Results for "Manta+|+4+>+129"
4880 results found.
Air France or KM Malta? Reviews?
Hi there,
I’d like to fly to Malta from Lyon. I’ve read a lot of negative reviews about KM MALTA, especially regarding baggage fees at the airport. Of course, I don’t want to book through third parties (like SkyScanner, Opodo…). AIR FRANCE offers tickets to MALTA in partnership, if I understood correctly. On AIR FRANCE, the tickets include everything (checked baggage, cabin bag, small personal item, seat), whereas with KM MALTA, everything is extra and the final price is almost double! In this case, is AIR FRANCE considered the same as sites like Opodo or others? Given the price difference, I’m hesitant… Have any of you booked with AIR FRANCE for this destination? How did it go? Thanks, HERVE
I’d like to fly to Malta from Lyon. I’ve read a lot of negative reviews about KM MALTA, especially regarding baggage fees at the airport. Of course, I don’t want to book through third parties (like SkyScanner, Opodo…). AIR FRANCE offers tickets to MALTA in partnership, if I understood correctly. On AIR FRANCE, the tickets include everything (checked baggage, cabin bag, small personal item, seat), whereas with KM MALTA, everything is extra and the final price is almost double! In this case, is AIR FRANCE considered the same as sites like Opodo or others? Given the price difference, I’m hesitant… Have any of you booked with AIR FRANCE for this destination? How did it go? Thanks, HERVE
Bon plan d'hébergements pas chers au Japon: les manga cafés English translation pending
Les hôtels sont extremement cher au Japon. Mais une bonne alternative existe pour les voyageurs sans le sou : Dormir dans les manga cafés.
Franchement c'est rigolo et juste assez confortable pour dormir ! Et le grand avantage, c'est qu'on peut y rentrer 24h/24 sans réservation !
Dormir dans un Manga café à Tokyo, où personne ne lit de mangas
Casa à louer du côté de Varadero ou Santa Marta English translation pending
Bonjour les amis je me cherche une casa a louer pour cet ete dans le coin de varadero ou ca peut etre a santa marta avec 2 ch a coucher et cuinine etc mais je ne peu payer cher..vous avez des places a me recommander
Réservation d'un vol Viva Columbia de Medellin à Santa Marta English translation pending
bonjour
J'ai réussi à réserver sur Viva Columbia un vol Bogota/Armenia.
Maintenant je souhaite réserver un vol Medellin à Santa Marta mais la compagnie n'accepte plus mon paiement (Master card) .
Il y a la possibilité de réserver un vol viva Columbia par Kiwi.com mais ce site est il sûr ? Qui l'a déjà utilisé ?
Un grand merci
Voyager avec bébé 7 mois en Colombie (Bogota, Santa Marta, Cartagena) English translation pending
bonjour à tous,
Je recherche des gens qui ont voyagé avec un poupon en Colombie et qui veulent partager leurs experiences...nous partons 16 jours et nous pensons rester plus sur la côte. Nous y serons de la mi-mars et debut avril... Les avis sont partagés et plus je lis et plus je m'inquiete.... La fievre jaune surtout car je ne peux vacciner mon bebe et j'allaite. Je me dis que ça doit etree moins pire dans les villes que nous visiterons (voir titre). La température est-elle vraiment chaude (trop chaude) pour un bebe ?
Merci à l'avance !
Japon: quelqu'un a-t-il essayer un Manga Kissa pour la nuit? English translation pending
Bonsoir tout le monde,
j'aimerais savoir si quelqu'un a déjà tenté l’expérience de dormir dans un manga kissa une nuit ?
Car avec ma copine on a vu un reportage et vu des photos ou on peut être deux !
Certes cela me semble petit mais faisable ;) et on aimerai tenté l'expérience juste une nuit ;)
Merci d'avance pour vos remontées :)
Fumeur de pipe cherche tabac dans la région de Santa Marta, Colombie English translation pending
je suis actuellement, et pour tout un temps, à Taganga en Colombie. Etant fumeur de pipe, ce qui ne semble pas courant en Colombie, je cherche un endroit où trouver du tabac dans les environs de Taganga - Santa Marta. On trouve toute sorte de came ici, mais jusqu'à mantenant impossible de trouver du tabac à pipe. Quelqu'un pourrait-il m'aider à sortir de la pénurie ? Un grand merci d'avance ! 😏
Entrer dans le KTP (parc de Kgalagadi) par la Namibie et Mata Mata (Afrique du Sud) en camping-car English translation pending
Bonjour, je pars au mois d'août en Namibie en famille, nous avons reservé un camping car à Cape Town, nous comptions ( au départ) remonter jusqu'à la frontière namibienne à Vioolsdrif, passer à Keetmanshoop (le tout en 2 jours), puis en empruntant les pistes C17 et C15 rejoindre le poste frontière de Mata Mata pour rentrer dans le KTP puis rester dans le camp pour 2 nuits avant de ressortir par la Mata Mata gate. Je dis que nous avions planifié cet itinéraire car nous venons de lire dans les conditions générales de vente de notre loueur qu'il refusait que ses véhicules non 4x4 roule sur les pistes du KTP...
Je leur ai écrit que nous souhaitions seulement rester à Mata Mata rest camp pour prendre des game drives à la journée, mais apparemment ils n'acceptent pas non plus.
Est-ce que ce sont les pistes C17 et C15 de Keetmanshoop à Mata Mata qui sont en mauvais état, ou est-ce que c'est la piste qui mène au camp, si quelqu'un est déjà entré dans le KTP par Mata Mata ?
Quel risque j'encourt si je ne respecte pas leur exigence, est-ce que c'est à l'entrée du parc que je vais me faire refouler ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas.
Merci d'avance pour vos réponses.
Thomas.
Faire un trek de quelques jours dans la région de Santa Marta en Colombie? English translation pending
Salut
Je me trouve actuellement en Colombie et j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà fait un trek de quelques jours dans la région de Santa Marta vers ou dans le parc de la Sierra Nevada. On aura pas le temps pour la Ciudad Perdida mais l'idée de marcher dans le coin nous branche bien.
Merci d'avance
