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Vols de Bali à Florès English translation pending
bonjour à tous et toutes et très belle année 2016.
Nous partons à Bali de fin juillet à fin août 2016 et pour la deuxième partie de notre voyage, nous voulons rejoindre Florès. Après l'hésitation concernant le moyen de locomotion, nous pensons opter pour l'avion.
Et là plusieures questions:
Faut il réserver de France le vol ??? Quelles compagnies ??? Je trouve les meilleurs prix chez Lion air via Wings air: 450 euros aller-retour de Denpasar à Labuanbajo.
A Florès, nous voulons faire, Kelimitu, riung est sa région , ruteng et sa région et finir par Labuanbajo. Du coup, il parait peut être plus logique d'arriver sur Ende et repartir de Labuanbajo ??
Voili, voilou pour mes questions concernant les vols et merci bien pour vos conseils.
Nous partons à Bali de fin juillet à fin août 2016 et pour la deuxième partie de notre voyage, nous voulons rejoindre Florès. Après l'hésitation concernant le moyen de locomotion, nous pensons opter pour l'avion.
Et là plusieures questions:
Faut il réserver de France le vol ??? Quelles compagnies ??? Je trouve les meilleurs prix chez Lion air via Wings air: 450 euros aller-retour de Denpasar à Labuanbajo.
A Florès, nous voulons faire, Kelimitu, riung est sa région , ruteng et sa région et finir par Labuanbajo. Du coup, il parait peut être plus logique d'arriver sur Ende et repartir de Labuanbajo ??
Voili, voilou pour mes questions concernant les vols et merci bien pour vos conseils.
Vingt jours dans le grand Ouest américain en juin 2013 English translation pending
Une fois de plus, et oui c'est déjà mon troisième carnet de voyage aux USA, le but est de vous renseigner le plus objectivement possible pour vous aider dans l'élaboration de votre projet .
Cette fois, c'est décidé, compte tenu des déboires rencontrées l'année dernière avec LOOK VOYAGES et son sous traitant incompétent, VISITEURS AMERIQUES, le tour opérateur c'est moi de A jusqu'à Z. C'est encore plus de boulot dans l'organisation et la préparation, mais on a tout à y gagner et plus question d'engraisser les bons à rien !!. 😠
La première principale difficulté, a été de trouver de la documentation sur cette partie du pays. En effet, peu d'organisme propose des circuits ou autotour, dès le début de cette année 2013, nous avons donc collecté toutes les brochures possibles dans les agences, afin de répertorier au mieux les sites à voir et ainsi élaborer le circuit. Autre difficulté, étrange d'ailleurs, il y a également peu d'ouvrage disponible traitant cette région, le petit futé et lonely planet s'avéreront bien insuffisants, très imprécis et incomplets une fois sur place notamment. Décidément, le guide vert Michelin fait défaut, avec ses propositions de petits circuits locaux si bien détaillés, il m'avait tant séduit en 2010 pour le Sud Ouest, plus touristique certes.
Mais heureusement il y a findus, euh non pardon , internet, ses blogs et forums multiples, il suffit de trouver les bons. Ensuite, restes les sites officiels des lieux choisis, mais là c'est généralement en anglais, et moi, depuis le cours préparatoire la langue de chèque spire.... 😉
Une fois les grandes lignes définies, et notamment les villes d'arrivée et de départ ainsi que les dates, le plus urgent et important selon moi, ce sont les billets d'avion. Là, les autres difficultés d'apprenti voyagiste continuent, et il ne faut pas s'égarer dans la jungle et la foultitude de comparateurs et moteurs de recherche divers et variés pour ne pas dire avariés pour certains. Selon moi, ce ne sont pas ceux qui font le plus de pub qui sont forcément les meilleurs (d'ailleurs s'ils l'étaient, ils n'auraient peut être pas besoin de pub!) . D'autre part, certains sites ne proposent même pas de vols si la ville de retour est différente de celle d'arrivée, ou alors je n'ai pas su les utiliser, après tout c'est possible aussi. D'autres sont vraiment orientés low cost avec des prix annonçés tellement bas qu'on à peine à y croire, seulement voilà, avec 2 voir 3 escales et une arrivée parfois à J+2 (oui oui je l'ai vu) c'est la certitude de commencer son voyage sur les genoux, et moi mes genous (chou, hibou) je vais en avoir besoin, donc ce sera vols directs et puis c'est tout.
Je vais donc tout réserver via expédia et booking.com ( pour certains hôtels) pour nos 20 jours sur place, j'ai bien fais car il n'y aura aucun problème ni anicroche ( un bon point pour ces 2 sites). Je prépare une pochette pour chaque journée, c'est plus pratique pour s'y retrouver. Il faut aussi prendre en compte que certaines réservations sont payées d'avance, d'autres à régler sur place, il faut donc de la rigueur afin de ne pas se gour..
Pour les hôtels, trois critères priment, (toujours selon moi évidemment) l'emplacement le plus en centre ville possible, le parking gratuit (vu les tarifs rencontrés l'année dernière surtout dans les villes, cela n'est pas négligeable) et enfin le petit déjeuner inclus tout au moins pour les jours ou je ne prévois pas de départ à l'heure ou l'on sort les poubelles, c'est à dire avant l'ouverture de la salle (généralement elles ouvrent à 6h00,6h30 parfois 5h30 sur les sites touristiques plutôt dédiés randonneurs et ou photographes voir observateurs de faune comme Yellowstone par exemple).
Premier paramètre et conseil, là bas les hôtels sont plus chers le week end car pris d'assaut surtout dans les grandes villes et sites touristiques, si en plus il y a un événement quelconque dont on a pas forcément connaissance ici, c'est la galère assurée une fois sur place.
Je commence donc par ces réservations, avec mon planning et mon calendrier sous les yeux afin de ne pas arriver la veille du surlendemain de la date retenue.
Ensuite je m'attaque à la voiture, et le plus gros sera fait. Hertz, imposé l'année dernière par les « bons à rien »😎 nous ayant déçu, et après comparaison, je décide de renouveler ma confiance à Alamo. Le plus dur est de s'y retrouver dans les différentes formules proposées et de ne pas se tromper dans la catégorie de bagnole. Surtout la taille du coffre est importante pour sa capacité à accueillir nos bagages qui vont progressivement s'élargir au fil de nos pérégrinations et pas à cause des hamburgers. Je renonce à un comparateur de prix visiblement Allemand, qui dit et redit trop souvent à mon goût qu'il ne sera responsable de rien en cas de problème, pourtant ses prix étaient alléchants. Je vais donc sur le site officiel d'Alamo et prend la formule gold, surtout pour la possibilité d'inscrire ma femme en second conducteur, au cas ou mes problèmes de dos récurrents referaient surface. De plus jusqu'à présent, avec eux, il y a eu la possibilité sur place de choisir sa voiture parmi celles présentes lorsqu'on arrive. Ce sera encore le cas cette année à Seattle, en revanche au retour à Salt lake city, je constaterai l'inverse pour les nouveaux locataires. Je ne vous cache pas que je suis même allé voir les sites des constructeurs afin de connaître au mieux le volume des coffres afin de minimiser les erreurs de choix. Je me décide pour la catégorie dite « chevrolet impala » c'est d'ailleurs ce modèle que l'on choisira sur place, plus question de rouler aux states dans une voiture asiatique, même si eux, visiblement, le font de plus en plus, consommation oblige peut être. La nôtre, presque neuve (2988 miles au compteur) fera entre 8 et 9 litres au cent (kms) c'est encore raisonnable. Je m'agace encore une fois bien sur à cause des frais exorbitants « dits d'abandon »(300 $, mais ils le font tous sauf pour la Californie je crois). Bien sur au comptoir, le préposé dévoué (à son employeur) tentera de nous proposer les assurances supplémentaires (perte de clef, accident, crevaison …) histoire de nous faire peur et gentiment nous forcer la main pour sa commission, mais pas question, l'aventure c'est l'aventure.
Enfin, dans les meilleurs conditions possibles quand même, c'est pourquoi cette année on investit dans un pèse bagage, histoire de ne pas dépasser les fatidiques 23 kgs autorisés par les avionneurs, air france en l'occurrence (ou delta airline d'ailleurs puisqu'il semble qu'ils ne fassent plus qu'un). Petit aparté à ce sujet, j'ai encore trouver l'occasion de m'offusquer :
pour le vol retour direct paris CDG, réservé sur air france, mais « opéré » comme ils disent par delta, et bien, sur la multitude de films proposés dans cet airbus (en plus), aucun de ceux qui étaient susceptibles de m'intéresser étaient en Français ni même sous titré, par contre ils étaient disponibles en russe, espagnols, allemand, sous titré chinois ou japonais, quelle honte, décidément la France compte vraiment pour du beurre au niveau international et c'est pas près de changer.... !!!!!! pardonnez moi mais ça soulage. 😠
Et là, je me dis que la plupart d'entre vous se demande quand je vais réellement commençer à écrire ce pour quoi vous avez ouvert cette page, et bien vos désirs sont des ordres, j'y vais, AVANT QUE VOUS NE PARTIEZ DEFINITIVEMENT. 😏 Et nous avant de partir, dernières vérif, passeports valables, autorisations ESTA (de l'année dernière, encore valides), permis de conduire (y compris international que je viens de refaire mais pas obligatoire), bons de réservations reçus par mail et imprimés et surtout argent liquide
en quantité suffisante, car il y aura encore pas mal de choses à régler sur place, et les commissions de ma banque sur chaque transaction CB en devises étant légalement du vol, je prévois.
Pour rappel, il peut être utile de scanner et s'envoyer sur sa boite mail copies de tous les documents cités ci dessus, au cas où. Tous les hôtels ont internet, et de plus en plus en wifi qui plus est.
Bon ça y est j'y vais promis.
JOUR 1 :
Lundi 3 Juin 2013, décollage pour Seattle😏 à 12h15, 10 heures de vol et décalage horaire de moins 9 une fois sur place. C'est à dire que concrètement parlant, on arrive à l'heure ou on est parti, la journée va être longue. Mais l'euphorie est là et elle se moque bien de la fatigue.
Première étape, l'immigration, et là c'est pas la France, les frontières existent bien et on s'en aperçoit de suite. D'abord les restrictions budgétaires annoncées par le congrès US avant notre départ sont bien réelles et palpables, on fait la queue sans broncher, trois guichets ouverts pour un avion entier qui débarque, c'est comme ça. Arrive notre tour, confiant je me dis qu'avec notre voyage de l'année dernière ça va aller vite, et bien que nenni. Ma prise d'empreintes électronique ne fonctionne pas, malgré l'ironie apparente de cet agent zélé qui accuse son computer, il ne lâche pas l'affaire, et essais après essais, je commence à me dire que son cerveau soupçonneux va imaginer que je me suis mis de la colle ou de l'acide sur le bout des doigts pour passer à travers les mailles du filet, il faudra 10 minutes à sa machine pour constater à contrecoeur que je n'ai rien à me reprocher !!!! OUF.
Bagages récupérés, la navette gratuite nous conduit direct chez Alamo, et les autres aussi d'ailleurs tous regroupés au même endroit.
Notre bon vieux tomtom nous conduit vers l'hôtel, pour un petit « défripage » avant de réellement commencer nos vacances. Un GPS est à mon avis indispensable, les cartes routières, mêmes locales, manquent souvent cruellement de précision.
Bon là, pour débuter mon récit, je prends mes notes prises quotidiennement sur place en fin de journée, avant de préparer (et peaufiner) celle du lendemain. Et oui, nous, un voyage lointain comme celui là ne rime pas avec repos et farniente. Pour ça il faut aller dans un « all inclusive » du bassin Méditerranéen, seule chose capable de probablement « organiser » des agences comme LOOK VOYAGES (là vous pensez que je radotes et que j'insiste lourdement, mais franchement c'est mérité tant pis pour eux)et là, : et là aujourd'hui,30 Juin 2013, JE M'AUTORISE UN PETIT RAJOUT POUR LE FUN: pour vous prouvez ma bonne foi et confirmer leur incompétence, allez sur leur site officiel et regardez la proposition de voyage intitulée: circuit accompagné éclaireur étoile de l'Est: et bien il y a une photo de Chicago pour illustrer le programme alors qu'il n'y va même pas!!!!!: MDR, MDR comptez vraiment pas sur eux pour être éclairé!!!!
notre hôtel est le quality inn & suites seattle center, (tout près d'un best western et d'un travelodge) enfin center fo le dire vite, une bonne paire de chaussures est déjà nécessaire. Nous sommes tout près de la fameuse space needle tower et de son monorail qui datent de 1962, l'expo universelle. D'ailleurs cette ville peu tournée vers le tourisme semble se reposer sur ses acquis très anciens, c'est l'impression que l'on a eu, renforçée quand on voit leurs bus tram électrifiés.
le parking de l'hôtel est à 15 dollars la journée, j'ai pas trouvé mieux, les prix pratiqués sont globalement élevés, ceci dit le petit déjeuner inclus sera l'un des « meilleurs » du séjour (488$ pour 3 nuits!!!). D'ores et déjà, oubliez pour cette région les buffets pantagruelliques du sud ouest.Petit constat, là encore et comme relativement souvent, le rouleau de papier toilette est positionné derrière vous, il faut parfois être à moitié contorsionniste. Vu le gabarit de certains américains, je me dis qu'une webcam pourrai sûrement parfois faire le buz sur la toile comme on dit. Le papier de plus est très fin et se détache mal du rouleau, en plus du lumbago, je ne m'étendrai pas davantage sur l'autre risque encouru à l'usage....
Bon les mains bien propres, on commence en ascenseur extérieur par la space needle à 60 $ avec taxes (ne pas oublier de les rajouter à chaque fois quand on en connaît le taux qui change à chaque état ou presque), on évite le musée du verre voisin localement plébiscité, puis déjà un peu fatigués on empreinte le monorail à 4,5$ les 3 minutes pour rejoindre le soit disant centre. Le terminus donne directement dans un pseudo centre commercial, avec un food court (réunion de différents « fast food du monde ») où je prends chez Charley une pâle copie du cheesesteack de Philadelphie (nostalgie de l'année dernière?)
Heure locale il est pas loin de 20h00, ce qui fait pour nous 5h00 du mat sans dormir bien sur dans la classe éco de l'avion, il est temps d'aller rejoindre Morphée. Seulement voilà, notre chambre est juste en face de la machine à glaçons, et durant au moins 20 minutes non stop j'en entends un qui se sert, je suis à 2 doigts de me lever, mais j'ai peur de le trouver dans sa baignoire au milieu du couloir en pleine séance de cryothérapie....
JOUR 2 :
Au programme, le parc Olympic, le ciel est bleu, on se pointe au petit dej à 7h00, mais petite erreur, le réveil de la chambre n'était pas à l'heure, résultat en réalité il est 6h00 et c'est encore fermé, on patiente. Pour rejoindre Olympie, la capitale et son capitole il y a déjà 100 kms, une fois de plus, méfiance avec les distances.
A l'entrée d'Olympic, on achète le pass annuel à 80$ permettant l'accès à de nombreux national monument (voir le site officiel pour connaître ceux qui l'acceptent), à chaque parc le droit d'entrée tourne autour de 10 à 25 $ par véhicule, il est vite rentabilisé selon vos projets.
De plus on peut le revendre au retour car il est valable un an et supporte deux signatures différentes (celle de votre passeport car on vous le demande à l'entrée pour vérifier la conformité).

On néglige port townsend, car le trajet va être long si on veut faire le tour pour éviter de reprendre la même route.
On grimpe à 1800 mètres se prendre en photo dans la neige.
Pour le midi c'est repas sandwiches sur mesure à Hurricane ridge,
Après le lake Crescent, à Forks, ville de la saga Twilight, notre adolescente exige et impose un arrêt que nous acceptons volontiers. Pour le soir, on prend en route, car l'heure tourne, de quoi manger dans la chambre (équipée d'un micro onde) chez safeaway. La caissière perspicace détecte rapidement que nous ne sommes pas du coin, et est toute contente d'apprendre que nous sommes frenchis, tout en s'interrogeant sur le but de notre présence dans ce trou perdu, j'avais bien envi de lui dire que c'était uniquement pour elle, mais j'ai pas osé.
Tout au long du parcours on alterne avec paysages de montagnes encore enneigés et bords de mer, il fait beau et 79°F, c'est très agréable, sans oublier la hoh rain forest et ses arbres centenaires recouverts de mousse effilochée (appelée si je ne m'abuse mousse espagnole dans les bayous de Louisianne). Le lac quinaut est un peu plus decevant et ne se voit pas bien sauf si on est propriétaire d'un chalet en bordure...Autre petit rappel utile, les degrés Fahreinheit pour convertir en Celsius c'est simple : retirer 32, multiplier par 5 et diviser par 9, ou bien encore plus simple mais moins précis soustraire 30, diviser par 2 et ajouter 10%, voilà ça, c'est fait !!...
Donc on a eu ????? bon cherchez pas votre calculette si vous savez pas compter de tête ça fait 26° c'est plutôt bien.
Autre petit détail à prendre en compte dans votre projet, toute cette région est très montagneuse, et les hivers longs et rigoureux, résultat j'ai du renoncer à Glacier NP, car la route principale ne réouvrait cette année que le 21 Juin, d'où l'utilité de consulter quand même les sites officiels en anglais avant de partir. Ou bien des bons sites comme voyage forum.com (ho quel suceur!!)
Après avoir longé l'océan pacifique sauvage et orageux, on regagne nos pénates à 21h00 après avoir parcourus 520 miles (de 1,609 km encore pour rappel) soit plus de 800 kms, et oui je vous ai prévenu nous sommes en voyage pas en vacances.
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JOUR 3 :
On attaque Seattle en profondeur, et l'on commence en voiture le tour découverte, tel que proposé par les professionnels, visible dans certaines brochures publicitaires, d'ailleurs pour ne pas reculer devant la facilité, je me mets à en suivre un, qui devant nous quitte la colline queen anne et le parc Kerry d'où la vue sur la ville est intéressante. On sillonne la ville étendue et ses quartiers résidentiels sur les hauteurs, un peu comme à San francisco avant de rejoindre le cœur de la cité. On renonce à la visite de la ville souterraine (restes du grand incendie de 1889) toute en anglais (bill speidel's underground tour de 75 mn départ à pioneer square). Le pike market et Rachel, la truie tirelire attirent les badauds, tout comme le personnel de la poissonnerie qui joue au lancer de saumon frais entier dès qu'il y a une commande, ne pas oublier non plus à proximité le premier starbucks du pays de 1971.
Un peu de lèche vitrine sur Alaska way avec arrêt chez ye olde curiosity shop et ses momies
avant que notre miss s'achète un pyjama chirurgien de grey's anatomy, il faut dire que grace hospital est supposé être ici.
Pour le repas du soir c'est chez the crab pot qu'on dépense à bon escient nos dollars. Pour 86 d'entre eux, on se régale de produits frais de la mer copieusement accompagnés, la particularité c'est qu'on vous met une surnappe en plastique, tiens pourquoi donc ?, et bien tout simplement parce que la serveuse va renverser directement sur la table le contenu de votre marmite remplie de moules, palourdes, pinces et pattes de crabe géants, maïs, pdt, on mange avec les doigts planchette de bois et maillet sont fournis, on ne pourra pas finir.
C'est populaire et très fréquenté.
Chose étrange dans cette ville, on a croisé, outre des dealers officiant à la vue de tous en pleine rue, des tas de groupes, couples ou personnes seules à l'aspect bizarre, saouls, drogués, débiles légers ou les trois réunis. En tout cas « leurs ballets » au milieu de la chaussée, ou leurs monologues excentriques et déhanchés ont de quoi surprendre, tout cela sous les yeux de la police bienveillante qui les surveille de loin, les locaux habitués ne relèvent même plus....
JOUR 4 :
Direction le Nord et Vancouver au Canada, mais avant détour au Sud vers le mont Rainier à 100 kms, visible depuis Seattle, soit environ 600 kms à faire donc départ à 7h00. Le pass est valable, là aussi rencontre avec la neige et les cascades, c'est très joli, cependant le prolongement de l'unique paradise road ne réouvre que le 21 juin, mais c'est pas grave on a vu l'essentiel y compris des campeurs ayant planté les sardines sur le parking goudronné, ha ces américains !!

Avant Vancouver, on s'arrête à l'office visitor de Bellingham où le papy de service nous fait savoir que les deux passages frontières qui se profilent sont accessibles aux particuliers contrairement aux indications du bas côté, le temps de passage prévisible est indiqué à vous de choisir, ceci dit on y passe 25 mn. De plus il nous a aussi prévenu que le tunnel d'accès sera à cette heure sur une seule voie dans ce sens, et 3 dans l'autre pour faciliter le flux de la circulation des travailleurs qui quittent la ville. Je précise que le passage frontière avec le voiture de loc ne pose pas de problème particulier en principe, faites vous confirmer quand même lors de la prise en charge.
On fini par rejoindre à 18h45 notre sunset inn and suites en plein quartier homo. En réalité ce sont des appartements, ce que je n'avais pas vu lors de la réservation, (tout comme pour le quartier!!!) on a un F2 avec cuisine entièrement équipée, elle est tellement bien qu'on y mangera 2 fois. (attention, ici comme dans certains états US les supermarchés ne vendent pas de bière, ni alcool, il faut aller dans un « liquorstore » plutôt rare). Par contre, il n'y a pas de salle de petit déjeuner, il faut descendre à la réception se servir et remonter dans son logement c'est étonnant ça aussi.
Pour le premier soir et 46$cad on « mange » à la belle patate. On se prend une bonne poutine améliorée à la smoked meat c'est redoutablement léger à la digestion.

On peut, comme nous, prévoir des devises canadiennes, cependant à part dans certaines stations essence, ils acceptent les US au taux de 1 pour 1 presque partout.
Une activité très florissante ici est le tatouage, et il faut les montrer, à cela s'ajoute le piercing, certains sont même plus troués que percés, les deux cumulés engendrent un défilé de fresques humaines ambulantes assez surprenant.
JOUR 5 :
C'est vent couvert (et même pluvieux), départ 8h30 pour, toujours à l'appui d'un dépliant gratuit (ils pullulent partout), faire le tour de la ville proposé par certains à 30$ par personne.
Le parc Stanley est très beau mais on reviendra !!
Une pose à Gastown s'impose, pour ses commerces de souvenirs (ils sont rares), son horloge qui fume et ses SDF.
Dans la rue commerçante de grandville, l'un d'entre eux se shoote à la seringue tranquillement sur le trottoir devant tout le monde indifférent, les japonais exilés sont omniprésents, fo dire que c'est pas très loin, ils ont même leur radio, beaucoup d'informations sont traduites dans leur langue.
On renonce à l'ascension de la Vancouver lookout, compte tenu de la météo, la vue ne sera pas terrible.
On va ensuite au Nord, voir « LA TRACTION « !!! de la ville, le pont suspendu de Capilano, il y a affluence, il faut bien avouer qu'il n'y a pas grand chose à voir dans cette grande ville pourtant mondialement connue. Montant de la douloureuse pour trois, je vous le donne Emile, 110$, certes le balancement du pont à l'aller et au retour impressionne un peu, mais le reste n'est que promenade sur balcons en bois plus ou moins élevés, ça reste somme toute joli mais vraiment trop cher.

On pousse jusqu'à grouse mountain et son téléphérique qui arrive dans le brouillard, on sait pas trop ce qu'il y a à faire une fois au sommet, le prix varie selon les options avec un plancher à 39$ par personne, les candidats sportifs sont équipés comme des porte avions, le prétexte est tout trouvé pour renoncer là encore, en plus de la météo défavorable
En redescendant, le ciel bleu fait son apparition, du coup on retourne à stanley parc faire quelques belles photos, les pilotes d'hydravions touristiques sourient aussi tout en se frottant probablement les mains et reprennent leurs valses aériennes.
Le soir, on teste le four de notre cuisinière avec de bonnes pizzas surgelées bien sur...
JOUR 6 :
Ce que j'ai reporté hier à cause de la météo, doit être fait aujourd'huy car c'est notre dernier jour au canada, à savoir la célèbre route 99 dite « sea to sky »à faire à l'aller et au retour
première halte à la toute petite station balnéaire de Horseshoe bay et ses départs de ferrys pour les îles, les files d'attente sont impressionnantes malgré l'heure matinale, il faut dire qu'on est Samedi. On enchaîne avec les belles shannon falls à l'accès libre et facile, puis Squamish et Alice lake pas forcément incontournables, et les Brandywine falls vues d'en haut.
On se rapproche du but : Whistler (125 kms de vancouver) en chemin j'aperçois au loin une masse noire près de la route, je la fixe, elle bouge pas, elle bouge toujours pas, ELLE BOUGE
oui c'est bien notre premier ours noir, peut être un grizzli, de petite taille mais c'est trop tard pour le capturer, heu non le picturer (tout nouveau verbe franglais issu du mot picture)
Whistler, très agréable station de ski datant des JO de 2010. En cette saison, les remontées mécaniques font le bonheur des très très nombreux mountains bikers, ils sont innombrables, certains d'entre eux, plus audacieux que les autres (ou moins chanceux) voir les deux sont de simples piétons claudiquant ou avec un bras en écharpe voir aussi les deux. Les rues piétonnes sont blindées de visiteurs, retour à Vancouvert, on aura fait 219 miles en comptant les petits détours motivés par la curiosité. Paradoxe local, tout est écrit en anglais, mais les distances sont en kms.

Bon à savoir, les vêtements, l'essence et le tabac (pour ceux que ça concerne) sont plus chers qu'aux USA.
JOUR 7 :
Départ 6h50 pour rejoindre les USA et on modifie le programme, le canada de ce côté ci, nous déçoit un peu, du coup au lieu de prendre la route 3 (normalement ouverte mais sans certitude absolue), on passe la frontière à Sumas, où bien sur le temps d'attente annoncé n'est pas respecté, et en plus, nous on nous demande d'aller à la case départ, heu non, entrée plutôt, de nous garer et d'aller voir au poste l'agent qui nous passe à la questionnette durant quelques minutes.
Enfin libre de tout mouvement, on fait la route 542 en cul de sac (70 miles AR) pour atteindre le mont Baker, site le plus enneigé d'Amérique du Nord, la fin de la route est fermée, cela n'empêche pas certains surfeurs d'attendre l'ouverture des remontes pentes. On traverse le très beau north cascades NP sous un soleil d'été puis c'est la première grosse bonne surprise du voyage, Winthrop sur la route 20 : c'est une vraie petite ville western comme celles qu'on est venu voir, sauf que celle là imprévue et surprise oblige est encore plus belle, façades, magasins, bikers et motos tout est là c'est parfait, les cartes mémoires chauffent dur. Première surprise, mais aussi première erreur : un chapelier propose des stetsons à 40$, je refuse de me précipiter et je m'en mordrai les doigts, je n'en reverrai aucun à moins de 60 par la suite, je me contente d'un ersatz à 14, car je ne peux résister plus quand même à l'envie de me prendre pour un cowboy. Grand coulée dam (barrage) est décevant. Pour rejoindre Spokane par la 2 je crois, c'est une longue ligne droite à travers des terres agricoles vallonnées et parsemées de tas de pierres ou de rocs ici ou là c'est étrange, bizarre voir lunaire !!
On arrive à Spokane à 19h30 après encore pratiquement 800 kms effectués.On loge au fairbridge inn express, excentré mais avec parking et petit dej . Celui-ci est plus qu'express , il se prend dans le hall sur 4 tables de 2, il n'y a même pas de pain même de mie, le prix est en conséquence 53 euros la nuit.

JOUR 8 :
6h30, destination Boise, capitale de l'Idaho via cœur d'Alène et son lac bordé de belles résidences, puis au sud ouest steptoe butte state parc qui ne vaut pas le détour, certes cette butte domine tous les environs, mais à part des terres agricoles y a rien à voir... la route nous fait poser brièvement les roues en Orégon, à travers nez perçé parc on empreinte la lewis et clark trail (célèbres pionniers explorateurs) pour rejoindre à lowell le confluent de la clearwater river avec la snake river moins beau qu'annoncé. A cause des travaux de voiries et la circulation alternée sur une voie on a perdu pas mal de temps, il est 18h00 mais en réalité ici 19h00 car on vient de franchir le 45° parallèle et il reste encore 230 kms à faire, du coup on abandonne le hell's canyon, pas facile d'accès, sauf si on connaît les petits chemins de traverse non signalés sur les cartes. On arrive finalement à 21h15 heure locale à l'hôtel le Boise hotel conférence center, (chambre correcte pour là encore 53 euros) pour manger on fonce au denny's voisin, c'est ça ou le reste de la boîte de ritz dans la chambre...
JOUR 9 :
Au programme encore une petite étape de 740 kms pour aller à Jackson hole, donc grasse mat et départ à 6h00, on commence par bruneau dunes SP à 7h00, l'entrée est payante à 5$ et l'on doit verser notre obole dans une enveloppe à l'entrée, vu l'heure on tente l'ignoble fraude en risquant l'amende à 25, y a rien à voir ou presque, malgré cela c'est encore rempli de camping cars démesurés, à part entendre les cris des coyottes (sans les voir) circulez....
On enchaîne avec Twin falls en longeant l'oregon trail et thousands springs. Attention car là j'ai pas mal galéré avant de savoir où se trouvaient effectivement les shoshones falls, car ici les mêmes noms se retrouvent à beaucoup d'endroits différents (cette remarque vaut également pour vos réservations d'hôtels, vérifiez bien que c'est la bonne ville dans le bon état)

En réalité tout ce que je veux voir se trouve à twin falls, belle commune résidentielle. D'abord le pont Perrine signalé nul part et pourtant ça vaut le coup d'oeil, il faut prendre la direction de l'I84 et on passe dessus, dans un sens ou dans l'autre vous avez un parking et un accès piéton qui communique avec l'autre côté. Par contre pour les shoshones falls (et le lake dierkes mitoyen) c'est indiqué, il y a quelques kms à faire, l'accès est à 3$ et pour bien voir il faut payer....Localement, elles sont modestement comparées aux chutes du Niagara, surtout de par leur forme, car il faudrai quand même pas pousser mémère dans vous savez quoi, ( les orties pour ceux qui savent pas), mais elles sont belles quand même.On continue avec craters of the moon, autre NM (8$ ou le pass), c'est vrai que cet immense champ de lave est impressionnant mais y a quand même pas de quoi casser 5 pattes à un bison (ou 3 à daffy duck si vous préférez) en 45 mn photos et arrêts promenades compris, le tour est fait, d'ailleurs c'est tant mieux car le chemin est encore long. On avait envisagé de faire à Rexburg le bear world, histoire d'être sur de voir de près des ours, mais la visite du parc en véhicule particulier n'est pas conseillée, et attendre les horaires collectifs imposés risquent de retardé notre progression. Pour ceux que ça intéresse, je précise que ce parc domicilié à Rexburg se trouve en réalité à environ 10,15 kms de la ville, comme c'est le cas pour beaucoup d'autres sites. Par la route 33 et Tétonia, on fait une partie de la scenic téton byway ( il y a aussi beaucoup de routes qualifiées de scénic pas toujours de façon justifiée). En l'occurrence, celle ci permet surtout d'apercevoir yellowstone, c'est pas inintéressant. Après 11 heures de route on accède à Jackson hole, étape à mon sens incontournable, cette ville « huppée » est typiquement western et très fréquentée, spectacle de cowboys dans la rue, les enfants sont ravis, même si les « vedettes » se font attendre, histoire de chauffer la foule et distribuer les tracts publicitaires pour le restaurant sponsor de l'animation.
Notre hotel motel, le ranch inn, petit déjeuner simpliste et parking inclus est idéalement plaçé dans le centre mais au calme (99 euros la nuit).

L'endroit où il faut soit disant diner est le gun barrel ( à l'entrée ou la sortie de la ville selon d'où on vient mais pas dans le centre), c'est un ancien musée reconverti ayant conservé certains objets et animaux empaillés, le cadre et l'ambiance familiale sont agréables, la nourriture fraîche de bonne qualité et bien cuisinée est à soulignée, le prix est en conséquence, 100 $ à trois.
JOUR 10 :
Aujourd'hui on entame l'un des « gros morceaux » du séjour, donc nouvelle grasse matinée et départ à 7h00.
Grand téton est à faire, ( l'entrée valable aussi pour yellowstone 7 jours consécutifs est à 25$ pass accepté) c'est 80 miles pour la traversée panoramique on en sort à 11h15 poses photos comprises, et ascension du signal mountain pour sa vue, et puis c'est yellowstone tant attendu pour ses paysages, geysers et sa fameuse wildlife (faune sauvage) les mises en garde concernant les bisons et les ours sont omniprésentes, les magasins vendent à tour de bras bombes lacrymogènes au poivre et autre sifflet d'alerte, on voit déjà différentes sortes de ce que nous, profanes appelons des biches, 1 puis 2 puis des troupeaux entiers de bisons et des mooses, chaque stationnement anarchique de véhicules indiquent leurs présences.
On approches les premiers mini geysers et bassin d'eau ou boue bouillonnants portant tous un nom.
On rejoint west yellowstone à 18h00 après 200 miles, moins guindée que jackson avec des boutiques plus abordables(dont beaucoup de « teeshirteries »). On loge au yellowstone lodge, parking inclus et au final petit dej aussi mais à 154$ la nuit, la renommée ça se paie.


JOUR 11 :
On planifie le pas évident sillonnage du parc afin de ne rien louper en deux jours, 6h30 direction le fameux old faithfull geyser qui éructe toutes les 92 minutes à 10 près, sur place à 7h45 on apprend que c'est prévu pour 8h20 environ, il fait beau c'est super on s'installe comme d'autres déjà. Seulement voilà, Yellowstone c'est la montagne avec la météo qui va avec, c'est à dire susceptible de changer brusquement en quelques minutes, et bien sur c'est le cas, le ciel se noircit très rapidement et l'orage éclate juste après le geyser impressionnant, tant pis pour la clarté des photos. On fait tous les arrêts possibles et c'est épuisant, il y en a tous les 2 kms. Arrêt, marche, ceinture, demarrage, rearrêt, remarche etc j'en peux plus, mais c'est beau y a rien à dire surtout sous le soleil revenu (comme mathilde), pour le soir j'ai prévu de faire étape à une autre entrée du parc pour éviter les trajets en double, j'ai rien trouvé à silver gate à l'est, je me suis donc rabattu sur Gardiner au Nord. C'est tout petit, il n'y a pratiquement qu'un hotel et un ou deux motels tout au plus, je ne parle pas des commerces, heureusement il y a plusieurs restos, dont le iron horse bar et grille bien décoré et branché où l'on dînera (copieusement pour 40$ à 3) au comptoir sur la terrasse extérieure face à la yellowstone river juste avant que l'orage éclate (encore)
Au yellowstone park travelodge la chambre est correcte avec une belle vue, le matin de bonne heure(évidemment) je surprendrai quelques biches locales en famille sur le parking, ça me change du RER et des scooters aux pots d'échappements trafiqués......
Petit bémol cependant, la « salle » de petit dej étant tellement petite par rapport au nombre de clients lèves tôt pressés d'en découdre avec la nature, faute de concurrence, on boit notre kawa dehors et y fait po chô (41°F) certains touristes chanceux montrent leurs photos prises d'un ours de bonne taille apparemment le matin même mais je ne sais pas où.
JOUR 12 :
On continue l'exploration vers l'Est du plus vieux et plus grand des parcs nationaux, les bassins géothermiques et geysers se succèdent sans jamais toutefois se ressembler c'est vraiment bluffant (désolé j'ai pas trouvé d'autre qualificatif pour l'instant, l'émotion sans doute).
On passe à silver gate, et je comprend pourquoi j'y est pas trouvé d'hébergement, c'est un vrai bled, tout comme un peu plus loin cooke city, plus petit que gardiner, c'est pas peu dire.
Ensuite dilemme, il faut choisir entre le chief joseph byway ou la beartooth car on ne pourra pas faire les deux, j'opte pour la seconde et on a pas été déçu, les chaînes de montagnes enneigées sont magnifiques. A beartooth pass (10947 feet soit 3300 mètres) juste avant d'entrer dans le Montana la température est de 31....
Pas celsius bande d'ignares, ça fait zero ou à peu près et ça se sent.
Le long de la route on constate la présence de nombreux observateurs de la wildlife équipés pour la plupart de monoculaires impressionnants sur trépied. Il faut dire qu'à gardiner, j'ai eu l'occasion d'en tester un, dans quasiment le seul magasin encore ouvert parmi les 4 de la ville. C'était redoutable d'efficacité et de performance, et pour 400$ en plus, il filmait et photographiait (en 5 millions de pixels seulement)
On continue par red lodge où l'unique rue principale (c'est souvent le cas) est en travaux là aussi et fermée à la circulation routière, de toute façon ça a pas l'air terrible, on se fait un nouveau pique nique rapide dans un coin retiré et tranquille bercés par l'écoulement de la rivière (ho c'est bien écrit ça, alors ça vous fait rêver ou pas ????, je fais des efforts pourtant)
Après 280 miles à 16h15, on atteint Cody, la ville fondée par Buffalo bill, comme c'est un peu tôt pour une fois et qu'on a pas envi de faire le muséum 5 en 1 dédié au héros on pousse 30 miles sur la 14 (60AR) jusqu'à Wapiti le long de la shoshone river, c'est beau, y des montagnes, des gorges, des ranchs aux beaux portails d'accès personnalisés ( ou portaux, je sais plus bon allez garçon 1 porto!)
Au retour je fais une pose rapide devant l'entrée d' old train town, pour 3 photos à l'arraché devant l'entrée payante avant que la gardienne ne sorte et me foute un coup de douze, risque encouru selon un blogueur lu avant de partir et qui prétendait que cela ne valait pas le coup et je confirme d'après ce que je vois.
Ce soir à 20h00 au programme c'est rodéo, on prend les billets à 18$ au visitor center, ça évitera de faire la queue.
Nouvel aparté utile : n'hésitez pas à aller dans les visiteurs center où vous trouverez gratuitement toutes documentations et renseignements utiles auprès du personnel dont la moyenne d'âge est très souvent élevée, bénévolat, volontariat ou nécessité de compléter la retraite ? Je ne sais pas mais en tout cas ils sont très serviables et dévoués, même si tous ne sont pas toujours en parfaite possession de leurs facultés physiques.
Dans la rue principale (sheridan) animation cowboy devant l'hotel irma de ce brave buffalo
Notre chambre à 170$ au cody legacy inn and suites est correcte, frigo télé micro onde, lits en bois massif, le hall est sympa aussi, le petit dej non inclus au départ le sera finalement. Il faut diner tôt, on va au Mexicain zapata's pour 50$ on est rassasiés.
Le rodéo (tous les soirs à partir de Juin) est bien, même si le niveau des concurrents me paraît pas très relevé, en tout cas c'est mieux qu'à brice canyon il y a 3 ans. Les ténors sont peut être à Gardiner où j'ai appris lors de notre passage qu'il s'en faisait aussi un durant le week end.
En tout cas l'hymne national chanté par toute l'assistance la main sur le cœur est impressionnant, mes mamies voisines en ont même l'alarme à l'oeil, y a pas à dire ils sont patriotes.
JOUR 13 :
Y a seulement 450 miles au programme, donc départ retardé à 6h30 vers l'étape du soir Hulett
Via lovell, on quitte le Wyoming pour le Montana par la 14 east scenic byway sans plus avant d'arriver à little bighorn NM, pas trop facile non plus à localiser avec précision, compte tenu des homonymes. Là c'est la vaste escroquerie du jour, (10$ pass accepté) évidemment c'est une défaite des braves yankees face aux méchants indiens (uniquement à cause de la cupidité de Custer qui y laissera la vie bien fait : parce que moi quand j'étais petit j'aimais bien LES INDIENS DANS LES FILMS DE COWBOY), alors pas de stèle fastueuse ou autres encensements nombriliques, le seul truc à voir est une pseudo silhouette en ferronnerie, tout le reste ce sont des tombes éparpillées sur le champ de bataille là où les corps des malheureux perdants ont été retrouvés. En une demie heure le tour est fait, escrocs orgueilleux.. !!
Heureusement que des chevaux sauvages (et encore c'est pas sur) bloqueront la circulation, histoire de photographier quelque chose, (peut être dressés pour retenir les pigeons) NDLR :LOL. L'important détour ne vaut vraiment pas le coup. On redescend vers Sheridan, jolie ville avec de beaux magasins dont l'un entièrement dédié à l'univers des cowboys, jeans, chapeaux, vestes, bottes, selles, étriers, éperons, lassos tout y est , c'est blindé et pourtant d'après ce que l'on a pu voir, y a belle lurette que les éleveurs ont troqués leurs chevaux pour des quads, polaris en l'occurrence.On arrive à dévil's tower NP, étrange monolithe surgit du sol (pour sauver sept jeunes filles attaquées par un méchant ours selon la légende indienne), le tour est vite fait, mine de rien le pass est rentabilisé, et on a pas fini.
J'ai pas trouvé d'autre hébergement qu'à Hulett au best western inn, la seule concurrence est un motel, résultat c'est blindé, à part ça y un saloon et une supérette.J'avais lu avant de partir qu'il fallait absolument manger au Pondérosa café, et bien je confirme, car IL N'Y A RIEN D'AUTRE , pour 50$ rien d'extraordinaire, par contre le bar à l'arrière vaut peut être le coup pour les amateurs....c'est peut être ça que voulait dire le rédacteur en question.

JOUR 14 :
Pas beaucoup de kms en théorie, mais des choses à voir... Direction le sud dakota et les badlands, tout d'abord arrêt obligatoire à Deadwood, vraie ville western avec des bâtiments en briques rouges typiques et d'époque, presque tous les magasins sont ouverts bien que l'on soit Dimanche, il y a de nombreux casinos mais aussi le saloon N°10, où s'est fait dessoudé wild bill Hickock. On monte au mont moriah et son cimetière (1$ par personne) se recueillir quelques instants sur sa tombe et celle voisine de son amie, cette brave pute (pardon péripapéti j'sais plus quoi.) de calamity Jane.
Sturgis est célèbre pour sa réunion triannuelle de bikers qui a lieu cette année en Aout je crois, sinon, circulez y a rien à voir à part les tee shirts, casquettes et autres produits dérivés liés à l'évènement.
On se dirige sans grande conviction vers Bear butte SP lorsque je perçois de mon ouie fine et délicate des bruits étranges, tout en voyant au loin, ce qui ressemble à une ligne droite privée à côté du réseau routier : pas de doute possible c'est bien une course de dragsters, BONNE FETE DES PERES, cette fois c'est moi qui impose un arrêt, pour 10$, pendant que mes accompagnatrices totalement incrédules et ébahies devant mon enthousiasme subitement revigoré m'attendent, je fonce en profiter au maximum, et je ne suis pas déçu par ce sturgis dragway pourtant local et tout petit. J'ai le temps de voir quasiment toutes les catégories s'enchaîner et concourir à vitesse grand V c'est le cas de le dire dans un vacarme enchanteur, y compris des moto neige adaptées au bitume, loin d'être les plus lentes. J'assiste à des temps de 5,5 sur 400 mètres ce qui est très correct, à la télé je verrai après des vrais pros faire 4,14 avec des machines sans commune mesure.

