes désespérément seuls, c’est quand même louche pour de belles cascades. Le demi-tour est périlleux sur cette piste très étroite au ras de la pente. Puis nous repassons notre « V » en comblant le trou avec des pierres pour ne pas raccrocher, avant d’apercevoir une piste de déviation. Et enfin, comme prévu et redouté, nous arrivons au niveau de notre torrent flingueur, qui coule des eaux limpides. Nous montons sur le toit de la voiture pour mieux appréhender la « bonne » trajectoire, puis nous passons à la pratique. Mauvaise pioche. Dès les premiers tours de roue la voiture glisse sur de grosses pierres, tape fortement sur le bas de caisse et reste bloquée portée par les galets. Décidemment ! Enfer et putréfaction. Impossible d’avancer, les roues patinent dans le vide. Si on cale, l’eau remonte par le pot d’échappement et le moteur s’arrête (ceci dit, peu probable avec une boite automatique et un gros V8). Pas de panique, nous n’avons pas encore laminé l’autre marchepied et nous savons nager … La pousser semble hasardeux car le niveau de l’eau est haut, le courant fort et la température à congeler les arpions … Heureusement, une marche arrière salvatrice nous permettra de revenir sur le sec. La trajectoire suivante sera plus favorable bien que très chaotique et nous permettra de franchir l’obstacle sans encombre. Nous préférons ne pas imaginer ce qui se serait produit si nous n’avions pas pu sortir de notre ornière … On ne nous y reprendra plus. Maintenant, c’est ceinture, bretelles et pantalon gonflé à l’hélium pour le prochain gué. Super solide quand même cette voiture. L’inspection de la caisse ne révèlera aucune anomalie, confirmée lors de la conduite. L’heure tourne, le soleil que nous devinons derrière les nuages aussi (ici il fait presque un tour complet). Nous empruntons, un peu échaudés par notre petite échappée champêtre, la fameuse piste F225 en direction du Landmannalaugar. La piste est belle, très roulante, en poudre noire de basalte au milieu d’un paysage volcanique aux formes arrondies. Un vrai bonheur, un peu entaché par un problème d’essence : aucun souci pour arriver à destination, mais nous n’en aurons pas suffisamment pour prendre la piste vers Vik. Chaque chose en son temps, car pour finir, il nous reste deux derniers gués à passer juste avant le camping du bout du monde, qui parait-il sont profonds. Ce n’est pas sans une certaine hésitation que nous plongeons l’avant de la voiture dans l’eau. En effet, elle est profonde et monte au-dessus du niveau des portières. Mais ici, point de gros galets pour entraver la marche. Ce fut juste une formalité, voire un plaisir.



Landmannalaugar : Le camping du bout du monde. Au milieu d’un site volcanique aux couleurs inouïes coule une rivière chaude près de laquelle quelques amoureux des grands espaces essaient de planter leur tente. Pas si simple ici de trouver un emplacement accueillant. Nous avons le choix entre une zone assez caillouteuse mais qui a des chances de ne pas subir de problème d’écoulement en cas de forte pluie, et une autre beaucoup plus verte et moelleuse, mais près des eaux chaudes et gorgée d’eau. Nous optons sur les recommandations de la GO du camping pour les cailloux. Nous arrimons solidement la tente en plus des piquets avec de grosses pierres, au cas où … Le bout du monde reste quand même bien équipé avec des sanitaires spacieux, propres mais avec des douches payantes. Consolation pour ceux qui font la vaisselle, l’eau chaude est à volonté. Il faut dire que ce n’est pas ce qui manque dans le coin. Aucun problème non plus pour la faire à n’importe quelle heure du jour, puisqu’il n’y a pas de nuit. En tout cas, jour ou pas, Morphée nous a tous cueillis le temps de l’écrire.



rando Blahnukur (la montagne bleue) : mortelle randonnée (environ 4 heures)La journée est bien avancée à l’heure où nous quittons la tente pour notre premier trek, équipés de nos grosses chaussures, de guêtres et dans le sac à dos tout le nécessaire du parfait marin. Au-dessus de nous brille le soleil, enfin, au milieu d’une grande tâche bleue ourlée de gros nuages gris couleur plomb. La météo annonce de la pluie, pas besoin d’être une grenouille pour voir qu’elle a peu de chance de se tromper. La belle lumière fait ressortir les couleurs des monts découpés à la serpe qui nous entourent. Ça promet … d’être ardu à la montée. Comme tout cela est cent pour cent volcanique, à chaque pas vers le sommet il faut soustraire un tiers de redescente. Disons que ça ralenti fortement l’élan du départ, entrainant pour certains des réflexions compliquées sur le calcul de l’énergie perdue pour cause de sol instable, et pour d’autres sur l’inutilité de monter si haut si c’est pour redescendre. Ce qui est sûr, c’est que la pente est raide et très régulière et que ce n’est pas le moment de tomber. Le vide, c’est peut être ça finalement qui a attiré irrésistiblement l’un des objectifs photo de Grisemote, son préféré, la prunelle de ses yeux ! Prenant son indépendance en solitaire dans son bel étui molletonné noir en se détachant de sa ceinture, il est allé, guilleret, visiter la pente, en sautillant de rochers en rochers pour finir sa course deux cents mètres plus bas. Diagnostique après un bon quart d’heure pour ramener le fugueur : « - Il va falloir me desserrer cette mâchoire-là, sinon tu vas tétaniser… bon, pour l’objectif, il doit bien y avoir quelques lentilles de récupérables pour faire des loupes. Ca peut toujours servir … ». J’ai le souvenir ensuite d’une vague phrase prononcée opportunément pour galvaniser à nouveau les troupes vers notre objectif … heu, vers le sommet « Cette offrande n’aura pas servi à rien, nous le monterons ce mont … » Quant à Grisemote, elle a désormais le choix entre un 10-20mm ou un zoom pour ses photos. Trop de choix engendre des hésitations. Comme ça au moins c’est plus simple. « Ma-gni-fi-que, grandiose ». Tels sont les mots qui viennent à la bouche sur le toit de notre gros tas de lave. Entre ombre et faisceaux de lumière, les couleurs flamboyantes des volcans sont hors du commun. Côté couleur justement, les plus observateurs avaient également remarqué les belles nuances grises des nuages sombres qui arrivaient sur nous. La redescente fut longue, sous une pluie battante, pénétrante, glacée parfois sous forme de neige fondue, puis de grêle. Nous sommes trempés jusqu’aux os. Nous traversons rapidement une zone de fumerolles mais vu le taux d’humidité, nous aspirons à nous abriter au plus vite. Les derniers kilomètres sont parcourus au milieu d’une grosse coulée de lave basaltique d’un noir profond et aux formes déchiquetées. Quelle balade inoubliable (chacun pour ses raisons !). Du trois étoiles . C’est dans ces conditions-là qu’une bonne tente où l’on peut se tenir debout ou assis à une table, bien sèche à l’intérieur, prend tout son sens. Tous les vêtements portés sont trempés. Les faire sécher ne va pas être une mince affaire ! Après une sieste réparatrice, la répartition des tâches est équilibrée. Pendant qu’un certain part chercher de l’essence à une quarantaine de kilomètres de piste de là, les autres vont à la corvée de bain chaud. Chauffage à fond dans la voiture pour faire sécher les vêtements, la fenêtre ouverte, je traverse des paysages lunaires jusqu’à un point essence complètement perdu (Hrauneyjarfoss). Au retour, un auto-stoppeur français profitera lui aussi du chauffage à fond. Il parcourt le pays avec le minimum syndical. C’est courageux, surtout compte tenu des conditions climatiques du pays, et particulièrement dans le centre de l’île. Côté bain chaud (à accès libre), vu les sourires de ceux qui en reviennent, c’était visiblement une corvée acceptable. Le site est naturel, à part l’escalier en bois pour y entrer et le sol qui est fait de petits cailloux doux aux pieds. Les bains sont alimentés en direct par des courants chauds descendus des monts volcaniques. Chacun choisi sa température en fonction de l’endroit où il se situe par rapport au courant. Gare, on doit pouvoir sortir totalement écrevisse si on va au mauvais endroit quand même.

Des crampons et des Hommes : Rando Ljotipollur (disons 4 heures)Le lendemain, nous repartons par un temps mitigé vers le Ljotipollur. La balade est simple pour monter au lac bleu, au centre d’un très beau cône volcanique. Il suffit de mettre un pied devant l’autre. Réputé pour sa belle couleur, nous n’en voyons que des reflets au début. « Si le temps ne te convient pas en Islande, il te suffit d’attendre quelques minutes ». Et bien, ce ne sont pas des ragots, mais l’inconvénient est que ça marche dans les deux sens. Quelques rayons de soleil furtifs illuminent le site et nous permettent de faire nos clichés réglementaires. Le rouge et le noir se marient bien sur les flans du volcan. Un petit mont supplémentaire pour une vue à couper le souffle et nous rentrons à la tente pour midi et une petite sieste réparatrice.



Des Hommes avec de moins en moins de crampons : Rando Brennisteinsalda (pas loin de 5 heures) L’après-midi est consacré au retour vers le site de fumerolles vu la veille, au pied du mont arc en ciel. Une merveille. Les fumerolles en elles-mêmes n’ont rien d’extraordinaire, mais tout autour de nous, les couleurs fusent et les formes très géométriques du relief font de cet endroit, très photogénique, un délice pour les yeux. Nous continuons la balade jusqu’au sommet du volcan Brennisteinsalda (la montagne sulfureuse) pour admirer sur 360° un monde en pleine construction, puis redescendons par une sorte de vallée verdoyante au fond plat où coule en de multiples bras une rivière d’origine glacière. Comme très souvent dans ce pays dès que l’on parle « herbe », on voit des moutons, beaucoup de moutons, en liberté. Rien d’étonnant à cela me direz vous. Avec les nuits blanches, il faut donner de la matière à ceux qui n’arrivent pas à dormir… De retour à la tente, après presque six heures de marche, nous terminons la soirée à faire trempette dans l’eau chaude pour nous délasser. Même quand il commence à faire froid le soir (dans les 10°c), sortir des bains chaud n’est pas un problème tant nous accumulons de chaleur.

Vik : ses falaises balaises et ses environs ron ron



Le Landmannalaugar est un site coup de cœur. Quelque chose à ne pas rater, mais que nous devons déjà quitter après trois nuits sur place pour rejoindre sur la côte le village de Vik y Myrdal. Après un dernier bain chaud, nous empruntons la piste F208 pour laquelle un 4x4 est fortement recommandé. Nous passons de vallée en vallée, et pour chacune d’elle, un ou plusieurs gués sont généralement de mise. Nous n’avons eu aucun problème avec ceux-là. Il faut dire qu’en général le courant n’est pas fort et que même s’ils peuvent être assez profonds (de l’ordre de 50 cm ou plus), le fond ne recèle aucun piège. Peut-être qu’en d’autres circonstances ils sont plus trapus à passer … Cette piste possède un réel charme et les arrêts photo sont si fréquents qu’ils finissent par saoûler ceux qui n’en font pas (les enfants !). Ils ont dû probablement faire un vœu à destination des Dieux locaux pour que nous avancions plus vite : par Appluie. Du coup, une grosse pluie finie par boucher le paysage au point qu’il est bien difficile de distinguer quoi que ce soit. Ainsi, la visite de l’Eldgja (un ravin et une belle cascade) est zappée. Le relief, en se rapprochant de la côte, devient moins prononcé et nous suivons sur de longs kilomètres un cours d’eau très large avant de distinguer la mer. Plus la journée avance et plus le temps se dégage. Côté camping, nous optons pour le site de Thakgil, à une vingtaine de kilomètres de Vik. Nous empruntons pour cela une piste pleine de surprises et vraiment agréable. « - Ça a intérêt à être grandiose » n’arrêtons-nous pas de dire sur la fin du parcours, car le chemin est quand même un poil dur et carrément long (18 km de piste). Nous pensions que le camping précédent était « le camping du bout du monde », mais que dire de celui-là ? Au final, nous n’avons rien à regretter car c’est sûr, il est magnifique, perdu au milieu d’un relief trollesque digne du Seigneur des Anneaux. Ce sera notre camp de base pour deux nuits et cette piste nous la parcourrons un nombre certain de fois. Après l’installation de « nos appartements » au camping, sous un petit crachin vivifiant, nous partons profiter un peu de Vik.



Bon, il faut quand même ramener Vik à ce que c’est : un petit village planté sur un beau site près de falaises de taille respectable qui veillent sur une grosse poignée de maisons et une église qui surplombe celles-ci. Comme il se doit, nous passons à l’église, au supermarché (ce qui représente chez nous une supérette) puis nous finissons par un petit tour au magasin de pulls, renommé semble-t-il, avant de filer vers les falaises de Dirholaey à une quinzaine de kilomètres.



La vue y est superbe et le ciel menaçant rajoute un peu de mystère à l’endroit. Nous espérons voir des macareux, mais nous n’en apercevons que le vol (c’est ce que nous supposons) de très très loin, qui évoque celui d’une chauve-souris. C’est une grosse déception pour Grisemote, mais sans gravité : nous devrions avoir d’autres lieux propices aux macareux pour nous rattraper ! Ce soir-là, fatigués, nous optons pour un restau. Bien entendu, nous ne disposons pas d’un panel important de solutions, mais comme l’endroit est touristique, il y a quand même le choix. Ce sera pizzas pour ne pas entamer trop notre portefeuille vu les tarifs bien plus élevés qu’en France. En prime, le serveur nous apprend définitivement à prononcer correctement le nom du volcan qui fit bafouiller tant de journalistes avant notre arrivée : « Eyjafjallajökull », répète après moi !

Tout, tout, tout, vous saurez tout sur le mouton ! Un petit chapitre « moutons », inévitable en Islande, s’impose. Où que vous soyez, pourvu que ce soit vert, des moutons bien ronds vous croiserez. Compromis heureux entre nos moutons et nos chèvres angoras, indissociables du paysage vous êtes. Moutons joyeux qui gambadent dans les hautes herbes, moutons paisibles qui roupillent à l’abri du vent, moutons peureux qui déguerpissent dès que l’on approche, moutons blancs ou moutons noirs, (pour toute autre couleur, c’est qu’ils sont sous contrat avec Benetton), vous fûtes l’un des sujets préférés de l’appareil photo de Grisemote. Libres ils semblent être, car aucune barrière ne les arrête. Et pourtant, chacun d’entre eux appartient à un bipède. Comment font-ils pour savoir qui est à qui (je pense aux moutons bien sûr) ? Une question nous a taraudé l’esprit : où sont les papas ? Mystère. Une maman accompagnée de deux rejetons constitue le standard universel que l’on rencontre le long des routes. Discipliné, le mouton islandais évite de se jeter sous vos roues, sauf, si la maman ne choisit pas le même bas-côté que sa marmaille. Alors sachez compter jusqu’à trois avant de passer … Pour finir, bien que les côtelettes soient prisées en cette contrée, si je devais être réincarné en mouton, franchement, aucune autre destination je n’accepterais.



Vers Skogar: chutes à gogo Après une bonne nuit au calme au milieu des montagnes, le petit déjeuner se fait sous le soleil, enfin ! C’est donc possible. La journée est consacrée à écumer la région : falaises et chutes d’eaux sont au programme, dans la zone du volcan que nous savions si bien prononcer la veille. Pour nous mettre en jambes, rien de vaut une bonne grimpette sur les falaises (en 4x4 -> oui, c’est moins glorieux, mais on a aussi moins de chance de se faire rincer).



Ce point haut offre une très belle vue sur l’océan et le littoral, ce qui, convenons-en, est le moins que puissent faire une falaise. Nous passons un bon moment à observer les allers et venues des différents oiseaux : c’est un peu comme dans un aéroport. Au dire de certains, c’est un fameux endroit pour admirer les petits tas de plumes noir et blanc dont Grisemote est si friande : des macareux ! Mouai … pas gagné, toujours pas l’ombre d’une plume de macareux. Mais au plus profond du désespoir, alors que la vue est sublime quand même pour les autres, nous croisons deux français, reconnaissables aux habits « quechua » et au guide du routard : « Des macareux ? Certainement que l’on peut en voir ici, de loin, mais la vraie source, je dis bien la vraie … se trouve aux lointaines falaises de Latrabjarg, tout au bout de la zone des fjords, là où la main de l’homme n’y a pas beaucoup mis le pied (comme diraient les Dupont) tant c’est hors des sentiers battus par le vent et la mer. Pour ceux qui y arrivent quand même, la récompense est à la hauteur des efforts consentis. On approche les oiseaux à quelques mètres, voire centimètres, si près que l’on peut presque les toucher ». Aïe aïe aïe. Les inconscients. Le ver est maintenant dans le fruit. Les yeux de Grisemote d’un coup se sont illuminés. De là à penser que cette destination initialement écartée car jugée beaucoup trop loin risque de redevenir au goût du jour, il n’y a qu’un pas. Pourvu que des macareux inconscients se posent près de nous avant, à moins que la visite de la réserve naturelle d’oiseaux que nous devons voir d’ici quelques jours, permette d’en approcher d’aussi près… Quittant les falaises, nous partons du côté de Skogar à cinquante kilomètres de Vik, pour rendre visite à trois belles cascades. C’est aussi par-là qu’a sévi le monstre, l’Eyjafjallajökull… L’éruption se décline bien au passé. Le volcan qui a fait trembler l’aviation mondiale s’est soigné de son gros rhume et s’est plongé à nouveau en hibernation sous son gros bonnet blanc de glace. On ne sait pas si le sommeil est lourd, mais en tout cas il semble ne plus respirer. Pas la moindre petite fumerolle ne s’échappe désormais de son sommet. Décevant, car assister à une éruption n’aurait pas manqué d’intérêt.

L’arrivée au niveau d’une langue glacière, le Solheimajökull, près du volcan, nous permet de voir tous les stigmates du drame qui s’est joué ici. Tout est noir. Sous une couche de quelques centimètres de cendres on peut distinguer une glace limpide. Nous en profitons pour ramasser notre quota de cendres-souvenir (que l’on trouvera par ailleurs en boutique pour une somme respectable). L’effet frigo dû à la glace plus un gros nuage presque aussi sombre que la cendre nous font regagner prématurément la voiture pour l’étape suivante : Skogar et sa spectaculaire cascade skogafoss de soixante mètres de hauteur. L’ennui avec les nuages qui vont dans la même direction que nous, c’est qu’ils finissent par nous rattraper si nous nous arrêtons. Très discipliné, notre gros nuage menaçant fait son boulot d’animation local et nous gratifie d’un grain puissant que nous appréhendons tranquillement au chaud dans la voiture. « Si le temps ne te plait pas dit le dicton Islandais, … » bon, bon, on connaît la suite. Effectivement, vingt minutes après, dans une atmosphère bien lavée, un soleil chaud allume l’arc en ciel adossé à la cascade. Pour la première fois, nous quittons les polaires et sortons en tee-shirt. C’est donc possible ! La seconde cascade est un voile que nous pouvons voir sous toutes les coutures puisque l’on peut passer derrière. Un trésor, paraît-il serait encore dissimulé derrière son rideau. Bon …



La troisième, tout à côté, se mérite pour être observée dans son ensemble. C’est Glufrafoss ! On ne l’entraperçoit qu’au travers d’une fente entre deux rochers. Deux techniques peuvent être employées pour une vision complète : par le haut en escaladant les rochers ou par le bas en remontant les trente à quarante centimètres d’eau glacée sur une quinzaine de mètres. Comme les chaussures risquent de mettre très longtemps à sécher, nous y allons pieds nus et gambettes à l’air. Soyons honnête, cela ne relève pas de l’exploit, mais quand même. Une minute dans l’eau glacé n’est pas loin d’être intenable tant cela brûle la peau. En très peu de temps, on ne sent plus nos jambes ! L’antre mystérieux est en fait un vaporisateur géant, mais cela vaut le coup d’œil !



Près des cascades nous pouvons voir le ballet incessant des camions qui transportent de la terre pour refaire la route emportée par les boues et les eaux furieuses de fonte dues à l’éruption. C’est aussi au travers de cela que l’on mesure la puissance de ce qui s’est passé ici. De retour à Vik, nous arpentons la plage toute de sable noire vêtue et traversée en tous sens par des myriades d’oiseaux.



Très agréable moment, suivi par notre première glace trempée dans du chocolat liquide, réglisse ou autre smarties en copeaux et qui deviendra notre pêché mignon régulièrement tout au long de ce voyage.



En route pour Kirkjubaejarklaustur (à vos souhaits) et le Lakagigar : du lourd pour les braves. Nous quittons Vik et notre camping paumé, après avoir monté un des sommets qui le domine. Monter n’est pas simple, car le sol est fait d’une sorte de boue molle et collante d’origine volcanique. Des pans entiers de ciel sont bleus ce qui est très encourageant pour le reste de la journée. Nous restons près de la côte et notre trajet vers l’est nous permet de voir des langues glaciaires qui s’épuisent avant de se transformer en torrents qui se jettent dans la mer. La route passe à travers de vastes étendues de mousse qui semblent avoir recouvert une coulée de lave. Quelle moelleux ! Nous ne résistons pas à l’envie de tester cette espèce de grosse moquette épaisse grise. En fait, c’est plus que moelleux. Nos pieds s’enfoncent de trente à quarante centimètres, voire beaucoup plus. Nous plantons la tente à Kirkjubaejarklaustur, dans un camping un peu fréquenté, à nouveau sur une belle pelouse. Comme nous avons été rapides à nous installer, nous décidons de nous lancer dans la fameuse piste du Lakagigar , prévue normalement le lendemain, après être passés au visitor center pour connaître le niveau d’eau des gués. Au dire des Islandais, un homme est vraiment un homme qu’une fois qu’il est allé au bout de cette piste. Comme rien n’est dit pour les femmes, Grisemote s’installe comme co-pilote, ce qui est une place moyennement enviée lorsqu’il faut aller tester les gués de ses orteils.



Le Lakagigar, mais qu’est-ce donc ? Un volcan exterminateur : le Laki et à sa suite, une enfilade de cent trente rejetons , dont l'explosion simultanée en 1783 fit trembler l'Europe entière, peut-être même d’avantage selon certaines sources. L'éruption qui dura un an, fut telle qu'elle obscurcit le ciel du continent et rejeta une quantité phénoménale d'acide sulfurique qui créa famines et maladies, voire … une révolution en France quelques années plus tard. Autant dire qu’ici, ça ne plaisante pas. Kilomètres après kilomètres, la piste n’est pas limpide mais ne constitue pas réellement ce que nous pourrions appeler une épreuve, si ce n’est qu’elle est longue et pas très roulante. De quoi sont faits les hommes d’ici ? Le niveau d’eau étant raisonnable, le passage des gués est une formalité, sous contrôle quand même (nous placions un enfant sur le toit pour mieux évaluer les éléments). Le paysage traversé n’est pas non plus transcendantal. Mais alors me direz-vous, qu’êtes-vous allés faire dans ce drakkar ? Le bout de la piste forme une grande boucle, c’est là que se trouve les joyaux de la couronne de volcans. Lunaire, tel est le qualificatif qui vient à la bouche lorsque l’on traverse ce désert de cendres ponctué par les reliefs volcaniques. A un point haut, nous affrontons un vent tellement puissant que nous avons tenté d’apprendre à voler. Puis nous passons de lacs de volcan en cheminées ou coulées de lave, le tout dans un désordre un peu déroutant.



Seulement voilà, à l’issue de la boucle (environ trois heures), Grisemote n’est pas satisfaite. Certains carnets de voyage font état d’une enfilade de volcans que nous n’avons pas même entraperçue. Autant dire que nous n’avons rien vu ! Une certaine lassitude s’exprime pourtant dans les rangs, après tout ce chemin à explorer le site dans les moindres recoins. Mais bon, pas question de lever le camp tant que notre alignée de volcans n’a pas été vue. Pas question de lever le camp donc tant que notre alignée n’a pas été vue. De retour au point culminant de la piste, ultra venteux, nous décidons de monter le mont Laki, en quatrième vitesse car le ciel bleu n’est plus qu’un lointain souvenir. Et là, oh magie, tout s’éclaire.



Ce qui semblait n’être que désordre et chaos vu d’en bas, s’avère être d’une grande logique observé de haut : tous nos cônes sont rangés sagement tout au long d’une gigantesque faille bien visible et qui d’ailleurs passe très clairement sous nos pieds. Allez, il faut être honnête et rendre à Grisemote ce qui lui appartient, la persévérance, car sans elle nous rations ce spectacle grandiose qui est indéniablement le clou de la journée et qui vaut à lui seul tout le parcours, quand bien même à la fin nous ne gagnerions pas notre brevet de vrai homme promis à ceux qui vont au bout de la piste.

Rando Klaustur et route vers Skaftafell : la paix du mollet Avant de lever le camp pour d’autres cieux, Grisemote nous a sélectionné une rando autour du village, restée dans toutes les mémoires pour … les glaces que nous avons mangées à l’arrivée. Hormis une prairie moutonneuse dans des hautes herbes, le seul intérêt était une magnifique dalle d’orgues basaltiques près de la route à l’arrivée. La nature sait aussi faire de la géométrie, et sans règle s’il vous plait. Nous reprenons la voiture pour les langues glaciaires impressionnantes du fameux glacier Vatnajökull, le plus grand d’Islande (et même d’Europe !).



La tente est montée en quarante minutes chrono, tout compris. Nous commençons à être experts en planté de piquets dans les belles pelouses des campings. Le camping Flosi de Skaftafell a aussi un autre atout de poids, il dispose d’une piscine chauffée (et payante) qui fait saliver les enfants, d’autant que la chaleur solaire est au rendez-vous. Nous enfilons le short ! Et oui, c’est arrivé chez nous. Nous privilégions dans un premier temps la visite du glacier le plus proche : le Skaftafelljökull. Comme d’hab, près de ces frigos naturels, un vent glacial descend geler nos jambes à l’air. Un torrent puissant nous empêche d’accéder aux glaces, ce qui nous permet de classer également cette balade dans la catégorie des « Bof ! ».



Heureusement, la piscine remet du baume au cœur de tous.

Chapitre piscine : Avant de rentrer dans l’eau, la douche est obligatoire. Rien d’anormal me direz-vous. En effet, sauf qu’ici, on vous explique, dessins à l’appui, ce qu’il faut laver, et il n’y a pas que le dessous des bras. Les douches se prennent dans le plus simple appareil, ce qui gêne un peu les enfants au début, mais on s’y fait très bien car ici c’est naturel (les sanitaires ne sont pas mixtes quand même !) La soirée est conviviale avec un petit foot avec des islandais du camping. Un point obscur quand même : ils sont bien plus forts que nous. Grisemote l’insatiable ne peut tenir en place tant que les piles sont bonnes, les adultes laisseront les enfants à leurs jeux pour faire un petit saut vers le glacier juste à côté du camping : le Svinafellsjökull. La lumière est déjà basse, mais c’est quand même bien sympa. Une sensation bizarre nous envahie juste avant de nous coucher : ça chauffe et sa picote au niveau du visage et des jambes. Après un long diagnostique, nous sommes formels : ce sont des coups de soleil. Par pudeur pour tous ceux qui n’ont vu que de la pluie en Islande, nous avons préféré ne pas prendre de photo pour témoigner du fait que cela est possible … ainsi planera toujours le doute.

Skaftafell : Hundafoss, Svartifoss, bergerie de sel. Fjallsarlon et Jökulsarlon. Levé de paresseux vers neuf heures trente pour un petit trek vers la cascade de Svartifoss, célèbre en Islande pour ses orgues basaltiques. C’est un sentier très emprunté par les locaux et bien balisé. Nous entamons notre marche par la cascade de Hundafoss, suivi sur le chemin par la visite de la bergerie de «Sel » avec ses toits recouverts d’herbe.



Après un pique-nique sommaire sous le soleil, nous atteignons la fameuse chute d’eau. Elle vaut en effet le détour, avec ses longues orgues suspendues, taillées avec soin suivant les lois de la cristallisation. Nous la surnommerons la cascade aux dreadlocks.



L’après- midi est consacrée à la visite du glacier Vatnajökull dans sa partie basse, puisque nous ne sommes pas équipés ni aptes à le parcourir sur sa surface. A quarante kilomètres à l’est de notre camping, nous nous approchons d’une des langues de glace : Fjallsarlon. Comme la veille, un grand lac nous sépare des séracs, mais celui-ci est rempli de tous les débris de glace qui se sont détachés. Le point de vue est surprenant.



À quelques kilomètres de ce premier arrêt, nous escaladons un talus de résidus poudreux et de gros galets formés par le glacier lorsqu’il descendait jusque-là. Du haut de ce point, nous découvrons un spectacle exceptionnel : un cimetière de blocs de glace qui agonisent avant de lentement fondre et s’échouer à nos pieds. Le bleu limpide de l’eau et du ciel mêlé au blanc éclatant et transparent des formes torturées de la glace, sur fond de Vatnajökull, donnent à l’endroit un aspect mystérieux. C’est le Jökullsarlon. Le lac a un accès à la mer qui se situe à quelques centaines de mètres de là. Du coup, les blocs glissent lentement vers la sortie. Tout cela est hautement photogénique. Le long de la berge nous croisons un couple dont la femme sort de l’eau en combinaison de plongée. Sourire aux lèvres, elle semble avoir apprécié également la vue d’en-dessous sachant que comme tout iceberg, même de petite taille, l’essentiel est sous la ligne de flottaison. Cette berge est pleine de surprise décidemment. Nous rencontrons à nouveau notre auto-stoppeur français du Landmannalaugar qui nous raconte le trek de trois jours qu’il a fait là-bas. Entre la beauté du paysage, le froid, la pluie, la neige et l’eau glacée d’un torrent qu’il a essayé de traverser pour rejoindre l’autre rive après des kilomètres de recherche d’un point de passage, on sent que ce fut inoubliable, … mais dans quel sens ? Pas tout public le truc. Pour couronner la fin de cette belle journée lumineuse, nous finissons par la visite de l’embouchure entre le flux puissant de l’eau du lac chargé des blocs de glace et la mer. Sur la plage, la glace finit sa route après avoir été rejetée par les vagues. Fabuleux ! Avons-nous eu de la chance ? En tout cas, alors que l'endroit est généralement noté surpeuplé et bruyant, nous étions seuls le long de la berge du lac, dans un silence total juste interrompu par les craquements de la glace en agonie et les ploufs des ricochets de ceux d'entre nous qui étaient moins contemplatifs. Notre arrivée tardive y est peut être pour quelque chose... Côté mer, en revanche, la plage était plus habitée.

Presqu’île d’Ingolfshöfdi, route vers le lac Myvatn



Debout les campeurs et hauts les cœurs, c’est la journée de visite, de la réserve ornithologique. Macareux paresseux, faites de votre mieux, pour que l’objectif de Grisemote immortalise vos trognes. La tente est à nouveau repliée et après une courte visite de l'église de Hof, nous sommes entassés dans une grande charrette tiré par un gros tracteur, pour aller jusqu’à une île dont l’accès ne semble possible qu’à marée basse. Le trajet dure bien une bonne vingtaine de minutes sur du sable noir, avec un vent froid. Pas donné d’ailleurs la visite - 10 000 krones pour cinq - mais pour ce prix- là il y a une guide charmante en prime pour cinquante à soixante personnes. L’île est entourée de falaises, d’où la grande diversité de volatiles que nous pouvons y voir. Certes, il vole de tout, mais ce doit être l’heure de la sieste pour les macareux. Les seuls oiseaux que nous pouvons vraiment voir de près sont des grands labbes qui piquent sur nous lorsque nous nous approchons des nids au sol qui se trouvent un peu partout. Notre guide, après nous avoir expliqué à quel point il était important de marcher à la queue-leu-leu pour protéger le site et ne pas déranger les oiseaux, nous réunit tous autour d’un oisillon apeuré par tous ces monstres. La conception de protection de la nature nous a un peu laissés pantois sur ce coup. En tout cas, les grands labbes défendent bien leurs progénitures et n’hésitent pas à attaquer tout ce qui dépasse et s’approche de leur nid. Pour cela nous avons pris un bâton de randonnée qui une fois levé sert de paratonnerre anti-oiseau. Ils visent le point le plus haut de la personne. En dehors des oisillons, tout ce que nous voyons est loin et il se peut que dans le lot des points volants il y ait eu des macareux. Le casting est un échec cuisant une fois de plus. Tout cela est un peu, comment dire, décevant, même si l’ensemble de cette promenade gentillette et sans relief n’est pas désagréable. Mais au fait, les oisillons savent se défendre aussi. Alors que les enfants s’approchaient d’une petite falaise pour faire un concours de sauts dans le sable en contre-bas, un petit oiseau tout mignon dans son nid, proche de la ligne de départ des sauts, leur a envoyé une sorte de vomi super odorant, à plus d’un mètre. Ce répulsif anti humain a en tout cas marché du tonnerre.