Je me trouve actuellement en Colombie et j'aimerai savoir si quelqu'un a déjà fait un trek de quelques jours dans la région de Santa Marta vers ou dans le parc de la Sierra Nevada. On aura pas le temps pour la Ciudad Perdida mais l'idée de marcher dans le coin nous branche bien.
Merci d'avance
Sécurité en bus pour les trajets Cartagena-Barranquilla-Santa Marta en Colombie English translation pending
Salut à tous,
Je projette d'effectuer en août un voyage en Colombie côté Caraibe: cartagena, barranquilla, Santa marta. J'ai lu, dans ce forum, et dans le site du ministère des affaires étrangères, qu'il était très, voire formellement, déconseillé d'utiliser le bus pour des trajets en colombie : trop dangereux ! Cette recomandation s'applique-t-elle aussi aux trajets précédents ? Peut-on prendre un bus Cartagena santa marta sans risquer l'enlèvement par de para militaires ou bandes armées ? Peut-on visiter les abords immédiats de santa marta (villages de pêcheurs dans un rayon de 30 km) en sécurité ou vaut-il mieux rester dans la ville ? Merci de vos réponses diego
Je projette d'effectuer en août un voyage en Colombie côté Caraibe: cartagena, barranquilla, Santa marta. J'ai lu, dans ce forum, et dans le site du ministère des affaires étrangères, qu'il était très, voire formellement, déconseillé d'utiliser le bus pour des trajets en colombie : trop dangereux ! Cette recomandation s'applique-t-elle aussi aux trajets précédents ? Peut-on prendre un bus Cartagena santa marta sans risquer l'enlèvement par de para militaires ou bandes armées ? Peut-on visiter les abords immédiats de santa marta (villages de pêcheurs dans un rayon de 30 km) en sécurité ou vaut-il mieux rester dans la ville ? Merci de vos réponses diego
Une heure et demie d'escale à Bogota entre vols international et national (Santa Marta) English translation pending
Bonjour!
Nous avons un billet pour arriver à Bogota depuis Paris et en passant par Mexico (avec "AeroMexico") et nous aimerions directement aller sur la côte à Santa Marta (avec "VivaColombia") et acheter donc un billet pour le même jour. Seulement voilà : le vol national décolle 1h30 après notre arrivée. Est-ce assez pour récupérer nos bagages, passer la douane, et aller d'un terminal à un autre? Il y a un autre vol qui décolle 2h après notre arrivée sinon (avec "Avianca"), un peu plus cher. Qu'en pensez-vous? Quelqu'un a déjà fait ça? Est-ce trop risqué? Nous n'avions pas prévu de visiter Bogota, on aimerait ne pas avoir à y rester une nuit pour repartir le lendemain...
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Nous avons un billet pour arriver à Bogota depuis Paris et en passant par Mexico (avec "AeroMexico") et nous aimerions directement aller sur la côte à Santa Marta (avec "VivaColombia") et acheter donc un billet pour le même jour. Seulement voilà : le vol national décolle 1h30 après notre arrivée. Est-ce assez pour récupérer nos bagages, passer la douane, et aller d'un terminal à un autre? Il y a un autre vol qui décolle 2h après notre arrivée sinon (avec "Avianca"), un peu plus cher. Qu'en pensez-vous? Quelqu'un a déjà fait ça? Est-ce trop risqué? Nous n'avions pas prévu de visiter Bogota, on aimerait ne pas avoir à y rester une nuit pour repartir le lendemain...
Merci d'avance pour vos réponses. 😉
Temps requis en 4x4 pour aller de Chirundu (Zambie) à l'entrée de Mana Pools (Zimbabwe)? English translation pending
Bonjour, nous devons passer 15 jours en Zambie en novembre, et nous faisons un crochet par Mana Pools. Nous aurions besoin d'avoir une idée du temps que prend le trajet entre Chirundu et l'entrée principale de Mana Pools, sachant qu'il faut entre autre passer la frontière..
Merci!
Merci!
Guest house ou hôtel pas cher avec Wi-Fi sur Carthagène, Santa Marta et Tangaga? (Colombie) English translation pending
Bonjour à tous,
Je cherche une guest house hotel sur ces villes: pas cher (bien sûr) et avec un coffre ou lockers à l'hôtel, et si possible en option le wifi.
Si vous avez des adresses, merci à vous!
Fabrice
Je cherche une guest house hotel sur ces villes: pas cher (bien sûr) et avec un coffre ou lockers à l'hôtel, et si possible en option le wifi.
Si vous avez des adresses, merci à vous!
Fabrice
Hôtel à Anakao et Ste Marie (Madagascar) English translation pending
mana hoana,
je suis a la recherche d'un hotel que vous pourriez me conseiller sur Anakao? histoire de passer quelques jours la bas... le coin vaut le coup? des petites adresses tranquilles a conseiller? je suis deja sur tana depuis quelques semaines...
et ensuite, 2eme soucis: hotel a ste marie?? je cherche un hotel pas trop cher ds le nord de l'ile, apparement plus tranquille et sauvage...(LA CRIQUE ca a l'air un peu cher...! il y en a un autre un peu plus au sud de la crique qui q'apelle ATAFANA hotel.. ca vous dit quelque chose??) et la jonction en bateau est elle ausssi galere qu'on le dit? faut il avoir recours a madabus? parce que bon j'adore mada mais j'ai pas super envie de rester coincé sur le quai en attendant qu'un bateau veuille bien partir...
donc en resuméhotel a anakao?hotel ds le nord de ste marie?jonction reguliere ste marie-terre?
merci beaucoup a tous
et ensuite, 2eme soucis: hotel a ste marie?? je cherche un hotel pas trop cher ds le nord de l'ile, apparement plus tranquille et sauvage...(LA CRIQUE ca a l'air un peu cher...! il y en a un autre un peu plus au sud de la crique qui q'apelle ATAFANA hotel.. ca vous dit quelque chose??) et la jonction en bateau est elle ausssi galere qu'on le dit? faut il avoir recours a madabus? parce que bon j'adore mada mais j'ai pas super envie de rester coincé sur le quai en attendant qu'un bateau veuille bien partir...
donc en resuméhotel a anakao?hotel ds le nord de ste marie?jonction reguliere ste marie-terre?
merci beaucoup a tous
Long week-end à Mataiva, atoll des Tuamotu English translation pending
Mata Hiva ou L'ïle aux Neuf Yeux
INTRO
Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.

Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.
Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.
A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.
Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.
UN PEU D'HISTOIRE
Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.
Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.
MATAIVA AU 20EME SIECLE
En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.
MATAIVA AUJOURD'HUI
Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.
A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.
DETAILS PRATIQUES
Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai
Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.
NOTRE SEJOUR
Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.

Jeudi 12 décembre
Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.


Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.
Vendredi 13 décembre
Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.

Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.


Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.
Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !



On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...
La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.

Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.
Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.
Samedi 14 décembre
Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !
Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.







On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.

Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.

Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.
Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.
On passe à la page 2...
INTRO
Après Ana'a en octobre, nous continuons notre découverte d'îles nouvelles, en particulier aux Tuamotu ou le choix est vaste, si tant est que les îles choisies soient desservies assez fréquemment par la compagnie AT ce qui n' est pas toujours le cas surtout en ce qui concerne les Tuamotu-Est qui restent difficiles à visiter, même quand on réside à Tahiti. L'idée générale est aussi de vous faire profiter de ces courts voyages- découverte pour qu' à l' avenir, lors d'une première visite ou d'une seconde visite en Polynésie, vous optiez pour des destinations hors sentiers battus. Certaines îles aux Îles du Vent ou sous le Vent ou aux Tuamotu deviennent très touristiques : Moorea, Raiatea, Rangiroa, Fakarava, Tikehau, etc... et les prix des pensions ont tendance à s' envoler. Si l'on veut découvrir la vraie Polynésie comme il y a encore 20 ans, il faut sortir de Séjours Dans Les Îles ( Air Tahiti ) et partir à l' aventure ( toute relative ). Je vous renvoie à mes carnets sur Ahe et Ana'a. Cette fois ce sera Mataiva, en et février Tikehau.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Selon la légende, Mata Hiva ( ou, par analogie, ' neuf yeux ' en tahitien ) serait un morceau de Huahine qu'aurait transporté là où l'atoll se trouve actuellement le roi-guerrier Tu Paure qui , aux temps anciens, régnait sur l'île et la protégeait des raids ennemis. il n' en est rien bien sur et Mataiva, comme d'autres atolls voisins, tels Tikehau ou Ahe ou Rangiroa, est l' excroissance corallienne du sommet d'un énorme volcan ayant émergé il y a plus de 65 millions d'années, et de presque 3000 mètres de hauteur depuis le plancher océanique. Le fondement basaltique de l' atoll se trouverait à presque 2 kms sous la surface de l'atoll, en comparaison avec les - 180 m à Mururoa, dont la base volcanique est beaucoup plus jeune ( 11 millions d'années ) L' atoll, le plus occidental des Tuamotu Nord, est situé à environ 300 kms au nord de Tahiti et à 40 kms de Tikehau, l' atoll voisin le plus proche. Il a une longueur de 10 kms et une largeur de 5, 5 kms pour une surface de terres émergées de 16 km2 environ. Son lagon couvre une superficie de 25 km2. Vert tacheté de bleu , il s'ouvre vers l' océan par une passe unique au nord-ouest ( courants entrant et sortant ) et huit chenaux - ou ' hoa ' - ( courant entrant ) , d'où la référence aux neuf yeux. Ce qui fait la particularité unique de Mataiva, c'est son lagon alvéolaire ou réticulé, formé d'un réseau dense et concentré d'environ 70 bassins ou vasques dont les sommets sont proches de la surface et dont la taille et la largeur des cloisons varient de quelques mètres à parfois plusieurs centaines de mètres, créant ainsi des platiers à l'intérieur même du lagon. L' atoll est d'une extraordinaire luminosité en raison de la faible profondeur des eaux du lagon, avec des dégradés éblouissants de turquoise et de jade. Sous ce lagon magnifique dorment 20 millions de tonnes de phosphate, qui, espérons-le, ne seront jamais exploités. Ce serait la mort annoncée de cette île.

