Results for "Hirtshals+|+9+>+205"
200 results found.
Prix de la traversée par ferry Danemark-Suède English translation pending
Bonjour,
En juillet je pars pendant trois ou quatre semaines vers les Pays Bas, Danemark, Suède, et Norvège. Quelqu'un a-t-il un dernier prix pour la traversée en cc (6m50) du Danemark vers la Suède ? Merci à ceux qui peuvent me donner une première idée, le trajet étant encore sous forme d'ébauche.
Le Forum est devenu ma lecture favorite dès le matin. Quel plaisir de lire tous ces échanges de personnes qui aiment tant aller à la rencontre de l'inconnu.
A bientôt
Loueur de vélo de randonnée sur Grenoble English translation pending
Bonjourno!
Je cherche un loueur de vélo sur Grenoble pour ma copine pour une durée d'une semaine ou deux.
Si quelqu'un connait également en Ardèche, dans la Drôme ou dans les Hautes Alpes, ça me convient aussi.
Merci.
Autre chose, quelqu'un a-t'il déjà ralié Grenoble (ou une ville française) à la Norvège en passant par le Danemark? J'aurais quelques petites questions à ce sujet.
Merci et bonne route.
Voyage de 5-6 semaines en voiture en Norvège au départ de Paris English translation pending
Bonsoir à tous.
Nous partons en Norvege durant 5-6 semaines en juillet-aout.
Nous sommes 3, avec notre fille de 14 mois.
Nous partirons de Paris en voiture et monterons en passant par l'Allemagne et le Danemark.
Nous pensions passer par la Suede pour arriver aux Lofoten et ensuite redescendre par Bodo, Trondheim, Bergen.
Nous dormirons en tente sauf dans les villes où nous logerons en dur.
Mes questions :
- Est ce une bonne idée de passer par la Suede ou vaut il mieux monter aux Lofoten et redescendre en restant en Norvege.
.Faut-il réserver les campings sachant que nous n'aurons qu'une tente.(si vous avez un site référençant les campings, je suis preneur).
.Faut il réserver les ferrys ou peut-il se pointer le jout même.
Merci d avance pour vos réponses. Bonne soirée. JB
Merci d avance pour vos réponses. Bonne soirée. JB
Voyage en train de Paris ou Bruxelles à Bergen English translation pending
Bonjour
Comment se rendre de Paris ou de Bruxelles à Bergen en train (je ne peux pas prendre l'avion) le plus rapidement possible avec le moins de changements
Merci
Le Cap Nord à vélo English translation pending
Destination le cap nord cet été, avec un départ mi-juin en VELO SACOCHES
En partant de Paris, puis l'Allemagne le Danemark et la Norvège
Objectifs : sur Eurovélo ...
Je suis a l'écoute de vos conseils
D'avance merci
À la recherche d'une plage enneigée en Europe cet hiver English translation pending
Bonjour,
Après visionnage du film Eternal Sunchine of the Spotless Mind (qui est excellent au passage), j'ai eu envie de découvrir ce type de décors.
Je suis donc à la recherche d'une plage enneigée pour cet hivers (en Europe si possible et en évitant l'Island). J'ai conscience qu'il y'a une part d'aléa climatique mais disons la plage qui a le plus de chance d'être recouverte fin décembre. J'ai trouvé qu'un seul article sur internet qui parlait de la plage de Yyteri et de Solastranden. Mais comme il ne s'agit que d'un seul article, j'aimerai être certains de la destination.
Connaissez-vous une plage régulièrement recouverte de neige en période hivernale ?
Merci d'avance.
Connaissez-vous une plage régulièrement recouverte de neige en période hivernale ?
Merci d'avance.
Ferry Kiel - Oslo avec son chien (camping-car) English translation pending
Bonjour,
Je souhaite partir en famille en camping car en Norvege au mois d'aout 2017. Nous avons également un chien et je voudrais savoir comment se passe la traversée pour lui. J'ai vu sur le site de color line qu'on pouvait le prendre, on peux cocher l'option chien, mais ensuite pas trop d'info sur ce qu'il peut faire ? Peut il aller dans notre cabine, marcher sur le pont, faire ses besoins dans un aire appropriée ? Sur certain site de ferry, j'ai vu ces possibilités mais pas d'infos sur la ligne Kiel-Oslo. Y a t'il des voyageurs qui auraient fait cette expérience ? Je vous remercie pour vos infos.
Je souhaite partir en famille en camping car en Norvege au mois d'aout 2017. Nous avons également un chien et je voudrais savoir comment se passe la traversée pour lui. J'ai vu sur le site de color line qu'on pouvait le prendre, on peux cocher l'option chien, mais ensuite pas trop d'info sur ce qu'il peut faire ? Peut il aller dans notre cabine, marcher sur le pont, faire ses besoins dans un aire appropriée ? Sur certain site de ferry, j'ai vu ces possibilités mais pas d'infos sur la ligne Kiel-Oslo. Y a t'il des voyageurs qui auraient fait cette expérience ? Je vous remercie pour vos infos.
Oslo - cap Nord en camping-car English translation pending
Bonjour,
En pleine préparation d'un voyage en camping car en Norvège, j'aurais souhaité vos conseils sur le trajet pour le Cap Nord.
Selon vous, est-il intéressant de passer par la Suède? Y a-t-il des coins sympas sur le chemin? Ou alors est-ce vraiment plus intéressant de passer par Trondheim puis longer les fjords, quitte à y passer plus de temps du coup et à y repasser sur le retour (dommage de faire deux fois le même trajet...)
Merci par avance de vos expériences!
En pleine préparation d'un voyage en camping car en Norvège, j'aurais souhaité vos conseils sur le trajet pour le Cap Nord.
Selon vous, est-il intéressant de passer par la Suède? Y a-t-il des coins sympas sur le chemin? Ou alors est-ce vraiment plus intéressant de passer par Trondheim puis longer les fjords, quitte à y passer plus de temps du coup et à y repasser sur le retour (dommage de faire deux fois le même trajet...)
Merci par avance de vos expériences!
Islande mai 2016 English translation pending
Bonjour à tous,
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
Voici le récit illustré de notre récente virée islandaise

Il me reste à insérer pas mal de photos, ma connexion est capricieuse donc je ferai ça plus tard. Edit : le récit est achevé.
Une petite vidéo de la piste vers Thorsmork : 14 gués et un paysage fantastique!
En plus une petite vidéo de la piste vers Thorsmork, 14 gués dans un paysage fantastique!
Cliquer ici pour le récit illustré.
Bonne lecture!
Marie
Le texte seul:
ISLANDE MAI 2016 4ème voyage en Islande, on adore ce pays ! Juillet 2003 : 1er voyage en famille camping-car : émerveillement et petite frustration de ne pas pouvoir aller « partout » sites.google.com/...elaterreislande/Home
Juillet 2012 : 2ème voyage toujours avec nos 3 enfants en louant sur place un 4X4 et en emmenant le matériel pour bivouaquer où bon nous semble : même émotion que la 1ère fois, décidément ce pays a tout pour nous plaire. sites.google.com/...sterresdislande/home
Juin 2013 : 3ème voyage juste nous 2 les parents pour faire le trek Landmannalaugar Skogar, en tout début de saison : pas grand monde et météo sympa ! sites.google.com/...nnalaugarskogar/home
Pour ce 4ème voyage, nous avons la chance de disposer d’un fourgon aménagé 4X4 : la formule idéale je pense pour profiter en toute liberté de cette île au climat si fantasque. Nous n’avons pas de programme pré-établi mais avons répertorié les randos qui pourraient nous plaire. Nous allons avancer au fil de la météo : flexibilité et opportunisme sont au programme ! Les enfants ont grandi et sont maintenant (relativement) autonomes, c’est l’occasion de découvrir l’Islande autrement qu’en été ! Nous réservons donc en novembre la traversée sur le Norröna (Cie Smyril Line), appareillage du Danemark (Hirtshals) le samedi 14 mai à 15h, courte escale à Torshavn aux Féroé le 16 mai et arrivée à Seydisfjordur en Islande le mardi 17 mai à 9h00. Nous espérons voir des paysages encore enneigés, pouvoir profiter des longues journées de printemps, et d’une fréquentation touristique encore raisonnable. Certes la plupart des pistes de l’intérieur seront fermées mais comme nous y retournerons en août, aucune frustration ! Préparatifs : En plus de l’incontournable Google Earth, des cartes compatibles garmin pour mapsource ourfootprints.de/...apsource-island.html, j’ai utilisé la carte Michelin Islande (très bien mais échelle un peu grande), téléchargé l’appli wikiloc sur mon smartphone avec la carte d’Islande (utilisable offline) et les parcours qui nous intéressent, acheté un petit bouquin pas mal du tout qui répertorie les pistes : Trackbook, 58 highland adventures de Melina Lindenblatt et Mathias Gottenauer. Pour le fourgon, nous y avons rajouté un snorkel afin d’être sereins pour les gués, des plaques de protection à l’avant et pour la boite de transfert, des pneus tout terrain, procédé à la mise à l’air du pont arrière, embarqué mèches et compresseur, sangle de traction et manilles, pelle et plaques de désensablement. Après avoir hésité jusqu’au dernier moment, nous embarquons raquettes et crampounets (microspikes de Kahtoola) : l’étude des webcams sur le site www.road.is montre qu’il reste encore pas mal de neige dans le nord-est en particulier. Je mets en marque-page sur mon portable ce site www.road.is qui informe en temps réel sur l’état des routes et les ouvertures de pistes, et en.vedur.is/ pour suivre plusieurs fois par jour l’évolution de la météo. Je prévois d’acheter à notre arrivée une carte sim SIMINN, qui placée dans un petit routeur wifi va nous permettre une connexion facile à internet pour un coût très raisonnable www.siminn.is/prepaid/
Vendredi 13 mai 2016 Départ de Nancy vers 8h00, traversée pénible de l’Allemagne (70 km/h de moyenne par les autoroutes…), et nuit au Danemark un peu après la frontière en bord de mer. Déjà 1000 km au compteur, encore 240 jusqu’au bateau… Samedi 14 mai 2016 Route parfaite au Danemark, nous arrivons comme des fleurs avec 3h d’avance à Hirtshals. Le temps de faire un tour rapide sur le port où trainent 1 ou 2 plates-formes pétrolières (c’est graaand !), de voir arriver le Norröna, de manger un morceau, le guichet de pré-embarquement ouvre à 12h30. J’indique que je souhaite débarquer avec le fourgon aux Féroé (j’avais eu auparavant confirmation par mail que c’était possible), si bien que nous embarquons parmi les derniers, après une très longue attente due à l’inspection des innombrables semi-remorques (chien renifleur + miroir) qui composent au moins les 4/5ème du chargement. Quelques bus de tourisme, des voitures et quelques camping- cars plus ou moins équipés nous accompagnent. A cette époque, le Norröna transporte énormément de fret. Nous appareillons avec 3h de retard, alors que souffle un fort vent de nord-ouest.