Je me force à quitter les lieux. On évite bear butte, copie conforme de steptoe
Au sud de rapid city, par la 44 et pour 15$ ou le pass (définitivement amorti) on accède aux badlands, autre curiosité géologique de la nature, sous le soleil c'est vraiment beau.
La portion de la loop road avec ses 11 miles et ses overlook est superbe.
A la sortie, sur la 90 on s'arrête à Wall et son Wall drug store, centre commercial et ses nombreuses boutiques à prix raisonnables, histoire de relancer le commerce local, on lâche quelques billets verts.
Retour à Rapid city où l'hotel est réservé, cependant cette ville mythique au nom évocateur de l'épopée western est décevante, étendue, son centre ville est ridiculement petit, de plus tout est fermé on est dimanche y compris les restaurants. On mange au seul ouvert, le firehouse (ancienne caserne de pompier) et sa brasserie (brew), bon rapport qualité prix à 60$.
On regagne notre hotel le Alex Johnson, ancien et bien conservé avec un hall digne d'un palace, mais malheureusement c'est tout. Bien plaçé, il faut garer la voiture dans la rue ou le parking public voisin avec un bon gratuit fourni, la chambre est toute petite, pas de place pour une chaise au bureau (fo écrire debout!!!) pas de place pour 3 valises dans 1 chambre pour 4, ampoule grillée, pas de verre à dent, fenêtre qui ferme mal, pas de frigo et cerise sur ce que vous voulez pas de petit dej inclus même sommaire !!! déception et il faut le dire.
D'ailleurs, je ne me suis pas privé dans ma réponse dans le questionnaire de satisfaction systématiquement envoyé par mail par expédia et booking.
JOUR 15 :
Le mont Rushmore, autre grand pôle d'interêt, on y est à 8h10 et on fait bien car à 9h00 c'est blindé et difficile de se prendre en photos, les asiatiques sont aussi bien élevés et respectueux que ceux vus l'année dernière dans l'Est. Le chiffre du jour c'est 166 : nombre de photos prises en une heure à peine, suffisante pour explorer l'ensemble du site. L'entrée est gratuite, mais le parking obligatoire est à 11$ !!!!! A noter qu'à cette heure là le soleil est bien plaçé pour les photos, la promenade d'1 km environ est peut être plus facile à faire dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.
Juste à côté de rushmore se trouve la ville de Keystone, endroit également susceptible d'être choisi pour une étape, la petite ville est agréable et touristique, les activités proposées pour les enfants sont assez nombreuses (accrobranche, parcs...) 

On zappe le crazy horse park à 27$ je crois, pour voir une ébauche de sculpture qui sera monumentale une fois terminée mais on ne sait pas quand, faute de subvention. Bien sur à la gloire d'un méchant peau rouge, pas question pour les pouvoirs publics d'aider l'avancement des travaux commencés en 1948 et dont la date d'achèvement dans 30 ans est sans cesse repoussée

On choisi custer state park à 15$ l'entrée (le pass n'est pas accepté) dans le sens nord sud les needles (aiguilles) au milieu des forets de pins du début de la route, parfois à une voie, sont très intéressantes, mais après plus grand chose à voir. La wildlife loop permet d'apercevoir chiens de prairies, elks (biches) et bisons mais après avoir fait Yellowstone : BOF
Custer est une petite ville susceptible d'être choisie pour une étape (bien plus que gardiner et hulett déjà cités), on y constate le prix le plus bas du carburant (3,24 le galon de 3,78 litres)mais évidemment j'en ai pas besoin ou si peu. Concernant l'essence les prix sont libres et varient pas mal de 3,24 donc à 4,29 le plus cher vu, ça peut faire beaucoup au final, sinon le principe expliqué l'année dernière est toujours valable, certaines stations indiquent que le prix baisse si on paie en cash. Il faut d'abord aller à la caisse déposer en espèces ce qu'on veut mettre, ensuite ne pas oublier d'appuyer sur la "qualité" de l'essence qu'on veut mettre et parfois relever un loquet un fer pour activer la pompe.(encore un petit détail pratique dont je vous fais cadeau!)
Ensuite pendant des miles interminables, on traverse d'immenses pâturages vallonnés sans fin
heureusement qu'il y a le régulateur de vitesse, ce qui me permet d'allonger complètement mes jambes jusque sous les pédales et éviter les excès de vitesse, ça détend. ET CE N'EST PAS PLUS DANGEREUX pour le cas ou certains empêcheurs de tourner en rond crieraient déjà au scandale.
Passage à fort Laramie, 243 habitants, moi qui voulait y faire étape il n'y a qu'un motel borgne et même la pompe à essence est fermée et abandonnée, dommage que notre carte michelin ne fasse pas suffisamment la distinction entre les tailles réelles des villes. On ne voit même pas le fort que de toute façon, faute d'engouement, on avait pas l'intention de visiter.
Ensuite c'est Guernsey, 1417 habitants, le seul hotel repéré dans les brochures est abandonné on va prendre une chambre bien payée à 91$ au motel Bunkhouse à l'accueuil chaleureux, on fait les courses à la seule supérette et on pique nique dans la chambre.
JOUR 16 :
Aujourd'hui, on modifie le programme pour aller jusqu'à Denver, ce serai dommage de passer si près sans aller jeter un œil à cette ville connue.
Sur la route, Cheyenne au nom évocateur est décevante. Le centre ville historique est ridiculement petit, pratiquement sans commerce. A part le capitole, et les « sculptures » décoratives de santiags géantes bariolées exposées aux coins des rues, y a vraiment pas grand chose à voir. Le seul attrait de cette ville semble être les frontiers days de Juillet, annuels. Rassemblements et fêtes western avec rodéos, musique et autres.

En route, on voit encore de nombreux magasins « fireworks »entièrement dédiés aux feux d'artifices dont les particuliers américains doivent être très friands.
Denver, de ce que l'on a pu voir, est une grande ville avec ses embouteillages et là encore un centre réduit et concentré autour de la 16th rue piétonne. De nombreux pauvres quémandent sans arrêt, sans être agressifs, d'autres même assis ne tiennent pas droit, d'autres vendent le journal local the voice, un peu comme chez nous ( quoi the voice ou les SDF?)
A 12h00 la place du civic center se transforme en concentration de food trucks très fréquentée
à part les chaînes de magasins classiques, il n'y a que très peu de boutiques de souvenirs, elles sont tenues par des chinois et les prix ne sont pas compétitifs, le tourisme n'est toujours pas une priorité.
On décide de faire étape à Boulder, ville universitaire, dans la grande périphérie afin d'être sur la route pour demain.
Mais là aussi, pas très facile de trouver un hôtel à prix correct, on rejette les offres à 140$ des 2 premiers, du coup on se rabat sur les motels, tous sont complets ou chers. On finit par trouver à 80$ dans un cul de sac retiré mais calme, correct, avec une chambre séparée pour le second lit, frigo, micro onde, grande télé.
Le centre ville piétonnié et fleuri est très agréable, la ville est plutôt huppée, cependant réputée pour ses restaurants, ils y sont à prix abordable, on dîne chez pastajays dans pearl street, resto italien avec pizza dont j'ai choisi les ingrédients très très bonne, le tout pour 47$ à 3.
JOUR 17 :
grasse mat et départ à 8h00 et oui vous avez bien lu. Je me relâche en fin de séjour....
direction les rocky mountains (20$ ou pass), on commence par estes parc, après être passé devant l'historique et renommé stanley hotel on arrive au visitor center et juste à côté le trailhead restaurant avec son magasin rockymountain gateway, il est géant, sur 2 niveaux tous les souvenirs possibles vus jusqu'à maintenant sont réunis et à des prix corrects pour l'endroit
La old fall river road est fermée, la trail ridge road, révèle des paysages ressemblant fortement à nos alpes, la faune en plus (mooses, moutons à cornes..)
A grand lake village on fait un arrêt, c'est très joli, et vu le nombre de chalets individuels éparpillés sur le pourtour, je ne suis visiblement pas le seul à le penser.
On quitte le parc au sud par grandby et la 40, s'il n'y avait pas eu Denver, j'avais envisagé d'y faire étape, ça a pas l'air trop mal mais sans plus. Toujours sur la 40, on se dirige vers salt lake city, la fin approche. Sreamboat springs est une jolie petite ville, on à 89°F, record du séjour, un peu après, Craig paraît bien aussi mais il est un peu tôt pour y faire étape.
La ville de Dinosaur, dont les mérites du parc sont vantés des miles à la ronde est ridicule, 1 seul motel et plein d'après le personnel du visiteur center qui nous informe que Naples, la ville suivante est encore plus petite, ils nous conseillent d'aller à Vernal plus grand (2000 hab). Notre fameuse carte Michelin, ne fait pourtant aucune différence entre elles. Ils n'ont pas de doc à nous donner, car ça change d'état, on passe du Colorado à l'Utah.
N'oubliez pas de respecter les vitesses partout, car même dans les petits bourgs de rien limités à 25, (ce qui peu énerver) vous n'êtes pas à l'abri de tomber sur un shériff y compris en véhicule banalisé.
A vernal, le premier motel nous réclame 99$ ht, puis 92, j'aime pas trop les prix à la tête du client, on en voit un autre à 88ttc, on se pose c'est le lamplighter motel, on a 2 grands lits, télé, frigo, micro onde, mais ce soir pas de pique nique, on traverse la rue principale pour aller au ranch restaurant 711 où pour 40$ on a une soupe de légumes, une salade copieuse et un plat garni que je n'arrive pas à finir, et c'est plutôt rare, ceux qui me connaissent le savent.
Je laisse des frites et des ribs, peut être est ce que j'ai trop apprécié le pain frit tartiné de beurre au miel, hum hum Maya, Maya où es tu ????
JOUR 18 :
Départ 7h00 pour flaming gorge, d'où l'on vient, il y a le choix entre la rive gauche ou droite, j'opte pour la première et j'ai peut être tort, en effet à part un beau point de vue au début, après il faut bien dire qu'il n'y a pas grand chose à voir, et encore moins de gorge.
Aujourd'hui, c'est la journée déception, nous sommes de retour dans le Wyoming et hier soir j'ai épluché le Wyoming official travelers journal 2013 qui recommande dans notre secteur 2 visites alors je fais confiance et on y va.
D'abord le soit disant très beau red desert et ses sands dunes vers Rock springs au Nord, seulement là aussi les cartes sont imprécises. Je m'arrête dans une station service consulter une vraie carte officielle à peine plus utile, on fini par trouver l'entrée indiquée par un panneau sur la 191 juste après reliance (ville sur la carte mais une dizaine de mobils home en réalité!!!!)
Seulement, après quelques centaines de mètres, plus de goudron, une piste poussiéreuse, et surtout plus aucun, aucun panneau malgré les intersections qui se succèdent, et surtout aucune dune de sable rouge à l'horizon....
J'essuie mes lunettes, met celles de soleil mais rien n'y fait, aucun mirage, par contre on est bien en plein désert, et très seuls, après 45 mn d'insistance inutile on rebrousse chemin en espérant ne pas se tromper, car même le GPS est complètement paumé. J'avise deux elks (biches) visiblement du coin, mais malheureusement, elles ne comprennent pas le français, dommage.
Vu cette triste expérience, on renonce à la « pilot butte » également conseillée et normalement pas très loin. Mais obstiné, je me dis que c'est moi qui suis nul, et on décide de faire l'autre recommandation, Kemmerer, ville western incontournable, on s'en délecte à l'avance.
Auparavant, et là bien signalé, il y a fort bridger (200 hab), arrivés devant l'entrée du site, (4$ par pers) vu les baraquements que l'on aperçoit, et le peu d'affluence, on a pas très envie de se faire bai... une seconde fois aussi rapidement en tout cas.
Du coup on fonce au wild west de Kimmerer pour ne rien louper...................
….........
Après plusieurs miles sur la 412, (chemin le plus direct) la route est complètement closed
tout ça parce que 5 ouvriers s'activent sur la voie ferrée, comme si là , comme ailleurs ils n'auraient pas pu faire de la circul alternée, et bien non on doit rebrousser chemin.
Nous nous exécutons gentiment en bons étrangers respectueux, mais un peu véner quand même, ce qui n'est pas du tout le cas d'un « régional de l'étape » qui apprécie la plaisanterie avec beaucoup moins de sérénité que nous.
Celui_ci après avoir échanger quelques politesses verbales avec les travailleurs, remonte dans sa mustang en gesticulant, et là je comprends que ses chevaux sont des pures sang, en quelques secondes à peine il disparaît littéralement de l'horizon faisant fi des 65 miles de limitation.
Il faut dire que le détour obligatoire par la 189 est conséquent.
Nous on s'en fout Kimmerer nous attend, !!!!!!!!!!!???????????????!!!!!!!
!!!!!!!!????
Vous m'avez compris c'est la TROISIEME ARNAQUE DU JOUR, il n'y a rien à voir mais vraiment rien, c'est désert voir même inhabité, on achète nos sandwiches à la supérette et on ose le pique nique sur le terre pleine central, en plus y fait pas très chaud. AFFLIGEANT
je pense que les articles du catalogue officiels sont en réalité écrits par des habitants locaux qui souffrent de la solitude.
Dégouttés, on renonce à fossil butte, de toute façon les os c'est pas notre truc.
On longe le lake bear et ses eaux turquoises avant de rejoindre Logan où je veux faire l'étape, là encore non réservée. Sur cette portion de route, et encore plus qu'ailleurs, soyez vigilants aux écureuils suicidaires qui jouent à la roulette russe. En effet, ils traversent juste, mais juste devant vos roues, probablement pour rejoindre de l'autre côté leurs congénères qui ont misés quelques noisettes sur leurs chances de réussite. Personnellement, j'ai évité de justesse à l'un d'entre eux de devenir à titre posthume martyr du bitume.
A logan on prend une chambre au super 8 (chaîne assez répandue) pour 78$ ttc avec petit dej (la chambre à 2 grands lits est petite mais correcte)
sinon juste avant au best western, 2 blanc becs hilares nous avaient demandé 149 ht, je confirme mon impression, les prix n'étant affichés nul part, ils sont à la tête du client, et quand il est étranger et ne maîtrise pas bien la langue, ils se croient à la chasse et nous pointent avec leurs fusils La ville est assez grande, pour le repas on va chez Texas roadhouse, cantine familiale bruyante où soudainement le personnel se met à danser de la country en rythme, ou bien à pousser des « hiha » (dsl je ne sais ni le faire ni l'écrire) autour d'une table pour apparament un événement spécial, la personne concernée doit alors s'assoeir sur une selle de cheval montée sur un tabouret devant tout le monde, quelle discrétion !! sinon, le principal c'est que pour 35$ on est gavé, c'est pas de la gastronomie, mais c'est pas ce qu'on recherche non plus.
Ma surprise c'est le serveur qui très sérieusement à insisté pour voir mon passeport avant de me servir ma bière des fois que je n'ai pas 21 ans, j'en ai largement 2 fois plus, et à moins d'être gilbert montagné ou andréa bocelli, y a pas photo, encore une aberrance US.
JOUR 19 :
Avant de rejoindre notre dernier lieu de villégiature SALT LAKE CITY par le nord, on visite

antelope island sur le lac salé (9$ par voiture) c'est pas mal mais sans plus, le soleil, le sel, la réverbération de l'eau nuisent aux photos, on approche de très près nos derniers bisons ( c'est la plus grande réserve du pays). La visite libre du fielding garr ranch de 1848 au bout de la route est intéressante. La périphérie de SLC regorge de lotissements résidentiels abritant des petites maisons bien sympathiques. On fait le tour de ville gràce à vous savez quoi , au héritage park village il faut débourser 10$ par personne car en ce moment de nombreuses personnes font l'animation en tenue d'époque.
Les centres de shopping sont rares, modernes et ne recèlent que des magasins de vêtements de marque comme chez nous mais à des prix visiblement plus intéressants vu le nombre de sacs qui augmente à vue d'oeil aux mains de mes deux accompagnatrices
on loge au comfort inn downtown, réservé à 90 euros la nuit petit dej et parking inclus.
C'est le quartier des hôtels, mais à 20 mn de marche du centre. A proximité se trouve un motel super 6 annonçant des chambres à partir de 54$, et un crystal inn à peine plus cher vantant les mérites de son breakfast, à vérifier !!
Pour ce soir, on décide d'aller manger chez le soit disant champion du monde 2012 à las vegas des.......Burgers : lucky 13, seulement, il est situé en face du stade de base ball des Beers, et c'est ce vendredi, soir de match, ça bouchonne. Nouvelle aberrance US, on nous refuse l'entrée car ma fille n'a pas 21 ans, ici on peut conduire à 16 ans, se trimbaler avec des armes, mais à 19 ans on ne peut pas manger en famille avec ses parents au restaurant, je vais finir par réellement penser qu'ils sont bizarres..voir plus
Du coup on va chez « pago » plus sélect, plus petit, plus cher et moins typique où l'on nous demande strictement rien bien qu'ils servent aussi évidemment de l'alcool, on est dans la même ville à quelques centaines de mètres seulement !!!!
JOUR 20:
Grasse mat et petit dej, là aussi on peut se faire cuire ses gaufres soit même, c'est ludique et surtout bon, on l'a rencontré plusieurs fois. Départ à pied à 8h30 (là c'est plus de la relâche c'est carrément du laxisme!!). Visite de l'incontournable temple square des Mormons, tous les accès sont libres sauf le temple réservé aux fidèles. L'assembly hall puis ensuite on voulait accéder au 26° étage du church office pour avoir une belle vue sur l'ensemble du « site » comprenant pas mal de bâtiments mais c'est fermé le week end. Un gentil vigile nous informe qu'on peut quand même monter au 10° du joseph smith mémorial building voisin, d'où la vue est bien aussi. Ce bâtiment ancien est très beau, la déco et le mobilier remarquables. Les luxueux salons de réception sont en effervescence, c'est jour de mariages et de baptèmes, la foule est considérable, le personnel s'active.

Ensuite on se hasarde à la visite de la Beehive house, maison du prophète, mais là c'est guidé... voire même un peu trop téléguidé d'ailleurs...
La charmante sister Frost, ravie d'avoir des Français se confond en excuses de ne pouvoir joindre une sœur francophone disponible pour nous accompagner, complètement décontenancés , on consent quand même (LOL) et gentiment à faire la visite en anglais avec en plus un couple d'australiens et une sœur Brésilienne ( ha ferveur et tolérance quand vous nous tenez !!)
A 12h00 au tabernacle on assiste au récital de l'organiste, c'est vrai que la salle se prête bien à ce type de prestation sonore.
L'après midi on tourne on vire à pied ou en voiture, on tue le temps, je le savais avant de venir, y a pas grand chose à voir ou à faire ici, mais il fait beau et ça relaxe après tant de kms parcourus. J'en connais deux qui font le plein de M§M's car chez nous ils ne sont pas aussi bons et plus chers.(les parfums, les arômes c'est à dire les cochonneries sont introuvables chez nous), cela fera plaisir aux proches.
Pour manger ce soir, ma fille, gentille copilote tout au long du périple, nous a dégotté le Pat's BBQ, lui aussi soit disant primé à de multiples reprises. De l'extérieur ça paie vraiment pas de mine, il faut savoir que c'est un restau, mais on aperçoit des gens qui viennent prendre « de l'emporté » en grande quantité, du coup on y va, et au final c'est très bien, 53$ pour trois assiettes bien remplies garnies au choix avec ribs, poulet, bœuf grillés à souhait et légumes, une fois de plus on ne pourra pas finir.
HONEY PINE, groupe de country nous accompagne en musique, on finit sur une bonne touche (de musique!!) 😉
JOUR 21 :
Cette fois c'est vraiment la fin ; la restitution du véhicule est prévue à midi à l'aéroport, du coup après une dernière gaufre, on file à 8h00 en direction, une nouvelle fois, de Temple square. Because ? et bien parce que le Dimanche c'est le jour du concert de la chorale au grand complet avec orchestre intitulé music and the spoken word qui se déroule selon la saison et l'affluence soit au tabernacle soit au conférence center mais en tout cas à 9h15 pour les répétitions et 9h30 pour le début. Les portes ouvrent à 8h30 et il y a foule, foule, ce sera plein. On ne peut filmer ou photographier que les répèts, sans être un adepte je dois reconnaître que c'est vénérablement beau, environ 260 personnes sur scène c'est pas rien et ça se respecte quelque soit ses convictions religieuses, ça tombe bien moi j'en ai pas.

