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Voyage Bénin-Togo en passant par Ouagadougou English translation pending
Bonjour, je pars le 19 juillet direction l'Afrique de l'Ouest en solo! J'ai quelques questions malgré avoir passé bcp de temps a lire des infos sur ce forum (qui m'ont énormément rendu service pour la prépa de mon voyage). Voila j'atterris a Ouagadougou le 19 et je dois être a Lomé le 27 pour rejoindre une association que je connais d'un précédant voyage, consciente que c'est juste au niveau timing je me complique la chose d'avantage en voulant traverser le bénin pr rejoindre le sud du togo! Je reste en tout et pour tout 1 mois sur place. J'ai entendu parler d'un visa transit pr le Burkina ce qui me conviendrais puisque je veux rejoindre le bénin peu après mon arrivée et le compléter par le visa de l'entente pr le bénin et le togo. Mais je suppose que je serais bloquée a la frontière togo burkina lors de mon 2eme passage pr reprendre mon avion? Le visa multi entrées pr le Burkina est trop chère pr moi qui ne veux rester que quelques jours après mon arrivée et quelques jours avant mon départ! Avez vous des conseils? Je peux prendre la visa transit a l'aéroport? Sinon questions itinéraires comme je n'ai qu'une semaine pour traverser le bénin je pensait faire natti - cotonou- ouidah - Lomé, je sais je vais louper plein de choses mais je reste 3semaines par la suite au Togo donc ça pourra effacer un peu ma frustration! Quelqu'un a til fait ces trajets la? Je vous remercie de vos réponses et tout autres conseils est bon a prendre!
Voyage en Ethiopie English translation pending
hello les aventuriers
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
j'ai décidé de voyager en ethiopie vers le mois de septembre.j'ai entendu que c'est un super beau pays. j'aimerai avoir le temoignage de ceux qui ont été la-bas. j'attends vos conseils avec impatience Anysia
Manifestations à Bangkok English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Thailande dans une semaine - svp nous aimerions avoir un aperçu de la situation à Bangkok.
Nous lisons beaucoup sur le sujet sur différents sites d'information et l'avertissement de notre Ambassade est de ne pas prendre part aux manifestations. Vu d'ici ça va mais vu de Bangkok, c'est comment? Est-ce qu'il y a des voyageurs ou des locaux qui peuvent nous éclairer de la situation.
Visa à la frontière Maroc/Mauritanie English translation pending
Hello ! Je voudrais savoir si il est possible de prendre le visa directement a la frontière Maroc\Mauritanie ?
Merci d'avance !
Merci d'avance !
Obtention du visa iranien English translation pending
Bonjour,
Je suis en train de réfléchir à partir en Iran en août 2014 et je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi complexe par rapport à la demande de visa...
Je pense partir pour 3 semaines minimum, mais en lisant la plupart des posts sur la demande de visa sur VF, j'ai du mal à m'en sortir et à trouver la meilleure option.
Si je résume ce que j'ai réussi à comprendre sur VF :
Soit Demande de visa auprès de l'ambassade d'Iran à Paris avec enregistrement des empreintes et il faut passer par une agence en ligne pour obtenir une lettre d'invitation et/ou un numéro d'autorisation du visa délivré par le ministère des affaires étrangères iranien. L'avantage est d'avoir un visa en bon et due forme avant de partir, mais ça coûte les frais de l'agence et le risque de se faire entuber par l'agence (Iranianvisa et autres expériences douteuses relatées sur VF et LonelyPlanet).
Soit Visa on Arrival à IKA de 15 jours avec la possibilité de le faire prolonger dans les grandes villes du pays pour une somme modique et de manière assez facile. Les procédures étant à réaliser à l'aéroport (enregistrement des empreintes, numéro d'autorisation délivré par le ministère...). Le risque étant d'aller sur place et de se faire refuser le visa une fois à l'aéroport si il manque un document ou si on ne plait pas au douanier ?
Bon voilà où j'en suis pour le moment après la lecture des différents posts... Je suis un peu perdu sur quelle procédure à adopter...
Merci par avance de vos éclairages
Bastien
Je suis en train de réfléchir à partir en Iran en août 2014 et je ne m'attendais pas à ce que ce soit aussi complexe par rapport à la demande de visa...
Je pense partir pour 3 semaines minimum, mais en lisant la plupart des posts sur la demande de visa sur VF, j'ai du mal à m'en sortir et à trouver la meilleure option.
Si je résume ce que j'ai réussi à comprendre sur VF :
Soit Demande de visa auprès de l'ambassade d'Iran à Paris avec enregistrement des empreintes et il faut passer par une agence en ligne pour obtenir une lettre d'invitation et/ou un numéro d'autorisation du visa délivré par le ministère des affaires étrangères iranien. L'avantage est d'avoir un visa en bon et due forme avant de partir, mais ça coûte les frais de l'agence et le risque de se faire entuber par l'agence (Iranianvisa et autres expériences douteuses relatées sur VF et LonelyPlanet).
Soit Visa on Arrival à IKA de 15 jours avec la possibilité de le faire prolonger dans les grandes villes du pays pour une somme modique et de manière assez facile. Les procédures étant à réaliser à l'aéroport (enregistrement des empreintes, numéro d'autorisation délivré par le ministère...). Le risque étant d'aller sur place et de se faire refuser le visa une fois à l'aéroport si il manque un document ou si on ne plait pas au douanier ?
Bon voilà où j'en suis pour le moment après la lecture des différents posts... Je suis un peu perdu sur quelle procédure à adopter...
Merci par avance de vos éclairages
Bastien
Acheter un appartement en Espagne English translation pending
Bonjour,
je suis nouveau sur le forum , je vais surement achetez un appartement , un peu avant Barcelone .
Quelle sont les formalités et précaution a prendre ? est-ce qu'il faut prendre un avocat ? Un notaire ? Quel sont les frais ? Est-ce que on peut avoir un financement en Espagne ou est-il préférable de le faire en France ?
Pour info, j'achète l'appartement 60000€ pour 60m2 habitable., avec piscine commune etc ....
pouvez m'aiguillez
merci
jlouis
je suis nouveau sur le forum , je vais surement achetez un appartement , un peu avant Barcelone .
Quelle sont les formalités et précaution a prendre ? est-ce qu'il faut prendre un avocat ? Un notaire ? Quel sont les frais ? Est-ce que on peut avoir un financement en Espagne ou est-il préférable de le faire en France ?
Pour info, j'achète l'appartement 60000€ pour 60m2 habitable., avec piscine commune etc ....
pouvez m'aiguillez
merci
jlouis
Voyage aux Etats-Unis avec mineur accompagné parent seul English translation pending
Bonjour,
Je suis française et souhaite voyager aux Etats unis avec mon fils, dont j'ai la garde exclusive (autorité parentale exclusive). Quelqu'un sait de quels documents a t on besoin pour passer la douane américaine ? merci.
Je suis française et souhaite voyager aux Etats unis avec mon fils, dont j'ai la garde exclusive (autorité parentale exclusive). Quelqu'un sait de quels documents a t on besoin pour passer la douane américaine ? merci.
Papouasie 2005, traîtreusement abandonnés par nos guides au beau milieu de la jungle English translation pending
SECOND TOME, CHAPITRE IX - JOHN WAYNE, SA DESCENDANCE ET SA FAMILLE
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
- John, Zazou et naps dans la jungle papoue, entre les mauvais esprits qui rôdent et leurs guides qui se font la malle ils sont pas sauvés les pauvres... -
Octobre 2005, rappel de l’épisode précédent : après avoir bien failli se retrouver amputé d'un bout d'intestin quelque part entre l'Afghanistan et l'Inde, naps, notre héros d'occase, s'était mis en route pour l'Indonésie, accompagné de son pote Zazou, dit Zaza, dit bogra, dit le dormeur, dit le philosophe arabe, qui l'avait rejoint...
Alors le premier mois ça allait être repos total, on en avait bien besoin autant l’un que l’autre. Zazou parce qu’il arrivait de France où il avait travaillé dur, et naps pour tout ce que lui était arrivé depuis disons l’époque du récit 95 heures (voir le chapitre XX du premier tome), parce que crois-le ou pas mais il ne s’était pas vraiment ni posé ni reposé depuis tout ce temps. À l’arrivée en Indo on ne peut avoir qu’un visa d’un mois mais ça ira pour l’instant, on ressortira plus tard en faire un de 60 jours à l’ambassade, le tout nous faisant trois mois dans le pays ce qui suffira amplement. Pour commencer nous décidâmes de retourner sur les îles près de Manado, dans le nord de Sulawesi, on avait bien aimé à l’époque. Perso j’aurai voté pour Siladen, mais aux dernières nouvelles l’île s’étant dotée d’hôtels de luxe nous jetâmes plutôt notre dévolu sur Bunaken. Hélas ici aussi ça avait bien changé, l'atmosphère jadis si conviviale était devenu mercantile et en plus maintenant il y avait une taxe de 150000 roupies pour la soi-disant conservation du milieu marin. L’idée était partie d’un abruti de chercheur américain, ce genre de crétin qui vient se mêler des affaires d’un pays sans rien savoir de comment ledit pays tourne. Bravo espèce de débile mental, tu as donné une nouvelle occasion aux indos de se faire de l’argent de poche sur le dos des touristes. Au bout de quelques jours que nous étions sur l’île passèrent donc les collecteurs de fond pour réclamer la fameuse dîme, ils étaient attendus de pied ferme... Les deux types étaient sympas et pas fautifs des agissements de leurs patrons, c'est pourquoi je leur parlai gentiment, quoique sans ambages : écoutez les gars, j'ai rien contre vous mais soyons honnêtes, vous savez aussi bien que moi que l’argent en question ne sera pas utilisé pour la conservation quelle qu’elle soit mais qu’il va être détourné par vos chefs pour se payer des belles bagnoles et des belles gonzesses. En conséquence de quoi mon pote et moi nous refusons de payer ! Les mecs en restent pantois, ils ne s’attendaient pas à ce qu’un étranger parle de la sorte, en plus dans leur langue, et ils restent un peu interdits car ils savent bien de quoi je parle. J’enfonce un peu plus le couteau vu qu’ils ont avec eux un diagramme des sommes extorquées depuis la mise en application de cette escroquerie : bon alors deux milliards et demi de roupies ont été grattés (plus de 250000 dollars quand même) et qu’est ce qui a été fait avec ? J’ai vu qu’ils ont construit une jetée là-bas mais personne ne l’utilise, les locaux parce qu’elle est trop loin du village et qu’ils préfèrent accoster directement en face de celui-ci, les touristes parce qu’elle est trop loin des hôtels et qu’ils préfèrent accoster directement en face de ceux-ci, bel exemple de manque de planification et de gaspillage en somme. À part ça ils ont bien immergé à droite à gauche quelques cases en ciment pour que du corail neuf y pousse, mais ne me dites pas qu’il y en a eu pour deux milliards et demi ! Donc pas un centime pour ces voleurs, et s’il faut qu’on parte de cette île et bien c’est pas un problème, par contre vous ferez perdre de l’argent au propriétaire de l’hôtel (argument bien choisi car le proprio nous écoute, et les gars se sentent mal envers lui). Ils se grattent la tête et ne me contredisent pas, car tout ça c'est la stricte et triste vérité, seulement ils ont quand même un boulot, même s'il est sale, à faire... Bon, on va faire comme ça les mister, vous ne payez que 50000, qui sont normalement pour l’entrée à la journée (150 c’est pour le séjour illimité), et c’est OK. Même 50 ça me fait mal au ventre de les sortir et je renâcle, mais Za intervient : allez c’est bon espèce de rastègue que tu es, sors un peu tes sous que t’es blindé de toute façon et paye, au moins on peut rester ici à se reposer au lieu de retourner dans cette ville pourrite de Manado ! Vaincu par la puissance de cette logique, elle aussi sans ambages, je cède. On paye et au final on se quitte bons amis avec les deux moustachus, je leur avais parlé avec respect et ils avaient bien compris que je n’en avais pas après eux (et aussi, je pense, parce qu’au fond ils me donnaient raison). Tiens, en parlant de ça je vais faire un peu de pub gratuite : pas longtemps après avoir écrit ce texte j’étais tombé sur un guide du croutard Indonésie et y avais jeté un œil, histoire de voir un peu les énormités qu’ils avaient pu écrire et de me marrer un bon coup. Je lis le passage sur Bunaken et découvre à ma grande stupeur qu’ils encensent ce racket qui d’après eux est une bonne chose pour l’environnement, nouvelle preuve, si besoin en était, que ce sont des blaireaux qui ne savent pas de quoi ils parlent. Après genre deux semaines on commença à en avoir marre et Zazou voulait voir Bali. J’eus beau lui répéter qu’il n’y avait pas grand chose sur cette île il n’en démordit pas, quand il a une idée quelque part le bogra tu la lui enlèves pas comme ça, une vache (bogra en arabe) c’est têtu parfois. C’était sur le chemin du retour et comme je ne peux rien refuser à Za j’acceptai... Une fois à Bali on avait flemmardé dans différentes parties de l’île, on avait loué des motos pour se balader un peu et Zaza avait profité d’être là pour acheter pas mal de souvenirs pour son appart. Les balinais sont de véritables artistes et ils font des choses magnifiques, notamment au niveau sculptures, et si j’avais un pied-à-terre je me serais sûrement laissé tenter moi aussi par l’une ou l’autre pièce tant certaines sont finement ouvragées et joliment travaillées. En plus il y avait très peu de tourisme cette année-là car on était juste un peu après la deuxième bombe de Bali et cela permit à Zazou (qui me traite toujours de radin mais qui ne s’est pas vu quand il marchande) de réaliser de très bonnes affaires. Naps, quant a lui, s’offrit un nouveau hamac fait de ce tissu très soyeux qu’un petit malin vend sur internet une fortune en disant, sans rire et je cite, qu’il lui a fallu dix ans d'études et de recherches pour mettre au point le concept, y en a qui ont honte de rien ! À la fin du séjour Za admit quand même qu’il n’y avait en effet pas tant que ça à voir ou à faire sur cette île et fit cette remarque, comme d'habitude bien ciblée : ben dis donc, les balinais, ils en foutent pas une, ils passent leur temps à aller au temple, ah ils l’ont belle les types ! Mais trêve de plaisanterie, maintenant les choses sérieuses allaient commencer, il nous fallait un visa de deux mois car je tenais à réaliser un vieux rêve : traverser à pied et en bateau l’intérieur de la Papouasie. Nous nous arrangeâmes pour arriver à Penang trois jours avant la fin du Ramadhân, sachant bien qu’après cette date tous les consulats seront fermés, et comme le visa est délivré en 24 heures on devrait être bon. Au consulat, chouette, c'est le même lunetteux que la dernière fois, il est sympa. Je parle quand même angliche avec lui car je sais qu’ils sont suspicieux, et s’il m’entend parler indonésien il risque de commencer à se demander si je ne suis pas un de ces toutous qui restent longtemps dans le pays et s’y enfoncent, ceux-là même dont le gouvernement essaie de se débarrasser en rendant plus difficile l’obtention des visas. Badaboum, il nous dit de revenir dans dix jours. Mais, il reste trois jours avant la fin du Ramadhân, objectai-je. Oui, mais demain c’est Deepavali et ils ferment, pour ne réouvrir qu’après la semaine légale de vacances post-mois du jeûne (avec un circonflexe sur le u, on ne parle pas de jeunesse mais je pense que tu avais compris) dite « lebaran ». Je vois, Deepavali est une fête hindoue, ces mêmes hindous que vous savez critiquer pour leurs milles dieux et leur propension à en faire images et idoles, mais dont vous savez aussi apparemment profiter des congés quand bien même ils sont en l’honneur de ce que vous appelez des faux dieux. Passons... On va la tenter à l’indo et lui proposer -en biaisant car il faut que les apparences soient sauves, ça marche comme ça chez eux- des sous : OK mais dites-moi, peut-être que vous pouvez nous aider et nous on vous aide aussi, on peut