Dimanche 15 mai 2016 Les heures s’écoulent lentement… Lundi 16 mai 2016 Enfin un peu d’action ! L’escale prévue de 5h à 14h est amputée des 3h de retard à l’appareillage, que le bateau face au vent et à la mer n’a pas pu rattraper. Nous arrivons donc à 8h à Torshavn, capitale des Féroé (50000 habitants, 80000 moutons). Le ciel est bien bas Peu importe, nous débarquons les premiers (enfin après un certain nombre de camions), ravis de respirer un peu d’air frais (les passagers des bus allemands et polonais fument et picolent 24/24, même en zone non-fumeur, beurk !) Il est déjà 9h00 et nous devons être de retour pour 13h : tout petit aperçu des îles Féroé en quelques photos. Les montagnes d’origine volcanique plongent dans la mer, quelques coquets villages reliés par des routes audacieuses où se serrent les unes contre les autres de jolies maisonnettes aux couleurs vives. Un climat très humide avec de rares lueurs solaires (températures moyennes de 11°C en été, 4°C en hiver), un printemps tardif (les arbres sont encore « tout nus ») Le pays vit de la pêche depuis « toujours » et la moindre crique même minuscule pas trop exposée aux vents dominants a permis l’implantation d’un petit hameau. Nous réembarquons rapidement, appareillons à 14h00, passons entre les îles, reconnaissons le petit village de Gjov où nous étions tout-à-l’heure, au pied du Slættaratindur, sommet de l’archipel (880 m), puis c’est la haute mer…
Mardi 17 mai 2016 Après une 3ème nuit à bord, notre 1er regard se porte vers le nord-ouest et oui ! C’est enfin l’Islande, encore bien enneigée comme nous l’espérions ! Nous embouquons le fjord de Seydisfjordur, sous les nuages mais une lueur d’espoir se profile au Nord-est… Au sud, l’atmosphère est franchement austère et hivernale mais de l’autre côté, ça sent le printemps ! Un regard en arrière sur l’entrée du fjord… Voilà Seydisfjordur, sous le soleil à présent ! Nous débarquons les premiers, avant les camions ! Petit salut des douaniers et nous voilà déjà sur la route qui monte sur les hauts plateaux dominant le fjord : de la neige d’un blanc éclatant partout, du ciel bleu orné de crème chantilly ! Nous jubilons ! Passage rapide à Egilstadir pour faire le plein de bouffe, acheter la carte sim pour les data (le beau temps devrait durer quelques jours !!), puis nous prenons la route 94 vers le nord et les monts Dyrfjoll. Et au milieu coule une rivière…. Il y a des centaines d’oies et de cygnes partout dans cette large vallée, nous n’en avons jamais vu en si grand nombre ! La brèche caractéristique du Dyrfjoll est à présent bien visible, énorme ! A l’est l’immense delta de la Lagafjlot. Nous nous arrêtons au col avant Bakkagerdi et partons équipés de nos crampounets (la neige est bien dure mais la pente est raide) sur la rando de Storurd. Le massif culmine à 1136 m et la neige est présente dès 300 m : atmosphère de haute montagne à quelques centaines de mètres de la mer ! L’heure avance, la neige se ramollit, il est illusoire d’aller jusqu’à Storurd (zone d’énormes éboulis en contrebas de la brèche) donc demi-tour jusqu’au fourgon, impatients que nous sommes de poursuivre notre exploration de ce coin magnifique. Nous longeons la côte ouest du Borgarfjordur, en examinant avec attention la côte est d’où part une rando vers la baie de Brunavik : hum, c’est encore très enneigé… Vue de la face est de la brèche du Dyrfjoll, pas mal non plus ! Au bout de la piste se trouve une ferme à eiders (on en verra plein partout sur la côte nord, elles sont facilement repérables d’abord grâce aux volatiles très nombreux mais aussi du fait de la présence de petits fanions et autres épouvantails destinés à éloigner les importuns- grands corbeaux, grands labes et labes parasites en particulier) Un éperon rocher permet d’observer des pétrels fulmar, espèce d’oiseaux de loin la plus représentée durant notre voyage. Nous prenons la (mauvaise) piste vers Brunavik sur quelques centaines de mètres puis nous préférons stopper avant d’être coincés par la neige. Nous poursuivons à pied, hélas sans les raquettes (les crampounets ne sont pas adaptés car la neige est très molle sur ce versant ensoleillé) et bien qu’avides de découvrir plus avant ces belles montagnes colorées, nous devons renoncer (il faudra revenir !) Vue grandiose sur le Borgarfjordur… Le village de Bakkagerdi est vraiment situé dans un environnement grandiose… Retour vers le sud par la piste 94, où nous essayons d’approcher les oies, fort méfiantes. La compagnie des chevaux leur est plus familière ! Nous trouvons une petite piste près de la route 94 pour passer notre 1ère nuit en Islande : c’est si beau dans la lumière rasante du soleil couchant que j’en ai les larmes aux yeux…
Mercredi 18/05/16 Nous repassons à Egilstadir et comme la route directe vers Vopnafjordur est encore fermée, nous prenons la route N°1 sur quelques dizaines de kilomètres très enneigés. En altitude (relative hein, 300 m environ) la fonte s’amorce timidement, Alors que quelques dizaines de mètres plus bas, elle est plus franche. Nous bifurquons ensuite sur la 85, que nous allons rebaptiser la vallée des cygnes tant ils sont nombreux ! Plein d’essence et pause déjeuner à Vopnafjordur, puis nous continuons sur la belle route 85 qui parcourt une sorte de bout du monde désolé, ponctué de rares fermes dont la plupart semblent abandonnées. Sans doute pas toutes puisque quelques chevaux sont toujours là. Encore des nids d’eiders, toujours situés à l’embouchure d’une rivière où les canards s’amusent à se laisser porter à toute vitesse par le courant ! Partout sur cette côte, du bois flotté venu des forêts de Sibérie : une source inépuisable de matériaux utilisés dans les fermes pour les clôtures. J’ai repéré sur la côte ouest du Thistilfjordur une rando vers Raudanes. Mauvaise surprise la piste d’accès est fermée…mais le départ de la rando n’est qu’à 1.5 km selon wikiloc. On hésite un peu puis on se décide et on a bien fait ! Très vite apparaissent les premières arches basaltiques, avec une profusion d’oiseaux : pétrels, eiders en majorité. A l’est la péninsule enneigée de Langanes miroite au soleil. La côté s’étire vers le nord, ponctuée d’arches volcaniques érodées par les flots. Soudain, alors que je pensais que nous étions trop tôt en saison, surgit un premier macareux, puis un autre ! Alors que sur la côte la végétation n’a pas quitté sa rousseur hivernale, le sommet des rochers abritant des oiseaux, fertilisé par le guano est tout fleuri ! Voilà une bonne place qui semble convoitée ! Un rocher tout blanc attire notre attention, quel succès auprès des oiseaux ! Encore quelques centaines de mètres et nous découvrons émerveillés le clou du spectacle ! Le temps de penser que ce serait fun de photographier l’escargot à travers l’arche, nous découvrons un petit sentier qui mène au bord de l’eau. Et voilà ! Avec du recul, nous remarquons que le rocher blanc est en fait aussi une arche, qui en plus possède une jumelle ! L’endroit est aussi apprécié des oiseaux et…des macareux en particulier, qui ont investi le sommet d’un promontoire herbeux, transformé en forteresse imprenable ! Un véritable HLM avec vue sur mer ! Nous n’avions jamais remarqué le comportement grégaire des macareux : ils décollent ensemble pour aller à la pêche et reviennent tous de façon synchrone, trop marrant ! Nous observons longuement leur manège puis le ciel commence à se voiler, la température fraichit, il est temps de regagner le fourgon (ne faites pas comme nous : mieux vaut revenir par la côte plutôt que de continuer la boucle, parcours plus long et pas palpitant) Nous faisons un petit détour par Asbyrgi, qui ne nous enthousiasme toujours pas (pas de photos), constatons que la piste vers Hjodaklettar est toujours fermée (dommage !) et trouvons un coin pour la nuit pas loin de la 85 après Vogar. Accueil bruyant des sternes qui s’habituent très vite à notre présence.
Jeudi 19/05/16 Derrière cette langue de terre, les montagnes de Viknafjoll : nous approchons de Husavik. Nous profitons des dernières heures de beau temps pour aller nous balader sur la plage et la falaise de Hedingshofdi. Ciel pommelé et femme fardée sont de courte durée, dit le dicton. Aussi nous équipons nous rapidement, ajoutons ce système anti-sterne improvisé mais très efficace (les sternes attaquent le point le plus haut), et nous partons vers la falaise qui surplombe le petit îlot de Lundey. Encore un parc à eiders, comme toujours protégé des prédateurs et piétineurs… Le vent soulève quelques embruns… Peu d’oiseaux sur la falaise en dehors des sempiternels pétrels, mais des chevaux très avides de contact dans la prairie de l’autre côté. Les voilà qui approchent Puis nous passent au nasomètre… C’est étonnant comme leur pelage est inodore et non gras, à la différence des chevaux de chez nous… Si quelqu’un a une explication… Voilà, le soleil est parti, nous reprenons la route, contents de notre bol d’air matinal sous le soleil (balade pas indispensable cependant) Ravitaillement à Husavik (pas d’excursion baleine pour nous, on a déjà donné il y a 13 ans et c’était…bof et très froid !), petite pause au lac chaud à la sortie d’Husavik, où nous nous étions baignés lors de notre premier voyage. Ici le printemps est en avance grâce au microclimat généré par les vapeurs d’eau chaude. Un tout petit zoziau trop mignon et peu farouche se laisse prendre en photo, si quelqu’un connait son nom ? Le ciel est franchement menaçant quand nous arrivons au lac Myvatn où le cratère de Hverfjall à l’arrière-plan semble bien austère. Il est encore partiellement gelé… Quelques beaux ciels
Puis le temps se couvre complètement et il se met même à neigeoter lorsque nous commençons la petite balade de Hofdi, sur la rive est du lac. Cette petite presqu’île boisée, repaire de quelques jolis oiseaux comme ce lagopède encore en tenue hivernale, permet d’avoir une vue rapprochée sur les formations de lave et les pseudocratères qui sont la caractéristique de ce lac, connu par ailleurs pour ses moucherons, déjà présents mais pas encore gênants. Il est encore un peu tôt pour apprécier la végétation printanière, mais mousses et lichens semblent déjà en pleine forme. Nous gardons un très bon souvenir du site de Leirhnjukur à Krafla mais cette fois il neige et le site semble inaccessible. Les quelques touristes présents se contentent d’un aller-retour jusqu’au lac de Viti. Pause-déjeuner, qui porte conseil, un œil sur wikiloc pour apprécier la distance qui nous sépare du site : à peine un peu plus d’un petit km ! (il fait si moche qu’il est difficile d’apprécier les distances) Le temps de chausser les raquettes, le temps s’améliore et il cesse de neiger. Nous arrivons au pied de la montagne orange, dépassons une belle flaque bleue et montons d’abord jusqu’au sommet de cette montagne, ce qui nous permet de réaliser que nous avons fait des émules, qui se dirigent dans notre direction (avec pas mal d’énergie car sans raquettes, on s’enfonce bien !) La neige donne une cartographie des températures du sol. On repart vers le joli cratère miniature en longeant une faille d’où s’échappent de nombreuses fumerolles, Puis pour faire une boucle nous rechaussons les raquettes afin de continuer dans la neige. Le temps de dire à Fred qui marche devant qu’il pourrait y avoir des trous cachés sous la neige, que gloups, le voilà qui disparait presque tout-à-coup ! Pas de mal, bonne rigolade rétrospective, puis on regagne le fourgon sans autre incident. Fred a encore le courage de marcher jusqu’au Viti : je me doute qu’il est gelé et je reste au chaud. Bof en effet, pas de belle couleur bleue of course, ni de bel écrin jaune non plus. Ravis de notre petite escapade « privée », nous prenons sous la pluie la route vers Dettifoss où nous arrivons en fin de journée. Il fait moche, on en a plein les pattes, alors on décide de dormir là (théoriquement no overnight parking mais il n’y a pas de night !) et d’en profiter demain. 2 kangoo aménagés et 2 voitures passeront aussi la nuit sur place.
Vendredi 20/05/16 Nous sommes restés calés sur l’heure française, afin d’éviter la foule et de profiter de la belle lumière du matin, si bien que nous démarrons souvent nos journées de bonne heure. Un 6ème sens ce matin- là me réveille encore plus tôt : il fait beau ! Taïau ! A 6h00, nous partons vers Dettifoss par un sentier bien tracé, raquettes sur le dos, car il reste encore une bonne couche de neige et nous envisageons de pousser jusqu’à Hafragilfoss. Voilà les embruns de Dettifoss ! La cascade étant orientée au nord et malgré l’heure matinale, elle est déjà à contre-jour (le soleil se lève vers 3h) Avec ce ciel clair, il gèle un peu et c’est par endroit une vraie patinoire, en particulier sur la plate-forme d’observation. Au-delà, quelques traces et cairns nous conduisent en aval vers la 2ème chute. On descend dans un canyon noir, Parsemés de jolies dunettes décorées de quelques brins d’herbe jaunie par l’hiver. Après avoir un peu cafouillé, nous comprenons qu’il nous faut descendre jusqu’aux berges de la rivière par un raidillon qui passe dans un pierrier très instable (puisque remanié par le gel hivernal et quasi non fréquenté depuis) On prend notre temps, ce n’est pas l’endroit pour se faire mal (d’autant que j’ai oublié de prendre la petite balise de détresse bien sûr), la photo comme toujours ne rend pas justice à la raideur du passage… Nous voilà au fond du canyon, où nous allons longer la rivière, parfois sur des corniches de neige où nous essayons de nous faire aussi légers que possible… Une vraie petite aventure dans un site sans doute hyper fréquenté en été, on jubile derechef ! Nous voilà à Hafragilfoss, Avec son petit lagon d’eau tranquille, qui contraste avec le grondement de la rivière qui résonne entre les parois du canyon. Petite pause vraiment bucolique un peu plus loin : il fait si bon à l’abri du vent au pied de la falaise de basalte qui renvoie la chaleur accumulée au soleil matinal. Il nous faut à présent remonter sur le plateau, d’abord par un sentier bien tracé, puis un peu au pif en faisant un compromis entre ma trace GPS estivale et la neige accumulée cet hiver. Arrivés en haut, il nous faut chausser les raquettes pour les derniers km jusqu’au fourgon. Ouf ! Superbe balade où nous n’avons vu absolument personne. 5h en prenant tout notre temps Alors que nous arrivons sur le parking où c’est l’effervescence (il y a même des bus immanquablement attirés par les toilettes), le soleil nous abandonne. Quel timing ! Un peu de neige à nouveau alors que nous retournons vers Myvatn, puis le soleil réapparait quelques instants alors que nous passons près de l’usine de diatomée aux eaux azur avant de retrouver quelques flocons épars. Check météo : c’est décidé, on file vers le nord-ouest ! C’est la course avec les nuages, on retrouve le soleil à Akureyri, capitale du Nord magnifiquement située où nous faisons quelques courses avant de poursuivre par la 1 puis la 68 vers Holmavik. Voilà, le mauvais temps est derrière nous. Pas grand-monde non plus par ici, quelques fermes isolées, quelques moutons et chevaux. On se pose pour la nuit près d’une plage où les billes de bois ont été soigneusement collectées et rangées. Il faut dire que ces troncs semi-immergés constituent un vrai danger pour les quelques petits bateaux de pêche qui sillonnent les fjords. Ici aussi plein d’oiseaux qui s’habituent très vite à notre présence et finissent par nous oublier.