Comme à Makatea, Mataiva a été exploité pour son phosphate, mais seulement pendant 3 ans, de 1978 à 1981. On a fait miroiter à la population les avantages qu'elle tirerait d'une telle activité industrielle en termes de confort et modernisme, mais celle-ci n' a pas écouté les sirènes et a pu ainsi préserver les paysages et la beauté première de l' atoll, sans qu'il reste de vestiges visibles. A Makatea en revanche, l' exploitation du phosphate a perduré de 1911 à 1966, avec les dégâts écologiques que l'on soupçonne et que l'on connait. Un vrai désastre qui fait de Makatea une île-martyr ! Depuis les années 1980, Il a été régulièrement question de recommencer à exploiter les ressources en phosphate dans les deux atolls. Les résidents ont affiché leur hostilité à tout redémarrage d'une activité économique très dommageable écologiquement parlant, mais certains politiques locaux ou territoriaux, certains propriétaires terriens extérieurs aux deux atolls l' entendent autrement. Cupides et aiguillonnés par l' appât du gain, en collusion avec des groupes industriels étrangers - dont un groupe australien -, ils veulent imposer à la population un changement qui impliquera à terme des bouleversements dans le cadre de vie, le mode de vie, la manière de se nourrir aussi avec une impossibilité de consommer les poissons du lagon bourrés de toxines. Il convient vraiment d'aider la population de ces deux atolls à se faire entendre au niveau local, national et international, et à alerter les ONG ou autres instituts qui militent pour la protection de l' environnement sur les dangers scandaleux que l'on ferait courir à des polynésiens otages de leur gouvernement et de puissances extérieures, et trop peu nombreux et trop faibles pour se défendre.
Il existe un unique village, Pahua, établi de part et d'autre de l'unique passe Faratue, traversée par un pont, construction unique au dessus d'une passe dans l'archipel des Tuamotu. Ce pont a une histoire mouvementée : d'abord une passerelle en bois de kahaia et planches de cocotier dans les années 50, il est devenu pont en béton, pas assez solide pour résister aux houles énormes et cyclones - dont celui de 1998 - qui ont touché l' atoll de plein fouet dans la seconde moitié du 2àème siècle. Un vrai pont routier - le plus long de Polynésie française à ce jour - a été construit en l' an 2000, permettant les échanges entre les deux berges de la passe. C' est un endroit agréable et tranquille où aller bavarder, pêcher ou simplement regarder passer mulets, raies, carangues, poissons-perroquets et petits requins. Très curieusement, la passe a des berges bétonnées, et est très peu profonde, peu agitée aussi contrairement aux passes de Rangiroa, par exemple, dont les mascarets sont impressionnants. L'unique passe de Mataiva s'ouvre sur l'océan via un goulet d'étranglement très agité et écumant d'une quinzaine de mètres de large qui permet l' entrée de petites embarcations mais pas celle de la goélette qui ancre à l' extérieur et dont le chargement passe le goulet sur des barges.
A noter que la pêche est facile à Mataiva. L' endroit est poissonneux, et les poissons sont sains et consommables sans risque de ciguatera. A noter également que les moustiques de l' atoll ne transmettent pas la dengue qui n' est pas arrivée jusqu'ici.
Il reste une mini- forêt primaire, ayant échappé à une certaine époque aux tronçonneuses venues faire place nette pour la plantation extensive de cocotiers, tropicale semi-sèche, avec fougères, arbres et arbustes endémiques. Les oiseaux ont, pour des raisons inconnues, migré de la forêt vers un petit motu sur platier qui, curieusement, se trouve au milieu du lagon. plue encore que la forêt elle-même, sur terre ferme, il demeure très exposé aux houles très fortes qui, même si elles restent exceptionnelles, recouvrent les motu et envahissent même le village, comme cela a été le cas en 1998.
UN PEU D'HISTOIRE
Si l'on remonte dans le passé, on sait que la population de Mataiva a été martyrisée , suite aux raids fréquents et sanguinaires menées par les guerriers Parata d' Ana'a contre Rangiroa et les atolls voisins. La population originelle de l' atoll fut quasiment totalement exterminée au 18ème siècle, les rares survivants se réfugiant à Tahiti sous la protection du roi Pomaré Ier jusqu'au milieu des années 1820. Plus récemment des cyclones accompagnés de tsunami ont dévasté l' atoll en 1878, puis 1903, puis 1906 puis plus récemment 1983 et 1998.
Mataiva fut découverte par le navigateur russe von Bellinghausen le 30 juillet 1820, qui nomma l' atoll Lazareff sans avoir le loisir d'y faire escale, même brièvement. Puis l' atoll fut également signalé et situé sur cartes marines par le navigateur-explorateur américain Charles Wilkes en 1839, au retour de sa mission scientifique dans les Terres Australes.
MATAIVA AU 20EME SIECLE
En raison des conditions difficiles décrites plus haut, l' atoll demeura inhabité toute la première partie du 20ème siècle. A cette époque et pendant une cinquantaine d'années, il ne fut fréquenté que par des coprahculteurs venus des atolls voisins, et uniquement lors de la période d'autorisation d'exploitation et de récolte du coprah d'une durée de 6 mois environ. Des ouvriers agricoles originaires de Rurutu venaient aider la population locale à gérer un nombre impressionnant de cocoteraies. Le coprah récolté était échangé, à l' arrivée souvent très irrégulière de la goélette, contre d'autres marchandises permettant de vivre et de se nourrir de façon plus variée. Depuis lors, la récolte du coprah est restée l' activité principale de l' île comme à Ana'a. Dans les années 50, des familles sont revenues s'installer définitivement sur l' atoll, venant principalement de Tikehau, Rangiroa et Kaukura. Une école primaire officielle a été ouverte en 1960. Un village s'est créé, avec école primaire, poste, mairie et commerces.
MATAIVA AUJOURD'HUI
Si le coprah reste l' activité première de l' atoll, le tourisme décolle grâce aux deux pensions de famille et la construction d'un aérodrome d'abord en 1989, puis en 1999 - suite à la destruction totale - piste et installations comprises - de ce premier aérodrome en 1998 ; Il est doté d'une piste de 1200 m. Mataiva est facile d'accès par les airs pour des séjours d'une semaine, ou de 3 ou 4 jours, grâce à la mise en place de deux vols hebdomadaires. L' atoll est aussi desservi par deux goélettes, le Mareva Nui et le Maria Stella, deux fois par mois.
A signaler que l' atoll voisin de Makatea, surélevé de 110 mètres et sauvagement exploité pour son phosphate, est troué comme un morceau de gruyère et uniquement accessible par bateau, la construction d'un aérodrome y étant impossible. N' y habitent qu'une cinquantaine de personnes. On y trouvera les vestiges d'un port et d'un long ponton, et, en pleine brousse, d'une voie de chemin de fer, d' une locomotive avec ses wagons, ainsi que de belles maisons d'habitation de style colonial qui, à l' époque, devaient être d'un grand confort. Jusqu'à trois mille personnes ont habité Makatea pendant cette longue période d'activité, mais tout cela est terminé et a eu un coût non négligeable, écologiquement et humainement parlant.
DETAILS PRATIQUES
Deux pensions de famille se partagent les visiteurs curieux de découvrir Mataiva. Mataiva Village Pension Ariihe'e Vai
Le paiement de la pension se fait en chèque local ou en espèces. Comme je l' ai déjà indiqué, le séjour est en pension complète, il n'y a donc pas de faux frais. Comme partout dans les Tuamotu, prévoir d'emporter du liquide en quantité suffisante.
NOTRE SEJOUR
Départ jeudi 12 décembre, retour dimanche 15 décembre. Trois nuitées. Nous avons opté pour la pension Ariihe'e Vai, en pension complète ( pas vraiment le choix, mais préférable de toute façon ) avec excursions comprises dans le prix : 16000 FCP à deux ( ou 130 euros environ ). Taxes de 300 FCP en sus pour 2 personnes sur 3 jours. Le tarif est très compétitif par rapport aux prix pratiqués, ne serait-ce qu' à Tikehau, l' île voisine. Les commentaires sur l' accueil, l' état des bungalows climatisés, et la nourriture saine, fraîche variée et savoureuse, sont louangeurs.

Jeudi 12 décembre
Départ en milieu de matinée, une escale prévue à Rangiroa. Une heure de vol jusqu'à l' escale, 20 mn d'arrêt, puis 20 mn de vol jusqu'à Mataiva. Arrivée festive avec, au milieu des touristes, les enfants originaires de Mataiva , internes au Collège de Rangiroa, qui rentrent à la maison pour un mois de vacances de Noël. Nous sommes couronnés par Priscillia, l'une de nos hôtesses et rejoignons une voiture pour le transport passagers vers la pension tandis que les bagages sont entassés à l' arrière d'un 4X4. Pot d'arrivée et toasts au poisson et à l' omelette. Ensuite nous vaquons donc direction le bord de lagon tout proche. Le lagon est particulièrement peu profond et laiteux, chaud également avec une eau qui dépasse les 30°. Un peu trop chaud, à vrai dire... Il faut donc chercher les endroits plus profonds où nager agréablement, avec possibilité de voir le fond, en particulier en cas de rencontre avec des raies. J' en rencontrerai une d'ailleurs, une raie-léopard , pas dangereuse en soi, mais il ne faut pas les toucher même par inadvertance, car elles peuvent méchamment blesser avec le dard situé à la base de leur queue. Après le bain et l' exercice, retour au bungalow ( bien climatisé, et la climatisation est nécessaire car il fait très chaud en cette mi-décembre ) puis nous décidons de traverser le pont et d'aller d'abord vers le récif extérieur ( et l' entrée de passe ) puis vers l' autre pension, le Mataiva Village, histoire de la comparer à la nôtre.


Le Mataiva Village a l' avantage de donner directement sur la passe dans sa partie tranquille, un bon point donc. Les bungalows sont semblables à celui que nous occupons, climatisés également. Les tarifs sont les mêmes à quelques détails près. Nos hôtes et hôtesses sont charmants et attentionnés, on verra pour la cuisine dès ce soir. C 'est un membre plus âgé de la famille qui officie aux fourneaux dès 16 heures. Nous sommes arrivés sous un beau temps nuageux comme souvent à cette saison. Il a plu toute la nuit précédente, ce qui n' est pas inhabituel non plus. Pas de vent, lagon immobile et mer calme sauf à l' entrée de la passe où les courants contraires s'affrontent.
Vendredi 13 décembre
Départ prévu en excursion pour un tour de l' île en 4X4. Avant le départ, nous sommes tous conviés à confectionner / tresser nos assiettes pour le déjeuner- bord de lagon avec des palmes de cocotier.