Nous retrouvons la route numéro 1 pour un long trajet qui doit nous mener au lac Myvatn, en contournant l’immense Vatnajökull. La route est réputée belle avec des fjords et des passages montagneux. Ça tombe bien, nous ne demandons que cela. Le ciel bleu lors de notre périple ornithologique commence à se charger de nuages par l’est. Phénomène local également, des nuages descendent rapidement des monts qui longent la mer, comme un torrent gazeux. Puis la pluie arrive, accompagnée de brouillard. Des fjords, nous n’en avons vu que le fond des vallées et les virages. Höfn, au pied du Vatnajökull, nous ne la verrons pas non plus. Vers vingt heures, las de la route grisonnante et sans visibilité, nous nous arrêtons au restau « routier », type fast food, de Egilsstadir. Dehors, il fait un petit 5°C avec un bon vent. Une météo d’été Islandais qui semble dans la norme si l’on en croit la sérénité des locaux, qui ne sont jamais loin de leur pulls … comme les moutons. Le temps d’un repars et nous repartons sous le soleil du soir. La deuxième partie du parcours nous amène à rentrer dans les terres. Forcément, cela se traduit par de la montée, plutôt soutenue, au début sur route puis sur piste. Nous enchaînons virages sur virages : un col quoi ! Intéressant pour la conduite, mais nul d’un point de vue touristique, car plus nous montons, moins nous voyons. Nous sommes complètement dans les nuages et découvrons la piste au dernier moment. Arrivés à ce que nous pourrions appeler le sommet, vers vingt deux heures, nous sentons que le soleil n’est pas si loin que cela et qu’il ne faudrait pas aller encore bien haut pour passer au-dessus des nuages. Alors que nous roulons relativement lentement dans le « blanc », sur ce qui doit probablement être une sorte de grand plateau, nous voyons soudain apparaître sur le bas-côté de la piste … un auto-stoppeur, guitare à la main. Nous sommes cinq et il est bien difficile de prendre quelqu’un de plus. Mais là, à cette heure, cet homme tout seul dans le brouillard le plus opaque, avec son air tout confus, nous décidons de nous arrêter au moins pour prendre sa guitare…. Bartholomeïu, polonais, (pardon pour l’orthographe incertaine) son gros sac à dos et son instrument ne sont pas bavard. Frigorifié et visiblement un peu abasourdi par ce qui lui est arrivé, il a du mal à nous tendre son morceau de carte pour nous expliquer son trajet tellement il tremble. A priori il s’est trouvé piégé pour on ne sait quelle raison exactement dans cette purée de pois, là où il n’y a personne, à une heure où les voitures ne circulent plus depuis longtemps … Quelques kilomètres plus loin, nous sortons brusquement des nuages : plein soleil, ciel bleu, lumière chaude sur un immense plateau volcanique habillé de quelques monts de ci de là. Derrière nous, nous pouvons voir un spectacle peu commun. Le brouillard entoure un mont en suivant son relief, comme une sorte de manteau translucide. Les kilomètres défilent, Bartholomeïu se réchauffe. C’est un désert grandiose qui nous accompagne jusqu’aux fumerolles de Namajfall suivi par le site hautement géothermique de Reykjahlid et sa piscine d’un bleu azur d’où s’échappe une sorte de brume de chaleur. Juste avant d’arriver à notre camping, à sa demande, nous laissons Bartholomeïu sur le bord de la route. A priori il doit être à Reykjavik le lendemain, et pour cela il doit continuer à faire du stop. « Vous n’avez sauvé la vie » nous déclare-t-il avant de partir. Sans exagération (car il avait encore sa guitare à brûler pour se réchauffer), disons que nous l’avons sorti d’une bien fâcheuse situation. Dans ce pays où les conditions météo changent si rapidement, avec des écarts importants de température, il semble qu’il soit assez facile de se faire piéger lorsque l’on est à pied. Le précédent autostoppeur nous avait bien dit lui aussi qu’il avait eu peur pour sa vie lors de son périple dans le Landmannalaugar, à cause du froid… La journée n’est pas finie. Nous foulons la pelouse du camping, alors que le soleil vient juste de disparaître à l’horizon. IL est minuit 15. Nous sommes néanmoins accueillis par le gérant et nous trouvons une belle place, face au lac, au milieu de nombreuses tentes. Gros bémol, les voitures ne sont pas autorisées près des tentes et nous devons tout transporter à la main, dans le silence (qui est d’ailleurs très bien respecté dans les campings). Inutile de dire que le sommeil ne fut pas long à trouver. Autre fait plus inquiétant, Robin tousse depuis la veille et cela semble empirer. Il a de la fièvre. Un malade sous la tente, c’est le scénario catastrophe …

Lac Myvatn : l’usine à volcans (Krafla, Viti, Leirhnjukur, Namafjall)





C’est sous le soleil matinal radieux que nous partons vers le volcan Krafla et sa zone géothermique, en short et tee-shirt, à une dizaine de kilomètres du camping. La chaleur devient une habitude. Nous tombons sur une grosse structure industrielle qui crache de la vapeur avec un sifflement assourdissant. C’est le style d’installation qui permet au pays de produire son électricité et de se chauffer « à l’œil ». Au cratère Viti, juste à côté, nous profitons d’une plaque de neige pour remplir notre glacière puisqu’ici il semble saugrenu de vendre de la glace.



Nous passons ensuite le début d’après-midi au milieu d’un site fortement volcanique récent, à quelques kilomètres du cratère Viti, le Leirhnjukur, au milieu de coulées de lave noire, de fumerolles et de petits cônes de volcan. Sur le sol, il faut faire attention là où on marche car certains endroits sont bouillants et souvent marqués par des couleurs vives. Çà et là sont disposés des séismographes pour prévenir des éruptions, et vu la configuration, on sent que la terre ne demande qu’à s’embraser à nouveau. Pierres ponces, joyaux noirs bleutés, « éponges » rouges à peine plus lourdes que du polystyrène, nous remplissons nos poches. Il faut parfois prendre une longue respiration pour passer un barrage de fumerolles à l’odeur fortement soufrée. Au moins cela dégage le nez. Suite à un différent familial de taille sur un type de roche incorrectement nommé, les uns tentent leur chance à droite, vers des cônes et des fumerolles, et les incurables ignorants partent à gauche, vers des fumerolles puis des cônes. Robin, malgré sa fièvre du matin (traitée assez efficacement par de l’advil), reste encore très valide. Comme à son habitude, il délivre une interprétation continue de ce qu’il voit, de ce qu’il imagine et de ce qu’il a déjà vécu. Puisque le sujet ne porte pas sur LES fameuses roches qui posent problème, ce fleuve de parole est le bienvenu.



Nous continuons par un site également très actif près de la route principale, Namafjall. Dame nature nous a concocté en condensé, des stands attractifs avec toutes les techniques dont elle dispose sur les manifestations de taille humaine : coulées d’eau chaude qui se déversent dans des bassins dont les pourtours sont marqués par des couleurs vives – certainement du sang de troll, rouge, orange, vert- , grosses cheminées qui crachent de la vapeur en sifflant suivant des tonalités propres à chacune d’elle, bains bouillants à grosses bulles dans une eau limpide, marmite glauque de boue qui glapie de gros gloop, petites pustules qui laissent échapper des senteurs nauséabondes … en quatre mots : la foire aux sorcières. De jour, c’est sympathique, de nuit, il faudra patienter quelques mois … Avant de regagner nos pénates, sur le chemin du retour, nous faisons halte à une grotte presque remplie d’une belle eau nacrée bleue. Ce n’est pas une surprise, elle est chaude et on s’y baignerait bien, mais comme il n’y a aucun islandais et qu’il est bien difficile de savoir si le côté limpide est obtenu par une forte acidité par exemple, nous restons sagement dans nos maillots de bain, bien au sec et nous consolons avec des photos. Une grosse fissure au-dessus de nos têtes semble communiquer avec l’extérieur. Nous sortons et grimpons sur le « toit » et là … surprise ! Ce n’est pas à proprement parler une fissure, mais carrément une faille, une gigantesque balafre qui inscrit son sillon sur toute la région visible, de part en part. Ils ne font pas les choses à moitié dans ce pays.



En route pour l’Askja : On a marché sur la lune C’est sous un ciel anticyclonique bleu dense que nous partons pour une contrée hors du temps et de l’espace : l’Askja, un site volcanique loin de tout, accessible par une piste chaotique et sans concession d’une bonne centaine de kilomètres quand même. L’autre bout du monde quoi (puisque nous en avons visité déjà un). Pourvu que l’univers ne soit pas courbe quand même sinon nous risquons de retomber sur le premier bout et ça fait une trotte. La littérature forumistique en la matière est terrifiante, du type : « nous sommes partis sous un ciel bleu et soudain ça a viré au cauchemar. Une tempête s’est levée et même les doudounes les plus épaisses ne suffisaient pas pour arrêter le froid ». C’est donc prudents que nous quittons notre tente, en short et chemisette, mais avec le nécessaire pour affronter les conditions polaires dans le coffre. Robin va mieux et sa fièvre a bien baissé. La piste est longue mais enchanteresse. Un vrai petit parcours du combattant. La première vingtaine de kilomètres est roulante au milieu d’une immense plaine plate enjolivée de scories. Lunaire. Il parait que les astronautes se sont entrainés dans le coin. Pas étonnant. Au milieu de rien, on ne trouve pas grand-chose, à moins d’aimer les cailloux ou la photo noir et blanc. Superbe donc. Puis la piste s’égaie avec quelques passages de gués ma foi pas désagréable. Hissé sur le toit pour ne pas avoir à nager en cas de problème, le plus petit d’entre nous indique la « bonne » voie. Mais compte tenu du niveau d’eau, nous n’avons eu aucune difficulté. Après, les choses se corsent avec la traversée d’une coulée de lave, noire, biscornue, qui a figé des silhouettes de trolls et leur environnement. La piste serpente tant bien que mal en milieu fortement hostile. La crainte est de croiser un véhicule en face, car il n’y a pas toujours la place pour deux. Un régal pour le pilote. Au sortir des ténèbres, nous entamons une partie très roulante, toute en grands virages, sur un sol volcanique gris, jaune ou rouge de pierre ponce qui ressemble à du sable. Notre passage laisse un panache de fumée derrière nous. Quelle grande bouffée de liberté… Tout au bout des cent kilomètres de piste nous tombons en hyperespace sur la lune. Apocalyptique. Il faut une petite demi-heure de marche pour atteindre enfin le cratère Viti, aux eaux tièdes d’un bleu laiteux tendre, chauffé gentiment à la géothermie, qui occupe le centre d’un volcan. Le tout est juste à côté d’un lac bleu foncé gigantesque en contre bas : l’ Öskjuvatn (une ancienne caldera pour les intimes). Sur le chemin, le bruit de nos pas résonne à certains endroits sur ce sol formé de cendres et de pierres ponces. Etonnant !







Les enfants jouent à Obelix en portant de gros blocs de pierre d’une main tant ils sont légers. Après un tour de cratère sacrement pentu, nous descendons au lac pour un plouf dans cette eau qui ressemble à du lait. Comme d’hab dans le coin, les locaux y vont dans le plus simple appareil. Nous restons encore un peu coincés du slip, ce qui ne nous empêche pas de goûter au plaisir voluptueux de faire quelques brasses alors qu’à l’extérieur, même avec du soleil, il fait un peu frisquet. Robin malheureusement reste sur la berge, toujours un peu fiévreux. Un petit tour sur le sommet le plus proche pour avoir une vue d’ensemble puis nous reprenons la piste dans l’autre sens avec Thibaud qui est autorisé à conduire prudemment. La rencontre insolite d’un 33 tonnes qui transportait une citerne au milieu des sinusoïdes de la coulée de lave et pour finir des essais de « gerbe la plus haute » sur une grosse flaque assez profonde furent les dernières animations du parcours. Certes, cela fait des kilomètres mais nous en avons pris plein les yeux. Note de 3 étoiles. De retour à la tente, nous entamons les tâches quotidiennes : repas au soleil du soir devant le lac, Robin à soigner, appareils photos à vider … La routine quoi. Une mouette vient innocemment se poser près de nous. Bien entendu, les enfants lui donnent un petit quelque chose. Innocemment deux, puis cinq, puis quinze, puis vingt mouettes s’installent dans le coin. Il y a visiblement une hiérarchie intéressante à observer et tout ce petit monde piaille gentiment jusqu’à ce qu’un gros lourdaud français de G.O de %$@# du groupe de tentes d’à côté ne vienne interrompre cette étude des mœurs et expression orale des volatiles, en nous prenant pour des enfants mal élevés qui nourrissent les oiseaux qui risquent d’entacher ses tentes. Calme et zénitude nous ont permis de garder la maîtrise de la situation, mais lorsqu’au petit matin nous avons pu voir quelques déjections « mouetteuses » copieusement étalées sur sa tente, nous y avons tous vu une forme de reconnaissance de celles-ci au travers de ce geste de sympathie, pour le bon repas que nous leur avions offert. Après cette petite altercation, l’insatiable Grisemote ne peut se résoudre à baisser sa garde. Il est presque minuit, mais il reste un peu de lumière, et nous partons à deux dans l’antre des Trolls, un labyrinthe géant conçu au milieu d’anciens petits cônes volcaniques aux allures aussi découpées qu’inquiétantes : Dimmuborgir, les châteaux noirs. L’endroit est désert, sombre mais attirant comme tout ce qui fait « un peu peur », surtout en cette fin de règne du soleil. Côté Trolls, c’est comme pour les macareux, nous pensons avoir vu quelques silhouettes en contre-jour, mais cela reste à confirmer. En tout cas, encore une journée limpide, sans un nuage. Serions nous toujours sous la protection des Dieux locaux : par Adis ?



La foire aux chutes : le parc national de Jökulsargljufur « Pour ce matin, des chutes d’eau, cela vous dit ? ». Qui dirait non, puisque de toute façon c’est au programme. En mon fort intérieur, je ne peux m’empêcher de penser qu’il y aurait peut-être un petit caractère de déjà vu sur le sujet, mais cela reste du domaine de la pensée furtive. Une petite heure trente plus tard, après avoir eu l’impression de tourner la nouvelle pub d’Orangina sur une piste défoncée, nous arrivons donc aux premières chutes : Dettifoss. Robin a conduit : niveau 3 avec 130 points. Bonne direction mais attention quand même aux nids de poules. Le brevet de conduite Grismotien est pour bientôt…



Chutes, vous avez dit chutes ? Ici ça décoiffe vraiment. Le volume d’eau qui s’élance furieusement dans le vide est tout simplement impressionnant. Rien d’étonnant donc à ce qu’un brouillard fluctuant s’élève au gré du vent généré par tant d’énergie. Top ! (en fait c’est la plus puissante chute d’eau d’Europe , 44m de haut, 100m de large!) Les deuxièmes chutes, Selfoss, sont plus petites, plus sages et plus dispersées, mais l’endroit très large dégage une belle harmonie que nous essayons de capter avec nos objectifs.



La troisième, Hafragilsfoss, a opté pour la quiétude d’un site revêtu d’orgues basaltiques, étriqué entre deux flans de montagne. Plus discrète, elle n’en reste pas moins belle avec des eaux bleu profond qui se mélangent avec une sorte de liquide du type boueux. Il y en a donc pour tous les goûts et couleurs.



Pour finir, nous entamons un trek de trois bonnes heures au souk international des orgues basaltiques : Hljodaklettar, puis Raudholar. En tous sens, de toutes tailles, les cristallisations de roches octaédriques fusent de partout. Gare à l’indigestion.



La montée du « fameux « mont rouge » , le Raudholar, sera un peu gâchée par … l’interdiction d’aller jusqu’au bout. Bon, pas grave de toute façon on en avait plein les bottes. Pour le retour, c’est Lucas qui conduit. Bien, mais attention aux virages un peu tronqués à la corde. Après l’effort, rien ne vaut le réconfort d’un bain bien chaud : le pays est conçu pour cela. A quelques kilomètres de notre campement nous filons à une large piscine très aménagée d’eau naturelle (Jardbödin Vid Myvatn). Odeur de souffre, bains de toutes tailles, chaleur graduelle en fonction de la distance avec la source, cela reste toujours un grand plaisir que de se laisser rouiller tranquillement dans cette eau énergétique. Beau moment islandais ! Détrempés à souhait et pour tout dire un peu mou, nous descendons dans une petite auberge pour finir la soirée : soupe, hamburger … de la grande cuisine quoi mais dans une bonne ambiance. N’est-ce pas le principal ?

Tiens, voilà du Dauphin. Cela devait arriver, nous levons le camp et quittons notre lac paisible bien aimé. Le repliage est rapide et le programme est fortement chargé. En premier lieu, nous passons à l’infirmerie pour Robin dont la fièvre a décru mais ne se résorbe toujours pas et dont la toux est persistante. L’infirmière ne se risque à aucun diagnostic et nous prend rendez-vous pour le début d’après-midi à Husavik, où se situe le premier médecin du secteur. Avant le départ, nous montons un dernier cratère, le Hverfjall pour avoir une vue sur le lac et ses multiples petits cônes. La montée n’est pas longue pour un point de vue vraiment intéressant : nous pouvons apercevoir une gigantesque faille qui traverse le paysage de part en part et que nous avions déjà observé au ras du sol au niveau de la grotte de Grjotagja. Tous les phénomènes géologiques ici présentés sont gigantesques et dépassent de loin les causes locales. Pas la peine d’être grand Vizir pour comprendre que tout cela se transformera rapidement dans les années à venir (ce qui peut quand même être long à l’échelle géologique). Notre changement à nous sera plus rapide. Nous « descendons » vers la mer, dans le port de Husavik. Cette petite ville plantée au fond d’un Fjord, boostée par son port, est très attractive. Tout est mignon : les maisons colorées, l’église plus travaillée que ce que nous avons vu jusque-là et, bien entendu, le port très animé. C’est la fête à Husavik. A l’entrée de la ville, une gigantesque panthère rose nous salue. Bigre ! La ville est découpée en quartiers de couleur : un rose, un vert et un orange. C’est le maerudagar, a priori la fête des bonbons. Chaque maison, chaque jardin est décoré avec des rappels de la couleur du quartier. Plutôt sympa !

L’attraction ici pour les touristes ce sont les baleines et autres cétacés que l’on peut voir parait il « à foison » : La capitale de l’observation des baleines en Europe quand même. Bien entendu, Grisemote boue d’impatience de voir ces navires amiraux du règne marin. C’est une petite revanche sur les orques que nous n’avons pas vus sur l’île de Vancouver, sous des trombes d’eau, alors que la probabilité d’en croiser était de plus de 90 % (mais nous avions vu pas mal d’animaux à commencer par des dauphins qui jouaient près du bateau). Malgré l’ambiance festive du lieu, dopée par l’enthousiasme de tous, au fond de moi cependant, deux petits diablotins me troublent l’esprit, un rouge et un bleu : « - Tu vas encore te faire rouler dans la farine de poisson – c’est un bel attrape touristes, et pas donné en plus. - Voir des cétacés faire des pirouettes devant soi est une expérience unique et inoubliable, tu ne peux pas rater ça ! » En tout cas, les prospectus qui nous sont distribués de tous côtés dès que l’on fait un pas dans le port sont formels : « Des cétacés, vous en verrez, en quantité et plutôt de prés (pour la rime) ». Ceci s’accompagne de la photo du vol d’une baleine qui pose avec le sourire pour une bonne cause … la sienne. Alors pourquoi me direz-vous, fichtre pourquoi hésiter ? Et bien tout simplement parce que si c’est juste pour voir des dos de baleines ou des jets d’eau au moment de la respiration, je ne sais pas si cela ne va pas vite me lasser, même de près. Bon, de toute façon les dés étaient pipés à l’avance. Le diablotin optimiste n’avait aucune chance de perdre, d’autant que l’eau est bleue, calme, tout comme le ciel qui est sans nuage. L’inscription est prise rapidement pour clore toute tentative de repli. Avant l’embarquement nous filons à l’hôpital pour notre rendez-vous pendant que les deux grands vont écumer le port à la recherche d’un sandwich à leur goût. Surprise, au portillon de l’hôpital on laisse ses chaussures et on marche en chaussettes. Après une attente assez longue, une belle doctoresse nous prend en charge. Grande blonde aux yeux bleus, Robin est tombé sous le charme tout de suite, même lorsqu’elle a annoncé son verdict : 15 jours d’antibiotiques pour une grosse inflammation des bronches et autorisation pour le bateau de l’après midi. Un petit tour à la pharmacie (avec une attente interminable car ils prennent leur temps) et nous voilà fins prêts pour notre périple en mer de 3 heures. Le bateau a un certain charme mais il a aussi la caractéristique d’être bondé. Il est possible de voir les choses d’en haut, mais les quatre ou cinq places possibles sont occupées pas de grands gaillards indéboulonnables. Il reste tout le pont et l'espoir que le saut de baleine sera suffisamment haut pour l’apercevoir au-dessus des têtes. La vue sur la ville est imprenable, puis nous remontons le fjord vers la mer, passant non loin d’une île où il y aurait des macareux. Pour l’heure, ce n’est pas le jour, chacun son tour ! Comme il fait beau et finalement plutôt chaud, nous nous installons vers la proue. Soudain, un dos de baleine passe près du bateau. Ce fut furtif mais grandiose. Il fut accueilli par une grosse salve de photos et une envolée de bonne humeur collective. Il fut suivi d’un deuxième, puis d’un troisième. Le suivant fut très nettement reconnu par notre guide : un dos de dauphin.

Puis il y eu LE magnifique dos de baleine au raz du bateau que j’ai raté car je n’étais pas du bon côté. La chasse est sélective… Un dos présenta en plongeant un bout de queue. Le crépitement des appareils photos était à son comble. Pour ma part, je n’ai pas pu le prendre à cause d’une tête d’humanoïde hilare entre l’appareil et le monstre marin. Bien entendu, c’est contractuel, les cétacés ne manquent pas de se signaler par quelques jets d’eau bien senti. Au bout d’un moment, notre guide, entièrement satisfait de la session, nous annonce fièrement nos « prises » : - « des baleines de type rorqual (a priori les milieux autorisés se seraient laissés dire que tous ces dos là provenaient du même corps, celui de la baleine de garde) et trois ailerons de dauphins. Le tout fut vu de très près. Un festin indiscutable ! Il faut penser à rentrer cependant mais pour couronner le tout, nous allons passer près de l’île aux macareux et boire une boisson chaude. » Nous frôlons l’extase. Après l’île aux macareux, nous profitons enfin du point de vue haut libéré pour voir … le paysage. Aller, il faut être honnête. On a passé un bon moment, parce que le site est magnifique, le temps était parfait et qu’il y a eu des cétacés qui ont montrés leur nageoire caudale comme apéritif. J’entends quand même au fond de moi mon diablotin pessimiste qui me susurre : « Bienfait ! Je te l’avais dit. Je suis même sûr que la prochaine fois tu replongeras … » Pas faux ! C’est pas tout ça, mais il reste un bon bout de route avant l’arrivée prévue. Nous filons à une station service/ fast food pour nous sustenter rapidement, ce qui m’a permis de goûter le hamburger le plus ignoble de ma carrière, puis nous repartons « on the road again ». Sur le chemin, nous passons aux chutes de Godafoss , toutes mignonnes mais sans rentrer dans la catégorie de celles qui marquent une vie.



Puis nous déposons les armes au camping Hamrar d’Akurery (deuxième ville du pays) par une belle lumière chaude du soir qui n’en fini pas de se prolonger. Ce camping est très bien aménagé avec des aires de jeux pour les enfants au-dessus de lacs, et comme d’habitude une pelouse « moquette » qui est un appel irrésistible au posé de ripatons fatigués. Nous inventons un nouveau type de « night soccer » qui fera fureur entre nous les jours suivants…

Akurery



Après un repliage toujours aussi rapide de la tente, nous partons visiter Akurery, belle ville plutôt attractive avec ses petites maisons très colorées, sa belle église et son centre un peu commercial où il est possible de faire quelques achats – ce qui est finalement assez rare. Il y a du teeshirt et des cartes postales dans l’air, mais Grisemote n’arrive pas encore à se décider pour son pull. Robin craque pour un couteau Suisse Islandais absolument unique que ses impitoyables parents refusent d’acheter. Pas assez typique mon fils. Nous reprenons les routes champêtres pleines de pelouses aux mille fleurs, de chevaux photogéniques la crinière au vent et d’arrière-trains de moutons qui fuient les photographes, dans un paysage au relief mi rond mi pointu, pour arriver à la ferme Glaumbaer, ancienne demeure typique Islandaise.



La visite est vraiment très intéressante. Cette ferme est constituée de plusieurs toits recouverts d’herbes, sous lesquels l’aménagement intérieur nous fait revivre les conditions de vie de nos ancêtres pas si lointains. Les murs sont en tourbe, matériaux fortement isolant, et l’usage du bois, pas très courant sur l’île, est mesuré. En tout cas, la ferme est grande et derrière la petite entrée principale, le long couloir nous permet de passer du cellier au garde-manger, à la cuisine, la salle de classe et les chambres de type « salle commune ». Tout est bien aménagé et illustré par de nombreux clichés de l’ère primitive de la photographie. Trois étoiles sans hésitation. Ne pas oublier aussi la demeure principale, plus moderne, qui ressemble à une maison de poupée.



Nous prenons ensuite la piste qui conduit à la péninsule de Vatsnes, avec les arrêts programmés au fort viking de Borgarvirki sorte de « fort » mi naturel mi construit de main d’homme sur un socle basaltique plus élevé que la moyenne. Disons qu’il convient d’avoir un peu d’imagination pour retrouver l’ambiance d’une troupe en ce lieu globalement très minéral. Puis il y eu le fameux rocher basaltique en pleine eau à quelques dizaines de mètre de la côte. Bien, mais la lumière du soir était cachée en partie par la falaise.



A Illugastadir, en recherchant les phoques que l’on peut apercevoir vers la pointe de la péninsule, nous tombons sous le charme du petit camping installé paisiblement près de la mer, dont la pelouse vert cru n’attendait que notre tente. Le propriétaire n’est pas présent, mais ici cela ne pose aucun problème. Cela marche sur la confiance. C’est très reposant. Tout près du camping réside sur la plage une nurserie d’oisillons piailleurs qui attendent avec impatience leur pitance. Au-dessus de nos têtes, les parents s’affairent et font des aller-retours incessants pour les nourrir entre la plage et un champ situé juste derrière le camping à une bonne centaine de mètres. On ne distingue pas leurs cernes, mais on se doute que ces ingrats de nouveaux nés leur en font vraiment baver. En plus, dès que nous nous approchons d’un petit, ils se doivent de défendre le morceau avec véhémence. Dur dur d’être parent ! Ceci dit, ils apprendrons qu’ados c’est pas toujours drôle non plus. Nous finissons la soirée sur fond de soleil qui essaye désespérément de se coucher dans un ciel limpide. Bière, côtelettes d’agneau (désolé), eau chaude pour la vaisselle, night soccer façon Grisemote : le bonheur quoi, le tout sous le ballet incessant des volatiles qui s’affairent dans un sens à vide et dans l’autre avec des vers ou autres mets délicats pour les palais braillards.

La matinée du lendemain commence sous un ciel et une température clémente par la visite à nouveau de nos oiseaux et la recherche de quelques phoques. Un site de protection de ceux-ci existe non loin sans que nous n’ayons pu y accéder la veille. Il y en a, mais ces messieurs-dames nous boudent allègrement et restent avachis langoureusement à bonne distance de la plage ou dans l’eau. Nous enchaînons la visite par des arrêts chevaux, moutons (et oui, Grisemote ne s’en lasse pas, ce qui n’est pas le cas de tout le monde) et pour finir, clou de la matinée, par un site un peu atypique d’orgues basaltiques baignant dans la mer.



Ah qu’elle était douce cette matinée d’été en bord de mer, avec son ciel dégagé, sa piste roulante, ses herbes folles et ses hautes falaises. Trop facile en tout cas, car le reste du parcours de la journée file vers le centre de l’île, vers des monts sombres qui ressemblent à ceux du Mordor, entourés de nuages inquiétants. Au fur et à mesure que nous entrons dans les terres, la lumière diminue, la piste devient technique et cassante, le relief s’accentue, les pulls refont leur apparition tandis que les shorts sont remisés en fond de cale. Nous n’avons pas d’anneau à détruire, juste l’envie d’en découdre avec Dame nature qui semble vouloir nous faire payer cher notre incartade dans ses terres secrètes.



L’arrivée au camping ne fut pas réjouissante: ambiance refuge et foutage de gueule de façon institutionnelle. Certes on ne peut pas penser à tout mais disons que dans un camping, on s’attend à trouver un semblant de terrain à peu près dégagé pour y planter une tente… et bien ce ne fut pas simple de trouver un espace correct. Avec deux petits sanitaires miteux (un pour les hommes et un pour les femmes), bravement équipés d’un lavabo pour trente personnes, d’une douche et d’un robinet dehors pour la vaisselle, c’est ce que l’on peut qualifier sans risque de camping spartiate. Cerise sur le gâteau, il faut laisser la voiture au parking et donc se transporter nos 100kg à la mimine. Pas très attractif tout cela ! En revanche, le chalet de l’accueil sert des repas chauds dans une petite salle remplie de buveurs de bière et de simples touristes qui cherchent un peu de chaleur humaine. Le vent est assez fort et nous sommes prudents en déballant la tente pour qu’elle ne s’envole pas. Nous consolidons fortement nos attaches avec de grosses pierres et des sangles pour espérer la conserver au même endroit toute une journée. C’est le retour vers l’automne côté température. Tout cela n’entame pas notre moral d’acier. Nous chaussons les crampons, équipons nos sacs à dos avec le nécessaire contre la pluie et nous voilà partis avec allégresse vers le volcan Strytur, petite rando qui n’excède pas dix kilomètres. La première heure fut tranquille. Le vent avait baissé d’un ou deux tons et le soleil tentait des percées ponctuellement réussies. C’est la deuxième heure que nous n’avons pas aimé. De gros nuages avaient rempli le ciel, lâchant par intermittence des éternuements humides. Ce bon sang de foutu volcan devait apparaître derrière chaque colline mais à chaque fois il reculait à la suivante. Un grand classique. Un vent soutenu s’est mis à siffler à nos oreilles et à nous glacer le peu de sang liquide que nos corps transis contenaient encore. Un plaisir intégral. Mais comment rebrousser chemin après tant d’effort, alors que « le paysage à ne rater sous aucun prétexte » est là, à quelques ridicules encablures ? Robin, est le premier à se planter derrière un gros rocher et à abandonner la lutte. Comme l’arrivée est imminente nous lui laissons les sacs à dos et partons à l’assaut des derniers mètres. La terre est de plus en plus désolée et les conditions se durcissent. Il faudra encore presque trente minutes pour arriver au site, ce qui n’était pas vraiment prévu. Oui, il est beau. Splendide certainement par beau temps. La visibilité réduite et la lassitude de tant d’efforts pour un résultat mitigé dans ces conditions feront que nous n’insisterons pas particulièrement dans la phase contemplative. L’avantage de monter avec le vent de face, c’est que l’on descend avec le vent dans le dos. Cette lapalissade se traduit par une redescente fulgurante en courant, pour rejoindre un Robin que nous imaginions glacé derrière son rocher. Le gaillard est solide et bien au chaud avec les vêtements que nous lui avions laissés. Lucas chute et se blesse à la main. Même si le but a été atteint, c’est un trek qui restera dans les mémoires pour sa difficulté et l’énergie qu’il nous aura coûté. Sous un soleil radieux, c’est peut être une balade champêtre … Et dire que l’on bronzait le matin même … Nous goûtons le plaisir de rentrer au chaud dans notre tente spacieuse. Toute la nuit, elle s’est tordue de tous les côtés, avec des couinements inquiétants au niveau des arceaux. Mais comme le roseau, elle plie mais ne rompt pas. Elle a tenu Éole en échec, par Avent.