Samedi 21/05/16 Beau temps ! La météo avait vu juste ! Plein d’essence à Holmavik puis nous poursuivons sur la 643 en direction de Krossness (la piste vient d’ouvrir !) Nous passons à Djupavik, certainement une ancienne station baleinière, où nous voyons notre premier phoque, assez farouche… La route longe patiemment les courbes de chaque fjord où les maisons se font de plus en plus rares. Puis elle s’élève jusqu’à un joli lac d’allure assez andine je trouve. Ici on est si loin de tout que l’on garde tout ce que la mer dépose sur les côtes, ça pourrait servir un jour ! Peu après cette inattendue montagne rouge, nous arrivons à Nordurfjordur (de ce village de pêcheurs, on peut affréter un bateau vers le Hornstrandir mais c’est plus loin et donc plus cher que depuis Isafjordur, à moins de viser la côte est bien sûr) puis à Krossness, terminus de la piste, pour une baignade bien méritée… Tentative avortée (neige) sur la piste 647 pour aller jusqu’à Munadarnes (nous y sommes allés à pied du coup, bof) Nous retournons vers Holmavik pour analyser la météo (à faire plusieurs fois par jour car ça change tout le temps) puis nous décidons d’aller via la route 61 sur la piste 635 qui vient d’ouvrir elle aussi ! Partout chevaux et cygnes sauvages semblent faire bon ménage. C’est fou comme le Hornstrandir semble accrocher les nuages ! D’ailleurs il est encore très enneigé… La lumière de fin de journée est superbe quand nous découvrons la baie de Kaldalon, au débouché d’une langue glaciaire du Drangajokull, seul glacier des fjords du Nord Ouest. Une piste mène jusqu’aux premières moraines glaciaires, d’où nous partirons demain pour marcher jusqu’au glacier. Mais d’abord profitons du beau temps et allons jusqu’au bout de cette très belle piste. Cette maison idéalement située sur cette petite presqu’île semble occupée, on est samedi… Nous arrivons à Unadsdalur et nous posons pour la nuit à côté de la mignonne petite église, au bord de l’eau, juste à l’embouchure d’une rivière : comme toujours c’est un spot idéal pour les oiseaux dont l’observation va nous occuper toute la soirée ! Je ne connais pas le nom de ces petits oiseaux marrons au sol et bicolores en vol. Un grand corbeau va à plusieurs reprises venir les embêter. Nous observerons aussi amusés un trio de canard colvert (une femelle et 2 mâles = problème !) Les eiders sont toujours aussi craintifs dès qu’ils aperçoivent une silhouette humaine (par contre indifférents au fourgon), c’est la débandade dès qu’on s’approche à pied. Au loin Isafjordur, capitale des fjords du Nord Ouest (base de départ pour des navettes en bateau vers le Hornstrandir) et un peu plus près le phare de l’Ile de Aedey.
Dimanche 22/05/16 Toujours autant d’activité chez les zoziaux au réveil ! Mais quand dorment-ils ? Beau temps comme prévu, quelle chance décidément avec la météo ! Nouvel éclairage sur Aedey qui semble plus proche. C’est là que nous avons dormi : nous n’avons vu personne dans le secteur, à part un camion de pompier allemand inoccupé garé un peu plus haut. Nous nous garons à l’extrémité de la piste au pied des grandes moraines : 5 km nous séparent du glacier lui-même. Il faut remonter la rivière en restant rive gauche, le sentier est cairné et quasi plat. Quelques flaques sont encore partiellement gelées. Ailleurs c’est déjà un peu le printemps. Encore quelques névés. Le glacier se mélange avec les nuages et seule l’ombre portée de la montagne sur le glacier le matérialise vraiment. L’eau des flaques gelées s’évaporant au fil des jours de beau temps, un tintement cristallin attire mon attention. La glace se fendille sous l’effet de la pesanteur comme les pierres se sont fendues sous l’effet du gel. Nous voilà au pied du glacier, d’allure vraiment débonnaire. Cette pente très douce nous incite à essayer d’y monter mais hélas, la neige est très molle (j’ai marché pendant quelques dizaines de minutes en T-shirt, seule fois de ces vacances) et la marche y est épuisante ! Erreur de casting, nous avons pris les crocs (nous attendant à devoir traverser moult ruisseaux, ce qui ne fut pas le cas) alors qu’il aurait fallu les raquettes ! Retour au fourgon (3h en prenant son temps pour cette balade à recommander !), puis nous reprenons la belle piste 635 vers le sud. Ces cailloux ont été déposés par le glacier qui allait autrefois jusqu’à la mer… Au sortir de la baie de Kaldalon, un aigle pêcheur décolle soudain sous nos yeux ébahis ! Ils sont deux, et vont se poser un peu plus loin sur un petit récif… Comme toujours nous n’avons pas le bon objectif : vite, vite on change et on déploie des ruses de sioux pour nous approcher à pied sans nous faire voir. C’est loupé pour le plus attentif, l’autre est toujours sur son rocher, un peu loin certes mais nous sommes ravis de cette rencontre inattendue. Une petite photo de pavot arctique au gros téléobjectif en passant… j’adore ces fleurs ! Pause-déjeuner tout au bout d’une amusante piste de sable qui mène au bord de la mer, puis nous reprenons la piste, quand, en pleine digestion, je diagnostique tout de go une baleine ! Fred, habitué à mon tempérament optimiste et prompt à voir des choses « inattendues » se retient de ricaner quand lui aussi aperçoit un souffle ! Ah ! Je n’avais pas rêvé ! Voilà les preuves ! En fait nous verrons (de très loin) une demi-douzaine de baleines (sans doute des rorquals communs) le long de la 635 donc puis de la 61 dans le fjord d’Isafjordur. Je détaille avec intérêt la péninsule du Hornstrandir où nous irons peut-être cet été, en particulier cette faille impressionnante (uniquement sous cet angle, en fait la vallée est plus douce et large qu’il n’y parait) Les fjords se succèdent Puis nous arrivons à Isafjordur dont le port abrite pour une fois de vrais voiliers ! La ville est agréable, bien que très calme en ce dimanche après-midi. Petit point routes et météo : la piste vers Skalavik vient d’ouvrir, allons-y ! Le temps se gâte un peu et au sortir du tunnel de Bolungarvik, le ciel est gris. La route (réservée aux 4X4) est très amusante puisqu’on chemine sur quelques dizaines de mètres entre de hauts murs de neige. On se pose au camping gratuit de Skalavik, où nous sommes seuls. L’endroit semble en tout cas très apprécié des oiseaux !
Lundi 23/05/16 Il fait beau, c’est inattendu mais on décide d’en profiter tant que ça dure. Nous sommes entourés de falaises abruptes et il n’est pas facile de randonner par ici alors nous quittons la baie, repassant dans la zone enneigée, puis devant les séchoirs à poissons de Bolungarvik, Faisons un petit tour sur le port du village (nombreux bateaux de pêche) puis prenons la piste 624 vers Saebol qui vient elle aussi d’ouvrir et est aussi réservée aux 4X4, d’autant plus qu’un petit panneau indique la possibilité d’y randonner. Pas de balisage mais on se doute qu’il faut grimper vers ce qui semble être un austère cirque hyper minéral. Nous voilà arrivés dans l’amphithéâtre, et nous remontons le joli ruisseau. Un peu plus tard en saison, le coin doit être vraiment charmant. Le beau temps se maintient pour le moment. On remonte jusqu’au pied des falaises mais de lac, point ! Redescente tranquille vers le fjord, avec une vue superbe, jusqu’au fourgon. La période de beau temps s’achève dans le nord, alors nous partons plus au sud, pour attraper le ferry Baldur à Brjanslaekur. Nous passons rapidement devant la cascade de Dyngjandi, faisons un petit détour pour une trempette à Reykjafjardarslaug (la piscine est HS, seul le bassin naturel est utilisable) Un huitrier pie pas très malin a pondu juste au bord de la route à 5m du bain chaud si bien qu’il abandonne ses œufs à chaque passage d’humain (mais les voitures ne le dérangent pas) Ces 3 œufs semblent mal partis… Il fait un temps pourri quand nous prenons le ferry presque vide (pas de photos) jusqu’à Stykkisholmur, sur la péninsule de Snaefellsness, où nous arrivons vers 20h30. On se pose pour la nuit près d’un petit lac pas loin de la ville, le vent se lève et va souffler toute la nuit. Jusqu’à présent, chose incroyable pour l’Islande, nous avons eu très peu de vent. Mardi 24/05/16 Voilà une semaine que nous sommes arrivés en Islande et nous avons eu jusqu’ici beaucoup de chance avec le temps. Aujourd’hui c’est différent : il fait gris et ça souffle très fort. 100 km/h selon la météo ! Les montagnes sont dans les nuages, les paysages sont bouchés, alors nous allons voir des zoziaux ! Même les énergiques sternes arctiques restent au sol, toutes dans le même sens, en attendant que ça se calme… Direction le phare de la pointe ouest de la péninsule de Snaefellsnes. Pas facile de faire des photos nettes dans ces conditions… Pour la première fois cette année, nous voyons des guillemots et bien sûr des pétrels, le plus souvent en couple, tandis que les guillemots sont plutôt en « tas » Activité intense chez les pétrels pour construire leurs nids : ils font des va et vient incessants entre la falaise et une zone herbeuse où se trouve en plus une mare de boue (asséchée) qui sert de liant à l’herbe qu’ils arrachent à grands coups de bec. Nous regagnons le fourgon, et reprenons la piste vers une zone autrefois habitée par des pêcheurs du temps des vikings: c’est le seul endroit sur la côte où celle-ci permet la mise à l’eau d’embarcations. En route, nous remarquons un couple de lagopèdes. Il reste quelques murs de pierre de lave et avec ce temps il est aisé d’imaginer ce qu’a pu être la vie de ces gens… La route 570 qui traverse la péninsule au niveau du Snaefellsjokull est dans les nuages et en plus fermée donc nous longeons la côte jusqu’à Arnastapi. Bonne surprise cet endroit ! Certes il y a du monde mais comme toujours dès qu’on fait 300 m il n’y a plus grand monde mais plein d’oiseaux (quasi uniquement des pétrels au nid, et des eiders en mer) et une côte très découpée et spectaculaire. J’adore cette maison et sa jolie clôture moussue ! Ne pas manquer depuis l’arche en face du parking de longer la côte vers l’est jusqu’au petit port de Arnastapi : plusieurs gouffres communiquant avec l’océan truffés d’oiseaux ! Nous reprenons la route vers l’est pour quelques km jusqu’au site de Ytri Tunga, connu pour sa colonie de phoques. Nous en voyons quelques- uns qui se prélassent sur un rocher jusqu’à ce que la marée montante les en déloge. Un local nous indique qu’ils sont toujours là le matin à marée haute, alors nous décidons de revenir le lendemain dans l’espoir de les voir dans de meilleures conditions. Nous trouvons un coin de bivouac au bord d’une piste qui mène à la rive est de la petite baie de Budir, où batifolent quelques phoques venus s’abriter du ressac.
