Search VoyageForum
FR
ViaRhôna (EuroVelo 17) ou Meuse à vélo (EuroVelo 19) English translation pending
by Baggiguane · 2020-05-28 · 9 replies
Bonjour,

Après la Vélodyssée (Aout 2018), le Japon/Okinawa (Aout 2019) et les trails de Nouvelle-Zélande (Décembre 2019) : j'ai le projet de faire un nouveau voyage en cyclotourisme de 12 jours en Aout 2020.

Le hic est que j'hésite entre la ViaRhona et la Meuse à vélo : je recherche donc des retours d'expérience de personnes qui auraient déjà effectué l'une ou l'autre

Mes critères sont assez classiques : des beaux paysages, du soleil (départ prévu le 20/08 donc pas trop de souci à priori) et des parcours roulants : j'adore en effet rouler en suivant un cours d'eau comme j'ai pu le faire sur le canal de Brest (même si certains trouvent ça monotone moi j'adore 😛 !!) mais pas contre je n'aime pas rouler à moins de 25 km/h sinon je m'ennuie (du coup au moins 100 km/jour en général). Je roule en général assez léger avec une seule sacoche Ortlieb sur porte bagage arrière et en vélo gravel Trek crossrip 3 (pas de camping donc, je dors toujours en hotels, auberge, Airbnb)

En bref, je suis preneur de toutes informations qui pourrait m'aider à choisir !!

Cordialement
Découverte à vélo dans le Marais poitevin English translation pending
by Patrick22260 · 2017-06-09 · 4 replies
Bonjour à vous, Installé récemment en Loire-Atlantique, j'envisage d'aller faire une balade de découverte dans le Marais Poitevin au départ de chez moi sur une durée de 8/10 jours (pour avoir le temps de découvrir les lieux tranquillement).

Je pense rejoindre Saumur par le bord de Loire pour ensuite emprunter la Vélo Francette jusqu'à Niort. La partie Varades-Niort n'étant pas figée...si vous avez des suggestions pour ce tronçon elles sont les bienvenues. J'ai les 4 cartes du Marais proposant des circuits...y a t-il des connaisseurs du secteur pouvant m'indiquer des p'tits villages et campings sympa.

Merci d'avance de votre participation

Patrick

PS: Je fais don de divers articles...à voir dans la rubrique matériel d'occasion
Petit pèlerinage en Pays d'Argonne English translation pending
by LePiou · 2016-04-21 · 6 replies
Bonjour à tous,

Je vais traverser le monde pour venir me recueillir sur la tombe de mon grand-oncle, décédé Cote 304 le 25 avril 1916 et inhumé à Esnes-En-Argonne.

Pour ce très court séjour dans la région, je voudrais aussi visiter quelques lieux authentiques autres que ceux qui sont toujours à la une de l'actualité (fort de Douaumont, par exemple ...) . J'ai repéré la Main de Massiges, sur ma route depuis Paris mais s'il existe d'autres endroits permettant de mieux appréhender l'horreur de cette guerre, je suis preneur.

Seule chose : j'ai pris un hébergement à Senon sur trois jours seulement donc je voudrais essayer, si possible, de rester dans le secteur ( Senon - Verdun - Esnes-en Argonne )

Grand merci par avance pour vos conseils.

Hervé
Besançon et alentours à vélo English translation pending
by VoyaGlafee · 2013-05-20 · 3 replies
Bonjour à toutes et tous,

Nous avons décidé cet été (10 jours) de visiter Besançon et ses alentours à vélo 😉 sachant que cela fait longtemps que nous n'avons pas fait de vélo, nous dirons que nous sommes débutants mais motivés😛

Nous allons loger en plein centre ville de Besançon et je voudrais avoir des conseils de cyclistes et des endroits à visiter en vélo : villes, parcours pas trop longs, endroits sympas et insolites 🙂 et si vous avez des livres à me conseiller, n'hésitez pas🙂

Merci pour votre aide et à bientôt!
GR 430 "Chemin de St Régis (Haute Loire) English translation pending
by Legrangois · 2012-08-11 · 17 replies
Bonjour à tous, j'envisage de faire le GR 430 "Chemin de St Régis". Si quelques uns sur le forum l'a déjà fait, je voudrai connaitre leurs points de vue sur l'interet de ce sentier par rapport à d'autres plus ou moins dans la région et sur la qualité des hebergements.
Bruxelles - Genève - Marseille à vélo English translation pending
by Tomwel · 2012-04-05 · 10 replies
Bonjour à tous,

Je me prends 3 semaines en juin pour rallier Genève depuis Bruxelles, et puis Genève-Marseille.

Des idées d'itinéraires? (sachant que j'aimerais éviter trop de grimpette)

Pour Bruxelles-Genève, j'hésite beaucoup à soit rallier le Luxembourg et puis descendre via Metz-Nancy-Epinal-Vésoul, etc. soit descendre par Charleville Mézières- Bar le Duc - Langres - Besançon...A priori je penche plutôt pour la deuxième solution, qui me semble plus rapide et moins "grosses villes".