C’est toujours avec un vent plutôt fort que nous replions la tente le lendemain, après une douche chaude (c’est quand même un des avantages de ce camping). Non loin du camp il y a des sources chaudes, mais aller se baigner par ce temps maussade et ce vent, non merci ! Nous passons donc voir les solfatares avant de partir.



La piste pour aller à Kerlingarfjöll est belle et sans histoire, si ce n’est que Thibaud conduit un bout de chemin. Robin va mieux avec ses antibiotiques, mais ce n’est pas encore ça. Arrivés sur le site à caractère volcanique, un vent violent rend l’approche difficile pour voir en contrebas ce point chaud aux couleurs multiples qui dégage des fumerolles de toutes parts. Tout cela est très attrayant mais les conditions sont un poil hostiles quand même entre vent et gros nuages de pluie actifs. Nous optons pour l’installation en premier lieu au camping, quelques kilomètres plus bas, ce qui laisse le temps au temps de changer. L’humidité ambiante, le froid et la lumière triste ne soulèvent pas vraiment l’enthousiasme dans les rangs à l’idée du planter de piquets. Il y a de petits chalets, nous tentons le coup auprès de l’accueil. Hormis le coût justement, c’est une belle aubaine. Dormir dans du dur, avec du chauffage, de l’eau chaude – mais pas de douche – et pouvoir faire sécher les affaires, nous ne réfléchissons pas longtemps. Après un repas et une bonne sieste qui nous mène vers 17h00, nous nous préparons à affronter les conditions extérieures hasardeuses pour monter à notre site d’activit��s volcaniques, par un chemin de montagne plutôt que par la piste du matin. Le vent est tombé, mais le plafond reste bas et instable. Le crachin est là. Les plus impatients partent devant. Un bon quart d’heure plus tard le reste de l’équipe les croisent en sens inverse. Il fait froid et ce n’est vraiment pas raisonnable pour la santé de Robin. Il y a du 4x4 dans l’air pour se rendre à destination … Avec les deux grands, nous montons entre les monts sur un chemin fait d’une sorte de boue un peu collante de différentes couleurs entre le bleu, le vert, le jaune et le gris suivant les terrains et l’origine volcanique. Nous terminons par la traversée de grands névés ou résidus de glacier sous une pluie froide. Ça a intérêt à valoir le coup d’œil, parce que deux heures de montée dans ces conditions n’est pas une sinécure … Pendant ce temps, l’équipe Grisemote-Robin, elle, attaque le trek N°7, dans des conditions pas faciles non plus. Magique ! Cette zone est un vrai régal pour les yeux et les narines. En arrivant, le ciel se dégage partiellement et une belle lumière modulée par les percées du soleil illumine en contrebas des zones aux couleurs vives que l’on entraperçoit entre les fumerolles blanches. Un petit ruisseau rose serpente en fond de vallée en perdant sa chaleur. Au niveau des crêtes, des cheminées sifflent, bloblotent, crachent, gargouillent. C’est une exposition à ciel ouvert sur ce qui se fait de mieux dans le genre « point chaud » … Une réussite. Nous faisons la jonction avec les deux fugitifs au niveau bas, près de la rivière et d’un bain chaud installé par notre loueur de bungalow : juste une retenue d’eau. Au moment où nous arrivons, un homme est en train de le vider et de creuser le fond qui se remplit régulièrement d’une sorte de boue glaiseuse. Avant de nous baigner, nous avons une demi-heure à perdre, ce qui n’est pas une galère dans un endroit aussi enchanteur. Ce petit coin d’enfer est un paradis pour les photographes notamment, avec un festival de couleurs réunies avec harmonie dès que le terrain « chauffe » ou dès qu’une source d’eau apparaît. Nous aurions aimé faire le trek N° 7 en entier (l’équipe arrivée en voiture l’a fait en grande partie), mais compte tenu de l’heure tardive de notre arrivée et du côté incertain du temps, nous explorons uniquement le secteur, remontant quand même jusqu’au glacier le plus proche. Comme nous n’avions pas prévu de baignade et que l’endroit est presque désert, nous la jouons à l’Islandaise et nous laissons détremper un bon moment dans cette eau chaude certes boueuse mais revigorante. Comme les autres fois, la sortie du bain ne nous transforme pas en glaçon tremblotant tant nous avons accumulé de chaleur. Ce site est un gros coup de cœur et un de nos préférés.

Nous quittons notre petit chalet le lendemain à regret et repartons faire une dernière visite à nos fumerolles avant d’affronter la piste vers Geysir. Les paysages sont larges, immenses, avec, où que porte le regard, des monts sombres auréolés de verdure. Passant près d’un glacier de taille plus que respectable entouré de pics inquiétants, nous ne pouvons résister à l’idée de sortir de notre piste pour en prendre une autre autrement moins carrossable, qui y mène. Même avec un 4x4, la négociation de chaque mètre est compliquée et nous finissons par faire demi-tour. Les pistes s’enchaînent, puis vient la route et le retour sur des lieux plus civilisés. Plus nous nous rapprochons de la côte, plus le ciel s’éclaircit. C’est donc sous des cieux lumineux et cléments que nous revisitons le point chaud de Geysir pour une deuxième chance de reprendre notre bulle annonciatrice du geyser.

Des hommes et des lieux



Une petite glace trempée dans du chocolat pour fêter notre retour au chaud et nous atteignons le fameux site de Thingvellir. Fameux pour qui ? Là est la question. C’est en ces lieux qu’à partir du Xème siècle les différents chefs de clans se réunirent et créèrent un parlement, l’Althing, le tout premier en Europe, pour gouverner le pays dans la paix (cela dura jusqu’auXVIIIème siècle). Se battre pour des rochers, des volcans et un peu d’herbe semble déraisonnable de toute façon, mais n’y en a-t-il pas qui se battent pour moins que cela, même encore de nos jours ? Donc, chapeau Messieurs les Islandais (car je doute quand même que les femmes aient eu leur mot à dire, au moins en public) pour cette belle leçon de démocratie en avance sur son temps. A la deuxième question qui brûle les lèvres - pourquoi là ? Et bien la réponse est toute simple : parce que le site est remarquable d’un point de vue géologique : il se trouve sur la dorsale océanique, dans une zone d’effondrement d’un terrain que l’on étire entre deux plaques, avec la faille qui passe en son milieu. Bref, c’est beau, cela impression et donne envie de rester humble lorsque l’on voit les forces colossales que peut déployer notre petite planète pour construire de nouvelles terres habitables. L’appellation de « fameux » en tout cas à un coût : le grand parking avant d’accéder au site est rempli de cars qui déversent leur quota de touristes cosmopolites dès leur arrivée. Idéal pour apprendre les langues mais pas simple pour les photos … Ceci dit, une fois éloignés du chemin « officiel » il y a moyen de goûter au moins partiellement au silence et à la quiétude du lieu. Avec le déclin de la lumière, nous repartons pour un très beau camping, celui de Fossatun, bien aménagé et qui surplombe un torrent photogénique : la Hvita. Nous sommes fin juillet et déjà nous ressentons la fin proche de la journée continue. Une fois n’est pas coutume, nous prenons notre temps le matin et profitons pleinement des installations du camping. Grosse machine à laver suivi du séchage. Parallèlement nous passons aux bains chauds dans de petites « piscines » synthétiques, suivi de la visite d’un parcours de trolls qui raconte une histoire bien triste d’un pauv’ papa troll emporté par la rivière. Ah, quelle imagination ces Islandais. L’hiver doit être bien long … Le tout se vit très bien, à commencer par le paysage. Il est temps de lever le camp pour la chasse aux macareux.



« Ce qui est rare se mérite » C’est certainement à partir d’un tel principe, qui ne vaut peut-être pas tripette, que des macareux ont, dans des temps très anciens, décidé de migrer à la pointe sud des fjords du nord-ouest, hors du commerce des hommes. « Ceux qui viendront là, seront cajolés comme des rois. Les autres paresseux, ne verront jamais que nos œufs ». Fort de ces paroles murmurées par le vent, nous partons d’un pneu sûr affronter les volcans, chemins chaotiques qui mènent au Nirvana, de ce beau volatile de tout premier choix. Pour y parvenir, la piste il faut aimer et les virages enchaîner, car la route est longue, près de la côte toute de dentelles découpée, sculptée par l’échancrure des fjords. En arrivant sur la mer nous découvrons mille et une îles, comme si le bout de la terre s’était cassé en petits morceaux. Ça monte, ça descend, ça tourne. Tantôt le ciel est partiellement dégagé, tantôt le brouillard estompe la visibilité. Pour qui aime la diversité, c’est une bonne route, pas vraiment reposante, mais agréable et pleine de surprise, sans atteindre non plus des sommets dans l’art paysagé. Un cargo sur le sable rouille tranquillement. Un musée sur le bord de la route est signalé par un drakkar. Tout cela a un petit caractère assez insolite qui va bien avec cette piste hors norme. Le camping est atteint tard le soir, vers 23h00 après avoir traversés une zone de brouillard dense. Nous sommes loin du premier village et pourtant le camping est bien fréquenté, preuve s’il en fallait que ce que nous devons voir le lendemain doit être intéressant. Le camping est bien aménagé et nous mangeons à l’intérieur du grand bâtiment de l’accueil visiblement conçu pour affronter les rigueurs de l’hiver et les caprices de l’été.



Un ciel voilé et une température de l’ordre de 10° nous accompagne au matin lorsque nous parcourons la plage de sable jaune, une curiosité ici ! Avec une petite vingtaine de degrés de plus nous nous serions presque baignés car le sable est agréable et les vagues de belle taille. Il faut ensuite moins d’une demie heure pour atteindre The site de Latrabjarg, en longeant des falaises, tout au bout de la route.



Côté falaise ici on est servi. Au niveau du parking elles sont au point le plus bas puis elles ne cessent de monter pour atteindre plusieurs centaines de mètres. Lorsque nous, humains, voyons la falaise comme une belle rupture de pente qui nous fait frissonner lorsque l’on s’approche de trop près, les oiseaux y voient une cité HLM avec tout le confort sur le palier et le supermarché juste en-dessous. Chaque famille se trouve une anfractuosité dans le rocher pour aménager son appartement. Côté sanitaire, cela reste limite salubre mais au global, la roche noire de la falaise est avantageusement décorée de tags blancs. Ça, c’est pour le décor, mais va-t-on enfin voir ces bon sang de macareux de près et justifier ainsi d’avoir fait tant de route ?



Au début, nous nous approchons à tâtons, à deux mètres de notre première proie. Poli, le petit gars s’était apprêté de son costume noir à chemise blanche et chaussures rouges pour nous recevoir. Comme notre présence ne semble pas le perturber, nous tentons le mètre. A cinquante centimètres il commence à reculer et à se méfier. Au plus près, nous avons dû pouvoir en approcher à moins de vingt centimètres pour les moins farouches. Cela dépasse nos espérances, nous, communs des mortels, mais également ceux de Grisemote qui attendait de cela quelque chose d’exceptionnel. Nous passons sur les falaises plusieurs heures à prendre en photo tout ce qui vole, qui atterrit ou qui décolle, sous toutes les coutures et toutes les lumières. Le soleil fini par être de la partie et nous terminons en tee-shirt. Très belle matinée. Comme il n’y a qu’une seule route pour venir, on se doute que le retour se fait sur le même parcours qui semble quand même un peu plus long qu’à l’aller. Nous optons pour un camping improvisé à la sortie de la presqu’île, le dernier du voyage. Nous goûtons une dernière fois une pelouse tendre et moelleuse qui a généralement caractérisée les campings du bord de mer. Petit night soccer sous une lumière à la limite de la nuit avant de plonger dans nos duvets …



Au petit matin, la première mission est le pliage complet et définitif de la tente – et oui, déjà. Notre crainte était qu’il pleuve, ce qui aurait eu pour conséquence de devoir la faire sécher avant le départ en avion pour ne pas alourdir notre plus gros bagage. Le soleil vient gentiment évaporer l’humidité résiduelle de la « nuit » pendant le petit déjeuner ce qui rend cette opération aussi simple que d’habitude. Nous passons à la ferme voisine avant de partir pour régler la note du camping. La confiance et le respect des installations même sans la « supervision » d’un accueil est vraiment quelque chose de formidable dans ce pays. Bien sûr ici les conditions sont certainement plus difficiles qu’ailleurs et la population n’est pas nombreuse, mais ce mode de fonctionnement est vraiment reposant et retire une pression permanente qui plane chez nous au-dessus de nos t��tes dès que l’on est dans un espace public. Nous avions déjà trouvé cette confiance en Finlande et en Norvège où des personnes pouvaient laisser leur sac à dos à la gare le matin pour visiter la ville et le retrouver le soir … ça fait rêver (mais cela a peut être changé car c’était en 91).

La journée est consacrée à la visite de la péninsule de Snaefellsnes, dans sa partie nord, avec ses différents « spots », sur un parcours bien étudié par Grisemote. Nous commençons par la montée d’une curiosité locale, le mont Helgafell , près de Stykkisholmur. Ce petit monticule doit être gravi sans mot dire et trois vœux peuvent être faits au sommet en regardant vers l’est pour qu’ils se réalisent. « Trop Facile !» Mais il y a des pièges que nous ne soupçonnions pas. Pour commencer, le mutisme est une épreuve pour certains dont la langue ne connait le repos que la nuit. Sur le chemin, nous croisons des personnes qui devaient certainement être chargées de mettre à l’épreuve le touriste trop confiant. Ils nous saluent très gentiment et essayent d’engager la conversation. Heureusement nous ne nous laissons pas distraire. Nous hochons la tête puis continuons un peu gêné notre chemin, au risque de passer pour un groupe de demeurés ou de mal polis si ce sont de vrais touristes, mais peu de chance. Troisième difficulté, regarder vers l’est .Chez nous, c’est simple. L’est c’est là où se lève le soleil. Oui, mais ici le soleil se lève et se couche au nord et fait presque un tour complet la journée. Nous estimons la bonne direction avant de prononcer notre vœu. En tout cas, je peux témoigner que pour un petit vœu, ça marche … j’ai eu ma glace.

Ensuite, vient la visite d’une petite ville (ou d’un grand village), Stykkisholmur, avec ses maisons colorées, son petit port aux eaux propres, son phare rouge qui est un appel aux photos (à tel point qu’il faut attendre longtemps pour pouvoir en griller une sans personne) et sa belle église moderne qui tranche une nouvelle fois radicalement avec les clochers standard.



Petit passage par les ports de Grundafjördur et Olafsvik, puis nous enchaînons par un arrêt à la plage de Skardsvik. Ses gros galets sombres tous ronds et ses criques à croquer de basalte sculpté en font un endroit qui serait un must dans un pays chaud. L’avantage, c’est qu’ici il n’est pas nécessaire d’enjamber les serviettes pour visiter, car à part une baigneuse à sang froid qui doit être croisée avec un poisson, ce n’est pas le rush.

L’étape d’après est une nouvelle visite de falaises truffées d’oiseaux piailleurs, cris caractéristiques que nous commençons à bien connaitre, près d’un très beau phare (Svörtuloft). A cet endroit la falaise est découpée en arches généreusement décorées à coup de pinceau de croupion de volatiles. Toute cette agitation aéronautique reste quand même captivante et nous restons encore un bon moment à regarder les allées et venues des macareux, sternes et autres mouettes qui animent l’endroit. Le cadre tout au long de cette péninsule est magnifique avec ses monts volcaniques aux couleurs souvent inhabituelles. Nous contournons la pointe et partons rejoindre une magnifique plage de petits galets ronds tous mignons qui roulent sous nos pieds (Dritvik) blottie entre les falaises. Sur le parcours pour y accéder, les restes d’un bateau métallique jonchent le sol. Vu l’état des tôles et l’éloignement de l’eau, cela donne une idée de la violence de la mer en ces lieux lors des tempêtes. L’anse ainsi formée par la plage est vraiment de toute beauté, avec ses grosses vagues qui se fracassent presque à nos pieds, sa petite brume d’embruns et ses falaises basaltiques découpées qui viennent mourir dans l’eau. Le coin idéal pour les doux rêveurs, les photographes ou les penseurs. Comment juger de la force des mousses au temps des bateaux à voiles qui faisaient le commerce du sel et abordaient la côte non loin de cette plage ? En soulevant de gros galets calibrés. Ce sont ces galets que nous pouvons voir sur le chemin d’accès. Nos enfants n’en soulèveront pas un !

Nous finissons notre périple du jour en arrivant à Arnarstapi, au camping où nous avons retenu une chambre d’hôte. Plutôt pas donné et très moyennement rendu : la chambre est ridiculement petite pour cinq. Une petite table commune à l’extérieur pour manger, destinée à une trentaine de personnes, rien pour faire la vaisselle et deux salles de bains toujours habitées constitueront le confort très relatif du lieu. Bref, pour une fois, une grosse déception. Le peu d’aménagements à disposition pour les repas cacherait il le souhait de nous voir nous attabler au restau tenu par les tenanciers ? Tout n’est pas négatif cependant, les falaises environnantes sont un véritable trésor, protégées par des gardiens des airs, les sternes, qui nous attaquent dès que l’on quitte la route. Un bâton est fortement recommandé.

Avant dernière journée. Le programme est simple : un petit peu de falaise pour le petit déjeuner et comme plat de résistance le retour à Reykjavik et sa visite. Toujours sous une belle lumière entrecoupée de zones cotonneuses nous arpentons les falaises de Hellnar, joyeusement garnies d’oiseaux en tous genres. Ce qui caractérise le plus ce lieu c’est le découpage de celles-ci en arches complexes ou cavités qui forment des dortoirs, cuisines et salles à manger pour cette population décidemment très bruyante. Si ailleurs il convient de faire gaffe au gorille, ici gare aux sternes qui occupent une bonne partie de nos pensées. Sans être Hitchcockien, il y a quand même de quoi être un peu inquiet. Le retour à la capitale se déroule sans problème, avec un premier arrêt à l’église toute noire de Budir, puis un second à la plage de Ytri-Tunga où nous espérons voir des phoques. « Grommel, grommel » entend-on bougonner ceux qui n’attendent que de revoir la ville. « Que vient -on faire sur cette plage paumée ? ». Pas si paumée que cela en fait, car l’œil de lynx de Grisemote, qui décidemment ne laisse rien passer, débusquera de gros fainéants de mammifères marins en train de bronzer au loin entre des troncs échoués. Si de loin on peut ne pas les voir, de près, il n’y a aucun risque de ne pas les sentir.



La circulation dans la capitale n’est pas fluide sans être vraiment gênante et comme dans toute grande ville qui se respecte, se garer reste une épreuve. Nous débarquons à Baldursbra notre gîte, tenu par des français. Très serviables, ils nous aident à contacter notre loueur pour « discuter » des quelques dégâts de notre premier gué. Celui-ci se déplace et inspecte la voiture. Verdict : le marchepied était déjà abimé, il l’est un peu plus. Idem pour le pare-chocs. Rien donc ne nous sera retenu au final. Ouf ! Il faut dire aussi que cette voiture, pourtant en très bon état, a dépassé les 100 000 kms. Disons qu’elle est amortie. Pour finir, la voiture doit être rendue au parking de l’aéroport, le lendemain, en laissant les clés dans la boîte à gants (donc non verrouillée). Confiance, vous avez dit confiance ! Nous prenons possession des locaux qui nous sont affectés, ou plutôt devrais-je dire de notre appartement car il est constitué d’une belle chambre, une salle à manger / chambre, d’une cuisine aménagée et garnie pour le petit déjeuner et d’une salle de bain. Le grand luxe et rien à voir avec le gourbi ridicule de la veille. Il est situé à quelques centaines de mètres de la guesthouse principale et pas loin des rues commerçantes. Très bien ! Pour fêter ces bonnes nouvelles, nous enchaînons par le traditionnel shopping de fin de séjour avec l’achat de pulls islandais (dont on n’a jamais douté qu’ils viendraient compléter notre panoplie de bagages). Visite au gré de notre inspiration dans les rues du centre, bien agréables. Ce ne sont pas les monuments ni l’architecture qui retiendra notre attention car en la matière rien de grandiose n’est à signaler, mais l’ambiance générale bon enfant. Comme il se doit, nous cherchons dans la soirée un restaurant. Dès que l’on parle d’autre chose que de pizza, chinois ou fast food, les prix grimpent vite et haut. Nous nous rabattons donc vers … une pizzeria que nous regretterons amèrement à deux titre : le lieu et le contenu de l’assiette étaient vraiment quelconques, le plus costaud d’entre nous a été complètement rétamé par une grosse intoxication alimentaire toute la nuit … grrrr (heureusement qu’à cet effet nous avons eu la chance de bénéficier d’un appartement pour nous tous seuls, car la nuit fut vraiment difficile !) Tiens, en parlant de la nuit, c’est la première que nous voyons depuis notre arrivée. La saison des grands soirs est quand même courte et la décroissance des heures de jour semble déjà assez importante début août.

Dernière journée. Réveil paresseux. Grisaille. Nous nous activons pour tout replier, ranger et caser en espérant que nous restions dans l’épure des cent kilos autorisés. Côté cailloux, notre stock est, comme d’habitude, assez important. Heureusement, il y a beaucoup de pierres ponce pour lesquelles on se demande si elles ne sont pas gonflées à l’hélium tant elles sont légères... Comme au premier jour, le coffre est désorganisé par tous ces nouveaux formats de bagage mais cela tient. Petit saut à Hallgrimskirkja, église modernissime juste à côté de la guesthouse, suivi d’une escapade hors de la ville pour monter en haut du réservoir géothermique « le Perlan » pour sa vue sur la capitale. Nous sortons à nouveau de la zone urbaine pour voir nos dernières manifestations volcaniques sur la péninsule de Reykjanes.



La piste est roulante, sombre et nous procure nos dernières sensations d’explorateurs de terrains hostiles. Nous nous arrêtons au milieu d’une zone de séchage de poissons (probablement de la morue). Warfff, ça fouette les narines ce petit air marin. L’accessoire vital indispensable est ici la pince à linge. Seule Grisemote brave ce danger olfactif pour prendre quelques clichés. Le point chaud de destination, les solfatares de Seltun, est intéressant avec ses multiples bassins ronds d’acide sulfurique qui produisent des boues grises blobloteuses et ses zones de fumerolles odorantes qu’il faut traverser en courant pour ne pas prendre les couleurs vives locales avant de virer au vert . Rien de neuf par rapport à ce que nous avons déjà vu, mais c’est bien fait, accessible et de bon goût (au moins au nôtre). La fin de cette visite déclenche une certaine effervescence au niveau de la banquette arrière de la voiture : Nous nous dirigeons vers THE grande piscine de l’île : Le blue Lagoon. Avant de l’atteindre, il nous reste quelques étapes : - Le lac Graenvatn. Même avec cette lumière tamisée triste, on ne peut pas manquer cette eau bleue azur qui donnerait envie de nager … en combinaison de plongée. - La visite d’une église ancestrale : Krisuvikurkirkja. Bigre, nous avons beau chercher, à l’endroit prévu il n’y a que l’herbe qui verdoie. Aurait-elle brûlé ? De toute façon, avec un nom comme celui-là, elle était mal partie. Le centre aquatique est situé au beau milieu d’une ancienne coulée de lave. La pierre d’un noir profond contraste singulièrement avec la couleur bleue lagon des bassins en partie provoquée par les dépôts « blancs » charriés par l’eau chaude naturelle en provenance du sous-sol (surplus de captage de la centrale géothermique). C’est beau, c’est chaud, large et très bien aménagé avec ses grands bassins lumineux, ses grands pots de « crème » blanche (dépôtsriches en sels et en silice) qui a priori serait excellent pour la peau et les cheveux. Nous en abusons. Quelques activités annexes sont proposées : massage tonique par des cascades chaudes, sauna, hammam. Bref, un long et doux moment où nous sortons totalement détrempés et sereins pour affronter notre dernière épreuve : l’embarquement à l’aéroport. Il pleut. Sur le chemin final, ayant un peu d’avance, nous décidons malgré le mauvais temps de faire un saut aux falaises de Reykjanesta et à leur phare, en empruntant une piste chaotique. Au milieu du brouillard et des nuages bas nous peinons à distinguer quoi que soit. Les Dieux d’Islande font en cela un dernier petit geste pour que nous partions le cœur léger après tout ce beau temps accumulé. Par Thon.

Après le plein de la voiture à la station essence située à quelques kilomètres de l’aéroport, nous déposons notre 4x4 avec un brin de nostalgie au parking final en suivant les consignes qui nous avaient été données. A notre grande surprise, la pesée des bagages fut une formalité. Chaque bagage a été enregistré mais nous n’avons pas eu l’impression que le poids total ait été calculé. Mince, nous aurions pu en mettre plus dans nos bagages en soute et ressembler moins à des bibendums … L’aéroport est bien aménagé pour la longue nuit d’hiver et a reçu un prix européen pour cela. Malheureusement nous n’aurons pas le temps d’en profiter. Au décollage, nous traversons rapidement le plafond nuageux qui empêchera définitivement de voir nos dernières fumerolles, déjà presque plongées dans l’obscurité. Quelques lueurs rouges rappellent qu’ici, il y a peu, le jour régnait en maître absolu. Puis la nuit s’étend, plus profonde à mesure que nous allons vers le sud.

Epilogue : Même si cela fait plaisir de redormir dans un lit, après trois semaines sur un tapis de sol, le gros matelas fait mal au dos. Côté temps, le mois d’août en France fut triste et froid, à peine plus chaud que ce que nous avons connu dans le nord. La vision des grands espaces vides où on respire à pleins poumons, les monts que l’on gravit en écoutant les histoires ou les délires d’imagination des uns et des autres, le froid qui vous fait pester et le chaud que l’on apprécie d’autant plus qu’il n’est pas assuré de durer, les « night soccer » à minuit en pleine lumière, les bains naturels qui vous transforment en accumulateur à chaleur, les prairies vertes et moutonneuses et les sols lunaires de cendre noire, tout ceci fait de cette terre un endroit unique, attachant, vraiment dépaysant qui ne ressemble à rien que nous ayons connu auparavant. Sceptiques en tout genre comme je pouvais l’être en partant, si vous aimez ce sentiment de liberté d’un monde en pleine construction, alors n’hésitez pas, cette terre de feu et de glace est faite pour vous. Comme d’habitude, Grisemote, durant les longues semaines qui ont précédées le voyage, a lu les multiples carnets de voyages de nos prédécesseurs, des livres, des documentaires et autres conseils pour nous concocter un cocktail équilibré entre les bords de mer souvent ensoleillés et les incursions pimentées du centre de l’île. Merci à tous ceux qui l’ont inspirée. Merci Grisemote pour toutes ces heures passées à la construction méticuleuse de cette belle aventure qui une fois de plus nous a permis de vivre de grands moments en famille et nous a transporté dans un autre univers. Voyager construit un trésor intérieur. Grâce à l’Islande, cette année encore nous sommes plus riches … Gilles - Dimanche 12 décembre 00h42

Données pratiques: à lire sur le site http://sites.google.com/...es/donnees-pratiques

Retour de l'Ouest Américain, 4*4 et "classiques", septembre 2009 - 1ère et 2eme parties English translation pending
by Oliv2019 · 2010-01-03 · 22 replies
Troisième voyage dans le grand ouest américain (après 2007 et 2008) et le plaisir est toujours aussi présent que pour la première fois ! Alors je ne résiste pas à l’envie de vous faire partager mon nouveau périple !

Tout d'abord, je vais faire la présentation des voyageurs : mes parents (retraités) à qui je vante les beautés de l'Ouest Américain depuis plus de 2 ans, et ma copine à qui je voulais faire partager ma passion de cette région.

J'avais déjà en tête un itinéraire à travers le Nouveau Mexique et le Colorado, deux états que je ne connaissais pas du tout mais dont je souhaitais vivement découvrir les beautés (notamment les White Sand Dunes et les Great Sand Dunes). Cependant, ma copine ne pouvant se libérer plus de 9 jours et puisque je souhaitais aussi faire découvrir la région à mes parents, l'idée m'est venue de combiner 2 voyages en 1. Tout d'abord 15 jours avec mes parents avec l'idée de faire les principaux sites de la Californie, du Nevada, de l'Utah et de l'Arizona (non exhaustif bien sûr vu le temps limité) mais aussi de profiter du fait de retourner sur certains sites pour faire quelques endroits un peu insolites. Puis 9 jours à travers le Sud de l'Arizona, le Nouveau Mexique et le Colorado.

Voila c'est parti pour un Los Angeles -> Denver du 12 Septembre 2009 au 4 Octobre 2009 !

1e partie - La Californie !Alabama Hills Racetrack Playa via la Hunter Mountain Road (Death Valley) Titus Canyon (Death Valley) Quelques classiques de Death Valley (Zabriskie Point, Dante's View, Devil's Golf Course, Bad Water, 20 mules team Canyon, Artist's Drive, Mine de Borax) 12 Septembre 2009 :

Le vol Paris -> Los Angeles s'est parfaitement déroulé et nous atterissons vers 12h30 à l'aéroport de Los Angeles. A peine 1 heure plus tard et nous sommes déjà en possession du véhicule : un Nissan Xtera avec des pneus avant légèrement usés mais qu'importe il nous semble qu'il tiendra le coup, et de plus c'est le véhicule parfait pour avaler les longues heures de piste prévues au programme !

Nous ne nous attardons pas à Los Angeles et nous prenons rapidement la route pour Lone Pine. Nous avons en effet à faire 4h30 de route et des courses pour la journée de piste du lendemain (avec l'essentielle glacière ainsi que le matériel de réparation en cas de crevaison).

Nous nous relayons pour lutter contra la fatigue qui commence à se faire sentir et arrivons enfin à Lone Pine. Petit resto mexicain et au lit (Mount Whitney Motel) !

13 Septembre 2009 :

Une petite carte de notre itinéraire dans la région pour commencer :

Alabama Hills

Situés tout près de Lone Pine, les Alabama Hills sont un ensemble de petites collines composées d’amas rocheux et granitiques coincées entre la chaîne de la Sierra Nevada (à l’Ouest) et les Inyo Mountains (à l’Est).