Mercredi 25/05/16 Temps couvert au réveil et en arrivant à Ytri Tunga, et en plus pas de phoques ! Sans doute la mer est-elle trop agitée ? La mer n’est pas tout-à-fait haute alors on traine, on attend, mais de phoques…point. Je propose alors à Fred de remonter un peu la côte vers le nord, là où l’on voit de grosses vagues se briser sur la falaise. Nous effrayons quelques oiseaux, et alors que le soleil apparait soudain, de façon tout-à-fait imprévue, nous apercevons un phoque sur un rocher, en bordure d’une sorte de « piscine » d’eau calme cernée par le ressac. Il y a là quelques mamans phoques accompagnées de leurs petits, c’est trop mignon : les mamans n’ont d’yeux que pour nous et les petits que pour leur mère ! Cette éclaircie inespérée tombe à pic ! Au loin le Snaefellsjokull est toujours dans une épaisse couche de nuages : nous ne le verrons pas cette fois ! Il y a toujours autant de vent et ça creuse ! Après une pause déjeuner nous repartons vers l’est en direction des grottes de Surtshellir (après Reykholt et Husafell) Je réalise à l’occasion d’un point route/météo que la piste 550 a ouvert aujourd’hui ainsi que la 551 qui mène au glacier Langjokull : quelle chance ! Hop là, il y a une autre éclaircie, on file vers le glacier et on ira aux grottes demain ! On fuit donc le mauvais temps qui est juste un peu plus au nord…et nous arrivons au pied du glacier, où un bulldozer travaille au déneigement du bout de la piste qui mène au refuge, il n’est pas au bout de ses peines ! Une compagnie propose des tours en camion sur le glacier, on voit ici les traces du camion. Nous préférons y aller seuls, moins loin certes mais à notre rythme, alors nous chaussons les raquettes (il fait 8°C et la neige est très molle) Les sommets sont dans les nuages. On arrive bientôt à l’altitude du refuge. Il faut bien analyser le terrain pour ne pas se retrouver les pieds dans l’eau ! Le ciel est superbe mais la grimpette face au vent de plus en plus fort est épuisante. Tout petit sur l’immense glacier, nous apercevons le camion qui avance tout doucement. Finalement le vent forcit encore et le ciel se couvre, demi-tour, nous avons notre compte et retrouvons avec plaisir le confort douillet du fourgon. On reprend la piste 550 vers le nord puis tournons à droite vers la piste qui mène aux grottes. On se pose pour la nuit au bord de la rivière. Ouf !
Jeudi 26/05/16 Quelques km nous séparent du parking des grottes de lave : la dernière fois nous avions visité Surtshellir (1970 m de long), la plus proche et la plus aisée à explorer. Cette fois nous espérons trouver une entrée pour Stefanshellir (1520 m), non balisée (en dehors de quelques cairns) car assez labyrinthique et plus fragile car on y trouve quelques stalactites et mites de lave ou de glace. Il reste encore plein de neige dans les entrées des grottes ce qui complique un peu les choses. Nous trouvons tout de même assez facilement une entrée pour Stefanshellir (cairnée) et nous y descendons prudemment. Il est 7h du matin, il n’y a personne, le sol est tapissé de glace et absolument chaotique : ce n’est pas l’endroit pour se faire mal ! Au moins sommes-nous à l’abri du vent, qui se déchaîne aujourd’hui comme hier ! Nous n’allons pas bien loin tant le cheminement est difficile (d’autant que nous n’aurons l’idée de mettre nos crampounets qu’au bout d’un temps certain…ce qui change tout !) En effet nous découvrons quelques stalactites de glace et de lave, que nous éclairons tant bien que mal pour les immortaliser. Certes ce n’est pas Lascaux mais c’est amusant ! Nous retrouvons une sortie un peu plus aisée que notre entrée… Retour vers le fourgon sous une averse d’énormes gouttes de pluie (première vraie pluie depuis que nous sommes en Islande) horizontale, aïe, aïe, aïe ! Du coup nous allons faire un petit tour dans la grotte de Surtshellir (entrée N°1) histoire de comparer avec Stefanshellir : atmosphère complètement différente ! Elle est beaucoup moins froide et humide, pas de glace, pas de stalactites. Nous avançons un peu plus loin dans la grotte jusqu’à ce que je réalise que ma lampe frontale est à plat et que l’autre lampe est du Made In China ! Demi-tour donc tant qu’elle fonctionne ! Ouf, on a trop chaud dans ces grottes abritées du vent avec nos grosses doudounes + vestes de pluie. Déjeuner, puis on reprend la route vers le sud, longeant le lac Thingvallavatn où nous rencontrons une très sympathique bergère islandaise ! Dans les fermes on trouve surtout cette race de chien ou des border collies. Avec ce temps pourri, autant rouler, alors on pousse jusqu’à Hjorleifshofdi, un peu à l’est de Vik, où nous nous arrêtons pour la nuit. Vendredi 27/05/16 J’ai beau scruter la carte météo sous tous les angles, je ne vois guère d’espoir d’amélioration au niveau de la météo. J’avais plus ou moins envisagé d’aller dans la vallée de Thorsmork mais il nous semble idiot d’aller prendre des risques sur une piste réputée difficile pour ne rien voir avec ce temps bouché. Nous faisons contre mauvaise fortune bon cœur et comme la pluie n’est attendue qu’à partir de midi, nous décollons de bonne heure pour faire les « marronniers » que nous avions toujours évités lors de nos précédents voyages, craignant la foule. Il est 6h du matin quand nous arrivons à Reynisdrangar et il y a déjà quelques personnes ! Nous grimpons ensuite sur la falaise (un sentier part de la petite église de Reynir) dans l’espoir d’y voir des macareux, mais de macareux…point, uniquement des pétrels, et encore, pas beaucoup. La grimpette est tout de même récompensée par la vue, sur les pics basaltiques (c’est amusant car depuis Reynisdrangar on n’en compte que 2 !) et sur Dyrholaey à l’ouest, qui disparait peu à peu dans la soupe. En redescendant nous inspectons l’endroit bruyamment défendu par un couple d’huitriers pie et découvrons deux petits oisillons, posés à même le sol. Ces oiseaux ne font pas de nid ! Nous reprenons le fourgon pour aller à Dyrholaey, temps de plus en plus bouché ! Allons faire un tour au Solheymajokull, langue glaciaire du Myrdallsjokull, accessible par une piste qui vient d’ouvrir. Il pleut, il y a foule sur le parking, pas envie… On décide de revenir ce soir en clandestin car on est sûr de se faire regarder de travers par les guides touristiques si on va sur le glacier sans utiliser leurs services. Nous reprenons la route N°1 vers Hvolsvöllur, histoire de faire un point météo. En effet il est plus difficile dans cette région sud hypertouristique de trouver de la 3 ou 4G que partout ailleurs en Islande ! Alors que nous passons le pont sur la Markafjlot, nous remarquons une éclaircie sur l’embouchure de la vallée de Thorsmork… Plein d’eau et d’essence à Hvolsvöllur, prévisions météo toujours aussi décourageantes, puis nous repartons vers Solheymajokull. L’éclaircie sur la Markafjlot est toujours là, encore plus belle même ! On se regarde et hop c’est décidé, on tente Thorsmork. Il est 14h, nous ne reprenons l’avion qu’après-demain matin, on a le temps ! Nous voilà dans la vallée de la Markafjlot et il y a carrément du ciel bleu vers l’est et c’est là que nous allons, yes ! On croise quelques voitures impressionnantes, qui nous regardent bizarrement, ce qui n’est pas fait pour nous rassurer… 1er gué gentillet, annoncé à 30 cm d’après mon guide. Plutôt 20 aujourd’hui, hé, hé… 2ème gué débonnaire… Pour le 3ème gué, il y a plus de courant alors on ne s’arrête pas pour la photo. Nous avons le soleil dans le dos et les couleurs sont superbes sur la Markafjlot dont ce 4X4 s’amuse à explorer les méandres (le hors-piste est formellement interdit en Islande sauf apparemment dans le lit des rivières qui se remodèle à chaque crue) Nous sommes en contrebas du célèbre Eyjafjallajokull dont le volcan a défrayé la chronique en 2010. Les gués se succèdent alors que le ciel se couvre. La prudence est de rigueur dans cette eau opaque qui dissimule d’éventuels obstacles. Un tourbillon très localisé soulève d’énormes quantités de sable. Nous reconnaissons l’Einhymingur, emblématique montagne de Thorsmork, que tous ceux qui ont fait le trek du Laugavegur reconnaitront aussi. Le Gigjokull, langue glaciaire de l’Eyjafjallajokull apparait : 2 pistes y mènent. Nous choisissons au pif la 2ème , celle de l’est (sans doute le temps que l’idée d’y aller ne nous monte au cerveau), mais un passage avec de grosses pierres nous oblige à faire demi-tour et à prendre la piste ouest. Encore un ou deux gués avant d’arriver au pied du Gigjokull. Avant l’éruption de 2010, le Gigjokull vêlait dans un lagon parsemé d’icebergs. Une énorme coulée de lave a fait disparaitre le lac ! Vous trouverez des photos sur Google Image. La piste mène donc à présent presqu’au pied du glacier dont le front est percé d’une grotte de glace. Impossible toutefois sans se mouiller de traverser la rivière qui nous sépare de celle-ci : une autre fois car nous sommes pressés de finir la piste tant qu’il fait beau. Remarquez tout en haut de la falaise la petite arche, mais surtout les traces laissées autrefois par le glacier, très haut sur la falaise polie par son avancée. Impressionnant ! Quelle journée ! Le ciel est noir lorsque nous arrivons à la jonction de la Krossa et de la Markafjlot, au pied du Valahnukur. Il y a ici une passerelle pour ceux qui ne souhaitent pas tenter le très dangereux gué qui mène à Husadalur, le camp principal de la vallée de Thorsmork. Nous continuons en rive G de la Krossa vers Basar, autre refuge dont l’accès est plus aisé en voiture. Vers 19h (oui, nous prenons notre temps pour déguster cette piste et ces lumières incroyables !), nous nous arrêtons pour faire une petite rando vers la cascade de Stakkholtsgia. On remonte le ruisseau en rive gauche dans une vallée encaissée parfaitement éclairée par le soleil du soir. Nous gardons les pieds secs jusqu’aux derniers 50 m (c’est toujours comme ça) : nous déchaussons-rechaussons pour un premier gué, immédiatement suivi d’un deuxième beaucoup plus long puisqu’il faut carrément remonter la gorge dans la rivière. Les crocs sont bien sûr restées dans le fourgon. Je sacrifie mes chaussures pour aller voir en amont comment ça se présente : il faut ensuite grimper sur un pont de neige en voie de fonte et l’on découvre enfin la cascade qui n’est pas très photogénique car masquée par des replis rocheux. Bref, je fais quelques photos et les montre à Fred qui s’en contente et garde les pieds secs ! Demi-tour toujours sous le soleil et alors que nous arrivons au débouché du canyon, nous apercevons un…renard arctique, qui ne nous a pas vus, occupé qu’il était à gagner la rivière pour s’y désaltérer ! Bien sûr je n’ai que le 24-105, trop court pour la circonstance mais j’ai tout de même le temps de déclencher quand il détecte enfin notre présence et détale à toute vitesse. Quelle journée ! Allez c’est pas fini, on continue, encore un gué, et ce ciel ! Mais quelle journée ! On s’amuse comme des enfants à traverser et retraverser juste histoire de faire quelques photos, avec cette lumière d’apocalypse Qui rend cette mousse fluorescente ! Et voilà, le dernier gué, le plus gros, avec un arc en ciel en prime ! C’est l’apothéose ! D’après mon guide, le gué le plus profond serait de 80 cm (comme celui sur la Krossa vers Husadalur mais avec beaucoup moins de courant et de grosses pierres) Je ne pense pas que nous ayons eu plus de 60 cm, avec toujours un courant raisonnable.