On file à l'aéroport , le réceptionniste de la voiture fait le tour et constate que je suis un driver hors pair , à l'enregistrement des bagages déjà prés soupesés pas de problème.
Après on erre de boutiques duty free en boutique duty.... afin de dépenser la ferraille et les petits billets.
Un dernier conseil (et oui je pense à vous) : pour les valises trop chargées au retour, pensez à la technique du rouleau pour gagner de la place:pliez et roulez en boudins serrés tous vos vêtements (de toute façon en principe ils sont destinés au lavage) et vous verrez le gain de place mais pas de poids !!!! je ne suis pas magicien !!.
CONCLUSION :
Une fois de plus nous avons fait et vécus un voyage extraordinaire dans ce grand pays aux multiples facettes c'est justement ce qui nous y attire. La population locale rencontrée s'est toujours montré très agréable, courtoise et serviable. Malgré quelques averses, la météo a été bien au delà de nos espérances balayant mes craintes d'avant départ.
Cette façon de voyager renforce le côté aventurier indépendant confirmant l'inutilité des agences de voyage mais nécessitant une préparation sérieuse et rigoureuse bien à l'avance. je rajoute que face au nombre de parcs nationaux ou state parc ou autres encore, pas facile de choisir et de prévoir ce que l'on ira voir: les Américains bon publics s'émerveillent naturellement de tout: un trèfle à 4 feuilles cela devient un parc, si en plus à côté un couteau rouillé est trouvé dans le sol, on rajoute un musée, j'exagère à peine alors renseignez vous du mieux possible avant de partir!!!
Et pour finir : au bout de 3 séjours, et après multiple pliages, repliages, dépliages notre carte Michelin en lambaux est à bout de souffle, elle rend l'âme avant la fin, alors parole de Padawan :
SI AUTRE VOYAGE IL Y AURA, NOUVELLE CARTE IL FAUDRA.....
Salut et bons voyages à tous
Séjour de vingt-quatre jours en Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour,
Je prépare actuellement un trip en NZ pour ma future femme et moi-même dans le cadre du voyage de noce.
- Nous optons pour un séjour d'environ 24J pour visiter les 2 îles vers Janvier/Mars 2011 (choix non arrêté) - Nous pensons louer une voiture et dormir dans des B&B, motels et hôtels (Si possible sans excéder un budget de 90€/nuit de moyenne)
A la lecture de différents posts et en regardant ce qui se faisait chez les TO, je me suis fais le parcours suivants
Note: J'ai volontairement mis pas mal d'activités à certains endroits sachant bien que nous n'aurons pas le temps de tout faire mais plutôt pour voir si certaines peuvent faire réagir positivement ou négativement. Inversement dans l'île du Sud, j'ai un peu plus de mal à voir ce qui est faisable (ce qui se traduit par des "promenades" dans mon descriptif ;) )
J'aurai plusieurs questions:
- Est-il possible d'avoir quelques avis/conseils sur le parcours tracés? (rien n'est réservé donc n'hésitez pas :D) - Est-il intéressant de tout réserver soit même ou mieux vaut-il passer par un spécialiste (au niveau budget?)... - Avez-vous déjà testé les excursions à bord des voiliers de l'America's cup? Si oui est-ce que ça vaut le coup? (nous ne sommes pas des passionnés mais je trouve le concept sympa) - Le Tongariro Crossing nécessite-t'il beaucoup de préparation physique (ma compagne pratiquant peu de sport, je ne voudrais pas que la balade soit pour elle un enfer). Si oui peut-on tout de même profiter de ce parc au travers de courtes promenades? - Le survol en montgolfière de la plaine de Canterbury vaut-il le coup?
J0: Arrivée à Auckland J1: Auckland: Balade en ville, Dîner dans la sky tower, Balade à bord d'un voilier de l'america's cup J2: Auckland: Visite de L'île de Rangitoto (ça vaut le détour?) J3: Auckland - Coromandel (Nuit vers Whangamata): Cathedral Cove , Hot Water Beach , Whitianga-bay of mercury, plages de Kuaotunu et Whangapoua J4: Coromandel- Rorotua J5: Rorotua Sur J4 et J5 ==> Choix parmi: Redwood forest, paradise valley , les lacs okareka et tarawera , Kuirau Park, vallee geothermale de Waimangu J6: Rotorua – Parc des volcans: Wai o Tapu , lac Taupo , chutes de Huka Falls J7: Parc national du Tongariro (Tongariro Crossing) J8: Parc - Wellington: musee Te Papa , Mont victoria, botanic garden J9: Wellington - Picton (points de vues / promenades) J10: Picton – Abel National Park (points de vues / promenades) J11: Abel National Park (journée dans le parc) J12: Abel National Park - Westport (points de vues / promenades) J13: Westport - Hokitika (Pancakes Rock) J14: Hokitika - Fox Glacier (Glacier, lac matheson) J15: Fox - Wanaka : Knight’s point , Haast , Thunder Creek Falls, Fantail Falls, Blue Pool , Boundary Creek J16: Wanaka - Queenstown: Lake Wanaka, Route Crown Range J17: Queenstown: skyline gondola , deer park heights view, glenorchy, Skippers Canyon J18: Queenstown - Te Anau (Milford Sound) J19: Te Anau (balades ou Milford Sound si le temps de la veille ne le permettait pas) J20: Te anau – Dunedin (en passant par Nugget Point) J21: Dunedin - Mont Cook (promenades) - Twizel J22: Twizel – Christchurch (vol en montgolfiere de la plaine de canterbury) J23: Christchurch (visite de la ville + Aquarium) J24: Retour
Merci d'avance
Je prépare actuellement un trip en NZ pour ma future femme et moi-même dans le cadre du voyage de noce.
- Nous optons pour un séjour d'environ 24J pour visiter les 2 îles vers Janvier/Mars 2011 (choix non arrêté) - Nous pensons louer une voiture et dormir dans des B&B, motels et hôtels (Si possible sans excéder un budget de 90€/nuit de moyenne)
A la lecture de différents posts et en regardant ce qui se faisait chez les TO, je me suis fais le parcours suivants
Note: J'ai volontairement mis pas mal d'activités à certains endroits sachant bien que nous n'aurons pas le temps de tout faire mais plutôt pour voir si certaines peuvent faire réagir positivement ou négativement. Inversement dans l'île du Sud, j'ai un peu plus de mal à voir ce qui est faisable (ce qui se traduit par des "promenades" dans mon descriptif ;) )
J'aurai plusieurs questions:
- Est-il possible d'avoir quelques avis/conseils sur le parcours tracés? (rien n'est réservé donc n'hésitez pas :D) - Est-il intéressant de tout réserver soit même ou mieux vaut-il passer par un spécialiste (au niveau budget?)... - Avez-vous déjà testé les excursions à bord des voiliers de l'America's cup? Si oui est-ce que ça vaut le coup? (nous ne sommes pas des passionnés mais je trouve le concept sympa) - Le Tongariro Crossing nécessite-t'il beaucoup de préparation physique (ma compagne pratiquant peu de sport, je ne voudrais pas que la balade soit pour elle un enfer). Si oui peut-on tout de même profiter de ce parc au travers de courtes promenades? - Le survol en montgolfière de la plaine de Canterbury vaut-il le coup?
J0: Arrivée à Auckland J1: Auckland: Balade en ville, Dîner dans la sky tower, Balade à bord d'un voilier de l'america's cup J2: Auckland: Visite de L'île de Rangitoto (ça vaut le détour?) J3: Auckland - Coromandel (Nuit vers Whangamata): Cathedral Cove , Hot Water Beach , Whitianga-bay of mercury, plages de Kuaotunu et Whangapoua J4: Coromandel- Rorotua J5: Rorotua Sur J4 et J5 ==> Choix parmi: Redwood forest, paradise valley , les lacs okareka et tarawera , Kuirau Park, vallee geothermale de Waimangu J6: Rotorua – Parc des volcans: Wai o Tapu , lac Taupo , chutes de Huka Falls J7: Parc national du Tongariro (Tongariro Crossing) J8: Parc - Wellington: musee Te Papa , Mont victoria, botanic garden J9: Wellington - Picton (points de vues / promenades) J10: Picton – Abel National Park (points de vues / promenades) J11: Abel National Park (journée dans le parc) J12: Abel National Park - Westport (points de vues / promenades) J13: Westport - Hokitika (Pancakes Rock) J14: Hokitika - Fox Glacier (Glacier, lac matheson) J15: Fox - Wanaka : Knight’s point , Haast , Thunder Creek Falls, Fantail Falls, Blue Pool , Boundary Creek J16: Wanaka - Queenstown: Lake Wanaka, Route Crown Range J17: Queenstown: skyline gondola , deer park heights view, glenorchy, Skippers Canyon J18: Queenstown - Te Anau (Milford Sound) J19: Te Anau (balades ou Milford Sound si le temps de la veille ne le permettait pas) J20: Te anau – Dunedin (en passant par Nugget Point) J21: Dunedin - Mont Cook (promenades) - Twizel J22: Twizel – Christchurch (vol en montgolfiere de la plaine de canterbury) J23: Christchurch (visite de la ville + Aquarium) J24: Retour
Merci d'avance
Koh Tao, Koh Samui ou Koh Phi Phi? English translation pending
Bonjour,
J'ai bien lu les discussions mais je ne suis pas avancée 🤪
Beaucoup de choses positives sur chaque île, alors laquelle choisir ?
J'ai peur que Koh Tao soit trop "calme" (je ne peux pas faire de plongée, problème de santé), Koh Samui apparemment il faut bien choisir son hôtel (sinon c'est la vase) et Phi Phi aussi a l'air superbe...
Bref que me conseillez-vous ? Si vous avez un bon hôtel pour un jeune couple je suis preneuse ! Précision : je pars fin janvier (et d'après ce que j'ai vu, les prix augmentent beaucoup à cette période).
Merci
J'ai bien lu les discussions mais je ne suis pas avancée 🤪
Beaucoup de choses positives sur chaque île, alors laquelle choisir ?
J'ai peur que Koh Tao soit trop "calme" (je ne peux pas faire de plongée, problème de santé), Koh Samui apparemment il faut bien choisir son hôtel (sinon c'est la vase) et Phi Phi aussi a l'air superbe...
Bref que me conseillez-vous ? Si vous avez un bon hôtel pour un jeune couple je suis preneuse ! Précision : je pars fin janvier (et d'après ce que j'ai vu, les prix augmentent beaucoup à cette période).
Merci
Conseils pour itinéraire de 16 jours en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous,
Je suis nouvelle sur ce forum que je trouve très interessant, et je souhaite profiter de vos bons conseils pour un voyage au paradis (en nouvelle-calédonie donc😉) du 09 avril au 26 avril soit 16 jours sur place. (Je sais que la période idéale est Novembre, mais bon j'espère qu'Avril n'est pas mal non plus😕 ??)
Nous sommes hébergé par un ami à Nouméa mais on compte louer une voiture et bouger autant que possible ! (Notre ami bossera pendant notre séjour sauf les WE)
Après m'être baladée sur internet, il m'a semblé que les lieux à ne pas manquer sont : Une des iles Loyauté (Mais laquelle ??? et combien de jours pour un voyage de 16 jours sur place) L'ile des pins bien sur (4 jours c'est bien ?) Hienghene (faut il dormir sur place ? ou rentrer à Nouméa ?) et ensuite ? je ne sais plus trop... Est ce qu'il faut aller à Koumac (Ca fait loin de nouméa...) ? A Voh ?...En fait, on est un peu paumé...et l'avis de personnes qui connaissent nous interesse plus que des guides touristiques...Alors j'espère que vous nous répondrez...😊
Nous n'arrivons pas à organiser l'itinéraire....Mais on est très impatients d'y être !!!
Merci bcp à tous ! A bientôt !!!
Je suis nouvelle sur ce forum que je trouve très interessant, et je souhaite profiter de vos bons conseils pour un voyage au paradis (en nouvelle-calédonie donc😉) du 09 avril au 26 avril soit 16 jours sur place. (Je sais que la période idéale est Novembre, mais bon j'espère qu'Avril n'est pas mal non plus😕 ??)
Nous sommes hébergé par un ami à Nouméa mais on compte louer une voiture et bouger autant que possible ! (Notre ami bossera pendant notre séjour sauf les WE)
Après m'être baladée sur internet, il m'a semblé que les lieux à ne pas manquer sont : Une des iles Loyauté (Mais laquelle ??? et combien de jours pour un voyage de 16 jours sur place) L'ile des pins bien sur (4 jours c'est bien ?) Hienghene (faut il dormir sur place ? ou rentrer à Nouméa ?) et ensuite ? je ne sais plus trop... Est ce qu'il faut aller à Koumac (Ca fait loin de nouméa...) ? A Voh ?...En fait, on est un peu paumé...et l'avis de personnes qui connaissent nous interesse plus que des guides touristiques...Alors j'espère que vous nous répondrez...😊
Nous n'arrivons pas à organiser l'itinéraire....Mais on est très impatients d'y être !!!
Merci bcp à tous ! A bientôt !!!
Bons plans à Malte English translation pending
Salut a tous!
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller. Je souhaiterais aller a Malte pour 1semaine ou un peu plus, ou vaut-il mieux trouver un hebergement: Saint Julian? Si on est a pieds est-ce qu'il y a des bus etc? Auriez-vous des adresses de locations saisonnieres ou des hotels pas trop chers a me conseiller?
Merci d'avance pour votre aide Soso
Est-ce que certains d'entre vous pourraient me conseiller. Je souhaiterais aller a Malte pour 1semaine ou un peu plus, ou vaut-il mieux trouver un hebergement: Saint Julian? Si on est a pieds est-ce qu'il y a des bus etc? Auriez-vous des adresses de locations saisonnieres ou des hotels pas trop chers a me conseiller?
Merci d'avance pour votre aide Soso
Conseils pour deux semaines en Nouvelle-Calédonie English translation pending
Bonjour à tous
Je pars 2 semaines en Nouvelle Calédonie en avril 2006. J'aimerais avoir vos avis éclairés sur les différentes choses à faire / visiter / où se la couler douce ?!! 😎😎😎
Que me conseillez vous pour profiter au mieux de ces 15 jours ??
Comment accède t-on aux îles de des Pins, Ouvéa, Maré et Lifou ?
Merci pour votre aide !
Angélique.
Je pars 2 semaines en Nouvelle Calédonie en avril 2006. J'aimerais avoir vos avis éclairés sur les différentes choses à faire / visiter / où se la couler douce ?!! 😎😎😎
Que me conseillez vous pour profiter au mieux de ces 15 jours ??
Comment accède t-on aux îles de des Pins, Ouvéa, Maré et Lifou ?
Merci pour votre aide !
Angélique.
Séjour de 10 jours en Normandie en préparation English translation pending
Bonjour chers forumeurs,
Depuis quelques années, je prépare toujours mes voyages via ce site et je suis toujours heureuse des suggestions reçues.
L'An prochain, nous projetons faire un circuit en auto sur les traces de nos ancêtres partis dans les années 1659 de La Rochelle, d'autres de Pérignac vers la Nouvelle-France. Pour cette raison, nous souhaitons passer un 10 jours dans ce secteur de la France.
Nous aimerions arriver à Nantes puis quitter de Paris. Les villes que nous souhaiterions visiter sont: Nantes, La Rochelle, St-Malo, Arromanche, Le Mont St-Michel, Rouen, Ville les Poêle dans le Contentin et quitter par Paris à moins que ce soit illogique.
Que me suggérez-vous dans le temps dispensés dans chaque ville ?
Croyez-vous que 10 jours soit suffisant pour faire ce circuit ou si c'est trop ambitieux ?
Nous aimons demeurer dans de belles demeures. Pas nécessairement toujours des chateaux mais un endroit coté 9 sur 10 avec petit-déjeuner.
Merci pour vos suggestions.
Lucie
Compte-rendu de notre voyage en Polynésie English translation pending
Je tiens à remercier tous ceux qui, avant moi, ont rapporté sur ce forum leur expérience. Je vous recommande la lecture cette discussion http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/.
Je vais raconter notre expérience, l’organisation de notre voyage, nos impressions, nos coup de cœur, les déceptions…. Mais sans jamais comparer ce que je n’ai pas testé. Il s’agit de mon expérience, de mon ressentit…comme tout avis, ça reste subjectif, même si je tiens à rester objectif.
Notre voyage était prévu pour concilier la découverte de la Polynésie sur terre (population, faune, flore, paysage..) et sous mer (plongée sous-marine). Mon épouse ne plongeant pas, la plongée n’a pas était le point principal de notre voyage, mais vous verrez que cela a pesé dans le choix des iles.
J’ai organisé ce voyage de bout en bout depuis la métropole. Cela demande du temps, de penser à beaucoup de chose pour que tout soit parfait, mais c’est tout à fait réalisable avec un peu de patience. Il n’y a pas de barrière de la langue, tous les hôtels, pensions, locations…ont un site internet.
A l’origine ce voyage devait se dérouler en Août 2015, mais après une rapide comparaison, il a été avancé au mois de mai. L’écart sur les billets est significatif entre ces deux périodes, de plus avec tous les ponts du mois de mai, l’impact sur mon activité professionnelle a été limité.
LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.
VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même b��néficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).
NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.
HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’hébergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…
ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/
A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu’une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).
QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.
Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).
LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.
LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).
LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.
NOTRE PARCOUR :
Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).
Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…
MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.
TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.
Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.
BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.
TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…
Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.
RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…
FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.
TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.
Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
LES VOLS INTERNATIONNAUX : J’ai choisi Air France (à la place d’Air Tahiti Nui). Les prix des billets sont quasiment identiques, par contre avec les milles acquis j’ai pu voyager en « Prémium Economy » sans surplus au niveau des billets http://www.airfrance.fr/FR/fr/common/guideeconomy/classeetconfort/premium_economy_a_bord.htm?WT.srch=1&WT.mc_id=C_FR_SEA_Google_Brandname_null_null_null&gclid=CNXH7c6_gMYCFQrJtAodNlsA7g). L’avantage de cette catégorie est d’avoir plus de place durant le vol. Je mesure 1m87. Effectivement, il y a plus de place en largeur, et aussi devant pour les genoux. Mais les sièges ne s’allongent pas, ils basculent très légèrement, donc au final le vol est très long… Cette catégorie permet de bénéficier du « Sky Priority ». C’est bien pratique dans les aéroports pour les contrôles, les transits mais aussi pour l’entrée dans l’avion. La différence de confort est indéniable, mais je ne suis pas certain que la somme à débourser soit au niveau des prestations supplémentaires…Le personnel navigant d’Air France sur cette ligne, basé à Papeete, est très sympathique. N’oubliez pas d’acheter votre ESTA (validité de 2 ans). A Los Angeles, il vous sera obligatoirement demandé, et indispensable pour la suite du voyage.
VOLS INTER ILES : La compagnie Air Tahiti assure les vols entre la plupart des iles polynésiennes. Il faut savoir que la Polynésie française s’étend sur une superficie aussi grande que l’Europe ! Air Tahiti propose des pass inter iles. Compte tenu des conditions d’utilisation de ces pass, organiser un séjour avec plusieurs iles devient vite un casse-tête. Il m’a fallu une journée pour déterminer l’ordre de visite des iles de notre voyage. Depuis le 1° janvier 2015, la limite de poids des bagages en soute a été augmenté à 23kgs ; bien pratique lorsqu’on vient d’un vol international (ou même pour amener du matériel de plongée). Sur présentation de sa licence de plongée, on peut même b��néficier de 5kgs supplémentaires. Sur cette compagnie le poids est une vraie préoccupation. Dans certaine ile, la piste d’atterrissage est courte, donc il faut maitriser le poids de l’ensemble de l’appareil. D’ailleurs en rentrant (par l’arrière) de l’appareil, vous verrez des places « réservées » : elles restent inoccupées pour limiter le poids (sur certaines iles, la compagnie pèse les passagers…les polynésiens se portent bien..).
NOTRE PARCOUR : Tahiti (1 nuit), Moorea (3 nuits), Tahaa (3 nuits), Bora Bora (3 nuits), Tikéhau (3nuits), Rangiroa (3 nuits), Fakarava (5 nuits), Tahiti (2 nuits) : 26 jours (trajet compris) et 23 nuits. Il s’agissait de notre premier (et peut être dernier) voyage en Polynésie. On est donc tenté de voir le plus possible d’ile. J’ai lu sur ce forum qu’il fallait rester au minimum 3 nuits par ile. Ces 3 nuits correspondent à 2 jours plein sur place (c’est bien, plus serait mieux…). Généralement, le vol arrive fin de matinée ou début d’après-midi, ce qui laisse ½ journée pour prendre ses repères, se reposer, et 2 jours plein pour les activités. Il faut savoir qu’à ce rythme, les valises ne sont pas beaucoup défaites, le rythme de visite est soutenu, et le temps pour se reposer bien calculé… Toutes ces iles sont différentes, il est difficile de les comparer entre elles. Notre souhait initial était de partir de Fakarava, faire juste un arrêt à l’aéroport de Papeete pour repartir directement vers la métropole. Nous avions un impératif : être de retour le samedi 23 mai pour bénéficier du dimanche et lundi de Pentecôte pour récupérer du décalage horaire avant de reprendre le travail. Donc, n’ayant pas la possibilité de faire un retour comme nous le souhaitions, nous avons dû faire 2 nuits sur Tahiti au retour.
HEBERGEMENT : Une fois que vous avez tous vos vols, l’ordre et les dates de séjour sur les différentes iles, il vous reste à choisir votre mode d’hébergement. Nous avons le choix entre hôtel ou pension (le camping existe en Polynésie mais je ne peux en parler car pas testé). Nous avons privilégié les pensions de famille, pour des raisons de coût, mais aussi pour pouvoir être au plus près de la vie polynésienne. Au contact des polynésiens vous apprendrez beaucoup sur eux. Les seuls hôtels ont été réservés à Papeete et Bora Bora. Le choix a été fait grâce à Tripadvisor. Ce n’est pas le seul site, mais nous y avons nos habitudes, et je trouve que c’est assez efficace. Toutes ces réservations ont été faites sept mois à l’avance. Je m’y suis pris tôt surtout pour les vols, parce c’est ce qui détermine les dates du voyage. Dans la foulée, j’ai réservé les pensions. J’ai eu de la place partout et ainsi certaine considérations ont été prise en compte (ex : à Rangiroa, je voulais un bungalow en face de la passe de Tiputa, bungalow bord de plage ailleurs…). Une fois que vous avez les vols et les pensions, il vous reste du temps pour vous renseigner sur les activités dans chaque ile. N’oubliez pas de réserver les transferts entre les aéroports et les pensions. J’en parlerai plus loin en détaillant chaque ile. C’est aussi le temps de se documenter, et commencer à rêver…
ACTIVITE : Voici quelques sites qui m’ont permis d’élaborer le voyage et où vous trouverez une multitude de renseignements : Tout d’abord les guides à télécharger en pdf : http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html ; vous retrouverez ces guides gratuits un peu partout chez les commençants. Ils sont pratiques pour élaborer des excursions, retrouver des adresses, téléphone… Pour les activités : http://www.etahititravel.pf/?gclid=CKG1j7jEgsYCFafJtAods3wADg regardez l’onglet « activités ». Excursion sur Tahiti : http://www.tropicalement-votre.com/produits/1525/doc/excursions-tahiti.pdf Trouver les professionnels pour des activités : http://www.tahiti-excursions.com/fr/9-moorea Pour Bora : http://www.borabora-tourisme.com/informations/activites/activites-nautiques http://www.tahiti.com/island/bora-bora Des pass pour des réductions sur certaines activités : http://www.tahitifunpass.com/en/
A PREVOIR AVANT DE PARTIR : Je vous invite à nouveau à lire le compte rendu de « Cemoatoto » (http://voyageforum.com/discussion/retour-experience-voyage-en-polynesie-organisation-budget-sejour-d6172611/). N’oubliez pas la rallonge électrique (2m) car parfois dans les pensions, vous n’aurez qu’une prise de courant à votre disposition (où est branché le ventilateur en général, et donc plus de possibilité de recharger les divers batteries de vos appareils). Tout aussi important des chaussures de nage pour ne pas abimer les coraux (ni vous blesser les pieds).
QUELQUES IMPRESSIONS : Les moustiques : ça était notre premier achat en Polynésie : du « Off ». Vous le trouverez en superette/supermarché. Nous en avons utilisé 3 en trois semaines (pour 2 personnes). Soit il n’y a pas de moustiques en Polynésie, soit c’est très efficace : pas une seule piqure ! L’épidémie de chikungunya est finie. Les coqs : Il y en a partout (même à Bora Bora). Ils « chantent » entre minuit et midi (même un peu plus pour certain). Ils sont sauvages. Ils vont partout, et mangent les « 100 pieds ». Ils ne sont pas comestibles (d’après les polynésiens). Les chiens : pas agressifs sauf à Bora. Si vous avez un doute, faites semblant de ramasser une pierre tout en les regardant méchamment : ça marche !! Les Geckos et autres lézards : inoffensifs, ils ont leur rôle dans la chaine alimentaire. Laissez-les en paix, vous n’aurez pas de problèmes.
Les polynésiens vivent avec le soleil. Ils se lèvent tôt (5-6 h du matin) et se couchent tôt. Le soleil se couche à 18h. Dans un restaurant vous n’aurez pas de réservation après 21h… Le samedi après-midi, dimanche et jours fériés la plupart des commerces sont fermés. Il faut boire beaucoup ! de l’eau !! Avec la forte chaleur, la déshydratation est rapide, même s’il y a toujours un peu de vent qui donne une impression de fraicheur (…parfois !).
LES POLYNESIENS : J’ai rarement vu des gens aussi sympathiques. Le tutoiement est de rigueur en Polynésie (moins vrai à Papeete), ce n’est pas un manque de respect, mais simplement une autre façon de concevoir les rapports humains. C’est un peu déroutant le premier jour, lorsque vous entrez dans une banque pour faire du change, et que la jeune femme en face de vous, vous tutoie…mais tellement plus sympathique ! Dans la rue, tout le monde vous saluera, vous fera un signe de la main ou de la tête. Même s’ils ne vous connaissent pas… Arrêtez-vous dans la rue et parler avec eux : on peut parler de tout, avec tout le monde, et surtout si vous avez un peu d’humour, vous serez adopté. Il faut savoir que les polynésiens ne connaissent pas le « passé, le présent et le futur ». Ils connaissent le réel et l’irréel. Le réel est représenté par le passé (les coutumes, les ancêtres..) et le présent. L’irréel est le futur…le futur est difficile à concevoir pour eux. C’est pour cela que beaucoup se contentent de ce qu’ils ont sans chercher à gagner plus.
LA NOURRITURE : Tout est très bon là-bas…La nourriture est à base de poisson (grillé, cru, en tartare..) même si comme moi vous « n’êtes pas poisson », vous adorerez (j’en ai mangé tous les jours midi et soir !). Le cochon et le poulet sont très bons, le « barbeuk » est une institution. Les fruits exotiques sont merveilleux, vous en trouverez partout sauf dans les Tuamotu (où seules les noix de coco poussent). Arrêtez-vous au bord de la route (quel que soit l’ile), pour en achetez. Ils sont vendu par lot à 500XPf (environ 4,20€), ils viennent du jardin et tout est « bio »…un polynésien m’a dit « comment voulez-vous mourir de faim, entre le lagon et ici ?» et me montrant autour de nous la vanille, les mangues, les papayes, la canne à sucre…En effet la nature leur donne beaucoup, mais ils la respectent aussi. Notre regret est de ne pas avoir eu l’occasion de manger un ahi ma’a (four tahitien). C’est Le repas de fête, qui réunit toute la famille. Donc à moins d’avoir de la famille, c’est compliqué d’en manger. La nourriture dans les hôtels est souvent internationale : peu de plats tahitiens, peu de jus frais exotiques, même pas de confiture locales…il est vrai que la clientèle est internationale (les asiatiques mangent asiatiques ; les américains, viande hamburger voir pâtes).
LES BOISSONS : En générale l’eau n’est pas potable, mais vous pourrez vous rincer la bouche après le brossage des dents. Vous trouverez des bouteilles de 1,5 litre un peu partout pour 100 à 150 XPF (0,80 à 1,25€). Pour varier un peu, vous dégusterez une Hinano. C’est la bière locale. Elle existe en blonde ou brune. Vous la reconnaitrez car son emblème est la fameuse tahitienne assise. Il faut savoir que les tahitiens ne savent pas se limiter en alcool. Les ventes sont interdites le samedi après-midi, les dimanches et jours fériés.
NOTRE PARCOUR :
Nous sommes parti de Nice le mardi 28/04. Après un changement de terminal à Paris CDG, nous montons à 19h25 à bord de notre Boeing, direction Papeete via L.A. Pour essayer de lutter contre le « jetlag » il faut, dès le décollage se mettre à l’heure polynésienne : facile c’est 12 heures de moins. Il est donc 7h25...donc petite sieste vers 12h (minuit en métropole), puis nuit après l’escale de L.A. A Los Angeles, vous quitterez l’avion avec toutes vos affaires (sauf les bagages en soute). L’avion est nettoyé, ravitaillé, le personnel navigant change. Vous êtes en transit, mais vous passez devant l’immigration (présentation de son ESTA), puis direction la zone de transit pour repasser les contrôles de sécurité avant d’arriver en zone d’embarquement où vous trouverez le Duty Free. Ce parcours vous laisse environ 20 à 30 minutes pour faire vos achats (si vous le souhaitez).
Mercredi 29/04 : Nous atterrissons à l’aéroport de Faa’a à 5h le matin. L’aéroport n’est pas très grand. Si vous souhaitez acheter de l’alcool en Polynésie, il vaut mieux le faire ici, et surtout à la boutique qui se trouve à côté (environ 5m) des tapis à bagage. Mon attention a été attirée par le fait que tous les polynésiens sortant de l’avion rentraient dans cette boutique pour acheter alcool et surtout du champagne. J’ai appris plus tard que TOUT ce qui est importé, est taxé à 100% ! (même au Carrefour pas de champagne à moins de 80€…). Dans l’aéroport, vous avez une consigne à bagage, un distributeur d’argent, des boutiques souvenir et une boutique média où j’ai acheté une carte Vini (pour pouvoir appeler les responsables des activités, les centres de plongée…). Si vous souhaitez faire un accueil polynésien à votre épouse, alors que personne vous attend ; vous trouverez sur le parking de l’aéroport une boutique vendant des colliers de fleur. A notre arrivée, le représentant d’ECOCAR nous attendait (http://www.ecocar-tahiti.com/). Il a pris nos bagages et nous a amené à l’agence juste à côté de l’aéroport (à 500m). Les voiture sont récentes, bien entretenues, le personnel est sympa, et les tarifs sans comparaison avec Avis ou Europcar. Depuis Faa’a, une voie rapide/autoroute (gratuite) permet de rejoindre Papeete, pour nous rendre à notre hôtel : hôtel Tahiti Nui. Pour la première nuit, après 23 heures de vols nous souhaitions dormir dans un vrai lit… Cet établissement est très bien situé, à 300m de la mairie, 400m du marché et 400m du port. Il possède un parking. Il peut organiser votre transfert depuis l’aéroport. Vous pouvez faire un « early check in ». A votre arrivée, si votre chambre n’est pas disponible, vous pouvez prendre un douche au spa de l’établissement (fourniture de gel douche et serviettes). Par contre les couloirs de l’hôtel sont peu ou pas éclairés, le WiFi n’est disponible que dans le hall (mais gratuit). Après le dépôt des valises, direction à pieds vers la mairie, le marché, la cathédrale et quelques rues marchandes. Puis reprise de la voiture pour faire le tour de l’ile. Le tour a été fait en suivant le guide téléchargeable http://www.guidepolynesie.com/index.php/fr/tahiti-moorea-guide.html Vous pourrez faire dans la journée l’ensemble de la route côtière de Tahiti Nui et Iti, en vous arrêtant à tous les sites à visiter (seul le musée Gauguin et son jardin n’ont pas été visités). La fin du tour de l’ile est assez dure, la fatigue et le manque de sommeil commencent à se faire sentir. Retour à l’hôtel. A côté de l’hôtel, une station-service permet de faire le plein (un ticket de caisse vous sera demandé par la location auto pour prouver que vous avez mis de l’essence). Puis direction la piscine (pas super bien entretenue, il manque de nombreux carreaux, le deck est sale..). Le soir repas dans une des roulottes, place Vaiete. C’est pittoresque, une curiosité à voir mais le meilleur côtoie le pire…Un conseil, allez vers une roulotte où les places sont toutes prises (les connaisseurs vont vers elles, et la nourriture ne stagne pas), elles ne servent que de l’eau (la vente d’alcool y est interdite) mais vous pouvez venir avec votre Hinano…
MOOREA : Départ de l’hôtel, pour l’agence ECOCAR, où nous restituons la voiture (et présentons le ticket d’essence). On nous raccompagne à l’aéroport. Le vol pour Moorea dure 10 minutes. Je vous conseille de vous installer à gauche dans l’avion, vous verrez Tahiti puis Moorea du ciel : beau spectacle. L’aéroport de Moorea est tout petit. Un représentant d’Albert location ( http://www.albert-transport.net/location_vehicule_moorea.php ) est présent pour nous accompagner (avec nos bagages) à leur agence un peu plus loin. La voiture est récente, quelques petites rayures, mais en bon état. Nous nous dirigeons vers la pension Vaihere, qui se trouve dans la baie d’Opunohu. Nous sommes accueillis par Philippe et Corine les propriétaires. Ils possèdent 1 bungalow face à la mer et 2 jardin et un Faré Poté et leur habitation. Les bungalows de style polynésiens sont pas très grand (mais suffisant), propre (ménage tous les jours). Vous aurez les serviettes changées tous les 2 jours. Le Wifi est gratuit et dans les bungalows. On peut vous prêter les serviettes de plage, masque tuba et palmes. Philippe est moniteur de plongée. Il n’y a pas de plage à la pension mais un ponton. On y mange très bien, les petits déjeuners sont copieux. Philippe peut se charger de faire des réservations pour vous, et vous expliquera la vie de l’ile, de la Polynésie. Apres l’installation, direction la plage d’Ta'ahiamanu (ou Mareto) en bord de la route côtière. Les plages sont bien indiquées, et aménagées (WC, douche). Il n’y a que 2 plages à Moorea, l’autre plage publique prolonge celle du Sofitel : en venant de la baie de Cook, vous longez le Golf et juste après l’aéroport, avant de monter vers le point de vue Temae vous avez sur la gauche un grand panneau marron signalant l’entrée. Le chemin d’accès (environ 800m) est large, mais truffé de trou. La plage est très belle, votre baignade sera protégée par la barrière de corail et vous verrez devant vous Tahiti. Le lendemain, nous allons au Lagoonarium (http://lagoonarium.e-monsite.com/ ) . En venant de l’aéroport, vous longez la gare maritime de Vaiare à gauche, puis vous continuez environ 2 à 3 kms. Sur votre gauche vous trouverez un petit parking avec un faré. L’entrée est de 30€/pers pour la journée. Le transfert vers le motu Ahi se fait en pirogue à moteur, et dure moins de 10 minutes. Sur le motu il y a 7 farés, une construction en forme de bateau (restaurant) et 2 farés privés. En arrivant tôt, on vous attribuera un faré pour la journée ; c’est bien agréable vous pourrez laisser vos affaires, faire une sieste…). Vous aurez une magnifique vue sur Tahiti. Toute l’équipe (polynésienne) est vraiment sympathique, souriant…. Les raies et les requins sont nourris à 11h30 et 14. Vous pourrez toucher les raies (pas les requins !) Cette pratique (feeding) est courante en Polynésie…discutable, mais pratiquée et permet de les approcher. Le soir, nous allons au TIKI village (https://www.tikivillage.pf/). Ne logeant pas dans les hôtels, c’est notre seul occasion de voir des danses et chants traditionnels. Sur la côte Ouest, quelques kilomètres avant Haapiti, un vrai village traditionnel est aménagé : marae, four polynésien, confection de paréo, de bijoux...une hôtesse nous explique la signification des Tikis, des maraes. Le repas est sous forme de buffet. Une partie du buffet provient du four polynésien. Pendant ce buffet, démonstration des différentes façons de nouer le paréo (femme et homme). Puis vient le temps du spectacle. Une histoire est contée et rythmée par les danses ; la danse du feu clôture la soirée (non présentée dans les hôtels pour des raisons de sécurité). La troupe est moins nombreuse que par le passé (faute de budget) mais ça reste une bonne expérience. Le repas est bon, le spectacle convivial, pas trop long ni répétitif. Le lendemain, tour en quads avec Dammon (http://www.tripadvisor.fr/ShowUserReviews-g309685-d2460517-r190179929-Magic_Mountain-Moorea_Society_Islands.html). Il se situe à Maharepa en face du Moorea beach café. C’est un polynésien de père américain. On vous fournira une bouteille d’eau, une charlotte, et après une prise en main dans le jardin derrière la boutique, vous partez…pour la route des Ananas au cœur de l’ancien cratère, puis le Belvédère (240m d’altitude) avec sa vue sur le mont Rotui (899m) et les deux baies (Cook et Opunohu). En redescendant, arrêt au lycée agricole pour boire un jus d’ananas frais, puis ascension de la montagne magique (la vue y est magnifique). Au retour, dégustation de fruits dans la boutique. Dammon et Alex (un narbonnais) sont vraiment très gentils. Il a plaisir à parler de la Polynésie, de son ile de sa culture et surtout de nourriture… A voir également « le Tropical garden » si vous êtes fan de plantes, fruits et légumes tropicaux (http://tgardenmoorea.centerblog.net/). Situé 50m après la pension Vaihere à gauche, vous devrez monter une cote assez raide (faisable à pieds, préférable en voiture). Vous aurez une belle vue sur la baie d’Opunohu. Vous pourrez visite le petit jardin et ses vanilles, déguster des jus de fruits, acheter des confitures maison. La propriétaire est adorable (elle nous a même donné des vanilles…). Le vendredi elle propose une assiette Polynésien (un conseil, prenez 1 assiette pour 2, c’est TRES copieux). Moorea ressemble un plus à l’idée que l’on se fait de la Polynésie. Assez urbanisée avec des zones concentrées de boutiques, puis des zones moins habités mais de très beau paysage de montagne, de végétation luxuriante, de lagon, de cocotier. On a rencontré beaucoup d’occidentaux, mais la vie y est douce.
TAHAA On ne va pas à Tahaa par hasard. Il faut 40 minutes de vol depuis Moorea pour rejoindre Raiatea, puis ensuite 30 minutes de bateau. Raiatea et Tahaa partage le même lagon. Tahaa (ile vanille) est complétement différente des autres iles : plus rurale, plus simple, plus authentique. On y perd un peu la notion du temps. L’ile vit au rythme des compétitions de pirogues (V6) et des danses traditionnelles.
Dans l’avion mettez-vous côté gauche, car l’avion, avant d’atterrir survole Raiatea, fait un demi-tour et se pose avec Tahaa sous vos yeux. L’aéroport possède son quai pour faire les transferts vers Tahaa. Une navette ou un Taxiboat feront la traversée (attention à réserver si comme nous vous arrivez un dimanche) Nous sommes attendus au quai par René de la pension « Au phil du temps ». La pension est composée de 2 bungalows polynésiens et une chambre. Les repas sont communs. Les bungalows sont simples et auraient besoin d’un coup de neuf, mais vous oublierez cela si vous tombez sous le charme de Tahaa. Les serviettes de plage sont prêtées. Le Wifi est gratuit et dans le bungalow. Il n’y a pas de plage à Tahaa (sauf la plage Joe Dassin difficile d’accès), mais la pension possède un deck (pour le bronzage) et un ponton donnant sur des patates de corail avec une jolie faune. Nous avons fait toutes nos excursions avec René le propriétaire de la pension. A l’origine, je voulais faire les excursions avec des polynésiens. Mais la communication par mail avec eux est compliquée : soit il n’y a pas de réponses, soit elles sont très sporadiques. Mais nous ne regrettons pas notre guide. Nous avons fait le tour de l’ile, avec visite de la ferme perlière (prix affichés très chers, mais au bout de 5 minutes on les divise par 2, juste « parce que c’est toi ». Nous n’aimons pas trop de genre de pratique, et même divisé par 2 cela restait onéreux), visite de la ferme de Vanille (avec verre de jus de fruit, dégustation de différentes bananes, explications toutes les étapes de la vanille depuis l’orchidée jusque dans l’assiette en passant par la pollinisation, la récolte, le séchage…). Tout au long de la route vous verrez des séchoirs à coprah. La route côtière permet de très beau point de vue. Essayer de monter jusqu’à la mairie d’Apu : la vue est féerique, le bleu turquoise du lagon, le bleu de l’océan et Raiatea en toile de fond… Notre autre excursion fut le jardin de corail. Certainement le plus beau que j’ai rencontré avec seulement masque et tuba ! Le site se situe sur le motu du « Tahaa private Island and spa » : entre ce motu et le suivant. La visite se fait en dérivant avec le courant depuis la barrière de corail vers le lagon. Entre 1 et 2 m d’eau vous verrez presque tous les poissons tropicaux, c’est un vrai aquarium multicolore. Entre deux descente vous pouvez vous restaurer « chez Annette » d’un repas polynésien (poisson cru lait de coco, riz blanc, poulet rôti caramélisé, pain coco et en dessert fruits et po’e banane, le tout avec eau et café) au bord du lagon. Ce lieu est une vraie carte postale de la Polynésie.
BORA BORA Certainement l’ile qui correspondait le moins à l’idée que je m’en faisais. Cette ile présente de forts contrastes. D’un côté des motus et une partie de l’ile avec de grand hôtels, et de l’autre une ruralité presque pauvre. Je m’attendais à une ile principale très urbanisée, avec beaucoup de boutiques, restaurants, d’animation…il n’y a rien de tout cela. Une seule station essence pour toute l’ile. Il est vrai qu’on fait le tour en 2 heures en roulant à 30kms/h et en faisant des arrêts… Encore une fois mettez-vous à gauche dans l’avion pour voir Bora et son magnifique lagon avant l’atterrissage. L’aéroport situé sur un motu est petit. Un port jouxte les pistes où accostent les bateaux vous amenant vers votre hôtel. Cette piste fut la première piste construite en Polynésie. Elle l’a été par les américains pendant la 2° guerre mondiale. Bora fut leur base pour contrôler le Pacifique (une seule passe facilement contrôlable où pouvaient passer les gros cargos). Nous avions choisi le Sofitel (sur l’ile principale, pas sur le motu privé. Pour ne pas être tributaire des navettes). Les chambres sont grandes, avec tous les services d’un hôtel, mais le personnel est moyennement aimable. La restauration quelconque avec peu de plats polynésiens (même pas de fruits ou confitures locaux au petit déjeuner). Vous pourrez voir des vestiges des défenses anti aériennes si vous faites un tour en quad. J’ai choisi Matira ATV (http://www.matirajettours.com/ ). Il passe vous cherchez à l’hôtel, les quads sont neufs, très sympathique. Le tour dure 1h30. Vous monterez sur les points culminants où vous aurez des vues sur le lagon turquoise, l’ancien cratère, la passe du lagon… Nous avions prévu de passer une journée dans le lagon en louant un bateau sans permis (http://www.laplage-borabora.com/FR/information.html). Il faut savoir qu’on ne peut pas accoster où l’on veut sur un motu. La loi « littoral » est en vigueur en Polynésie, mais les hôtels se réservent le droit de limiter le passage. De plus la plupart des motus sont privés (sur toutes les iles). Mais la pluie nous a fait renoncer à cette activité. Nous avons loué une voiture (Avis) pour la journée, pour faire le tour de l’ile principale.
TIKEHAU Nous quittons les iles de la société pour les Tuamotus. Fini les iles volcaniques, les montagnes, la végétation luxuriante, les fruits en quantité. Ici ce n’est qu’un anneau corallien plat avec d’un côté l’océan et de l’autre le lagon. Les seuls « fruitiers » à pousser sont les cocotiers. Là nous trouvons les images/cartes postales qu’on s’imagine pour la Polynésie (plage de sable blanc, cocotier, le bleu turquoise du lagon et le bleu ciel du…ciel). L’avion passe par Rangiroa (et fait une escale) avant de rejoindre Tikéhau. SI vous vous placez du côté droit de l’avion, vous pourrez voir « le lagon bleu » de Rangiroa (un lagon dans le lagon). L’aéroport de Tikéhau est minuscule (comme partout dans les Tuamotus). La pension « Tikéhau Village » nous attend à la descente de l’avion avec un collier de fleur (http://www.tikehauvillage.com/ )(nous repartirons avec un collier de coquillage). C’est la seule pension qui ne m’a pas demandé de verser un acompte pour réserver ! (confiance absolue). L’entrée de la pension est à 50m de l’entrée de l’aéroport ! mais il n’y a pas de bruit car les avions sont rares. La pension est nichée entre la plage est une cocoteraie. Les bungalows de style polynésiens donnent directement sur la plage. Ils ont un grand lit, et un autre en mezzanine. La partie sanitaire est le point faible, elle commence à être vraiment vétuste…A noter que les photos ne correspondent plus à la réalité : le ponton a disparu, il semblerait que les bungalows à côté du faré poté soient en meilleur état (le notre était le plus éloigné). Le Wifi est disponible (gratuitement) à côté du faré poté. Sur la plage vous pourrez croiser des raies, des requins pointe noire…Vous avez à disposition, vélo, kayaks…et avec supplément le club de plongée « Raie Manta club ». Le village est à un petit kilomètre de la pension. Vous y trouverez une petite supérette pour les repas du midi, ainsi qu’une boulangerie. A l’entrée du village, sur la gauche vous trouverez le centre de plongée « Tikéhau plongée ». Ici il n’y a pas de banque, pas de distributeur. Cependant, vous pouvez payer la pension par carte bancaire. A Tikéhau vous n’avez rien à faire, à part la plage, la plongée, le snorkeling et les excursions (nous n’avons pas fait l’excursion à la journée sur « l’ile aux oiseaux » ). Tikéhau restera une de nos meilleures expériences, justement pour cette sensation d’être au bout du bout du monde, mais aussi pour les rencontres que nous avons faites. On a vraiment l’impression de partager la vie des polynésiens. D’abord Paea et Caro les propriétaires, mais aussi Serge dit « l’indien ». Je vous recommande l’excursion à la journée faite par la pension. Après une nage avec une (les) raie(s) Manta, vous irez péchez le poisson du repas, puis Serge vous emmènera à son « bureau » : dans un décor de carte postale, vous prendrez votre repas polynésien au milieu des poissons requins…on est plus très loin du paradis…
Au niveau plongé sous-marine, Tikéhau a la particularité de ne posséder qu’une seule passe. Donc à ce niveau que se font la majeure partie des plongées. A l’intérieur du lagon, il y a une ancienne ferme perlière qui abrite une station de nettoyage des rais manta. Mais depuis la tempête tropicale de janvier 2015, ces dernières se font très rares.
RANGIROA Second atoll corallien de notre séjour. Rangiroa est une destination purement plongée. Il n’y a pas de plage (sauf au niveau de l’hôtel Kia Ora). Donc si on ne plonge pas, on va trouver le temps assez long. Les habitations sont réparties entre les deux passes (Avatoru et Tiputa) avec une concentration plus forte vers Avatoru. Quelques pensions, petits hôtels, restaurants, snack, artisans parsemés tout au long de la route unique… Nous étions logés à la pension « les relais de Joséphine ». Le transfert est assuré par la pension qui se trouve à environ 10Kms de l’aéroport. Cet éloignement ne permet pas de visiter l’ile sans un véhicule à moins d’être disposé à faire 2Okms aller (et autant au retour), en vélo sous le soleil pour rejoindre la passe d’Avatoru et visiter la partie la plus habitée de l’atoll. La pension est très jolie, les bungalows sont de belle taille (au moins 40m2), belle décoration, beau sanitaires, bien entretenus. Une belle terrasse où on prend ses repas juste au bord de la passe où parfois, viennent les dauphins. L’endroit est connu pour cela, et l’établissement reçoit la visite de personnes extérieures venant voir le spectacle. Cette proximité de la passe (environ 5mètres) fait que les nuits sont bruyantes (nous avons utilisé les bouchons d’oreille fournis dans l’avion pour ces nuits à Rangiroa !). J’ai plongé avec le club « The 6 passengers » : très pro, bien installés sur une plage en bord de lagon. Les moniteurs sont très sympas, l’ambiance est très familiale et détendue. J’étais venu pour voir (et nager avec) les dauphins : déception (je les ai vu seulement 2 minutes en plongée), mais on ne commande pas des animaux sauvages. Suivant les conseils des forums, nous sommes allés chez « Ikimasho » (http://www.tahitigemfair.com/ ) pour choisir des perles. La boutique pas très grande, et se trouve juste à côté de leur concurrent : « Gauguin’s pearl ». Lui est bijoutier-joaillier (de Perpignan et d’allure rasta), elle (coco) est japonaise. Il y a des perles à tous les prix. Il peut les percer pour les faire monter en métropole. Nous avons également fait une excursion à la journée au « lagon bleu ». La pension a fait la réservation. L’équipe est venue nous chercher à la pension pour rejoindre le port d’Avatoru. Il faut 1h30 de bateau pour rejoindre le « lagon bleu » (lagon dans le lagon). Dès l’arrivée, les requins pointe noire sont là pour nous accueillir. Installation sur le motu, visite d’un motu voisin uniquement habité par les oiseaux, snorkeling, repas polynésien, sieste à l’ombre des cocotiers (attention aux chutes des noix de coco !), apprentissage de tressage des feuilles de palmier sont les activités de la journée. Au retour, snorkeling avec les pointes noires, et quelques requins citron. Avant d’arriver au port d’Avatoru, juste devant la passe, snorkeling dans « l’aquarium ». Il existe une autre excursion à la journée, « l’ile aux récifs » que nous n’avons pas eu le temps de faire. D’après les gens rencontrés cela vaut bien une visite, le spectacle est inattendu et étonnant. Rangiroa restera une déception, car la partie habitée (celle que nous avons vue) n’est pas très belle, pas mise en valeur…
FAKARAVA : Dans l’avion nous longeons Rangiroa puis survolons d’autres atolls avant d’arriver à Fakarava (45 minutes de vol). Nous sommes accueillis par les fils des propriétaires de la pension « Hawaiki Pearl » (http://www.havaiki.com/ ), qui remettent aux femmes un collier de fleur et aux hommes une fleur de Tiaré. Nous sommes logés dans un bungalow plage de style polynésien, pratiquement neufs, avec tout le confort (climatisation ventilateur, sèche-cheveux, coffre-fort…). Le ménage est fait tous les jours (sauf le dimanche), les serviettes de toilettes sont changées tous les deux jours, les serviettes de plage sont prêtées. Il s’agit plus d’une petite hôtellerie, où la décoration est joliment et simplement pensée. Il y a un snack sur la plage pour les repas du midi. Les kayaks et vélos sont à disposition. La pension se trouve à 2 Kms du village. Au niveau du ponton se trouve une petite ferme perlière. Les lundis et mercredi, Hugo vous explique les détails de la fabrication de la perle. Cette explication très complète est clôturée par une tombola. La configuration de Fakarava est identique aux autres atolls ; un grand motu où se trouve l’aérodrome, avec un village Rotoava, qui concentre tous les habitants. Mais à Fakarava on s’y sent bien…c’est le sentiment que l’on ressent lorsque le mini bus nous emmène de l’aérodrome à la pension. Les maisons sont joliment décorées, les gens très sympathiques…il y règne une atmosphère de détente, de quiétude particulière…Ce sera notre coup de cœur ! Fakarava est une destination purement plongée, mais les non plongeurs peuvent bénéficier de plages ou par endroit de récifs de coraux pour faire du snorkeling. Nos journées se déroulent ainsi : plongées le matin (avec Mathias de « Dive Spirit ») et promenade l’après-midi. En dépassant l’aéroport vous roulerez sur un chemin qui amène au bord de la passe Nord (Garuae). Là vous aurez de belles plages isolées, de sable blanc. Coté océan vous pourrez récolter des coquillages (ainsi que des mues de petits crabes). Si vous avez la possibilité, faites une sortie vers le village Tetamunu, situé sur la passe Sud de l’atoll. Le déco y est encore différent. La passe Sud Tumakohua est plus petite, toujours abritée des vents. Des bungalows, les pieds dans l’eau vous donneront l’impression d’être dans une carte postale. Ces bungalows sont à louer, mais le confort y est rudimentaire (d’après les forums et voyageurs croisés). Cependant vous pourrez nager à 1 mètre du bord aves de gros Napoléons peu farouches. Vraiment un bel endroit. De retour vous pourrez voir les plages de sable roses : spectacle étonnant. Nous laisserons à regret Fakarava. Si nous retournons un jour en Polynésie, nous viendrons à nouveau à Fakarava.
TAHITI Ne pouvant faire un retour direct en métropole depuis Fakarava, nous serons obligés d’y dormir 2 nuits. Nous arrivons à 16h en direct de Fakarava, après un vol de 1h05. Nous profitons de la fin de d‘après-midi pour faire les derniers achats. Puis allons diner dans un restaurant: »le grillardin ». C’est un restaurant semi gastronomique, faisant une excellente cuisine pour un tarif raisonnable. Le lendemain nous partons avec « Tahiti Safari Expédition » (http://www.tahiti-safari.com/ ) depuis l’hôtel vers la vallée de Papanaoo. C’est Loana sera notre guide et conductrice. Cette journée permet de voir une autre facette de Tahiti. On remonte la vallée, où on peut se baigner. D’une végétation côtière « tropicale » vous aller vous enfoncer vers la montagne et sa végétation dense et humide dominée par les fougères. Le repas au « relais de la Maroto » est agréable. De retour à Papeete, nous retournerons aux roulottes pour le dernier repas polynésien. Nous choisirons « l’estanco ». Cela va être un excellent choix, je vous la recommande.
Voici qui clôture ce compte rendu de notre tout ressent voyage en Polynésie. J’ai peut-être oublié certain détails : excusez-moi… Si vous souhaitez de précisions, n’hésitez pas à laisser des messages. Encore une fois, ce récit n’est pas exhaustif, il n’est le reflet que de notre voyage. Je n’ai parlé que de ce que j’ai vu, ressentit. Je vous invite tous à aller voir nos amis polynésiens, vous recevrez un accueil comme nulle part.
Bali: randonnée "La Transbalinaise"? English translation pending
bonjour!
est-ce que quelqu'un a déjà fait un circuit rando intitulé "la transbalinaise", proposé notamment par Allibert ?
nous avons le projet éventuel de le faire au mois de juillet, et je voudrais si possible avoir des impressions de personnes l'ayant fait!
merci d'avance! 🙂
Retour de la Thaïlande avec des nouvelles fraîches English translation pending
Bonjour,
Voici un résumé, je vais essayer de faire court, de 18 jours au pays du sourire.🙂 Bangkok - Chiang Mai - Phuket - Ko Lanta