payer un petit supplément pour avoir le visa aujourd'hui. Il rigole, car il a très bien compris mon louvoiement, mais hélas y a rien à faire, le consul, qui est celui qui signe les visas, est déjà parti. Et oui, parce que si tu penses que les fonctionnaires français sont des fainéants et des incapables je te recommande d'aller voir leurs confrères indos... J’abats ma dernière carte : mais peut être que vous pouvez le signer vous-même le visa, le consul finalement on n’en a pas besoin, non ? C’est pas l’envie qui lui en manquerait car il sait qu’il y a soussous à la clé mais il refuse, il doit avoir peur de s’attirer des ennuis et je ne peux lui en tenir grief, même si je sais qu’il n’y aurait pas eu de blème... Une fois dehors c est le conseil de guerre entre les chefs de tribus algériennes et siciliennes : bon alors, qué far ? Soit on attend dix jours ici mais ça va vite devenir gavant, soit on trace direct et on chope un visa d’un mois à la frontière mais dans ce cas il faudra changer les plans. Za n’a pas envie de peigner la girafe dix jours à Penang et moi non plus donc le choix s’impose de lui même... La traversée de la Papouasie ça sera pour un autre jour, parce qu’en un mois c’est pas faisable, mais on va quand même y aller se faire une petite virée dans la jungle, surtout que Zazou n’y est encore jamais allé. Je vais envoyer un émail à mon pote Iwein (lis I Wayne, tu comprendras qu’avec un tel nom un minot mal éduqué comme qui tu sais ne pouvait pas résister à la tentation de l'appeler John Wayne, on s’amuse comme on peut) qui est basé dans le coin pour ses recherches ornithologiques, va-t-en savoir, s'il faut on pourrait aller avec lui dans la forêt et chercher des piafs par la même occasion... Je t’ai jamais parlé d’Iwein ? En fait si, mais c’était dans le premier tome et comme je ne veux pas t’infliger la lecture d’un tel ramassis de calembredaines je te la refais, présentations... Iwein est un belge flamand que j'avais rencontré la première fois que j’étais en Papouasie cinq ans auparavant, et avec lequel on s était revus quelques fois par la suite. Il est plus jeune que moi mais la valeur n’attendant pas le nombre des années ça ne l’avait pas empêché à l époque d’avoir déjà derrière lui plusieurs voyages dans le coin, et il m avait donné de bonnes infos sur la région autour de Manokwari qu’il connaissait bien pour y avoir passé du temps à étudier ses zoziaux (si le cœur t’en dit va lire le chapitre VIII du premier tome mais fais gaffe, c’est pas de la littérature pour premier communiant). Car Iwein est un ornithologue confirmé, il connaît tous les volatiles de Papouasie par leur petit nom et peut même les identifier rien qu’à leur chant, et c’est du costaud parce que d’après lui il y a plus de 400 espèces dont pas mal d’endémiques. C’est que contrairement à la plupart des gars qui sont dans la profession et qui ne quittent que rarement leur bureau le Iwein, lui, il passe le plus clair de son temps sur le terrain. Il a d'ailleurs à son actif deux coups fumants : et d’une il avait réussi à enregistrer le chant d’un oiseau qui ne l’avait jamais été jusque-là, et de deux il avait pu enregistrer un piailleur d’une famille qu’on croyait éteinte, prouvant par la même que ce n’était pas le cas. Malgré tout ça il reste simple notre Iwein, car même s’il pourrait aisément faire son beau vu son expérience et ben c'est tout le contraire, il est très discret. Il est pas du genre à se la jouer devant les pépettes ni à se la raconter comme le font les blaires à la lonely planet, qui franchement comparés à lui n’ont pas grand chose à dire et ne sont que des petits pipeaux bombeurs de torse qui cherchent à en mettre plein la vue avec deux bouts de ficelle... Physiquement il est ma fois comme monsieur tout le monde, ou même comme le beau-fils idéal (dixit mon ex-belle-mère). On pourrait s’attendre à voir un gars tatoué, aux dreadlocks épaisses et longues avec des sapes genre le mec cool et décontracté, mais il n’en est rien (car ce sont ceux qui en montrent le plus qui en font le moins et inversement, c’est bien connu du reste). Il est habillé, mmmh... on va dire classique, a les cheveux courts, est quasiment toujours bien rasé, du moins quand il est à la ville (il a pas de mal remarque, ça pousse guère chez lui) et passe inaperçu dans la foule. Par contre, il a certaines particularités physiques qui prouvent qu’il était vraiment né pour sa passion. Déjà ses doigts ont des articulations très noueuses qui font penser à des serres d’oiseau de proie. Ensuite son nez n’est pas en bec d’aigle, mais il est légèrement bombé et on remarque tout de suite la ressemblance avec un bec d’oiseau. Le pire c’est si on l'observe avec attention, il y a quelque chose dans sa silhouette et sa dégaine qui fait qu’on a l'image d'un piaf qui vient en tête, les aborigènes diraient que son animal-totem est un volatile, les hindous qu’il a été une créature ailée dans une incarnation passée. Délire de naps dis-tu ? Je ne crois pas car Zazou, qui le rencontrait pour la première fois et à qui je n avais pas parlé d’animal-totem, me confia un peu plus tard que, je cite : c’est drôle, quand on le regarde bien il fait vraiment penser à un oiseau ! CQFD... Tu n’as jamais eu ce genre de sentiment avec certaines personnes (soit dit sans aucun mépris ou moquerie, c'est juste une impression un peu étrange) ? Perso ça m'arrive souvent, l'un me fait penser à un chat, l'autre à un renard, un autre encore à une chouette, sans oublier mon pote le pithécanthrope du premier chapitre. Enfin en tout cas on tombait bien, Iwein était justement prêt à partir pour Manokwari faire des recherches sur une montagne qu’il ne connaissait pas et ou les papous n’allaient pas, ce qui pouvait être un indicateur d’une faune nombreuse et variée vu l’absence de chasse. Rendez-vous fut pris à bord d’un Pelni, un de ces gros ferries indo qui vus de dehors ont l’air d’un bateau de croisière mais qui vus de dedans sont plus proches d’un mélange entre un cirque, un zoo et un jardin d’enfants. Je ne m’étendrai pas sur le sujet car je l’ai déjà fait (va lire le chapitre III du premier tome pour de plus amples informations sur cet exercice de survie en milieu hostile, mais sache qu'il est déconseillé aux âmes sensibles) et me contenterai de dire que la jonction s’effectua sans anicroche. Iwein nous présenta dans la foulée sa femme (car il est marié, j’avais oublié de te le dire, et désolé pour celles qui avaient déjà des idées derrière la tête), une jolie petite indo d’origine chinoise... Et ben dis donc Iwein, t'en as de la chance mon gars, c'est pas à moi que ça arriverait ! Vu comme t’es fauché et radin par dessus le marché, et vu comme tu vis, elle est pas avec toi pour le pognon ni pour la grande vie à l’occidentale ça c’est sûr ! Madame une fois partie nous commençâmes à parler entre hommes du bon vieux temps, et entre autres de l’histoire décrite dans le récit dont je te parlais plus haut (chapitre VIII, premier tome) qui avait toujours fait marrer Iwein. Puis le Pelni s’ébranla et mis le cap sur Manokwari...
Nos trois oiseaux de mauvais augure (je sais, c'est un peu facile mais j'ai pas pu résister) voguaient donc sur les mers chaudes de Papouasie. Il y avait Iwein le héron flamand, Zazou el bogra d'Algérie, et naps le fennec franco-siciliano-maltais... Le voyage se déroula sans problèmes et surtout sans prises de tête, car les Pelni ne sont plus aussi bondés qu’au bon vieux temps vu la guerre tarifaire que leur livrent les compagnies aériennes. Comme on a un peu de temps avant d’arriver à Manokwari je vais en profiter pour te faire un petit topo historico-politico-économico-sociologico-culturel d'occase sur la Papouasie. Que ceux que ce genre de passage gave, et que ceux qui l’ont déjà lu dans le premier tome (parce que j’ai fait un copier-coller, qu’est-ce que tu crois), me pardonnent, il leur suffit de descendre un peu pour accéder directement à la suite de l’histoire... La Papouasie Nouvelle-Guinée, porte de la Mélanésie et du Pacifique, connue localement sous le nom d'Irian Jaya mais que les indonésiens venaient juste de rebaptiser de son nom originel Papua (prononcez Papoua), histoire d'essayer d'endormir les papous et de leur faire oublier dans la foulée qu'ils les colonisent et pillent leurs richesses. Cette île (car c'est une île, la deuxième en superficie après le Groenland), plus grande que la France ou que Bornéo, est située dans l'hémisphère sud, un peu en-dessous de l’Équateur, et par là-même jouit d'un climat chaud et humide toute l'année avec évidemment de nombreuses pluies. C'est une immense jungle, même si ça déforeste comme partout, la troisième du monde après l'Amazonie et la forêt d'Afrique centrale. La partie orientale, dite PNG (Papua Niugini), a été longtemps sous tutelle/colonie australienne mais est maintenant indépendante, depuis les années 70 s'il m’en souvient bien. La partie occidentale quant à elle a été volée à ses habitants et est présentement colonisée par les indonésiens. Comment cela fut-il possible ? Une nouvelle foi grâce à l'hypocrisie et la vilenie de nos démocraties occidentales, USA en tête (classique me direz-vous ? Vous avez bien raison). Rappelons les faits : l’Indo était une colonie hollandaise mais ceux-ci décampèrent comme des lapins lorsque les japs débarquèrent pendant la seconde guerre. Une fois les sushis repartis en 1945 nos belanda (c'est comme ça qu'on les appelle ici) revinrent tranquillement et sans complexes seulement voilà, les indos ne les voulaient plus. Soekarno (le premier président du pays mais qui ne l'était pas encore à l’époque) prit la tête de la rébellion, mais il ne serait pas allé bien loin à mon humble avis si les américains n'avaient pas fait pression sur les hollandais, en menaçant de leur couper l'aide à la reconstruction d'après-guerre, pour qu'ils lâchent l’archipel. Pourquoi ont-ils fait ça ? Sûrement pas par humanisme, c'est interdit par leur religion. Alors ? Un peu de patience, vous allez vite comprendre si ce n'est déjà fait... De là Soekarno ce petit malin javanais fit main basse sur toutes les îles et fut assez intelligent pour baptiser le nouveau pays Indonésie au lieu de l’appeler Javanésie, une appellation pourtant plus adaptée vu qu'en fait les autres îles se retrouvaient purement et simplement sous domination javanaise, mais qui aurait heurté la sensibilité de beaucoup en dehors de Java. Comme tout dictateur qui se respecte il s'enfla d’orgueil et très rapidement il ne se sentit plus pisser à la tête de son royaume tout neuf. Il lui fallait maintenant aller jusqu'au bout de sa pathologie mentale et de son goût du pouvoir et pour cela il devait élargir son territoire, ce genre de malades n'en ont jamais assez, ça fait partie de leur folie. Et tiens, justement les Moluques avaient décliné l'offre qui leur avait été faite et n'avaient pas voulu rejoindre cette république bananière pour cause de religion différente et d'hostilité manifeste envers Java, un tel affront et une telle ingratitude ne pouvaient être tolérés ! Qu'à cela ne tienne, on envoie l'armée et ses soudards, on massacre assez de gens pour que ceux qui sont encore en vie aient peur et le tour est joué, les Moluques sont intégrées à l'Indonésie et quant à l'avis de ses habitants tout le monde s'en fout. On a agi comme un de ces colons qu'on dit par ailleurs abhorrer mais c'est pas grave, l'Occident n'a rien dit et tout va bien, voilà donc un hochet supplémentaire pour ce cher Soekarno. Mais ça ne suffisait pas et il ne pouvait s'empêcher de lorgner sur la Papouasie. Si elle était à lui il ferait une belle culbute, pensez donc, il augmenterait sa bananeraie de 22%. Un territoire vierge, plein de ressources naturelles et très peu peuplé, la bonne affaire quoi... Seulement le problème, et de taille, c'est que les hollandais y étaient encore. Faire le beau et pérorer lors de ses discours officiels en disant qu'il les avait foutus dehors (en évitant soigneusement de parler de l'aide providentielle des américains bien sûr, encore aujourd’hui les indos ignorent ce fait historique et croient que c'est ce héros national de camarade Soekarno qui les a libérés) c'était une chose, les attaquer de front c'en était une autre et il devait bien se douter qu'il prendrait une déculottée. Il tenta quand même d'envoyer des espions et des agitateurs sur place, en espérant rallier les papous à sa cause, mais non, les papous ils s'en fichaient bien pas mal de ce nabot arrogant et de sa république simiesque et ça ne marcha pas. Les papous, aux dires de tous et surtout des vieux qui ont connu la période belanda et qui t'en parlent aujourd’hui encore presque les larmes aux yeux, avaient ma foi les hollandais à la bonne. En plus l'Asie ils s’en cognent, la Papouasie c'est déjà la Mélanésie et le Pacifique, rien à voir. Tout y est différent, la faune, la flore, et aussi les habitants qui appartiennent au groupe ethnique de la Nouvelle Calédonie, des îles Vanuatu ou Salomon. À l'époque Soekarno était réputé pour ses diatribes violentes contre l'Occident et sa proximité avec le communisme, et tout ça ne plaisait pas aux américains car ils risquaient bien de perdre une position stratégique dans leur jeu d'échec à l'échelle mondiale. Le biz fut le suivant : on intervient à l'ONU et fait en sorte que les hollandais te livrent la Papouasie clés en main, et toi tu te calmes un peu et tu nous signes de bons contrats juteux dans ton pays. Affaire fut faite et les belanda durent partir, on était en 1961... Après une période de transition les moustachus, qui sont les rois de l’hypocrisie et du faux semblant, décidèrent d'organiser ce qui fut appelé « l'acte de libre choix » pour laisser soi-disant les papous décider s’ils voulaient être indépendants ou rejoindre l'Indo définitivement. Tu me diras ils y étaient un peu obligés vu que c'était une condition posée par l'ONU pour son aide providentielle, cette ONU qui au niveau hypocrisie et faux semblants n'a de leçons à recevoir de personne non plus. Le vote fut une mascarade car aucun suffrage universel ne fut organisé et seuls quelques chefs de tribus votèrent, les uns avec un pistolet sur la tempe, les autres avec une liasse de billets dans la poche, et le résultat - prévisible - fut annoncé : la Papouasie occidentale était officiellement rattachée à l'Indonésie, avec la bénédiction du monde occidental. Les blanquets eurent leur bakchiche, juste retour des choses pour leur bienveillance envers l'Indonésie. Des contrats en pagaille partout dans le pays pour l'extraction de pétrole et de gaz, et la cerise : la mainmise sur la plus grande mine d'or du monde et la troisième de cuivre, en Papouasie justement, quelle coïncidence n'est-ce pas... Tout allait bien dans le meilleur des mondes, la Javanésie s'était agrandie, les occidentaux pouvaient dépecer tranquillement le pays tout en jetant quelques cacahouètes au chef, et ça a continué ainsi jusqu’à nos jours. La Papouasie en 2000 et bien c'est comme partout dans le monde en territoire colonisé : les papous sont pas contents et haïssent les indos, l'OPM (la guérilla) a fait son apparition. Les indos, lavés du cerveau comme ils l'ont été par la propagande officielle, sont sûrs de leur bon droit et d'être chez eux et viennent en masse s'établir dans ce nouvel Eldorado où tout reste à construire, ce qui génère une certaine activité économique et des opportunités de travail ou de bizness qu'ils n'auraient pas trouvées sur leurs îles d’origine, surtout les javanais chez qui c'est très pauvre et très surpeuplé. On ne peut pas leur en tenir rigueur, ce sont de pauvres gens qui sont venus tenter leur chance, attirés par l'espoir d'une vie meilleure, surtout à l'époque où le gouvernement avait ses programmes de transmigration (dans un souci d’indonésianiser l'île, le bien-être de ses concitoyens n'ayant évidemment jamais été à l’ordre du jour). En ces temps-là le gouvernement te payait le bateau pour y aller et te donnait un terrain ainsi qu'un stock de riz le temps que tu aies