Il est prévu de pique-niquer au plus près du marae Papiro ou Paure - et de ce qui fut, jusqu'au cyclone dévastateur de 1906, Tevaihara, l' unique village de l' île. C' est aussi une journée-baignade qui se terminera par un arrêt au coeur la mini-forêt primaire et un dernier arrêt au rocher aux tortues, nommé Ofai Taunoa, un vestige de l' ancien récif fiché sur le platier côté océan. Le marae a du être reconstitué, suite au cyclone de 1998 et à la montée des eaux du lagon qui a dispersé les dalles de corail d'origine. La légende raconte que le roi-guerrier Tu y fit construire un large siège dallé où il venait s'asseoir longuement pour surveiller l' horizon. En même temps, il ordonnait à neuf guerriers de se poster à l' entrée de chacun des huit ' hoa ' et de la passe et de signaler l' arrivée de pirogues étrangères par l' envoi dans le ciel de cerfs-volants, à partir d'une plate-forme de corail spécialement aménagée, un endroit secret à l' époque.. Quand le cerf-volant flottait très haut dans les airs, cela signifiait que les visiteurs / ou ennemis étaient encore loin du rivage. Si le cerf-volant était bas, les arrivants étaient sur le point d'accoster, et l'on choisissait alors soit de les accueillir cordialement soit de les attaquer avant qu'ils ne débarquent si leurs intentions étaient belliqueuses. Le plus souvent, c'était le cas, et Mataiva, comme d'autres atolls proches, dut subir les raids meurtriers des guerriers Parata de Ana'a.


Deux autres ' marae ' sont notables à Mataiva : l' un au lieu-dit Temiromiro sur la côte nord de l' atoll, submergé en 1998 et largement recouvert de sable . N' émergent du sol actuellement qu'un alignement de petites dalles de corail ainsi qu'une belle pierre dressée. L' autre se trouve au lieu-dit Faretauhonu ( ou ' maison de la tortue ' en langue paumotu ) tout près du village de l' atoll. Il est en assez mauvais état, a été endommagé par des brûlis intempestifs. Il a aussi été abîmé par le cyclone de 1998. Détail intéressant, il est entouré d'anciennes fosses à culture, comme il en existait beaucoup à Ana'a ( voir mon carnet sur cet atoll ). Ce sont les survivants des raids organisés par les guerriers de Ana'a sur les rivages des atolls avoisinants, dont certains anciens esclaves sur l' atoll de Ana'a, qui ont ramené dans leur île d'origine, la tradition Ana'a des fosses à culture.
Quant au rocher aux tortues appelé Ofai Taunoa, il se dresse, tel une sentinelle, à la limite du platier corallien côté océan, bloc de calcaire sculpté et découpé de trois mètres de haut environ qui ressemble à un champignon dont le sommet est placé sur une frêle embase érodée par la mer, le sel, le soleil et le temps. Un secret concerne ce rocher : à une certaine époque de l' année, celle de la ponte des tortues marines, on raconte que la population observe le ciel avec une attention soutenue, attendant que passe un nuage ayant peu ou prou la forme exacte du rocher. Cela signifie que, lors de la nuit qui suit, des tortues vont sortir de l' eau et venir pondre leurs oeufs sur la plage. On ne dira pas si les habitants en profitent pour venir ramasser des oeufs pour les manger, mais l' on sait que la consommation d'oeufs et de chair de tortue a toujours été appréciée aux Tuamotu même si la capture illicite des tortues et la consommation de leur chair est actuellement passible de lourdes amendes. Des habitudes perdurent, hélas !



On peut aussi demander à voir, sur le trajet, la grotte O'Tao en bordure de l' un des ' hoa ' dans le sud de l' atoll. L' eau , à l' intérieur de la grotte, est vert émeraude. Selon la légende, les crânes des ennemis capturés, puis tués, puis mangés par le roi Tu et ses guerriers, étaient placés par les serviteurs du roi au fond de la grotte...
La forêt primaire s'étale sur deux ou trois kilomètres carrés avec une végétation dense et variée, et une terre noire et fertile. Nous avions vu une mini-forêt similaire sur un motu de l' atoll de Ahe, le plus septentrional des Tuamotu, mais à Ahe, il y avait une colonie impressionnante de fous de Bassan à pieds rouges ainsi que de sternes.

Retour à la pension vers 15 heures. Nous avons eu un temps contrasté : soleil et nuages, et puis deux averses, l' une en arrivant au lieu de pique-nique, et l' autre au retour sur la piste qui serpente entre les arbres, de cocoteraie en cocoteraie, en traversant la fête primaire. Pas désagréable en fait de ne pas brûler sous le soleil, la température a été parfaite tout au long de la journée.
Après une heure de repos, sortie sur la route, vers le pont et le village. Temps un peu trop couvert pour admirer le coucher de soleil. Ce sera peut-être pour demain samedi. il est prévu une sortie en bateau à la journée.
Samedi 14 décembre
Le temps s'annonce très instable, ensoleillé avec des averses qui menacent dans tous les coins de l' île. Nous allons avoir la chance de passer quasiment entre les gouttes du départ au retour. Une performance ! Départ à deux bateaux ( construction locale ) sur un lagon difficilement navigable en raison de sa faible profondeur et des remontées de corail. Heureusement, Mataiva est un atoll de taille modeste comparé à d'autres comme Rangiroa ou Ana'a et on est vite arrivé à destination. Traverser le lagon de long en large reste un jeu de pistes, même pour ceux des habitants qui sont avertis et experts en navigation lagunaire. Il y faut uniquement des bateaux à fond plat et de préférence en bois pour se faufiler entre vasques affleurantes et remontées de patates de corail dangereuses pour les coques, en plastique ou en bois, et surtout pour les hélices. D' après ce que l'on m' a dit, il faut compter utiliser 3 hélices par an si l'on utilise son bateau fréquemment, ce qui est forcément le cas dans les pensions de famille !
Premier arrêt au motu aux oiseaux , en plein milieu du lagon. C 'est ce motu qui a été récemment colonisé par des familles de sternes blanches et de noddis bruns et noirs, ainsi que par des fous aux pattes rouges et brunes. Le motu est de petite taille, les oiseaux sont partout sur les arbustes, y compris les bébés-fous, tout blancs, tête ébouriffée, et aussi gros que leurs parents, mais patauds et installés très inconfortablement dans des nids de fortune, très mal faits... Certains d'ailleurs, vu leur poids, finissent par tomber au sol et y rester, attendant, le bec ouvert, d'être nourris par leurs parents.