Nous reconnaissons le camp de Langidalur où nous étions passés il y a 3 ans lors de notre trek vers Skogar, puis nous arrivons au camp de Basar vers 20h00, toujours accompagnés de notre arc-en-ciel ! Le gardien est là, nous nous acquittons des 3000 kr pour la nuit et allons nous poser dans le camping presque vide. Nous nous endormons alors que l’arc en ciel est encore là : il a donc duré au moins 2 heures ! Ah ! Quelle journée magique, tellement inespérée alors qu’elle avait commencé de façon si ingrate…
Samedi 28/05/16 Le miracle continue : en dépit des prévisions, il fait beau ! C’est incroyable, il y a bien un microclimat dans cette vallée. A l’est de Basar, c’est-à-dire plus haut dans la vallée de la Krossa, le ciel est sombre mais le Valahnukur resplendit dans le soleil matinal. Deux passerelles nous permettent de traverser sans risque les deux bras de la Krossa et de rejoindre le camp de Langidalur. Nous nous élevons sur les pentes du Valahnukur, ce qui nous permet d’apercevoir à nos pieds Langidalur et au loin de l’autre côté de la Krossa notre petit fourgon. Ici c’est le printemps, quel plaisir que ce vert tendre après 10 jours de neige et de cailloux. Je comprends à présent pourquoi les Islandais adorent cet endroit, que nous avons le privilège de découvrir seuls. A l’est c’est le Mordor. A l’ouest il fait beau même si l’Eyjafjallajokull reste coiffé de nuages. En contrebas on devine le chalet d’Husadalur et l’on peut suivre le cours de la Markafjlot jusqu’à l’océan.
Au nord-est l’Einhymingur et Hattafell, puis d’autres montagnes inconnues pour nous. Nous voilà presqu’en haut, nous surplombons les collines boisées où passe le Laugavegur juste avant l’arrivée à Langidalur. Au sud, Basar et la vallée de Hvanngil et derrière la crête escarpée qui mène vers Fimmvorduhals Gros plan sur les séracs de l’Eyjafjallajokull Voici en « vue aérienne » le gué vers Langidalur Vers l’ouest la Krossa et l’Eyja et au loin l’océan. Immédiatement à l’ouest du Valahnukur de jolies montagnes de rhyolite et le sentier qui mène de la première passerelle vers Husadalur (je suppose qu’il en existe un autre qui passe par le bas) Nous profitons à fond du panorama, et c’est un vrai plaisir de reconnaitre certains sommets (aidés en cela par la table d’orientation), puis nous descendons vers Husadalur, du côté abrité du vent de la montagne : aussitôt on enlève 2 couches ! Ah qu’il fait bon au soleil et à l’abri du vent ! Plus bas, nous traversons une jolie vallée boisée, par endroit fleurie de lupins, avec de vrais arbres même si les glaciers ne sont jamais bien loin. Il y a de petits airs de Norvège par ici… Nous remarquons l’absence totale d’eau dans les nombreux ruisselets rencontrés, alors que les glaciers sont « sales » comme en fin d’été et que la neige a complètement disparu sauf sur les plus hauts sommets. Comme une impression de sécheresse ! Du coup nous voilà complètement rassurés pour la piste du retour que nous parcourons tranquillement cette fois sans nous arrêter (1h15, 25 km et une dizaine de gués) Nous passons rapidement à Reykjavik, encore sur notre petit nuage dont nous avons du mal à redescendre (bah, on la visitera une autre fois) et poursuivons jusqu’au phare de Gardur, situé à une quinzaine de km de l’aéroport de Keflavik où il est permis de camper gratuitement. Bagages, nettoyage, rangement… Nous prenons l’avion demain à 7h40, passant le relai à notre plus jeune fille Marion et son amie Nadia… A suivre
3 mois en camping-car à travers la Scandinavie English translation pending
Bonjour,
Après avoir pas mal consulté le présent site pour me documenter, je suis parti le 1er mai dernier avec mon Fiat Ducato aménagé en camping car par Concorde sous le label Compact. C'est à dire qu'il ne s'agit pas des palaces comme on voit souvent chez Concorde mais un modèle réduit à sa plus simple expression puisqu'il ne fait que 5m40 de long pour 2m10 de large; par contre, il est relativement haut car la couche est dans le toit soit 3m10 de hauteur.
1ère immatriculation en 2007 et il compte aujourd'hui presque 140'000 kms dont 90'000 fait entre nos mains mon épouse et moi-même.
Je ne vais pas vous raconter mon voyage, j'ai un site pour cela
https://www.pmmy.ch
mais j'aimerai partager avec vous mes coups de coeur quotidien.
Le principe est simple: chaque jour, je choisi la photo qui évoque pour moi le sujet ou l'objet qui à lui seul justifie déjà que cette journée se soit déroulée. L'exercice est parfois difficile parce qu'il y a trop d'émotions en une seule journée; d'autres jours, c'est l'absence de sujet qui rend le choix difficile...
Au travers ces coups de coeur, vous découvrirez mon itinéraire et pour ceux qui auraient des questions sur les conditions de ce périple, je me ferai un plaisir de leur répondre dès que j'aurai capté leur message.
Alors bon voyage et merci de vos commentaires dithyrambiques, critiques ou laconiques
Le maximum de photos étant de 20 par messages, les suivantes seront postées sur un nouveau messages et ainsi de suite.
Merci
Et bonne lecture
PS: le téléchargement des photos est très long; alors je reviendrai quand je serai en wifi gratuit. A plus
Photo no 1: Strasbourg
Photo no 2: quelque part en Alsace
Photo no 3: Göteborg
Photo no 4: peu après mon entrée au Danemark
Photo no 5: les géants d'Esbjerb au Danemark
Photo no 6: Arhus, ville étudiante au Danemark
Photo no 7: Ferry Express FjordLine de Hirtshals au nord du Danemark à Kristiansand au sud de la Norvège
Itinéraire 15 jours Norvège en voiture English translation pending
Boniour,
Nous partons ma copine et moi en Norvège depuis Strasbourg en voiture et comptons faire un tour de la Norvège pendant 15 jours début Août. J ai donc différentes interrogations qui me viennent à l esprit. Tout d abord nous aimerions revenir par Oslo, et arriverons par kristiansand. Je me demande donc jusqu ou nous pourrions aller pour envisager un itinéraire de taille correcte sans pour autant passer sa journée en voiture ? Est ce que vous auriez des conseils généraux à me donner pour un voyage de ce type ? Concernant le ferry du Danemark faut t il prendre les billets à l avance ou nous pouvons les prendre le jour même ? Connaissez vous des astuces pour payer le ferry moins cher ? J ai vu que les prix varient beaucoup en fonction de la date.
Je vous remercie d avance pour votre aide Bonne journée Cordialement Thomas SCHOTT
Nous partons ma copine et moi en Norvège depuis Strasbourg en voiture et comptons faire un tour de la Norvège pendant 15 jours début Août. J ai donc différentes interrogations qui me viennent à l esprit. Tout d abord nous aimerions revenir par Oslo, et arriverons par kristiansand. Je me demande donc jusqu ou nous pourrions aller pour envisager un itinéraire de taille correcte sans pour autant passer sa journée en voiture ? Est ce que vous auriez des conseils généraux à me donner pour un voyage de ce type ? Concernant le ferry du Danemark faut t il prendre les billets à l avance ou nous pouvons les prendre le jour même ? Connaissez vous des astuces pour payer le ferry moins cher ? J ai vu que les prix varient beaucoup en fonction de la date.
Je vous remercie d avance pour votre aide Bonne journée Cordialement Thomas SCHOTT
Quel moyen pour aller en Islande English translation pending
Salut à tous !
j'habite dans le var, j'aimerais me rendre en Islande le mois prochain ou même ce mois-ci tout dépendra des possibilités, je n'ai aucune expérience de l'Islande j'ai juste envie de bouger un peu car j'ai quelques soucis dans ma vie en ce moment et je trouve les paysages de l'Islande superbe... j'ai besoin de me ressourcer.
seulement voilà je ne roule pas sur l'or et j'aimerais savoir les moyens les plus économiques pour s'y rendre d'après vous ?
et le coup de la vie la bas est-il cher ?
merci pour votre réponse !
En regardant un petit peu, le cout de la vie y semble plus cher qu'en France, mais en étant en mode camping j'imagine qui a moyens de s'en sortir pour pas trop cher non ? 😊
j'habite dans le var, j'aimerais me rendre en Islande le mois prochain ou même ce mois-ci tout dépendra des possibilités, je n'ai aucune expérience de l'Islande j'ai juste envie de bouger un peu car j'ai quelques soucis dans ma vie en ce moment et je trouve les paysages de l'Islande superbe... j'ai besoin de me ressourcer.
seulement voilà je ne roule pas sur l'or et j'aimerais savoir les moyens les plus économiques pour s'y rendre d'après vous ?
et le coup de la vie la bas est-il cher ?
merci pour votre réponse !
En regardant un petit peu, le cout de la vie y semble plus cher qu'en France, mais en étant en mode camping j'imagine qui a moyens de s'en sortir pour pas trop cher non ? 😊
Islande en Fiat Panda 4x4 English translation pending
Bonjour
Je prépare un voyage en Islande en partant depuis la France avec un véhicule Pour ceux qui connaissent ce pays, est-ce qu'une Panda 4X4 peut être un véhicule approprié pour ce type de trip et pour les passages de gués plus précisément? Merci à qui voudra bien me faire partager son expérience
Je prépare un voyage en Islande en partant depuis la France avec un véhicule Pour ceux qui connaissent ce pays, est-ce qu'une Panda 4X4 peut être un véhicule approprié pour ce type de trip et pour les passages de gués plus précisément? Merci à qui voudra bien me faire partager son expérience
Itinéraire Danemark-Suède-Norvège English translation pending
Bonjour, J'aimerais avoir vos avis sur un itinéraire d'un mois que nous allons réaliser au mois d'août ensemble avec mon conjoint et nos deux enfants (1 an et 8 ans et demi au moment du voyage). J'ai essayé de ne pas metre de trop grandes distances entre chaque étape (max 4,5 heures) histoire de ne pas trop fatiguer les enfants (surtout la petite). J'ai également privilégié les grands espaces, la nature, les capitales et les activités pour enfants (le grand). Est ce que cet itinéraire vous parait réaliste? Est-ce qu'on couvre les endroits essentiels à voir?A mon grand regret, j'ai volontairement supprimer tout le grand nord de la Norvège, les iles Lofoten, histoire de ne pas passer notre temps à courir juste pour aligner les étapes. Ce sera pour un prochain voyage. Donc voici l'itinéraire :
J1 Luxembourg (ville de départ)/Kolding (Danemark) J2 Kolding/Billund/Kolding (parc Légoland) J3 Kolding/Ile de Mon J4 Mon/Falster/Lolland/Mon (visite des îles, plage, relax) J5 Mon/Copenhague (petite sirène, parc Tivoli, Cristiana) J6 Copenhague (Musée Guiness World et Ripley believe or not) J7 Copenhague/Roskhilde/Copenhague (Musée bateau viking, sortie fjord) J8 Copenhague/Kalmar (Suède) (Château de Kalmar) J9 Kalmar/Oskarshamn/Ile de Gotland (par ferry) J10 Gotland (visite de Visby, Faro, plage) J11 Gotland/Nynashamn/Stockholm (par ferry) J12 Stockholm J13 Stockholm/Göteborg J14 Göteborg (universeum museum, ville) J15 Göteborg/Oslo J16 Oslo (Munch Museum) J17 Oslo/Dombas J18 Dombas/Kristiansund J19 Kristiansund/Molde/Andelsnes (route de l'Atlantique) J20 Andelsnes/Geiranger (par la Route des trolls, bac de Linge à Eidsdal, route des aigles, Geiranger, croisière) J21 Geiranger/Maloy (route qui longe le Nordfjord) J22 Maloy/Flam (ferry entre Lote et Anda) J23 Flam (Croisière Naeroyfjord + train Flam/Myrdal/Flam) J24 Flam/Bergen J25 Bergen/Stavanger (route le long de la côte) J26 Stavanger/Lysefjord/Preikstolen/Stavanger (ferry de nuit pour Hirtshals) J27 Hirtshals/Hambourg J28 Hamburg/Luxembourg
Un grand merci d'avance pour la lecture et vos réponses.