des récoltes, et il va sans dire que ces programmes ont rencontré un franc succès dans un pays où la vie n'est pas facile. Bien sûr la réalité n'a pas toujours été aussi idyllique que les promesses (terrains inondables, mal situés, sujets aux éboulements, hostilité de la population papoue), c'est ce que j'appelle prendre en otage ses propres gens. Une fois sur place les indos s'y sont fixés et y ont fait souche, et un jour ou l’autre (comme au Tibet ou au Xinjiang dont nous parlerons d'ici peu) il y aura plus de nouveaux venus que de première nation, cf. les Amériques ou l'Australie, voilà, la boucle est bouclée. J’en vois qui commencent à s’assoupir, revenons à nos trois oiseaux... Pendant que naps déballait son cours d’histoire à deux balles le bateau était arrivé à Manokwari, il était minuit. On avait bien rigolé pendant le voyage, surtout que bogra et moi on passe notre temps à se chamailler et à s’envoyer des vannes foireuses. Iwein n’avait pas l’habitude d’un naps comme ça, et oui, il ne m’avait jamais vu avec quelqu'un de mon village et encore, Za c’est pas le pire et de loin, quand je suis avec X ou pithécanthrope attention les dégâts (voir le chapitre XXI du premier tome) ! On avait fini par lui dire : tu vois John, avec nous t'as pas fini de rire et tu te marreras bien plus avec les arabo-latins que nous sommes qu’avec ces anglo-saxons qu’ont pas de sang ! En descendant du bateau je scrutai la jetée, espérant voir ma petite papouette. La dernière fois que j’étais à Manokwari j’étais aussi arrivé de nuit et je l’avais rencontrée sur cette même jetée, une très belle fille à la peau chocolat (je bombe le torse, exact, ça fait du bien à mon ego), et vu la conclusion de l’histoire à l’époque je me disais qu’un phénomène récurrent ne serait pas de refus. Las, elle n’était pas là, nous allâmes dormir dans une case chez des amis d’Iwein. Le lendemain nous primes quand même une chambre à l’hôtel car nous avions besoin de préparer certaines choses dans le calme. Ensuite nous fîmes un petit détour par chez les poulagas, pas qu’on les aime ces tordus mais il nous fallait une « surat jalan » (permis dont on a besoin dèss qu’on quitte les villes pour s’enfoncer dans l intérieur). Avec Za on laisse John parler, il les connaît vu qu’il est souvent dans le coin. J’entends le corrompu en chef qui commence à insinuer qu’Iwein est notre guide, qu’on le paye et que donc il ramasse des sous au black. Je les connais les gabarits, le gars espère probablement gratter une rallonge, il est temps que j’intervienne : excusez-moi monsieur mais je vous ai entendu parler et je pense qu'il me faut corriger certaines de vos allégations. Mon ami et moi-même nous ne sommes pas des enfants et nous n’avons besoin d’aucun guide pour aller dans la forêt. Comme vous entendez je maîtrise votre langue et vous imaginez bien que je suis à même de me débrouiller seul. De plus, je n’en suis pas à mon premier voyage dans la région, consultez vos archives et vous verrez que je suis déjà venu à plusieurs reprises, et à chaque fois sans mister Iwein. Iwein est un ami et il nous a proposé de l’accompagner dans la forêt en amis, il n’y a absolument aucune histoire d’argent entre nous. Le moustachu se calme, mais il réclame quand même des sous pour l’obtention du bout de papier. La corruption, tristement classique et tellement répandue dans ce pays, une véritable plaie. Petit conciliabule à trois en français (car John parle notre belle langue) : Il exagère quand même John, à l’époque ils demandaient beaucoup moins ! Je sais, à chaque fois ils augmentent, c'est que le pays connaît une sacrée inflation et vous pensez bien qu’ils s’alignent. De toute façon si on paye pas adieu le permis et adieu le trip, tout ce qu’on peut faire c’est marchander ! Passons, et disons que nous finîmes par avoir le papelard... Ensuite il fallait bien faire les courses. La cigogne des Flandres sortit une liste de commission, basée sur le temps que nous allions rester et le nombre de bouches à nourrir, écrite par sa chère et tendre, c'est quand même pratique de temps en temps une femme... Nous achetâmes une tonne de riz, des nouilles déshydratées, des sauces et épices, des légumes frais qui se conservent, du thon en boîte, des biscuits, du café, du thé, du sucre, enfin tout ce qu’il fallait pour un séjour en autonomie complète car c’est de ça qu’il allait s’agir. Le lendemain nous prîmes un minibus jusqu’au village machin chose d’où nous commencerons à marcher demain. Nous fîmes nos politesses au chef, déposâmes nos sacs là où nous allions dormir (c’est à dire par terre) puis la discute put commencer... C’est surtout John qui tient le crachoir vu que c'est son trip, Zazatte et naps baillent aux corneilles. En premier lieu il s’enquiert de savoir qui a les droits territoriaux pour la montagne sur laquelle il avait jeté son dévolu. Car même si pour l'occidental non averti la forêt a toujours l’air d’être la même partout, en vrai telle partie appartient au village A, telle autre au village B, et bien sûr A n’aime pas que B vienne batifoler sur son terrain et inversement. Ces droits sont à prendre très au sérieux et t'as vraiment intérêt à savoir où tu mets les pieds, parce que sinon ça peut rapidement dégénérer au coupe-coupe ou à la flèche, sans rire. D’après le chef le versant par où nous allons passer était à lui (en fait plutôt à son village, mais un peu de mégalomanie n’a jamais fait de mal a personne) donc on était bon. Ensuite il fallait des porteurs qui connaissaient le coin, surtout pour savoir où trouver de l’eau. Ça y en a pas, personne du village n’est jamais monté là-haut à part le chef dans sa jeunesse car en ce temps-là il vivait dans cette forêt (c’était avant l’époque où le village a été déplacé à son emplacement actuel en bord de route). Il serait bien allé avec nous mais il nous fait voir sa jambe, il a une superbe infection purulo-suintante, hors de question. Pas de panique, il va nous présenter trois hommes de confiance à qui il expliquera deux-trois trucs sur la topographie et tiens, justement les voilà, présentations : Bernart (oui, avec un « t »), un colosse d'environ 25 ans, il a l'air très sympa ; Barnabas (dont ils se moquent en disant qu’il est celui qui a été échangé contre le Christ, cf. la Bible), à peu près le même âge mais beaucoup plus petit, et qui a l’air sympa aussi mais qui est toujours dans les vapes, à croire qu’il a fumé dix spliffs d’affilée (sauf qu’il n’y en a pas ici, j'en conclus que son cerveau doit produire naturellement tétrahydrocannabinol et endorphines) ; Martinus, plus âgé, qui vient paraît-il de la « ville », il a l'air OK comme les autres. En avant pour les tractations. Ils veulent un gros paquet de sous mais on ne la fait pas au Iwein, il connaît ce type de chant. Il explique, posément mais fermement, que pour l’instant il est en phase de repérages et ne peut se permettre de jeter l’argent par les fenêtres, mais que si l'étude est concluante et que dans le futur il emmène des groupes payants là il arrosera beaucoup plus. Ils sont d’accord, tope là et à demain matin ! Le chef tente le coup de la donation pour l’église (en fait donation pour sa pomme), Iwein refait valoir ce que dit plus haut, le chef insiste, Iwein reste inflexible, le chef abandonne. Maintenant que le biz est réglé passons aux choses sérieuses, à savoir l’interview. Za et moi on est célibataires et le chef se désintéresse assez vite de nous, ce qui l’intéresse c’est Iwein et sa poule (je sais, elle est facile aussi celle-là mais que veux-tu, on fait avec ce qu’on a). Ça fait longtemps que tu es marié ? Un peu... Ah ! Alors tu as des enfants ! Non, pas encore... Quoiiiiiiiiiiiiiiiiiii ? T’as pas de descendance (keturunan, ça veut dire exactement ça) ? Tu te rends pas compte, qui va prendre soin de toi quand tu seras vieux ? Boah, je verrai bien d'ici là... Non non non, tu te rends vraiment pas compte, il te FAUT une descendance, tu dois laisser une trace de toi en ce monde, mourir sans descendance c’est le pire de tout !!! Je traduis à Zazou, on a mal au ventre à force de rire. Au bout d un moment je n’y tiens plus et lance : c’est pas qu’il veut pas chef, c'est juste qu’il peut pas, il a mati pucuk (bourgeon mort, si tu vois l'analogie) ! John dément véhément, le chef reprend ses conseils avisés, ça dure un bon moment... Je ne suis pas certain qu’il ait convaincu notre échassier des images d’Épinal d’avoir des petits poussins, mais en tout cas au bout d’un moment il nous laisse... La nuit arrive, va falloir manger un bout. Les papous s’ils sont gentils n’en sont pas moins pas doués pour recevoir, si tu vas pas voir par toi-même ce qu’il en est t’es pas prêt de manger ! On entre donc dans le territoire des femmes (la cuisine) et s’enquiert de si on peut cuisiner etc. Elles nous proposent de le faire pour nous et on accepte sans difficulté, faire la bouffe n'est pas un travail d'homme comme chacun sait en Papouasie... Un peu de riz et d’aubergine, le tour est joué. Demain il va falloir se lever tôt et en forme alors extinction des feux rapide, nous nous endormîmes au son des insectes virevoltants dans l’air nocturne...
Swangi, Professionnalisme.
Le lendemain nous nous mîmes en route, mais pas si tôt que ça parce que si les pinsons d’outre-Ardennes sont matinaux, ce n'est pas le cas des oiseaux migrateurs provençaux, loin s’en faut. Nous suivîmes pendant genre deux kilomètres la route goudronnée qui mène à Manokwari, puis nous obliquâmes à droite et entrâmes dans la forêt. La grue blond cendrée avec ses bottes en caoutchouc et les trois papounets - pieds nus - nous avaient déjà mis bien 200 mètres sur ce début de parcours, et ça nous avait pas plu avec le bogra donc nous accélérâmes le pas, l'honneur de la Provence était en jeu ! Ça fait plaisir de se retrouver dans la nature et le vert, même si pour l’instant ce n’est que de la forêt secondaire. Après un certain temps nous fîmes un petit arrêt près d’une rivière, et Bernard décida de se baquer. Une fois sa chemise tombée je constatai qu’il était vraiment balèze, le genre de gars avec qui il vaut mieux être pote... Un peu plus tard nouvel arrêt, près d’une autre rivière (ou peut être la même mais plus haut, va savoir), ce coup-ci pour manger. Le casoar nain (il est pas grand notre Iwein) nous confia que des fois sa femme le suivait dans ses expéditions et qu’elle faisait la cuisine. Ouais, mais là elle est pas venue, t’as vraiment pas assuré espèce d’oiseau de paradis d’occase ! Un petit feu, l’eau chauffe. Pendant ce temps j’en profite pour rincer ma chemise, déjà bien transpirée, et je la mets à sécher sur une branche, on se tient propre dans la famille naps figure-toi ! L’eau bout, on y jette des pâtes, elles cuisent, on les sort et met un peu de sauce, on partage, tout va bien. Il commence à pleuvioter trois gouttes, parfait, ça va rafraîchir l’air. Par contre on voit qu’en amont ça tombe dur, le ciel est noir d’encre. Avec Zazou on remarque que l’eau monte un peu, tiens, c'est marrant ! Oulah ! Mais c’est qu’elle se met à monter à vue d’œil, oh oh les gars, faut qu’on se casse de là, vite, on va se faire emporter ! Tout le monde s’affaire pour récupérer, qui son sac, qui sa chemise, qui les casseroles, et monte en quatrième vitesse sur la berge, en essayant de ne pas faire tomber son assiette et ce qu'il y reste de pâtes. À peine arrivés en haut ça se met à dévaler très fort en contrebas, et le bord de rivière où on était à peine 30 secondes plus tôt est complètement inondé, avec un sacré courant. Ça me rappelle les images de la catastrophe de Vezons la romaine, on a eu du bol, moins deux on était emportés... C’est le moment pour la mouette pygmée de nous sortir son célèbre : alley, ça c’est pas pour rigoler hein ! On finit nos pâtes et on repart... Chemin faisant on rencontre un gros lézard, un genre de varan de Komodo mais la taille en dessous, son corps doit faire un mètre de long. Il est accroché tranquille à un tronc d’arbre à quelques mètres du sol, et a l’air de se concentrer en vue d’une ascension. Bernart recule, terrifié : ça mange les humains ce truc !!! On rigole : meuh non Nanart, c'est nous qui pourrions le manger, regarde-le, il est de loin pas assez gros pour nous transformer en chair à pâté voyons ! On s'arrête pour l'observer, Bernart se met prudemment sur le côté. La mésange à longue queue (!) convient que c’est le plus gros qu’il ait jamais vu, mais que par contre ce type de bestiau est courant dans le coin. Au bout d'un moment le monstre papouphage se décide enfin à monter au sommet de l’arbre, nouveau mouvement nerveux de Ber qui décidément flippe comme une bête. Bon allez on repart, sinon il va nous faire une attaque... Le chemin sur lequel nous marchons est encore assez large et on voit, aux traces dans la boue, que des camions passent dans le coin. On comprend vite pourquoi en voyant des arbres abattus et du bois déjà débité en planches, signe d’une certaine activité de bûcheronnage. La perdrix à œil bleu nous explique que les papous vendent des concessions d’abattage - pour une bouchée de pain, est-il besoin de le préciser ? - à des indos qui viennent ensuite couper tout ce qui a une valeur. Ma foi, ça reste artisanal et au moins ce sont les petits qui en bénéficient, et puis ils ne pourront jamais tout détruire comme ils ont fait à Bornéo car ici la géographie est différente, ça monte tout de suite raide. Et d’ailleurs ça commence à monter en effet, on quitte la « route » pour suivre un petit sentier non carrossable et on entre dans la forêt primaire. Le milieu d’après-midi bien tassé arrive, il est temps de préparer le camp. Zaza et naps c’est facile, ils ont leurs hamacs moustiquaire, en deux-deux c’est fait. Le passereau à la huppe platine est assez intéressé par le système qui présente, c’est vrai, beaucoup d’avantages : pas lourd, peu encombrant, facile et rapide à monter et démonter. Ceci dit l’orfraie belge c'est un pro, et il est très au point pour ce genre d'escapades. Il a un « terpal » (grande bâche imperméable) qu’il pose sur une armature en bois montée au préalable par les bons soins de nos papous experts du coupe-coupe, et ensuite à l’intérieur il bâtit avec des bouts de branches une sorte de plan de travail qui va servir à cuisiner et à poser la bouffe qui a besoin de prendre l’air, et sur lequel il compte bien dormir en fin de soirée. Une fois terminé c’est vraiment pas mal ce petit salon sylvestre, on y tient debout, il y a de l’espace, c'est cosy comme on dit de nos jours. Le moineau cisalpin (t’avais-je dit qu’Iwein est d’origine italienne ?) note le point GPS (car il a un GPS, je te rappelle que c’est un pro), comme ça au retour on pourra se resservir de ce camp et de l’armature, évitant ainsi de couper de nouveaux arbres, dit-il. Sentiment tout à ton honneur mon cher gypaète pas barbu ! D’après son machin électronique nous sommes à 300 mètres d’altitude (j’avais oublié de te le dire mais on est partis du niveau de la mer, celle-ci se trouve juste derrière le village où on a dormi hier soir). J’admets que c’est pratique mais j’ai pas confiance dans tous ces gadgets, ça prend l’humidité et ça tombe en panne, ça n’a plus de piles etc. Dans le cas de l’aigle botté de choc et de ses recherches ça peut être utile j’en conviens, mais dans le mien rien ne vaut la boussole et le soleil. Partage des taches : les plumes blanches font la cuisine, les plumes noires font la vaisselle. Ça leur va, j’imagine qu’ils n’ont jamais dû faire la cuisine, cette basse besogne réservée aux femmes, de leurs vies, en Papouasie on est des hommes, des vrais ! Y a pas à dire, ils ont tout compris, je sais pas ce qu’il s’est passé chez nous mais à un moment ou à un autre les hommes ont foiré, et maintenant c’est trop tard pour inverser la vapeur... On se fait une bonne plâtrée de riz avec quelques légumes et condiments divers et on mange de bon cœur, la marche ça creuse. Après le repas on discute de choses et d’autres et les papous nous sortent les histoires habituelles de swangi (lis "souangui"). Ce terme désigne la magie noire en général, mais aussi ceux qui s’y adonnent, et dans cette région ils croient tous durs comme fer qu’un swangi se planque dans la forêt et attend que tu passes pour t’embrocher d’une de ses flèches empoisonnées (enfin j’imagine qu’il doit y en avoir plusieurs vu que la forêt est vaste). Ce à quoi je réponds immanquablement : pardi ! Le gars il a que ça à faire de passer sa vie à bouffer des racines et des vers, à se prendre la pluie, à se taper les stiques, les sangsues et autres bébêtes charmantes, tout en t’attendant, surtout que comme tu sais qu’il est là tu évites le coin ! Peine perdue, ils ne te croiront jamais mon pote, tu es un blanc et tu n’y comprends rien, c'est bien connu du reste. Bon, disons que c’est la version locale et pour adultes du croquemitaine... C’est l’heure du dodo, nos trois amis se sont fait un petit lit douillet en feuilles près du feu, le faisan de Nouvelle-Guinée sors son matelas gonflable et l’installe sur la table du living-room, Zaza et moi-même nous regagnons nos quartiers surélevés... Après une bonne nuit bercés par les bruits de la forêt on se prépare à repartir. Le canard à front blanc s’est levé avant tout le monde pour aller traquer ses congénères, Za et naps ont décliné l’offre. Un petit café et quelques pâtes quand même, puis l’ascension démarre. Ça commence à monter dur, le balbuzard et les trois proies à swangi caracolent en tête, bogra et mézigue on peine. Bogra parce que ça fait bien vingt ans qu’il fume comme un pompier, mézigue parce que je suis rouillé et parce que je n’ai jamais été un champion d’escalade de toute façon. Zazou crache vraiment ses poumons le pauvre, il serait peut-être bien temps qu’il arrête... Rien de spécial à te raconter ce jour-là, un stop pour le midi et un autre le soir au village fantôme papou. Dans ce reste de village il ne reste plus une baraque, mais on voit bien qu’il y a eu de l’occupation humaine car la forêt y est plus clairsemée, voire quasi inexistante sur un petit périmètre, et on trouve même quelques reliques archéologiques comme un bout d’assiette et un bidon percé... La fauvette sarde (Iwein, il venait de Sardaigne ton père ?) nous annonce que nous sommes à 800 mètres, ce qui nous fait une belle jambe je te l’avoue. On se refait un bon repas, cuisiné de main de maître par nos trois butors (et c’est rien de le dire, surtout naps qui a toujours été vilain avec les filles, déjà à l’école primaire il se régalait à leur tirer les couettes. Mais sache quand même que le butor, avant d’être un mufle, est un volatile de France). Le lendemain c'est déjà la routine : le chevalier cul blanc (tringa ochropus) se lève très tôt pour socialiser avec ses cousins, les deux faucons pèlerins dorment jusqu’au dernier moment, et une fois tout le monde sorti de son poulailler respectif ça graille et boit du café en pépiant... Puis on repart, ça monte toujours. Du fait qu’on est déjà en altitude la forêt n’est pas très méchante avec nous, pas ou disons peu de stiques, pas de sangsues, aucun de ces gros taons qui font un mal de chien et te pompent un litre de sang à chaque piqûre, aucun non plus de ces moucherons dont le but dans la vie est de venir se noyer dans l’humidité de tes yeux après avoir bien tournoyé autour. Il fait pas trop chaud non plus, mais bien sûr des fois ça pleut et on se retrouve trempés. Pas trop dérangeant toutefois si c’est dans la journée car d’ici au soir ça a eu le temps de sécher in situ, et sinon il y a le feu, c'est bien pour ça, entre autres, qu’il a été inventé, pas vrai ? Par contre un problème commence à se poser, c’est que l’eau se raréfie. En basse altitude ça n'est jamais un souci, les cours d’eau ne manquent pas et tout baigne dans la moisissure de toute façon. Mais dès que tu t’élèves il y a moins de rivières, c’est logique... On établit le camp près d’une immense flaque d’eau dans laquelle tu pourrais carrément te baigner, mais que t’as pas intérêt car c’est notre réserve de flotte ! L’engin de la gelinotte des bois marque 1300 mètres... Les trois cordons bleus font une nouvelle fois des prouesses culinaires et on mange comme des rois, ou plutôt des aigles royaux. Le troglodyte mignon (troglodytes troglodytes) décide qu’avant d’aller plus avant il convient de faire des repérages pour trouver de l’eau. Ce qui veut dire que demain les deux bartavelles vont pouvoir faire la grasse, car vu qu’ils sont blancs et ignorants ce sera pas eux qui s’y colleront, chouette ! Ahhh !!! Une bonne flemme, y a que ça de vrai, hein Zazou ? C’est pas lui qui va me contredire... Par contre il a caillé dur cette nuit, le froid arrivait non pas d’en haut mais d’en dessous et tout ça c’est pas bon pour mes futurs rhumatismes. C’est vrai qu’on est en altitude, je n’y avais pas pensé, ce soir je sors ma couverture de survie. On se lève, personne dans le camp mais on va pas se laisser abattre, un bon café et tout ira bien. Petite promenade dans les alentours, pas mal ce coin, c’est vraiment la nature à l’état brut qui t’accueille en son sein, le monde végétal dans toute sa splendeur comme qui dirait. Les arbres, omniprésents bien sûr, sont couverts de mousse, et des petits nuages d’humidité qui se forment ici et là donnent un air fantomatique au tout... On entend des voix, il semble que la volière rentre au bercail. Ils n’ont pas vu une goutte d’eau, demain ils partiront plus tôt et essaieront de monter jusqu’au sommet voir s’ils en trouvent, et aussi pour évaluer la faisabilité de l'ascension avec le chargement et les deux handicapés que je n’ai pas besoin de nommer. Le repas de midi est pantagruélique, et quand tu cuisines comme ça mon pote tu te demandes si ça vaut le coup finalement de se marier... Après manger je fais quelques réglages de flash sur mon appareil photo, ça ne plaît pas du tout à Martinus : arrête, tu vas faire venir l’orage ! Je rigole et lui explique que ça n’a rien à voir puis, pensant qu’il avait compris, je continue mon office. Reflash, là il s'énerve : ARRÊTE JE TE DIS, tu vas vraiment faire venir l’orage ! Rien à faire, soupir... Avec le mégapode on va faire un petit tour histoire qu’il nous présente à sa famille. Ouais, sauf que j’ai toujours été nul pour repérer les volatiles : regarde là-bas, il y a un oiseau magnifique ! Où ça ? Là-bas ! Où ? Là-bas ! Je le vois pas, où tu as dit ? Là, suis mon doigt! Où ? Souvent je ne vois le machin qu’au dernier moment, genre quand il s’envole, et je me décourage. Zazou n’a pas l’air très doué non plus, non vraiment, je crois qu’on n’est pas faits pour l’ornithologie... On revient au camp, les papous ont fait une trouvaille : des œufs de maléo. Ils sont énormes et Za et moi on voit tout de suite la belle omelette que ça va faire, et on s’en pourlèche les babines d’avance. La corneille noire fronce le sourcil, faut pas déranger ces bestiaux, y en a déjà plus beaucoup et faut leur foutre la paix, qu’il dit. Réflexion faite il a raison, mais il admet lui-même que c’est de toute façon trop tard, même si on les remettait dans le nid la femelle ne voudrait plus s’en occuper vu qu’ils ont notre odeur. Les papous jurent leurs grands Dieux qu’ils les ont trouvés par terre, m'ouais... Au moment des les ouvrir on s’aperçoit que dans l’un d’eux le poussin avait déjà commencé à se former, c’est pas joli à voir. Les papous nous demandent timidement s’ils peuvent garder celui-là pour eux, pensant probablement que nous refuserions et voudrions garder pour nous ce met de choix. Grands seigneurs nous acceptons... Désolé pour la famille maléo, mais en consolation leur sacrifice n’aura pas été vain, que du bon jaune et presque pas de blanc, l'omelette restera dans les annales de la forêt crois-moi ! Il est temps d’aller pioncer et je n’oublie pas de sortir ma couvrante en aluminium qui fait un bruit d’enfer, mais qui est censée éviter à ma chaleur de s’éparpiller sottement dans le milieu ambiant. Elle empêche ma chaleur de se perdre, exact, mais elle reste sans effet sur ce froid qui vient d'en dessous, la nuit fut une nouvelle fois frisquette... Re-grasse, re-café, re-promenade, et en fin d'après midi les pionniers reviennent. Ils n’ont pas réussi à atteindre le sommet mais ont quand même grimpé jusqu’à 1900 mètres (la montagne culmine à 2000 et des brouettes), et hélas ils n’ont pas vu le moindre point d’eau, il semblerait que le trip soit un peu compromis. On verra demain, en attendant on se réunit autour du feu pour savourer un de ces bons petits plats dont nous commençons à avoir le secret. Ce soir-là un vent de révolte souffle dans les troupes, attisé par Martinus, ils estiment maintenant n’être pas assez payés et en veulent pour preuve que ça a été dur de monter toutes les provisions jusqu’ici. C’est tout à fait vrai, et heureusement d’ailleurs qu’ils étaient là sinon je sais pas comment on aurait fait, même avec seulement la moitié de la bouffe vu qu’on aurait été moitié moins de monde. Mais comme le leur fait remarquer très judicieusement le petit duc le plus dur avait été fait, là ça déjà faisait deux jours qu’ils se la coulaient quand même relativement douce tout en étant malgré tout nourris (grassement me sens-je obligé d’ajouter) et payés, et qu’ensuite il ne leur restera plus qu’à redescendre avec beaucoup moins de poids vu que d’ici là toute la bouffe aura été mangée. Le soulèvement s’arrêta là... À part ça l'ambiance générale est sereine, excepté quelques petites frictions entre Zazou et l’étourneau unicolore. Za ne pense qu’à bouffer et ne veut pas comprendre que, si on a assez au niveau riz et denrées de base, il y a certains articles avec lesquels il faut être un peu plus parcimonieux, entre autres les légumes et les sauces. Il dit que c’est pas grave, que quand tout sera fini on n’aura qu’à redescendre, sans se rendre compte que pour Iwein, contrairement à nous deux les invités, tout ça n’est pas un jeu, il est là pour faire des repérages en vue d’emmener des groupes et pour ce faire il a besoin de rester un certain temps. L’autre jour ils se sont pris le bec à ce sujet mais je ne me suis pas mêlé de ces jérémiades Zazoutiennes, je le connais le bougre, il m’a déjà fait le coup plus d’une fois... Oah et puis c’est pas bien méchant, ce sont juste disons quelques petits points de désaccord, mais rien qui justifie qu’on prenne les armes. En tous les cas maintenant c’est l’heure du repos, et j’ai un petit problème : feignant comme à mon habitude je n’avais pas attaché les coins de la bâche qui me sert de toit, et du coup celle-ci était en contact avec le hamac tout à l’heure quand il a plu. Et alors ? Et ben alors c’est ce genre de matériau qui est imperméable tant qu’on ne le touche pas mais qui laisse passer l’eau dès qu’il est en contact avec quoi que ce soit. Tu me suis ? Oui, ça veut dire que mon hamac est trempé, et vu comme je me les suis gelées hier il est hors de question que je refasse la même en étant en plus dans un lit mouillé. Je vais dormir avec les papous sur leur lit de feuilles près du feu, et en fait cette nuit sera très agréable car même si le sol est plus dur que dans mon hamac je dors bien au chaud. Le lendemain l’hirondelle rustique avait pris une grande décision : il est impossible d'aller plus loin, donc on va rester ici et explorer les alentours (ça on l’avait déjà plus ou moins compris hier). Mais comme on est un peu légers en bouffe Martinus et Barnabas vont redescendre (on leur paiera le retour bien sûr) et Bernart restera avec nous. On leur paye donc leur salaire, plus le jour supplémentaire pour redescendre, et on leur file même un extra. Bernart nous demande si ça ne nous embête pas de leur passer l’argent qu’on lui doit jusqu’à aujourd'hui pour qu’ils puissent le donner à sa femme qui en a besoin pour les courses. Pas d’histoire Ber ! Martinus et Barnabas descendent et Bernart part vers le haut de la montagne, probablement pour aller chercher des légumes sauvages ou va-t-en savoir quoi d’autre, pensais-je sur le moment. On tape le café, discutaille mais le Ber ne revient pas. Avec Za, habitués que nous sommes des escrocs vu qu’on vient d'un petit village qui en est clafi, on voit tout de suite le mal : il a fait style il montait et en fait il a rejoint ses potes et est redescendu avec eux, c'est pour ça qu’il a demandé les sous soi-disant pour sa femme, il avait déjà tout combiné ! La bécasse des bois (scolopax rusticola) ne veut pas y croire : non, c'est pas possible, il a dû avoir un accident ! Avec le bogra on ricane : bin non té ! Il est né dans la forêt, il a des pieds comme des planches de surf et une carrure dans laquelle on en logerait facile deux comme toi, et tu crois qu’il est tombé dans un trou comme un de ces toutous qu’un jour peut-être tu emmèneras ici ? Il ne veut pas se rendre à l’évidence et part à sa recherche, avec le Zazou on hausse les épaules et on se refait un caoua... Il revient au bout d’un moment, et n'ayant pas trouvé de Ber agonisant dans un ravin il commence à nous croire, même s’il a du mal à réaliser la chose et sort des : « c'est pas croyable quand même, il nous a abandonné, comme ça, mais pourquoi ? », et autres incrédulités du même tonneau. Pourquoi ? Ma foi, y a plein d’explications possibles mon cher gobe-mouches mais c’est pas l’important, l’important c’est qu’ils n’ont pas assuré et ont manqué à leurs devoirs, et ça c’est grave. Passe encore que ça soit avec nous qui ne sommes pas des flippés et qui sommes largement capables de redescendre par nos propres moyens, mais qu’est ce qu’ils en savaient d’abord qu’on en était capables ? On aurait pu prendre peur, s’asseoir par terre et pleurer en s’imaginant perdus dans la jungle. Tu vois le tableau s’ils te font ce plan quand tu es avec tes clients qui ont payé une fortune pour leur trip ? Tu les imagines tes cliclis? Crises de nerfs, on est perdus dans la forêt, comment on va faire, on va crever ici etc. Pas très professionnel tout ça...
(à suivre...)
Séjour de quatre mois en Thaïlande, obtention du visa English translation pending
Bonjour,
Heureux de découvrir la communautée de VoyageForum , qui m'a jusque à maintenant beaucoup aidée en vu de la préparation d'un voyage en Thaïlande escale Dubaï de février à mai 2014.
Je viens d'avoir 20 ans, je partirais seul, avec un budget total de 5000€.
Certains topics m'ont aidés, et ont répondu à grand nombre de mes questions, cependant compte tenu de la durée de mon séjour, je tenais à reposer certaines questions, pour en avoir le coeur net..
Les principales :
- J'aurais 20 ans, j'ai lu plusieurs topics sur ce forum, certains disent que la majoritée en Thaïlande est de 18 d'autres 21 ans ? - Pourriez vous m'aider quand aux démarches à suivre pour obtenir un visa de 4 mois ? (certains topics que j'ai trouvés datent de plus de 3 ans..) - Est-ce suffisant de se faire seulement vacciner de l’hépatite A ? (Je connais déja les précautions à prendre sur place, et aimerais éviter si possible un tas de vaccins, non pas pour le cout, mais pour les effets secondaires qu'ils pourraient générer.. - J'ai sillonné la plupart des hôtels sur Pa Tong (la ou je compte passer la plus grande partie de mon séjour), j'ai prévu de prendre un forfait True Move 3G à l’aéroport, pour pouvoir utiliser mon iPhone et réserver les nuitée directement via l'appli Booking, pour environ 40€ la nuit, est-ce que mon budget total sera suffisant pour 4 mois (je compte passer 1 nuit à Dubaï à l'aller, puis environ 10 jours à Bangkok, et le reste du temps sur Pa Tong / Phuket).
Je vous remerci par avance pour vos réponses, qui me seront précieuses... 🙂
Hector
Heureux de découvrir la communautée de VoyageForum , qui m'a jusque à maintenant beaucoup aidée en vu de la préparation d'un voyage en Thaïlande escale Dubaï de février à mai 2014.
Je viens d'avoir 20 ans, je partirais seul, avec un budget total de 5000€.
Certains topics m'ont aidés, et ont répondu à grand nombre de mes questions, cependant compte tenu de la durée de mon séjour, je tenais à reposer certaines questions, pour en avoir le coeur net..