Tout d'abord kop khun khrap à tous ceux qui m'ont aidée, à travers leurs écrits sur ce forum et en MP. Mon propre et modeste témoignage aidera peut être aussi ceux dont le départ est proche mais n'apprendra sûrement rien aux initiés!
Bangkok. Etourdissement. 😮 Les yeux sur les côtés pour ne rien laisser s'échapper. Beaucoup de temps perdu à cause d'un mauvais anglais, d'un sens de l'orientation précaire et d'un fameux guide (GDR) perdu le 2ème jour. 🤪 Séjour à bien préparer donc, afin de visiter au moins l'escentiel. Alors nous avons erré... Et ce qui m'a frappée avant tout c'est le côté cosmopolite et le visage souriant des habitants. En matière d'accueil et d'amabilité il semblerait que nous ayons quelques progrés à faire...
Chiang Mai. Véritable coup de foudre pour cette ville fleurie, ses ruelles vivantes, son canal, son marché de nuit.😎 Hébergement à "Chiang Mai Thai House". Super rapport qualité/prix. Tout est nickel. Propre. 11€ Sont un peu lourds et insistants sur les treks proposés. A savoir: la même excursion (marche + éléphant + radeau + repas) est vendue 400 bts de moins dans les petites agences locales.😛 Bons plans pour achats. Moins cher qu'ailleurs. Leçon de cuisine inoubliable (5 plats) chez Baanthai.
Phuket. 2 visages: de jolis coins calmes comme à Surin. La folie et la fête comme à Patong.🤪 Spectacle de nuit à voir à Patong... Pour le spectacle... Nous avons hésité entre et la colère et la désolation. Je ne sais pas si les plus pathétiques sont les pauvres filles qui se vendent pour leur assiette de riz du jour ou si les plus affligeants sont les gros lards qui se font photographier avec l'élue de la soirée... Hébergement au Surin (ex-Chedi) Enorme déception. On voulait s'offrir du luxe pour 2 jours, on le regrette... 200€. Je n'ai pas aimé cette piscine noire, ces transats noirs, le tout entouré de béton. Ce jour là, en plus, le ciel était noir et un orage a éclaté. Un cauchemar. Les petites attentions constantes du personnel (fleurs, bonbons...😇) ne m'ont pas fait oublier les 116 marches à grimper pour atteindre mon bungalow. Et encore nous n'étions pas au plus haut! La cerise sur le Pad Thai a été un accés payant à internet: 100 bts pour 15 mn.😠 Inadmissible! Mais je n'oublierai jamais la fameuse salade dégustée sur la plage. Le chef du Surin est un sublime cuisinier.😉 En tous les cas, choisir si on le peut l'hôtel le Twin Palm juste à côté.
3ème nuit à la Green House. 29€. Jean-Pierre est un hôte souriant et bienveillant. Mais le coin de Karon n'est pas terrible...
Ko Lanta. 2ème coup de foudre. Ile trés différente de Phuket. Sauvage et authentique. On a adoré. Partir à la recherche des jolis coins sur son scooter est un vrai bonheur 😎 comme écouter du Reggae au Blue Moon en dégustant du poisson. Trés bonne table. Endroit trés sympa. Hébergement au Moonlight. Charmants bungalows enfouis dans la nature. Reposant, calme. Excellent rapport qualité/prix: 34 € sur Agoda. A peine plus cher que certaines guesthouses bruyantes et bien moins confortables. Presque du luxe à un prix sympa. L'excursion dans les 4 îles est super. Un peu trop touristique mais à faire. Prendre un speed boat. Ca va plus vite et ça véhicule moins de monde.
Puis retour en France... Et se précipiter au supermarché à la recherche des ingrédients qui nous permetront de retrouver des saveurs inoubliables...😉
Voici un résumé, je vais essayer de faire court, de 18 jours au pays du sourire.🙂 Bangkok - Chiang Mai - Phuket - Ko Lanta
Tout d'abord kop khun khrap à tous ceux qui m'ont aidée, à travers leurs écrits sur ce forum et en MP. Mon propre et modeste témoignage aidera peut être aussi ceux dont le départ est proche mais n'apprendra sûrement rien aux initiés!
Bangkok. Etourdissement. 😮 Les yeux sur les côtés pour ne rien laisser s'échapper. Beaucoup de temps perdu à cause d'un mauvais anglais, d'un sens de l'orientation précaire et d'un fameux guide (GDR) perdu le 2ème jour. 🤪 Séjour à bien préparer donc, afin de visiter au moins l'escentiel. Alors nous avons erré... Et ce qui m'a frappée avant tout c'est le côté cosmopolite et le visage souriant des habitants. En matière d'accueil et d'amabilité il semblerait que nous ayons quelques progrés à faire...
Chiang Mai. Véritable coup de foudre pour cette ville fleurie, ses ruelles vivantes, son canal, son marché de nuit.😎 Hébergement à "Chiang Mai Thai House". Super rapport qualité/prix. Tout est nickel. Propre. 11€ Sont un peu lourds et insistants sur les treks proposés. A savoir: la même excursion (marche + éléphant + radeau + repas) est vendue 400 bts de moins dans les petites agences locales.😛 Bons plans pour achats. Moins cher qu'ailleurs. Leçon de cuisine inoubliable (5 plats) chez Baanthai.
Phuket. 2 visages: de jolis coins calmes comme à Surin. La folie et la fête comme à Patong.🤪 Spectacle de nuit à voir à Patong... Pour le spectacle... Nous avons hésité entre et la colère et la désolation. Je ne sais pas si les plus pathétiques sont les pauvres filles qui se vendent pour leur assiette de riz du jour ou si les plus affligeants sont les gros lards qui se font photographier avec l'élue de la soirée... Hébergement au Surin (ex-Chedi) Enorme déception. On voulait s'offrir du luxe pour 2 jours, on le regrette... 200€. Je n'ai pas aimé cette piscine noire, ces transats noirs, le tout entouré de béton. Ce jour là, en plus, le ciel était noir et un orage a éclaté. Un cauchemar. Les petites attentions constantes du personnel (fleurs, bonbons...😇) ne m'ont pas fait oublier les 116 marches à grimper pour atteindre mon bungalow. Et encore nous n'étions pas au plus haut! La cerise sur le Pad Thai a été un accés payant à internet: 100 bts pour 15 mn.😠 Inadmissible! Mais je n'oublierai jamais la fameuse salade dégustée sur la plage. Le chef du Surin est un sublime cuisinier.😉 En tous les cas, choisir si on le peut l'hôtel le Twin Palm juste à côté.
3ème nuit à la Green House. 29€. Jean-Pierre est un hôte souriant et bienveillant. Mais le coin de Karon n'est pas terrible...
Ko Lanta. 2ème coup de foudre. Ile trés différente de Phuket. Sauvage et authentique. On a adoré. Partir à la recherche des jolis coins sur son scooter est un vrai bonheur 😎 comme écouter du Reggae au Blue Moon en dégustant du poisson. Trés bonne table. Endroit trés sympa. Hébergement au Moonlight. Charmants bungalows enfouis dans la nature. Reposant, calme. Excellent rapport qualité/prix: 34 € sur Agoda. A peine plus cher que certaines guesthouses bruyantes et bien moins confortables. Presque du luxe à un prix sympa. L'excursion dans les 4 îles est super. Un peu trop touristique mais à faire. Prendre un speed boat. Ca va plus vite et ça véhicule moins de monde.
Puis retour en France... Et se précipiter au supermarché à la recherche des ingrédients qui nous permetront de retrouver des saveurs inoubliables...😉
Circuit à Cuba English translation pending
en 2008 nous souhaiterions partir à Cuba pour une quinzaine de jours pouvez-nous donner des noms d'agences, nous voudrions faire un circuit merci pour vos réponses.
Compte rendu retour 3 semaines Malaisie juillet 2014 English translation pending
Bonjour à tous !
voici un petit CR tout frais (rentrés il y a 2 jours) pour qui peut être intéressé.
Voyage 21 j. en sac à dos, famille 4 pax dont 2 ados 12 et 15 ans.
Itinéraire : KLIA / Melaka / Singapore / Tioman / Cherating / Kapas / KL
Voyage préparé sur internet et avec le LP que je déconseille pas du tout à jour, plein d'inexactitudes ou d'erreurs grossières.
Compagnie aérienne : Turkish Airlines. Pas de pb, horaires tenus à l'arrivée, catering ok, rien à dire.
Arrivée à KL et départ direct pour Melaka. Changez le minimum d'euros pour le taxi et le 1er jour le taux n'est pas bon. Si vous etes au moins 3 c'est intéressant de prendre directement un taxi Budget ( comptoir noir et jaune à la sortie ) en sortant de l'aérogare, vous pré-achetez votre trajet pas de surprises. Cout 159 Rm pour près de 2h de route jusqu'au centre de Melaka. Si vous le faites en bus la gare routière à Melaka est vraiment hors de la ville il faut reprendre un bus ou un taxi (20/25 rm) pour le centre ville. Logement au Hallmark crown hotel : pas extraordinaire mais rapport qualité prix ok (39 euros/nuit déj local inclus), à 10 min à pied du centre historique par une route très passante sans trottoir.
Bus Melaka à Singapore. Un peu plus cher que le bus pour la gare routière de Johor Barhu mais bcp plus pratique et rapide concernant le double passage de la douane. Selon la compagnie ( melaka express nous concernant ) point de dépose différent dans Singapore mais ensuite on peut rallier l'hotel à pied. Logement au Hotel Selegie 81 (89 euros /nuit ) : à éviter absolument, accueil déplorable, bruyant. resté 1 nuit pour s'organiser et départ pour le Mayo Inn dans Little India : accueil charmant, meme tarif mais chambre sympa quoique le bruit de la rue est assez présent.
Bus Singapore Mersing / Tioman. Achat des billets au Golden Mile Complex ( compagnie The One qui remplace 5 stars) 30 SGD / pax en minivan. Acheter les billets 1 ou 2 j. avant par prudence. 2h30 de route départ 6h15 le matin. Avec de la chance vous pouvez prendre un bateau pour Tioman dès l'arrivée, pour nous le bateau de 9h30 était annulé faute de remplissage attente jusqu'à 11h30. Il n'y a rien à faire à Mersing alors arrivée matinale recommandée pour ne pas y perdre une nuit. Pour repartir de Mersing en bus il y a peu de bus et ils sont vite complets : acheter son billet avant de partir pour Tioman est plus prudent car les bus du matin sont remplis par les voyageurs n'ayant pas eu de place la veille et ayant du dormir sur place en attendant. Faute de bus disponible des taxis longue distance vous mèneront où vous voulez ( 200/250 rm pour JB ou Kuantan ).
Tioman : logement au Bamboo Hill chalet sur ABC Beach. Seule cette partie Nord de la plage est agréable. Logement sympa et pas trop cher ( 120 rm), naturellement ventilé par l'exposition. pas de clim. éviter le chalet 1 plus bruyant car près de la réception. Repas pris au ABC restaurant. D'autres plus belles plages au nord sont accessibles à pied sans pb par la jungle (penuba et monkey beach). Il est difficile d'acheter de la nourriture sur l'ile alors n'hésitez pas à acheter des munitions à Mersing (fruits etc...). Tioman est à notre avis globalement décevant, très loin de l'ile paradisiaque vendue dans les guides : il vaut mieux la voir en début qu'en fin de séjour la comparaison avec d'autres iles sera douloureuse).
Cherating : logement au Cherating Bay view : à éviter, vraiment en sale état. cette ville vantée dans les guides est une énigme, c'est une station balnéaire fantome. Nous y venions pour voir lucioles et tortues ( Hafiz ), choses faites le soir meme et départ le lendemain pour Marang en bus. Contactez Mr Yahia bureau sur la rue principale près du Payang Inn pour trouver des billets de bus : il vous amènera à l'arret de bus et attend que vous soyez monté dans le bus pour repartir.
Marang / Kapas Island : Attention pas de change à Marang et une seule banque pour les retraits (maybank prèsde la station petronas route de kuantan). pas de change sur Kapas non plus. Logement au Kapas coral Bay (190 rm pour 4 avec clim) pas mal car très récent mais le personnel ne parle quaiment pas anglais donc pas toujours évident. Restaurant assez moyen sauf pour le breakfast (pancakes...). La plage est sympa, repas à prendre au KBC bons et pas chers. La grande plage au sud de la jetty est superbe. Turtle beach est pas terrible avec les cailloux et l'expo au vent du sud. Qimi beach pas terrible non plus surtout à marée basse. Les plus belles sont vers le nord. Kapas Island est vraiment super, gens sympas, eau translucide, belle jungle... on oublie très vite Tioman. Pour quitter Marang réservez vos tickets de bus via le bureau MGH près de la jetée le deuxième en arrivant de la ville (demandez AZI) celà peut vous éviter d'aller à Kuala Terengganu (40 rm en taxi) pas mal de bus passent par Marang.
KL : bus de nuit ( 22h20 arrivée 5h30) pour KL compagnie Adik Beradik. Bus VIP 44 rm/pax. Vous dépose à putra donc proche centre ville et station de métro. Logement à KL : Best Western Premier Dua Sentral. 4 étoiles superbes prestations pour finir le séjour ( piscine à débordement au 6eme avec vue sur les Petronas Tower éclairées le soir, breakfast buffet top). C'est cher pour l'Asie mais c'est quasi impossible de s'offrir la meme chose en europe alors... L'hotel est pas très bien situé (ancien little india) mais accès à KL Sentral en 10 min à pied et au centre ville en taxi en 10 min pour 10/15 rm. Globalement hors heures de pointes il vaut mieux prendre le taxi à KL les différents métro sont chers et pas toujours connectés ( tout le centre se fait à pied ). Shopping : c'est pas Bangkok mais pas mal de choses au Berjaya et dans tout ce quartier les Mall sont cote à cote.
Taxi Berjaya / KLIA : négocié à 80 rm, comptez 1h15 de route. (train klia express 35 rm / pax).
Je suis dispo pour tous renseignements plus précis bien sur !
Bonne route à tous !
voici un petit CR tout frais (rentrés il y a 2 jours) pour qui peut être intéressé.
Voyage 21 j. en sac à dos, famille 4 pax dont 2 ados 12 et 15 ans.
Itinéraire : KLIA / Melaka / Singapore / Tioman / Cherating / Kapas / KL
Voyage préparé sur internet et avec le LP que je déconseille pas du tout à jour, plein d'inexactitudes ou d'erreurs grossières.
Compagnie aérienne : Turkish Airlines. Pas de pb, horaires tenus à l'arrivée, catering ok, rien à dire.
Arrivée à KL et départ direct pour Melaka. Changez le minimum d'euros pour le taxi et le 1er jour le taux n'est pas bon. Si vous etes au moins 3 c'est intéressant de prendre directement un taxi Budget ( comptoir noir et jaune à la sortie ) en sortant de l'aérogare, vous pré-achetez votre trajet pas de surprises. Cout 159 Rm pour près de 2h de route jusqu'au centre de Melaka. Si vous le faites en bus la gare routière à Melaka est vraiment hors de la ville il faut reprendre un bus ou un taxi (20/25 rm) pour le centre ville. Logement au Hallmark crown hotel : pas extraordinaire mais rapport qualité prix ok (39 euros/nuit déj local inclus), à 10 min à pied du centre historique par une route très passante sans trottoir.
Bus Melaka à Singapore. Un peu plus cher que le bus pour la gare routière de Johor Barhu mais bcp plus pratique et rapide concernant le double passage de la douane. Selon la compagnie ( melaka express nous concernant ) point de dépose différent dans Singapore mais ensuite on peut rallier l'hotel à pied. Logement au Hotel Selegie 81 (89 euros /nuit ) : à éviter absolument, accueil déplorable, bruyant. resté 1 nuit pour s'organiser et départ pour le Mayo Inn dans Little India : accueil charmant, meme tarif mais chambre sympa quoique le bruit de la rue est assez présent.
Bus Singapore Mersing / Tioman. Achat des billets au Golden Mile Complex ( compagnie The One qui remplace 5 stars) 30 SGD / pax en minivan. Acheter les billets 1 ou 2 j. avant par prudence. 2h30 de route départ 6h15 le matin. Avec de la chance vous pouvez prendre un bateau pour Tioman dès l'arrivée, pour nous le bateau de 9h30 était annulé faute de remplissage attente jusqu'à 11h30. Il n'y a rien à faire à Mersing alors arrivée matinale recommandée pour ne pas y perdre une nuit. Pour repartir de Mersing en bus il y a peu de bus et ils sont vite complets : acheter son billet avant de partir pour Tioman est plus prudent car les bus du matin sont remplis par les voyageurs n'ayant pas eu de place la veille et ayant du dormir sur place en attendant. Faute de bus disponible des taxis longue distance vous mèneront où vous voulez ( 200/250 rm pour JB ou Kuantan ).
Tioman : logement au Bamboo Hill chalet sur ABC Beach. Seule cette partie Nord de la plage est agréable. Logement sympa et pas trop cher ( 120 rm), naturellement ventilé par l'exposition. pas de clim. éviter le chalet 1 plus bruyant car près de la réception. Repas pris au ABC restaurant. D'autres plus belles plages au nord sont accessibles à pied sans pb par la jungle (penuba et monkey beach). Il est difficile d'acheter de la nourriture sur l'ile alors n'hésitez pas à acheter des munitions à Mersing (fruits etc...). Tioman est à notre avis globalement décevant, très loin de l'ile paradisiaque vendue dans les guides : il vaut mieux la voir en début qu'en fin de séjour la comparaison avec d'autres iles sera douloureuse).
Cherating : logement au Cherating Bay view : à éviter, vraiment en sale état. cette ville vantée dans les guides est une énigme, c'est une station balnéaire fantome. Nous y venions pour voir lucioles et tortues ( Hafiz ), choses faites le soir meme et départ le lendemain pour Marang en bus. Contactez Mr Yahia bureau sur la rue principale près du Payang Inn pour trouver des billets de bus : il vous amènera à l'arret de bus et attend que vous soyez monté dans le bus pour repartir.
Marang / Kapas Island : Attention pas de change à Marang et une seule banque pour les retraits (maybank prèsde la station petronas route de kuantan). pas de change sur Kapas non plus. Logement au Kapas coral Bay (190 rm pour 4 avec clim) pas mal car très récent mais le personnel ne parle quaiment pas anglais donc pas toujours évident. Restaurant assez moyen sauf pour le breakfast (pancakes...). La plage est sympa, repas à prendre au KBC bons et pas chers. La grande plage au sud de la jetty est superbe. Turtle beach est pas terrible avec les cailloux et l'expo au vent du sud. Qimi beach pas terrible non plus surtout à marée basse. Les plus belles sont vers le nord. Kapas Island est vraiment super, gens sympas, eau translucide, belle jungle... on oublie très vite Tioman. Pour quitter Marang réservez vos tickets de bus via le bureau MGH près de la jetée le deuxième en arrivant de la ville (demandez AZI) celà peut vous éviter d'aller à Kuala Terengganu (40 rm en taxi) pas mal de bus passent par Marang.
KL : bus de nuit ( 22h20 arrivée 5h30) pour KL compagnie Adik Beradik. Bus VIP 44 rm/pax. Vous dépose à putra donc proche centre ville et station de métro. Logement à KL : Best Western Premier Dua Sentral. 4 étoiles superbes prestations pour finir le séjour ( piscine à débordement au 6eme avec vue sur les Petronas Tower éclairées le soir, breakfast buffet top). C'est cher pour l'Asie mais c'est quasi impossible de s'offrir la meme chose en europe alors... L'hotel est pas très bien situé (ancien little india) mais accès à KL Sentral en 10 min à pied et au centre ville en taxi en 10 min pour 10/15 rm. Globalement hors heures de pointes il vaut mieux prendre le taxi à KL les différents métro sont chers et pas toujours connectés ( tout le centre se fait à pied ). Shopping : c'est pas Bangkok mais pas mal de choses au Berjaya et dans tout ce quartier les Mall sont cote à cote.
Taxi Berjaya / KLIA : négocié à 80 rm, comptez 1h15 de route. (train klia express 35 rm / pax).
Je suis dispo pour tous renseignements plus précis bien sur !
Bonne route à tous !
Notre carnet de route à Madagascar en août 2012 English translation pending
Vous trouverez ci-après notre carnet de route à Madagascar en juillet-août 2012.
Nous sommes un couple de 43 et 45 ans et avons voyagé avec nos avons 2 enfants de 16 et 19 ans (en 2012). Nous avons préparé ce voyage dans l'optique de rencontrer un enfant que nous parrainons à Diego Suarez, Valisoa, et sa famille. Si vous souhaitez voir davantage de photos, faites un petit tour sur notre blog.
- J0, 15 juillet 2012 : Nous arrivons par un vol Air France (atterrissage du vol à Tananarive à 23H00 - heure locale). Après avoir fait les formalités, nous sommes pris en charge par notre contact et Guy qui sera notre chauffeur pour le trajet. Nous avons un van 9 places de marque coréenne qui fonctionnera très bien. Nos conducteurs nous conduisent dans Antananarivo à l'hôtel Niaouly où nous prenons nos 2 chambres à 1H00 du matin. On se couche très vite car le réveil est prévu à 6h30 pour un départ de l'hôtel que nous avions envisagé à 8h00...
- J1, 16 juillet 2012 : tôt le matin, nous faisons du change dans l'enceinte de l'hôtel par l'intermédiaire de notre loueur de voiture. Nous aurons là le meilleur taux de tout le séjour, la transaction se déroule sans souci mais arrivés avec 15 billets de 200 €, nous repartons avec 8 millions d'Ariarys qui représentent 8 liasses de billets de presque 10 cm d'épaisseur chacune... Notre loueur de voiture nous fournit également une carte SIM malgache pour notre téléphone mobile (c'est une opération indispensable pour les contacts locaux et nous le lui avions demandé avant notre départ de France). Nous partons ensuite vers 9H00 en direction du parc d'Ankarafantsika. Nous nous arrêtons en route pour acheter quelques provisions de nourriture, de l'eau en bouteille et une recharge de téléphone. Longue route relativement bonne jusqu'à Ambonjondramy (c'est la ville qui se situe à l'intersection entre les routes RN4 et RN6, un peu moins ensuite. Nous pique-niquons sur le bord de la route et arriverons à destination vers 19H00 (il fait nuit noire depuis déjà une heure et on est un peu perdu)... Ne trouvant pas d'hôtel à la ville proche, nous poussons jusqu'au parc qui nous trouvera finalement un bungalow malgré le refus que j'avais reçu par mail 3 mois avant (j'en conclus qu'ils gardaient un bungalow en réserve pour les gens qui, au dernier moment souhaitent dormir sur place). Nous prenons le dîner dans le restaurant du parc.
- J2, 17 juillet 2012 : avant de choisir les balades dans le parc, je me renseigne pour une deuxième nuit dans le bungalow qui sera finalement également possible... Nous faisons 2 circuits dans le parc, un premier le matin puis un second à partir de 15h30 avec un retour dans la nuit pour essayer de voir les animaux nocturnes, cette extension n'était pas comprise dans le prix initial, nous avons donné un pourboire un peu plus lourd à notre guide Claudio qui a été très sympa. Au vu des petits soucis rencontrés pour trouver un hébergement le premier soir dans cette zone peu touristique, nous abandonnons le transfert vers Marovoay que nous avions envisagé pour la visite des rizières. En effet, malgré plusieurs appels, notre contact ne nous a pas rappelé et nous n'avons pas eu d'infos sur les hébergements possibles... Finalement Jean-Philippe nous rappellera le lendemain alors que nous étions déjà sur la route d'Antsohihy...
- J3, 18 juillet 2012 :Départ le matin vers Antsohihy, le restaurant nous prépare des sandwiches ( (omelette ou sardines) pour le pique-nique du midi que nous prendrons sur le bord de la route. Nous arrivons vers 15h30 et nous posons au Relais de La Sofia (c'est un hôtel à l'extérieur de la ville constitué par des bungalows disposés autour d'une cour en gravier. Nous prenons le temps de contacter l'hôtel Palma-Nova pour réserver 2 chambres et une excursion à VTT, de faire une petite lessive et de lire un peu avant la tombée de la nuit. Nous prenons le repas du soir au Paradisier, un restaurant propre mais une cuisine pas des plus fantastiques, on a même droit à du poisson sorti du congélateur. Nous regrettons de ne pas avoir poussé jusqu'à Ambanja car il n'y a pas grand chose à faire à Antsohihy ...
- J4, 19 juillet 2012 : Petit-déjeuner au Paradisier puis départ vers Ambanja pour 3h30 de route (190 km). Arrivée à l'hôtel Palma-Nova vers 12h30, cet hôtel est des plus agréables, nous le recommandons et nous aurions aimé y séjourner quelques jours de plus car le propriétaire, Nathanaël, organise des excursions en éco-tourisme (essentiellement en VTT et bivouac), un bon moyen de découvrir la vallée du Sambirano en étant au contact des habitants. Nous nous installons dans nos chambres ( Il ne restait plus que 2 chambres parmi les plus simples avec WC dans le couloir, prix 30000 Ariary par chambre).avant de prendre un bon repas. A 14h30, Michelin, notre guide est déjà à pied d'oeuvre pour préparer les VTT avant le départ de notre balade à VTT pour une visite d'une plantation de cacao et d'Ylang-Ylang... Une balade très sympa d'environ 3-4h, on rentre à Ambanja en fin d'après-midi en même temps que les habitants qui rentrent du travail. On apprécie beaucoup d'être vraiment immergé dans l'ambiance. Coucher de soleil sur le pont puis retour à l'hotel Palma-Nova où nous prenons notre dîner (un repas très apprécié).
- J5, 20 juillet 2012 : Après le petit-déjeuner, départ pour le parc des Tsingy de l'Ankarana. Arrivée chez Goulam à 11h30. Nous n'étions pas attendus si tôt, en conséquence, le repas est réalisé avec la nourriture disponible au camp. Goulam arrivera vers 13H00 de Diego avec une famille de 3 personnes. L'ambiance au camp est très moyenne car Goulam a aussi promis à cette famille d'être leur guide et qu'il n'ose pas nous le dire franchement... Finalement, il part avec nous pour la balade de l'après-midi et l'autre famille nous fait sentir qu'ils n'apprécient pas. Quelques lémuriens au début de la balade, un boa et des chauves-souris pour la faune. Ensuite, il faut être intéressé par la géologie pour réellement apprécier la balade. Nuit dans un des 3 gîtes tout neufs, l'eau courante n'est pas encore installée, on prendra notre douche avec un broc. Pluie toute la nuit, une petite gouttière dans la maison qui nous réveillera régulièrement.
- J6, 21 juillet 2012 : Journée prévue dans le parc de l'Ankarana mais la pluie ne s'arrêtant pas, nous jetons l'éponge à 9h30 et décidons de partir 1 jour plus tôt pour Diégo Suarez. Avant de partir, nous avons une explication franche avec Goulam sur la méthode qu'il a employée. Nous sommes en décalage avec lui sur le plan de l'organisation mais, après une bonne discussion nous nous quittons sur une bonne et franche poignée de mains. La pluie s'arrête finalement au moment où nous quittons le campement. Arrivée à l'hôtel Le Petit Paradis en fin de matinée après 3H00 de route (les 150 km entre Ankarana et Diego Suarez sont très difficiles, des nids de poule de la taille d'une bauge de sanglier ornent régulièrement la route. L'hôtel n'a plus qu'une chambre de libre mais le personnel très serviable l'aménage pour 4 personnes en rajoutant 2 petits lits ... Le propriétaire, Pierre, et les membres du personnel sont très prévenants et à l'écoute de nos demandes. On déjeune au restaurant Mora-Mora tout proche de la Place de l'Indépendance. Carte très simple plats Malgaches et Mauriciens très abordables. Une balade dans Diego Suarez l'après-midi terminée par une visite de l'Association Coeur et Conscience par laquelle nous parrainons un enfant de 8 ans, Valisoa. Le soir repas au restaurant Le Balafomanga, cuisine très goûteuse, plats copieux. A Diego Suarez (mais aussi dans d'autres villes) nous avons été gênés par les "vieux blancs" qui viennent se remarier avec de jeunes malgaches en mettant en avant leur retraite qui tombe tous les mois et qui profitent de la pauvreté de l'Ile. Mauvais point pour le Balafomanga, le propriétaire fait partie de cette "caste" qui, dans notre référentiel, dévalorise les Vazahaa... Nous ne retournerons plus au restaurant le Balafomanga. Pour information, le propriétaire gère également l'Hôtel La Résidence Kathyly...
- J7, 22 juillet 2012 : Le matin, nous entamons une balade à pied dans Diego, mauvaise idée, nous sommes un dimanche et, à Diego Suarez, ce jour est synonyme de ville morte. Aussi, malgré nos "circonvolutions" pour rallonger le circuit, nous revenons bien vite sur nos pas ... les monuments et les bâtiments présentant un intérêt architectural ne sont pas légion. Diego Suarez est en fait une ville coloniale qui a subi les affres du temps, la plupart des bâtiments ont été endommagés par les tempêtes tropicales et n'ont pas été remis en état ensuite. Nous vous conseillons de vous promener sur la rue Colbert avec ses maisons coloniales, de visiter le bâtiment de l'Alliance franco-Malgache installé dans l'ancien marché couvert, de faire une petite photo devant la statue du Maréchal Joffre qui surplombe le port de Diego, de rejoindre l'ancien hôpital et de terminer par le quartier militaire après avoir remonté la rue Colbert par le quartier militaire dans lequel quelques bâtiments de l'époque coloniale encore exploités par l'armée Malgache. Par contre, le dimanche, il vous faudra privilégier une excursion à la Plage de Ramena, comme les malgaches, afin d'éviter de passer une longue journée à languir dans la rue Colbert où tous les magasins ont fermé leurs portes... Par contre, le midi nous avons déjeuné dans une table d'hôtes tenue par un marseillais qui vaut le détour pour le repas, pour le prix et aussi pour sa Caipirinha et son rhum arrangé... Elle s'appelle la table d'Argent, est en retrait de la rue Colbert, on y accède par un petit portillon bleu qu'il ne faut pas rater. Attention, le nombre de tables est limité : 2-3 en terrasse et 2-3 à l'intérieur. Nous avons passé la nuit à Diego.
- J8, 23 juillet 2012 : Une journée d'excursion à la baie du Courrier et avec montée à Windsor Castle pour apprécier le point de vue sur les baies alentours. Trajet en 4x4 obligatoire depuis Diego. 2h30 l'aller. Compter ensuite 2H pour la montée à Windsor Castle. Et quand vous arriverez en bas, vous apprécierez le pique-nique préparé au feu de bois : crudités en entrée, brochettes de boeuf marinées accompagnées de riz et fruits en dessert ... très agréable. Une petite escapade de 30 minutes au bord de la plage (on ne se baignera pas car la plage est privée, rachetée par une société qui a créé un village "vacances" pour des amoureux de la pêche en mer). Il nous faudra ensuite reprendre le 4x4 pour les 2h30 de retour vers Diego. Nous avons réalis l'excursion avec l'association DiegoGuide (voir http://www.diegoguide.com/). Nuit à Diego.
- J9, 24 juillet 2012 : : Visite du marché de Diego Suarez le matin. Il faut avoir l'estomac bien accroché et l'odorat moyennement développé. La vue des étals de viande et du sol autour est ... particulière. Ce matin l��, nous étions quasiment les seuls blancs dans le marché. Je n'ai pas osé sortir l'appareil photo qui est resté bien sagement dans ma poche ... Même si j'adore les photos et l'ambiance des vrais marchés populaires (au sens noble du terme) à Diego, j'avais vraiment l'impression que sortir mon appareil photo m'aurait transformé en voyeur irrespectueux ! L'après-midi sera consacré à la visite de l'Association Coeur et Conscience (la directrice nous présente tous les employés et les rôles de chacun, de nombreuses familles sont en attente d'un rendez-vous dans le cabinet dentaire de l'association ou bien pour le dépôt d'un dossier de demande de parrainage...). L'association prend en charge 580 familles au-travers du parrainage d'enfants et de nombreux dossiers sont en attente, voir ici : http://www.coeuretconscience.org/spip.php?page=formu&cc=4. Nous avons rendez-vous avec la maman de Valisoa en milieu d'après-midi, Valisoa et sa famille vivent dans un quartier informel : ruelles en terre, maisons en tôles sans eau courante. La maison de Valisoa est constituée de 2 pièces : une petite "cuisine" et une pièce principale Salle à manger/chambre, 2 lits pour 5 personnes (Valisoa, ses 2 soeurs et ses parents), la fontaine publique est à 500 m de la maison. Après un échange de 2 heures et le don de quelques présents utiles, ce seront des effusions sincères à notre départ. Même si nous sommes en vacances en privilégiés, nous prenons conscience du confort dans lequel nous vivons et de la faible importance de nos petits tracas quotidiens ... Nuit à Diego.
- J10, 25 juillet 2012 : Départ vers Ramena avec un chauffeur de taxi très sympa qui travaille régulièrement avec l'hôtel (il était présent à l'hôtel quasiment tous les soirs). Un peu plus cher que les autres taxis mais très serviable et nettement plus compétent (il connaît vraiment sa ville alors que d'autres chauffeurs de taxi ont plutôt tendance à chercher leur chemin dès qu'on s'éloigne du centre-ville - même pour aller voir le Pain de Sucre ...). Arrivé à Ramena, le chauffeur nous conduit voir une "matrone" propriétaire de bateaux de pêche qui nous organisera l'excursion à la Mer d’Émeraude pour le lendemain avec une petite ristourne sur les prix habituels... Ce n'est pas un chauffeur de taxi mais une agence de voyage ;-) Durant le trajet, il nous propose de nous amener de Diego à Ankify en 4x4 individuel (5 heures de route) pour un tarif très compétitif. Nous n'avons pas été déçus et avons conservé son numéro de téléphone .. au cas où ;-) A Ramena, nous logeons "Chez Serge", une super adresse : pas cher, personnel très accueillant, repas du soir très correct ! Nous aurions pu y rester quelques jours de plus sans problème. Serge travaille avec les habitants et le midi, il incite ses clients à manger dans les gargotes au bord de la plage, nous avons apprécié "Chez Luciano", entrée, plat, dessert et Rhum arrangé pour un prix abordable. L'après-midi farniente et balade digestive sur la plage.
- J11, 26 juillet 2012 : Départ à 8h30 pour l'excursion de la Mer d’Émeraude. C'est super, nous sommes les seuls touristes sur le bateau avec le capitaine/cuistot, son aide, une personne qui vient pour nettoyer la plage et 2 masseuses/coiffeuses. Nous arrivons les premiers sur la plage après 1H de navigation ; on en profite pour faire des photos et aussi pour une baignade dans cette eau turquoise. Heureusement que nous en profitons tôt parce que le temps va vite se gâter et que la fin de matinée et le début d'après-midi seront très ventés et un peu frisquets. Un pique-nique des plus sympas : crabe en sauce, poissons marinés et grillés, riz-coco, fruits en dessert et bière et coca en boissons.. nous sommes repus. Après une petite sieste, on replonge à nouveau dans une zone plus poissonneuse avant de quitter la plage avant les autres bateaux. Finalement, on sera reparti un peu trop tôt car la marée n'est pas assez haute et on sera bloqué pendant 30 bonnes minutes dans la passe sous une pluie des plus toniques. Que de souvenirs ! Arrivée sur la plage de Ramena vers 15H00, le temps s'est remis au beau et on profite encore de la plage pendant 2 bonnes heures avant de rentrer à l'hôtel. Nuit à Ramena.
- J12, 27 juillet 2012 : Journée Cool, on a flemmassé sur a plage. Le matin du côté tranquille de la plage : pas de monde mais la baignade dans cette zone n'est pas des plus agréables et du côté plus animé pour l'après-midi. Nuit à Ramena.
- J13, 28 juillet 2012 : Rando des 3 baies le matin. Serge Nous dépose avec son 4x4 à la Baie de Salakava, point de départ de l'excursion. On marchera tranquille le long des 3 baies : Baie de Salakava, baie des pigeons et baies des dunes puis vers le Phare de Miné. Par contre, le retour vers Ramena est un peu long et pas très visuel... On arrive finalement sur la plage de Ramena vers 13h30 (environ 4H de marche au total). L'après-midi c'est farniente sur la plage au milieu des des habitants de Diego Suarez qui sont venus passer un week-end à la plage. Nuit à Ramena.
- J14, 29 juillet 2012 : Départ à 7h30 le matin pour faire la route vers Ankify, nous avons réservé pour les 4 nuits suivantes chez Mme Madio. Notre chauffeur de taxi nous a trouvé un super 4x4 pour faire le trajet. Du coup, les nids de poule nous paraissent moins profonds qu'à l'aller ;-). Décidément notre chauffeur est une vraie agence de voyages, il connaît tout le monde y compris le fils de Mme Madio qui doit venir nous chercher à l'embarcadère. On se coordonne nickel (ou plutôt le chauffeur se coordonne nickel avec le capitaine du bateau) et du coup pas de perte de temps, sitôt arrivé (12h30 environ) que nous sommes déjà embarqués dans le bateau et nous quittons le quai vers 13h00. Nous ne subirons pas les demandes insistantes des habitants qui voudraient bien gagner un peu d'argent en portant les valises ...). Par contre, notre chauffeur ne perd pas non plus de temps de son côté : à peine sommes nous descendus qu'il a déjà rechargé la voiture ... il ne fera pas le voyage retour à vide : tant mieux pour lui, à Mada, il faut savoir se débrouiller. Gilbert, le capitaine du bateau nous attendait avec Mariano et David ses petits enfants pour une heure de pirogue à moteur pour rejoindre Nosy Komba. On arrive finalement vers 14h30 à l'hôtel, les bungalows sont des cases en falafa très rustiques, les sanitaires sont ... comment dire .. très rustiques. Dans certaines cases, c'est juste un bac. Par contre, le prix est modique et l'accueil très chaleureux. Pendant que nous nous installons, Mme Madio nous prépare un repas malgré l'heure tardive. Le lendemain on aura droit à la langouste grillée ... fameuse. Après le repas, nous partons pour une petite balade dans le village et sur la plage pour ramasser des coquillages. La Nuit est un peu rude car tout est rustique mais surtout la literie est très "molle".
- J15, 30 juillet 2012 : Journée à Nosy Komba. La matinée est passée au petit parc "zoologique" qui héberge de nombreux lémuriens (race Maki), quelques caméléons, 3 boas et 4 tortues. Le reste de la journée, c'est farniente à la plage. Le soir, un groupe d'enfants, attirés par Alice, viennent à notre rencontre, ils passeront une heure à jouer avec nous sur la plage. Résultat quelques belles photos au soleil couchant. Transfert tôt le matin vers Ankify. Départ de puis bateau vers Nosy Be et Nosy Komba.
- J16, 31 juillet 2012 : Départ le matin vers Nosy Tanikely avec le bateau de Gilbert, arrivée sur place à 10h00, après avoir payé le droit d'entrée, nous enfilons masque et tuba et passons 45 minutes dans l'eau à observer les nombreuses races de poissons. Après quelques minutes de repos sur la plage, nouvelle séance de snorkeling. Par contre, David et Mariano viennent nous chercher pour partir, il est seulement 12h30. Nous sommes très déçus, nous n'aurons pas vu les tortues alors qu'il y en avait à proximité. Grosse séance d'explications avec la famille Madio, Gilbert s'échappe, Mme Madio reporte la faute sur son fils et Alfredo, un ancien avocat Italien qui s'est "posé" à Nosy Komba il y a une vingtaine d'années pour se marier avec Mme Madio et qui s'occupe uniquement des réservations, s'empêtre dans les explications nébuleuses. En définitive, ils ont "foiré" notre sortie et s'excusent mais ils essayent encore de nous maintenir la sortie à Lokobe mais en la décalant d'un jour pour nous faire rester un jour de plus. Nous prenons contact avec Eric, un autre propriétaire de bateau (bar au centre du village) qui se met en 4 pour organiser notre sortie à Lokobé dès le lendemain matin et notre transfert vers Nosy Be pour le surlendemain. On comprendra ensuite que les 2 familles sont en "compétition" pour le tourisme et qu'Eric a marqué des points. Nuit à Nosy Komba.
- J17, 1 août 2012 : Départ le matin, rendez-vous à 8H00, pour une excursion à Lokobe. Après quelques péripéties, attente du bateau qui était parti chercher de l'essence à Nosy Be, changement de bateau en mer, nous nous dirigeons enfin à pleine vitesse vers Lokobe, mais Eric veut "couper le fromage" et, à marée basse, ce n'est pas la meilleure idée qu'il aura eue... il cesse le moteur sur les rochers, on finit le trajet à très petite vitesse... On arrive au point de départ de notre circuit à 11h00, Eric nous confie à Jean, un guide rencontré sur la plage. Eric négocie le tarif pour nous puis nous donne rendez-vous au point d'arrivée de notre balade. Nous partons pour 3H00 mais la balade dure en fait plutôt 4H00 en marchant à rythme soutenu. C'est une balade en forêt, il faut donc être bien protégé contre les moustiques (malgré cela nous serons bien piqués ...). Au cours de la balade, nus verrons de nombreux lémuriens, 2 gros boas (des touristes allemands complètement irresponsables, ils vont attraper un boa sur la branche pour faire une photo malgré les interdictions de leur guide ...), plusieurs grosses couleuvres. Jean connaît très bien la forêt. Arrivés au village, le restaurant ne peut plus nous faire à manger, nous appelons Eric et, miracle, après son intervention, on nous fait passer à table et on sera en mesure de nous préparer un repas complet et bien copieux ... Un collègue d'Eric vient nous chercher pour nous ramener à Nosy Komba, c'est alors que nous apprenons que le moteur du bateau du matin est cassé et qu'il est déjà à Hellville pour réparation... Arrivée à Nosy Komba, nous nous entendons avec Eric pour le transfert du lendemain.
- J18, 2 août 2012 : Lever tôt le matin pour un départ à 7H00, notre capitaine vient nous chercher à l'hôtel pour transporter nos bagages sur le bateau. Alfredo nous "interdit" de porter les bagages, c'est l'équipe d'Eric qui doit prendre en charge. Malgré les petits problèmes avec Gilbert, la famille Madio est vraiment serviable et à l'écoute des touristes. A notre départ, nous avons le coeur serré car toute la famille était vraiment serviable. Ils nous ont fait des petits cadeaux et nous nous sommes quittés en bons termes. Seul Gilbert s'est effacé après l'excursion ratée de Nosy Tanikely et nous ne l'avons quasiment plus revu durant les 2 derniers jours... A l'arrivée à Hell Ville, nous rencontrons un chauffeur de taxi, Bachir, qui va se mettre en 4 pour nous prendre en charge malgré nos bagages conséquents, il enlève la plage arrière de sa voiture et se débrouille pour nous faire monter. Il nous amène à la banque pour faire un change d'argent puis dans un bar pour prendre un petit-déjeuner. Hellville est une ville coloniale dans laquelle les maisons ont été conservées dans un relativement bon état. Claudio nous conduit ensuite "Chez Eugénie" sur la plage d'Andilana (20 km au Nord d'Hellville) où nous arrivons en fin de matinée (Bachir nous donne son numéro, il est prêt à revenir pour nous promener ou bien pour nous ramener à Hell Ville pour le retour). Après notre installation dans un appartement dont la décoration remarquable de bon goût vient juste d'être terminée (nous serons les premiers à séjourner dans cet appartement), nous prenons la direction de la plage d'Andilana pour une petite balade avant le repas (lorsque nous partons, Jean-Marc est en train de mitonner le plat du jour : des boulettes de zebu à base de produits bien frais comme l'ensemble de sa carte d'ailleurs). Au cours de notre balade, nous longeons la plage du grand hôtel d'Andilana, l'hôtel club par excellence, quelle chance de ne pas y séjourner ! Nous rencontrons bien vite plusieurs groupes de jeunes qui essayent de nous vendre une excursion (Nosy Iranja, Nosy Sakatia, Lokobe...), nous engageons la conversation sur le programme et les prix mais prenons notre temps. Finalement en rentrant à l'hôtel, nous rencontrons Claudio dans le village, il est aussi guide pour les excursions, nous discutons quelques minutes et Claudio nous annonce un prix inférieur à celui que nous avions négocié sur la plage ... Nous topons avec Claudio pour une excursion le lendemain pour Nosy Iranja. Coordonnées de Claudio, le 0261 doit être rajouté si vous téléphonez depuis un autre pays : 0 (0261) 33 73 47 860. Après le repas, c'est une après-midi farniente malheureusement perturbée en début de soirée par des attaques de moka foï que nous n'arrivons pas à repousser malgré les produits dont nous nous étions enduits...
- J19, 3 août 2012 : Farniente plage à Nosy Be sur la plage d'Andilana.
- J20, 4 août 2012 : Excursion à Nosy Iranja, cette excursion n'est pas possible toutes les semaines car elle doit être faîte à marée basse pour profiter de la langue de sable qui relie les 2 îles. Notre guide sera Claudio, nous sommes les seuls français du groupe avec 8 italiens, Claudio parle parfaitement Italien et très bien le français. Les Italiens sont un groupe de l'hôtel Club, nous sommes donc un peu isolés mais Claudio s'occupe de nous du mieux possible. Après 2h00 de bateau rapide, nous arrivons à Nosy Iranja, quelle surprise : sable blanc, eau limpide turquoise, on se croirait aux Seychelles ou aux Maldives. On passe la fin de matinée dans l'eau à faire des photos puis nous rejoignons le village où Claudio s'est occupé de la préparation du repas : crabe en sauce, langouste grillée, crudités, riz coco, poisson frais grillé, ananas, bananes. C'est un vrai repas de fête pris sur une île paradisiaque. A la fin du repas, Claudio veut nous faire boire du lait de coco, mal lui en pris car il se coupe à la main avec la machette en ouvrant la noix de coco. Remède local, il cautérise la plaie avec vinaigre pour désinfecter et canne à sucre pour stopper les saignements ! Nathalie, infirmière, lui propose de venir faire un pansement à l'hotel avec strips et bandages, Claudio accepte, il viendra en soirée et nous sera très reconnaissant pour cette petite aide bien naturelle. Nous partons en début d'après-midi avant que la mer ne soit trop remontée. Sur le "chemin" du retour, nous faisons une halte sur l'île aux lémuriens, un tout petit ilôt qui abrite quelques familles de lémuriens moins apprivoisées que sur Nosy Komba ou Nosy Be mais ils viennent quand même chercher des bananes ! Nous serons de retour à l'hôtel vers 17h30.
- J21, 05 août 2012 : le matin, Jean-Marc nous a arrangé une petite sortie en pirogue avec un pécheur pour une matinée de snorkeling. L'aller n'est pas de tout repos, la pirogue n'a pas de moteur et il nous faut pagayer pour aider notre capitaine. Arrivés à notre site de snorkeling, les consignes données, nous enfilons palmes, masque et tuba et nous plongeons. Toutefois, la pirogue ayant pas mal bougé à l'aller, Nathalie ne se sent pas bien et après 45 minutes de nage, nous revenons tous à la pirogue pour rejoindre le rivage. La séance aura été écourtée mais en fait, il y avait beaucoup de vagues et, même si les poissons étaient visibles il était très difficile de les photographier. Après avoir aidé 2 jeunes à "embarquer" 5 russes pour une balade en pirogue (nous avons fait la traduction en anglais), nous revenons à l'hôtel. Après le déjeuner, nous revenons sur la plage pour une dernière après-midi de farniente. Jusqu'à 15h30 nous "profiterons" du spectacle musique et danse donné au restaurant "Chez Loulou". A ce propos, nous souhaitons dire que ce restaurant est plus cher que "Chez Eugénie", que la carte présente moins de choix et les plats sont moins recherches ... en somme, 'il nous semble "surcoté" dans les guides (à bon entendeur ...).
- J22, 06 août 2012 : Le matin, Bachir est en avance sur notre rendez-vous, à 6h30, il nous attend déjà devant l'hôtel (rendez-vous à 7h00), il charge nos bagages pendant que nous prenons le petit-déjeuner en terrasse. Il nous amène directement à l'embarcadère de Hell Ville et nous fait passer avec un de ses amis, ce qui fait que nous n'attendrons pas. Nous avons cotoyé Bachir pendant 2 matinées mais nous avons trouvé un chauffeur de taxi très serviable qui se mettra en 4 pour vous aider, ses coordonnées sont les suivantes, le 0261 doit être rajouté si vous téléphonez depuis un autre pays : 0 (0261) 32 44 77 037. Durant notre séjour à Nosy Be, nous avions négocié par téléphone avec un propriétaire de taxi brousse pour nous convoyer directement d'Ankify vers Tananarive pour un tarif qui se révèlera plus tard trop élevé (nous n'avions pas d'autres contacts pour comparer les prix). A l'arrivée du bateau, notre "taxi" pour Tananarive nous attend, nous achetons quelques provisions auprès des commerçants installés sur l'embarcadère d'Ankify : gateaux secs, ananas, bananes et eau et nous partons. Dès la première côte, nous sentons que le taxi est poussif ..., les 2 chauffeurs nous proposent de déjeuner à Ambanja après seulement 45 minutes de route ! Nous refusons mais ils s'arrêtent quand même et réparent le bouchon du radiateur avec de la colle, bizarre. Nous repartons après une heure. Au bout de 90 km, gros boum, c'est le radiateur qui est maintenant fendu en 2 ! Nous nous arrêtons au bord de la route près d'un grand manguier. Un des 2 chauffeurs se fait prendre en stop pour aller chercher de la colle dans la ville la plus proche, il nous faudra attendre au moins 3 heures ! Finalement, on questionne un peu le chauffeur resté avec nous et il nous avoue que l'autre chauffeur n'est pas son frère mais le propriétaire du véhicule et que ce dernier était en panne avant de partir ! Nous sommes alors moins gentils et finalement notre chauffeur repart en direction du prochain village dans lequel nous nous arrêtons pour acheter de la colle et tenter une nouvelle réparation de fortune (au passage, nous ferons là les photos les plus authentiques de notre séjour !!!). Après 2 H de réparation, nouveau départ, au bout de 80 km de plus, la réparation tombe en lambeaux et il nous faudra faire les 80 kilomètres suivants en s'arrêtant tous les 10 km pour refaire le plein d'eau dans le moindre ruisseau que nous trouverons (à la fin du trajet, le radiateur devait contenir plus de boue que d'eau...). De manière improbable, nous récupérons le second chauffeur à nuit noire à 30 km d'Antoshihy. Arrivé à cette ville, les chauffeurs sont prêts à continuer jusqu'à Tananarive soit 700 km alors que nous avions fait 230 km en 12 h !!! Nous nous fâchons tout rouge et exigeons d'aller au centre de taxi brousse et nous demandons au 2nd chauffeur (pas le propriétaire du véhicule) de trouver un taxi brousse pour rejoindre Tananarive. La recherche prendra moins de 30 minutes et nous pourrons même choisir le véhicule ! Nous roulerons ensuite toute la nuit avec 2 chauffeurs qui se relaieront et, malgré une crevaison dans une ville encore improbable, nous arriverons ensuite à l'hôtel Niaouly à Tananarive aux alentours de 10h30. La morale de l'histoire : nous aurions du aller d'Ankify à Ambanja en taxi et prendre ensuite un taxi-brousse à Amabanja où nous aurions eu le choix du véhicule car il y a toujours de nombreux taxis en stationnement en attente de clients potentiels ... à vous de jouer ;-)
- J23, 07 août 2012 : Arrivés à Tananarive, nous nous installons à l'hôtel. Après le repas, les filles choisissent de se reposer pour récupérer de la très mauvaise nuit passée dans le taxi brousse. Avec Valentin nous partons nous promener dans Tananarive et nous allons au marché Analakely pour se plonger dans l'ambiance et nous y serons bien vite quand 2 petits gamins de 10 ans essayent de nous faire les poches ;-). Nous en profitons pour faire quelques belles photos. Nous repassons à l'hôtel pour prendre les filles et montons ensuite vers la ville haute pour profiter du point de vue. Nous prenons tous nos repas à l'hôtel Niaouly, les prix sont très corrects et la carte est régulièrement renouvelée grâce aux plats du jour. Nous profiterons des "pauses" Caipirinha pour échanger nos impressions avec les autres touristes (l'hôtel concentre pas mal de francophones).
- J24, 08 août 2012 : Même si nos différents contacts sur place nous le déconseillent, nous retenons de passer la matinée au marché d'Andjiavoung ... attention les yeux, une cohue sans précédent, dans les allées, nous sommes serrés comme des sardines, nous faisons quelques photos mais dans certaines zones du marché (fripes), il nous semble être un peu de trop mais l'impression passe bien vite. On nous avait dit de faire nos achats de souvenirs à Tananarive, ce ne sera finalement pas une bonne idée car nous ne trouverons pas tout ce que nous recherchons ou alors à des prix plus élevés. Nous vous conseillons donc d'acheter les souvenirs dans les zones de production sans attendre un hypothétique meilleur prix à Tananarive. L'après-midi, nous allons au marché artisanal de la Digue, les sollicitations sont très nombreuses alors que nous avions déjà acheté la plupart de nos souvenirs. Nous achèterons toutefois une très belle toile représentant les escaliers d'Analakely qui trône maintenant au coeur de notre salon ;-)
- J25, 09 août 2012 : Nous descendons nos valises dans une chambre sans vue, réservée pour la journée afin de pouvoir prendre une douche et se changer avant de rejoindre l'aéroport. Nous profitons d'une dernière journée tranquille à Tananarive pour l'écriture et l'envoi des cartes postales (très difficiles à trouver en dehors de Tananarive) et pour les derniers achats. Pour ce faire, nous avons fait un petit tour à la Lisy Art Gallery et nous avons bien apprécié ces dernières emplettes "à la cool" avec des prix affichés et sans pression. Nous avons également acheté du rhum chez un grossiste à 2 pas de l'hôtel Niaouly. Nous serons accompagnés à l'aéroport par Justin, ce sera l'occasion d'échanger avec lui sur nos impressions de notre séjour organisé en autonome. En effet, Justin est en présent tous les jours à l'hôtel Niaouly pour organiser des circuits (essentiellement dans le Sud). Il discute avec vous sur ce que vous voulez faire et propose le circuit avec départ dans les 2 jours. Justin fait partie d'une association de guides-chauffeurs et fait visiter le village de sa naissance qu'il essaye d'aider pour la scolarisation des enfants. Les prix des circuits proposés par Justin sont raisonnables et Justin vous fait profiter des contacts de son association d'éco-tourisme. Nous lui avons conseillé un couple d'amis, 1 semaine avant le départ, ils n'avaient pas de nouvelles de leur contact pour un circuit de 10 jours. Ils commençaient à craindre pour leur séjour et Justin leur a préparé un circuit qu'ils ont particulièrement apprécié. Nous pouvons vous donner son mail et son numéro de téléphone si vous souhaitez anticiper vos recherches.
Projet de voyage en Nouvelle-Zélande en 2014 English translation pending
Bonjour le Forum !
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
J'envisage un voyage pour 2014 en Nouvelle Zélande, sans doute en fin Octobre 2014.
Je voudrai connaitre vos avis et conseils.
Le planning ci dessous est une ébauche tres tres grossiére, sans doute avec des erreurs de parcours ou de timing, rien n'est arrêté.
Merci encore pour votre aide !😉
- Auckland et ses environs : 6 jours pleins, 7 nuits.
Communément appelée la «City of Sails» («cité des voiles»), Auckland (2) est la métropole du Pacifique Sud où l'on peut faire du shopping, tester les restaurants, sortir et apprécier la Nouvelle-Zélande dans ce qu'elle a de plus varié et de plus cosmopolite. Promenez-vous dans les rues branchées du centre d'Auckland, découvrez la culture maorie à l'Auckland Museum, puis déjeunez dans l'un des nombreux restaurants qui jalonnent K Rd. Le soir, un dîner à Ponsonby familiarisera vos papilles avec la version néo-zélandaise de la cuisine «Pacific fusion». Après cela, un tour dans les bars de Viaduct Harbour s'impose. Le lendemain, prenez le ferry à destination des plages et des domaines viticoles de Waiheke Island. Au nord, rejoignez la Bay of Islands (1), qui ne connaît pas l'hiver, pour une bonne dose d'activités nautiques – voile, surf, kayak et plongée – ou filez au sud-est vers les forêts et les plages de la péninsule de Coromandel (3).