Pour nous, ce fut surtout notre premier terrain de jeu et l’occasion de se dégourdir un peu les jambes après le vol Paris-Los Angeles et le trajet en voiture Los Angeles-Lone Pine, effectués la veille

Personnellement, c’était aussi pour profiter d’un magnifique lever de soleil sur Mobius Arch avec le Mont Whitney comme arrière plan

Ayant dormi à Lone Pine, nous sommes sur place vers 5h du matin sur la piste de Movie Flat Road qui traverse les Alabama Hills du Sud au Nord.

Arrivés près de l’arche après une très courte marche d’une dizaine de minutes, nous constatons que nous ne sommes pas seuls. Un couple d’allemands, très désagréable, et un américain sont déjà en position. Seul petit problème, l’espace est limité et le photographe allemand ne tient pas à bouger d’un centimètre après avoir étalé son matériel un peu partout…bref, la courtoisie n’est pas de rigueur ce matin et au final je suis plutôt content quand je l’entend râler parce que mes parents laissent, sans le faire exprès, leurs ombres sur l’arche…



Mobius Arch au lever de soleil

Mais nous nous laissons pas gâcher le plaisir. Le soleil illumine la Sierra Nevada et le Mont Whitney qui prennent des couleurs rouges puis orangées. Quelques minutes plus tard, la Mobius Arch s’embrase, entourant de sa roche orangée le Mont Whitney. Le spectacle valait vraiment le coup et donne envie de marcher un peu dans ce décor surprenant. Nous resterons à peu près 2 heures, le temps d’aller voir quelques autres arches et de faire la piste en totalité.



Lathe Arch, Mont Whitney



Un mélange de roches d'origine volcanique et de granite compose le paysage des Alabma Hills



Heart Arch



Il est très agréable de se ballader au milieu de ses formations rocheuses

Racetrack Playa par la Saline Valley Road, la Hunter Mountain Road puis la Racetrack Valley Road (Death Valley, 85 miles de piste au total, 4*4 avec garde au sol haute obligatoire et pneus de bonne qualité)

Racetrack Playa est un site qui me fascine depuis que j’ai découvert la photo à Springdale (Parc de Zion) de michael Fatali, « Spirit Stones ». Je connaissais déjà l’endroit pour son histoire de pierres qui roulent toutes seules mais cette photo m’a tout de suite marqué par son coté « mystérieux» et « lunaire ». Par conséquent, je l’avais marqué comme prioritaire pour le prochain voyage dans l’Ouest Américain !

L’accès Nord par la piste de Ubehebe n’étant pas vraiment sur notre chemin (venant de Lone Pine) et ne voulant pas faire un aller retour (par cette piste de Ubehebe), nous avions donc décidé de passer par la Hunter Mountain Road via la Saline Valley Road.

Cette piste n’est pas très dure en soi mais par contre elle est très longue (nous avons mis 5h30 pour rejoindre Racetrack Playa en faisant quelques petits arrêts et en roulant doucement). Deux petit conseils avant de l'emprunter :

- Partir avec 3 jours de provisions en cas de problème mécanique avec la voiture. Il faut dire que nous n’avons croisé personne sur toute la piste !

- La piste retour (la racetrack valley road) est réputée pour mettre à rude épreuve les pneus. La roue de secours est donc obligatoire et le matériel en cas de crevaison est un luxe presque essentiel.

Vers 10h du matin nous entamons la piste par Lee flat au milieu des Joshuas Trees avec des envies d’aventure et de découverte, ce genre d’envies que nous sommes venus chercher ici dans les déserts de l’Ouest Américain.



La piste est facile et roulante avec en face de nous les Inyos Mountains et toujours les Joshuas Trees dont certains atteignent des tailles surprenantes (on ose imaginer leurs âges quand on sait le peu d’eau qui tombe dans la région). Après 1h nous entrons dans les limites du parc de Death Valley et la piste monte et descend doucement jusqu’à la jonction entre la Saline Valley road (que nous quittons) et la Hunter Mountain Road (que nous allons emprunter). Le panorama sur la Panamint Valley juste avant la jonction est magnifique avec au fond Telescope Peak, plus haut sommet de la région de Death Valley.



Peu avant la jonction avec la Hunter Mountain Road, nous profitons du splendide panorama sur la Panamint Valley

La route s’élève ensuite pour arriver en haut de Jackass Canyon où la végétation a totalement changé. Il y a beaucoup de petits arbustes, de petits conifères et de fleurs (sortes de rabbitbrush). Cela fait maintenant 2h30 que nous sommes partis et nous nous lassons pas du tout de cette piste. Je dirais même que nous la trouvons très agréable car la conduite est super facile, des paysages variées défilent et nous sommes seuls !



Dans les montagnes dominant Jackass Canyon

Arrivés en haut, nous commençons à apercevoir la vallée suivante au Nord, appelé Sand Flat. Nous commençons la descente, tout en douceur dans les endroits un peu pentus mais toujours en toute décontraction. Je crois que ce mot symbolise cette piste, « décontraction ». Nous effectuons un petit arrêt à la mine abandonné de Calmet, histoire aussi de nous dégourdir un peu les jambes. Puis nous dégustons les fruits que nous avions achetés la veille dans un silence absolu, ce genre de silence qui vous bourdonne dans les oreilles !



Mine abandonnée de Calmet

Pour repartir, nous pensons prendre un petit raccourci à travers Sand Flat en pensant pouvoir rejoindre la Hidden Valley. Après 20 min, nous abandonnons cette idée voyant que la piste principale est située pratiquement à l’opposé de notre position. On a bien perdu 40 min dans cette histoire mais ce n’est pas grave car notre objectif est d’arriver en fin de journée à Racetrack Playa.



La Piste redescant sur Sand Flat

La piste dans Hidden Valley est bien moins agréable que ce que l’on avait connu depuis le début, surtout pour notre 4*4 dont les pneus doivent supporter une piste devenu très caillouteuse (le genre de petits cailloux très coupants), et en se disant que c’est le programme du chemin retour. Nous avançons prudemment en prenant soin aussi de fermer totalement les fenêtres car le sable provenant du lac asséché de Hidden Valley est extrêmement volatile. Nous en oublions de passer par Burro Mine dans le Perdido Canyon. Tant pis, nous continuons et finissons par atteindre la jonction avec Racetrack Valley Road, connu sous le nom de Teakette Junction, après 5h de piste. Une impressionnante collection de tellières se trouve sur le panneau. Si quelqu’un connaît l’explication de cette étrange tradition ?



Hidden Valley



Teakette Junction

Nous apercevons enfin le but de notre périple de la journée : Racetrack Playa avec Grandstand telle une île au milieu d’un lac. Nous apercevons aussi la seule voiture de la journée sur cette piste qui dégage un nuage de poussière considérable. Il faut dire aussi qu’il y a un très fort vent faisant s’envoler des nuages de poussières.





Granstand forme une "île" de pierre au milieu du "lac" de Racetrack Playa (1e panorama), Racetrack Playa (2e panorama)

Ca y est nous sommes arrivés ! Il est 15h30, ce qui nous permet de rester une demie heure sur place. Bon là j’avoue que ce passage ne va pas être très glorifiant. En effet, je m’étais beaucoup renseigné sur la piste permettant de rejoindre Racetrack Playa mais pas du tout sur le site lui-même. Et il faut dire qu’il est très grand et que les pierres (rappelez vous, les pierres qui roulent toutes seules) ne se voient pas très bien de loin. Je sors de la voiture et commence l’exploration du lieu, à la course à pied…Je fais le tour de Granstand (l’île rocher au milieu du lac asséché) mais je vois toujours rien ou pas grand-chose. Quelques toutes petites pierres par-ci par-la, mais rien d’extraordinaire. Je continue à courir en faisant signe à mes parents de me suivre de loin avec le 4*4 et je finis par arriver à un endroit où quelques pierres un peu plus volumineuses et un peu plus nombreuses font la course (je verrais en rentrant en France que les pierres se situent tout au sud du lac asséché alors que nous étions restés au Nord !). Il est quand même étonnant de regarder cette course de pierres faisant un véritable sprint d’escargots, se croisant par moment et en laissant derrières elles les traces de leur mouvement.

Malheureusement un gros nuage capricieux fait son apparition et sonne pour nous le départ.

3, 2, 1 .... Go !



Chacun son rythme !

La piste de Racetrak Valley est assez monotone et est avalée en 2 petites heures (en faisant quand même attention aux cailloux de la piste). Le soleil se couche doucement en faisant rougir les Grapevine Mountains au loin.



Grapevine Mountains en fin de journée

Nous faisons un petit arrêt à Ubehebe Crater et je constate que le vent est toujours aussi fort que lors de ma première visite il y a 2 ans. La route menant à Stovepipe Wells est effectuée de nuit et nous sommes contents d'arriver à l'hotel. Nous savourons une bonne grillade au restaurant de l'hotel.

En se couchant, on ne pouvait s’empêcher de penser au fait que 2 jours auparavant nous étions à Paris et que aujourd’hui nous avions parcouru plus de 150 km de piste à travers les montagnes de la vallée de la mort !

Quel pied !

14 Septembre 2009 :

Quelques classiques de Death Valley pour commencer la journée !

Après un lever aux aurores, nous sommes à Zabriskie Point pour assister au lever de soleil. Le spectacle est toujours aussi beau même si j'avoue que le fait de le "partager" avec une trentaine d'autres personnes ne m'enchante pas beaucoup. Mon esprit contemplatif se libère en effet plus facilement dans la quiétude et la sollitude...mais c'est un peu la rançon de la beauté de cet endroit !



Lever de soleil sur Zabriskie Point



Terres ravinées par l'érosion à Zabriskie Point

Vers 6h30, nous entamons la petite piste (2 miles) de 20 Mules Team Canyon, accessible avec une voiture classique. J'avais raté la piste il y a 2 ans, alors cette fois-ci elle était marquée sur ma liste ! Très courte, la piste permet de circuler au milieu de formations érodées très colorées. Je trouve d'ailleurs que les couleurs sont bien plus belles qu'à Artist's Palette. En montant au sommet d'une des formations, je me dis que la prochaine fois que je viendrais dans la Vallée de la Mort c'est ici que je viendrais admirer le lever de soleil.



Piste de 20 mules Team Canyon



Formations colorées et érodées des "badlands" de 20 Mules Team Canyon



Nous reprenons ensuite la route qui nous conduit à Dante's View, situé sur les Black Mountains, pour profiter d'un magnifique panorama sur la vallée



Le sel a formé des formes imaginatives sur le fond de la vallée



Panorama sur la partie centrale de la Vallée de la Mort

Il est déjà 8h du matin et une petite faim commence à se faire sentir. Nous nous rendons donc à Furnace Creek pour prendre un lunch et des forces pour le reste de la journée ! Retour à l'hotel (Stovepipe Wells) et départ pour Titus Canyon avec au passage un petit arrêt photo aux Mesquite Sand Dunes :



Titus Canyon (Death Valley, 27 miles, 4*4 obligatoire)

Titus Canyon est un grand classique en 4*4 de Death Valley. Cette piste est plutôt facile avec cependant quelques passages où il ne faut pas avoir peur du vide.

Sachant que cette piste est une des plus populaire de Death Valley, nous avions la crainte de rencontrer beaucoup de monde. Cependant, pour notre grand bonheur nous n’avons vu que 3 véhicules nous doubler lors de nos arrêts.

Il est 10h30 lorsque nous commençons par emprunter la piste de Titus Canyon située au bord de la route 374 près de Rhyolite (la piste est en sens unique). Le début s’apparente à une longue ligne droite de plus de 8km à travers l’Amargosa Valley avec en point de mire les Grapevine Mountains. Cette partie de la piste n’est pas des plus excitantes et il nous tarde de traverser le massif montagneux.

Ca y est la piste commencer à s’élever doucement et s’enfonce au milieu des Grapevine Mountains. Après 1h nous atteignons White pass qui marque le début de Upper Titanothere Canyon (le nom du canyon vient du fait que l'on y a retrouvé des restes de Titanothere). Nous effectuons une petite pause pour profiter du paysage avec à l’Ouest Thimble Peak (plus haut sommet des Grapevine Mountains que l’on peut atteindre depuis Red Pass, 8-9km aller retour) et au Nord des montagnes rugueuses d’origine volcanique.



La piste se faufile ensuite au milieu de montagnes aux strates très colorées. La piste est très agréable et nous profitons d’un air frais car il y a peu de poussières.



Titanothere Canyon

La piste descend ensuite jusqu’au niveau de Titanothere Canyon avant de remonter vers Red Pass qui porte bien son nom puisque la terre est devenue toute rouge.



Titanothere Canyon

Cela fait 1h30 que nous sommes partis et nous décidons de faire la pause déjeuner à Red Pass. Il y a pas mal de vent la haut, ce qui s’explique facilement car c’est le « col » qui permet de passer de titanothere à Titus Canyon. C’est aussi le point le plus haut de la piste avec 5 250 feet. C’est donc à l’abri dans la voiture que nous savourons les sandwichs achetés le matin même à Furnace creek. Nous effectuons aussi une petite ballade sur les rochers qui surplombent Red Pass et surtout nous profitons de cette vue Est/Ouest avec une préférence pour l’Ouest avec ces montagnes colorées serpentées par une piste couleur rouge et le Mont Palmer au fond.



Vue "Ouest" de Red Pass



Vue de la piste depuis les rochers surplombant Red Pass (a gauche), Vue "Est" de Red Pass

Nous reprenons la piste en descendant dans Titus Canyon pour arriver à la ville fantôme de Leadfield où il ne reste que quelques cabanes abandonnées et des mines fermées.



Il est intéressant de voir comment cette ville s’est rapidement construite en 1926 (elle compta jusqu’à 300 personnes) pour disparaître en ….1927 !



Juste après Leadfield, la piste s’engouffre entre les falaises de Titus Canyon. La piste se fait maintenant étroite et c’est avec beaucoup de plaisir que nous vivons cette expérience inédite. Le long d’une falaise nous apercevons les petroglyphs des native americans illustrant les chasses de bighorn de l’époque.



A 14h15, nous sortons définitivement de Titus Canyon. La piste rejoint la route principale.

Et là, en tournant la tête pour voir d’où on venait, et bien, on sait plus trop où se situe le canyon. A croire qu’un prestidigitateur a fait disparaître le canyon !

Quelques autres grands classiques pour finir la journée !

Nous terminons la journée par un petit passage à la mine de Borax avec le 20 team mule, Artiste's drive, Devil's Golf Course où "seul le diable peut jouer au golf ici", Badwater.

Vers 17h Nous quittons définitivement la Vallée de la mort en direction de Las Vegas.



Artiste's Palette



Devil's Golf Course



Bad Water



Bad Water



Noël avant l'heure à Bad Water !
États-Unis: trois semaines entre Plaines et Rocheuses (Colorado, Wyoming, Dakota du Sud, Montana), 2ème partie English translation pending
by Xfg59 · 2009-12-18 · 11 replies
1ère partie ici : http://voyageforum.com/v.f?post=3084186;#3084186

J9. 08/07/09 : MT RUSHMORE & CUSTER STATE PARK. Le matin, nouvelle mauvaise surprise, pas de couverts dans le bungalow (en fait, il n'est pas autorisé d'y manger...). N'ayant pas pour envie ni habitude de dépenser de précieux dollars pour un petit déjeûner, nous utilisons les couverts en plastique que nous avions gardé au cas où du Quality Inn de Colorado Springs... Ensuite, n'étant qu'à quelques minutes du Mt Rushmore, nous cédons à la demande des enfants d'aller à la piscine, et leur laissons y passer 1/2h. Le temps de se changer, et de prendre la voiture, nous arrivons au parking du Mt Rushmore à 10h, payons les 10$ de parking (valable 7 jours) et entamons la visite du site. Les aménagements effectués sont récents, avec une grande et monumentale allée (où flottent les drapeaux de tous les états de l'union) conduisant à la terrasse d'où l'on peut voir les célèbres visages taillés dans le granit. Stupeur, à côté de Washington, Jefferson, Lincoln et Roosevelt, la tête... d'Obama !! En fait il s'agit d'une bannière installée au petit matin par des activistes de Greepeace, au moment où les dirigeants du G8 étaient réunis en Italie. "L'Amérique honore ses leaders, pas les politiciens. Arrêtez le réchauffement climatique." Ci dessous le lien sur le site de Greenpeace concernant l'évènement.
http://www.greenpeace.org/...ors-leaders-07-08-09 Mi amusés, mi-déçus de ne pouvoir profiter d'une vue "normale", nous observons la suite des évènements : des rangers alpinistes vont déloger les membres de l'association qui sont attendus au pied de la falaise par des policiers qui vont les emmener, menottés !! Nos enfants n'en reviennent toujours pas ! Une journaliste de CNN interroge un ranger sous nos yeux, qui explique que ce genre d'ascension sauvage n'a pas eu lieu depuis... (en fait je ne m'en souviens plus, si ce n'est que ca fait de nombreuses années). Un moment plus tard, remis de nos émotions, nous jettons un dernier regard à la montagne qui a retrouvé son apparence habituelle, et retournons au parking récupérer la voiture. Les évènements de ces dernières heures nous ont fait prendre un peu de retard sur ce que nous avions prévu, et ce n'est qu'en fin de matinée que nous attaquons les multiples virages, ponts en bois et tunnels de la "Iron Moutain Road" en direction du Custer State Park. Malgré le rythme de touristes du plat pays que nous sommes (ben oui, les routes de montagne c'est pas courant chez nous), nous finissons par rattraper un camping car qui se traîne devant nous... Sur cette route étroite et sinueuse, toute tentative de dépassement est impossible ; nous nous arrêtons donc sur la première aire de pique nique venue, pour nous sustenter et laisser s'éloigner l'engin qui nous précède. Après ce déjeûner sous les pins, nous reprenons cette belle route jusqu'à l'entrée du parc où nous réglons les 15 $ d'entrée à une gentille jeune femme qui travaille, debout sur le bord de la route, alors qu'elle porte un incroyable corset qui lui maintient le dos et la tête. Sûr qu'on verrait jamais ça en France... Nous bifurquons vers le sud, sur la Wildlife Loop Road, qui fait une belle boucle dans le parc, où l'on rencontre de nombreux animaux : ânes, antilopes pronghorn, cerfs-mulets et la star du parc, un impressionant troupeau de bisons.



Nous entamons une petite ballade en forêt sur le sentier Oak Draw Road, où un cerf jouera à cache-cache avec nous. Il fait très chaud, le sentier monte dur, et malgré un ciel bleu azur au dessus de nos têtes, le tonnerre gronde, d'abord lointain, puis de plus en plus présent. Ce n'est qu'arrivé au sommet de la colline que nous nous rendons compte qu'un orage monstrueux vient droit sur nous. Nous décidons alors bien sagement d'écourter notre ballade et de revenir à la voiture. Nous reprenons la Wildilfe Loop Raod jusqu'au Peter Norbeck Visitor Center, très bien fait, avec une magnifique expostion d'animaux des Black Hills naturalisés dans un décor reconstituant leur milieu naturel. Une belle visite. A la sortie du visitor center, l'orage arrive sur nous, et c'est sous la pluie et la grêle que nous attaquons la Needles Highway. Le soleil revient néamoins assez vite, et nous parcourons cette route superbe, dans un surprenant paysage d'aiguilles de granit dressées au milieu de la forêt, de lacs enchâssés dans leur écran vert sombre... Peu avant le retour à Keystone, la route passe à proximité du Mt Rushmore, avec un point de vue inédit sur le profil de Georges Washington. Nous rentrons à notre cabane, exténués, et décidons de manger sur place faute de courage pour ressortir...

J10. 09/07/09 : BADLANDS N.P. (SD). Nous sommes maintenant complètement adapté au décallage horaire, et le lever se fait de moins en moins matinal. Nous quittons donc Keystone vers 10h, direction les Badlands du Dakota du Sud. Nous rejoignons rapidement l'agglomération de Rapid City où nous prenons la I-90 vers l'est sur 75 miles environ. La route est très monotone dans une paysage de plates prairies, seulement ponctuées de quelques habitations et de nombreux panneaux nous indiquant Wall Drug, célèbre "pharmacie", devenue centre commercial touristique très prisé. Nous dépassons finalement Wall où nous reviendrons le soir, pour quitter la I-90 à Cactus Flat pour nous diriger vers l'entrée nord-est du parc. Nous faisons un arrêt au Badlands Trading Post, quelques miles avant l'entrée du parc, pour faire le plein d'essence. En descendant de voiture, c'est le choc thermique !! Il fait environ 100°F (soit près de 40°C) et redoutant le manque d'ombre, nous révisons par conséquent nos projets de pique nique dans le parc, et prenons un déjeûner frugal mais bien sympa au Trading Post à l'accueil très sympa (leur spécialité : hot-dogs de bison !). De là, nous rejoignons l'entrée du parc en quelques minutes où nous prenons notre ticket d'entrée, avant un premier arrêt au Big Badlands Overlook. Très engageant !! Nous nous rendons ensuite au Ben Reifel vistor center, où nous retirons les désormais traditionnels dossiers "junior ranger" pour les enfants. Après la visite du centre, nous entamons, sous la chaleur, le parcours du Cliff Shelf Nature trail, ballade aménagée en bord de falaise sur une passerrelle en bois sur la majeure partie du parcours. Nos junior rangers prennent leur tâche très à coeur ! Du point haut de la passerelle, la vue est très dégagée vers le sud et la partie basse du parc. On comprend ici le phénomène d'érosion qui conduit la plaine à baisser d'une centaine de mètres au fur et à mesure que ce paysage de badlands se déplace vers le nord (mais qu'on se rassure, cela se joue à une échelle de temps géologique...) A l'ombre des buissons au pied des falaises, un cerf-mulet se repose. C'est Frédérique, comme d'habitude, qui aura vu la bête la première. De retour à la voiture, en sueur et assoiffés, nous vidons chacun une bouteille d'eau tiède (en voiture la chaleur est intenable). Nous referons un arrêt au visitor center pour les remplir. Nous continuons notre trajet sur la Badlands Loop Road, qui serpente cette fois au pied de la falaise entre les concrétions. Des vautours menaçants nous survolent. Nous nous arrêtons au Fossil Exhibit Trail, très courte promenade sur une passerelle - encore - où sont présnetés des exemples des fossiles trouvés dans le parc. Comme tout le monde, nous finirons par quitter la promenade pour nos aventurer dans les concrétions, participant ainsi au travail d'érosion entamé par la nature... Nous continuons vers l'ouest, au gré de la route qui serpente tantôt au sommet de la falaise, tantôt au pied, avec de nombreux arrêts aux différents points de vue, tous plus beaux les uns que les autres (White River Valley Overllok, Panorama Point, Wind Prairie Overlook etc...). A Homestead Overlook, tous les gens sur place sont persuadés de voir en contrebas un troupeau de bisons, jumelles à l'appui. A la lecture d'un panneau explicatif, nous nous amusons de ce qu'il s'agit d'un ranch ("homestead" = ferme), et... de boeufs ! Après Pinnacles Overlook, la route principale bifurque au nord vers la sortie du parc (Pinnacles Entrance) et Wall, tandis qu'une piste en terre continue au-dessus du bassin de la Sage Creek. Nous décidons de l'emprunter, et ne le regretterons pas : nous nous retrouvons seuls à la plupart des arrêts, et les points de vue à la lumière du soleil qui commence à baisser sont superbes. On ressent un merveilleux sentiment de solitude au milieu de nulle part... Et nous y verrons de nombreux chiens de paririe, des bighorn sheep (sortes de mouflons), et un troupeau de bisons (des vrais cette fois !), avec un coup de coeur pour les chiens de prairie et leur communication (sorte d'aboiement/sifflement) qui amusera beaucoup les petis et les grands. La piste finit par nous ramener à une route goudronnée, puis à Wall et à la civilisation. Wall Drug est un immense centre commercial version Old West où l'on ne vend que des articles pour touristes.Dire que tout cela est parti d'une pharmacie dont le proprio a un jour décidé de proposer de l'eau fraîche gratuite et d'en faire de la pub le long de la route. L'idée a visiblement été très bonne... Au fait, il est où le drugstore ??? Après une petite balade au milieu des boutiques de chapeaux, bottes, et autres articles western, nous avons pris un bon dîner sans prétention à la cafeteria juste avant la fermeture, puis avons repris la route direction les Black Hills via Rapid City. En arrivant à Keystone, il était environ 20H30, et nous avions donc juste le temps de retourner au Mt Rushmore voir les illuminations (le ticket de parking payé la veille est valable 10 jours). A la nuit tombé, tout doucement, des projecteurs illuminent les têtes des présidents, tandis qu'un texte est lu sur fond de musique bien solennelle. Le tout se termine en apothéose avec le star Spangler Banner, que tous les gens présents (et il y en avait du monde!!) reprennent en coeur. Rien à faire, un tel patriotisme laisse pantois et en tout cas pas indifférent. Peu après, alors que nous allions partir, un orage est apparu juste au dessus du mont, dessinant un spectacle surréaliste d'éclairs illuminant le ciel de manière spectaculaire. "It's God's fireworks" dira un enfant près de nous à ses parents... Une bien belle soirée. De retour à la cabane, les éléments se sont déchaînés : grêle et vent se sont mélés de la partie.

J11. 10/07/09 : de KEYSTONE (SD) à SHERIDAN (WY) via DEVILS TOWER. Il est déjà 10H30 quand, petit déjeûner avalé, valises fermées, voiture chargée et nuitées payées nous sommes enfin prêts à prendre la route. Du coup, nous ferons l'impasse sur l'arrêt prévu à Deadwood pour filer directement sur Rapid City et l'I90. Après un arrêt rapide à Sturgis (en dehors de la période de rassemblement des bikers, il n'y a pas grand chose à y faire), nous continuons jusqu'après la frontière avec le Wyoming et nous arrêtons pour un pique-nique rapide sur une aire de service. Nous arrivons à Devils Tower vers 14H30. La route traverse d'abord la zone bien nommée "Prairie Dog Town" où réside un importante colonie de chiens de prairie, puis, après quelques lacets en forêts arrive au Visitor Center au pied du monolithe. Nous prenons à nouveau le programme Junior ranger (les enfants sont devenus des inconditionnels, et veulent leur collection complète de badges !). Une agréable promenade fait le tour du site, dans les bois. Le site est sacré pour les indiens, et les traces de cérémonies et offrandes sont omniprésentes.

Sur le chemin nous croisons une belle dinde sauvage glougloutante Après un bref arrêt à Prairie Dogtown, où nous nous amusons une dernière fois des facéties des chiens de prairie, nous attaquons les 3 heures de route qui nous séparent de Sheridan, notre point de chute pour la nuit. Après quelques dizaine kilomètres en forêt, nous rejoignons rapidement l'I-90 qui traverse d'interminables paysages de rase prairie, où chaque colline en précède une autre, peuplée de boeufs (Angus ?) et de nombreuses et belles antilopes pronghorn. Ce paysage immense, ce ciel sans fin et cette autoroute désepérément vide finiront par avoir raison de tous qui finiront par s'endormir (à l'exception du chauffeur bien entendu). Nous arrivons vers 19h à Sheridan, ville moyenne du Wyoming qui présente peu d'intérêt. Nous posons donc nos valises à l'hôtel, filons au restaurant voisin prendre un dîner rapide et dodo.

3ème partie ici : http://voyageforum.com/voyage/F19/v.f?post=3102355;#3102355
Carnet de voyage été 2009: New York et l'Ouest américain English translation pending
by Tbouf · 2009-08-26 · 2 replies
Bonjour,

De retour, et comme promis avant notre départ, voici notre carnet de voyage, qui nous a permis de découvrir pendant 25 j New York et l'ouest américain durant le mois de juillet 2009. Vous trouverez d'autres messages sur la préparation de notre voyage dans le forum.

Jeudi 09/07 – L’envol vers les USA

Ca y est ! Nous sommes prêts et le départ s’annonce.

A Bordeaux, le pilote British Airways est aussi impatient que nous, voir plus, car il fait un faux départ : il met les gaz et freine au milieu de sa course d’élan. Demi-tour au milieu de la piste - Un peu de tension et d’inquiétude nous gagne ... Mais il se remet sur le plot de départ comme si il ne s’était rien passé et au GO du starter, remet la gomme et enfin s’envole. Ouf …

RAS sur le vol par la suite. Pas de problème non plus sur le transfert en bus entre Gatwick et Heathrow (le terminal 4 n’est pas tout proche des autres quand même). Ce transfert a quand même permis à Thomas de découvrir les célèbres bus anglais à 2 étages.

Avec le décalage horaire, c’est un peu du n’importe quoi pour les repas (17h30 ?? et 0h00)

A l’arrivée, transfert en bus jusqu’à notre hôtel proche de la Central Station et premier aperçu de Manhattan, de loin et de près en passant par Time Square.

Belle entrée en matière.

Avant de nous coucher à 9h30 (il est 3h30 du matin en France et la journée a été longue), nous décidons quand même du programme du lendemain – La statue de la Liberté pour commencer.

Vendredi 10/07 – J1 à New York

Réveil de bonne heure pour Thomas et Thierry : 05h00 à NY (11h en France, toujours un décalage de 6h mais c’est la dernière fois que je parlerai des heures françaises).

Sylvie et Romain font la grasse matinée en se levant à 6h30.

Je consulte les messages sur mon téléphone et super nouvelle : Romain a eu son brevet avec la mention TB. Very good news (merci papy et mamie). Sylvie fait partager sa joie aux voisins.

On fête immédiatement cela royalement en trinquant avec un verre d’eau (pas de café ni de jus d’orange) complété avec des chocos françaises.

Quelques SMS plus tard pour avertir tout le monde, on file prendre le métro new-yorkais pour aller à la pointe sud de Manhattan. Même pas le temps pour un petit café et nous voila partis sur le premier bateau, vers la grande silhouette si familière. La traversée est magnifique.

Avant d’attaquer la statue, un petit déjeuner au soleil et c’est parti.

Oups …, la queue s’est déjà formée et nous allons attendre presque 2 heures avant de pouvoir rentrer dans le socle de la Grande Dame. Petite déception car on ne pourra pas monter dans la tête qui vient d’ouvrir le 04 juillet après 8 ans d’interruption suite aux attentats des twin tower : il fallait r��server à l’avance car le nombre d’entrée est limité : et mince !!!

Un petit tour par la boutique de souvenirs et on part ensuite vers Ellis Island, superbe visite qui nous fait découvrir ce que pouvait ressentir les migrants souhaitant tenter leur chance aux US. Le retour en bateau nous offre une vue splendide sur Manhattan, avec ses tours et ses bâtiments de style si différents.

Thomas se fait quelques copains à notre descente du bateau et va nous faire un petit spectacle dans la rue avec quelques amis du Bronx.

On remonte ensuite à pied dans les rues animées, en passant a coté de la Bourse de NY et de Wall street, pour aller voir Ground Zero. C’est un grand trou en travaux, ce qui laisse quand même envisager l’ampleur de la catastrophe. On reprend le métro vers la Central Station, magnifique gare en marbre et de nombreux lustres superbes.

Malgré la fatigue de cette première journée, on fait quelques magasins : 1er achat de « Converse » pour Romain et un peu de nourriture pour le soir (on n’a pas la force de ressortir manger) et le petit-déj du lendemain. Retour à l’hôtel pour une petite douche, le diner et DODO.

Samedi 11/07 – J2 à New York

Visite Empire State pour commencer la journée. Vue la longueur des couloirs pour atteindre l’ascenseur, on est super content d’y être allé de bonne heure. Grosse déception car King Kong n’était pas là.

Point de vue magnifique avec un super temps et de la visibilité.

Premier Mc DO : A part la boisson, les portions ne sont pas forcement plus grosses qu’en France et la qualité est équivalente.

Constat confirmé : les américains sont super sympa : par exemple, la caissière de MACY nous fait 10% de réduction en allant nous chercher un bon spécial. Les employés sont en général partout très sympas.