Les principales :
- J'aurais 20 ans, j'ai lu plusieurs topics sur ce forum, certains disent que la majoritée en Thaïlande est de 18 d'autres 21 ans ? - Pourriez vous m'aider quand aux démarches à suivre pour obtenir un visa de 4 mois ? (certains topics que j'ai trouvés datent de plus de 3 ans..) - Est-ce suffisant de se faire seulement vacciner de l’hépatite A ? (Je connais déja les précautions à prendre sur place, et aimerais éviter si possible un tas de vaccins, non pas pour le cout, mais pour les effets secondaires qu'ils pourraient générer.. - J'ai sillonné la plupart des hôtels sur Pa Tong (la ou je compte passer la plus grande partie de mon séjour), j'ai prévu de prendre un forfait True Move 3G à l’aéroport, pour pouvoir utiliser mon iPhone et réserver les nuitée directement via l'appli Booking, pour environ 40€ la nuit, est-ce que mon budget total sera suffisant pour 4 mois (je compte passer 1 nuit à Dubaï à l'aller, puis environ 10 jours à Bangkok, et le reste du temps sur Pa Tong / Phuket).
Je vous remerci par avance pour vos réponses, qui me seront précieuses... 🙂
Hector
Sierra Leone à moto et 4x4 mi-avril English translation pending
Bonjour à tous,
Nous recherchons des conseils pour un tour à moto et 4*4 en Sierra Leone mi avril 2013, par pistes au maximum. Partons de Dakar jusque Kedougou, ensuite traversée de la Guinée que nous connaissons un peu, et ensuite Sierra Leone pour 5-6 jours. Une idée est de rentrer par le poste frontière de Memina Oula, s'arrêter au Outamba Kilibi Park, continuer vers Makeni Mongeri et visiter Tiwai Island. Ensuite Yegena Kono Kurubonla pour passer à l'Est des Loma Mountains et sortie de Sierra Leone par Ggeberia Fotombu. Quelqu'un peut'il nous renseigner sur cette boucle : faisable ?, en combien de temps, sympa ?, d'autres points intéressants ? cela vaut'il la peine de descendre jusque Tiwai Island ? Une autre idée est de remonter après Makeni vers l'ouest des Loma Mountains mais on ne sait pas trop si cela passe entre Alikela et Kayima. Ai mis carte attachée.
Côté administratif, nous aurons un 4*4 immatriculé Sénégal, un 4*4 belge et 3 motos Sénégal. Quelqu'un connait'il les documents à obtenir pour passer de Guinée à Sierra Leone ?
Merci beaucoup pour vos infos et conseils !
A+ Christian
Nous recherchons des conseils pour un tour à moto et 4*4 en Sierra Leone mi avril 2013, par pistes au maximum. Partons de Dakar jusque Kedougou, ensuite traversée de la Guinée que nous connaissons un peu, et ensuite Sierra Leone pour 5-6 jours. Une idée est de rentrer par le poste frontière de Memina Oula, s'arrêter au Outamba Kilibi Park, continuer vers Makeni Mongeri et visiter Tiwai Island. Ensuite Yegena Kono Kurubonla pour passer à l'Est des Loma Mountains et sortie de Sierra Leone par Ggeberia Fotombu. Quelqu'un peut'il nous renseigner sur cette boucle : faisable ?, en combien de temps, sympa ?, d'autres points intéressants ? cela vaut'il la peine de descendre jusque Tiwai Island ? Une autre idée est de remonter après Makeni vers l'ouest des Loma Mountains mais on ne sait pas trop si cela passe entre Alikela et Kayima. Ai mis carte attachée.
Côté administratif, nous aurons un 4*4 immatriculé Sénégal, un 4*4 belge et 3 motos Sénégal. Quelqu'un connait'il les documents à obtenir pour passer de Guinée à Sierra Leone ?
Merci beaucoup pour vos infos et conseils !
A+ Christian
Philippines: zones d'ombre pour finalisation d'un passeport et visa English translation pending
Bonjour à tous,
Nous sommes nouveaux venus sur le forum et nous avons besoin de votre aide s'il vous plait.
Nous voulons accueillir une amie philippine ; nous avons déjà recueilli beaucoup de renseignements sur internet au sujet des frais de passeport, de visa, d'assurance obligatoire ainsi que le cout du billet d'avion.
Nous connaissons une partie du cout total de l'opération, à savoir que le passeport coute 1200 peso, que le visa coute 60 ou 99 euros suivant la durée du séjour, mais il nous reste une partie que nous n'avons pas réussi à trouver sur internet :à savoir le cout des pièces à fournir pour l'obtention du passeport, les formalités concernant le visa et également le cout des photos.
Nous avons entendu dire qu'il fallait faire authentifier les documents à fournir pour constituer les dossiers de passeport et de visa, est ce vrai et combien coute ces authentifications ?
Merci à tous pour vos réponses. Cordialement. Maryse et Jean Marie
Merci à tous pour vos réponses. Cordialement. Maryse et Jean Marie
Visa iranien depuis Delhi? English translation pending
Alors j en suis pas encore sorti mais ca devrait bien se finir...
Donc je suis passe par l agence key2persia, l agent avec qui j etais en contact etait super sympa, et ils ont l air efficace (30 euros).
Par contre j avais compris qu une fois la demande acceptee, ils te donnaient un numero et tu n avais plus qu a aller recuperer le visa a l ambassade iranienne de la ville choisie; dans mon cas Delhi, Inde.
En fait, il y a un delais d une journee entre le moment ou l on recoit le Reference Number (RF) et le moment ou on va a l ambassade pour recuperer le visa.
L ambassade Iranienne de Delhi recoit les visiteurs jusqu a 13h00. (15 barckamba Rd, a 2 stations de metro de New Delhi) J arrive vers 10h00 On vous fait re remplir un formulaire deja rempli et envoye a l agence, on vous demande des empreintes digitales approuvees par un avocat. Donc on sort de l ambassade, on vous donne une adresse "court house patlia". Prendre un tuk tuk, c est pas trop loin mais a pied y a quand meme un peu de chemin (40 roupies). Ne vous inquietez pas vous etes attendu a l arrivee...une petite horde se jette sur vous vous demande de quoi vous avez besoin et vous conduit a une personne competente. Heureusement parce que c est un petit dedale de bureaux, et vous essayez d etre revenu a 13h00 a l ambassade.
Le prix se negocie sec; on nous a d abord offert (j ai trouve un compagnon d aventure a l ambassade...) 3500 roupies fait dans une heure, on l a eu pour 2000 avec une delais de 30 min et ca me parait encore cher.
Retour a l ambassade... l agent recupere les empreintes, l attache a votre dossier et vous demande de payer 3400 roupies (50 euros) pour le visa a proprement dit, payable non pas a l ambassade, mais dans une banque a 3-400m de la, et toujours revenir avant 13h00 si vous ne voulez pas avoir a revenir le lendemain; delais de 2 jours... une fois payer vous retourner a l ambassade pour montrer la preuve de paiement, et la il commence a prendre en charge votre dossier.
et dans mon cas, comme je decolle dans la soiree, un extra de 25 euros pour faire ca dans la journee. J y suis retourne apres avoir payer mais il etait 13h30, je suis alle manger et sui revenu vers 14h00, j ai pu deposer ma preuve de paiement, et je dois y retourner vers 16h00 pour recupere mon passeport avec le visa...
meme sans l extra ca commence a faire cher, je crois que c est pour un visa de 2 semaines...
SI c etait a refaire j irai directement en turquie. Mais c est pas fini, ils peuvent me refuser a l entree du pays, comme j ai lu que c etait arrive a un francais sur ce forum....ils peuvent meme me refuser a l embarquement du vol de Delhi pour Sharjah (Emirats arabes unis) parce qu il y a une clause sur le billet qui demande un visa pour les passagers decollant de Delhi... Fatiguant, enervant, mais y a pire comme "probleme".
Voila Agissez en connaissance de cause
Loic
Donc je suis passe par l agence key2persia, l agent avec qui j etais en contact etait super sympa, et ils ont l air efficace (30 euros).
Par contre j avais compris qu une fois la demande acceptee, ils te donnaient un numero et tu n avais plus qu a aller recuperer le visa a l ambassade iranienne de la ville choisie; dans mon cas Delhi, Inde.
En fait, il y a un delais d une journee entre le moment ou l on recoit le Reference Number (RF) et le moment ou on va a l ambassade pour recuperer le visa.
L ambassade Iranienne de Delhi recoit les visiteurs jusqu a 13h00. (15 barckamba Rd, a 2 stations de metro de New Delhi) J arrive vers 10h00 On vous fait re remplir un formulaire deja rempli et envoye a l agence, on vous demande des empreintes digitales approuvees par un avocat. Donc on sort de l ambassade, on vous donne une adresse "court house patlia". Prendre un tuk tuk, c est pas trop loin mais a pied y a quand meme un peu de chemin (40 roupies). Ne vous inquietez pas vous etes attendu a l arrivee...une petite horde se jette sur vous vous demande de quoi vous avez besoin et vous conduit a une personne competente. Heureusement parce que c est un petit dedale de bureaux, et vous essayez d etre revenu a 13h00 a l ambassade.
Le prix se negocie sec; on nous a d abord offert (j ai trouve un compagnon d aventure a l ambassade...) 3500 roupies fait dans une heure, on l a eu pour 2000 avec une delais de 30 min et ca me parait encore cher.
Retour a l ambassade... l agent recupere les empreintes, l attache a votre dossier et vous demande de payer 3400 roupies (50 euros) pour le visa a proprement dit, payable non pas a l ambassade, mais dans une banque a 3-400m de la, et toujours revenir avant 13h00 si vous ne voulez pas avoir a revenir le lendemain; delais de 2 jours... une fois payer vous retourner a l ambassade pour montrer la preuve de paiement, et la il commence a prendre en charge votre dossier.
et dans mon cas, comme je decolle dans la soiree, un extra de 25 euros pour faire ca dans la journee. J y suis retourne apres avoir payer mais il etait 13h30, je suis alle manger et sui revenu vers 14h00, j ai pu deposer ma preuve de paiement, et je dois y retourner vers 16h00 pour recupere mon passeport avec le visa...
meme sans l extra ca commence a faire cher, je crois que c est pour un visa de 2 semaines...
SI c etait a refaire j irai directement en turquie. Mais c est pas fini, ils peuvent me refuser a l entree du pays, comme j ai lu que c etait arrive a un francais sur ce forum....ils peuvent meme me refuser a l embarquement du vol de Delhi pour Sharjah (Emirats arabes unis) parce qu il y a une clause sur le billet qui demande un visa pour les passagers decollant de Delhi... Fatiguant, enervant, mais y a pire comme "probleme".
Voila Agissez en connaissance de cause
Loic
Mariage civil à Las Vegas English translation pending
Bonjour tout le monde,
je suis à la recherche de quelqu'un qui a fait un mariage civil à Las Vegas au Marriage Bureau et non dans une chapelle.
Depuis quelques temps il faut téléphoner pour prendre rendez-vous pour la "cérémonie" et c'est là que j'ai un problème : je stresse à l'idée de téléphoner et parler en anglais. Je voulais donc savoir si quelqu'un avait déjà eu cette expérience et pouvait m'en faire profiter.
D'avance merci de vos réponses.
Nous devons nous marier le 01/05/12
Région de Tombouctou au Mali? English translation pending
En lisant la presse ce matin j'ai constaté que ce nombreuses attaques sur des soldats et gendarme Malien ont eu lieu dans le nord du pays, dans une zone qui va de Tombouctou vers le nord.
J'aimerais bien avoir l'avis de personne connaissant mieux le sujet, sur la sécurité acctuele dans cette zone du pays. Je suppose qu'il y à une forte recrudescence du tourisme dans ces régions, est-ce que cela ce ressent aussi jusqu'à Bamako ?
J'aimerais bien avoir l'avis de personne connaissant mieux le sujet, sur la sécurité acctuele dans cette zone du pays. Je suppose qu'il y à une forte recrudescence du tourisme dans ces régions, est-ce que cela ce ressent aussi jusqu'à Bamako ?
Quel pays est le plus sûr en Afrique Centrale/Australe? English translation pending
Je me renseigne de façon trés générale, car j'aimerai bien découvrir l'Afrique centrale ou australe mais je ne suis pas Indiana Jones et j'aimerai autant éviter les bandes armées, les pirates, les attentats religieux, les prises d'otages, les coups d'état, tout ça....
Inutile de me dire que le risque zéro n'existe pas, inutile aussi de me dire que dans les rues de Marseille je prends aussi des risques, ce n'est pas le but de ma question.
Je cherche un pays où le niveau de sécurité approcherait globalement celui de l'Europe (je sais que la sécurité n'est pas la même partout en Europe : parlons d'une moyenne approximative).
ça existe ?
Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Si vous avez des idées, merci de m'en faire part.
Escale à Amman - une journée (août) English translation pending
Bonjour,
dans l'organisation d'un voyage probable au sri lanka pour aout 2012, je viens de me rendre compte que j'aurai 1 journée complète à l'aller et une journée complète au retour: - à l'aller: arrivée 22h25 à l'aéroport, départ le lendemain à 19h15 - au retour: arrivée à 10 h du matin et départ à 7h10 le lendemain
Nous sommes 2 filles, y a-t-il des risques à visiter seules la ville? Qu'y a-t-il à voir durant ces 2 journées à Amman et dans les environs (pas trop loin)? Une excursion à Jérusalem est-elle envisageable? J'ai un tampon d'Israel d'un précédent voyage sur mon passeport, cela pose-t-il un pb?
Merci de vos réponses!
dans l'organisation d'un voyage probable au sri lanka pour aout 2012, je viens de me rendre compte que j'aurai 1 journée complète à l'aller et une journée complète au retour: - à l'aller: arrivée 22h25 à l'aéroport, départ le lendemain à 19h15 - au retour: arrivée à 10 h du matin et départ à 7h10 le lendemain
Nous sommes 2 filles, y a-t-il des risques à visiter seules la ville? Qu'y a-t-il à voir durant ces 2 journées à Amman et dans les environs (pas trop loin)? Une excursion à Jérusalem est-elle envisageable? J'ai un tampon d'Israel d'un précédent voyage sur mon passeport, cela pose-t-il un pb?
Merci de vos réponses!
Lettre de recommandation pour obtenir un visa pour l'Inde à Dubaï? English translation pending
Bonjour a tous
Je suis actuellement en Turquie et je commence à préparer la suite de mon périple à vélo... Depuis quelques jours l'idée de parcourir l'océan indien me poursuit... Ma question est la suivante: Une lettre de recommandation de l'ambassade de France est-elle exigée lors de la demande de visa pour l'Inde aux Émirats Arabes Unis?
Je n'ai pas trouvé de post précis sur ce sujet, si quelqu'un à déjà été confronté à cette question. Vaut mieux t-il pas faire la demande de visa en Iran, à Bandar-e-Abbas (lettre exigée)?
Merci
G.
Je suis actuellement en Turquie et je commence à préparer la suite de mon périple à vélo... Depuis quelques jours l'idée de parcourir l'océan indien me poursuit... Ma question est la suivante: Une lettre de recommandation de l'ambassade de France est-elle exigée lors de la demande de visa pour l'Inde aux Émirats Arabes Unis?
Je n'ai pas trouvé de post précis sur ce sujet, si quelqu'un à déjà été confronté à cette question. Vaut mieux t-il pas faire la demande de visa en Iran, à Bandar-e-Abbas (lettre exigée)?
Merci
G.
Voyage en Iran du 23 avril au 10 mai: quelques informations pratiques English translation pending
Bonjour à tous,
Après un premier voyage inoubliable en Iran, du 23 avril au 10 mai, j'ai compilé un certain nombre d'informations pratiques. Mon itinéraire était le suivant : arrivée à Téhéran, départ pour Kashan puis Ispahan, Shiraz et Persepolis, Yazd, retour à Ispahan et fin du voyage à Rasht et Massuleh.
KASHAN
- Bus Téhéran-Kashan : 45 000 Rials, 3h30 de route. - entrée dans les maisons traditionnelles et dans le hamman Sultan Mir Ahmed : 20 000 Rials - parc Fin : 5 000 Rials
- Hotel Sayyah : 310 000 R la double avec douches et toilettes sur le palier et petit déjeuner inclus. L'hôtel Golestan était fermé fin avril.
ISPAHAN
- Bus Kashan-Ispahan : 37 000 R, 2h30-3 h de route. - hôtel Persia : 240 000 R la simple avec douches et toilettes dans la chambre et petit déjeuner inclus, 360 000 R la double. En restant 3 jours, la chambre m'a été facturée 200 000 R. Personnel vraiment adorable. Chambres très propres.