J1 Luxembourg (ville de départ)/Kolding (Danemark) J2 Kolding/Billund/Kolding (parc Légoland) J3 Kolding/Ile de Mon J4 Mon/Falster/Lolland/Mon (visite des îles, plage, relax) J5 Mon/Copenhague (petite sirène, parc Tivoli, Cristiana) J6 Copenhague (Musée Guiness World et Ripley believe or not) J7 Copenhague/Roskhilde/Copenhague (Musée bateau viking, sortie fjord) J8 Copenhague/Kalmar (Suède) (Château de Kalmar) J9 Kalmar/Oskarshamn/Ile de Gotland (par ferry) J10 Gotland (visite de Visby, Faro, plage) J11 Gotland/Nynashamn/Stockholm (par ferry) J12 Stockholm J13 Stockholm/Göteborg J14 Göteborg (universeum museum, ville) J15 Göteborg/Oslo J16 Oslo (Munch Museum) J17 Oslo/Dombas J18 Dombas/Kristiansund J19 Kristiansund/Molde/Andelsnes (route de l'Atlantique) J20 Andelsnes/Geiranger (par la Route des trolls, bac de Linge à Eidsdal, route des aigles, Geiranger, croisière) J21 Geiranger/Maloy (route qui longe le Nordfjord) J22 Maloy/Flam (ferry entre Lote et Anda) J23 Flam (Croisière Naeroyfjord + train Flam/Myrdal/Flam) J24 Flam/Bergen J25 Bergen/Stavanger (route le long de la côte) J26 Stavanger/Lysefjord/Preikstolen/Stavanger (ferry de nuit pour Hirtshals) J27 Hirtshals/Hambourg J28 Hamburg/Luxembourg
Un grand merci d'avance pour la lecture et vos réponses.
Islande, île de mes fantasmes English translation pending
🙂hello à toutes et tous,
Nous rêvons , mon mari et moi, de partir un jour pour l'Islande, nature par excellence. De plus , nous adorons marcher et prendre des tas de photos. Nous avons une voiture en excellent état mais je pense qu'elle ne servirait à rien pour aller là-bas et nous n'avons pas beaucoup de moyens. Qui pourrait m'en parler, qui connaît très bien cette île de mes fantasmes ??? Bisous. Nadine.
Nous rêvons , mon mari et moi, de partir un jour pour l'Islande, nature par excellence. De plus , nous adorons marcher et prendre des tas de photos. Nous avons une voiture en excellent état mais je pense qu'elle ne servirait à rien pour aller là-bas et nous n'avons pas beaucoup de moyens. Qui pourrait m'en parler, qui connaît très bien cette île de mes fantasmes ??? Bisous. Nadine.
Aires de service pour camping-cars sur les autoroutes en Norvège? English translation pending
Bonjour
Nous partons dans 5 jours en Norvège en fourgon aménagé. Et je cherche en dernière minute (on vient juste de décider de la destination !) si il existe des aires de service pour camping car sur les autoroutes par exemple ? ou ailleurs, mais comment les réperer sans GPS...
Afin de ne pas être coincé pour la vidange des toilettes et le remplissage d'eau, sachant que nous n'irons pas en camping vu le budget Norvège... ;-)
Merci de votre aide !!!
Caroline
Nous partons dans 5 jours en Norvège en fourgon aménagé. Et je cherche en dernière minute (on vient juste de décider de la destination !) si il existe des aires de service pour camping car sur les autoroutes par exemple ? ou ailleurs, mais comment les réperer sans GPS...
Afin de ne pas être coincé pour la vidange des toilettes et le remplissage d'eau, sachant que nous n'irons pas en camping vu le budget Norvège... ;-)
Merci de votre aide !!!
Caroline
Voyage vers les fjords Norvège en voiture 15 jours English translation pending
Bonjour,
Nous sommes une famille de 5 personnes avec 3 ados et nous envisageons de partir en voiture au mois d'août vers les fjords norvégiens. Nous disposons d'une quinzaine de jours environ (voyage compris). Notre programme serait le suivant : J1 Caen -Hambourg J2 et J3 Danemark et Suède J4 -> J11 Norvège J12 -> J15 retour. Nous pensons faire deux grosses journées voiture (1 aller et 1 retour) pour traverser la Belgique et l'Allemagne. Ensuite, pour ne pas avoir l'impression de ne faire que de la voiture, nous aimerions nous arrêter dans des étapes agréables au Danemark et en Suède (différentes à l'aller et au retour). Auriez-vous des suggestions à nous faire ? Ensuite nous pensons rester 8 jours en Norvège. En regardant les différents messages, nous nous rendons bien compte que c'est très insuffisant pour visiter toute la région des fjords. Cependant, pensez-vous qu'il soit possible de faire un périple agréable avec des étapes en voiture de 4-5 h par jour et d'avoir malgré tout un joli aperçu de la région. Merci par avance.
Nous sommes une famille de 5 personnes avec 3 ados et nous envisageons de partir en voiture au mois d'août vers les fjords norvégiens. Nous disposons d'une quinzaine de jours environ (voyage compris). Notre programme serait le suivant : J1 Caen -Hambourg J2 et J3 Danemark et Suède J4 -> J11 Norvège J12 -> J15 retour. Nous pensons faire deux grosses journées voiture (1 aller et 1 retour) pour traverser la Belgique et l'Allemagne. Ensuite, pour ne pas avoir l'impression de ne faire que de la voiture, nous aimerions nous arrêter dans des étapes agréables au Danemark et en Suède (différentes à l'aller et au retour). Auriez-vous des suggestions à nous faire ? Ensuite nous pensons rester 8 jours en Norvège. En regardant les différents messages, nous nous rendons bien compte que c'est très insuffisant pour visiter toute la région des fjords. Cependant, pensez-vous qu'il soit possible de faire un périple agréable avec des étapes en voiture de 4-5 h par jour et d'avoir malgré tout un joli aperçu de la région. Merci par avance.
Belgique-Norvège en VW camper English translation pending
Bonjour aux amoureux de la Scandinavie !
Je pense cet été partir avec notre (vieux) VW Lt vers la Norvège, en route pour 3 ou 4 semaines. Notre vw roule à son aise....90 km/h en pointe donc on prend le temps !... Je m adresse à ceux qui y sont déjà allé et qui ont aimé ! Nous partons avec nos 2 enfants à la recherche de la nature sauvage et du dépaysement. Nous partons de Belgique. Par où aller ? Quels ferries ? Ponts ? Quel itinéraire me recommandez vous ? Quels sont les spots où il faut passer ? Astuces pour le camping sauvage ? Budget ? Existe t il un bateau qui permettrait de nous emmener vers le Nord de la Norvege avec notre vw ? Nous en sommes au tout début de notre réflexion, un moment ou tout est encore possible ! au plaisir de vous lire ! Stéphane from Belgium

Je pense cet été partir avec notre (vieux) VW Lt vers la Norvège, en route pour 3 ou 4 semaines. Notre vw roule à son aise....90 km/h en pointe donc on prend le temps !... Je m adresse à ceux qui y sont déjà allé et qui ont aimé ! Nous partons avec nos 2 enfants à la recherche de la nature sauvage et du dépaysement. Nous partons de Belgique. Par où aller ? Quels ferries ? Ponts ? Quel itinéraire me recommandez vous ? Quels sont les spots où il faut passer ? Astuces pour le camping sauvage ? Budget ? Existe t il un bateau qui permettrait de nous emmener vers le Nord de la Norvege avec notre vw ? Nous en sommes au tout début de notre réflexion, un moment ou tout est encore possible ! au plaisir de vous lire ! Stéphane from Belgium

Que voir au... Danemark English translation pending
Que voir au Danemark ?
Pour préparer votre futur voyage, un aperçu des principaux sites et lieux à visiter dans le pays (carte).
On peut diviser le Danemark en deux zones avec la péninsule du Jutland et les îles dont les principales sont la Fionie, le Seeland et les Lolland-Falster
1- JUTLANDAalborg : à l'extrémité du Jutland. C'est une ville animée avec beaucoup d'étudiants et un carnaval réputé. Elle possède de vieux quartiers et un château à visiter.Aggersborg : cette ancienne forteresse viking est le site archéologique le plus important du Danemark. L'endroit a cependant plus une valeur historique que touristique.Arhus : c'est la deuxième agglomération du pays avec de vieux quartiers, nombre de monuments et surtout de musées, plus une animation certaine due à une forte présence étudiante.Billund : siège de Lego, la petite ville possède logiquement son Legoland classé parmi les quinze parcs d'attractions les plus visités d'Europe.Ebeltoft : une localité de la côte est avec un centre ancien, un trois mâts du XIXe siècle, plus des plages et des possibilités de randonnées dans la parc national de Mols tout proche.Esbjerg : gros port de pêche sur la côte ouest. C'est la cinquième ville du pays.Frederickshavn : ville du nord-est du Jutland d'où partent des bateaux pour la Suède et la Norvège.Hirtshals : une autre bourgade du nord d'où partent des ferries pour la Norvège.Jelling : ce village au coeur du Jutland abrite deux pierres runiques datant du Moyen-Age. Celles-ci sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Kolding : face à la Fionie, la ville est connue pour son château.Ribe : au sud du Jutland. C'est la plus vieille cité du Danemark avec des rues pavées et des édifices médiévaux.Silkeborg : au centre du Jutland et d'une région de lacs et de forêts décrite souvent comme la plus belle du pays.Skagen : à la pointe de la péninsule. Le port de pêche rendu célèbre par les peintres à la fin du XIXe siècle s'anime en été pour ses longues plages aux belles dunes et l'observation des oiseaux.Sonderborg : cette ville moyenne proche de l'Allemagne est connue pour son château. Patrimoine naturel Parc National de la Mer de Wadden : ce parc regroupe une dizaine d'îles face à la côte sud-est du Jutland. Il est reconnu au niveau ornithologique et est assez touristique en été.Parc National de Thy : c'est une zone littorale de dunes, de plages et de petits lacs dans le nord-ouest du Jutland.2- LES ÎLES
2.1- FionieArchipel de la Fionie du Sud : une cinquantaine de petites îles proches de la Fionie appréciées pour leurs paysages, les petits villages et les nombreux oiseaux qui nichent sur ces îles.Egeskov : joli château du XVIe siècle situé en bordure d'un lac.Odense : la ville d'Andersen est la troisième du pays. Elle offre aux visiteurs quelques vieux édifices et des musées dont un à ciel ouvert présentant l'habitat traditionnel de Fionie.Svendborg : c'est la deuxième plus grande ville de Fionie.2.2- Lolland-FalsterMarielyst : sur la côte sud-est de l'île de Falster, Marielyst est une des premières stations balnéaires du Danemark.Nykobing Falster : bâtie au creux d'un fjord, la ville offre une vieille abbaye, un château et quelques musées.2.3- SeelandCopenhague : la capitale danoise possède un très large choix de monuments, parcs, musées et autres lieux culturels, de même qu'une grande animation aussi bien diurne que nocturne.Falaises de Stevns : ce sont des falaises de craie surplombant la mer situées à côté de la petite localité du même nom. Fredensborg : à quelques kilomètres de la capitale, c'est là qu'est situé le château royal de Fredensborg.Helsingor : au nord de Copenhague, cette ville est mondialement connue pour son château de Kronborg, classé à l'UNESCO, qu'on retrouve dans Hamlet. Helsingor propose également un vieux centre urbain.Hillerod : l'endroit abrite le château royal de Frederiksborg situé au nord de la capitale, Kallunborg : au nord-ouest du Seeland, ce port offre quelques vestiges de son château et de la ville qui l'entourait au Moyen-Age.Koge : une grosse bourgade au sud de Copenhague avec un vieux centre.Péninsule de Rosnaes : c'est la pointe la plus à l'ouest du Seeland. On peut y observer nombre d'espèces d'oiseaux.Pont-tunnel de l'Oresund : entre Copenhague et la Suède, c'est un des plus importants ouvrages d'art du genre au monde.Roskilde : peu avant Copenhague, Roskilde possède une cathédrale classée à l'UNESCO de même qu'un intéressant musée viking. Roskilde accueille aussi chaque année un des plus plus importants festivals pop-rock d'Europe.Trelleborg : un musée archéologique de plein air qui présente les vestiges d'une forteresse viking.Vordingborg : cette petite commune du sud du Seeland abrite les vestiges d'un château moyenâgeux.2.4- Autres îlesAEro : entre la Fionie et l'Allemagne, cette île au climat doux attire les amateurs de vélo et de randonnées pédestres.Bornholm : l'île au sud de la Suède est un haut lieu du tourisme scandinave. On y vient en été pour ses plages, ses jolis petits villages, ses églises médiévales et les maisons en bois de sa "capitale", Ronne.Laeso : entre le nord Jutland et la Suède, l'endroit offre des paysages plutôt désolés et des maisons traditionnelles aux toits d'algues.Langeland : longue île vallonnée entre la Fionie et le Lolland-Faster. Elle possède une jolie "capitale" (Rudkobing) et des plages.Mon : entre les îles de Seeland et Falster, la petite île a la particularité d'avoir de très belles falaises de craie blanche tombant dans la mer. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Jutland : Aalborg; Arhus; Ribe; Skagen.