Départ ensuite pour Time Square : quelle animation ! Cela grouille de partout et encore, on est en journée. On est dans la 10ème dimension ! Il y a quelques personnages surprenants.

Deux visites marrantes : Toys’r us et sa grande roue intérieure, et un magasin sur quatre étages entièrement dédié à M&M’s, des colonnes entières de M&M’s, ça nous a fait rêver !!.

On y reviendra un soir car cela doit aussi être impressionnant la nuit.

On laisse l’agitation et la foule pour aller au Musée d’art moderne (MOMA) : des toiles et œuvres très intéressantes.

Retour ensuite à l’hôtel en passant par le Waldorf Astoria où nous sommes rentrés dans le magnifique hall art déco de ce palace de luxe.

La marche a encore été plus longue qu’hier : demain, on circulera le maximum en métro et bus.

Dimanche 12/07 – J3 à New York

Dimanche 12/07 – J3 Messe Gospel à Harlem

Ce matin, comme tous les dimanches (ou presque !!!), nous irons à la messe.

Ici, c’est bien car on a le choix entre celle de 8h et celle de 11h : à l’unanimité (n’est ce pas les enfants ?), ce sera 11h.

Le voyage en bus sera intéressant car il nous permettra de passer très rapidement de Manhattan avec ses buildings à Harlem avec ses immeubles bas et parfois dégradés, alors que l’on est seulement à un bloc de Central Parc et ses maisons aux façades majestueuses. Le contraste est saisissant.

A notre arrivée vers l’église (merci Martine pour l’adresse) , nous nous mettons dans la file d’attente. Les fidèles rentrent d’abord au rez de chaussée et les touristes à l’étage ensuite. Ce moment nous permet de voir arriver quelques fidèles dans des tenues telles qu’on les imaginait. Les femmes ont mis leurs plus belles robes et les hommes leurs costumes, avec parfois un peu de « bling bling ». Il y a également quelques couleurs surprenantes de temps en temps mais cela est très authentique.

La messe sera un grand moment de bonheur : les chants sont magnifiques et il y a beaucoup d’émotion. Le spectacle est également dans la salle. Quelle surprise de voir les personnes danser, se lever, crier pour faire partager leur foi avec les orateurs ou encore se donner des accolades sur certains prêches.

Nous les avons accompagnés en rythmant leurs magnifiques chansons.

Thomas et Romain ont trouvé des enfants jouant à la DS pendant la cérémonie.

Cela va être dur la prochaine fois que nous irons à l’église de leur dire de ne pas bouger.

Cette messe fut un vrai moment de bonheur.

Dimanche 12/07 – J3 Suite de la journée

Après la messe, nous avons été dans Central Parc pour pique-niquer. Le parc est un havre de paix mais avec aussi une foule de sportifs.

Cela va du jogger qui pousse son enfant dans une poussette jusqu’à la personne âgée qui risque de tomber à chaque foulée. Les New-Yorkais sont fanas de sport.

L’après-midi, nous avons visité Guggenheim. L’exposition est consacrée à l’architecte Franck Lloyd Wright, véritable génie qui a conçu le bâtiment du musée Guggenheim. Nous avons tous les quatre étés passionnés par cette visite.

Après cette nourriture culturelle, nous sommes revenus à une réalité plus commerciale : le plus grand magasin de jouet de la ville Schartwz puis Apple Store, magasin qui présente en avant première dans le monde tous les produits Apple : pour Romain et Thierry gros moment d’émotion.

Enfin pour clore cette belle journée, nous sommes partis voir Time Square de nuit (toujours autant de monde et d’animation). Fin de la journée : Ouf !

Lundi 13/07 – J4 – Dernier jour à NY

Pour démarrer la journée, nous partons faire la traversée du pont de Brooklin à pied. C’est marrant d’être au dessus des voitures. Cette balade nous donne également de belles vues sur Manhattan.

Visite ensuite de Chinatown avec ses bazars et son agitation. Il suffit ensuite de traverser une rue et on se retrouve à Little Italy, avec ses cafés italiens (un peu cher le café : 4, 5 dollar le luxe total !mais au moins il est bon !) et ses décorations et peintures aux couleurs vertes, rouges et blanches. .

Cette journée est émouvante, nous avons conscience que nous allons quitter cette ville qui a su nous toucher. Nous aimons ce mélange de races, de conditions sociales : une vraie leçon de tolérance.

Lundi 13/07 – Transfert vers Las Vegas

2ème fouille au corps pour Thierry en 2 vols US. Qu’est-ce qui ne leur plait pas aux douaniers US ? Il a le look terroriste ? Au concours, Romain n’est pas loin derrière : 1 sur 2, pour lui. Les douaniers ont contrôlé avec insistance son sac qui contenait vous vous en doutez des objets très controversés : MP4, oreiller, livres…. Prochain test à San Francisco pour le retour (je devrais peut-être faire un petit excès de vitesse en voiture pour augmenter mon avance mais je ne suis pas sûr que mon coté joueur soit apprécié…)

Sur le vol New-York-Las Vegas, nous avons eu à nos cotés des voisins pittoresques. Deux dames tellement obèses qu’elles étaient coincées dans leurs sièges. Une jeune fille placée à leur droite à coté du hublot se faisait toute petite. Je ne vous dis pas quand celle-ci avait besoin d’aller aux toilettes ! Un monsieur ronflant comme un camion, mais aussi une autre jeune fille largement tatouée qui descendait les apéros comme des coca.

Lundi 13/07 – Arrivée Las Vegas et La voiture

Notre arrivée sur Las Vegas est royale : la ville s’est parée de toutes ses lumières pour nous recevoir. L’aéroport est luxueux. Il est tellement grand qu’il faut prendre un tram pour aller récupérer ses bagages. On est bien dans la ville du jeu : à peine débarqué, on entend déjà le bruit des machines à sous.

On prend également un grand coup de chaud : il fait 40° à 23h30.

Nous prenons possession de la voiture de location et là malgré la fatigue (rappelons qu’il est 1 heure du matin), nous avons eu le droit à un moment d’anthologie avec Thierry et la boîte automatique qui a suscité de bons délires. Qu’est ce que je fais de cette pédale et de ce levier ? Nous avons eu le droit à un tour du parking très comment dire…..haché ! Nous vous rassurons, il conduit maintenant comme un vrai pro.

Mardi 14/07 – Las Vegas et transfert vers Grand Canyon

Depuis que nous sommes arrivés à Las Vegas, le mot mal-bouffe prend toute sa mesure. Nous avons pris notre petit déjeuner sur le mode buffet en libre service. Certaines personnes ont mangé en un repas ce que nous n’avons pas mangé nous à quatre. Nous hallucinons devant les verres de coca dés le matin, la hauteur des gâteaux divers et variés posés dans les assiettes (record = 3 gaufres l’une sur l’autre avec de la confiture et recouvertes de chantilly). Les New Yorkaises étant minces et très élégantes, nous pensions que les médias exagéraient le problème de nutrition dans ce pays : nous pouvons affirmer le contraire. Emilianne, si tu veux travailler aux US, tu n’auras pas de problème à trouver de la clientèle.

Grosse chaleur dès que l’on sort de l’hôtel. Pour se balader en ville, on prendra la voiture la semaine prochaine. Petit tour rapide sur le célèbre Strip en voiture pour avoir une première vue des hôtels et de leurs décors qui semblent en carton pâte, et ensuite première grosse traversée en voiture (4h30) pour rejoindre Grand Canyon via le barrage Hooverdam (les grands œuvres et chantiers sont à la taille du pays)

Passage obligé par la mythique route 66 à Seligman et arrivée à l’hôtel de Tusayan. Super ! Il y a internet (ouf pour le blog) et une piscine : depuis le temps que Thomas voulait se baigner, à peine dans la chambre, il était déjà en maillot. Il avait raison : rien de mieux pour se détendre après les grosses chaleurs !!

Mercredi 15/07 – Grand Canyon

Avant de partir vers le grand canyon, on a réservé pour le tour en hélico : ce sera demain matin.

Arrivée au parc (merci Laurent et Valérie pour la carte d’entrée qui a fonctionnée) et premier point de vue grandiose. On en prend plein « les mirettes ». On passe au Visitor Center pour voir les ballades possibles. Ce sera «Bright Angel Trail », en version intermédiaire, 10 km et 4 à 6h prévue quand même. Super baptême de rando pour Thomas qui sera à la hauteur du défi. Notre petit cabri Romain a fait l’éclaireur loin devant pendant une grande partie de la remontée.

Pendant la descente, on a eu 3 gouttes de pluie qui ont essayé de nous dissuader d’aller plus loin. Peine perdue, et le soleil a de nouveau fait son apparition (près de 30 °). On a bu au moins 3 litres d’eau par personne.

Beaucoup d’écureuils tout au long du parcours : à la fin, on n’y faisait presque plus attention. Pendant le pique-nique, ils devenaient presque menaçants pour trouver de la nourriture.

Cette longue descente puis remontée est une manière très intéressante de découvrir et de retrouver le côté nature du canyon, surtout par rapports aux différents points de vue où il y a parfois beaucoup de monde. Au-delà du canyon, le parc est très sympa avec sa forêt de pins qui sent bon.

Retour à l’hôtel ensuite avec piscine avant d’aller manger et de rêver d’hélicoptère (on a vu les photos de Guylaine et Pascal sur leur blog et on salive déjà).

Jeudi 16/07 – Grand Canyon – hélico – Mexican Hat

Suite à la rando d’hier, les jambes commencent à se faire sentir.

Départ en hélico ce matin.

Superbe expérience : quelles sensations !!!!

C'était vraiment à faire.

Sylvie a bien entendu été tirée au sort pour être à côté du pilote, pendant que Thierry, Romain et Thomas essayait de compenser (en vain !!) les 250 kg du couple d’américain qui faisaient le vol avec nous.

Après ce voyage, retour sur terre via les navettes du parc qui nous permettent de voir différents points de vue. Nous repartons par la sortie Est et en profitant de la super vue du canyon depuis Desert View avec sa tour « ancienne » (1930 = ancien pour les Américains).

Traversée ensuite des territoires Navajo pour passer Monument Valley et arriver à Mexican Hat. Les paysages sont époustouflants.. Nous avons l’impression d’être au bout du monde, dans un motel au bord de la San Juan River.

Le diner dans un restaurant avec des chanteurs de « country » confirme notre impression.

Vendredi 17/07 – Monument Valley – Lake Powell - Page

Avant de redécouvrir Monument Valley, nous faisons un petit détour pour aller voir Mexican Hat Rock et Goosenecks (méandres de la San Juan River).

Nous partons ensuite directement pour Page.

Sur la route, nous faisons une halte à la plage sur le Lake Powell dans un cadre idyllique. Nous devions rester ½ heure. Nous sommes partis au bout de 3h et encore par ce qu’il faisait vraiment trop chaud (>40°). Moment historique : Sylvie s’est baignée longuement : cela ne lui était plus arrivé depuis 1999 en Dordogne avec Claire et Wilfried. Nous avons fait un concours de plongeon assidu, gagné haut la main par Romain et Thomas.

En soirée, nous avons assisté au coucher de soleil sur d’autres méandres magnifiques, ceux du Colorado à Horseshoe Bend.

L’exceptionnel devient notre quotidien.

Au fait, un défi spécial touristo-français a été lancé par Pauline et Camille. Le but ? Photographier les plaques (d'immatriculations) des 51 états des USA. : nous acceptons de relever le défi (12 plaques déjà trouvées en 3 heures). Résultats dans un peu moins de 3 semaines. Le perdant paiera bien entendu l’apéro.

Demain : Grande Journée avec THE WAVE (à suivre ...)

Samedi 18/07 – The Wave - Page

Nous rappelons pour ceux qui n’auraient pas eu le début de l’histoire que the WAVE est un site naturel dont la roche forme des vagues, comme son nom l’indique (le parfait bilingue aura déjà traduit).

Il faut déjà connaitre ce site qui n’est jamais cité sur les guides touristiques. Mais Thierry, à qui on ne l’a fait pas, a déniché cette visite potentielle en surfant sur le web. Pourquoi potentielle, me direz vous ? Parce que seuls 20 personnes par jour peuvent y rentrer suite à tirage au sort. Et, vous l’avez deviné nous sommes les « lucky » qui ont eu un billet d’entrée. (Vous remarquerez mes progrès fulgurants en anglais).

Malgré la chance, ce site se mérite et pour s’y rendre une randonnée de 4 heures aller-retour est nécessaire. 4 heures oui mais sous 110° fahrenheit soit 43° degré Celsius.

Lever 5h30 et nous voilà donc partis ce matin. Mais surprise avant d’atteindre le lieu de départ il faut emprunter un chemin de terre tout cabossé sur 15 kms (vous l’avez vu sur la photo, nous n’avons pas de 4X4). Cela rappelle, en pire, le chemin pour rejoindre la maison que nous avions loué en Toscane (Gatien, Valérie et Eric verront très bien de quoi je parle). Non, ils ne nous décourageront pas ! Et, on a bien fait de résister : une pure merveille. Les paysages aux alentours sont magnifiques, presque surréalistes et compensent par leur beauté la difficulté du trail. Les cartes des Rangers sont hyper précises et la végétation sur les photos ne change que très peu, pour se repérer il suffit également de suite les "cairns" laissés par les précédents randonneurs et également suivre les traces de pas dans le sable! A part ça, pas de signalisation.

Après quelques petites pauses, 1h45 de marche et après une ultime montée, nous atteignons enfin Le Paradis des yeux et des photographes, et nous tombons en extase devant ce trésor caché de l' Ouest américain !!! Il n'y a pas de mot pour décrire avec justesse la beauté de ce site .... Les photos en parleront mieux que nous. Cerise sur le gâteau, nous étions seuls. Seul un petit lapin nous a salué sur notre passage (c’était peut être un Rangers déguisé !!)

Encore une fois, les garçons ont été à la hauteur. Ils sont prêts pour des trekkings.

Nous rentrons à l’hôtel vers 14h00 assez fatigué ... mais la nuit sera remplie de beaux "wêves" !!!!

Cet après-midi, ce sera repos et détente au bord de la piscine.

Dimanche 19/07 – Page

Ce matin, nous avions prévu de laisser dormir un peu plus les enfants. Mais le sort en a décidé autrement : la femme de ménage a sonné à 8h. Raté Romain pour la grasse matinée !

Cap sur Antelope Canyon : « Lower » en premier et « Upper » ensuite.

Le premier se visite à pied au travers d’un boyau étroit, sculpté par les eaux, aux couleurs ocre, orange et rouges. Il faut parfois se contorsionner entre les parois en faisant attention à ne pas se cogner la tête.

Pas si tranquille que ça le canyon car, en août 1997, suite à un orage violent, 11 touristes, Français pour la plupart, ont trouvé la mort dans ce canyon emportés par un torrent de boue.

Pour « Upper Antelope, c’est visite guidée obligatoire, où nous sommes accompagnés d’un guide Navajo (nom du peuple indien à qui appartient Antelope Canyon - Lower comme Upper). Cela démarre par un tour de pickup 4x4 avec les visiteurs derrière. On a tiré le bon numéro : le guide/chauffeur est à fond sur la piste très sablonneuse. Les enfants sont ravis et ont décollé à plusieurs reprises de leur siège. Cela bougeait tellement que le guide avait conseillé de sortir casquettes et lunettes : cela s’est bien entendu vérifié exact puisque nous avons réussi à rattraper au vol une bouteille d’autres visiteurs mais manqué la casquette d’un enfant. Beaucoup de monde dans ce canyon mais un guide super qui a joué de la flute, nous a indiqué tous les meilleures positions pour faire des photos, quand il ne les prenait pas directement à notre place, avec le résultat au bout (voir photos). Les deux sites sont magnifiques.

Pique nique mémorable dans la voiture avec la clim allumée : il fait vraiment trop chaud dehors !

Nous avons profité de la bonne habitude des américains, qui proposent des box à la fin du repas au restaurant. Nous avons ainsi fini de déguster les pizzas de la veille au soir, réchauffées par le soleil d’Arizona.

Après cela, plongeons pour tout le monde dans le cadre idyllique du Lake Powell pour une nouvelle baignade. Cela va être dur de quitter cet endroit et même Sylvie est d’accord : l’eau à 30° est tout à fait à son goût.

Visite rapide du barrage de Glen Canyon (3 plaques de voitures en +, eh ! eh ! ) puis départ ensuite pour Bryce Canyon et de nouvelles aventures.

Nous ne sommes pas sûrs pendant 2 jours de pouvoir mettre à jour nos commentaires car nous allons dormir dans des parcs nationaux, en compagnie des animaux.

Lundi 20/07 – Bryce Canyon

Arrivée avec quelques averses hier soir (il fait toujours 30° !).

Nous découvrons Bryce Canyon. Vaillamment, nous rechaussons nos chaussures pour faire une nouvelle randonnée. Pour motiver Thomas, nous ne prononçons pas le mot de « randonnée » mais utilisons l’expression « faire une petite promenade », promenade qui va quand même durer plus de 2 heures (je vous rassure, au bout de 5mn, il courait partout et avait une pêche d’enfer). Nous avons eu un orage et de la grêle au milieu de la rando et nous avons pique-niqué une nouvelle fois dans un endroit insolite : une arche formée par la roche. Le dessert a été pris après l’orage dans une sorte de grotte. L’aventure, c’est l’aventure !

Le site est grandiose, avec ses cheminées aux nuances variées, ses ponts, la faune et la flore encore différente de tout ce qu’on a pu voir jusqu’à présent. Vraiment un endroit splendide!

Nous dormons ce soir dans le lodge à l’intérieur du parc. Les touristes partis, nous pouvons disposer seuls du parc. Un Ranger nous rassure : il n’y a pas d’ours !

Les photos seront mises en lignes plus tard (d'ici 1 à 2 jours).

Nous sommes aujourd’hui à la moitié de notre voyage. Il nous reste encore de belles journées en perspective.

Demain, d'autres points de vue de Bryce et première découverte de Zion.

Mardi 21/07 – Zion

Ballade jusqu’au fond du parc (Bryce Point) où l’on va avoir la plus belle vue sur l’amphithéâtre du parc. En chemin, premières rencontres avec des sortes de biches/cerfs.

Départ ensuite vers Zion avec quelques averses sur la route.

A l’arrivée dans le parc, nous débutons par une petite mise en jambe (1h de ballade).

Le fait de dormir au Lodge nous permet d’aller en voiture jusqu’au milieu du parc environ. Nous sommes arrivés en avance et cela nous permet de choisir notre chalet. Il a un charme fou avec sa petite véranda, son petit banc en bois et sa cheminée intérieure en pierre.

On dépose les affaires et on part pour une nouvelle ballade : Emeralds Pools. Petite déception car il n’y a pas beaucoup d’eau (on s’y attendait un peu quand même) mais la ballade est jolie et nous permet de voir de près d’autres biches (2 heures de plus au compteur pédestre). Heureusement que nous partons demain pour Las Vegas, Thomas demande grâce.

Autour du chalet, nous avons divers animaux qui viennent nous rendre visite : dindons sauvages, écureuils, biches, … et même chenille géante sur les couvertures (Brrrrr....)

Nous avons une fois de plus la sensation d'être au plus proche de la nature. Quelle sérénité !, enfin presque. On vous racontera la nuit plus tard

Logistique

Pour la logistique hôtel/Valises/voiture c'est rodé et nickel. Toutes les réservations sont prêtes, y compris celles non payées à l'avance. Pour l'instant, nous n'avons eu aucune mauvaise surprise sur la qualité des hôtels. Les chambres sont confortables.

En ce qui concerne les valises, chacun prend en charge la sienne. Contrairement à ce que craignions initialement, ce n'est pas la galère de changer régulièrement d'hôtel. Nous avons pris le rythme.

On a trouvé deux laveries, avec sèche-linges dans les hôtels à Mexican Hat et ici à Lone Pine.

Pour les repas, nous pique-niquons souvent en achetant la nourriture dans les petits supermarchés et on complète par les restaurants où on peut avoir quelques surprises quand l'assiette arrive. Soit parfois, on ne comprend pas la carte et nous avons du mal à comprendre certains serveurs qui ont oublié d'enlever leur chewing-gum, soit il y a toujours des assaisonnements ou compléments rajoutés et qui ne sont pas tous du meilleur goût.

Pour l'anglais, on se débrouille même si il y a parfois quelques mots qui nous échappent ou nous posent problème. Même Thomas et moi nous lançons dans des phrases. Romain comprend bien. Thierry comprend pas forcément tout mais assure.

Mercredi 22/07 – Zion/Las Vegas le retour

Malgré l’angoisse de Sylvie par rapport aux bestioles, la nuit s’est bien passée.

Petit déjeuner au lodge et départ en navette jusqu’au fond du parc pour la belle ballade (2h) au bord de la rivière. Pour Thomas ce fut un peu plus qu’au bord : suite à une glissade, il s’est retrouvé les fesses dans l’eau. Avec la température ambiante, il a séché assez rapidement. N’étant pas équipé pour ensuite marcher dans l’eau, on renonce à aller dans les narrows. De même, impossible d’aller faire la rando Angels Landing (4h) car les jambes des enfants demandent grâce.

Retour au lodge pour un pique-nique sur la pelouse avec en dessert un « smoothie » (mélange de jus de fruit et de glaçons, passés au mixeur) aux fruits rouges délicieux, déjà gouté la veille. Départ ensuite vers Las Vegas en traversant des villages typiques à la sortie du parc. La fin de la route est aussi impressionnante par ses paysages mais on commence à s’y habituer.

Nous arrivons à Las Végas où nous logeons cette fois à Luxor, l’hôtel en forme de Pyramide. L’hôtel Circus Circus à coté ressemble presque à un petit hôtel familiale. Le Luxor est démesuré, nous avons notre chambre au 27ème étage (sur 30) avec vue sur l’Excalibur, hôtel en forme de château Disney, un bout de la tour Eiffel, et du New York-New York.

Nous filons nous rafraîchir à la piscine, il faut retrouver de l’énergie pour sortir en soirée voir le strip de la ville. Le « Strip » est le mot qui désigne une bande de route, ici c’est est la rue principale où tous les principaux hôtels se situent Nous découvrons les paillettes, les lumières, les filles en tenues de soirées élégantes (enfin, suivants leurs critères: robes courtes voir très très courtes, avec le maximum de paillettes !). Comme dirait Bigard, on a un sacré lâché de P……. sauvages.

En dehors de cette bande de Lumière, les rues adjacentes sont peu entretenues et laisse apercevoir la misère. Nous sommes surpris de découvrir un nombre relativement important de SDF, ce que nous n’avions pas trouvé pour l’instant dans les autres villes. Les enfants ont fait un lien avec les pertes aux jeux. Est-ce la seule raison ?

Notre ballade nocturne est épuisante : le Strip est long (6km) et on est presque obligé de passer dans les casinos ou l’on finit parfois par se perdre dans les dédales bien entendu mal signalés. Tout est fait pour garder le client. On abrège à minuit à la moitié du strip en rentrant en monorail.

Alors que la moyenne des précipitations est proche du zéro dans cette zone désertique, nous avons eu droit à quelques gouttes de pluie alors qu’il fait 40°.

Jeudi 23/07 – Las Vegas suite

Réveil un peu plus tardif et direction le buffet pour le petit déjeuner : on prend la formule « All you can Eat » pour la journée, ce qui veut dire que l’on peut venir manger autant de fois qu’on le souhaite : Pour nous ce sera 3 repas classiques. Les serveuses débarrassent les assiettes rapidement et Romain a du littéralement s’agripper à la sienne pour la conserver alors que la serveuse la tirait de son côté.

Ce matin, séance de shopping dans Las Vegas Premium Outlet, un grand « Quai des marques ».

Notre Ado trouve pas mal de choses à son goût : Levi’s, Converse, … Cela commençait à être urgent vu le nombre de centimètres manquants en bas de ses pantalons. Nous ne sommes pas en reste non plus : les prix sont moins chers qu’en France et le taux de change rajoute à nos bonnes affaires. On espère que tout rentrera dans les valises pour le retour.

Nouveau rafraichissement à la piscine de l’hôtel.

Séance de bandit manchot : 1cents la partie, 3mn 30s au total et deux réprimandes de la sécurité car les enfants n'ont pas le droit de regarder.

Après le repas, nous décidons quand même de repartir sur le strip pour voir le spectacle du Treasure Island et l’hôtel Venetian. Pour éviter la marche, nous prenons la voiture et, après plusieurs tours et détours involontaires par les entrées d’hôtels et les files réservées aux taxis et aux voituriers, nous finissons par nous garer au self parking du Palazzo. Le spectacle de bateaux est quelconque. Par contre, les décos des casinos sont surprenantes, parfois kitchs, parfois magnifiques.

Vendredi 24/07 – Death Valley/ Lone Pine

Nous quittons Las Vegas sans trop de regrets et nous laissons le mot de la fin à Thomas : "Vegas, ça lasse !"

Départ vers Death Valley, vestige d’un lac asséché entre 2 chaines de montagnes et dont l’altitude est parfois sous le niveau de la mer. Les paysages sont lunaires et la température à l’ombre est sympathique (46°), avec en plus une petite brise chaude : un vrai bonheur !

Petite angoisse lorsque nous sommes pratiquement seuls sur la route et que la voiture présente des signes de fatigue à cause des fortes montées : et si nous tombions en panne …

Nous arrivons ensuite à Lone Pine, petit village au pied de la Sierra Nevada , où on aperçoit un peu de neige sur certains sommets. A notre arrivée au Best Western, nous nous dirigeons vers la laverie (cela commençait à devenir urgent) , puis aussitôt après vers la piscine.

Nous retrouvons comme dans tous les hôtels depuis le début la traditionnelle bible sur la table de chevet. Conseil aux futurs voyageurs : inutile de vous charger !

Repas au centre-ville (on ne risque pas de le rater !) dans un resto au décor dédié aux westerns, le Mt Withney Restaurant : heureuse surprise car les plats sont délicieux.

Samedi 25/07 – Mono Lake/ Lee Vining / Bodie

Réveil en sursaut à 9h36 : le petit déj ferme à 10h

La route vers Lee Vining et Mono lake laisse à l’ouest la Sierra Nevada et le Mt Whitney. Petit détour par la station de ski assez huppée de Mammoth Lake, qui comporte un aéroport et de nombreuses boutiques de luxe.

Arrivée ensuite au Murpheys Lodge, qui sera notre hébergement ce soir. Après le repas, départ pour la ville de Bodie, ancien ville de chercheur d’or, détruite par le feu puis abandonnée et aujourd’hui Monument historique. Il reste 150 maisons en bois, laissées en l’état depuis l’abandon en 1940 environ. Cela représente 5% de la ville à son apogée. Tout a été laissé tel quel (les 3 derniers miles de la route d’accès n’ont même pas été goudronnés) et nous nous sommes projetés à cette époque là. Les américains n’en ont pas fait un parc d’attraction et c’est tout à leur honneur : il n’y a même pas un bar et le magasin de souvenir est réduit à sa plus simple expression. Nous avons apprécié cette visite.

Sur la route du retour vers Lee Vinning, nous tentons la baignade à Mono Lake, avant le village, sans aller jusqu’à South Tuffa qui est visiblement le seul point de baignade autorisé. Nous allons alors tomber au bout du chemin sur une Rangers qui va nous prêter ses jumelles et sa longue vue pour nous faire découvrir la faune de ce lac salé, classé réserve naturelle. Grâce à elle, nous apercevons au loin un nid sur une des concrétions calcaires au milieu du lac ainsi que plusieurs variétés d’oiseaux sauvages. Tant pis pour la baignade, nous préférons prolonger ce moment de quiétude et d’authenticité.

dimanche 26/07 – Yosemite Parc

Surprise à l’extinction des feux : on y voit presque comme en plein jour dans la chambre. Le couvre-lit servira de double-rideaux mais sera quand même insuffisant. C’est notre première nuit difficile. L’hôtel n’est pas à recommander.

Petit déj à Lee Vinning : pas terrible non plus. Cette ville qui sert de point de passage vers Yosemite ne nous laissera pas un souvenir impérissable.

Le parc de Yosemite nous fait rapidement oublier ces légers désagréments : la montée par le Tioga Pass, ouvert seulement de juin à septembre à cause de la neige, est splendide.

Arrêt baignade et farniente impromptu à Tenaya Lake (superbe panorama à 2500 m d’altitude !) : l’eau est légèrement plus fraiche, lac de montagne oblige ! Seuls trois d’entre nous se sont baignés : devinez qui ne s’est pas baigné, sachant que Thomas a été le premier à l’eau : réponse en photos …

Malheureusement, il a fallu quitter ce havre de paix pour aller voir nos premiers Séquoias mais aussi pour éviter les coups de soleil (n’est ce pas Thierry et Romain !).

Tuolumn Grove sera notre première randonnée : nous découvrons enfin ces arbres géants et mythiques que sont les séquoias. Il ne vaut mieux pas prendre une pigne de pin sur la tête vu la taille de certaines, qui malgré ce que l'on pourrait croire, ne sont pas celles du séquoia. Nous sommes passés dans un tronc de séquoia tombé, formant un tunnel. Les habitants (araignées) n'ont pas apprécié notre visite et nous l'ont fait savoir en se vengeant principalement sur Romain.

Les journées passent vite, de plus en plus vite. Il est déjà temps de rejoindre l’hôtel.

Heureusement, celui-ci n’a rien à voir avec l’établissement de la veille. Le cadre est sympa et nous ne parlons pas de la piscine extérieure dans un environnement paradisiaque. Une fois de plus, plongeon pour tout le monde et ce qui devient habituel, Sylvie nage aussi.

Seul petit bémol dans cet hôtel, pas de connexion Wifi donc pas de mise à jour possible du blog et pas de lecture pour nous de vos messages que nous apprécions beaucoup chaque jour.

Lundi 27/07 – Yosemite Parc Again

Au réveil ce matin, le bras de Romain a doublé de volume : elles n'y sont pas allées de main morte les bestioles.

De nouveau, cap vers Yosemite Parc. Nous nous dirigeons vers Yosemite Village pour faire nos courses pour le pique-nique du midi. Nous bouquinons les différents documents remis à l'entrée du parc pour choisir notre randonnée. Thierry souhaite faire celle de Yosemite Falls : Falls veut dire cascades. Thomas et Sylvie, eux, souhaitent faire celle de Mirror Lake. Romain, lui, est indécis. Comme dans toute bonne démocratie la majorité l'emporte.

Nous voilà partis pour Mirror Lake et à l'arrivée nous nous sommes trouvés à John Muir Trail. Nous nous sommes garés à un parking d'où partaient plusieurs chemins en terre, sans indications. Après avoir mis nos provisions dans des casiers anti-ours, nous sommes partis et bien sûr nous n'avons pas pris le bon chemin. Au lieu de faire une ballade tranquille au bord du lac pour pique-niquer et nous baigner, nous voilà embarqués sur une randonnée classée difficile (1h30 de montée sans discontinuer, 600 marches en granit à gravir pour arriver en haut du 2ème point) mais le résultat sera au rendez-vous : d'abord une cascade grandiose (Vernal Falls) et au dessus, un bassin avec juste en amont des toboggans naturels. Malgré la fraicheur de l'eau, Romain et Thomas n'ont pas résisté. Nous n'irons pas voir la cascade suivante (Nevada falls à 3km) ni le Half Dome (7km) car le temps nous manque (pas les jambes …). Après la descente plus rapide, nous partons vers le sud du parc (Mariposa Grove) pour voir une autre forêt de séquoia. Nous choisissons cette fois de prendre le tram pour faire la visite (il était temps car nous prenons le dernier wagon !). Le site est la plus grande futaie de séquoia géant du parc et la visite sympa (quoiqu'un peu chère !) : cela saute pas mal dans les wagons et Romain a évité les troncs creux..