- entrée de la mosquée de l'Iman, du palais Ali Qapu : 5 000 R - entrée du palais Chehel Sotun, des minarets vacillants et de la mosquée JAMEH : 10 000 R - entrée de la mosquée Sheikh Lotfollah : 8 000 R - Cathédrale arménienne de Vank : 30 000 R
SHIRAZ
- Bus Ispahan-Shiraz : 75 000 R - Hotel Zand : 150 000 R la double avec salle de bain mais sans petit déjeuner. - Tombeaux d'Hafez et de Saadi : 5 000 R. - Jardin Bagh e naranjestan : 30 000 R - mausolée de SHAH E CHERAGH : entrée gratuite mais les appareils photos doivent être laissés à la consigne. - Mosquée du Régent : 15 000 R
PERSEPOLIS
Pour y aller en solo : prendre un minibus depuis le terminal carendish jusqu'à Marvdasht (6 500 R) puis un taxi jusqu'à Persepolis ( de 30 000 à 50 000 R mais je suis un piètre négociateur). Au total cela m'a coûté 93 000 R pour une heure de trajet.
L'entrée du site coûte 8 000 R
YAZD
- Bus Shiraz-Yazd : 75 000 R et 6-7h de route. Départs à 8h, 14h et 20h. - Hôtel Silk-Road : 300 000 R la simple avec petit-déjeuner, douche et toilettes à l'occidentale dans la chambre; 400 000 R la double. Dortoir à 50 000 R sans petit déjeuner, le petit déjeuner est facturé 30 000 R. L'accueil est très agréable et le lieu a vraiment un charme fou. Bref, la grande classe et un rapport qualité/prix imbattable.
- Musée de l'eau : 10 000 R - ensemble Amir Chakhmaq : 3 000 R - Prison d'Alexandre : 2 000 R - Maison Khan e lari : 2000 R - Temple du feu : 10 000 R
MASSULLEH
Pour y aller, il faut prendre un taxi de Rasht à Fuman puis un minibus (7 000 R) ou un savari (12 000 R) jusqu'à Massuleh. J'ai logé à l'hôtel massueh, à l'entrée du village et la simple était à 300 000 R. D'après ce qu'on ma dit, des villageois louent des chambres dans le village pour un prix modique.
Ensuite j'ai passé une jourée à Rasht avant de rentrer sur Téhéran en bus (5h de bus et 70 000 R).
Pour obtenir on visa, je me suis adressé à l'agence TOURANZAMIN et ils m'ont obtenu le numéro d'autorisation en moins de 10 jours; leur prestation coûte 35 €. Je me suis rendu au consulat avec ce numéro, j'ai déposé mes empreintes et ai reçu mon passeport avec mon visa 15 jours plus tard. Cette autorisation est obligatoire et peut parait-il s'obtenir sur le site du ministère iranien des affaires étrangères. Personnellement, je n'y suis pas arrivé !!:
J'ai vraiment été enchanté par ce voyage à tel point que j'y retourne au mois d'août en passant par la Turquie. J'ai voyagé seul et n'ai jamais eu le moindre problème.
J'ai vraiment été marqué par la beauté des villles que j'ai visitées, avec une tendresse particulière pour Ispahan et Yazd.
Mais ce que je retiendrai surtout de ce voyage c'est la gentillesse, le raffinement et l'hospitalité des iraniens.
Bon voyage à tous
Laurent
Après un premier voyage inoubliable en Iran, du 23 avril au 10 mai, j'ai compilé un certain nombre d'informations pratiques. Mon itinéraire était le suivant : arrivée à Téhéran, départ pour Kashan puis Ispahan, Shiraz et Persepolis, Yazd, retour à Ispahan et fin du voyage à Rasht et Massuleh.
KASHAN
- Bus Téhéran-Kashan : 45 000 Rials, 3h30 de route. - entrée dans les maisons traditionnelles et dans le hamman Sultan Mir Ahmed : 20 000 Rials - parc Fin : 5 000 Rials
- Hotel Sayyah : 310 000 R la double avec douches et toilettes sur le palier et petit déjeuner inclus. L'hôtel Golestan était fermé fin avril.
ISPAHAN
- Bus Kashan-Ispahan : 37 000 R, 2h30-3 h de route. - hôtel Persia : 240 000 R la simple avec douches et toilettes dans la chambre et petit déjeuner inclus, 360 000 R la double. En restant 3 jours, la chambre m'a été facturée 200 000 R. Personnel vraiment adorable. Chambres très propres.
- entrée de la mosquée de l'Iman, du palais Ali Qapu : 5 000 R - entrée du palais Chehel Sotun, des minarets vacillants et de la mosquée JAMEH : 10 000 R - entrée de la mosquée Sheikh Lotfollah : 8 000 R - Cathédrale arménienne de Vank : 30 000 R
SHIRAZ
- Bus Ispahan-Shiraz : 75 000 R - Hotel Zand : 150 000 R la double avec salle de bain mais sans petit déjeuner. - Tombeaux d'Hafez et de Saadi : 5 000 R. - Jardin Bagh e naranjestan : 30 000 R - mausolée de SHAH E CHERAGH : entrée gratuite mais les appareils photos doivent être laissés à la consigne. - Mosquée du Régent : 15 000 R
PERSEPOLIS
Pour y aller en solo : prendre un minibus depuis le terminal carendish jusqu'à Marvdasht (6 500 R) puis un taxi jusqu'à Persepolis ( de 30 000 à 50 000 R mais je suis un piètre négociateur). Au total cela m'a coûté 93 000 R pour une heure de trajet.
L'entrée du site coûte 8 000 R
YAZD
- Bus Shiraz-Yazd : 75 000 R et 6-7h de route. Départs à 8h, 14h et 20h. - Hôtel Silk-Road : 300 000 R la simple avec petit-déjeuner, douche et toilettes à l'occidentale dans la chambre; 400 000 R la double. Dortoir à 50 000 R sans petit déjeuner, le petit déjeuner est facturé 30 000 R. L'accueil est très agréable et le lieu a vraiment un charme fou. Bref, la grande classe et un rapport qualité/prix imbattable.
- Musée de l'eau : 10 000 R - ensemble Amir Chakhmaq : 3 000 R - Prison d'Alexandre : 2 000 R - Maison Khan e lari : 2000 R - Temple du feu : 10 000 R
MASSULLEH
Pour y aller, il faut prendre un taxi de Rasht à Fuman puis un minibus (7 000 R) ou un savari (12 000 R) jusqu'à Massuleh. J'ai logé à l'hôtel massueh, à l'entrée du village et la simple était à 300 000 R. D'après ce qu'on ma dit, des villageois louent des chambres dans le village pour un prix modique.
Ensuite j'ai passé une jourée à Rasht avant de rentrer sur Téhéran en bus (5h de bus et 70 000 R).
Pour obtenir on visa, je me suis adressé à l'agence TOURANZAMIN et ils m'ont obtenu le numéro d'autorisation en moins de 10 jours; leur prestation coûte 35 €. Je me suis rendu au consulat avec ce numéro, j'ai déposé mes empreintes et ai reçu mon passeport avec mon visa 15 jours plus tard. Cette autorisation est obligatoire et peut parait-il s'obtenir sur le site du ministère iranien des affaires étrangères. Personnellement, je n'y suis pas arrivé !!:
J'ai vraiment été enchanté par ce voyage à tel point que j'y retourne au mois d'août en passant par la Turquie. J'ai voyagé seul et n'ai jamais eu le moindre problème.
J'ai vraiment été marqué par la beauté des villles que j'ai visitées, avec une tendresse particulière pour Ispahan et Yazd.
Mais ce que je retiendrai surtout de ce voyage c'est la gentillesse, le raffinement et l'hospitalité des iraniens.
Bon voyage à tous
Laurent
Informations pratiques d'un voyage en Afghanistan English translation pending
Bonjour,
Actuellement en Afgha pour quelques semaines, j'essaierai de mettre a jour ce fil le plus possible au fur et a mesure.
Visa Obtenu a Paris facilement, en une semaine. $40 pour un mois de sejour, extensibles sur place selon eux. Aucun papier particulier a fournir. Bon site Web de l'ambassade.
Frontiere Mashhad-Herat. Attention, d'Iran tous les bus partent tres tot! Arrive a la gare routiere a 7h du mat il n'y avait deja plus rien. On m'a mis dans un bus pour Taybad (18 000 rials) d'ou un savari m'a emmene a la frontiere avec deux autres passagers pour 20 000 rials/pers. Passage sans encombre. Pause-dejeuner de 12h a 13h chez les douaniers iraniens. Cote afghan, prevoir 20 000 rials de photos faites sur place, impossible d'y couper en apportant les notres, 'la taille passeport ne convient pas'. Mouais. De la, bus frequents pour Herat, a une centaine de km. La route met deja dans l'ambiance, je vous laisse la surprise!
Herat Le choc Iran/Afgha est rude! Aucune possibilite de s'aventurer plus loin dans le pays par la terre, que ce soit par le nord, le centre ou le sud. Les Afghans eux-memes sont bloques dans la troisieme ville du pays coupee du reste du monde. C'est pour ca que les agences de voyage pullulent. J'ai achete un billet d'avion (bien que je haisse cela) a l'une d'elles, Kam Air, Herat-Mazar, pour 4 900 Afghanis, une centaine de dollars. Les prix ont bien augmente, l'offre aussi. Hotel Marco Polo : tres secure ; chambre simple (avec deux lits) sans sdb pour $25. Staff sympa, petit-dej consequent, situation tres centrale.
Visa Obtenu a Paris facilement, en une semaine. $40 pour un mois de sejour, extensibles sur place selon eux. Aucun papier particulier a fournir. Bon site Web de l'ambassade.
Frontiere Mashhad-Herat. Attention, d'Iran tous les bus partent tres tot! Arrive a la gare routiere a 7h du mat il n'y avait deja plus rien. On m'a mis dans un bus pour Taybad (18 000 rials) d'ou un savari m'a emmene a la frontiere avec deux autres passagers pour 20 000 rials/pers. Passage sans encombre. Pause-dejeuner de 12h a 13h chez les douaniers iraniens. Cote afghan, prevoir 20 000 rials de photos faites sur place, impossible d'y couper en apportant les notres, 'la taille passeport ne convient pas'. Mouais. De la, bus frequents pour Herat, a une centaine de km. La route met deja dans l'ambiance, je vous laisse la surprise!
Herat Le choc Iran/Afgha est rude! Aucune possibilite de s'aventurer plus loin dans le pays par la terre, que ce soit par le nord, le centre ou le sud. Les Afghans eux-memes sont bloques dans la troisieme ville du pays coupee du reste du monde. C'est pour ca que les agences de voyage pullulent. J'ai achete un billet d'avion (bien que je haisse cela) a l'une d'elles, Kam Air, Herat-Mazar, pour 4 900 Afghanis, une centaine de dollars. Les prix ont bien augmente, l'offre aussi. Hotel Marco Polo : tres secure ; chambre simple (avec deux lits) sans sdb pour $25. Staff sympa, petit-dej consequent, situation tres centrale.
Saint-Pétersbourg: hôtel avec chambres triples avec le voucher touristique? English translation pending
Bonjour,
Connaissez vous un hôtel pas trop cher à Saint Petersbourg qui propose des chambres triples et qui fournisse un voucher touristique par fax? Merci!
Connaissez vous un hôtel pas trop cher à Saint Petersbourg qui propose des chambres triples et qui fournisse un voucher touristique par fax? Merci!
Compte rendu d'un voyage en Iran du 15 au 30 avril 2011 English translation pending
Je reviens de 15 jours (du 15 au 30 avril 2011) de voyage en Iran.
j'y suis allée avec mon copain, et pour donner les grandes lignes de ce voyage :
- mon copain a fait son visa à Paris, qq galères puisqu'ils lui ont refusé la 1ere lettre pcq elle n'était pas en Farsi, le lendemain il y retourne avec une lettre en Farsi, et dans le même temps il voit un autre voyageur avec une lettre en anglais qui est acceptée...
- mon copain est parti en Iran qq jours avant moi, je comptais prendre le visa à l'aéroport (pas le tps de le faire avant), donc il demande au gars si c'est toujours possible "on arrival", on lui répond qu'il faut une lettre blablabla, donc il a passé 1 journée ds une agence de voayge, payé 75$ pour me faire avoir un visa en toute urgence, envoyé par mail en catastrophe 2heures avant le vol... tout ça pour que, lorsque je passe au guichet des visas, on me dise que j'aurai pu avoir le visa "on arrival" sans soucis...
le problème en Iran c'est que rien n'est sûr!! dans le doute il vaut mieux faire le visa avant de partir, plutot que de commencer le voyage par 7heures d'incompréhension en farsi avec les douaniers de l'aéroport comme on a pu nous raconter (c'est arrivé à la nièce d'un industriel francais et sa grand mère de 70ans, pas de pitié!)
- AUCUN mais alors AUCUN soucis pour prendre des chambres double (même si on disait qd mm qu'on était mariés, mais personne n'a JAMAIS demandé à vérifier)
- AUCUN soucis pour voyager seul ou seule ou 2 filles seules ou 2 gars seuls..
- nous avons fait du stop, ca a extrêmement bien marché, pour dire, on avait même pas de temps de tendre le bras que les voitures s’arrêtaient déjà!!
- on s'est fait abordé plusieurs fois dans la rue par des jeunes qui nous on fait visiter leur villes, invité chez eux, payé des glaces...de manière générale des gens hyper généreux, prets à rendre service et plus encore!!
- le couchsurfing marche très très bien, nous avons été plus que bien reçus partout
- une adresse à ne pas louper : un tour dans le désert à Garmeh/Mesr/ khur à Kavirguesthouse (www.irandesert.com), pas dans le lonely, et quel regret!! un gérant adorable, chez qui on a passé un excellent moment dans une oasis de rêve!! attention aux arnaques au taxi, d'après le gérant de l'autre guesthouse (celle du lonely) il faut payé 50$ pr aller de Khur à Garmeh, or notre chauffeur de taxi que l'on a eu de Na'in à Khur (pour 5$/personne pr 250km...)nous demandait 5$/personne pr y aller...
- les taxis...presque partout ils ont essayé de nous entubés (5$ au lieu de 3 en général)...donc bien négocier avant de monter dedans!! généralement les taxis jaunes nous ont tjours annoncé le prix juste d'emblée
- meilleur souvenir : Esfahan moins bon, chiraz je dirais... je pense qu'il vaut mieux commencer à Chiraz et remonter vers Téhéran, sinon après esfahan on est forcément un peu déçu des autres villes ;)
- acheter un tapis...très mauvais souvenir, on s'est fait pourrir par un marchand qui voulait nous entuber, très difficile de savoir exactement la valeur réelle d'un tapis!!il vaut mieux etre accompagné d'un expert ou bien l'acheter par coup de coeur pr ne pas regretter...on est repartis sans tapis!
- ma tenue en tant que fille : une tunique en lin longue, un pantalon en lin et chech léger : parfait mm sous le soleil! foulard de couleur, à motif, clair ou foncé, aucun soucis!
Concernant le pays et ses habitants, on sent une envie profonde de changement, ils en ont tous marre de ce régime, toutes les interdictions peuvent etre contournées (alcool, internet, satellite, dvd, mp3...) mais un sentiment d’oppression pèse tout de même... Les iraniens sont d'une gentillesse extrême, très désireux de connaitre le monde, prêt à se couper en 4 pour rendre service au voyageur, un pays très facile à voyager!!et qui vaut le coup d’être visité!! si vous avez des questions n'hésitez pas je tenterai d'y répondre au mieux!
- AUCUN mais alors AUCUN soucis pour prendre des chambres double (même si on disait qd mm qu'on était mariés, mais personne n'a JAMAIS demandé à vérifier)
- AUCUN soucis pour voyager seul ou seule ou 2 filles seules ou 2 gars seuls..
- nous avons fait du stop, ca a extrêmement bien marché, pour dire, on avait même pas de temps de tendre le bras que les voitures s’arrêtaient déjà!!
- on s'est fait abordé plusieurs fois dans la rue par des jeunes qui nous on fait visiter leur villes, invité chez eux, payé des glaces...de manière générale des gens hyper généreux, prets à rendre service et plus encore!!
- le couchsurfing marche très très bien, nous avons été plus que bien reçus partout
- une adresse à ne pas louper : un tour dans le désert à Garmeh/Mesr/ khur à Kavirguesthouse (www.irandesert.com), pas dans le lonely, et quel regret!! un gérant adorable, chez qui on a passé un excellent moment dans une oasis de rêve!! attention aux arnaques au taxi, d'après le gérant de l'autre guesthouse (celle du lonely) il faut payé 50$ pr aller de Khur à Garmeh, or notre chauffeur de taxi que l'on a eu de Na'in à Khur (pour 5$/personne pr 250km...)nous demandait 5$/personne pr y aller...