Les îles : Copenhague, Helsingor, Hillerod et Roskilde dans le Seeland. Également l'archipel de la Fionie du Sud, plus les îles de Bornholm et de Mon.
- © VoyageForum -
On peut diviser le Danemark en deux zones avec la péninsule du Jutland et les îles dont les principales sont la Fionie, le Seeland et les Lolland-Falster
1- JUTLANDAalborg : à l'extrémité du Jutland. C'est une ville animée avec beaucoup d'étudiants et un carnaval réputé. Elle possède de vieux quartiers et un château à visiter.Aggersborg : cette ancienne forteresse viking est le site archéologique le plus important du Danemark. L'endroit a cependant plus une valeur historique que touristique.Arhus : c'est la deuxième agglomération du pays avec de vieux quartiers, nombre de monuments et surtout de musées, plus une animation certaine due à une forte présence étudiante.Billund : siège de Lego, la petite ville possède logiquement son Legoland classé parmi les quinze parcs d'attractions les plus visités d'Europe.Ebeltoft : une localité de la côte est avec un centre ancien, un trois mâts du XIXe siècle, plus des plages et des possibilités de randonnées dans la parc national de Mols tout proche.Esbjerg : gros port de pêche sur la côte ouest. C'est la cinquième ville du pays.Frederickshavn : ville du nord-est du Jutland d'où partent des bateaux pour la Suède et la Norvège.Hirtshals : une autre bourgade du nord d'où partent des ferries pour la Norvège.Jelling : ce village au coeur du Jutland abrite deux pierres runiques datant du Moyen-Age. Celles-ci sont inscrites au patrimoine de l'UNESCO.Kolding : face à la Fionie, la ville est connue pour son château.Ribe : au sud du Jutland. C'est la plus vieille cité du Danemark avec des rues pavées et des édifices médiévaux.Silkeborg : au centre du Jutland et d'une région de lacs et de forêts décrite souvent comme la plus belle du pays.Skagen : à la pointe de la péninsule. Le port de pêche rendu célèbre par les peintres à la fin du XIXe siècle s'anime en été pour ses longues plages aux belles dunes et l'observation des oiseaux.Sonderborg : cette ville moyenne proche de l'Allemagne est connue pour son château. Patrimoine naturel Parc National de la Mer de Wadden : ce parc regroupe une dizaine d'îles face à la côte sud-est du Jutland. Il est reconnu au niveau ornithologique et est assez touristique en été.Parc National de Thy : c'est une zone littorale de dunes, de plages et de petits lacs dans le nord-ouest du Jutland.2- LES ÎLES
2.1- FionieArchipel de la Fionie du Sud : une cinquantaine de petites îles proches de la Fionie appréciées pour leurs paysages, les petits villages et les nombreux oiseaux qui nichent sur ces îles.Egeskov : joli château du XVIe siècle situé en bordure d'un lac.Odense : la ville d'Andersen est la troisième du pays. Elle offre aux visiteurs quelques vieux édifices et des musées dont un à ciel ouvert présentant l'habitat traditionnel de Fionie.Svendborg : c'est la deuxième plus grande ville de Fionie.2.2- Lolland-FalsterMarielyst : sur la côte sud-est de l'île de Falster, Marielyst est une des premières stations balnéaires du Danemark.Nykobing Falster : bâtie au creux d'un fjord, la ville offre une vieille abbaye, un château et quelques musées.2.3- SeelandCopenhague : la capitale danoise possède un très large choix de monuments, parcs, musées et autres lieux culturels, de même qu'une grande animation aussi bien diurne que nocturne.Falaises de Stevns : ce sont des falaises de craie surplombant la mer situées à côté de la petite localité du même nom. Fredensborg : à quelques kilomètres de la capitale, c'est là qu'est situé le château royal de Fredensborg.Helsingor : au nord de Copenhague, cette ville est mondialement connue pour son château de Kronborg, classé à l'UNESCO, qu'on retrouve dans Hamlet. Helsingor propose également un vieux centre urbain.Hillerod : l'endroit abrite le château royal de Frederiksborg situé au nord de la capitale, Kallunborg : au nord-ouest du Seeland, ce port offre quelques vestiges de son château et de la ville qui l'entourait au Moyen-Age.Koge : une grosse bourgade au sud de Copenhague avec un vieux centre.Péninsule de Rosnaes : c'est la pointe la plus à l'ouest du Seeland. On peut y observer nombre d'espèces d'oiseaux.Pont-tunnel de l'Oresund : entre Copenhague et la Suède, c'est un des plus importants ouvrages d'art du genre au monde.Roskilde : peu avant Copenhague, Roskilde possède une cathédrale classée à l'UNESCO de même qu'un intéressant musée viking. Roskilde accueille aussi chaque année un des plus plus importants festivals pop-rock d'Europe.Trelleborg : un musée archéologique de plein air qui présente les vestiges d'une forteresse viking.Vordingborg : cette petite commune du sud du Seeland abrite les vestiges d'un château moyenâgeux.2.4- Autres îlesAEro : entre la Fionie et l'Allemagne, cette île au climat doux attire les amateurs de vélo et de randonnées pédestres.Bornholm : l'île au sud de la Suède est un haut lieu du tourisme scandinave. On y vient en été pour ses plages, ses jolis petits villages, ses églises médiévales et les maisons en bois de sa "capitale", Ronne.Laeso : entre le nord Jutland et la Suède, l'endroit offre des paysages plutôt désolés et des maisons traditionnelles aux toits d'algues.Langeland : longue île vallonnée entre la Fionie et le Lolland-Faster. Elle possède une jolie "capitale" (Rudkobing) et des plages.Mon : entre les îles de Seeland et Falster, la petite île a la particularité d'avoir de très belles falaises de craie blanche tombant dans la mer. 3- LE PLUS APPRÉCIÉ...
Jutland : Aalborg; Arhus; Ribe; Skagen.
Les îles : Copenhague, Helsingor, Hillerod et Roskilde dans le Seeland. Également l'archipel de la Fionie du Sud, plus les îles de Bornholm et de Mon.
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Projet France-Norvège en voiture English translation pending
Bonjour,
Nous souhaitons partir en Norvège en juillet avec notre fils qui aura 2 ans. Nous disposons de 3 semaines et nous avons un budget limité!!!
Je vais vous exposer mon projet et je fais appel aux spécialistes qui pourrait me dire si oui ou non, cela serait possible! Merci d'avance!
Nos partons de Normandie.
Normandie - Copenhague: 15h30 -190 euros essence + péages 1 nuit en chemin
3 nuits à Copenhague.
Copenhague - Oslo: 7h15 - 120 euros + 75 euros de bateau + 45 euros de ponts 1 nuit à Göteborg
2 nuits à Oslo.
2 nuits à Bergen.
1 semaine pour faire aller et retour jusqu'à Trondheim.
1 nuit à Stavanger.
1 nuit à Kristiansand.
Retour en Normandie.
Budget: Frais essence + péages Normandie - Oslo + retour: 860 euros Hôtel: 1300 euros (en moyenne 70 euros par nuit, ça le fait ou pas?) J'ai du mal à trouver des hôtels abordables, alors si vous avez des tuyaux... Gasoil sur place: 400 euros.
Cela vous semble-t-il cohérent? Merci.
Je vais vous exposer mon projet et je fais appel aux spécialistes qui pourrait me dire si oui ou non, cela serait possible! Merci d'avance!
Nos partons de Normandie.
Normandie - Copenhague: 15h30 -190 euros essence + péages 1 nuit en chemin
3 nuits à Copenhague.
Copenhague - Oslo: 7h15 - 120 euros + 75 euros de bateau + 45 euros de ponts 1 nuit à Göteborg
2 nuits à Oslo.
2 nuits à Bergen.
1 semaine pour faire aller et retour jusqu'à Trondheim.
1 nuit à Stavanger.
1 nuit à Kristiansand.
Retour en Normandie.
Budget: Frais essence + péages Normandie - Oslo + retour: 860 euros Hôtel: 1300 euros (en moyenne 70 euros par nuit, ça le fait ou pas?) J'ai du mal à trouver des hôtels abordables, alors si vous avez des tuyaux... Gasoil sur place: 400 euros.
Cela vous semble-t-il cohérent? Merci.
1 mois en Norvège à bateau (Hurtigruten) et moto English translation pending
Bonjour !
Au mois de juin j'ai fait un formidable voyage d'un mois en Norvège avec ma femme, au départ de Strasbourg. Nous ommes "montés" vers le nord en bateau Hurtigruten (le fameux express côtier) de Bergen à Kirkenes, puis "redescendus" à moto sur presque 3 semaines. Les informations trouvées sur ce site (entre autres) nous ayant aidé à organiser notre voyage, je me suis dit qu'il est tout à fait normal de partager nos expériences en retour, ce qui pourra intéresser de futurs partants (pas uniquement à moto d'ailleurs). 🙂
J'ai fait une petite page où j'ai mis toutes les informations qu'il me semble utile d'avoir avant le voyage (enfin, j'ai dû en oublier), c'est là : http://reprol.free.fr/...13/informations.html
Pour ceux intéressés par le déroulement du voyage jour après jour et ce qu'on a vu, une page là : http://reprol.free.fr/...info13/parcours.html
Et pour ceux qui voudraient voir le reportage photo de ce merveilleux voyage (300 photos quand même, il faut se prendre le temps) : http://reprol.free.fr/norge13/index2.html Il y a des boutons pour passer en plein écran et démarrer-arrêter mode diaporama.
Côté frais : Les 6 jours en bateau Hurtigruten, avec le transport de la moto nous ont côuté 3600 € (Arghhh...) Les 3 semaines restantes nous sont revenues à 2740 €, sachant que pour l'hébergement c'était soit tente, soit hytte (ces cabanes qu'on peut louer dans les campings ou chez les particuliers), et que nous n'avons pas fait de grosses folies.
Grosso modo les frais des 3 semaines à moto ont été de : 760 € pour l'essence (9250 Km avec une moto consommant 4 l/100 Km) 550 € pour la nourriture 800 € pour les campings et hytter 550 € pour les bacs en Norvège et le ferry Danemark-Norvège (Hirtshals-Kristiansand) 80 € pour des souvenirs et différents petits achats.
Oui oui c'est cher la Norvège, mais qu'est-ce que c'est beau !
Amicalement, Roland
Au mois de juin j'ai fait un formidable voyage d'un mois en Norvège avec ma femme, au départ de Strasbourg. Nous ommes "montés" vers le nord en bateau Hurtigruten (le fameux express côtier) de Bergen à Kirkenes, puis "redescendus" à moto sur presque 3 semaines. Les informations trouvées sur ce site (entre autres) nous ayant aidé à organiser notre voyage, je me suis dit qu'il est tout à fait normal de partager nos expériences en retour, ce qui pourra intéresser de futurs partants (pas uniquement à moto d'ailleurs). 🙂
J'ai fait une petite page où j'ai mis toutes les informations qu'il me semble utile d'avoir avant le voyage (enfin, j'ai dû en oublier), c'est là : http://reprol.free.fr/...13/informations.html
Pour ceux intéressés par le déroulement du voyage jour après jour et ce qu'on a vu, une page là : http://reprol.free.fr/...info13/parcours.html
Et pour ceux qui voudraient voir le reportage photo de ce merveilleux voyage (300 photos quand même, il faut se prendre le temps) : http://reprol.free.fr/norge13/index2.html Il y a des boutons pour passer en plein écran et démarrer-arrêter mode diaporama.
Côté frais : Les 6 jours en bateau Hurtigruten, avec le transport de la moto nous ont côuté 3600 € (Arghhh...) Les 3 semaines restantes nous sont revenues à 2740 €, sachant que pour l'hébergement c'était soit tente, soit hytte (ces cabanes qu'on peut louer dans les campings ou chez les particuliers), et que nous n'avons pas fait de grosses folies.
Grosso modo les frais des 3 semaines à moto ont été de : 760 € pour l'essence (9250 Km avec une moto consommant 4 l/100 Km) 550 € pour la nourriture 800 € pour les campings et hytter 550 € pour les bacs en Norvège et le ferry Danemark-Norvège (Hirtshals-Kristiansand) 80 € pour des souvenirs et différents petits achats.
Oui oui c'est cher la Norvège, mais qu'est-ce que c'est beau !