Un seul regret dans Yosemite : nous n'avons pas vu de bears (ours). Désolé Eric. Par contre, nous avons rencontrés un gray fox mais également des deers et les traditionnels sqirrels, sans compter bien entendu les beers et autres buds : à vos dictionnaires !

Départ ensuite pour OakHurst Lodge avec une petite baignade dans la piscine avant le repas.

Aucune plaque trouvée aujourd'hui : c'est vrai qu'il n'est pas facile de les arracher sans se faire voir. Cela ne va pas être facile de les faire rentrer dans la valise.

Yosemite est un parc magnifique et un lieu de rêve pour les randonneurs.

Mardi 28/07 – Carmel et Monterey

Visite de Carmel, ville dont Clint Eastwood a été maire pendant 3 ans : il y a des arbres partout, il est interdit de les couper. Dans certains quartiers, il n’y a pas de trottoirs pour éviter que les gens s’y promènent à pied. Les maisons sont magnifiques, il doit y avoir au minimum 20 pièces dans chaque maison. Nous avons également joué à retrouver celles des 7 nains car certaines d’entre elles ressemblent à des maisons « Disney ».

Nous visitons la mission San Carlos Borromeo qui a des allures d’hacienda mexicaine.

Nous empruntons ensuite la célèbre «17 miles Drive », route privée à péage, avec entre autre le fameux Pebble Beach Golf. La route serpente près de la côte, entre golfs, pins, cyprès et des propriétés toutes aussi somptueuses les unes que les autres. On a même vu des biches sur les greens. Premiers Sea Lions , les éléphants de mer, également. Nous sommes dans un monde de luxe et de raffinement absolu.

La température a nettement baissé par rapport à Yosemite : nous commençons à ranger les shorts et à sortir les vestes dans un premier temps.

Le soir, nous allons nous promener dans le centre-ville de Monterey, vers Fishermann Wharf où nous voyons les Sea Lions affalés. Le centre-ville, petit port de pêche, a beaucoup de charme.

La piscine de l’hôtel est extérieure et pour la première fois, nous ne prenons pas l’option baignade : il fait trop froid. Nous avons été mal habitués. Quant à l’océan : même pas la peine d’y penser !

Demain cap sur notre dernière destination : San Francisco.

Mercredi 29/07 – Monterey

Ce matin, destination l’aquarium de Monterey. Nous prévoyons d’y passer la matinée avant de partir pour San Francisco. Bilan : nous y arrivons à 10h 30 et nous en repartons à 15h30. L’aquarium est d’une qualité incroyable. Tout est bien conçu : le bâtiment moderne entièrement vitrée est tourné vers la mer. Il offre une grande variété d’espèces mais son atout est d’avoir su le mettre en valeur en alternant le coté éducatif et le coté ludique avec beaucoup d’ateliers interactifs, de bassins tactiles : une référence en terme de lieu de connaissances.

Heureusement que nous ne lisons pas couramment l’anglais sinon nous partions dans la soirée !

Petit pincement au cœur en nous installant dans la voiture : nous réalisons que nous partons pour notre dernière destination. Mais, bon encore quatre jours dont nous comptons profiter au maximum.

Nous arrivons sur San Francisco et passons prés de Silicone Valley. Nous sommes un peu émus de passer à côté de cet endroit mythique. Hewlett et Packard y ont débuté encore étudiants pour fonder leur entreprise, Steve Jobs a commencé dans son garage pour créer le 1er Mac et sa société Apple. Que de sociétés créées par des hommes de génies défilent devant nos yeux : HP, Google, Oracle, Ebay, Yahoo …Petit clin d’œil à nos amis les informaticiens : Pascal, Gatien, Alain, Erics

Nous voyons encore un autre endroit prestigieux : l’université de Stanford que la famille Stanford a crée à la mémoire de leur fils décédé à l’âge de 15 ans. Les bâtiments sont majestueux : quelle différence avec les bâtiments délabrés de la fac de science de Talence. Les universités prestigieuses défilent : Palo Alto, Berkeley.

L’arrivée sur San Francisco enchante Romain par son dédale de routes et lui rappelle, moment de nostalgie, son jeu vidéo « Burn Out » (petit rappel il n’y a pas joué depuis maintenant trois semaines : une éternité !).

Nous nous installons à l’hôtel et grand confort nous n’allons plus bouger pour trois nuits.

Nous mangeons dans un restaurant italien sur Fisherman Wharf et décidons de remettre au lendemain la découverte de la ville. Il est déjà 21h30 et nous sommes fatigués.

Jeudi 30/07 – San Francisco

Nous décidons de ne pas prendre la voiture pour découvrir San Francisco mais les transports en commun. Nous commençons par le Cable Car, sorte d’antique funiculaire sur lequel on peut s’accrocher et rester sur le marchepied. Bonne surprise, le départ est situé à côté de notre hôtel. Nous pouvons ainsi nous installer où on le souhaite. Thierry, Thomas et Romain s’installent le corps à l’extérieur accrochés à une barre et les pieds sur le marchepied. Sylvie aura l’occasion plus tard dans la journée de tester également cette position. La sensation est assez sympa surtout dans les grandes descentes et quand deux Cable Cars se croisent.

Bonne nouvelle également : le temps se réchauffe car la température a varié entre 20° et 25°, sauf le soir où la brume est tombée sur les hauteurs.

Nous découvrons le centre ville de San Francisco en nous rendant à Union Square. Nous allons déambuler à pied. L’un des charmes de la ville tient en ses collines mais la conséquence de ce charme et comme nous l’a indiqué une fidèle auditrice : nous avons parcouru la ville à pied en alternant de bonnes montées...descentes...montées... descentes.... Ce vallonnement nous conduit d’Union Square au Financial Distric jusqu’à Chinatown. Nous faisons un détour pour admirer une tour appelé Transamerica pyramid, le plus haut gratte-ciel de San Francisco. Nous retrouvons également un bâtiment conçu par Franck Lloyd Wright génial architecte dont nous vous avons déjà parlé lors de notre visite à New York. Ceux qui ne connaissent pas encore dépêchez-vous de combler cette lacune on vous le dit il est génial, un vrai visionnaire pour son époque !

Nous nous sommes fait plaisir dans le minuscule quartier français et nous sous sommes arrêtés dans le Café de la presse, au coin de Chinatown : vrais expresso pour les grands et croissants, chocolatine pour les enfants. Un délice !

Ces petits détails commencent à nous manquer avec pour Thierry et Romain, comme autre détail, un bon steak sans sauce.

Nous visitons quelques magasins, dont Macy, où nous déjeunerons (bonne adresse : des pâtes, du poulet grillé, des fruits, des légumes : cela change des hamburgers !!).

Après avoir repris des forces, nous décidons de nous attaquer, toujours à pied, à la Coit Tower (le nom n’a rien à voir avec ce que vous pourriez penser mais provient du nom de la personne qui a financé le bâtiment !) : c’est une tour qui domine la ville. La vue y est magnifique mais avant cela, la montée sur Telegraph Hill l’est aussi : nous admirons au passage la dextérité des conducteurs pour se garer dans les rues en pentes. Nous empruntons les Filbert Steps : un escalier, tantôt en brique, tantôt en bois, qui permet de descendre la colline parmi les arbres, les massifs de fleurs et des maisons en bois.

La journée a été longue : retour à l’hôtel.

Demain visite d’Alcatraz : « The Rock » pour les intimes

Vendredi 31/07 – San Francisco-Alcatraz

Nous avons du mal à démarrer ce matin et nous partons vers 10h 30.

Nous commençons par Lombard St, la seule rue qui serpente en lacets alors que toutes les autres sont droites. Une vraie curiosité à faire à pied mais aussi en voiture. Pour nous aujourd’hui, c’est à pied que nous allons la parcourir (elle est proche de l’hôtel, ouf !). La pente pour y arriver est assez rude, on s’échauffe les muscles. Vu le nombre de voiture qui passent, heureusement au ralenti, je plains les voisins.

Nous prenons un Cable Car au vol en haut de la rue pour rejoindre les «Piers» pour une ballade avant d’aller voir Alcatraz. Repas au Rain Forest, restaurant au décor de jungle : on se croirait chez Disney.

Le départ pour Alcatraz est prévu à 13h45 : nous sommes un peu juste alors nous avons droit à un petit jogging digestif sur les quais : ouf ! Nous sommes arrivés à temps.

Le trajet en bateau permet d’avoir un vue imprenable sur la baie de San Francisco qui est grandiose, ainsi que sur la ville. Il y a du soleil mais le fond de l’air est frais et le haut du Golden Gate est toujours dans le brouillard.

Arrivés sur l’île, nous « chaussons » nos audio guides et nous débutons la visite. La bande son nous fait vivre de façon très vivante la prison et l’histoire de ses locataires dont le célèbre Al Capone.

Après cette visite, nous repartons vers Market Street en trolley bus pour essayer de finir quelques achats. Nouveau Cable Car pris au vol sur Powell Street (sans resquiller, alors qu’il y avait près d’1 heure de queue au terminus ??) qui nous ramène à l’hôtel.

Ce soir, nous commençons à rassembler les affaires dans les sacs pour préparer le retour.

Samedi 01/08 – San Francisco-Sausalito

Dernière journée : Thierry veut en profiter à fond et part en repérage seul dès 8h le matin, laissant le reste de la famille dormir : encore en décalage horaire ?. Visite à nouveau, en famille cette fois, du Pier 39, célèbre quai de San Francisco car il héberge une colonie de Sealions sur ses pontons flottants. Malgré le côté commercial, ce quai a un certain charme.

Après avoir monté la portion sinueuse de Lombard Street à pied, nous la faisons aujourd’hui en voiture.

C’est presque plus compliqué de s’y rendre que de la descendre : les routes pour aller au sommet de la colline sont toutes plus pentues les unes que les autres. Il faut ensuite faire la queue pour descendre au ralenti. L’impression est rigolote.

Nous nous dirigeons ensuite vers Alamo Square pour aller voir un autre symbole de la ville : les Painted Ladies. Le contraste est saisissant entre ces maisons victoriennes en bois aux couleurs pastel et la modernité des gratte-ciels en arrière plan. Le quartier regorge de maisons toutes aussi belles et parfois très luxueuses.

Direction ensuite vers le Golden Gate Bridge, toujours aussi embrumé : il a plus de charme de loin que de près. Nous avons préféré la traversée du Brooklin Bridge à New York.

Nous allons ensuite déjeuner en bord de mer à Sausalito, avec une vue imprenable sur San Francisco et sa baie. Sausalito est une ville agréable, assez huppée, paradis des plaisanciers. On y trouve un peu après le centre villes des maisons flottantes construites initialement par les hippies mais qui aujourd’hui sont de véritables villas pour certaines.

Après un tour sur la côte du Pacifique, nous prenons le chemin de notre dernier hôtel aux USA, près de l’aéroport : toutes les bonnes choses ont une fin.

Fin du voyage

Nous sommes à Bordeaux depuis lundi soir 16 h 10.

Le voyage a été long mais s'est bien passé : aucun retard d’avion. Un peu de bazar quand même à Gatwick avec des files interminables pour passer le contrôle de sécurité. Nous avons très peu dormi dans les différents avions empruntés et mangé un peu à n’importe quelle heure. Nous finissons de récupérer du décalage horaire : 1er nuit OK (la fatigue du voyage !) mais tout le monde debout à 4h du mat la seconde nuit après une nuit blanche pour Sylvie et Thomas.

Comme vous avez peut-être du l’apercevoir au travers de nos articles, notre 1er séjour aux USA a été vraiment passionnant et nous espérons vous avoir fait partager notre plaisir d'être là-bas.

Impressions générales / conclusion Nous sommes rentrés enchantés de ce voyage qui est notre premier aux Etats-Unis.

Nous avons parcouru en voiture 3500kms dans une grande variété de paysages allant de New York à la côte Ouest, des déserts de l'Utah et de l'Arizona aux montagnes de la Sierra Nevada et à la côte pacifique.

Pour un premier voyage, nous ne nous sommes pas contentés d'un circuit classique, déjà par l’escale à New York et le choix délibéré de se passer de la visite de Los Angeles. Nous l'avons émaillé de sites sortant des sentiers battus, dont le fameux Wave et également quelques randos dans les différents parcs, sans compter les kilomètres parcourus à pied dans les villes.

Malgré notre condition physique relativement correcte, nous étions bien contents de nous reposer chaque jour après les différents efforts, soit au bord d’une piscine ou d’un lac par exemple.

Nos impressions générales :

- L'accueil des américains : il suffit de sortir une carte de sa poche (sans rien demander) et il y a toujours quelqu'un qui spontanément vous renseigne. Ils ont également un grand sens du service (resto, commerces, …), sauf à Las Vegas où le côté commercial l’emporte malheureusement. Aucun sentiment « anti Français » ressenti.

- Temps : 25° /30 ° environ à New York Plus de 40° à Las Vegas , Page. Un peu moins au Grand Canyon, à Bryce et Zion . Quelques gouttes de pluie à Bryce et plus étonnant, à Las Vegas malgré les 40°.

Très chaud dans Death Valley (45° à l’ombre) Nettement plus froid à San Francisco (18 à 25°) et encore on a eu de la chance : nous n’avons même pas sortis la polaire emmenée par précaution. C’est marrant, c’est le seul endroit où le rayon souvenirs parka/polaire est plus grand que le rayon Tshirt.

- La voiture : conduite très cool sur des routes extra larges. En revanche, les Américains ne respectent pas plus la vitesse que nous, contrairement à ce qu'on avait lu avant notre départ et la crainte du shérif sortant de n’importe où !

Essence pas chère (entre 2$6 et 3, 4$ le gallon de 3, 8l), routes gratuites, location de voiture sans problème, un peu d’apprentissage pour la boite auto (la position P obligatoire pour pouvoir retirer la clé de contact par exemple) mais bien sympa ensuite sur les routes américaines.

Très pratique, les feux de l’autre coté de la route : plus de torticolis pour regarder la couleur du feu parce qu’un autre véhicule est avancé. On peut également tourner à droite au feu rouge, s’il n’y a personne bien sûr.

Autre truc marrant : les carrefours à 4 stops. Le premier arrivé sera le premier sorti : l’ordre d’arrivée est bien respecté par tous.

De gros Trucks magnifiques croisés et également des chargements très longs. C’est également le cas de camping –cars qui sont immenses, tractés par des pick-up monstrueux et qui remorquent souvent une voiture « classique » en plus. Certains ont même des jets ski et/ou un quad. Je ne vous dis pas la taille des convois sur la route !!. Idem pour les trains de marchandises avec un nombre très important de wagons.

Les infrastructures sont prévues pour donc cela ne pose pas trop de soucis.

Pas d’aire de repos comme en France : on sort de la route aux embranchements et là il y a généralement une station service.

- GPS : bien pratique pour ne pas perdre trop de temps dans les grandes villes. En dehors des grosses agglomérations (SF, Las Vegas), vu le nombre de routes et d’intersections, et malgré l’absence souvent de panneaux indicateurs, il n’y a pas trop de risque de se perdre si on a une carte. Le GPS est quand même très intéressant car il indique à tout moment le temps restant pour sa destination finale, ce qui n’est pas forcément simple à calculer rapidement après conversion des miles.

- Les prestations hôtelières : nous avions réservé à l’avance tous les hébergements. Ils nous ont donné pratiquement entière satisfaction. Etant donné que nous étions 4, nous avons eu de grandes chambres à chaque fois (2 lits Queens – cafetière, sèche cheveu, fer, table à repasser systématiques et souvent frigo + micro-onde). Je comprends maintenant la surprise de certains américains pouvant débarquer dans certains de nos hôtels, à Paris par exemple.

Même dans les plus petits endroits et avec des réservations effectuées par mail (Mexican Hat par exemple), nous n’avons eu aucune mauvaise surprise : nous étions bien attendus. Au fur et à mesure de notre périple, cela a contribué à diminuer nos quelques craintes subsistantes.

- Logement dans les parcs : Nous avons couché dans Bryce Canyon et Zion. Pour Bryce, nous conseillerons plutôt un hébergement à l’entrée du parc. Le logement à l’intérieur (plus cher) ne se justifie par particulièrement. Le Zion Lodge est sympa et permet d’accéder rapidement aux ballades. Il permet également d’amener son véhicule au centre du parc. Les restaurants le soir dans les parcs sont plutôt chers.

- Café : Dur dur de savourer un bon expresso comme en France. Les américains ne sont pas trop adeptes du "Petit noir". La dose minimum pour eux est le gobelet, type McDo, de 250ml .... En plus il faut faire attention pour le boire car il est super chaud quand il est servi : c’est pour pouvoir durer longtemps, longtemps … On peut même le boire à la paille. On a donc parfois fait comme les vrais américains : café acheté à la station service et bu ensuite au volant.

Heureusement quand même, la chaîne "Starbucks Café", que l’on trouve presque partout permet de boire un petit café de temps en temps. Il est un peu plus cher que le gobelet géant : on en a même trouvé à 4$ dans le quartier Little Italy à New York.

- Bud : C’est de la bière (ça c’est pour ceux qui n’ont pas trouvé dans le dictionnaire la traduction) Même moi, j’ai du montrer mon ID (un papier d’identité) pour acheter une bière. Vu mon âge, soit les lunettes de la vendeuse étaient mal réglées, soit elle était très flatteuse.

- Eau : on boit beaucoup, il y a beaucoup de points d’eau partout, même parfois dans certaines randos, et surtout l’eau est potable. Dans les hôtels, il y a des distributeurs de glace partout mais attention, pour les départs en rando, la glace prends plus de volume que l’eau. Pour the Wave, il n’y a pas de point d’eau, nous avons été un peu juste en eau malgré près de 3 l environ par personne.

- Toilettes (restrooms en américain) : il y en a partout et elles sont propres, ce qui change de certains endroits en France.

- Les repas : pique-nique un repas sur deux environ, soit par fatigue de ressortir le soir, soit par souplesse de pouvoir manger n’importe où mais également pour éviter d’aller dans des restos tout le temps. Difficulté à trouver des choses «natures» : il y a toujours une sauce, les yaourts, même estampillés light, ont de la crème incorporée.

Nous n’avons pas acheté de glacière : nous faisions nos achats de nourriture régulièrement. Cela aurait pu être utile car parfois, les sandwichs et boissons étaient un peu chauds.

Pas trop de repas Mc DO mais quand même quelques repas avec de vrais hamburgers dans les restos (steak entre tranches de pain, salade, tomates, oignons, cornichons et assaisonnement à part) : très bons en général.

Les fruits et légumes sont plus chers qu'en France et surtout le prix correspond à une livre. Les prix des articles sont indiqués hors taxe, même en grande surface : c’est le cas pour tous les produits, de la carte postale aux vêtements. C’était difficile pour nous de prévoir le montant exact des achats en arrivant à la caisse.

Beaucoup de personnel dans les restos avec en plus une particularité (de plus en plus connue dans nos activités informatiques) : la spécialisation. Chacun sa fonction : on peut avoir 4 à 5 personnes différentes avec chacune un rôle bien défini (le placeur, le serveur qui prend la commande, le serveur qui apporte les plats, celui qui s’occupe des boissons, celui qui dessert les assiettes) et cela, même dans les restos de moyenne gamme. On voit déjà cela en France dans certaines chaines.

- Internet : le Wifi est présent pratiquement partout. Il est souvent gratuit mais peut être aussi facturé de 10 à 15 $ par jour. On en trouve dans les Mc DO et les Starbuck Café. A New York, notre chambre permettait de capter le réseau du café voisin : cela nous a évité de trimballer le portable et nous a permis de faire les mises à jour du blog plus rapidement. On a même trouvé le Wifi au milieu de Bryce Canyon dans l’épicerie près du lodge.

- Paiements : On trouve partout des distributeurs de billets jusque dans certaines petites épiceries. Certains prennent une commission en $ (on retire 200$ et la en fait le relevé CB est de 203 $)

La formule des chèques de voyage en $ est très pratique, inutile de les changer à la banque car la plupart des commerçants les acceptent (un ou deux ont bien retourné le chèque 4 à 5 fois pour vérifier avant de l’accepter) et rendent la monnaie en $, comme s'il s'agissait d'argent liquide.

Autre particularité : lorsque l’on paye par CB, le ticket que l’on nous remet peut comporter 2 lignes supplémentaires : Une pour le service (tip ou gratuity) et une pour le nouveau total; il ne faut pas oublier de compléter les deux lignes sinon le caissier risquerait de les compléter lui-même.

En fonction de votre carte bancaire, pensez a faire augmenter votre plafond de carte bleu pour ne pas être bloqué sur place. Ce conseil est valable également pendant votre période de préparation car certaines prestations (avion, hôtel, ...) sont parfois à payer d'avance.

- Achats : Quelques achats/Tshirt souvenirs à New York et San Francisco. Pas mal d’achats de vêtements pour les enfants (Converse, Tennis Nike, jeans Levi’s, T shirt) et pour les parents (Ralph Lauren, T.Hilfiger). Les achats ont été faits principalement dans les Outlets à Las Vegas et Mammoth Lake(Ralph Lauren), ainsi que chez MACY (sorte de Galerie Lafayette, plus cher que les outlets mais avec quelques soldes intéressantes).

En gros, entre le prix et le taux de change à un peu moins de 1, 40$ pour 1 €, les réductions sont de 30 à 60% par rapport au prix en France

Dommage que les valises soient limitées en poids et en taille (et le portefeuille aussi) !!

Nos coups de cœur !

Nous avons adoré les endroits suivants (dans le désordre)

- Bryce Canyon et son amphithéâtre.

- Grand Canyon avec notamment la ballade en hélicoptère (à faire absolument)

- Yosemite, ses dômes, ses lacs, ses cascades et ses séquoias.

- Les villes :

o San Francisco, à ne pas manquer, si charmante

o New York, grandiose, à voir absolument.

- Page/Lake Powell pour ses lieux de baignades et Antelope Canyon

- Et bien sûr The Wave, fabuleux

Nos « petits moins » - Zion : pas de chance car la visite s’est effectuée pour nous après les musts que sont Grand Canyon, Antelope Canyon, the Wave et Bryce Canyon. Emerald Pools est un peu décevant en été, Riverside Walk est sympa et nous n’avons pas eu le temps d’aller faire la ballade dans les Narrows ni la fameuse rando « Angels Landing ». Nous conseillerions de le traverser juste ou d’y rester en faisant les ballades (mais cela impose d’avoir du temps).

- Las Vegas : c’est incontournable à voir mais cela manque de charme. Outlets intéressants.

Nos regrets : - ne pas avoir eu plus de temps car il y a plein de choses magnifiques à découvrir et d’activités à faire (randos complémentaires, cheval, rafting, ….)

- ne pas avoir croisé d'ours à Yosemite (on ne dirait sûrement pas ça si on s’était trouvé face à eux)

Conclusion finale

De supers souvenirs partagés à quatre. Nous sommes prêts à repartir pour d’autres périples.

Plein de lieux mythiques que nous avons la chance de découvrir et qui nous reviendront régulièrement à l’esprit au détour des films, des séries américaines, des journaux télévisés et des posters ou affiches.

J'espère que ce carnet vous donnera envie de découvrir les merveilles que nous avons pu voir. N'hésitez pas à nous laisser vos commentaires et vos questions, nous serons heureux d'y répondre.

Cordialement

Thierry
De Mile High City à Sin City... à travers le Colorado, l'Utah, l'Arizona et le Nevada en juin 2008 (2e partie) English translation pending
by Vnoa · 2009-07-16 · 56 replies
Hello,

Voici la 2ème partie de notre carnet de voyage sur notre trip de Juin 2008 entre Denver (Mile High City) et Las Vegas (Sin City), entre Colorado, Utah, Arizona et Nevada !

> La 1ère partie se trouve ICI <

Au menu : - Part 1 : Denver, Red Rocks Park & Amphitheater, Roxborough State Park, US Air Force Academy, Garden of Gods, Rocky Mountain NM, Maroon Bells, Crested Butte, Canyon of the Gunnison NP south rim, Colorado NM, Moab : Arches, Canyonlands (Island in the Sky, Needles), Capitol Reef NP, Cathedral Valley

- Part 2 : Scenic Bwy 12, Burr Trail, Lower Calf Creek Falls, Devil’s Garden, Kodachrome Basin SP, Cottonwood Canyon Road, Old Paria, Coyote Buttes South (Hole, Cottonwood Cove, White Pocket), Coyote Buttes North (The Wave), Wahweap Hoodoos, Horseshoe Bend, Upper Antelope Canyon, Marble Canyon, Zion NP, Valley of Fire SP, Las Vegas.

J9 (sa 14 juin) : Torrey –> Escalante = Highway 12

- Réveil ~7h, petit déj~7h30 (des pancakes à la myrtille et des french toast à la cannelle : miam !), départ ~8h30.

- Arrêts photo aux Overlooks le long de la très belle et très Scenic Bwy 12 qui serpente au milieu de la verdure et des bouleaux.



- A Boulder, nous nous engageons sur le Burr Trail avec juste la partie jusque Long Canyon : c’est superbe.















- Entre Boulder et Escalante : vers 13h, nous partons faire la balade aux Lower Calf Creek Falls (11km dans le sable sous le cagnard en plein midi, ce fut rude ! mais la chute est sympa et fait brumisateur !). Retour à la voiture vers 16h45 après un bon arrêt aux chutes et de nombreux arrêts à l’ombre pour boire et tenter de ne pas cuire…



- Retour sur la SB12 et on bifurque sur la Hole in the Rock Road pour aller à Devil's Garden où nous arrivons vers 17h30. Il fait encore plus de 90°F… On n'ira pas plus loin car il est déjà tard et on est un peu "refroidi" par une partie en sable mou sur la route vers Peekaboo, Dry Fork... un + gros 4x4 arrive à passer mais on sent qu'il peine... bref, pas eu envie de faire les malins à ce moment là (même si après d'autres personnes nous ont dit que ça allait) ! Et de toute façon la grimpette pour aller dans Peekaboo semble un peu hors de ma portée…

















- On se remet sagement en route vers Escalante et le Rainbow Country B&B où Catherine nous accueille très gentiment vers 19h15. Direction la chambre Horizon, une douche, un peignoir… le bonheur ! Un grand merci à Sedonax (Philippe) pour cette super adresse !

- Dîner au Cowboy Blues Restaurant. Ca ne paye pas de mine, mais repas correct.

Grosse crise de rigolade au moment de payer (je me lève et on aurait dit que j’allais entonner une petite chanson… il est temps qu’on aille se reposer !… les autochtones ont dû nous prendre pour des dingues…).

Dodo à Escalante (Rainbow Country Inn)

J10 (di 15 juin) : Escalante - Page

- Réveil 6h45, petit déj 7h30 (french toasts aux fruits rouges à tomber !), départ ~8h30.

- Nous allons faire un petit tour à Kodachrome Basin SP sur la Cottonwood Canyon Road entre 10h et 12h. Nous nous baladons sur Shakespeare Trail + Nature Trail + Grand Parade Trail... la flemme de faire Panorama Trail... chaleurs et moustiques nous ont fait nous replier !







- Nous continuons ensuite sur la Cottonwood Canyon Road avec arrêt à la Grosvenor Arch, aux Cottonwood Narrows, aux Cockcombs… La route est superbe ! Vers 15h, nous trouvons la Brigham Plain Road (BLM Road 430), il fait 98°F et la montée à Yellow Rock avec sa pente à 100% (45°) nous semble bien trop ardue ! Nous décidons donc de ne pas y aller à pied, mais de monter en 4x4 sur la BLM 430 jusqu’à la crête pour admirer le panorama ! Ca monte raide, le virage en épingle à cheveux dans le sable n’est pas des plus sympas (on dérapera, heureusement sans conséquence, en redescendant) et il n’y a pas la place pour se croiser, donc on espère que personne d’autre n’a lu Photographing The Southwest aujourd’hui ! La vue en haut de la colline sur la vallée, les Cockcombs et Yellow Rock en face est incroyable ! On ne marchera pas sur la roche jaune, mais pas de regret !















- Nous en terminons avec la Cottonwood Canyon Road qui sur sa fin est moins colorée et livre des paysages grisâtres assez lunaires… Nous allons sur la 89 direction Old Paria : même si le site contenant qq décors de cinéma a brûlé en 2006, il y a toujours les falaises ocres et les talus aux strates multicolores (orange, rouge, violet, gris, blanc)… Nous poussons jusqu’au cimetière de Pahreah.







- Retour sur la 89. A 17h30, il fait toujours 98°F, mais nous décidons tout de même d’aller voir les Toadstool Hoodoos. Les 1.6 miles sous cette chaleur sont éprouvants…





- A 19h, nous arrivons à Wahweap Marina et au Lake Powell Resort.

Dîner au Béné Pizza dans l’hôtel (la flemme de chercher ailleurs, mais va falloir se motiver pour les prochains jours !).

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J11 (lu 16 juin) : Coyote Buttes South, Page

- Réveil 6h15 (heure d’Utah, 5h15 en Arizona !), petit déj 7h et départ vers 7h45.

- Ce matin, nous allons à loterie à la Paria Ranger Station pour tenter d’obtenir un des 10 « walk in permit » pour aller à The Wave le lendemain. On arrive à 8h20, le bureau ouvre à 8h30, nous remplissons le formulaire et le tirage au sort (digne du bingo de mamie !) commence à 9h. Il y a 23 participants (11 « couples » et 1 personne seule) et 12 boules de bingo. Nous avons le N°6. Le tirage commence : le N°3 est tiré, puis N°4, N°9, N°1… il reste alors 3 permis…je fais signe à Guy que c’est sans doute cuit pour nous… et c’est le N°6 qui sort !!! ON GAGNE NOS 2 PERMIS pour Coyote Buttes North et la mythique THE WAVE le lendemain !!!!!!!!!!! Yes !!!!!! Faut se retenir de ne pas crier sa joie ! Mais quel bonheur !!!

- Le temps de remplir les papiers, d’avoir les permis, les explications et de payer les 2x5$ pour les permis, nous partons à 9h15 vers le Paria Outpost (juste à côté, ça tombe bien) où nous avons RDV avec Steve et Susan Dobson pour une visite de Coyote Buttes South (encore un très bon plan donné par Philippe ! ;-)). Nous signons un formulaire de décharge, nous chargeons le 4x4 d’une énorme glacière contenant des boissons variées et le déjeuner et en route après un gros « hug » de Susan ! Steve est au volant de son gros 4x4 GC, moi à côté, Guy derrière avec un Montréalais (Brian) et au fond l’autre Montréalais (Steve) et Shawon (orthographe incertaine ?) qui travaille le week-end au resto avec Steve et Susan et dont c’est la 1ère visite à CBS. La jeune femme a dans les 25 ans, mais elle a l’air d’en avoir 15 ! Je lui ai même demandé au départ où étaient ses parents !! Steve peut paraître un peu taciturne au 1er abord, mais en fait il n’en est rien. Nous avons beaucoup bavardé. Il conduit comme un pro (un as de la conduite dans le sable (à fond, à fond, à fond !)), connaît beaucoup de choses et vraiment la visite en sa compagnie a été super. Nous n’avons vraiment pas regretté d’avoir pris la visite avec un outfitter : entre la conduite dans un sable très mou et très profond (il n’a pas plu depuis longtemps et nous nous serions sûrement ensablés ! Steve, d’ailleurs, aide souvent à désensabler des 4x4 en perdition), les obstacles à passer (rochers), le fait que toutes les pistes se ressemblent (sens de l’orientation ou GPS obligatoire), le téléphone qui ne passe pas, des endroits pas évidents à trouver (à pied dans le sable, on se serait crevé sans Steve pour nous guider aux bons endroits), etc… bref, pour nous, la visite n’aurait pas été aussi bien, c’est évident et à coup sûr aurait pu être une vraie galère !