Incontournable, Auckland est une cité moderne, vivante, vibrante même, qui est jolie sans être belle, contrairement à son site tourné sur la baie d’Hauraki, semée d’îles. Le port avec les infrastructures de l’America’s Cup en est le centre névralgique. Superbe skyline. À 18h, le centre est déserté et chacun court vers les quais et les cafés, ou vers les plages de Takapuna. Northland et Bay of Islands
Plus au Nord, on traverse des collines piquetées de moutons en direction du Northland et de la Bay of Islands : quelque 144 îles jetées sur des eaux turquoise où batifolent les dauphins et, en toile de fond, une végétation tropicale superbe, fougères arborescentes et grands pohutukawa couverts de fleurs rouges en été. C’est ici que débarquèrent les premiers colons anglais. Dans l’intérieur des terres, des parcs préservent les dernières forêts de grandskauri, dont les plus vieux spécimens dépassent 2 000 ans. On peut pousser jusqu’au North Cape, un peu désolé, mais symboliquement important pour les Maoris. À l’Ouest, le sable s’entasse en dunes corpulentes tout au long de la 90 Mile Beach.
Au sud-est d’Auckland, la péninsule de Coromandel mériterait si on a le temps. Secret bien gardé, Hot Water Beach vaut presque à elle seule le voyage en Nouvelle-Zélande : on s’y creuse une baignoire aux eaux thermales chaudes dans le sable. Un vrai bonheur !
- Rotorua : à faire depuis Auckland ou mieux changer d'hôtel, et réduire durée séjour Auckland de 2 nuits.
Plus au sud, Rotorua (4) est connue pour son activité géothermique : boues volcaniques bouillonnantes, geysers propulsant vers le ciel leurs jets brûlants et effluves d'hydrogène sulfuré qui remplissent les narines.
Dans une odeur d’œuf pourri, Rotorua (« Sulphur City ») et sa région concentrent les plus beaux phénomènes volcaniques : bains thérapeutiques en vogue depuis le XIXe siècle, site de Whakarewarewa constellé de sources chaudes, de chaudrons de boue bouillonnante éclatant en bulles visqueuses, de solfatares et, surtout, de geysers. Le Pohutu, avec sa gerbe de 20 m de haut, jaillit entre 14 et 26 fois par jour. Même chose dans la Waimangu Valley et à Waiotapu.
- Taupo et le parc national de Tongariro (3) 1 jour plein, 2 nuits.
De Waitomo, virez au sud-est pour rallier le cadre idyllique de Taupo. Dans le parc national de Tongariro, des sentiers de randonnées sillonnent le relief volcanique et les trois monts emblématiques du site. Plus au Sud, le Tongariro et ses trois cônes encore actifs dominent le plateau central.
- Mount Taranaki (4) étape, 1 nuit.
Si vous avez du temps et que le soleil brille, suivez la SH43 vers l'ouest jusqu'à New Plymouth pour découvrir la vue splendide du Mt Taranaki, d'une symétrie parfaite.
- Wellington (5) 2 jours pleins, 3 nuits.
À la pointe sud de l'île du Nord, Wellington s'accroche à flanc de colline, comme une San Francisco miniature, et il y fait bon vivre. Son statut de capitale lui confère une culture urbaine branchée où l'art occupe une place importante.
Wellington, tout au sud de l’île, est la capitale politique et culturelle de la Nouvelle-Zélande. Un brin de nostalgie coloniale et les plus beaux musées du pays (Te Papa). Le site de la baie, découvert depuis le jardin botanique, est splendide.
- De Picton : 1 jour plein, 2 nuits.
Mettez le cap à l'ouest pour une journée d'excursion à travers le réseau de bras d'eau navigables et les terres boisées des Marlborough Sounds ou continuez vers les baies de sable doré du parc national Abel Tasman.
Le parc national Abel Tasman
Blenheim est au cœur d’une zone viticole plus récente que celle de Hawke’s Bay. À l’Ouest, le parc national Abel Tasman, peut-être le plus beau du pays, se laisse explorer à pied.. Pas mal de monde en été, mais des paysages vraiment époustouflants, colonisés par les fougères arborescentes. Magnifiques plages de sable noir ou doré.
- Côte Ouest : 1 jour plein, 2 nuits.
Descendez la côte ouest, reculée et battue par la pluie. Des dizaines de randonnées sont possibles dans ses vallées gelées. En chemin, pause à Greymouth (7) pour goûter la bière du cru, la Monteith, puis franchissez le Haast Pass (col) pour gagner Queenstown (9).
Côte ouest
La Côte ouest commence tout près : l’influence océanique est ici patente, les vagues ronflent, les plages s’étirent à l’infini, souvent désertes ou simplement jalonnées de gros galets polis. Les Pancake Rocks de Punakaiki sont d’étranges formations rocheuses ciselées par l’érosion.
- Queenstown (8) 1 jour plein, 2 nuits.
Ville festive et haut lieu du saut à l'élastique, Queenstown réserve des sensations fortes. De là, vous pourrez rejoindre Auckland en prenant un vol direct.
Les Alpes néo-zélandaises
Sur les petites routes montant à l’assaut des Alpes néo-zélandaises, les moutons défilent parfois de longues minutes. En longeant les rivières couleur d’aigue-marine, on rejoint des lacs de la même teinte, puis les glaciers qui les alimentent. Ils sont plusieurs à s’écouler jusqu’à proximité du littoral de la West Coast. En altitude, les flocons s’entassent dans les vallées jusqu’au cœur de l’été, formant des tapis épais, futurs séracs. Dominant le tout, la pyramide blanche du mont Cook culmine à 3 754 m. Queenstown, dans la même région, est la capitale sportive de la Nouvelle-Zélande.
- Milford Sound (8) : 1 jour plein, 2 nuits.
Poursuivez jusqu'à Te Anau, d'où une fascinante route mène au Milford Sound. Les voies d'eau miroitantes du fjord, parsemées d'îlots à pic, se prêtent au kayak et aux promenades en bateau, dévoilant ce que la Nouvelle-Zélande a de plus pur et de plus intact.
Fiordland
Le voyage s’achève dans le Fiordland, le fantastique pays des fjords. On découvre un premier aperçu depuis le Milford Sound écrasé par la masse du Mitre Peak (1 692 m). Bateaux et kayaks permettent de pénétrer ce monde isolé, où dégringolent pluies fréquentes et cascades bien fournies. Là encore, dauphins et otaries sont communs. Les randonneurs s’intéresseront à la plus belle marche du pays, le Milford Track, qui rejoint le lac Te Anau.
- Aoraki/Mount Cook (10) : étape, 1 nuit.
Empruntez la SH8 pour voir de près le vertigineux Aoraki/Mt Cook, plus haut sommet du pays (3 754 m). Des randonnées (longues ou courtes) permettent une découverte de cette mystérieuse montagne, sombre et changeante, nimbée de nuages.
hébergement : http://www.hermitage.co.nz/en
À l’Est, Kaikoura est le quartier général des excursions en mer : au large croisent baleines et cachalots, dauphins et globicéphales. Sur terre, on rencontre aisément otaries et lions de mer. Plus bas sur la côte orientale, les pingouins font leur apparition, puis les albatros et les éléphants de mer. Près de Christchurch, le port d’Akaroa a été fondé par des Français.
- Christchurch (7) (11) : 1 jour plein, 2 nuits.
Après l'élégante Christchurch, la grande ville de l'île du Sud, votre route se poursuivra vers le sud-ouest. Revenez vers l'est pour atteindre Christchurch, organisée autour de sa cathédrale anglicane. Les boutiques et les musées vous occuperont un jour ou deux ; ne manquez pas le Canterbury Museum, polyvalent, et la Christchurch Art Gallery, du dernier cri. Prévoyez aussi un après-midi dans le port de Lyttelton ou sur la péninsule de Banks, où le village d'Akaroa dénote une influence française.
Christchurch, la capitale de l’île du Sud, est la plus anglaise des villes kiwis. Très néogothique et tea time. C’est aussi le quartier général des expéditions néo-zélandaises en Antarctique et un musée est consacré au sujet.
Total à la louche des nuits en NZ : 24 nuits. +1 nuit au retour dans l’avion
Itinéraire de vingt-six jours sur la côte est des États-Unis English translation pending
Bonjour,
Après deux voyages dans l’Ouest des Etats-Unis, nous voudrions découvrir la côte Est l’année prochaine.🙂
Après avoir lu mes guides papier et parcouru le forum, je vous soumets l’ébauche de notre itinéraire. Nous partirons fin juin pour 26 jours (24 jours sur place).
J 1 : vol Francfort - New York J 2 : New York J 3 : New York J 4 : New York J 5 : matin route vers Philadelphie (bus ou train), apm Philadelphie J 6 : Philadelphie J 7 : matin route vers Washington (bus ou train), apm Washington J 8 : Washington J 9 : Washington J 10 : Washington J 11 : Washington J 12 : prise en charge de la voiture, Mount Vernon, Annapolis – nuit à Annapolis J 13 : Gettysburg, pays Amish – nuit dans le pays Amish J 14 : pays Amish – nuit dans le pays Amish J 15 : Brandywine Valley, outlets près de Philadelphie – nuit ?? J 16 : Route vers New Haven (Yale) – nuit à Mystic J 17 : Mystic Seaport, Newport – nuit à Newport J 18 : fin de la visite de Newport, Cape Cod – nuit à Cape Cod J 19 : Cape Cod J 20 : Cape Cod J 21 : Nantucket ou Martha’s Vineyard – nuit à Cape Cod J 22 : Plymouth plantation, Salem – nuit à Gloucester (Cape Ann) J 23 : tour en bateau (baleines) – nuit à Boston J 24 : Boston J 25 : Boston, vol retour dans la soirée J 26 : arrivée à Francfort
Quelques remarques et questions : – Nous ne restons que 3 jours à New York parce que nous y sommes déjà allés.
– Que pensez-vous du rythme en général ?
– J13-14 : un peu plus d’une journée dans le pays Amish, est-ce que c’est trop ou suffisant ?
– J 16-17 : j’ai prévu la visite de Mystic Seaport en J 17 parce que la veille avec la route et Yale, je me dis que ce sera un peu juste. Qu’en pensez-vous ?
– Enfin, je me demande si un peu plus de 2 jours à Cape Cod et 1 journée sur une des deux îles, ce n’est pas trop. D’un côté, on pourrait se reposer un peu et visiter tranquillement, mais j’ai peur que la côte ne soit pas très dépaysante. Ou alors j’enlève une ou deux journées pour les rajouter ailleurs.
Voilà ! Merci de m’avoir lu.
Toutes vos critiques et suggestions en vue d'améliorer cet itinéraire sont les bienvenues.
Après deux voyages dans l’Ouest des Etats-Unis, nous voudrions découvrir la côte Est l’année prochaine.🙂
Après avoir lu mes guides papier et parcouru le forum, je vous soumets l’ébauche de notre itinéraire. Nous partirons fin juin pour 26 jours (24 jours sur place).
J 1 : vol Francfort - New York J 2 : New York J 3 : New York J 4 : New York J 5 : matin route vers Philadelphie (bus ou train), apm Philadelphie J 6 : Philadelphie J 7 : matin route vers Washington (bus ou train), apm Washington J 8 : Washington J 9 : Washington J 10 : Washington J 11 : Washington J 12 : prise en charge de la voiture, Mount Vernon, Annapolis – nuit à Annapolis J 13 : Gettysburg, pays Amish – nuit dans le pays Amish J 14 : pays Amish – nuit dans le pays Amish J 15 : Brandywine Valley, outlets près de Philadelphie – nuit ?? J 16 : Route vers New Haven (Yale) – nuit à Mystic J 17 : Mystic Seaport, Newport – nuit à Newport J 18 : fin de la visite de Newport, Cape Cod – nuit à Cape Cod J 19 : Cape Cod J 20 : Cape Cod J 21 : Nantucket ou Martha’s Vineyard – nuit à Cape Cod J 22 : Plymouth plantation, Salem – nuit à Gloucester (Cape Ann) J 23 : tour en bateau (baleines) – nuit à Boston J 24 : Boston J 25 : Boston, vol retour dans la soirée J 26 : arrivée à Francfort
Quelques remarques et questions : – Nous ne restons que 3 jours à New York parce que nous y sommes déjà allés.
– Que pensez-vous du rythme en général ?
– J13-14 : un peu plus d’une journée dans le pays Amish, est-ce que c’est trop ou suffisant ?
– J 16-17 : j’ai prévu la visite de Mystic Seaport en J 17 parce que la veille avec la route et Yale, je me dis que ce sera un peu juste. Qu’en pensez-vous ?
– Enfin, je me demande si un peu plus de 2 jours à Cape Cod et 1 journée sur une des deux îles, ce n’est pas trop. D’un côté, on pourrait se reposer un peu et visiter tranquillement, mais j’ai peur que la côte ne soit pas très dépaysante. Ou alors j’enlève une ou deux journées pour les rajouter ailleurs.
Voilà ! Merci de m’avoir lu.
Toutes vos critiques et suggestions en vue d'améliorer cet itinéraire sont les bienvenues.
Quel budget pour aller passer deux semaines à Hawaï? English translation pending
Nous aimerions aller passer 2 semaines à Hawai.J'aimerais avoir le nom d'un bel hôtel, si c'est mieux d'avoir une cuisinette et combien calculer le budget pour un tel voyage
Combien de jours à Bohol? (Philippines) English translation pending
Bonjour,
Je me rends aux philippines pour 21 jours à partir du 27 mars 2011. Dur de faire un choix parmi toutes ces îles...Mais au regard des diverses discussions du forum, je penche pour Bohol.
J'envisage de partir directement de Manille à Bohol (avion).
Il faut compter combien de jours sur Bohol ? sachant que j'aime la rando, je ne plonge pas (mais je compte faire du snorkeling)
Si le temps me le permet, vous me conseillez quelle(s) autre(s) île(s) dans les alentours sachant que je veux aussi visiter Luzon (apparemment approprié pour la marche)
Merci
Gaël
Merci
Gaël
Partir seule trois semaines au Pérou en juillet 2008 English translation pending
Bonjour,
oui je sais je suis folle je pars au pérou seule fin juillet début aout... lol non serieusement j'aimerai avoir vos avis sur le pérou vous en pensez quoi ?
quel est le budget pour 3 semaines ?
que faut-il visiter ?
Est-ce aussi dangereux qu'on le dit ?
Est-ce que quelqu'un part là-bas durant cette période ?
bref tout ce qeu vous pouvez me dire sur le pérou
bisous
oui je sais je suis folle je pars au pérou seule fin juillet début aout... lol non serieusement j'aimerai avoir vos avis sur le pérou vous en pensez quoi ?
quel est le budget pour 3 semaines ?
que faut-il visiter ?
Est-ce aussi dangereux qu'on le dit ?
Est-ce que quelqu'un part là-bas durant cette période ?
bref tout ce qeu vous pouvez me dire sur le pérou
bisous
Organisation de trek en Islande en juin English translation pending
bonsoir a tous,
Suite a vos nombreux conseils que vous m’avez donner au précédent topic j'ai préparer mon trek de la facon suivante.
Je compte sur vous pour me donner vos avis ou correction sur ce qui va suivre 😇
PAVE 🤪
Bonne lecture et je m'excuse d'avance pour les fautes d’orthographe. Le voyage en lui même :
- Train pour Paris le 13 ou 14 Juin.
- Direction Aéroport direction Islande le 14 Juin.
- Arrivée à Reykjavík le 14 Juin.
- Direction le camping de Reykjavík pour passer la nuit du 14 15 Juin et achat de bobine de gaz pour le réchaud.
- Direction Sólheimasandur pour voir la carcasse d'avion le 15 Juin et trouver un camping pour la nuit.
- Direction Vik pour la plage de sable Noir, camping et essayer de profiter d'un lever du soleil 16 et 17 Juin.
- Si la route pour le landmannalaugar est ouverte, direction camping de Reykjavík pour prendre le bus le 17 Juin (si route pas encore ouverte direction Skogar).
- En fonction de la route visite cascade Skogar et nuit en camping le 17 Juin ou si route ouverte, bus et nuit camping landmannalaugar.
- DÉBUT DE LA RANDONNÉE LE 18 JUIN PEUT IMPORTE DE QUEL COTE !!!!!😎
- Du 18 au 25 randonnée (même si elle se fait en 4-5 jours 3 jours a prévoir en cas de très mauvais temps et/ou visite des environs au départ/arrivée de landmannalaugar).
- bus retour Reykjavík le 26 Juin.
- Direction le lagon bleu pour une journée relax le 26 ou 27 juin en fonction du retour du trek.
- Derniere journée, visite de Reykjavík le 27 Juin et dernière nuit au camping de la capital.
- retour en France le 28 Juin.
Le matériel :
- Sac à dos Millet 60+10 (servi en Norvège pour un mois de trek déjà)
- Tente MSR hubba NX (1 place)
- Sac de couchage, Millet Baikal 1100 ou Ferrino Lightec SM 1100
- 30 Rations de Lyophilisée (1ere fois que j'en prend)
- Fruits secs, Barres céréales, et baies de goji ainsi que du thé et café
- Tapis de sol décath forcelaz AIR
- Gourde 1l et poche a eau de secoure 3l, qui elle sera plaine qu en cas de besoin
- Objets divers mais pas inutiles 😇 (couteau, carte, boussole, petite corde, Frontal etc...)
- Trousse de premier secours
- Tongs ou petites sandales
- Batterie externe 21000 mA
- 3 Caleçons, 3 paires de chaussettes, 3 lycra, 1 polaire, une veste coupe vent et imperméable, 2 Pantalons don 1 imperméable, chaussures de rando, pancho anti pluie, gants et sous gants mais pas imperméables, bonnet
- collant, chaussettes en laine et lycra pour dormir
de tète je pense que c'est tout 🤪
POIDS TOTAL ENTRE 17 ET 18 KG
Budget :
Pour le budget UNIQUEMENT sur place cet à dire: transports, camping, petits ravitaillements, loisirs en fin de voyage(qui eux ne serons pas nombreux) = 400EUROS que je retire a l’aéroport directement!!!😮 je sais pas si c'est suffisant mais je pourrai avoir éventuellement 200EUROS de plus
Je pense avoir tout dit ahah! merci aux courageux d'avoir tout lu, et aux autres aussi 😇
Suite a vos nombreux conseils que vous m’avez donner au précédent topic j'ai préparer mon trek de la facon suivante.
Je compte sur vous pour me donner vos avis ou correction sur ce qui va suivre 😇
PAVE 🤪
Bonne lecture et je m'excuse d'avance pour les fautes d’orthographe. Le voyage en lui même :
- Train pour Paris le 13 ou 14 Juin.
- Direction Aéroport direction Islande le 14 Juin.
- Arrivée à Reykjavík le 14 Juin.
- Direction le camping de Reykjavík pour passer la nuit du 14 15 Juin et achat de bobine de gaz pour le réchaud.
- Direction Sólheimasandur pour voir la carcasse d'avion le 15 Juin et trouver un camping pour la nuit.
- Direction Vik pour la plage de sable Noir, camping et essayer de profiter d'un lever du soleil 16 et 17 Juin.
- Si la route pour le landmannalaugar est ouverte, direction camping de Reykjavík pour prendre le bus le 17 Juin (si route pas encore ouverte direction Skogar).
- En fonction de la route visite cascade Skogar et nuit en camping le 17 Juin ou si route ouverte, bus et nuit camping landmannalaugar.
- DÉBUT DE LA RANDONNÉE LE 18 JUIN PEUT IMPORTE DE QUEL COTE !!!!!😎
- Du 18 au 25 randonnée (même si elle se fait en 4-5 jours 3 jours a prévoir en cas de très mauvais temps et/ou visite des environs au départ/arrivée de landmannalaugar).
- bus retour Reykjavík le 26 Juin.
- Direction le lagon bleu pour une journée relax le 26 ou 27 juin en fonction du retour du trek.
- Derniere journée, visite de Reykjavík le 27 Juin et dernière nuit au camping de la capital.
- retour en France le 28 Juin.
Le matériel :
- Sac à dos Millet 60+10 (servi en Norvège pour un mois de trek déjà)
- Tente MSR hubba NX (1 place)
- Sac de couchage, Millet Baikal 1100 ou Ferrino Lightec SM 1100
- 30 Rations de Lyophilisée (1ere fois que j'en prend)
- Fruits secs, Barres céréales, et baies de goji ainsi que du thé et café
- Tapis de sol décath forcelaz AIR
- Gourde 1l et poche a eau de secoure 3l, qui elle sera plaine qu en cas de besoin
- Objets divers mais pas inutiles 😇 (couteau, carte, boussole, petite corde, Frontal etc...)
- Trousse de premier secours
- Tongs ou petites sandales
- Batterie externe 21000 mA
- 3 Caleçons, 3 paires de chaussettes, 3 lycra, 1 polaire, une veste coupe vent et imperméable, 2 Pantalons don 1 imperméable, chaussures de rando, pancho anti pluie, gants et sous gants mais pas imperméables, bonnet
- collant, chaussettes en laine et lycra pour dormir
de tète je pense que c'est tout 🤪
POIDS TOTAL ENTRE 17 ET 18 KG
Budget :
Pour le budget UNIQUEMENT sur place cet à dire: transports, camping, petits ravitaillements, loisirs en fin de voyage(qui eux ne serons pas nombreux) = 400EUROS que je retire a l’aéroport directement!!!😮 je sais pas si c'est suffisant mais je pourrai avoir éventuellement 200EUROS de plus
Je pense avoir tout dit ahah! merci aux courageux d'avoir tout lu, et aux autres aussi 😇
Suite à mon expérience d'avoir visité Paris English translation pending
bonjour suite a mon experience d'avoir visité Paris , la température n'est pas des plus important, tellement de super musée, d'église a voir, de temple, par contre ne vous fier pas a avoir les bonne information pour le RER ou le métro a prendre des Parisiens, il n'ont pas de fierté et vous donne le 3/4 du temps la mauvaise information...donc pour le contact ont oublie mieux vaux sont ordi ...les resto pret des lieux touristique sont des arnaques, dispendieux et meme pas bon !!! un hot dog 8 euro !!!! un grill cheese la bas un croque monsieur 5 euro!!! meme pas bon, un resto a 30 euro le repas le poulet mal cuit , dur , jamais vue ca de ma vie !!! donc les Parisiens n'ont aucun respect des touriste et sont sans fierté, jamais vue ca dans aucun pays J'ai beaucoup voyagé, (caire-istanbul, jerusalem, tokyo, hong kong, bangkok, katmandhou, dehli, singapour, ho chi min, pekin, phom phen, ventiane, colombo, ragon, ottawa) donc ammené votre lunch , mais Paris c, est super a visité
Alaska! English translation pending
Bonsoir à tous,
Voici le récit de notre voyage de cet été 2010 en Alaska.
Ce ne fut pas toujours un long fleuve tranquille!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking��� Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Pour le récit illustré, cliquez ici
Bonne lecture!
ALASKA ! Enfin ! L’idée d’aller en Alaska nous turlupinait, Fred et moi, depuis longtemps. On n’avait cependant pas envie de survoler superficiellement cet immense état américain (le plus grand, 3X la France) On voulait le découvrir sous son aspect le plus sauvage, loin de la civilisation, loin des routes, au plus près de la nature. Pas facile en 3 semaines de vacances. Pas facile avec 3 enfants. Il nous a donc fallu attendre patiemment qu’ils grandissent, physiquement mais aussi dans leur tête, car nous nous doutions que le wilderness sous ces latitudes est vraiment très « wild ». Bref, nous (Marie, Fred, Caroline 17 ans, Arnaud 15 ans et Marion 14 ans) débarquons enfin à Anchorage ce 01/08/10 et récupérons nos 180 kg de bagages… 180 kg !? Oui, on prévoit de commencer par une semaine de camping itinérant en kayak de mer, suivie de 4 jours de descente en raft : tout ça nécessite un sacré fourbi, d’autant que nous emmenons notre canoë gonflable. Comme je me doute que notre résistance à la rude vie au grand air alaskan risque d’avoir ses limites, je choisis de terminer notre voyage par la location d’un camping car pendant 10 jours. Avec un tel programme nous n’allons découvrir qu’une infime partie de l’Alaska, à notre rythme. Ce sera l’occasion d’y retourner !
Cogitations/préparatifs Pour les prix, voir dans la partie budget à la fin VOL Pour le vol, rien de bien compliqué : Condor Airlines, filiale lowcost de Lufthansa, opère des vols directs pour Anchorage depuis Francfort. 2h30 de route de Nancy, aéroport très pratique. Bien que cher (presque 1000 euro A/R) on n’hésite pas longtemps devant l’attrait d’un vol direct et le prix de toute façon assez élevé aussi des vols avec escale (pb des retards, correspondances ratées, bagages perdus, passage de douane…) passant par les US ou le Canada. KAYAK DE MER On avait adoré notre virée en kayak au Groenland et bien envie de recommencer. Le but était de se balader dans des espaces vierges, sans trop d’humains, sans ferry, bateau de pêche, vedettes à moteur… Bref sans autre bruit que celui des cascades, du vent et de la mer, des animaux et du crépitement des glaçons mêlé aux craquements sinistres des glaciers.. Euh….j’avais oublié celui de…la pluie ! Après avoir comparé les mérites respectifs de Valdez, Seward, Homer et Whittier (dans tous ces endroits on trouve à louer des kayaks de mer), je choisissai finalement cette dernière. Whittier est un endroit absolument glauque, le pot de chambre de l’Alaska avec une pluviométrie record, mais c’est une bonne base de départ vers la partie ouest du PWS (Prince William Sound : gigantesque baie parsemée d’îles, située au SE d’Anchorage) qui est une zone très abritée de la houle océanique du fait de la présence de nombreuses îles. Bien sûr il y a des endroits avec plus de glaciers (Valdez), plus d’animaux (Seward), mais cette zone me parait réunir pas mal d’atouts : protégée de la houle, quelques glaciers, de bonnes chances d’y voir des animaux, pas trop de difficulté pour y bivouaquer (la forêt pluviale, exubérante vient souvent jusqu’à la limite de la haute mer) Après quelques échanges de mail, je retenai Epicchartesr (Brooke le patron n’a pas été avare d’informations sur le coin) pour louer les kayaks : 2 doubles+1 simple. S’éloigner de la civilisation a un coût certain en Alaska car l’absence de route sur la plus grande partie de cet état nécessite le recours à un avion, hydravion ou bateau. En l’occurrence c’est en « watertaxi » (toujours avec Epiccharters) que nous nous ferons déposer à environ 75 km au sud de Whittier (au-delà des zones de pêche), puis récupérer un peu plus loin une semaine plus tard. Pourquoi ne pas prendre un tour guidé ? Ben… parce que quand on ne peut compter que sur soi-même, les sensations sont décuplées !
RAFT C’est précisément pour éviter le coût non négligeable d’une dépose aérienne (à 5+ matos de camping+bateaux il faut 2 rotations car les coucous sont minuscules) que je choisissai finalement de descendre la Chulitna. Après avoir demandé des devis pour accéder à des rivières perdues dans le nord de l’état, je réalisais que, d’une part cela ferait exploser le budget, d’autre part cela nous demanderait d’y consacrer beaucoup de temps (il faut le temps de monter là-haut et d’en redescendre+journée de sécurité pour le vol de dépose, idem pour la reprise) 3 ou 4 jours me semblaient la bonne durée : assez longue pour bien entrer dans l’ambiance du trip, assez courte pour ne pas engendrer de monotonie. Les enfants voulaient que ça bouge un peu (on a été servi…) Je ne voulais pas d’une rivière trop près d’une route. Je ne voulais pas de portage. Je voulais enfin avoir la possibilité de voir des animaux et de beaux paysages. Je jetai donc mon dévolu sur la Chulitna pour laquelle le point de mise à l’eau est accessible par la George Parks Highway et qui après 77 miles passe – comme c’est pratique- dans le village de Talkeetna. La Chulitna passe dans la même vallée que la George Parks Highway, à une distance de plusieurs km si bien qu’on ne perçoit pas sa présence (sauf sur qq km au début où l’on entend un peu la circulation). En cas de problème il ne faut toutefois pas trop compter pouvoir rejoindre la route car le terrain est difficile : forêt impénétrable, marais, ravins… Elle longe sur son flanc est tout le massif du Denali, plus haut sommet d’Amérique du nord qui culmine à 6029m. Elle court ainsi dans une vallée glaciaire du nord vers le sud, recevant plusieurs affluents qui augmentent considérablement son débit (de 1 à 4 entre le début et la fin de notre parcours) Cette rivière étant classée II+ voir III en cas de fort débit, je préférai louer un raft plutôt que des canoës gonflables . (Bien m’en a pris, boudiou !) Craignant que les enfants ne s’ennuient sur le raft, je décidai d’amener notre canoé gonflable (super bonne idée) Je réservai donc un raft Aire de 15’chez Alaska Raft Connection (à Anchorage) dont le patron Brian est très réactif. J’ajoutai dans nos bagages une galerie gonflable Handyrack et des sangles car transporter un raft et ses avirons n’est pas une sinécure.
VOITURE Après plusieurs jours de recherche sur le net, je tombai enfin sur un tarif tout à fait raisonnable (pour l’Alaska hein !) pour la location d’un Dodge Grand Caravan chez Alamo. C’est fou, les prix vont de 1 à 5 ! Bien chercher avant de se décider donc. Pourquoi louer une voiture pour faire du kayak et du raft ?! Ben, pour les transferts pardi ! En fait, les transports en communs pour 5 sont + chers qu’une location et en plus impraticables avec tout notre fourbi. Pas le choix donc, même si ça fait râler de louer une voiture pour la laisser 7+4 jours au parking��� Voiture quasi neuve, 12000 miles au compteur, récupérée en 5 minutes en arrivant à l’aéroport.
CAMPING CAR Bien moins cher à partir du 15 août, on a sauté sur l’occasion. On a donc loué pour 10 jours chez Great Alaskan Holidays un camping car de 25’, nécessaire et suffisant pour 5 personnes. On ne voulait pas plus grand afin de pouvoir rester relativement « agile »… Organisation parfaite, camping car étincelant. Il y a PLEIN de camping cars en Alaska et ça se comprend : on peut s’arrêter où on veut, en « pleine nature », en toute légalité (ce qui n’est pas le cas dans beaucoup d’autres états américains). Vu les distances, la rareté et le coût de l’hôtellerie, la qualité de la « restauration » tout-venant, c’est une solution qui serait presqu’idéale si ces bestiaux ne consommaient pas 25 l/100 km minimum (26 en ce qui nous concerne en roulant hypercool)
SECURITE Rassurez-vous je ne parle pas des Américains, en général vraiment sympas mais de la Nature et de ses Habitants. Prévoyant de nous balader dans des coins perdus, en bonne santé mais pas à l’abri d’une gamelle, crise d’appendicite - que sais-je encore - dans une nature réputée pour sa population d’ours (noir et grizzly) je préférai louer (chez Alaska raft Connexion toujours) un téléphone satellite et un bear spray (spray répulsif contre les ours) pour la partie kayak et raft. Je louai aussi (cette fois chez Epiccharters) une VHF (finalement inutile car il n’y avait pas un chat là où nous avons fait du kayak et la portée de cet appareil est très limitée) Enfin je décidai de fabriquer une « bear fence », clôture électrique anti-ours (destinée à entourer la tente), afin de pouvoir dormir un peu plus sereinement. J’ai trouvé tous les ingrédients en Europe (je ne voulais pas commander aux US à cause des frais de douane+dossier éventuels) Evidemment cet attirail ne dispense pas de respecter aussi scrupuleusement que possible les consignes pour éviter des rencontres trop rapprochées avec les ours. La rando en kayak se déroulant dans la Chugach National Forest, Epiccharters avait récupéré pour nous auprès du visitor center cinq boîtes anti-ours destinées à stocker la nourriture et les trucs odoriférants qui pourraient intéresser ces gourmands. Bien pratiques pour s’asseoir mais d’un volume insuffisant pour une semaine d’autonomie. Un peu encombrantes dans les kayaks même si heureusement elles tenaient verticalement entre nos jambes. Pas étanches, dommage.
Le voyage (Dim 01/08/10) Ouf, l’hôtesse de l’enregistrement ne moufte pas quand elle nous voit enregistrer 8 sacs pour 5 personnes. Depuis peu la franchise de bagages en soute est limitée à 1 sac de 23kg/personne mais comme les billets ont été achetés l’année dernière, nous bénéficions encore des 2X23kg. On décolle enfin avec 3h de retard (on s’est donc levé à 4h du mat pour rien…) 8h45 plus tard, après avoir survolé le Groenland puis (chance !) aperçu le Denali émergeant d’une mer de nuages, nous nous posons vers 14h à Anchorage. Il fait gris mais il ne pleut pas, environ 17°C. On récupère la voiture au terminal domestique en un clin d’œil et après nous être trompés d’adresse (j’avais noté l’adresse postale, ne nous énervons pas… une adorable commerçante nous a retrouvé la bonne adresse sur le net), on déniche enfin Alaska Raft Connection, dans un hangar près de Lake Hood juste à côté de l’aéroport pour récupérer le tél satellite et le bear spray. Le dépaysement est immédiat car ce lac sert en fait d’aérodrome pour les hydravions. Il y en a des centaines, garés sur l’eau ou sur les parkings. Si le trafic sur le gros aéroport parait modeste, ici, ça turbine ! Ce spectacle nous occupe bien en attendant que notre téléphone atterrisse ! Enfin, il arrive : une famille de Suédois (avec un garçon de 15 ans et une fille de 18 ans) vient de rentrer en hydravion d’une randonnée de plusieurs jours en raft sur la Talachulitna River. Ils ont attendu leur hydravion pendant plus de 24h à cause du mauvais temps et sont affamés. Ils ont eu de la pluie quasiment en permanence… On compatit… « I wouldn’t do it again » dit sobrement la maman. Bien, bien, bien… Je me rassure en me disant que la météo a l’air tout à fait correcte pour les jours à venir. Ils ont tout de même vu un ours, un lynx, des élans et pas mal de moustiques (ça m’inquiète un peu cette appréciation, surtout venant de Suédois !) Brian nous explique que le mois de juillet a battu tous les records de pluviométrie. Bon…ça ne peut que s’améliorer en août, pas vrai ? Bref, ils avaient 2 tél satellite (on n’est jamais trop prudent mais j’avoue que ça ne m’était pas venu à l’idée. Peut-être avaient-ils des impératifs professionnels ou familiaux nécessitant de fréquents appels) On récupère celui qui n’a pas servi et dont la batterie est pleine. Direction ensuite le Wal Mart pour les courses de bouffe et achat de gaz : on vide le rayon de ses 4 dernières petites cartouches. Enfin nous prenons la route en direction de Girdwood , petit village situé à environ 1h de route d’Anchorage en direction de Whittier, le long du Turnagain Arm, gigantesque bras de mer entre Anchorage et la Péninsule de Kenai. Le temps est bouché, je suis cuite, ça circule énormément, pas de photos. Il y a un monde fou sur cette route mais les chambres que j’ai réservées dans l’AJ de Girdwood : GABI (Girdwood Alaska Backpacker Inn) sont au calme sur l’arrière. A 20h après 26h de route/avion/courses/route, on s’écroule enfin !
En route vers Point Nowell (Prince William Sound PWS) Lu 02/08 Avec 10h de décalage horaire, on est réveillé à l’aube et ça tombe bien car on a RDV à 7h45 avec Epiccharters. Pas le temps de profiter de l’auberge, pourtant bien sympathique. On passe le tunnel (12$, circulation alternée sur une seule voie pour les voitures et le train) sans attente si bien qu’on a le temps de visiter Whittier et ses alentours (il n’y a que qq km de routes) Sous la pluie, dans le brouillard, on aperçoit notre premier aigle pêcheur, ravis. On se rend compte qu’avec la fatigue d’hier on a mal compté le nombre de jours de bouffe à acheter : du coup on rachète à prix d’or un ou deux paquets de nouilles à la petite épicerie du coin et on se laisse tenter par une machette/scie qui plait bien aux garçons. Quelle bonne idée ! Les kayaks nous attendent, parfaitement préparés, disposés sous un auvent (ça tombe bien il pleut toujours) juste en haut de la passerelle qui mène au ponton où est amarré le bateau. Matériel impeccable (2 Seda Tango et un Prijon Seayak ), rien ne manque. On récupère la VHF. Grand déballage de printemps, on retire tous les emballages inutiles, emballe tout ou presque dans des sacs étanches. Pas le temps de vérifier que ça rentre dans les kayaks, faudra bien ! Après avoir signé moult décharges, embarqué les kayaks sur le watertaxi, écouté comme dans l’avion les consignes de sécurité (difficile de ne pas sourire discrètement), c’est parti pour 1h30 de navigation tape-cul à fond avec les 2 moteurs de 200 CV. Le GPS indique 55 km/h. Faites le calcul… Sur le trajet on ne voit pas grand-chose, brouillard… On arrive un peu groggy sur la plage (de galets hein !) de Point Nowell : en un clin d’œil nous voilà débarqués avec armes et bagages. « Enjoy ! » nous lance Brooke puis le bateau disparait très vite dans le brouillard. Bon ben, ‘y a plus qu’à ! Le tour du propriétaire est vite fait : la plage fait 300 m de long, 30 de large (3 à marée haute), au-delà la côte est faire de rochers infranchissables. Sur toute sa longueur elle est bordée d’une épaisse forêt pluviale. Seul 2 ou 3 endroits permettent de planter une tente à sa lisière. On choisit le plus plat, juste suffisant pour notre tente de 6 personnes. On n’y voit pas à 10 m dans cette forêt et moi qui depuis des mois lis tous les jours des histoires d’ours, je n’en mène pas large ! Les autres me prennent pour une parano, à jeter sans arrêt des coups d’oeil dans tous les coins. En plus il y a des crottes d’ours un peu partout ! Très vite, on retrouve nos habitudes de bivouac en famille : Caroline et moi montons la tente tandis qu’Arnaud et Marion ramassent du bois pour faire un feu (heureusement il y a plein de bois flotté, pas besoin d’aller farfouiller dans cette forêt touffue pleine d’ours) et Fred se lance dans la popote. Repus, crevés par le voyage et le décalage horaire, nous décidons à l’unanimité de ne pas bouger aujourd’hui et les enfants et moi filons faire la sieste tandis que Fred, fidèle à son habitude, s’oblige à adopter de suite les bons horaires. Bien lui en a pris car un peu plus tard il nous appelle : 2 ou 3 baleines croisent à quelques centaines de mètres, on entend même leur souffle, chouette ! Après cette digression, on resombre dans le coma et on n’émerge que pour le repas du soir. Il fait très bon, pas de vent, pas de moustique à ma grande surprise, pas vu d’ours non plus pour le moment. Tiens, un lion de mer vient nous rendre une petite visite. Pas fait de photo vu le manque de lumière, persuadée qu’on en verrait d’autres après : mais nan ! J’insiste pour attacher la bouffe en hauteur ; pas facile de trouver un endroit propice. Ce serait ballot de se faire piquer la bouffe dès le 1er jour ! Depuis, j’ai vu des vidéos qui m’ont convaincue qu’un ours noir est capable d’acrobaties auxquelles notre installation n’aurait pas résisté longtemps… Nuit pas vraiment réparatrice du fait du décalage horaire et du sentiment de claustrophobie généré par cette épaisse forêt qui nous entoure. De plus il y a eu un bourdonnement continuel de bateaux à moteur qui ne s’est interrompu qu’au milieu de la nuit. La mer est très calme, bordée de côtes montagneuses et le bruit porte très loin.
Vers Ewan Bay (Ma 03/08) On se lève avec le jour et le soleil nous gratifie d’un magnifique spectacle ! Quel silence, les pêcheurs sont au lit ! On profite de la chaleur du soleil pour faire sécher la tente, la lumière est incroyable. On a bien fait de se lever tôt car à 6h30 le soleil disparait. C’est tout pour aujourd’hui ! J’inaugure le sac étanche Ewa Marine pour l’appareil photo. J’ai comme objectif un 24-105 mais dans ce sac je ne peux que déclencher : impossible de zoomer, toutes les photos sont donc prises au 24 mm, ni de régler quoi que ce soit. De plus il faut de la persévérance pour réussir à appuyer sur le déclencheur à travers cet épais plastique. Enfin il faut plusieurs minutes pour entrer/sortir l’appareil photo du sac. Seule qualité du bazar : c’est vraiment étanche ( a trempé pendant des jours dans l’eau stagnant dans la jupe). Si c’était à refaire j’achèterais plutôt un compact étanche. Je suis très déçue par la qualité des photos, souvent « voilées » par la partie en verre qui recouvre l’objectif qu’on ne peut pas garder propre (embruns, pluie). Le fait de ne pas pouvoir zoomer est évidemment très gênant. Pour le caméscope Fred utilise un caisson étanche qui l’autorise à utiliser toutes les fonctions du cam mais il a de gros problèmes de condensation, malgré l’utilisation de silicagel. On est sur l’eau à 7h15, pas mal ! Après une bonne heure de pagaie nous approchons de Junction Island où Brooke nous a indiqué une colonie de phoques. En effet, jusqu’ici nous avions croisé quelques phoques épars mais sitôt viré un premier caillou, c’est la débandade ! Il y en a partout, des dizaines. Certains disparaissent discrètement sous l’eau sans un frémissement tandis que d’autres manifestent leur mécontentement d’être ainsi dérangés par de violents coups de reins avant de plonger. Ils s’éloignent d’une vingtaine de mètres tout au plus et-curieux- nous observent attentivement. Trop mignons s’exclament les enfants. Oh les bonnes têtes, regarde çui-là ! Et là derrière, il nous suit ! Bref, un régal. On débarque sur « leur plage » jonchée de crottes de phoques (je vous passe les détails mais ça p… autant que des crottes d’oiseaux) Ils sont là tout autour de l’île à nous observer patiemment. Dès que nous réembarquons, ils reprennent possession de leur territoire : bon débarras les perturbateurs ! (à notre décharge, il nous fallait ajuster les cales-pieds…) Nous longeons ensuite la côte ouest de Chenega Island, et c’est un régal. On se faufile entre la côte et une multitude d’îlots touffus qui donnent l’air de déborder de végétation. Malgré le ciel couvert, l’eau vert émeraude contraste avec le jaune des algues et le vert profond des forêts. A cet endroit la côte est particulièrement découpée et c’est une surprise renouvelée au détour de chaque îlot ou de chaque baie. Nous qui sommes plutôt des voileux apprécions vraiment de pouvoir jouer au rase-cailloux sans souci de tirant d’eau. Encore plus mignonnes que les phoques, les loutres égaient notre journée. Plus on va vers le sud, plus elles sont nombreuses. On rencontre plein de mamans qui font la planche avec leur petit sur le ventre. Parfois elles rêvassent ou elles dorment et on peut s’en approcher à quelques mètres puis, surprises, elles s’enfoncent dans les flots après un petit sursaut. Brooke m’a indiqué au fond de Ewan Bay la présence d’une cascade d’eau salée. Lors du gros tremblement de terre de 1964, un décalage est apparu entre une toute petite crique et le reste de la baie si bien qu’à certaines heures de la marée cette crique se vide par une cascade d’eau de mer ce qui crée une mousse identique à celle générée par une tempête. Nous nous dirigeons donc vers le fond d’Ewan Bay quand il se met à pleuvoir. Après cette première matinée de pagayage on en a plein les bras et on décide de se trouver d’abord un endroit pour la nuit car les opportunités sont plutôt rares. Miraculeusement on trouve un endroit que Brooke nous avait indiqué, sur une petite île dans un endroit relativement dégagé qui me plait infiniment plus que notre emplacement d’hier. Ici, ni trace ni crotte d’ours. Comme hier, il n’y a pas de ruisseau à proximité mais nous avons 2 bidons de 15 litres donc une autonomie d’au moins 3 ou 4 jours. Une fois la tente montée, il pleut de plus belle et nous préférons remettre au lendemain la visite de la cascade, située à 2 ou 3 km. Fred s’installe pour faire à manger : rien à faire, le réchaud (Primus Omnifuel ) ne veut pas démarrer ! Lui qui avait fonctionné comme une horloge au Groenland refuse obstinément de s’allumer alors que j’ai choisi cette fois d’utiliser du gaz plutôt que de l’essence car cela pose théoriquement moins de problème. Hier il a marché au poil… Gros coup de stress : nous voilà bien avec nos kilos de pâtes et de riz prévus pour toute la semaine. Bien sûr on a un téléphone satellite et la possibilité de nous faire récupérer par Epiccharters mais ce serait trop la honte, dès le 2ème jour ! Pas question ! « On va faire un feu, histoire de conjurer le sort ! Ca va faire marcher le réchaud ! » Ben voyons… Fred le démonte et le remonte X fois de A à Z, je tente aussi ma chance, des fois que… Niet ! Il pleut toujours : on se dépêche de ramasser bois et brindilles encore pas trop mouillés pour allumer le feu, tandis que Fred autopsie encore le réchaud. Quelle bonne idée on a eu d’acheter cette machette à Whittier ! On envisage la possibilité de cuisiner midi et soir au feu de bois mais s’il continue à pleuvoir ainsi, ça va être impossible sans allume feu. M…. de m… Quelle c… de ne pas avoir pris un 2ème réchaud ! C’est quand même le B.A.BA quand on va dans un coin perdu ! Du coup on n’a même plus faim, sauf les enfants ! Alors que le feu démarre enfin nous percevons soudain un ronflement puissant : ça marche ! Enfin si on peut dire : jouant le tout pour le tout, Fred a élargi le trou de la buse et la flamme ressemble maintenant à celle de la fusée Ariane mais elle se maintient. Ouf, sauvés ! Il consomme certainement plus mais on a prévu large en gaz. Aujourd’hui nous n’avons ni vu ni entendu le moindre bateau !
Vers Gaamak Cove (Me 04/08) Il pleut toute la nuit et au petit matin nous réalisons que nous avons douillettement dormi sur un lit de tourbe à présent totalement imbibée d’eau. Heureusement la tente est bien étanche. Après cogitation nocturne, je réalise que ce matin la marée n’est pas propice pour voir la cascade. Tant pis on laisse tomber d’autant plus que je ne sais pas trop où nous pourrons trouver à bivouaquer pour la prochaine étape. La carte mentionne bien un bivouac au sud de Jackpot Bay mais Brooke a l’air de douter de son existence. Nous replions le camp sous une pluie persistante et c’est reparti ! On se faufile le long de la côte, toujours au plus près des rochers, croisant des dizaines de loutres. On ne se les signale même plus, elles sont devenues banales. Idem pour les aigles pêcheurs, très faciles à repérer avec leur tête blanche. Moins banal cet ours noir que l’on aperçoit s’enfuyant dans une zone herbeuse, pour une fois non envahie par la forêt. Je pense que nous l’avons effrayé, ce qui nous rassure, ainsi que sa petite taille. On dirait un gros chien s’exclament les enfants. Oui, disons un gros terre neuve, c’est vrai. Un peu plus loin, nous remarquons un arbre qui se balance en cadence alors qu’il n’y a pas la moindre brise : un ours noir y est grimpé et ne nous a pas vus, il a l’air de bien s’amuser. Nous l’observons quelques dizaines de secondes puis il disparait dans la forêt. A présent il pleut des cordes et ça dégouline de partout : des cascades éphémères, qui pour certaines ont un débit impressionnant. Elles se succèdent tout au long de la côte alors qu’hier, avant la pluie, nous n’en avons pas vu une seule. Bien que la visibilité soit des plus réduites, nous reconnaissons bientôt nos premiers icebergs. Plus nous avançons vers le sud, plus ils sont nombreux. Ils ont l’air de fondre à toute vitesse. Comme je le craignais le bivouac espéré et indiqué sur la carte au sud de Jackpot Bay n’existe pas. Il y a bien une grande plage de galets mais la forêt occupe tout l’espace jusqu’à la mer. Ca fait déjà quelques heures que l’on pagaie sous la flotte, les garçons sont trempés, on débarque en vain en plusieurs autres endroits sans succès. Pas le moindre recoin pour la tente. Bon, ben, Gaamak Cove est à 8 km, on en a pour 2 heures, allons-y, ça va nous réchauffer. Le vent se lève, de face bien sûr et on utilise au mieux les reliefs de la côte pour s’en abriter, pas toujours possible. Heureusement avec cette pluie (positivons) il reste faible. On arrive enfin en vue du bivouac, situé sur une île reliée au continent par un isthme étroit à marée basse. Les craquements du glacier (situé au-delà) sont de plus en plus intenses. On adore ! Nous sommes accueillis par les cris de centaines de mouettes. Une cascade magnifique tombe de la falaise où se trouve la colonie d’oiseaux. Il pleut des cordes, on ne passe pas tout près (rappelez-vous que je n’ai que mon 24 mm), ça manque de lumière, j’en ai plein les pattes : je ferai une belle photo demain... Ce bivouac est du tonnerre ! Pas étonnant qu’il ait l’air relativement fréquenté : l’herbe est « usée ». Tiens, il y a plein de traces et de crottes d’ours partout, hum ! Du bout du pied, en tâtonnant, on se choisit l’endroit qui fait le moins sploutch quand on prend appui. La vue est dégagée, il y a de l’espace pour se promener un peu et on est au milieu des fleurs et des glaçons. Ne manque que le soleil ou au moins l’absence de pluie (à la longue, on devient moins exigeant) On monte le tarp pour se changer. Alors que nous portons des combinaisons théoriquement étanches et respirantes, Fred et Arnaud sont trempés jusqu’à l’os (Fred a une vieille combin’ Helly Hansen et Arnaud une combin’ Rasdex comme Marion mais moins imperméable, pourquoi ?), Marion a les épaules humides et Caroline et moi sommes sèches (c’est nous 2 qui avons les combin’ les plus simples et les moins chères pourtant, des Typhoon Racer drysuits) Ce serait bien que la pluie cesse un jour afin de pouvoir un peu faire sécher le matériel. A la longue, l’humidité commence à s’infiltrer un peu partout. Heureusement la tente est bien ventilée mais il est pourtant impossible avec cette humidité ambiante d’y faire sécher quoi que ce soit. On verra bien demain. Pas de feu ce soir, tout est absolument détrempé ! Comme on a bien avancé (20 km à vol d’oiseau sous la flotte) on décide de rester là 2 nuits. Il n’y a en ligne directe qu’une trentaine de km entre l’endroit où on s’est fait déposer et celui où nous allons être récupérés. Le but n’est pas d’aligner les km mais de découvrir cette région tranquillement à notre rythme en explorant criques et baies. Les américains ont d’ailleurs pour habitude de se faire déposer avec tout le confort moderne (glacière, bières, barbecue, grande tente moustiquaire, fauteuils…) dans un endroit sympa et de rayonner à partir de là. Compte-tenu des aléas météorologiques, je ne voulais pas d’un parcours trop ambitieux qui nous aurait obligés à forcer ou à prendre des risques pour être au RDV à la fin de la semaine.
Gaamak Cove-Nassau Fjord-Chenega Glacier (Je 05/08) Il a plu toute la nuit, pfff… Enfin, la pluie finit par s’arrêter en début de matinée, il était temps. Le moral remonte avec le baromètre : on va peut-être enfin découvrir les sommets qui nous entourent ? On profite de l’accalmie pour « recharger les batteries » : une grande opération séchage est décrétée mais pour cela, à défaut de soleil, il nous faut un bon feu. Il n’a pas fallu moins de 1h30 à Fred, armé de son réchaud supersonique, pour obtenir enfin un vrai bon feu qui chauffe. Pendant ce temps-là on se disperse tous azimuts en chantant « promenons-nous dans les bois… « (enfin, surtout moi) pour trouver du bois. C’est moins facile qu’ailleurs car l’endroit est régulièrement fréquenté. Inutile de dire que le bois est trempé. C’est alors que je réalise que ma belle cascade au débit si impressionnant est désormais réduite à un mince filet d’eau insignifiant. Flûte ! Je comprends aussi que le ruisseau tout proche repéré hier et auquel je comptais refaire le plein doit lui aussi se réduire de minute en minute : en effet, il n’y coule plus que quelques gouttes d’une eau teintée de tourbe. J’y recueille péniblement quelques décilitres puis abandonne. On a encore quelques litres en réserve. En début d’après-midi le temps se lève et on aperçoit du ciel bleu : en route donc pour explorer Nassau fjord, tout proche, où se jette le Chenega glacier. On n’oublie pas de prendre les bidons, fermement décidé à trouver enfin de l’eau. C’est marée haute et on peut donc prendre le petit raccourci au milieu des glaçons. On profite de l’étale pour remonter le fjord, sans oser s’approcher trop près du glacier. Nous en sommes là à 2 km d’après le GPS et ça nous semble bien suffisant. Nous dérangeons quelques phoques vautrés sur les icebergs. On va faire le plein dans ce petit chenal où on a enfin dégoté une cascade relativement accessible où on peut remplir un bidon sans se faire doucher en même temps. Puis le courant s’inverse et nous nous retrouvons sur un véritable tapis roulant d’icebergs qui nous emmène lentement mais sûrement vers notre bivouac. En plus on a un peu de vent dans le dos. Cool ! D’autant plus que le soleil arrive ENFIN. Ahhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Ca fait du bieeeeeeeennnnnnnnn ! Ohhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhhh ! Que c’est bôôôôôôôô ! Non ! Caroline ne s’est pas transformée en Shiva. Elle a simplement récupéré la pagaie perdue par Fred, tout absorbé qu’il était par le maniement du caméscope qui avec la chaleur du soleil se remplit de buée ! Petit arrêt Twix au soleil, mmmmhhhh ! On fait le tour de notre îlot pour aller voir cette colonie d’oiseaux de plus près. Ils sont des centaines à virevolter au-dessus de nos têtes par vagues coordonnées. Curieusement et à notre grande satisfaction, nous ne recevrons aucun « cadeau » On approche les nids de tout près (heureusement, avec l’objectif que j’ai…), il n’y a pas de houle et on est vraiment au pied de la falaise. Je fais plein de photos, espérant en avoir quelques unes qui soient nettes vu que je ne peux pas régler la vitesse. On quitte finalement cette colonie assourdissante pour pagayer vers notre bivouac situé juste au-dessus de la plage sur laquelle j’aperçois soudain… un ours noir, encore un ! Il déambule tranquillement, totalement indifférent à notre présence, pourtant c’est sûr il a du nous voir, nous sommes à 150 m tout au plus. Youpi !! M….. ! Full card !!! Ma carte mémoire est pleine de photos d’oiseaux floues ! Pas trop de regret tout de même car on est trop loin pour le 24 mm et on ne veut pas s’approcher de peur de faire fuir la bestiole. Fred « l’attrape » au caméscope. Il prend son temps, zigzague, renifle, gratouille le sable et parcourt finalement toute la plage d’un bout à l’autre pour traverser le petit chenal avant d’aller longuement inspecter une zone herbeuse sur « le continent » où on l’observe encore un bon moment avant qu’il ne disparaisse. On est tout content de cette apparition mais aussi un peu inquiet car, en gros, vu sa trajectoire, il venait sans doute de notre campement. Dans quel état allons-nous le retrouver ? Intact ! Il faut dire que la bouffe est dans des sacs ou bidons étanches ce qui doit limiter les odeurs. On avait aussi allumé la clôture électrique qui protège la tente, pas envie de se retrouver « à la rue » avec ce climat ! Ouf ! Quelle journée ! Le glacier, les icebergs, les oiseaux et pour finir cet ours et tout ça avec du soleil ! La fin d’après-midi se passe à buller au soleil. Pour une fois il y a quelques mouches et moustiques si peu nombreux que Fred néglige de mettre du produit anti-moustiques. Il le paiera cher avec l’apparition, curieusement quelques jours plus tard, de dizaines de piqûres douloureuses dans le dos, sur les jambes et les bras. On découvre émerveillé le paysage qui nous entoure, c’est grandiose et poétique en même temps. Arnaud et Marion fourbissent leurs armes (des bâtons taillés en pointe) pour les chamallows grillés de ce soir. Avons-nous été repérés à cause de l’épaisse fumée générée par notre feu de bois mouillé ? Vers 20h30, nous voyons arriver 3 kayakistes dans « notre baie », scrogneugneu. Très vite, nous somme rassurés, ils doivent être aussi sauvages que nous car ils vont s’installer sur le continent, précisément là où l’ours avait longuement reniflé l’herbe avant de disparaitre. Faut-il les prévenir ? Bah, de toute façon tout le monde ici sait qu’il y a des ours : le coin est jonché de traces et crottes. Ce sont des grands garçons, laissons les tranquilles. Très bonne nuit sans pluie !
Vers Dual Head (Ve 06/08) Il fait « beau », c’est-à-dire qu’il ne pleut pas mais il n’y a pas de soleil. Au moment où nous chargeons les kayaks, un de nos voisins vient nous dire bonjour (c’est marée basse et le chenal est à sec) Ils ont eu ce matin la visite de l’ours qui heureusement s’est révélé » très timide ». Il nous demande des infos sur la quantité de glace dans le Nassau Fjord où ils comptent aller aujourd’hui. Apparemment l’endroit a l’air assez piégeux : Brooke nous avait d’ailleurs déconseillé d’y bivouaquer car selon le vent et le courant il arrive que l’on puisse y rester bloqué par la glace. Ils se sont fait déposer sur Knight Island et se feront récupérer dans quelques jours à Point Nowell. Aujourd’hui nous avons une courte étape jusqu’à Dual Head, lieu de RDV pour notre « pick-up ». Nous allons y passer 2 nuits ce qui nous permettra d’explorer un peu les environs. Les rencontres avec des baleines y sont parait-il fréquentes… je lève le suspense de suite : on n’en verra pas malgré la fréquentation d’Orca Cove et de Whale Bay. On aurait peut-être du aller jusqu’à Humpback Cove ou Mink Cove ! Faut dire que vu la pluie qui s’est remise à tomber dès midi on n’a pas été très courageux et on a passé l’après-midi au coin du feu. On est si bien sur notre petite presqu’île perso. Pas de place à Dual Head ! La foule du mois d’août sans doute : il y a 3 tentes et plus de place. Heureusement qu’on a trouvé ce petit lopin un peu plus loin. Comme personne ne vient jamais là, il y a plein de bois. Ca tombe bien Arnaud a entrepris de défricher l’Alaska. Il y a du boulot ! Un peu glissantes ces boîtes à ours !