On reste peu de temps pour troubler le moins possible la quiétude du lieu, et on repart vers un minuscule platier tout proche, appelé Papa Mataiva - ' papa ' ou ' pito ' ( le nombril ou centre spirituel de l' atoll- un endroit qu'il faut fouler à pieds nus pour dire que l'on est bien venu sur l' île. Un orage menace de l' autre côté de l' atoll et semble se diriger vers nous, et nous rejoignons en 5 mn un endroit superbe situé à la sortie côté lagon de l' un des ' hoa ' de l' île. Si le ciel est noir du côté opposé, le soleil brille de notre côté, et le lagon affiche les couleurs classiques que l'on retrouve partout aux Tuamotu : eau claire, et dégradés de bleus.

Demi-journée consacrée à la baignade et à la balade car l'on traverse facilement les ' hoa ' peu profonds. Déjeuner classique à base de poisson cru à la tahitienne, thon grillé et riz, oranges et pastèques en dessert.

Retour à la pension en début d'après-midi car le mauvais temps finit par menacer sérieusement... Nous allons attendre que le gros de l'orage passe et tombe et profiter d'une longue accalmie pour retourner à la pension.
Dernière soirée à la pension : il est prévu un apéritif, dîner amélioré ( langoustes ) et un spectacle de danses ( avec chants ) autour de 19 heures. Nous sommes couronnés pour l' occasion. L' une de nos hôtesses Violette va danser pour nous sur la version polynésienne de l' Hymne à l' Amour d'Edith Piaf, et puis nous allons tous être conviés à danser nous-mêmes sous sa houlette. Repas très amélioré avec langoustes donc comme prévu, poisson grillé, viande grillée, légumes, desserts toujours à base d'oranges ( américaines... ) et de pastèques produites localement.
On passe à la page 2...
Offre de stage à Malte pour un(e) rédacteur(trice) web étant spécialisé(e) dans le poker English translation pending
Bonjour,
HCM Advertisement Malta Ltd est à la recherche d'un(e) stagiaire Rédacteur/Rédactrice Web qui possède une très bonne culture Poker.
Voici les détails du profil que nous recherchons :
De formation Communication Web ou Webmarketing, minimum Bac+2 / bac+3 :
Missions - suivis de projets web et mise en place de partenariats : jeu, concours, évènements spéciaux (tournois, etc...), - Rôle de Community Manager, SMO : animation facebook/twitter/forums... - Creative Writing & Référencement : optimisation de contenus - Tenue d'un agenda de poker
compétences : - force de proposition, le candidat sélectionné deviendra un acteur à part entière dans les projets - notions HTML, blogging, référencement - notions de PAO
A défaut de notions de graphisme et/ ou html une formation sera proposée
Merci de nous adresser CV + lettre de motivation à recrutement[@]hcm-advertisement.com
L'équipe Recrutement
HCM Advertisement Malta Ltd est à la recherche d'un(e) stagiaire Rédacteur/Rédactrice Web qui possède une très bonne culture Poker.
Voici les détails du profil que nous recherchons :
De formation Communication Web ou Webmarketing, minimum Bac+2 / bac+3 :
Missions - suivis de projets web et mise en place de partenariats : jeu, concours, évènements spéciaux (tournois, etc...), - Rôle de Community Manager, SMO : animation facebook/twitter/forums... - Creative Writing & Référencement : optimisation de contenus - Tenue d'un agenda de poker
compétences : - force de proposition, le candidat sélectionné deviendra un acteur à part entière dans les projets - notions HTML, blogging, référencement - notions de PAO
A défaut de notions de graphisme et/ ou html une formation sera proposée
Merci de nous adresser CV + lettre de motivation à recrutement[@]hcm-advertisement.com
L'équipe Recrutement
Lyon:" Japan Touch" les 28/29 novembre 2009 English translation pending
Le manga, l’animation et la culture japonaise seront à la fête pour un week-end de convivialité, de rencontre et de divertissement.
La configuration de l’Espace Tête d’Or, avec un espace pour les exposants, comprenant un bar-restaurant et un podium pour les animations, plus un étage pour les projections et les activités, nous permettra de jouer la carte de l’exhaustivité. Les animations, projections, concours, cosplays, défilés de mode, conférences, rencontres... seront très nombreux et non stop du samedi de 11h à 20h et dimanche de 11h à 18h.
Le site http://www.asiexpo.com/japantouch
La configuration de l’Espace Tête d’Or, avec un espace pour les exposants, comprenant un bar-restaurant et un podium pour les animations, plus un étage pour les projections et les activités, nous permettra de jouer la carte de l’exhaustivité. Les animations, projections, concours, cosplays, défilés de mode, conférences, rencontres... seront très nombreux et non stop du samedi de 11h à 20h et dimanche de 11h à 18h.
Le site http://www.asiexpo.com/japantouch
Argent à Madagascar? English translation pending
Bonjour
voila je dois partir a Manga cette année 2012 sur Madagascar mais entre l'ariary est le franc malgache encore pratiquer labas plus mes euros comment faire pour ne pas se trompé
je suis un peu perdu merci de bien vouloir m'expliqué comment comment faire y a t il des astuces pour ne pas me trompé.
merci de venir a mon secour peut etre que ma question est idiote alors veuillez m'en excuser.
Farine
Déménagement en Polynésie Française English translation pending
Bonjour c'est manea je vais vivre prochainement à bora bora je cherche un transitaire pour transporter mes affaires de grenoble dans le département 38 en isère jusqu'a bora .Je cherche des personnes qui vont déménager à tahiti ou dans d'autres iles en polynesie pour partager le conteneur car je n'ai pas gardé trop d'affaires .Il faut que le conteneur soit rempli pour que je puisse payer que mon emplacement.merci d'avance nana en polynesie veut dire aurevoir
Fada N'Gourma (Burkina Faso) English translation pending
Lafi béhémé?
Zabra kébaré?
Mana wana?
Prochainement, je me rends au B.F. -2e voyage- et je veux séjourner (arrêt de qqs jrs pour me reposer avant d'entrer au Niger, Bénin, et Togo) du côté de Fada. Aussi quelqu'un... ou mieux quelques-uns... peut-il me parler de Fada et de ses environs et ce qu'il y a à faire, à voir, à ... de la population, l'accueil des gens, guides, hôtels et restaurants ou maquis.
Ousse barka!
Prochainement, je me rends au B.F. -2e voyage- et je veux séjourner (arrêt de qqs jrs pour me reposer avant d'entrer au Niger, Bénin, et Togo) du côté de Fada. Aussi quelqu'un... ou mieux quelques-uns... peut-il me parler de Fada et de ses environs et ce qu'il y a à faire, à voir, à ... de la population, l'accueil des gens, guides, hôtels et restaurants ou maquis.