- Dans la matinée et le début d’après midi, nous visitons Paw Hole et Cottonwood Cove, White Pocket... : SUBLIME ! (le site et la visite avec Steve !). Les paysages sont époustouflants, variés, colorés… Steve marche vite, mais il nous attend toujours et nous laisse plein de temps pour nous balader, apprécier et photographier à notre aise. Il fait chaud et la marche dans le sable est parfois un peu dure (surtout avec le barda photo et les 3L de flotte du camelbag), mais on est motivé par de tels paysages ! Petite pause déjeuner à ~ 15h et là nous découvrons la gentillesse, et la patience inaltérable de Steve car l'un des 2 Canadiens qui étaient avec nous a tout essayé pour se prendre un bourre-pif... j'ai même cru que j'allais me dévouer ! ... ce couillon nous a fait un vrai sketch sur « j’ai faim » (alors qu’il y avait largement assez à manger, je lui ai même filé mon sandwich pour qu’il arrête de nous gonfler) et ensuite sur « j’avais pas compris que ça durait toute la journée, j’suis fatigué, j’veux rentrer, j’veux aller à la piscine » NON MAIS TU LE CROIS CA ??????? On se trouve au milieu de paysages magnifiques et l’autre idiot veut aller à la piscine ??? Il tente même de nous convaincre d’en terminer au plus vite… t’es mal tombé mon gars… Steve reste de bonne composition, mais le Brian a gonflé tout le monde… Il achèvera de se ridiculiser par la suite en refusant d’avancer, en criant ensuite « attendez-moi » comme un gosse boudeur (le gars devait avoir dans les 45-50 ans) qui n’intéressait plus personne de toute façon... Nous nous entendons bien avec Steve et Shawon et nous continuons de profiter de la balade comme si de rien était… et je crois que Steve prend un malin plaisir à nous en montrer le plus possible (y compris 2 bébés rapaces, 2 rattlesnakes croisés en route qui nous feront bien entendre leur sonnette)…































- Retour et dîner au Paria Outpost vers 19h45 avec Steve, Susan et Shawon, notre désormais copine serveuse de l'Idaho (et on est « roots » dans l’Idaho) ! Steve nous explique 2/3 coins à voir (dont les Wahweap Hoodoos) et nous prête un livre de M. Kelsey sur la région. Il nous invite même à un prochain « tour » gratuit à notre prochain passage dans la région pour s‘excuser du comportement du casse-pied canadien ! ;-)) Un comble ! Il n’y est pour rien et franchement, ça ne nous a pas gâché la journée, loin de là…

- On se remet en route vers Page pour qq courses au Walmart. Retour à l’hôtel vers 22h30.

Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J12 (ma 17 juin) : Coyote Buttes North, Page

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h30.

- Nous prenons la route direction la House Rock Valley Road et nous arrivons vers 8h30 au parking du Wire Pass Trailhead d’où démarre le trail pour aller à The Wave. Il fait déjà chaud et dans la journée, on sera encore à plus de 100°F ! Armés du plan du BLM, nous nous mettons en route vers 8h50 et nous trouvons notre chemin assez facilement. Nous atteignons le St Graal vers 10h40 (après qq pauses photos et repos) après une dernière montée dans le sable des plus torrides ! Nous découvrons enfin THE WAVE !!!!!!!!!! SUPERBE, SUBLIME, EPOUSTOUFLANT... tous les superlatifs peuvent y passer !!!!! Nous profitons du lieu assez magique et où nous croisons finalement que peu de monde… Nous allons voir la 2nd Wave et qq trucs autour dont le Hamburger Rock mais sans la montée à Top Rock trop périlleuse pour nous !

A 13h, nous repartons sous un soleil de plomb… retour à la voiture vers 14h50 (après s’être un peu paumé car on est redescendu trop tôt dans le wash... sans conséquence car on a suivi le wash jusqu'à retrouver le bon chemin). Les 6 L d’eau y sont passés ! Ma qué calor !



























- La balade à The Wave nous ayant un peu achevés, on fait l'impasse sur Wire Pass et Buckskin Gulch mais on s'achève avec la balade aux Wahweap Hoodoos en passant par la Cottonwood Canyon Road et la BLM 431 (que même les Rangers conseillaient car il faut trop chaud pour se taper la grande balade) ! La marche dans le wash pour atteindre le 1er groupe de hoodoos est éprouvante car à 16h, il fait toujours près de 100°F... Retour à la voiture vers 18h et à l’hôtel vers 19h. Encore une bonne journée !



- Dîner au Taco Bell et nous dégustons un sundae de chez McDo (oui, oui, on sait, c’est de la junk food) à Navajo Point face au Lake Powell, la Navajo Mountain, le barrage, la Navajo Generating Station et la plein lune en fond !



Dodo à Page (Lake Powell Resort à la Wahweap Marina)

J13 (me 18 juin) : Page --> Zion

- Réveil 7h, petit déj à 8h15 au Denny’s et départ ~9h.

- Arrêt sur la Scenic Road pour la vue sur le barrage (Glen Canyon Dam).



- Petite balade à Horseshoe Bend : très très beau ce fer à cheval posé sur le Colorado, mais il faut très très chaud !



- Retour à Page et nous tuons le temps avant d’aller à Antelope Canyon avec le « photographer tour » de R&C Ekis. Le tour dure 2h et part à 11h30 (heure de Page, Arizona ; soir 12h30 heure d’Utah), la « bonne » heure pour voir les rayons de lumière au fond du canyon. A l’heure prévue, nous embarquons à 12 dans la bétaillère 4x4 de Rosita, alias Rosie, qui nous emmène en ~ 20 minutes sur le site d’Upper Antelope Canyon. La traversée dans le sable est « a little bit bumpy ». Lorsque nous arrivons à l’entrée du canyon, plusieurs 4x4 sont déjà là. Nous pénétrons dans le canyon et nous voyons tout de suite les fameux rais de lumière ! C’est très beau, mais il y a beaucoup de monde et on se dit que ça va être la foire pour faire des photos… Le 1er quart d’heure nous met un peu la pression, mais très vite notre guide Navajo a très bien su « faire le ménage » (en éloignant ou arrêtant les autres groupes) et nous indiquer les meilleurs spots afin de prendre qq clichés sans la foule... Ensuite le site se vide et nous avons encore 1h pour faire des photos à notre guise (les rais de lumière ne sont plus là mais il y a toujours des couleurs et des formes incroyables). On arrive même à faire des pauses de 15 secondes sans personne ! Arrivés à ~11h50 sur le site, nous en repartons vers 14h, Rosie n’étant pas trop pressante avec ceux qui trainent... Retour à Page vers 14h30.









- Nous nous mettons en route vers Marble Canyon pour une petite visite au Colorado du côté de Lee's Ferry sous un cagnard qui frôle les 105°F/40°C ! Arrêt au Navajo Bridge.



- Puis, route vers Zion NP en passant par les Vermillon Cliffs et la forêt de Kaibab et arrivée par l'entrée Est vers 19h30... malheureusement, il est tard et l'ombre envahit déjà les lieux... on profite néanmoins de la route (Checkerboard Mesa, les tunnels...).



- Arrivée au Pionner Lodge à Springdale vers 20h30 et dîner au Pionner Restaurant.

Dodo à Springdale (Pioneer Lodge)

J14 (je 19 juin) : Zion --> Las Vegas

- Réveil 6h15, petit déj 7h et départ 7h45.

- Direction le Visitor Center de Zion NP pour prendre la navette du parc. Bon disons le tout net : Zion ne nous a pas plu et ce n'est sans doute pas la faute du parc mais on est à J-1 du départ, on est un peu KO et la chaleur va encore nous achever (Angel's Landing, on va oublier !)... et après les merveilles de ces derniers jours, le parc nous apparait un peu « plat » (à tort on veut bien le reconnaître car on n'a sans doute pas vu le meilleur) et surtout la foule va nous faire fuir !!!! Insupportable surtout que les jours d'avant on n'avait pas trop connu ça ! Et il faut ajouter au tableau que des travaux ont lieu pour refaire la route désorganisant complètement les navettes, l'attente est longue, les navettes bondées... bref à 13h, après avoir fait Riverside Walk, Weeping Rock (pas terrible en cette saison), Emerald Pools (lower et middle, et même remarque que précédemment), on craque et on décide de se barrer !!! On rate sans doute qq paysages sympas, on n'en convient et on reviendra mais à une autre saison !













- A 14h30, nous sommes en route vers Valley of Fire. Nous gagnons une heure en route car nous passons de l’Utah au Nevada et nous arrivons vers 16h15 juste avant que le Visitor Center ne ferme (dommage il y avait une belle expo photo !). La chaleur est accablante, le parc porte bien son nom (110°F/42°C)... les 1/8 de miles pour aller à Elephant Rock sont éprouvants... du coup, comme on est quasi seuls dans le parc, on va faire les touristes en voiture et on s'arrête sur le bord de la route (là où c'est écrit en gros « no parking at anytime ») pour qq photos (Seven Sisters, Petrified Log...) ... On fera la Scenic Road vers Rainbow Vista (waouh les couleurs pastel !!!) et un tout petit bout du trail dans les White Domes (intenable !!!!) + qq autres petits arrêts (Atatl et Arch Rock)... On a bien aimé ce parc, dommage que la chaleur ne nous ait pas permis d'en faire plus !









- Arrivée à Las Vegas vers 19h45. Installation au Bellagio dans une superbe Deluxe Lake View Room au 24ème étage avec une belle vue sur les fontaines et le Paris Las Vegas en fond : génial !!!

Notre ami Didier qu'on a au téléphone (alors qu'il est 20h et que les grandes eaux se déchainent sous nos yeux !) nous conseille de nous dépêcher de nous doucher, de sauter dans un taxi et de filer voir le spectacle "Le Rêve" à 21h30 (on a vérifié par tél : il reste des places !). Le taxi nous charge vers 20h50 et fait tout ce qu'il peut pour nous éviter les embouteillages du strip (merci !). A 21h15 après un petit sprint dans le casino du Wynn, nous voilà en possession de nos 2 billets ! Bon, je ne suis pas fan de ce genre de spectacle mais là c'est 1h30 d'un spectacle impressionnant ! Quelles prouesses physiques (et quels physiques ! ;-)) ! Bref, on ne regrette pas notre investissement !

- Retour au Bellagio et on se fait les 3 derniers spectacles de jets d'eau depuis notre chambre avant une petite balade entre minuit et 2h du mat vers le MGM, NY-NY, Excalibur, etc... comme la 1ère fois, Las Vegas ne nous séduit pas... on trouve ça glauque et vulgaire derrière les 2/3 loupiottes... mais bon c'est très perso !













Dodo à Las Vegas (Bellagio)

J15 (ve 20 juin) : Las Vegas et avion ? ah ben non... on va rester 1 jour de + à Vegas !

- Réveil 6h45 et petit déj à 8h au Buffet du Bellagio. Très bon et pas très cher !

- Nous remontons à la chambre ranger notre barda (la balance dans la salle de bain nous aide bien à répartir le poids dans les valises !). A 10h, nous avons chargé la voiture et quitté l’hôtel pour aller faire qq courses (boutique Bonanza pour acheter des jeux de cartes utilisés dans les casinos mais quasi neufs et à 1$50/paquet ! + un petit tour au Las Vegas Outlet Center où nous n’achetons rien !) avant de rendre la voiture à l'aéroport vers 12h

- A l’aéroport, nous apprenons que notre vol de Las Vegas à Chicago est retardé à cause des intempéries dans l'est... bilan tout notre itinéraire est annulé et on est casé sur 2 vols le lendemain (et on est surclassé en 1ère pour le 1er vol Las Vegas à New York).

- Retour à Las Vegas (American Airlines nous payera les taxis mais pas l'hébergement car en cas d'intempéries ils ne sont tenus à rien apparemment... on n'a pas trop réfléchi et on se décide en 2 sec pour une chambre à l'Excalibur car vendredi soir les prix sont montés un peu partout... on choisit mal la chambre car on ne prend pas une des "remodeled" et franchement, la chambre elle ne faisait pas rêver ! mais bon... pas grave... même si la transition est rude après le Bellagio…).

- A 15h30, nous repartons faire un peu de shopping au Fashion Show Mall. Guy trouve des chaussures de running bien moins chères que chez nous (en fait au même prix mais en $ ! et vu que 1€ = ~1.5 $) et nous achetons 2 Levi’s à 25$ et 30$... pas la ruine quoi !

- Sur les bons conseils de Didier, nous allons ensuite dîner au buffet du Wynn (si on veut bien manger, ne pas hésiter !) sous l'atrium (l'espèce de verrière, c’est beau et bien plus sympa que dans les parties sous éclairage artificiel). Quantité, qualité, diversité (soupes, salad bar, coin italien, pâtes à la demande, viandes de toutes sortes, sushi, marocain, chinois, saumon, homard… buffet des desserts à tomber) : tout y est !

- En sortant, nous allons voir le spectacle des Sirènes au TI : un résumé de Las Vegas : bruyant et vulgaire ! (t’avais raison Didier ! ;-))

- On s'arrêtera là ! On est KO (chaleur, foule, bien mangé…).

Dodo à Las Vegas (Excalibur)

J16 (sa 21 juin) et J17 (di 22 juin) : retour en Europe

- Réveil à 3h45 !! Départ 4h30 de l’hôtel pour l’aéroport.

- Vol Las Vegas à New York (en 1ère, c’est classe ! ;-))

En plus, nous survolons Las Vegas, qq beaux paysages et Manhattan !

(sorry pour la qualité ds photos, mais à travers le hublot et au compact...)















- Vol New-York à Bruxelles (en 2nde classe, c’est la bétaillère !) où on arrive le dimanche matin… une grosse sieste dans l’après midi et hop pas trop de problème avec le décalage horaire !

Voilà c'est fini ... Merci de nous avoir suivi jusque ici ! (pour rappel : > La 1ère partie se trouve ICI <)

Allez il faut penser au prochain voyage ! ;-))

@+ Vnoa
Floride: visite de Miami et autotour dans le sud English translation pending
by Salsavanille · 2009-06-03 · 16 replies
Bonjour voila mon parcour, j'ai déja les billet d'avion, pour la location de voiture, je vais passer par easycar, qui semble le moins cher tout assurance et deuxième conducteur inclus. Je part avec ma copine, si vous connaissez des hotels pas trop cher ( -100$ par nuit pour deux, charge comprise et petit dej) on vous remercie d'avance pour vos conseils.

Parcour autotour dans le sud de la floride, il nous manque que les hotels,

La Floride :Miami et Key West, Everglades, Sanibels, Orlando, Daytona, Cap Canaveral, Palm Beach, Miami Salsa Congress, Pour découvrir tous les joyaux de la Floride en autotour personnalisé de deux semaines conçu pour que nous puissions prendre notre temps. Une occasion parfaite pour un premier séjour aux Etats-Unis et découvrir en douceur et en profondeur la Floride. ses plages et sa Salsa. Nos étapes : du 19juillet au 03 Aout D19 : Marseille - Paris --. -- Miami Airport - Miami Beach (Dimanche 19 Juillet)

Envol en direction de Miami sur vols réguliers. Départ en matinée et arrivée en début d'après midi. A notre arrivée à Miami, prise de notre véhicule de location, réception de notre hôtel, et après-midi libre sur place. Nous vous recommandons de vous relaxer soit sur l'une des splendides plages de South Beach soit directement à votre hôtel.

L20 : Miami Beach et

M21 : Miami Beach

Journées pour découvrir Miami et ses environs. L'agglomération de Miami, plus de 3 millions d'habitants, apparaît comme le prototype de la ville américaine : autoroutes, grattes-ciel, grands espaces, grosses voitures, tenues colorées des habitants. Miami est aussi célèbre pour ses somptueuses villas, son quartier art déco (près de 800 demeures et immeubles datant de 1920-1950) et le quartier Little Havana, où des milliers de cubains se sont établis après le coup d'état castriste des années 60’. La région jouit d'un climat subtropical où l'ombre des parcs est toujours la bienvenue. Miami, sur le continent, est reliée à Miami Beach par des digues qui traversent la baie de Biscayne. Suggestions de visites : Coconut Grove, Bayside Market, le Quartier Art Déco, croisière sur la Bayside, Parrot Jungle and Gardens et ses jardins de perroquets, la jungle des singes à Monkey Jungle, le jardin zoologique Metrozoo, Vizcaya, le ventre culturel Metro-Dade…

M22 : Miami Beach – Key West (250 km)

Départ le Matin pour Key West par la fameuse route Overseas Highway, construite sur l’océan. Vous découvrirez le long de celle-ci les nombreux îlots (Keys) ainsi reliés les uns aux autres, aux noms aussi chantants que Key Largo, Plantation Key, Big Pine Key… Vous atteindrez Key West en fin de matiné. Découverte de cette petite ville sortie tout droit des cartes postales d’îles tropicales, où il fait bon vivre au ralenti, en sirotant un cocktail au soleil… Installation et nuit à Key West. Suggestions de visites : tour d’orientation à bord du Conch Train, devant la maison d’Ernest Hemingway, plages...

J23 : Key West

Continuation de votre découverte personnelle de la région de Key West. V24 : Key West

Continuation de votre découverte personnelle de la région de Key West. S25 : Key West - South Miami. (250 km)

Départ le matin pour South Miami, Installation à l’hôtel et nuit à South Miami.

D26 : South Miami – Everglades City (140 km)

Départ le Matin pour Naples en passant par les Everglades. Continuation vers Naples et ses boutiques de luxe. Suggestions de visites : visite des Everglades avec une ballade en hydroglisseur, découverte du village indien Miccosukee…

L27 : Naples –Sanibel (150 km)

Départ pour Sanibel le Matin et Journée à Sanibel pour profiter du plaisir des plages de sable blanc…

Installation à l’hôtel et nuit à Sanibel

M28 : Sanibel – Captiva Island – Sanibel

Plages et nuit à Sanibel M29 : Sanibel – Fort Myers – Fort Lauderdale (xx km)

Départ le Matin et Nuit à Fort Lauderdale

J30 : Fort Lauderdale - Palm Beach - Fort Lauderdale (70 km)

Visite de Palm Beach et Nuit à Fort Lauderdale V31 : Fort Lauderdale – Miami Beach (60 km) Départ enfind'après midi pour Miami Beach et soirée au Congrès de Salsa S01: Miami Beach Congrès de Salsa et Nuit à MIAMI Beach D02: Miami Beach Congrès de Salsa et Nuit à MIAMI Beach

L03: Miami Beach - Paris

Matinée détente, L’après midi, restitution de la voiture à l’aéroport de Miami. Envol à destination de Paris. Nuit à bord.

M04: Paris - Marseille

Arrivée à Paris en matinée. et Marseille début d’après midi
Aventures dans l'Ouest canadien et parc des glaciers,USA (3ème partie) English translation pending
by Grisemote · 2009-06-01 · 36 replies
Aventures dans l'Ouest canadien et Parc des Glaciers (3ème partie)

Suite à des modifications techniques, le carnet a quelques "bugs". Vous pouvez le lire ici dans sa totalité:
http://sites.google.com/site/grisemoteouestcanadien/accueil

Pour retourner à la deuxième partie:

Les choses vont commencer à devenir sérieuses. A force de monter vers le nord (ou de descendre pour ceux qui habitent dans l’hémisphère sud), cela devait arriver : les jours rallongent, les nuits sont un peu plus froides tout en restant tout à fait supportables, le ciel a tendance à plus souvent se charger de nuages, il y a de moins en moins de voitures sur les routes. Nous nous dirigeons (en quelques étapes quand même) vers la mystérieuse Alaska entrevue dans quelques films qui marquent –Insomnia, The Thing. On s’attend à y trouver pluie et brouillard dans des villages paumés au milieu de lacs gorgés de moustiques et à être chahutés par les Grizzlis joueurs … qu’en sera-t-il exactement ?

Jeudi 24 juillet 2008 - 20 ème jour du périple. Le moral est au beau fixe. Les longues balades à crapahuter à flan de montagne ont été remplacées par de longues heures de voiture en direction du nord-ouest. – route vers Prince George. Nous quittons Jasper avec un certain regret : pour le camping, la ville fort attrayante et les décors très bien faits des environs. La route nous conduit vers le Mont Robson, chapeauté de blanc au travers d’un défilé de pics du plus bel effet.



Après cinq cents kilomètres de paysages magnifiques, nous faisons halte dans le camping du Beaumont Provincial Park (qui nous a semblé plus attrayant que la ville de Prince George), mondialement connu pour ses lacs mais surtout ses moustiques. Même s’il y a eu des claques dans l’air (pour les moustiques, bien sûr), le camping est bien situé et inspire calme et repos. Un très bon moment de zenitude.







Dès le lendemain nous repartons dévorer les kilomètres toujours en direction du nord-ouest. Les cimes disparaissent pour faire place à un relief plus arrondi et monotone. Sur certaines portions, il faut admettre que c’est même franchement répétitif comme paysage. Quelle surprise nous attend au prochain virage ? Simple ! Des collines recouvertes de forêts habillées de temps en temps de tâches sombres et poilues – vous aurez reconnu bien sûr des ours. On les aime bien mais s’ils pouvaient parfois se déguiser en cerfs, caribous, castors (là c’est vrai que ce n’est pas le bon gabarit) ou autres herbivores, cela mettrait un peu de piment.





Allez, faut pas exagérer quand même, les grands espaces, les longues lignes droites vers l’horizon, c’est quand même fantastique.

Comment aller à l’ouest du Canada sans rencontrer d’Indiens ? En fait c’est facile : les « natives » comme ils sont appelés, sont tellement peu nombreux (ou complètement intégrés) qu’il n’y a pas beaucoup d’occasions de voir leur culture. C’est sûr qu’une pyramide ou une cathédrale résiste mieux au temps qu’un totem ou un tipi … Notre passage à K’san comblera cette lacune.



La visite du village amérindien - peuple Gitxsan - mérite le détour, avec ses grands bâtiments en bois aux motifs rouges et noirs si caractéristiques, ses totems de bonne facture et son petit spectacle de danses indiennes mené par des autochtones (uniquement le vendredi).

Les acteurs du spectacle.

les accessoires originaux utilisés pour le spectacle qui retrace les coutumes et les légendes du peuple Gitxsan.

La visite guidée du village (sept grandes « maisons en bois » ) est sans prétention mais nous montre quelques aspects très intéressants de l’ancienne civilisation décimée. La boutique recèle également une mine de beaux objets qui serviront de cadeaux à ceux qui n’ont pas pu venir (un certain nombre donc !).





Le camping, à quelques mètres du site, ne manque pas d’attrait non plus, près d’une rivière et dans un beau cadre.



Une étape instructive et agréable.



village de Hazelton près de K'san



Le jour suivant, la visite de Kispiox est programmée avant de suivre la rivière du même nom.





C’est un petit village typique du coin, garni de petites maisons de bois qui possède un site de totems (raison de notre arrêt). De belles pièces encore, mais pas du tout mises en valeur …





Pour ce qui est de la remontée de la rivière Kispiox, nous optons pour une route de traverse – ou un raccourci, comme on veut – indiquée sur la carte et le GPS, et qui doit nous permettre d’éviter la « grosse » artère sans surprises. Entre forêts, lacs et rivière, cette belle route ravit les sens, tant que l’on ne s’arrête pas pour nourrir les moustiques. Au bout d’une vingtaine de kilomètres, elle se transforme petit à petit en piste, puis en piste un poil technique, puis en cul de sac pour qui n’est pas équipé d’un 4x4 voire d’un char lunaire.



Nous serions nous trompés sur une bifurcation entre 2 chemins ? Nous explorons donc d’autres voies qui nous amènent dans un chemin pentu jusqu’à un groupe de campeurs perdu au milieu d’un océan de verdure, à boire des bières autour d’un bon feu. Le film « Délivrance », c’est dans quel pays déjà ? En fait, ce fut un échange très sympathique, qui nous a éclairé sur notre erreur de trajet. « C’est simple, la route est fermée ! Vous ne pouvez que revenir sur vos pas » soit quatre-vingts kilomètres en arrière. Gloups ! Ce petit raccourci nous aura juste fait faire un détour de deux cents kilomètres quand même ! Nous suivons au final la highway le long de la rivière Skeena (région où fut tourné le film « l’ours ») qui s’est avérée de toute beauté.

Les kilomètres défilent avec des arbres, des collines et … des ours, avant d’arriver, exténués, au camping de Meziadin lake Provincial Park, d’une catégorie que nous ne connaissions pas : le camping spartiate, équipé un cran en dessous du camping primitif.

Côté pile, l’environnement offre une vue imprenable sur un beau lac entouré d’un relief prononcé, chatouillé par des nuages lascifs en promenade du soir. Côté face, notre emplacement est constitué d’un tapis de cailloux certes bien ordonnés, mais difficile à percer (plutôt prévu pour les camping-cars).



Le côté obscur n’est cependant pas là. La seule source d’eau est une pompe poussive, dont le grincement sinistre est de nature à réveiller tout le camping, et qui délivre ses quelques gouttes après avoir copieusement versé les nôtres sous forme de sueur. Super pratique pour la vaisselle, accroupi, pour pomper- rincer en pleine nuit, sous le regard hostile de ceux qui voudraient bien dormir …



Petite flambée du soir au tarif habituel pour se réchauffer sous les étoiles.

Les portes de l’Alaska bientôt vont se refermer sur notre petite famille, et c’est là que nous finirons … notre montée vers le nord.

La nuit fût froide, mais le réveil matinal avec vue sur le lac brumeux sous un ciel azur et un soleil radieux fera oublier les tracas locaux. En route vers Stewart, à la frontière avec les Etats-Unis.



Les collines prennent de l’embonpoint et de la hauteur et nous retrouvons notre ambiance de montagnes agrémentées cette fois de glaciers qui descendent généreusement jusqu’au niveau de la route. La taille de ces monstres est impressionnante.





Le Bear Glacier, un des plus beaux glaciers bleus au monde, comporte à sa base une sorte de « bouche » qui déverse les eaux de fonte. Depuis la route, cela ressemble à une aspérité. C’est en fait une large caverne.











Stewart est une petite ville très rurale qui semble tranquille, au niveau de la mer , à l’extrémité d’un fjord de plusieurs centaines de kilomètres. Malgré un petit côté industriel avec son port, elle dégage l’impression d’un fonctionnement au ralenti au gré d’une météo capricieuse.



C’est précisément pour le côté très aléatoire de cette dernière que nous avons ici abandonné la tente pour un logement en dur. L’avenir montrera que nous avons bien fait ! Notre hôtel (le Stewart Mountain Lodge) est chaleureux et nous offre une grande chambre dimensionnée pour cinq et bien calfeutrée.

Nous sommes toujours fort accompagnés dans nos déplacements!!!

Les Streets et les avenues de la ville ont un caractère particulier : la majorité est en terre battue. Ça casse !







Nous partons dès l’installation pour notre première visite de Hyder, en Alaska, à quelques kilomètres de Stewart. Le passage frontière vers le cinquantième état des USA se remarque par la fin de la route goudronnée. Nous n’avons pas même vu l’ombre d’un uniforme de douanier, preuve si c’était nécessaire que nous arrivons à l’un des bouts du monde. Hyder ressemble à un village minier paumé de maisons en bois de type western mais dans la forêt humide. Tout cela ne manque vraiment pas de charme.





Contrairement au film « Insomnia » qui fut tourné à Hyder, nous n’avons pas été confrontés au problème du soleil de minuit, loin de là. Hyder est quand même bien en deçà du cercle polaire.

A la sortie nord de la ville (simple à suivre puisqu’il semble qu’il n’y ait qu’une seule route principale, en terre battue) se trouve une des curiosités du coin : un observatoire à ours juste à côté d’un torrent (sorte de passerelle en bois qui surplombe la rivière sur cent cinquante mètres environ).



Nous prenons le permis pour trois jours ce qui nous donne le droit d’assister aux premières loges, quand bon nous semble, au spectacle de la pêche des ours, qui, comme l’indique le titre, est une tragédie.

Le 1er acte est marqué par l’attente de la bête. C’est l’acte de loin le plus long et le préféré des saumons qui bullent tranquillement en remontant le courant et des moustiques qui profitent de notre inactivité.



Pour les enfants et ceux qui ne sont pas totalement dans l’ambiance de la traque, c’est un peu long (mais il faut éviter de le dire !). On trouve à cet endroit des passionnés des ours et même des photographes pros aux objectifs qui ressemblent à des télescopes.



Acte 2 : un gros paquet de poils mouillés arrive gaillardement en remontant le courant et s’ébat dans les flots pour tenter d’attraper ses jouets préférés. Les appareils photo crépitent. La star en rajoute pour bien montrer que l’eau est bonne. Mon œil !







Acte 3 : un des saumons malchanceux est sorti de son élément sans ménagement entre les crocs du fauve et l’ours met sa serviette et déguste.





Les cartes mémoire sont vite pleines. Après le départ du gourmet, chacun tri ses photos ou compare ses clichés avec ceux du voisin, raconte sa difficulté de saisir le drame bouleversant auquel nous avons assisté impuissants. Ce jour là en tout cas, l’ordinaire des ours a bien failli être complété par de la viande made in china en provenance d’un car arrêté pour voir la scène de pêche hors de la passerelle. Heureusement que les rangers étaient là. Quel orgueil, il faut savoir parfois refuser le rôle principal …

Un jeune grizzly vient tenter sa chance à son tour!

Si l’entrée en Alaska, zone détaxée, est une formalité, le retour au Canada reste sous surveillance de la douane.

Le lendemain, nous retraversons Hyder et nous dirigeons vers le Salmon Glacier. La montée est rude pour le moteur.



Bientôt, à partir de la route, la vue sur un gigantesque « torrent » de glace est de toute beauté.







Le ciel azur et une température de fin de printemps nous permettront de savourer un des plus beaux glaciers que nous ayons vu sur notre globe.





Comme on ne s’en lasse pas, nous continuons la piste après le point culminant pour explorer une des langues de glace qui beigne dans un lac.







Le long de la route se trouvent des entrées d’anciennes mines que nous ne visiterons pas par sécurité. Un tour à pied entre des petits torrents pour arriver au lac bleu profond complètera notre visite enchanteresse.



Nous trouvons facilement des minerais de métal par terre. Pas étonnant qu’il y ait eu des mines par ici. Alors que nous rêvassons au soleil, une explosion terrible nous fait sursauter. Un gros bloc de glace flotte maintenant dans l’eau, résultat de cette déflagration. Quelle taille avait-il pour provoquer une détonation pareille ?

Trouvez le glaçon😉

Alors que nous repartons en voiture de notre balade plutôt tranquille, nous croisons un 4X4 qui nous annonce fièrement avoir vu des grizzlys en chasse à quelques centaines de mètres plus haut. Bigre, on les avait oublié ceux là. C’est que les grizzlys ne sont pas nos nounours (déjà un peu dangereux) du bord des routes du Canada.

Un bon kilomètre après notre rencontre, bien en contrebas de la route, trois gros ours hirsutes gambadent entre les rochers et les trous pour chercher de la nourriture.



Des marmottes sifflent pour signaler le danger ce qui a tendance à les exciter.



A pied le long de la route ils sont impossibles à suivre. Ils ont l’air lent, mais un ours atteint quand même les 60 km/h à la course. Carl Lewis peu toujours s’accrocher.

La fin de la journée fut marquée par une visite à notre passerelle à ours et un peu de shopping à Hyder. Pas de berceuse ce soir là pour s’endormir.