Dual Head. Orca Cove (Sa 07/08) Ce matin il y a dans la tente une luminosité tout-à-fait inhabituelle qui me fait me lever d’un bond! Mais wouihhh il y a du soleil ! Quelques nuages aussi d’ailleurs et c’est tant mieux ! Nan ? C’est marée basse et notre périmètre d’action passe donc de 50 à 500 mètres. La forêt en arrière plan est comme d’habitude absolument impénétrable et on ne peut que longer la mer si le relief le permet. En l’occurrence je repère une belle cascade et en profite pour un récurage complet avant le retour demain à la civilisation ! Ah, ça fait du bien et ça me fait un alibi pour ne pas participer au ramassage des ridicules petites moules (en Amérique tout est grand sauf les moules) avec lesquelles Fred compte améliorer l’ordinaire (rappelez-vous notre erreur de calcul en faisant les courses) Au fil de la matinée, le soleil finit par s’imposer et nous en profitons pour à nouveau jouer les fées du logis. Marion bouquine, Arnaud continue de défricher, tandis que Caroline perd notre 10ème et dernier leurre. J’avais bien dit que le fil était trop fin pour les gros poissons d‘Alaska mais Fred avait décrété qu’on verrait bien. Comme je n’aime ni pêcher, ni tuer, ni nettoyer les poissons, je n’ai pas insisté. On a bien vu ! Il y a maintenant une dizaine de pauvres poissons qui se baladent avec un piercing. Festin de moules à midi, bravo Fred, elles sont petites mais excellentes ! Après ça, nous partons pour un ultime tour en kayak vers Orca Cove. J’adore me faufiler dans ces petites criques où on a l’impression de naviguer dans une prairie. On arrive enfin au fond de la baie d’Orca Cove et on y découvre une belle rivière pleine de saumons. Ca frétille de partout là-dedans. L’herbe des berges est toute aplatie et il y a plein de crottes d’ours partout. A moitié rassuré on remonte un peu la rivière puis la végétation s’épaissit et on préfère faire demi-tour. Un superbe aigle-pêcheur surveille nos allées et venues. L’eau est peu profonde, on n’a plus qu’un maigre paquet de nouilles pour ce soir, c’en est trop, Fred n’y résiste pas ! Sus aux saumons ! On peut réellement parler de pêche sportive, même si elle n’est pas très élégante…. Ames sensibles, abstenez-vous de regarder cette vidéo ! L’aigle d’ailleurs s’est envolé à tire d’aile ! En vue du camp, la pluie se remet à tomber : on devient d’autant plus philosophe que le camp est déjà installé. Dans la soirée on voit passer 2 kayakistes avec lesquels nous échangeons quelques mots : ils nous avertissent de l’arrivée de vents forts pour demain après-midi et nous les rassurons en leur disant que nous rentrons en water taxi demain matin. Eux prévoient de pagayer jusqu’à Whittier en une dizaine de jours. Ils sont venus avec le ferry Kennicott qui dessert Chenega Bay sur Ewans Island. C’est une solution bien plus économique que le water taxi mais les dates du ferry (voir le site de Alaska Ferry Adventures) ne nous convenaient pas. Pas envie non plus de pagayer près de Whittier, au milieu des bateaux à moteur. Nous sommes bien contents d’échapper à cette tempête : au total on n’aura pratiquement jamais eu ni vent ni la moindre houle, des conditions idéales pour le kayak si on fait abstraction de la pluie ! Je profite du téléphone satellite pour prévenir Epiccharter de notre position puisque nous ne sommes pas tout à fait au lieu de RDV prévu. Heureusement l’endroit est tout à fait propice pour beacher le bateau. Nous passons la soirée à alimenter un feu d’enfer avec tout ce qu’Arnaud a coupé. Dernière séance chamallows grillés, sous la pluie.
Retour à la civilisation (Di 08/08) A 9h pile, le bateau d’Epiccharters accoste et nous embarquons – sous la pluie et dans le brouillard. 2h plus tard, nous débarquons, réglons le solde de la location+transferts (ils nous font une remise de 100$ car « tout s’est bien passé ». Je crois qu’ils étaient un peu inquiets. Ils nous ont dit que c’était rare que des européens s’aventurent ainsi sans guide) et renonçons à la randonnée vers Portage Pass, que j’avais envisagée car…il pleut et le ciel est bien bas. Nous repassons par le tunnel pour aller jusqu’à Girdwood et son AJ, dans le jardin de laquelle nous mettons à sécher tente, duvets et combinaisons (mais oui, il ne pleut plus !) puis nous passons une paire d’heures à regarder les pêcheurs de la rivière voisine. On a l’impression que certains attrapent plusieurs fois le même poisson, qu’ils relâchent à chaque fois ! Une sorte de contrat entre le poisson qui gagne un ver ( ?) à chaque fois et le pêcheur qui satisfait son ego ! Bonne douche ramollissante puis grosse lessive à Girdwood, nous sommes fin prêts pour la suite de nos aventures.
Vers Talkeetna (Lun 09/08) Ca souffle très fort ce matin sur le Turnagain Arm, on est bien content de ne pas être dans nos kayaks… Après un ravitaillement au Wal Mart (où nous achetons un 2ème réchaud Coleman et des cartouches Coleman, il n’y a plus de cartouches pour le Primus…), nous arrivons chez Alaska Raft Connection en fin de matinée. Il ne nous faut pas moins de 1h30 pour réussir à charger la voiture : après différents essais, on met les avirons et 3 sacs sur le toit et le raft et les autres sacs à l’intérieur. On laisse 2 sacs pleins d’affaires inutiles chez Brian. La route vers Talkeetna est facile mais monotone, entre deux rangées d’épinettes (faut dire que vu le temps on ne voit rien mais je ne suis pas sûre qu’il y ait grand-chose à voir !) : il nous faut un peu plus de 3h car il y a des travaux. J’ai réservé la Little Cabin in the Back de la Talkeetna Roadhouse. On y arrive en milieu d’après-midi ce qui nous laisse le temps d’aller repérer l’endroit le plus propice pour notre arrivée en raft (facile, il n’y en a qu’un) et de préparer notre matériel. C’est alors que Fred réalise que les cartouches Coleman ne vont pas sur le réchaud Coleman !! Enfer et damnation ! Pas de panique, Talkeetna est la ville qui sert de point de départ pour les ascensions du Denali, on va forcément trouver ce qu’il nous faut… Bah non, le village, pas bien grand et très touristique compte plusieurs mignonnes petites boutiques mais on n’y trouve que des « souvenirs » et rien de vraiment utile. Pas plus de chance à la groceries. Tout le monde est vraiment désolé, farfouille un peu partout, en vain. Grmbl ! Je prends la voiture pour retourner à la jonction avec la Parks Highway (14 miles X2) où se trouve un supermarché : ils explorent leurs stocks de fond en comble, rien, que des cartouches identiques à celles qu’on a et qui ne vont pas ! Impossible de partir sans gaz d’autant que la météo prévoit un temps pourri pour les 3 prochains jours. Je suis d’ailleurs un peu inquiète quant au niveau de la rivière. C’est alors que je me rappelle que Tom Waite de Denali Overland, qui doit nous véhiculer jusqu’au départ de notre parcours en raft m’avait écrit qu’il était un ancien guide de raft. Peut-être a-t-il du matos outdoor ? Je l’appelle et 5 mn plus tard il arrive avec les cartouches tant espérées : on est sauvé ! J’en profite pour lui demander ce qu’il pense de la rivière. Il me dit l’avoir descendue la semaine dernière et que c’était « nice ». Ce qui me chiffonne un peu est qu’il ne semble pas avoir connaissance du logjam (amoncellement d’arbres) qui bloque la rivière au mile 3,1 (J’ai eu cette info sur Alaska Outdoors Forums et elle est toute fraiche -moins de 2 semaines) Bizarre… Peut-être quelqu’un a-t-il récemment dégagé cet obstacle finalement (sur le forum précité quelqu’un avait parlé de dynamiter le tas de bois, un autre voulait l’attaquer à la tronçonneuse !) Très sympa cette Roadhouse, assez dans son jus, avec plein de photos accrochées un peu partout aux murs des différentes expéditions vers le Denali, des revues du National Geographic plus vieilles que moi, un vieux piano désaccordé et une cuisine roborative et bon marché qui attire une clientèle d’habitués assez haute en couleur. La Little Cabin est tout en rondins, très douillette mais il faut faire quelques pas pour les sanitaires qui sont dans la maison principale.
En route vers East Fork of the Chulitna RAFT J1 (Ma 10/08) A 9h00 comme prévu, Bill, le collègue de Tom nous emmène dans son gros van au départ de la descente en raft, 80 miles et 1h20. Il nous faudra 3 ou 4 jours pour redescendre. Je sens qu’il est inquiet, il nous demande si on a déjà fait du raft, si on a un téléphone satellite, des allumettes, quel jour on compte arriver, etc.…. C’est là qu’on comprend qu’on ne part pas pour une balade de santé…. Bref, nous arrivons enfin au bord de la rivière, aux environs du mile 185 de la George Parks Highway et il nous fait ses adieux. Inutile de préciser qu’il pleut toujours : on commence donc par monter le tarp pour casser une petite croûte et mettre nos combinaisons sèches (façon de parler, hum !) On gonfle le raft et le canoë, on met le matériel dans le raft et c’est parti pour 77 miles (123 km) : Arnaud et Caroline dans le canoë, Fred, Marion et moi dans le raft. J’ai lu partout que c’était les 7 premiers miles les plus amusants, ceux que l’ont effectue sur East Fork of the Chulitna, qui n’est pas une rivière glaciaire (donc théoriquement limpide, sans limon) et qu’il faut prendre son temps pour la déguster. En effet, Caroline et Arnaud se sont bien amusés avec le canoë mais en raft, quelle galère ! La rivière est en fait trop étroite par rapport à la largeur du raft et de ses avirons, si bien qu’on est le jouet des flots, gonflés par la pluie qui dure depuis plusieurs jours, ce qui donne le sentiment d’être une bille dans un flipper. On se fait violemment projeter de rocher en tronc d’arbre sans pouvoir y faire grand-chose. On n’en mène pas large d’autant plus que je guette ce fameux barrage de bois. Heureusement je sais qu’en étant attentif on l’aperçoit à temps et qu’il est facile à contourner. En effet, nous le passons facilement en tirant le raft sur les galets ronds pendant une trentaine de mètres. Je réalise alors que Tom n’a pas descendu récemment cette partie de la rivière…. Bon… bah, on verra bien. Après l’obstacle, Marion préfère embarquer sur le canoë tellement on est balloté sur le raft. On parcourt encore quelques miles jusqu’à la jonction avec West Fork of the Chulitna : à partir de là, le débit double et ça devrait aller mieux. On essaie de positiver même si avec la pluie et le ciel bouché, on a un peu de mal !
Chulitna RAFT J2 (Me 11/08) Pluie…. Quel dommage, on passe entre des falaises ocre sur lesquelles un rayon de soleil serait du plus bel effet. Idem pour une partie en canyon…. On se débrouille mieux, la rivière étant plus large, mais on se fait tout de même une belle frayeur en se faisant drosser contre une paroi rocheuse. Le raft prend de la gîte, pas plus de 45°C, ça dure quelques secondes puis nous nous échappons. Le raft est autovideur, heureusement ! Marion est revenue dans le raft car le canoë est plus difficile à manœuvrer à 3. On avance vite car le courant est puissant : le GPS nous indique à un moment 14,8 km/h sans donner un coup d’aviron. Fred, aux avirons, et les grands dans le canoë n’ont pas froid mais Marion et moi, inactives, sommes obligées de faire de grands moulinets avec les bras pour nous réchauffer, ce qui ne manque pas de susciter quelques fous rires et par la suite d’engendrer quelques courbatures ! Il faut dire qu’en plus de la pluie on a maintenant le vent dans le nez. Dire que j’ai choisi cette rivière pour ses paysages ! Le plafond nuageux est à 100m ! A part quelques aigles et canards, pas le moindre animal à l’horizon (bouché il est vrai) Avec ce temps le paysage est absolument lugubre : la rivière s’étale sur plusieurs centaines de mètres et se divise en différents bras qui se faufilent entre des gravières grisâtres. L’eau est chargée de limon si bien qu’il est impossible de détecter la présence de rochers ou de hauts-fonds. Le lit de la rivière est jonché de souches d’arbres immenses que nous avons parfois bien du mal à éviter. Certains dérivent parfois au fil de l’eau. Le niveau de la Chulitna est si haut qu’il faut prendre garde de ne pas se laisser embarquer dans une veine qui passe carrément dans des forêts denses de saules. Vive les vacances ! Je voulais du wild, on est servi ! Après 30 miles parcourus à un train d’enfer, on pose le camp à la jonction avec Fountain River. De mieux en mieux : le brouillard tombe, tout baigne ! Fred, qui en vraiment plein les biscottos (manier un raft est bien plus physique qu’un kayak ou un canoë !) trouve comme d’habitude le courage de nous préparer un bon repas qui a pour vertu de remonter le moral des troupes. Un bon petit feu, quelques chamallows, une tente douillette et ça va mieux !
Chulitna RAFT J3 (JE 12/08) C’est le pompon ! Il y a un brouillard à couper au couteau à tel point qu’on a peur de se perdre de vue d’un bateau à l’autre. A part ça, il pleut mais ça c’est normal… On est à peu près à mi-chemin, il reste une quarantaine de miles… La rivière s’élargit de plus en plus et on a du mal à choisir notre route entre les multiples bras : on fait ça à l’instinct puisqu’on n’y voit pas à 50 m. On reste dans la veine du courant le plus fort et ça marche bien jusqu’au moment où celui-ci nous emmène irrémédiablement vers un arbre sur la souche duquel, pointée vers l’amont, nous venons violemment buter. Une des racines vient se coincer dans la ligne de vie qui entoure le raft, il me faut quelques secondes pour la dégager mais c’est trop tard : le courant plaque le raft à la verticale contre la souche, nous nous cramponnons tous les 3 aux racines pour ne pas passer à l’eau. Arnaud depuis le canoë nous hurle de tout lâcher mais il n’est en pas question ! Pas envie de nous retrouver dans une eau à moins de 5°C, même avec les combinaisons étanches et les gilets. Je réfléchis à 200 à l’heure : pas d’idée là, m…alors ! Je crois bien que c’est la première fois que ça m’arrive et c’est très désagréable ! Au bout de ce qui nous a semblé une éternité (mais sans doute pas plus de 30 secondes), la pression du courant emporte les sacs rangés à l’avant, retenus heureusement par un bout de sécurité assez long : tout ça part à l’eau, le courant pousse dessus et cette force supplémentaire fait pivoter la souche et libère le raft ! Ouah la trouille ! Ne reste plus qu’à récupérer la glacière et les 2 bidons d’eau qui n’étaient pas assurés. On se rendra compte le soir qu’on a perdu nos 2 gourdes, on s’en sort bien ! Quelques centaines de mètres plus loin la rivière retrouve un lit plus étroit : il n’y a qu’un flux unique, on avance bien à tel point qu’on envisage un moment d’aller d’une traite jusqu’à Talkeetna pour en finir au plus vite avec cette rivière ! Mais ça nous ferait naviguer jusqu’à la tombée de la nuit et avec la fatigue accumulée et nos récentes émotions, ça ne nous parait finalement pas prudent. Quelques km après le pont situé à proximité du Denali Princess Lodge (soit après 20 miles de navigation), nous installons le bivouac sur une petite île. L’endroit ne m’emballe pas car nous sommes très près du niveau de l’eau et je me méfie avec toute cette pluie d’une éventuelle montée de la rivière pendant la nuit. On amarre soigneusement les bateaux et on range du mieux qu’on peut les affaires pour un éventuel départ précipité dans la nuit. Je place un repère au bord de l’eau : ça a l’air de plutôt descendre. Ouf, pourvu que ça dure ! Il nous reste une vingtaine de miles jusqu’à Talkeetna, qui devraient ne pas poser de problème, aussi nous festoyons en liquidant nos dernières victuailles. Après ça je vais faire la vaisselle à une trentaine de mètres en amont. Fred et les enfants font griller des chamallows en me tournant le dos pour éviter la fumée car il y a un peu de vent. Je suis là, à 4 pattes au bord de l’eau quand malgré le grondement de la rivière, je perçois un bruit de voix. Alors que nous n’avons vu personne depuis 3 jours, arrive un raft bien chargé dont les occupants me saluent en passant. Je leur réponds d’un signe de la main quand je les vois s’agiter de plus en plus : qu’ils sont chaleureux et conviviaux ces américains tout de même! Le chien aussi, qui se met même à aboyer, sympa ! C’est alors que j’entends la petite voix de Marion : « Maman, il y a un ours derrière toi ! » Bon sang ! Mais à quelle distance ?! Pensé-je le temps de me retourner ! Quelle journée ! Un grizzly avance droit sur moi, il est à 20m. Habillée de gris anthracite, à 4 pattes au bord de l’eau, je comprends qu’il a du me prendre pour un animal. Je m’empresse de lui prouver qu’il se trompe en me redressant de toute ma hauteur et en lui parlant (je ne sais plus ce que je lui ai dit) tout en suggérant aux autres de trouver le bear spray au plus vite ! Ah ben oui, tiens, ils n’y avaient même pas pensé : Fred s’est précipité sur son caméscope, Marion sur l’appareil photo. Nan mais j’vous jure, des vrais touristes ! A défaut de bear spray je me saisis de ma gamelle fraîchement lavée dans la rivière, tend la poêle à Arnaud et nous les frappons énergiquement avec des galets. Caroline déniche enfin le bear spray (dire que les premiers jours je le mettais à la ceinture !) Le raft providentiel (on peut le dire) disparait très vite dans le brouillard : ses occupants nous hurlent sans doute quelques conseils auxquels on ne comprend rien. On les remercie en vitesse avant de nous retourner vers notre ours, qui n’a pas du tout envie de partir. En rang serré on avance vers lui en criant et en frappant nos gamelles : à contrecoeur il finit par faire demi-tour, traverse un petit chenal et quitte très lentement notre île pour disparaitre un peu plus loin dans la forêt. Glups, on est déstabilisé par son sang-froid : il n’a absolument pas peur de nous, c’est clair. On envisage un moment de déplacer le camp mais il est déjà 21h et nous n’aurions pas le temps de nous réinstaller avant la nuit. Fred suggère de monter des tours de garde mais avec ce brouillard, c’est complètement illusoire, on n’y voit rien ! Le temps d’installer la clôture anti-ours autour de la tente (bah oui on avait décidé de ne pas la mettre pour la dernière nuit, déçus de ne pas avoir vu un seul ours pendant toute la descente), le voilà qui revient tranquillement ! M…. !!! Il commence à faire très sombre, il est maintenant vraiment impossible de déménager, il faut jouer le tout pour le tout et lui faire vraiment peur, mais comment ?! C’est Marion qui aura le dernier mot : alors qu’elle l’avait trouvé très mignon la 1ère fois, elle commence à en avoir vraiment marre ce coup-ci et le lui fait savoir de sa voix haut perchée ! Bingo, il n’aime pas les aigus ! On le course en poussant des cris perçants, tout en restant à bonne distance pour ne pas l’acculer et il se précipite en courant dans la rivière dont le courant l’emporte bien loin en aval du camp. Il prend pied (patte) sur la berge opposée et disparaît dans la forêt ! Ouf, cette fois-ci c’est bon, il a compris à qui il avait à faire, non mais ! Enfin, on espère…. On installe tout de même la bouffe à bonne distance de la tente, c’est plus prudent.
4ème et dernier jour de raft sur la Chulitna (Ve 13/08) Pas de pluie cette nuit, tous les espoirs sont permis ! Pas d’ours non plus, la bouffe n’a pas bougé ! En route pour les 20 derniers miles jusqu’à Talkeetna ! Au moment où nous mettons à l’eau arrivent 3 rafts chargés de touristes qui font une descente à la journée. On se dit que ça doit être tranquille dorénavant vu la moyenne d’âge des passagers. Ils viennent du Denali Princess Lodge et sont tout étonnés que l’on vienne de East Fork. Tiens… Le lit de la rivière s’élargit à nouveau mais avec le temps qui se dégage l’impression est toute autre que les jours précédents : une nature vierge, sauvage et préservée. En dehors des agglomérations qui s’apparentent le plus souvent à des casse-autos, la nature en Alaska est absolument indemne de toute cochonnerie, que ce soir dans l’intérieur du pays ou sur les côtes. Bon, ne parlons pas du pétrole et des pipelines !!! C’est une nature puissance 10 par rapport à ce que nous connaissons en Europe. On peut pagayer en mer ou sur les rivières pendant des jours sans croiser ni route, ni ligne électrique, ni barrage, ni maison, ni bouteille en plastique, ni morceau de filet de pêche, ni boite de conserve, ni cannette, ni rien qui vienne nous rappeler qu’il y a des hommes quelque part sur la planète. Et en plus, quand il fait moche, qu’il pleut, que le temps est couvert, on ne voit pas non plus les avions et leurs traces ! Positivons ! Au détour d’un méandre, nous avons soudain une apparition ! Le Mont Denali dans toute sa splendeur, illuminé par le soleil du matin. 6194 mètres (c’est le plus haut sommet d’Amérique du Nord) qui émergent d’un coup de la toundra et c’est ce qui le rend vraiment impressionnant. Quand on le cherche dans le ciel ennuagé, habitué à nos sommets entourés de chaînes secondaires, type Préalpes par exemple, on est à chaque fois surpris de le trouver si haut sur l’horizon. Certes le Denali fait partie de l’Alaska Range, magnifique chaîne de montagnes qui s’étire d’est en ouest sur plus de 600 km mais cette chaîne est très étroite si bien que la montagne semble littéralement jaillir de la plaine. Il faut dire aussi que le 2ème sommet de la chaîne, le Mount Foraker, voisin du Denali est presque 1 km moins haut. Bref l’effet est saisissant ! Ce relief énorme crée un microclimat qui fait qu’on ne peut voir le sommet que moins de 20% du temps ce qui a pour effet de placer son observateur dans un état d’euphorie exaltée ! Et c’est exactement ce qui nous arrive ! On oublie (presque) les épreuves des jours passés et on profite à 200% de ces heures privilégiées. Faut dire qu’on ne les a pas volées ! Je suis sûre que la vue du Denali ne procure pas le même effet à ces touristes des autres rafts qui ont passé une confortable nuit au Denali Princess Lodge ! Nous passons au pied des falaises de sable dont Tom nous a dit qu’elles étaient à une heure de Talkeetna. Il faut maintenant bien tenir notre gauche pour ne pas louper le village. Un dernier effort pour croiser le flux de la Susitna puis de la Talkeetna River et nous voilà déjà arrivés ! Ralalala, si seulement on avait pu avoir une autre journée comme celle-là ! Mais bon, qui ne tente rien… Nous portons le raft et le matériel jusqu’à la voiture, remballons le tout (tout est trempé et plein de sable limoneux gris très fin, mmmhhh) et allons prendre nos quartiers à la Roadhouse. Qui voit-on arriver bientôt ? Bill le chauffeur qui est tout content de nous voir là ! Nous aussi ! Douche, lessive, internet…. Comme c’est bon le confort moderne, même si la nuit a été perturbée par un générateur qui n’a cessé de tourner : au moins ça m’a permis de bien profiter du contact des draps frais et de l’impression de nid douillet dégagée par les murs en rondins.
Retour sur Anchorage (SA 14/08) Il pleut, tiens ! A vrai dire ça m’aurait vraiment fait râler qu’il fasse beau en partant ! On a RDV à 14h30 chez Brian pour rendre le raft donc on a le temps de faire un petit détour par Hatcher Pass (piste d’environ 50 miles entre Willow et Palmer, qui passe dans la montagne, bien plus belle que la route normale par Wassilia)d’autant plus qu’en allant vers le sud, le temps s’arrange. Dès les premiers miles de cette route, nous rencontrons une femelle élan et son petit, chouette ! La piste est facile et les paysages agréables. Il y a plein de campeurs motorisés installés pour le WE avec gros 4X4, grosses remorques pleines de quad, grosses caravanes, gros barbecues, gros chiens, grosses glacières, qui sont là pour pêcher (de gros poissons ?) Ils nous font penser à des pionniers des temps modernes, même si ce n’est que pour un WE. Certains semblent installés plus durablement : je pense que ce sont des chercheurs d’or car on croise régulièrement des pancartes indiquant qu’ici ou là c’est un claim réservé. Finalement nous n’aurons pas de soleil plus haut dans la montagne… Après le col nous hésitons à visiter Independance Mine mais avec ce temps gris, visiter des vestiges miniers ne nous emballe pas. On préfère refaire un tour vers les hydravions : on adore ce spectacle inhabituel pour nous. Après avoir rendu le raft, le téléphone satellite et le bear spray, nous filons déposer les enfants et le matos chez Great Alaskan Holidays (GAH, le loueur de camping car) avant d’aller rendre la voiture à l’aéroport en 2 mn chrono, où la navette de GAH vient nous chercher aussitôt. Le camping car est quasiment neuf, impeccable. On laisse 2 sacs en consigne chez GAH et habitué au camping car, on prend immédiatement nos marques. En route vers le Wal Mart où nous dévalisons les rayons de fruits et légumes ! Ras le bol de la mauvaise bouffe américaine (il doit exister de bons restaurants mais on n’est pas là pour ça !), des pâtes et du riz ! Le camping car est bien équipé (le four n’a jamais servi !), profitons-en ! On prend demain à 16h00 à Whittier le ferry pour Cordova (et son fameux Child’s Glacier. Cordova n’est pas reliée au réseau routier), nous ne devons donc pas trop nous éloigner. J’ai repéré une balade au-dessus de Hope que nous pourrions faire demain. Nous avançons donc jusqu’à Portage Lake où nous trouvons un coin pour dormir près de la rivière. Il pleut mais ça ne nous fait plus le même effet qu’avant !
Hope, Palmer Creek, Cordova (Di 15/08) Surprise ! Il fait beau ! La chance aurait-elle enfin tourné ? On roule jusqu’au lac pour prendre le petit déjeuner puis nous prenons la route vers Hope. On voit enfin le Turnagain Arm avec le soleil ! Au loin les Chugach Mountains. Hope serait un charmant petit hameau si ses habitants n’avaient pas fait le choix de créer un parking/camping pour RV (= camping car) juste en front de mer. Nous prenons la piste qui grimpe sur les hauteurs de Hope au-delà des arbres. C’est splendide ! Ca fait un bien fou de s’affranchir de ces arbres qui si souvent en Alaska ferment l’horizon. Heureusement que compte- tenu de la latitude de cet état, il suffit de monter de quelques centaines de mètres pour qu’ils disparaissent. C’est parti pour 3h d’une superbe balade au milieu des fleurs et des petits ruisseaux jusqu’à 2 mignons lacs glaciaires. On essaie de boucler la boucle mais le ferry ne nous attendra pas : il nous faut redescendre ! Nous voilà tout ragaillardis par cette belle randonnée ensoleillée. Tout ça nous donne bien envie une autre fois de découvrir la péninsule de Kenaï que nous allons zapper cette fois-ci. En quittant Hope, nous croisons 2 ours noirs qui traversent la route ! En arrivant à Whittier, il….. (Quel suspense…)…..pleut ! A 15h, l’embarquement sur le ferry, assez laborieux (on n’est pas en Norvège) commence. J’ai réservé les billets sur le site de Alaska Marine Highway il y a très longtemps. Le ferry est en fait loin d’être plein, sans doute à cause du temps… A 16h, on appareille sous la pluie et ça continue pendant toute la traversée. Le ferry très récent marche à 38 nœuds ! A 19h15, après avoir parcouru les 150 km de large du Prince William Sound, nous arrivons à Cordova avec un timide rayon de soleil. Pas vu le moindre animal marin pendant la traversée… Il y a pourtant à bord du ferrry une rangerette équipée de jumelles qui traque la bestiole mais rien… Nous prenons la route vers le sud qui mène à Hartney Bay (car j’envisage demain si le temps le permet de faire le Heney Ridge Trail et nous serons ainsi à pied d’œuvre) et découvrons la baie sous une lumière divine. Vite, vite, on se gare près du pont pour en profiter. Quelle surprise ! C’est marée haute et il ya quelques phoques qui chassent le saumon dans la baie, passant et repassant sous le pont où nous nous tenons. On voit distinctement un saumon essayer de se cacher dans les anfractuosités de la berge pour échapper à son prédateur. Pour une fois, il y a pas mal de moustiques au point que l’un d’entre nous doit s’arracher à ce spectacle pour aller chercher le répulsif. On se trouve un coin au bord de l’eau juste à côté du pont pour passer la nuit. De nos fenêtres (non équipées de double vitrage, dommage car la buée est très gênante) nous observons les phoques qui chassent.
Cordova, Child’s Glacier (Lu 16/08) C’est râpé pour la rando, tout est dans les nuages et… il pleut. Du coup on prend notre temps avant de filer vers l’est et le Child’s Glacier. On fait quelques courses, un petit tour dans l’Ilanka Cultural center. En route vers Child’s Glacier on fait un petit détour vers Alaganik Slough où la passerelle qui permet d’observer les marais est en travaux… On arrive enfin après un parcours d’environ 50 miles (dont les ¾ de piste facile) au campground de Child’s Glacier. Les craquements du glacier sont très impressionnants, ça résonne dans toute la cage thoracique et en plus ils sont très fréquents. On gare le camping car et on file voir le glacier ! C’est tout juste si on peut en apercevoir un bout ! Le temps est exécrable ! D’ailleurs à part l’host du camping (que nous ne verrons même pas) et une tente, il n’y a que nous ! Les autres ont été plus malins et attendent un meilleur créneau météo, ce qui se conçoit vu le prix du ferry ! Si c’était à refaire je ne prendrais des billets qu’au dernier moment, en fonction de la météo, au risque de ne pas avoir de place… Consolons-nous, à défaut de voir le glacier on l’entend et on le perçoit (je pense que la sensation pour un aveugle doit être terrible !) Allons voir à quoi ressemble ce fameux Million Dollar Bridge ! Il s’agit d’un pont construit vers 1945 sur la Copper River dans le but de relier Chitina et la Richardson Highway à la Copper Highway et Cordova (pour le moment Cordova reste donc inaccessible par la route) Ce pont a été endommagé par le fameux tremblement de terre de 1964 et du coup le projet de route a avorté. En 2005 les autorités ont renforcé le pont, craignant qu’il ne s’abime encore plus en posant 2 piles métalliques de part et d’autre de la zone où le tablier du pont s’est décalé d’environ 70 cm. Bref, on peut passer dessus en toute sécurité (tiens je viens de lire dans le Milepost qu’il est limité à 6600lbs, notre camping car faisait bien 4,5T mais on n’a pas vu de panneau…). On essaie de continuer la piste aussi loin que possible mais au bout de quelques km les bas côtés sont envahis par la végétation qui nous empêche de passer. Soirée crêpes rythmée par les grondements du glacier.
Child’s Glacier, Cordova (Ma 17/08) Le vent dilue un peu le brouillard : on voit mieux le (bas du) glacier ce matin. Sans interruption, des séracs s’écroulent dans la Copper River, c’est fascinant. Ca génère des vagues d’à peine une quarantaine de cm de haut qui sont vite freinées par le courant de la rivière. On a du mal à imaginer la taille des séracs qui ont pu générer les vagues énormes, de véritables tsunamis qui sont indiqués sur ce panneau. On repasse le Million Dollar Bridge, la vue est moins brumeuse qu’hier. On tente une petite balade à droite juste avant le pont mais on trouve d’énormes traces de grizzly toutes fraîches, accompagnées de traces de bébé ours et la végétation est si dense qu’on a vraiment peur de se trouver nez à nez avec leurs propriétaires. Demi-tour donc, de toute façon… il… pleut ! On reprend la piste vers Cordova : un énorme élan mâle s’enfuit dans la forêt clairsemée inondée par la Copper River, magnifique animal, fugace apparition. J’ai repéré quelques randonnées dans le coin mais avec ce temps il est inutile de grimper, on serait dans les nuages. En route donc pour Saddlebag Trail : 10 km A/R dont la première moitié dans une forêt aux arbres couverts de mousse, assez monotone. La 2ème moitié est un peu plus variée, elle chemine dans une vallée encaissée où court un petit ruisseau. Il y a des dizaines de crottes d’ours, on n’en a jamais vu autant. « Promenons-nous dans les bois, tralalalala… !» On arrive finalement à un petit lac où se jette un glacier moribond. Bof… Pas de pluie durant cette rando, mais on a les jambes trempées à cause de la végétation. De retour au camping car, elle reprend…. On va voir à quoi ressemble le coin d’Orca Road, au nord de Cordova, glauque… Demi-tour vers Hartney Bay et comme l’avant-veille, on a droit à un petit rayon de soleil. On aime cet endroit ! On dort là !
Ferry pour Valdez, Denali Highway (Me 18/08) A 8 h30, le ferry appareille : on quitte Cordova sous le soleil. Je suis dégoûtée car il a plu quasiment sans interruption pendant les presque 72 h passées sur la péninsule. Pfff… On découvre des sommets dont seule la carte nous laissait soupçonner l’existence ! Toujours pas d’animaux marins (à part des loutres et des phoques) durant le trajet en ferry (2h45, environ 120 km) vers Valdez, mais de beaux paysages. Valdez se situe au fond d’un fjord qui semble emprisonner les nuages. Le terminal pétrolier (celui où le fameux Exxon Valdez était venu remplir ses soutes avant de faire naufrage, causant cette marée noire historique que tout le monde a encore en mémoire. C’était en 89…) a le bon goût de rester pudiquement caché dans le brouillard. On se gare sur le port pour y faire un petit tour et on tombe aussitôt sur cette adorable loutre qui batifole au fond du port, là où les gens mettent leurs bateaux à l’eau, sans la perturber le moins du monde. Trop mignonne ! Il faut dire que c’est la belle vie ici pour elle (faisons abstraction des résidus d’essence qui flottent à la surface de l’eau) car elle récupère sans effort les restes des saumons qui sont nettoyés sur le quai. Les mouettes aussi en profitent. Valdez nous a bien plu (avec du soleil, c’est plus facile) : on y trouve un mélange sympathique de bateaux de travail, de plaisance (il y a même quelques voiliers) et même quelques kayaks. Le tout au pied des montagnes ! Nous y faisons un gros ravitaillement (c’est bien plus cher qu’à Anchorage) car nous devons être autonomes pour les 5 jours à venir. Le trajet jusqu’au Denali National Park via la Richardson Highway puis la Denali Highway ne passe que dans des hameaux de quelques maisons. On ne trouve pas non plus grand-chose à l’entrée du Denali NP… Les 50 premiers km après Valdez sont agréables, très montagneux et spectaculaires. On redescend ensuite dans une plaine monotone (encore les épinettes qui forment un rideau continu de part et d’autre de la route) pendant une bonne centaine de km avant d’arriver à Paxson, point de départ de la fameuse Denali Highway. Nous y faisons le plein et c’est parti pour 135 miles (216 km) d’une piste superbe qu’on a adorée ! (attention, je crois que certains loueurs de camping cars ne l’autorisent pas) A cette latitude, la limite forêt/toundra n’est pas bien haute, environ 600 m. Nous allons longer toute la chaîne de l’Alaska Range sur son versant sud. La journée est déjà bien avancée, l’été se termine, c’est déjà le début de l’automne et les couleurs sont superbes. Quelle chance d’avoir du beau temps ! On se pose pour la nuit un peu après Tangle Lakes (dont la piste d’accès est fermée pour travaux).
Denali Highway (Je 19/08) On décolle de bonne heure, tout émoustillés par ce qui nous attend. Nous passons devant les trailhead de Landmark Gap Lake (rando en A/R jusqu’à un lac, au fond d’une large vallée) et Glacier Lake (très humide parait-il) pour monter jusqu’à Mac Larren Summit, plus haut point de la piste (1245 m) où nous allons nous balader. Bien pratique le popotin blanc des caribous pour les repérer de loin ! Voici enfin l’occasion de faire sécher la tente que nous transportons mouillée depuis presqu’une semaine. Il est encore tôt et comme nous sommes les premiers aujourd’hui sur ce sentier, nous rencontrons plein de caribous ! Les jeunes sont très curieux, comme celui-ci que je n’avais pas remarqué ! La toundra commence à prendre ses couleurs d’automne et c’est superbe ! On surplombe une vaste plaine qui curieusement me fait penser à une savane africaine. Nous cheminons entre des petits lacs d’origine glaciaire et y remarquons ces étranges tracés semi-circulaires. A la périphérie des cercles, les cailloux les plus gros, au milieu les petits. Bizarre ! J’ai lu que c’est la conséquence du gel et de la neige mais sans bien comprendre le détail de leur formation. Si quelqu’un sait ? Tout est beau ici, jusqu’au moindre détail ! Sur le chemin du retour, nous croisons des américains qui voyagent à 4 ou 5 camping cars (ils sont 20, de New York) avec plein d’enfants. Les montagnes ici sont déjà si impressionnantes qu’ils me demandent si c’est le Denali ! En fait on en est encore à 200 km et les montagnes ici ne font « qu’un peu plus de 4000m » ! Nous reprenons la piste, traversons la Susitna (nous l’avions déjà traversée en raft quelques jours plus tôt mais bien plus en aval, juste avant Talkeetna) et remontons ensuite sur un plateau qui offre une vue absolument époustouflante sur l’Alaska Range. On en reste scotché, à tel point qu’on décide de dormir là ! On est absolument hypnotisé par le spectacle. Bouquet final !
Denali Highway, J1 au Denali NP (Ve 20/08) Après un tel coucher de soleil, pas question de rater le lever! Le thermomètre doit être faux, il indique -3°C mais il n’y a pas de givre. Disons que le fond de l’air est frais. D’ailleurs, ça fume, tout là-bas, au niveau des lacs et rivières. Il doit y en avoir des animaux dans cette vallée (on est à 20 km des montagnes, selon le GPS) D’ailleurs il y a pas mal de chasseurs en quad (la chasse a rouvert le 15/08) mais on n’entend quasiment pas de coups de feu, tant mieux ! On croise puis on longe ensuite pendant un moment la Nenana River, que j’avais un moment envisagé de descendre en partie en canoë mais le temps nous manque car il faut une grande journée (20 miles, classe I. Il faut pagayer mais il parait que c’est très « scenic ») pour aller de son croisement avec la Denali Highway à celui sur la George Parks Highway. La Denali Highway descend finalement dans la plaine pour rejoindre la George Parks Highway. Cette Denali Highway était jusqu’à la construction de la George Parks Highway en 1972, la seule voie d’accès au Denali NP. Un hors d’œuvre magnifique ! 50 km plus au nord, nous entrons dans le Denali National Park. J’ai pas mal hésité à aller dans ce NP un peu particulier. Contrairement aux autres NP américains que l’on peut sillonner librement en voiture, celui-ci est très réglementé. Il y a une unique piste de 89 miles de long qui longe le massif du Denali sur son flanc nord. On peut aller avec son propre véhicule jusqu’au mile 15. Avec une réservation pour 3 nuits minimum au Teklanika River campground (mile 29) on peut y conduire son véhicule mais on n’a plus le droit d’y toucher jusqu’à ce qu’on quitte le parc. C’est le choix que nous avons fait. Au-delà, il faut marcher, pédaler, ou prendre le bus. Vu les distances, on opte pour le bus ! Il s’agit de bus très rustiques, la vitesse est limitée à 30 mph, ils font de nombreux arrêts pour voir les animaux, des arrêts-pipi toutes les 1h30 à 2h00… Bref, pour faire toute la piste aller-retour de l’entrée du parc à Wonder Lake, il faut… 11h ! Passer nos vacances dans un bus ne nous tentait pas vraiment mais s’il fallait en passer par là pour découvrir la faune et les paysages de ce parc, ben, on allait tenter l’expérience. Au pire, si ça nous gave trop, on pourrait toujours quitter le parc avant les 3 nuits. Après les formalités rapidement effectuées au WAC (Wilderness Access Center. NB : en cette fin août, il y avait de la place dans tous les campgrounds sauf Wonder lake, celui qui est au bout de la piste), nous prenons la route et au bout de quelques km, croisons un grizzly qui vient de couper la route à un bus ! Sur la route vers le Teklanika Campground, nous croisons quelques caribous. Camping pas terrible, un parking arboré disons, on est les uns sur les autres (en RV ce n’est pas trop grave mais pour les tentes, pas terrible), aucune vue (normal, le camping est caché dans la forêt, ce qui est louable), des toilettes et un robinet. Point positif, il est au bord du lit de la Teklanika (je précise le lit car la rivière, gringalette, est finalement assez éloignée) : l’hôtesse, très sympa, nous rappelle les consignes de sécurité (il y aurait un ours et un lynx qui rôderaient dans le coin, pas vus en ce qui nous concerne…) On pose le camping car et on saute dans le bus pour notre première balade, pas loin (il est déjà 14h) Après 45 minutes de bus (et un arrêt-pipi au bout de 10 mn, pour ceux qui viennent de l’entrée…), le chauffeur nous débarque à Cathedral Mountain, en même temps d’ailleurs qu’une autre famille avec 3 enfants. Aussitôt, la moyenne d’âge dans le bus remonte en flèche ! Pas beaucoup d’enfants au Denali… Ce sont des habitués et ils nous indiquent le chemin, qui finalement est facile à trouver car assez fréquenté. Il n’y a quasiment pas de sentiers officiels au Denali (sauf à l’entrée du parc) Dans les endroits assez fréquentés, on trouve des sentiers. Ailleurs et le plus souvent, c’est du hors-piste, pas toujours facile du fait de la végétation. Pas de chasse bien sûr dans le parc, si bien que l’on peut facilement approcher les animaux, qui ne nous ont toutefois pas semblé beaucoup plus nombreux qu’ailleurs. On contourne une curieuse montagne de sable ocre pour finalement surplomber une impressionnante vallée glaciaire. Au loin, en contrebas, on entend soudain hurler : bear ! bear ! On ne voit pas l’ours mais on voit bien 2 randonneurs remonter la pente à toute vitesse ! Finalement ils ne planteront pas leur tente près de la rivière mais un peu plus haut au bord d’un lac. On peut bivouaquer partout dans le parc (à au moins 1 mile de la route), à condition d’avoir préalablement demandé un permis au WAC car le nombre maxi de campeurs par zone est contingenté. Pas facile d’improviser donc… Les enfants deviennent experts ès/crottes et baies ! Belle balade, sans soleil, dommage car la couleur de cette montagne est étonnante. En attendant le bus on remarque ce panneau : le vandalisme existe donc aussi chez les animaux ?! On peut monter et descendre à sa guise du bus où l’on veut dans le parc : il suffit de faire signe au chauffeur. En fin de journée, les bus qui retournent vers l’entrée du parc sont bien remplis et seul Arnaud peut grimper dans le 1er bus. On attend donc une vingtaine de minutes le suivant qui nous prend tous les 4. Nuit très calme (les générateurs des camping- cars doivent être arrêtés à 20h. De toute façon, il est indiqué sur le mode d’emploi du nôtre que le générateur n’est pas capable de recharger la batterie. Il ne sert donc que pour avoir ponctuellement du 110V, par exemple pour le micro-ondes. En arrêtant le chauffage durant la nuit, car le ventilateur est bruyant et doit consommer pas mal, nous aurons assez d’électricité pour ces 4 jours au Denali. Heureusement nous avons nos sacs de couchage car nous aurions eu un peu froid en n’utilisant que les couvertures fournies.)
J2 dans le Denali NP ( Sa 21/08) J’ai réservé le bus jusqu’à Wonder Lake, situé presqu’au bout de la piste, mais d’un commun accord nous décidons de ne pas aller jusque là : trop de bus ! A 7h30 on grimpe dans le bus et 1h30 plus tard, après avoir croisé quelques mooses imposants, admiré de belles montagnes derrière la vitre du bus (grrr…), nous demandons au chauffeur de nous laisser à Highway Pass. Les autres occupants du bus nous regardent un peu comme des bêtes curieuses quand nous descendons à ce col, où il n’y a « rien » (ni visitor center ni toilettes !) Enfin, rien d’autre que des montagnes de sable rouge encore un peu enneigées en cette fin d’été qui font face à des vallées sauvages et encaissées. On fait une belle balade au soleil (dommage on ne quitte pas la vue de la piste où les bus se succèdent à intervalles réguliers), il fait très bon, pas un souffle de vent. Fred et Arnaud, devant, aperçoivent des renards, on observe un moment un combat aérien entre un corbeau et un rapace tout en bullant au soleil : toujours pas le moindre moustique, quelle chance ! On a même la chance d’apercevoir le sommet du Denali ! Nous rejoignons enfin la piste et hélons un bus qui nous amène jusqu’au visitor center de Eielson où nous remplissons les gourdes. Au-delà de cet endroit, la piste redescend au fond de la vallée vers Wonder Lake. Il nous a semblé qu’au-delà le paysage devenait moins accidenté donc moins intéressant. Nous rebroussons donc chemin vers l’est et lors de l’arrêt à Toklat River,
demandons au chauffeur de nous déposer vers Polychrome Pass (un peu à l’ouest du mile 47). Il semble sceptique, nous expliquant que ça descend très raide depuis la route vers la rivière qui est en contrebas et que nous voulons longer. En effet ! Ca descend bien raide mais le sol est meuble donc c’est sans problème. En contrebas de la route, on ne soupçonne absolument pas sa présence, on ne voit et n’entend rien d’autre que le bruit du ruisseau et c’est bien agréable ! Les couleurs nous épatent, mélange de rouge, jaune, bleu du ciel (ahhhh !) ponctué de jolis nuages ! Tiens qu’est-ce donc que ce truc gris ?! Une bonne grosse marmotte prête à bientôt affronter les privations de l’hiver. Il y a une multitude d’empreintes le long de la rivière. Des crottes aussi bien sûr… Glou, glou, glou ! On les entend avant de les voir : des lagopèdes… Fred repère plus haut des mouflons de Dall (facile, ils sont d’un blanc immaculé), qui ont l’air de descendre vers la rivière : quelle chance. En effet, nous les retrouvons un peu plus loin au pied de la falaise. Ils se laissent très facilement approcher si bien qu’on va passer 1 ou 2 h en leur compagnie ! Quelle expérience ! Comment avec un tel pelage peuvent-ils échapper à leurs prédateurs ? Toujours plein de traces qui stimulent notre imagination : on essaie de reconstituer la scène du crime… En descendant la vallée on est régulièrement amené à sauter plusieurs petits affluents et on finit par être obligés de se faufiler dans le bush. Pas facile ! Pourvu qu’on ne se trouve pas nez à nez avec un grizzly. « Promenons-nous dans les bois… » Finalement on trouve un endroit pour traverser la rivière et rejoindre la piste. On émerge sur celle-ci en haut d’un raidillon : il n’y a plus qu’à attendre le bus, enfin plutôt les bus car encore une fois nous devons nous diviser en 2 groupes : d’abord les enfants puis Fred et moi. Sur le trajet du retour, la lumière est de toute beauté et ça fait vraiment l’œuf d’être dans ce bus ! Comme nous sommes 5 nous ne prenons pas le risque de prendre le dernier ou l’avant dernier bus pour rentrer car s’ils sont pleins, il faut attendre qu’un véhicule vienne nous chercher depuis l’entrée du parc, ce qui nécessite au bas mot quelques heures ! On retrouve les enfants au camping car : ils ont vu 3 ours sur une colline, les veinards !
J3 dans le Denali NP (Di 22/08) On les revoit ce matin : une maman grizzly et ses 2 petits. Plus loin on retrouve « nos » mouflons d’hier : depuis le bus, l’effet n’est pas le même ! Cette fois on se fait déposer à Stony Dome. Pas de soleil mais il ne pleut pas, c’est déjà ça…. Après avoir traversé une petite rivière, on remonte une petite vallée pleine de marmottes avant d’arriver à un col. Monter jusqu’au sommet ne nous apporterait pas grand-chose de plus car le temps est assez couvert. On préfère chercher un passage pour faire une boucle vers une très belle vallée que nous avons repérée en passant en bus. Hélas, elle est inaccessible ! C’est assez difficile dans le Denali (et en Alaska en général) de se faire une idée précise des reliefs car les cartes sont peu détaillées. Demi-tour donc, c’est plus prudent ! Le temps se couvre de plus en plus. Superbe arc en ciel près de Toklat River ! Malgré le temps, on décide d’aller explorer une vallée colorée que nous avons repérée sur Polychrome Mountain : elle nous a tapé dans l’œil à Caroline et moi. Un signe au chauffeur et hop, on descend ! On essuie quelques gouttes, rien de méchant et on grimpe dans la vallée jusqu’à apercevoir un groupe de « mouflettes » de Dall. Ces dames sont bien plus sauvages que les mâles, impossible de les approcher : elles sont toutes effarouchées et disparaissent finalement derrière un col. Cette fois le ciel s’assombrit de partout : demi-tour ! On se poste au bord de la route : 1er bus : 1 place seulement. Arnaud y monte (le veinard, il va voir un loup qui va trottiner au bord de la route pendant au moins 2 km !) On attend un bon moment le 2ème bus, le fond de l’air est de plus en plus frais mais on ne veut pas marcher le long de la route pour nous réchauffer car il pleut de partout sauf au-dessus de nos têtes ! Drôle d’impression ! Les sommets tout proches seront même blanchis. 2ème bus : 2 places, pfff… Fred et Caro y montent avec pour mission de commencer à faire les lasagnes ! 3ème bus : Marion et moi aurons finalement attendu 1h15 avant de pouvoir monter dans un camper bus : atmosphère d’ailleurs très sympa, il ramène des gens qui ont campé à Wonder Lake. Ce n’est pas le même public que dans les autres bus où on a vu des gens roupiller ou lire sur leur ipad ! Il y a d’autres randonneurs complètement trempés et frigorifiés qui visiblement ont attendu le bus un bon moment sous la flotte. On a eu plus de chance ! En conclusion ce système de bus est tout de même très contraignant : c’est un crève-cœur de perdre matin et soir plusieurs heures dans les transports, juste au moment où la lumière est la plus belle. Le dernier jour entre la fin de la balade, l’attente du bus et l’arrivée au camping de Teklanika, nous avons mis 3 heures (pour une vingtaine de miles )! (Auxquelles il faut ajouter 2h le matin pour aller à Stony Dome) Il est vrai que les paysages du Denali sont vraiment très beaux : c’est un mélange de larges vallées glaciaires austères, gorges profondes, montagnes colorées, glaciers, sommets enneigés mais je trouve l’organisation du parc vraiment trop pesante pour avoir envie d’y retourner. Voilà c’est dit ! Je dois dire aussi que je tenais tout de même à voir ce parc pour me faire mon idée, pas de regrets donc ! Je pense que pour bien profiter du parc (sans avoir une impression de métro/rando/dodo) il faut pouvoir partir camper quelques jours loin de la piste ce qui implique de porter un gros sac. Pas facile non plus pour une première visite dans le parc de bien cerner où s’y balader….et vu qu’il faut dire à l’avance au WAC dans quel secteur on va bivouaquer, impossible de se décider au vu des paysages rencontrés depuis le bus.
Denali NP, Anchorage (Lu 23/08) Il y a un peu plus de 400 km jusqu’à Anchorage, où nous reprenons l’avion demain.Ce matin dans le parc, le ciel est couvert mais les couleurs d’automne commencent tout de même à flambloyer. Plus au sud, ça se dégage et la vue de Denali Viewpoint South est à tomber ! On aperçoit en contrebas la Chulitna où nous sommes passés quelques jours plus tôt dans le brouillard. A Trapper Creek (à la hauteur de Talkeetna) nous prenons la Petersville Road qui file vers l’ouest. Cette route nous permet d’apercevoir le Denali sous un autre angle : elle n’a pas vraiment d’autre intérêt. Comme il fait beau nous décidons de repasser par Hatcher Pass mais comme la dernière fois, le temps se couvre finalement. Ce détour nous permet de rencontrer une nouvelle fois la femelle élan et son petit. Cette piste (non autorisée par le loueur ce qui signifie que l’on n’y est pas assuré) ne présente pas de difficulté ce jour là. La descente est assez raide et le frein moteur bien utile. On passe à Anchorage Downtown : la ville est en fait assez petite. Il y a des quertiers qui semblent très agréables à vivre avec plein de belles maisons en bois. La ville est idéalement située entre mer et montagnes. Nous allons passer la nuit sur les hauteurs de la ville à Glen Alp, dans le Chugach State Park. Il y a un monde fou ici : c’est un départ de randos à quelques minutes de la ville et la vue y est magnifique. On assiste à un coucher de soleil wagnérien sur Anchorage, ponctué de quelques averses bien drues ! Au loin, l’écume des vagues éclairée par le soleil couchant souligne la côte d’un trait presque fluorescent. Derrière nous, un ultime nuage rose avant que la nuit ne tombe définitivement.
Adieu Alaska et Denali ! (Ma24/08) Magnifique cadeau d’adieu ce matin : le Denali se détache parfaitement sur l’horizon ! Il est à plus de 200 km à vol d’oiseau ! On est scotché par ce spectacle mais il nous faut rendre le camping car avant 10h. En 10 mn, c’est chose faite et la navette nous conduit à l’aéroport, duquel d’ailleurs nous apercevons toujours le Denali. On décolle en début d’après-midi et très rapidement on vole « à côté » du Denali : magnifique ! Je constate non sans une pointe de satisfaction égoïste que la piste du Denali NP est sous les nuages, comme tout le flanc nord du massif. Moi qui était déjà en train d’échafauder des plans pour retourner en Alaska à l’automne et dans le nord, je réalise que le beau temps est rare partout en Alaska, pas uniquement sur la côte !
CONCLUSION Avant d’opter finalement pour l’Alaska, j’avais étudié la possibilité d’un voyage au Kamchatka, son voisin de l’est ! J’étais attirée par ses paysages sauvages, ses volcans, ses ours, ses rivières et rêvait d’y randonner ou d’y faire une descente en raft ou canoë. Malheureusement cette région ne s’est ouverte au tourisme qu’en 1992 au moment de la Perestroïka et les infrastructures y sont encore peu développées. Il est très difficile d’y voyager sans guide (et encore plus si on ne parle pas le russe) et les devis demandés auprès des agences locales y étaient absolument exorbitants. Conditions de confort spartiates, nécessité de porter d’énormes sacs pour y trekker (je ne pense pas que les russes soient déjà initiés à la philosophie MUL), impossibilité d’y être autonome, manque de réactivité des agences locales pour répondre à mes mails. Bref, je décidai finalement de me tourner vers l’Alaska et là tout a été ultra-simple : on trouve plein d’infos, cartes, récits, photos sur le net qui permettent de préciser ses attentes. Les américains ont un sens du service qui nous épate à chaque fois ! On avait un timing assez serré et tout a marché comme sur des roulettes, ils sont très pro ! Pas facile cependant vu la taille de l’état de faire des choix : il mérite à coup sûr plusieurs voyages ! On a fait un voyage passionnant même si la météo aurait pu, si elle avait été complice, le rendre absolument époustouflant !