Ousse barka!
Rands pour Kgalagadi (KTP) English translation pending
Petite question rapide.
Nous arrivons au KTP par Mata Mata et la Namibie.
Devons nous retirer des Rands pour le KTP de la maison ou est-ce possible de s’en procurer sur place ou à l’aéroport de Windhoek ?
Quel serait le montant approximatif à avoir pour 4 nuits au KTP?
Prennent ils des cartes bancaires?
Est-ce que les petits marchés des camps suffisent pour se faire ravitailler ou devons-nous tout acheter avant. Nous dormons au camping du Anik Lodge la veille. Au KTP , nous dormons aux 3 principaux camps à Mata Mata, Twee Rivieren, Nossob et dernière nuit au Kalahari Tented Camp.
Monique
Monique
Traduction tibétaine English translation pending
Bonjour je me suis commandé un bracelet avec un mantra gravé, le souci est que celui ci ne correspond pas a l'annoncé.quelqu'un peut il m'aider?
Étudier au Québec (UQAM/Université Laval) en design graphique English translation pending
Bonjour / Bonsoir,
Je suis actuellement en MANAA (Mise à niveau en Arts Appliqués) en France - J'ai derrière moi une année de Prepa communication visuelle et un Bac STG GRH (Gestion des Ressources Humaines).
J'ai postulé pour un Baccalauréat en Design Graphique à UQAM et LAVAL. UQAM sélectionne les élèves étrangers en fonction du portfolio (80%) et résultats scolaires (20%). -> Ca tombe bien, je suis une élève très moyenne en cours (notes qui tournent autour de 10-11/20). La MANAA ne m'intéresse pas vraiment, ce qui explique mes notes, mais je suis obligée de la faire pour ensuite faire ce que j'aime: Après un Baccalauréat Design Graphique, m'orienter vers ma spécialité: Les Médias Numériques <3
Je suis cependant déprimée de savoir que sur 381 demandes, 81 personnes seulement ont été admis... UQAM ce serait pour moi le seul moyen de m'épanouir dans ma scolarité. Je voulais savoir si vous aviez des conseils pour avoir une chance d'être admise dans cette université ?
Pour ce qui est de LAVAL, ils choisissent la crème de la crème sur bulletins scolaires.. Du coup 0 chance pour moi d'être admise. Mais bon je postule quand même.
Ma seconde question est: Connaissez-vous d'autres établissements en DESIGN GRAPHIQUE au Québec ? Y'a t'il des écoles privées ?
En espérant avoir une réponse, je vous remercie tous d'avance :)
Je suis actuellement en MANAA (Mise à niveau en Arts Appliqués) en France - J'ai derrière moi une année de Prepa communication visuelle et un Bac STG GRH (Gestion des Ressources Humaines).
J'ai postulé pour un Baccalauréat en Design Graphique à UQAM et LAVAL. UQAM sélectionne les élèves étrangers en fonction du portfolio (80%) et résultats scolaires (20%). -> Ca tombe bien, je suis une élève très moyenne en cours (notes qui tournent autour de 10-11/20). La MANAA ne m'intéresse pas vraiment, ce qui explique mes notes, mais je suis obligée de la faire pour ensuite faire ce que j'aime: Après un Baccalauréat Design Graphique, m'orienter vers ma spécialité: Les Médias Numériques <3
Je suis cependant déprimée de savoir que sur 381 demandes, 81 personnes seulement ont été admis... UQAM ce serait pour moi le seul moyen de m'épanouir dans ma scolarité. Je voulais savoir si vous aviez des conseils pour avoir une chance d'être admise dans cette université ?
Pour ce qui est de LAVAL, ils choisissent la crème de la crème sur bulletins scolaires.. Du coup 0 chance pour moi d'être admise. Mais bon je postule quand même.
Ma seconde question est: Connaissez-vous d'autres établissements en DESIGN GRAPHIQUE au Québec ? Y'a t'il des écoles privées ?
En espérant avoir une réponse, je vous remercie tous d'avance :)
Où ranger la sac de couchage dans un sac de randonnée? English translation pending
salut,
je me pose une question sur la manière de ranger la sac de couchage dans un sac de rando? je vois des gens qui mettent le sac de couchage dans le sac. d'autre le mettent à l'exterieur du sac (au niveau de la partie inférieure). ca sembme etre maintenu par les cordons de serrage.
est-ce le type de sac qui va induire la choix du rangement? qu'en est-il pour les sac quechua 70L achete au decathlon?
merci
je me pose une question sur la manière de ranger la sac de couchage dans un sac de rando? je vois des gens qui mettent le sac de couchage dans le sac. d'autre le mettent à l'exterieur du sac (au niveau de la partie inférieure). ca sembme etre maintenu par les cordons de serrage.
est-ce le type de sac qui va induire la choix du rangement? qu'en est-il pour les sac quechua 70L achete au decathlon?
merci
Vivre gay à Wallis et Futuna? English translation pending
Bonjour, j’ai obtenu ma mutation pour Mata’Utu et ma question peut paraître stupide, mais je me demandais quelle était la vie des gays à Wallis et Futuna. Je suis moi-même gay et même si je n’y vais évidemment pas pour me trouver un compagnon, je me demandais si l’homosexualité était bien acceptée et s’il y avait quelques gays sur cette île.
Merci pour vos réponses!
Inde: budget pour trois mois et y voyager seule? English translation pending
salut tou le monde moi c'est manya j'ai acheter mon billet pour l'inde today.
mais je n'ai aucune idée du budget a prevoir, jai fais un vague itineraire (jme dit que je verrais une fois sur place) pour le moment tout ce ke j'ai c'est mon billet mon sourire et mon lonely planet. Je pars du 15juin au 15 septembre dc je reste 3mois.
je voudrais egalement savoir si ca ne craint pas trop de voyager seule etant une fille.
je voudrais plein de conseil pour reussir mon voyage.
manya
je voudrais plein de conseil pour reussir mon voyage.
manya
Cellule amovible English translation pending
Bonjour à tous
SOS d'un couple atteint de la cellule mania! Nous possedons un Nissan pick-up king-cab D22 de 2004 (que nous recommandons pour sa puissance et sa sobriété!)sur lequel nous avons fait poser des boudins gonflabes. Après quelques mois de recherches infructueuses d'une cellule d'occasion, nous avons décidé de nous orienter vers une neuve. En effet nous avons constaté que chaque cellule était adaptée à un modèle et à un type de véhicule....;les modifications a effectuer nous ont un peu effrayé....et donc nous n'avons pas trouvé notre bonheur.