Stewart - 24 ème journée de périple : Quatre hommes (dont trois apprentis) et une Grisemote se lèvent résolument pour affronter les ours sur un chemin de randonnée chaudement recommandé par notre hôtelier (décidemment charmant). Il nous prête au passage très gentiment une bombe à ours. Le hic c’est que le plafond nuageux est bas. Les gouttelettes de pluies se transforment en grosses gouttes bien nourries qui n’engagent pas à l’aventure. Un grand tour à notre passerelle à ours pour attendre la fin des hostilités ne suffira pas. Le ciel semble s’être percé définitivement pour la journée. Shopping. Par désœuvrement devant les pleurs célestes intarissables, nous prenons une bière dans un saloon typique dont les murs étaient recouverts de billets de 1 $ et de casques de mineurs (autorisé en pleine journée pour les enfants).





Là nous rencontrons des anciens mineurs nostalgiques, en pèlerinage, avec lesquels nous discutons en Français (ahhh ça fait du bien). Ils nous expliquent que ce genre de journée « humide » et « vivifiante» n’a rien d’exceptionnel, que les mines contenaient de l’or, du fer et du cuivre (on aurait du y entrer !), que la vie en Alaska n’était pas un bagne, bien au contraire, à condition d’aimer un certain isolement l’hiver, et pour finir, que parler Français avec des Français est exotique. Idem pour nous par rapport à l’accent Canadien. Avant de partir une nouvelle fois aux ours, nous immortalisons notre passage dans ce très sympathique Saloon par un billet de 1$ à notre nom collé sur le mur ! Avec toute l’eau tombée dans la journée, il nous a paru logique de manger un repas de « halibut »(flétan typique du coin à chair très fine) tout frais pêché, acheté dans un ancien bus reconverti en petit restau au fin fond d’une ruelle d’Hyder - le meilleur du coin d’après nos mineurs.



Le lendemain de cette journée lascive, dernière en ces lieux, Grisemote insatiable vis-à-vis des ours pêcheurs, se lève à cinq heures pour prendre ses derniers clichés(il faut dire que lors de nos passages précédents les saumons n’étaient pas encore arrivés massivement et par voie de conséquence les ours non plus !)









Ça roupille sec dans les rangs de ceux qui sont restés au lit, et, vers onze heures, lorsque tout le monde est levé, nous n’avons toujours pas de traces de Grisemote. Aurait-elle imité les chinois avec moins de chance ? C’est d’autant plus fâcheux que c’est elle qui maîtrise la fin du voyage et qui a la voiture. Vers 11h30, notre exploratrice préférée pointe ce qui lui reste de nez. Certes, après trois heures trente d’attente sous des trombes, elle a vu un grizzly prendre son petit déjeuner quasiment à sa table, elle a pu discuter avec des sommités de la photo animalière, mais dans l’action elle n’a pas appréhendé un mal mesquin qui la rongeait lentement mais sûrement : les moustiques. Globalement néanmoins il était possible de la reconnaître…











« Bon, c’est pas tout cela, mais ce soir nous devons dormir à Prince Rupert – 463 km vers le sud ». Go ! Après midi voiture, sous un ciel variable. Au revoir l’Alaska – coup de cœur du voyage.

Partout dans la région, le saumon est roi!

Les kilomètres s’enchaînent avec du beau et du plus monotone. Nous passons sur la route à Kitwanga et Kitwancool, hauts lieux de villages indiens.









Prince Rupert est une belle ville, vivante, avec un port vif en couleurs, entouré d’un relief prononcé de collines arrondies et de lacs. A noter près du port, un nombre considérable d'aigles pêcheurs. Comme le lever du lendemain est programmé à 4h30, inutile de dire que la soirée fut vite écourtée.



Le lendemain, nous partons pour Port Hardy sur l’île de Vancouver, par le ferry : Inside passage, seize heures de traversée au milieu de fjords paraît-il fabuleux. Cette journée, nous l’attendions avec impatience. Une promenade en mer au milieu des montagnes arrondies. Un régal pour les yeux d’après les témoignages de ceux qui l’on fait … par beau temps.



L’ïle de Vancouver : la forêt pluviale aux 30 000 ours

Dringgg ! « Déjà ! On vient de s’endormir ». Le soleil est encore loin d’être levé lorsque nous émergeons pour prendre un petit déjeuner lapidaire avant de nous diriger vers le port. Pour nous cela commence plutôt par la fête à la grenouille, à attendre l’embarquement dans la voiture, sous une pluie battante, une heure durant. Ambiance morose des jours pesants ou le ciel, la mer et la terre se ressemblent : des nuances de gris.



La visite des différents ponts du ferry, dès l’arrivée, est toujours un moment de découverte agréable sur l’immeuble flottant que constitue ce gros tas de ferraille (très bien construit au demeurant). Grace à Archimède, cela flotte pour notre plus grand plaisir et c’est tant mieux.







Il serait injuste de dire qu’il a plu tout le temps. 50 à 60 % semblerait être le bon chiffre, mais cela ne fait pas grande différence puisque des montagnes nous n’avons jamais vu plus que quelques centaines de mètres. D’un autre côté, le retour à la photo noir et blanc a un petit côté rétro pas désagréable.



Le paysage qui défile devant nos yeux change à chaque détour de fjord. Les monts jouent à cache-cache avec les nuages dans des dégradés gris qui se superposent. Tout cela rend le voyage mystérieux et fait travailler l’imagination (faut bien positiver !).



Le tout fut entrecoupé de repas pris sur le bateau, à des prix tout à fait abordables pour une bonne qualité. Bon, ce n’est bien entendu pas la balade enchanteresse dont nous rêvions, mais boire un irish coffee sur le pont, le nez au vent, sous une pluie battante dans cet univers aux formes imprécises et fantasmagoriques, a quelque chose de jubilatoire.





Enfin, disons que c’est mon avis, car celui de Grisemote pourrait se résumer à : « casser sa tirelire de presque 700€ pour ne rien voir de la journée sur l’un des points forts du voyage, c’est nul, nul, nul ! ». Ceci dit, sans le ferry, le passage par la route nécessite un détour de 2000 kilomètres. Cela fait aussi réfléchir !

L’arrivée à Port Hardy, sur l’ïle de Vancouver, à 23H00, marque une nouvelle phase dans ce voyage. La découverte de la forêt pluviale( rain forest) et le contact permanent avec la mer. Hôtel – lavage de dent – ZZZ zzz ZZZ



Jeudi 31 juillet 09 – il fait gris avec des pluies intermittentes. La route pour Telegraph Cove Resort, réputé pour ses safaris photographiques d’orques, est essentiellement forestière.









A l’arrivée, le petit port est charmant, coloré et nettoyé à fond par la pluie. Notre safari ayant été programmé l’après-midi, nous profitons d’une accalmie pour nous installer au camping à quelques tours de roue de là .Le camping est en pleine forêt pluviale, qui porte très bien son nom. Les arbres sont gigantesques, moussus et magnifiques.





Rayon de soleil extrêmement fugace.

Nous montons les tentes et les protégeons par de grandes bâches tendues par des cordes, des sangles et des mousquetons (très utiles). Vue la quantité d’eau qui tombe, ce n’est vraiment pas du luxe. Faire du feu relèvera certainement d'un exploit !

Les joies du camping, pas toujours facile!



En route pour la visite des orques, moment tant attendu du périple ! Équipés d’imperméables et de fourrures polaires, nous nous entassons dans une petite vedette avec une bonne vingtaine de personnes. Pas simple de s’asseoir dans tout cela.



Sans la pluie, on peut imaginer que tout ce petit monde se serait réparti sur le pont supérieur ou inférieur. Une scientifique de l’aquarium de Vancouver est notre accompagnatrice. Elle nous explique, en français et en langue de Shakespeare, que les orques étaient là hier, mais qu’elles sont parties chercher du saumon au large depuis le matin. Il y a donc une probabilité non négligeable que nous n’en voyons pas. Gloups, bon début ! Elle nous rassure néanmoins sur la présence quasi certaine de baleines et autres cétacés pour lesquels elle a fixé un rancard qui devrait être honoré. Tant mieux, nous sommes là pour cela.





Au bout d’un petit quart d’heure de moteur, nous atteignons le terrain de jeu, au milieu d’îles totalement recouvertes de végétation dense. L’eau est plate comme un lac. Une baleine (humback whale) pointe bientôt son nez, signalée comme il se doit par une pulvérisation nasale puis replonge en faisant un petit signe de sa queue. Un classique du genre, mais en vécu.



Ceci se reproduit à plusieurs reprises, majestueusement, mais toujours pas d’orques. Des dauphins puis ensuite des marsouins accompagnent le bateau lorsqu’il se déplace.



Très joueurs et très photogéniques comme animaux.







Tout cela serait super plaisant s’il ne pleuvait pas des cordes et si le ciel ne se confondait pas avec la mer. Encore un univers en nuances de gris. Même nos impers très efficaces finissent par ne plus être étanches. Prendre des photos sans mouiller l’appareil devient un vrai casse tête… et toujours pas d’orques au bout de trois heures (pourtant, d’après les organisateurs, la probabilité d’en voir est de 90 %). Du coup notre GO se résout à nous faire écouter leurs chants au magnéto et non comme prévu à partir des micros sous marins dont le bateau est équipé. C’est intéressant, surtout avec les explications, mais comment dire … Deux grosses déceptions en deux jours, surtout pour Grisemote qui a les larmes aux yeux et peine à s’en remettre, nous amènerons à acheter une bonne côte de bœuf, des pavés de saumon et un petit vin canadien à l’arrivée pour oublier. Comme la pluie redouble toute la soirée, le feu finit par s’allumer sous la bâche. L’aventure a parfois ses moments de morosité. Pas pour tout le monde car les enfants bricolent un barrage sur le ruisseau formé par la pluie et qui jouxte les tentes. La pluie finira bien par s’arrêter un jour …

Et ce jour viendra, sûrement, … mais plus tard. La « rain forest » qu’ils appellent ça ici, on se demande vraiment pourquoi. Le matin suivant nous remballons sous la pluie et partons pour 450 kilomètres de forêts, de collines et de pluie en direction du sud pour le camping de Greenpoint situé au cœur du parc de Pacific Rim.

Petit arrêt à Campbell River où nous déjeunerons au restaurant flottant de"Patti Finn"





Nous nous arrêtons à une attraction qui vaut l’arrêt impératif même sous une pluie battante : « Cathedral Grove » : une cathédrale de verdure dont les piliers ne sont rien d’autre que des conifères démesurément grands et puissants. Les fougères et autres feuilles au pied sont du même calibre. Bienvenue dans le monde des lilliputiens. Côté photo, vue la tristesse du ciel, même à 800 iso sans pied c’est juste.









Et la clémence des cieux vint sur la fin du parcours, lui-même très agréable et plutôt montagneux avec une route toute de courbes vêtue.





L’emplacement du camping est aussi superbe que le précédent au milieu de la forêt pluviale mais avec l’option soleil en plus.











En quelques minutes, tentes montées (les tentes 2 secondes de qui vous savez sont vraiment très bien adaptées), nous nous retrouvons sur la plage pour admirer l’immensité de l’océan et reprendre des couleurs après tous ses jours sans voir le soleil.

Grillades du soir accompagnées de chamallows grillés en guise de dessert sous un ciel étoilé, que demander de plus sinon que cela continue dans la même veine …

Samedi 2 août jusqu’au 4 aout : Pacific Rim





Forcement, avec le soleil, le moral revient vite au galop et tout devient attractif. Nous parcourons la réserve naturelle de Pacific Rim en tout sens. Ce fut un réel plaisir.



Pour ces quelques jours, nous avions envisagé un tour en bateau pour voir soit les ours depuis la mer, soit les baleines. Mais des ours nous n’en avons pas manqué et les baleines….c’est parfois décevant de ne voir qu’un bout de dos par ci par là. Nous resterons raisonnables. Nous avions aussi pensé aller en bateau taxi à l’île de Meares qui semblait vraiment attirante selon les dires. Mais le prix de la traversée nous a rapidement fait capituler : faut pas exagérer vu la distance minimale !

Finalement, les randos, c’est sain et c’est à la portée de toutes les bourses. Nous en userons sur tous types de terrain : - sentiers au sein de l’exubérance générale de la rain forest, une merveille !















- tourbière où nous marchons sur une passerelle qui repose uniquement sur de la mousse. Nous y découvrons des arbres « bonzaïs », tordus par la difficulté de croître dans ce milieu acide et mal drainé. Certains de ces arbres, de plus de trois cents ans, ne mesurent que quelques mètres ! Chaque petite plante a dû se battre avec ardeur pour mériter sa place ici ! Nous y croisons aussi les droseras, célèbres plantes carnivores (de quelques centimètres) !



Un chou puant!

Les droseras.

- plages : Ici ce n’est pas ce qui manque.



Près du camping la mer est magnifique et déroule de gros rouleaux de mousse blanche sur un sable fin. Un paradis pour le surfeur (en combinaison chaude quand même).







Le bord des plages est le siège d’un enchevêtrement de troncs dont certains font plusieurs dizaines de mètres. Les pièces de bois plus petites sont usées comme des galets.



Dans les zones rocheuses pullule une faune dense d’étoiles de mer aux multiples couleurs et d’anémones.



Un régal ! Très visiblement ce coin de l’océan regorge de vie.





Nous découvrons « long beach » et ses différentes anses : Willowbrae, anse Schooner et la baie Florencia, Nuu-chah-nulth, Franck Island où nous nous ferons surprendre par la marée, Uclulet





et son « Wild pacific trail »,





Les arbres torturés par le vent sur le "Wild Pacific trail"



Tofino et ses environs.



A noter que l’on ne trouve pas que des produits de la mer sur la plage. A Wickaninnish, nous avons dérangé un ours décidé à parfaire son bronzage, à une cinquantaine de mètres de nous. Cerné entre notre famille qui arrivait sur le chemin longeant la plage et un autre groupe de touristes, le fauve inquiet se met à foncer dans notre direction. Bien entendu, grâce aux consignes rabâchées de Grisemote pendant des mois, nous savions ce qu’il ne fallait pas faire : courir et fuir. C’est donc sans aucune hésitation que … nous avons tous déguerpi sans laisser notre reste. Tous ? Non ! Grisemote en total self control a reculé de plusieurs pas fermes pour laisser une échappatoire à ce brave ours qui ne demandait visiblement qu’à retrouver sa solitude. C’était aussi notre intention, mais nous, quand c’est décidé, on y va tout de suite et on ne traînasse pas comme certaine … évident !





Côté faune : pour les oiseaux dans la forêt pluviale, ce n’est pas la bousculade, mais peut-être faut il savoir les trouver. Bien entendu, avec 30 000 ours répartis sur toute l’île de Vancouver, il n’est pas rare d’apercevoir des truffes le long des routes.



Côté villages : ils sont colorés, avec des maisons basses, assez touristiques mais tellement agréables … Un grand coup de chapeau à l’aquarium « tactile » de Tofino qui nous avait été recommandé par un ranger. Petit mais tenu par des jeunes passionnés qui rendent la visite inoubliable. Tous les pensionnaires viennent des fonds avoisinants et sont remis à l’eau l’été fini !



C’est quoi un aquarium tactile ? M’enfin ! C’est un aquarium où il est possible de toucher presque toutes les bestioles, vivantes bien entendu, exposées : étoiles de mer, anémones, oursins, sunflower star (étoile de mer aux bras multiples qui sprinte jusqu’à trois mètres par minute !).

La fameuse "sunflower star", rencontrée sur la plage.

Nous y apprendrons quelques farces que Dame nature a réalisées pour pimenter les visites des aquariums : Qu’y a-t-il de plus placide qu’une « swimming scallop » (pétoncle) ? Un rocher, et encore. Un des animateurs nous a montré qu’il n’en est rien. Toute « swimming scallop » plongée dans un aquarium où dort une fameuse sunflower star, perçoit immédiatement le danger et parcours l’aquarium en tous sens en ouvrant et refermant ses valves. Gare à ne pas le faire trop souvent pour éviter la crise cardiaque du coquillage. « Oh qu’elle est mignonne cette petite pieuvre ». Yes, sauf que ce bébé de trois cœurs (comme les PC) deviendra grand et pourra atteindre jusqu’à 9 mètres. La pieuvre montre un bel exemple de sacrifice des parents pour leurs enfants, car une fois les bébés mis au monde, ils meurent et servent de nourriture à leurs chérubins!



Bref, visite passionnante pour les grands et les petits.

Petites particularités locales : - jusqu’à onze heures voire midi, nous sommes dans la brume et le soleil suivant le bon vouloir de la brise.



Etonnant d’être sur la plage en pleine brume le matin, avec la sensation du soleil qui chauffe derrière cet écran blanc.





- par beau temps, les couchers de soleil sur les immenses plages ne laissent pas indifférents





- des panneaux de tsunami indiquent les zones de replis au cas où ! Rassurant.



- Le bois au camping : décidemment au même prix d’ailleurs

Grosse particularité culinaire nationale : Le Canada est le pays des 3 C : Cheddar, Crackers et Cannelle. On en trouve partout, sur tout et dans tout. Allez, soyons honnête, on n’en pouvait plus, surtout du cheddar. Des origines anglaises dans l’ouest canadien ? Vous croyez ?





Vancouver : La montagne à la mer

La distance de Tofino vers Nanaimo (200 km) pour prendre le ferry vers la ville de Vancouver fut une formalité, avec un nouveau passage à « Cathedral grove » mais cette fois sous le soleil. Sublime ! La traversée n’est pas longue (1h 30). Sous un grand soleil nous distinguons le mont Mont Baker au-dessus de l’eau brumeuse, avant de découvrir Vancouver.





Avec ses grands ponts, ses bâtiments d’une architecture qui semble de loin homogène et le cadre montagneux du plus bel effet, on comprend que la ville ait pu être choisie pour les futurs jeux olympiques d’hiver (2010). Comme d’hab, difficile de se perdre dans ce type de ville avec ses streets et ses avenues – pourtant nous avons eu du mal à trouver notre Hôtel. Il faut dire qu’avec les Jeux, les travaux de préparation sont partout. Vancouver est une ville très cosmopolite, franchement plaisante, mais pas vraiment belle de l’intérieure (jugement personnel uniquement) précisément par rapport à ces fameux bâtiments type années soixante-dix qui semblaient si harmonieux de loin. La circulation n’y était pas intense (mois d’août) ce qui ne gâche rien. Notre hôtel, le Plaza, est bien placé avec une vue sur la ville imprenable.

Côté activité, la ville ne manque pas d’attraits :

- visite du lighthouse park, assez en dehors de la ville et qui permet de voir un panoramique sur la ville et une belle forêt (mais quand on vient de Pacific Rim, c’est un peu urbain comme forêt) - le pont suspendu de Capilano, aussi impressionnant qu’il est cher, et il est, parait-il, très impressionnant (nous ferons l’impasse). - Stanley parc que nous avons parcouru en vélo : très agréable circuit qui permet une belle vue sur le port et la ville dans un beau cadre











- la plage (c’est pas le top du sable et de l’eau mais c’est une halte avec les vélos qui fut appréciée) - le shopping vers Gastown et Chinatown (bon, ce n’est pas New York ou San Francisco non plus !),



- Grandville Island avec son marché (dont celui des enfants), ses artistes et ses maisons flottantes



- les restaus de tous les pays. Idéale pour voyager assis. Nous avons testé un restaurant mongolien où on compose son plat soit même, cuit sur une grande plaque métallique. c’est très dépaysant.

Juchés en haut de la terrasse de notre hôtel comme dans un nid d’aigle, nous admirons pour notre dernier soir les lumières de la ville qui s’endort progressivement. Nous goûtons nos derniers instants canadiens dans un air tiède et calme. Le lendemain nous repartons vers notre quotidien et nos habitudes. Heureusement que l’aventure est tapie dans toute chose et toute situation, n’est-il pas ?



Epilogue

Ainsi s’achève notre grand périple dans l’ouest Canadien. Nous en avons pris plein les yeux, avons vécu le chaud, le froid, le soleil et aussi pas mal de pluie. Nous repartons très en forme après des dizaines de kilomètres à crapahuter sur les rochers. Nos « copains » les ours se sont généreusement montrés sans jamais nous inquiéter (ce qui était une crainte en venant). Partout nous avons été bien reçus. En dehors des sublimes points de vue de notre période montagne, nous avons eu un gros coup de cœur pour l’ambiance sauvage et bout du monde de l’Alaska, ainsi que pour la forêt pluviale et les plages de Pacific Rim. Côté camping, les emplacements au cœur de la forêt primitive de Greenpoint et de Telegraph cove sont inoubliables. Au chapitre des points perfectibles, il y aurait bien la hauteur des montagnes qui nous a obligé à puiser dans nos réserves physiques, ces $* # de moustiques et l’impression globale parfois d’un côté un poil mercantile (si ça se trouve c’est un peu à cause du bois). Encore un immense merci à Grisemote qui une fois de plus a imaginé, conçu et construit étape par étape l’ensemble de cette aventure, avec l’aide incontournable du forum et de ses membres actifs. Ses longues recherches l’on souvent amené à être en décalage horaire bien avant l’heure. Merci également à nos pitchouns (ils grandissent et doivent commencer à assez peu apprécier cette appellation) qui ont été coolissime pour accepter sans (trop) râler les kilomètres à pieds, les heures de voitures, les repas sautés ou pris en dehors des normes, le rythme des 3 C (voir plus haut) et les arrêts toutes les minutes pour prendre des photos. Le monde est vaste et il reste tant de chose à voir … ça au moins, c’est fait !

Gilles, 28 mai 2009 2 heures du mat

Pour finir, quelques données purement pratiques (auxquelles il faudra rajouter les courses et restaus à votre convenance):

Avion : 4872, 35€ (4 adultes , 1 enfant au départ de Paris) Voiture (Alamo avec assurance Gold) : 1923€ Ferry inside passage : 694, 81€ Ferry île de Vancouver – Vancouver (nanaimo – horseshoe bay) : 73, 97€

Activités :

Stampede : spectacle du soir 169, 89€ (246, 75 CAD) + rodéo de l’après-midi 97, 88€ (142, 34CAD) Orques à Telegraph Cove : 467, 25 CAD (299, 03€) Entrée parcs Canada famille : 136, 40 CAD (87, 06€) Cheval Waterton : 250CAD (159, 59€) + pourboire Rando sur glacier : 185 CAD (119, 41€) Canoé lac Maligne : 100CAD (64, 62€) (pour 2 heures) Aquarium Uclulet : 16 CAD Location de vélos à Vancouver : 107, 10CAD (67, 93€) Spectacle danses K’san: 35CAD (10 par adulte, 5 par enfant) Visite guidée du village de K’san : 34, 97CAD (22, 95€) (tarif famille) Randonnée Dinosaur Park : 25 CAD Passage douane américaine : 30 $ (5X6 US$) Entrée parc des glaciers : 25 US$ Bateau Waterton Crypt Lake : 40, 97€ (16 par adulte, 8 par enfant)

Campings :

- Dinosaur : 20$ - Ste Mary (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Fish Creek (Glacier Park USA) : 23$ (16, 87€) - Many glacier: 40$ (2 nuits) - Lacs Waterton : 65, 60 CAD (2 nuits) (41, 86 €) - Greenpoint à Pacific Rim : 100, 80 CAD (4 nuits) (69, 53 €) ( achat du bois : 6 CAD) - Wapiti (Jasper) : 93$ (3 nuits) ( 59, 49€) - Lac Louise (Banff) : 120, 40$ (4 nuits) (78, 16€) - K’san : 17$ - Ruisseau Wilcox (Athabasca) : 15, 70CAD (27, 50 avec permis de feu) - Beaumont Provincial Park : 15 CAD - Meziadin lake : 15 CAD - Telegraph Cove Resort : 24, 15 CAD (16, 15€)

TOTAL CAMPINGS : 377€ (avec les différents permis bois)

Hotels/Motels :

Hotel Calgary : 342, 93€ Hotel Vancouver : 466, 11€ Chambre Motel Glacier Park (Many glacier) : 84, 19€ + 8€(charges) 122$+12, 2$(taxes) (4 personnes) Stewart Mountain Lodge (Granduc room triple) : 268, 94 CAD (2 nuits) (172, 18€) Motel Prince Rupert Pacific Inn : 132, 25CAD (84, 85€) Motel North Shore Inn (Port Hardy):138 CAD (88, 45€)

TOTAL ESSENCE : 475, 06€ (pour 4600 kilomètres)

Pour retourner à la deuxième partie: http://voyageforum.com/...ost=2597939;#2597939 Pour retourner à la première partie: http://voyageforum.com/...ere_partie_D2595664/
Itinéraire entre Denver et Salt Lake City English translation pending
by Familyvailla · 2009-02-22 · 22 replies
Bonjour, j'aimerais soumettre mon itinéraire à toute personne susceptible de m'apporter ses lumières. Je rame un petit peu et n'arrive pas à finaliser. le temps passe et le montant des billets d'avion grimpe. Alors voilà : Départ le 20 luillet 2009 Arrivée Denver 1 nuit Denver Cheyenn e 1 nuit route trail ridge road par Rocky Mountain) Cheyenne Fort Laramie 1 nuit (Peut-on dormir à Fort Laramie ou vaut-il mieux aller jusqu'à Custer ou Rapid city) (Visite Mont Rushmore, les badlands ) Deadwood 1 nuit (Est-ce que ça vaut le coup)(devil's tower) Sheridan ou Buffalo 1 nuit(Rodéo) Cody 1 nuit(?) Yellowstone 4 nuits(Grand prasmatic, upper geyser basin, biscuit basin et emeralg pool, le canyon, vallée Delamar) Grand teton 1 nuit Ballade à Taggart lake kelly river= Soit départ de Billings ou Salt Lake city par avion sur SF Départ de SF le 5 aout pour Paris. Faut -il rajouter des nuits entre Denver et grand téton ? Quelles sont les randos entre 2 et 4 heures (mes enfants ont 13 et 17 ans) à ne pas manquer ? Les points de vue inoubliables ? Merci d'avance à ceux qui pourront m'aider.
Voyage de vingt et un jours dans l'ouest des États-Unis en juillet 2009 English translation pending
by Maxinho29 · 2008-12-27 · 34 replies
Bonsoir,

En me baladant sur internet, j'ai découvert ce forum et comme j'ai besoin de quelques conseils, je me suis décidé à m'y inscrire.

Avec ma copine, on a réservé nos billets d'avion pour un séjour aux Etats Unis du 10 au 30 Juillet 2009 sur du Paris-Los Angeles / Los Angeles-Paris. On a déjà réservé la voiture avec laquelle nous comptons faire notre périple. Si nous savons déjà quelles étapes nous souhaitons faire, on est face à quelques petits problèmes alors peut-être que l'expérience des uns et des autres pourrait nous aider. On s'est basé sur différents circuits proposés par divers TO mais certaines villes étapes ne nous semblent pas terribles voir même on ne sait pas où dormir parfois🙂

Voici le programme:

J1 10 Juillet: Vol vers LA. Arrivée 19h. Prise de la voiture puis nuit à l'hotel (Hotel America's Best Value Inn Hollywood)

J2 11 Juillet: Visite des Studios Universal puis nuit dans le même hotel.

J3 12 Juillet: Balade à Berverly Hills, Santa Monica et musée Getty puis départ direction Laughlin. Nuit à Lauglin (Hotel ???)

J4 13 Juillet: Laughlin-Grand Canyon. Route vers le Grand Canyon par Kingmann et traversée par la Road 66. On pensait passer la nuit à Tusayan. (Tusayan Holiday Inn Express)

J5 14 Juillet: Grand Canyon. Nuit à Tusayan.

J6 15 Juillet: Gray Mountain, Monument Valley, Page (ou Kanab). Ici, on ne sait pas trop où il serait mieux qu'on dorme en fin de journée. Si vous avez des idées, nous sommes preneur.

J7 16 Juillet: Page (ou Kanab), Bryce Canyon, Zion. Départ pour la visite du Parc National de Bryce Canyon puis après le déjeuner, visite du Parc National de Zion. Nuit sur place mais où ???

J8 17 Juillet: Zion-Las Vegas. Route vers Vegas et nuit dans la cité du jeu (Flamingo Hotel)

J9 18 Juillet: Las Vegas. Nuit à Vegas.

J10 19 Juillet: Las Vegas-Vallée de la Mort. Départ pour la Vallée de la mort. Nuit sur place. (Panamint Springs Resort)

J11 20 Juillet: Vallée de la Mort-Bakersfield. Route vers Bakersfield. Ici, on n'est pas trop satisfait de çà. On voudrait se diriger directement vers le Sequoia Nional Parc mais on ne sait pas si c'est faisable et si oui, où dormir. Pour le moment, on a prévu çà avec nuit à Bakersfield ce qui est peut-être obligatoire en terme de distance( Hotel ???)

J12 21 Juillet: Bakersfield-Sequoia Merced ou Fresno. Départ pour la visite du Sequoia National Park puis route vers Merced. Nuit à Merced (ou Fresno) (Hotel ???)

J13 22 Juillet: Merced-Yosemite. Route vers Yosemite NP. Nuit à Yosemite. (Nous cherchons un hôtel abordable et confortable à savoir pas les tentes avec 20 douches pour 500 personnes)

J14 23 Juillet: Fin de la visite de Yosemite puis départ pour San Fransisco. Nuit à Fan Fransisco. (Hotel Adante??? avec parking en tout cas pour y laisser la voiture 3 jours)

J15 24 Juillet: Visite de San Fransisco. Golden Gate, Alcatraz, Bay Bridge, Union Square, Golden Gate park, Lombard Street, Pier 33 (???), Castro, Haight Ashburry. Nuit à SF

J16 25 Juillet: Fin de la visite de SF avec tout ce qu'on aura pas fait la veille. Nuit à SF.

J17 26 Juillet: Départ pour Monterey, Carmel, Lompoc. Nuit à Lompoc (Hotel ???)

J18 27 Juillet: Lompoc-Santa Barbara. Nuit à Santa Barbara ???

J19 28 Juillet: Santa Barbara-Los Angeles. Que faire ??? Nuit à LA.

J20 29 Juillet: LA

J21 30 Juillet: 17h00 départ pour Paris.

Voilà pour le moment ce que çà donne. Comme vous l'aurez remarqué, on a au moins 1 jour de trop à LA en fin de séjour donc si quelqu'un à une étape intermédiaire et sympa à proposer à un moment où un autre du périple, nous sommes preneur. Sinon, je cherche en vain un hotel pas trop cher sur Yosemite alors là aussi, je suis preneur d'un bon plan.

Sinon, ben j'ai mis des points d'interrogations là où j'ai des doutes. Je suis à l'écoute de tous les avis de tous les courageux qui auront pris le temps de lire mon message et je vous remercie par avance. N'hésitez pas à me signaler tout ce qui vous paraît "suspect" 😉

@ bientôt.

Max
Investir au Vénézuela: recherche partenaire ou associé English translation pending
by Franckyboy69 · 2008-07-25 · 29 replies
Bonjour a tous et a toutes...donc pour commencer apres plusieur mois de recherche jai finalement tomber sur le venezuela comme priorité...tout principalement iles de margarita..pour son dévelepoment economique et surtout son augmentation de tourist annuel grandiose qui se situe 2 ieme au monde...et surtout le prix ridicule du cout de la vie la bas.........et bien sur la tempèrature idéal pour y vivre a lannée.........................donc pour ceux qui me lirons ........voici cest tres simple...on prepare un bon plan daction pour aller investir la bas et ouvrir une attraction touristique ..et avec un minimum dinvestissement ...car cela ne coute pas tres cher par la bas...alors si vous etre interesser venez discuter avec moi et nous pourrons echanger nos email et regarder ce projet plus serieusement..........cordialement Franck....jai 2 -3 bonne idée de prevu deja...au plaisir..!!! je suis de montréal..

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