Nos plus forts souvenirs (après sondage familial) seront : La rencontre rapprochée avec le grizzly L’ours noir sur la plage L’adorable loutre à Valdez et les loutres en général, trop mignonnes Les aigles à tous les coins de forêts et les phoques La « pêche au saumon », morts de rire ! Le Denali dans toute sa splendeur Les mouflons de Dall La pluie !!! La (très) grosse trouille en raft contre la souche
BUDGET ALASKA
J'ai profité en décembre 2009 d'un euro avantageux par rapport au dollar (1$ = 1,50 euro à l'époque) pour payer le ferry, la location du camping-car, les accomptes pour le kayak et le raft, le camping/Tek Pass/entrée au Denali, Child's glacier campground. J'avais aussi acheté en décembre des dollars pour payer sur place le solde kayak/raft, les hébergements, restaurants, bouffe. Bref, il n'y a que la location de voiture et le carburant qu'on a payés avec un dollar un peu moins avantageux (1$ = 1,29 euro) Vu le prix des prestations en Alaska, il n'y a pas de petits profits!
Avion pour 5, vol direct Francfort-Anchorage avec Condor4880 euro
Location 2 kayaks doubles+1 simple pour 7 jours1085$ Transferts en watertaxi 1880$ Total kayak :3035$ soit 2154 euro
Location raft 4 jours pleins 400$280 euro Navette pour dépose raft250$175 euro Total raft : 650$455 euro
Location VHF 7jours70$47 euro Location tél satellite 2 semaines150$ 106 euro Location bear spray 2 semaines 50$ 35 euro Clôture anti ours120 euro Total sécurité308 euro
Location minivan 14javec plein assur maxi732$567 euro Essence minivan 40$31 euro Total minivan 14j598 euro
Camping car 25' 10 jours, assurance maxi1592$1114 euro Propane40$28 euro Essence camping car 26l/100 km 1700 km459$355 euro Total 10j camping car 1497 euro
2 nuits 5 pers AJ Girdwood240$168 euro 2 nuits Talkeetna Roadhouse284$200 euro Childs's glacier campground avec résa34$25 euro 3 nuits à Teklanika campground (Denali)73$49 euro Total hébergements 442 euro
Ferry Whittier/Cordova/valdez CC+5P1091$722 euro
TEK Pass pour 3 jours pour 5 (bus dans Denali)92$61 euro
Ravitaillements, gaz, pêche 25j à 51000$670 euro Restos, fast food300$200 euro Total Bouffe, divers sur placeenviron 1000 euro
TOTAL pour 25j à 512117 euro
BIBLIOGRAPHIE ALASKA
Le Milepost est un énorme annuaire contenant une masse d'informations diluées au milieu de publicités. Nécessite un temps d'adaptation avant de s'y retrouver. Très utile pour le voyageur motorisé. Poids rédhibitoire pour les autres.
Lonely Planet Alaska : bien, pas mal d'idées de randonnées, pas mal de cartes.
55 Ways of the Wilderness in South Central Alaska, 5th edition de Helen D. Nienhueser and John Wolfe Jr : plein d'idées de rando, cartes succintes.
The Alaska River Guide de Karen Jettmar : la référence pour choisir sa rivière.
Denali National Park Guide to Hiking, Photography and Camping de Ike Waits. Plein d'idées de randos dans le Denali NP. Topos pas très précis mais difficile de faire mieux vu qu'il n'y a pas de sentiers. Cartes très grossières.
Cartes du National Geographic : Prince William Sound West (utilisée en kayak) 1/110000ème Prince William Sound East (pour la région de Cordova) 1/105600 Denali 1/225000ème On est loin de nos cartes IGN au 1/25000ème mais ces cartes sont agréables à lire et plastifiées. Au moins un bivouac de kayak indiqué qui n'existe pas sur PWS West. Je ne crois pas qu'il existe des cartes papier plus détaillées de toute façon. Il faut donc un peu « d'inspiration » pour lire le terrain plutôt que la carte, pas toujours facile.
Cartes GPS On a téléchargé des cartes topo gratuites pour Garmin. Attention il en existe (au moins) 2 types : pour l'un des 2 impossible de transférer les cartes et les waypoints sur le GPS donc mieux vaut faire un essai avant de rentrer tous les waypoints et de piquer une crise quand ça coince! On a utilisé ça : http://www.gpsfiledepot.com/maps/view/302/ Bien utile pour évaluer la distance parcourue en kayak ou en raft et s'assurer qu'on est bien là où on croit! Amusant aussi pour mesurer la vitesse en raft : record 14,8 km sans donner un coup de pagaie!
Scats and Tracks of Alaska de James C. Halfpenny : crottes et traces d'Alaska, bien fait, léger, les enfants le connaissent par coeur.
Alaska Wild Berries and berry-like fruit de Verna E. Pratt pratique, léger, bien utile vu l'abondance de baies diverses et variées.
On aurait du acheter ces 2 petits livrets au début du voyage mais l'occasion ne s'en est présentée que plus tard. Si vous les trouvez sur le net, n'hésitez pas!
Circuit au Costa Rica fin aout-début septembre English translation pending
Bonjour a tous,
Nous préparons actuellement notre voyage au Costa Rica (prévu du 28 aout au 10 septembre). Nous aimerions faire les étapes suivantes (pas necessairement dans cet ordre :
- Volcan Arenal
- Corcovado – Drake Bay
- Puerto Viejo
- Tortuguero
Pensez vous que cela soit possible par nous même (4*4) et en 2 semaines? Me conseillez vous Drake Bay en cette période de l'année?
Merci par avance pour vos précieux conseils!
- Volcan Arenal
- Corcovado – Drake Bay
- Puerto Viejo
- Tortuguero
Pensez vous que cela soit possible par nous même (4*4) et en 2 semaines? Me conseillez vous Drake Bay en cette période de l'année?
Merci par avance pour vos précieux conseils!
Vietnam: se rendre à Phu Quoc English translation pending
Bonjour a tous de Phu Quoc ou il fait tres tres chaud et ensoleille.
Bien que nous ne soyions plus en haute saison, je tiens a vous signaler qu'il est necessaire aux visiteurs de reserver leur avion ou bateau un ou deux jours a l'avance s'ils comptent venir a Phu Quoc les jours de week-end.
En effet, notre belle ile devient victime de son succes et cette saison voit arriver chaque week-end un tres grand nombre de touristes vietnamiens. Du vendredi matin au lundi soir, la plupart des bateaux sont complets et mis a part un "bon plan" ou une connaissance plus approfondie des petites filieres locales (inutile de me contacter, je n'ai pas le temps pour ca), il est quasi impossible de faire la traversee Rach Gia - Phu Quoc du vendredi matin au samedi apres-midi et Phu Quoc - Rach Gia du dimanche matin au lundi matin.
Le succes est tel que les prix du transport n'ont plus baisse depuis le Tet et l'aller simple sur Superdong est a 270.000 VND contre 250.000 VND avant le Tet. Via certaines agences a Saigon, vous pouvez obtenir egalement une place "last minute - oublie de reserver" avec un supplement tres consequent (ils gardent des places jusqu'au dernier moment possible, mais vous font payer le prix fort - ce n'est pas une rumeur, c'est du vecu).
Une nouvelle societe de bateaux a vu le jour, elle s'appelle SAVANNA, je n'ai pas teste leurs bateaux qui semblent (sur photo) tres confortables, mais dont le prix est legerement plus eleve que Superdong et Vinashin.
Cote avion, c'est pareil, les vols sont pleins dans les memes fourchettes de temps et de destination.
Une alternative qui peut s'averer interessante si vous etes pris au depourvu, passer par Ha Tien. Il y a des bus locaux qui partent de Rach Gia vers Ha Tien (deux bonnes heures de route) et des bateaux moins peuples qui vont la traversee Ha Tien - Phu Quoc en une heure et demie et pour moins cher.
Bienvenue a Phu Quoc !
Bien que nous ne soyions plus en haute saison, je tiens a vous signaler qu'il est necessaire aux visiteurs de reserver leur avion ou bateau un ou deux jours a l'avance s'ils comptent venir a Phu Quoc les jours de week-end.
En effet, notre belle ile devient victime de son succes et cette saison voit arriver chaque week-end un tres grand nombre de touristes vietnamiens. Du vendredi matin au lundi soir, la plupart des bateaux sont complets et mis a part un "bon plan" ou une connaissance plus approfondie des petites filieres locales (inutile de me contacter, je n'ai pas le temps pour ca), il est quasi impossible de faire la traversee Rach Gia - Phu Quoc du vendredi matin au samedi apres-midi et Phu Quoc - Rach Gia du dimanche matin au lundi matin.
Le succes est tel que les prix du transport n'ont plus baisse depuis le Tet et l'aller simple sur Superdong est a 270.000 VND contre 250.000 VND avant le Tet. Via certaines agences a Saigon, vous pouvez obtenir egalement une place "last minute - oublie de reserver" avec un supplement tres consequent (ils gardent des places jusqu'au dernier moment possible, mais vous font payer le prix fort - ce n'est pas une rumeur, c'est du vecu).
Une nouvelle societe de bateaux a vu le jour, elle s'appelle SAVANNA, je n'ai pas teste leurs bateaux qui semblent (sur photo) tres confortables, mais dont le prix est legerement plus eleve que Superdong et Vinashin.
Cote avion, c'est pareil, les vols sont pleins dans les memes fourchettes de temps et de destination.
Une alternative qui peut s'averer interessante si vous etes pris au depourvu, passer par Ha Tien. Il y a des bus locaux qui partent de Rach Gia vers Ha Tien (deux bonnes heures de route) et des bateaux moins peuples qui vont la traversee Ha Tien - Phu Quoc en une heure et demie et pour moins cher.
Bienvenue a Phu Quoc !
Plusieurs propositions de voyage au Vietnam: votre avis? English translation pending
Bonjour,
Je pense partir début avril au Vietnam avec ma femme. Je dois dire qu'au début je pensais au Cambodge mais j'ai cru comprendre que ce n'était pas la meilleure période car trop chaud et couleur du ciel plutôt blanche..donc pas formidable pour les photos.
Ma femme aime pouvoir se reposer un ou deux jours, je sais que quand on a que 15 jours c'est peut être dommage de faire ce type de stop mais bon.. En ce qui me concerne je pense qu'une journée devrait suffire (vu que je m'ennuie pas mal sur une plage mais il parfois faire des compromis.).
Me voilà donc à envisager un séjour de 15 jours (je ne peux pas plus en raison du boulot). J'ai donc pris contact avec trois agence locales et vais vous soumettre leur propositions :
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, les programmes semblent assez complet (sf peut être POZAO qui n'a rien prévu sur MAI CHAU ou SAPA (d'ailleurs que choisir entre MAI CHAU ou SAPA ?) mais ne connaissant pas bien le pays je préfère avoir vos avis :)
L'agence 3 prévoit un croisière sur la baie d'along en individuel ce qui semble pas mal plutôt que se retrouver dans une jonque pleine de touristes bruyant.. Pour la pause repos, POZAO prévoit un séjour sur l'île de la baleine, j'ai cru comprendre que le lieu était très joli..? alors que l'agence 2 nous arrête sur Hoi An tout comme la troisième qui je trouve laisse deux après midi au farniente ce qui permet de s'occuper le matin.
Que penser des hôtels..? J'ai lu que la guesthouse chez Loan était très bien, pour le reste j'ai lu des avis sur tripadvisor que je consulte souvent mais j'aimerai vos avis.
Sur certains programmes je compte zapper les visites des musées et du mausolée. Merci de vos réponses. :)
La première : POZAO J1 : arrivée Hanoi : première découverte de la ville ou repos J2 : Viste de Hanoi (village Duong Lam, pagode Mia la matin et ap midi petit lac ou lac de l'épee, temple literrérature, pagode Tran Quoc et Temple Quan Thanh J3 : Hanoi - Tam Coc : Le matin Ninh Binh, visite pagode Bai Dinh, sampan pour découvrir Trang An puis fin journée visite pagode Bich Dong J4 : Tam Coc - Halong : visite de la baie vis Thai Binh et Nam Dinh, puis embarquement sur un bateau (probablement un gros truc) pour visiter les iles de Dinh Huong, de Ga Choi, du chien... de la grotte de surprise. J'ai l'option kayak également à 20 € J5 : Baie d'Along - Hanoi - Hue : visite village pecheur le matin au mileu baie Lan Ha puis direction Baie Bai Tu Long. Retour Hanoi vers fin matinée, visite village céramique Dong Tireu puis vol vers Hue. J6 : Hue visite : balade sur la rivière de parfum, marché Dong Ba, pagode de Thien Mu, village Thuy Bieu, cours cuisine chez un habitant du village. Visite en vélo ou marche, pagode Luong Quan et des maisons jardinière. J7 : Hue Danang Hai AN : citadelle interdite, Tombeau Tu DUc et Minh Mang ; ap midie : en direction de Hoi An, route Mandarine via le Col des Nuages, montagne de marbre, village de sculpture sur pierre à danang. J8 : visite Hoi An : visite le matin de la vieille ville, musée antiquité, pong japonais, maison assembleuse de Phuc Kien, Trieu Chau, Temple Quan Cong, pagode Thuc Tranh. Ap midi : libre J9 : Hoi an - Danang - Nha Trang : vol de DaNang vers Nha Trang. Après midi : institut océanographique de Nha Trang, pagode Long Son, temple Ponagar des Cham J10 : Nha Trang - ile de la baleine J11 : Ile de la baleine J12 : Ile de la baleine - Nha Trang - Saigon par avion J13 : visite le matin du delta du mékong, sampan pour visiter l'ile du Dragon, ile de la Licorne ou Tortue), ferme écotourisque, balade vélo sur l'ile. Nuit en bungalow J14 : Cai Be - Saigon : sampan pour marché flottant Cai Be, visite d'un village de métier traditionnel, ferme croco puis fin ap midi départ pour la France.
Les hôtels proposés : Ha Noi : Phuc Loi** Halong : Bateau Huong Hai*** ou Bai Tho*** Tam Coc : Chez Loan (j'ai cru comprendre que c'était très bien.. :) ) Hue : Thanh Lich*** Hoi An : Phuoc An River Hotel*** Nha Trang : Green*** Saigon : Lanlan
La seconde : GT Travel
Endroits: Hanoi, Duong Lam, Mai Chau, Ninh Binh, Halong, Quan Lan, Hue, Da Nang, Hoi An, My Son, Saigon, Delta du Mékong.
jour 01: Hanoi – arrivée (-/-) Dès votre arrivée à l’aéroport de Hanoi, accueil et transfert au centre de Hanoi. Temps libre pour vous reposer après un long voyage et pour la découverte personnelle la vieille ville de Hanoi. Nuit à l’hôtel.
jour 02: Hanoi – Village Duong Lam – Hanoi (P, Dé) Départ de votre hôtel à 08.00 Am et transfert au village Duong Lam à l'ouest de Hanoï, un village agricole au nord des plains du Fleuve Rouge, là où les maisons de 100 ans sont réservées encore. Ce sera votre expérience unique quand vous baladez le long des allées étroites, visitez le temps Mong Phu dans l'hameau Mong Phu-l'hameau unique où la porte principal du village qui démeure intact, consacre au culte des héros nationaux. Avoir des conversations avec les habitants dans leur maison antiques. Déjeuner les plats vietnamiens dans une maison antique puis conduction vers la pagode Mia (l'autre hameau dans le village Duong Lam), construit au 15ème siècle et admirons 287 statues de toutes les tailles, certains parmi d'eux sont les statues célèbres telles que la statue de Bouddha en Himalaya et les statues des huit déités de Vajra. En fin, visiter le temple Ngo Quyen et le temple Phung Hung où on fait culte respectivement 2 héros nationaux Ngo Quyen et Phung Hung. Nuit à l’hôtel à Hanoi.
jour 03: Hanoi – Mai Chau (P, Dé, D) Après le petit déjeuner, en route pour Mai Chau à travers les rizières et d’où l’on peut apprécier de magnifiques paysages de montagnes, sans compter les nombreux villages tout au long du chemin. Sur le chemin, arrêt pour contempler lez rizières en terrasse et faire les photos. Arrivée à Mai Chau, déjeuner puis visite des villages des minorités situés au coeur d’une charmante vallée, encerclée de rizières et fourmillant de petites fermes traditionnelles. La soirée, vous participerez au spectacle de la musique traditionnelle des Thai Blancs. Nuit chez l’habitant des minorités Thai.
jour 04: Mai Chau – Ninh Binh (P, Dé) Balade pour la dernière visite des hameaux et découverte de la vie très matinale des habitants locaux. Puis en route pour Ninh Binh. Déjeuner dans un restaurant local. L’après-midi, croisière de visite du centre éco touristique Trang An et puis route pour la plus grande pagode du Nord Vietnam et même de l’Indochine, la pagode Bai Dinh. Retour à l’hôtel en fin de l’après-midi. Nuit à l’hôtel.
jour 05: Ninh Binh – Halong (P, Dé) Après le petit déjeuner, départ pour Halong. L’arrivée est prévue vers 12h00, enregistrement et embarquement à bord d’une jonque de luxe Hai Long. Cocktail de bienvenue et déjeuner sur le bateau. La croisière vous emmènera vers des îles aux formes étranges: chien, urne funéraire, coq de combat, et vous explorerez les mystères de la grotte Sung Sot (grotte des surprises). Baignade et farniente sur la plage de Titop. Dîner et nuit sur le bateau.
jour 06: Halong – Hanoi – Hue (P, Dé) Petit déjeuner puis ballade en petit bateau de bambou pour visiter la grotte Luon. Croisière jusqu'à la baie Bai Tu Long, et aperçu de l’île du feu, l’île de la tête d’homme et du village de pêcheurs. Déjeuner sur le bateau et arrivée à Ha Long vers 12h00. Débarquement puis transfert direction à l’aéroport pour le vol en direction de Hue. A votre arrivée, accueil et transfert à l’hôtel. Nuit à Hue.
jour 07: Hue – visite de la ville (P, Dé) Promenade en bateau sur la Rivière des Parfums jusqu'à la Pagode de la Dame Céleste. Située au bord de la Rivière des Parfums, elle se reconnaît de loin grâce à sa tour octogonale. Visite guidée de la citadelle qui a été construite à partir de 1804 sous les ordres du premier empereur Gia Long. Elle est composée de trois parties la cité capitale (Kinh Thanh), la cité impériale (Hoang Thanh) et la cité interdite (Cam Thanh). L’après-midi, visite du tombeau de Tu Duc, somptueux tombeau situé à 7km de Hué au milieu de frangipaniers et de pins. Puis visite du tombeau de Khai Dinh qui renferme un bel autel et le portrait du roi. En fin de l’après-midi, visite du marché Dong Ba. Retour à Hué. Dîner. Logement à l'hôtel.
jour 08: Hue – Da Nang – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner à l’hôtel puis en route à destination de Danang par le Col des Nuages à 496 mètres d’altitude en empruntant une route corniche d'où vous découvrirez de sublimes panoramas sur les rizières et la mer. Traversée également de deux autres cols, parsemés de villages de pêcheurs, de rizières, de marchés et de paysannes aux chapeaux coniques. En cours de route, arrêt dans un village de tailleurs de pierre au pied de la Montagne de Marbres et puis visite du musée Cham. Arrivée à Hoian, Installation à l'hôtel, puis visite de la ville de Hoi An avec ses beaux sites incontournables comme le pont Japonais, la maison commune de la congrégation Phuc Kien et la maison d’architecture ancienne Tan Ky…. Nuit à l’hôtel.
jour 09: Hoi An – My Son – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner puis départ pour la “Terre Sainte” de My Son, un ensemble de temples et de sanctuaires en ruine édifiés dans une cuvette à 60km de Da Nang, un des 5 sites classés Patrimoine Mondial au Vietnam. Après-midi, temps libre pour la découverte personnelle ou pour le repos sur la plage de Cua Dai.... Nuit à l'hôtel.
jour 10: Hoi An – libre sur la plage (P) – Sans guide Complètement libre pour profiter de la plage. Nuit à l’hôtel.
jour 11: Hoi An – libre sur la plage – Saigon (P) – Sans Guide Journée libre pour profiter de la plage. En fin de l’après-midi, transfert à l’aéroport pour le vol en direction de Saigon. A l’arrivée, accueil et transfert à l’hôtel, enregistrement et nuit à l’hôtel.
jour 12: Saigon – Cai Be – Can Tho (P, Dé) Départ matinal pour Vinh Long: Embarquement à Cai Be pour une ballade en sampan dans son marché flottant. Continuation de la croisière tout le long des canaux qu'enjambent de fragiles ponts de bambou. Traversée de villages de pêcheurs, de fermes et vergers produisant mangues, ramboutans, jacquiers, durians, et autres fruits exotiques. Arrêt dans un verger avec dégustation de fruits. Déjeuner dans une ferme. En route pour Can Tho en empruntant le bac. Dîner et nuit chez l’habitant.
jour 13: Can Tho – Saigon (P, Dé) Promenade en bateau sur le très coloré marché flottant de Cai Rang, Phong Dien au carrefour de sept canaux. Retour vers Ho Chi Minh. Déjeuner dans un restaurant local. Arrêt au temple caodaïste. Nuit à l’hôtel.
jour 14: Saigon, libre – départ (P) – sans guide Temps libre pour la découverte personnelle la ville de Saigon puis transfert à l’aéroport pour le vol en direction de votre pays natal.
Le prix comprend: Guide parlant français, sauf les jours libres. Voiture privée avec le chauffeur compétent. Hébergement en chambre double dans les hôtels comme mentionnés dans le programme ou les hôtels avec la qualité équivalente. Hébergement chez l’habitant comme mentionné dans le programme. Repas comme mentionnés entre parenthèses (P – petit déjeuner, Dé – déjeuner, D – Dîner) Frais de visite. Vol domestique: Hanoi – Hue, Da Nang – Saigon avec les taxes d’aéroport. Bateau privé pour le trajet Halong – Quan Lan – Halong.
Liste des hébergements: Destination Nom de l’hôtel Notes Hanoi Thang Long Opera 3* http://thanglongopera.com/ Ninh Binh Hôtel chez Loan Pas de site d’internet Mai Chau Chez l’habitant
Halong Jonque de luxe Hailong http://www.bestvietnamtravel.com/modules.php?name=Content&opcase=Details&id=156&mcid=84 Hue Duy Tan hotel 3* http://duytanhotel.com.vn/ Hoi An Thuy Duong 3 * http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Saigon Lavender 3* http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Can Tho Chez l’habitant
Enfin la troisième : Parfum d'automne
J1.: Arrivée à Hanoi (dîn. inclus) Arrivée à l’aéroport de Noi Bai, accueil et transfert en ville par le chauffeur de taxi, sans guide. En fonction du temps, vue panoramique de la ville : Balade à pied dans les 36 rues corporatives du vieux quartier d’Hanoi. Visite libre des commercants. Spectacle de marionnettes sur l’eau (tous les jours). Nuit à chez habitant a Hanoi. J2 HANOI – NINH BINH – Baie d’Halong terrestre – HANOI – LAO CAI, train de nuit (petit-dej., dej., din. inclus) 8h00 : Départ pour Ninh Binh (100kms- 2h de route). Promenade à vélo dans les villages de 5km à 15km en fonction de votre souhait (hors des sentiers battus). En fonction du temps, si vous le désirez, une promenade sur barque en béton, puis à pied à la découverte du village lacustre de Dong Dinh et ses habitants (Vietnam profond). Déjeuner chez l’habitant. Promenade en sampan traditionnel (côté touristique) pour découvrir la vie quotidienne dans la baie d’Halong terrestre, de même paysage que la baie d’halong mais dans des eaux moins profondes (Van Long). Retour a Hanoi vers 18h00. Le soir: Transfert à la gare avec le chauffeur (sans guide) pour prendre le train de nuit pour Lao Cai vers 21h15. Nuit en train (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J3 LAO CAI - Marché de Cao Son des minorités ethniques – SAPA (petit-déj., déj. inclus) Arrivée à 5h20 à Lao Cai. Accueil à la gare par le chauffeur et le guide. Petit - déjeuner, puis visite du marché des minorités ethniques: marché de Coc Ly (le mardi) avec une promenade en bateau sur la rivière de Chay, marché de Cao Son (le mercredi), marché de Lung Khau Nhin (le jeudi), marché de Can Cau (le Samedi), marché de Muong Hum ou marché de Bac Ha (le dimanche). Pique-nique ou déjeuner au restaurant local. Départ pour Sapa, dans les montagnes à 1.600m d’altitude. Nuit à l’hotel Fanxipan View ou l’hotel Royal View***.
J4: SAPA – villages de LAO CHAI et TA VAN – LAO CAI – HANOI, train de nuit (petit-déj., déj. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade à pied pour visiter les villages de Lao Chai et Ta Van. Passage à flanc de coteau le long du ruisseau Muong Hoa pour atteindre le village de Lao Chai. Traversée des rizières en terrasses pour arriver au 3ème village de la minorité Dzay (TaVan). Déjeuner au village de Ta Van. Retour à Sapa en Jeep, puis à Lao Cai pour prendre le train pour Hanoi vers 20h15. Nuit en train, (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J5.: Visite de HANOI (petit-dej., dej. inclus) Arrivée à Hanoi vers 4h35 du matin. Le moins onéreux est de prendre le taxi vous même à la gare pour aller à l’hôtel (environ 2 euros). (Si vous demeurez chez Parfum d’automne, chambre disponible à 5h du matin). Petit repos. 8h00: Visite du quartier de Ba Dinh : Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh (sauf lundi et vendredi), sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, temple de Quan Thanh, pagode de Tran Quoc. Déjeuner composé de plats traditionnels d’Hanoi. Visite du musée d’ethnographie. Nuit à chez habitant a Hanoi. J6.: HANOI – HAI PHONG – CAT BA – baie d’Halong et baie de Lan Ha (pet-dej., déj., dîn. inclus) Départ à 7h00 pour Haiphong – Dinh Vu (135km – 2h 30 de route), bateau local rapide climatisé à 10h30 pour Phu Long - Cat Ba. Promenade à moto d’une heure (avec chauffeur) à travers l’île (environ 30km), hors des sentiers battus. Vers 12h30 embarquement sur la jonque privée, traditionnelle, authentique de Parfum d’Automne . Visite de la grotte Hang Ca et petite balade de découverte en kayak, du village des pécheurs. Possibilité de se baigner et de pêcher. Lâcher de lanternes. Déjeuner et dîner de la fondue vietnamienne composés des fruits de mer à bord. Nuit à bord dans une crique pour vous seuls au milieu de la baie. J7.: CAT BA – HAI PHONG – HANOI (petit-dej., dej. inclus) Poursuite de la promenade dans la baie d’Halong, visite facultative de la grotte Sung Sot (touristique). En fonction du vent, couper la moteur pour voguer avec les voiles. Débarquement sur l’ile de Cat Ba vers 11h30. Bateau local rapide climatisé à 14h45 pour rejoindre Hai Phong. Retour à Hanoi en voiture, arrivée vers 18h00. Nuit à chez habitant a Hanoi. J8.: HANOI – HUE, en avion (petit-dej., dej. inclus) Transfert à l’aéroport de Noi Bai par le chauffeur, sans guide, une heure de vol pour Hue, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Hue, accueil à l’aéroport et visite de la cité impériale de Hué : la porte du Midi, le Palais de la paix suprême, le pavillon de lecture royal, les temples de la dynastie Nguyen, le théâtre traditionnel et son spectacle. Nuit à l’hotel Nhu Phu ou l’hotel Queen*** a Hue.
J9.: HUE – HOI AN (petit-dej., dej. inclus) 8h00: Promenade en sampan sur la rivière des Parfums, découverte de paysages pittoresques. Visite de la pagode Thien Mu, du tombeau de l’empereur de Tu Duc. Puis visite et déjeuner végétarien à la pagode Dong Thuyen. Départ pour Hoi An (130 kms de Hué, 3h de route) en passant par le Col des Nuages et la plage magnifique de Lang Co. Arrivée à Hoi An. Temps libre a la plage. Nuit à l’hotel An Hoi ou Indochine*** a Hoi An.
J10.: HOI AN libre (petit-dej., dej. inclus) Matin: visite de la vieille ville: l’ancien port des pêcheurs de Faifo, le marché typique, le pont couvert japonais, le temple chinois, la maison ancienne de Tan Ky... Dans l’après-midi, temps libre à la plage. Nuit à Hoi An. J11.: HOI AN – DANANG – SAI GON, en avion (petit-dej., dej. inclus) Après le petit déjeuner, transfert à l’aéroport de Danang, une heure de vol pour Saigon, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Saigon, visite de la ville de Ho Chi Minh : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, pagode Ngoc Hoang. Découverte de la fabrication de la laque. Promenade dans le quartier chinois de Cho Lon. Nuit à l’hotel Mai ou Tan Hai Long*** a Saigon.
J12.: SAIGON – MY THO – BEN TRE – CAN THO (petit-dej., dej., dîn. inclus) 8h00: Départ pour My Tho. Croisière sur le fleuve Tien Giang (Mékong supérieur), en passant par les îles du Dragon, de la Licorne, de la Tortue, du Phœnix. Arrêt sur l’île du Phœnix pour goûter aux fruits tropicaux, au thé, au vin au miel en écoutant la musique traditionnelle du Sud. Visite de l’île de la Tortue, du village artisanal (fabrique de bonbons au lait de coco et de galettes de riz). Promenade en voiture à cheval jusqu’au jardin An Khanh. Petite balade à travers les vergers locaux avant le déjeuner. Embarquement pour une promenade en barque métallique locale. Transfert à Can Tho. Nuit à l’hotel My Khanh ou Kim Tho*** à Can Tho. J13.: CAN THO – visite du marché flottant – SAIGON (petit dej., dej. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade en bateau et visite du marché flottant de Cai Rang, découverte des commerces et des habitants. Retour à Saigon, visite du temple Caodaïste et de la pagode Vinh Trang en chemin. Arrivée à Saigon vers 18h00. Nuit à Saigon. J14.: DÉPART (petit-dej. inclus) Temps libre pour les découvertes personnelles. Transfert à l’aéroport Tan Son Nhat pour le vol de retour en France.
Me voilà donc à envisager un séjour de 15 jours (je ne peux pas plus en raison du boulot). J'ai donc pris contact avec trois agence locales et vais vous soumettre leur propositions :
Pourriez vous me dire ce que vous en pensez, les programmes semblent assez complet (sf peut être POZAO qui n'a rien prévu sur MAI CHAU ou SAPA (d'ailleurs que choisir entre MAI CHAU ou SAPA ?) mais ne connaissant pas bien le pays je préfère avoir vos avis :)
L'agence 3 prévoit un croisière sur la baie d'along en individuel ce qui semble pas mal plutôt que se retrouver dans une jonque pleine de touristes bruyant.. Pour la pause repos, POZAO prévoit un séjour sur l'île de la baleine, j'ai cru comprendre que le lieu était très joli..? alors que l'agence 2 nous arrête sur Hoi An tout comme la troisième qui je trouve laisse deux après midi au farniente ce qui permet de s'occuper le matin.
Que penser des hôtels..? J'ai lu que la guesthouse chez Loan était très bien, pour le reste j'ai lu des avis sur tripadvisor que je consulte souvent mais j'aimerai vos avis.
Sur certains programmes je compte zapper les visites des musées et du mausolée. Merci de vos réponses. :)
La première : POZAO J1 : arrivée Hanoi : première découverte de la ville ou repos J2 : Viste de Hanoi (village Duong Lam, pagode Mia la matin et ap midi petit lac ou lac de l'épee, temple literrérature, pagode Tran Quoc et Temple Quan Thanh J3 : Hanoi - Tam Coc : Le matin Ninh Binh, visite pagode Bai Dinh, sampan pour découvrir Trang An puis fin journée visite pagode Bich Dong J4 : Tam Coc - Halong : visite de la baie vis Thai Binh et Nam Dinh, puis embarquement sur un bateau (probablement un gros truc) pour visiter les iles de Dinh Huong, de Ga Choi, du chien... de la grotte de surprise. J'ai l'option kayak également à 20 € J5 : Baie d'Along - Hanoi - Hue : visite village pecheur le matin au mileu baie Lan Ha puis direction Baie Bai Tu Long. Retour Hanoi vers fin matinée, visite village céramique Dong Tireu puis vol vers Hue. J6 : Hue visite : balade sur la rivière de parfum, marché Dong Ba, pagode de Thien Mu, village Thuy Bieu, cours cuisine chez un habitant du village. Visite en vélo ou marche, pagode Luong Quan et des maisons jardinière. J7 : Hue Danang Hai AN : citadelle interdite, Tombeau Tu DUc et Minh Mang ; ap midie : en direction de Hoi An, route Mandarine via le Col des Nuages, montagne de marbre, village de sculpture sur pierre à danang. J8 : visite Hoi An : visite le matin de la vieille ville, musée antiquité, pong japonais, maison assembleuse de Phuc Kien, Trieu Chau, Temple Quan Cong, pagode Thuc Tranh. Ap midi : libre J9 : Hoi an - Danang - Nha Trang : vol de DaNang vers Nha Trang. Après midi : institut océanographique de Nha Trang, pagode Long Son, temple Ponagar des Cham J10 : Nha Trang - ile de la baleine J11 : Ile de la baleine J12 : Ile de la baleine - Nha Trang - Saigon par avion J13 : visite le matin du delta du mékong, sampan pour visiter l'ile du Dragon, ile de la Licorne ou Tortue), ferme écotourisque, balade vélo sur l'ile. Nuit en bungalow J14 : Cai Be - Saigon : sampan pour marché flottant Cai Be, visite d'un village de métier traditionnel, ferme croco puis fin ap midi départ pour la France.
Les hôtels proposés : Ha Noi : Phuc Loi** Halong : Bateau Huong Hai*** ou Bai Tho*** Tam Coc : Chez Loan (j'ai cru comprendre que c'était très bien.. :) ) Hue : Thanh Lich*** Hoi An : Phuoc An River Hotel*** Nha Trang : Green*** Saigon : Lanlan
La seconde : GT Travel
Endroits: Hanoi, Duong Lam, Mai Chau, Ninh Binh, Halong, Quan Lan, Hue, Da Nang, Hoi An, My Son, Saigon, Delta du Mékong.
jour 01: Hanoi – arrivée (-/-) Dès votre arrivée à l’aéroport de Hanoi, accueil et transfert au centre de Hanoi. Temps libre pour vous reposer après un long voyage et pour la découverte personnelle la vieille ville de Hanoi. Nuit à l’hôtel.
jour 02: Hanoi – Village Duong Lam – Hanoi (P, Dé) Départ de votre hôtel à 08.00 Am et transfert au village Duong Lam à l'ouest de Hanoï, un village agricole au nord des plains du Fleuve Rouge, là où les maisons de 100 ans sont réservées encore. Ce sera votre expérience unique quand vous baladez le long des allées étroites, visitez le temps Mong Phu dans l'hameau Mong Phu-l'hameau unique où la porte principal du village qui démeure intact, consacre au culte des héros nationaux. Avoir des conversations avec les habitants dans leur maison antiques. Déjeuner les plats vietnamiens dans une maison antique puis conduction vers la pagode Mia (l'autre hameau dans le village Duong Lam), construit au 15ème siècle et admirons 287 statues de toutes les tailles, certains parmi d'eux sont les statues célèbres telles que la statue de Bouddha en Himalaya et les statues des huit déités de Vajra. En fin, visiter le temple Ngo Quyen et le temple Phung Hung où on fait culte respectivement 2 héros nationaux Ngo Quyen et Phung Hung. Nuit à l’hôtel à Hanoi.
jour 03: Hanoi – Mai Chau (P, Dé, D) Après le petit déjeuner, en route pour Mai Chau à travers les rizières et d’où l’on peut apprécier de magnifiques paysages de montagnes, sans compter les nombreux villages tout au long du chemin. Sur le chemin, arrêt pour contempler lez rizières en terrasse et faire les photos. Arrivée à Mai Chau, déjeuner puis visite des villages des minorités situés au coeur d’une charmante vallée, encerclée de rizières et fourmillant de petites fermes traditionnelles. La soirée, vous participerez au spectacle de la musique traditionnelle des Thai Blancs. Nuit chez l’habitant des minorités Thai.
jour 04: Mai Chau – Ninh Binh (P, Dé) Balade pour la dernière visite des hameaux et découverte de la vie très matinale des habitants locaux. Puis en route pour Ninh Binh. Déjeuner dans un restaurant local. L’après-midi, croisière de visite du centre éco touristique Trang An et puis route pour la plus grande pagode du Nord Vietnam et même de l’Indochine, la pagode Bai Dinh. Retour à l’hôtel en fin de l’après-midi. Nuit à l’hôtel.
jour 05: Ninh Binh – Halong (P, Dé) Après le petit déjeuner, départ pour Halong. L’arrivée est prévue vers 12h00, enregistrement et embarquement à bord d’une jonque de luxe Hai Long. Cocktail de bienvenue et déjeuner sur le bateau. La croisière vous emmènera vers des îles aux formes étranges: chien, urne funéraire, coq de combat, et vous explorerez les mystères de la grotte Sung Sot (grotte des surprises). Baignade et farniente sur la plage de Titop. Dîner et nuit sur le bateau.
jour 06: Halong – Hanoi – Hue (P, Dé) Petit déjeuner puis ballade en petit bateau de bambou pour visiter la grotte Luon. Croisière jusqu'à la baie Bai Tu Long, et aperçu de l’île du feu, l’île de la tête d’homme et du village de pêcheurs. Déjeuner sur le bateau et arrivée à Ha Long vers 12h00. Débarquement puis transfert direction à l’aéroport pour le vol en direction de Hue. A votre arrivée, accueil et transfert à l’hôtel. Nuit à Hue.
jour 07: Hue – visite de la ville (P, Dé) Promenade en bateau sur la Rivière des Parfums jusqu'à la Pagode de la Dame Céleste. Située au bord de la Rivière des Parfums, elle se reconnaît de loin grâce à sa tour octogonale. Visite guidée de la citadelle qui a été construite à partir de 1804 sous les ordres du premier empereur Gia Long. Elle est composée de trois parties la cité capitale (Kinh Thanh), la cité impériale (Hoang Thanh) et la cité interdite (Cam Thanh). L’après-midi, visite du tombeau de Tu Duc, somptueux tombeau situé à 7km de Hué au milieu de frangipaniers et de pins. Puis visite du tombeau de Khai Dinh qui renferme un bel autel et le portrait du roi. En fin de l’après-midi, visite du marché Dong Ba. Retour à Hué. Dîner. Logement à l'hôtel.
jour 08: Hue – Da Nang – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner à l’hôtel puis en route à destination de Danang par le Col des Nuages à 496 mètres d’altitude en empruntant une route corniche d'où vous découvrirez de sublimes panoramas sur les rizières et la mer. Traversée également de deux autres cols, parsemés de villages de pêcheurs, de rizières, de marchés et de paysannes aux chapeaux coniques. En cours de route, arrêt dans un village de tailleurs de pierre au pied de la Montagne de Marbres et puis visite du musée Cham. Arrivée à Hoian, Installation à l'hôtel, puis visite de la ville de Hoi An avec ses beaux sites incontournables comme le pont Japonais, la maison commune de la congrégation Phuc Kien et la maison d’architecture ancienne Tan Ky…. Nuit à l’hôtel.
jour 09: Hoi An – My Son – Hoi An (P, Dé) Petit déjeuner puis départ pour la “Terre Sainte” de My Son, un ensemble de temples et de sanctuaires en ruine édifiés dans une cuvette à 60km de Da Nang, un des 5 sites classés Patrimoine Mondial au Vietnam. Après-midi, temps libre pour la découverte personnelle ou pour le repos sur la plage de Cua Dai.... Nuit à l'hôtel.
jour 10: Hoi An – libre sur la plage (P) – Sans guide Complètement libre pour profiter de la plage. Nuit à l’hôtel.
jour 11: Hoi An – libre sur la plage – Saigon (P) – Sans Guide Journée libre pour profiter de la plage. En fin de l’après-midi, transfert à l’aéroport pour le vol en direction de Saigon. A l’arrivée, accueil et transfert à l’hôtel, enregistrement et nuit à l’hôtel.
jour 12: Saigon – Cai Be – Can Tho (P, Dé) Départ matinal pour Vinh Long: Embarquement à Cai Be pour une ballade en sampan dans son marché flottant. Continuation de la croisière tout le long des canaux qu'enjambent de fragiles ponts de bambou. Traversée de villages de pêcheurs, de fermes et vergers produisant mangues, ramboutans, jacquiers, durians, et autres fruits exotiques. Arrêt dans un verger avec dégustation de fruits. Déjeuner dans une ferme. En route pour Can Tho en empruntant le bac. Dîner et nuit chez l’habitant.
jour 13: Can Tho – Saigon (P, Dé) Promenade en bateau sur le très coloré marché flottant de Cai Rang, Phong Dien au carrefour de sept canaux. Retour vers Ho Chi Minh. Déjeuner dans un restaurant local. Arrêt au temple caodaïste. Nuit à l’hôtel.
jour 14: Saigon, libre – départ (P) – sans guide Temps libre pour la découverte personnelle la ville de Saigon puis transfert à l’aéroport pour le vol en direction de votre pays natal.
Le prix comprend: Guide parlant français, sauf les jours libres. Voiture privée avec le chauffeur compétent. Hébergement en chambre double dans les hôtels comme mentionnés dans le programme ou les hôtels avec la qualité équivalente. Hébergement chez l’habitant comme mentionné dans le programme. Repas comme mentionnés entre parenthèses (P – petit déjeuner, Dé – déjeuner, D – Dîner) Frais de visite. Vol domestique: Hanoi – Hue, Da Nang – Saigon avec les taxes d’aéroport. Bateau privé pour le trajet Halong – Quan Lan – Halong.
Liste des hébergements: Destination Nom de l’hôtel Notes Hanoi Thang Long Opera 3* http://thanglongopera.com/ Ninh Binh Hôtel chez Loan Pas de site d’internet Mai Chau Chez l’habitant
Halong Jonque de luxe Hailong http://www.bestvietnamtravel.com/modules.php?name=Content&opcase=Details&id=156&mcid=84 Hue Duy Tan hotel 3* http://duytanhotel.com.vn/ Hoi An Thuy Duong 3 * http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Saigon Lavender 3* http://www.thuyduonghotel-hoian.com/ Can Tho Chez l’habitant
Enfin la troisième : Parfum d'automne
J1.: Arrivée à Hanoi (dîn. inclus) Arrivée à l’aéroport de Noi Bai, accueil et transfert en ville par le chauffeur de taxi, sans guide. En fonction du temps, vue panoramique de la ville : Balade à pied dans les 36 rues corporatives du vieux quartier d’Hanoi. Visite libre des commercants. Spectacle de marionnettes sur l’eau (tous les jours). Nuit à chez habitant a Hanoi. J2 HANOI – NINH BINH – Baie d’Halong terrestre – HANOI – LAO CAI, train de nuit (petit-dej., dej., din. inclus) 8h00 : Départ pour Ninh Binh (100kms- 2h de route). Promenade à vélo dans les villages de 5km à 15km en fonction de votre souhait (hors des sentiers battus). En fonction du temps, si vous le désirez, une promenade sur barque en béton, puis à pied à la découverte du village lacustre de Dong Dinh et ses habitants (Vietnam profond). Déjeuner chez l’habitant. Promenade en sampan traditionnel (côté touristique) pour découvrir la vie quotidienne dans la baie d’Halong terrestre, de même paysage que la baie d’halong mais dans des eaux moins profondes (Van Long). Retour a Hanoi vers 18h00. Le soir: Transfert à la gare avec le chauffeur (sans guide) pour prendre le train de nuit pour Lao Cai vers 21h15. Nuit en train (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J3 LAO CAI - Marché de Cao Son des minorités ethniques – SAPA (petit-déj., déj. inclus) Arrivée à 5h20 à Lao Cai. Accueil à la gare par le chauffeur et le guide. Petit - déjeuner, puis visite du marché des minorités ethniques: marché de Coc Ly (le mardi) avec une promenade en bateau sur la rivière de Chay, marché de Cao Son (le mercredi), marché de Lung Khau Nhin (le jeudi), marché de Can Cau (le Samedi), marché de Muong Hum ou marché de Bac Ha (le dimanche). Pique-nique ou déjeuner au restaurant local. Départ pour Sapa, dans les montagnes à 1.600m d’altitude. Nuit à l’hotel Fanxipan View ou l’hotel Royal View***.
J4: SAPA – villages de LAO CHAI et TA VAN – LAO CAI – HANOI, train de nuit (petit-déj., déj. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade à pied pour visiter les villages de Lao Chai et Ta Van. Passage à flanc de coteau le long du ruisseau Muong Hoa pour atteindre le village de Lao Chai. Traversée des rizières en terrasses pour arriver au 3ème village de la minorité Dzay (TaVan). Déjeuner au village de Ta Van. Retour à Sapa en Jeep, puis à Lao Cai pour prendre le train pour Hanoi vers 20h15. Nuit en train, (cabine pour 4 personnes, couchette molle et climatisée). J5.: Visite de HANOI (petit-dej., dej. inclus) Arrivée à Hanoi vers 4h35 du matin. Le moins onéreux est de prendre le taxi vous même à la gare pour aller à l’hôtel (environ 2 euros). (Si vous demeurez chez Parfum d’automne, chambre disponible à 5h du matin). Petit repos. 8h00: Visite du quartier de Ba Dinh : Palais du Gouverneur général d’Indochine, Mausolée d’Hô Chi Minh (sauf lundi et vendredi), sa maison sur pilotis, Pagode du Pilier Unique, Temple de la littérature, temple de Quan Thanh, pagode de Tran Quoc. Déjeuner composé de plats traditionnels d’Hanoi. Visite du musée d’ethnographie. Nuit à chez habitant a Hanoi. J6.: HANOI – HAI PHONG – CAT BA – baie d’Halong et baie de Lan Ha (pet-dej., déj., dîn. inclus) Départ à 7h00 pour Haiphong – Dinh Vu (135km – 2h 30 de route), bateau local rapide climatisé à 10h30 pour Phu Long - Cat Ba. Promenade à moto d’une heure (avec chauffeur) à travers l’île (environ 30km), hors des sentiers battus. Vers 12h30 embarquement sur la jonque privée, traditionnelle, authentique de Parfum d’Automne . Visite de la grotte Hang Ca et petite balade de découverte en kayak, du village des pécheurs. Possibilité de se baigner et de pêcher. Lâcher de lanternes. Déjeuner et dîner de la fondue vietnamienne composés des fruits de mer à bord. Nuit à bord dans une crique pour vous seuls au milieu de la baie. J7.: CAT BA – HAI PHONG – HANOI (petit-dej., dej. inclus) Poursuite de la promenade dans la baie d’Halong, visite facultative de la grotte Sung Sot (touristique). En fonction du vent, couper la moteur pour voguer avec les voiles. Débarquement sur l’ile de Cat Ba vers 11h30. Bateau local rapide climatisé à 14h45 pour rejoindre Hai Phong. Retour à Hanoi en voiture, arrivée vers 18h00. Nuit à chez habitant a Hanoi. J8.: HANOI – HUE, en avion (petit-dej., dej. inclus) Transfert à l’aéroport de Noi Bai par le chauffeur, sans guide, une heure de vol pour Hue, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Hue, accueil à l’aéroport et visite de la cité impériale de Hué : la porte du Midi, le Palais de la paix suprême, le pavillon de lecture royal, les temples de la dynastie Nguyen, le théâtre traditionnel et son spectacle. Nuit à l’hotel Nhu Phu ou l’hotel Queen*** a Hue.
J9.: HUE – HOI AN (petit-dej., dej. inclus) 8h00: Promenade en sampan sur la rivière des Parfums, découverte de paysages pittoresques. Visite de la pagode Thien Mu, du tombeau de l’empereur de Tu Duc. Puis visite et déjeuner végétarien à la pagode Dong Thuyen. Départ pour Hoi An (130 kms de Hué, 3h de route) en passant par le Col des Nuages et la plage magnifique de Lang Co. Arrivée à Hoi An. Temps libre a la plage. Nuit à l’hotel An Hoi ou Indochine*** a Hoi An.
J10.: HOI AN libre (petit-dej., dej. inclus) Matin: visite de la vieille ville: l’ancien port des pêcheurs de Faifo, le marché typique, le pont couvert japonais, le temple chinois, la maison ancienne de Tan Ky... Dans l’après-midi, temps libre à la plage. Nuit à Hoi An. J11.: HOI AN – DANANG – SAI GON, en avion (petit-dej., dej. inclus) Après le petit déjeuner, transfert à l’aéroport de Danang, une heure de vol pour Saigon, sur Vietnam Airlines. Arrivée à Saigon, visite de la ville de Ho Chi Minh : le Théâtre Municipal, l’Église Notre-Dame, la Poste centrale, le Palais de la Réunification, la pagode Thien Hau, pagode Ngoc Hoang. Découverte de la fabrication de la laque. Promenade dans le quartier chinois de Cho Lon. Nuit à l’hotel Mai ou Tan Hai Long*** a Saigon.
J12.: SAIGON – MY THO – BEN TRE – CAN THO (petit-dej., dej., dîn. inclus) 8h00: Départ pour My Tho. Croisière sur le fleuve Tien Giang (Mékong supérieur), en passant par les îles du Dragon, de la Licorne, de la Tortue, du Phœnix. Arrêt sur l’île du Phœnix pour goûter aux fruits tropicaux, au thé, au vin au miel en écoutant la musique traditionnelle du Sud. Visite de l’île de la Tortue, du village artisanal (fabrique de bonbons au lait de coco et de galettes de riz). Promenade en voiture à cheval jusqu’au jardin An Khanh. Petite balade à travers les vergers locaux avant le déjeuner. Embarquement pour une promenade en barque métallique locale. Transfert à Can Tho. Nuit à l’hotel My Khanh ou Kim Tho*** à Can Tho. J13.: CAN THO – visite du marché flottant – SAIGON (petit dej., dej. inclus) Après le petit-déjeuner, promenade en bateau et visite du marché flottant de Cai Rang, découverte des commerces et des habitants. Retour à Saigon, visite du temple Caodaïste et de la pagode Vinh Trang en chemin. Arrivée à Saigon vers 18h00. Nuit à Saigon. J14.: DÉPART (petit-dej. inclus) Temps libre pour les découvertes personnelles. Transfert à l’aéroport Tan Son Nhat pour le vol de retour en France.
Rencontre jeu de piste à Paris dimanche 1er octobre 2006 English translation pending
🙂bonjour
je propose pour le dimanche 1 octobre 2006 (tout le monde est rentré de vacances, je pense !) un jeu de piste quizz par équipe à travers les rues de Paris avant d'aller prendre un verre dans un bar de la capitale pour discuter d'art premier ...non je plaisante de voyage !!!😏😏
Nous partons tous à travers le monde pour partir à la recherche d'une gravure au milieu du desert, d'un monastère en haut d'une colline, d'une fresque au fin fond d'une église classée 3 etoiles sur nos guides ou de rencontres dans des villages perdus dans la jungle mais connaissons nous bien ce qui est proche de nous ???🤪
Voila en circulant souvent à Paris je remarque plein d'endroits meconnus ou insolites à travers notre capitale et si vous le souhaitez je pourrai vous en faire decouvrir (enfin quelques uns qui merite un detour !) par ce jeu de questions enigmatiques (j'en ai deja 3 ou 4 en tête) que vous devrez resoudre en allant parcourir les rues de Paris (enfin seulement sur un quartier ou 2 pendant 2 ou 3 heures !) style "Carte aux Tresors " mais sans helico mais seulement avec vos pieds pour recueillir les precieuses reponses !!
Vous irez à la decouverte du patrimoine parisien, de son histoire, vous demanderez votre chemin, etc..
Pour cela il vous faudra : Une bonne paire de chaussures Une carte de Paris avec nomenclature des rues de Paris (au moins une par équipe de 3 à 4 personnes ) une bonne dose de reflexion une bonne lecture de plan un zeste de culture generale mais pas trop !! un bon sens de l'orientation une tres bonne observation et un bon esprit d'equipe
Bon si cela interesse quelqu'un faites le moi savoir au plus vite (6 participants au minimum pour faire au moins 2 équipes de 3) car cela se prepare et un mois cela n'est pas de trop !!!(à partir de 6 je commencerai mes recherches !!) Si au 15 septembre le nombre n'est pas atteint, hé bien cela sera pour une prochaine fois !!!
Nous partons tous à travers le monde pour partir à la recherche d'une gravure au milieu du desert, d'un monastère en haut d'une colline, d'une fresque au fin fond d'une église classée 3 etoiles sur nos guides ou de rencontres dans des villages perdus dans la jungle mais connaissons nous bien ce qui est proche de nous ???🤪
Voila en circulant souvent à Paris je remarque plein d'endroits meconnus ou insolites à travers notre capitale et si vous le souhaitez je pourrai vous en faire decouvrir (enfin quelques uns qui merite un detour !) par ce jeu de questions enigmatiques (j'en ai deja 3 ou 4 en tête) que vous devrez resoudre en allant parcourir les rues de Paris (enfin seulement sur un quartier ou 2 pendant 2 ou 3 heures !) style "Carte aux Tresors " mais sans helico mais seulement avec vos pieds pour recueillir les precieuses reponses !!
Vous irez à la decouverte du patrimoine parisien, de son histoire, vous demanderez votre chemin, etc..
Pour cela il vous faudra : Une bonne paire de chaussures Une carte de Paris avec nomenclature des rues de Paris (au moins une par équipe de 3 à 4 personnes ) une bonne dose de reflexion une bonne lecture de plan un zeste de culture generale mais pas trop !! un bon sens de l'orientation une tres bonne observation et un bon esprit d'equipe
Bon si cela interesse quelqu'un faites le moi savoir au plus vite (6 participants au minimum pour faire au moins 2 équipes de 3) car cela se prepare et un mois cela n'est pas de trop !!!(à partir de 6 je commencerai mes recherches !!) Si au 15 septembre le nombre n'est pas atteint, hé bien cela sera pour une prochaine fois !!!
Voyage gagné par la poste: arnaque ou pas? English translation pending
Bonjour à tous!
Voilà, je viens de recevoir un courrier d'une agence me disant que j'ai "soi-disant" gagné un voyage aux baléares en participant à un tirage au sort à une foire, il y a maintenant 9 mois!!!!! Mais ils me demandent tout de même des frais d'adhésion de 45 euros par personne! ça sent l'arnaque mais mon mari insiste pour que je me renseigne.
Dites-moi ce que vous en pensez!!!
Merci d'avance !!!!
Voilà, je viens de recevoir un courrier d'une agence me disant que j'ai "soi-disant" gagné un voyage aux baléares en participant à un tirage au sort à une foire, il y a maintenant 9 mois!!!!! Mais ils me demandent tout de même des frais d'adhésion de 45 euros par personne! ça sent l'arnaque mais mon mari insiste pour que je me renseigne.
Dites-moi ce que vous en pensez!!!
Merci d'avance !!!!
Itinéraire en Chine English translation pending
Bonjour à tous! C'est la 1ère fois que nous utilisons le forum après l'avoir beaucoup parcouru...
Nous préparons notre tour du monde pour septembre 2005, et arrivons par le transmongolien en Chine fin octobre à Pékin pour rejoindre HK. Nous prévoyons d'y rester seulement une dizaine de jours (il a fallu faire des choix 😕...) et envisageons à peu près les étapes suivantes: Pékin (3-4 jours), Chengde, Shangaï, Suzhou, Yangshuo, et HK.
Plusieurs petites questions à ceux qui connaissent bien le coin : est-ce que ça vous semble faisable question temps? Autres suggestions d'itinéraires (nous avons déjà dû laisser de côté Xi'an...) ou coups de coeur? où aller voir la grande muraille (Badaling, Mutianyu, Simatai, Huanghua, Jingshanling) ? faut-il vraiment réserver le train 3 jours avant pour chaque voyage (exemple: Pékin-Chengde)? comment avez-vous fait le trajet Pékin-Shangai ? Shangai et Guilin et Guilin/H.K ? Moyens de loco, temps, prix...
Par avance merci !!😉
Armenade
Nous préparons notre tour du monde pour septembre 2005, et arrivons par le transmongolien en Chine fin octobre à Pékin pour rejoindre HK. Nous prévoyons d'y rester seulement une dizaine de jours (il a fallu faire des choix 😕...) et envisageons à peu près les étapes suivantes: Pékin (3-4 jours), Chengde, Shangaï, Suzhou, Yangshuo, et HK.
Plusieurs petites questions à ceux qui connaissent bien le coin : est-ce que ça vous semble faisable question temps? Autres suggestions d'itinéraires (nous avons déjà dû laisser de côté Xi'an...) ou coups de coeur? où aller voir la grande muraille (Badaling, Mutianyu, Simatai, Huanghua, Jingshanling) ? faut-il vraiment réserver le train 3 jours avant pour chaque voyage (exemple: Pékin-Chengde)? comment avez-vous fait le trajet Pékin-Shangai ? Shangai et Guilin et Guilin/H.K ? Moyens de loco, temps, prix...
Par avance merci !!😉
Armenade
Montants dans le Lonely Planet sur la Nouvelle-Zélande English translation pending
Bonjour à tous,
J'aimerais savoir si les montants inscrits dans le guide Lonely Planet sur la Nouvelle-Zélande sont en $US ou en $NZ?
Merci d'avance pour une réponse
Tapou
J'aimerais savoir si les montants inscrits dans le guide Lonely Planet sur la Nouvelle-Zélande sont en $US ou en $NZ?
Merci d'avance pour une réponse
Tapou
Three weeks in Quebec at the start of summer 2018, on a "semi-organized" trip
I’ve been putting off posting my Quebec travel experience for a long time. Two years later, I’ve finally decided to share it. The memories are still vivid. I hope this gives you the urge to visit this beautiful region, which I literally fell in love with.
We’re traveling as four adults: my brother Guy, my sister-in-law Martine, my friend Pascal, and myself (Christian).
We entrusted the flight, hotel, and car reservations to the travel agency Amplitudes in Toulouse. Planning the day-to-day activities was up to us. We scheduled a few must-see visits, but for the rest, we’d figure it out on the spot.
Our itinerary: Quebec City / Rimouski / Carleton-sur-Mer / Percé / Sainte-Anne-des-Monts / Matane / Tadoussac / Sainte-Rose-du-Nord / Chambord / Saint-Alexis-des-Monts / Montreal
06/25 Here we are at Roissy Charles de Gaulle for the usual pre-flight formalities. Everything goes smoothly and quickly. The hardest part is waiting for takeoff. After an uneventful flight on an Air Canada Boeing 777-300ER, we land at Montréal-Pierre Elliott Trudeau Airport (YUL) in the early afternoon.