- les taxis...presque partout ils ont essayé de nous entubés (5$ au lieu de 3 en général)...donc bien négocier avant de monter dedans!! généralement les taxis jaunes nous ont tjours annoncé le prix juste d'emblée
- meilleur souvenir : Esfahan moins bon, chiraz je dirais... je pense qu'il vaut mieux commencer à Chiraz et remonter vers Téhéran, sinon après esfahan on est forcément un peu déçu des autres villes ;)
- acheter un tapis...très mauvais souvenir, on s'est fait pourrir par un marchand qui voulait nous entuber, très difficile de savoir exactement la valeur réelle d'un tapis!!il vaut mieux etre accompagné d'un expert ou bien l'acheter par coup de coeur pr ne pas regretter...on est repartis sans tapis!
- ma tenue en tant que fille : une tunique en lin longue, un pantalon en lin et chech léger : parfait mm sous le soleil! foulard de couleur, à motif, clair ou foncé, aucun soucis!
Concernant le pays et ses habitants, on sent une envie profonde de changement, ils en ont tous marre de ce régime, toutes les interdictions peuvent etre contournées (alcool, internet, satellite, dvd, mp3...) mais un sentiment d’oppression pèse tout de même... Les iraniens sont d'une gentillesse extrême, très désireux de connaitre le monde, prêt à se couper en 4 pour rendre service au voyageur, un pays très facile à voyager!!et qui vaut le coup d’être visité!! si vous avez des questions n'hésitez pas je tenterai d'y répondre au mieux!
Programme en Transsibérien Moscou-Irkutsk-Vladivostok trop chargé? English translation pending
Bonjour à tous
Je vais me rendre en Russie en juin. Je suis déja parti dans ce beau pays, mais uniquement Moscou et St Saint-Pétersbourg, et en hiver.
Je pense cette fois faire le transsiberien jusqu'a Irkutsk. Pas assez de temps malheureusement pour pousser jusqu'à Vladivostok (a priori) voila l'itinéraire. Je voyage uniquement de nuit (départ fin de journée/début de soirée-arrivée dans la matinée). J'ai fais une simulation pour un voyage en mai (pas de résa a plus de 45 jours), et j'ai trouvé des trains, donc je suppose qu'en juin il y en aura aussi aux mêmes horaires
du 2 juin au 13 juin je reste a Moscou pour revoir mes amis, faire le cercle d'or et surtout faire les nuits blanches a Saint-Petersbourg et le palais d'été. Puis après c'est mon périple ferroviaire que voici (départ-arrivée : temps sur place)
Moscou-Nijnni novgorod : 2 jours Nijni-Kazan : 2 jours Kazan-Perm : 1 jour Perm-Ekaterinbour : 2 jour Ekateringbour-Omsk: 1 jour Omsk-Novossibirsk : 2 jour Novossibirsk-krasnoyarsk : 2 jour Krasnoyarsk-Irkust: 3 jour Irkust-Moscou-Paris (en avion:)
Ce programme est-il trop chargé? y a t il des villes que je peux omettre, diminuer le séjour, ou au contraire des villes a rajouter, ou allonger la durée de séjour?
Je pense revenir a moscou le 29 juin, revoir mes amis, raconter le voyage et leur dire au revoir; mais rien n'est fixé, je me tâte a pousser jusqu'à vladivostok. je serais en Russie du 2 juin au 1 juillet, donc peut être en écourtant mon debut de séjour (moscou/st peters) je peux pousser jusqu'a Vladivostok. que j'aille a Irkust ou vladivostok, je fais le retour en avion.
Merci de vos conseil et recommandations; Je parle russe assez bien, donc la gestion des billets de trains et de la vie de tous les jours ne devrait pas être un souci.
Si quelqu'un est tenté par le voyage, et bien welcome!!!
au plaisir de vous lire
Alexis
Je vais me rendre en Russie en juin. Je suis déja parti dans ce beau pays, mais uniquement Moscou et St Saint-Pétersbourg, et en hiver.
Je pense cette fois faire le transsiberien jusqu'a Irkutsk. Pas assez de temps malheureusement pour pousser jusqu'à Vladivostok (a priori) voila l'itinéraire. Je voyage uniquement de nuit (départ fin de journée/début de soirée-arrivée dans la matinée). J'ai fais une simulation pour un voyage en mai (pas de résa a plus de 45 jours), et j'ai trouvé des trains, donc je suppose qu'en juin il y en aura aussi aux mêmes horaires
du 2 juin au 13 juin je reste a Moscou pour revoir mes amis, faire le cercle d'or et surtout faire les nuits blanches a Saint-Petersbourg et le palais d'été. Puis après c'est mon périple ferroviaire que voici (départ-arrivée : temps sur place)
Moscou-Nijnni novgorod : 2 jours Nijni-Kazan : 2 jours Kazan-Perm : 1 jour Perm-Ekaterinbour : 2 jour Ekateringbour-Omsk: 1 jour Omsk-Novossibirsk : 2 jour Novossibirsk-krasnoyarsk : 2 jour Krasnoyarsk-Irkust: 3 jour Irkust-Moscou-Paris (en avion:)
Ce programme est-il trop chargé? y a t il des villes que je peux omettre, diminuer le séjour, ou au contraire des villes a rajouter, ou allonger la durée de séjour?
Je pense revenir a moscou le 29 juin, revoir mes amis, raconter le voyage et leur dire au revoir; mais rien n'est fixé, je me tâte a pousser jusqu'à vladivostok. je serais en Russie du 2 juin au 1 juillet, donc peut être en écourtant mon debut de séjour (moscou/st peters) je peux pousser jusqu'a Vladivostok. que j'aille a Irkust ou vladivostok, je fais le retour en avion.
Merci de vos conseil et recommandations; Je parle russe assez bien, donc la gestion des billets de trains et de la vie de tous les jours ne devrait pas être un souci.
Si quelqu'un est tenté par le voyage, et bien welcome!!!
au plaisir de vous lire
Alexis
Prendre ma retraite en Thaïlande? English translation pending
bonjour a tous voila j'aimerai prendre ma retraite en thailande avec ma compagne mais elle n'est pas a la retraite et elle est prete a me suivre esquel a le droit de vivre avec moi si on est pas marier on veux vendre notre maison plus ma retaite c'est possible ou pas merci
Voyage en Iran en juillet 2011 et actualité? English translation pending
Bonjour à tous !
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
J'ai déjà posté quelques messages concernant l'Iran où nous avons TRES envie de nous rendre ! Je pense que j'ai dû lire tous les messages de Turbi, Fabgreg, Phil64 et autres membres, qui sont des mines d'informations ! Et surtout qui ne font que me donner encore plus envie de découvrir ce pays !!! Du coup, concernant le visa, nous allons faire une escale d'une matinéee à Paris en avril, lors d'un week-end à strasbourg, pour se faire enregistrer les empreintes digitales (sachant que nous sommes à Bayonne), au cas où... Qu'on y aille cet été ou plus tard, ce sera fait !
Mais j'avoue que j'ai un doute : l'actualité récente me fait craindre un changement de situation dans le pays... Qu'en pensez-vous ? Je sais que c'est sûrmeent bête, mais j'ai peur qu'en quelques mois... Du coup on est en train de réfléchir sur une autres destination (Asie centrale ou Amérique latine... ce qui n'a rien à voir).
Bref, pensez-vous mes craintes justifiées ? Merci d'avance ! Maider
Vietnam: pourquoi le visa est si cher? English translation pending
Le prix du visa est plus de 3 fois plus cher que dans n'importe quel pays d'Asie.
Quel peut en etre l'explication ?
Le Vietnam ne souhaite pas que des voyageurs puissent admirer le decollage economique du pays ? Le pays se mefie des voyageurs a petits budgets ? Peut - etre que le pays ne veut que des touristes pouvant depenser beaucoup d'argent lors de leur voyage ?
J'avoue que je suis assez deroute par les exigences de ceux qui president au developpement du tourisme dans ce pays.
Abalone ?
Un indonesien.
Le Vietnam ne souhaite pas que des voyageurs puissent admirer le decollage economique du pays ? Le pays se mefie des voyageurs a petits budgets ? Peut - etre que le pays ne veut que des touristes pouvant depenser beaucoup d'argent lors de leur voyage ?
J'avoue que je suis assez deroute par les exigences de ceux qui president au developpement du tourisme dans ce pays.
Abalone ?
Un indonesien.
Délai entre le dépôt de dossier de mariage aux autorités philippines et l'obtention de la licence? English translation pending
Salut,
est ce que vous pouvez me dire combien de temps il faut compter entre le dépôt du dossier mariage aux autorités filipino (donc quand j'aurais le legal capacity) et l'obtention de la licence pour se marier. En résumer, j'en ai fini avec les démarches côté français (même si j'attends que la mairie en france veuille bien envoyer le certificat de non opposition) et le mariage est prévu pour début décembre...🤪
Merci d'avance (pas à la mairie en France !!! bande d'abrutis qui publie les bans 3 semaines après l'ambassade et qui attendent je sais pas quoi pour envoyer un papier alors qu'ils savent que la date prévue pour le mariage est dans moins de 3 semaines....et qui ne veut pas faxer le document à Miss Audrey alors qu'ils savent qu'elle est d'accord pour commencer à faire les papiers dès qu'elle aura le fax...je sais c'est un peu long comme parenthèse, mais j'avais besoin de me défouler, et comme je peux pas leur dire ce que je pense d'eux...😛)
est ce que vous pouvez me dire combien de temps il faut compter entre le dépôt du dossier mariage aux autorités filipino (donc quand j'aurais le legal capacity) et l'obtention de la licence pour se marier. En résumer, j'en ai fini avec les démarches côté français (même si j'attends que la mairie en france veuille bien envoyer le certificat de non opposition) et le mariage est prévu pour début décembre...🤪
Merci d'avance (pas à la mairie en France !!! bande d'abrutis qui publie les bans 3 semaines après l'ambassade et qui attendent je sais pas quoi pour envoyer un papier alors qu'ils savent que la date prévue pour le mariage est dans moins de 3 semaines....et qui ne veut pas faxer le document à Miss Audrey alors qu'ils savent qu'elle est d'accord pour commencer à faire les papiers dès qu'elle aura le fax...je sais c'est un peu long comme parenthèse, mais j'avais besoin de me défouler, et comme je peux pas leur dire ce que je pense d'eux...😛)
Kazakhstan - septembre 2010- informations sur les principales villes English translation pending
Infos Almaty - aout 2010
Décalage horaire: 4 heures avec la France en été .
Argent: L'unité monétaire est le Tengué 1€ = 188 tengue. 1$ = 146 tengue. Éviter de changer trop à l'aéroport car taux plutôt défavorable comme partout mais ici , c'est particulièrement vrai . Il y a en moyenne 5 points de différence . Et bien sur, le taux est plus avantageux à Almaty que dans les autres villes. Donc prévoir en conséquence .
Banques. Change euro très simple.. De nombreux distributeurs de billets acceptant les cartes Visa et Master . Maestro et Cirrus. Pour les étourdis ou les malchanceux... Nombreux point de retrait Western Union.
Hôtels Deux hôtels sont à des prix acceptables 1-L'hôtel Saulet De l'aéroport prendre bus 86 ou 79 qui s'arrêtent juste en face de l'hôtel Saulet. Fourmanova street. N 187. Prononcer " saolit " Se mettre côté droit du bus si possible pour repérer la Tour Eiffel miniature juste à cote de l'hôtel .Facilement repérable . Plutôt désuet et offrant un confort très relatif. Mais c'est le moins cher.
De l'hôtel pour parc Panvilov bus 63 De l'hôtel pour le bazar bus 73 et 63 mais il y en a d'autres.
2- l'hôtel Turkestan. En face du bazar. C'est pratique pour se repérer car tout le monde connait le bazar. Le bus 79 venant de l'aéroport s'arrête à une centaine de mètres. Chambres avec clim et douche pour 2 à 6500 Tg sans le petit dèjeûner. Chambre simple sans clim sans douche à 3000 Tg soit 16 euros. Pas de petits -dejeûner. Pas donné certes mais sans nul doute le meilleur rapport qualité - prix de la ville. Chambres proprettes et plutôt agréables. Mais ne comptez pas sur un nettoyage quotidien de votre chambre.. Ici ça n'a pas cours.!!! Vous ferez vous même.. Nettoyage vêtements possible. plutôt cher. Nataly , la fille de la patronne est sympa et parle anglais. Au cas ou.... A 500m environ du parc Panvilov.
Cathédrale du Parc Panvilov...
Pour l'aéroport il y a 2 bus: le 73 et le 86 . Attention le dernier est à 22 heures.
Transports:
2 gares de trains Il faut aller à Almaty 2 qui semble la gare principale Plusieurs destinations avec couchettes. Préfèrer les " luxes" car elles sont climatisées. Les agences de voyage vous délivreront un billet sans problème. Mais commission..! C'est souvent plus simple si vous ne parlez pas russe. Les trains sont souvent bondés eu juillet et aout . Il vous faudra parfois attendre une semaine pour obtenir le billet convoité..
La gare routière principale :Syrian

Assez excentrée Compter 3 a 4 kms de l'hôtel Saulet ou du Bazar.. Accessible en bus urbain. Ou compter 300 a 400 Tg en taxi. 2 départs pour Astana quotidiens 14h et 22 heures. En théorie car j'ai constaté qu'il y en a plus. Arrivée le lendemain après environ 20 heures de trajet.. Le prix est de 4750 tengué. De nombreux départs pour différents points du pays mais aussi Biskek et l'Ouzbekistan. Pour cette dernière destination je conseille pourtant de partir de Shymkent. Possibiltés de consigne bagages= 300 t. Attention car anarques dans certains restos de la gare. Comptent sans vergogne 30% de service.!!!! Flics véreux également . Résistez car ils n'iront pas au bout de leurs menaces.
Internet Une heure d'Internet = 250 tengué. Certains restos proposent le WiFi gratuit. Peu, il est vrai...
Nettoyage de chemise : 200 Tg. À 300 Une bière pression de 50cl =300 à 400 tg service 10% compris. Une brochette de 4 ou 5 morceaux de Mouton: 250 Tg. Une galette de pain : 50 Tg De nombreux restos appliquent 10% de service.
A la gare routière, nombreux bus pour Bishkek, Shymkenk et Tashkent. Entre 1000 et 2000 tengue selon l'endroit où vous vous placez ds le bus. Départs à 18 heures . Bus de nuit. Ils semblent en bon état..
Une course de taxi en ville = 300 à 400 tengué selon négociation. Les bus urbains ; Quelque soit la durée est à 50 tengue. C'est donc, de loin , le transport le moins cher.
Autre gare routière: SAYAKHAT 200 ms environ aprés la mosquée en venant du Bazar: Sayakhat bus station Les bus desservent les petites distances pour se rendre dans les environs d'Almaty.. Montagnes et lacs.
Vols avion. -allers simples. Almaty >>> Astana : 24000 tengué aller simple Almaty>>>> Tashkent. 24000 tengue AS Economy class. Ouzbékistan Airways Ou avec la SCAT: 21000 tengues. Plusieurs vols hebdomadaires. Mardi et samedi. Almaty>>> Shimkent : 20000 tg. 1 vol quotidien. Air Astana. 7h40 Almaty >>>> Bishkek 10000 tg. Possibilité obtention visa Kirghize à l'aéroport de Biskek. Turkish airlines: vols fréquents pour Istambul. Peu chers. Paris également avec un stop possible a Istambul.
Distances Almaty>>> Astana: 1247 kms Almaty>>>>Shimkent: 720 kms Almaty>>> Taraz; 500 kms Almaty>>>. Bishkek 250 kms
Pour avoir une idée très proche la réalité du temps de transport compter une moyenne de 60 km/ h pour les bus Et 50m km/h pour les trains.
Trains Almaty>>>>Astana : 5300 tg. Almaty>>>> Tashkent ; 13600 tg. Almaty>>>> Shymkent 3500 tg. ou 6100 en luxe. Almaty>>>> Atyrau 16200 luxe
Consulats étrangers
du Kirghistan à Almaty: Lugansky street ( derrière le téléphérique ). Il faudra faire la queue comme à celui de l'Ouzbékistan Formulaire officiel et 2 photos. Le prix varie de 50 à 100 dollars selon rapidité du service.