Pour Genève-Marseille, j'hésite entre la descente via le Rhône... (pas trop industriel?) -> Lyon, Valence, Montélimar, Avignon... (la ViaRhona, je crois) la descente via Chambéry - Grenoble - Forcalquier - Aix en Provence... (sans doute plus sauvage et moins fréquenté?...)Merci d'avance pour vos avis ;-)

Thomas
Itinéraire à vélo Nantes-Le Croisic en passant au nord de la Loire? English translation pending
by Phil86 · 2011-04-11 · 8 replies
Bonjour, dans le cadre d'un petit périple, je souhaite relier Nantes au Croisic, mais en passant exclusivement au Nord de la Loire. Je voudrais des petites routes et/ou chemin. Qu'en pensez vous, et quel itinéraire possible (en longeant la Loire) ? J'aurais un VTT+remorque avec pneus slick merci pour vos réponses
Village vacances de ski en Suisse avec un club pour enfants? English translation pending
by Pomme1202 · 2010-10-14 · 10 replies
Bonjour, Nous souhaitons partir avec 3 enfants pour une semaine au ski en suisse en mars 2011. Connaissez vous des hébergements de type club/village vacances ou hotel en pension complête avec club enfants <3 ans ? je sais qu'il y a le club med a villars d'oron mais un peu inabordable ..... merci
Traversée de la Loire à vélo? English translation pending
by Riton41 · 2009-06-08 · 17 replies
bonjour à tous 😉 est ce que quelqu'un pourrez m'informer comment je pourrais faire pour traverser la loire en vélo. je ne veux pas prendre le pont de st nazaire mais rentrer dans les terres en suivant la loire pour pouvoir prendre un bateau. si quelqu'un connait bien la région n'hésite pas. De plus à l'endroit où je vais prendre le bateau je souhaiterai dormir dans un camping pour pouvoir reprendre le bac le matin et repartir en vélo en direction de ST brévins. je suis avec mon fils adolescent donc il ne faut pas que j'ai trop de kilomètre entre le camping et l'endroit du bac de passage. je prends tous les renseignements possibles merci à tous si vous avez pas de réponse à vos messages pas de panique je pars en déplacement pdt 3 à 4 jours mais je vous repondrai plus tard
Acheter un Franche-Montagne (cheval de race) en Suisse: éleveurs, contacts? English translation pending
by Mathoux · 2009-04-14 · 31 replies
je suis actuellement à la recherche d'informations concernant la vente de chevaux de race franche-montagnes:les élevages, des contact en suisse(éleveurs...), etc Si vous pouvez me renseigner, n'hésitez pas !! Merci d'avance.
Balade à vélo en Charente-Maritime English translation pending
by Mousse777 · 2008-07-22 · 6 replies
bonjour a tous je recherche des circuits vélo (environ 20 km car c'est pour faire avec des enfants )en charentes maritimes .j'ai vu qu'il y avait des forets .est ce qu'il existe des circuits bouclés?.merci a tous ceux qui me répondront
France et Espagne à vélo en 2009 English translation pending
by Vivelevelo · 2008-04-06 · 18 replies
Bonjour tout le monde !!!!

Amoureux des voyages et du sport, j'me suis décidé à découvrir une grande partie de la France et de l'Espagne......à vélo !!!! C'est encore loin car je souhaite réaliser ce petit périple en 2009 mais vu que ce sera une grande première pour moi, je préfére bien le préparer !!!

C'est pour cela que j'aimerai bien avoir des conseils et en particulier sur le parcours !!! Donc si vous avez déja fait votre tour de France et/ou d'Espagne et bien je serai ravi de voir le trajet que vous avez pris histoire de m'inspirer et de me donner de nouvelles idées 🙂!!!! Je compte le faire en 3, 4 mois et plus précisément de juin à Septembre 2009 !!!

De plus, si ce projet vous interresse et vous tente et bien n'hésitez à me faire signe !!!

Merci d'avance😉 !!!

Julien
Tour du monde à la voile English translation pending
by Stehan44 · 2008-02-16 · 19 replies
Bonjour, Mon grand rêve est de faire le tour du monde avec ma petite famille à la voile. J'envisage de construire le bateau, je pense à un bateau en acier ou en alu. J'ai besoin de conseille déja pour le bateau. Merci d'avance
Halte de camping-car naturiste en Sud Charente English translation pending
by Fronsadais · 2007-06-04 · 6 replies
Sur la route de vos vacances les campings-caristes naturistes sont bienvenus dans une prairie de sud charentes pour une halte limitée à leur autonomie. En échange : bonne humeur, respect du lieu et renseignements sur proposition identique dans une autre région.
Irlande en avril English translation pending
by Wattou · 2007-03-06 · 24 replies
Bonjour à tous et merci pour ce forum très sympa que je consulte régulièrement pour mes promenade en famille ;)

Alors cette fois, nous aimerions partir en Irlande pour le mois d'avril, question climat, j'espère tomber sur la bonne semaine...