Notre but étant de passer plusieurs mois/an dans notre cellule:nos2 petites chiennes seront du voyage. L'investissement étant important, nous recherchons des conseils auprès de celluloîstes confirmés. Que choisir entre Clemenson, Tisher, Atlas ou Polycomposit.......? Quels sont les équipements que vous recommandez (rangements latéraux, WC à cassette, Galerie, pieds électriques)....ces options sont-elles indispensables. Merci de nous aider à faire notre choix. Tout conseil sur la vie à bord sera le bienvenu Merci d'avance pour vos réponses Cordialement Sylvie et thierry
SOS d'un couple atteint de la cellule mania! Nous possedons un Nissan pick-up king-cab D22 de 2004 (que nous recommandons pour sa puissance et sa sobriété!)sur lequel nous avons fait poser des boudins gonflabes. Après quelques mois de recherches infructueuses d'une cellule d'occasion, nous avons décidé de nous orienter vers une neuve. En effet nous avons constaté que chaque cellule était adaptée à un modèle et à un type de véhicule....;les modifications a effectuer nous ont un peu effrayé....et donc nous n'avons pas trouvé notre bonheur.
Notre but étant de passer plusieurs mois/an dans notre cellule:nos2 petites chiennes seront du voyage. L'investissement étant important, nous recherchons des conseils auprès de celluloîstes confirmés. Que choisir entre Clemenson, Tisher, Atlas ou Polycomposit.......? Quels sont les équipements que vous recommandez (rangements latéraux, WC à cassette, Galerie, pieds électriques)....ces options sont-elles indispensables. Merci de nous aider à faire notre choix. Tout conseil sur la vie à bord sera le bienvenu Merci d'avance pour vos réponses Cordialement Sylvie et thierry
Trois semaines en Colombie English translation pending
bonjour je voyagerai en juillet en colombie.
Jepasserai par bogota, popayan, cali, santa marta, barranquilla, cartagena, medellin.
Quelques idées ou sites naturelles à me co, seiller?
Merci d'avance
Visite en 1 jour du parc Tayronas (Colombie) English translation pending
Bonjour
Nous sommes actuellement à Jardin, très authentique, et serons le 26 à Santa Marta. Nous souhaitons visiter le parc sur 1 jour uniquement. Quelle entrée, itinéraire nous conseillez vous ?
Un grand merci pour vos conseils
3 semaines en Colombie en février English translation pending
couple de retraités revenant de Colombie
parcours classique:Bogota, Villa de Leyva, Santa Marta, Parc Tayrona, Carnaval de Baranquilla, Cartagène, séjour dans Isla de Rosario.
Nous avons aimé:le fait de visiter un pays inconnu, la gentillesse des gens, le coût de la vie (restauration, hôtels)le moins élevé de tous nos voyages, la gratuité des musées pour les plus de 60ans, la facilité et le faible prix pour se déplacer soit en taxi dans les villes soit en taxi collectif de "puerta a puerta" entre les villes, Cartagène , Villa de leyva, Isla del Rosario, la vatiété des villes et des paysages.
Nous n avons pas aimé:nous avons découvert qu il est très difficile de se baigner en Colombie (et oui!!!à moins d aller dans des îles ou c est beaucoup plus cher)soit parce que c est dangereux, pollué ou difficile d accès, le coût exhorbitant de notre voiture de location(compter 100$/jour!)la plus chère au monde? la pollution à Bogota, le sentiment d insécurité et la saleté, le bruit à Santa Marta(évitez cette ville)
Les transports:quand vous arrivez à l aéroport de Bogota n hésitez pas à prendre au guichet dans l aéroport un taxi blanc que vous payer avant de partir selon votre destination(comme à Mexico)et ne prenez que ces taxis dans Bogtota:ils ne sont pas plus chers voire moins chers parfois mais toujours plus propres et plus confortables.Sinon dans les autres villes il vous en coutera autour de 2$ pour faire un déplacement.Entre les villes prenez un taxi" puerta a puerta" qui est un minibus confortable utilisé surtout par les touristes qui vous prend généralement devant votre hôtel pour vous amener à l adresse que vous remettez en montant dans le bus:c est très économique et rapide.Une voiture de location est donc très chère mais pas l essence moitié qu en France.La conduite n est pas plus difficile que dans une ville ou une campagne francaise car on va beaucoup moins vite.La signalisation est par contre très limitée.Ayez un bon GPS.
La restauration:comptez 8$pour un repas avec un poisson et 1$50 une bière
nos coups de coeur:le restau du musée Botero de Bogota et Oh la la à Cartagène
les hôtels:compter 80$pour un hôtel de chaine(best western, hilton;holiday inn)pareil ou plus pour un hôtel de l époque coloniale.Attention au bruit qui n est pas un problème pour les colombiens.Préférez les hotels de chaine si vous voulez surtout dormir en particulier le WE!.
nos coups de coeur:Le Best Western 93 de Bogota
les villes:Bogota prévoyez 2 nuits cela suffit:journée type:10h30visite gratuite de la Candelaria à partir de l office de tourisme sur la place Bolivaravec un guide(en anglais ou en espagnol;12.30h visite musée Botero avec un guide en espagnol;16h30;visite du musée de l Or avec un guide en anglais ou en espagnol.Le lendemain matin montez à Monserrate avec le funiculaire, aprés c est trop pollué pour voir la ville.A part ces visises nous n avons pas aimé Bogota à cause de la pollution due aux voitures:il nous tardait d en partir
Cathedrale du Sel à Zipaquira, superbe et farniente à Villa de Leyva dans une petite maison adorable" Casa de las Aguas" tenue par un couple d architectes qui parle francais
Santa Marta:fuyez(insécurité manifeste) ou sinon allez à Batanga à 10km
Parc Tayrona:aucun intérêt si ce n est qu aprés avoir payé 10$ et marché pendant 1h et demie vous allez pouvoir vous baigner...car c est difficile ailleurs en Colombie.
Carnaval de Baranquilla;super mais surtout le samedi car il y a des chars, pas les autres jours
Cartagène:magnifique.Loger dans un superbe hôtel colonial de la vielle ville ou à 3km dans un building de Bocagrande au pied des plages(sable noir, plage populeuse et pas très engageante question propreté)
Nous avons fait les 2 et pour notre confort et tranquillité avons préféré Bocagrande
Heureusement nous avons terminé a Isla Grande dans l archipel de Rosario à l isla del sol et avons profité de nos derniers jours dans un havre de paix et de baignades d une eau émeraude
Quiter ce pays sans parler d émeraude:nous avons trouvé les meilleurs conseils et le plus de confiance à Cartagène à la boutique Lucy calle San Domingo