Consulat Ouzbekistan A deux pas du parc Zenkov , pas très loin de parc Panvilov. Prévoir attente.
Le téléphérique. Très cher. 1500 tg. Je ne sais pas si cela en vaut la peine.
Hotels "Saulet ": chambre à 4 lits ; 2600 tg par pers petit dej inclus. Chambre grand lit sans clim 5600 tg. Certainement le moins cher de la ville. "Turkestan hotel." En face du bazar 3000 tg chambre simple sans douche ni petit dèj. 6500 tg chambre 2 lits avec douche sans petit déjeuner. Chambres à 3000 tg souvent pleines.
Restos.. Plutôt chers .!!
De nombreux Doner Kebab... Nourriture classique des Kebabs pour prix peu élevés pour Almaty.
Une excellente adresse:

"Staut Beer Bar" en face du theâtre russe et le la grande librairie d'Almaty. Perpendiculaire Abbaye et Abbay khan Menu unique le midi de 12 h a 15 heures pour 660 tg avec le service de 10%. Très bon rapport qualité - prix. Bière exquise. Mérite un petit détour.
Ambassade de France Fourmanova street n• 99 . A cote de l'hôtel Voyage Se situe à l'angle de la rue dans une ancienne maison peinte en bleu
Compagnies aeriennes
Turkish airlines Fourmanova street.
Astana Airways. Aéroport
Infos Astana.

Dans le "nouvel Astana", buildings modernes.Genre Dubaï en plus modeste. Ville très propre.
De l'aéroport au centre ville prendre le bus N• 10. Prix 60 tengue comme ts les autres bus. De la gare routière bus qui va au centre N° 10 également Ce bus va jusqu'à la gare routière et trains qui sont a cote l'une de l'autre. Prendre le 10 également pour aller a l'hôtel Abbaye .
Pour aller au "Staut", Bus n• 3 de l'hôtel Abbaye Pour aller gare train ou bus, de l'hôtel Abbaye. Prendre le N• 10.
Deux centres ville. Le " vieux" dans lequel se trouve l'hôtel Abbaye et le nouveau qui offre sa surprenante vision architecturale moderne. Pour y aller... Tjrs le bus. N 10
Infos Shymkent
Place centrale.
Sauf pour l'hôtellerie qui reste désespérement chère eu égard aux prestations offertes, tout semble moins onéreux ici qu'à Almaty. Les prix variant à la baisse de parfois 50%. Une bière locale de 50 cl coûte 150 tg. Service 10% inclus. On affirme que c'est la meilleure du pays....
Et une belle brochette de Mouton 130 tg (shaslik). Un bon gâteau au chocolat coutera 100 tg ainsi que le café noir qui l'accompagne. Toujours ajouter10% de service.
Les bus urbains sont à 35 ou 40 tg.
L'hôtel Kema reste le meilleur dans sa catégorie. Il en coûte néanmoins 8830 tg pour une chambre a deux lits petit- déjeuner inclus. L'hôtel qui se situe au rond point de la liberté offre des prestations plus bas de gamme a 6300 tg ( quand même) la double . Chambres vieillottes et salles de bain indigentes. Quelques chambres rénovées bien plus présentables mais les prix grimpent de suite à 8800 tg...
Les bazars Il y en a deux à Shymkent Le grand ( bolchoï ) qui se situe à la périphérie de la ville; C'est aussi à deux pas de la gare de bus principale. Et un second plus petit , plus central près de la mosquée. Ils offrent à mes yeux peu d'interêt..!
La ville Plutôt calme mais moins bien entretenue qu'Almaty ou Astana... On s'y retrouve assez vite pour le peu que l'on ait un plan même sommaire.
La gare train. N'est pas très centrale. Mais accessible aisément par bus.
Possibilité excursion dans la journée pour la ville de TURKESTAN où il n'y a que la mosquée à voir...
Décalage horaire: 4 heures avec la France en été .
Argent: L'unité monétaire est le Tengué 1€ = 188 tengue. 1$ = 146 tengue. Éviter de changer trop à l'aéroport car taux plutôt défavorable comme partout mais ici , c'est particulièrement vrai . Il y a en moyenne 5 points de différence . Et bien sur, le taux est plus avantageux à Almaty que dans les autres villes. Donc prévoir en conséquence .
Banques. Change euro très simple.. De nombreux distributeurs de billets acceptant les cartes Visa et Master . Maestro et Cirrus. Pour les étourdis ou les malchanceux... Nombreux point de retrait Western Union.
Hôtels Deux hôtels sont à des prix acceptables 1-L'hôtel Saulet De l'aéroport prendre bus 86 ou 79 qui s'arrêtent juste en face de l'hôtel Saulet. Fourmanova street. N 187. Prononcer " saolit " Se mettre côté droit du bus si possible pour repérer la Tour Eiffel miniature juste à cote de l'hôtel .Facilement repérable . Plutôt désuet et offrant un confort très relatif. Mais c'est le moins cher.
De l'hôtel pour parc Panvilov bus 63 De l'hôtel pour le bazar bus 73 et 63 mais il y en a d'autres.
2- l'hôtel Turkestan. En face du bazar. C'est pratique pour se repérer car tout le monde connait le bazar. Le bus 79 venant de l'aéroport s'arrête à une centaine de mètres. Chambres avec clim et douche pour 2 à 6500 Tg sans le petit dèjeûner. Chambre simple sans clim sans douche à 3000 Tg soit 16 euros. Pas de petits -dejeûner. Pas donné certes mais sans nul doute le meilleur rapport qualité - prix de la ville. Chambres proprettes et plutôt agréables. Mais ne comptez pas sur un nettoyage quotidien de votre chambre.. Ici ça n'a pas cours.!!! Vous ferez vous même.. Nettoyage vêtements possible. plutôt cher. Nataly , la fille de la patronne est sympa et parle anglais. Au cas ou.... A 500m environ du parc Panvilov.
Cathédrale du Parc Panvilov...Pour l'aéroport il y a 2 bus: le 73 et le 86 . Attention le dernier est à 22 heures.
Transports:
2 gares de trains Il faut aller à Almaty 2 qui semble la gare principale Plusieurs destinations avec couchettes. Préfèrer les " luxes" car elles sont climatisées. Les agences de voyage vous délivreront un billet sans problème. Mais commission..! C'est souvent plus simple si vous ne parlez pas russe. Les trains sont souvent bondés eu juillet et aout . Il vous faudra parfois attendre une semaine pour obtenir le billet convoité..
La gare routière principale :Syrian

Assez excentrée Compter 3 a 4 kms de l'hôtel Saulet ou du Bazar.. Accessible en bus urbain. Ou compter 300 a 400 Tg en taxi. 2 départs pour Astana quotidiens 14h et 22 heures. En théorie car j'ai constaté qu'il y en a plus. Arrivée le lendemain après environ 20 heures de trajet.. Le prix est de 4750 tengué. De nombreux départs pour différents points du pays mais aussi Biskek et l'Ouzbekistan. Pour cette dernière destination je conseille pourtant de partir de Shymkent. Possibiltés de consigne bagages= 300 t. Attention car anarques dans certains restos de la gare. Comptent sans vergogne 30% de service.!!!! Flics véreux également . Résistez car ils n'iront pas au bout de leurs menaces.
Internet Une heure d'Internet = 250 tengué. Certains restos proposent le WiFi gratuit. Peu, il est vrai...
Nettoyage de chemise : 200 Tg. À 300 Une bière pression de 50cl =300 à 400 tg service 10% compris. Une brochette de 4 ou 5 morceaux de Mouton: 250 Tg. Une galette de pain : 50 Tg De nombreux restos appliquent 10% de service.
A la gare routière, nombreux bus pour Bishkek, Shymkenk et Tashkent. Entre 1000 et 2000 tengue selon l'endroit où vous vous placez ds le bus. Départs à 18 heures . Bus de nuit. Ils semblent en bon état..
Une course de taxi en ville = 300 à 400 tengué selon négociation. Les bus urbains ; Quelque soit la durée est à 50 tengue. C'est donc, de loin , le transport le moins cher.
Autre gare routière: SAYAKHAT 200 ms environ aprés la mosquée en venant du Bazar: Sayakhat bus station Les bus desservent les petites distances pour se rendre dans les environs d'Almaty.. Montagnes et lacs.
Vols avion. -allers simples. Almaty >>> Astana : 24000 tengué aller simple Almaty>>>> Tashkent. 24000 tengue AS Economy class. Ouzbékistan Airways Ou avec la SCAT: 21000 tengues. Plusieurs vols hebdomadaires. Mardi et samedi. Almaty>>> Shimkent : 20000 tg. 1 vol quotidien. Air Astana. 7h40 Almaty >>>> Bishkek 10000 tg. Possibilité obtention visa Kirghize à l'aéroport de Biskek. Turkish airlines: vols fréquents pour Istambul. Peu chers. Paris également avec un stop possible a Istambul.
Distances Almaty>>> Astana: 1247 kms Almaty>>>>Shimkent: 720 kms Almaty>>> Taraz; 500 kms Almaty>>>. Bishkek 250 kms
Pour avoir une idée très proche la réalité du temps de transport compter une moyenne de 60 km/ h pour les bus Et 50m km/h pour les trains.
Trains Almaty>>>>Astana : 5300 tg. Almaty>>>> Tashkent ; 13600 tg. Almaty>>>> Shymkent 3500 tg. ou 6100 en luxe. Almaty>>>> Atyrau 16200 luxe
Consulats étrangers
du Kirghistan à Almaty: Lugansky street ( derrière le téléphérique ). Il faudra faire la queue comme à celui de l'Ouzbékistan Formulaire officiel et 2 photos. Le prix varie de 50 à 100 dollars selon rapidité du service.
Consulat Ouzbekistan A deux pas du parc Zenkov , pas très loin de parc Panvilov. Prévoir attente.
Le téléphérique. Très cher. 1500 tg. Je ne sais pas si cela en vaut la peine.
Hotels "Saulet ": chambre à 4 lits ; 2600 tg par pers petit dej inclus. Chambre grand lit sans clim 5600 tg. Certainement le moins cher de la ville. "Turkestan hotel." En face du bazar 3000 tg chambre simple sans douche ni petit dèj. 6500 tg chambre 2 lits avec douche sans petit déjeuner. Chambres à 3000 tg souvent pleines.
Restos.. Plutôt chers .!!
De nombreux Doner Kebab... Nourriture classique des Kebabs pour prix peu élevés pour Almaty.
Une excellente adresse:

"Staut Beer Bar" en face du theâtre russe et le la grande librairie d'Almaty. Perpendiculaire Abbaye et Abbay khan Menu unique le midi de 12 h a 15 heures pour 660 tg avec le service de 10%. Très bon rapport qualité - prix. Bière exquise. Mérite un petit détour.
Ambassade de France Fourmanova street n• 99 . A cote de l'hôtel Voyage Se situe à l'angle de la rue dans une ancienne maison peinte en bleu
Compagnies aeriennes
Turkish airlines Fourmanova street.
Astana Airways. Aéroport
Infos Astana.

Dans le "nouvel Astana", buildings modernes.Genre Dubaï en plus modeste. Ville très propre.
De l'aéroport au centre ville prendre le bus N• 10. Prix 60 tengue comme ts les autres bus. De la gare routière bus qui va au centre N° 10 également Ce bus va jusqu'à la gare routière et trains qui sont a cote l'une de l'autre. Prendre le 10 également pour aller a l'hôtel Abbaye .
Pour aller au "Staut", Bus n• 3 de l'hôtel Abbaye Pour aller gare train ou bus, de l'hôtel Abbaye. Prendre le N• 10.
Deux centres ville. Le " vieux" dans lequel se trouve l'hôtel Abbaye et le nouveau qui offre sa surprenante vision architecturale moderne. Pour y aller... Tjrs le bus. N 10
Infos Shymkent
Place centrale.Sauf pour l'hôtellerie qui reste désespérement chère eu égard aux prestations offertes, tout semble moins onéreux ici qu'à Almaty. Les prix variant à la baisse de parfois 50%. Une bière locale de 50 cl coûte 150 tg. Service 10% inclus. On affirme que c'est la meilleure du pays....

Et une belle brochette de Mouton 130 tg (shaslik). Un bon gâteau au chocolat coutera 100 tg ainsi que le café noir qui l'accompagne. Toujours ajouter10% de service.
Les bus urbains sont à 35 ou 40 tg.
L'hôtel Kema reste le meilleur dans sa catégorie. Il en coûte néanmoins 8830 tg pour une chambre a deux lits petit- déjeuner inclus. L'hôtel qui se situe au rond point de la liberté offre des prestations plus bas de gamme a 6300 tg ( quand même) la double . Chambres vieillottes et salles de bain indigentes. Quelques chambres rénovées bien plus présentables mais les prix grimpent de suite à 8800 tg...
Les bazars Il y en a deux à Shymkent Le grand ( bolchoï ) qui se situe à la périphérie de la ville; C'est aussi à deux pas de la gare de bus principale. Et un second plus petit , plus central près de la mosquée. Ils offrent à mes yeux peu d'interêt..!
La ville Plutôt calme mais moins bien entretenue qu'Almaty ou Astana... On s'y retrouve assez vite pour le peu que l'on ait un plan même sommaire.
La gare train. N'est pas très centrale. Mais accessible aisément par bus.
Possibilité excursion dans la journée pour la ville de TURKESTAN où il n'y a que la mosquée à voir...
Passage à la frontière Turquie-Iran English translation pending
Bonjour bonjour,
Avec ma petite femme nous partons en Octobre 2010 pour faire le tour du monde en stop. Là, on se pose la question du passage Turquie-Iran. D'après le site du ministère des affaires étrangères la frontière craint assez mais comme ils ont tendance à "exagerer", je voudrais savoir ce que vous en pensez.
Merci et à bientôt
Avec ma petite femme nous partons en Octobre 2010 pour faire le tour du monde en stop. Là, on se pose la question du passage Turquie-Iran. D'après le site du ministère des affaires étrangères la frontière craint assez mais comme ils ont tendance à "exagerer", je voudrais savoir ce que vous en pensez.
Merci et à bientôt
Trouver un logement sans réservation au Liban? English translation pending
bonjour
la semaine prochaine, je pense m'envolé pour la jordanie (pour une 20ene de jour) .
de la jordanie allé en syrie, mais je n'ai pas de visa (derniere minute oblige) ce sera donc au bonheur la chance (a la frontiere).
si jme fais refoulé je compte passer quelque jour au liban (une semaine-10j)
est il possible de trouver des logement sans reservations, au jour le jour au liban, vu la periode?
est il frequent et possible de beneficier de l'hospitalité libannaise? (j'emmene un petit matelas cas ou).
dormir a la belle étoile, accepté, dangereux?
je pense qu'un sac de couchage est inutile entre mi aout et mi septembre en jordanie syrie ou liban.
merci d'avance pour vos réponse. guillaume.
merci d'avance pour vos réponse. guillaume.
Traverser l'Algérie seule pour arriver au Niger? English translation pending
Bonjour à tous!
Ce serait en août, ce serait seule, ce serait sans véhicule perso, ce serait sur un mois... Est ce que ce serait possible?...
J'ai lu pas mal de posts sur la traversée de la frontière Algérie-Niger, mais en Afrique les choses bougent vite. Si vous avez des nouvelles fraîches, des contacts à me proposer depuis Tamanrasset ou au Nord Niger, je vous remercie par avance.
Sinon, comme je ne veux pas courir de risques démesurés, savez vous s'il y a des vols de Tamanrasset à Niamey/Agadez/Zinder?
Je vous remercie par avance
M:)
Ce serait en août, ce serait seule, ce serait sans véhicule perso, ce serait sur un mois... Est ce que ce serait possible?...
J'ai lu pas mal de posts sur la traversée de la frontière Algérie-Niger, mais en Afrique les choses bougent vite. Si vous avez des nouvelles fraîches, des contacts à me proposer depuis Tamanrasset ou au Nord Niger, je vous remercie par avance.
Sinon, comme je ne veux pas courir de risques démesurés, savez vous s'il y a des vols de Tamanrasset à Niamey/Agadez/Zinder?
Je vous remercie par avance
M:)