Nous avons réservés un vol avec Ryanair de Carcassonne pour Shannon pour environ 300€ pour 3 personnes, je voulais votre avis sur le prix qui est extrèmement pas cher et sur la qualité de cette compagnie car j'ai lu beaucoup de chose sur eux mais difficile de se faire un avis :)

Ensuite, sur place, j'ai loué une voiture pour se promener, nous aimerions rester dans la région de Shannon pour eviter de passer notre temps sur la route et j'aurais voulu savoir quel était le plus sympa à faire dans les alentours de Galway et de Limerick.

Pour ce qui est de l'hébergement, nous n'avons rien prévu, j'ai lu sur beaucoup de post que cette question n'est pas un problème à cette saison car il y a beaucoup de B&B disponible en irlande ... mais d'après vous quel budget faut il pour se loger et se nourir tout les jours pour 2 adultes et 1 enfants de 6 ans ?

Voilà merci d'avance de vos réponses :)
Gr46 en France English translation pending
by OFamily · 2007-02-06 · 4 replies
bonjour .Desirant faire ce Gr pour les vacances de paques, j'aimerai profiter de l'experience d'autrui concernant ce chemin : qualité du flechage, beauté du coin, hebergements possibles, durée a prevoir, sources internet ou autres etc . Bref, je suis preneur de tout renseignement . D'avance merci
8 jours à vélo pour une magnifique balade à Chamonix English translation pending
by Lucbertrand · 2018-06-09 · 16 replies
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.

Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges

L'ALLER

Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.

Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.

J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.

Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.

J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.

En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.

J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.

Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.

Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.

Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.

Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.



Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.

Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.



Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.

A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.

La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.

Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.

Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.

Le soir Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.

Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.

Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.

Le matin

Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.

Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.



Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.







Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.



Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.

Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.

Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.

A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.





Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.



Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.

Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.



Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.



Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Partage container du Havre vers Buenos Aires English translation pending
by Pablo30 · 2012-04-24 · 24 replies
bonjour je cherche à partager un container 40 pieds HC pour traverser a priori du Havres vers Buenos Aires vers Sept-oct 2012. J'ai déjà des devis et d'autres en cours, cette solution est pour moi la moins chère et la plus sécurisée par rapport au passage en roulier Mon véhicule est un transporter VW rehaussé et rallongé, il reste de la place pour un deuxiéme véhicule, 4X4 ou camping-car ou autre..

N'hésitez pas à vous faire connaitre !

A+
Jeu des photos n°61 English translation pending
by Davek · 2011-05-20 · 543 replies
Une fleur, trouvez son origine.......
Un petit nouveau parmi vous English translation pending
by Jacques13460 · 2010-04-05 · 11 replies
Bonjour la communauté, Juste quelques mots pour me présenter, j'ai 63 ans, bientôt 7 ans que je suis en préretraite puis retraire et je passe mon temps à faire de la photo, du vélo, de la marche, alimenter mes blogs....... Si je suis sur ce forum c'est que j'adore voyager et les seuls freins à cette passion sont bien sûr le coté financier et les parents qui ont, avec leur grand âge, un peu besoin de nous. Nous partons en fin de semaine pour un périple de 3 semaines aux USA. Jacques
Toilettes sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle? English translation pending
by Kyvetos · 2008-06-09 · 29 replies
Bonjour,

J'ai lu plusieurs livres, regarder plusieurs films écrits et produits autant par des hommes que des femmes, tous aussi intéressant les uns que les autres. Mais une chose qui n'est jamais mentionné est, ou-est-ce que les gens vont à la toilette pendant qu'ils marchent? Je sais bien que de temps en temps on rencontre des lieux publiques, mais quand ça n'arrive pas durant 25-30K, vous faites quoi? Je sais ça fait drole de demander ça, mais je suis curieuse. Et une fois par mois, les femmes elles font quoi?

merci jo.
Itinéraire historique américain? English translation pending
by Coachmanu · 2008-05-03 · 56 replies
Bonjour,

je suis en train de préparer mon voyage pour l'Amérique du nord qui aura lieu dans deux ans.

Oui je sais cela fait loin, mais je n'ai pas beaucoup de revenu et j'économise pour voyager dans les deux pays qui compte le plus pour moi depuis que je suis tout jeune. Enfin bref, je souhaite préparer au mieux ce voyage. Pour ma part je souhaite venir aux USA tous les trois ans. Pour commencer, je m'attaque au nord est.

Je suis notamment passionné de l'histoire américaine, et si je viens dans ce pays, c'est en grande partie pour y découvrir des endroit important de cette histoire. Les autres grands lieux m'intéressent aussi.

Le début de mon périple commencera à Montréal (car l'avion au départ de Paris vers Montréal est moins chère), mais à partir de là je ne sais plus où aller.Vers Boston ?Vers New York ?Vers Washington ? ou autre.

Il est vrai que tout cela n'est pas facile, que ce soit la location de véhicule, trouver les hotels ou bien d'autre petit détail qui ne me viennent pas à l'esprit pour le moment.

Je serai vraiment ravi de pouvoir partager cette préparation avec des passionnés de ces pays.

Advanced search

Your search

More filters

Filters

By member

Display