At customs, a surprise—no grumpy officer, but a smiling customs agent who jokingly asks me to name three tourist spots in Quebec, or else he won’t let me in. I pass the test easily and enter Quebec!
We head to the Alamo counter at Trudeau Airport to pick up our car: a Ford Escape with only 300 kilometers on the odometer.

We decided to head straight to Quebec City, saving Montreal for the end of the trip. Pascal takes the wheel and gets on the Trans-Canada Highway E20 for a 255 km drive, taking about 2 hours and 45 minutes. With the time difference, we’re already feeling hungry, so we stop for our first poutine at a highway restaurant.

When we arrive in Quebec City, we go straight to the Clarendon Hotel, located right in the heart of Old Quebec. We’ll be staying there for three nights. Tonight, no restaurant—just a short walk around the hotel before bed. We discover a square with pretty colored water fountains near the city hall.
It’s only 9 PM, but our body clocks say it’s 3 AM.
We’re traveling as four adults: my brother Guy, my sister-in-law Martine, my friend Pascal, and myself (Christian).
We entrusted the flight, hotel, and car reservations to the travel agency Amplitudes in Toulouse. Planning the day-to-day activities was up to us. We scheduled a few must-see visits, but for the rest, we’d figure it out on the spot.
Our itinerary: Quebec City / Rimouski / Carleton-sur-Mer / Percé / Sainte-Anne-des-Monts / Matane / Tadoussac / Sainte-Rose-du-Nord / Chambord / Saint-Alexis-des-Monts / Montreal
06/25 Here we are at Roissy Charles de Gaulle for the usual pre-flight formalities. Everything goes smoothly and quickly. The hardest part is waiting for takeoff. After an uneventful flight on an Air Canada Boeing 777-300ER, we land at Montréal-Pierre Elliott Trudeau Airport (YUL) in the early afternoon.

At customs, a surprise—no grumpy officer, but a smiling customs agent who jokingly asks me to name three tourist spots in Quebec, or else he won’t let me in. I pass the test easily and enter Quebec!
We head to the Alamo counter at Trudeau Airport to pick up our car: a Ford Escape with only 300 kilometers on the odometer.

We decided to head straight to Quebec City, saving Montreal for the end of the trip. Pascal takes the wheel and gets on the Trans-Canada Highway E20 for a 255 km drive, taking about 2 hours and 45 minutes. With the time difference, we’re already feeling hungry, so we stop for our first poutine at a highway restaurant.

When we arrive in Quebec City, we go straight to the Clarendon Hotel, located right in the heart of Old Quebec. We’ll be staying there for three nights. Tonight, no restaurant—just a short walk around the hotel before bed. We discover a square with pretty colored water fountains near the city hall.
It’s only 9 PM, but our body clocks say it’s 3 AM.