Amicalement, Roland
Vehicle height (ferry to Iceland with our 4x4)
We're taking a boat to Iceland at the end of June with our 4x4 (HDJ80). The booking was made based on a vehicle not exceeding 1.90 meters in height. The new tire setup might make us slightly exceed this limit. Are they strict about heights? Are they checked at boarding (passing under a gate)? Some of you have probably faced this issue—thanks for your tips. Loading the vehicle carefully and, if needed, deflating the tires a bit should reduce the extra height.
Thanks
Thanks
Projet de voyage de quinze jours en Norvège, été 2013 English translation pending
Bonsoir,
Nous sommes deux et projetons de partir 15 jours en norvège durant l'été 2013. Nous comptons louer un véhicule durant notre périple, et rayonner entre Stavenger et Geiranger via Bergen. Nous sommes des randonneurs et voulons profiter des paysages.
Aussi, nous projetons de faire: - Stavanger - le Lysefjord (randos de Preikestolen et du Jeragbolten) - le Geirangerfjord - le Hardengerfjord - la route de Ryfylke : RV 13 et RV 520 =>reliant Stavenger à Bergen en passant par Sandnes-Lauvik-Oanes (via le ferry)-Ardal-Hjelmeland-Sand-Sauda-Odda-Tyssedal-Lofthus-Kinsarvik (vallée de Husedel: randos)- Eidfjord-Ulvik- Granvin => de Granvin 2 choix: - RV 13 via Voss pour rejoindre bergen (de Bergen au Siognefjord) - Rv 7 via Norheimsund -Steindalfoss- pour rejoindre Bergen - Bergen
Pensez-vous qu'en 15 jours nous pourrons faire ce périple? Quel itinéraire nous conseillez-vous pour rejoindre Bergen au départ de Granvin (RV 13 ou RV7)?
Quelles randonnées ou sites à voir absolument, nous conseillez vous dans les secteurs indiqués? Y a t-il des étapes qui valent le détour et des lieux nécéssitant au moins d'y rester 2 ou 3 nuits? Y a t-il des routes panoramiques à faire autres que celles indiquées?
Merci d'avance pour vos réponses qui nous seront très précieuses comme bases de préparation de notre voyage.
Bonne soirée Syl
Nous sommes deux et projetons de partir 15 jours en norvège durant l'été 2013. Nous comptons louer un véhicule durant notre périple, et rayonner entre Stavenger et Geiranger via Bergen. Nous sommes des randonneurs et voulons profiter des paysages.
Aussi, nous projetons de faire: - Stavanger - le Lysefjord (randos de Preikestolen et du Jeragbolten) - le Geirangerfjord - le Hardengerfjord - la route de Ryfylke : RV 13 et RV 520 =>reliant Stavenger à Bergen en passant par Sandnes-Lauvik-Oanes (via le ferry)-Ardal-Hjelmeland-Sand-Sauda-Odda-Tyssedal-Lofthus-Kinsarvik (vallée de Husedel: randos)- Eidfjord-Ulvik- Granvin => de Granvin 2 choix: - RV 13 via Voss pour rejoindre bergen (de Bergen au Siognefjord) - Rv 7 via Norheimsund -Steindalfoss- pour rejoindre Bergen - Bergen
Pensez-vous qu'en 15 jours nous pourrons faire ce périple? Quel itinéraire nous conseillez-vous pour rejoindre Bergen au départ de Granvin (RV 13 ou RV7)?
Quelles randonnées ou sites à voir absolument, nous conseillez vous dans les secteurs indiqués? Y a t-il des étapes qui valent le détour et des lieux nécéssitant au moins d'y rester 2 ou 3 nuits? Y a t-il des routes panoramiques à faire autres que celles indiquées?
Merci d'avance pour vos réponses qui nous seront très précieuses comme bases de préparation de notre voyage.
Bonne soirée Syl
Prendre un ferry avec son chien en Norvège? English translation pending
Bonjour,
Nouvelle sur le forum, je projette de partir 2 mois en Norvège, avec un passage en Finlande et Suède en été 2013. J'ai encore le temps, mais je me pose quand même quelques questions.
Sachant que je vais voyager avec mon chien, comment cela se passe-t-il sur les ferrys? Pour le ferry du Danemark, il doit rester dans la voiture ou il peut venir sur le pont? Et pour les ferrys internes en Norvège?
Merci beaucoup à vous! :)
Nouvelle sur le forum, je projette de partir 2 mois en Norvège, avec un passage en Finlande et Suède en été 2013. J'ai encore le temps, mais je me pose quand même quelques questions.
Sachant que je vais voyager avec mon chien, comment cela se passe-t-il sur les ferrys? Pour le ferry du Danemark, il doit rester dans la voiture ou il peut venir sur le pont? Et pour les ferrys internes en Norvège?
Merci beaucoup à vous! :)
Itinéraire en passant par le pont entre Danemark et Suède? English translation pending
bonjour,
je compte me rendre en norvège, via l'allemagne, danemark, suède , mais je ne veux pas prendre le ferry , mais le pont qu'il y a entre le danemark et la suède.
Pouvez vous me dire la direction a suivre poiur arriver à ce pont, car lorsque je vais sur maps pour un itineraire, on me ramène à chaque fois à la traversée en ferry.
j'attends vos infos. Merci d'avance.🙂
Voyage de 3-4 semaines à vélo en Norvège en juillet 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous comptons partir au mois de juillet pour la Norvège pour une durée de 3 ou 4 semaines. Sur place nous nous déplacerons en vélo et ferons du camping (sauvage parfois comme cela est autorisé j'ai cru comprendre). On voudrait aussi alterner avec des journées de rando dans les fjords. On est plutôt habitués aux itinéraires casses pattes à vélo (la Corse à vélo l'an dernier par ex) et on compte faire envrion 70 à 80 kms par jour. On pense atterrir à Oslo (aéroport le moins cher depuis Paris) et effectuer certains déplacements (notamment le retour sur Oslo) en train.
J'avais imaginé partir de Oslo et rejoindre Bergen par la côte mais ça fait pas mal de kilomètres il me semble. J'imagine sinon faire le trajet Oslo - Kristiansand en train et la route jusqu'a Bergen à vélo. Bref c'est pas très clair pour le moment et j'aurai besoin de vos conseils.
Quels sont les itinéraires sympas en vélo dans le Sud de la Norvège.
Le but du voyage est d'en prendre plein les yeux (et les jambes ;-) ) !
Est ce que j'ai tout faux et il faut plutôt viser le Nord du pays (Lofoten, etc ...) ?
Merci d'avance
Nous comptons partir au mois de juillet pour la Norvège pour une durée de 3 ou 4 semaines. Sur place nous nous déplacerons en vélo et ferons du camping (sauvage parfois comme cela est autorisé j'ai cru comprendre). On voudrait aussi alterner avec des journées de rando dans les fjords. On est plutôt habitués aux itinéraires casses pattes à vélo (la Corse à vélo l'an dernier par ex) et on compte faire envrion 70 à 80 kms par jour. On pense atterrir à Oslo (aéroport le moins cher depuis Paris) et effectuer certains déplacements (notamment le retour sur Oslo) en train.
J'avais imaginé partir de Oslo et rejoindre Bergen par la côte mais ça fait pas mal de kilomètres il me semble. J'imagine sinon faire le trajet Oslo - Kristiansand en train et la route jusqu'a Bergen à vélo. Bref c'est pas très clair pour le moment et j'aurai besoin de vos conseils.
Quels sont les itinéraires sympas en vélo dans le Sud de la Norvège.
Le but du voyage est d'en prendre plein les yeux (et les jambes ;-) ) !
Est ce que j'ai tout faux et il faut plutôt viser le Nord du pays (Lofoten, etc ...) ?
Merci d'avance
Itinéraire de deux semaines et demie en Norvège: à ne pas manquer? English translation pending
Bonjour,
Je souhaiterais me rendre en Norvège en Août, je dispose de 2 semaines 1/2 environ.
Je compte partir avec ma propre voiture depuis le nord de la France.
Je ferais je pense une escale soit à l'aller soit au retour en Suède et au Danemark.
Quel itinéraire me conseillez vous ?
Que faut-il visiter ? Que faut il absolument ne pas manquer si je vais en Norvège ?
Pour l'hébergement je ferais un mix entre B&B, hôtel, camping... je verrais en fonction des points de chute de l'itinéraire.
D'avance merci
Suède: visiter Malmö depuis Stockholm? English translation pending
Bonjour à tous,
je prépare actuellement un voyage en Scandinavie pour mars prochain, et j'aurais besoin de vos conseils pour une de mes étapes. Depuis la Suède, je souhaiterais rejoindre le Danemark. J'avais l'idée de faire Stockolm - Malmö, puis Helsingborg - Copenhague. Or, vu le prix que coûte le trajet entre Stockholm et Malmö (en avion, le moins cher trouvé), je me demandais si je ne ferais pas mieux d'arriver directement à Copenhague? Est ce que Malmö est une ville qui vaut vraiment le coup (niveau paysages, culture...)?
Et si oui, existe t'il un moyen de transport moins cher que l'avion pour joindre les deux villes?
Merci par avance de votre aide.
andy.
Merci par avance de votre aide.
andy.
Paris - Cap Nord en vélo? English translation pending
Une idée folle : expédition Paris Cap Nord ( ou le plus proche possible ) par Belgique Pays bas et autres en été 2007 ? Des idées ou suggestions ?
3 months in Iceland in a camper cell: stunning landscapes and little mishaps!
Welcome everyone!
It’s been a while since I last wrote a travel journal, but this recent trip to Iceland reignited my urge to write—both for the breathtaking landscapes we discovered and our adventure full of twists and turns!
This Iceland trip is part of our world tour, which we started back in August 2019. We (Sandrine and Flo) left by plane with our baby, Lena, who was barely 5 months old at the time. We backpacked around the Pacific for 5 months before returning home for a short break to see family. That was just before COVID hit, in late January 2020.
What followed was a bit chaotic... For the second part of our world tour, we were supposed to pick up a new vehicle: a brand-new pickup with a camper cell we planned to live in for several years. Due to lockdown, we received the cell weeks late, and with borders closing, we had to rethink all our plans.
So, we postponed our Iceland departure by over a month and a half, jumping on the first ferry accessible to French travelers after lockdown! Our goal is to spend 3 months there, from early July to late September, in our new camper cell. Our base vehicle is a Toyota Hilux we bought new, fitted with a flatbed where the cell sits, and we’ve prepped it for this trip (reinforced springs + airbags, snorkel, chassis protection, and off-road tires...). The aim is to tackle as many off-road tracks in Iceland as possible, knowing this is already our 3rd trip there (3 weeks in summer 2016 with a Durango, then 1 week in winter 2018).

I’m kicking off our travel journal here! Along with photos, I’ll also include our vlogs, which we’ve been posting weekly since our departure in June—hope you enjoy them too! :-)
TRAVEL JOURNAL SUMMARY The journey up to Denmark The horrible ferry crossing The south of the Eastern Fjords
It’s been a while since I last wrote a travel journal, but this recent trip to Iceland reignited my urge to write—both for the breathtaking landscapes we discovered and our adventure full of twists and turns!
This Iceland trip is part of our world tour, which we started back in August 2019. We (Sandrine and Flo) left by plane with our baby, Lena, who was barely 5 months old at the time. We backpacked around the Pacific for 5 months before returning home for a short break to see family. That was just before COVID hit, in late January 2020.
What followed was a bit chaotic... For the second part of our world tour, we were supposed to pick up a new vehicle: a brand-new pickup with a camper cell we planned to live in for several years. Due to lockdown, we received the cell weeks late, and with borders closing, we had to rethink all our plans.
So, we postponed our Iceland departure by over a month and a half, jumping on the first ferry accessible to French travelers after lockdown! Our goal is to spend 3 months there, from early July to late September, in our new camper cell. Our base vehicle is a Toyota Hilux we bought new, fitted with a flatbed where the cell sits, and we’ve prepped it for this trip (reinforced springs + airbags, snorkel, chassis protection, and off-road tires...). The aim is to tackle as many off-road tracks in Iceland as possible, knowing this is already our 3rd trip there (3 weeks in summer 2016 with a Durango, then 1 week in winter 2018).

I’m kicking off our travel journal here! Along with photos, I’ll also include our vlogs, which we’ve been posting weekly since our departure in June—hope you enjoy them too! :-)
TRAVEL JOURNAL SUMMARY The journey up to Denmark The horrible ferry crossing The south of the Eastern Fjords